Centrafrique : Nouvelle Commission d’Enquête face à un Passé de Doutes

Publié le 10 août 2023 , 7:20
Mis à jour le: 10 août 2023 3:01

Nouvelle Commission d’Enquête face à un Passé de Doutes

 

La lettre police sur leur pick-up
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Bangui, 11 août 2023 (CNC) –  L’assassinat de 13 civils au village de Diki à la fin du mois de juillet dernier dans la région du Bamingui-Bangoran en Centrafrique a suscité l’indignation de la nation et a mis en lumière la nécessité d’une réponse rapide et transparente de la part du gouvernement. Face à cette tragédie, le gouvernement centrafricain a pris l’initiative de mettre en place une commission d’enquête, composée de magistrats et d’officiers de police judiciaire, chargée de faire la lumière sur ces événements et de rendre compte des résultats dans un délai de 15 jours.

 

Une Réponse Gouvernementale Attendue

 

Le gouvernement a réagi en conformité avec les attentes de la population en créant cette commission d’enquête. À travers un arrêté du ministère de la justice en date du 4 août dernier, cette commission a été constituée sous la présidence de Jacques Ouakara, procureur général près de la Cour d’appel de Bangui. Les espoirs sont élevés quant à la capacité de cette équipe à identifier les coupables et à rendre justice aux victimes et à leurs familles.

 

Historique de Doutes

 

Cependant, il est important de noter que cette initiative gouvernementale s’inscrit dans un contexte où les enquêtes antérieures n’ont pas toujours satisfait les attentes du public. Depuis de nombreux crimes survenus par le passé, notamment à Bossangoa, Chimbolo etc., les commissions d’enquête ont souvent été critiquées pour leur manque de transparence, de rigueur et de résultats tangibles. Ces critiques ont engendré un climat de méfiance envers les institutions gouvernementales chargées de mener ces enquêtes.

 

La Quête de la Vérité

 

La composition de cette commission, incluant des magistrats et des officiers de police judiciaire, semble être une tentative de renforcer la crédibilité du processus d’enquête. Toutefois, le défi réside dans la démonstration de l’indépendance de cette commission vis-à-vis des influences politiques et des pressions externes. La nécessité de résoudre cette affaire dans un délai de 15 jours pourrait également poser des défis en matière de collecte d’informations approfondies et de rassemblement de preuves solides.

 

Vers un Avenir Plus Transparent ?

 

Les observateurs nationaux et internationaux seront attentifs à la manière dont cette commission mènera ses investigations sur le terrain dans les prochains jours. Si cette initiative se traduit par des résultats concrets et transparents, cela pourrait marquer un tournant dans la perception des enquêtes gouvernementales en Centrafrique. Cependant, le passé jette une ombre de doute sur la capacité de cette commission à briser le cycle de manipulations et de mensonges qui ont souvent caractérisé les enquêtes précédentes.

 

Rappelons que l’assassinat des 13 civils à Diki a mis en lumière la nécessité de réformer le système d’enquête gouvernementale en Centrafrique. La mise en place de la commission actuelle est une tentative de répondre à ces préoccupations. L’avenir dira si cette initiative parviendra à restaurer la confiance du public et à garantir la justice pour les victimes. En fin de compte, la véritable mesure de succès de cette commission sera la transparence, l’indépendance et la rigueur avec lesquelles elle mènera son enquête et rendra compte de ses résultats.

 

Par Anselme Mbata

 

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