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Centrafrique : les Chinois à pied d’œuvre pour la réhabilitation de l’Ecole Gbaloko

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Centrafrique : les Chinois à pied d’œuvre pour la réhabilitation de l’Ecole Gbaloko

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_19663.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>École Gbaloko Konga. Credit photo : Fred Krock. Copyright2017CNC.
École Gbaloko Konga. Credit photo : Fred Krock. Copyright2017CNC.

 

Bangui, le 1er mai 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Au nombre des établissements scolaires saccagés voire totalement détruits lors de la dernière crise en Centrafrique, l’Ecole d’Amitié Chine-Centrafrique située à Pk 15 de Bangui sur la Route de Boali. Le 27 avril 2017, M. Wan Peng, 1er Conseiller à l’Ambassade de Chine en Centrafrique, en compagnie des Anciens Ministres d’Etat, à savoir M. Christophe Gazam-Betty et Mme Marie Noëlle Koyara, a visité l’établissement dans la perspective d’une réhabilitation rapide. Les élèves du village Konga dont Mme Koyara est le Chef du village sont également venus plaider pour leur école.

« Nous n’abandonnerons jamais cette école », a ainsi rassuré le 1er Conseiller de l’Ambassade de Chine à l’issue de la visite guidée des locaux de l’école Gbaloko. De quoi rassurer le personnel et les élèves que d’ici peu leur établissement fera peau neuve.

Evidemment, la visite voulue et organisée par les Anciens Ministres d’Etat a permis à l’émissaire de l’Ambassade de Chine de palper du doigt l’état de délabrement des locaux, ainsi que les difficiles conditions de travail et d’étude du personnel et des élèves. Cela va sans compter la surpopulation de l’établissement qui passe aujourd’hui à près de 3000 élèves (filles et garçons) à ajouter à quelque 2000 élèves du Village Konga.

A première vue, ce sont des bâtiments hors d’usage qui abritent les activités scolaires, puisque abimés lors de la dernière crise ; les tables-bancs emportés laissant les élèves apprendre à même le sol.

L’ancien Ministre d’Etat Christophe Gazam-Betty rappelle la démarche ayant abouti à cette visite : « Nous avons attiré l’attention de Monsieur l’Ambassadeur de Chine sur cette école construite par la Chine et qui a été vandalisée lors des événements qu’a connus le pays. Au début, on pensait amener des kits scolaires, mais tout de suite au regard de l’état du délabrement de l’école toute entière, nous avons changé d’option pour demander une réhabilitation totale et une dotation de l’établissement, ainsi que la construction d’autres bâtiments puisqu’il y a encore de l’espace ».

Quant à Mme Marie Noëlle Koyara, ancien Ministre d’Etat également, l’on n’a pas besoin d’être Ministre ou occupant un poste à la tête de l’Etat pour œuvrer aux côtés de la population. « C’est une manière pour chacun de nous de faire ce dont il est capable en tant que fille et fils de ce pays pour nous mettre au service de notre Nation », a-t-elle confié. Et de se faire complétée par M. Gazam-Betty en ces termes « cela tombe juste que nous ne sommes pas en période électorale pour ne pas que les gens pensent que nous visons quelque chose derrière. Nous le faisons parce qu’on aime notre pays ».

C’est une bonne nouvelle pour le personnel de ladite école et les élèves, en témoigne la reconnaissance exprimée par M. Silas Deounaï-Lataï, Directeur de l’Ecole Garçon : « Nous, ainsi que les parents d’élèves de l’Ecole Gbaloko, témoignons notre gratitude à l’endroit de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de Chine en Centrafrique et du Gouvernement Chinois ainsi que les Hautes autorités de notre pays d’être qui sont venus personnellement toucher du doigt les réalités palpables dans lesquelles se trouve notre école. Leur visite nous rassure quant à la réhabilitation très prochaine de notre école. »

Pour mémoire, l’Ecole d’Amitié Chine-Centrafrique de Gbaloko est l’œuvre de la coopération agissante et gagnant-gagnant Sino-centrafricaine, créée en 1992.

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CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A PRÉSIDÉ LA CEREMONIE DE BAPTÊME ET DE TRIOMPHE DES OFFICIERS ET ÉLÈVES SOUS OFFICIERS DE L’ESFOA.

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Centrafrique : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A PRÉSIDÉ LA CEREMONIE DE BAPTÊME ET DE TRIOMPHE DES OFFICIERS ET ÉLÈVES SOUS OFFICIERS DE L’ESFOA.

 

7e promotion Esfoa  baptisé au nom de l'ancien président  Patassé.

 

Bangui, le 29/04/17

 Par : Herman THEMONA CNC,

Le DISCOURS DE SON EXCELLENCE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, CHEF DE L’ÉTAT, CHEF SUPRÊME DES ARMÉES A L’OCCASION DU TRIOMPHE DE LA 7è PROMOTION DE L’ESFOA ET DE LA 5è PROMOTION DE L’ENFSO au camp Kassai Ensuite la 7eme promotion des officiers a été baptisée « promotion Président Ange Félix Patassé » par le Président de la République. Ces derniers ont porté leurs galons de Sous-lieutenant. Ce baptême et triomphe des officiers et sous-officiers met donc un terme à 5 années au lieu de deux passées sous le statut d’élèves officiers et sous-officiers à cause des évènements douloureux qu’a connus la RCA.  Bangui, le 29 Avril 2017

Mesdames et Messieurs.

La cérémonie du Triomphe de la Septième Promotion de l’Ecole Spéciale de Formation des officiers d’Active ESFOA et de la sortie de la Cinquième Promotion de l’Ecole Nationale de Formation des Sous-officiers ENFSO, constitue pour moi un réel motif de satisfaction. Pour la première fois en effet, depuis mon accession à la Magistrature Suprême de État, les Élèves officiers d’Active et les Élèves Sous-officiers éprouvent la joie d’achever leur formation initiale. Depuis l’année 2013, le cycle de l’instruction au Centre de Formation de Kassaï CFK a été interrompu, en raison des vicissitudes liées aux multiples crises auxquelles notre pays a été soumis. La cérémonie de ce matin revêt pour moi une importance particulière, car avec le retour à la légalité constitutionnel, j ‘ai autorisé la poursuite de la formation au sein de cette académie militaire en dépit des nombreuses difficultés de trésorerie rencontrées . Cela participe de ma volonté de renforcer l’engagement des hommes à travers une politique de renouvellement des personnels et l’acquisition de la valeur militaire qui exige, le goût de l’effort, de l’abnégation, de sacrifice et de dévouement. Voilà pourquoi, par ma présence, je voudrais traduire tout l’intérêt que je porte à la formation au sein de l’Armée Nationale, et exprimer ainsi ma volonté d’accomplir fidèlement les vœux du peuple de voir renaître son armée.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ; Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ; Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs ; Généraux, officiers, sous officiers, Hommes du Rang ; Distingués Invités ;-Mesdames et Messieurs ;

Nous sommes ici pour la sortie des jeunes officiers et des jeunes sous officiers. Mais nous sommes surtout ici, pour parler de l’avenir de notre armée nationale. Mon Colonel, en encourageant les jeunes officiers et sous officiers à préserver les valeurs essentielles qui leur ont été inculquées à savoir la discipline, l’esprit de sacrifice et la conscience qui peuvent permettre de défendre courageusement la nation, vous avez bien évidemment mis l’accent sur les principales vertus qui doivent guider l’action du soldat. Comme je l’avais déclaré lors de mon investiture le 30 Mars 2016, et répété au moment de la présentation des vœux à la Nation pour l’année 2017 , “la priorité des priorités en République Centrafricaine demeure la sécurité durable et la défense du territoire 

“La sécurité est donc une exigence républicaine, c’est la première des libertés fondamentales de nos concitoyens. ” Il est donc indispensable, de procéder avec méthode à la reconstruction d’un outil de défense efficace. Cela passe par un état des lieux complet et exhaustif et par la définition d’une stratégie de défense cohérente, s’appuyant sur la Politique Nationale de Sécurité (PNS) que je viens de valider en comité stratégique et par une mobilisation des ressources efficaces qui permettront de mettre en œuvre une Loi de Programmation Militaire (LPM) avec laquelle sera conduite dans la durée la reconstruction des FACA. Dans ce cadre, les pays donateurs que j’ai rencontrés le 17 novembre de l’année dernière à Bruxelles, m’ont donné des assurances. Mais je voudrais cependant affirmer ici, que la mise en œuvre des réformes dans lesquelles sont entrées les forces armées prendront du temps. Je m’engage donc, à travailler ardemment pour qu’ensemble nous puissions apporter du sang nouveau à notre armée nationale. Nous avons besoin pour cela Mesdames et Messieurs, l’appui indispensable de nos partenaires au développement. Dans ce registre, je voudrais saluer le soutien que n’a cessé de nous apporter la Communauté Internationale, à la tête de laquelle les Nations unies à travers la Minusca, ensuite l’Union Africaine, puis les pays de la Sous-Région, notamment la Communauté Économique et Monétaire des États de l’Afrique Centrale (CEMAC), la communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) et la Conférence Internationale de la Région des Grands Lacs (CIRGL).

Je n’oublierai pas les organismes et les structures qui ont contribué à la réhabilitation des locaux militaires notamment le FSD,- l’UNMASS pour ne citer que ceux-là. Je n’oublierais pas non plus [a France, dont l’appui constant ne nous a pas fait défaut durant les moments difficiles et les États Unis d’Amérique pour leur soutien. Je voudrais, également exprimer ma haute appréciation de l’action que mènent les l’Union Européenne’. en faveur de la République Centrafricaine, ainsi que pour toute l’attention particulière qu’elles ne cessent d’accorder à la réhabilitation de notre institution militaire. Cette appréciation concerne notamment l’EUTM, la mission militaire de l’Union Européenne de formation opérationnelle dont la mission s’établit autour de trois axes principaux, notamment le Conseil Stratégique au Ministère de la Défense Nationale et à l’État-Major des Armées, ensuite, l’éducation et la Formation des Officiers, des Sous Officiers et des spécialistes, et enfin l’entrainement opérationnel des FACA.

Dans cet ordre d’idées, la première compagnie du 3è Bataillon d’Infanterie Territoriale BlT 3, avait déjà subi une formation normée et sanctionnée par un certificat en décembre dernier. Ils sont désormais opérationnels. Je voudrais à cet effet, exprimer toute la satisfaction que je ressens à cet égard, car cette formation, selon les comptes rendus qui m’en ont été faits, s’est poursuivie avec la préparation opérationnelle de deux autres compagnies du BIT 3, puis du BIT 1 , afin de permettre à nos forces de reprendre progressivement leurs missions régaliennes et de restaurer l’autorité de État sur le territoire national.

Je ne saurais également passer sous silence la possibilité qui nous est désormais offerte de réaliser le DDRR. Je voudrais saluer ici l’engagement de la Banque Mondiale qui a octroyé le financement nécessaire pour la mise en œuvre de ce programme qui permettrait l’accélération du processus de désarmement, la démobilisation et la réinsertion des ex combattants. ll s’agit là d’un enjeu important, qui devrait favoriser l’amélioration des -perspectives de paix et de reprise économique en République Centrafricaine.

Jeunes officiers de la Promotion Ange Felix PATASSE Jeunes Sous officiers de la Promotion Sergent Hugues Paterne LOBO ; En dépit du temps exceptionnellement long et des difficultés rencontrées, vous voilà au terme de votre formation. Sachez surtout que le renom de notre patrie dépend de la détermination de ses forces à y faire régner l’ordre et la discipline. Je vous encourage à faire preuve d’abnégation et de détermination dans ta tâche que vous aurez à réaliser, car vous constituez dès aujourd’hui, un échantillon d’avant-garde. Je vous exhorte à préserver l’idéal militaire, à garder à présent à l’esprit, les notions de base de la discipline militaire, à faire montre d’une disponibilité permanente dans l’accomplissement de la tâche.

Même si la République Centrafricaine, est remise sur les chemins de ta démocratie et du développement, il subsiste encore des menaces qui exigent une grande vigilance et un engagement décisif de la part de nos forces armées. Je voudrais pour terminer, adresser mes sincères remerciements aux encadreurs civils et militaires pour leur disponibilité, leur dévouement et surtout pour leurs riches interventions qui ont pu consolider le socle de l’enseignement dispensé tout au long de votre formation. Vive la République ! Vive l’Armée Nationale ! Vive la Solidarité Internationale ! Je vous remercie.

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Centrafrique : JUSTICE en RCA, LE JUSTICIER EST-IL DEVENU LE BOURREAU DU JUSTICIABLE ?

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Centrafrique : JUSTICE en RCA,  LE JUSTICIER EST-IL DEVENU LE BOURREAU DU JUSTICIABLE ?                                                                                                                       

 

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Bangui, le 30 avril 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou.

 

La magistrature centrafricaine est une branche de métier noble, organisée et hiérarchisée. Elle détient à elle seule le monopole de la noble mission de rendre la justice au nom du peuple. La justice étant le fondement de toute démocratie et aussi un outil de l’harmonisation de la vie en société. Depuis fort longtemps, le peuple au nom duquel la justice est rendue se plaint et redoute les comportements, exactions, malversations, manipulations voire la corruption de ceux qui ont prêté serment de dire le droit, de rendre la justice et de redresser les torts. Ainsi le citoyen lambda se pose sans cesse les questions suivantes : le justicier est-il devenu le bourreau du justiciable ? Peut-on parler de respect de l’éthique et de la déontologie dan la justice centrafricaine ?

Comment expliquer que le sort de certains dossiers en instance est traité et scellé en dehors des tribunaux ? Une affaire pendante qui a fait le tour des réseaux sociaux mettant à nue les dysfonctionnements de cette structure nous amène à nous intéresser à ce secteur d’activité. Il s’agit de l’affaire Christ BANGASSOU contre Banque Populaire Maroco-Centrafricaine (BPMC). Dans cette affaire, le Defunt père François BANGASSOU avait contracté un crédit à la consommation à la BPMC pour deux millions de francs CFA en hypothéquant sa maison. Le dit prêt n’étant pas encore soldé que l’emprunteur mourut en exile à Lomé au Togo. Ayant constaté la défaillance dans l’exécution du contrat, la maison hypothéquée fut systématiquement et sans autre forme de démarche vendue pour cinq millions à une tierce personne par la BPM. Ainsi commença une interminable bataille judiciaire entre les héritiers légaux du decujus et l’acquéreur de la maison sur fond de rebondissements épisodiques étonnants. Ce cas pratique digne d’un thème de travaux dirigés des étudiants en droit suscite des indignations et interroge : la BPMC avait-elle connaissance que l’emprunteur est hors du territoire national et de surcroît mort avant de vendre la maison ?

Sachant que la seule absence ne justifie pas la défaillance, la banque s’est-elle rapprochée des héritiers ou de la famille avant de procéder à la vente du bien ? La maison avait-elle fait l’objet d’une évaluation par un expert ? La mise à prix aussi ? Les cinq millions représentaient-elles la valeur marchande de la maison ? Entre le prêt et la vente de la maison, la différence a fait l’objet d’un versement à la famille ? Est-ce logique que pour un prêt minable, une famille perd un patrimoine inestimable de plus de cinq cents hectares de terre ? Comment expliquer le fait q’une procédure suivait son cours que parallèlement la banque conclût un accord de versements avec les héritiers de l’emprunteur ? La logique aimerait qu’à la constatation de la défaillance, la banque se rapproche des co-emprunteurs ( s’il y en a ), des héritiers ou de la famille via des relances avant de mettre à exécution son droit d’hypothèque.

De nombreuses vices de procédure et de zones d’ombre gravitent autour de ce dossier et cela nous ouvre la voie de faire le procès de la justice centrafricaine. Il faut noter que le vrai désordre dans une société, c’est le manque de justice. Force est de constater que les animateurs de cette justice utilisent ce privilège comme un patrimoine familial pour régler de sales besognes. La magistrature en général n’est pas mise en cause mais quelques brebis galeuses se sont invitées dans ce corps de noblesse pour hypothéquer leur image. Il est vrai que la justice manque cruellement de moyens matériels, financiers et humains pour mener à bien sa mission. Ce phénomène est à l’origine de la lenteur, retard avec des conséquences immédiates sur l’augmentation des détenus en instance de jugement. Il faut aussi relevé que la magistrature est rattrapée par la corruption, la partialité, la malversation, le laxisme imputant ainsi la confiance du peuple. La magistrature est ainsi devenue une des administrations les plus corrompues alors qu’ils ont un traitement salarial privilégié par rapport à la grille indiciaire générale. Notre justice est malade et doit être mise en soins intensifs. Il est temps que les choses reviennent à l’état initial en modifiant les comportements par des réformes et des cycles de formation pour les adapter à l’évolution de la société ( cybercriminalité, économie numérique etc…).

Cette analyse est loin d’un réquisitoire contre la magistrature centrafricaine mais plutôt une inquiétude, un ressenti sociétal. Pour ce faire, nous invitons le President de la République qui de droit est le President du conseil supérieur de la magistrature, garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire sans ignoré le garde des sceaux de prendre leur responsabilité pour faire cesser ce dysfonctionnement. La confiance aux institutions, la réconciliation, la sécurité et la paix n’ont d’autre dénominateur que la justice…alors pensez-y. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 29 avril 2017

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                              Tel : 0666830062

 

Centrafrique : Le Général-braqueur des anti-Balaka ZARI Bienvenu alias Abba Rafal abattu par ses éléments.

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Centrafrique : Le Général-braqueur des Anti-Balaka ZARI Bienvenu alias Abba Rafal  abattu par ses éléments.

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Bangui, le 29 avril 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Quand on se baigne dans la criminalité absolue, on doit s’attendre forcément à ses conséquences tout aussi cruelles. Le sanguinaire et braqueur autoproclamé « général d’armée » des anti-Balaka ZARI Bienvenu alias Abba Rafal, appelé en renfort par le maire de Bocaranga pour commander cette milice dans la région de l’Ouham-Péndé, vient de subir le même sort qu’il a longtemps réservé à ses concitoyens dans sa région : Il est abattu froidement par l’un de ses éléments à Bang à la frontière avec le Cameroun et Tchad.

Dans un article mis en ligne sur corbeau new et intitulé « vol spectaculaire d’un troupeau de 200 bœufs par les Anti-Balaka au village MbartaNdenga » dans lequel, nous avions dénoncé le comportement anti-citoyen de sieur ZARI Bienvenu alias Abba Rafal, sur les paisibles citoyens de la Préfecture de l’Ouham-Péndé. A seulement une semaine passée, ce criminel Abba Rafal de son vrai nom ZARI Bienvenu vient à son tour d’être abattu à bout portant par ses propres éléments anti-Balaka.

Selon les renseignements recueillis sur place, les faits s’étaient déroulés dans la commune de Bang, frontalière avec le Cameroun et Tchad où il était parti s’installer avec ses éléments anti-Balaka, trois heures après les retraits des hommes de la coalition RJ-Séléka.

En l’absence des gendarmes, policiers et douaniers qui ont fui la ville au moment de l’attaque des éléments de la coalition RJ-Séléka, le général ZARI Bienvenu alias Abba Rafal s’est installé sur l’administration fiscale de la région. En lieu et place des douaniers, il collecte, avec ses éléments, les taxes et impôts sur les commerçants et transporteurs aux barrières, à la gendarmerie et dans les marchés, et ce, au nez et à la barbe de quelques douaniers de retour et une poignée des militaires FACAs déployés dans la ville.

Selon certains témoins, tout a commencé sur une légère dispute opposant le général ZARI Bienvenu alias Abba Rafal avec quelques-uns de ses éléments sur le partage de l’argent rentré des droits de douane. D’après ces témoins, ses éléments lui auraient reproché sa manière de dépenser, sans leur consentement, toutes les recettes qu’ils ont faites.

Selon d’autres témoins, le général ZARI Bienvenu alias Abba Rafal leur aurait joué un sale coup, en faisant convoyer, par d’autres personnes de son ethnie et non membres du groupe, plus de 80 têtes de bœufs volés des leveurs ensemble à une destination inconnue. Mécontents, ils l’ont abattu.

Dans ce genre des trafics, les conflits ou les règlements de compte sanglants ne manquent jamais. Le général ZARI Bienvenu alias Abba Rafal, l’impitoyable donneur des morts et protégé des autorités locales ne savait pas que ses jours sur terre s’approchent des tombeaux de Haroun Gaye alias 50-50, un autre donneur de la mort à Bangui. Comme son surnom, Rafal, ZARI Bienvenu a été rafalé hier matin au moment où il tentait de fuir. Son corps, couvert de sang comme un gibier abattu dans la savane, sera porté à terre ce jour dans sa ville natale à 45 Km de Bozoum.

La barbarie de ces anti-balaka, certains observateurs de la vie politique centrafricaine y voient derrières, certaines mains des nouvelles autorités. Car, selon eux, c’est impensable que le gouvernement n’arrive pas à les neutraliser. Même en présence des forces de l’ordre, ces désordres s’amplifient. Pourquoi ?, s’interrogent-ils.

Pour histoire, rappelant que pour empêcher l’Apôtre Pierre de défendre l’arrestation de Jésus à travers son arme (épée), celui-ci lui disait : « Remets ton épée à sa place ; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée » et l’Apôtre Pierre avait obéi. Lors d’une tournée à Bocaranga, le Cardinal Nzapalainga leur avait demandé d’abandonner les armes et cultiver la terre pour vivre. Ils l’ont accepté par la bouche et se font baptiser.  Mais dans leur cœur, ils affirment que c’est moins pénible de vivre avec l’épée que vivre avec la terre. Et : « Qui vit par l’épée périra par l’épée ».

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Centrafrique : Séisme politique, N’guendet quitte la majorité présidentielle

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Centrafrique : Séisme politique, N’guendet quitte la majorité présidentielle

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_19631.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> L'ancien président du conseil national de la transition Monsieur Ferdinand Alexandre Nguéndet.
L’ancien président du conseil national de la transition Monsieur Ferdinand Alexandre Nguéndet.

 

Bangui, le 29 avril 2017.

Par: Merveille Inguélé

La première année du mandat de cinq ans du locataire du Palais de la Renaissance n’en finit pas de provoquer des secousses médiatico-politiques. Après les vives critiques acerbes des populations centrafricaines foncièrement contre la célébration fastueuse d’un anniversaire à coups de dizaines de millions de francs CFA ; après les dissensions intestines qui minent les relations entre l’Exécutif et le Législatif ; voilà que nous parviennent des informations de première main et qui sonnent comme une bombe politique.

En effet, à l’issue de réunions tenues secrètes par l’état-major rapproché de Ferdinand Alexandre N’guendet, le Président-Fondateur (PF) du Rassemblement Pour la République (RPR), et organisées alternativement au siège du parti, à l’avenue Ben-Zvi, et à la résidence du PF, il est ressorti que le RPR devrait très prochainement quitter la majorité présidentielle. Cette décision devrait être rendue publique par le comité central du parti dès le lundi 1er mai 2017, à l’occasion de la célébration de la fête du travail. La date ne semble pas avoir été choisie au hasard, la fête du travail pour l’un et l’anniversaire de la première année pour l’autre.

Quelques proches collaborateurs du Président N’guendet que nous avons interrogé, nous ont donné, sous couvert d’anonymat, les raisons de cette fracassante rupture politique avec la sphère de la majorité présidentielle.

La question centrale, au vu de ce que nous dit un des cadres du RPR, semblerait être la profonde divergence de point de vue dans la gestion du dossier de l’insécurité ambiante qui règne dans l’ensemble du pays surtout dans les provinces occupées par les troupes de mercenaires de tout poil qui volent, violent, pillent et tuent sur plus de 60% du territoire national sans réaction véritable du pouvoir en place. L’on se rappelle que le groupe parlementaire du RPR à l’Assemblée Nationale, par la voix de son président l’Honorable Martin Dalou Mboli, député de Zémio, avait déposé une demande d’interpellation du gouvernement pour demander le pourquoi de manque de volonté politique, de ce silence assourdissement face aux exactions que subissent nos compatriotes dans les zones contrôlées et administrées par les criminels de guerre en RCA.

C’est manifestement ce manque de volonté, ce dolorisme et cette atonie face aux mercenaires étrangers durablement installés dans le pays qui auraient eu raison de la patience du Comité Central du RPR, du Cabinet du Président N’guendet et des nombreux militants.

Autre raison invoquée par une source proche du dossier : l’indifférence affichée de l’Exécutif face à la pétition citoyenne lancée le 23 février 2017 par les Forces Vives de la Nation. Une pétition qui, sur le plan national, a recueilli dans neuf préfectures sur seize plus de 700.000 signatures. La conférence de presse organisée le 19 avril 2017 pour présenter les résultats définitifs de la pétition citoyenne avait d’abord été interdite pour par le pouvoir exécutif par la suite l’autoriser à nouveau, non sans avoir déployé un important dispositif policier pour intimider et dissuader militants, partisans, sympathisants et médias venus assistés à ladite conférence de presse.

Nos confrères de la presse écrite nationale n’avaient alors pas manqué de relater les faits et de parler de « dérive autoritaire » voire « dictatoriale » du régime Touadéra comme on pouvait le lire dans Le Démocrate ou encore l’Hirondelle. Tous les observateurs politiques conséquents avec eux-mêmes auront relevé lors de cet incident très grave le manque de sérénité évident des autorités centrafricaines dans la gestion des affaires publiques.

Enfin, il semblerait également que l’absence de concertation, la politique systématique d’exclusion de ceux avec qui le régime a signé des accords politiques, ai fortement contribué à distendre les relations entre les différentes composantes politiques de la mouvance présidentielle. Le nombrilisme d’obédience clanique voire tribale que semble emprunter le régime en place le déconnecte, jour après jour, de la réalité du pays, créant de facto un fossé béant chaque fois un plus grand entre l’Etat et les citoyens. Les nombreuses alertes que les partis politiques constituants la majorité présidentielle, dont le RPR, n’ont pas retenues depuis un an l’attention du Chef de l’Etat et ses thuriféraires qui se murent dans une paranoïa du coup d’Etat. A cette allure, ils finiront très certainement par avoir peur de leur propre ombre.

Les insuffisances, les fragilités, l’amateurisme, les incohérences et l’inconsistance du régime en place à travers les questions cruciales de la sécurité nationale, du respect des accords politiques, de l’écoute nécessaire et de la cogestion pousse de plus en plus les alliés stratégiques du Palais de la Renaissance à se rebiffer pour rejoindre l’opposition démocratique et républicaine.

C’est encore là une très mauvaise nouvelle et un grand coup porté aux sbires de la mouvance présidentielle. Quand on connait le dynamisme naturel du parti du Président N’guendet, dont les militants ont battu campagne sans relâche pour assurer à l’indépendant Touadéra la victoire finale, l’on se dit que les conseiller du locataire du Palais de la Renaissance ont été très mal inspirés en poussant l’ancien Président du CNT dans l’opposition.

Si effectivement, lundi 1er mai 2017, date hautement symbolique, le RPR annonce le divorce politique avec la mouvance présidentielle, ce sera certainement un séisme politique, car définitivement l’échiquier politique sera redessiné et l’équilibre des forces redistribué.

Alors quid des autres alliés de circonstances de Touadéra comme le CRPS, le PATRIE, le MLPC ? Vont-ils lui emboiter le pas ? Cette décision sera-t-elle comme un signal, un chant de ralliement ? Wait and see.

En tous les cas, si le RPR entre dans l’opposition, d’ores et déjà, Touadéra se trouvera face à deux gros calibres que sont N’guendet et Dologuélé. L’on devine assez aisément quel sera l’attitude du titulaire du perchoir de l’Assemblée Nationale qui lui également aurait des raisons d’en vouloir à l’Exécutif qui tente d’asphyxier financièrement l’Assemblée Nationale.

Tout ce week-end les réunions des états-majors des grands partis politiques vont se multiplier pour se positionner par rapport à la nouvelle donne. Il est certain que pour la fête du travail tout le monde aura plus les yeux rivés sur l’avenue Ben-Zvi, siège du RPR, que sur l’avenue des Martyrs où se déroulera le défilé du 1er Mai.

 

Centrafrique : Des gendarmes de Bouar se livrent dans le transport des marchandises avec les véhicules de service

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Centrafrique : Des gendarmes de Bouar se livrent dans le transport des marchandises avec les véhicules de service

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Bouar, le 28 avril 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC Bouar.

Si de nombreux habitants de Bouar et de sa région se plaignent régulièrement de la montée des actes du banditisme dans leur localité, les forces de l’ordre, censées assumer ce rôle, quant à elles ne se préoccupent principalement que de leurs poches au détriment de leur objectif principal et prioritaire. Les activités du transport public des marchandises et passagers, autrefois, réservées aux transporteurs privés patentés, sont actuellement largement occupées par des gendarmes détachés à Bouar, non pas par leurs propres véhicules privés, mais par des véhicules officiels de la gendarmerie mis à leur disposition. Cette pratique mafieuse de faire le commence irrite, non seulement les transporteurs locaux, mais aussi les douaniers qui ne peuvent plus la supporter. Alors, on se demande pourquoi ces porteurs de tenue se sont-ils intéressés dans ce genre des trafics illicites ?

Si à Bangui les véhicules de service sont utilisés par leurs détenteurs à des fins strictement personnelles, ils les utilisent dans la plupart des cas, certaines prudences et réserves. Dans l’arrière-pays, les chefs de transforment en chefs d’État de la localité. Les véhicules de l’État tout comme les matériels et les locaux leur sont affectés « intuitu personae », disent-ils. En d’autres termes, ils leur sont affectés à leur personne. C’est ce qui se passe à Bouar.

A Bouar ce sont les gendarmes, censés mettre de l’ordre dans la région, qui s’emballent dans des réseaux mafieux de tout genre sans se soucier de leur première mission. Des gendarmes, en tenue, au volant, chauffeurs, un autre, muni d’un sac rempli d’argent, receveur et deux autres, sabots de sécurité en bois dans les mains, apprentis. Tous, armes au poing, postés sur des marchandises et entre les passagers sur les véhicules typographiés sur les portes et le capot moteur « GENADREMERIE » roulant à vive allure sur axe Bouar – Garoua-Boulaï – Bouar à des prix défiant toutes concurrences. Une scène que regarde les riverains de l’axe tous les jours, matin et soir.

Une pratique unanimement contestée

Pour les commerçants contactés par CNC, c’est avantageux pour eux de prendre les véhicules de la gendarmerie, car ils ne paient plus rien en route, ni même la douane.

Pour les transporteurs locaux, l’entrée illégale des gendarmes sur leur marché de transport des personnes et marchandises est inadmissible et révoltant d’autant plus qu’ils ne payent ni taxes ni impôts.

Pour la population de Bouar, certains pensent même que ces gendarmes doivent s’occuper exclusivement de leur boulot que de se mêler dans d’autres affaires qui ne les concernent pas.

Du côté de la gendarmerie et de la douane locale, personne ne veut répondre à nos nombreuses sollicitations sur ce sujet. « S’ils partent en mission et au retour ils ramassent leurs frères qui attendent des véhicule avec leurs bagages. C’est anormal ?» soupire un auxiliaire de la police au checkpoint à l’entrée de Bouar.

Une pratique corrigée vainement en 2001

En 2001, une partie des habitants du 8e arrondissement de Bangui avaient assisté avec joie et applaudissements à l’intervention spectaculaire et correctif du Directeur général de la gendarmerie de l’époque le regretté général François Bédaya Ndjadder sur un adjudant-chef de la gendarmerie qui utilisait une fourgonnette de son service pour transporter, sans gêne, ses bois de chauffe. Le gendarme avait été stoppé publiquement par son DG qui a pris le soin de le moraliser devant les badauds qui assistaient à la scène sur l’utilité d’un véhicule de service.  Après son départ à ce poste, cette pratique a repris et voilà 15 ans plus tard, aucun changement de moralité n’est observé du côté de ces hommes de tenue. Loin de disparaître, cette pratique devient de plus en plus banale et utilisée par presque tous les agents de l’État responsabilisés et ayant un véhicule de service.

Selon notre enquête, la plupart des agents de la gendarmerie ou de la police affectés en province veulent, à tout prix, faire de l’argent rapidement même s’il s’agit de jouer au double.

Finalement, à quoi servent les véhicules remis aux forces de l’ordre ? Difficile d’y répondre si l’on n’est pas dans le corps habillé.

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Centrafrique : Le ministre des Télécoms Gourna-Zacko pris la main dans le sac par les juges du Tribunal Administratif

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Centrafrique : Le ministre des Télécoms Gourna-Zacko pris la main dans le sac par les juges du Tribunal Administratif

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/02/IMG_1436.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le ministre  gournaNzacko de la télécommunication

 

 

Bangui, le 27 avril 2017.

Par : Alain Nzilo, Directeur de Publication du CNC.

Son arrêté instaurant illégalement une taxe sur les appels internationaux entrants est annulé

Le 05 avril 2017, le Tribunal Administratif de la RCA  a rendu un jugement dans l’affaire opposant la société TELECEL au Ministère des Postes et Télécommunications qui mérite que l’opinion publique tant nationale qu’internationale en soit informée. La société TELECEL a saisi en effet le Tribunal Administratif aux fins d’annulation pour violation de la loi de l’arrêté illégal n°010/16/MPTNT/DIRCAB du 02 décembre 2016 du ministre Justin Gourna-Zacko qui prétendait « lutter contre la fraude des télécommunications et le contrôle du trafic international entrant en République centrafricaine ».

Le moins qu’on puisse dire est que ce ministre s’est fait purement et simplement prendre la main dans le sac et humilier par les juges du Tribunal Administratif. Ceux-ci n’ont eu aucune difficulté à mettre juridiquement en pièce en prononçant l’annulation de l’arrêté ministériel querellé, le membre du gouvernement leur ayant facilité les choses en n’ayant pas consulté préalablement son collègue des finances. C’est même à se demander si Gourna-Zacko a pris la peine de s’entourer d’un minimum de conseils de spécialistes du droit avant de signer un tel arrêté. Un tel amateurisme de la part d’un ministre, confine à une légèreté coupable si ce n’est à de l’irresponsabilité.

Un des considérants du jugement ne laisse aucune ambiguïté à cet égard. Qu’on en juge : Considérant quaux termes des dispositions de larticle 5 de la loi des finances, « Tout texte portant exonération des droits de douanes et d’impôts, création, modification din impôt ou dune taxe fiscale ou parafiscale doit recevoir lapprobation préalable du Ministre en charge des finances sous peine de nullité ».

« Que selon la lecture des dispositions précitées, il ressort que sous peine de nullité, le Ministère de la Télécommunication devrait requérir l’approbation préalable du Ministre des finances et du budget avant dinstaurer dans le cadre de la lutte contre la fraude de télécommunication en RCA une nouvelles taxe sur les appels téléphoniques en provenance de l’étranger »

« Considérant qu’en édictant dans les circonstances de l’espèce une taxe parafiscale par arrêté n°010/16/MPTNT/DIRCAB du 02 décembre 2016, le ministre des postes et télécommunications a méconnu les dispositions explicites de larticle 5 de la loi des finances 2016 ; Que par conséquent la société TELECEL CENTRAFRIQUE est fondée à en demander lannulation. Qu’il échec de faire droit à cette demande »

Voilà qui a le mérite de la clarté. Cela dit, une disposition contenue dans l’article 6 de l’arrêté ministériel en dit long sur les véritables intentions inavouables de prédation qui ont présidé à la signature dudit arrêté. Il y est dit ceci : « Les exploitants de télécommunications, doivent facturer les minutes internationales entrantes acheminées en République centrafricaine par leurs clients opérateurs internationaux sur le mois M, sur un compte bancaire spécialement désigné par lEtat et son mandataire (régulateur) » (ndlr : il sagit de lART dont le DG intérimaire nest autre quun parent du ministre Gourna-Zacko).

Le manque de transparence et le flou artistique entretenu sur le compte bancaire crée par cet arrêté en question est délibéré et cache mal la volonté de dissimulation du pactole qui serait levé et versé incognito sur ledit compte si par malheur l’arrêté n’avait pas été annulé.

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Centrafrique : Le conflit TOUADÉRA – MECKASSOUA adoucit.

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Centrafrique : Le conflit TOUADÉRA – MECKASSOUA adoucit.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/MECKASSOUA-ET-TOUADERA-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MECKASSOUA ET TOUADERA

Bangui, le 27 avril 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Si le président de la République Faustin archange TOUADÉRA et le président de l’Assemblée nationale l’honorable Abdoul Karim MECKASSOUA ne se sont pas parlés depuis plus de quatre mois, depuis deux semaines et par l’action heureuse du nouveau Médiateur de la République, les deux autorités commencent timidement à se voir et se parler. Pour preuve, le mardi dernier, le président de l’Assemblée nationale l’honorable Abdoul Karim MECKASSOUA s’est rendu au Palais de la Renaissance pour un tête-à-tête avec le président de la République Faustin archange TOUADÉRA. Qu’est-ce qu’ils se sont dit ?

Aucune information n’est filtrée de quatre murs qu’entourent les bureaux du président Touadéra. Mais selon un membre du cabinet présidentiel, c’est le retour à la normale des rencontres hebdomadaires de tous les mardis qu’imposent les textes que régissent nos institutions.

Contacté par CNC, un membre du cabinet parlementaire confirme ce tête-à-tête et affirme que le dossier à l’ordre du jour de cette première rencontre poste-conflictuelle, serait l’apurement des arriérés d’indemnités des frais de sessions des parlementaires et le décaissement des frais de fonctionnement de ladite institution. D’après notre source, le Très Honorable MECKASSOUA aurait instruit son service financier de lui faire tous les états financiers de son institution depuis 5 mois et qu’il l’aurait remis au président TOUADÉRA.

Pour un psychologue contacté par CNC, « c’est un adoucissement et non une résolution » car, affirme–t-il, « c’est très difficile que ces genres de conflits disparaissent totalement en une journée. Sauf, si le processus psychologique de résolution de conflit et les étapes à suive sont respectés ». Pour ce psychologue, en une séance de travail de deux heures, sous la conduite d’un non initié, il est illusoire de penser que ces malentendus, transformés en conflit politique, est résolu.

À titre de rappel, le président Faustin archange TOUADÉRA et son ami l’honorable Abdoul Karim MECKASSOUA, président de l’Assemblée nationale, ne se sont pas parlés ni rencontrés depuis plus de 4 mois suite à un simple désaccord qui n’avait pas trouvé de solutions dans un cadre objectif, relationnel et respectueux des uns et des autres. Ce désaccord s’était abouti, faut-il le signaler, à des tensions émotionnelles, d’agressivités dans les gestes et paroles et a conduit à une dégradation, voire, une rupture des relations humaines entre l’Assemblée nationale, le Palais et le Gouvernement. Ils s’esquivent l’un et l’autre quand ils veulent, quand il peuvent. Le retour de leur rencontre hebdomadaire, comme nous l’affirme ce conseiller, serait un bon début de recommencement de la marche de la démocratie.

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Centrafrique : 85 étudiants formés sur les valeurs de la non-violence sur l’initiative du CNNVA

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Centrafrique : 85 étudiants formés sur les valeurs de la non-violence sur l’initiative du CNNVA

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_20291.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une vue des récipiendaires. Crédit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Une vue des récipiendaires. Crédit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

Bangui 26 Avril 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Le Conseil National de la Non-violence Active (CNNVA), coordonné par la Ministre Conseillère en matière de l’agriculture à la présidence, Marie-Noel Koyara, poursuit son engagement de faire de l’Université de Bangui, une Université sans violence. A cet effet, 85 étudiants de l’Université de Bangui ont reçu, le 24 avril 2017, leur parchemin de formation sur les valeurs de la non-violence. Ceci après dix jours de formation qu’ils ont subisau Centre Catholique Universitaire (CCU) à Bangui.

Ils sont 85 étudiants de différentes filières à l’Université de Bangui à recevoir leur certificat de formation. La cérémonie de la remise de certificats a eu lieu au Centre Catholique Universitaire, en présence de plusieurs personnalités notamment de Dieudonné Cardinal Nzapalainga, des chargés de mission à la présidence, du président de l’Association nationale des étudiants et de la Coordinatrice générale du CNNVA.

Les lauréats sont appelés à promouvoir les valeurs de la non-violence sur les campus universitaires. Ils doivent également enseigner la non-violence à leur entourage partout où ils sont et où ils vont. L’objectif visé est de rappeler aux citoyens centrafricains les valeurs ancestrales faisant de la nation centrafricaine une nation non-violence. Selon le père Médard du Centre Catholique Universitaire, il s’agit d’outiller les étudiants à être les leaders qui transforment la société en une société non-violente.

« L’objectif principe qui a été visé, c’est de pouvoir doter ces étudiants des grandes valeurs sur les principes de la non-violence active, les valeurs éthiques de Christianisme et de l’Islam et les défis de vivre ensemble dans le contexte centrafricain,pour qu’ils deviennent des leaders qui transforment la société en une société non-violente. Qu’ils puissent utiliser ce qu’ils ont reçu pour en faire des armes redoutables c’est-dire désarmer les cœurs, désarmer les esprits sans forcément par la violence », a expliqué le Père Médard.

A travers les organes décentralisés, le Conseil National de la Non-violence Active sillonne dans des établissements publics et privés pour sensibiliser les élèves et étudiants sur ces valeurs de la non-violence. Le CNNVA cherche par tous les moyens à lutter contre le phénomène de la violence en République Centrafricaine à travers les formations, les débats et la sensibilisation.

Les officiels lors de la remise du certificat. Crédit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Les officiels lors de la remise du certificat. Crédit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Centrafrique : l’ANJFAS plaide pour une meilleure prise en charge des patients souffrant du Sida, du paludisme et de tuberculose

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Centrafrique : l’ANJFAS plaide pour une meilleure prise en charge des patients souffrant du Sida, du paludisme et de tuberculose

 

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Les responsables de l’ONG ANJFAS. Crédit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

 

Bangui 25 avril 2017, CNC.

Par Eric NGABA

L’Association Nationale des Jeunes Femmes Actives pour la Solidarité(ANJFAS) poursuit sa mission de la lutte contre les fléaux du VIH/Sida, du paludisme et de la tuberculose en Centrafrique. Le 20 avril 2017 à son siège au Centre Protestant pour la Jeunesse(CPJ), l’association a présenté à la presse les résultats d’observation faite sur les pathologies du vih/sida, le paludisme et la tuberculose dans 14 centres de formations sanitaires de Bangui. Au terme de son observation, l’ANJFAS a plaidé pour une meilleure prise en charge des personnes souffrant du Sida, du paludisme et de tuberculose.

Le café de presse organisé par l’ANJFAS a permis d’échange et de partage sur le résultat de l’observatoire communautaire indépendant de veille sur le suivi de l’accès et traitement liés aux pathologies du VIH/Sida, du paludisme et de la tuberculose subventionnés par le Fonds Mondial du Projet dénommé TWA-RCA. Ce projet est développé dans 14 Centres de formations sanitaires pour observer la disponibilité des services par rapport à la prise en charge. Selon M Cyriaque Ngombe Coordonateur dudit projet, la prise en charge de ces trois pathologies reste une problématique du fait qu’aucune formation sanitaire n’a pu maintenir une observation satisfaisante durant les 6 mois écoulés. Ce qui implique qu’il y a encore un problème en termes de la qualité de prise en charge au niveau de différentes formations sanitaires.

Face à cette situation, l’ANJFAS fait un plaidoyer pour une meilleure prise en charge. A cet effet, elle met en place un dispositif communautaire visant à faire un plaidoyer et lobbying auprès des partenaires dans le cadre dudit projet aux fins d’influencer le changement au niveau des formations sanitaires en termes de prise en charge efficace. Il est à noter que l’Ong ANFJFAS est à sa première phase d’expérimentation qui nécessite nécessitant un renforcement en vue d’atteindre l’objectif fixé par le projet.

Centrafrique : la Mouvance des Touaderateurs, un parti politique qui se veut promoteur de la vision politique du président Touadera

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Centrafrique : la Mouvance des Touaderateurs, un parti politique qui se veut promoteur de la vision politique du président Touadera

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_2032.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le  porte parole  et le Coordonnateur de la mouvance "Touadérateur". crédit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

Bangui 25 avril 2017, CNC.

Par Eric NGABA, CNC                                                    

La classe politique centrafricaine ne cesse d’accroitre. Un nouveau parti politique vient de naître au nom du président centrafricain, Faustin Archange Touadera. Dénommé Mouvance Touaderateurs, le parti vise à promouvoir et traduire en acte la vision politique de président de la République centrafricaine, à en croire Coordonateur Général Héritier Doneng.

C’est au cours d’un point de presse avec les professionnels des médias, le 22 avril au stade 20.000 places à Bangui, que la Mouvance des Touaderateurs s’est officiellement lancée. Assisté par le chargé de communication et porte-parole, Ludovic Ledo, le Coordonateur Général de la Mouvance des Touaderateurs justifie la création de cette mouvance avec la vision qui les guide.

« Nous affirmons que la situation chaotique dans laquelle notre pays est plongé ne relève véritablement pas de la fatalité. L’espoir est là avec Touadéra. Il suffit de se résoudre à le saisir. Nous souhaitons affronter ce chalenge avec chaque citoyen centrafricain », a déclaré Héritier Doneng, Coordonateur Général de la Mouvance des Touaderateurs.

Les Touaderateurs ont estimé qu’avec le président Faustin-Archange Touadéra, les Centrafricains peuvent bâtir une République Centrafrique forte et unie. Car, d’après eux, le défi est grand et parait difficile à relever, mais il est à la portée des Centrafricains d’agir. Il s’agit pour eux de reconstruire une Centrafrique tournée vers la modernité en vue de son émergence.

« Nous nous engageons à soutenir et traduire en acte le Touadérisme qui est le courant de pensée politique de Son Excellence, Professeur Faustin-Archange Touadéra ou encore sa profession de foi. Nous nous engageons à faire la Touadération, qui signifie l’action de mobiliser et de sensibiliser les centrafricains à unir leurs cœurs pour bâtir la RCA », a-t-il renchérit.

Dans sa vision politique, la Mouvance des Touaderateurs s’engage avec Touadéra en vue d’assoir les valeurs d’intégrité morale, de probité, d’équité, de justice, de transparence, du goût de l’effort au travail et surtout de lutte contre la corruption.

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Centrafrique : Quand le Directeur Général des impôts torpille la politique d’intégrité chère au président Touadéra

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Centrafrique : Quand le Directeur Général des impôts torpille la politique d’intégrité chère au président Touadéra

 

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Le directeur général des impôts Monsieur Mathurin Ramadan.

Bangui, le 26 avril 2017.

Par : Gisèle MOLOMA CNC,

Pendant que le gouvernement se bat à travers le ministère des Finances pour faire face aux dépenses régaliennes de l’État et promeut des réformes significatives pour l’essor de l’économie de l’État, certains pyromanes et charlot de l’ancien régime ramènent, sur le devant de la scène, leurs anciens comportements scabreux et pratiques nauséabondes pour bien siphonner les maigres recettes de l’État. Tel est le cas que se livre le DG actuel de la douane Mathurin RAMADAN.

D’après la pratique vécue par l’un de nos journalistes, le pyromane et Directeur Général des impôts, le sieur Mathurin RAMADAN se plaît à s’acoquiner avec certains hommes d’affaires véreux et certains Libanais de la place pour faire des affaires sales, louches et indignes. Étant partie prenante dans les affaires avec ces opérateurs économiques, ces derniers se refusent à payer les taxes et autres impôts à l’État centrafricain. À titre d’illustration, il ne passe pas un jour ou le DG des impôts n’envoie son chauffeur chercher gratuitement des produits de première nécessité ou prendre ses quotes-parts d’argent chez les Libanais et autres pratiquants véreux.

S’arrangeant avec certains hommes d’affaires, le Directeur des impôts accorde à son seul niveau des exonérations d’impôts à ceux appartenant à son système. N’est- ce pas-là un manque à gagner pour l’État? Et pourtant tout le monde sait que la principale source de recette de l’État centrafricain se repose sur les impôts et la douane. Or avec ce comportement affiché par l’actuel DG des impôts, l’on se demande de quoi le lendemain de la Centrafrique sera fait. Et pourtant le président de la République avait bien dit lors de son investiture que les mauvaises pratiques du genre détournements de fonds publics, tribalisme, affairisme, clientélisme étaient finies.

Fort hélas, voyant ce qui est en train de se produire sous l’intelligence et la complicité du DG Mathurin RAMADAN, on peut affirmer sans risque de se tromper que le président de la République avait prêché dans le désert. Là où le bât blesse, ce sont des gens qui se réclament proches du président TOUADERA qui s’illustrent négativement, dans des pratiques et comportements nauséabonds du genre de ce que le DG des impôts est en train de faire. Est-ce que réellement les proches du président TOUADERA lui rendent réellement service en se comportant de la sorte dans la gestion des responsabilités qui leur sont confiées ?

À qui veut l’entendre, le DG des impôts ne cesse de dire que c’est la deuxième fois qu’il revient à ce poste et que par conséquent, il n’a de compte à ne rendre à personne. Orgueilleux, certains usagers des services techniques des impôts se plaignent du comportement du Directeur général des impôts.

Il est grand temps que la politique de l’Homme qu’il faut à, la place qu’il faut prenne le dessus dans la pratique et le comportement des responsables de services publics de notre administration. Ce n’est qu’à ce prix que la RCA retrouvera son élan du temps de BOKASSA et ainsi, décoller définitivement.

À bon entendeur salut ! (D’autres détails les plus amples prochainement).

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Centrafrique : Centrafrique Cartes Systeme, partenaire du CNJ et des syndicats des conducteurs des taxis et bus

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Centrafrique : Centrafrique Cartes Systeme, partenaire du CNJ et des syndicats des conducteurs des taxis et bus

 

Le Directeur Général du CCS Monsieur Yandocka et le President du CNJ Monsieur Mongombé. Crédit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Le Directeur Général du CCS Monsieur Yandocka et le President du CNJ Monsieur Mongombé. Crédit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

Bangui 25 avril 2017, CNC.

Par Eric NGABA

La société centrafricaine de production sécurisée des documents administratifs, Centrafrique Cartes Système, filiale de l’Ivoire Cartes Système (CCS), s’engage dans la politique de formation et de la création d’emplois des jeunes. A cet effet, la société a signé, à la date du 24 avril 2017, deux conventions de partenariat avec le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) et les syndicats des conducteurs et receveurs de taxis et bus. L’objectif est de rendre autonomes le CNJ et les syndicats de conducteurs de taxis et bus à travers la création des fonds sociaux en faveur de ces organisations.

Centrafrique Cartes Système, fruit d’une convention de partenariat Public-Privé avec le gouvernement centrafricain signée le 22 septembre 2016, s’inscrit dans une posture de la création d’emploi et de la richesse en République Centrafricaine. La double convention conclue avec le Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine (CNJ) et les syndicats des conducteurs et receveurs de taxis et bus témoigne l’engagement de cette société à œuvrer pour le développement de la République Centrafricaine. La première signature de cette convention a eu lieu au siège du CNJ à Bangui, et la deuxième au siège de la société.

Convention de partenariat signée avec le CNJ

La première convention de partenariat a été signée par le Président du Conseil National de la Jeunesse, Hugues Francis Mongombé et le Directeur Général de Centrafrique Cartes Système, Dominique Yandoka.

« J’ai décidé de financer le programme d’action citoyenne dans le cadre d’appui à la jeunesse par une allocation et alimentation à la source c’est-à-dire par des prélèvements directs sur les permis de conduire sécurisés et délivrés au titre du ministère de l’aviation civile et de transport d’une partie de ma marge bénéficiaire d’un montant fixé à 200 FCFA », a affirmé Dominique Yandoka, Directeur Général de CCS.

C’est un sentiment de satisfaction exprimé par le représentant de la jeunesse centrafricaine. Ce partenariat va permettre au CNJ de disposer d’un fonds pour mieux organiser les jeunes issus de différentes couches de la société.

« Je voudrais tout juste exprimer les vifs sentiments de la jeunesse centrafricaine pour cette initiative qui vient d’un citoyen centrafricain, Monsieur Dominique Yandoka qui initie des actions afin de rendre autonome la jeunesse du pays. Cette convention nous met sur une nouvelle voie, la voie de la responsabilité, de la grandeur et de la dignité. Le jeune centrafricain n’est pas celui qui doit être la main d’œuvre facile parce qu’il est vulnérable parce qu’il n’a pas d’emploi. Le jeune centrafricain est celui qui peut créer d’emplois pour aider son pays sur différentes formes. Ce qui nous manque souvent c’est seulement le soutien. Le CNJ qui vient d’avoir cet appui nécessaire travaille pour appuyer les initiatives des jeunes », a exprimé le président du CNJ, Hugues Francis Mongombé.

Convention signée avec les syndicats des conducteurs de taxis et bus

La deuxième convention a été signée par le Directeur Général de CCS et par les responsables des quatre syndicats des conducteurs et receveurs de taxis et bus. Il s’agit de l’Organisation Syndicale Autonome des Conducteurs des Taxis, Bus et Receveurs (OSACTBR), du Syndicat des Conducteurs Professionnels des Taxis et Bus de Centrafrique (SCPTBC), du Syndicat des Conducteurs et Receveurs de Taxis et Bus (SCRTB), et la Fédération Syndicale des Conducteurs de Taxis et Bus et Receveurs Croyants de Centrafrique (FSCTBRCC).

« j’ai décidé de créer le fonds de promotion et de garantie de la conduite professionnelle des taxis et bus en Centrafrique, par une allocation et une alimentation à la source, c’est-à-dire par des prélèvements directs sur les cartes grises et les autorisations de transport sécurisées et délivrées au titre du ministère de l’aviation civile et de transport d’une partie de ma marge bénéficiaire d’un montant fixé à 300 FCFA », a expliqué le DG de CCS.

Les organisations signataires de cette convention sont appelées à suivre des procédures administratives pour l’ouverture des comptes bancaires dans les banques de la place afin de commencer à bénéficier de ces fonds dès le début de la production des cartes sécurisées par la société CCS. Chaque année, les parties signataires de la convention évaluent les avancées de ce partenariat, ceci pour 9 ans relatifs au mandat de la société CCS.

En signant cette convention avec le CNJ et les différents syndicats des conducteurs et receveurs de taxis et bus, Centrafrique Cartes Système (CCS) a posé un acte fort qui doit interpeller d’autres sociétés implantées en République Centrafricaine. Car, c’est une première en Centrafrique qu’une société initie cette action citoyenne. L’initiative de CCS est perçue comme une action de mécénat modeste mais pionnière qui doit ouvrir des portes à de nouvelles actions de mécénat et de subventions en faveur de toutes les entités respectives pour le développement de la jeunesse et du transport en République Centrafricaine.

 

Centrafrique: Handicap Action Solidaire sur un projet en faveur des handicapés

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Centrafrique: Handicap Action Solidaire sur un projet en faveur des handicapés

 

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Le Président de l’ONG Handicap Action Solidaire. Crédit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC

Bangui 25 avril 2017, CNC.

Par Eric NGABA

L’association dénommée Handicap Action Solidaire de Centrafrique (HASC) a présenté son projet pilote pour un meilleur accès des handicapés à l’éducation et aux activités sportives et culturelles. Lors d’une conférence de presse tenue le 24 avril 2017, le président de ladite association, Bienvenu Moussa Sanzé, qui vit en Espagne, a expliqué que ce projet découle sur la construction d’immeuble exclusivement accessible aux personnes en situation d’handicap pour mieux continuer les études primaires, secondaires et universitaires. A cet effet, il est sur la mobilisation de fonds dont un concert artistique sera organisé, le 29 avril 2017 au Stade 20.000 places à Bangui, avec les deux artistes de grandes marques centrafricaines notamment Ozaguin de Nouvelle écriture et Losseba de Sapeké Maison Mère.

Dans le cadre de ces activités en faveur des personnes en situation d’handicap en République centrafricaine, l’Handicap Action Solidaire de Centrafrique s’engage à initier des projets en faveur des personnes invalides. Depuis quelques semaines de séjour dans son pays natal, Bienvenu Moussa Sanzé s’emploie pour mobilisation de fonds pour la mise en œuvre de son projet. Il s’agit là de construire un immeuble à trois étages pour faire habiter les personnes en situation d’handicape afin de les encadrer à poursuivre leurs études.

Cet immeuble qui abritera en même temps le siège de l’association au sein de l’Université de Bangui, comprendra la salle de bibliothèque, la salle à manger, la salle de l’informatique qui seront accessibles à toutes les personnes en situation d’handicap.

« ce projet mobilisera beaucoup de moyens financiers. C’est pourquoi, nous au niveau de notre organisation, nous sommes dit qu’avant d’aller mobiliser les fonds à l’étranger, il faudrait qu’on pose un acte d’engagement. C’est dans ce cadre que nous organisons une semaine des actions de charité et de solidarité en faveur des personnes handicapées qui a commencé le lundi 24 pour finir le dimanche 30 avril par un grand concert de solidarité avec nos artistes Ozaguin et Losseba », a fait savoir Bienvenu Moussa Sanzé, président d’Handicap Action Solidaire de Centrafrique.

D’après Bienvenu Moussa Sanzé, tout était parti d’un constat partant de l’université de Bangui où nombreux des étudiants qui ont des béquilles ou des fauteuils roulants éprouvent des difficultés pour accéder aux campus universitaires pour mieux poursuivre leurs études. Certains handicapés sont considérés chez les parents comme des personnes à charge car n’étant. Ce qui fait qu’ils sont souvent obligés de chercher un logement au sein de l’université pour poursuivre leur étude. Malheureusement, a-t-il constaté, l’Université ne leur est pas accessible car les chambres sont souvent aux 2ème 3ème ou 4ème étages sans ascenseur ni une rampe.

« Sans une rampe où un encenseur, donc vous imaginez un peu l’accessibilité des étudiants en situation d’handicap. Nous sommes tous passés par là et j’ai réfléchi sur un projet spécial pour faciliter l’accès de nos compatriotes qui se déplacement en fauteuil roulant ou avec les béquilles. C’est pourquoi j’ai eu l’idée de construction d’un immeuble de trois étages accessibles pour que depuis la raille des chaussées jusqu’au troisième étage, il y ait un ascenseur et un accès alternatif pour que s’il y a un problème qui se pose, un étudiant handicapé peut seulement avec son fauteuil roulant avoir accès librement à sa chambre. Ce qui veut dire que avec ou sans l’électricité, l’étudiant handicapé résidant à l’université de Bangui peut avoir accès dans tous les services sans aucun problème. », a expliqué le président de Handicap Action Solidaire de Centrafrique.

L’association Handicap Action Solidaire de Centrafrique défend les causes des personnes en situation d’handicape dans tous les secteurs et domaines de la vie à savoir l’éducation, la formation, l’emploi, la santé, l’art et culture sans oublier le sport. Durant la semaine en cours, elle sensibilisera l’opinion nationale et internationale sur la situation difficile et les droits des handicapés, à travers les conférences débats.

En outre, deux grands concerts auront lieu, le 29 et le 30 avril 2017 aux complexes sportifs 20000 places à Bangui, dont l’argent mobilisé sera versé à l’association Handicap Action Solidaire de Centrafrique comme les bases du financement de ce projet que d’autres partenaires internationaux seront co-financeurs.

CENTRAFRIQUE : LE MINISTERE DE L’URBANISME DE L’HABITAT ET DU LOGEMENT A LE VENT EN POUPE

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CENTRAFRIQUE : LE MINISTERE DE L’URBANISME DE L’HABITAT ET DU LOGEMENT A LE VENT EN POUPE

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_2016.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre de l'Urbanisme et du Logement Monsieur Gaby Francky Leffa. CopyrightCNC
Le Ministre de l’Urbanisme et du Logement Monsieur Gaby Francky Leffa. CopyrightCNC

Bangui, le 26/04/2017

Par : Herman THEMONA CNC,

 

En Homme qu’il faut à la place qu’il faut, le ministre LEFFA, une fois arrivé à la tête de ce ministère a préféré être plus à l’écoute des plaignants que de ses cadres et agents. C’est là que la supercherie va être mise à jour provoquant l’ire du ministre contre ses agents. Sachant que c’est l’image du département qui est ainsi enfoncé dans la boue, le ministre LEFFA s’est fixé comme objectif de redonner confiance aux usagers que sont les acquéreurs des terrains lotis. Pour atteindre cet objectif, il a pris sur lui de ne pas rester qu’au bureau et attendre le compte rendu des descentes sur terrain de ses agents. Il le fait avec eux et bien entendu contre leur volonté. Heureusement pour le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, ce ne sont pas tous ses agents qui sont des galeuses brebis. Il y en a de bon sens prêts à servir leur nation en toute loyauté et honnêteté. C’est grâce à ceux-ci que plusieurs questions liées à l’acquisition frauduleuses de terrains concédés par le service des cadastres sont en train d’être élucidées

Donner pour incompétent par apparence, mais le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et des logements marque des points là où d’autres personnes ont échoué. C’est dire qu’il y a des techniciens qui ne crient pas mais démontrent leurs griffes quand on leur confie des tâches solution de la paix égale construction des habitations et de logement sociaux.

Lors des tensions politico-religieuses qui ont secoué la Centrafrique, les diverses violations du droit au logement ainsi que le saccage de maisons et de bureaux, perpétrés par les milices armées, ont conduit les habitants à se réfugier dans des églises ou solliciter un hébergement dans des familles d’accueil. A cela il faut ajouter la destruction d’édifices publics et, surtout, la dégradation des bureaux et des rares usines exerçant dans des conditions qui ont par ailleurs gravement compromis la qualité des produits et des services écoulés sur le marché.La réalité du secteur de l’immobilier était déjà déplorable bien avant cette crise intercommunautaire, avec des besoins estimés à 500 000 selon un organisme rattaché à l’ONU. Une personne sur cinq, menacée dans son intégrité physique lors des différents conflits meurtriers survenus dans le pays, a été contrainte d’abandonner son domicile, et une grande majorité des unités de production y ont été détruites. Aujourd’hui, près d’1 million de Centrafricains sont sans logement et la violence qui a sévi dans cet Etat a entraîné la fermeture de nombreuses sociétés, stoppant ainsi toute initiative relative à la promotion immobilière massive de bureaux.

C’est en se fondant sur ce constat dramatique que l’on peut affirmer l’existence d’un marché immobilier très porteur dans une Centrafrique en voie de pacification ; marché qui permettrait en outre de dynamiser un secteur du ciment caractérisé par la présence d’un nombre infime d’acteurs en situation de quasi-monopole.

Il y a donc un besoin urgent de rénover les bâtiments publics existants, réhabiliter les maisons ou créer des logements destinés aux familles ayant perdu leur habitation, et construire des locaux commerciaux pour relancer l’activité économique, eu égard à la détérioration des biens appartenant aux entrepreneurs et aux promoteurs immobiliers, etc. …

Prioriser l’habitat

« L’habitat sera l’une des priorités de notre action. Le programme de construction de plusieurs logements sociaux que j’avais en conception avant les récentes crises sera réactivé, en concertation avec le secteur privé et les autres partenaires nationaux et internationaux », avait à cet effet déclaré le nouveau Président, Pr Faustin-Archange Touadéra, lors de son discours d’investiture.

Mais le Chef de l’Etat aura du pain sur la planche : non seulement, il aura à faire face à plusieurs tâches en s’attelant à la restauration de la sécurité, de l’ordre public et de l’autorité de I ’Etat sur toute l’étendue du territoire national – une condition sine qua non pour prévenir tout nouvel acte de pillage et de destruction -, mais il sera dans l’obligation de lancer des opérations visant à lutter contre l’habitat clandestin et à remettre aux normes dans les meilleurs délais les constructions ayant émergé et proliféré de façon anarchique.

La nomination de M. Gaby Franky Leffa à la tête du département de l’urbanisme et de l’Habitat est comme une réponse à cet épineux problème et vient à point nommé.

Spécialiste du domaine, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat aussitôt investi, n’a pas mis du temps pour trouver un plan de sauvetage de ce secteur qui souffrait de l’inertie. C’est ainsi qu’il est intervenu en séance de débat parlementaire pour décliner son plan d’action devant les députés, chiffres à l’appui et, surtout, s’assurer de la mise en place d’un encadrement juridique plus strict.

Mettant en exergue son carnet d’adresse, M. Leffa a mis le cap sur la coopération sud-sud en quête de solutions aux graves problèmes qui minent les pays africains. Cette diplomatie agissante a permis la signature de plusieurs protocoles d’accord entre le gouvernement centrafricain et ses partenaires pour la construction des logements sociaux.

Pour appliquer la vision politique du Président Faustin-Archange Touadéra qui met un accent sur le retour des déplacés internes et des réfugiés dans leurs lieux de résidence habituelle, M. Leffa a multiplié des plaidoyers auprès des partenaires de la République Centrafricaine.

C’est dans cette optique que le projet de construction des logements sociaux par le Maroc en République Centrafricaine est de nature à désengorger l’aéroport international Bangui M’Poko et le site retenu pour la construction des logements sociaux par le Maroc se situe entre Sakaï et Boeing, à quelques pas de l’aéroport Bangui M’Poko ou les travaux ont déjà bel et bien commencé.

Tout en sachant que l’instauration d’un vaste programme de construction de logements sociaux et le réaménagement du parc immobilier destiné aux entreprises ne seront pas suffisants, car un autre défi de taille.

Mise à part ce premier exploit politico-diplomatique du ministre Leffa, il nous a été signalé mise en œuvre d’un autre projet: répondre à la demande en s’engageant à livrer des logements « low cost », c’est-à-dire un habitat à très bas coût, en raison de la faiblesse des revenus des ménages et de la grande pauvreté dont souffre une bonne partie de la population.

Le ministre Leffa n’a pas laissé de côté les récurrents problèmes des terrains vendu illicitement par certains agents et cadre véreux de son département qui font l’objet de tension sociale dans la Cité et de plusieurs cas de litiges et contentieux auprès des t tribunaux précisément à bimbo et dans le 7e arrondissement. C’est ainsi qu’il a mis en place au sein de son département un comité sensé de d’apprécier et de valider les projets des arrêtés domaniales soumis à sa signature après vérification. A la question de savoir pourquoi ce fameux comité. La réponse est si simple. C’est dans l’optique de mettre fin aux mauvaises pratiques qui sont légions où les fonctionnaires du département de l’Urbanisme se permettent de vendre illégalement des terrains. C’est ce qui, serait à l’origine de nombreux litiges au niveau du tribunal où un seul terrain est par exemple acquis par plusieurs personnes avec arrêté à la base.

Dans le même élan, le ministre en charge de l’Urbanisme a sommé ses collaborateurs de la région de Bimbo et autres de lui présenter leur topographie qui respecte les normes établies par notre plan directeur de sorte que les lotissements soit conformes aux attentes de nos partenaires de l’organisation ONU/ Habitat. Le service de cadastre de du 7è arrondissement de Bangui en serait cité en modèle : les lotissements se font par bloc où les parcelles portent les noms de leurs propriétaires.

Des sources dignes de foAis font état de ce que l’arrivée de l’intraitable LEFFA fait fuir certains prétendus tout puissants de ce département ministériel. Qui plus est, les réformes entrepris depuis ces derniers temps ne font creuser d’avantage de fossés entre le ministre et certains de ses supposés collaborateurs qui trouveraient comme astuces absence délibérément. Est-ce à dire que les gens se reprochent-ils de quelques chose ?

CENTRAFRIQUE : LE MAIRE DE BANGUI DANS UNE AFFAIRE DE PEAU DE VIN

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CENTRAFRIQUE :   LE MAIRE DE BANGUI DANS UNE AFFAIRE DE PEAU DE VIN

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_2010.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Émile-Gros Nakombo, Maire de la ville de Bangui. CopyrightRJDH.
Monsieur Émile-Gros Nakombo, Maire de la ville de Bangui. CopyrightRJDH.

Bangui, le 26/04/2017

Par : Benjamin ANDALA CNC,

Même si un changement politique est intervenu en RCA le quel changement a vu le professeur Faustin Archange TOUADERA à la tête de la RCA, les vieilles habitudes sont loin de quitter leurs détendeurs et fervents pourfendeurs. Le dernier exemple en date est le cas du Maire de Bangui, Emile Gros Raymond NAKOMBO.

En effet, selon des sources crédibles bien autorisées, le maire de Bangui serait en mauvaise posture avec ses collaborateurs. A l’origine, à l’occasion de chacun de ses multiples voyages d’ailleurs improductifs à l’étranger, le Maire de Bangui prend toujours le luxe de se déplacer avec une caisse d’avance de grosses sommes. Une fois de retour, notre Maire ne se hâte même pas de produire les pièces comptables aux services compétents indiqués pour leur permettre de passer leurs écritures. Comme pour dire les dépenses effectuées par le maire pendant ses innombrables voyages de villégiature ne sont jamais connues ni comprises en termes de justification comptable. Et comme motif fondamental pour justifier ses déplacements à l’étranger, monsieur NAKOMBO argue toujours qu’il s’en va chercher de l’argent ou des partenaires surs pour aider la mairie à assumer la mission qui est la sienne. Or NON. Les raisons fondamentales de ses multiples voyages sont ailleurs.

Et pourtant, c’est de l’argent de l’ETAT ! Véritable pigeon voyageur, le maire monsieur Nakombo aurait déjà effectué une cinquantaine de voyages en un an seulement de fonction à la Mairie de Bangui. Depuis sa nomination à la mairie de Bangui, un climat délétère règne entre lui et ses collaborateurs car orgueilleux, arrogant, NAKOMBO passe pour un tribaliste hors pair.

En fait depuis son arrivée, on apprend que ce dernier a écarté tous les cadres valeureux qui ont toujours fait le beau temps de la Mairie de Bangui pour les remplacer tous par ses parents et amis à des postes juteux et stratégiques. De nombreux cas de détournements sont signalés. Il vous souviendra que monsieur NAKOMBO avait été le Directeur Général de la Société CETAC. Gestionnaire dépensier, omniprésent dans les bars dancing, toujours entouré de « ma filles », sa gestion scabreuse avait plongé la société dans la faillite et jusqu’à nos jours, tous les anciens travailleurs de la CETAC n’ont jamais reçu leur solde tout compte.

Transfuge du parti RDC dont il avait été même en 2011 le candidat à la présidentielle, NAKOMBO n’a jamais fait montre d’un homme d’Etat responsable. Pourquoi alors le Président TOUADERA, connaissant bien la moralité et la qualité de gestion de l’homme, a préféré lui confier la gestion d’une aussi noble et stratégique institution comme la Mairie ? Son incompétence, son incapacité à bien gérer et surtout ses multiples malversations des fonds du parti avaient été à l’origine de son licenciement à la tête du RDC.

La ville de Bangui est redevenue un véritable bac à ordures. Partout dans la ville, c’est la catastrophe. La ville est irrespirable. Son incapacité et incompétence à prendre les initiatives avaient obligé le Premier ministre et tous les membres du gouvernement à aller lancer l’opération « Toumba Zéndé » entendez « Ville propre ». Au lieu de pérenniser cet exemple prôné par le Premier ministre, notre GROS EMILE se délecte d’autre chose. Ses priorités sont ailleurs.

Jamais la ville de Bangui n’a atteint un tel niveau de bassesse. Même si GOMBE-KETTE revenait aujourd’hui pour sillonner la ville de Bangui, il ne reconnaitrait plus, à coup sûr « sa ville de Bangui » qu’il avait tant embellie.

Homme de main du Premier ministre, il serait beaucoup préoccupé par ses affaires et le trafic des pierres précieuses que par le travail titanesque qui l’attend à la Mairie de Bangui. A qui veut l’entendre, il dit toujours qu’il est un homme politique, qu’il a soutenu par alliance le Président de la République, que c’est grâce à lui que la Mambéré-Kadei s’est rangé derrière TOUADERA. Tout ce que l’on sait dans ce concert, c’est que Raymond NAKOMBO est un ami intime du Premier Ministre. Ce dernier aurait même plaidé pour sa nomination au poste actuel de Maire de Bangui auprès du Président TOUADERA.

Il est grand temps vraiment que la ville de Bangui retrouve son éclat d’il y a peu de temps à défaut de redevenir carrément « BANGUI LA COQUETTE ».Et le Maire NAKOMBO, qui, un moment donné de l’histoire de la RCA avait aussi postulé à deux reprises à la présidence de la République, fasse ses preuves pour prouver aux centrafricains que lui aussi allait faire quelque chose s’il avait été élu à la magistrature suprême de l’ETAT. Le passé d’un homme politique finit toujours par le rattraper et personne ne sait de quoi demain sera fait. Ne dit-on pas que qui veut aller loin ménage sa monture ?

 

Centrafrique : Radio Ndékè-Luka et sa voix mondiale, vers la suppression de son application sur Apps store ?

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Centrafrique : Radio Ndékè-Luka et sa voix mondiale, vers la suppression de son application sur Apps store ?

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_2003.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> La radio dès que Luca .

 

Bangui, le 25 avril 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Créée il y’a 17 ans par la Fondation Hirondelle avec l’appui financier du PMUD, la station radio Ndékè-Luka (Ndékè-Luka est un mot sango désignant oiseau) est devenue très vite en quelques mois après son installation la station la plus écoutée en Centrafrique. Et depuis quelques années, grâce à son application mobile, elle est écoutée mondialement en direct par les Centrafricains vivant hors du pays. Ainsi, la radio Ndékè-Luka est devenue la seule station mondiale de la RCA. Or, depuis quelques mois, ce privilège est menacé par la plate-forme iOS qui menace de la supprimer. Que s’est-il passé ?

Diffusée en streaming sur son site Internet et sur ses applications mobiles, la station radio Ndéké-Luka touche directement ses auditeurs partout où ils se trouvent dans le monde grâce à l’Internet. Or, ce que les dirigeants de cette station oublient régulièrement, c’est que la technologie de l’information évolue très vite, et on doit s’adapter à son rythme pour ne pas priver sa clientèle directe de son service.

Développer une application mobile est bon, mais encore faut-il la mettre à jour régulièrement pour ne pas la rendre caduque ou obsolète. Concernant la radio Ndéké-Luka, son application mobile sur les plateformes iOS et Androïde n’a pas été mise à jour depuis 2014. Pour répondre à cet immobilisme, l’Apple vient d’émettre un avertissement de supprimer tranquillement cette application de la radio Ndékè-Luka, tout comme pour d’autre application statique, sur l’Apple store si l’opérateur décide de passer d’iOS 10 à iOS 11 prochainement.

Sur Androïde, la menace est identique à celle de l’iOS. La raison évoquée, le ralentissement de l’appareil mobile connecté sur ces vieilles applications.

Cette menace visible d’Apple et Google serait en d’autres termes une bonne chose non seulement pour la radio Ndékè-Luka en elle-même, mais aussi pour ses auditeurs connectés. La mise à jour de son application profitera à tout le monde.

Considérée comme la leader sur son marché, la radio Ndékè-Luka avait perdu une partie importante de son auditoire durant la période de la récente crise militaro-politique qui a ensanglanté le pays entre 2012-2016. Selon certains auditeurs, une certaine légèreté avait été constatée dans la diffusion de certaines informations sur ses antennes au cours de cette période de la crise. Or depuis quelques mois, les auditeurs sont revenus et les choses marchent. Il faut alors le consolider.

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Tchad : Les réfugiés centrafricains, entre la galère quotidienne et les caprices du HCR, la vie devient dure.

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Tchad : Les réfugiés centrafricains, entre la galère quotidienne et les caprices du HCR, la vie devient dure.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_2002.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les réfugiés centrafricains.

Bangui, le 25 avril 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Si certains Centrafricains ont pris résolument la décision de quitter leur pays pour des raisons de sécurité ou autres durant la période de la guerre civile, ils ne savaient-ils pas, en ce moment, de quelle manière ils vont vivre dans ce pays inconnu pour la plupart d’entre eux. Bien que pris en charge partiellement par quelques organismes onusiens ou autres dès leur arrivée à destination, de nombreux réfugiés centrafricains ont découvert, par surprise, une nouvelle vie de galère, que certains n’ont jamais connue auparavant. C’est le cas de nos compatriotes réfugiés au Tchad et abandonnés à leur triste sort depuis des années et par le Gouvernement de leur pays, et par celui du Tchad qui n’a pas d’autres choix d’envoyer des gendarmes et policiers pour les mater si jamais ils décident de manifester.

Ils étaient des centaines des milliers, contraints, par la force des armes et machette à se retrancher dans les pays limitrophes pour échapper aux anges de la mort qui sévissaient sur la Centrafrique entre 2013-2014. À bord des camions de l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) pour les uns, et dans des cargos affrétés par le gouvernement tchadien pour les autres, ces Centrafricains ignorent le sort que leur réservait la vie d’un réfugié. Au Tchad, comme au Mali, les réfugiés centrafricains, pour la plupart démunis des moyens financiers, vivent comme un peuple le plus ancien et oublié du monde, les Ramas, sur l’Île Rama Cay, Nicaragua.

Au Tchad par exemple où le coût de vie est très cher qu’au Japon, aucun dispositif gouvernemental pour un minimum du soutien financier n’est prévu pour ces réfugiés à tel point que chacun se bat, en sauve-qui-peut, pour ne pas se croiser avec la disette que distribue le désert.
Or entre temps avec les Organismes internationaux du soutien aux réfugiés comme le UNHCR (Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés), tente de venir au secours à ces réfugiés centrafricains, mais avec des moyens très limités.

Selon des renseignements recueillis dans des camps des réfugiés au Tchad, le UNHCR donne par mois 10 000 FCFA pour un enfant vulnérable non accompagné contre 30 000 FCFA pour un adulte vulnérable. Pour ceux qui quittent le camp des réfugiés, on leur donne 3 000 FCFA par mois soit 100 F CFA par jour pour les inciter.

Cette aide financière très rudimentaire quand on connaît le niveau du coût de vie au Tchad pousse certains réfugiés à se redoubler d’effort pour survivre au quotidien. Certains se livrent dans la cordonnerie ou dans l’assistance aux restaurateurs dans les maquis, d’autres, dans le trafic du carburant à la frontière avec la Centrafrique. “Pourvu que les enfants mangent” nous rapporte un réfugié contacté par CNC depuis la ville centrafricaine de Sido.

Contacté par CNC, les membres de l’UNHCR travaillant sur le terrain ne souhaitent pas se prononcer sur la situation sans l’accord préalable de leur hiérarchie.

Pour bon nombre de ces réfugiés contactés par CNC, leur principale difficulté réside dans le comportement des forces des défenses et de sécurité tchadienne envers eux et misent désormais sur un retour très vite au pays après le désarmement des milices.

Déclenchée en 2012, la crise militaro-politique la plus sanglante qu’a connue la Centrafrique avait poussé près d’un quart de sa population en exil dans les pays voisins pour la plupart et a pu enterrer environ 25.000 personnes tuées entre 2012-2015.

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Centrafrique : Le porte-parole de la présidence rend compte des activités du Chef de l’Etat

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Centrafrique : Le porte-parole de la présidence rend compte des activités du Chef de l’Etat

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1986.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Monsieur Albert  Mokpem,  porte parole de la présidence de la république .
Monsieur Albert Mokpem, porte parole de la présidence de la république .

 

Pour rendre compte des activités du président de la République, le ministre conseiller à la présidence chargé de la communication et prote parole de la présidence a animé une conférence de presse pour informer les hommes de media sur l’agenda du président de la république et des activités réalisées la semaine écoulée. De la rencontre du président avec le nouvel bureau de l »’Assemblée Nationale en passant par la visite du chef de l’ETAT sur le chantier de la construction du nouvel hôtel de ville de BIMBO et la rencontre du comité consultatif du DDR-R, le porte-parole de la présidence a passé en revue toute la semaine du président de la République au palais de la Renaissance. Suivez mon regard !

 

Bangui, le 24/04/2017

 Par : Herman THEMONA CNC,

 

POINT DE PRESSE N° 09

Semaine du 17 au 23 avril 2017

Le Président de la République a profité du lundi de pâques pour faire une visite surprise dans la localité de Bimbo Chef-lieu de l’Ombella-Mpoko.

Il a commencé par se rendre sur les chantiers de construction de l’Hôtel de Ville et du marché central et s’est arrêté successivement au domicile de Monsieur Théodore MACKPAYEN puis s’est entretenu avec le Chef Sandoumbé du quartier Fatima Sandoumbé connu sous le nom de Batalimo.

Cette visite surprise a fini au KM 5 pour rencontrer l’imam de la mosquée centrale. Cette proximité du Chef de l’Etat avec la population est un acte majeur qui a été salué par tous ceux qui ont eu ainsi l’occasion d’échanger quelques mots avec le Professeur Faustin Archange TOUADERA.

…………………….

Une autre cérémonie d’importance qui s’est déroulée au Palais de la Renaissance a été la présentation des nouveaux membres du bureau de l’Assemblée Nationale au Chef de l’Etat.

Le Président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Karim MECKASSOUA à la tête d’une délégation de 15 députés est venu conformément à une loi organique de l’Assemblée présenter ce nouveau bureau au Président de la République. La cérémonie s’est terminée dans une ambiance que tous les parlementaires ont appréciée. Nos institutions fonctionnent bien pour le plus grand bien de notre démocratie.

………………………

 

Voulez-vous ramener la paix en Centrafrique ?

C’est en ces termes que le Président de la République a commencé jeudi dernier son allocution lors de l’ouverture de la 4e réunion du Comité Consultatif et de suivi du DDRR réunissant pour la première fois les 14 groupes armés identifiés dans notre pays.

Si on note aujourd’hui des avancées remarquables sur les discussions techniques, le Président de la République regrettent que certains groupes armés continuent de semer mort et désolation au sein de la population.

Aucun groupe armé ne sortira vainqueur de cette folie meurtrière. La guerre ne peut nous apporter ni la paix, ni la tranquillité, ni le bien-être économique et social. Seule la paix peut le faire. Le Chef de l’Etat a en outre exhorté les participants à rejeter la culture de la mort pour adopter la culture de la vie et de la paix. La Centrafrique, pays de paix ! Oui, j’y crois, affirme le Professeur Faustin Archange TOUADERA.

Les travaux du Comité Consultatif et de suivi du Programme National DDRR se sont tenus à huis clos au Secrétariat Général du Gouvernement. La balle est dans notre camp, nous avons une chance à saisir pour faire définitivement la paix dans notre pays.

……………….

Après le traditionnel Conseil des Ministres du Gouvernement SARANDJI,

Le Président de la République a été convié à la Résidence de l’Ambassadeur des Etats-Unis pour la remise de la lettre d’habilitation de la République Centrafricaine à accéder au Programme AGOA. Ce programme offre l’opportunité à la RCA à exporter sur le marché américain de nombreux produits et marchandises sans taxe douanière. Notre pays qui reprend sa place dans le concert des nations peut valablement commercialiser sa production aux Etats-Unis et dans le monde, nous pouvons nous en féliciter.

………………

Ce vendredi, le Président de la République s’est déplacé pour assister à la cérémonie de remise de diplômes et de dons d’engins de secours aux sapeurs-pompiers de Bangui.

Ces hommes qui assurent la sécurité des personnes et des biens manquent cruellement de moyens. Ce don est le fruit du travail de la coopération française et de l’Association Pompiers Humanitaires Français.

 

Au Chapitre des Audiences

Le Docteur Pierre SOMSE Directeur Régional de l’Onu Sida est venu remettre au Chef de l’Etat un rapport sur le projet de lutte contre le VIH SIDA et la violence sexuelle au sein de l’armée nationale. Nos forces de défense et de sécurité qui sont en pleine restructuration doivent être sensibilisées et formées à la problématique du sida afin de se protéger et protéger la population. Le Chef de l’Etat s’est engagé à soutenir ce projet et d’en faire une priorité sanitaire.

……..

Madame H. NKOUET Présidente de l’Autorité Nationale des Elections a remis ce mercredi le rapport 2013/2017 retraçant le processus électoral que cette institution a dirigé pendant cette période.

Dans un souci de transparence, ce rapport permettra de conforter ce qui peut l’être et de corriger les erreurs qui ont pu être commises.

……………..

Nous approchons du 1er mai qui est la Fête du Travail, les Secrétaires Généraux des Centrales Syndicales sont venus le réaffirmer au Chef de l’Etat pour que cette célébration se passe dans de bonnes conditions. Les syndicalistes en ont profité pour réclamer un coup de pouce au niveau de leur pouvoir d’achat, dès que la trésorerie de notre pays le permettra, le Président de la République a promis de faire un effort dans ce sens.

……………….

Sur le plan national

Le Président de la République a été informé d’un cas de fraude d’une grande ampleur aux dépens des Caisses de l’Etat. Il s’est rendu sur les lieux pour apprendre que des conteneurs contenant des rames de papiers A4 ont été déclarés à l’entrée de notre territoire, ces marchandises qui devaient passer par le contrôle des services de douanes ont été détournées des formalités grâce à des complicités. Au final, les gendarmes qui ont ouvert les conteneurs ont découvert des cartouches de cigarettes et non des rames de papiers. Le préjudice est estimé à 96 millions de francs CFA.

 

 

 

 

Conseiller en Communication

Porte-Parole de la Présidence

 

 

Albert Yaloké MOKPEME

 

CENTRAFRIQUE : QUAND FIDELE NGOUANDJIKA ET MADAME ANNICK SERVICE ENTRAINENT LE PRESIDENT TOUADERA DANS L’ERREUR

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CENTRAFRIQUE : QUAND FIDELE NGOUANDJIKA ET MADAME ANNICK SERVICE ENTRAINENT LE PRESIDENT TOUADERA DANS L’ERREUR

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1989.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Annick-Marie Service de l'OFCA. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 24/04/2017

 Par : Herman THEMONA CNC,

 

Décidément, l’incivisme, l’orgueil, la folie de grandeur, la ruse et le désordre pour ne citer que ces quelques maux qui ont constitué le talon d’Achille du régime défunt de François BOZIZE, n’ont pas quitté les centrafricains en mal de pouvoir et forts nostalgiques du passé. A ce rythme, l’ouragan conjugué de ces maux risque d’emporter le régime de Faustin Archange TOUADERA si rien n’est fait de concret pour arrêter et étouffer dans l’œuf les agents de tel comportement antisocial. Le dernier exemple en date est celui du congrès de l’OFCA, entendez Organisation des Femmes Centrafricaines. Où va la RCA avec des ripoux comme Madame Annick Marie SERVICE ?

Pour l’histoire, en 2013, à l’arrivée de la rébellion de la SELEKA au pouvoir, la présidente de l’OFCA d’alors, madame KOFFIO marguerite avait pris la poudre d’escampette jusqu’à nos jours. Aussitôt après son exil, madame Marie Annick, en bonne femme rusée, s’empara de l’OFCA et s’autoproclame présidente de cette organisation féminine centrafricaine sans être élue à la tête de l’organisation comme le recommandent les textes statutaires de l’organisation. Pour mieux régner et atteindre ses buts inavoués, madame Annick a tout d’abord créé la division au sein du bureau existant pour ne s’entourer que de ses parents et les femmes qui volent pour sa basse et sale cause. Ensuite, elle créera une dissension entre l’OFCA et le ministère de tutelle faisant en sorte que cette organisation jadis citoyenne sous la coupe des femmes responsables ne puisse plus obtempérer et respecter les autorités du ministère des Affaires Sociales, notamment la ministre, le Directeur de cabinet, les chargés de mission set autres personnalités du département.

Profitant du désordre et le méli-mélo qu’il y avait encore dans le pays, Madame Annick se lance dans un commerce et affairisme fou au sommet et au nom de l’organisation. Sans crier gare, madame Annick passe un marché de contrat de bye de gré à gré avec une ONG religieuse mafieuse de la place dénommée RHEMA, dirigée par un certain soit disant pasteur BALEZOU à hauteur de 60 .000.000 francs CFA. Ce contrat conclut entre Madame Annick et le mafieux BALEZOU court jusqu’en 2018.

A elle seule, elle encaisse 60.000 .0000 de francs CFA dont elle n’a fait compte à personne et dont les traces ne figurent même pas sur le compte de l’organisation dans les différentes banques de la place. En plus de cela, les frais des services générés par la Radio RHEMA, l’église RHEMA et l’école fondés par le mafieux pasteur BALEZOU et sa femme, une camerounaise de mauvaise acabit sont mensuellement partagés entre Annick et la famille BALEZOU sans que l’OFCA n’en tire un rond. Et l’on comprend dès lors très facilement pourquoi madame Annick s’agite de rester à la tête de l’OFCA qu’elle a transformé en patrimoine personnel. C’est aussi la raison cachée qui l’a poussé a créé un vide autour d’elle pour mieux dilapider et voler les biens de l’OFCA.

Il convient de mentionner que suite aux nombreuses dérives de dame ANNICK sous le régime de la transition entre 2014 et 2015, une plainte avait été déposée contre notre chère Annick par les autorités d’alors. A cette issue, un arrêt de la justice centrafricaine avait interdit madame Annick d’agir de quelque manière que ce soit au nom de l’OFCA ni même de toucher aux biens de l’organisation, de pénétrer dans l’enceinte de cette structure, d’utiliser le logos et autres biens de l’OFCA jusqu’à l’élection des nouveaux responsables de l’OFCA. Entretemps, un comité avait été mis en place pour préparer le congrès de l’organisation. Disons que ce comité ad hoc était le seul organe à agir au nom de l’OFCA.

Et récemment, le Ministère des Affaires Sociales, ministère de tutelle de l’OFCA, a pris l’initiative d’organiser un congrès le 19 Avril 2017 afin de mettre en place le nouveau bureau de l’OFCA. Hélas, au même moment, Annick invite les présidentes des sous-fédérations et fédérations de l’OFCA de l’intérieur du pays à venir à Bangui pour un congrès .Est-ce à Annick d’organiser le congrès de l’OFCA ? Décidément NON, à cause de ses démêlés avec la justice justement pour moralité douteuse. En fait, Madame Annick se bat bec et ongle pour rester à la tête de l’OFCA par le biais d’un congrès pour juste échapper à la justice et escamoter les nombreux détournements et autres avantages frauduleux et mafieux qu’elle a encaissés au nom de l’organisation.

Madame Annick étant un repris de justice, elle n’a rien à se mêler dans désormais dans les affaires de l’OFCA sauf si l’interdiction de la justice vis-à-vis d’elle est levée, ce qui n’est pas justement fait.

POURQUOI MADAME ANNICK DEFIE-T-ELLE SANS RIRE LES AUTORITES DE LA REPUBLIQUE ?

Selon nos investigations, des mains cachées et non des moindres sont derrière Annick et la poussent à affronter et défier le ministre des affaires sociales, sous qui OFCA travaille .Le conseiller occulte du président Fidèle GOUNDJIKA serait l’instigateur de l’incivisme qui habite madame Annick. Souvenez-vous lecteurs, dans un récent article, nous disions que le Président TOUADERA était mal entouré et mal conseillé car autour de lui, gravitent seulement des bandits, des criminels de tout acabit à l’exemple de Fidèle NGOUANDJIKA par ailleurs parent direct et grand –frère du président et autre SANY YALO récompensé par ce poste pour avoir offert un luxueux véhicule de commandement au Président au lendemain de la confirmation de son élection par la Cour Constitutionnelle de Transition.

Aidée et entêtée par le Ministre-conseiller du chef de l’Etat Fidèle NGOUANDJIKA, madame ANNICK a défié le gouvernement et les autorités de la place ainsi que les forces de l’ordre pour tenir son mini congrès qui l’a plébiscitée finalement à la tête de l’OFCA au détriment de l’arrêté signé du Ministre des Affaires Sociales interdisant la tenue du congrès de l’OFCA à la date initialement prévue. Entrainé par la force des élucubrations mensongères du conseiller NGOUANDJIKA, le président TOUADERA s’est lui-même déplacé à deux reprises au siège de l’OFCA pour remettre de l’argent aux femmes congressistes. Finalement, à quel jeu joue le président TOUADERA ? Au moment où le pays fait face à de gros dossiers à gérer tels que la question du retour de la paix, le DDR-R, la sécurité, le réarmement des forces de défense et de sécurité, voilà que le président se laisse entrainer dans les futilités par son conseiller occulte qui, lui-même, est un habitué de basses pratiques. Ne dit-on pas que les oiseaux de même plumage volent ensemble.

N’est-ce pas la même chose, même pratique que le monsieur NGOUANDJIKA, alors Ministre de Postes et Télécommunications sous BOZIZE avait fait pour brouiller la vérité de son détournement des fonds de Gate WAY ? N’est-ce pas encore la même politique et stratégie de jouer au cache-cache et de défi aux autorités qui avait été utilisée par l’inoxydable et unique NGOUANDJIKA quand il avait été question de justifier les milliards, don chinois au ministère de l’Agriculture qui avait disparus sans bruits alors que NGOUANDJIKA était ministre du Développement rural ? Les oiseaux de même plumage, disions-nous, volent ensemble. Rien n’étonne les centrafricains connaissant M ; NGOUANDJIKA de le voir s’acoquiner avec dame Annick, la thuriféraire. Là où le bât blesse, c’est que le président de la République se laisse piéger par des faux-sérieux comme NGOUANDJIKA que lui-même connait bien puisqu’il était dans son gouvernement pendant longtemps.

A ce rythme, que dira le ministère des Affaires sociales sur la soi-disant élection de dame Annick à la tête de l’OFCA ?Et la justice centrafricaine qui avait en son temps interdit Annick de tout et dont la décision n’est pas encore arrivée à terme, que dira-t-elle ?En tout cas, il n’y a qu’en RCA ou des pauvres citoyens peuvent allègrement défier et remettre en cause les décision s de la justice, défier les autorités établies. Finalement, puisque les conseiller NGOUANDJIKA suffisaient, pourquoi TOUADERA a nommé les membres du gouvernement s’ils ne sont pas écoutés, respectés même par de pauvres citoyens du genre d’Annick ?

Centrafrique : un climat d’affaires désormais propice

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Centrafrique : un climat d’affaires désormais propice

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1992.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Monsieur le ministre du commerce et de l'industrie  Côme Assan

 

Bangui, le 24 /04/2017

Par : Herman THEMONA CNC,

Même si le train de la RCA n’a pas encore atteint le plein de sa vitesse de croisière après la crise que le pays a connue, certains fils du pays à qui le président de la République et son premier ministre ont fait confiance mettent tout en œuvre pour s’affirmer à l’œuvre et ainsi mériter la confiance placée en eux pour aussi entrer dans l’histoire par la grande porte. C’est le cas du jeune ministre du Commerce et de l’Industrie, le magistrat Come HASSAN.

En effet, en seulement un an, le travail abattu par le ministre du commerce et l’ensemble de ses collaborateurs est, à n’en point douter, titanesque, comparativement à d’autres départements ministériels. Comme quoi, le Chef de l’Etat ne s’est pas du tout trompé en osant faire confiance à la jeune sous le principe de la méritocratie pour assumer les hautes fonctions de l’Etat. Le cas HASSAN COME est un cas d’école qui mérite d’être pérenniser et copier par la jeunesse montante.

D’entrée de jeu, quelles sont les attributions réelles du ministère du commerce ? En effet, le ministère du commerce à la mission première de définir et de mettre en œuvre la politique du gouvernement en matière du développement du commerce et de l’industrie en RCA. Cela veut dire que l’objectif fondamental de ce ministère est de contribuer à créer les conditions de relance du secteur de production et la création des emplois ainsi que la poursuite des objectifs du développement durable(ODD).

A cela s’ajoutent les objectifs spécifiques tendant à améliorer l’environnement du commerce et de l’investissement pour que la compétitivité prenne effectivement son envol et s’enracine dans les habitudes et les mœurs des entreprises en RCA. C’est en cela justement que le jeune ministre HASSAN s’attelle depuis son arrivée à la tête du département. Sur une panoplie de défis inscrits dans sa lettre de mission à lui donner par le chef du gouvernement, nul doute que le ministre du commerce a su tenir le taureau par les cornes.

Néanmoins, les obstacles sont légion constituant ainsi un véritable fagot d’épine pour le développement du commerce et de l’industrie depuis plusieurs années. Parmi ces causes, l’on peut citer entre autres, la faible performance Nous citerons entre autres, l’instabilité politique récurrente, l’insuffisance des infrastructures de base, l’inexistence sinon quasi total des structures d’appui au secteur privé.

Des mesures et initiatives encourageantes ont été prises par le passé pour améliorer les conditions de démarrage des entreprises. Mais seulement, la dernière crise militaro-politique a tout écroulé comme un château de cartes. Plusieurs unités économiques et outils de production ont été détériorés malmenant réduisant ainsi à néant l’environnement des affaires et économique du pays. A titre d’exemple, la preuve est l’occupation des 187ème et 189ème rangs par la RCA dans les récents classements du rapport de DOING BUISNESS.

Tout ce méli-mélo a eu comme conséquences la faible capacité d’offre et la forte dépendance du pays de l’importation. Il y a aussi les difficultés d’approvisionnement en produits de première nécessité ce qui entraine des flambées de prix périodiques.

Pour pallier à tous ces problèmes, l’actuel ministre de tutelle a jugé mieux de prendre le mal par la racine. Partant de la lettre de mission qui lui a été confiée par le Chef du gouvernement sur la base de la politique générale du gouvernement tirée de la profession de foi du chef de l’ETAT chargeant le ministre du commerce et de l’Industrie de contribuer à relancer le secteur du commerce, laquelle lettre de mission contenait au moins une vingtaines d’orientations à réaliser en cout, moyen et long termes, le ministre du commerce semble avoir réalisé déjà une dizaine. Sept à huit sont en cours de réalisation, et juste une seul activité inscrite dans la lettre de mission n’est pas encore réalisée à ce jour à cause des aléas.

Parmi les grandes réalisations à mettre l’actif du jeune ministre COME HASSAN du commerce, on peut citer entre lettre d’or l’adoption du code du commerce de la RCA adopté par l’Assemblée nationale le 30 Décembre 2016.les programmes PRMN et PIQUAC, la finalisation de l’étude de création du centre de gestion agrée, l’opérationnalisation du programme de restructuration et de la mise à niveau et du programme infrastructure qualité en Afrique centrale pour ne citer que ces quelques grandes et importantes réalisations.

L’on notera aussi les projets de lois sur la normalisation du commerce et la métrologie actuellement en examen à la commission des textes officiels pour adoption. Les multiples visites effectuées par le ministre du commerce dans le but d’inciter les investisseurs à venir en RCA, l’organisation des visites périodiques dans certaines Unités de production, la poursuite des négociations avec les partenaires multilatérales et bilatérales (OMC, CEEAC, CEMAC etc.)pour les mettre en confiance à venir investir en RCA .Il faut noter aussi des séries des réunions périodiques avec les opérateurs économiques afin de les inciter à ravitailler le pays en divers produits dont les populations centrafricaines ont besoin pour éviter les pénuries récurrentes en produits de première nécessité .Tout compte fait, il apparait très clairement que le ministre COME HASSAN es t u n homme de terrain qui aime mouiller le maillot pour le bien-être de ses compatriotes. Pour insuffler su sang neuf au commerce centrafricain et revaloriser les cadres centrafricains nantis en commerce, le Ministre du commerce s’est investi dans le soutien et l’appui qui a abouti à la désignation d’un compatriote centrafricain au poste de Directeur Général Adjoint de l’OAPI.

En somme, nous osons croire que la politique de valorisation du commerce centrafricain et de lobbying en faveur du climat propice des affaires est le cheval de bataille de l’actuel ministre du commerce et ses techniciens. Magistrat ayant toujours fait preuves ailleurs, nul ne doute que la mission débouchera sur un résultat fécond comme en témoigne les prémices. Oui, face aux multiples défis de l’heure et quand on voit d’où venait la RCA, il ya lieu de jeter des fleurs au ministre du commerce pour son dynamisme et son patriotisme. Le chantier est vaste et plein de défis mais, comme le dit un vieil adage bien connu, à cœur vaillant rien d’impossible ! Mu d’une détermination sans failles le ministre Hassan est en passe de réussir là où les autres ont connu des peines à aller de l’avant.

France : Emmanuel Macron, vers la succession du Président François Hollande à l’Élysée ?

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France : Emmanuel Macron, vers la succession du Président François Hollande à l’Élysée ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1998.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le candidat du " mouvement en marche ", Emmanuel Macron , lors de son meeting à Besançon à l'Est de la France le 11avril 2017. CopyrightLibération.
Le candidat du ” mouvement en marche “, Emmanuel Macron , lors de son meeting à Besançon à l’Est de la France le 11avril 2017. CopyrightLibération.

 

Bangui, le 24 avril 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Au début, on croyait que c’était le jeu des médias, puis cela devenait sérieux et aujourd’hui la fiction devient la réalité. Emmanuel Macron, l’ancien ministre de l’Économie du Président François Hollande et l’un des plus jeunes candidats à la présidentielle Française de 2017, est en phase de réussir son pari politique débuté seulement il y’a quelques mois.

Porté au début par des sondages médiatiques comme la personnalité politique française la plus aimée des Français, Monsieur Emmanuel Macron se voyait déjà sur un boulevard pour succéder à son tuteur en politique François Hollande à l’Élysée lorsque le sondage prédisait une défaite à coup sûr de ce dernier s’il se présentait à nouveau pour sa propre succession. Étant persuadé de son destin politique, l’homme quittait le gouvernement et crée son propre mouvement politique dénommé “Mouvement en Marche”. Avec son mouvement, Monsieur Emmanuel Macron a su se positionner sur ce paysage politique bipolaire, divisé entre la gauche et la droite. Fragilisant ainsi les deux partis traditionnels de France, Monsieur Emmanuel Macron a réussi son coup là où son soutien François Bayrou avait échoué à plusieurs reprises.

Voilà maintenant à la porte de l’Élysée, Emmanuel Macron va bientôt se confronter à la réalité de la gestion du pouvoir. La France n’est pas un petit pays isolé quelque part dans le monde, c’est l’un des 5 pays du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Autrement dit, la France est non seulement une puissance militaire, mais aussi une puissance diplomatique mondiale. Sa voix compte et compte beaucoup. Alors, le candidat Emmanuel Macron est-il vraiment prêt à gouverner son pays efficacement ?

Sur le plan diplomatique, l’homme est totalement inconnu, encore moins si on parle de l’Afrique. Quelle a été sa vision pour l’Afrique ? Difficile de répondre à cette interrogation, ce qui est sûr, sa proximité avec le ministre actuel de La Défense Jean Yves Ledrian laisse penser à certains chefs d’État africain que sa politique vis-à-vis de l’Afrique serait de la continuité de son prédécesseur François Hollande. Le cas de la Centrafrique abandonné par le Président Hollande ce dernier temps, trouverait-il un écho auprès du nouveau Président ?

Il est vrai que les solutions aux différents problèmes qui touchent certains pays africains ne viennent pas toutes de la France, mais son appui diplomatique pourrait contribuer à la résolution d’une partie de ces crises.

Le gros sujet qui attend aussi le nouveau Président français sur le terrain africain, c’est le dossier du franc CFA que beaucoup des voix se sont soulevé ce dernier temps pour demander sa dissolution pure et simple. Emmanuel Macron, ancien ministre de l’Économie et probable prochain Chef de l’État français, va-t-il céder à la pression exercée sur ce dossier du franc CFA ?

Nous reviendrons longuement dans deux semaines sur le dossier africain du Candidat Macron après la proclamation du résultat de cette présidentielle Française.

Copyrightons.

CENTRAFRIQUE : SOUSCRIPTION DES CONTRATS MINIERS, L’INTERPRÉTATION DE LA CONSTITUTION EST-ELLE RÉSERVÉE AUX INITIÉS ?

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CENTRAFRIQUE : SOUSCRIPTION DES CONTRATS MINIERS, L’INTERPRÉTATION DE LA CONSTITUTION EST-ELLE RÉSERVÉE AUX INITIÉS ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1941.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

 

Bangui, le 23 avril 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou.

 

La Centrafrique, représentée par le ministre des mines, de l’énergie et de l’hydraulique a signé des conventions minières avec la société chinoise Tien Pao SARL. La validation de ces contrats a été rendue possible grâce à une décision rendue par la Cour constitutionnelle. En effet, le pouvoir exécutif a saisi officiellement la dite Cour pour interpréter l’article 60 de la constitution. Cet article dispose en ces termes que “le gouvernement a l’obligation de recueillir l’autorisation de l’assemblée nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles ainsi que des conventions financières. Il est tenu de publier le dit contrat dans les huit (8) jours franc suivant sa signature”. Après avoir statué, la Cour constitutionnelle a décidé en conformité avec l’esprit de la loi que “seul le bureau de l’assemblée nationale” pouvait se prononcer sur la question en estimant que la plénière de l’assemblée nationale même en l’absence du sénat ne peut produire un acte administratif qui est un acte règlementaire, une prérogative du pouvoir exécutif.

Cette décision souveraine de la haute cour a suscité des indignations des observateurs de la vie politique centrafricaine qui se sont insurgés sur différents supports des réseaux sociaux. Cette polémique a suscité l’interrogation du citoyen lambda qui se pose légitimement les questions suivantes : l’interprétation des dispositions constitutionnelles est-elle exclusivement réservée aux initiés ? Cette interprétation suit-elle la pensée du législateur ? La cour constitutionnelle s’est-elle reportée au débat parlementaire pour décrypter l’intention du législateur ? L’esprit des débats parlementaires était-il conforme à l’interprétation ? En donnant une orientation à l’article 60 de la constitution, pourquoi la cour constitutionnelle n’a pas émis de réserves d’interprétation ? La forte pression politique a t-elle biaisé l’interprétation de la haute cour ? Cette lecture version Cour constitutionnelle était-elle l’unique option ? Les conseillers de cette cour étaient tous unanimes à cette interprétation ? Existait-il des voix dissidentes au sein de la Cour ? En cas d’obscurité ou de divergence d’opinions entre les conseillers, ont-ils eu le droit de solliciter l’expertise ? Les conseillers de la Cour constitutionnelle s’intéressent-ils ou font-ils de la politique ? Peut-on dire que cette décision est juridique ou politique ? Existe t-il une main invisible derrière cette décision ? La haute cour est-elle politisée pour obéir aux exigences des politiques ? Le mode de désignation des conseillers de la Cour par l’exécutif laisse laisse t-il entrevoir un devoir de subordination ? Les conventions minières ont-elles été publiées conformément à la loi ? Bref, le citoyen lambda se perd dans cette panoplie de questions sans réponses.

Il est important de rappeler que la Cour constitutionnelle est hiérarchiquement la plus haute juridiction, il a le monopole de l’interprétation du contenu de la constitution. Ces décisions s’imposent souverainement au pouvoir public, à toutes les autorités administratives, juridictionnelles et même à toutes les personnes physiques ou morales. Outre la proclamation des élections et le contentieux électoral, la haute cour est le seul organe habilité à interpréter la constitution. Le caractère sacré et intouchable de la constitution ne donne pas droit à n’importe qui de l’interpréter. Même celles ou ceux qui ont fait des études juridiques ont du mal à donner des interprétations justes et unanimes. Nos compatriotes exagèrent souvent dans l’exercice de se substituer aux professionnels. Alors, laissons au juge le droit de juger ou d’interpréter des lois comme nous laissons aux historiens le droit d’écrire l’histoire. Il faut noter que l’interprétation de la loi est un exercice très technique qui échappe même aux juristes car c’est un sujet à polémiques. L’interprétation de la Constitution ne contient non seulement des règles de procédure mais doit aussi respecter des principes. Ces principes n’admettent pas une application ou interprétation littérale des textes ou articles de la constitution. Cela suppose un recours à des méthodes spécifiques dépassant ainsi la compréhension du public.

Il faut ainsi distinguer ce qu’on appelle “la loi et l’esprit de la loi” surtout veiller à ne pas violer l’esprit ou la pensée du législateur. Tout porte à croire que les avis de la Cour constitutionnelle sont pilotés par le gouvernement car les conseillers doivent leur nomination à l’exécutif. Pour lever tout soupçon ou équivoque, il faut interpréter les articles de la constitution au regard de la constitution elle même au lieu de les interpréter isolement. L’interprétation doit être l’expression d’une certaine valeur et surtout de la fonction de la constitution dans la société et en tenant compte des réalités sociales. Il ne faut pas oublier aussi que la “raison d’Etat” peut interdire l’interprétation stricto sensu du texte. Après analyse, la décision de la Cour constitutionnelle laisse entrevoir la théorie selon laquelle le bureau de l’assemblée nationale est élu et mis en place par les députés, ainsi le bureau de l’assemblée nationale est l’incarnation des députés et est considéré comme des “grands électeurs” à l’instar des élections sénatoriales en France. Cette vague de contestation de la décision de la Cour constitutionnelle suscite des inquiétudes et interrogations : à l’avenir les conseillers de la Cour constitutionnelle vont-ils entrés en concurrence ou se substitués au législateur ? Sont-ils devenus des outils pour déformer, retrancher ou rajouter aux pensées du législateur ?

Nous tenons à rappeler que le pouvoir de censurer les lois, de biaiser la pensée du législateur ne confère pas aux conseillers de la Cour un pouvoir législatif qui est un privilège des parlementaires. Pour finir et en tout état de cause, bonne ou mauvaise interprétation, la décision de la Cour constitutionnelle est souveraine et opposable à tous. Dorénavant, c’est cette lecture de l’article 60 de la constitution qui est privilégiée nonobstant les contestations ou supputations de l’opinion publique. Les parlementaires sont ainsi privés de leur espoir de connaître des contenus des conventions souscrites par l’Etat centrafricain. En conséquence, la jurisprudence s’aligne sur la version de la Cour constitutionnelle. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 22 avril 2017

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                             Tel : 0666830062

 

 

 

 

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : Marie-Anick SERVICE et Virginie BAIKOUA, un bras de fer de phoque sur le congrès de l’OFCA

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CENTRAFRIQUE : Marie-Anick SERVICE et Virginie BAIKOUA, un bras de fer de phoque sur le congrès de l’OFCA

Bangui, le 19 /04/2017

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1975.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> La ministre des affaires sociales Madame Virginie  Baïkoua et  la présidente sortante  de l'OFCA

 

 Par : Herman THEMONA CNC,

 

L’Organisation des Femmes Centrafricaines, une Organisation Non Gouvernementale qui rassemble en son sein toutes les femmes centrafricaines pour défendre leurs intérêts est devenue une plateforme d’affaires et surtout de mafia qui ne préoccupe certaines véreuses femmes de Centrafrique.

Marie-Anick SERVICE, la bébé chouette de certaines femmes instrumentalisées à sa cause ne cesse de montrer aux yeux de toutes les femmes centrafricaines qu’elle, elle seule est la brave femme qui défie tout, voire même les décisions d’Etat. Quelle audace ?

Repris de justice, Marie Anick SERVICE est interdite de toute action au nom de cette noble organisation des centrafricaines. Sa témérité l’a conduit à défier les institutions de l’Etat aux fins de contrecarrer l’organisation du congrès des femmes de Centrafrique qui devrait commencer ce jour, mardi 19 avril 2017.

Simple entêtement ou véritable manipulation ? Personne ne saurait mieux le dire car il y a derrière ce bras de fer Ministère des Affaires Sociales te de la Réconciliation Nationale, tutrice dudit congrès et Mme Marie-Anick SERVICE qui remue terre et ciel pour être aux manettes de l’OFCA car ayant goûté au miel que produit cette organisation en tant que présidente du comité ha-doc de transition.

L’OFCA est une organisation instituée par des statuts et règlement intérieur reconnus par l’Etat dont les responsables devraient s’y conformer en toute circonstance. Est-ce cela est-il ainsi compris par Marie-Anick SERVICE ? Pourquoi vouloir absolument être à la tête de l’OFCA au mépris de ses textes statutaires ?

Les avantages mielleux de cette organisation sont-ils aussi flatteurs ? On ne le dirait jamais assez. Sauf Marie-Anick SERVICE qui en connait le secret dira plus mieux parce que c’est là le but de sa lutte acharnée. Signalons que depuis trois ans que Marie-Anick SERVICE s’est autoproclamée présidente du comité ad-hoc de gestion de l’OFCA, elle a fait louer tous les bâtiments de cette organisation pour consommer à seul les frais. Une histoire qui a dégénéré en imbroglio sans fin qui continue de la suivre au point qu’elle ait été incarcérée sans la transition de Mme SAMBA-PANZA.

Virginie BAIKOUA, ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale ne veut pas l’entendre de cette oreille et tient absolument en découdre avec Marie-Anick SERVICE qui lui met la petite pierre dans les souliers

Ce qu’il faut retenir est que plus de 300 délégués des femmes de province sont présentement à Bangui pour ce congrès qui, malheureusement est à nouveau reporté au caland-grec. Quels dispositifs pratiques sont-ils pris pour assurer un bon séjour à ces braves dames qui, croyant avoir quitté l’enfer des provinces causé par les groupes armés se retrouvent malheureusement aujourd’hui dans l’étau Ministères des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale et Marie Anick SERVICE ?

Centrafrique : vol spectaculaire d’un troupeau de 200 bœufs par des anti-Balaka au village Mbarta-Ndenga.

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Centrafrique : vol spectaculaire d’un troupeau de 200 bœufs par des anti-Balaka au village Mbarta-Ndenga.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1734.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les peuls éleveurs de Centrafrique

Bouar, le 19 avril 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Que cherchent exactement les anti-Balaka dans les arrières pays ? C’est la question que tout le monde se la pose en ce moment. Ces derniers temps, ces brigades des assassins et braqueurs ne veulent plus entendre parler de la “Paix” et, contrairement aux aspirations du peuple qui veut tout simplement vivre en paix, multiplient, sans cesse, des attaques non seulement contre la population civile, mais n’hésitent plus désormais à pourchasser partout sur le territoire national les Peuls éleveurs afin de braquer ou tuer leur troupeau. Le dernier en date est celui du village Mbarta-Ndénga proche de la frontière avec le Cameroun.

 

Les faits se sont déroulés entre dimanche et mardi derniers à seulement 20km de la commune de Abba proche de Baboua. Selon les témoins de l’événement, une dizaine des anti-Balaka de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, ont décidé de pourchasser jusqu’au village Mbarta-Ndénga un groupe des Peuls éleveurs en transhumance dans la région. Le bilan des troupeaux emportés, 200 à 250 bœufs et plus de 5 bergers peuls abattus par les assaillants.

 

Selon un habitant de la commune de Abba contacté par CNC, les événements de ce lundi dernier ont instauré la peur qui a poussé certains habitants de la région à prendre la poudre d’escampette dans la brousse par peur des représailles qui viendront des Peuls eux-mêmes ou de leur protecteur du général Sidiki du groupe 3R. D’autres parents ont renvoyé leurs enfants à Bouar et s’apprêtent à les suivre dans les prochains jours.

 

Pour les autorités locales, c’est le silence de cimetière qu’observent les autorités de Bangui sur ces événements, devenus habituels, de leurs alliés les anti-balaka qui les intriguent. Selon un élu local, personne n’est à l’abri des exactions des anti-Balaka dans la région. « Avec zéro moyen de défense, qu’est-ce que nous, dans la Commune, pouvons faire face à ces anti-balaka si Bangui les laisse faire ? » Dixit un Chef de quartier de la commune locale.

 

Décidément, les agissements des anti-Balaka ces derniers temps n’assurent plus personne pour un retour rapide à la tranquillité dans le pays.

 

Certains chefs anti-balaka sont pourtant connus des autorités locales et ne sont jamais inquiétés. C’est le cas par exemple du sieur ZARI Bienvenu alias Abba Raffal dans l’Ouham-Péndé entretenu par Roger KOURSSOU président de la délégation de la ville de Bocaranga.

 

Dans cette Préfecture, de Bozoum à Bang via Paoua ou Bocaranga ce sont encore et toujours ces anti-balaka qui rendent la vie humaine et animale difficile dans la région. D’après nos informations, la récente attaque des villes de Bang et Ngaoudaye est due aux vols de bétail orchestré par un chef anti-balaka surnommée Abba raffal du vrai nom ZARI Bienvenu appelé en renfort par monsieur Roger KOURSSOU, président de la délégation de la ville de Bocaranga pour gouverner la région.

 

Le sieur ZARI Bienvenu alias Abba Raffal est un natif de Bozoum et qui ne trouve plus rein à piller sur place. Il est à cheval entre sa ville natale et les autres villes communales de l’Ouham-Péndé à la recherche des bœufs.

 

Pour ZARI Bienvenu alias Abba Raffal, la Minusca ne doit plus circuler dans la région. A ce titre, il ordonne des coups de feu sur les éléments de la MINUSCA s’ils tentent « par entêtement » d’après son propre terme, à emprunter une des routes dans la région.

 

Si le général peul camerounais SIDIKI s’est installé à Koui, c’est pour apporter une protection policière et militaire en lieu et place du gouvernement aux Peuls victimes des vols de leur bétail par ces anti-balaka.

 

Créée en 2013 par des officiers proches de l’ancien président François Bozizé afin de perturber et, si le cas s’était présenté, reconquérir le pouvoir perdu suite aux attaques de la rébellion de la Séléka sur Bangui, la milice boziziènne anti-Balaka, peuplée essentiellement des jeunes désœuvrés, des criminels et voleurs et entraînés par certains soldats eux aussi mal formés, est devenue, d’après un des comzones, « un mouvement sans maître et directeur », que chaque jeune courageux peut s’emparer la direction. Elle s’affiche publiquement leur volonté génocidaire contre les Peuls afin de s’emparer de leur bétail pour s’enrichir.

 

 

Copyright@2017CNC.

Centrafrique : Tentative supposée d’hold-up avorté de Méckassoua sur la nouvelle plateforme des partis politiques de l’opposition démocratique

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Centrafrique : Tentative supposée  d’hold-up avorté de Méckassoua sur la nouvelle plateforme des partis politiques de l’opposition démocratique

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1972.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Drapeau de la Republique Centrafricaine.
Drapeau de la Republique Centrafricaine.

Bangui, le 19 avril 2017.

Par : Serge-Brice Bakouala, pigiste

Un confrère pigiste écrivant sous pseudonyme faisait publier le lundi 17 avril 2017 dans les colonnes du journal en ligne « La voix des sans voix » un article-scoop très intéressant annonçant la création imminente d’une plateforme politique d’opposition démocratique réunissant les principaux partis politiques centrafricains ayant une base parlementaire, en l’occurrence : l’URCA, le RPR, le MLPC, le RDC, le PATRIE, le KNK et la CRPS.

Nos antennes pointées dans certains états-majors de ces grosses cylindrées de la politique centrafricaine confirment l’information, de sources sûres. Cependant l’affirmation du confrère anonyme qui laisse entendre que cette nouvelle plateforme politique à naître « aurait déjà l’indéfectible soutien du président de l’Assemblée Nationale, M. Karim Méckassoua » semble complètement fausse, purement et simplement un bluff de poker-menteur. D’après les indiscrétions soutirées ici et là auprès des proches du dossier, le président de l’Assemblée Nationale n’a rien à avoir de près ou de loin avec la création de cette nouvelle plateforme. Son image écornée de député mal élu dans sa circonscription sur la base d’un seul bureau de vote semble jouer comme un effet repoussoir. Et son élection au perchoir de l’Assemblée Nationale assombrie par des pratiques de corruption actif d’un certain nombre de députés ne plaide pas du tout en sa faveur.

Il semblerait que contrairement à ce qu’avance notre confrère, le but de cette plateforme n’est pas de servir de bouclier à Méckassoua contre le président de la république Faustin Archange Touadéra mais plutôt de s’inscrire dans une logique saine d’opposition démocratique loin des divergences de vue entre le PAN et le PR. Cette nouvelle plateforme politique d’opposition démocratique se dissocie complètement de la querelle futile qui se joue entre Méckassoua et Touadéra pour se positionner résolument sur le plan de l’animation politique.

Née de la volonté des partis politiques, jusque-là ostracisés du jeu politique par le pouvoir en place depuis un an, cette nouvelle plateforme d’opposition démocratique voudrait redonner un nouveau souffle à la vie politique trop parasitée par l’entrée en scène de ces ovnis politiques qu’on appelle « les indépendants ». Résolument les partis politiques se sont décidés à passer à la vitesse supérieure pour redonner à la politique ses lettres de noblesses. Attendons de voir la suite des évènements.

Serge-Brice Bakouala, pigiste

 

 

Centrafrique : La sous-Préfecture de Mingala en feu et à sang selon le Député de la Localité TCHIMA…

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Centrafrique : la sous-Préfecture de Mingala en feu et à sang selon le Député de la Localité TCHIMA…

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1964.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Député de Mingala et le President de l'association Centrafrique nouvel élan.
Le Député de Mingala et le President de l’association Centrafrique nouvel élan.

Bangui, le 17 Avril 2017

Par : Herman THEMONA, CNC,

Plus de 300 déplacés internes de Mingala actuellement à Bangui ont reçu ce matin la visite du président de l’association Centrafrique Nouvel Elan

La Centrafrique, entretemps terre de quiétude et de tranquillité est désormais devenue une terre où les natifs sont devenus des va-nu- pied, des oisifs, des Sans Domicile Fixe. Et pour preuve, 316 personnes à prédominance des femmes et des enfants ont été forcées de quitter Mingala, plus précisément le village Kolo et ses environs pour trouver refuge à Bangui

Il y a près d’une semaine et demie que les nouvelles  d’une attaque perpétrée contre le village Kolo et ses environs situés dans la sous-préfecture de Mingala dans la Basse-Kotto étaient diffusées sur les antennes des radios et dans la presse écrite sans que les autorités prennent cette alerte au sérieux.

Il suffit d’aller regarder les survivants de cette attaque qui sont arrivés en catastrophe à Bangui et basés à l’école Bégoua au PK 12, sortie nord de la capitale pour se rendre compte de l’animosité et le manque de foi et de cœur des éléments de l’UPC d’Ali DRAS qui continuent de semer la terreur et la désolation dans le Centre-Est et l’Est de la Centrafrique qui est en feu et à sang.

A peine informé de leur arrivée, le député de Mingala, Gabriel TCHIMA et certaines personnalités de bonne foi telles que Sylvain PATASSE-NGAKOUTOU, président de l’Association Centrafrique Nouvel Elan qui est très active dans le secteur Bégoua, se sont déportés sur place , lundi 17 avril 2017 pour se rendre compte de visu, de la situation de ses compatriotes meurtris par des actes odieux de criminels qui ne cessent de massacrer la population au su et au vu du pouvoir en place et particulièrement de la Minusca qui est censé protéger la population civile sans défense.

Selon le Député de la circonscription de Mingala et les témoignages de certains de ces arrivants, cette sous-préfecture est coupée du reste du pays car la présence de 200 éléments de l’UPC d’Ali DARAS sont basés actuellement dans la région et assassinent allègrement les populations locales sans être inquiétés. Depuis leur arrivée dans la localité, on déplore plus de 150 personnes massacrées, plus 500 maisons incendiées provoquant ainsi la fuite dans la brousse de plus de 5 000 âmes dont la majorité sont des femmes et des enfants ainsi que les personnes de 3ème âge.

“Est-ce normal que pour la richesse de cette localité pourvue en minerais, particulièrement l’or, des étranger viennent prendre possession du village Kolo et ses environs au point de réduire en état d’esclavage ses habitants ?” S’est posé la question Gabriel TCHIMA qui pointe d’un doigt accusateur les nouvelles autorités du pays et particulièrement la Minusca qui brille par son inertie complice au détriment de la population centrafricaine.

Le député de Mingala se dit très surpris au point de ne pas comprendre le mutisme des nouvelles autorités du pays devant le drame des populations de cette région qui s’étaient mobilisées comme un seul homme pour porter leur suffrages au président Faustin-Archange Touadera qui, élu aujourd’hui leur tourne le dos.

Quant à Sylvain PATASSE-NGAKOUTOU, président de Centrafrique Nouvel Elan, il dénonce avec énergie l’absence de secours à ses sinistrés qui sont pourtant dans une détresse aigue de désespoir et la honte. Aussi il est monté aux créneaux contre les tueries, incendie des maisons et la raquette au quotidien que subit la population de cette localité. C’est ici, que l’on devrait voir les ONGs humanitaires en œuvre. Où sont-elles ? Que font-elles ? S’est insurgé le président de l’Association Centrafrique Nouvel Elan SYLVAIN PATASSE-NGAKOUTOU qui, au finish a remis une enveloppe symbolique et quelques produits de premières nécessités à ces sinistrés tout en leur promettant qu’il rendra compte fidèlement au Chef de l’Etat afin que de solution rapide puisse entre trouver.

Où va la Centrafrique. Jusqu’à quand laissera-t-on ces énergumènes d’Ali Daras malmener les populations ? Personne ne dira un peu mieux.

 

Les déplacés de Mingala à l'école Bégoa du Pk12.
Les déplacés de Mingala à l’école Bégoa du Pk12.

 

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Centrafrique : Déclaration du Président de l’Assemblée Nationale pendant la visite de la SG de l’OIF censurée par la Présidence et le gouvernement.

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Centrafrique : Déclaration du Président de l’Assemblée Nationale pendant la visite de la SG de l’OIF censurée par la Présidence et le Gouvernement.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/12/IMG_1135.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l'Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.
Le Président de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA.

Les valeurs de l’intelligence, du partage et de la démocratie qui nous lient ensemble, par-delà nos différences, telles que prônées dans son discours lors du passage de Michaelle JEAN, secrétaire générale de l’OIF à l’assemblée nationale centrafricaine lors de son séjour en Centrafrique peuvent-elles être vérifiées si l’on sait que le bras de fer entre l’exécutif et le législatif centrafricains est en train de prendre de l’ampleur ? Pour preuve, le discours du Président de l’assemblée national, l’Honorable Abdou-Karim MECKASSOUA n’est pas passé sur les ondes de Radio et Télé Centrafrique suite à une instruction gouvernementale qui l’a interdit ou va la Centrafrique.

Bangui le 18 Avril 2017

Par : Herman THEMONA, CNC,

DECLARATION DE L’HONORABLE Abdou Karim MECKASSOUA PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE A L’OCCASION DE LA VISITE DE LA SECRETAIRE GENERALE DE L’ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA Francophonie (Hémicycle Assemblée Nationale Bangui, le 12 avril 2017)

Madame la Secrétaire générale de la Francophonie, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Centrafricains de l’Etranger ; Madame la Ministre des Arts, de la Culture, du Tourisme et de la Francophonie ; Monsieur le Ministre en charge du Secrétariat Général du Gouvernement ; Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs des missions diplomatiques et Représentants des organisations internationales ; Honorables Députés ; Mesdames et Messieurs les Membres des Cabinets de l’Assemblée Nationale et de la Primature ; Distingués invités ; Mesdames, Messieurs.

C’est, Madame la Secrétaire générale, une joie toute particulière pour notre Représentation nationale de recevoir dans cet hémicycle la Première Représentante d’une organisation qui incarne, mieux qu’une autre, les valeurs de l’intelligence, du partage et de la démocratie qui nous lient ensemble, par-delà nos différences. Je veux parler de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Une joie et une fierté de recevoir la personnalité que vous êtes, Madame Michaëlle Jean.

Je veux parler de la native d’Haïti, qui a grandi au Canada, nourrie de culture plurielle mariant Nord-américanité, européanité et, pour finir, créolité, une culture créole dans laquelle nous ne pouvons-nous empêcher de voir une certaine souche africaine.

Je veux parler de la polyglotte, parlant couramment au moins cinq langues.

Je veux parler de la femme d’Etat, Gouverneur général du Canada et, aujourd’hui, Secrétaire générale de la Francophonie.

Permettez donc qu’au nom du Peuple Centrafricain, de ses Représentants ici réunis, et en mon nom propre, je vous souhaite, Madame la Secrétaire générale, Madame Michaëlle Jean, la bienvenue en terre centrafricaine.

Vous y trouverez durant votre si bref séjour, j’en suis sûr, de la chaleur humaine, un sens aigu de l’hospitalité et du partage, une volonté tenace de dépassement et, pour tout dire, un amour de cette terre et de la vie.

Oui vous trouverez tout cela, parce que c’est cela la République centrafricaine ; une République centrafricaine que n’ont pas réussi, et que ne réussiront pas à effacer de la face du monde et de l’humanité les déchaînements de barbaries et leur instrumentalisation politique et criminelle.

Madame la Secrétaire générale, Votre visite nous honore.

Elle est d’abord pour nous de l’ordre de l’accomplissement. L’accomplissement d’une promesse. C’était à Antananarivo, à la 42e session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, dont les travaux se sont étalés du 8 au 12 juillet 2016. Vous aviez tenu à y assister personnellement. La République Centrafricaine, de son côté, faisait son retour sur la scène parlementaire internationale, à travers une délégation de la nouvelle Assemblée Nationale que j’ai conduite à cette session. Nous vous avions alors lancé une invitation à vous adresser à la Représentation nationale. Vous avez immédiatement accepté, avec enthousiasme. Et vous voici. En dépit d’une charge lourde et d’un agenda particulièrement chargé.

Nous ne saurions vous exprimer assez notre gratitude pour ce geste, pour cette promesse tenue.

Ce sentiment de gratitude, nous l’exprimons aussi à l’égard de la Francophonie comme organisation. Elle a toujours été présente aux côtés du Peuple centrafricain au cours des différentes crises que notre pays a connues, et ce depuis 2003. J’ai encore en mémoire les interventions du Président Abdou Diouf, ainsi que les contributions aux réformes juridiques et institutionnelles dans notre pays. J’ai aussi le souvenir de missions utiles, dont celle du Ministre d’État Louis Michel. Humaniste et universaliste convaincu. Il a mis, en tant qu’envoyé de la Francophonie, toute son énergie, toute son ingéniosité au service de mon pays, pour aider au retour à la paix, à la stabilité, et pour participer à la construction d’une société respectueuse de l’homme, de ses différentes identités, s’opposant à toute discrimination et à tout déni d’humanité. Nous lui en sommes particulièrement reconnaissants.

Le souvenir, par ailleurs de plaidoyers faits par votre organisation au profit de la RCA. L’intervention de l’OIF a, dans tous ces cas, été celle d’une organisation experte, qui connaît les problématiques de crise, mais aussi celles du relèvement de l’Etat dans les périodes post-crise, comme le montrent les exemples édifiants des Comores, de Madagascar, du Niger, ou encore du Burkina Faso, pour ne citer que ces quelques pays.

La République Centrafricaine a besoin aujourd’hui plus que jamais de cette expertise. C’est pourquoi, je lance au nom de la Représentation nationale un appel solennel à un approfondissement de la coopération entre l’OIF et l’Etat centrafricain. Cet appel, j’y insiste, vise l’Etat centrafricain dans son ensemble, et donc autant le pouvoir Exécutif, le pouvoir Législatif, que le pouvoir Judiciaire. En ce qui concerne la Représentation nationale, notre appel s’adresse autant à l’OIF qu’à l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, dont notre Assemblée est partie prenante.

Madame la Secrétaire générale ; Honorables Députés et bien chers collègues, Distingués invités, Mesdames et Messieurs,

A la réunion d’Antananarivo que j’ai évoquée tantôt, il m’avait été donné de présenter à la famille de la Francophonie la situation politique, sécuritaire et humanitaire de notre pays, notamment, les conditions de la stabilisation et de la restauration de notre État et de notre société.

L’essentiel de ce que j’ai dit alors continue à être assumé par notre Représentation nationale, en particulier le fait que pour nous la promotion de la démocratie, de l’État de droit et des droits de la personne humaine, valeur centrale de la Francophonie par ailleurs, est et demeurera le principe cardinal de notre action en tant qu’institution. Nous disons cela avec la conscience aiguë que c’est précisément le mépris et la violation systématique de ce principe qui nous a conduit là où nous sommes. Plus précisément, le déni devenu systématique de la démocratie au plan institutionnel et du droit, ainsi que l’absence, tout aussi systématique, de prise en compte de la participation citoyenne, de la mise en place d’une société civile vivante, sont les sources premières des crises militaro-politiques répétitives que la République centrafricaine a connues.

Nous disons cela aussi avec une conviction : notre pays n’a pas besoin d’une démocratie de confrontation mais plutôt d’une démocratie coopérative ! Cette conviction, qui est inscrite dans notre action, est celle d’une Assemblée qui se définit comme l’institution représentative d’un peuple meurtri par des décennies de conflits et de crises en tous genres, avec leur cortège de morts et de destructions. Institution représentative d’un peuple qui est fatigué des crises, avec comme signes avant-coureurs les rumeurs, les suspicions, les entreprises de diabolisation et les manipulations. Bref nous disons cela en Représentants du Peuple à qui notre propre histoire et les aspirations de ce Peuple commandent de penser et d’agir toujours avec gravité, avec dignité et avec responsabilité.

Madame la Secrétaire générale ; Honorables Députés, mes chers collègues ; Distingués invités ; Mesdames, Messieurs.

Si j’insiste tant sur ces points, c’est parce que nous sommes profondément convaincus que la seule voie possible pour notre redressement national est celle de la Démocratie réelle, de l’État de Droit véritable et d’un État qui respecte effectivement la personne humaine. J’insiste parce que nous croyons que la re-fondation de notre État, de notre société et de notre économie passe par cette re-fondation démocratique.

Tel est le sens de notre engagement national. Et c’est précisément sur ce terrain que nous proposons la construction d’un partenariat rénové et innovant entre la République centrafricaine et l’OIF, entre l’Assemblée nationale et l’OIF-APF.

Pour cette action déjà amorcée et, sur certains pans, assez avancée, nous souhaiterions bénéficier de l’expertise de la famille de la Francophonie.

Ce partenariat, que nous n’hésitons pas à appeler « Partenariat pour la Démocratie, l’État de Droit et les Droits humains », nous l’envisageons essentiellement autour de deux axes.

Le premier axe est celui du développement institutionnel parlementaire. Parce qu’il ne peut y avoir de démocratie réelle et vivante sans un Parlement en mesure d’assumer ses fonctions constitutionnelles essentielles. Cette dimension institutionnelle nous paraît de la plus haute importance.

Le développement institutionnel passe, dans le cas de notre pays, par une modernisation, par une mise à niveau de la Représentation nationale, que ce soit au point de vue des locaux, qui sont au-dessous du seuil de décence, au point de vue des services, tels que la documentation, l’archivage, les fournitures, etc., et au point de vue des procédures et des textes organiques. Sur ce dernier point nous sommes fiers de pouvoir dire que nous avons avancé en adoptant en à peine six mois un texte majeur sur lequel les précédentes législatures avaient peiné pendant plus de vingt ans. Je veux parler de la Loi organique portant Règlement intérieur de l’Assemblée, dans laquelle des observateurs avisés ont vu un modèle du genre, et que nous nous attachons scrupuleusement à traduire dans la réalité du fonctionnement de notre Institution. Nous ne pouvons malheureusement en dire autant en ce qui concerne les locaux et les services. Sans ressources permettant de rénover et de fonctionner et, a fortiori, permettant d’investir, l’Assemblée Nationale en est réduit à colmater les brèches et à faire fonctionner le système D (comme Débrouillardise).

Le développement institutionnel passe aussi par la formation et le renforcement des capacités des députés et du personnel parlementaire. Nous avons conçu à cet égard un programme ambitieux et novateur, que nous avons déjà commencé à mettre en œuvre, et qui articule entre eux plusieurs éléments : des séminaires de renforcement des capacités, un dispositif de formation continue, des visites de travail auprès de Parlements étrangers et internationaux, de la formation initiale visant à constituer un corps et un vivier d’assistants parlementaires, et enfin, un projet innovant dont j’ai eu l’occasion d’entretenir Madame la Secrétaire générale dès Antananarivo, une tablette tactile pour les députés, dotée d’une application mobile permettant de réunir des informations, des documents, et des guides utiles au travail parlementaire, en français et dans notre langue nationale le Sango.

Le deuxième axe du Partenariat que nous appelons de nos vœux est celui du développement de la fonction parlementaire et de la démocratie participative. En d’autres termes, celui de la démocratie substantielle qui peut se décliner en trois verbes : légiférer, contrôler, contribuer.

Légiférer. A ce deuxième axe correspond d’abord le renforcement de la capacité de législation. Vous le savez tous, la législation est un exercice exigeant dont il faut maîtriser les techniques et les procédures : rédaction des textes législatifs, des amendements, travail en Commission, etc. Cette maîtrise est le gage de la stabilité et de la sécurité juridiques, et au final d’une meilleure protection des citoyens et de la juste régulation économique et sociale. Mais bien légiférer c’est aussi savoir identifier les enjeux sociaux déterminants à traiter, penser les solutions juridiques adaptées. Or ceci nécessite d’être au clair sur les valeurs (nous le sommes), d’avoir une vue de la manière dont les problèmes que nous rencontrons ont été solutionnées ailleurs, et avoir une connaissance suffisamment fine de notre environnement pour adapter au mieux les règles que nous entendons adopter.

Comme vous pouvez le voir, légiférer est une tâche complexe, à laquelle on n’est pas nécessairement préparé quand on se présente au suffrage, quel que soit d’ailleurs le niveau d’expertise que l’on a dans la vie civile. Cela nécessite une expertise à la fois transversale et spécifique à chaque situation. Cela nécessite aussi des moyens, pour pouvoir organiser la prise en compte des attentes sociales sur tout le territoire de la République. Sur ce double terrain nous avons besoin de l’appui de la famille de la Francophonie. Mais nous pensons aussi que légiférer c’est, en toute chose, mettre les règles que nous édictons en adéquation avec les valeurs qui sont les nôtres. L’Assemblée nationale œuvre d’ores et déjà en ce sens. Ce disant, j’ai à l’esprit des Lois que nous avons récemment adoptées telles que, par exemple, la Loi sur parité hommes/femmes, la Loi sur la justice pénale, la loi sur la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance, sans compter les lois d’autorisation de ratification des textes africains relatifs à la démocratie, à la bonne gouvernance, et à la protection des droits humains. Je saisis cette occasion pour dire que ces Lois, l’Assemblée nationale ne les destine pas seulement aux autres. Elle entend se les appliquer d’abord à elle-même. Il en est ainsi par exemple pour la Loi sur la parité, dont les premières traductions au sein de la Représentation nationale sont, d’une part, l’institutionnalisation d’une plateforme des femmes parlementaires et, d’autre part, le rééquilibrage hommes/femmes au sein du Bureau de l’Assemblée élu il y a un mois. C’est le cas aussi en ce qui concerne la loi sur la bonne gouvernance, qui a trouvé des concrétisations substantielles dans le Règlement intérieur de l’Assemblée.

Nous pensons enfin, que participe pleinement de la fonction de législation, l’action pour l’appropriation des lois par les citoyens. C’est la raison pour laquelle nous avons entrepris de mettre en place un dispositif de restitution des travaux parlementaires à la base, sur le terrain, dans les circonscriptions.

Mais nous avons conscience qu’il nous reste encore beaucoup à faire quant à la prise en compte, dans les Lois, des valeurs et des préoccupations transversales, telles que celles relatives au genre, à la jeunesse, aux minorités et aux personnes vulnérables.

Là encore, l’apport de l’expertise de la famille de la Francophonie permettrait d’agir plus efficacement.

Contrôler. A ce que j’ai appelé la démocratie substantielle correspond, outre le renforcement des capacités en matière de législation, celui en matière de contrôle. L’importance de ce contrôle pour la vitalité démocratique n’est plus à démontrer. Nous estimons que doit y être ajouté le fait que l’effectivité et la solidité de ce contrôle est, en tant qu’outil de bonne gouvernance, la meilleure garantie qu’un Etat failli comme la République centrafricaine peut apporter à ses partenaires, bailleurs financiers ou non. C’est la raison pour laquelle nous appelons à chaque fois que nécessaire, dans les processus internes ou de partenariats internationaux, à être attentif à cet élément, et à ne pas l’écarter systématiquement pour des raisons de simplification ou de rapidité.

A l’instar de la fonction de législation, notre Assemblée est demandeuse d’expertise pour l’exercice de cette fonction de contrôle.

Contribution :

Madame la Secrétaire générale ; Honorables Députés, mes chers collègues ; Distingués invités ; Mesdames, Messieurs.

La troisième et dernière branche participant à cet axe de la démocratie substantielle est, à nos yeux, la contribution aux processus collectifs nationaux. Vaste programme, me direz-vous. Vaste programme, en effet. Aussi nous faut-il nous atteler à ce qui nous paraît prioritaire dans cette perspective.

Et cette priorité, c’est incontestablement la Paix.

La démarche de l’Assemblée Nationale en la matière est connue. Elle a été exposée à maintes reprises à cette tribune lors de l’audition de membres du Gouvernement et lors des visites successives du Ministre français de la Défense, M. Le Drian, et de l’ancien Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Monsieur Eliasson. L’Assemblée considère qu’il est du rôle de l’Exécutif, responsable en dernier ressort des différentes composantes de la politique de paix, de piloter le processus. Mais elle estime aussi que cette cause étant une cause nationale majeure, elle nécessite une synergie des institutions. Nous en sommes convaincus, l’Assemblée Nationale, dont les membres représentent la République centrafricaine dans toute sa diversité, en ayant par ailleurs une connaissance intime de nos territoires et des communautés qui y sont implantées, peut apporter une contribution des plus utiles. C’est dans cet esprit qu’elle a fait part régulièrement de sa disponibilité tant aux autorités exécutives qu’à la Minusca. C’est dans le même esprit qu’elle a formulé des propositions à ces institutions.

L’Assemblée Nationale entend poursuivre dans cette voie. Bientôt elle rendra publique une Initiative Parlementaire de Paix, où seront systématisées ces propositions et bien d’autres. L’Assemblée est consciente de la complexité de l’entreprise de restauration de la paix. Elle est consciente du fait que celle-ci demande à ce que soient agencés des problématiques dont la conciliation n’est pas simple : la réconciliation nationale ; le désarmement, la démobilisation et le rapatriement (des combattants étrangers), la vérité, la justice.

Instruite par l’histoire de la RCA, elle considère cependant que le respect d’un certain nombre de principes est nécessaire pour qu’il y ait rétablissement durable de la paix. Les principaux sont les suivants :

Principe 1 : le Forum national de Bangui doit constituer le cadre de référence du règlement de la crise et, partant, de toute politique de retour à la paix ; 

Principe 2 : Une paix durable ne peut se faire sans les victimes, sans la prise en compte de leurs souffrances et la réparation des préjudices subis ; 

Principe 3 : Le refus de l’impunité, et donc la non-amnistie doivent être la règle ; 

Principe 4 : Le retour à la cohésion des communautés et l’apaisement des relations entre les Communautés doivent être recherchés en impliquant celles-ci ;

Principe 5 : L’ensemble du processus doit être conduit et les solutions, notamment institutionnelles, trouvées dans le cadre et dans le respect des principes et règles constitutionnels actuellement en vigueur.

J’ai été bien long, j’en ai conscience. Mais il me fallait ce temps-là pour dire à Madame la Secrétaire générale de la Francophonie qu’elle est la bienvenue sur une terre que nous souhaitons qu’elle considère désormais comme la sienne ;  que nous nourrissons une grande ambition pour notre pays qui a pour noms Démocratie, Etat de Droit et Droits humains ;  que l’approfondissement des relations au sein de la famille de la Francophonie autour de ces valeurs fait partie de cette ambition.

Je vous remercie pour votre écoute et pour votre patience, Madame la Secrétaire générale ; Honorables Députés, mes chers collègues ; Distingués invités ; Mesdames, messieurs.

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Centrafrique : Dramatique et honteux bras de fer entre le Législatif et l’Executif

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Centrafrique :  Dramatique et honteux bras de fer entre le Législatif et l’Exécutif

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/MECKASSOUA-ET-TOUADERA-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>MECKASSOUA ET TOUADERA

 

Bangui, le 18 Avril 2017

Par : Herman THEMONA CNC,

L’exécutif et le législatif sont deux des trois pouvoirs de l’Etat, qui dans une république normale, doivent collaborer pour l’émancipation d’un pays. C’est même pour cela que, malgré la crise qui a secoué la Centrafrique et qui a fait croire à beaucoup de forces étrangères qu’il était impossible d’organiser des élections crédibles, démocratiques et transparentes en Centrafrique. Ce que les Centrafricains se sont mobilisés comme un seul homme pour montrer ce dont ils sont capables aux yeux du monde entier, c’est-à-dire, le contraire, en allant massivement voter leur Président, le Professeur Faustin-Archange Touadera et leurs élus à l’Assemblée Nationale.

Ces élections couplées réussies devraient être considérées comme la volonté du peuple à tourner la page sombre du pays. Mais qu’observe-t-on à présent, juste un an après que l’exécutif et le législatif sont aux manettes de la navette RCA ? Une véritable rivalité de Phoque entre TOUADERA, son gouvernement et MECKASSOUA, ses députés.

Plusieurs faits dont les acteurs ci-dessus cités ont du mal à cacher illustrent bien la honteuse tension entre l’exécutif et le législatif. Le récent est ce sinistre et remarquable refus du Premier Ministre Simplice-Mathieu SARANDJI et son gouvernement à se présenter devant les élus du peuple qui pourtant les attendaient pour un bilan d’étape de leurs activités durant leur première année d’exercice. Quel acte de mésestime caractériel ?

On ne parlera jamais assez de ce qui se passe entre le gouvernement et l’assemblée nationale. De sources concordantes, des instructions de la primature au ministre des Finances et du Budget lui intimeraient de ne plus verser à cette institution les frais de fonctionnement qui lui sont dus conformément à la loi des Finances 2017. Conséquence, la maison du peuple qu’est l’hémicycle de l’Assemblée Nationale est en train de tomber en détritus : la toiture chuinte de partout et à gros flots au point que les bureaux et autres salles sont souvent inondés lorsqu’il pleut abondamment. Les toilettes ne sont plus fréquentables faute de produits d’entretien, ce qui s’étend même aux fournitures de bureaux dont la carence provoque un dysfonctionnement criant des différents services de l’Assemblées Nationale.

Qu’à cela ne tienne, cet outrage s’est encore manifesté dramatiquement quand les agents des médias publiques, Radio, Télé Centrafrique et Agence Centrafrique Presse qui ont couvert la rencontre de l’Honorable Abdou-Karim MECKASSOUA, député de la nation, Président de l’Assemblée Nationale, deuxième personnalité de la République, avec Michaelle JEAN, la secrétaire générale de l’OIF, en mission en Centrafrique, ont reçu l’ordre de ne pas diffuser les éléments de ce reportage. Pour quelles raisons ? Cette question restera à jamais sans aucune réponse dans l’esprit des Centrafricains qui n’arrivent pas à en croire encore.

S’agissant de l’insécurité qui persiste de façon alarmante dans le pays, on croirait que cela est du goût de l’exécutif qui se plait à recevoir avec tous les honneurs possibles les chefs criminels qui ne cessent d’assassiner les paisibles populations sans défenses qui ne savent plus à quels saints se vouer tant les autorités du pays sur lesquelles elles ont porté avec espoir leurs suffrages lors des dernières élections préfèrent leur tourner le dos et ramer pour les bandes de criminels. Bien que le fait que Faustin-Archange TOUADERA ait reçu ces criminels pleins de sang sur la main au palais du peuple soit décrié avec énergie, cela n’a pas suffi au Premier Ministre Simplice-Mathieu SARANDJI qui est allé rencontrer le fameux Ali DARAS qui ne cesse de terroriser tout le Centre-Est et l’Est du pays avec ses énergumènes.

Que s’était-il dit entre le PM et ce sinistre personnage lors de cette rencontre ? Était-il dans l’intérêt du peuple ? Seul Simplice-Mathieu SARANDJI pourra mieux le dire mais aura de la peine à convaincre qui que ce soit de son geste.

Toute porte à croire qu’il n’y a qu’en Centrafrique que la risée est l’apanage des hommes politiques qui prétendent travailler pour le bien être socioéconomique du peuple. L’actuel bras de fer entre l’exécutif et le législatif est un monstre hors commun qui va sans aucun doute détruire tous les efforts sortie de crise, laquelle va s’empirer d’avantage pour le malheur du peuple qui a déjà trop souffert.   Si cela peut au moins inspirer les trois ténors du pays que sont TOUADERA, MECKASSOUA et SARANDJI pour un brin de pensée au peuple qui ne cesse de souffrir.

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Centrafrique : Bras de fer entre le Ministre Bokassa et le DG de la gendarmerie, l’une des victimes s’inquiète de son avenir professionnel

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Centrafrique : Bras de fer entre le Ministre Bokassa et le DG de la gendarmerie, l’une des victimes s’inquiète de son avenir professionnel

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/Gendares-centrafricain.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gendares centrafricain

Bangui, le 18 avril 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Surnommé Yaya Djamé par ses collègues gendarmes depuis la fin officielle du conflit opposant le Ministre de l’intérieur Jean-Serge Bokassa et son Directeur Général de la Gendarmerie nationale, Yaya Djamé faisait partie des gendarmes nommés par le Ministre et contestés par leur DG. Désormais ancien commandant de brigade du PK9 Bimbo, Yaya Djamé se dit inquiet de son avenir professionnel. En cause, les traces laissées par ce conflit extrême entre ses deux chefs hiérarchiques.

Nommé Commandant de Brigade de la gendarmerie territoriale du PK9 vers Bimbo par son Ministre de l’Intérieur et de l’Administration du Territoire Jean-Serge Bokassa, l’adjudant-chef Ndobet avait été contesté et chassé de force de son poste par son Directeur Général, le général Thierry-Marie METINKOE, qui n’avait pas accepté que le ministre Bokassa, selon son propre terme, “procédait uniquement au placement de ses propres parents sans penser aux parents gendarmes du Chef de l’Etat aux postes de responsabilité dans la gendarmerie”. Depuis son départ de son poste du PK9, l’homme est devenu populaire parmi ses collègues gendarmes qui n’hésitent plus à le surnommer Yaya Djamé, en faisant référence à l’ancien président Gambien chassé du pouvoir par une contrainte militaire de certains chefs d’État d’Afrique de l’Ouest.

Dans ses confidences avec ses collègues gendarmes, la désormais victime Ndobet alias Yaya Djamé se dit inquiet s’il serait bien vu à nuveau par son Directeur Général. En ce sens, il s’inquiète de son avenir professionnel car son Directeur Général est quand même un général de l’armée. Et dans notre pays, « un général de l’armée reste un général et le respect est total pour du moins, nous les sous-officiers bien formés et disciplinés », a conclu discrètement Yaya Djamé à ses collègues.

Du côté des deux belligérants, le temps en apparence, est calme mais la confiance n’est pas encore totalement rétablie et les malaises se font sentir s’ils se croisent. Entre temps, les autres victimes, frisées comme des poules mouillées, préfèrent jouer la carte du profil bas et de la discrétion pour ne pas réveiller la colère dormante du Général.

Rappelons qu’après l’intervention du président de la République Faustin archange TOUADÉRA en faveur du Directeur Général de la Gendarmerie nationale dans le conflit opposant ce dernier à son Ministre Jean-Serge Bokassa, le clan soutenant le Ministre sort totalement affaibli et fragilisé de ce conflit. Le Ministre quant à lui, est toujours isolé, certains parlent même de la réduction de son pouvoir ministériel en cas du remaniement du Gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji 1.

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Centrafrique : Trafic des soldes, les officiers FACA enfoncent le clou au Trésor public.

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Centrafrique : Trafic des soldes, les officiers FACA enfoncent le clou au Trésor public.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/les-soldats-et-officiers-FACA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les soldats et officiers FACA

 

Bangui, le 17 avril 2015.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Alors que le Gouvernement croyait toujours être en période électorale en nous faisant croire que l’assainissement des finances publiques serait l’une de ses priorités des priorités, l’une de nos équipes vient de découvrir un gros réseau mafieux du trafic des faux documents des soldes de certains officiers FACA au sein du ministère des Finances à Bangui. Décryptage

Très connu à l’époque du régime de l’ancien président François Bozizé, les réseaux du trafic des faux documents financiers des soldats de l’armée nationale viennent de refaire sa réapparition dans son intégralité au sein du trésor public et des autres directions générales du département des finances après quelques années de disparition due à l’arrivée de Djotodia et Samba-Panza au pouvoir entre 2013-2016.

Si certains Centrafricains ont raison de croire que les soldats FACA ne sont pas bien formés militairement pour la plupart d’entre eux, en matière des faux documents, tout le monde s’accorde à dire qu’ils seraient mieux forts que leurs collègues des autres pays d’Afrique. Il suffit de mettre son nez un peu plus proche de la réalité pour comprendre très vite que le trou est très profond pour ne pas prendre le risque de perdre sa vie.

La technique est simple, mais le dégât ravage les caisses de l’État. Pour ceux qui ne savent pas encore, un gendarme gagne mieux en termes de solde qu’un soldat de l’armée nationale. Une différence d’environ 30% que certains soldats et officiers Faca n’ont pas voulu s’en passer. Pour combler cet écart de solde, il suffit pour un soldat ou officier Faca de se basculer, sur papier, de l’armée nationale à la gendarmerie nationale pour que le tour soit joué. Pour cela, la bataille se joue au niveau du ministère des Finances afin de trafiquer tout simplement son Bon de Caisse (BC) imprimé habituellement par l’Office National de l’Informatique (ONI). D’ailleurs, certains agents dudit office ont été identifiés dans ce trafic des faux documents officiels que notre équipe a pu constater.

D’après le résultat de notre enquête, plusieurs dizaines des soldats et officiers Faca ont pu trafiquer leurs soldes de Faca à celles des officiers de la gendarmerie afin de bien siphonner les caisses de l’État.

D’autres faits, plus remarquables et choquants, c’est la prolifération des officiers fantômes parfois créés par certains officiers eux eux-mêmes pour le compte de leurs proches. Pour l’un des cas identifiés par notre équipe sur place, c’est le nom de la fille d’un officier Faca, encore élève en classe de seconde, qui a été utilisé par son père pour piller frauduleusement les caisses de l’état. La fille, encore élève en réalité, a été transformée en officier fantôme des Faca et touche depuis plusieurs mois, mensuellement, sa solde d’officier. Un cas courant pratiqué presque ouvertement dans notre armée que personne ne veut s’en attaquer.

Pourquoi ? Difficile de le comprendre.

Selon un autre officier de la gendarmerie contacté par notre rédaction, cette pratique a été largement pratiquée sous le règne de Bozizé François par des officiers jugés proches de son régime. Elle a été toujours tolérée par le président lui-même pour gagner leur confiance et acceptée par Faustin Archange Touadéra alors Premier ministre. C’est en quelque sorte une prime de fidélité pour ces officiers.

Alors que le sieur Bozizé François n’est plus au pouvoir, mais la pratique quant à elle, perdure encore.

À ce titre, peut-on parler d’une rupture ou d’une remise en marche d’une pratique que son maître a pu pratiquer pour avoir la confiance de ses officiers ? Pour certains officiers, OUI c’est la rupture, du moment, cette pratique a été suspendue sous Djotodia et Samba-Panza au pouvoir de 2013 à 2016.

Il y’a lieu de rappeler que l’annonce faite récemment par le ministère des Finances sur la découverte des soldats fantômes n’était qu’un leurre. La réalité est plus compliquée qu’une simple annonce médiatique tendant à rassurer les partenaires financiers du pays. Quoiqu’on le dise, il faut une décision courageuse du pouvoir en place pour démolir cette gigantesque mafia.

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Centrafrique: Lettre ouverte au Premier Ministre, Chef du Gouvernement Simplice Sarandji.

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Centrafrique: Lettre ouverte au Premier Ministre, Chef du Gouvernement Simplice Sarandji.

 

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Le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji.

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Cela fait un an, jour pour jour, que vous êtes aux affaires.

Je me réjouis du fait que l’Etat centrafricain soit désormais tenu par des universitaires. On aurait cru que le rêve platonicien de voir la cite être gérée par les savants devient une réalité chez nous. Le tandem d’universitaires que vous avez formé, le Président TOUADERA et vous, en est une belle illustration. Ceci est non seulement un signe positif du déclic socio-économique et politique du pays mais aussi et surtout un espoir renouvelé pour l’éducation de la jeunesse centrafricaine à tous les niveaux.

Ne pas reconnaitre le minimum de progrès imputable à la volonté politique actuelle du Chef de l’Etat et de votre Gouvernement serait un manque d’objectivité dans la manière d’apprécier les choses. Cependant, le chemin demeure encore très loin devant vous et les efforts paraissent insuffisants surtout pour ce pays dont les fondements ont été complètement rongés par la crise. Les défis des premières heures sont restés les mêmes. C’est le cas de la sécurité qui souffre jusqu’à ce jour du manque d’actions concrètes et efficaces, combien même qu’elle se soit révélée la priorité des priorités. Centrafricain de la diaspora par mon statut d’étudiant étranger en Chine et observateur de la vie socio-politique, je fais de la situation de Centrafrique, un objet d’analyse particulière et quotidienne. En effet, le gouvernement que vous dirigez a été mis en place par Décret No 160.222 du 11 Avril 2017 et avait tenu son premier Conseil des Ministres le 16 du même mois. Parmi les points inscrits à l’ordre du jour figuraient : la satisfaction des attentes de la population, la lutte contre la corruption, la lutte contre l’impunité. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Un simple constat des réalités actuelles tant à Bangui qu’a l’intérieur du pays nous laisse appréhender beaucoup d’égarements et semble consolider davantage les pratiques d’un autre âge, corruption, clientélisme, exactions des groupes armés et impunité totale, qui n’honorent malheureusement pas notre République. Ces pratiques s’écartent bien loin du chemin pourtant balisé au départ. Dans ces derniers jours, vous avez été obligé d’agir en sapeur-pompier afin de désamorcer un certain nombre de remous qui prenaient l’allure d’un mouvement social généralisé, puisque tout le monde réclame bien évidemment son droit à l’intégration. Mon exhortation a votre endroit et à l’endroit de votre gouvernement, c’est d’appliquer dans les faits les mots d’or du Président de la République Faustin Archange TOUADERA prononcés lors de cette première rencontre gouvernementale du mois d’Avril 2016 : « Comme vous le savez, j’attache un prix au respect des engagements que j’ai pris auprès de nos concitoyens(…) ». Attachez du prix a un contrat social noué avec le peuple, consentir les efforts à lui apporter la paix et la sécurité, offrir les opportunités d’emplois aux jeunes et surtout instruire ce peuple, grâce à votre carrure d’enseignant, constituent des devoirs auxquels vous ne devez pas vous soustraire au risque d’être inscrit à la marge de la page de l’histoire centrafricaine comme beaucoup de vos prédécesseurs le sont déjà.

Mon cri d’alarme : Construisez nous une université !

En votre qualité d’universitaire, vous avez assuré le magistère dans la seule et unique Université construite il y a de cela un demi-siècle, grâce à l’intelligence et au patriotisme manifestes du feu Empereur Jean Bedel BOKASSA. Beaucoup de personnalités qui occupent aujourd’hui un rang de haut niveau dans la fonction publique sont issues de cette Université. Malheureusement ce temple de savoir et ses problèmes ne font l’objet d’aucune attention particulière de la part de ces autorités. Le fort accroissement de sa population estudiantine actuel dépasse largement sa capacité d’accueil ; l’insuffisante de professeurs qualités, le manque d’outils informatiques, le manque d’une médiathèque adaptée aux besoins d’apprentissage de l’heure constituent des entraves à la bonne formation des jeunes cadres et élites de demain. Face à cette situation, j’ose croire que votre départ de la primature ne se fera pas sans que vous ayez apporté une solution idoine à ce problème. La jeunesse centrafricaine vous serait grée, ne serait-ce que pour avoir assisté, aux cotes du Chef de l’Etat, à la cérémonie de pose de la première pierre de l’érection d’une nouvelle université plus moderne. Ne pas le faire, ce serait commettre un péché par action et cette jeunesse ne vous en absoudra jamais. Bokassa était-il un sorcier ou un magicien quand il l’a fait ? Fut-il un universitaire à votre trempe ? Non, il avait de la vision, il avait le courage, il faisait suivre l’acte a la parole et il aimait son pays : Devoir de mémoire.

Pour un pays où le Président de la République est Enseignant, le Premier Ministre est Enseignant et le Ministre de l’Education Nationale est aussi Enseignant, la logique aurait voulu que même s’ils ne réussissent nulle part dans l’exercice des fonctions qui leur sont confiées, au moins qu’ils réussissent dans les domaines relevant de leurs compétences: créer les cadres nécessaires à la formation d’une jeune consciente, responsable et actrice du développement. Ne pas perdre de vue que la crise que continue de traverser la Centrafricaine est imputable, pour une bonne part, a un problème d’éducation.

Joyeuse Pâques !

Vive la paix en Centrafrique !

Fait en Chine, le 15/04/2017

TCHENGBA Didier Stanislas

Spécialiste en Psychosociologie des Organisations

E-mail : tchedista@yahoo.fr

 Centrafrique : un compatriote Centrafricain interpelle le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI.

CENTRAFRIQUE : MOI PRESIDENT, JE NE PRENDRAI PAS LE RISQUE DE DISSOUDRE L’ASSEMBLÉE NATIONALE…

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CENTRAFRIQUE : MOI PRESIDENT, JE NE PRENDRAI PAS LE RISQUE DE DISSOUDRE L’ASSEMBLÉE NATIONALE…

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1941.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

 

Bangui, le 15 avril 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou.

Le conflit digne d’une série télévisée entre le President de la République et le President de l’assemblée nationale perdure et connaît des rebondissements non bénéfiques pour notre chère patrie. Le manque de tolérance et d’humilité de celui qui avait prêté serment sur la constitution de garantir l’unité nationale démontre de leur incapacité à juguler la crise centrafricaine. Au demeurant, le peuple centrafricain meurtri par la guerre qui avait composté un “bulletin de vote espoir ” a maintenant le sentiment d’être dupé, braqué et même violé par les nouvelles autorités. Sous d’autres cieux, ce genre de conflit stérile entre deux personnalités et qui grippe le fonctionnement des institutions républicaines ouvre le droit à l’usage des arsenaux constitutionnels pour le résoudre. Il s’agit du droit de la dissolution de l’assemblée nationale avec un retour aux urnes pour des élections législatives anticipées pour le chef de l’exécutif et le droit de faire usage de la motion de censure avec constitution d’un nouveau gouvernement pour le parlement.

La dissolution de l’assemblée nationale relève du pouvoir discrétionnaire du President de la République. C’est un outil de stabilité politique de l’exécutif qui peut être utilisé après avis consultatif du premier ministre et du President de l’assemblée nationale. La décision de dissoudre l’assemblée nationale est souvent prise pour créer un équilibre politique entre l’exécutif et le législatif et aussi pour régler une opposition pertinente entre les chefs des première et deuxième institutions du pays. Cette arme constitutionnelle semble tomber en désuétude car la menace liée à ce conflit existe mais nos autorités l’utilisent quasiment pas. Elle peut être une solution après une défaite électorale (c’est le cas de l’élection du bureau de l’assemblée nationale) ou lorsque le fonctionnement du système est bloqué.

Connaissant les ambitions présidentielles du President de l’assemblée nationale, l’immobilisme de ce conflit c’est à dire le statuquo joue en sa faveur. En conséquence de ce qui précède, il appartient au President de la République de prendre des initiatives et de se mettre dans la peau de Lucky Luke pour dégainer en premier. Face à cette situation accablante, le citoyen lambda s’interroge : le President de la République aura t-il le courage et l’audace de dissoudre l’assemblée nationale ? Dans l’affirmative, aura t-il les moyens nécessaires d’organiser de nouvelles élections législatives dans le délai sans l’appui de la communauté internationale ? Que risque t-il politiquement en dissolvant l’assemblée nationale ? Aura t-il une majorité nécessaire pour gouverner au sein de la nouvelle Assemblée nationale ? En prenant le risque de dissoudre l’assemblée nationale, pensez-vous que c’est l’unique issue de sortie de crise ?

Il est notoire que la pression médiatique, la solution prévue par le droit et la tendance sur les réseaux sociaux convergent à la dissolution de l’assemblée nationale mais céder à toutes ces pressions serait une erreur de casting, une faute professionnelle punissable car elle est préjudiciable à la suite de la mandature. Il faut comprendre qu’il n’y a que vous et votre équipe qui ont l’impression que la première année de votre régime est un succès. Fort de ce qui précède, nous vous invitons humblement à sonner la fin de la récréation, à reprendre vos attributs qui sont en errance et de former un nouveau gouvernement en lieu et place de la dissolution de l’assemblée nationale qui serait perçue par vos détracteurs de fuite en avant. Vous êtes légitime et vous bénéficiez encore du soutien et de la largesse de la population, alors soyez courageux, impliquez-vous personnellement et démarquez-vous de ceux envers qui vous avez des dettes morales car les exigences de la politique doivent prendre le dessus. Vous devrez créer un espace de rencontre avec le President de l’assemblée nationale pour aplanir les divergences. Si vous ne pouvez pas régler un différend entre deux personnes, comment prétendez-vous rapprocher les voix divergentes de quatorze groupes armés disséminés à travers le territoire national ?

Nous vous rappelons que les conséquences de la dissolution de l’assemblée nationale sont nombreuses et cela risque de noyer ou de sceller le sort du régime. Votre pouvoir dispose à l’assemblée nationale d’une majorité précaire, fragile et composée de novices et/ou débutants. Organiser des élections législatives anticipées dans ce contexte risque de se transformer en “vote-bilan” ou en “vote-sanction”. Suite aux aspirations du peuple, on a relevé un manque de performance du gouvernement, un manque de résultats visibles, des promesses non encore tenues, l’agrandissement de l’échelle d’insécurité, l’impopularité du gouvernement, l’absence de parti politique à implantation nationale qui pouvait vous aider, la fragilité du groupe parlementaire qui vous soutien à l’assemblée nationale et enfin comme la cerise sur le gâteau la guerre stérile entre l’exécutif et le législatif. Au delà de ces énumérations, si le peuple opte pour un vote sanction, la perte de la majorité à l’assemblée nationale entraînera une cohabitation c’est-à-dire un premier ministre qui n’appartient pas à la majorité. Imaginez la suite… la marge de manœuvre du President de la République et de son gouvernement sera réduite.

Alors, réussira t-il à convaincre cette majorité ? En tout état de cause, nous vous aurions déjà prévenu. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 15 avril 2017.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.      

 Tel : 0666830062.

 

 

Centrafrique: Le ministère Aimer le Maître et le Servir opte pour un développement socio-économique.

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Centrafrique: le ministère Aimer le Maître et le Servir opte pour un développement socio-économique.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1937.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Photos des présidents du Ministère Aimer le Maitre et le Servir. Credit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Photos des présidents du Ministère Aimer le Maitre et le Servir. Credit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 15 avril 2017

Par Eri NGABA, CNC.

En prélude au grand culte en commun organisé ce dimanche 16 avril, le Haut Conseil du « Ministère Aimer le Maitre et le Servir » a conféré avec la presse, le 13 avril 2017, au sein de cité de la foi située dans le 8ème arrondissement de Bangui. L’objectif est de faire passer le message relatif à la célébration de Pâque dans le monde entier et de présenter la vision dudit ministère au servir de la nation.

Tout a commencé par la genèse du Ministère Aimer le Maitre et le Servir présenté par le conférencier M. Sakila Gervais Gérard, Vice-président dudit ministère. Mis en place depuis 1984 par le Ministère d’une femme, Mme Marguerite Sanga qui évolue présentement sur le territoire d’Outre-mer. Le Ministère Aimer le Maitre et le Servir totalise aujourd’hui 33 ans d’existence et compte huit (8) églises en Centrafrique.

La Pâque qui a été au cœur de cette conférence de presse marque selon M. Yvon Songuet, Président local du Ministère Aimer le Maitre et le Servir, le passage des juifs du désert vers la terre promise. Et cette traversée du désert est similaire à la situation de la République Centrafricaine qui a vécu depuis un bon bout de temps de crises multiples ayant entrainé la fragilité institutionnelle et ecclésiastique et sociale. Cette journée de Pâque est une occasion pour le Ministère de faire passer un message fort à l’attention de la chrétienté pour redynamiser le monde en général et la Centrafrique en particulier.

En effet, depuis le retour à la normale, beaucoup des actions ont été menées sur le plan spirituel, social et économique dans le pays. D’après le président du Ministère Aimé le Maitre et le Servir, l’évangélisation comme principale mission dudit ministère, la formation des désœuvrés par des petits métiers pour leur autonomisation constitue des actions que le ministère a pu mener en faveur de ses fidèles. A cet effet, le ministère a mis en place un fonds de garanti qui va permettre à chacun de ses fidèles d’avoir accès à des micros-crédits.

« Dieu a appelé le christ à parler non seulement du ciel et du spirituel mais aussi à donner à manger à celui qui a faim … Le Ministère Aimer le Maitre et le Servir a contribué d’une manière ou d’une autre pour apporter quelque chose à sa nation.», a rappelé Yvon Songuet, Président local du Ministère Aimer le Maitre et le Servir.

Les perspectives de la vision du ministère

A en croire le Président local du Ministère, la vision du ministère Aimer le Maitre et le Servir en cette année 2017 est axée sur l’accroissement des fidèles. Car, d’après Yvon Songuet, la pratique du christianisme devrait permettre à chaque peuple d’apprendre à se développer dans tous les domaines de la vie. Ce qui a fait l’objet de la grande croisade d’évangélisation ce dimanche 16 avril 2017 à l’hémicycle des affaires étrangères. Ce qui explique pour lui que l’année 2017 est une année de croissance, de développement, et de restauration.

En répondant à la préoccupation des professionnels des medias, les conférenciers ont souligné qu’il existe des critères et seules les candidatures éligibles bénéficieront de ce fonds de garantie disponible à la banque.

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Centrafrique: Quand Nourredine Adam se dit près à dénoncer Eric Adallah De Picra à la CPS.

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Centrafrique: Quand Nourredine Adam se dit près à dénoncer Eric Adallah De Picra à la CPS.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1931.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Picra.
Monsieur Picra.

Bangui 14 avril 2017, CNC.

Par Gisèle MOLOMA, CNC 

Le n°2 de l’ex-Séléka, Noureddine Adam, se dit prêt à témoigner contre celui qu’il considère comme le principal espion du règne Djotodia nommé Eric Adallah De Picra, devant la Cour Pénale Spéciale (CPS) de Centrafrique. Une information livrée en exclusivité en “off” par nos sources proches de l’ex-n°2 de la Séléka.

Identifié comme un usurpateur de nationalité (NDLR. Eric Adallah-Picra se serait servi des documents administratifs de son défunt frère Josué Adallah pour jouir de la nationalité française). Qualifié d’une véritable pierre d’achoppement des services de renseignement de la police politique connue sous l’appellation de Centre de Défense des Acquis Démocratiques (CEDAD), Eric Adallah De Picra qui roule aujourd’hui à Bangui une Jaguar et se fait admirer pour son chapeau large bord à la cowboy est, selon nos informateurs, celui qui fournissait à Noureddine Adam le plus d’informations erronées se soldant dans la plupart à des tortures voir des massacres derrière le CEDAD.

De son lieu de retranchement, le n°2 de l’ex-Séléka, inscrit sur la liste des sanctions par le Comité des sanctions du Conseil de Sécurité concernant la République centrafricaine le 09 mai 2014 pour violation de droit international et des droits humains et des droits humanitaires, voit d’un mauvais œil les agitations de son ex-espion sur la toile. A en croire l’insistance de nos informateurs, Noureddine Adam s’est juré de témoigner contre « le porte malheur » qu’est Eric Adallah De Picra dit le Sultant de Rafaï. Pour Noureddine, son ex serviteur doit répondre de ses actes devant le Cour Pénale Spéciale (CPS) pour la Centrafrique le moment venu car, il est à l’origine de nombreuses exactions qui lui sont imputées à tort.

De Picra Sultant à Picra espion

D’après certaines indiscrétions informations, sieur Picra, s’est accroché au pouvoir Séléka en se réclamant de l’ethnie Zandé (sud-est) et proche de l’ethnie Rounga (nord-est) dont Noureddine Adam en est issu. Hissé très vite au rang des espions privilégiés du régime Djotodia, Picra va très vite en besogne en faisant montre d’un excès de zèle. Il multiplie des fausses fiches contre X et Y qui par la suite est torturé voir assassiné à souhait. L’ex-Séléka finit par douter de lui et le vomir. Il tente des rapprochements auprès de l’ex Premier ministre Nicolas Tiangaye et de l’ancien Ministre de l’équipement Crépin Mboli-Goumba à qui il a sollicité des appuis financiers en 2015 pour se faire élire député de la nation. Il n’obtient pas gain de cause et fait un flop politique.

Le comble, à en croire nos sources, Monsieur Picra brille ces derniers temps par des réactions jugées « roussies par la matoiserie d’une convoitise qui ne dit son nom » en torpillant sur internet à gauche puis à droite. Remonté, Noureddine Adam se propose un témoin de première loge si jamais le Cour Pénale Spéciale chargé de juger les crimes de sang les plus graves commis en République centrafricaine venait à ouvrir le dossier CEDAD.

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Centrafrique : Course à la Primature, Nzapayéké André s’y inscrit et rattrape le peloton

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Centrafrique : Course à la Primature, Nzapayéké André s’y inscrit et rattrape le peloton

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1927.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les prétendants à la succession du premier ministre  Simplice Mathieu SARANDJI. CopyrightCNC.
Les prétendants à la succession du premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 14 avril 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Le suspense de remaniement du gouvernement perdure. Pour cause, la liste ouverte à la résidence Boye-rabé du président Touadéra à l’enregistrement des candidats au semi-marathon pour la succession de l’actuel locataire de l’immeuble Petroca Sarandji Mathieu est loin d’être bouclée. L’ancien Premier ministre de madame Catherine Samba-Panza et actuel ambassadeur de Centrafrique en Afrique du Sud, André Nzapayéké vient de s’inscrire directement sur la liste des marathoniens durant le dernier séjour du président Touadéra dans sa zone de juridiction.

Après la candidature du ministre actuel des affaires étrangères Charles Armel Doubane et celle du neveu et ancien ministre des Mines et des Finances de François Bozizé, Sylvain Ndoutingaï, c’est au tour de André Nzapayéké de s’inscrire sur la liste des candidats dans la course à la succession de l’actuel Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI.

Nommé ambassadeur de la République centrafricaine en Afrique du Sud afin de lui pousser à la démission du poste de Premier ministre de transition, le sieur André Nzapayéké se présente dans cette course depuis une semaine comme l’un des sérieux favoris de base pour succéder au Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI que beaucoup des médias annoncent déjà son départ imminent. Son coach, Jacob Zuma, président sud-africain. Il veut le permuter avec Simplice Mathieu SARANDJI.

Selon des informations concordantes, c’est la dernière visite du président Touadéra en Afrique du Sud la semaine dernière qui aurait permis à André Nzapayéké de positionner, à travers son coach, sa candidature à ce poste qu’il a déjà servi négativement dans un passé proche et limogé pour incompétence par sa patronne d’alors Madame Catherine Samba-Panza en 2014. Selon ces mêmes sources, le sieur André Nzapayéké aurait réussi à convaincre le président Touadéra que c’était lui, l’artisan principal de son élection de l’année dernière à la magistrature suprême, grâce aux ordinateurs qu’il a ramenés d’Afrique du Sud, dans lesquels, certains logiciels ont été installés secrètement en amont en sa faveur avant de les remettre à l’Autorité Nationale des Élections.

De plus, poursuivent nos sources, le voyage du président Touadéra la semaine dernière au pays de Nelson Mandela avait été initié et mis en route de bout en bout par le sieur André Nzapayéké avec certains hommes d’affaires sud-africains proches du président Zuma Jacob. L’objectif de la rencontre était de faciliter non seulement le retour de ces investisseurs mafieux dans le secteur minier en Centrafrique pour le compte personnel de la Tortue de Damara à l’horizon 2021, mais également le retour de l’armée sud-africaine en Centrafrique en vue de stabiliser le pays.

Pour un conseiller à la Présidence de la République contacté par CNC, le retour de l’ancien Premier ministre André Nzapayéké à La Primature est, aux vues de la réalité, impossible dans l’état actuel des choses d’autant plus que l’homme avait laissé derrière lui un très mauvais souvenir lors de son passage à la tête du gouvernement en 2014.

S’agissant des autres candidats, le nom de l’ancien ministre des Mines Sylvain Ndoutingaï continue son petit chemin de bonheur dans les couloirs du palais de la Renaissance. IL est vu comme un « outsider sérieux » dans la course. Son coach, Fraçois Bozizé, cherche depuis toujours à finaliser les aspects techniques avec son ancien PM devenu Président de la République.

Quant à l’ancien ministre de l’Économie Sylvain Maliko, un « favori douteux », selon certains acteurs de la société civile, mais beaucoup doutent que le président Touadéra ne puisse se permette de faire ce choix du moment où il est devenu depuis quelque mois « l’ennemi juré » de leur ancien patron en commun François Bozizé. En outre, le sieur Sylvain Maliko ne sent plus bon, du point de vue odeur, auprès des cadres de son ancien parti le KNK qu’il l’aurait abandonné lors de son chavirement. D’après certains observateurs centrafricains, le sieur Maliko n’a, en plus, aucun poids politique dans le pays qui pourrait influencer les positions des groupes armés. Son seul atout qui pourrait servir le régime de Touadéra en détresses, ses relations au beau fixe avec le président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua.

Pour certains, l’actuel ministre des Affaires étrangères Charles Doubane pourrait faire l’affaire, mais sa timidité joue défavorablement sur son dossier et il est vu comme un « délaissé » dans ce semi-marathon, malgré un échauffement running avancé qu’il pratique.

« Et si d’aventure, entrent en lice l’un des anciens Premiers ministres Anicet Georges Dologuélé ou Martin Ziguélé, la donne changera radicalement pour tous ces candidats, car la crise a fait que, seul un homme politique de taille et d’influence conduira ce pays vers son développement. » Pensent d’autres observateurs. Mais, ajoutent-ils, « le président Touadéra évite visiblement de travailler directement avec ces deux hommes, devenus, chemin faisant après leurs derniers échecs à la présidentielle, des frères jumeaux dans la maison du peuple ».

Finalement, qui succèdera à SARANDJI à la Primature ?

SARANDJI succédera SARANDJI d’après nos dernières informations. Selon nos sources, le Premier ministre sortant Simplice Mathieu SARANDJI persiste et signe dans ses menace et logique de ne pas quitter son poste du Premier ministre en moins de deux ou trois ans et que le président Touadéra a du mal à se séparer de lui. Il mijote de le laisser encore une année à la Primature. Ainsi, il procédera dans les heures à venir à un remaniement technique et numérique de son gouvernement afin de satisfaire tous.

Annoncé depuis plus de six mois, le remaniement gouvernemental tarde à se concrétiser faute de la lenteur incroyable du président Touadéra qui, selon plusieurs sources, s’est réveillé de son sommeil il y’a deux semaines.

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CENTRAFRIQUE : DELOCALISATION PROVISOIRE DU MARCHÉ A BÉTAIL DANS L’ENCEINTE DE

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CENTRAFRIQUE : DELOCALISATION PROVISOIRE DU MARCHE A BETAIL DANS L’ENCEINTE DE L’ABATTOIR FRIGORIFIQUE DE BANGUI

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Bangui, le 14 Avril 2017.

Par : Herman THEMONA CNC,

Il y a des faits et gestes qui ne trompent pas et qui ne restent pas inaperçus pour ceux qui savent lire et investiguer la société. Transférée provisoirement en 2016 de marché à bétail à l’Abattoir frigorifique de Bangui, beaucoup présageait la mort lente sinon la disparition pure et simple de la Société d’Etat de gestion des Abattoirs(SEGA).Mais petit à petit, cette société renait de ses cendres grâce, faut-il le mentionner, à l’ingéniosité d’un digne du pays qui, de son génie vivant, a pu redonner vie à cette structure de l’Etat. Il s’agit bien d’un homme, un cadre et ressortissant de l’Université de Bangui et du Dakar, Docteur Patrick NINGATA-DJITA.

Faille-t-il mettre cette performance au compte du hasard ? Non. Rien que le titre de notre article laisse déjà deviner les personnalités sur qui jeter des fleurs. Il s’agit bien entendu du Docteur Patrick NINGATA-DJITA DG de la Société d’Etat de Gestion des Abattoirs (SEGA), qui a su mener un bon combat pour la fermeture des abattoirs périphériques, potentiels et permanents dangers pour les consommateurs de la viande bovine.

A seul, suffit-il pour mener à bien ce travail ? Non, également. l y a d’abord toute son équipe technique et son hiérarchie, à savoir le ministre de l’élevage et de la santé animale, Monsieur Youssafa-YERIMA-MANDJO qui, par sa voix prépondérante au conseil du gouvernement en ce qui concerne l’élevage, bien entendu avec l’appui de ses conseillers que sont tous les acteurs de la filière bétail-viande et les autorités locales des 2ème, 6ème et 8ème arrondissements de Bangui ainsi que la commune de Bégoua qui ont su apprécier les problème de santé publique due aux abattages clandestins dans certains quartiers de Bangui tout d’abord et la problématique de la sécurité autour de l’aéroport Bangui-M’Poko due à la présence du bétail dans les environs.

Cette mesure fut le déclic des améliorations enregistrées avec la création d’un guichet unique dans l’enceinte de la SEGA avec la matérialisation d’une nouvelle taxe dénommée « taxe d’usage », versée directement à la SEGA. Toutefois, la perception de ces nouvelles taxes reste mitigée à cause du comportement réfractaire de certains acteurs de la filière.

Face à tout ce qui précède, les perspectives de l’année 2017 restent favorables car le niveau de sécurité retrouvé dans certaines zones d’élevage a permis d’accroitre le record d’abattage à la SEGA : sur 36 400 bêtes prévues à abattre en 2016, 44 651 bêtes ont été abattues, un surplus de plus de 123%

L’année 2017 aura été à n’en point douter, l’année de l’envol de la SEGA pour désormais s’incruster dans la prestigieuse liste restreinte des sociétés d’Etat pourvoyeuses de l’économie nationale. Grace au retour progressif de la sécurité dans le pays et notamment dans le 2ème et 6 eme arrondissement, hôte de la SEGA et certaines régions ou l’élevage est de mise. La consommation de la viande de bœufs abattus dans de conditions sanitaires et hygiéniques idoines est garantie.

Comme quoi, la politique de choisir les fils et filles du pays dignes de compétence a un prix. Déjà, pour ce premier trimestre 2017, nous arrivons déjà à un effectif de 17.776, contre 6.875 en 2016 et 28.86 en 2016 animaux abattus. A cette allure, les chiffres de 2017 s’annoncent prometteurs. L’abattage clandestin qui constituait un véritable problème de santé publique il y a peu est peu à peu résolu avec l’envol fulgurant de la SEGA avec la matérialisation d’une nouvelle taxe dénommée taxe d’usage directement versée à la SEGA. Hélas, cette taxe pose problème au niveau de son versement par les requérants qui adoptent un comportement réfractaire. Les statistiques d’abattage de bétail en 2016 ont été nettement en hausse et alléchantes. Il n’en demeure pas moins que 2017 fera parler de lui.

En provinces, notamment à Bambari et Kaga-Bandoro, des antennes ou succursales de la SEGA ont été ouvertes et font entrer des devises grâce au bon penser du Directeur général de la SEGA, docteur NINGATA-DJITA qui est ressortissant d’Ecole inter-état des sciences et Médecine vétérinaires ( EISMV) de Dakar (Sénégal).

Rappelons que pendant la période de crise la moyenne d’abattage est de 27 abattages par jour, jusqu’à en 2015 pour remonter à 122 abattages en 2016, on reste une moyenne de 197 abattages enregistrés au premier trimestre 2017.

En fait, depuis le changement intervenu dans notre pays, on constate un net positionnement des dignes fils du pays qui appliquent la politique de l’homme qu’il faut. Bien qu’ayant hérité d’une situation catastrophique à la SEGA, le jeune Docteur NINGATA-DITA a su donner le meilleur de lui-même. Et on peut sans risque de se tromper que SEGA ne mourra plus comme d’aucuns l’avait prédit. Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre d’année. Nous osons croire que cette politique prônée par les autorités de la place fera long chemin surtout en cette ère de changement véritable.

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Centrafrique : Touadéra et les groupes armés, vers une déportation du pouvoir de Bangui sur le sol angolais ?

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Centrafrique : Touadéra et les groupes armés, vers une déportation du pouvoir de Bangui sur le sol angolais ?

 

 

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Pour parler Centrafricain de Brazzaville. Avril

Bangui, le 13 avril 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si le président Touadéra allia Tortue de Damara marche comme son pseudonyme la tortue dans le traitement des gros dossiers comme ceux des groupes armés à travers des pourparlers de Luanda, la Communauté internationale, quant à elle, ne cesse de se diviser sur ces nièmes négociations avec les groupes qu’elle qualifie des criminels. Pour les Nations unies et certains pays d’Europe et d’Amérique, il est pratiquement inutile d’envisager une autre négociation, probablement coûteuse en terme financier, avec les potentiels clients de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui ne veulent que se soustraire à la justice. Tandis que pour certains présidents d’Afrique centrale, une véritable négociation directe avec les principaux acteurs du conflit centrafricain, criminels et mes voleurs confondus, avec à la clé une amnistie, pourrait résoudre dans la durée le problème socio-politico-militaire de ce pays. Qu’en est-il pour le pouvoir de Bangui ?

 

Très discrets et confidentiels, selon les termes utilisés par les acteurs de ce dossier, les pourparlers de Luanda en Angola entre les groupes armés d’une part et entre eux et le président Touadéra d’autre part s’étaient très vite retrouvés sur la place publique en raison d’importants écarts des points de vue des différents meneurs de cette tractation.

 

Pour ceux qui n’ont rien à se reprocher dans cette crise, la justice pour les victimes reste l’unique chemin qui mènera la Centrafrique vers une réconciliation véritable et un développement durable. « Si tous les leaders des groupes armés sont jugés et condamnés, les jeunes criminels grandissants réfléchiront mille et une fois avant de prendre les armes et s’en prendre au civil». Renchérit un avocat centrafricain contacté par CNC. Cette idée est soutenue par les Nations unies et les pays d’Europe et d’Amérique. D’où l’idée de la création de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique pour juger les moyens criminels de 2002 à 2025 et l’ouverture d’enquête internationale par la CPI pour s’occuper des baobabs.

Pour les acteurs du terrain, leurs parrains et pourvoyeurs de fonds et matériels, il n’est pas opportun de créer des tribunaux sur tribunaux, des Cours sur les Cours déjà nombreux. Amnistier tout le monde et ils se réconcilieront d’eux-mêmes. La justice, c’est l’affaire des victimes et non d’une tierce personne réunie. C’est l’idée soutenue par certains Chefs d’État d’Afrique centrale dont Idris Déby Itno.

Pour ce dernier  qui a repris le lead, les anciens rebelles devenus Chefs de l’État grâce aux sangs de leurs compatriotes, à savoir François Bozizé et Michel Dojotdja, doivent rentrer en Centrafrique et jouir d’une immunité judiciaire totale de leurs statuts des anciens Chef d’État dans leur pays. Ils ne doivent, en aucun cas, ni inquiétés, ni poursuivis en justice par la Communauté internationale, mais par leurs propres frères centrafricains si ceux-ci souhaitent le faire. Une position très embarrassante pour le président Touadéra et son entourage qui ne savent plus quoi dire et faire d’autant plus que celle-ci est très appréciée par les leaders des groupes armés qui s’activent depuis des mois pour la concrétisation de rendez-vous de Luanda.

 

Quelle est la position du président Touadéra ?

Difficile à ce jour de la savoir. Sommé par le Conseil de sécurité des Nations-Unies  à mettre dans son to-do-list pour sa deuxième année au pouvoir l’arrestation de tous les leaders des groupes armés y compris Michel Djotodja, Nourredin Adam et François Bozizé d’une part et d’autre part  sous les pressions et directives de ses paires d’Afrique centrale, Faustin Archange Touadéra a du mal à s’exprimer d’une seule voix. C’est désormais avec ses deux voix qu’il s’exprime : La voix de son mental et celle de son âme, selon que vous êtes « blancs » ou « noirs ».

 

« La réconciliation ne peut s’accomplir au prix de l’impunité », avait déclaré le président Touadéra lors de la conférence de bailleurs de fonds de Bruxelles en novembre 2016.

Devant le Conseil de sécurité lors de son dernier voyage à New York, le président Touadéra répète : « On nous demande d’appliquer l’amnistie aux auteurs de crimes graves et autres atteintes aux droits en oubliant que l’amnistie est une mesure législative qui ne relève pas des compétences du pouvoir exécutif… » et fonce et enfonce le clou : « Pourquoi l’on continue de faire pression sur les autorités légitimes à accorder un traitement de faveur, c’est-à-dire l’impunité, à ceux- là qui refusent de reconnaître la légitimité établie avec le soutien de la communauté internationale….. »

D’après nos informations, la position prise par le président Touadéra devant la Communauté Internationale  n’a pas du tout plu à ses paires d’Afrique centrale. D’ailleurs l’Un d’eux, d’après nos sources, lui aurait téléphoné afin qu’il lui répète exactement ce qu’il a dit devant les membres de Conseil de sécurité. Et le président Touadéra lui aurait signifié que ce qu’il a dit aux Etats-Unis, il l’a dit pour les « blancs » par ce qu’il lui faut tenir un tel langage devant eux, mais entre nous en Afrique c’est un autre leangage.

Cette pratique politicienne à facette double et cette bipolarisation, à la manière des diables, de langage diplomatique du président Touadéra, d’après nos informations, auraient irrité gravement les nerfs des initiateurs des pourparlers de Luanda. Selon nos sources, ils envisagent de déporter dans cette capitale d’Angola, comme l’a fait Idriss Déby Itno en 2013 à Ndjamena, le gouvernement, l’Assemblée nationale, le président Touadéra et certains hommes politiques afin de finaliser ces pourparlers. D’après nos sources, tout doit se faire en moins de 48 heures, à jeun à Luanda : une fois l’Accord de Paix signé entre le président Touadéra et les rebelles, le gouvernement démissionne et l’Assemblée vote la loi d’amnistie ou paraphe le texte avant qu’ils reprennent le ciel pour Bangui. Des moyens financiers comme logistiques sont en train d’être mobilisés.

 

Pour un diplomate africain en poste à Bangui, c’est une solution idéale aux lenteurs du président Touadéra et de son gouvernement. « L’homme est extrêmement lent dans sa prise de décision. Il se laisse trop entraîner par des gourous qui veulent à tout prix profiter du chao centrafricain pour s’enrichir. Pour une décision à prendre en une minute, il lui faut 30 jours, voire plus, pour décider. Du jamais vu » poursuit ce diplomate.

Pour un politologue centrafricain contacté par CNC, la Centrafrique ne connaîtra plus cet affront subi en 2013, notamment l’idée de déportation de nos Institutions pour aller débattre le problème du pays dans une autre capitale. Il ne croit plus, non plus, aux pourparlers de Luanda, car le président Touadéra, d’après ses contacts à lui, court-circuite et consulte en ce moment les groupes armés afin de former son gouvernement Sarandji II.

Rappelons que depuis 2012, plusieurs tables rondes et négociations ont été organisées afin d’achever la crise centrafricaine, mais aucun début de solution n’est jusqu’alors, remarqué. Peut-on dire que celle de l’Angola trouverait-elle un début de solution ? Loin, s’en faut. Et d’après ce qui se crayonne au Palais de Touadéra, les pourparlers de Luanda ne sont que des projets mort-nés comme l’Accord de Nairobi au temps de la transition.

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1.Loïc Romy GOTTO-SIGATTA, Président du Club Entre Nous Jeunes (CENJ) lance un appel pour l’assistance humanitaire auprès de la Centrafrique.

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  1. Loïc Romy GOTTO-SIGATTA, Président du Club Entre Nous Jeunes (CENJ) lance un appel pour l’assistance humanitaire auprès de la Centrafrique.

 Monsieur Loïc Rémy  Gotto

 

La vie quotidienne pour les enfants, les familles centrafricaines, est chaque jour plus dramatique. Le président Faustin-Archange Touadéra redoute que la Centrafrique ne disparaisse des préoccupations de la communauté internationale, a-t-il confié à l’occasion du premier anniversaire de son arrivée à la tête d’un pays ravagé par la pauvreté et les groupes armés.

A cet effet, Je viens lancer un cri d’alarme sur l’étendue des besoins. Aujourd’hui, les enfants et les familles centrafricaines connaissent encore l’horreur de la faim, le manque total d’abris, le manque des vêtements, le manque d’eau potable etc. Bien que l’ONU, le Gouvernement, les ONGs nationales et internationales multiplient des discussions et rencontres, et quelles que soient les solutions avancées, les enfants, les familles attendent un geste des gens de cœur du monde entier.

Au nom du Club Entre Nous Jeunes et en mon nom propre, lance aujourd’hui cet appel solennel : «Les enfants et les familles de Centrafrique ont faim. Aidez-les!» Le Club Entre Nous Jeunes par ma voix appel à la générosité des donateurs, des collectivités, des élus, des associations humanitaires, pour venir en aide aux enfants et aux familles centrafricaines victimes de la crise militaro-politique qui à secouer et continue à secouer la République Centrafricaine.

Je vous remercie pour votre attention à l’endroit du peuple centrafricain tout en espérant que ma voix ira loin et portera des fruits positifs pour le soulagement du peuple centrafricain.

Loïc Romy GOTTO SIGATTA

Président du Club Entre Nous Jeunes (CENJ) :www.cenj.asso-web.com

Tel : +23672026867 Email : gottoloic@gmail.com

Centrafrique : la problématique de l’entreprenariat des jeunes, le CNJ s’en préoccupe.

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Centrafrique : la problématique de l’entreprenariat des jeunes, le CNJ s’en préoccupe.

 

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Atelier de formation. CopyrightCNC, Éric Ngaba.

Bangui 12 avril 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) se préoccupe de la nécessité de promouvoir l’entreprenariat des jeunes. Sur financement de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), à hauteur de 20 million FCFA, le CNJ a lancé, le 12 avril 2017 à son siège à Bangui, une série de formation sur l’entreprenariat des jeunes dans les huit arrondissements de Bangui et les communes de Bimbo et Begoua. L’objectif est d’offrir l’opportunité aux jeunes de valoriser leur savoir-faire à travers les microprojets et les activités génératrices de revenus (AGR).

Il est estimé que le taux de chômage des jeunes en République Centrafricaine est trop élevé au regard de la situation du pays. Le gouvernement, qui n’a pas aujourd’hui les moyens de sa politique d’emploi, n’arrive pas à absorber un bon nombre de ceux qui arrivent à terminer les études. Selon le Conseil National de la Jeunesse, 60% des jeunes sont aujourd’hui demandeurs d’emploi. Il est aujourd’hui nécessaire de mettre l’accent sur l’entreprenariat afin d’offrir l’opportunité aux jeunes de se créer leurs propres emplois. Pour palier ce problème, le CNJ a cherché des financements aux projets en faveur des jeunes.

L’atelier qui a démarré le 12 avril 2017 au siège du CNJ à Bangui, regroupe des dizaines de jeunes issus des associations des différents arrondissements de la capitale. Les participants sont formés sur le montage des projets, la mobilisation des ressources et la gestion rigoureuse de ces ressources.

« L’un des points de la vulnérabilité de la jeunesse centrafricaine aujourd’hui demeure la question de l’emploi. A travers les récentes études que nous avons menées, les chiffres font peur. Les données qualitatives et quantitatives démontent que la question de l’emploi des jeunes demeure une préoccupation. C’est pourquoi, en nous basant sur les organisations de bases, nous avons initié un projet dans l’entreprenariat et le montage des microprojets, car nous pensons qu’un jeune qui peut déjà s’occuper de ses propres activités pense moins aux crimes et à tout ce qui peut contribuer à amener notre pays en arrière », a renchérit Françis Mognombé, président du Conseil National de la Jeunesse.

Prévu pour cinq semaines, le projet va s’étendre dans les autres villes du pays notamment les villes de Kaga-Bandoro, Ndélé et Boda. La formation sur l’entreprenariat et la gestion des projets va permettre aux jeunes centrafricains d’initier les microprojets. L’Organisation Internationale pour les Migrations, financeur de ce projet, a réitéré son appui aux initiatives en faveurs des jeunes centrafricaines. C’est ce qui ressort de la déclaration du Chef de mission adjoint de l’OIM à Bangui, lors du lancement de cette série de formations qui s’est déroulée en présences des Directeurs de Cabinets du ministère de l’entreprenariat national et du ministère de la promotion de la jeunesse.

« Nous exprimons notre réelle satisfaction à accompagner le CNJ dans sa noble mission de porte-parole de la jeunesse centrafricaine. L’OIM accompagne le gouvernement centrafricain à travers plusieurs programmes depuis le début du déclenchement de la crise en 2013. Les programmes mis en œuvre par l’OIM visent d’une part à contribuer aux initiatives locales de retour définitif à la paix, et d’autre part à soutenir le gouvernement dans la réalisation de son programme quinquennal. Ce sont entre autres, les activités de support à la stabilisation communautaire, au relèvement de la communauté, la sécurité alimentaire, la prévention des traites des personnes, l’amélioration de système des frontières et des personnes et la cohésion sociale », a affirmé Béranger MOKOYOUKO, Chef de Mission Adjoint de l’OIM RCA.

De son côté, le Directeur de Cabinet du ministère de l’entreprenariat national, Aristide Kpenga, qui a représenté le ministre de l’entreprenariat audit atelier, s’est réjouit de l’élargissement de ce projet à l’intérieur du pays. Tout en saluant l’initiative du CJN pour ce projet, Aristide Kpenga a fait savoir que l’entreprenariat des jeunes est la priorité de son département pour soutenir la jeunesse à s’auto-prendre en charge. Il a exhorté les participants à l’atelier à s’approprier des acquis de cette formation.