Face à la crise financière qui s’annonce fort, le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana et son gouvernement s’en remettent à Dieu
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Invité sur la radio Ndékè Luka, le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a abandonné toute rationalité économique pour basculer dans le mysticisme face à la faillite budgétaire publique.
Le grand oral radiophonique du nouveau porte-parole restera comme le moment précis où la gouvernance économique a abdiqué devant l’irrationnel. Interrogé sur la radio Ndékè Luka au sujet des alertes de l’opposition concernant l’état critique des finances du pays, le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana n’a apporté aucun chiffre, aucun tableau de bord ni le moindre début de plan de redressement. Au lieu de cela, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale a choisi de transformer une crise budgétaire majeure en une prêche spirituelle, confirmant son incapacité à appréhender les dossiers techniques de l’État. Sur le site de la CNC, la décomposition des indicateurs financiers est pourtant visible par tous, mais le ministre préfère imposer un dogme religieux là où les Centrafricains attendent des salaires et des investissements.
Pour balayer les critiques légitimes sur la banqueroute qui s’annonce, le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a d’abord tenté de diluer les responsabilités locales dans la conjoncture internationale. La guerre en Ukraine et les soubresauts au Moyen-Orient sont devenus, sous sa plume verbale, les boucs émissaires idéaux pour justifier les caisses vides de Bangui. Le ministre utilise les crises lointaines comme un écran de fumée pour masquer les erreurs de gestion du gouvernement de Félix Moloua. Sa rhétorique consiste à dire que puisque le monde entier souffre, la faillite nationale devient une fatalité normale que la population doit accepter sans broncher.
La pauvreté des solutions proposées par le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana met en évidence le vide sidéral de la politique économique actuelle. Pour toute stratégie de relance, le ministre évoque de vagues séminaires gouvernementaux où l’on discute de la mobilisation des recettes domestiques, de la lutte contre la corruption et de la réduction du train de vie de l’État. Ces réunions répétitives n’accouchent d’aucune décision concrète, et pendant que le gouvernement bavarde dans les salons, l’austérité budgétaire étrangle les services publics et prive les administrations des moyens de fonctionnement les plus élémentaires.
C’est au plus fort de cette déroute technique, alors que le spectre d’une cure d’austérité sévère plane sur le pays, que le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a définitivement sombré dans la théologie d’État. Invité à rassurer les partenaires financiers et les contribuables, le porte-parole a textuellement déclaré à l’antenne de la radio Ndékè Luka que Dieu est dedans et que, sous la conduite du chef de l’État, des issues seront trouvées. Cette fuite en avant vers le mysticisme démontre le désarroi d’un régime aux abois qui, n’ayant plus le moindre sou vaillant ni le moindre crédit international, demande à ses concitoyens de s’en remettre aux miracles plutôt qu’à un budget réel.
Cette gestion par la foi et par l’esquive se vérifie également dans les autres secteurs que le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana est censé chapeauter. Qu’il s’agisse de la mort lente des médias publics par manque d’équipements ou des revendications sociales des journalistes, la réponse reste identique : une confiance aveugle en des forces invisibles et une soumission totale aux orientations présidentielles. Le ministre refuse de voir que les structures moribondes ne se réveilleront pas par la seule grâce d’une volonté politique désincarnée, surtout quand le budget national est devenu virtuel. En opposant des formules magiques aux réalités comptables, le porte-parole signe l’arrêt de mort de la crédibilité gouvernementale, laissant le pays voguer vers l’inconnu avec pour seul plan de vol des prières collectives et des promesses de lendemains divins, une conclusion mystique qui confirme l’amateurisme général de cette équipe
Par Alain Nzilo
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![Après la chute d’Am-Dafok, Bangui relance le récit anti-français pour détourner l’attention des centrafricains sur la débâcle des mercenaires russes Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)

