Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/Monsieur-Amadou-Danzoumi-Yalo-450×450.jpg” alt=”Monsieur Amadou Danzoumi alias Colonel Daz” width=”450″ height=”450″ />Monsieur Amadou Danzoumi alias Colonel Daz
Bangui, République centrafricaine, samedi, 13 mars 2021, 13:06:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellé dans la journée du jeudi 4 février par les forces de l’ordre dans une affaire de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État », monsieur Amadou Danzoumi YALO a été placé en détention provisoire dans les locaux de l’Office central de la répression du banditisme (OCRB). En attente de son déferrement devant le parquet général de Bangui, l’homme a pu s’éclipser de sa cellule dans la nuit du jeudi à vendredi 26 février 2021. On ignore les circonstances de sa cavale, mais un fichier audio qui circule sur les réseaux sociaux montre bien que l’homme aurait bénéficié d’un soutien au sommet de l’État. Cependant, il a fait circuler sa voie dans un autre fichier audio sur les réseaux sociaux dans lesquels il a annoncé la chute du chef de l’État et son retour bientôt au pays.
« C’est moi général Daz, ce n’est plus colonel Daz. J’ai déjà repris le commandement. Dans les jours à venir, vous allez m’écouter. Bangui est déjà tombée. On compte seulement des jours. C’est pour te dire que tout est fini déjà. Bientôt, on va se retrouver à Bangui pour boire et faire la fête ensemble », déclare Amadou Danzoumi Yalo alias Colonel Daz sur les réseaux sociaux. Il ajoute par ailleurs à la fin de ses propos de saluer le « dangereux Zied Khalifa Zarzour », PDG de l’hôtel Ledger à Bangui, soupçonné d’avoir déboursé des fonds nécessaires à son évasion.
Notons qu’après sa cavale, monsieur Amadou Danzoumi Yalo alias Colonel DAZ avait été aperçu dans le quartier Lakouanga à Bangui avant d’être signalé à Zongo, puis à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
Cependant, plusieurs responsables de la brigade de l’OCRB ont été interpellés et placés en mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Ngaragba. La justice les soupçonne de complicité d’évasion, et atteinte à la sureté de l’État.
Rappelons que monsieur Amadou Danzoumi Yalo a été cité dans l’affaire de tentative de coup d’État contre le Président équato-guinéen Obiang Nguema. Lors de son arrestation et sa détention à l’OCRB, l’ambassade de la Guinée Équatoriale avait reclassé le renouvellement de la plainte déposée à son encontre. Elle demande son transfèrement à Malabo pour y être jugée comme son frère cadet Dada Yalo. Et c’est l’objet même de la dernière visite du ministre centrafricain de la Justice et le directeur général de la police en Guinée Équatoriale. Malheureusement, entre temps, l’homme s’est évadé, et l’histoire de son transfèrement devant la justice équato-guinéenne est pour le moment suspendue.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/inondation-quartier-bangui-2-450×252.jpg” alt=”inondation quartier de Bangui en centrafrique” width=”450″ height=”252″ />Inondation des quartiers de Bangui, en République centrafricaine. Crédit photo : CNC.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 13 mars 2021, 12:10:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La pluie qui s’est abattue la nuit avant-dernière a fait d’énormes dégâts dans la capitale. De Gobongo à Galabadja, ou encore du quartier PK10 jusqu’à Damala, des maisons sont écroulées, d’autres inondées. Les riverains, dépassés, font appel au gouvernement.
Les dégâts sont déplorables du quartier Gobongo en passant par PK10 PK11, PK12 et les quartiers qui se trouvent au pied de la colline. Des maisons d’habitation entièrement ou partiellement détruites. Quelques buvettes, ateliers ou chapelles ont subi le même sort. Ce qui oblige les ménages touchés à passer la nuit à ciel ouvert.
« La pluie diluvienne avant-hier a causé vraiment beaucoup des dégâts. D’ailleurs si vous vous trouvez derrière vous, vous voyiez que la concession de l’école Saint-Pierre de Gobongo est carrément à terre. Et dans le quartier, vous allez constater que beaucoup des maisons ont vu leurs toitures envolées », déclare un habitant de Gobongo.
Au quartier Damala, dans la commune de Bégoua, le constat est alarmant. Aussi dans une partie du quartier Galabadja sinistré, mais aussi à Boeing. Les habitants demandent l’urbanisation de ces secteurs, régulièrement frappés par des inondations.
« Il pleuvait, et faisait beaucoup du vent. C’était terrible. Le vent a enlevé certaines toitures, beaucoup des maisons se sont écroulées, et des familles ont passé toute la nuit dehors. Ils vivent des conditions difficiles. Ils n’ont pas d’argent pour construire des maisons en dur. Beaucoup dorment dans des cases en argile. Ces maisons ne résistent pas aux pluies diluviennes.
Difficile d’établir un bilan définitif, mais le constat offre un spectacle désolant pour de nombreux ménages, et des lots de perte pour certains opérateurs économiques.
Bossangoa, République centrafricaine, samedi, 13 mars 2021, 11:23:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la reprise de la ville de Bossangoa le 24 février 2021 par les soldats FACA, appuyés par les Mercenaires russes et les troupes rwandaises, certains habitants continuent d’affluer dans les sites des déplacés internes, d’autres ont préféré rentrer chez eux. Malgré la sensibilisation et l’appel à l’aide des autorités locales et religieuses, bon nombre de ces déplacés sont toujours restés dans des camps. Certains accusent même les mercenaires russes et les troupes rwandaises d’avoir occupé illégalement leur maison, et tuer leurs poulets ainsi que leurs cabris.
Rentrée des forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais le 24 février dernier dans la ville de Bossangoa, a provoqué de la panique au sein de la population. Bon nombre ont trouvé refuge à l’évêché et l’hôpital de la ville, d’autres dans la nature ou dans le champ. Suite à des sensibilisations menées par les autorités locales et religieuses, ou encore la gendarmerie ou le comité local de paix, certains déplacés commencent à regagner leur maison, et d’autres affluent dans les camps.
Cependant, en interrogeant quelques-uns d’entre eux, ils disent ne pas être prêts à rentrer. Ils évoquent la confiscation de leur maison par les mercenaires russes et les troupes rwandaises.
« J’ai envie de rentrer avec toute ma famille à la maison, mais celle-ci est occupée par les Russes, et je ne sais quoi faire. Je ne sais pas s’ils vont durer combien de temps dans ma maison », déclare un déplacé.
Plusieurs cas similaires ont été enregistrés par les autorités locales, et le commandant de compagnie de la gendarmerie annonce que toutes les mesures sont déjà prises pour que , ces maisons soient restituées aux propriétaires dans un bref délai.
Notons que la ville de Bossangoa est calme, et les forces gouvernementales multiplient des patrouilles de 20 heures à 5 heures du matin tous les jours.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 13 mars 2021, 10:18:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le tout puissant Directeur général du bureau d’affrètement routier de Centrafrique (BARC), monsieur Sani Yalo, conseiller spirituel du chef de l’État, serait gravement malade, et évacué à l’étranger. Certains de ses proches soupçonnent un empoisonnement, mais de qui ?
Alors que sa collaboratrice Mathurine Édith NOTEFE est décédée le 10 mars 2021 du Covid-19, et ses quatre autres collaborateurs avaient été testés positifs à la pandémie, monsieur Sani Yalo est tombé sérieusement malade brusquement, et admis dans un hôpital à Bangui. Sauf que son état de santé ne cesse de détériorer heure par heure, et nécessite une évacuation dans un pays étranger. Ses enfants, qui vivent en France, ont quitté précipitamment pour descendre à Bangui.
Grâce aux partenaires qui sont venus en République centrafricaine pour signer un contrat avec le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, les autorités ont profité de leur retour pour évacuer le plus puissant et redoutable Sani Yalo dans une clinique à l’étranger.
Du coût, des langues commencent à délier. Certaines parlent d’un empoisonnement, d’autres parlent de la pandémie de Covid-19.
Rappelons que monsieur Sani Yalo, qui dispose gracieusement d’une suite à l’hôtel Ledger Plazza de Bangui, n’était plus allé au bureau depuis deux semaines.
Notons que monsieur Sani Yalo avait été cité dans l’affaire du coup d’État manqué contre le Président équatoguinéen Obiang Nguema, laquelle il avait été accusé d’être l’un des principaux cerveaux. Il est aussi cité dans plusieurs affaires louches, dont celle de la confiscation par l’État centrafricain de l’hôtel libyen Ledger Plazza et celle de l’ambassade de la Libye.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 13 mars 2021, 04:42:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les rideaux vont tomber dès ce vendredi à minuit pour marquer la fin légale de la campagne électorale que nous qualifiions de « mitigée » entre sérénités et violences. Le corps électoral est ainsi convoqué aux urnes par décret présidentiel pour les partiels pour les uns et un second tour des législatives pour les autres. Ce scrutin marqué par le retour de certains partis politiques membres du COD 2020 qui ont bravé le mot d’ordre de boycott est ainsi une occasion passionnante pour le pays de re-dynamiser la gouvernance démocratique et de tourner la page de la sixième législature d’une Assemblée nationale moribonde sur tous les plans, corrompue et surtout caractérisée par la trahison de ses engagements politiques.
Il est toujours évident qu’une élection n’étant jamais gagnée d’avance réserve des surprises aux différents états-majors des partis politiques en dépit d’injustes inégalités des ressources mobilisées. Dans cette logique, les candidats qui se réclament du parti au pouvoir sont appelés à se prêter à un exercice périlleux qui consiste à défendre le bilan du pouvoir sur le précédent quinquennat tandis que les autres partis politiques cherchent à consolider leur position parmi les premières forces politiques du pays, de former au minimum un groupe parlementaire à l’assemblée nationale voire simplement à exister même avec un seul et unique député élu. A travers ce scrutin, il apparaît opportun de ne pas occulter le taux de participation qui sera un baromètre majeur dans ce scrutin car il a fait l’objet d’interminables débats houleux au sein de la classe politique lors des élections groupées du 27 décembre 2020. Parallèlement à cette problématique, il apparaît important et urgent d’évoquer un sujet tabou qui caractérise les campagnes électorales en Centrafrique.
En effet, les élus de la nation communément appelés députés sont simultanément les représentants de la souveraineté nationale et les fervents défenseurs des intérêts des habitants de sa circonscription. A ce titre, ces derniers n’ont nullement une obligation légale ou juridique d’assistance financière et/ou de subvenir aux besoins primaires de ses électeurs mais ils le font parce que cette pratique non démocratique de marchandage de voix est encrée depuis des décennies dans notre culture électorale.
En conséquence de ce qui précède, se soustraire de cette logique électorale équivaut à votre mise à l’écart de la société synonyme de mauvais deputé ou de mauvais candidats. Passionné par l’issue de ce processus électoral, le citoyen lambda toujours curieux s’interroge :
Les mesures primaires sont-elles prévues pour organiser les élections dans la transparence et la sérénité ?
Qu’est-ce qui a changé de plus marquant entre les deux tours des législatives ?
Au delà de la psychose sécuritaire, les électeurs peuvent-ils exercer librement leur droit civique comparativement au premier tour ?
Peut-on affirmer cette fois-ci que le plan corrigé de sécurisation des élections proposé par les forces onusiennes sera à la hauteur des attentes ?
Par ailleurs, quelles sont les chances de gagner des sièges de l’opposition démocratique en l’absence d’alliances de désistement entre les différents partis politiques ?
En d’autres termes, l’opposition démocratique qui s’engage en ordre dispersé augmente t-elle systématiquement les chances du pouvoir à ravir le maximum de sièges à l’assemblée nationale ?
Le pouvoir réussira t-il à lui seul d’avoir la majorité absolue (71 députés) qui lui évitera de courtiser les députés des autres partis politiques ?
Enfin, les vrais ou faux candidats indépendants qui seront inévitablement des troubles-fêtes influenceront-ils la nouvelle configuration du paysage politique centrafricain ?
Les attentes de ces différents questionnements contribueront à la renaissance d’une nation forte si et seulement si tous les acteurs de la vie politique contribuent à leur manière.
Ailleurs, la sortie d’une longue crise fratricide est toujours une aubaine pour reconstruire durablement une nation forte avec des institutions fortes…nous espérons que la Centrafrique ne sera pas l’exception.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
République centrafricaine : les taux de malnutrition infantile grimpent en flèche alors que la violence fait rage L’UNICEF et le PAM préviennent que plus d’un district sanitaire sur trois dans le pays est désormais en état d’alerte pour une crise de malnutrition infantile en raison des récentes violences
BANGUI, le 12 mars 2021 – Au moins 24 000 enfants de moins de cinq ans répartis dans 14[1] des 35 districts sanitaires de la République centrafricaine (RCA) sont à risque de malnutrition aiguë sévère suite à la récente flambée de violence dans le pays, l’UNICEF et le Programme alimentaire mondial (PAM) ont annoncé aujourd’hui. Sur ces 14 districts, qui sont désormais en état d’alerte[2] pour une crise de malnutrition infantile, six[3] ne disposent actuellement d’aucune ressource ou capacité pour répondre aux besoins aigus des enfants.
Les deux agences des Nations unies ont également noté que la violence et l’insécurité exacerbent les déplacements de population, entravent l’accès humanitaire et provoquent une hausse des prix des denrées alimentaires.
Cela s’ajoute à l’impact négatif que la pandémie de COVID-19 continue d’avoir sur la sécurité nutritionnelle des enfants dans le pays. Cette année, on estime qu’au moins 62 000 enfants de moins de cinq ans souffriront de malnutrition aiguë sévère, soit une augmentation de 25 pour cent par rapport à 2020.[4]
« La situation est extrêmement préoccupante » a déclaré le Représentant de l’UNICEF en RCA, Fran Equiza. « Sans un accès urgent aux soins dont ils ont besoin, les enfants souffrant de malnutrition sévère sont en danger de mort imminent. Nous devons être en mesure d’atteindre en toute sécurité et dès que possible tous les enfants dans le besoin, en particulier dans les zones les plus touchées par les récentes violences, où les familles ont été forcées de fuir et où l’accès à la nourriture est insuffisant. »
« La détérioration de la situation nutritionnelle est une conséquence des récentes violences post-électorales et nécessite une réponse immédiate et adéquate pour sauver des vies et éviter une catastrophe » a déclaré Peter Schaller, Directeur du PAM en RCA.
« Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et regarder cette catastrophe se dérouler sous nos yeux. Nous devons pouvoir accéder en toute sécurité à ces enfants, ces jeunes filles et ces femmes pour éviter le pire » a ajouté M. Schaller.
Malgré l’insécurité croissante, les équipes de l’UNICEF et du PAM sur le terrain intensifient leurs efforts pour atteindre les enfants et les mères les plus vulnérables, en prépositionnant des fournitures nutritionnelles pour s’assurer qu’il n’y a pas d’interruption dans la livraison de l’aide, ainsi qu’en déployant des cliniques mobiles pour apporter un soutien sanitaire et nutritionnel aux communautés éloignées et déplacées.
« Nous renouvelons notre appel à toutes les parties au conflit pour permettre à l’UNICEF et à ses partenaires d’accéder en toute sécurité et sans entrave aux enfants les plus vulnérables » a ajouté M. Equiza.
En 2021, l’UNICEF a besoin de 15,2 millions[5] de dollars US pour intensifier sa réponse nutritionnelle et fournir des soins essentiels à près de 50 000 enfants de moins de cinq ans souffrant de malnutrition sévère, ainsi qu’atteindre plus de 800 000 femmes et enfants avec des mesures visant à lutter contre la malnutrition aiguë et chronique, y compris des conseils en matière d’alimentation et une supplémentation en vitamine A.
À ce jour, les programmes restent gravement sous-financés, avec seulement 30 pour cent des besoins – 4 500 868 dollars US – couverts depuis le début de l’année.
Le PAM poursuivra la prévention et le traitement de la malnutrition aiguë modérée chez les enfants âgés de 6 à 59 mois, ainsi que chez les femmes enceintes et allaitantes. Cependant, l’organisation est confrontée à un sérieux manque de financement et a besoin de 9 millions de dollars US pour sa réponse nutritionnelle jusqu’en décembre 2021.
### À propos de l’UNICEF
L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus difficiles au monde, pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans plus de 190 pays et territoires, nous travaillons pour chaque enfant, partout, pour construire un monde meilleur pour tous.
Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies est le lauréat du prix Nobel de la paix 2020. Nous sommes la plus grande organisation humanitaire au monde, sauvant des vies dans les situations d’urgence et utilisant l’aide alimentaire pour construire un chemin vers la paix, la stabilité et la prospérité pour les personnes qui se remettent de conflits, de catastrophes et de l’impact du changement climatique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Alioune-Tine-le-president-de-Africajom-Center-450×253.png” alt=”Alioune Tine – le président de Africajom Center” width=”450″ height=”253″ />Alioune Tine – le président de Africajom Center
Bangui, République centrafricaine, samedi, 13 mars 2021, 04:22:50 ( Corbeaunews-centrafrique ). Alioune Tine, le président de Africajom Center invite le président Sénégalais Macky sall à dire qu’il s’en tient à deux mandats. Il l’a dit ce matiin dans un entretien qu’il a accordé aux journalistes de la RFI;
Pour Alioune Tine le président aurait dû parler plus tôt. “Je crois comprendre que le président ne voulait pas avoir l’impression d’intervenir ou d’agir avec un pistolet sur la tempe, sous la pression. Mais surtout, au moment où le ministre de l’Intérieur a fait une sortie malheureuse, il me semble qu’à à ce moment-là, c’était au président de la République de prendre la parole, de rassurer, d’aller effectivement vers la désescalade”a-t-il déclaré. Pour la présidentielle de 2024, il pense que ce serait une bonne chose, que le président de la République dise qu’il s’en tient aux deux mandats. “Parce que ce n’est pas explicite, mais la question du troisième mandat a exacerbé aussi les tensions politiques. Je pense que cela lui permettrait de travailler en toute sérénité et de sortir par la grande porte. Parce que, quand même, il est jeune, il a beaucoup de compétences… Et cela lui permettrait de prendre date pour le Sénégal et également pour l’Afrique. Dans le contexte actuel, où la question du troisième mandat crée des crises politiques énormes, faire un peu comme le président Issoufou [du Niger], qui vient d’avoir le prix Mo Ibrahim du leadership africain, serait un bon message” poursuit-il
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Madame-Hindou-Oumarou-Ibrahim-activiste-tchadienne-pour-lenvironnement-450×450.png” alt=”Madame Hindou Oumarou Ibrahim activiste tchadienne pour l’environnement” width=”450″ height=”450″ />Madame Hindou Oumarou Ibrahim activiste tchadienne pour l’environnement
Bangui, République centrafricaine, samedi, 13 mars 2021, 03:42:27 ( Corbeaunews-centrafrique ). Des femmes très actives et engagées, les participantes du Dialogue sur les Initiatives pour les Femmes Africaines ont salué l’approche partenariale et proactive de la Banque mondiale. Toutes rappellent que l’urgence est à l’action concrète et radicale pour protéger les Femmes Africaines et les outiller pour construire une économie post COVID-19 plus juste, plus inclusive et plus durable.
Madame Hindou Oumarou Ibrahim activiste tchadienne pour l’environnement invite partenaires internationaux à un changement de paradigme radical en considérant les femmes non plus comme des bénéficiaires mais comme des partenaires. Selon elle, l’activiste parie sur une économie respectant les savoirs ancestraux et des solutions endogènes pour faire face aux changements climatiques. De son côté, Rabiatou Harouna Moussa ingénieur informaticienne et co-fondatrice de WO’MEN Dev rappelle l’urgence à combler la fracture numérique et démocratiser l’accès à internet alors que la pandémie a prouvé l’importance des solutions digitales. A l’en croire, cette ingénieure défend l’alphabétisation numérique pour les filles afin de les inclure dès aujourd’hui dans l’économie de demain.
L’auteure lauréate du Prix Goncourt des Lycéens Djaïli Amadou Amal a mis sa prose au service de la cause des femmes du Sahel et fait écho au message de masculinité positive. L’auteure des « Impatientes » aussi tiré la sonnette d’alarme sur l’extrême vulnérabilité des femmes et des filles pendant la pandémie qui a vu une hausse du trafic humain pour des mariages précoces et forcés au Cameroun septentrional.
Par gaye mapote
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Bangui, République centrafricaine, samedi, 13 mars, 2020, 03:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ).L e candidat au second tour des législatives dans la première circonscription du 4ème arrondissement de Bangui, Dominique Yandocka, se présente devant la population de son secteur comme le candidat idéal et d’espoir. A l’ouverture de la campagne du second tour le samedi 6 mars 2021, l’homme du mouvement ITA revient à la charge pour dévoilerles grands axes de son projet de société dont les points saillants sont : le social, l’économique et la politique du relèvement.
A deux jours des scrutins du second tour et partiel, la campagne électorale bat son plein dans certaines circonscriptions de la capitale et de provinces. C’est le cas du compatriote au second tour du Mouvement ITA, qui multiplie caravanes et réunions, visant à expliquer les bien-fondés de sa vision politique à la population de sa circonscription.
Le 1er Secrétaire général du mouvement d’Initiative pour la Transformation en Action (ITA), se voit capable de répondre aux attentes réelles des habitants de la 1ère circonscription du 4ème arrondissement.
« En échangeant avec la population du 4ème 1, je vois que les gens sont beaucoup plus en attente d’un changement réel dans leur vie. C’est-à-dire, la création d’emplois, l’amélioration de leurs conditions de vie et la construction des infrastructures de base. A ces différentes préoccupations, mon projet de sociétéa séduit le maximum de gens qui ont décidé de soutenir ma candidature », a-t-il confié.
Face au candidat du MCU, l’homme est serein et confiant d’apporter du concret. C’est une première étape, nous allons faire nos preuves, a-t-il déclaré avant de continuer :« Mon projet de société est un projet pilote que nous allons montrer dans la première circonscription du 4ème arrondissement de Bangui. Dès le 14 mars 2021, le soir, je serai élu député de la nation et je travaillerai pour défendre l’intérêt de la population du 4ème arrondissement de Bangui », a-t-il confirmé.
Etant jeune, l’homme qui se positionne comme le candidat idéal et d’avenir du 4ème 1, ne mise pas uniquement sursa victoire sur la catégorie de personnes de son âge, même s’il est conscient que la majorité de population centrafricaine est constituée de la jeunesse : « Je serai le député de la nation et qui pense à toutes les couches sociales de son arrondissement. Je vais défendre l’intérêt général de ladite population pour que chacun d’entre nous puisse avoir réellement de quoi à se projeter dans l’avenir, parce que les gens nous font souvent des promesses fallacieuses, et au final, rien ne se réalise. J’ai cette jeunesse qui est en train de me porter ci-haut et je n’ai aucun intérêt à la décevoir », a-t-il conclu.
Dans ces multiples descentes, lors de la campagne électorale du second tour, dont celle du jeudi 11 mars 2021 où nous avons été confiés pour la couverture médiatique, Dominique Yandocka a été accueilli dans chaque quartier par une foule immense avec des scènes de liesse populaire. L’engouement des populations dudit arrondissement derrière sa cause est un signe précurseur de sa victoire face à son challenger.
A titre de rappel, les élections du second tour et partielle des législatives sont prévues pour le dimanche 14 mars 2021 et la campagne électorale est close ce vendredi 12 mars 2021 à minuit. Les différents candidats ont seulement quelques heures devant eux pour marquer les esprits de leurs électeurs.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé vendredi une résolution prévoyant d’augmenter progressivement de près de 3000 Casques bleus les effectifs de sa force de paix en Centrafrique, toujours sous la menace de groupes armés cherchant à renverser le pouvoir, selon des diplomates.
Rédigé par la France, le texte a été adopté par 14 membres sur les 15 du Conseil, seule la Russie, active en Centrafrique, s’abstenant, précise-t-on de mêmes sources. Aucune explication n’a pu être obtenue auprès de la mission diplomatique russe auprès de l’ONU. La résolution prévoit une augmentation de 2750 hommes du plafond autorisé pour le déploiement des militaires, et de 940 pour celui concernant les policiers. Cette augmentation rare de la taille d’une mission de paix porte les effectifs autorisés à 14.400 miliaires et 3020 policiers. La mission Minusca figurait déjà parmi les opérations les plus importantes de l’ONU dans le monde, avec un budget annuel avoisinant le milliard de dollars. Ces renforts avaient été demandés par la Centrafrique, la Minusca, et le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. Fin 2020, début 2021, les Casques bleus avaient dû faire face à une offensive de groupes armés voulant renverser les autorités établies à Bangui. Des militaires rwandais et russes, envoyés en Centrafrique fin 2020 dans un cadre bilatéral, leur avaient prêté main-forte. La résolution souligne que les renforts de Casques bleus accordés «ont pour objectif de renforcer la capacité de la Minusca à accomplir ses priorités», à savoir la protection des civils, et faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire./////////////.
Ils ont aussi pour but d’aider la Mission «à éviter (et s’opposer le cas échéant) une future détérioration de la situation sécuritaire, tout en créant un espace pour faire progresser le processus politique», précise le texte. La décision de l’ONU intervient deux jours avant la tenue dimanche d’un deuxième tour d’élections législatives en Centrafrique. Mi-décembre, 6 des 14 groupes armés qui occupaient deux tiers du pays depuis le début de la guerre civile en 2013, avaient lancé une offensive contre le régime du président Faustin Archange Touadéra, réélu fin décembre. Lors du 1er tour des législatives et de la présidentielle de fin décembre, seul un électeur sur trois avait pu voter dans ce pays en guerre civile depuis huit ans. Alors que la pression monte en Centrafrique pour en finir avec l’embargo sur les armes expirant cet été, la résolution se borne à «noter la demande des autorités centrafricaines pour (sa) levée». Dans sa résolution, le Conseil de sécurité leur rappelle «la nécessité d’assurer une protection, un contrôle, une gestion, une traçabilité et une responsabilité des armes, munitions et équipements militaires» qui leur seraient transférés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/les-electeurs-a-lEcole-Gbaya-Dombia-dans-le-3e-arrondissement-de-Bangui-par-fridolin-ngoulou-450×206.png” alt=”les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui par fridolin ngoulou” width=”450″ height=”206″ />les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui. Photo Fridolin Ngoulou.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 12 mars 2021, 19:27:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le premier tour des élections législative et présidentielle qui a eu lieu le 27 décembre 2020 est à l’origine d’une nouvelle crise en Centrafrique.
Dès la préparation du scrutin, le processus électoral était mal parti : les groupes armés perturbaient l’organisation des élections en province depuis plusieurs mois et bloquaient l’application de l’accord de paix signé à Khartoum en 2019, le parti au pouvoir manœuvrait en coulisses pour verrouiller le processus électoral et gagner « par KO au premier tour » ; l’opposition dénonçait le manque de concertation ; les réfugiés qui avaient pu voter dans leurs camps en 2015 ont perdu leur droit de vote en 2020 dans l’indifférence générale ; bien avant le début officiel de la campagne électorale, les réseaux sociaux étaient déjà chauffés à blanc par un militantisme hyper-agressif en partie téléguidé de l’étranger, etc. La gouvernance du processus électoral était déjà problématique.
Tout a basculé le 3 décembre lorsque la cour constitutionnelle a invalidé 22 candidatures pour l’élection présidentielle dont celle de l’ancien président et putschiste invétéré François Bozizé, considéré par le pouvoir comme le candidat le plus menaçant. A partir de ce moment-là, les événements se sont succédés pour conduire à la crise actuelle. François Bozizé a joué double jeu en affichant une attitude légaliste (respect de la décision de la cour et appel à voter pour Anicet Georges Dologuélé arrivé second lors de l’élection présidentielle de 2015) tout en organisant discrètement une nouvelle coalition armée (la Coalition des Patriotes pour le Changement, CPC), qui réunit 6 des 14 groupes armés signataires de l’accord de Khartoum.
Sortie de l’ombre à la mi-décembre, la CPC a dénoncé l’accord de paix, exigé le report du vote et fait route vers Bangui. Stoppée à une centaine de kilomètres de la capitale par une autre coalition tout à fait inédite (des casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine/MINUSCA, des mercenaires russes et des militaires rwandais appelés en renfort par le gouvernement centrafricain dans le cadre d’accords bilatéraux récemment signés), la CPC a finalement été repoussée. Après plusieurs affrontements en janvier, les Forces armées centrafricaines (FACA), les mercenaires russes et les militaires rwandais ont lancé une contre-offensive qui a permis d’éviter la coupure de la route d’approvisionnement avec le Cameroun et de reprendre le terrain perdu. Sur le plan politique, la réélection du président Touadéra, au premier tour comme prévu, avec 53 % des voix a été annoncée le 4 janvier par la commission électorale puis confirmée le 18 janvier par la cour constitutionnelle. Paradoxalement, alors qu’un nouveau putsch a été évité et que le premier tour des élections a été « sauvé », cette élection constitue une véritable régression politique, sécuritaire et humanitaire.
Il suffit de comparer le scrutin de 2020 à celui de 2015 pour prendre la mesure de l’échec :
Cette élection a été un fiasco complet. Alors qu’en 2015 59 % des électeurs avaient voté, 35 % seulement ont voté cette fois-ci et seuls 22 députés sur 140 ont pu être élus au premier tour. Alors que pendant plusieurs mois la préparation des élections avait été entravée par des groupes armés (vols du matériel et kidnappings du personnel électoral), la décision de voter sous la menace de la CPC a abouti à l’impossibilité de voter pour de très nombreux Centrafricains (le scrutin a été perturbé dans 12 préfectures sur 16). Le recours au vote par dérogation a été considérable ainsi que les irrégularités dans la procédure de dépouillement. Faute de sécurité, les missions d’observation électorale internationales (OIF, UA, etc.) sont restées bloquées à Bangui le 27 décembre et n’ont pu observer le vote que dans la capitale. Conscients de l’opacité et de l’irrégularité de cette élection qui a tout de même coûté 29 millions d’euros (dont 21 millions de l’Union Européenne), les acteurs internationaux se sont contentés de « prendre acte des résultats » – ce qui en langage diplomatique signifie qu’ils savent que le scrutin est frauduleux mais l’acceptent tout de même.[1]
Cette élection a provoqué une crise politique. Alors que les résultats des élections précédentes avaient été acceptés par toute la classe politique, la principale plateforme de l’opposition (COD-2020) a rejeté le résultat du premier tour, déposé des recours en annulation rejetés par la cour constitutionnelle et ne participe pas au second tour du scrutin législatif. Elle met en avant l’impossibilité de faire campagne, les nombreuses irrégularités du premier tour et le climat d’intimidation que fait régner le gouvernement depuis l’élection, notamment grâce à sa milice appelée les Requins (perquisitions, arrestations, proclamation de l’état d’urgence le 21 janvier, discours de haine, etc.). Le second tour de l’élection législative ne devrait être qu’une formalité et le nouveau mandat du président Touadéra, surnommé le « maire de Bangui », est illégitime pour beaucoup avant même d’avoir commencé.
Cette élection a abouti à une nouvelle crise sécuritaire qui remet en cause l’accord de Khartoum. Alors qu’avant l’élection les groupes armés avaient déjà critiqué la mise en œuvre de l’accord, voire l’avaient désavoué (les 3R par exemple), la CPC qui regroupe les plus puissants mouvements armés parmi les 14 signataires de l’accord de Khartoum s’en est retiré. Le gouvernement a pris acte de ce retrait en limogeant les représentants de ces groupes armés de leurs fonctions officielles. Du début 2020 à la fin 2020, certains groupes armés sont donc passés d’une stratégie d’enlisement de l’accord à sa remise en cause explicite. Cette nouvelle crise sécuritaire n’a pu être contenue que par l’effort conjoint de la MINUSCA et d’une force expéditionnaire russo-rwandaise qui a seule lancé une contre-offensive victorieuse contre la CPC à la fin janvier.
Cette élection a provoqué par contre-coup une crise humanitaire. Alors que depuis deux ou trois ans les réfugiés centrafricains rentraient progressivement des pays environnants, la crise sécuritaire a inversé la tendance : selon OCHA, le nombre de réfugiés a augmenté de 60 000 et le nombre de déplacés de 240 000 depuis la fin décembre. Ces mouvements de population s’accompagnent d’une recrudescence de violences contre les civils, commises par les groupes armés, les forces gouvernementales et leurs alliés.
La solution proposée pour sortir de la crise
Les résultats sitôt annoncés, les voies d’une sortie de crise ont été rapidement définies par Mankeur Ndiaye, le responsable de la MINUSCA :
Renouer le dialogue avec « les éléments des groupes armés qui ont opté pour rejoindre la CPC, mais qui n’ont pas commis de crimes graves »[2]. En d’autres termes, convaincre les membres de la CPC de réitérer leur adhésion à l’accord de Khartoum et de relancer sa mise en œuvre comme si de rien n’était – la relance de ce « dialogue » (pour ne pas dire négociations) étant confiée à la région, en l’occurrence l’Angola.
Former un gouvernement « encore plus intégré, avec un remplacement des éléments les plus radicaux par des membres plus impliqués dans la paix et la réconciliation en la RCA »[3].
Transformer la MINUSCA en MONUSCO : en janvier, le SRSG a demandé un renfort de 3 000 casques bleus à New York, l’autorisation de faire de l’appui logistique aux forces de sécurité centrafricaines et la création d’un centre de fusion des renseignements – toutes propositions qui ont été mises en œuvre dans la mission voisine en RDC il y a quelques années.
Pour ceux qui sont familiers de l’histoire récente, ces voies de sortie de crise sont une énième répétition du « peace template » onusien et le signe que les Nations Unies font tout leur possible pour ne pas tirer les enseignements de leurs échecs.
Les leçons d’une demi-élection truquée
Cette crise a mis fin aux fictions officielles ânonnées par les internationaux et le gouvernement, a révélé un consensus international paradoxal et ouvre la voie à un second mandat qui sera celui d’un régime stable dans un pays insécure.
La fiction de la consolidation de la paix développée par les internationaux (ONU en tête) s’est effondrée brutalement. Les progrès de l’accord de Khartoum ont été réduits en poussière en quelques jours au grand dam de leur principal financeur, l’Union Européenne. La réforme du secteur de sécurité portée par l’ONU et l’UE a montré qu’elle n’avait rien changé aux habitudes du gouvernement qui a constitué des forces cachées – comme le 7ème bataillon des FACA formé des groupes d’auto-défense du quartier PK5 à Bangui. La réforme du secteur de sécurité n’a rien changé non plus dans la gouvernance des forces de sécurité centrafricaines qui, comme d’habitude, se sont débandées face à l’ennemi faute d’un minimum d’organisation et de commandement. Les désertions ont été particulièrement importantes dans les unités mixtes qui étaient le symbole de l’accord de Khartoum. De ce fait, en février 2021, les autorités centrafricaines ont radié 800 éléments des Forces armées centrafricaines.
Les institutions ont montré qu’elles n’avaient toujours pas d’ethos démocratique : l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et la cour constitutionnelle restent inféodées au pouvoir. Félicitée par le G5, cette dernière a œuvré à la réélection du président trois fois en deux mois : en invalidant la candidature de François Bozizé, en rejetant une interprétation du code électoral après le retrait de Jean-Serge Bokassa qui aurait reporté le vote, en rejetant les recours en annulation de l’opposition et en confirmant les résultats électoraux en dépit des irrégularités. La MINUSCA qui était responsable du plan de sécurisation des élections a montré qu’elle n’était pas plus apte à remplir cette tâche qu’à protéger la population centrafricaine des groupes armés en temps ordinaire. L’autre fiction qui s’est effondrée est celle de la société civile et de l’opposition démocratique comme troisième voie salvatrice entre le gouvernement et les groupes armés. Si la société civile est inaudible depuis le début de la crise, l’opposition démocratique a commis deux erreurs stratégiques : s’être accoquinée avec François Bozizé avant l’élection et être désunie et incohérente pour les élections législatives (la COD-2020 n’est plus qu’un fantôme et le mot d’ordre initial de boycott des législatives n’a pas tenu).
Dans cette crise, le plus paradoxal a été le consensus entre des acteurs aux intérêts divergents – la Russie, la France et les Etats-Unis – autour du maintien des élections à leur date initiale. Si le pouvoir russe qui entretenait des relations à la fois avec le gouvernement et les groupes armés a finalement choisi le premier contre les seconds en sécurisant la réélection de Touadéra, la France et les Etats-Unis ont choisi d’affirmer le droit de vote dans un contexte où la majorité des électeurs ne pouvaient pas l’exercer. Face au dilemme « céder aux groupes armés et reporter les élections ou ne pas céder et faire une parodie d’élection », ils ont choisi la seconde option. Ce faisant, ils ont décidé de soutenir une élection anti-démocratique au nom de la préservation de la démocratie ! Ces contradictions n’échappent ni au gouvernement ni à la population qui comparent les politiques des uns et des autres et voient d’un côté un concours d’hypocrisie et de l’autre un engagement enfin clarifié.
In fine, la crise électorale met en évidence la dépendance du régime envers ses partenaires de sécurité étrangers et le déficit de légitimité du président Touadéra. Mais grâce à l’écrasement électoral de l’opposition, à la milice du pouvoir, à la corruption et au parapluie sécuritaire russo-rwandais, le second mandat risque d’être celui de la consolidation autoritaire et de la marginalisation de la MINUSCA, de l’UE et d’autres.
Thierry Vircoulon, chercheur associé au Centre Afrique subsaharienne et coordonnateur de l’Observatoire de l’Afrique centrale et australe de l’Ifri
[1] Communiqué de presse conjoint du G5, 21 janvier 2021.
[2] Communication du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine devant le Conseil de Sécurité sur la situation en RCA, 21 janvier 2021.
[3] Idem.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Abdel-Aziz-ex-president-mauritanien-e1615570017918.jpg” alt=”Abdel Aziz ex président mauritanien” width=”220″ height=”124″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/03/Abdel-Aziz-ex-president-mauritanien-e1615570017918.jpg 220w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/03/Abdel-Aziz-ex-president-mauritanien-e1615570017918-218×124.jpg 218w” sizes=”auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px” />Abdel Aziz ex président mauritanien
L’ancien président mauritanien a été inculpé pour enrichissement illicite et blanchiment d’argent. Il n’ira cependant pas en prison.
Selon un communiqué du parquet, Mohamed Ould Abdel Aziz a été mis sous “contrôle judicaire poussé” avec 10 co-prévenus dont deux anciens Premiers ministres. L’enquête financière, précise le communique du parquet, a permis “de découvrir, de geler et saisir des biens mobiliers et immobiliers provenant de plusieurs crimes.”
Des biens gelés estimés à plus de 41 milliards d’anciennes ouguiyas, soit 100 millions d’euros. Le parquet note que cette somme représente seulement ce qui a été déjà découvert en Mauritanie. Ce qui sous-entend donc la possibilité de biens dissimulés au-delà des frontières mauritaniennes.
C’est pourquoi la justice du pays entend “rechercher et recouvrer par tous les moyens, y compris les facilités offertes par l’entraide judiciaire internationale, des biens frauduleusement acquis.”
L’inculpation de Mohamed Ould Abdel Aziz est le résultat du travail d’une commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur la gestion des biens publics pendant la décennie qu’il a passée à la tête de l’Etat.
Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat militaire, Mohamed Ould Abdel Aziz a été élu en 2009 et réélu en 2014. Il a aussi présidé l’Union africaine pendant une année.
Une leçon pour les autres
Un ancien chef d’Etat mauritanien poursuivi pour corruption est une première dans ce pays et même rare en Afrique.
Quel impact pourrait avoir cette affaire sur la gestion future des biens publics ? Notre correspondant en Mauritanie a posé la question à Mohamed Abdellahi Bellil, président de l’Observatoire mauritanien de lutte contre la corruption. Pour lui, “personne n’est au dessus de la loi”.
L’exemple sud-africain
En Afrique du sud, l’ancien président Jacob Zuma a été poussé à la démission en février 2018, emporté par les nombreux scandales de corruption qui ont terni son règne.
Il est notamment accusé d’avoir touché 4 millions de rands (environ 224 000 euros) en pots-de-vin de la part du groupe de défense et d’électronique français Thales dans le cadre d’un énorme contrat d’armement de 51 milliards de rands (environ 3 milliards d’euros). Il était à l’époque vice-président.
La commission chargée d’enquêter sur la corruption d’Etat généralisée a réclamé en février dernier, auprès de la plus haute juridiction du pays, deux ans de prison à l’encontre de Jacob Zuma pour son refus de témoigner.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/patrick-mosste-450×253.jpg” alt=”Patrice Motsepe s’exprime lors de la réunion du Forum économique mondial sur l’Afrique, au Cap, en Afrique du Sud, le 4 juin 2015″ width=”450″ height=”253″ />Patrice Motsepe s’exprime lors de la réunion du Forum économique mondial sur l’Afrique, au Cap, en Afrique du Sud, le 4 juin 2015
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 12 mars 2021, 17:57:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’homme d’affaires sud-africain Patrice Motsepe a été élu vendredi à la tête de la Confédération africaine de football (CAF), a-t-on appris de source officielle.
Selon l’Agence France Presse, M. Motsepe, 59 ans, avait élu “par acclamation”.
Il succède au Malgache Ahmad Ahmad dont le mandat tumultueux s’est terminé sur fond d’allégations de malversations. Le 8 mars le Le Tribunal arbitral du sport (TAS) avait suspendu ce dernier pour une période de deux ans. On lui reprochait, entre autres, d’avoir utilisé l’argent de la CAF pour inviter certains présidents de fédérations nationales à un pèlerinage à La Mecque.
Le vote de vendredi n’est pas une surprise, étant donné que chacun des quatre autres candidats à la tête de la CAF s’étaient tous retirés. Il s’agissait de Augustin Senghor (Sénégal) et Ahmed Yahya (Mauritanie) et Jacques Anouma (Côte d’Ivoire).
Des retraits attribués à la diplomatie du chef de la FIFA, l’Italien Gianni Infantino, dans le cadre d’un accord de partage du pouvoir. En vertu de cet accord, les autres postulants devraient se voir attribuer les postes de vice-présidents.
Bambari, République centrafricaine, vendredi, 12 mars 2021, 13:50:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Selon le témoignage des habitants de cette localité, située à 17 kilomètres d’Ippy, les auteurs de cet acte criminel seraient des éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Sa famille est inquiète, et appelle à l’aide le gouvernement et l’autorité nationale des élections.
Si la plupart des habitants des villages environnants de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé s’inquiètent de la présence massive des miliciens Anti-Balaka et des rebelles du mouvement des 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), membres de la coalition des patriotes pour le changement dans leur localité, à Ippy, dans la périphérie de la ville, les population se disent exaspérer aussi de la résurgence dans leur secteur des nombreux rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membres de la coalition des patriotes pour le changement.
Ainsi, dans le village Bénga, situé à 17 kilomètres de la ville, les témoins ont affirmé que les rebelles ont procédé régulièrement à des nombreuses détentions illégales. À titre d’exemple, dans la journée du jeudi 11 mars, ils ont enlevé un membre du bureau local du démembrement de l’autorité nationale des élections. Depuis, l’homme n’a fait plus signe de vie à sa famille qui s’inquiète énormément de sa sécurité.
Elle appelle à l’aide le gouvernement ainsi qu’à l’autorité nationale des élections (ÂNE) afin que celui-ci retourne à la maison.
Notons que depuis l’offensive des forces de l’ordre contre les positions des rebelles dans les villes qu’ils ont occupée, plusieurs d’entre eux se sont retranchés dans des villages environnants, procédant à des actes répréhensibles.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/02/le-Premier-Ministre-Simplice-Mathieu-SARANDJI-corbeaunews-yapende-IMG_28fvr2018230353-1-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />Le Premier ministre Sarandji. CopyrightCNC.
Baoro, République centrafricaine, vendredi, 12 mars 2021, 11:04:16 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Deux semaines de campagne, deux semaines de terreur à Baoro. L’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, secrétaire exécutif du parti au pouvoir, les cœurs unis, et candidat aux législatives dans la circonscription de Baoro, alimente un climat de terreur et d’intimidation lors de cette campagne législative qui terminera ce jour à minuit.
Si l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, secrétaire exécutif du parti MCU, est reconnu dans tout le pays pour sa capacité à ressusciter les résultats électoraux calcinés par les rebelles lors du précédent scrutin du 27 décembre 2020, nombreux sont ceux qui croient qu’il a aussi la capacité de mener une campagne de terreur et d’intimidation dans sa circonscription électorale de Baoro.
D’abord, commençant par les agents de l’État affectés à Baoro, chacun doit venir lui faire allégeance. Des instituteurs au sous-préfet en passant par les agents du ministère des Finances, chacun doit obligatoirement assister à ses réunions politiques, mais aussi à ses meetings. En plus il doit recevoir un par un au siège du parti au pouvoir. Dans le cas contraire, comme il aime le dire, « chaque acte à ses conséquences sur son auteur ». Une menace à peine voilée à l’endroit des agents de l’État affectés à Baoro. Aussi, tous les chefs des quartiers doivent lui rendre compte à chaque fois de leurs activités de propagande en sa faveur dans leur juridiction respective.
Une pression sur les populations autant que sur les autorités locales qui pousse ses adversaires à ne recevoir leurs invités que la nuit, une manière simple de protéger leur identité, selon leur équipe de campagne interrogée par CNC.
Rappelons que la campagne législative et partielle se termine ce soir vendredi à minuit, et le scrutin se tiendra ce dimanche 14 mars 2021. Espérons que les candidats du parti au pouvoir et de leurs alliés ne vont plus faire comme lors du scrutin dernier, c’est-à-dire remplir des faux procès-verbaux et envoyer à l’autorité nationale des élections avec la complicité de cette dernière.
Par Gervais LENGA
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-refugies-de-la-Republique-centrafricaine-font-la-queue-devant-les-bureaux-administratifs-de-Garoua-Boulai-450×253.jpg” alt=”Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA” width=”450″ height=”253″ />Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA . CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 12 mars 2021, 08:49:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au moins 107.000 Centrafricains ont franchi les frontières du pays pour se réfugier dans les pays voisins. La majorité d’entre eux s’est retrouvée en République démocratique du Congo (RDC), qui a accueilli plus de 92.000 réfugiés, suivi du Tchad (6.726), du Cameroun (5730) et de la République du Congo (2.984).
De son côté, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires(OCHA) estime que plus de 100.000 personnes ont été déplacées à l’intérieur de la RCA depuis le début de la crise en décembre.
« La plupart vivent dans des conditions déplorables dans la brousse par crainte de nouvelles attaques contre leurs villages », a déclaré Boris Cheshirkov, porte-parole du HCR.
Des cas d’arrestation arbitraire, de détention illégale, de torture
Cela porte le nombre total de Centrafricains déplacés dans leur pays et dans la région à plus de 1,5 million. Il s’agit du près d’un tiers de la population totale du pays, qui s’élève à 4,8 millions d’habitants.
Sur le terrain, les équipes du HCR ont fait état « de violations récurrentes des principes humanitaires sur les sites de déplacés ».
D’une manière générale, l’agence onusienne continue de recevoir des rapports faisant état de graves violations des droits humains, notamment des cas d’arrestation arbitraire, de détention illégale, de torture. Le HCR signale aussi des cas d’extorsion, de vol à main armée, d’agression, de restriction de mouvement, d’expropriation et de pillage.
« Les violences sexuelles – y compris contre de jeunes enfants – sont en augmentation en raison de l’insécurité régnante qui engendre un climat de non-droit et d’impunité », a ajouté M. Cheshirkov.
Par ailleurs, les organismes humanitaires redoutent déjà les conséquences de la multiplication des attaques contre les travailleurs humanitaires et le blocage des principales voies d’approvisionnement.
La flambée des prix peut atteindre 240% pour les aliments de base importés
Une telle situation entrave la capacité du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et d’autres organisations humanitaires à venir en aide aux Centrafricains déplacés à l’intérieur du pays.
D’autant plus que la situation humanitaire sur le terrain s’est détériorée, aggravant les souffrances d’une population déjà vulnérable. Des organisations humanitaires ont été prises pour cible et ont vu leurs bureaux pillés et leurs véhicules volés.
Selon l’OCHA, 66 incidents de ce type se sont produits en janvier, le nombre le plus élevé jamais enregistré en un mois en RCA.
« En décembre 2020, un travailleur humanitaire a été tué et cinq autres blessés », a dit à la presse le porte-parole du HCR.
Plus largement, les affrontements, les opérations militaires et les barrages le long de la route principale reliant la RCA au Cameroun empêchent la livraison des marchandises et provoquent « une flambée des prix dans les zones touchées qui peut atteindre 240% pour les aliments de base importés et jusqu’à 44% pour les produits locaux ».
Le HCR est venu en aide à 740 foyers à Bouar
« Cela a également un impact sur l’acheminement de l’aide humanitaire depuis la capitale, Bangui, avec des conséquences désastreuses pour les personnes qui ont des besoins urgents en nourriture, en soins de santé, en eau et assainissement,en articles ménagers essentiels et en abris », a fait valoir M. Cheshirkov.
Malgré toutes ces difficultés, l’agence onusienne travaille en étroite collaboration avec les autorités nationales, ses partenaires humanitaires et la mission de maintien de la paix des Nations Unies (Minusca) pour continuer à distribuer des articles de première nécessité sur les sites accessibles. La semaine dernière, le HCR a pu approvisionner quelque 4.600 personnes réparties dans 740 foyers à Bouar, une ville située à 450 kilomètres de Bangui.
Le HCR lance un appel pour qu’un meilleur accès humanitaire et en faveur d’un véritable dialogue pour apaiser les tensions.
« Nous réitérons notre appel pour un soutien durable et solide de la communauté internationale afin de garantir la reprise d’une réponse humanitaire adéquate et de renforcer les perspectives de solutions », a insisté M. Cheshirkov.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes-450×326.jpg” alt=”5 combattants de la seleka avec leurs armes” width=”450″ height=”326″ />Les combattants rebelles de l’UPC.
Bambari, République centrafricaine, vendredi, 12 mars 2021, 09:41:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une dizaine des passagers d’un véhicule, en provenance de la ville de Bria, ont été braqués par un groupe des malfaiteurs, identifiés formellement comme des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, sur l’axe Ippy Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, a-t-on appris de sources concordantes.
Selon la même source, la scène criminelle avait eu lieu mardi dernier, à une vingtaine de kilomètres d’Ippy, sur l’axe Bambari. Le véhicule, qui faisait le trafic entre Bangui et Bria, n’avait pas eu la chance ce jour, est tombé dans le filet des rebelles du CPC alors qu’il roulait vers Bambari. Ils ont dépouillé littéralement tous les passagers ainsi que l’équipage du véhicule, malgré que ces derniers ont supplié les assaillants qu’ils ne sont ni du pouvoir, encore moins du parti du Président. Heureusement, après cette grosse frayeur, ils ont été relâchés une demi-heure plus tard.
Et ce n’est pas tout pour autant ! Pendant ce temps, le véhicule est arrivé à Bambari, puis à Grimari ainsi qu’à Sibut. Mais avant d’entrer dans le centre-ville de Sibut, ils sont bloqués à un checkpoint de l’armée nationale à quelques kilomètres pour une formalité standard.
Entre temps, un autre soldat FACA, qui tient à la main un cahier, tente d’interroger les passagers s’ils sont victimes de racket des bandits du CPC au cours de la route. Ce que les passagers affirment, et le FACA tentent de les recenser. Cependant, un passager demande au FACA si l’État va les rembourser. Aussitôt, les militaires en faction ce jour ont fait une crise de colère et tentent d’arrêter le passager qui a posé la question, suscitant aussi la colère de tous les passagers à bord du véhicule qui réclament aussi leur arrestation. Après plusieurs minutes d’échange, le véhicule a été libéré, et tous les passagers ont dû rentrer à Bangui après une journée de voyage tumultueux.
Notons que en cette période de l’État d’urgence et de la guerre dans le pays, les voyageurs ont des sérieux problèmes pour se déplacer librement.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/deux-rebelles-sillonnant-une-rue-de-Bria-par-banafio-450×437.jpg” alt=”Deux rebelles sillonnant une rue de Bria, le 11 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”437″ />Deux rebelles sillonnant une rue de Bria, le 11 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 12 mars 2021, 08:36:07 ( Corbeaunews-centrafrique ). Yalinga, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Haute-Kotto, situé à 170 kilomètres de Bria, est secouée depuis 48 heures par des détonations d’armes des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, poussant le préfet de Haut-Mbomou à réagir, parlant d’une tentative d’intimidation de la population dans l’optique de boycotter le prochain scrutin législatif dans la ville.
« Une fois que j’ai reçu les informations, j’suis remonté au niveau du chef de bureau de la Minusca, et j’ai informé ma hiérarchie à Bangui pour que des dispositions puissent être prises. C’est depuis longtemps que je suis en train de parler de ces deux zones, c’est-à-dire les axes Yalinga et Ngabada. Il y’a une forte mobilisation des éléments de la COALITION DES PATRIOTES POUR LE CHANGEMENT (CPC) qui sont là dans l’intention d’empêcher le déroulement des élections. Et donc si l’on ne fait pas attention, la population ne risque de ne pas voter », a déclaré le préfet de la Haute-Kotto, qui ajoute par ailleurs que les armes n’ont jamais résolu un problème dans ce pays. Et donc ils n’ont qu’à laisser leurs armes. « Empêcher les populations à ne pas aller aux élections n’est pas la solution », précise-t-il.
Pourtant, il y a moins d’une semaine, au moins 16 véhicules de la Minusca, mission des Nations unies en Centrafrique, ont traversé la ville de Bria avec des matériels électoraux à destination de la localité de Yalinga. Et elle réitère son engagement à assurer davantage la sécurité le jour du vote le 14 mars prochain.
Selon la Minusca, plus de 500 casques bleus seront déployés dans des zones jugées sensibles, et elle rassure également que toutes les dispositions sont déjà prises pour protéger les urnes après le scrutin.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Stefan-Keller-de-la-FIFA-450×300.png” alt=”Stefan Keller” width=”450″ height=”300″ />Monsieur Stefan Keller
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 12 mars 2021, 07:35:49 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le Tribunal pénal fédéral a jugé que le procureur fédéral extraordinaire Stefan Keller a agi de manière illégale en étendant son enquête au-delà de son mandat.
Keller a été désigné pour enquêter sur certaines rencontres entre l’ancien procureur général de la Confédération, Michael Lauber, et le Président de la FIFA, Gianni Infantino. Au lieu de cela, M. Keller, qui n’a toujours pas interrogé le Président de la FIFA après neuf mois d’enquête, a commencé à examiner des aspects qui n’ont rien à voir avec son mandat, renseigne un communiqué dont nous détenons une copie.C’est pourquoi le Tribunal pénal fédéral a jugé aujourd’hui que les interrogatoires menés par M. Keller auprès de certains tiers : « ne relèvent pas de la compétence de M. Keller, ni en tant que procureur fédéral extraordinaire de la Confédération, ni en tant que procureur extraordinaire ». Le Tribunal pénal fédéral a conclu que les interrogatoires en question sont « nuls et non avenus » et que toute trace desdits interrogatoires doit être retirée du dossier.
Le 10 décembre 2020, M. Keller a publié un communiqué de presse affirmant qu’il y avait « des indices clairs que le Président de la FIFA s’est rendu coupable d’un comportement pénalement répréhensible ». Il est à présent clair que cette déclaration infondée et diffamatoire reposait sur un acte d’enquête qui était lui-même illégal, nul et non avenu.
Le Tribunal pénal fédéral a également indiqué qu’il incombe à l’autorité de surveillance de contrôler le comportement du bureau du procureur fédéral extraordinaire. La FIFA espère que ce sera effectivement le cas à l’avenir.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 mars 2021, 09:24:00 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À trois jours du second tour des scrutins législatifs et partiels du 14 mars 2021, la guerre des mots fait rage entre les candidats. Dans la circonscription de Bimbo 4,ou la ministre Virginie Mbaïkoua, candidat du parti MCU aux législatives dans cette circonscription, est non seulement à couteau tiré avec son challenger Bérang Dokoula, mais aussi avec ses électeurs, suscitant une vive polémique dans le secteur.
Intégrée dans la fonction publique comme secrétaire administrative quelques mois avant son départ en France, Madame Virginie Mbaïkoua est revenue en Centrafrique en 2015 pour se présenter aux élections législatives dans la circonscription de Bimbo 4, c’est-à-dire dans la localité de Bégoua.
Sans aucune attache dans la localité, et en plus sans avoir pris la disponibilité de ses fonction de secrétaire au ministère, elle avait été déclarée battue par une autre candidate.
Devenue miraculeusement ministre de la réconciliation dans le gouvernement du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, puis celui de Firmin Ngrebada, Madame Virginie Mbaïkoua, une nouvelle fois, s’est présentée aux législatives à nouveau dans la même circonscription de Bimbo 4 aux couleurs du parti au pouvoir, le mouvement des cœurs unis. Toujours sans aucune attache (maison ou autres ) dans la localité, elle est admise au second tour avec son challenger Bérang Dokoula, Madame Virginie Mbaïkoua semble se laisser emporter par sa haine contre son rival, mais aussi contre certains habitants de sa circonscription de Bimbo 4.
En effet, selon les habitants de Bimbo 4, tout avait commencé sur une affaire de construction d’un pont vétuste qui se trouvait dans le quartier Koukoulou, détruit et reconstruit par son challenger Bérang Dokoula sur la demande des populations locales.
Le pont initial de Koukoulou détruit par le candidat indépendant Berang Dokoula
Le pont de koukoulou reconstruit par le candidat Berang Dokoula candidat indépendant de Bimbo 4
Mais madame Virginie Mbaïkoua, informée de la nouvelle, s’est précipitée pour aller détruire le nouveau pont construit par son challenger, et reconstruit un nouveau à la place.
Le pont de koukoulou reconstruit par la candidate de MCU Virginie Mbaikoua après la destruction des oeuvres de son challenger Berang Dokoula
Ce que la population locale n’a pas très apprécié, et dénoncent ce qu’elle appelle « une mauvaise pratique d’une vieille époque ».
« Il y’a plus des vétustes ponts dans cette localité. Pourquoi détruire ce que l’autre a construit ? », s’alarme un habitant de Koukoulou.
Du coup, Madame Virginie Mbaïkoua, informée de la colère de ces électeurs, demande à son collègue de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara qui habite aussi dans le Bimbo 4, de concentrer sa prochaine patrouille des pièces d’identité dans son secteur, car, disait-elle, il y’a plein des suspects dans le secteur.
« Je n’ai rien à faire s’ils ne me votent pas. De toute façon, je dépose ma candidature pour aider mon suppléant. Le Président me garderait toujours ministre… », a-t-elle lâché au quartier Koukoulou.
Notons que le suppléant de madame Virginie Mbaïkoua est un jeune apprenti d’un taxi-brousse qui fait la navette entre PK12 et Boali.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/UN-soldats-faca-parmi-une-foule-des-badaux-450×414.jpg” alt=”Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.” width=”450″ height=”414″ />Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 mars 2021, 09:56:57 ( Corbeaunews-Centrafrique ). A l’approche du second tour des législatives dimanche, la Centrafrique retient à nouveau son souffle. Pour le 1er tour et la présidentielle fin décembre, un électeur sur trois seulement a pu voter dans ce pays en guerre civile depuis huit ans.
Le Chef de l’État sortant, Faustin Archange Touadéra a été réélu avec 53,1% du peu de suffrages exprimés et la légalité comme la légitimité de ce résultat sont toujours contestées.
Ce scrutin perturbé, ainsi qu’une offensive rebelle lancée quelques jours avant, ont paradoxalement permis au régime Touadéra de se renforcer, en reprenant du terrain aux groupes armés qui occupaient alors plus des deux tiers du pays depuis le début d’une sanglante guerre civile en 2013.
Celle-ci perdure malgré la présence de 12.500 Casques bleus de l’ONU, mais elle est de bien plus faible intensité.
Toutefois, ces rebelles ont été repoussés grâce à l’engagement dans les combats de centaines de paramilitaires russes et de soldats rwandais, envoyés par Moscou et Kigali à la rescousse d’une armée peu formée et mal équipée. Personne ne peut dire combien de temps ils resteront dans le pays.
Quelle est la situation politico-militaire de ce vaste pays d’Afrique centrale et deuxième Etat le moins développé du monde selon l’ONU, à trois jours du scrutin?
– Quelle est la situation militaire?
Dans les premiers jours de son offensive mi-décembre, la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), réunissant les plus puissants des groupes armés se disputant les ressources du pays, s’était emparée de la majorité des villes du nord-ouest et avait progressé jusqu’à une centaine de kilomètres de la capitale.
Depuis une attaque sur Bangui repoussée le 12 janvier, les rebelles sont en net repli. Une contre-offensive a permis aux forces progouvernementales de reprendre la plupart des villes.
Mais les groupes armés, repliés dans les campagnes et le long des grands axes routiers, restent une menace sérieuse.
Or, “le véritable enjeu, c’est le contrôle des campagnes”, estime Roland Marchal, chercheur au Centre de Recherches internationales de Sciences Po à Paris.
“Et personne n’a les capacités ou la volonté de mener des opérations soutenues dans les zones rurales. Les Russes et les Rwandais ne sont pas assez nombreux, ils libèrent des centres-villes, la plupart du temps sans combat, mais cela n’affaiblit pas fondamentalement les groupes armés”, estime l’expert.
“Nous travaillons à ce que la victoire soit pérenne”, promet le porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui qui annonce la création de deux bataillons supplémentaires au sein de l’armée pour sécuriser les localités reconquises.
– Les groupes armés peuvent-ils perturber le scrutin?
Dimanche, “il n’y aura pas d’élection dans les zones sous contrôle de la CPC”, affirme son porte-parole Serge Bozanga à l’AFP. Au premier tour et lors de la présidentielle, le 27 décembre, d’innombrables bureaux de vote étaient restés fermés en raison de l’insécurité.
“La situation reste très volatile”, explique le lieutenant-colonel Abdoul-Aziz Fall, porte-parole des Casques bleus de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca). Peu importe le dispositif de sécurité, redoute-t-il, “il suffit de quelques coups de feu pour créer la panique”. Mais “les groupes armés sont dans une dynamique de repli vers des zones reculées”.
Et le gouvernement va “fortement renforcer” des lieux à “hauts risques” ou “difficile d’accès”, promet M. Kazagui.
–
Quels sont les enjeux des législatives?
Au total, 140 sièges de députés sont à pourvoir. Le Mouvement cœurs unis du (MCU) de M. Touadéra devrait en toute logique conserver la majorité face à une opposition divisée et dont une frange est accusée de complaisance à l’égard d’une rébellion impopulaire dans un pays lassé par les violences.
Le principal enjeu réside dans le sort de plusieurs poids-lourds du camp Touadéra qui n’ont pu être élus dans des circonscriptions ou le scrutin a été empêché ou annulé.
Mais, pour que la nouvelle Assemblée nationale soit légalement constituée, la Cour constitutionnelle a imposé qu’au moins 71 députés soient élus avant le 2 mai. Or, seuls 22 l’ont été au premier tour et seulement 49 circonscriptions sont en ballottage pour le second.
Dans les 69 autres, où le vote a été empêché ou annulé pour des irrégularités par la Cour constitutionnelle, un premier tour sera réorganisé dimanche, puis un éventuel second ultérieurement.
“La Minusca et la Cour constitutionnelle voulaient plutôt se concentrer sur les 49 circonscriptions” en ballottage “mais l’exécutif a estimé qu’il était capable d’organiser les 1er et 2ème tours sur tout le territoire”, s’inquiète Hans de Marie Heungoup, chercheur à l’International Crisis Group (ICG).
“La Centrafrique ne doit pas être toujours parmi les Etats d’exception. Nous voulons des élections apaisées et une Assemblée pleine et entière”, répond M. Kazagui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/rondpoint-centre-ville-avec-laffiche-de-dologuele-au-coin-1-450×308.jpg” alt=”rondpoint centre-ville avec l’affiche de dologuelé au coin” width=”450″ height=”308″ />La ville de Bangui,capitale de la République centrafricaine, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 mars 2021, 09:53:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après avoir récemment dépassé l’Union européenne, dans ses anciennes frontières incluant le Royaume-Uni, le monde francophone compte désormais 524 millions d’habitants. Une progression essentiellement due à l’Afrique francophone, dont l’émergence démographique et économique mériterait davantage d’intérêt de la part des pays francophones du Nord, et notamment de la France.
En se basant sur les statistiques démographiques détaillées publiées en juillet dernier par le PRB (Population Reference Bureau), organisme privé américain et une des références mondiales en matière de démographie, la population du monde francophone, qui avait atteint la barre des 500 millions d’habitants fin 2018, peut être estimée à 524,0 millions au 1er janvier 2021. Soit une hausse de près de 2,3 % sur un an (512,3 millions début 2020), et une population désormais supérieure à celle de l’ensemble constitué par l’Union européenne et le Royaume-Uni (515,8 millions).
524 millions d’habitants début 2021
Cette estimation correspond à la population du monde francophone dans sa définition géographique la plus stricte et la plus sérieuse, qui ne tient compte que des pays et territoires réellement francophones, dans lesquels la population est en contact quotidien avec la langue française, et où l’on peut donc « vivre en français ». Un ensemble qui rassemble 33 pays répartis sur quatre continents, et dans lequel ne sont ainsi pas comptabilisés les territoires non francophones de pays comme la Belgique, la Suisse ou le Canada, tout comme un certain nombre de pays membres à part entière de l’organisation internationale de la Francophonie (OIF), mais ne remplissant pas les critères nécessaires afin de pouvoir être considérés comme francophones (tels que le Liban, la Roumanie ou encore le Rwanda). Et ce, en vertu du fait que le français n’y est pas, seul ou avec une langue locale partenaire, la langue de l’administration, de l’enseignement pour l’ensemble de la population scolaire (au moins à partir d’un certain âge), des affaires et des médias (ou au moins la langue maternelle de la population, sous sa forme standard ou sous une forme créolisée, un peu comme l’arabe dialectal par rapport à l’arabe standard dans les pays du Maghreb).
Dans ce vaste espace, qui s’étend sur près de 16,3 millions de km2, soit près de quatre fois l’Union européenne tout entière (et auxquels s’ajoutent de vastes zones économiques exclusives maritimes – ZEE, dont celle de la France, seconde plus grande au monde avec ses près de 10,2 millions de km2), les cinq premiers pays francophones sont aujourd’hui la République démocratique du Congo (RDC, 91,1 millions d’habitants), la France (67,9 millions, territoires ultramarins inclus), l’Algérie (44,8), le Maroc (36,8) et Madagascar (28,1). Vient ensuite la Côte d’Ivoire, en sixième position (26,5 millions).
Avec une croissance démographique de 2,3 % en 2020, le monde francophone constitue l’espace linguistique le plus dynamique au monde, devant l’espace arabophone (2,0 %, et 454 millions d’habitants *), et avait dépassé en 2012 l’espace hispanophone dont la population est aujourd’hui estimée à 470 millions d’habitants (+ 1,0 %). Cette croissance devrait demeurer supérieure à celle des autres espaces linguistiques, et porter la population de l’ensemble francophone à un peu plus d’un milliard d’habitants en 2060. Le rythme de cette progression démographique est toutefois sur une tendance baissière, principalement du fait de la baisse continue du taux de fécondité en Afrique subsaharienne francophone, qui s’établit désormais à 5,5 enfants par femme contre 7 enfants en 1975 (cette diminution progressive étant encore masquée par les conséquences démographiques de la hausse de l’espérance de vie). Au passage, il convient toutefois de rappeler que l’espace francophone demeure assez largement sous-peuplé, même en tenant compte des territoires désertiques ou recouverts par de denses forêts équatoriales. À titre d’exemple, sa population actuelle est à peu près égale à celle de l’ensemble Union européenne – Royaume-Uni, qui est pourtant réparti sur une superficie près de quatre fois moins étendue.
Par ailleurs, il convient aussi de rappeler que le chiffre de 300 millions de francophones fréquemment avancé par l’OIF, ne correspond à aucune réalité géopolitique ou économique (la population totale d’un pays ou territoire francophone étant le seul critère à prendre en compte pour évaluer l’importance d’un marché). De même, il est également largement inapproprié d’un point de vue social pour la simple raison que de nombreuses choses de la vie courante se font en français dans les pays et territoires francophones, où l’ensemble de la population est en contact quotidien avec la langue française, y compris dans les zones les plus reculées et dans lesquelles le pourcentage de personnes ayant une bonne maîtrise de la langue française est moins élevé (médias, internet, administration publique, documents commerciaux et comptables…).
Toute statistique ne tenant pas compte de l’ensemble de la population des pays et territoires francophones, et diffusée à un large public (au-delà, donc, de certains hauts fonctionnaires, notamment au sein de l’Éducation nationale en vue d’aider à l’élaboration des politiques d’enseignement et de scolarisation), n’a donc pour seule et unique conséquence que d’induire en erreur les acteurs et décideurs économiques et politiques, ainsi que l’ensemble de la société civile, en dévalorisant considérablement à leurs yeux le monde francophone et la langue française.
L’émergence démographique et économique de l’Afrique francophone
La progression démographique du monde francophone résulte essentiellement du dynamisme de l’Afrique francophone, qui croît actuellement à un rythme annuel de 2,7 % (3,0 % pour sa partie subsaharienne). Ce vaste ensemble de 25 pays rassemble désormais 430 millions d’habitants (ou 82,0 % de la population de l’espace francophone) contre seulement 74 millions en 1950, soit à peu près autant que l’Allemagne seule, à ce moment-là (69,5 millions). Cette même année, la population du monde francophone était d’ailleurs estimée à seulement 128 millions d’habitants, soit quatre fois moins qu’aujourd’hui.
Ce dynamisme de l’Afrique francophone se traduit notamment par la montée en puissance des villes africaines, qui occupent désormais huit des dix premières places du classement mondial des métropoles francophones. À partir des dernières données publiées par l’ONU, dans son rapport « Les villes du monde en 2018 », la capitale congolaise, Kinshasa, conforte sa position au sommet du classement avec une population pouvant être estimée à 14,6 millions d’habitants au 1er janvier 2021, et creusant ainsi considérablement l’écart avec la capitale française, Paris (11,1 millions). Suivent ensuite les agglomérations d’Abidjan (5,3 millions), de Montréal (4,3 millions), de Yaoundé (4,0), de Casablanca (3,8), de Douala (3,7), d’Antananarivo (3,4), de Dakar (3,2) et de Ouagadougou (2,8). Cette dernière viendrait ainsi de ravir la dixième position à la ville d’Alger (2,8 millions), ville « arabo-berbéro-francophone » à l’instar de Casablanca, et qui occuperait désormais la 11e place du classement. Il est également à noter que la capitale haïtienne, Port-au-Prince, arrive juste après en occupant la 12e place (2,8 millions également, après arrondissement). Au cours de l’année 2020, Haïti est d’ailleurs redevenu le pays le plus peuplé de la Caraïbe, avec 11,5 millions d’habitants et devançant Cuba, dont la population est en constante baisse. Il retrouve ainsi une place qu’il avait perdu il y a un peu plus de deux siècles, au cours de la première décennie du 19e siècle.
Mais cet essor démographique s’accompagne également d’un grand dynamisme économique, et notamment en Afrique francophone subsaharienne qui constitue le moteur de la croissance africaine, en plus d’être globalement et historiquement l’espace le plus stable au sud du Sahara (avec le moins de conflits, de tensions ethniques, et une moindre criminalité). Ainsi, cet ensemble de 22 pays a enregistré les meilleures performances économiques du continent pendant sept des huit années de la période 2012-2019, avec une croissance annuelle de 4,4 % en moyenne (5,0 % hors cas très particulier de la Guinée équatoriale), contre 2,8 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne. Un dynamisme notamment dû aux nombreuses réformes accomplies par une majorité de pays afin d’améliorer le climat des affaires et de progresser en matière de bonne gouvernance, et qui est particulièrement important dans les pays de l’UEMOA (majeure partie de l’Afrique de l’Ouest francophone), qui continue à être la plus vaste zone de forte croissance de l’ensemble du continent (6,4 % en moyenne annuelle sur la période 2012-2019), en plus d’en être la zone la plus intégrée, devant la CEMAC (qui recouvre une partie de l’Afrique centrale francophone). Ces deux exemples d’intégration poussée, loin devant les autres ensembles régionaux, démontrent d’ailleurs que le panafricanisme est avant tout une réalité francophone.
Grâce à ces avancées, la Côte-d’Ivoire vient, par exemple, de dépasser le Nicaragua en termes de richesse par habitant, pour devenir le premier pays africain au sous-sol globalement pauvre de l’histoire à devancer un pays d’Amérique hispanique, avec un PIB par habitant de 2 286 dollars début 2020 (hors très petits États de moins de 1,5 million d’habitants, majoritairement insulaires et ne pouvant être pris en compte pour de pertinentes comparaisons). Une performance réalisée après avoir dépassé le Kenya, et surtout après avoir réussi l’exploit de devancer le Ghana et le Nigeria, deux pays voisins regorgeant de richesses naturelles, pour devenir le pays le plus riche de toute l’Afrique de l’Ouest (le Ghana est le premier producteur africain d’or et le quatrième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, tandis que le Nigeria est le premier producteur continental de pétrole. Tous deux étant à des niveaux de production de très loin supérieurs à ceux de la Côte d’Ivoire). La progression du pays résulte d’une croissance de 8,2 % en moyenne sur la période 2012-2019, soit la deuxième plus forte progression au monde de ces huit années (après l’Éthiopie, dont la performance s’explique principalement par le fait qu’elle était le deuxième pays le plus pauvre au monde début 2012, et qui vient de connaître une guerre civile, fin 2020).
Cette croissance globalement assez rapide de l’Afrique francophone est par ailleurs soutenue par une assez bonne maîtrise de la dette publique, les pays francophones n’étant même qu’au nombre de deux parmi les dix pays les plus endettés de l’ensemble du continent (et n’arrivaient qu’aux 8e et 9e place début 2020, juste avant la crise sanitaire et selon les données révisées du FMI). Par ailleurs, il est à noter qu’il n’y a désormais plus qu’un seul pays francophone parmi les cinq pays les plus pauvres du continent (à savoir le Burundi, avec quatre pays anglophones que sont le Soudan du Sud, pays le plus pauvre du monde, le Malawi, la Somalie et le Soudan).
Échanges, aides au développement et médias : le manque d’intérêt de la France
Pourtant, force est de constater un certain manque d’intérêt de la France pour l’Afrique francophone, qui n’a représenté que 3,6 % de son commerce extérieur en 2019 (dont 1 % pour la partie subsaharienne). Cette situation, qui résulte notamment de la faiblesse des investissements productifs réalisés dans ce vaste ensemble (à l’exception de la Tunisie et du Maroc), se manifeste particulièrement en RDC, pays stratégique qui n’est autre que le plus peuplé des pays francophones du monde, et où l’Hexagone brille par sa quasi-absence. En effet, la part de la France dans le commerce extérieur de la RDC, vaste comme plus de la moitié de l’UE, s’est établie à seulement 1,8 % en 2019, faisant d’elle le 11e fournisseur et le 24e client du pays, très largement derrière la Chine dont la part se situe chaque année autour de 30 %. Toujours en 2019, la RDC n’a donc été que le 107e partenaire commercial de la France au niveau mondial (106e fournisseur et 108e client), et n’a pesé que pour 0,02 % du commerce extérieur français (soit seulement 1 cinq-millième du total, et un montant de 205 millions d’euros).
Cette quasi-absence de la France en RDC se traduit également au niveau de la part des étudiants originaires du pays dans l’ensemble des étudiants présents en France (0,6 % du total pour l’année universitaire 2018/2019, et seulement 1,3 % des étudiants africains), de la part du pays dans les aides françaises au développement (environ 1% en moyenne), ou encore au niveau de la part infime des projets y étant réalisés par les collectivités et structures intercommunales françaises au titre de la coopération décentralisée en Afrique (< 2 %). La France pourrait pourtant, et sans grande difficulté, accroître sa présence en RDC, dont la forte dépendance vis-à-vis du partenaire chinois risquerait, à terme, de nuire à la souveraineté et aux intérêts du pays (la Chine absorbe environ 40 % des exportations de la RDC, dont elle est également devenue le principal créancier bilatéral).
Le manque d’intérêt de la France pour l’Afrique francophone s’observe également dans cet autre pays stratégique qu’est Djibouti, un des six pays de l’Afrique de l’Est francophone et qui est en passe de devenir une plaque tournante du commerce international grâce à sa situation géographique stratégique et à des investissements massifs en provenance de Chine. Dans ce pays, qui a enregistré une croissance annuelle de près de 7 % en moyenne sur la période 2012-2019, la compagnie aérienne Air France n’assure qu’un seul vol hebdomadaire direct avec Paris, contre sept vols directs pour Turkish Airlines en direction d’Istanbul, ou encore trois liaisons pour le groupe Emirates vers Dubaï.
De plus, tout ce qui précède vient s’ajouter à une répartition défavorable des aides publiques au développement versées chaque année par la France, et qui ne bénéficient que très minoritairement au monde francophone. Ainsi, les 27 pays francophones du Sud ne reçoivent chaque année que 15 à 20 % du montant total de ces aides, qui demeurent principalement destinées aux pays membres de l’UE (autour de 50 % chaque année, dont environ 90 % en faveur des treize pays membres d’Europe orientale – UE 13, pourtant déjà assez développés et ne rassemblent que 114 millions d’habitants… soit une enveloppe globale par habitant parfois 10 fois supérieure).
Cette politique d’aide au développement, qui n’a guère évolué depuis plusieurs années, est contraire à toute logique économique ou géopolitique. D’un point de vue économique, parce que les principaux pays bénéficiaires de l’UE s’orientent principalement et historiquement vers l’Allemagne, qui enregistre chaque année une part de marché d’environ 20 % dans les pays de l’UE 13 (19,5 % en 2019), contre toujours moins de 4 % pour la France (3,6 % en 2019, et dont les aides massives reviennent donc quasiment à subventionner les exportations allemandes, politique que l’on pourrait résumer par la célèbre expression « travailler pour le roi de Prusse »). Par ailleurs, toutes les études économiques démontrent clairement que les échanges peuvent être bien plus importants entre pays et peuples partageant une même langue. À ce sujet, un seul exemple suffit à démontrer l’impact économique du lien linguistique : les touristes québécois sont proportionnellement quatre fois plus nombreux que les touristes américains à venir chaque année en France… et à y dépenser. Ce lien linguistique explique également en bonne partie la position globalement bien meilleure de la France en Afrique francophone qu’en Europe de l’Est, en dépit de son manque d’intérêt et de la concurrence chinoise.
Enfin, parce que c’est en Afrique francophone qu’il convient d’investir massivement, d’une part afin de tirer pleinement profit des opportunités et du dynamisme que l’on trouve dans ce vaste ensemble, un de principaux relais de la croissance mondiale, et d’autre part car c’est bien en accélérant l’émergence économique de ce dernier qu’augmentera encore plus fortement le nombre d’apprenants du français à travers le monde, et ce, au bénéfice économique et géopolitique de la France, mais aussi au bénéfice de l’ensemble des pays du monde francophone. Quant au niveau géopolitique, justement, le caractère irrationnel de la politique française d’aide au développement s’explique également par le fait que l’écrasante majorité des 13 pays d’Europe orientale membres de l’UE, et malgré les aides massives versées chaque année par la France, vote régulièrement contre les positions françaises au sein des grandes instances internationales, contrairement à la majorité des pays francophones avec qui la France partage nombre de valeurs et d’orientations communes en matière de politique étrangère.
Ainsi, l’intérêt pour la France de consacrer une part aussi importante de ses aides et de son énergie aux 13 pays d’Europe orientale membres de l’UE est donc extrêmement marginal, en comparaison avec les avantages économiques et géopolitiques qu’elle tirerait d’une nouvelle répartition de ses aides en faveur des pays du monde francophone. En d’autres termes, la prépondérance européenne dans les aides françaises au développement ne fait incontestablement qu’affaiblir la France au niveau international, tant économiquement que géopolitiquement (les deux étant souvent reliés).
Par ailleurs, ce manque d’intérêt des gouvernants français pour le monde francophone a donc naturellement des répercussions très négatives sur le niveau d’intérêt des Français eux-mêmes, qui, maintenus dans une certaine ignorance, ne savent pratiquement rien de ce vaste espace. À titre d’exemple, la quasi-intégralité de la population française ignore tout des Jeux de la Francophonie qui se sont tenus en juillet 2017 à Abidjan (contraste frappant avec la couverture médiatique dont jouissent les Jeux du Commonwealth au Royaume-Uni), de la Basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire (qui n’est autre que le plus grand édifice chrétien au monde, quasi-réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome), du concours musical « The Voice Afrique francophone » (qui fût dans sa saison 2016-2017, relayée par certains médias nationaux africains, le plus grand concours musical au monde en termes d’audience cumulée, avec son équivalent arabophone), ou encore du peuple acadien, que bon nombre de Français situent en Louisiane…
Cette large méconnaissance du monde francophone et de sa dimension mondiale a des conséquences fortement préjudiciables, faisant perdre à bon nombre de citoyens français (investisseurs et société civile) de nombreuses opportunités d’échange et de partenariat mutuellement bénéfiques, et réduisant considérablement l’attachement des Français à leur langue. Eux, qui n’ont jamais été si peu intéressés par la promotion et la diffusion de celle-ci à travers le monde, alors même qu’elle n’a jamais été autant parlée et apprise. Et ce, au grand étonnement des francophones extra-européens, auxquels est aujourd’hui entièrement attribuable la progression constante de l’apprentissage du français dans le monde en tant que langue étrangère, face à une France qui constitue plutôt un frein en la matière (et qui est inconsciente des graves conséquences économiques et géopolitiques de cette attitude irresponsable, et dénotant une certaine immaturité). Au nom de leurs intérêts, les francophones situés en dehors du continent européen ne devraient donc plus suivre le mauvais exemple de la France, pour s’inspirer plutôt du modèle québécois et faire respecter leur langue commune au sein des différentes organisations régionales et internationales dont ils font partie, ou avec lesquelles ils sont en étroite collaboration (et notamment au niveau africain et dans le cadre de leurs relations avec l’Union européenne, d’autant plus que l’Afrique francophone est la partie la plus dynamique, la moins endettée, la plus stable et la moins violente du continent).
De grands efforts doivent donc être faits dans l’Hexagone afin de rattraper un retard considérable en matière d’information et d’éducation. Par ailleurs, l’émergence démographique et économique de l’Afrique francophone devrait en toute logique s’accompagner, à terme, du transfert d’un certain nombre d’institutions panfrancophones des villes du Nord vers celles du Sud, et notamment vers Abidjan et Kinshasa, respectivement troisième et première ville francophone du monde.
* Le monde arabophone recouvre l’ensemble des pays membres de la Ligue arabe (hors Djibouti et les Comores, où la présence de la langue arabe se limite principalement au domaine religieux), ainsi que les territoires majoritairement arabophones de la Turquie, d’Israël, d’Iran, du Mali, du Niger et du Tchad.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/pont-pk9-bimbo-deuxième-bon-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />Pont PK9 Bimbo pour illustration de l’article. Credit photo : Corbeaunews.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 mars 2021, 08:51:05 ( Corbeaunews-centrafrique ). Devant la dégradation très avancée du pont du PK 9, reliant la capitale à la préfecture de l’Ombella-Mpoko et de la Lobaye, les usagers de cette voie s’inquiètent sérieusement et demandent sa réhabilitation immédiate.
Le passage sur ce pont est non seulement un calvaire, les usagers craignent aussi qu’il s’écroule d’un moment à l’autre. Cet ouvrage ne tient qu’à une file. Toutes les barres de fer qui le soutiennent sont cassées. Lorsqu’un véhicule poids lourd roule dessus, le pont vibre et fait trembler ceux qui l’empruntent, mais également ceux qui sont proches.
Ce conducteur est en train de prendre de risque de sa vie : « moi je transporte des passagers et des marchandises. L’état actuel du pont ne m’inspire plus confiance. Le jour où ce pont s’écroulera, ça sera très catastrophique ».
À chaque fois que Anne veut emprunter ce pont, elle fait d’abord la prière, car elle estime que c’est pareil à une mission suicide.
« Je passe sur cet ouvrage au nom de jésus, et je reviens à son nom. Toutes les barres de fer qui soutiennent ce pont sont cassées, et on peut tomber dans l’eau par imprudence. Je demande au gouvernement de réhabiliter ce pont pour faciliter la libre circulation des biens et des personnes », a-t-elle martelé.
Les usagers ne craignent plus les embouteillages qui sont perpétuels sur ce pont, mais c’est la dégradation qui fait peur.
« C’est vraiment gâté. Il y’a au moins trois trous comme ça sur le pont là. Si un camion comme ça qui voulait passer, il y’aura probablement plusieurs morts », s’alarme un passant.
Construit dans les années 60, le pont au PK9 sur la route de Mbaïki joue un rôle non négligeable dans le ravitaillement de la capitale en produits agricoles. Aujourd’hui, il ne facilite pas la libre circulation des biens et des personnes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Une-rangee-des-participants-a-la-conference-debat-organisee-par-la-famille-de-lUE-rca-en-prelude-de-la-journee-internationale-de-la-femme-450×268.jpg” alt=”Une rangée des participants à la conférence débat organisée par la famille de l’UE-RCA, en prélude de la journée internationale de la femme” width=”450″ height=”268″ />Une rangée des participants à la conférence débat organisée par la famille de l’UE-RCA, en prélude de la journée internationale de la femme. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 mars 2020, 06:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En prélude à la journée internationale des droits des femmes, édition 2021, la famille de l’Union européenne (UE) en République centrafricaine : la délégation de l’UE, l’EUTM-RCA et l’EUAM-RCA, ont organisé le mardi 9 mars 2021 à l’hôtel Ledger de Bangui, une conférence débat. Elle visait à trouver des solutions et de meilleures pratiques en matière d’égalité et d’autonomisation des femmes centrafricaines.
La journée internationale de la femme n’est pas passée inaperçue aux yeux de la famille de l’Union européenne en Centrafrique. Elle a décidé de serrer les rangs derrière les femmes centrafricaines, en leur célébrant cette journée autour d’une conférence débat dont l’objectif vise à trouver des solutions et de meilleures pratiques en matière d’égalité et d’autonomisation des femmes de ce pays d’Afrique centrale.
Cette conférence qui a regroupé plusieurs autorités nationales et internationales, s’articule sur les thèmes de discussions sur le plan d’action européen III, qui est un programme ambitieux pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans l’action extérieure de l’UE. C’est aussi un concept qui vise à associer la société civile et l’armée dans des discussions interactives avec les participants.
A cet effet, cette conférence est une journée de réflexion et d’échange sur : « Le rôle du leadership – la voie vers l’égalité en République centrafricaine » et « les meilleures pratiques institutionnelles pour l’autonomisation des femmes en République centrafricaine ».
Dans son discours de circonstance, présenté par son représentant, l’Ambassadrice de l’UE- RCA a mis un accent particulier sur l’égalité du genre : « L’égalité de genre constitue une valeur fondamentale de l’UE, un droit universellement reconnu et une condition essentielle pour le bien-être, la croissance économique, la prospérité, la bonne gouvernance, la paix et la sécurité d’une communauté mondiale. Tous les citoyens, dans toute leur diversité, devraient être libres de mener la vie de leur choix, de prospérer sur les plans social et économique, de participer et de prendre des responsabilités sur le même pied d’égalité », a fait savoir SamuelaIsopi, Cheffe de la délégation de l’Union européenne en Centrafrique.
Elle a poussé l’analyse plus loin et prouve que lorsque les femmes sont impliquées et présentes dans les processus de médiation, dans des initiatives de paix, ces initiatives ont plus de possibilités concrètes d’aboutir et de durer. C’est pourquoi, selon elle, l’Union européenne est fortement engagée dans tous ses programmes et ses actions en RCA, à renforcer le rôle de la femme, comme actrice de paix, de développement et de changement.
« En RCA aujourd’hui, la place de la femme n’est pas à la hauteur des défis du pays. Aujourd’hui en RCA, la pauvreté a un visage féminin : en milieu rural, le taux de la pauvreté atteint 81% chez les femmes, rapport à 69% chez les hommes », a-t-elle révélé.
A travers le nouveau plan d’action élaboré par l’UE en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes pour 2021-2025 (GAP III), l’UE s’est engagée à ce qu’au moins 85% de toutes les nouvelles actions extérieures aient un objectif important ou principal. D’ici à 2025, l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes et des filles.
Paoua, République centrafricaine, jeudi, 11 mars 2021, 06:12:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Situé à 30 kilomètres de Bozoum sur l’axe Bocaranga, le village Manga a été repris hier par les militaires de l’armée nationale appuyés par leurs alliés russes et rwandais aux mains des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Désormais, les forces loyalistes ont dans leur viseur la commune de Bavara, situé à une soixantaine de kilomètres.
Après le village Koyali, situé à environ 28 kilomètres de Bozoum sur l’axe Bocaranga, c’est le tour du village Manga, situé à 30 kilomètres. Les soldats des forces armées centrafricaines, appuyés par leurs alliés russes et rwandais, continuent leur progression aux alentours de la ville de Bozoum, plus particulièrement sur l’axe Bocaranga et Paoua, ou les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement ont été massivement installés, rendant la vie difficile aux populations locales.
Selon des sources sécuritaires, c’est désormais la commune de Bavara qui est dans le viseur des forces loyalistes. Une équipe de plusieurs éléments, lourdement armée, aurait pris sa direction hier dans la journée.
Pour l’heure, il ne reste que les localités situées sur l’axe Bozoum Bossangoa ou les rebelles sont aussi nombreux à se positionner.
Rappelons que dans la journée d’hier mercredi, les rebelles du CPC ont incendié le pont de Ngou-Moundou, situé à 15 kilomètres de Bocaranga sur l’axe Létélé. Pendant ce temps, à Pougole, ces mêmes rebelles ont calciné le pont de gober, situé à 7 kilomètres de la ville, rendant difficile l’accès à ces localités par des véhicules.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/Le-général-Ali-Darassa-au-milieu-des-mercenaires-russes-de-Touadera-450×403.jpg” alt=”Au milieu des merceniares russes, le chef rebelle Ali Darassa.” width=”450″ height=”403″ />Au milieu des mercenaires russes, le mercenaire chef rebelle Ali Darassa.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 mars 2021, 23:17:14 ( Corbeaunews-centrafrique ). Le Premier ministre annonce la reprise du fief du chef du groupe armé Ali Darassa, le village de Bokolobo. Ce que dément l’UPC. Mais sur le terrain, les forces loyalistes avancent depuis plusieurs semaines, alors que le 13 janvier la CPC tentait une attaque contre la capitale Bangui.
Elles ont commencé par la reprise du corridor de ravitaillement et ont avancé sur les principaux axes du pays. Les Forces armées centrafricaines soutenues par les forces bilatérales russes et rwandaises se sont déployées dans une grande partie de l’ouest du pays, ont récupéré les villes frontalières comme Garoua Boulai ou encore Gamboula.
L’avancée vers l’est a aussi débutée. Elles sont arrivées dans la zone de Ngakobo, fief de l’UPC d’Ali Darassa, où elles n’étaient pas présentes depuis plusieurs années. « Nos forces vont continuer leur progression à l’est pour y rétablir définitivement l’ordre et la sécurité. Il en sera, désormais, ainsi partout » martèle sur les réseaux sociaux le Premier ministre.
Parmi les objectifs des autorités, reprendre le contrôle des frontières, des principaux axes, mais aussi des sites miniers comme à Ndassima ou à Totoyo.
Sur le terrain il y a dans certaines localités des combats mais plus généralement les éléments de la CPC se retirent devant l’avancée de l’armée. L’un des enjeux pour les forces régulières est de pérenniser leurs positions et la sécurité sur les axes.
Dans un communiqué ce mercredi, la CPC assure adopter cette position de retrait suite aux recommandations du sommet régional de Luanda du 29 janvier. La
CPC assure que ses capacités sont « quasi-intactes », prendre acte du refus du président Touadéra de dialoguer et entraînera « un durcissement militaro-sécuritaire».
Une avancée des forces légales alors que le 2e tour des législatives doit se tenir ce dimanche ainsi que la reprise du 1er tour dans les circonscriptions qui n’ont pas pu voter ou qui ont été annulées le 27 décembre, notamment à cause des actions menées par la CPC.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/la-guerre-froide-entre-la-russie-et-la-RCA-450×253.jpg” alt=”la guerre froide entre la russie et la RCA” width=”450″ height=”253″ />
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 mars 2021, 05:33:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La Centrafrique, l’ex Oubangui-Chari, immensément riche en minerais et pierres précieuses, aussi vaste que la France et vingt fois plus grande que la Belgique, Jadis considéré comme un bastion du « pré-carré » français en Afrique centrale est devenue au cours des trois dernières années l’arrière-cour des ambitions russes sur le continent africain au grand dam de l’hexagone.
Comment la France a-t-elle pu perdre pied dans « son porte-avion au cœur du continent », pour emprunter à Jean Pierre Tuquoi, auteur de Oubangui-Chari, le pays qui n’existait pas, au profit de la Russie de Vladimir Poutine ?
Comment Paris a « perdu » Bangui
Paul-Simon Handy, de l’institut d’études de sécurité de Dakar est formel : « La France a été prise de court par l’implication russe qui ne découlait pas d’une stratégie mûrement réfléchie. Moscou a agi par opportunité » en profitant du vide abyssal occasionné par la fin précipitée en octobre 2016 de l’opération militaire française Sangaris lancée en 2013 au plus fort des massacres intercommunautaires dans le pays et du désenchantement des nouvelles autorités Centrafricaines. « Nous avions souhaité que la Force Sangaris poursuive sa mission et avons regretté son retrait » reconnait sans détour, dans une interview au quotidien Le Monde , le Président Centrafricain, Faustin Touadéra, élu tout juste à peine, huit mois, avant l’acte de requiem de Sangaris.
Lâché par la France, le nouveau locataire du Palais de la Renaissance de Bangui, Faustin Touadéra, mathématicien formé à Lille, se tourne vers la Russie. En octobre 2017, il se rend dans la célèbre station balnéaire de Sotchi, au bord de la Mer Noire pour y rencontrer le ministre Russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Cette visite signe le début d’un nouvel aggiornamento politico-militaire en Centrafrique marqué par la signature, un an plus tard, d’un accord de défense entre la Russie et l’ancienne colonie française à l’issue du tête-à-tête, à St Pétersbourg, entre le Président Touadéra et son homologue Russe Vladimir Poutine.
Moscou s’engage à défendre l’intégrité territoriale de la Centrafrique, envoie des centaines d’instructeurs dans le pays et livre du matériel militaire russe tel que prévu dans l’accord de coopération. Mais pas seulement ! Car ainsi que le souligne Thierry Vircoulon de l’institut français des relations internationales (Ifri) : « Les Russes ont ouvert deux bases dans le Nord-Est du pays, dans la zone diamantaire : à Bria et à Ouata. » et la compagnie minière russe Lobaye Invest Sarlu, dirigée par Evgenil Khodotov, réputé proche du Kremlin, se voit délivrer une demi-douzaine de permis d’exploration et d’exploitation.
Les médias au cœur de la lutte d’influence
Personne, ou presque, à Paris ne prend conscience de l’ampleur du déploiement russe en Centrafrique. « Mon premier courrier sur la présence russe datait du 8 novembre 2017, mais le message n’est pas passé. Des gens pensaient que ça n’avait aucune espèce d’importance » regrette l’ancien ambassadeur français à Bangui Christian Bader qui alerte aussi le Quai d’Orsay sur la campagne massive de dénigrement dirigée contre la France et financée par les Russes.
De fait, selon Julien Nocetti, spécialiste de la Russie, « la véritable motivation des Russes en Centrafrique est de nourrir et renforcer le sentiment anti-français en RCA, et affaiblir son influence en Afrique ». Ce qui expliquerait cette vaste campagne anti-française dans de nombreux médias centrafricains ainsi que l’observe Reporters Sans Frontières, qui affirme avoir recueilli des témoignages de centrafricains ayant été rémunérés par les russes pour mener ces campagnes qui trouvent écho dans les médias internationaux liés à Moscou : Sputnik et RT.
Dans les médias centrafricains, la Russie met en avant son absence de passé colonial et vante, par des campagnes d’influence les vertus de la coopération entre Bangui et Moscou. Le dessin animé produit par la compagnie minière russe Lobaye Invest met cela en scène, comme le raconte Poline Tchobar de la Fondation pour la Recherche Stratégique, l’histoire de ce « lion attaqué par une multitude d’hyènes qui fait appel à son ami l’ours, qui accourt depuis le Grand Nord pour l’aider à se défendre et à faire régner l’ordre en Afrique. »
La Chaine de Radio Lengo Songö « Nouons la solidarité », divers médias centrafricains (Centrafric matin, le Potentiel Centrafricain, Djoni sango, Radio Révolution Panafricaine, la feuille volante du Président), ainsi que des ONG comme Urgences Panafricanistes, Aimons Notre Afrique auraient par ailleurs reçu des subsides russes pour alimenter le french bashing et chanter les louanges de Moscou. Sans compter la création de sites pro-russes tel que Bangui24News sur Facebook en outil de propagande hostile à la France. Des tracts inspirés par Moscou vont même jusqu’à être distribués dans la capitale centrafricaine. Ainsi l’un d’eux affirme sans ambages que « la Fédération de Russie est aux origines de la paix en République centrafricaine. »
Sur son compte Twitter, Valery Zakharov, qui se présente comme le conseiller spécial du Président de la RCA pour la Sécurité Nationale met en musique la propagande russe : « les Centrafricains sont sortis dans les rues de Bangui pour manifester leurs remerciements aux alliés de la RCA pour la lutte contre les rebelles. C’est la Russie qui a été la première à venir à l’aide et a beaucoup contribué au succès des FACA dans le maintien de la paix ». C’est également sur son compte Twitter que le monde entier découvrira la livraison à Bangui de dizaines de véhicules blindés, des chars et du matériel russe.
Riposte française
La presse française n’est pas en reste, elle dénonce à longueurs d’articles et sur les plateaux de télévision la présence de Mercenaires russes dans l’ancienne colonie. Le quotidien La Croix peste ainsi contre la présence de plus en plus visible des russes « À Bangui, ils sont partout. Les voici assurant la formation de l’armée centrafricaine, encadrant la garde présidentielle (…) Ils accueillent même le Président centrafricain à sa descente d’avion »
Pour contrer la campagne de dénigrement anti-française à Bangui, des officines proches de l’armée lancent une contre-offensive sur les réseaux sociaux en créant de faux profils et de faux comptes, qui pointent du doigt la Russie, l’accusant d’ingérence dans les élections centrafricaines. « Bien que les personnes derrière cela aient tenté de cacher leur identité et leur caractère coordonné, notre enquête a trouvé des liens avec des individus associés à l’armée française » indique Facebook qui fait le ménage et supprime 84 comptes et 16 profils Instagram liés à ces officines. Cette opération de contre-propagande « conçue sans une logistique très élaborée, voire de façon amateur » comme l’indique au média russe Sputnik, Fabrice Epelboin, enseignant à Science Po Paris, ne fera donc pas long feu.
Facebook suspend aussi de nombreux faux comptes téléguidés par les services de renseignement russe pour influencer la présidentielle centrafricaine. Dans le même temps, de manière plus visible, Paris s’active à contrer l’influence russe dans l’espace médiatique centrafricain. C’est ainsi qu’en novembre 2020, la France par le biais de son nouvel ambassadeur Jean-Marc Grosgurin alloue un financement en soutien au Haut Conseil de la Communication pour l’organisation d’un atelier de formation destiné aux journalistes de médias publics et privés. Présent à l’ouverture de ce séminaire de formation qui vise officiellement à lutter contre la désinformation pendant la campagne électorale et au-delà, le Président Faustin Touadera fustigera les campagnes de désinformation « contre les partenaires de la Centrafrique »
La tentative de conciliation
Dans ce rapport de force, le conseiller russe Valery Zakharov tente de minimiser la rivalité entre les deux pays. « Nous sommes dans le même bateau ici et notre tâche commune est d’aider la République Centrafricaine » déclare-t-il à Sputnik. La Russie a cependant renforcé sa présence militaire en Centrafrique et pourvu le pays en équipements militaires à grand renfort de publicité. De son côté la France semble avoir entamé un changement de cap en se réengageant après l’épisode déconcertant de la fin de l’opération Sangaris : 280 soldats ont été déployés au sein de la mission militaire de l’Union Européenne en République Centrafrique (EUTM-RCA) dirigée par un officier de haut rang français, le General de Brigade Éric Peltier. Sans compter, les allocations en forte hausse de l’Agence Française de Développement à Bangui, pour appuyer les projets de développement soumis par les autorités centrafricaines ;
Si les Forces armées centrafricaines ont pu reprendre le contrôle du corridor stratégique entre Bangui et le Cameroun, qui sert de mamelle nourricière au pays, plusieurs pans entiers du territoire centrafricain restent occupés par des groupes rebelles puissamment armés dont l’offensive récente n’a pas pu se faire, selon Paul-Simon Handy « sans soutien extérieur » , la stabilité de ce pays pourvu en ressources minières inestimables passe désormais par une pax franco-russe couplée à l’initiative africaine conduite par le Président Angolais João Lourenço.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Eric-Didier-Tambo-Procureur-Général-près-la-Cour-dAppel-de-Bangui-crédit-photo-cédric-gwa-gomba-le-20-janvier-2020-450×406.jpg” alt=”Eric Didier Tambo – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui – crédit photo cédric gwa gomba le 20 janvier 2020″ width=”450″ height=”406″ />Eric Didier Tambo, – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le 20 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 11 mars 2020, 05:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). New York, 10 mars 2021 – «Nous voulons tourner la page, mais pas au détriment de la justice» – tel était un message répété par les victimes de violations des droits humains interrogées dans un nouveau rapport publié aujourd’hui sur la justice transitionnelle en Centrafrique République (RCA). Produit par le Centre international pour la justice transitionnelle (ICTJ) et Cordaid, ‘A Drop of Water on a Hot Stone’: Justice for Victims in the Central African Republic présente les résultats d’une étude explorant les approches de la justice centrées sur les victimes en RCA et leur faisabilité dans un contexte de profonde fragilité et d’extrême pauvreté.
L’étude, menée en 2020, comprenait 68 entretiens qualitatifs avec des parties prenantes clés, dont 31 victimes, des représentants d’organisations locales de la société civile, d’organisations non gouvernementales internationales et d’agences des Nations Unies, ainsi que des décideurs politiques locaux et des responsables gouvernementaux, entre autres. Il a constaté que les cycles récurrents de conflit en RCA ont non seulement appauvri le pays riche en ressources, mais ont également affaibli les institutions de l’État et entravé leur capacité à fournir des services et à répondre aux besoins des victimes. «La transition dans le cas de la RCA fait non seulement face aux défis habituels liés à la volonté politique, à la sécurité et à la stabilité, mais aussi à ceux liés au développement, à la réduction de la pauvreté et de la faim, et à la fourniture de l’éducation et des soins de santé», a expliqué Rim El Gantri, ICTJ’s expert principal du programme sur la RCA et co-auteur du rapport.
Une approche de la justice centrée sur les victimes en RCA doit tenir compte des circonstances et des besoins socio-économiques particuliers des victimes, y compris leur lieu de résidence, ainsi que la nature des préjudices qu’elles ont subis. «Toutes les initiatives et processus de justice restent centralisés dans la capitale Bangui, ce qui affecte et façonne la manière dont ils répondent aux besoins des victimes, car beaucoup d’entre elles vivent dans des zones rurales», a déclaré El Gantri. Par exemple, les victimes à Bangui ont tendance à être beaucoup plus informées de leurs droits et des processus de justice transitionnelle en cours que celles des zones rurales. «Certaines victimes des zones rurales interrogées dans le cadre de l’étude ont déclaré qu’elles n’avaient jamais été approchées ou interrogées sur leur opinion sur la justice. Pourtant, pour ces victimes, le besoin d’indemnisation et de réparation est le plus criant, et y remédier devrait être la priorité la plus urgente pour l’État », a ajouté le Dr Arnaud Yaliki, expert en droit international centrafricain et co-auteur du rapport.
Une pluralité de Centrafricains, y compris des victimes, des membres de communautés marginalisées et des représentants de la société civile, doivent participer de manière significative à tout processus de justice transitionnelle pour lutter efficacement contre les abus passés, aider à établir un discours national commun et assurer une paix et un développement économique durables. pour tous. Comme souligné dans le rapport, il est également important qu’une approche aille au-delà d’une compréhension légaliste de la justice transitionnelle. Par exemple, des mécanismes peuvent être mis en place pour assurer la responsabilité qui ne reposent pas uniquement sur les procédures et les tribunaux de justice pénale. De même, la conception et la mise en œuvre des programmes de réparation devraient reposer sur de larges consultations avec les victimes et la société civile et non sur des décisions politiques ou même des décisions de justice.
Bien que le rapport souligne les divers défis pour rendre justice aux victimes en RCA, il décrit également les meilleures pratiques et identifie des solutions et des stratégies potentiellement innovantes. Enfin, il fournit un ensemble de recommandations au gouvernement et aux autres parties prenantes qui, si elles sont mises en œuvre, pourraient ouvrir la voie à un processus de justice transitionnelle inclusif et centré sur les victimes dans le pays. «Ces recommandations sont pertinentes bien au-delà de la RCA», a noté El Gantri. «Dans d’autres contextes fragiles, il existe un besoin similaire de placer les victimes au centre de ces processus, ainsi que de relier la justice transitionnelle à la consolidation de la paix et au développement.»
Pour planifier une entrevue ou pour des questions générales des médias, veuillez contacter:
Chris Boland, associé en communication, ICTJ
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À propos de ICTJ
Le Centre international pour la justice transitionnelle (ICTJ) travaille à travers la société et les frontières pour contester les causes et s’attaquer aux conséquences des violations massives des droits de l’homme. Nous affirmons la dignité des victimes, luttons contre l’impunité et promouvons des institutions réactives. L’ICTJ envisage un monde où les sociétés rompent le cycle des violations massives des droits de l’homme et jettent les bases de la paix, de la justice et de l’inclusion. Pour plus d’informations, visitez www.ictj.org.
PHOTO: des groupes nomades tels que les Peuls traversent le nord de la RCA, campant dans la brousse, où ils peuvent planter leurs tentes près de leur bétail.
Centre international pour la justice transitionnelle | 50 Broadway, 23e étage, New York, NY 10004 | T +1 (917) 637-3800 | ictj.org | @theICTJ
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-camions-de-marchandises-en-provenance-de-la-Centrafrique-entrent-au-Cameroun-par-le-poste-frontiere-Garoua-Boulai-1-450×252.jpg” alt=”Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai.” width=”450″ height=”252″ />Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset
Pour mettre en place ce processus de contrôle, l’État centrafricain s’est appuyé sur le Suisse SGS, un des leaders mondiaux de l’inspection, du contrôle, de l’analyse et de la certification, avec 2 600 bureaux dans le monde. L’objectif, comme partout ailleurs, est de protéger le pays et ses consommateurs de produits non-conformes et potentiellement dangereux.
Mandaté pour trois ans par l’État centrafricain, SGS a conçu un processus de vérification en trois étapes : l’étude documentaire (vérification des rapports de tests en fonction des standards applicables à l’importation), l’inspection des marchandises (marquage et étiquetage, en présentiel ou à distance) et l’émission du certificat de conformité.
Les crises sanitaires et économiques de ces dernières années, le réchauffement climatique et les contrefaçons ont conduit nombres de pays africains à renforcer la vérification des produits importés. La république centrafricaine est ainsi devenue le 27e pays du continent à mettre en place un tel programme.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Village-Létélé-dans-Bocaranga-450×337.jpg” alt=”Le village Létélé, dans l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Fortuné Bobérang.” width=”450″ height=”337″ />Le village Létélé, dans l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Paoua, République centrafricaine, mercredi, 10 mars 2021, 15:47:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Si les activités ont normalement repris au centre-ville de Bozoum, la situation sécuritaire demeure très inquiétante dans les localités environnantes. À 30 kilomètres sur l’axe Bocaranga, les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais ont affronté depuis hier les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, poussant ces derniers à incendier deux ponts dans les localités de Létélé et de Pougole, toujours dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.
Depuis 48 heures, la situation sécuritaire demeure très instable dans la périphérie de la ville de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé. À Bavara, dans la circonscription de Paoua 5, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement se renforcent, et l’accès à la ville est totalement inaccessible. Les rebelles ont mis des barricades partout. Tandis qu’au village Koyali, situé à environ 28 kilomètres de Bozoum sur l’axe Bocaranga, les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais ont affronté depuis 48 heures les rebelles qui bloquent toutes circulations en provenance de Bocaranga.
Cependant, pour éviter et ralentir la progression des forces loyalistes, les rebelles, qui sont positionnés dans la localité de Létélé, ont mis le feu ce mercredi matin sur le pont de Ngou-Moundou, situé à 15 kilomètres de Bocaranga. Pendant ce temps, à Pougole, ces mêmes rebelles ont calciné le pont de gober, situé à 7 kilomètres de la ville, rendant difficile l’accès à ces localités par des véhicules.
Notons que les villes de Létélé et Pougole sont surplombées des gigantesques montagnes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-faca-en-patrouille-a-Bangui-3-450×338.jpg” alt=”les soldats faca en patrouille à Bangui 3″ width=”450″ height=”338″ />Les soldats FACA en patrouille dans les rues de Bangui, le 22 janvier 2021. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 mars 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). Les forces de défense et de sécurité intérieure, lourdement armées, ont bouclé ce mercredi matin plusieurs quartiers du sixième arrondissement de Bangui, au sud de la capitale, ou elles procédaient à des arrestations massives d’individus de sexe masculin. Selon le porte-parole du gouvernement, Monsieur Ange-Maxime Kazagui, il s’agit d’un contrôle des pièces d’identité et de la sécurisation de la capitale. Or, de nombreuses sources indiquent le contraire.
Selon certains habitants de ces localités interrogés par CNC, le bouclage a commencé au levé du jour vers 5 heures. L’opération a duré plusieurs heures dans plusieurs quartiers du sud de la capitale, suscitant la colère des habitants qui se plaignent du fait que les forces de l’ordre leur demandent leur carte d’électeur. Une allégation rejetée par le gouvernement qui présente le bien-fondé de cette opération. Selon le ministre et porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui, les Centrafricains doivent doubler de vigilance . Il l’a dit lors d’une interview accordée à la radio Ndékèluka .
« Le travail consiste à identifier les gens… Si certains n’ont pas de cartes d’identité, et bien s’ils ont une carte d’électeur, ils la présentent. Ils ont peut-être un permis de conduire, ils le présentent. On n’a pas dit qu’on avait fait un travail pour aller récupérer les permis de conduire. Mais je vous reviens à l’essentiel. Pourquoi attend nous un État d’urgence ? C’est parce que justement il y’a un travail de sécurité profond à faire. Le CPC et les autres bandits qui les accompagnent, ils sont rentrés dans la ville de Bangui. Alors, il faut bien que ce travail se fasse. Parce que ces gens là, ceux qui ont réussi à regagner certaines zones l’ont fait, d’autres sont cachés dans des maisons. Il faut que ce travail se fasse. Par ce qu’en réalité, je veux, le rappeler aux Centrafricains et Centrafricaines, attention ! Nos ennemis ne dorment pas, ils sont toujours là. Et une attaque de l’intérieur peut toujours nous surprendre. C’est pourquoi le gouvernement prend des mesures pour faire des murs de sécurisation en allant case après case, maison après maison », a réagi Monsieur Kazagui.
Notons que cette opération de contrôle d’identité intervient quelques mois après une contestation populaire à propos du tarif « exorbitant » de carte nationale d’identité et de permis de séjour par la société .
Prévue initialement pour la date du 02 mars 2021, mais avancée au 27 février 2021, la réunion des Chefs d’État de la CIRGL (Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs), consacrée à la crise centrafricaine, a été reportée sine die, à la suite du refus persistant du gouvernement centrafricain d’ouvrir un dialogue inclusif avec l’ensemble des protagonistes du conflit meurtrier en cours, particulièrement avec la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).
Pendant le mois de février 2021, M. TOUADERA a tout orchestré pour empêcher cette initiative salvatrice, portée par la CEEAC (Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale) et la CIRGL, en vue de mettre fin à la violence et de ramener la paix en Centrafrique.
Ce sera tout d’abord, le 12 février 2021, la sortie dans les rues des jeunes du Mouvement Cœurs Unis (MCU), entourés des associations de femmes et de quelques entités de la galaxie présidentielle, et le 13 février 2021, l’instru- mentalisation et la corruption de directeurs d’écoles et de proviseurs de lycées pour mettre dans la rue les élèves, lycéens et étudiants.
Par le même procédé, les militants de son parti le MCU (Mouvement cœurs Unis), quelques associations de jeunes et de femmes, ainsi que des partis politiques de la mouvance présidentielle ont manifesté devant le siège de la CEEAC, les 22 et 25 février 2021, afin de refuser la tenue dudit dialogue.
Pour couronner le tout, certains conseillers à la Présidence de M. TOUADERA ont clairement exprimé la volonté de ce dernier de ne pas vouloir Dialoguer avec les rebelles qualifiés de « terroristes ».
Enfin, la Ministre centrafricaine des Affaires Étrangères portera le 24 février 2021 cette fin de non-recevoir de la part de M. TOUADERA au Président angolais, Son Excellence Monsieur Joäo Manuel Gonçalves LOURENÇO.
Bien qu’il ait dans un premier temps annoncé sa disponibilité à organiser sans délai la Concertation avec les Forces vives, le Président Faustin Archange TOUADERA semble avoir plié sous les menaces à peine voilées des faucons de son régime, ainsi que face au refus aussi catégorique que surprenant de son Conseiller russe pour la sécurité et de l’Ambassadeur de Russie, ce dernier sortant largement de son devoir de réserve diplomatique.
Cette volte-face de Bangui met à mal la démarche des Chefs d’Etats de la CEEAC. Toutefois une forte délégation venue de l’Angola, conduite par le Ministre des Relations Extérieures, a été reçue à Bangui il y a quelques jours. Nous attendons de voir ce qui en sortira.
TOUADERA a ainsi fermé la porte de l’initiative diplomatique de ses pairs de la sous-région en vue du dialogue inter-centrafricain.
La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) tient tout d’abord à remercier les Chefs d’Etats de la ClRGL, les Hauts représentants de la CEEAC et de l’Union Africaine pour leur initiative en faveur d’un dialogue inclusif centrafricain et pour leur détermination à mettre fin å la violence en cours en République Centrafricaine.
La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a été réceptive et sensible aux recommandations faites par les Chefs d’Etats à l’issue du mini-som- met du 29 janvier 2021. Ainsi la CPC avait-elle tour à tour accepté le cessez- le-feu immédiat et unilatéral, desserré l’étau autour de la ville de Bangui, rouvert le corridor Bangui/Garoua-Boulai et repris ses positions initiales. Dans la perspective du dialogue du 02 Mars, une équipe restreinte de la CPC avait été reçue par les émissaires de la CEEAC et elle a participé aux travaux préparatoires dudit sommet.
Pendant ce temps, les mercenaires du Groupe WAGNER et le conglomérat russo-rwandais ont continué d’occuper les positions et les villes volontaire- ment laissées par la CPC, perpétuant des violences sur la population et pratiquant des exécutions extra-judiciaires multiples à divers endroits du pays, comme récemment dans la ville de Bambari où la découverte de charniers, les enlèvements et les exécutions sommaires sont quotidiens.
La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) prend donc acte du refus catégorique de M. TOUADERA de résoudre par le dialogue et la concertation la crise politico-militaire. Cette posture gouvernementale irresponsable entraînera inéluctablement, pour la CPC, un durcissement militaro-sécuritaire. La Coalition des Patriotes pour le Changement tiendra pour seuls responsables M. TOUADERA et son gouvernement.
Les capacités de la CPC sont restées quasi-intactes. La posture conciliante et constructive qu’elle a observée jusqu’ici ne vise qu’à donner une chance au dialogue national inclusif véritable et à la paix, dans la dynamique engagée par la CEEAC depuis les sommets des Chefs d’Etats d’octobre 2020 et de janvier 2021.
Tous les autres mécanismes discutés ou projetés restent par ailleurs assujettis à la tenue effective d’un véritable dialogue national, demandé et attendu de- puis de nombreux mois par l’écrasante majorité de la communauté nationale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/La-Cheffe-de-la-delegation-de-lUE-en-Centrafrique-Samuela-Isopi.-Photo-Jefferson-Cyrille-YAPENDE.-450×299.jpg” alt=”Madame l’ambassadrice de l’UE-rca Samuela Isopi” width=”450″ height=”299″ />Madame l’ambassadrice de l’UE-RCA Samuela Isopi. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Discours de l’Ambassadrice de l’Union européenne en RCA Samuela Isopi
à l’occasion de la conférence sur le rôle du leadership – la voie vers l’égalité en République centrafricaine et les meilleures pratiques institutionnelles pour l’autonomisation des femmes en République centrafricaine dans le cadre de la journée internationale de la femme
Bangui, 09/03/2021
Madame la Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant
Madame la Ministre de la Défense et Reconstruction de l’armée
Mesdames et messieurs représentant les forces de l’ordre
Mesdames et messieurs les représentants des ministères techniques,
Mesdames et messieurs les représentants des partenaires techniques et financiers et des agences des Nations Unies
Mesdames et messieurs les représentants des ONG nationales et internationales
Mesdames et messieurs les représentants des organisations féminines
Chers invités,
Chères soeurs !
Barala Kwe !!
C’est avec un grand plaisir que je participe aujourd’hui à cette journée d’échange et de réflexion sur « le rôle du leadership – la voie vers l’égalité en République centrafricaine » et « les meilleures pratiques institutionnelles pour l’autonomisation des femmes en République centrafricaine » dans le cadre des célébrations de la Journée internationale de la femme.
L’organisation de cette conférence témoigne une fois de plus de l’importance et de l’intérêt que l’Union européenne accorde à la promotion du genre et au processus d’autonomisation des femmes au niveau social, économique, et politique en particulier. Comme l’a dit la présidente de la Commission européenne Ursula Van der Leyen hier à l’occasion de la Journée de la Femme, les femmes et les filles peuvent tout faire. Elles peuvent être médecins, avocats, astronautes. Et oui ! Elles peuvent aussi être présidentes ! Elles doivent avoir confiance en elles-mêmes !
L’égalité de genre constitue une valeur fondamentale de l’UE, un droit universellement reconnu et une condition essentielle pour le bien-être, la croissance économique, la prospérité, la bonne gouvernance, la paix et la sécurité d’une communauté, d’un pays et de l’ensemble de notre communauté mondiale. Tous les citoyens, dans toute leur diversité, devraient être libres de mener la vie de leur choix, de prospérer sur les plans social et économique, de participer et de prendre des responsabilités sur un pied d’égalité.
Mais, mesdames et messieurs, nous sommes tous bien conscients que nous avons encore un long chemin devant nous pour y arriver et la situation des femmes dans le monde et en particulier en Centrafrique est loin de répondre aux attentes, aux aspirations et droits des femmes et aux besoins d’un pays qui doit pouvoir pleinement compter sur le potentiel extraordinaire représenté par la moitié de sa population.
En Centrafrique comme ailleurs, les femmes sont en premières lignes. Lorsque la guerre et les conflits éclatent, les premières victimes, ce sont les femmes. Lorsqu’il faut tout reconstruire, les premières à se mobiliser, ce sont les femmes.
En même temps, les femmes ont un rôle clef à jouer dans la prévention des conflits et dans la cohésion sociale aux niveaux communautaire et national. Les femmes sont par définition des actrices de dialogue et de paix. Ce sont les femmes qui ramènent la paix dans la famille, qui pensent à l’avenir de nouvelles générations, leurs enfants, qui soutiennent leurs communautés. Le bien commun, l’intérêt général est bien présent dans la femme qui ne poursuit pas par sa nature des intérêts égoïstes ou la violence comme moyen de régler les différents ou les conflits.
Il est prouvé que lorsque les femmes sont impliquées et présentes dans les processus de médiation, dans des initiatives de paix, ces initiatives ont plus de possibilités concrètes d’aboutir et de durer. C’est pourquoi l’Union européenne est fortement engagée dans tous ses programmes et ses actions en RCA à renforcer le rôle de la femme, comme actrice de paix, de développement et de changement.
En RCA aujourd’hui la place de la femme n’est pas à la hauteur des défis du pays.
Aujourd’hui en RCA, la pauvreté a un visage féminin : en milieu rural, le taux de pauvreté atteint 81 % chez les femmes, par rapport à 69 % chez les hommes. Malheureusement les femmes sont non seulement plus fortement touchées par la pauvreté, mais aussi par les violations de leurs droits et par diverses formes de violences physiques et physiologies : violences conjugales, violences verbales, violences sexuelles, violences économiques telles que les abandons ou répudiations sans ressources, discriminations dans l’accès à la propriété, privations d’héritage et les conséquences d’accusations en sorcellerie.
Les femmes sont encore peu représentées dans les instances de prise de décision. Trop de pesanteurs culturelles et d’obstacles (la sécurité, l’autonomisation) qui empêchent une plus forte présence des femmes dans les institutions. Dans le cadre du processus électoral en cours l’Union européenne s’est fortement investie à travers son projet bilatéral d’appui aux élections mis en œuvre par notre partenaire ENABEL pour renforcer la participation des femmes en tant qu’électrices et candidates.
Permettez-moi, à la veille des élections législatives de dimanche prochain, au nom de l’Union européenne de saluer l’engagement des femmes et des candidates centrafricaines et de former les vœux que beaucoup de femmes puissent être élues à l’AN à l’issue de ce scrutin pour renforcer et porter la voix des femmes au plus niveau des institutions et de l’Etat.
Pour s’attaquer aux causes profondes de l’inégalité entre les hommes et les femmes et contribuer à lutter contre la multiplicité des stéréotypes et des préjugés qui persistent encore dans de nombreux contextes, il faut favoriser des changements de comportement et de coutumes qui puissent promouvoir des opportunités plus équitables entre hommes et femmes. A cet effet il est primordial de traiter non seulement les facteurs plus « visibles » qui font perdurer les femmes dans un état de détresse et dépendance (accès à la terre, au crédit, à la propriété) mais aussi d’autres plus “cachés” liés aux us et coutumes et donc enracinés au sein même des communautés. Tels que la violence basée sur le genre.
La promotion du genre en RCA devra forcement passer par des politiques, des stratégies et des actions intégrées et multisectorielles qui puissent agir à la fois sur les contraintes structurelles mais aussi sur les pesanteurs et les coutumes négatives qui nuisent et freinent l’évolution socio-économique des femmes et leur « voix » dans la société. Pour cela un leadership et des institutions fortes et résolues, favorables à l’égalité des genres sont primordiale pour guider et cadrer les changements nécessaires. Et ceci à travers une participation accrue des femmes dans le leadership et des hommes prêts à lutter pour les droits de la femme. La conférence d’aujourd’hui s’inscrit bien dans cette logique.
La RCA s’est déjà inscrite depuis plus d’une décennie résolument dans la dynamique de la promotion de l’égalité des genres. L’égalité des genres fait partie intégrante du RCPCA ; le pays a ratifié plusieurs textes internationaux, adopté une loi sur la parité (bien qu’encore pas pleinement appliquée) et promulgué des textes nationaux qui visent cette égalité.
Mais même si des importants progrès ont été achevés, beaucoup de défis restent à relever pour permettre un réel épanouissement de la femme et des filles à Bangui, surtout dans l’arrière-pays. Comme par exemple la prise en compte de la dimension genre dans tous les différents politiques ministérielles, l’opérationnalisation et la mise en œuvre des politiques et stratégies nationale relative à la promotion du genre à tous les niveaux, la vulgarisation et l’application des textes relatifs aux droits et au statut de la femme, le renforcement des capacités des structures (associations, ONG, fédérations) qui œuvrent dans la promotion du genre et de promouvoir un changement de comportement pour lutter contre les stéréotypes et favoriser les actions concrètes visant l’autopromotion de la femme au niveau communautaire.
Mesdames et Messieurs,
L’UE est un pionnier mondial dans la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes, un objectif politique clé de notre action extérieure et de notre politique étrangère et de sécurité commune qui vise à accélérer les progrès vers la réalisation d’objectifs mondiaux, parmi lesquels les objectifs de développement durable (ODD). L’UE suit une approche en trois volets, combinant l’intégration de la dimension de genre dans toutes les interventions, des actions ciblées et un dialogue politique soutenu.
A travers le nouveau plan d’action de l’UE en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes pour 2021–2025 (GAP III), un cadre politique pour l’UE destiné à augmenter son niveau d’engagement, l’UE s’est engagée à ce qu’au moins 85 % de toutes les nouvelles actions extérieures aient pour objectif important ou principal, d’ici à 2025, l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes et des filles.
En RCA l’UE s’est engagé et va continuer à s’engager à accompagner le gouvernement dans ses efforts à cette fin.
En effet, depuis 2014, l’UE a soutenu de nombreux projets, financés par ECHO, par l’Instrument de consolidation de la Paix (IcSP), par le FED, par les lignes thématiques et par le Fond Békou qui ont permis de mitiger les facteurs de blocage à l’autonomisation de la femme et des filles. Je ne vais pas entrer en détail ici, mais l’appui a touché plusieurs domaines tant le secteur de l’éducation, notamment pour renforcer la scolarisation des filles ; une aide légale aux personnes vulnérables, en particulier les femmes victimes de violences ou accusées de sorcellerie ; un phénomène accablant sur lequel nous appelons les autorités centrafricaines à redoubler d’efforts. Et encore la promotion de la participation des femmes dans la vie politique et en particulier dans les élections, l’autonomisation des femmes à travers des activités génératrices de revenus (les AVC ou tontines améliorées), la prise en charge des victimes de violences basés sur le genre et une plus forte implication des femmes dans les processus de médiation et de paix.
C’est dans cette esprit également que le Fonds Bêkou va financer une nouvelle action visant à soutenir le renforcement des capacités de l’ensemble des acteurs qui doivent répondre sur le terrain aux besoins des femmes, avec un appui important au Ministère de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant qui va jouer de plus un plus son rôle de leadership et de coordination, en fait directement lié aux discussions d’aujourd‘hui.
Par ailleurs, l’égalité des genres et l’autonomisation et protection des femmes sont également pris en compte dans l’exercice de programmation de l’UE pour les années 2021-2027, actuellement en cours, dans lequel la dimension genre sera intégrée et devra contribuer à atteindre la cible de 85% d’actions sensibles au genre que l’UE s’est fixée pour les prochaines années.
Mesdames et Messieurs,
Je suis certaine que cette conférence avec des conférenciers bien sélectionnés, va alimenter des discussions fructueuses et permettra de tirer des leçons des expériences des différents institutions, organisations et acteurs présents aujourd’hui et d’inspirer les réflexions sur des activités à mener dans la poursuite de l’égalité des genres et de l’autonomisation des femmes en Centrafrique.
Je ne pourrais pas terminer mon propos sans remercier l’EUTM et le Général de Abreu, d’avoir organisé cette manifestation, le Gouvernement et nos partenaires et sœurs de la société civile, du réseau des femmes leaders et des organisations féminines.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/une-dizaine-des-rebelles-de-seleka-armés-dans-la-commune-de-liotto-450×325.jpg” alt=”DeDes combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR” width=”450″ height=”325″ />Image d’illustration des combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR
Bambari, République centrafricaine, mercredi, 10 mars 2021, 11:14:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes et rwandais ont repris le contrôle de la ville centrafricaine de Kouango (Centre) après que les rebelles l’ont assiégée durant plus de 7 ans, a appris CNC ce mercredi lundi de la part du sous-préfet de la ville.
D’après le sous-préfet, ce retournement de situation est intervenu après 2 heures seulement d’offensive des soldats FACA et de leurs alliés russes et rwandais, qui ont réussi à mettre en déroute les assaillants et reprendre le contrôle de la ville de Kouango, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de la Ouaka, située à 139 kilomètres au sud-ouest de Bambari par les routes régionales RR15 et la RR13.
Des sources locales ont indiqué que les rebelles se sont éparpillés en brousse, d’autres ont pris la direction des villes voisines à bord de motocyclettes. Les populations commencent à reprendre lentement leurs activités après que les forces de l’ordre multiplient des patrouilles pour les rassurer.
Notons que la reprise de la ville est intervenue 24 heures après celle de du village Ngakobo, situé à 57 kilomètres au sud de Bambari sur la route régionale numéro 13 (RR13).
Il faut noter au passage que les partielles et le second tour des législatifs auront lieu ce dimanche 14 mars 2021. Avec les bruits des bottes partout, est-ce que les candidats auront-ils lieu de battre leur campagne en toute sérénité ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-instructeurs-russes-a-Bangui-1-450×253.jpg” alt=”Les instructeurs russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR” width=”450″ height=”253″ />Les instructeurs russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR
Bambari, République centrafricaine, mercredi, 10 mars 2021, 10:50:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La sous-préfecture d’Ippy, reprise par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais aux mains des rebelles de la COALITION DES PATRIOTES POUR LE CHANGEMENT (CPC), est en train d’être basculée dans une situation humanitaire et de droit de l’homme inquiétant. Les forces loyalistes, désormais plus visibles dans la ville, sont de plus en plus accusées d’arrestation arbitraire et assassinat. C’est ce qui est arrivé mardi à un éleveur peul, abattu par les Mercenaires russes, suscitant la colère de la communauté.
La victime s’appelle Aladji Idi, abattue froidement ce mardi 9 mars par les mercenaires russes de la société Wagner au croisement d’Ippy. Selon ses proches, il était parti faire ses courses à Bambari, c’est au moment de son retour qu’il se fait arrêter et tué froidement au checkpoint des russes au croisement d’Ippy.
Ainsi, toute la communauté peule et musulmane se dit attristée et regrette le comportement violent de ces partenaires de l’armée nationale.
Il y’a lieu de rappeler qu’il y a une semaine, c’est-à-dire le 02 mars 2021, deux jeunes dénommés Haroun Souwouya et Moussa Boucher ont été interpellés par les Russes et placés en détention. Leur parents ont du débourser pour chacun 1 000 000 de francs CFA (1500 euros) afin de qu’ils puissent être libérés trois jours plus tard.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/02/apres-signature-accord-dialogue-khartoum-a-bangui-au-palais-1-450×302.jpg” alt=”” width=”450″ height=”302″ />Après la signature de l’accord de paix de Khartoum à Bangui le 6 février 2019.
Collectif des jeunes sages centrafricains
Le dialogue oui, mais pas un dialogue des sourds et muets.
La république centrafricaine notre cher et beau pays traverse un moment difficile de son histoire.
Il est dit qu’un peuple sans histoire est peuple sans avenir car le passé représente le socle sur lequel l’avenir doit être construit. Ceci dit, nous sommes sans ignoré que chaque fois qu’une situation de déstabilisation des institutions de la république se produit, les dirigeants centrafricains ont tous tour à tour essayer de trouver un terrain d’entente, un dialogue avec les auteurs qui à tort ou à raison ont toujours préféré la voie des armes.
L’histoire retiendra qu’en Centrafrique, ceux qui gouvernent ont toujours la bonne foi de dialoguer avec les parties prenantes et non prenantes aux différents conflits qui depuis quatre décennies secouent notre terre mère. Mais l’histoire retiendra aussi que les acteurs qui créent les conflits par pure intérêts ou sous la manipulation des puissances du mal savent toujours contourner les recommandations qui sortent de ces différents débats et dialogues cela dans le but de satisfaire leur égo ou les mains invisibles qui les actionnent le tout sur la souffrance d’un peuple martyrisé qui n’aspire qu’à la paix et au bien-être social.
Le tableau est sombre pour ces nombreux dialogues organisés par différents acteurs parfois sur le dos du contribuable centrafricain ou du contribuable africain qui pense aider ce pays frère à sortir de sa souffrance endémique. Le tableau est sombre parce que rien n’a changé pour le peuple. Certains acteurs sont depuis des années associés à toutes les négociations mais demeurent les troubles fête après que les papiers signés leur ont servi de torche-cul ou rangés négligemment sans relecture dans une mallette en papier qui sera brulé par une secrétaire après l’obtention du poste ministériel ou du conseiller à la présidence. Ces dialogues, nous les qualifions de dialogue de sourds et muets.
Les gouvernants sont des muets car c’est la communauté internationale qui parle, écrit les points sur lesquels négociés et les déclarations et recommandations à ratifiés à la fin de la négociation.
Les acteurs armés et non armés sont des sourds car n’écoutant rien de la souffrance de leur frères et sœurs centrafricains ils ont les yeux et les oriels bouchés par des intérêts égoïstes et partisans.
Cette approche du dialogue mangetif et buvatif si vous me permettez l’expression n’est celle que nous centrafricains nous attendons aujourd’hui du président de la république.
Nous voulons un dialogue franc entre des vrais fils et filles du pays.
Nous voulons être maitres de ce que nous allons discuter et nous allons arrêter.
Nous voulons être les garants de nos engagements devant nos concitoyens.
Nous voulons que les auteurs et complices des crimes commis contre notre peuple soient traduits devant des tribunaux dignes de ce nom.
Plus jamais ça. LE centrafricain mérite mieux et plus.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/un-village-a-12-kilometres-de-Bossangoa-par-cyrille-yapende-450×338.png” alt=”un village à 12 kilomètres de Bossangoa par cyrille yapendé” width=”450″ height=”338″ />Photo CNC / Cyrille Jefferson Y apendé
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 mars 2020, 09:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Avec la reprise du contrôle de plusieurs localités par les forces de défense et de sécurité, le gouvernement de la République centrafricaine a décidé de la reprise des travaux routiers appelés à désenclaver la partie nord-est du pays, a indiqué ce mardi le ministre centrafricain des Transports et de l’Entretien routier, Guismala Hamza.
Il a précisé, à l’issue de la première réunion cette année du comité de pilotage du projet de connectivité rurale dans la zone nord-est du pays, que ce projet concerne les tronçons routiers menant des villes centrafricaines de Kaga Bandoro, Mbrès et Ndélé à Birao, longs de près de 1.000 kilomètres.
Il s’agit, selon lui, d’un projet financé par la Banque mondiale mais dont les travaux ont été suspendus à cause de l’insécurité entretenue par les groupes armés. La reprise du chantier, d’après le ministre, est la résultante de la mobilisation des populations riveraines, désireuses de disposer d’une route asphaltée pouvant les aider à écouler leurs récoltes et faciliter leur circulation.
Hamza a indiqué qu’avant le contexte d’insécurité, 70 kilomètres de route entièrement dégradés avaient été remis en état.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Touadera-au-Luanda-450×300.jpg” alt=”Touadera au Luanda” width=”450″ height=”300″ />
Un dialogue politique Inclusif avec les forces vives de la nation non-armée
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 mars 2020, 04:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Vues les expériences d’une part et d’autre, de la matière à œuvrer pour la paix, afin de la restauration de la justice, de l’équité en vue de la réconciliation !
Il me semble convaincu que la seule solution dans le cas présent en Centrafrique demeure un dialogue franc entre les forces vives de la nation non-armés, et que les politiques sortent de leur ambiguïté, des mélanges du genre sans aucune pression quelconque, des factions armées non-conventionnelles à travers duquel le pays continu d’enterrer ces enfants, n’aspirerons pas quelconque à une démarche de réconciliation, de la Paix véritable.
Ps) Posant la problématique ainsi la statuée dans le bon sens des enjeux vitaux de la République.
Mais pour se faire, une responsabilité Républicaine s’exige et citoyen il en faut, enfin d’éthique, d’intégrité est le maître-mot, que j’invite tous les hommes politiques à la cohérence de leurs engagements en démocratie contre la résurgence hostile et de boycotte sous prétexte égoïstement politicienne, en tenant compte des souffrances qu’endure les peuples Centrafricains.
Contre tout acte de terrorisme dans notre Pays enfoui dans ces fameuses factions armées non-conventionnelles dite Coalition Patriotique de Changement « CPC » et aux relents insurrectionnels, le contre offensif de l’État centrafricain et ces partenaires alliés dans les reconquêtes de la restauration de l’autorité de l’Etat, par ailleurs doivent constamment rechercher le soutien des populations et intégrer le fait que le seul usage de la force ne saurait suffire.
Pour réduire significativement l’impact de toutes ces forces de Mal, les États avoisinants doivent intégrer le fait que la communauté internationale, par le biais de la MUNISCA, les partenaires bilatéraux ne sauraient suffire sans leurs soutiens. Pas plus que le seul usage de la force FACA, les partenaires et, alliés au contraire ! Contre les factions armées non-conventionnelles, la Coalition Patriotique de Changement et consort « CPC » tous ces rebelles aux regains insurrectionnels, préjudiciable et néfaste pour notre cher Pays qu’ils prétendent rechercher un changement patriotique.
Tous les Démocrates, les Républicains épris de Paix doivent, s’unirent comme un seul homme, qu’il serait inutile de parler que des hommes politiques seulement, vue que la plupart ont faillient à leur devoir en qualité de responsable politique, posant des actes subversives, de surcroit en prêtant allégeance aux forces du mal, à travers ces postures macabres espérés de certains hommes politiques pas forcement les intègres, ont occasionnés des stratégies dont certaines politiques permettent la remixage de la barbarie avec les forces du mal. En remettant en question forcément l’important paradigme de fonctionnement de nos institutions.
Notre Pays se retrouve à nouveau dans une turbulence incomparable, inqualifiable, donc le pouvoir en place, les forces vives de la nation doivent être vigilantes de ce qu’ils sont les enjeux réels de la sortir d’une crise pour notre pays de l’abîme. En intégrant une dimension d’éducation géopolitique des enjeux aux citoyens. Aussi par ailleurs accorder beaucoup plus d’importance au bon renseignement que d’utiliser la calomnie, les diffamations.
NB) L’utilisation de la presse et des radios locales devrait être en bonne escient.
Importance pour l’intégrité territoriale et administrative
La reconquête des préfectures et sous-préfectures par des forces alliées et les forces de sécurités intérieures « FSI » peut être que bénéfique, mais qu’il doit être accompagné de manière pragmatique et pérenne dans la seule condition, la restauration de l’autorité de l’Etat et sur le plan administratif partout où c’est nécessaire.
De même pour une meilleurs adhésion de la politique avec la contribution de tous les fils et filles du Pays à l’unissant, et contre tout méfiance, dérapage.
Œuvrer pour une bonne Compagne de sensibilisation au près de la jeunesse qui se fait enrouler si facilement dans les forces du mal, l’utilisation de langages accessibles aux populations, la collaboration avec les autorités politiques et traditionnelles, ou en partenariat avec les sociétés civiles sont des pistes à explorer avec beaucoup de dextérités et sincérités.
Il conviendra d’intégré les efforts des citoyens en tant qu’alliés incontournable.
Les erreurs soient de l’accord dit de Khartoum qui n’étais pas un accord inclusif, mais exclusif seulement qu’avec les factions armées non-conventionnelles, les milices antibalaka avec le Gouvernement relève une évidence échec, en excluant les acteurs politiques d’opposition, la société civil, sous prétexte qu’elles sont contreproductives. En intégrant, certains acteurs de ces factions armées non-conventionnelles, dans les dispositifs étatiques, armées sans que ces derniers puissent avoir une compétence réellement dans une conduite des affaires d’Etat, ni des disciplines militaires et encore moins les connaissances des institutions était très énigmatique, irrationnelle. Dans ces conditions, ces raccourcies de faire de la politique, de roublardise a toujours un effet boomerang ! Tout prêtre à croire qu’il n’y ait pas une réelle volonté de part et d’autre d’œuvrer pour la Paix cherchée. Les réponses n’avait pas tardées d’arriver, vues les différentes défections, pour ne pas dire trahison dans les représentations mêmes des institutions suite au accord dit de Khartoum.
La complaisance n’est pas à la responsabilité politique, a la gouvernance hasardeuse, des conduites d’un pays comme le nôtre si meurtrie.
La lutte contre la déviance continuelle de ces factions armées non-conventionnelles et ces mercenaires, les exactions éventuelles vis-à-vis de la population prise en otage, les forces régulières de la sécurité FACA et alliés, ainsi contre l’armé d’interposition de la communauté international constitue un facteur déterminant d’aller jusqu’au bout de cette guerre asymétrique, guerre à laquelle les Centrafricains(es) sont les premières victimes, les institutions de la République. Hypothétiquement de fait, l’avenir de la République hypothéquée. L’exigence d’une justice s’avère nécessaire, qu’il conviendra de communiquer sur cet aspect et, de bien veiller que la justice tôt ou tard puisse s’exercer pleinement et procède aux réparations pour les victimes.
« Surtout, veiller à être vigilant aux dérapages et les stigmatisations ethniques, confessionnelles, ce qui peuvent encore augurer à un lendemain encore plus tragique et irréparable ».
Communiquer, encore et encore, en vue de mettre fin aux conflits intercommunautaires et ethnique manipuler par certains hommes politiques, à travers les factions armées non-conventionnelles. Tout & toute Centrafricain(e) a droit d’exister. Aucune communauté ne doit plus être ni ciblé, ni indexée au titre de son appartenance ethnique, soit politique. Il conviendra d’œuvrer pour des discussions intercommunautaires et retenir l’échelle de l’intégrité territoriale, a l’union de la Nation pour ce faire à une éventuelle réconciliation pour une Paix durable.
La Coalition des Patriotes pour le Changement « CPC ».
Quand on utilise les différentes communautés à s’entretuer sous prétexte, d’appartenance à une ethnie ou d’une confession religieuse ou soit en œuvrant dans des différentes factions armées non-conventionnelles, puis en se revendiquant dans une Coalition, soit Coalition des Patriotes pour le Changement « CPC », vous devez poser clairement de quel élan, combat patriotique…que vous posés ? Vues les actes négatives que vous imposées pour vos compatriotes, constater et relever d’antipatriotisme en tous les cas. Et encore moins pour quel changement dixit !
Quel est le sens de ce mot patriote ou patriotisme, que vous defender par certain de vos adeptes de manière ostentatoire dans les médiats NTIC ?
Bien que je sache le mot patriote définie souvent dans ce sens : c’est un attachement sentimental à sa patrie, se manifestant par la volonté de la défendre, de la promouvoir et non des tués, asphyxiés la population sur le plan économique, de liberté d’aller et venir dont vous réclamez le patriotisme de manière incongrue, tout et son contraire mes chers compatriotes de la coalition dite CPC, vous être les premiers victimes de vos turpitudes, cupidités avec les mercenaires qui vous entourent. Vous n’avez pas les mêmes intérêts manifestes ce que vous ignorez.
Chers(es) compatriotes encore lucide de la sauvegarde de notre Patrie :
Une vraie convention patriotique doit se mettre en place dans notre Pays, peut import les compositions, les formes, les hommes…, mais il faut de la responsabilité citoyen, de l’intégrité, de l’éthique en unissant toutes les forces vives de la Nation, avec le concours des dignes fils et filles de Centrafrique…Diaspora, déjà représenté légitimement dans des ONG et Association, des populations l’Anda. Ce dialogue qui se profilera, aura plus de chance d’être appliquées dans ce cadre d’ici-là pour une renaissance apaisé de la Centrafrique.
L’État doit avoir ensuite l’intelligence d’orienter tous ces projets et programmes vers la satisfaction des attentes exprimées à son égard dans cette nouvelle manifestation qui se profile. Il faut en finir avec les grandes messes inutiles qui ne débouchent que sur des engagements entre copain d’hier, qui sont des ennemies de circonstance d’aujourd’hui et très souvent ces arrangements finales non tenus car les protagonistes n’ont ni la volonté politique, ni la sincérité, ni l’honnêteté intellectuelle dans les paroles données. Que les dirigeants de l’heure doivent mettent en œuvre les engagements qui sont les siens d’ici là ! bien sur après les législatives. Les carottes sont cuites pour la Présidentielle du fait de manque et de la clairvoyance depuis le début du quinquennat finissant et, qui vient d’être renouvelé qu’il faut l’admettre. Le temps est maintenant de faire baisser les tensions et en créant les conditions d’une action plus efficace contre les factions armées non-conventionnelles dont les fameux CPC ou LIBERATEUR version Antibalaka et SELEKA renouveler.
L’autorité de l’Etat dans sa globalité pose des problématiques dogmatiques aux vues des :
· Sécurités des citoyens,
· Administrations plus élargies.
Les déploiements des forces de l’arme Centrafricaine et les alliés, en guise de la reconquête de nos provinces assiéger, est un aspect qu’il faut poursuivre avec acquittance constance, vigoureuse et résolument.
La restauration de l’autorité de l’Etat doit être prise en charge comme un enjeu major aux vues de la restauration de l’intégrité territoriale et de la resécurisation du peuple Centrafricain… qu’un engagement, ne peut être effectif et, efficient, dans la seule condition qu’une présence visible de l’autorité de l’Etat satisfaisante ainsi la réinstallation de son l’Administration dans toutes les zones de tension.
Les gros soucis de sécurité des agents est compréhensible, mais cela doit être surpassé par un réel appui des notables locaux et les responsables communautaires, religieux. Il faut impérativement que les dirigeants doivent changer leur fusil d’épaule en la matière des approches fondamentales des affectations.
L’État doit exceptionnellement envoyer dans la zone du personnel qui en est la meilleure maitrise des secteurs ou soit native de la région et cela à tous les niveaux de la représentation administrative, de la justice, les services sociaux avec les moyens qui nécessitent (préparations sur les enjeux avant prise de poste à l’endroit d’affectation aux ministères de tutelles, accompagnement avec les moyens et prise en charge d’installation par exemple…)
Ces agents affectés sont davantage concernés en vue de la responsabilisation et de la réconciliation, stabilisation entre les différentes ethnies et communautés de confessions diverses. En espérant tant d’harmonie entre les différentes ethnies et communautés de confessions d’autre fois vivaient paisiblement entre eux dans les passés.
L’avantage d’une telle approche, dans les affectations des agents natifs de la région, Ils sont moins enclins à certaines attitudes condamnables et outrancières, seront mieux acceptés et seront donc plus en sécurité si une collaboration plus étroite avec les notables locaux et responsables communautaires afin de mieux avancer dans leur mission si transverse. Ces agents auront enfin une meilleure perception des risques et seront donc moins enclins à se replier à la moindre rumeur. Nous devons savoir remettre en cause certains dogmes administratifs pour installer cette dynamique dans toutes les zones d’insécurité dans les zones sensibles et a risque, de ce fait, devrait permette une contribution aux communes vis-à-vis des agents communaux des différentes groupe ethnique et communautaire de confessions diverses, même s’il faut recourir à des recrutements démographique, tout est une question de la redistribution de la responsabilité et aussi mise à la disposition les moyens adéquats.
L’enjeu primaire dans la restauration de l’autorité de l’Etat tendant vers la livraison de l’ensemble des services de base aux administrés, un point essentiel de la bataille pour gagner les cœurs unis de nos compatriotes. Les administrations doivent fonctionner, et la satisfaction des attentes des populations est à prioriser aux services rendus aux citoyens et non le contraire de les ponctionnés. À cet effet, la réponse et les attentes espérés aux doléances escomptera dans une Nième dialogue et les accords de paix intercommunautaires est une base à retenir. De manière structurelle, l’État de droit doit cibler le renforcement des voies de communication, de dialogue, en l’amélioration de l’accès aux sensibilisations et compagnes dans les zones sans que ça soit des actes superficielles non-sensibilisatrices a la vie communautaire, essentiel pour la réconciliation intercommunautaires des populations, bien sûr avec l’impact de la justice et réparation qu’il faut subventionner vis-à-vis des intéressés.
Occuper l’espace son sous-estimer l’ennemi, en l’infiltrant.
Vue l’insécurité grandissante à travers les factions armées non-conventionnelles « CPC », l’utilisation des approches communautaires civils aux services de la sensibilisation et réconciliation, sans exclure la stratégie militaire contre-offensive à la reconquête de nos territoires assiégés par les factions armées non-conventionnelles et mercenaires.
Les États de la sous-région doit se mobiliser pour la cause Centrafricaine. Bien leur signifier que l’insécurité en Centrafrique peut être contagieuse pour les autres pays envoisinant, et de s’organiser dans cette perspective au-delà de la frontière. Les actions des forces de sécurités et alliés, dans le cadre de ces stratégies contre-insurrectionnelles des factions armées non-conventionnelles, doivent-elles aussi sortir du cadre classique et s’engager dans la voie d’une plus grande agilité et contre-offensive de nos forces loyaliste et alliés, en amélioration de leurs capacités d’anticipation jusqu’au dernier retranchement des factions armées non-conventionnelles. Il faut tendre vers la même souplesse que les ennemis de la Paix et des institutions Centrafricains, qui ne cesse de démontrer leur capacité à s’unir, à se regrouper, malgré leur divergence d’intérêts enquête, conquise qui sont les pillages de nos richesses miniers qui les animes finalement se coaliser pour nuire au Pays et le peuple Centrafricain. Le Pouvoir doit redynamiser les fortes de sécurités et de défenses par les biais d’une unité plus légère et mieux aguerries motivés. Les forces spéciales d’élites de nos armées FACA doivent disposer d’effectifs plus nombreux et l’amélioration de leurs performances doivent constituer une priorité avec une reconnaissance dans leur pair, de la population et, d’accroissement de manière significative. Par ailleurs une exigence est attendue de leur part aussi dans l’application de leur mission dans une responsabilité irréprochable.
Nb) Il faut impérativement une vision politique claire de sortie de crise avec le concours de tous les forces vives sans esprit d’exclusion de la Diaspora.
Le Pays a bien besoin de se relever sur tout le plan.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/le-haut-legislateur-chinois-Wang-Chen-450×319.jpg” alt=”le haut législateur chinois Wang Chen” width=”450″ height=”319″ />le haut législateur chinois Wang Chen
Le système électoral de la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong doit se confirmer au principe “un pays, deux systèmes”, répondre aux réalités de la RAS de Hong Kong et servir à assurer “la gouvernance de Hong Kong par les patriotes”, a déclaré vendredi le haut législateur chinois Wang Chen.
Un projet de décision sur l’amélioration du système électoral de la RAS de Hong Kong a été soumis vendredi à la quatrième session annuelle de la 13e Assemblée populaire nationale (APN), l’organe législatif suprême, pour délibération. M. Wang, vice-président du Comité permanent de l’APN, a prononcé un discours explicatif sur le projet lors de la réunion d’ouverture de la session.
Ce n’est que lorsque le principe “la gouvernance de Hong Kong par les patriotes” est observé que la juridiction globale des autorités centrales sur la RAS de Hong Kong peut être appliquée de manière efficace, que l’ordre constitutionnel comme l’établit la Constitution et la Loi fondamentale peut être maintenue efficacement et que les divers problèmes profondément enracinés peuvent être résolus avec efficacité, a indiqué M. Wang.
C’est le seul moyen pour que Hong Kong réalise une stabilité durable et apporte sa due contribution à la réalisation du renouveau national, a-t-il ajouté.
Le système électoral de la RAS de Hong Kong, dont les méthodes de sélection du chef de l’exécutif et de formation du Conseil législatif, doit suivre strictement et refléter pleinement le principe politique et le critère de la gestion de Hong Kong par les Hongkongais avec les patriotes comme corps principal et fournir des garanties institutionnelles à cet égard, a-t-il souligné.
Bangui ( République centrafricaine ) – La réouverture depuis quelques semaines de la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine n’a pas seulement été une bonne nouvelle pour les transporteurs et les populations. S’il est vrai que le trafic a repris ses . droits sur le corridor Douala-Bangui, apportant une bouffée d’oxygène à la ville camerounaise de Garoua-Boulai, dans la région de l’Est, ce desserrement a également permis le retour au bercail ce 6 mars 2021 de plusieurs éléments des forces de défense centrafricaines.
Ce sont au total 137 soldats qui avaient fui les combats en RCA et s’étaient réfugiés au Cameroun, qui ont ainsi pu faire le chemin inverse ce samedi à bords de 14 véhicules stationnés en terre camerounaise depuis trois mois. Selon nos sources, c’était en présence des autorités militaires, diplomatiques et administratives des deux pays, parmi lesquelles le gouverneur de la région de l’Est, Grégoire Mvongo./////////////.
Mais pour arriver à cet heureux dénouement, le Cameroun et la République Centrafricaine ont dû s’entendre sur les conditions de rapatriement et de restitution des armes et autres équipements saisis par les forces de défense camerounaises au moment du franchissement de la frontière.. Un terrain d’entente ayant été rapidement trouvé, il ne restait plus qu’au représentant du gouvernement centrafricain de remercier le Cameroun et le président Paul Biya, pour le traitement réservé à ces 137 soldats «qui ont été hébergés, nourris, protégés et soignés», à rapporté la CRTV dans son edition du journal parlé de 17 heures du 6 mars dernier./////////////.
L’opération de rapatriement des soldats centrafricains et de restitution des équipements a donné l’occasion au gouverneur de la région de l’Est de saluer l’excellence des relations entre les Républiques sœurs du Cameroun et de la Centrafrique. Mais au yeux de l’autorité administrative qui a assuré la supervision du processus, cette épilogue apporte également un autre témoignage. Puisque selon Grégoire Mvongo qui a tenu à le faire savoir, cela est sans aucun doute à mettre aussi sur le compte «du professionnalisme des forces de défense camerounaises». Ce qui est également certain, c’est que le retour en Centrafrique de ces 137 éléments des forces armées est un indicateur de ce que la situation s’améliore et que ce pays est sur le chemin, d’un retour définitif de la paix.