Comme l’aurait dit Massa Gbossokoto : « Nous ne comprenons pas que certains centrafricains ne comprennent pas que…L’HEURE EST A LA RECONSTRUCTION DE NOTRE PAYS ».
En effet les élections sont derrières nous. Nous avons renoués avec la légalité constitutionnelle. Aujourd’hui, tout centrafricain rationnel se mettrait dans l’optique d’unir et de reconstruire la République Centrafricaine compte tenu de la situation actuelle de notre pays. Cependant nous observons qu’un groupe d’individus, toujours les mêmes, cachés parfois sous des pseudonymes (Sandrine Wazoua, Christ Can, etc.) s’adonnent distiller le venin de la haine, de la division, du dénigrement, des insultes envers Monsieur Martin Ziguélé, président de notre Parti, le MLPC, député de la Nation, président de la commission finance à l’Assemblée Nationale.
En 2013, alors que le général d’opérette Bozizé machin, cherchait des boucs émissaires de son incompétence, le journal « Le Démocrate » lui en a donné l’occasion à dessein ou en mal d’audience titrait : « Ne pas intégrer les tchadiens et soudanais dans l’armée c’est créer un problème ». Or, répondant à son interlocuteur, monsieur Martin Ziguélé a dit exactement le contraire en expliquant sa solution politique de bon sens en disant : « … Bien évidemment tous les éléments étrangers non centrafricains ne doivent pas faire parti des FACA ». Ces éléments étrangers dont parle le journal « Le Démocrate » sont les mêmes que le ministre conseiller Monsieur Ngouadjika a indexé dans l’émission PATARA de la radio Ndekeluka du 18 décembre 216 comme étant les supplétifs étrangers de la rébellion de Bozizé (pompeusement dénommés LES LIBERATEURS de 2003).
Les preuves existent et ont été compilé par les experts des Nations Unis dans leur dernier rapport sur la RCA. Le repris de justice Bienvenu Guinon, longtemps détenu à la prison de Saint Etienne n’a pas eu l’occasion de se mettre à jour. Il semble que son bracelet électronique créé un bug avec la réalité du Centrafrique. Poussant le cynisme jusqu’au bout, il ose parler de feu Charles Massi qu’il a trahit à Bozizé. Nous savons ce que le KNK a fait de lui. Paix à son âme.
Il est incontestable que le MLPC est le plus grand Parti en RCA. La maturité, l’assise et les orientations politiques du MLPC ne dépendront jamais d’individus extérieurs. Toutes décisions du MLPC découlent des instances dirigeantes du Parti. Et lorsque le MLPC a décidé de soutenir le candidat Touadéra à la demande de ce dernier, il a fallu l’orientation des instances dirigeantes en toute liberté pour engager sa machine électorale pour le soutenir.
Dans son interview du 8 janvier, notre président, l’honorable Martin Ziguélé a appelé à la consolidation de l’Union Sacré qui est l’émanation des vœux du président Touadera. Que les esprits chagrins cessent de se torturer au travers de leurs post haineux.
Nous, jeunesse du MLPC, fédération EAAMOO soutenons le leadership de notre président, son adéquation avec l’orientation politique du Parti. Nous l’encourageons à ne ménager aucun effort pour l’intérêt supérieur de la Nation Centrafricaine.
Centrafrique: pourquoi la visite de la Directrice Générale du FMI Christine LAGARDE à Bangui ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1311.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Christine Lagarde , Directrice Générale du Fonds Monétaire International (FMI).
Bangui 17 janvier 2017, CNC.
Par Eric NGABA
Lors d’une conférence de presse tenue 14 Janvier 2017 à son cabinet à Bangui, le ministre centrafricain des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra a annoncé la visite de la Directrice Générale du FMI Christine Lagarde. La Directrice Générale du FMI arrivera à Bangui le 24 Janvier pour une mission officielle de deux jours.
La visite de la Directrice Générale du FMI la semaine prochaine est un évènement qui suscite déjà des interrogations dans l’esprit du citoyen lambda qui cherche à appréhender l’utilité de cette visite. Le fait que la plus haute autorité d’une institution financière internationale ait décidé d’atterrir à Bangui, capitale d’un pays régulièrement marqué des crises militaro-politiques peut redonner espoir pour certains.
Mais en qualité d’observateur avertit de la vie économique et financière en Afrique, les experts s’interrogent de savoir si dans l’histoire le FMI a déjà conduit un Etat à son relèvement définitif ? Nous avons en mémoire le fameux programme d’ajustement structurel qui a enfoncé certains pays africains.
Qu’adviendra de la RCA ?
La venue de LAGARDE ne doit pas être considérer comme une victoire pour Touadera, Sarandji et Dondra. La question de la dévaluation du FCFA dans la zone CEMAC est encore pendante et le centrafricain lambda se pose la question de savoir : Qu’est-ce que les autorités Centrafricaines attendent de cette visite ? Un recadrage du programme FEC ? Une subvention supplémentaire ? Un allègement des conditionnalités ? Ou encore un encouragement à aller vers les réformes ? La fragilisation de l’économie de la zone CEMAC dû à la faiblesse du prix de pétrole et la question de la bonne gouvernance préoccupe encore les esprits. Il semblerait que la RCA est redevenu un bon élève et serait redevenu fréquentable. Attendons de voir ce que la Directrice Générale du FMI proposera au gouvernement pour le relèvement de l’économie Centrafricaine.
Centrafrique : l’ancien président François Bozizé pourra t-il un jour rentrer dans son pays ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1305.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>François Bozizé et son épouse Monique Bozizé dans la prière le 16 Mars 2013.
Bangui, le 18 janvier 2017. 09 :32’.
Par : Gisèle MOLOMA. CNC.
Depuis quelques semaines à Bangui, les Centrafricains se sont profondément divisés sur la problématique d’un éventuel retour au bercail de l’ancien président déchu François Bozizé. À la demande de ce dernier, des courriers ont été envoyés à certains partis politiques centrafricains par son parti KNK en ce sens afin de solliciter leur appui politique. Depuis lors, rien n’est clair et la confusion règne toujours sur cette affaire. Ainsi, on se demande si Monsieur Bozizé François aurait-il un jour la chance de remettre pieds sur le sol centrafricain avant que son élève Faustin Archange TOUADÉRA quitte le pouvoir ?
A première vue NON. Même si le président Faustin Archange TOUADÉRA est toujours considéré comme l’héritier politique de son ancien patron François Bozizé, un retour éventuel de ce dernier dans son pays est vu par le clan au pouvoir comme une menace pour la stabilité, non seulement pour le pays, mais aussi pour leur régime. Alors que la Communauté internationale traque sans relâche l’ancien président Bozizé et son clan pour les traduire devant la Justice, la chance de voir Kangara retourner chez lui devient de jour en jour compliquée.
François Bozizé, une menace pour le Centrafrique ?
Probablement NON selon ses parents, amis et connaissances à lui. Non, par ce que le clan Bozizé n’a plus des moyens financiers et matériels pour appuyer une milice quelconque, même s’ils ont encore des hommes prêts pour leur cause. Pour l’entourage de l’ancien fugitif de pouvoir François Bozizé formant l’aile dure de son parti, le KNK, les retours au barcail des anciens Chefs rebelles et Chefs de l’Etat François Bozizé et Michel Djotodia pourraient favoriser la réconciliation nationale entre les goulas et les gbayas et à travers eux entre chrétiens et musulmans. « Il y’a un début et une fin, on doit savoir se pardonner » pensent certains ouvriers de première heure de ce parti, le KNK. La présence en outre des soldats de la paix dans le pays, la prise de pouvoir par un coup de force, ne sera tolorée, croit un homme politique de la majorité.
Visiblement OUI pour la famille TOUADERA au pouvoir depuis 10 mois. Pour cette famille, François Bozizé ne s’attendait pas à la perte de son pouvoir et ayant tout perdu, il a toujours à l’esprit, un plan machiavélisme pour son pays et son peuple : Tuer pour venger.
Indiffèrent pour la Communauté internationale. A son avis, les charges pénales qui pèsent sur François Bozizé et Michel Djotodia relèvent de la compétence des juridictions internationales et des peines d’emprisonnement à perpétuité. « C’est à la Haye leur nouvelle ville que Bangui. les revoir à Bangui avant 30 ans cela relève, de l’utopie et d’imagination » affirme, sous couvert de l’anonymat, un diplomate africain en poste à Bangui. “Il faut rendre, pour la première, la justice aux différentes victimes des barbaries des hommes politiques de ce pays” a renchérit un autre diplomate occidental,.
Rappelant que François Bozizé avait résolu en novembre dernier de revenir en Centrafrique jouir le reste de vielle vie sur le sol centrafricain. A bord d’un vol régulier de Kenya Airways un vendredi 17 novembre 2017 à destination de Yaoundé, il projetait débarquer incognito de l’avion et se constituait prisonnier dans son pays, pensant qu’il serait remis en liberté comme son fils Francis. Mais cette tactique avait échoué et il a pu continuer son pèlerinage.
Chassé du pouvoir en 2013 par la coalition rebelle de la Séléka, le général François Bozizé se retrouve actuellement en exil entre le Kenya et l’Ouganda. Sa famille, quant à elle, se divise dans quatre pays : France, République démocratique du Congo, Centrafrique et Kenya. L’ancien président de la transition Michel Djotodia quant à lui, campe avec sa femme Chantale, au Benin.
2.049 familles, soit près de 10.500 personnes, ont reçu ces dernières semaines la distribution de 97.8 tonnes de nourriture dans sept sites de déplacés à Kabo, Gbazara et Moyenne Sido au nord de la République Centrafricaine (RCA). La distribution organisée par Médecins Sans Frontières (MSF) a ciblé les populations déplacées qui ont fui leur maison à cause des attaques des groupes armés. Les familles ont reçu 36 kg de riz, 5 kg de haricots, de l’huile, du sel et du sucre.
La distribution de nourriture, bien que ce ne soit pas l’une des activités habituelle de MSF, constitue une mesure de prévention, quand l’organisation s’est rendu compte que la population déplacée de ces régions n’avait pas accès à des rations suffisantes.
« La distribution alimentaire n’est pas, et ne devrait pas devenir, une activité régulière de MSF. Nous avons trouvé une situation de précarité chez de nombreuses personnes déplacées dans ces sept sites de déplacés (trois sites à Kabo, un à Gbazara et trois à Moyenne Sido). Les récents combats à Kaga Bandoro et Bambari ont contraint les autres organisations à rediriger leurs ressources vers les personnes nouvellement déplacées dans ces zones. Nous avons donc dû réagir promptement. N’oublions pas que le nombre de personnes qui se trouvent en situation d’insécurité alimentaire dans le pays est estimé à deux millions, soit 40% de la population», indique Maria Simon, coordinatrice générale des projets MSF dans le pays.
Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a récemment tiré la sonnette d’alarme à propos d’un manque de financements qui aura pour conséquence l’interruption de l’assistance apportée à 150.000 déplacées et refugiés en février prochain. Le PAM planifiait de fournir une assistance vitale à 700.000 personnes, mais a dû réduire sa cible à 400.000 avec des rations alimentaires réduites de moitié, selon un communiqué d’OCHA.
Les Nations Unies ont déclenché une aide d’urgence d’un million de dollars qui ne couvrira que 10% des besoins actuels. La moitié de la population de RCA (environ 5 millions de personnes), l’un des pays les plus touchés par l’insécurité alimentaire, a besoin d’aide.
La distribution a commencé le 22 décembre et s’est prolongée jusqu’à la semaine dernière. Elle a été menée en appui aux activités de prévention de MSF : 2.757 enfants âgés de 6 semaines à 15 ans ont été vaccinés, leur état nutritionnel a été contrôlé et l’on a également vérifié s’ils avaient ou non le paludisme. Du vermifuge ainsi que des comprimés de vitamine A leur ont été administrés. Les femmes enceintes ont aussi été vaccinées et ont reçu un supplément en fer et en acide folique.
« Certaines de ces familles ont été déplacées dès 2009, d’autres sont venues de Bangui en 2011 et 2014, auxquelles s´ajoutent des personnes qui reviennent du Tchad. Nous parlons d’êtres humains dont les capacités d’adaptation sont épuisées depuis longtemps et dont la situation ne fait qu’empirer », explique Maria Simon. « Nous sommes les témoins de souffrances issues d’une crise humanitaire et d’un conflit dont la persistance, la durée et les conséquences à long terme ne diminuent pas. Il faut en faire davantage, et il faut le faire dès maintenant. Ceci est valable pour tous les bailleurs, les agences et les ONG qui agissent dans un pays qui a déjà eu plus que sa part de souffrance et d’indifférence.»
MSF travaille en Centrafrique depuis 1996. Actuellement, l’organisation compte plus de 2.400 personnels locaux et 230 expatriés qui interviennent dans le pays.
Si dans pratiquement tous les pays du monde les convoitises sexuelles des Chefs d’État intéressent de plus en plus les professionnels des médias, en Centrafrique, le sujet reste totalement tabou, pour ne pas dire risqué. L’arrivée du président Faustin Archange TOUADÉRA au pouvoir en mars dernier et son style décontracté et simpliste d’attaques, l’angle tabou, semble peu à peu se lever et les langues commencent à délier sur ce sujet. Les plumes, elles aussi, doivent laisser ses marques. A seulement 10 mois de gouvernance, le président Faustin Archange TOUADÉRA a atteint le maximum de tous ses prédécesseurs en matière de conquête féminine. Dispose–t-il un appétit à la DSK?
“Petit ! Ton papa est ici aujourd’hui, il faut passer de l’autre côté”. Tout le monde se souvient encore de cette célèbre phrase d’un garde du corps de l’ancien président François Bozizé qui aurait ordonné à un jeune homme de dévier son chemin habituel, pour la simple raison que le président Bozizé se trouvait dans cette rue chez l’une de ses nombreuses conquêtes. A cette époque, il était pratiquement difficile de déterminer avec exactitude le nombre exact de ses maîtresses. Selon l’un de ses proches contactés par CNC, il pourrait être estimé à deux par arrondissement de Bangui.
Cependant, avec l’arrivée au pouvoir de Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza, les choses s’étaient calmées, peut-être c’était la période où la guerre civile faisait rage ? Impossible de le confirmer. Mais une chose est sûre, par ce que Catherine Samba-Panza est une dame qui ne peut courtiser une dame.
Avec l’arrivée au pouvoir du président Faustin archange TOUADÉRA, contrairement à ses deux prédécesseurs susmentionnés, il est considéré par la plupart des Centrafricains comme le champion des champions dans le domaine de la multiplication des maîtresses et aurait battu, selon nos enquêtes, tout le record tant en Centrafrique qu’en Afrique en général.
« Je suis convaincu que le président sud-africain Jacob Zuma ne peut se permettre de négliger la performance de son homologue centrafricain » explique à la rédaction l’un de nos journalistes qui a suivi ce dossier TOUADÉRA.
Faustin archange TOUADÉRA, comme Chef de l’Etat, a déjà conquis, en dehors de ses deux femmes officielles chez lui, 10 jeunes femmes, disponibles 24h/24 à le mettre à l’abri de toutes pressions et toutes visites perturbatrices. Quatre autres jeunes filles sont en cours de négociation avec ses rabatteurs et rabatteuses dans Bangui.
Selon notre enquête, le VIIIème arrondissement de Bangui serait la cible prioritaire dans sa conquête, il en possède quatre déjà dans ce secteur. « L’Empereur BOKASSA avait bitumé l’artère principale de la ville de Bozoum par ce qu’il avait une maîtresse dans la ville. Aujourd’hui, grâce aux maîtresses de TOUADÉRA dans Galabadja, notre avenue principale sera bitumée » explique un homme senior de 60 ans environ contacté par CNC dans le cadre de cette enquête.
«C’est pour éviter le burn-out que le président Faustin archange TOUADÉRA multiplie ses lieux de repos afin de se libérer du stress à la manière des Bonobos et non un tire-au-flanc » explique un de ses conseillers, visiblement très ému de le voir trop chargé.
“C’est peut-être en partie, vrai. Mais durant les compagnes pourtant, il a fait des promesses aux jeunes filles et ce n’est pas là, la concrétisation ?” Rétorque CNC à ce Conseiller qui affirme, pour conclure, ne pas être aux côtés du Chef de l’Etat durant les compagnes pour les remarquer.
Dans le milieu politique actuel, le président TOUADÉRA est loin d’être le seul. Mais vue son statut actuel, notre première série d’enquêtes sur les hommes politiques sex-symbols en Centrafrique , le vise prioritairement.
Arrivé au pouvoir il y a dix mois, le président TOUADÉRA fait l’objet d’attirance pour les filles, contrairement à ses prédécesseurs. Comme le président a tendance à accepter tout sans aucun refus, il risquerait d’atteindre d’ici quatre ans plus de 100 maîtresses et deviendra alors le véritable sex-symbol le plus attitré de Centrafrique. Pour l’heure, beaucoup des filles, informées de sa facilité, se bousculent sur son chemin dans l’espoir de se faire voir par le papa flingueur. Bonne chance les filles.
Centrafrique : Al-Khatim et Idriss Albachar exclus de MPC par le bureau politique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1308.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Général Al Khatim de la Seleka Branche MPC.
Bangui 14 janvier 2017, CNC.
Par Eric NGABA
La décision est tombée du sommet du mouvement du bureau politique du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) après des constats. Le bureau politique du mouvement vient d’exclure ses haut cadres notamment le Général Al-Khatim, Chef d’Etat-major, et Idriss Alkhatim, président du mouvement. Une décision prise dans une déclaration à la presse le 14 janvier 2017 à Bangui par le Bureau politique du MPC.
Le bureau politique du MPC, après une longue consultation et des discussions avec les commandants de zones et les généraux qui encadrent sur le terrain avec les éléments engagés dans le processus du DDRR condamne le comportement anti organisationnel d’Al-Khatim et d’Idriss Albachar. Ainsi, le bureau politique les exclue de ses rangs.
« Désormais les violences cotre les personnes, les actes de pillages, les vols et les viols seront sévèrement réprimés », a déclaré Abel Balengueré, Secrétaire Général du MPC.
C’est à la suite des évènements malheureux qui se sont développés en mois d’octobre dernier dans la ville de Kaga-Bandoro que le bureau politique du mouvement s’est rendu compte de l’implication de ses haut cadres cités dans les actes de criminalité. Aussitôt après l’enquête, la décision est tombée.
« Selon, les informations recueillies auprès des populations, des élus locaux, des autorités locales, des combattants MPC de Kaga-Bandoro ainsi que les rapports documentés de la Minusca publié le 2 novembre 2016, il est apparu l’implication indéniable du Général Al Khatim, Chef d’Etat-major du MPC basé à Kabo », a constaté le bureau politique.
D’après le Bureau politique du mouvement, le président du MPC en poste à Kaga-Bandoro est également cité dans ces évènements. Le mouvement remet en cause sa compétence à pouvoir éviter la crise dans laquelle le mouvement est actuellement plongé.
« le président du MPC en poste à Kaga-Bandoro est cité également par toutes les personnes consultés ou qui ont accepté de descendre à Bangui pour nous confier leurs désarrois, Idriss Elbachar, n’a pas été à la hauteur des espoirs placés en lui, parce que ses expériences et sa clairvoyance n’ont pas été mises à la disposition du MPC pour lui éviter la situation de crise dans laquelle est plongée actuellement », a déclaré le Secrétaire Général du MPC.
Par ailleurs, le bureau politique laisse croire que le président du MPC Idriss Albachar continue ses menées fractionnistes qui risquent de compromettre défensivement les orientations de départ qui sont pour le rétablissement d’une paix durant en Centrafrique.
« Toutes les positions qu’ils ont prisesn’engagent qu’eux seuls et ne concernent en rien le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique » a-t-il ajouté.
En outre, le bureau politique du mouvement appelle le gouvernement et la communauté internationale à intensifier leurs aides au peuple centrafricain pour qu’il recouvre sa souveraineté et sa cohésion.
Centrafrique : La compagnie de transport public Benafrique, un véritable danger public ou un réseau des mafieux?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1300.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un bus de BenAfrique au Pk12 à Bangui. Photo: Boberang. Copyright2017CNC.
Bangui, le 16 janvier 2017 08:23′.
Par : Gisele MOLOMA.
Quand l’un des bus de la compagnie Benafrique avait pris feu au centre-ville de Bangui, tout le monde ou presque avait tout de même oublié que cela pourrait soulever une énorme réaction, tant dans les quartiers à Bangui que sur les réseaux sociaux. Plus d’un Centrafricain voit derrière cette compagnie béninoise de transport, un probable réseau mafieux dont le président de la délégation de la ville de Bangui lui-même serait le patron. L’heure est aux multiples questionnements des nombreux Banguissois sur les moyens procéduraux, grâce auxquels, cette compagnie béninoise (Benin Afrique), qui ne ressemble pas d’ailleurs à une compagnie de transport, arrive à décrocher ce gigantesque marché du transport public.
Même si le besoin en transport public se fait sentir énormément aussi bien dans la capitale centrafricaine Bangui que dans les différentes grandes villes des provinces, l’arrivée sur le sol centrafricain du transporteur Benafrique avait soulevé d’énormes doutes sur le choix de cette compagnie béninoise, de même pour sa capacité à assurer dynamiquement le transport public dans la ville de Bangui.
Il y’a quelques semaines, le transporteur béninois Benafrique, avait déployé ses premiers bus dans les rues de Bangui. Mais à la première vue de ces engins, les Banguissoi, dans la majorité, se demandent si ces véhicules résisteront un trimestre sur les routes de notre capitale ? Aujourd’hui avec cet incident, on peut quand-même commencer à donner raison à ceux qui doutaient de ce transporteur. Déjà en voyant ces bus, plus âgés que le président de la délégation lui-même et totalement amortis, l’heure est aux multiples questionnements sur les moyens procéduraux, grâce auxquels, ces vieux engins de ce type ont pu emprunter pour atterrir en Centrafrique.
D’ailleurs pour voir les choses claire de plus près, quand le sieur Emile Gros RaymondNakombo président de la délégation de la ville de Bangui avait exprimé son intérêt d’avoir une compagnie de transport public pour la Centrafrique, aucun avis d’appel d’offre public tant national qu’international, n’avait été lancé. En flagrante violation des textes des lois sur les passations des marchés publics en Centrafrique, la compagnie Benafrique avait été coptée, selon un Conseiller municipal, par la seule personne et volonté du président Emile Gros.
D’après nos informations, les activités de transport des usagers de Benafrique avaient été suspendues à Cotonou, pour des raisons diverses dont techniques, un peu plus de quatre mois avant leur rencontre avec le président de la délégation de la ville de Bangui qui les a demandés à déménager pour la Centrafrique sans se renseigner auprès de ses frères autorités du Bénin.
« Ce n’est pas une société publique de la Mairie » nous a fait savoir certain personnel qui maitrise le dossier. « Il y a aucune convention de concession et du cahier des charges d’exploitation des lignes du réseau de transport urbain collectif par bus signée entre la mairie de Bangui et l’Administration Benafrique. C’est une affaire privée, un business du Maire avec ses propres partenaires. » renchérit un autre.
Techniquement, les routes centrafricaines ne sont pas prêtes à se familiariser à ce genre des bus. En s’ils sont plus totalement amortis.
Economiquement non plus aussi. Le coût par usager a été dicté par le patron béninois en violation des textes régissant les prix des transports en Centrafrique. C’est ce qui aurait poussé certains Banguissoi à douter de la solidité des bus Benafrique, déjà surnommés dans certains de Bangui “WÈZÈ, le bus du Vodou”.
Créée par un Béninois et appuyée par des Brésiliens, la compagnie Benafrique, autrefois appelée Cotair, est connue à Cotonou pour ses problèmes de pannes techniques régulières sur les routes de la capitale du Benin et de ses coûts plus élevés. Tandis qu’à Bangui, certaines personnes voient derrière cette compagnie la main de Chantale Djotodia qui garde encore un très bon contact avec le président de la délégation de la ville de Bangui Émile Gros Raymond Nakombo. Pour l’heure à Bangui, ce sont les rumeurs qui courent partout et à chacun sa version des faits.
Centrafrique : LE STATUT JURIDIQUE DE LA PREMIÈRE DAME, PARLONS-EN…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1294.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou
Bangui, le 15 janvier 2017. 7:17′.
Par : Bernard Selembi Doudou.
Les Présidents de la République à travers le monde ont le droit d’avoir un statut matrimonial avec tous les avantages et inconvénients qui y sont liés. La République centrafricaine n’a pas dérogé à cette règle universelle en partageant sa vie avec l’heureuse élue de son cœur. Cette dernière est communément et traditionnellement appelée “Première dame”. En d’autres termes, la première dame n’est autre que la compagne du chef de l’Etat peut importe qu’elle soit mariée, pacsée ou non, intellectuelle ou analphabète… Les pratiques et traditions républicaines ont tendance à accorder plus d’importance à la première dame qui, par la force des choses influence la vie politique. Ainsi, le citoyen lambda, noyé dans ce flou institutionnel est en droit de se poser les problématiques suivantes : quel est le statut juridique de la première dame ? A t-elle un statut social et/ou politique ? Quel est son vrai rôle dans l’organigramme politique et sociétal ? Doit-elle avoir des influences sur le fonctionnement de la vie politique ? Doit-elle bénéficier de certaines prestations et privilèges liés à son pseudo statut ? Nous tenons à rappeler de prime abord que la première dame n’a aucun statut légal, officiel, son statut n’est pas encadré par la loi. Depuis les indépendances, le statut de la première dame n’a été prévu par aucune disposition constitutionnelle, ni une loi organique. Aucun texte ne définit juridiquement l’existence de la première dame ou n’accorde de privilèges particuliers. Elle a seulement une présence sans existence officielle. Elle a une place naturelle auprès de son mari mais non institutionnelle. Avant toutes polémiques, elle reste comme toute autre une femme au foyer. Au passage, une question presque idiote nous brûle les lèvres : pourquoi ne parle t-on pas de l’inverse ? C’est à dire du “premier homme” lorsque c’est la femme qui est présidente ? A titre d’exemple, en Allemagne, le mari de la chancelière n’a pas de statut de premier homme mais se fait appeler simplement par la civilité de “Monsieur”. Ainsi, où est alors le principe de parité ou d’égalité des hommes et des femmes devant la loi proclamée par les déclarations universelles des droits de l’homme ? En ce qui concerne le rôle de la première dame, n’ayant pas de reconnaissance officielle, elle ne peut marquer son existence que par des actions humanitaires, caritatives et associatives à travers des aides, constructions et fournitures des écoles, des hôpitaux. Ces activités relèvent du domaine privé et ne peuvent être rattachées aux activités de la présidence. Sur cette rubrique, une question se pose avec acuité : quelles sont les sources de financement de toutes ces activités ? Sont-elles financées sur le budget de l’Etat ou des fonds spéciaux de la présidence ? Les actions caritatives et humanitaires sont généralement de grande envergure et laisse planer de doutes et d’interrogations sur le mode de financement e l’absence de partenariat financier avec d’autres institutions. Qui finance ses voyages lorsqu’elle doit répondre à une invitation à l’étranger ? Au niveau politique et social, l’épouse du président de la République doit rester dans l’ombre et s’engage à côté de son mari. Elle doit soigner son image et rester intègre dans toutes ses œuvres. Le seul fait de partager la vie d’un President de la République l’oblige à un devoir de retenue et de réserve c’est à dire pas de prise de position en publique au risque de contrarier la politique de son mari. Par ailleurs, et sans porter atteinte à la vie privée, il semblerait que l’élu de la nation est polygame. Ainsi, pourquoi ne parle t-on pas d’un statut pour la deuxième dame ? Les deux dames doivent aussi déclarer leurs patrimoines ? Qu’adviendrait la première dame en cas de divorce ou de séparation de corps ? S’agissant des prestations et privilèges qui lui sont offerts, les premières dames des régimes successifs bénéficient des services de l’administration, des véhicules avec chauffeurs, des officiers de sécurité et parfois d’un cabinet. Ainsi, comment expliquer le fait que certains services vitaux et régaliens de la République manquent de véhicules alors que des véhicules sont affectés aux services de la première dame ? Qui paye ces fonctionnaires de l’Etat affectés au service de la première dame ? S’ils sont payés sur le budget de l’Etat, alors il y’a un problème…sont-ils payés sur les fonds spéciaux de la présidence ? Où la première dame reçoit-elle ses courriers ? à la présidence ? Le seul fait d’être femme d’un President de la République est générateur de droits et obligations au profit d’une personne privée et au frais de l’Etat ? Sachant que la première dame n’a pas de rang protocolaire dans les cérémonies, quelles influences peut-elle avoir sur les collaborateurs de son mari ? Son influence se fait ressentir même dans les nominations des ministres ainsi que des hauts fonctionnaires civils et militaires. Quels sont ses rapports avec le gouvernement ? quels sont ses rapports avec le parlement ? Son mari étant couvert par l’immunité, la première dame peut-elle être poursuivie pendant le mandat de son mari ? Le President de la République peut-il nommer sa femme à des fonctions publiques et politiques ? Si elle travaillait avant de devenir première dame, continuera t-elle à exercer sa fonction ? Y’a t-il incompatibilité ? En cas de décès de la première dame ( ce que nous ne souhaitons pas ) doit-on organiser des funérailles nationales et/ou officielles ? Dans ce flou institutionnel, certaines voix contestataires ne souhaitent pas qu’on réserve de place à la première dame dans les manifestations officielles car elles estiment que cette pratique est désuète et surannée. Pour finir, nous tenons à rappeler que ce sont les actions publiques de la première dame qui sont mis en exergue dans cette analyse, le reste relève de la vie privée que nous respectons. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Si la menace imminente de la rébellion 3R dirigée par l’autoproclamé général de brigade Siddiki s’éloigne petit à petit de la ville de Bocaranga, d’autres menaces, plus virulentes que celle qui provienne d’une rébellion, gagnent sérieusement le cœur de cette ville : les braquages et les vols en série. La population entre temps, s’inquiète de leur sort face à la montée de cette menace sous des regards impuissants de quelques gendarmes.
Selon une source religieuse contactée par CNC depuis Bocaranga, certains Bocarangais appellation donnée aux habitants de Bocaranga, portant des chaussures de luxe et possédant des téléphones un peu plus chers que la moyenne ou tous autres biens susceptibles de revendre très facilement sur le marché noir, n’ont plus droit aux promenades de santé. Pour cause, la montée en puissance des actes du grand banditisme. Du pickpocket au braquage à main armée en passant par le vol public à l’arme blanche, le quotidien des bocarangais se détériore du jour en jour depuis quelques semaines.
D’après nos sources, tous les jours qui passent, la ville compte près d’une dizaine des cas de braquage ou du vol dans la seule ville de Bocaranga centre et parfois de façon publique devant des passants qui n’ont que le cœur qui parle à la place de bouche et des mains.
Contactés par CNC, les Bocarangais accusent les miliciens qui se disent être à la fois des éléments d’auto-défenses et anti-Balaka. Une accusation rejetée par l’un des leaders des anti-balaka de la ville. « Les anti-balaka de Bocaranga ne font pas de désordre, ce sont ceux venus de Koui qui commettent ces actes que nous, anti-balaka de Bocaranga, nous combattons » a affirmé ce général des anti-balaka sous couvert de l’anonymat. « Nous les avions accueillis non seulement par hospitalité mais surtout pour les aider à préparer la reprise de leur ville de Koui, mais s’ils persistent dans leurs banditismes, nous allons purement et simplement les chasser de Bocaranga » a conclu ce général.
Sur ces entrefaites, quelque six policiers et gendarmes déployés dans la ville ne peuvent rien faire face à cette insécurité ambiante.
Du côté du gouvernement, ce sont plutôt les forces onusiennes de la MINUSCA déployées dans la ville qui ne font pas leur travail.
Rappelant que tous les députés des circonscriptions de l’Ouham-Pendé, en tournée dans la région, ont passé une nuit et deux jours dans cette ville pour discuter avec les autorités administratives restantes et exiger aux jeunes qui composent la milice anti-balaka d’arrêter toutes formes de violence. « Deux jours seulement après notre passage, le grand banditisme a repris et j’ai l’impression que ce sont les sourds que nous les avions reçus », nous a confié un des élus.
Pour l’heure, les activités commerciales tournent au ralenti dans le secteur suite aux menaces pressantes, non seulement des groupes armés, mais aussi des malfaiteurs Anti-Balaka selon les habitants.
Située à quelques 400 km de Bangui dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, la ville de Bocaranga compte à elle seule, 3 circonscriptions électorales à la législative. Deux ont été raflées par deux poids lourds de la politique centrafricaine, en l’occurrence Martin Ziguélé et Anicet Georges Dologuélé.
L’ancien Directeur Général de l’Office Central de la Répression du Banditisme (OCRB) le capitaine des FACA Robert Yékoua-Kétté, nommé par l’ancienne Présidente de la transition Madame Catherine Samba-Panza et démis de ses fonctions sous la pression de la Communauté internationale, serait actuellement la cible des Nations-Unies suite aux révélations de ses exactions qu’il aurait commises dans l’exercice de sa fonction comme DG de l’OCRB. Pour la Communauté internationale, le sieur Robert Yékoua-Kétté devrait être poursuivi comme les autres auteurs des crimes des droits humains en RCA. Et depuis la pression monte en ce sens afin de le voir traduire devant la Cour Pénale spéciale en voie de création.
Si les experts des Nations-Unies ne cessent de dénoncer, dans leurs différents rapports sur la RCA, l’immobilisme du gouvernement du Docteur Simplice Mathieu Sarandji sur le dossier criminel du capitaine Robert Yékoua-Kétté dont on lui avait reproché d’être l’auteur des nombreux crimes sur les civils, ce dernier temps, c’est toute la Communauté internationale qui semble être unanime sur ce dossier. Le cas Yékoua-Kétté devient de plus en plus encombrant pour le président Faustin Archange TOUADÉRA qui aurait tenté vainement, par tous les moyens, de le classer sans suite.
D’après un rapport de l’ONG Human RightsWatch (HRW) paru en juin dernier, une vingtaine des personnes ont été exécutées sans aucun procès, une trentaine d’autres torturées, par le sieur Yékoua-Kétté alors patron de l’OCRB. Un dossier très lourd, une patate très chaude laissée par la transition dirigée par Madame Catherine Samba-Panza. Si jamais une poursuite judiciaire serait engagée contre l’ancien DG de l’OCRB, on risque de voir toute une chaîne de commandement du ministère de l’Intérieur éclaboussée, des Policiers et des Administrateurs civils dans la ligne de mire.
D’après nos informations, les cas des quatre de ses prédécesseurs à la tête de cet Office seraient aussi instruits.
Selon un Conseiller du président TOUADERA contacté par CNC et qui requiert l’anonymat, « il est très tôt pour que la justice se penche sur le cas Yékoua-Kétté du moment où aucun des dossiers des Séléka et Anti-balaka qui semblent être prioritaires pour le pays, n’est encore traité ». Autant dire, le pouvoir actuel serait actuellement tourné vers d’autres priorités que l’affaire du capitaine Robert Yékoua-Kétté.
Pour certains juristes centrafricains contactés par CNC, ” le sieur Yékoua-Kétté n’était pas disposé mentalement à assumer une telle fonction car il a un problème psychiatrique avant sa nomination à la tête de l’OCRB, et que les exactions qu’il aurait commises n’étaient pas commises par lui même comme un être normal mais par son état dépressif comme un malade mental.Par conséquent, la responsabilité de ces crimes passe sur la personne qui l’a nommée, en connaissance de cause, à ce poste.”
En tout cas, le débat est loin de faire l’unanimité sur cette affaire. Ainsi, la question que tout le monde se la pose est de savoir si, est-il possible de nommer un soldat, qui n’est pas formé d’ailleurs aux techniques de maintien de l’ordre, aux différents postes réservés aux policiers ou gendarmes ? En Centrafrique, pays de paradoxe et d’anomalie, la réponse est OUI.
Nommé, en 2014, par l’ancienne présidente de la Transition Madame Catherine Samba-Panza à la tête de l’Office Central de la Répression du Banditisme (OCRB), le capitaine des FACA Robert Yékoua-Kétté, connu dans le milieu militaire pour son problème psychiatrique selon certains Officiers, a été démis de ses fonctions en 2015 sous la pression de la Communauté Internationale. Selon les faits, il aurait commis plusieurs crimes qui, s’il est poursuivi, pourraient le conduire à la case de prison pour le reste de sa vie. Ce que les Centrafricains, dans leur majorité, ne souhaitent pas, malgré ses dérives réelles qui ne sont pas différentes de celles qu’il les a succédé.
Si certaines Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales spécialisées dans les soins médicaux se battent tous les jours pour assister les Centrafricains dans ce moment difficile que traverse leur pays, certains compatriotes, qui brillent par leur mauvaise façon de faire, tentent par tous les moyens de, non seulement saboter cet élan de la générosité internationale, mais aussi faire replonger le pays dans une grave crise sanitaire à cause de leurs intérêts personnels. Notre enquête dans quatre grands hôpitaux de Bangui nous a permis de découvrir, avec un grand étonnement, un vaste circuit de détournement des biens, du sabotage volontaire des équipements médicaux et un manque cruel de la déontologie médicale. Le résumé de l’enquête.
Quand certaines personnes malintentionnées du milieu médical à Bangui sont toujours les premières à discréditer le travail de certaines Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales en Centrafrique, elles sont toutes aussi les premières bénéficiaires, directement ou indirectement de toutes les aides médicales offertes par ces mêmes ONG aux patients dans leurs hôpitaux.
Sans doute, l’arrivée de certaines ONG médicales comme EMERGENCY, CICR, MSF et MÉDECIN DU MONDE en République Centrafricaine il y’a plus de 10 ans, a permis de réduire considérablement le taux de mortalité global dans ce pays. Entre temps, avec la dernière crise militaro-politique qui continue de secouer le pays, la plupart des hôpitaux en Centrafrique sont presque tombés en faillite et les soutiens multiformes de ces organisations médicales indépendantes sont considérés comme un soulagement important pour la population. Or, ce geste salutaire, destiné prioritairement aux malades démunis, se retrouve très rapidement entre les mains de ces malfaiteurs en robe blanche.
D’après nos enquêtes sur le terrain, l’ONG internationale EMERGENCY, dans le souci de répondre gratuitement aux besoins pressants de certains malades démunis, avait remis à titre gratuit à certains hôpitaux et centres de santé à Bangui dont l’hôpital Domicienne à Bimbo, l’hôpital communautaire de Bangui et le centre de santé de Bégoua, une centaine des poches de sang collectées à la Banque de sang de Bangui. Mais ce don De sang, destiné à secourir gratuitement les malades qui en ont besoin, s’est transformé, et cela demeure encore à ce jour, à des produits onéreux dans les pharmacies génériques de ces hôpitaux par certains professionnels de la santé. D’autres par contre, au lieu de vendre pour sauver des vies comme les autres, selon nos enquêtes, ont préféré conserver certaines de ces poches de sang pour leurs proches parents si jamais, ils arrivent chez eux.
Finalement, à qui profitent ces maigres recettes ? Sont-ils conscients de leur geste ? Pourquoi un tel agissement ?
D’autres faits marquants, les médicaments remis gratuitement par MSF et Médecin du Monde aux dispensaires de Malimaka,Gobongo, Kassaï, Castors et bien d’autres, se retrouvent aussi chez certains personnels médicaux dans le quartier en vente dans leur kiosque, d’autres en vente directement à la caisse de ces dispensaires ou chez les commerçants ambulants. De moustiquaires imprégnées en passant par les pattes nutritives appelées à Bangui “Ngbéréré” c’est une véritable bataille pour le partage de ces articles entre le personnel. C’est ce qui pousse certains médecins expatriés à ordonner l’administration ou injection de ces médicaments sur place, jour par jour, incompréhensibles pour les patients.
A cela s’ajoute la pratique anti-déontologique : l’achat des médicaments contrefaits sur le marché et la revente aux malades sur les lits des hôpitaux. Ces malfrats de la santé disposent de tout ou rien dans leur sac quand ils arrivent au travail. Peu importe la maladie, le personnel soignant fait payer aux malades ou à ses parents que les produits qu’il dissimule par-devers lui.
Où va-t-on avec ce comportement ? À qui la faute si l’état de nos hôpitaux se dégrade de jours en jour et les Centrafricains meurent par centaines tous les jours à cause de ces bêtises ? C’est la faute aux ONG que vous ne cessez d’attaquer ?
En tout cas la Ministre de la santé doit agir pour mettre de l’ordre dans nos hôpitaux, sinon dans deux dizaines d’années, la Centrafrique se retrouvera avec seulement 1 million d’habitants, pas plus.
Rappelons que l’ONG internationale EMERGENCY, spécialisée dans les soins cardiologiques et pédiatriques, occupe une partie des locaux du Complexe Pédiatrie de Bangui pour des soins totalement et entièrement gratuits destinés aux enfants. Après une brève suspension, elle a repris toutes ses activités. Les MSF occupent une partie des locaux du CHUB, de l’hôpital communautaire, ainsi que certains dispensaires de Bangui comme en province. Le Médecin du Monde, quant à lui, faisait de même dans certains dispensaires de Bangui. Sans oublier le CICR et autres qui ont, eux aussi, occupé notre territoire. La Centrafrique est tenue fermement par cet élan de générosité indispensable. Le reste, c’est à nous, Centrafricains, d’agir en conformité avec nos partenaires.
Centrafrique: le secteur agricole peut être un grand pourvoyeur d’emploi pour la jeunesse, dixit “J. A. Escaglia ” de la FAO.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_12791.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Jean-Alexendre Escaglia de la FAO.
Bangui 11 janvier 2017, CNC.
Par Eric NGABA.
Dans son vœu de l’année 2017 le vendredi dernier à la presse, le Représentant de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentaire (FAO) en Centrafrique interpelle les nouvelles autorités centrafricaines à faire de l’agriculture l’emploi des jeunes. Jean Alexandre Scaglia estime que ce dont a besoin la République Centrafricaine c’est de l’emploi pour sa population et le secteur agricole peut être un grand pourvoyeur d’emploi pour tous et pour la jeunesse centrafricaine en particulier.
Le Représentant de la FAO en Centrafrique a affirmé que l’année 2016 a été une année charnière qui est restée marquée par l’action humanitaire, mais qui a vu le redémarrage de certaines initiatives en matière d’élevage, d’agriculture et de foresterie. De son avis, l’année 2017 qui vient de commencer devrait voir l’amorce de la relance des secteurs agricoles et des ressources naturelles renouvelables qui constituent des priorités d’action du président de la République Centrafricaine même si l’action humanitaire devra rester soutenue, notamment pour ce qui concerne la FAO dans le cadre du processus du retour des déplacés internes et des réfugiés mais également dans le cadre du processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR).
« Comme je vous l’avais dit lors de mes voeux en l’an 2016, l’appui à la relance économique et particulièrement à la relance de l’agriculture, de l’élevage et des forêts est essentiel pour assurer une stabilisation durable du pays. Il est également essentiel que la population centrafricaine sente que le vent du développement souffle à nouveau sur le pays afin de retrouver des raisons d’espérer à un avenir meilleur » a déclaré Jean Alexandre Scaglia, Représentant de la FAO en Centrafrique.
La table-ronde de Bruxelles comme espoir à la relance agricole
Dans cet esprit, la table-ronde de Bruxelles entre les donateurs et les Autorités centrafricaines avec le soutien de la communauté internationale a permis de croire en cette relance grâce à l’accueil très favorable et aux appuis déclarés qu’a reçus le pilier 3 concernant la relance économique.
« La FAO qui a été partie prenante dès le départ de cette initiative du Plan national de Relèvement et de Consolidation de la Paix en République centrafricaine (RCPCA) souhaite que les promesses financières importantes faites par différents bailleurs et institutions financières pour une relance massive et à grande échelle des secteurs de l’agriculture, de l’élevage et des forêts se matérialisent rapidement en 2017 et appelle l’ensemble des partenaires de ces secteurs à rester unis, à continuer de travailler de manière solidaire et efficace, chacun apportant son expertise et ses compétences de manière à transformer les promesses de Bruxelles faites en 2016 en une réalité concrète en 2017 » a-t-il souligné.
Jean Alexandre Scaglia a formulé le vœu principal de la FAO pour que la communauté nationale et internationale prenne conscience de l’enjeu que représentent les secteurs des ressources naturelles renouvelables en général et l’agriculture en particulier pour le redressement de la République Centrafricaine.
« En effet, ce dont a besoin la RCA c’est de l’emploi pour sa population, et le secteur agricole peut être un grand pourvoyeur d’emploi pour tous et pour la jeunesse centrafricaine en particulier. Cette jeunesse qui devrait s’intéresser à l’agro-entrepreneuriat comme non seulement une solution au problème de chômage, mais au-delà, à un ensemble d’activités capables de leur fournir un avenir et un bien être » a-t-il renchéri.
Dans ses vœux à la Nation et au corps diplomatique, le Chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera a fait une allusion marquée au processus du DDRR. A en croire Jean Alexandre Scaglia, C’est un processus auquel la FAO contribuera en partenariat avec les autorités nationales et la Minusca dès le premier semestre de cette année 2017.
D’après le Représentant de la FAO, une série d’études de cas a été menée auprès des jeunes dans la ville de Bangui qui ont choisi de gagner leur vie au travers des métiers agro-pastoraux montre que ces jeunes gagnent en moyenne 75 000 francs CFA par mois et que ces revenus peuvent être améliorés avec le temps.
Les réalisations de la FAO en 2016
En résumé, en 2016, la FAO a mis en œuvre des distributions de semences, l’extension des réseaux d’Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC), l’extension des Champs Écoles Paysans (CEP), la relance des processus de certification des exportations de bois (FLEGT), la relance du processus GEF, la relance de la campagne de vaccination du gros et du petit bétail, la relance des appuis aux pêcheurs, la réhabilitation de la pisciculture, la réhabilitation des discussions sur la gouvernance foncière.
Le Représentant de la FAO souhaite que ces actions devront continuer en 2017 mais devront impérativement couvrir des zones géographiques importantes, devront toucher un nombre d’agriculteurs, d’éleveurs et de forestiers encore plus important. Pour cela, a-t-il martelé, les besoins globaux de l’ensemble du secteur demeurent énormes mais une fois encore, il ne s’agit pas de dons mais d’investissements dans l’avenir.
« Ces besoins ne sont que faiblement couverts, alors que le besoin propre à la FAO est de 80 millions de dollars US, le portefeuille actuel ne s’élève qu’à 25 millions de dollars US, soit un peu plus d’un quart des besoins nécessaires pour la seule FAO qui ne représente qu’une partie des besoins pour le redressement des secteurs agricoles, de l’élevage et des forêts », a martelé Jean Alexandre Scaglia.
Enfin, le Représentant de la FAO espère que la communauté nationale et internationale comprendra que le meilleur moyen d’aider la population centrafricaine, en lui redonnant espoir et le bien-être, reste l’investissement, l’appui aux secteurs productifs.
Développé discrètement depuis plus de 10 ans dans le VIII e arrondissement de Bangui, notamment au quartier Galabadja 4, non loin du domicile de la défunte députée Ndoyo, un réseau ultra dangereux des trafiquants de tous genres dirigés avec une main de fer par un musicien d’une cinquantaine d’années, a été visité inopinément par une colonne des gendarmes, appuyés par leurs collègues policiers de la brigade de stupéfiant et démantelé. Un malfrat arrêté.
D’après nos informations, tout est parti d’une escroquerie scientifiquement organisée l’organisateur, le cerveau et chef de groupe DJ Djorgué dont la victime aurait perdu des centaines de milliers de francs CFA. Pour ne pas tout perdre, la victime aurait demandé à DJ Djorgué de lui rembourser son argent, ce que ce dernier aurait refusé. Sur colère, la victime aurait dévoilé tout à la gendarmerie après une plainte déposée à son encontre.
Selon les témoins joints par CNC, c’est la victime qui aurait conduit cette descente des unités de la police et de la gendarmerie qui a permis aux habitants de découvrir ce que regorgeait la maison de ce musicien et de savoir ce qu’il fait exactement dans la vie.
Selon une source proche de l’enquete, contactée par CNC, les gendarmes et les policiers de l’opération ont retrouvé che le cerveau du groupe, sept sacs de 50 kg de drogues dures retrouvés et confisqués, une arme automatique du type kalachnikov retrouvée, un lot de faux billets de banque (euro) d’un montant de 700 000 F CFA, unemachine de multiplication des faux billets de banque et bien d’autres choses. Un présumé faussaire, le petit-fils du chef, a été arrêté, l’organisateur, le cerveau et chef de groupe DJ Djorgué, selon les témoins, a été arrêté puis relâché par un gendarme à l’insu des autres.
Cette découverte, qui porte un coup dur à cette organisation mafieuse, sonne comme un succès retentissant à mettre au solde des services de renseignements du ministère de l’Intérieur.
Organisé depuis plusieurs jours, le plan “Filet de Fer” (FF) pour démanteler ce réseau a été mis en œuvre grâce au concours de certains indicateurs du ministère de l’Intérieur à Bangui
Ce qui est sûre, cette action est un succès pour nos forces de sécurité, mais par contre elle ne va pas totalement anéantir ce réseau ultra dangereux et organisé, qui, dans la pratique, dissimule leurs outils de travail et surtout que le baron est libre de ses mouvements et est connu par certains gendarmes et policiers. La multiplication des caches pourrait les aider à se reconstituer rapidement, d’autant plus que le baron de ce réseau avait réussi à s’échapper aisément.
Pour les Centrafricains, de tels actes qu’ils attendent de nos forces publiques de sécurité et devraient s’intensifier partout pour nettoyer la ville de Bangui de ces parasites.
Affaiblies depuis le déclenchement de la guerre civile en 2013, la police et la gendarmerie centrafricaines bénéficiaient de l’appui considérable en matériels et formations des Nations-Unies et de l’Union Européenne afin d’augmenter leur capacité d’opérations sur terrain.
Centrafrique: Enlèvement et séquestration d’un homme à Bangui, 2 gardes présidentiels mis en cause par des témoins.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_12481.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.
Bangui, le 9 janvier 2017. 09:40′.
Par: Gisele MOLOMA.
Depuis quelques semaines à Bangui, les exactions commises par les éléments des Forces de Défense et de Sécurité ont fortement baissé en intensité. Ce nouveau comportement, énormément apprécié par les Centrafricains, n’aurait pas trouvé d’échos auprès de certains hommes en tenue qui, malgré tout, gardent leurs mauvaises habitudes d’incivilité. L’enlèvement d’un homme dans le IVe arrondissement hier par deux hommes en tenue montre à quel point qu’il est difficile d’éduquer tous les soldats FACA au respect des droits humains.
Les faits se sont déroulés avant-hier vendredi 7 janvier vers 11h du matin, devant la station d’essence Total où deux hommes en tenue, coiffés d’un béret vert et identifiés clairement par les témoins comme des éléments de la garde présidentielle, ont arrêté un homme sur sa moto. Comme si ces deux FACA connaissaient bien leur potentielle victime en amont, ils commençaient à discuter de son sort dès son arrestation tout en la menaçant de mort.
Devant l’insistance des faits, des Policiers du commissariat du IVe arrondissement se sont intervenus pour calmer ces deux soldats, malheureusement ils n’ont rien pu faire. L’homme a été embarqué de force sur une moto réquisitionnée de force sur-le-champ comme en temps de guerre. Les deux soldats avec leur victime ont pris la direction du quartier présidentiel de Boy-Rabe.
Quel sort ont-ils réservé à ce jeune homme ?
Probablement la mort par fusillade ou torture corporelle indigne, car, avant son embarquement pour le quartier rouge et présidentiel de Boy-Rabe, ses deux potentiels bourreaux ont discuté de son sort publiquement. L’un demande à l’autre qu’il le tire avec son arme avant que les gens n’arrivent. Le second soldat refuse cette proposition et insiste à son compagnon d’armes qu’ils le ramènent d’abord au QG à Boy-Rabe avant toute solution.
La présence des Policiers et des nombreux badauds n’a pas permis de sauver ce malheureux pauvre.
Est-il encore en vie ?
Rien n’est sûr, d’autant plus que le gouvernement semble être impuissant face à de tels comportements de nos soldats. Un tel incident, même par la presse, aucune enquête ne sera ouverte, dans la moindre mesure, afin de faire la lumière sur de telle affaire. Avec ce gouvernement, tout est politique et la Presse est accusée régulièrement en ce sens. Dommage pour la population qui continue de subir de tel acte de la part de nos forces qui sont censées la protéger.
Après l’arrivée de la Séléka au pouvoir et le déclenchement de la guerre civile en 2013, les Nations-Unies avaient décrété un embargo sur la vente d’armes en Centrafrique. Malgré cette disposition internationale, des armes continuent de circuler massivement en dans le pays. Des exactions sont commises régulièrement sur la population et le gouvernement et la Communauté internationale à travers la Minusca se sentent impuissants devant l’ampleur de la situation. Va-t-on vers l’abandon des Centrafricains aux mains des hors-la-loi ? Seul Dieu divin peut les protéger.
Voici le sommaire et la couverture de la nouvelle édition de votre Magazine AFRIQUEEDUCATION qui vous donnent un aperçu de ce que vous réserve ce numéro 448 du mois janvier 2017, qui sera en kiosque cette semaine prochaine.
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Sommaire du Magazine Afrique éducation du janvier 2017, numéro 447.
Nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2017 !
Bangui, le 9 janvier 2017. 5:33′.
Par: Robert enza.
La gouvernance est d’abord et avant tout une conduite responsable et transparente. La gouvernance c’est l’ensemble de ces mesures, de ces règles, des organes de décision, d’information et de surveillance qu’on met en place afin d’assurer le bon fonctionnement et le contrôle de l’Etat. Cette gouvernance, elle concerne toutes les institutions publiques et les sociétés d’état qui constituent une part importante du patrimoine de l’État.
La gouvernance fournit à l’État une orientation stratégique, qui lui permet de s’assurer que les objectifs sont atteints, que les risques sont mieux gérés comme il faut et que les ressources sont utilisées dans un esprit « responsable ». La gouvernance veille en priorité au respect des intérêts des « ayants droits » que sont les citoyens, les pouvoirs publics, les partenaires, les actionnaires…
La gouvernance vise à faire de sorte que la voix des « ayants droits » soit entendue dans la conduite des affaires publiques. Ici le peuple attend apprécier le cadre de gestion publique mise en place.
La gouvernance est la manière dont le gouvernement doit aujourd’hui exercer son autorité économique, politique et administrative et gérer les ressources du pays en vue de son développement ; le concept de “gouvernance” est également étendu à la gestion des sociétés d’état confiées actuellement à des Gestionnaires à col blanc qui manquent cruellement de fibres de gestion. En effet, toute gestion qu’elle soit publique ou privée exige de la bonne gouvernance.
La bonne gouvernance est diffusée aujourd’hui comme la condition sine qua non des politiques de développement. Elle repose cependant sur la responsabilité (l’obligation de répondre à certaines de ses actes, d’être garant de quelque chose, assurer ses promesses, de se voire supporter une sanction) ; la transparence (se guider par une sincérité, une parfaite accessibilité à l’information, rendre compte d’une activité et reconnaître ses erreurs, établir une relation de confiance qui s’oppose à l’opacité); la participation (principalement le fonctionnement du Conseil d’administration, le directoire ou le Conseil de surveillance) ; la communication ou encore la reddition des comptes.
Le terme de gouvernance fait désormais partie du vocabulaire usuel des institutions internationales et se définirait comme un contrat social entre l’Etat, le secteur privé et la société civile. La “bonne gouvernance” se trouve à bien des considérations être la contrepartie de l’aide internationale. Elle signifie que le pouvoir en exercice gère les ressources économiques et sociales du pays en faveur de son développement. En tant que telle, cette notion recouvre un ensemble de principes plutôt louables, comme le respect de la primauté du droit, la lutte contre la corruption, la bonne gestion des affaires publiques, le respect des droits de l’homme ou encore la promotion de la démocratie participative.
La “bonne gouvernance” est aussi perçue comme un outil idéologique visant à détruire l’Etat providence, assimile la politique à la gestion et favorise des stratégies économiques. L’idée de “bonne gouvernance” liée au monde des affaires, elle désigne l’exigence de transparence dans la gestion afin d’éviter les scandales financiers. Elle établit une marque de confiance spécifique entre l’État et les citoyens.
La gouvernance constitue donc un enjeu essentiel de l’action publique et ce à tous les échelons. Elle doit apparaître au centre du discours politique, tant dans la définition d’objectifs à atteindre que dans la définition des moyens par lesquels l’exécutif entend mettre en œuvre les objectifs qu’il s’est fixés.
Pouvoir de proximité, les autorités sujettes au contrôle de leur action par les citoyens, doivent être tout spécialement interpelées par la nécessité d’une bonne gouvernance : rendre compte.
Le changement ou la rupture que le Président TOUADERA a appelée de tous ses vœux pendant les campagnes présidentielles, passera par la « bonne gouvernance », un régime absolu que le gouvernement se doit de se l’approprier. Ce sont des mesures et des règles à prendre par des textes de loi et intégrés dans la loi de gestion des finances publiques (LGFP). Après leur passage au Parlement, ces lois s’appliqueront à toutes les instances de l’État et les sociétés d’état.
La RCA n’est pas aujourd’hui en mesure d’assurer les fonctions les plus essentielles de l’État : la délinquance du système éducatif avec la multiplication des écoles privées, la délinquance du système de la santé et le manque de perspective, du travail, de logement, de la libre circulation des hommes et des biens dans le pays sont bien à des preuves près d’un État qui n’existe pas encore. Il faut construire l’État centrafricain et c’est à TOUADERA de prendre le leadership.
Sous-tendent cette incapacité de l’État, l’incompétence et toutes les stratégies d’enrichissement personnel mises en place par les Agents de l’État, tel que: les extorquassions, la corruption, le détournement des biens et finances de l’État, sont autant d’actes qui ont fragilisé plus que jamais l’État, à l’idée telle, chaque poste de travail constitue un point focal de spoliation des contribuables qui viennent solliciter le service de l’État.
Ces stratégies révélées ci-dessus sont graves de conséquences. Elles dénotent combien de fois la fonction publique est dégradée et empêtrée dans des pratiques rétrogrades. Ces pratiques dérivent des hommes et des femmes basculés dans un état d’esprit d’indélicatesse et d’indiscipline parce qu’ils savent qu’ils ne seront pas interpelés et inquiétés; en absence de tout organe de contrôle, de surveillance et d’évaluation.
Il règne dans la fonction publique, l’omniprésence de la mentalité communautaire ; celle-ci est un véritable obstacle, dans la mesure où elle crée des obligations mutuelles (allégeance, protection, redistribution) sont des situations paralysantes pour la fonction publique centrafricaine. Les ambitions des avantages personnels et les critiques systématiques sont des plus nombreuses, elles fragilisent le travail lui-même et le bon fonctionnement de l’administration. Les ¾ des fonctionnaires de l’État sont en réalité en dessous de la moyenne du niveau de compétence requise pour travailler à la fonction publique, ils sont payés à ne rien faire. Ainsi, le concept de « celui qui n’a pas travaillé n’a pas droit au salaire », les fonctionnaires s’en moquent ; leur salaire est assuré.
A nos propos, vous constateriez comme nous, l’État ne vit que pour payer des salaires aux fonctionnaires sans aucune rentabilité. L’État est donc un foyer social qui développe chez les fonctionnaires une culture de consommation plutôt que celle de la production.
On note aussi une prédominance du mythe de Chef, en apparence d’une organisation stable, or celle-ci cache en réalité des problèmes majeurs qui sont des entraves au commandement, dans la mesure où le pouvoir de décision est fermé et lié à des appartenances d’intérêts de clan et du népotisme qui crée des frustrations. Du côté de la population, le ressentiment envers la fonction publique en générale est vivement exprimé.
Il faut y remédier très rapidement à afin que nous puissions recadrer la morale, le comportement et améliorer l’image dégradée de la fonction publique tout en l’intégrant proche et respectueuse de la population.
Car la population est en droit de reconnaître et de croire à la fonction publique comme force de production nationale irréfragable. C’est la fonction publique qui soutient la politique du gouvernement à travers les départements ministériels, mais force est de constater que cette dernière, sur le plan organisationnel et managérial n’est pas apte à soutenir une politique publique au service du développement. La fonction publique est un mammouth, il faut dégraisser le mammouth.
Recentrer les structures administratives de l’État sur les activités réelles qu’exerce celui-ci. Des activités rentables et reconnues par les contribuables. L’État ne doit plus payer des charges superfétatoires, l’État doit pratiquer une gestion de valeur, se débarrasser des activités qui occasionnent des charges inutiles sans contrepartie. Tellement que nos moyens sont très limités, que notre gestion se doit d’être hautement rigoureuse.
Il faut aussi recréer la confiance et redynamiser la motivation en recherchant un niveau de satisfaction chez les fonctionnaires et plus particulièrement chez le personnel exécutant. À noter que, ce n’est pas le Chef des Sapeurs-Pompiers qui éteint l’incendie, ce sont ses hommes.
Robert ENZA
Bangui, le 7 janvier 2017. 19:33′.
Par: Bernard Selembi Doudou.
Le budget de l’Etat, communément appelé loi de finances pour l’exercice 2017 a été adopté par le parlement.
Le budget par définition est un acte dans lequel sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses d’un organisme ou d’un État pour une année donnée. Il peut être modifié ou complété en cours d’exécution par le parlement. C’est un acte politique essentiel préparé par l’exécutif et approuvé par le parlement. Le gouvernement est chargé de la mise en application du budget adopté par le parlement. La loi des finances s’inscrit dans le cadre juridique des autorisations budgétaires. Le budget est composé principalement de recettes fiscales, des impôts directs et indirects. Le budget adopté par le parlement est non seulement déficitaire mais basé sur l’espérance en lieu et place du concret. Cette situation est de nature à exposer la Centrafrique à des éventuels emprunts et la met dans une posture de la politique de la manche ( mendicité). Le centrafricain lambda est sans ignoré que l’héritage a été squelettique d’où la nécessité d’opter pour la politique d’austérité et de rigueur, fondement de la rupture tant prônée par le President de la République. C’est dans ce contexte où l’Etat doit réduire son train de vie avec la chute du rendement pétrolier que le budget adopté par le parlement se fait remarquer par la hausse drastique des fonds spéciaux alloués à la présidence de la République. S’agit-il de l’hypocrisie politique ? Cette hausse est passée inaperçue sous les effets conjugués des fêtes de Noël et de nouvel an qui ont étouffé et occulté le problème et même la presse locale en parle peu. Cette particularité de hausse des fonds spéciaux a motivé le veto d’un groupe parlementaire d’envergure qui a rejeté en bloc le projet de budget. Les fonds spéciaux anciennement appelés “caisse noire”par définition sont des fonds garnis et budgétisés alloués à la présidence. Ces fonds ont la particularité de ne souffrir d’aucun contrôle externe et cela pose un problème de traçabilité. Les fonds spéciaux servent principalement et traditionnellement à alimenter les services secrets, la diplomatie secrète, la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat, la police politique, l’espionnage, le contre-espionnage et parfois le complément de rémunération des ministres, des collaborateurs de cabinet, les réceptions etc… La gestion secrète et opaque de ces fonds nuit gravement à la démocratie et interroge…Pourquoi cette ligne budgétaire a été quintuplée dans un espace d’un an ? Quelle est la différence de gestion entre le dernier gouvernement de la transition et celui-ci ? Qu’est-ce qui justifie cette forte augmentation ? S’agit-il de la dissimulation, de la corruption, du gaspillage ou de détournement de deniers publics ? La première loi de finances de la mandature multiplie les fonds spéciaux par cinq. Si on suit l’allure de la courbe géométrique, qu’en sera t-il à la fin de la mandature ? Avant de voter ce projet de loi de finances, les parlementaires ont-ils compris la portée et les enjeux du sommet extraordinaire des chefs d’Etat d’Afrique centrale sur la situation économique et monétaire de la communauté tenu à Yaoundé sous l’égide de la France ? Comment expliquer le fait que peu de parlementaires se sont insurgés contre ce projet ? S’agit-il d’une corruption tacite et/ou collective ? Le parlement serait-il une chambre d’enregistrement des actes du pouvoir ou sont-ils des représentants du peuple ? Le contexte d’insécurité ne peut servir d’alibi rationnel pour justifier une telle hausse des fonds spéciaux. Lorsqu’un groupe parlementaire représentatif à l’assemblée nationale rejette en bloc c’est à dire oppose son veto au vote de la loi de finances, Pourquoi ces doutes et réserves n’ont pas été prises en compte ? Pourquoi une relecture de cette loi de finances n’avait pas été proposée pour dissiper les doutes et lever les équivoques ? Pourquoi une conférence budgétaire n’avait pas été proposée ? Le vote de cette loi de finances par les parlementaires s’apparente à un passage en force du gouvernement à l’image du 49.3 à la française qui retrouve son fondement dans la dictature démocratique. Face à la non-prise en compte des réserves émises par un groupe parlementaire influent, Pourquoi le gouvernement n’a pas mis en exécution la loi de finances par voie d’ordonnance au lieu d’organiser une mascarade de vote par les représentants du peuple ? En jouant le jeu du pouvoir, les parlementaires n’ont pas par la même occasion trahi leurs électeurs respectifs ? Comment peut-on incarner les valeurs de la rupture prônée par le President de la République si des fonds faramineux et occultes sont dissimulés dans le budget de l’Etat sous la rubrique des fonds spéciaux ? Dans la réalité des choses, l’effort budgétaire devrait se faire dans le domaine de la sécurité/défense et alloué aux départements ministériels concernés car cela répond aux attentes de la population. L’emploi des fonds spéciaux ne peut être démocratique que si les sommes qui les constituent sont définies, attribuées et contrôlées par le parlement, seul organe d’expression de la souveraineté qui dispose du pouvoir d’autoriser un gouvernement à utiliser des deniers publics. Au delà de toute cette problématique, n’y a t-il pas nécessité de réglementer ou d légiférer sur les fonds spéciaux ? Nous estimons que cette démarche effacera le caractère mystérieux qui entoure la gestion des fonds spéciaux. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Si des centaines des soldats ougandais, appuyés par quelques soldats américains, ont été déployées à l’Est de la Centrafrique pour démanteler la rébellion ougandaise de la LRA qui sévisse dans cette région depuis près de 15 ans, les résultats obtenus par ces forces internationales sont alarmants, si bien que la LRA gonfle sa poitrine et multiplie des exactions ces derniers mois. L’attaque du convoi de la Minusca le mardi 3 janvier 2017, aussi sanglante que telle, met en lumière l’impuissance des forces ougandaises et américaines à sécuriser au moins cette petite portion de la Centrafrique depuis plus de 10 ans après leur arrivée dans la région.
Les faits s’étaient déroulés vers 15h30 le mardi 3 janvier dernier à 35 km de Mboki, sur l’axe Zémio-Obo et environ 75km à l’Ouest d’Obo. Selon notre correspondant dans la région, une équipe d’escorte composée des soldats marocains de la Minusca accompagnant un convoi de ravitaillement en carburant a été prise d’assaut par une trentaine des rebelles de la LRA. Le bilan est très lourd pour la Minusca : Deux casques bleus abattus il s’agit d’un lieutenant et un caporal, un autre soldat porté disparu, un soldat blessé et un véhicule radio calciné.
Les assaillants, après leur coup, ont pris fuite dans la brousse. Malgré une poursuite sans relâche par une équipe venant au renfort sur place, la chance de retrouver les auteurs serait mince, car, leur connaissance du terrain risque de mettre en difficulté le ratissage.
Pourtant cette énième frappe de la LRA dans cette région de la République Centrafricaine que l’on déplore, celle-ci est particulièrement inquiétante, vu la cible qu’ils ont visée. Cela soulève beaucoup de doute sur la présence depuis près de 10 ans des soldats américains et ougandais dans cette même région.
D’après les histoires, plusieurs centaines des soldats ougandais avaient été déployées à Obo et ses environs, sous le régime de François Bozizé, afin d’anéantir ou chasser la rébellion ougandaise de la LRA sur le sol centrafricain. Or, depuis qu’ils ont été déployés, avec l’appui des soldats américains et centrafricains, les Centrafricains n’ont vu aucun changement palpable sur le terrain. Chaque jour que Dieu donne et qui passe, on assiste aux assassinats, enlèvements et destructions des biens des particuliers avec une aisance étonnante.
Comme si cela ne suffisait pas, les LRA s’attaquent désormais à tout le monde, y compris les forces internationales pourtant lourdement armées. Ce qui montre clairement aux yeux du monde l’inefficacité de la présence des Ougandais et Américains sur le sol centrafricain pour lutter contre la LRA. Certaines langues parlaient même de l’exploitation illégale de nos ressources forestières et minières par ces soldats ougandais, d’autres parlent des soldats d’affaires. De là, on se demande finalement à quand la fin de ce désordre dans ce pays ?
Rappelons qu’un soldat ougandais déployé en RCA dans le cadre de la lutte contre la LRA, est rémunéré à environ 2 millions de francs CFA. Cette paie non égalée, triplement mieux que celle des casques bleus déployés dans la même région montre à quel point leur présence n’est plus d’affaire que militaire. Alors que cette même LRA se trouve aussi au nord de la RDC, c’est en Centrafrique que l’on a choisi de positionner ces soldats ougandais.
Centrafrique : 24 cadres du ministère des mines formés sur la technique de bases de données.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_12191.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Cadres du ministère des Mines et le Conseiller l’ambassade des États-Unis en Centrafrique. Photo: Éric Ngaba. Copyright2017CNC.
Bangui 06 janvier 2017, CNC.
Par Eric NGABA
24 cadres du ministère des mines, de l’énergie et de l’hydraulique et stagiaires du Processus de Kimberley ont reçu mardi 3 janvier 2017, leurs parchemins de formation aux outils de bases de données. Ceci après une première phase d’une série de formation en outils de bases de données subie de fin décembre 2016 au début janvier 2017 à Bangui. Cette série de formation est organisée par le projet du gouvernement américain dénommé Droits de Propriété et du Développement du Diamant Artisanal II (DPDDA II).
Le Système de Certification du commerce de diamant en République Centrafricaine a connu des avancées considérables grâce aux efforts des autorités du pays et des acteurs du domaine des mines. Ils sont 24 cadres, techniciens et stagiaires à recevoir le mardi dernier leurs certificats de fin de formation de bases de données. En effet, dans le cadre de la mise en place d’un système de suivi de la production du diamant conformément au Système de Certification du Processus de Kimberley, le projet Droits de Propriété et du Développement du Diamant Artisanal II (DPDDA II) appui le ministère des mines, de l’énergie et de l’hydraulique dans l’opérationnalisation du Centre de Gestion des Informations Géo-Scientifiques et des Statistiques Minières (CGIGSM).
«Depuis 2007, le gouvernement des Etats unis d’Amérique accompagne notre pays dans la formalisation du secteur minier artisanal du diamant. De nombreuses activités ont été réalisées relevant tant du domaine minier que du domaine post minier. La réhabilitation et l’équipement du centre de gestion des informations géo scientifiques et de statistique minières qui nous permet de garantir la durabilité de nos archives minières. Au nom du gouvernement, je voudrais adresser nos sincères remerciements pour cette offre fraternelle qui vient une fois de plus renforcer les liens d’amitié qui existent si heureusement entre la République Centrafricaine et les Etats-Unis. Ce geste à travers le projet DPDDA phase 2 témoigne sans nul doute de la volonté du gouvernement américain à nous soutenir dans notre quête de développement qui a grandement besoin de l’appui de la communauté internationale » se réjouit le ministre des mines, de l’énergie et de l’hydraulique, Léopold Mboli Fatran.
Le Centre de Gestion des Informations Géo-Scientifiques et des Statistiques Minières (CGIGSM) est une structure stratégique du gouvernement centrafricain en matière de collecte et de gestion scientifique de bases de données et statistiques minières. C’est dans cette perspective que cette structure a bénéficié d’un appui multiforme de la première phase du projet dit DPDDA I en février 2011. La réhabilitation, équipements en matériels et formations ont matérialisé cet appui. Les récents conflits militaro-politiques et les pillages menés par la coalition rebelle de la seleka ont fortement endommagé cette structure.
Plusieurs matériels informatiques ont été emportés et d’autres vandalisés. Le ministre Léopold Mboli Fatran a interpellé les cadres de son département de faire preuve de professionnalisme à travers ces acquis. « Je vous demande donc de mettre cet acquis à la disposition de votre ministère, de faire preuve de professionnalisme, d’être capable de traiter les données pour le développement harmonieux de vos activités. Je veillerais personnellement à ce que les données collectées et stockées dans cette cellule ne soient détournées de leurs objectifs pour servir d’autres intérêts », a ajouté le membre du gouvernement.
Compte tenu de l’importance stratégique du CGIGSM dans la traçabilité de la production et de la commercialisation des diamants bruts, le projet DPDDA phase II a encore procédé à sa réfection et à son rééquipement.
Les équipements fournis sont constitués d’ordinateurs, des logiciels, de tablets, et de GPS servant au renforcement de la capacité technique du ministère des mines, de l’énergie et de l’hydraulique sur la base de transfert de méthodologie et de techniques appropriées selon l’activité du plan de travail annuel. Durant la phase du projet DPDDA II, les équipements sont utilisés pour la mise en œuvre des activités programmées dans le plan de travail annuel.
Ce plan de travail est axé sur la numérisation des données historiques de la commercialisation du diamant pour la période de 2006 à 2015, le géo-référencement des chantiers des artisans miniers dans les zones conformes, la mise en place des petites unités d’émission des cartes d’artisans exploitants et ouvriers dans les directions préfectorales et services préfectoraux des mines, l’amélioration de la gestion des bases de données de production et de commercialisation des zones conformes , la reconstitution et la mise à jour de la base de données des artisans miniers (zone DPDDA1), et la mise à jour par le cadastre minier des zones conformes en vue de clarifier leurs impacts sur le dynamique de l’exploitation artisanale actuelle.
Il faut noter que cette série de formation se poursuivra de janvier à juin 2017 sur plusieurs thématiques. Pour le premier vice Conseiller de l’Ambassade des Etats Unis à Bangui, Mathieu Victor Cassetta, le souci du projet DPDDA est de voir chaque citoyen centrafricain se développer et le gouvernement américain est disponible à soutenir le programme du développement de la République Centrafricaine.
Pour cette nouvelle année 2017, notre premier article revient sur l’année 2016 pour vous présenter le top 10 des 10 personnalités politiques centrafricaines et top 3 de la société civile et religieuse qui ont su bouger la République Centrafricaine à travers leurs actions, comportement et leurs engagements pour leur pays. Ce choix, fondé sur certains critères propres établis par la rédaction du CNC, n’est nullement une façon d’oublier les engagements et actions de certains compatriotes qui ont aussi œuvré pour leur pays dans certains domaines comme la culture, le sport, l’humanitaire, le social et bien d’autres. Pour cette première édition, nous avons :
1 – Faustin Archange TOUADÉRA alias la Tortue.
Ancien recteur de l’Université de Bangui et ancien Premier Ministre de Bozizé de 2007 à 2012, le Professeur Faustin archange TOUADÉRA, autrefois, inconnu du milieu politique il y’a quelques années, avait déjoué tout pronostic en remportant au second tour la Présidentielle de 2015-2016, face au candidat Anicet Georges Dologuélé. Malgré des énormes régularités lors de ces élections, l’homme a pu jouer le jeu et rentre royalement par la grande porte de l’histoire de son pays. Il devient ainsi la première personnalité du pays.
2 – Le Ministre Henri-Mari DONDRA.
Ministre actuel des Finances de la République Centrafricaine, Henri-Mari DONDRA est l’un des meilleurs ministres du premier gouvernement de l’ère TOUADÉRA depuis près de 10 mois. Ses engagements pour son pays et ses actions à la tête du Département des Finances depuis sa nomination a, peu à peu, amélioré le climat économique et des affaires dans le pays. Pragmatique et compétent, Le ministre Henri-Mari DONDRA a su mettre à leur place chaque mot et chaque chiffre lors de la conférence des Donateurs du 17 novembre dernier. Ce qui a permis à la RCA de récolter une promesse de plus de 2,2 milliards de francs CFA.
3 – Le Députés Martin Ziguélé.
Incontestablement l’homme politique centrafricain le plus respecté dans le monde, l’honorable Martin Ziguélé, président du parti MLPC et actuel président de la Commission Finances de l’Assemblée nationale, a été un soutien de poids pour la réussite de cette même conférence des Bailleurs de fonds de Bruxelles. Grâce à son carnet d’adresses, l’homme a pu changer et atténuer les discussions en faveur de la RCA. Malgré des attaques incessantes de ses ennemis contre lui, il a du vent en poupe et reste une personnalité politique incontournable pour les actions de relèvement du pays. Son engagement au côté du président TOUADÉRA lors de la présidentielle, au détriment de son frère Dologuélé, a fait de lui, non seulement l’homme politique le plus respecté des Centrafricains, mais aussi le faiseur de rois du président TOUADÉRA.
4 – Le Députés Anicet-Georges Dologuélé.
Sans doute, le plus stratège de nos hommes politiques, le banquier Anicet-Georges Dologuélé, ancien candidat malheureux à la dernière présidentielle, savait très bien à quel point sa réaction à l’annonce de sa défaite au second tour face au candidat TOUADÉRA pourrait alimenter la crise dans le pays. Son discours d’apaisement et son engagement au côté du président TOUADÉRA lors de la conférence de Bruxelles, à faits de lui un homme d’Etat à personnalité respectable.
5 – Monsieur Mahamat Kamoun.
Ancien Premier ministre de la transition de Catherine Samba-Panza, Mahamat Kamoun, a été l’un des meilleurs artisans de cette dernière transition dirigée par Catherine Samba-Panza de 2014 à 2016. En dépit des nombreuses critiques lors de sa nomination contre les vœux de la Communauté Internationale qui misait sur Abdoul MECKASSOUA, Monsieur Kamoun avait montré, contre toute attente, aux yeux de ses détracteurs, mais aussi des Centrafricains de quoi il était capable. Hormis l’affaire du don angolais exclusivement réservé au clan Samba-Panza, l’ancien Premier Ministre Kamoun avait tout de même engagé l’assainissement des Finances publiques et a pu signer divers contrats d’investissement dans son pays en peu de temps. De la réfection de l’aéroport de Bangui Mpoko jusqu’au bitumage de certaines artères de la capitale, en passant par l’Energie, Monsieur Kamoun avait tout tracé pour le régime de TOUADÉRA.
6 – Madame Catherine Samba-Panza.
Dynamique et intelligente, Madame Samba-Panza, malgré ses nombreuses erreurs de gouvernance, reste et restera pour longtemps la première Femme présidente d’Afrique centrale. Sa ténacité et ses engagements envers son pays, avaient permis au pays de sortir de cette transition en douceur. Les Centrafricains garderont pour toujours, son refus catégorique de soumettre son pays à la volonté du Congo et du Tchad.
7 –Madame Marie Noëlle Andet-Koyara.
Première Femme Ministre de la Défense en Centrafrique, Madame Marie Noëlle Andet-Koyara, avait contribué efficacement au regroupement et à l’identification de nos soldats éparpillés partout après la prise du pouvoir de la Séléka. Elle marquera à jamais l’histoire de notre pays.
8 –Le Ministre Jean-Serge Bokassa.
Moins expérimenté en politique, Jean-Serge Bokassa a été l’un des candidats à la dernière présidentielle à jouer un rôle crucial dans l’élection du président TOUADERA à la magistrature suprême de l’Etat. Sa prise de position publique contre le candidat Dologuélé au second tour avait totalement changé les cours des choses. Nationaliste confirmé, Bokassa fils restera l’icône de la défaite de Dologuélé en 2016.
9 – L’honorable Abdoul Karim Meckassoua.
Ancien conseiller politique de la rébellion du général François Bozizé, AbdoulKarim Meckassoua est devenu depuis quelques mois le président de l’Assemblée Nationale après une promesse coûteuse et difficilement réalisable et est l’un des hommes politiques centrafricains les plus puissants de la RCA. Il avait réussi à déjouer tout le pronostic pour être élu président de l’Assemblée au détriment de Martin Ziguélé et Anicet Georges Doléguélé deux autres poids lourd du milieu politique Centrafricain.
10 – Monsieur Joseph Bindoumi.
Ancien et dernier ministre de La défense de transition de Catherine Samba-Panza, Monsieur Bindoumi a été considéré à Bangui comme le créateur des nombreux Check-points des soldats FACA dans les rues de Bangui. Cette stratégie qui, dans un premier temps, a permis de réduire de plus de 60% le taux de criminalité dans la capitale et dans un second temps responsabilisait chaque soldat à la sécurisation de son propre quartier. Cette stratégie avait permis en quelques semaines, le retour au calme dans certains arrondissements de Bangui.
En plus de ces 10 personnalités politiques, trois autres personnalités non pas politiques mais religieuses, ont énormément marqué l’année 2016 en Centrafrique que la rédaction tient à les mettre à la une et les féliciter pour leur engagement pour le retour de la Paix. Il s’agit de :
Cardinal Dieudonné Nzapalainga,
De l’Imam Oumar Kobine Lagnama,
Pasteur Nicolas Guerekoyame
Vous avez toutes les félicitations de l’équipe de la rédaction de votre journal en ligne, CNC.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1207.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>
Camarades militantes, camarades militants,
Chers compatriotes,
Chers amis,
L’année 2016 qui se termine laisse la porte ouverte à la nouvelle qui arrive.
Durant cette année nous avons assisté à beaucoup d’évènements heureux et malheureux pour notre pays, la République Centrafricaine.
D’abord il y a eu les élections présidentielles entamées fin 2015 pour finir en mars 2016 qui ont abouti à l’élection du Pr Faustin-Archange Touadera à la magistrature suprême par le soutien de la grande majorité du peuple centrafricain dont celui non négligeable des militantes, militants et sympathisants du MLPC. Cela a permis le retour à l’ordre constitutionnel que nous avons appelé de tous nos vœux il y a plus d’un an maintenant.
Ensuite il y eut la table ronde de Bruxelles en novembre dernier à laquelle le MPLC a contribué très fortement à son succès par une participation efficiente de son Président, le Camarade Martin ZIGUELE.
Malheureusement durant toute cette année 2016 beaucoup de nos compatriotes ont disparu du fait des bandes armées ou de criminels de grand chemin connus de tous. Les déplacés externes comme internes n’ont pas tous encore regagné leurs foyers respectifs.
Ces faits marquants, bien que sommaires et non exhaustifs, nous amènent à formuler nos vœux les plus sincères pour le devenir de notre pays, la République Centrafricaine :
Que l’année 2017 soit une année de la Paix, de la Liberté et de la Reconstruction ;
Que le programme DDRR soit effectif afin de désarmer toutes les bandes armées qui sèment la terreur et la désolation au sein de la population ;
Que les auteurs de tous les crimes et des graves atteintes aux droits humains répondent réellement de leurs odieux actes devant de la justice tant nationale qu’internationale ;
Que l’Etat Centrafricain retrouve toute sa force et son implantation dans toute l’étendue du territoire national.
Camarades militantes, militants et sympathisants,
Chers compatriotes et chers amis,
Au nom du Bureau Politique et de son Président, le Camarade Martin ZIGUELE, au nom du Bureau Fédéral et en mon nom propre, je souhaite à chacune et chacun d’entre vous, ainsi qu’à tous ceux qui vous sont chers, une Année 2017 faite de Joie, de Bonheur et de Réussite dans toutes vos réalisations.
Heureuse Année 2017 !
Fait à Paris, le 30 décembre 2016
Jean-Didier KABRAL
Président Fédéral
La République Centrafricaine est l’un des pays qui se trouve en Afrique subsaharienne, elle est victime d’une destruction inexplicable suite à des multiples crises politico-militaires, dont les principaux acteurs sont souvent les seigneurs de guerre. Malgré le retour à la légalité Constitutionnelle, la situation sécuritaire est toujours volatile et constitue un défi majeur pour les autorités actuelles.
Dans le but d’apporter des solutions à cette crise récurrente, les tributaires du pouvoir public de l’heure font usage de dialogue social, en vue de convaincre les bandes armées à adhérer au processus de désarment, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) ; les groupes s’opposent à cette vision pacifique et optent toujours pour une stratégie d’autodestruction des collectivités territoriales et la politique de terreur sur la population civile dans des zones occupées.
La sanction onusienne dite « embargo » qui pèse sur les Forces de Défense Nationale prive les autorités de remplir totalement leur mission régalienne qui consiste d’assurer la protection de la population.
En effet, la sécurité intérieure se définie étant comme l’ensemble des instruments juridiques ou des moyens opérationnels qui permettent à un Etat ou une organisation (par exemple, l’Union africaine) de pouvoir s’en servir dans le but de garantir et assurer la sécurité d’un Etat, de la population et des biens.
Fort de ce qui précède, il m’a été donné de constater que la République Centrafricaine manque d’une approche stratégique efficace pour répondre aux agressions intérieure et extérieure, qui devrait être en principe une stratégie ambitieuse et une réponse musclée face aux groupes armés.
Le manque de cette prise de température géostratégique fait de sorte que le déficit du système sécuritaire se fait remarquer par l’absence l’autorité de l’Etat, la porosité des frontières, devenue incontrôlable et constitue une source de convoitises à la fois géopolitique et géostratégique.
En revanche, de manière géopolitique certains pays voisins et limitrophes de la République Centrafricaine se servent de cette situation d’insécurité pour booster stratégiquement leur « machine économique ». N’oubliant pas que la sécurité est une question de souveraineté, dont sa stratégie a pour objectif de parer aux risques ou menaces susceptibles de porter atteinte à la vie de la nation, ce qui serait judicieux de définir les principaux axes stratégiques permettant à l’Etat de restaurer la sécurité dans le pays.
Face à cette préoccupation sérieuse, je mets à contribution quatre grandes stratégies :
La création d’une unité d’élite unifiée et opérationnelle des forces de la défense de sécurité intérieure ;
La mise en place d’un centre de formation et de renforcement de capacité des forces de sécurité intérieure ;
L’augmentation de l’effectif des forces de défense de sécurité intérieure et le renforcement de la capacité de frappe en moyens de dissuasion ;
La mise en place des unités de police de proximité sur l’ensemble du territoire.
« Qui prépare la paix, prépare sa stratégique de défense et de dissuasion » .
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.
Expert Analyste et Consultant International en gestion des crises politico-militaires.
Bangui, le 31 janvier 2017. 14:22′.
Par: medias Vatican.
«La non-violence: style d’une politique pour la paix»
1. Au début de cette nouvelle année, je présente mes vœux sincères de paix aux peuples et aux nations du monde, aux Chefs d’État et de Gouvernement, ainsi qu’aux responsables des communautés religieuses et des diverses expressions de la société civile. Je souhaite la paix à chaque homme, à chaque femme ainsi qu’à chaque enfant et je prie pour que l’image et la ressemblance de Dieu dans chaque personne nous permettent de nous reconnaître mutuellement comme des dons sacrés dotés d’une immense dignité. Surtout dans les situations de conflit, respectons cette « dignité la plus profonde »[1] et faisons de la non-violence active notre style de vie. Voilà le Message pour la 50ème Journée Mondiale de la Paix. Dans le premier, le bienheureux Pape Paul VI s’est adressé à tous les peuples, non seulement aux catholiques, par des paroles sans équivoque : « Finalement [a] émergé d’une manière très claire le fait que la paix était l’unique et vraie ligne du progrès humain (et non les tensions des nationalismes ambitieux, non les conquêtes violentes, non les répressions créatrices d’un faux ordre civil) ». Il mettait en garde contre le « péril de croire que les controverses internationales ne peuvent se résoudre par les voies de la raison, à savoir par des pourparlers fondés sur le droit, la justice et l’équité, mais seulement au moyen des forces qui sèment la terreur et le meurtre ». Au contraire, en citant
Pacem in terris de son prédécesseur saint Jean XXIII, il exaltait « le sens et l’amour de la paix,
fondée sur la vérité, sur la justice, sur la liberté, sur l’amour »[2]. L’actualité de ces paroles, qui aujourd’hui ne sont pas moins importantes et pressantes qu’il y a cinquante ans, est frappante.
2 À cette occasion, je souhaite m’arrêter sur la non-violence comme style d’une politique de paix et je demande à Dieu de nous aider tous à puiser à la non-violence dans les profondeurs de nos sentiments et de nos valeurs personnelles. Que ce soient la charité et la non-violence qui guident la manière dont nous nous traitons les uns les autres dans les relations interpersonnelles, dans les relations sociales et dans les relations internationales. Lorsqu’elles savent résister à la tentation de la vengeance, les victimes de la violence peuvent être les protagonistes les plus crédibles de processus non-violents de construction de la paix. Depuis le niveau local et quotidien jusqu’à celui de l’ordre mondial, puisse la non-violence devenir le style caractéristique de nos décisions, de nos relations, de nos actions, de la politique sous toutes ses formes !
Un monde en morceaux
2. Le siècle dernier a été ravagé par deux guerres mondiales meurtrières ; il a connu la menace de la guerre nucléaire et un grand nombre d’autres conflits, tandis qu’aujourd’hui, malheureusement, nous sommes aux prises avec une terrible guerre mondiale par morceaux. Il n’est pas facile de savoir si le monde est actuellement plus ou moins violent qu’il l’a été hier, ni si les moyens de communication modernes et la mobilité qui caractérise notre époque nous rendent conscients de la violence ou plus habitués à elle. De toute façon, cette violence qui s’exerce par ‘‘morceaux’’, de manières et à des niveaux différents, provoque d’énormes souffrances dont nous sommes bien conscients : guerres dans différents pays et continents ; terrorisme, criminalité et attaques armées imprévisibles ; les abus subis par les migrants et par les victimes de la traite ; la dévastation de l’environnement. À quelle fin ? La violence permet-elle d’atteindre des objectifs de valeur durable ? Tout ce qu’elle obtient n’est-ce pas plutôt de déchaîner des représailles et des spirales de conflits mortels qui ne profitent qu’à un petit nombre de ‘‘seigneurs de la guerre’’ ? La violence n’est pas le remède pour notre monde en morceaux. Répondre à la violence par la violence conduit, dans la meilleure des hypothèses, à des migrations forcées et à d’effroyables souffrances, puisque d’importantes quantités de ressources sont destinées à des fins militaires et soustraites aux exigences quotidiennes des jeunes, des familles en difficulté, des personnes âgées, des malades, de la grande majorité des habitants du monde. Dans le pire des cas, elle peut conduire à la mort, physique et spirituelle, de beaucoup, voire de tous.
La Bonne Nouvelle
3. Jésus aussi a vécu en des temps de violence. Il a enseigné que le vrai champ de bataille, sur lequel s’affrontent la violence et la paix, est le cœur de l’homme : « C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses » (Mc 7, 21). Mais le message du Christ, face à cette réalité, offre la réponse radicalement positive : il a prêché inlassablement l’amour inconditionnel de Dieu qui accueille et pardonne et il a enseigné à ses disciples à aimer les ennemis (cf. Mt 5,
3 44) et à tendre l’autre joue (cf. Mt 5, 39). Lorsqu’il a empêché ceux qui accusaient la femme adultère de la lapider (cf. Jn 8, 1-11) et lorsque, la nuit d’avant sa mort, il a dit à Pierre de remettre son épée au fourreau (cf. Mt 26, 52), Jésus a tracé la voie de la non-violence, qu’il a parcourue jusqu’au bout, jusqu’à la croix, par laquelle il a réalisé la paix et détruit l’inimitié (cf. Ep 2, 14-16). C’est pourquoi, celui qui accueille la Bonne Nouvelle de Jésus sait reconnaître la violence qu’il porte en lui-même et se laisse guérir par la miséricorde de Dieu, en devenant ainsi, à son tour, un instrument de réconciliation, selon l’exhortation de saint François d’Assise : « La paix que vos bouches annoncent, ayez-la plus encore en vos cœurs »[3]. Être aujourd’hui de vrais disciples de Jésus signifie adhérer également à sa proposition de nonviolence. Comme l’a affirmé mon prédécesseur Benoît XVI, elle « est réaliste, car elle tient compte du fait que dans le monde il règne trop de violence, trop d’injustice, et que par conséquent, on ne peut surmonter cette situation qu’en lui opposant un supplément d’amour, un supplément de bonté. Ce ‘‘supplément’’ vient de Dieu »[4]. Et il ajoutait avec une grande force : « Pour les chrétiens, la non-violence n’est pas un simple comportement tactique, mais bien une manière d’être de la personne, l’attitude de celui qui est tellement convaincu de l’amour de Dieu et de sa
puissance, qu’il n’a pas peur d’affronter le mal avec les seules armes de l’amour et de la vérité.
L’amour de l’ennemi constitue le noyau de la ‘‘révolution chrétienne’’ »[5]. Justement, l’évangile du
aimez vos ennemis (cf. Lc 6, 27) est considéré comme «la magna charta de la non-violence
chrétienne » ; il ne consiste pas « à se résigner au mal […] mais à répondre au mal par le bien (cf.
Rm 12, 17-21), en brisant ainsi la chaîne de l’injustice »[6]. Plus puissante que la violence
4. La non-violence est parfois comprise dans le sens de capitulation, de désengagement et de passivité, mais en réalité il n’en est pas ainsi. Lorsque Mère Térésa a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1979, elle a livré clairement son message de non-violence active : « Dans notre famille, nous n’avons pas besoin de bombes et d’armes, de détruire pour apporter la paix, mais uniquement d’être ensemble, de nous aimer les uns les autres […]. Et nous pourrons vaincre tout le mal qu’il y a dans le monde »[7]. Car, la force des armes est trompeuse. « Tandis que les trafiquants d’armes font leur travail, il y a les pauvres artisans de paix qui, seulement pour aider une personne, une autre, puis une autre, puis une autre, donnent leur vie » ; pour ces artisans de paix, Mère Térésa est « un symbole, une icône de notre temps »[8]. En septembre dernier, j’ai eu la grande joie de la proclamer sainte. J’ai loué sa disponibilité envers tous par « l’accueil et la défense de la vie humaine, de la vie dans le sein maternel [et] de la vie abandonnée et rejetée. […] Elle s’est penchée sur les personnes abattues qu’on laisse mourir au bord des routes, en reconnaissant la dignité que Dieu leur a donnée ; elle a fait entendre sa voix aux puissants de la terre, afin qu’ils reconnaissent leurs fautes face aux crimes – face aux crimes – de la pauvreté qu’ils ont créée euxmêmes »[9]. En réponse, sa mission – et en cela, elle représente des milliers, voire des millions de personnes – est d’aller à la rencontre des victimes avec générosité et dévouement, en touchant et en pansant tout corps blessé, en guérissant toute vie brisée.
4 La non-violence pratiquée avec détermination et cohérence a donné des résultats impressionnants. Les succès obtenus par le Mahatma Gandhi et Khan Abdul Ghaffar Khan dans la libération de l’Inde, et par Martin Luther King Jr contre la discrimination raciale ne seront jamais oubliés. Les femmes, en particulier, sont souvent des leaders de non-violence, comme par exemple, Leymah Gbowee et des milliers de femmes libériennes, qui ont organisé des rencontres de prière et une protestation non-violente (pray-ins) obtenant des négociations de haut niveau pour la fin de la deuxième grande guerre civile au Libéria. Nous ne pouvons pas non plus oublier la décennie historique qui s’est conclue par la chute des régimes communistes en Europe. Les communautés chrétiennes ont apporté leur contribution par la prière insistante et l’action courageuse. Le ministère et le magistère de saint Jean-Paul II ont exercé une influence particulière. En réfléchissant sur les événements de 1989 dans l’Encyclique
Centesimus annus (1991), mon prédécesseur soulignait qu’un changement historique dans la vie
des peuples, des nations et des États se réalise « par une lutte pacifique, qui [utilise] les seules armes de la vérité et de la justice »[10]. Ce parcours de transition politique vers la paix a été rendu possible en partie « par l’action non violente d’hommes qui, alors qu’ils avaient toujours refusé de céder au pouvoir de la force, ont su trouver dans chaque cas la manière efficace de rendre témoignage à la vérité ». Et il concluait : « Puissent les hommes apprendre à lutter sans violence pour la justice, en renonçant à la lutte des classes dans les controverses internes et à la guerre dans les controverses internationales »[11]. L’Église s’est engagée pour la réalisation de stratégies non-violentes de promotion de la paix dans beaucoup de pays, en sollicitant même les acteurs les plus violents dans des efforts pour construire une paix juste et durable. Cet engagement en faveur des victimes de l’injustice et de la violence n’est pas un patrimoine exclusif de l’Église catholique, mais est propre à de nombreuses traditions religieuses pour lesquelles « la compassion et la non-violence sont essentielles et indiquent la voie de la vie »[12]. Je le réaffirme avec force : « Aucune religion n’est terroriste »[13]. La violence est une profanation du nom de Dieu[14]. Ne nous lassons jamais de le répéter : « Jamais le nom de Dieu ne peut justifier la violence. Seule la paix est sainte. Seule la paix est sainte, pas la guerre ! »[15].
La racine domestique d’une politique non-violente
5. Si l’origine dont émane la violence est le cœur des hommes, il est alors fondamental de parcourir le sentier de la non-violence en premier lieu à l’intérieur de la famille. C’est une composante de cette joie de l’amour que j’ai présentée, en mars dernier, dans l’Exhortation apostolique Amoris laetitia, en conclusion de deux ans de réflexion de la part de l’Église sur le mariage et la famille. La famille est le creuset indispensable dans lequel époux, parents et enfants, frères et sœurs apprennent à communiquer et à prendre soin les uns des autres de manière désintéressée, et où les frictions, voire les conflits doivent être surmontés non pas par la
5 force, mais par le dialogue, le respect, la recherche du bien de l’autre, la miséricorde et le pardon[16]. De l’intérieur de la famille, la joie de l’amour se propage dans le monde et rayonne dans toute la société[17]. D’autre part, une éthique de fraternité et de coexistence pacifique entre les personnes et entre les peuples ne peut se fonder sur la logique de la peur, de la violence et de la fermeture, mais sur la responsabilité, sur le respect et sur le dialogue sincère. En ce sens, j’adresse un appel en faveur du désarmement, ainsi que de la prohibition et de l’abolition des armes nucléaires : la dissuasion nucléaire et la menace de la destruction réciproque assurée ne peuvent pas fonder ce genre d’éthique[18]. Avec la même urgence, je supplie que cessent la violence domestique et les abus envers les femmes et les enfants. Le Jubilé de la Miséricorde, conclu en novembre dernier, a été une invitation à regarder dans les profondeurs de notre cœur et à y laisser entrer la miséricorde de Dieu. L’année jubilaire nous a fait prendre conscience du grand nombre et de la grande variété des personnes et des groupes sociaux qui sont traités avec indifférence, sont victimes d’injustice et subissent la violence. Ils font partie de notre ‘‘famille’’, ils sont nos frères et nos sœurs. C’est pourquoi les politiques de nonviolence doivent commencer entre les murs de la maison pour se diffuser ensuite dans l’entière famille humaine. « L’exemple de sainte Thérèse de Lisieux nous invite à pratiquer la petite voie de l’amour, à ne pas perdre l’occasion d’un mot aimable, d’un sourire, de n’importe quel petit geste qui sème paix et amitié. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme. »[19].
Mon invitation
6. La construction de la paix au moyen de la non-violence active est un élément nécessaire et cohérent avec les efforts permanents de l’Église pour limiter l’utilisation de la force par les normes morales, par sa participation aux travaux des institutions internationales et grâce à la contribution compétente de nombreux chrétiens à l’élaboration de la législation à tous les niveaux. Jésus luimême nous offre un ‘‘manuel’’ de cette stratégie de construction de la paix dans le Discours sur la montagne. Les huit béatitudes (cf. Mt 5, 3-10) tracent le profil de la personne que nous pouvons qualifier d’heureuse, de bonne et d’authentique. Heureux les doux – dit Jésus –, les miséricordieux, les artisans de paix, les cœurs purs, ceux qui ont faim et soif de justice. C’est aussi un programme et un défi pour les leaders politiques et religieux, pour les responsables des institutions internationales et pour les dirigeants des entreprises et des media du monde entier : appliquer les Béatitudes dans leur manière d’exercer leurs responsabilités propres. Un défi à construire la société, la communauté ou l’entreprise dont ils sont responsables avec le style des artisans de paix ; à faire preuve de miséricorde en refusant de rejeter les personnes, d’endommager l’environnement et de vouloir vaincre à tout prix. Cela demande la disponibilité « [à] supporter le conflit, [à] le résoudre et [à] le transformer en un maillon d’un nouveau processus »[20]. Œuvrer de cette façon signifie choisir la solidarité comme style pour écrire l’histoire et construire l’amitié sociale. La non-violence active est une manière de montrer que l’unité est
6 vraiment plus puissante et plus féconde que le conflit. Tout dans le monde est intimement lié[21]. Certes, il peut arriver que les différences créent des frictions : affrontons-les de manière constructive et non-violente, de façon que « les tensions, et les oppositions [puissent] atteindre une unité multiforme, unité qui engendre une nouvelle vie », en conservant « les précieuses potentialités des polarités en opposition »[22]. J’assure que l’Église catholique accompagnera toute tentative de construction de la paix, y compris par la non-violence active et créative. Le 1er janvier 2017 naît le nouveau Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, qui aidera l’Église à promouvoir de manière toujours plus efficace les « biens incommensurables de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création » et de la sollicitude envers les migrants, « les personnes dans le besoin, les malades et les exclus, les personnes marginalisées et les victimes des conflits armés et des catastrophes naturelles, les détenus, les chômeurs et les victimes de toute forme d’esclavage et de torture »[23]. Chaque action dans cette direction, aussi modeste soit-elle, contribue à construire un monde libéré de la violence, premier pas vers la justice et la paix.
En conclusion
7. Conformément à la tradition, je signe ce Message le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Marie est la Reine de la Paix. À la naissance de son Fils, les anges glorifiaient Dieu et souhaitaient paix sur la terre aux hommes et aux femmes de bonne volonté (cf. Lc 2, 14). Demandons à la Vierge d’être notre guide. « Tous nous désirons la paix ; beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes ; nombreux sont ceux qui souffrent et supportent patiemment les efforts de beaucoup de tentatives pour la construire »[24]. En 2017, engageons-nous, par la prière et par l’action, à devenir des personnes qui ont banni de leur cœur, de leurs paroles et de leurs gestes, la violence, et à construire des communautés non-violentes, qui prennent soin de la maison commune. « Rien n’est impossible si nous nous adressons à Dieu dans la prière. Tous nous pouvons être des artisans de paix »[25].
Du Vatican, le 8 décembre 2016
Franciscus [1] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 228. [2] Message pour la célébration de la 1ère Journée de la Paix, 1er janvier 1968. [3] « Légende des trois compagnons », n. 58, Sources franciscaines, Cerf/Éditions franciscaines,
7 2010, p. 1146. [4] Angelus, 18 février 2007. [5] Ibid. [6] Ibid. [7] Mère Térésa, Discours pour le Prix Nobel, 11 décembre 1979. [8] Méditation « La route de la paix », Chapelle de la Domus Sanctae Marthae, 19 novembre 2015. [9] Homélie pour la canonisation de la bienheureuse Mère Térésa de Calcutta, 4 septembre 2016. [10] N. 23. [11] Ibid. [12] Discours lors de l’Audience interreligieuse, 3 novembre 2016. [13] Discours à la 3ème Rencontre mondiale des mouvements populaires, 5 novembre 2016. [14] Cf. Discours lors de la Rencontre avec le Cheikh des Musulmans du Caucase et avec des Représentants des autres communautés religieuses, Bakou, 2 octobre 2016. [15] Discours, Assise, 20 septembre 2016. [16] Cf. Exhort. ap. postsyn. Amoris laetitia, nn. 90-130. [17] Cf. Ibid., nn. 133.194.234. [18] Cf. Message à l’occasion de la Conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires, 7 décembre 2014. [19] Lett. enc. Laudato si’, n. 230. [20] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 227. [21] Cf. Lett. enc. Laudato si’, nn. 16.117.138. [22] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 228.
8 [23] Lettre apostolique sous forme de ‘‘Motu proprio’’ par laquelle est institué le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, 17 août 2016. [24] Regina Caeli, Bethléem, 25 mai 2014. [25] Appel, Assise, 20 septembre 2016.
Centrafrique : Quand un rapport détaillé du groupe des Experts des Nations-Unies accuse implicitement l’ancien président François Bozizé d’être le père géniteur de la Séléka.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/IMG_09281.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’ancien président Centrafricain le général François Bozizé.
Bangui, le 31 décembre 2016. 09:44′.
Par: Gisèle MOLOMA.
Si certains Centrafricains ont été savamment intoxiqués que les anciens Premier ministre Martin Ziguélé et Maitre Nicolas Tiangaye auraient été tous deux les pères géniteurs de la rébellion des Séléka, un rapport des Experts des Nations-Unies sur la Centrafrique révèle que l’ancien président François Bozizé aurait contribué à sa chute lui-même et à travers sa milice anti-balaka aurait contribué à la décomposition de la Centrafrique.
Décryptage
Lors d’un débat dénommé “Patara” sur les antennes de la station radio Ndéké-Luka il y’a près de deux semaines, le Ministre-Révolutionnaire et Milliardaire de Boy-Rabe Fidèle Ngouandjika, l’un des anciens ténors avérés du régime défunt du Général François Bozizé, avait déclaré ouvertement, à qui veut l’entendre et devant 3 de ses compatriotes, aussi invités au débat dont le président par intérim du Kwa na Kwa (KNK) ancien Parti au pouvoir du président François Bozizé, que la majorité des combattants de la Séléka était des Libérateurs de 2003 (allusion faite aux rebelles de l’ancien président Bozizé).
Cette déclaration, loin d’être une blague comme d’habitude, n’est autre que les révélations du vécu et les éléments de preuve contenus dans le rapport du panel des Experts des Nations-unies sur la Centrafrique.
D’après l’analyse des enquêtes de ces Experts compilées dans un rapport mis en ligne sur le site des Nations-Unies, le 5 décembre 2016, dont CNC a pu procurer une copie et les documents ci-attachés, tous les chefs de la séléka, les généraux et les colonels, sont des FACA incorporés sans une formation disciplinaire dans les forces armées centrafricaines, en 2003 et 2004 par l’ancien président Bozizé. D’autres, comme le colonel DJIMA Achiber, a été incorporé en 2012 dans la garde présidentielle pour combattre la rébellion séléka en route pour Bangui.
Si l’on en croit aux documents ci-attachés, sur 378 éléments de FACA désertés, décédés ou radiés, plus de 200 sont des sujets tchadiens et soudanais, naturalisés centrafricains et incorporés dans l’armée nationale centrafricaine en 2003 et 2004 par François BOZIZE lui même après sa prise de pouvoir. Tel est le nombre et l’année de matricule que l’on peut lire sur l’annexe 2.9 attachés dans le rapport de la page 84 à 86.
Après leur repli, 46 éléments sur les 200, tous des FACA promotion 2003 et 2004, ont quitté MPC, pour la « Séléka rénovée » du général DAFANE MAHAMAT. Annexe 2.7 , page 74 du rapport et la lettre des délégués des officiers Ex-séléka adressée au bureau de la MINUSCA à Kaga-bandoro le 21 janvier 2016. le document mi-bas.
Qui sème le vent, récolte la tempête
François Bozizé, Pasteur de son état, savait qu’en recrutant des mercenaires soudanais et tchadiens pour chasser son beau-frère Ange Felix PATASSE du pouvoir savait qu’un jour il partira de la même façon en application d’une autre parole biblique « Qui tue par l’épée, périra par l’épée », mais ignorerait par contre qu’il ramenait à son peuple des graines du blé des incas du désert infertiles sur le sol centrafricain. Celles qui pousseront ne donneront point des feuilles, et s’il y en avait, les étrangers les dévoreront tous puis qu’il a semé du vent d’après ce que dit la Bible dans Osée 8 :7 : « Puisqu’ils ont semé du vent, ils moissonneront la tempête ; ils n’auront pas un épi de blé ; Ce qui poussera ne donnera point de farine, Et s’il y en avait, des étrangers la dévoreraient ».
Pour une première fois fin 2003-2004, François Bozizé, en se rappelant qu’il était en train de préparer et former l’embryon d’une autre rébellion, s’est réveillé tardivement de sa bêtise et ordonna le rapatriement vers le Tchad de la moitié d’effectifs de ses mercenaires. Ces éléments, une fois arrivés au Tchad, ont tous brondi aux autorités tchadiennes leurs identités centrafricaines que François Bozizé leur avait remises. Sous la colère, le président tchadien Idriss Déby avait déclaré sur les antennes de RFI que François Bozizé, leur avait envoyé au Tchad que des Centrafricains et donc ils doivent être rapatriés dans leur pays la Centrafrique.
« Bozizé a invoqué son propre adultère pour demander le divorce avec ses éléments à ses propres torts » ironisait un juriste tchadien à l’époque en citant, pour conclure, l’expression latine « Nemo auditur propriam turpitudinem allegans » (nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude).
Ajoutant à cela, le jeu de double-face du président François Bozizé sur le désarmement. Ce double jeu, selon les experts, aurait contribué à sa chute comme un château de cartes. François Bozizéavait déshabillé Pierre (APRD de Demafouth) pour habiller Paul (UFDR de Damane) nous disait à l’époque un homme politique de sa majorité présidentielle. Mais pourquoi s’acharner sur Martin Ziguélé et Nicolas Tiangaye?
Accuser l’autre, c’est s’innocenter.
L’avantage de François Bozizé et son entourage, c’est qu’ils disposent des cerveaux en hyperactivité constante. Tandis que les autres croupissent dans le silence, eux, ils réfléchissent en permanence. “Mentir en politique c’est pas un art” affirme un cadre du KNK.
Quand aujourd’hui certaines personnes proches de François Bozizé tentent par tous les moyens de culpabiliser d’autres hommes politiques dont Martin Ziguélé d’être les créateurs de la Séléka, c’est juste une stratégie de communication pour elles, de nuire aux autres et innocenter l’ancien président François Bozizé de ses erreurs afin d’obtenir la faveur du peuple. D’autres le font pour se venger de leur situation politique contre Martin Ziguélé et Maitre NicolasTiangaye.
Un proverbe rwandais disait: “Le mensonge dure des jours, il ne dure pas une année”
Arrivé au pouvoir, en 2003, grâce sa rébellion dévastatrice dans laquelle on compte près de 3 000 combattants étrangers, le président déchu François Bozizé avait même sous-traité sa protection rapprochée aux commandos tchadiens qui ont suffisamment commis de désordre en Centrafrique sous l’œil bienveillant de leur Patron Bozizé. Après être contraint, par ses anciens compagnons de la Séléka, à fuir le pays, en 2013, il s’est réfugié en Ouganda et tente par tous les moyens de reprendre son fauteuil présidentiel en vain par une milice armée qu’il a créée et dressée contre ses anciens amis et tombeurs de la Séléka. Plus de 10 000 morts ont été enregistrés dans cette malheureuse crise dont la Justice internationale tente de traduire ses auteurs devant elle.
Bangui, le 30 décembre 2016. 10:44′.
Par: Bernard Selemby Doudou.
Dans les sociétés traditionnelles africaines et plus particulièrement en Centrafrique, les fêtes de fin d’année sont des occasions opportunes pour faire la paix, aplanir les différends familiaux, des problèmes conjugaux, des problèmes de bon voisinage etc…et tout cela dans l’optique de prendre des résolutions, des engagements pour les années à venir. Cette épreuve est présidée généralement par le chef traditionnel, le chef de tribu, l’aîné de la famille, le tout dans le strict respect des rites traditionnels respectifs. Ainsi, s’inscrivant dans la logique de cette formule imagée, l’Etat, personne morale de droit public, détenteur de la souveraineté nationale confiée par le peuple et incarnée par le President de la République élu démocratiquement se doit de se prêter moralement à cet exercice pour améliorer sa compétitivité au plan national et international : c’est de l’auto-évaluation. L’auto-évaluation par définition est une démarche qui vise à examiner par soi-même ses capacités ou à noter ses propres résultats. C’est un regard critique sur soi. Les centrafricains comprennent à l’évidence que les intentions factuelles du chef de l’Etat ne suffisent pas car à travers cette crise, les centrafricains ont changé, dans notre nouvelle société férue de diplômes, l’obligation de résultat fait appel aux approches normatives et comparatives. Dans le contexte étatique, l’auto-évaluation permet d’identifier les défis majeurs, les attentes de la population, les priorités managériales etc…afin d’améliorer qualitativement et quantitativement ses prestations en prenant en conscience avec soi-même des résolutions pour l’avenir. L’heure du mini bilan est alors arrivé. Ainsi, qu’est-ce qui a marché ou pas ? Est-ce que nos choix politiques ont été à la hauteur des attentes de la population ? Est-ce que mes stratégies et modes de gestion sont adaptés ? Est-ce que nous sommes en communion ou en symbiose avec le peuple ? Est-ce que nous sommes à l’écoute du peuple ? Est-ce que le début de mon mandat incarne réellement la rupture ? Peut-on parler de rupture quand on prend les mêmes et on recommence ? Aux États-Unis, est-ce que Donald Trump a récupéré les collaborateurs d’Obama pour la prochaine mandature ?Est-ce les centrafricains ont le sentiment de vivre le renouveau ? Toutes les personnalités étatiques soumises à la déclaration de patrimoines imposée par la constitution se sont exécutées ? Aux termes des trois trimestres de gouvernance, la constitution a été respectée ? Les droits de l’homme ont été respectés ? Pas d’arrestations arbitraires ? Ni de prisonniers politiques ? Quelles sont les réformes et modernisation entreprises par l’Etat ? Quelles sont les approches de solutions au problème de désert de compétences ? De désert de cadres ? Concernant le DDRR, quelles sont les actions déjà entreprises ? Le calendrier est-il respecté ? Quels sont les leviers à corriger ou à ajuster ? Le mathématicien de Boyrabe va t-il continuer à gérer le pays sans son propre parti politique ? Toutes les institutions prévues par la constitution à savoir le sénat et les municipales seront effectives dans le délai ? Les partis politiques d’opposition jouent-ils librement leur rôle de contrepoids ? Quels sont les rapports entre les partis politiques d’opposition et le pouvoir ? Les parlementaires jouent-ils librement leur rôle de contrôle de l’action gouvernementale ? Quels sont les niveaux de rapport entre le pouvoir et le parlement ? A nos jours, combien de projets ou de propositions de lois ont été étudiés par les parlementaires ? Où est ce que nous en sommes avec la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance ? Les trois trimestres de gouvernance ont-ils des impacts sur le quotidien de la population ? En faisant une projection sur le rythme et le reste de la mandature, pensez-vous que vos ambitieux projets de société sont encore réalisables ? La délégation centrafricaine était euphorique après la table ronde de Bruxelles alors que vous êtes sans ignoré que l’argent ne veut pas entendre les bruits des armes, pensez-vous que cet enthousiasme est toujours le même ? Toutes les tentatives de négociations avec les groupes armés ont échoué et ces derniers continuent de se construire une fortune faramineuse au détriment du trésor public, maintenez-vous toujours l’approche de négociation avec les groupes armés ? Êtes-vous tenter de changer de stratégie pour suivre l’avis des experts en sécurité et désarmement qui privilégient l’épreuve de force ? Ces innombrables questions qui demeurent sans réponses et qui font l’objet de notre auto-évaluation sont aussi valables pour les parlementaires, le gouvernement, la hiérarchie militaire et même la communauté internationale car la Minusca doit remplir pleinement son mandat tel que défini par la résolution du conseil de sécurité de l’ONU en se muant de force de maintien de la paix en force d’imposition de la paix. Il faut noter enfin que l’auto-évaluation ne se limite pas seulement à l’auto correction car cette dernière à elle seule ne suffit pas. Il faut en complément revoir sa politique managériale et aussi les approches et méthodes. Souvenez-vous que l’intérêt supérieur de la nation passe en priorité. A l’occasion, nous saisissons l’opportunité pour souhaiter de bonnes et joyeuses fêtes de fin d’année à nos autorités, de la présidence à la primature, en passant par les parlementaires, la hiérarchie militaire, l’administration centrale…bref tous les centrafricains. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 24 décembre 2016.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062
Centrafrique : échec de la célébration de l’arbre de noël à la présidence avec les enfants vulnérables.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1187.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Brigitte Touadera et les enfants à Bangui.
Bangui 26 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
La fête de noël, fête religieuse de la naissance de Jésus Christ symbolisant la fête des enfants a été célébrée avec succès à travers le monde. La célébration de cette fête a permis aux enfants à travers le monde de retrouver le sourire à travers des jouets qui leur sont offerts. A Bangui, en Centrafrique, les enfants vulnérables qui devraient bénéficier des jouets de noël, lors de la célébration de l’arbre de noël à la présidence, n’ont tous retrouvé ce sourire comme d’autres enfants bénéficiaires de jouets.
Des centaines d’enfants venus de tous les 8 arrondissements de la ville de Bangui et ses environs étaient conviés à partager la joie au tour de l’arbre de noël à la Présidence de la République appelée Palais de la Renaissance. Ces enfants sont identifiés notamment dans les sites des personnes déplacées internes et dans les centres d’orphelinat. Ils ont des orphelins, handicapés et des minorités. Pendant que certains ont pu partager cette joie de noël les autres enfants ont partagé le chagrin au moment de la distribution des jouets.
En effet, la cérémonie de l’arbre de noël s’était déroulée en présence de plusieurs personnalités. Il s’agit notamment de la première dame de la République, Brigitte Touadera, la présidente de l’Autorité nationale de Transition, des ministres de l’environnement, des affaires sociales et de la réconciliation nationale, de la vice-présidente de la délégation spéciale de ville de Bangui, des épouses des membres du cabinet de la primature, de la présidence et des membres du gouvernement.
Comment comprendre qu’un tel effectif des personnalités citées n’a pas permis à tous les enfants conviés à cette cérémonie de recevoir les jouets distribués ? L’argent d’achat des jouets leur manque-t-il ? Une quatre vingtaine d’enfants n’a pas pu bénéficier de jouets car pendant la distribution, les jouets étaient insuffisants à l’effectif des enfants conviés alors que certains partenaires ont contribué à la mobilisation des jouets pour ces enfants. A l’exemple de l’ONG Maxi Pauvre qui a sollicité l’appui de la société des téléphones mobiles AZUR pour offrir des cadeaux de noël à ces enfants démunis.
En réalité, la célébration de l’arbre de noël a été une occasion de la première dame de la République, Brigitte Touadera, des épouses des membres du cabinet de la primature, de la présidence et des membres du gouvernement de se partager les billets de banque. Car à la fin de la cérémonie, des femmes des personnalités conviées ont reçu chacune des enveloppes pour leur participation à l’évènement.
A quoi de mobiliser les enfants vulnérables une célébration de honte qu’à la fin ils ne sont pas tous satisfaits. Or par le passé, à l’époque de la transition de Catherine Samba-Panza, les enfants vulnérables ont reçu en abondance des cadeaux de noel de bonne qualité car l’ex présidente a mobilisé des partenaires pour la réussite de la célébration de l’arbre de noël.
Centrafrique / Faits divers : Prise du sang contre une portion de terre riche en Or et Diamants, deux dieux nigérians séjournent dans le pays à Bossangoa.
En Centrafrique, les rumeurs courent plus vite que la réalité et si elles se concrétisent, à chaque fois en fin de compte, les conséquences, quant à elles, sont parfois dangereuses pour la tranquillité de la population centrafricaine. Depuis quelques semaines, on apprend partout dans Bangui l’arrivée à Ndjo, un village situé à environ 45 km de Bossangoa, de certains sujets Nigérians, spécialistes des pratiques occultes. Selon ces informations, des futurs candidats au Club des millionnaires se font prélever leurs sangs par ces Nigérians contre la promesse de richesse viagère, notamment une portion de terre remplie de l’or et des diamants. Une de nos équipes, soucieuse de vous informer, penche sur cette situation qui pourrait alimenter une autre crise si le gouvernement ne réagit pas.
Entre 450 et 500 ml de sang prélevés, équivaut à 525 mètres carrés d’une portion de terre supposée riche en Or et Diamant. C’est cette information qui circule à Bangui depuis quelques semaines. Selon cette information, les faits se sont déroulés à plus de 300 km au Nord de Bangui dans la Commune de Ndjo, située à seulement 45 km de Bossangoa où, selon les informations, deux Nigérians, venus directement de leur pays, auraient installé leur bureau occulte. Dans ce bureau, ils reçoivent sans cesse des centaines des personnes, vieilles comme jeunes, hommes ou femmes, très pauvres et qui souhaitent devenir riches à seulement deux conditions:
1 – Le candidat devrait être capable de supporter le prélèvement, à jeun, de son sang à hauteur de 450 à 500 ml, parfois plus. Et une fois le prélèvent effectué avec succès ;
2- Il aura droit à une portion de terre dans la forêt délimitée par ces supposés Nigérians et qu’il doit l’exploiter à seul jusqu’à la fin de sa vie.
Cette partie de terre ainsi délimitée et qui ne doit pas excéder 600 mètres carrés aura de ces dieux nigérians après traitement occulte, un pouvoir d’attraction de l’Or et des Diamants de la région. Déjà, d’après les informations en notre possession, plusieurs centaines des jeunes auraient abandonné leurs villages pour la ville fétiche de Ndjo pour l’achat par le sang de cette terre de richesse, dans une des conditions encore floues : «exploitation à seul… »
Rappelant que l’absence de l’autorité de l’Etat dans l’arrière-pays et l’incapacité du gouvernement SARANDJI à se mettre au travail contribuent à la fertilisation du terrain par des malfrats de tous genres. Des faits les plus graves comme celui-ci, plus grave qu’un coup d’Etat ou une rébellion, ne doivent pas passer sous silence du Gouvernement.
Nous rappelons à nos lecteurs que pour une prise du sang entre 450 et 500 ml, le donneur devrait peser au minimum 50 kg, car cette quantité prélevée représente environ 13% de son sang. La récupération pourrait se faire automatiquement, sinon, la vie du donneur serait compromise. Hormis cette disposition technique, les conditions sanitaires des matériels et du prélèvement devraient faire l’objet d’un contrôle strict des professionnels de santé. En dehors de tout cela, la question sur la destination des sangs prélevés se pose aussi. En tout cas, le gouvernement doit être vigilant de cette pratique mystique dans notre pays.
Comme si dans le milieu des Forces Armées Centrafricaines, la promesse de rupture prônée par le président de la République Faustin archange TOUADÉRA semble être prise au sérieux par nos soldats qui attendent en vain sa concrétisation depuis plusieurs mois. Chose étonnante et ahurissante pour eux, ce n’est plus question de la rupture, mais de la continuité à la puissance “n” de la politique basée sur le népotisme de ses prédécesseurs qu’il applique sans vergogne. Il y’a quelques semaines, le président TOUADÉRA n’a pas manqué de prouver aussi publiquement son clanisme en montant d’un seul coup par deux fois le grade de ses gardes rapprochés. Pour leurs compagnons d’armes des FACA, c’est un geste de trop. Comment la Tortue Nationale va-t-elle réagir pour calmer cette situation embarrassante pour elle?
De l’Empereur Jean-Bedel Bokassa jusqu’aux Présidents Ange-Félix Patassé et François Bozizé en par André Kolingba, sans oublier ceux de la dernière transition comme Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza, le népotisme, le clanisme étaient au centre de leurs pouvoirs. Si l’Empereur Jean-Bedel Bokassa à l’époque faisait moins le népotisme comme sa ligne de la politique Nationale, pour ses prédécesseurs, par contre, c’est véritablement le contraire.
Dans le milieu militaire à l’époque, les grades se donnent par faciès, par appartenance ethnique ou régionale. Parfois, cela peut se faire d’une manière trop arbitraire, comme celui du Général François Bozizé qui passait du grade de Lieutenant à celui du Général sans passer par les grades intermédiaires, grâce au sentiment inexplicable de l’ancien Empereur Bokassa dont il fut son Garde du corps. Comme l’élève a toujours tendance à copier son Maître, le fameux Général Bozizé, une fois au pouvoir à son tour en 2003, il avait reproduit cette pratique d’une grave intensité avec tous les éléments de sa rébellion qui l’avaient aidé à prendre le pouvoir.
Son fils Francis Bozizé, qui fut caporal dans l’armée française avant 2003, bénéficiait lui aussi de largesse de son père François pour devenir Colonel des FACA aussi arbitraire.
Le sieur Danzoumi YALO, un mécanicien au Km5 qui faisait partie des Chefs Rebelles de son Patron Bozizé en 2003, passait lui aussi de Mécanicien des voitures au grade du Colonel des FACA, toujours grâce à François Bozizé. La liste est très longue pour ne citer que ces deux exemples du temps de ce dernier. Durant la transition, les deux gestionnaires, malgré leur courte durée au pouvoir, n’ont pas aussi échappé à cette pratique honteuse.
Le président Faustin Archange TOUADÉRA, qui criait comme slogan de sa campagne électorale “Rupture” ce qui signifie rompre avec les mauvaises pratiques politiques de ses prédécesseurs, une fois élu, grille les disques et emboite le pas les pas de son maître François Bozizé. Il y’a quelques semaines, Le président Faustin Archange TOUADÉRA alias la « Tortue » a procédé discrètement à la distribution des grades aux éléments FACA, de la Police et Gendarmerie qu’il avait choisis personnellement pour sa garde rapprochée. Chaque élément a droit à deux grades, c’est ce qu’on appelle à Bangui “2 SIM”. Ce passage de Papa Noël avant l’heure n’a pas fait que des heureux parmi leurs collègues d’armes. Des langues commençaient à délier, certains auraient même accusé le président Faustin Archange TOUADÉRA de népotisme, d’autres de la haute trahison en lien avec sa promesse de campagne. Pour l’heure, c’est de l’incompréhension et la colère au sein de notre armée.
Ainsi, on se demande finalement de quelle manière la Tortue Nationale va-t-elle résoudre cette colère des FACA ? Seul l’intéressé serait en mesure de répondre à cette interrogation.
Autres pratiques scandaleuses qui persistent et signent au sein de Forces armées centrafricaines, la gestion des Primes Générales d’Alimentation (PGA). Les PGA des hommes du rang en faction, officiellement fixées à 2.500 F CFA par homme, quittent le Trésor comme il est prévu mais arrivent aux mains des intéressés, après un jour de périple, à 1.000 F CFA.
« En faisant une promesse on contracte une dette ». En promettant ciel et terre au peuple centrafricain, président Faustin Archange TOUADÉRA contracte ainsi une dette qu’il a intérêt à commence le remboursement. Certes, de promesse à l’acte, il y’a une distance mais il faut commencer la marche pour gagner en distance.
Arrivé au pouvoir il y’a 9 mois, le président Faustin Archange TOUADÉRA, conformément aux engagements des Nations-Unies, les Soldats Rwandais de l’Unité d’élite de l’armée rwandaise et déployés dans le cadre de la Mission Multidimensionnelle des Nations-Unies en Centrafrique, assurent sa protection. Toutefois, certains éléments des Forces Armées Centrafricaines, appuyés par leurs frères gendarmes et policiers, sont aussi affectés pour sa protection en complément d’effectifs des Soldats rwandais sur place.
Afrique : les Chefs d’Etats de la CEMAC cherchent à stabiliser l’économie à travers des réformes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1152.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Henri-Mari Dondra, Ministre Centrafricain des Finances. Photo: Éric Ngaba. Copyright2016CNC.
Bangui 25 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
Les chefs d’état des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) se sont réunies à Yaoundé le 23 décembre 2016 pour discuter des problèmes économiques de la sous-région. Durant cette conférence à laquelle ont pris le Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadera et le ministre du budget et des finances Henri Marie Dondra, les Chefs d’Etats ont mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles au niveau de la zone.
L’économie des pays de la sous-région de l’Afrique centrale a connu une baisse importante à la suite de chute de prix des produits pétroliers dont les pays dont tributaires. A cet effet, les dirigeants de la sous-région ont décidé de procéder à certaines reformes structurelles. D’après le ministre centrafricain du budget et des finances, ces reformes porteront notamment sur l’assainissement de l’environnement des affaires, l’amélioration de la bonne gouvernance publique, le renforcement de l’intégration sous régionale, et la lutte contre la corruption.
Tributaires des revenus pétroliers, les États de la sous-région sont confrontés à de nombreux défis. Il s’agit de taux de croissance estimé pour 2016 à 0,7%, déficit budgétaire 9% du PIB contre 1,8% en 2016, solde courant de la balance de paiement 7% PIB en 2014 contre 14,8% en 2016. Il a été constaté lors de cette conférence de la CEMAC que la dégradation de l’environnement international a mis à rude épreuve tous les États de la sous-région confrontés à des tensions sécuritaires importantes. Ce qui a fait que certains pays ont eu recours à un endettement massif intérieur et extérieur pour couvrir les programmes d’investissement sans cesse croissant.
Face à des perspectives économiques mondiales incertaines, les États de la CEMAC ont pris ce jour d’importantes décisions afin d’éviter le pire aux peuples de la sous-région en cas de récession. Parmi ces mesures figurent la mise en place d’un programme avec le Fonds Monétaires International (FMI) en prenant en compte la spécificité de chaque Etat, une ouverture plus large aux ressources du FMI entre autres. Par ailleurs, France s’engage pour la stabilité de la monnaie, le franc CFA en relation avec ces réformes.
Selon le ministre centrafricain de budget et des finances, une structure ministérielle aura la charge de veiller au suivi de ces réformes. « J’avoue que ces réformes ne seront pas simples. Tout en saluant les efforts d’assainissement en Centrafrique que mène le président Faustin Archange TOUADERA la Directrice Générale Christine Lagarde sera à Bangui en janvier 2017 » a affirmé le ministre centrafricain de budget et des finances, Henri Marie Dondra.
Cette conférence monétaire a été également l’occasion pour le membre du gouvernement de la République Centrafricaine de quitter la présidence du comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale ainsi que la présidence du conseil d’administration de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC).
« Je formule le vœu que les réformes entreprises au niveau de la banque centrale se poursuivent réellement et la rendent encore plus performante dans ses missions », a ajouté Henri-Marie Dondra.
Christian Aimé Ndotah – alias Sandrine Wazoua -Chris Can le messager de la haine : Mais pourquoi cet éternel acharnement contre le député Martin Ziguélé ?
Alors que le président TOUADERA réclame de la classe politique centrafricaine l’union sacrée, seule condition de bouter hors de notre pays toutes les forces du mal qui continuent de semer l’horreur et la terreur dans plusieurs régions de la Centrafrique, certaines personnes mal intentionnées, dont Christian Aimé Ndotah alias Sandrine Wazoua- Chris Can, passent leur temps sur les réseaux sociaux à dénigrer, à insulter et à provoquer celles et ceux qui se battent réellement sur le terrain aux côtés des populations meurtries, fatiguées par l’insécurité généralisée.
Regardez la haine dans ses yeux !
Le dernier article truffé de haine est signé d’une certaine Sandrine Wazoua, ce compte avatar géré et animé par le seigneur de l’ombre Christian Aimé Ndotah qui se prenant pour « madame soleil », se permet le luxe de porter des accusations calomnieuses contre le M.L.P.C et le camarade Martin Ziguélé : « Martin Ziguele d’ici le 5 janvier au plus tard sera le futur remplaçant de Simplice Mathieu Sarandji à la primature ?
Dans ce post, l’auteur fait d’abord allusion au dernier conclave du M.L.P.C le 17 décembre à Bangui qu’il considère comme une manœuvre politique visant à désigner, je ne sais par quels moyens juridiques, Martin ZIGUELE comme le futur Premier Ministre , en remplacement de Simplice Mathieu SARANDJI. Puis il en remet une couche en faisant le procès en incompétences de Martin ZIGUELE, en qualifiant de « grave erreur et trahison » toute volonté du pouvoir en place de travailler avec ce dernier.
Monsieur NDOTAH alias Sandrine WAZOUA, ce conclave du M.L.P.C n’avait pas comme objectif la nomination de Ziguélé en qualité de futur premier ministre, comme vous le dites.
Ce qu’il faut retenir dans ce post dénigreur et faux, c’est son caractère haineux. Mr NDOTAH, ce conclave du M.L.P.C que vous qualifiez de « rapide et éclair » n’avait pas vocation la promulgation d’un décret de nomination de Ziguélé en qualité de futur premier ministre. Ce conclave, dont le calendrier a été décidé de longue date, avait pour but:
1- l’évaluation sans complaisances des résultats obtenus par le Parti aux dernières élections ;
2- la relance vigoureuse des activités du Parti.
Mon cher Christian Aimé NDOTAH alias WAZOUA Sandrine, votre article est stupide dans le fond car vos arguments avancés sont d’une qualité médiocre
Ce n’est pas un Parti politique qui nomme les premiers ministres. Cela relève du pouvoir discrétionnaire du chef de l’État. Et jamais, à aucun moment de ce conclave, il a été question d’une quelconque nomination de Martin Ziguélé à la primature comme vous l’évoquez. Alors, permettez-moi de vous dire, cher Christian Aimé NDOTAH, que votre article est stupide dans le fond, c’est maladroit dans la façon de le présenter et finalement les arguments que vous avez avancés sont d’une qualité tout à fait médiocre.
Monsieur NDOTAH, nous savons tous le rôle que vous avez joué et continuez de jouer dans cette campagne de dénigrement contre Martin Ziguélé et le M.L.P.C. Vous n’êtes qu’un petit agent de renseignements au service des adversaires politiques du MLPC. Tout le monde sait que dénigrer et calomnier les autres sur la toile est votre seul fonds de commerce, puisque c’est de cela que vous vivez et êtes aussi parvenu à avancer dans construction de votre maison à Bimbo.
D’ailleurs, ne me faites pas croire que vous méritez votre poste d’animateur pour la cohésion sociale à la Minusca, étant donné que vous vous cachez bien souvent sous des noms d’emprunt pour pondre vos mensonges sur la toile. Si c’est cela votre conception de la cohésion sociale, eh bien c’est pas la mienne !
Regardez la haine dans ses yeux ! Jusqu’à quand arrêterez-vous vos chicayas de basse-cour contre le M.L.P.C?
La vérité, c’est que vous semblez avoir un problème personnel avec Ziguélé. Sinon affichez-vous clairement et que l’on débatte au corps-à-corps sur des vraies questions, sur des idées, des propositions. Je vous donne donc rendez-vous chez Chantal « Bistrot Au Fort de l’Eau »à SICA 1, là où vous avez l’habitude de quémander de la bière, de toujours supplier les autres qui sont véhiculés de vous déposer chez vous. Du haut de vos cinquante ans, vous refusez de grandir et voulez toujours vivre au dépens des autres. Regardez la haine dans ses yeux ! Pour l’essentiel, le MLPC, rappelons-le, est un grand allié de TOUADERA. Le MLPC fait partie de la majorité.
Et si le pouvoir en place décidait de faire confiance au M.L.P.C, en lui confiant des responsabilités. Mais où est le problème ? Mais qu’est-ce qui est gênant dans tout cela? Le M.L.P.C a fait alliance avec Touadera et appartient à la majorité. Jusqu’à la preuve du contraire, chaque centrafricain a toute sa place dans la République. Mais pourquoi cet acharnement contre le MLPC?
Cher Christian Aimé NDOTAH alias SANDRINE WAZOUA , quittez vos habits de marchand de haine car ça abaisse le pays.Comprenez aujourd’hui que vous êtes démasqué et qu’il n’y aura plus de cadeau. Nous avons une batterie de dossiers sur vous et vous observons. Attendez-vous à plusieurs épisodes.
Par pudeur et respect pour le Père Noël, l’épisode 1 s’arrête là aujourd’hui. A bon entendeur salut !
En Afrique, on ne jette les coups de pierre que sur les arbres fruitiers tels que le baobab et le manguier.
Martin ZIGUELE, ancien Premier Ministre, ancien candidat à la présidentielle de 2015 et 2016, actuel Député de Bocaranga 2, Président de la Commission Finances à l’Assemblée Nationale, Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) est, depuis des années, victime d’une campagne de diabolisation. Martin ZIGUELE est très injustement victime d’une manipulation et intoxication politiques savamment orchestrées par certains de ses rivaux politiques qui croient ainsi parvenir à le salir et à l’effacer de la scène politique centrafricaine.
Certains hommes politiques qui n’arrivent pas à égaler Martin ZIGUELE et qui sont très loin d’’avoir sa stature enviable d’homme d’Etat, sa notoriété internationale, choisissent de s’adonner à des mensonges grossiers et ridicules qu’ils diffusent çà et là, sur les réseaux sociaux, de bouche à oreille et dans les presses papiers acquises à leur cause. Cette méthode de faire de la politique qui est le propre de piètres politiciens sans foi ni loi a visiblement fonctionné avant et pendant la dernière campagne électorale.
Depuis la fin des dernières élections générales, les centrafricains, avec le recul, ont aujourd’hui compris qu’ils avaient été politiquement manipulés et ensuite égarés par une véritable campagne de diabolisation à l’endroit de Martin ZIGUELE qui est très incontestablement la référence et le poids lourd de la politique centrafricaine.
Mais ces derniers temps, on observe sur les réseaux sociaux et presse papier la résurgence des gros et purs mensonges et des accusations sans fondement visant la personnalité de Martin ZIGUELE.
Sur facebook, Monsieur Christian Aimé NDOTAH croyant agir cagoulé en usant de multiples avatars tels que Chris CAN et Sandrine WAZOUA, s’attaque de façon injustifiée à Martin ZIGUELE en essayant de diffuser dans l’opinion une image négative de ce grand leader. Ce sinistre monsieur qui travaille actuellement à la Minusca ignore que, de par sa position professionnelle, il est astreint à un devoir de stricte neutralité politique, principe fondamental s’imposant à tous les fonctionnaires internationaux.
Il n’y a pas pire ennemis de la nation centrafricaine que ceux qui passent le plus clair de leur temps à monter et à distiller des mensonges grossiers sur des personnalités politiques de premier plan telles que Martin ZIGUELE qui est pourtant résolument engagé dans la reconstruction nationale et dans l’union sacrée comme on l’a vu à Bruxelles en novembre dernier.
Martin ZIGUELE est un digne fils du pays qui travaille au quotidien, avec beaucoup d’humilité et assiduité à l’Assemblée Nationale, ainsi que sur le terrain pour aider au retour de la paix et de la cohésion sociale notamment à Kabo, Paoua, Bocaranga, et Koui.
Les menteurs et les manipulateurs politiques finissent toujours par être confondus par le jaillissement de la vérité avant de disparaitre sur cette terre.
La pierre qu’on rejette peut parfois devenir la pierre d’angle. De même, les détritus peuvent être transformés en humus pour la fertilité du sol favorable à la germination des plantes pour la survie humaine.
Centrafrique : le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son Premier Ministre SARANDJI s’activent pour la mise en place de leur Parti avant fin mars 2017.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/09/image39.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Touadera chez lui
Bangui, le 26 décembre 2016. 11:33′.
Par: Gisèle MOLOMA.
Après la promesse des bailleurs de fonds lors de la conférence des donateurs de la Centrafrique le mois dernier qualifiée, de très positive par l’ensemble du peuple centrafricains et qui a fait remonter, d’un cran, la côte de popularité du président Faustin Archange TOUADÉRA ces dernières semaines, le Premier Ministre SARANDJI et quelques proches parents et amis de la Tortue Nationale, s’activent depuis fin novembre, à mettre en place, aussi vite que possible, la Grande Coalition Politique du soutien au président TOUADÉRA, en format KNK de la famille Bozizé. Une date butoir a été fixée par le président TOUADÉRA en personne. Ainsi, on Se demande si le pouvoir de la Tortue retrouve déjà son poil de bête ?
Si le temps à Bangui se normalise peu à peu pour les Banguissois qui ont commémoré hier la naissance du Christ et qui se préparent à célébrer les fêtes des fins et début d’année, dans le camp du président Faustin Archange TOUADÉRA par contre, c’est le moment opportun pour eux de réfléchir sur la forme et le fond du nouveau Parti politique qu’ils vont créer dans les mois à venir.
Du Palais de la Renaissance à la résidence du président Faustin Archange TOUADÉRA à Boy-Rabe et dans les hôtels et restaurants à Bangui comme à l’extérieur, les gens se bousculent indéfiniment pour se faire une place dans ce futur parti politique de la Tortue nationale. Parmi eux, on note la présence de certains cadres du Parti Kwa na Kwa (KNK) et des nombreux députés indépendants.
D’après les informations en notre possession, le Premier Ministre sortant Simplice Mathieu Sarandji et le Ministre Conseiller Spécial, chargé des relations avec les organisations nationale Fidèle GOUANDJIKA, tous deux, initiateurs de la création de ce mouvement politique dont le nom serait encore en discussion, se battent pour prendre la tête du parti. Plusieurs Ministres sortant du Gouvernement SARANDJI se battent le pavé pour avoir une chaise sur les 33 dans le navire.
Un nouveau parti à visée électoraliste
Selon certains observateurs avertis, l’idée d’avoir un parti pour le président TOUADERA n’est autre que celle de préparer le deuxième, voire le troisième mandat de ce dernier à travers les élections communales et régionales de l’année prochaine. Il compte dans leurs actions, reprendre le perchoir de l’Assemblée nationale ; la Primature et contrôler toutes les communes.
Mais d’après nos informations, le nombre total des députés partants pour ce nouveau parti présidentiel en gestation serait insignifiant pour former une majorité parlementaire afin d’imposer un Premier Ministre au président TOUADERA et voter un nouveau Président de l’Assemblée nationale comme ils pensent. Des démarches, selon la même source, pour dépouiller du Très Honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, tous ses soutiens sont en cours.
« Pour un hold-up électorale sécurisé en 2021, il faudra que nous aurons, sous nos contrôles administratifs et politiques, toutes les communes de plus de 10.000 habitants » a averti un future cadre du parti présidentiel. Ainsi, une quarantaine des députés et candidats malheureux aux dernières législatives ont été consultés pour prendre la tête des listes du nouveau parti touaderiste.
Annoncé et reporté à plusieurs reprises depuis près de 4mois, le nouveau parti Présidentiel qui verra le jour avant avril 2017, d’après les instructions du chef, le président Faustin Archange TOUADÉRA, ressemblera probablement à son papa géniteur le Kwa na Kwa (KNK) de l’ancien président de la République François Bozizé. Une dizaine des micro-partis politiques ont été contactés pour rejoindre le Mouvement TOUADÉRA en Marche (MTM), tandis que d’autres viennent d’eux même. Un Kwa na Kwa (KNK) dans UN Kwa na Kwa (KNK).
Centrafrique: quand Meckassoua nourrit l’avidité financière des députés alors que la population souffre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1135.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.
Bangui 24 décembre 2016, CNC.
Par Gisèle MOLOMA.
La nouvelle assemblée nationale de la République centrafricaine se transforme depuis le retour à l’ordre constitutionnel en triangle des Bermudes du peuple centrafricain. Mettre fin à la gabegie, et envisager une reconstruction matériel, politique et économique de la république Centrafricaine passe par la promotion de la bonne gouvernance économique et financière. Les hautes autorités centrafricaines doivent faire de la réduction du train de vie de l’Etat leur cheval de bataille car, le plus souvent, c’est la misère et la mauvaise gestion qui créent des sentiments de mécontentements.
Durant cette période difficile que traverse la République Centrafricaine, il est tout à fait normal que des mesures rigoureuses soient prises afin de reconstruire l’économie de ce pays. alorque les autorités du pays cherchent par tous les moyens de redresser l’économie du pays, les gens cherchent pendant ce temps à gonfler leur compte.
L’époque où les plus hautes autorités entretenaient la misère du peuple pour se tailler une place du seigneur dans la société plutôt que de penser sur des stratégies de faire sortir le pays de la situation actuelle au regard de la souffrance du peuple doit être déclarée obsolète et combattu avec vigueur.
Cependant les salaires accompagnés d’indemnités pharamineuses des députes Centrafricains est plus qu’insultante pour ce pays qui fait parti des pays pauvres et endettés. La Centrafrique traverse une période complexe et difficile de son histoire, mais la préoccupation des ses députés est apparemment aux émoluments pour s’enrichir davantage au détriment du peuple.
Selon les investigations CNC, les indemnités des députés passeraient de 1 450 000 F CFA à 2 000 000 F CFA le mensuel. Nonobstant le fait que l’économie du pays est en difficulté et que l’Etat peine à assumer ses charges régaliennes, les députés seraient dans une logique qui consiste à s’attribuer des primes faramineuses, oubliant leurs promesses de défendre les intérêts du peuple et de travailler pour améliorer sa condition sociale.
Un zoom sur les salaires des autorités centrafricaines est nécessaire pour confirmer les affirmations recueillies. Selon des sources sûres, le président de la République touche 2. 700.000 F CFA pendant que le Président de l’Assemblée nationale s’enrichit avec 7. 000. 000 F CFA. Or les Députés 1 450 000 F CFA. Les Ministres gagnent 1.000.000 FCFA. Les DG des sociétés étatiques sont entre 2 000 000 F CFA et 5 000 000 F CFA, pour ne citer que ces salaires.
D’après nos investigations, cette augmentation visualisée, d’environ 72% des indemnités et primes des députés serait à l’origine d’un « combat sans merci » entre le Président de l’Assemblée Nationale qui prend fait et cause pour les députés avides et le ministre des finances, militant de la bonne gouvernance financière.
Selon une information à notre disposition, le ministre Dondra aurait refusé de cautionner l’opacité en rejetant ou en retardant le payement d’une prime qu’il juge injustifié. Cette histoire d’honteuse et révoltante prime non payée aux députés par le ministre des finances serait à l’origine d’une silencieuse guerre entre le ministre Dondra et les élus de la nation alliés au perchoir du parlement.
Pour matérialiser leur volonté de creuser la tombe du peuple centrafricain, les députés tentent de transformer l’hémicycle de l’assemblée nationale en triangle des Bermudes du projet de lois des finances 2017. Pour tuer son chien, on l’accuse de rage. Les députés s’appuient sur l’absence du ministre des finances et du budget pendant la présentation sans débat du projet de lois de finances pour trouver un prétexte.
Les membres du bureau du président de l’Assemblée nationale (AN) ont estimé qu’il s’agissait d’un affront du ministre et d’un manque de respect vis-à-vis des élus du peuple. Selon les informations à notre disposition, le ministre était en mission, et le bureau de l’assemblée nationale était au courant de cette mission, mais aurait exigé une saisine par voie officielle.
Nous nous interrogeons donc : le principe de la solidarité gouvernemental n’est plus valable ? Le ministre du plan, de l’économie et de la coopération n’avait-il pas les qualités et compétence pour représenter son collègue au nom du gouvernement ?
Rappelons que pendant son règne à la tête du Burkina Faso, pays pauvre à l’époque comme la Centrafrique, Thomas Sankara avait drastiquement fait baisser le salaire des fonctionnaires burkinabés d’au moins 22% afin de transférer les économies à des postes budgétaires jugés vitaux comme la construction d’infrastructures sanitaires modernes, la construction de salles de classe, renforcement de la sécurité des habitants, etc.
Il avait même interdit aux autorités de rouler sur des voitures hautes gammes. Il les contraignait également à consommer local en s’habillant avec des vêtements traditionnels confectionnés par des artisans Burkinabés et avec du Cotton cultivé au Burkina.
Alors, à quand des autorités politiques Centrafricaines avec une telle mentalité, surtout en ces temps de crise ? A quoi doit-on accorder la priorité, le bien du peuple ou celui des élus de la nation ?
C’est très dommage de voir une institution mis en place par le peuple qui crée la tombe de ce peuple en bloquant le processus permettant au partenaire financier de mettre de l’argent à la disposition de la Centrafrique. Pour l’heure, le ministre Dondra serait à Yaoundé pour présider les réunions de la CEMAC en prélude de la rencontre avec la directrice générale du FMI Lagarde et les Chefs d’Etats de la CEMAC.
Les arbitrages budgétaires se poursuivent afin de ramener les différentes parties à la raison. Le président de la commission finance, Martin Ziguélé a bien fait pour concilier les points de vue et ramener tout le monde à la raison en attendant le jour du vote du budget. En attendant Meckassoua et Dondra, le feuilleton budgétaire continue et la population en serait victime de cette avidité financière.
COP22 : le bilan de la mobilisation significative de la société civile.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1009.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les journalistes africain au Maroc
Bangui 20 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
Un mois après la clôture de la 22e Conférence des Parties (COP22) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, le pôle Société civile du Comité de pilotage de la COP22, conduit par Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) du Maroc, dresse son bilan.
Le président de CNDH souligne qu’en mobilisant en amont de la COP22 la société civile et les acteurs non étatiques nationaux et internationaux, le pôle Société civile a permis un engagement très significatif de ces parties prenantes pour la lutte contre les changements climatiques. Un programme riche en rencontres, débats, activités, conférences et événements parallèles a démontré l’implication des organisations de la société civile et des acteurs non étatiques pour une action climatique efficace et urgente.
Une mobilisation en amont de la COP22 et qui se poursuit au-delà de la COP22
Afin de préparer la participation des acteurs de la société civile à la COP22, le pôle Société civile a accompagné l’organisation de la Med COP Climat et de 6 rencontres régionales au Maroc. Cette dimension régionale continue puisque d’autres rencontres seront organisées dans les autres régions du Royaume. D’après Driss El Yazami, la présidence marocaine de la COP22 a fait de la mobilisation des organisations de la société civile une priorité. Ainsi, pour la première fois dans l’histoire des COP, a-t-il informé, une rencontre aura lieu début 2017 entre la présidence marocaine et la société civile. Les 9 constituantes seront ainsi réunies pour faire le bilan de la COP22 et étudier les différentes facettes de la collaboration avec le Maroc tout au long de sa présidence.
« La COP22 a montré une mobilisation remarquable de la société civile marocaine, africaine et internationale qu’il s’agit maintenant de prolonger. Il s’agit de capitaliser et de prolonger cet acquis. La COP22 a marqué un tournant dans la mobilisation des acteurs non-étatiques», déclare Driss El Yazami.
La mobilisation de la société civile en chiffres
Situé dans la Zone Verte du site de Bab-Ighli qui a accueilli la COP22 du 7 au 18 novembre derniers, l’espace société civile et autres acteurs non étatiques, d’une superficie de 10 000m2, a connu la participation de plus de 300 exposants répartis sur 152 espaces, d’après Le président de CNDH. Il poursuit que 680 activités, débats et conférences ont été organisées durant la COP22. Au total, 60 nationalités ont été représentées. Intéressées par les initiatives et les actions de la société civile, 24 000 personnes en moyenne par jour, avec un pic de 27 000 le 15 novembre, ont visité cet espace, à croire le président de CNDH.
Conscients de l’importance des actions menées par la société civile dans la lutte contre les changements climatiques et considérant que les objectifs de l’Accord de Paris ne pourront être réalisés sans un renforcement de la collaboration entre les acteurs étatiques et non-étatiques, des personnalités de haut niveau, comme Son Altesse Royale Lalla Hasnaa, le président de la COP22, M. Salaheddine Mezouar, le président français François Hollande et le président des Comores, Azali Assoumani, les maires de Paris et Bruxelles, Mme Anne Hidalgo et M. Yvan Mayeur, entre autres, ont visité la Zone verte.
Par ailleurs, le président de CNDH a souligné que la présence des acteurs de la société civile à la COP22 s’est aussi observée au-delà du site de Bab-Ighli notamment à travers la grande marche de l’action climatique dans la ville de Marrakech qui a vu la participation, le 13 décembre, de plus de 7 500 personnes.
Dix faits marquants de la société civile pendant la cop22 :
1- Mobilisation des universités marocaines avec une rencontre de 160 présidents des universités du monde et 30 chanceliers d’Académies d’Afrique qui ont adopté une déclaration commune ;
2- COY12 : plus de 2000 participants de plus de 30 pays ;
3- Une COP culturelle, avec une dizaine d’expositions (arts plastiques, photos, deux grands concerts, deux concours de films courts réalisés par des enfants et des jeunes en partenariat avec l’UNICEF et l’ambassade de France au Maroc) ;
4- Une grande rencontre syndicale, en présence de 40 syndicats d’Afrique et la secrétaire générale de Confédération Syndicale Internationale ;
5- La 2ème édition du Sommet des Élus Locaux et Régionaux pour le Climat, qui a rassemblé plus de 1100 participants dont 114 pays représentés par plus de 780 élus locaux et régionaux. Le continent africain a été mis à l’honneur avec des élus locaux et régionaux de 50 pays, et 11 États insulaires. Avec une feuille de route sur le financement climatique des territoires ;
6- Rencontre des présidents des régions de la méditerranée, en vue de la 3ème Medcop-Climat qui se tiendra en Sicile en juillet 2017 ;
7- Rencontre internationale de 37 institutions nationales des droits de l’Homme (INDH), sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris et des Objectifs de Développement Durable ;
8- Séminaire international des parlementaires, organisé par le Parlement marocaine et l’Union Interparlementaire ;
9- Présence marquante de toutes les agences des Nations Unies sur les deux zones du village de la COP ;
10- Plus de 500 activités autogérées organisées à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech par la Coalition marocaine pour la justice climatique (CMJC) et des coalitions internationales.
Publié le 14 novembre dernier par le Magazine panafricain Jeune Afrique et intitulé ” Conférence des Bailleurs, des perfusions à fonds perdus pour la Centrafrique”, cet article numérique relayé le lendemain par Corbeau News Centrafrique a failli, selon nos informations, rendre les négociations difficiles pour la délégation centrafricaine à Bruxelles. C’est grâce à la réponse intelligente d’une personnalité politique influente de la Centrafrique faisant partie de la délégation aux inquiétudes des donateurs présents ce jour que les choses s’étaient rentrées dans l’ordre. Ainsi, on se demande si vraiment peut-on se fier à un article de presse au détriment de la vie des millions de personnes ?
Tout comme à la bourse ou un inattendu du marché peut chuter les valeurs, les négociations avec les bailleurs de fonds ou investisseurs ne doivent pas, elles aussi, faire la route avec des mauvaises nouvelles comme l’insécurité, la fraude ou la corruption qui peuvent impacter sur le résultat escompté. Nos confrères de l’hebdomadaire Jeune Afrique, qui connaissaient la sensibilité, avaient publié la veille des travaux en coulisse, un article remettant en cause l’incapacité du nouveau régime à ramener la paix dans le pays.
Cet article, qui a l’air banal, simple comme tout autre article de presse, avait été interprété diversement par les potentiels donateurs de Centrafrique.
Dans cet article de nos confères de Jeune Afrique, il était question de l’environnement économique et sécuritaire du pays dans lequel l’auteur avait tenté, malgré lui, de retracer les forces et faiblesses du pouvoir du président Faustin archange TOUADÉRA tout en expliquant, avec une simplicité sous accusation de corruption voilée, comment les différentes tables rondes des donateurs dans le passé consacrées exclusivement sur la situation en République Centrafricaine, n’arrivaient pas à résoudre les problèmes centrafricains.
Après avoir lu l’article, la quasi-totalité des bailleurs auraient émis un sérieux doute sur le pouvoir du président Faustin Archange TOUADÉRA et les garantis offerts par ce dernier aux donateurs surtout sur les réformes envisagées et le profil du prochain gestionnaire.
Après des tracasseries en coulisse les 15 et 16 novembre avant l’ouverture officielle le 17 novembre dernier, un homme politique et proche allié du président TOUADÉRA avait réussi à contenir les inquiétudes visibles de ces bailleurs.
Grâce à cette union sans opposition aucune autour du président, la délégation a eu à mobiliser plus de 2,2 milliards de dollars en promesse de financement à la Centrafrique. La balle est désormais dans les mains du gardien du Temple, le président Faustin Archange TOUADÉRA. Pour ne pas écoper un carton, il a intérêt à la tirer ses coéquipiers de Bruxelles afin de relancer le jeu tant attendu.
Les roublardises, les mauvais jeux ne seront tolérés et par les donateurs et par ses compatriotes qui l’attentent, pieds fermes, pour siffler la fin du jeu.
Organisée le 17 novembre 2016 à Bruxelles en Belgique, la conférence des bailleurs de fonds consacrée à la situation de la République Centrafricaine avait permis de lever 2,2 milliard de promesse pour le relèvement du pays durant les trois prochaines années (2017-2020). La seule question désormais est de savoir si le pays va-t-il se relever avec ce financement ? Rien n’est garanti surtout que le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji « sortant » frotte ses mains et rentre en résistance avec son ami TOUADÉRA.
Centrafrique : le gouvernement et la Minusca saluent les progrès en 2016 en dépit de nombreux défis.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_11251.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les porte-parole du gouvernement et de la Minusca. Photo: Éric Ngaba. Copyright2016CNC.
Bangui 21 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
Le gouvernement centrafricain et la Minusca parlent d’importantes avancées enregistrées au cours de l’année 2016 en République centrafricaine. Toutefois, les défis à relever restent nombreux, ont affirmé les porte-paroles du Gouvernement centrafricain, Théodore Jousso, et celui de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, mercredi dernier à Bangui, lors de la conférence de presse conjointe. Les deux parties se disent déterminer à poursuivre leurs efforts conjoints et réaffirmé la solidité de leur partenariat.
« Le Gouvernement est en train travailler d’arrache-pied avec les partenaires et les résultats ne peuvent pas être toujours visibles du jour au lendemain », a annoncé Théodore Jousso tandis que Vladimir Monteiro a rappelé la volonté de la MINUSCA « à poursuivre ses efforts en partenariat avec les responsables et le peuple centrafricains, pour la protection des civils, le renforcement de l’autorité de l’Etat, la protection des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité».
Le porte-parole de la Mission a ainsi rappelé les contacts réguliers entre la MINUSCA et l’État centrafricain sur le plan politique, avec les consultations réunissant ses responsables, le Président de la République et le Premier-ministre. Il a aussi rappelé sur le plan opérationnel, dans le cadre du comité composé du Commandant de la Force et le Commissaire de Police de la MINUSCA, le Chef d’Etat-major des FACA, les DG de la Police et Gendarmerie et le Chef de l’EUTM et qui se réunit toutes les semaines pour évaluer la situation sécuritaire dans le pays et coordonner leurs actions.
Les progrès notés concernent la conclusion des élections et la mise en place des institutions, le début du dialogue sur le DDRR (Démobilisation, Désarmement, Réinsertion, Rapatriement) ainsi que la Conférence de Bruxelles alors que les violences restent un important défi.
« Les violences perpétrées par les groupes armés – anti-Balaka, Ex-Séléka et autres groupes criminels, – contre les populations civiles, notamment à Kaga Bandoro, Ndomete, Kouango ou Bria ont causé plusieurs dizaines de victimes et des milliers de déplacés », a regretté Monteiro, pour qui « les groupes armés n’ont aucune raison de continuer à utiliser leurs armes pour faire avancer leurs agendas ». Il a rappelé le rôle de la Force pour mettre fin aux exactions et ajouté que la MINUSCA reste déterminée à protéger les populations civiles et les institutions par tous les moyens dont elle dispose.
De son côté, Jousso a indiqué que la collaboration entre la MINUSCA et les autorités centrafricaines en 2016 a déjà commencé à porter des fruits car « le début du retour à la normalité, quelques fois pénible, commence à s’observer à l’intérieur du pays, même si cela n’est pas visible à Bangui », a-t-il noté.
Les deux porte-paroles ont par ailleurs souligné l’importance du dialogue dans la recherche de solution aux cycles de violence en RCA.
« C’est par le dialogue que nous allons résoudre les problèmes de ce pays. C’est un travail complexe, long et qui est en cours », a précisé Jousso, appelant les groupes armés à accepter la main tendue des autorités et à s’engager dans la voix du dialogue et celle du processus de DDRR. Pour sa part, Monteiro a cité la résolution 2301 qui souligne l’importance d’un dialogue inclusif notamment dans le cadre du DDRR.
Interrogés sur les violences contenues dans le dernier rapport de la MINUSCA sur la situation des droits de l’homme en RCA entre le 1er juin 2015 et le 31 mai 2016 ainsi que la présence sur le territoire de leaders de groupes armés sur qui pèsent des mandats d’arrêt, Théodore Jousso et Vladimir Monteiro ont fait savoir que la lutte contre l’impunité est essentielle.
« Les violations ne resteront pas impunies. Les crimes feront l’objet de procès », a lancé le porte-parole du Gouvernement tandis que son homologue de la MINUSCA a précisé que l’opérationnalisation prochaine de la Cour pénale spéciale sera un important atout dans cette lutte.
Le porte-parole de la MINUSCA a finalement rappelé que les visites en 2016 de plusieurs hauts responsables des Nations Unies en RCA, dont le Vice-Secrétaire Jan Eliasson, témoignent de l’engagement de l’organisation envers les autorités et le peuple centrafricains.
Centrafrique : le coordonnateur humanitaire évalue la situation a Batangafo.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_11292.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Coordonnateur humanitaires en Republique Centrafricaine.
Bangui, 19 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, s’est rendu le 16 décembre à Batangafo dans la préfecture Ouham où l’on compte encore 24 122 déplacés depuis la crise qui a touché le pays en 2013. Cette visite avait pour objectif d’appréhender les conditions de vies des déplacés, de prendre acte de l’impact de la réponse humanitaire et l’étendu des besoins. Elle intervient également quelques semaines après le retour des humanitaires dans la sous-préfecture suite à une suspension temporaire de leurs activités en raison d’attaques qui ont ciblé particulièrement leurs installations.
Les agressions contre les déplacés notamment les femmes, la violation du caractère civil des sites en raison de la présence d’éléments armés, les capacités d’accueil largement dépassées ainsi que l’obsolescence des infrastructures des sites ont été au cœur des échanges avec les représentants des déplacés, des autorités locales et des leaders communautaires. Selon un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, le Bureau des affaires humanitaires (OCHA) estime que même si la situation sécuritaire s’est améliorée à Batangafo, les conditions ne permettent toujours pas le retour des déplacés et constituent un défi de taille pour la protection des civils. Le niveau d’insécurité continue aussi d’empêcher la reprise des activités économiques pour 90% de la population qui tiraient ses revenus des activités agricoles et pastorales.
D’après le communiqué, Fabrizio Hochschild a assuré ses interlocuteurs de la disponibilité des humanitaires à continuer à apporter une aide humanitaires à la population de Batangafo. Il a toutefois exhorté les représentants des communautés qu’il a rencontrés à participer au plaidoyer en faveur de l’accès humanitaire et de la sécurisation des acteurs. Sur les axes routiers autour de Batangafo, l’insécurité et la vétusté des infrastructures empêchent les travailleurs humanitaires d’atteindre des populations qui sont pourtant dans un grand dénuement.
Le coordonnateur humanitaire a également appelé les leaders de la société civile à user de leur autorité pour faire respecter le caractère civil des sites, des écoles et des structures de santé. Il les a fortement encouragés à faire prévaloir le pacte de non-agression signé par les différentes communautés pour qu’aucun groupe ne soit discriminé en raison de son appartenance ethnique et/ou religieuse. A cet égard, il a insisté sur la force du dialogue et de la concertation en vue de restaurer la sécurité que tous appellent de leurs vœux.
Il convient de rappeler qu’en l’absence de capacités et de ressources étatiques, les partenaires humanitaires fournissent la majorité des services sociaux de base. A titre d’exemple, 190 m3 d’eau potable sont distribués quotidiennement à la population dans les sites. A court terme, l’objectif est d’atteindre une capacité de 270 m3 par jour.
D’autre part, sur financement du Fonds humanitaire, la réparation de la barge sur la rivière Ouham sera effective au début du deuxième trimestre 2017. Cette réparation permettra, selon OCHA, aux partenaires humanitaires d’accéder aux axes Ouogo et Kambakota où sont observés d’importants mouvements de retours de personnes déplacées.
Si certains bruits à la Présidence de la République tentent de nous faire croire que l’ancienne Présidente de la transition Catherine Samba-Panza serait actuellement interdite de quitter le territoire centrafricain, en raison de l’audit de la gestion de la période de la transition dont elle était la maitresse, dans une autre Institutions comme la Cour de compte, c’est tout autre son de cloche qu’on l’entendait. L’audit de la transition, cher au Président TOUADÉRA, semble se rediriger vers un cul de sac. Pour quelle raison ? Détail.
L’ancienne présidente de la transition, la femme la plus riche d’Afrique centrale et de la Centrafrique, semble devenir de moins en moins bavarde et de plus en plus discrète ces derniers mois. L’une des raisons, selon la Présidence de la République, serait les enquêtes de la Cour des comptes sur son présumé enrichissement illicite durant la période de la transition dont elle avait la commande et que plusieurs milliards de franc CFA ont été portés disparus dans des conditions très obscures. Or selon certains proches de l’ancienne Dame de fer, contactés par CNC, cette dernière serait toujours libre de son mouvement et l’histoire de cet audit serait rentrée dans son cahier d’histoire. Cette information semble se confirmer au niveau de la Cour des comptes où certains magistrats nous ont confirmés l’existence d’un gros bras derrière le dossier qui les empêche de travailler sereinement. Qui a ce gros bras qui pèse plus que ceux des Magistrats ?
Selon nos informations recueillies auprès de la famille du président Faustin Archange TOUADÉRA, l’ancienne présidente Catherine Samba-Panza n’aurait pas manqué de mettre la pression familiale sur sa sœur, l’actuelle épouse numéro 1 du président TOUADÉRA afin qu’elle mette à son tour une pression multiforme sur son époux pour qu’il étouffe ce dossier.
Cette pression familiale, ajoutée à celles du président Equato-guinéen auraient poussé, la Tortue nationale le président Faustin Archange TOUADÉRA à avoir ce gros bras en main aimantée, pour mettre, comme un caillou, sur le dossier à la Cour de Compte, institution autorisée en lieu et place d’une commission indépendante, a auditer la Transition.
« Un électroaimant est sur le dossier, tout le monde a désormais peur de l’enlever » a minimisé un Avocat contacté par CNC.
Cette main aimantée sur le dossier a fait sauter certains symptômes d’émotion installés sur le corps de Catherine Samba – Panza lors de l’annonce de l’audit. Catherine Samba-Panza, tout comme ses anciens collaborateurs qui ont œuvrés pour recadrer ce dossier, ont retrouvé leur liberté d’aller et de venir à Bangui.
Pour certains hommes politiques, son mécontentement ayant entrainé le lâchement de certains secrets d’Etat lors de sa brève arrestation à l’aéroport de Bangui peu de temps après sa passation de service, aurait largement contribué à souhaiter bye bye au ce fameux audit de la transition.
Après la brève prise du pouvoir chaotique de la Séléka entre mars et décembre 2013, Madame Catherine Samba-Panza, ancienne Maire de la ville de Bangui sous le tombeur de Bozizé, Michel Djotodia , avait désignée par le Conseil National de Transition (CNT) comme Présidente de la transition en janvier 2014. Durant cette période de la transition jusqu’aux dernières élections de 2016, elle avait réussi à transformer la RCA à son champ personnel de cola où toutes les recettes de l’Etat étaient sous le contrôle total de sa famille. Ce qui a entraîné de fait leur enrichissement à seulement deux ans du pouvoir. Considérée comme la femme la plus riche de Centrafrique, Maman Cathé, surnom qu’elle s’est fait attribué, détient encore tous les attributs d’un Chef de l’Etat chez elle : Service sécuritaire et protocolaire, Service de la Communication et bien d’autres qu’elle paye. Vive les longues mains !
Centrafrique : la ville de Berberati après la crise militaro-politique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1114.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les autorités deux la ville de Berberati en Centrafrique. Copyright2016CNCEricNgaba.
Bangui 20 décembre 2016, CNC.
Par Eric NGABA
La ville de Berberati, localité située à l’ouest de Centrafrique dans la région de Mamberé Kadéî, a renoué avec son ambiance de la ville flamboyante. Les activités administratives, commerciales ont résolument repris sur fond de stabilité grâce au travail remarquable des forces de sécurité intérieure et de bataillon congolais de la Minusca dans la région. L’ambiance de la ville est marquée par le climat de la cohésion sociale entre les communautés, et la relance des activités minières comme activités principales de la population locale ont permis.
A la suite des évènements malheureux ayant fragilisé la République Centrafricaine, certaines régions du pays se relèvent depuis le retour à l’ordre constitutionnel. La ville de Berberati a retenu son souffle après les moments de trouble survenus dans le pays. L’autorité de l’Etat en place, la cohésion sociale et l’appui considérable de la Minusca ont permis le climat de stabilité dans la région. Cette stabilité détermine la ferme volonté des populations de la région de Mamberé-Kadéî à mettre fin aux violences ayant déchiré le tissu social et endeuillé plusieurs foyers.
« Je puis vous affirmer que la ville de Berberati est une ville de paix grâce à une franche collaboration entre les acteurs étatiques, les notables et la Minusca nous a fortement appuyé dans divers domaines. La Minusca nous a aidé à mettre la main sur les fauteurs de troubles car la ville de Berberati comme vous le savez dans son histoire, est une ville de non-violence mais qui a malheureusement connu un moment de violence durant la crise dans le pays. Vous voyez aujourd’hui qu’il y a la stabilité, le vivre ensemble et la reprise des activités économiques à Berberati, ce qui témoigne la ferme volonté des filles et fils de la région à enclencher le processus du développement», a témoigné Roger Bandiba, Chef de la délégation de la ville de Berberati.
Aujourd’hui, Berberati fait une exception d’où son appellation de zone verte. Elle est considérée comme un modèle des villes de paix en République centrafricaine. C’est un indice qui a convaincu le Processus de Kimberley afin de déclarer Berberati la zone conforme à l’exploitation de diamants bruts.
Les activités minières, principales activités quotidiennes de la population, vont bon train suite à la levée partielle de sanction sur le diamant centrafricain par la décision du Processus de Kimberley dont la ville de Berberati a été la première zone minière déclarée zone conforme à l’exploitation de diamant.
L’autorité de l’Etat, une réalité à Berberati
Le processus de l’extension de l’autorité de l’Etat centrafricain après la crise est un franc succès dans la préfecture de la Mamberé-Kadeî. Les acteurs étatiques sont en leur poste de travail et remplissent leur mission régalienne. Grâce à l’appui de la Minusca qui a réhabilité les bâtiments administratifs dans le cadre de ses projets à impact rapide, les autorités civiles et militaires déployées par le gouvernement rassurent la présence de l’Etat dans la région en dépit de moyens limités.
Des infrastructures administratives dont la sous-préfecture, le commissariat de police et la maison d’arrêt de Berberati en état de délabrement avancé, ont été réhabilitées et remiss jeudes aux autorités de la préfecture de la Mambéré-Kadéï. En tout, huit projets ont été réalisés notamment la réhabilitation des bâtiments de la sous-préfecture, de la mairie, du commissariat de police et de la maison d’arrêt ainsi que la construction de 30 kiosques dans les deux grands marchés de ville dont le Marché central et Marché de Poto-poto.
Par ailleurs, les projets ont permis la construction de la paillote de l’Organisation des Femmes Centrafricaines de la Mambéré-Kadei ainsi que des latrines modernes dans la mairie, le Lycée Barthelemy Boganda et les deux grands marchés de Berberati. Aujourd’hui à Berberati, la population est confrontée aux difficultés routières. Toutes les infrastructures sont en état de dégradation, ce qui ne favorise pas la libre circulation et l’acheminement des produits commerciaux dans la région.
Depuis son retour organisé par le Chef de l’Etat à Bangui en août dernier, suivi de sa brève et simulacre arrestation par la Minusca, le fils ainé du général en fuite et l’ancien président de la République le Général François Bozizé, le colonel Jean Francis Bozizé n’a jamais cessé d’intimider le pouvoir du président Faustin Archange TOUADÉRA. Son mécontentement après son arrestation par la Minusca, sa présence signalée à Bossangoa à la tête d’une importante troupe des Balaka en formation militaire, puis la pression psychologique de son père sur le président Faustin Archange TOUADÉRA, ce dernier n’aurait plus le choix que de faire la paix et normaliser sa relation avec la famille Bozizé. La réintégration du colonel Francis Bozizé dans le corps des officiers supérieurs des FACA suivi de l’appel au dialogue inter centrafricain par son père François Bozizé montre à quel point les relations entre la famille Bozizé et le président TOUADÉRA tentent depuis quelques semaines à reprendre sa forme initiale. Mais avec quel prix pour le peuple centrafricain ?
Si le fils aîné de l’ancien président François Bozizé, le Colonel Francis Bozizé, a été réintégré dans les Forces Armées Centrafricaines par le président Faustin Archange TOUADÉRA, beaucoup ignore que cette décision politique, concrétisée par un décret présidentiel signé par la Tortue, a un effet rétroactif. C’est à dire que Jean Francis Bozizé, colonel de son état et ancien ministre de la défense va être rétabli dans tous ses droits et avantages depuis le jour qu’il a pris fuite avec son papa et radié du contrôle de l’armée pour désertion en avril 2013.
D’après nos informations, Jean Francis Bozizé qui fût l’ancien ministre de la défense et à ce titre avait autant d’indemnités liées à sa responsabilité, gardera toutes ces indemnités jusqu’à la date de signature du décret. Ainsi, ces droits et avantages couteront au Trésor public plus de 38 millions de FCFA équivalant de 31 mois de salaires bien bloc pour un colonel responsabilisé.
Une rémunération qui ouvre une boite à pandore
Cet important remboursement non sans décision de justice soulève déjà à Bangui une polémique sans précédente, obligeant le conseil du prévenu Jean Francis Bozizé a monté au créneau.
Selon certains analystes, Jean Francis Bozizé est encore sous sanction bien que mis en liberté provisoire après son arrestation en août dernier à Bangui en vertu d’un mandat d’arrêt international décerné contre lui, son papa et plusieurs autres chefs rebelles pour crime. Ses avoirs gelés sur toute la planète Terre, il ne doit en aucun cas, être ravitaillé financièrement par aucun Etat.
Cette grâce, loin d’être une grâce présidentielle juridiquement parlant, ouvre une autre boite à pandore dans le pays. Pour certains centrafricains, ce geste s’apparente à une rémunération d’un service rendu. Lequel ? Pour d’autres, une rémunération de ses nombreux crimes contre l’humanité sur les paisibles citoyens centrafricains.
« Francis est récompensé de son engagement à soutenir le Chef de l’Etat à travers ses anti-balaka » répondaient certains étudiants à CNC.
Ce pardon rémunéré donnerait des occasions, sans doute, aux autres Chefs de guerre, notamment ses frères d’arme de la séléka, à exiger, eux aussi avant de déposer les armes, cette même faveur. « Une centaine de mes frères d’armes de l’ethnie du nord dans la séléka sont radiés du contrôle de l’armé » a renchéri, sous couvert de l’anonymat, un maréchal de logis chef contacté par CNC, contraint de fuir la capital en raison de son ethnie et qui vit depuis 2014 à Bria.
Pourquoi une telle faveur à l’égard du fils aîné de François Bozizé et les autres ?
Difficile de répondre à une telle interrogation. Mais ce qui est sûr, Faustin Archange TOUADÉRA encore 2ème Vice-président du parti KNK, n’a rien désappris de ce qu’il a mémorisé comme doctrine à l’école boziziste,
Le père fondateur de cette école, François Bozizé, a fait de ses enfants et neveux Jean Francis BOZIZE ; Papy BOZIZE ; Sylvain NDOUTINGAÏ ; Olivier KOUDEMON et bien d’autres proches parents des officiers supérieurs dans l’armée nationale au détriment de ceux enrôlés dans la rébellion en même temps qu’eux en 2002 comme Al KATIM, Ali DARASS Tome HUSSEIN, Mahamat TAHER. Ces derniers sont restés caporaux durant tout son règne et c’est ce qui les a poussés à reprendre le maquis pour chasser François Bozizé du pouvoir afin de devenir des généraux.
Faustin Archange TOUADÉRA, devenu Chef de l’Etat ne fait qu’appliquer cette doctrine. Plusieurs de ses proches, comme à l’école boziziste, forment des cellules pour filtrer les noms proposés aux postes de responsabilité.
Selon d’autres informations à notre possession, le Chef de bataillant de la Gendarmerie, un autre fils de Bozizé, Aimé Papy Bozizé, actuellement à Kinshasa en RDC, s’apprête à rentrer au pays via le fleuve Oubangui pour porter son grade du Lieutenant-Colonel dans les prochains jours.
A quel jeu joue actuellement la Tortue avec ce pays ? C’est la folie des milliards promis par les Bailleurs ? En tout cas le gaspillage commence bien pour ces milliards promis.
Le Colonel Jean Francis Bozizé, plusieurs fois nommé Ministre Délégué à La Défense de son père François Bozizé entre 2003-2012, a été radié du rang des Officier de l’armée Centrafricaine après que la Séléka a chassé son père François Bozizé en mars 2013. Apres un bref séjour dans son pays la France dont il a la nationalité et le gel de ses avoirs dans ce pays, il s’est envolé dans des pays africain en quête de moyen de vivres. Il est l’un des fondateurs de la milice la milice Anti-Balaka et son principal bailleur. Vues les atrocités commises par cette milice sur la population civile, le Conseil de Sécurité des Nations-Unies avait décidé en 2014 de le sanctionner avec son père François Bozizé et autres personnes. Contraint de retourné en Centrafrique au mois d’août dernier afin d’échapper à la justice internationale le moment venu, il n’a jamais cessé d’inquiéter le pouvoir du président Faustin Archange TOUADÉRA par ses multiples visites aux anti-balaka D’où peut-être cette faveur incompréhensible et choquante pour le peuple Centrafricain, victime de ses crimes.