Le jeudi 22 février 2018 à Bangui, une grève géante des conducteurs de taxis a été évitée de justesse grâce à l’action de certains compatriotes qui ont su calmer le jeu. Les taximans, en colère contre les différentes tracasseries quotidiennes sur les routes, ont failli paralyser totalement la capitale centrafricaine.
Selon les informations recueillies ce matin auprès du syndicat national des chauffeurs des taxis et des bus, tout a commencé ce jeudi 22 février par un simple contrôle de routine d’une unité de police appelée FICU sur l’avenue B. Boganda proche de la pâtisserie Phénicia au centre-ville à Bangui. Selon les témoins qui ont pu assister à la scène, pour des raisons de stationnement, les auxiliaires de la police de la FICU en patrouille ont mis la main sur cinq taxis qu’ils jugent mal garés aux abord de la route. En conséquence, ils ont confisqué tous les papiers des 5 véhicules incriminés, ce qui n’a pas été du goût des conducteurs de ces engins roulants.
Cependant, les taximans, qui ont du mal à digérer toutes ces tracasseries, se sont communiqués très rapidement avec les autres afin de contester les faits qui leur sont reprochés. En quelques minutes, une dizaine des taxis se sont regroupés devant la pâtisserie Phénicia et ont bloqué momentanément toute la circulation sur l’avenue Barthélemy Boganda. Grâce à l’intervention rapide de certaines personnalités du pays, les choses se sont rentrées dans l’ordre.
Toute fois, notre équipe, pour des raisons journalistiques, s’est rendue au bureau de l’unité de police situé dans l’enceinte de la Direction générale de la police afin de recueillir leur version des faits, mais aucun agent n’est disponible pour nous recevoir.
Entre temps, à la direction générale de la police, on ne comprend rien du comportement du commandant en chef Antonio Temboalias Tembo sécuritéqui dirige cette unité. Beaucoup pensent que la circulation routière n’est pas dans le rôle de l’unité de la FICU. Par contre elle est créée pour appuyer les commissariats dans leurs interventions, concluent certains commissaires contactés par CNC.
Or avec Tembo, ce rôle est oublié pour laisser la place à la recherche des gains faciles. Pour certains agents de la police qui ont déjà travaillé auparavant avec le commandant Tembo Antonio, ce dernier considère les policiers auxiliaires, qui sont majoritaires dans son unité, comme ses propres agents privés. Chaque jour, il fait descendre sur les voies publiques ses agents auxiliaires pour aller racketter les conducteurs, ce qui est contraire à la déontologie policière.
Le ministre de la Sécurité publique, qui est le chef de la police, devrait veiller à ce genre de comportement qui menace la paix et la sécurité de la population. Un policier, c’est pour protéger et non racketter.
Ouganda : 26 morts de diarrhée dans un camp des réfugiés congolais.
Centrafrique.com/19060-2/congolese-family-who-migrated-from-democratic-republic-of-congo-by-fleeing-on-a-boat-across-lake-albert-arrive-in-ntoroko/” rel=”attachment wp-att-19061 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Congolese family, who migrated from Democratic Republic of Congo by fleeing on a boat across Lake Albert, arrive in Ntoroko, Uganda February 17, 2018. REUTERS/James Akena
Bangui, le 23 février 2018.
CNC.
Des violences intercommunautaires dans la province de l’Ituri, en RDC, ont provoqué le déplacement d’environ 200 000 personnes depuis la mi-décembre.
En Ouganda, vingt-six réfugiés venus de la République
démocratique du Congo (RDC), après avoir fui les violences dans l’est de leur pays, sont mortes de diarrhée aiguë, entre le 15 et le 18 février, a annoncé le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).
« Nous n’avons pas reçu la confirmation de cas de choléra par le ministère de la santé [ougandais]. Cependant dans les environs [du camp] de Kyangwali [Ouest], nos partenaires de santé ont identifié et traité 424 cas de diarrhée aiguë », a fait savoir Duniya Aslam Khan, une porte-parole du HCR en Ouganda. Tous les cas rapportés et toutes les victimes sont des réfugiés congolais nouvellement arrivés. »
Petites embarcations
Depuis le 1er janvier, 27 300 Congolais ont traversé le lac Albert pour se réfugier en Ouganda, selon le HCR. Ces nouveaux arrivants fuient la reprise en décembre des violences intercommunautaires dans la province de l’Ituri, en RDC.
Les exilés font le voyage à bord de petites embarcations ou barques de pêcheur et arrivent après dix heures de traversée à Sebagoro, un village situé à 270 kilomètres au nord-ouest de Kampala, la capitale ougandaise.
Les violences en Ituri ont provoqué le déplacement d’environ 200 000 personnes depuis la mi-décembre, selon des sources humanitaires.
Il s’agit de l’un des nombreux conflits qui déchirent l’est de la RDC. Depuis le début de l’année, 15 400 personnes du Nord-Kivu ont également fui vers l’Ouganda, par voie terrestre, pour arriver à Kisoro.
Alerte info Centrafrique : grave accident de la route ce jeudi à Boali, des dizaines des morts.
Pancarte de Bienvenue à Boali. CopyrightCNC.
Bangui, le 22 février 2018.
Par : Gisèle Moloma, CNC.
Ce jeudi 22 février, un accident grave s’est produit à Boali, à quelque 95 kilomètres de Bangui, faisant état de plusieurs morts et des blessés.
C’est sur la descente de Kassangovers Boalique l’accident a eu lieu. D’après une source proche de la gendarmerie, un camion de transport des marchandises rempli des sacs du ciment en provenance de Garouaboulaye, à la frontière avec le Cameroun, qui s’est renversé sur la descente de Kassango proche de Boali.
D’après certains témoins de l’accident, c’est vers 15 heures de ce jeudi que le véhicule s’est renversé avec des passagers à bord, étalés sur la carrosserie avec des matériaux de construction . Au moment de l’accident, on trouve des corps sans vie sous les sacs de ciment.
Les gendarmes de la brigade de Boali sont sur place pour évacuer les blessés qui sont très nombreux. On compte déjà sur place 10 morts, alors que d’autres corps sont encore coincés dans des trous du sol.
Cet accident, qui est le énième du genre, pourrait faire pousser le gouvernement à réfléchir sur une mesure qui pourrait faire interdire le transport des passagers sur des camions qui sont normalement conçus pour le transport des marchandises.
En attendant la suite de l’enquête de la gendarmerie, des dizaines des blessés sont actuellement transportés d’urgence à Banguidans les hôpitaux pour des soins appropriés.
Centrafrique : quand le ministère du Commerce lâche le trésor public.
Centrafrique.com/19035-2/come-hassan-ministre-centrafricain-du-commerce/” rel=”attachment wp-att-19036 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le ministre centrafricain du commerce Come Hassan
Bangui, le 22 février 2018.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Si le rôle du trésor public est essentiellement basé sur le recouvrement des recettes au profit du budget de l’État et des collectivités territoriales, en République centrafricaine, certains départements ministériels contestent vigoureusement ce rôle, du moins en pratique, qui ne leur profite pas. Pourquoi y’a-t-il un tel dysfonctionnement ?
Depuis la mise en place d’une panoplie des mesures imposées par le fonds monétaire international(FMI) pour accroître les recettes de l’État il y’a quelques années, plusieurs départements ministériels ne cessent de se plaindre du trésor public qui ne semble pas être prêt pour soutenir les différents projets qui’ils présentent.
Avec la bancarisation des recettes de l’État, les choses deviennent plus compliquées pour certains départements, malgré le côté positif de ce dispositif pour le budget prévisionnel du gouvernement.
Récemment à Bangui, certains ministères, comme celui du commerce, tentent par tous les moyens de se soustraire de cette Institution de l’État afin de gérer à seul ses propres recettes et faire face rapidement à certaines dépenses de fonctionnement nécessaires selon leur propre terme utilisé.
S’agit-il vraiment d’une autorisation express du Premier ministre Sarandji ?
Difficile de le savoir pour le moment, mais au ministère du Commercepar exemple, on se défend vigoureusement d’avoir lâché le trésor publicqui ne pense qu’à ses propres intérêts.
Dorénavant dans ce ministère, certains paiements se font en espèce ou par chèque libellé au nom de certains particuliers. Pas question de verser quelques choses sur le compte du trésor publiccomme avant.
D’ailleurs, dpuis quelques mois pour s’acquitter des frais d’une demande d’importation commerciale (DIC), il faut payer en espèce et non par chèque libellé au nom du trésor public. C’est une pratique réglementée par une note de service dans ce ministère.
Malheureusement, on y voit de plus en plus cette méthode mafieuse pratiquée dans d’autres ministères à Bangui.
Au trésor public, on a tenté en vain de recueillir leur version des choses sur cette affaire.
En attendant que la lumière soit faite sur ce dossier, la méfiance continue de planer entre le trésor public et certains départements ministériels dans le pays.
L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a averti mardi 20 février qu’une catastrophe humanitaire d’une ampleur exceptionnelle se développe actuellement dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que la province de Tanganyika s’enfonce dans la violence, générant des déplacements forcés et des atteintes aux droits humains.
Lors d’un point de presse ce mardi à Genève, le porte-parole du HCR, Andrej Mahecic a souligné que plusieurs régions de la province ont été le théâtre d’atrocités et de déplacements massifs en raison de conflits intercommunautaires entre les Twa, les Luba et d’autres groupes ethniques. De plus, de violents affrontements entre les forces armées congolaises et les milices se poursuivent depuis la fin janvier, tandis que de nouveaux groupes armés menacent de semer la terreur dans la province.
Des personnes qui ont fui pour sauver leur vie près de la capitale provinciale, Kalemie, font des récits d’effroyables violences lors d’attaques menées contre leurs villages, y compris des meurtres, des enlèvements et des viols. Les partenaires du HCR ont enregistré les signalements d’environ 800 incidents au cours des deux premières semaines de février à Tanganyika, et la tendance est à la hausse.
En 2017, les partenaires du HCR ont enregistré plus de 12 000 signalements de violations des droits humains à Tanganyika et dans la région voisine de Pweto, dans la province du Haut Katanga, où le conflit s’est propagé. Cependant, le HCR craint que le nombre de personnes touchées ne soit beaucoup plus élevé, car de nombreuses zones sont trop dangereuses pour y accéder.
La majorité des incidents sont liés à des violations des droits de propriété, notamment des extorsions de fonds, des pillages et des destructions. Toutefois, environ 4.700 de ces signalements concernent des violences physiques, des tortures, des meurtres, des assassinats, des arrestations arbitraires, le travail forcé, des mariages forcés et des viols.
523 signalements de violence sexuelle à Tanganyika et à Pweto
La violence sexuelle est d’ailleurs une source de vive préoccupation pour l’Agence onusienne. Malgré les difficultés d’accès et la stigmatisation des personnes affectées, les partenaires du HCR ont réussi à enregistrer 523 signalements de violence sexuelle et sexiste à Tanganyika et à Pweto. Ils ont orienté les survivants vers des services médicaux, une aide judiciaire et un soutien psychosocial. Environ la moitié d’entre eux étaient des enfants.
Dans l’ensemble, ce sont des populations déplacées déjà vulnérables qui sont le plus souvent victimes de ces atrocités – commises non seulement dans le contexte du conflit ethnique, mais aussi par les soldats déployés pour combattre les milices rebelles. En attendant, la violence qui s’est répandue à travers la province de Tanganyika – dont la superficie est de trois fois la superficie de la Suisse avec une population d’environ trois millions d’habitants – a généré plus de 630.000 déplacés internes, soit presque deux fois plus que les 370.000 personnes contraintes de quitter leur foyer en 2016.
Dans ces conditions, le HCR appelle les autorités congolaises à assurer la protection de la population civile, à donner effectivement suite à tout signalement de crimes commis par les forces armées et à mettre un terme à la perception d’impunité liée aux violations des droits humains.
Or le HCR rappelle qu’elle a reçu l’année dernière moins d’un dollar par personne en contributions de donateurs pour ses programmes d’aide aux personnes déplacées à l’intérieur de la RDC. De ce fait, de nombreux déplacés internes dans la province de Tanganyika n’ont reçu pratiquement aucune aide humanitaire. Donc pour 2018, le HCR lance à nouveau un appel aux donateurs pour un montant de 368,7 millions de dollars pour l’aide aux déplacés et aux réfugiés congolais. Au total, 80 millions de dollars sont nécessaires pour venir en aide aux populations déplacées internes en RDC.
Le secrétaire général du parti présidentiel en République démocratique du Congo, Henri Mova Sakany, a été nommé vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur par le président Joseph Kabila, a annoncé mardi soir la télévision d’Etat.Le secrétaire général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratique (PPRD) remplace l’actuel ministre, Emmanuel Shadary Ramazani, en poste depuis mai 2017. “Ce n’est pas une surprise pour ceux qui sont au fait de la gestion des affaires de l’Etat”, a déclaré à l’AFP une source de la présidence, se refusant à d’autres précisions. “Ce n’est pas un désaveu de M.
Ramazani”, avance une autre source, qui fait un lien avec une récente réforme des statuts du PPRD.
Cette réforme a été présentée en janvier. Elle prévoit la disparition du poste de secrétaire général pour laisser place à un président du parti, selon les statuts révisés publiés le 26 janvier par le quotidien AfricaNews. Le poste de président du PPRD devrait revenir au président Kabila, selon plusieurs observateurs. Agé de 55 ans, M. Mova a été plusieurs fois ministre et diplomate, ancien ambassadeur de RDC en Russie et en Belgique. M. Ramazani Shadary fait partie de la quinzaine de personnalités congolaises visées par des sanctions de l’Union européenne pour entrave au processus électoral.
Le second mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016. Des élections sont prévues le 23 décembre 2018, après le report de celles prévues au plus tard en décembre 2017. Organisée à l’appel d’un collectif catholique, une troisième marche pacifique est prévue dimanche pour demander au président Kabila de déclarer publiquement qu’il va bien quitter le pouvoir et demander le respect d’un accord politique conclu fin 2016.
Centrafrique : exhumation du corps du commandant de la Rj assassiné par le MNLRC vers Paoua.
Centrafrique.com/19007-2/exhumation-corps-km5/” rel=”attachment wp-att-19032 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration d’une exhumation au quartier Km5 en janvier 2015.
Paoua, le 21 février 2018.
Par : Fortuné Bobérang, CNC.
À la demande de la famille du défunt, le corps du chef rebelle, commandant du mouvement Révolution Justice dirigée par l’ex-gendarme Armel Sayo, assassiné au mois de décembre 2017 par les rebelles du MNLRC proche de la Sous-Préfecture de Paoua, vient d’être exhumé par la Minusca.
Selon la famille du défunt Delfin Belonga,commandant du mouvement rebelle Révolution et Justice assassinée à Bétokoà 45 kilomètres de Paoua en décembre 2017 par les combattants rebelles du Mouvement national pour la libération de la République centrafricaine, le corps de la victime vient d’être exhumé par une équipe de la Minusca au village Bebanguet à quelques dizaines de kilomètres de Paoua.
D’après la famille, le corps déterré présente des traces de torture grave, ce qui soulève d’énormes inquiétudes quant à la méthode utilisée par les MNLRC pour assassiner leurs victimes. D’après certains témoins contactés par CNC, le corps de la victime a été attaché par des cordes jusqu’au coude avant d’être jeté dans un puits d’eau.
Finalement, dans ce trou que le corps du chef rebelle a été déterrer ce lundi par la Minusca en présence de la famille.
Les auteurs de cette tuerie, quant à eux, sont chassés de leur quartier général de Bétoko et se massent actuellement à quelques kilomètres de la frontière avec le Tchad.
Rappelons que c’est après l’assassinat de commandant de la RJ Delfin Belanga que les deux groupes rebelles, alliés quelques heures plutôt, se sont mis à s’entretuer avec comme victimes collatérales les femmes et les enfants. Plus de 300 personnes ont été tuées et près de 200 000 déplacés internes et externes dont quelques 70 000 à Paoua.
Suite à l’ultimatum lancé par le Préfet de Mbomou aux anti-balaka de Bangassou après le braquage de la moto de Sous-préfet de Rafaï la semaine dernière, le jeu semble être joué favorablement du côté du Préfet qui vient d’avoir une réponse satisfaisante à seulement 48 heures de son cri du cœur.
Comme si la ville de Bangassou, capitale de la province de Mbomou, semble être livrée à elle-même et n’intéresse moins les autorités du pays malgré les promesses, faites par le Président de la République Faustin Archange Touadera pour ramener la paix dans cette ville avant la fin d’année 2017.
Avec la nomination d’un Préfet militaire dans cette région, le gouvernement pensait trouver une solution miracle pour ramener la paix dans le secteur. Or, d’après les faits et gestes du nouveau Préfet et ceux des miliciens Anti-balaka, les choses semblent être hors du contrôle, ni la Minusca ni des autorités du pays pourraient faire quelques choses. Les miliciens Anti-balaka, maîtres de la région, continuent de régner comme des Narcotrafiquants mexicains.
La preuve en est que la semaine dernière en plein jour, la moto du sous-préfet de Rafaï a été prise de force par les éléments du chef milicien Anti-balaka dénommé Pino-Pino après avoir fait la même chose à la Minusca quelques jours plutôt. Grâce à l’ultimatum du Préfet Auguste Syllo, natif de la région, qui menace de démissionner de son poste de Préfet si les Anti-balaka ne ramènent pas la moto braquée avant quelques jours, que celle-ci a finalement été ramenée à son propriétaire !
Le Préfet Syllo, dépassé par les événements de la région de Mbomou, vient à nouveau de subir une autre pression de la part de l’ambassadeur de la République démocratique du Congo.
D’après nos informations, deux sujets congolais ont été capturés et ligotés par les miliciens Anti-balaka dans la commune de Bema à quelques kilomètres de Bangassou. Les deux Congolais qui sont des commerçants étaient venus à Bema pour vendre leurs produits, mais ils n’ont pas respecté les consignes et ordres du Chef Pino-Pino concernant la formalité douanière mise en place par ce dernier. Afin d’obtenir leur libération, l’Ambassadeur congolais démocrate mise sur le Préfet de Mbomoupour mettre la pression sur les ravisseurs. Ce qui pourrait être une pression de trop pour le Préfet qui ne peut plus avec les actes de ces Anti-Balaka.
Par ailleurs, le marché de Bema, qui fait une recette douanière hebdomadaire au chef anti-balakaPino-Pino de 2 à 3 millions de francs CFA , constitue une manne non négligeable pour la milice Anti-balaka de la région.
Une personne a trouvé la mort et plus de 100 maisons incendiées lors de nouveaux heurts entre deux communautés rivales, à Mutanda dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Recrudescence de la violence en République démocratique du Congo (RDC) où une personne a été tuée et plus de 100 maisons incendiées, lors de nouveaux affrontements, ce mardi 20 février 2018, entre deux communautés rivales. Les incidents, a appris Anadolu de sources administratives locales, ont eu lieu à Mutanda, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon Francis Bakundakabo fonctionnaire délégué du gouverneur de la province du Nord-Kivu à Mutanda dans le territoire de Rutshuru, frontalier avec le Rwanda, « une personne a été tuée lors de heurts entre les éléments des deux communautés rivales ce matin et plus de 100 maisons ont été incendiées (…). Des jeunes en colère ont attaqué les familles hutu qu’ils accusent de collaborer avec ces combattants ».
Soulignant que les violences ont éclaté au lendemain de l’assassinat par de présumés éléments Hutu Nyatura d’un membre de la communauté Nande qui se rendait au champ, Francis Bakundakabo a précisé que la situation a été maîtrisée grâce à l’intervention de l’armée et de la police.
Pour sa part, Hope Sabini, délégué du gouverneur du Nord-Kivu à Nyanzale, a indiqué que ces violences ont poussé plusieurs dizaines de hutus à fuir vers la localité de Nyanzale, ajoutant que certains déplacés avaient des blessures.
Constater de visu la situation sécuritaire et humanitaire à Paoua et ses environs. Rencontrer tous les acteurs locaux y compris les groupes armés, afin de les faire parler d’une même voix pour la paix.
Sensibiliser toute la population à un désarmement général et volontaire, dans le cadre d’une vision de “l’Ouest sans armes”, sont les objectifs d’une mission parlementaire du 15 au 19 février 2018 conduite par le Président Martin ZIGUELE, député de Bocaranga 3 dans la sous-préfecture de Paoua et la quasi-totalité de ses communes.
En présence de ses collègues députés Lucien MBAIGOTO (Paoua 1), Fidèle KABRAL YANGASSENGUE (Paoua 3), Percus KETTE (Paoua 4), Emmanuel MAMIA (Paoua 5), Bernard DILLA (Ngaoundaye 1), Antoine KOIROKPI (Ngouandaye 2), Eusèbe NGAISSE (Koui), la mission a tout d’abord commencé par une réunion avec la Minusca et les différents acteurs de la ville. S’en est suivie la visite de six sites des déplacés de Paoua à qui le Président Martin ZIGUELE a exprimé sa compassion.
Ensuite, le vendredi 16 février la mission a parcouru l’axe Paoua-Poumbaindi Gouzé, puis le samedi 17 février l’axe Paoua-Betoko- Bemal- Bemberé frontière Tchad, et à nouveau Bémal-Béboura 3 et Paoua par Bodoli et Gadoulou. La mission par la voix du Président Martin ZIGUELE a salué l’action des forces internationales de la MINUSCA qui a permis de ramener le calme, avec désormais la participation de nos FACAs saluées par toute la population.de la région de Paoua.
Par ailleurs, il est à noter que malgré les efforts remarquables des forces de la MINUSCA et de nos FACAs, la situation sécuritaire reste sujette à des incidents meurtriers à l’instigation des rebelles de Ahmat Bahar, réfugiés le long de la frontière tchadienne et qui procèdent par des attaques surprises contre les populations démunies.
Cette situation préoccupante retarde le retour effectif des déplacés dans leurs villages qui sont en grande partie incendiés et leurs récoltes pillées. Ce retour des déplacés ne se fera de manière effective et massive que si, en plus des actions résolues de la MINUSCA, des dispositions sécuritaires sont prises au niveau des frontières par nos FACAs, notamment à Bembéré sur la RN1, à Bétin, à Nzakoundou et Kouwone, et enfin à Bang.
Enfin, cette mission de sensibilisation pour le désarmement conduite par le Président Martin ZIGUELE a connu des résultats immédiats concrétisés par un début de remise des armes de guerre par des jeunes combattants locaux. Cette remise d’armes de guerre pourrait s’amplifier si une vision pragmatique du programme DDRR permet l’accélération des procédures dans les cas spécifiques.
Le MLPC manifeste son soutien au Président Martin ZIGUELE pour les multiples efforts qu’il ne cesse de consentir afin que la paix revienne dans notre pays.
Selon le ministre des Affaires étrangères Léonard She Okitundu, la liste de susspects transmise par les USA a bien été remise à la justice. L’ambassadrice américaine a dénoncé l’inaction du président Kabila.
“Si Madame Haley n’est pas informée, qu’elle demande au chargé d’affaires” – Léonard She Okitundu
Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a conclu, ce dimanche 18 février 2018, une visite de deux jours en Zambie. Une visite de travail dédiée à des “questions d’intérêts communs” entre les deux pays qui partagent une frontière commune.
Il a été notamment question d’exploitation minière, d’énergie, de transport ou encore de sécurité.
Le président congolais était accompagné du ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu. Au micro de la DW, celui-ci a répondu à l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley.
Une réponse très franche après les récentes déclarations de la diplomate américaine. Cette dernière a publiquement affirmé avoir remis une liste contenant les noms des principaux suspects de l’assassinat des experts onusiens en RDC en mars 2017.
Nikki Haley a dénoncé le fait que le président congolais Joseph Kabila aurait ignoré cette liste et s’est inquiété du fait que personne n’ait été interpellé.
Experts de l’ONU tués en #RDC : Nikki Haley demande à Joseph #Kabi1a de livrer les suspects dont les noms figurent sur la liste qu’elle lui a personnellement remise
Enquête en cours
“Les deux noms ont été donné par courrier au chef de l’Etat. Une enquête est menée par les services judiciaires de République démocratique du Congo et dans le même temps une réponse a été donnée à travers le chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis à Kinsahsa”. explique Léonard She Okitundu.
“Si Madame Haley n’est pas informée qu’elle demande des comptes au chargé d’affaires”. estime-t-il avant d’assurer qu’une réponse sera aussi envoyée ”par voie diplomatique”.
L’assassinat des deux experts de l’ONU. un Américain et une Suédoise. a eu lieu le 12 mars 2017. Le gouvernement congolais avait alors accusé des miliciens.
Après le braquage du véhicule tout terrain de la Minusca, vient le tour de la moto du Sous-Préfet de la ville de Rafaï d’être braquée en plein jour à Bangassou par des éléments de la milice dite d’autodéfense pour les uns, et Anti-balaka pour les autres. En conséquence, le Préfet de Mbomou, le commandant Auguste Syllo, menace de démissionner de son poste si aucune solution n’est pas trouvée dans quelques semaines pour ramener la moto.
Selon nos informations, tout a commencé le samedi 17 février dernier vers 10 heures locales quand le Sous-Préfet (de conféssion musulmane ) de Rafaï, qui séjourne depuis plus de deux mois à la résidence officielle du Préfet de Mbomou à Bangassou, sort de chez lui pour une course en ville avec sa moto, est tombé dans une embuscade tendue par les éléments Anti-Balaka appelés parfois autodéfense.
Au cours de cette embuscade, la moto du Sous-Préfet, qui est une dotation de l’Union européenne, a été embarquée de force par les assaillants devant le propriétaire, ce qui n’a pas été du goût du Préfet Syllo qui menace du coup de démissionner si les auteurs de ce braquage ne ramènent pas la moto à son Propriétaire dans deux mois.
Une menace, qui pourrait bien faire sourire ces Anti-Balaka, est prise au sérieux par la population locale de tout bord qui apprécie énormément leur Préfet, .
Rappelons que c’est dans ce même quartier de Bangui-ville de Bangassou que le Pick-Up des forces de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation enCentrafrique) a été enlevé par les Anti-balaka avant d’être vendu en République démocratique du Congo il y’a quelques jours.
Cependant, la seule solution est de négociée et négociée avec les assaillants, car, aucune force n’est disponible pour procéder aux arrestations des auteurs de ce malheureux braquage. Même la Minusca ne pourrait rien faire pour le moment.
Le président congolais Joseph Kabila est sorti indemne d’un accident de la circulation qui a impliqué son convoi dimanche lors d’une visite officielle en Zambie, le deuxième du genre en une semaine, a rapporté la presse locale.
Un camion léger a percuté la voiture dans laquelle se trouvaient le président Kabila et le ministre zambien des Affaires étrangères, Joe Malinji, alors qu’elle circulait sur une route près de la capitale, Lusaka.
Les deux hommes politiques sont sortis indemnes de l’accrochage, ont précisé les journaux ‘Zambian Oberver’ et ‘Lusaka Times’, qui ont publié des photos de plusieurs véhicules endommagés tout en indiquant que personne n’avait perdu la vie dans l’accident.
Kabila effectue depuis samedi une visite de 48 heures en Zambie pour rencontrer son homologue Edgar Lungu.
Selon la presse congolaise, M. Kabila a salué cette rencontre qui, a-t-il dit, vient renforcer les liens de fraternité entre Kinshasa et Lusaka. Les deux pays partagent une frontière commune longue de 2.100 km.
Mardi, cinq personnes avaient trouvé la mort et onze autres avaient été blessées lors d’un accident impliquant le cortège du président Kabila sur une route du sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) alors qu’il revenait de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo central.
Centrafrique : L’Union africaine à pied d’œuvre pour un énième dialogue
Centrafrique.com/centrafrique-lunion-africaine-a-pied-doeuvre-enieme-dialogue/moussa-bedializoun-president-panel-ua-corbeaunews-fk/” rel=”attachment wp-att-18991 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président du panel union africaine Moussa Bédializoun. Photo : Fred Krock, CNC.
Bangui, le 18 février 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Cela fera sans doute un dialogue de trop. La 3ème Session du Panel des Facilitateurs de mise en œuvre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine s’est ouverte ce vendredi 16 février 2018 dans la capitale centrafricaine. M. Moussa Bedializoun Nebie, Président du Panel des Facilitateurs de l’Union africaine qui préside les travaux, a annoncé à l’ouverture, la tenue prochaine d’un dialogue franc et sincère entre les Centrafricains sur l’initiative de l’Union africaine.
Dans les messages adressés aux différentes entités parties prenantes de la crise centrafricaine que le Président du Panel des Facilitateurs de l’Union africaine va lever le voile sur l’aboutissement de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA : « Je lance un appel vibrant aux groupes armés en particulier afin que les acquis engrangés auprès d’eux par le Panel soient consolidés avant d’entamer véritablement la préparation d’un dialogue franc et sincère avec le gouvernement pour une résolution de la crise centrafricaine par des voies pacifiques et seulement par des voies pacifiques ». Cette annonce qui correspond à s’y méprendre à un engagement de l’Union africaine répond à la préoccupation exprimée par le Président de la Commission de l’Union africaine M. Moussa Facky Mahamat, lors de la 30ème Session de l’Assemblée générale de l’Union africaine tenue le 29 janvier 2018 à Addis-Abeba : « Nous devons tout faire pour sortir la Centrafrique de cette crise ».
L’annonce de ce futur pourparler inter-centrafricain, faut-il le rappeler, fait suite à une première tournée effectuée par le Panel des Facilitateurs auprès des différents acteurs de la crise, a savoir les groupes armés, les autorités locales… en vue de recueillir leurs attentes pour un retour durable à la paix et la réconciliation. Même si rien n’a encore fuité sur le bilan de la première tournée du Panel de l’Union africaine, Moussa Bedializoun s’en résume en quelques mots : « Notre première tournée auprès des groupes armés et les acteurs locaux de la vie civile et politique dans les préfectures a suscité un grand espoir que nous n’avons pas le devoir de décevoir. La communauté internationale a le regard tourné vers la Centrafrique. Le peuple centrafricain est à notre écoute. Tout le monde entier suit de près le processus politique de paix que nous avons engagé depuis quelques mois ».
« A la veille de la deuxième sortie du Panel sur le terrain, je voudrais vous engager pleinement à cette mission qui nous a été confiée par l’Union africaine et la communauté internationale toute entière », a souligné Moussa Bedializoun qui poursuit : « Je voudrais également renouveler ma gratitude à la Minusca et son Chef, Parfait Onanga Anyanga, l’ensemble du système des Nations unies et les autres partenaires pour tous les efforts qu’ils consentent pour l’Initiative africaine ».
Profitant de l’ouverture de cette 3ème Session du Panel des Facilitateurs, Moussa Bedializoun lance un appel aux différents acteurs du processus de la paix et de la réconciliation en RCA : « Au pays hôte, la Centrafrique, au Président de la République, au Gouvernement et au peuple centrafricain, j’adresse tout mon remerciement pour tout l’appui et le soutien qu’ils apportent à l’Initiative africaine […] Je lance également un appel à la classe politique, aux forces vives, ainsi qu’aux acteurs de la société civile en vue d’un sursaut patriotique pour un vivre ensemble fraternel et pour le relèvement de la Centrafrique, pays frère cher à l’Afrique et à l’Union africaine ».
Avant de déclarer ouverte la Session, le Président du Panel réitère que « les défis que nous devons relever sont importants certes ; mais l’espoir est permis ».
RDC : Joseph Kabila vient de nommer un nouveau conseiller à la sécurité
Centrafrique.com/18981-2/president-kabila-afp-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-18982 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président congolais démocrate Joseph Kabila
Bangui, le 18 février 2018.
CNC.
Le président de la République Joseph Kabila vient de nommer son nouveau conseiller spécial en matière de sécurité. L’avocat Jean Mbuyu Luyongola occupe désormais ce poste stratégique et remplace définitivement Pierre Lumbi Okongo qui a rejoint l’opposition.
Joseph Kabila tourne définitivement la page Lumbi Okongo
En République démocratique du Congo (RDC), le poste de Conseiller spécial en matière de sécurité est longtemps resté vacant. Depuis septembre 2015, le président Joseph Kabila a en effet limogé Pierre Lumbi Okongo, l’homme qui occupait ce poste.
Cette éviction est intervenue quelques jours après une lettre du « G7 », la coalition de l’opposition, s’inquiétant du risque que le mandat du Chef de l’État se prolonge au-delà de 2016. Cette sortie de l’opposition semble être mal appréciée du côté de la Présidence. Par conséquent, Pierre Lumbi et Olivier Kamitatu, des personnalités de l’opposition, ont aussitôt été limogés de leurs postes.
Deux ans après ce limogeage, le Chef de l’État congolais a décidé de nommer un nouveau conseiller spécial en matière de sécurité en RDC. Jean Mbuyu Luyongola, avocat et spécialiste des questions juridiques et de sécurité, est nommé à ce poste stratégique. L’ordonnance présidentielle annonçant cette nomination a été lue ce jeudi soir sur les antennes de la télévision nationale.
Jean Mbuyu Luyongola n’est toutefois pas nouveau dans l’arène du pouvoir. Originaire du nord de l’ex-province du Katanga, il avait préalablement occupé de hautes responsabilités en matière sécuritaire. Ce cadre du Parti du peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), parti au pouvoir, a également travaillé comme directeur de cabinet adjoint de Laurent Désiré Kabila, le défunt père du président Joseph Kabila.
Les mardi 13 et mercredi 14 février 2018, l’auditorium de l’Alliance française de Bangui a servi de cadre à l’atelier de clôture et de capitalisation du Projet d’Appui au Renforcement des Capacités des Organismes de la Société civile et des Autorités locales dans les Pôles De Développement de Sibut, Bouar, Bozoum et Paoua (ARCOSCAL/PDD). M. Jean Louis Pouninguiza, Chargé de mission au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, représentant son Ministre a présidé les travaux, alors qu’il a été assisté de Mme Virginie Le Couster et Mme Virginie Lafleur Tighe respectivement Responsable du Projet ARCOSCAL/PDD et Chef d’équipe Gouvernance, Secteurs sociaux et société civile à la Délégation de l’Union européenne en Centrafrique. Le Secrétaire Exécutif de l’ONg Echelle (Superviseur technique du projet), Alain Serge Magbé a été lui-aussi présent pour animer les débats
C’est sur une note positive et de satisfaction totale que le projet d’Appui au Renforcement des Capacités des Organismes de la Société Civile et des Autorités Locales dans les Pôles de Développement de Sibut, Bouar, Bozoum et Paoua (ARCOSCAL/PDD) a été clôturé. La densité des réalisations et la satisfaction des bénéficiaires témoignent à suffisance les résultats positifs de ce projet. Il s’agit d’un projet expérimental de développement local en République Centrafricaine qui est piloté par le Consortium des Ongs IRAM (internationale) et Echelle (nationale) depuis début 2015.
D’entrée de jeu, la Chef d’équipe Gouvernance de l’Union européenne, Mme Virginie Lafleur Tighe a rappelé que ARCOSCAL/PDD s’inscrit dans le cadre de la Stratégie gouvernementale des Pôles de développement piloté par le Ministère de l’Economie, du plan et de la coopération – Ordonnateur national du Fonds européen de développement (FED).Pour mémoire, il est question, à travers cette stratégie de promouvoir le développement durable de la République centrafricaine par l’amélioration des conditions de vie de la population, à travers sa participation active. De manière spécifique, cette vision gouvernementale devait permettre aux Organismes de la société civile et aux autorités locales de s’investir de manière concertée dans le développement économique et social de leurs localités. Mme La Fleur conclut en annonçant que l’enveloppe allouée par l’Union européenne pour ce projet s’élève à plus de trois millions d’Euros (3 000 000 Euros), soit plus d’un milliard neuf cent soixante-sept million huit cent soixante-onze mille francs CFA (1 967 871 000 FCFA).
Précisons au passage que les objectifs poursuivis par le projet ARCOSCAL/PDD sont bien clairs : (1) Renforcer les capacités des acteurs du territoire, à savoir les Communes, les Services déconcentrés de l’Etat et les Organisations de la société civile ; (2) Assurer la planification territoriale participative, à travers la mise en place ou la redynamisation de cadres de concertation à différents échelons, notamment préfectoral, communal et villageois, capables d’identifier et de planifier des priorités de développement et ; (3) enfin, mettre en œuvre des microréalisations par les autorités locales ou les organismes de la société civile, permettant de remettre les institutions en état de fonctionnement, restaurer les services sociaux de base aux populations dans les domaines de la santé et de l’éducation, et de contribuer à la relance des activités économiques telles que dans les secteurs de l’agriculture et l’élevage.
De nombreuses réalisations
Le sentiment de satisfaction qui se dégage tous azimuts à la clôture du projet ARCOSCAL/PDD se justifierait aisément par la densité et l’efficacité de ses réalisations. Sans occulter les difficultés rencontrées et les limites du projet, la Responsable dudit projet, Mme Virginie Le Couster a été la première à se réjouir des réalisations validées par un Comité Régional de Développement (Présidé par le Préfet de chaque Pôle de développement) : « Je mesure l’impact de ce projet par ce que les gens ont pu dire, pour reconnaître qu’il y a eu une amélioration de leurs conditions de vie post-crise et qu’ils ont pu être acteur du développement de leur territoire à travers ce projet. », a-t-elle déclaré. Et de poursuivre pour expliquer que le choix des Pôles de développement de Sibut, Bouar, Bozoum et Paoua résulte de la politique du gouvernement qui était en 2010, de travailler dans les huit (08) Pôles de développement que compte le pays. Mais, du fait de la crise, le projet s’est recentré sur les quatre (04) Pôles où il y a eu une stabilité. « Une fois de plus, ce n’est qu’une phase pilote du projet. Ses résultats doivent être consolidés puis répliqués sur plusieurs autres zones », a-t-elle précisé.
En outre, les chiffres enregistrés par ce projet parlent d’eux-mêmes. En trois ans de réalisation, trois axes d’intervention ont été privilégiés :
Appui aux autorités locales : 4 Comités Régionaux de Développement ont été institués ; 4 bâtiments administratifs ont été restaurés et équipés ; 4 Mairies ont été restaurées et équipées ; 4 plans de développement local ont été élaborés, etc.
Restauration des services sociaux de base : 32 écoles ont été dotées en mobiliers (2938 Tables Bancs…) le CREF de Guiffa construit et équipé ; 19 Formations Sanitaires appuyées (dotation en médicaments et matériels biomédicaux, 2 constructions et 3 extensions, etc.)
Relance économique : 21 groupements accompagnés pour la relance de la culture attelée, 4 groupements d’éleveurs appuyées, 3 associations de taxis motos accompagnées et 6 organisations accompagnées.Un vrai satisfécit qui va sans direPour sa part, le Secrétaire Exécutif de l’Ong Echelle, Alain Serge Magbe motive sa satisfaction par le fait que dans le cadre de ce projet, « il y a eu des microréalisations très positives dans les domaines de la santé, de l’éducation, dans le secteurs productifs, notamment d’appui à l’agriculture et aussi de renforcement des capacités des autorités locales. Au niveau des écoles, on a pu réhabiliter et rééquiper des établissements scolaires avec des tables-bancs. Au niveau de la santé, il y a eu des bâtiments réhabilités également et dotés en matériels biomédicaux ».Au 31 mars 2018, le projet ARCOSCAL/PDD arrive à termes après trois ans de mise en œuvre. Aujourd’hui, l’on peut conclure que les résultats obtenus sont satisfaisants au vu des paramètres d’insécurité dans lesquels il a pu être exécuté et aussi des paramètres temps. Sachant qu’à travers ce projet, au niveau de chaque Pôle de développement des appuis ont pu être apportés aux autorités locales à relancer les services de l’administration, travailler avec la population en impulsant une concertation à la base depuis le niveau villageois jusqu’au niveau communal et préfectoral par la présence des Comités Régionaux de Développement (CRD). Aussi, le Consortium IRAM & Echelle a pu appuyer la relance des services sociaux de base avec des priorités en termes de renforcement des capacités dans certaines Formations sanitaires de chaque commune concernée par les Pôles de développement et aussi au niveau des écoles. A cela il faut ajouter l’appui aux Organisations de la société civile à renforcer leurs capacités et à constituer de microprojets pour aller vers un développement économique. Au même sujet de la pérennisation des acquis, le Représentant du Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, M. Jean Louis Pouninguiza a lancé d’ores et déjà un début de plaidoyer pour voir ce projet « dupliqué » sur les autres localités du pays.
Autant d’acquis indéniables ! Cependant, il se pose un véritable problème de pérennisation. « Pour ce qui est de la pérennisation et de la durabilité des activités qui ont été réalisées, l’idée est que les bénéficiaires et porteurs de ces microprojets, les autorités locales y compris les Communes, les services déconcentrés de l’Etat et les Organisations de la société civile puissent s’appropriés les investissements réalisées et mettre en pratique les formations dont ils ont bénéficié grâce à ce projet. Il revient à ces entités d’avoir un sens de responsabilité pour la bonne gestion transparente », a conseillé Mme Virginie Le Couster.
Le défi de la pérennisation des acquis
Mme Virginie Lafleur Tighe est la toute première qui n’a pu cacher sa satisfaction eu égard à l’immensité des résultats obtenus, en soulignant particulièrement l’aspect du bon partenariat entre les acteurs au service de la population. « Je pense que ce qui est plus important à retenir, c’est le partenariat entre la Société civile et l’Etat », s’exclame-t-elle avant d’expliquer que les services étatiques ont une grande importance au niveau de la population, à travers la présence de l’autorité de l’Etat dans les provinces. De même les organisations de la Société civile ont aussi une capacité indéniable de transmettre les préoccupations de la population. Et, les Organisations non gouvernementales, qu’elles soient nationales ou internationales, ont un savoir-faire qui est utile à la population et au pouvoir local. En conclusion, la synergie entre tous ces acteurs ayant permis le succès de ce projet est singulièrement saluée par la Chef d’équipe Gouvernance, Secteurs sociaux et société civile à la Délégation de l’Union européenne en RCA. « Nous espérons que ce projet a pu mettre en valeur, comment ce partenariat est bénéfique pour la population », ainsi conclut Mme Virginie Lafleur.
Tous ces investissements ont été adossés par 61 formations et 5 voyages d’échange d’expériences.
Ça y est ! Désormais disponible, la Feuille de route de l’élevage en Centrafrique. Mardi 13 février, le Ministre de l’Elevage et de la santé animale, Youssoufa Yérima Mandjo a réceptionné officiellement la Feuille de route de l’élevage en République centrafricaine 2017 – 2021, œuvre de l’agissant partenariat entre le Gouvernement et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). C’était en présence de Jean Alexandre Scaglia, Représentant résident de la FAO et des Cadres du Ministère de l’Elevage à leur tête, Dr Emmanuel Nakoessé le Directeur de cabinet.
Véritable tableau de bord, selon les termes du Ministre de l’Elevage, Youssoufa Yérima Mandjo, la Feuille de route de l’élevage en République centrafricaine revêt d’importances capitales pour le développement dudit secteur. Volumineux de 45 pages, cet important document retrace en cinq chapitres corsés, le contexte ; les enjeux et défis ; les orientations stratégiques et ; la mise en œuvre de cette Feuille de route quinquennale. Le Ministre Yérima qui a réceptionné le document avec grand enthousiasme fait même savoir que dans la Feuille de route de l’élevage, sont consignées et planifiées les activités prioritaires regroupées dans quatre axes stratégiques à exécuter entre 2017 et 2021.
Pour le patron de l’Elevage, « cet important document qui est une première depuis la sortie de la dernière crise qui a désorganisé le secteur agropastoral servira de base au gouvernement pour le plaidoyer et la recherche de financements nécessaires à la réalisation des activités pastorales en République centrafricaine ». Et de poursuivre que le document aidera le secteur de l’élevage, afin de contribuer efficacement à la lutte contre la pauvreté et à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population.
Sur la même lancée, le Représentant résident de la FAO, Jean Alexandre Scaglia rebondit en soulignant qu’il est important aujourd’hui en République centrafricaine de fixer des objectifs concrets pour le relèvement du pays. « L’idée derrière cette Feuille de route réalisée par le Ministère de l’Elevage avec l’appui de la FAO, c’est en fait de définir des objectifs concrets pour nous permettre de savoir, pour les années qui viennent, qu’est-ce qu’on veut atteindre, où veut-on aller pour le redressement de l’ensemble de ce secteur de l’élevage », a précisé le Représentant résident de la FAO.
Pour Scaglia, l’importance de cette Feuille de route est multiple parce que quelques années en arrière, plus de 17% du Produit intérieur brut (PIB) du pays provenaient du secteur de l’élevage. Donc, cela fait partie des priorités à remettre sur pied pour l’ensemble de la population centrafricaine en termes d’emploi, en termes d’amélioration globale des conditions de vie et des perspectives économiques pour le pays, sans compter la remise sur pied d’un secteur de l’élevage performant qui inclut l’élevage des bœufs, des vaches, des cochons, des chèvres, mais aussi des poules, des œufs… Surtout tant on sait la problématique nutritionnelle, notamment l’accès à la protéine animale, qu’il peut y avoir dans certains endroits du pays.
Au-delà de l’aspect d’une politique nationale, le Représentant de la FAO voit un document de plaidoyer. « C’est un document essentiel réclamé par la communauté internationale comme plaidoyer, de manière à assurer des appuis financiers clairs sur des objectifs clairs avec l’ensemble des partenaires potentiels de la RCA », a-t-il indiqué.
Centrafrique : la Communauté Centrafricaine de France (CCFR) ébranlée par le scandale d’escroquerie et tromperie aggravée du Président GUINON
Centrafrique.com/18968-2/marwan-guinon-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-18970 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Marwan Guinon, Président de la CCFR
Bangui 18 février 2018, CNC.
Par : Melvin Otto, CNC.
Le Président élu de la communauté centrafricaine de France CCFR a été démasqué, le lundi 12 février dernier, par certains membres du bureau de l’association qui ont mis à nu son casier judiciaire dans une vidéo en ligne du chargé et Porte-Parole, Didier Martial PABANDJI. Une vidéo dans laquelle il a demandé simplement sa démission pour tromperie et escroquerie aggravée.
Il s’appelle Bienvenu Aimard Guinon, 36 ans et connu des services de police français et les prisons parisiennes et lyonnaises pour vol, escroquerie, imitation de signatures, faux et usages de faux ! Mais le 4 novembre, avec la bénédiction et le soutien financier d’un proche de Faustin Archange TOUADERA, cet escroc hors pair a réussi à embobiner une centaine de centrafricains et s’est fait soutenir par des intellectuels très respectés et respectables pour mettre en œuvre ses sales intentions. Il a réussi à se faire élire comme Président de la CCFR en présentant un casier judiciaire vierge, mais falsifié, datant d’octobre 2017.
Dès mi janvier, au sein du bureau exécutif, les contestations sur sa probité morale et intellectuelle, ses nombreuses vidéos sur ses multiples comptes Facebbook dans lesquels il passe la plupart de son temps à insulter, injurier, calomnier les membres de sa communauté ainsi que les personnalités politiques du pouvoir de Bangui et de l’opposition démocratique, ont poussé certains membres à demander sa destitution. Chose que ce semi-lettré n’entend point de ses oreilles.
Il a multiplié les campagnes de dénigrement contre les membres de CCFR sur internet en s’attaquant même aux enfants et familles de certains dignes compatriotes. En interne, l’association déclenche une enquête silencieuse pour tout savoir sur ce récidiviste et escroc. Et la découverte est sans appel : un casier judiciaire de deux pages rempli (cf.doc joint).
Mis à nu, il ne reste plus qu’à procéder à la destitution du plus gros escrocs et voleurs de France Marwan GUINON ou simplement à la dissolution de cette association qui a fait couler beaucoup d’encres dans la communauté. Il est temps que des dignes fils et filles du pays reprennent les choses en main dans le bon sens.
Au Gouvernement centrafricain, et particulièrement le Ministre des Affaires Etrangères et des centrafricains de l’étranger d’aider à l’organisation de cette diaspora longtemps malmenée et représentée par des corrompus, des faux, voleurs et escrocs connus de tous, mais acceptés pour les services rendus aux régimes successifs controversés de Centrafrique.
Affaire à suivre.
copie du casier judiciaire de Marwan Guinon. Copyrightjusticefrançaise.
Centrafrique : évasion des combattants du MNLRC de la gendarmerie de Paoua, les gendarmes en parlent.
Centrafrique.com/18940-2/les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-18941 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les gendarmes dans une rue de Bangui.
Bangui, le 17 février 2018.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Le 7 février dernier, une dizaine des éléments rebelles du mouvement national pour la libération de la République centrafricaine (MNLRC) arrêtée le 25 janvier dernier dans la région de Paoua par la Minusca et Rémis aux autorités du pays, par l’entremise de la gendarmerie nationale, ont pris la fuite de leur lieu de détention en plein jour pour ne laisser qu’un petit mot de salutation à leurs ex-geôliers. Ce manquement de la part de nos forces de l’ordre a surpris plus d’un, surtout parmi les gendarmes qui mettent en cause sans détour l’efficacité de leur Directeur général. Le détail.
Même si le gouvernementn’a pas été sensiblement touché par l’affaire de l’évasion des 18 rebelles du MNLRCde la gendarmerie de Paoua, les gendarmes quant à eux, n’apprécient guerre la manière dont cette affaire a été traitée par le gouvernement d’une manière générale, et par leur nouveau DG en particulier.
Pour beaucoup des gendarmescontactés par CNC, il ne fait aucun doute, les structures du poste de la gendarmerie de Paoua ne peuvent accueillir un tel nombre des détenus, à fortiori ceux qu’on les juge très dangereux pour la sécurité nationale. En aucun cas, ces personnes ne peuvent pas passer plus de 24 heures sur place à Paoua. Hélas, c’est ce qui s’est passé et les prisonniers en ont profité, par des moyens ridumentaires pour s’évader.
À Bangui, l’affaire a fait énormément du bruit parmi les gendarmes qui, ne passant pas par 4 chemins, pointent du doigt leur nouveau Directeur général. Selon eux, ce dernier aurait été informé quelques jours plutôt de la dangereusité de ces criminels arrêtés et détenus dans leurs locaux de Paoua. Il était impératif de les extrader sur Bangui plus rapidement afin de garantir la sécurité de la population locale.
Cependant, le Directeur général, informé de la situation, laisse traîner les choses volontairement, ce qui ne peut jamais arriver au temps de l’ancien DG le général Marie-Noel Metinkoe, expliquent certains officiers gendarmes sous l’anonymat.
Par ailleurs, la nomination du colonel Aimé Bangaalias Coq-Billà ce poste du Directeur général de la gendarmeriea surpris plus d’un. Considéré comme peu stable et moins efficace par ses propres éléments, le colonel Coq-Bill aurait accumulé en ce moment sur son bureau un tas de dossiers à traiter, faute du professionnalisme.
Ainsi, des nombreux gendarmes regrettent sérieusement l’ancien Directeur général Metinkoe jugé très efficace et intelligent. Le problème, ce dernier, profitant de son lien familial avec le Président Touadera, ne collabore avec son ministre de tutelle, même avec l’actuel ministre de l’Intérieur. Mais tout le monde s’accorde à dire que le général Marie-Noel Metinkoe est efficace et pragmatique.
Sur ce, les gendarmesdemandent simplement au gouvernement le renforcement de leur capacité opérationnelle et matérielle afin d’être efficaces dans leur mission.
Le processus de retour à l’ordre constitutionnel en Centrafrique a été lent et parsemé d’embûches. La témérité de la communauté internationale et la volonté d’un peuple meurtri de recouvrir la paix ont permis la tenue d’une élection couplée sur l’ensemble du territoire national. Entre les deux tours des présidentielles, des alliances contre nature ou diaboliques ont été scellées nonobstant la diversité des idéologies contradictoires. Ces alliances n’ont pas été formalisées pour partager la vision politique de l’éminent élu de la nation mais pour se faire une place au soleil au détriment des attentes du peuple. L’un des candidats malheureux aux dernières présidentielles et l’un des premiers soutiens au désormais élu de la nation, le ministre de l’administration du territoire, du haut de ses six pour cent (6%) récoltés aux présidentielles a été récompensé au poste stratégique et régalien de ministre de l’intérieur chargé de la sécurité publique et de l’administration du territoire. À ce stade, tout est rose mais les négociations qui ont abouti à la conclusion de ces différentes alliances n’ont pas défini la durée et /ou la déchéance de ces accords. Est-ce un fait délibéré ?
Faire de la politique, c’est avoir la capacité de donner des coups mais aussi d’en recevoir…Progressivement, certains membres du gouvernement commencent à se démarquer au point de voler la vedette ou de faire de l’ombre au président de la république. Inquiet et préoccupé prioritairement par le renouvellement de leur mandat en 2021 au détriment des priorités nationales, le pouvoir instaure un dispositif comparable à un rouleau compresseur pour étouffer les appétits des potentiels candidats à la prochaine présidentielle. Ainsi des membres de l’opposition radicale, le président de l’assemblée nationale ainsi que quelques membres du gouvernement qui se reconnaîtront sont dans les viseurs de cette unité spéciale. Mais peut-on être dans le viseur du pouvoir et exercer efficacement comme ministre ? Cette cohabitation venimeuse et suicidaire est de nature à détruire sa marque de fabrique et par voie de conséquence hypothéquer ses chances d’avenir. L’ultime option politique crédible et plausible demeure la démission en vue de sauvegarder son capital confiance. Honte au pouvoir qui contredit et viole sans gêne la célèbre maxime de Gandhi qui disait je cite: « Il n’est pas nécessaire d’éteindre la lumière de l’autre pour que la nôtre brille ». Ce pouvoir de rupture est caractérisé par une obsession maladive d’anéantir ses adversaires (accusations de coup d’état par exemple). Fort de ce qui précède, le citoyen lambda qui ne cesse de constater l’absence de démission dans la culture politique centrafricaine s’interroge : Comment peut-on travailler efficacement dans un environnement pollué et malsain ? Le ministre de l’administration du territoire est-il victime de son propre succès ? A-t-il volé la vedette à l’illustre élu de la nation ? Être un brillant ministre dans un gouvernement est-il une faute politique ou professionnelle ? Le pouvoir craint-il sa probable capacité de nuisance en 2021 ? Les autorités de Bangui peuvent-elles renouveler leur mandat en 2021 si elles s’évertuent à fabriquer artificiellement des opposants ? L’organisation d’une réunion publique du pouvoir avec les autorités locales ( sous-prefets, maires, chefs de quartier etc…) a l’insu du ministre de tutelle est-elle synonyme de reniement ou de récusation ? Si tel est le cas, qu’ont-ils fait de la logique administrative et de la solidarité gouvernementale ? Le ministre de l’administration du territoire préfère-il en dehors de la démission jouer la prolongation en attendant 2021 histoire d’amasser de l’argent et/ou de racketter un peu ? Craint-il des poursuites judiciaires légales ou fabriquées artificiellement après sa démission ? Pourquoi les présidents centrafricains rêvent-ils toujours d’un deuxième mandat avant l’évaluation et surtout la fin du premier ? Ailleurs ces genres de déboires conduisent naturellement à la démission pour divergence idéologique mais pourquoi pas en Centrafrique ? A titre de rappel, la démission est par définition un acte par lequel on renonce à une fonction ou à un mandat. Pour qu’elle soit valable, la volonté de mettre fin à la fonction doit être manifestement claire et sans équivoque. Nous insistons sur le fait qu’une absence injustifiée même de façon prolongée ni un abandon de poste comme l’actuel ministre de l’administration du territoire avait fait par le passé ne peuvent constituer une démission. De toute les façons, les carottes sont cuites et l’issue devient inévitable: démissionner d’un gouvernement qui lui est hostile le grandira. De toute évidence et même si l’intéressé n’ose démissionner, il ne fera certainement pas parti de la prochaine aventure gouvernementale qui se profile en filigrane. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 16 février 2018
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.
La démocratie clochardisée du président Touadéra, activée depuis vingt-trois mois après sa prise de pouvoir tendant à recourir aux mercenaires étrangers pour former une armée propre à son régime et aux sociétés-écrans afin de bien s’enrichir commence à donner de l’insomnie à ses auteurs. Pour preuve, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Ange Maxime KAZAGUI, instruit lors du dernier conseil des ministres par le président Touadéra, rassure ceux qu’il qualifie des partenaires traditionnels de la Centrafrique notamment la France, de ne pas songer à une quelconque mésentente entre elle et la Centrafrique.
Pour le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Ange Maxime KAZAGUI, il est hors de question que le président Touadéra abandonne la France.
Rappelant qu’à la faveur d’un accord signé entre le président Touadéra et un marchand d’armes russes, plus de 200 mercenaires russes travaillant pour la société Sewa Société Services séjournent depuis plus d’un mois à Bangui et une centaine d’autres dans le désert soudanais frontalier avec l’Égypte en vue de former des soldats Faca .
Voici l’intégralité du communiqué du gouvernement signé, au nom de Touadéra et Simplice Mathieu Sarandji, Ange Maxime KAZAGUI.
COMMUNIQUÉ GOUVERNEMENTAL
Nous observons depuis quelque temps, la floraison d’articles dans la presse qui ont tendance à mettre à mal les bonnes relations de notre Gouvernement avec les pays amis.
Ces articles évoquent, une prétendue attitude adverse de certains pays dont particulièrement la France, qui est indexée avec insistance comme s’opposant au réarmement des Forces Armées Centrafricaines, et plus particulièrement à la fourniture des équipements militaires aux FACA par la Russie.
Il est utile de faire connaître à tous, que nos partenaires traditionnels, dont la France ont appuyé et accompagné notre pays pour la formation de nos forces années, directement ou à travers l’EUTM, et mieux encore, pour la fourniture des équipements par la Russie pour laquelle la France comme les autres partenaires ont donné leur plein accord lors de la discussion sur la question au Conseil de sécurité des Nations-Unies.
Le Gouvernement attire l’attention des journalistes et organes de presse sur les effets négatifs de tels articles sur les relations avec les pays amis. Il saisit cette opportunité pour réaffirmer la qualité de ces relations bilatérales avec nos partenaires traditionnels et particulièrement la France, ainsi que sa volonté de maintenir celles-ci et de les promouvoir.
La jeunesse doit prendre à cœur les études qui sont le socle et la clé du succès sachant qu’elle (la jeunesse) est le fer de lance du développement lequel se traduit par un engagement effectif dans tous les domaines de la vie socio-professionnelle. En un mot, la jeunesse doit comprendre que l’avenir et le devenir du pays est entre ses mains à partir du moment où la génération vieillissante lui a passé le relais. Une mission d’autant plus importante qu’elle doit s’acquitter avec enthousiasme et patriotisme.
Qu’est-ce qu’un bon journaliste ?
Le journalisme est un métier noble qui requiert beaucoup de qualités : diligence, abnégation, conscience professionnelle doublées d’un esprit de sacrifice à toute épreuve. Un bon journaliste doit être animé par un seul souci : informer selon les règles de la déontologie avec un souci d’objectivité sans faille, un grain d’honnêteté et de savoir-faire tous azimuts. Le journaliste doit faire abstraction de toute considération partisane, égoïste, matérialiste, ethnique, religieuse ou tout autre aspect qui concourt à la dévalorisation du métier. Le journaliste incarne le témoin, susceptible de restituer fidèlement à l’opinion et aussi à la postérité, l’actualité dans toute sa dimension intrinsèque sur les différents aspects de la vie publique.
Les travers du journalisme centrafricain…
Il est regrettable que de nos jours, certains journalistes véreux foulent aux pieds les règles élémentaires de la déontologie ceci par des comportements rétrogrades qui jettent du discrédit sur l’ensemble de la corporation. certains confrères n’hésitant pas, par cupidité ou amour de gain, à afficher une partialité manifeste quant à la sélection et au traitement de l’information. Des pratiques éhontées qui n’honorent aucunement le métier. D’autres, par manque d’expérience et de formation ou de remise à niveau professionnelle , se livrent à de l’amateurisme tous azimuts au détriment des vrais professionnels des medias, à tel point que tout le monde est mis dans le même sac. En clair, un bon journaliste digne de ce nom, doit faire sans cesse montre de savoir-faire et de professionnalisme aigu dans l’exercice de son métier.
Le message que je souhaite faire passer pour l’avenir de la RCA.
La RCA, depuis son accession à la souveraineté nationale et à l’autodétermination, peine à se frayer une place dans le concert des pays émergents, à l’instar des autres pays du continent qui ont connu le même parcours, la même histoire, la même destinée. Ceci, non seulement en raison d’un manque de leadership mais aussi d’une volonté politique et d’une vision réelle du développement. Certes, des idées de développement louables sont émises çà et là pendant les campagnes électorales, mais celles-ci tombent en désuétude des lors que l’objectif électoral est atteint. Le nouveau dirigeant reléguant sans gêne à l’arrière-plan, le programme de société pour lequel le peuple l’a élu. Par ailleurs, aujourd’hui, plus d’un demi-siècle après son accession à la souveraineté nationale, la RCA demeure un pays assisté (toute l’aide financière vient de l’extérieur) malgré ses énormes potentialités minières, agricoles, forestières, etc. Certes, la prolifération des groupes armés qui contrôlent quasiment le tiers du territoire national, et l’embargo des Nations-Unies sur le réarmement des FACA n’arrangent pas les choses. Cependant, il convient de mettre en exergue la volonté (commune) d’œuvrer à l’unisson pour le redressement ou la reconstruction d’un Centrafrique nouveau, grand et prospère avec la conjugaison de toutes les forces vives de la nation. Je demeure convaincu que la RCA se relèvera avec l’apport d’une jeunesse dynamique, déterminée et soucieuse de son avenir. Pour cela, il faudra un bon leader au service de la nation.
Félix Yépassis-Zembrou
Le dernier livre de Félix-Yépassis-Zembrou « Il était une fois ma vie » est une œuvre magistrale. Ce livre offre un nombre incalculable d’anecdotes et de souvenirs qui permettent au lecteur de remonter le temps et de mieux comprendre la République Centrafricaine. Le grand journaliste Félix Yépassis-Zembrou a été amené au cours de sa carrière à s’intéresser à l’ensemble de la société centrafricaine, des membres de la classe politique, aux artistes, aux paysans, aux artisans etc. Il remonte le temps dans son livre passant en revue les régimes et retraçant l’histoire de son pays. Observateur attentif et perspicace, son expérience de l’intérieur donne à son témoignage plein de sagesse, d’espoir et de sincérité une valeur inestimable.
Ce livre à lire absolument est à commander en suivant le lien ici:
RDC: une pétition à la CPI pour le Kasaï et les marches de chrétiens
Centrafrique.com/18943-2/entree-marche-de-binua-capitale-de-lituri-en-republique-democratique-du-congo-rdc/” rel=”attachment wp-att-18944 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’une des entrées du marché central de Binua, capitale de l’Ituri. Photo la Libre.
Bangui, le 17 février 2018.
Par : Marie-France Cros.
Deux bus de 50 personnes devraient quitter la Porte de Namur, à Bruxelles, ce vendredi matin. Direction: La Haye, où ces voyageurs veulent remettre une lettre à la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) pour « l’interpeller » sur les crimes commis au Kasaï et lors de la répression de marches pacifiques de chrétiens en République démocratique du Congo (RDC).
L’initiative émane de Jeannot Kabuya, président d’Alternance 243-Les Congolais organisés, qui a indiqué à La Libre Afrique.be avoir reçu l’appui d’ONG de défense des droits de l’hommes (Asadho, ACAJ, Licof) et d’organisations de la société civile (Lucha, Filimbi, Congolais Debout).
Les voyageurs – dont la plus grande partie attendra à l’extérieur, tandis que leurs représentants seront reçus par la procureure Fatou Bensouda – veulent « interpeller » cette dernière sur « les actes criminels en train de se perpétrer en RDC » et, plus précisément, au Kasaï, où les violences nées de la rébellion Kamwina Nsapu, depuis la mi-2016, et de sa sanglante répression ne sont pas terminées. Ils veulent aussi dénoncer la violence de la répression des marches pacifiques de chrétiens qui réclamaient l’application de l’Accord de la Saint- Sylvestre 2016, balisant le chemin vers des élections consensuelles.
Notant que le 31 mars dernier Mme Bensouda avait exprimé sa préoccupation au sujet des désordres au Congo, les pétitionnaires espèrent lui voir donner suite, alors que la violence déployée depuis des mois en RDC est, selon eux,
« une stratégie pour maintenir au pouvoir » le président hors mandat Joseph
Centrafrique : barrière anarchique dans le pays, des gardes présidentiels rançonnent la population au Pk26.
Centrafrique.com/18920-2/barriere-pk12-bangui-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-18923 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La barrière du Pk12 le 13 août 2016. Photo : CNC.
Bangui, le 16 février 2018.
Par : Gervais Djingatoloum, CNC.
Après les séléka, les Anti-balaka puis les RJ , c’est le tour des éléments des forces de défense et de sécurité nationales d’ériger à nouveau sur les différents axes routiers du pays des barrières anarchiques afin de bien rançonner et maltraiter la population centrafricaine. À ce titre, l’une des barrières installée et contrôlée par les gardes présidentiels sur la route de Boali au niveau du Pk26, illustre bien à merveille qu’il suffit de quitter le périmètre de la capitale pour se rendre compte que la vie est dure pour tous ceux qui tentent de voyager hors de Bangui.
À l’origine, l’ordre a été donné aux forces de défense et de sécurité de contrôler à travers des checkpoints les allées et venues de certains véhicules de transport en commun dans chaque grande ville du pays afin de filtrer certains contrevenants qui pourraient bien pourrir la vie à la population. Les gendarmes étaient les seuls à être autorisés à faire ce genre de contrôle dans le pays, puis les douaniers et les agents des Eaux et forêts.
Mais depuis le début des multiples crises politico-militaires dans le pays, les choses ont bien changé. Les soldats FACA, les gardes présidentielles et les policiers sont dorénavant tous invités à se joindre à ces nombreux contrôles sur les routes du pays, ce qui provoque l’éclatement plus ou moins rapide des nombres des barrières contrôlées par des éléments des forces de défense et de sécurité partout dans le pays.
Entre temps les forces de défense, communément appelées soldats Faca, détachés à la garde présidentielle ou non, trouvent un moyen plus simple et rapide de racketter la population, parfois la maltraiter impunément.
Pour tous ceux qui ont déjà voyagé hors de la capitale Bangui, ils comprennent aisément à quel point passer un contrôle des soldats Faca ou des gardes présidentielles sont un véritable risque de se faire dépouiller ou même maltraiter publiquement.
Au Pk26 sur la route de Boali ou de Damara, juste à l’entrée de la capitale, il y’a plusieurs contrôles à ce niveau, mais celui des gardes présidentiels s’avère très dangereux.
À titre d’exemple, pas plus tard que le dimanche dernier, une dizaine des passagers en provenance de Garaboulaye ont été dépouillés à ce niveau publiquement par ces gardes présidentiellesqui tiennent la barrière.
D’après les victimes de de l’acte contactées par CNC, les gardes présidentiels ont exigé à chacun de verser une somme de 50 000 de francs CFA pour les étrangers, 5 000 FCFA pour les nationaux sans carte d’identité nationale et 2500 pour tous les nationaux qui sont en règle avant de franchir la barrière. Un moment d’incompréhension générale et de colère s’empare les pauvres citoyens qui ont le malheur de tomber sur ce genre des choses.
Selon notre enquête, le coupable a été bien identifié ce jour. Il s’agit d’un sergent-chef de la garde présidentiel qui a d’ailleurs répondu à un Nigérian qui est de passage aussi le dimanche dernier dans le secteur qu’il ne connaît pas la carte de séjour lorsque celui-ci lui a montré sa carte de séjour centrafricain. Il lui a demandé au passage de payer comme les autres la somme de 50 000 FCFA.
Par ailleurs, nous avons rencontré ce sergent-chef qui a avoué les faits, mais fourni sa propre raison des choses qui n’honore pas notre pays.
Au ministère de la Défense, nous avons tenté en vain d’en savoir plus sur ce genre de contrôle, mais personne n’est disponible pour nous répondre.
Le gouvernement est-il au courant de cette pratique mafieuse qui fragilise davantage le pays ?
Même les sacs d’arachides produits dans le pays et transportés dans la capitale sont désormais taxables par la douane nationale. Pourquoi tout ça ?
Les Centrafricains sont-ils le dernier peuple au monde comme l’affirme Michel Djotodia?
Tchad : « Idriss Déby n’a aucune solution pour le Tchad » dixit Saleh Kebzabo
Centrafrique.com/18931-2/chad-politics-vote/” rel=”attachment wp-att-18932 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Saleh Kebzaboh, le chef de file de l’opposition tchadienne.
Bangui, le 16 février 2018.
Par : Laurence Caramel.
Grève générale largement suivie depuis fin janvier dans la fonction publique pour protester contre de nouvelles coupes de salaires, appels à des marches pacifiques sévèrement réprimées pour cause de « trouble à l’ordre public », suspension de l’aide budgétaire du Fonds monétaire international (FMI), statu quo des discussions engagées avec le géant du commerce des matières Glencore pour renégocier une dette de plus de 1 milliard de dollars (plus de 800 millions d’euros) devenue insoutenable depuis la chute des cours du pétrole en 2014. Idriss Déby, au pouvoir au Tchad depuis 1990, affronte une nouvelle vague de contestation.
Chef de file de l’opposition, le député de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) Saleh Kebzabo dénonce son refus d’ouvrir un dialogue national et conteste l’analyse des Occidentaux qui voient dans le maître de N’Djamena un rempart contre le terrorisme.
Cette nouvelle crise est-elle différente des précédentes ?
Saleh Kebzabo La crise touche tous les secteurs et toutes les grandes villes du pays. Et elle est durable. Cela fait trois ans que les Tchadiens souffrent des difficultés économiques provoquées par la chute des prix du pétrole et on ne voit toujours pas de solution. Mais ils souffrent plus encore de la mauvaise gouvernance.
L’argent du pétrole a été dilapidé. S’il avait été géré autrement, le choc serait moins dur aujourd’hui et il y aurait eu de l’argent pour le développement. Mais personne n’a été arrêté pour avoir détourné l’argent du pétrole, et au moment où il faut trouver de nouvelles économies, c’est vers ceux qui n’ont rien reçu que le gouvernement se tourne. Cela témoigne d’un grand mépris pour la population.
Idriss Déby n’a aucune solution pour ce pays. Il attend la remontée des prix du pétrole alors que les problèmes du Tchad sont beaucoup plus profonds. Ce pays est bloqué et son président est coupé de la réalité. Sa seule réponse est la répression. Il ne veut pas entendre un autre son de cloche que le sien, comme en témoigne la démission du ministre de la culture. Mahamat Saleh Haroun.
Les appels à des marches pacifiques sont peu suivis. Cela ne montre-t-il pas les limites de la contestation ?
Lorsque les Tchadiens ne sortent pas pour manifester, ce n’est pas parce qu’ils sont plus peureux que les autres. mais parce qu’ils sont face à un homme qui ne souffre aucune contestation et envoie sa garde républicaine pour réprimer les manifestants. Cette garde de plusieurs milliers d’hommes a été recrutée parmi les membres de sa tribu. de son clan.
Ces hommes qui agissent aujourd’hui en revêtant des tenues de police dans les rues de N’Djamena n’ont aucune formation pour gérer des manifestations. Ils tirent. Ils ne savent même pas utiliser les bombes lacrymogènes qu’ils dirigent vers les individus. Un de mes camarades a perdu son œil. La culture politique d’Idriss Déby est le rapport de forces. Il pense aujourd’hui qu’il est en sa faveur. mais il se trompe. La rébellion s’amplifie.
Comment cela ?
La réélection illégitime d’Idriss Déby en 2016 pour un cinquième mandat a poussé beaucoup de militants à rejoindre les mouvements de rébellion installés dans le sud de la Libye et au Darfour. Il s’agit de milliers d’hommes. Ils guettent le bon moment pour intervenir et je peux vous l’assurer. il y aura du grabuge.
Nous avons proposé l’ouverture d’un dialogue national pour sortir de l’impasse dans laquelle est entraîné le pays. Mais. jusqu’à présent. le pouvoir nous a opposé une fin de non-recevoir.
Idriss Déby est considéré comme le plus solide allié des Occidentaux dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. En septembre 2017 à Paris, il lui a été promis une aide importante pour financer son programme de développement. Que pensez-vous de ce soutien ?
Les Occidentaux soutiennent leurs intérêts. Idriss Déby leur a vendu qu’il était le seul à pouvoir lutter contre le terrorisme au Sahel et, pour cela, ils sont prêts à payer cash. Mais ce qu’ils laissent faire aujourd’hui aura un coût. Si le pays s’effondre, ils devront intervenir. Qui peut penser un seul instant que cet homme qui n’a jamais fait aucune réforme pour développer son pays, va changer au bout de vingt-huit ans de pouvoir. Les donateurs connaissent Déby et ils le savent parfaitement. Ils s’en accommodent car ils ont décidé que c’était pour eux la carte à jouer.
Dans le discours des Occidentaux, l’effondrement de la Libye qui a suivi la chute de Mouammar Kadhafi sert souvent de repoussoir pour envisager de retirer le soutien à ce régime.
Cette façon de penser trahit le prisme de l’analyse occidentale qui personnalise le pouvoir à travers un seul homme comme si aucun autre n’était capable de diriger le Tchad. Pourquoi serait-ce le chaos après Déby ? Vous n’avez pas ce genre de raisonnement lorsqu’il s’agit de vos pays. Personne n’a pensé que ce serait le chaos après le départ de De Gaulle. Et vous venez d’élire un jeune homme de 39 ans qui était inconnu il y a peu. Pourquoi cela n’arriverait pas au Tchad ? Il y a des hommes jeunes capables de diriger ce pays alors qu’Idriss Déby est le moins qualifié des Tchadiens pour cela. Nous n’attendons pas notre libération des Européens ou des Français et notre lutte va donc continuer.
Ayant pris connaissance de la réaction de Mme SIOTENE Juda sur le profil facebook de Chris Can, faisant suite vraisemblablement à l’article de corbeaunews-centrafrique.com, incriminant le ministre des communications Maxime KAZAGUI.
Quelle pantalonnade ?
Ne connaissant ni de près et ni de loin cette dame, pas plus que le ministre des communications Maxime KAZAGUI que je découvre au fil des actualités Centrafricaines, je trouve inadmissible et insupportable de laisser passer de telles insanités à l’égard du personnel du cabinet ministériel et par-delà, l’insulte au bas peuple dont je fais partie. Un post à la hauteur de la compromission dont Le ministre des communications Maxime KAZAGUI aurait été l’auteur.
Centrafricains, soyons au moins conséquents un jour au lieu de toujours nous verser dans l’inutilité, faisons de nous des attardés aux yeux des autres nations. C’est quoi cette mentalité que nous avons, celle de toujours accuser les autres lorsque nous fautons. Arrêterions-nous un jour d’être des bambins ?
Qu’est-ce que certains ne feraient pas, afin d’avoir accès aux miettes que l’oligarchie Banguissoise fait tomber à dessein ?
Heureusement que cette race, appelée à disparaître du paysage politique ne saurait représenter la masse silencieuse. Cette masse qui n’en peut plus des griots des temps modernes ainsi que des chiens garde prompts à trouver des raisons à des situations invraisemblables.
Madame la porte-parole, en pareilles circonstances, le silence aurait été mieux que de l’ouvrir pour avorter des monstruosités incitant les mouches à voltiger de tous côtés.
Une soupe fade et nauséabonde servie sur le modèle de Mohamed Saïd al-Sahhaf, ex minstre de l’information de feu Saddam Hussein pendant l’invasion de l’Irak par l’armée Américaine.
Une danse du ventre digne des « danseuses de révo » du temps de la période sombre qu’a connu ce pays.
Et puis quoi encore ?
« Attention : À part ses fonctions de Ministre.
Maxime Kazagui appartient à une Grande Famille Centrafricaine. »
Dites-nous, qu’est-ce que les « grandes familles » si elles existent, qu’ont-elles apportées de positif au Centrafrique ? Si ce n’est de se servir encore et toujours tout en écrasant la masse.
Des grandes familles, pour ne pas aller plus loin, le Cameroun en regorge et en est fier. Ces grandes familles constituent le tendon d’achille de l’économie de leur pays. Chez nous, que nenni. Prédation sur prédation.
Au passage, c’est une grande une grande dans ce pays, dernier en tout ? Pourrai-je avoir le nom d’une de ces grandes familles centrafricaines ?
« Qui ne connaît pas son Père Claude Kazagui. »
Qu’est-ce que voulez dire par là ?
Soyez un peu plus loquace pour nous, les enfants des autres. Pour nous, les enfants des ouvriers qui ne portent pas de noms, qui ne sont pas issus de « grandes familles » mais qui ont su se battre pour être là où on ne les attend pas, grâce à leurs savoirs. Nombreux des nôtres sont quotidiennement au charbon, pour que ce semblant d’Etat qui nous reste ne puisse pas se noyer. Certains des nôtres tentent de porter la nation Centrafricaine où qu’ils se trouvent à travers le monde dans leurs domaines de compétences.
Claude KAZAGUI a fait son temps avec ses bons et mauvais côtés, et la nation lui a toujours témoigné sa reconnaissance. Aussi loin dans ma mémoire, ce commis de l’Etat n’a jamais été accusé ou cité dans une affaire d’orgies dans son bureau ou autres. Je trouve indécent de citer M. Claude KAZAGUI dans une affaire qui ne le concerne pas, mais son fils qui est un grand garçon.
Tout porte à croire qu’après avoir connu son père, toute la nation devrait courber l’échine, ne rien dire malgré les incartades de M. Maxime KAZAGUI, ministre de la république parce qu’il est le fils de son père ? Mais, où allons-nous ?
Qu’il ne vous en déplaise, M. Maxime KAZAGUI est ministre de la république, payé avec l’argent du contribuable centrafricain et du monde. A ce titre, souffrez madame la porte-parole, que ses moindres faits et gestes soient scrutés, disséqués, commentés et que le peuple lui demande des comptes. La cinquantaine passée, vous n’allez pas continuer à nous servir cette vieille rengaine du « fils de… » pour un adulte qui n’est sous-tutelle. Il est assez grand pour être ministre donc, aussi assez grand pour répondre des actes qu’il aurait posés en toute connaissance de cause.
Claude KAZAGUI n’est pas M. Maxime KAZAGUI fussent-ils père et fils et les actes qu’auraient commis le fils dans le cadre de ses fonctions et/ou activités
« Maxime Kazagui est consul de l’Afrique du sud. »
Quoi de plus normal que Maxime KAZAGUI soit consul de la république d’Afrique du sud ? Le personnel de son département, aussi bien le peuple centrafricain n’est pas contre ce fait et surtout n’en a cure. Il n’y a pas lieu d’avoir cette réaction de la cours de récréation Madame la porte-parole.
Parle-t-on du consulat de la république d’Afrique du sud ou du cabinet du ministère des communications de la république centrafricaine ? Il est question d’une histoire de mœurs dans les bureaux du ministre centrafricain des communications et non dans celui du consul de la république d’Afrique du sud.
Si acte sexuel il y’avait, c’était bien dans son bureau au ministère des communications et nulle-part ailleurs. Madame la porte-parole, vous n’intimiderez personne en brandissant le fait qu’il soit consul.
« Il fut candidat aux élections Présidentielles. »
Etre candidat aux élections présidentielles est synonyme de quoi ? Et pour quel pourcentage ? Dites-nous dans quelle université prépare-t-on le diplôme de candidat aux élections présidentielles pour que certains de nos compatriotes pensant avoir un destin, puissent s’y inscrire. Le fait d’être un ancien candidat aux élections présidentielles devrait absoudre les dérives de ceux-ci ? Ancien ministre par-là, ancien député par-ci, ancien candidat aux élections présidentielles ! Bah ! Enfin, qu’ils trouvent un métier.
Le pays finit par devenir un pays des anciens des ex, des fils de…après, nous nous étonnons que rien n’avance et surtout, que rien ne change.
A force, nous finirons par devenir des ex centrafricains.
« Il est chef d’entreprise. »
Nous n’allons pas nous y attarder mais Dieu seul le sait.
Maxime KAZAGUI est incriminé par le personnel de son cabinet en qualité de ministre de tutelle et non celle de consul, de fils de, d’ancien candidat aux présidentielles et encore moins pour ses talents de chef d’entreprise. Alors, de grâce, épargnez-nous de ces petites considérations ainsi que de ces réactions des chiens de garde.
Tout ce qui touche au fonctionnement de l’Etat se sait dans ce pays.
Le Centrafrique se porterait bien et mieux si, ceux qui sont nommés assument correctement les responsabilités qui sont les leurs et les conséquences qui en découlent.
RDC: cinq morts dans un accident du cortège présidentiel.
Centrafrique.com/18913-2/un-camion-accidente-sur-la-route-du-congo-republique-democratique-du-congo-rdc/” rel=”attachment wp-att-18914 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un camion accidenté sur une route de la RDC. Photo AFP.
Bangui, le 15 février 2018.
Par : CNC avec TV5
Cinq personnes sont mortes et 11 blessées mardi lors d’un accident du cortège du président Joseph Kabila sur une route du sud-ouest de la République démocratique du Congo, a-t-on appris auprès de la présidence congolaise.
“Hier soir, sur la route de Matadi à la hauteur de Kimpese, un véhicule de l’escorte présidentielle a été heurté par un poids lourd qui transportait du ciment”, a déclaré à l’AFP Yvon Ramazani, expert en communication à la présidence de la RDC.
“Trois militaires de la garde républicaine ont été tués dans cet accident mais aussi deux riverains qui se trouvaient sur le lieu”, a-t-il ajouté.
Sept militaires et quatre civils ont été blessés, selon M. Ramazani qui a expliqué que la pluie était à l’origine de l’accident.
Le président Kabila “est resté sur place jusqu’à l’arrivée des secours et a supervisé personnellement l’évacuation des blessés et des morts par ambulance”, a ajouté cette source.
La garde républicaine est l’unité chargée de la protection de M. Kabila, qui revenait de Matadi, chef-lieu de la province du Congo central (sud-ouest) où il séjournait depuis le week-end.
Mercredi, M. Kabila devait recevoir à Kinshasa les présidents du Congo- Brazzaville Denis Sassou Nguesso et d’Angola Joao Lourenço pour une réunion tripartite.
Les accidents sur les routes congolaises sont souvent meurtriers. L’excès de vitesse, le mauvais état des routes ou encore la surcharge des véhicules en sont souvent les causes. Kimpese est située à 220 km dans le sud de Kinshasa, le long d’une de meilleure route de la RDC.
Centrafrique : échange de tirs musclé au quartier Km5, deux personnes à l’hôpital.
Centrafrique.com/18907-2/un-homme-monte-la-garde-au-km5-le-17-novembre-2017-corbeaunews-img_28janv2018233749/” rel=”attachment wp-att-18908 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un homme mont la garde au quartier Km5 le 17 novembre 2017. Photo BBC.
Bangui, le 15 février 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Plusieurs heures de combats avec des mitraillettes et deux personnes grièvement blessées, le quartier Km5 ressemble étrangement la nuit dernière à un ghetto colombien contrôlé par des narcos trafiquants. Que s’est-il passé ?
Selon des informations recueillies sur place, tout a commencé hier mercredi 14 février dans la matinée par une opération violente des éléments d’autodéfense du quartier Km5 dirigé par un criminel en chef denommé Force au domicile d’un soldat de l’armée nationale (Faca) habitant le même quartier. Au cours de l’opération, les éléments de Force ont pu récupéré des armes et des munitions qu’ils gardent toujours par devers eux.
Mécontents de l’acte, les soldats Faca de la zone se sont rassemblés pour lancer un ultimatum de quelques heures aux autodéfenses de leur remettre sans condition, et ce, dans l’immédiat leurs armes et munitions. Alors que cet ultimatum expire le même jour vers 18 heures, les miliciens d’autodéfense refusent toujours de leur remettre les armes confisquées.
Ainsi, les soldats Faca, en colère, ont pris d’assaut le quartier général de la milice d’autodéfense qui a pu résister efficacement à celui-ci.
Entre temps, un camion de six roues loué par l’Organisation internationale de migration (OIM)pour transporter des matériaux de construction vers Kaga-Bandoro, au passage sur l’avenue Koudoukou, est tombé par malheur nez à nez devant les éléments d’autodéfense dirigés par Forceprès du commissariat de police du 5e arrondissement de Bangui.
D’après les explications du conducteur aux assaillants, il est en route pour le chargement de son camion demain matin au BARC (Bureau d’affrètement routier centrafricain) qui fait office de la gare routière dans la capitale, car il devrait quitter Bangui ce jeudi 15 février. Ce qui n’a pas permis aux éléments de Force de le relaxer, ils demandent au contraire une rançon de 250 000 FCFA avant sa libération.
Dommage pour le conducteur dénommé Ousmane, les assaillants ont tiré sur lui à plusieurs reprises sans aucune explication apparente.
Transporté urgemment par la Croix rouge à l’hôpital, l’homme a pu être sauvé pour le moment, mais son état est toujours préoccupant.
Entre temps, une autre personne, touchée elle aussi, est transportée d’urgence à l’hôpital pour des soins d’urgence.
En tout cas, c’est le bilan provisoire établi par la Croix-Rouge hier nuit.
Finalement, peut-on parler encore des autodéfenses ou des braqueurs en liberté ?
Toute chose à une fin. S’ils veulent protéger leur quartier, ils n’ont qu’à laisser de côté le banditisme, nous a expliqué un habitant de Km5 contacté par CNC.
Par ailleurs, le syndicat des transporteurs menace de rentrer en grève si le gouvernement n’apporte pas un début de solution à ce genre de violence gratuite sur les automobilistes.
Centrafrique : la destitution du Président Touadéra, un processus inévitable en 2018.
Centrafrique.com/18897-2/president-touadera-salue-catherine-samba-panza-lors-de-son-investiture-stade-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-18899 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Touadera à droite salue madame Catherine Samba-Panza lors de son investiture dans le stade 20 000 places le 30 mars 2016 à Bangui.
Bangui, le 14 février 2018.
Par: Gisèle MOLOMA, CNC.
« Par son attitude, par sa façon de penser ou d’agir, l’homme attire le bien ou le mal », dixit Aivanhov. Le Président Faustin archange Touadéra, exilé au moment où la politique, le pouvoir public, la communauté internationale et la société civile se penchaient pour élaborer la Constitution du 30 mars 2016, n’a pas pris son temps, une fois jurée la main sur le document, de lire, ne fût-ce que, quelques dispositions importantes. Conséquence, par son attitude et par sa façon de faire, il viole depuis une année, par omission et par action, la Constitution sans que les Constituants le sachent. Constitutionnellement, va-t-il sauver pour la seconde fois son pouvoir ?
Décorticage.
Une lecture sélective de la Constitution par un étudiant de deuxième année de droit peut vous affirmer avec certitude que désormais, il ne fait aucun doute que le mathématicien de Boye-rabe Faustin Archange Touadéra qui veut s’en passer des conseils des juristes, foule à pied la Constitution.
Le texte incriminatoire
Tout est parti des dispositions transitoires et finales de la Constitution du 30 mars 2016. De son article 154 à 159, certaines Institutions issues de la Charte nationale de transition qui faisait office de la Constitution, ont été expressément maintenues et cela, pour des raisons juridiques, ne doit pas dépasser 12 mois à compter de la date de prestation de serment du nouveau Président élu au suffrage universel, en l’occurrence le président Touadéra.
Article 155 : « Les Institutions prévues par la présente Constitution seront mises en place dans les douze (12) mois qui suivent la date de l’investiture du Président de la République élu à l’exception du Sénat qui sera mis en place après les élections municipales et régionales ». Voilà les douze (12) mois passés, certaines Institutions ne sont pas mises en place.
Quelles sont ces Institutions à mettre en place dans les douze (12) mois ?
D’après la Constitution, l’Assemblée nationale (chapitre 1er), le Sénat (Chapitre 2), la Cour Constitutionnelle (Titre VI) ; la Haute Cour de Justice institution non permanente (Titre VII), les Régions qui forment les Collectivités territoriales (Titre IX) le Conseil économique et social (titre X) le Conseil National de la Médiation (Titre XI) le Haut Conseil de la Communication (Titre XII) ; l’Autorité nationale des Élections (Titre XIII) la Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance (Titre XIV). Mais les Institutions qui entrent dans notre analyse : les Régions et l’Autorité nationale des Élections.
Si le Sénat prévu au chapitre 2 est temporairement mis en quarantaine, toutes les autres Institutions doivent être mises en place dans les douze mois qui suivent la prestation de son serment.
Alors, force est de constater que depuis le 29 mars 2017, date butoir constitutionnellement imposée pour mettre en place ces Institutions, les Régions prévues en Titre IX et l’Autorité nationale des Elections, une Institution permanente prévue au Titre XIII n’a pas encore mis en place.
L’Autorité nationale des Élections issues de la Constitution défunte survit. Or, les rédacteurs de cette Constitution n’ont pas prévu son maintien comme ils l’ont fait pour le Conseil National de Transition qui joue le rôle de l’Assemblée nationale, le Haut Conseil de Communication bien qu’expressément et écrit noir sur blanc dans l’article 155 les autorise toutes à rester durant douze (12) mois.
La mise en place des Régions dans les douze (12) mois qui suivent son investiture afin de permettre l’organisation des élections municipales et régionales est tombée dans l’oubliette.
Cette omission volontaire constitue un crime de haute trahison aux regards de la Constitution du 30 mars.
Article 124 : Le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison.
Sont notamment considérées comme crime de hautes trahisons :
La violation du serment ;
Les homicides politiques ;
La constitution ou entretien de milice ;
Le refus de doter les forces de défense et de sécurité de moyens nécessaires à l’accomplissement de leur mission ;
La violation de l’article 23 ci-dessous ;
La on mise en place des institutions de la République dans le temps constitutionnel
Toute action contraire aux intérêts supérieurs de la Nation.
Que doit-il se passer maintenant ?
La balle est désormais dans le camp des élus de la Nation. Seulement la moitié de ces élus peut demander la mise en accusation du président Touadéra ; et lors d’un débat parlementaire à cet effet, seulement 2/3 de voix recueillies lors d’un scrutin secret suffit à le voir devant la Haute Cour de Justice. Article 125 de la Constitution.
Mais pour un expert centrafricain contacté par CNC sur cette question, il n’y aura rien de positif à attendre de la plupart de ces députés actuels. D’après lui, les députés ont plusieurs fois prouvé de quel côté ils se penchent chaque fois qu’il s’est agi de choisir entre l’intérêt supérieur de la Nation et leurs tubes digestifs. Grâce aux moyens financiers et alimentaires remis à certains députés le Premier ministre et ami personnel du président Touadéra Simplice Mathieu Sarandji avait échappé belle à une procédure de destitution. Si réellement ils aiment le pays, ajoute-t-il, c’est le moment d’agir, sinon, ils violent eux aussi la Constitution par omission et la démocratie, enterrée.
Et même certains hommes politiques, enivrés par le lait offert par Touadéra, ferment sciemment les yeux sur la violation de la Constitution. Sauf, s’ils ne sont pas entourés des juristes comme Touadéra, dans leurs instances de décisions. Conclut notre expert.
Pour un défenseur des Droits de l’Homme contacté par CNC, le fait de conditionner la mise en place du Sénat par l’organisation des élections municipales et régionales, elle-même non délimitée dans le temps, fait perdre à la présente Constitution toute sa valeur.
Pour ce défenseur des Droits de l’Homme, la raison d’être des dispositions transitoires ou finales est d’assurer la continuité de l’État afin d’éviter de création des zones de non-droit et sont appelées, en réalité, à disparaître. Il accuse l’ancienne présidente de la transition Madame Catherine Samba-Panza et son gouvernement de sauter la durée de deux ans retenue par les rédacteurs de la Constitution de 30 mars.
Les signes ne mentent pas.
Une source bien informée poche du groupe parlementaire « Cœur-uni » affirme que plusieurs élus de la Nation chuchotent depuis un moment sur la capacité morale du président Touadéra à diriger encore ce pays. Ce qui justifie le statu quo de relation conflictuelle entre le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua et le président Touadéra d’une part et d’autre part, entre la majorité présidentielle virtuelle et l’opposition dirigée par l’ancien chalenger de Touadéra.
En attendant de voir les Touaderateurs et les fatistes à l’œuvre, le deuxième trimestre 2018 ouvrent déjà ses portes.
Sur invitation des autorités religieuses du Diocèse de Bouar, le Camarade Martin ZIGUELE, Président du Parti, s’est rendu à Bouar du vendredi 9 au dimanche 11 février, en vue de participer à la messe du sacre de Monseigneur Miroslaw GUCWA, nouvel évêque dudit Diocèse.
Accompagné des Camarades Honorables Bernard DILLA, Député MLPC de Ngaoundaye 1, Eusèbe NGAISSE, Député MLPC de KOUI et Luc NINGA, Député MLPC de Baboua 2, le Camarade Martin ZIGUELE a tenu samedi 10 février à 15h30 une réunion de travail avec les responsables de la Fédération MLPC de la Nana-Mambéré. L’objectif principal de cette réunion était de sonner la mobilisation générale des militantes et militants de tous les organes du Parti, afin de de lancer sans délai les opérations de restructuration de tous les organes du Parti, de la cellule à la section, puis de la Sous-fédération à la Fédération, afin de redonner au Parti sa place historique dans la Nana-Mambéré.
Ensuite, le Camarade Martin ZIGUELE, toujours accompagné des camarades parlementaires, a tenu une réunion avec les déplacés de la Sous-préfecture de KOUI à Bouar et ses environs. Après les témoignages des femmes, des jeunes et des hommes sur la situation réelle dans cette région, nous avons pris l’engagement de continuer le plaidoyer pour le retour de l’Etat, et de ses représentants civils et militaires à KOUI, afin de favoriser le retour des déplacés et la cohésion sociale, à l’image de ce qui a été fait à Bocaranga et en train de se faire à Paoua
Aux uns et aux autres, le Président du Parti a assuré que fidèle à ses idéaux de justice, de liberté et de travail, le MLPC sera toujours aux côtés des populations centrafricaines, partout en RCA.
Centrafrique : reprise des travaux du stade de Bouar, une excellente nouvelle pour les amateurs du ballon rond.
Centrafrique.com/18883-2/facade-stade-bouar-cnc/” rel=”attachment wp-att-18884 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Stade municipal en reconstruction. Image CNC.
Bangui, le 14 février 2018.
Par : Gervais Djingatoloum, CNC.
Après plus de six mois de suspension très controversée, les travaux de construction du complexe sportif municipal de la ville de Bouar viennent de reprendre il y’a quelques jours grâce aux appuis techniques et financiers de certains partenaires du pays.
Si aujourd’hui beaucoup des Centrafricains considèrent que le sport est une école de vie, la reprise des travaux du complexe sportif municipal de Bouara été largement saluée par la population de Bouar en particulier, et celle de la Nana-Mambéréen général.
Alors que l’entreprise qui avait la charge de reconstruire ce stade municipal a subitement stoppé ses activités en 2013 pour des raisons encore inconnues, grâce aux financements de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique(Minusca) , la population de la Nana-Mambéré va bientôt assister à l’inauguration de leur unique grand complexe sportif de la région.
Par ailleurs, la population se demande toujours comment et pourquoi l’entreprise qui a démarré les travaux du stade au début les a subitement arrêtés. Et les fonds alloués pour ces travaux, vont-t-ils être remboursés ? Dans le cas contraire, y’aurait-il une poursuite judiciaire contre les fautifs ?
En attendant, les amateurs du ballon rond retiennent leur souffle depuis la reprise du chantier du stade.
Copyright2018CNC.
Toiture tribune stade municipal de Bouar. Image CNC.
Après les diverses pressions mises sur eux et la montée de tension interne, les miliciens anti-balaka de Bangassou se mettent subitement à faire la fête dans une ambiance jamais perçue jusqu’à ce jour.
En effet d’après une source interne aux anti-balaka, contactée par CNClocalement, l’origine de cette décompression interne serait principalement financière que militaire. Le pick-upde la Minuscavolée il y’a quelques jours par les combattants Anti-balaka, selon la même source, vient d’être vendu à un Congolais démocrate à une somme d’environ 15 millions de francs CFA. Le véhicule vendu à Bema se trouve déjà en République démocratique du Congo, juste à l’autre côté de la rive qui sépare ce pays et la République centrafricaine, conclut la source.
Entre temps à Bangassou, les 15 millions du pick-up ont été partagés par le chef de guerre Pino-Pinoà ses éléments Anti-balakaqui n’hésitent pas à se défouler avec cet argent reçu.
Par ailleurs autour du camp des déplacés musulmans de l’église catholique de la ville, l’embargo décrété par les miliciens Balaka aux occupants de ce camp s’est progressivement atténué suite aux négociations engagées par le préfet du Mbomou, le commandant Auguste Syllo. Désormais, les déplacés musulmans de la ville pourraient accéder aux vivres vendus localement chaque samedi et mardi. C’est le véritable succès enregistré par le Préfet de Mbomou depuis sa nomination à ce poste. Un acte salué par la population locale.
Il y’a lieu de rappeler que les Anti-balaka ont totalement interdit l’entrée ou la sortie des vivres dans le camp des déplacés musulmans de la ville depuis plusieurs mois. Même les colis commissionnés ne doivent pas franchir la ligne rouge délimitée par ces derniers. Ce qui a d’ailleurs occasionné d’énormes problèmes humanitaires dans le camp.
Centrafrique : Près de 350 000 enfants enregistrés dans les rangs des groupes armés
Centrafrique.com/18878-2/reunion-group-arme-enfant-soldat-corbeaunews-fk/” rel=”attachment wp-att-18879 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Journée internationale des enfants soldats à Bangui. Photo : Fred Krock, CNC.
Bangui, le 13 février 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Ce lundi 12 février marque la Journée internationale des enfants dits ‘’Enfants soldats », appelée aussi Journée de la main rouge. La République centrafricaine a célébré cette journée dont la cérémonie officielle a eu lieu dans l’auditorium de l’Alliance française à Bangui, placée sous le signe de l’éradication du phénomène de recrutement et d’utilisation des enfants au sein des groupes armés. Mme Gisèle Pana, Ministre de la Promotion de la femme et de la famille et de la protection de l’enfant a présidé la cérémonie, alors qu’elle a été assistée de Mme Christine Muhigana, Représentante de l’Unicef et Parfait Onanga Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies. Mlle Gracela, une ressortissante des groupes en RCA depuis 2016 faisait partie des officiels.
La célébration de la Journée internationale 2018 en RCA coïncide bien avec le 15ème anniversaire de la rentrée en vigueur du Protocole facultatif de la Convention au droit de l’enfant concernant l’implication et l’utilisation des enfants dans les conflits armés, puisque le 21 septembre 2017, le Président Touadera a, au nom de la République, procédé à la ratification de ladite Convention. « Personne ne peut être recruté dans les groupes armés avant l’âge de 18 ans », précise l’idée forte de cette Convention.
Alors qu’en République centrafricaine, le tableau présenté par la situation des enfants soldats est catastrophique, voire effrayant. Mme Christine Muhigana, Représente de l’Unicef établit bien l’alarmante situation en notant qu’en 2015, sa représentation estimait qu’« entre 250 000 et 350 000 enfants étaient associés à des groupes armés. En République centrafricaine, depuis 2014, environ 12 500 enfants associés aux groupes armés dont 3 346 filles soit 29% ont été libérés. Pour la seule année 2017, plus de 3000 enfants associés aux groupes armés dont 865 filles ont été libérés et assistés par les partenaires de l’Unicef que son les Organisations nationales et internationales, la Minusca et les services spécialisés du gouvernement centrafricain ».
Et, à la Ministre en charge de la protection de l’enfance, Mme Gisèle Pana de déplorer que le problème de recrutement et d’utilisation dans les groupes armés reste encore, malgré tout d’actualité, car dit-elle, « si à ce jour, les efforts du gouvernement appuyé par les organisations du système des Nations unies, notamment la Minusca et l’Unicef, ainsi que les différents partenaires ont permis de retirer des milliers d’enfants des groupes armés ; il est malheureusement à noter que cette barbarie est loin d’être éradiquée. On dénombrait rien qu’en 2017, plus de 400 cas d’enrôlement des enfants ont été rapportés, et ceci, en violation de leur droit ».
En effet, devant le drame que représentent les chiffres présentés ci-haut, beaucoup d’efforts tant du côté du gouvernement que du côté des partenaires ont été consentis avec des résultats quand bien même louables. L’on se souviendra que, sous l’effet du travail minutieux de terrain abattu par le gouvernement et les partenaires, le 5 mai 2015, les groupes armés en République centrafricaine, en particulier la Séléka et le mouvement Anti-balaka ont résolu à travers un Accord de ne plus recruter des mineurs dans leurs rangs. Cela va sans compter le nombre d’enfants soldats déjà retirés entre les mains sanguinaires des groupes armés, d’autres enfants aient pu même être réinsérés dans la vie active et beaucoup plus à l’école.
La journée de l’enfant soldat ainsi organisée revêt donc toute son importance dès lors qu’elle s’offre comme le creuset idéal pour réfléchir sur les conditions de cette frange d’enfants, sachant pertinemment que les enfants sont l’avenir de demain. D’ailleurs, c’est ce qui fait dire à Parfait Onanga Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire des Nations unies que normalement une journée de l’enfant soldat ne devrait pas exister, puisque la place de l’enfant n’est pas dans les activités armées ; « mais, il est bon qu’il y ait des journées comme celle-ci, parce que malgré peu, les enfants ont été faits soldats ». Et de rappeler que « l’utilisation des enfants par des groupes armés laisse des cicatrices profondes. Les enfants ont été séparés de leur famille et de leur communauté, ils ont participé à des attaques contre leur propre communauté parfois. Ils ont assisté à des acteurs odieux et répréhensibles ».
Parfait Onanga, profitant de l’occasion, renouvelle l’engagement des Nations unies à combattre l’utilisation par les groupes armés. « Notre devoir le plus urgent, c’est de les en libérer ces enfants… Notre engagement, c’est de rendre aux enfants leur dignité, à défaut de leur rendre leur innocence qui a non seulement été volée, mais violée », conclut le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies.
Au-delà tout, Mme Christine aimerait bien compter avec cette célébration pour remettre sur la table et à l’opinion nationale et internationale les grands défis qui s’imposent aujourd’hui à la lutte pour l’éradication de recrutement des enfants dans les groupes armés. « Derrière les progrès réalisés se cachent des défis majeurs. Et nous ne pouvons les surmonter qu’au travers d’un effort collectif et concerté. Certaines écoles sont encore occupées, d’autres sont encore récemment attaquées, et ceci freine les efforts de réinsertion des enfants dans les structures scolaires et cela expose d’autres enfants au risque de recrutement dans les groupes armés. La mobilisation des ressources pour la mise en œuvre des projets de sortie et de prise en charge des enfants associés aux groupes armés n’est malheureusement pas à la hauteur des besoins », a déclaré Mme Christine Muhigana.
Elle fait également savoir que 37% des enfants libérés n’ont pas pu bénéficier de programme de réinsertion faute de moyens suffisants. En outre, l’insécurité a considérablement limité l’accès à certaines zones du pays. C’est même pour cela qu’elle a adressé ses remerciements aux partenaires qui appuient l’Unicef dans l’œuvre de la protection de l’enfance en RCA dont les Gouvernements du Japon, de la Belgique, de la France, du Canada, des Pays-Bas, des Etats unis, de l’Espagne, de la Chine, du Luxembourg et l’Union européenne.
Autour de Mme Gisèle Pana d’ajouter que « depuis, des résultats importants ont été obtenus, mais l’on estime qu’il reste de milliers d’enfants associés aux groupes armés ». Le membre du gouvernement a informé qu’à ce jour, « des efforts se poursuivent dans le cadre de la réinsertion de tous ces enfants, car ce n’est que par cette voie qu’ils pourront sortir et guérir de nombreux traumatismes auxquels ils ont été soumis ». Entre autres actions gouvernementales en cours pour l’éradication du phénomène d’enfant soldat, la Ministre annonce également l’examen en cours par le gouvernement de la Politique nationale de protection de l’enfant et l’adoption prochaine par l’Assemblée nationale de la Loi portant protection de l’enfant en RCA.
Notons que pour le compte de la célébration officielle, Mlle Gracela, 16 ans a fait le témoignage de sa propre vie, d’entrée et de sortie des groupes armés. Encadrée par l’Unicef, elle a donné plusieurs conférences devant des milliers d’enfants à travers le monde y compris une conférence à New York. « Les adultes ont fait beaucoup de mal aux enfants », a-t-elle souligné avant de conclure tel un ferme message adressé directement au Président Touadera que « Lorsque je serai Présidente de la République, je commencerai par désarmer tous les groupes armés ».
La visite des stands présentés par les Ong nationales et internationales de protection de l’enfant, à l’image de Plan international et ODESCA a clôturé la cérémonie.
Suite à un contrôle inopiné de la société de l’Énergie Centrafricaine “ÉNERCA”, certaines personnalités et pas des moindres ont été épinglées pour fraude.
En effet, d’après une source proche de l’ÉNERCA contactée par CNC, Ces personnalités au rang desquelles Maître Christiane DORAZ SEREFESSENET, Notaire de son état, elle préside depuis plus de 5 ans la chambre des notaires Centrafricains.
Selon les faits enrégistrés par CNC,Madame la Présidente des notaires Centrafricains a été prise en flagrant délit de l’usage frauduleux de l’énergie électrique qui a duré plus de 4 ans. Pendant que le Centrafricain lambda tire le diable par la queue afin de payer les factures que l’Enerca transmet, Maître Christiane DORAZ SEREFESSENET, s’est foutue de tous et a volé allègrement le peuple Centrafricain sans payer de factures depuis 4 ans au moins déjà.
Si cet acte est considerécomme un vol devant la loi, madame la Présidente pourrait être considerée aussi comme une voleuse de l’énergie électrique, hummm!!!!!! Oui hélas c’est comme cela qu’il faut la nommée, car le droit défini le vol comme étant la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui avec l’intention de s’en approprié et celle qui commet un vol, est une voleuse.
Dejà à Bangui, certains techniciens de l’ÉNERCA la surnomme “la Présidente de la chambre des voleuses”. Finalement, que dirait-on de la chambre des notaires ?
Entre temps, nous avons tenté en vain de joindre madame la Présidente pour réccueuillir sa version des faits, mais plusieurs de son voisinage nous raconté qu’elle n’est pas à son premier coup d’essai. Nous y reviendrons dans nos prochaines publications, car, d’après plusieurs sources concordantes, cette dame est la personnification de l’adage qui dit: : << qui vol un œuf volera un bœuf>> fin de citation.
Pour cette professionnelle en toge noire , dépourvue de toute moralité, démi-juge comme on les appellent pour l’authenticité de leur acte, Maître Christiane DORAZ SEREFESSENET n’est pas la seule dans cette affaire malheureusement. Nous y reviendrons probablement sur ce dossier de l’ÉNERCA dans nos prochains articles pour plus des détails.
Centrafrique : accusé de relations sexuelles dans son bureau, le ministre Kazagui se prête au jeu de la mafia pour se dédouaner .
Centrafrique.com/18848-2/ange-maxime-kazagui-a-cap-corbeaunews-15-septembre-2017/” rel=”attachment wp-att-18849 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui. Photo : ACAP.
Bangui, le 11 février 2018.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Surnommé Ozaguin par ses collègues ministres et plusieurs de ses collaborateurs du ministère de la Communication, le ministre et porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui est depuis quelques jours cités dans une salle affaire de vagabondage sexuel livré en live dans son bureau, acte qui pourrait bien ternir non seulement son image, mais aussi celle du pays. Alors, comment le ministre Kazagui pourrait-il se prêter dans un tel jeu d’ébats sexuels dans son propre bureau ?Enquête du CNC.
Dans une pétition qui circule depuis la semaine dernière au ministère de la Communication, le ministre et porte-parole du gouvernement monsieur Ange-Maxime Kazaguisollicite l’appui de ses collègues du ministère pour se dédouaner d’une sale accusation portée contre lui. Mais seulement voilà, cette pétition, qui a du mal à trouver des signataires, soulève d’énormes doutes sur la moralité et le comportement de ce ministre très orgueilleux selon ses propres collaborateurs.
En effet, d’après notre enquête sur le dossier, c’est à la suite d’une réception dans son bureau d’une jeune femme d’environ 28 ans qui a duré plus de 3 heures que tout a commencé.
Une source proche du cabinet du ministre Kazagui contacté par CNC indique par ailleurs que lors de l’entretien privé de ce dernier avec la jeune femme, interdiction est faite formellement à toute personne de cogner, toucher et à plus forte raison d’ouvrir son bureau. Tout est bloqué durant trois heures avant que les deux se séparent souriants, chemise mal enfoncée.
Ce que le ministre Kazaguiignorait au moment des mouvements, c’est l’écho du gémissement de la jeune femme qui les a trahi. D’après certains de ses collaborateurs présents au moment du film, le gémissement de la jeune femme traverse même le mur de son bureau, ce qui a énormément choqué ses collaborateurs ce jour.
Couvert de honte au moment de la révélation de l’affaire, le ministre Ange-Maxime Kazaguiqui est aussi porte-parole du gouvernement tente en vain d’étouffer l’affaire par des moyens peu orthodoxes.
Cependant au ministère de la Communication, plus de trois quarts du personnel détestent l’attitude de leur ministre qui dépasse les limites normales.
D’après un journaliste de la radio nationale contacté par CNC, pour une simple erreur de frappe, le ministre appelle leurs chefs pour remonter leurs bretelles, même tardivement. Il menace tout le monde pour de rien. Et ses bêtes noires désormais sont les stagiaires et les pigistes. Alors que ce sont ces derniers qui alimentent à ce jour les réseaux de la radio et de la télévision. Le ministre Kazaguise prépare à interdire leur présence dans ces deux Institutions publiques de communication qui manquent cruellement des équipements.
D’ailleurs à la télévision, notre enquête révèle que seulement deux cameras qui sont disponibles pour usage, alors que 6 cameras ont été offertes gratuitement par les partenaires du pays à cette institution il y’a de cela quelques mois. En parlant de ces caméras, la présidence et la primature ont récupéré chacune une caméra pour leur usage, deux autres ont été bloquées par le service de communications de la première Dame Brigitte Touadera. Grâce aux caméras privées des stagiaires et pigistes, la télévision nationale arrive à couvrir certains événements importants. Mais le ministre Kazagui, qui vient d’être nommé il y’a seulement quelques mois, semble ne pas se soucier de tout ça.
Il est vrai qu’il fait énormément des promesses, mais rien n’a été concrétisé.
Comme il aime le dire, “c’est sec au ministère de la communication, la caisse est vide”.Ce qui n’a pas manqué au ministre Kazaguide remplir ses poches et aller faire les fêtes en Afrique du sudà chaque fois.
En attendant la suite, CNCpoursuit son enquête sur cette affaire.
L’affaire portant sur l’occupation de Bérengo par les militaires russes a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. Nous avons relevé, après enquêtes et analyse minutieuses, une succession de maladresse et de pratiques, pour le moins peu louables, surtout qui n’honorent pas le pays de Boganda et son Gouvernement actuel.
Qu’en est-il exactement ?
Nous voudrions ici faire une rétrospective des faits, non pas pour attiser ou exacerber les tensions autour de cette affaire, mais, bien plus, pour aller plus loin dans nos investigations et tenter d’en comprendre les tenants et les aboutissants, voire d’en déceler les en-dessous, s’ils existent.
En effet, de mémoire encore fraiche, nous avons assisté dans un premier temps à un communiqué des enfants BOKASSA de la Diaspora, par la suite à une déclaration faite par celui qui a la double qualité de fils et de membre du Gouvernement, pour enfin vivre une mascarade rocambolesque, digne d’une tragi-comédie où le jeune fiston, qui, lors du couronnement était vêtu de blanc, du haut de ses trois ans d’âge, va être utilisé, pour ne pas dire instrumentalisé, par le Pouvoir en place, afin de faire entendre « une thèse » qui, selon ses « zélateurs », présenterait le minot comme ayant une prépondérance sur les autres enfants BOKASSA, uniquement du fait de son ancien statut, du temps de l’ « Empire » (disparu d’ailleurs depuis 1979), de « Prince Héritier ».
De toute cette péripétie, nous pouvons relever et comprendre que :
Le communiqué des enfants BOKASSA de la Diaspora, loin de constituer un refus de leur part quant à l’occupation de Bérengo pour des raisons d’Etat, exprime et marque plutôt leur étonnement de la manière dont le Gouvernement a procédé.
L’intervention du Ministre en charge de l’Administration du Territoire, s’exprimant en sa qualité de fils et donc ayant-droit au même titre que tous les autres de ses frères et sœurs, pour tenter de faire taire certaines rumeurs et spéculations, qui fusaient de partout, malignement ficelées, prétendant que le Ministre serait opposé à toutes mesures salutaires et favorables aux FACA, et que la famille serait manipulée par la France.
Enfin, la mise scène, digne de la série culte « FANTOMAS », inattendue et injustifiée, de Jean Bédel Bokassa Junior alias « Prince Héritier » dont le rôle friserait une sorte de trahison, dont d’ailleurs s’était déjà rendue coupable l’Ex Impératrice à l’égard de son défunt mari, l’Ex Empereur Jean Bédel BOKASSA (nous y reviendrons). Cela pourrait s’inscrire dans l’ordre naturel des choses car telle mère, telle fils.
Dès lors, une question majeure se pose : Qu’est ce qui justifierait l’entrée en scène du « Prince héritier » et son rôle ? En écoutant et analysant les commentaires des médias d’Etat qui le floquaient de titre de « Prince héritier » ou de « représentant légal », cela ne laisse aucun doute sur les réelles intentions de cette mise en scène.
Rappelons que ce titre de « Prince héritier » tient de l’ « Empire » qui, malheureusement pour les nostalgiques, n’existe et n’existera d’ailleurs plus, et il est déplorable de voir certains s’en servir encore de nos jours, sans aucune morale ni scrupule politique, pour distraire la population. Déplorable aussi que ceux qui sont censés être les garants de l’unité nationale, prônent la division au lieu de prêcher et de promouvoir la cohésion et la paix sociales, car chercher à diviser une famille, c’est diviser une Nation.
Etait-il mandaté par ses frères et sœurs ? Agissait-il ou parlait-il en leurs noms ? Vraisemblablement non, d’après nos sources. Il a beau brandir son titre de « Prince Hériter », déchu, au cas où il l’aurait oublié, la loi centrafricaine établit que l’ensemble des enfants BOKASSA sont des ayants droit, coindivisaires de la Succession de leur défunt père. A ce titre, le Gouvernement (comme en serait-il d’ailleurs autrement ?), devrait savoir qu’il ne saurait y avoir de prééminence de l’un sur les autres, comme il semble le faire à travers ce scénario.
Par ailleurs, celui qu’on surnomme encore, à tort d’ailleurs « Prince héritier » semble afficher une certaine assurance dans son rôle actuel. D’où lui vient alors cette assurance ? Qui se cache derrière cette mise en scène ?
C’est en tentant de répondre à ces questions, et à celle essentielle de savoir à quipeut profiter le crime, que nos investigations nous ont conduits à Catherine Denguiade, la régicide, sa mère, l’Ex Impératrice, d’une part, et au Président de la République, Faustin Archange Touadéra, d’autre part, qui, les deux, semblent ne pas trop porter dans leurs cœurs le Ministre Jean Serge BOKASSA.
Intéressons-nous d’abord à Catherine Denguiade. Selon donc nos investigations, le Président Touadera aurait, à plusieurs reprises, reçu Catherine Denguiadé, l’ex Impératrice qui aurait perçu entre cent et cent cinquante mille franc pour l’installation des Russes à Béréngo. Cette indication nous interpelle fortement. Nous avons appris, par nos sources, qu’après le décès de Jean-Bedel Bokassa (JBB), cette dame, grande uniquement par le fait de son ancien titre et du fait du père de ses enfants, mais bien petite par sa frivolité et par ses actes de trahison, peine à trouver une place au sein de cette famille (BOKASSA). Elle n’a pour seule légitimité que les enfants qu’elle a eus avec ce grand Homme et le rôle d’Impératrice qu’elle a joué, par le fait du même Homme, nous voulons citer Jean Bédel BOKASSA qui ne l’a, semble-t-il, jamais épousée, et qu’elle abandonnera plus tard après l’avoir trahi auprès des français (Cf. discours et archives de JBB).
A l’opposé, nous avons scruté et réfléchi sur le parcours du Ministre Jean Serge BOKASSA, qui semble éclipser les actions de celle qui a brillé par sa félonie.
En effet, qui peut oublier l’intervention de Jean Serge BOKASSA, au cours du dialogue national où il avait ému l’auditoire en présentant le pardon de sa famille pour le compte de leur père, et en demandant sa réhabilitation à titre posthume ? Ensuite, Ministre de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, lorsque les évènements de la Séléka viendront mettre fin à cette mission ? Et durant les périodes sombres de la même Séléka, peut-on oublier son engagement patriotique en faveur du peuple centrafricain ? Tout ceci l’a conduit à l’élection présidentielle de 2016, où il s’est tout de même révélé être la grande surprise (qui l’eut cru ?) occupant une très honorable cinquième place sur trente, position qu’il n’hésitera d’ailleurs pas à mettre au profit de l’actuel locataire du Palais de la Renaissance, et sera opposé encore une fois à la régicide Catherine Denguiadé, qui battait, elle, ouvertement campagne pour AGD.
A en croire certaines rumeurs, pour cette Dame, la place qu’occupe le Ministre Jean Serge BOKASSA devrait naturellement revenir de droit, à un de ses fils, tellement qu’elle est et demeure nostalgique des honneurs et fastes d’un passé révolu, l’ « Empire ». L’impératrice se serait de nombreuses fois ouverte sur ce sujet, et aurait juré avoir la peau de ce dernier un jour ou l’autre. C’est ainsi que le Ministre en charge de l’Administration du Territoire, a eu maille à partir avec cette dernière. Tout semblait les opposer. On se remémore encore les derniers propos de JBB (Jean Bédel BOKASSA) avant sa mort, résonnant comme des paroles testamentaires ; ce dernier a laissé comme repère au peuple centrafricain un ensemble de discours et des archives qui révèlent que Catherine Denguiade est une régicide. Elle a trahi le père de ses enfants de son vivant et le trahit à nouveau dans sa tombe. Ne dit-on pas que QUI A TRAHI, TRAHIRA !
Mais qu’en est-il alors du Président Touadéra qui pourrait, selon toute vraisemblance, avoir à son tour des raisons d’en vouloir à ce dernier ? Ce qui justifierait le tandem contre nature de Touadéra et celle qui hier battait campagne pour AGD, alliance de circonstance.
Lorsque nous passons au crible les relations entre le Président Touadéra et son ancien Ministre en charge de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, il va s’en dire qu’elles ne sont plus au beau fixe, mais qui aurait pu l’imaginer. De nombreux épisodes peuvent illustrer la détérioration des relations entre le Président Touadera et l’un de ses plus gros alliés politiques, Jean Serge BOKASSA (JSB). La tension, sciemment voulu et entretenue, quand il était en charge de la Sécurité Publique, entre lui et son DG de la Gendarmerie, ses restrictions de liberté (de voyage à l’étranger et même en dehors de la Capitale), contrairement à son Successeur au même poste, le cas des nominations des préfets et des sous préfets, sa réticence à accepter le portefeuille qu’il occupe aujourd’hui, etc.
L’assurance dont fait montre « le Prince héritier » trouverait donc sa source dans la volonté acharnée d’assassiner au plan politique une « personne qui gêne », et ce crime aurait servi deux personnes, la régicide et le président Touadéra. D’où leur alliance de circonstance, mus par un intérêt commun.
Il ressort même de certaines langues, un peu trop pendues (tant mieux !), que ce n’est finalement pas le clan BOKASSA qui se ligue contre lui-même, mais bien, les Denguiadé qui livreraient bataille contre les BOKASSA, en l’occurrence la régicide Catherine, ex-impératrice, qui voudrait finir ce qu’elle avait commencé contre le père de ses enfants. Certaines sources vont jusqu’à révéler qu’elle avait d’ailleurs enlevé le nom BOKASSA de tous ses enfants, pour leur donner celui de Denguiadé. Les enfants de Catherine la régicide, se sentent-ils plus Denguiadé que BOKASSA ? Rien n’est moins sûr, certes, mais c’est à eux de faire le choix, non pas d’être avec ou contre qui que ce soit, mais de défendre la mémoire de leur père. C’est leur dénominateur et leur héritage commun. Car d’après nos informations, contrairement à ce qu’on laisse croire, les enfants BOKASSA sont plus unis que jamais face à ceux qui tentent de les diviser, en particulier face à la Régicide !
Mais, y aurait-il enfin un épilogue à cette affaire, car le peuple centrafricain a besoin aujourd’hui d’autres choses (de paix, d’unité, de cohésion, de réconciliation), plus que cette guéguerre inopportune de famille, montée de toutes pièces par les assoiffés de pouvoir ? Wait and see !
Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya a été plébiscité par un “vote citoyen ”comme la personnalité neutre qui pourrait diriger une éventuelle transition en République démocratique du Congo (RDC) après le départ du président Joseph Kabila fin 2018.
Au total, douze candidats étaient en lice, dont des évêques, des pasteurs, et diverses autres personnalités.et De ce lot, le cardinal Laurent a été choisi.
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Le “scrutin ” était organisé par le mouvement “Paix et Solidarité”, composé d’une coalition d’associations citoyennes, dans le but de choisir un “administrateur” susceptible de diriger une transition sans le président Kabila.
D’après les résultats, le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya vient en tête avec 3.581.423 voix. Par cette victoire, l’Archevêque de Kinshasa devient la personne la mieux indiquée pour diriger la transition en République démocratique du Congo.
Selon le mouvement « Paix et Solidarité », organisateur de ce « vote citoyen », en RDC et à l’étranger, l’ » Administrateur » élu fait office de chef d’Etat.
Le vote était destiné aux mouvements citoyens congolais basés au pays et à l’étranger. En RDC, des locaux des églises et écoles ont servi de bureaux de vote.
Le mouvement « Paix et Solidarité » s’est inspiré de l’article 64 de la Constitution pour organiser ce vote. Cet article stipule que, « Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu, ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution ». Pour Pitchou Roland Shomongo, coordonnateur du mouvement citoyen « Réveil citoyen congolais (REC)», « C’est la finalité de notre action qui va se réaliser bientôt pour restaurer notre constitution » .
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Il ajoute que « L’administrateur vient d’être désigné par le peuple congolais sur une liste proposée par le souverain primaire, selon l’article 5 de la constitution qui stipule : +La souveraineté nationale appartient au peuple+ ».
Aussi , continue t-il Il , « La situation socio-politique nous oblige à agir dès maintenant et nous ne pouvons plus attendre une quelconque date pour sauver notre pacte républicain qui est : la Constitution du 18 février 2006 », a déclaré Pitchou Shomongo.
Pour lui : « nous ne sommes pas obligés d’accepter un président usurpateur du pouvoir et en fin de mandat de demeurer au fauteuil jusqu ’à l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle que nous savons tous d’avance douteuse ».
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Le résultat du vote citoyen organisé par Paix et Solidarité se présente de la manière suivante :
Des collaborateurs d’Oxfam auraient également payé des prostituées lors de soirées au Tchad, rapporte dimanche The Observer, la version dominicale du journal The Guardian. L’information surgit seulement deux jours après la révélation de faits semblables en Haïti. Les événements du Tchad se sont déroulés il y a plus de dix ans, lorsque le Belge Roland Van Hauwermeiren dirigeait les opérations de l’ONG dans ce pays d’Afrique centrale.
« Des femmes que nous pensions être des prostituées ont été invitées à maintes reprises au quartier général d’Oxfam », selon les confidences d’un collaborateur au journal britannique. Un responsable a été licencié en 2006, selon un ancien employé. « Ils invitaient des femmes pour les fêtes. Nous savions qu’elles n’étaient pas juste des amies. »
Toujours selon la même source, l’organisation fait un fantastique travail mais il s’agit d’« un problème que l’on retrouve dans l’ensemble du secteur ».
Devenu ensuite responsable d’Oxfam à Haïti, Roland van Hauwermeiren, était employé par l’antenne britannique, avait précisé vendredi Stefaan Declercq, secrétaire général de la branche belge d’Oxfam-Solidarité. « Je ne veux pas me cacher derrière le fait que ces personnes n’appartenaient pas à la branche belge de l’ONG. » En 2011, Roland Van Hauwermeiren avait démissionné après avoir reconnu avoir engagé des prostituées dans sa villa à Haïti.
Centrafrique : Evasion spectaculaire de 18 criminels du MNLC à la gendarmerie de Paoua
Centrafrique.com/18844-2/le-general-autoproclame-ahmat-bahar-a-betoko-img_17janv2018100900-2/” rel=”attachment wp-att-18845 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’autoproclamé général Ahmat Bahar, le chef du mouvement rebelle MNLRC devant son logement à Bétoko à 45 km de Paoua.
Bangui, le 10 février 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
De quoi fragiliser davantage le processus de la paix à Paoua et plus largement dans le Nord du pays. La rocambolesque scène d’évasion des 18 criminels du Mouvement national de libération de Centrafrique (MNLC) du seigneur de guerre Bahar, ce mercredi 7 février à la gendarmerie de Paoua tonne comme une régression dans les efforts du redéploiement de l’autorité de l’Etat. Il était 11hueres du matin, à Paoua lorsque le drame est intervenu. Les 18 criminels arrêtés par la Minusca, le 25 janvier dernier et écroués à la gendarmerie locale se sont évadés d’un seul coup. Selon un témoin de l’évènement contacté par la Rédaction, tout parait comme une orchestration ourdie pilotée à un très haut niveau. « Le Commandant de Brigade et les autorités locales et administratives de Paoua étaient conviées à Gouzé pour une cérémonie, lorsqu’il y a eu l’évasion », a déclaré notre source qui explique que l’événement a surpris les deux gendarmes « sans arme » en charge de la sécurisation de la geôle où sont incarcérés ces criminels. « Au moment où les deux gardes voulaient servir les rations alimentaires, ils ont ouvert la porte de la geôle et, à ce moment précis que les 18 éléments du MNLC ont vidé leur cellule », a-t-il poursuivi. C’est bien regrettable ! Regrettable puisque le drame est survenu dans une localité où pour la première fois, le gouvernement a décidé de déployer les Forces armées centrafricaines (FACA) sur le terrain. Alors que Paoua vient juste de sortir d’une terrible scène de violence résultant de l’affrontement entre les éléments de la RJ du Commandant Sayo, et les éléments de MNLC de Bahar. Certainement, si la MINUSCA a insisté pour arrêter ces bandes de criminels, il est certain que ce sont des plus dangereux. La rageur de la population de Paoua qui voulait à tout prix les massacrer entre les mains de la MINUSCA, le 25 janvier dernier témoigne à suffisance leur dangerosité. Et, malheureusement, ce sont ces bandes de la morts qui se trouvent évadés dans la nature, certainement dans la dynamique de se reconstituer et revenir semer la pagaille à Paoua. Toutefois, l’on ne comprend pas pourquoi la MINUSCA qui avait annoncé de transférer des criminels à Bangui ne l’a pas fait ? De même, pourquoi le gouvernement n’a pu procéder autant ? Des interrogations qui demeurent sans réponse à ce jour.
Centrafrique : Découverte macabre d’un puits-charnier de Ali Darass à Bambari
Centrafrique.com/18838-2/crime-2-ali-darass-bambari-corbeaunews-fk/” rel=”attachment wp-att-18839 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image du crime de Bambari. CNC.
Bangui, le 10 février 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Quelques mois après le semblant de déguerpissement du mercenaire nigérien Ali Darass de la ville de Bambari, voilà qu’une révélation troublante vient de tomber. Mercredi 7 février dernier, une découverte macabre dans un puits pleins d’ossements humains, a été faite dans une ancienne concession occupée jadis par le mercenaire chef de l’aile dissidente de la Séléka de l’UPC. Un puits a servi pendant longtemps de charnier à Ali Darass à Bambari. Il y aura fallu des mois pour qu’enfin le mystère puisse voir le jour. A en croire l’information circulant sur la toile, des ossements humains ont été découverts mercredi dernier dans un puits qui se trouve dans l’ancienne résidence du chef rebelle Ali Darass en plein Centre-ville de Bambari. « La gendarmerie ouvre une enquête à ce sujet », a-t-on appris de la même source qui ajoute que la population environnante de ce puits-charnier, consommait par ignorance l’eau puisée de ce point d’eau. Là où le bât blesse, le gouvernement et la Minusca attendent encore d’autres preuves de crime tombées directement du ciel pour pouvoir arrêter Ali Darass, afin qu’il réponde de ses actes criminels et génocidaires devant la justice. Et pourtant Andjilo a vécu une sévérité extrême et est aujourd’hui écroué après son passage exemplaire devant la Cour criminelle. Pour le moment, aucune déclaration officielle ni de la MINUSCA ni des autorités centrafricaines n’est encore enregistrée à cet effet.
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Crime du mercénaire Ali Darass à Bambari. Image Fred Krock, CNC.