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Crise au Burkina Faso : un burkinabé Se Lève Contre un Régime Putschiste et ses Mensonges à la Wagner

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Crise au Burkina Faso : un burkinabé Se Lève Contre un Régime Putschiste et ses Mensonges à la Wagner

 

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Bangui, 19 août 2023 (CNC) – Dans une déclaration poignante diffusée en direct sur les réseaux sociaux, un citoyen burkinabé s’est élevé contre la gouvernance d’Ibrahim Traoré, le capitaine putschiste actuellement au pouvoir, qui semble suivre un schéma similaire à celui observé en République centrafricaine sous Faustin Archange Touadéra et l’influence de la milice russe Wagner. Cette déclaration, empreinte de colère et de détermination, jette une lumière crue sur la situation politique complexe et les préoccupations grandissantes au Burkina Faso.

 

Appel à la Vérité et à la Justice

 

Dans son discours sincère et direct, ce Burkinabé souligne la gravité de la situation politique dans son pays. Il critique avec passion le régime d’Ibrahim Traoré, accusant ce dernier de manipuler la vérité et de restreindre les libertés civiles fondamentales. Le locuteur dénonce le climat de peur instauré par la suppression des voix critiques, allant jusqu’à souligner des enlèvements de citoyens qui osent s’exprimer contre le régime. Il met en lumière les agissements du régime, évoquant des arrestations arbitraires et la fermeture d’organes de presse pour étouffer les critiques.

 

La Société Civile : Contre-Pouvoir et Voix du Peuple

 

Le discours fait également référence au rôle vital de la société civile en tant que contre-pouvoir au gouvernement. Il rappelle que les organisations de la société civile sont censées énoncer les actions gouvernementales et représenter les aspirations du peuple. L’orateur exprime sa déception face à l’utilisation de certaines organisations civiles fictives pour soutenir le régime, en suggérant qu’elles se sont éloignées de leur mission initiale.

 

Des Référendums Controversés et la Lutte pour la Démocratie

 

Le discours souligne également les inquiétudes liées aux projets d’Ibrahim Traoré de modifier la constitution par le biais d’un référendum, ce qui suscite des interrogations sur la légitimité et l’intégrité du processus. Le citoyen burkinabé remet en question la validité d’un pouvoir non élu pour organiser un référendum constitutionnel et s’oppose fermement à cette idée. Il dépeint la situation politique comme un échec, avec une perte croissante de territoire, de vies et de villages face aux terroristes.

 

L’Appel à la Solidarité et à la Responsabilité

 

L’orateur exhorte ses compatriotes à ne pas suivre le chemin du mensonge et de la manipulation. Il appelle à la solidarité et à la responsabilité, insistant sur le fait que la vérité et la justice doivent prévaloir. Sa déclaration met en lumière les difficultés auxquelles le Burkina Faso est confronté, notamment les problèmes de gouvernance, les restrictions des libertés civiles et les atteintes aux droits de l’homme.

 

Notons que la déclaration passionnée de ce Burkinabé capture l’esprit de nombreux citoyens qui cherchent à faire entendre leur voix au milieu d’une situation politique de plus en plus précaire. À travers les réseaux sociaux, cet individu a partagé son message d’espoir pour un Burkina Faso démocratique, équitable et juste, où la vérité et la justice prévaudront sur les mensonges et la manipulation. Son appel à la responsabilité et à la solidarité souligne la puissance des citoyens ordinaires dans le façonnement de l’avenir de leur pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : à Bouar, la  Ventes Frauduleuses de Biens Publics Sous la Loupe des enquêteurs

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Centrafrique : à Bouar, la  Ventes Frauduleuses de Biens Publics Sous la Loupe des enquêteurs 

 

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Croisement Wantiguira à 10km de Bouar. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 21 août 2023 (CNC) – Une enquête retentissante est en cours à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, suite à des allégations de vente illégale de bâtiments administratifs et de terrains publics. La haute autorité en charge de la bonne gouvernance a dépêché une mission d’investigation sur place afin de faire la lumière sur ces affaires qui font grand bruit dans la cité.

 

La mission, dirigée par Robert Pany, est en ville depuis le 17 août et restera jusqu’au 23 août pour éclaircir les zones d’ombre entourant ces transactions douteuses. Le chef de la mission a fourni des éclaircissements concernant l’objectif de leur présence à Bouar :

 

“Nous sommes ici pour mener une enquête en réponse à une plainte déposée par un citoyen au sujet des acquisitions suspectes de biens immobiliers dans la ville de Boire. Il semblerait que certains individus aient profité de la situation pour acheter ces biens à des prix bien en dessous de leur valeur réelle. Notre mission consiste à vérifier les informations et à établir la vérité.”

 

Le chef de service préfectoral du cadastre a également été interrogé dans le cadre de cette enquête. Il a mis en évidence les parcelles et bâtiments qui ont été vendus, soulignant les incohérences dans les transactions. Il a ainsi déclaré :

 

“Des parcelles ont été cédées dans la zone du camp de l’éclair, tandis que des bâtiments ont été vendus dans la zone du camp de roue. Nous avons minutieusement examiné les détails au cours de notre mission ici. Il est important de rappeler que nul n’est au-dessus de la loi. Si les allégations s’avèrent vraies et que des individus possèdent des biens sur ces sites appartenant à l’État, nous présenterons notre rapport au chef de l’État. Celui-ci examinera les éléments et prendra les mesures nécessaires en conséquence. La justice suit son cours.”

 

Cependant, cette enquête suscite des interrogations au sein de la population centrafricaine. Certains se demandent si tout doit dépendre de la décision du chef de l’État, ou si l’administration devrait agir conformément à la loi. Cette situation soulève des questionnements sur le système politique en place.

 

Il est à noter que l’affaire des ventes illégales de terrains près du camp Leclerc de Bouar avait été signalée il y’a trois ans par la rédaction du Corbeaunews. Malheureusement, ces allégations n’avaient pas été prises au sérieux à l’époque. Aujourd’hui, la réalité s’impose de manière indéniable.

 

L’enquête en cours marque une étape cruciale dans la lutte contre la corruption et les abus de pouvoir. La société attend avec impatience les résultats de cette investigation qui pourraient potentiellement secouer les fondements du système politique et administratif à Bouar.

 

Par Gervais Lenga

 

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Inquiétude croissante face à la montée des braquages à Bozoum et ses alentours

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Inquiétude croissante face à la montée des braquages à Bozoum et ses alentours

 

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Ville de Bozoum, dans l’Ouham-Pendé

 

 

Bangui, 21 août 2023 (CNC) – La situation demeure préoccupante dans la région de Bozoum, dans la province de l’Ouham-Pendé, en raison de l’augmentation des braquages.

 

Ces vols violents se multiplient le long des routes reliant Bozoum à Bouar et Bozoum à Baoro, notamment près du village de Boufforo et aux abords de la colline de Bouyna.

 

Des individus armés attaquent régulièrement des entrepreneurs et commerçants, les dépouillant de leurs biens alors qu’ils empruntent ces voies de communication cruciales.

 

Hilaire Bisséwane, président de la délégation spéciale de la commune située à 52 km de Bozoum, tire la sonnette d’alarme en lançant un appel pressant au gouvernement :

 

« Sur la route entre Bozoum et Bouar, en particulier près de la colline de Bouyna et du croisement de Boufforo – qui est distant de 22 km, voire même du village de Boufforo qui se trouve à 25 km, les malfaiteurs opèrent en toute impunité pour dérober les voyageurs. Les incidents se répètent de manière quasi quotidienne. Je peux affirmer que les actes criminels sont monnaie courante chaque jour. Récemment, on rapporte qu’une somme allant jusqu’à 4 millions a été dérobée à des opérateurs économiques à proximité de Boufforo le dimanche passé. Même la semaine dernière, une autre attaque a eu lieu près du croisement de Boufforo.

Ces voyous, au nombre d’au moins cinq lors de certaines attaques, ciblent les passants pour les délester de leurs biens durement acquis.

Il est regrettable de constater que les habitants envisagent désormais d’éviter cette route à tout prix, de peur de subir des pertes financières considérables. Cependant, ils sont conscients que ces entrepreneurs sont vitaux pour l’économie locale.

Cette situation a des répercussions graves, notamment sur la sécurité alimentaire de notre région. Les signes d’une crise alimentaire imminente se profilent à l’horizon.

Par conséquent, je lance un appel urgent au gouvernement, implorant son intervention. Nous avons besoin de mesures fortes pour garantir la sécurité de nos routes et la protection de nos citoyens. Les forces de sécurité doivent être déployées pour surveiller ces axes routiers et assurer la libre circulation des biens et des personnes dans notre commune. »

 

La menace persistante des braquages ne peut être ignorée plus longtemps. La réponse du gouvernement sera cruciale pour restaurer la confiance des habitants et garantir la stabilité économique et sociale de la région de Bozoum.

 

Par Fortuné Bobérang

 

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Crise Humanitaire à Zémio : L’appel à l’aide pour les déplacés internes de Mboki

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Crise Humanitaire à Zémio : L’appel à l’aide pour les déplacés internes de Mboki

 

 

Zemio-le-19-aout-2023/” data-wpel-link=”internal”>célébration de la journée mondiale de l'humanitaire en RCA à Zémio le 19 août 2023
Délégation officielle à Zémio pour la célébration de la journée mondiale de l’humanitaire en RCA. CopyrightCNC

 

Bangui, 21 août 2023 (CNC) –  La situation humanitaire alarmante des déplacés internes de Mboki à Zémio suscite l’urgence d’une assistance humanitaire pour plus de 5 000 personnes qui ont fui les conflits.

 

La région de Zémio, située au sud-est de la République Centrafricaine, est le théâtre d’une crise humanitaire déchirante qui exige une réponse immédiate et coordonnée. Plus de 5 000 personnes, fuyant les violences entre la milice AZANDE ANI KPI GBE et l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) à Mboki, se sont réfugiées dans cette localité, laissant derrière elles leurs habitations et leurs vies fragilisées.

 

Face à l’ampleur de la crise, une assistance humanitaire d’urgence est indispensable pour répondre aux besoins pressants de ces déplacés. Les femmes, les enfants et les personnes âgées sont les plus vulnérables, leurs conditions de vie se dégradant chaque jour un peu plus. Matthias, le secrétaire général de l’association des déplacés de Mboki à Zémio, exprime les difficultés qu’ils ont dû surmonter pour atteindre ce lieu de refuge, et révèle que plus de 5 000 individus ont déjà convergé vers Zémio.

Pour la journée mondiale de l'humanitaire en RCA célébrée à Zémio. CopyrightCNC
Pour la journée mondiale de l’humanitaire en RCA célébrée à Zémio le 19 août 2023. CopyrightCNC

 

Cependant, les défis auxquels ils font face sont immenses. Les hostilités armées ont entraîné la perte de biens, la séparation des familles et un manque cruel de nourriture. La famine est devenue le quotidien de ces déplacés, comme le partage Patrick Mboli Foukoumam, qui témoigne de la souffrance continue qui les afflige.

 

Le manque d’infrastructures sanitaires et d’approvisionnement en eau potable aggrave la situation, mettant en péril la santé des plus vulnérables. Martine Mbokobia, une des déplacées, raconte leur douloureux périple à travers la forêt jusqu’à Zémio, soulignant les horreurs qu’ils ont vécues à Mboki.

Dans le plein centre ville de Zémio, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
ÀZémio, au sud-est de la RCA. CopyrightCNC

 

Face à cette crise, des acteurs humanitaires s’efforcent d’apporter une assistance vitale à ces personnes déplacées. Des ONG telles que Coopi et Acte ont déjà contribué avec des secours d’urgence, mais les besoins dépassent de loin les moyens disponibles. Le coordinateur humanitaire en Centrafrique met en évidence le manque de financement et les défis opérationnels auxquels ils sont confrontés pour répondre à cette crise.

 

Le conflit entre la milice AZANDE ANI KPI GBE et l’UPC, en février 2023, a plongé la population du Haut-Mbomou dans le chaos et la désolation. Les conséquences s’étendent bien au-delà des affrontements armés, touchant les services publics déjà fragiles de la région. Le dysfonctionnement de ces services entrave la résolution de la crise humanitaire.

 

La gravité de la situation n’est pas passée inaperçue. Les autorités centrafricaines et la coordination des affaires humanitaires ont pris conscience de la nécessité d’agir rapidement. La célébration de la Journée Mondiale de l’aide humanitaire à Zémio illustre leur engagement envers ces populations vulnérables, mais les ressources nécessaires pour faire face à cette crise restent largement insuffisantes.

 

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), plus de 3,4 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire en République Centrafricaine. Cependant, le financement disponible ne couvre que 34% de ces besoins criants. Les difficultés à mobiliser les ressources nécessaires sont exacerbées par les crises régionales et mondiales qui limitent la capacité d’intervention.

 

Malgré ces défis, l’engagement à aider les plus vulnérables reste inébranlable. Au cours du premier semestre 2023, plus de 760 000 personnes ont reçu une assistance multisectorielle vitale à travers le pays. Cela montre que, même dans des circonstances difficiles, la solidarité et l’engagement envers l’aide humanitaire demeurent des forces puissantes.

 

La crise humanitaire à Zémio souligne l’importance cruciale d’une réponse rapide et coordonnée pour atténuer les souffrances des déplacés internes. L’appel à l’aide lancé par ces personnes déplacées est un rappel poignant de notre devoir collectif de tendre la main à ceux qui sont dans le besoin le plus urgent.

 

Par Mborifouefelle Élie

Correspondant du CNC au sud-est

 

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Tragédie à Boulobat : Monsieur Omar, un jeune commerçant bien-aimé, victime de tirs mortels

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Tragédie à Boulobat : Monsieur Omar, un jeune commerçant bien-aimé, victime de tirs mortels

 

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Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 19 août 2023 (CNC) –  Monsieur Omar est un jeune et dynamique commerçant de la paisible localité de Boulobat, située à 140 kilomètres de Bria sur l’Axe Ndélé. Il a été cruellement abattu par des individus armés, plongeant ainsi toute la communauté dans le deuil.

 

Le drame s’est déroulé dans la nuit du mercredi au jeudi 17 août, aux alentours de 23 heures, laissant derrière lui des proches en état de choc et d’incompréhension. Les identités des assaillants restent pour l’instant inconnues, mais les amis et la famille de la victime émettent déjà des hypothèses quant aux suspects potentiels.

 

D’après les témoignages recueillis sur place, il semblerait que vingt-quatre heures avant le tragique assassinat, Monsieur Omar ait été la cible d’une visite inattendue de la part d’hommes armés. Ces individus l’ont violemment agressé, lui dérobant non seulement ses biens, mais aussi la somme de 25 000 francs CFA. Connaissant très certainement les auteurs de cette agression, Monsieur Omar a courageusement décidé de se rendre dans la base des rebelles,. Après une rencontre avec les chefs rebelles, où il les a informé de la récente attaque dont il avait été victime. En réponse, les chefs rebelles ont promis de tout mettre en œuvre pour identifier et punir les coupables.

 

Quelques instants plus tard, deux individus soupçonnés d’être liés à l’agression contre Monsieur Omar ont été appréhendés par les rebelles, subissant des violences infligées par ces derniers. Cet épisode a provoqué une tension accrue entre les parties concernées. En conséquence, ces deux individus ont manifesté une volonté de vengeance, prenant une tournure tragique pour la suite des événements.

 

Le même jour, au cœur de la nuit du mercredi au jeudi 17, des hommes armés et masqués ont frappé à la porte de Monsieur Omar. Dans une série de malheureux événements, Monsieur Omar s’est trouvé face à eux lorsqu’il a ouvert la porte, se retrouvant alors sous une pluie de balles. Les tirs l’ont touché mortellement, et il est décédé sur le coup, laissant derrière lui une vie trop brutalement interrompue.

 

Les parents et les proches de Monsieur Omar ne laissent planer aucun doute sur les responsables de cet assassinat. Ils sont convaincus que les deux individus qui avaient été pris pour cible par les rebelles suite à l’agression chez Monsieur Omar sont également les auteurs du meurtre. Les familles endeuillées ont exprimé leur colère et leur peine envers les chefs de la faction rebelle, exigeant justice pour Monsieur Omar. Les leaders rebelles, conscients de la gravité de la situation, ont promis de diligenter une enquête rigoureuse pour faire la lumière sur cette tragédie et punir les coupables conformément à la loi.

 

La communauté de Boulobat, endeuillée et en deuil, espère que la vérité sera rapidement révélée et que justice sera rendue pour Monsieur Omar. En attendant, elle se rassemble pour soutenir la famille dans cette période difficile et se souvient avec émotion et affection de ce jeune commerçant dont la vie a été prématurément éteinte.

 

Par Moïse Banafio

 

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Centrafrique : à Kpéténè, un élément de la garde présidentielle sème la pagaille

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à Kpéténè, un élément de la garde présidentielle sème la pagaille

 

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Un garde présidentiel à Bangui

 

 

Bangui, 20 août 2023 (CNC) – Au cœur du quartier Kpéténè, un samedi matin comme tant d’autres, l’harmonie tranquille a été brutalement rompue par des éclats d’armes à feu. Une scène qui rappelle les pages sombres de l’histoire, lorsque les tirs viennent heurter la sérénité du quotidien.

 

À l’origine de cet épisode douloureux se trouve un membre de la garde présidentielle, détenteur de l’uniforme militaire mais aussi d’un lien familial. Le déclencheur fut le désir de contraindre une veuve et ses enfants à quitter leur demeure. L’élément militaire en question prétendait à une étrange et tragique légitimité : celle d’être le frère du père décédé de cette famille.

 

La trame de cette histoire, tissée dans les fils du deuil et de la parenté, a nécessité l’intervention d’une unité spéciale, en l’occurrence le septième bataillon d’infanterie territorial (BIT-7).

 

Les racines de cette querelle remontent au décès du chef de famille, un homme que l’on dit enseignant à l’université de Bangui. La perte d’un être cher, dans les affres du chagrin, aurait dû être l’occasion d’unir la famille, de partager les souvenirs et les douleurs. Cependant, la toile de la vie s’est entremêlée de manière tragique, et la fratrie s’est vue divisée par des désirs de possession et de pouvoir.

 

Le petit frère du défunt, également porteur de l’uniforme mais de la garde présidentielle cette fois-ci, a investi la scène avec une arme comme sceptre et a tenté d’expulser les membres de sa propre famille de leur résidence. Les récits des voisins rendent compte de l’absurdité de cette situation, où le deuil est devenu l’arène d’une bataille immobilière.

 

Face à cette situation qui prenait des allures de tragédie grecque, l’entourage s’est mobilisé, et les forces de l’ordre ont dû intervenir. Un témoin oculaire, présent sur les lieux, relate le déroulement de cet épisode tragique. Le frère militaire a pris des mesures drastiques, en fermant le portail et en interdisant l’accès à tous, comme si la douleur du deuil justifiait la transformation d’une maison en forteresse.

 

Les autorités locales n’ont pas tardé à répondre à cet appel silencieux, et le chef du quartier a exigé que le portail soit rouvert. Mais le répit fut de courte durée. La scène s’est transformée en une confrontation houleuse lorsque le militaire est revenu. Le récit prend une teinte de surprise lorsque le frère armé a ordonné à ses propres collègues policiers de quitter les lieux, révélant une dualité de loyauté difficile à saisir.

 

Les rues paisibles de Kpéténè se sont alors transformées en un spectacle terrifiant, où les détonations en l’air résonnaient comme des échos de discorde. La population, prise au piège de cette querelle familiale devenue tragiquement publique, s’est dispersée, laissant derrière elle un tableau de désolation et de peur.

 

Finalement, la situation a été maîtrisée par l’intervention des éléments du BIT-7. Dans ce quartier autrefois paisible, la journée a laissé place à une douloureuse leçon sur les dynamiques complexes qui peuvent être enclenchées par un mélange dangereux de pouvoir, de deuil et de loyauté.

 

Ainsi, un simple samedi matin dans le sixième arrondissement de Bangui s’est transformé en un chapitre sombre de l’histoire de cette communauté. Une histoire marquée par la confrontation entre la détresse humaine et les uniformes porteurs de responsabilité, rappelant que même au sein des familles, la paix peut être mise en péril lorsque les émotions et les intérêts se croisent de manière tragique.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Centrafrique : Urgence Humanitaire et Appel à la Solidarité

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Centrafrique : Urgence Humanitaire et Appel à la Solidarité

 

Centrafrique.org/le-coordonnateur-de-locha-en-republique-centrafricaine-mohamed-ag-ayoya/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Le-coordonnateur-de-lOCHA-en-Republique-centrafricaine-Mohamed-AG-Ayoya-450×450.jpg” alt=”Le coordonnateur de l’OCHA en République centrafricaine, Mohamed AG Ayoya” width=”450″ height=”450″ />
Le coordonnateur de l’OCHA en République centrafricaine, Mohamed AG Ayoya

 

 

Bangui, 20 août 2023 (CNC) – La Journée mondiale de l’aide humanitaire est un moment pour reconnaître et célébrer les efforts déployés par les humanitaires à travers le monde pour soutenir les populations vulnérables et les communautés en crise. Cette année, en République centrafricaine, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) attire l’attention sur les défis majeurs auxquels sont confrontés les acteurs humanitaires dans un contexte opérationnel difficile.

 

Défis auxquels font face les humanitaires en Centrafrique

 

Le coordonnateur de l’OCHA en République centrafricaine, Mohamed AG Ayoya, met en évidence les exactions répétées contre les humanitaires dans le pays. Entre janvier et juin 2023, pas moins de 90 incidents sécuritaires ont été enregistrés. Ces incidents vont des braquages aux enlèvements en passant par les attaques sur les routes, les menaces et même les violences physiques. Cette sombre réalité signifie qu’en moyenne, un incident sécuritaire a touché les humanitaires tous les deux jours au cours de cette période.

 

Pourtant, malgré ces épreuves, les acteurs humanitaires demeurent résolus à soutenir les communautés en collaboration avec le gouvernement de la République centrafricaine. Ils s’efforcent d’apporter une assistance vitale aux personnes vulnérables à travers le pays. Au cours du premier semestre 2023, environ 763 000 personnes ont bénéficié d’une aide multisectorielle cruciale.

 

Les conséquences des attaques contre les humanitaires

 

Mohamed AG Ayoya souligne également les conséquences dramatiques des attaques contre les humanitaires. Chaque fois qu’un acteur humanitaire est attaqué, près d’un millier de personnes vulnérables risquent de voir leurs services essentiels perturbés voire interrompus. Les attaques retardent et compromettent la distribution de l’aide humanitaire, ce qui exacerbe la souffrance des populations déjà fragiles.

 

Appel à la fin de la violence

 

Le coordonnateur de l’OCHA en République centrafricaine plaide pour la cessation immédiate de toute violence contre les acteurs humanitaires. Ces travailleurs dévoués s’efforcent d’apporter leur aide de manière neutre et impartiale, et ils doivent avoir un accès libre à travers tout le pays.

 

Besoin urgent d’aide en République centrafricaine

 

La situation humanitaire en République centrafricaine est alarmante. Plus de 3,4 millions de personnes ont besoin d’une aide d’urgence, mais le Fonds pour la réponse humanitaire n’a atteint que 37 % de sa mobilisation requise. Ce manque de financement entrave la capacité des humanitaires à répondre aux besoins criants de la population.

 

Célébration de la Journée mondiale de l’aide humanitaire

 

Le 19 août 2023, la Journée mondiale de l’aide humanitaire sera célébrée à Zémio, dans le sud-est de la République centrafricaine. Zémio accueille plus de 5 000 habitants de Mboki qui ont fui les combats entre la milice AZANDE ANI KPI GBE et les éléments de l’UPC. Cette célébration rappelle l’importance vitale de l’aide humanitaire dans les régions touchées par les conflits et les crises.

 

La République centrafricaine fait face à des défis humanitaires complexes et urgents. Les attaques contre les humanitaires entravent la distribution de l’aide aux populations vulnérables, mettant en péril la vie de milliers de personnes. Alors que la Journée mondiale de l’aide humanitaire est célébrée, il est essentiel de reconnaître le travail acharné des acteurs humanitaires et de soutenir leurs efforts pour apporter une assistance vitale là où elle est nécessaire le plus.

 

Par Prisca VICKOS

 

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L’OMCT améliore la vie des détenus de la prison de Ngaragba avec un geste remarquable

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L’OMCT améliore la vie des détenus de la prison de Ngaragba avec un geste remarquable

 

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Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

 

Bangui, 20 août 2023 (CNC) – Au cœur de la République Centrafricaine, une lueur d’espoir s’est élevée au-dessus des murs de la prison de Ngaragba grâce à l’intervention altruiste de l’Organisation des Mamans pour le Développement de Centrafrique (OMCT). Hier, un geste de solidarité a permis d’améliorer les conditions de vie des détenus en offrant un nouveau souffle d’hygiène et de confort.

 

L’ONG, dirigée par la visionnaire Jeannette Sontili, a inauguré un château d’eau flambant neuf qui s’étend comme une promesse d’avenir au-dessus des neuf quartiers de cette maison carcérale. L’impact de ce château d’eau va bien au-delà de son architecture imposante ; il fait jaillir une source d’espoir pour des détenus qui en avaient grand besoin.

 

Outre ce symbole d’abondance, l’OMCT n’a pas ménagé ses efforts pour garantir l’hygiène et la dignité des détenus. Des kits d’hygiène bien pensés ont été distribués, comprenant du savon liquide, des insecticides et des uniformes, autant de petites attentions qui montrent que chaque personne compte.

 

Mais l’impact réel ne se mesure pas seulement en termes de matériel, mais aussi en termes de valeurs. Les paroles sages de Jeannette Sontili résonnent encore : “Le plus souvent, quand on fait ce genre d’activité d’offre, maintenant c’est la pérennisation qui est très très importante.” Ce rappel souligne la nécessité de préserver ce nouveau souffle de vie et de continuer à veiller sur les ressources offertes.

 

Les détenus de la prison de Ngaragba ne sont pas les seuls à se réjouir de ce geste empreint d’humanité. Sieur Pepin Nangboa, régisseur de la maison d’arrêt de Ngaragba, exprime son profond contentement : “L’eau est à la base de tout. S’il n’y a pas d’eau, notre vie n’a pas de sens.” Ces mots simples portent en eux toute la profondeur de la gratitude ressentie envers ce don précieux.

 

L’appui financier de la Minusca a joué un rôle crucial dans la réalisation de ce projet. Khalil Ngozoa, assistant de liaison communautaire, explique avec éloquence les deux volets de cette initiative. Tout d’abord, il s’agit de faciliter l’accès à l’eau potable, garantissant ainsi une ressource vitale pour chaque cellule. Ensuite, les équipements fournis par la MINUSCA, dont ce château d’eau emblématique, servent à enrichir la qualité de vie des détenus. Cette démarche inclusive et holistique témoigne de l’engagement collectif envers un avenir meilleur pour tous.

 

Le don de l’OMCT, d’une valeur de 18 millions de francs CFA, est bien plus qu’un simple acte philanthropique. C’est un rappel puissant que l’humanité transcende les murs et les barrières. En annonçant une salle d’attente en face de la prison de Garaba pour les visiteurs, les responsables de l’ONCD offrent un espace de connexion et d’échange, un lieu où l’espoir peut fleurir même dans les endroits les plus inattendus.

 

En réalité, l’OMCT a fait bien plus que fournir des ressources matérielles : elle a rétabli la dignité, offert de l’espoir et rallumé la flamme de l’humanité au sein de la prison de Ngaragba. Ce geste exemplaire nous rappelle que chacun peut contribuer à bâtir un monde meilleur, un geste à la fois.

 

Par Anselme Mbata

 

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CENTRAFRIQUE : LA NOUVELLE CONSTITUTION DISCRIMINATOIRE ET CRISOGÈNE DU POUVOIR DE BANGUI N’AMPLIFIE T-ELLE PAS LA PROBABILITÉ DES VELLÉITÉS SÉCESSIONNISTES

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LA NOUVELLE CONSTITUTION DISCRIMINATOIRE ET CRISOGÈNE DU POUVOIR DE BANGUI N’AMPLIFIE T-ELLE PAS LA PROBABILITÉ DES VELLÉITÉS SÉCESSIONNISTES.

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-le-pouvoir-judiciaire-perd-sa-boussole-a-la-frontiere-du-droit-de-greve-et-de-la-liberte-de-manifester/doudou/” rel=”attachment wp-att-63368″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article. Photo courtoisie.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

Bangui, 20 août 2023 (CNC) – Après la proclamation des résultats provisoires de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) qui contraste avec les réalités du terrain, le processus référendaire attend la sentence sans surprise de la Cour constitutionnelle pour valider sans égard la régularité des opérations électorales corolaire de la promulgation de la nouvelle constitution par le président de la république.

 

À mi-parcours, des inquiétudes, craintes, angoisses, anxiétés…bref des frustrations se bousculent et cristallisent la colère d’une majorité de centrafricains.

Substantiellement les problématiques de binationalité et de centrafricanité qui visent à éliminer certains adversaires politiques impactent par ricochet et surtout en filigrane nos concitoyens de l’obédience musulmane. Pire la réquisition du diplôme de du baccalauréat…condition sine qua non pour être candidat aux élections législatives exclu d’emblée cette communauté qui privilégie l’école coranique à la scolarisation traditionnelle.

Comme si cela ne suffisait pas…l’impôt de capitation qui humiliait nos parents ressurgit avec la particularité de s’imposer  aux hommes, femmes sans limitation d’âge.

En effet, cette constitution discriminatoire, crisogène risque de réveiller et d’amplifier des velléités sécessionnistes tant redoutées au pic de la crise sécuritaire de 2013.

Au delà de la marginalisation notoire de la communauté musulmane, du sous développement de certaines régions administratives qui ont le sentiment de ne plus appartenir à la république, l’injustice sociale qui creuse un fossé entre les communautés, la résurgence des problèmes identitaires, ethniques ou régionaux, cette velléité sécessionniste avait été aplani par la constitution du 30 mars 2016 conçue sur la base d’une large consultation populaire à la base.

À titre de rappel, nous tenons à souligner que nous disposons d’un vaste territoire (623000km2) immensément riche qui attise des convoitises…avec peu de population (difficilement 4 millions) inégalement répartie sur le territoire national…il suffit seulement qu’une puissance étrangère qui lorgne nos richesses naturelles se mêle pour qu’on parle de « guerre civile voire de sécession ».

Effrayé par cet élan, le citoyen lambda s’interroge :

La politique de l’unité nationale prôné par les autorités de Bangui n’a t-il pas échoué ?

Cette nouvelle constitution qui, dans son application emportera certainement ce régime n’est t-elle pas l’évocation de sa propre turpitude ?

L’amélioration des conditions de vie de la population marginalisée passe t-elle nécessairement par la sécession ?

Un simple problème de redistribution de richesse et de gouvernance peut-il remettre en cause les avancées démocratiques chèrement acquises ?

Au delà de ce qui précède, nous rappelons que les velléités sécessionnistes ne sont que l’expression du désespoir remédiable par le retrait de cette constitution mortifère…l’exemple du Soudan du Sud n’est pas édifiant dix ans après et le pouvoir de Bangui doit créer les conditions pour éviter ce cauchemar.

N’oublions surtout pas qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 19 Août 2023.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

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La RCA se Prépare pour son Quatrième Recensement général de la population

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La RCA se Prépare pour son Quatrième Recensement général de la population

 

Centrafrique.org/rca-pk-13-des-quartiers-livres-aux-criminels/croisement-sinistre-le-15-mai-2020-par-tregu/” rel=”attachment wp-att-46524″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/croisement-sinistre-le-15-mai-2020-par-tregu-450×337.jpg” alt=”Croisement de Sinistrés dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang” width=”450″ height=”337″ />

 

 

 

Bangui, 20 août 2023 (CNC) – Au cœur de l’Afrique, la République Centrafricaine s’engage dans une quête de connaissance démographique. Un voyage fascinant au travers des chiffres et des questionnaires, un périple qui dévoilera les visages multiples de la nation. Les préparatifs pour le quatrième recensement général de la population et de l’habitation sont en cours, et l’excitation est palpable.

 

Après des mois de cartographie minutieuse, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASES) a annoncé, avec un sourire anticipateur, le lancement du recensement pilote. Une étape cruciale dans ce voyage, le recensement pilote se tiendra du 20 au 30 août, en immersion dans vingt communes de la RCA. Parmi elles, huit se trouvent dans la capitale, Bangui, et douze dans les provinces. Une toile complexe de lieux et de visages, un échantillon représentatif de la diversité du pays.

 

Blaise Bienvenu Ali, le Directeur Général de l’ICASES, s’est avancé pour expliquer les subtilités de ce périple statistique : « Nous amorçons désormais la phase de recensement pilote, une étape d’essai qui nous permettra de mettre à l’épreuve les questionnaires, les programmes informatiques, la logistique et le savoir-faire des agents que nous recruterons dans les différentes préfectures. C’est également une opportunité pour évaluer les besoins financiers, pour que le gouvernement puisse mobiliser les ressources nécessaires. Nous souhaitons achever ce dénombrement d’ici la fin de 2023, ou au plus tard, au début de 2024. »

 

Le recensement pilote, c’est comme un modèle réduit, une maquette minutieusement conçue pour capturer l’essence de la population. Cette approche découle des recommandations du cycle 20-20 du recensement. Comme un ballet préparatoire, chaque pays effectue cette étape avant le grand spectacle du recensement complet. Les instruments, du questionnaire aux programmes informatiques, passent par un examen minutieux, les imperfections sont corrigées avec soin, afin de se préparer pour le grand dénombrement, que beaucoup appellent simplement « le recensement ».

 

L’histoire du recensement en République Centrafricaine est une série de chapitres démographiques. Trois précédents recensements, en 1975, 1988 et 2003, ont tracé les contours d’une nation en évolution constante. La population actuelle, un nombre impressionnant de plus de six millions d’âmes, attend d’être dévoilée dans toute sa richesse et sa diversité.

 

Alors que les dates du recensement pilote approchent, l’excitation monte. C’est comme si chaque questionnaire était un chapitre dans le grand livre de la République Centrafricaine. Un livre qui, à la fin de cette quête de connaissance, racontera l’histoire d’un peuple et éclairera le chemin vers un avenir basé sur des données solides et une compréhension plus profonde. Une nouvelle ère pour la République Centrafricaine est à l’horizon, illuminée par les chiffres et éclairée par la quête incessante de la vérité démographique.

 

Par Anselme Mbata

 

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“Le Communiqué de la Présidence de la République Centrafricaine : Une Ambition Illusoire de Transformation Économique”

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“Le Communiqué de la Présidence de la République Centrafricaine : Une Ambition Illusoire de Transformation Économique”

 

Centrafrique.org/de-lindependance-a-lillusion-la-deception-du-discours-de-faustin-archange-touadera/touadera-aout/” rel=”attachment wp-att-67889″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/touadera-aout-450×300.jpg” alt=”Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera lors de son allocution à la nation à l’occasion du soixante troisième anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine le 12 août 2023″ width=”450″ height=”300″ />
Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 18 août 2023 (CNC) – Le récent communiqué de la Présidence de la République Centrafricaine, portant sur l’adoption d’un système de mobilisation des ressources financières basé sur la technologie blockchain, suscite de vives inquiétudes quant à ses prétentions et à sa viabilité. Alors que le texte se targue de révolutionner l’environnement économique de la nation, une analyse approfondie met en évidence des lacunes majeures dans ce projet ambitieux.

 

Tout d’abord, il est difficile de ne pas percevoir un certain décalage entre les aspirations grandioses énoncées dans le communiqué et la réalité économique actuelle de la République Centrafricaine. La mise en place d’une infrastructure blockchain complexe et innovante semble déconnectée des défis plus pressants tels que la pauvreté, l’instabilité politique et la faiblesse des infrastructures de base. Plutôt que de concentrer les ressources et l’effort sur des initiatives susceptibles d’améliorer directement la vie des citoyens, le gouvernement se lance dans une entreprise technologique coûteuse et potentiellement inefficace.

 

En outre, les affirmations selon lesquelles la République Centrafricaine deviendrait un leader mondial dans le paysage financier grâce à cette initiative soulèvent des doutes quant à la compréhension réaliste de la situation économique mondiale. Les marchés financiers mondiaux sont hautement compétitifs et complexes, et il est naïf de penser que l’adoption de la technologie blockchain permettra automatiquement à la nation de prendre une place de premier plan.

 

La référence à la “tokenisation des ressources naturelles et foncières”, présentée comme une avancée législative révolutionnaire, soulève également des questions. Les ressources naturelles et foncières sont des biens précieux qui nécessitent une gestion responsable et éthique. L’utilisation de la technologie blockchain pour les “tokeniser” pourrait potentiellement entraîner des conséquences néfastes pour les communautés locales et l’environnement, en favorisant une exploitation accrue au détriment de la durabilité et de la justice sociale.

 

Enfin, l’accent mis sur la facilité de création d’entreprises et d’obtention de visas en ligne pour les étrangers peut laisser penser que le gouvernement privilégie les intérêts extérieurs aux dépens de ceux de ses propres citoyens. Plutôt que de concentrer les efforts sur la promotion de l’entrepreneuriat local et la création d’emplois pour les habitants, cette approche pourrait potentiellement fragiliser davantage l’économie locale.

 

Rappelons que le communiqué de la Présidence de la République Centrafricaine semble davantage refléter une quête de prestige international que de véritables efforts pour résoudre les problèmes économiques et sociaux du pays. L’adoption de la technologie blockchain ne devrait pas être considérée comme une panacée universelle, mais plutôt comme un outil parmi d’autres dans une stratégie économique globale. Il est impératif que le gouvernement s’engage dans une analyse plus réaliste et équilibrée des priorités nationales avant de s’embarquer dans des initiatives aussi audacieuses et coûteuses.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Vers l’annulation du référendum du 30 juillet 2023 ?

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Centrafrique : Vers l’annulation du référendum du 30 juillet 2023 ?

 

Centrafrique.org/le-cri-dalarme-des-juges-centrafricains-une-justice-fragilisee-par-des-conditions-de-travail-precaires/juges-constitutionnels-lors-de-la-decision/” rel=”attachment wp-att-42549″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/juges-constitutionnels-lors-de-la-decision-…-450×300.jpg” alt=”Les juges constitutionnels le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Yapendélors” width=”450″ height=”300″ />
Les juges constitutionnels le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Yapendélors

 

 

Bangui, 18 août 2023 (CNC) – Le 30 juillet 2023, la République Centrafricaine a organisé un pseudo référendum pour approuver une nouvelle constitution. Cependant, les vices et les contradictions entourant ce projet constitutionnel soulèvent des préoccupations majeures quant à sa validité et à sa légitimité. Dans une requête en annulation des opérations référendaires du 30 juillet 22023 adressée aux juges de la Cour Constitutionnelle, Élysée NGUEMALE, un citoyen centrafricain, expose minutieusement la justification d’une nouvelle constitution, les irrégularités et les incohérences liées au processus et au contenu de la nouvelle constitution.

 

Contexte constitutionnel et préoccupations

 

La requête de NGUEMALE Élysée, rédigée avec une rigueur juridique évidente, commence par invoquer la recevabilité de sa requête, s’appuyant sur des articles constitutionnels et législatifs. Il évoque l’article 98 de la Constitution de 2016, qui autorise toute personne à saisir la Cour Constitutionnelle sur la constitutionnalité des lois. De plus, il souligne l’article 13 de la loi fixant les procédures du référendum, garantissant aux électeurs le droit de contester la régularité des opérations référendaires dans un délai de dix jours après la publication des résultats provisoires.

 

La Justification d’une Nouvelle Constitution

 

La requête se penche ensuite sur la justification d’une nouvelle constitution. NGUEMALE Élysée déploie des arguments structurés pour réfuter les raisons invoquées pour avoir ce projet de constitution en cours. Il insiste sur le fait qu’une nouvelle constitution n’est justifiée que dans le cas de la création d’un nouvel État, d’un changement de forme républicaine, ou suite à un coup d’État. Il réfute chaque justification en montrant comment le projet en cours ne s’inscrit pas dans ces critères. Notamment, il critique l’introduction de la notion de “centrafricains d’origine” dans la nouvelle constitution, arguant que cela va à l’encontre du principe d’unité nationale.

 

Procédure et formalités

 

NGUEMALE Élysée soulève des inquiétudes quant à la procédure suivie pour le projet de constitution. A ces juges de lui faire disparaitre ces inquiétudes dans ses connaissances apprises en droit public qu’il a appris. NGUEMALE s’acharne d’abord sur le comité chargé de rédiger ce projet de la nouvelle constitution. Pour NGUEMALE, ce comité doit jouir d’une certaine légitimité, c’est à dire, poursuit-il, élu par le peuple ou représentatif de toutes les entités républicaines. NGUEMALE rappelle donc simplement que le dialogue national qui allait être un comité représentatif a rejeté en bloc, l’idée de changement de la Constitution. De même, les décrets créant un comité de rédaction de ce projet de Constitution, nommant les membres, ont été annulé par la Cour constitutionnelle et que le gouvernement, tout comme l’Assemblée nationale, en ont pris acte.

Plusieurs irrégularités ont été relevées par Monsieur NGUEMALE dans sa requête. Il cite par exemple, les amendements proposés par le directeur national de campagne nommé par Touadera. En sa qualité de directeur de campagne, Ngamana, le DNC et auteur de ces amendements n’a aucune qualité. Le sieur NGUEMALE Élysée va plus loin pour souligner le caractère fantôme du comité qui a rédigé ce projet considéré comme une constitution.

Quant à la procédure de convocation du corps électoral, NGUEMALE Élysée a fait savoir aux juges qu’elle n’a pas été respectée. Il cite l’article 6 de la loi n°23.003 du 13 janvier 2023 votée précipitamment pour règlementer referendums en Centrafrique qui dispose que le projet de la loi soumis au referendum doit être annexé au décret de la convocation du corps électoral.

 

 

Fond et contenu de la nouvelle Constitution

 

L’auteur de la requête aborde ensuite le contenu du projet même de la constitution. Il pointe du doigt des dispositions qui, selon lui, contredisent les principes démocratiques, les droits fondamentaux et les valeurs d’égalité. Il remet en question le rôle du vice-président, la garantie sécuritaire des juges constitutionnels marquée par le caractère inamovible de leur fonction est supprimée, la suppression des contrôles constitutionnels des règlements qui va rendre les décrets présidentiels supérieurs à la Constitution,  la violation même du principe de non discrimination pourtant écrit dans ce même projet de constitution, en ce sens que seuls les Centrafricains d’origine selon cette même constitution peuvent prétendre aux hautes fonctions publiques, aux élections nationales, le manque de parité homme-femme au sein du Conseil constitutionnel.

 

Rappelons que la lettre de NGUEMALE Élysée conclut en exposant les risques que présente la validation du projet de constitution, notamment la menace sur la démocratie, l’unité nationale et les droits fondamentaux. Il en appelle aux juges de la Cour République Constitutionnelle Centrafricaine pour annuler les opérations référendaires du 30 juillet 2023, afin de préserver la démocratie et la sécurité constitutionnelle.

 

Réflexion Finale

 

La demande d’annulation des opérations référendaires, telle qu’élaborée par NGUEMALE Élysée, met en évidence des préoccupations sérieuses concernant la justification, la procédure et le contenu du projet de constitution. Elle soulève des questions cruciales relatives à la démocratie, à l’unité nationale et aux droits fondamentaux. Si la situation évolue conformément à la demande de NGUEMALE Élysée, cela pourrait avoir un impact significatif sur l’avenir politique et constitutionnel de la République Centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Le machiavélisme malsain de Poutine : Manipulations russes dans le drame migratoire africaine

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Le machiavélisme malsain de Poutine : Manipulations Russes dans le drame migratoire africaine

 

Centrafrique.org/le-president-russe-vladimir-poutine-et-la-delegation-du-mozambique-et-son-president-filipe-nyusi-lors-du-sommet-russie-afrique-a-saint-petersbourg/” data-wpel-link=”internal”>Le président russe, Vladimir Poutine, et la délégation du Mozambique et son président, Filipe Nyusi, lors du sommet Russie-Afrique, à Saint-Pétersbourg
Le président russe, Vladimir Poutine, et la délégation du Mozambique et son président, Filipe Nyusi, lors du sommet Russie-Afrique, à Saint-Pétersbourg

 

 

Bangui, 17 août 2023 (CNC) –  Dans une cascade sans fin d’intrigues dignes d’un roman noir, le Président russe Vladimir Poutine dévoile son jeu diabolique en matière de géopolitique : un jeu où les pions sont des êtres humains désespérés, contraints de devenir les victimes innocentes de sa sinistre stratégie. Alors que le sommet Russie-Afrique laissait présager des relations apaisées, Poutine choisit d’embrasser la face sombre de la politique, trahissant toute notion de décence.

 

Dans un tour de passe-passe retors, Poutine affiche une façade de coopération avec les pays africains en évoquant la suppression potentielle des visas. Cependant, tel un prestidigitateur machiavélique, il exécute une manœuvre inhumaine, consistant à renvoyer pitié des milliers des migrants africains vers la Pologne depuis le territoire russe. La politique de sans visa pour les Africains consistera par après à leur indiquer le chemin pour l’Europe via Pologne. Ce revirement glaçant, à peine une semaine après le sommet, expose le cynisme calculé du Kremlin et révèle les dessous ignobles de l’agenda russe.

Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg (PIEF
Le Forum économique international de Saint-Pétersbourg (PIEF)

 

La manipulation perverse derrière cette tactique est claire : Poutine cherche à créer un conflit migratoire artificiel entre l’Occident et l’Afrique, exacerbant les tensions déjà existantes pour poursuivre son propre programme sinistre. En accusant par la suite les pays européens de cette situation désastreuse, Poutine espère semer le doute et la discorde au sein de l’Union européenne. C’est là une stratégie des plus viles, qui se nourrit des souffrances humaines pour atteindre des objectifs politiques dépravés.

 

Le terme de “criminalité transfrontalière” semble bien faible pour décrire l’abjection de cette manœuvre. Les actions de Poutine trahissent non seulement les principes fondamentaux de l’humanité, mais également l’intégrité même des relations internationales. Cette manipulation orchestrée de manière cynique et délibérée révèle une profonde carence morale au cœur du Kremlin.

 

Alors que le monde observe, horrifié, la réalité sordide de cette politique sordide, il est impératif que la communauté internationale se lève avec fermeté contre de tels actes de cruauté politique. L’Europe, l’Afrique et le reste du monde doivent se rallier pour dénoncer cette perfidie calculée et mettre un terme à cette exploitation ignoble de la détresse humaine à des fins personnelles et politiques.

 

Ceci dit, la Russie de Poutine ne joue pas seulement un jeu trouble, elle orchestre un ballet machiavélique de manipulation et de trahison. Le tableau qui se dessine est sombre et dérangeant, révélant une face cachée du Kremlin qui ne peut être tolérée ni ignorée. Les tactiques de Poutine sont une insulte à la dignité humaine, un affront aux valeurs universelles et un avertissement glaçant pour le monde entier.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Des ordures aux arriérés de salaires : Plongée dans les problèmes de gestion de la mairie de Bangui avec David Gbéti

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Des ordures aux arriérés de salaires : Plongée dans les problèmes de gestion de la mairie de Bangui avec David Gbéti

 

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Hôtel de ville de Bangui. CopyrightDR

 

 

Bangui, 18 août 2023 (CNC) – La radio Ndékèluka a récemment interviewé Monsieur David Gbéti, Secrétaire Général de la mairie de Bangui, offrant un éclairage sans équivoque sur la situation préoccupante de la capitale centrafricaine. Au cours de cette entrevue franche et directe, Monsieur David Gbéti a abordé diverses questions touchant à la gestion de la ville, les défis auxquels elle est confrontée et les solutions potentielles.

 

Monsieur David Gbéti, qui n’est pas autre que le secrétaire général de cette mairie, a débuté en soulignant que, depuis son arrivée à la mairie il y a huit mois, il a été témoin d’une réalité alarmante : Bangui est en état de délabrement avancé. Une poubelle digne ce nom. Il a rappelé la fonction primordiale d’un maire, qui ne doit pas se limiter à des activités superficielles où l’on trouve de la bouffe, telles que les cérémonies de mariage ou les processions funéraires, mais englobe la transformation et l’aménagement de l’espace urbain, ainsi que la promotion des loisirs.

 

Le cœur du problème, selon Monsieur David Gbéti, réside dans une gestion financière défaillante et une déontologie administrative négligée. Les finances municipales sont en désarroi, avec des arriérés de salaire touchant divers groupes, y compris les stagiaires et les travailleurs des services de voirie. A l’origine de ces problèmes financiers, selon David Gbéti, l’ouverture exacerbée et en double, d’un compte bancaire à la BGFI en demandant un découvert de plus de 350 millions de F CFA par un personnel qui n’est autre l’ordonnateur des dépenses de la mairie et qui s’est parti tout retiré, créant ainsi un trou béant. Conséquence, tous les virements effectués par le gouvernement pour le paiement des salaires du personnel de la mairie, vont directement séjournés au fond de ce trou. A cela s’ajoutent, selon David Gbeti, les voyages touristiques inutiles du président de la délégation spéciale.

 

L’interview a également mis en lumière l’absence de cimetières à Bangui, un problème illustrant les choix budgétaires déséquilibrés de la mairie. Depuis des années, le budget de la commune de Bangui ne se limite qu’au budget de fonctionnement notamment, les voyages du maire et les salaires du personnel. Monsieur Gbéti a souligné que l’absence de budget de financement et manque des projets d’investissements qui ne peuvent permettre à la mairie de transformer et d’aménager des espaces urbains, certains endroits afin de réduire des ordures, à la mauvaise hygiène et à la prolifération des moustiques.

 

En ce qui concerne la responsabilité des dirigeants, Monsieur Gbéti a mis en évidence l’importance de l’exemplarité du premier citoyen d’une ville. Il a souligné que la délégation spéciale actuelle de Bangui ne répond plus aux attentes et qu’il est temps de prendre des mesures pour résoudre la situation. Cependant, il a également rappelé que la solution réside dans un rapport de contrôle approfondi, qui permettra au gouvernement de prendre des décisions informées et fondées sur des preuves.

 

L’interview s’est conclue en évoquant l’urgence de tenir des élections municipales pour redonner à la population le pouvoir de choisir ses dirigeants locaux et de rétablir une gouvernance plus transparente et responsable.

 

Rappelons que l’interview de Monsieur David Gbéti sur la radio Ndékèluka a offert un aperçu perspicace de la situation critique à laquelle est confrontée Bangui en matière de gestion municipale. Les défis financiers, les pratiques douteuses et les priorités mal ajustées ont conduit à une dégradation alarmante de la ville. Toutefois, l’appel à des élections municipales et à une meilleure gouvernance offre une lueur d’espoir pour l’avenir de la capitale centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Tragédie à Bimbo : Un Homme tué par Les éléments de la garde présidentielle

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Tragédie à Bimbo : Un Homme tué par Les éléments de la garde présidentielle

 

Centrafrique.org/menace-de-mort-maitre-crepin-mboli-goumba-repond/deux-gardes-presidentiels-2/” rel=”attachment wp-att-62225″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/01/deux-gardes-presidentiels-450×300.jpg” alt=”Deux éléments de la garde présidentielle” width=”450″ height=”300″ />
Deux éléments de la garde présidentielle

 

 

Bangui, 18 août 2023 (CNC) –  Ce jeudi matin, une triste nouvelle a secoué la paisible ville de Bimbo, près de Mpoko-Back, en République centrafricaine. Un homme, Jean-Pierre, a été violemment attaqué et tué par des membres de la garde présidentielle en poste à la frontière fluviale. Ce qui aurait pu être une simple altercation conjugale a pris une tournure tragique, laissant une famille et un quartier en deuil.

 

Tout a commencé par une dispute entre la victime et sa femme, une querelle domestique qui aurait normalement dû rester entre eux. Mais malheureusement, la situation a rapidement dégénéré. La femme de Jean-Pierre, désemparée, a fait appel aux forces de défense, espérant une intervention pour calmer la situation. Cependant, au lieu de restaurer la paix, cette intervention s’est transformée en un acte de violence inexcusable.

 

Selon les témoins oculaires, les membres de la garde présidentielle sont arrivés au domicile de Jean-Pierre et ont fait preuve d’une brutalité choquante. Ils ont versé de l’eau bouillante sur lui, causant de graves brûlures, avant de le tabasser sauvagement. La scène s’est ensuite déplacée près de la rivière, où Jean-Pierre a tragiquement perdu la vie. Son corps gisait au sol, entouré de sa famille dévastée et des habitants du quartier, témoins impuissants de cette violence insensée.

 

Christine, une voisine bouleversée par les événements, a partagé son témoignage poignant. Elle a décrit comment les agresseurs ont agi avec cruauté envers Jean-Pierre, lui infligeant d’abord des brûlures atroces avant de le battre à mort. Les mots de Christine reflètent le choc et l’indignation de la communauté face à cet acte révoltant.

 

Les proches de la victime, comme Pascaline, sa grande sœur, sont submergés par la tristesse. Elle a exprimé son désarroi envers l’impunité dont semblent jouir ces militaires, capables d’agir au-delà de leurs prérogatives. Elle a souligné que ce drame aurait pu être évité si les forces de sécurité compétentes avaient été appelées à intervenir.

 

Hervé, un habitant du quartier, a pointé du doigt le triste bilan de la garde présidentielle. Il a dénoncé le comportement répété de ces soldats qui semblent agir en dehors de toute retenue. Il a rappelé que ce sont normalement la gendarmerie et la police qui devraient traiter de telles affaires, mais que la garde présidentielle a usurpé ce rôle à maintes reprises, causant des conséquences tragiques comme celle-ci.

 

Dans un acte de solidarité et de respect envers la victime, les jeunes du quartier se sont mobilisés pour lui offrir une inhumation digne, une dernière marque d’affection envers un homme dont la vie a été injustement volée.

 

Ce drame jette une lumière crue sur les problèmes d’impunité et d’abus de pouvoir qui sévissent dans le pays. Les actions des membres de la garde présidentielle ont illustré les conséquences dévastatrices de l’absence de responsabilité et de contrôle. Les citoyens attendent désormais des mesures concrètes pour que de tels événements tragiques ne se reproduisent plus et que la justice soit rendue enfin.

 

En ce jour sombre, Bimbo pleure la perte de Jean-Pierre et réclame un changement profond dans la manière dont les forces de sécurité opèrent en République centrafricaine. La vie d’un homme a été brisée, mais sa mémoire demeurera, rappelant à tous la nécessité d’un système de justice équitable et responsable pour tous les citoyens.

 

Par Anselme Mbata

 

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L’Afrique et le Panafricanisme à l’Épreuve des Intérêts Personnels

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L’Afrique et le Panafricanisme à l’Épreuve des Intérêts Personnels

 

Centrafrique.org/france-afrique-qui-est-kemi-seba/kemi-seba/” rel=”attachment wp-att-25300″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/12/kemi-seba-300×197.jpg” alt=”Kémi Séba” width=”300″ height=”197″ />
Kémi Seba. Photo : Wikipédia.

 

 

Bangui, 18 août 2023 (CNC) – Dans une ère de mondialisation où les frontières s’estompent et où les influences étrangères se font sentir dans chaque coin du globe, le concept de panafricanisme a émergé comme un idéal d’unité et de solidarité entre les nations africaines. Cependant, les récentes paroles fortes de mademoiselle Patricia Selebangué sur les réseaux sociaux mettent en lumière une problématique profonde et complexe au sein de ce mouvement. Elle exprime une frustration sincère envers certains individus se prétendant panafricains, mais qui, selon elle, exploitent les aspirations des jeunes Africains pour servir leurs propres intérêts et faire appel à des puissances étrangères, en particulier la Russie.

 

L’appel de mademoiselle Selebangué à la vigilance face aux véritables motivations des soi-disant défenseurs du panafricanisme est un rappel important de la nécessité de discerner les intentions derrière les discours enflammés. Elle souligne le paradoxe apparent où certains jeunes leaders africains, au lieu de mobiliser leurs propres citoyens pour relever les défis internes, semblent préférer externaliser la résolution de problèmes tels que le terrorisme et l’instabilité politique à des puissances étrangères, en l’occurrence la Russie.

 

L’utilisation d’exemples concrets renforce la crédibilité de son argumentation. En pointant du doigt les leaders du panafricanisme provenant de pays confrontés à des problèmes internes, comme le Boko Haram au Cameroun, elle interroge leur engagement réel envers le bien-être de leur propre peuple. L’absence de mobilisation dans leurs propres nations pour des solutions locales, alors qu’ils prêchent l’appel à une puissance étrangère, soulève des questions cruciales sur leur véritable intention et leur engagement envers le panafricanisme.

 

Mademoiselle Selebangué soulève également une préoccupation majeure quant à l’influence étrangère sur le continent africain. Elle suggère que les intérêts personnels et la manipulation de ces leaders, plutôt que des objectifs altruistes, pourraient être à l’origine de leur appel à la Russie. Cette mise en garde résonne profondément dans un contexte mondial où les rivalités géopolitiques peuvent entraîner des conséquences imprévisibles pour les pays en développement.

 

Au-delà de ces mises en garde, le discours de mademoiselle Selebangué appelle à une prise de conscience collective et à une réflexion sur le rôle des jeunes Africains dans le développement de leur continent. Elle souligne le besoin pressant de travail acharné, de responsabilité et d’engagement envers la croissance intérieure, plutôt que de s’appuyer sur des solutions extérieures souvent assorties de conditions et d’interférences potentielles.

 

Rappelons que la parole de mademoiselle Patricia Selebangué révèle les fissures au sein du mouvement panafricain et met en évidence les questions de loyauté, d’intégrité et de véritable engagement envers le développement de l’Afrique. Son appel à la vigilance face à l’influence étrangère et à la manipulation des intérêts personnels soulève des interrogations essentielles pour les jeunes Africains et les leaders du continent. La véritable transformation de l’Afrique ne peut émerger que par un effort collectif et une souveraineté véritablement ancrée dans le travail et l’unité.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Crise Municipale à Bangui : Fermeture de la Mairie de Landja-Mboko en Raison d’un Litige de Loyers

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Crise Municipale à Bangui : Fermeture de la Mairie de Landja-Mboko en Raison d’un Litige de Loyers

 

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Mairie de Landja- Mbôkô lors de la cérémonie d’intronisation des membres de la délégation spéciale en avril 2022

 

 

Bangui, 18 août 2023 (CNC) – La municipalité de Landja-Mboko, située dans le 9e arrondissement de Bangui, est plongée dans une crise profonde alors que les portes de sa mairie restent closes depuis une semaine. La cause de cette fermeture inhabituelle est attribuée au non-paiement des frais de location du bâtiment qui abrite l’administration municipale depuis un an. Cette situation précaire a paralysé les activités administratives et suscite des préoccupations au sein de la communauté locale.

 

Depuis le 10 août 2022, la mairie de Landja-Mboko occupe un bâtiment dont les propriétaires n’ont pas reçu de paiement de loyer depuis cette date. Le montant total impayé s’élève à un million huit cent mille francs CFA, soit cent cinquante mille francs par mois. Cette situation a poussé le propriétaire du bâtiment, Bonaventure Mété, à fermer les portes de sa propriété en signe de protestation et de frustration.

 

Joseph Rudi Pakuzaou, secrétaire général de la mairie de Landja-Mboko, s’est exprimé sur cette situation délicate. Il a souligné que des lenteurs administratives ont entraîné un retard dans le paiement du loyer convenu avec le bailleur. Cette situation a finalement conduit à la fermeture du bâtiment et à la suspension des activités municipales. Face à cette crise, Pakuzaou a appelé à l’aide la mairie de Bangui, sollicitant un soutien financier pour résoudre ce différend et rétablir les opérations normales de la mairie.

 

Toutefois, ce litige immobilier n’est pas le seul défi auquel est confrontée la région. En effet, l’article souligne également que même à l’intérieur du pays, le gouvernement central est confronté à des difficultés pour honorer ses engagements financiers. Des critiques ont été formulées à l’égard de l’utilisation de fonds importants pour organiser un référendum constitutionnel contesté et illégal, destiné à permettre à Faustin Archange Touadéra de briguer un troisième mandat présidentiel. Ces décisions politiques controversées ont soulevé des inquiétudes quant à la gestion des ressources publiques et à la priorité accordée aux besoins fondamentaux de la population.

 

Des négociations sont actuellement en cours entre la mairie de Bangui et celle de Landja-Mboko pour résoudre ce conflit immobilier et permettre la réouverture de la mairie. En attendant une résolution, les activités administratives restent paralysées, ce qui a des répercussions sur la prestation des services municipaux et le fonctionnement quotidien de la collectivité locale.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Un prix d’escroquerie? les Étranges récompenses d’Aristide Briand Reboas par des mafieux camerounais

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Un prix d’escroquerie? les Étranges récompenses d’Aristide Briand Reboas par des mafieux camerounais

 

Centrafrique.org/morel-donossio-temoignage-poignant-sur-la-situation-alarmante-de-la-Centrafrique/aristid-briand-reboas-bon-pour-les-articles-2/” rel=”attachment wp-att-37675″ data-wpel-link=”internal”>aristid Briand REBOAS bon pour les articles

 

 

Bangui, 17 août 2023 (CNC) – Dans une tournure d’événements qui laisse le monde perplexe, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Éducation civique de la République centrafricaine, le sieur Aristide Briand Reboas, s’est vu décerner un “prix de mérite” par une mystérieuse organisation fictive camerounaise. Cette nouvelle a secoué les esprits et a suscité une série de questionnements quant à la légitimité de cette récompense et aux intentions de ceux qui l’ont octroyée.

 

La prétendue cérémonie de remise de prix a eu lieu le 14 août dernier au Cameroun, le lendemain même de la célébration du 63e anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine. Il est difficile de ne pas lever un sourcil devant l’ironie de la date choisie pour cet événement. La troisième édition des « Awards de l’avenir », apparemment, selon ses auteurs, destinée soi-disant à honorer les personnalités politiques africaines pour leurs contributions à la paix sur le continent, a été soumise à des regards sceptiques, pour le moins.

 

La déclaration du ministre Aristide Briand Reboas, exprimant sa gratitude envers le comité d’organisation pour cette “surprise”, peut sembler charmante à première vue, mais un examen plus attentif révèle une dissonance déconcertante. Le ministre a dédié le prix à la jeunesse centrafricaine, mettant l’accent sur son engagement envers la paix dans le pays. Cependant, il est impératif de souligner que cette déclaration, bien qu’admirable en apparence, est entachée par l’ombre des critiques.

 

Des voix discordantes se sont élevées parmi les jeunes centrafricains, qui ont du mal à digérer cette nouvelle. Ils questionnent les critères et les motifs qui ont conduit à la sélection du ministre pour ce prix. L’absence de transparence et de clarté dans ce processus soulève des doutes quant à l’intégrité du prix lui-même. Ces critiques mettent en évidence une vérité troublante : le prix pourrait bien être un subterfuge orchestré par des mains invisibles en vue de bénéficier, par après, des immunités diplomatiques, voire même la nationalité centrafricaine.

 

Pourtant, en outre, il est essentiel de considérer les antécédents du ministre Aristide Briand Reboas. Ses démêlés avec la loi, notamment son arrestation en Corée du Sud l’année précédente pour escroquerie et vol en série alors qu’il occupait encore son poste ministériel, jettent une lumière crue sur sa propre moralité et aussi sur les moralités des dirigeants de cette Association camerounaise. Les allégations d’escroquerie le concernant sont loin d’être nouvelles, et l’idée qu’un individu de telle réputation puisse être honoré d’un prix de “mérite” soulève des questions légitimes quant à l’intégrité de l’organisation fictive qui en est à l’origine.

 

Ce n’est pas la première fois que des personnalités politiques africaines se retrouvent prises dans des intrigues épineuses impliquant des mafias et des manœuvres frauduleuses. Le cas de Reboas s’inscrit dans un schéma plus vaste où les mafieux camerounais semblent avoir trouvé une opportunité fructueuse en République centrafricaine. Les détails accablants concernant les projets fictifs, les manipulations monétaires et même la rédaction de livres fictifs pour impressionner ou tromper illustrent la sophistication de ces opérations douteuses.

 

Dans l’ensemble, l’affaire du “prix de mérite” décerné à Aristide Briand Reboas par une organisation fictive camerounaise soulève des interrogations profondes quant à l’intégrité de la reconnaissance elle-même, ainsi que sur les motivations et les acteurs en coulisse. Les jeunes centrafricains, les citoyens avertis et les observateurs internationaux restent en droit de se montrer sceptiques face à cette curieuse saga. Alors que la République centrafricaine aspire à une stabilité durable et à la paix, de telles controverses ne font qu’obscurcir l’horizon et rappeler la nécessité d’une vigilance constante face à ceux qui cherchent à manipuler et à exploiter les honneurs pour leurs propres desseins douteux.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Scandale Sextape : L’Ébranlement du Pasteur Alfred Legrand Ngaya Secoue la Centrafrique

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Scandale Sextape : L’Ébranlement du Pasteur Alfred Legrand Ngaya Secoue la Centrafrique

 

Le Pasteur Alfred Le Grand Ngaya dans sa vidéo sextape publiée sur les réseaux sociauxLa capture d'écran de la vidéo sextap impliquant le Pasteur Alfred le grand Ngaya
Le Pasteur Alfred Le Grand Ngaya dans sa vidéo sextape publiée sur les réseaux sociauxLa capture d’écran de la vidéo sextap impliquant le Pasteur Alfred le grand Ngaya

 

 

Bangui, 17 août 2023 (CNC) – Au cœur d’une tourmente médiatique sans précédent, la figure éminente du Pasteur Alfred Legrand Ngaya, fervent partisan du putschiste Faustin Archange Touadera  , se trouve plongée dans les abysses d’un scandale dévastateur. Une sextape attribuée à ce leader religieux, où il se livre à des actes d’une intimité troublante, a fait surface sur la toile, déclenchant une tempête de réactions et de controverses.

 

Le vidéogramme révélateur met en scène le Révérend Pasteur Alfred Legrand Ngaya, assis devant son ordinateur, engagé dans une quête solitaire de plaisir charnel. L’acte de masturbation, érigé en spectacle pervers et accablant, dépasse les limites de la décence et constitue une profonde offense tant à l’identité nationale qu’aux valeurs traditionnelles de la Centrafrique. Les réseaux sociaux s’emballent, attribuant cet acte compromettant à un piège tendu par une pirate informatique opérant sur Facebook.

 

La vidéo en question s’avère être bien plus qu’une simple atteinte à la réputation du Pasteur Ngaya. Elle engendre une véritable fracture morale au sein de la société centrafricaine, remettant en question les fondements mêmes de la décence et de la conduite humaine. L’indignation gronde, à l’unisson avec une profonde tristesse, devant le spectacle de cet individu autrefois vénéré, désormais exposé dans toute sa vulnérabilité et son égarement.

 

Loin de se limiter à une simple infraction privée, cette sextape se révèle être un affront public, une souillure du drapeau centrafricain et une violation des coutumes ancestrales qui ont forgé l’identité du peuple. Cet acte de déviance choquante heurte de plein fouet les normes sociales et culturelles qui définissent la nation.

 

L’inquiétude grandit face aux conséquences de cet acte déshonorant sur les générations futures. Le Pasteur Ngaya, jadis un modèle d’inspiration et de piété, se voit aujourd’hui réduit à un exemple repoussant pour l’enfance et la jeunesse. La vidéo, où il brandit son sexe comme un gros marteau avec une obscénité inouïe, est une atteinte pernicieuse à l’intégrité morale des générations montantes, menaçant ainsi l’équilibre fragile de la société.

 

Pourtant, alors que les jours passent depuis la diffusion de cette vidéo répréhensible, un silence assourdissant règne du côté du pouvoir en place. L’absence de réaction des instances officielles suscite des interrogations et soulève des doutes quant à la position du gouvernement face à cet incident majeur. De même, le mouvement des cœurs-unis, connu pour son prétendu engagement en faveur de la moralité publique, brille par son absence dans cette controverse qui secoue les fondements moraux de la nation.

 

Rappelons que  le scandale de la sextape impliquant le Pasteur Alfred Legrand Ngaya est bien plus qu’un simple fait divers sensationnel. Il révèle les fissures dans le tissu moral de la Centrafrique, remettant en question les valeurs fondamentales et la conduite des personnalités éminentes. Ce triste épisode interpelle la société à redéfinir ses normes et à engager un dialogue profond sur la moralité publique, l’intégrité des dirigeants et l’influence des nouvelles technologies dans notre monde moderne. Alors que le scandale continue de faire des vagues, il incombe à chacun d’entre nous de tirer les leçons nécessaires pour préserver l’honneur et la dignité de notre nation.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Corruption, Gaspillage et Incompétence :  Comment Armand GRAH a Plongé la société International Technology Handling Service (ITHS), l’ITHS dans le Chaos

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Corruption, Gaspillage et Incompétence :  Comment Armand GRAH a Plongé l’ITHS dans le Chaos

 

Centrafrique.org/monsieur-armand-grah/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Monsieur-Armand-GRAH-450×436.jpg” alt=”Monsieur Armand GRAH, Président du conseil d’administration de la société International Technology Handling Service (ITHS), portant une veste grise avec une cravate raillée sur fond blanc” width=”450″ height=”436″ />
Monsieur Armand GRAH, Président du conseil d’administration de la société International Technology Handling Service (ITHS),

 

 

Bangui, 17 août 2023 (CNC) –  L’univers impitoyable des affaires est régi par une loi intangible : la bonne gouvernance. Pourtant, dans le cas déplorable de la société International Technology Handling Service (ITHS), cette règle fondamentale semble avoir été balayée par les actions désastreuses de son propre président du conseil d’administration, monsieur Armand GRAH. Ce leader autrefois prometteur, nommé depuis plusieurs années à la tête du conseil d’administration de  cette entreprise, a trahi les espoirs placés en lui et a plongé la société dans un abîme de gestion chaotique et de pratiques discutables.

 

La saga sombre de l’ITHS commence avec l’histoire lamentable de son prédécesseur, la société Aviation Handling Service (AHS). L’AHS avait été évincée de son rôle à l’aéroport international de Bangui Mpoko en raison de son incapacité à maintenir des normes de qualité acceptables, de troubles sociaux persistants et d’une négligence flagrante de ses responsabilités contractuelles. Parmi les griefs notables figuraient le manque d’investissement dans de nouveaux équipements, des installations vétustes et un service client médiocre. Ces lacunes avaient poussé le gouvernement à rechercher une alternative plus compétente, ce qui a ouvert la voie à l’ITHS.

 

La transition vers l’ITHS a été accueillie avec espoir et optimisme, mais ces sentiments positifs ont rapidement cédé la place à une déception désolante. Malgré les promesses initiales, l’ITHS s’est rapidement enfoncée dans les mêmes erreurs qui avaient précipité la chute de l’AHS. Cependant, la nature de ces erreurs a pris une tournure encore plus inquiétante sous la direction de monsieur Armand GRAH, Président du conseil d’administration.

 

Là où l’AHS avait souffert principalement de défaillances au niveau de la direction générale, l’ITHS a été affectée de manière encore plus grave par les agissements du président du conseil d’administration, monsieur Armand GRAH. Ce dernier, au lieu de se tenir en retrait comme le faisaient les prédécesseurs, a fait irruption sur la scène avec une présence envahissante et encombrante. Il a quitté sa résidence en Côte d’Ivoire pour s’installer à Bangui, optant pour une suite somptueuse au lieu d’une modeste habitation, tout en apportant avec lui un flot de corruption.

 

Les actions répréhensibles de monsieur Armand GRAH ne se sont pas arrêtées là. Selon les investigation du CNC, dans son hôtel de luxe, il s’est adonné au gaspillage flagrant des fonds de l’entreprise pour corrompre des ministres du gouvernement, y compris le ministre des transports, monsieur Djono Ahaba, qui devient à l’occasion un jouet manipulable par cet ivoirien. Les activités de monsieur Armand GRAH, depuis l’hôtel Ledger,   incluaient des recrutements douteux, des interventions dans les finances de l’ITHS et même des licenciements abusifs de personnel clé pour satisfaire ses propres intérêts.

 

De plus, sa politique de recrutement a soulevé des inquiétudes légitimes. Au lieu de favoriser des talents locaux pour des postes clés tels que le directeur des ressources humaines et le directeur administratif et financier, monsieur Armand GRAH a préféré faire appel à des candidats de son pays d’origine, la Côte d’Ivoire. Pour le poste du directeur des ressources humaines, il a préféré nommé une copine du ministre Djono Ahaba. Cette décision a non seulement compromis les opportunités pour les professionnels centrafricains qualifiés, mais a également renforcé le sentiment de favoritisme et d’exploitation.

 

Les conséquences désastreuses de ces actions commencent à se faire sentir. Les employés de l’ITHS, déjà agacés par la mauvaise gestion et l’absence de leadership, ont été poussés à bout lorsque les promesses de prêts scolaires et d’augmentations salariales ont été bafouées. Les manifestations et les grèves qui en ont résulté ne font qu’aggraver le climat hostile au sein de l’entreprise.

 

En somme, la saga d’Armand GRAH en tant que président du conseil d’administration de l’ITHS a été marquée par une cascade de mauvaises décisions, de corruption et de pratiques de gestion préjudiciables. Son comportement égoïste et son incapacité à diriger efficacement ont plongé la société dans une crise sans précédent, sapant la confiance des employés et compromettant la réputation de l’entreprise. Les autorités compétentes doivent rapidement intervenir pour remettre de l’ordre dans cette entreprise et restaurer la stabilité tant nécessaire. L’ITHS mérite mieux que d’être sacrifiée sur l’autel des intérêts personnels d’un seul individu.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Distribution de Savon et Pagnes, Symboles d’un Leadership Défaillant du putschiste Touadera

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Distribution de Savon et Pagnes, Symboles d’un Leadership Défaillant du putschiste Touadera

 

Centrafrique.org/distribution-de-savon-et-pagnes-par-le-putschiste-de-bangui-faustin-archange-touadera-symboles-dun-leadership-defaillant/” data-wpel-link=”internal”>Distribution de Savon et Pagnes aux femmes pauvres de la RCA par le putschiste de Bangui, Faustin Archange Touadera, Symboles d'un Leadership Défaillant

 

 

Bangui, 16 août 2023 (CNC) – Dans un tweet saisissant, le journaliste Ben Wilson Ngassan a récemment exposé une réalité sombre qui perdure en République Centrafricaine (RCA). Le peuple centrafricain, déjà meurtri par les blessures multiples infligées par les conflits et les troubles politiques, est maintenant témoin d’une exploitation choquante de sa misère. Dans une file indienne poignante, des “mères” centrafricaines patientent, espérant recevoir deux modestes morceaux de savon et un pagne à l’effigie du Président Faustin Archange Touadéra. Cette scène, capturée par une image saisissante, révèle un triste retour à une forme de monarchie déguisée et souligne l’échec de la gouvernance de l’homme à la tête du pays.

 

Le Putschiste Faustin Archange Touadera  , autrefois perçu comme un espoir de stabilité et de progrès pour la République Centrafricaine, a trahi les attentes de son peuple. À travers cette distribution symbolique de biens de première nécessité, il ne fait que mettre en lumière sa descente profonde dans l’abus de pouvoir et la manipulation. Cette pratique inhumaine d’offrir des articles de base comme le savon et les pagnes comme des faveurs politiques représente une nouvelle profondeur dans le mépris de la dignité humaine.

 

Cependant, il convient de noter que ce n’est pas la première fois que le Président Touadéra est impliqué dans des activités contraires à l’éthique et à la moralité. Des allégations antérieures ont émergé, mettant en évidence son rôle dans des actes criminels et malhonnêtes. Sa participation dans des pratiques qui exploitent la vulnérabilité des citoyens centrafricains révèle sa désinvolture envers les principes démocratiques et son mépris pour les valeurs humaines fondamentales.

 

La distribution de savon et de pagnes à des mères désespérées met en lumière la dégradation rapide de la confiance du peuple envers son leader. Au lieu d’œuvrer pour le bien-être de ses citoyens, le Président Touadéra semble s’attacher à consolider son propre pouvoir, peu importe le coût humain. Cette tentative d’acheter le soutien par des moyens matériels ne fait que creuser davantage le fossé entre le gouvernement et le peuple, sapant les fondements d’une société équitable et juste.

 

Il est temps que la République Centrafricaine et la communauté internationale regardent de plus près la situation actuelle. Des récits comme celui dévoilé par Ben Wilson Ngassan soulignent l’urgence d’une surveillance accrue de la gouvernance et du respect des droits de l’homme dans le pays. Les centrafricains méritent un leadership éthique et transparent, qui se consacre à la reconstruction du pays et au bien-être de tous, plutôt qu’à l’exploitation cynique de leur désespoir.

 

Notons que l’image poignante d’une file indienne de mères centrafricaines attendant des articles de première nécessité offre un aperçu troublant de la réalité politique actuelle en République Centrafricaine. Le Président Touadéra, en utilisant ces biens comme outils de manipulation politique, démontre un mépris flagrant pour la dignité humaine et les valeurs démocratiques.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Martin Ziguelé : la situation économique postindépendance de la RCA est catastrophique

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Martin Ziguelé : la situation économique postindépendance de la RCA est catastrophique

Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguelé
Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé

 

 

 

Bangui, 17 août 2023 (CNC) –  Le 13 août 1960 marquait un tournant décisif dans l’histoire de la République Centrafricaine (RCA), qui obtenait enfin son indépendance après des années de domination coloniale française. Plus de six décennies se sont écoulées depuis cette date historique, et il est temps de se pencher sur les réalisations et les défis économiques que le pays a rencontrés au fil du temps. Dans une analyse exclusive accordée à l’émission *Tribune Économique* sur Guira FM comme invité, Martin Ziguelé, député de la nation et membre de la Commission finance à l’Assemblée nationale, offre un regard perspicace sur l’évolution économique de la RCA, discutant des régressions et des avancées, tout en mettant en lumière les opportunités et les initiatives nécessaires pour relever les défis.

 

Le Tableau Économique de la République Centrafricaine

 

Après 63 ans d’indépendance, l’économie centrafricaine se trouve à la croisée des chemins. Martin Ziguelé, expert en économiste, assureur et Grand homme politique de la Centrafrique, en s’appuyant sur les cahiers économiques de la banque mondiale comme outil afin de rester plus objectifs possibles, selon lui, démontre avec aisance, le paradoxe économique que la Centrafrique a traversé depuis son indépendance jusqu’à nos jours.

En 1960, poursuit Martin Ziguelé, la richesse nationale de la Centrafrique par tète d’habitant était estimé en en chiffre constant à 600 dollars américains , deux fois supérieure à celle de Rwanda qu’il prend comme exemple pour illustrer ses analyses. Par simplification, en 1960, les Centrafricains étaient deux fois riches que les Rwandais.

Arrivée en 1976, la richesse nationale n’a pratiquement pas bougé mais elle a monté légèrement à 602 dollars américains. Et c’est depuis cette année que la Centrafrique marche en reculant pour traverser le dessert et ce, jusqu’en 2020 afin d’atteindre le chiffre de 300 dollars américain. Pendant que la Centrafrique fait le chemin inverse de développement, le Rwanda, lui, prend la bonne direction pour atteindre le chiffre de 600 dollars américains pour sa richesse. Par simplification à nouveau, en 2020, ce sont les Rwanda qui deviennent deux fois plus riches que les Centrafricains.

Pour l’honorable Martin Ziguelé, l’économie centrafricaine n’a pas été géré de manière constante dans la durée faute de deux facteurs manquants.

 

Les facteurs de régression économique

 

Pour l’honorable Martin Ziguelé, il y’a deux facteurs, s’ils sont réunis, permettront à un pays de gérer son économie de façon durable. Le premier facteur, la paix et la sécurité, la stabilité. Les mutineries, les tentatives de coup d’État, les rebellions, entrainement systématiquement et  forcement l’arrêt des activités, destructions de ses infrastructures économiques, retard dans les investissements qui vont entrainer le recul de la richesse. Et le deuxième facteur, des investissements massifs qui doivent venir, et de l’Etat, et des secteurs privés.

Ces deux entités doivent investir, selon Martin Ziguelé, jusqu’à hauteur de 25% du PIB de la Centrafrique qui est à  1 600 000 000 milliards de F, soit 400 000 000 000 F CFA pendant une période d’au moins 25 ans afin de réduire au moins la pauvreté.

 

Des Pistes pour la Résilience Économique

 

La RCA détient un potentiel économique considérable qui reste largement inexploité. Martin Ziguelé insiste sur l’importance de diversifier l’économie, en mettant l’accent sur l’agriculture, l’exploitation durable et raisonnable des ressources naturelles, et la promotion des investissements privés. Pour ce faire, des réformes structurelles sont nécessaires. Instaurer un climat favorable aux affaires avec la création d’une structure dédiée à cela, en mettant un accent particulier sur la sécurité juridique des investissements et la facilitation des activités commerciales. La mise en place d’une agence de promotion des investissements centrafricains pourrait encourager les investisseurs nationaux et internationaux à explorer les opportunités offertes par le pays.

 

Rappelons qu’à l’aube de son 63e anniversaire d’indépendance, la République Centrafricaine est confrontée à des défis économiques complexes, mais également à un potentiel de croissance considérable. L’analyse de Martin Ziguelé comme invité dans l’émission *Tribune Économique* met en lumière les réalités économiques du pays et propose des solutions concrètes pour stimuler la croissance et la résilience. Pour que la RCA puisse transformer son potentiel en réalité, une vision audacieuse et des actions concertées sont nécessaires, tant au niveau national qu’international. L’histoire de la RCA ne se limite pas à sa régression économique, mais offre également l’opportunité d’une renaissance économique, si les bonnes mesures sont prises pour créer un environnement propice au développement et à l’investissement.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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La flambée des prix à Obo : Un fardeau insupportable pour les habitants

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La flambée des prix à Obo : Un fardeau insupportable pour les habitants

 

Dans le marché Lakouanga de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine
Dans le marché Lakouanga de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine

 

 

Bangui, 17 août 2023 (CNC) –  Après l’affrontement intense qui a opposé les miliciens du groupe AZANDE ANI KPI GBE aux rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), la paisible ville d’Obo tente difficilement de retrouver son équilibre. Cependant, la quiétude retrouvée est assombrie par une menace grandissante et préoccupante : la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité, plongeant ainsi la population dans un état d’incertitude.

 

Dans cette bourgade méridionale de la République centrafricaine, les étals du marché révèlent une réalité économique de plus en plus difficile à supporter. Le coût de la vie devient exorbitant, mettant à l’épreuve la résilience des habitants. Imaginez-vous un instant, une simple cuvette de manioc s’achète à 10 000 francs CFA, et une demi-portion étiquetée à 5 000 francs CFA. Pour les oignons, les cubes magies, n’en parlant pas. Y’en a pas. Même si l’on peut les trouver, il faut débourser 100 F CFA pour un cube. Le manioc, en tant qu’aliment de base pour de nombreux Centrafricains, devient un luxe que peu peuvent se permettre. Là réside la question qui taraude les esprits : comment la population peut-elle rassembler une telle somme pour simplement se nourrir ? Et surtout, combien de temps cette situation pourra-t-elle perdurer ?

À une cinquantaine de mètres du marché de la ville de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine.
À Obo, au sud-est de la RCA. CopyrightCNC
Voici le savon juste pour se laver qui coute 750 francs CFA l'unité à Obo, ville du sud-est de la République centrafricaine
Voici le morceau du savon qui coûte 750 francs CFA à Obo, une ville du sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Le constat est tout aussi alarmant pour d’autres produits essentiels. Un morceau de savon AZUR, auparavant accessible, s’affiche désormais à un prix exorbitant de 750 francs CFA. Et pour couronner le tout, un simple sachet de cubes Maggi, nécessaire pour relever la saveur des maigres repas, est désormais monnayé à 3 500 francs CFA. De telles fluctuations laissent sans voix, provoquant une onde de choc dans le quotidien des habitants déjà éprouvés.

 

Mais les chiffres ahurissants ne s’arrêtent pas là. Il est difficile de ne pas être saisi par l’incompréhension en découvrant qu’un sac de ciment, un élément fondamental pour toute construction, affiche un prix de 50 000 francs CFA à Obo. Comparé aux prix de Bangui, la capitale, où le même sac de ciment coûte cinq fois moins cher, et à ceux d’un village au Cameroun où le coût est dix fois inférieur, il devient évident que la vie dans cette partie de la République centrafricaine est véritablement en proie à des défis économiques d’une ampleur inquiétante.

 

La situation à Obo reflète une dure réalité qui touche de nombreuses régions oubliées par les sphères du pouvoir. Si le conflit armé semble s’éloigner, les batailles quotidiennes que doivent livrer les habitants pour satisfaire leurs besoins fondamentaux restent intenses et étouffantes. Le gouvernement central, tout comme les acteurs internationaux, doivent prendre conscience de cette crise économique silencieuse qui étrangle la vie à Obo. Il est impératif de rétablir un équilibre économique pour permettre aux habitants de retrouver une certaine sécurité financière et, surtout, un espoir de jours meilleurs. Car si la paix est un premier pas, la stabilité économique en est un crucial pour que la vie puisse réellement reprendre son cours dans cette région durement éprouvée de la République centrafricaine.

 

Mborifouefelle Élie

Correspondant du CNC à Obo

 

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Sur la gouvernance de Macky Sall, une tribune d’élites sénégalaises révèle Bangui.

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Sur la gouvernance de Macky Sall, une tribune d’élites sénégalaises révèle Bangui.

 

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Bangui, 01 août 2023 (CNC) –  « Sénégal : le temps de désenchantement démocratique »_ est l’intitulé d’une tribune au vitriol publiée par un collège de huit universitaires sénégalais dans un contexte de crise démocratique dans le pays. Si la première version de cet éditorial, du moins, de cette prise de position intellectuelle, a été publiée, la première fois, à plus de mille kilomètres de la RCA, dans les colonnes des médias sénégalais, tout observateur sérieux de la vie politique centrafricaine y verra beaucoup de similitudes avec la situation qui prévaut en ce moment en Centrafrique.

 

Comme une épée suspendue sur la tête de Macky Sall, les intellectuels sénégalais écrivent ceci : « le temps de la démocratie politique, judiciaire, institutionnel, populaire au Sénégal est celui du désenchantement. Les deux mandats de Président Macky Sall ont précipité la déliquescence de l’Etat de droit et des principes qui fondent la démocratie sénégalaise. Par utilitarisme politique, le régime actuel a désolidarisé le binôme Etat-Nation, transformant la crise politique en une crise de société profonde ». Pour qui observe bien, cette citation peut être contextualisée en Centrafrique en enlevant « Macky Sall » et « Sénégal ». Comme le Sénégal, le temps de la démocratie en Centrafrique est celui du désenchantement. Car, en pensant avoir réussi la transition de 2016 par l’organisation des scrutins démocratiques, l’on croyait avoir remis le pouvoir à un Faustin Archange Touadera qui se gardera de respecter la tradition démocratique en refusant de profaner la Constitution et en transmettant, à l’issue de ses deux mandats, le pouvoir démocratiquement à un nouveau régime. Contre toute attente, et à l’instar de Macky Sall au Sénégal, Touadéra a précipité le pays dans la déliquescence totale, transformant la crise institutionnelle qu’il a créée en 2022 par la destitution du Pr Danièle Darlan (Président légitime de la Cour constitutionnelle) en une crise sociale profonde qui renverse les fondements de l’unité nationale en RCA.

 

« Depuis la crise de régime de 1962, se désolent les intellectuels sénégalais dans leur tribune, le droit a souvent été l’instrument d’une conspiration contre le Peuple. Sans expérimenter une rupture de l’ordre constitutionnel comme au Mali, au Burkina Faso, au Niger, en Guinée, le temps de la démocratie est parsemé de coups de force institutionnels et de commandes politiques d’interprétation fourbes du droit ». Cet autre paragraphe de la tribune des universitaires sénégalais illustre de manière feutrée les nombreux coups d’Etat institutionnels opérés par Touadéra durant ses sept ans de mandat. Lui qui s’est offert les services de tous les mercenaires intellectuels de l’Université de Bangui, qui réfléchissent mieux avec leur ventre qu’avec leur tête afin de lui écrire une nouvelle Constitution sectaire et bancale à sa gloire.

 

Plus loin, les universitaires sénégalais nous disent : « la démocratie ne se définit pas seulement par l’existence d’institutions (parlement, exécutifs, institutions judiciaires) et par l’organisation d’élections régulières. La démocratie ne saurait être discursive. La sociologie lui imprime sa réalité ». Quoi de plus normal de renvoyer cet autre paragraphe à Faustin Archange Touadéra, lui qui après avoir organisé sa mascarade référendaire dans le seul but de s’offrir un règne à vie, déclarait récemment sur la chaine TV5, que le référendum est le seul moyen démocratique pour consulter le Peuple. A croire qu’il suffisait d’organiser un référendum même avec des procédés illégaux pour rendre l’acte légitime et légal.

 

« Les signes du désenchantement démocratique au Sénégal sont légion ; une magistrature aux ordres, une administration docile et répressive, des milices privées qui opèrent en toute impunité auprès des forces de défense et de sécurité, des arrestations aux allures des rafles…La démocratie ne s’accommode pas à la réduction au silence des citoyens par l’imposition d’une terreur institutionnelle à laquelle se sont soumis les corps intermédiaires, les syndicats, une bonne partie des intellectuels, les médias classiques… » poursuivent les intellectuels sénégalais dans la même tribune. Comment ne pas voir la forte similitude entre cette description et les réalités présentes en Centrafrique. Quand l’ANE et la Cour constitutionnelle sont aux ordres ; quand les requins agissent en toute impunité et font des arrestations aux allures de rafles (cas récent du porte-parole du parti URCA arrêté à son domicile avant d’être relaxé). Comment ne pas s’incliner devant l’éloquence de cette tribune lorsqu’on sait qu’à l’instar de Sall, Touadéra a politisé toute l’administration centrafricaine, cloué tous les corps intermédiaires au pilori et assujetti les intellectuels, la société civile et les syndicats…

 

« Plus que jamais les réminiscences du parti unique ou dominant affleurent notre temporalité politique… » nous disent ces universitaires. En dehors de Sall, le cas Touadera est plus qu’éloquent. Lui qui, en rédigeant sa nouvelle Constitution, a déjà exclu de la course présidentielle plus de 60% de potentiels candidats. Lui qui a réussi à créer sa propre opposition démocratique avec qui il bat campagne pour son projet de règne à vie. Lui qui a fait de l’appartenance au MCU le seul moyen de gravir les échelons au sein de l’administration, ou encore pour prétendre bénéficier des bourses académiques…

 

« Entretenir un amalgame entre le droit constitutionnel à la résistance à l’oppression et l’appel à l’insurrection revient à judiciariser l’espace politique à des fins d’exclusion ». En Centrafrique, alors que faisant recours aux dispositions de la Constitution relatives à la résistance citoyenne, des acteurs civils et politiques majeurs ont été condamnés injustement par la justice aux ordres de Faustin Archange Touadéra. C’est notamment le cas des Professeurs *Jean-François Akandji-Kombe* , *Gaston Mandata N’Guerekata* , les activistes *Rodrigue Joseph Prudence Mayté* , *Serge Mbaikassi Tonzératou* , et plus récemment de l’ex Chef de l’Etat *Ferdinand Alexandre N’Guendet* , condamné injustement à cinq ans de prison.

Comme l’ont mentionné les universitaires sénégalais, cette exclusion faite à dessein vise à reconstruire un espace politique monolithique en Centrafrique.

 

Et de finir, alors que tout donne l’air qu’après sept ans de Touadera au pouvoir nous sommes quittés d’État-néant à non-État , que peut-il rester (encore) de la démocratie profanée n fois en Centrafrique ?

 

 

Par Ben Wilson Ngassan

Journaliste, acteur de la société civile centrafricaine

 

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Enquête approfondie : Cyriaque Rebaïlé et les révélations sur la corruption en RCA

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Enquête approfondie : Cyriaque Rebaïlé et les révélations sur la corruption en RCA

 

Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre d'État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC
Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC

 

 

Bangui, 17 août 2023 (CNC) –  Dans un discours passionné et sans détours, l’étudiant Centrafricain Cyriaque Rebaïlé s’est exprimé sur des sujets brûlants concernant la situation politique et sociale de la République Centrafricaine. À travers des révélations fracassantes, Rebaïlé a mis en lumière des aspects troubles du pouvoir, de la corruption et de l’injustice dans le pays, tout en appelant à l’action et au changement. Ses paroles résonnent comme un appel à la justice et à la responsabilité pour un avenir meilleur pour la nation centrafricaine.

 

Dans son discours, Rebaïlé évoque d’abord l’idée que le temps est un autre nom de Dieu, suggérant peut-être que la patience et la persévérance sont des vertus nécessaires dans la lutte contre l’injustice et la corruption. Il souligne l’importance de la justice et de la vérité en affirmant que, tôt ou tard, la vérité finira par éclater et la lumière sera faite sur les actions et les crimes des individus au pouvoir.

 

Une grande partie du discours est consacrée à dénoncer les activités du désormais putschiste Faustin Archange Touadera et de son entourage. Rebaïlé accuse directement Touadera d’être impliqué dans des actes criminels, y compris le meurtre de cadres centrafricains, et de s’accaparer de la justice pour éviter d’être tenu pour responsable de ses actes. Il décrit le réseau de Touadera comme une mafia qui a pris le pays en otage et a contribué à maintenir la population dans la pauvreté et la peur.

 

L’étudiant centrafricain révèle également des détails concernant le coup d’État manqué en Guinée équatoriale et accuse le parrain des parrains Sani Yalo, un individu puissant et controversé du régime de Faustin Archange Touadera, d’être l’instigateur de cette tentative de renversement du gouvernement équato-Guinéen. Il affirme également que le parrain Sani Yalo et son cartel sont bel et bien responsables de la trahison et de la destruction des régimes précédents en République Centrafricaine, tout en se demandant pourquoi les citoyens ont été condamnés à répéter les mêmes cycles de violence et de corruption.

 

En outre, Rebaïlé évoque des cas spécifiques de corruption et de meurtre, pointant du doigt les complices et les victimes de ces actes. Il affirme que des preuves existent pour soutenir ses allégations et invite les autorités à prendre des mesures pour mettre fin à l’impunité et rendre justice aux victimes.

 

Finalement, Rebaïlé en appelle au peuple centrafricain pour se réveiller et se dresser contre l’injustice et la corruption qui gangrènent le pays. Il exhorte les citoyens à ne pas craindre de dénoncer les actes répréhensibles et à exiger des comptes de la part de ceux qui détiennent le pouvoir. Il souligne que le véritable combat doit être mené pour le bien-être et le futur de la nation et non pour des intérêts personnels.

 

Rappelons que le discours de l’étudiant Cyriaque Rebaïlé révèle un appel passionné à la justice, à la vérité et au changement en République Centrafricaine. Ses paroles reflètent le désir ardent d’un peuple de mettre fin à l’impunité, de lutter contre la corruption et de construire un avenir meilleur. Alors que la nation centrafricaine continue de lutter pour la stabilité et le progrès, le discours de Rebaïlé résonne comme un rappel puissant de la nécessité d’agir pour créer un avenir plus juste et équitable pour tous.

 

Par Anselme Mbata

 

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Les Mensonges Éhontés de Thierry Patrick Akoloza : Manipulations et Subversion de la Vérité

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Les Mensonges Éhontés de Thierry Patrick Akoloza : Manipulations et Subversion de la Vérité

 

Centrafrique.org/le-projet-de-la-nouvelle-constitution-de-touadera-un-Festival-de-fautes-dorthographe/remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-president-touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-evariste-ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee/” rel=”attachment wp-att-66933″ data-wpel-link=”internal”>Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l'hémicycle de l'assemblée
Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l’hémicycle de l’assemblée

 

 

 

Bangui, 17 août 2023 (CNC) – La politique est un domaine où la vérité et la transparence devraient être les pierres angulaires de tout engagement. Malheureusement, certains individus sont prêts à sacrifier ces valeurs fondamentales pour servir leurs propres intérêts et manipuler l’opinion publique. C’est le cas de Thierry Patrick Akoloza, coordinateur de la plateforme Béoko, qui soutient la politique de Faustin Archange Touadera en République centrafricaine. Ses récentes déclarations, parsemées de mensonges éhontés et de tentatives de manipulation, révèlent l’étendue de son mépris pour la vérité et le bien-être du peuple centrafricain.

 

Des Mensonges Flagrants

 

Thierry Patrick Akoloza tente désespérément de justifier le soutien de la plateforme Béoko à une nouvelle constitution en invoquant des raisons fallacieuses. Il prétend que cette constitution contient des “failles” qui nécessitent des modifications pour assurer la “véritable souveraineté” sur les richesses du pays. Cependant, ses affirmations sont dénuées de fondement et semblent être une tentative désespérée de justifier l’injustifiable.

 

La Faiblesse des Arguments

 

Akoloza évoque sa prétendue expérience en tant que rapporteur général du Conseil national des Transitions pour tenter d’appuyer son point de vue. Cependant, son récit sur les interactions avec l’ambassadeur de France, Charles Malinas, soulève des doutes sérieux quant à sa crédibilité. Il prétend que des instructions étaient données par l’ambassadeur pour modifier des dispositions de la constitution, mais il ne fournit aucune preuve concrète pour étayer ces allégations. De telles affirmations sans preuves solides ne font que ternir sa propre réputation et jeter le doute sur sa crédibilité.

 

La Manipulation de l’Opinion Publique

 

L’une des tactiques les plus troublantes d’Akoloza est sa tentative flagrante de manipulation de l’opinion publique. Il se vante d’avoir pris son “bâton de pèlerin” pour sensibiliser la population centrafricaine et les encourager à adhérer à la nouvelle constitution. Cependant, cette déclaration masque le fait que cette campagne de sensibilisation est en réalité une campagne de propagande visant à faire accepter la vision de la plateforme Béoko et de Faustin Archange Touadera, plutôt que de promouvoir un véritable débat démocratique.

 

La Véritable Agenda

 

Il est impossible d’ignorer la véritable motivation derrière les actions et les déclarations de Thierry Patrick Akoloza et de la plateforme Béoko. Leur soutien à une nouvelle constitution, qui ouvrirait la voie à un troisième mandat de Faustin Archange Touadera, met en lumière leur véritable agenda : maintenir le pouvoir en dépit de toute considération démocratique et du bien-être du peuple centrafricain. Leur soi-disant préoccupation pour la souveraineté et le développement du pays ne sont que des prétextes fallacieux pour masquer leurs intentions égoïstes.

 

Rappelons que Thierry Patrick Akoloza et la plateforme Béoko ne méritent que le mépris pour leurs tentatives de manipulation de l’opinion publique et de subversion de la vérité. Leur soutien à une nouvelle constitution visant à prolonger le règne de Faustin Archange Touadera au mépris de la démocratie et du bien-être du peuple centrafricain révèle leur véritable nature. Les mensonges éhontés et les tentatives de manipulation ne font que souligner leur manque de scrupules et leur mépris pour les principes démocratiques et la vérité. Le peuple centrafricain mérite mieux que d’être pris en otage par de telles manipulations cyniques.

 

Par Anselme Mbata

 

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Après la fermeture de la SUCAF : la ville de Ngakobo plongée dans la détresse

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Après la fermeture de la SUCAF : la ville de Ngakobo plongée dans la détresse

 

Centrafrique.org/Centrafrique-nouvelle-attaque-des-rebelles-a-ngakobo/devant-hopital-de-ngakobo-2/” rel=”attachment wp-att-59181″ data-wpel-link=”internal”>La rue qui passe devant l'hôpital de Ngakobo, dans la Ouaka, en République centrafricaine. CopyrightCNC
La rue qui passe devant l’hôpital de Ngakobo, dans la Ouaka, en République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 17 août 2023 (CNC) – La fermeture de l’usine de la Société Sucrière Centrafricaine (SUCAF) à Ngakobo a engendré une série de conséquences désastreuses pour la vie des habitants de cette localité, située à plus de 60 km de Bambari. Avant cette cessation d’activité, l’entreprise jouait un rôle essentiel dans la communauté, en offrant des avantages sociaux qui touchaient divers aspects de la vie quotidienne des habitants.

 

L’un des avantages clés dont bénéficiait la population locale était l’accès gratuit aux soins fournis par l’infirmerie de l’usine. Cet accès à des soins médicaux était d’une importance cruciale dans une région où l’accès aux services de santé est souvent limité. De plus, l’usine prenait en charge les enseignants locaux, garantissant ainsi un niveau d’éducation de base pour les enfants de la région.

 

Cependant, depuis la fermeture de l’usine, les habitants de Ngakobo se retrouvent confrontés à des défis majeurs. Leur pouvoir d’achat limité est mis à rude épreuve par la hausse des prix des produits alimentaires et des biens de première nécessité. Cette situation économique difficile a été aggravée par l’absence d’infrastructures publiques telles que des centres de santé et des sources d’eau potable, ce qui oblige la population à s’appuyer sur des ressources locales limitées telles que l’eau de source et les puits.

 

Le récit de Jean-Fidel Bokassa, notable local, révèle l’ampleur des problèmes auxquels la population est confrontée, notamment les défis liés à l’approvisionnement en carburant, à l’accès aux soins de santé et à l’éducation. La fermeture de l’usine a également eu un impact considérable sur le secteur éducatif, avec la charge désormais pesant sur les parents pour assurer la scolarité de leurs enfants. L’absence de ressources provenant de l’usine a laissé les écoles démunies de matériel et d’enseignants qualifiés, créant ainsi un obstacle majeur à l’apprentissage des jeunes.

 

Sylvie Mo gayo, vice-présidente de l’Association des parents d’élèves de Ngakobo, souligne le rôle crucial que jouait SUCAF dans le domaine éducatif en fournissant des infrastructures et des ressources nécessaires aux écoles. Le manque de moyens de la part des parents et des écoles a conduit à des conditions d’apprentissage précaires, mettant en péril l’avenir éducatif des enfants de Ngakobo.

 

La fermeture de l’usine a également eu un impact sur l’emploi des jeunes, aggravant le chômage dans la région. Simon Pierre Yangunda, président de la jeunesse de Ngakobo, exprime les difficultés rencontrées par les jeunes qui, autrefois, avaient des opportunités d’emploi grâce à l’usine. La perte de ces opportunités a eu des conséquences dévastatrices, affectant non seulement l’économie locale mais aussi la santé mentale et physique des jeunes.

 

Face à cette situation préoccupante, il est crucial que des mesures soient prises pour atténuer les effets de la fermeture de l’usine SUCAF. Le gouvernement a un rôle primordial à jouer en trouvant un repreneur pour relancer les activités de l’usine et en mettant en place des programmes de soutien pour la santé, l’éducation et l’emploi des jeunes à Ngakobo. Il est essentiel que toutes les parties prenantes, y compris les autorités locales, les organisations non gouvernementales et la communauté internationale, collaborent pour restaurer l’équilibre social et économique de Ngakobo, offrant ainsi un avenir meilleur aux habitants de cette région.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Promouvoir les Droits des Femmes à Bouar et Baoro: Les Leaders Locaux S’Engagent pour un Changement Durable

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Promouvoir les Droits des Femmes à Bouar et Baoro: Les Leaders Locaux S’Engagent pour un Changement Durable

 

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Centre-ville de Bouar, dans la Nana-Mambéré. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 17 août 2023 (CNC) – La lutte pour la promotion et la protection des droits des femmes trouve une nouvelle impulsion dans la préfecture de la Nana-Mambéré, où des leaders d’organisations féminines de Bouar et de Baoro se mobilisent activement. Sensibilisées au monitoring des violations des droits des femmes et des jeunes filles, ces femmes prennent part à une initiative organisée par le comité local de paix de Boire. Cette initiative vise à créer un environnement favorable à la dignité et à la protection des femmes et des jeunes filles dans ces villes.

 

Le constat est amer : malgré les avancées réalisées, le droit des femmes reste trop souvent bafoué dans les rues de Boire et de Baoro. Les pesanteurs socio-culturelles continuent de faire obstacle à l’accès à la justice pour les femmes de la région. C’est pourquoi cette sensibilisation s’inscrit dans le cadre d’un projet ambitieux de promotion du genre, cherchant à renforcer la dignité des femmes et des jeunes filles de la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

Marie Konda, membre du comité local de paix et de réconciliation, insiste sur l’importance de la prévention des conflits. Pour elle, agir en amont est essentiel pour garantir un environnement sûr et égalitaire pour tous. Elle appelle également le gouvernement à s’engager en faveur de la résolution 13 et 25, soulignant les quatre piliers clés pour l’avancement des droits des femmes et des jeunes filles.

 

Le projet bénéficie également du partenariat avec Lowen Gewalt, un acteur impliqué dans la lutte pour les droits des femmes à travers l’initiative SWEAT. Cette collaboration vise à mobiliser la population locale et à promouvoir l’accès égalitaire à la justice pour tous. Alain Borin, coordonnateur de Lowen Gewalt, précise que l’objectif clé de cette collaboration est d’autonomiser les femmes en les aidant à comprendre et à s’approprier les textes juridiques pertinents, notamment les résolutions 13 et 25, qui garantissent la protection des femmes.

 

Au-delà de la mise en œuvre du projet, les partenaires s’engagent à maintenir une collaboration étroite avec les autorités politiques, administratives et locales, ainsi qu’avec les médias. L’objectif est de mesurer l’impact à long terme de cette initiative et de veiller à ce que les changements positifs perdurent au-delà de la durée du projet initial.

 

Un défi majeur identifié est l’influence persistante des pesanteurs socio-culturelles, qui entravent l’accès des femmes à la justice. Les leaders d’opinion s’engagent à mener un travail de proximité avec la population pour éradiquer ces attitudes préjudiciables et faire évoluer les mentalités.

 

Ce travail essentiel est rendu possible grâce à l’appui financier du gouvernement canadien, qui reconnaît l’importance de promouvoir les droits des femmes et de créer des conditions propices à leur épanouissement. En unissant leurs forces et en mobilisant la population, ces leaders locaux ouvrent la voie à un changement durable et positif dans la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

Par Gervais Langa

 

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L’Infiltration dangereuse : Un mercenaire de Wagner incorporé dans l’armée nationale en Centrafrique

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L’Infiltration dangereuse : Un mercenaire de Wagner incorporé dans l’armée nationale en Centrafrique

Encerclé à gauche, le mercenaire russe de la société Wagner incorporé colonel dans la gendarmerie nationale et déployé à la garde présidentielle par Faustin Archange Touadera, ici lors de la parade militaire au camp Kassaï, dans le septième arrondissement de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Ce mercenaire, défilé parmi les éléments de forces de défense et de sécurité intérieures, porte la tenue de la police centrafricaine, un berret de la garde présidentielle et un galant de la gendarmerie.
Encerclé à gauche, le mercenaire russe de la société Wagner incorporé colonel dans la gendarmerie nationale et déployé à la garde présidentielle par

 

Bangui, 16 août 2023 (CNC) – La République centrafricaine, autrefois bercée par des rêves d’indépendance et de prospérité, semble désormais être la scène d’un sinistre jeu de pouvoir, où les sombres acteurs internationaux ont transformé ce pays en leur terrain de jeu. Une récente parade militaire tenue le 13 août dernier, lors de la fête de l’indépendance, a exposé au grand jour une réalité choquante : un mercenaire de Wagner est incorporé dans l’armée nationale. Vêtu d’une tenue de la police nationale et portant sur ses épaules, les épaulettes de la gendarmerie nationale et sur sa tête, un béret vert de la garde présidentielle, escortait aux côtés des forces de défense et de sécurité intérieures, les éléments de la Minusca, pour la sécurité du putschiste Touadera.

 

Le spectacle incongru s’est déroulé au sein du camp militaire Kassaï, dans le septième arrondissement de Bangui, en présence du président Faustin Archange Touadera lui-même, faisant naître des interrogations et des frissons parmi la population. Comment un individu énigmatique, à la solde de Wagner, a-t-il réussi à s’infiltrer au sein même des forces de sécurité centrafricaines ? Le mercenaire, dissimulé derrière une cagoule comme à l’accoutumée dans sa bouche, a été promu au grade de colonel de la gendarmerie, une trahison flagrante de l’intégrité des institutions nationales.

 

La scène devient encore plus surréaliste lorsque l’on constate que ce mercenaire, tel un caméléon malfaisant, a osé revêtir simultanément les attributs de différents corps de sécurité. Arborant la tenue de la police nationale, le béret distinctif de la garde présidentielle et l’épaulette de la gendarmerie, il semblait défier ouvertement toute notion de loyauté, jetant ainsi une ombre encore plus sombre sur la crédibilité des forces armées et de l’administration du pays.

 

Les réseaux sociaux, toujours prompts à amplifier les scandales, ont fait écho à cette affaire avec une célérité déconcertante. Les commentaires et les partages se multiplient, dessinant un tableau peu flatteur du putschiste Faustin Archange Touadera , comparé par certains à un chef de la pègre, entouré d’éléments douteux. D’autres, quant à eux, se sont étonnés de l’audace de ce mercenaire à se parer d’une variété de uniformes, comme s’il se jouait de la confusion entre les forces de l’ordre et les forces obscures.

 

Cette parade, censée célébrer l’unité et la souveraineté nationales, s’est transformée en une mise en scène inquiétante de l’ingérence étrangère et de l’instabilité croissante qui menace la République centrafricaine. La présence insolite et provocante du mercenaire de Wagner remet en question la capacité du gouvernement à maintenir l’ordre et à protéger les intérêts de ses citoyens.

 

Alors que les esprits s’embrasent et que les spéculations se multiplient, une chose demeure claire : le président Touadera doit impérativement réagir. Cette parade militaire dévoyée a non seulement terni l’image de l’État, mais elle a également révélé une faille béante dans la sécurité nationale. Le peuple centrafricain mérite des réponses, des mesures fermes et une action résolue pour rétablir la confiance et réaffirmer la primauté de la République.

 

Rappelons que  l’ombre sinistre du mercenaire de Wagner qui plane sur la parade militaire de la République centrafricaine ne peut être ignorée. Cette mascarade inquiétante soulève des questions fondamentales sur l’intégrité du leadership national et l’ampleur de l’influence étrangère dans les affaires intérieures du pays. Les citoyens méritent mieux que cette trahison flagrante de leur souveraineté et de leur sécurité.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

 

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La Centrafrique sous l’ombre russe : Un soixante-troisième anniversaire d’indépendance en trompe-l’œil

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La Centrafrique sous l’ombre russe : Un soixante-troisième anniversaire d’indépendance en trompe-l’œil

 

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d'une audience à Moscou
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou

 

 

Bangui, 15 août 2023 (CNC) – En cette journée commémorative du soixante-troisième anniversaire d’indépendance de la République centrafricaine, une ombre sombre plane sur la nation alors que les autorités centrafricaines semblent inviter la Russie à jouer le rôle d’ange gardien. Une proposition qui soulève des sourcils et suscite des interrogations profondes quant aux véritables intentions du gouvernement. Dans un acte audacieux de rétrogradation, la RCA s’engage dans une relation d’assujettissement envers un pays économiquement vulnérable, mettant ainsi en péril les acquis durement gagnés au fil des décennies.

 

À première vue, on pourrait penser qu’il s’agit d’une plaisanterie de mauvais goût, mais il semble que la réalité dépasse la fiction. Soixante-trois ans après avoir brisé les chaînes coloniales, la République centrafricaine  se trouve à nouveau plongée dans une dépendance inquiétante envers un pays tiers. La Russie, qui a longtemps cherché à accroître son influence en Afrique, trouve dans cette situation un moyen de s’immiscer davantage dans les affaires de la RCA. La nation, autrefois un symbole de souveraineté retrouvée, semble désormais se compromettre en échange de promesses d’aide économique.

 

Le directeur général de l’Institut national de recherche et d’animation pédagogique (INRAP) au ministère de l’Éducation, Monsieur Samuel Feizounam Ouanfio, s’est avéré être un fervent partisan de cette proposition douteuse. Ses commentaires, recueillis par un média russe, semblent être en parfaite adéquation avec les desseins du gouvernement. La question qui se pose alors est de savoir si les autorités centrafricaines sont en train de mettre les intérêts nationaux en jeu pour satisfaire les aspirations d’une puissance étrangère.

 

Il est difficile de ne pas s’interroger sur les motivations sous-jacentes de cette relation naissante entre la RCA et la Russie. Le discours de M. Ouanfio évoque une collaboration étroite dans divers secteurs tels que l’éducation, la santé, le développement rural et l’exploitation minière. Si la stabilité et la sécurité sont indubitablement essentielles pour favoriser le développement, cela ne justifie en aucun cas l’abdication de la souveraineté et de l’indépendance d’un pays.

 

Le rôle de la Russie en tant qu’« ange gardien » est sujet à caution, étant donné son propre bilan controversé en matière de droits de l’homme et de gouvernance démocratique. Il est impératif que les autorités centrafricaines maintiennent une vigilance constante pour éviter de retomber dans le piège de la dépendance coloniale, cette fois-ci sous une forme nouvelle et subtile.

 

Alors que la République centrafricaine tente de panser les blessures du passé et de tracer une voie vers un avenir plus prometteur, elle doit rester ferme dans sa quête d’indépendance véritable. Les générations passées se sont battues pour libérer le pays de l’oppression, et il est impensable de voir les fruits de leurs sacrifices gaspillés au nom de rapprochements internationaux douteux.

 

Rappelons que le soixante-troisième anniversaire d’indépendance de la République centrafricaine devrait être une occasion de célébration et de réflexion sur les réalisations passées et les défis futurs. Cependant, l’appel à la Russie en tant qu’« ange gardien » jette une ombre troublante sur ces festivités. Il est impératif que les autorités centrafricaines restent fidèles à l’héritage de leurs prédécesseurs en rejetant toute tentative de rétablir des liens de dépendance néfastes. La RCA mérite un avenir où elle est le maître de son propre destin, libre des entraves de la colonisation, qu’elle soit déguisée en blague ou en réalité.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Affaires d’Empoisonnement à Ngaragba : La Crainte se Répand parmi les Détenus

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Affaires d’Empoisonnement à Ngaragba : La Crainte se Répand parmi les Détenus

 

Abdoulaye Garba Mahamat, Coordonnateur politique de l'ÉUPC
Monsieur Abdoulaye Garba Mahamat, Coordonnateur politique de l’UPC. Photo d’archives du CNC

 

 

Bangui, 16 août 2023 (CNC) – – Une onde de panique saisit actuellement les détenus de la prison centrale de Ngaragba, située dans le septième arrondissement de Bangui, à la suite d’une série de rumeurs persistantes sur d’éventuels actes d’empoisonnement en préparation. Au cœur de cette intrigue sordide se trouve Hassan Bouba, un personnage controversé et ancien chef rebelle, soupçonné de comploter pour éliminer certains prisonniers, notamment d’anciens membres de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

 

L’agitation a pris racine il y a près de deux semaines, lorsque des murmures inquiétants ont commencé à se propager parmi les murs austères de la prison de Ngaragba. Selon ces allégations troublantes, Hassan Bouba, le tchadien en question et ancien chef rebelle, serait le cerveau derrière un sinistre projet visant à éliminer par empoisonnement certains individus, en particulier ceux affiliés à l’UPC et actuellement en détention.

Monsieur Salleh Modirou
Monsieur Salleh Modirou

 

Cependant, des sources dignes de confiance, ayant préféré garder l’anonymat, ont affirmé que les noms de Mouddala Abdoulaye Garba et Salleh Modirou avaient initialement été liés à ce complot présumé. Selon ces informations, le ministre chef rebelle Hassan Bouba aurait ourdi un plan machiavélique pour éliminer ces deux individus spécifiques par des moyens empoisonnés. Cette affaire, qui a émergé il y a quinze jours au sein de la prison de Ngaragba, a rapidement déferlé à travers les différents blocs de cette enceinte pénitentiaire, semant le trouble parmi les détenus déjà en proie à une existence précaire.

 

Il convient de souligner que ce n’est pas la première fois que le nom de Hassan Bouba surgit dans des circonstances similaires. En effet, ce personnage énigmatique a été antérieurement associé à une série d’incidents d’empoisonnement mystérieux, dont l’un impliquait l’ancien ministre de l’élevage, un proche collaborateur de Bouba dans la rébellion de l’UPC. Ces événements troublants soulèvent inévitablement des questions quant à la véracité de ces allégations actuelles et à l’implication potentielle de l’ancien chef rebelle.

 

Il est essentiel que cette situation soit gérée avec la plus grande diligence et transparence. La stabilité et la sécurité des détenus sont primordiales, et toute enquête en cours devrait être menée de manière approfondie et impartiale pour établir la vérité derrière ces rumeurs d’empoisonnement présumé. En attendant, les regards restent rivés sur la prison de Ngaragba, où l’incertitude plane et où les prisonniers demeurent pris au cœur d’une toile de suspicion et d’intrigue qui menace leur bien-être déjà précaire.

 

Par Anselme Mbata

 

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Déchirure Familiale ou Politique ? Les Raisons Cachées derrière le Conflit Djotodia-Djoubaye Abazène

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Déchirure Familiale ou Politique ? Les Raisons Cachées derrière le Conflit Djotodia-Djoubaye Abazène

 

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Michel Djotodia

 

 

Bangui, 16 août 2023 (CNC) – Une querelle tumultueuse entre deux figures de la politique en République centrafricaine a pris d’assaut les médias sociaux et les discussions publiques. L’ancien chef d’État de transition, Michel Djotodia, et son neveu, Arnaud Djoubaye Abazène, actuel ministre de la justice, semblent avoir rompu les liens et les raisons derrière leur désaccord alimentent les rumeurs.

 

À l’origine de ce conflit, un message énigmatique publié sur la plateforme de messagerie WhatsApp par un proche de la famille, jetant de l’huile sur le feu d’une relation déjà tendue. Le message, chargé en accusations, déclarait : “Djoubaye, alias Idi Amin Dada, prêt à tuer pour ses intérêts, sans foi ni loi, désormais il veut tuer même Djotodia pour prouver sa loyauté à Touadera. Ils ne se parlent plus.”

 

La question qui brûle les lèvres de nombreux observateurs est la suivante : Arnaud Djoubaye Abazène envisage-t-il de porter atteinte à la vie de son propre oncle, Michel Djotodia ? Les médias sociaux ont rapidement amplifié cette question, donnant lieu à diverses spéculations et théories de conspiration. Certains avancent que le différend entre les deux hommes pourrait tourner autour du projet de référendum constitutionnel, avec Michel Djotodia s’opposant fermement à la nouvelle constitution proposée par le président en exercice, Faustin Archange Touadera, qu’il qualifie de discriminatoire et propice à l’établissement d’une dictature familiale.

 

Dans un élan contraire, Arnaud Djoubaye Abazène semble résolument favorable à cette nouvelle constitution, prêt à tout pour protéger son poste ministériel et maintenir son influence. Sa déclaration en tant que Directeur de campagne adjointe pour le camp “Oui” au référendum du 30 juillet dernier en dit long sur son engagement envers ce projet.

 

Toutefois, il y a aussi des rumeurs circulant autour d’un potentiel différend familial qui pourrait être à l’origine de leur rupture. Lorsque contacté par la rédaction du CNC, un membre de la famille Djotodia a confirmé l’existence d’un sérieux conflit entre les deux hommes, mais a préféré ne pas révéler les détails sous-jacents.

 

Ce qui reste indéniable, c’est que la communication entre Michel Djotodia et Arnaud Djoubaye Abazène s’est complètement rompue. Ironiquement, c’est grâce au soutien et à l’influence de Michel Djotodia qu’Arnaud Djoubaye Abazène a obtenu son poste ministériel sous l’administration de Faustin Archange Touadera. Les observateurs attentifs se demandent si cet éclatement aura des répercussions plus larges sur le paysage politique centrafricain.

 

En fin de compte, il est difficile de prédire avec certitude les détails exacts de cette dispute complexe. Cependant, une chose est claire : le conflit entre Michel Djotodia et Arnaud Djoubaye Abazène suscite l’intérêt et l’intrigue de la nation, ainsi que des observateurs internationaux. Alors que le feu des spéculations continue de brûler, il est évident que cette affaire est loin d’être close et que les développements futurs pourraient avoir des conséquences profondes. Restez à l’écoute pour plus d’informations dans cette saga politique en constante évolution.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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L’échec de la communauté internationale en RCA : Entre l’illusion de déloger Wagner et les écueils de compter sur Touadéra

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L’échec de la communauté internationale en RCA : Entre l’illusion de déloger Wagner et les écueils de compter sur Touadéra

 

Le Préfet de la Ouaka, monsieur Victore Bissekoin décore les mercenaires de Wagner à Ndachima
Le Préfet de la Ouaka, monsieur Victore Bissekoin décore les mercenaires de Wagner à Ndachima

 

 

 

Bangui, 16 août 2023 (CNC) –  Depuis des années, la République centrafricaine (RCA) est en proie à une crise politique et sécuritaire complexe, marquée par l’influence croissante du groupe russe Wagner. Le tweet incisif du journaliste Ben Wilson Ngassan soulève un point crucial : l’approche de la communauté internationale pour résoudre cette crise semble s’égarer dans une démarche paradoxale. En cherchant à évincer Wagner en comptant sur Faustin Archange Touadera , le nouveau putschiste de Bangui, la communauté internationale fait face à un dilemme stratégique et moral d’une envergure sans précédent.

 

La racine du problème réside dans les origines de l’arrivée des mercenaires de Wagner en RCA. Comme l’a rappelé Ngassan, il est crucial de se souvenir que Faustin Archange Touadera, lui-même a ouvert la porte à Wagner, non pas pour la protection des citoyens centrafricains, mais pour consolider son propre pouvoir. Cette alliance douteuse a rapidement évolué en une dépendance alarmante du président Touadera vis-à-vis du groupe russe. Les rapports du président français mettent en lumière une situation où Wagner pille et tue impunément, sans la moindre réaction de la part de Touadera.

 

Dans ce contexte, la question fondamentale se pose : comment la communauté internationale peut-elle espérer endiguer l’influence de Wagner en misant sur un leader qui semble déjà pris au piège de cette force étrangère ? Ngassan souligne de manière pertinente le concept de “cohérence”. La cohérence devrait être la pierre angulaire de toute stratégie internationale visant à rétablir la stabilité en RCA. Pourtant, l’idée d’utiliser Touadera comme un levier pour se débarrasser de Wagner semble fondamentalement contradictoire, car elle cherche à résoudre un problème en s’appuyant sur la source même du problème.

 

La solution préconisée par Ngassan – évincer Touadera du pouvoir avec ou sans son consentement – suscite des débats intenses et soulève des questions complexes liées à la souveraineté et à la légitimité. Cependant, il est indéniable que la situation actuelle ne peut perdurer. La passivité face aux actions de Wagner risque d’entraîner une détérioration continue de la sécurité et de la stabilité en RCA, tout en mettant en péril la vie des citoyens innocents.

 

La communauté internationale doit se réveiller face à la réalité complexe et nuancée de la situation en RCA. Plutôt que de miser sur des solutions simplistes, il est temps d’adopter une approche globale et coordonnée, en étudiant attentivement les multiples facettes de cette crise. Le tweet de Ngassan rappelle avec justesse que la cohérence et la prise en compte des réalités sur le terrain doivent guider les actions futures.

 

Il y’a lieu de noter que l’échec apparent de la communauté internationale en RCA découle en grande partie de son incapacité à reconnaître et à aborder les réalités complexes qui sous-tendent la crise. Le tweet de Ben Wilson Ngassan met en évidence les paradoxes et les défis auxquels sont confrontés les acteurs internationaux. Pour véritablement apporter un changement positif en RCA, il est impératif de repenser les stratégies existantes et de s’engager dans un dialogue constructif avec les parties prenantes locales. Seulement alors pourrons-nous espérer une solution durable qui assure la sécurité, la stabilité et le bien-être du peuple centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Mouvement 3R : Rétablissement de la Vérité et de l’Unité face aux Rumeurs

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Mouvement 3R : Rétablissement de la Vérité et de l’Unité face aux Rumeurs

 

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Le chef d’État-major de 3R, à droite, et son garde du corps, à gauche. copyrightCNC

 

 

 

 

 

Bangui, 16 août 2023 (CNC) –  Le coordonnateur politique du mouvement 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), Hammadou Rawandou, a pris la parole pour mettre fin aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux et qui visent à déstabiliser le mouvement et à nuire à ses dirigeants. Dans un discours fort et unifié, Rawandou réaffirme les principes fondateurs du mouvement, son engagement envers son président et l’unité solide qui règne au sein de ses rangs.

 

Le Combat pour l’Intégrité du Mouvement 3R:

 

Dans un contexte où les rumeurs abondent sur les médias sociaux, le mouvement 3R reste résilient et uni. Rawandou rappelle que le mouvement a traversé maintes épreuves visant à le déstabiliser, notamment des tentatives de division fomentées par le gouvernement lui-même. Depuis sa création en tant que simple comité d’autodéfense pour la communauté peule, le 3R a évolué pour devenir un acteur important dans la région, faisant preuve de détermination et de compatibilité au sein de la coalition CPC.

 

La Force dans l’Unité:

 

Rawandou souligne que le mouvement 3R n’est pas un parti politique réagissant aux provocations virtuelles, mais une entité militaire agissant sur le terrain. Les allégations de division lancées par des individus mal intentionnés n’ont pas réussi à ébranler l’unité et la solidarité du mouvement. L’engagement envers le président, le général Sembé Bobo, reste indéfectible, et c’est grâce à cette union que le mouvement peut mener des opérations de grande envergure contre des adversaires tels que Wagner, à Béloko, Besson, Niem, Bossemptélé et ailleurs.

 

Notons que Le discours éloquent de Hammadou Rawandou, coordonnateur politique du mouvement 3R, rétablit la vérité derrière les rumeurs qui tentent de miner la stabilité de l’organisation. Il met en avant l’histoire du mouvement, ses objectifs, et la force de son unité, tout en réaffirmant son attachement au président et sa détermination à poursuivre son combat sur le terrain. Dans un appel solennel, il encourage les sympathisants à rester unis, à soutenir le mouvement par leurs invocations et conseils avisés, et à continuer de travailler ensemble pour une cause juste et noble. Le mouvement 3R demeure ainsi un exemple vivant de résilience, d’unité et de détermination face à l’adversité.

 

Par Gervais Lenga

 

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Suspension de Madame Arlette Oriane SELEMA  : Le financement du projet Londo plus par la banque mondiale menacé

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Suspension de Madame Arlette Oriane SELEMA  : Le financement du projet Londo plus par la banque mondiale menacé

 

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Le projet Londo Plus Berberati . CopyrightCNC

 

 

Bangui, 16 août 2023 (CNC) – Un éclair de colère et d’indignation a balayé les cœurs des jeunes francophones, réunis lors de la troisième édition de l’école d’été de Nairobi sur la justice climatique, alors qu’ils ont appris la résiliation brutale du contrat de leur collègue, Madame Arlette Oriane SELEMA. Engagée en tant que conductrice des travaux d’infrastructures communautaires pour le projet LÖNDO PLUS en République centrafricaine, elle se retrouve désormais en proie à l’injustice découlant de la décision arbitraire de Monsieur Lucien Judicaël MONTINDA, le coordonnateur du projet.

 

Le motif invoqué pour justifier cette résiliation est la participation de Madame SELEMA à l’école d’été de Nairobi sur la justice climatique. Une justification qui se révèle, dès le premier regard, dépourvue de toute considération pour les procédures légales en vigueur, notamment l’article 144 du code du travail centrafricain. Cette rupture de contrat, motivée par un engagement pourtant louable envers une cause d’envergure mondiale, trahit une désinvolture déconcertante envers les droits élémentaires des travailleurs.

 

Les lauréats de l’école d’été de Nairobi se sont levés d’une seule voix pour condamner cette atteinte aux droits de leur camarade. À travers leur déclaration énergique, ils appellent à une réhabilitation immédiate et inconditionnelle de Madame SELEMA à son poste, tout en exhortant le ministre centrafricain de l’Environnement à intervenir vigoureusement pour rétablir la justice. De plus, ils appellent de leurs vœux l’intervention de l’inspecteur du travail, une voix indépendante qui doit sévir contre le comportement répréhensible d’un employeur qui piétine les droits fondamentaux d’un travailleur dévoué.

 

Le projet LÖNDO PLUS, qui se targue de promouvoir le bien-être de la communauté, se trouve maintenant empêtré dans un scandale d’injustice flagrante. Les jeunes lauréats ne laissent aucune équivoque quant à leurs intentions : ils demandent, sans détour, à la Banque mondiale de suspendre tout financement au projet jusqu’à ce que les droits de Madame SELEMA soient restaurés, et que sa place au sein de l’équipe soit rétablie.

 

Dans un geste de solidarité et de détermination, les signataires de cette déclaration ne se limitent pas à une simple lettre de protestation. Ils brandissent le spectre de la justice internationale, prêts à s’adresser aux instances compétentes, si les appels à la raison restent lettre morte.

 

Le 14 août 2023, des signatures se sont alignées sur ce manifeste vibrant dans les capitales africaines, de l’Atlantique à l’océan Indien. De Kinshasa à Lomé, de Rabat à Victoria, une mosaïque d’engagement s’est formée pour dire non à l’injustice et à la violation des droits. Une mosaïque qui transcende les frontières, les langues et les cultures, pour s’élever contre les vents contraires de l’iniquité.

 

Il y’a lieu de noter que la suspension de Madame Arlette Oriane SELEMA, résultant d’une décision unilatérale dépourvue de légitimité, soulève une vague d’indignation et d’appel à la justice. Les jeunes de l’école d’été de Nairobi sur la justice climatique rappellent au monde que la lutte contre le changement climatique ne peut se faire au prix des droits humains fondamentaux. Ils éclairent la voie d’une résistance collective, unissant leurs voix pour réclamer la réhabilitation de Madame SELEMA et restaurer ainsi un souffle de dignité au cœur de la République centrafricaine.

 

Par Anselme Mbata

 

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Poutine a encore menti sur la RCA lors de la Conférence de Moscou sur la Sécurité Internationale

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Poutine a encore menti sur la RCA lors de la Conférence de Moscou sur la Sécurité Internationale

 

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Bangui, 16 août 2023 (CNC) –  Lors de la XIe Conférence de Moscou sur la sécurité internationale, Vladimir Poutine a une fois de plus captivé l’attention mondiale par ses discours audacieux et ses déclarations provocatrices. Cependant, derrière le vernis de diplomatie et de préoccupation pour la paix régionale, se cachent des assertions controversées qui méritent une analyse minutieuse.

 

Le Président russe a fait appel à l’unité de la communauté internationale pour réduire la confrontation régionale et neutraliser les risques. Il a accusé l’Occident de mener des “aventures géopolitiques” et d’exercer des “activités égoïstes, néocoloniales”, tout en entretenant d’anciens conflits et en provoquant de nouveaux. Poutine peint un tableau sombre dans lequel les puissances occidentales exploitent impitoyablement les drames humains pour consolider leur emprise sur les États et leurs ressources.

 

Cependant, ce discours suscite des interrogations quant à sa partialité et à sa véracité. Les critiques font valoir que les déclarations de Poutine reflètent une tentative de détourner l’attention des actions russes contestées sur la scène internationale. Les interventions militaires russes en Ukraine et en Syrie, ainsi que l’annexion de la Crimée, ne sont que quelques exemples qui soulèvent des doutes quant à la sincérité des appels à la paix et à la sécurité régionales.

 

Le point culminant de la controverse réside dans les exemples choisis par Poutine pour étayer sa thèse. Il mentionne la République centrafricaine et le Mali, affirmant que ces pays sont devenus des victimes directes des groupes terroristes suite à l’agression américaine en Libye. L’assertion selon laquelle l’effondrement de l’État libyen a été le catalyseur de l’instabilité dans ces régions est simpliste et omet de nombreuses variables complexes qui ont contribué à ces crises. L’histoire complexe et les dynamiques internes des pays du Sahel et de l’Afrique centrale ne peuvent être réduites à une seule cause.

 

En fin de compte, les déclarations de Poutine soulèvent des préoccupations quant à leur objectivité et à leur contexte. Si les appels à la coopération internationale et à la réduction des conflits sont louables, leur crédibilité est entachée par des insinuations partisanes et des généralisations excessives. Les dirigeants mondiaux et les observateurs attentifs doivent aborder ces discours avec un esprit critique et une compréhension nuancée des réalités complexes qui façonnent la politique mondiale.

 

Rappelons que la XIe Conférence de Moscou sur la sécurité internationale a fourni une tribune pour les déclarations frappantes de Vladimir Poutine. Cependant, il est crucial de regarder au-delà des mots et de remettre en question les affirmations simplistes qui peuvent dissimuler des motifs politiques plus profonds. La véritable quête de la sécurité internationale nécessite une analyse équilibrée et une coopération honnête entre les nations, plutôt que des accusations infondées et des généralisations hâtives.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Militante de l’URCA, Madame Joceline Nambena, appelle à une résistance politique acharnée contre le régime de Touadera

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Militante de l’URCA, Madame Joceline Nambena, appelle à une résistance politique acharnée contre le régime de Touadera

 

rondpoint centre-ville avec l'affiche de dologuelé au coin
La ville de Bangui,capitale de la République centrafricaine, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

 

Bangui, 16 août 2023 (CNC) –  Madame Joceline Nambena, fervente militante de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), a récemment pris la parole sur la plateforme WhatsApp pour exprimer sa détermination à poursuivre la lutte politique en faveur de la restauration de la démocratie en République centrafricaine. Ses déclarations ont suscité l’attention et la réflexion de nombreux observateurs politiques, mettant en lumière les défis persistants auxquels le pays est confronté sous le régime actuel.

 

Dans un message clair et sans équivoque, Madame Joceline Nambena a souligné l’importance de maintenir la pression politique sur le gouvernement du putschiste centrafricain Faustin Archange Touadera, qualifié de “va-t-on guerre” et de “mafieux”. Selon elle, le discours de Faustin Archange Touadera ne représente qu’une manœuvre de diversion pour détourner l’attention des véritables enjeux politiques auxquels le pays est confronté.

 

La militante de l’URCA a fermement exprimé son refus de reconnaître la légitimité de la nouvelle constitution séparatiste, que le régime tente d’imposer, et a dénoncé les prochaines élections municipales qui doivent être organisées sous l’égide de cette constitution contestée. Madame Nambena a accusé l’Autorité Nationale des Élections (ANE) et la Cour Constitutionnelle (CC) d’être partiales et dépourvues d’intégrité, remettant ainsi en question la crédibilité du processus électoral à venir.

 

L’appel de Madame Joceline Nambena à s’appuyer sur la constitution du 30 Mars 2016, au lieu de celle instaurée par le régime en place, reflète sa conviction que la voie vers une véritable démocratie et une gouvernance équitable passe par le respect des institutions et des lois établies dans le pays. Elle encourage le mouvement BRDC à rester fidèle à ses principes et à utiliser les leviers politiques à sa disposition pour faire valoir ses revendications.

 

Dans ses conclusions, Madame Nambena insuffle un sentiment d’optimisme en rappelant que la politique est une arène imprévisible où les cartes sont toujours en mouvement. Elle souligne que malgré les défis actuels, rien n’est perdu et que le véritable combat ne fait que commencer. Sa détermination à maintenir la lutte politique avec une perspective de changement offre un message d’espoir pour ceux qui partagent sa vision d’un avenir plus démocratique et équitable en République centrafricaine.

 

Rappelons que le discours passionné et éloquent de Madame Joceline Nambena reflète son engagement indéfectible en faveur du changement politique et de la restauration de la démocratie en République centrafricaine. Ses paroles inspirent à la fois la réflexion et l’action, et son appel à la résistance politique sous l’égide de principes constitutionnels solides résonne comme un rappel puissant de la capacité du peuple à influencer positivement le cours de son pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Vers la Justice pour Tous : Les Victimes au Cœur de l’Affaire Mokome à la CPI

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Vers la Justice pour Tous : Les Victimes au Cœur de l’Affaire Mokome à la CPI

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Au bureau de la CPI à Bangui lors de la conférence de presse

 

 

 

Bangui, 16 août 2023 (CNC) –  La République Centrafricaine se prépare à une étape importante dans le processus de justice internationale avec l’audience de confirmation des charges dans l’affaire Mokome qui débutera le 22 août. Monsieur Blaise Zalagoé, chef de l’unité de la participation des victimes de réparation au bureau de la Cour Pénale Internationale (CPI) en République Centrafricaine, a présenté les détails de cette procédure lors d’une conférence de presse. L’occasion a permis de mettre en lumière les droits des victimes et le rôle crucial qu’elles jouent dans le déroulement de la procédure judiciaire.

 

La Cour Pénale Internationale a été créée par le Statut de Rome pour assurer la poursuite des crimes les plus graves touchant la communauté. Outre la responsabilité pénale des individus, le Statut de Rome accorde une place significative aux droits des victimes. Monsieur Blaise Zalagoé a souligné deux droits clés que les victimes peuvent exercer dans le processus judiciaire : le droit de participer à la procédure et le droit de demander réparation en cas de condamnation.

 

La première étape du processus pour les victimes est d’exercer leur droit de participation. Cela signifie qu’elles peuvent être représentées par des avocats qui porteront leur voix et leurs intérêts tout au long des différentes phases de la procédure. Actuellement, l’unité dirigée par monsieur Zalagoé est en train d’aider les victimes à exercer ce droit, en veillant à ce qu’elles soient représentées de manière adéquate à la phase de la confirmation des charges.

 

Lors de la conférence de presse, monsieur Blaise Zalagoé a révélé que jusqu’à présent, un impressionnant total de 1 228 demandes de victimes ont été recueillies pour participer à la procédure dans l’affaire Mokome, spécifiquement pour l’audience de confirmation des charges. Cela démontre l’importance accordée à la participation des victimes dans la recherche de justice. Les avocats des victimes seront là pour plaider en leur nom et veiller à ce que leurs voix soient entendues par les juges.

 

Le processus de sélection des victimes qui seront autorisées à participer à la procédure est en cours. Les juges examineront attentivement chaque demande et évalueront si les critères spécifiques liés à cette affaire sont remplis. Bien qu’il n’y ait pas de délai précis pour la décision des juges, monsieur Zalagoé a confirmé que cette décision sera prise avant le 22 août, date du début de l’audience de confirmation des charges.

 

Cette étape de participation des victimes dans l’affaire Mokome illustre le rôle crucial que jouent les victimes dans le processus judiciaire international. Leur participation active permet non seulement de garantir que leurs voix soient entendues, mais aussi de renforcer la légitimité et la transparence du système judiciaire. L’attention portée aux droits des victimes témoigne de l’engagement de la CPI à offrir un espace où les victimes peuvent obtenir justice et réparation pour les souffrances qu’elles ont endurées.

 

Rappelons que l’affaire Mokome marque une étape significative dans la quête de justice en République Centrafricaine. La participation active des victimes dans la procédure judiciaire de la Cour Pénale Internationale démontre l’importance cruciale accordée à leurs droits et à leur voix. Alors que la procédure progresse, les yeux du monde seront tournés vers la République Centrafricaine, en attendant avec intérêt la décision des juges et les résultats de l’audience de confirmation des charges.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Une Montée Inquiétante de Morsures de Chiens à Bangassou : Une Urgence Sanitaire à Prendre en Main

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Une Montée Inquiétante de Morsures de Chiens à Bangassou : Une Urgence Sanitaire à Prendre en Main

 

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Patrouille des soldats FACA dans le marché de Bangassou. Crédit photo : Félix Ndoumba / CNC

 

 

Bangui, 16 août 2023 (CNC) –  Bangassou, une ville paisible nichée dans le Mbomou, est actuellement aux prises avec une situation alarmante : une augmentation notable des morsures de chiens qui laisse ses habitants dans la crainte. Ce phénomène, en constante expansion, suscite des inquiétudes au sein de la communauté et des autorités sanitaires locales. En l’espace de sept mois, plus de quatre-vingt personnes ont été mordues par ces animaux de compagnie devenus agressifs, élevant le niveau d’alarme dans la ville.

 

Les rues de Bangassou, autrefois parcourues en toute tranquillité par les passants, sont maintenant hantées par la menace constante de morsures de chiens. De jour comme de nuit, ces animaux errants se livrent à des attaques imprévisibles, mettant en danger la sécurité et le bien-être des citoyens. Même les femmes enceintes ne sont pas épargnées, comme l’illustre le témoignage poignant de Janine, attaquée en plein jour alors qu’elle faisait tranquillement des achats. Sa mésaventure démontre l’urgence de la situation et les conséquences potentiellement graves pour les victimes de ces agressions canines.

 

Les autorités sanitaires, elles aussi, sont alarmées par cette tendance. Le docteur Gabriel Bengouti, médecin-chef par intérim de l’hôpital du district sanitaire de Bangassou, a observé un changement inquiétant dans le comportement des chiens envers les êtres humains. Plus de 80 cas de morsures de chiens ont été enregistrés depuis le début de l’année, soulignant la gravité de la situation. Bien que la rage ne soit pas encore confirmée comme étant à l’origine de ces morsures, le nombre croissant de cas suscite une préoccupation majeure pour la santé publique.

 

La préfète du Mbomou, Pierrette Bénguéré, a également exprimé ses inquiétudes et lancé un appel urgent au gouvernement et à ses partenaires. Elle souligne l’importance cruciale de la prévention dans cette situation, en insistant sur la nécessité de fournir des vaccins anti-rage tant pour la population que pour les chiens. La prévention est essentielle pour éviter une épidémie de rage potentiellement dévastatrice et pour protéger la vie et la sécurité des citoyens de Bangassou.

 

Un aspect à prendre en compte est le rôle des chiens accompagnant les chasseurs dans leurs activités. Ces animaux, non vaccinés contre la rage, pourraient jouer un rôle majeur dans la propagation de cette maladie. La préfète du Mbomou met en garde les propriétaires de chiens et appelle à une prise de conscience collective de la nécessité de contrôler et de vacciner les animaux domestiques pour prévenir de futures morsures et éventuelles épidémies.

 

Ceci dit, la montée inquiétante des morsures de chiens à Bangassou est un appel à l’action pour la prévention et la sensibilisation. Il est crucial que les autorités sanitaires, le gouvernement et les partenaires internationaux collaborent rapidement pour fournir des vaccins anti-rage et mettre en place des mesures de contrôle pour endiguer cette menace grandissante. La sécurité et le bien-être des citoyens de Bangassou dépendent de la réponse résolue et coordonnée face à cette urgence sanitaire. En effet, il vaut mieux prévenir que guérir, et c’est maintenant que l’action doit être entreprise pour éviter des conséquences potentiellement désastreuses.

 

Par Félix Ndoumba

Correspondant du CNC à Bangassou

 

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Tensions Éruptives Secouent Obo : Préfet du Haut-Mbomou, Jude ngagnoko,  au Cœur du Chaos

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Tensions Éruptives Secouent Obo : Préfet du Haut-Mbomou, Jude ngagnoko,  au Cœur du Chaos

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Le Préfet du Haut-Mbomou, monsieur Jude ngagnoko

 

 

 

Bangui, 15 août 2023 (CNC) –  Obo, cette paisible ville nichée à plus de 1200 kilomètres au sud-est de la République centrafricaine, s’est trouvée plongée dans un tumulte sans précédent au cours des dernières semaines. Un crescendo alarmant d’événements a ébranlé les fondations de cette communauté, atteignant son apogée lors de la nuit du dimanche au lundi 14 août. Les détonations assourdissantes d’armes automatiques ont secoué la quiétude nocturne, illuminant le ciel de lueurs infernales alors que des habitations et des boutiques étaient englouties par les flammes voraces. Et, comme si la nuit n’avait pas suffi à déverser son lot de frayeurs, l’aube du lundi a vu renaître les tirs, poussant les résidents à se cloîtrer dans leurs foyers jusqu’au calme précaire de 7 heures du matin. Tout ceci, d’après la rumeur, serait ourdi par une main bien connue des habitants, celle du préfet du Haut-Mbomou, monsieur Jude Ngagnoko, un officier de l’armée nationale.

 

Les allégations ne manquent pas et la rumeur enfle. Les murmures des rues pavées de méfiance convergent tous vers la même conclusion : monsieur Jude ngagnoko  serait le marionnettiste orchestrant ce désordre qui gangrène la région depuis des mois. Les habitants, habitués à la quiétude, ne peuvent plus l’ignorer, ils le martèlent : les doigts du préfet s’agitent dans les fils invisibles de la manipulation. L’armée nationale, dont la mission première est de protéger et d’assurer la sécurité des citoyens, semble avoir été prise dans les rets d’une manœuvre douteuse.

 

Parmi les noms lancinants, trois résonnent particulièrement : Abakar, Bouba et Fadoul, tous affiliés aux Forces Armées Centrafricaines (FACA). Les rues bruissent de leur implication présumée dans ces épisodes chaotiques qui ont secoué Obo sur les dernières 24 heures. Selon les résidents, ces soldats, naguère liés à l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), s’étaient réinsérés dans les rangs de l’armée nationale après leur désarmement. Ils sont devenus des pions dans une partie pernicieuse dirigée par le préfet Jude ngagnoko  .

 

L’accusation ne semble pas nouvelle. Les parlementaires de la région, porteurs de la voix du peuple, avaient déjà pointé du doigt le préfet Jude ngagnoko  . Ils avaient déclaré qu’il était le cerveau derrière une série d’événements malveillants dans le Haut-Mbomou. Une affirmation qui rejoint les conclusions de la milice AZANDE ANI KPI GBE, laquelle, dans un communiqué retentissant, exigeait la démission du préfet.

 

Alors que les rues d’Obo vibrent au rythme inquiétant des rumeurs et des déclarations, une chose reste claire : la confiance envers les autorités est ébranlée, la paix fragile se fissure, et l’ombre du préfet plane telle une nuée menaçante sur cette communauté jadis unie. Les jours à venir réservent peut-être plus de révélations, mais en l’état actuel des choses, Obo, emportée dans une tourmente orchestrée, espère toujours retrouver la sérénité qui lui était chère.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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