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Tillabéry : les civils, première cible des djihadistes

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Tillabéry : les civils, première cible des djihadistes

Bangui ( République centrafricaine ) – 58 personnes ont été tuées près de Banibangou. C’est la deuxième fois en deux mois que le Niger est la cible d’attaques djihadistes contre des civils.

Plusieurs questions restent non résolues au Niger après l’attaque de présumés djihadistes lundi (15.03.2021) dans la région de Tillabéry, située dans la zone dite des “trois frontières” entre le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Comme à Tchamobangou et Zaroumdareye le 2 janvier 2021, les civils sont encore la cible des djihadistes ou des groupes armés dans cette zone./////////////.

Les 58 personnes assassinées étaient en partance pour les villages de Chinégodar et Darey-Daye, après avoir passé une journée dans un des plus importants marchés hebdomadaires de la région de Tillabéry, près de la frontière malienne./////////////.

La région de Tillabéry a été la cible des pires attaques jihadistes qu’a connu le Niger./////////////.

Des représailles ? /////////////.

Pour Moussa Tchangari, représentant de la société civile nigérienne, c’est une nouvelle stratégie des groupes armés qui veulent montrer leur puissance face à des populations qui ne veulent plus subir leur loi./////////////.

“Pour Zaroumdareye, les informations qui avaient circulé à l’époque déjà disaient que les gens ont tenté de s’organiser pour résister aux groupes armés et que ce sont les velléités de résistance de la population que les groupes armés tentent de briser.” /////////////.

Moussa Tchangari pense que c’est à peu près dans le même schéma.Pour conforter “leur hégémonie, leur contrôle et leur puissance, les groupes armés n’hésitent pas à user de méthodes de ce type-là, d’assassiner des personnes. Malheureusement, à ce rythme-là, la situation peut devenir plus grave”, ajoute le représentant de la société civile nigérienne. /////////////.

Amadou Harouna Maiga, coordonnateur du Comité union Tillabéry pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale, explique qu’”il y a parmi les populations ceux qui donnent des renseignements aux militaires relativement à leur cachette, relativement à leurs mouvements et tout ce qui s’ensuit. Les représailles sont dirigées contre ces personnes qu’ils estiment vendre la mèche. Mais il y a aussi le fait que certains sont leurs complices qui, pour une raison ou une autre, les abandonnent. Puisqu’ils connaissent les villages de ces complices, ils mènent des représailles.” /////////////.

Faire fuir les villageois /////////////.

Outre les 58 civils tués, les djihadistes présumés ont brulé des greniers céréaliers. Une autre stratégie des hommes armés, selon Amadou Harouna Maiga, pour forcer les populations à quitter les villages./////////////.

Un conseil extraordinaire de sécurité s’est tenu ce mercredi (17.03.2021) en présence du président Mahamadou Issoufou pour montrer que les autorités prennent la question très au sérieux./////////////.

Mais pour Moussa Tchangari, si les attaques persistent dans la région de Tillabéry malgré la forte présence militaire, c’est qu’il y a “une défaillance du dispositif sécuritaire en place qu’il faut absolument revoir”.

Avec AFP/VOA

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Joe Biden accuse Vladimir Poutine d’être « un tueur »

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Joe Biden accuse Vladimir Poutine d’être « un tueur »

Bangui ( République centrafricaine ) – Joe Biden a dit penser que son homologue russe Vladimir Poutine était « un tueur », et a promis qu’il en paierait « le prix », provoquant immédiatement l’indignation de Moscou. « Pensez-vous que c’est un tueur ? » La question de George Stephanopoulos, journaliste vedette de la chaîne américaine ABC, est directe, et la réponse du président des Etats-Unis ne laisse pas de place au doute : « Oui », a-t-il acquiescé dans cet entretien diffusé ce mercredi.

Il n’a pas précisé s’il pensait à l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny en août, imputé par les États-Unis à la Russie. L’opposant a été incarcéré à son retour en Russie après cinq mois de convalescence en Allemagne, et Washington exige sa libération. Dans une première réaction d’un responsable russe de haut rang, le président de la chambre basse du Parlement et proche de Vladimir Poutine a dénoncé « de l’hystérie due à de l’impuissance »./////////////.

La fin de la bienveillance de l’ère Trump/////////////.

« Poutine est notre président et une attaque contre lui, c’est une attaque contre notre pays », a écrit sur son compte Telegram Viatcheslav Volodine. « Avec ses déclarations, Biden a insulté les citoyens de notre pays », a ajouté celui qui fut le numéro 2 l’administration présidentielle russe entre 2011 et 2016. Le président Biden affiche depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier une grande fermeté à l’égard du maître du Kremlin, par opposition avec la bienveillance souvent reprochée à son prédécesseur Donald Trump jusque dans son camp républicain./////////////.

Washington a déjà sanctionné début mars sept hauts responsables russes en réponse à l’empoisonnement de l’opposant Alexeï Navalny, que les services de renseignement américains attribuent la responsabilité à Moscou. Le renseignement américain est aussi en train de mener un examen de différents autres faits dont les États-Unis ont déjà ouvertement soupçonné à la Russie, dont une récente cyberattaque géante et le versement de primes à des talibans pour qu’ils tuent des soldats américains en Afghanistan./////////////.

« Nous avons eu une longue conversation lui et moi, je le connais assez bien »/////////////.

Dans un tout nouveau rapport, les autorités américaines ont par ailleurs accusé « des acteurs liés au gouvernement russe » de nouvelles ingérences électorales en 2020, après celles de 2016. Vladimir Poutine « en paiera les conséquences », a également dit Joe Biden au sujet de ces ingérences. « Nous avons eu une longue conversation lui et moi, je le connais assez bien », a expliqué le dirigeant démocrate. « Au début de la conversation, je lui ai dit : “Je vous connais et vous me connaissez, si j’en viens à la conclusion que vous avez fait cela, soyez prêt” [pour les conséquences] » , a-t-il rapporté, sans préciser à quoi il faisait allusion exactement./////////////.

Il a toutefois réaffirmé qu’il voulait pouvoir « travailler » avec les Russes « quand c’est dans notre intérêt commun », à l’instar de la prolongation de l’accord de désarmement nucléaire New Start décidée peu après son arrivée au pouvoir. La Russie a aussi dénoncé mercredi les accusations d’ingérence électorales. « Ce rapport est incorrect, tout à fait sans fondement et sans preuves », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Avec AFP

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RCA : l’inquiétude à Moungoumba à propos des cas suspects  de rougeole, les habitants attendent la réaction des autorités sanitaires

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 17 mars 2021, 22:51:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les cas suspects de la rougeole sont signalés à Moungoumba, dans la Lobaye. Cette situation inquiète les populations locales  qui appellent les autorités sanitaires à vite réagir.

 

Selon des sources hospitalières, cela fait exactement quatre jours que ces cas suspects de rougeole sont diagnostiqués.  Quatre patients sont déclarés à suspects à Batalimo,  et cinq autres dans le campement des AKA à Sagbado.  Les symptômes sont entre autres  des boutons sur la peau, une température supérieure à 38°  et des yeux rougeâtres.

Les patients de Batalimo sont pris en charge sur place, et ceux de Sagbado  reçoivent des soins à l’hôpital secondaire de Moungoumba. La même source précise que des prélèvements sont déjà envoyés  à l’Institut Pasteur de Bangui.  Une information confirmée par professeur Emmanuel Yandocko, directeur scientifique de ce laboratoire.

« Notre travail c’est vraiment  un travail sentinelle pour alerter le ministère de la Santé. Là en ce moment il y’a les suspicions  d’épidémie de rougeole  vers Moungoumba. Les prélèvements  sont arrivés aujourd’hui,  et si c’est la rougeole,  il faudrait que l’Institut Pasteur réponde rapidement. Donc ça, il est vraiment important  que nous démarrions toutes ces activités  de recherches en même temps, et on a recruté aussi pas mal des agents  pour renforcer. Donc ça nous permettra  de mener l’activité,  et aussi de développer les travaux de recherches ».

En attendant les résultats de ces prélèvements, les agents de santé de Moungoumba appellent  la population à la vigilance.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Au moins 31 soldats maliens tués dans une embuscade attribuée aux jihadistes

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Au moins 31 soldats maliens tués dans une embuscade attribuée aux jihadistes

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 31 soldats maliens ont été tués lundi dans une attaque attribuée à des jihadistes dans le nord-est, près des frontières du Burkina Faso et du Niger, selon un nouveau bilan obtenu mercredi de sources militaires et locale.

C’est l’une des attaques les plus meurtrières contre les forces maliennes en 2021. Un précédent bilan faisait état de 11 morts, 11 disparus et 14 blessés./////////////.

Ce bilan n’a cessé de s’aggraver depuis un premier communiqué publié tard lundi, plusieurs heures après l’attaque menée en milieu de journée contre la relève du poste de Tessit, au sud-ouest d’Ansongo./////////////.

Il pourrait s’alourdir encore, d’autres sources citant des chiffres encore plus élevés./////////////.

La relève est tombée dans une embuscade tendue par une centaine d’hommes à bord de pick-ups et sur des motos, selon un récit fait antérieurement par l’armée sur les réseaux sociaux./////////////.

“Le nouveau bilan est de 31 militaires maliens tués. Les blessés ont été transportés à Gao pour des soins”, a indiqué à l’AFP un commandant local s’exprimant sous le couvert de l’anonymat en raison de ses contraintes hiérarchiques./////////////.

“Dans les rangs des terroristes, on a retrouvé 13 morts sur le terrain, et ils sont repartis avec d’autres corps”, a-t-il dit./////////////.

Un document officiel que l’AFP a consulté rapporte 33 morts et 14 blessés. Un élu local a évoqué sous le sceau de l’anonymat 34 soldats tués./////////////.

Depuis 2012 et le déclenchement de rébellions indépendantiste puis jihadiste dans le nord, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le soutien de la communauté internationale et l’intervention de forces de l’ONU, africaines et françaises. La crise s’est propagée au Burkina Faso et au Niger./////////////.

La zone dite des trois frontières a fait l’objet après janvier 2020 d’un important effort militaire de la force française Barkhane et de ses partenaires sahéliens, spécialement dirigé contre l’organisation Etat islamique au grand Sahara. La France revendique d’avoir considérablement affaibli l’EIGS, tout en frappant aussi durement Al-Qaïda et ses affiliés, également actifs au Sahel.

Avec AFP/VOA

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Présidentielle au Congo: début du vote anticipé des militaires

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Présidentielle au Congo: début du vote anticipé des militaires

Bangui ( République centrafricaine ) – Les forces de défense et de sécurité votaient par anticipation mercredi pour la présidentielle qui se tiendra le 21 mars au Congo-Brazzaville, ont constaté des journalistes de l’AFP à Dolisie dans le sud du pays.

Troisième ville du pays, Dolisie abrite la deuxième Zone militaire de défense de la République du Congo, petit pays d’Afrique centrale, riche en pétrole./////////////.

Les militaires, policiers et gendarmes y votaient dans le seul bureau ouvert anticipativement pour la présidentielle qui oppose le président sortant Denis Sassou Nguesso, 77 ans dont 36 cumulés au pouvoir, à six autres candidats. /////////////.

Ils sont au total 1.203 inscrits qui doivent accomplir leur devoir civique entre 7h00 et 17h00 (06H00 à 16h00 GMT)./////////////.

“Ce vote anticipé de la force publique est une première expérience que nous tentons. Ailleurs, dans d’autres pays africains, ce vote existe déjà. Chez nous, c’est la loi qui l’exige”, a déclaré à l’AFP Henri Bouka, président de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI)./////////////.

Toutes les formations d’opposition ou presque ont critiqué ce vote anticipé. Elles y voient plutôt une volonté de frauder en faveur du candidat de la majorité./////////////.

“Ce vote pose problème quand on sait que les militaires ont toujours voté ensemble avec les civils. Comment sera-t-il sécurisé”, a réagi auprès de l’AFP Franck Nzila Malembé, un militant des droits de l’homme./////////////.

D’après la CNEI les résultats du vote de la force publique seront dépouillés et compilés au même moment que ceux de l’élection générale du 21 mars./////////////.

Le fichier électoral général compte plus de 2,5 millions d’électeurs pour une population estimée à 5 millions d’habitants./////////////.

Le chef de l’État sortant, Denis Sassou Nguesso, fait face notamment à deux de ses anciens ministres, Mathias Dzon et Guy-Brice Parfait Kolélas, devenus ses farouches opposants.

Avec AFP/VOA

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Billets de banque : La BEAC va imprimer de nouvelles coupures en 2022

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Immeuble de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) à Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 17 mars 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). DIG/ Dans les tuyaux depuis octobre 2019 et conformément au quitus reçu du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac), la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) va très prochainement mettre en circulation de nouvelles coupures de billets de banque, 500, 1000, 2000, 5000 et 10000 FCFA.

 

À cet effet, elle remplacera les anciens billets, qui ont été mis en circulation depuis le 24 novembre 2003, bien qu’aucune confirmation n’émane de la Beac.

« Pour l’instant, l’information relative à la nouvelle gamme de billets n’est pas à mettre à la disposition du public », s’est contentée de répondre une source autorisée contactée par Investir au Cameroun ».

Alors que la mise en circulation des nouvelles coupures de banque intervient tous les 10 ans, elle devrait, selon plusieurs sources, intervenir en 2022.

À noter que la BEAC  est l’institut d’émission des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), regroupant le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Tchad, la République centrafricaine (RCA) et la Guinée Équatoriale.

 

Directinfogabon

RCA : le ministre conseiller à la Présidence, Fidèle Gouandjika, accusé des propos outrageants envers les femmes centrafricaines

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 mars 2021, 15:07:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Incroyable, mais vrai !Pour ceux qui disaient que le conseiller du chef de l’État Fidèle Gouandjika est devenu paranoïaque, c’est peut-être vrai. L’homme, dans son live sur Facebook mardi, s’est illustré par des propos dégradants sur les femmes centrafricaines. Une véritable offense à nos mamans, à nos sœurs et à nos enfants qui provoque une véritable indignation sur les réseaux sociaux, mais reste inaudible du côté des associations des femmes centrafricaines.

 

Dans son live, le ministre conseiller du président de la République va plus loin, pour offenser les femmes. C’est un véritable outrage public fait aux femmes, c’est-à-dire les considérer comme des objets.

« …Les Russes là ; ils ne cesseront de venir. Ils vont venir. Même s’ils demandent nos diamants, on va leur donner. Ils demandent de l’uranium, on va leur donner.   Du bois, on va leur donner. Même s’ils demandent nos femmes pour qu’ils les violent, on va leur donner pour qu’ils les violent. Écouter ceux que je vous dis ».

Pour un enseignant-chercheur camerounais ayant contacté CNC, les propos outrageants du ministre conseiller du président de la République Fidèle Gouandjika sont intolérables, inadmissibles et méritent une sanction tant politique que judiciaire.

« C’est un outrage public aux bonnes mœurs puni par les lois », rappelle-t-il.

Pourquoi attendre ?

Pour ce chercheur camerounais, an allant jusqu’à dénigrer publiquement et sur les réseaux sociaux, de surcroît  les femmes, Fidèle Gouandjika ne mérite plus respect dans notre Afrique.

« La Centrafrique est le seul pays en Afrique centrale à avoir une femme Première ministre et une femme Présidente de la République », poursuit-il avant de s’étonner du silence total observé au milieu des associations féminines dans le pays.

Rappelant que plusieurs associations féminines dont, Association des Femmes Juristes centrafricaines (AFJC), organisation des Femmes centrafricaines (OFCA) œuvrent dans le pays afin de défendre les droits et la dignité des femmes, mais elles n’ont pas réagi aux propos injurieux, inhumains, dégradants et agressants du ministre conseiller du président de la République Fidèle Gouandjika.

Notons que le mois dernier, nous avions relevé plusieurs cas de viol et d’agression sexuelle dont sont auteurs les Mercenaires russes, mais la justice et les associations des femmes sont restées miraculeusement insensibles au cri de ces femmes victimes. La RCA est-elle encore un pays ?

Rappelons que le 8 mars dernier, la RCA célèbre comme tous les pays du monde, la journée internationale des droits des femmes. Mais en réalité, les faits sont d’une autre dimension.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

RCA : le chef rebelle Abdoulaye Hissen, arrivé à Ndélé, appelle ses généraux à coopérer avec Touadera

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Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Ndélé, République centrafricaine, mercredi, 17 mars 2021, 13:58:03 ( Corbeaunews-centrafrique ). Sanctionnés par le conseil de sécurité des nations unies, et transportées dans un avion  des Nations unies, le chef rebelle Abdoulaye Hissen, Président du CNDS (Comité national de défense et de sécurité ), et chef militaire du FPRC sont arrivés à Ndélé  mardi. Il rencontre ses généraux, et les appelle à « soutenir sans relâche le régime du Président Faustin Archange TOUADERA ». Ce qui crée une nouvelle tension au sein du groupe.

 

Arrivé à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran,  avec une délégation du DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et  rapatriement), le chef rebelle Abdoulaye Hissen a organisé aussitôt une réunion avec l’ensemble de ses généraux pour leur donner des directives.

« Je souhaite que désormais, vous vous rangiez derrière le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. C’est lui le garant de sécurité, c’est lui qui a l’obligation d’assurer la sécurité de tous les Centrafricains. Si quelqu’un s’oppose à cette décision, donc il s’oppose à moi », a déclaré le chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan à ses généraux, avant d’ajouter que : « Dorénavant, si je veux me déplacer dans mon village, ça sera les éléments de l’armée nationale qui assureront ma sécurité ».

Cette nouvelle décision, qui ne rassure guère tout ses éléments, crée déjà une nouvelle tension au sein de son groupe, la CNDS et le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC).

« Je ne suis pas de même avis avec Abdoulaye Hissen, mais à cause de ma famille qui vit ici, je ne peux rien faire, sinon je quitte la ville comme mes amis, à l’instar de Haroun Gaye et consort », lâche un officier du FPRC de l’aile Nourredine Adam.

Notons que le chef rebelle Abdoulaye Hissen fut un opposant militaire farouche du régime du Président Faustin Archange TOUADERA. Mais après la tenue du forum de réconciliation des peuples du Nord organisé par le chef de l’État à Bangui, l’homme a pu succomber à la tentation du régime.  Avec une promesse de devenir ministre du DDRR après l’investiture du chef de l’État, Abdoulaye Hissen multiplie des gestes favorables au régime.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Législatives en Centrafrique : les violences redoutées n’ont pas eu lieu

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Législatives en Centrafrique : les violences redoutées n’ont pas eu lieu

Bangui ( République centrafricaine ) – À défaut de se mobiliser massivement, les Centrafricains ont pu voter dimanche dans le calme et la sécurité pour le second tour des législatives. Les résultats seront connus d’ici le 22 mars.

Si l’issue du scrutin n’a pas encore été dévoilée, une chose est sûre : le taux de participation ne sera pas très élevé. « Il n’y a pas une grande affluence », observait à la fermeture des bureaux de vote Ali Ousman, responsable du réseau Arc-en-ciel, qui regroupe les observateurs du scrutin de 15 organisations de la société civile. « Chez nous, les législatives ne suscitent pas un grand enthousiasme, c’est la présidentielle qui compte », ajoutait-il./////////////.

Après avoir glissé son bulletin dans l’urne au lycée Barthélemy Boganda de Bangui, Godefroy Mokoamanede, directeur d’un bureau d’études, s’était désolé de la faible affluence : « quand les gens votent une première fois, ils ne voient plus l’utilité de voter une seconde fois ». « Je dois faire mon travail de citoyen, malgré l’insécurité. Il ne faut pas que le pays recule », avait embrayé Michel, un cultivateur./////////////.

Faible enjeu politique/////////////.

La peur de violences a-t-elle tenu les électeurs éloignés des urnes ? Le 27 décembre, les scrutins avaient été considérablement perturbés par l’offensive annoncée sur Bangui de la CPC, coalition des plus importants groupes armés qui occupaient depuis plusieurs années plus des deux tiers du territoire. Réunis au sein de la Coalition des patriotes pour la Centrafrique, ils avaient juré d’empêcher la réélection du président Faustin-Archange Touadéra. Ce dernier a toutefois été réélu, mais avec 53,1% des voix de moins d’un tiers des 1,2 millions d’inscrits. La légalité de la présidentielle comme la légitimité de la réélection du chef de l’État sont depuis fortement contestées par l’opposition./////////////.

Globalement ça s’est bien passé, il n’y a pas eu d’incident majeur »/////////////.

L’enjeu de ces législatives est faible, tant il fait peu de doute que le parti au pouvoir conservera sa majorité à l’Assemblée nationale. Mais dimanche, le pays tout entier avait les yeux rivés sur d’éventuelles violences dans les campagnes, où les rebelles se sont repliés et menacent toujours, jurant de renverser Faustin-Archange Touadéra./////////////.

140 sièges à pourvoir/////////////.

« Globalement ça s’est bien passé, il n’y a pas eu d’incident majeur », a assuré à l’AFP dimanche soir le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Fall, porte-parole des Casques bleus de l’ONU déployés depuis 2014 en Centrafrique. « Tous les centres où il n’y avait pas pu avoir de premier tour ont pu voter aujourd’hui », a-t-il ajouté./////////////.

Le scrutin perturbé fin décembre a paradoxalement permis au pouvoir de se renforcer, en reprenant militairement du terrain depuis. Mais les rebelles ont été repoussés uniquement grâce à l’engagement dans les combats de centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, envoyés par Moscou et Kigali à la rescousse de Faustin-Archange Touadéra et d’une armée centrafricaine peu formée et mal équipée. On ignore combien de temps ils resteront dans le pays./////////////.

Cent-quarante sièges sont à pourvoir mais, au premier tour, 22 députés ont été élus et seulement 49 circonscriptions sont en ballottage pour le second tour. Les résultats devraient être connus d’ici le 22 mars. Dans les 69 autres circonscriptions, le premier tour réorganisé dimanche sera suivi d’un second à une date qui n’a pas encore été fixée.

Avec Jeune Afrique

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RCA : des nouvelles mesures pour réglementer l’entrée à l’hôpital communautaire et l’hôpital de l’amitié à Bangui

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Hôpital pédiatrique de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 17 mars 2021, 08:14:46 ( Corbeaunews-centrafrique ). D’après les auteurs de ce projet, c’est une initiative pour renforcer l’hygiène et la sécurité du personnel soignant  et des patients pour un accès  libre au soin. Ces nouvelles mesures  ont été annoncées hier au cours d’un point de presse  à Bangui. Alors, feront -elles l’unanimité au sein de la population banguissoise  ?

 

«’l’initiative que nous avons prise  nous avons essayé de consolider cela dans un cadre d’un projet. Il ne s’agit pas seulement de l’hôpital communautaire,  ni seulement de l’hôpital de l’amitié, mais les deux hôpitaux réunis. Pourquoi ? parce qu’il y’avait un laisser-aller dans l’exercice dans notre fonction au regard des patients qui arrivent, et au regard aussi des accompagnants ou des visiteurs, a déclaré le Directeur de l’hôpital communautaire qui justifie ces nouvelles mesures par l’hygiène et la sécurité du personnel soignant  ainsi que des patients.

«  Ce projet c’est pour renforcer les activités d’hygiène, de la sécurité  du personnel, de patientes  faces à la pandémie du Covid-19… » », ajoute-t-il.

D’après les auteurs de ce projet de la sécurisation des hôpitaux de la capitale, il faut nécessairement un badge délivré par l’hôpital concerné à chaque visiteur afin de ramener la discipline  dans la prise en charge des malades.

« Ces badges seront mis à la disposition des visiteurs. Il faudrait que le visiteur respecte les heures de visite,  à l’entrée de l’hôpital,  et à échanger sa pièce d’identité  contre le badge. Aller voir le malade, sur le badge il sera indiqué  le lit du malade, la chambre du malade  et dès qu’il finit la visite, il revient on lui remet sa pièce d’identité et il remet le badge », a indiqué le directeur de l’hôpital communautaire.

Cette nouvelle  mesure, selon lui, c’est avant tout pour discipliner les gens qui, à un moment donné, venaient demander de manière très désordonnée à l’hôpital.

« Nous sommes en phase d’exécution présentement. Nous sommes entrain de vouloir commencé par la sensibilisation et l’éducation. On a une période d’une semaine  et après cette période de sensibilisation, de communication autour de ce projet, nous allons maintenant entrer dans la phase d’exécution qui sera d’ici le 29 mars «, précise le DG.

Alors, pour certains Banguissois, cette nouvelle mesure vise d’abord à chasser les visiteurs et favoriser la société libanaise Almadina qui fixe toujours le prix d’une carte d’identité à 6000 francs CFA, contrairement au prix fixé dans la loi des finances. Ce que le DG conteste. Il s’agit, selon lui, de discipliner les visiteurs et mettre l’hygiène dans les hôpitaux.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

Directeur de publications

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Législatives  2021 : premier jour de proclamation des résultats par l’autorité nationale des élections

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Théophile Momokoama, rapporteur général de l’ANE, à Bangui, le 18 février 2021. Photo RFI

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 17 mars  2021, 05:24:49 ( Corbeaunews-centrafrique ). 48 heures après  le scrutin du 14 mars 2021, l’autorité nationale des élections a débuté  la proclamation des résultats partiels bureau de vote par bureau de vote du deuxième tour des élections législatives ainsi que du premier tour des partielles.

 

Ce mardi 16 mars 2021, l’autorité nationale des élections  a commencé à publier les résultats partiels de ces élections législatives. Cette publication ne concerne que les six arrondissements de Bangui, en dehors du premier et du septième  arrondissement qui a déjà connu leur député au premier tour.

Cependant, certains candidats, qui ne veulent pas attendre la proclamation définitive par la Cour constitutionnelle  des résultats officiels, commencent à revendiquer leur victoire sur les réseaux sociaux, poussant le rapporteur général de l’ÂNE, Monsieur

Momokoama a rappelé que l’ÂNE reste la seule institution autorisée à diffuser les résultats provisoires des législatives, et que la Cour constitutionnelle a été mandatée pour proclamer les résultats définitifs.

Notons que ces élections législatives se sont correctement déroulés dans 112 circonscriptions sur les 118 restantes, selon Théophile Momokoama qui n’a pas par ailleurs indiqué le taux de participation à ces élections du dimanche.

«  L’ÂNE ne peut pas, avant d’avoir traité les données qui lui parviennent au centre de traitement des données, donner des statistiques. Les résultats ont commencé à nous parvenir dès le lundi 15 à l’issue des élections du 14 mars. Et au fur à mesure, nous les traitons. C’est à l’issue de toutes ces opérations de traitement des données que nous pourrons donner des statistiques  fiables. Nous ne pouvons pas savoir quel  est le nombre des cotons par bureau de vote. Quel est le nombre des cotons dans une circonscription par rapport au nombre d’inscrits ? C’est à l’issue de toutes ces opérations de traitement des données que nous pourrons donner dans les prochains jours  la tendance… », a déclaré monsieur Théophile Momokoama.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : manifestation des agents électoraux à Boali

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 17 mars  2021, 04:27:35 ( Corbeaunews-centrafrique ). Deux jours après le scrutin législatif du 14 mars,  un groupe des agents électoraux a manifesté, ce mardi 16 mars  2021, devant la mairie de Boali, localité située à 95 kilomètres de la capitale. Ils réclament le paiement de la totalité de leur prime  qui leur avait été promise par l’autorité nationale des élections.

 

D’après l’un des manifestants, les Présidents des bureaux de vote, qui devraient avoir 20 000 francs CFA, n’ont reçu que 7500 francs CFA. Tandis que les assesseurs, qui devraient aussi recevoir 20 000 francs CFA, n’ont reçu malheureusement que 5000 francs CFA.

« Sur 126 agents,  vous multipliez par 12 500  francs pour les Présidents, et  15000  francs pour les assesseurs qui est au nombre de 300 et quelques. Vous faites votre calcul. Ça fait des millions. Nous sommes très mécontents… », a déclaré un manifestant qui ajoute que si rien n’est  fait, très prochainement, il n’y’aura personne dans les bureaux de vote pour superviser le scrutin à Boali.

Étendus à même le sol, ces manifestants qui se montrent déterminés promettent de passer à une nouvelle étape dans leur mouvement en vue de contraindre les autorités électorales à satisfaire leur revendication.

« Dans les jours à venir, nous allons nous mobiliser jusqu’à ce que l’autorité nationale des élections donne satisfaction à nos revendications.

Il est à noter qu’après le scrutin, tous les membres de l’autorité sous-préfectorale des élections sont descendus à Bangui. Ils promettent aux agents de constituer une équipe dès leur retour à Boali ils vont la recevoir.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : détonation d’armes automatiques dans la sous-préfecture de Bakouma

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Le départ des casques bleus marocains de la ville de Bakouma. Crédit photo : CNC /

 

Bakouma, République centrafricaine, mercredi, 16 mars  2021, 05:37:55 ( Corbeaunews-centrafrique ). La ville minière de Bakouma, située à 130 kilomètres au nord de la ville de Bangassou, et  à 864 kilomètres à l’est de Bangui, est secouée dans la nuit du lundi à mardi par des crépitements d’armes automatiques des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Certains témoins parlent des tirs d’intimidation des assaillants, d’autres indiquent que le partage du butin entre les rebelles qui serait à l’origine des détonations.

 

Selon les témoignages, ce seraient les locaux du projet London à Bakouma qui ont été la cible des hommes armés. Après avoir pillé et emporté tous ceux dont ils ont besoin, le partage illégal du butin a créé de tension entre les malfrats. Ces hommes armés ont donc commencé à tirer en l’air. Même si aucun bilan n’est disponible,  ces détonations ont paniqué  la population.

La ville minière de Bakouma, l’une des sous-préfectures de Mbomou, est depuis plus d’un mois sans défense. Le contingent marocain de la Minusca s’était retiré de  la localité même si une présence massive des rebelles était signalée à Bakouma.

Pour l’instant, un calme règne dans cette ville du sud-Est, mais une grande partie des habitants est encore en fuite.

 

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

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Moscou donne un mois à Twitter pour supprimer le contenu « illégal »

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Moscou donne un mois à Twitter pour supprimer le contenu « illégal »

Bangui ( République centrafricaine ) – La Russie accuse Twitter de ne pas avoir supprimé des contenus incitant les mineurs au suicide, contenant de la pédopornographie ou des informations sur l’usage de drogues

Les autorités russes ont donné un mois au réseau social américain Twitter, ce mardi, pour supprimer les contenus « illégaux » de sa plateforme, sous peine de blocage dans le pays./////////////.

La semaine dernière, la Russie avait ralenti le fonctionnement du réseau social, l’accusant de ne pas avoir supprimé des contenus incitant les mineurs au suicide, contenant de la pédopornographie ou des informations sur l’usage de drogues./////////////.

Twitter « très préoccupé »/////////////.

Les autorités russes reprochent notamment à Twitter de ne pas avoir fourni de réponse aux demandes de supprimer quelque 3.100 publications. La firme américaine a rejeté ces accusations et s’est dite « très préoccupée » par les « tentatives de bloquer et d’étrangler la conversation publique en ligne »./////////////.

« Twitter ne répond pas adéquatement à nos demandes et, si les choses continuent comme ça, alors dans un mois, il sera bloqué », a indiqué mardi à l’agence Interfax Vadim Soubbotine, directeur adjoint du gendarme russe de l’internet, Roskomnadzor. « Nous nous sommes donnés un mois et observons la réaction de Twitter sur la suppression des contenus illégaux », a-t-il ajouté à l’agence TASS. « Si Twitter ne répond pas aux exigences […] nous envisagerons la question du blocage complet du service »./////////////.

Des publications en soutien à l’opposant Alexeï Navalny/////////////.

Cette brouille illustre les tensions croissantes entre Moscou et les grands réseaux sociaux étrangers ces derniers mois, dénonçant leur toute-puissance et critiquant leur modération des contenus, notamment politiques. Ils sont accusés notamment d’avoir laissé circuler des publications en soutien à l’opposant Alexeï Navalny./////////////.

Roskomnadzor a indiqué la semaine dernière avoir ralenti l’affichage des images, vidéos et contenus audios sur Twitter sur 100 % des appareils mobiles en Russie et 50 % des ordinateurs. Un porte-parole du réseau social avait rejeté les accusations russes, assurant que la compagnie a « une politique de tolérance zéro en matière d’exploitation sexuelle des enfants » et qu’il est interdit de « promouvoir, glorifier ou encourager le suicide » sur Twitter.

Avec AFP

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Deux soldats maliens tués dans une embuscade atttribuée aux jihadistes

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Deux soldats maliens tués dans une embuscade atttribuée aux jihadistes

Bangui ( République centrafricaine ) – La relève du poste de Tessit, au sud-ouest d’Ansongo, est tombée dans une embuscade, a dit l’armée sur les réseaux sociaux.

“Après de violents combats, le bilan fait état de 2 morts et 8 blessés” dans les rangs de l’armée, a-t-elle dit. /////////////.

Depuis 2012 et le déclenchement de rébellions indépendantiste puis jihadiste dans le Nord, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le soutien de la communauté internationale et l’intervention de forces de l’ONU, africaines et françaises. La crise s’est propagée au Burkina Faso et au Niger./////////////.

La zone dite des trois frontières a fait l’objet après janvier 2020 d’un important effort militaire de la force française Barkhane et de ses partenaires sahéliens, spécialement dirigé contre l’organisation Etat islamique au grand Sahara. La France revendique d’avoir considérablement affaibli l’EIGS, tout en frappant aussi durement Al-Qaïda et ses affiliés, également actifs au Sahel.

Avec AFP/VOA

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RCA : La nouvelle perspective des droits de l’Homme constate la bonne organisation du scrutin

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Les deux observateurs de la nouvelle perspective des droits de l’homme présentent le rapport de leur mission. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 mars 2021, 19:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La mission d’observation électorale de la nouvelle perspective des droits de l’Homme, a évalué les informations recueillies lors du déroulement des élections du second tour et partielles du dimanche 14 mars 2021. Au lendemain du vote, ces observateurs internationaux ont constaté la bonne organisation du scrutin et l’implantation visible des bureaux de vote.

 

La mission d’observation, la nouvelle perspective des droits de l’Homme déployée en République centrafricaine pour suivre le déroulement des dernières élections législatives n’a pas tardé à rendre compte sur ledit processus. De ces observations préliminaires, la mission a constaté que le scrutin du 14 mars dernier s’est déroulé dans le calme, la sérénité, l’équité, et la transparence.

Pour son bon déroulement, les experts électoraux de ladite mission félicitent les autorités en charge des élections ainsi que l’ensemble du peuple centrafricain pour sa maturité et son engagement en faveur de la démocratie. La mission exhorte les parties prenantes du processus électoral, en particulier la population centrafricaine, a toujours gardé le même état d’esprit de paix et de tolérance pour les prochaines consultations générales.

« Nous réaffirmons notre disponibilité à accompagner le peuple centrafricain dans son aspiration légitime à la démocratie et au progrès. La mission exprime ses vifs remerciements aux autorités et au peuple centrafricain pour l’hospitalité dont elle bénéficie et la disponibilité qui lui a toujours été manifestée », a précisé Hervé Bertrand Keumogne, chef de la mission qui a aussi regretté quelques incidents liés à l’ouverture tardive de bureaux de votes et les menaces des « groupes de voyous qui n’ont pas voulu la tenue de ces élections ».

A cet effet, l’organisation en charge de l’organisation des élections en Centrafrique est satisfaite pour le bon déroulement de ce scrutin. En définitif, sur les 118 circonscriptions (second tour et partielles) où devaient se tenir les scrutins, au moins (5) circonscriptions n’ont pas pu voter.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

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RCA : Sébastien Wénézoui, ancien coordonnateur adjoint de la milice Anti-Balaka, est-il visé par la CPI?

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Wénézoui Sébastien

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 mars 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Selon des sources proches des victimes, l’ancien ministre Sébastien Wénézoui, ex-coordonnateur adjoint  de la milice Anti-Balaka, serait visé par de nombreuses plaintes, et aussi recherché par la Cour pénale internationale.

 

Nommé ministre de l’Environnement  par l’ex-chef d’État de transition madame Catherine Samba-Panza, Monsieur Sébastien Wénézoui, coordonnateur adjoint de la milice Anti-Balaka, avait commué sa faction Anti-Balaka en partie politique, la CCR (Cohésion Centrafricaine pour la reconstruction). Depuis ce jour, il dit vouloir désormais œuvrer pour la paix dans son pays, mais la justice semble décider à rendre la justice aux victimes.

Ainsi, après l’arrestation de deux chefs miliciens Anti-Balaka : Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Yekatom, Monsieur Sébastien Wénézoui monte au créneau, et qualifie ces arrestations  d’incitation au soulèvement pour déstabiliser la République centrafricaine.  Il Plaide  également pour la libération de Patrice Édouard Ngaïssona, si possible, organiser son jugement dans son propre pays, la RCA.

Cependant, après la reprise lundi du procès de Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Yekatom ainsi que le témoignage de la première victime, celle  du quartier Boeing, les langues commencent à délier. Certains pointent du doigt la responsabilité de l’ex-coordonnateur adjoint de la milice Anti-Balaka Sébastien Wénézoui dans ces actes, car, selon ces personnes, il contrôle un vaste territoire de la capitale plus que monsieur Édouard Ngaïssona. Les quartiers Boeing jusqu’à Bégoua, en passant par Pétévo et bimbo.

»  Un maquillage qui ne peut tromper la loi.  Les magistrats sont avec nous, et ils savent ce qu’on fait. La justice doit ne faire aucune distinction entre les suspects. On ne peut interpeller ceux qui ne sont pas au pouvoir, et laisser ceux qui sont proches. La justice, c’est la justice », déclare un parent d’une victime, avant d’ajouter que « même si Wénézoui crée son propre . parti politique, même s’il entend réconcilier le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et son prédécesseur François Bozizé, il est avant tout un présumé criminel devant la loi », affirme-t-il, avant d’ajouter que la Cour pénale internationale  à également ses yeux rivé sur l’ancien ministre Wénézoui, qui est aussi un véritable gros poisson..

Notons qu’après la transition dirigée par madame Catherine Samba-Panza ou il occupait les fonctions du ministre de l’environnement, , Monsieur Sébastien Wénézoui a été nommé ministre conseiller du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à la présidence de la République.

 

Par Anselme Mbata

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RCA : Rafaï, il veut brûler des débris, il d’éclanche un gigantesque feu de champ

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image d’illustration d’un feu de brousse

 

Rafaï, République centrafricaine, mardi, 16 mars 2021, 06:56:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un incendie s’est déclaré le week-end dernier à Rafaï, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Mbomou, au sud-Est de la rca. Plusieurs hectares d’une soixantaine de champs, et une trentaine de greniers  sont déjà partis en fumée. Les propriétaires, en détresse, appellent à l’aide le gouvernement et certaines ONG internationales.

 

Selon le témoignage, le feu est parti du champ  d’un cultivateur qui avait brûlé des débris  dans sa plantation. Le feu va se rependre dans tout le long de la rivière Shinko,  et dévaster  plus de soixante champs sur une longueur de 5 kilomètres. Plus d’une trentaine des greniers sont également partis en fumée. Seulement trois jours après l’incendie, les agriculteurs ne disposent plus de semence  pour la prochaine saison agricole. Le panier de la ménagère est aussi affecté, les pris des denrées alimentaires  ont aussi galopé.  Le manioc, aliment de base des habitants de Rafaï, passe de 2500 francs CFA à 6000 francs CFA la cuvette. Une cuvette d’arachides et du riz qui coûtait 3000 francs se vend aujourd’hui à  5000 francs CFA.

Face à cette rareté  de nourriture, les déplacés de Zemio qui ont trouvé refuge à Rafaï sont obligés de regagner leur localité. Les cultivateurs aujourd’hui dans la détresse, demandent aux organisations internationales œuvrant dans le domaine agricole  et au gouvernement de voler à leur secours en leur donnant des semences  pour la nouvelle saison agricole.

Notons que la sous-préfecture de Rafaï, à l’instar d’autres, a connu une période très difficile en 2018. Sur 63 villages qu’elle compte avec environ 30.000 habitants, 07 ont été décimés par de tristes faits répétés de destruction de la LRA, des Séléka et de certains nomades peuhls. Aujourd’hui, la sous-préfecture traîne encore les séquelles : plus de 4000 déplacés internes, une population à forte majorité jeune, mais en manque d’emploi, des dizaines de milliers d’élèves dans un environnement scolaire exsangue, qualitativement et quantitativement pauvre : insuffisance de bâtiments scolaires, manque criant d’enseignants qualifiés, etc.…

 

D Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

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RCA : la mairie de Bangui procède au déguerpissement des commerçants qui occupent les abords de l’avenue de l’indépendance à hauteur du centre artisanal  

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Terminus nord des bus au centre-ville de Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC Terminus nord des bus au centre-ville de Bangui, en République centrafricaine. Photo CNC / Fortuné Bobérang.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 mars 2021, 11:00:21 ( Corbeaunews-centrafrique ). En collaboration avec les forces de l’ordre, les agents de la Mairie de Bangui ont procédé lundi à une opération du déguerpissement et de la destruction des installations anarchiques des commerçants aux abords de l’avenue de l’indépendance, aux alentours du centre artisanal et du terminal nord.

 

Cette opération du déguerpissement a commencé  au centre artisanal en passant par le terminal nord jusqu’en face du terrain municipal. Les bulldozers  de la mairie de Bangui ont démantelé toutes les installations anarchiques  qui longent l’avenue de l’indépendance. Les commerçants qui occupaient cette espace publique ne voient pas de bon œil  cette opération. Ils revendique de la mairie  une délocalisation.

«  C’est avec cette activité que nous vivons. Certains d’entre nous ont 5 enfants, et d’autres six. Ces enfants fréquentent des écoles privées, et la plus part louent des maisons. Ils nous ont chassé sans avertissement. C’est comme si nous sommes des rebelles » s’alarment un commerçant chassé, avant qu’un autre prenne la parole :

« Nous sommes victimes des événements du KM5. C’est à cause de la crise que nous avons quitté  pour nous installer au terminal nord. Ou est-ce qu’on peut encore aller ? Nous avons des enfants à notre charge », martèle-t-il.

La mairie de son côté n’entend pas faire marche arrière.  Son deuxième vice-président  met en garde les personnes réfractrices,  et appelle tous les commerçants à regagner les marchés.

« Au marché combattant, il y’a suffisamment des places. Les deux marchés sont presque vides.  Au marché De Sica 2, il y’a de la place.  Au marché de Lakouanga, il y’a de la place. Je demande à ces commerçants  d’être des patriotes, d’être disciplinés, d’éviter de s’installer anarchiquement… On va continuer à faire ce travail, on va plus baisser les bras… », a déclaré monsieur  Guillaume Ngobo, deuxième vice-président de la mairie de Bangui.

À en croire la mairie de Bangui    Se fera progressivement  et par secteur pour libérer toutes les voies publiques de la capitale occupées de manière anarchique par les commerçants et certains particuliers.

    1. Y. Ibrahim avec la RNL 

Journaliste rédacteur

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RCA : Kaga-Bandoro, les populations, dépassées par les agissements des hommes en armes, font appel au gouvernement

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/photo-prise-a-Kaga-Bandoro-par-lOIM-sur-les-reconciliations-450×300.jpg” alt=”La ville de Kaga Bandoro engagée sur la voie de la paix et du vivre ensemble” width=”450″ height=”300″ />
La ville de Kaga Bandoro engagée sur la voie de la paix et du vivre ensemble

 

Kaga-Bandoro, République centrafricaine, mardi, 16 mars 2021, 09:31:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La situation sécuritaire reste encore très préoccupante  dans certaines régions de la rca. À Kaga-Bandoro, dans la Nana-Grébizi, la population vit dans la peur. Les activités subversives des hommes armés inquiètent les populations locales. Certains habitants parlent des nombreux cas de détention arbitraire, d’autres expriment leur mécontentement face au racket des populations.

 

Si les soldats FACA et leurs alliés rwandais et russes  comptent entrée à Batangafo et Kabo  via la ville de Bouca pour chasser de la ville les rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement, à Kaga-Bandoro, plus au sud, les populations, victimes aussi des hommes en armes, ne cessent de crier au secours au gouvernement pour le déploiement rapide des soldats FACA et leurs alliés dans leur localité.

« Les rebelles continuent de racketter les population ici à Kaga-Bandoro. Par exemple au quartier Camara, sur l’axe Dékoua, au niveau de leur checkpoint, ils imposent des taxes obligatoires à tous les passants. À moindre erreur, ils vous mettent en détention, et vous frappent d’une amende qui peut aller jusqu’à une somme importante. C’est ici notre quotidien », a déploré un habitant de la ville interrogé par CNC.

Pour l’heure, les populations de Kaga-Bandoro vivent un climat de terreur,  parce que les groupes armés  sont tellement agressifs, sont tellement violents dans ce dernier temps,  si bien que la population a peur, et elle se pose des questions,  mais à quand la libération de la ville de Kaga-Bandoro par les soldats FACA et leurs alliés  ?

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Faustin Archange TOUADERA, réélu,  sera investi  le 30 mars prochain, selon le comité d’investiture

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Le Président Faustin Archange Touadera lors de la cérémonie de comémoration du deuxième anniversaire de l’accord politique pour la paix et la reconciliation (APPR-RCA) au palais de la renaissance à Bangui, le 6 février 2021 . © Gaël Grilhot/RFI

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 mars 2021, 03:39:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Président réélu, Faustin Archange TOUADERA, sera investi le 30 mars prochain, à en croire son comité d’organisation de la cérémonie d’investiture.  Cette cérémonie qui aura lieu probablement à Bangui se déroulera dans une capitale en état de siège,   en raison de la situation sécuritaire du pays.

 

Le Président Faustin Archange TOUADERA, réélu pour un second mandat le 18 janvier dernier au cours d’un scrutin marqué par la violence et très contesté par l’opposition démocratique, sera investi le 30 mars prochain, selon le vice-président de la commission de communication du  comité d’organisation de la cérémonie d’investiture, Monsieur Wilfried Sébiro.

L’annonce de cette date a été faite hier lundi à Bangui au cours d’un point de presse organisé par le comité d’organisation qui annonce également la participation ou leur représentant de plusieurs chefs de l’État de la sous-région d’Afrique, de l’Amérique, de l’Europe et même de l’Asie…

« Depuis que le Président Touadera est arrivé au pouvoir, il a ouvert  la République centrafricaine à toutes les nations du monde, et à nos partenaires traditionnels, voire les nouveaux. Donc aujourd’hui nous avons transmis des invitations aux Présidents  de tous les grands pays du monde,  je veux parler de la France, des États-Unis  la Russie….Pour ce qui concerne les pays africains,  le Rwanda et tous les pays voisins, tous les pays de la CEMAC. Donc à l’heure actuelle, nous ne savons pas  encore si ces derniers vont venir », a  annoncé Wilfried Sébiro.

D’après le comité d’organisation, cette investiture sera placée sous le signe du rassemblement du peuple autour du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

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RCA : Mr. ROOSALEM -HETMAN, de la société civile, appelle à soutenir Madame Clarisse Élisabeth YAPELEGO, incarcérée en Côte d’Ivoire

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/clarisse-yapelogo-253×450.jpg” alt=”Madame Clarisse Yapelego à la maison d’arrêt de la Côte d’Ivoire, le 2 mars 2021. Photo CNC” width=”253″ height=”450″ />
Madame Clarisse Yapelego à la maison d’arrêt de la Côte d’Ivoire, le 2 mars 2021. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 mars 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Monsieur ROOSALEM -HETMAN Guillaume, de la société civile, a appelé,  lundi, Madame la Présidente de la Fédération des FEMMES CENTRAFRICAINES à soutenir Madame Clarisse Élisabeth YAPELEGO, détenue en Côte d’Ivoire depuis un mois. Il plaide également pour une intervention auprès de nos autorités pour le suivi du dossier de notre Compatriote Madame Clarisse Élisabeth YAPELEGO auprès des autorités ivoiriennes.  

Ci-dessous, sa lettre intégrale à la Présidente de la Fédération des femmes centrafricaines.

 

A l’attention de la Présidente de la Fédération des FEMMES CENTRAFRICAINES,

Objet : Lettre à la Fédération des FEMMES CENTRAFRICAINES sur l’affaire Clarisse Élisabeth YAPELEGO détenue en Côte d’Ivoire

 

Madame la Présidente,

J’ai l’honneur de vous adresser cette lettre, en tant que l’un des membres de la société civile, afin de porter à votre connaissance la situation de notre compatriote Madame Clarisse Élisabeth YAPELEGO détenue actuellement dans une maison d’arrêt en Côte d’Ivoire.

En effet, la Fédération des FEMMES CENTRAFRICAINES est l’une des membres les plus importantes de la société civile centrafricaine.

A ce titre, permettez-moi de demander votre intervention auprès de nos autorités pour le suivi du dossier de notre Compatriote Madame Clarisse Élisabeth YAPELEGO auprès des autorités ivoiriennes.

Je vous encourage de voler au secours de votre sœur en difficulté à l’Etranger, d’accomplir ce devoir citoyen.

Veuillez-agréer Madame La Présidente, l’expression de ma très haute considération.

 

Mr ROOSALEM-HETMAN

Coordonnateur du comité « Société Civile Centrafricaine »

Email : roosalem@yahoo.fr

Site Internet : http://societecivilecentrafricaine.org

 

RCA : selon Momokoama , l’ANE reste la seule institution autorisée à diffuser les résultats provisoires des législatives

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/AXR19BDDTHyyeoy_3Z-g-2.jpeg” alt=”recensement des électeurs à Bangui par ONUINFO” width=”400″ height=”266″ />
Le recensement des électeurs à Bangui, en République centrafricaine.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 mars  2021, 22:50:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En République centrafricaine (RCA), les derniers scrutins de dimanche des élections législatives se sont correctement déroulés dans 112 circonscriptions sur les 118 restantes, a indiqué lundi Théophile Momokoama, porte-parole de l’Autorité nationale des élections (ANE), l’organe en charge de l’organisation des élections en RCA.

 

D’après M. Momokoama, le déroulement du scrutin est satisfaisant en dépit de quelques poches d’insécurité, où ni le matériel électoral ni le personnel de l’ANE n’ont pu être déployés. Il a cité à titre d’exemple les localités centrafricaines de Gadzi et Gamboula (ouest), où les élections n’ont pas pu se tenir.

  1. Momokoama a par ailleurs rappelé que l’ANE reste la seule institution autorisée à diffuser les résultats provisoires des législatives, et que la Cour constitutionnelle a été mandatée pour proclamer les résultats définitifs.

Selon le découpage électoral, la RCA compte 140 circonscriptions qui correspondent à autant de sièges de l’Assemblée nationale. Au total, 22 de ces sièges ont été pourvus à l’issue du premier tour des législatives à la fin de l’année 2020.

Dimanche dernier, les Centrafricains se sont rendus aux urnes pour le second tour dans 49 circonscriptions, et pour le premier tour dans les 69 circonscriptions où le scrutin avait été perturbé par les rebelles en décembre dernier.

Avant le premier tour des élections présidentielle et législatives tenues le 27 décembre dernier, des groupes armés s’étaient coalisés pour entraver le processus électoral tout en lançant une offensive contre le pouvoir de Bangui. Environ deux tiers des électeurs inscrits avaient été dans l’incapacité de voter lors du premier tour.

Depuis quelques semaines, l’armée centrafricaine, appuyée par ses alliés rwandais et russes ainsi que les forces onusiennes (Minusca), a repris plusieurs villes occupées par les rebelles.

 

Xinhua

Comment le groupe Wagner occupe les arrière-cuisines du Kremlin

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Alexandre Tcherkassov, de l’ONG Memorial, à Moscou, le 12 mars 2021

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 mars 2021, 22:39:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ancien voyou reconverti dans la restauration et l’affairisme, c’est un proche de Poutine, Evgueni Prigojine, qui est à la tête de cette armée fantôme déployée notamment en Syrie et en Afrique.

 

Le solide dossier syrien porté par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et l’organisation russe Memorial braque une fois de plus les projecteurs sur le groupe de mercenaires Wagner. Nul doute que la plainte déposée ce 15 mars devant un tribunal de Moscou (lire l’article de Jean-Pierre Perrin) agacera au plus haut point le Kremlin. Le pouvoir russe a toujours nié tout lien direct avec Wagner. Ce dernier est pourtant devenu l’un des bras armés de Moscou dans ses interventions extérieures.

 

François Bonnet

Médiapart

RCA : un premier témoignage contre la milice de Yekatom et Ngaïssona à la CPI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/ngaissona-CPI-450×253.jpg” alt=”L’ex-chef de la fédération de football de la République centrafricaine Patrice-Edouard Ngaissona ors de sa comparution initiale devant les juges de la CPI à La Haye, aux Pays-Bas, le 25 janvier 2019″ width=”450″ height=”253″ />
L’ex-chef de la fédération de football de la République centrafricaine Patrice-Edouard Ngaissona ors de sa comparution initiale devant les juges de la
CPI à La Haye, aux Pays-Bas, le 25 janvier 2019

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 mars 2021, 22:28:04 ( Corbeaunews-centrafrique ). Il s’agit du premier témoignage entendu dans le procès ouvert mi-février contre Patrice Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom devant la Cour pénale internationale (CPI). Les deux Centrafricains sont poursuivis pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2013 et 2014. L’accusation a appelé à la barre une victime de l’attaque du 5 décembre 2013 à Bangui.

 

Avec notre envoyée spéciale à la Haye, Stéphanie Maupas

Témoin protégé, la jeune femme a déposé sous pseudonyme, le visage caché du public. À la barre, elle a raconté les crimes des anti-balakas sur Boeing, à l’Ouest de Bangui, le 5 décembre 2013. Inquiète des rumeurs d’attaque de la milice à laquelle émargeaient les deux accusés, elle s’était réfugiée au PK5, tandis que son mari tenait toujours le magasin familial. Jusqu’à ce triste jour…

À la barre, elle s’exprime en Sango mais son récit est interprété pour les juges.

« On a commencé à entendre des coups de feu. Je me suis levée précipitamment, je tremblais. J’ai ouvert le portail, je suis sortie. Je voyais les gens blessés, qui avaient des bras cassés, les parents criaient, mon cœur battait. Quelqu’un m’a posé la question “mais où est-ce que tu vas ?”. Je lui ai dit : mais je vais chercher mon mari”. » Celui-ci m’a dit : “Mais les anti-balakas sont sortis partout, tu ne peux pas aller jusqu’à là-bas.” » Ce n’est que quelques jours plus tard qu’elle apprend que les corps des tués ont été transportés jusqu’à la mosquée.

« Il y a un véhicule qui a transporté les corps à la mosquée. Mon mari était dedans. Je suis allée voir le corps. Il avait le cou fracassé. Je suis tombé en sanglots. »

Avec ce témoignage, il n’a pas été question des deux accusés. Le procureur a surtout dressé un premier tableau des crimes de leur milice.

 

RFI

Les électeurs centrafricains attendent de pied ferme les résultats du second tour des législatives –

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les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui. Photo Fridolin Ngoulou.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 16 mars  2021, 03:10:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Près de 1,8 million d’électeurs centrafricains qui s’étaient rendus ce dimanche 14 mars aux urnes  pour le second tour des législatives, attendent de pied ferme les résultats du scrutin pour connaitre l’identité des nouveaux élus.

 

Comme au premier tour, tenu en décembre dernier et couplé avec la présidentielle, la participation aux législatives était relativement faible. « Il n’y a pas une grande affluence », a regretté Ali Ousman, un responsable du réseau Arc-en-ciel qui regroupe 15 organisations de la société civile ayant déployé des observateurs sur le terrain.

Le défi le plus important est la menace des rebelles. Une semaine avant la tenue de la présidentielle, une coalition des plus importants groupes armés dans le pays, nouvellement formée, avait juré d’empêcher la tenue du scrutin ; mais l’élection avait pu avoir lieu sans incident majeur.

Des centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, envoyés par Moscou et Kigali, étaient venus à la rescousse de l’armée centrafricaine et de la Mission de l’ONU (MICUSCA) présente dans le pays.

D’ailleurs, à cause de l’insécurité, des bureaux dans certaines circonscriptions n’avaient pas pu ouvrir en décembre et ont plutôt organisé un nouveau premier tour ce dimanche.

«Tous les centres où il n’y avait pas pu avoir de premier tour ont pu voter aujourd’hui», a déclaré un responsable de la Minusca, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Fall, qui a aussi indiqué que le scrutin «s’est bien passé» globalement, assurant  et qu’«il n’y a pas eu d’incident majeur ».

Des députés devaient être élus dans 118 circonscriptions. La nouvelle législature est censée être installée avant le 3 mai prochain, conformément à la Constitution. En attendant les résultats des législatives, plusieurs observateurs pensent que le président Faustin-Archange Touadéra devrait conserver, sans difficultés, sa majorité à l’Assemblée nationale.

Soulignons qu’à cause de la faible affluence des électeurs lors de l’élection présidentielle (un seul sur trois avait voté), la légitimité de la réélection de Touadéra est toujours remise en cause par l’opposition.

La Centrafrique est en guerre civile depuis huit ans. Une bonne partie du territoire national est sous le contrôle des groupes armés.

 

Agence Afrique

 

 

 

Un autre opposant tchadien suspend sa participation à la présidentielle

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Un autre opposant tchadien suspend sa participation à la présidentielle

Bangui ( République centrafricaine ) – “Soucieuse de la nécessité pour le Tchad d’organiser une élection crédible et apaisée, l’Alliance républicaine pour le changement démocratique n’entend pas servir de caution pour un parodie et suspend à compter de ce jour sa participation à la campagne électorale”, a déclaré Brice Mbaimong Guedmabaye, candidat d’un regroupement des partis politiques de l’opposition.

Il suspend sa campagne pour exiger entre autres: l’audition du fichier électoral pour une organisation indépendante, la clarification des documents électoraux dont la machine à production des cartes électorales, la sécurisation de tous les candidats en période de campagne au même titre que le candidat Deby et la décrispation du climat social délétère en trouvant une solution aux revendications des travailleurs du secteur public en grève./////////////.

“Il faut que nous ayons un minimum d’assurance pour aller à cette élection de manière sereine”, insiste-t-il./////////////.

Pour le président Idriss Deby Itno, candidat à sa propre succession, ceux qui se retirent en pleine course, “n’ont pas tort de se retirer parce qu’il y a 113 partis politiques qui soutiennent ma candidature”. /////////////.

Le e président Déby “a perdu toute dignité pour continuer à exercer ses fonctions. C’est inadmissible”, soutient Max Laolngar, président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme, membre de la coordination des actions citoyennes contre le 6e mandat du président Déby. “Ça devait nous faire pleurer mais nous sommes sereins”, ajoute-t-il./////////////.

“Nous allons continuer de manière pacifique pour que son dessein de gouverner le Tchad sous un 6ème mandat de plus tombe à l’eau”.

Avec AFP/VOA

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Au moins 12 morts dans une attaque en RDC

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Au moins 12 morts dans une attaque en RDC

Bangui ( République centrafricaine ) – Des assaillants ont tué au moins une douzaine de personnes lors d’un raid nocturne dans un village de l’est de la République démocratique du Congo, ont déclaré lundi un témoin et deux groupes de défense des droits civils.

Les témoins ont accusé les Forces démocratiques alliées (ADF), une milice ougandaise active dans l’est de la RDC depuis les années 1990. On leur attribue des dizaines d’attaques de représailles brutales contre des civils depuis que l’armée a commencé des opérations contre elle fin 2019./////////////.

Selon les témoins, l’attaque s’est produite dans le village de Bulongo, à environ 30 kilomètres à l’est de Beni, dans la nuit de dimanche à lundi./////////////.

“Il y a 12 corps gisant sur le sol”, a déclaré Mambo Kitambal, responsable d’un groupe de la société civile à Bulongo./////////////.

“Ici, sous la pluie, ils ont sauvagement tué nos frères et sœurs avec des couteaux et des pioches”, a déclaré Paul Sakata, un habitant de Bulongo./////////////.

“Nous regrettons que l’armée n’ait pas réagi hier soir, ce qui renforce la peur dans la tête des habitants de cette partie du pays, qui commençaient à espérer la paix”, a-t-il ajouté./////////////.

“Nous craignons que ce bilan ne s’alourdisse d’autant plus que l’ennemi a opéré pendant plusieurs heures. Les victimes ont été exécutées à coups de pioches et de machettes”, a averti Mambo Kitambal./////////////.

Mercredi, les États-Unis ont désigné les ADF comme une organisation terroriste, les accusant de liens avec l’État islamique. Pour l’heure, les experts de l’ONU n’ont pas trouvé de preuves d’une relation directe entre les deux groupes./////////////.

Les ADF ont tué environ 850 personnes l’année dernière, selon les chiffres de l’ONU./////////////.

Les zones frontalières orientales du Congo avec l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi abritent environ 120 milices différentes, dont beaucoup sont des vestiges des brutales guerres civiles du pays qui ont officiellement pris fin en 2003.

Avec VOA

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Première plainte en Russie contre les mercenaires Wagner pour des exactions commises en Syrie

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Alexandre Tcherkassov, de l’ONG Memorial, à Moscou, le 12 mars 2021

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 15 mars 2021, 14:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Intentée par des ONG de défense des droits de Lhomme au nom d’un proche de victimes, laction judiciaire dénonce des exactions en Syrie.

 

Laction judiciaire est sans précédent. Mandatésx par le Centre syrien des médias et de la liberté dexpression (SCM), la Fédération Internationale pour les droits humains (FIDH) et lONG russe de défense des droits humains Memorial, des avocats ont déposé lundi 15 mars, à Moscou, une plainte contre des membres présumés du groupe de mercenaires Wagner.

Emise au nom du frère dun soldat déserteur syrien torturé, tué et dont le corps a été mutilé par plusieurs individus membres présumés du groupe Wagner, en juin 2017, cest la première fois quune telle action est intentée par les proches dune victime syrienne à lencontre de suspects russes pour des crimes commis en Syrie.

Laffaire doit beaucoup au travail mené par le journal russe Novaïa Gazeta qui, le premier, a reconstitué le calvaire de Mohammed Taha Ismail Al-Abdoullah, et cherché à identifier ses bourreaux. Le journal a utilisé pour cela des images éparses apparues sur les réseaux sociaux à partir de juin 2017 ou obtenues par ses soins.

 

Plaisanteries en russe

Celles-ci mettent en scène cinq à six hommes frappant un homme à coups de masse tout en plaisantant en russe. On les voit tenter de couper la tête de la victime avec un couteau. Un autre essaie, en donnant des coups avec le tranchant dune pelle, de lui couper les bras. « Maniaques », ironise lun des combattants, quand lautre conseille : « Laissez-lui les jambes, on va le pendre par les jambes. »

La dernière séquence montre la victime accrochée par les pieds, sans tête ni bras, aspergée dessence et finalement en flammes, sans que cessent les plaisanteries sur le « barbecue » en préparation. Dautres images apparues ensuite ont permis de distinguer la signature laissée sur le torse du soldat démembré, une inscription proclamant « Pour les paras, pour les éclaireurs ». Un deuxième homme, non identifié, a eu la tête coupée ce jour-là.

Toutes ces images ont été prises sur le site gazier dAl-Chaer, au nord de Palmyre, où la firme Wagner a participé, au printemps 2017, au combat contre les forces de lEtat islamique. Cest aussi là que les deux têtes coupées ont été exhibées.

Loin du récit enthousiaste de la libération de liconique cité de Palmyre, lenjeu, crucial pour le financement de leffort de guerre de Damas et de Moscou, était de reprendre le contrôle dune région doù est extraite 80 % de la production du gaz syrien. En vertu daccords signés dès 2014, des sociétés militaires privées russes sont chargées de sécuriser ces sites. Cest là que M. Al-Abdoullah, un ouvrier du bâtiment arrêté en mars 2017 à la frontière syro-libanaise puis soumis à la conscription forcée, a tenté de déserter avant de croiser le chemin des Mercenaires russes.

 

Aucun effet

Novaïa Gazeta avait rapidement identifié Stanislav Dychko, qui apparaît le visage complètement découvert, celui-là même qui est visé par la plainte déposée lundi. Le journal a même publié ses documents dengagement chez Wagner, dans lesquels il écrit avoir pour motivation de « défendre les intérêts de la Russie à létranger ».

Avant de sengager en 2016, cet homme, né en 1990, était policier dans la ville de Stavropol, où il semble toujours résider aujourdhui. Novaïa Gazeta affirme avoir des éléments sur lidentité dautres participants, mais sans certitude, et demande aux autorités russes dagir à leur tour.

Les plaignants ont décidé de laisser de côté ces autres tortionnaires pour se concentrer sur Stanislav Dychko. Ils névoquent pas non plus son appartenance à la société Wagner ou à son pararavent Evropolis, alors que les autorités russes nient leur existence. Dans un entretien accordé en décembre 2020 au site Meduza, un ancien combattant de la firme avait accusé Dmitri Outkine, dont le nom de guerre « Wagner » sest étendu aux mercenaires, davoir ordonné cette exécution sauvage pour faire un exemple. Cet ultranationaliste est considéré comme le chef militaire du groupe.

« Cest à lEtat russe de faire ce travail de recherche, estime Alexandre Tcherkassov, lun des dirigeants de lONG Memorial. De notre côté, nous préférons être modestes mais précis pour donner aux autorités le moins de chances possible dignorer notre démarche. Nous connaissons les difficultés… »

« La responsabilité de la Russie dans les crimes commis en Syrie était pour linstant un trou noir », souligne lavocate Clémence Bectarte

Cette prudence sexplique par la réaction du pouvoir russe jusque-là. Les investigations et les demandes formulées par Novaïa Gazeta pour quune enquête soit ouverte nont pour lheure eu aucun effet. La justice na même pas demandé des vérifications. « Limpunité sétend dun conflit à lautre, note M. Tcherkassov. Les responsables de tortures et de disparitions forcées, par exemple dans le Caucase, sont restés impunis et ont pu aller répéter ces crimes à létranger. »

Selon la législation russe, dès lors que le suspect nest pas poursuivi en Syrie, il devrait lêtre en Russie. « Tant que ce nest pas le cas, la honte de ce crime rejaillit sur nous tous, estime M. Tcherkassov. Mais en labsence des mécanismes de justice internationale, nous navons pas dautre choix que de nous tourner vers nos institutions nationales. »

 

Vide juridique exploité à dessein

A limage de Wagner, les sociétés militaires privées nont formellement aucune existence légale en Russie, où elles sont interdites. Ce vide juridique est exploité à dessein par le Kremlin, qui les utilise de plus en plus dans le cadre de ses opérations extérieures. Moscou peut ainsi nier son implication et éviter de se retrouver comptable de leurs exactions.

« Cest le cur du sujet au niveau du droit international. Lutilisation par la Russie de groupes du type Wagner est destinée à sabsoudre et à se soustraire à ses responsabilités juridiques, explique Clémence Bectarte, coordinatrice du Groupe daction judiciaire de la FIDH. Or, sa responsabilité est engagée dès lors quun lien hiérarchique et de subordination entre les Wagner et lEtat russe est établi lors de ces déploiements. »

Selon le code de procédure pénale, le comité denquête russe doit répondre à la plainte dans les trois jours à dix jours. « Nos actions futures seront déterminées par sa réponse, ou son absence de réponse », souligne Clémence Bectarte. « Nous continuerons à recourir à toutes les voies légales pour que justice soit faite », ajoute lavocate, qui nexclut pas de se porter devant la Cour européenne des droits de lhomme en cas dobstruction russe.

« Cest la première fois que la responsabilité de la Russie en Syrie est invoquée, se félicite-t-elle. Or, la responsabilité de la Russie dans les crimes commis dans ce pays était pour linstant un trou noir. Il sagit aujourdhui délargir le champ de la responsabilité juridique et den ouvrir un dans le combat contre limpunité. »

 

Benoît Vitkine(Moscou, correspondant) et Madjid Zerrouky

 

Le monde

RCA : retour massif des rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation)  à Ngaoundaye

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Image d’illustration de la brigade de la gendarmerie de Ngaoundaye, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé (nord-ouest) le 25 mars 2020. Photo CNC .

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 15 mars 2021, 14:08:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La sous-préfecture de Ngaoundaye, située à proximité  des frontières du Tchad (5 kilomètres) et du Cameroun (20 kilomètres ), est secouée ce dimanche 14 mars par la présence massive des rebelles de 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), membres de la coalition des patriotes pour le changement., créant la psychose au sein de la population.

 

Selon des sources locales, les rebelles sont arrivés massivement à bord des motos et se diriger vers l’église catholique  ou se trouve leur base. Même si pour l’instant aucune exaction est enregistrée de la part de ces groupes armés cette forte présence ne rassure pas la population de Ngaouandaye qui continue de vivre dans la peur.

Ce lundi matin, certains éléments du groupe ont pris la direction de Paoua, mais les activités commerciales tournent normalement.

Les populations appellent le gouvernement  à déployer les éléments des forces armées centrafricaines  pour assurer la sécurité de la population.

Il y’a lieu de rappeler que le jeudi 20 août 2020, les agents recenseurs et tablettes en activité d’enrôlement des électeurs dans la sous-préfecture de Ngaoundaye, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé,  avaient été sommés par le chef rebelle Abass Sidiki de mettre terme aux opérations d’enrôlement et quittent immédiatement la ville, mettant fin ainsi au recensement électoral dans la ville et sa région jusqu’à la négociation menée par le gouvernement.

Tout récemment, lors de la campagne du premier tour des élections, le véhicule 4×4 de monsieur Antoine Koïrokpi , candidat du MLPC  dans la deuxième circonscription de Ngaoundaye a été braqué par les éléments rebelles du CPC dans la ville.  Il accuse cependant la Minusca de ne pas vouloir voler à son secours pendant la scène. Malgré qu’il les appelle.

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : fin de formation pour les éléments du septième bataillon des FACA au camp Kassaï

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/koyara-salue-les-faca-formes-par-les-russes-filme-par-krock-450×338.jpg” alt=”La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />
La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC / Fred Krock

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 15 mars 2021, 11:08:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Désormais, ils sont opérationnels.  Au nombre de 438, ces nouveaux soldats de l’armée nationale seront déployés sur le théâtre de l’opération derrière les paramilitaires Russes de la société Wagner  et les troupes rwandaises dans les prochains jours, a déclaré le chef d’État major de l’armée, le général Zépherin Mamadou.

 

Les éléments autodéfense du quartier KM5, et quelques anciens combattants ayant déposé les armes ont bouclé les quatre mois de formation assurée par les instructeurs centrafricains en partenariat avec l’EUTM-RCA au camp Kassaï la semaine dernière.

Ces nouvelles recrues ont pris l’engagement de servir la nation  et défendre le drapeau centrafricain. Un serment basé sur la discipline  et l’intérêt suprême national.

« Voici votre drapeau.  Le drapeau national. Vous êtes tenus de le défendre jusqu’au sacrifice suprême de votre vie », a déclaré le chef d’État major, le général Zépherin Mamadou, avant d’ajouter qu’un soldat formé est une machine de guerre pour la protection de la population et de l’intégrité  du territoire national.

« Une fois formées, nos troupes  et leurs matériels sont déployés  systématiquement sur les différents fronts, car  cette guerre il faut la gagner », a-t-il précisé.

D’après un officier de l’armée nationale, ces nouvelles recrues vont être  déployées et c dans les villes reprises par l’armée nationale aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement. Ce sont elles qui assureront la sécurisation des villes reprises  une fois que le travail est fait par les Mercenaires russes et les troupes rwandaises.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : panique à Batangafo, les rumeurs de l’arrivée imminente des forces loyalistes dans la ville se font sentir, et les rebelles aux aguets

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 15 mars 2021, 10:18:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après les villes de Bossangoa, dans l’Ouham, de Bozoum, dans l’Ouham-Péndé et de Paoua, dans Lim-Pendé, les  soldats FACA, appuyés par les troupes rwandaises et les Mercenaires russes, ont dans leur viseur la ville de Batangafo, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham – Fafa. Leur objectif, chasser les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement dans cette localité. D’ores et déjà, les rumeurs de leur arrivée secoue la ville, et les rebelles semblent paniquer, tandis que les populations se préparent à les accueillir.

 

Dans la ville de Batangafo, mais aussi Kabo, située dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, c’est la panique qui règne parmi les hommes armés suite aux rumeurs de l’arrivée imminente des soldats FACA et leurs alliés dans la ville.

« Les soldats FACA et leurs alliés sont désormais à moins de 80 kilomètres de nous. Ils sont dans la ville de Bouka. Selon nos informations, ils attendent des renforts qui doivent arriver de Damara avant de progresser jusqu’à nous à Batangafo. Mais on constate déjà la panique et la nervosité chez les rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement », témoigne un instituteur à Batangafo interrogé par CNC.

Selon d’autres habitants de Batangafo, les rebelles commencent à se faire discrets dans la ville, mais ils y sont encore présents.

Notons que la ville de Batangafo, située à 380 kilomètres au nord de Bangui,  a été érigée récemment en chef-lieu d’une nouvelle préfecture, Ouham-Fafa, par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.  Elle est traversée par la route nationale 4 reliant   Bouca à Kabo, située à 60 kilomètres  au nord de Batangafo, et au sud de moyenne Sido, à la frontière avec la République du Tchad.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le procès de Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom  reprend ce lundi à la CPI avec le témoignage d’un témoin

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/ykatome-et-ngaissona.jpg” alt=”Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.  ” width=”300″ height=”200″ />
Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur
comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 15 mars 2021, 09:11:45 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le procès de Patrice-Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité reprend ce lundi 15 mars 2021  avec la présentation  des éléments de preuves et des témoins par l’accusation devant la Cour pénale internationale .

 

Selon le bureau de la Cour pénale internationale  à Bangui, l’audience reprend avec le témoignage  d’un marchand musulman. Un marchand musulman, le témoignage de ce témoin, en langue sango et avec des mesures de protection, portera notamment sur : des chrétiens qui auraient

attaqué des musulmans avant l’arrivée de la Séléka ; l’attaque présumée Anti-Balaka du 5 décembre 2013 contre BOEING, y compris le meurtre présumé de civils sur le marché de BOEING ; la destruction de la mosquée de BOEING ; et l’évacuation du témoin, entre autres des questions.

Alors que le procès reprend aujourd’hui, le bureau du procureur indique que les enquêtes de la cour vont au-delà des élections en République centrafricaine.

Selon Amadiba, directeur de la section coopération au bureau du procureur, le calendrier électoral ne peut suspendre  les enquêtes de la CPI en République centrafricaine.

« Les enquêtes se poursuivent, quelque soient le calendrier politique et les appels à la paix et à la réconciliation. Le bureau du procureur n’est pas un bureau politique. Donc le calendrier constitutionnel électoral ne peut ni suspendre les enquêtes ni suspendre les procès. Même les calendriers  pour la mise en œuvre  de la paix et la réconciliation non plus, ne peut pas empêcher  le bureau de poursuivre son mandat », a-t-il déclaré sur les ondes de la radio Ndékèluka.

Lors de cette phase du procès, l’accusation présentera plus de 6000 éléments  de preuve, et 150 témoins. Devant les juges.

La défense de Alfred Yekatom    Va également faire ses déclarations d’ouverture dans les jours à venir, car elle  n’avait pas eu l’occasion de le faire à l’ouverture du procès.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

Législative en Centrafrique, le scrutin s’est déroulé dans le calme, mais au village Bénga, c’est le deuil

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Des électeurs à l’école Bimbo, le 27 décembre 2020. Photo Fridolin NGOULOU

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 15 mars 2021, 08:08:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon l’autorité nationale des élections, aucun incident majeur n’était à déplorer lors du second tour des élections législatives et premier tour des partielles en République centrafricaine  : 96% des bureaux de vote avaient ouvert dans 118 circonscriptions . Cependant, au village Bénga, situé à 17 kilomètres d’Ippy, c’est la consternation et la colère.

 

 

Pour cause, le membre du bureau local de l’autorité nationale des élections, enlevé le jeudi 11 mars par les éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, a été retrouvé mort, c’est-à-dire assassiné par les rebelles 24 heures seulement après son enlèvement.  Ce qui a créé une psychose au village, et la peur s’empare des populations locales lors du vote de ce dimanche. Mais entre temps, dans d’autres localités du pays, le scrutin s’est plus ou moins bien déroulé.

Selon le rapporteur général de l’autorité nationale des élections, « globalement,  nous pensons que le pari est tenu.  Sur les 118 circonscriptions électorales  dédiées à ce scrutin,  nous avons franchi le cap de 110 », a-t-il annoncé, tout en ajoutant qu’ils vont d’abord affiner toutes ces informations  à l’issue des opération du dépouillement avant de communiquer de façon plus précise sur les rares circonscriptions  ou finalement ils n’ont pas pu tenir le scrutin  du 14 mars.

Il y’a lieu de rappeler que lors du premier tour le 27 décembre 2020, la coalition des patriotes pour le changement avaient empêché le scrutin de se dérouler dans la moitié des bureaux de vote du pays.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : qui sont les anges gardiens russes de Faustin-Archange Touadera ?

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Monsieur Dmitry Sergeevich Sytii, Monsieur Valery Zakharov et Monsieur Oleg

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 15 mars 2021, 05:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ) – Dans son combat contre les groupes armés, le président centrafricain mise beaucoup sur son alliance avec Moscou, qui a d’Epêché des hommes de confiance à Bangui. Voici ces Russes qui forment sa garde rapprochée. Sur leurs capots fraîchement nettoyés, deux drapeaux : l’un russe, l’autre centrafricain. En ce 15 octobre à Bangui, le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra (FAT) et celui de Vladimir Poutine entendent bien célébrer leur alliance, en exhibant les dix blindés réceptionnés le jour-même à l’aéroport de M’Poko.

 

Depuis plusieurs années, le président Touadéra s’est en effet tourné vers la Russie, froissant au passage, la France, l’ancien protecteur historique de la Centrafrique. Au palais présidentiel, des conseillers russes ont fait leur apparition, tandis que des mercenaires recrutés par l’entreprise de sécurité privée Wagner investissaient l’appareil sécuritaire.

 

À la veille du premier tour de la présidentielle, fin décembre 2020, ce sont ces mêmes combattants qui ont affronté les troupes de la Coalition des patriotes pour la Centrafrique (CPC, alliance des principaux groupes armés), aux côtés de l’armée centrafricaine, des militaires rwandais et des casques bleus de la Minusca. Depuis, ceux-ci n’ont pas désarmé. Mi-février, les « instructeurs russes » ont encore combattu à Bambari, tandis que le conseiller moscovite de FAT, Valery Zakharov, affirmait le 11 février que le gouvernement contrôlerait « tout le territoire » de la « Centrafrique dans un proche avenir ».

 

Mais qui sont les Russes de Touadéra ? J.A. fait les présentations.

 

Valery Zakharov

 

Il est le véritable patron du dispositif russe à Bangui. Conseiller de FAT « pour la sécurité nationale », il dispose d’un bureau à la présidence et voit très régulièrement le chef de l’État. Ancien membre du service intérieur de sécurité russe (FSB, que Vladimir Poutine a dirigé sous Boris Eltsine), il est le patron des militaires russes affectés à la garde présidentielle de Touadéra et s’immisce également sur le terrain diplomatique. En 2018 et 2019, c’est notamment lui qui, parallèlement aux initiatives de l’UA, a négocié avec les leaders des groupes armés, notamment Noureddine Adam et Ali Darassa, en amont des accords de Khartoum. Selon nos informations, Valery Zakharov a rencontré à plusieurs reprises les actuels rebelles, notamment au Soudan. Lors de ces discussions, a été abordé le principe d’un partage des revenus miniers dans les zones échappant au contrôle du gouvernement. Le conseiller du président a également organisé et pris part à des tables rondes avec des autorités locales afin de plaider la cause des Forces armées centrafricaines et celle du chef de l’État. Valery Zakharov, qui s’affiche volontiers dans les médias favorables au pouvoir centrafricain, serait également à l’origine de la création d’au moins deux sociétés de droit centrafricain : Lobaye Invest, active dans les mines et basée à Boda et Bakala (mais officiellement dirigée par un autre Russe, Evgenii Khodotov), et Séwa Sécurité, considérée comme filiale locale de Wagner, laquelle entreprise nie toute activité en Centrafrique.

 

Evgenii Khodotov

 

À Bangui, personne ne semble connaître son visage. Evgenii Khodotov apparaît pourtant sur les documents officiels centrafricains comme directeur-gérant de la société minière Lobaye Invest, notamment dans un arrêté signé par Léopold Mboli Fatran, le ministre des Mines, le 25 juillet 2018. Cette société, enregistrée à Bangui, avait alors obtenu une autorisation de reconnaissance minière dans la région de Pama pour une période de validité d’un an renouvelable, dans le but d’identifier d’éventuels gisements d’or et de diamant. Cette même compagnie, où Khodotov travaillait en relation avec un autre Russe, Dmitry Sergeevich Sytii, avait déjà obtenu en juin 2018 un permis de recherche d’or à Yawa, pour trois ans renouvelables. Selon nos informations, elle était alors reliée à une autre entreprise enregistrée sous le nom de Khodotov : M-Finance. Créée en 2015, celle-ci, basée à Saint-Pétersbourg, avait pour objet l’extraction de pierres précieuses, de quartz, et de mica. Officiellement, Khodotov, ex-agent de la police de Saint-Pétersbourg, berceau du pouvoir de Poutine, aurait été remplacé mi-2018 par Elena Kochina à la tête de M-Finance. Selon un document du département du Trésor américain, Evgenii Khodotov, né le 21 mars 1954 à Leningrad (redevenue depuis Saint-Pétersbourg), serait lié à Yevgeniy Viktorovich Prigozhin, homme d’affaires proche de Vladimir Poutine et considéré comme le dirigeant et financier officieux de la société Wagner. Selon les autorités américaines, Dmitry Sergeevich Sytii serait également en relation avec le même Prigozhin.

 

Dmitry Sergeevich Sytii

 

À Bangui, certains le connaissent comme Dimitri Alexandrov. D’autres le nomment simplement Dimitri, depuis qu’il est arrivé à Bangui en 2017 au côté de Valery Zakharov, à qui il a officiellement fait office de traducteur. Né le 23 mars 1989 près de Saint-Pétersbourg, l’homme s’appelle en réalité Dmitry Sergeevich Sytii. Polyglotte francophone, il a reçu une formation universitaire à Saint-Pétersbourg (il est diplômé de la Faculté du commerce et des douanes en 2011), Barcelone (Master en commerce international) et Paris (marketing). Selon des documents financiers obtenus par le journal russe Novaïa Gazeta, il est l’un des dirigeants de Lobaye Invest, au côté de Evgenii Khodotov. Il a également été en relation à Bangui avec Alexander Zalichev. Ce dernier, ancien champion de tir russe, s’est depuis reconverti dans la sécurité privée, en Ukraine et, donc, en Afrique. Il est considéré comme un formateur d’élite de l’entreprise Wagner et de ses filiales. Le rôle de Dmitry Sergeevich Sytii dépasse en effet ses fonctions officielles de traducteur. Selon nos informations, le jeune homme, qui s’occupe de la stratégie médiatique des Russes à Bangui, a ainsi été en relation régulière avec un certain Bruno Lugon, lequel se présentait comme un conseiller de Faustin-Archange Touadéra à la présidence. Lugon (un pseudonyme pour l’Italien Elio CIolini, comme Jeune Afrique l’avait révélé), a fait l’objet d’une enquête des Nations unies, qui le soupçonnaient de faire partie d’un réseau cherchant à influencer la présidentielle centrafricaine.

 

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Il est désormais le visage de la présence militaire russe (officielle) en Centrafrique. Conseiller au ministère centrafricain de la Défense, que dirige Marie-Noëlle Koyara et où il pilote le bureau de coopération russe, cet ancien parachutiste s’affiche sur le terrain, aux côtés des troupes centrafricaines, notamment de l’exhibition de saisies d’armes aux combattants des groupes armés rebelles. Ce haut-gradé de l’armée de l’air participe également, à la primature, aux fréquentes réunions de coordination présidées par le Premier ministre Firmin Ngrebada, aux côtés de Valery Zakharov et Dmitry Sergeevich Sytii. Ces conseils de défense réunissent également les cadres de la Minusca et les principaux chefs de l’armée centrafricaine et sont aujourd’hui destinés à organiser l’offensive conjointe contre les groupes armés alliés au sein de la Coalition des patriotes pour la Centrafrique. Le général Oleg Polguev (ou Polguyev) a été le chef des services de renseignement des forces aéroportées russes. Il s’est également spécialisé dans la formation des forces spéciales de l’armée de l’air de Russie. En étroite relation avec Valery Zakharov, ce militaire de carrière travaille à Bangui (depuis son arrivée à la fin du mois d’août 2020) en contact, notamment, avec le général de division et chef d’état-major des forces armées centrafricaines Zéphirin Mamadou.

 

Vladimir Titorenko

 

Très expérimenté, ce diplomate russe a auparavant été en poste en Irak, en partie lors de la deuxième guerre du Golfe. Selon la CIA, Vladimir Titorenko avait à l’époque, en 2003, contribué à couvrir la récupération par les services de renseignement russes du FSB des archives secrètes de Saddam Hussein, que les Américains souhaitaient également récupérer. L’information n’a cependant jamais été confirmée. Spécialiste du Proche et du Moyen-Orient, il avait ensuite été nommé en Algérie, où il restera en poste jusqu’en 2007, avant d’être nommé au Qatar. À Doha, ce diplomate formé à l’institut d’État des relations internationales de Moscou avait eu maille à partir avec les autorités locales, lesquelles avaient cherché à le forcer à leur ouvrir sa valise diplomatique. Après cette altercation, et sur fond de différend avec les Qataris au sujet de la crise syrienne, Moscou rappellera Titorenko au début de l’année 2012. L’arabophone, francophone et anglophone de 62 ans a été nommé à Bangui au début de l’année 2019, en remplacement de Sergueï Lobanov, en poste depuis 2011. Proche du Premier ministre Firmin Ngrebada, Vladimir Titorenko dispose à l’ambassade de Russie à Bangui d’une équipe de communication particulièrement active auprès des médias centrafricains. En liaison avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, et son vice-ministre pour l’Afrique Mikhaïl Bogdanov, il est aussi impliqué, de façon plus officielle que Valery Zakharov, dans le domaine des affaires. Il fait notamment le lien avec le ministre russe de l’Énergie, Alexandre Novak.

 

Jeune Afrique

Crise et flambée des prix des produits de première nécessité en Centrafrique

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Crise et flambée des prix des produits de première nécessité en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – En Centrafrique, la fermeture du principal corridor d’approvisionnement de la capitale a des conséquences importantes sur les ménages. Les prix des produits importés ont beaucoup augmenté et certains commerçants en profitent parfois pour faire d’autant plus de marges. Une variation des prix que suit de près l’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales – ICASEES – soutenu par la Banque mondiale.

Carottes, choux, salades… Mélanie vend des légumes au marché central de Bangui, capitale de la Centrafrique. « Ça vient d’ici… l’autre de loin. La route ? Ça ne marche pas. Pour amener des légumes ici, c’est difficile. Les prix sont très forts. » Globalement, à Bangui les gens se plaignent de l’augmentation des prix des denrées alimentaires. C’est le cas de cette cliente, qui préfère garder l’anonymat : « Les prix sont très chers. J’ai payé un poulet tout à l’heure 4 500 francs CFA, c’est très cher. D’habitude, c’est 3 500 francs CFA. Avec la crise que nous vivons, c’est très difficile, même si on fait des efforts. »/////////////.

Derrière la rangée de viande boucanée, de drôles de clients discutent les prix. Superviseur des agents de l’Institut centrafricain des statistiques, Jonathan Baizé Wielfried achète des feuilles de coco, l’un des aliments utilisés fréquemment dans les ménages. « Le coco, c’est un produit non standard. Pour voir la variation des prix, nous sommes obligés d’acheter chez différents commerçants. C’est ce que nous sommes en train de faire. Pour le même prix, parfois, la différence peut se trouver au niveau du poids. »/////////////.

Munis d’une liste détaillée, les agents circulent dans les allées pour ramener différents types d’échantillons et font des relevés de prix. « Nous arrivons comme n’importe quel client ordinaire et on procède à la pesée une fois au bureau. Nous rapportons en fait le prix au kilo »,nous explique Parfait Maixent Malibert, chef du bureau des statistiques de l’ICASEES./////////////.

Selon lui, dans le contexte de crise que traverse la Centrafrique depuis le mois de décembre, l’Institut centrafricain de sondages a pris une place plus importante qu’à l’accoutumée. « Depuis la fermeture du corridor, on a modifié notre méthodologie de travail. Nous collectons des données chaque semaine et nous les mettons très rapidement à la disposition du public. »/////////////.

D’après le dernier bulletin produit par l’ICASEES, le prix des produits importés ainsi que de source locale ont encore augmenté à Bangui malgré la reprise partielle du trafic sur le corridor. Le prix du riz a bondi de 140%, celui du poulet importé de 73% et l’huile de palme se vend 44% plus chère. Ce sont les produits qui ont connu la plus grande hausse des prix depuis le mois de décembre.

Avec RFI

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RCA : le second tour des législatives se déroule dans le calme

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les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui. Photo Fridolin Ngoulou.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 15 mars 2021, 03:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les Centrafricains se rendent aux urnes ce dimanche pour le second tour des élections législatives et le premier tour dans certaines circonscriptions où le scrutin a été perturbé par les rebelles en décembre dernier.

 

Contrairement au premier tour des élections, la quasi-totalité des bureaux de vote sont ouverts ce dimanche, et le scrutin se déroule jusqu’ici dans le calme.

Lors du premier tour en décembre dernier, 22 des 140 députés que compte l’Assemblée nationale centrafricaine ont été élus. Selon la loi, pour délibérer valablement, le Parlement devra être composée d’au moins 71 députés, soit la moitié du quorum plus un. L’actuelle législature prendra fin le 3 mai prochain, et l’Assemblée nationale devra se renouveler intégralement un jour plus tôt.

Avant le premier tour des présidentielle et législatives tenues le 27 décembre dernier, des groupes armés se sont coalisés pour perturber le processus électoral tout en lançant une offensive contre le pouvoir de Bangui. Résultat : environ deux-tiers des électeurs inscripts n’ont pas pu voter lors du premier tour.

Depuis quelque semaines, l’armée centrafricaine, appuyée par les alliés rwandais et russes ainsi que les forces onusiennes (Minusca), a repris plusieurs villes occupées par les rebelles.

Vendredi dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé d’augmenter l’effectif de la MINUSCA par 2.750 militaires et 940 policiers, afin d’empêcher la détérioration de la situation sécuritaire et de favoriser l’avancée du processus politique dans le pays.

 

Xinhua

Quatre morts dans le crash d’un avion militaire kazakh

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Quatre morts dans le crash d’un avion militaire kazakh

Bangui ( République centrafricaine ) – Deux personnes ont survécu au crash et sont soignés en soins intensifs après avoir été extraites de l’avion en feu dans l’aéroport d’Almaty

Encore un crash d’un avion Antonov An-26, de fabrication russe. Quatre personnes sont mortes et deux ont survécu dans le crash ce samedi d’un avion militaire qui tentait d’atterrir à Almaty, la plus grand ville du Kazakhstan, ont annoncé les autorités./////////////.

Extraits du moyen-courrier en flammes, les survivants sont en soins intensifs, dans un état « extrêmement » grave, d’après les mêmes sources. « Selon les données préliminaires, quatre personnes sont mortes et deux blessés ont été transportés à l’hôpital le plus proche », a indiqué dans un communiqué le ministère des Situations d’urgence de ce pays d’Asie centrale./////////////.

Crash dans l’aéroport/////////////.

Selon l’aéroport d’Almaty (sud), la communication avec l’Antonov An-26 a cessé vers 17h20 « pendant la phase d’approche » de l’atterrissage puis « l’appareil s’est écrasé en bout de piste ». Le ministère kazakh a précisé que l’appareil effectuait un vol de la capitale Nur-Sultan vers Almaty. Aucune raison n’a pour l’instant été avancée mais un fort brouillard touchait la ville au moment du crash./////////////.

Selon l’agence de presse russe Interfax, l’appareil appartenait au Comité de sécurité nationale, les services spéciaux kazakhs. Il a pris feu après s’être écrasé dans l’aéroport. Selon la direction, « l’avion s’est écrasé au bout de la piste ». Une nuée de véhicules de secours, ambulances, police et pompiers, étaient sur les lieux. Des vidéos filmées plus tôt dans la journée depuis une route proche de l’aéroport par des témoins, publiées par des médias locaux, montraient une épaisse fumée s’élevant au loin après le crash./////////////.

Des précédents sur les Antonov An-26/////////////.

Le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, a présenté ses condoléances aux victimes dans un message sur Twitter. « Sous mes ordres, le travail pour éclaircir les raisons du crash a commencé », a-t-il écrit. « De pareils incidents ne devraient pas se reproduire »./////////////.

Ce drame n’est pas le premier à impliquer un Antonov An-26. En octobre 2020, un An-26 de transport militaire s’était déjà écrasé à l’atterrissage dans l’est de l’Ukraine, faisant 26 morts, pour la plupart des élèves d’une école militaire, et un survivant. Un mois plus tôt, quatre passagers sud-soudanais et trois membres d’équipage russes avait péri dans le crash d’un An-26 d’une compagnie locale près de Juba, la capitale du Soudan du Sud./////////////.

L’aéroport d’Almaty avait lui déjà été le théâtre d’un accident aérien en décembre 2019, quand un avion de la compagnie locale Bek Air avec 98 personnes à bord s’était écrasé une quinzaine de minutes après son décollage. Douze personnes étaient décédées. Bek Air n’a plus volé par la suite et sa licence a été révoquée l’an dernier.

Avec AFP

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les législatives menacées par les rebelles

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Centrafrique : les législatives menacées par les rebelles

Bangui ( République centrafricaine ) – En Centrafrique, le second tour des élections législatives ainsi que des scrutins partiels se tiennent ce samedi 14 mars. La campagne électorale s’est ainsi achevée ce vendredi à minuit.

A Yalinga, au nord-est du pays, les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) auraient menacé d’amputer les mains et les jambes des électeurs, selon les déclarations de Thierry Evariste Binguindi, préfet de la Haute-Kotto./////////////.

Face à l’inquiétude qui grandit, la Minusca a présenté son plan de sécurisation. Abelaziz Fall, porte-parole militaire de la mission onusienne en Centrafrique, ne veut pas “entrer dans les détails des opérations pour des raisons sécuritaires et opérationnelles.” Mais selon lui, “plus de cinq cents hommes supplémentaires ont été envoyés dans ces zones afin de densifier le réseau sécuritaire, pour permettre enfin une meilleure sécurité pour la tenue des élections.”/////////////.

Abelaziz Fall ajoute que “malheureusement, nos ressources ne permettent pas d’être partout tout le temps, nous sommes aussi engagés dans les missions d’acheminer du matériel électoral et cela veut dire qu’on est au maximum de nos capacités opérationnelles.”/////////////.

La logistique est en place/////////////.

La prudence est de mise chez les candidats mais l’Autorité nationale des élections (ANE) croit en la tenue de ces élections malgré les défis. Davy Yama est l’un des commissaires de l’ANE. Il explique que “il n’y a pas de retard possible sur le plan de la logistique, toutes les dispositions ont été prises pour que les matériels électoraux soient disponibles dans tous les centres et bureaux de vote. Nous avons pris le soin d’assurer convenablement la formation des agents qui vont assurer à leur tour la formation des membres des bureaux de vote.”/////////////.

La société civile redoute pour sa part un faible taux de participation et se mobilise pour assurer une meilleure légitimité des élus. A l’image de Zéphirin Kaya, représentant de l’Observatoire des élections (ONE). “Nous nous sommes engagés et nous menons des actions de sensibilisation pour mobiliser la population à aller massivement choisir leur représentant à l’Assemblée nationale”, assure-t-elle./////////////.

Les élections législatives groupées seront un test important alors que les rebelles de la CPC continuent de menacer la capitale Bangui.

Avec DW français

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA MISSION D’OBSERVATION ÉLECTORALE DE L’UNION AFRICAINE DANS LE CADRE DU SECOND TOUR DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET PREMIER TOUR DES LÉGISLATIVES PARTIELLES DU 14 MARS 2021 EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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La photo de famille des observateurs internationaux de l’Union Africaine . Photo CNC

DÉCLARATION D’ARRIVÉE

 

L’Union africaine (UA) annonce l’arrivée de sa Mission d’Observation Électorale de court terme dans le cadre du second tour des élections législatives et premier tour des législatives partielles du 14 mars 2021 en République Centrafricaine. Comme lors du premier tour couplé à la présidentielle en décembre dernier, le Président de la Commission de l’UA, Son Excellence Monsieur Moussa Faki Mahamat a décidé de déployer cette Mission en vue de suivre et de rendre compte du déroulement de ces élections. La Mission d’Observation Electorale de l’Union africaine (MOEUA) est arrivée à Bangui le 07 mars 2021 et y séjournera jusqu’au 19 mars 2021.

 

La MOEUA est conduite par Son Excellence Monsieur Modibo Sidibé, ancien Premier Ministre de la République du Mali. Elle compte vingt (20) observateurs et elle est constituée de responsables d’organes de gestion des élections, de membres d’organisations de la société civile, d’experts électoraux, de spécialistes sur les questions des Droits humains, genre, médias et sécurité. Ces observateurs viennent de quatorze (14) pays africains, à savoir : Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Congo, Ethiopie, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, République démocratique du Congo, Sénégal et Sierra Leone.

La MOEUA observera les élections du 14 mars à la lumière, notamment, des dispositions pertinentes de la Charte africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance de 2012, de la Déclaration de l’OUA/UA sur les principes régissant les élections démocratiques en Afrique de 2002, des Directives de l’UA pour les missions d’observation et de suivi des élections de 2002, et du cadre juridique en vigueur pour l’organisation des élections législatives en République Centrafricaine. L’observation portera sur la régularité, la transparence et le caractère pacifique du déroulement ; notamment des derniers jours de la campagne électorale et des opérations de vote et de dépouillement, le jour du vote. La Mission s’évertuera à faire une observation honnête, indépendante, professionnelle et impartiale de la conduite des élections.

La MOEUA rencontrera les autorités étatiques du pays, les responsables des forces de
défense et sécurité, les institutions en charge des élections, les états-majors des partis
politiques et candidats en lice, les médias, les responsables d’organisations de la société

civile et les représentants de la communauté internationale présents à Bangui. Elle interagira également avec les autres Missions d’Observation déployées en République Centrafricaine pour la même occasion.

La Mission fera une déclaration préliminaire le 16 mars 2021 à 17 30’ à l’Hôtel Ledger Plaza, sur le déroulement de ces élections et formulera, s’il y a lieu, des recommandations à l’attention des acteurs du processus électoral de la République Centrafricaine. Un rapport final fera une évaluation détaillée et plus globale de la conduite des élections.

Le secrétariat de la Mission est établi à l’Hôtel Ledger Plaza. Il est joignable au numéro suivant : +236 75784804.

La MOEUA remercie les Autorités de la République Centrafricaine pour toutes les dispositions qu’elles ont prises en vue de faciliter son travail sur le terrain.

 

Fait à Bangui, le 11 mars 2021

 

Pour la Mission, S. E. Modibo Sidibé

Chef de Mission

Pour toute autre information, veuillez contacter

Mme Karine Kakasi Siaba | Coordinatrice de la Mission Courriel : KakasiK@africa-union.org

Département des Affaires Politiques | Commission de l’Union africaine Pour toute information concernant les medias, veuillez contacter

  1. Molalet Tsedeke

Courriel : MolaletT@africa-union.org

Direction de l’Information et de la Communication | Commission de l’Union africaine Courriel: dinfo@africa-union.org | Addis Abéba | Ethiopie

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