Dernières heures, fortes détonations dans la commune de Niem, population en panique
Centrafrique.org/un-convoi-des-soldats-faca-tombe-dans-une-embuscade-des-rebelles-plusieurs-victimes-signalees/les-elements-rebelles-de-la-cpc-dans-la-nana-mambere/” rel=”attachment wp-att-66637″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Les-elements-rebelles-de-la-CPC-dans-la-Nana-Mambere-450×327.jpg” alt=”Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré” width=”450″ height=”327″ />Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré
Bangui, 15 novembre 2023 (CNC) – La commune de Niem, située à environ 70 kilomètres de Bouar sur l’axe de Yéléwa, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine (RCA), a été le théâtre de fortes détonations d’armes lourdes et légères au cours des dernières heures. La situation est critique, plongeant les habitants dans la panique et poussant certains à fuir vers la forêt pour trouver refuge.
Bien que la nature exacte de ces événements reste difficile à confirmer, des sources locales ont évoqué la forte probabilité d’une attaque perpétrée par des groupes armés. Les détonations ont débuté aux environs de 5 heures du matin près de la base des mercenaires du groupe Wagner, semant la terreur parmi la population. L’assaut a duré plusieurs minutes avant que les assaillants ne se retirent, ont confirmé les sources locales.
Un habitant de Niem, contacté par la rédaction du CNC, a déclaré que les assaillants, assimilés aux rebelles de la CPC, auraient réussi à détruire une partie des infrastructures du bâtiment de la base des mercenaires du groupe Wagner. Cependant, il reste difficile à ce stade d’affirmer qui contrôle actuellement la ville de Niem.
La situation demeure tendue, avec des habitants pris au piège chez eux et d’autres cherchant désespérément à échapper aux violences en cours. Les détails précis sur l’ampleur des dégâts et les conséquences de cette attaque restent à être dévoilés.
Corbeaunews-Centrafrique (CNC) continuera de suivre de près cette situation en évolution et fournira des mises à jour régulières dans ses prochains articles. Les autorités locales et nationales sont appelées à intervenir rapidement pour stabiliser la localité et protéger la vie des civils innocents pris au milieu de cette violence.
Un scandale judiciaire : le riche Jean-Marie Nguéngoua, accusé de meurtre, libéré sans procès
Centrafrique.org/8-detenus-en-cavale-a-la-gendarmerie-de-mbaiki/patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-Centrafrique-micka-1-7/” rel=”attachment wp-att-33131″ data-wpel-link=”internal”>Patrouille de la gendarmerie dans une rue de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.
Bangui, 15 novembre 2023 (CNC) – Dans un retournement choquant de l’affaire du meurtre qui a secoué une famille paisible à Bangui il y a un mois, le richissime homme d’affaires centrafricain, l’auteur du meurtre, Monsieur Jean-Marie Nguéngoua placé en détention provisoire, a été libéré de sa prison militaire du camp de Roux à Bangui sans passer par un procès. Cette nouvelle a créé un tollé dans la société, mettant en lumière les failles du système judiciaire et soulevant des questions sur l’équité de la justice dans le pays.
Jean-Marie Nguéngoua, un personnage connu pour ses activités mafieuses, est le propriétaire du lycée privé Jean-Marie à Bangui et possède plusieurs commerces, notamment dans le prêt-à-porter. Cependant, sa réputation a été ébranlée il y a un mois lorsqu’un de ses gardiens a été retrouvé mort dans sa concession situé derrière le cinquantenaire au centre-ville de Bangui. Les rumeurs concordantes selon lesquelles Jean-Marie Nguéngoua serait responsable du meurtre ont rapidement circulé dans les quartiers et au sein de la famille du gardien. Ainsi, il a été interpellé par les forces de l’ordre et conduit à la gendarmerie.
Lors de son interrogatoire initial à la gendarmerie, Jean-Marie Nguéngoua a affirmé avoir découvert le gardien complètement ivre la nuit du drame. Prétendant avoir fermé le portail sur lui dans un excès de colère et il aurait retrouvé le gardien sans vie le lendemain matin. Cependant, cette version a été rapidement réfutée par les enquêteurs, qui ont présenté des preuves accablantes.
Le choc s’est intensifié le samedi 11 novembre 2023 lorsque la nouvelle de la libération de Jean-Marie Nguéngoua le jour même sans procès a été révélée. Selon des sources crédibles, il aurait versé discrètement une somme considérable de 18 millions de francs CFA partagée entre le ministre de la Justice, le Procureur de la République et le juge d’instruction en charge de l’affaire. Cette allégation de corruption a indigné de nombreux citoyens et a jeté une lumière crue sur les pratiques douteuses qui peuvent entacher le système judiciaire.
Ce n’est pas la première fois que Jean-Marie Nguéngoua se retrouve devant la justice. Habitué à ces procédures, il aurait eu à chaque fois recours à des pots-de-vin pour éviter des condamnations dans le passé. Même lors d’une affaire antérieure impliquant le détournement de biens publics, il avait tenté de corrompre le Procureur, bien que sans succès.
Cependant, la différence dans cette affaire réside dans la gravité des accusations de meurtre et dans le fait que la libération de Jean-Marie Nguéngoua s’est produite sans qu’un procès n’ait eu lieu. Cela soulève des interrogations sérieuses sur l’intégrité du système judiciaire centrafricain et la manière dont les individus riches et puissants peuvent manipuler la justice à leur avantage.
En réalité, l’affaire Jean-Marie Nguéngoua met en lumière la nécessité urgente d’une réforme judiciaire en République centrafricaine afin d’assurer une justice équitable et de restaurer la confiance du public dans le système judiciaire.
Wagner tue la jeunesse centrafricaine avec des engins explosifs à Baoro
Centrafrique.org/rca-les-sombres-histoires-de-wagner-en-afrique/les-instructeurs-russes-a-bangui-2/” rel=”attachment wp-att-43701″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/les-instructeurs-russes-a-Bangui-1-450×253.jpg” alt=”Les instructeurs russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR” width=”450″ height=”253″ />Les russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR
Bangui, 15 novembre 2023 (CNC) – Wagner le nouveau groupe terroriste en Centrafrique. Une scène s’est produite le 27 octobre 2023, une terrible explosion a secoué un petit café de la ville de Baoro. Une dizaine de jeunes qui se trouvaient là ont été grièvement blessés. La gendarmerie ainsi que la Minusca se sont saisies de l’enquête.
De nos premières informations auprès des forces de l’ordre, il semble que certains de ces jeunes travaillaient dans le camp des mercenaires russes de Wagner. Lors de ce travail ils ont trouvés un objet explosif, certainement une mine laissé là par négligence ou en état d’ébriété comme à la coutume par les mercenaires.
Les jeunes dans l’ignorance totale ont préférés garder l’objet pour eux et l’ont montré à leurs amis dans le café. C’est à ce moment que la mine a explosé laissant une dizaine de vulnérables jeunes centrafricains entre la vie et la mort.
Wagner, comme à son habitude cherchera à nier les faits pour ses erreurs élémentaires et manques de professionnalisme mais les premiers éléments de l’enquête sont limpides : il s’agissait bel et bien d’un engin militaire russe, une mine anti-personnel, comme celles interdites par la convention internationale d’Ottawa.
Ce terrible incident est encore une preuve de maturité des pseudos russes, s’il en fallait, de l’influence néfaste de Wagner sur notre pays. Il est indéniable que les mercenaires russes ne se soucient pas du bien-être des Centrafricains et ne s’occupe que de leur profit égoïste et celui du régime. Doivent-ils maintenant aussi nous prendre les forces vives de notre pays après nous avoir volés nos ressources naturelles ? Les Centrafricains méritent mieux pour leur avenir que le handicap et la précarité dont ils sont victimes à chaque levé du soleil.
Nous demandons à ce que justice soit faite dans cette affaire mais la question est de savoir y’a-t-elle une justice centrafricaine qui aura le courage de situer à WAGNER ses responsabilités pour toutes ses atrocités contre les civils centrafricains depuis son arrivé au pays de BOGANDA ?
Nous appelons tous les Centrafricains à demander des comptes aux dirigeants qui permettent de tels violations flagrantes des droits de l’homme sans se souciés du peuple centrafricain.
La justice centrafricaine n’a-t-elle ouvert une enquête contre WAGNER ? Et a-t-elle rendue publique son verdict ?
Bangui, 15 novembre 2023 (CNC) – La semaine dernière, la paisible ville d’Obo, située dans le Haut-Mbomou, a été le théâtre d’une scène aussi spectaculaire au choquante révélatrice de la détresse qui ronge les états d’esprit des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Un soldat, épuisé par neuf mois d’abandon, de conditions de vie déplorables et d’une absence de relève cette année, a tenté de mettre fin à ses jours de manière spectaculaire, devant le préfet local et le commandant du détachement militaire.
La détresse de ces soldats sur les terrains, souvent dissimulée derrière le voile du silence, a éclaté au grand jour à Obo. Alors que dans certaines villes comme Bakouma et Mobaye, les FACA ont exprimé publiquement leur mécontentement, dans d’autres régions, c’est le mutisme qui prévaut et à Obo dans le Haut-Mbomou, c’est la scène d’un suicide qui l’exprime.
Dans cette ville de Obo, la semaine dernière, la douleur a atteint un point de non-retour pour l’un de ces soldats, dont la tentative désespérée de suicide a été évitée de justesse grâce à l’intervention rapide du préfet.
Le Préfet du Haut-Mbomou, monsieur Jude ngagnoko
Lors de l’opération de nettoyage des bâtiments de la préfecture, ce soldat a saisi l’occasion pour partager la réalité amère de sa vie quotidienne. Depuis neuf mois, lui et ses camarades ne perçoivent plus leur prime globale d’alimentation (PGA). Leurs uniformes, plus proches de lambeaux que de tenues militaires, témoignent de l’usure physique et morale qui les empoissonnent comme de l’amidon. Ajoutez à cela l’absence de relève pendant près de deux ans à Obo, et la situation devient insoutenable.
Les soldats en province sont livrés à eux-mêmes, sans possibilité de retirer leur solde, versée sur des comptes bancaires qu’ils ne peuvent les retirer qu’à Bangui. Ce détail logistique crée une distance financière significative, les plongeant dans une précarité croissante. Pour ces hommes, c’est un cri silencieux, une lutte quotidienne contre l’abandon et l’indifférence.
Le discours poignant du soldat en détresse a été une tentative désespérée de faire entendre sa voix, de rompre le silence oppressant qui entoure leur souffrance. Son geste ultime de vouloir mettre fin à ses jours a été un cri de détresse, un appel désespéré à l’attention des autorités centrafricaines et de la communauté internationale.
WAWODOBOU FÎRMIN , l’actuel Colonel des FACA à Obo/
Cet incident à Obo ne devrait pas être traité comme un cas isolé, mais plutôt comme un reflet de la réalité vécue par de nombreux soldats FACA à travers le pays. Il est temps que les autorités prennent des mesures concrètes pour améliorer les conditions de vie de ces hommes dévoués qui risquent leur vie pour la stabilité et la sécurité nationale. La négligence et l’indifférence ne peuvent plus être tolérées, car derrière chaque uniforme usé se cache un être humain en quête de dignité et de reconnaissance.
Bangui, 15 novembre 2023 (CNC) – Fidèle Gouandjika, ministre conseiller spécial du Président de la République, s’est récemment retrouvé au centre de la controverse après ses déclarations génocidaires en cas de coup d’État contre le régime de Faustin Archange Touadera. Dans une tentative maladroite de s’excuser, Gouandjika a invoqué une explication singulière liée à sa mère, déclarant qu’il était un “indiscret congénital” en raison de la consommation par sa mère de la partie postérieure d’un poulet pendant sa grossesse. Cependant, au-delà de cette justification originale, les réseaux sociaux bruissent des réactions des Centrafricains, mettant en lumière le caractère peu discret de Gouandjika, qui semble incapable de garder des secrets d’État.
Des excuses maladroites et une justification étonnante :
Fidèle Gouandjika a choisi les réseaux sociaux, en particulier Facebook, pour tenter de se justifier et calmer les vives critiques suscitées par ses déclarations criminelles. Dans un live, il a accusé sa mère d’avoir consommé la partie postérieure (l’anus) des poulets pendant sa grossesse, prétendant que cela expliquait son incapacité à garder tout ce qu’il entend, selon lui, tous les secrets. Selon ses propres dires, dès qu’il est au courant de quelque chose, il le dévoile immédiatement.
Cette justification a été reçue avec scepticisme par de nombreux observateurs, qui considèrent ces excuses comme maladroites et déconcertantes. Certains estiment que Gouandjika cherche simplement à détourner l’attention de ses propos sur le génocide, les interprétant comme une révélation préméditée du régime.
Révélations inquiétantes sur les réseaux sociaux :
Les réseaux sociaux sont le terrain de jeu de Fidèle Gouandjika en matière de communication, mais ces plateformes semblent aussi être le lieu où il ne peut s’empêcher de partager des informations sensibles. Les Centrafricains dénoncent le fait qu’il divulgue publiquement des secrets d’État, soulignant que ses déclarations sur le génocide pourraient être interprétées comme une fuite d’informations planifiée par le régime.
Alexis, un observateur politique centrafricain, met en lumière la métaphore utilisée par Gouandjika pour expliquer son manque de discrétion. Selon lui, Gouandjika aurait révélé, de manière détournée, des informations inquiétantes concernant les intentions du régime. Il évoque un projet de massacre visant les Occidentaux travaillant dans les ambassades et dans la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).
En réalité, les excuses maladroites de Fidèle Gouandjika et ses révélations inquiétantes sur les réseaux sociaux soulèvent des préoccupations quant à sa capacité à occuper une fonction ministérielle de confiance. Les Centrafricains restent vigilants face à ces déclarations controversées, mettant en doute la sincérité des excuses et exprimant des inquiétudes quant à la stabilité politique du pays.
Le MCU en route vers la dictature : quand la République centrafricaine s’engloutit dans le parti État
Centrafrique.org/Centrafrique-la-persistance-des-cultes-de-la-personnalite-un-frein-a-la-democratie/des-casquettes-et-echarpes-a-leffigie-de-touadera-portees-par-le-meme-linterdicteur-simplice-mathieu-sarandji/” rel=”attachment wp-att-63743″ data-wpel-link=”internal”>Des casquettes et écharpes à l’effigie de Touadera portées par celui là-même qui a interdit le culte de la personnalité, sieur Simplice Mathieu Sarandji
Bangui, 15 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, déjà ébranlée par l’instabilité politique, semble s’enfoncer davantage dans le chaos avec l’ascension du Mouvement des Cœurs-Unis (MCU) vers le statut de parti État. Créé en 2018, ce parti présidentiel, dirigé par Simplice Mathieu Sarandji, se prépare à célébrer ses cinq ans d’existence, mais les signes d’une dérive autoritaire sont alarmants.
Dès ses débuts, le MCU a cherché à consolider son pouvoir en imposant son influence dans tous les aspects de la vie politique et sociale de la nation centrafricaine. Le dernier exemple en date est la récente initiative visant à transformer le MCU en un parti unique, élevant ainsi son statut au rang de parti État. Cette manœuvre s’accompagne de pressions sur l’ensemble des citoyens pour qu’ils adhèrent au parti s’ils aspirent à occuper une fonction au sein de la fonction publique. Une politisation extrême qui menace les fondements démocratiques de la République centrafricaine.
La prétendue célébration du cinquième anniversaire du MCU devient également le prétexte à une collecte de fonds aussi intrusive que choquante. Les documents officiels, dont les numéros sont N°21/23/MCU/SN/TG et N°20/23/MCU/SN/TG, révèlent un système de contribution financière basé sur les catégories socio-professionnelles, approuvé lors d’une réunion du bureau politique.
Le premier document, un appel à contribution, émane de la Trésorerie Générale du MCU, enjoignant les militants de la 7ème République à démontrer leur engagement par des contributions financières. La Trésorerie Générale rappelle que ces contributions sont cruciales pour assurer le bon déroulement des activités liées au 5ème anniversaire du MCU et au défilé du 1er décembre 2023.
Le deuxième document expose le barème de contribution, un tableau détaillé fixant des montants variés en fonction des catégories socio-professionnelles des contributeurs. Les hauts fonctionnaires sont sommés de verser des sommes exorbitantes, tandis que les chefs de service de l’administration publique ont une contribution relativement modeste. Pour certaines catégories, telle que la diaspora, les montants sont à la discrétion du contributeur, laissant place à des inégalités flagrantes et potentiellement à des abus de pouvoir.
Cette collecte de fonds, orchestrée de manière éhontée malgré la situation économique catastrophique du pays, témoigne de l’insouciance du MCU envers les difficultés du peuple centrafricain. Les autorités exigent des contributions financières sous la menace d’une exclusion sociale et professionnelle, transformant ainsi la participation au MCU en une obligation, plutôt qu’un choix libre et éclairé.
En imposant ces contributions financières, le MCU s’engage sur une voie dangereuse, sapant les principes démocratiques et promouvant une culture de l’obéissance aveugle. Les signes d’une dérive vers un régime autoritaire à la soviétique sont manifestes, menaçant la liberté et l’autonomie des citoyens de la République centrafricaine. Il est temps que la communauté internationale se penche sur cette dérive inquiétante et exige des comptes au MCU pour ses actions antidémocratiques et ses tentatives d’établir un parti État.
Le fiasco du projet informatique d’immigration à Béloko en Centrafrique : Promesses non tenues et gaspillage de fonds publics
Commissariat de police de la ville de Béloko à la frontière avec le Cameroun
Bangui, 15 novembre 2023 (CNC) – Le 22 août 2023, la première pierre du bureau informatique de l’immigration à Béloko a été posée avec grand faste, attirant une délégation officielle venue de Bangui, la capitale centrafricaine. Cependant, depuis cette cérémonie grandiose, le projet a été entaché par un échec retentissant, laissant la population locale dans l’expectative et les fonds publics gaspillés.
Déception de la population locale :
Malgré la mobilisation de représentants gouvernementaux, de hauts dignitaires, d’autorités administratives, et d’une participation massive de la population locale, les attentes suscitées par cet événement se sont rapidement dissipées. Les jeunes de Béloko, qui avaient manifesté leur soutien au projet en espérant des opportunités d’emploi, se retrouvent aujourd’hui les bras croisés, la réalité du terrain contrastant cruellement avec les promesses initiales.
Le tas ses gravats et pierres entreposés dans la cour du commissariat de police de Béloko pour la construction d’un local d’informatique de la police de. CopyrightCNC
Promesses non tenues :
Bien que le directeur adjoint de l’immigration, Bienvenue Nguimalé, ait assuré que la clé du bureau informatisé serait remise à la commissariat spéciale de Béloko en novembre 2023, la date fatidique est désormais dépassée, sans qu’aucun progrès significatif n’ait été accompli. Les déclarations de Prince Nodikete, représentant de l’entreprise chargée de la surveillance des travaux, restent vagues et dénuées de résultats tangibles, soulignant ainsi l’incapacité du projet à se matérialiser.
Gaspillage de fonds publics :
Les dépenses pharaoniques engagées lors de la cérémonie de pose de la première pierre apparaissent désormais comme une frivolité, un jeu d’enfants coûteux pour l’État. Les frais de mission et les dépenses associées n’ont pas contribué au développement du projet, laissant planer un doute sur l’utilisation responsable des ressources publiques.
Objectif du projet compromis :
Le bureau informatisé de l’immigration à Béloko était censé jouer un rôle crucial dans la lutte contre les produits illicites, les fuites migratoires et les personnes interdites. Cependant, la réalité actuelle dépeint un tableau bien différent. Le projet, au lieu de barrer la route à ces problèmes, semble être bloqué dans une impasse, laissant la communauté locale vulnérable à ces menaces persistantes.
Il y’a lieu de préciser que le projet informatique d’immigration à Béloko en Centrafrique est actuellement en proie à des retards inexplicables, des promesses non tenues et un gaspillage flagrant de fonds publics. Les aspirations initiales de développement et de sécurité semblent s’évaporer, laissant la population locale désillusionnée et se demandant si ce projet verra jamais le jour. Il est impératif que les autorités concernées prennent des mesures immédiates pour remédier à cette situation et restaurer la confiance du public envers les projets gouvernementaux.
Depuis près d’une semaine, l’agitation règne parmi les transporteurs au départ et en provenance de Béloko, une ville frontalière avec le Cameroun. La cause de leur mécontentement réside dans la reprise des rackets perpétrés par les forces de l’ordre sur la route, particulièrement sur l’axe reliant Bangui à Béloko en direction de Garouaboulaye au Cameroun. La situation est exacerbée par le doublement du tarif des formalités, passant de 500 à 1000 francs CFA.
Cette reprise des activités de racket intervient seulement deux mois après le lancement par le Premier ministre Félix Moloua d’une opération de démantèlement des barrières illégales sur l’axe Bangui-Béloko. Cette initiative visait à régulariser les points de contrôle le long de cette voie de transit cruciale. Une semaine plus tard, une mission s’est attaquée aux barrières illégales non répertoriées dans la liste officielle, établie et signée par le Président de la République. L’objectif était de favoriser la libre circulation des biens et des personnes tout en contribuant équitablement à la collecte de taxes pour renflouer les coffres de l’État.
Contrairement à la méthode antérieure qui impliquait l’érection de barrières illégales, les forces de l’ordre adoptent désormais une approche plus discrète à Béloko. Plutôt que de bloquer physiquement les transporteurs, ils ordonnent simplement le versement d’une somme de 1000 francs CFA en échange de formalités de passage. Ce changement dans la méthode n’a pas échappé à la vigilance des transporteurs, qui observent avec inquiétude une hausse significative du tarif, passant de 500 à 1000 francs CFA en quelques jours seulement.
Face à cette situation, de nombreux transporteurs sur ce corridor envisagent de manifester contre la résurgence de ces pratiques désagréables des forces de l’ordre. Pour de nombreux citoyens interrogés, les rackets routiers ne semblent pas avoir cessé, et certains avancent même l’idée que l’opération de démantèlement des barrières en septembre dernier n’était qu’un signal aux forces de l’ordre pour intensifier leurs activités illicites sur les routes.
La récente augmentation des tarifs des formalités à Béloko, conjuguée à la perception généralisée d’une multiplication des rackets routiers, soulève des préoccupations légitimes parmi les transporteurs et la population. Les autorités devront prendre des mesures efficaces pour remédier à cette situation afin d’assurer la libre circulation des personnes et des biens, tout en luttant contre les pratiques illégales qui entravent le développement économique et minent la confiance des citoyens. L’évolution de cette affaire reste à suivre de près.
Appel à l’unité et à la cohésion sociale à Paoua : Un message de paix de la part de la PJLOD
Centrafrique.org/Centrafrique-la-plateforme-des-jeunes-leaders-de-lopposition-prevoit-dorganiser-une-marche-de-verite-le-29-mai-prochain-a-bangui/saint-cyr-tanza-bon/” rel=”attachment wp-att-56428″ data-wpel-link=”internal”>Saint Cyr TANZA, Cordonnateur de la plateforme
Bangui, 15 novembre 2023 (CNC) – Paoua, ville emblématique connue pour son ambiance chaleureuse et sa cohésion sociale, est actuellement le théâtre de tensions causées par des enjeux politiques. Face à cette situation, Tanza Saint Cyr, coordonnateur de la Plateforme des Jeunes de l’Opposition Démocratique (PJLOD), lance un appel à la paix et à la cohésion sociale dans un message empreint de sagesse et de préoccupation pour l’avenir de la communauté.
Tanza Saint Cyr souligne que les défis actuels ne sont pas le résultat des habitants de Paoua, mais plutôt des dynamiques politiques en jeu. Il met en garde contre la manipulation et appelle à la vigilance pour éviter toute escalade vers la violence. L’accent est mis sur le fait que la paix est inestimable et qu’il est crucial de ne pas céder aux tensions provoquées par des intérêts politiques.
Face à récent incident, Tanza Saint Cyr propose une réunion de famille entre les parties concernées, une initiative qui sera rendue officielle prochainement. Un comité de ressortissants jeunes de Lim Pende se mobilisera rapidement pour rencontrer tant les victimes que les auteurs, dans le but de favoriser un dialogue constructif. L’appel est clair : préserver l’harmonie et la cohésion sociale qui ont caractérisé la vie à Paoua pendant de nombreuses années.
Le message encourage activement la jeunesse de Lim Pende à se lever et à jouer un rôle actif dans la préservation de la paix. Tanza Saint Cyr rappelle que la communauté de Paoua est celle de leurs ancêtres, et il souligne l’importance pour la jeunesse de faire sa part pour garantir la continuité de cette harmonie sociale.
Il y’a lieu de noter que le message de Tanza Saint Cyr est renforcé par les coordonnées du Comité de Sensibilisation pour la Paix, invitant toute personne soucieuse de l’avenir de Paoua à participer à cette noble cause. Le numéro de téléphone et les contacts WhatsApp sont fournis pour faciliter la communication avec le comité.
L’appel à l’unité et à la cohésion sociale lancé par Tanza Saint Cyr au nom de la Plateforme des Jeunes de l’Opposition Démocratique résonne comme un cri de paix dans un contexte politique tendu. L’engagement en faveur du dialogue et de la compréhension mutuelle est au cœur de cette initiative, et la jeunesse est appelée à jouer un rôle central dans la préservation de la paix à Paoua.
Bangui, 15 novembre 2023 (CNC) – À Mobaye, dans la préfecture de la Basse-Kotto, un vent d’enthousiasme souffle parmi les habitants depuis l’inauguration du marché hebdomadaire, un événement marquant qui s’est déroulé le vendredi dernier. Ce marché, baptisé le marché Saraga de Mobaï, est situé à proximité de la mairie et ouvre ses portes chaque semaine du vendredi au dimanche.
Les résidents de Mobaye et des localités avoisinantes accueillent cette initiative avec joie, considérant ce marché comme une opportunité pour écouler leurs marchandises. Dès l’inauguration, agriculteurs et commerçants se sont empressés de proposer une variété de produits, allant des produits agricoles aux poissons et aux articles de première nécessité.
Hélène, une vendeuse de légumes sur ce nouveau marché, exprime sa fierté mais souligne également le besoin d’attirer davantage de clients. Elle lance un appel chaleureux aux habitants d’Alindao, de Bambari et d’autres localités voisines pour venir soutenir les commerçants locaux.
Le marché ne se limite pas à la population locale, attirant également des visiteurs de la République démocratique du Congo voisine. Saint-Cyr de Gbadolité témoigne de la tranquillité et de l’activité dynamique du marché, encourageant ses compatriotes à venir y vendre leurs produits.
Le maire de Mobaye, Marc Dacko, souligne l’importance de cette nouvelle infrastructure en tant que vecteur de cohésion sociale. Le marché a pris le nom de “Saraga de Mobaye” en l’honneur de M. Saraga, la première personne arrivée à Mobaye. Les autorités locales sont unies dans l’objectif de renforcer les liens entre les communautés et d’améliorer les conditions de vie.
Pour rassurer les inquiétudes des commerçants concernant les formalités, le sous-préfet de Mobaye, Cyril Komobaïa-Lebangué, annonce qu’aucune formalité ne sera requise tous les vendredis, jour dédié au marché hebdomadaire de Saraga. Les autorités préfectorales s’engagent à suivre de près cette décision, assurant ainsi un environnement propice aux échanges commerciaux.
En matière de sécurité, la brigade de la gendarmerie de Mobaye se mobilise pour renforcer la sécurité autour et à l’intérieur du marché à chaque opération. Cette mesure vise à garantir un environnement sûr et propice aux transactions commerciales.
Le marché Saraga de Mobaye représente bien plus qu’un lieu commercial ; il incarne l’esprit de communauté, d’échange et de prospérité économique pour les habitants de Mobaye et au-delà. Alors que les marchands déploient leurs étals chaque semaine, le marché promet de devenir un centre névralgique du dynamisme économique local.
Fidèles Gouandjika : ministre conseiller ou victime des amours présidentielles d’un chaud lapin ?
Fidèle Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU après la chute de Bozizé
Bangui, 14 novembre 2023 (CNC) – Faustin Archange Touadera et Fidèle Gouandjika, deux personnalités centrafricaines influentes, partagent non seulement des liens politiques mais également un lien de belle famille. Cependant, les intrications de cette relation ont récemment été mises en lumière par des événements personnels et des comportements controversés.
Faustin Archange Touadera,, actuel Président de la République centrafricaine, est décrit comme un homme timide et faible, mais également en proie à une obsession sexuelle, particulièrement envers les filles de ses collaborateurs. D’autre part, Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du Président, est perçu comme turbulent et cleptomane, ajoutant une couche de complexité à leur relation.
Le parcours professionnel des deux hommes s’entremêle depuis le régime de François Bozizé, où Faustin Archange Touadera occupait le poste de Premier Ministre et Fidèle Gouandjika était ministre de l’agriculture puis des télécommunications. Leurs liens ethniques renforçaient cette connexion déjà établie depuis plusieurs années.
L’histoire prend une tournure intrigante lorsque Faustin Archange Touadera, devenu Président, nomme Fidèle Gouandjika comme son ministre conseiller. Cependant, les relations prennent une tournure inattendue lorsque le Président entretient une relation avec la fille de Gouandjika, remettant en question le respect au sein de cette relation familiale et politique.
La situation devient d’autant plus complexe lorsque l’on découvre que Faustin Archange Touadera a une tendance à fréquenter les filles de ses collaborateurs, créant une atmosphère de rivalité parmi les jeunes filles du cercle présidentiel. Les filles de personnalités politiques importantes, telles que le ministre de la santé, le Président de l’Assemblée nationale, le maire de Bangui, et même la fille de Fidèle Gouandjika, rivalisent pour attirer l’attention du Président.
Cette chasse au Président est devenue un phénomène discuté dans toute la ville de Bangui. Les jeunes filles se positionnent stratégiquement pour être remarquées par le Président lors de ses déplacements. Même celles qui pourraient être perçues comme moins attractives, comme la ministre des affaires étrangères, la plus moche, , ne sont pas épargnées par l’attention du chef de l’État, illustrant une tendance marquée dans son comportement.
Il est essentiel de souligner que le lien familial entre Faustin Archange Touadera et Fidèle Gouandjika n’est pas aussi étroit qu’on pourrait le penser, puisque le Président est en réalité le cousin lointain de Gouandjika. Cette relation éloignée pourrait expliquer, du moins d’un point de vue culturel, la tolérance à l’égard des relations amoureuses entre le Président et la fille de son conseiller.
En réalité, les relations entre Faustin Archange Touadera et Fidèle Gouandjika prennent une dimension complexe, mêlant des liens politiques, familiaux et personnels. Les événements récents ont soulevé des questions sur le respect au sein de ces relations, mettant en évidence les défis auxquels sont confrontées les personnalités politiques et leurs familles dans un contexte où la frontière entre vie personnelle et vie publique peut parfois être floue.
Scandale au ministère de la Culture : la ministre et son directeur de cabinet par intérim dans la tourmente du vol et du détournement
Centrafrique.org/vincente-saraiva-et-thierry-kamach-les-deux-potentielles-victimes-de-touadera/vincente-maria-lionele-jennifer-saraiva-yanzere/” rel=”attachment wp-att-67108″ data-wpel-link=”internal”>Vincente Maria Lionele Jennifer Saraiva Yanzere
Bangui, 14 novembre 2023 (CNC) – Le ministère de la culture en République centrafricaine est secoué par un scandale financier impliquant la ministre, Madame Saraiva Yanzere Jennifer, et son directeur de cabinet par intérim, Monsieur Toukia. Les artistes centrafricains, victimes de cette fraude, ont récemment dénoncé publiquement ces pratiques scandaleuses qui ternissent l’image du gouvernement de Faustin Archange Touadera.
Il y’a lieu de noter que sous le règne de Faustin Archange Touadera, la République Centrafricaine se trouve à la croisée des chemins, confrontée à des défis politiques et sociaux monumentaux. La question de la corruption, qui gangrène de nombreux secteurs, s’est récemment cristallisée au sein du ministère de la culture, illustrant ainsi une tendance préoccupante à l’échelle nationale.
Depuis l’arrivée de Faustin Archange Touadera au pouvoir en 2016, la perception de la corruption s’est amplifiée, et la confiance du public dans les institutions gouvernementales a atteint des niveaux particulièrement bas. Faustin Archange Touadera, bien que se présentant comme un acteur du changement, n’a pas réussi à endiguer efficacement le fléau de la corruption, qui semble s’être enraciné dans divers secteurs de l’administration publique.
Le climat Politique est tendu, marqué par des manifestations sporadiques et une méfiance croissante envers les élites dirigeantes. La population centrafricaine, déjà confrontée à des défis socio-économiques, voit dans la corruption un obstacle majeur entravant le développement du pays.
La transparence et la responsabilité gouvernementale sont devenues des notions rares, nourrissant ainsi un sentiment de frustration parmi les citoyens qui aspirent à une gouvernance plus éthique et équitable. Dans ce contexte précaire, le scandale au ministère de la culture éclate comme un symbole frappant des défaillances systémiques qui ont sapé la confiance du public envers les institutions censées les servir.
La fraude au ministère de la culture : un système vicieux mis à nu
Au cœur du ministère centrafricain de la culture, une histoire de fraude et de détournement financier a éclaté, mettant en lumière des pratiques scandaleuses orchestrées par la ministre, Madame Saraiva Yanzere Jennifer, et son directeur de cabinet par intérim, Monsieur Toukia.
Il y’a une année, le gouvernement, cherchant à soutenir les artistes centrafricains, a mis en place un mécanisme de subvention mensuelle, censé fonctionner comme un salaire régulier pour ces acteurs culturels. Cependant, la ministre de la culture et son directeur de cabinet ont délibérément contourné cet objectif louable en manipulant la liste des bénéficiaires.
Plutôt que de favoriser les artistes méritants, le ministère a préféré inscrire les noms de proches, y compris des membres de l’église du directeur de cabinet par intérim, créant ainsi une liste biaisée et dépourvue de toute objectivité. Cette distorsion flagrante vise à favoriser des intérêts personnels au détriment du véritable soutien à la scène artistique centrafricaine.
Le sommet de cette fraude réside dans la réduction délibérée des montants alloués aux artistes et aux encadreurs. Alors que le gouvernement a fixé des montants spécifiques, la ministre de la culture et son directeur de cabinet par intérim ont systématiquement abaissé ces chiffres pour siphonner illégalement des fonds publics.
Le calcul précis sera exposé : au lieu des 80 000 francs CFA mensuels prévus pour chaque artiste, le ministère a versé seulement 60 000 francs CFA, tandis que les encadreurs ont été privés de 40 000 francs CFA sur les 120 000 prévus. Cette manipulation éhontée a perduré pendant douze mois, avec la ministre et son directeur de cabinet détournant des sommes substantielles à leur profit.
Cependant, face à des subventions en retard de trois mois, les artistes ont pris la décision radicale de se mobiliser à travers une grève, réclamant ainsi leurs droits légitimes. C’est lors de cette mobilisation que la supercherie orchestrée par la ministre de la culture et son directeur de cabinet par intérim a été mise au grand jour.
lorsque les agents du trésor public ont directement versé les subventions aux artistes, contournant ainsi le ministère de la culture. Les artistes ont alors compris qu’ils avaient été escroqués pendant une année entière.
En soulignant les méthodes utilisées par le directeur de cabinet par intérim pour inscrire des proches et des membres de son église sur la liste des bénéficiaires, on comprend aisément la dimension mafieuse de cette affaire.
Les conséquences désastreuses de cette fraude sur la communauté artistique. Des artistes qui ont vu leurs revenus amputés injustement, des encadreurs qui ont été privés d’une partie de leur soutien financier légitime, le tout contribuant à fragiliser un secteur culturel déjà vulnérable.
Cette fraude dévoilée met en lumière non seulement la cupidité de certains membres du ministère de la culture mais aussi la vulnérabilité des artistes qui, loin de recevoir un soutien stable, sont confrontés à des pratiques corruptrices au sein même du gouvernement qui devrait les protéger.
Enquête exclusive : les en-dessous troublants de l’affaire de meurtre à Paoua
Les maisons de monsieur MAHAMAT ATHAIR WEST brûlées à Paoua
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – Dans l’ombre des marchés animés de Paoua, un supposé conflit foncier, en apparence anodin, a laissé émerger une tragédie meurtrière, révélant les dessous d’une vendetta personnelle qui a secoué la quiétude de la communauté. Une enquête exclusive CNC.
Le supposé conflit foncier sous-jacent :
Au cœur de la tragédie qui a secoué la paisible ville de Paoua, réside un supposé litige foncier, initiant une spirale d’événements dramatiques. Le protagoniste de cette histoire est un jeune musulman prospère, actif dans le commerce, qui aurait acquis un terrain auprès d’un particulier pour y ériger une villa. Mais le jeune musulman, voulant agrandir sa concession, aurait demandé au jeune de lui vendre la partie restante du terrain.
Cependant, la quiétude de cette transaction a été brisée lorsque le fils du vendeur a résisté à céder la totalité du terrain à la demande du jeune musulman, insistant sur la nécessité de conserver une parcelle pour sa propre famille. Ce refus a déclenché une réaction en chaîne, conduisant le jeune commerçant à nourrir une rancœur tenace envers ce fils, créant ainsi les prémices d’une vendetta personnelle.
La tension s’est accumulée au fil des jours, jusqu’à ce que la situation atteigne un point de non-retour. Le jeune musulman, en proie à un ressentiment grandissant, aurait alors pris la décision de faire appel à un commando composé de 6 individus, dont deux ex-rebelles pour régler le différend de manière brutale. Leur mission : se rendre au domicile du fils récalcitrant, situé derrière le marché de Paoua, et lui infliger une violence inouïe.
Les véhicules et les maisons de monsieur MAHAMAT ATHAIR WEST brûlés à Paoua
Le meurtre et la dissimulation :
La nuit tragique à Paoua, marquée par le conflit foncier sous-jacent, a atteint son point culminant avec l’exécution brutale du fils du propriétaire terrien. Sous le couvert des ténèbres, le commando, orchestré par le jeune commerçant musulman, a mis en œuvre un plan macabre pour punir le fils récalcitrant.
Ayant attiré la victime hors de sa résidence, située derrière le marché de Paoua, les deux ex-rebelles avec la complicité de quatre autres, ont agi avec une violence inouïe. Les coups ont plu, laissant la victime ensanglantée et finalement poignardée à plusieurs reprises. Leur sinistre mission accomplie, ils ont discrètement dissimulé le corps meurtri sous des herbes, espérant que la vérité demeurerait cachée.
Le lendemain matin, l’horreur a frappé la communauté de Paoua lorsqu’un passant a découvert le cadavre. Ce triste constat a déclenché une série d’événements qui ont révélé l’ampleur de la tragédie. Sans chercher à dissimuler l’acte macabre, les auteurs avaient laissé derrière eux un tableau de terreur, laissant la communauté sous le choc de la violence qui avait éclaté au sein de leurs propres murs.
La réaction de la communauté :
La découverte choquante du meurtre du fils du propriétaire terrien a déclenché une réaction immédiate et violente au sein de la communauté de Paoua. L’inquiétude croissante quant à la disparition du jeune homme a mobilisé les habitants qui, sans tarder, ont organisé une recherche désespérée à travers la ville.
Guidés par un mélange d’angoisse et de détermination, les membres de la communauté ont rapidement remonté la piste jusqu’au commanditaire du meurtre, le jeune commerçant musulman prospère. La découverte de son implication dans cette affaire a suscité un mélange de colère et d’incrédulité parmi les habitants qui, jusqu’alors, n’auraient jamais imaginé qu’une querelle foncière puisse dégénérer de manière aussi tragique.
Lorsqu’ils ont confronté le commanditaire, la situation a failli basculer dans le lynchage. Les émotions, exacerbées par le choc de la découverte, ont poussé la foule à exiger une justice immédiate et expéditive. Cependant, l’intervention opportune des forces de sécurité locales, appelées en urgence, a permis d’éviter un dénouement encore plus dramatique.
Le poisson retrouvé chez MAHAMAT ATHAIR WEST et brûlé à Paoua
L’intervention des Mercenaires russes et découvert d’un tableau mystique :
Face à l’escalade de violence à Paoua, l’intervention des mercenaires russes a ajouté une dimension inattendue à l’affaire. Alertés sur les événements en cours, ces mercenaires se sont rendus sur les lieux pour éclaircir la situation, ignorant encore les détails du conflit foncier à l’origine du drame.
Au cours de leur perquisition au domicile du jeune commerçant musulman, les mercenaires ont fait une découverte saisissante. Trois armes de guerre, des munitions et des uniformes militaires ont été trouvés, élargissant l’enquête au-delà du simple meurtre. Cette révélation a suscité des interrogations sur la nature exacte des activités du commerçant et sur la manière dont ces effets militaires étaient liés à la querelle foncière initiale.
Plus troublant encore, les mercenaires russes ont découvert un tableau mystique dans la demeure : un poisson coupé en deux,vivant malgré cette mutilation. La présence d’un féticheur tchadien, retranché dans la maison, a ajouté une dimension ésotérique à l’affaire, jetant une lumière inhabituelle sur les motivations du commerçant.
Les mercenaires russes ont agi avec détermination en exigeant que le féticheur quitte la résidence, malgré son refus initial. Cette confrontation a suscité la colère des habitants, créant un climat encore plus tendu. Les jeunes, agissant sous l’ordre des mercenaires russes et des soldats FACA, ont mutilé le poisson et jeté le gris-gris dans les flammes, symboliquement rompant avec les éléments mystiques qui semblaient liés au commerçant. Ils ont ensuite commencé à incendier les effets du jeune musulman ainsi que ses véhicules, le tout en présence des soldats FACA et des mercenaires russes qui ont fait des tirs en l’air en même temps pour protéger les jeunes pilleurs.
À Paoua, lors de l’intervention des militaires pour disperser les manifestants en colère
Témoignage du jeune musulman : un appel à la justice et à la vérité
“Je souhaite ardemment rétablir la vérité face aux allégations injustes qui circulent à mon sujet concernant les événements tragiques de Paoua. Ces accusations infondées ont été proférées par un ex-chef milicien résidant à Paoua. Il est crucial de comprendre que je ne suis en aucun cas lié au meurtre qui a enflammé notre communauté.
La victime, dont le destin tragique a déclenché cette spirale d’accusations, vivait à seulement 500 mètres de chez moi. Bien que nous ne partagions pas une proximité immédiate, la douleur que ressent toute la communauté à propos de ce drame me touche profondément.
Si des doutes subsistent quant à notre implication dans cet acte criminel, je prie instamment ceux qui en doutent de se tourner vers les autorités judiciaires, la police, ou la gendarmerie pour formuler leurs plaintes. Accuser quelqu’un de manière aléatoire et menacer sa vie est non seulement injuste, mais également préjudiciable à la recherche de la vérité et de la justice.
Ce qui m’attriste le plus dans cette histoire, c’est le comportement d’un soldat FACA présent sur les lieux de l’incident. Les paroles incendiaires qu’il a prononcées, soulignant la nécessité de tuer des individus en raison de leur appartenance religieuse, sont choquantes et mettent en évidence une dérive inquiétante au sein des forces républicaines. Il est impératif que la justice prenne des mesures appropriées à l’encontre de ce soldat, afin de préserver l’intégrité des forces de sécurité et de dissuader de tels discours dangereux à l’avenir.
En tant que personne faussement accusée, je place ma confiance dans le processus judiciaire pour rétablir la vérité et laver mon nom de ces calomnies. Mon témoignage est un appel à la justice, à la responsabilité et à la préservation de la paix dans notre communauté éprouvée.”
En réalité, l’histoire poignante de Paoua révèle un visage inattendu derrière la prétendue tension intercommunautaire. Ce n’était pas simplement une querelle de terrains, mais plutôt le théâtre d’une tragédie complexe, mêlant vengeance personnelle, activités mystiques et l’intervention de mercenaires russes. L’impact sur la communauté est profond, laissant des cicatrices émotionnelles et révélant les failles au sein de cette ville autrefois tranquille. Alors que Paoua cherche à se reconstruire, cette affaire souligne l’importance de la compréhension profonde des enjeux locaux pour éviter que des drames similaires ne se reproduisent.
Par Fortuné Gaël Boberang
Correspondant de Corbeaunews Centrafrique dans Lim-Pendé.
Déliquescence politique en Centrafrique : entre mensonges, confusionnisme et appel à la responsabilité“
Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP
Bangui, 14 novembre 2023 (CNC) – L’auteur, Monsieur KOMOTO Aubin-Roger, dans son récent monologue politique, dresse un constat sévère de la Situation en République centrafricaine. L’analyse, riche en critiques et en interpellations, explore divers aspects de la politique centrafricaine, soulignant les risques de la pensée unique et la déliquescence du régime en place.
L’auteur commence par dénoncer le confusionnisme politique, qu’il considère comme une stratégie pour dissimuler les lacunes politiques et les erreurs de gouvernance. Il pointe du doigt le pilotage hasardeux du pays et l’utilisation de la souveraineté comme prétexte pour intimider et menacer, contribuant ainsi à la détérioration de la scène politique nationale et internationale.
Le texte met en lumière un mélange inhabituel entre des valeurs extrémistes et un pseudo-nationalisme au service du maintien du régime. L’auteur exprime sa préoccupation face à des expressions politiques confuses, indistinctes et désordonnées, émanant notamment de certaines personnalités influentes. Il souligne le danger de discours diffamatoires, haineux et manipulateurs, contribuant à une potentielle violence et à des manœuvres génocidaires.
L’auteur s’interroge sur le rôle des liveurs et influenceurs politiques, les accusant de dispersion, de diffamation, et d’incitation à la haine, remettant en question leur crédibilité et leur intégrité. Il souligne le paradoxe de ceux se présentant comme défenseurs de la paix tout en contribuant à la division et à la disqualification de personnalités compétentes du pays.
Une attention particulière est portée à la jeunesse centrafricaine et au peuple qui souffre, soulignant l’impact négatif de l’intimidation, des calomnies et des diffamations sur la moralité et l’efficacité. L’auteur appelle à la résilience et à la lucidité pour surmonter les confusions qui entravent la recherche de la paix, du développement humain et de la vie commune.
La question cruciale de la séparation des pouvoirs est soulevée, l’auteur déplorant une fracture institutionnelle et une déliquescence de l’État. Il met en garde contre le risque d’une mainmise excessive de l’exécutif, compromettant ainsi la démocratie et les acquis obtenus dans le passé.
KOMOTO Aubin-Roger appelle à une prise de conscience collective et à une responsabilité accrue face aux défis politiques en République Centrafricaine. Il exhorte à la recherche de la justice, de la paix et à la préservation des valeurs morales pour l’avenir du pays.
Bangui, 14 novembre 2023 (CNC) – Le conflit territorial entre le Cameroun et la Centrafrique a mis en lumière une triste réalité : des portions importantes du territoire centrafricain ont été récupérées par le Cameroun, et les autorités centrafricaines semblent être restées impuissantes face à cette situation alarmante. Cette inaction des autorités centrafricaines soulève des questions cruciales quant à leur capacité à défendre l’intégrité nationale et à protéger les droits de leurs citoyens.
Le constat est frappant : le drapeau camerounais flotte désormais dans divers endroits du sol centrafricain, marquant la perte de contrôle des autorités centrafricaines sur ces territoires. Les villages ont été récupérés de force, les habitants ont été chassés, et la frontière nord-ouest de la Centrafrique ressemble désormais à une portion de dents de scie, dessinant un pays affaibli et vulnérable.
Le problème ne date pas d’hier. Depuis la conquête de la zone Tampon en décembre 2014, les autorités camerounaises ont continué leur avancée sur le sol centrafricain, prenant progressivement le contrôle de quartiers entiers tels que Sango, Saba, et Samari. La situation atteint un sommet alarmant avec l’occupation du village de Simon, situé à seulement 30 km de Koundé et 65 km de la ville de Béloko, une ville frontalière centrafricaine majeure.
Le fait que les armées camerounaises aient divisé la route reliant Besson à Koundé en deux parties, exigeant des paiements des Centrafricains pour traverser, est une violation flagrante de la souveraineté nationale et un affront à la dignité du peuple centrafricain. Cette exploitation de la crise interne de la Centrafrique par ses voisins est inacceptable et démontre la nécessité d’une réponse immédiate et efficace de la part des autorités centrafricaines.
Il est également troublant de constater la complicité présumée de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), en particulier de son contingent camerounais. La mission onusienne avait pour mandat de sécuriser la frontière en 2014, mais au lieu de cela, il semble qu’elle ait permis à l’armée camerounaise de prendre le contrôle de la zone Tampon de manière agressive.
La justification avancée par le Cameroun, invoquant une politique de sécurisation de sa frontière, ne peut masquer l’injustice fondamentale de cette annexion de territoire. Les autorités centrafricaines doivent réagir de manière proactive pour protéger l’intégrité de leur nation et empêcher toute avancée supplémentaire des forces étrangères sur leur territoire.
Avec une présence militaire significative dans la sous-préfecture de Garouaboulaye, comprenant environ 6 000 militaires en tenue et 2 000 en civil, la République centrafricaine semble avoir perdu la bataille pour reprendre ses terres. Cette défaillance militaire et diplomatique est inacceptable et soulève des questions sur la compétence des autorités centrafricaines à protéger leurs citoyens et à défendre les intérêts nationaux.
La déclaration du sous-préfet camerounais de Garouaboulaye, affirmant que la ville centrafricaine de Cantonnier fait partie de leur territoire, est test et une provocation directes qui doivent être traités avec la plus grande fermeté. Les autorités centrafricaines ne peuvent se permettre de rester spectatrices face à de telles revendications territoriales infondées.
En réalité, la passivité des autorités centrafricaines dans ce conflit territorial est déconcertante et inacceptable. Il est impératif qu’elles prennent des mesures immédiates et décisives pour protéger l’intégrité de la nation et assurer la sécurité et le bien-être de leurs concitoyens. La souveraineté nationale ne peut être sacrifiée au nom de la complaisance diplomatique.
La Centrafrique face à la montée de l’autoritarisme : une analyse de Roland Marchal
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite
Bangui, 14 novembre 2023 (CNC) – Dans le numéro 268-269 d’octobre 2023 des Études du Centre de Recherches Internationales de Sciences Po, Roland Marchal, chargé de recherche dans cette institution, livre une analyse percutante intitulée “Centrafrique : la fabrique d’un autoritarisme”. Roland Marchal, l’auteur de ce livre, explore les mécanismes par lesquels la République centrafricaine, émergeant d’une crise existentielle, utilise ses propres faiblesses et les dynamiques régionales et internationales pour consolider un autoritarisme menaçant. Marchal évoque la construction d’une menace extérieure, l’instrumentalisation de la Russie, et les conséquences d’une telle trajectoire sur la vie politique et la population centrafricaines.
Une crise existentielle et ses origines
La République centrafricaine a été plongée dans une crise existentielle depuis 2012, caractérisée par des affrontements armés violents qui ne sont que la manifestation visible d’une crise plus profonde. Cette crise va au-delà des tensions politiques pour atteindre le tissu social, remettant en question l’acceptation mutuelle qui a longtemps prévalu. L’émergence des groupes armés, notamment la Séléka, a bouleversé l’équilibre fragile, cristallisant des identités et créant des divisions au sein de la population.
L’échec de la transition et le retour de l’autoritarisme
Malgré la création d’un gouvernement d’union nationale en 2013, les tensions persistaient. La Séléka s’empara le pouvoir de Bangui, plongeant la capitale dans le chaos. La transition qui s’ensuivit devait être un moment de stabilisation, mais elle s’est révélée être un simple sursis sécuritaire. Les élections de 2016, bien que présentées comme une avancée vers la réconciliation nationale, ont surtout marqué le retour aux vieilles postures politiques, éloignant davantage le pays de la véritable réconciliation.
La générosité aveugle de la communauté internationale
Après l’élection de Faustin-Archange Touadéra en 2016, la communauté internationale, plutôt que de promouvoir des réformes profondes, a généreusement financé le régime, négligeant les signes d’une gouvernance défaillante. Les promesses de lutte contre l’impunité et de réconciliation nationale sont restées lettre morte. Ce qui intéresse Faustin-Archange Touadéra et une partie des élites qui l’entoure, c’est d’être et de rester au pouvoir afin de bénéficier, lui et son petit cercle, des avantages d’être au pouvoir, de l’arbitraire qui nait aussi de ça, de ressources de l’Etat et pour vu que la population survive, c’est tout. Ils ne sont pas là pour construire le pays. Ces élites pillaient et jouissaient par la suite d’une impunité totale, tandis que les financements internationaux alimentaient des train luxueux de leur vie, déconnectés de la réalité économique du pays.
L’arrivée de la Russie et la consolidation de l’autoritarisme
L’attention récente sur la présence russe en Centrafrique masque l’échec de la communauté internationale à promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance. La Russie, avec le soutien du Groupe Wagner, a fourni au régime centrafricain des moyens de répression modernes, consolidant ainsi un autoritarisme ambitieux. Le choix d’une cryptomonnaie en 2022, bien que présenté comme une souveraineté retrouvée, n’a été qu’une privatisation inopérante, illustrant les paradoxes de la gouvernance centrafricaine.
Malgré les espoirs suscités par la transition et les élections, la Centrafrique demeure plongée dans une crise irrésolue, prélude potentiel à un nouvel épisode de violence. Les reconfigurations régionales, alimentées par une générosité internationale mal avisée, ont favorisé la montée de l’autoritarisme.
Pour Roland Marchal, le fait que l’insécurité continue dans une grande partie de la Centrafrique malgré la présence des mercenaires de Wagner, malgré les assurances des différents gouvernements d’une part et que d’autre part, la crise à l’origine de ces conflits ; la question de la nationalité, de la citoyenneté ; n’a jamais été réglée et les habitudes de prédation de l’Etat qui se sont intensifiées, Faustin-Archange Touadéraprépare plutôt la prochaine crise que la résolution de la précédente.
Les signaux d’alarme lancés par Roland Marchal soulignent la nécessité d’une réflexion critique sur les politiques internationales vis-à-vis de la Centrafrique, mettant en lumière les contradictions entre les discours démocratiques et la réalité sur le terrain.
Les enjeux sécuritaires à Béloko : défense, planification et contre-attaque
Une foule sortie observée l’arrivée des soldats FACA à Béloko, le 11 février 2021.
Bangui, 14 novembre 2023 (CNC) – La ville de Béloko, située à la frontière entre la République centrafricaine et le Cameroun, a récemment été le théâtre d’une attaque violente menée par des hommes armés non identifiés. Cet assaut a également ciblé la plateforme douanière de Béloko en construction, soulevant des préoccupations sérieuses quant à la sécurité des infrastructures clés de la région.
Dans la nuit de l’attaque, des hommes armés, présumés affiliés au groupe 3R, selon la population locale, ont pénétré dans la ville avec des armes lourdes, provoquant des dégâts importants. Les autorités locales ont souligné que les rebelles ont délibérément placé un engin RPG-7 à proximité du bâtiment de douane, suggérant une tentative délibérée de mettre en péril cette infrastructure cruciale.
Face à cette menace persistante, la population de Béloko s’interroge sur l’apparente impuissance des forces armées centrafricaines et de leurs alliés, les Mercenaires russes du groupe Wagner. Pourquoi ces forces n’ont-elles pas pu anticiper et contrer les attaques répétées des rebelles, mettant ainsi fin à la destruction de biens nationaux et aux pertes en vies humaines ?
Le nouveau bâtiment de la plateforme douanière à Béloko. CopyrightCNC
Les habitants de Béloko, à travers la voix d’Alain Côté, sentinelle de la plateforme douanière, lancent un appel pressant aux autorités centrafricaines. Ils exigent une sécurisation renforcée du bâtiment en construction, insistant sur l’importance de préserver ces infrastructures clés pour le bien-être et le développement futur du pays.
Pour prévenir de futures attaques, selon la population locale, les forces armées centrafricaines et leurs alliés du groupe Wagner devraient envisager des approches innovantes, telles que l’utilisation de technologies avancées et de méthodes stratégiques. Un plan d’action bien élaboré pourrait dissuader les rebelles d’attaquer les bases des FACA et contribuer à restaurer un climat de sécurité dans la ville.
Les dégâts causés par les assaillants armés sur le nouveau bâtiment de la plateforme douanière de Béloko. CopyrightCNC
La récente attaque à Béloko souligne l’urgence d’une réponse efficace pour protéger les infrastructures clés. Les autorités centrafricaines, pour la population locale, sont appelées à agir rapidement pour renforcer la sécurité de la plateforme de construction et assurer la protection des biens nationaux. D’après les autorités locales, il est impératif d’adopter des stratégies novatrices pour contrecarrer les menaces persistantes et préserver la stabilité dans cette région frontalière cruciale.
Mutinerie à Mobaye : Les Forces Armées Centrafricaines expriment leur mécontentement
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Photo-dessins-des-soldats-FACA-a-Sido-en-Republique-centrafricaine.-Photo-dillustration-par-CNC-450×450.jpg” alt=”Photo dessins des soldats FACA à Sido, en République centrafricaine. Photo d’illustration par CNC” width=”450″ height=”450″ />Photo dessins des soldats FACA à Sido, en République centrafricaine. Photo d’illustration par CNC
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 14 novembre 2023 (CNC) La ville de Mobaye, située dans la Basse-Kotto, au centre-Est de la République centrafricaine, a été le théâtre d’une scène tumultueuse marquée par des tirs assourdissants, plongeant la population dans un état d’inquiétude. Pendant plusieurs heures, la cité a été secouée par des détonations, créant une atmosphère de panique générale. Cependant, il s’est avéré que ces tirs étaient le résultat d’un mouvement de mécontentement au sein des Forces Armées Centrafricaines (FACA) déployées dans cette préfecture.
Le Déclenchement des Tirs :
Aux premières heures du matin, Mobaye a été ébranlée par des tirs répétés, laissant les résidents dans l’angoisse. Pendant environ deux heures, le vacarme des armes à feu a persisté, contribuant à l’instauration d’une atmosphère de psychose parmi la population locale. Les raisons de ces tirs ont finalement été élucidées, révélant un mouvement de protestation de la part des éléments des FACA présents dans la localité.
Les Revendications des Militaires :
Selon des sources locales, les militaires mécontents ont utilisé des armes à feu de manière symbolique, tirant en l’air pour exprimer leur colère. Les revendications principales de ces soldats portent sur le versement intégral de leur prime globale d’alimentation (PGA), le départ de leur chef de détachement et l’installation d’une base appropriée. Ces doléances ont été formulées de manière bruyante, avec des détonations d’armes qui ont perturbé les activités quotidiennes de la ville.
Le Silence de l’État-Major des Armées :
À ce stade, l’État-major des armées n’a pas encore officiellement communiqué sur cet épisode de mutinerie à Mobaye. Le silence des autorités militaires suscite des interrogations quant aux actions envisagées pour résoudre cette situation tendue. Les résidents et les observateurs locaux attendent avec impatience des clarifications de la part des autorités compétentes.
La mutinerie à Mobaye révèle les tensions latentes au sein des Forces Armées Centrafricaines. Les revendications des militaires, exprimées à travers des tirs symboliques, mettent en lumière des problèmes internes qui nécessitent une attention immédiate. En l’absence de communication officielle de l’État-major des armées, l’évolution de la situation reste incertaine, laissant la population locale dans l’attente d’éclaircissements sur les mesures envisagées pour apaiser les tensions et restaurer la stabilité. Affaire à suivre pour plus de détails sur Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Obo, une ville sans enseignants titulaires : l’éducation des enfants en sursis
Centrafrique.org/Centrafrique-les-enseignants-en-greve/ecole-prefectorale-dobo/” rel=”attachment wp-att-50286″ data-wpel-link=”internal”>École préfectorale fille d’Obo, au sud-Est de la Centrafrique. Photo CNC
Bangui, 14 novembre 2023 (CNC) – Cap sur Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine, où les établissements primaires et secondaires publics font face à un sérieux problème d’enseignants qualifiés. Une situation préoccupante qui met en péril l’avenir éducatif des jeunes enfants de la région.
Même si certains responsables d’établissements et les députés d’Obo ont recours à des maîtres-parents et des volontaires pour assurer les cours, le manque d’enseignants dans certaines matières persiste, suscitant des inquiétudes parmi les élèves, leurs parents et les responsables éducatifs.
Maîtres-parents héroïques, enseignants titulaires aux abonnés absents : un obstacle majeur pour l’éducation
À Obo, au cœur de la préfecture du Haut-Mbomou, l’éducation des enfants repose sur les épaules courageuses des maîtres-parents. Dans les établissements primaires et secondaires publics, ces figures dévouées se tiennent vaillamment au front, prêts à transmettre savoir et savoir-faire à la jeune génération. Cependant, derrière cette bravoure, se profile l’ombre d’un défi éducatif majeur : l’absence persistante des enseignants titulaires.
Dans la classe de CEI à l’école préfectorale Mix d’Obo, les élèves récitent la dévise nationale et s’immergent dans les symboles du pays sous le regard bienveillant, mais souvent unique, du maître-parent. Cette scène se répète dans l’ensemble de l’école, où seuls ces enseignants dévoués dispensent les connaissances essentielles à la formation des élèves.
Mari-Josué Gouibololo, chef de la circonscription scolaire du Haut-Mbomou, met en lumière un phénomène inquiétant : les enseignants titulaires affectés dans la région refusent de prendre leurs fonctions. Les 43 enseignants présents à Obo sont tous des maîtres-parents, formés grâce à l’appui précieux de l’ONG COOPI. Pourtant, les enseignants titulaires, bien qu’affectés, restent étrangement absents, préférant demeurer à Bangui.
Au lycée d’Obo, la situation atteint des niveaux critiques. Seuls le proviseur et l’intendant assurent les cours, avec le renfort de cinq volontaires. Le proviseur Prisocien Konza témoigne du désarroi : aucune affectation d’enseignant titulaire à Obo depuis trois ans. La vacation, autrefois un espoir, demeure suspendue, laissant les volontaires comme ultime recours.
Bien que des volontaires payés par le député d’Obo-1 et des parents d’élèves s’efforcent de pallier ce manque, l’éducation des enfants à Obo demeure en péril. Bienvenue Bérembouli, élève en cinquième, souligne le manque crucial d’enseignants dans des matières aussi fondamentales que les mathématiques, l’anglais et l’économie familiale.
Face à cette urgence éducative, Nicole Nakio, présidente de l’association des parents d’élèves, lance un appel désespéré au gouvernement et à la Minusca : « Nous demandons au gouvernement d’envoyer des enseignants qualifiés pour aider nos enfants dans leur éducation ». Au-delà de l’absence d’enseignants qualifiés, les défis s’accumulent avec l’insuffisance criante d’infrastructures scolaires et de manuels didactiques.
Le dévouement des maîtres-parents est indéniable, mais il est urgent que les enseignants titulaires répondent à l’appel. L’avenir éducatif des enfants d’Obo dépend de cette collaboration, cruciale pour surmonter les défis éducatifs majeurs qui assombrissent actuellement le paysage éducatif de cette région isolée de la République centrafricaine.
Au-delà du déficit d’enseignants qualifiés, Obo doit également faire face à des problèmes d’infrastructures scolaires insuffisantes et de manuels didactiques. L’éducation des enfants à Obo est en danger, et une action immédiate est nécessaire pour prévenir une crise éducative majeure dans cette région reculée de la République centrafricaine.
Martin Ziguelé : « Le peuple centrafricain est l’otage d’un conflit personnel entre Touadera et Bozizé »
Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Martin-Ziguele-450×264.jpg” alt=”Martin Ziguelé” width=”450″ height=”264″ />Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – Le député de Bocaranga, l’ancien Premier Ministre et Président du Parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, MLPC, Martin Ziguelé, a récemment accordé une interview dans laquelle il aborde la situation politique complexe en République centrafricaine, son pays. Selon lui, le peuple centrafricain est pris en otage par un conflit personnel entre le président actuel, Faustin Archange Touadéra, et l’ancien président François Bozizé.
Dans ses propos, Martin Ziguelé souligne et rappelle que la qualité d’un leader, l’esprit d’un leader ou ce que l’on attend d’un leader, réside dans sa capacité à dépasser les émotions et les conflits personnels pour créer des espaces de paix. Il exprime sa vive surprise quant aux relations conflictuelles et tendues entre Touadéra et Bozizé, soulignant que c’est ce dernier qui avait nommé Touadéra Premier Ministre et le garder pendant cinq ans sous son propre régime.
L’interview évoque le retour inattendu de François Bozizé à Bangui. Pour Martin Ziguelé le retour de François Bozizé n’était pas attendu et que ce n’était pas Touadera qui a favorisé, non plus, son retour. Touadera n’était nullement informé et surtout était d’ailleurs très surpris du retour de son ancien patron François Bozizé à son insu, affirmant qu’il n’était pas favorable à cette démarche et que les autorités, sous ses directives, ont tenté de gérer cette situation indésirée en utilisant des subterfuges juridiques, en refusant à Bozizé le droit d’être candidat à la présidentielle de 2020, ce qui a créé une confusion politique.
Selon Ziguelé, la situation actuelle en Centrafrique est l’otage des relations personnelles entreTouadéraet Bozizé. Que toutes propositions d’un dialogue sérieux, qui doit impliquer Bozizé, blessent Touadera sans raison directement au cœur. C’est pourquoi, il se referme sur lui et refuse tout dialogue sérieux dès qu’il doit voir Bozizé ou même son ombre, réapparaitre devant de lui. Ce qui rend le peuple centrafricain otage de son manque de leadership dans le pays. Martin Ziguelé appelle donc à un dialogue politique et à des discussions pour instaurer une paix durable, soulignant que la paix favorise avant tout le bien-être de la population car la paix et le développement vont de pair.
L’interview aborde ensuite la présence de la société militaire privée Wagner en Centrafrique. Martin Ziguelé critique le manque de transparence sur le contrat signé entre l’État centrafricain et la société Wagner, soulignant que cette société bénéficie de concessions minières et forestières, ainsi que d’autres facilités des activités lucratives comme la fabrication et la vente des bières. Il s’inquiète du manque de retombées financières et fiscales de Wagner pour le pays.
Par ailleurs, Ziguelé dénonce la corruption en Centrafrique, la qualifiant de cancer qui nuit à l’économie et à la vie quotidienne des citoyens. Il souligne l’importance de l’éducation pour l’émancipation des jeunes et critique les retours en arrière démocratiques qui sont salués par la jeunesse.
En réalité, Martin Ziguelé appelle à une réflexion approfondie sur les causes des problèmes politiques en Centrafrique. Il met en avant la nécessité de repenser les institutions, les élections, l’équilibre des pouvoirs et la participation citoyenne pour construire un avenir meilleur pour le pays.
Centrafrique : première plainte contre la police de l’OCRB et les mercenaires du groupe Wagner à Bangui
Un pickup de l’OCRB antigang. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – Au cœur de la ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, une perquisition menée par l’OCRB (Office central pour la répression contre le banditisme ) et les mercenaires du groupe Wagner au domicile de l’homme d’affaire Mahamat Djamil Baba le mois dernier soulève des questions troublantes sur le respect des droits fondamentaux.
La quiétude du quartier Km5 à Bangui a été brisée un vendredi 27 octobre 2023, lorsque les policiers de l’OCRB (Office central pour la répression contre le banditisme) et les Mercenaires russes du groupe Wagner ont fait irruption chez Mahamat Djamil Baba Nani. Ce qui aurait dû être une perquisition légale s’est transformée en un acte de vandalisme, laissant derrière lui un salon saccagé, une chambre profanée, et un homme avec d’énormes pertes matérielles, obligeant la victime à saisir d’une part un huissier de justice pour constat et d’autre par un avocat pour se plaindre auprès des juges. La plainte déposée par la victime appelle à la lumière sur cette injustice.
Le procès-verbal de constat : témoignage des dévastations
Le procès-verbal de constat établi par Maître Bienvenu Saouya, huissier de Justice, le 30 octobre 2023, constitue un document accablant, révélant l’étendue des dévastations subies par monsieur Mahamat Djamil Baba Nani lors de l’intrusion des éléments de l’OCRB et des mercenaires du groupe Wagner à son domicile du quartier Km5 à Bangui.
Dans ce témoignage détaillé, l’Huissier relate les faits avec une précision chirurgicale, décrivant chaque pièce du domicile comme un champ de bataille en Ukraine après le passage des forces de l’ordre et des mercenaires russes.
Le salon : témoin d’une vandalisation implacable
Le salon, initialement un espace de quiétude, a été métamorphosé en un spectacle de destruction. Tous les objets retrouvés au salon ont subi une violence implacable et le salon en lui-même est transformé en une déchetterie : les mobiliers renversés, les objets éparpillés, le sol rempli des objets jetés, le cœur du foyer de Baba Nani a subi une vandalisation implacable, témoignant de la violence qui a accompagné la perquisition.
La chambre : témoignage de l’intimité profanée
La chambre à coucher de Monsieur Mahamat Djamil Baba Nani, censée être un sanctuaire personnel, a été souillée par l’intrusion brutale des forces de l’ordre et de ces mercenaires russes. Les habits de Baba Nani, symboles de son intimité et de son identité, ont été vandalisés, ajoutant une dimension personnelle à l’atteinte subie.
La douche : un acte de profanation
Même la douche de la maison de Mahamat Djamil Baba Nani, un lieu hautement intime d’une famille, n’a pas été épargnée, marquant ainsi une profanation parfaite jusque dans les espaces les plus intimes du domicile. L’huissier, dans son récit, relate une douche vandalisée, soulignant l’acharnement qui a caractérisé cette opération.
Une liste de pertes incommensurables
Le procès-verbal décrit avec une précision de taille les pertes matérielles et personnelles subies par Mahamat Djamil Baba Nani au cours de cette intrusion. La liste des objets volés, des documents perdus, et des effets personnels emportés illustre le préjudice financier et émotionnel considérable infligé au plaignant.
Ainsi, le Procès-verbal de constat ne se limite pas à un simple enregistrement des dégâts matériels, mais capture l’essence même de l’injustice subie par Mahamat Djamil Baba Nani lors de cette perquisition musclée. Il se présente comme un témoignage viscéral de l’impact dévastateur de cette opération sur la vie quotidienne d’un citoyen, renforçant ainsi la nécessité d’une enquête approfondie pour établir la vérité et rétablir la justice.
La plainte déposée : un appel à la justice
Le 30 octobre 2023, le cabinet de Maître Albert Panda Gbianimbi a déposé une plainte solennelle au nom de Mahamat Djamil Baba Nani auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance à Bangui, marquant ainsi le début d’une quête pour la justice et la restitution des droits bafoués.
Les circonstances de la plainte
La plainte, enregistrée sous le numéro 23/LVM, expose les circonstances alarmantes de l’incident. Le vendredi 27 octobre 2023, vers 8 h 30 mn, une unité de l’OCRB, accompagnée de mercenaires russes du groupe Wagner, a perquisitionné le domicile de Mahamat Djamil Baba Nani au quartier Km5, sans présenter de mandat légal du Parquet de Bangui. Ce qui aurait dû être une opération légale s’est rapidement transformée en un acte d’intimidation, de vandalisme, et de vol à mains armées.
Absence de mandat et violations flagrantes
Maître Albert Panda Gbianimbi souligne dans la plainte l’absence de tout mandat légal ou document officiel justifiant la perquisition, soulignant ainsi une violation flagrante des procédures légales. Il détaille dans la plainte comment l’opération a dégénéré en actes de vandalisme, avec l’utilisation de produits chimiques à l’intérieur du domicile de Baba Nani, ajoutant un niveau supplémentaire d’inquiétude quant à la sécurité et la santé du plaignant.
Les préjudices subis
La plainte décrit minutieusement les préjudices subis par Mahamat Djamil Baba Nani lors de cette opération. Elle énumère les biens volés, notamment une somme d’argent substantielle, des documents d’identité, des équipements électroniques de valeur, et d’autres effets personnels. La liste exhaustive met en lumière l’étendue des pertes matérielles et personnelles, créant une base solide pour l’action en justice.
Appel à la justice et à la restitution
Maître Albert Panda Gbianimbi, dans sa lettre au Procureur de la République, appelle à la justice et à la restitution des biens injustement emportés par l’Unité de Police OCRB et les mercenaires du groupe Wagner. Il demande l’accès au dossier pour mieux comprendre les motifs de la perquisition et réclame des mesures appropriées pour rétablir la dignité et la sécurité de son client.
La plainte déposée par le cabinet Panda représente une étape cruciale vers la vérité et la réparation des torts subis des Centrafricains en commençant par ceux subis par Mahamat Djamil Baba Nani. Elle incarne l’appel d’un individu lésé à la justice, soulignant l’importance de l’état de droit et de la protection des droits fondamentaux de chaque citoyen.
Cette affaire souligne les préoccupations relatives aux pratiques des forces de l’ordre et des mercenaires étrangers opérant en République centrafricaine. La justice devra déterminer la légalité de l’opération et la responsabilité des parties impliquées, garantissant ainsi le respect des droits fondamentaux des citoyens et la sécurité de tous.
En résumé, L’affaire impliquant Mahamat Djamil Baba Nani, chef d’entreprise centrafricain, met en lumière des préoccupations sérieuses concernant les pratiques des forces de l’ordre et des acteurs étrangers opérant en République centrafricaine. La perquisition musclée de son domicile par l’OCRB et les mercenaires du groupe Wagner soulève des questions cruciales sur le respect des procédures légales et la protection des droits fondamentaux.
Le procès-verbal de constat établi par l’Huissier de Justice Bienvenu Saouya offre un aperçu détaillé des dégâts et des pertes subis par Baba Nani lors de cette opération. C’est un témoignage poignant de l’impact dévastateur de l’intervention sur la vie quotidienne d’un citoyen ordinaire.
La plainte déposée par le cabinet Panda, au nom de Baba Nani, est un appel vibrant à la justice et à la transparence. Elle souligne les violations présumées des procédures légales, la perte substantielle de biens et la nécessité de rétablir la dignité et la sécurité du plaignant.
Cette affaire nécessite une enquête approfondie pour établir la vérité et déterminer la responsabilité des parties impliquées. Elle souligne également l’importance de garantir le respect des droits fondamentaux de chaque citoyen, indépendamment de toute circonstance. En appelant à la justice, l’article vise à susciter une réflexion sur la nécessité d’une application rigoureuse de l’état de droit et d’une transparence totale dans les opérations des forces de l’ordre, assurant ainsi la confiance et le respect des droits de la population.
Bangui et Washington au bord de la rupture : expulsion de deux Américains
Centrafrique.org/arrivee-de-patricia-a-mahoney-ambassadrice-des-etats-unis-damerique-en-republique-centrafricaine/amb_mahoney/” rel=”attachment wp-att-55608″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Amb_Mahoney-450×300.jpg” alt=”De gauche à droite, l’Ambassadrice Patricia A. Mahoney et le Président de la République Faustin Archange Touadera” width=”450″ height=”300″ />De gauche à droite, l’Ambassadrice Patricia A. Mahoney et le Président de la République Faustin Archange Touadera
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – La capitale centrafricaine, Bangui, est actuellement le théâtre d’une montée de tension diplomatique entre la République centrafricaine (RCA) et les États-Unis, déclenchée par la perspective de l’arrivée prochaine de membres des services de renseignements américains dans la ville. Cette situation a suscité des réactions de la part de Moscou, qui exerce des pressions sur Bangui pour adopter une position plus ferme envers l’administration américaine et restreindre l’accès des ressortissants américains à ses frontières.
Des expulsions controversées :
Jeudi dernier, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a émis un arrêté ordonnant l’expulsion de deux citoyens américains, Parker Matteo, 43 ans, et Prince Likolne Dalé, 37 ans, pour “moralité douteuse”. Les autorités centrafricaines ont justifié cette mesure en accusant les individus en question d’entrer illégalement sur le territoire centrafricain. Cependant, certains observateurs estiment que ces allégations pourraient être motivées politiquement, soulevant des inquiétudes quant à la véritable intention des autorités centrafricaines.
Une posture ambiguë :
La décision d’expulser des ressortissants américains soulève des questions quant à la direction que prend le gouvernement centrafricain. Est-ce une tentative de fermer les rangs contre l’administration américaine, en réponse à la pression exercée par Moscou, ou cela marque-t-il le début d’une nouvelle phase d’hostilité entre la République centrafricaine (RCA) et les États-Unis ?Les motivations réelles derrière cette action demeurent floues, créant un climat d’incertitude quant à l’avenir des relations diplomatiques entre les deux nations.
La position de la RCA :
Les autorités au pouvoir en Centrafrique développent, depuis l’arrivée des Mercenaires russes et syrien dans le pays, une politique antioccidentale. L’annonce de l’arrivée prochaine des agents des services de renseignements américains à Bangui ne peut que les irriter et irriter surtout leurs partenaires, les mercenaires, de Wagner qui pillent, violent et violentent la population. Le chef de l’État centrafricain, tout en exprimant publiquement son mécontentement envers les Occidentaux, insinue une préférence pour la Russie. Cependant, cette déclaration semble paradoxale, laissant entrevoir une posture ambiguë vis-à-vis des alliances internationales. La RCA est-elle prête à sacrifier ses relations avec les États-Unis au profit de liens plus étroits avec la Russie ? Cette situation complexe nécessite une analyse approfondie des motivations sous-jacentes de la RCA et de la nature de ses alliances internationales.
Les tensions entre Bangui et Washington prennent une tournure inattendue et inquiétante avec l’expulsion de ressortissants américains, alimentant les spéculations sur les intentions réelles de la République centrafricaine. Alors que le gouvernement centrafricain semble prêt à adopter une posture plus ferme, les raisons derrière ces actions restent floues. Cette situation souligne l’importance cruciale de la diplomatie dans le maintien de relations internationales stables et soulève des questions sur la direction que prendra la RCA dans le paysage géopolitique mondial.
La milice AZANDE ANI KPI GBE annonce une nouvelle stratégie et menace d’une grande offensive
Centrafrique.org/upc/rebelles-upc-mboki/” rel=”attachment wp-att-68393″ data-wpel-link=”internal”>Une dizaine des rebelles de l’UPC à Mboki, située à 60 kilomètres de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – La milice AZANDE ANI KPI GBE, implantée dans toute la préfecture du Haut-Mbomou, a récemment annoncé un changement de stratégie et a émis des menaces de lancer une grande offensive. Leur déclaration, publiée officiellement, expose leurs revendications et souligne leur détermination à défendre la préfecture du Haut Mbomou et les valeurs culturelles des peuples ZANDES.
Dans leur déclaration, les membres du groupe d’autodéfense local soulignent leur opposition à la marginalisation de leur préfecture et à la négligence de leurs valeurs culturelles et traditionnelles. Ils affirment être des êtres humains méritant le respect, conformément à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales du 10 Décembre 1948.
La milice AZANDE ANI KPI GBE exige le départ immédiat des rebelles UPC et de leurs complices du territoire du Haut Mbomou. Ils menacent de poursuivre le combat jusqu’au dernier souffle de leur vie, et leurs descendants prendront la relève si nécessaire. La déclaration évoque également la question de l’action de la Minusca dans la région au cours des huit dernières années, interrogeant le nombre de chefs rebelles UPC arrêtés et transférés à Bangui pour être jugés.
Une partie significative de la déclaration s’attaque à la MINUSCA, reprochant à la mission onusienne son refus délibéré de contacter le représentant du groupe AZANDE ANI KPI GBE, KOUMBOKI Michel, avant de survoler la ville de Bambouti. Le groupe insiste sur le fait que toute personne souhaitant rencontrer les leaders du groupe doit formuler une demande écrite à leur délégué et que tout contact non autorisé sera désormais refusé.
Le groupe attire également l’attention sur les ressortissants du Haut Mbomou travaillant pour l’ONU, les accusant de vendre leurs frères et leur territoire aux étrangers, en particulier à la MINUSCA, simplement pour des gains financiers. Une mise en garde est lancée à tous les contingents de la MINUSCA, les avertissant des conséquences tragiques de toute action contre leurs éléments, justifiant une légitime défense.
Enfin, la dénonciation mentionne l’inaction des contingents marocains, sénégalais et FACA présents à Mboki, qui permettent aux rebelles UPC de circuler librement. Le groupe conclut en espérant que leur déclaration retiendra l’attention des autorités compétentes.
Cette déclaration souligne les tensions croissantes dans la région et met en évidence les défis auxquels la MINUSCA est confrontée dans sa mission de maintien de la paix. La situation demeure tendue, et l’avenir du Haut Mbomou semble incertain face à cette nouvelle menace de la milice AZANDE ANI KPI GBE.
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – L’ancien député de Nanga-Boguila, Monsieur Franck Urbain SARAGBA, a récemment adressé une lettre au Président de la République, Faustin Archange TOUADERA, annonçant sa décision de renoncer aux distinctions honorifiques du grade de commandeur dans l’Ordre du Mérite Centrafricain et dans l’Ordre de la Reconnaissance Centrafricaine. Cette démarche rare, mais significative, souligne une profonde préoccupation quant à la dégradation de la valeur et du prestige de ces distinctions sous la mandature actuelle.
Dans sa lettre, Monsieur SARAGBA rappelle le caractère éminemment prestigieux et noble de l’Ordre du Mérite Centrafricain, la plus haute décoration honorifique du pays, destinée à récompenser des services exceptionnels dans les domaines économique, humain ou social. De même, l’Ordre de la Reconnaissance Centrafricaine, la deuxième plus haute distinction, vise à reconnaître les mérites individuels distingués rendus pour le pays.
Cependant, l’ancien Député exprime sa consternation face à la désacralisation de ces institutions. Il souligne le déclin de leur aura et de leur prestige, attribuant cette situation à des nominations de récipiendaires sur des bases qu’il estime dépourvues de toute logique. La lettre mentionne, de manière alarmante, la remise de distinctions à des individus condamnés pour des crimes graves tels que viols, crimes de sang et crimes économiques. Cette apparente dérive éthique ne laisse pas de côté des questions cruciales sur la moralité et l’intégrité des institutions responsables de ces sélections.
Monsieur SARAGBA va au-delà de la simple dénonciation en prenant une mesure radicale : le renoncement à ses propres distinctions. Il refuse de participer à ce qu’il qualifie de “mélange du genre”, dénonçant le culte du mensonge, de la tricherie, et la promotion d’une culture de l’à-peu-près. Sa lettre est un appel à la préservation des valeurs éthiques et morales qui, selon lui, sont en train de se diluer au sein de ces ordres honorifiques.
Cette lettre, transmise via le Conseil de l’Ordre du Mérite et de la Reconnaissance, dont le Président est également le Chef de l’État, est un geste fort qui met en lumière les préoccupations d’un citoyen engagé envers l’intégrité des institutions de son pays. Monsieur SARAGBA souhaite ainsi se démarquer d’une tendance qu’il considère comme préjudiciable à la réputation de ces distinctions honorifiques.
Cette démarche singulière souligne l’importance cruciale de maintenir l’intégrité et la crédibilité des institutions honorifiques, qui jouent un rôle symbolique et moral essentiel au sein de la nation centrafricaine. Elle invite également à une réflexion plus large sur la nécessité de préserver les valeurs fondamentales qui sous-tendent ces distinctions, afin qu’elles continuent d’inspirer respect et admiration au sein de la société.
Paoua, appel au calme et à l’unité de Martin Ziguelé : un message de fraternité et d’espoir
Centrafrique.org/troisieme-mandat-les-forces-vives-de-la-nation-en-ordre-de-bataille/martin-ziguele-president-du-mlpc-au-sortir-de-la-reunion-de-la-creation-du-front-republicain-pour-la-defense-de-la-constitution/” rel=”attachment wp-att-65911″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/Martin-Ziguele-President-du-MLPC-au-sortir-de-la-reunion-de-la-creation-du-Front-Republicain-pour-la-Defense-de-la-Constitution-450×338.jpg” alt=”Martin Ziguélé, Président du MLPC, au sortir de la réunion de la création du Front Républicain pour la Défense de la Constitution” width=”450″ height=”338″ />Martin Ziguélé, Président du MLPC, au sortir de la réunion de la création du Front Républicain pour la Défense de la Constitution, le vendredi 22 juillet 2022
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – Dans un message poignant empreint de fraternité, l’opposant Martin Ziguelé a récemment adressé un appel au calme aux habitants de Paoua, suite aux événements troublants survenus la semaine dernière dans cette ville. Avec une voix remplie de sagesse, Martin Ziguelé, se présentant comme père, frère et fils de Paoua, a appelé à la sérénité et à la restauration rapide de la paix des cœurs parmi les habitants.
La ville de Paoua, selon l’opposant et député Martin Ziguelé, a été une forteresse contre les vagues de terreur et de barbarie qui ont déferlé sur le pays en 2013. Il a salué la résistance des habitants, soulignant que Paoua a toujours été un lieu où les différentes ethnies et religions ont vécu en harmonie. Cet esprit d’unité, transmis de génération en génération depuis des siècles, a été le rempart contre les divisions et les conflits internes.
Né à Paoua, Martin Ziguelé a rappelé avec émotion ses propres expériences, soulignant la contribution indifférenciée des musulmans et des chrétiens à son éducation. Il a cité des figures notables de Paoua qui ont tous étudié ensemble, indépendamment de leur religion, soulignant ainsi la richesse de la diversité de la ville.
Le discours de Martin Ziguelé a mis en lumière le rejet par la population de Paoua de la division en 2013 et a appelé à retrouver cet esprit d’unité pour contrer toute manipulation et division. Il a insisté sur le fait que, dans un État de droit, il est crucial de faire confiance aux institutions judiciaires pour résoudre les conflits, plutôt que de se faire justice soi-même.
L’opposant a exprimé sa préoccupation face aux récents événements à Paoua, soulignant que cela ne correspondait pas à la mentalité des habitants de la ville. Il a exhorté les jeunes, les femmes, les autorités locales, les leaders religieux, et tous les habitants à œuvrer pour le retour de la paix des cœurs à Paoua.
En réalité, Martin Ziguelé a rappelé son attachement à la ville en tant que fils de Paoua et a promis de revenir prochainement pour réunir les jeunes et les femmes, réaffirmant que rien ne dépasse la paix. Il a souligné la nécessité de ne pas céder à la division, à la colère ou à la passion, et a plaidé en faveur de la justice impartiale et de la fraternité.
Cet appel émouvant de Martin Ziguelé, fondé sur les piliers de sa politique, paix, et l’unité nationale, raisonne comme une requête sincère pour le maintien de cette paix, de l’unité, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble aux habitants de Paoua, offrant un message d’espoir dans des moments difficiles. Les habitants de Paoua sont maintenant appelés à écouter cette voix de raison et à travailler ensemble pour préserver la paix et la cohésion dans leur communauté.
Appel au génocide : Le CIRGL demande la traduction de NGOUANDJIKA Fidèle devant la justice
Centrafrique.org/presence-de-wagner-en-Centrafrique-la-presidence-vient-officiellement-de-la-confirmer/fidele-gouandjika-je-suis-wagner/” rel=”attachment wp-att-52360″ data-wpel-link=”internal”>Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – Le Comité National pour la Prévention du crime de Génocide, crime de Guerre, et crime contre l’Humanité ainsi que toute forme de Discrimination (CNPG) appelle à des mesures décisives contre les discours haineux en République Centrafricaine.
La République Centrafricaine, depuis son accession à la souveraineté internationale, a toujours affirmé son engagement envers les Instruments Juridiques régionaux et internationaux relatifs aux Droits humains. Cependant, le CNPG constate avec préoccupation la propagation croissante de messages de haine et d’incitation à la violence, particulièrement sur les réseaux sociaux.
Le CNPG souligne que la liberté d’opinion et d’expression, reconnue par l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, n’est pas absolue. L’article 20 du même Pacte interdit tout appel à la haine nationale, raciale, ou religieuse constituant une incitation à la discrimination, à l’hostilité, ou à la violence.
La Résolution des Nations Unies 2387(2017), adoptée par le Conseil de Sécurité, demande aux autorités centrafricaines de traduire en justice tous les auteurs de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme, conformément au Statut de Rome et à la loi sur la création de la Cour Pénale Spéciale.
Le CNPG met particulièrement en lumière les discours haineux, soulignant leur rôle dans la propagation de la violence. L’incitation à la haine religieuse et ethnique a déjà conduit à des violations généralisées des droits de l’homme, y compris des violences sexuelles et des attaques contre des civils.
Le discours du 02 novembre 2023 de Monsieur NGOUANDJIKA Fidèle, Conseiller Spécial à la Présidence, est qualifié de “véritable appel au génocide” par le CNPG. Il appelle à la destruction du peuple centrafricain, mettant en danger tous ceux qui travaillent au sein des organismes internationaux.
Le CNPG souligne que l’incitation à la haine a été une cause majeure des crises passées en République Centrafricaine, entraînant des violations graves des droits humains et du droit international humanitaire. Ces crises compromettent le vivre ensemble et la paix, essentiels à la construction d’une nation centrafricaine basée sur la tolérance et la solidarité.
Le Comité National pour la Prévention du crime de Génocide exhorte le Gouvernement à prendre ses responsabilités, demandant la traduction de NGOUANDJIKA Fidèle devant la justice. Il condamne également toute manipulation de l’opinion visant à propager des messages de haine et d’incitation à la violence.
Le CNPG appelle à la vigilance nationale et internationale pour une responsabilité partagée dans la préservation de la paix en République Centrafricaine.
Le secteur BTP en Centrafrique réclame une part équitable dans les marchés publics
Travaux de bitumage des rues et avenues de Bangui la capitale en cette fin du 21e siècle par la société 3G avec la collaboration de Sani Yalo. CopyrightCNC
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – La Fédération des acteurs du secteur BTP en Centrafrique a exprimé son indignation face au faible quota qui leur est accordé dans les marchés publics, malgré les dispositions légales en vigueur. Selon la loi du 4 juin 2019 régissant le partenariat public-privé, ces professionnels devraient bénéficier d’un quota de 30% dans l’attribution des marchés publics. Cependant, cette norme semble être largement ignorée, ce qui a suscité une vive réaction lors d’une récente assemblée générale élective à Bangui.
Le constat alarmant :
Lors d’un atelier organisé par la Banque mondiale sur les opportunités d’affaires en République Centrafricaine, le président de la Fédération, Evariste Djinito, a révélé un constat alarmant. Selon un rapport de la Banque mondiale, 60% des financements dans le pays sont captés par des entreprises chinoises, une part significative revenant également aux entreprises camerounaises. En revanche, les entreprises locales ne représentent que 20% de cette manne financière. Cette disparité a suscité une réaction ferme de la part de la Fédération, qui a appelé à des mesures concrètes pour réduire cet écart.
Les interrogations et les appels à l’action :
Evariste Djinito a souligné la nécessité de passer de la revendication à l’action. L’indignation ne suffit pas, il faut élaborer des stratégies pour progresser et améliorer la représentativité des entreprises locales dans l’attribution des marchés publics. La présidente de la Fédération a également questionné la volonté politique de faire progresser ce chiffre, soulignant que dans d’autres pays, les autorités politiques jouent un rôle clé dans la promotion des opérateurs économiques nationaux.
La responsabilité de chacun :
Evariste Djinito a appelé à une prise de conscience collective, affirmant que chacun, du secteur privé aux autorités politiques, doit assumer sa part de responsabilité. La collaboration entre le gouvernement, les entreprises locales et les acteurs du BTP est essentielle pour élaborer des solutions efficaces visant à garantir une distribution plus équitable des marchés publics.
Engagements du gouvernement :
Au terme des échanges, le gouvernement s’est engagé à respecter le quota de 30% pour les entreprises du secteur BTP dans les marchés publics. Cette promesse marque un premier pas vers une réforme nécessaire pour assurer une représentation équitable des acteurs locaux dans le développement économique du pays.
La situation actuelle du secteur BTP en Centrafrique met en lumière les défis auxquels sont confrontés les acteurs locaux pour obtenir une part équitable dans les marchés publics. Toutefois, les engagements du gouvernement suite à l’indignation exprimée par la Fédération des acteurs du BTP offrent un espoir de changement. La collaboration et la responsabilité partagée seront cruciales pour concrétiser ces engagements et stimuler le développement durable du secteur BTP en Centrafrique.
Urgence routière à Bokaranga : La population implore une intervention gouvernementale
Centrafrique.org/alerte-info-Centrafrique-plusieurs-morts-dans-une-attaque-des-3r-a-bohong-et-lemouna/village-loura-bocaranga-centrafrique-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-28735″ data-wpel-link=”internal”>Village Loura procche de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Credit photo : Florence Maiguélé / CNC.
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – La sous-préfecture de Bokaranga est actuellement confrontée à une crise majeure en raison de la dégradation alarmante de l’axe routier reliant la ville à la commune de Loura, une situation qui entrave non seulement la libre circulation des biens et des personnes, mais qui menace également les activités agricoles et économiques de la région. Dans cet article, nous examinerons les conséquences dévastatrices de cette détérioration routière et les appels pressants de la population à une intervention gouvernementale.
Des ponts en ruine et une activité économique au ralenti :
La situation à Bokaranga est préoccupante, avec la plupart des ponts sur l’axe devenus des vestiges en ruine, rendant la circulation entre les localités de Bokaranga, Konkpara et Loura un véritable parcours du combattant. Les transporteurs, découragés par l’état déplorable de la route, ont abandonné cette voie, laissant la population laborieuse sans moyens efficaces pour évacuer leurs produits.
Les activités agricoles sont particulièrement touchées, comme le souligne Alain Tam, maire de la commune de Loura, qui lance un appel désespéré au gouvernement et aux ONG pour venir en aide à une population dont les produits agricoles pourrissent faute d’acheteurs et de moyens de transport adéquats.
Appels à l’aide et conséquences humanitaires :
Les conséquences humaines de cette crise routière sont déchirantes. Thérèse, cultivatrice à Loura, exprime son mécontentement, soulignant que la marchandise transportée à pied vers Bokaranga ne permet pas de subvenir aux besoins éducatifs et sanitaires des enfants. Les ponts effondrés à proximité de Mbihoun rendent également le trajet périlleux, mettant en danger la vie des écoliers, surtout pendant la saison des pluies.
Clément, chef de secteur vétérinaire à Loura, témoigne des difficultés qu’il a rencontrées pour se rendre au travail en raison de la détérioration de la route. La population, dépourvue de moyens pour entreprendre la construction de la route elle-même, implore le gouvernement d’intervenir rapidement pour résoudre cette équation difficile qui contribue à aggraver les problèmes de sécurité déjà présents dans la région.
Il y’a lieu de rappeler que la situation à Bokaranga est critique, la dégradation de l’axe routier mettant en péril la vie quotidienne des habitants et entravant gravement les activités économiques de la région. Les appels à l’aide lancés par les autorités locales, les agriculteurs et les travailleurs reflètent l’urgence d’une intervention gouvernementale pour restaurer la circulation routière et sauver une économie locale en détresse. La population espère que ces cris de détresse ne resteront pas sans réponse et que des mesures rapides seront prises pour résoudre cette crise qui menace la stabilité et le bien-être de la communauté de Bokaranga.
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – La compagnie aérienne Ethiopian Airlines s’apprête à reprendre ses vols commerciaux en provenance et à destination de Bangui, marquant ainsi un retour significatif dans le ciel de la République Centrafricaine. Cette décision intervient après une suspension temporaire des activités en raison de l’insécurité liée à la crise politico-militaire de 2013.
Dès le 15 novembre prochain, Ethiopian Airlines effectuera son vol inaugural à partir de l’aéroport Bangui Mpoko . Cette annonce a été confirmée par le directeur administratif et financier de la compagnie à Bangui, soulignant l’importance de cet événement pour la population centrafricaine.
Le directeur administratif et financier de la compagnie en République centrafricaine a déclaré : “Je confirme le retour de Ethiopian et ses activités. Le vol inaugural sera le 15 novembre. Il y aura des activités sur la plateforme qui est l’aéroport international de Bangui Mpoko . Il y aura des invités de marque, notamment le ministre de tutelle du transport de l’aviation civile.”
Le vol inaugural revêt une importance particulière en tant que premier contact d’Ethiopian Airlines avec la population centrafricaine depuis la suspension de ses opérations. Pour marquer cette reprise, des efforts de sensibilisation seront déployés, visant à informer la population centrafricaine de la réintégration d’Ethiopian dans le pays.
Les responsables de la compagnie aérienne soulignent l’engagement envers la sécurité et le bien-être des passagers, mettant en œuvre des mesures adéquates pour assurer des vols sécurisés et confortables. La reprise des activités de la compagnie aérienne constitue également un signal positif quant à l’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays .
Ethiopian Airlines, en tant que transporteur majeur sur le continent africain, renforce ainsi sa présence en République Centrafricaine, contribuant au développement des liens commerciaux et touristiques entre les deux nations. La compagnie met en avant son engagement envers la connectivité mondiale, favorisant les échanges économiques et culturels.
Ceci dit, la reprise des vols commerciaux d’Ethiopian Airlines vers Bangui symbolise un pas en avant vers la normalisation des activités aériennes dans le pays, offrant des perspectives positives pour le secteur du transport aérien en République Centrafricaine. La compagnie se positionne ainsi en tant que partenaire clé dans le développement et la croissance continue des échanges entre l’Éthiopie et la Centrafrique.
Vers une loi majeure pour la protection des survivants des violences basées sur le genre en République centrafricaine
Centrafrique.org/rca-8-mars-2020-levez-vous-pour-les-droits-des-femmes/femmes-de-bria-marche-de-la-journee-internationale-des-femmes-du-8mars2019-2/” rel=”attachment wp-att-36604″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/03/femmes-de-bria-marche-de-la-journee-internationale-des-femmes-du-8mars2019-450×337.jpg” alt=”Marche des femmes de Bria lors de la journée internationale de la femme le 8 mars 2019. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”337″ />Marche des femmes de Bria lors de la journée internationale de la femme le 8 mars 2019. Photo CNC / Moïse Banafio
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine se prépare à franchir une étape cruciale dans la lutte contre les violences basées sur le genre, avec l’annonce prochaine d’une nouvelle loi visant à protéger les survivants de ces atrocités. Après deux jours de discussions fructueuses à Bangui, un document clé a été élaboré et sera bientôt soumis au gouvernement pour approbation.
Les parties prenantes à cette rencontre, comprenant des représentants gouvernementaux, des activistes et des membres de la société civile, ont unanimement validé le document. Parmi les principales revendications des victimes figure la nécessité d’intégrer leur situation dans le code pénal actuellement en révision, marquant ainsi une reconnaissance officielle des violences basées sur le genre.
Les participants ont formulé plusieurs recommandations clés, dont la création d’une loi spécifique dédiée à la protection des victimes et des témoins. Ils appellent également à une révision du fonctionnement de l’Unité Mixte d’Intervention Rapide (UMIR) en lui fournissant le matériel adéquat pour renforcer son efficacité.
Une proposition audacieuse émerge de ces discussions, suggérant l’interdiction du mariage forcé dans le pays. Cette mesure vise à renforcer la protection des droits fondamentaux, en particulier ceux des femmes, contre une pratique préjudiciable et dégradante.
Sidouane Makanda, ministre conseiller du chef de l’État en matière de genre, a souligné l’ampleur des efforts déployés pour élaborer ce document. Des enquêteurs spécialement formés ont été déployés dans huit arrondissements de Bangui-Bimbo-Bégoua pour recueillir des informations cruciales sur les victimes. Makanda est convaincu que ce projet de loi soulagera les victimes de violences basées sur le genre et toute autre forme de violence.
Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la Justice, a souligné que cette initiative s’inscrit dans la politique gouvernementale visant à restaurer un prétendu État de droit en République centrafricaine. Il a clarifié le processus de validation, expliquant que le document sera examiné par le ministère de la Justice avant d’être présenté au gouvernement. Une fois approuvé en conseil des ministres, il sera transmis à l’Assemblée nationale, où il pourrait être adopté lors de la prochaine session parlementaire en mars.
Il est crucial de noter que jusqu’à présent, la question des violences basées sur le genre n’a pas été officiellement abordée ni par le code pénal ni par le code de procédure pénale en République centrafricaine. L’adoption de cette nouvelle loi représenterait donc une avancée significative, offrant un cadre juridique solide pour la protection des survivants des violences basées sur le genre. Ce pas en avant témoigne de l’engagement du pays à lutter contre ces violations graves des droits humains et à instaurer un changement positif dans la société.
Appel au génocide : la PJLOD appelle à la démission et au limogeage de Fidèle Gouandjika, conseiller spécial à la présidence.
Centrafrique.org/flambee-des-prix-et-detresse-sociale-en-Centrafrique-lappel-urgent-de-la-pjlod/les-jeunes-leaders-de-la-pjlod/” rel=”attachment wp-att-65133″ data-wpel-link=”internal”>Les jeunes leaders de la PJLOD
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – Alors que la tension monte en Centrafrique suite à la déclaration apocalyptique du Conseiller Spécial à la Présidence, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique lance un appel pressant à la démission du responsable et à des actions judiciaires, mettant en lumière la démission apparente des institutions face à cette menace sérieuse.
La PJLOD réagit avec fermeté à la déclaration de Mr Fidèle GOUANDJIKA, soulignant que de tels discours sanguinaires et racistes reflètent la gouvernance controversée de Mr Faustin Archange TOUADERA au cours des sept dernières années. Les jeunes leaders de l’opposition expriment leur inquiétude quant à ces paroles apocalyptiques qui visent à inciter à la violence et à la haine au sein de la population centrafricaine.
La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique condamne sans équivoque cette démarche, affirmant que de tels appels aux démons du sang ne font que mettre en danger la vie des innocents en Centrafrique. Dans un communiqué daté du 10 novembre 2023, le Coordonnateur de la PJLOD, Saint Cyr TANZA, souligne que de telles déclarations vont à l’encontre des valeurs humaines, de la courtoisie diplomatique et des mécanismes nationaux et internationaux des droits de l’homme auxquels la République centrafricaine est censée adhérer.
La PJLOD pointe également du doigt la démission de responsabilité de la Présidence de la République, de l’Assemblée Nationale et de la Primature, accusant ces institutions de rester silencieuses face à une menace aussi sérieuse pour la stabilité du pays. Le communiqué de la PJLOD insiste sur la nécessité d’une réaction immédiate et appelle à des actions concrètes.
En conséquence, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique exhorte à la démission immédiate de Mr Fidèle GOUANDJIKA de son poste de Conseiller Spécial à la Présidence de la République. La PJLOD demande également que des mesures judiciaires soient prises à l’encontre de ce dernier pour incitation à la haine et aux violences. Face à une menace aussi grave, la société civile et les institutions doivent agir de concert pour préserver la paix et la stabilité en République centrafricaine.
Meurtre d’un opérateur économique à Berberati, 4 suspects interpellés
Centrafrique.org/rca-soupconnee-de-sorcellerie-une-dame-a-ete-enterree-vivante-a-berberati/intervention-des-forces-de-lordre-dans-un-village-proche-de-berberati/” rel=”attachment wp-att-40247″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/intervention-des-forces-de-lordre-dans-un-village-proche-de-berberati-450×430.jpg” alt=”intervention des forces de l’ordre dans le village situé à 21 kilomètres de berbérati” width=”450″ height=”430″ />Intervention des forcces de l’ordre. Photo CNC
Bangui, 12 novembre 2023 (CNC) – Au lendemain du meurtre tragique d’un opérateur économique dans la ville de Berberati, la capitale de la préfecture de la Mambéré-Kadéi, l’atmosphère reste tendue malgré l’arrestation de quatre suspects par les forces de l’ordre. Le calme précaire qui règne actuellement dans la ville contraste avec la vive tension qui a éclaté vendredi matin, lorsque des jeunes en colère ont protesté contre l’assassinat perpétré par des hommes armés au quartier Sambandar.
Le drame, survenu dans la nuit du jeudi au vendredi, a été qualifié de braquage par les témoins, coûtant la vie à un collecteur de diamants respecté de la ville. Bien que les auteurs du crime soient toujours en cavale, la police a réussi à interpeller quatre suspects présumés impliqués dans cet assassinat, actuellement détenus au commissariat de police de la ville.
Lors de la perquisition du domicile des suspects, les forces de l’ordre ont découvert une arme à feu de type AK47, mettant en lumière la dangerosité de la situation. L’enquête est en cours, mais cette trouvaille soulève des questions sur la sécurité dans la ville et sur la nécessité d’une action immédiate.
Le pasteur Steve Soropiaka, proche de la victime, a partagé son chagrin et son indignation face à cette perte tragique. Le défunt était non seulement un opérateur économique prospère mais aussi un généreux bienfaiteur de l’église apostolique à laquelle il appartenait. Le pasteur a souligné le rôle essentiel qu’il jouait dans la communauté, offrant son soutien financier, sa voiture et sa maison pour le bien de l’église.
Le pasteur Soropiaka a également lancé un appel pressant aux autorités locales, demandant des mesures concrètes pour lutter contre la montée de la criminalité à Berberati. Il a plaidé en faveur de patrouilles nocturnes régulières de la gendarmerie, de la police et des forces de sécurité locales pour éradiquer les activités criminelles qui deviennent malheureusement monnaie courante dans la ville.
La sécurité des citoyens de Berberati est désormais une préoccupation majeure, et les autorités sont appelées à agir de manière décisive pour rétablir la paix et la confiance au sein de la communauté. Les résidents espèrent que la lumière sera faite sur les circonstances entourant la mort de cet opérateur économique bien-aimé et que des mesures préventives seront mises en place pour éviter de futures tragédies similaires.
La communication gouvernementale centrafricaine : un Tissu de mensonges et de dissimulation
Centrafrique.org/serge-ghislain-djorie-tous-les-rebelles-sont-fatigues-de-la-guerre-ils-demandent-au-gouvernement-leur-desarmement/serge-ghislain-djorie-ministre-de-la-communication-et-des-medias-porte-parole-du-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-61262″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Serge-Ghislain-Djorie-ministre-de-la-communication-et-des-medias-porte-parole-du-gouvernement-450×300.jpg” alt=”Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement” width=”450″ height=”300″ />Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement. Photo Djoni Sango
Bangui, 13 novembre 2023 (CNC) – Le dernier communiqué du gouvernement centrafricain, émis le 09 novembre 2023, dépeint une image troublante de la réalité dans le pays, avec une communication qui oscille entre la confusion et la dissimulation. Le gouvernement prétend informer l’opinion nationale et internationale sur un incident grave survenu à Paoua, mais la superficialité de leurs déclarations soulève des questions sérieuses quant à la transparence et à l’honnêteté de leurs intentions.
Le gouvernement commence par pointer du doigt des “ennemis de la paix” qui, selon eux, exploitent la situation pour semer la discorde intercommunautaire. Cependant, la déclaration reste étonnamment vague sur l’identité de ces soi-disant ennemis, laissant l’opinion publique dans l’obscurité quant aux véritables auteurs de cette manipulation. Cette opacité dans la communication gouvernementale ne fait que nourrir le doute et la méfiance parmi la population.
L’accusation de manipulation est d’autant plus ironique lorsque l’on considère les agissements du ministre conseiller du Président de la République, Fidèle Gouandjika. Ce haut responsable gouvernemental a ouvertement proféré des menaces de génocide en cas de troubles politiques, sans que le gouvernement n’ait pris la peine de condamner de telles déclarations choquantes. Cette omission souligne la partialité du gouvernement et sa propension à ignorer les véritables menaces à la paix intérieure.
Le communiqué affirme également que des forces de défense ont été déployées pour stabiliser la situation à Paoua, mais des témoignages crédibles de la communauté musulmane remettent en question l’efficacité de ces actions. Des allégations selon lesquelles les Forces Armées Centrafricaines (FACA) n’auraient rien fait pour protéger les biens de la communauté musulmane mettent en lumière une disparité flagrante entre la réalité sur le terrain et la version officielle du gouvernement.
La déclaration mentionne une enquête judiciaire pour élucider les circonstances de l’incident, mais la crédibilité de cette enquête est sérieusement compromise par le manque de transparence entourant d’autres événements récents. Le gouvernement semble plus enclin à protéger son image que de garantir une enquête impartiale.
En réalité, le communiqué du gouvernement centrafricain soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Les lacunes, les demi-vérités et les omissions flagrantes dévoilent un schéma de communication gouvernementale spécialisé dans la dissimulation plutôt que dans l’information. La population centrafricaine mérite une transparence totale et un engagement sincère envers la paix, plutôt qu’une communication gouvernementale teintée de mensonges et de tromperies.
Centrafrique.org/Centrafrique-une-tentative-de-braquage-des-eleveurs-peuls-a-bogangolo-tourne-au-fiasco/croisement-a-lentree-de-la-ville-de-damara-a-droite-axe-sibut-et-gauche-a-axe-bogangolo/” rel=”attachment wp-att-53106″ data-wpel-link=”internal”>Croisement à l’entrée de la ville de Damara à droite axe Sibut et gauche à axe Bogangolo. Photo CNC
Bangui, 12 novembre 2023 (CNC) – Dans la nuit du mercredi à jeudi 9 novembre 2023, le village présidentiel de Damara a été le théâtre d’un acte violent et audacieux, mettant en lumière les lacunes évidentes du régime en place en matière de sécurité. L’attaque perpétrée par six hommes armés bien identifiés, à seulement 17 km de Damara, suscite des interrogations profondes sur la capacité du gouvernement à garantir la protection des citoyens et de leurs biens.
Selon des sources locales, les assaillants ont ciblé des éleveurs sur l’axe Damara – Bogangolo, tirant délibérément sur eux pour semer la panique avant de procéder au vol de leur bétail. Les conséquences de cette attaque sont tragiques, avec un éleveur tué et un autre grièvement blessé. Ces actes criminels révèlent un manque flagrant de prévoyance et de préparation de la part du gouvernement, soulignant ainsi l’échec de son engagement à assurer la sécurité de ses citoyens.
Le bilan provisoire fait état de trois suspects déjà appréhendés par la gendarmerie de Damara. Cependant, le simple fait que de tels événements aient pu se produire dans le village présidentiel démontre une incompétence alarmante en matière de renseignement et de surveillance. Comment des hommes armés ont-ils pu commettre de telles exactions à seulement 17 kilomètres d’un village présidentiel sans être détectés ?
Les promesses antérieures du régime en matière de renforcement de la sécurité semblent vides de sens face à cette réalité choquante. Si seulement trois suspects ont été arrêtés jusqu’à présent, qu’en est-il des autres responsables de cet acte barbare ? Les citoyens méritent des réponses et des actions concrètes de la part du gouvernement pour mettre fin à cette série de violences qui menace la quiétude du village présidentiel.
Cette attaque met également en lumière les insuffisances dans la coordination entre les forces de sécurité. Comment des individus armés ont-ils pu agir en toute impunité, laissant derrière eux un éleveur tué et un autre blessé ? Il est impératif que le gouvernement révise sérieusement ses protocoles de sécurité et renforce la collaboration entre les différentes branches des forces de l’ordre pour éviter de futures tragédies.
L’attaque récente à Damara expose de manière criante les défaillances du régime en matière de sécurité. Les citoyens ne devraient pas craindre pour leur vie et leurs biens dans le village présidentiel, et il est temps que le gouvernement prenne des mesures immédiates et significatives pour rétablir la confiance de la population. Les simples paroles et promesses ne suffisent plus ; des actions concrètes sont nécessaires pour assurer la sécurité et le bien-être des citoyens de Damara.
Inondations à Mpoko-Back : Les Habitants Supplient, le Gouvernement Se Tait
Centrafrique.org/Centrafrique-inondations-a-bangui-lhistoire-se-repete/inondation-a-bangui-le-huit-aout-2021/” rel=”attachment wp-att-49783″ data-wpel-link=”internal”>Inondation dans les quartiers sud de la capitale Bangui.
Bangui, 12 novembre 2023 (CNC) – Le récent débordement de la rivière Oubangui à Mpoko-Back, dans la commune de Bimbo, a laissé des centaines de personnes dans une situation précaire, exposant les lacunes du gouvernement en matière de gestion des catastrophes naturelles. Les conséquences de cette inondation ne se limitent pas seulement aux habitations, mais s’étendent également aux activités quotidiennes, notamment la pêche sur un terrain de football.
La scène d’Anselme, un pêcheur, lançant son épervier dans ce qui était autrefois un terrain de football, est révélatrice de l’ampleur des dégâts. Les maisons, les commerces, les enclos de volailles et les ports sont engloutis par les eaux, forçant certaines personnes à abandonner leurs foyers, tandis que d’autres restent bloquées, incapables de trouver un refuge.
La pêche sur ce terrain de football inondé est devenue une nécessité pour ceux qui sont touchés, car les poissons sont contraints de quitter la rivière à la recherche de nourriture. Cependant, derrière cette apparente ingéniosité des habitants pour faire face à la catastrophe, se cache une réalité alarmante : l’absence de mesures préventives et d’interventions gouvernementales efficaces.
Les témoignages poignants d’Adamo Dombilo et de Prudence reflètent l’urgence de la situation. Les habitants, contraints de rester dans des conditions insalubres, craignent non seulement les conséquences immédiates des inondations mais également les risques sanitaires à long terme, comme l’augmentation des maladies transmises par les moustiques. L’appel de Prudence au gouvernement pour la construction de canaux d’évacuation révèle la détresse des citoyens qui réclament des solutions durables.
Malheureusement, ces demandes semblent tomber dans l’oreille d’un gouvernement indifférent. La répétition annuelle de ce scénario tragique met en lumière l’incapacité du gouvernement à anticiper et à répondre de manière adéquate aux crises naturelles. Les habitants de Mpoko-Back ont besoin de plus que des paroles rassurantes ; ils ont besoin d’actions concrètes.
Pour les habitants de Mpoko-Back, il est impératif que le gouvernement prenne des mesures immédiates pour atténuer leurs souffrances. La construction de canaux d’évacuation, la mise en place de mécanismes d’alerte précoce et le renforcement des infrastructures locales doivent devenir des priorités. Il est inacceptable que chaque année, la vie de milliers de citoyens soit mise en péril sans qu’aucune mesure significative ne soit prise.
En réalité, la situation à Mpoko-Back souligne la nécessité d’une action gouvernementale urgente et proactive. Le statu quo actuel expose la population à des risques inacceptables, mettant en évidence l’incapacité du gouvernement à assurer la sécurité et le bien-être de ses citoyens. Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités et agisse de manière décisive pour éviter de futures tragédies similaires.
Bangui, 10 novembre 2023 (CNC) – Dans le tumulte politique actuel en République centrafricaine, la figure de Monsieur Fidèle Gouandjika émerge non pas comme un sauveur de la nation, mais plutôt comme un individu dont les déclarations et les actions suscitent de vives inquiétudes quant à sa stabilité mentale et son aptitude à occuper une fonction de haute responsabilité comme celle qu’il occupe actuellement.
Les récents événements, notamment son appel à la commission de génocide et au massacre contre le personnel diplomatique et la Minusca en cas de coup d’État déjoué contre le régime de son frère cadet, le Président putschisteFaustin Archange Touadera , appellent à une réflexion approfondie sur l’état d’esprit de cet homme et sur sa capacité à prendre des décisions éclairées au sein du régime de son frère cadet.
Les déclarations de Monsieur Fidèle Gouandjika, ainsi que ses réponses lors d’une interview à la radio Ndékèluka, dévoilent un individu déconnecté de la réalité et manifestement troublé. Il est clair que ses paroles témoignent d’une certaine méconnaissance des notions de génocide et de stabilité politique, et elles sèment la confusion parmi les citoyens centrafricains.
Le discours de Monsieur Gouandjika semble être marqué par des éléments de paranoïa, d’accusations infondées et de théories du complot. Il blâme les Nations Unies, la France, et d’autres acteurs internationaux pour ce qu’il perçoit comme une menace de génocide, sans apporter la moindre preuve tangible de leurs intentions malveillantes envers la Centrafrique alors que le régime de son frère cadet se prépare et rassemble plusieurs indicateurs d’un crime de génocide.
Ces indicateurs ? En commençant par lui-même, Fidèle Gouandjika, un frère ainé et conseiller du putschiste président Touadera;des visites de mémorial de génocide au Rwanda, la multiplication des messages de haines entre les militants des différentes partis politiques et les ethnies, le silence radio observé par toutes les institutions face aux multiples violations des droits de l’homme et la présence des mercenaires étrangers de Wagner, Russes et Syriens, capables de massacrer tout un peuple révoltant. Ses propos font preuve d’une ignorance totale et manifeste des mécanismes diplomatiques et politiques internationaux, ainsi que des leçons tirées de l’histoire, en particulier du génocide au Rwanda.
Monsieur Fidèle Gouandjika semble également méconnaître la nature du dialogue politique et des négociations en période de crise. Il accuse l’opposition et les groupes armés de saboter les efforts du gouvernement en boycottant les dialogues, tout en ignorant les complexités de la situation et en élaborant des scénarios catastrophiques sans fondement.
Sa réponse inappropriée à la question sur l’éthique et le respect dans son discours démontre une insensibilité totale aux questions sociétales et à l’importance du respect des droits des femmes. Son usage du langage vulgaire pour évoquer des sujets sensibles est choquant et indigne d’un ministre conseiller du Président de la République.
Monsieur Gouandjika affirme qu’il est prêt à tout pour protéger le président de la République, y compris en recourant au génocide. Cette déclaration est profondément inquiétante et devrait être prise au sérieux par la communauté internationale. Un individu qui évoque ouvertement la possibilité d’un génocide pour protéger le pouvoir en place devrait être écarté de toute fonction républicaine.
En réalité , les déclarations et le comportement de Monsieur Fidèle Gouandjika sont alarmants et révèlent un individu inapte à occuper un poste de haute responsabilité. Sa méconnaissance des questions politiques, sa rhétorique paranoïaque et sa propension à évoquer un génocide comme une option viable sont autant de signes de son inaptitude à servir les intérêts du peuple centrafricain. La cour pénale internationale (CPI) doit surveiller de près cette situation et agir en conséquence pour garantir la stabilité de la République centrafricaine.
Mboli-Goumba : « La RCA est en retard d’au moins un demi-siècle sur d’autres pays africains »
Centrafrique.org/menace-et-intimidation-les-hommes-armes-traquent-lopposant-Politique-crepin-mboli-goumba/maitre-crepin-mboli-goumba-bon-bon/” rel=”attachment wp-att-66129″ data-wpel-link=”internal”>Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE” width=”450″ height=”409″ />Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE
Bangui, 10 novembre 2023 (CNC) – La question de la souveraineté en Afrique est un débat complexe, souvent instrumentalisé par les dirigeants pour justifier des régimes autoritaires. Dans un post récent, Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE et coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a soulevé des questions essentielles sur la souveraineté en République centrafricaine (RCA) et a appelé à une réflexion profonde sur le sujet.
Dans son message, Mboli-Goumba rappelle que les dictateurs se servent souvent de la souveraineté pour échapper aux normes démocratiques et à la bonne gouvernance. La souveraineté, dans ce contexte, devient un outil qui leur permet de s’accrocher au pouvoir, tout en négligeant les besoins de leur population. Ils utilisent la rhétorique de la souveraineté nationale pour justifier leurs actions, même si elles sont contraires aux principes démocratiques et aux droits de l’homme.
Cependant, Mboli-Goumba soulève un point crucial : la souveraineté ne peut pas être évaluée de la même manière dans tous les pays africains. Il fait référence à l’énorme écart budgétaire entre des pays comme le Tchad, avec un budget de 2 000 milliards de FCFA, et la RCA, avec seulement 250 milliards de FCFA. Cela signifie qu’il existe des pays plus souverains que d’autres en fonction de leurs ressources financières. Mais être en bas de la liste en termes de budget n’est pas le problème principal. Ce qui est plus préoccupant, c’est l’absence de conscience de cette réalité et l’incapacité à reconnaître le défi auquel le pays est confronté.
La RCA représente une infime partie du budget d’un pays situé dans la zone la moins développée de l’Afrique, voire du monde. Ce constat renseigne sur la situation économique du pays, sur l’état de l’économie centrafricaine et sur le chemin qu’il reste à parcourir pour combler cet écart. Selon Mboli-Goumba, la RCA est en retard d’au moins un demi-siècle sur d’autres pays africains. Cela signifie que des mesures concrètes doivent être prises pour sortir le pays de cette situation.
L’appel de Maître Crépin Mboli-Goumba est clair : il est temps d’abandonner les illusions et de mettre fin à la dictature. Il souligne que se raconter des histoires pour prétendre rattraper les autres en une décennie est futile. Au contraire, il plaide pour un engagement sérieux en faveur du développement économique et social de la RCA. Les défis sont immenses, mais la prise de conscience est la première étape vers une amélioration durable.
Ceci dit, le message de Maître Crépin Mboli-Goumba met en lumière l’importance de repenser la souveraineté en Afrique. La souveraineté ne peut être un prétexte pour maintenir des régimes autoritaires et négliger les besoins de la population. Au contraire, elle doit être le fondement d’un véritable engagement en faveur du progrès et de la prospérité. La RCA et d’autres pays d’Afrique doivent prendre des mesures concrètes pour combler l’écart qui les sépare des nations plus développées. Il est temps de mettre fin à la dictature et de se mettre au travail pour un avenir meilleur.
Quand Aboubacar Djaligué justifie son ralliement à Baba Laddé.
Centrafrique.org/Centrafrique-quand-baba-ladde-promet-une-belle-recompense-a-lancien-chef-rebelle-centrafricain-aboubacar-djaligue/monsieur-aboubacar-djaligue-alias-kouroukoutou-chef-du-groupe-rebelle-siriri-actif-entre-2017-et-2018-dans-la-mambere-kadei/” rel=”attachment wp-att-70245″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Aboubacar djaligué alias Kouroukoutou, Chef du groupe rebelle Siriri actif entre 2017 et 2018 dans la Mambéré-Kadéi
Bangui, 10 novembre 2023 (CNC) – L’ancien chef de la rébellion centrafricaine Siriri, le sulfureux et Kitandaire, fugitif appelé « Kourkoutou , Kourkoutou » de son vrai nom, Aboubacar Djaligué, dans un long message audio sur la messagerie sociale WhatsApp, est revenu sur son passage et justifie pourquoi il a décidé de rejoindre le chef rebelle tchadien Baba Laddé.
Dans son audio qu’il a adressé à la Rédaction de Corbeau news Centrafrique pour se justifier, Aboubacar Djaligué n’est pas allé par quatre chemins pour affirmer qu’il a passé plus de 50 fois dans toutes les geôles des commissariats et brigades à Bangui et qu’il n’est pas un chef rebelle mais plutôt le chef d’un groupe d’auto-défense poursuivant le même but que le mouvement 3R. Mais c’est ce dernier, le mouvement 3R, qui avait comploté avec la Minusca contre son mouvement pour le faire disparaitre.
Aboubacar Djaligué alias Kourkoutou, rapproché par le chef rebelle tchadien Baba Laddé et promis, s’il a réussi sa mission, ministre dans le gouvernement de monsieur Faustin Archange Touadera à Bangui, en contrepartie de sa mission qui est de diviser et affaiblir le mouvement 3R, il est temps pour lui de voir loin comme désormais un grand homme d’Etat. Il affirme en informant la Rédaction de Corbeau news que :
“Le chef de 3R et Baba Laddé sont des frères, l’ainé et le cadet. Si je lutte contre le 3R pour les intérêts de Baba Laddé, sache que je me batte au sein des étrangers. Entre toi et moi, on n’est pas prêt à nous battre”.
Poursuivant sa logique d’un prochain home d’état, Aboubacar Djaligué va plus loin pour redire, rappeler ce qu’il ne cesse de dire à tous les peulhs qui se battent aux côtés de la CPC :
“ Ce ne sont pas les bœufs des peulhs qui vont vous donner le pouvoir ? On prend le pouvoir par l’intelligence, avec les stylos, par la politique. On prend le pouvoir par des aides des blancs, des Européen, qui vont t‘aider. Que ça soit par la rébellion, soit par la campagne, ils t’aident, ils te valident et tu prends le pouvoir.
Mais tu ne peux pas aller prendre les bœufs, les produits champêtres ou les marchandises commerciales de ton frère par la force et faire la guerre avec afin d’aller prendre le pouvoir. Dieu ne l’acceptera pas”.
Aboubacar Djaligué est revenu dans son audio sur la dernière embuscade non revendiquée, tendue par les hommes armés non identifié entre Carnot et Baoro ayant coûté la vie au capitaine Ouabangué, sa femme, ses enfants et son aide de camp. Pour Aboubacar Djaligué, ce sont les rebelles des 3R qui ont commis cet acte :
“ Donc nos frères se sont complètement perdus et ils nous ont ramené des problèmes en Centrafrique. Et ces problèmes ont fait que nous ne nous aimons plus. Nous remarquons aujourd’hui qu’ils deviennent des coupeurs de route.
Un militaire qui est un gendarme qui élève son foyer, Ils l’ont arrêté au passage tranquillement et l’ont tué. Au lieu de récupérer les choses qu’ils veulent ou lui réclamer quelque chose qu’ils veulent, ils n’ont rien réclamé comme ce sont des bandits, ils l’ont tué au lieu de l’arrêter, le mettre en prison et lui demander quelque chose.
Aujourd’hui, tous militaires ne voient que comme des peules, surtout celui qu’ils le retrouvent dans la forêt, comme les coupeurs de routes”.
Aboubacar Djaligué alias Kourkoutou, Kourkouto, va encore plus loin pour justifier son ralliement avec Baba Laddé. Dans ses propos accusatoires contre le regime de transition tchadienne, Aboubacar Djaligué alias Kourkoutou confirme à nouveau la présence de Baba Laddé sur le sol centrafricain :
” Nous disons que nous ne voulons pas tuer, nous ne voulons pas des mercenaires. Mais le Tchad aujourd’hui récupère des rebelles pour les héberger. Quelle loi au monde montre qu’on doit garder les rebelles ? Un gouvernement peut-il garder des rebelles contre un autre pouvoir autour de toi ?
Combien des rebelles ont quitté la Centrafrique pour le Tchad et ils sont là-ba tranquille. Pour quelle raison ?
Si le Tchad héberge des rebelles centrafricains et la Centrafrique héberge elle aussi les rebelles tchadiens, c’est un défaut ? Non, ce n’est pas un défaut. Ce que tu ne veux qu’on te le fasse, ne fais pas toi aussi à l’autre ”.
Aboubacar Djaligué, dans son audio, confirme plusieurs faits. Il affirme qu’il est non seulement un repris de justice, un kitandaire mais confirme que Touadera héberge Baba Laddé par ce que le Tchad héberge aussi les rebelles centrafricains sur la base d’aucun texte au monde l’autorisant.
Et si aucun pays ne doit héberger les rebelles ? Son sort serait comment ? S’interroge un lecteur de CNC.
La Lenteur Administrative à Béloko : Un Obstacle au Développement Économique de la RCA
Centrafrique.org/les-camion-des-marchandises-stationnant-aux-abords-du-complexe-administratifs-de-vbeloko-a-la-frontiere-de-la-rca-avec-le-cameroun/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Les-camion-des-marchandises-stationnant-aux-abords-du-complexe-administratifs-de-vBeloko-a-la-frontiere-de-la-RCA-avec-le-Cameroun-450×373.jpg” alt=”Les camion des marchandises stationnant aux abords du complexe administratifs de vBéloko, à la frontière de la RCA avec le Cameroun” width=”450″ height=”373″ />Les camion des marchandises stationnant aux abords du complexe administratifs de vBéloko, à la frontière de la RCA avec le Cameroun
Bangui, 10 novembre 2023 (CNC) – La ville frontalière de Béloko, véritable moteur économique de la République centrafricaine, se voit entravée par des pratiques administratives discutables de certains chefs de services. Cette situation a des répercussions directes sur le flux des marchandises et met en lumière une réalité préoccupante pour les conducteurs de camions desservant la région.
Selon le témoignage poignant de Yusuf, conducteur sur l’Aksu Béloko et Cantonnier, la lenteur administrative à Béloko se manifeste par l’ouverture tardive des bureaux des chefs de services. En effet, près de 60% d’entre eux commencent leur journée de travail entre 12h et 13h, créant ainsi un véritable cauchemar logistique pour les transporteurs de marchandises.
Les conséquences de ces retards sont palpables dès la frontière, où les camionneurs doivent attendre la signature des documents par les hauts fonctionnaires avant de pouvoir quitter la ville en direction de Bangui. Cette attente prolongée a un impact direct sur la rapidité avec laquelle les marchandises peuvent atteindre leur destination finale, compromettant ainsi le bon fonctionnement du commerce dans le pays.
L’inaction de certains agents de l’État, se contentant d’ouvrir les portes à 7h pour ne réellement débuter leurs activités qu’à 13h, contribue également à cette situation délicate. Les conducteurs se retrouvent ainsi bloqués à Béloko pendant une journée entière, malgré avoir franchi la barrière de Garouaboulaye du côté camerounais.
La République centrafricaine, en tant que pays enclavé, dépend fortement du bon fonctionnement de ses infrastructures économiques, avec Béloko comme pilier essentiel. Les retards administratifs compromettent sérieusement la fluidité du transport des marchandises, entravant ainsi le développement économique de la région et du pays dans son ensemble.
La situation met en lumière une problématique plus large : comment un pays peut-il aspirer au développement lorsque ses propres agents de l’État entravent son essor en agissant avec une telle désinvolture ? Les retards chroniques des chefs de services et le manque d’efficacité des administrations locales à Béloko soulèvent des questions cruciales sur la gouvernance et la responsabilité des fonctionnaires.
Pour des nombreux camionneurs interrogés par la rédaction du CNC, il est impératif que les autorités prennent des mesures pour remédier à cette situation préoccupante à Béloko. D’après eux, un examen approfondi des pratiques administratives, des horaires de travail et de l’impact sur l’économie locale est nécessaire. Il en va du développement économique de la République centrafricaine, et des actions concrètes doivent être entreprises pour garantir un fonctionnement efficace des services publics à Béloko, et par extension, dans tout le pays.
La Milice AZANDE ANI KPI GBE dénonce l’inaction de la Minusca et appelle à la libération du Haut-Mbomou
Centrafrique.org/renfort-des-casques-bleus-a-mboki-une-lueur-despoir-pour-la-securite-locale/centre-mboki/” rel=”attachment wp-att-68658″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Centre-Mboki-450×418.jpg” alt=”Centre Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC” width=”450″ height=”418″ />Centre Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Bangui, 10 novembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine est actuellement le théâtre d’une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent, particulièrement dans la préfecture du Haut-Mbomou. La milice d’autodéfense AZANDE ANI KPI GBE a récemment publié un communiqué dénonçant les agissements des rebelles de l’UPC d’Ali Darassa et critiquant l’inaction de la MINUSCA face à cette situation.
Le vendredi 03 Novembre 2023, la situation dans le Haut-Mbomou a atteint des niveaux critiques avec des crimes et des exactions en masse perpétrés contre la population civile. La milice AZANDE ANI KPI GBE, dans son communiqué, met en lumière la gravité et la persistance de cette crise qui sévit depuis des décennies sans qu’aucune solution ne soit apportée. Les zones les plus touchées, telles que Zemio, Mboki, Axe Djema, et l’axe Zemio – Rafaï, nécessitent une intervention immédiate des autorités nationales et internationales.
Le groupe AZANDE ANI KPI GBE appelle les Forces Armées Centrafricaines (FACA) et la MINUSCA à assumer leurs responsabilités en déployant une mission conjointe pour mettre fin à l’insécurité causée par les rebelles de l’UPC. La population civile est actuellement exposée à des violences, des prises d’otages, des viols, et une entrave à la libre circulation des personnes et des biens. Le communiqué souligne l’urgence de reconquérir le territoire du Haut MBOMOU des mains des rebelles et de leurs complices.
Cependant, la milice déplore l’inaction de la MINUSCA, soulignant que plutôt que de se rendre sur les lieux des exactions commises par l’UPC, la mission onusienne s’est aventurée inutilement à Bambouti le 03 Novembre 2023. La libération de Bambouti et OBO des mains de l’UPC devrait déjà ramené la paix, la sécurité, et la libre circulation, soulignant l’importance de concentrer les efforts sur la reconquête du Haut MBOMOU.
Pour la milice AZANDE ANI KPI GBE, la crise humanitaire dans le Haut MBOMOU exige une action immédiate et concertée de la part des autorités nationales et internationales. La milice AZANDE ANI KPI GBE met en lumière les souffrances endurées par la population civile et appelle à une intervention urgente pour mettre fin aux exactions des rebelles de l’UPC. Il est temps que la MINUSCA et les FACA agissent de manière décisive pour reconquérir le territoire et assurer la sécurité et la paix tant attendues dans la région.