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Bangui au bord du chaos entre insécurité, transports saturés et flambée des prix

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Centrafrique : Bangui au bord du chaos entre insécurité, transports saturés et flambée des prix

Bangui ( République centrafricaine ) – Alors que la République centrafricaine est depuis cinq semaines le théâtre d’affrontements entre l’armée et des groupes rebelles à la suite de l’élection présidentielle, la vie des habitants de la capitale Bangui est chamboulée. L’interdiction de circulation des taxis-motos a généré un chaos dans le secteur des transports publics et les prix ont flambé avec la coupure des approvisionnements en provenance du Cameroun. Nos Observateurs se disent fatigués de ces galères, mais se réjouissent aussi des gestes de solidarité.

Lundi 25 janvier, un chauffeur routier a été tué lors d’une embuscade tendue par des groupes rebelles sur l’axe routier reliant le Cameroun et la capitale centrafricaine Bangui. Une situation qui risque de faire durer la galère des chauffeurs dont les véhicules sont bloqués à la ville frontalière de Garoua Boulai, côté Cameroun, depuis plus d’un mois. Plus de 1 500 camions pleins de produits alimentaires et médicaux y attendent un apaisement du conflit qui a commencé le 19 décembre quand des groupes rebelles ont contesté la tenue de l’élection présidentielle qu’ils estimaient jouée d’avance en faveur du président sortant Faustin Archange Touadéra, réélu finalement le 27 décembre avec 53,92 % des voix./////////////.

À Bangui le front s’est progressivement rapproché de la ville, atteignant les quartiers PK11 et PK12, à une dizaine de kilomètres du centre-ville. À la suite d’une attaque meurtrière le 13 janvier dernier, les autorités ont interdit la circulation des taxis-moto, mode de transport principal des Banguissois et notamment des élèves et étudiants./////////////.

Les écoles ont rouvert ce lundi après une suspension des cours, créant des scènes de chaos au niveau des stations de bus et de taxis, prises d’assaut par les voyageurs./////////////.

“J’ai dû jouer des coudes pour arriver à temps au travail” /////////////.

Notre Observateur Fridolin Ngoulou, journaliste et responsable d’Oubangui média, a assisté à ces scènes de galère./////////////.

Les taxi-motos sont le moyen le plus facile de se déplacer à Bangui mais l’impact de leur suspension était relativement faible jusqu’à ce lundi [25 janvier] . Quand les cours ont repris après la levée des mesures de sécurité, et que tous les élèves ont voulu arriver à l’école pour 7h30, heure du début des cours ici, les bus et les taxis n’ont pas pu faire face à la demande et ont été débordés./////////////.

J’ai moi-même assisté à des scènes de bousculade assez impressionnantes hier matin et j’ai pris des photos des attroupements. J’ai attendu une heure et demie lundi matin avec mes enfants et nous avons dû renoncer quand nous avons vu à 8h30 qu’il était toujours impossible de monter à bord./////////////.

Depuis, j’ai la chance d’avoir trouvé une solution pour éviter à mes enfants les neuf kilomètres qui nous séparent de leur école. Un oncle qui possède une moto personnelle m’aide en les déposant et en allant les chercher à l’école tous les jours. J’ai de la chance car j’ai vu beaucoup d’enfants faire le trajet à pied./////////////.

Les élèves, les étudiants et tous ceux qui ont besoin de se déplacer sont bien trop nombreux pour l’offre de bus et taxis disponibles. J’ai dû jouer des coudes ensuite pour monter à temps dans un bus et arriver au bureau avant le bouclage du journal./////////////.

“Le front est à seulement six kilomètres de chez moi”/////////////.

Notre Observateur Vicky Nelson Wackoro, formateur de capoeira et étudiant en cinéma, a vécu la même galère./////////////.

Dans cette ambiance tendue des élans de solidarité émergent. Nos deux Observateurs ont ainsi réussi à poursuivre leurs activités depuis lundi grâce aux automobilistes, amis ou inconnus, qui les ont pris en stop pour les amener à destination./////////////.

Routes coupées et augmentation des prix/////////////.

Aux problèmes d’insécurité et de transport s’ajoutent les difficultés à s’approvisionner en produits de première nécessité comme la nourriture et les médicaments, la principale route d’approvisionnement étant coupée parce que partiellement sous contrôle des groupes rebelles./////////////.

L’Institut centrafricain de la statistique (Icasees) a annoncé ce mercredi 27 janvier une hausse générale des prix de 16 %, les produits importés voyant des augmentations allant de 15 à 240 % de leurs prix./////////////.

“Le phénomène le plus inquiétant reste l’augmentation des prix de la nourriture”

Avec AFP

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l’ancien président Bozizé tente de rejoindre son fief de Bossangoa

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Centrafrique : l’ancien président Bozizé tente de rejoindre son fief de Bossangoa

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président centrafricain François Bozizé, recherché par la justice centrafricaine pour avoir tenté un coup d’Etat depuis la mi-décembre 2020, a quitté la ville centrafricaine de Boda (sud-ouest) pour regagner son fief de Bossangoa (nord-ouest), a rapporté mercredi la radio nationale centrafricaine.

Après s’être retranché à Boda pendant un certain temps, M. Bozizé a été obligé de quitter la ville après sa reprise par l’armée centrafricaine le week-end dernier. Il a été vu mercredi se diriger vers la ville centrafricaine de Yaloké (ouest), en direction de Bossangoa, selon la radio nationale, qui a souligné que les forces de défense et de sécurité continueront de le poursuivre jusqu’à ce qu’il soit arrêté et jugé./////////////.

Depuis la mi-décembre 2020, la Centrafrique vit une nouvelle flambée de violence provoquée par des groupes armés coalisés sous l’appellation de Coalition des patriotes pour le changement. Le gouvernement a accusé M. Bozizé d’être instigateur des troubles pour tenter un coup d’Etat. Une enquête judiciaire a été ouverte contre lui et ses complices présumés “par rapport aux faits de déstabilisation et de rébellion en cours”, a annoncé début janvier le parquet de Bangui.

Avec Xinhua

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HCDH | RCA : La remise à la CPI d’un ancien chef de milice accusé de crimes de guerre est un signal fort dans la lutte contre l’impunité, selon un expert de l’ONU

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HCDH | RCA : La remise à la CPI d’un ancien chef de milice accusé de crimes de guerre est un signal fort dans la lutte contre l’impunité, selon un expert de l’ONU

Bangui ( République centrafricaine ) – GENÈVE (27 janvier 2021) – Un expert de l’ONU a déclaré aujourd’hui que la remise par la République centrafricaine à la Cour pénale internationale (CPI) d’un ancien commandant de milice soupçonné de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité est un avertissement fort aux groupes rebelles, aux acteurs politiques et autres qui prospèrent en toute impunité.

“Le transfert de Mahamat Said Abdel Kani, le 24 janvier, envoie un message fort. La justice est un pilier essentiel du processus de paix et de réconciliation en cours et de la construction de l’État de droit”, a déclaré Yao Agbetse, l’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine./////////////.

Il a salué ce transfert dans le cadre de la lutte contre l’impunité et du besoin de justice pour les victimes de violations massives des droits de l’homme et du droit international humanitaire en RCA./////////////.

La CPI avait émis un mandat d’arrêt contre Said, soupçonné d’être responsable de crimes tels que la torture, la persécution et la disparition forcée à Bangui en 2013. La Cour a estimé qu’il y avait des motifs raisonnables de croire que, sous le commandement de Said, la coalition rebelle à prédominance Seleka avait mené des attaques généralisées et systématiques contre la population civile et d’autres personnes telles que les milices anti-balaka./////////////.

M. Agbetse a déclaré qu’il encourageait les enquêtes de la CPI et du Tribunal pénal spécial sur les personnes et entités figurant sur la liste du Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies et soutenait les enquêtes en cours visant à arrêter les responsables présumés de violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international, notamment les dirigeants de la Coalition des patriotes pour le changement et leurs partisans./////////////.

“J’appelle les autorités de la République centrafricaine à créer les conditions qui permettront de mettre fin à l’impunité et de rendre justice aux victimes”, a déclaré l’expert indépendant./////////////.

M. Yao Agbetse (Togo) est l’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine./////////////.

Les Experts indépendants des Nations unies font partie de ce qui est désigné sous le nom des ” procédures spéciales ” du Conseil des droits de l’homme. Les procédures spéciales, l’organe le plus important d’experts indépendants du Système des droits de l’homme de l’ONU, est le terme général appliqué aux mécanismes d’enquête et de suivi indépendants du Conseil qui s’adressent aux situations spécifiques des pays ou aux questions thématiques partout dans le monde. Les experts des procédures spéciales travaillent à titre bénévole; ils ne font pas partie du personnel de l’ONU et ils ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants des gouvernements et des organisations et ils exercent leurs fonctions à titre indépendant.

Avec Minusca

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Un ex Séléka à la CPI : vers un rééquilibrage des poursuites pour les crimes commis en RCA

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Un ex Séléka à la CPI : vers un rééquilibrage des poursuites pour les crimes commis en RCA

Bangui ( République centrafricaine ) – (Bangui, Paris, La Haye) Alors que la République centrafricaine (RCA) connaît un regain de violence, la FIDH, la LCDH et l’OCDH se félicitent de l’arrestation de Mahamat Said Abdel Kain (« M.Said ») par les autorités centrafricaines et de son transfert, le 24 janvier 2021, à la Cour pénale internationale (CPI). « M. Said » est le premier ex-Séléka à devoir répondre de ses actes devant les juges de La Haye, ce qui constitue un pas important vers la reconnaissance de la responsabilité de tous les camps impliqués dans les crimes commis en RCA en 2013 et 2014. Nos organisations appellent à l’intensification des efforts, tant au niveau national qu’international, pour rendre justice aux centaines de victimes centrafricaines qui affrontent l’impunité des responsables de crimes internationaux et une insécurité grandissante.

Alors que le début du procès des Anti-Balaka, Alfred Yetakom et Patrice-Édouard Ngaïsonna, est prévu le 9 février à la CPI , M. Said, ancien membre influent des groupes Séléka, est le troisième suspect de RCA transféré à la CPI pour des crimes internationaux commis dans le pays dans le cadre du conflit de 2013-2014. Un mandat d’arrêt avait été délivré par la CPI (sous scellés), le 7 janvier 2019 à l’encontre de M. Said, suspecté d’avoir commis en 2013, à Bangui, pour crimes de guerre de torture et traitements cruels, et crimes contre l’humanité, emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparitions forcées et autres actes inhumains.

« Avec l’inculpation de M. Said, la CPI démontre qu’elle est engagée à juger l’ensemble des parties s’étant rendues coupables de massacres et d’exactions graves lors du conflit de 2013-2014 en Centrafrique. Alors que les milices, certaines déjà actives à l’époque, continuent de semer la terreur et que les violences reprennent dans le pays, nous espérons que ce message de lutte contre l’impunité sera entendu et aura un effet préventif.

Me Albert Panda, Président de l’OCDH.

Le Bureau de la Procureure a été critiqué à de nombreuses reprises pour n’avoir poursuivi les membres que d’une partie au conflit alors qu’il avait déclaré à plusieurs reprises poursuivre l’enquête afin que « les responsables de ces crimes rendent des comptes à la justice, quel que soit le bord auquel ils appartiennent ». Cette situation a engendré beaucoup de frustrations et donné l’image d’une justice à deux vitesses voire partiale. Nos organisations avaient déjà appelé la Cour à poursuivre les membres des deux camps. En inculpant M. Said, la CPI envoie un message clair à tous les responsables de crimes relevant de sa compétence : aucun camp ne jouira de l’impunité.

M. Said aurait occupé de nombreux postes à responsabilité, notamment au sein de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), de l’Office central de répression du banditisme (OCRB), ou encore du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Lors d’un entretien réalisé avec la FIDH en 2013, M. Said, alors commandant de l’OCRB, avait expliqué aux enquêteurs avoir rejoint les rangs de ce qui deviendra par la suite la Séléka par revanche pour la mort d’un proche. L’année suivante, des chargés de mission de la FIDH avait recueilli le témoignage d’une victime attestant avoir été torturée par les hommes du commandant Said.

« L’arrestation et le transfert de M. Said est un premier pas vers l’établissement des responsabilités des ex-Seleka dans les crimes qu’a connus notre pays. Il faut que les efforts de justice se poursuivent, pour que les donneurs d’ordre et les plus hauts responsables des crimes internationaux rendent des comptes. »

Joseph Bindoumi, président de la LCDH.

Nos organisations réaffirment la nécessité de renforcer les enquêtes pour l’ensemble des crimes commis sur le territoire centrafricain par les groupes ex-Séléka et anti-Balaka, que ce soit au niveau national ou international. En RCA, qui dispose maintenant d’une cour spécialisée et dont les juridictions ordinaires se sont montrées particulièrement actives au cours des dernières années, il est essentiel qu’un système de complémentarité solide et positif se mette en place pour assurer la poursuite d’un maximum de responsables de crimes à caractère national ou international, dont certains demeurent en exercice à ce jour, et pour rendre justice aux centaines de victimes dans l’attente.

Contexte.

Aujourd’hui détenu à La Haye, M. Said devra comparaître devant la juge unique Rosario Salvatore Aitala lors d’une audience de comparution initiale prévue le 28 janvier 2021. Il pourra demander sa remise en liberté provisoire en attendant le procès. Le Bureau de la Procureure (et de son successeur) devra rassembler suffisamment de preuves avant l’audience de confirmation des charges, étape suivante de la comparution initiale et condition essentielle à la poursuite de l’affaire jusqu’au procès.

La CPI a été saisie de deux situations relatives à la RCA qui a ratifié le Statut de Rome le 3 Octobre 2001. Dans les deux cas, c’est le gouvernement centrafricain lui-même qui a renvoyé la situation devant la Cour.

Le premier renvoi a été effectué en décembre 2004 concernant les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés depuis le 1er juillet 2002, sur l’ensemble du territoire centrafricain et dans le cadre du conflit. L’enquête sur cette situation « RCA I » a été ouverte en mai 2007 et a mené à l’arrestation et l’inculpation de Jean Pierre Bemba Gombo pour les crimes de guerre de meurtre, viol et pillage et les crimes contre l’humanité de meurtre et viol. Celui-ci, après avoir été condamné en première instance, a été acquitté en 2018.

Le deuxième renvoi s’est produit en mai 2014 concernant les crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui auraient été commis à partir de 2012, notamment par les groupes de Séléka et anti-Balaka, dans le contexte de la recrudescence des violences sur le territoire. L’enquête a été ouverte en septembre 2014. C’est de cette situation que relève l’affaire Mahamat Said Abdel Kain.

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les activités des populations perturbées par l’insécurité

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Centrafrique: les activités des populations perturbées par l’insécurité

Bangui ( République centrafricaine ) – En Centrafrique, la ville de Bouar, dans l’est du pays, a été le théâtre de violents affrontements les 9 et 17 janvier. L’arrivée d’éléments armés de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) en ville crée de l’insécurité et bloque une partie des activités économiques. Quelques commerces sont ouverts dans la ville néanmoins et les liquidités circulent difficilement, ce qui a des conséquences sur le quotidien des populations.

Il est aujourd’hui quasiment impossible de recevoir de l’argent à Bouar, dans l’est de la Centrafrique. « Toutes les opérations bancaires et les commerces sont paralysés parce qu’il y a de l’insécurité, explique Josué Sossor, secrétaire général de la préfecture de la Nana-Mambéré. Et ils sont poursuivis donc ils ne peuvent pas ouvrir leurs portes. Depuis le salaire de décembre et jusque-là, les fonctionnaires n’ont pas eu leurs salaires. C’est la difficulté à laquelle nous pensons en ce moment : comment ils vont joindre les deux bouts pour finir le mois qui vient »./////////////.

La radio Siriri se retrouve face à la même difficulté. Martial Wago, le directeur, ne peut pas payer ses seize employés. « Pour fonctionner comme d’habitude, c’est difficile parce qu’on ne sait pas quoi faire, explique-t-il. Aucune recette à la radio. Tout ce qu’on a, c’est 10 000 francs CFA (15 euros). Ce qui fait que cela pose un problème. Et surtout cela fait que pour le mois on n’a rien reçu. On ne sait pas comment payer pour le mois de février »./////////////.

Ces deux amis qui travaillent dans une entreprise de BTP sont venus boire une bière mais aujourd’hui, ils ne paieront pas. « Toutes les banques ici sont fermées. Tout est bloqué. Comme c’est un endroit habituel et qu’on vient souvent prendre une bière ici, on nous a donnés une bière par rapport à la situation, déclarent-ils. C’est à crédit »./////////////.

Malgré la circulation difficile des liquidités, les commerces rouvrent doucement dans la ville. Dans un communiqué publié ce mardi 26 janvier, Médecins sans frontières (MSF) alerte sur la situation des déplacés de Bouar. Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) compte plus de 8000 déplacés qui vivent dans des conditions extrêmement précaires. MSF, actuellement l’un des seuls acteurs humanitaire sur le terrain, appelle à une réponse humanitaire « efficace et coordonnée ».

Avec AFP

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RCA : intimidation et menace de mort, le Président de démembrement de l’ANE de Mia-Pendé dépose plainte contre Timoléon Mbaïkoua

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Le député de Paoua Timoléon Mbaïkoua, Président du parti PCDI. Photo : Cyrille Jefferson Yapéndé, CNC.

 

Paoua, République centrafricaine, mercredi, 27 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Le candidat aux législatives dans la circonscription de Paoua 2, Monsieur Timoléon Mbaïkoua va bientôt être rattrapé par la justice pour avoir intimidé et menacé de mort le Président du démembrement locale de l’autorité sous-préfectorale des élections de Mia-Pendé. La menace est vive, et la victime dépose plainte au tribunal.

 

Dans une plainte qu’il a déposée près du tribunal de grande instance de Bangui en date du 25 janvier 2021, Monsieur Béndima  Nazaire, Président de l’autorité sous-préfectorale des élections de Mia-Pendé avait clairement déclaré que Monsieur Timoléon Mbaïkoua, candidat aux législatives dans la circonscription de Paoua 2, lui avait proféré des menaces sur sa vie personnelle suite à une fraude électorale dont il est l’auteur.

« J’ai effectué une tournée pour m’assurer de la régularité dans les bureaux de vote lorsque le Candidat N°5, en la personne de MBAIKOUA Timoléon, se présenta au membre de L’ANE locale de BETOKO pour exiger qu’il lui est remit « deux cartons contenant des bulletins vierges ainsi que des procès-verbaux ». Le rapporteur General, Monsieur  Désire DOUTOUMBAYE, dans un premier temps, avait opposé un refus faisant observé qu’il était candidat et qu’il ne devrait pas transporter du matériel électoral, notamment des bulletins vierges, Il insistât et fait appel au maire de la commune , Mr GUETERE Élysée, ce dernier a fait pression sur le Rapporteur Général, qui est par ailleurs secrétaire de commune pour que celui-ci rentre en possession des deux cartons qui sont chargés sur la motocyclette du maire pour une destination inconnue. Informé à mon retour de ma tournée de l’incident, j’ai fait une déclaration écrite et signée, que j‘ai remis au collectif des autres candidats, ceci pour dégager toute ma responsabilité », a déclaré Monsieur Béndima Nazaire.

En plus, il avait indiqué que, Monsieur Timoléon Mbaïkoua, très mécontent d’être assigné devant la cour constitutionnelle, ne cesse de le menacer de mort au téléphone. Comme il est aussi Directeur de l’école, Monsieur Timoléon Mbaïkoua lui disait aussi qu’il sera limogé de ses fonctions du Directeur de l’école.

Une situation bien complexe pour le sieur Mbaïkoua tant au niveau de la cour constitutionnelle qu’au niveau de la justice de son pays.

Affaire à suivre….

 

par G. Bobérange

Journaliste, rédacteur, correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

La MINUSCA rend hommage aux deux casques bleus tués le 18 janvier, dont un Marocain

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République Centrafricaine : La Minusca rend hommage aux deux casques bleus tués le 18 janvier, dont un Marocain

Bangui ( République centrafricaine ) – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a rendu hommage, ce mardi 26 janvier, à deux de ses soldats (un Marocain et un Gabonais) tués le 18 janvier dernier.

Les deux défunts, le Caporal-Chef Rachid Lamzaata et le Sergeant-Chef Franck Donald Mboundou-Moussanda, sont morts suite à une embuscade contre leur convoi par des éléments des groupes armés coalisés, à 17 km de Bangassou (préfecture du Mbomou) dans le sud du pays./////////////.

Pour rappel, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, avait condamné fermement cette attaque lâche menée notamment par des combattants l’UPC et des anti-Balakas, membres de l’alliance des groupes armés. Il avait souligné que la MINUSCA travaillera avec les autorités centrafricaines pour que les auteurs et les complices de ces crimes de guerre soient arrêtés et répondent de leurs actes devant la justice, peut-on lire dans un communiqué de la MINUSCA.

Corbeaunews-Centrafrique

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RCA : première comparution de Mahamat Saïd devant la CPI

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Madame Fatou Bensouda, Procureure de la Cour Pénale Internationale, à Bangui, le 30 septembre 2020. Photo CNC / Moloma

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Mahamat Saïd Abdel Kani, suspecté de crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés en RCA, fera  sa première comparution  devant la Chambre préliminaire II la Cour pénale internationale (« CPI » ou « Cour »), au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas).

 

Selon la CPI, le 28 janvier 2021, c’est le jour de la première comparution de Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani, suspecté de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en République centrafricaine. L’audience de sa première comparution de  La Chambre préliminaire  aura lieu  le 28 janvier en présence des juges, du Procureur et de la Défense. Monsieur Mahamat Saïd sera représenté par son Conseil.

Au cours de l’audience, la Chambre va vérifier l’identité du suspect Mahamat Saïd et s’est assurée qu’il soit informé des crimes qui lui sont imputés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome dans une langue qu’il comprend et parle parfaitement.

Une audience de confirmation des charges sert à déterminer s’il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis ces crimes. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, en tout ou en partie, elle renverra l’affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même.

Mahamat Saïd a été transféré à la CPI le 24 janvier 2021, à La Haye, aux Pays-Bas, par les autorités de la République centrafricaine en application d’un mandat d’arrêt de la CPI délivré par la Chambre préliminaire pour des crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés qui auraient été commis en République centrafricaine (« RCA »). Ce transfert fait suite à l’accomplissement des procédures nationales nécessaires en Centrafrique  , où il avait été arrêté le 20 janvier 2021.

Le 7 janvier 2019, la Chambre préliminaire II la CPI a délivré un mandat  d’arrêt sous scellé à l’encontre de Mahamat Saïd pour des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été prétendument commis en République centrafricaine en 2013 et 2014.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

République centrafricaine : tous les blessés doivent être épargnés et soignés

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Faire face à la Covid-19 dans l’une des plus graves crises humanitaires au monde

 

Le principe de l’inviolabilité de la mission médicale doit être soutenu par tous les acteurs sur le terrain – notamment quand il s’agit d’épargner et de traiter les blessés du camp adverse. Tous les acteurs doivent respecter et faire respecter les droits aux soins médicaux des blessés et des malades, ainsi que la protection des structures et des transports médicaux, et les personnes qui assurent les soins.

 

« Des signes inquiétants du non-respect de ce principe commencent à se manifester. C’est

maintenant qu’il faut agir pour empêcher que de telles violations se reproduisent », affirme le

chef de délégation pour le CICR en Centrafrique,

Bruce Biber.

À la suite de la crise électorale en République centrafricaine depuis mi-décembre 2020, près

de 100 000 personnes ont fui les combats opposant divers groupes armés et les forces

étatiques. En dépit du contexte d’incertitude politique, de violence et d’instabilité, le Comité

international de la Croix-Rouge (CICR) continue de négocier avec les porteurs d’armes son

accès aux zones dangereuses afin de secourir les blessés et d’assister les milliers de familles

dont la vie a encore une fois été bouleversée par les violences.

Évacuation des corps et des blessés

Depuis le 15 décembre, 46 blessés ont été transportés aux hôpitaux à Bangui et à Bambari.

« Le besoin le plus immédiat est d’assurer que les personnes les plus gravement blessées soient

évacuées vers des structures de santé qui puissent les soigner », dit Aly Ouattara, coordinateur

médical pour le CICR.

Les équipes du CICR, souvent ensemble avec les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine

(CRCA), évacuent rapidement les blessés après les affrontements dans des situations souvent

très dangereuses. « Nous sommes une des seules organisations capables d’assurer ce service

vital qui consiste à négocier l’accès aux endroits où se trouvent les blessés », explique Bruce

Biber.

Plusieurs hôpitaux et centres de santé à Bangui et dans les localités touchées par les

violences ont aussi été soutenus avec des donations de médicaments et de matériel médical.

Grâce au soutien logistique et matériel du CICR, les volontaires de la CRCA ont recueilli près

de 30 dépouilles mortelles sur les lieux des affrontements du 13 janvier à Bangui. «

La collecte

des corps sans vie laisse des traces psychologiques, mais aider à traiter dignement les

dépouilles est un impératif humanitaire

», poursuit Bruce Biber.

Des craintes pour la sécurité alimentaire des populations

En raison de l’insécurité, les routes commerciales qui relient la Centrafrique au Cameroun sont

coupées depuis plusieurs semaines. En conséquence, sur les marchés de Bangui et de ses

environs, on observe une augmentation du prix de certaines denrées alimentaires. Des

convois humanitaires sont suspendus.

« Nous craignons surtout pour la sécurité alimentaire

des

familles

. Le temps ne joue pas en faveur des populations car leur situation ne fait

qu’empirer », explique Bruce Biber.

Beaucoup de familles ont fui de manière préventive pour se cacher dans la brousse avant de

regagner leurs foyers une fois que les combats terminés. On dénombre quelque 100 000

personnes déplacées à l’intérieur du pays selon l’OCHA. Plus de 84 000 sont parties se réfugier

dans les pays limitrophes selon le HCR.

Déjà avant la crise électorale, la criminalité généralisée et la multiplicité des groupes armés

rendaient difficile la construction d’un dialogue structuré et l’obtention de garanties de

sécurité fiables. En raison de l’aggravation de l’insécurité liée aux derniers affrontements,

des

localités sont isolées depuis plusieurs semaines mais les équipes du CICR ont pu accéder à

certaines zones et malgré tout garder une proximité avec les personnes touchées.

«

Il est difficile de prédire l’évolution de la situation

mais nous savons que les besoins risquent

de s’accroître avec le temps qui passe », déplore Bruce Biber. Le CICR continue de mettre tout

en oeuvre pour obtenir toutes les garanties de sécurité nécessaires pour rejoindre ces

populations dont l’accès aux soins

et aux biens de première nécessité

est gravement

compromis en

cette période de confrontations.

Notes opérationnelles1 :

1

Ces informations couvrent la période du 15 décembre 2020 au 15 janvier 2021.

Liste de 4 éléments

  • Le CICR poursuit un dialogue avec les porteurs d’armes et les cercles d’influence.
  • Une équipe du CICR rend visite aux personnes détenues en lien avec les affrontements dans différents lieux.
  • Des médicaments et du matériel médical ont été distribués à cinq hôpitaux et un

centre de santé qui accueillent les blessés des affrontements à Bangui.

  • D’autres donations de médicaments et de consommables ont été effectuées aux

hôpitaux de Boali, Bossembélé, Yaloké, Bouar et Kuango, à l’intérieur du pays.

Fin de la liste

Liste de 4 éléments

  • Le CICR continue à assurer un soutien technique et pratique à la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA), en charge de l’approvisionnement

en eau potable à Bangui. Il a fourni des équipements hydrauliques pour réparer des fuites majeures.

  • Le CICR a approvisionné en eau potable par camionnage la prison centrale de Ngaragba à Bangui pendant les deux dernières périodes de coupure d’eau municipale

de la SODECA. Près de 5000 personnes déplacées qui se sont rassemblées autour de l’Église à Dékoa ont également eu l’accès à l’eau potable grâce à une

donation de carburant pour la pompe à eau.

  • Le CICR a fourni des équipements appropriés et soutenu la formation en premiers secours de 340 volontaires dans 19 comités de la Croix-Rouge centrafricaine.

 

  • Des évaluations de besoins humanitaires ont été réalisées et d’autres sont en cours. Des distributions de vivres et de biens essentiels de ménage sont

prévues dans les semaines à venir dans différentes régions du pays.

Fin de la liste

Informations complémentaires :

Halimatou Amadou, chargée de relations publiques, Dakar, +221 78 186 46 87,

hamadou@icrc.org

RCA :  présence massive des rebelles du CPC signalée autour de Bangassou

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Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Bangassou, République centrafricaine, mardi, 26 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). L’alerte a été donnée par le bureau régional de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des  unies en République centrafricaine). Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), lourdement armés, seraient en route vers Bangassou, chef-lieu de la préfecture de Mbomou.

 

Mardi 26 janvier 2021, à Bangassou, préfecture de Mbomou, la Force de la MINUSCA (MORBAT) a signalé qu’à 3 heures, deux véhicules transportant un nombre indéterminé de combattants armés se dirigeaient vers Bangassou depuis Bakouma (128 km au nord de Bangassou).  Selon certaines informations, plusieurs axes entourant Bangassou pourraient être minés par des combattants armés, notamment le PK17 et l’entrée sud de Niakari (12 km au nord de Bangassou), ce qui rendrait la traversée pour les véhicules très risqués.

Ceci montre à quel point ces rebelles sont déterminés à pourrir la vie aux populations de Bangassou et ses environs.

La coalition des patriotes centrafricains (CPC) est une coalition des groupes armés composée essentiellement de deux factions rivales de la milice Anti-Balaka, du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et du mouvement 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation).

 

Par Félix Ndoumba

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bangassou

Alain Nzilo

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

République centrafricaine / Arrestation et transfert à la CPI d’un ancien leader du groupe armé de la Séléka : un espoir de justice pour les victimes

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L’ex-général du FPRC Mahamat Saïd arrêté par la cour pénale internationale ce dimanche 24 janvier 2021.

 

À la suite du transfert par les autorités de la République centrafricaine d’un ancien leader du groupe armé de la Séléka à la Cour pénale internationale (CPI), Alice Banens, conseillère juridique à Amnesty International, a déclaré :

 

« L’arrestation et le transfert de Mahamat Said Abdel Kani, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, est une mesure positive vers l’obtention de la justice pour les victimes du conflit armé qui fait rage dans le pays depuis 2012 jusqu’à présent.

 

« C’est la première fois qu’une procédure judiciaire est intentée contre un membre de l’ex-Séléka pour des crimes relevant du droit international devant un tribunal national ou international. Elle adresse un message aux auteurs d’atteintes aux droits humains encore commises, à savoir que personne n’est au-dessus de la loi.

« Il reste encore beaucoup à faire toutefois. La CPI, la Cour pénale spéciale de Bangui et les tribunaux pénaux ordinaires centrafricains doivent travailler ensemble afin de mener des enquêtes indépendantes, impartiales et efficaces et d’engager des poursuites contre tous les responsables présumés des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine. »

Pour obtenir plus d’informations ou prendre rendez-vous pour un entretien, veuillez contacter :

Courriel : press@amnesty.org ; Twitter : @AmnestyWaro ou le Service de presse : +44 20 7413 5566

 

Complément d’information

Mahamat Said Abdel Kani a été remis à la Cour pénale internationale (CPI) par les autorités de République centrafricaine le 24 janvier 2021. Il est soupçonné d’être responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis à Bangui en 2013, notamment d’actes de torture, de disparitions forcées et de persécutions.

 

La CPI, la cour hybride soutenue par l’ONU, la Cour pénale spéciale et les tribunaux pénaux ordinaires centrafricains sont compétents pour enquêter et engager des poursuites pour les crimes relevant du droit international commis en République centrafricaine.

 

Amnesty International a publié en octobre dernier un rapport intitulé « Au procès, ces chefs de guerre ont baissé la tête », qui analyse les efforts de justice au niveau national.

 

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RCA : réquisition militaire des véhicules des particuliers à Bangui

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Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Les forces de l’ordre, basées au checkpoint dans la capitale, ont reçu, chacun, des consignes militaires, bien , celui de réquisitionner des pick-up en très bon état et déposé à la section des recherches et d’investigation (SRI).

 

Il s’agit d’une mesure phare du gouvernement  en ce moment pour déployer les soldats FACA ainsi que les Mercenaires russes et rwandais à l’intérieur du pays.

Ce lundi 25 janvier, dix véhicules ont été réquisitionnés et parqués à la section des recherches et d’investigation (SRI). On a expliqué aux conducteurs qu’ils auront leur véhicule que dans deux semaines, le temps de déployer les forces russes, rwandaises et les soldats FACA sur le front. Ainsi, les propriétaires ont montré leur mécontentement, mais n’ont rien à faire actuellement. Certains ont voulu faire recours à la justice, et  d’autres se sont dits que rien à faire.

« Il faut d’abord nous demander. Ils nous ont arrêtés comme ça, et nous conduisent à la SRI sans qu’on sache la raison. Vraiment c’est malheureux notre pays. », a déclaré un propriétaire d’un pick-up réquisitionné de force par les forces armées centrafricaines.

« C’est ça l’état d’urgence ? C’est quoi au juste ? Il faut que le ministre de la Défense  et celui de la sécurité publique ouvrent leurs yeux pour voir ce qui se passe », s’insurge un autre.

Pendant ce temps, au ministère de la Sécurité publique, c’est le silence total. Personne ne parle, y compris le ministre.

À suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : offensive des forces gouvernementales contre des rebelles tentant d’asphyxier Bangui

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Deux soldats FACA en exercice de tirs lors d’un entrainement de l’EUTM-RCA au camp kassaï à Bangui. Photo CNC / D. Y. Ibrahim

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Les forces centrafricaines ont attaqué les rebelles qui tentent d’imposer un blocus de la capitale Bangui et de renverser le régime du président Faustin Archange Touadéra, tuant 44 d’entre eux selon le gouvernement, qui affirme être « à l’offensive ».

 

Le 17 décembre, les six groupes armés les plus puissants qui occupaient les deux-tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), puis ont annoncé le 19, huit jours avant les élections présidentielles et législatives, une offensive dans le but d’empêcher la réélection du président Touadéra.

Mais ils se sont heurtés à des forces bien supérieures en nombre et lourdement équipées : quelque 12 000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) présents depuis 2014, mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays à la rescousse de M. Touadéra et d’une armée démunie.

« Offensive des Faca (Forces armées de Centrafrique) et forces alliées de Boyali (village situé à 90km de Bangui, NDLR). Bilan : RAS côté amis. Côtés ennemis : 3 prisonniers acheminés à Bangui et 44 morts dont plusieurs mercenaires tchadiens, soudanais et peuls », a affirmé le gouvernement sur Facebook.

Les autorités centrafricaines désignent généralement comme « forces alliées » les militaires rwandais et les paramilitaires russes.

Cette annonce du gouvernement n’a pu être confirmée par des sources indépendantes.

« Les forces gouvernementales sont repassées à l’offensive », a assuré à l’AFP le porte-parole du gouvernement, Ange-Maxime Kazagui.

La ville de Boda, située à 124 km de Bangui, a également été « reprise par les autorités et les forces négatives se sont enfuies dans diverses directions. Au moment où nous parlons, les Faca et la gendarmerie sont dans la ville, et les Russes sont avec nos Faca » a annoncé M. Kazagui.

Depuis le début de leur offensive en décembre, les rebelles de la CPC cherchent selon l’ONU à « asphyxier » la capitale en coupant les trois principales routes qui y mènent.

État d’urgence

Les rebelles mènent des attaques sporadiques mais parfois violentes, généralement loin de la capitale, même si deux attaques simultanées d’environ 200 assaillants ont été repoussées le 13 janvier à Bangui.

Le 21 janvier, le gouvernement a décrété l’état d’urgence pour une durée de 15 jours sur l’ensemble du territoire pour permettre « aux autorités de procéder à des interpellations sans forcément passer par le procureur de la République », avait précisé à l’AFP le porte-parole de la présidence.

L’émissaire de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, a réclamé au Conseil de sécurité une « augmentation substantielle » du nombre de Casques bleus déployés dans le pays.

La demande d’augmentation du contingent de la Minusca devrait également aider le président Touadéra, récemment réélu avec 53,16 % mais au terme d’un scrutin où deux électeurs sur trois n’ont pas voté, principalement pour des raisons de sécurité, à asseoir son autorité, alors que le représentant de l’ONU en Centrafrique a déploré une « grande désertion » depuis décembre des forces de sécurité centrafricaines.

  1. Ndiaye n’a pas précisé le nombre de Casques bleus supplémentaires souhaité pour la Minusca qui représente déjà, avec 12 000 hommes, l’une des plus grosses et coûteuses opérations de l’ONU dans le monde.

Selon une source proche du dossier, la Minusca souhaiterait le renfort de 3000 Casques bleus avec des moyens aériens importants : drones, hélicoptères d’attaque, capacités de franchissement, forces spéciales.

L’émissaire a averti le Conseil de sécurité que « la menace pourrait durer », alors que la Minusca a déjà perdu sept Casques bleus depuis le début de l’offensive rebelle.

En Centrafrique, deuxième pays le plus pauvre du monde, plus d’un tiers de la population (1,9 million de personnes) est confronté à un niveau élevé d’insécurité alimentaire, selon l’ONU.

 

AFP

RCA: Attente cruciale des victimes à l’approche du procès de Messieurs Ngaissona et Yekatom devant la CPI

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CopyrightCPI-Bangui

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 26 janv. 21 ( Corbeau News-Centrafrique). Le procès de Patrice Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom alias Rambo débutera le 9 février 2021 à la Cour Pénale internationale (CPI).  L’attente des victimes semble cruciale pour ce grand rendez-vous judiciaire.

 

NOTE: Depuis la production de cette histoire, il y a eu d’autres développements judiciaires. La CPI a arrêté Monsieur Mahamat Said Abdel Kani, un ex-Séléka, ce qui renforce la neutralité du Bureau de la CPI à Bangui et le travail qu’il fait avec les victimes de tous les côtés de la situation actuelle en RCA.

Pour plus d’informations en français:

https://www.icc-cpi.int/Pages/item.aspx?name=pr1559&ln=fr&fbclid=IwAR1KbXogbH_LAoUTsdihXeENXARlme7PRpboY5B0L3vTQ5CdpOveA2ZIMTk

 

Pour plus d’informations en Sango:

https://www.icc-cpi.int/Pages/item.aspx?name=pr1559&ln=Sango&fbclid=IwAR2FrModt9bMJ9ABiUVitiWLaRBD00waq5tebgKU59Q9JdVt7hbVFtFcHPk

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Patrice Edouard Ngaïssona, et Alfred Yekatom, deux chefs miliciens Anti-Balaka, auraient commis de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en République centrafricaine, peut-on trouver dans leurs chefs d’accusation.

« Les charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité portées par le Procureur à l’encontre d’Alfred Yekatom et de Patrice-Edouard Ngaïssona » ont été «partiellement» confirmées lors de l’audience du 11 décembre 2019, d’où la décision de les renvoyer en procès prévu à partir du 9 février 2021, selon un communiqué publié sur le site de la   CPI.

Comment faire participer les victimes?

L’attente des victimes est cruciale pour ce procès, ce procès crucial.

Selon la CPI, les victimes peuvent obtenir le statut de victimes participantes, c’est-à-dire elles peuvent être autorisées, par l’intermédiaire d’un représentant légal,  notamment d’un avocat, à transmettre leurs vues et préoccupations dans les procédures quand leurs intérêts sont concernés.

Cette procédure garantit que les voix des victimes sont entendues par les juges de la Cour, et que leurs intérêts sont défendus par leur avocat.

De quelle manière, l’avocat des victimes peut intervenir?

 

Cour pénale internationale à Bangui
CopyrightCPI-Bangui

Ainsi, avec l’accord des juges en charge du procès, l’avocat des victimes peut présenter les « vues et préoccupations » des victimes de différentes manières:

  • En assistant aux audiences tenues devant la Chambre et en demandant à intervenir durant celles-ci s’il/elle l’estime nécessaire ;
  • En faisant des exposés au cours de la procédure devant la Chambre en présentant par exemple l’impact que les crimes commis ont eu sur la vie des victimes ;
  • En posant des questions aux témoins ou aux experts qui témoignent devant la Cour pour le compte de la Défense, du Procureur, des victimes ou à la demande des juges ;
  • En présentant des témoins eux-mêmes, au procès pour qu’ils témoignent sur des thèmes qui touchent les intérêts personnels des victimes ;
  • Ou enfin, en déposant des observations écrites sur des questions concernant leurs intérêts personnels, par exemple lorsque les juges décident de prononcer un verdict contre une personne accusée ou une peine contre une personne déclarée coupable.

Dans l’Affaire à l’encontre de M. Ngaissona et M. Yekatom, les avocats des victimes peuvent consulter l’ensemble des documents et décisions publics et confidentiels figurant au dossier de l’affaire, à l’exception de ceux classés « ex parte », qui sont réservés au Procureur, à la Défense, à un participant différent et/ou au Greffe. Il en va de même pour les transcriptions des comptes-rendus d’audience, qu’elles soient publiques ou à huis clos, à l’exception de celles tenues ex parte en présence du Procureur, de la Défense, d’un autre participant ou du Greffe.

D’ ici  l’ouverture du procès le 09 février 2021, nous pourrions estimer à  335 le nombre des victimes qui seront admises à participer à cette phase de la procédure à travers leurs représentants légaux, a fait savoir la Cour.

Actuellement détenus par la Cour, Yekatom et Ngaïssona avaient été interpellés, respectivement en novembre et décembre 2018, sur mandats d’arrêt internationaux.

Alfred Yekatom alias Rambo était caporal-chef des Forces armées centrafricaines et membre du parlement. Il aurait commandé, selon la CPI, un groupe de près de 3000 membres au sein du mouvement « Anti-balaka » et aurait commis plusieurs crimes contre l’humanité, dont « meurtre, déportation, torture, persécution », ainsi que des crimes de guerre, dont « meurtre, torture, mutilations, attaques intentionnelles contre des populations civiles, enrôlement d’enfants de moins de 15 ans, etc. ».

Par contre, Patrice-Édouard Ngaïssona, semble être le plus haut dirigeant et coordinateur général national des Anti-balaka en RCA. Il est accusé de crime contre l’humanité, tel que « meurtre, extermination, déportation, viol, torture et autres actes inhumains». Il est également accusé de crimes de guerre, tels que: « torture, traitement cruel, mutilation, atteintes à la dignité de la personne, pillage, attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, etc.».

 

Image de la cour pénale internationale a bangui
CopyrightCPI Bangui

Ce 24 janvier 2021, un autre présumé responsable des crimes commis en République centrafricaine, M. Mahamat Said Abdel Kani aussi connu comme « Mahamat Said Abdel Kain » et « Mahamat Saïd Abdelkani » (M. Said) a été remis à la Cour pénale internationale par les autorités de la RCA. Un mandat d’arrêt de la Cour a été délivré sous scellés contre lui, le 7 janvier 2019. M. Saïd est également suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité présumés qui auraient été commis à Bangui en 2013.

C’est depuis septembre 2014 que la CPI enquête sur le territoire centrafricain, après une requête des autorités du pays formulée au mois de mai de la même année.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le gouvernement évalue la nécessité de viabiliser le corridor Brazzaville-Bangui

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Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Face au blocus du corridor Bangui-Garoua Boulaï, vital pour les activités d’import-export de la Répubique centrafricaine (RCA) qui est un pays enclavé, le gouvernement centrafricain veut viabiliser la voie fluviale reliant le port de Pointe-Noire du Congo-Brazzaville à la capitale centrafricaine Bangui, a indiqué lundi le ministre centrafricain des Transports et de l’Aviation civile, Arnaud Djoubaye Abazen.

Le ministre a fait cette remarque au sortir d’une réunion lundi avec les syndicats des transporteurs, les opérateurs de l’import-export et le patronat. Au cas où la crise sécuritaire sur ce corridor perdurait, le gouvernement se verrait obligé de privilégier la voie fluviale, dans le but d’approvisionner la capitale en produits de première nécessité, qui deviennent de plus en plus rares sans compter l’épuisement des stocks, a-t-il dit.

Le gouvernement centrafricain se propose d’accorder des exonérations pour inciter les transporteurs qui craignent déjà les importantes charges fiscales auxquelles ils vont faire face, a-t-il ajouté.

Depuis la mi-décembre dernier, des groupes armés se sont coalisés pour lancer une offensive contre le gouvernement. La nouvelle alliance rebelle multiplie les attaques, et veulent étouffer économiquement Bangui avec un blocus du corridor Bangui-Garoua Boulaï. Lundi dernier, les rebelles ont tué un usager dudit corridor et en ont blessé plusieurs autres.

 

Xinhua

RCA : la ville de Boda reprise par l’armée

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Les Forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes ont repris le contrôle de la ville centrafricaine de Boda (sud-ouest) après que les rebelles l’ont assiégée durant un mois.

D’après M. Bengué Doungoupou, ce retournement de situation est intervenu après quarante-huit heures d’offensive, samedi et dimanche, des FACA et de leurs alliés russes, qui ont réussi à repousser les assaillants et reprendre le contrôle de la ville.

Des sources locales ont indiqué que les rebelles se sont enfuis en direction de l’ouest, à bord de deux pick-up et sept motocyclettes. La vie normale n’a pas encore repris à Boda, les commerçants n’ayant pas rouvert leurs boutiques et les habitants qui avaient trouvé refuge dans la brousse ayant préféré y rester.

Depuis la mi-décembre 2020, des groupes armés se sont coalisés sous le nom de Coalition des patriotes pour le changement, avant de lancer une offensive contre le gouvernement.

Selon le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), du 15 décembre au 15 janvier, la rébellion a fait un total de 681.930 déplacés internes, et a conduit plus de 60.000 Centrafricains à se réfugier dans les pays voisins.

 

Xinhua

FLASH INFO : le passeport de Madame Catherine Samba-Panza   vient de lui être restitué

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L’ex-chef d’État de transition catherine samba-panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Le mal est fait! Le passeport de Madame Catherine Samba-Panza, l’ancienne Présidente de transition   vient de lui être restitué suite à l’instruction du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Le 17 janvier 2021, Madame Catherine Samba-Panza,  l’ancienne chef d’État de transition, qui a été empêchée de sortie du territoire national par le commissaire de l’aéroport international de Bangui Mpoko  alors qu’elle devrait participé à la réunion du comité de sélection du prix Zayed de la fraternité humaine qui devrait se tenir à Dubaï du 20 au 23 janvier 2021. Son passeport a également été confisqué par le commissaire de l’aéroport. Or, ce lundi après-midi, sur l’instruction du chef de l’État Faustin Archange Touadera, son passeport lui a été restitué par le Directeur général de la police nationale.

D’après des sources proches du ministère de la Sécurité publique, le chef de l’État aurait reçu eu d’énorme pression internationale après sa décision de ne pas laisser sortir du territoire national l’ancienne Présidente de transissions Madame Catherine Samba-Panza .

Pendant ce temps, certains parlent de la mauvaise image du Président de Bangui véhiculé partout après cette honteuse affaire.

À suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : assassinat de Monsieur Sanzé Valentin Alias Abega par les présumés soldats FACA

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Des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier Sakaï derrière l’aéroport de Bangui.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Mr. Sanzé Valentin Alias Abega, évangéliste, marié avec une femme, père de 5 enfants, point focal de l’ONG CDHCR dans la ville de Kaga-Bandoro, ressortissant de la Nana Gribizi séjournant à Bangui  après la compagne électorale soutenant la candidate indépendante Madame Anne Marie Ngouyombo comme directeur de sa campagne à l’élection législative, a été intercepté le vendredi 22 janvier 2021 à 15 heures sur le pont de l’hôpital de l’amitié, par 2FACA  l’accusant d’être rebelle de la CPC.

 

Ces FACA l’ont pris de force, l’amenant dans une maison non conventionnelle au commissariat. Il a été torturé et tabassé à mort comme vous pouvez le constatez sur ces images. Ils ont ( FACA) pris sur lui sa carte pastorale, sa carte d’électeur,  ses 15000 francs CFA et quelques habits qu’il a achetés en valeur de 15000 FCFA. Ces actes constituent une violation très grave des Droits de l’homme au terme de l’article 5 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme qui dit je cite” Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants”.

L’ONG CDHCR  condamne des tels actes barbares avec dernière énergie et demande aux autorités compétentes d’ouvrir une enquête afin que les présumés hauteurs soient traduits à la justice. Porter atteinte à l’intégrité physique et spirituelle d’un homme de Dieu, constitue également une atteinte à la personnalité de Dieu lui-même.

 

Source: ONG CDHCR

 

RCA : Paoua, la présence des éléments de 3R dans la périphérie inquiète les populations

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Vue générale de l’hôpital de Paoua, en RCA, octobre 2020. © Seigneur Yves Wilikoesse/MSF

 

Paoua, République centrafricaine, lundi, 25 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Ils sont plus d’une centaine lourdement armés à être identifiée à moins d’un kilomètre de Paoua par les cultivateurs locaux. Et certains parlent qu’ils seraient de passage pour rejoindre leur collègue à Bavara, d’autres par contre indiquent qu’ils voudraient descendre à Bénakoro, une commune située à 50 kilomètres de Paoua sur l’axe Tchad, ou deux sujets peuls avait été tuée la semaine dernière. .

 

Si l’origine de ces combattants rebelles du mouvement 3R reste aujourd’hui inconnue pour les populations de Paoua, leur nombre fait tout de même peur dans la localité.

En effet, le mardi 19 janvier dernier, un groupe des Peuls lourdement armé, identifié comme des combattants rebelles de 3R, ont été localisés dans la périphérie  de Paoua, non loin de l’évêché de l’église Sainte-Famille. Ces combattants rebelles, qui ont passé la nuit dans le coin, auraient pris en otage dès le petit matin un groupe des cultivateurs en partance pour leur champ afin qu’ils leur fassent des achats au marché central de Paoua. Une fois ceci fait, les rebelles ont aussitôt quitté le lieu dans une direction inconnue. La nouvelle est arrivée aux forces de l’ordre en retard, et personne ne sait avec précision leur destination exacte.

Ainsi, à Paoua et dans les villages environnants, c’est l’inquiétude qui domine.  Certains parlent des mercenaires venus du Tchad, d’autres précisent qu’ils seraient des combattants rebelles de 3R en partance pour le village Bénakoro, situé à environ 50 kilomètres de Paoua à la frontière avec le Tchad, ou la semaine dernière, deux sujets peuls éleveurs avaient été tués et 8 bœufs capturés par les jeunes locaux.

Cependant, à Bénakoro, la nouvelle est arrivée dans la localité, et on assiste à une scène de panique générale de la population locale.

Pour l’heure, aucun combat n’est signalé dans le secteur, mais c’est l’inquiétude  qui domine au sein de la population.

 

par G. Bobérange

Journaliste, rédacteur, correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : l’arrivée au quartier pénitentiaire de la CPI de Mahamat Saïd, un ex-patron de l’OCRB

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L’ex-général du FPRC Mahamat Saïd arrêté par la cour pénale internationale ce dimanche 24 janvier 2021.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 janvier 2021, 12:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Mahamat Saïd, un ex-directeur de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) à l’époque de la Séléka,  a été remis ce dimanche 24 janvier à la cour pénale internationale (CPI).  Il est arrivé au quartier pénitentiaire à La Haye aujourd’hui à 24h15.

 

Monsieur Mahamat Saïd, fut commerçant, artisan minier à l’époque quand il rentre dans la Séléka. Colonel du FPRC puis général, l’homme a tout laissé depuis quelques années pour se consacrer à ses activités de mines et diamants et se préparer aux législatives 2020 dans la circonscription de Bria. Le 20 janvier, à sa surprise, il est appelé par la Minusca pour assister à une réunion quand il  a été arrêté et gardé à vue au camp de Roux à Bangui durant quatre jours puis remettre à la CPI ce dimanche 24 janvier 2021.

Monsieur Mahamat Saïd, que personne ne connaissait dans le milieu de la Séléka, fut quelque temps le sanglant Directeur du tristement célèbre l’OCRB à l’époque du régime de Michel Djotodia. Il était à l’origine de plusieurs cas de meurtre et d’assassinat extrajudiciaire  ainsi que des tortures.  Son adjoint à l’époque, un tchadien, Monsieur  Thaïr, est aussi crapuleux comme on ne peut imaginer.

Aujourd’hui, son heure est arrivée de tombée dans le filet de la justice internationale. Selon le procureur de la CPI, Madame  Fatou Bensouda, Mahamat Saïd Abdel Kani remise à la CPI pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.  Et il est arrivé dans le quartier pénitentiaire ce jour vers 24h15. Il sera entendu dans les prochaines heures par les enquêteurs.

Aujourd’hui, la nouvelle de son arrivée à La Haye

fait froid au dos de ceux qui l’avais connu et apprécié.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : enlèvement d’un commissaire de police à son domicile au quartier PK16

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Le commissaire ALBAN ROGER SENOUÉ

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Il est assistant de sécurité au programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Il a été enlevé ce dimanche par les forces gouvernementales, appuyées par les Russes et les Rwandais  à son domicile situé au quartier PK16 sur la route de Boali. Le PNUD tenterait de le libérer , et le gouvernement  brandit l’État d’urgence. C’est la confusion totale.

 

Il s’appelle Alban Senoué Mbakassa,  commissaire de police, assistant de sécurité au PNUD. Il a été enlevé ce dimanche 24 janvier à son domicile du quartier PK16 par les gardes présidentielles, appuyées par les Mercenaires russes et les forces rwandaises déployées aux rescousses du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Selon nos informations, le gouvernement  lui reproche d’avoir hébergé chez lui au PK16 des rebelles du CPC.  Or, en arrivant chez lui, les forces gouvernementales n’ont retrouvé aucun assaillant à  son domicile, encore moins d’une arme de guerre. Malgré des explications que l’homme tentait de leur donner, il a été conduit et placé à la garde à vue à la SECTION DES RECHERCHES ET D’INVESTIGATION (SRI) pour nécessité d’enquête,

aussitôt, les responsables de son service aux Nations unies tentent de plaider son cas auprès des autorités judiciaires, mais celles-ci semblent  n’avoir rien écouter. Même le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara  tente de plaider également son sort,  mais la situation semble très compliquée.

Ainsi, pour la première fois, le commissaire va passer la nuit à la section des recherches et d’investigation (SRI).

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : violent combat dans la localité de Boda, les rebelles et les populations en fuite

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Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 janvier 2021, 05 :04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). À peine arrivés à Bangui, les Mercenaires russes ont été déployés immédiatement avec les forces rwandaises et les soldats FACA dans la localité de Boda, à 85 kilomètres de Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye. Aussitôt, ils ont affronté les rebelles dans le village Danga, à une vingtaine de kilomètres de Boda sur l’axe Mbaïki. Su place, les rebelles sont en débandade, y compris les populations locales. On parle désormais des mercenaires contre les mercenaires.

 

Les combats étaient violents, très violents entre les rebelles de la coalition des patriotes centrafricains (CPC) et les forces gouvernementales, appuyés par les mercenaires russes de la société Wagner  ainsi que les forces rwandaises déployées en République centrafricaine

dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays.

En effet, ce dimanche 24 janvier, au village Danga, situé à une vingtaine de kilomètres de Boda sur l’axe Mbaïki, une colonne des véhicules des paramilitaires russes et des soldats rwandais ainsi que des soldats FACA, qui progresse  lentement vers la ville de Boda,  a été prise pour cible par un groupe des rebelles  qui ont aussitôt pris la fuite devant les forces de frappe musclée des forces coalisées du gouvernement  centrafricain.

Aussitôt, dans la ville de Boda, les populations civiles, ainsi que les rescapés des rebelles    Ont du quitter précipitamment la ville pour se réfugier dans la brousse, laissant derrière eux une ville fantôme, désormais occupée par les forces gouvernement  qui se préparent désormais à descendre d’ici mercredi à Yaloké, sur l’axe Bossembélé-Bossemptélé.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le sulfureux tchadien Hassan Bouba, ministre de l’Élevage, est radié de l’UPC par Ali Darassa

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 25 janvier 2021, 03:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La décision vient de tomber. Elle est prise par le coordonnateur militaire et chef d’État major de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa. Selon cette décision en date du 24 janvier 2021, Monsieur Hassan Bouba Ali, actuel ministre de l’élevage et de la Santé animale sur cota de l’UPC, ne fait plus partie du Mouvement de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), par conséquent Hassan Bouba Ali est radié du dit Mouvement.

En outre, Le Chef d’état-major de la Coalition des patriotes pour le Changement (CPC), L’autoproclamé  Général d’armée ALI DARASSA MAHAMAT tient à mettre en garde toutes personnes qui oseront usurper son titre en utilisant son cachet ou autre document en son nom.

 

Ci-dessous le communiqué intégral de l’UPC…

 

RCA : transfert de Mahamat Saïd à la CPI, le FPRC lance un ultimatum à la Minusca

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L’ex-général du FPRC Mahamat Saïd arrêté par la cour pénale internationale ce dimanche 24 janvier 2021.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 22 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani, l’ancien général du FPRC,  domicilié à Bria, dans la Haute-Kotto,  a été arrêté et remis à la cour pénale internationale (CPI) par les autorités judiciaires centrafricaines. Il a été interpellé discrètement par la Minusca  entre mercredi et jeudi  dans la ville de Bria et remis à la justice centrafricaine, qui à aussitôt remis à son tour à la CPI.  Sur place à Bria, c’est la consternation  et la colère. L’État major du FPRC, informé de la nouvelle, lance un ultimatum à la MINUSCA.

 

Aujourd’hui, 24 janvier 2021  selon la CPI, Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani, aussi connut sous le nom de « Mahamat Saïd  Abdel Kain »,  un ancien général du FPRC,  « a été remis à la cour pénale internationale (CPI) par les autorités de la République centrafricaine (RCA) en raison d’un mandat d’arrêt de la CPI délivré sous scellé le 7 janvier 2019 ». D’après la cour, Monsieur Saïd est suspecté de crime de guerre et de crime contre l’humanité qui aurait été commis à Bangui entre 2013 – 2015.

Cependant, la nouvelle de son arrestation par les Casques bleus de la MINUSCA à Bria, dans la Haute-Kotto, a été interprétée comme une nouvelle provocation de trop par la MINUSCA. Le FPRC, dont Mahamat Saïd faisait partie des généraux avant d’être interpellé, monte au créneau   et lance un ultimatum avant ce lundi 25 janvier à la MINUSCA pour sa libération immédiate.

Entre temps, Monsieur Saïd a été remis aux forces de la CPI ce dimanche 24 janvier 2021 par la justice centrafricaine.

Selon le procureur de la CPI, lors de la délivrance de mandat d’arrêt contre Monsieur Mahamat Saïd en 2019,  le juge unique de la chambre préliminaire II, Monsieur  Rosario Salvatore Aitala, a trouvé des motifs raisonnables de croire que Monsieur Saïd, un ressortissant de la République centrafricaine, né le 25 février 1970 à Bria, était un commandant de la Séléka et à ce titre, est soupçonné d’être responsable des crimes présumés suivants :

  • crimes contre l’humanité (emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparitions forcées et autres actes inhumains), et
  • crimes de guerre (torture et traitements cruels).
  1. Said est suspecté d’avoir commis ces crimes conjointement avec d’autres et/ou par l’intermédiaire de ceux-ci, ou d’avoir ordonné, sollicité ou encouragé la commission de ces crimes, ou d’avoir apporté son aide, son concours ou toute autre forme d’assistance à leur commission, ou d’y avoir contribué de toute autre manière.

Le Greffier de la CPI, M. Peter Lewis, a remercié les autorités de la République centrafricaine et de l’État hôte, les Pays-Bas, pour leur coopération lors de l’arrestation et de la remise de M. Said à la Cour. Affaire à suivre…

Cependant, à Bria, dans le FPRC, nombreux sont ceux qui conteste son arrestation par les casques bleus. Ils parlent d’un enlèvement et non d’une arrestation.

« Nous ne savons pas qu’il avait été arrêté. Au départ, on lui demande de rejoindre l’équipe de la Minusca pour une réunion. De là, les casques bleus l’ont interpellé sans avoir informé sa famille. Ce n’est que trois jours après qu’on est informé qu’il est arrêté et gardé à vue au camp de Roux à Bangui, Ce n’est pas possible’, déclare un général du FPRC joint au téléphone par la rédaction.

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : 3 nouveaux juges internationaux nommés à la Cour pénale spéciale

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Bangui ( République centrafricaine ) – Les trois nouveaux juges internationaux de la Cour spéciale sont originaires de Belgique, du Burkina Faso et de Madagascar. Leur nomination était très attendue. En octobre dernier encore, lors de l’inauguration du bâtiment de la Cour, son président Landry Michel Louanga avait déploré les difficultés rencontrées pour ces recrutements.

Il évoquait notamment le manque d’« engouement » des pays partenaires pour mettre à sa disposition des juges. Or la CPS étant une cour hybride, toutes ses instances doivent être composées de magistrats centrafricains et étrangers, sous peine d’être bloquées./////////////.

Désormais, et c’est une étape importante, plus rien ne devrait faire obstacle à la mise sur pied de la cour d’assises, dont les autorités ont promis qu’elle tiendrait cette année ses premiers procès, sans dire qui serait jugé ni à quelle échéance./////////////.

Depuis l’audience inaugurale de la CPS en 2018, dix dossiers ont fait l’objet d’une saisine par le juge d’instruction. Et une quinzaine de personnes sont officiellement en détention à la prison de Ngaragba et son annexe du Camp de Roux./////////////.

Mais la cour refuse de divulguer leur identité. Ce choix est régulièrement critiqué, notamment par l’ONG Amnesty International. La cour le justifie par l’insécurité régnant dans le pays, dont les 2/3 sont sous le contrôle de groupes armés.

Avec RFI

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RDC / Nord Ubangi : 6 pêcheurs congolais enlevés par des rebelles Centrafricains sur la rivière Ubangi

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Bangui ( République centrafricaine ) – Le cadre de concertation provincial de la société civile alerte sur l’enlèvement de 6 pêcheurs congolais sur la rivière Ubangi partis à la pêche depuis le vendredi 15 janvier dernier. D’après la source, les victimes, dont 2 mineurs âgés de 10 et 14 ans, ont été appréhendés à côté de l’îlot congolais appelé “Pito” lundi 18 janvier aux environs de 22 heures. Ces derniers sont originaires de la cellule de Mogoro, dans le quartier Fiwa, commune de Molegbe, située à 47 Km de la ville de Gbadolite, chef-lieu de la province du Nord-Ubangi.

Les informations ont été fournies par un rescapé de ce kidnapping, Gbeto Verekota, âgé de 24 ans, qui signale que lui et ses frères ont été copieusement torturés par ces envahisseurs. Il s’en est sorti avec une fracture au bras gauche. Il affirme qu’il a pu s’échapper durant leur transfert vers la base arrière de leurs bourreaux dans la localité de Yehu, sous-préfecture de Zangba, préfecture de Basse-koto, en République centrafricaine./////////////.

Ce rescapé confirme qu’il s’agit bel et bien des insurgés Centrafricains du groupe Anti-Balaka dirigés par un certain général du nom de Ngiambi Gbialo./////////////.

D’après les sources concordantes à Mogoro, les Anti-Balaka exigeraient les montants exorbitants à titre de rançon allant jusqu’à 500.000 FCFA, équivalent à 1.650.000 FC pour chaque victime avant leur libération./////////////.

Le cadre de concertation provincial de la société civile du Nord-Ubangi qui alerte les autorités, recommande au gouvernement provincial une descente urgente sur terrain du comité provincial de sécurité. Ce, dans le but de s’imprégner de la situation afin de prendre des mesures idoines pour la sécurisation de la population de Mogoro en proie à la psychose généralisée. Et au gouvernement central de reconsidérer sa position face aux menaces sécuritaires des groupes armés Centrafricains le long de la rivière Ubangi./////////////.

Prince Wello

Avec Actualités CD

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4 221 réfugiés centrafricains demandeurs d’asile enregistrés à Andu au Bas-Uélé

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RDC: 4 221 réfugiés centrafricains demandeurs d’asile enregistrés à Andu au Bas-Uélé

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) et la Commission nationale de réfugiés ( CNR), ont procédé à l’enregistrement et l’identification de quatre mille deux cent vingt et un (4 221) réfugiés centrafricain dans la cité de Andu, en Province du Bas-Uélé.

Selon l’Agence Congolaise de Presse, ces réfugiés demandeurs d’asile en République démocratique du Congo, ont fui leur pays, la République Centrafricaine à cause des affrontements à répétition qui s’y déroulent./////////////.

Si la Bangui la capitale centrafricaine vit un un calme précaire, l’arrière pays est exposé à des tensions de plus en plus fortes depuis la tenue mouvementée de la récente élection présidentielle./////////////.

Selon le dernier décompte, plus de 42 000 personnes ont traversé la rivière Ubangi en fuyant des troubles dans les provinces centrafricaines voisines pour gagner un abri sur le sol congolais./////////////.

Cet afflux massif des réfugiés centrafricains est au cœur des inquiétudes des autorités des provinces touchées à savoir le Nord-Ubangi, le Sud-Ubangi et le Bas-Uelé./////////////.

Il convient de noter que ces hommes, ces femmes et ces enfants sont en situation de catastrophe humanitaire./////////////.

Selon plusieurs témoins, ces réfugiés sont sans abris dignes, ils manquent de la nourriture, des vêtements et l’accès aux soins de santé appropriés./////////////.

Patrick BOMBOKA

Avec Radio Okwapi

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RCA : un faux lieutenant de douane interpellé par les forces de l’ordre

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Les douaniers centrafricains. CopyrightDRKODAK Digital Still Camera

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 24 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Dans le désordre, il y’a le désordre, et tout le monde le sait.  Il y’en a certains qui en ont profité, et d’autres non. C’est le cas d’un jeune homme d’une trentaine d’années, qui se fait déclarer  officier de la douane centrafricaine depuis plusieurs mois. Et comme par malheur, ce samedi 23 janvier, il a été pris en flagrant délit de racket et interpellé par les forces de l’ordre. Il a été placé en garde à vue à l’OCRB). Une enquête a été ouverte sur lui.

 

Il s’appelle Sani Koliko, âgé d’une trentaine d’années, il a été interpellé ce samedi par les agents de  service mobile et de surveillance de la douane centrafricaine, appuyés par les éléments  de défense nationale. On lui reproche d’avoir usurpé le titre de « lieutenant de la douane » depuis plusieurs mois. Il a été placé en garde à vue à l’Office central pour la répression  du banditisme (OCRB) pour la nécessité d’enquête.

Selon le lieutenant colonel de la douane Olivier Kondolé,  commandant de la brigade de surveillance  mobile de douane,  c’est depuis vendredi que le suspect a été repéré par son service, et on lui a intimé l’ordre de ne plus porter cette tenue de la douane centrafricaine, car cela constitue une usurpation du titre.  Mais à notre grande surprise, ce samedi matin, on le retrouve au même endroit et dans le même habillement. Il voulait à nouveau racketter les gens, et il a été cueilli par nos forces.

Notons que ce genre de pratique n’est pas nouveau à la douane centrafricaine. Souvenez-vous, en 2010,  un cousin du chef de l’État d’alors, Monsieur François Bozizé, avait monté son propre faux décret  le nommant au servie de douane du guichet unique à Douala, au Cameroun. Il a exercé sur place durant plusieurs mois avant de découvrir qu’il n’était pas douanier centrafricain, en plus sa nomination était le faux.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : La Cour Constitutionnelle pouvait bien sauver la République, si elle avait dit le droit et rien que le droit…,

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Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 24 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La Cour Constitutionnelle pouvait bien sauver la République, si elle avait dit le droit et rien que le droit…, mais pour des raisons que la Raison ignore, elle a fait l’option de ne pas entrer dans l’histoire politico-juridico-juridictionnelle du pays

 

En effet, Dame DARLAN et ses Juges Constitutionnels pouvaient nous faire l’économie de la crise de la Coalition des Patriotes pour le Changement-CPC en cours, si, rien que le droit  était dit, et pour ce faire, ils avaient eu plusieurs occasions, en or, (1) le recours formulé par le compatriote BEDOUNGA, Président du MDRC, qui devrait permettre aux Membres de notre Cour Constitutionnelle de faire une interprétation assez extensive des dispositions de la loi en se fondant sur des motivations politiques, (2) l’examen des dossiers de candidature au regard des dispositions de la Constitution de la République, des Accords et Conventions Internationaux, qui devaient leur permettre de déclarer inéligibles à jamais les anciens et actuel Présidents BOZIZE YANGOUVONDA, NDJOTODIA, SAMBA PANZA et TOUADERA, (3) le retrait du candidat BOKASSA Jean Serge, (4) le très faible taux de participation aux votes du 27 décembre 2020 : 655 054 votants effectifs pour 1 856 236 inscrits, soit 35 % de participation, et 318 626 voix obtenues par le Président TOUADERA déclaré ré élu, soit 17 % des électeurs inscrits ; mais ils n’ont pas capitalisé ces occasions qui devraient faire jurisprudence et les élever au haut niveau de respectabilité nationale.

 

Et, pour n’avoir pas dit le droit et rien que le droit, Dame DARLAN et ses Juges constitutionnels ont validé une légitimité à moins de 1/5ème, parce que moins de 20% des électeurs inscrits ont voté le candidat TOUADERA, malgré les bourrages d’urnes, tripatouillages des procès-verbaux et autres… S’il faudrait apprécier les 318 626 voix obtenues au plan territorialité, nous pouvons affirmer sans équivoque que c’était la ville de Bangui qui avait voté pour le candidat TOUADERA. Et par voie de conséquence, n’ayant pas dit le droit et rien que le droit, les Membres de la Cour Constitutionnelle ont contribué, malgré eux, à l’avènement de la crise de la Coalition des Patriotes pour le Changement-CPC, laquelle crise induit actuellement des problématiques que nous évoquerons après constatation partagée des dispositions constitutionnelles et conventionnelles, dont la correcte application ou observation devrait leur conférer le qualificatif de ‘’Sauveurs du Peuple centrafricain’’:

  1. Des dispositions constitutionnelles et conventionnelles non observées
    • : Constitution du 30 mars 2016

PREAMBULE (partie intégrante de la constitution) :

  • 7ème paragraphe : ‘’ Résolu à construire un Etat de droit fondé sur la démocratie pluraliste, le respect de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs en vue de garantir la sécurité des personnes et des biens, la protection des plus faibles, notamment les personnes vulnérables, des minorités et le plein exercice des libertés et des droits

fondamentaux’’

  • 9ème paragraphe : ‘’S’opposant fermement à la conquête du pouvoir par la force et toute forme de dictature et d’oppression, ainsi qu’à tout acte de division et d’entretien de la haine’’
  • 10ème paragraphe : Conscient que la tolérance, l’inclusion, la concertation et le dialogue constituent le socle de la paix et de l’unité nationale’’
  • 17ème paragraphe : Réaffirme son attachement à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 27 juin 1981 et à la Charte Africaine de Démocratie, des Elections et de la Gouvernance du 30 juin 2007’’
  • 18ème paragraphe : ‘’ Réaffirme son adhésion à toutes les Conventions Internationales dûment ratifiées, notamment celles relatives à l’interdiction de toute forme de discrimination à l’égard des femmes, à la protection des droits de l’enfant et celles relatives aux peuples autochtones et tribaux’’

ARTICLES :

Art. 28 : ‘’ L’usurpation de la souveraineté par coup d’Etat, rébellion, mutinerie ou tout autre procédé non démocratique constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne ou tout Etat tiers qui accomplit de tels actes aura déclaré la guerre au peuple centrafricain.

Toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’Etat, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir par mutinerie ou par tout autre moyen, est considérée comme co-auteur.

Les auteurs, co-auteurs et complices des actes visés aux alinéas 1 et 2 sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les Institutions de l’Etat.’’

 

Art.35 : ‘’ Le Président de la République est élu au suffrage universel direct et au scrutin majoritaire à deux (2) tours.’’

 

Art. 36 : ‘’ Ne peuvent être candidats à l’élection présidentielle que les hommes et les femmes remplissant les conditions suivantes :

  • Être de nationalité centrafricaine ;
  • Jouir d’une bonne santé morale et physique ;
  • Être de bonne moralité.

 

Art. 94 : ‘’Les Accords ou Traités régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque Accord ou Traité, de son application par l’autre partie’’

 

1-2:  Loi n° 19 Portant Code Electoral de la République Centrafricaine

Art. 115 : ‘’En cas de décès, d’empêchement définitif ou de retrait de l’un des candidats entre la publication de la liste des candidats et le premier tour, l’organisation de l’élection est entièrement reprise avec une nouvelle liste de candidats, sur décision de la Cour Constitutionnelle, saisie sans délai par l’A N E ou toute partie intéressée’’

 

2: CHARTE AFRICAINE DE LA DEMOCRATIE, DES ELECTIONS ET DE LA GOUVERNANCE

PREAMBULE (partie intégrante de la Charte):

  • 7ème paragraphe : ‘’Soucieux d’enraciner dans le continent une culture d’alternance politique fondée sur la tenue régulière d’élections transparentes, libres et justes, conduites par des organes électoraux nationaux, indépendants, compétents et impartiaux’’

 

3 – PROTOCOLE SUR LA DEMOCRATIE ET LA BONNE GOUVERNANCE DE LA CONFERENCE

INTERNATIONALE SUR LA REGION DES GRANDS LACS

  • 3 : DROIT DE VOTE – ‘’ Les Etats Membres doivent garantir à tout citoyen éligible le droit de voter et d’être élu sans discrimination’’

 

  • 4 : MODIFICATION DE LA LOI ELECTORALE – ‘’ Aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement de la majorité des acteurs politiques et sociaux’’

 

  • 7 : INDEPENDANCE DES ORGANES ELECTORAUX : ‘’
    • Les organes chargés des élections doivent être indépendants et neutres. Chaque Etat membre doit organiser une concertation nationale appropriée pour déterminer la nature et la forme desdits organes.
    • Ces organes doivent, dans leur composition, refléter le principe de parité entre les hommes et les femmes ‘’

 

  • 8 : ETAT CIVIL FIABLE ‘’
  • Chaque Etat membre doit s’assurer de l’établissement d’un système d’état civil fiable et stable
  • Les Etats membres s’engagent à coopérer dans ce domaine par des échanges d’expériences et au besoin par une assistance technique ‘’

 

  • 9 : Etablissement des listes électorales :’’ Les organes électoraux doivent établir les listes électorales de manière transparente et crédible. Les parties prenantes peuvent les consulter autant que de besoin’’

 

  • 10 : TRANSPARENCE – ‘’ L’organisation, le déroulement des élections et la proclamation des résultats s’effectueront de manière transparente’’

 

1-5 : PROTOCOLE PORTANT AMENDEMENT AU PROTOCOLE PORTANT STATUT DE LA COUR AFRICAINE DE JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME OU PROTOCOLE DE MALABO

 

Art ; 28 E : CRIME RELATIF AU CHANGEMENT ANTICONSTITUTIONNEL DE GOUVERNEMENT

1- ‘’Aux fins du présent Statut, ‘’changement anti constitutionnel de gouvernement’’ signifie le fait de commettre ou d’ordonner de commettre les actes suivants, avec intention d’accéder ou de se maintenir au pouvoir :                ……..

f)- toute modification substantielle des lois électorales durant les six (6) mois précédant les                élections sans le consentement de la majorité des acteurs politiques’’

 

  1. Des Problématiques induites par le fait de n’avoir pas dit le droit et rien que le droit

Si Dame DARLAN et ses Juges Constitutionnels avaient dit le droit et rien que le droit, au regard des dispositions légales sus-évoquées, les anciens et actuel Présidents de la République, BOZIZE YANGOUVONDA, NDJOTODIA, SAMBA PANZA et TOUADERA, ne pourraient pas ou ne pouvaient plus prétendre être candidats à une quelconque élection en Centrafrique. Ces quatre anciens et actuel Président de la République, une fois déclarés inéligibles, la Cour Constitutionnelle aurait énormément contribué à solutionner de nombreux problèmes politico-politiques et centrafricano-centrafricains. Mais hélas, n’ayant pas dit le droit et rien que le droit, Dame DARLAN et ses Juges Constitutionnels ont facilité l’émergence de problématiques, ci-après, qui ne pourront être résolues, que si nous Centrafricains faisions preuve de résilience pour une introspection commune et une réconciliation intra centrafricaine préalables :

  • Une légitimité politique incongrue ou étriquée : les militants et sympathisant du Mouvement des Cœurs Unis-MCU argueront que le Président TOUADERA a une légitimité partielle conférée par 318 656 Centrafricains, soit 17 % des Centrafricains inscrits. Et les 83 % des Centrafricains qui n’ont pas voté le Président TOUADERA ne se reconnaitront pas en lui et se feront de fervents opposants politiques ;
  • Un état de siège de fait par la CPC qui encercle la ville de Bangui, prenant à la fois en otages les Autorités Politiques et la population de la ville de Bangui ;
  • Un état d’urgence décrété par le Président TOUADERA le jeudi 21 janvier 2021 sur toute l’étendue du territoire national, alors que son pouvoir ne contrôle que les 89 km² de la ville de Bangui, soit 0,016 % du territoire, un non-sens politique et sécuritaire ;
  • La cristallisation des déchirures sociales et les clivages communautaires exacerbés depuis 2012-2013 qui rendent aléatoire la symbiose nationale, sans une réconciliation nationale, préalable ;
  • La désacralisation de la Cour Constitutionnelle et de l’ANE, d’où parjures, discrédits, déshonneur pour les Membres de ces deux Institutions de la République, qui sont pourtant d’éminents Cadres dont le pays en aura encore besoin ;
  • Les grognes sociales et les frondes socio-politiques permanentes, les désobéissances civiles multiformes ;
  • Les compensations-récompenses aux mercenaires importés, dont nombreux ont trouvé la mort, et la problématique de leurs rapatriements;
  • Les nombreux supplétifs étrangers importés pour faciliter la ré élection du candidat TOUADERA, à qui de faux jugements d’actes supplétifs de naissance ont été remis, ce qui constituera un autre complexe problème au plan nationalité;
  • Les conséquences politiques, diplomatiques et juridiques des mercenaires importés ;
  • Les relations diplomatiques et économiques avec les pays voisins dont certains opposants aux régimes politiques de ces pays ont intégré le mercenariat ;
  • La restauration de l’Autorité de l’Etat et la problématique de compensations ou réparations à l’endroit des victimes co-latérales, innocentes et ayants-droits centrafricains ;
  • La fin du FCFA et les accords d’indépendance de 1960 de plus en plus décriés par les Centrafricains, qui sont pendants et impacteront la reformulation des relations diplomatiques entre la France et Centrafrique ;
  • La reconstruction du pays, et tant d’autres problématiques qui seront encore induites, le temps que durera cette crise CPC.

 

Il n’y a pas et il n’y aura pas de miracle à opérer. Le réalisme et le pragmatisme politiques s’imposent et vont s’imposer. Et la seule et possible alternative demeure la concertation citoyenne, peur bleue des Autorités Politiques de Bangui depuis deux (2) ans. Au Président TOUADERA et à l’ancien Président BOZIZE YANGOUVONDA de se transcender et faire la paix des braves pour mettre fin aux supplices du Peuple Centrafricain.

 

Sincères considérations

 

WAFIO Jean Serge

                                                                                                                Président du PDCA

 

 

 

Le Conseil de Sécurité “prêt” à revoir l’embargo sur les armes en Centrafrique

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Le Conseil de Sécurité “prêt” à revoir l’embargo sur les armes en Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Conseil de Sécurité de l’ONU a annoncé qu’il était prêt à revoir l’embargo sur les armes imposé à la République centrafricaine (RCA) depuis 2013.

Cette déclaration fait suite à la demande récemment formulée à ce propos par les autorités centrafricaines./////////////.

Une manifestation a également été organisée vendredi à Bangui pour appeler à lever cet embargo./////////////.

« Les membres du Conseil de sécurité ont pris note de la demande des autorités centrafricaines de lever l’embargo sur les armes et ont réaffirmé qu’ils étaient prêts à revoir cet embargo » , a annoncé le Conseil dans un communiqué publié au terme d’une réunion consacrée à la Centrafrique./////////////.

Lors de la réunion du Conseil de sécurité, plusieurs partenaires de la Centrafrique ont soutenu son plaidoyer pour la levée totale de l’embargo sur les armes./////////////.

Le représentant permanent de la Chine au Conseil de sécurité, Zhang Jun, a argué que « la République centrafricaine est confrontée à une tâche colossale pour préserver sa souveraineté et sa sécurité, ainsi que pour protéger sa population. La communauté internationale devrait soutenir vigoureusement le gouvernement dans le renforcement de ses forces de sécurité afin qu’il puisse assumer la responsabilité première du maintien de la stabilité et de la gestion des frontières dès que possible »./////////////.

Le Royaume-Uni a fait remarquer que toutes les demandes des autorités centrafricaines pour armer ponctuellement les forces de la Centrafrique, avaient été acceptées. Et en avait déduit que l’embargo n’était pas une excuse valable pour le manque d’action de l’armée centrafricaine face aux groupes armés./////////////.

S’exprimant devant le Conseil de sécurité jeudi, le Représentant spécial du Secrétaire général dans ce pays, Mankeur Ndiaye, a prévenu que la République centrafricaine était confrontée à « un grave risque de recul en matière de sécurité »./////////////.

Il a demandé à ce propos d’y déployer 3.000 Casques bleus supplémentaires pour permettre à la Mission de paix des Nations Unies (Minusca) qu’il dirige de disposer d’un outil robuste et adapté à la menace./////////////.

L’embargo sur les armes imposé sur la République centrafricaine a été à chaque fois prorogé d’une année. Des allègements ont également été consentis à plusieurs reprises mais n’ont nullement permis de rétablir la sécurité dans le pays./////////////.

AA

Avec AFP

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les pièges d’une réélection facile – La semaine de

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Centrafrique: les pièges d’une réélection facile – La semaine de

Bangui ( République centrafricaine ) – À présent que resurgissent des dangers évidents que l’on avait feint d’ignorer, l’on ne peut que se demander à quoi a finalement servi l’empressement à tenir ces élections. Comme si l’on avait voulu sécuriser la fonction présidentielle pour un seul homme. Comme si la seule réélection du chef de l’Etat suffisait pour que s’estompent les nuages, lourds de menaces, que l’on voyait s’amonceler dans le ciel de la Centrafrique. Personne, à Bangui, n’a voulu prendre le temps d’évaluer l’utilité du sursis qu’aurait pu constituer, pour les populations, l’amorce d’un dialogue, même timide. On a préféré reconduire, à la sauvette, Faustin-Archange Touadéra, avec à peine l’équivalent du tiers des voix de la population de la capitale.

Ceux qui risquent la famine seraient trois fois plus nombreux que ceux qui ont voté pour le président. Et, pour les épargner, il va peut-être falloir supplier ceux avec qui l’on refusait d’entamer un dialogue… Le pouvoir centrafricain et les chancelleries qui l’ont soutenu ont-ils pu ne pas avoir envisagé une telle évolution dans leur stratégie ?/////////////.

Certains vous rétorqueront que l’essentiel est que le président Touadéra a été réélu… /////////////.

Peut-être. Mais, à quoi sert-il de se faire élire pour se retrouver dans l’incapacité d’assurer le devoir de protection dû par l’élu à ses électeurs ? Cet empressement à expédier la présidentielle, avec la bénédiction de quelques bons amis de la RCA, illustre à la caricature le rapport désolant que bien trop de politiciens, dans notre Afrique, ont au pouvoir, et qui consiste à se focaliser, en priorité, sur les avantages que confère la fonction, en reléguant au second plan l’immensité des obligations qui vont avec. Bien des patriotes renonceraient probablement à briguer la magistrature suprême, s’ils avaient conscience des attentes de leur peuple./////////////.

Il est possible que François Bozizé jubile, en entendant cela…/////////////.

Les incohérences du pouvoir actuel n’excusent nullement le comportement du général Bozizé, qui est à mille lieues de ce que l’on attend d’un ancien chef d’État. Ses pratiques s’apparentent parfois à celles des flibustiers et autres coupeurs de route. Tant que lui, Bozizé, ne sera pas au pouvoir, le peuple centrafricain n’aura jamais de répit. Il paraît évident qu’il n’agit pas par amour pour son peuple, mais pour la jouissance des privilèges, dans ce pays où ceux qui ont la charge suprême savent, depuis toujours, tirer des ressources naturelles de quoi s’offrir un train de vie qui ferait pâlir d’envie bien des dirigeants de pays riches./////////////.

Est-ce donc, finalement, parmi les opposants qu’il faudra rechercher les bons ?/////////////.

La sincérité démocratique de certains opposants est loin d’être exempte de tout reproche. Quelques-uns des leaders de l’opposition ont été aux affaires, comme Premier ministre, ou président de l’Assemblée nationale… Il serait risqué de suggérer qu’à la place du président Touadéra, ils auraient tous été meilleurs ou différents. Lorsque ces opposants réclamaient le report des élections, certains de leurs concitoyens mettaient en doute leur souci proclamé de sauvegarder la crédibilité de la démocratie. Ils les suspectaient plutôt de rechercher le vide constitutionnel, pour justifier un partage du pouvoir, peut-être davantage…/////////////.

C’est ici que l’on se surprend à constater que les insuffisances de la classe politique centrafricaine rappellent celles de bien d’autres pays de cette Afrique, où les mêmes causes produisent les mêmes démocraties approximatives, qui n’offrent à l’état de droit aucune chance de prospérer, hélas !

Avec RFI

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RCA : arrivée en masse des mercenaires en Centrafrique  

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Les Mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le Président centrafricain, Professeur  Faustin Archange Touadera et le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara ont déclaré, dans les médias, que la RCA est en guerre. Mais cette guerre, qui secoue depuis quelques temps la République centrafricaine, profite à une maigre partie  des Centrafricains qui tire profit. Actuellement, en RCA, on peut parler de la guerre des mercenaires qui se renforcent de deux côtés. Dans le nord, on note l’arrivée des nouveaux mercenaires africains,  tandis qu’à Bangui, on voit l’arrivée, ce samedi 23 janvier,  des centaines des mercenaires russes à l’aéroport international de Bangui Mpoko.  Et le peuple centrafricain ?

 

Si les Banguissois ont été désagréablement surpris ce samedi 23 janvier par l’arrivée de centaines des mercenaires russes lourdement armés à l’aéroport international de Bangui Mpoko, ils ne savent pas qu’au nord de la RCA, on enregistre également depuis jeudi l’arrivée d’une centaine des mercenaires peuls dans le rang du mouvement 3R de sulfureux mercenaires camerounais Abbas Sidiki, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Au même moment, le représentant du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, le sénégalais Mankeur Ndiaye, dont les manœuvres sont largement contestées par l’opposition démocratique, demandent aussi pour sa part au conseil de sécurité de l’ONU des Casques bleus supplémentaires afin de renforcer les forces de défense à « la sécurisation de la RCA ».

Cependant, sur les réseaux sociaux, les partisans des deux camps multiplient des stratégies et des fake news.  D’autres vont même accuser certains médias de prorégime ou prorebelles. Ces comptes avatars ne sont pourtant pas localisés pour la plus part sur le sol centrafricain. On parle en ce sens des mercenaires numériques.

Pendant ce temps, le peuple centrafricain meurtri  est laissé à son triste sort à la merci des mercenaires étrangers qui occupent désormais la totalité du territoire national.

L’embargo sur les armes décrété par le conseil de sécurité de l’ONU est constamment violé par les deux parties. Que reste-t-il des pauvres centrafricains ?

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU appelle au dialogue politique en République centrafricaine

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le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé vendredi au dialogue politique en République centrafricaine (RCA) après la validation de la réélection du président sortant centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

 

Dans un communiqué de presse, les membres du Conseil ont pris note de la proclamation par la Cour constitutionnelle des résultats de l’élection présidentielle du 27 décembre dernier, ce qui a validé la réélection de M. Touadéra.

Ils ont appelé toutes les parties concernées à respecter la décision de la Cour constitutionnelle et à réaffirmer leur engagement à la consolidation de la démocratie et à la règle de droit, tout en encourageant le gouvernement et toutes les parties politiques à s’engager dans le dialogue, selon le communiqué.

Les membres du Conseil ont condamné dans les termes les plus vifs les violations de l’accord de paix en RCA, ainsi que les violences perpétrées par certains groupes armés avec le soutien de l’ancien président François Bozizé, visant à saper le processus électoral.

Ils ont rappelé que “les individus et entités qui se livrent ou apportent leur soutien à des actes qui portent atteinte à la paix, à la stabilité ou à la sécurité de la RCA (…) peuvent être désignés sous le régime de sanctions du Conseil de sécurité”.

Ils ont également condamné le discours de haine et l’incitation à la violence alimentés par des campagnes de désinformation et ont exhorté toutes les parties signataires de l’accord de paix de février 2019 à honorer pleinement leurs engagements et à s’engager sur la voie du dialogue et de la paix.

 

Xinhua

RCA : Hasan Bouba, auteur d’un sulfureux communiqué au nom de l’UPC, est nouvelle fois à couteau tiré avec Ali Darassa, chef d’État major de l’UPC

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Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le ministre de l’élevage, le tchadien Hassan Bouba, l’un des représentants de l’UPC au gouvernement ,  est à nouveau à couteau tiré avec son patron rebelle de l’UPC, l’autoproclamé Général d’armée Ali Darassa. En cause, un « faux communiqué de presse »  ne 135 du 12 janvier 2021 publié au nom de l’UPC, dénonçant les actes de violence commis à l’Est du pays. Pour le mercenaire Ali Darassa, chef d’État major de l’UPC, il ne fait aucun doute, ceci est l’œuvre de Monsieur Hassan Bouba sous la complicité du Premier ministre et du Président de la République.

 

Après avoir contesté sa nomination au gouvernement ,  puis plaidé son retour, le chef rebelle et mercenaire Ali Darassa  est à nouveau à couteau tiré avec son coordonnateur politique adjoint, le sulfureux tchadien  Hassan Bouba. Ce dernier siège actuellement au gouvernement  en tant que ministre de l’élevage et de la Santé animale dans le quota de l’UPC, et joue en faveur du pouvoir dans le conflit qui l’oppose depuis un mois avec la coalition des groupes armés.

Le 13 janvier dernier, peu après  l’attaque de la périphérie de la capitale  et de la ville de Bangassou, au sud-est  de la rca par les rebelles de la CPC, un mystérieux communiqué de presse ne 135 du 12 janvier 2021 de l’UPC  faisait son apparition sur les réseaux sociaux dénonçant « les actes de violence perpétrés à l’est de la RCA » par des individus non identifiés, et cautionne ainsi les élections du 27 décembre 2020. Même si celui-ci comportait des erreurs graves, il a été largement partagé par les proches du régime sur les réseaux sociaux.

Pendant ce temps, le mercenaire Ali Darassa, alerté par son équipe, publie un communiqué de démenti afin d’attirer l’attention de la communauté nationale et internationale que le « faux communiqué » du 12 janvier 2021 serait l’œuvre de Monsieur Hassan Bouba, ministre de l’élevage, sous la complicité du Premier ministre Firmin Ngrebada et du chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Aussitôt, au sein de l’UPC, on aimerait plus sentir la présence de Monsieur Hassan Bouba qu’ils considèrent comme un traitre à la solde du pouvoir.

Contacté par CNC, le ministre Hassan Bouba n’a pas souhaité répondre à nos questions sur le sujet.

Il y’a lieu de rappeler que Monsieur Hassan Bouba avait pris sa fonction au mois de décembre dernier suite à des nombreuses correspondances adressées au chef de l’État Faustin Archange Touadera par le mercenaire Ali Darassa qui plaidait à son faveur.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les rebelles du CPC occupent Zémio et sont en route pour Obo

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Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Bangassou, République centrafricaine, vendredi, 22 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La sous-préfecture de Zémio, située à 1113 kilomètres à l’extrême sud-est de Bangui, est depuis 24 heures sous contrôle total des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Leur prochaine étape, la ville d’Obo, située à plus de 200 kilomètres de Zémio, suscitant la panique au sein de la population locale.

 

La ville de Zémio, située à l’extrême sud-est de la RCA, est l’une de trois sous-préfectures du Haut-Mbomou,. Depuis quatre jours, elle est secouée par des détonations d’armes des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui contrôle désormais la totalité de la ville. Mais depuis 48 heures, des sources sécuritaires locales ont indiqué à CNC que ces rebelles se préparent à attaquer la ville d’Obo, située à environ 200 kilomètres de Zémio, en allant vers la frontière du Soudan du Sud. Cependant, les mêmes sources locales ont indiqué qu’ils ont procédé depuis 24 heures à la réquisition des motos et des moyens roulants appartenant aux particuliers pour préparer leur attaque. D’ores et déjà à Mboki, située à 120 kilomètres, mais également à Obo, on observe déjà l’inquiétude au sein de la population. Certains ont dû commencer leur déménagement pour éviter d’être pris pour cible au cas ou les rebelles arrivent.

Selon des sources humanitaires, les rebelles qui sont actuellement nombreux à Zémio sont ceux qui faisaient partie du groupe des assaillants qui ont occupé durant deux semaines la ville de Bangassou avant de quitter au profit des Casques bleus de la Minusca.

À  suivre…

 

Par D. Doumba

Journaliste rédacteur

Correspondant du CNC à Bangassou

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5893

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Armes, jeu trouble de groupes miniers… ce que dit le rapport de l’ONU sur la Centrafrique

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Armes, jeu trouble de groupes miniers… ce que dit le rapport de l’ONU sur la Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – Les experts de l’ONU rappellent les FACA à leur obligation d’assurer la protection et la traçabilité de leurs stocks d’armes (illustration). © AFP/FLORENT VERGNES

Les investigations contenues dans ce rapport datent pour l’essentiel d’avant l’élection de décembre et la formation de CPC, cette coalition rebelle qui menace aujourd’hui le pouvoir de Bangui. Les experts qualifient tout de même de « central » le rôle joué par l’ex-président François Bozizé – déjà sous sanctions de l’ONU – dans la mise sur pied de cette coalition./////////////.

Concernant les livraisons d’armes dans le pays – autorisées à certaines conditions –, les experts rappellent les forces armées centrafricaines à leur obligation d’assurer la protection et la traçabilité de leurs stocks. Ils soulignent en effet que du matériel militaire arrivé en octobre dernier à Bangui en provenance de Russie n’avait pas été enregistré par la Centrafrique au mois de décembre, et disent avoir des preuves que certains de ces équipements se sont retrouvés fin décembre à Boali aux mains de groupes armés membres de la CPC, 3R et anti-balaka précisément. Les experts affirment aussi que « la plupart des notifications » de livraisons d’armes que les États adressent au comité de sanctions sont trop lacunaires, ce qui rend difficile l’application de l’embargo./////////////.

Autre fait saillant documenté dans ce rapport, la façon dont l’UPC, l’un des plus puissants groupes armés du pays, tire ses revenus d’un système de taxation sur l’exploitation du business des mines d’or dans la région de Bambari. Les experts accusent ce groupe armé d’avoir en place une véritable « administration parallèle » à celle de l’État centrafricain. Ils décrivent comment des agents sont chargés pour le compte le compte de l’UPC de prélever les taxes minières à la place des autorités, sous peine de représailles parfois, puis d’acheminer les fonds ainsi collectés vers Bokolobo où réside le chef du groupe Ali Darassa./////////////.

Complicité/////////////.

En toile de fonds, les experts dénoncent surtout la complicité dont font preuve, selon eux, plusieurs entreprises d’extraction d’or présentes sur place : les entreprises IMC, l’Industrie minière de Centrafrique à capitaux chinois, et Midas, une entreprise officiellement malgache, « réputée proche de la Russie » selon Africa Intelligence./////////////.

Ces deux entreprises sont entre autres accusées de payer directement des membres de l’UPC pour assurer la sécurité de leurs sites, et donc de financer le groupe armé en violation flagrante du régime de sanctions des Nations unies. L’an dernier, selon une enquête de RFI, l’entreprise Axmin enregistrée au Canada, avait refusé de poursuivre son exploitation de Ndassima dans ces conditions. Selon l’entreprise, cette exploitation était impossible sans passer d’accord avec des groupes armés./////////////.

Enfin, le groupe d’experts de l’ONU insiste sur « l’absence » de représentants de l’État dans ces zones d’exploitation de l’or. Un officiel qu’ils ont interrogé raconte même avoir été arrêté et retenu pendant sept heures par l’UPC pour avoir tenté de se rendre sur le site minier de Ndassima 2./////////////.

Interrogée par le panel d’experts, Midas a répondu ne pas être informée de la présence de I’UPC dans la zone. L’entreprise a ensuite fourni aux experts une lettre signée du ministère de l’Intérieur adressée à la compagnie, dans laquelle il est écrit que Midas ne travaille pas avec les groupes armés./////////////.

IMC n’a pas répondu aux accusations des experts.

Avec RFI

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Quel dialogue pour sortir la Centrafrique de la crise ?

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Quel dialogue pour sortir la Centrafrique de la crise ?

Bangui ( République centrafricaine ) – Après les dernières offensives rebelles, le chef de la Minusca appelle au dialogue avec tous les acteurs. Mais son appel n’est pas bien reçu par tous les Centrafricains.

Les autorités centrafricaines ont décrété ce jeudi (21.01) l’état d’urgence pour 15 jours sur l’ensemble du territoire. Le couvre-feu a été décrété alors que l’émissaire de l’Onu en RCA, Mankeur Ndiaye, a réclamé au Conseil de sécurité une augmentation du nombre de Casques bleus déployés dans le pays après les récentes offensives rebelles./////////////.

La Minusca (Mission de l’ONU en RCA) souhaiterait 3.000 hommes supplémentaires avec des moyens aériens importants tels que des drones, des hélicoptères d’attaque ou encore des forces spéciales. Mankeur Ndiaye a également appelé au dialogue avec les groupes armés./////////////.

“Des discussions oui, mais pas celles qui aboutissent au partage de postes”, demande pour sa part le juriste et acteur de la société civile, Bruno Hyacinthe Gbiegba. Ecoutez l’interview en cliquant sur l’image. /////////////.

Le président Faustin Archange Touadéra a été réélu officiellement la semaine dernière alors que la capitale Bangui est menacée par une nouvelle offensive rebelle./////////////.

La demande d’augmentation du contingent de la Minusca devrait également aider le président Touadéra à asseoir son autorité, selon la force militaire des Nations unies en Centrafrique./////////////.

Le représentant de l’Onu dans ce pays a déploré une “désertion” depuis décembre des forces de sécurité nationales. Cela impose selon lui des réformes.

Avec DW français

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La Centrafrique sur un volcan

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La Centrafrique sur un volcan

Bangui ( République centrafricaine ) – Après la publication lundi par la Cour constitutionnelle des résultats définitifs de l’élection présidentielle et la proclamation par celle-ci de la réélection du président Faustin-Archange Touadéra, la situation reste tendue sur le terrain. © FLORENT VERGNES / AFP

La crise post-électorale en République centrafricaine a soudain pris un tournant dramatique ce jeudi. « L’état d’urgence est proclamé sur tout le territoire national pendant une durée de 15 jours à compter du 21 janvier 2021 à minuit » (23 heures GMT) a déclaré à la radio nationale Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence de la République. Plus tôt dans la journée, l’émissaire de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, a réclamé au Conseil de sécurité une « augmentation substantielle » du nombre de Casques bleus déployés dans le pays, après les récentes attaques meurtrières des principaux groupes armés, qui occupent les deux tiers du territoire./////////////.

L’état d’urgence pour temporiser/////////////.

Il y a un mois, soit une semaine avant le 1er tour, le 27 décembre, des élections présidentielle et législatives, six des plus puissants groupes armés se sont alliés pour former la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et ont lancé une offensive contre le président Touadéra qui briguait un second mandat. Depuis qu’ils ont juré de « marcher sur Bangui », les rebelles mènent des attaques sporadiques mais parfois violentes, généralement loin de la capitale, même si deux attaques simultanées d’environ 200 assaillants ont été repoussées le 13 janvier à Bangui./////////////.

Les rebelles se heurtent jusqu’à présent à des forces bien supérieures en nombre et lourdement équipées : quelque 12.000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), présents depuis 2014, mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays à la rescousse de M. Touadéra et d’une armée démunie. « Les auteurs, coauteurs et complices présumés de ces crimes imprescriptibles commis contre le peuple centrafricain seront recherchés, arrêtés et traduits devant les juridictions compétentes », a affirmé lundi au sujet de l’offensive rebelle le président Touadéra dans son premier discours depuis sa réélection officielle, tout en appelant à la réconciliation nationale./////////////.

Dans ce contexte, « l’état d’urgence permet aux autorités de procéder à des interpellations sans forcément passer par le procureur de la République », a précisé à l’AFP Albert Yaloké Mokpeme. La demande d’augmentation du contingent de la Minusca devrait également aider le président Touadéra à asseoir son autorité, alors que le représentant de l’ONU en Centrafrique a déploré une « grande désertion » depuis décembre des forces de sécurité centrafricaines, qui impose des réformes./////////////.

L’ONU doit envoyer plus de Casques bleus/////////////.

« Il faut une stratégie d’aménagement du mandat » de la Minusca, a insisté le représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine lors d’une visioconférence du Conseil, organisée par les membres africains de cette instance sur demande de Bangui. Ndiaye n’a pas précisé le nombre de Casques bleus supplémentaires souhaité pour la Minusca qui représente déjà l’une des plus grosses et coûteuses opérations de l’ONU dans le monde. Selon une source proche du dossier, la Minusca souhaiterait le renfort de 3 000 Casques bleus avec des moyens aériens importants (drones, hélicoptères d’attaque, capacités de franchissement ou encore forces spéciales). Mankeur Ndiaye a aussi réclamé une « prorogation de quelques mois » du renfort intervenu en décembre de quelque 300 militaires rwandais détachés de la mission de paix menée au Soudan du Sud. À l’origine, ce renfort, plutôt rare à l’ONU, était prévu pour deux mois. L’émissaire a averti le Conseil que « la menace pourrait durer », alors que la Minusca a déjà perdu sept Casques bleus depuis le début de l’offensive rebelle. Les forces de sécurité centrafricaines estimées à environ 2 600 militaires sont trop récentes et trop peu aguerries, et souffrent d’une trop faible chaîne de commandement et d’un manque de sanctions, a aussi relevé l’émissaire. « La résultante est la grande désertion observée lors des premiers assauts des rebelles », a-t-il précisé. Selon une source diplomatique, seuls près de 300 militaires centrafricains ont été déployés après l’annonce en décembre de l’offensive des rebelles. « C’était la débandade », les militaires ont fui, déposé les armes ou se sont réfugiés dans les camps de Casques bleus, a précisé cette source. Les forces de sécurité en Centrafrique sont principalement formées, depuis longtemps, par l’Union européenne et des instructeurs russes. Devant le Conseil de sécurité, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, s’est livrée à un plaidoyer pour « la levée totale de l’embargo sur les armes lourdes » imposé à son pays. Il crée « un déséquilibre dans le rapport de force sur le terrain » alors que les groupes armés continuent de s’approvisionner, a-t-elle lancé. La question continue cependant de diviser le Conseil. La Chine et la Russie ont soutenu jeudi cette demande, mais les Occidentaux ont répété leurs réticences à voir un afflux d’armes risquer de tomber entre de « mauvaises mains » dans le pays.

Avec AFP
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RCA : un convoi des véhicules en provenance de Bambari attaqué par les rebelles vers Grimari

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convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC

 

Bambari, République centrafricaine, samedi, 23 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Un convoi d’une vingtaine des véhicules, escortés par les forces des Nations unies en République centrafricaine , ont  essuyé des tirs   des rebelles du CPC à la sortie sud de Grimari, sur l’axe Sibut,  selon des sources sécuritaires locales.

 

Selon les mêmes sources, le convoi  a quitté Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, ce vendredi 22 janvier vers 10 heures. Il était sous escorte des forces de la Minusca  quand il a traversé la ville de Grimari qui se trouve à 89kilomètres du lieu de leur départ. Tout a été parfait jusqu’à 11 kilomètres à la sortie sud de la ville quand un groupe des rebelles les ont attaqués, mais le convoi poursuit sa route jusqu’à Sibut, située à 180 kilomètres de Bangui. Plusieurs véhicules ont reçu des projectiles, mais on ne déplore aucun cas de blessé ni de mort   parmi les passagers, encore moins de l’équipage, ni des casques bleus.

L’attaque de ce vendredi intervient 5 jours après celle survenue sur le corridor Bangui Béloko au village Forro, à 20 kilomètres de Garoua Boulaï,  ou deux camionneurs camerounais ont été tués et deux autres blessés après l’attaque de leur convoi par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui sont désormais contre le ravitaillement de la capitale.

 

par Bertrand Yekoua

Journaliste et correspondant du CNC à Bambari

Alin Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : couvre-feu dans la capitale, trois jeunes interpellés par les forces de l’ordre et déposés à Bimbo

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Des soldats faca en patrouille dans les quartiers à la péréphérire de la capitale

Bangui, République centrafricaine, samedi, 23 janv. 21 ( Corbeaunews-centrafrique). Ils sont au nombre de trois, tous sont des jeunes du quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Ils ont été interpellés, pour ne pas dire enlevés, vers 21h48,   à leur domicile par les forces de défense et de sécurité pour non-respect de « couvre-feu », puis déposés à 12 kilomètres plus loin, dans la commune de Bimbo. Aussitôt, la famille dénonce le comportement crapuleux des forces de l’ordre, et menace de saisir la justice.

 

Un couvre-feu a été instauré par le chef de l’État Faustin Archange Touadera sur toute l’étendue du territoire national à la suite de la récente attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC)

à la périphérie de la capitale, dans le secteur de PK12 et PK11, le 13 janvier dernier.

Selon cette décision présidentielle, il est donc interdit de circuler entre 18 heures et 5 heures du matin. Les forces de l’ordre, ainsi que ceux de la défense ont multiplié des patrouilles dans la capitale.  Ainsi, ils ont été régulièrement accusés d’avoir kidnappé, séquestré et assassiné plusieurs personnes  dans la capitale Bangui.

Cependant, dans la nuit du mercredi à mercredi 20 janvier,  au quartier Fouh dans le quatrième arrondissement de Bangui, vers 21h48, trois jeunes hommes, en train de jouer aux cartes devant leur domicile situé non loin de l’école maternelle, ont été interpellés par les forces de sécurité pour n’avoir pas respecté le couvre-feu instauré.

« Cette nuit, nous étions tous chez nous à la maison en train de jouer aux cartes quand les forces de l’ordre sont arrivées. Dans un premier temps, ils commencent à nous fouiller, sur moi, ils ont retrouvé 17 000 francs CFA, et sur mon frère, ils ont confisqué 14 000 francs. Mon frère leur a demandé de nous restituer notre argent, ils refusent. C’est ainsi que je dis ouvertement que ceci n’est rien d’autre que l’arnaque pure et simple des populations.  Aussitôt, ils nous ont fait embarquer dans leur véhicule de patrouille pour aller nous déposer à Bimbo, à 12 kilomètres de notre domicile. Comme il faisait 22 heures, nous ne pouvons pas rentrer chez nous. Ainsi, nous avions squatté une cafétéria  jusqu’au lendemain avant de rentrer chez nous dans le quatrième arrondissement  », a-t-il déclaré à CNC.

Cependant, leur famille, qui s’inquiétait énormément pour leur sécurité, dénonce l’attitude des forces de l’ordre qui interpellent les paisibles citoyens chez eux sans aucune raison apparente.  D’après eux, un avocat est déjà saisi sur cette affaire.

Que la justice soit faite, à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com