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CENTRAFRIQUE : LES TRIBULATIONS D’IDRISS DEBY ITNO EN RCA.

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CENTRAFRIQUE : LES TRIBULATIONS DIDRISS DEBY ITNO EN RCA.

 

LES SOLDATS DE DEBY REVIENNENT EN Centrafrique. A T-ON DEMANDE LAVIS DES CENTRAFRICAINS ?

 

Les Présidents Déby et Touadéra à N'Djamena au Tchad le 24 février 2016. AFP.
Les Présidents Déby et Touadéra à N’Djamena au Tchad le 24 février 2016. AFP.

 

Bangui, le 30 juillet 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC. 

 

TOUADERA/DEBY : QUI MANIPULE QUI ?

          Décidément, la République Centrafricaine n’est pas un pays comme les autres. C’est un OVNI, qui n’a pas fini de tourner en rond sur lui-même. Il est bien hasardeux d’en esquisser une approche socio-politique. Si on veut tenter de comprendre le chaos infernal récurrent dans lequel ses propres dirigeants l’ont précipité, on y perd son latin ! Les événements incroyables qui se passent au pays des Bantous laissent pantelant.

          Comment ne pas s’étrangler en apprenant qu’Idriss Deby, le despote expansionniste de N’Djamena, déploie à nouveau trois à quatre cents soldats en R.C.A. avec l’acquiescement du président Touadera ? C’est oublier les crimes abominables commis par les Casques bleus tchadiens sur les Centrafricains ! 

          Le soutien de Touadera à Deby va même jusqu’à l’indécent rejet du rapport accablant de l’O.N.U. sur ces crimes. Le Tchad n’a-t-il pas été exclu de la MINUSCA à cause du comportement pervers et violent de ses Casques bleus, qui sont détestés par les Centrafricains ? Massacres, viols, prostitutions des adolescentes par la soldatesque de Deby : le rapport de l’ONU en témoigne à chaque page.

          En fait, le pouvoir d’Idriss Deby est chancelant. Des rebelles tchadiens menacent son trône. La chute du prix du pétrole, principale source de revenus de son pays, plombe une économie en berne. Ajoutez à ce sombre tableau la gestion clanique de l’oligarque de N’Djamena. Autant dire qu’Idriss Deby Itno est aux abois.

          Pour les Centrafricains, il a une grande part de responsabilité dans le chaos sanglant de leur pays. C’est à lui et à ses mercenaires que les ex-présidents de la République, Ange-Félix Patassé, François Bozizé et Michel Djotodia, doivent leur accession violente au pouvoir. Il ne s’attendait donc pas à l’élection surprise de Touadera, que les Centrafricains ont choisi à une très large majorité, en démentant tous les pronostics.  Même la France, qui avait son homme en la personne d’Abdou Karim Meckassoua, a été abasourdie par le surgissement de Touadera.  Autant dire que, pour ces influents tuteurs de la République Centrafricaine, ce dernier n’a pas été l’élu de leur cœur.

          L’accession de Meckassoua au perchoir de l’Assemblée Nationale, avec, d’ailleurs, le soutien de Touadera et l’aide de certains députés corrompus, a été un véritable déni de démocratie. C’est ce même Meckassoua qui, aujourd’hui, est soupçonné de vouloir ourdir un coup d’état pour renverser le président Touadera. Car il n’a jamais accepté sa défaite retentissante à l’élection présidentielle avec son score, ridicule, de 3,5 %. Pour lui, l’élection de Touadera est usurpée. La haine qui s’est emparée des deux hommes responsables des institutions majeures du pays est le résultat d’une frustration.

 

TOUADERA : LE TEMPS DES DOUTES ?

          Monsieur le Président, les espoirs qu’a suscités votre élection semblent s’éroder. Aujourd’hui, les Centrafricains commencent à douter de la capacité de votre gouvernement à ramener la paix (SIRIRI) et la réconciliation en Centrafrique. Bruit de bottes, rumeurs lancinantes de coups d’état, menaces de partition du pays. Et, au plus haut niveau, des conflits entre vous-même et le Président de l’Assemblée Nationale, qui menacent la stabilité des institutions.

          Comme si cela ne suffisait pas, vous vous rendez à N’Djamena sur convocation d’Idriss Deby. Celui-ci ne se déplace même pas pour vous accueillir à l’aéroport ! Par la suite, on a eu l’impression qu’il a exercé des pressions intolérables sur vous. Son but était de vous pousser à rejeter le rapport de l’ONU qui accable ses soldats en Centrafrique. En échange de quoi ? Vous avez ainsi trahi votre peuple, qui a tant souffert des atrocités des Casques bleus tchadiens. Vous avez même accepté que ses soldats bourreaux reviennent au pays ! Comment les Centrafricains, atterrés, ne s’apprêteraient-ils pas à se défendre contre la brutalité des soldats de Deby ?

          Vous avez été élu, Monsieur le Président, et bien élu. On peut même parler de plébiscite. Vous aviez promis une rupture avec le passé mais, depuis votre installation au Palais de la Renaissance, le pays semble figé dans un statut quo intenable. L’insécurité est quasiment générale. 60% du territoire centrafricain sont occupés par des bandes armées qui menacent le pays d’une partition. Le gouvernement de Sarandji fait preuve d’une incompétence inégalée. Les Centrafricains doutent. L’immense espoir qu’ils avaient placé en vous, Monsieur le Président, se transforme, peu à peu, en désespoir.

          Monsieur le Président, avec tout le respect que nous vous devons, permettez-nous de vous le suggérer : un changement de méthode s’impose. L’urgence, c’est d’avoir, à la tête du pays, un autre Premier Ministre et un nouveau gouvernement. Il faut aussi clarifier vos rapports avec Deby. Revenez sur le rejet du rapport de l’O.N.U., qu’il vous a expressément demandé de condamner. Les Centrafricains ne peuvent plus attendre.

 

 

JOSEPH AKOUISSONNE

(29 juillet 2017)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

 

Centrafrique/révélation : Les six mercenaires d’Abdou Karim Meckassoua en question

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Centrafrique/révélation : Les six mercenaires d’Abdou Karim Meckassoua en question

 

 

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Photo des supposés mercenaires tchadiens d’Adoul Karim MECKASSOUA incarcérés à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) . CopyrightCNC

 

Bangui, le 29 juillet 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Sauf manipulation politico-politicienne pour écrouer Abdou Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale, officiellement encore en mission en France, la révélation de CNC est fondée sur le résumé des Procès verbaux dont il s’est procuré copie de source sûre. Sieurs Djamal Abdoulaye Hisseine, Adelkarim Dahab, Adam Bourouma Abasse, Sakhairou Ahmed, Amine-Nassour Abdoulaye et Moustapha Ibrahim, tous se confirmant cultivateurs tchadiens et arrêtés le 4 juillet dernier en terre centrafricaine, puis déférés il y a une semaine à la Maison d’arrêt de Bangui, ont fait des dépositions terrifiantes. Ils confirment sur Procès verbal que Abdou Karim Meckassoua, l’actuel Président de l’Assemblée nationale centrafricaine et l’un des candidats malheureux à la dernière élection Présidentielle les aurait recrutés pour assassiner le Président de la République Faustin Archange Touadera.

 

Dans sa publication en date du 20 juillet 2017, CNC annonçait la fin imminente des rumeurs accusant le Président de l’Assemblée nationale d’être l’intelligence d’un insolite mouvement en préparation pour déstabiliser le pouvoir en place en République centrafricaine. Chose promise, chose due. Les dépositions des mercenaires tchadiens arrêtés, le 4 juillet 2017 à Pk 26 sur la route de Boali se passent de tout commentaire.  Qui sont ces mercenaires vraiment ?

A en croire des dépositions faites sur procès verbal dont CNC a reçu copie, les six compagnons mercenaires écroués à la maison d’arrêt, avant leur déferrement, la déclinaison de leur identité révèle qu’ils sont tous des sujets tchadiens. « i – Djamal – Abdoulaye Hiseine, je suis né le 25 août 1988 à N’Djamena (Tchad), de Abdoulaye Hisseine et Awa Daoud, de nationalité tchadienne, célibataire avec un enfant, profession cultivateur », c’est ainsi que s’est présenté le premier interrogé.

Et la suite, « ii –Abdelkarim Dahab, je suis né le 01 janvier 1984 à Biltine (Tchad), de Abdelkarim Dahab et Kaltouma Mahdid, de nationalité tchadienne, célibataire avec trois (03) enfants, profession cultivateur ; iii – Adam Bourouma Abasse, je suis né le 01 janvier 1979 à Dagaga (Tchad), de Bourouma Abasse et Mariam Ahamat, tous de nationalité tchadienne, célibataire  avec cinq (05) enfants, profession cultivateur ; iv- Ahmat Sakhairoun Ahmat, je suis né en 1991 à Biltine (Tchad), de Sakhairoun Ahmed et Katchidjo Défala, de nationalité tchadienne, célibataire sans enfant, sans emploi ; v- Moustapha Ibrahim, je suis né en 1980 au Tchad, de Feu Moustapha et Awa Adam, tous de nationalité tchadienne, Cultivateur, célibataire avec trois (03) enfants et ; vi- Amine Nassour Abdoulaye, je suis né le 1er janvier 1985 à Bangui, de Nassour Abdoulaye et Kaltouma Youssouf, tous de nationalité tchadienne, commerçant, célibataire avec trois (03) enfants, domicilié au Km », telle a été la déclinaison de l’identité des présumés assassin du Président Touadéra.

L’exploitation sérieuse du document en possession de CNC révèle que ces mercenaires ont été arrêtés le 4 juillet dernier sur la barrière de Pk 26 en provenance de N’djamena, via Garoua-Boulaye, alors qu’ils tentaient de pénétrer dans la capitale centrafricaine. L’attention des forces de sécurité intérieures serait attirée sur eux que par leur Laissez-passer indiquant qu’ils sont tous cultivateurs tchadiens.

« Conduits au bureau de notre unité, ceux-ci nous déclarant clairement être recrutés depuis le Tchad voisin, moyennant une somme de 500 000 F.CFA chacun
par un certain Mahamat – Hassan, personnel auprès d’une banque dénommée Al Bachar située dans la localité de Bultine sur demande d’une haute autorité centrafricaine nommée, Karim-Meckassoua ; avec consignes de descendre à Bangui pour une mission secrète », peut-on lire dans ce document. Ainsi, au total deux millions cinq cent mille Francs Cfa (2 500 000 F.CFA) ont été déchargés cash par Abdel Karim pour cinq personnes à se partager.

Entretemps, une fois arrêtés, les forces de sécurité intérieures ont procédé à une exploitation des téléphones de ces mercenaires. Premier résultat : Sieur Amine – Nassour qui serait l’homme de main de Meckassoua dans ce sulfureux feuilleton – chargé d’accueillir ces mercenaires à leur entrée à Bangui, a été interpelé. En effet, ce dernier aurait fait vingt-sept (27) appels téléphoniques sur l’un des téléphones, selon le document, et que dans le téléphone du Sieur Abdelkarim Dahab, il y aurait trois photos de Touadera et une photo de Meckassoua. Toutefois, le document en possession de CNC laisse croire que Sieur Amine Nassour interpelé sur-place à Bangui, nierait catégoriquement toute implication et n’avoir reconnu  ces mercenaires.

Au regard de la gravité des dépositions, confirmant justement des projets de déstabilisation d’un Etat, la conclusion du document a été toute simple :
« De toutes les enquêtes menées, il ressort que les nommés Djamal-Abdoulaye Hisseine, Adelkarim Dahab, Adam Bourouma Abasse, Sakhairou Ahmed, Amine-Nassour
Abdoulaye et Moustapha Ibrahim sont coupables et peuvent être poursuivis pour : atteinte à la sureté intérieure de l’Etat ; terrorisme ; espionnage et ; association des malfaiteurs ».

Signalons au passage que les faits susmentionnés sont prévus et punis par le Code centrafricain, notamment  aux termes des articles 285, 296, 411 et suivant.

A la dernière nouvelle, le nommé Abdel Karim Dahab aurait, dans sa déclaration, affirmé qu’ils seraient au total quarante (40) mercenaires à être recrutés et formés à Abeché au Tchad avant de chercher à descendre sur Bangui en petit groupe de trois (03) à cinq (05) hommes.

Notons que ce document qui n’aborde pas directement Meckassoua vise principalement à mettre à nu le machiavélique plan qu’il a mis en place pour arriver à sa fin, en tant que dauphin constitutionnel.

A suivre…

 

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Centrafrique : l’ENAM Bangui, la malversation en bande organisée plombe toutes les réformes souhaitées.

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Centrafrique : l’ENAM Bangui, la malversation en bande organisée plombe toutes les réformes souhaitées.

 

 

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Tribunal de Grande Instance (TGI)

 

Bangui, le 29 juillet 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC. 

 

Si tout le monde s’accorde à dire que la corruption, le détournement et le népotisme constituent un talent d’Achille de différents gouvernements qui se sont succédé depuis plusieurs années dans le pays, rien au contraire ne semble se faire pour améliorer les choses. Le cas de l’École Nationale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) ou la mauvaise gestion et le clanisme de la nouvelle équipe dirigeante risqueraient de l’amener à fermer ses portes.

 

Depuis le début de la crise militaro-politique qui a secoué ou secoue encore le pays, l’ensemble ou presque tout le peuple centrafricain ne demande que la justice judiciaire pour les victimes innocentes en ignorant les causes de cette crise. Une position emboîtée par, désormais, l’ensemble de la Communauté Internationale.

D’après un observateur de la vie politique centrafricain contacté par CNC, la corruption, la male gouvernance, le népotisme, l’analphabétisme constituent entre autres les causes de la descente aux enfers de la Centrafrique. La justice qui fait partie intégrante de l’administration publique centrafricaine n’est pas épargnée de ce phénomène. C’est en partie, la conscience retrouvée de la Communauté internationale qui pilote, depuis un moment, des réformes de l’école des magistrats et des cadres de cette administration publique centrafricaine, ENAM. Malheureusement pour le peuple centrafricain, le Directeur général de cette école, constatant la faiblesse du gouvernement actuel, se met à détourner systématiquement les fonds d’aide octroyés par cette communauté internationale.

Selon nos informations, le dernier audit qui vient de passer en absence du DG qui séjourne encore en France révèle qu’il ne reste que 25 400 FCFA sur le compte bancaire de l’ENAM.

Faute de liquidité, le DG se retourne contre ses propres élèves en leur exigeant une somme de 12000 francs CFA pour frais d’accès à la bibliothèque de l’école.

À cela s’ajoutent les marchés de confection des tenues et de fournitures des denrées alimentaires. Selon plusieurs sources proches de l’administration de l’ENAM, le marché des tenues du sport, de vivres et produits de première nécessité, des Étudiants sont systématiquement confisqués par le Directeur général et ses proches parents. Plus choquant, le bus de l’école chargé de transporter les élèves magistrats sur le lieu de leur stage au tribunal est maintenant bloqué toujours par le Directeur général pour ses courses domestiques personnelles.

En tout cas, la liste est longue pour ce Directeur général qui tente, en quelque sorte, de privatiser à son compte l’unique école normale d’administration publique du pays.

Les étudiants quant à eux, ne veulent pas prendre un minimum de risque pour faire la grève. Pour eux, le mieux c’est de terminer et retrouver un emploi à la fin que de se mettre en conflit avec les staffs administratifs qui peuvent leur rendre la vie dure un jour. C’est exactement la compréhension et lecture faite par ce Directeur général de l’ENAM avant de s’engager dans ce jeu.

Pour l’heure, personne ne s’intéresse à nos nombreuses sollicitations au sein du gouvernement sur ce sujet. Par contre au ministère de la Justice, on se contente seulement à regretter l’absence des élèves magistrats sur le lieu de leur stage sans faire plus des commentaires.

 

 

 

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Centrafrique : 49 recommandations pour calibrer le Colloque sur l’Agriculture et l’émergence des régions centrafricaines

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Centrafrique : 49 recommandations pour calibrer le Colloque sur l’Agriculture et l’émergence des régions centrafricaines

 

 

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Image colloque sur l’agriculture. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 29 juillet 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Du 13 au 14 juillet 2017, s’est tenu en République centrafricaine le Colloque national sur ‘’la place de l’agriculture dans l’émergence des régions centrafricaines’’, à l’hôtel Oubangui. Il s’agit d’une initiative du GEAC (Groupe d’études et d’actions pour le Centrafrique) que coordonne Michel Bindo. Administration publique, entrepreneurs du secteur privé, société civile, partis politiques, chercheurs du monde académique, et experts des agences de coopération bilatérale et multilatérale se sont donné rendez-vous à cette occasion pour réfléchir sur l’avenir de l’agriculture centrafricaine.

 

Le Président de la République Pr. Faustin Archange Touadera a personnellement ouvert les travaux, aux côtés du Coordonnateur de GEAC, Michel Bindo et du Représentant résident de la FAO, Jean Alexandre Scaglia. Ce Colloque, une première du genre, a été sanctionné par 49 recommandations ci-dessous.

*  Sur la sécurité

Les recommandations de ce Colloque sont adressées principalement au Gouvernement et à la Minusca et la Communauté internationale.

1 – Le déploiement dans chaque préfecture, des sections ou compagnies des Forces de défense et de sécurité (FDS) pour rassurer les personnes déplacées internes (DPI) à regagner leurs quartiers d’origine et sécuriser les activités agropastorales ;

2 – Le déploiement et l’installation des bases mixtes MINUSCA-FDS aux zones frontalières exposées aux activités des mouvements armés, afin de briser le cercle d’insécurité ;

  • Au Gouvernement sur la politique agricole

3 – L’adoption d’une Déclaration de politique agricole affirmant clairement que la RCA est un pays à vocation agricole et faire de l’agriculture le plus vaste chantier de concentration des actions gouvernementales ;

4- L’accélération du processus d’adoption de la Loi sur le foncier rural ;

5-  L’organisation d’un Réseau d’entrepreneurs agricoles privés pour développer l’agro-business ;

6- La formalisation de la tenue des foires agricoles ;

7- Mettre l’accent sur le développement des chaînes de valeurs pour la création d’emplois ;

8- L’extension sur tout le territoire national de la stratégie de la Banque mondiale concernant la mise en œuvre coupée du Programme ‘’Relance de l’agriculture et réhabilitation et/ou construction de pistes rurales’’ ;

9- La mise en œuvre d’une stratégie basée sur la spécialisation des régions sur le principe ‘’d’une culture, une région’’, afin de faciliter l’intervention des partenaires ;

10 – L’augmentation progressive du niveau de financement des activités agricoles pour atteindre 10% du budget national, conformément aux recommandations du Programme de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) ;

11 – La redynamisation et e renforcement des capacités des Chambres d’agriculture, d’élevage, ainsi que le redéploiement de ses services dans les régions ;

12 – L’implication effective des organisations de la société civile dans la vulgarisation des textes et autres Programmes relatifs au secteur agricole auprès des populations ;

13- La promotion des filières de niches ;

14 – L’aménagement des systèmes hydro-agricole et collectes pluviométriques pour une irrigation annuelle ;

15 – La dotation en semences appropriées et renouvellement des matériels agricoles.

*  Sur la mobilisation de ressources

16- La mise en place et le renforcement des capacités pour la mobilisation des ressources aux différents guichets offerts par les fonds verts, bleus, mécanisme de développement propre, le dernier Sommet du G20 ;

17 – L’initiation et l’incitation des jeunes aux activités agricoles à travers la semi-mécanisation et/ou la mécanisation de l’agriculture en vue de rendre ce secteur plus attractif ;

18 – L’organisation sans délai d’une concertation sectorielle entre le Ministère des finances, les banques et autres structures financières pour définir une stratégie gagnant-gagnant pour le financement de l’agriculture ;

19 – L’intégration de la formation agricole dans les systèmes éducatifs à la base (théorie et pratique) ;

20 – L’implication effective des organisations de la société civile dans les activités visant les plaidoyers et la mobilisation des ressources ;

21 – La redynamisation du Fonds de développement agricole ;

22 – La règlementation des couloirs de transhumance ;

23 – La redynamisation des plateformes régionales de gestion de conflits ;

*  Sur l’assistance humanitaire, la sécurité alimentaire et les changements climatiques

24 – La mise en place de systèmes d’alerte précoce et de météorologie qui sont les outils de minimisation de risques ;

25- L’adoption d’une Loi et des mesures réglementaires en matière des changements climatiques ;

26- L’adoption et la mise en œuvre d’un Plan de secours organisé aux populations pour prévenir les conséquences des changements climatiques, notamment les feux de forêts, les inondations et autres catastrophes naturelles ;

27 –La création d’un grenier national alimenté par les produits locaux et la mise en place d’un Programme de construction et de vulgarisation de greniers préfectoraux ou communaux ;

*  Sur les infrastructures d’appui à la production

28- La mise en œuvre d’un Programme de réhabilitation et de construction des pistes rurales, en vue de faciliter les échanges régionaux sur toute l’étendue du territoire national ;

29- La relance ou création des marchés régionaux ;

30 – La mise en œuvre d’un Programme intensif d’électrification rurale ;

31 – La réhabilitation et/ou construction des aérodromes pour les régions encore trop éloignées.

*  Sur ma formation

32 – La réhabilitation et réforme des structures de formation agricole et d’encadrement des Agriculteurs en l’occurrence les Centres ruraux d’éducations et de formation (CREF) ;

33- Le renforcement des capacités techniques et opérationnelles de l’ICRA et l’extension de ses unités de recherches dans les autres régions qui en manquent ;

34- La formation et le déploiement des Ingénieurs et Techniciens agricoles ;

35 – L’adoption et la promulgation des Textes juridiques en cours réglementant les activités agro-pastorales, en vue de faciliter l’intervention des acteurs et partenaires agricoles.

*  Sur la promotion de l’entreprenariat et le genre

36 – Le soutien à la création des fermes pédagogiques ;

37 – La prise en compte effective de la problématique de l’égalité homme/femme et de l’autonomisation des femmes dans la profession agricole ;

38 – La promotion des Fermes agropastorales à vocation agroindustrielle sur toute l’étendue du territoire en fonction des potentialités agro-écologiques des régions centrafricaines ;

39-La promotion d’une génération des jeunes Fermiers centrafricains, fondée sur une politique de décentralisation positive par un encouragement au retour des Techniciens agricoles dans leurs régions d’origine ;

40 – La promotion d’un leadership féminin capable de faire le plaidoyer au niveau communautaire et d’une gouvernance locale pour une citoyenneté active.

*  Sur les Objectifs du développement durable (ODD)

42 –  L’élaboration et la mise en œuvre d’un Programme de vulgarisation et de sensibilisation de la population centrafricaine sur les ODD ;

43 – L’adoption du processus d’élaboration du budget national en tenant compte des priorités nationales retenues.

*  Sur le processus de rédaction du document sur l’émergence

44 – La désignation des Points focaux des Ministères clés (Economie et Agriculture) pour prendre part au processus de rédaction du Document sur l’émergence des régions centrafricaines ;

45 – L’implication effective des organisations de la société civile dans l’accompagnement des Groupements et Coopératives agropastoraux pour l’émergence effective des régions centrafricaines.

*  Recommandations exclusives aux Partenaires techniques et financiers

46 – La poursuite et le renforcement de leur mobilisation aux côtés des autorités nationales dans leurs efforts de définition de stratégies adéquates, de mobilisation de ressources pour la mise en œuvre desdites stratégies pour la réforme du secteur agricole ;

47 – Le renforcement de l’accompagnement des organisations de la société civile pour la vulgarisation et la sensibilisation des communautés sur les ODD ;

48 – Le soutien à la création des Fermes pédagogiques ;

49 –L’appui à la redynamisation des structures de recherches dans le domaine agricole.

A propos du GEAC

Le Groupe d’études et d’actions pour le Centrafrique (GEAC) est une initiative naissante en République centrafricaine avec son slogan ‘’Réflexion-action-développement’’
qui est en réalité un ‘’Think tank citoyen’’ dévoué à réfléchir, agir ensemble et développer la République centrafricaine. Sa raison d’être n’est rien d’autre que de collecter, documenter, traiter, conserver et diffuser les informations d’ordre général des savoirs et connaissances utiles sur la situation socioéconomique, culturelle, scientifique, environnementale, institutionnelle et juridique de la République centrafricaine.

Au finish, GEAC s’est donnée la noble et délicate mission de produire des études diagnostiques, prospectives et recherches, et élaborer des programmes et projets à sa propre initiative ou à la demande des institutions nationales, des partenaires au développement, des organisations intergouvernementales ou non gouvernementales, de tiers.

En cela, le GEAC s’occupe primordialement à assurer les conseils, la formation, l’accompagnement, le suivi et l’évaluation, ainsi que de faciliter, négocier, mener des plaidoyers et mobiliser des ressources.

Les Membres fondateurs sont :

Mme Marie Noëlle KOYARA ; M. Michel BINDO ; M. Bruno MINANG ; Mme Eugénie YARAFA ; Colonel Thierry Iréné YARAFA ; M. Cyrus SANDY ; M. Yvon SONGET ; Mme Mauricette MOTE PSYMHIS ; NGAKEU MABLIMBINGUI ; Laurent NDOMANDE ; Lambert GNAPELE ; Léonie BANGA BOTY ; Elvis Saintphor BANGA BOTY ;  Clément EREGAN.

 

CENTRAFRIQUE : QUI FAIT QUOI À LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE ?

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CENTRAFRIQUE : QUI FAIT QUOI À LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE ?

 

 

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Palais de la Renaissance à Bangui.

 

Bangui, le 29 juillet 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Après le discours rassembleur ponctué de la notion de rupture et ce message porteur d’espoir prononcé lors de son investiture, le President de la République a procédé à la mise en place du gouvernement et de l’organe chargé de la gestion de la présidence de la République. Des personnalités ont été nommées par décret présidentiel à des postes politiques, civils et militaires. Ces personnalités de compétences confondues sont sensés aider le President de la République dans la mise en œuvre de son programme d’action et surtout de la réalisation des promesses de campagne.

 

Il faut noter que l’héritage était notoirement catastrophique qu’il urgeait de définir des priorités surtout sur le plan sécuritaire et de la relance de l’économie. Outre l’amateurisme caractérisé du chef du gouvernement qui est le maillon faible du système, la pierre angulaire des problèmes centrafricains, les organes de la présidence ignorent que le pays est en situation d’exception, sous perfusion, sous tutelle de l’ONU et en perpétuel reconquête de sa souveraineté en vue d’assoir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Pour éviter de faire un diagramme, un schéma des organes de la présidence, nous rappellerons de façon succincte l’organigramme de cette emblématique structure qui est le siège et l’incarnation du pouvoir centrafricain.

En dehors du chef de l’état qui est élu au suffrage universel direct, la présidence de la République est constituée de trois organes principaux à savoir un secrétaire général, un cabinet civil et un Etat major particulier. Le secrétaire général de la présidence est la pièce maîtresse de la machine administrative. Il n’est autre que l’organe de gestion administrative, il centralise et coordonne toutes les activités administratives de la présidence de la République. Collaborateur privilégié du President de la République, il a aussi des missions politiques.

Le President de la République étant de droit le chef suprême des armées, son État major particulier anciennement appelé cabinet militaire est dirigé par un officier de l’armée centrafricaine qui s’occupe de la sécurité du President de la République, organise et supervise les honneurs militaires et examine les dossiers militaires liées à la présidence…il est l’interface entre la présidence et l’armée.

Ensuite vint le cabinet civil placé sous l’autorité d’un directeur qui pour la première fois dans l’histoire de la République bénéficie des rangs et prérogatives de ministre d’Etat. Cela explique simplement la confiance et la proximité de ce dernier avec le chef de l’état.

Le directeur du cabinet présidentiel s’occupe en outre du protocole d’état, du secrétariat particulier qui gère les correspondances privées du President de la République, de la gestion du parc auto présidentiel et du palais ainsi que de l’intendance.

Enfin vinrent les tours des conseillers spéciaux (qui bénéficient parfois des rangs et prérogatives de ministre), des conseillers techniques spécialisés dans différents domaines des politiques publiques, des chargés de missions, des chargés de cabinet, etc. Une mauvaise interprétation des différents rôles génère des problèmes d’organisation, des chevauchements de missions, des empiètements de compétences confirmant ainsi l’inefficacité et le manque de dynamisme chronique par la guerre des égos, l’extrême extravagance et le fanfaronnade.

Les organes de la présidence n’arrivent pas à converger leur énergie pour des œuvres positives et constructives. Face à cette rodomontade, le citoyen lambda qui a l’habitude de se gaver de curiosité s’interroge : Que font les différents organes de la présidence pour aider le President de la République a sortir de ce tourbillon sécuritaire ? La présidence ainsi organisée répond t-elle réellement aux attentes de l’état ? Depuis l’investiture, qu’est-ce qui a changé et qui nécessite d’être capitalisé à leur actif ? Existe t-il un organigramme défini par la loi à la présidence ? Existe-t-il une hiérarchie entres les différents organes ? Si oui pourquoi ce chevauchement et empiètement ? Au lieu d’aider et de soutenir le President de la République dans ses œuvres, ignorent-ils que leur extravagance et privilèges sont liés à la posture du President de la République ? Les membres de la présidence ont-ils tous droit à des gardes du corps ? Ont-ils tous droit d’être escortés ou d’avoir un permis de port d’arme ? L’affectation des forces de l’ordre pour la protection des membres de la présidence est-elle devenue un fond de commerce ? Les membres de la présidence sont-ils passibles de sanctions pénales et/ou civils en cas d’abus ou d’infraction de droit commun ? L’impunité et la violence gratuite est elle la règle à la présidence ?

Pour remédier durablement à ces comportements du moyen âge qui ne contribuent pas à la réconciliation nationale, au vivre ensemble, nous invitons humblement le President de la République et son Directeur de cabinet de faire le ménage, de remercier les soutiens stériles d’entre les deux tours des Présidentielles qui ne font que de l’ombre au guide de la rupture.

Pour finir, un nouveau gouvernement sans l’actuel premier ministre prolongerait le sursis du locataire du palais de la renaissance. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 28 juillet 2017
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections
Tel : 0666830062

Envoyé de mon iPad
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Élections

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

Centrafrique : la BAD annonce le financement des projets énergétiques et agricoles

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Centrafrique : la BAD annonce le financement des projets énergétiques et agricoles

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2456.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Monsieur Ousmane DORÉ, Directeur Général du groupe BAD et le Ministre de l'économie Félix Moloua. Credits photo : Éric Ngaba. Copyright.CNC
Monsieur Ousmane DORÉ, Directeur Général du groupe BAD et le Ministre de l’économie Félix Moloua. Credits photo : Éric Ngaba. Copyright.CNC

 

Bangui 28 juillet 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

La Banque Africaine de Développement (BAD) s’engage à financer deux projets de développement en République Centrafricaine. Il s’agit des projets dans le  domaine de l’agriculture et de l’énergie. L’annonce du financement de ces projets a été faite hier jeudi 27 juillet, par le Directeur Général Région Afrique  centrale du Groupe de la BAD, Dr Ousmane Doré, aux premières heures de sa visite de 48 heures en Centrafrique. Il a souligné que l’agriculture et l’énergie  sont les deux piliers de la deuxième phase d’investissement de la BAD dans les projets de développement en République Cent africaine.

Atterri en terre centrafricaine à bord du vol Asky, le Directeur Général Région Afrique centrale du Groupe de la BAD, Dr Ousmane Doré a été accueilli à  l’aéroport international de Bangui Mpoko par le ministre centrafricain de l’économie, du plan et de la coopération, Félix Moloua. Dr Ousmane Doré qui s’est  confié à la presse, a présenté le but de sa visite.

« Il s’agit de la coopération entre mon institution et la République Centrafricaine. Je suis venu parce que nous avons des opérations sur le terrain. C’est  pour nous assurer que ces opérations soient exécutées conformément à l’esprit de la requête que le gouvernement a formulée. En particulier, je fais allusion  au programme d’appui à la réhabilitation des services de base que nous avons engagée aux alentours de Bangui. Il était important pour nous avant de passer  à la phase 2 de ce projet qui va couvrir la zone de Bambari que le gouvernement a bien désignée parce que cela entre dans la grande stratégie de rétablissement de la paix dans ce pays », a expliqué Dr Ousmane.

Pour entamer la deuxième phase de son programme engagé avec le gouvernement centrafricain, la Banque Africaine de Développement veut s’assurer de la réalisation effective des projets contenus dans la première phase du programme. D’après le Dr Ousmane Doré, la BAD a déjà inscrit des allocations au titre de la phase 14 qui permettront de d’engager des interventions ciblées dans les différents secteurs de l’économie centrafricaine.

« La République Centrafricaine a certainement subi des chocs exogènes, il faut donc rétablir la stabilité macroéconomique. Donc, un appui budgétaire est un élément important de ce programme viendra renforcer ce que les autres partenaires sont aussi en train de faire, notamment le FMI et la Banque Mondiale », a renchérit l’émissaire de la BAD

Il a annoncé par ailleurs que « mais aussi nous venons en terme d’appui projet. Les projets dans le secteur de l’énergie par exemple et essentiellement dans le domaine de l’agriculture. Je tiens à vous rappeler que la nouvelle stratégie va mettre un accent tout particulier sur la promotion de l’agriculture à travers le développement des chaines de valeur ».

Nous allons discuter avec le ministre en marge de notre assemblée annuelle en Inde pour dire que le potentiel de la République Centrafricaine devrait permettre qu’on puisse trouver des financements et de développer des zones non encore agroindustrielles.

Pour sa part, le ministre centrafricaine de l’économie Félix Moloua a salué cet engagement de la BAD et en a interpellé les fauteurs de troubles dans le pays de cesser les hostilités afin de permettre le relèvement du pays.

Dans son agenda, le Directeur Général Région Afrique centrale du Groupe de la BAD, Dr Ousmane Doré doit échanger avec les hautes autorités centrafricaines ainsi que le Chef de la Minusca. Il va également effectuer des déplacements à l’intérieur du pays afin de s’enquérir de l’état d’avancement des projets financés par la BAD.

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VIDE SIDERAL A LA MAIRIE DE BANGUI : TYPOLOGIE D’UN CLOWN

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VIDE SIDERAL A LA MAIRIE DE BANGUI : TYPOLOGIE D’UN CLOWN

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Le très controversé Maire de Bangui Émile Gros Nakombo.

 

Bangui, le 27 juillet 2017.

Par : Alain Nzilo, Directeur de publication du CNC.

 

Avant son terme, l’année 2017 pourra être qualifiée de « noire » pour certains maires africains qu’elle a épinglés à son tableau de chasse.
Si c’est pour des délits présumés de gestion, quoique teintées d’arrière-pensées politiques que les maires pourtant élus de Dakar (Sénégal) et de Moundou
(Tchad) ont maille à partir avec la justice de leur pays respectif, il en va tout autrement pour celui de Niamey (Niger).
En effet, pour ce dernier, c’est à cause de l’amoncèlement des ordures dans la ville de Niamey que le Président Mohamadou ISSOUFOU a pris la courageuse
décision de se séparer de l’homme dont il avait bien voulu faire naguère le principal gestionnaire de la capitale du Niger.
A contrario, mais pour les mêmes raisons pourtant, le Président de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui coule des jours tranquilles, voyageant
de part le monde où à l’évidence il passe le plus clair de son temps à s’occuper de ses affaires personnelles que de celles de la Mairie de Bangui. Ne
disait-il pas lui-même au lendemain de sa nomination qu’il était venu là faire des affaires !!!!!
Il ne se passe pas de semaines ou de mois sans qu’Emile Gros Raymond NAKOMBO ne draine au Président TOUADERA des « hommes d’affaires » de toute provenance
et dans des secteurs aussi divers que le transport public, la promotion immobilière ou le ramassage des ordures, pour ne citer que ceux-là.
Pour rameuter « ses » hommes d’affaires, NAKOMBO a battu tous les records des missions à l’étranger de tous ses prédécesseurs selon un ratio entre la durée
et le nombre de ces missions. Il les enchaîne à une cadence telle que leurs financements relèvent du casse-tête pour les caisses de la Mairie de Bangui,
très souvent sollicitées soit par réquisitions, soit par appels de fonds depuis l’étranger où il se trouve.
Dans son fonctionnement, M. NAKOMBO oublie royalement qu’il est à la tête d’un organisme sous tutelle d’un ministère avec à sa tête un Ministre.
Ce n’est un secret pour personne que très souvent même si le Ministre dont il dépend directement s’oppose à une de ses missions, il est néanmoins autorisé
par le Premier Ministre à partir. Véritable défi à l’autorité.
Les ordures ménagères générées par les banguissois, elles, n’attendent pas la fin des pérégrinations de M. NAKOMBO et s’amoncèlent au point d’atteindre
dans certains quartiers et décharges, des hauteurs surréalistes. La haute saison des pluies actuelle n’est pas pour arranger les choses, bien au contraire.
C’est ainsi que très souvent excédés, certains riverains de ces décharges de la capitale ont menacé à plusieurs reprises par médias interposés, d’assigner
en référé la Mairie de Bangui pour défaillance. Dès le lendemain de ces menaces, les ordures ont été immédiatement enlevées comme par hasard.
Entre les montagnes d’ordures, les herbes folles dans la ville, la gestion chaotique des cimetières et des pompes funèbres, la poussière, la boue en cas
de pluie, le mauvais état des routes de Bangui, les menaces de grève du personnel municipal, les missions, les décisions à l’emporte-pièce, M. NAKOMBO
semble de toute évidence perdu. Finie les opérations de démagogie dite « Toumba zendé ». Ce n’est donc que très logiquement qu’on peut en déduire que soit
il ignore les missions d’une mairie, soit il est véreux et limité, toute chose qui confine à l’incompétence. Cherchez l’erreur. Comment dans un tel contexte
comprendre qu’il soit plus occupé à faire des diplomates qui quittent notre pays des « Citoyens d’honneur de la ville de Bangui » qu’à assumer les charges
dévolues à un Maire ?
Une grande part de la responsabilité dans le choix d’une telle calamité est d’abord imputable à celui par la volonté duquel. EGR NAKOMBO a été désigné
à la tête de la Mairie de Bangui, c’est-à-dire le Président de la République Faustin Archange TOUADERA. Il est de notoriété publique que le passage de
M. NAKOMBO à la direction générale de la Société Centrafricaine des Tabacs (SCAT) CETAC ensuite – pourtant en situation de monopole –  n’a pas laissé que
de bons souvenirs. A preuve la situation a été enterrée sans que son principal gestionnaire n’encoure la moindre inquiétude. On comprend d’ailleurs aisément
pourquoi il a tout mis en œuvre pour être élu député en 2005 et pourquoi aussi il s’est porté par deux fois candidat à l’élection présidentielle en 2011
puis en 2016. Cette candidature est plus apparue comme une plaisanterie de la part d’un homme qui prend tout avec une simplicité déconcertante même s’il
n’en a ni les moyens financiers, ni surtout intellectuels.
Revenant à la Mairie de Bangui et au ramassage des ordures, il y a lieu de rappeler que depuis quelques mois déjà, l’Union Européenne a offert gracieusement
une demi douzaine de camions appropriés dédiés au ramassage des ordures et un grand nombre de bennes qui auraient dû soulager ce service primaire totalement
dénué de la Mairie. Rien n’y fait et il se morfond à longueur d’interview pour la subvention de 25 millions hebdomadaires dont ses prédécesseurs ont bénéficié
et pas lui. Vu son fonctionnement, le comble de la bêtise aura été de lui concéder cette subvention dont on imagine aisément la destination finale.
Il est hautement souhaitable qu’à l’exemple du Président ISSOUFOU au Niger, que le Président TOUADERA se fasse violence en décidant de mettre un terme
au mandat nominatif calamiteux actuel de M. EGR NAKOMBO à la Mairie de Bangui. Ce ne serait que justice, objectivité et  limitation à temps des dégâts
pour le grand soulagement des banguissois, du personnel de la Mairie de Bangui, des caisses de la Mairie….avant qu’il ne soit tard. Ce n’est qu’une œuvre
de salubrité publique qui rallongera pour la bonne cause la liste des Maires débarqués en 2017 pour mauvaise gestion et cupidité.

 

 

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Centrafrique : Vient de naitre, la ‘’Radio Bangui FM’’ de Adrien Poussou

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Centrafrique : Vient de naitre, la ‘’Radio Bangui FM’’ de Adrien Poussou

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2443.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Andrien Poussou lors de sa conférence de presse. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
Monsieur Andrien Poussou lors de sa conférence de presse. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 27 juillet 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’annonce de la création d’une nouvelle Station radio en République centrafricaine dénommée ‘’Radio Bangui FM’’ émettant sur 96.6, a été au centre d’un
point de presse animé ce mercredi 26 juillet 2017, à l’hôtel Oubangui par l’ancien ministre de la communication, M. Adrien Poussou. Il a été assisté d’un
doyen de la presse Prosper Yaka.

La radio Bangui Fm est une marque de la société Adrien Poussou Média SARL – un régis publicitaire enregistré au registre de commerce de Bangui sous le
numéro CA /BG /2017B448. C’est cette société qui procédera bientôt au recrutement du personnel de la nouvelle Station radio.

La ligne éditoriale est bien claire à en croire l’ancien ministre, Adrien Poussou, Président Directeur général de la radio Bangui FM,  cette radio intervient
dans le microcosme médiatique national en tant que radio citoyenne dont l’apport dans le développement culturel, économique, politique, social et éducatif,
sera indéniable. Elle se destine à la communication sociale et à l’éducation populaire en plaçant l’être humain au centre de ses préoccupations. D’où
son slogan, « la radio des gens ». Radio Bangui FM jouit d’une indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et se refuse d’être à l’origine d’expression
d’un parti. Elle ne peut subir aucun bien lien de subordination avec une puissance financière, une entreprise économique ou d’autres, tant au niveau des
organes de pouvoir que par le truchement de son financement.

L’ancien Ministre a souligné que, la radio Bangui FM est une radio indépendante, laïque et attachée aux droits de l’homme et attentive à l’environnement.
C’est une radio généraliste qui s’adresse à tout public, elle est respectueuse de la déontologie du journalisme et œuvre au rayonnement artistique de la
République centrafricaine. Elle respecte également la croyance et les choix philosophiques de ses auditeurs et ne fait pas du prosélytisme religieux. Elle
n’est nullement sous la tutelle d’une institution confessionnelle.

En effet, d’autres valeurs chères à la radio Bangui FM, c’est la pluralité, notamment sur le plan social, communautaire, artistique, culturel. La radio
sera un lieu de rencontres, de débats, d’analyses et d’échanges pour les différentes classes sociales, génération et communauté de la République centrafricaine.
Sur le plan politique, n’étant pas l’expression d’un parti politique, Bangui FM s’impose de pratiquer le pluralisme et l’expression de toutes les opinions
dans le cadre fixé par loi.

Le ministre Poussou a par ailleurs noté que radio Bangui FM est attachée au respect de la dignité de l’homme, de la femme et de l’enfant. Cette attention
est universelle et prend  donc en compte la condition humaine sur l’ensemble de la planète. Elle soutient les efforts de tous ceux qui se battent contre
l’intolérance, le racisme et les diverses exclusions ainsi que de ceux qui militent pour les droit de l’homme. Bangui FM affirme le droit l’existence de
toutes les communautés de la République centrafricaine. Elle rejette avec vigueur les discours qui visent à marginaliser ou exclure certaines d’entre elles
et en particulier le racisme. Œuvrant ainsi à la convivialité, elle condamne toute forme d’exclusion. Bangui FM appuie le travail de tout ce qui veut protéger
notre environnement ainsi, bien sûr, que de ceux qui se battent pour sauver la République centrafricaine des risques qu’elle encourt.

Tout compte fait, l’état actuel de la République centrafricaine affectée par les années de crise à connotation confessionnelle exige plus d’espace d’échanges
et de communications entre les filles et fils de ce pays. D’où tout le mérite de l’acte salvateur posé par l’ancien Ministre Poussou à travers cette nouvelle
radio au service de la paix et la réconciliation et le développement.

 

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Centrafrique : Le DG de Shelter-Afrique Femi Adewole, à Bangui pour créer une Banque de l’habitat

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Centrafrique : Le DG de Shelter-Afrique Femi Adewole, à Bangui pour créer une Banque de l’habitat

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2446.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Directeur Général de FEMI et le Ministre F. Gaby Leffa. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
Le Directeur Général de FEMI et le Ministre F. Gaby Leffa. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 27 juillet 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Ce mercredi 26 juillet 2017, dès les premières heures de la matinée, le Directeur général de Shelter Afrique, M. Femi Adewole a effectué une visite de
travail éclaire en République centrafricaine. Il s’agit de signer les documents nécessaires à l’appui de cette institution, en vue de la création d’une
Banque de l’habitat en Centrafrique.  L’artisan premier de cette initiative, le Ministre de l’Urbanisme et de l’habitat, Gaby Francky Leffa s’est réjoui
de la concrétisation de ce projet salutaire non seulement pour la reconstruction du logement et des édifices en Centrafrique, mais également de faciliter
la réconciliation nationale à travers l’habitat.

C’est très tôt à l’aéroport international Bangui Mpoko que Femi Adewole, Directeur général de Shelter Afrique a rencontré la presse à son arrivée. En présence
de son Directeur général Adjoint intérimaire, Oumar Diop, le Directeur général de Shelter Afrique explique personnellement l’objet de sa visite : « Ma
visite au niveau de la République centrafricaine qui a été rendue possible grâce au Ministre de l’Urbanisme et de l’habitat s’inscrit dans le cadre d’un
partenariat avec Shelter Afrique en tant qu’institution financière de développement de l’habitat et du logement en Afrique. Nous souhaitons, à travers
cette visite, développer et renforcer la coopération avec votre pays », a-t-il déclaré.

Au-delà d’un partenariat à développer pour l’habitat en Centrafrique, le Directeur général de Shelter Afrique s’est inscrit dans la peau du Centrafricain
meurtri par des années de crise militaro-politique à connotation confessionnelle pour décider de cet appui à la République centrafricaine. Selon le DG,
« Nous sommes conscients des besoins extrêmement importants aujourd’hui au niveau de la République centrafricaine. Shelter Afrique entend mettre en place
un partenariat solide, de le développer et de le fluidifier ».

De manière précise, l’intérêt premier de ce partenariat entre Shelter Afrique et le Gouvernement centrafricain réside dans trois éléments majeurs, selon
le DG. Le premier concerne le support de l’investissement que Shelter Afrique va mettre en place pour soutenir la création de la Banque de l’habitat de
la République centrafricaine. Il y a déjà des travaux qui ont commencé à être réalisés en ce qui concerne ce premier élément, a rassuré Femi Adewole. Le
deuxième élément de ce partenariat, c’est le financement de projets de logements dans le domaine économique et social en partenariat avec le Ministère
de l’Urbanisme et de l’habitat. Enfin, le troisième élément qui est non moins important également pour le peuple centrafricain, c’est la création d’emplois
en faveur des jeunes désœuvrés, puisqu’il s’agit de mettre en place un système de Travaux à haute intensité de main d’œuvres (THIMO). Le DG a expliqué
que c’est « parce qu’en faisant l’élément numéro 1sur  l’investissement de la Banque de l’habitat et en finançant les projets de développement dans le
domaine du logement et de l’habitat, Shelter Afrique va participer à la création de l’emploi au niveau du pays ».

Toujours à l’aéroport, le Ministre Gaby Francky Leffa, se réjouissant de la concrétisation du projet qu’il à longtemps porté pour le peuple centrafricain
aboutir, a rappelé que le Gouvernement tient beaucoup aux questions de la reconstruction de l’habitat et du logement, surtout après la dernière crise qui
a vu une nette augmentation de besoins de logements qui dépassent déjà les un millions de logements.

« Nous avons toujours compris et fait comprendre à nos compatriotes que la réconciliation chère à notre pays aujourd’hui sera possible que grâce aux efforts
du gouvernement, à travers l’habitat. Et pour cela, nous nous sommes résolument mis en travail sur la base de la Lettre de missions que le Premier ministre
nous a donnée pour pousser le plus loin possible le développement de l’habitat et du logement. C’est cette vision qui nous a guidés à mettre en place le
projet de création d’une Banque de l’habitat dans notre pays. Dieu merci, nous avons l’entière disponibilité de nos partenaires Shelter Afrique à nous
accompagner dans la dynamique. Il est question seulement aujourd’hui de signer les documents pour créer cette Banque d’habitat », a  déclaré le Ministre
Leffa.

En lançant cette dynamique, le Gouvernement, à travers le Ministère de l’Urbanisme et de l’habitat entend également rétablir la dignité des Fonctionnaires
et Agents de l’Etat qui partent à la retraite sans maison. «  Nous ne pouvons pas continuer à encourager les vieilles pratiques qui s’exercent dans notre
pays, notamment le fait que les Fonctionnaires et Agents de l’Etat qui ont travaillé pour le pays, partent à la retraite en restant dans des maisons de
location. Cet état des choses doit prendre fin. Et, c’est cela la RUPTURE promue par le Président de la République », a souligné le Ministre Leffa qui
explique par ailleurs qu’« à travers cet appui de nos partenaires de Shelter Afrique, nous allons créer cette Banque d’habitat, en sorte que chaque Centrafricain
qui travaille pour l’Etat puisse avoir une maison qu’il paie progressivement, selon une échéance convenue. En cela, il servira l’Etat dans la dignité et
l’honneur ».

Notons que la création de cette Banque de l’habitat viendra se greffer aux immenses chantiers de logements mis en scelle par le Ministère de l’Urbanisme
et de l’habitat.

 

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Centrafrique : L’OFCA, le congrès de la vérité

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Centrafrique : L’OFCA,  le congrès de la vérité

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2386.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC
La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC

 

Bangui, le 27 juillet 17

Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

 

Le dernier congrès du 19 au 21 juillet 2017 est celle qui prétend unifier les femmes de Centrafrique qui se sont mortifiées en, on ne sait comment dire,
des ailes qu’on ne peut qualifier.

On ne saurait mieux dire, qui de Marie Anick et de Virginie Baïkoua, a finalement eu raison avec la qui ? La vérité a finalement éclaté. Mme Margueritte
RAMADANE prend le règnes de l’OFCA pour 4 ans et même plus s’il plait à Dieu.

Marie-Anick Service et Meckassoua, deux électrons dangereusement libres pour mettre à terre la République. Dieu est seul témoin de ce que vit le peuple
Centrafricain. C’est des femmes, des enfants, des personnes de troisième âge qui en pâtissent, alors que Meckasooua et Anick Service sont en Europe sans
soucis de ce qu’ils ont semé en Centrafrique avant de s’en aller. Gloire à Dieu qui n’oublie pas son peuple de Centrafrique.

La preuve tangible est que le congrès, le véritable congrès de l’OFCA vient de se terminer avec l’élection d’un nouveau bureau dont nous portons à votre
connaissance la liste qui suit :

ÉLECTION DEMOCRATIQUE DU BUREAU DE L’OFCA: UN PARI GAGNE POUR LA MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET COMITE D’ORGANISATION

Les travaux relatifs à l’élection des membres du bureau de l’organisation des femmes centrafricaine (OFCA) ont démarré le Jeudi 20 Juillet et se sont poursuivis
dans la matinée du vendredi 21 Juillet 2017. Les personnalités élues sont :
♣ Présidente : Madame RAMANDAN Marguerite
♣ 1ère Vice-Présidente : Mme OUANGO Annette
♣ 2ème Vice-Présidente : Mme YINDOUA Anne
♣ 3ème Vice-Présidente : Mme BEANAM Florence
♣ 4ème Vice-Présidente : Mme AMADJIDA née NDAYE KONGAYE Florence
♣ Secrétaire Générale : Mme REDEBALE Antoinette
♣ Secrétaire Générale Adjointe : Mme OUAKA DAMBOUROU Justine Victoire
♣ 2e Secrétaire Générale : Mme LEBOUANDJI Lucienne
♣ 3e Secrétaire Générale : Mme FEIKERE Rita
♣ 4e Secrétaire Générale : Mme NDONGA Yvette
♣ Trésorière Générale : Mme OUAYERE PAWAMA Léa
♣ Trésorière Générale Adjointe : Mme DJAMANI Benjamine
♣ Déléguée aux Affaires Sociales : Mme NGBOZOUA Marie Claude
♣ Déléguée aux Affaires Juridiques : KOYAMBOUNOU Jacqueline
♣ Déléguée aux affaires Culturelles : IMIDJI Jeannette
♣ Déléguée à la scolarisation des filles : MONANGA Yvette
♣ Déléguée à la cohésion sociale : SANZE Colette
♣ Déléguée à la communication : DAYO Nicole
♣ Déléguée au Protocole YOKOMO Louise

C’était une grande satisfaction pour la ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baîkoua, qui s’est exprimée en ces termes
” C’est pour moi un réel plaisir et un soulagement de prendre la parole à l’occasion de la cérémonie de clôture des travaux du congrès de l’OFCA. Comme
je vous le disais à l’ouverture de ce congrès, celui-ci se tient après plusieurs années de troubles qui ont dénaturé cette institution, qui jadis faisait
la fierté des femmes centrafricaines et qui les représentait sur l’ensemble du territoire national et dans toutes les instances “.

La ministre Baîkoua a, par ailleurs ajouté que les nouveaux textes de bases qui régiront désormais de manière objective l’OFCA permettront aux femmes de
Centrafrique de ne plus avoir à faire aux dérives connues dans le passé et leurs permettront de démontrer que les femmes centrafricaines sont mûres et
responsables.

La réaction de la nouvelle présidente de l’OFCA Madame RAMANDAN Marguerite :

C’est un sentiment de joie pour l’honneur que mes sœurs m’ont faites en portant leur choix sur ma modeste personne. L’autre sentiment, c’est qu’Il y a
un défi qui est là et qu’il va falloir le relever. C’est pour dire que le plus dure reste à faire.

Maintenant que vous êtes élue, quelle sera la première action à faire pour la relance de l’OFCA ?

L’OFCA vient de retrouver toute sa légitimité et donc sa lettre de noblesse à travers ce congrès. Les femmes sont maintenant en ordre pour la marche vers
la reconstruction nationale. Il y avait une crise, mais ce congrès a mis fin à cela. Ceux à quoi nous devons nous atteler c’est de suivre notre feuille
de route, c’est-à-dire, mettre en œuvre toutes les actions que nous pouvons mener pour l’avancement de la femme centrafricaine.

Qu’allez-vous faire avec Marie Annick Service qui ne veut pas reconnaitre ce congrès à l’issue duquel vous venez d’être élue, présidente ?

Marie Annick Service, comme vous le savez, c’est une fille qui nous a beaucoup aidées en gardant la maison, OFCA. Elle n’a jamais été élue. C’est notre
fille. On lui jette des fleurs parce qu’elle a gardé la maison. Elle a beaucoup de courage.

Comment est- elle arrivée à l’OFCA ?

Pour une petite histoire, il y avait un congrès en 2008 qui a élu un bureau national. Malheureusement, il y a eu des démissions en cascades et Marie Annick
fait partie des femmes qui ont été coptées pour boucher les trous. Mais c’était au mépris des textes. Donc il n’y a jamais eu de légitimité par rapport
à ce bureau. C’est à partir de ce moment-là que les femmes se sont levées et ont fait une déclaration pour demander qu’on aille rapidement au congrès pour
légitimer notre organisation.

Malheureusement il y a eu beaucoup de perturbations qui ont entravé l’organisation du congrès, mais je crois que Marie Anick Service reviendra à la raison,
en comprenant qu’un congrès ne se passe pas de cette manière qu’elle est en train de faire.

En principe quand on organise un congrès, on fait son rapport moral, financier et quand ces deux rapports sont validés, on vous donne un quitus pour vous
permettre de vous présenter en tant que candidate. Ces règles n’ont pas été respectées et il y a une décision de justice qui pèse sur ce groupe-là. Cette
décision de justice les condamne depuis 2016 à ne plus poser des actes au nom de l’organisation des femmes centrafricaines. Donc à travers ce congrès,
on a légitimé notre organisation, mais nous allons faire une main tendue à elle et son groupe pour qu’elle nous rejoigne en revenant à la raison. On voudrait
bien la remercier de nous avoir gardé la maison mais malheureusement il y a eu beaucoup de dégâts là-bas, donc il va falloir réparer tout cela parce qu’il
y a une décision de la justice qui est là, et elle poursuit son travail.

L’Organisation des Femmes Centrafricaines est créée en 1960 par des femmes Pionnières de Centrafrique, dont la plupart ne sont plus de ce monde. Nous citerons
en exemple, Mme Marie-Josèphe FRANCK, initiatrice de l’Association, cette figure de proue qui a su avoir la confiance des autres mamans telles que Mesdames
Elisabeth DOMITIEN, Marie-Mathurine PAYAO, Antoinette DOUZIMA, Marthe MATONGO, Joséphine LOUEBA-MAÏDOU, Catherine LAMBAS, Cécile TETEYA, Gertrude DALLOT-BEFIO,
pour ne citer que celles-là sans oublié maman Marthe NGOMBE qui, selon la nouvelle présidente, a tenu à être présente à ces assises et qui a certainement
eu un contretemps.

 

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Centrafrique : Trois casques bleus marocains tués à Bangassou en 72 heurs

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Centrafrique :  Trois casques bleus marocains tués à Bangassou en 72 heurs

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2450.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Transport du cercueil du soldat marocain de la Minusca tué à Bangassou

 

Bangui, le 27 juillet 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

En l’espace de 72 heures, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) a perdu
trois soldats tous du contingent marocain dans l’unique localité de Bangassou – ville située à 700 km à l’Est de Bangui.

Cette information tombée depuis mardi soir a été finalement confirmée, ce mercredi matin par Vladimir Monteiro, Porte-parole de la Minusca. « Ces soldats
de la paix du contingent marocain ont été tués dans une embuscade tendue par des présumés anti-Balaka tandis qu’un autre soldat de la paix a été légèrement
blessé », a-t-il indiqué avant d’ajouter que « l’attaque a eu lieu alors que les casques bleus se ravitaillaient en eau pour les besoins humanitaires de
la ville. L’incident porte à trois le nombre de casques bleus ayant perdu la vie et à quatre, celui des blessés à Bangassou au cours de cette semaine

Dans une déclaration faite ce mercredi, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine et Chef de la Minusca,
Parfait Onanga Anyanga a réagi à cet incident en déclarant : « Je suis choqué par ces nouvelles pertes en vies humaines et je condamne fermement cette
violation flagrante du droit à la vie et du droit international ». Le Représentant spécial en a profité pour présenter ses condoléances aux familles éprouvées
et aux autorités du Royaume du Maroc.

A en croire Vladimir Monteiro, la Minusca a exprimé toute sa solidarité et tout son soutien au contingent marocain déployé à Bangassou et félicite ses
soldats de la paix pour leur courage et leurs immenses sacrifices qu’ils continuent de consentir dans l’adversité, pour la protection de toutes les populations
civiles à Bangassou et dans d’autres parties du pays, quelle que soit leur identité.

Sur place à Bangassou, la situation reste confuse après l’attaque d’un site de déplacés par des assaillants dimanche dernier. Le réseau téléphonique est
coupé.

Notons que ces deux cas de mardi dernier porte à trois le nombre des casques bleus tués en l’espace de 72 heures à Bangassou.

Et l’on se demande pourquoi, au lieu de continuer à pleurer, Parfait Onanga Anyanga ne change pas le continent marocain devenu persona non grata à Bangassou ?
Car, il y a véritablement crise de confiance entre population et ce contingent accusée à tort ou à raison de partialité. Puis, le même comportement décrié
des soldats tchadiens qui ont fini par être chassés au sein de la MISCA s’observe à Bangassou lorsque les Marocains considèrent finalement tout sujet non-musulman
d’Anti-balaka…

 

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Centrafrique : 120 gendarmes et policiers formés sur les métiers de la voie publique grâce au financement de l’UE

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Centrafrique : 120 gendarmes et policiers formés sur les métiers de la voie publique grâce au financement de l’UE

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2437.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les gendarmes et policiers en formation. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Les gendarmes et policiers en formation. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

 

Bangui 26 juillet 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

120 éléments des forces de l’ordre et de la sécurité intérieure dont 60 gendarmes et 60 policiers centrafricains ont été formés sur les métiers de la voie publique. Grâce au Programme de Réhabilitation des Secteurs de la Justice et de la Police (RESEJEP) financé par l’Union européenne, cette huitième session de formation a pris fin le 22 juillet 2017, à travers une cérémonie de remise de certificats aux récipiendaires.

Dans le cadre de la Réhabilitation des Secteurs de la Justice et de la Police en République Centrafricaine, l’Union européenne a financé la huitième session de formation des forces de sécurité intérieure. Les 120 gendarmes et policiers ont subit cette formation durant les 26 jours à l’Ecole Nationale de l’Administration et de la Magistrature (ENAM) à Bangui.

« Je suis très ravie de tout ce que j’ai appris durant cette formation. Nous sommes édifiés sur plusieurs domaines que nous allons mettre en pratique une fois dans nos services. Nous appris des choses sur la santé à travers le CICR, et certaines thématiques sur la voie publique. De surcroît, on nous a formés sur le geste technique de la Police. Cela nous a permis de travailler avec professionnalisme selon les principes d’intervention sur les voies publiques », a expliqué Girelle Aimée Gbopka, récipiendaire de la police.

Depuis plusieurs années, le projet de Réhabilitation des Secteurs de la Justice et de la Police (RESEJEP) doté de 15 millions d’euros, soit environ 10 milliards de FCFA, vient en soutien au Gouvernement centrafricain, en particulier pour la reconstitution de la chaîne pénale dans ses étapes essentielles notamment la police et gendarmerie, la justice et le système pénitentiaire.

Pour la restauration des missions de police et de gendarmerie sur Bangui, tombées en déliquescence après le passage de la rébellion Seleka en 2013, l’Union européenne a entrepris des actions d’urgence, au titre de son Instrument pour la stabilité et la paix, pour un total de 7,6 millions d’Euros, soit environ 5 milliards de FCFA.

D’importants défis restent à relever notamment pour ramener à l’intérieur du pays l’exercice de la justice, tant attendu par la population, et pour y déployer les Forces de Sécurité Intérieures (FSI), conditions indispensables au retour de l’autorité de l’Etat et de l’Etat de droit.

 

 

 

 

Centrafrique : le CAPMEA renait de ces cendres après des années d’inactivité.

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Centrafrique : le CAPMEA renait de ces cendres après des années d’inactivité.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2440.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le lancement officiel du CAPMEA. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Le lancement officiel du CAPMEA. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

Bangui 25 juillet 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Dans le cadre d’apporter son appui aux entreprises pour se relancer, le gouvernement centrafricain s’engage à remettre sur pied le Centre d’Assistance aux Petites et Moyennes Entreprises et à l’Artisanal (CAPMEA). A cet effet, le ministre de l’entreprenariat national Bertrand Touaboy a officiellement lancé le Conseil d’administration du CAPMEA à travers l’élection des responsables de l’institution.

 

Le coup d’Etat du 24 mars 2013 a détruit les activités du Centre d’Assistance aux Petites et Moyennes Entreprises et à l’Artisanal (CAPMEA). Les locaux abritant ce Centre ainsi que les équipements de travail avaient été pillés et saccagés. Les moyens financiers destinés au fonctionnement de ce Centre fait défaut.

 

Depuis le retour à la légalité constitutionnelle le 30 mars 2016, le gouvernement a affiché une détermination à remettre sur pied ce Centre d’appui. Avec l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD), par le truchement du PARCGEF et du FAGACE, le CAPMEA a déjà obtenu des mobiliers de bureau et des équipements informatiques pour faciliter le démarrage de ses activités.

Lors d’un point de presse à l’hôtel Legder à Bangui, le ministre de l’entreprenariat national Bertrand Touaboy a fait savoir qu’un bâtiment a même déjà été affecté au CAPMEA et n’attend que sa réfection permettant l’opérationnalisation de l’institution.

Le CAPMEA, il faut le retenir, a de multiples missions. Il s’agit d’assurer la promotion, l’encadrement et l’assistance technique, le suivi, l’audit, les conseils techniques et l’évaluation, la réalisation des études de préfaisabilités et de faisabilité des projets sous diverses formes et de l’octroi de crédits aux PME/PMI et du secteur informel.

 

D’après le membre du gouvernement, le CAPMEA a l’obligation de s’autofinancer, mais en raison de sa situation, le gouvernement s’est engager à l’épauler durant les trois années de son relèvement.

« De par les missions qui lui sont dévolues, le Centre d’Assistance aux Petites et Moyennes Entreprises et à l’Artisanal joue le double rôle d’incubateur et de pépinière d’entreprise », a indiqué Bertrand Touaboy, ministre de l’entreprenariat nationale.

Il a ajouté par ailleurs que la nouvelle vision du CAPMEA réside dans le fait que ledit centre va servir à mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière de promotion des TPE et des PME.

L’encadrement sur le secteur informel pour sa migration vers le formel fera aussi parti de la lettre de mission du CAPMEA. Le CAPMEA devra également se déployer dans les villes des provinces selon les besoins identifiés et les moyens disponibles.

 

Centrafrique : 4 agents de l’ONG DRC kidnappés par les Anti-Balaka.

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Centrafrique : 4 agents de l’ONG DRC kidnappés par les Anti-Balaka.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2268.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.
Gendarmerie de Bocaranga. Crédits Anselme Nbata. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 25 juillet 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Les Anti-Balaka, les miliciens animistes les plus dangereux comme leurs rivaux de la séléka, viennent pour une fois de franchir une étape dans leurs activités criminelles dans le pays.

 

Selon les informations parvenues à notre rédaction ce mardi après-midi, une équipe des agents de l’ONG internationale danoise DRC de la ville de Paoua en mission de travail à Bocaranga ont été kidnappés à leur retour vers Paoua par un groupe des hommes armés assimilés à des Anti-Balaka.

D’après certains témoins de cet enlèvement contactés par CNC, le rapt a eu lieu à seulement 10 km de Bocaranga sur l’axe Péndé. 4 agents du DRC dans lesquels se trouvaient 2 chauffeurs et 1 ingénieur agronome dénommé Robert Yandjiké n’ont pas fait des signes de vie après leur rapt cet après-midi.

Rappelons que dans ce secteur de la RCA, trois groupes armés se combattent depuis plus de deux ans. Mais à moins de 25 km de Bocaranga, ce sont les miliciens Anti-Balaka qui contrôlent la zone. Or selon les témoins, les kidnappeurs sont bel et bien des Anti-Balaka. Pourquoi un tel acte dû terrorise ? Revendiqueraient-ils des rançons ?

Affaires à suivre…

 

 

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RDCongo : un nouveau rapport international accable le clan Kabila

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RDCongo : un nouveau rapport international accable le clan Kabila

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Kinshasa, le 25 juillet 2017, CNC

Par : Renaud Girard, le Monde

Alors que Joseph Kabila se maintient illégitimement au pouvoir depuis décembre 2016, une enquête de deux ONG américaines révèle l’étendue des richesses et des réseaux d’affaires de la famille présidentielle.

Deux ONG américaines, le Groupe d’étude sur le Congo (GEP) et le «Pulitzer Center on Crisis Reporting» ont publié le 20 juillet 2017 un rapport sur les richesses et les réseaux d’affaires de la famille Kabila. Président de la République démocratique du Congo dont le mandat est expiré depuis le 19 décembre 2016, Joseph Kabila s’accroche au pouvoir, trouvant mille prétextes pour ne pas organiser les élections présidentielles, où il n’a pas le droit de se présenter en vertu de la Constitution.

Ce rapport, intitulé «les richesses du Président», fait suite aux révélations de l’agence Bloomberg sur le frère du Président, Zoé Kabila. Ces enquêtes, qui révèlent l’étendue de la corruption au sommet de l’Etat du plus grand pays d’Afrique francophone, surviennent dans un contexte d’insécurité dans les provinces centrales, de dérive autoritaire du régime, et de banqueroute des institutions financières.

Un empire économique tentaculaire

Lorsqu’ils arrivent en Tanzanie dans les années 1970 après avoir fui le régime Mobutu contre lequel le père de Joseph, Laurent-Désiré Kabila, avait mené une rébellion, les Kabila sont sans le sou. Dans une interview de 2006 au journal belge le Soir, la mère de Joseph expliquait que «si la vie dans le maquis était dure, c’était deux fois pire en Tanzanie. On n’avait rien…Je cultivais un petit lopin de terre et vendais mes légumes au marché, comme n’importe quelle pauvre femme africaine.»

Vingt ans plus tard, et fort de deux règnes familiaux à la tête de la RDC, Laurent-Désiré entre 1997 et 2001 et Joseph depuis 2001, le clan Kabila a accumulé une immense fortune. Ce système de corruption, aux ratifications multiples dans tous les paradis fiscaux du monde, s’étend des hydrocarbures à la restauration rapide, en passant par l’agriculture. Le rapport, publié après 20 mois d’enquête, révèle notamment que les Kabila détiennent plus de 80 entreprises au Congo et à l’étranger, 71.000 hectares de terres agricoles, et toutes les licences d’exploitation des mines de diamant situées le long de la frontière avec l’Angola.

Le rapport se fonde sur des documents publics légaux: titres de propriétés, documents de constitution de sociétés, procès verbaux de conseil d’administration. Il met en cause 13 membres de la famille Kabila, dont Joseph, sa femme Marie-Olive Lembe, déjà citée dans les «Panama Papers», sa sœur Jaynet – que certains voient comme un possible successeur au sommet de l’Etat -, et son frère Zoé, qui fait à lui seul l’objet d’une autre enquête, menée par l’agence Bloomberg.

Zoé Kabila serait très actif dans le secteur minier, où il jouerait notamment le rôle d’intermédiaire sur des gros contrats avec l’entreprise canadienne Ivanhoé.

Au fil des ans, les entreprises détenues par le clan Kabila ont bénéficié de contrats avec le gouvernement congolais, la Banque Mondiale, l’OPIC (Overseas Private Investment Corporation) – organisme d’aide publique américain -, et les Nations Unies, et dont les bénéfices se comptent en centaines millions de dollars. C’est le cas de nombreuses entreprises de la Première Dame.

Le Ministère des Affaires foncières a lui aussi souvent attribué des terres agricoles et pâturages à la famille. Toujours selon le rapport «les richesses du Président», l’entreprise Kwango Mines, contrôlée par Excel holding dirigé par la sœur de Kabila, Jaynet, détient à elle seule 53 permis d’exploitation minière alors que le code minier interdit d’en détenir plus de 50.

Une des explications du maintien au pouvoir

Ce rapport survient dans un contexte politique particulièrement tendu, alors que Joseph Kabila se maintient illégitimement au pouvoir depuis décembre 2016, date à laquelle il aurait dû, selon la Constitution qu’il a lui-même promulgué, organiser des élections et passer la main. Malgré les recommandations de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), de l’ONU, Joseph Kabila se maintient, envers et contre tout.

L’ampleur de sa richesse et de ses réseaux d’affaires explique peut-être cet acharnement à rester au pouvoir. Pour Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique centrale de Human Rights Watch, interviewée par le magazine Jeune Afrique, «la fortune de Kabila peut être l’une des raisons qui le poussent à s’accrocher au pouvoir».

Joseph Kabila laisse s’enliser une grave crise sécuritaire dans l’Est du pays, musèle la presse, invoque des prétextes économiques pour justifier la non-organisation des élections, poursuit ses opposants quand il ne peut les acheter. C’est le sort qui est réservé à Moïse Katumbi, son principal opposant, victime d’un acharnement politico-judiciaire monté par le pouvoir. Aujourd’hui en exil en Europe après s’être élevé contre les dérives de Joseph Kabila, son bilan d’ancien gouverneur du Katanga et sa popularité en font le recours naturel pour l’avenir de la RDC.

Un rapport qui résonne dans un contexte particulier

Alors que ce rapport met en lumière une corruption généralisée au sommet du pouvoir, le régime congolais n’hésite pas à réclamer de l’aide à la communauté internationale. La RDC souhaite entrer au Conseil des droits de l’Homme et devrait y faire son entrée en octobre 2017, malgré l’opposition des Etats-Unis.

Le 12 juin 2017, le Premier ministre congolais Bruno Tshibala demandait au FMI un «soutien financier dans le cadre de la facilité de crédit rapide». Le 5 juillet, la directrice générale du FMI répondait, en parfaite diplomate, qu’une «trajectoire crédible vers la stabilité politique sera probablement un prérequis» et que le soutien interviendra «dans un contexte permettant une amélioration de la situation macroéconomique».

Joseph Kabila s’étant montré incapable de bien gérer la RDC, les pays voisins, l’Union Africaine et l’ONU font tous leurs efforts pour persuader le président de quitter le pouvoir pacifiquement. Lui atermoie. Sans doute parce qu’il n’a pas encore trouvé la solution pour sécuriser tous ses biens mal acquis.

 

CENTRAFRIQUE : COMBAT DE CHEFS AU SOMMET DE L’ÉTAT.

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CENTRAFRIQUE : COMBAT DE CHEFS AU SOMMET DE L’ÉTAT.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/05/MECKA-ET-SARANDJI-2-1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MECKA ET SARANDJI 2

 

Bangui, le 25 juillet 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

MANŒUVRES ? INTOXICATIONS ? OU DIVERSIONS ?

 

L’affrontement est âpre. C’est un combat de sumos. L’issue en reste incertaine. Et le vainqueur ne sera pas forcément l’un des combattants présents sur le tatami.

          Car d’autres duels sans merci se déroulent également dans l’ombre. Celui qui se voit au grand jour n’est peut-être qu’une diversion. Un combat truqué, dont les arbitres sont des Machiavel.

          Qui sont ces arbitres ? Ce sont, à n’en pas douter, les tuteurs de toujours qui, depuis plus de soixante ans, lorgnent sur les richesses naturelles de ce pays maudit. De ce pays livré aux étrangers par ses propres enfants trop avides, dévorés par une appétence inextinguible à l’argent. Les architectes diaboliques des affrontements fratricides et suicidaires entretiennent le climat de chaos qui leur permet de continuer à piller la terre centrafricaine.

          Cette fois-ci, la catastrophe est imminente. Une guerre civile n’est pas à écarter.  Elle est d’ailleurs pratiquement déjà là.  Embryonnaire, mais menaçante. Après tant d’année de haine attisée par des éléments exogènes, tant d’années d’appauvrissement continu du territoire et de ses habitants alors que d’énormes potentialités auraient pu sortir la RCA du sous-développement, voilà le pays à l’agonie, à cause de l’incompétence de ses dirigeants, assoiffés de gains, manipulés par des tuteurs étrangers avides de profits.

          Ils ont perdu tout patriotisme et le peuple ne peut plus leur faire confiance. Les responsables de la descente aux enfers de la République Centrafricaine, chefs de gouvernement, ministres, hauts fonctionnaires, politiciens corrompus, continuent, en fait, à diriger un pays qu’ils ont mis en faillite.

 

TOUADERA VS MECKASSOUA : UN COMBAT FRATRICIDE QUI MINE LA CENTRAFRIQUE

          Pourquoi tant de haine ? Ne sont-ils pas tous les deux Centrafricains ? Au lieu de faire ce qu’il faut pour protéger leurs compatriotes et leur nation, ils se déchirent. En temps de guerre, les deux pouvoirs, l’exécutif et le législatif, devraient, au contraire, agir de concert pour rechercher la paix (SIRIRI) et la réconciliation. Leurs affrontements ne peuvent que profiter aux groupes armés qui tiennent le haut du pavé et dictent leur loi.

          Face à cette situation inextricable, il faudrait s’unir et non se diviser. Malgré les effroyables soupçons qui pèsent sur le président de l’Assemblée nationale, malgré le passé sulfureux qu’on lui attribue, avec le recrutement de mercenaires destiné à provoquer un soulèvement populaire afin de destituer Touadera et même attenter à sa vie, malgré la corruption avérée des députés pour qu’ils acceptent de l’élire au perchoir de l’Assemblée, il faut que cessent les accusations gravissimes qu’on porte contre lui. Seule, une enquête judiciaire pourra déterminer leur bien-fondé.

          Abdou Karim Meckassoua devra alors s’expliquer, pour infirmer ou confirmer les rumeurs désastreuses qui courent sur lui. En attendant, dans l’intérêt du pays, il faut arrêter cette guerre de tranchées au sommet de l’état. Les efforts des dirigeants doivent se concentrer sur le redressement d’un pays à la renverse. D’un pays en voie de partition et de dislocation avancées.

          Pour l’heure, on ne peut que demeurer inquiet. Les nouvelles en provenance de la République Centrafricaine sont alarmantes. Très alarmantes. C’est une catastrophe annoncée. Des bains de sang et des génocides à venir.

 

POURQUOI NE PAS ASSOCIER LES CENTRAFRICAINS AUX INITIATIVES DE PAIX ET DE RÉCONCILIATION ?

          L’accord de paix qui a été signé à Rome n’est pas appliqué par les belligérants. Les massacres et les crimes contre l’humanité continuent. La dernière réunion de Libreville sous l’égide de l’ U.A. (Union Africaine), risque, elle aussi, de rester sans suite.  Il est à craindre que les résultats de ces rencontres, qui sont des actes de bonne volonté, ne soient pas probants, tant qu’elles se tiendront hors du territoire centrafricain et en l’absence des citoyens eux-mêmes.

          L’inclusion des Centrafricains dans la recherche de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation est la condition sine qua non qui permettrait d’obtenir des résultats valables. Malgré les immenses difficultés, les Centrafricains veulent avoir la maîtrise de l’avenir de leur pays. L’initiative des forces internationales et des O.N.G. consistant à convoquer des réunions sur la paix hors de la Centrafrique ressemble à une culture hors sol. Libreville 1, Rome et Libreville 2 nont abouti à rien. L’insécurité est toujours là, sur 60% du territoire. Le gouvernement n’est pas à la hauteur de la situation.

 

UN COMITE DE SAGES MÉDIATEURS ?

          Le moment est peut-être venu de rechercher d’autres pistes de négociations pour la paix. Pourquoi ne pas constituer un comité de sages, comme l’ont fait les Sud-Africains au moment de leur réconciliation ? Il suivrait les leçons humanistes de l’« Ubuntu », cher à Desmond Tutu, larchevêque sud-africain prix Nobel de la paix.  Il inciterait à réunir autour d’une table toutes les parties prenantes pour qu’elles construisent, ensemble, une réconciliation durable.

          Mais il ne faudrait pas que cette réunion de la dernière chance échoue, comme elle l’a fait à Libreville et à Rome. Il importe, auparavant, de régler la question cruciale de l’impunité.

          A Rome, les rebelles ont obtenu que leurs crimes ne soient pas punis. Ils ont réclamé une amnistie générale. Est-ce acceptable pour les Centrafricains ? Peuvent-ils oublier les milliers de morts, les villages incendiés, les exilés de l’intérieur et de l’extérieur, l’avenir compromis pour toute la jeunesse d’un pays en ruine ?

          La paix ne s’établira jamais d’une manière durable sans la comparution des auteurs de crimes contre l’humanité devant la Cour Spéciale de Bangui. Les rebelles doivent être convaincus de crimes et se repentir en demandant pardon au peuple centrafricain pour les atrocités qu’ils ont commises.

          C’est seulement à partir de ce moment-là que le comité des sages pourra prendre la main et mener les négociations nécessaires pour, enfin, faire entrer le pays dans la paix.

                                                                                                                     

 

 

JOSEPH AKOUISSONNE          (24 juillet 2017)

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

Centrafrique : les secteurs de la justice et de la police dotés d’un palais de justice moderne et de moyens roulants sur financement de l’UE

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Centrafrique : les secteurs de la justice et de la police dotés d’un palais de justice moderne et de moyens roulants sur financement de l’UE

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2428.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le nouveau palais de justice à Bangui. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Le nouveau palais de justice à Bangui. Crédits photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

Bangui 24 juillet 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

L’Union européenne a renforcé les capacités des secteurs de la justice et de la police centrafricaine. Grâce au Programme de Réhabilitation des Secteurs de la Justice et de la Police (RESEJEP) financé par l’Union européenne, la justice centrafricaine dispose désormais de nouveaux bâtiments, de véhicules et de motos. La cérémonie de la remise de ces dons a eu lieu le samedi dernier dans les locaux du palais de la justice, en présence du premier ministre, du Directeur général de la coopération internationale et du développement à la commission européenne, Stefano Manservi et du corps diplomatique dont le diplomate européen Jean Pierre Raymondet Komoye.

Il s’agit au total 10 motos, 4 véhicules de type 4.4, d’un bâtiment qui ont été remis à la justice centrafricaine. Ce don en moyens mobilier et immobilier permet au secteur de la justice centrafricaine de travailler dans des conditions requises. Le bâtiment abrite le Tribunal de Grande Instance de Bangui, alors que les moyens roulants servent à la police judicaire de mieux œuvrer pour la redynamisation de la justice centrafricaine.

« La justice et la lutte contre l’impunité cristallisent des attentes immenses, et répondent à une aspiration nationale profondément ancrée en Centrafrique. La population l’a clairement fait savoir, notamment lors des consultations à la base dans tout le pays et lors du forum de Bangui en 2015. J’en veux pour symboles la coopération étroite avec la Cour Pénale Internationale, et la mise en place de la Cour Pénale Spéciale, dont le Procureur spécial et 6 magistrats ont prêté serment le 30 juin dernier… La promotion de l’Etat de droit, de la justice et des droits de l’homme sont des objectifs essentiels de l’engagement de l’Union européenne aux cotés des autorités centrafricaines.», a fait savoir Jean-Pierre REYMONDET-COMMOY, Ambassadeur de l’Union européenne en Centrafrique.

Les travaux de ce nouveau palais de justice ont un coût de 566 million de francs CFA. Le nouveau Tribunal de Grande Instance de Bangui comprend deux (2) bâtiments disposant de deux salles d’audiences respectivement de 200 et de 300 places, une vaste salle de délibération, un local pour les détenus, deux salles pour les témoins, deux pour les victimes, deux pour les avocats et une trentaine de bureaux. Dans son discours, le ministre de la justice se réjouit de cet appui constant de l’Union européenne.

« La justice est donc un idéal, là où la démocratie est un espoir. La justice est un chemin d’humilité qui a besoin d’un lieu particulier. Elle a besoin d’un espace propre puisque le procès est un rituel qui s’inscrit dans une structure bien définie, un lieu clos séparé du reste de la ville. Une fois de plus, au nom du département et du gouvernement, je dis merci à l’Union européenne, car enfin les magistrats, avocats, greffiers et autres acteurs de la justice pourront recentrer désormais leur action. C’est ici l’occasion d’attirer l’attention des chefs de juridiction et de tous les acteurs de la justice de veiller scrupuleusement au bon usage de ces importants outils de travail », a déclaré le ministre de la justice Flavien Mbata.

Programme de Réhabilitation des Secteurs de la Justice et de la Police (RESEJEP) s’inscrit dans le premier axe stratégique apportant un appui à la mise en œuvre du Programme Décennal de Réforme de la Justice en République Centrafricaine. Le Projet RESEJEP a été objet de la convention de financement signée entre l’Union européenne et la République Centrafricaine. L’objectif général de ce projet est de contribuer à la consolidation de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance en République Centrafricaine.

 

 

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Centrafrique: l’Union européenne décaisse 13 des 42 milliards pour les projets de développement.

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Centrafrique: l’Union européenne décaisse 13 des 42 milliards pour les projets de développement.

 

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Le Président Touadéra et Le Directeur Général au Développement de l’UE à Bangui. Credit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

Bangui 24 juillet 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Pendant que les centrafricains commençaient à douter du décaissement des fonds promis par les bailleurs de fonds lors de la table-ronde de Bruxelles en novembre dernier, voilà que les choses sérieuses se précisent pour le peuple. Les retombées de la table-ronde de Bruxelles commencent à être mises à la disposition du gouvernement centrafricain pour mettre en exécution le plan de relèvement de la RCA. Lors d’un point de presse le 21 juillet 2017 au palais de la présidence en marge de sa visite à Bangui, le Directeur général de la Coopération Internationale et du développement de la Commission Européenne, Stefano Manservi, a annoncé, le décaissement de 20 millions d’Euro soit 13 milliards de francs CFA à l’Etat centrafricain.

 

En effet, les dividendes de la Conférence des Bailleurs de fonds de Bruxelles au profit de la RCA commencent à tomber. Car après l’annonce du décaissement de 15 millions de dollars du FMI soit 9 milliards 420 millions de Fcfa, d’ici le mois d’août 2017, la RCA vient de parapher un document de décaissement de 20 millions d’euros soit 13 milliards de FCFA avec l’Union Européenne. La signature de ce document a été faite le vendredi dernier entre le président Faustin Archange Touadera et le Directeur général Stefano Manservi.

 

Aussitôt après cette signature, Stefano Manservi a indiqué que ce financement permet au gouvernement centrafricain de s’attaquer à trois (3) pilier pour le relèvement de la République Centrafricaine. Il s’agit du secteur de santé, de l’éducation et de la restauration de l’autorité de l’Etat.

Ce financement est en partie la somme de 64 millions d’Euro dont l’Union Européenne s’est engagée à financer les projets de développement de la République Centrafricaine.

 

Selon des sources dignes, l’Etat centrafricain percevra 6 milliards de F.cfa de l’Agence Française de Développement et 8 milliards de la Banque mondiale au mois de novembre. En décembre l’Etat centrafricain percevra encore 9 milliards, voire le double si le ministère des Finances passe la 3e revue du FMI avec succès.

 

Pour la présidence de la République, c’est grâce à la rigueur dans la gestion de la chose publique que le gouvernement centrafricain sous l’impulsion du Président Touadera est considéré comme un modèle dans le monde. Cette bonne nouvelle favorisera le développement effectif de la RCA. Cependant, le gouvernement centrafricain doit profiter des retombées de ces fonds pour alléger la souffrance des populations meurtries par la crise ayant déchiré le pays.

 

 

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Centrafrique : arrestation de soldat-voleur des motos au centre-ville de Bangui.

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Centrafrique : arrestation de soldat-voleur des motos au centre-ville de Bangui.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2418.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les motos

 

Bangui, le 24 juillet 2017.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

selon un adage populaire, 99 jours pour le voleur, 1 jour pour le propriétaire. C’est en quelque sorte le resumé de ce qui est arrivé à un soldat-Faca surnommé dans les rues de Bangui “Faca-voleur”. Spécialisé dans le vol des motos dans les rues de la capitale centrafricaine Bangui, le célèbre Faca-voleur vient d’être arrêté par les Gendarmes dans le parking de l’agence Ecobank à Bangui.

D’après les dernières nouvelles, notre Faca voleur ne savait pas qu’il est traqué par les forces de l’ordre. Le samedi dernier, il est allé pour la nième fois sur le parking de l’agence Ecobank au centre-ville pour cambrioler une autre moto. Par malheur, il a été arrêté sur-le-champ.

Conduit à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI), le présumé voleur avoue ses actes et tente tout de même de les justifier par la galère qui le frappe.

Pour les agents de l’Ecobank, c’est un immense soulagement. Peut-être notre Faca voleur prendra sa responsabilité pour dénoncer ses complices aux enquêteurs, expliquent-ils à CNC.

Il est important de souligner aussi que le nombre des braquages à main armée explose en ce moment à Bangui. Dans des nombreux cas, les hommes en tenue  seraient mis en cause.

Affaires à suivre…

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CENTRAFRIQUE : LA RAISON PERDUE DES UNIVERSITAIRES QUI GOUVERNENT LE CENTRAFRIQUE

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CENTRAFRIQUE : LA RAISON PERDUE DES UNIVERSITAIRES QUI GOUVERNENT LE Centrafrique

 

Le President Faustin Archange TOUADÉRA.
Le President Faustin Archange TOUADÉRA.

 

Bangui, le 24 juillet 2017.

Par : Alain Nzilo, Directeur de rédaction du CNC.

Entre les tueries de masse dans l’arrière-pays, le contrôle des ¾ du territoire par les groupes armés, la faillite des systèmes sanitaire et éducatif, l’état de quasi abandon des infrastructures routières, les coupures de courant et les ordures ménagères qui envahissent la ville de Bangui, le lancement des premières émissions de la télévision privée VISION 4 au cours d’une cérémonie « placée sous la très haute impulsion » ( !!!) selon la formule à la mode depuis l’avènement de Touadéra au pouvoir, de celui qui a solennellement prêté le serment de garantir la sécurité au Peuple centrafricain et de son territoire, le Président Faustin Archange TOUADERA apparait comme une sortie politique ratée.

Le choix de cette cérémonie d’inauguration par le Chef de l’Etat en personne qui aurait même pu prétexter du deuil qui la personnellement frappé à savoir la disparition brutale de sa tante maternelle, eu égard à son contexte d’insécurité endémique que traverse toujours le pays, est pour le moins troublant pour le commun des mortels dont l’obsession aujourd’hui se résume à l’interrogation de savoir quelle solution trouver à l’insécurité et son corollaire, le massacre des populations innocentes.

A l’opposé, il est tout de même surprenant de constater que l’esprit du tandem d’universitaires et d’académiciens qui gouverne la Centrafrique à savoir Mathieu Sarandji et Faustin Archange Touadéra, pourtant prédisposé à résoudre des équations plus complexes, ne soit pas en mesure de saisir la priorité d’une situation qui crève les yeux à première vue. Le bon sens, jusqu’à preuve du contraire, reste la chose la mieux partagée au monde.

Peut-on en déduire que nos célèbres académiciens ont désormais perdu leur bon sens, grisés qu’ils sont par le fait et la jouissance du pouvoir ? On ne saurait aller si vite en besoin.

Outre son serment constitutionnel, le Président Touadéra a fait de la restauration de la sécurité la priorité n°1 de son programme de gouvernement, si tant est qu’il en ait un.

Un peu plus d’an seulement après son investiture, le pays s’est embrasé avec son cortège de malheurs. A tel enseigne que beaucoup regrettent déjà son élection à la tête du pays. Pour beaucoup d’autres aussi, il n’est plus que le Président de la capitale Bangui, puisqu’il ne parvient pas à assurer la sécurité à ses compatriotes de l’arrière-pays. Jugement peut-être excessif !

La charge émotionnelle liée au deuil reste encore une réalité centrafricaine. Elle s’accompagne de privations de tout ce qui est superflu et surtout de réjouissance, ce qui est en contradiction avec ce que la télévision offre aux téléspectateurs.

Ce n’est pas dans ce contexte où la terre crache le feu et où les morts se comptent encore par dizaines si ce n’est par centaines, que le Peuple se divertira raisonnablement devant un poste téléviseur. Qui plus est, lorsque la source d’énergie manque ou n’est disponible que selon le jour, l’heure ou le quartier.

Comme nous l’affirmions en introduction, ce ne sont pas les priorités et les urgences qui manquent en Centrafrique. On n’en a que l’embarras de choix.

Alors que les médias publics nationaux sont à l’abandon, le comble de l’indécence a été franchi par cette cérémonie de promotionnelle exception assurée à un média privé et étranger de surcroît. Il suffit d’écouter les discours prononcés à cette occasion pour s’en convaincre et s’en outrer. Cette démarche présente tous les relents d’une opération maffieuse. Cerise sur le gâteau, le Pr se permet le luxe de décorer des hommes d’affaires qui n’ont même pas encore fait leurs preuves dans notre pays !

Il est urgent que nos illustres académiciens reviennent sur terre, oublient leurs formules mathématiques les plus complexes ainsi que les griseries du pouvoir qui sont à mille lieux des préoccupations et attentes vitales et urgentes du Peuple centrafricain, pour mettre en cohérence les priorités, les urgences et les attentes du peuple avec les choix du gouvernement afin d’apporter des solutions basiques simples et réalistes à ses problèmes quotidiens. Pour l’heure, la télévision ne constitue nullement une urgence prioritaire pour le commun des mortels que sont les Centrafricains.

Avec quel théorème faut-il expliquer cela pour le faire comprendre au célébrissime professeur et son « doungourou » de PM Mathieu Simplice Sarandji !

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Centrafrique : Une manifestation de trop projetée par soutiens de Touadera pour dénoncer des coups d’Etat

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Centrafrique : Une manifestation de trop projetée par soutiens de Touadera pour dénoncer des coups d’Etat

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2316.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Faustin archange TOUADÉRA et Simplice Mathieu SARANDJI. Crédits photo RJDH.
Faustin archange TOUADÉRA et Simplice Mathieu SARANDJI. Crédits photo RJDH.

 

 Bangui, le 24 juillet 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

Alors que les frasques des soutiens du Président de la République, le 29 juin dernier devant le Palais de justice après un procès avorté contre eux, restent vivaces dans les esprits, voilà que ces soutiens du Chef de l’Etat annoncent un autre mouvement d’envergure à Bangui. Lors d’un point de presse animé vendredi dernier à Bangui, leur Porte-parole a fait savoir que la date du 4 août 2017 verra une gigantesque mobilisation populaire ponctuée par une marche pacifique pour demander le départ du Président de l’Assemblée nationale cité, selon lui, dans des sulfureux dossiers de coup d’Etat.

Dans la vague d’accusations de certaines personnalités de la République d’être des intelligences de certains mouvements de déstabilisation du pouvoir en place, le Président de l’Assemblée nationale vient d’intégrer la liste après Anicet Georges Dologuélé, certains leaders de l’opposition démocratique et compagnies. Abdou Karim Meckassoua lui, a été publiquement cité par les soutiens de Touadera d’avoir « recruté des mercenaires » pour attenter à la vie du Président de la République.

Blaise Didacien Kossimatchi, Porte-parole du Comité de soutien au Chef de l’Etat a justifié à la presse que cette accusation portée contre le Président du Parlement n’est pas gratuite, puisque, selon lui, certains mercenaires tombés dans les mailles des forces de sécurité, ne sachant parler ni Sango ni Français, ont avoué être recrutés par ce dernier pour accomplir le sinistre dessein.

C’est dans la suite logique de cette dernière accusation que les soutiens de Touadera projettent leur action du 4 août prochain. Pour paraitre plus sérieux face aux journalistes, Didacien Kossimatchi annonce que « les banderoles sont en confection, les sifflets sont prêts et toute la population se prépare pour exiger la vérité et la démission de ces putschistes à la tête de notre noble institution ».

Jusque-là, l’on ne sait pas à quoi ressemblera cette journée du 4 août 2017 à Bangui.

Attendons de voir…

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Centrafrique : Meckassoua utilise la presse pour redorer son blason.

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Centrafrique : Meckassoua utilise la presse pour redorer son blason.

 

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Bangui, le 24 juillet 17

 Par : Pau Sérémalet, contributeur indépendant du CNC,

 

Meckassoua le démolisseur du peuple Centrafricain croit se tirer d’épingle en multipliant les interviews aux médias. Après RFI, il s’est une fois de plus confié à Jeune Afrique pour raconter ses sordides alors que tout le pays sait déjà et dorénavant qu’il est ligué contre la paix et le développement de la Centrafrique. Nous portons à votre portée le contenu analysé et commenté de ses propos par des centrafricains lambda.

 

A propos de l’islamisation du peuple centrafricain.

Question de JA : La confessionnalisation semble parfois miner les débats parlementaires. Est-ce une réalité ?

Il y a des signaux contradictoires. Je suis musulman et j’ai été élu confortablement, alors que les musulmans ne sont pas plus de 10% dans l’assemblée. D’un autre côté, quand des exactions sont commises, au lieu de désigner « tel groupe armé » qui en est l’auteur, certains vont cibler « les musulmans de tel coin ». C’est un souci.

Mais je veux préciser que souvent, le vocabulaire confessionnel masque des soucis d’ordre économique. On entend souvent parler de « musulmans » à l’Assemblée pour en fait parler des pasteurs nomades. À nous d’ôter aux débats sur les couloirs de transhumance cette apparence confessionnelle. J’aimerais mener des formations à ce sujet d’ailleurs : bien d’autres pays africains connaissent la même problématique et nous pourrions mutualiser nos efforts.

Commentaire du citoyen lambda

La réponse d’Abdou Karim Meckassoua traduit clairement sa vision de transformer la RCA en un pays de peuls. Sans transgression aucune, il l’affirme à haute et intelligible voix à travers ses propos qui précèdent.

L’erreur qu’il est en train de commettre, le sachant pourtant bien est que le pourcentage des musulmans parmi la population centrafricaine n’arrive même pas à 10% sur une population total d’au moins 5 millions d’habitants.

Justement c’est lui, avec les quelque goulas, roungas, youlou et certains bandas ndélés qui ont, pourtant relevé un point crucial des manquements de gouvernance des hautes autorités centrafricaines depuis l’indépendance du pays, tendant à marginaliser certaines provinces du pays, mais qui n’ont pas su comment l’exprimer pour de véritables solutions de développement qui ont mené la Centrafrique au bord, si non, au très fond du pire sans précédent que vie le peuple en ce moment.

On aurait compris si et seulement si les musulmans dont se réclame Meckassoua sont capables de gérer ce pays si Dotodja qui a pris ce pays en otage et qui l’a plongé dans un cycle infernal de violence, tuerie, destruction par arme et incendie des biens et des vies humaines, avait tenu lorsqu’il a marché avec succès sur Bangui. Mais où est-il ? Pourquoi mettre le feu à la brousse et ne pas chasser les ras pour aller se réfugier ailleurs alors que l’incendie prend une terrible l’ampleur ? Est-ce Meckassoua, un autre musulman qui peut l’éteindre ? Même si l’histoire ne marque la mémoire des centrafricains, c’en est de trop pour que cette fois-ci le Centrafricain ignore la laïticité de sa nation et accepter qu’un musulman gouverne la RCA. Jamais de la vie.

A propos de la discorde entre l’exécutif et le législatif

Question de J A : On a l’impression qu’il y a aujourd’hui une discordance entre les voix des appareils législatif et exécutif…

Réponse de Meckassoua : Oui, il y a des preuves de délitement. Lorsque Touadera a été élu, il y a eu des troubles dans quatre ou cinq préfectures. Aujourd’hui, quatorze préfectures sur seize recensent des violences. Il y a une réduction de ce qu’on peut appeler « l’espace républicain ».

Face à cela, les députés s’exaspèrent, tout comme de nombreux fonctionnaires et représentants de l’État, qui de nouveau, se retrouvent concurrencés par des entrepreneurs politico-militaires. Beaucoup attendent une réaction plus ferme et ne comprennent pas pourquoi l’exécutif semble rencontrer avec plus de souplesse les représentants des groupes armés plutôt que le législateur…

Commentaire d’un ministre conseiller à la présidence,

Comme le ridicule ne tue pas en Centrafrique, Meckassoua n’a pas honte d’élever les lanternes sur ce qu’il a pu semer. C’est vrai, diront des gens aguerris, Meckassoua a raison de dire en public que lui seul et non l’assemblée nationale qui est l’émanation du peuple est contre une autre émanation du peuple.

Touadéra n’a pas pris le pouvoir de l’Etat par coup d’Etat comme Meckassoua se propose de la faire. Il a été élu. Meckassoua s’est targué d’avoir été élu confortablement mais il a manqué de dire à quel pourcentage. Disons-le, puisque tout le monde entier le sait déjà, Touadéra qui est à la tête de l’exécutif, 1er pouvoir dans un pays démocratique a été élu à plus de 62%.

Là n’est pas le problème. Est-ce que dans un régime démocratique le président d’une assemblée ou d’un parlement commande le président de la République dont il est la seconde personnalité après lui ? Lui-même était parti pour occuper ce siège, mais qui l’a reconnu si ce n’est que ses richesses frauduleuses et son argent salle qui l’ont porté au sommet d’une assemblée nationale que les centrafricains, malgré leur entredéchirèrent ont peiné à mettre en place. Qu’il laisse Doléguélé se prévaloir de ce poste qu’il a acheté à vil prix dire des choses comme-çà, on comprendrait. Mais il est quoi ? Quel est sa cote de popularité en Centrafrique. Puisqu’il est un impeccable mafioso, il s’est déporté dans la mafia européenne pour n’aboutir qu’au néant dont il la représentation physique.

Pour revenir à ce qu’il a dit par rapport au nombre des préfectures sous l’emprise des rebelles, il serait très honnête de sa part d’avouer qu’il est l’artisan de cette insécurité. A travers certains de ses ouailles, ce dernier a mis le feu partout ; même des rebelles proclament haut et fort qu’ils jouent au pyromane. L’exemple le plus probant est celui de la Ouaka, de la Haute Kotto, de Bangassou qui sont sous le feu. Ces rebelles travaillent pour son compte dans les zones diamantifères et aurifères pour lui permettre de financer le désordre en RCA.

Ce qu’il faut dire aux centrafricains c’est que MEKASSOUA est un couteau à double tranchants, un virus pour la population. L’argent qu’il donne à tour de bras n’est autre chose que le prix du sang des centrafricains et du pillage organisé des ressources naturelles de notre pays.

A propos de la paix en Centrafrique.

Question de J A : Vous avez récemment proposé un plan de paix. Quelle est son originalité ?

Tous les plans proposés se basent sur l’idée d’une négociation entre le gouvernement et les groupes armés. Le plan que j’ai proposé, lui, place les victimes au centre du processus de reconstruction. Le conflit a fait des victimes dans toutes les régions, dans toutes les communautés. C’est dur à dire, mais c’est devenu un liant.

On peut construire une dynamique autour de cela et s’éviter les habituelles exigences des groupes armés en matière d’amnistie. Par ailleurs, mon plan accorde de l’importance à la question des déplacés, complètement oubliés des autres plans de paix.

Analyse et commentaire d’un membre de la société civile centrafricaine,

Ça c’est des leurres. Quand Meckassoua dit qu’il est pour la paix en Centrafrique. Qui entretient présentement les peulhs armés qui incendient, violent, assassinent et détruisent massivement dans l’arrière-pays ?

Il suffit de voir, d’écouter et de toucher du doigt les pauvres victimes dont les récentes sont de Rafaï, Zémio pour comprendre que l’allégeance des peulhs à Meckassoua est une véritable hécatombe pour le régime actuel.

Le président de la République, certains ministres dont des natifs de la région et ceux-là qui ourdissent un gros complot contre le peuple centrafricain tel que ce négrille d’Onanga Anyanga et les céphalopodes de casque bleus de la Minusca, ont fait le déplacement, et c’est seulement le président de la République, Chef de l’Etat et son ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale qui ont eu des larmes de crocodile. Le natif de la région, un zandé comme tout autre zandé en la persone de charles Armel DOUBANE, a préféré rire pour dire que dans le malheur on peut pleurer tout comme on peut rire. Et c’est ça la bonne manière de ce fallacieux Meckassoua de faire la paix en Centrafrique qu’il chante à qui veut l’entendre qu’il aime. Attention aux loups qui portent un déguisement d’agneaux.

Il faut rappeler que ce plan de paix n’est que le plagia du forum de Bangui ponctués de quelques points subtils que MEKASSOUA pense en user pour mettre en marche son plan machiavélique. Comme il est l’un des entrepreneurs de la violence et il veut absolument avec la bénédiction de son parrain Denis Sassou NGUESSO amnistier tous ses rebelles. Les choses seraient plus simples si le Président et le PM faisaient partie de leurs sectes. Le Ministère de la justice prenne ses responsabilités et le procureur de la République fasse son travail pour enfin ouvrir une enquête à propos des agissements du président de l’Assemblée Nationale. Prochainement nous présenterons la liste des députés ayant des contentieux en justice et qui par coïncidence se retrouve dans sa famille politique au niveau de cette institution combien noble. A bon entendeur, salut

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UE/RCA : Stefano Manservisi impressionné par une petite Ong ‘’Les Flamboyants’’

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UE/RCA : Stefano Manservisi impressionné par une petite Ong ‘’Les Flamboyants’’

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2414.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Organisation Non Gouvernementale (ONG) internationale impressionnante

 

Bangui, le 24 juillet 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Samedi 22 juillet 2017, l’Ong ‘’Les Flamboyants’’ de l’honorable Anne Maie Goumba, enfuie dans le quartier Malimaka dans le 5ème arrondissement de Bangui, a reçu la visite du M. Stefano Manservisi, Directeur général de la Coopération et de développement de la Commission européenne qu’accompagnaient l’Ambassadeur de l’Union européenne en République centrafricaine, M. Jean Pierre Reymondet Commoy et le Représentant du Fonds fiduciaire Bêkou. C’était en marge de la visite de Stefano Manservisi en terre centrafricaine.

« Je suis impressionné d’abord par la vision de la Présidente de cette association de permettre à tellement de personnes, des femmes et surtout des personnes à risque d’être protégés, et maintenant d’être aidés à marcher sur leurs propres jambes », s’est exclamé M. Stefano Manservisi. Et d’ajouter, « je suis également impressionné par le travail effectué au niveau du Centre d’écoute et de formation, l’introduction au travail, mais aussi la formulation des projets pilotes dont j’ai personnellement vu les machines ici. C’est extraordinaire ».

Cette visite s’inscrit dans le cadre de l’agenda de la mission de M. Stefano Manservisi, Directeur général de la Coopération et de développement de la Commission européenne en Centrafrique – une visite express qui a eu lieu le soir même du samedi 22 juillet dernier au siège de l’Ong ‘’Les Flamboyants’’.

Evidemment, outre le siège local confortablement installé qui honore toute Ong digne de ce nom, l’Ong ‘’Les Flamboyants’’ compte à son actif plusieurs réalisations. Les expositions qui ont été faites attestent bien de la densité du travail qui se réalise à ce niveau. Plus de 300 femmes formées en alphabétisation ; 63 Groupements appuyés et accompagnés dans divers domaines d’activités génératrices de revenus ; plusieurs personnes ayant bénéficié des services et assistance dans le cadre du Centre d’écoute ; les bénéficiaires directs et indirects du Centre de santé ; ainsi que les enfants entretenus à travers les activités récréatives, sans compter des victimes et/ou personnes vulnérables, tous ont répondu témoigné les réalisations de proximité de l’Ong ‘’Les Flamboyants’’.

Après avoir fait tout le tour des expositions, M. Stefano Manservisi ne pouvait dire rien d’autre que de conclure que « Ce que cette Ong est en train de faire mérite bien d’être visité, mais surtout d’être connu partout en Centrafrique, voire même ailleurs parce que c’est un exemple de bonne pratique et d’espoir – deux choses qui vont toujours ensemble ».

Pour la petite histoire, l’Ong ‘’Les Flamboyants’’ est une Ong qui œuvrait ici depuis 2013 auprès de la population du 5ème arrondissement. Elle a commencé avec un Centre médico-social, puis un Centre d’écoute avec des activités variées telles que l’alphabétisation, les activités génératrices de revenus, ainsi que des activités récréatives pour les enfants.

Pour justifier sa naissance, la fondatrice l’Honorable Anne Marie Goumba déclare que « Nous avons mis en place cette Ong suite aux événements de 2013 dans le but de donner espoir aux victimes ». Ceci en signe de résilience communautaire, puisque la fondatrice a noté que « Nous avons pensé que les gens ne vont pas quand même continuer à pleurnicher éternellement. Il faut qu’on arrive à faire quelque chose en sorte que chacun puisse subvenir à ses besoins. C’ainsi que nous avons poussé et accompagné tous ces gens qui ont exposé leurs produits que vous voyez ici dans le cadre de cette visite du Directeur général de Fonds Bêkou ».

De toutes les manières, les perspectives s’annoncent meilleures pour le partenariat avec l’Union européenne, puisque la visite a débouché sur les intentions réelles du Directeur général de la Coopération et de développement de la Commission européenne de vouloir poursuivre, voire améliorer le soutien à l’Ong ‘’Les Flamboyants’’.

« Mon ambition tout de suite, c’est de continuer à les aider dans leur projet de développement, notamment de continuer à travailler ensemble pour permettre à l’Ong ‘’Les Flamboyants’’ de consolider les réalisations que nous avons été témoins aujourd’hui pour que cela puisse donner l’exemple à d’autres », a annoncé M. Stefano Manservisi. Et de poursuivre, « Je pense que le pays a besoin de la société civile qui passe de la peur au travail. C’est cela, notre ambition de pouvoir compter sur des partenaires exemplaires comme cette Ong pour être utiles. Tout ce que j’ai vu aujourd’hui me fait chaud au cœur. Parce que ne je vois pas que des projets, mais je vois également des gens, des enfants, des femmes qui partaient de la violence pour sortir d’un métier ou de crédit. Cela est extrêmement fondamental et beau ».

Que l’initiative de ‘’Les Flamboyants’’ serve d’école pour la crédibilité des Ong locales ou nationales au service du bien-être du peuple centrafricain.

CENTRAFRIQUE : LA NATURE AYANT HORREUR DU VIDE, DES INTRUS PYROMANES S’INVITENT POUR PALLIER À LA DÉMISSION DU POUVOIR.

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CENTRAFRIQUE : LA NATURE AYANT HORREUR DU VIDE, DES INTRUS PYROMANES S’INVITENT POUR PALLIER À LA DÉMISSION DU POUVOIR.          

 

 

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Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.

Bangui, le 24 juillet 2017, CNC.

Par : Bernard Selemby Doudou.

 

Suite aux rumeurs fagocitées de coup d’État, un climat de terreur et de psychose s’est emparé de la population centrafricaine meurtrie et lassée par la longue crise politico-militaire. Ces rumeurs sont la dérivée d’une série d’arrestations des ressortissants tchadiens séjournant illégalement sur le territoire national caractérisé par la porosité des frontières. En effet, le President du comité de soutien du President de la République qui serait un fonctionnaire du ministère de l’Education Nationale s’est arrogé le droit d’organiser une conférence de presse relayée à outrance sur les médias nationaux et qui accuse outrageusement les représentants des institutions de la République d’un projet de déstabilisation du régime.

 

Par définition, une conférence de presse est un événement médiatique durant lequel une ou des personnalités invitent les journalistes pour les informer sur une problématique et de répondre à leurs questions. Ces accusations et soupçons de coup d’État enveniment, détériorent la cohésion synergique des organes de l’État, paniquent la population et surtout découragent les éventuels investisseurs. Le mutisme coupable de gouvernement, la réaction tardive et ambiguë de la présidence de la République face à des accusations aussi graves qu’ incendiaires donne le sentiment d’approuver ces âneries et interloque le citoyen lambda qui refuse de croire à la démission de l’autorité devant les responsabilités régaliennes mais s’interroge : un guérisseur traditionnel aussi peut-il organiser à son initiative une conférence ou un point presse relayé exagérément sur les médias nationaux ?

Comment une tierce personne qui ne représente aucune autorité peut-il accuser publiquement les dignitaires du pays sans être inquiété ? Au nom de quel mandat cet intru s’exprime ? Ces actes et agitations engagent-ils la présidence ou le gouvernement ? N’est ce pas une stratégie de détourner l’opinion nationale et internationale sur les cuisants échecs du régime ? Lorsqu’on plaide la cause du roi, on se croit tout permis ? D’ailleurs, c’est quoi un comité de soutien à un President de la République ? Quelles sont ses missions ou feuilles de route ? Quelle est sa place dans l’organigramme de la présidence de la République ? Quel est son statut juridique ? Quelles sont leurs limites ? Qui fait quoi dans ce pays ? Ce pyromane a t-il mesuré la portée de son acte ? Quelles sont les réactions du procureur de la République et du garde des sceaux ? Même seulement une information judiciaire suffisait. Sous d’autres cieux, cet imposteur serait déjà aux arrêts et il lui fallait une batterie d’avocats de grande pointure pour qu’il recouvre sa liberté car la liste des chefs d’accusations sont longues : atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, incitation à la haine et à la violence, usurpation d’autorité, diffamation, dénonciation calomnieuse etc…

L’absence de sanctions pénales et/ou disciplinaires confirment l’aval du pouvoir ? Les preuves de ses accusations ne se résument qu’aux cinq avatars constitués volontairement prisonniers pour les besoins de la cause et le tout sous la bénédiction du pouvoir ? Croyez-vous vraiment que ces cinq cultivateurs qui sont arrêtés peuvent renverser un régime protégé par les casques bleus lourdement outillés ? Pourquoi sommes-nous étonnés que les bailleurs qui ont promis à Bruxelles se rétractent ? On note aussi l’indifférence du régime face au massacre de son peuple, on ne pense qu’à son pouvoir et à son renouvellement en 2021. Mais à ce rythme, qui seront les électeurs de 2021 ? Existe t-il une prime aux meilleurs acteurs qui déstabilisent par tous les moyens la classe politique centrafricaine ? Comment expliqué le fait qu’au moment où les centrafricains sont en manque de sécurité, le pyromane est accompagné dans ses déplacements par les forces de l’ordre ? Nous constatons après analyse que le pouvoir fabrique lui-même ses opposants, leur donne des armes pour le combattre car la désaffection est notoire à sein de la population y compris ses propres fanatiques au point que le régime perdrait lamentablement si les élections de 2021 étaient organisées aujourd’hui. Le pouvoir est en perte de repère, tourne en rond et se mord la queue à l’image du résultat du baccalauréat 2017. Apres les accusations et soupçons de la classe politique, vint le tour du President de l’assemblée nationale, alors à qui le prochain tour ?

En outre la présidence de la République doit recruter un régulateur pour mettre en phase ses réactions souvent tardives à l’actualité car le monde évolue et la présidence doit prendre le bon wagon. Pour finir, nous rappelons que dans des grandes démocraties à travers le monde, on démissionne lorsqu’on perd le contrôle du tableau synoptique de gestion de la chose publique. Le President de la République n’est pas le seul maître à tout faire. Sa responsabilité est présumée parce qu’il est le capitaine du bateau. Les responsables nommés dans les différents services doivent aussi jouer leurs partitions pour que prospère notre jeune démocratie. Mais attention, ne le dites. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 21 juillet 2017.

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                            Tel : 0666830062

 

Monsieur Bernard Selemby Doudou, l'auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

 

Centrafrique : vol en série des motos par des hommes en tenue à Bangui inquiète la population.

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Centrafrique : vol en série des motos par des hommes en tenue à Bangui inquiète la population.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2395.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Taxi moto de Bangui

 

Bangui, le 21 juillet 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si en Centrafrique le nombre d’accidents de circulation impliquant des motos est en forte hausse ces 5 dernières années, celui du vol ou de braquage de ce type d’engins est aussi en nette progression. La particularité de ce dernier temps, la plupart des vols des motos opérés à Bangui sont effectués par des hommes en tenue militaire.

 

Il est vrai qu’à Bangui, certaines personnes ne veulent pas qu’on parle des dérapages des soldats Faca

Pour éviter le non-réarmement de ces derniers qui sont utiles dans la lutte contre l’insécurité dans le pays. Le problème, ne pas parler des actes barbares de certains de nos soldats Faca, c’est en quelque sorte les cautionner, les encourager ou les accompagner dans cette mauvaise voie.

Depuis quelques semaines à Bangui, des choses étonnantes se passent en plein jour devant même des passants impuissants : le vol des motos par des personnes en tenu militaire.

 

Qui sont ces voleurs des motos ?

Difficile de le savoir. Mais selon plusieurs sources concordantes émanant de la gendarmerie nationale, ce sont effectivement des vrais soldats Faca et non les faux qui ont eu cette mauvaise habitude de s’attaquer aux biens de leurs compatriotes. Ces soldats voleurs, selon un officier de la marine nationale, n’ont aucune pitié s’il s’agit de passer à l’acte.

Mardi 18 juillet dernier en plein centre-ville de Bangui vers 11h du matin, une série de vols spectaculaire de 3 motos opérée dans la concession de l’Agence Ecobank montre à quel point ces Voleurs s’organisent de plus en plus d’une manière professionnelle.

Selon les faits qu’on a pu recueillir auprès de l’une des victimes qui est aussi un homme de tenue, vers 11h et demie du mardi dernier, il s’était rendu à l’agence principale d’Ecobank pour ses opérations bancaires personnelles. Une fois arrivé sur place, il a pris les soins de garer sa moto dans la concession surveillée de la banque tout en bloquant son guidon. Après quelques minutes passées à l’intérieur de l’agence, l’homme n’a pas retrouvé sa moto stationnée dehors. Immédiatement, il a signalé les faits aux responsables de sécurité d’Ecobank qui ont pu visionner le vol de sa moto grâce aux caméras de surveillance installées dans la concession. Selon la vidéo enregistrée, c’est un homme en tenue qui était venu en Premier déverrouiller le guidon de la moto, puis un autre en tenue civile est venu par la suite la démarrer pour s’échapper avec.

Chose bizarre, au même moment, une autre personne a perdu aussi sa moto dans les mêmes circonstances et mêmes gestes.

D’après une source policière proche de ce dossier, l’exploitation de cette vidéo leur a permis déjà de repérer ce soldat braqueur.

Entre-temps, la question que tout le monde se la pose est de savoir s’il y’a des complices parmi les agents de surveillance en poste ce jour ?

Rappelons que le week-end dernier, un caporal-chef avait volé la moto d’un sergent au Pk12. Par malheur, le caporal-chef voleur a été rattrapé. Il se trouve actuellement dans la geôle de la brigade territoriale du Pk12.

Contacté par CNC, un officier de l’État-Major nous a expliqué qu’il est urgent pour la Faca de revoir les dispositifs disciplinaires de certains soldats incorporés à partir de 2003. Le Gros du souci se trouve à ce niveau.

Pour les Banguissois, seule la méthode mazanguée pourrait résoudre ce phénomène… Affaires à suivre.

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Centrafrique : Bac 2017 : Des lamentables résultats qui accusent

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Centrafrique : Bac 2017 : Des lamentables résultats qui accusent

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2349.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les élèves du lycée de Gobongo dans le 4e arrondissement de Bangui. CopyrightCNC

 

Bangui, le 21 juillet 17

Par : Herman THEMONA CNC,

 

17 997 inscrits comme candidats. Seulement 987 admis au 1er tour soit environ 5% et un peu plus de  2 500 autorisés à passer le 2ème tour. Un fiasco total qui accuse et interpelle tout le système de l’éducation nationale en Centrafrique.

Certains ; pour ne pas dire tous les élèves candidats au baccalauréat 2017 de la Capitale ont voulu marcher pour protester contre les résultats du Bac 2017. Mais est-ce que ça vaut la peine ? Où doit on chercher les raisons de ce cuisant échec qui interpelle tous, élèves, parents d’élève, enseignants, administrateurs scolaire pour ne pas dire tout le système éducatif centrafricain.

Des enfants intraitables et insoumis partout

D’abord au niveau des élèves qui ont passé l’examen. Les résultats tels que diffusés démontrent à suffisance que les élèves de Centrafrique ne reflètent pas les niveaux des classes qu’ils fréquentent. C’est cela la baisse des niveaux dont ne cesse de décrier. Ils veulent descendre dans la rue pour démontrer quoi ? Leur incapacité à étudier, à montrer qu’ils ne peuvent rien faire de bon toute leur vie ? C’est vraiment regrettable que ceux-là qui sont appelés devenir les soutiens du développement futur du pays se comportent en de véritables désobéissants.

Désobéissants, le mot n’est pas accidentel. Sur tous les points, les élèves de maintenant montrent qu’ils sont des rebelles, des insoumis, d’abord aux instructions de leurs parents dont ils ont l’habitude de traiter comme des « vaut rien dont le temps est déjà passé ». Ce qu’ils oublient ou alors négligent de manière à creuser leur tombe eux même est que la première éducation dans la vie commence par ceux qui donnent la vie. Et ce sont les parents, que ce soit géniteurs ou ceux qui élèvent par ce que les aléas de la vie l’ont voulu ainsi.

Obéir aux parents, respecter et mettre en pratique leurs instructions est une bénédiction et de la grâce que Dieu Tout Puissant accorde à celui qui suit e commandement venu de la bible car la bible dit ceci : « enfant honore ton père et ta mère, suis leurs instructions et tu auras longue vie »

Qui des enfants d’aujourd’hui s’adonnent à cette recommandation biblique ? Peu sont ceux qui mettent en pratique ces principes bien nombreux sont ceux qui disent aller à l’église et appartenir à des mouvements religieux sensés les éduquer.

Parlant de l’éducation de base, il y a l’église qui est parfaitement indiquée pour transformer les jeunes. Mais hélas, c’est même de là que proviennent des comportements anti social et les dérives de beaucoup de jeunes. Mais là n’est pas la préoccupation du jour car il s’agit du Bac 2017.

Des enseignants non méritants et trop avide d’argent

C’est une situation très déplorable qui mérite un colloque d’évaluation, d’analyse et de formulation de recommandations fortes pour que les enseignants ne soient plus recrutés par clientélisme, népotisme et tout ce qui a trait à ce genre de comportement qui frustre et détruit le pays.

On ne dira jamais assez. Lorsqu’on parle de baisse de niveau des élèves, à qui la faute ? Sans doute la faute est partagée. Nous venons ci haut de parler des enfants qui veulent toujours des solutions faciles au lieu de s’adonner au travail. Mais qui à l’origine des solutions faciles ? C’est bel et bien les enseignants.

Du primaire au supérieur, ceux-là qui sont appelés à donner la connaissance ou le savoir aux enfants n’en possèdent pas. Ils ne méritent pas les titres qu’ils portent. Certes, ce n’est pas tout le monde. Mais beaucoup sont ceux-là qui ont atterri dans l’enseignement non par vocation, mais accidentellement puisque les aléas de la vie les y ont forcé. Combien ont trainé leur derrière à l’université de Bangui changeant et fréquentant tous les départements pour revenir en arrière et aller acheter le concours d’entrée à l’ENI ? Triste réalité que personne, ni mêmes les enseignants n’oserait remettre en question. Résultat, aucune notion exacte à transmettre aux enfants qui quittent leurs parents sans autres notions que l’éducation de base. Cette lourde responsabilité qui repose sur les épaules des enseignants du primaire n’est plus respectée comme jadis où dès la classe de CM2 et rien qu’avec le Certificat d’Etude Primaire Elémentaire, nous avions de bons commis d’administration qui ont fait la valeur du pays devant les colons.

Même sorti de l’ENI de Bambari et après deux ans d’étude, on écoute jamais ces enseignants s’exprimer correctement en français. D’ailleurs, c’est le sango qu’ils parlent puisque leur français est très déplorable. Il n’y a pas que ceux du primaire. L’ENS qui formait très bien des enseignants du secondaire est agenouillée aujourd’hui à cause de l’achat des notes et surtout le téléchargement des cours qui ne sont pas préparés par les enseignants qui doivent les dispenser, la fabrication, la vente des polycopies dont les vendeurs ne sont pas les auteurs à des étudiants à qui aucune explication n’est donnée et qui doivent se débrouiller pour comprendre le cours. Où allons-nous avec ce système ? Un cours doit être sérieusement préparé par l’enseignant avec des exercices de compréhension et d’assimilation. Mais télécharger des trucs que d’autres mettent en ligne et en être incapable d’expliquer, n’est pas la baisse de niveau des enseignants qu’on a l’habitude de reposer sur les élèves ? Il y a de quoi à y réfléchir.

Dans tout ce qui précède, ce qu’il faut retenir en définitif est la totale défaillance du système éducatif centrafricain. Accusé un système c’est autant dire quelque chose sur ses responsables. Or les responsables c’est qui ? C’est sans détour aucun le gouvernement, et à travers le gouvernement, ceux qui sont nommés à la tête et dans les branches de l’éducation nationale. Des « vaut rien » qui ne se soucient que de leurs bouches et non de l’avenir du pays. Ce n’est pas nous qui le disons, mais c’est sorti de la bouche du Directeur des examens et concours nationaux qui a commenté favorablement les résultats du Bac 2017 en parlant de vrais admis. Oui, nous ne remettons pas en cause que seulement 5% des candidats inscrits au bac aient fait réussite. C’est un gros progrès lorsqu’on sait que les examens en Centrafrique ne sont plus des tests d’évaluation du savoir et des compétences. C’est plutôt un test des capacités des parents à soudoyer pour que leurs enfants réussissent. L’argent est un bon maître mais plutôt un mauvais serviteur a-t-on l’habitude de dire.

Des parents qui programment la mort subite de leurs enfants.

Toi parent qui veut la réussite de tes enfants qu’en brandissant l’argent, as-tu bonne conscience du service que tu rends à ton pays ? L Centrafrique s’était démarqué, au temps de la colonisation par le nombre de ses fonctionnaires qui étaient envoyés partout en Afrique Equatoriale Françaises. C’est parce que les colons reconnaissaient en eux des valeureux fonctionnaires et agents. Ce n’est pas qu’ils achetaient les postes qu’ils occupaient, mais ils les méritaient. Pourquoi aujourd’hui aller à l’achat des diplômes. Les fils qui se voient propulser parce que les parents sont potentiellement capables, savent-ils ce qui les attend là où ils doivent servir.

Allez voir dans les institutions internationales dont les représentations sont en Centrafrique, combien sont les fils du pays qui y travaillent ? Presque personne puisqu’en terme de statistique, on irait à 0,000 et quelque %. Est-ce grandissant pour le pays ? Des Centrafricains n’ont-ils pas des diplômes dignes pour occuper ces postes ? Certes qu’il y en a qui des références plus supérieurs aux autres étrangers qui pullulent par exemple à la Minusca. Une honte pour le pays. Un parent doit avoir besoin de sauvegarder sa vieillesse en élevant ses enfants dans la droiture et non dans la fausseté. Quel esprit transmettre à sa progéniture si l’on se prête déjà à faut.

Un système éducatif à remettre en cause

Pas de bla-bla maintenant, nous y revenons dans notre prochain article sur le Bac 2017.

 

Copyright2017CNC.

 

 

NDLR : selon nos informations, suite aux différents articles publiés par CNC sur les examens du baccalauréat 2016 et 2017, le Ministre de l’Éducation nationale a voulu frapper fort les esprits pour se démarquer de la faillite de notre système éducatif. D’ailleurs,   Certains correcteurs nous ont expliqués sous couvert de l’anonymat que certaines notes des élèves ont été volontairement réduites, les accusant d’avoir triché sans aucune preuve. nous reviendrons sur cette affaires dans nos prochains articles.

 

 

 

 

 

Centrafrique : Le DG des Douanes Frédéric Inamo interdit des dépotages à Douala et augmente le nombre de convoyages hebdomadaires.

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Centrafrique : Le DG des Douanes  Frédéric Inamo interdit des dépotages à Douala et augmente le nombre de convoyages hebdomadaires

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2398.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Inamo, Directeur Général des Douanes. Crédits photo : Fred Krock. CopyrightCNC
Monsieur Inamo, Directeur Général des Douanes. Crédits photo : Fred Krock. CopyrightCNC

 

Bangui, le 21 juillet 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La stricte interdiction des dépotages au Port autonome de Douala et l’augmentation de deux à trois convoyages hebdomadaires Bangui-Beloko, ainsi que le rappel à l’ordre des sociétés de transit irrégulières en Rca ont été, ce mercredi 19 juillet, au centre d’une réunion expresse convoquée par le Directeur général des Douanes et Droits indirects, M. Théodore Frédéric Inamo avec ses partenaires transporteurs et opérateurs économiques.

Dorénavant, plus question d’opérations illicites de dépotages des marchandises à destination de la République centrafricaine au Port autonome de Douala. C’est une instruction salutaire du Ministre des Fiances et du Budget, Henri Marie Dondra en réponse aux multiples cas de fraudes qui se produisent sur l’unique corridor en fonction, Bangui-Beloko. Le Dg Inamo en a expliqué les biens fondés, ce mercredi à ses partenaires transporteurs et opérateurs économiques.

Devant la presse, le DG des Douanes se résume : « L’interdiction des dépotages au niveau de Douala fait partie des instructions ministérielles. Vous n’êtes pas sans ignorer qu’il y a beaucoup d’obstacles qui gangrènent les innovations au niveau des recettes douanières, entre autres le dépotage. L’on remarque avec regret que les opérateurs importent des marchandises containerisées, mais une fois au Port autonome de Douala, ils dépotent. Cet acte est strictement interdit par le Code de Douane. On ne peut pas manipuler ces marchandises celées dans des containers », a-t-il noté.

Il dénonce par ailleurs qu’au niveau du Port autonome de Douala, au moment de ces dépotages, les marchandises sont déversées d’une part sur le territoire camerounais, de l’autre à destination du Tchad, et c’est une partie qui arrive en Centrafrique. Ce qui est plus grave, c’est que les partenaires techniques et financiers de la Rca suivent très bien la traçabilité de ces marchandises, puisqu’ils ont les données au niveau des pays exportateurs, alors qu’à l’arrivée à Bangui, ils ne trouvent plus ces marchandises. Cela fausse toutes les données.

Ce ton de fermeté du DG a été relaxé par le message de soulagement qui vise à augmenter le nombre de convoyages hebdomadaires Bangui-Beloko de deux à trois. « C’est l’attente des autorités centrafricaines qui, suite à la dernière Revue du Fonds monétaire international, ont recommandé l’augmentation du nombre de convoyages, notamment de deux (02) à trois (03) par semaine. C’est ainsi que vous avez constaté la fois dernière, la préoccupation des partenaires sur les recettes d’où l’action salutaire qu’ils ont posée en dotant notre institution de six (06) véhicules », a relevé Dg Inamo.

Dorénavant, les jours de mardi, jeudi et samedi sont retenus en commun accord avec les transporteurs et opérateurs économiques pour ces convoyages en escorte chaque semaine. Le DG Inamo annonce en même temps que lancement officiel de ces opérations sera effectif dès la semaine prochaine.

Evidemment, cette mesure tonne comme un ouf de soulagement. Le témoignage de Bouba Aboubakar, Représentant résident de Transimex en dit long : « Je comprends par cette initiative que le Gouvernement de la République centrafricaine est en train de faire des efforts pour faciliter le transport, parce qu’avec l’escorte que nous pratiquons maintenant, deux jours de convoyage par semaine a été véritablement contre-productif pour les transporteurs. C’est pourquoi la décision du Gouvernement de ramener à trois convoyages est un ouf de soulagement. J’en suis très fier ».

Quant à l’instruction d’interdiction de dépotage au Port de Douala, Aboubakar estime que c’est une bonne décision puisque ce ne sera pas seulement la République centrafricaine qui gagnera, cela va limiter la fraude certes, mais cela va décongestionner le Port de Douala qui a toujours eu des problèmes de congestion, et enfin les opérateurs gagneront eux-aussi à travers la sécurisation de leurs marchandises ».

Notons qu’à la fin de la réunion, le DG a rappelé très fraternellement à l’ordre ses partenaires transporteurs, notamment les sociétés de transit irrégulières de se mettre en règle, puisque les irréguliers sont les plus souvent facilitateurs des dépotages frauduleux. « Sur une trentaine de maisons de transit dans notre pays, dix seulement sont en règle », a confié le DG Inamo.

 

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Centrafrique : L’OFCA fait l’acrobatie avec la presse

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Centrafrique : L’OFCA fait l’acrobatie avec la presse

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2386.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC
La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC

 

Bangui, le 21 juillet 2017

Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

 

Premier à appeler les journalistes et premier à Saboter les journalistes. Ce n’est qu’en RCA qu’on peut assister à une telle acrobatie. Et le cas frappant c’est le congrès de l’OCFA où les journalistes venus nombreux pour la couverture médiatique ont été forcés à repartir dans leur rédaction respective sans les facilités de transport pourtant prévues dans le budget que l’OFCA a présenté au gouvernement et dont l’argent lui a été décaissé en conséquence. Que vaut la presse devant l’OFCA ? C’est la question que la presse se pose.

La mésentente, péché originel de l’OFCA, persiste et signe. Malgré la confirmation par arrêté ministériel du Comité d’organisation du congrès de l’OFCA, ce qui lui a valu des prérogatives d’autonomie dans la gestion des fonds alloués par l’Etat centrafricain, c’est-à-dire payés par les contribuables centrafricains, certaines femmes qui se disent femmes juristes, continuent de torpiller cette unique et digne organisation qui, de par les termes de son statut, prend en main la destinée de toutes les femmes centrafricaines.

Objet de plusieurs rejets à cause des désordres indescriptible que seule l’OFCA est détentrice du titre foncier (TF), le congrès, deuxième du genre en moins de deux mois, devrait être un fiasco à cause du comportement de la présidente et de la trésorière générale qui, pour la première fois sont appelées à gérer plus de 36 millions de F CFA que le trésor public a eu peine à décaisser.

Pourquoi appeler des journalistes pour communiquer autour de ce congrès si leur présence n’en valait pas la peine ? C’est le 4ème pouvoir dans un état démocratique comme la Centrafrique aspire l’être. Mais si des femmes, soit disant juristes, c’est-à-dire pratiquant le droit se mettent à boycotter le droit de la presse, alors, où allons-nous ?

L’OFCA, tout comme beaucoup de départements ministériels en Centrafrique doivent savoir que la presse ou particulièrement les journalistes ne sont pas des mendiants. Les professionnels des médias, il est vrai, si beaucoup d’entre eux exercent le métier sans le mériter car n’étant pas ressortissant d’école de journalisme ou de communication, mettent en œuvre pour que ce qui se passe dans le pays soit connu. C’est un devoir de reconstruction du pays qui est dans le gouffre.

Mais allons-nous reconstruire le pays quand certains s’y mettent avec abnégation alors que d’autres comme les membres du comité d’organisation du congrès de l’OFCA voient seulement la couleur de l’argent qu’ils n’ont pas produit mais qui leur a, généreusement, été alloués par les contribuables centrafricains via le trésor public ?

Voilà pourquoi nous pouvons, en conclusion, dire que l’OFCA n’est pas une organisation non gouvernementale comme on lisait ce jour du 19 juillet 2017 sur la banderole des protestataires de ce congrès qui ont proclamé ceci, nous citons : « Non au 2ème Congrès, l’OFCA est une ONG, le gouvernement viole la constitution et la loi 1901 ». C’est bel et bien un organe politique de soutien à tous les régimes qui se succèdent en Centrafrique. C’est pourquoi, puisque c’est l’argent du contribuable centrafricain qui a financé le congrès, le peuple réclame un audit des finances qui ont servi à l’organisation de ce congrès. La Ministre Virginie MBAIKOUA doit prendre ses responsabilités pour que lumière soit faite. A titre de rappel, 9 500 000 F CFA avaient été déboursés pour les préparatifs du congrès et 27 000 000 viennent d’être décaissés pour l’organisation du congrès qui se tient du 19 au 21 juillet 2017, soit un total de 36 500 000 F CFA.

Affaire à suivre !

 

 

Centrafrique : bientôt la fin des rumeurs sur les mercenaires étrangers arrêtés à Bangui ?

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Centrafrique : bientôt la fin des rumeurs sur les mercenaires étrangers arrêtés à Bangui ?

 

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Bangui, le 20 juillet 2017.

Par : Fortuné Bobérang, CNC.

 

Depuis peu, la République centrafricaine, notamment le cœur du pays qui est Bangui respire au rythme de tentatives perpétuelles de coup d’Etat. Comme élément de fond, les persistantes accusations de certains leaders politiques d’être les têtes pensantes u les commanditaires de cette sinistre destinée. A cela s’ajoutent les séries d’arrestations de personnes ne parlant ni Sango ni Français dans les périmètres de Bangui. Tout se passe comme si la fin de rumeur est proche.

La persistance des rumeurs de coup d’Etat à Bangui inquiète ! Dans les radios, les journaux et sur la toile, dans la rue… on ne parle que de cela. Coup d’Etat préparé par les leaders de l’opposition ; coup d’Etat orchestré par le Président de l’Assemblée nationale…

Même si aujourd’hui le débat se pose en terme de la qualité des personne habilitées à rendre publique ces genres d’informations que Mandedjapou de la société civile qualifie de « démoralisantes » et d’« inquiétantes » pour le peuple, le moins qu’on puisse dire est que les soutiens du Président de la République qui avancent ces accusations ne manquent jamais de promettre des preuves à brandir au moment opportun.

Pour le dernier cas d’accusation visant directement le Président de l’Assemblée nationale, la preuve qui galvanise les soutiens de Touadéra, ce sont les multiples arrestations de sujets étrangers dont tchadiens dans la capitale et aux environs depuis près d’un mois. Pour la plupart, ces présumés appréhendés qui seraient entre les mains des forces de sécurités intérieures, avoueraient être à la solde de la deuxième personnalité politique du pays dans l’optique, disent ces soutiens de Touadera, d’attenter à la vie du Chef de l’Etat.

A la dernière nouvelle, et de sources bien informées, la justice serait en possession de tous les dossiers concernant ces mercenaires arrêtés. Il y en a des sujets tchadiens qui se diraient des cultivateurs dans leur pays d’origine, mais recrutés exclusivement pour cette mission d’atteindre le Président centrafricain. Mais là où la fin des rumeurs risque de s’avérer, c’est lorsque, selon les mêmes sources, une réunion de crise s’est tenue ce mardi à Bangui sur les dossiers de ces mercenaires pour obtenir leur présentation au peuple via la presse.

Evidemment, le peuple piaffe d’envie de voir la justice de son pays infirmer ou confirmer ces allégations pour lui permettre de se positionner.

 

 

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Centrafrique : Des Parlementaires francophones à l’école du législateur et du contrôleur

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Centrafrique : Des Parlementaires francophones à l’école du législateur et du contrôleur

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2392.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les parlementaires.

 

Bangui, le 20 juillet 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’honorable Timoléon Baïkoua, 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale a présidé, ce mercredi 19 juillet 2017, à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, à Bangui, l’atelier de renforcement des capacités des honorables députés sur le parlementaire législateur et contrôleur. C’était en présence de M. Philippe Péjo, Conseiller en communication des affaires parlementaires de l’APF, Représentant de Mme Michelle André, Secrétaire générale de l’Assemblée parlementaire de la francophone. Des parlementaires venus d’autres p           ²

3ays francophones sont venus partager leurs expériences aux élus centrafricains.

Le renforcement des capacités des Parlementaires centrafricains sur leur rôle de législateur et de contrôleur est au centre de l’atelier qui s’est ouvert ce mercredi à l’Assemblée nationale. C’est d’ailleurs ce que l’honorable Timoléon Baïkoua a tenu souligner dès le lancement des travaux, car dit-il, « Je me dois de souligner que notre réunion d’aujourd’hui est d’une grande portée. De prime abord, il s’agit d’un atelier de renforcement des capacités ».

Mais bien au-delà de l’enjeu primaire de renforcement des capacités, c’est la diplomatie parlementaire qui est mise en exergue, puisque dans le cadre de la coopération avec la Francophonie – Institution au sein de laquelle la République centrafricaine a été suspendue depuis mars 2013, l’heureuse reprise de la coopération d’il y a un an, requiert le dynamisme des autorités centrafricaines. De même en ce qui concerne le Parlement, l’Assemblée nationale centrafricaine a cette lourde tâche de redynamiser sa réintégration dans la famille parlementaire francophone.

C’est d’ailleurs cela l’enjeu même de cet atelier, selon le 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale. En effet, dit-il, «  la coopération interparlementaire constitue l’un des axes privilégiés de l’action internationale de l’Assemblée nationale », a souligné Timoléon Baïkoua qui explique que « cette coopération consiste à rechercher les voies et moyens pour appuyer le fonctionnement des structures de l’Assemblée et contribuer au renforcement de ses capacités institutionnelles, à travers l’appui technique, les stages professionnels, les séminaires, l’appui législatif et administratif ».

Notons au passage que l’atelier a vu la participation d’imminentes personnalités parlementaires venus des différents pays francophones. Il s’agit de Angélique Ngoma, Présidente de la Commission environnement et développement de la République du Gabon, l’Honorable Sylvestre Gossiala, 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale de la République du Congo Brazzaville, Philippe Péjo, Conseiller en communication des affaires parlementaires de l’APF. Le Vice-président de l’Assemblée nationale centrafricaine a annoncé d’autres Députés francophones qui prendraient le train en marche.

« L’événement d’aujourd’hui est l’amorce d’une coopération avec l’APF qui s’annonce plus vaste et qui a vocation à durer dans une coopération plus vaste », a déclaré Timoléon Baïkoua tout en faisant allusion au renforcement des capacités, des visites de travail et d’étude dans des Assemblées parlementaires sœurs, dans le domaine de technologies de l’information et de la communication. Il annonce par ailleurs que durant cet atelier, « nous aurons à aborder, les points essentiels de fonctionnement de notre Parlement et de la fonction parlementaire – des questions essentielles pour le bon fonctionnement de la démocratie ».

A l’occasion de l’ouverture de cet atelier, M. Philippe Péjo, Conseiller en communication des affaires parlementaires de l’Assemblée parlementaire francophone (APF) a délivré le message de Madame Michelle André, Secrétaire générale de l’APF – institution regroupant 83 Parlements repartis sur les cinq continents.

Quelques extraits de Michelle André

  1. Philippe Péjo a commencé par rappeler quelques valeurs de l’APF. « C’est une assemblée politique reconnue comme telle par les Chefs d’Etat et de Gouvernement dans l’espace francophone en tant que Parlement consultatif de la francophonie. En même temps, notre Assemblée est celle de la solidarité francophone qui met en œuvre des actions de coopération de renforcement des capacités des Parlements dans l’espace francophone ».

Revenant à l’atelier qui se déroule encore, Madame Michelle André a fait savoir dans son message que « ce type de séminaire est particulièrement important. En effet, il permet aux Parlementaires de différents pays de se rencontrer, de confronter leurs expériences acquises, de comparer les systèmes institutionnels et le mode de fonctionnement de leurs Assemblées. Nous n’avons sans doute pas la même expérience, mais cela ne constitue en rien un obstacle. C’est même ce qui fait l’originalité de cette rencontre ».

C’est sur le souhait d’un bon succès des travaux que la Secrétaire générale de l’APF a terminé son message : « A travers ce message fraternel, à quelques jours seulement après la 43ème Session et la 50ème anniversaire de l’APF, votre Assemble nationale, de retour dans la famille francophone a tenu toute sa place auprès de son Président Abdou Karim Meckassoua et son bureau, je tiens à m’associer à ces travaux auxquels je souhaite plein succès ».

Notons que ces travaux de 48 heures prennent fin ce jeudi 20 juillet, certainement assortis des recommandations fortes.

 

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CENTRAFRIQUE : BANGUI EN HAUSSE DEMOGRAPHIQUE FACE AUX DIFFICULTES SOCIALES

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CENTRAFRIQUE : BANGUI EN HAUSSE DEMOGRAPHIQUE FACE AUX DIFFICULTES SOCIALES

 

 

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Bangui, le 20 Juillet 2017.

Par Le Roi Rodrigue BENGA, CNC

 

Après la marche sur Bangui de Michel Djotodia et ses éléments de la coalition Séléka et les moments de représailles des Anti-Balaka, la ville de Bangui semble avoir une quiétude relative, ce qui la rend hospitalière à recevoir les populations de l’intérieur du pays en turbulence depuis le commencement de la crise centrafricaine. Bangui accueille de plus en plus d’habitants. Certains se font loger eux-mêmes tandis que d’autres sont hébergés par des ménages banguissois. Cela a un impact sur l’économie ménagère et déséquilibre les conditions sociales.

Le dernier recensement général de la population et de l’habitat remonte en 2003, avec une population de 4.500.000 habitants. En 2015, la population Centrafricaine est estimée à 5.391.539 habitants. Avec un taux de natalité de 33,91 %0, un taux de mortalité de 18,65%0 et un accroissement naturel de 1,53%0, la population centrafricaine semble s’écarter aujourd’hui de la programmation calculée des démographes. Surement, les conflits ont fait perdre des vies que les naissances n’ont pas toutes comblées. Cela a ralenti l’accroissement naturel de la population. La population Banguissoise qui était estimée à près de 900.000 habitants en 2015, semble également dévier les calculs des démographes. Elle n’est pas ralentie mais plutôt, croît exponentiellement puisqu’elle gagne davantage de population venant de l’intérieur du pays.

La capitale centrafricaine gagne d’habitants pas seulement par la différence entre le taux de natalité et le taux de mortalité. Mais beaucoup plus dans la différence de migration (émigration et immigration). L’exode rural s’est amplifié, ce n’est plus seulement la population estudiantine qui vient à Bangui après la fin du cycle d’études primaires ou secondaires. Fonctionnaires (civils et militaires), agriculteurs, humanitaires, etc. certains résidant à Bangui et affectés à l’intérieur du pays pour des raisons de travail, d’autres, natifs et résidents de l’intérieur partent pour la capitale à cause des violences et de l’insécurité. Nous ne devons pas également oublier la présence massive du personnel militaire et civil de la Mission des Nations-Unies en Centrafrique dont la majorité est à Bangui. Bien qu’on n’ait pas fait un recensement de la population banguissoise, on pourrait l’estimer aujourd’hui à près de 1.5 millions d’habitants si on y ajoute les populations des périphéries (Bimbo et Bégoua).

Cependant, la hausse démographique engendre de difficultés dans certains ménages. Selon les résultats de l’enquête et l’analyse socio-économique des ménages, publiés en 2014 par le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), les ménages de la ville de Bangui et de Bimbo présentent un niveau de vulnérabilité assez élevé. En moyenne, un ménage de l’aire urbaine de Bangui comporte 9 personnes. Environ 25% des ménages hébergeaient – sans contrepartie déclarée – des personnes qui n’étaient pas auparavant membres de leur ménage. La majorité des déplacements de populations s’est effectuée à l’intérieur de la zone urbaine de la capitale et a touché 15% de l’ensemble des ménages. La première motivation des migrations est la violence et l’insécurité, suivie d’autres raisons relatives à la perspective de bénéficier de meilleures conditions de vie. Ces mouvements de populations sont à l’origine de l’accroissement de la taille moyenne des ménages, passant d’environ 5 à 9 personnes. Si le nombre moyen de personnes est passé de 5 à 9 personnes dans 25% des ménages banguissois, cela veut dire que chacun des ménages (de la portion 25%) a augmenté de 4 personnes de plus, soit 80%. Ceci entraînerait une augmentation de 20% de la population totale. Alors, si la population banguissoise était estimée à 900.000 en 2015, plus 20%, elle serait aujourd’hui de 1.080.000 habitants, sans ajouter l’apport que les naissances peuvent amener de plus des décès. De plus, ce rapport du PNUD date de 2014, à l’époque où le conflit n’était pas répandu dans tout l’intérieur du pays comme on le constate aujourd’hui.

Les ménages hôtes (ménages qui reçoivent d’autres ménages ou d’autres personnes, selon le rapport du PNUD), éprouvent de difficultés. Suite à la baisse de revenue face à l’augmentation du nombre de personnes par ménage, pour s’adapter, ils sont obligés de baisser le nombre de repas ou la quantité, consommer les repas moins couteux ou moins préférés, vendre leurs biens, diminuer les soins de santé, ou encore recourir à l’emprunt. Mêmes les ménages qui ne se sont pas déplacés sur les sites et qui n’ont hébergé aucune personne éprouvent également d’énormes difficultés. Puisque le nombre croît, la demande augmente, les produits vivriers deviennent rares et précieux. Les prix des denrées alimentaires augmentent. Et tout le monde subit les conséquences préjudiciables. Et cela n’est pas seulement pour les produits vivriers, mais aussi les biens immobiliers. Du fait de la hausse des demandes de maisons en location, les bailleurs ont augmenté les prix des loyers. Des gens fuyant de conflit n’ont pas le choix, ils accèdent dans la maison quel que soit le prix, ce qui consomme la majorité de leurs revenus.

La population banguissoise a fait preuve d’hospitalité même si ce ne sont pas tous les ménages déplacés qui sont hébergés, mais cette population fait face à de difficultés sociales aigues. Le Gouvernement et les ONGs doivent orienter les aides dans ce sens pour alléger le quotidien des centrafricains en adoptant des mesures concrètes de politique sociale car le Centrafrique en a besoin.

Centrafrique : Abdou Karim Meckassoua, démolisseur de la République

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Centrafrique : Abdou Karim Meckassoua, démolisseur de la République

 

 

 

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Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.

 

Bangui, le 20 juillet 2017

Par : Anselme Mbata,  CNC, 

 

Aujourd’hui 20% de la population centrafricaine, soit un million de personnes sont soit des déplacés internes, soit des réfugiés dans les pays frontaliers. De plus, la moitié de la population dépend de l’aide humanitaire si l’on en croit les agences onusiennes des domaines de la santé, l’alimentation et l’humanitaire (OMS, FAO, OCHA, etc.).

 

Et comme le rappelait tout récemment, le Ministre Théodore Jousso, Porte-Parole du gouvernement : « 14 des 16 provinces du pays sont aujourd’hui sous la coupe de groupes armés », soit 80% du territoire national ayant basculé dans une zone véritablement rouge car aux mains des groupes armés. La faiblesse sans cesse croissante des autorités de l’Etat ont laissé les «mercenaires terroriser les civils à volonté alimentant ainsi un cycle d’attaques provocatrices et de représailles unitile persistant » comme le rappelait Lewis Mudge, chercheur-senior auprès de la division Afrique de Human Rights Watch. Les attaques contre les troupes de l’ONU sont la manifestation du ras le bol de la population dont certains éléments se transforment en auto défense et tentent de répondre farouchement, bien sans égaux moyens surtout aux contingents marocains de la Minusca qui confondent toute la population comme porteur d’armes.

 

La conséquence immédiate de cette situation est l’embrigadement de tous les opérateurs économiques du pays d’où une économie nationale en chute libre depuis un an, avec un taux de croissance en baisse de 6% environ par rapport à 2016 à la même période. A la prédation des zones diamantifères, aurifères et autres produits miniers du pays en général, il faut également compter des attaques incessantes et meurtrières contre la grande faune du pays. Une réalité dénoncée vigoureusement par l’ONG Wildlife Conservation Society et le programme Ecofaune de l’Union européenne selon qui « toutes les espèces de grands mammifères ont désormais des populations en fort déclin comparativement à des données collectées en 2005 et 2010 ». Pour ne prendre que le cas des éléphants, aujourd’hui on compte moins de 50 alors qu’en 1977 la RCA dénombrait 35.093 éléphants. Tout ceci pour dire combien ce désastre humain, politique, économique, sécuritaire, social et écologique que traverse aujourd’hui la Centrafrique sonne le glas de l’effondrement total du pays.

 

Malgré ce tableau apocalyptique qui désespère même les plus fidèles soutiens de la RCA, voilà que le peuple constate malgré lui, ici et là, que la scélératesse d’indignes fils du pays, sans scrupules aucunes, cherche à se frayer un chemin pour échafauder des plans afin de déstabiliser davantage un pouvoir centrafricain déjà aux abois et qui est, manifestement, au stade terminal d’une agonie qui ne dit pas son nom. Or déstabiliser ce pouvoir faible, c’est pousser la population centrafricaine dans un abîme de plus béant et sans fin.

 

En effet, depuis quelques jours, les rues de la capitale bruissent de sourdes rumeurs d’une démission annoncée du Président de la République et ce dans l’unique but de céder le poste à l’actuel Président de l’Assemblée Nationale (PAN), le fameux Très Honorable Abdou Karim Méckassoua. Ceux-là qui adhèrent et concourent à cette intrigue contre le peuple centrafricain porteront la lourde responsabilité du devoir de mémoire lorsque la République Centrafricaine sera rayée des nations au monde. On ne blague pas avec un Etat ni une Nation.

 

Le PAN (Président de l’Assemblée Nationale), en plus d’être rejeté et très combattu au sein de la communauté musulmane centrafricaine se présente également comme une pomme de discorde intercommunautaire. Catalyseur du conflit interconfessionnel, tout un chacun sait que l’association de son nom à une telle machination ne présage rien de bon si ce n’est qu’un nouveau boulevard d’explosion des violences qui ne sont pas à caractère inter-religieux mais instrumentalisées par Meckassoua à ses propre fins. Ses relations troubles avec des mercenaires et seigneurs de guerre étrangers inquiètent au plus haut point l’opinion centrafricaine et la presse nationale qui rappelait sous la plume de notre consœur Aline M’Pangba-Yamara que « depuis, dans les milieux concernés, le soutien de Karim Meckassoua à l’UPC de Darrassa était connu comme le loup blanc ». Un personnage aussi clivant, qui a tant contribué à la division de la nation centrafricaine entre d’un côté les chrétiens de l’autre les musulmans, en accédant à la magistrature suprême ne pourra que rajouter de la crise à la crise.

 

A n’en point douter, Abdou Karim Meckassoua, l’ancien cacique du régime Bozizé et allié d’un Ali Darassa, est à la source de la crise institutionnelle qui mine la RCA et paralyse tout l’appareil de l’Etat. Le mal élu du 3ème arrondissement de Bangui sur la base d’un seul bureau de vote, après son accession au Perchoir par le soutien passif de Denis Sassou-Nguessou avec la passivité complice du pouvoir, s’est très vite laissé emporter par l’ivresse du pouvoir et surtout par l’illusion qui s’offre désormais à lui d’accrocher le fauteuil de Président de la République, ce qui relevait lui être posssible par la voie des urnes, mais lamentablement écarté par un vote sanction cinglante de 3,2% aux dernières élections présidentielles 2015-2016.

 

Les moyens utilisés pour parvenir à ses fins au niveau de la présidence de l’Assemblée Nationale n’ont laissé insensibles ni les Centrafricains ni les observateurs étrangers. Ainsi Le Citoyen du 9 mai 2016 titrait « Le perchoir vendu aux enchères, Abdou Karim Meckassoua enlève la marchandise » ; Eve Malonga de LNC se faisant plus explicite sur la corruption ayant présidé à l’élection d’Abdou Karim Meckassoua au Perchoir écrit quant à elle que « Karim Meckassoua a acheté les voix des godillots ».  The Dissident, pour la presse internationale, sous la plume de notre confrère belge Kalvin Soiresse Njall écrivait : « le véreux Abdou Karim Meckassoua [a mis] sur pied et [exécuté] son opération « bienfaisance dans la corruption ». ».

 

Ce panorama sombre pour ne pas dire mafieux, du moins escroc, d’Abdou Karim Meckassoua serait incomplet sans faire référence, ne serait-ce que subrepticement, à des opérations de malversations, de faux et usages de faux ou de détournement des deniers publics auxquelles il est mêlé directement et/ou indirectement. Un peu comme cette lugubre affaire de vente frauduleuse d’une maison impliquant l’architecte Ousman Abdou (frère d’Abdou Karim Meckassoua), l’actuel Président de l’Assemblée Nationale et le justiciable, Monsieur Zimbi, comme révélée par la publication du 6 juin 2017 de Diaspora Magazine sous le titre de : « Affaire Meckassoua contre Zimbi : qui des deux a fait usage de faux ? ».

 

Les terribles agissements d’Abdou Karim Meckassoua qui trouve légal d’utiliser les peulhs et les armes pour arriver au pouvoir que FAT lui a arraché par des urnes. Si seulement si cela peut dissuader Meckassoua de sa funeste entreprise.

 

Le malheur pour la RCA en général et pour le Palais de l’Assemblée Nationale en particulier, c’est qu’une fois parvenu à ses fins, Abdou Karim Meckassoua a délibérément laissé les lieux se dégrader : les toilettes ne fonctionnant plus, des strates de poussières s’accumulant dans tout l’édifice, les odeurs pestilentielles infestant les lieux, le tout faisant du Palais de l’Assemblée Nationale un dépotoir qui rivalise de saleté avec les vide-ordures des quartiers les plus malfamés de Bangui. L’on ne peut que craindre un état de délabrement plus grave si d’aventure l’autre grand palais de la République lui tombait entre les mains. En effet, qui ne peut le moins ne peut le plus.

 

Mal élu et source permanente de tension, diviseur intempestif, entrepreneur militaro-politique aux méthodes dignes de la mafia terroriste, impopulaire jusqu’à la moelle, il ne fait aucun doute qu’une éventuelle accession d’Abdou Karim Meckassoua au pouvoir suprême de l’Etat après une probable démission du Président de la République, le Pr Faustin Archange Touadéra qu’il brandit comme alibi pour une passation douce et constitutionnalisée, conduira à une confiscation à la fois de la légitimité et de la légalité.

 

Vu le passé et le passif de l’individu, il est certain que la limite des trois (3) mois qu’exige la Constitution pour organiser les élections ne sera jamais respectée par lui. Ouvrant ainsi la voie à un césarisme qui risque replonger la RCA dans un abyme de turpitudes. En pareil cas (la démission de l’actuel locataire du Palais de la Renaissance), faire preuve d’hyper-juridisme en pavant la voie d’Abdou Karim Meckassoua pour la Présidence de la République, c’est commettre la même erreur historique que celle qui a conduit légalement pour ne pas dire démocratiquement Adolf Hitler au pouvoir, Bénito Mussolini au pouvoir ou encore Daniel François Malan au pouvoir et, en Afrique le fameux Yaya Djamé de la Gambie, qui finalement a déguerpi comme une sourie devant le chat.

 

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les pratiques mafieuses ayant précédé l’accession au pouvoir de ces tyrans précités sont les mêmes sur lesquelles s’appuient les forces obscures promouvant Abdou Karim Meckassoua pour arracher la Présidence de la République. Les Sturmabteilung (Section d’Assaut) ou SA pour le premier, les Milizia Volontaria per la Sicurezza Nazionale (La milice volontaire pour la sécurité nationale) ou Chemises Noires pour le second, l’Afrikaner Broederbond (Ligue des frères afrikaners) pour le troisième et enfin les groupes de milices mercenaires pour le dernier.

 

Les leçons de l’Histoire, le bon sens et la sagesse voudraient que dans l’éventualité d’une vacance du pouvoir exécutif, la Constitution soit suspendue, une Transition d’un an soit mis en place avec à sa tête une personnalité neutre en la personne de Son Eminence le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, un peu comme à l’image de Son Excellence Monseigneur Isidore de Souza au Bénin. Un gouvernement d’Union Nationale dirigée par un Premier Ministre de confession musulmane serait mis en place pour respecter la géopolitique des Institutions. Les membres de cette Transition seraient interdits de se présentés aux élections de retour à l’ordre constitutionnel.

 

C’est seulement à ces prix-là que la RCA pourra, en cas de vacance du pouvoir, éviter de retomber dans les travers d’une crise qui pourrait conduire à sa somalisation, sa libyénisation ou sa yéménisation ?

Aussi il faudrait que la classe politique entière fasse preuve d’une très grande vigilance face à la menace que représenterait une éventuelle accession de Meckassoua au pouvoir suprême de l’Etat. Les Centrafricains à 97% lors des dernières élections présidentielles de 2015-2016 l’ont massivement rejeté, ce n’est donc pas pour le voir là où ils n’ont ni envie ni besoin de lui du fait d’un coupable manque d’attention de la classe politique comme de la communauté internationale. Donc méfiance !

 

 

Centrafrique : le SG Adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU, Stephen O’Brien plaide pour une réponse globale aux besoins humanitaires

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Centrafrique : le SG Adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU, Stephen O’Brien plaide pour une réponse globale aux besoins humanitaires

 

 

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Monsieur Stephen O„Brien, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU. Crédits photo : Éric Mgaba. CopyrightCNC

 

Bangui 19 juillet 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Au terme de sa visite de trois jours en République centrafricaine, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, Stephen O’Brien déplore appelle à une solidarité internationale pour une réponse globale aux besoins humanitaires dans ce pays frappé par une gave crise humanitaire. Au cours d’une conférence de presse ce mardi à Bangui, le Secrétaire général adjoint déplore la détérioration de la situation humanitaire mettant en échec les efforts consentis.

« Nous assistons au quotidien à la détérioration de la situation humanitaire », c’est en ces termes que Stephen O’Brien fait peint la situation humanitaire en République Centrafricaine. Les regains de violences en Centrafrique mettent en péril les efforts consentis pour la résolution de la crise dans le pays. Cette situation fait croitre les besoins humanitaires du fait de l’afflux des personnes déplacées à l’intérieure et à l’extérieure du pays.

Face à la flambée de violence à l’intérieure du pays ayant des impacts néfastes sur les enfants, les femmes et les hommes démunies, le chef des affaires humanitaires de l’ONU exprime son inquiétude : « J’ai entendu beaucoup d’histoires à faire monter les larmes aux yeux pendant ma visite à Bangassou. Falmata et Amina, deux mamans de 8 et 3 enfants ont dû fuir leurs maisons du quartier de Tokoyo en mai dernier et ont maintenant trouvé refuge sur le site du Petit Séminaire. Leurs maisons ont été détruites, elles n’ont nulle part où aller. Tout ce qu’elles demandent, c’est la sécurité et la sûreté dans leur quartier d’origine pour pouvoir envisager de rentrer chez eux ».

A Bangassou à l’Est de Centrafrique où il a effectué un déplacement, Stephen O’Brien se dit être témoin des conditions désastreuses dans lesquelles vivent environ 2 000 personnes déplacées d’un groupe minoritaire confinées à l’église catholique locale.

« Les attaques à caractère religieux ou ethniques constituent un recul inquiétant en Centrafrique. Il faut mettre fin à des actes aussi inacceptables, afin de donner une chance à la paix. J’appelle toutes les parties à s’engager sans plus tarder dans le dialogue et la reconstruction de la vie des gens aujourd’hui et pour les générations futures », a-t-il insisté.

Selon, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, le pays fait face aujourd’hui à un nombre important de cas humanitaires à travers le monde. Près de 2,4 millions de personnes, soit une personne sur deux, dépendent de l’aide humanitaire, mais le financement reste toujours en baisse en dépit de la revue en hausse du plan humanitaire de l’année en cours.

Venu en porteur d’un message de solidarité internationale, le chef des affaires humanitaires de l’ONU réitère le soutien constant des Nations unies à la République centrafricaine et en appelle les bailleurs à maintenir le cap.

L’ONU est là pour aider et non pas pour être une cible, ou entraver l’engagement politique. Utilisez tout simplement les mots et le dialogue au lieu des armes, de la violence ou de la discrimination Je demande instamment à la communauté internationale de maintenir l’appui pour le bien du peuple de la République centrafricaine, pour la paix et l’avenir du pays. Chacun d’entre nous doit faire plus pour transformer les mots en actes et les bonnes intentions en actions concrètes dont les Centrafricains ont le plus besoin. Nous ne pouvons pas échouer dans cet effort supplémentaire “, a-t-il ajouté.

La détérioration de la situation a amené la communauté humanitaire à réviser son Plan de réponse humanitaire désormais à 497 millions de dollars. Ce plan n’est toujours financé qu’à hauteur de 24%, ce qui est bien inférieur à la moyenne mondiale de financement de 34%, d’après le chef des affaires humanitaires de l’ONU qui a conclu aujourd’hui sa visite dans le pays

Centrafrique : En fin le Congrès de l’OFCA se tient après moult reports

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Centrafrique : En fin le Congrès de l’OFCA se tient après moult reports

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2386.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC
La Ministre des affaires sociales Virginie Mbaïkoua. CopyrightCNC

 

Bangui, le 20 juillet 17

 Par : Herman THEMONA CNC,

 

Du 19 au 21 juillet 2017 au Palais de la CEMAC à Bangui, le congrès de l’Organisation des Femmes Centrafricaines va devoir avoir Lieu. L’annonce a été faite par Nadine Pingama-Modo, présidente du comité d’organisation dudit congrès.

La ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale Virginie Baïkoua, aura finalement eu raison de Marie-Anick Service qui a tout mis en œuvre pour que l’OFCA devienne sa propriété. Il y a à peine deux mois de cela on assistait à un véritable duel de taureau entre l’intraitable Marie-Anick Service et le comité d’organisation du congrès de l’OFCA mis en place officiellement par arrêté du ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale dont la présidente est Nadine Pingama Modo.

Comme le ridicule ne tue pas en Centrafrique, un pseudo congrès organisé par Marie-Anick Service s’est tenu nuitamment à l’assemblée nationale avec une partie des déléguées de Bangui et de Province acquise à sa cause. Or le lendemain devait se tenir le véritable congrès officiellement convoqué. Ne voulant pas prêter flanc au jeu de Marie-Anick Service, le comité a repoussé la date de ce congrès qui finalement se tient du 19 au 21 juillet 2017.

Le problème qui se pose et qui va devoir préoccuper toutes les femmes membres de cette organisation est que suite au congrès organisé par Marie-Anick un bureau de l’OFCA que Marie-Anick est à la tête a été mis en place. Certes, à l’issue de l’autre congrès qui commence ce jour, un autre bureau sera élu. Qui des deux bureaux va normalement gérer l’OFCA ?

La polémique autour du bureau de l’OFCA ne date pas d’aujourd’hui. Depuis 2008 où l’ancien bureau était pratiquement devenu inexistant, Marie-Anick s’est arrogé le titre de Présidente de l’OFCA et a commencé à brader les biens de cette organisation telle une partie de la concession abritant le siège de cette organisation qu’elle aurait vendu à la mission RHEMA. Cette vente a ébruité tout Bangui avant de se dissiper suite à la saisine du Tribunal de Grande Instance de Bangui qui a déclaré Marie-Anick disqualifiée pour gérer l’OFCA. Bien que cette décision interdisait à Marie-Anick tout action au nom de l’OFCA, elle a continué à s’agiter comme si elle n’était pas la concernée. C’est même au mépris de cet arrêt qu’elle a organisé son congrès à elle.

Maintenant que les choses sérieuses vont se tenir, on ne voie pas comment Marie-Anick et sa clique vont continuer à s’agiter. D’ailleurs le comité d’organisation de ce congrès se veut très sceptique quant à l’irrévocabilité des décisions qui découleront de ce congrès. Et la ministre Virginie Baïkoua de renchérir qu’elle veillera à ce que les décisions de la justice s’applique dans toute leurs teneurs afin de permettre à la nouvelle équipe de travailler pour le relèvement de l’OFCA qui a tant souffert des délires de certaines femmes mal intentionnées comme Marie-Anick.

Gabon : Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine

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Gabon : Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine

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Libreville, le 17 juillet 2017

Par: La Rédaction CNC

 FEUILLE DE ROUTE POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

1. Introduction et contexte

1.1 La République Centrafricaine est confrontée depuis plusieurs décennies à des crises politico-militaires graves, entraînant une remise en cause des fondements de l’Etat. Depuis le retour à la légalité constitutionnelle avec l’élection du Président de la République, Chef de l’Etat, Pr. Faustin Archange TOUADERA, la République Centrafricaine s’est résolument engagée sur la voie du retour à la paix, de la restauration de l’autorité de l’Etat, de la réconciliation et de la justice, du relèvement économique et de la reconstruction de l’Etat.

1.2 La présence de la mission de maintien de la paix des Nations Unies (Minusca), qui a pris la relève de celle de l’Union Africaine (MISCA), a certes joué un très grand rôle dans la stabilisation du pays, la défense des Institutions démocratiques et la protection des civils. Cependant, les groupes armés ont continué à se déployer sur de vastes régions et parfois même à se renforcer, menaçant ainsi le pays d’une partition de fait et empêchant l’extension de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national et l’amorce d’un véritable processus de réconciliation nationale dans le pays.

1.3 En dépit de la volatilité de la situation sécuritaire sur une bonne partie du territoire national, le Président TOUADERA, dans sa volonté de concrétiser sa première priorité, à savoir le rétablissement de la paix dans tout le pays, a formulé sa politique sage de main tendue à tous les fils et filles du pays. Il a appelé ses frères africains et les amis de la RCA à soutenir le peuple centrafricain dans cette démarche de recherche de la paix. C’est en réponse à cet appel et dans l’optique de traduire dans les faits la solidarité africaine avec le Gouvernement et le peuple centrafricain qu’est née l’initiative africaine.

1.4 En dépit des efforts entrepris et la ferme volonté du gouvernement de promouvoir un dialogue structuré avec les groupes armés, force est de constater la recrudescence de violences entre les groupes armés avec pour conséquences, l’exacerbation des tensions communautaires, les pertes énormes de vies humaines, des déplacements massifs des populations y compris dans les pays voisins.

1.5 Ainsi, lors d’une rencontre entre le Président Faustin Archange TOUADERA et son homologue Tchadien, le Président Idriss DEBY ITNO, à Ndj’amena, le 10 novembre 2016, il a été décidé de confier à l’Union Africaine (UA), le dossier de la recherche d’un accord entre le Gouvernement Centrafricain et les groupes armes. Le 30 novembre 2016 à Libreville. les Chefs d’Etats et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), réunis en Sommet extraordinaire, ont décidé de soutenir cette initiative à conduire par l’UA en étroite collaboration avec la CEEAC ainsi que les Nations Unies et d’autres partenaires.

1.6 Suite à des discussions tenues entre les autorités centrafricaines et le Secrétaire Général de la CEEAC, lors d’une mission à Bangui du 09 au 11 décembre 2016 sur les modalités de mise en œuvre de cette initiative africaine, les Représentants de l’UA et de la CEEAC en RCA ont entrepris des contacts préliminaires avec certains groupes armés centrafricains. Dans ce même esprit, la République d’Angola, qui préside la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) a également initié en décembre 2016 une démarche similaire en direction de quelques groupes armés en RCA.

1.7 Face à cette situation, et dans l’optique d’assurer plus d’harmonie et de cohérence dans les démarches des composantes de l’Initiative Africaine, le Président TOUADERA a lancé un appel lancé à la solidarité de la Communauté internationale qui s’est encore une fois manifestée à travers la redynamisation des initiatives louables telle que ‘Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine placée sous l’égide de l’Union Africaine, de la Communauté des Etats de l’Afrique Centrale, de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs avec l’appui de l’Angola, du Congo, du Gabon et du Tchad depuis le Sommet de l’Union Africaine du 30 au 31 janvier 2017.

1.8 C’est donc fort de cette évolution que la Présidente de la Commission de l’UA Dr. Nkosazama Dlamini Zuma, a adressé à la mi-février 2017, une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pour solliciter son plein appui à l’Initiative. En réponse à ce courrier, les Nations Unies ont déclaré leur ferme soutien politique, technique et logistique à l’Initiative. C’est dans ce sens que la MINUSCA a désigné une équipe qui travaille conjointement dans un cadre technique avec celle de l’UA à Bangui. C’est pourquoi, l’Unité d’appui à la Médiation des Nations Unies a déployé en mars 2017, un Expert en médiation pour soutenir les efforts des prometteurs de l’Initiative.

1.9 Le Gouvernement de la République Centrafricaine, sous la haute impulsion du Président de la République, Chef de l’Etat, Pr. Faustin Archange TOUADERA, réaffirme sans ambages son soutien plein entier à l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation qui est l’expression concrètete de la solidarité africaine à l’endroit du peuple centrafricain dans sa quête de paix.

1.10 Le peuple centrafricain attend que le soutien apporté à l’Initiative africaine dont le Président de la RCA souhaite la poursuite et la consolidation, se matérialise dans le strict respect des résolutions et recommandations du Forum National de Bangui, notamment le Pacte Républicain pour la paix, la réconciliation et la reconstruction en RCA ainsi que des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

1.11 Par ailleurs, si l’Afrique porte cette initiative, sa réussite recommande que tous les acteurs soient associés pour en assurer le plein succès. Ainsi, l’ONU à travers la MINUSCA, l’Union européenne (DE) et l’Organisation internationale de la Francophonie (01F) ne sauraient être laissées éloignées de (‘Initiative à laquelle elles ont exprimé officiellement leur soutien à travers une Déclaration conjointe AU/CEEAC de février 2017 sur la situation en RCA.

1.12. A la suite des discussions tenues à Bruxelles le 21 Juin 2017 , le Gouvernement de la République Centrafricaine souhaite exprimer de la manière la plus claire et la plus solennelle sa vision du processus de paix qui doit être reflétée par l’Initiative africaine, devenant ainsi la seule et unique Feuille de route qui conduira vers la paix et la réconciliation nationale en République Centrafricaine. Ainsi, le Gouvernement de la République Centrafricaine, tout en adhérant à cette initiative, partage ses propositions pertinentes en vue de solliciter t’adhésion de tous les partenaires dans la démarche de recherche de la paix à travers un dialogue franc et sincère avec les Groupes armés, en vue de jeter les bases des discussions à venir pour consolider la paix en République Centrafricaine.

1.13. Fort de ce compromis, les deux démarches issues du Gouvernement de la RCA et d’autres composantes de l’initiative africaine à savoir l’Union Africaine, la CEEAC, la CIRGL, avec le soutien de l’Angola, le Congo, le Gabon et le Tchad sont fondues en une seule Feuille de Route dénommée Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine . Cette Feuille de route qui sera exécutée par le Gouvernement de la République Centrafricaine est placée sous le contrôle et le suivi du Groupe International de Soutien à la République Centrafricaine (GIS-RCA). L’initiative africaine sollicite également l’appui des Nations Unies, de l’OIF, de ‘Union Européenne, des Etats Unis d’Amérique, de la France, de l’Italie et de tous les autres partenaires de la République Centrafricaine.

1.14 La Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine vise à fournir un éclairage sur les modalités pratiques de sa mise en œuvre. Elle énumère ses objectifs et résultats attendus, identifie les parties concernées et présente le modèle de facilitation pour rapprocher les positions en vue d’aboutir à un accord global de paix. Elle intègre les mécanismes de coordination, de partage d’information entre les différents acteurs de la médiation, trace les contours du processus de dialogue et constitue après validation des Instances de FUA, un préaccord entre les Parties qui consacrent leur engagement pour les principes susmentionnés.

2. Objectifs des efforts de paix et résultats attendus

2.1 La Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine a pour objectif général de promouvoir le dialogue entre le Gouvernement Centrafricain et les groupes armés qui ont intégré le Comité Consultatif et de Suivi (CCS) du DDRR en vue de parvenir à un accord de paix et de ré- conciliation, créant les conditions favorables à un désarmement complet, au renforcement de l’ordre constitutionnel et démocratique incarné par le Président de la République et l’Assemblée Nationale issus des élections populaires de 2015 et 2016, à l’implication volontaire des groupes armés dans la dynamique inclusive de construction nationale.

2.2. Les résultats spécifiques attendus dans le cadre des efforts de paix contenus dans la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine, permettent d’inclurent les éléments suivants :

a) L’accord sur les modalités pratiques de mise en œuvre des conclusions pertinentes du Forum de Bangui de 2015 autant en matière de la reconnaissance et de traitement égal de toutes les composantes de la Nation centrafricaine qu’en ce qui concerne le développement socio- économique équitable afin de réduire les disparités entre les différentes régions du pays ;

b) La mise en œuvre du processus DDRR dans le cadre des travaux de la Coordination du DDRR/RN/RSS, des Comités Techniques et du Comité Consultatif de Suivi dans lequel siège les représentants des 14 groupes armes. Ces actions qui vont se baser sur les principes de fraternité, de justice, de l’inclusion et de cohésion nationale, s’articuleront autour de la démobilisation volontaire et de l’intégration des membres éligibles des éléments des groupes armés dans les structures sécuritaires et socio- économiques appropriées de l’État et de la société centrafricaine sur la base des principes de fraternité, de justice, de l’inclusion et de cohésion nationale :

c) le développement des conditions politiques et de sécurité propices au renforcement de l’autorité de l’Etat et au déploiement des structures administratives sur l’ensemble du territoire national :

d) rétablissement d’un mécanisme de mise en œuvre de l’accord et du suivi des actions sur le terrain en cohérence avec les structures étatiques établies et l’accompagnement technique et logistique nécessaire de la communauté africaine et internationale ;

e) la mise en œuvre des mécanismes de justice transitionnelle pour renforcer le processus de réconciliation nationale, en prenant en compte les victimes et en valorisant les outils endogènes de réactivation du vivre-ensemble dans les communautés locales.

3. Principes directeurs

3.1. En vue de favoriser un climat apaisé nécessaire pour la conduite réussie du processus de dialogue, les Parties prenantes de la crise centrafricaine s’engagent à se conformer aux principes directeurs suivants

a) Le respect de la Constitution de la République centrafricaine du 30 mars 2016 et de l’ordre constitutionnel et de la légitimité des Institutions démocratiques du pays ;

b) L’engagement à promouvoir le dialogue constructif, de bonne foi et dans un esprit de compromis en mettant en exergue l’intérêt national au-dessus de toute autre considération, le respect de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale de la RCA :

c) L’engagement à garantir le succès d’un dialogue structuré avec les groupes armés, à travers la mise en œuvre des conclusions pertinentes du Forum de Bangui et l’Accord sur les principes de DDRR et d’intégration dans les corps en uniforme :

d) La reconnaissance que la violence, la force et l’usage des armes ne constituent pas la solution aux nombreux défis auxquels fait face la RCA et, par conséquent, l’engagement à privilégier une résolution pacifique des revendications de quelque nature que se soient doit être poursuivi.

e) La prise en compte de la présomption d’innocence de tout individu soupçonné de commettre des crimes graves tant qu’il n’aura pas été jugé coupable par une juridiction compétente en la matière.

f) L’engagement de l’Etat à assurer la protection de tout individu dûment mandaté par l’une des parties pour participer au processus de paix dans les différentes structures mises en place afin de faciliter la sérénité des travaux.

g) La reconnaissance que l’impunité n’a jamais constitué une solution durable aux crises récurrentes en RCA et l’engagement à respecter la lutte contre les graves violations des droits humains et du droit humanitaire international et à l’examen de toutes les options pertinentes à cet égard, notamment celles tirées du complexe conceptuel de la justice transitionnelle ;

4. Parties concernées

4.1 Pour le Gouvernement de la République Centrafricaine, cette dynamique de paix coordonnée à travers la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Natio- nale en République Centrafricaine doit être de nature à appuyer, consolider et aider à l’accélération des discussions en cours dans le cadre du Comité Consultatif et de Suivi du DDRR qui vient de tenir sa 6 session à Bangui, le 30 Juin 2017.

4.2 Les parties prenantes au présent processus de dialogue sont les suivantes :

  • Le Gouvernement de la République Centrafricaine ;
  • Les groupes armés affiliés au processus DDRR.

4.3 Ainsi, les discussions de Bruxelles sont une opportunité pour réaffirmer le soutien de tous les partenaires de la RCA au dialogue que mène le Gouvernement avec tes groupes armés opérant sur le territoire national pour qu’ils restent résolument engagés à faire du Comité Consultatif et de Suivi un cadre de dialogue pour la paix.

4.4 De plus, le Gouvernement est conscient que le succès des efforts de paix sera d’autant plus assuré que d’autres acteurs de la paix seront consultés, au-delà des seuls groupes armés. Ainsi, l’initiative africaine prendra en compte les propositions pertinentes de l’initiative parlementaire pour la paix, sollicitera les contributions des acteurs politiques, consultera la société civile centrafricaine et se mettra à l’écoute des victimes.

4.5 Dans le cadre des échanges directs, l’initiative africaine fixera, en accord avec le Gouvernement, un quota de représentativité pour ses représentants ainsi que ceux des groupes armés en concertation avec les facilitateurs et sur la base de critères transparents.

5. Facilitation et Coordination

5.1. Conformément à la structure de la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine et eu égard au leadership du Gouvernement dans la mise en œuvre de ce processus de dialogue, celui-ci sera facilité et coordonné comme suit :

  A. Panel de Facilitation

5.2 Le Panel de facilitation sera assuré par le Groupe International de Soutien à la République Centrafricaine (GIS-RCA) constitué de l’UA, de la CEEAC, de la CIRGL, de l’Angola, du Congo, du Gabon et du Tchad. Ce Panel agit collégialement sous la direction du Représentant désigné de l’UA. La mission du Panel est de :

  • Convoquer les rencontres avec les parties prenantes, modérer les discussions et présider la plénière des rencontres directes entre les Parties ;
  • Faciliter la recherche de consensus et de compromis entre les Parties centrafricaines et se tenir en permanence à leur disposition pour faciliter le dépassement des blocages le cas échéant;

  • Faire observer et veiller au respect des principes directeurs figurant dans la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine et régissant l’engagement et le comportement des Parties ;

  • Communiquer sur les avancées du processus de dialogue, à travers les canaux appropriés, avec les institutions habilitées et la société civile centrafricaines, les partenaires de la Communauté internationale et les mass-médias.

  • 5.3 Les membres du Panel de facilitation coordonnent leurs actions avec le Point Fo cal national de coordination.

      B. Comité technique

    5.4 Le Comité technique assure le Secrétariat de la facilitation qui est composé des membres du Panel de facilitation avec te soutien de la MINUSCA et de tout autre partenaire de la RCA. Placé sous l’autorité du Panel de Facilitateurs, le Comité technique a pour mission de :

    • Assurer le suivi et le secrétariat des travaux de la facilitation et de tout comité ad hoc qui pourrait être mis en place ;
  • Veiller à ta préparation et à la mise à disposition de la documentation nécessaire pour la facilitation et les Parties ;

  • Servir comme rapporteurs des rencontres plénières de la facilitation avec les Parties :

  • Contribuer, autant que de besoin, à la rédaction du projet d’accord global du dialogue;

  • Exécuter d’autres taches de soutien confiées par le Panel de Facilitation.

  •  C. Point Focal national de Coordination

    5.5 Le point Focal, personnalité de haut niveau, est désigné par le Président de la République. Le Point Focal aura pour mission d’assurer la coordination avec le Panel de facilitation et rend compte directement au Président de la République des avancées du dialogue.

    6. Coordination et partage d’information

    6.1 Le Panel de facilitation informe, dans des cadres appropriés et pertinents, l’Assemblée Nationale, les Partis politiques, la Coordination DDRR/RSS/RN, la plate forme religieuse et la société civile et les représentants de la Communauté internationale, afin de permettre aux autres acteurs du processus de médiation, de disposer d’un même niveau d’informations. Les dispositions seront prises afin de mettre en place des canaux de communication avec un groupement d’ONG internationales ainsi que des médias en RCA

    7. Projet d’agenda

    7.1. De manière synthétique et non exhaustive, les sujets de discussion s’articulent autour des thématiques suivantes :

          A) Les questions politiques et socio-économiques

    1- Relevé des conclusions pertinentes du Forum de Bangui et mesures con- crêtes pour leur mise en œuvre, notamment les questions d’inclusion, de participation politique et de représentation équitable des différentes régions et communautés dans les appareils d’Etat. Toutefois, il est à remarquer qu’il y a des préfectures qui, aujourd’hui, continuent de jouir d’une accalmie propice à des actions de développement. Il est indispensable que le gouvernement investisse dans ces régions et apporte cette prime à ceux qui ont préservé la paix et concorde sociale. En opérant un tel ajustement dans la distribution de ses efforts, le Gouvernement offrira les raisons de croire en la paix à ces populations. Ainsi, en plus de faire de la ville de Bambari un modèle de retour de l’autorité de l’Etat, le Gouvernement de la République Centrafricaine propose à ses partenaires des actions vigoureuses de soutien aux efforts de développement dans les préfectures.

    2 – Réformes en matière de décentralisation administrative pour un développement équitable et équilibré des régions ;

    3 – Mécanisme de réglementation et de protection de la transhumance ;

    4 – Statut des anciens Chefs d’Etat.

        B) Les questions de sécurité et de défense

    1 – Programme de DDRR et mesures concrètes pour sa mise en œuvre sur la base des acquis ;

    2- Mesures sécuritaires intérimaires durant la période de mise en œuvre du DDRR (y compris la constitution d’unités de sécurité de proximité) ;

    3- Mécanisme de redéploiement graduel des forces de défense et sécurité à travers le pays ;

    4- Principes et mécanismes de mise en œuvre du programme de réforme du secteur de la sécurité (RSS).

        C) La justice, la réconciliation et les questions humanitaires ;

    1- Question de justice et de réparation pour les victimes ;

    2- Mécanismes de justice transitionnelle et de réconciliation nationale ;

    3- Mesures socio-sécuritaires pratiques pour un retour volontaire des réfugiés et des personnes déplacés.

    8.  Schéma opérationnel du déroulement du dialogue

    8.1 Le schéma est formulé sur ta base du principe de souplesse et de flexibilité. Le Panel de facilitateurs fera montre de créativité et demeurera constamment à l’écoute des circonstances, de l’environnement et des évolutions politiques dans le pays pour adapter ce schéma de façon dynamique et appropriée.

    8.2 Le processus se déroulera sous la forme à la fois de la diplomatie de navette et des rencontres directes et collectives entre les groupes armés et les représentants du Gouvernement, suite à l’adoption de la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine.

    9. Moyens logistiques et financiers

    9.1 Le processus de dialogue nécessitera d’importants moyens logistiques, humains et financiers. Le GIS-RCA, les pays frères et les autres partenaires seront sollicités pour apporter une bonne partie de ces moyens. L’apport du Gouvernement de la RCA, constituera une contribution importante à l’effort collectif africain.

    9.2 Les partenaires internationaux sont appelés à apporter leur soutien multiforme à l’Initiative africaine. L’apport logistique de la MINUSCA sera sollicité pour faciliter le déplacement et la sécurité des facilitateurs ainsi que des représentants des Parties surtout le territoire.

    9.3 Un fonds spécial est créé pour recevoir les différentes contributions.

    10. Conditions de succès

    10.1. Le succès de cette Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine dépendra en grande partie d’un certain nombre de facteurs dont les suivants :

    a) La cessation des hostilités ou tout autre acte de guerre entre les groupes armés. Les groupes armés qui contreviendront à ces dispositions, vont s’exposer aux sanctions pertinentes résultant du droit international ;

    b) Le raffermissement de la volonté et de l’engagement des Parties au dialogue à privilégier ce processus et faire les concessions nécessaires pour sa réussite;

    c) Le raffermissement du soutien franc de la Communauté internationale et son engagement à encourager la mise en cohérence d’autres initiatives.

    11. Chronogramme

    11.1 Le panel de facilitation établira un chronogramme opérationnel pour la mise en œuvre du processus de dialogue.

    12. Dispositions finales

    12.1 La Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine entre en vigueur dès sa signature par les Parties prenantes au dialogue, et constitue l’Initiative africaine qui met fin à toute autre initiative, assure le partage d’informations avec les autres acteurs de paix et qui tient compte du leadership du Gouvernement de la République Centrafricaine dans la mise en œuvre de ce processus.

    12.2 « L’Entente de Saint’ Edigio » marquée par l’Accord Politique pour la Paix en République Centrafricaine est pris en compte et intégré dans le processus de dialogue défini par la Feuille de Route pour la Paix et la Réconciliation Nationale en République Centrafricaine.

     

    Fait à Libreville, le 17 juillet 2017

     

    Signataires

    Chefs de délégation de l’initiative africaine suivants

    (Selon ordre alphabétique des pays)

     

    SEM George Rebelo PINTO CHICO

    Ministre des Relations Extérieures

    République d’Angola

    SEM Ahmat MAHAMAT.BACHIR

    Ministre de la Sécurité Publique

    République duTchad

    SEM Charles Armel DOUBANE

    Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Centrafricains de l’étranger

    République Centrafricaine

    SEM Jean-Claude IKOSSO

    Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération

    République du Congo

    SEM Pacôme MOUBELET BOUBEYA

    Ministre d’Etat, Ministre Affaires Etrangères, de ta Francophonie et de l’Intégration Régionale, Chargé des Gabonais de l’étranger

    SEM Smail CHERGUI

    Commissaire Paix et Sécurité

    Union Africaine

    SEM Zachary MUBURI-MUITA

    Secrétaire Exécutif CIRGL

    SEM Ahmad ALLAM-MI

    Secrétaire géneral

    CEEAC

    CENTRAFRIQUE : RUMEURS DE PRONUNCIAMIENTO

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    CENTRAFRIQUE : RUMEURS DE PRONUNCIAMIENTO

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2383.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monument de bienvenue à Bangui à la sortie de l'aéroport de Bangui M'poko.
    Monument de bienvenue à Bangui à la sortie de l’aéroport de Bangui M’poko.

     

     

    Bangui, le 19 juillet 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    BANGUI-LA-RUMEUR

              La capitale centrafricaine est devenue la Cité des rumeurs. « On dit que… », « on a entendu que… », « il paraîtrait que… » sont devenues les expressions les plus ouïes depuis quelque temps à Bangui.

              Cette cacophonie a noyé les fracas du chaos, les gémissements d’un pays agonisant, les hurlements de douleur des populations que l’on tente d’anéantir. Qui sont les corbeaux, auteurs de ces rumeurs ? A qui profitent ces allégations de l’ombre ? Où veulent-elles aboutir ?

              Les prochains jours confirmeront ou infirmeront les supputations. Ceux qui colportent ces rumeurs auront, n’en doutons pas, des comptes à rendre aux Centrafricains. Car elles agissent comme des virus, qui perturbent le fonctionnement de l’État et jettent le trouble dans l’esprit des citoyens. Certains médias centrafricains, qui les relaient sans une vérification rigoureuse de leurs sources, commettent une faute déontologique grave. Le rôle de la presse n’est-il pas d’éclairer le citoyen par des informations avérées et non fondées sur de simples rumeurs ?

     

    RUMEUR 1 :  FRANÇOIS BOZIZE

              Bozizé, tapi quelque part dans les environs de Mobaye, est prêt à fondre avec ses mercenaires sur Bangui pour s’emparer du pouvoir. Comment a-t-il pu quitter Kampala en Ouganda et circuler librement pour s’introduire sur le territoire centrafricain ? N’est-il pas visé par un mandat d’arrêt des autorités centrafricaines et de l’ONU ?

              On va jusqu’à avancer que ses hommes sont déjà infiltrés dans la capitale. Un commando de mercenaires congolais (venus de la RDC) aurait même été recruté et n’attendrait que le feu vert pour sauter sur Bangui.

              Bozizé bénéficierait de complicités intérieures, au sein même du gouvernement et de l’entourage du Président de la République. A moins que Touadera en personne ne fasse aussi partie des taupes de l’ex-président…

              Les conditions du retour à Bangui de Francis Bozizé, le fils de François Bozizé, restent à ce jour obscures. Il a même été, sur ordre de Touadera, réintégré dans le corps de l’armée centrafricaine, avec rang et grade, alors que lui aussi est concerné par un mandat d’arrêt de l’ONU.

              D’où la question : à quoi servent ces mandats d’arrêt que lance l’ONU contre des criminels s’ils ne sont pas suivis d’effet ? En Centrafrique, nombreux sont les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui se pavanent en toute impunité, lestés d’un mandat d’arrêt de l’ONU et des juridictions centrafricaines. Au Soudan, le président Omar el-Béchir jouit d’une impunité insupportable et se balade un peu partout sans être inquiété.

              Depuis le début de la mandature de Touadera, des hommes de main de Bozizé œuvrent dans l’ombre. On n’est pas loin de penser que Touadera est cerné par une meute de partisans de Bozizé. Rumeurs ou pas, attendons de voir si ces allégations vont être prouvées.

     

    RUMEUR  2 : ABDOU KARIM MECKASSOUA

              Abdou Karim Meckassoua, président de l’Assemblée nationale, passe, à Bangui, pour être l’homme des Français. Il est celui qui n’a pas hésité à acheter les voix de quelques députés corrompus pour accéder au perchoir. Celui qui, depuis le début du quinquennat de Touadera, n’a cessé de rêver de devenir Calife à la place du Calife.

              Six mercenaires, arrêtés récemment à Bangui par la Section de Recherches et d’Investigations (SRI), ont déclaré qu’ils étaient des hommes de main, payés par Abdou Karim Meckassoua, pour une mission précise : provoquer un soulèvement populaire contre Touadera, sans hésiter à aller jusqu’à éliminer physiquement le président.

              Meckassoua a toujours été un intrigant. Dans quel autre pays un président d’Assemblée Nationale, corrompu et corrupteur, pourrait-il continuer à occuper son siège sans être inquiété ? Certains, à Bangui, disent que c’est parce qu’il serait le protégé de la France. Il aurait, toujours d’après la rumeur, cherché à manipuler l’opinion en corrompant à coups de francs CFA, quelques journalistes chasseurs de primes… 

              Pour en finir avec ce chapitre, observons que la décision de la France d’envoyer le 21e régiment de Marsouins à Bangui, est tombée au moment même où le président de l’Assemblée nationale était à Paris. Y aurait-il un rapport avec les rumeurs de coup d’État qui circulent ? Le sort de Touadera serait-il déjà scellé ? Un pronunciamiento est-il envisageable ?

     

    RUMEUR 3 : IDRISS DEBY ITNO

              Le « Napoléon de N’Djamena » continue de tirer les ficelles du théâtre grand-guignolesque centrafricain, avec des manigances incessantes et des menaces répétées. Les rumeurs lui attribuent la préparation d’un coup de force, grâce à la complicité de certains Centrafricains égarés et de mercenaires tchadiens à sa botte. Souvenez-vous : il avait récemment convoqué Touadera à N’Djamena pour exercer sur lui des pressions inacceptables, lui enjoignant de nommer un de ses proches d’origine tchadienne au poste de Premier ministre, à la place de Simplice Sarandji qu’il déteste.

              Tant qu’Idriss Deby Itno sera au pouvoir à N’Djamena, son désir irrépressible de contrôler les pouvoirs en Centrafrique risque de faire perdurer l’instabilité et le chaos dans ce pays. On peut donc, à juste titre, craindre que la « rumeur Deby » soit la plus plausible, étant donné l’acharnement du président tchadien à vouloir contrôler la République Centrafricaine.

     

    RUMEUR 4 : DÉMISSION DE Faustin-Archange Touadera ET DE SON GOUVERNEMENT ?

              Ce sera, soit une démission collective du gouvernement, soit un simple remaniement technique. C’est au président de la République qu’incombe, selon la constitution, le droit de procéder à un remaniement technique et de changer de Premier ministre. Si non, le Parlement est en droit de voter une motion de censure contre le Gouvernement.

              Toutes ces rumeurs perturbent le fonctionnement de l’État. Elles font état de processus qui accentuent la régression de la République Centrafricaine et compromettent le surgissement de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation.

             A Bangui, on dit que : « tout ce que colportent les rumeurs finit toujours par arriver ». Cette fois-ci, les quatre rumeurs citées évoquent des menaces qui peuvent, davantage encore, fragiliser le pays, pourtant déjà plongé dans un désordre récurrent. Et, comme on pouvait s’y attendre, il ne semble nullement question du peuple. On dirait qu’il a été zappé. Est-ce qu’il ne faudrait pas que le gouvernement sorte de sa torpeur et s’adresse directement à lui ? Si non, c’est lui qui, à bout de nerfs, se soulèvera pour barrer la route aux aventuriers de la politique.

              Il ne s’agira plus de « rumeur ».

    Ce sera, bel et bien, une réaction citoyenne.

    Inspirons-nous, pour terminer, de la phrase finale du discours de Thomas Sankara à l’ONU pour affirmer : « La liberté ou la mort, les Centrafricains vaincront ! »

                                                                                                                           

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

     

    JOSEPH AKOUISSONNE

    (17 juillet 2017)

     

     

     

     

     

     

    CENTRAFRIQUE : MANIFESTATION À BANGUI CONTRE LE DÉPÔT DÉSORDONNÉ DES ORDURES

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    CENTRAFRIQUE : MANIFESTATION À BANGUI CONTRE LE DÉPÔT DÉSORDONNÉ DES ORDURES

     

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    Les manifestants en image. CopyrightCNC

     

    Bangui, le 18 Juillet 2017

     Par Le Roi Rodrigue BENGA, CNC

     

    La population environnante de l’école Saint Jean de Yapélé dans le 2ème Arrondissement de Bangui a une fois de plus manifesté contre la mauvaise gestion des ordures urbaines par la Mairie de Bangui. Ce matin du jeudi 13 juillet, ils ont déversé des ordures sur l’Avenue David DACKO, paralysant la circulation matinale. La Mairie ne doit qu’attendre des manifestations pour assumer sa responsabilité ?

     

    La population voisine de l’école Saint Jean de Yapélé a manifesté pour une deuxième fois son ras-le-bol face à l’incapacité de la Mairie de Bangui à gérer les ordures urbaines. Depuis que la Mairie a installé des bacs à ordures devant cette école, les ménages y versent leurs ordures et, pour un début, ces bacs étaient régulièrement vidés de leurs contenus une fois pleins. Mais ces derniers temps, cette responsabilité ne s’assure pas, ouvrant ainsi la voie à de diverses manifestations qui, finalement contraignent la Mairie à réagir d’urgence. Mais doit-on continuer avec ce rythme ?

    La population a déversé les ordures sur la route, ce qui a contraint la Mairie à déployer des moyens d’urgence pour libérer la circulation. On se demande où et comment la Mairie a trouvé ces moyens pour réagir.

    Pour une première fois, les populations environnantes des écoles Saint Charles et Saint Jean dans le 2ème arrondissement, ont respectivement manifesté le 22 Février et le 13 Mars pour interpeler l’attention de la Mairie sur les ordures qui jonchaient le sol du fait d’avoir déborder les bacs. La Mairie avait apporté une réponse partielle à ce problème, surtout pour le cas de l’école Saint Jean : les ordures n’ont pas été évacuées, mais entassées. Les ordures éparpillées étaient regroupées, donnant l’impression d’avoir libéré de l’espace.

    Cette fois-ci, ce problème revient avec une autre ampleur. Beaucoup de gens s’y sont intéressés. Ils ont barricadé la route avec les ordures qu’ils ont ramassées sur le dépôt, et sur un tableau implanté au centre de ces tas d’ordure au milieu de la route, il y est marqué en craie blanche : « Nous ne voulons plus d’ordures devant l’école. La santé avant tout ». Les manifestants ont été déterminés malgré l’intervention des forces de l’ordre et imposent leur véto : ils ne veulent que l’évacuation de ces ordures. Un manifestant qui s’est fait porte-parole s’explique : « Ce dépôt a une odeur très nocive. Et surtout quand il pleut et qu’il fait du soleil après. C’est aussi une zone de prolifération de moustiques qui nous transmettent le paludisme et d’autres microbes de certaines maladies. C’est dans le souci de notre santé que nous avons manifesté ». Jean-Baptiste GREMBOUTOU, chef de groupe du 2ème groupement au 2ème arrondissement, reconnait la passivité de la municipalité, mais appelle la population au calme : « C’est depuis qu’on a commencé à parler de ce dépôt d’ordures. Les autorités municipales ne réagissent pas. Et aujourd’hui, ces jeunes ont raison de manifester, mais ce que je leur demande, c’est de rester calme, la Mairie va surement apporter une solution d’urgence ».

    Même si les propos du chef peuvent apaiser, les manifestants restent cependant intransigeants et recommandent à la Mairie une promesse de reprendre définitivement et régulièrement les activités d’évacuation des ordures urbaines. « Si la Mairie vide ces ordures aujourd’hui, ça ne doit pas être parce qu’on a manifesté. Elle doit reprendre son ancienne habitude, celle de vider les bacs une fois pleins. Sinon, c’est le même scénario qui recommencera ou bien la devanture de l’école Saint Jean ne sera plus un dépôt d’ordures ».

    À 9h de ce même jour, la Mairie dépêche une opération d’urgence qui libère l’Avenue David DACKO et qui n’évacue encore qu’une partie des ordures. On se demande où et comment la Mairie a-t-elle trouvé ces moyens pour répondre d’urgence ? La municipalité ne doit pas qu’attendre des manifestations pour assumer sa responsabilité. Alors qu’elle se justifiait du manque de moyens logistiques lors des premières manifestations répandues dans la ville de Bangui (SICA II, Gobongo, Lakouanga…), quelle excuse donnera-t-elle du fait qu’on voit aujourd’hui des bennes de la Mairie circuler dans la capitale ? Que fait réellement la Direction des grands travaux de la Mairie qui est chargée de la gestion des bacs à ordures ?

     

     

    Copyright2017CNC.

    EN AFRIQUE, LA RCA INVESTIT LE MOINS DANS L’ÉDUCATION

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    EN AFRIQUE, LA RCA INVESTIT LE MOINS DANS L’ÉDUCATION

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2349.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les élèves du lycée de Gobongo dans le 4e arrondissement de Bangui. CopyrightCNC
    Les élèves du lycée de Gobongo dans le 4e arrondissement de Bangui. CopyrightCNC

     

    Bangui, le 19 Juillet 2017

     Par Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC

     

    La Centrafrique, dernière au classement des pays Africains pour les investissements dans le domaine de l’éducation. Un rapport de l’Unesco, publie récemment classe la RCA parmi les mauvais élèves au cours des dix dernières années dans le secteur scolaire. Selon ce rapport, les sommes investies depuis des décennies dans l’éducation en Afrique Subsaharienne portent les fruits et permettent une scolarisation sans précédent presque partout sur le continent, sauf en Centrafrique.

     

    L’éducation qui est un facteur de développement à du plomb dans l’aile depuis deux décennies en République Centrafricaine, par manque de volonté politique de nos dirigeants, ce secteur est complètement bafoué par chaque régime qui succède à la tête du Pays. En effet, l’Etat préfère investir plus dans d’autres secteurs et non dans le domaine de l’éducation. Au lieu de privilégier ou augmenter les budgets alloués pour son bon fonctionnement, nos leaders ont tendance à tourner le dos à l’éducation.

    Aujourd’hui le taux d’analphabétisme en Centrafrique s’élève à 63 % soit les 2/ 3 de la population totale. Ce taux est de 76% pour les femmes et 49% chez les hommes. En zone rurale, l’on note une forte proportion des hommes analphabètes, 60,4% contre 30,3% en zone urbaine, ce qui implique qu’en zone rurale les 3/4 environ des hommes sont analphabètes, 87,4% des femmes de 10 ans et plus en zone rurale sont analphabètes, contre 56% en zone urbaine. Selon le rapport sur les tendances récentes et la situation actuelle de l’éducation et de la formation des adultes de la RCA en préparation de la Confintea VI. C’est quoi la cause ? Est-ce-que la population centrafricaine ne veut pas aller à l’école ?

    « L’éducation et l’instruction c’est l’Etat qui doit », a affirmé l’écrivain, Victor Hugo. Donc il appartient à l’Etat de prendre sa responsabilité, en faisant de sorte que tout le monde ait accès à l’éducation car s’en est un droit. « C’est un véritable danger pour une nation si les filles et fils du Pays ne sont pas instruits. Voila l’une des raisons des crises en répétition que connait aujourd’hui notre Pays », a déploré Nestor ZOUKOUE, enseignant chevronné à Pétévo.

    Si chaque régime essaie de construire des écoles sur toute l’étendue du territoire national. Certes, on n’en serait pas arriver à ce stade-là, a-t-il ajouté.

    LE DISCOURS DE RECONFORT DU CHEF DE L’ETAT

    « En termes de perspectives, l’éducation et la formation de qualité resteront au cœur de mes priorités. C’est ainsi qu’en ce qui concerne l’éducation de base (F1-F2) et l’enseignement général, le gouvernement a été instruit pour redynamiser le système scolaire par la formation des ressources humaines de qualité et en quantité. Ainsi, deux écoles normales d’instituteurs seront créées à l’Ouest et au Nord pour la formation de 120 instituteurs à raison de 360 enseignants et passer ainsi du ratio enseignant/élève de 1/120 – 220 à 1/80. Dans cet élan, j’ai instruit le gouvernement  d’augmenter le budget de l’Education Nationale qui est de 4% à 22 % pour qu’elle s’assume pleinement » a prononcé le Président Faustin Archange Touadera lors du discours de ses cent jours au pouvoir.

    Certes, cela est une nouvelle de réconfort pour le développement de la RCA si cela entre dans la loi de finance 2018 qui est en train d’être mise en place par le ministre des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra.

    Cependant, l’éducation n’est pas démocratisée sur toute l’étendue du territoire centrafricain, surtout qu’elle n’est pas gratuite et accessible à tout le monde. A cela s’ajoute le manque des structures scolaires d’accueil dans certaines écoles, en plus l’effectif pléthorique des élèves dans les salles de classe est l’une des causes des difficultés réelles que rencontre ce secteur. Ensuite certains élèves sont assis à même le sol, d’autres se tenant sur leurs pieds pour suivre les cours dispensés par les enseignants.

    « L’éducation est une arme puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde », a exhorté l’ancien Président défunt Sud Africain, Nelson Mandella. C’est pour dire que sans éducation, la République Centrafricaine ne connaitra pas de changement. Même l’unique Université de Bangui construit en 1969 par l’ex-Président défunt, Jean-Bedel Bokassa, est déjà dans un état délabrement constant sans volonté aucune de colmatisation,

    Le gouvernement doit non seulement chercher à réhabiliter la seule Université, mais plus encore en construire de milliers.

    « L’éducation est le socle du développement, si la population d’un pays est bien instruite, c’est un véritable atout pour cette nation. Et si cela est faite la Centrafrique ne devrait pas connaitre la situation lamentable qu’on est en train de vivre ». a estimé Stéphane NIKIDJA, un habitant de Bangui.

    Dans le classement 2017 des 200 meilleures universités publiques d’Afrique publié par Uni Ran, sans surprise, c’est l’Afrique du Sud qui se taille la part du lion dans le top 10 des universités avec 8 universités dont 7 se classent de la 1ère à la 7ème place et une à la 10ème place. Les 8ème et 9ème places sont respectivement occupées par le Kenya (University of Nairobi) et l’Egypte (the American University Cairo).

    S’agissant des universités francophones d’Afrique l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) pointe à la 24ème place, l’université de Yaoundé I (Cameroun) à la 96ème, suivie de Lomé, Burkina-Faso, Benin, Madagascar, RDC, Côte-d’Ivoire et Mauritanie en 195ème place l’université de Bué, (Cameroun) à la 200ème place. Hélas, la RCA ne figure pas nulle part parmi ses 200 pays cités ci-dessus.

    Il a exhorté le Gouvernement Centrafricain, les ONGs, les associations, les confessions religieuses et les projets œuvrant dans ce secteur à inscrire le volet alphabétisation dans leurs programmes d’action, conformément à la loi portant orientation de l’éducation votée en 1997.

     

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    Centrafrique : le conseil d’administration du FMI viens de décider d’accompagner encore une fois la RCA.

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    Centrafrique :  le conseil d’administration du FMI viens de décider d’accompagner encore une fois la RCA.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2373.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA
    Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA

     

    Bangui, le 18 juillet 2017.

    Par : Bertrand Yékoua, CNC.

    Selon nos informations, le conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) viens de décider d’accompagner encore une fois la République centrafricaine dans son œuvre de reconstruction nationale.

     

    En adoptant les conclusions du rapport de la seconde revue les autorités centrafricaines confirment la bonne exécution du programme signé par le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et son ministre des finances et du budget henri marie dondra. Cet accord du 17 juillet ouvre la porte à la republique centrafricaine d’accéder à la 3 eme revue qui pourrait permettre au régime de Touadera d’entamer des négociations devant aboutir à l’accroissement des ressources financières en faveur de nos populations.

    Relevons qu’à travers cette décision la banque mondiale, la france, l’Union européenne ,….,devrait commencer les décaissements à compter du 25 juillet. Nous pouvons critiquer la gestion de la sécurité mais nous pouvons feliciter les autorités sur la bonne gouvernance économique et financière et plus particulièrement le ministre des finances et du budget henri marie dondra.

    Beaucoup reste à faire mais quand il le faut sachons encourager nos dirigeants quand il le faut. Bravo à Touadera dondra et Sarandji.

     

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    Centrafrique : assassinat d’un homme à Boy-Rabe, le capitaine Eugène Ngaikosset pointé du doigt.

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    Centrafrique : assassinat d’un homme à Boy-Rabe, le capitaine Eugène Ngaikosset pointé du doigt.

     

     

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    Le capitaine Eugène Ngaïkosset.

     

    Bangui, le 18 juillet 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

     

    Deux balles dans la tête et plusieurs autres dans le corps, ce sont des traces des violences observées sur une personne retrouvée morte dans un lieu reculé derrière le quartier de Boy-Rabe dans le 4e arrondissement de Bangui. Que s’est-il passé ? Qui en est-il le commanditaire ?

     

    Depuis le début du mois, les partisans et fervents défenseurs du président Touadéra multiplient des communications et déclarations radiodiffusées faisant état d’une infiltration des mercenaires étrangers à Bangui et d’un éventuel coup de force en gestation visant à renverser le pouvoir du président Touadéra. Des intimidations verbales aux assassinats ciblés, tels sont les modes opératoires adoptés par ces partisans. Le dernier acte d’assassinat réalisé est celui perpétré, d’après certains témoins, par le capitaine Eugene Ngaïkosset tristement connu sous le nom  du boucher de Paoua, sur un homme jugé comme un mercenaire venu assassiner le président Touadéra.

     

    La scène s’est produite au milieu de la semaine dernière peu avant la déclaration de nouveau Procureur désigné des fatistes et touaderateurs Didacien Kossimatchi. Cela fait suite aux rumeurs d’infiltration d’une dizaine de mercenaires étrangers pour perpétrer un coup d’État contre le pouvoir de Faustin Archange Touadéra.

     

    D’après plusieurs témoins joints par CNC, l’homme, criblé de balles et retrouvé mort dans la zone herborisée du 4e arrondissement de Bangui non loin du cimetière de Ndrès, s’apparente à l’un des ceux arrêtés et détenus à la section de recherches et d’investigations SRI à Bangui depuis plus de deux semaines et ne parlant ni le sango, la langue nationale ni le français.

     

    Pour ces témoins, il ne fait aucun doute que c’est le capitaine Eugene Ngaïkosset qui a abattu l’homme, car selon eux, il a été aperçu vivant, mains et jambes ligotées par plusieurs curieux dans le véhicule du sulfureux capitaine Eugene Ngaïkosset,

     

    Comment un tel meurtre peut se produire alors que la victime avait été arrêtée officiellement par la gendarmerie et détenue dans les locaux de la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) ? Le capitaine Ngaïkosset a-t-il à nouveau désigné, pour des actes de sales besognes du régime ?

     

    « Ne parlant pas sango ou ne parlant plus sango, à Bangui, c’est désormais un crime de mercenariat ? » s’insurge un étudiant de l’Université de Bangui.

     

    Selon certaines organisations de défenses des droits de l’homme, plusieurs cas de tortures, de disparitions forcées, d’assassinats et de détentions illégales ont été relevés ces derniers. Ce qui affirme la thèse selon laquelle, cet homme n’est pas le seul à purger une telle sentence.

     

    Pour les professionnels de la justice, « trop des intrus dans la justice, rend un pays, un Etat de non droit » nous a fait savoir un avocat centrafricain. Chacun fait ce qu’il lui vienne à la tête, même pour tuer. Poursuit cet avocat qui demande au président Touadéra, Professeur de Mathématique qu’il qualifie « d’un homme bien né », de faire très attention à son entourage qui pratique les intrusions. « Les gens bien nés se reconnaissent à l’odeur, et repèrent les intrus de la même façon » conclu-t-il.

     

    Pour mémoire, certains soutiens du président Faustin Archange TOUADÉRA qui ne sont pas autres ceux qui ont fait partir le général François Bozizé au pouvoir, ont déclaré sur les ondes de la radio nationale que plusieurs dizaines des mercenaires nigérians, somaliens, congolais et tchadiens sont actuellement infiltrés dans la capitale Bangui dans le but de finir avec le régime du président Touadéra. Certains ont même été arrêtés par la gendarmerie, affirment-ils. Des déclarations qui font que certains Banguissois vident leurs épargnes dans les banques pour s’approvisionner en réserve des bouffes.

     

    Actuellement, Bangui vit au rythme des rumeurs du coup d’État bien qu’ils savent pertinemment que c’est impossible grâce à la présence des soldats des nations- unies dans le pays.

     

     

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