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Tension palpable à Mboki : La ville retient son souffle face à la menace imminente d’une attaque de la milice AZANDE ANI KPI GBE

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Tension palpable à Mboki : La ville retient son souffle face à la menace imminente d’une attaque de la milice AZANDE ANI KPI GBE

 

Centrafrique.org/entree-de-la-ville-de-mboki-a-lest-de-la-republique-centrafricaine-dans-le-haut-mbomou/” data-wpel-link=”internal”>L'Entrée de la ville de Mboki, à l'est de la République centrafricaine, dans le Haut-Mbomou
L’Entrée de la ville de Mboki, à l’est de la République centrafricaine, dans le Haut-Mbomou

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Dans les ruelles pittoresques de Mboki, une anxiété palpable s’est emparée des cœurs et des esprits, créant une atmosphère suspendue dans le temps. Depuis trois jours qui semblent durer une éternité, cette bourgade empreinte de quiétude située dans la préfecture du Haut-Mbomou, à soixante kilomètres à l’ouest d’Obo, vit au rythme saccadé des rumeurs alarmantes. Ces murmures, s’éparpillant telle une traînée de poudre au gré du vent, annoncent une menace latente, celle d’une possible attaque contre la ville. L’ombre de l’inconnu plane, et les esprits s’égarent dans un labyrinthe de conjectures.

 

Au cœur de ces rumeurs qui alimentent l’inquiétude, se dessine un tableau troublant : l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) pourrait être la cible d’une offensive menée par les éléments de la milice AZANDE ANI KPI GBE. Leurs pas auraient quitté la solennité d’Obo pour s’acheminer inexorablement vers Mboki, nourrissant l’intention de circonscrire les rebelles de l’UPC, ces membres insaisissables de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Une situation tendue, où les frontières entre l’appréhension et l’anticipation s’estompent.

Un milicien AZANDE ANI KPI GBE capturé par les rebelles de l'UPC lors de leur dernier affrontement entre Mboki et Obo
Un milicien AZANDE ANI KPI GBE capturé par les rebelles de l’UPC lors de leur dernier affrontement entre Mboki et Obo

 

Le destin frémissant de la ville est scellé par l’incertitude, agissant comme un catalyseur qui pousse certains de ses habitants à envisager une retraite préventive vers les profondeurs rassurantes de la forêt. Les rues, d’ordinaire vivantes et animées, semblent s’être figées dans une attitude de méfiance. L’horloge de la vie continue de tourner, mais ses aiguilles, elles aussi, semblent avoir ralenti, tissant un tapis d’incertitude sur les activités habituelles de la cité.

 

Dans le même temps, les rebelles de l’UPC se muent en ombres vigilantes, se positionnant comme les gardiens résolus d’une ville en sursis. Leurs silhouettes se dessinent dans chaque recoin, occupant les axes essentiels qui mènent à l’intérieur et à l’extérieur de Mboki. Leurs yeux reflètent la détermination, tandis que leurs cœurs battent au rythme d’une cause qui transcende le tumulte imminent.

 

Alors que le soleil se couche sur cette ville désormais bercée par une tension diffuse, les destins de chacun s’entremêlent dans une danse fragile entre l’espoir et la crainte. Mboki, jadis symbole de tranquillité, se retrouve désormais au carrefour de l’Histoire, écrivant un nouveau chapitre dans les pages déjà tourmentées de la République centrafricaine. La question persiste : la rumeur déchirante qui parcourt ses rues trouvera-t-elle écho dans la réalité ? Seul le temps, ce témoin silencieux, détiendra les clés de cette énigme angoissante.

 

Par Mborifouefelle Élie

Correspondant du CNC à Obo

 

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Audiences à la Cour Pénale Spéciale : Le procès anticipé de Kalite Azor et consorts attise l’attention

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Audiences à la Cour Pénale Spéciale : Le procès anticipé de Kalite Azor et consorts attise l’attention

 

Centrafrique.org/rca-la-cour-penale-speciale-passe-a-la-vitesse-superieure-avec-21-suspects-sous-les-verrous/les-magistrats-de-la-cour-penale-speciale-a-bangui/” rel=”attachment wp-att-38415″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/les-magistrats-de-la-cour-pénale-spéciale-à-Bangui-450×283.jpg” alt=”les magistrats de la cour pénale spéciale à Bangui” width=”450″ height=”283″ />
Les magistrats de la Cour Pénale spéciale. (CPS).

 

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Un Pas vers la Justice : La Section d’Assises de la cour pénale spéciale se Prépare pour un audacieux débat sur les exceptions préliminaires

 

Dans un pas significatif vers la quête de la justice pour les horreurs passées, la Cour Pénale Spéciale (CPS) annonce solennellement la tenue d’une audience publique de la Section d’Assises le 30 août 2023 à 10h00. Cet événement d’importance capitale se déroulera dans l’enceinte de la CPS et portera sur l’affaire du Procureur Spécial contre Kalite Azor et ses coaccusés, communément désignée sous l’intitulé “Ndélé 1”. La procédure judiciaire se concentrera sur les débats relatifs aux exceptions préliminaires soulevées par la défense, conformément à l’article 113 du code de procédure pénale.

 

L’annonce de cette audience cruciale a été faite par le compte officiel de la CPS sur Twitter le 28 août 2023, marquant ainsi le compte à rebours de deux jours avant ce moment clé dans la recherche de vérité et de justice. Le tweet, porteur d’une solennité empreinte d’importance, a fait écho aux efforts soutenus de la CPS pour tenir responsables les individus impliqués dans les actes criminels commis lors de l’affrontement violent qui a secoué la région de la Vakaga à la fin de l’année 2019 et début 2020.

 

Il est essentiel de rappeler les sombres événements qui ont conduit à l’émergence de cette affaire cruciale. À la fin de l’année 2019 et une bonne partie de l’année 2020, une terrible confrontation a opposé plusieurs groupes armés dans le nord du pays, notamment le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) dirigé par Nourredine Adam, et le RPRC dirigé par le ministre Djono Ahaba, appuyé par le Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ) et le Parti pour le Rassemblement Centrafricain. Cette bataille sanglante a laissé derrière elle un paysage de destruction, coûtant la vie à plusieurs centaines de personnes et forçant des dizaines de milliers d’autres à fuir leurs foyers à Birao, Ndélé et Bria. La ville de Ndélé a été particulièrement touchée par ces événements tragiques.

 

Parmi les protagonistes de ce conflit, le général du PRNC Azor Kalité et ses huit complices ont été appréhendés lors d’une patrouille menée par les casques bleus de la Minusca le mardi 19 mai 2020. Après leur arrestation, ils ont été transférés à Bangui le jeudi 21 mai, à bord d’un aéronef affrété spécialement par la Minusca, et incarcérés à la prison du camp de Roux. Cette étape cruciale marque le début d’un processus judiciaire qui pourrait potentiellement conduire à un jugement pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 

Si l’affaire est désignée sous le nom de code “Ndélé 1” par la CPS, il est important de noter que d’autres individus sont également sous les projecteurs de l’attention judiciaire. Parmi eux figurent des personnalités au sein du pouvoir, dont le ministre des transports Djono Ahaba, le ministre délégué au désarmement Gilbert Toumou Deya et l’ancien ministre Abdoulaye Hissen.

 

L’audience publique du 30 août 2023 marquera donc un moment crucial dans la quête de justice pour les victimes de ces actes atroces. La société sera témoin du processus judiciaire en action, alors que les débats autour des exceptions préliminaires jetteront les bases pour la suite des procédures. La Cour Pénale Spéciale démontre ainsi son engagement continu envers la justice, la vérité et la responsabilité, dans l’intérêt de la paix et de la réconciliation en République Centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Le Mérite au Cœur des Positions : Analyse du Tweet de Maître Crépin Mboli-Goumba

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Le Mérite au Cœur des Positions : Analyse du Tweet de Maître Crépin Mboli-Goumba

 

Centrafrique.org/menace-et-intimidation-les-hommes-armes-traquent-lopposant-politique-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-bon-bon/” rel=”attachment wp-att-66129″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Maitre-Crepin-Mboli-Goumba-bon-bon-450×409.jpg” alt=”Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE” width=”450″ height=”409″ />
Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE

 

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Le paysage politique de la République centrafricaine a récemment été secoué par un tweet cinglant émanant de Maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du Bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) et Président du PATRIE. Dans ce message publié le 27 août 2023 à 18h08, Maître Mboli-Goumba souligne avec véhémence l’importance du mérite dans l’obtention et le maintien de toute position, tout en critiquant implicitement ceux qui accèdent au pouvoir sans en avoir fait la démonstration.

 

Le tweet, succinct mais puissant, s’ouvre sur une déclaration percutante : “Sans le mérite, aucune position n’est viable.” Cette assertion cristallise l’idée centrale du message – le mérite est le pilier fondamental de toute position légitime et durable. En insistant sur le mérite comme facteur déterminant, Maître Mboli-Goumba renforce l’idée que les individus qui parviennent à des postes de responsabilité en raison de leurs compétences et de leurs capacités sont plus susceptibles de réussir et de contribuer de manière significative à leur rôle.

 

Cependant, la critique de Maître Mboli-Goumba ne s’arrête pas là. Il met en évidence le phénomène de “devoir son confort et son premier poste à un pouvoir”, ce qui, selon lui, condamne les bénéficiaires à l’oubli et à l’anonymat. En évoquant “quelqu’un qui se faisait appeler Vice-Président sous Bozizé”, il pointe du doigt les individus qui ont accédé à des postes de pouvoir grâce à des connexions politiques plutôt qu’à leurs mérites intrinsèques. Cette référence à l’histoire politique de la République centrafricaine souligne l’importance de se souvenir des leçons du passé et de ne pas répéter les erreurs.

 

La dernière phrase du tweet, “Dérisoires, les certitudes des nouveaux VP”, résonne comme une conclusion empreinte de désapprobation. Maître Mboli-Goumba semble remettre en question la solidité et la justesse des convictions des nouveaux Vice-Présidents. Il souligne peut-être leur manque d’expérience ou leur dépendance à des circonstances politiques précaires.

 

Au-delà du contenu du tweet, l’emploi de la plateforme Twitter par Maître Mboli-Goumba pour exprimer ces pensées politiques importantes mérite également d’être noté. Les médias sociaux ont acquis une influence considérable dans le monde politique moderne en tant qu’espace où les leaders et les figures publiques peuvent rapidement partager leurs idées avec un large public. Ce tweet en est un exemple frappant, capturant une pensée critique en quelques caractères.

 

En réalité, le tweet incisif de Maître Crépin Mboli-Goumba réaffirme l’importance du mérite dans l’arène politique et critique subtilement ceux qui accèdent au pouvoir sans avoir les qualifications nécessaires. En rappelant un exemple historique et en soulignant les “dérisoires certitudes” des nouvelles figures politiques, il invite à la réflexion sur les valeurs fondamentales de la démocratie et de la gouvernance responsable. Ce tweet ne saurait être ignoré comme une simple déclaration sur les médias sociaux, mais devrait être considéré comme une réflexion profonde sur les principes qui sous-tendent la construction et le maintien d’une société équilibrée et prospère.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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ÉNERCA Se Prépare à Briller : Perturbations Éphémères pour un Avenir Lumineux

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ÉNERCA Se Prépare à Briller : Perturbations Éphémères pour un Avenir Lumineux

 

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Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – L’Énergie Centrafricaine (ÉNERCA) a récemment émis un communiqué radio pour tenir la population de Bangui et sa précieuse clientèle informées des développements passionnants en cours. Le directeur général de l’ÉNERCA, Monsieur Thierry-Patient Béndima, a annoncé avec enthousiasme que les préparatifs de la mise en service de la nouvelle centrale solaire photovoltaïque de DANZI étaient en cours, marquant ainsi un tournant prometteur vers une source d’énergie plus propre et durable pour le pays.

 

Essais Techniques pour une Transition Ensoleillée

 

Depuis le jeudi 24 août 2023, l’ÉNERCA a lancé une série d’essais techniques intensifs en relation avec la centrale solaire photovoltaïque de DANZI. Ces essais, prévus pour une durée de dix jours, sont une étape cruciale dans la préparation de la mise en service de cette centrale solaire de pointe. Cependant, comme tout progrès majeur, cela ne vient pas sans quelques ajustements temporaires.

L’annonce a également révélé que ces essais techniques pourraient entrainer des perturbations dans la fourniture d’électricité au cours de cette période. C’est une réalité inévitable lorsque l’on opère des changements significatifs dans l’infrastructure énergétique d’une nation. Néanmoins, l’ÉNERCA s’est assurée de souligner qu’elle est pleinement consciente de l’impact de ces perturbations sur la vie quotidienne de la population, et elle présente ses excuses pour les désagréments qui pourraient en résulter.

 

Un Pas vers un Avenir Énergétique Durable

 

Monsieur Thierry-Patient Béndima, Directeur Général de l’ÉNERCA, a exprimé sa confiance dans le potentiel de la nouvelle centrale solaire photovoltaïque de DANZI. Il a souligné que ces essais techniques et les perturbations temporaires qu’ils pourraient causer sont des étapes nécessaires pour garantir le succès de la transition vers une source d’énergie plus propre et renouvelable. Une fois pleinement opérationnelle, cette centrale solaire contribuera non seulement à réduire l’empreinte carbone de la nation, mais aussi à renforcer la résilience du réseau électrique contre les fluctuations de l’approvisionnement en énergie.

 

Un Engagement envers le Service Public

 

Bien que les perturbations puissent être dérangeantes, il est important de reconnaître que l’ÉNERCA ne ménage aucun effort pour minimiser les inconvénients. Le communiqué a souligné que l’ÉNERCA s’engage à réduire autant que possible les désagréments causés par ces travaux essentiels. Cette initiative témoigne de l’engagement de l’ÉNERCA envers la population de Bangui et sa clientèle, et démontre sa responsabilité en tant que fournisseur de services essentiels.

 

Alors que l’ÉNERCA traverse cette période de transition énergétique passionnante, il est important que la population et la clientèle reconnaissent l’importance à long terme de ces perturbations temporaires. La centrale solaire photovoltaïque de DANZI est une étape majeure vers un avenir énergétique plus propre et durable pour la République Centrafricaine. Une fois que les essais techniques auront été menés à bien et que la centrale sera opérationnelle, les avantages de cette initiative ambitieuse brilleront à jamais.

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : Le Contingent Burundais de la Minusca Distribue de l’Eau Potable aux Villages Démunis

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Le Contingent Burundais de la Minusca Distribue de l’Eau Potable aux Villages Démunis

 

Centrafrique.org/le-contingent-burundais-distribue-de-leau-potable-a-la-population-de-galafondo/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Le-contingent-burundais-distribue-de-leau-potable-a-la-population-de-Galafondo-450×300.jpg” alt=”Le contingent burundais distribue de l’eau potable à la population de Galafondo” width=”450″ height=”300″ />
Le contingent burundais distribue de l’eau potable à la population de Galafondo

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – La scène témoigne d’une humanité en action, d’une compassion qui transcende les frontières : le contingent burundais au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a entrepris une mission cruciale pour la survie des habitants des villages reculés de Yamodo-Boambali1 et Mabo-Carrie2, tous deux situés dans la commune de Galafondo, à 30 kilomètres de la ville de Sibut. Une région qui fait face à une situation de pénurie d’eau depuis quatre mois, laissant ses résidents dans une situation précaire.

 

Dans un tweet émouvant partagé le 27 août 2023 à 23h38, le compte officiel de la Force de Défense Nationale du Burundi (@fdnbbi) a partagé le récit d’une intervention humanitaire qui a eu lieu la veille. Le 26 août, le contingent burundais déployé sous l’égide des nations-unies en République centrafricaine (la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) a apporté une lueur d’espoir à des villages désespérément en quête d’eau potable.

 

Les chiffres sont à la fois impressionnants et révélateurs de l’ampleur du geste : plus de 10 000 litres d’eau potable ont été distribués aux résidents des villages de Yamodo-Boambali1 et Mabo-Carrie2. Pour ces communautés isolées, cet acte de générosité n’est pas seulement un apport en eau, mais aussi un symbole de solidarité internationale.

 

La situation est d’autant plus critique que ces deux villages n’ont eu qu’un seul point d’eau sur lequel compter, lequel a été hors service depuis déjà quatre mois. Cette panne a plongé les habitants dans une situation de vulnérabilité, où chaque goutte d’eau est devenue précieuse. Face à cette urgence, le contingent burundais a répondu avec une promptitude qui reflète l’engagement de la communauté internationale à atténuer les souffrances humaines, peu importe le lieu.

 

La distribution de l’eau potable va bien au-delà de la simple satisfaction des besoins physiologiques fondamentaux. Elle incarne la notion même de responsabilité sociale et de service désintéressé. Le contingent burundais et l’UN_CAR, par leur action conjointe, ont démontré que l’aide humanitaire transcende les différences et les barrières, et qu’elle repose sur une compréhension commune de l’importance de la dignité humaine.

 

Cette initiative soulève également des questions plus larges sur l’accès à l’eau potable dans les régions reculées et vulnérables du monde. La pénurie d’eau, bien qu’alarmante dans ce contexte, est une réalité persistante pour de nombreuses populations à travers le globe. L’histoire de Yamodo-Boambali1 et Mabo-Carrie2 est un rappel poignant de la nécessité de mettre en œuvre des solutions durables pour garantir l’accès universel à cette ressource vitale.

 

Rappelons que  l’acte de générosité du contingent burundais au sein de l’UN_CAR envers les villages démunis de la commune de Galafondo témoigne du pouvoir de l’intervention humanitaire ciblée. Il rappelle également que la soif de solidarité peut transcender les barrières géographiques et culturelles pour apporter un soulagement vital là où il est désespérément nécessaire. Ce geste résonne dans les cœurs et les esprits comme un rappel puissant que nous partageons une humanité commune, et que cette humanité appelle à l’action en faveur de ceux qui en ont le plus besoin.

 

Par la rédaction du Corbeaunews

 

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Donner un Nouveau Souffle à l’Autonomisation des Femmes en Centrafrique : La Puissance de la Cohésion et de l’Entreprenariat

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Donner un Nouveau Souffle à l’Autonomisation des Femmes en Centrafrique : La Puissance de la Cohésion et de l’Entreprenariat

 

La présidente nationale de l'OFCA, l'organisation féminine Ramadane Margueritte
Ramadan Margueritte. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Au cœur de Bangui, la capitale centrafricaine, résonne un écho prometteur : celui de près de 300 femmes venues des neuf arrondissements de la ville. Un samedi mémorable a été marqué par une causerie éducative où ces femmes inspirantes ont engagé des dialogues profonds sous le thème « Trace ton chemin en tant que femme ». L’occasion était solennelle, un moment privilégié où des voix se sont élevées pour célébrer la puissance de la solidarité féminine et pour encourager l’autonomisation individuelle.

 

Au cœur de cette causerie éducative, une série d’idéaux lumineux a été célébrée. Loin d’être une simple réunion, cette rencontre a été une bouffée d’air frais pour les femmes centrafricaines, plaçant en son centre des valeurs clés : la cohésion sociale, l’entraide et l’autonomisation. Le but ultime : guider les femmes vers la voie de la création d’activités génératrices de revenus, démontrant que leurs horizons ne sont pas limités par des préjugés dépassés.

 

Les paroles de Claire Delune Koka, participante venue de Bimbo, résonnent avec sincérité et espoir. Elle souligne combien il est essentiel que les femmes se réunissent, échangent et s’immergent dans des discussions éducatives qui éclairent le chemin pour celles qui sont encore en marge. L’initiative est saluée avec ferveur, car elle brise les barrières qui ont tenté de limiter les aspirations des femmes, les cantonnant à un rôle obsolète.

 

Une des instigatrices, Irène Moussa-Kémbé, directrice générale de la téléphonie mobile Télécel Centrafrique, partage son enthousiasme et son engagement personnel. Pour elle, l’entreprenariat est bien plus qu’une simple action ; c’est une déclaration d’indépendance, un modèle à suivre. Son entreprise Fifi Market sert d’exemple vivant que les femmes peuvent s’épanouir non seulement dans le monde des affaires, mais aussi dans celui de l’autonomisation. Elle souligne ainsi le rôle crucial de l’entreprenariat pour libérer les femmes de chaînes invisibles.

 

Marguerite Ramadan, ministre de la promotion de la femme, abonde dans ce sens, relevant que si le potentiel entrepreneurial des femmes est incontestable, la route vers le sommet est pavée d’obstacles. Pourtant, l’entreprenariat se présente comme la clef du développement, une voie que le gouvernement soutient fermement. À travers des stratégies d’autonomisation socio-économique, les femmes sont incitées à embrasser leur potentiel d’entrepreneures, contribuant ainsi à la vitalité économique de la nation.

 

Cette causerie éducative n’est pas une simple fin en soi, mais le commencement d’un voyage. Les organisatrices ont tracé des plans ambitieux pour des formations à l’entreprenariat qui toucheront les femmes non seulement à Bangui, mais aussi dans les villes de province. L’horizon s’éclaircit, et l’espoir brille. Bien que la date de ces formations reste inconnue, la détermination est palpable.

 

Rappelons que cette causerie éducative est bien plus qu’une rencontre informelle. C’est une célébration du potentiel féminin, une exhortation à briser les chaînes du doute et à ouvrir les portes de l’autonomisation. Dans un pays où l’entrepreneuriat des femmes peut être le catalyseur du progrès, cette initiative résonne comme un appel à l’action. Les voix des femmes centrafricaines se mêlent dans un chœur puissant, chantant une nouvelle ère d’opportunités et de réussites.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Des Rêves de Futur Meilleur : Solidarité Internationale en Action en République Centrafricaine

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Des Rêves de Futur Meilleur : Solidarité Internationale en Action en République Centrafricaine

 

Centrafrique.org/reena-ghelani-coordonnatrice-de-la-prevention-et-de-lintervention-en-cas-de-famine-des-nations-unies-a-bria/” data-wpel-link=”internal”>Reena Ghelani, Coordonnatrice de la prévention et de l'intervention en cas de famine des Nations Unies
CopyrightReena Ghelani

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 29 août 2023 (CNC) –  Dans la ville de Bria, au centre-nord de la République Centrafricaine, un vent d’espoir souffle au milieu des défis que rencontrent les jeunes mères et les communautés déplacées. C’est dans ce contexte que Reena Ghelani, Coordonnatrice  de la prévention et de l’intervention en cas de famine des Nations Unies  , a récemment partagé un tweet inspirant. Son témoignage, publié le 24 août dernier, nous plonge au cœur d’une réalité où les aspirations à un avenir meilleur sont portées par des actions concrètes.

 

Le tweet de Reena Ghelani, (@rghelani), fait écho aux rêves de progrès exprimés par les jeunes mères et les communautés déplacées qu’elle a rencontrées lors de sa visite à Bria. À travers ses mots, elle révèle l’engagement remarquable des agences des Nations Unies, des ONG et des autorités locales pour sauver des vies et renforcer la résilience. Accompagnée du coordinateur humanitaire Ag Ayo Ya (@Ag_Ayoya), elle a pu constater de visu les programmes puissants qui sont mis en place pour répondre aux besoins pressants de ces populations vulnérables.

 

Le témoignage de Reena Ghelani met en lumière le rôle crucial que jouent les organisations internationales et locales dans la création d’un avenir meilleur pour les personnes touchées par les crises humanitaires. L’engagement envers la vie et la résilience est au cœur de ces efforts. Les agences des Nations Unies, les ONG et les autorités locales unissent leurs forces pour fournir une aide vitale, garantir l’accès aux soins de santé, à l’éducation et à la sécurité alimentaire, et soutenir le développement à long terme.

 

L’image jointe au tweet capture un instant précieux, symbolisant cette solidarité en action. On y voit Reena Ghelani et Ag Ayo Ya échanger avec les membres de la communauté, écoutant leurs histoires et partageant leurs espoirs. Cette interaction personnelle souligne l’importance de la proximité et de la compréhension dans les efforts humanitaires.

 

L’exemple de la République Centrafricaine démontre que, malgré les défis monumentaux, le dévouement et la coopération peuvent transformer des rêves en réalité. L’histoire de Bria rappelle au monde que derrière chaque crise humanitaire, il y a des individus avec des espoirs et des rêves, prêts à se battre pour un avenir meilleur. Les tweets de Reena Ghelani mettent en avant ces histoires souvent méconnues et soulignent le rôle vital des acteurs humanitaires dans la construction d’un monde plus équitable et solidaire.

 

Ceci dit, le tweet de Reena Ghelani nous invite à réfléchir sur la puissance de l’action humanitaire concertée et à nous rappeler que même au cœur des situations les plus difficiles, des lueurs d’espoir persistent. La République Centrafricaine et ses habitants sont un exemple inspirant de résilience et de détermination, renforcés par le soutien des agences internationales et des acteurs locaux.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Un Élan Collectif pour le Renouveau de Mingala : Ensemble vers un Avenir Meilleur

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Un Élan Collectif pour le Renouveau de Mingala : Ensemble vers un Avenir Meilleur

 

Centrafrique.org/a-mingala/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/A-Mingala-450×293.jpg” alt=”dans la sous-préfecture de Mingala, dans la Basse-Kotto, au centre-est de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”293″ />
CopyrightDR

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – La sous-préfecture de Mingala, nichée au cœur de la Basse-Kotto, se dresse devant une série de défis qui n’ont pas été ignorés par ses ressortissants engagés et soucieux de l’avenir de leur région.*

 

Samedi dernier, dans la capitale centrafricaine de Bangui, une assemblée générale d’une importance capitale a eu lieu. Organisée par les jeunes ressortissants dynamiques de Mingala, elle a servi de plateforme pour discuter et élaborer des solutions pour les problèmes pressants qui affectent leur bien-aimée Mingala. Priva Fourou, le président de l’association des ressortissants de Mingala, a souligné l’objectif primordial de cette initiative et les ambitions qui l’ont nourrie.

 

“Depuis un certain temps, il était difficile de ne pas remarquer l’isolement dans lequel la région de Mingala semblait être abandonnée. En tant que fiers ressortissants de Mingala, nous avons ressenti le devoir de prendre les rênes du développement de notre localité. L’assemblée générale a été notre moyen de réunir nos esprits, de façonner un plan d’action audacieux et de trouver des stratégies concrètes pour résoudre nos défis.”

 

L’enthousiasme et la détermination au cœur de cette assemblée ont donné naissance à des résolutions importantes, chacune étant un pas vers la revitalisation de Mingala. En tête de liste, le renforcement de l’infrastructure essentielle qui façonnera l’avenir de la région. Des écoles, des hôpitaux et des routes figurent en bonne place sur cette liste. L’idée est simple mais puissante : la communauté locale elle-même prendra les rênes de la transformation, bâtissant une infrastructure solide pour les générations futures.

 

Priva Fourou a souligné l’unité nécessaire pour que ces plans audacieux se matérialisent : “Nous sommes convaincus que l’union fait la force. Si nous nous serrons les coudes, nous pouvons accomplir des merveilles. Notre premier acte sera la construction d’écoles dans notre localité. Même ici à Bangui, où résident des ressortissants de Mingala dotés de moyens modestes, nous avons la responsabilité de contribuer à ce changement. Nous ne pouvons pas toujours compter sur le gouvernement central, nous devons agir.”

 

C’est dans cet esprit que des stratégies innovantes prendront forme pour impliquer toutes les couches de la société. Qu’il s’agisse d’une entrepreneure ou d’un ouvrier, chacun aura la chance de jouer son rôle dans la renaissance de Mingala. Les contributions, si modestes soient-elles, contribueront à la transformation collective. C’est un appel à l’action et un engagement envers un avenir meilleur.

 

En conclusion, l’assemblée générale à Bangui a marqué le début d’un nouveau chapitre pour Mingala et ses résidents. Les défis ne sont plus vus comme des obstacles insurmontables, mais comme des opportunités de grandir et de prospérer ensemble. Guidés par le leadership inspirant de Priva Fourou et portés par l’esprit de camaraderie, les ressortissants de Mingala ont entamé un voyage vers une localité revitalisée, témoignant de la puissance de la détermination collective pour façonner un avenir radieux.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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L’Examen Conjoint des Politiques Commerciales de la CEMAC : Un Pas vers une Coopération Renforcée

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L’Examen Conjoint des Politiques Commerciales de la CEMAC : Un Pas vers une Coopération Renforcée

 

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Bangui, 29 août 2023 (CNC) – L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est sur le point de devenir le théâtre d’un événement majeur en septembre, alors que les pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) se préparent à l’Examen Conjoint des Politiques Commerciales. Annoncé par Douglas Darius Carpenter, Représentant de l’union européenne en RCA  sur son compte Twitter officiel, cet examen promet d’apporter un éclairage crucial sur la mise en œuvre des engagements régionaux et multilatéraux, avec un accent particulier sur la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF). L’événement est non seulement l’occasion pour les pays membres de la CEMAC d’évaluer mutuellement leurs politiques commerciales, mais il offre également des enseignements précieux pour les partenaires internationaux.

 

L’annonce de cet examen conjoint a suscité l’attention des acteurs clés du commerce international, y compris la Commission Européenne du Commerce et de l’OMC elle-même. Cela témoigne de l’importance de cet événement en tant que plateforme pour évaluer les progrès accomplis dans la réalisation des engagements commerciaux et économiques au sein de la région de la CEMAC.

 

L’examen conjoint des politiques commerciales de la CEMAC est une initiative prometteuse qui vise à renforcer la coopération entre les pays membres tout en contribuant à la réalisation des objectifs de développement durable fixés par les Nations Unies. En se basant sur le principe d’évaluation par les pairs, les pays participants auront l’opportunité d’analyser en profondeur les politiques mises en place dans leurs économies respectives et d’identifier les domaines de convergence ainsi que les défis persistants.

 

L’un des points forts de cet examen est son attention particulière portée à la ZLECAF. Cette initiative ambitieuse cherche à créer un marché unique pour les biens et les services sur le continent africain, stimulant ainsi les échanges intra-africains et favorisant la croissance économique durable. L’examen conjoint des politiques commerciales de la CEMAC permettra d’évaluer comment les pays membres ont progressé dans la mise en œuvre de la ZLECAF et d’identifier les opportunités pour une meilleure intégration économique régionale.

 

En outre, cet événement offre des avantages significatifs pour les partenaires commerciaux internationaux. En observant de près les conclusions de cet examen, les partenaires externes auront une meilleure compréhension des défis et des opportunités liés aux échanges commerciaux avec la région de la CEMAC. Cela pourrait éventuellement mener à des collaborations renforcées, à une meilleure coordination des politiques et à des accords bilatéraux mutuellement bénéfiques.

 

Rappelons que l’Examen Conjoint des Politiques Commerciales de la CEMAC à l’OMC en septembre s’annonce comme un événement d’une grande importance pour la région et au-delà. Il offre l’opportunité aux pays membres de la CEMAC d’évaluer leurs politiques commerciales, de discuter des défis et des opportunités, et de renforcer leur coopération économique. De plus, il ouvre une fenêtre sur la mise en œuvre de la ZLECAF et propose des enseignements précieux pour les partenaires internationaux. Il ne fait aucun doute que cet examen conjoint jouera un rôle crucial dans la promotion du commerce durable et de la coopération économique dans la région de la CEMAC.

 

Par Alain  Nzilo

Directeur de publications

 

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Dernières heures : Grève à la mairie de Bangui, toutes les portes sont fermées

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Dernières heures : Grève à la mairie de Bangui, toutes les portes sont fermées

 

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Hôtel de ville de Bangui. CopyrightDR

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Les locaux de la Mairie de Bangui ont été le théâtre d’une grève sans précédent, alors que les fonctionnaires municipaux ont fermé les portes en signe de protestation contre le non-paiement de leurs salaires. L’atmosphère tendue est le résultat direct de l’accumulation de frustrations concernant les retards de paiement des salaires, qui a atteint un point critique.

 

Fonctionnaires municipaux en grève

 

Depuis une heure, les employés de la Mairie de Bangui ont pris une mesure radicale en se lançant dans une grève pour exprimer leur profond mécontentement face aux retards persistants dans le versement de leurs salaires. Cette action témoigne de la frustration grandissante parmi les travailleurs qui, malgré leurs dévouements et leurs contributions à la ville, se sont retrouvés confrontés à des difficultés financières croissantes en raison du non-respect des délais de paiement de leurs salaires.

 

Policiers municipaux manifestent leur colère

 

Plus particulièrement, les policiers municipaux ont fait entendre leur voix de manière publique, exprimant leur colère face à un arriéré de plus de trois mois de salaire non versé. Cette situation a engendré un climat d’insatisfaction et de désillusion parmi les agents chargés de maintenir l’ordre et d’assurer la sécurité au sein de la ville. La manifestation des policiers municipaux souligne l’urgence d’une résolution rapide de cette crise, afin de préserver la confiance et la cohésion au sein des forces de l’ordre.

 

Vers une résolution ?

 

Les regards se tournent désormais vers les autorités municipales pour apporter des solutions concrètes à cette impasse. La fermeture des portes de la Mairie de Bangui met en évidence l’ampleur du mécontentement et souligne la nécessité pour les décideurs d’agir rapidement et de manière décisive. La gestion efficace de cette situation délicate exigera non seulement le règlement des arriérés de salaire, mais également la mise en place de mécanismes plus robustes pour assurer des paiements en temps opportun à l’avenir.

 

Prochaines étapes

 

Restez informés pour obtenir des informations plus détaillées sur les développements de cette grève et sur les actions entreprises par les autorités compétentes pour résoudre cette crise. Nos prochains articles sur Corbeaunews-Centrafrique (CNC) vous fourniront une analyse approfondie des implications de cette situation et des mesures prises pour surmonter cette crise salariale.

 

Rappelons que la grève en cours à la Mairie de Bangui témoigne des défis persistants auxquels sont confrontés les fonctionnaires municipaux en raison des retards de paiement des salaires. Cette situation met en lumière l’urgence d’une réponse rapide et efficace de la part des autorités pour résoudre cette crise et rétablir la stabilité au sein de l’administration municipale.

 

Par Anselme Mbata

 

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Révélation : le PCA de l’ITHS, l’Ivoirien Armand Grah, un grand trafiquant de faux billet

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Révélation : le PCA de l’ITHS, l’Ivoirien Armand Grah, un grand trafiquant de faux billet

 

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Armand Grah PCA ITHS

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – La République centrafricaine, déjà un aimant pour les grands acteurs du crime international, se retrouve une fois de plus sous les projecteurs pour des raisons inquiétantes. Armand Grah, Président du Conseil d’Administration de l’entreprise International Technology Service Handling (ITHS) basée en Côte d’Ivoire, est au cœur d’une révélation choquante : le vaste réseau de trafic des faux billets de banque qui s’étend de l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, il en est le maître d’orchestre. Révélation.

 

Le parcours de Armand Grah, bien qu’initialement modeste, a pris un tournant obscur lorsqu’il a obtenu le marché de sécurisation de l’aéroport international de Bangui Mpoko. Cela lui a, non seulement ouvert les portes de la République centrafricaine, mais lui a également permis d’établir des connexions privilégiées avec les autorités locales. Rapidement, il a tissé des liens avec des personnalités influentes, y compris le ministre des transports, Monsieur Djono Ahaba, qu’il a apparemment réussi à manipuler comme une poupée grâce à sa générosité financière douteuse.

 

Armand Grah ne s’est pas arrêté là sur le ministre des Transports. Il aurait utilisé ces relations pour atteindre le sommet de la hiérarchie administrative, incluant l’homme fort de Bangui, le putschiste la Président de la République, Faustin Archange Touadera, en passant par son Premier ministre, qu’il aurait soudoyé avec une somme considérable de 50 millions de francs CFA. Cette apparente aisance à influencer les acteurs politiques a poussé l’homme à croire qu’il était au-dessus des lois.

 

Mais c’est dans ses activités illicites de production de faux billets de banque que la véritable sombritude d’Armand Grah émerge. En Afrique de l’Ouest, il est tristement célèbre pour son implication dans la fabrication et la distribution de faux billets. Des témoignages recueillis par la Rédaction du CNC à Abidjan confirment qu’il fait partie des trois principaux trafiquants de faux billets en Côte d’Ivoire, et même parmi les cinq premiers de toute la région ouest-africaine.

 

Nos investigations ont également conduit à des révélations concernant une collaboration passée entre Armand Grah et l’honorable Sylvain Patassé, le fils ainé de l’ancien président feu Patassé. Selon nos informations en cours d’investigation, le sulfureux PCA Armand Grah, aurait proposé ses services criminels à Sylvain Patassé il y a quelques années, jetant ainsi la lumière sur les ramifications profondes de ce réseau.

 

Cette révélation choquante jette une lumière crue sur le niveau alarmant de corruption et de criminalité qui peut s’infiltrer jusque dans les cercles les plus élevés du pouvoir de Bangui. La République centrafricaine, déjà fragile politiquement et économiquement, se retrouve désormais confrontée à un défi encore plus grand : l’éradication d’un réseau transfrontalier de trafic de faux billets de banque qui s’infiltre dans le pays.

 

L’équipe du CNC poursuivra ses investigations pour fournir des détails supplémentaires sur cette affaire complexe. En attendant, les répercussions de ces révélations pourraient s’étendre bien au-delà de la République centrafricaine, mettant en lumière la nécessité d’une coopération internationale pour démanteler de tels réseaux criminels et rétablir la confiance dans les institutions nationales.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Valery Zakharov : le successeur de Prigojine à la tête du groupe Wagner ?

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Valery Zakharov : le successeur de Prigojine à la tête du Groupe Wagner ?

 

L'ex-douanier russe Valery Zakharov, devenu commandant des mercenaires russes, et ancien conseiller du chef de l'État centrafricain Faustin Archange Touadera
L’ex-douanier russe Valery Zakharov, devenu commandant des Mercenaires russes, et ancien conseiller du chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera. Copyright Éric Ngaba

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Près d’une semaine s’est écoulée depuis la disparition du fondateur et chef du groupe paramilitaire Wagner, Evgueni Prigojine. Cette situation a ouvert une fenêtre d’incertitude sur la direction que prendra ce groupe controversé. Parmi les noms qui circulent dans les cercles du Kremlin, celui de Valery Zakharov se démarque de celui de Troshev Andrei, un vétéran de guerre et aussi un des fondateurs de ce groupe. Valery Zakharov, ancien conseiller en sécurité du président putschiste centrafricain Faustin Archange Touadera, pourrait être le prochain à diriger Wagner.

 

La présence de Wagner en Afrique, en particulier en République centrafricaine, est reconnue comme un modèle de l’influence russe dans le continent. Des rapports émanant de l’initiative mondiale contre la criminalité organisée transnationale soulignent que les activités de Wagner dans ce pays pourraient être interprétées comme une nouvelle colonisation. Cette situation complexe éveille des préoccupations à Washington et suscite des interrogations quant aux conséquences du décès du chef du groupe.

 

Selon Lova Rinel, spécialiste de Wagner et de la Russie en Afrique, affiliée à la Fondation pour la recherche stratégique, la mort d’Evgueni Prigojine ne signifie pas nécessairement la disparition du groupe et de son influence en Afrique. Elle compare Wagner à une pieuvre mafieuse : bien que la tête puisse être coupée, ses tentacules restent actifs. Elle suggère même que Valery Zakharov, en tant qu’ancien conseiller présidentiel et commandant en chef potentiel de Wagner, pourrait être le successeur naturel.

 

Dmitry Sergeevich Sytii, Valery Zakharov et Oleg
Monsieur Dmitry Sergeevich Sytii, Monsieur Valery Zakharov et Monsieur Oleg

 

Valery Zakharov, un ancien agent des services secrets russes, est l’un des rares membres restants de la hiérarchie de Wagner, étant donné que d’autres successeurs potentiels semblent avoir également disparu. Sa proximité passée avec le président putschiste centrafricain et sa connaissance des opérations de Wagner en font un candidat crédible pour prendre les rênes du groupe paramilitaire.

 

Il est clair que l’Afrique occupe une place stratégique dans les ambitions russes. Même après sa mutinerie en Ukraine, Evgueni Prigojine a continué de souligner l’importance de l’Afrique pour la Russie. L’influence russe sur le continent est devenue cruciale pour obtenir le soutien des dirigeants africains lors des votes aux Nations Unies, notamment en raison du besoin de Vladimir Poutine d’un soutien diplomatique élargi.

 

La mort du chef de guerre ne devrait pas nécessairement altérer la Situation en République centrafricaine. Le gouvernement local insiste sur le fait qu’il a un accord de défense avec la Russie, pas directement avec Wagner. Il semble que Moscou ait externalisé ses activités via ce groupe paramilitaire, ce qui a été longtemps nié par Vladimir Poutine. Cependant, il a finalement admis que la Russie avait financé Wagner à hauteur de 86 milliards de roubles (plus de 1,2 milliard de dollars), en échange de services en tant que bras armé à l’étranger.

 

En réalité, la disparition d’Evgueni Prigojine ne signifie pas la fin des activités de Wagner en Afrique. La montée potentielle de Valery Zakharov en tant que chef du groupe pourrait maintenir le statu quo ou même renforcer l’influence russe dans la région. Les liens complexes entre le Kremlin, Wagner et la République centrafricaine continuent de susciter des questions sur la nature exacte de leur partenariat et de leurs objectifs en Afrique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Rencontre stratégique entre Touadéra et Prigojine à Bangui : nouveaux éclairages

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Rencontre stratégique entre Touadéra et Prigojine à Bangui : nouveaux éclairages

 

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Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Une révélation captivante émanant du journal de renom WASHINGTON POST suscite un vif intérêt au sein de la sphère géopolitique. Selon le rapport du quotidien, Evguéni Prigojine, personnage éminemment controversé, aurait effectué une visite inattendue à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, quelques jours avant sa tragique disparition dans le crash de son jet privé près de Moscou en Russie. Lors de ce séjour énigmatique, Prigojine aurait eu une rencontre décisive avec le chef de la junte centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra.

 

L’étonnante liaison entre ces deux individus clés revêt une signification profonde et cache vraisemblablement des enjeux de grande ampleur. Selon les informations du WASHINGTON POST, un avion en provenance du Soudan aurait livré à Touadéra une précieuse cargaison d’or, préalablement à sa fuite vers Bamako et finalement vers la Russie. Dans un retournement de situation tout aussi saisissant, Prigojine aurait reçu de Touadéra une somme substantielle, des lingots d’or ainsi que des diamants. Ces échanges suscitent inévitablement des interrogations sur la nature exacte de leurs discussions à Bangui.

 

Les sources du WASHINGTON POST indiquent que les entretiens entre Prigojine et Touadéra portaient sur le renforcement des liens entre le groupe Wagner, une société de mercenaires russe notoire, et le régime en place à Bangui. Il semblerait que Touadéra ait exprimé le désir d’accueillir davantage de mercenaires de Wagner en République centrafricaine pour consolider sa position politique précaire. Cette information jette une lumière crue sur les dynamiques complexes et souvent sombres qui façonnent les relations entre les dirigeants politiques et les acteurs non étatiques.

 

Cependant, une question préoccupante émerge de ces développements. Touadéra semble être en quelque sorte captif de l’influence des mercenaires de Wagner, même malgré les atrocités que ce groupe aurait commises à l’encontre de la population. Cette réalité suscite des inquiétudes quant à la véritable autonomie dont dispose le chef centrafricain dans la gestion de son pays.

 

L’ensemble de ces événements s’inscrit dans un contexte plus large de jeux d’influence et d’alliances équivoques qui ébranlent les fondements mêmes de la diplomatie internationale. L’affaire soulève des questions profondes sur la responsabilité des acteurs étatiques et non étatiques dans la préservation de la paix et de la sécurité à l’échelle mondiale.

 

Rappelons que la rencontre secrète entre Touadéra et Prigojine à Bangui révèle un tableau complexe de connexions politiques et d’intérêts divergents. Les motivations sous-jacentes à ces échanges demeurent pour l’instant l’objet de spéculations, mais une chose est certaine : les conséquences de ces rencontres auront des répercussions durables sur la République centrafricaine et au-delà. La situation continue d’évoluer, et il appartient à la communauté internationale de suivre de près ces développements intrigants pour en saisir les implications profondes.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Fidèle Gouandjika : Une Plaie Honteuse en Deuil Après la Mort de Evguéni Prigojine

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Fidèle Gouandjika : Une Plaie Honteuse en Deuil Après la Mort de Evguéni Prigojine

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Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Dans le monde de la politique, il y a des individus qui défient toute logique, tout sens commun et toute décence humaine. Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du président putschiste de la République Faustin Archange Touadera en République centrafricaine, se révèle être l’un de ces individus. Ses propos suite à la mort tragique d’Evguéni Prigojine sont non seulement choquants, mais également révélateurs de l’absence totale d’empathie et de discernement qui semblent caractériser sa personnalité.

 

Fidèle Gouandjika ose qualifier Evguéni Prigojine de sauveur de la démocratie, alors que le monde connaît les implications controversées et les manigances de Prigojine à travers ses activités de mercenariat. Il est bien connu que Prigojine a été impliqué dans des opérations d’ingérence et de manipulation dans plusieurs pays, semant la discorde et favorisant l’autoritarisme. Les éloges de Gouandjika envers un tel individu ne font que mettre en lumière sa propre ignorance flagrante ou son manque total de souci pour la vérité.

Pour symboliser le deuil, Fidèle Gouandjika s’est permis de s’habiller comme un mercenaire: pantalon militaire Cargo Joker vert kaki, t-shirt noir à l’effigie de Wagner, un Borsalino vert militaire sur sa tète et aux pieds, des rangers militaires. Pour combler l’ironie, il a même organisé des veillées mortuaires à son domicile.

 

Evguéni Prigojine
Evguéni Prigojine

 

Pire encore, Gouandjika tente de minimiser l’impact de la mort de Prigojine en déclarant que cela ne changera rien dans la coopération entre la République centrafricaine et les forces russes. Il semble oublier que Prigojine était au cœur de cette coopération, participant activement à l’envoi d’instructeurs russes de Wagner en République centrafricaine. Sa disparition devrait au moins susciter une remise en question de cette coopération douteuse, mais Gouandjika ne voit que des intérêts politiques étroits.

 

Le ministre conseiller semble également ignorer la portée des actions de Prigojine et la répercussion de ses activités sur la souveraineté et la stabilité de nombreux pays. Accorder de l’importance à la mort de Prigojine comme si c’était un coup tragique pour la démocratie est une insulte à l’intelligence de quiconque comprend la complexité de la situation géopolitique actuelle.

 

En déclarant que l’accord avec Moscou reste inchangé et que les instructeurs russes continueront d’opérer en République centrafricaine, malgré les craintes de Touadera de les voir partir et le laisser seul, Gouandjika confirme sa complicité dans cette affaire. Plutôt que de saisir l’opportunité de réévaluer la relation avec la Russie et de favoriser des choix plus éclairés pour son pays, Gouandjika semble déterminé à persévérer dans une alliance douteuse, ignorant les conséquences potentiellement désastreuses.

 

Notons que  les propos de Fidèle Gouandjika suite à la mort d’Evguéni Prigojine sont une triste démonstration de son manque de leadership, de sa mauvaise compréhension des enjeux internationaux et de sa propension à sacrifier l’intérêt national pour des gains personnels à court terme. Les citoyens de la République centrafricaine méritent mieux que ce genre de représentants déconnectés de la réalité et aveuglés par des agendas obscurs.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Tensions émergent entre conducteurs de taxis et moto-taxi

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Centrafrique : Tensions émergent entre conducteurs de taxis et moto-taxi

 

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Tête de stationnement des taxis-motos au marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Les rues de Bangui ont résonné de revendications la semaine dernière, alors que les conducteurs de taxis et de bus centrafricains se sont rassemblés pour exiger des mesures réglementaires afin de résoudre les défis croissants posés par la présence des taxis-moto sur les mêmes itinéraires. Cependant, l’assemblée générale convoquée par le syndicat des conducteurs et receveurs de taxis et bus (SRTB) a pris une tournure inattendue lorsque Pepin Daouda, président du FCTB RCC, a élevé des objections quant à la légitimité du SRTB pour porter les revendications.

 

L’enjeu central est la coexistence difficile entre les taxis traditionnels et les taxis-moto, qui sont devenus des rivaux formidables sur les routes de la capitale. Junior Guy Banga, un conducteur de taxis, exprime les préoccupations partagées par de nombreux conducteurs : “Auparavant, nous n’avions pas de concurrents sur la route, mais maintenant, les moto-taxi sont devenus nos rivaux. Ils opèrent librement sans régulation, ne payent pas de taxes et prennent nos clients. Nous sommes en difficulté. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de réglementer ce secteur.”

 

Les rues animées de Bangui sont le théâtre de cette bataille inattendue. Les conducteurs de taxis et bus, anciens gardiens incontestés de la route, sont confrontés à une nouvelle réalité où les moto-taxi ont gagné en popularité en offrant des trajets rapides et agiles à travers les embouteillages de la ville. Cette concurrence aiguë menace la stabilité financière des conducteurs traditionnels, qui ressentent le poids de la perte de clients et de revenus.

 

Cependant, alors que l’assemblée générale cherchait à aborder ces problèmes brûlants, les tensions sont montées lorsque Pepin Daouda, à la tête du Front des Conducteurs et Transporteurs de Bangui (FCTB RCC), a remis en question la légitimité du SRTB pour porter ces revendications. Daouda a clairement indiqué que son principal souci était les conditions de travail des conducteurs. Il a même annoncé son intention de déposer un préavis de grève cette semaine pour pousser en faveur de l’amélioration de ces conditions.

 

Gratien Ndéma, secrétaire général du SRTB, a réagi avec frustration aux objections de Daouda et a exprimé sa volonté de redynamiser le bureau du syndicat. “Notre syndicat ne peut pas travailler en collaboration avec le syndicat de Daouda. C’est à notre centre syndicat qui est USTC d’organiser dans un bref délai, comme ça nous allons essayer dans un bref délai, de remédier aux problèmes des chauffeurs de taxis rencontrés au quotidien”, a-t-il déclaré.

 

Le bras de fer entre les deux syndicats laisse les conducteurs de taxis et bus dans l’incertitude quant à l’avenir de leur profession. Alors que les taxis-moto gagnent du terrain et que les tensions entre les différents syndicats se renforcent, les autorités centrafricaines doivent naviguer habilement pour apaiser ces inquiétudes et trouver des solutions équilibrées pour tous les acteurs du secteur des transports. En fin de compte, l’objectif doit être de garantir la stabilité économique des conducteurs tout en assurant un service de transport sûr et efficace pour les citoyens de Bangui.

 

Par Anselme Mbata

 

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Des Ténèbres à la Lumière : La Saga de Libération d’Obo

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Des Ténèbres à la Lumière : La Saga de Libération d’Obo

 

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À Obo, au sud-est de la RCA. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Dans la paisible ville d’Obo, une histoire de courage, de résilience et de triomphe a émergé des ombres de l’injustice. Les cœurs tenaces de la population ont finalement vu la lumière briller au bout du tunnel. Après des jours d’angoisse et d’incertitude, la libération de la plupart des individus injustement détenus dans des conditions inhumaines a été saluée comme une victoire pour la dignité et la détermination.

 

Rappelons-nous des événements qui ont conduit à cette situation troublante. Une opération d’envergure, menée il y a plus d’une semaine, a transformé le quotidien des quartiers de Bajima et de NAKPANGA à Obo. Un groupe de jeunes garçons a été arrêté de manière brutale et illégale par les forces armées nationales. Ces âmes innocentes ont été enfermées dans un conteneur exigu de 20 pieds, plongées dans l’obscurité et la détresse au sein de la base militaire de l’armée nationale à Obo.

 

Cette opération a été enclenchée à la suite de la déclaration d’un Soldat FACA, dont l’arme aurait été capturée par les miliciens de la milice AZANDE ANI KPI GBE lors d’une embuscade violente. Une chaîne de circonstances qui a brisé la tranquillité de la ville et a laissé des familles entières dans l’angoisse et l’indignation.

 

Les familles de ces détenus, habituées à apporter des vivres aux policiers pour qu’ils les transmettent à leurs proches incarcérés, ont été confrontées à des portes closes. Les soldats FACA ont refusé catégoriquement toute assistance alimentaire, laissant les proches désemparés et bouleversés. L’impact de cette nouvelle s’est propagé comme une traînée de poudre à travers les quartiers, plongeant Obo dans un abîme de désolation et de colère.

 

Face à cette injustice insupportable, la population a choisi de se dresser avec une détermination sans faille. Une grève illimitée a été lancée, un acte puissant de solidarité qui visait à faire fléchir les soldats FACA et à obtenir la libération des victimes innocentes retenues dans le conteneur maudit. Les rues désertes, les échoppes closes et les étals vides étaient un cri silencieux mais puissant pour la justice.

 

Le triomphe de la résilience ne s’est pas fait attendre. Deux jours après le début de la grève, les soldats FACA ont été contraints de lâcher prise. La plupart des individus injustement emprisonnés ont été libérés, un rayon d’espoir dans les ténèbres de l’injustice. Cependant, une âme demeurait toujours captive, piégée dans le même conteneur qui avait emprisonné l’espoir et la liberté.

 

À la suite de la libération, la vie à Obo a commencé à reprendre son cours. Le marché a rouvert ses portes, les étals se sont à nouveau garnis de produits et les boutiques ont accueilli leurs clients avec soulagement. Cependant, cette victoire n’a pas été sans coût. La douleur persiste, la vie reprend avec une lourdeur, comme un rappel que chaque triomphe porte en lui les cicatrices du combat.

 

L’histoire n’est pas encore close. Alors que la ville tente de se relever de cette épreuve, le destin d’une âme reste en suspens, un dernier chapitre à écrire dans ce récit de courage, de résistance et de justice. La lumière de la vérité brille, guidant ceux qui continuent de se battre pour une Obo plus forte, plus juste et plus solidaire.

 

Par Mborifouefelle Élie

Correspondant du CNC à Obo

 

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Maire en question, Gouvernement en Défense : la Scandaleuse affaire à la Mairie de Bangui

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Maire en question, Gouvernement en Défense : la Scandaleuse affaire à la Mairie de Bangui

 

Centrafrique.org/?attachment_id=68263″ rel=”attachment wp-att-24854″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Emile-Gros-Nakombo.jpg” alt=”” width=”453″ height=”311″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Emile-Gros-Nakombo.jpg 271w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Emile-Gros-Nakombo-218×150.jpg 218w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Emile-Gros-Nakombo-100×70.jpg 100w” sizes=”auto, (max-width: 453px) 100vw, 453px” />

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Une enquête approfondie et une réponse adéquate sont toujours attendues sur les révélations de malversation financières à la mairie de Bangui mettent en lumière des pratiques obscures au sein de l’administration locale.

 

Dans un éclatant coup de projecteur sur la scène politique centrafricaine, des allégations de malversation financières à la mairie de Bangui ont fait surface grâce à David Gbéti, secrétaire général de l’institution. Cependant, les réponses, tant du côté du gouvernement que du côté des institutions en charge de la bonne gouvernance dans le pays, des silences des morts, suscitent autant des questions quant à la véritable intention derrière ce voile d’inaction. Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapendé, a réagi en exigeant un rapport détaillé accompagné de preuves tangibles de David Gbéti afin d’enclencher une action officielle. Cette requête, bien que prônant la rigueur, soulève des critiques quant à la transparence et à la responsabilité du gouvernement.

 

Lors d’une déclaration solennelle, Bruno Yapendé a souligné l’importance des protocoles administratifs et politiques dans le traitement de l’affaire. Cependant, cette approche prudente soulève des sourcils, qui ne se soulent jamais chez les êtres humains, notamment chez les observateurs avertis. Lorsque des allégations de corruption et de mauvaise gestion émanent d’une institution gouvernementale, la question qui se pose est la suivante : pourquoi le gouvernement ne s’est-il pas auto-saisi pour enquêter immédiatement ?

L’appel du ministre à fournir des preuves solides, bien qu’essentiel pour établir des bases solides, peut être interprété comme un moyen de déplacer la responsabilité des autorités vers le dénonciateur, remettant ainsi en question l’engagement réel du gouvernement envers la lutte contre la corruption.

 

Les observateurs avertis vont jusqu’à suggérer que l’affaire révélée pourrait être bien plus qu’une simple affaire de malversation. Certains parlent ouvertement de mafia et pointent du doigt le président de la délégation spéciale de la cette communauté, Emile Gros Nakombo, un champion en banqueroute des sociétés.

L’attention se tourne alors vers le ministre Bruno Yapendé, dont les actions sont perçues, par certains, comme une tentative de protéger le président de la délégation spéciale de la la ville de Bangui, le champion en banqueroute des sociétés et entreprises d’État, Emile Gros Nakombo, plutôt que de garantir la responsabilité et l’intégrité au sein de l’administration municipale.

 

La perplexité grandit également autour de l’approche gouvernementale face à ces allégations. En tant que gardien de la justice et de l’intérêt public, on peut légitimement se demander pourquoi le gouvernement, en possession d’informations suggérant des malversations au sein d’une institution clé du pays, n’a pas pris l’initiative de lancer une enquête indépendante. Cette apparente inaction soulève des inquiétudes quant à la culture de l’impunité qui pourrait potentiellement prospérer si de telles allégations restent sans réponse immédiate.

 

Rappelons que  l’affaire de malversation à la mairie de Bangui révèle bien plus qu’un simple cas de détournement de fonds. Elle met en lumière les rouages complexes du pouvoir, de la transparence et de la responsabilité au sein du gouvernement centrafricain. L’appel du ministre à des preuves tangibles est crucial pour établir la véracité des allégations, mais cela ne doit pas faire obstacle à une enquête approfondie et impartiale. L’attente d’un rapport détaillé ne doit pas servir de bouclier derrière lequel les autorités pourraient se cacher, mais plutôt être le point de départ d’une quête résolue pour la vérité et la justice. Dans cette nation en quête de stabilité et de bonne gouvernance, la réponse du gouvernement à cette affaire sera un test décisif de son engagement envers les principes démocratiques et l’intérêt du peuple centrafricain.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Crise sanitaire silencieuse en Centrafrique : l’hôpital secondaire de Bakouma, un symbole poignardant de la négligence médicale

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Crise sanitaire silencieuse en Centrafrique : l’hôpital secondaire de Bakouma, un symbole poignardant de la négligence médicale

 

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – La République centrafricaine, déjà ébranlée par des défis sécuritaires, lutte dans l’ombre d’une crise sanitaire majeure depuis des années. Malgré la précarité des soins et l’espérance de vie chancelante, l’urgence de cette situation reste largement méconnue, mettant en lumière un manque crucial d’attention et d’assistance humanitaire.

 

Dans les recoins négligés par les grands titres et les gros titres, une tragédie sanitaire discrète continue de déchirer la République centrafricaine. Une nation déjà aux prises avec des turbulences sécuritaires prolongées se débat également contre un fléau médical qui échappe à la vue du grand public. Malgré la profonde fragilité du système de santé, cette crise semble se jouer dans l’ombre, avec peu de ressources allouées pour inverser cette trajectoire sombre.

 

C’est dans ce contexte que le Dr Louis-Marie Sabio se tient au cœur d’un hôpital abandonné, l’hôpital secondaire de Bakouma, un symbole poignardant de la négligence médicale. Ayant repris les rênes de cet établissement en 2023, le Dr Sabio témoigne du désespoir qui imprègne cet endroit autrefois vital. Pendant plus d’une décennie, l’hôpital a été confié aux mains d’un assistant de santé, laissant les installations sombrer dans la décrépitude. L’absence d’électricité, d’équipements médicaux élémentaires et même de médicaments de base peint un tableau de désolation qui met en lumière une crise sanitaire profonde et persistante.

Hôpital de Koui. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

Pourtant, cet hôpital délabré de Bakouma n’est pas un cas isolé. Il reflète tristement une réalité répandue à travers le pays. Bien que positionné en haut de la “pyramide sanitaire”, censé représenter un niveau d’excellence dans les soins, l’hôpital de Bakouma est devenu un exemple troublant de l’effritement du système de santé centrafricain. L’absence de soutien organisationnel se traduit par des poules qui arpentent les couloirs vides et moins de 10 patients alités dans une structure qui devrait être un phare d’espoir pour la communauté. Les rares efforts de soutien, principalement fournis par Médecins Sans Frontières (MSF), soulignent l’urgence d’une intervention humanitaire à grande échelle.

 

Le manque de ressources médicales, humaines et matérielles jette une lumière crue sur la crise sanitaire en République centrafricaine. Moins de la moitié des installations de soins dans le pays sont fonctionnelles, une statistique alarmante dévoilée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Ministère de la Santé. Le chiffre anémique d’environ 0,6 médecin pour 10 000 habitants met en relief une pénurie de soins médicaux criante, donnant lieu à l’une des espérances de vie les plus basses au monde – seulement 54 ans. Cette réalité implacable affecte particulièrement les femmes enceintes et les enfants, avec des taux de mortalité alarmants.

 

Les racines de cette crise sanitaire plongent profondément dans des décennies d’instabilité politique et de violences alimentées par des groupes armés. Les conséquences se traduisent par plus de la moitié de la population, soit six millions de Centrafricains, nécessitant une aide humanitaire pour survivre. Dans cette situation, l’intervention de MSF revêt une importance vitale. Avec environ 3000 travailleurs répartis entre la capitale, Bangui, et les provinces, MSF apporte un soutien indispensable aux autorités sanitaires pour étendre l’accès aux soins à travers le pays.

 

La République centrafricaine fait face à une double crise, mêlant sécurité précaire et système de santé effondré. Alors que la communauté internationale se penche sur les enjeux sécuritaires, il est impératif de ne pas oublier l’urgence tout aussi critique de la crise sanitaire. Une action concertée, une mobilisation des ressources et une attention continue sont nécessaires pour allumer un flambeau d’espoir dans cette ombre médicale persistante. La République centrafricaine a besoin de la solidarité mondiale pour surmonter ces défis et offrir une chance de vie meilleure à ses citoyens.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Scandale à Bozoum : Détournement allégué de matériel destiné à l’autonomisation des femmes

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Scandale à Bozoum : Détournement allégué de matériel destiné à l’autonomisation des femmes

 

Centrafrique.org/rca-vive-tension-a-bozoum-des-detonations-darmes-sont-entendues-la-ville-se-vide-de-ses-habitants/pancarte-de-bienvenue-a-bozoum-dans-louham-pende-par-mardochet/” rel=”attachment wp-att-37893″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/pancarte-de-bienvenue-à-bozoum-dans-louham-pendé-par-mardochet-450×337.jpg” alt=”Biendenue à Bozoum” width=”450″ height=”337″ />
Pancarte de bienvenue à Bozoum, capitale provinciale de l’Ouham-Pendé.

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Une onde de colère a secoué les rues de Bozoum vendredi dernier, alors que plus de trois cents femmes, bénéficiaires du projet de l’ONG InterSOS, ont manifesté pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme un détournement de matériel destiné à leur autonomisation. La manifestation pacifique a pris son départ au marché central pour converger vers la mairie de Bozoum, témoignant de l’importance qu’elles accordent à leur lutte pour la transparence et la justice.

 

Les femmes engagées dans diverses initiatives, allant de la saponification à la fabrication de gâteaux et à la production d’huile d’arachide, ont uni leurs voix pour mettre en évidence ce qu’elles perçoivent comme une trahison de la part de la Présidente de l’OFCA de Bozoum Elles accusent l’Organisation des Femmes de Centrafrique (OFCA), dirigée par Paulette Dingo, de ne pas avoir distribué équitablement les matériels fournis par InterSOS.

 

Jeanne Yambéré, porte-parole des manifestantes, a exposé leurs revendications avec une détermination palpable : « Nous sommes mécontentes, et c’est pourquoi nous lui accordons un ultimatum de deux jours. Nous voulons récupérer nos produits qu’elle a détournés, nous exigeons le retour de tous les matériels ici à la mairie. Nous insistons pour qu’elle nous remette les kits pour lesquels nous avons été formées. Une liste détaillée de tous les matériels doit être fournie pour garantir la transparence. Nous réclamons des éclaircissements sur le contenu de cette liste. Sinon, nous n’hésiterons pas à porter cette affaire devant la justice ».

 

Cependant, Paulette Dingo, à la tête de l’OFCA et mise en cause par les manifestantes, rejette catégoriquement les accusations portées contre elle : « Les femmes qui ont choisi la couture et la saponification ont reçu leurs kits. Malheureusement, celles qui ont opté pour la pâtisserie et la coiffure n’ont pas reçu leurs produits. Ces derniers étaient périmés, et elles m’ont elles-mêmes montré avant que nous ne les jetions. Je ne reconnais pas ces allégations, ce comportement ne reflète pas l’image de Bozoum. Ailleurs, on paie pour de telles formations, mais ici, grâce à InterSOS, elles ont pu accéder à une formation gratuite pour lutter contre la pauvreté. Cependant, si elles maintiennent leur intention de porter cette affaire en justice, ce sera InterSOS qui sera inculpée, ou peut-être moi, je ne peux le prédire ».

 

Le projet initié par l’ONG InterSOS avait pour objectif de former des femmes défavorisées sur une période de six mois, leur permettant ainsi de devenir autonomes grâce à des activités génératrices de revenus. Cependant, ce scandale naissant risque de mettre en péril les aspirations de ces femmes à une vie meilleure.

 

Alors que l’attente grandit quant à l’issue de cette controverse, il est clair que le cœur de la question réside dans la transparence et la responsabilité envers ces femmes qui aspirent à une vie plus digne. Les regards sont tournés vers l’avenir, avec la question cruciale de savoir si cette affaire aura des répercussions sur la poursuite des activités de l’autonomisation tant espérée de ces femmes courageuses.

 

Par Fortuné Bobérang

 

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Unis contre la Haine : Des Initiatives Locales forgent une Alliance pour la Paix et la Cohésion Sociale à Bangui

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Unis contre la Haine : Des Initiatives Locales forgent une Alliance pour la Paix et la Cohésion Sociale à Bangui

 

Minusca-a-bangui/les-manipules-du-km5-manifestent-devant-le-siege-de-la-minusca-dapres-eux-la-minusca-invente-les-crimes-perpetres-contre-les-peuhls-pour-raviver-les/” rel=”attachment wp-att-56483″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Les-manipules-du-km5-manifestent-devant-le-siege-de-la-Minusca.-Dapres-eux-la-Minusca-invente-les-crimes-perpetres-contre-les-peuhls-pour-raviver-les-450×420.jpg” alt=”Les manipulés du km5, manifestent devant le siège de la Minusca. D’après eux, la Minusca invente les crimes perpétrés contre les peuhls pour raviver les tensions confessionnelles” width=”450″ height=”420″ />
Les jeunes du km5 manifestent devant le siège de la Minusca

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Au cœur de Bangui, la capitale vibrante de la République centrafricaine, une lueur d’espoir se dessine dans les quartiers du 3e et 4e arrondissements. Ces quartiers, autrefois marqués par des querelles anciennes, sont maintenant le théâtre d’une collaboration audacieuse entre les autorités locales et les jeunes du coin pour combattre les discours de haine qui ont longtemps alimenté des tensions et des divisions.

 

Prévenir plutôt que guérir : La Synergie au service de la Paix

 

Dans une tentative louable de créer un environnement pacifique et de renforcer la cohésion sociale, une synergie unique s’est formée. Le chef du quartier Cocoro, dans le 3e arrondissement, Jean-Bruno Sélé, partage : « C’est une bonne initiative. Tout ce qu’on a appris ici, on va le partager à nos populations pour qu’on voie les habitants de Boy-Rabe, Cattin, KM5 et tout autre quartier comme une famille en évitant les vieilles querelles ». Cette détermination à éradiquer les conflits intercommunautaires sert de socle pour bâtir un avenir commun basé sur le respect mutuel et la compréhension.

 

La Jeunesse en Première Ligne : Apprentissage de la Citoyenneté

 

Pour les jeunes de ces quartiers, cette initiative prend une signification particulière. Edouardo Mandja, président de l’Action des jeunes pour la paix et le développement, exprime l’importance de bien parler pour maintenir la paix : « La paix est basée sur des discours. Quand tu arrêtes de bien parler à temps prochain, tu verras que cela va créer des problèmes et ça va amener des querelles. Donc c’est important pour nous, les jeunes, de se renouer sur ce qu’on a appris pour que nous puissions comprendre comment parler à une autre personne ». La jeunesse, souvent le moteur du changement, prend désormais les rênes de la lutte contre la haine en cultivant une culture de la communication respectueuse et constructive.

 

Une Initiative Ancre dans le Présent et le Futur

 

Rosain Zalang, coordonnateur de l’ONG AJEMADEC, à l’origine de cette initiative, souligne l’importance de préserver le passé tout en se tournant vers l’avenir : « Nous, on veut prévenir et il est toujours intéressant de, si tu travailles pour le présent en oubliant le passé, tu enterres le futur. Alors je pense que cette synergie est idéale pour le contexte préventif ». Cette démarche holistique qui tient compte des leçons du passé tout en se projetant dans l’avenir offre un espoir tangible de durabilité pour la paix et l’harmonie dans ces quartiers.

 

Une Campagne de Sensibilisation Prélude à l’Unité

 

Cette initiative collaborative n’est pas le fruit du hasard. Elle est née d’une campagne de sensibilisation réussie qui a rassemblé les résidents des 3e et 4e arrondissements en juin dernier. Cette campagne a joué un rôle catalyseur en éveillant les consciences et en rappelant que la diversité est une richesse, non une menace.

 

Alors que les efforts conjoints des autorités locales et des jeunes continuent de prendre forme, une chose est claire : ces quartiers transforment leur avenir en s’attaquant aux racines de la haine et en cultivant des relations respectueuses. À Bangui, une nouvelle ère de paix et de compréhension est en marche, portée par l’énergie de la jeunesse et la détermination des leaders communautaires.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Réconciliation à Ndélé : Cultivateurs et éleveurs s’unissent pour un avenir pacifique

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Réconciliation à Ndélé : Cultivateurs et éleveurs s’unissent pour un avenir pacifique

 

Centrafrique.org/rca-une-ong-de-lune-des-epouses-du-chef-de-letat-epinglee-dans-la-distribution-des-semences-pourries/deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-bria-par-banaf-depuis-bangui/” rel=”attachment wp-att-47187″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui-450×225.jpg” alt=”Deux femmes qui reviennent du champs à Bria” width=”450″ height=”225″ />

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – Dans la région de Ndélé, au cœur du Bamingui-Bangoran, une lueur d’espoir perce à travers les nuages sombres de conflits qui ont tourmenté les agriculteurs et les éleveurs pendant des années. Ces deux groupes, dont les intérêts ont souvent été en collision, ont fait un pas décisif vers la réconciliation lors d’un dialogue intercommunautaire de trois jours organisé par l’ONG CONCORDIS International.

 

Le cœur du problème résidait dans les tensions alimentées par les vols de bétail et l’occupation des terres cultivées. Cependant, la récente réunion a marqué un tournant majeur. Les représentants des deux parties ont travaillé de concert pour définir des solutions pragmatiques afin de mettre fin aux litiges et d’établir un climat de coexistence harmonieuse.

 

L’une des décisions majeures issues de ce dialogue historique a été la création de couloirs de transhumance clairement définis. Les éleveurs se sont engagés à se retirer à plus de 15 km de la ville de Ndélé, tandis que les agriculteurs ont convenu de rester à une distance de 13 km. Ce compromis a été atteint en vue de créer une zone tampon de 2 km entre les deux groupes, offrant ainsi un espace de cohabitation pacifique.

 

L’accès à l’eau a également été un point de discorde crucial. Au-delà de la limite des 15 km, les éleveurs avaient exprimé des inquiétudes quant à l’approvisionnement en eau pour leur bétail. Dans cet esprit de collaboration, l’ONG CONCORDIS International a pris l’engagement de construire des puits pasteraux pour permettre aux éleveurs d’abreuver leur cheptel, contribuant ainsi à réduire les sources potentielles de conflit.

 

Donald Marcel Kowémiabé, facilitateur à l’ONG Concordis International, a souligné l’importance de cet accord : “Les deux groupes ont montré une volonté remarquable de coopérer et de résoudre leurs différends. La création de zones délimitées et la garantie d’accès à l’eau sont des étapes cruciales vers une coexistence pacifique.”

 

Les participants à ce dialogue intercommunautaire partagent un sentiment commun d’optimisme et de responsabilité partagée pour la mise en œuvre de ces mesures. Ismaël Lachana, éleveur sédentaire et participant, a exprimé sa conviction en ces termes : “Nous devons nous unir en tant que famille, que nous soyons cultivateurs ou éleveurs. La cohésion est essentielle pour notre avenir commun ici à Ndélé.”

 

Elisabeth Mandata, une cultivatrice engagée, abonde dans le même sens : “Ce dialogue a marqué un tournant dans nos relations. Maintenant, c’est à nous de rester fidèles à nos engagements pour que la paix s’installe et que le Bamingui-Bangoran puisse enfin prospérer.”

 

Pour garantir la pérennité de ces progrès, un comité de suivi et d’évaluation a été mis en place, regroupant des représentants des agriculteurs, des éleveurs et des autorités locales. Ce comité sera chargé de veiller à la mise en œuvre effective des recommandations émises lors du dialogue intercommunautaire, dans le but de maintenir un environnement de compréhension mutuelle et de croissance partagée.

 

Alors que le soleil se couche sur Ndélé, une nouvelle aube se lève sur cette communauté autrefois divisée. Les pas audacieux vers la réconciliation tracés lors de ce dialogue donnent l’espoir d’une coexistence pacifique et d’un développement florissant pour le Bamingui-Bangoran.

 

Par Moïse Banafio

 

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Lutte contre l’exploitation sexuelle : UNHCR et MINUSCA renforcent la protection des personnes déplacées

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Lutte contre l’exploitation sexuelle : UNHCR et Minusca renforcent la protection des personnes déplacées

 

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Une femme portant un seau sur la tête après l’avoir rempli à un point d’eau du site B pour les personnes déplacées de la ville de Kabo. © Igor Barbero/MSF

 

 

Bangui, 28 août 2023 (CNC) – L’exploitation sexuelle et les abus perpétrés contre les personnes déplacées de force constituent une réalité alarmante et intolérable dans les situations de crise humanitaire. Face à cette problématique urgente, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) en République centrafricaine (@UNHCR_CAR) a réaffirmé sa détermination à faire de la prévention et de la lutte contre ces actes une priorité absolue. Dans cette optique, une récente collaboration avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a permis de mettre en place des formations visant à renforcer la protection des personnes vulnérables contre l’exploitation et les abus sexuels (EAS) au sein des populations déplacées.

 

Le tweet du 25 août 2023 émanant du compte officiel de l’UNHCR en République centrafricaine (@UNHCR_CAR) souligne cet engagement. Dans le cadre de la réponse à l’urgence au Soudan, l’UNHCR et la MINUSCA ont uni leurs efforts pour organiser une formation ciblée visant à prévenir et combattre l’exploitation sexuelle et les abus au sein des populations déplacées. Cette initiative reflète la reconnaissance de la nécessité de protéger les droits fondamentaux de ces personnes, qui sont déjà éprouvées par les circonstances de leur déplacement forcé.

 

L’exploitation sexuelle et les abus perpétrés contre les personnes déplacées sont des crimes odieux qui exacerbent encore davantage les souffrances des populations déjà affectées par des conflits, des catastrophes naturelles et d’autres crises humanitaires. Les femmes, les enfants et d’autres groupes vulnérables sont particulièrement exposés à ces violations graves des droits de l’homme. La collaboration entre l’UNHCR et la MINUSCA pour renforcer la protection contre l’EAS démontre une volonté commune de lutter contre l’impunité et de garantir que les responsables de tels actes soient traduits en justice.

 

Ces formations ne sont qu’un exemple de l’engagement continu de l’UNHCR et de ses partenaires en faveur de la protection des personnes déplacées. La sensibilisation, la prévention et la réponse efficace à l’exploitation sexuelle et aux abus doivent être des composantes essentielles de toute intervention humanitaire. Il est impératif que les organismes internationaux, les gouvernements nationaux et les acteurs locaux travaillent de concert pour éradiquer ces pratiques abominables et garantir un environnement sûr et respectueux des droits pour toutes les personnes touchées par les crises humanitaires.

 

Rappelons que le tweet de l’UNHCR en République centrafricaine (@UNHCR_CAR) met en lumière la détermination des organisations internationales à lutter contre l’exploitation sexuelle et les abus envers les personnes déplacées. La collaboration avec la MINUSCA pour offrir des formations de protection est un pas dans la bonne direction, mais il est crucial que cet engagement se traduise par des actions concrètes sur le terrain. La protection des droits et de la dignité des personnes déplacées doit rester au cœur des priorités, afin de construire un avenir où ces populations vulnérables sont à l’abri de l’exploitation et des abus sexuels.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Une Leçon Magistrale de Réalité Virtuelle : Le Discours du Président Putschiste de Bangui au Sommet des BRICS

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Une Leçon Magistrale de Réalité Virtuelle : Le Discours du Président Putschiste de Bangui au Sommet des BRICS

 

Centrafrique.org/rca-le-president-touadera-denonce-les-agissements-criminels-de-certains-signataires-de-laccord-de-paix/faustin-archange-touadera-lors-de-la-ceremonie-danniversaire-du-deuxieme-anniversaire-de-lappr-rca-le-6-fevrier-2021/” rel=”attachment wp-att-44165″ data-wpel-link=”internal”>Le Président Faustin Archange Touadera lors de la cérémonie de comémoration du deuxième anniversaire de l'accord politique pour la paix et la reconciliation (APPR-RCA) au palais de la renaissance à Bangui, le 6 février 2021 . © Gaël Grilhot/RFI
Le Président Faustin Archange Touadera lors de la cérémonie de comémoration du deuxième anniversaire de l’accord politique pour la paix et la reconciliation (APPR-RCA) au palais de la renaissance à Bangui, le 6 février 2021 . © Gaël Grilhot/RFI

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 28 août 2023 (CNC) –  C’est avec un mélange d’émerveillement et de fascination que le monde a assisté au discours envoûtant du Professeur Faustin Archange Touadera, auto-proclamé Président de la République Centrafricaine suite à un putsch qui a définitivement redéfini les termes “démocratie” et “respect de la souveraineté nationale”. Arborant son incontestable expertise en politique, économie, et, bien sûr, en éthique, le Professeur a livré un discours qui pourrait être rangé dans les annales de la réalité virtuelle.

 

Sous le thème “BRICS et l’Afrique : partenariat pour une croissance mutuellement accélérée, un développement durable et un multilatéralisme inclusif”, le Professeur Touadera a été la vedette incontestée. Dans une salle où de véritables chefs d’État, d’économistes éminents et d’experts internationaux se sont réunis, l’homme qui a ravi le pouvoir par un “retour à l’ordre constitutionnel” en 2016 a tenu à partager les secrets de son succès avec le monde.

 

Les auditeurs ont été captivés par ses propositions législatives “novatrices”, en particulier les lois relatives aux “cryptomonnaies et à la tokenisation des ressources naturelles et foncières”. Oui, vous avez bien entendu, la République Centrafricaine est en train de transformer son potentiel en “tokens” virtuels, une méthode révolutionnaire pour créer de la richesse sans avoir à se soucier des contraintes matérielles. On se demande pourquoi les économistes du monde entier n’ont pas encore adopté cette méthode visionnaire.

 

De plus, le Président Putschiste a évoqué le “taux de participation historiquement inégalé” lors de l’adoption de la nouvelle Constitution. Une réalisation incroyable quand on sait que la participation incluait principalement les membres de son propre parti, avec une opposition qu’elle était virtuellement inexistante.

 

Le clou du spectacle, cependant, fut sa demande de “levée totale de l’embargo sur les armes et les diamants”. Une demande noble et tout à fait louable, sauf si l’on prend en compte les rapports montrant que la vente de diamants a financé divers groupes armés, y compris la milice russe Wagner, et alimenté le conflit en République Centrafricaine. Mais pourquoi s’en préoccuper lorsque l’on peut simplement ignorer ces détails et demander une levée de l’embargo au nom du “développement national et du bien-être de la population”?

 

Alors que le Président Putschiste Touadera nous a offert une plongée extraordinaire dans un univers parallèle de rhétorique, de rêves virtuels et d’aspirations déconnectées, il est important de rappeler que le monde réel reste témoin des conséquences de ses actions. La République Centrafricaine, autrefois plongée dans des défis bien réels, continue de lutter pour la stabilité, la sécurité et le véritable développement durable.

 

En fin de compte, le discours du Professeur Touadera au 15ème Sommet des BRICS restera sans doute dans les mémoires comme une leçon magistrale de réalité virtuelle, un exemple parfait de la capacité à ignorer les réalités du monde pour créer une version bien plus “novatrice” et “inclusive”. Le spectacle est terminé, mais l’impact de ses mots perdurera, du moins jusqu’à ce que la réalité décide de faire une apparition surprise.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Famille KOYAGBELE : Un feuilleton successoral digne d’un film Hollywoodien

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Famille KOYAGBELE : Un feuilleton successoral digne d’un film Hollywoodien

 

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Joseph KOYAGBELE

 

 

 

Bangui, 26 août 2023 (CNC) – Plus qu’un malentendu, la succession de KOYAGBELE pose non seulement un problème de fond et de forme mais elle s’invite également sur la place publique. A suivre le gymkhana judiciaire autour des biens successoraux du défunt Joseph KOYAGBELE, on comprend aisément pourquoi le politique et le nerf de la guerre ont une influence indubitable sur quasiment toutes les décisions de la justice en République centrafricaine. Qu’à cela ne tienne, le feuilleton successoral de la famille KOYAGBELE en est une parfaite illustration.

Décédé le 28 Mars 2016 à Saint Mandé en France, le défunt Joseph KOYAGBELE a laissé un insolent patrimoine immobilier tant à Bangui que dans les villes excentrées de la République Centrafricaine y compris l’hexagone ainsi qu’une importante surface financière à l’intérieur et à l’extérieur du pays. A dire vrai, le défunt Joseph KOYAGBELE s’est entouré de toutes les précautions pour mettre ses enfants à l’abri du besoin. Vous me demanderez certainement ce qui s’est passé pour que sa succession s’invité sur la place publique.

De sa première union, le défunt Joseph KOYAGBELE a eu trois enfants avec son épouse Edith KOYAGBELE dont le sulfureux Pascal KOYAGBELE alias « Tourougou banque ». Il a aussi eu deux autres enfants avec sa seconde femme TRABEMON Françoise. Le 28 Mars 2016, il décède en laissant derrière lui cinq (5) enfants qui ont chacun une part égale dans tout son patrimoine. D’après un Conseil Familial au forceps du Samedi 28 Mai 2016 au Domicile de Monsieur GREMBOKOLE à Cergy réunissant toute la famille y compris ses cinq (5) enfants, mandat a été donné à Madame Edith KOYAGBELE sans le consentement de Lucie et Johan BIDA KOYAGBELE de gérer la succession du défunt. Depuis lors, les deux autres enfants issus de la seconde union Lucie BIDA KOYAGBELE et Johan BIDA KOYAGBELE n’ont aucune idée sur la manière à laquelle Dame Edith administre le bien de leur défunt père. De 2016 jusqu’à nos jours, Johan et Lucie KOYAGBELE n’ont rien reçu de la fortune de leur cher père même pas un franc symbolique. Quand bien même Dame Edith et ses trois autres enfants perçoivent par mois plus de sept millions de loyers et occupent bien d’autres appartements, ils n’octroient même pas un franc cfa à Lucie ainsi qu’à son frère cadet Johan. Quoiqu’ils aient fait des mains et des pieds pour avoir une idée assez nette sur la gestion de leur patrimoine commun, ils se butent à une indifférence qui ne dit pas son nom, parfois à des injures qui frisent l’humiliation. « Petit bâtard » lâcha l’habitué à tous les drames Pascal KOYAGBELE dans un courriel à son frère cadet Johan en réponse à ses incessantes correspondances de clarification. Pensant que la justice saura les départager, le politique et le nerf de la guerre en ont fait leurs choux-gras. « Tourougou banque » profite même de sa position dominante dans les arcanes du pouvoir de Touadera pour faire de Mademoiselle Lucie et de Monsieur Johan des parias. Peut-être que cette débâcle familiale sert certains intérêts du pouvoir de Bangui… Qui sait ? Le seul fait que « Tourougou banque » ait pris l’un des appartements (immeuble Ali baba) du défunt Joseph KOYAGBELE pour en faire le siège du Ministère des Grands Travaux de la République Centrafricaine en dit long.

Diantre ! Que dit le code de la famille en Centrafrique ? Les enfants ne naissent t’-ils pas tous égaux ? A-t-on besoin de sortir des cuisses de Jupiter pour savoir que Lucie et Johan sont victimes d’un système qui ne cesse de désacraliser la justice Centrafricaine ? En mettant cette débâcle familiale sur la place publique, l’incorruptible justice populaire pourrait y mettre son holà.

Affaire à suivre dans notre prochaine parution avec des preuves irréfragables.

 

Par RJPM

 

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Tragique Confrontation à Bossangoa : Un Soldat et un Civil perdent la vie

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Tragique Confrontation à Bossangoa : Un Soldat et un Civil perdent la vie

 

Centrafrique.org/centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham - Fafa
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

 

Bangui, 27 août 2023 (CNC) – La tranquille ville de Bossangoa, nichée à plus de 300 kilomètres au nord-ouest de la capitale, Bangui, a été secouée par un événement tragique au cours de la nuit de vendredi à samedi. Une violente altercation a éclaté, aboutissant à la perte de vie d’un soldat de l’armée nationale et d’un civil qui travaillait en tant que chargeur de camions.

Les corps sans vie d'un soldat FACA et un civil qui se sont entretués à Bossangoa, le 25 août 2023 aux environs de 20 heures.
Les corps sans vie d’un Soldat FACA et un civil qui se sont entretués à Bossangoa, le 25 août 2023 aux environs de 20 heures.

 

Le drame s’est déroulé vendredi soir, aux alentours de 20h30, sur une place où l’alcool traditionnel est vendu, à Cotonaf à Bossangoa. L’incident a impliqué un soldat FACA et un homme chargé de manutentionner les camions à la Gare Routière locale.

 

L’altercation a pris un tournant violent, avec le chargeur des camions portant un coup de couteau au soldat FACA. En réponse à cette attaque, le soldat a ouvert le feu sur son agresseur, mais il a finalement succombé à ses blessures, tout comme le civil. Les deux hommes ont perdu la vie sur place, la Gare Routière de Bossangoa devenant le triste témoin de cette tragédie.

 

Peu de temps après, le corps du soldat a été rapatrié à Bangui pour être remis à sa famille. Ce triste événement a laissé une marque douloureuse sur la communauté et a suscité une profonde tristesse dans toute la ville.

 

Les détails exacts de ce qui a conduit à cette altercation tragique restent encore flous, et les autorités locales enquêtent pour déterminer les circonstances précises de l’incident. En attendant, les habitants de Bossangoa pleurent la perte de ces deux vies et espèrent que de tels événements tragiques deviendront une chose du passé dans leur paisible ville.

 

Par Arsène Féimonazoui

 

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Un Violent affrontement opposant les forces gouvernementales et les rebelles dans la Ouaka : Tensions et destructions persistent

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Un Violent affrontement opposant les forces gouvernementales et les rebelles dans la Ouaka : Tensions et destructions persistent

 

Centrafrique.org/Centrafrique-goya-un-village-martyr-les-faca-et-les-mercenaires-de-wagner-pillent-totalement-la-ville/les-boutiques-a-goya/” rel=”attachment wp-att-57478″ data-wpel-link=”internal”>Les boutiques à Goya, pillées par les soldats FACA et les mercenaires de Wagner
Les boutiques à Goya, pillées par les soldats FACA et les mercenaires de Wagner. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 26 août 2023 (CNC) – Un violent affrontement a éclaté jeudi dernier entre les combattants de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et les éléments des forces gouvernementales à l’entrée du village de Goya, situé dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. Ce conflit a mis en évidence les tensions persistantes au sein du pays et a entraîné des conséquences désastreuses pour les civils pris entre les deux camps.

 

À l’origine de cet affrontement tragique se trouve une offensive des troupes gouvernementales, appuyées par les mercenaires de la milice Wagner ainsi que par leurs alliés surnommés les “russes noirs”. L’attaque avait pour cible une position tenue par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) à l’entrée de la ville de Goya. Cette ville est située à une quarantaine de kilomètres de Ngakobo, au cœur de la République centrafricaine. L’utilisation d’une couverture aérienne a ajouté à la férocité des combats, provoquant des heures de bataille acharnée.

 

Après des heures d’intenses combats, les rebelles de la CPC ont finalement été contraints de se retirer de leur position. Malheureusement, la population civile se trouvait piégée entre les deux feux, confrontée à un choix déchirant : fuir dans la forêt pour échapper aux violences ou rester et risquer d’être prise dans la tourmente du conflit. Face à cette situation, de nombreux civils ont été contraints de se réfugier dans les bois, cherchant désespérément un endroit sûr pour échapper à la violence qui fait rage.

 

Des sources locales ont confirmé qu’il y a eu des pertes humaines de part et d’autre, avec des vies perdues parmi les combattants des deux camps. Cependant, une tournure particulièrement préoccupante de cet événement tragique réside dans les actes ciblés de violence perpétrés par les forces gouvernementales. Des habitations suspectées d’appartenir à des proches des rebelles ont été prises pour cibles, plusieurs d’entre elles étant incendiées délibérément. Ces actes inhumains soulèvent des questions sérieuses quant au respect des droits de l’homme et à la protection des civils en période de conflit.

 

La tragédie qui s’est déroulée à Goya met en lumière la nécessité urgente d’une médiation internationale pour mettre fin à la violence continue en République centrafricaine. Les civils innocents ne devraient pas être pris pour cible dans ces conflits, et il est essentiel de garantir leur sécurité et leur bien-être. De plus, des mécanismes doivent être mis en place pour tenir responsables les auteurs d’actes de violence ciblée et d’atrocités contre les civils.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Voyagez à travers les Contes et Chants envoûtants de Centrafrique avec Gervais LAKOSSO

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Voyagez à travers les Contes et Chants envoûtants de Centrafrique avec Gervais LAKOSSO

 

 

Monsieur Gervais Lakosso avec une guitard à la main en train de chanter
Monsieur Gervais Lakosso

 

Bangui, 26 août 2023 (CNC) – Les dimanches 27 août et 10 septembre 2023 à 15h, une expérience culturelle unique vous attend dans le cadre pittoresque du Jardin de la Maison d’Alphonse Daudet. Laissez-vous transporter par la magie des récits et des mélodies en participant à l’événement exceptionnel intitulé “Contes et Chants de Centrafrique”, animé par le talentueux Gervais LAKOSSO.

 

Un Voyage Époustouflant dans la Culture de Centrafrique

 

Immergez-vous dans les traditions envoûtantes de la République centrafricaine, un pays riche en histoires captivantes et en mélodies enchanteresses. Gervais LAKOSSO, conteur et chanteur renommé, vous guidera à travers un voyage mémorable sur les ailes de la parole. Ses contes vous transporteront dans des mondes lointains, où les légendes prennent vie et où l’imagination se mêle à la réalité.

 

Un Cadre Idyllique pour une Expérience Inoubliable

 

Le Jardin de la Maison d’Alphonse Daudet, un lieu emblématique imprégné de charme et d’histoire, sera le théâtre de cette expérience immersive. Laissez-vous bercer par les récits de Gervais LAKOSSO dans cet oasis de verdure, où chaque conte et chaque chant résonneront harmonieusement avec la nature environnante.

 

Une Invitation ouverte à Tous

 

L’événement “Contes et Chants de Centrafrique” est ouvert à tous les passionnés de culture, d’aventure et de découverte. Que vous soyez seul, en famille, entre amis ou en couple, cette expérience saura captiver les cœurs et les esprits de chacun. Venez vous perdre dans les récits envoûtants et les mélodies enchanteresses de Centrafrique.

 

Une Contribution à la Magie de l’Événement

 

L’entrée à cet événement extraordinaire se fait par une participation libre au chapeau. Une façon pour chacun de contribuer à l’enchantement de cette journée et de soutenir l’artiste talentueux Gervais LAKOSSO. Chaque contribution permettra de préserver et de partager les trésors culturels de Centrafrique.

 

Informations Pratiques

 

Adresse : Jardin de la Maison d’Alphonse Daudet, 33 rue Alphonse Daudet, 91210 Draveil.

 

Pour de plus amples renseignements et pour réserver votre place, veuillez contacter les numéros suivants : 0630567908 / 0753881773.

 

**Ne Manquez pas cette Expérience Inoubliable**

 

“Contes et Chants de Centrafrique” est bien plus qu’un simple événement culturel, c’est une opportunité de s’immerger dans un monde de mystère, de charme et d’émerveillement. Joignez-vous à nous les dimanches 27 août et 10 septembre 2023 à 15h pour vivre une expérience qui restera gravée dans vos souvenirs.

 

Laissez-vous envoûter par la parole et les mélodies de Centrafrique, et laissez votre imagination prendre son envol dans le Jardin de la Maison d’Alphonse Daudet.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Au Secours des Plus Vulnérables : L’Initiative Humanitaire qui Réchauffe Zémio

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Au Secours des Plus Vulnérables : L’Initiative Humanitaire qui Réchauffe Zémio

 

Centrafrique.org/crise-humanitaire-a-zemio-lappel-a-laide-pour-les-deplaces-internes-de-mboki/dans-le-plein-centre-ville-de-zemio/” rel=”attachment wp-att-68064″ data-wpel-link=”internal”>Dans le plein centre ville de Zémio, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
ÀZémio, au sud-est de la RCA. CopyrightCNC

 

Bangui, 01 août 2023 (CNC) –– Dans un coin souvent oublié du monde, où les défis du quotidien rivalisent avec les sourires résilients de sa population, une lueur d’espoir a émergé. Le Haut-Mbomou, une région en proie à l’insécurité alimentaire exacerbée par une flambée des prix des denrées, a reçu un baume réconfortant grâce au Programme Alimentaire Mondial (PAM).

 

Plus de 500 ménages vulnérables, touchés par les tourments de la crise, ont reçu un précieux soutien financier sous la forme d’une enveloppe de 36 000 francs CFA, une manne salvatrice en ces temps difficiles. Cette action découle d’un projet astucieux visant à restaurer un semblant de normalité dans les vies en détresse, permettant aux bénéficiaires de subvenir à leurs besoins fondamentaux.

 

L’événement a été magistralement synchronisé avec la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire, un rappel universel de la nécessité d’étendre une main secourable aux plus démunis. La ministre en charge de l’Action Humanitaire a honoré l’occasion de sa présence, donnant une dimension officielle à cette assistance vitale.

Mairie de Zémio, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Mairie de Zémio, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Le lieu de la cérémonie était aussi symbolique que pratique : des locaux aménagés avec soin par une équipe du PAM, à proximité immédiate de la mairie de Zémio. Cette proximité géographique incarnait le lien indéfectible entre l’effort humanitaire et la communauté en détresse.

 

Parmi les visages illuminés par l’aide reçue, celui de Susanne Anabirou, habitante du quartier Ndjoni-sessé, se démarquait. Mère et gardienne de rêves pour ses enfants, elle ne cachait pas sa gratitude : « Je suis mère d’enfants et les défis pour leur éducation sont immenses. Cette initiative est un baume au cœur. Avec tant de soucis, Dieu m’a tendu la main aujourd’hui à travers cette aide. »

 

Le contexte en toile de fond n’est guère souriant. Zémio, submergée par l’extrême précarité, lutte pour maintenir un semblant de normalité. Les groupes armés qui errent dans la région ont semé l’insécurité, rendant l’accès aux nécessités de base de plus en plus précaire. Dans cette atmosphère tendue, chaque lueur d’espoir est plus précieuse que jamais.

 

Leon Placide Kadounga, les yeux emplis de détermination, déclarait : « Cette somme va permettre de prendre soin de ma famille. J’en appelle à mes frères pour qu’ils n’utilisent pas cet argent pour l’alcool. Nous pouvons acheter de la nourriture pour nos enfants ou investir dans leur éducation, car ce sont eux qui nous soutiendront dans notre vieillesse. »

 

Cependant, il y a une réalité incontestable : cette distribution ponctuelle ne peut être le pilier sur lequel repose la rédemption à long terme de la région. Les résidents locaux sont unanimes : la distribution d’argent ne peut éradiquer l’endémique pauvreté qui étrangle la région. C’est ici que le Représentant du PAM en RCA entre en scène avec une promesse solennelle : une solution équilibrée qui va au-delà de la distribution monétaire.

 

Le Représentant du PAM partageait avec conviction : « Le PAM élabore actuellement un programme d’accompagnement. Nous croyons en un système qui soutient ces personnes non seulement avec des aides ponctuelles, mais aussi en encourageant les associations villageoises à fournir des crédits et en favorisant les activités agricoles. Une alimentation intégrée s’inscrit dans cette vision, où même les écoles seront impliquées. »

 

Dans un environnement où la vie semble être en constante lutte, les secteurs humanitaires actifs dans la région sont la bouée de sauvetage. Leur engagement indomptable rappelle que, même dans les coins les plus reculés, l’humanité persiste à s’élever contre l’adversité.

 

Néanmoins, il est impératif de se rappeler que cette aide humanitaire, bien que précieuse, ne doit pas détourner l’attention des responsabilités gouvernementales. Loin d’être une panacée, elle est un élan vital dans une danse plus complexe vers un avenir meilleur pour Zémio et au-delà.

 

Par Mborifouefelle Élie

Correspondant du CNC à Obo

 

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EXCLUSIF : Interview de Martin ZIGUÉLÉ ancien Premier ministre de Centrafrique

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EXCLUSIF : Interview de Martin ZIGUÉLÉ ancien Premier ministre de Centrafrique

 

Martin Ziguelé
Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé

 

Bangui, 27 août 2023 (CNC) – Dans une interview accordée par  Nora ANSELL-SALLES de de “Mine d’Infos” auprès de l’honorable Martin Ziguélé et du professeur Gorgui Ciss,   l’honorable Martin Ziguélé revient sur son parcours scolaire, universitaire, professionnel, politique et parle de l’avenir de son pays que la France, Luxembourg et Belgique réunis, qui regorge d’énormes richesses.

Propos recueillis par Nora ANSELL-SALLES.

 

Martin ZIGUÉLÉ, avec qui je partage les rencontres de l’Internationale Socialiste et de l’Alliance Progressiste depuis 2014, est un Homme d’Etat respecté par ses pairs. 

Grand défenseur des valeurs du Socialisme démocratique, le Président du Mouvement pour la Libération du Peuple centrafricain (MLPC) s’est engagé en politique très jeune, alors que son cursus universitaire, son profil et son expérience professionnelle le prédisposaient à une brillante carrière dans le domaine de I’Assurance ou de la Banque.

Mais pouvait-il en être autre pour ce jeune technocrate ayant grandi sous le régime de l’empereur Jean-Bedel BOKASSA et foncièrement opposé à la confiscation de toutes les libertés par les différents régimes totalitaires qui se sont succédés en République centrafricaine ?

 Face à l’absence de démocratie, de liberté et de justice en République centrafricaine et dans de nombreux pays d’Afrique, le jeune socialiste Martin ZIGUÉLÉ adhère au MLPC en 1979 à l’âge de 22 ans pour lutter contre les dérives des régimes monarchiques et totalitaires.

Après avoir occupé les fonctions de Directeur National de la Banque des États de I’Afrique Centrale (BEAC), le Président Martin ZIGUÉLÉ a été Ministre des Finances et du Budget, député, Président de groupe parlementaire et Premier ministre de la République centrafricaine.

Cette riche expérience administrative et politique, l’ancrage dans son terroir de Paoua, et son attachement aux valeurs du Socialisme démocratique sont des atouts déterminants pour faire de la République centrafricaine un état démocratique et prospère si les centrafricains lui font confiance pour accéder à la seule station qui lui reste, c’est-à-dire celle de président de la République.

 

AVANT PROPOS

Ancien Premier Ministre de la République centrafricaine & Président du Parti politique MLPC

Martin Ziguélé, est né le 12 février 1957 à Paoua. Consultant, spécialisé en assurance, et homme politique centrafricain. Il est Premier ministre entre avril 2001 et mars 2003.

  • Cumul de cette fonction avec celle de Ministre des Finances et du Budget (à partir de 2002)
  • Président, Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) (juin 2007)
  • Membre, Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) (depuis sa création en février 1979)
  • Sous sa mandature, son parti intégrera l’Internationale Socialiste et l’Alliance Progressiste d’Afrique Centrale

Martin Ziguélé est :

Grand-croix de l’Ordre National du Mérite Centrafricain (28 novembre 2017)

Grand-officier de l’Ordre National du Mérite Centrafricain (5 novembre 2001)

 

Les lecteurs de “Mine d’Infos” qui suivent de près l’actualité africaine et plus particulièrement celle de la Centrafrique vous connaissent bien, d’autant que vous êtes particulièrement ”présent” sur les réseaux sociaux. 

Les fidèles des pages consacrées aux sorties littéraires ont lu avec intérêt l’article publié à l’occasion de le sortie de votre ouvrage* ” Des crises à l’espérance. Ma vision pour la Centrafrique”.

Votre regard** sur le parcours de Michel Gbagbo, fils de l’ancien Président de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo, a suscité un vif intérêt.

Votre double casquette d’assureur et d’homme politique intrigue… Si l’homme public est connu, l’homme privé demeure un mystère..

 

Mine d’infos : Bref si vous deviez faire votre autoportrait que diriez-vous de vous ?

 

Martin Ziguélé : Un grand penseur et philosophe disait que le « moi » est haïssable et dans tous les cas, il est difficile de parler de soi-même. Ce que je peux me permettre de dire, c’est que je suis un homme d’action, engagé et même un peu têtu. Lorsque je suis convaincu d’une idée ou d’un projet, je m’y consacre entièrement quel qu’en soit le résultat ou le chemin pour y parvenir.

Et pour être engagé, il faut d’abord être optimiste, mais sans être naïf. Si on n’est pas optimiste, c’est difficile de croire en l’homme et à tout projet sociétal.

Enfin je refuse le renoncement et la complaisance.

 

Mine d’infos : À qu’elle carrière vous destiniez-vous à 20 ans?

 

Martin Ziguélé : Quand j’étais en classe de terminale, j’étais plutôt un bon élève en philosophie et en latin. D’ailleurs j’étais reçu au baccalauréat littéraire avec comme matière obligatoire le latin.

J’avais demandé à ma professeure de philosophie Madame Janine Gon, qui est encore en vie, d’écrire une recommandation dans mon dossier pour que j’aille étudier la philosophie à l’université, ce qui n’était alors possible qu’à l’étranger.

À peine le bac proclamé, Jean Bedel Bokassa avait pris un décret interdisant aux bacheliers centrafricains toute bourse d’études en philosophie et sociologie, et notamment en France, sous prétexte qu’une fois à l’étranger, ce type d’étudiants devenaient systématiquement des opposants à son régime.

Cette bourse m’a donc été refusée.

Sur les conseils d’un condisciple gabonais, je me suis orienté vers des études de langue et de littérature anglaises, dans le but de continuer dans une « Business School » et travailler dans le commerce international.

J’étais donc à l’Université de Bangui, avec de bons résultats et j’ai simultanément préparé deux concours très sélectifs : celui de l’Institut International des Assurances (IIA) de Yaoundé, et de l’École Nationale d’Administration (ENAM) de Bangui.

J’étais déclaré premier exaequo pour l’entrée à l‘ENAM et également admis à l’IIA.

J’ai choisi l’IIA dont le cursus est identique à celui d’une école supérieure de commerce, et avec des étudiants venant de 14 pays africains.

Sur ce plan j’ai pu réaliser mon rêve, nos enseignements étant hyper dosés en économie, finance, droit et assurances.

 

Mine d’infos : A quelle époque et dans quelle circonstance le monde de la politique a-t-il croisé votre route ?

 

M.Z : Bien évidemment, mon premier engagement politique est né de la révolte contre la décision du Président à vie Jean Bedel Bokassa de transformer notre pays en empire.

J’étais étudiant à l’époque et le congrès du parti unique se tenait dans mon quartier, au Château Boganda du nom du Père de notre indépendance.

Je suivais ce congrès à la radio nationale et j’écoutais en direct certains de mes professeurs déclarer que Jean Bedel Bokassa avait bien fait de transformer notre pays en empire, sous prétexte que l’empire était la forme de l’État africain authentique et historique.

J’étais scandalisé par le double discours de ces éminents professeurs qui sur le campus, pourfendaient la dictature de Jean Bedel Bokassa et en sa présence l’encensaient.

Cette lâcheté de l’intellectuel censé être courageux m’a profondément blessé et depuis ce jour je me suis engagé à combattre l’empire.

Trois ans après, à 22 ans, je me suis engagé dans le MLPC sur les conseils de deux de mes collègues qui, eux, militaient dans ce mouvement créé dans la clandestinité, pour renverser l’empire et restaurer la république.

Quarante-quatre années après, je suis toujours dans la lutte avec le MLPC comme militant et Président de ce Parti.

 

Mine d’infos : Par quel chemin détourné, ou pas, devient-on Premier ministre?

 

M.Z : Je ne sais pas comment d’autres ont fait pour être Premier ministre, et s’il y a un chemin détourné ou pas, pour le devenir.

Pour ma part comme militant du MLPC, j’ai été sollicité par le Président Ange Félix Patassé pour devenir Premier ministre le samedi 31 mars 2001, alors que je venais d’intégrer la Banque des États de l’Afrique centrale en juillet 1999, au poste de Directeur National pour la RCA, sur sa propre décision.

Je lui ai opposé un refus catégorique, au motif que je rentrais à peine d’un séjour de 12 ans au Togo, et qu’en plus il était hors de question pour moi de remplacer le Premier ministre en poste, Anicet Georges Dologuélé à cause de nos liens de famille.

Devant moi, il m’a assuré que j’avais raison et on s’est séparé tard dans la nuit. Arrivé chez moi, j’ai appelé au téléphone une personnalité pour lui demander de convaincre également le Président Patassé de ne pas prendre cette décision de me nommer Premier ministre parce que je souhaitais vraiment exercer mes fonctions de Directeur national à la Banque centrale.

Je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite mais le lendemain dimanche 1er avril 2001, j’apprendrai à la radio en mi-journée le décret me nommant Premier ministre.

J’ai donc dû assumer, mais ce n’était pas du tout facile pour moi.

 

Mine d’infos : Vous avez commis trois livres, le dernier remonte à 2015… un quatrième est-il en préparation ? 

 

M.Z : Vous le savez peut-être, je suis un ancien séminariste, éduqué par des capucins au Petit séminaire Saint-Jean de Bossangoa, puis élève des Frères maristes au Lycée d’État des Rapides de Bangui.

De la classe de 6ème jusqu’en 3ème, j’avais lu tous les ouvrages de la bibliothèque du Séminaire, Idem au Lycée des Rapides.

Il m’en est resté un grand goût pour la lecture. Je lis beaucoup et je lis de tout : journaux, magazines, livres, etc. et j’écris aussi beaucoup mais je ne publie pas tout.

Je suis depuis deux ans sur un projet de livre d’entretiens pour expliquer mon pays la RCA, expliquer son histoire, sa culture, ses espérances, ses expériences…

Je cherche un journaliste pour conduire cet entretien pour en faire un livre. 

 

Mine d’infos : Vous êtes très présent sur les réseaux sociaux et dans les  médias…

 

M.Z : Oui, puisque je vous ai dit que je lis de tout. Les réseaux sociaux sont un morceau de miroir de toute la société humaine moderne.

Hier il y avait la radio avec les ondes hertziennes, ensuite il y a eu la télévision et aujourd’hui les réseaux sociaux.

Il faut y être présent pour avoir le reflet de son propre environnement et du monde.

 

Mine d’infos : Par nécessité où réel intérêt ?

 

M.Z : Par intérêt d’abord parce que cette présence est volontaire, mais également par nécessité puisque les réseaux sociaux, malgré certaines dérives, permettent de prendre le pouls de la société.

 

Mine d’infos : Quelle est votre “vision” de la Centrafrique de demain ?

 

M.Z : Très ambitieuse. Un adage dit qu’il faut mourir pour aller au paradis et comme je ne suis pas encore mort, je ne peux pas dire que j’ai vu le paradis, mais je pense que la Centrafrique doit y ressembler.

J’ai parcouru mon pays du nord au sud et de l’est à l’ouest, par route, par avion, sur des pirogues, etc. Un pays plus vaste que la France, la Belgique et le Luxembourg réunis mais avec seulement 6 millions d’habitants.

Mon pays a un couvert végétal exceptionnel avec la forêt équatoriale faisant partie du Bassin du Congo au sud et la savane arborée au nord.

Comme la Guinée en Afrique de l’Ouest, la RCA est un château d’eau en Afrique centrale au cœur de l’Afrique, avec 15 millions d’hectares de terres cultivables dont seulement 0,5 % sont mise en valeur.

Nous avons toutes les potentialités pour développer ce pays, mais notre leadership politique fait défaut car erratique, inefficace et crisogène.

C’est pourquoi je suis convaincu que seule la vision sociale-démocrate, portée par les démocrates et progressistes centrafricains convaincus eux-aussi, peut changer la donne.

Notre pays est situé au 188ème rang sur 191 pays du classement de l’indice de Développement Humain du PNUD, et huit centrafricains sur dix vivent sous le seuil de pauvreté avec moins de 1000 francs cfa (soit deux dollars américains ou 1, 5 euros) pour vivre par jour, alors que le pays regorge d’énormes potentialités. C’est une aberration.

La mauvaise qualité du leadership explique en grande partie cette situation et donc un seul leadership progressiste et réformiste permettra de casser ce cycle vicieux.

 

Mine d’infos : Quel regard portez-vous sur l’actualité du monde: Wagner,Niger…?

 

M.Z : Le Niger est pour moi comme une seconde patrie parce qu’au-delà des liens partisans, mon Parti le MLPC développe des relations fraternelles avec le PNDS, et les présidents Mahamadou Issoufou et Mohamed Bazoum.

Nos liens sont excellents et naturellement je suis plus qu’ulcéré par le récent putsch, pour convenances personnelles, contre le Président élu du Niger, Mohamed Bazoum qui doit être rétabli dans ses fonctions.

Nous avons publiquement et clairement exprimé notre position depuis le début de ce que nous considérons toujours comme une tentative de coup d’état.

Nous saluons et soutenons tous les efforts pour le retour du Niger à la légalité par le rétablissement du pouvoir élu et de l’ordre constitutionnel ante.

S’agissant de Wagner, ce sont des mercenaires agissant en complément de la diplomatie russe. C’est une pieuvre dont l’objectif est de phagocyter l’un après l’autre nos États, de détruire l’espace politique républicain, de manipuler la presse et les opinions publiques pour installer et conforter des régimes fascistes de type mussolinien avec des “Duce”.

Je pense que le monde sous-estime ce cancer qui se métastase dans les pays africains.

 

📌Martin Ziguélé, l’annonce de votre prochaine interview loin de laisser nos lecteurs indifférents, a suscité un certain nombre de réactions auprès de la rédaction…

En voici la compilation:

 

📞 Josué Blaise Mbanga Kack , journaliste Camerounais, fidèle lecteur de “Mine d’Infos” nous dit qui est pour lui Martin Ziguélé.

Josué Blaise Mbnga Kack, journaliste Camerounais, fidèle lecteur de “Mine d’Infos” nous dit qui est pour lui Martin Ziguélé :

On vous dépeint comme un homme courageux, humain, chaleureux, compétent…

On vous dit ”tenace” avec un “caractère bien trempé”.

On ne peut pas plaire à tout le monde…

On vous reproche trop d’humilité.

Tout en reconnaissant vos compétences certains regrettent que vos orientations profondes restent quelque peu cachées…

Pour une grande majorité d’entre eux

Vous avez été un Premier ministre compétent dans des conditions difficiles sous Jean Bedel Patassé.

Vous avez favorisé [volontairement ou pas] l’arrivée au pouvoir de François Bozizé avant de vous opposez ensuite courageusement à lui.

 

Pour d’autres 

 

Vous êtes perçu (de par votre carrière professionnelle et politique) comme un homme politique chevronné, leader incontournable de l’opposition centrafricaine, qui a su mettre en exergue sa capacité à mobiliser et son leadership lors du boycott du récent référendum en Centrafrique dont ils vous perçoivent comme la cheville ouvrière…

En dépit des qualités qu’ils vous reconnaissent et bien que vous ayez occupé de hauts fonctions politiques, ils estiment que vous ne bénéficiez toujours pas d’une forte popularité auprès du peuple centrafricain.

[Ce qui se vérifie selon eux par votre faible score aux présidentielles de 2015].

Ce que beaucoup regrettent au regard de votre potentiel et de vos compétences qui pourraient vous permettre à l’avenir (selon eux) de présider la Centrafrique, si, et seulement si, vous arrivez à mieux capitaliser vos atouts.

Quoi qu’il en soit, vous restez aux yeux de beaucoup un leader cohérent qui lutte contre l’injustice dans son pays, malgré la forfaiture en cours, et restez une alternative crédible aux défis de la RCA.

Vous êtes considéré comme un dirigeant courageux face aux forces violentes installées au pouvoir et celles qui sévissent toujours dans votre pays.

Résilient face à l’autocratie et l’impunité ambiante, profondément démocrate et empreint des valeurs universelles qui devraient être celles qui régissent un pays, un continent.

 

Mine d’Infos : Vous reconnaissez-vous dans la perception et dans le portrait que dressent de vous nos lecteurs ?

 

M.Z : Comme je l’ai dit tantôt je ne suis pas à l’aise pour parler de moi. Mais il est vrai que dans l’environnement qui est le mien, mener une lutte politique est forcément l’épreuve de feu.

Il faut faire preuve de beaucoup de force de caractère et de force morale pour tenir le cap de la lutte.

Il faut résister aux menaces, aux intimidations, aux trahisons et à l’humiliation.

Il faut également résister au découragement consécutif au chapelet d’élections aux résultats frauduleux, avec des structures de gestion et de contrôle des élections corrompues et à la solde des pouvoirs successifs.

Par contre je vais corriger quelque chose, je n’ai pas favorisé l’arrivée de François Bozizé au pouvoir, je ne sais pas d’où vient une telle contrevérité.

 

Mine d’Infos : Un lecteur de “Mine d’Infos” a souhaité vous poser sa propre question:

 

Le lecteur : La mode forcément est à la présence de Wagner avec ce qui s’est passé en Russie !

Quoi que toujours stationné en Biélorussie pour le moment…

Comment vivez-vous, en votre qualité d’ancien Premier ministre, leur présence dans votre pays alors qu’il m’est dit que l’actuel président doit tout à la Russie… 

 

M.Z : J’ai été le premier homme politique centrafricain à dénoncer la présence des Wagner dans notre pays pour la simple raison qu’un de nos candidats aux législatives a été la première victime des agressions des Wagner dès décembre 2020 dans une ville appelée Bossembélé.

Ce ne sera malheureusement que le premier acte d’un chapelet de crimes, de violences et d’agressions commis par les mercenaires de Wagner partout en RCA, et largement documentés par des institutions de renom comme Human Rights Watch, International Crisis Group, The Sentry sans parler des rapports de l’ONU et d’autres organisations centrafricaines.

Curieusement aucune enquête à ma connaissance n’a été ouverte par les juridictions à compétence universelle pour en juger les auteurs et complices, afin que les Centrafricains puissent souffler.

Je n’accepte pas et n’accepterai jamais que des mercenaires prennent en otage notre pays et notre peuple, dictent leur loi dans tous les domaines y compris sur le plan politique, et pillent nos richesses, comme cela se passe actuellement dans la grande mine d’or de Ndassima, sans payer un seul centime à l’État.

Au 21ème siècle nous assistons donc à un pillage en règle d’un pays, et personne ne lève le petit doigt pour au moins dénoncer cette spoliation du peuple centrafricain.

Nous sommes quelques-uns à continuer de crier comme Moïse dans le désert.

 

Mine d’Infos : Il n’y a pas qu’une vie dans la vie… Pensez-vous déjà à la prochaine étape ? 

 

M.Z : Bien sûr puisque je suis assureur de métier, par déformation professionnelle je me projette toujours dans le futur.

Je suis à la retraite de la fonction publique depuis 4 ans et curieusement je n’ai jamais été autant occupé depuis.

Je suis député et m’occupe de ma circonscription de Bocaranga 3, je gère mon parti, je donne des coups de mains dans les assurances, et je suis également devenu fermier.

Sans compter ma famille. Mais par-dessus tout, le combat politique pour la victoire du MLPC se situe au-dessus de tout.

 

Mine d’Infos : Vos multiples fonctions vous laissent-elles du temps pour une vie personnelle?

 

M.Z : Oui c’est ce que je viens de dire. J’ai une vie personnelle que je consacre à ma famille, à mes enfants et surtout mes petits enfants dont le nombre continue de s’accroître.

Ils me remplissent de bonheur et j’apprends beaucoup d’eux car ils me soumettent régulièrement à des séances de questions aussi curieuses qu’impertinentes.

Ensuite j’ai renoué avec l’agriculture et le petit élevage car je suis fils de paysan.

 

Mine d’Infos : La personne que vous êtes aujourd’hui a-t-elle réalisée ses rêves d’enfant ?

 

M.Z : Oui je crois et j’en rends grâce à Dieu d’abord, puis à mes parents, à mon épouse et à mes enfants, mes frères et sœurs, mes camarades ainsi qu’à toutes celles et à tous ceux qui ont donné de leur temps pour m’éduquer, m’encadrer, et m’aider jusqu’à ce jour.

Un adage camerounais dit que « quelqu’un devient quelqu’un à cause de quelqu’un ».

Nous sommes tous des produits de la générosité et de la disponibilité des autres.

On ne peut réaliser ses rêves, en partie ou en totalité, qu’avec le concours des uns et des autres, même si la détermination personnelle est essentielle.

 

Mine d’Infos : Si vous aviez la possibilité de faire vous-même les questions/réponses laquelle vous seriez-vous posée et quelle réponse y auriez-vous apportée ?

 

M.Z : Ma question serait :

Êtes-vous panafricaniste et que pensez-vous du panafricanisme ambiant actuellement

Je répondrai comme le Christ en son temps « méfiez-vous des faux prophètes ».

J’ai lu tous les ouvrages de Kwame Nkrumah dont le fameux « Africa must unite ».

J’ai lu Frantz Fanon, Marcus Garvey, Sékou Touré et d’autres encore.

Je suis panafricaniste dans l’âme puisque je suis socialiste, donc internationaliste.

J’ai participé à plusieurs réunions dans le passé avec des camarades progressistes du Niger, du Burkina, du Mali, du Sénégal, de Libye, du Cameroun et d’ailleurs pour la vulgarisation par l’enseignement des idéaux du panafricanisme et de l’unité africaine fondés sur les visions conjuguées des Pères fondateurs.

Ce travail doit être urgemment repris et je profite de votre tribune pour lancer un appel aux intellectuels et aux politiques africains pour en créer le cadre.

La nature ayant horreur du vide, il est compréhensible qu’en l’absence de cadre rigoureux de réflexion et d’action sur le panafricanisme, des réseaux sociaux et des médias relaient un ersatz de panafricanisme qui n’est qu’une hérésie politique et une escroquerie intellectuelle sinon une escroquerie tout court.

Dis-moi qui te finance je te dirai qui tu es.

La presse relaie des informations vérifiées et recoupées sur les subsides que perçoivent ces africaines et africains de pays qui sont dans leurs stratégies de domination, comme d’autres hier.

Le panafricanisme n’est ni chauvin, ni xénophobe, ni racial, ni raciste. Il est l’unité de l’Afrique, au-delà des frontières coloniales et des ethnies, pour nous rassembler en une seule nation, pouvant peser dans le concert des nations et la conduite des affaires du monde.

Dans cette Afrique unie, tout africains noir, blanc ou métissé, s’épanouira et vivra dignement, en harmonie avec d’autres peuples et nations.

Propos recueillis par Nora ANSELL-SALLES auprès de Martin ZIGUÉLÉ et du professeur GORGUI CISS.

 

Femme arrêtée pour le kidnapping d’un bébé à l’hôpital de Bouar : Une affaire choquante révélée

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Femme arrêtée pour le kidnapping d’un bébé à l’hôpital de Bouar : Une affaire choquante révélée

 

Centrafrique.org/meurtre-par-torture-2-jeunes-de-bouar-froidement-assassines-par-les-mercenaires-de-wagner-la-ville-en-colere/la-ville-de-bouar-chef-lieu-de-la-prefecture-de-la-nana-mambere-au-nord-ouest-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-54153″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/La-ville-de-Bouar-chef-lieu-de-la-prefecture-de-la-Nana-Mambere-au-nord-ouest-de-la-Republique-centrafricaine-450×253.jpg” alt=”La ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine” width=”450″ height=”253″ />
La ville de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC

 

 

Bangui, 26 août 2023 (CNC) – Dans un développement troublant, la police de Bouar a réussi à appréhender la femme impliquée dans le vol d’un nourrisson à l’hôpital de district de la ville, survenu lundi dernier. L’incident a mis en lumière un acte répréhensible qui a ébranlé la communauté locale.

 

Les autorités ont rapidement réagi à cet incident, lançant une enquête minutieuse qui a conduit à l’arrestation de la suspecte jeudi dernier, seulement quelques jours après le crime présumé. Dans un premier temps, la personne mise en cause a nié catégoriquement les accusations portées à son encontre. Selon elle, le bébé en question était le sien. Cependant, des preuves médicales ont rapidement contredit sa version des faits.

 

Les sages-femmes ayant examiné la suspecte n’ont trouvé aucune preuve d’accouchement récent, mettant ainsi en doute les affirmations de la femme. Face à ces éléments, son récit s’est effrité et a mis en lumière la véritable nature de l’incident.

 

Le Procureur de Bouar, agissant au nom de la justice, a vivement condamné cet acte odieux, le qualifiant de “comportement crapuleux” et soulignant sa violation flagrante des lois en vigueur. Plus choquant encore, des informations ont émergé suggérant que la prévenue entretenait une relation de concubinage avec un fonctionnaire de l’armée nationale, actuellement en détachement dans la sous-préfecture de Abba.

 

Selon les déclarations du fonctionnaire, la femme aurait trompé sa propre famille en leur faisant croire qu’elle était enceinte, créant ainsi une situation aux conséquences tragiques. Cette manipulation a abouti au kidnapping du nouveau-né à l’hôpital de Bouar.

 

La justice entend poursuivre cette affaire en se fondant sur deux textes de loi majeurs. Tout d’abord, l’article 103 et les suivants du Code Pénal centrafricain, qui criminalisent spécifiquement le kidnapping et l’enlèvement de mineurs. En outre, le Code de protection de l’enfance, en vigueur depuis juin 2020 sous le numéro 20, 016, prévoit également des dispositions pour condamner de tels actes criminels.

 

Les peines associées à ces infractions sont sévères, allant de 5 à 10 ans d’emprisonnement, accompagnées d’amendes allant de 50 000 à 500 000 francs CFA. Ces dispositions légales reflètent la gravité de ces actes et visent à dissuader toute personne tentée de commettre de telles actions ignobles à l’avenir.

 

L’affaire a suscité une vague d’indignation au sein de la communauté locale, mettant en évidence la nécessité d’une vigilance accrue en matière de protection de l’enfance et de renforcement des mécanismes de prévention contre de tels incidents choquants.

 

Par Gervais Lenga

 

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Un Nouveau Départ pour Jabarona : Les Déplacés Retournent Malgré les Défis

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Un Nouveau Départ pour Jabarona : Les Déplacés Retournent Malgré les Défis

 

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Dans le village Bouboui, au PK 45 de Bangui sur la route de Boali. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 26 août 2023 (CNC) – Sous le ciel clair et apaisé de Jabarona, une histoire de retour et de renouveau s’écrit alors que des déplacés longtemps exilés reprennent possession de leur terre natale. Située à 45 kilomètres au nord de la capitale Bangui, sur la route de Boali, Jabarona avait été témoin de familles fuyant l’horreur de la guerre pour se réfugier à Sido, plus au nord de la République centrafricaine. Cependant, une amélioration perceptible de la sécurité dans certaines régions de la République centrafricaine a incité ces courageux individus à faire le voyage de retour malgré les obstacles.

 

La guerre les avait arrachés de leurs maisons, mais c’est avec une lueur d’espoir dans les yeux que les habitants de Jabarona reviennent finalement chez eux. Leur désir d’une vie nouvelle et la perspective de reprendre leurs vies là où ils les avaient laissées ont été plus forts que les souffrances qu’ils ont endurées pendant leur exil à Sido. Cependant, alors que les sourires marquent leur retour, il est impossible d’ignorer les défis qui se dressent devant eux.

 

La question cruciale de la sécurité alimentaire et des conditions de vie précaires reste au centre de leurs préoccupations. Actuellement logés dans l’unique école de la localité, 89 ménages de Jabarona, précédemment aidés par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pendant leur séjour à Sido, font face à une réalité difficile. L’accès à des ressources essentielles telles que l’eau potable, la nourriture et des logements décents reste une lutte quotidienne.

 

Parmi les retournés, Husseini Salleh partage son expérience difficile à Sido, où les difficultés économiques étaient omniprésentes. « Trouver de l’argent est très difficile. Nous sommes obligés de cultiver la terre, mais sans les bœufs, ça ne peut pas marcher, il n’y a pas de boulot », confie-t-il. La nécessité de collecter et de vendre du bois pour subvenir aux besoins de sa famille a constitué une part essentielle de leur survie.

 

La voix d’Ashta se joint à celle de Husseini, exprimant le défi constant de la faim et du chômage. « C’est grâce au fagot que nous vendons que nous parvenons à avoir de quoi manger. C’est à cause de cette souffrance que nous nous sommes obligés de rentrer à la maison », déclare-t-elle, sa voix portant le poids de l’adversité endurée.

 

Cependant, malgré les difficultés, la solidarité règne parmi les habitants de Jabarona. Amina, une figure maternelle de la communauté, offre du thé aux retournés, apportant une chaleur réconfortante dans leur lutte commune. Elle exprime l’espoir de voir une paix durable soutenir leur processus de réintégration et le développement du pays. « Nous sommes très heureux de leur retour. Pour les appuyer, nous voulons seulement la paix pour être à l’abri et que le pays se développe », confie-t-elle.

 

Cependant, les défis immédiats sont incontestables, et le temps presse. Le manque d’assistance et le retour imminent des élèves à l’école où les déplacés sont actuellement hébergés sont des problèmes complexes auxquels le gouvernement et les acteurs humanitaires doivent trouver des solutions. Abdoul Salleh, un membre concerné de la communauté, souligne l’urgence d’une aide concrète : « Leur premier défi, c’est d’abord l’alimentation, leur santé ainsi que leur environnement. (…) Ils n’ont pas de bâche et on ne dispose de rien pour les aider en attendant de voir ce que Dieu peut faire ».

 

Malgré ces obstacles, l’histoire de Jabarona n’est pas une histoire de désespoir, mais plutôt une histoire de résilience et d’unité. Les 89 ménages qui sont revenus et les autres qui suivront misent sur le soutien du gouvernement pour revitaliser leurs moyens de subsistance. Alors que les défis abondent, la détermination des habitants de Jabarona à reconstruire leur vie dans leur foyer ancestral brille comme un phare d’espoir dans l’obscurité de l’adversité.

 

Par Anselme Mbata

 

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Nouvelle attaque des rebelles à Yawa : La Population en Proie à la Panique

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Nouvelle attaque des rebelles à Yawa : La Population en Proie à la Panique

 

Centrafrique.org/tirs-darmes-assourdissants-a-yawa-debandade-generale-de-la-population/centre-yawa-dans-la-prefecture-de-la-lobaye-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-68100″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Centre-Yawa-dans-la-prefecture-de-la-Lobaye-en-Republique-centrafricaine-450×203.jpg” alt=”Centre Yawa, dans la préfecture de la Lobaye, en République centrafricaine” width=”450″ height=”203″ />
Centre Yawa, dans la préfecture de la Lobaye, en République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 26 août 2023 (CNC) – La ville de Yawa, paisible agglomération située à une soixantaine de kilomètres de Boda, dans la préfecture de la Lobaye, se retrouve plongée dans un état de tension extrême depuis maintenant 48 heures. Des événements dramatiques ont ébranlé cette communauté, secouant ses fondations et laissant ses habitants dans la tourmente. Des hommes lourdement armés, non identifiés à ce jour, ont lancé une incursion soudaine dans la ville, marquant le début d’une série d’événements tragiques qui ont mis la population en débandade.

 

La première attaque, survenue vendredi dernier, a été perpétrée avec une audace frappante. Les assaillants ont pris pour cible le poste avancé de l’armée nationale qui était chargé de la sécurité dans la région. Selon le maire de Yawa, avec qui nous nous sommes entretenus au téléphone hier, ces assaillants semblent avoir agi avec une coordination surprenante et une connaissance déconcertante des mouvements des forces de sécurité. Les détails sur leur identité et leurs motivations demeurent obscurs, alimentant ainsi les spéculations au sein de la communauté locale.

 

Malheureusement, la situation n’a pas tardé à s’aggraver. Ce samedi, les mêmes individus armés sont revenus en force, lançant une nouvelle série d’attaques contre les positions de l’armée nationale déjà affaiblie par leur première incursion. Les bruits des fusillades ont résonné à travers la ville, plongeant les résidents dans une angoisse renouvelée. Les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont été contraints de riposter avec courage pour tenter de défendre la ville et ses habitants.

 

Pour l’heure, les rebelles maintiennent leur présence en plein cœur de Yawa, maintenant ainsi la population en état d’alerte constante. Les rues autrefois animées sont maintenant désertes, les commerces sont fermés et les écoles restent vides. Les habitants, pris entre deux feux, doivent faire face à une situation traumatisante et incertaine. Les autorités locales, en collaboration avec les forces de sécurité nationales, sont mobilisées pour rétablir la paix et la stabilité dans la région.

 

Nous restons à l’affût des développements de cette situation en évolution rapide et nous fournirons des mises à jour détaillées dans nos prochains articles. En attendant, les pensées et les prières de la nation sont tournées vers les habitants de Yawa, dans l’espoir que la lumière puisse bientôt percer l’obscurité qui a enveloppé leur communauté.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Centrafrique : À Obo : la population en grève contre les abus des soldats FACA

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Centrafrique : À Obo : la population en grève contre les abus des soldats FACA

 

Centrafrique.org/wawodobou-firmin-lactuel-colonel-des-faca-a-obo/” data-wpel-link=”internal”>Un monsieur en costume qui s'appelle WAWODOBOU FÎRMIN , l’actuel Colonel des FACA à Obo
WAWODOBOU FÎRMIN , l’actuel Colonel des FACA à Obo/

 

 

Bangui, 25 août 2023 (CNC) – La situation à Obo, une région éloignée de la capitale Bangui, se détériore à un rythme alarmant, laissant la population livrée à elle-même face à un double défi : les exactions perpétrées par les rebelles d’un côté et les abus commis par les militaires de l’armée nationale de l’autre. Coincée entre ces deux feux, la population lutte quotidiennement pour sa survie au milieu de cette marée de problèmes incessants. Cependant, l’incident récent qui a fait déborder le vase concerne l’arrestation d’une dizaine de jeunes la semaine dernière. Ces jeunes ont été faussement accusés par les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) d’appartenir à la milice AZANDE ANI KPI GBE. Incarcérés dans un conteneur de 20 pieds sur la base militaire, ils sont séparés de leurs familles depuis une semaine, vivant dans des conditions inhumaines.

 

Dans le marché Lakouanga de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine
Dans le marché Lakouanga de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine

 

Face à cette situation insoutenable, la population, animée par la colère et l’indignation, se lève pour réclamer la libération immédiate et sans conditions de ces individus arrêtés. L’incompréhension des familles des détenus remonte à mercredi dernier, lorsqu’elles ont tenté d’apporter de la nourriture à leurs proches incarcérés dans le conteneur sur la base des FACA. Les jeunes avaient été appréhendés lors d’une opération de grande envergure menée dans les quartiers Bajima, à proximité de la base de la Minusca à Obo, ainsi que dans le quartier Nakpanga situé derrière le quartier Arabe. Cette opération découle d’une déclaration d’un soldat FACA, qui affirmait que son arme avait été prise par les miliciens de la milice AZANDE ANI KPI GBE lors d’une attaque dans la rue.

 

Les familles, habituées à remettre des vivres aux policiers pour qu’ils les transmettent aux détenus, ont décidé d’apporter elles-mêmes ce mercredi la nourriture à leurs proches. Cependant, elles ont été refoulées à deux reprises par les soldats FACA, qui ont catégoriquement refusé toute assistance alimentaire aux détenus. Cette nouvelle s’est rapidement répandue dans les quartiers, plongeant Obo dans la désolation et la colère. En réponse, la population a entamé une grève illimitée dans la ville, visant à forcer les soldats FACA à libérer les individus injustement détenus dans le conteneur. Depuis Jeudi, les marchés sont déserts, les boutiques fermées, et les étals vides.

 

Pendant ce temps, les soldats FACA continuent de tuer les cochons et les chèvres des paysans. Avec la disparition du marché, ils se rabattent sur le bétail local, abattant impitoyablement ces animaux essentiels à la subsistance des habitants. Un exemple tragique s’est produit dans le quartier AVENU KIENGUIELWAH, à trois kilomètres de la ville d’Obo sur la route de Zémio. Les soldats FACA, postés à un checkpoint, ont abattu deux chèvres appartenant aux villageois.

 

Face à cette situation, la tension reste palpable dans la ville. Tandis que la population demeure en grève et en colère, le gouvernement à Bangui garde un silence étonnant. Même le colonel Firmin, responsable du détachement FACA à Obo, reste étrangement muet malgré sa présence au cœur de cette crise. Son incapacité à contrôler les actions de ses troupes, impliquées dans des abus flagrants, est manifeste. Une figure de commandement qui semble dépassée et incompétente.

 

En réalité, Obo est en proie à une crise complexe, mettant en lumière les abus de pouvoir et les souffrances de la population. Le soulèvement en cours reflète la détermination de la population à faire cesser ces injustices et à obtenir la libération des détenus. La gravité de la situation exige une réponse immédiate et coordonnée, tant au niveau local qu’au niveau national.

 

Par Mborifouefelle Élie

Correspondant du CNC à Obo

 

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Déboires Financiers Suite au Référendum Centrafricain : L’Épineuse Situation des Fournisseurs

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Déboires Financiers Suite au Référendum Centrafricain : L’Épineuse Situation des Fournisseurs

 

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Bangui, 25 août 2023 (CNC) – La République Centrafricaine demeure plongée dans un tourbillon de controverses suite à son récent référendum, le 30 juillet 2023, dont la légalité a été ardemment discutée. Au milieu de cette tempête politique, un autre front de bataille a émergé, loin des débats enflammés, mettant en lumière les difficultés financières auxquelles font face les fournisseurs nationaux et internationaux qui ont contribué à la préparation de ce scrutin polémique.

 

L’implication des fournisseurs dans le processus électoral par le biais de la collaboration avec l’Autorité Nationale des Élections (ANE) a été cruciale pour la logistique du référendum. Cependant, ces entreprises se retrouvent désormais dans une situation difficile, piégées dans un labyrinthe bureaucratique et financier.

 

Plusieurs de ces prestataires, allant des entreprises locales jusqu’aux acteurs internationaux, sont confrontés à des retards de paiement pour les services et équipements fournis à l’ANE. Les montants réclamés varient considérablement, certains exigeant jusqu’à 500 millions de francs CFA, voire davantage. Cependant, un nuage sombre plane au-dessus de cette situation : les coffres de l’État semblent vides, du moins d’après le ministre des Finances.

 

C’est dans ce contexte tendu que la question de la capacité de l’ANE à satisfaire ces demandes légitimes de paiement se pose. La question est d’autant plus complexe que le gouvernement doit jongler avec des ressources limitées, tout en étant sous le feu des critiques et des suspicions d’irrégularités concernant le référendum.

 

Malgré les tentatives de communication entre les fournisseurs et les autorités, aucune résolution concrète n’a été observée jusqu’à présent. Des réunions se sont tenues, des discussions ont eu lieu, mais la situation reste en suspens, laissant les fournisseurs dans l’incertitude quant à leurs paiements.

 

Pour certains de ces acteurs, l’inquiétude grandit. Nombreux sont ceux qui n’ont reçu qu’un acompte modeste, à peine 20 ou 30 % de la facture totale, avant de livrer les équipements requis pour le référendum. Et pourtant, même ces avances n’ont pas encore été honorées intégralement. Cette situation laisse entrevoir une toile de méfiance et de frustrations, alimentée par l’absence de clarté et de transparence dans les transactions financières.

 

Cependant, au-delà de la complexité financière, l’accusation d’une “arnaque d’État” flotte dans l’air. Des voix se sont élevées, accusant les autorités d’avoir délibérément fermé les yeux sur les problèmes de trésorerie pour garantir le déroulement du référendum constitutionnel. Ce scrutin, marqué par son illégalité et son ambition controversée de permettre au Président de briguer un troisième mandat, jette une ombre sombre sur les motivations de l’État.

 

Dans l’ensemble, la situation post-référendum en République Centrafricaine illustre les tensions entre les impératifs politiques et financiers. Les fournisseurs, pris dans ce maelström, attendent avec impatience que les autorités trouvent une solution équitable à cette épineuse question de paiement. Pendant ce temps, le pays continue de faire face à des défis complexes, mêlant légitimité politique et responsabilités financières, dans une danse délicate entre gouvernance et réalité économique.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les controverses enflamment la scène politique centrafricaine suite à la disparition d’Evguéni Prigojine, fondateur du Groupe Wagner

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Les controverses enflamment la scène politique centrafricaine suite à la disparition d’Evguéni Prigojine, fondateur du Groupe Wagner

 

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Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.

 

 

 

Bangui, 25 août 2023 (CNC) –  En République centrafricaine, le nom de Wagner s’est libéré, malgré les réticences de Faustin Archange Touadera, président en exercice du pays. La nouvelle de la mort d’Evguéni Prigojine, chef du groupe Wagner, suite à un crash d’avion près de Moscou, a engendré des débats intenses au sein du paysage politique de la RCA. Ce décès a suscité des réactions passionnées, mettant en lumière les controverses entourant les actions et l’impact du groupe Wagner dans ce pays d’Afrique centrale.

 

L’annonce de la mort du fondateur du groupe Wagner, Evguéni Prigojine, suite au crash d’un jet privé près de Moscou, a secoué la République centrafricaine et a donné lieu à une réflexion approfondie sur le rôle de ce groupe paramilitaire dans la politique du pays. Alors que les autorités russes ont confirmé la présence de Prigojine sur la liste des passagers, les implications de sa mort ont généré des points de vue contrastés.

 

Depuis un certain temps, les paramilitaires russes du groupe Wagner jouent un rôle influent dans la sphère politique de la République centrafricaine. Si le gouvernement actuel voit en Prigojine un sauveur de la démocratie et un allié du président Touadera, l’opposition, quant à elle, pointe du doigt les exactions commises par le groupe sur la population civile. Ce débat s’est amplifié à la suite de la disparition de Prigojine.

MAPOUKA, chef du protocole de Touadera, vu ici hier avec Prigozhin, chef de Wagner. Avant de l'introduire auprès de Touadera
MAPOUKA, chef du protocole de Touadera, vu ici hier avec Prigozhin, chef de Wagner. Avant de l’introduire auprès de Touadera

 

Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du président Touadera et fervent défenseur du groupe Wagner, a exprimé son hommage à Prigojine en arborant un tee-shirt noir à l’effigie de Wagner. Ses paroles, cependant, n’ont pas échappé à la critique. En effet, Gouandjika a déclaré : « C’est une triste nouvelle et nous sommes sereins. J’ai conversé avec quelques éléments. Les paramilitaires russes ici à Bangui, ils sont aussi sereins. On s’incline devant la mémoire de ce grand homme qui a sauvé la démocratie en République centrafricaine en évitant un coup d’état sanguinaire qui pouvait nous plonger dans une série de génocides indescriptibles ». Ces propos ont été perçus comme une tentative de glorification de Prigojine, suscitant ainsi des interrogations sur l’objectivité et l’éthique des actions du groupe Wagner.

 

Toutefois, Martin Ziguelé, président du MLPC et porte-parole du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), a exprimé un point de vue différent. Il souligne l’importance de se concentrer sur les victimes centrafricaines du groupe Wagner plutôt que sur la mort de Prigojine : « Je suis surpris qu’on fasse beaucoup de bruit après la mort de Prigozhin. Ça, c’était inscrit dans sa carrière. Quand vous êtes mercenaire, vous donnez la mort, vous aussi vous obtenez la mort. C’est écrit dans les écritures. Moi, je pense plutôt aux victimes centrafricaines… Je n’accepterai jamais de traiter avec un mercenaire, quel qu’il soit ». Ziguelé met en évidence les souffrances endurées par la population centrafricaine et souligne l’ironie tragique de la situation.

 

Les déclarations contradictoires quant aux circonstances de la mort de Prigojine reflètent la complexité des relations entre la Russie et la République centrafricaine. Les spéculations vont bon train, certains suggérant un montage à la manière de 2019, tandis que d’autres évoquent une possible vengeance du président russe Vladimir Poutine.

 

Rappelons que la disparition d’Evguéni Prigojine a ravivé les débats et les controverses entourant le groupe Wagner et son rôle en République centrafricaine. Les divergences d’opinions entre les partisans de Prigojine et ses critiques mettent en évidence les enjeux complexes liés à la présence des paramilitaires russes dans le pays. Alors que le pays tente de naviguer dans ce paysage politique tumultueux, il est essentiel de reconnaître les voix des victimes et de promouvoir la transparence dans les discussions concernant le rôle de Wagner en République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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NON, LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE NE SERA PAS UN AUTRE VENEZUELA !

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NON, LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE NE SERA PAS UN AUTRE VENEZUELA !

 

Édito du Professeur Gaston Mandata N’Guérékata

 

Centrafrique.org/la-resistance-face-a-une-nouvelle-colonisation-lappel-du-professeur-gaston-mandata-nguerekata/professeur-gaston-mandata-nguerekata-2/” rel=”attachment wp-att-66096″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Professeur-Gaston-Mandata-Nguerekata-450×338.jpg” alt=”Professeur Gaston Mandata Nguerekata” width=”450″ height=”338″ />
Professeur Gaston Mandata Nguerekata

 

 

Quel paradoxe et quelle honte ! Quel gâchis ! La République Centrafricaine, seul pays d’Afrique francophone à disposer d’une langue véhiculaire commune, le Sango, comprise par tous, qui voit ses filles et ses fils abandonner le vivre ensemble pour la division ? Quel gâchis ! La République Centrafricaine, dont les valeurs de sa devise ” Unité – Dignité -Travail ” se sont volatilisées dans le fracas des ambitions personnelles, à genoux, en larmes, humiliée aux yeux du monde entier ? Quelle honte ! La République Centrafricaine, avec tous ses cadres formés dans de grandes écoles à travers le monde, se retrouve dirigée par une clique de médiocres courtisans et aventuriers politiques, irrespectueux des lois, des règles établies et des valeurs de mérite, de compétence et de rigueur.  Quel gâchis ! La République Centrafricaine, autrefois appelée la Suisse Africaine, aujourd’hui minée par la violence et menacée de sécession sur ton d’antagonismes religieux alimentés par une pseudo et illégale Constitution taillée sur mesures, une Constitution qui marginalise une frange importante de fils et filles de ce pays.  Quelle honte ! La République Centrafricaine, si riche de ses femmes et de ses hommes, de son agriculture, de sa faune et de sa flore, gorgée de ressources naturelles et géologiques, réduite à quémander de l’aide, à tendre la sébile ? Quel paradoxe ! Je ne peux me résoudre ni au gâchis, ni à la honte, pas plus qu’au paradoxe. Mais, ne pas vouloir s’y résoudre, souhaiter reprendre appui sur nos atouts, si nombreux, pour redresser la barre, impose l’examen de conscience. L’introspection, à l’aune de l’héritage de Boganda, père fondateur de la Nation – dont tous se prévalent et qu’aucun ne respecte – qui a vu, avec 65 ans d’avance, que le salut passait par le pardon, la concorde et le respect des règles établies.

 

Le droit d’inventaire est aujourd’hui un devoir national que chacun, en République Centrafricaine, a l’obligation de conduire avec humilité et courage. La classe politique, les corps constitués, le peuple. Nous tous, qui sommes collectivement responsables de ce naufrage, devons prendre nos responsabilités.

 

Nous avons tous une part de responsabilité, vis-à-vis de notre peuple, de notre Patrie et de l’Histoire. Et face à cette responsabilité collective et individuelle, nous n’avons pas le droit de nous dérober. Et, paradoxe apparent, mais apparent seulement, c’est cette responsabilité avouée qui va collectivement nous sauver.

 

Car, étant tous responsables, c’est tous ensemble que nous trouverons les solutions. Comme je l’ai dit plus haut, nous avons des atouts, nombreux, tangibles, à savoir : une langue commune, des pratiques agricoles efficaces quand elles peuvent s’exprimer, une jeunesse ardente, intelligente, des femmes et des hommes qui ont prouvé par le passé qu’ils savaient se mettre autour de la table ou sous l’arbre a palabre, pour dépasser leurs différends, une nature intacte et multiple, ce qui constitue, à l’heure actuelle, une richesse inouïe, un sous-sol précieux que nous n’exploitons même pas, mais que des hordes de mercenaires et voyous importés d’ailleurs, pillent à volonté, avec la complicité de nos dirigeants.

 

Oui, nous avons des atouts nombreux et tangibles. Mais cela demeure, en l’état actuel des choses, très insuffisant. Ces richesses, avant d’être en capacité de faire du Centrafrique un pays sûr et prospère, se brisent sur trois écueils fondamentaux : l’insécurité, l’enclavement et la mauvaise gouvernance. Aujourd’hui, il n’y a plus d’Etat en Centrafrique, plus de lois, plus d’armée, juste des factions et des milices à la solde du pouvoir qui pillent, dans une routine horrible et mortifère. La communauté internationale tarde à ouvrir les yeux, quand même décillée par l’action résolue de cette ancienne puissance coloniale que de plus en plus de Centrafricains ont coutume de critiquer. Je ne le ferai pas. Au contraire, je remercie la France pour avoir été à nos côtés à des moments difficiles, tout en lui demandant, au regard de ses responsabilités historiques, de réévaluer et réadapter sa politique sur la République centrafricaine, un pays « wagnérisé » et en voie de « venezualisation ».

 

Mais désormais, quelle que soit l’aide qui pourrait venir de l’extérieur, c’est sur nous, et sur nous seuls qu’il faut compter pour empêcher que la RCA ne devienne un autre Venezuela. J’ai parlé de trois écueils, l’insécurité, l’enclavement et la mauvaise gouvernance. C’est l’autre muraille qui nous empêche d’avancer. Nos ressources, si tant est que nous puissions les exploiter en sécurité, sont condamnées à rester là où elles sont produites ou extraites, faute d’infrastructures de transport – la RCA n’a pas construit un kilomètre de route goudronnée ces dernières années ! – et d’ouverture sur la mer. Les petits aérodromes, qui maillaient autrefois le territoire et permettaient de se déplacer sont à l’abandon. Oui, l’enclavement nous étouffe, la mauvaise gouvernance nous tue à petit feu. Cela n’a pas la violence d’une rafale d’arme automatique mais c’est aussi dangereux et mortifère sur le long terme pour notre nation.

Ce constat accablant est déjà, en soi, un axe triple pour la recherche de solutions. Comment lutter contre l’insécurité, comment ouvrir notre pays pour le connecter à l’économie mondiale et comment mieux gérer la cité ? Voilà les trois grandes questions. Voilà le défi à relever. Il est immense me direz-vous, à tel point que l’on pourrait être tenté de baisser les bras. Il est passionnant vous répondrais-je, pour peu que nous soyons prêts à changer de logiciel de pensée, en puisant dans notre créativité et en retournant aux sources du « Bogandisme » et de nos ancêtres, pour trouver des voies originales et audacieuses de sortie de crise.

Plaçons le pardon et l’audace au cœur de notre réflexion, et avançons ensemble, musulmans, chrétiens et animistes. Levons-nous et brisons la tyrannie. Car la voix de nos ancêtres nous appelle en ces moments de grande détresse. Je l’ai dit à plus d’une occasion : oui, un autre leadership est possible. La République post-Touadéra, une République où chaque citoyen se sent chez lui, en sécurité, respecté, protégé par la loi et une justice qui n’est pas au faciès, et libre de poursuivre ses rêves et ambition.

Mes chers compatriotes, cette République-là est possible et elle verra le jour.

 

 

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Apaisement Diplomatique au Sommet de BRICS : Les Autorités Russes Rassurent Faustin-Archange Touadéra Après la Disparition de Prigojine

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Apaisement Diplomatique au Sommet de BRICS : Les Autorités Russes Rassurent Faustin-Archange Touadéra Après la Disparition de Prigojine

 

Centrafrique.org/monsieur-serguei-lavrov-avec-le-putschiste-centrafricaine-faustin-archange-touadera-en-marge-du-sommet-de-brics-en-afrique-du-sud/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/monsieur-Serguei-Lavrov-avec-le-putschiste-centrafricaine-Faustin-Archange-Touadera-en-marge-du-sommet-de-BRICS-en-Afrique-du-Sud-450×417.jpg” alt=”monsieur Sergueï Lavrov avec le putschiste centrafricaine Faustin Archange Touadera en marge du sommet de BRICS en Afrique du Sud” width=”450″ height=”417″ />
monsieur Sergueï Lavrov avec le putschiste centrafricaine Faustin Archange Touadera en marge du sommet de BRICS en Afrique du Sud

 

 

 

Bangui, 25 août 2023 (CNC) – En un développement marquant seulement 24 heures après la mort soudaine d’Evguéni Prigojine, le chef de la milice Wagner, les scènes internationales sont agitées par les vagues de conjectures et les spéculations. Les autorités russes ont rapidement saisi les rênes de la situation, s’efforçant de calmer les turbulences diplomatiques qui ont suivi cette disparition inattendue. Les yeux du monde se tournent maintenant vers le ministre des affaires étrangères de la Russie, monsieur Sergueï Lavrov, qui se trouve engagé dans des pourparlers cruciaux avec Faustin-Archange Touadéra, le dirigeant contesté de la République centrafricaine.

 

Alors que les circonstances exactes entourant la mort de Prigojine demeurent floues, de nombreux observateurs pointent du doigt le Kremlin et le président russe Vladimir Poutine lui-même.

 

Les ramifications de cette disparition ne se limitent pas aux frontières russes. En effet, le pouvoir à Bangui, la capitale centrafricaine, se trouve désormais dans une période d’incertitude suite à la disparition de Prigojine. Avec près de 2000 de ces combattants opérant en République centrafricaine pour soutenir le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra, la perte de leur chef sème potentiellement un flou sur l’avenir politique du régime.

 

Dans ce contexte tendu, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est devenu un acteur central pour apaiser les craintes et dissiper les doutes qui ont envahi Bangui. Les pourparlers entre Lavrov et Touadéra, qui se déroulent en marge du sommet de BRICS en Afrique du Sud, offrent une opportunité cruciale pour réaffirmer l’engagement de la Russie envers la République centrafricaine et pour discuter des voies possibles à suivre.

 

Alors que le pouvoir central centrafricain est aux prises avec une période de turbulences, il est primordial pour Lavrov de présenter une image de stabilité et de coopération. La Russie a un rôle important à jouer dans le rétablissement de la confiance avec les autorités locales et dans la garantie d’une transition politique en douceur, si cela devait se révéler nécessaire.

 

L’avenir des relations russo-centrafricaines reste en suspens, mais les discussions en cours entre Lavrov et Touadéra laissent entrevoir des opportunités pour apaiser les tensions et pour tracer une voie constructive à suivre. Alors que les regards du monde sont rivés sur le sommet de BRICS, l’issue de ces négociations pourrait façonner non seulement l’avenir de la République centrafricaine, mais aussi les dynamiques géopolitiques au-delà de ses frontières.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Hervé Séverin Lidamon : L’Éclipse Dangereuse d’un Faussaire au Cœur de l’ONASPORT

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Hervé Séverin Lidamon : L’Éclipse Dangereuse d’un Faussaire au Cœur de l’ONASPORT

 

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directeur général de l’ONASPORT , Lidamon. Photo CNC

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 25 août 2023 (CNC) –  Dans le paysage tumultueux de la République centrafricaine, où la politique et les intérêts personnels se mêlent souvent de façon désastreuse, un nom s’érige en emblème de ce désordre : Hervé Séverin Lidamon. Portrait d’un individu dont les agissements ont trahi la mission même de l’Office national de promotion et de gestion des infrastructures sportives publiques (ONASPORT).

 

L’ascension de M. Lidamon au poste de directeur général de l’ONASPORT est une histoire douteuse en soi. Bien que bénéficiant du soutien de son parent au pouvoir, Arthur Piri, ministre de l’Énergie, Lidamon n’était pas dépourvu d’accusations de falsification de diplômes lors de son recrutement au ministère de la Jeunesse et des Sports. Cette ascension népotique a été le point de départ d’une série d’événements qui ont gravement compromis la mission de l’ONASPORT.

 

Créé par décret présidentiel en décembre 2008, l’ONASPORT avait pour objectif clair de promouvoir et de gérer les infrastructures sportives publiques. Malheureusement, Lidamon a rapidement écarté les idéaux de cet organisme pour en faire un outil de règlement de comptes personnels et d’enrichissement illicite. Les infrastructures sportives, destinées à être un héritage pour les générations futures, ont été confisquées et louées par le directeur général à son profit.

 

Les actes de Lidamon ne s’arrêtent pas là. Il s’est aventuré dans des domaines qui n’entraient pas dans ses compétences ni dans ses attributions, semant la discorde et la controverse. La Compagnie Nationale de Sécurité, une entité de la police centrafricaine, a été sommée par Hervé Sévérin Lidamon de quitter son local actuel attribué par le gouvernement, situé à quelques centaine de mètres du stade 20 000 places , révélant ainsi son désintérêt pour les procédures légales et l’ordre établi.

 

L’affaire de la réhabilitation du centre national de basket-ball Martin Ngoko est un exemple frappant de la dérive de Lidamon. Malgré le soutien des athlètes centrafricains récupérés par la NBA Afrique basée au Sénégal, tel que Koyamba, Thierry Serge Darlan , Kurt axel Vecgcheider, Jerry Ngopot  etc., Lidamon s’est obstinément opposé à ce projet. Une structure qui devrait être sous l’autorité de la Fédération Centrafricaine de Basket-ball, conformément au décret présidentiel de 1974, où le Président Jean-Bedel Bokassa avait dédié un hangar de l’ancien l’aéroport de Bangui à la fédération de Basket-Ball après la première victoire des fauves du trophée Yassitoungou en 1974. Malgré cette disposition,  monsieur Hervé Sévérin Lidamon conteste, mettant en évidence son mépris des décrets  présidentiels de 1974  et des précédents administratifs.

 

L’ONASPORT sous Lidamon a dévié de sa mission fondamentale au détriment de l’ensemble de la nation centrafricaine. Les infrastructures sportives, laissées dans un état déplorable, témoignent de sa négligence et de son manque d’investissement dans l’héritage sportif du pays. Les villes de provinces, abandonnées et laissées à leur triste sort, symbolisent l’échec de la gestion de M. Lidamon.

 

Il y’a lieu de rappeler que  monsieur  Hervé Séverin Lidamon s’est érigé en faussaire et en agent de déstabilisation dans l’univers sportif centrafricain. Son accès au pouvoir via des méthodes discutables et son utilisation abusive de son poste ont sapé les objectifs et l’intégrité de l’ONASPORT. Dans un pays en quête de stabilité et de progrès, l’histoire de Lidamon est un avertissement retentissant contre les dérives du pouvoir personnel et la négligence envers le bien-être collectif. Une nation mérite mieux que de tomber entre les mains d’individus aux intentions douteuses.

 

Par Anselme Mbata

 

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Violation flagrante de la Constitution : Les accusations accablantes de Bertin BÉA  contre Touadéra

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Violation flagrante de la Constitution : Les accusations accablantes de Bertin BÉA  contre Touadéra

 

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Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 25 août 2023 (CNC) –  Dans une déclaration sans compromis, Bertin BÉA, membre influent du parti Kwa Na Kwa en République centrafricaine, a dénoncé avec force le référendum constitutionnel du 30 juillet, déclarant qu’il était illégal, caduc et non transparent. Cette déclaration révèle une série d’accusations accablantes contre le président Touadéra et ses alliés, remettant en question l’intégrité du processus démocratique dans le pays.

Voici l’intégralité du communiqué de Bertin Béa ci-dessous :

 

Communiqué de presse du 23/08/2023

 

Ce 21 août 2023, il a été procédé à la proclamation officielle et définitive des résultats du référendum constitutionnel du 30 juillet (taux de participation ramené de 61,10% à 57,23% pour 95,03% de « Oui » contre 95,27% provisoirement) par la Cour constitutionnelle illégitime actuelle de la République centrafricaine, suite au limogeage illégal de deux de ses membres, dont sa Présidente Danièle DARLAN le 24 octobre 2022.

Revenons sur le bilan de cette nouvelle désastreuse séquence politique et institutionnelle dans notre pays débutée depuis le 30 mai dernier à travers les données factuelles ci-après.

– J’accuse le Président Touadéra et ses alliés d’une énième violation de la législation et de la Constitution de la République centrafricaine du 30 mars 2016 :

Lorsque par Décret n°23.134 du 30 mai 2023, le Président de la République centrafricaine a convoqué illégalement le corps électoral pour un référendum constitutionnel, dont la date a été fixée au 30 juillet 2023, le texte du projet de nouvelle Constitution n’a pas été annexé au dit décret, ce qui constitue une violation flagrante de l’article 06 de la Loi n°23.003 du 13 janvier 2023, fixant les procédures du référendum en République centrafricaine, stipulant clairement que tout projet ou proposition de loi soumis(e) au référendum est annexé(e) au décret de convocation du corps électoral, afin de permettre à ce dernier de pouvoir l’examiner et en débattre sereinement.

Il aura fallu attendre le lundi 10 juillet 2023 pour que ce texte puisse être communiqué à une entité ad hoc spécialement constituée, la Direction Nationale de la Campagne pour le Référendum Constitutionnel (« DNCR »), soit seulement vingt jours avant le vote l et plus d’un mois après la promulgation du décret convoquant le corps électoral, preuves de l’amateurisme dans la rédaction de ce projet et de l’absence de respect du jeu politique et démocratique et du consensus tel que recherché lors de la rédaction de l’actuelle Constitution en vigueur, car le temps accordé pour discuter du nouveau texte et de ses implications était limité.

En agissant ainsi, le président de la République Touadéra renie et trahit une nouvelle fois sa prestation de serment, qui l’avait vu jurer sur la Bible et devant la Nation qu’il ne réviserait ni le nombre de mandats, ni leur durée, et qu’il respecterait l’actuelle Constitution.

-J’accuse le Président Touadéra et ses alliés de multiples dénis de démocratie :

Outre le fait que la désignation des membres de l’Autorité Nationale des Élections (« A.N.E. ») chargée juridiquement de préparer, d’organiser, de superviser et de proclamer officiellement les résultats provisoires, ces nominations n’ont pas eu lieu antérieurement à la convocation du corps électoral, ce qui pose un problème d’éthique et de transparence, la gestion de la campagne référendaire a été confiée à un nouvel organisme créé spécialement, afin de contourner le Code électoral et en particulier ses articles 10 et 18 et la Loi organique n°20.2022 portant composition, organisation et fonctionnement de l’A.N.E., dont la nomination des membres prête aussi à contestation, en particulier celle de son Président, où l’on est dans « la confusion des genres », avec un Président à la fois beau-frère du Président de la République et Premier Vice-président de l’Assemblée nationale, membre de la majorité présidentielle et du bureau politique du « Mouvement des Coeurs Unis ». Ce modus operandi a permis de verrouiller tout le processus électoral de ce référendum qui était pipé dès le départ.

D’ailleurs, le site internet de l’A.N.E. créé au départ n’est plus en activité (http://www.a-n-e-rca.org/), faute de payer les factures de l’hébergeur du site, preuve une nouvelle fois de la déliquescence de nos institutions.

Outre le caractère illégitime de création de ce pseudo organisme gouvernemental DNCR, qui est en fait un outil de propagande partial en faveur du « Oui » au référendum, il convient de constater, qu’il n’a pas rempli sa principale mission qui était de publier, de faire connaître, et selon ses propres termes de vulgariser le projet de

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Constitution auprès de l’ensemble des corps politiques et sociaux du pays, de l’ensemble de la population de Centrafrique.

Or ce texte comprend 67 pages, dont 15 titres et 186 articles, selon une rédaction juridique, donc technique, qui de plus est floue, incomplète, interprétative, voire contradictoire pour certains articles.

Par ailleurs, sachant que le taux d’alphabétisation est malheureusement largement inférieur à 50% dans notre pays, il était indispensable qu’il puisse s’instaurer un débat démocratique entre les partis politiques et les organisations de la société civile les plus représentatives, afin d’obtenir un consensus comme celui qui avait présidé à la rédaction de l’actuelle Constitution ; ce qui n’a pas été le cas. Tout a été fait dans l’opacité, la précipitation et le cafouillage.

Or, force est de constater que pendant le très court laps de temps de sa diffusion officielle à partir du 10 juillet, le début de la campagne référendaire le 15 juillet, la fin de la campagne le 28 juillet et jusqu’au jour du vote le 30 juillet 2023, tout a été fait pour qu’il n’existe aucune publication officielle sur un site internet, que ce soit celui de la Présidence de la République, du Gouvernement et de la DNCR ce de projet constitutionnel.

Seule une diffusion restreinte papier a eu lieu limitant ainsi son analyse par le corps électoral.

Une page Facebook « Direction Nationale de Campagne Référendaire – DNCR- Centrafrique » a bien été créée le 12 juillet dernier (https://www.facebook.com/profile.php?id=100067327087613), mais elle ne compte que 1.800 followers, ne contient rien sur le fond mis à part quelques rares extraits du texte, un Chargé de mission en Matière de Communication et des Nouvelles Technologies à la DNC a bien été nommé, mais cette DNCR n’a pas même pas été capable de publier sur sa page, ni même sur aucun site internet ce projet constitutionnel (à dessein dans une volonté d’opacité ou du fait de son incompétence, ou les deux, chacun jugera I), dans un pays qui se vante pourtant d’être le fer de lance des nouvelles technologies avec son programme de cryptomonnaies, de création de premier « Crypto Hub légal » au monde, de « Crypto Island » la première île du métayers, de cryptoactifs avec la « tokénisation » de notre économie, avec un Président qui se prend pour un Elon Musk dans un pays qui n’offre pourtant à ce jour aucune stabilité politique, financière et sécurité juridique.

Car revenons un peu les pieds sur terre, il convient de constater qu’à ce jour, neuf Centrafricains sur dix n’ont toujours pas accès à l’internet, que notre pays est loin de diffuser une alimentation électrique fiable sur tout le pays, deux préalables indispensables à la popularisation d’une « crypto économie » en RCA. Il apparaît que le Président ne sait pas gérer les priorités et ferait mieux de s’occuper des réelles préoccupations de son peuple.

En matière de sécurité juridique et d’amateurisme, parlons-en I; cette DNCR, présidée par un Président a priori bardé de diplômes juridiques selon sa propre biographie, n’a même pas été capable, dans sa toute première publication signée de la décision n°18 du 13 juillet 2023, de reprendre correctement la liste des textes juridiques à l’appui de la publication de son texte juridique, parlant du décret n°23.134 du 30 mars 2023, portant convocation du corps électoral pour le référendum, alors qu’il s’agit d’un décret du 30 mai 2023 (le même travers d’amateurisme ayant conduit à l’amendement illégal du projet constitutionnel du 27 juillet repris ci-dessous).

Cette même DNCR et son Président, qui s’arrogent le droit illégal de pouvoir amender le préambule et trois articles du projet constitutionnel le 27 juillet dernier, à la veille de la fin de la campagne, quand bien même ce projet contiendrait des fautes de rédaction incompréhensibles ou inexcusables, en ayant l’inimaginable audace, toupet et effronterie de signer « Nous, Peuple centrafricain », ce qui rend caduc pour ce nouveau motif (il en existe d’autres) l’ensemble du processus référendaire, dont la campagne référendaire, le peu de documents qui a circulé et sur lesquels le corps électoral doit se prononcer l’ayant été sur une base de rédaction erronée.

Nous avons donc retrouvé nos pires travers de la période de 1976-1979 quand la République centrafricaine se prenait pour un Empire I le Président de la DNCR se prenant lui tout seul pour le Peuple centrafricain I

Les centrafricains ont donc voté pour une « Constitution fantôme », d’autant plus fantôme qu’après coup, on note que ce « torchon juridique » fait encore l’objet de demandes d’amendements juste après le vote, y compris

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par certains députés membres de la majorité présidentielle, qui n’avaient pas une bonne connaissance du texte avant le 30 juillet : https://centrafrica.com/73-deputes-pour-un-amendement-de-la-nouvelle-constitution/. Preuve que la présentation faite solennellement à l’Assemblée nationale le 13 juillet dernier n’était pas suffisante et ou satisfaisante.

Tout cela est grotesque et nous ridiculise aux yeux des juristes en droit public et constitutionnel du monde entier.

– J’accuse le Président Touadéra et ses alliés d’avoir organisé une campagne référendaire pour le « Oui » financée par détournements de fonds publics :

Dès le 24 juin dernier, dans le prolongement du Sommet international pour un nouveau Pacte financier mondial, une rencontre a été organisée à ROISSY CDG en France, entre le Président et la diaspora en France et en Europe afin d’aborder soi-disant les thèmes les plus divers selon le programme ci-joint. En fait, cette rencontre n’a été qu’un meeting de campagne référendaire organisé par son Conseiller en communication Wilfried SEBIRO (le bagarreur) face à un auditoire acquis à la cause et réclamant un 3e mandat présidentiel, voire à vie.

Il aurait été bien naïf de penser qu’il aurait pu être abordé dans cette rencontre les thèmes de la réconciliation nationale, de la pacification du pays, du développement économique et social et des réformes constitutionnelles à envisager, de demander d’arrêter le processus actuel de révision constitutionnelle non conforme. Les tentatives de dialogue sont restées vaines.

Les questions que pose cette rencontre sont, entre autres, les suivantes : comment peut-on déjà faire campagne pour un référendum constitutionnel alors que l’on ne connaissait pas encore les dispositions du texte ? Par qui a été financé ce meeting de campagne ? Une enquête parlementaire impartiale y répondrait peut-être !

Il convient de noter que la DNCR a été initiée par une simple lettre de mission du 09 juin dernier du Président de la République à destination du ler Vice-président de l’Assemblée nationale le désignant comme Directeur national de campagne, puis par une décision du 10 juin créant la « Direction Nationale de la Campagne pour le Référendum Constitutionnel » (DNCR), court-circuitant ainsi, au mépris du respect de tous nos textes fondamentaux, l’Autorité Nationale des Élections (A.N.E.) qui devait remplir cette mission didactique, alors qu’elle n’a été qu’un outil non professionnel de propagande, permettant ainsi de mieux cadenasser le processus électoral en faveur des autorités, puisque l’A.N.E. est supposée être indépendante (de par le processus de nomination de ses membres) contrairement à la DNCR qui est aux ordres du Président Touadéra, de son projet politique et de son agenda caché (le mandant présidentiel à vie).

Car comme il est facile de constater sur la page Facebook de la DNCR et pour ceux qui ont vécu sur le terrain la campagne référendaire, ce pseudo organisme gouvernemental, est tout sauf impartial et neutre ; sa mission première a été de battre campagne pour le « Oui » pour le compte de Touadéra, du Mouvement Coeurs-Unis (« MCU ») et de ses alliés et non d’expliquer le projet référendaire constitutionnel au peuple centrafricain, « de l’éduquer » selon un processus didactique face aux difficultés de compréhension d’un texte à portée juridique.

Pour verrouiller le processus électoral, le MCU, parti politique au pouvoir avait en outre désigné plusieurs de ses membres, salariés de l’administration publique, pour faire partie de la DNCR. Ainsi plusieurs agents de l’État ont participé à cette campagne référendaire sur le terrain pour la victoire du « Oui » du projet de la nouvelle Constitution.

Voir en ce sens l’article « La campagne référendaire paralyse l’administration publique » : https://ouba nguimedias.com/2023/07/24/centrafrique-la-campagne-referendaire-pa ra lyse-ladministration-publique/. Extrait : Il a été constaté que des fonctionnaires et agents de l’État sont quasi absents dans les bureaux de leurs ministères, car ils étaient en campagne référendaire « pour le oui ».

Cette campagne référendaire pour le « Oui » orchestrée par la DNCR, « bras armé » politique du Président Touadéra, du MCU et de ses alliés, a été financée au vu et au su de tous par détournements des fonds propres

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de l’État, à travers un « habillage » faisant croire à un organisme public au service de l’État, alors qu’il n’est qu’un outil de propagande aux ordres de Touadéra, du MCU et de leurs soutiens.

  • J’accuse le Président Touadéra et ses alliés de multiples manipulations électorales et de pratiquer l’instrumentalisation permanente :

* On a été témoin d’une DNCR qui manipule les récits, les chiffres et les photos lors de ses publications Facebook (la seule source officielle de publication) en ce qui concerne l’affluence à ses meetings pour le « Oui » : ainsi dans sa publication du 15 juillet dernier liée au lancement officiel de la campagne référendaire, il nous ait annoncé une participation de deux millions de personnes à la première manifestation publique, soit un nombre supérieur au nombre des inscrits aux élections ! Le 20 juillet, on nous parle d’une participation de 3 millions de personnes dans les meetings des Préfectures de la Nana Mambéré (BOUAR) et de Mambéré Kadeï (BERBÉRATI), bien qu’il n’y ait aucune photo de foule publiée, ce qui laisse supposer une faible mobilisation. Le 22 juillet, au meeting du 8e arrondissement de BANGUI, on nous parle d’une participation de 4 millions de personnes. Aux meetings organisés le 26 juillet à BANGUI 3e et à MBAÏKI dans la Lobaye, on nous parle d’une participation de 6 millions de personnes, soit plus que la population recensée de toute la RCA! Le 28/06/2023, la publication Facebook mentionne un raz-de-marée de participation à ce dernier meeting avec un stade rempli à 100%, alors qu’il n’est était rempli qu’à moins de l’ordre de 20%.

Au même titre que ce projet de référendum constitutionnel, tout cela n’est pas sérieux !

  • Des publications qui laissent croire que certains mouvements politiques de l’opposition (dénommée constructive comme l’UFDO) participeraient à cette campagne du « Oui ».

Ce   qui   serait   le   cas   pour   notre   parti   politique   le   Kwa   Na   Kwa   (« KNK »)

(https://www.facebook.com/photo/?fbid=594311176156447&set=pcb.594311482823083   et
https://www.facebook.com/photo/?fbid=594364489484449&set=pcb.594364846151080), alors qu’il s’agit d’une pure instrumentalisation avec cette affiche du « KNK » que l’on exhibe, comme d’autres, dans ces pseudo meetings arrangés où on distribue casquettes et tee-shirts gratuitement, où on fait venir un groupe de musiciens comme à une kermesse pour mieux attirer la foule, où on ne montre que les bulletins de « Oui » de couleur blanche pour être bien sûr, pour les analphabètes qu’ils ne se tromperont pas le jour du vote avec ceux de couleur rouge « Non ». Il n’y a aucune démarche didactique dans les discours, dans les vidéos publiées pour expliquer ce projet constitutionnel sur le site de la DNCR, mise à part la propagande et la mise en valeur de l’équipe.

  • Les résultats provisoires publiés par l’Autorité Nationale des Élections le 07 août dernier ont été truqués. Comment les autorités de l’État peuvent-elles affirmer de tels résultats de taux de participation et de vote en faveur du « Oui », alors même qu’elles ne contrôlent pas et n’ont pas autorité sur une majorité géographique du territoire, que les chiffres liées aux observations de terrain des forces de l’opposition sont en totale contradiction avec les chiffres officiels et que le droit démocratique au vote n’a pas été respecté à certains endroits. Comment l’A.N.E. peut-elle se prévaloir du bon respect de ce vote alors qu’il n’a même pas contesté le processus référendaire illégal et le fait qu’une partie de ses missions ont été assumées par la DNCR.

Dans le contexte politique actuel, l’A.N.E. ne garantit pas l’intégrité du vote référendaire, ni d’un quelconque vote ultérieur d’ailleurs.

  • J’accuse les instances d’observations internationales, chargées de superviser le bon déroulement de ce référendum constitutionnel illégal, de ne pas avoir fait ressortir dans leurs observations publiques le faible taux de participation au vote et de ne pas publier de façon transparente et publique le nombre de bureaux de vote visités et leur répartition géographique :

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Ainsi,   en   ce   qui   concerne   le   « Collectif   des   organisations   observatrices »

(http://news.abangui.com/h/85724.html) dont fait partie, entre autres, le Collectif Panafricaniste de l’Observation Electorale (« COPA ») présidé par M. André Banda Kani, soutien notoire du Président Touadéra (https://www.youtube.com/watch?v=RZ05LXmDVcM), son analyse en tant que chef de cette mission d’observation ne peut être considérée comme objective et fiable, car il avait pris position publiquement en faveur de Touadéra et de son référendum constitutionnel du 30/07/2023 en RCA.

Il en est de même de l’Union des Jeunes de la CEMAC, dont nous n’oublions pas qu’il est aux ordres de son nouveau chef Évariste NGAMANA depuis qu’il préside le Parlement de la CEMAC le 26 mai 2023.

En ce qui concerne la mission d’observation électorale de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC-ECCAS) qui a présenté son rapport de circonstance lors d’une conférence de presse à BANGUI le 31 juillet dernier (https://oubanguimedias.com/2023/07/31/centrafrique-la-mission-electorale-de-la-ceeac-note-un-scrutin-globalement-satisfaisant/), qui prétend que le peuple centrafricain féminin et jeune s’est rendu significativement aux urnes pour voter à ce référendum, nous lui demandons de rendre public sur son site Internet (https://ceeac-eccas.org/) son rapport avec le détail des bureaux visités. Nous regrettons que son rapport ne mentionne pas, entre autres, la durée très réduite pour examiner ce projet référendaire (du 11 au 28 juillet), les interdictions de manifestation de l’opposition par les autorités et les pressions diverses exercées sur elle.

Il existe théoriquement 5.448 bureaux de vote en RCA. Combien de bureaux de vote ont été réellement visités par ces instances le jour du vote et pour quelle répartition géographique ?

A priori très peu, puisqu’une partie de leur temps a été constitué d’une rencontre avec les autorités officielles (https://www.facebook.com/photo?fbid=600890382165193&set=pcb.600890495498515).

Pour plus de transparence et d’équité, je demande à ce que ces rapports des observateurs internationaux soient publiés sur la page Facebook de la DNCR (seul site Internet accessible de ce pseudo organisme gouvernemental) afin de permettre une étude de ces rapports par des personnes autres que celles qui ont fait campagne pour le « Oui ».

  • J’accuse l’actuelle Cour constitutionnelle de complicité de toute cette mascarade, et d’avoir depuis fin octobre 2022 instauré une insécurité juridique dans notre pays alors même que la précédente présidente limogée avait su au contraire lui donner une crédibilité et une force.
  • J’accuse la Minusca des mêmes griefs que ceux reprochés aux instances des observateurs internationaux, et en sus d’avoir manqué à certains de ses devoirs éthiques et impartiaux, de cautionner de telles séquences politiques et institutionnelles désastreuses dans notre pays en ne les dénonçant pas expressément, de n’avoir accordé leurs concours de protection qu’aux autorités de l’État et à la DNCR dans leur campagne référendaire pour le « Oui » et non à celles de l’opposition dans leur volonté de manifester contre cette mascarade, alors même que les manifestations pacifiques de l’opposition étaient interdites par les autorités.

Ces mêmes autorités qui veulent nous faire croire que le pluralisme démocratique serait préservé et développé avec ce nouveau projet de Constitution. Les faits sont là pour prouver le contraire et les principaux opposants politiques sont obligés de se réfugier à l’étranger désormais pour pouvoir exercer leur libre parole.

Ainsi, le 24 juillet 2023, Monsieur Serge Gbayombo, Porte-Parole du Président Anicet Georges Dologuelé de l’URCA et membre du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) a été victime d’un enlèvement et d’une séquestration par des membres de la Garde présidentielle (https://corbea unews-ce ntrafriq ue.org/centrafriq ue-en levement-de-serge-gbayombo-le-brdc-denonce-u ne-derive-tota litai re/).

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– J’accuse les représentations diplomatiques de certains pays en RCA au pire de complaisance, au mieux de passivité condamnable pour ne pas dénoncer expressément les maintes violations falgrantes de notre actuelle Constitution du 30 mars 2016 et les pratiques anti-démocratiques actuellement en cours dans notre pays, de toute cette mascarade de référendum constitutionnel et de nouvelle constitution bâclée sur le plan de sa rédaction dans le respect du droit constitutionnel et du droit public selon les standards internationaux que l’on est en droit d’attendre au minimum d’un pays.

En agissant ainsi, elles ne rendent pas service au peuple centrafricain et ne l’aide pas à « grandir» démocratiquement, qui saura pourtant réagir le moment opportun.

En conclusion, ce processus référendaire est illégal, caduc et ne serait être reconnu par le Kwa Na Kwa.

Le projet de nouvelle Constitution présenté a été mal rédigé et n’a été rendu public que le 10 juillet au soir, moins de trois semaines avant sa mise au vote, ce qui n’a pas permis d’organiser un débat, de prévoir des amendements, des contre-propositions, un dialogue, un jeu politique.

De la même façon, nous ne reconnaissons pas les résultats de ce référendum constitutionnel non légal selon notre Constitution actuelle, non équitable et non transparent.

Cette séquence politique et institutionnelle désastreuse a fragilisé tous les appareils de l’État, dont la Cour constitutionnelle, l’A.N.E. le Président de la République et son gouvernement complice ; ce qui remet en cause leurs légitimités, notre état de droit et tous les acquis démocratiques obtenus à ce jour.

Cette séquence soulève de lourdes inquiétudes quant à l’évolution du système politique et à la confiance que le peuple centrafricain peut accorder à de futures élections.

Il ouvre un immense boulevard pour mettre en oeuvre « l’agenda caché » du Président Touadéra pour un troisième mandat présidentiel, puis une présidence à vie, avec un poste de Vice-président tout calibré pour permettre une continuité dynastique en faveur de son dauphin naturel actuel Évariste Ngamana qui a su nous montrer dès à présent toute son incompétence, mais aussi tout son brio (pour ne pas dire son culot) dans la gestion de cette escroquerie politique en se jouant des institutions et des questions de droit.

Pour reprendre les termes et les arguments mêmes du Président Touadéra « Car si un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer ou de changer sa Constitution, car aucune génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures. Le peuple qui fait la Constitution peut la défaire par une autre Constitution. »

Il ne peut le faire que dans le contexte politique particulier de notre pays dont l’histoire récente a montré une propension permanente de nos dirigeants à se maintenir au pouvoir par tous les moyens légaux et illégaux et que nous nous étions donnés avec difficultés « un cadre » juridique stable, qu’un certain nombre de « garde-fous » avaient été instaurés par consensus dans l’actuelle Constitution et que défaire ce qui a été fait, ou l’amender, ne pouvait et ne pourrait se faire qu’au travers d’un nouveau consensus de toutes les forces vives politiques et sociétales de la Nation, sans précipitation, de manière apaisée.

Tel n’est pas le cas aujourd’hui, alors que nous sommes de plus en plus sur une pente glissante, ouvrant la voie à une période de grande instabilité, de désunion et de plus grande main mise d’influences étrangères (notamment la Russie et ses milices) dans notre pays.

Bertin BÉA
Grand Ouvrier Vice-président du parti politique centrafricain Kwa Na Kwa (KNK)
Ancien ministre et député de la République centrafricaine
Twitter: @Bertin_BEA1 et @KwaNaKwa_RCA

Emile Gros Nakombo : Entre Opportunisme Politique et Manque d’Éthique

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Emile Gros Nakombo : Entre Opportunisme Politique et Manque d’Éthique

 

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Le maire de Bangui Émile Gros Nakombo.

 

 

Bangui, 25 août 2023 (CNC) – Les récents développements politiques à Bangui ont mis en lumière le rôle controversé du maire de la ville, Emile Gros Nakombo, dans le processus du référendum du 30 juillet dernier. Alors que la Cour constitutionnelle a publié les résultats définitifs de ce référendum, les déclarations du maire Nakombo témoignent d’une approche décevante envers la démocratie et l’intégrité politique.

 

Dans une déclaration faite lors d’un point de presse à Bangui, Nakombo a exprimé sa satisfaction quant à la décision de la Cour constitutionnelle et a vanté sa propre contribution à ce processus. Cependant, derrière ces mots se cache une réalité troublante. Nakombo semble avoir oublié que les maires et les conseillers municipaux sont avant tout des serviteurs du peuple, responsables de protéger les intérêts de leurs concitoyens et de veiller à ce que les principes démocratiques soient respectés.

 

Les déclarations du maire Nakombo, se présentant comme le porte-parole des maires de toute la République centrafricaine, semblent être une tentative maladroite de légitimer un référendum contesté. Il parle d’une “nouvelle constitution” et de la nécessité de regarder dans “la nouvelle direction” qu’elle trace, mais derrière ces paroles se cachent des motivations suspectes. La véritable question qui se pose est de savoir si cette “nouvelle constitution” est réellement le reflet de la volonté du peuple ou simplement un moyen pour certains individus de maintenir leur emprise sur le pouvoir.

 

Il est important de rappeler que le maire Nakombo a été associé à des accusations d’escroquerie et qu’il a été nommé à la tête de la mairie de Bangui dans des circonstances controversées. Ces antécédents jettent une ombre sur sa crédibilité en tant que défenseur de l’intérêt public. Sa posture actuelle, saluant un référendum qui semble servir les intérêts d’une élite politique au lieu de représenter véritablement les aspirations du peuple, ne fait que renforcer les soupçons quant à ses motivations réelles.

 

L’une des critiques les plus fondamentales envers Nakombo réside dans sa prétendue adhésion à un processus qui semble être illégal et contesté. En saluant un référendum qui ouvre potentiellement la voie à un troisième mandat pour le président en exercice, Faustin Archange Touadera, Nakombo semble prioriser sa propre position et son influence plutôt que de se tenir du côté de la justice et de la démocratie.

 

Notons que  les déclarations du maire Emile Gros Nakombo à la suite du référendum du 30 juillet dernier soulèvent des préoccupations sérieuses quant à son engagement envers les principes démocratiques et l’intégrité politique. Plutôt que de défendre les intérêts du peuple, il semble opter pour la voie de la politique opportuniste, mettant en doute sa légitimité en tant que représentant du peuple. Il est regrettable de constater qu’une opportunité de leadership éthique a été manquée, au détriment du développement démocratique et de la confiance du peuple envers ses dirigeants.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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