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L’Effritement de l’Union de Force Démocratique de l’Opposition : Quel Avenir pour ces petits partis ?

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L’Effritement de l’Union de Force Démocratique de l’Opposition : Quel Avenir pour ces petits partis ?

 

Centrafrique.org/la-nomination-de-mohamadou-bello-saidou-comme-porte-parole-de-la-cpc-ravive-le-debat-sur-la-situation-securitaire-en-rca/le-transfuge-politique-aurelien-simplice-zingas/” rel=”attachment wp-att-64212″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/le-transfuge-politique-aurelien-simplice-zingas-450×400.jpg” alt=”Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas” width=”450″ height=”400″ />
Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas

 

 

Bangui, 04 septembre 2023 (CNC) – Dans un scénario politique marqué par des rebondissements fréquents et parfois dramatiques, la République centrafricaine a récemment été le témoin d’un épisode politique qui ne manquera pas de laisser des cicatrices profondes. Il s’agit de l’effritement de l’Union de Force Démocratique de l’Opposition (UFDO), une coalition politique qui avait suscité tant d’espoirs à ses débuts.

 

Le désenchantement a commencé par une série de retraits de certains micros partis membres de l’UFDO. Cette coalition, qui se voulait le fer de lance de l’opposition constructive, avait été créée par le régime de Bangui, jetant ainsi un doute précoce sur ses véritables intentions. Toutefois, l’élément le plus retentissant de cette saga politique est venu lorsque le mouvement de libération du peuple centrafricain courant originel a décidé de claquer la porte de l’UFDO.

 

Les raisons de ce départ ne sont pas difficiles à comprendre. Les allégations de mauvaise gestion et de détournement massif de fonds au sein de l’UFDO ont secoué cette coalition des micros partis. Ces accusations ont jeté une ombre sombre sur l’intégrité de la coalition. Mais, plus encore, elles ont mis en lumière la figure controversée de monsieur Aurélien Simplice Zingas, un homme soupçonné d’être à l’origine de ces malversations financières.

 

Zingas est loin d’être un personnage inconnu dans le paysage politique centrafricain. Ancien membre de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), la principale coalition de l’opposition, il a basculé pour devenir le principal allié du régime en place. Cette métamorphose politique abrupte n’a pas manqué de surprendre et d’indigner de nombreux observateurs. Il a rapidement acquis la réputation d’un individu sans scrupules, prêt à tout pour satisfaire ses ambitions personnelles.

 

La question qui se pose désormais est celle de l’avenir de la politique centrafricaine. Le départ du mouvement de libération du peuple centrafricain courant originel de l’UFDO laisse un vide. Les sympathisants du régime qui avaient placé leurs espoirs dans cette coalition sont maintenant confrontés à un choix difficile. La crédibilité de l’UFDO  est sérieusement ébranlée.

 

L’affaire Zingas est, sans aucun doute, à suivre de près. Les accusations de détournement de fonds et de mauvaise gestion ne doivent pas être prises à la légère, et une enquête approfondie doit être menée pour établir la vérité. La République centrafricaine mérite des leaders honnêtes et dévoués qui travaillent réellement pour le bien-être de leur pays.

 

En fin de compte, cette parodie de l’union de force démocratique de l’opposition laisse un goût amer dans la bouche de nombreux partisans du régime de Bangui. Les espoirs déçus et la perte de confiance envers les institutions politiques soulignent l’importance d’une réflexion sérieuse sur le futur de la démocratie dans le pays. La République centrafricaine a besoin de solutions politiques durables et d’un engagement sincère envers le bien-être de son peuple, plutôt que de jeux de pouvoir et de trahisons politiques.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Les corps des 3 militaires tués par la foudre à Dimbi viennent d’être inhumés à Bangui

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Les corps des 3 militaires tués par la foudre à Dimbi viennent d’être inhumés à Bangui

 

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CopyrightCNC

 

 

Bangui, 04 septembre 2023 (CNC) – Une tragédie a frappé la communauté militaire la semaine dernière à Dimbi, dans la sous-préfecture de Kembé, située dans la préfecture de la Basse-Kotto, au centre-est de la République centrafricaine. Trois courageux militaires ont perdu la vie de manière soudaine et choquante, frappés par la foudre lors d’une mission de protection dans cette région reculée. Leurs noms resteront gravés dans la mémoire collective, mais leur départ prématuré a laissé leurs familles et collègues dans le deuil.

 

Ce dimanche matin, les corps des trois militaires, transférés à Bangui la veille,  ont été levés et inhumés par leur famille d’une manière discrète. Contrairement aux honneurs militaires qui accompagnent généralement de tels événements, cette inhumation s’est déroulée sobrement et sans cérémonie. La raison en est la dégradation très avancée des corps, causée par la chaleur de la route, qui a rendu impossible toute exposition publique.

 

Les familles des défunts militaires ont pris en charge la triste tâche d’enterrer leurs proches, un acte empreint de respect et d’amour envers ceux qui ont donné leur vie pour servir leur pays. C’est une occasion douloureuse pour les familles endeuillées, mais c’est aussi un moment où la nation centrafricaine se rassemble pour exprimer sa gratitude envers ces héros qui ont fait le sacrifice ultime pour la sécurité de tous.

 

L’incident tragique à Dimbi est un rappel poignant des dangers auxquels sont exposés les membres des forces armées lorsqu’ils exécutent leur devoir, même dans des circonstances inattendues comme une tempête soudaine. Alors que le pays pleure la perte de ces trois valeureux soldats, il est important de se souvenir de leur dévouement et de leur service désintéressé envers la nation.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Éduquer pour Préserver : Le Projet Chinko à Bangassou

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Éduquer pour Préserver : Le Projet Chinko à Bangassou

 

Centrafrique.org/dans-le-parc-de-chinko-dans-le-mbomou/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Dans-le-parc-de-Chinko-dans-le-Mbomou-450×253.jpg” alt=”Chinko à Bangassou” width=”450″ height=”253″ />
Chinko à Bangassou. CopyrightDR

 

 

Bangui, 04 septembre 2023 (CNC) – Dans la ville de Bangassou, nichée dans la province du Mbomou en République centrafricaine, un vent d’espoir souffle sur l’environnement. Le projet Chinko a entrepris une mission louable : impliquer les élèves dans la protection de notre précieux écosystème. Pour atteindre cet objectif, un nouvel outil a vu le jour, un guide d’éducation à l’environnement novateur, qui a été présenté la semaine dernière aux enseignants et cadres de l’éducation fondamentale à Bangassou.

 

Ce guide d’éducation à l’environnement est bien plus qu’un simple document de 58 pages ; il incarne un engagement profond envers la préservation de la biodiversité et la lutte contre les activités humaines néfastes pour notre planète. Il est subdivisé en trois grandes parties, chacune élaborant des stratégies cruciales pour la protection des espèces animales et végétales locales.

 

Emmanuel Comté, le responsable socio-économique au ministère du Développement durable au nom du projet Chinko, souligne l’importance vitale de cette initiative : “Nous faisons face à la déforestation, aux problèmes du changement climatique, aux différents problèmes liés à la chasse, à la pêche, etc. C’est pourquoi nous sommes obligés de concevoir ce document, surtout pour éduquer les jeunes élèves et leur faire comprendre la richesse de notre environnement et l’importance de le préserver.”

 

Cette démarche ambitieuse a commencé à Bangassou, le chef-lieu du Mbomou, mais le projet a pour ambition de couvrir toutes les sous-préfectures, y compris Rafaï et Bakouma. Les établissements scolaires de Bangassou et de ses environs seront dotés de ce guide d’éducation à l’environnement, un outil qui s’inscrit dans la mission globale du projet Chinko visant à sensibiliser et éduquer la jeune génération sur les enjeux environnementaux.

 

Guy Francis Maletomi, inspecteur d’Académie du Mbomou par intérim, est convaincu que ce document apportera une contribution significative à l’éducation dans la préfecture : “Très bientôt, nous allons reprendre les chemins de l’école. Ce document est arrivé à point nommé. Il sera intégré dans les programmes d’enseignement, notamment dans la discipline appelée IVES (Découvrir, Comprendre et Réagir). Les enseignants auront l’opportunité de créer leurs fiches pédagogiques et de dispenser des cours inspirants.”

 

Cette initiative est d’autant plus cruciale compte tenu des défis auxquels la République centrafricaine est confrontée en matière de conservation de la nature. En 2020, l’ONG sud-africaine African Park a signé un accord révisé de partenariat public-privé avec le gouvernement centrafricain pour la gestion de la réserve naturelle de Chinko sur une période de 25 ans. Malheureusement, des braconniers et des groupes armés sévissent régulièrement dans la région, menaçant la faune et la flore locales.

 

Le guide d’éducation à l’environnement représente un espoir pour la République centrafricaine, une lueur d’espoir qui, à travers l’éducation, vise à sensibiliser les jeunes générations à la valeur inestimable de la nature et à la nécessité de la préserver. À travers l’apprentissage, ils deviendront les gardiens de l’environnement, l’espoir d’un avenir durable pour la magnifique biodiversité de cette région d’Afrique. Grâce au projet Chinko, Bangassou et ses environs se transforment en un laboratoire vivant de l’éducation à l’environnement, où chaque élève est invité à prendre part à cette mission cruciale : protéger notre planète pour les générations futures.

 

Par Félix Ndoumba

 

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Le HCR inaugure son nouveau bureau à Birao pour soutenir les réfugiés soudanais et les communautés hôtes

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Le HCR inaugure son nouveau bureau à Birao pour soutenir les réfugiés soudanais et les communautés hôtes

 

Centrafrique.org/le-nouveau-bureau-du-hcr-a-birao-au-nord-est-de-la-republique-centrafricaine/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Le-nouveau-bureau-du-HCR-a-Birao-au-nord-est-de-la-Republique-centrafricaine-450×338.jpg” alt=”Le nouveau bureau du HCR à Birao, au nord-est de la République centrafricaine” width=”450″ height=”338″ />
Le nouveau bureau du HCR à Birao, au nord-est de la République centrafricaine

 

 

Bangui, 04 septembre 2023 (CNC) – Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a franchi une étape cruciale dans son engagement envers les réfugiés soudanais en inaugurant son nouveau bureau à Birao. Cette initiative vise à renforcer l’assistance aux réfugiés tout en renforçant la coordination avec les partenaires et en soutenant les communautés locales affectées par la crise. Le bureau, situé dans la ville de Birao, sera un pilier essentiel pour la réponse à la situation des réfugiés soudanais à Korsi et servira de point central pour les efforts humanitaires dans la région.

 

La cérémonie d’inauguration a eu lieu samedi 2 septembre 2023, marquant un moment historique dans les efforts visant à apporter une assistance cruciale aux personnes déplacées et à leurs hôtes. Le HCR a exprimé son engagement envers les réfugiés soudanais et les communautés locales, soulignant l’importance de travailler ensemble pour faire face à une situation humanitaire complexe.

 

Les principaux objectifs de ce nouveau bureau du HCR à Birao sont les suivants :

 

  1. Poursuivre la réponse à la situation des réfugiés soudanais à Korsi : La crise des réfugiés soudanais est une préoccupation majeure, et le HCR a l’intention de maintenir et d’élargir son engagement pour répondre aux besoins de ces populations vulnérables. Le bureau de Birao servira de base pour les opérations humanitaires visant à fournir une assistance essentielle, y compris un abri, de la nourriture, de l’eau, des soins de santé et une éducation de base.

 

  1. Renforcer la coordination avec nos partenaires : La réponse aux crises humanitaires nécessite une collaboration étroite avec les partenaires internationaux, les agences gouvernementales et les organisations locales. Le bureau de Birao facilitera la coordination entre ces acteurs, permettant ainsi une utilisation plus efficace des ressources et une meilleure réponse aux besoins des réfugiés.

 

  1. Accompagner les communautés affectées : Les réfugiés soudanais ne sont pas les seuls à être touchés par cette crise. Les communautés hôtes locales font également face à des défis importants en accueillant un grand nombre de personnes déplacées. Le HCR s’engage à travailler en étroite collaboration avec ces communautés pour atténuer les pressions économiques et sociales auxquelles elles sont confrontées.

 

L’inauguration de ce bureau à Birao témoigne de l’engagement continu du HCR envers les réfugiés soudanais et les communautés hôtes. Cette étape importante renforcera la capacité d’intervention du HCR dans la région, garantissant ainsi que les réfugiés reçoivent l’aide dont ils ont désespérément besoin tout en favorisant la solidarité et la coopération avec les populations locales. Le HCR continue de plaider en faveur d’une réponse internationale plus robuste pour mettre fin à la crise au Soudan et pour assurer un avenir meilleur aux réfugiés et aux communautés qui les accueillent.

 

Par Moïse Banafio

 

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CENTRAFRIQUE : LES COUPS D’ÉTAT CONSTITUTIONNELS ET MILITAIRES À LA FRONTIÈRE DE L’HYPOCRISIE JURIDIQUE 

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CENTRAFRIQUE : LES COUPS D’ÉTAT CONSTITUTIONNELS ET MILITAIRES À LA FRONTIÈRE DE L’HYPOCRISIE JURIDIQUE

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-le-pouvoir-judiciaire-perd-sa-boussole-a-la-frontiere-du-droit-de-greve-et-de-la-liberte-de-manifester/doudou/” rel=”attachment wp-att-63368″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article. Photo courtoisie.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

Bangui, 03 septembre 2023 (CNC) – Au lendemain des indépendances, les coups d’état militaires parfois très sanglants étaient la voie par excellence d’accession à la magistrature suprême de l’état en Afrique subsaharienne.

 

La conférence de la Baule en France dans les années 90 a insufflé un vent nouveau de démocratie où le peuple dans la plénitude de sa souveraineté est mis à contribution pour légitimer le pouvoir régalien par voie des urnes.

Ces deux méthodes c’est à dire les coups d’état militaires et constitutionnels cohabitent ou s’alternent au cas par cas selon le climat géopolitique et géostratégique de chaque État.

Il faut noter à titre de rappel qu’un coup d’état constitutionnel est un usage néfaste de la norme constitutionnelle pour satisfaire les désidératas de son commanditaire.

Il apparaît important qu’on s’accorde qu’une constitution n’est jamais immuable…elle a par contre vocation à s’adapter à l’évolution de la société.

Animé par des projets égoïstes et funestes, la perversion des juristes au service du commanditaire tend à travestir la norme suprême à travers les organes constitutionnels existants c’est à dire l’autorité chargée de gestion des élections et la cour constitutionnelle.

Cette hypocrisie et ingratitude chronique ou caractérisée des soi-disant constitutionnalistes conjuguée avec la passivité de la cour constitutionnelle aboutit à l’interprétation téléologique des faits et gestes du pouvoir qui se résume substantiellement à un troisième mandat.

À cela s’ajoutent la faiblesse et le silence des organisations sous régionales comme la CEMAC, la CEEAC, de l’Union Africaine voire de la communauté internationale toute entière.

Au regard de la promulgation de la nouvelle constitution en République centrafricaine dans les conditions opaques, illégales et tumultueuse sans oublier les effets de contagion par récurrence des coups d’état militaires en Afrique, le citoyen lambda s’interroge :

Comment appelle t-on la violation de la constitution du 30 mars 2016 qui offre la possibilité au président de la république de s’éterniser au pouvoir ?

En quoi un coup d’état militaire se distingue t-il d’un coup d’état constitutionnel ?

Même si les voies et moyens utilisés ne sont pas les mêmes, quels sont les objectifs poursuivis ?

Pour apporter des éléments de réponse à cette euphorie démoniaque, des instruments juridiques internationaux propose un début de solution.

En effet, l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 dispose : « quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré et le plus indispensable des devoirs ».

Foncièrement opposé aux coups d’état militaires quand bien même certains sont salutaires, la désobéissance civile et la résistance demeurent l’arme pacifique du démocrate.

N’oublions surtout pas que sur cette terre des mortels, on ne récolte que ce qu’on a semé et que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets…malheur à ceux ou celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat contraire.

Mais attention ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 02 septembre 2023.

 

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L’Héritage des Cinq Verbes de Barthelemy Boganda : Les Recommandations des Étudiants de l’Université de Bangui

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L’Héritage des Cinq Verbes de Barthelemy Boganda : Les Recommandations des Étudiants de l’Université de Bangui

 

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Monsieur Barthélémy Boganda, photo archive.

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 03 septembre 2023 (CNC) – Au cœur de la République Centrafricaine, une réflexion profonde a récemment émergé de l’Université de Bangui. Sous la sage coordination du professeur Bernard Simiti, des étudiants se sont réunis pour explorer une question cruciale : Que reste-t-il des cinq verbes prononcés par Barthelemy Boganda, le président fondateur de la République Centrafricaine ?

 

Les cinq verbes en question – logés, nourris, vêtus, instruits, et soignés – tracent le chemin vers un avenir meilleur pour le peuple centrafricain. Ces verbes, bien plus que des mots, sont les fondations sur lesquelles Boganda avait bâti sa vision d’une nation prospère et unifiée. Ainsi, les étudiants se sont engagés à évaluer la situation actuelle de ces idéaux et à formuler des recommandations pour faire revivre leur essence.

 

Les étudiants ont été divisés en cinq groupes, chacun se penchant sur l’un des verbes de Boganda. L’instruction a été particulièrement scrutée. Les constatations sont claires : le système éducatif de la République Centrafricaine connaît des difficultés. Les étudiants ont identifié plusieurs problèmes majeurs et ont formulé des recommandations innovantes pour les résoudre.

 

Premièrement, ils ont préconisé la création d’un comité de lutte contre la corruption dans le système éducatif. La corruption est un fléau qui entrave la qualité de l’éducation et qui doit être éradiqué pour permettre aux élèves de prospérer. De plus, ils ont souligné l’importance de renforcer les compétences des enseignants, qui sont les architectes de l’avenir des élèves. Une éducation de qualité dépend en grande partie de l’expertise des enseignants.

 

Dans un effort pour promouvoir l’identité culturelle et linguistique de la République Centrafricaine, les étudiants ont proposé l’intégration de la langue sango dans le système éducatif. En enseignant la langue maternelle aux élèves, la nation peut renforcer son unité et sa fierté nationale. En outre, l’enseignement de la mémoire a été mis en avant, afin de préserver l’histoire et la culture de la nation pour les générations futures.

 

Un autre défi majeur réside dans le manque d’infrastructures scolaires et universitaires adéquates. Les étudiants ont plaidé en faveur de l’expansion de ces infrastructures, garantissant ainsi un accès équitable à l’éducation pour tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence.

 

Le professeur Bernard Simiti, qui a modéré ces débats constructifs, a souligné l’importance de ces recommandations. Il a rappelé les paroles de Boganda, qui avaient exhorté à former des individus capables de contribuer au développement efficace du pays. Cependant, il a également souligné que certaines pratiques douteuses, telles que l’emploi de maîtres-parents peu qualifiés, ont persisté dans le système éducatif, entravant ainsi la réalisation de cet objectif.

 

Bien que des progrès aient été accomplis depuis l’époque de Boganda, il est indéniable que de nombreux défis subsistent. Cependant, l’initiative de ces étudiants est un pas courageux vers la concrétisation des cinq verbes de Boganda. Elle vise à encourager la jeunesse centrafricaine à réfléchir sur ces idéaux et à les inciter à devenir des acteurs du changement pour leur nation bien-aimée.

 

L’héritage de Barthelemy Boganda est profondément ancré dans l’âme de la République Centrafricaine, et les étudiants de l’Université de Bangui ont montré que cet héritage est plus que de simples mots. C’est un appel à l’action, une promesse de progrès et un engagement envers un avenir meilleur. Les cinq verbes de Boganda continuent d’illuminer le chemin vers une République Centrafricaine prospère, éduquée, et épanouie.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Lutte pour l’Éducation : Béloko et Cantonnier Demandent un Collège

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Lutte pour l’Éducation : Béloko et Cantonnier Demandent un Collège

 

Centrafrique.org/dans-la-ville-de-cantonnier-dans-la-nana-mambere/” data-wpel-link=”internal”>Circulation à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun
Circulation à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 03 septembre 2023 (CNC) – À 600 kilomètres de la capitale Bangui, au cœur de la République centrafricaine, se trouve une région oubliée, mais non moins importante : Béloko et Cantonnier. Ces localités frontalières avec le Cameroun partagent une réalité déconcertante, une réalité qui porte atteinte à l’avenir de toute une génération : l’absence d’un établissement de cycle secondaire.

 

Pour les habitants de Béloko et Cantonnier, le rêve d’accéder à un enseignement de qualité au-delà du primaire est un désir légitime. Mais malheureusement, ce désir se heurte à un mur, celui de l’absence d’un collège d’enseignement général. Cette situation constitue un danger imminent pour l’avenir de la région et des jeunes qui y résident.

 

La déperdition scolaire dans la région est principalement attribuée à l’absence de collège. De nombreux élèves voient leurs rêves d’éducation brisés, car certains parents n’ont tout simplement pas les moyens d’envoyer leurs enfants étudier à Baboua ou à Bouar, les villes les plus proches dotées d’infrastructures scolaires adéquates. Cette situation pousse certains à des choix regrettables, comme l’abandon des études pour se tourner vers des activités économiques précaires, telles que le taxi-moto.

 

Un habitant de la région témoigne avec amertume : « Pour envoyer nos enfants à Baboua ou à Bouar, toutes les filles, quand elles reviennent, elles reviennent avec une grossesse, et les garçons, ils deviennent taxi-moto ». Ce témoignage révèle l’ampleur du problème et les conséquences dramatiques de cette situation.

 

Un jeune de la localité explique son propre cheminement : « J’ai fréquenté le lycée de Baboua, puis après, en classe de cinquième, j’ai abandonné l’école pour devenir taxi-moto. Parce qu’à Baboua, j’ai dû louer une maison et travailler pour subvenir à mes besoins alimentaires ». L’absence de collège à Béloko et Cantonnier force ces jeunes à prendre des décisions difficiles qui peuvent affecter leur avenir à long terme.

 

Les habitants de Béloko et Cantonnier ne restent pas silencieux face à cette situation. Ils adressent un appel solennel au gouvernement centrafricain, réclamant la construction urgente d’un collège pour couvrir l’année scolaire 2023-2024. Cette demande ne repose pas seulement sur un désir d’éducation, mais sur la nécessité de briser le cycle de la déperdition scolaire et de l’insuffisance d’opportunités pour la jeunesse locale.

 

En outre, cette absence d’enseignement secondaire a des conséquences sociales alarmantes, notamment la montée du mariage forcé et des grossesses précoces chez les jeunes filles, qui sont privées de l’opportunité de poursuivre leur éducation. Cette situation met en danger l’avenir de ces jeunes, les condamnant à une vie de précarité et de privations.

 

Le chef du Cantonnier, Raphaël Souka, exprime sa préoccupation et plaide auprès de l’État pour une solution rapide à ce problème. « Nous sommes à la frontière, mais nous n’avons ni lycée ni collège, et c’est inadmissible. Nous demandons la construction d’urgence d’un collège ou d’un lycée, car inscrire nos enfants dans des établissements privés coûte cher », déclare-t-il.

 

La situation est d’autant plus préoccupante lorsque l’on compare Béloko et Cantonnier à la ville voisine du Cameroun, Garoua-Boulaï, qui dispose à elle seule de cinq lycées. Cette disparité met en lumière l’injustice criante en matière d’accès à l’éducation entre ces régions frontalières.

 

La population de Béloko et Cantonnier ne demande pas un miracle, mais simplement une chance égale pour ses jeunes générations. La construction d’un collège d’enseignement général dans cette région défavorisée serait un pas significatif vers un avenir meilleur, où l’éducation devient un catalyseur de développement, d’égalité et d’espoir. Les habitants lancent donc un appel pressant au gouvernement centrafricain pour que cette lueur d’espoir devienne enfin une réalité. Car l’avenir de la République centrafricaine dépend de l’éducation de sa jeunesse, où qu’elle réside.

 

Par Gervais         Lenga

 

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Tragédie sur la rivière Oubangui: Un Homme Porté Disparu, Deux Vies Sauvées

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Tragédie sur la rivière Oubangui: Un Homme Porté Disparu, Deux Vies Sauvées

 

Centrafrique.org/bria-un-corps-sans-vie-retrouve-par-les-pecheurs-sur-la-riviere-koto/un-homme-dans-sa-pirogue-sur-la-riviere-koto-tres-bonne-dimension-pour-exterieur-et-interieur-de-larticle-avec-moise-banafio-le-12-octobre-2019-cnc/” rel=”attachment wp-att-32818″ data-wpel-link=”internal”>Le pêcheur qui a retrouvé le corps de Monsieur Kamisse sur la rivière Koto le 12 octobre 2019. Crédit photo Moise Banafio / CNC.

 

 

Bangui, 02 septembre 2023 (CNC) – Dans les eaux tumultueuses du majestueuse rivière Oubangui, une histoire poignante s’est déroulée. Un homme de 53 ans, porté disparu, et deux piroguiers, ont vu leur voyage paisible de Moungoumba à Libéngué se transformer en un cauchemar aquatique. Les détails de cet incident tragique demeurent encore enveloppés de mystère, mais les témoignages recueillis apportent un éclairage partiel sur cette journée dramatique.

 

Un habitant de Moungoumba, désirant préserver son anonymat, a pris le temps de partager les faits bouleversants qui se sont produits hier vendredi dans la matinée. Aux alentours de 9h30, trois âmes intrépides se sont aventurées à bord d’une pirogue en partance de Moungoumba, aspirant à rejoindre Libéngué, une sous-préfecture de la République démocratique du Congo. La rivière Oubangui, immense et puissant, semblait paisible, mais il cachait en son sein un péril inattendu.

 

Au milieu de leur périple, l’impensable s’est produit. La pirogue a subitement chaviré, entraînant ses trois passagers dans les profondeurs tourbillonnantes de la rivière Oubangui. Les raisons de cette tragédie demeurent un mystère, énigmatique comme les eaux de la rivière Oubangui qui les ont engloutis.

 

Heureusement, des anges gardiens ont veillé sur ces naufragés du destin. Les éléments du bataillon Amphibie, dotés de leurs courageux Zodiaque, ont plongé dans l’eau tumultueuse pour secourir les victimes de cette catastrophe. Grâce à leur dévouement et à leur bravoure, ils ont réussi à repêcher deux des trois personnes en détresse.

 

Cependant, l’ombre de la tragédie plane toujours, car le troisième passager, Bossongoma Dieudonné, de nationalité centrafricaine, reste porté disparu. Il avait quitté la métropole de Kinshasa pour rendre visite à ses proches dans cette région de la République centrafricaine. Son destin reste inconnu, et l’espoir demeure, ténu mais tenace, que la main du destin le ramène un jour sain et sauf.

 

Les deux survivants, les parents de Bossongoma Dieudonné, ont eu la chance de regagner la rive, sains et saufs. Actuellement, ils sont pris en charge par les autorités locales et se trouvent au sein de la gendarmerie, où leur récit pourrait apporter de précieuses réponses aux questions qui subsistent quant à la tragédie qui a frappé leur famille.

 

Ce drame poignant, survenu au cœur de la rivière Oubangui, rappelle la fragilité de la vie humaine face à la puissance implacable de la nature. Il met également en lumière la bravoure des secouristes qui, au péril de leur propre vie, se précipitent pour sauver leurs concitoyens en détresse.

 

À travers cette histoire émouvante, la République centrafricaine nous rappelle que même dans les moments les plus sombres, la solidarité et la détermination peuvent éclairer la voie vers l’espoir. Nous prions pour que Bossongoma Dieudonné soit retrouvé sain et sauf et que cette tragédie serve de rappel poignant de la fragilité de la vie et de la force de la résilience humaine.

 

Par la rédaction du CNC

 

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La MINUSCA dément formellement l’arrestation de l’un de ses soldats pour trafic d’armes

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La Minusca dément formellement l’arrestation de l’un de ses soldats pour trafic d’armes

 

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CopyrightMinusca

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 02 septembre 2023 (CNC) – Réseaux sociaux et désinformation, deux termes qui semblent aujourd’hui indissociables. La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) en a récemment fait les frais, en étant victime de la diffusion d’une fausse information concernant l’arrestation supposée d’un de ses soldats de la paix pour trafic d’armes. Cette affaire souligne une fois de plus l’importance cruciale de la vérification des informations avant de les partager et met en lumière les défis auxquels sont confrontées les organisations internationales dans un monde de plus en plus connecté.

 

Le démenti de la MINUSCA

 

La MINUSCA a rapidement réagi à cette fausse information en publiant un démenti officiel. Dans ce communiqué, la Mission a catégoriquement nié que l’un de ses soldats de la paix ait été arrêté pour trafic d’armes. La MINUSCA a insisté sur le fait que l’individu en question ne faisait pas partie de son personnel, contrairement à ce qui avait été affirmé dans les réseaux sociaux. Cette mise au point a permis de clarifier la situation et de mettre un terme aux rumeurs.

 

La manipulation de l’opinion publique

 

Outre la fausse information concernant l’arrestation, la MINUSCA a également dénoncé la diffusion d’une photo de la carte d’identification d’un autre membre de son personnel. Cette tentative délibérée de manipulation de l’opinion publique souligne les dangers de la désinformation et de la diffusion de fausses informations. Ces actions peuvent avoir des conséquences graves, non seulement en ternissant la réputation des organisations, mais aussi en créant de la confusion et de la méfiance parmi le public.

 

La lutte contre la désinformation

 

La MINUSCA a clairement affirmé son engagement à lutter contre toute forme de désinformation. Elle a souligné l’importance de la coordination avec les partenaires nationaux pour contrer efficacement la diffusion de fausses informations. Cette détermination à combattre la désinformation s’inscrit dans le cadre de la mission de la MINUSCA, qui vise à soutenir la population et la République Centrafricaine dans leur quête de stabilité et de paix.

 

Rappelons que l’affaire de la prétendue arrestation d’un soldat de la paix de la MINUSCA pour trafic d’armes met en lumière les défis auxquels sont confrontées les organisations internationales dans un monde où la désinformation peut se propager rapidement grâce aux réseaux sociaux. Il est essentiel que le public fasse preuve de vigilance et de discernement dans la consommation d’informations et qu’il vérifie la crédibilité des sources avant de les partager. La MINUSCA, de son côté, reste déterminée à remplir sa mission de soutien à la République Centrafricaine tout en luttant contre la désinformation qui peut compromettre son action. La confiance du public dans les institutions internationales dépend en grande partie de la véracité de l’information qui circule, et il est de la responsabilité de chacun de contribuer à la diffusion d’informations précises et fiables.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Marche pacifique en faveur de la paix à Mboki : Un élan de réconciliation au cœur de l’adversité

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Marche pacifique en faveur de la paix à Mboki : Un élan de réconciliation au cœur de l’adversité

 

Centrafrique.org/marche-pacifique-pour-la-paix-a-mboki-le-01-septembre-2023/” data-wpel-link=”internal”>marche pacifique pour la paix à Mboki le 01 septembre 2023
marche pacifique pour la paix à Mboki . CopyrightCNC

 

 

Bangui, 02 septembre 2023 (CNC) – Dans un monde où les conflits et les tensions semblent être monnaie courante, il est réconfortant de voir des communautés se rassembler pour promouvoir la paix et la réconciliation. C’est précisément ce qui s’est passé récemment à Mboki, une ville située dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine.

 

L’initiative de cette marche pour la paix a été prise par le comité de paix de Mboki, une organisation dédiée à la résolution des conflits et à la promotion de l’harmonie au sein de la communauté. Hier Vendredi, les habitants de Mboki se sont levés avec un objectif clair en tête : démontrer leur engagement envers la paix et la réconciliation nationale.

 

La marche a débuté à 10 heures du matin, sous un soleil généreux qui semblait sourire à l’initiative pacifique. Des hommes, des femmes, des jeunes et des aînés se sont rassemblés pour marcher ensemble, portant dans leur cœur l’espoir d’un avenir meilleur pour leur région et leur pays. Les chants de paix et les appels à la réconciliation ont résonné dans les rues de Mboki alors que les manifestants avançaient, déterminés à faire entendre leur voix.

Marche pour la paix à Mboki
Marche pour la paix à Mboki

 

Cet élan de solidarité et d’espoir survient au lendemain d’une tragédie déchirante. À seulement 95 kilomètres de Zémio, sur la route de Mboki, une violente attaque a eu lieu. Les miliciens Azandé anikpigbé ont pris pour cible une délégation du comité de paix de Zémio, transformant une mission de médiation en une embuscade mortelle. Le Président de la jeunesse musulmane locale de Zémio, Monsieur Adam Anour, a perdu la vie dans cet acte de violence insensé, et d’autres membres de la délégation ont été grièvement blessés. La tragédie s’est produite au niveau de la rivière Kerée, là où le destin a tragiquement croisé celui des miliciens Azandé anikpigbé.

 

Malgré cette sombre réalité, Mboki a choisi de répondre à la violence par la paix, à l’hostilité par la réconciliation.

 

Alors que le soleil se couchait sur Mboki ce vendredi-là, la marche pour la paix touchait à sa fin, mais l’esprit de réconciliation qu’elle avait engendré continuait de briller. Cet événement est un exemple inspirant de la capacité de l’humanité à surmonter les épreuves et à travailler ensemble pour un avenir meilleur. Puissions-nous tous prendre exemple sur Mboki et œuvrer pour un monde où la paix prévaudra toujours.

 

Mborifouefelle Élie

 

 

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La violence menace la continuité des soins de santé en RCA  : un cri d’alarme de MSF

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La violence menace la continuité des soins de santé en RCA  : un cri d’alarme de MSF

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Image de distribution des kits par le MSF à Batangafo. Image MSF.

 

 

 

 

Bangui, 02 septembre 2023 (CNC) – Dans le nord de la République centrafricaine (RCA), la ville de Batangafo est le théâtre d’une recrudescence alarmante d’attaques brutales contre le personnel médical, les patients et les travailleurs humanitaires. Médecins Sans Frontières (MSF) sonne l’alarme alors que la sécurité de ses équipes et la prestation de soins de santé dans la région sont mises en péril. Deux incidents graves en moins d’une semaine laissent craindre le pire, obligeant MSF à suspendre certaines de ses activités dans la région.

 

Depuis le début de l’année 2023, MSF a enregistré pas moins de 16 incidents à Batangafo et ses environs. Les assauts sont principalement des vols avec violence, perpétrés par des groupes armés locaux ciblant les motocyclistes transportant des patients, les agents de santé communautaires apportant des soins dans les zones rurales, et même les convois de véhicules transportant du personnel humanitaire clairement identifiés. Deux de ces attaques ont également dégénéré en violences sexuelles, causant une douleur supplémentaire à une employée de MSF et à des accompagnants de patients innocents.

 

Gisa Kohler, responsable des opérations de MSF pour la RCA, exprime son indignation : “Nous sommes scandalisés par ces violences à l’encontre de patients, de soignants, de notre personnel et des motocyclistes, clairement identifiés comme appartenant à une organisation humanitaire. Nos équipes sont régulièrement confrontées à la menace des armes, et les réponses évasives des groupes armés locaux, qui cherchent toujours à se décharger de toute responsabilité en attribuant ces actions à des éléments incontrôlés, sont inacceptables.”

 

Ces attaques ne sont pas le fait d’un acteur isolé. La RCA, bien que souvent absente des gros titres internationaux, continue de faire face à une violence contre les civils qui persiste. Les attaques répétées contre MSF et ses patients remettent en question la poursuite des activités médicales essentielles dans la périphérie de Batangafo. Une éventuelle fermeture de ces services priverait gravement les habitants de la région d’un accès vital aux soins de santé.

 

En réponse à ces incidents, MSF a pris la décision difficile de suspendre tous les déplacements de supervision dans la périphérie de Batangafo et a interrompu la référence des patients sur l’axe de Ouogo, où l’une des attaques récentes a eu lieu. Gisa Kohler souligne l’engagement de MSF à rester dans cette région négligée pour sauver des vies, mais elle insiste sur le fait que la sécurité du personnel et des patients est primordiale.

 

“Nous appelons tous les acteurs armés à respecter et à protéger le personnel de santé, les travailleurs humanitaires, les patients et leurs accompagnants. Notre priorité absolue est de continuer à offrir des soins médicaux vitaux à ceux qui en ont désespérément besoin, mais nous ne pouvons pas le faire à n’importe quel prix, en mettant en danger nos équipes et ceux que nous soignons.”

 

L’année dernière, MSF a été contrainte de fermer son projet à Kabo, également dans le nord de la RCA, après 16 années de présence, suite à une attaque contre un convoi en janvier 2022. L’insécurité des déplacements de ses équipes dans cette région instable du pays avait rendu impossible la poursuite de ses activités.

 

Depuis 2006, MSF est présente à Batangafo, où elle gère un hôpital, soutient un réseau d’agents de santé communautaires formés pour traiter le paludisme et les cas de diarrhée modérée, et apporte son soutien à deux centres de santé dans la périphérie de la ville grâce à des visites régulières. Entre janvier et juillet 2023, MSF a réalisé près de 115 000 consultations médicales et a référé plus de 2 000 patients en provenance des zones rurales nécessitant des soins spécialisés à l’hôpital de la ville.

 

MSF reste déterminée à faire tout son possible pour maintenir ces précieux services de santé, mais l’insécurité croissante dans la région exige une action immédiate de la part de tous les acteurs concernés afin de protéger la vie de ceux qui sont les plus vulnérables en RCA.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Centrafrique: Nouvelle Attaque Meurtrière de la Milice Azandé anikpigbé proche de Zémio

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Nouvelle Attaque Meurtrière de la Milice Azandé anikpigbé proche de Zémio

 

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Une dizaine des rebelles de l’UPC à Mboki, située à 60 kilomètres de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

 

Bangui, 01 septembre 2023 (CNC) – Le Haut-Mbomou, une préfecture autrefois tranquille, se trouve depuis quelques temps au bord d’un abîme sécuritaire et humanitaire. La paix et la sérénité ont été cruellement rompues par l’attaque sauvage perpétrée par la milice Azandé anikpigbé, à proximité de la cité de Zémio. Dans cette tragédie, plusieurs personnes ont été fauchées, dont celle de Monsieur Adam Anour, le Président de la jeunesse musulmane de Zémio, laissant derrière eux un paysage de deuil et de désolation.

 

C’est dans les premières lueurs du jeudi 31 août que cette scène d’horreur a pris place. Les échos de la récente crise ayant ébranlé la ville de Mboki en début de semaine suite à une brutale attaque des miliciens Azandé anikpigbé contre les positions rebelles de l’UPC, avaient à peine commencé à s’estomper. Dans le but de calmer les flammes de l’hostilité, le comité de paix de la région avait dépêché une délégation à Mboki pour dialoguer avec les parties en conflit. Cependant, cette initiative de médiation s’est transformée en une funeste embuscade à mesure que la délégation quittait Zémio pour Mboki, le 31 août 2023. À 95 kilomètres de Zémio, au niveau de la rivière Kerée, le destin a tragiquement croisé celui des miliciens AZANDE ANI KPI GBE. Le résultat fut déchirant : la mort du Président de la jeunesse musulmane de Zémio et de plusieurs autres âmes innocentes, tandis qu’une survivante blessée a été hâtivement conduite à l’hôpital secondaire de Zémio pour y recevoir les soins nécessaires.

 

Le paysage conflictuel continue de se déchirer alors qu’une unité de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) a quitté Mboki avec une mission claire : engager une contre-offensive contre les miliciens Azandé anikpigbé à proximité de Zémio. Les jours à venir promettent d’assombrir davantage la préfecture du Haut-Mbomou, prise dans un étau d’affrontements incessants entre ces deux groupes armés. L’incertitude règne alors que le voile du futur se lève à peine sur les événements qui se joueront dans cette région tourmentée.

 

En parallèle, les cieux se sont assombris sur un autre front, à 90 kilomètres de Zémio, sur l’axe menant à Mboki. Les murmures d’un nouvel affrontement ont commencé à se répandre, laissant entrevoir une continuation de cette vague de violence qui semble désormais inarrêtable.

 

Face à cette spirale de tragédie et de tension, la préfecture du Haut-Mbomou se retrouve prise dans un étau sinistre. Les vies fauchées et les familles en deuil témoignent de l’ampleur du prix que paie la région pour la confrontation entre ces factions rivales. Alors que le sang continue de couler et que l’avenir se voile d’incertitude, il est urgent que des actions décisives soient entreprises pour stopper cette danse macabre de la violence. La quête de la paix et de la stabilité doit transcender les intérêts individuels, car c’est seulement ainsi que la lueur d’espoir pourra briller à nouveau sur le Haut-Mbomou, dissipant les nuages sombres qui se sont accumulés au-dessus de Zémio et Mboki.

 

Par Mborifouefelle Élie

 

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Centrafrique : L’Obscur Enlèvement et Meurtre d’Aladji Issa Manou par le clan Sani Yalo Révélé

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Centrafrique : L’Obscur Enlèvement et Meurtre d’Aladji Issa Manou par le clan Sani Yalo Révélé

 

Centrafrique.org/lhomme-daffaire-issa-manou-et-faustin-archange-touadera/” data-wpel-link=”internal”>L'homme d'affaire Issa Manou et Faustin Archange Touadera
L’homme d’affaire Issa Manou et Faustin Archange Touadera

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 01 septembre 2023 (CNC) – Une enquête approfondie menée par Mondafrique soulève des questions troublantes autour de la disparition et de la présumée exécution d’Aladji Issa Manou, un prospère homme d’affaires centrafricain, dans un scénario où des motivations financières bassement égoïstes semblent s’entremêler avec des liens obscurs impliquant des proches du président Touadéra.

 

Dans un article percutant publié par “Le Monde Afrique”, un sombre tableau émerge autour de la mystérieuse disparition d’Aladji Issa Manou, un éminent commerçant de la République centrafricaine. Cette enquête menée par Mondafrique jette une lumière crue sur ce qui pourrait être un enlèvement suivi d’un assassinat, orchestré avec l’aide de cercles étroitement associés au président Touadéra. Les allégations suggèrent que des motivations financières ont pu jouer un rôle crucial dans cet incident choquant.

 

Le 20 janvier 2021, une scène énigmatique se déroule au siège du parti présidentiel, Mouvement Cœurs Unis, à Bangui. Aladji Issa Manou, membre de longue date de ce parti, attend fébrilement pour rencontrer le président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, également Secrétaire exécutif du MCU. La raison de cette rencontre est urgente : Issa Manou cherche à plaider pour le sort de ses collaborateurs, arrêtés à l’aéroport de Bangui avec une quantité substantielle d’or et une somme d’argent considérable, destinée à des achats commerciaux cruciaux.

 

La situation complexe prend un tournant dramatique lorsque des éléments de la garde présidentielle font irruption et arrêtent brusquement Issa Manou, l’accusant d’avoir une balle en sa possession. Ce prétexte s’avère fallacieux, mais il suffit à sceller son destin. Bien que Sarandji soit initialement enclin à intervenir, il se résigne finalement et laisse Issa Manou être emmené à l’Office Central de Répression contre le Banditisme (OCRB), où il semble disparaître complètement.

 

Au cœur de cette sombre intrigue se trouve une toile complexe d’interconnexions. Mahamat Mouctar Danladji, alias “Moktar Bel Moktar”, un individu aux liens douteux avec Sani Yalo, un parrain mafieux étroitement lié au régime, apparaît sur les lieux le même jour. Sani Yalo, lié au trafic routier entre Bangui et Douala, est un personnage clé dans cette affaire labyrinthique. Les liens entre Sani Yalo et Moktar Bel Moktar révèlent des liens familiaux surprenants, soulignant la complexité de leurs connexions.

 

Le scénario semble prendre un tournant sinistre lorsque des informations suggèrent que la disparition d’Issa Manou pourrait être liée à une tentative de monopole du commerce de bétail, une entreprise lucrative dans la région. La liquidation d’Issa Manou aurait potentiellement ouvert la voie à la saisie d’une somme substantielle d’argent, partagée entre des parties complices, dont des membres de la police et des douanes.

 

Tristement, cette histoire ne se termine pas seulement par la disparition d’un homme d’affaires. Issa Manou est retrouvé, froidement abattu et jeté dans une ruelle sombre du quartier Landja-Mboko. Cette tragédie laisse derrière elle une famille en deuil et des questions sans réponse. Malgré les efforts de sa famille pour obtenir justice, les menaces et l’impunité semblent être les réponses du régime à leurs recherches de vérité.

 

Le sombre récit qui se dévoile nous plonge dans les rouages complexes de la politique et des intérêts financiers qui règnent en maîtres en République centrafricaine. Les allégations de complicité au plus haut niveau du gouvernement soulèvent des questions troublantes sur la justice et la transparence dans le pays. L’histoire d’Aladji Issa Manou reste un rappel poignant des enjeux qui se cachent derrière les coulisses du pouvoir, où l’appât du gain peut parfois éclipser la quête de vérité et de justice.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Événement tragique à Dimbi : Trois soldats tués par une foudre surréaliste

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Événement tragique à Dimbi : Trois soldats tués par une foudre surréaliste

 

Centrafrique.org/des-combats-entre-faca-et-lupc-signales-dans-la-ouaka/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-tres-bon-dans-une-rue-de-bangassou/” rel=”attachment wp-att-34116″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou-450×253.jpg” alt=”route dégradée mbaïki boda dans la lobaye” width=”450″ height=”253″ />
Des soldats FACA . Crédit photo CNC.

 

 

Bangui, 31 août 2023 (CNC) – La tranquillité de la ville de Dimbi, nichée dans la sous-préfecture de Kembé au cœur de la région de Basse-Kotto, a été violemment perturbée ce jeudi 31 de l’année 2023. Dans une scène presque inimaginable, trois vaillants soldats de l’armée nationale ont perdu la vie de manière tragique et mystérieuse. Une foudre impitoyable les a foudroyés, laissant derrière elle des questions sans réponses et une communauté en deuil.

 

Un après-midi surréaliste L :

 

Le décor paisible de Dimbi a été transformé en une toile de tragédie lorsque trois soldats FACA (Forces Armées Centrafricaines) ont été frappés par la foudre en plein après-midi. Le ciel autrefois serein s’est soudainement obscurci, laissant place à une pluie torrentielle et à des éclairs déchirant l’horizon. Les témoins, encore sous le choc de cet événement inexplicable, rapportent que les soldats ont été frappés alors qu’ils vaquaient à leurs occupations quotidiennes.

 

Un mystère persistant :

 

À l’heure actuelle, les circonstances exactes entourant cette tragédie demeurent floues. Les témoins oculaires, bien qu’encore secoués par le drame, ont affirmé que la foudre a jailli du ciel en même temps que la pluie battante. La synchronicité troublante de ces événements laisse planer une aura de mystère sur ce qui aurait pu provoquer cette série d’événements tragiques.

 

La nature impitoyable :

 

La nature, parfois majestueuse et paisible, peut également se révéler impitoyable et dévastatrice. L’incident à Dimbi rappelle de manière poignante que l’homme, malgré toute sa technologie et sa connaissance, reste vulnérable face aux forces de la nature. La foudre, un phénomène naturel d’une puissance incommensurable, peut frapper sans avertissement, laissant derrière elle la désolation et la tristesse.

 

Une communauté en deuil :

 

La perte de ces trois soldats courageux a plongé la communauté de Dimbi dans un profond deuil. Leurs familles, leurs amis et leurs camarades d’armes pleurent la disparition brutale de ces hommes qui ont servi leur pays avec dévouement. Leur absence laissera un vide difficile à combler, rappelant à tous la fragilité de la vie humaine.

 

L’événement tragique qui s’est déroulé à Dimbi restera gravé dans les mémoires comme une illustration saisissante de la fragilité de la vie humaine face aux caprices impénétrables de la nature. Alors que la communauté pleure la perte de ces trois soldats, elle se souvient également de leur courage et de leur engagement envers leur patrie. En fin de compte, l’histoire de Dimbi rappelle que, malgré toute notre maîtrise du monde qui nous entoure, il existe encore des mystères insaisissables qui nous rappellent humblement notre place dans l’univers.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Faustin Archange Touadéra : L’Échec de la Démocratie et l’Émergence Illusoire

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Faustin Archange Touadéra : L’Échec de la Démocratie et l’Émergence Illusoire

 

Centrafrique.org/de-lindependance-a-lillusion-la-deception-du-discours-de-faustin-archange-touadera/touadera-aout/” rel=”attachment wp-att-67889″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/touadera-aout-450×300.jpg” alt=”Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera lors de son allocution à la nation à l’occasion du soixante troisième anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine le 12 août 2023″ width=”450″ height=”300″ />
Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 01 septembre 2023 (CNC) – Le discours du président Faustin Archange Touadéra à l’Assemblée nationale, marquant le début de la Septième République, soulève des préoccupations profondes quant à sa politique et à la direction que prend la République centrafricaine. L’éloge de la nouvelle constitution, promulguée le 30 août 2023 à la suite d’un référendum très controversé et illégal le 30 juillet dernier et validée par la Cour constitutionnelle le 21 août, est entaché par une série de choix politiques discutables et une rhétorique qui laisse beaucoup à désirer.

 

La proclamation que la nouvelle constitution “s’impose à tous” est une déclaration inquiétante du président Touadéra, montrant sa volonté de faire taire l’opposition et de restreindre les voix discordantes. Cette approche autoritaire ne fait que ternir la crédibilité de la démocratie, réduisant au silence les perspectives diverses nécessaires pour un système politique équilibré et représentatif.

 

Le président Touadéra peint un portrait flatteur de la Septième République en la qualifiant de “révolutionnaire”. Pourtant, ses paroles ultérieures trahissent une réalité bien différente. En diabolisant les opposants politiques comme des profiteurs qui exploitent la population, il démontre un mépris flagrant pour les principes fondamentaux de la démocratie, où le débat ouvert et la contestation constructive sont essentiels à la croissance nationale.

 

La déclaration du président concernant une “justice réellement juste” et une éradication de la corruption est loin d’être convaincante, en particulier à la lumière des problèmes persistants sous son propre règne. Les rapports d’abus des droits de l’homme et d’opacité dans la gestion financière du gouvernement érodent sa crédibilité à mettre en œuvre ces idéaux. Un écart significatif existe entre ses paroles et la réalité quotidienne des citoyens qui continuent de faire face aux mêmes problèmes systémiques.

 

Ses promesses de promotion de l’égalité des genres et de l’engagement des jeunes, bien que louables en apparence, manquent de mesures concrètes pour les mettre en œuvre. Les discours creux ne suffisent pas à créer un changement significatif. Les politiques et les initiatives réelles qui favorisent l’inclusion et l’émancipation des groupes marginalisés font défaut.

 

La précipitation avec laquelle la nouvelle constitution a été imposée, en mettant fin à la constitution de 2016, suscite des inquiétudes quant à la légitimité démocratique de ces actions. Les accusations d’un “coup d’État constitutionnel” émanant de l’opposition démocratique au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) soulignent les lacunes et l’absence de délibération approfondie dans ce processus.

 

Rappelons que les paroles et les actions du président Faustin Archange Touadéra soulèvent des préoccupations significatives quant à l’état de la démocratie en République centrafricaine. Son mépris apparent pour l’opposition et la manière expéditive dont la nouvelle constitution a été instaurée ébranlent les fondements mêmes d’un système démocratique. Plutôt que de renforcer la démocratie et l’émergence, il semble que la politique de Touadéra favorise un pouvoir concentré et une émergence illusoire.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : intense colère des jeunes de Kassaï contre les mercenaires de Wagner

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Centrafrique : intense colère des jeunes de Kassaï contre les mercenaires de Wagner

 

Centrafrique.org/coeur-du-systeme-wagner-de-douala-a-bangui/un-mercenaires-russe-dans-un-camion-militaire-en-rca/” rel=”attachment wp-att-58725″ data-wpel-link=”internal”>Des mercenaires russes de la société Wagner vues dans un véhicule militaire en République centrafricaine - Janvier 2021  
Des Mercenaires russes de la société Wagner vues dans un véhicule militaire en République centrafricaine – 

 

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 31 août 2023 (CNC) – La colère gronde parmi les jeunes du Kassaï suite à un incident tragique survenu ce jeudi matin. Les manifestations éclatent devant la base du camp Kassaï, dans le septième arrondissement de Bangui, où une unité de mercenaires appartenant au groupe Wagner est stationnée. Cet événement choquant a été déclenché par un accident de la route impliquant un véhicule transportant des hommes de Wagner et une moto sur laquelle se trouvait trois jeunes, entraînant des blessures graves et un décès. Les tensions sont à leur comble dans le secteur, avec une présence renforcée des forces de l’ordre pour maintenir la situation sous contrôle.

 

Les Faits

 

L’accident s’est produit à proximité immédiate du camp Kassaï, au moment où une colonne de mercenaires de Wagner quittait la base. L’incident a été provoqué par un excès de vitesse d’un véhicule BJ 80 transportant des membres de ce groupe paramilitaire. Le véhicule a heurté violemment une moto transportant trois jeunes, ne laissant derrière lui que tragédie et chaos. Le bilan humain de cet accident est lourd : un jeune a perdu la vie sur place et deux autres ont été grièvement blessés. Ce drame a provoqué une onde de choc à travers la communauté locale et suscite des réactions indignées parmi les jeunes.

 

La Réaction de la Communauté

 

Face à cette tragédie, les jeunes du Kassaï ont réagi avec une colère légitime et un sentiment de profonde injustice. La manifestation en cours devant la base du camp Kassaï est un cri de ralliement pour exiger justice et responsabilité pour l’accident. Les jeunes accusent les mercenaires de Wagner de négligence et de non-respect des règles de conduite, ayant entraîné la perte d’une vie innocente et les blessures graves de deux autres. Cette manifestation pacifique témoigne de la détermination des jeunes à faire entendre leur voix et à obtenir des réponses tangibles.

 

Les Enjeux de Sécurité

 

L’incident a mis en évidence la présence et l’influence croissantes des mercenaires de Wagner dans le pays. Le groupe Wagner, une société militaire privée réputée pour ses opérations dans différentes régions du monde, est depuis au centre des préoccupations des habitants du Kassaï. Les questions de sécurité et de responsabilité se posent de manière pressante. La présence renforcée des forces de l’ordre dans la région reflète les inquiétudes quant à d’éventuels troubles supplémentaires et à l’escalade des tensions.

 

Appel à la Justice et à la Transparence

 

Les manifestants appellent à une enquête transparente et approfondie sur l’accident, afin d’établir la vérité et de déterminer les responsabilités. Ils exigent que les coupables soient tenus responsables de leurs actions, quelle que soit leur affiliation. Les jeunes du Kassaï demandent également que les autorités locales et internationales prennent des mesures pour réguler et surveiller les activités des groupes de mercenaires opérant dans le pays, notamment dans leur quartier, afin d’éviter de futurs drames similaires.

 

L’accident tragique impliquant des mercenaires de Wagner et des jeunes du Kassaï a déclenché une vague d’indignation et de colère au sein de la communauté locale. Les manifestations en cours devant la base du camp Kassaï illustrent la détermination des jeunes à obtenir justice et responsabilité pour cette perte de vie tragique et les blessures infligées. Cet incident met en évidence les enjeux de sécurité liés à la présence des mercenaires de Wagner dans la région et soulève des questions fondamentales quant à la régulation de leurs activités. Les yeux sont désormais tournés vers les autorités pour garantir une enquête transparente et équitable, et pour prendre des mesures visant à éviter de futures tragédies similaires. Mais les autorités centrafricaines, dominées par ces pires criminels, ne peuvent rien dire comme dans leur habitude.

 

Par Anselme Mbata

 

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Centrafrique : Vladimir Poutine, président russe, place son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera sous stricte surveillance

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Vladimir Poutine, président russe,  place son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera sous stricte surveillance

 

Centrafrique.org/poutine-wagner-et-touadera-un-trio-de-criminels-de-guerre/le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera-et-son-homologue-russe-poutine-lors-dune-audience-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-66486″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-Faustin-Archange-Touadera-et-son-homologue-russe-Poutine-lors-dune-audience-a-Moscou-450×299.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou” width=”450″ height=”299″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou

 

 

Dans un mouvement qui a des résonances historiques, le Président russe Vladimir Poutine semble étendre son influence sur la République centrafricaine (RCA), mettant en œuvre une série de mesures de surveillance et de contrôle sur le Président-putschiste centrafricain Faustin Archange Touadera. Cette décision a été prise un mois avant le décès du fondateur du groupe paramilitaire russe Wagner, Evguéni Prigojine. Depuis lors, les observateurs nationaux et internationaux scrutent avec inquiétude la relation entre les deux dirigeants et les implications de ces mesures pour l’avenir politique et économique de la RCA.

 

Contexte politique et historique justifiant cette mesure

 

La République centrafricaine, pays enclavé en Afrique centrale, a été marquée par une histoire politique tumultueuse et des conflits internes à perpétuité. Dans ce contexte, l’ingérence étrangère a souvent exacerbé les tensions et les divisions. La récente incursion de la Russie dans les affaires intérieures centrafricaines semble s’inscrire dans cette tradition, suscitant des préoccupations quant aux intentions réelles de Vladimir Poutine.

 

Une surveillance implacable sur la personne de Touadera

 

D’après nos sources bien introduites, depuis la mi-juillet, une série de mesures de surveillance et de contrôle ont été mises en œuvre par l’administration Poutine à Bangui. Les rencontres du Président-putschiste centrafricain Faustin Archange Touadera sont désormais soumises à une surveillance rigoureuse, tant à sa résidence privée qu’au palais de la Renaissance. Cette surveillance inclut également des écoutes téléphoniques constantes, 24 heures sur 24. Cette intrusion sans précédent dans la vie privée du dirigeant centrafricain soulève des questions profondes sur la nature de la relation entre les deux hommes.

 

Un contrôle économique total

 

Outre la surveillance personnelle, Vladimir Poutine a également ordonné un contrôle strict des dépenses gouvernementales en RCA. Chaque ministère est désormais scruté de près, chaque dépense analysée en détail. Ce que dénoncent plusieurs cadres du ministère du Plan et de la Coopération internationale contactés par la Rédaction, qui, pour eux, cette approche rappelle les méthodes coloniales, où le pouvoir impérial exerçait un contrôle total sur les ressources et les finances des nations subordonnées. L’apparente implication de la Russie dans les affaires financières de la RCA suscite des inquiétudes quant à l’indépendance économique du pays.

 

Interrogations et réactions

 

Face à ces développements, de nombreux observateurs nationaux et internationaux s’interrogent sur les motivations exactes de Vladimir Poutine et sur les conséquences à long terme pour la RCA. Certains ont comparé cette nouvelle stratégie à une forme de néo-colonialisme, craignant que la RCA ne devienne une “nation esclave” sous le contrôle russe en 2023. Néanmoins, jusqu’à présent, les motivations précises derrière ces mesures restent obscures.

 

Il y’a lieu de noter que l’influence croissante de Vladimir Poutine en République centrafricaine, symbolisée par la surveillance et le contrôle directs exercés sur le Président Faustin Archange Touadera, suscite de vives préoccupations. Les parallèles historiques et les méthodes de contrôle rappellent des épisodes troublants de l’histoire mondiale. En l’absence de clarté sur les motivations exactes et les objectifs à long terme de ces actions, les regards restent tournés vers la RCA pour voir comment cette relation évoluera et quels en seront les impacts sur la souveraineté et le développement du pays.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Armand Grah et La Montée en Puissance de la Mafia à l’Aéroport International de Bangui Mpoko

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Armand Grah et La Montée en Puissance de la Mafia à l’Aéroport International de Bangui Mpoko

 

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Armand Grah PCA ITHS

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 31 août 2023 (CNC) – Depuis près de neuf mois, une intrigue complexe a commencé à se dérouler à l’aéroport international de Bangui Mpoko en République centrafricaine. Derrière les coulisses de la société de sécurité internationale Technology Handline Service (ITHS) qui opère à l’aéroport, une influence mafieuse s’installe et étend son emprise sur le pays. L’énigmatique Armand Grah, originaire de la Côte d’Ivoire, semble orchestrer cette montée en puissance inquiétante.

 

La perplexité règne parmi les Centrafricains alors qu’ils tentent de comprendre comment une organisation mafieuse transfrontalière, sous la direction d’Armand Grah, réussit à s’enraciner dans leur pays en toute impunité. La ITHS, agissant comme couverture, fournit une façade apparemment légitime à cette infiltration sournoise venue de l’Afrique de l’Ouest.

 

Armand Grah, figure centrale de ce mystère, a élu domicile à l’hôtel Ledger dans la capitale, Bangui, en début d’année 2023. Ses complices, notamment un Libanais du nom de Tony Kazhem, et un autre Ivoirien, l’ont rejoint. Cependant, il est frappant de constater qu’au-delà des apparences, Grah se montre ingénieux dans la distribution des rôles. L’ivoirien est promu directeur administratif et financier au sein de l’ITHS, tandis que le Libanais Tony Kazhem  prend en charge la logistique.

 

Mais la surprise réside dans les détails plus subtils de leur stratégie. L’ivoirien réside dans un quartier de Bangui et endosse ostensiblement le rôle de directeur financier de l’ITHS. Pendant ce temps, le Libanais Tony Kazhem  mène une existence luxueuse à l’hôtel Ledger de Bangui avec le PCA Armand Grah. Cependant, les activités du libanais divergent considérablement de son poste supposé de logisticien au sein de la société. Il devient, au lieu de cela, un distributeur de faux billets de banque façonnés par Grah lui-même. Ces billets contrefaits se retrouvent entre les mains des opérateurs économiques libanais, générant ainsi des profits considérables pour la mafia ivoirienne s’installée en RCA.

 

Les chiffres évoquent l’ampleur de cette infiltration. En l’espace de six mois, la ITHS a versé des sommes astronomiques pour loger le Libanais Tony Kazhem  dans une suite de l’hôtel Ledger, totalisant 16 millions de francs CFA. De plus, ce dernier a reçu un salaire de 20 millions de francs CFA. Ce qui surprend davantage, c’est que le Libanais ne met jamais les pieds au bureau de l’ITHS comme logisticien. Au lieu de cela, il arpente les rues de Bangui en compagnie d’Armand Grah, exposant ainsi les entrelacs complexes de cette opération mafieuse.

 

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Armand Grah continue d’importer d’autres membres de son organisation criminelle. Les éléments précis de cette intrigue se dévoileront dans nos futurs articles sur CNC. La situation demeure en évolution, laissant les Centrafricains en quête de réponses.

 

Par D. Y. Ibrahim

 

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Faustin Archange Touadera et Vladimir Poutine à couteaux tirés suite à la discrète visite d’Evguéni Prigojine à Bangui

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Faustin Archange Touadera et Vladimir Poutine à couteaux tirés suite à la discrète visite d’Evguéni Prigojine à Bangui

 

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                   Bangui, 31 août 2023 (CNC) – Alors que le défunt patron de la milice russe Wagner, Evguéni Prigojine encourait encore la disgrâce de Vladimir Poutine après son coup d’Etat manqué du 24 juin 2023, le Président centrafricain, Faustin Archange Touadera l’avait discrètement reçu au Palais de la Renaissance à Bangui peu de temps avant qu’il ne passe l’arme à gauche.

Officiellement, le Chef de la milice Wagner Evguéni Prigojine n’était pas du tout attendu à Bangui où il n’y a jamais mis les pieds. Personne ne pouvait l’imaginer durant un laps de temps en Centrafrique, surtout après toutes les crises qu’il a causées en Russie ces derniers jours. Néanmoins, Touadera et ses inconscients complices de la descente aux enfers du pays, avaient officieusement préparé cette entrevue à Bangui. Afin d’éviter une éventuelle fuite sur sa brève visite en République Centrafricaine, Freddy MAPOUKA le Directeur du protocole d’état s’était personnellement penché sur l’organisation dans les moindres détails. Ce dernier a tout mis en place pour que la rencontre avec le locataire du Palais de la Renaissance reste la plus discrète possible. Cerise sur le gâteau, Freddy MAPOUKA et Evguéni Prigojine avaient eu un contact personnalisé en marge du sommet Russie-Afrique à Saint Pétersbourg. Ce rapprochement avait permis à l’homme de main du président Touadera de mener à bien cette discrète visite. C’est ainsi qu’Evguéni Prigojine posa ses valises pendant quelques heures à Bangui le vendredi 18 août 2023. Il sera immédiatement reçu par Touadera sous les regards vigilants de ses plus proches collaborateurs et conseillers, dont lui-même le directeur du protocole d’état Freddy MAPOUKA et son directeur de cabinet Obed NAMSIO.

Lors de cette audience secrète, les deux partis ont signé un nouveau contrat de protection, de sécurisation et d’investissements. L’occasion a fait le larron, pour que Touadera solde totalement ses comptes Auprès du groupe Wagner. Le président avait offert à son invité russe des lingots d’or, des diamants d’une qualité rare ainsi que ses pierres précieuses dans l’espoir qu’il les écoule sur le marché noir. Le Chef des Mercenaires russes avait également rencontré des rebelles soudanais et tchadiens au Palais de la Renaissance de Bangui. Mission presque réussie pour Freddy Mapouka mais le dispositif protocolaire de la visite a fait en sorte que le Kremlin décide de revoir ses cartes vis-à-vis de la RCA. D’emblée, Evguéni Prigojine avait été reçu comme un Chef d’état et surtout un potentiel successeur de Vladimir Poutine. Certaines oreilles indiscrètes, proches de la présidence laissent clairement penser que Touadera préfère traiter avec le patron des Wagner plutôt qu’avec le président Poutine qui jusqu’à maintenant ne lui a encore rien proposé de concret. En signant avec le Chef de la milice Wagner plusieurs contrats dont des contrats d’investissements commerciaux, de protection, de sécurisation et en voulant de surcroît engager plusieurs autres miliciens sur le théâtre des opérations en Centrafrique, Touadera donne un ton solennel à ses choix politiques, diplomatiques et sécuritaires.

Ironie du sort, Vladimir Poutine était au parfum de tout ce qui se tramait dans les coulisses du Palais de la Renaissance à Bangui. Au moment même où l’avion de Prigojine faisait son crash, le dirigeant russe avait déjà entre les mains tous les lingots d’or, diamants et pierres précieuses du président centrafricain, ainsi que le contrat du renouvellement des services de la milice russe entre Touadera et Prigojine. Aux dernières nouvelles, le président russe a ouvertement fait part de son mécontentement au Président Touadera. À l’issue du sommet des BRICS en Afrique du Sud, lors d’une audience accordée par le président Touadera au Ministre des Affaires étrangères Russe Sergueï Lavrov en présence de son homologue Centrafricain Sylvie BAÏPO et de son Directeur de Cabinet Obed NAMSIO. Le patron de la diplomatie russe n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour faire entendre la colère de Vladimir Poutine au boulanger politique de Bangui. Touadera, qui voyait la vie en rose depuis la brève visite d’Evguéni Prigojine à Bangui, voit maintenant rouge depuis qu’il est parti dans l’au-delà. Sur une échelle de 0 à 10, on estime sa température à 10 depuis que Sergueï Lavrov lui a remonté les bretelles. Il comprendra à ses dépens que l’on ne peut indéfiniment rouler tout le monde dans la farine. En voilà des mots contre les maux de notre société.

 

Par RJPM

 

 

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Evariste Touadera, un inconnu fils de Touadera, apparait en Russie, et commet des dégâts au nom de Touadera

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Evariste Touadera, un inconnu fils de Touadera, apparait en Russie, et commet des dégâts

 

Centrafrique.org/de-lindependance-a-lillusion-la-deception-du-discours-de-faustin-archange-touadera/touadera-aout/” rel=”attachment wp-att-67889″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/touadera-aout-450×300.jpg” alt=”Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera lors de son allocution à la nation à l’occasion du soixante troisième anniversaire de l’indépendance de la République centrafricaine le 12 août 2023″ width=”450″ height=”300″ />
Le Putschiste de Bangui Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, 31 août 2023 (CNC) – En ce mercredi 30 juin, une nouvelle des confins russes a secoué les médias, mettant en scène Évariste Touadéra, présenté comme le fils du Professeur Faustin Archange Touadéra, président en exercice de la République centrafricaine. L’histoire raconte qu’il aurait été impliqué dans une altercation avec une jeune femme en Russie. Cet événement surprenant soulève des interrogations : qui est réellement Évariste Touadéra et quelle est son histoire ?

 

Les médias russes ont rapidement capturé l’attention en titrant : “Le fils du président de la République centrafricaine (RCA) Faustin-Archange Touadéra, Évariste Touadéra, au cœur d’un incident scandaleux.” Les détails qui ont émergé de la pittoresque ville de Kislovodsk en Russie ont jeté une lumière crue sur ce personnage jusque-là peu connu.

 

D’après les informations provenant de sources russes, Évariste Touadéra aurait atterri à Kislovodsk il y a deux semaines en compagnie d’une délégation comprenant notamment un psychologue et un thérapeute, laissant entendre qu’il venait pour une période de réadaptation. Cependant, le scénario prévu a été renversé lorsque le jeune homme a décidé de troquer la rééducation contre des activités de divertissement.

 

La date du 28 août est devenue cruciale dans cette saga. Ce jour-là, Évariste Touadéra était censé quitter Kislovodsk pour Moscou. Cependant, les heures précédant son vol ont été le théâtre d’une série d’événements qui ont piqué la curiosité du public et attiré l’attention des forces de l’ordre. Faisant preuve d’une ingéniosité inattendue, il a réussi à échapper à ses escortes, laissant ces dernières dans l’expectative à l’hôtel Azimuth, où elles ont été volontairement distraites pendant sa fuite.

 

L’image d’Évariste Touadéra a pris une teinte plus sombre lorsqu’il a été repéré à la gare en compagnie d’un des membres de la délégation. C’est là que la situation a dégénéré. Une jeune femme a tenté de raisonner le jeune homme, mais au lieu de la discussion, la confrontation s’est soldée par un geste regrettable : une gifle assénée à la jeune femme. Les autorités ont été alertées, une ambulance a été appelée, et la police est rapidement intervenue. Toutefois, l’histoire prend un tournant étrange lorsque la victime refuse de déposer une plainte officielle contre “l’Africain de sang royal”.

 

Étonnamment, malgré ce tumulte, Évariste Touadéra a réussi à se rendre à Moscou, où il a été confié aux bons soins du personnel de l’ambassade centrafricaine. Les dirigeants de la République centrafricaine n’ont pas encore émis de commentaire sur cet incident, laissant le public se demander s’ils prendront position concernant le comportement inapproprié présumé de ce fils inconnu du crapuleux Faustin Archange Touadera.

 

Cette histoire a laissé un goût amer dans la bouche des citoyens russes, qui ont observé avec dégoût les actions de cet homme. La mystérieuse apparition d’Évariste Touadéra sur la scène internationale ne cesse de susciter des questions : quelles sont les motivations derrière ses actions, comment son pays natal réagira-t-il à cet incident et quels seront les impacts sur sa réputation déjà controversée ?

 

Rappelons que l’incident récent impliquant Évariste Touadéra en Russie a jeté un éclairage inattendu sur la vie et les actions de ce personnage méconnu. Tandis que la polémique continue de faire des vagues, le monde attend de voir quel chapitre cette histoire énigmatique écrira ensuite dans le livre de la politique centrafricaine et des relations diplomatiques.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Les deux soldats FACA soupçonnés de crime atroce à Tiringoulou viennent d’être arrêtés

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Centrafrique : Les deux soldats FACA soupçonnés de crime atroce à Tiringoulou viennent d’être arrêtés

 

Centrafrique.org/embargo-sur-les-armes-en-Centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596″ data-wpel-link=”internal”>deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou
Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 31 août 2023 (CNC) – Dans un acte qui a secoué la conscience locale, deux membres des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont été appréhendés pour leur implication présumée dans un crime d’une sauvagerie inouïe. Les soldats en question, le Caporal-chef Ali Djoubaye et le Caporal Abbas, sont accusés d’avoir égorgé de manière barbare un jeune homme de leur propre ethnie Goula, à Tiringoulou, une localité située au nord-est de la République Centrafricaine.

 

L’atrocité de ce crime a choqué toute la localité de Tiringoulou, suscitant une vague d’indignation et de demande de justice. Après avoir été en fuite pendant 24 heures consécutives, les deux suspects se sont finalement rendus à leur supérieur hiérarchique, marquant ainsi le début de leur chute. Désarmés et appréhendés, ils sont désormais en détention, en attendant d’être transférés sous haute sécurité à Bangui, la capitale.

 

Pourtant, malgré les développements récents de cette affaire, le voile demeure toujours épais autour des circonstances précises de cette exécution brutale. Le jeune homme victime de cette atrocité, issu du même clan ethnique que ses bourreaux, a été retrouvé sans vie il y a deux jours à peine. Les détails exacts de ce meurtre restent flous, car les deux accusés ont obstinément refusé de livrer la moindre information.

 

Ce silence assourdissant des soldats suscite une frustration profonde chez les proches de la victime, qui cherchent à comprendre ce qui a pu mener à un tel acte de violence insensé. La réticence des accusés à collaborer rend la situation encore plus délicate, faisant naître des interrogations quant à d’éventuelles motivations ou circonstances ayant pu conduire à ce meurtre odieux.

 

La République Centrafricaine, un pays déjà ébranlé par des années de conflits et de divisions ethniques, se trouve une fois de plus face à la nécessité de faire face à une crise majeure de confiance envers ses institutions militaires. Les actes inhumains présumés commis par des membres des FACA démontrent l’urgence de réformes structurelles au sein de l’armée pour prévenir de tels incidents à l’avenir et restaurer la confiance du peuple envers ceux qui sont censés les protéger.

 

Alors que les yeux de toute la localité de Tiringoulou se tournent vers la justice centrafricaine, la famille de la victime espère que justice sera rendue pour leur fils et que la vérité éclatera sur les sombres circonstances de cet acte choquant. Le défi majeur pour les autorités sera d’établir un équilibre entre la poursuite de la vérité et la préservation des droits des accusés, tout en adressant les inquiétudes légitimes de la population quant à l’impunité et à la violence au sein même des forces censées garantir la sécurité et la cohésion nationale.

 

Par Moïse Banafio

 

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Centrafrique : La Pornographie Digitale Défie l’Éducation des Enfants

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Centrafrique : La Pornographie Digitale Défie l’Éducation des Enfants

 

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Lycée Marie-Jeanne CARON de Bangui. CopyrightCNC.

 

 

 

 

Édito du journaliste Alain Nzilo

 

Bangui, 31 août 2023 (CNC) – Dans une ère où les frontières entre le virtuel et le réel s’amenuisent et où les réseaux sociaux tissent la trame de notre quotidien numérique, une épidémie numérique toxique s’est insinuée dans nos vies. Une vidéo pornographique, telle une infection virale, s’est propagée avec une vitesse alarmante à travers les fils d’actualité des centrafricains, déclenchant une vague d’indignation et d’appels à l’action au sein de la population.

 

Ce n’est pas uniquement le contenu crû et déplacé de la vidéo qui doit attirer notre attention, mais bien l’inquiétude profonde quant à l’éducation et à la protection de nos enfants. Les centrafricains sont en émoi, s’interrogeant sur la pertinence du partage de telles obscénités sur les plateformes de réseaux sociaux qui, jusqu’à récemment, étaient considérées comme des espaces pour connecter, éduquer et inspirer.

 

Le cri d’alarme qui se dégage de cette situation réside dans la manière dont cette vidéo révèle une défaillance collective dans l’éducation et la responsabilité parentale. Cette vidéo révélatrice devrait sonner comme un signal d’alarme retentissant concernant les effets dévastateurs de l’accès facile à la pornographie sur les téléphones portables, laissés sans discernement à la disposition de nos jeunes.

 

Mais ce n’est pas seulement un avertissement au sujet de nos enfants ; c’est un réquisitoire contre les bases mêmes de notre société. La famille, ce pilier essentiel de toute communauté, est mise en exergue ici, montrant ses fissures béantes causées par une désorientation morale croissante. La frénésie avec laquelle certains enfants se lancent dans des bagarres insensées, voire mortelles, est le reflet d’un malaise bien plus profond qui a sa source dans nos foyers.

 

Comment ces jeunes en sont-ils arrivés là ? Quelle est la responsabilité des parents dans leur éducation et leur protection contre les influences néfastes ? Les questions affluent comme une rivière en crue, emportant avec elles les illusions de qui nous sommes en tant que société.

 

La vidéo qui a enflammé ces discussions bouleversantes n’est que le sommet de l’iceberg, une fenêtre ouverte sur un problème beaucoup plus vaste et alarmant. Des bébés, à peine capables de marcher, sont exposés à des contenus qui ne devraient jamais souiller leur innocence. Les enjeux sont colossaux et les conséquences à long terme, potentiellement dévastatrices.

 

Il est grand temps de se demander quel genre de société nous sommes en train de façonner. Les mêmes questions, résonnant dans nos esprits, trouvent une résonance dans la conscience collective : Qui sont les gardiens de nos valeurs ? Qui sont les éducateurs de nos enfants ? Qui sont les défenseurs de leur innocence ?

 

C’est une injonction impérieuse pour l’action. En tant que centrafricains, en tant que parents, en tant qu’éducateurs, en tant que gardiens de l’avenir, nous devons nous lever pour contrer cette marée malsaine. Éduquons-nous, éduquons nos enfants, éduquons nos communautés. Redonnons à nos valeurs morales et à notre société les fondations solides qu’elles méritent.

 

Ce n’est pas seulement un appel à la retenue sur les réseaux sociaux, c’est un appel à la renaissance de notre société. Nos enfants méritent mieux que ce que cette vidéo déplorable incarne. Réveillons-nous, mobilisons-nous et réaffirmons notre engagement envers un avenir plus lumineux pour la République Centrafricaine.

 

Édito  de Nzilo Alain

Directeur de publications

 

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Audience cruciale à la Cour pénale spéciale : Les enjeux des exceptions préliminaires dans l’affaire Le Procureur spécial contre Azor KALITE et consorts

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Audience cruciale à la Cour pénale spéciale : Les enjeux des exceptions préliminaires dans l’affaire Le Procureur spécial contre Azor KALITE et consorts

 

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Aimée-Pascal Delimo, président de la Cour pénale spéciale en Centrafrique. CopyrightDR

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 31 août 2023 (CNC) –  La justice est le pilier de toute société civilisée, garantissant l’équité et la réparation des torts. Dans cet esprit, la Section d’assises de la Cour pénale spéciale (CPS) s’apprête à tenir une audience publique le 30 août 2023, marquant une étape cruciale dans l’affaire opposant le Procureur spécial à Azor KALITE et ses coaccusés. Les exceptions préliminaires soulevées par la défense promettent d’ouvrir une nouvelle page dans cette affaire qui tourne autour d’accusations de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis à Ndélé, en 2020.

 

Contexte et Enjeux :

 

L’affaire en question trouve ses racines dans les événements tragiques qui ont secoué la Ville de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, durant les mois de mars et avril 2020. Les accusés, dont Kalite Azor, Charfadine Moussa, Antar Hamat, Wodjonodroba Oumar Oscar, Général Faché, Younouss Kalamyal, Atahir English, Abdel Kane Mahamat Salle, Fotor Sinine et Youssouf Moustapha alias Badjadje, font face à des allégations graves de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Cependant, il est primordial de rappeler que jusqu’à ce que leur responsabilité soit prouvée au-delà de tout doute raisonnable, ils sont présumés innocents, conformément à la loi.

 

L’élément central de l’audience réside dans les exceptions préliminaires soulevées par la défense, notamment par Maître Marius BANGATI NGBANGOULE, avocat des accusés susmentionnés. Ces exceptions visent à contester l’ordonnance de non-lieu partiel et de renvoi rendue le 13 juillet 2023 par la Chambre d’assises. L’avocat de la défense affirme que cette ordonnance a été notifiée aux accusés de manière tardive et que cela a compromis leurs droits fondamentaux. Il demande le renvoi du dossier à la Chambre d’instruction pour une éventuelle régularisation de la procédure.

 

Délibération et Attentes :

 

Conformément à l’article 113 (A) du Règlement de procédure et de preuve (RPP), la Section d’assises a le devoir de statuer sur les exceptions préliminaires dans les trente jours suivant l’ordonnance ou l’arrêt de renvoi. Dans ce processus, toutes les parties impliquées auront l’occasion de présenter leurs observations écrites ou orales, conformément à l’article 113 (C) du RPP.

 

Cette audience publique du 30 août 2023 constitue une étape cruciale dans l’affaire. La décision de la Section d’assises, rendue soit immédiatement, soit conjointement avec un jugement sur le fond, aura des répercussions majeures sur la suite des procédures. La légitimité de l’ordonnance de renvoi sera mise en balance avec les arguments de la défense, et la justice devra prendre en compte les droits des accusés tout en veillant à ce que les intérêts de la société soient préservés.

 

Notons que le système judiciaire revêt une importance fondamentale dans la quête de vérité et de justice. L’audience à venir devant la Section d’assises de la CPS dans l’affaire Le Procureur spécial contre Azor KALITE et consorts souligne l’importance des exceptions préliminaires soulevées par la défense. Alors que la lumière est jetée sur les préoccupations entourant la notification tardive de l’ordonnance de renvoi, la décision à venir déterminera la voie à suivre pour une procédure équitable et juste. Dans cette démarche, la justice cherche à équilibrer les droits des accusés avec la nécessité de préserver l’intérêt général et la quête de vérité.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Renforcement de la Conservation de la Biodiversité en Centrafrique: L’Ambassadrice Patricia Mahoney Visite le Parc National de Chinko

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Renforcement de la Conservation de la Biodiversité en Centrafrique: L’Ambassadrice Patricia Mahoney Visite le Parc National de Chinko

 

 

Patricia Mahoney Visite le Parc National de Chinko
Patricia Mahoney Visite le Parc National de ChinkoThe US Embassy and the USAID regional office in Kinshasa visit Kocho, AP’s headquater in Chinko -with the presence of the US Ambassador in CAR, Madame Mahoney, and USAID’s Regional Director in Konshasa, John Dunlop. Credit Irene Galera

 

Bangui, 31 août 2023 (CNC) – La République Centrafricaine a depuis longtemps été reconnue pour sa biodiversité exceptionnelle et ses vastes étendues de nature sauvage, mais cette richesse naturelle a également été mise à l’épreuve par des années de conflit et d’instabilité politique. Dans le cadre d’un effort concerté pour préserver et protéger cet héritage naturel unique, l’Ambassadrice des États-Unis en République Centrafricaine, Patricia Mahoney, a récemment entrepris une visite significative au Parc National de Chinko.

 

Accompagnée de John Dunlop, le Directeur de la mission de l’USAID pour la région de l’Afrique Centrale, l’Ambassadrice Mahoney a exploré la zone de conservation de Chinko, située à l’est du pays. L’objectif de cette visite était d’évaluer les progrès réalisés grâce au soutien continu de l’USAID depuis 2016.

 

Au fil des années, l’USAID a joué un rôle clé dans le renforcement des efforts de conservation dans et autour de la zone de Chinko. En partenariat avec l’organisation African Parks, l’agence a travaillé en vue de renforcer la planification et la mise en œuvre de la préservation de la biodiversité. Cette collaboration a également eu pour but d’améliorer la résilience des communautés locales et la protection de la faune dans la région frontalière de Mbomou-Uele, une zone stratégique partagée entre la République Centrafricaine et la République démocratique du Congo. Les ressources allouées à ce projet depuis 2016 s’élèvent à une somme impressionnante de 27 millions de dollars.

 

La visite de l’Ambassadrice Mahoney et de John Dunlop a été l’occasion de constater de près les résultats tangibles de ces investissements. L’équipe a été particulièrement impressionnée par les accomplissements obtenus en matière de restauration des habitats des espèces sauvages emblématiques de la région, telles que les hyènes, les buffles, les lions et les éléphants. Plus encore, la protection et la préservation de plus de 24 000 kilomètres carrés de forêt ont témoigné de l’engagement continu en faveur de la conservation de la biodiversité.

 

Ces réalisations ne sont pas simplement le fruit de ressources financières, mais aussi de l’engagement indéfectible des acteurs locaux, des organisations partenaires et des communautés concernées. La visite de l’Ambassadrice Mahoney a souligné la nécessité de continuer à soutenir ces efforts, en reconnaissant que la conservation de la biodiversité n’est pas seulement une responsabilité environnementale, mais également un moyen de renforcer la stabilité sociale et économique dans une région souvent marquée par la vulnérabilité.

 

La visite de l’Ambassadrice des États-Unis en République Centrafricaine, Patricia Mahoney, au Parc National de Chinko, a marqué une étape importante dans la poursuite des objectifs ambitieux de préservation de la biodiversité. Alors que la région fait face à des défis continus, cette initiative démontre l’importance de la coopération internationale et de l’engagement envers la sauvegarde de notre patrimoine naturel mondial.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Tensions à Birao : Les Agents de Santé en Grève pour la Protection de Leurs Primes

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Tensions à Birao : Les Agents de Santé en Grève pour la Protection de Leurs Primes

 

Centrafrique.org/rca-combats-en-cours-entre-deux-groupes-armes-dans-la-localite-de-birao/pancarte-hopitalde-birao-dans-le-vakaga-au-nord-est-de-la-republique-centrafricaine-par-cnc-2/” rel=”attachment wp-att-35816″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/pancarte-hôpitalde-birao-dans-le-vakaga-au-nord-est-de-la-République-centrafricaine.-par-cnc-450×345.jpg” alt=”pancarte hôpitalde birao dans le vakaga au nord-est de la République centrafricaine. par cnc” width=”450″ height=”345″ />

 

 

Bangui, 31 août 2023 (CNC) – Birao, un petit coin au nord-est de la République centrafricaine, se trouve actuellement au cœur d’une situation tendue alors que les agents de santé se sont mis en grève depuis quatre jours consécutifs. Cette démarche audacieuse vise à exprimer leur frustration face à la suppression de leur prime, une décision qui a pratiquement paralysé les activités au sein de l’établissement de soins local.

 

Le désaccord entre les agents de santé et les autorités sanitaires a atteint des proportions notables, chacun affirmant ses positions avec véhémence. Du côté des grévistes, composés de 32 infirmiers, secouristes et hygiénistes, la suppression de leur prime, qui était versée tous les quatre mois par l’IMC, a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Djeloko Soumaïne, un infirmier secouriste à l’hôpital de Birao, exprime leur frustration collective en expliquant : « IMC nous donnait 40 000 francs CFA. Pour cette maudite somme, il fallait parfois attendre trois voire quatre mois pour l’avoir. Depuis que MSF œuvre ici, il nous donne un peu d’argent par mois, mais les autorités de Bangui ont donné une instruction pour que l’ONJ IMC ne nous paye plus nos primes. C’est la raison de notre grève ».

 

Cependant, les autorités de la santé ne partagent pas cette perspective et considèrent le mouvement comme étant en dehors des limites légales. Le Dr François-Xavier Basappa, médecin-chef du district sanitaire de la Vakaga, exprime son point de vue : « Auparavant, l’hôpital donnait le salaire plus prime à tous les personnels, mais quand MSF est arrivé, on a déployé un certain nombre de personnes à la pédiatrie. Et ces personnes-là sont primées par MSF. Et l’hôpital continue à payer leurs salaires. Ceux qui travaillent au MSF, ils ont demandé que l’hôpital doive continuer à leur payer la prime, alors que là-bas ils perçoivent la prime. Donc, ils veulent deux primes pour une personne. Ce qui est inadmissible. Voici l’incompréhension ».

 

La grève a créé des ondes de préoccupation parmi les patients et leurs familles. Cette perturbation survient au moment même où l’hôpital de Birao enregistre une recrudescence des cas de paludisme, accentuant ainsi les inquiétudes quant aux conséquences potentielles de ce mouvement.

 

Hajim Adam, délégué des agents de santé de l’hôpital district de Birao, a également partagé sa perspective : « On n’a pas de problème avec les ONJ IMC et MSF, mais notre colère, c’est contre les autorités de l’hôpital de Birao. Si elles décident de payer nos primes, on pourrait reprendre automatiquement le travail pour porter ses cours aux patients ».

 

La situation à Birao demeure tendue alors que les agents de santé continuent de revendiquer leurs droits, tandis que les autorités sanitaires insistent sur la légalité de leurs actions. Dans ce bras de fer entre ces deux parties, ce sont finalement les patients qui risquent d’être pris en otage dans une impasse qui nécessitera des négociations et des compromis pour être résolue.

 

Par Moïse Banafio

 

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La rencontre énigmatique entre Baba Laddé et Touadera, le pacte destructif est scellé

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La rencontre énigmatique entre Baba Laddé et Touadera, le pacte destructif est scellé

 

Centrafrique.org/le-chef-rebelle-tchadien-mahamat-abdoul-kadre-alias-baba-ladde-menace-dentamer-une-greve-de-faim/le-chef-rebelle-tchadien-baba-ladde-img_4fvr2020201536/” rel=”attachment wp-att-36147″ data-wpel-link=”internal”>le chef rebelle tchadien baba-laddé IMG_4fvr2020201536
L’ex-chef rebelle tchadien Baba Laddé. CopyrightDR

 

 

Bangui, 30 août 2023 (CNC) – Dans l’ombre des coulisses politiques de l’Afrique centrale, une intrigue envoûtante se déploie. Faustin Archange Touadera, le putschiste de Bangui, a clairement des desseins macabres. Son objectif ? Renverser le régime tchadien, un bastion considérable dans le réseau complexe de la Françafrique en Afrique centrale, et le ramener dans le cercle sombre des dirigeants africains manipulés par la Russie. Pour y parvenir, il s’est aventuré dans des manœuvres sournoises, tissant des alliances funèbres avec son ami, un ex-chef rebelle tchadien, Mahamat Abdelkader Oumar, connu sous le nom de Baba Laddé, , en vue d’assouvir son ambition.

 

Dans une première tentative, Touadéra avait manipulé des milliers de jeunes Shara originaires du sud du Tchad, les utilisant comme pions sur l’échiquier centrafricain pour déstabiliser le régime de Kaka Déby. Mais devant les obstacles, Touadéra change de stratégie et se tourne vers un nouvel allié diabolique : le chef rebelle tchadien, Baba Laddé.

 

C’est par l’entremise du ministre, chef rebelle Hassan Bouba, nommé ministre de l’Élevage et de la Santé Animale par Touadéra, que Mahamat Abdelkader Oumar dit, Baba Laddé, fait son entrée à Bangui, la capitale centrafricaine. Installé à l’hôtel du centre sur ordre de Touadéra, Baba Laddé se trouve au centre d’une toile complexe de manigances politiques. Il a même rencontré le feu Evguéni Prigojine, le fondateur du groupe Wagner, quelques jours avant la mort de ce dernier.

 

L’ingérence éveille l’attention du service de renseignement tchadien. Le général Kaka Déby, le Président tchadien, dépêche rapidement son ministre des Finances à Bangui pour transmettre un message personnel à Touadéra. L’enjeu : le sort de Baba Laddé. Une rencontre discrète entre Touadéra et l’émissaire tchadien se déroule au palais de la Renaissance, marquant un chapitre crucial de cette intrigue politico-rebelle.

 

Cependant, la vérité s’entremêle avec le mensonge. Touadéra, comme un mauvais stratège pris au piège de ses propres mots, décide de déplacer Baba Laddé de son hôtel. Ce dernier est éloigné de l’hôtel du centre pour une concession à côté de la SODECA, derrière le palais de la Renaissance. Un endroit où il peut opérer dans l’ombre. La nuit, il se glisse discrètement hors de son repaire pour des rencontres mystérieuses.

 

Le dénouement de cette saga trouve son apogée lors d’une rencontre secrète entre Touadéra et Baba Laddé. Leur accord scelle la stratégie :

  • Toutes les bases du mouvement 3R, une rébellion centrafricaine, doit être détruites et affaiblir entièrement le mouvement en vue d’assurer le contrôle de toutes les zones frontalières avec le Tchad. Et ensuite, poursuit l’accord,
  • Mener des incursions sur le sol tchadien contre les arabes principalement.

Mais l’inattendue pensée génocidaire surgit dans les propos de Faustin Archange Touadéra. Il pointe du doigt les Arabes tchadiens comme les principaux agents de déstabilisation de République centrafricaine qu’il faut les éliminer. Pour lui, Baba Laddé doit cibler cette communauté avant de lancer une offensive majeure sur Ndjamena.

L’avenir réserve assurément des développements captivants à cette histoire intrigante et mystérieuse. Les jeux de pouvoir et les alliances tissées dans l’ombre laissent entrevoir des conséquences encore inimaginables. Restez à l’écoute pour découvrir comment cette intrigue se dénouera.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Un Ignoble Affront à la Mémoire des Centrafricains : L’Infâme Danse d’Honneur d’Héritier Doneng pour Prigojine

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Un Ignoble Affront à la Mémoire des Centrafricains : L’Infâme Danse d’Honneur d’Héritier Doneng pour Prigojine

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L’Infâme Danse d’Honneur d’Héritier Doneng pour Prigojine

 

 

 

Bangui, 30 août 2023 (CNC) – L’image est écœurante, une mise en scène indigne qui frappe comme un coup de poing dans l’estomac de la dignité. Héritier Doneng, ce sinistre chef milicien, intronisé par Faustin Archange Touadera  en tant que directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports, s’incline devant une statue glorifiant les mercenaires de Wagner. Non pas pour rendre hommage aux innombrables citoyens centrafricains sacrifiés au nom de la soi-disant démocratie, mais pour honorer le nom de celui qui fut le bras armé de l’oppression et de la dictature, Evguéni Prigojine.

 

Ce même Prigojine, fondateur du groupe russe Wagner, dont les sombres manœuvres ont semé le chaos et le désespoir en République centrafricaine. Comment osent-ils ? Comment osent-ils saluer cet homme qui a utilisé la violence et la terreur pour servir des intérêts louches ? La réponse est claire : la soif de pouvoir et la complicité cynique.

 

Les autorités centrafricaines se vautrent dans une hypocrisie insupportable. Alors que les rumeurs circulent et que des informations crédibles circulent sur une rencontre secrète entre le putschiste corrompu Faustin Archange Touadera et le tristement célèbre Prigojine, le peuple est en droit de se demander : quel genre de leadership est-ce là ? Comment peuvent-ils, en toute conscience, ignorer les vies brisées, les familles détruites, et les rêves anéantis par les agissements de Prigojine et de sa troupe de mercenaires ?

 

Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika, quant à lui, ose publier un hommage public à Prigojine, le qualifiant de sauveur de la démocratie centrafricaine. Un sauveur ? Plutôt un fossoyeur. Les mots ont-ils perdu tout sens ? Les actions de Prigojine et de sa clique n’ont rien à voir avec la démocratie. Elles relèvent de la tyrannie et de la manipulation.

 

Hassan BOUBA, un autre pion dans ce jeu malsain, s’amuse à semer des rumeurs sur sa présence à Moscou pour honorer Prigojine. Tandis que les réseaux sociaux s’enflamment de colère, les autorités centrafricaines semblent avoir perdu tout contact avec la réalité. Elles persistent dans leur spectacle de deux faces, offrant des louanges à un homme dont les mains sont maculées du sang des innocents.

 

Mais le comble du mépris arrive avec Héritier Doneng. Celui-là même qui, sous le titre de directeur de cabinet, devrait être le gardien de l’avenir et de la jeunesse de la nation. Au lieu de cela, il se prosterne devant la statue des mercenaires de Wagner pour, soi-disant, rendre hommage sans gerbes à monsieur Evguéni Prigojine. Une image qui résume tout ce qui ne va pas dans ce tableau lugubre. Les centrafricains, témoins de cette infamie, se soulèvent contre cette trahison flagrante. « Aurions-nous préféré que ces autorités manifestent leur indignation face aux soldats centrafricains tombés en héros sur le champ de bataille. Hélas ! », s’écrient-ils, un cri de douleur et de frustration.

 

Les paroles vides de sens des autorités centrafricaines, prétendant que la Russie et Prigojine ont sauvé leur démocratie, ne sont que des mensonges éhontés. Ils préfèrent ignorer les sacrifices de leurs propres compatriotes pour flatter les égos et les agendas troubles. Les intérêts personnels l’emportent sur la vie et la dignité des milliers de citoyens innocents.

 

Cette triste danse d’honneur d’Héritier Doneng est le symbole de la déchéance morale et de la faillite du leadership dans cette nation autrefois pleine d’espoir. Les centrafricains méritent mieux que ce cirque macabre, cette farce de la justice et de la dignité. Les mercenaires de Wagner n’ont pas sauvé la démocratie centrafricaine, ils l’ont trahi, tout comme ceux qui les glorifient aujourd’hui. Une page sombre de l’histoire centrafricaine s’écrit sous nos yeux, une page tachée du mépris des autorités envers leur propre peuple.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Les Conséquences Désastreuses de la Formation Militaire par des Mercenaires : Une Tragédie mortelle vient d’avoir lieu à Tiringoulou

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Les Conséquences Désastreuses de la Formation Militaire par des Mercenaires : Une Tragédie mortelle à Tiringoulou

 

Centrafrique.org/Centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham - Fafa
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

 

Bangui, 30 août 2023 (CNC) – Dans un récit des plus tragiques, la réalité implacable a frappé la petite localité de Tiringoulou, nichée dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine. Une scène épouvantable a secoué la communauté, révélant les sombres conséquences d’une politique de formation militaire menée par des mercenaires. Cette situation a fait basculer des soldats en criminels, déchirant le tissu même de l’armée républicaine.

 

Lorsqu’une armée nationale s’appuie sur des mercenaires pour former ses troupes, elle court le risque de voir ses défenseurs se transformer en criminels endurcis. C’est précisément ce qui s’est produit en République centrafricaine au cours des cinq dernières années. Les forces de défense et de sécurité intérieure, au lieu d’adhérer à une doctrine propre à leur pays, ont été instruites par les mercenaires de Wagner, communément surnommés “instructeurs russes” par les autorités locales. Cette dérive a eu des conséquences désastreuses : les soldats, formés à couper les mains et à torturer, ont sombré dans des actes d’une violence inouïe.

 

Au cœur de cette tragédie se trouve l’histoire de deux soldats FACA de l’ethnie Goula, originaires de la même région du nord. Leurs noms sont désormais associés à un acte impensable : avoir égorgé lundi dernier un civil de l’ethnie Goula  comme eux, avant de dissimuler le corps dans un silence macabre. La découverte du corps vient  d’être faite ce mardi 29 août, suscitant la colère de ses parents. Cette scène atroce est le résultat direct d’une formation militaire imprégnée d’une cruauté glaçante, transformant des hommes en machines à tuer, incapables de respecter la vie de la population .

 

Cet incident a mis en lumière les fissures béantes dans le tissu de l’armée centrafricaine. Au lieu d’être un symbole de protection et de sécurité, elle est devenue une “poubelle” où se côtoient criminels et marginaux. Les racines du problème résident dans le choix de faire appel à des mercenaires pour forger le caractère des soldats, au lieu de cultiver une doctrine de formation propre et adaptée aux valeurs du pays.

 

Le drame de Tiringoulou illustre l’urgence pour la République centrafricaine de réformer en profondeur sa politique de défense et de sécurité. Il est crucial de revenir à une approche où les forces armées sont instruites par des professionnels engagés envers l’éthique et la protection des droits humains. L’armée devrait être un miroir de la société qu’elle défend, un rempart contre la criminalité et le chaos, et non une source de terreur pour ses propres citoyens.

 

En fin de compte, la tragédie de Tiringoulou reste un rappel sombre et poignant des conséquences désastreuses d’une formation militaire menée par des mercenaires sans scrupules. Elle souligne l’impératif moral et stratégique pour les nations de prendre en charge la formation de leurs propres forces de défense, afin d’éviter que de tels actes barbares ne se reproduisent. Seul un changement profond et délibéré dans cette approche pourra ramener l’honneur et l’intégrité au sein de l’armée centrafricaine, et par là même, restaurer la confiance de la population envers ceux qui ont juré de la protéger.

 

Par Moïse Banafio

 

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La Position Ambiguë de la France en Centrafrique : Entre Soutien et Paradoxe de Cohérence

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La Position Ambiguë de la France en Centrafrique : Entre Soutien et Paradoxe de Cohérence

 

Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP
Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – En cette ère de communication instantanée, les réseaux sociaux sont devenus le terrain de jeu privilégié où les voix citoyennes, politiques et médiatiques s’entremêlent pour façonner le discours international. C’est dans cet espace numérique que le Centrafricain engagé Orphée Douaclé Ketté a récemment adressé une réplique cinglante au journaliste Ben Wilson Ngassan, mettant ainsi en lumière la relation complexe entre la France et la République centrafricaine.

 

Le Tweet qui Ébranle :*

 

Dans un tweet du 29 août 2023, Orphée Douaclé Ketté a dénoncé le rôle de premier soutien de la France envers le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. L’emploi du mot “invraisemblable” souligne le contraste entre la réalité politique et la perception du citoyen. Douaclé Ketté critique non seulement la nature du soutien, mais aussi la position intransigeante et sans valeur morale qu’il prête à la France, laissant entendre que cette attitude nuit à la République centrafricaine et écorne sa réputation.

 

Le Paradoxe de Cohérence :*

 

La réplique du journaliste Ben Wilson Ngassan apporte un élément de réflexion supplémentaire en qualifiant cette situation de “paradoxe de cohérence”. En quelques mots, il pointe du doigt le décalage entre les idéaux prônés par la communauté internationale, tels que la démocratie et les droits de l’homme, et la réalité du soutien français envers un régime souvent critiqué pour son autoritarisme. Ce paradoxe soulève des questions cruciales sur la cohérence de la diplomatie internationale et les intérêts sous-jacents qui pourraient influencer de telles relations.

 

La France : Entre Soutien Stratégique et Impératifs Moraux :

 

La France a une longue histoire d’implication en Afrique centrale et en particulier en République centrafricaine. Les liens historiques, économiques et sécuritaires entre les deux nations expliquent en partie le soutien accordé au gouvernement en place. Cependant, les critiques comme celles formulées par Douaclé Ketté mettent en évidence le défi perpétuel auquel les puissances mondiales sont confrontées : équilibrer leurs intérêts géopolitiques avec leurs obligations morales.

 

L’Impact de la Voix Citoyenne :

 

Les réseaux sociaux ont donné aux citoyens ordinaires une tribune mondiale pour exprimer leurs opinions et attirer l’attention sur des problèmes ignorés. Le tweet de Douaclé Ketté en est un exemple puissant. Cette interaction en ligne révèle la pression croissante exercée sur les gouvernements et les acteurs internationaux pour justifier leurs actions et rendre compte à un public de plus en plus informé et exigeant.

 

Le tweet d’Orphée Douaclé Ketté et la réponse de Ben Wilson Ngassan illustrent la manière dont les réseaux sociaux ont transformé la façon dont nous percevons et discutons des relations internationales. La complexité des enjeux, les contradictions apparentes et les débats moraux sont désormais visibles en temps réel, ouvrant ainsi la voie à une plus grande transparence et à des exigences de responsabilité accrues pour tous les acteurs impliqués. Alors que le monde continue d’évoluer, les voix comme celle de Douaclé Ketté continueront de jouer un rôle crucial dans la redéfinition des normes et des valeurs qui guident nos relations internationales.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Mort de Prigojine : à qui le tour ?

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Mort de Prigojine : à qui le tour ?

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Evguéni Prigojine

 

 

Bangui, 30 août 2023 (CNC) – Le patron du groupe paramilitaire Wagner, Evgueni Prigojine, ainsi que son co-fondateur Dmitri Outkine, sont parmi les 10 passagers à bord du Jet qui s’est écrasé le 23 août 2023.

 

Une déclaration ultérieure a révélé les noms des personnes à bord et confirmé que Prigojine et Outkine étaient bien des passagers du vol. Les cinq autres passagers sont Valery Chekalov, Evgueni Makaryan, Sergeï Propustin, Aleksandr Totmin et Nikolaï Matuseev.

 

Selon le dossier Center, un groupe d’enquête russe, Chekalov était l’adjoint du patron de Wagner et travaillait avec lui depuis les années 2000.

Tchekalov a supervisé tous les projets “civils“ de Prigojine à l’étranger, y compris l’exploration géologique, la production pétrolière et agricole, ainsi que la logistique du groupe Wagner. Outkine, ancien lieutenant-colonel des services secrets russes, était quant à lui le directeur des opérations militaires de Wagner.

 

C’est bien tout l’État-Major de Wagner qui a été décapité, président, finances, logistiques et opérations. Le rôle exact des quatre autres passagers n’est pas encore bien défini.

Depuis le 24 février 2022, date de l’invasion de l’Ukraine, c’est une liste de 43 hommes d’affaires, scientifiques, hauts fonctionnaires russes ou responsables politiques, qui sont décédés de manières violentes (officiellement de suicides, accidents, mort soudaine ou inexpliquée à ce jour).

Il est peu probable que cela soit un concours de circonstance. Des suicides chez des hommes puissants et riches ? Grigory Kochenov, Directeur créatif de Agima, chute mortelle de son balcon pendant que des enquêteurs exécutaient un mandat de perquisition.

Des accidents invraisemblables ? Pavel Antov et Vladimir Bidenov Fondateurs de Vladmirsky Standart, une compagnie de transformation de viandes, chute par la fenêtre d’un hôtel pour Antov et Vladimir Bidenov, est mort dans le même hôtel de problème cardiaque.

Des morts inexpliquées à ce jour ? Alexander Buzakov, directeur général du chantier naval de l’Amirautés, mort soudaine, aucune explication fournie. Sergey Protosenya, ancien député, pendu depuis une balustrade, sa femme et sa fille sont mortes dans leur lit avec blessures à la hache et coups de couteau.

Les seuls points communs de tous ces hommes et femmes étaient de posséder de l’influence et d’avoir critiqué la politique de l’homme fort du Kremlin.

Si des hommes aussi puissants ont été éliminés, que penser de ce qui pourrait arriver en Centrafrique ?

Pour mémoire, Dmitri Sytyi, la figure la plus visible du groupe Wagner a été victime d’un colis piégé venant de Russie dixit l’enquête officielle. Les raisons peuvent être multiples : bénéfices pas assez rentables ? Manque de résultats ?

Le vent semble tourner pour Wagner : qui va reprendre ses actifs et quelles conséquences pour la RCA ? Les autorités centrafricaines semblent en prendre conscience.

Cette prise de conscience s’avère risquée mais une question reste en suspens : ont-elles vraiment le choix ?

Seul l’avenir le dira.

 

Par Adama Bria

 

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Sous l’influence russe : le peuple centrafricain otage de l’agenda politique

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Sous l’influence russe : le peuple centrafricain otage de l’agenda politique

 

Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie
Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie. Photo AFP

 

 

Bangui, 30 août 2023 (CNC) – L’intervention russe en République centrafricaine (RCA) suscite de vives inquiétudes quant à ses implications pour la souveraineté du pays et le bien-être de son peuple. Le récent dévoilement de la demande d’assistance sécuritaire de la RCA à la Russie soulève des questions troublantes sur l’agenda caché derrière cette collaboration, mettant en lumière les agissements du putschiste Faustin Archange Touadera,.

 

Le gouvernement que dirige le Premier ministre Félix Moloua avait demandé une nouvelle fois à la Russie et au Rwanda, de l’aider à maintenir la sécurité lors de son référendum constitutionnel illégal. Cette demande fait suite au refus de New-York, de voir sa Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en RCA (Minusca), de fournir son assistance. Cependant, cette demande d’aide soulève des préoccupations quant à la véritable intention de la Russie. Le nombre croissant d’instructeurs paramilitaires russes appartenant au groupe Wagner en RCA est alarmant, et la Russie a profité de cette occasion pour étendre son influence dans le pays en envoyant un millier d’hommes supplémentaires.

 

Le président-putschiste Touadéra a profité de la situation pour avancer son propre agenda politique. L’organisation du référendum du 30 juillet et la confirmation des résultats par la cour constitutionnelle, permettant au président de briguer des nouveaux mandats jusqu’à sa mort, soulèvent des questions sur sa volonté de perpétuer son pouvoir au détriment du peuple centrafricain. Les centaines de ses partisans rassemblés à Bangui semblent témoigner d’une manipulation de la population pour servir ses intérêts.

 

Le référendum lui-même soulève des doutes quant à sa légitimité. Des chiffres définitifs indiquent que plus de 95% des participants ont voté en faveur du projet de nouvelle constitution. Ces résultats, publiés rapidement après le vote et validés de manière hâtive et ubuesque par le frère de Touadera, Jean-Pierre Waboué, président de la Cour Constitutionnelle, suscitent des interrogations sur la transparence et l’intégrité du processus électoral. Pourtant, la République centrafricaine, inhumée aux fins fonds des multiples crises encore, mérite un processus démocratique inclusif, libre et équitable, sans ingérence extérieure ni manipulation politique.

 

Le véritable enjeu réside dans le rôle grandissant de la Russie dans le pays. Avec plus de 1 900 mercenaires de Wagner déjà présents en RCA, la Russie semble chercher à consolider son influence dans le pays, se rapprochant d’une nouvelle forme de colonisation. Les conséquences de cette présence russe pourraient être graves, menaçant la stabilité et la souveraineté de la RCA. La communauté internationale ne peut pas rester silencieuse face à ce qui ressemble à une ingérence étrangère flagrante.

 

Il est essentiel que le monde prenne conscience de la situation en RCA et exprime son inquiétude concernant l’expansion de l’influence russe dans la région. La souffrance du peuple centrafricain ne doit pas être ignorée au profit d’ambitions politiques et géopolitiques. La RCA mérite le droit de déterminer son propre avenir sans subir l’ingérence d’acteurs extérieurs.

 

En réalité, la collaboration entre la Russie et le putschiste Faustin Archange Touadera  n’est pas pour le bien-être du peuple centrafricain, sinon que de piller ses ressources et soulève d’emblée des inquiétudes quant à une nouvelle forme de colonisation en République centrafricaine. L’expansion russe en République centrafricaine  menace la souveraineté et la stabilité du pays, et le référendum constitutionnel suscite des doutes quant à sa légitimité. Il est temps que la communauté internationale se mobilise pour garantir que le peuple centrafricain puisse jouir de ses droits démocratiques sans subir l’influence néfaste d’acteurs étrangers.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Dans le Prétoire de Bangui : Les Dernières Avancées de la Session Criminelle 2023

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Dans le Prétoire de Bangui : Les Dernières Avancées de la Session Criminelle 2023

 

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Le Président de la cour criminelle Rock Alfred Ngoumbré le 18 janvier 2018. Photo Cyrille Jefferson Yapéndé, copyrightCNC.

 

 

Bangui, 30 août 2023 (CNC) – Lundi 28 août 2023 marquera le début de la deuxième session criminelle de la cour d’appel de Bangui pour cette année. Au fil d’un mois de délibérations, pas moins de 56 dossiers d’accusations seront scrutés à la loupe de la justice.

 

Le président de la cour d’appel de Bangui a annoncé que ces procès se dérouleront dans deux salles distinctes, une décision inévitable compte tenu de l’ampleur des dossiers à traiter.

 

Avec le lancement de cette session, deux affaires sont d’ores et déjà en cours de jugement. La première affaire se déroule dans la salle d’audience de la cour de cassation et met en scène un unique accusé, Monsieur Hamed Hamad Abdoulaye, alias ATA KOLI. Cet homme est confronté à quatre chefs d’accusation : association de malfaiteurs, assassinat, recel de cadavres et menaces à main armée. Ces actes auraient été perpétrés en août 2022 au quartier KM 5. L’accusé est le seul présent dans la salle d’audience, tandis que les deux autres accusés sont toujours en fuite, faisant l’objet d’une enquête pour leur arrestation.

 

La deuxième affaire se déroule dans la salle d’audience du tribunal pour enfants. Sur trois accusés inscrits au rôle, un seul est actuellement devant la barre : Monsieur Romaric Yakité. Selon ses dires, l’un des accusés serait décédé en détention, tandis que l’autre aurait déjà été libéré. Cette situation a conduit le parquet général à demander la disjonction de cette affaire, ce qui a été accepté par les juges. Romaric Yakité est poursuivi pour des faits remontant à décembre 2017, où il aurait tué une personne avant de s’emparer de sa moto, dans le quartier Yangato du cinquième arrondissement de Bangui.

 

Le mardi 29 août 2023, la deuxième session criminelle se poursuit à la Cour d’appel de Bangui. Deux affaires sont prévues pour cette journée. Cependant, les juges ont renvoyé l’audience concernant l’accusé Blaise Elanga au 6 septembre prochain, car son avocat est actuellement indisponible. Blaise Elanga est inculpé d’assassinat et d’incendie volontaire. L’autre affaire impliquant Jordi Otto, accusé de coup mortel, a également été renvoyée pour complément de dossier. Dans cette affaire, Jordi Otto aurait frappé sa concubine, entraînant son décès.

 

Lors de l’ouverture de cette session criminelle, deux procès ont déjà eu lieu. Hamad Abdoulaye, également connu sous le nom d’Ata Koli, a été reconnu coupable des quatre chefs d’accusation qui pesaient contre lui. Il a été condamné à une peine de travaux forcés à perpétuité. En revanche, Romaric Yakité a été acquitté, le bénéfice du doute jouant en sa faveur.

 

La deuxième session criminelle de la cour d’appel de Bangui de cette année 2023 marque un moment crucial dans la quête de justice pour les accusés et les victimes. Les procès en cours et à venir mettent en lumière la complexité du système judiciaire et la nécessité de garantir des procédures équitables pour tous les individus impliqués. Alors que la session se poursuit, la société garde les yeux rivés sur la salle d’audience, en attente des décisions de la cour qui façonneront le cours de la justice pour ces affaires délicates.

 

Par Anselme Mbata

 

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Lutte contre le VIH/Sida à Zémio : Un Combat pour la Santé et la Survie

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Lutte contre le VIH/Sida à Zémio : Un Combat pour la Santé et la Survie

 

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Le district sanitaire de Zémio, dans le Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightRNL

 

 

Bangui, 30 août 2023 (CNC) – Au cœur de l’est de la République Centrafricaine se trouve la ville de Zémio, où une menace sérieuse pèse sur la santé de sa population : le VIH/Sida. Les chiffres révélés par les autorités sanitaires du district sont alarmants. Près de la moitié des personnes testées dans la région sont porteuses du VIH, mettant en lumière la propagation rapide de cette pandémie dévastatrice.

 

Les facteurs complexes à l’origine de cette situation sont nombreux. La crise sécuritaire qui secoue la région ainsi que les déplacements transfrontaliers entre la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et la République Centrafricaine ont créé un terrain favorable à la propagation du virus. Ces conditions ont contribué à rendre la mise en œuvre du plan de riposte plus difficile que jamais.

 

Au cœur de ce combat, nous rencontrons une femme courageuse et anonyme, vivant avec le VIH depuis des années. Depuis Bangassou, elle suit un traitement vital qui lui a permis de donner naissance à quatre enfants malgré sa condition. Elle fait appel aux partenaires de la santé pour continuer à fournir les médicaments nécessaires, soulignant leur importance cruciale dans son combat quotidien contre le virus. Son histoire est le reflet de la détermination silencieuse qui anime de nombreuses personnes dans la région depuis plus d’une décennie.

 

La ville de Zémio, située à plus de mille kilomètres de la capitale Bangui, est aux prises avec une pénurie de préservatifs depuis plusieurs mois. Le prix élevé de ces produits limite l’accès à des mesures de protection essentielles. La pauvreté qui sévit dans la région, touchant environ 50 000 habitants, aggrave la situation en contribuant à une augmentation du taux de prévalence des infections sexuellement transmissibles, y compris le VIH/Sida.

 

La faiblesse du système de santé local est un obstacle majeur dans la lutte contre la pandémie. Avec un seul médecin pour toute la ville, l’hôpital de district est loin de respecter les normes de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui recommandent un médecin pour 10 000 patients. Cette situation limite la prévention et la prise en charge des maladies, contribuant ainsi à la progression de la pandémie.

 

Face à cette urgence sanitaire, l’OMS a envoyé une équipe d’experts à Zémio pour apporter un soutien essentiel au personnel soignant local. Cependant, les défis sont nombreux. L’insécurité persistante dans la région rend la recherche et le suivi des patients particulièrement complexes. Certains patients, par crainte, évitent même de chercher leur traitement, risquant ainsi leur propre santé.

 

Les activistes locaux tirent la sonnette d’alarme, mettant en garde contre une situation de plus en plus grave. Si des mesures décisives ne sont pas prises, la pandémie du VIH/Sida pourrait causer des ravages parmi la population déjà fragile de Zémio, l’une des villes les moins peuplées de la République Centrafricaine.

 

Rappelons que Zémio est en première ligne d’une bataille cruciale pour la santé et la survie. La lutte contre le VIH/Sida exige une approche multidimensionnelle, allant de l’amélioration de l’accès aux traitements et à la prévention à la consolidation du système de santé local. Avec le soutien des partenaires nationaux et internationaux, il est possible d’enrayer la propagation du virus et d’offrir un avenir plus sain à la population de Zémio.

 

Par Mborifouefelle Élie

 

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Tragique Accident près d’Alindao : Une Journée Obscure sur l’Axe de la Mort

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Tragique Accident près d’Alindao : Une Journée Obscure sur l’Axe de la Mort

 

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Village Ngoulie pk 12 à l’entrée de la sous-préfecture d’Alindao, dans la préfecture de la Basse-Kotto. CopyrightCNC / Bertrand Yékoua

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 30 août 2023 (CNC) – Lundi, une journée qui aurait dû être ordinaire s’est transformée en une tragédie déchirante à proximité d’Alindao, dans la région de la Basse Kotto. Un accident de la circulation a coûté la vie à quatre personnes innocentes et en a blessé six autres, laissant une marque indélébile sur cette paisible région.

 

Le lieu de cette terrible épreuve était le village de Tambia, un endroit qui, ironiquement, a acquis le surnom lugubre d’”axe de la mort”. Situé à environ 40 kilomètres d’Alindao, sur la route menant à Bambari, ce tronçon de route a été le théâtre de nombreux drames, et cette fois-ci ne fait malheureusement pas exception.

 

Le camion en question transportait une cargaison de marchandises précieuses en direction de Bangui. Cependant, le destin en avait décidé autrement. À un moment critique de son voyage, au niveau d’une déviation sur la route, les deux roues arrière du camion ont dérapé dans la boue, causant une série d’événements tragiques.

 

Timothée Ngbazoungba, un témoin oculaire et miraculé de cette catastrophe, a partagé son témoignage émouvant. Il raconte comment lui-même et ses compagnons de voyage avaient passé la nuit dans le village voisin de Nzéreté et avaient pris la route le lendemain matin, ignorant les terribles événements qui allaient se dérouler.

 

L’accident s’est produit soudainement, avec une violence inattendue. Quatre âmes ont été arrachées cruellement sur le lieu même de l’impact. Les survivants, blessés et secoués, ont été secourus grâce à l’ambulance de l’hôpital d’Alindao, qui a rapidement répondu à l’appel d’urgence.

 

Parmi les blessés se trouve la femme de Timothée, elle aussi touchée par ce destin tragique. Cependant, le cœur le plus lourd est celui de Timothée lui-même, car son fils âgé d’à peine un an et quatre mois a été emporté de manière impitoyable. Les mots peinent à exprimer la douleur qu’il doit ressentir, tenant la mémoire de son petit dans ses pensées alors qu’il raconte ces événements déchirants.

 

Le chauffeur du camion, dans un acte de fortune inexpliqué, a été épargné avec des blessures légères et n’a pas nécessité d’évacuation médicale. Un soupçon de répit au milieu de l’obscurité de cette journée funeste.

 

Ainsi, la route qui devait être un lien entre des destinations a transformé la vie de plusieurs familles en une scène de tragédie. Les autorités locales devraient peut-être prendre des mesures pour améliorer la sécurité sur cet “axe de la mort”, afin que de telles tragédies ne se répètent plus. Pendant ce temps, les cœurs restent lourds et les esprits sont emplis de chagrin dans la région d’Alindao et au-delà, alors que l’on tente de faire face à cette perte dévastatrice.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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L’Équilibre Précieux de l’Eau  à Bossongo-Café et Bria: Des Récits Contrastés de Deux villes centrafricaines

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L’Équilibre Précieux de l’Eau  à Bossongo-Café et Bria: Des Récits Contrastés de Deux villes centrafricaines

 

 

Centrafrique.org/stop-au-coronavirus-en-Centrafrique-oxfam-installe-20-points-deau-a-bangui/les-robinets-souvrent-au-point-de-distribution-deau-pra_s-de-la-gendarmerie-batalimon-1-bimbo-1686-2/” rel=”attachment wp-att-38002″ data-wpel-link=”internal”>Les robinets s'ouvrent au point de distribution d'eau prA_s de la gendarmerie Batalimon 1, Bimbo.[1686]
Les robinets s’ouvrent au point de distribution d’eau

 

Bangui, 30 août 2023 (CNC) – Le village paisible de Bossongo-Café, se trouvant à 75 km de la capitale Bangui, avait longtemps été bercé par les eaux calmes d’une source vitale. Cependant, ces derniers temps, les vagues de difficultés se sont écrasées contre les rives de ce havre, laissant la population en quête désespérée d’eau potable. La route vers le ravitaillement en eau s’est abruptement transformée en un périple éprouvant vers la rareté. L’unique groupe électrogène qui jadis alimentait les panneaux solaires pour l’approvisionnement en eau s’est tu, plongeant le village dans une crise sans précédent.

 

Le désarroi de Guy Mokongo, un résident de Bossongo-Café, résonne comme un appel à l’aide, un cri de détresse adressé au gouvernement et à l’ANEA. « Un mois s’est écoulé depuis que le groupe électrogène, le cœur battant de notre approvisionnement en eau potable, s’est arrêté », confie-t-il. Les visages fatigués s’amassent devant les rares points d’eau restants, alors que le coût d’un simple bidon d’eau grimpe en flèche, mettant en exergue l’ampleur du défi auquel le village est confronté.

 

Dans un effort de solidarité, un comité local a été créé pour gérer cette situation, mais il s’est heurté à des défis de taille. C’est une question de survie quotidienne qui se joue, une quête pour l’élément essentiel à la vie, l’eau. La demande du village est claire : la réparation urgente du groupe électrogène et du forage, pierres angulaires de leur bien-être.

 

Pendant ce temps, à 600 kilomètres de là, à Bria, dans la préfecture de la Haute Kotto, un tout autre tableau émerge. Là où autrefois l’eau de robinet était un luxe rare, des éclats de progrès se dessinent. Dans les quartiers de Piango, Yafara et Barambaké, l’horizon est illuminé par la présence de trois châteaux d’eau majestueux. Avec une capacité de 10 000 litres chacun, ces structures solaires ont apporté un espoir bienvenu.

 

Des femmes de Barambaké, sourire aux lèvres, s’approchent des robinets, tournant à tour de rôle. Alida, une superviseure du point d’eau, partage : « Le ballet de l’eau commence à 7 heures et se suspend brièvement à 10 heures. Lorsque le château est rempli, l’eau danse à travers les robinets pour rejoindre les habitants assoiffés. À 16 heures, chaque rideau d’eau se ferme pour la journée. Pour deux bidons, une contribution de 25 francs CFA est demandée, une somme qui contribue à maintenir le point d’eau fonctionnel. Mais quand la pluie tombe, les panneaux solaires s’endorment, et le ballet est en pause. »

 

Le soulagement se fait sentir à travers les quartiers. Eltouma, une mère de famille, témoigne : « À 7 heures pétantes, l’eau coule. Grâce à ce don, nous pouvons laver, cuisiner et nous rafraîchir. L’eau, enfin, nous abreuve. » Yafara, également, respire un air de contentement. Les retournés, ceux qui ont fui les tourbillons des conflits armés de 2016, trouvent dans cette eau un symbole de stabilité. Laurent-Emile Ketakosi, un père de famille, exprime son soulagement : « C’est une joie immense, car nous n’avons qu’à ouvrir un robinet. Pendant la nuit, dans notre sommeil, l’eau coule sans tracas. »

 

Cependant, comme une chanson d’échos, les résidents d’autres quartiers et des villages voisins désirent également la mélodie de l’eau. Ils espèrent que l’ONG Oxfam étendra sa symphonie salvatrice à leur secteur, atténuant la pénurie qui se manifeste souvent pendant les saisons sèches.

 

Dans cette danse complexe entre l’abondance et la rareté, deux villages afrocentriques tiennent des rôles contrastés. Tandis que Bossongo-Café oscille entre l’urgence et l’espoir d’une solution, Bria s’élève avec les rayons du soleil, symboles de ces châteaux d’eau solaires qui offrent une aubaine à leurs habitants. Deux contes entrelacés qui rappellent que l’accès à l’eau va au-delà d’une simple commodité, c’est une question d’humanité, de dignité, et de survie.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Attaque violente en cours à Mboki : Milice contre Rebelles, la Terreur s’installe

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Attaque violente à Mboki : Milice contre Rebelles, la Terreur s’installe

 

Centrafrique.org/le-prefet-du-haut-mbomou-sous-pression-une-nouvelle-milice-dautodefense-locale-azande-ani-kpi-gbe-appelle-a-son-depart/mboki-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-63295″ data-wpel-link=”internal”>La ville de Mboki, au sud-est de la République centrafricaine
La ville de Mboki, au sud-est de la République centrafricaine

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Ce mardi matin, la tranquillité de la petite ville de Mboki a été brisée par des sons effrayants et destructeurs. Des armes lourdes et légères ont résonné dans les rues depuis les premières heures du jour. Les habitants, pris au dépourvu, ont dû fuir pour sauver leur vie. Une situation terrible s’est déroulée, avec des éleveurs innocents pris pour cibles par la milice féroce appelée AZANDE ANI KPI GBE.

 

La journée d’aujourd’hui restera dans les mémoires comme un mardi sombre pour les gens de Mboki. Nous vous avions prévenus dans nos articles précédents que les miliciens AZANDE ANI KPI GBE se dirigeaient vers Mboki après avoir quitté la ville d’Obo. Eh bien, cette prédiction s’est malheureusement réalisée. Tôt ce matin, le 29 août 2023, vers 4 heures, les miliciens ont fait leur entrée à Mboki. Leur cible était claire : les positions des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

 

Le premier acte de violence a eu lieu dans un campement d’éleveurs Peuls, caché derrière l’aérodrome de Mboki. Une scène cauchemardesque a eu lieu, avec des pertes humaines tragiques. Mais les horreurs ne se sont pas arrêtées là. La base de l’UPC dans la ville a également été attaquée. Ce qui a suivi a été un affrontement féroce et intense entre les miliciens et les rebelles.

 

Les informations provenant de sources locales rapportent que les deux camps ont subi des pertes en vies humaines et en blessés. La situation est toujours en cours, les bruits de combat remplissant encore l’air. Alors que nous écrivons ces mots, les affrontements se poursuivent, jetant une ombre de peur et d’incertitude sur Mboki.

 

Les événements d’aujourd’hui ne font que confirmer la brutalité de ces groupes armés  . Leur attaque contre des civils innocents et leur confrontation témoignent d’une situation critique et chaotique dans la région. Les conséquences de cette violence auront certainement des répercussions durables sur la vie des habitants de Mboki et au-delà.

 

Nous continuons de surveiller la situation de près et vous tiendrons informés des développements à venir. Restez connectés pour plus d’informations sur les événements en cours à Mboki sur Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

 

Par Mborifouefelle Élie

Correspondant du CNC à Obo

 

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Baba Laddé, le chef rebelle Peul tchadien, de nouveau dans les maquis, s’allie au groupe Wagner pour un nouveau défi

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Baba Laddé, le chef rebelle Peul tchadien, de nouveau dans les maquis, s’allie au groupe Wagner pour un nouveau défi

 

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Le chef rebelle tchadien Baba-laddé.

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Le paysage politique de l’Afrique centrale connaît un regain d’agitation avec le retour sur la scène de la rébellion du chef rebelle tchadien, Baba Laddé. Ancien gendarme tchadien, il a plongé dans les eaux troubles de la rébellion dès les années 1990. Peu après la mort du président Tchadien Idriss Deby Itno, son fils, Mahamat Idriss Déby, l’avait nommé brièvement à la tête des services des renseignements. Peu après son limogeage, il a récemment resurgi dans l’ombre en annonçant son intention de renverser le régime de transition au Tchad. Cependant, son plan intrigant ne repose pas sur ses seules épaules, car il s’est rapproché du groupe paramilitaire Wagner basé en Centrafrique, dont les opérations seront déployées depuis la République centrafricaine.

 

L’histoire a pris un tournant majeur il y a deux semaines, le 15 août dernier, lorsque Baba Laddé a convié ses anciens combattants, incorporés dans les forces de défense et de sécurité tchadiennes, à une réunion dans sa résidence à Ndjamena. Au cours de cette réunion, l’ancien chef du renseignement a annoncé sa décision de retourner dans le maquis et de mener une nouvelle lutte contre le gouvernement de transition en place. Cependant, le rejet massif de sa proposition par la quasi-totalité de ses anciens camarades a été un coup dur pour Laddé. Incroyablement, à la fin de la réunion, il a choisi de s’enfoncer à nouveau dans le maquis, accompagné par son garde du corps, le seul à avoir accepté son appel.

Le chef rebelle tchadien Baba Laddé. CopyrightDR
Le chef rebelle tchadien Baba Laddé. CopyrightDR

 

Son voyage l’a conduit à travers différentes régions du Tchad, de Ndjamena à Moundou au sud, puis à Laramanaye au sud-ouest, en direction de la frontière camerounaise. Cependant, au lieu de franchir cette frontière, il a pris la décision audacieuse de traverser le territoire centrafricain. Sa destination : Koky. Là-bas, il a activé un réseau d’alliés, notamment avec son ancien élément tchadien comme lui, Hassan Bouba, devenu ministre de l’Élevage et de la Santé Animale en Centrafrique et avec Faustin Archange Touadera qu’il a eu à travailler déjà avec lui dans le passé. Les contacts établis avec des acteurs clés ont permis à Baba Laddé de se rapprocher du groupe Wagner, une force paramilitaire réputée pour ses opérations controversées.

 

La rencontre secrète entre Baba Laddé et les hauts responsables de Wagner, notamment monsieur Dimitri Syty et Evguéni Prigojine, lors de son passage à Bangui, a été cruciale. Avec leur accord tacite, Baba Laddé a vu ses espoirs de renverser le régime tchadien se renforcer considérablement. En conséquence, il a intensifié ses communications avec ses anciens camarades de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), un mouvement rebelle opérant dans la région. Cependant, malgré le soutien total d’un des généraux de l’UPC, en l’occurrence, le général Konté, pour rejoindre sa cause, tous les autres officiers de l’UPC lui ont exprimé leur désaccord.

 

L’ambition de Baba Laddé ne se limite pas à renverser le régime tchadien dans un premier temps. Il lui faut une base arrière depuis le nord de Centrafrique. Où ? Selon les autorités centrafricaines, sa première mission consiste à affaiblir d’abord le groupe 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), un mouvement rebelle centrafricain, et à établir un contrôle accru tout le long de la frontière avec le Tchad avec ses hommes. Des armes, munitions, carburant et renfort en hommes lui seront déployés à partir de ces différentes localités.

Alors que les opérations sont en cours, Baba Laddé, coincé dans la capitale centrafricaine , se retrouve face à des autres défis majeurs. Son fidèle garde du corps, qui l’a suivi tout au long de son périple, a été contraint de se retirer en raison de problèmes de santé, marquant une première entrave dans ses plans. Malheureusement pour Baba Laddé, les forces de l’ordre tchadiennes, informées de ses activités, ont finalement appréhendé son garde du corps dès son arrivée sur le sol tchadien qui a fini par tout dévoiler au service de renseignement de son pays.

 

L’histoire en cours de Baba Laddé représente un mélange complexe d’ambitions, de stratégies géopolitiques et de relations mouvantes dans une région où les enjeux politiques et sécuritaires sont étroitement liés. Alors que les événements continuent de se dérouler, il est clair que les implications de cette intrigue dépassent les frontières tchadiennes et centrafricaines, laissant entrevoir une influence plus large de forces extérieures dans la région.

Pour l’heure, Baba Laddé se retrouve toujours dans la capitale centrafricaine Bangui . Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Colonel Ouaoudobo Firmin : Un commandant contesté au cœur de la controverse à Obo

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Colonel Ouaoudobo Firmin : Un commandant contesté au cœur de la controverse à Obo

 

Centrafrique.org/Centrafrique-a-obo-la-population-en-greve-contre-les-abus-des-soldats-faca/wawodobou-firmin-lactuel-colonel-des-faca-a-obo/” rel=”attachment wp-att-68174″ data-wpel-link=”internal”>Un monsieur en costume qui s'appelle WAWODOBOU FÎRMIN , l’actuel Colonel des FACA à Obo
WAWODOBOU FÎRMIN , l’actuel Colonel des FACA à Obo/

 

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC) – Dans le paysage d’une armée réputée et respectée, la progression en grade ne devrait pas seulement être une formalité administrative, mais également une démarche intrinsèquement liée à la formation, à la compétence et à la moralité. Malheureusement, l’histoire du colonel Ouaoudobo Firmin, actuellement chef de corps adjoint du deuxième bataillon d’infanterie territoriale (BIT-2), détaché dans la ville de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou en République centrafricaine, illustre une réalité bien différente.

 

Le contexte de controverse

 

Depuis son détachement dans la ville d’Obo avec ses troupes, le colonel Ouaoudobo Firmin a mis en évidence son incapacité à gérer efficacement ses soldats. Les signes de désorganisation et de manque de leadership sont manifestes, laissant les soldats agir sans supervision ni décision claire. Certains soldats se sont même livrés à des activités criminelles telles que le braquage et le viol, sans que le colonel ne prenne des mesures pour les sanctionner. Cette inaction a poussé certains soldats, excédés par les agissements de leurs camarades, à se faire justice eux-mêmes en administrant des corrections physiques pour rétablir l’ordre.

 

Le parcours du colonel Ouaoudobo Firmin

 

Selon les informations obtenues auprès de l’État-major des armées, le colonel Ouaoudobo est issu d’une formation de mécanicien. Malgré sa formation initiale, il a gravi les échelons pour atteindre le grade de sous-lieutenant. Sa progression vers le grade de colonel a été largement influencée par son cousin Mbetibangui, qui l’a nommé chef de corps adjoint du BIT-2. Cette promotion a été marquée par une série de décisions discutables, notamment son détachement à Obo.

Sur place, il est devenu évident que le poste de commandant dans cette région exigeait une formation spécifique en infanterie, que le colonel Ouaoudobo n’avait pas. En conséquence, ses lacunes en matière de compétences nécessaires pour gérer une unité opérationnelle se sont rapidement révélées. Les conséquences de sa nomination sans formation adéquate ont eu un impact négatif sur la discipline, la cohésion et la sécurité de ses troupes ainsi que sur la relation entre l’armée et la population locale.

 

Implications et réflexions

 

Le cas du colonel Ouaoudobo Firmin soulève des questions plus larges concernant les méthodes de promotion au sein de l’armée et l’importance cruciale de la formation continue pour les officiers. Une promotion basée sur des relations personnelles plutôt que sur des compétences et des qualifications pourrait entraîner des conséquences désastreuses sur le terrain. Les erreurs de gestion et l’incapacité à prendre des mesures appropriées peuvent miner la confiance des soldats envers leur commandant et nuire à l’image de l’armée dans la population locale.

 

Rappelons que le cas du colonel Ouaoudobo Firmin à Obo met en lumière l’importance cruciale de la formation et des qualifications dans l’ascension des officiers militaires. Les défis auxquels il est confronté en tant que commandant démontrent les conséquences néfastes d’une promotion basée sur des considérations autres que les compétences nécessaires pour diriger efficacement une unité. Il met également en évidence la nécessité d’une réforme du système de promotion et de l’investissement dans la formation continue pour garantir que ceux qui occupent des postes de responsabilité soient réellement préparés à faire face aux défis opérationnels et aux exigences du terrain.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Leçon de géopolitique et de tendresse : Poutine, le nouveau cupidon de Touadera

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Leçon de géopolitique et de tendresse : Poutine, le nouveau cupidon de Touadera

 

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou

 

 

Bangui, 29 août 2023 (CNC)-Dans le monde impitoyable de la diplomatie et de la géopolitique, il semblerait que Vladimir Poutine ait ajouté une nouvelle corde à son arc déjà bien fourni. Après avoir maîtrisé l’art du judo, conquis la Sibérie à torse nu et envoyé des ours dansantes à la conquête de l’Arctique, le Président russe Poutine a désormais trouvé un moyen inattendu pour subjuguer certains Présidents africains qui tenteront de le dribler : le meurtre de personnages douteux.

 

L’affaire a éclaté au grand jour avec le tragique incident de l’avion privé du fondateur du groupe de mercenariat Wagner, le feu Evguéni Prigojine, un événement qui a attiré l’attention du monde entier vers le Kremlin et qui fait peur aux chefs d’Etats, putschistes, qui coopèrent avec lui. Les langues vont bon train et certains esprits taquins suggèrent même que Poutine a pris le rôle de Cupidon géopolitique, décochant ses flèches empoisonnées là où elles sont le moins attendues.

 

La disparition inattendue de sieur Evguéni Prigojine, qui a laissé plus d’un président africain perplexe, a eu un effet de traumatisme tout à fait particulier sur l’imperturbable dictateur centrafricain Faustin Archange Touadera. Sur les médias sociaux, les citoyens centrafricains ont rivalisé d’ingéniosité pour taquiner leur chef d’État. Ils ne pouvaient pas manquer l’occasion de souligner le soudain accès de frissons qui a saisi le président Touadera à l’annonce de la mort de monsieur Evguéni Prigojine.

 

Les Centrafricains, toujours prêts à partager leur humour caustique, semblent se délecter de la nouvelle phobie en vogue : la Poutinephobie. Pour eux, la simple mention du nom de Poutine tombée aux oreilles de putschiste Touadera, suffit à le faire trembler désormais de la tête aux pieds. Les rumeurs vont bon train sur les places publiques, faisant allusion à une possible rédaction en lettres capitales dans le calendrier du président centrafricain : “Éviter tout aéroport tant que Poutine est en liberté”. Il semblerait que l’idée de monter à bord d’un avion soit devenue moins attrayante que de participer à une séance de confession publique.

 

D’un autre côté, les aventures aériennes de Touadera ont pris une dimension qui se rapproche dangereusement d’un film d’horreur. Les contes racontent que le président et son équipe ont opté désormais pour des stratégies radicales pour affronter leur peur de l’altitude. Des séances des chants et prières en plein vol, censées détourner l’attention de l’apesanteur, auraient été organisées. On peut presque imaginer la scène lors de son retour au pays après quelques nuits en Afrique du sud. Touadera, dans son avion, agrippé à son siège, Bible en poche et chapelet à la main, priant et exhortant le nom de Jésus sans cesse, pour ne pas que son avion atterrisse en un seul morceau devant ses femmes à Bangui.

 

Alors que les soupçons entourant la mort de Prigojine laissent perplexe, l’impact psychologique de cet événement sur le président Touadera prête à sourire. La théorie selon laquelle Vladimir Poutine contrôle désormais la météo des cieux centrafricains semble prendre de l’ampleur.

 

D’après nos informations, la peur du vent et de l’aire qui perturbe Touadera, trouverait son origine dans le compte que Poutine lui a demandé de produire par rapport aux milliards de F CFA, or et diamants, qu’il a remis à Prigojine lors de son passage à Bangui.  Dans cette comédie politique digne d’une pièce de Molière, le putschiste de Bangui pourrait bien écrire un nouveau chapitre de l’histoire aéronautique en évitant soigneusement les vents qui soufflent depuis le Kremlin.

 

Par Alain Nzilo

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Tirs assourdissants à Ndélé, la ville traumatisée à nouveau par les Wagner

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Tirs assourdissants à Ndélé, la ville traumatisée à nouveau par les Wagner

 

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Bienvenu à Ndélé. Photo CNC.

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 29 août 2023 (CNC) –  Ndélé, un nom qui résonne comme un écho douloureux dans les cœurs des habitants du Bamingui-Bangoran, situé au nord de la République centrafricaine. Cette ville, autrefois le foyer de la vie communautaire paisible, est désormais captive du sinistre refrain des armes de guerre. Ses rues, jadis animées par la douce mélodie de la vie quotidienne, sont maintenant imprégnées du tumulte assourdissant des détonations meurtrières. Les cicatrices émotionnelles, encore béantes, se rouvrent à chaque bruit, laissant une population hébétée à se demander si la paix reviendra un jour.

 

La matinée du lundi 28 août restera gravée dans les mémoires de Ndélé comme une symphonie discordante de tirs, jouée entre les heures 7 et 9. Comme une reprise sinistre d’une chanson que personne ne veut entendre, les mercenaires de Wagner ont déchiré le ciel avec des armes de gros calibre, leurs détonations martelant les esprits déjà traumatisés. Leurs balles, telles des notes déchirantes, ont peint un tableau de peur et de désespoir sur la toile fragile de la ville.

 

Tel un refrain de l’histoire récente, ces tirs en l’air ont répété leur mélodie lugubre, laissant la population suspendue à la menace perpétuelle qui plane sur elle. Pour près de deux heures, la ville de Ndélé a été secouée comme une feuille au gré du vent, captive d’une symphonie de destruction orchestrée par des acteurs inconnus, dont les motivations demeurent aussi obscures que la nuit qui engloutit la ville.

 

Les autorités locales, dans un mélange d’inquiétude et de détermination, ont cherché à briser ce silence oppressant en tendant la main vers les mercenaires de Wagner. Ils ont cherché des réponses, une explication pour les rugissements des armes lourdes qui retentissent régulièrement dans les rues jadis paisibles. Les mercenaires, arrogants et énigmatiques, se sont dressés comme des colosses indifférents dans les eaux troubles. Leurs paroles, lourdes comme des enclumes, ont résonné : “Trois fois par semaine, nous faisons résonner ces tirs”. Une déclaration aussi insaisissable que la brume du matin, laissant les habitants de Ndélé dans un état de confusion exacerbé.

 

La République centrafricaine, un pays autrefois bercé par l’espoir d’un avenir meilleur, est maintenant enveloppée dans le voile sombre d’une réalité troublante. Les mercenaires de Wagner, tels des sombres marionnettistes, semblent avoir transformé cette nation en un théâtre de chaos, jouant leur partition meurtrière avec une indifférence glaçante. La vie à Ndélé ne se mesure plus en jours tranquilles, mais en détonations rythmant le temps.

 

À mesure que le peuple de Ndélé se relève de chaque secousse, la question demeure : combien de temps encore devront-ils danser au rythme des armes et des tirs ? La réponse se trouve peut-être dans la détermination silencieuse qui brûle dans les yeux des habitants, une détermination à reconquérir leur ville et à transformer cette cacophonie de douleur en une mélodie de résilience. Car au-delà des détonations, l’âme de Ndélé continue de vibrer, porteuse d’une force intérieure qui ne cède pas face à l’obscurité.

 

Par Alain Nzilo

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