Autorisation d’un Procès In Absentia de Joseph KONY : Espoir de Justice pour les Victimes en République Centrafricaine
Centrafrique.org/le-combat-pour-la-justice-entretien-exclusif-avec-aubin-kotto-kpenze-president-de-lassociation-des-victimes-centrafricaines-de-la-lra/le-president-de-lassociation-des-victimes-centrafricaines-de-la-lra-de-joseph-kony/” rel=”attachment wp-att-71778″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Le-President-de-lassociation-des-victimes-centrafricaines-de-la-LRA-de-Joseph-Kony-445×450.jpg” alt=”Le Président de l’association des victimes centrafricaines de la LRA de Joseph Kony” width=”445″ height=”450″ />Le Président de l’association des victimes centrafricaines de la LRA de Joseph Kony
La CPI autorise le procès in absentia de Joseph KONY, suscitant l’espoir des victimes.
La Cour pénale internationale (CPI) a récemment émis une décision historique autorisant la tenue d’un procès in absentia à l’encontre de Joseph KONY, le fugitif toujours recherché pour ses nombreux crimes en Ouganda, RDC, Soudan-Du-Sud et la République centrafricaine. L’Association AVLRAC, représentée par son Conseil, Maître Isabelle KESSEL, accueille cette décision avec espoir pour les victimes survivantes de la République centrafricaine, dans l’attente de justice et de réparation.
Les implications de cette décision sont vastes, marquant un tournant crucial dans la quête de justice pour les atrocités commises par Joseph KONY et son groupe armé, l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Le procès in absentia permettra aux survivants des horreurs perpétrées par KONY de témoigner et de rechercher réparation pour les souffrances endurées.
L’annonce de la CPI résonne particulièrement en République centrafricaine, où les ravages de la LRA ont laissé des cicatrices profondes dans le tissu social et politique. Les victimes, représentées par l’Association AVLRAC, voient dans ce procès une lueur d’espoir, un moyen de faire entendre leur voix et de demander des comptes à celui qui a semé la terreur pendant des années.
Maître Isabelle KESSEL, porte-parole de l’association, souligne l’importance symbolique et pratique de cette décision. Pour les survivants, la possibilité de participer à ce procès représente bien plus qu’une simple poursuite judiciaire : c’est une reconnaissance de leur souffrance et de leur quête de justice, ainsi qu’un pas vers la guérison et la réconciliation nationale.
Malgré l’absence physique de Joseph KONY devant le tribunal, la tenue de ce procès envoie un message fort : celui de l’impunité brisée et de la responsabilité individuelle, même pour les criminels les plus infâmes. C’est aussi un rappel de l’engagement de la communauté internationale à poursuivre les auteurs de crimes contre l’humanité, où qu’ils se trouvent.
En un mot, l’autorisation du procès in absentia de Joseph KONY offre une lueur d’espoir pour la justice.
Trouble et violence à Yaloké, 2 personnes tuées, 2 assaillants capturées
Centrafrique.org/commissariat-de-police-de-yaloke-par-cnc/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Commissariat-de-police-de-Yaloke-par-CNC-450×338.jpg” alt=”Commissariat de police de Yaloké. CopyrightCNC” width=”450″ height=”338″ />Commissariat de police de Yaloké. CopyrightCNC
La ville de Yaloké, bastion de tranquillité sur la route de Bouar, à 225 kilomètres de Bangui, a été secouée lundi dernier par une vague de colère et de violence. Tout a débuté tragiquement avec le décès d’un conducteur de moto-taxi et d’un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) dans une attaque brutale survenue au village GBIMO, à une quinzaine de kilomètres de Yaloké. Les agresseurs, armés et apparemment bien organisés, ont tendu une embuscade à une unité des FACA escortant des travailleurs chinois vers un chantier minier.
L’escalade des tensions s’est ensuite propagée dans les rues de Yaloké. Des jeunes en proie à la colère ont pris d’assaut les rues pour exprimer leur indignation. Malheureusement, cette colère s’est rapidement transformée en violence, avec des attaques contre des commerces et même des lieux de culte, dont deux mosquées ont été détruites. Les autorités locales ont été contraintes d’intervenir, encadrant le centre-ville pour éviter davantage de destructions.
Les conséquences de ces événements ne se limitent pas à Yaloké. La sécurité des habitants est compromise, perturbant gravement les activités économiques essentielles, notamment les travaux champêtres qui débutent à cette période de l’année. Bruno Bangalou, sous-préfet intérimaire, sonne l’alarme quant à l’impact potentiel sur l’économie locale et nationale. Il appelle instamment le gouvernement à renforcer les effectifs de la gendarmerie et de la police sur le terrain, soulignant le besoin crucial de moyens de déplacement adéquats pour ces forces de sécurité.
Cette tragédie survient dans un contexte déjà tendu, où les attaques contre les conducteurs de taxis et de motos, ainsi que contre les opérateurs économiques, sont malheureusement devenues monnaie courante. Les habitants vivent dans la crainte constante des éléments armés qui opèrent dans la région, mettant en péril la stabilité et la sécurité de la population.
Lundi, 4 mars 2024, l’Alliance française de Bangui a été le théâtre d’un événement remarquable, le vernissage photo des femmes d’Awaty. Cet événement a mis en lumière le portrait de femmes Awaty aux profils divers, dévoilant ainsi leur contribution souvent anonyme à l’économie et au développement de la République Centrafricaine.
Les femmes mises en avant lors de ce vernissage représentent une variété de secteurs, incluant le commerce, l’agriculture, l’entreprenariat, le journalisme, ainsi que des rôles de leadership au sein d’associations et d’entreprises. La diversité de leurs parcours témoigne de la richesse et de la vitalité de la contribution féminine à travers la RCA.
Madame Prudence Sandrine Madoza, Coordinatrice d’Awati Bangui, a répondu aux questions des journalistes présents à l’Alliance française, mettant en avant l’importance cruciale du réseau dans l’autonomisation des femmes en Centrafrique. Elle souligne que, malgré la compétence des femmes centrafricaines, elles sont souvent désavantagées par l’absence de réseaux efficaces, contrairement à leurs homologues dans d’autres régions du monde.
Awaty, le réseau fondé par des femmes centrafricaines, vise à combler ce manque en offrant une plateforme d’échange, de soutien et d’opportunités pour les femmes de tous horizons. Il s’agit d’un espace inclusif où chaque femme, quelle que soit sa profession ou ses aspirations, est la bienvenue.
Exposition des Œuvres d’art des femmes AWATY. CopyrightCNC
Le vernissage photo n’est que le début des activités planifiées par Awaty pour la Semaine de la Femme. Des événements variés, tels que des expositions, des ateliers de démonstration, et des rencontres culturelles, sont organisés à travers la ville. Ces initiatives visent à célébrer les réussites des femmes centrafricaines et à sensibiliser le public à leur rôle essentiel dans tous les aspects de la société.
La vision d’Awaty dépasse les frontières de Bangui, avec des plans d’expansion prévus dans les provinces de la RCA. Chaque membre d’Awati est appelé à être une ambassadrice, contribuant ainsi à étendre l’influence et l’impact du réseau à travers tout le territoire.
En cette Semaine de la Femme, Awaty rend hommage à la résilience et à la détermination des femmes centrafricaines, qui continuent de lutter malgré les défis auxquels elles sont confrontées. Le réseau s’engage à écouter les besoins de ses membres et à agir en conséquence, dans le but de créer un environnement propice à l’autonomisation et à la prospérité de toutes les femmes de la RCA.
Dans un monde où l’économie informelle joue un rôle crucial, Awati reconnaît l’importance des “petites mains” qui maintiennent le tissu économique et social de la RCA. Ces femmes, souvent négligées par les statistiques officielles, méritent d’être honorées et soutenues pour leur contribution indispensable à la vie quotidienne de leurs concitoyens.
En définitif, Awaty incarne l’espoir d’un avenir où les femmes centrafricaines seront pleinement reconnues, appréciées et soutenues dans leurs efforts pour un avenir meilleur, non seulement à Bangui, mais dans chaque village et ville à travers la République Centrafricaine.
Extorsion Rampante : Quand le Gouvernement Joue avec le Feu avec Les Barrières sur les routes
Centrafrique.org/bogangolo-damara-la-presence-des-coupeurs-de-route-dans-le-parages-inquiete-la-population/a-la-barriere-de-damara-2/” rel=”attachment wp-att-57246″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/a-la-barriere-de-damara-1-450×230.jpg” alt=”À la barrière de Damara” width=”450″ height=”230″ />À la barrière de Damara surnommé barrière des Ngbaka-mandja
Le jeu dangereux du gouvernement centrafricain avec les nerfs de sa population semble atteindre des sommets inquiétants. Bien que des actions aient été entreprises l’année dernière pour démanteler les barrières illégales de Bangui à Béloko, de nombreuses autres restent étrangement intactes, continuant ainsi à exposer les citoyens à des actes de racket et de violence.
Pendant que les centrafricains subissent ces épreuves, le gouvernement, lui, semble plus enclin à jouer à des jeux de dupes en mettant en place une prétendue “cellule de veille” pour surveiller la situation.
Cette cellule, chargée de lutter contre la corruption aux barrières, a récemment rendu compte de ses premières constatations lors d’une conférence de presse.
Après deux semaines d’investigations sur les axes routiers principaux reliant Bangui à Damara et Bangui à Boali, la cellule a signalé la présence persistante d’auxiliaires aux barrières, alors que leur contrôle est censé être exclusivement assuré par des fonctionnaires de l’État.
Alexis Ndui Yabela, directeur de cabinet du Premier Ministre, a vivement encouragé les citoyens à signaler tout comportement suspect en composant le numéro d’urgence 1316 :
“Il est formellement interdit d’employer des auxiliaires aux barrières légales. Nous constatons malheureusement que certains continuent à opérer en violation des directives établies par le gouvernement.”
Les premières investigations ont également révélé des pratiques d’extorsion auprès des contribuables, où des agents, agissant au nom des services publics, réclament indûment des paiements en dehors de leur mandat.
Des mesures concrètes ont été prises pour réprimer ces abus. Suite à un appel au numéro 1316 concernant la barrière de Gerenhou, des équipes ont rapidement été dépêchées sur place pour enquêter et prendre les mesures nécessaires.
Alexine Dujabila, directeur de cabinet du Premier Ministre, a averti que les responsables de ces pratiques illicites seront sévèrement sanctionnés, conformément à la législation en vigueur, que ce soit par des sanctions administratives ou pénales.
Défaillance et Désertion : Le Tableau Inquiétant de l’administration publique à Birao
Centrafrique.org/batiment-de-la-prefecture-de-la-vakaga-birao/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Batiment-de-la-prefecture-de-la-Vakaga-Birao-450×306.jpg” alt=”Bâtiment de la préfecture de la Vakaga, Birao” width=”450″ height=”306″ />Bâtiment de la préfecture de la Vakaga, Birao
Dans la lointaine préfecture de la Vakaga, plus précisément à Birao, l’atmosphère administrative se teinte d’une inquiétante négligence. Le directeur régional numéro 5 de la fonction publique, Dazoua Mamazen, a récemment fait état de son constat lors d’une mission de contrôle effectuée la semaine dernière. Ses observations révèlent un tableau alarmant de désertion de poste et de manquements structurels qui minent le bon fonctionnement de l’appareil étatique dans cette région isolée.
Lors de sa visite, Mamazen a exprimé son profond regret face à l’abandon de poste de certains fonctionnaires et agents de l’État. Ce constat accablant est exacerbé par un cruel déficit en infrastructures administratives, notamment le manque criant de bureaux et de logements pour les employés publics.
Le directeur régional déplore la situation avec une lucidité désolée : “Moi aussi j’ai déploré”, a-t-il exprimé, illustrant la gravité de la problématique. Il pointe du doigt une pratique préoccupante où certains fonctionnaires, une fois arrivés à Birao, se soustraient de leurs responsabilités en retournant précipitamment à Bangui pour des formalités administratives, voire pour y demeurer indéfiniment.
Les dysfonctionnements administratifs à Birao ne sont pas seulement le fruit d’individus peu scrupuleux, mais également d’une infrastructure défaillante. L’absence de locaux appropriés contraint certains fonctionnaires à exercer leurs missions sous les arbres, une image qui révèle l’urgence d’une intervention gouvernementale.
Mamazen soulève une question essentielle : pendant la saison des pluies, où se réfugieront ces agents délaissés par l’État? La saison sèche offre déjà peu de répit, mais la saison humide risque d’aggraver encore davantage leurs conditions de travail précaires.
L’érection annoncée d’un bâtiment administratif à Birao semble être la lueur d’espoir dans cette sombre réalité. Cependant, le directeur régional exprime son scepticisme quant aux délais de sa concrétisation et à son impact réel sur la résolution des problèmes structurels.
Au-delà des carences matérielles, Mamazen met en lumière un autre aspect crucial : le suivi de carrière des fonctionnaires après leur intégration. Cette lacune administrative compromet non seulement la gestion efficiente des ressources humaines mais également l’épanouissement professionnel des agents de l’État.
Le plaidoyer de Mamazen résonne comme un appel pressant à l’action. Il est temps que les fonctionnaires de Birao et les habitants de la Vakaga bénéficient d’une administration publique à la hauteur de leurs attentes, ancrée dans la responsabilité, l’efficacité et le souci du bien-être collectif.
24 heures après l’arrestation de Maître Crépin Mboli-Goumba, le Conseil de l’Ordre des Avocats se mobilise
Centrafrique.org/les-acteurs-de-justice-incluant-les-avocats-notaires-greffiers-et-huissiers-annoncent-une-greve-de-5-jours/les-avocats-huissiers-et-notaires-reunis-avant-leur-assemblee-generale-extraordinaire-du-mercredi-14-septembre-2022-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-59572″ data-wpel-link=”internal”>les avocats réunis avant leur assemblée générale extraordinaire du mercredi 14 septembre 2022. Photo CNC
Dans les soubresauts d’un pays en proie à des tensions politiques grandissantes, l’arrestation musclée de l’éminent avocat et opposant Crépin Mboli-Goumba a catalysé une réaction sans précédent au sein de la communauté juridique de la République centrafricaine. Au lendemain de cet enlèvement spectaculaire, ses confrères se sont immédiatement mobilisés pour lui apporter leur soutien inconditionnel, bravant les menaces et les intimidations qui planent sur ceux qui osent défier le régime en place.
Les avocats qui ont pu lui rendre visite à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) témoignent de sa détermination inébranlable face à l’adversité.Malgré les épreuves, Crépin Mboli-Goumba demeure résolu et prêt à affronter les défis qui se dressent devant lui.
Dans une déclaration poignante, les avocats révèlent leur détermination à se dresser comme un rempart contre l’injustice et l’oppression. Un pool de dix avocats s’est constitué spontanément, rejoints par d’autres qui se joignent à eux dans une solidarité sans faille.
Cependant, les portes du dialogue restent fermées du côté du ministère de la Justice. Malgré les efforts déployés par le Conseil de l’Ordre des Avocats, le refus catégorique de recevoir ses membres signe un désaveu sans équivoque de la part des autorités en place. Face à cette impasse, la décision radicale est prise : la suspension de leur participation à toutes les audiences.
Le Bâtonnier, symbole de l’autorité et de la dignité de la profession, désigne d’office cinq confrères, dont lui-même, pour assurer la défense de Crépin Mboli-Goumba. Leur présence devant l’OCRB, en attente de son audition, symbolise l’engagement indéfectible de la communauté juridique envers la justice et la vérité.
Cette suspension des audiences marque le début d’un bras de fer intense entre les avocats et le régime autoritaire de Faustin Archange Touadera, connu sous le pseudonyme de FATOU. Dans un pays où la liberté d’expression est de plus en plus menacée, où les voix dissidentes sont réprimées avec une brutalité croissante, les avocats se dressent comme les derniers remparts de la démocratie et de l’état de droit.
Il convient de rappeler les circonstances troubles entourant l’arrestation de Crépin Mboli-Goumba et de son épouse à l’aéroport international de Bangui Mpoko. Alors qu’ils s’apprêtaient à rejoindre Douala au Cameroun pour des raisons médicales, leur détention demeure enveloppée d’un mystère opaque. Cependant, les murmures dans les couloirs du pouvoir laissent entrevoir un lien direct entre cette arrestation et les prises de position courageuses de Maître Mboli-Goumba, dénonçant avec véhémence les dysfonctionnements au sein du système judiciaire, pointant du doigt le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, comme une figure centrale de cette nébuleuse mafieuse.
Dans ce climat d’incertitude et de tension, la mobilisation des avocats résonne comme un cri d’alerte, un appel à la conscience collective pour défendre les valeurs fondamentales de liberté, de justice et de dignité humaine. En cette période sombre de l’histoire de la République centrafricaine, le combat pour la vérité et la justice se poursuit, porté par le courage et la détermination inébranlable des hommes et des femmes qui refusent de plier devant l’oppression.
Dans les arcanes tumultueux de la politique centrafricaine, les alliances et les choix de partenaires politiques sont scrutés avec une attention particulière. La semaine dernière, le choix de Daniel Nzéwé pour représenter une faction politique au pouvoir a suscité une vive controverse.
L’adage “les oiseaux de même plumage volent ensemble” semble prendre tout son sens dans la récente nomination de Daniel Nzéwé pour représenter une certaine faction politique au pouvoir. Ce choix a été perçu comme un geste étonnant, étant donné le passé controversé et criminel de Nzéwé et les implications morales qui y sont associées.
Daniel Nzéwé, un nom qui résonne avec des échos de scandales, d’escroquerie spectaculaire, de vol, du détournement et de corruption, a été choisi pour représenter la voix politique du pouvoir. Cependant, son passé tumultueux et criminel ne peut être ignoré.Sous le régime actuel de Touadera, Danièle Nzéwé a été emprisonné et associé à plusieurs affaires peu recommandables, notamment des accusations d’escroquerie et de détournement de fonds.
Rien que sous le règne de Touadera, les allégations contre Nzéwé sont nombreuses et troublantes. Des accusations d’escroquerie envers un homme d’affaires chinois, des détournements de fonds à Socatel et Moov, ainsi que des corruption impliquant des chèques et des transactions financières douteuses, ont entaché sa réputation déjà fragile.
Ce choix politique soulève donc des questions fondamentales sur l’intégrité et la moralité des certains décideurs politiques en République centrafricaine. Choisir un individu controversé comme représentant soulève des doutes sur les véritables motivations derrière cette décision. Est-ce un signe de connivence entre les cercles politiques et les intérêts personnels, au détriment du bien-être du peuple centrafricain?
La décision de Touadera de soutenir Nzéwé comme visage politique envoie un message troublant à la population. Cela remet en question les principes fondamentaux de transparence et de responsabilité dans la gouvernance. Au lieu de choisir des leaders intègres et dignes de confiance, le régime semble opter pour des alliances douteuses et des compromis moraux.
En fin de compte, le choix de Daniel Nzéwé comme représentant politique soulève des questions légitimes sur l’état actuel de la politique en République centrafricaine. Cela met en lumière les défis persistants auxquels est confrontée la nation en matière de gouvernance et d’intégrité politique.
Dans un pays où la confiance du peuple est essentielle pour favoriser la stabilité et le progrès, les décideurs politiques doivent faire preuve de discernement et d’intégrité dans leurs choix de partenaires et de représentants. Les alliances politiques ne devraient pas compromettre les valeurs fondamentales de justice et d’honnêteté, mais plutôt les renforcer.
Il appartient désormais au peuple centrafricain de rester vigilant et de demander des comptes à ceux qui sont censés les représenter. Les oiseaux de même plumage peuvent voler ensemble, mais ce sont les actions et les engagements qui définissent leur véritable trajectoire dans le ciel politique de la République centrafricaine.
Au-delà des Parades militaires farfelues : Les Vrais Indicateurs de Puissance de FACA
Centrafrique.org/rca-quand-wagner-intensifie-la-distribution-des-tracts-a-la-gloire-de-la-russie-et-de-touadera-a-bangui/parade-des-soldats-faca-sur-lavenue-des-martyrs-a-bangui-le-13-aout-2020/” rel=”attachment wp-att-40354″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/parade-des-soldats-FACA-sur-lavenue-des-martyrs-a-Bangui-le-13-aout-2020.-450×300.jpg” alt=”parade des soldats FACA sur l’avenue des martyrs à Bangui le 13 août 2020.” width=”450″ height=”300″ />Parade des soldats FACA sur l’avenue des martyrs à Bangui le 13 août 2020.
L’armée centrafricaine se trouve à un tournant crucial de son développement, où l’efficacité opérationnelle prime sur les apparences.
Dans le paysage actuel, l’armée se targue d’une montée en puissance, amplifiée par des recrutements massifs et sans règle. Cependant, la véritable mesure de cette montée réside dans sa capacité logistique à soutenir ses missions régaliennes, plutôt que dans des démonstrations de force sans fondement et sans puissance réelle. La logistique opérationnelle constitue le pivot de toute stratégie militaire digne de ce nom. Elle garantit la projection efficace des troupes et leur maintien dans la durée, conditionnant ainsi leur engagement et assurant leur supériorité sur le terrain.
Une montée en puissance dépourvue de logistiquen’est qu’une illusion pour le citoyen lambda. Au-delà des acquisitions d’avions accordées par le groupe Wagner de la Russie, il est impératif de dresser un inventaire exhaustif de la logistique déployée par notre armée soi-disant de garnison. Les détails révèlent la véritable efficacité opérationnelle : quels sont les équipements disponibles pour les bataillons déployés au nord ?
Interrogé par la rédaction du CNC, un officier général affirme que tant que les principes fondamentaux de fonctionnement d’une armée ne sont pas respectés, l’insécurité perdurera. D’après lui, le Conseil Supérieur de Défense, composé de généraux chevronnés, doit jouer son rôle de pilier entre la vision politique et l’architecture militaire. Seul ainsi, à différents niveaux de commandement, pourrons-nous éviter que des généraux d’armée centrafricains ne se retrouvent soumis aux ordres de généraux de brigade étrangers.
En réalité, la montée en puissance de notre armée doit être mesurée à l’aune de sa capacité logistique et de son respect des principes hiérarchiques, loin des artifices et des illusions. Seule une armée professionnelle, efficiente et responsable, peut garantir la sécurité et la souveraineté de la République centrafricaine.
Dans les confins du Bamingui-Bangoran, la semaine dernière, une découverte aussi mystérieuse que controversée a ébranlé les esprits : une cache d’armes, proclamée être celle de l’ancien chef rebelle Abdoulaye Hissen, a été mise au jour par les forces de défense et de sécurité intérieures. Cependant, derrière ce voile de mystère, se dissimule une réalité bien plus sombre : les rouages de la mafia gouvernementale.
Il y a de cela deux ans, Abdoulaye Hissen, suite à son désarmement ainsi que celui d’un millier de ses combattants, avait fait part au gouvernement de sa possession d’armes, qu’il avait soigneusement dissimulées quelque part, exigeant en retour une compensation financière. Malgré ses multiples sollicitations, le gouvernement a gardé un mutisme obstiné, refusant de donner suite à ses demandes légitimes.
Cependant, l’ironie du destin a frappé six mois plus tard, lorsque l’ancien chef rebelle a été arrêté et emprisonné au camp de Roux, dans une manœuvre orchestrée par le mafieux ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène. De manière inattendue, ce même gouvernement, avec le soutien du ministre Abazène, a approché l’un des proches d’Abdoulaye Hissen, lui offrant une somme d’argent en échange de la localisation de la cache d’armes préalablement mentionnée. Selon des sources concordantes, cette somme s’élevait à 3 millions de francs CFA.
Face à une telle tentation financière, le jeune homme n’a pas tardé à céder et a guidé les autorités jusqu’à l’endroit indiqué. La cache d’armes a alors été mise au jour, mais l’usure du temps avait rendu les armes inutilisables. Ainsi, le double jeu du gouvernement s’est retourné contre lui : en tergiversant, il a non seulement perdu l’opportunité de récupérer des armes potentiellement utiles pour le pays, mais a également révélé au grand jour sa duplicité.
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la transparence et l’intégrité des autorités. Au lieu de saisir une occasion de renforcer la sécurité nationale, le gouvernement a préféré s’embourber dans des manœuvres politiques douteuses, mettant en péril la stabilité et la sûreté de la nation. Il est impératif que la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsabilités soient établies, car le peuple centrafricain mérite mieux que les jeux de pouvoir et les intrigues de la mafia gouvernementale.
Dans les premières lueurs du lundi matin, un appel d’urgence résonnait dans les quartiers endormis de Bangui. Un jeune homme, à peine dans la vingtaine, découvert sans vie sous le pont Jackson, à l’entrée du quartier KM5 sur l’avenue Barthelemy Boganda, plongeait la ville dans l’effroi.
Son corps, marqué par des sévères traumatismes à la tête et à la nuque, a été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui par les forces de gendarmerie, témoins muets de la cruauté humaine qui s’est déployée.
Les récits poignants des témoins laissent entrevoir une histoire tragique. La victime, selon les dires, était un jeune chauffeur de taxi-moto. Sa vie fauchée dans un acte de violence aveugle, perpétrée par des criminels sans pitié dont l’unique dessein était de s’emparer de son moyen de subsistance.
Pourtant, au-delà de la perte d’un individu, c’est un écho des rues de Bangui qui résonne. C’est la terreur qui rôde, insidieuse, parmi les recoins de la ville. C’est la dure réalité d’une communauté prise en étau entre la nécessité de survie et les sombres forces qui menacent son quotidien.
L’enquête, maintenant en cours, se heurte aux mystères de la nuit, aux ombres qui se dérobent, aux murmures qui se taisent. Les questions fusent, mais les réponses se cachent dans les méandres des ruelles. Qui étaient ces hommes sans cœur qui ont volé la vie d’un jeune homme ? Pourquoi cette violence impitoyable ?
Le pont Jackson, témoin silencieux des tragédies humaines, ne livre pas facilement ses secrets. Mais dans la quête de justice, dans la poursuite de la vérité, les forces de l’ordre et la communauté restent unies, déterminées à démasquer les coupables et à briser le silence complice qui assombrit nos rues.
Ainsi, dans l’ombre de cette tragédie, la lumière de la justice vacille, mais ne s’éteint pas. C’est dans l’unité, dans la solidarité, que nous trouverons la force de panser nos plaies et d’avancer vers un avenir où la sécurité et la compassion triomphent sur l’obscurité.
Le KM5, le cœur battant de Bangui, pleure la perte d’un des siens. Mais dans ses larmes, dans sa douleur, réside aussi la promesse d’un renouveau, d’une communauté résiliente et unie, prête à défier l’adversité et à écrire un avenir de paix et de prospérité pour tous.
Ainsi, sous le pont Jackson, là où l’ombre rencontre la lumière, l’histoire de ce jeune homme trouvera sa place dans le récit complexe et vibrant de notre ville, témoignage poignant de la vie et de la lutte pour la justice dans les rues de Bangui
Hervé Sévérin Lidamon : en poste illégalement à l’ONASPORT depuis 1 an
Centrafrique.org/le-ministre-piri-neveu-du-president-de-la-republique-ordonne-le-debranchage-de-lelectricite-au-centre-culturel-missy-momo11/directeur-general-de-lonasport-lidamon/” rel=”attachment wp-att-53108″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/directeur-general-de-lONASPORT-Lidamon-450×338.jpg” alt=”directeur général de l’ONASPORT , Lidamon” width=”450″ height=”338″ />directeur général de l’ONASPORT , Lidamon. Photo CNC
Le mandat de Monsieur Hervé Sévérin Lidamon à la direction générale de l’ONASPORT est entaché d’irrégularités flagrantes, où l’illégalité semble être la norme. Sa nomination, survenue dans le mépris total des procédures établies, a jeté les fondements d’une gouvernance contestée et problématique au sein de l’organisme.
D’emblée, la prolongation de son mandat au-delà des trois ans réglementaires sans l’organisation d’un nouvel appel à candidatures témoigne du non-respect des règles élémentaires de gestion et de transparence. Le blocage délibéré de la mise en place d’un nouveau conseil d’administration, orchestré par Lidamon et ses acolytes, souligne la volonté délibérée de perpétuer un statu quo contraire à toute éthique professionnelle.
En plus, la mise en place d’un conseil d’administration intérimaire, présidé par des personnalités telles que Monsieur Roméo Gribingui, ministre Contrôleur Général du secteur Parapublic, permet également à Hervé Sévérin Lidamon de se maintenir illégalement en poste au-delà de la durée normale de son mandat à la tête de l’ONASPORT.
Les Manigances dans la Nomination de M. Hervé Sévérin Lidamon comme Directeur Général de l’ONASPORT
Les coulisses de la nomination en 2020 de monsieur Hervé Sévérin Lidamon comme Directeur Général de l’ONASPORT ont été le théâtre de manœuvres politiques et d’intrigues inquiétantes, révélant un système de sélection entaché de partialité et de favoritisme.
L’histoire commence avec l’appel à candidature pour le recrutement d’un digne fils du pays possédant les compétences requises pour assumer la fonction de Directeur Général de l’ONASPORT. Quatre dossiers sont sélectionnés pour le processus de sélection, parmi lesquels celui de Monsieur Hervé Sévérin Lidamon. Cependant, son dossier est rapidement écarté par le jury en raison de la présence des faux diplômes, jetant ainsi les premières ombres sur sa légitimité.
À l’issue des tests de recrutement, c’est Monsieur Alain Martial Yango, Inspecteur des impôts, qui émerge comme le candidat le plus qualifié. Son expertise et ses compétences le placent en tête des quatre prétendants au poste de Directeur Général de l’ONASPORT.
Cependant, la machinerie politique se met en marche pour contrecarrer cette sélection. Le projet de Décret visant à nommer Monsieur Alain Martial Yango est rejeté par l’ancien Premier Ministre Firmin Grebada, sous des prétextes d’origine ethnique et de liens supposés avec l’ancien Président de la République François Bozize.
Dans un revirement surprenant, le nom de Monsieur Hervé Sévérin Lidamon refait surface, orchestré par des figures influentes au sein du gouvernement. Des pressions sont exercées depuis les plus hautes sphères du pouvoir pour imposer sa nomination, malgré ses antécédents douteux et l’absence de diplômes.
La manipulation atteint son paroxysme lorsque le Contrôleur Général d’alors, monsieur Arthur Bertrand Piri, neveu du Chef de l’État, intervient pour soutenir la candidature de Lidamon. Des échanges d’influence et des démarches opaques conduisent à la signature d’un nouveau Décret, officialisant la nomination de Monsieur Hervé Sévérin Lidamon à la tête de l’ONASPORT.
Ce tour de passe-passe révèle les failles béantes dans le processus de sélection des hauts responsables, où les considérations politiques et personnelles l’emportent sur les critères de compétence et d’intégrité. Cette saga souligne l’urgence de réformes profondes visant à garantir la transparence et l’équité dans le recrutement des dirigeants des institutions publiques, afin de restaurer la confiance du peuple centrafricain en ses institutions.
La Gestion Autoritaire et Mafieuse d’Hervé Sévérin Lidamon à l’ONASPORT
Après sa nomination controversée à la tête de l’ONASPORT en 2020, Hervé Sévérin Lidamon a instauré un règne marqué par l’autoritarisme et la corruption au sein de l’ONASPORT, révélant une mentalité mafieuse qui compromet gravement l’intégrité et la légitimité de l’organisme.
Dès ses premiers jours en tant que Directeur Général, Lidamon a manifesté un mépris flagrant pour les principes de transparence et de bonne gouvernance. Il a imposé ses propres règles au détriment des normes établies, profitant de son prétendu statut de protégé du régime en place pour asseoir son autorité de manière dictatoriale.
L’une des pratiques les plus choquantes de Lidamon est son contrôle absolu sur les finances de l’ONASPORT. En s’arrogeant le pouvoir de caissier, il encaisse les recettes de l’organisme et détient même la clé du coffre-fort, consolidant ainsi son emprise sur les ressources financières de l’office.
En outre, Lidamon abuse de son autorité en cumulant les fonctions de Directeur d’Exploitation et d’Agent de recouvrement, consolidant ainsi son monopole sur les opérations financières de l’ONASPORT. Cette concentration de pouvoir lui permet d’exercer un contrôle absolu sur les flux financiers de l’organisme, ouvrant ainsi la voie à des pratiques douteuses et à des abus de pouvoir.
Parallèlement à ses agissements financiers douteux, Lidamon se comporte comme un véritable dictateur au sein de l’ONASPORT. Sans aucune décision de justice, il ordonne personnellement la mise sous scellé des locaux affectés aux usagers locataires, violant ainsi les droits fondamentaux des citoyens et bafouant les principes de l’État de droit.
De plus, Lidamon abuse de son autorité pour régler des comptes personnels, transformant ainsi l’ONASPORT en un instrument de vengeance et de manipulation. Sa propension à utiliser sa position pour servir ses intérêts personnels démontre un mépris total pour l’intégrité et la neutralité que requiert sa fonction de Directeur Général.
Rappelons que la situation à l’ONASPORT sous la direction d’Hervé Sévérin Lidamon révèle des failles profondes dans le système de gouvernance et met en lumière les conséquences dévastatrices de la corruption et de l’autoritarisme au sein des institutions publiques. De la nomination contestée à la gestion mafieuse de l’organisme, chaque aspect de son mandat illustre les dangers d’un pouvoir non contrôlé et les dommages causés à la confiance du public envers les institutions.
Cantonnier, la Ville Frontalière centrafricaine en Proie aux Déchets
Centrafrique.org/poubelle-a-cantonnier/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Poubelle-a-Cantonnier-450×203.jpg” alt=”Poubelle dans la ville de Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun” width=”450″ height=”203″ />Poubelle dans la ville de Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC
La petite ville de Cantonnier, nichée à la frontière du Cameroun dans le nord-ouest de la République centrafricaine, est confrontée depuis plusieurs mois à une crise croissante de déchets qui envahissent ses rues. L’atmosphère saturée d’odeurs nauséabondes témoigne d’un problème de gestion des déchets qui altère la qualité de vie des habitants. Un exemple saisissant se déroule devant l’agence emblématique de la ville, où un amas de détritus trône en permanence, émanant des relents insupportables, jour et nuit.
Pourtant, la situation est d’autant plus surprenante que cet amoncellement de déchets côtoie un atelier de couture, deux restaurants-buvettes renommés, notamment le “Massa Robot” et “La Banguissoise”, ainsi qu’une chouaterie où les habitants viennent s’approvisionner en nourriture. Malheureusement, l’odeur pestilentielle qui se dégage de cette montagne d’ordures devient insoutenable pour tous, particulièrement après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville le vendredi dernier.
Saleh, vendeur de méchouis, exprime son désarroi face à cette situation intenable : “Nous vivons dans un inconfort permanent. Imaginez un énorme tas de détritus juste à côté de nos lieux de travail. Les clients nous évitent à cause de cette poubelle qui ternit l’image de notre ville. Pourtant, la mairie nous impose des taxes quotidiennes. Mais où va l’argent que nous donnons à la mairie si le nettoyage de la ville n’est pas effectué ?”
À cet égard, Monsieur Saleh en appelle à la municipalité pour qu’elle intervienne rapidement afin de débarrasser la ville de ce tas de déchets qui fait fuir sa clientèle et entache la réputation de Cantonnier. Il est temps que des mesures concrètes soient prises pour résoudre ce problème qui nuit à la santé publique et à l’attractivité de la ville.
Cette situation appelle à une action urgente de la part des autorités locales, afin de restaurer la propreté et la salubrité de Cantonnier, une ville qui mérite mieux que d’être associée à des montagnes de déchets putrides.
Dans une nuit chargée d’émotions, une jeune fille de 18 ans a accouché de triplés prématurés, marquant ainsi une tragédie au cœur de la communauté de Bayanga. L’arrivée de ces trois nouveaux-nés, empreinte d’espoir et de préoccupations, s’est transformée en un événement déchirant lorsque l’unique garçon parmi eux a tragiquement perdu la vie. Les deux filles restent encore sous des soins intensifs à l’hôpital secondaire de Bayanga, témoignant des défis persistants auxquels est confrontée la santé maternelle et infantile dans la région.
L’hôpital secondaire de Bayanga, doté de certains équipements par le projet Seni, se trouve cependant confronté à des difficultés criantes. Malgré ces efforts d’infrastructure, le personnel médical qualifié demeure rare, avec seulement 20% du personnel possédant les qualifications requises pour servir la sous-préfecture de Bayanga. Cette pénurie de ressources humaines qualifiées souligne les lacunes structurelles qui entravent la prestation de soins de qualité, en particulier dans les régions éloignées et sous-développées de la République centrafricaine.
Ce récent événement rappelle douloureusement une situation similaire survenue il y a peu à Bangui, la capitale. Au dispensaire de Ouango, dans le septième arrondissement, une autre mère courageuse a donné naissance à des triplés. Transférés en urgence à la pédiatrie de Bangui, deux des trois enfants ont malheureusement succombé, malgré les efforts déployés et les soins prodigués, ne laissant qu’un seul bébé entre la vie et la mort.
Ces histoires poignantes mettent en lumière les défis monumentaux auxquels sont confrontés les systèmes de santé en République centrafricaine. Les taux élevés de mortalité infantile et maternelle, exacerbés par des ressources limitées et un accès restreint aux soins de santé de qualité, soulignent l’urgence d’une action concertée à tous les niveaux de la société. Investir dans la formation et le recrutement de professionnels de santé qualifiés, renforcer les infrastructures médicales et améliorer l’accessibilité aux services de santé sont des impératifs absolus pour prévenir de telles tragédies à l’avenir.
En cette période de deuil et de réflexion, il est essentiel que les autorités sanitaires et les parties prenantes s’unissent pour mettre en œuvre des solutions durables qui garantissent la santé et le bien-être de toutes les mères et de tous les enfants de la République centrafricaine. Chaque vie perdue dans des circonstances évitables est un rappel poignant de l’urgence d’agir, un appel à l’action pour un avenir où chaque naissance est accueillie avec espoir et célébration, et où chaque mère et chaque enfant sont protégés par un système de santé résilient et efficace.
Dimanche dernier, plus de 70 membres de l’Union des Sœurs de l’Église Évangélique des Frères de Boali ont marqué un moment significatif dans leur cheminement spirituel. Après deux années de formation intensive, ces femmes ont fièrement arboré leurs insignes lors d’une cérémonie émouvante, conjointement accompagnée de l’assermentation de quelques novices.
Le pasteur émérite Roger Zokoli, puisant dans les Écritures saintes, a partagé un message inspirant issu du livre de Matthieu 4:18-20. Dans son homélie, il a encouragé les membres de l’assemblée à suivre l’exemple et l’enseignement de Jésus Christ, incarnant ainsi les valeurs profondes de la foi évangélique.
Cette cérémonie, riche en émotions et en enseignements, a été méticuleusement documentée par notre correspondant, qui a su capturer les moments forts de cet événement spirituel depuis la ville de Boali.
Dans un monde marqué par l’incertitude et les défis quotidiens, ces femmes, par leur engagement et leur dévouement, sont un témoignage vivant de la force de la foi et de la communauté dans la ville de Boali. Leur parcours illustre la persévérance et la détermination à suivre les voies divines, offrant ainsi un exemple inspirant pour les générations présentes et futures.
Cette cérémonie reflète non seulement l’importance de la spiritualité dans la vie quotidienne des habitants de Boali, mais aussi la vitalité et la profondeur de la communauté religieuse dans cette région de la République centrafricaine. Puissent ces femmes continuer à rayonner de leur lumière spirituelle, guidant ainsi leurs pas sur le chemin de la foi et de l’amour divin.
Dans un geste de solidarité et de communion, la communauté tout entière se joint à ces femmes dans leur voyage spirituel, célébrant ensemble l’unité et la force de la foi dans la ville de Boali.
La détérioration des rues dans les quartiers de Bouar, situés à 450 km de la capitale, Bangui, représente un défi majeur pour les résidents des 2e et 6e arrondissements de Boire. Cette dégradation chronique des routes a engendré une série d’accidents et entrave également le bon déroulement des activités économiques locales.
Nono, un habitant du quartier Paqueta, lance un appel désespéré à l’aide : “Cette route est impraticable. C’est pourquoi nous sommes victimes de ces accidents. Les gens sont venus à notre secours.” Malheureusement, malgré les promesses de la Minusca quant à la réhabilitation de ces voies, les actions concrètes tardent à se matérialiser.
Philippe Mbarta, chef de groupe du 6e arrondissement, demande instamment la réinstallation des services publics d’experts dans la ville, comme cela était le cas par le passé, afin de répondre aux préoccupations pressantes de la population : “J’exhorte la MINUSCA à réparer cette route, car elle est fréquemment utilisée par ses patrouilles. La mairie est dépassée.”
Face à cette situation critique, les responsables municipaux de Boire mobilisent leurs partenaires pour résoudre ce problème. Le maire, Dieubéni Massinam, tente de rassurer la population en leur demandant de faire preuve de patience : “Vous savez, la municipalité ne dispose pas des moyens techniques nécessaires pour entreprendre de tels travaux. C’est pourquoi nous tendons la main vers nos partenaires de la MINUSCA.”
Pourtant, les projets de construction du corridor Boire-Béloco n’ont pas bénéficié aux quartiers internes de la ville de Boire. Malgré une croissance démographique notable ces dernières années, les rues et avenues restent sans réhabilitation depuis plus de sept ans, laissant les habitants de Boire dans une situation précaire et dangereuse.
En un mot, la dégradation persistante des routes à Bouar constitue un défi urgent pour les habitants de Boire, mettant en péril leur sécurité et leur bien-être économique. La coopération entre les autorités locales et les partenaires internationaux, notamment la MINUSCA, est essentielle pour trouver des solutions durables à cette crise qui perdure depuis trop longtemps.
Communiqué du BRDC : Réaction à l’arrestation de Maître Crépin MBOLI GOUMBA
Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Martin-Ziguele-450×264.jpg” alt=”Martin Ziguelé” width=”450″ height=”264″ />Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé
Le 3 mars 2024, à Bangui, une arrestation arbitraire a secoué la communauté, plongeant le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC) dans l’indignation. Maître Crépin MBOLI GOUMBA, Coordinateur du BRDC et Président de Patrie, a été brutalement appréhendé par les autorités et emmené au Commissariat Spécial du Port, puis à l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB), où toute communication avec ses avocats est interdite.
Cette arrestation, survenue alors que Maître MBOLI GOUMBA et son épouse voudraient se rendre à Douala (Cameroun) pour des soins médicaux, a été effectuée sans mandat ni notification officielle. Le BRDC dénonce fermement cette violation flagrante des droits fondamentaux et du droit à un procès équitable.
Depuis plusieurs jours, des menaces de poursuites judiciaires pèsent sur Maître MBOLI GOUMBA et Nicolas Tiangaye en raison de leurs prises de position en tant qu’avocats. Ces menaces se sont concrétisées par une arrestation arbitraire, en totale violation des procédures légales.
Réuni à Bangui, le BRDC condamne avec vigueur cette arrestation et exige la libération immédiate et inconditionnelle de Maître MBOLI GOUMBA. L’organisation appelle toutes les forces républicaines et démocratiques à se mobiliser pour défendre les libertés individuelles et collectives, pierre angulaire de toute société démocratique.
La tension demeure palpable à Bangui alors que les appels à la libération de Maître MBOLI GOUMBA se multiplient. L’avenir démocratique de la République centrafricaine semble suspendu à la résolution de cette crise politique.
Scandale en Centrafrique : Touadera déclare le 23 février “Journée des Wagner”
Une cérémonie de l’état-major des armées, avec des officiels russes venus de Moscou, à l’honneur des mercenaires russes sous le Monument des Russes du groupe Wagner à Bangui
Le 23 février dernier, une décision choquante et controversée a secoué la République centrafricaine : le président Faustin Archange Touadera a proclamé cette date comme la “Journée des Wagner” dans le pays. Cette annonce a suscité une vive controverse, notamment autour de la célébration de ces mercenaires russes qui ont été au cœur de nombreux crimes contre l’humanité et crimes de guerre en RCA. Mais comment cette journée a-t-elle été observée et quelles en sont les implications pour le pays?
Dans les coulisses du pouvoir centrafricain, le 23 février a été marqué par des décisions surprenantes et des manœuvres politiques complexes. Alors que Faustin Archange Touadera, le président de la République centrafricaine, s’apprêtait à déclarer cette date comme la “Journée des Wagner” et même d’en faire un jour férié et payé, des obstacles internes à la présidence ont rapidement surgi.
Son directeur de cabinet, Obed Namsio, ainsi que trois de ses conseillers ont élevé des objections contre cette proposition du jour férié et payé, mettant en lumière les tensions et les dissensions au sein de l’administration Touadera . Leur opposition a contraint Touadera à reconsidérer sa décision initiale, renonçant finalement à l’idée d’un jour férié et payé. Néanmoins, la déclaration de cette journée spéciale pour les Wagner est demeurée, suscitant des débats intenses au sein du pays.
Pendant ce temps, les manœuvres de Touadera pour brouiller les pistes ont également attiré l’attention. Alors qu’il se rendait à Berongo pour célébré cette journée avec les mercenaires du groupe Wagner, le président a délibérément induit en erreur en annonçant faussement qu’il se rendait à Berongo, ce jour 23 février, pour assister à la sortie des soldats FACA. En réalité, sa destination était Berongo, où les festivités de la “Journée des Wagner” étaient organisées avec des officiels russes venus de la Russie. Cette dissimulation a alimenté les spéculations et soulevé des questions sur la transparence de l’administration, dont Touadera dirige depuis 8 ans.
Dans les deux principaux foyers de célébration, Bambari et Berongo, les événements ont été marqués par des décorations de médailles et des discours officiels. Les Wagner, ces mercenaires russes controversés et hautement criminels, ont été au centre de l’attention, illustrant leur influence croissante dans les affaires nationales.
Le chef des russes noirs, monsieur Kiri, au milieu, un mercenaire russe et à droite, le mercenaires tchadien devenu ministre dans le gouvernement centrafricain Hassan Bouba, lors de la célébration de la journée de Wagner à Bambari, au centre de la République centrafricaine.
À Bambari, le Premier Ministre Félix Moloua et son ministre de l’élevage Hassan Bouba ont honoré l’événement aux côtés des mercenaires russes, tandis que des décorations de médailles ont été distribuées. Pendant ce temps, à Bangui, une délégation spéciale venue de la Russie a déposé des gerbes de fleurs sous la statue des Wagner sur l’avenue des martyrs, renforçant ainsi leur présence symbolique dans la capitale.
Cependant, malgré les cérémonies grandioses et les dépenses considérables engagées pour leur organisation, des questions subsistent quant aux véritables motivations derrière la “Journée des Wagner”. Alors que certains y voient une tentative de renforcer les liens politiques et économiques avec la Russie, d’autres craignent que cela ne soulève des inquiétudes quant à la souveraineté nationale et à l’indépendance politique de la République centrafricaine.
En fin de compte, la déclaration controversée du 23 février comme “Journée des Wagner” continue de susciter des débats et des interrogations profondes quant à l’avenir politique et sécuritaire du pays.
Intercepté à l’Aéroport de Bangui: Maître Crépin Mboli-Goumba placé en détention à l’OCRB
Centrafrique.org/Centrafrique-attaque-de-ndah-le-brdc-accuse-le-gouvernement/crepin-mboli-goumba-5/” rel=”attachment wp-att-60900″ data-wpel-link=”internal”>Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, coordonnateur du BRDC
Dans les couloirs de l’aéroport de Bangui, un événement tumultueux a secoué la scène politique centrafricaine ce dimanche 3 mars 2024. Maître Crépin Mboli-Goumba, éminent avocat et Coordinateur du bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), ainsi que Président du PATRIE, a été brusquement interpellé alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur un vol en direction de Douala, au Cameroun, via la compagnie Kenyan Airways.
L’arrestation de Maître Mboli-Goumba et de son épouse, survenue sous les yeux médusés des passagers, a été marquée par un déploiement impressionnant des forces de sécurité. Conduits à la Direction de la Police Administrative (DSPA), située dans le commissariat du Port Amont au centre-ville de Bangui, le couple a été séparé. Tandis que l’épouse du Maître a été rapidement relâchée, lui-même a été transféré à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB), une entité sous l’influence notoire des forces russes du groupe Wagner.
Depuis son arrestation, Me Crépin Mboli-Goumba demeure détenu à l’OCRB, isolé et sans visite. Cette situation, qui perdure depuis plusieurs heures, soulève de vives inquiétudes au sein des cercles politiques centrafricains et de la communauté internationale.
En effet, Me Mboli-Goumba, en sa qualité d’avocat et de leader politique, avait récemment animé une conférence de presse dénonçant des scandales judiciaires impliquant des hauts responsables du régime, y compris le ministre de la justice, Arnaud Djoubaye Abazène.
Selon de multiples sources concordantes, l’arrestation de Me Crépin Mboli-Goumba serait le fruit d’une manœuvre orchestrée par le ministre de la justice lui-même, dans le but de faire taire les voix dissidentes et de réprimer toute critique du gouvernement en place. Cette nouvelle arrestation s’inscrit dans une série d’actions répressives visant à museler l’opposition politique et à restreindre les libertés fondamentales en République centrafricaine.
Face à cette dérive autoritaire, son parti estime que la libération immédiate de Me Crépin Mboli-Goumba devient impérative. Les défenseurs de la démocratie et de la justice doivent se mobiliser sans délai pour dénoncer cette répression politico-judiciaire et pour exiger le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens centrafricains. Il est temps de mettre un terme à la dictature rampante qui gangrène notre nation et de réaffirmer notre engagement indéfectible en faveur de la liberté et de la justice pour tous.
Itinéraire chaotique du ministre Abazène : de la magistrature au chef mafieux
Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC
Le nom de Djoubaye Abazène résonne désormais avec une sinistre réputation, celle d’un individu dont le parcours chaotique et mafieux soulève des interrogations sur son intégrité et ses desseins politiques. Ses actions suscitent légitimement l’inquiétude, notamment au sein de cercles proches du pouvoir, qui craignent les conséquences de ses ambitions démesurées et de ses méthodes sans scrupules.
Dès ses premières fonctions à Bouar en 2006, où il exerce en tant que Procureur, les signes de son penchant mafieux se manifestent de manière éclatante. Des témoignages accablants révèlent un comportement prédateur, où il s’approprie biens et marchandises sans vergogne, usant de son autorité pour museler toute réclamation légitime. Les commerçants en font les frais, se retrouvant injustement emprisonnés lorsqu’ils osent réclamer justice.
Sa montée en puissance au sein du gouvernement, notamment en tant que Ministre des Transports sous le règne tumultueux de son frère putschiste Michel Djotodia, ne fait qu’accentuer ses tendances criminelles. Le détournement de fonds publics devient monnaie courante, avec des sommes colossales s’évaporant chaque mois dans les méandres de sa voracité financière.
Mais les méfaits de Djoubaye Abazène vont bien au-delà des considérations financières. Les pages sombres de l’histoire du massacre de Ndélé témoignent de l’horreur engendrée par ses actions, où des vies innocentes ont été sacrifiées au nom de ses intérêts personnels.Les récits de massacres barbares et de déplacements forcés hantent encore les mémoires, rappelant la cruauté insatiable d’un individu dénué de toute compassion.
Le récent scandale des faux médicaments, orchestré de main de maître par Djoubaye Abazène, jette une lumière crue sur l’étendue de sa perfidie. La disparition mystérieuse de deux camions chargés de substances potentiellement mortelles révèle l’ampleur de sa malveillance, prête à sacrifier la santé et la vie des Centrafricains pour assouvir ses ambitions insatiables.
En coulisses, les murmures alarmés se font de plus en plus insistants. Certains proches du président Touadera pointent du doigt la présence toxique de Djoubaye dans son entourage, craignant que son influence néfaste ne compromette l’intégrité même du pouvoir en place. Les révélations explosives de maître Mboli-Goumba ne font qu’attiser les flammes de la suspicion, exigeant une enquête rigoureuse pour démêler le vrai du faux.
En réalité, l’itinéraire chaotique de Djoubaye Abazène, de la magistrature au sommet de la corruption et du crime organisé, illustre la face sombre d’un système gangrené par la cupidité et le pouvoir absolu. Seul le poids de la justice pourra peut-être un jour rétablir l’équilibre fragile d’une nation ébranlée par la trahison et la dépravation morale.
Nomination de Mgr Aurelio Gazzera comme évêque coadjuteur de Bangassou, le Cardinal Nzapalainga et son clan très remontés contre la Nonciature Apostolique en Centrafrique.
Le 22 février dernier, en la célébration de la journée internationale du scoutisme, il a plu au Saint Siège d’élever au rang d’évêque coadjuteur de Bangassou, le père Aurelio Gazzera, un prêtre italien de la congrégation des pères Carmes qui a passé toute sa vie au service du peuple de Dieu dans le diocèse de Bouar en faisant du bien. Et pourtant, il y a quand-même des grincheux qui n’ont pas du tout été arrangés par cette nomination. C’est le cas du Cardinal Dieudonné Nzapalainga et son clan qui crient au scandale dans une sorte de xénophobie contre le clergé blanc. En tant que besoin, il est temps que le Saint Siège prenne la mesure des choses avant que cela ne soit trop tard.
Le diocèse de Bangassou à l’Est de la République Centrafricaine sera gouverné dans les prochains jours par Mgr Aurelio Gazzera de nationalité italienne à qui Mgr Jan Rosé Aguirre n’hésitera pas de passer facilement les mains. La nomination de Mgr Aurelio Gazzera a été rendue officielle, ce 22 février 2024 à travers un communiqué du Secrétaire Général de la Conférence Episcopale de Centrafrique (CECA). Il va sans dire rappeler qu’après plus d’une vingtaine d’années passées à la tête du diocèse de Bangassou, Mgr Jan Rosé Aguirre pour question de santé et le poids de l’âge aidant, avait manifesté le souhait d’avoir un bras droit à ses côtés. Rome a d’abord, répondu par la nomination de Jesus Molinas comme évêque auxiliaire à Bangassou. Mais comme les voies et les appels de Dieu sont insondables, Mgr Jesus Molinas se verra propulser comme évêque titulaire à Mbaïki pour succéder à Mgr Guerino Perrin admis à faire valoir ses droits à la retraite. Une deuxième fois, Mgr Jan José Aguirre demande une nouvelle aide. Sentant qu’il va bientôt être atteint par la limite d’âge, Rome décide de lui répondre favorable en nommant Mgr Aurelio Gazzera comme évêque coadjuteur avec droit de succession selon les dispositions ecclésiastiques.
Cependant, cette nomination n’est pas du goût du Cardinal Dieudonné Nzapalainga et son clan qui l’ont perçue comme une humiliation surtout lorsqu’il était encore balade touristique dans le diocèse d’Alindao quand les nouvelles tombèrent. Se prenant pour l’ami personnel du Pape François, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga avait voulu imposer son cousin germain Justin Ketté de la congrégation des prêtres de la Société des Missions Africaines (SMA) et actuellement supérieur majeur des religieux de Centrafrique pour succéder à Mgr Aguirre, suspectant ce dernier de vouloir faire nommer plutôt un prêtre combonien du nom de Victor Hugo. En fait, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga est passé maître dans l’art dans des coups bas. Lorsque la succession de Mgr Guerino Perin était ouverte à Mbaïki, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a fait le choix de son grand frère Tanga-koti qui est de la congrégation des SMA. Et quand le choix de Rome a porté sur Mgr Jesus Molinas, il est rentré en combine avec son clan pour aller boycotter la cérémonie d’installation de Mgr Jesus Molinas à Mbaïki. Heureusement que la chrétienté de la localité était restée vigilante.
C’est parce que le bas peuple n’a rien compris de ce jeu que le Cardinal et son clan peuvent crier au scandale. Rome n’a pas de problème à nommer un Centrafricain évêque pour gouverner un diocèse. Mais lorsque l’occasion se présente, le Cardinal devient tribaliste pour ne proposer que ses parents et cousins germains. Ils n’ont pas honte d’évoquer les cas congolais. Si cela a marché en RDC, c’est parce que le Cardinal Fridolin Ambongo est au-dessus des considérations ethniques et tribalistes. C’est tout le contraire du Cardinal Dieudonné Nzapalainga.
L’Énigme du Financement de la Brigade d’Intervention Rapide de Touadera
Centrafrique.org/la-bir-un-copier-coller-de-leba-40-ans-apres-une-nouvelle-brigade-ethnique-en-Centrafrique-voit-le-jour/bir-de-touadera/” rel=”attachment wp-att-73479″ data-wpel-link=”internal”>Lors du lancement le 7 février de la nouvelle brigade de Touadera dénommée Brigade d’intervention rapide (BIR) à BanguiBir de touadera
Depuis son émergence en février 2024, la Brigade d’Intervention Rapide (BIR) de la République centrafricaine, constituée essentiellement de jeunes de l’ethnie Ngbakamandja, parentèle de Faustin Archange Touadera, suscite un questionnement persistant quant à ses sources de financement et ses réels objectifs militaires.
Comptant 500 jeunes centrafricains, majoritairement formés par des instructeurs rwandais, cette unité militaire est stationnée actuellement dans la capitale. Cependant, son financement reste un mystère, puisque le budget de l’État pour l’année 2024 ne lui accorde aucune ligne budgétaire spécifique. D’où proviennent donc les fonds nécessaires à son fonctionnement ?
L’absence d’une procédure normale dans sa création intrigue également. Selon un haut gradé de l’armée nationale interrogé par la rédaction du CNC, la mise en place de cette unité n’a pas suivi les voies habituelles. En temps normal, les bases de sa création devraient être débattues au sein d’un comité au ministère de la Défense. Ce comité aurait pour tâche de justifier la nécessité de la BIR, de définir ses objectifs, son commandement, ainsi que les moyens et équipements nécessaires en fonction des menaces à affronter. Or, rien de tel n’a été observé jusqu’à présent.
Il est à noter que les forces spéciales de l’armée nationale, dont une partie a été formée au Rwanda et l’autre par les Russes de Wagner au Soudan en 2018, ne sont pas visibles sur le terrain. Même lors des affrontements avec les rebelles, leur présence est quasiment inexistante. Dans ce contexte, la pertinence de la création d’une nouvelle force alors que les forces spéciales déjà existantes demeurent peu actives soulève des interrogations légitimes.
Ainsi, l’origine du financement de la Brigade d’Intervention Rapide demeure un mystère, tout comme son mandat et son objectif réel dans le paysage sécuritaire de la République centrafricaine. Tant que ces questions resteront sans réponse, le spectre de l’opacité continuera de planer sur cette unité militaire controversée.
Les 300 agents des eaux et forêts en instance d’intégration, les dernières victimes de sabotage du gouvernement
Centrafrique.org/Centrafrique-greve-generale-au-ministere-des-eaux-forets-chasse-et-peche/greve-au-ministere-des-eaux-et-foret/” rel=”attachment wp-att-60384″ data-wpel-link=”internal”>Les grévistes devant leur ministère ce jeudi 20 octobre 2022 vers 12 heures. CopyrightCNC
Dans le paysage des forces armées de la République centrafricaine, une disparité frappante émerge : tandis que des milliers de soldats, gendarmes et policiers sont intégrés chaque année, les agents des eaux et forêts, pourtant vitaux pour la préservation de l’environnement, sont largement négligés. Cette situation soulève des questions cruciales quant aux priorités du gouvernement en matière de protection environnementale et de gestion des ressources naturelles.
Les agents des eaux et forêts jouent un rôle essentiel dans la préservation de la faune et de la flore, la lutte contre le braconnage et la conservation des écosystèmes fragiles. Pourtant, malgré leur importance capitale, leur intégration dans la fonction publique demeure largement insuffisante. Alors que les forces traditionnelles telles que la police, la gendarmerie et l’armée nationale voient leurs effectifs augmenter régulièrement, les agents des eaux et forêts peinent à trouver leur place dans les rangs de la fonction publique.
Cette disparité flagrante soulève des interrogations légitimes quant aux priorités du gouvernement du premier ministre Félix Moloua. Pourquoi cette force paramilitaire, pourtant cruciale pour la préservation de l’environnement et la protection des ressources naturelles, est-elle si négligée ? Alors que la menace qui pèse sur les écosystèmes est de plus en plus pressante, il est impératif que les autorités accordent à cette question l’attention qu’elle mérite.
Il est grand temps que le gouvernement reconsidère ses priorités et accorde à la protection de l’environnement la place centrale qu’elle mérite dans son agenda politique. L’intégration des agents des eaux et forêts dans la fonction publique devrait être une priorité absolue, non seulement pour assurer la préservation des écosystèmes fragiles, mais aussi pour garantir un avenir durable pour les générations à venir. Il est temps d’agir avant qu’il ne soit trop tard.
Chaos Judiciaire : L’Investisseur Tchadien Libéré après 5 mois de détention dans un Climat de Corruption
Bangui/le-chef-rebelle-abdoulaye-hissen/” rel=”attachment wp-att-42513″ data-wpel-link=”internal”>Le chef rebelle Abdoulaye Hissen au sein de l’hôtel Ledger Plazza Bangui, le 2 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Dans un climat de chaos judiciaire, la libération d’un investisseur tchadien, arrêté le 5 septembre dernier à Bangui, capitale de la République centrafricaine soulève des questions urgentes sur l’intégrité et l’impartialité du système judiciaire dans le pays.
La détention arbitraire de l’investisseur tchadien, aux côtés de l’ex-chef rebelle Abdoulaye Hissen, révèle un réseau de corruption profondément enraciné au cœur de la justice centrafricaine. Initialement invité par Hissen pour participer à un projet d’urbanisation à Bangui, l’homme d’affaires tchadien, dont le nom reste sous silence, a été appréhendé dans des circonstances troubles le 5 septembre dernier.
L’arrestation, survenue dans sa chambre de Motel au quartier Benz-Vi, dans le cinquième arrondissement de Bangui, a été suivie d’une présentation expéditive devant les forces de sécurité intérieure, le cataloguant sans preuve comme un mercenaire tchadien. Cette action a conduit à son placement immédiat à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB), sous le prétexte fallacieux de troubler l’ordre public et de conspirer pour renverser le gouvernement.
Cependant, la situation a pris un tournant inattendu lorsque Abdoulaye Hissen, informé de l’arrestation de son associé, s’est rendu à l’OCRB pour négocier sa libération. Cette démarche, loin de garantir la liberté de l’investisseur, a entraîné l’arrestation de l’ancien ministre chef rebelle lui-même, sur ordre direct du ministre de la justice, dont l’implication dans cette affaire soulève des questions sur son intégrité et son impartialité.
Le déroulement des événements révèle un schéma de corruption systémique, où la détention arbitraire devient un outil de chantage et d’extorsion. Pendant ses cinq mois de captivité à Bangui, l’investisseur tchadien a été contraint de répondre aux exigences financières du juge d’instruction et du procureur général. Ces demandes, présentées sous forme de pots-de-vin et de paiements illicites, ont pesé lourdement sur sa liberté et son intégrité financière.
La libération tant attendue, survenue le 28 février 2024, a été le résultat d’une transaction financière opaque, soulignant l’influence corrosive de l’argent sur le système judiciaire. Cette libération, loin d’apporter un soulagement, soulève des inquiétudes croissantes quant à l’état de la justice en République centrafricaine.
En parallèle, le sort réservé à Abdoulaye Hissen et au ministre Arnaud Djoubaye Abazène suscite des interrogations sur l’équité du traitement judiciaire. Tandis que Hissen est conduit devant la Cour Pénale Spéciale pour répondre de ses actes, le ministre Abazène, impliqué dans plusieurs actes criminels, reste en liberté, alimentant les spéculations sur des manœuvres politiques et des connexions clandestines.
Cette affaire révèle les profondes fissures qui minent le système judiciaire centrafricain et souligne l’urgence de réformes structurelles pour restaurer la confiance du public dans l’intégrité de la justice. Les citoyens, tant centrafricains que tchadiens, méritent un système judiciaire transparent, impartial et libre de toute influence politique ou financière.
À cet égard, l’affaire de l’investisseur tchadien et d’Abdoulaye Hissen devrait servir de catalyseur pour un changement radical, mettant fin à l’impunité et à la corruption qui minent les fondements de la démocratie en République centrafricaine. Seule une action concertée, guidée par des principes d’équité et de transparence, pourra restaurer la confiance du peuple et garantir un avenir juste et équitable pour tous.
Mystère et Incendie à Boali : Un Phénomène Inexplicable
Centrafrique.org/incendie-dun-vehicule-a-boali-par-cnc/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Incendie-dun-vehicule-a-Boali-par-CNC-450×450.jpg” alt=”Incendie d’un véhicule à Boali, à 95 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. par CNC” width=”450″ height=”450″ />Incendie d’un véhicule à Boali, à 95 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. par CNC
Un véhicule de trafic local, reliant Yaloké à Bangui, a été le théâtre d’un incident des plus étranges le jeudi 29 février 2024 à Boali, à 95 kilomètres de la capitale centrafricaine. Ce qui aurait pu être un simple trajet s’est transformé en spectacle horrifiant lorsque le véhicule a été englouti par les flammes, sous les yeux impuissants de la foule environnante.
Selon les témoins, l’incendie a éclaté de manière soudaine, comme si une force invisible avait déclenché les flammes. Le feu, d’une intensité spectaculaire, a rapidement pris possession de l’intérieur du véhicule, rendant toute tentative d’extinction pratiquement impossible. Les occupants, pris de panique, ont pu s’extraire du véhicule en feu, mais ont dû abandonner leurs effets personnels à leur triste sort.
La perplexité de l’événement réside dans sa nature mystique, affirmée à l’unanimité par les témoins et les occupants du véhicule. L’incendie semble avoir été délibérément déclenché, mais les circonstances entourant cet acte restent entourées de mystère. Le conducteur lui-même a évoqué le limogeage récent du receveur principal comme une possible cause, mais reste perplexe quant à la véritable origine de l’incendie.
Ce qui rend cet incident encore plus énigmatique, c’est la manière dont le véhicule semble avoir été verrouillé par une force inexplicable, empêchant toute tentative d’assistance extérieure. Les portes et le capot, en proie aux flammes, sont demeurés fermement scellés, défiant toute logique humaine.
Au-delà des pertes matérielles, cet incident soulève des questions plus profondes sur les croyances et les forces qui échappent à notre compréhension. Dans un pays où le surnaturel est souvent ancré dans la réalité quotidienne, l’incendie de Boali reste un mystère irrésolu, rappelant que certaines vérités restent insaisissables, même dans l’ère moderne.
Que révèlera l’enquête sur cet étrange événement ? Seul le temps le dira. En attendant, Boali reste marquée par le souvenir de cet incendie mystérieux, un rappel poignant de la fragilité de notre compréhension du monde qui nous entoure.
Les Femmes de la Haute-Kotto en quête de soutien : Appels pour le relèvement économique
Centrafrique.org/rca-une-ong-de-lune-des-epouses-du-chef-de-letat-epinglee-dans-la-distribution-des-semences-pourries/deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-bria-par-banaf-depuis-bangui/” rel=”attachment wp-att-47187″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui-450×225.jpg” alt=”Deux femmes qui reviennent du champs à Bria” width=”450″ height=”225″ />Deux femmes qui reviennent du champs à Bria. Photo CNC
Dans la préfecture de la Haute-Kotto, plus précisément dans les villages de Mbéti et Irabanda, situés dans la commune de Daoumboutou, les femmes font face à une multitude de défis. Elles aspirent à un soutien gouvernemental et humanitaire pour dynamiser l’économie locale et améliorer leurs conditions de vie.
À travers une chanson poignante en patois Kpatéré, les femmes de Mbéti et Irabanda expriment leur besoin pressant d’accéder à des services de santé de qualité et à l’eau potable. Malgré les obstacles rencontrés, ces femmes sont actives dans divers domaines.
Christine Yassifet, présidente de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) de Mbéti, souligne le manque d’orientation et d’assistance technique. Elle partage leur expérience : “Nous sommes unies pour l’élevage, mais sans conseils, nos animaux périssent. Nous manquons de directives pour cultiver nos terres. Le sable est abondant, mais nous manquons de soutien pour ériger des abris qui abriteraient nos espoirs.”
À Irabanda, Romaine Bajama, présidente de l’Organisation des femmes centrafricaines, lance un appel poignant : “Nous dépendons principalement de l’agriculture. Avec le soutien des ONG, nous pourrions produire des savons à base de soudes caustiques. Nous implorons la Minusca et le président de la République de construire une maison des femmes à Irabanda. Cela faciliterait nos réunions pour discuter du développement local.”
Valentin Datou, premier adjoint au maire de Daoumboutou, qui supervise les villages de Mbéti et Irabanda, rejoint cet appel en soulignant les besoins fondamentaux : “Nous avons besoin d’un hôpital. Nous demandons à la MINUSCA de nous fournir de l’eau potable à travers des forages. Nous sollicitons l’intervention du gouvernement et de la MINUSCA pour améliorer les infrastructures routières.”
La commune de Daoumboutou a été le théâtre de violences armées entre 2016 et 2019, laissant des cicatrices profondes dans la communauté.
En un mot, les femmes de la Haute-Kotto appellent à l’aide pour surmonter les défis persistants et reconstruire leur communauté. Leurs voix résonnent avec force, réclamant un soutien concret et coordonné des autorités locales et des organisations internationales pour un avenir meilleur.
Renforcement des Mesures Sanitaires dans les Prisons Centrafricaines : Une Initiative Cruciale
Centrafrique.org/coronavirus-en-prison-les-deux-detenus-testes-positifs-a-ngaragba-sont-morts/sortie-ambullance-de-ngaragba-avec-la-mort-du-detenu-de-coronavirus-le-21-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-38353″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/sortie-ambullance-de-ngaragba-avec-la-mort-du-detenu-de-coronavirus-le-21-mai-2020-450×400.jpg” alt=”Sortie du véhicule de Croix-rouge de la prison de Ngaragba le 22 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”400″ />Sortie du véhicule de Croix-rouge de la prison de Ngaragba . Photo CNC / Anselme Mbata
La détention, déjà éprouvante, devient encore plus préoccupante dans le contexte de la pandémie mondiale. Face à cette réalité, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’engage résolument à améliorer les conditions sanitaires des détenus dans plusieurs prisons centrafricaines.
Au cœur de cette mission, une récente formation s’est déroulée à Bangui, rassemblant le personnel des prisons de Bangui, Bambari et Bouar. Durant deux jours intenses, ces professionnels ont été immergés dans les procédures sanitaires du CICR, visant à atténuer les défis de santé rencontrés par les détenus.
Le Dr Jonathan Mikael Bambi Wati, médecin au sein du CICR, a souligné l’urgence de cette démarche : “Nous organisons cette formation parce que nous nous sommes rendus compte qu’il y a une défaillance sur le plan sanitaire dans les différents lieux de détention appuyés par le CICR.”
Les difficultés sont manifestes : les infirmiers en poste manquent cruellement de médicaments, et les ressources budgétaires font défaut. Le personnel, majoritairement composé de bénévoles, œuvre avec dévouement mais se trouve confronté à des limites matérielles et financières.
L’objectif de cette formation dépasse le simple renforcement des compétences ; il s’agit de pérenniser les actions du CICR. Dr Wati précise : “Notre but est de faire appel à toutes les différentes autorités pour voir quelles mesures mettre en place afin de pérenniser nos actions, au cas où le CICR ne serait plus présent.”
Les participants, venant de divers horizons institutionnels, témoignent de l’approche inclusive de cette initiative. Des représentants du ministère de la Défense et du ministère de la Santé ont conjugué leurs efforts pour améliorer la prise en charge sanitaire dans les lieux de détention.
En renforçant les capacités des professionnels de santé intervenant en milieu carcéral, le CICR investit dans la dignité humaine et la sécurité sanitaire pour tous, sans distinction.
Cette formation marque un pas significatif vers des prisons centrafricaines plus sûres et plus respectueuses des droits fondamentaux des détenus. Face à l’urgence de la situation, l’action du CICR offre un souffle d’espoir dans un environnement souvent marqué par l’oubli et la vulnérabilité.
À en croire un intervenant, ensemble, avec détermination et solidarité, nous pouvons transformer les défis sanitaires en opportunités de progrès et de réconciliation.
Le projet Cadre Intégré Renforcer en République Centrafricaine, après trois ans d’activité, suscite des réflexions sur ses résultats et ses défis à venir.
Le programme, opérant dans l’Ombella Poko, la Lobaye, le Kémo et l’Ouham, a touché plus de 400 bénéficiaires, principalement des groupements et coopératives agricoles.
Edmond Molokodo, coordonnateur du Cadre Intégré Renforcer, exprime une satisfaction mitigée quant aux résultats obtenus. Malgré un bilan positif, les défis demeurent prégnants. Avec près de 2 millions de dollars investis, le projet a eu un impact significatif sur les groupements, coopératives et individus engagés dans la culture du maïs, du sésame et de l’huile de palme.
Les obstacles rencontrés sont multiples, tant au niveau national qu’international. Les crises politiques post-électorales ont grevé les efforts du projet, ajoutant aux difficultés environnementales et économiques. Néanmoins, Molodkodo souligne l’adaptabilité du projet face à ces défis, mettant en avant son efficacité opérationnelle malgré les circonstances adverses.
Les initiatives du projet se concentrent sur le renforcement des capacités agricoles, la diversification des cultures et l’amélioration des conditions de vie des bénéficiaires. Cependant, la durabilité de ces actions reste un enjeu majeur, nécessitant une approche proactive et stratégique pour assurer leur pérennité.
La collaboration entre les parties prenantes, y compris les autorités locales, les organisations internationales et la société civile, demeure essentielle pour surmonter les défis structurels et assurer le succès à long terme du projet.
Malgré les défis persistants, le projet Cadre Intégré Renforcer s’engage à persévérer dans sa mission de développement agricole durable en République Centrafricaine.
Les Morsures de Serpent à Cantonnier : Un Fléau En Croissance
Centrafrique.org/serpent-mamba-dafrique/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Serpent-Mamba-dAfrique-450×253.jpg” alt=”Les Morsures de Serpent à Cantonnier : Un Fléau En Croissance (Serpent Mamba d’Afrique)” width=”450″ height=”253″ />
Les morsures de serpents venimeux constituent un danger croissant pour les habitants de Cantonnier, et plus largement pour ceux de la République centrafricaine. Malheureusement, le manque de mesures préventives élémentaires expose de nombreux citoyens à des conséquences parfois mortelles.
À Cantonnier, le phénomène des morsures de serpents est alarmant, touchant principalement les jardiniers, les artisans fabriquant du charbon, ainsi que les cultivateurs. Ces travailleurs, souvent peu informés des précautions à prendre, sont particulièrement vulnérables.
En cas de morsure, la population a tendance à transporter immédiatement la victime à l’hôpital, une réaction compréhensible mais souvent insuffisante. Trop souvent, les victimes succombent à leurs blessures en route, mettant en lumière l’urgence d’une sensibilisation accrue aux mesures préventives.
Il est impératif de mettre en place des campagnes éducatives visant à informer la population sur les gestes à adopter en cas de rencontre avec un serpent venimeux. Des mesures simples telles que le port de chaussures fermées, la vigilance lors de travaux agricoles et la reconnaissance des espèces dangereuses peuvent sauver des vies.
En outre, les autorités locales devraient intensifier les efforts pour rendre les antivenins disponibles dans les centres de santé périphériques, garantissant ainsi un accès rapide aux traitements vitaux en cas d’urgence.
En réalité, la lutte contre les morsures de serpent à Cantonnier et dans toute la République centrafricaine nécessite une approche proactive et coordonnée. En sensibilisant la population et en renforçant les infrastructures médicales, nous pouvons réduire efficacement l’impact dévastateur de ce fléau sur nos communautés.
Cantonnier: Radio Lagbata Victime d’un Acte de Vol
Centrafrique.org/le-defi-de-lorganisation-urbaine-a-cantonnier-centralisation-contre-expansion/cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-cameroun/” rel=”attachment wp-att-71363″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-Cameroun-450×203.jpg” alt=”Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC” width=”450″ height=”203″ />Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC
La communauté de Cantonnier a été secouée par un acte de vol perpétré contre la radio communautaire Lagbata, une voix naissante au cœur de la ville. Installée provisoirement au Motel Santa Maria il y a à peine trois mois, la station a été la cible d’un groupe d’individus aux intentions malveillantes au cours de la nuit du 25 au 26 février 2024.
Les détails de l’attaque restent obscurs, les assaillants agissant dans l’ombre, leurs identités demeurant inconnues à ce jour. Cependant, selon les déclarations du directeur administratif et financier du Motel Santa Maria, Monsieur Bon Berger, des équipements précieux ont été emportés lors de l’incident. Une plainte formelle a été déposée auprès des autorités locales, marquant le début d’une enquête pour retrouver les coupables.
Face à cette situation préoccupante, Monsieur Bon Berger a lancé un appel pressant au gouvernement ainsi qu’aux organisations non-gouvernementales pour soutenir la radio Lagbata dans cette période difficile. La station, à peine éclose, mérite une protection renforcée afin de poursuivre sa mission au service de la communauté cantonnière.
Parmi les besoins urgents, l’installation d’équipements solaires comme des panneaux et des batteries est essentielle pour garantir une diffusion continue de la radio. Actuellement limitée à trois heures par jour, l’autonomie énergétique offerte par ces dispositifs permettrait d’étendre significativement les horaires d’émission, répondant ainsi aux attentes croissantes des auditeurs.
En ces temps d’incertitude, la solidarité de la population et le soutien des autorités sont cruciaux pour protéger et préserver les institutions communautaires telles que la radio Lagbata. Cantonnier, résiliente et unie, saura surmonter cet obstacle et continuer à faire résonner sa voix à travers les ondes.
Accident de la Route dans la Nana-Mambéré : Une Tragédie Ébranle la Communauté
Centrafrique.org/accident-dun-taxi-brousse-dimanche-pres-de-baboua/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/accident-dun-taxi-brousse-dimanche-pres-de-Baboua-450×203.jpg” alt=”accident d’un taxi brousse dimanche près de Baboua, à une centaine de kilomètres de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré” width=”450″ height=”203″ />Accident d’un taxi brousse dimanche près de Baboua
Un terrible accident de la route a secoué la paisible région de la Nana-Mambéré, laissant plusieurs personnes blessées et une communauté en état de choc. Parmi les victimes de cet incident dévastateur, une dame âgée de près de 80 ans, résidente de longue date à Béloko, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Dimanche dernier, à seulement 5 kilomètres du village de Dongbayéké, un taxi-brousse transportant de nombreux passagers en provenance de Bouar, à destination de Cantonnier, a été le théâtre d’un drame impromptu. La cause ? La perte soudaine d’une des quatre roues du véhicule en pleine circulation. L’instant fatal a provoqué un chaos indescriptible alors que le véhicule, déséquilibré, menaçait de basculer à tout moment.
Parmi les occupants, une dame du nom de Joséphine a été particulièrement affectée par la situation. Face à la panique grandissante, elle a tenté de s’échapper du véhicule en ouvrant sa portière, ignorante du danger imminent. Malgré les tentatives du conducteur pour la rassurer, la peur tenaillait encore son esprit.
La scène a pris une tournure tragique lorsque la panique collective a précipité le taxi-brousse dans un violent renversement, projetant les passagers dans un tourbillon de blessures et de frayeur. Joséphine, dans un acte de désespoir, a perdu ses deux pieds dans l’accident, tandis que d’autres passagers ont également subi des blessures graves.
Les secours ont été dépêchés sur les lieux de l’accident, et les blessés ont été transportés en urgence à l’hôpital de Baboua pour recevoir les soins nécessaires à leur survie. Cependant, l’empreinte de cette tragédie restera indélébile dans les mémoires de tous ceux qui ont été témoins de cette journée sombre dans la Nana-Mambéré.
En ces moments d’adversité, la solidarité et le soutien de la communauté sont essentiels pour surmonter cette épreuve. Espérons que cet incident serve de rappel cruel sur l’importance de la sécurité routière et incite à des mesures plus strictes pour prévenir de telles tragédies à l’avenir.
Joint au téléphone, l’un des fils de Mama Joséphine affirme que la route vers la guérison physique et émotionnelle sera longue, mais avec le soutien de tous, nous pourrons surmonter cette épreuve et reconstruire un avenir plus sûr pour notre communauté.
La saison sèche à Bossembélé, dans le district sanitaire, apporte avec elle une sinistre réalité : une augmentation alarmante des cas de diarrhée associée aux vomissements, en particulier parmi les enfants. Actuellement, la pédiatrie de l’hôpital accueille une soixantaine de jeunes patients luttant contre cette maladie débilitante.
Edwige, une mère inquiète, veille sur son fils d’un an, affligé par ces symptômes depuis une semaine. Elle témoigne d’une légère amélioration, mais la fatigue persiste. Malheureusement, ce cas n’est pas isolé. Les villages environnants, comme Gbatin, contribuent également aux statistiques alarmantes.
Selon les rapports sanitaires, entre janvier et février, pas moins de 389 enfants ont été recensés comme victimes de diverses maladies, dont 60 souffrent de diarrhée. Mais quelles sont les causes de cette recrudescence?
Facteurs Contributifs :
Le Dr. Georges Trésor-Gamas, médecin-chef, pointe du doigt plusieurs facteurs. En saison sèche, les infections respiratoires se propagent facilement avec la poussière. De plus, le paludisme peut se manifester sous une forme digestive, induisant diarrhées et vomissements. Les parasites intestinaux constituent une autre menace majeure.
Prévention et Traitement :
Les parents sont exhortés à prendre des mesures préventives. Protéger les enfants du froid, les faire dormir sous des moustiquaires et garantir des conditions sanitaires optimales sont des pratiques cruciales. Une alimentation saine et de l’eau potable sont des boucliers contre ces affections dévastatrices.
L’hôpital, ouvert 24h/24, assure des soins gratuits aux enfants de moins de 5 ans, aux femmes enceintes et allaitantes, ainsi qu’aux personnes âgées, grâce au soutien de l’ONG humanitaire Cap-à-Namur.
La bataille contre cette épidémie exige une réponse collective, alliant sensibilisation, prévention et accès aux soins de qualité. Seule une action coordonnée peut mettre fin à la souffrance des enfants et de leurs familles à Bossembélé.
La Réouverture de la Mosquée de Sika-Saïdou à Bangui Ravive l’Espoir Religieux
Centrafrique.org/Centrafrique-un-collectif-des-republicains-centrafricains-demande-a-letat-de-rester-neutre-dans-le-litige-opposant-la-communaute-musulmane-centrafricaine-avec-monsieur-oumar-kobine/mosquee-centrale-de-bangui-img_14mai2018041415/” rel=”attachment wp-att-23606″ data-wpel-link=”internal”>Mosquée centrale de Bangui.
Après une longue période d’inactivité, la mosquée de Sika-Saïdou à Bangui a enfin rouvert ses portes, marquant un moment de renouveau et d’espoir pour la communauté musulmane. Cette réhabilitation, entièrement financée par les fidèles eux-mêmes, témoigne de leur détermination à restaurer un lieu de prière central dans leur quartier, malgré les défis persistants liés aux crises militaro-politiques qui ont secoué le pays.
Les travaux de rénovation, qui ont duré près de six mois, ont abouti à une restauration complète de la mosquée, offrant ainsi un espace de culte digne et propice à la spiritualité.Ousmane Ngodogo, troisième imam de la mosquée Salam Sika-Saïdou, exprime avec ferveur les attentes de la communauté envers les autorités et le conseil islamique.
Dans son appel aux plus hautes instances du pays, l’imam Ngodogo souligne l’importance cruciale pour le gouvernement de s’impliquer dans la préservation et la promotion des lieux de culte musulmans. Il demande instamment au président de la République et au ministère de l’Intérieur de collaborer étroitement avec le conseil islamique pour garantir le bon fonctionnement des mosquées à travers le pays.
De manière poignante, l’imam Ngodogo soulève également la question de la représentativité, exhortant les autorités à reconnaître que la communauté musulmane ne se limite pas au seul troisième arrondissement. Il appelle à une écoute active et à une participation inclusive de la part des représentants gouvernementaux, afin que les voix et les préoccupations des musulmans de tous horizons puissent être entendues et prises en compte.
La réhabilitation de la mosquée de Sika-Saïdou, entièrement financée par les contributions des fidèles locaux, témoigne de leur engagement indéfectible envers leur foi et leur communauté. Malgré les difficultés rencontrées, notamment le manque de soutien extérieur en raison des troubles sécuritaires, les fidèles ont uni leurs efforts pour restaurer un lieu de culte central qui symbolise l’unité et la résilience de la communauté musulmane de Bangui.
En un mot, la réouverture de la mosquée de Sika-Saïdou marque un tournant significatif dans le paysage religieux de Bangui, témoignant de l’importance de la foi et de la solidarité dans des moments de tumulte et d’incertitude. C’est un rappel poignant de la force et de la détermination de la communauté musulmane à préserver ses traditions et à reconstruire ses institutions, même au milieu des épreuves les plus difficiles.
Arnaud Djoubaye Abazène, un chef mafieux criminel à la tête de la justice centrafricaine.
Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Le-ministre-dEtat-en-charge-de-la-justice-Arnaud-Djoubaye-Abazene-copyright-CNC-450×338.jpg” alt=”Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene copyright CNC” width=”450″ height=”338″ />Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC
Arnaud Djoubaye Abazène émerge tel un spectre sinistre au sommet de la justice centrafricaine, transformant chaque rouage, chaque parquet de l’appareil judiciaire en une machine à spolier, accumulant frauduleusement des milliards de francs CFA chaque année. Mais qui est réellement cet individu énigmatique qui trône au sommet du système judiciaire centrafricain ?
Un magistrat corrompu, Arnaud Djoubaye Abazène navigue sans scrupules au sein des méandres de la rébellion Séléka, ayant été arrêté sous le régime de Bozizé et emprisonné à la sinistre et sombre prison de Bossembélé baptisée en son temps, camp de Guantanamo. Libéré sous prétexte d’une maladie inguérissable, il manœuvre en coulisse, guidant intellectuellement avec ses pluies, son frère Michel Djotodia vers sa course au pouvoir tenu par Bozizé à Bangui. Après la prise de contrôle de l’État en 2013 par son frère Michel Djotodia, il se métamorphose en un criminel impitoyable. Des sources crédibles l’accusent d’avoir commandité l’assassinat de plusieurs de ses pairs, y compris le feu procureur Martino Bria.
Par suite des élections de 2016 et à l’accession de Faustin Archange Touadera au pouvoir, Arnaud Djoubaye Abazène intègre le gouvernement au ministère de la Justice sur proposition de son frère Michel Djotodia. Avec comme mission première confiée par ce dernier : ouvrir les yeux sur tous les dossiers judiciaires le visant. Il en a profité pour créer un groupe armé familial, utilisant le Parti pour le Rassemblement Centrafricain comme un pion dans son jeu trouble de pouvoir. Au ministère de la Justice, il joue au chat et à la souris, instaurant un système de financement pour des groupes armés tels que le PRNC et ARCAN-CIELS.
Les méandres de sa corruption s’étendent jusqu’à Bria, où ses tentacules s’infiltrent dans la gendarmerie, la brigade minière, les eaux et forêts et la police, fournissant des informations aux rebelles de Zako, Ouadda Maïkaga, Bangana, et Aïbando. Même la circulation de munitions de Bangui à Bria est réalisée sous ses empreintes, même quand ces trafics ont été interceptés à Bambari par les forces de Wagner et des gendarmes à Bambari sa toge fait le moine.
Arnaud Djoubaye Abazène orchestre un ballet de malversation, envoyant des fonds par des canaux clandestins à Bria, où le défunt Général B13 à Sam Ouandja est un des bénéficiaires notoires. Il alimente le double jeu, se faisant passer pour un ministre apprécié par le Président Touadera tout en conspirant pour accéder lui-même à la présidence, laissant le pays sous le joug d’une justice corrompue où tout est à vendre, tout se monnaie.
Dans les coulisses de la République Centrafricaine, la main noire d’Arnaud Djoubaye Abazène étend son emprise, tissant une toile de corruption qui engloutit l’intégralité de l’intégrité de la justice et assombrit l’avenir de toute une nation.
La récente décision émanant du Ministère de la Culture en République Centrafricaine, sous la tutelle de la Ministre Ngola Ramadan de Clignancourt, a semé l’agitation au sein de la population. Cette directive, amplifiée par les observations du politologue Farri Taheruka Shabazz, annonce un tournant inquiétant dans le paysage culturel et social du pays.
Nouvelles Obligations, Nouveaux Fardeaux
La note circulaire émise par le Ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme met en lumière une série de directives contraignantes. Désormais, toute activité artistique et culturelle, qu’elle soit de grande envergure ou locale, se voit soumise à l’approbation préalable de l’administration en charge. Cette initiative s’accompagne d’une imposition de taxes et de redevances, donnant lieu à une situation où la liberté d’expression artistique se trouve entravée par des considérations financières.
Une Main de Fer sur la Créativité
La portée de cette décision dépasse largement le domaine artistique pour s’étendre à tous les aspects de la vie sociale et religieuse. La ministre Ramadan de Clignancourt exige désormais des contributions financières pour des événements tels que les cérémonies religieuses, les mariages, les fêtes traditionnelles, et même les manifestations dans les lieux de culte. Cette intrusion dans des sphères autrefois préservées soulève des questions quant à la légitimité et à l’équité de telles exigences.
Un État en Quête de Recettes
La justification avancée pour cette politique de taxation généralisée réside dans les difficultés financières de l’État. Alors que les caisses publiques semblent vides, le gouvernement dirigé par Félix Moloua se tourne vers les citoyens pour combler le déficit budgétaire. Cependant, cette approche de “racket” et de “ponctionnement” suscite la colère et le mécontentement au sein de la population, qui se sent exploitée et opprimée.
Perspectives d’Avenir Incertaines
Face à cette montée de tensions et de mécontentements, l’avenir du paysage culturel et social centrafricain demeure incertain. Si d’un côté, le gouvernement cherche à assurer sa stabilité financière, de l’autre, il compromet la diversité et la richesse de l’expression culturelle. Dans cette période de transition, il est impératif que les acteurs culturels et la société civile se mobilisent pour défendre les valeurs fondamentales de liberté et de créativité.
En réalité, la décision du Ministère de la Culture en République Centrafricaine, sous l’égide de la Ministre Ngola Ramadan de Clignancourt, marque un tournant significatif dans l’histoire culturelle du pays. Alors que le gouvernement cherche à renflouer ses caisses, il risque de compromettre les fondements mêmes de la liberté artistique et culturelle. Face à cette réalité, la vigilance et la mobilisation citoyennes demeurent essentielles pour préserver l’intégrité et la diversité de l’héritage culturel centrafricain.
Le Masque Tombe : Daniel Nzéwé, Criminel de Haut Vol
Centrafrique.org/?attachment_id=50414″ rel=”attachment wp-att-50414″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Daniel Nzéwé
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 01 mars 2024 (CNC)
Dans un communiqué de presse publié le 28 Février 2024, le Parti Patrie a exposé les agissements condamnables de Daniel Nzéwé, un individu notoire dans les cercles de la criminalité en République centrafricaine.
Daniel Nzéwé, un personnage aux antécédents sombres, a été épinglé pour ses activités illicites lors d’un événement organisé au stade 20.000 places. Connu pour ses pratiques frauduleuses, Daniel Nzéwé n’a jamais obtenu de diplôme universitaire malgré ses prétentions de bachelier. Il a été maintes fois arrêté par la justice, mais sa libération a souvent été facilitée par des liens politiques douteux, notamment avec le défunt président du PNCN, l’ancien ministre d’État Cyriaque Gonda.
Les accusations à son encontre sont graves : vols, détournements de fonds, et usurpation d’identité.Daniel Nzéwé a échappé à la justice à maintes reprises, grâce à des relations politiques corrompues et à une impunité flagrante.
Ce communiqué du Parti Patrie met en lumière la nécessité de lutter contre les individus tels que Daniel Nzéwé, dont les activités criminelles sapent les fondements de la société centrafricaine.
Sous le règne de Faustin Archange Touadera en République Centrafricaine, la grande mafia criminelle avec tous ses ongles, s’étend insidieusement pour griffer à tous. C’est dans les administrations publiques que cette mafia prospère à merveille. De l’intégration directe ou par voie des concours, ces hommes mafieux qui ont élu domicile au sein du parti au pouvoir, ne laissent rien leurs échapper. La zone la plus fertile sans risque aucune pour ces mafieux trafiquants : le processus de recrutement des élèves policiers et gendarmes ou cette nébuleuse de criminalité s’est enracinée profondément comme les racines d’acacia.
Initialement conçu pour être un processus transparent et impartial supervisé par la Minusca, le recrutement des forces de l’ordre a été perverti par l’influence corruptrice de la mafia. Désormais, l’accès à ces institutions stratégiques est monnayé à prix d’or, se négociant entre 300 000 et 500 000 francs CFA, selon des sources concordantes.
Le mal ne s’arrête pas sur les prix à payer pour entrer dans ces écoles de formation. Une fois alors admise ou admis dans ces écoles de formation, les apprentis gardiens de l’ordre se retrouvent sous l’emprise d’un système élargi et tordu, façonné par Madame Mamadou Patricia, l’épouse du chef d’État-major des armées et figure de proue de la pègre centrafricaine. Sous sa tutelle et ses directives, la durée de formation, initialement prévue pour 3 mois, est allongée de manière extravagante à 9 mois, prolongeant ainsi l’emprise de la mafia sur ces institutions cruciales.
Mais les manigances de la mafia ne s’arrêtent pas là. Dans leur visée, l’argent. Alors que faire ? Après seulement 4 à 5 mois de formation, les élèves sont renvoyés chez eux, dans leurs quartiers. En réalité, cette décision cache et sert les intérêts financiers du clan mafieux dirigé, de main de fer, par cette dame connue du ministère de l’Administration du Territoire et du ministère de la Sécurité publique, Mamadou Patricia. Ces interstices dans la formation permettent à la mafia de s’emparer des fonds alloués à l’alimentation et à l’entretien des élèves, alimentant ainsi les coffres déjà débordants de cette nébuleuse criminelle.
Viendra à la fin, leur habillement. Et c’est toujours Patricia Mamadou qui s’en charge. Chaque année, le budget de l’Etat lui réserve des millions de francs CFA pour deux sessions de formation chaque année pour les tenues des de sorties de ces élèves policiers et gendarmes qu’elle les utilise comme bon la semble. D’après une source de la Rédaction, sur chaque élément, elle perçoit pour son clan mafieux, plus de 125 000 francs CFA. Malheur au processus s’il n’atteint pas deux dans l’année, le gouvernement ne peut que lire l’heure dans son budget.
Patricia Mamadou, épouse du general Zéphirin Mamadaou la cheffe de la mafia
Cette infiltration de la mafia au cœur même du ministère de la Sécurité Publique représente une menace insidieuse pour la stabilité et la sécurité de la nation centrafricaine. Tant que de telles pratiques corrompues perdureront, le tissu social et institutionnel de la République centrafricaine restera vulnérable aux assauts dévastateurs de la criminalité organisée. Il est impératif que des mesures drastiques soient prises pour démanteler ces réseaux criminels et restaurer l’intégrité et la légitimité des forces de l’ordre. La nation attend des actions concrètes pour purger les ténèbres de la corruption et rétablir la lumière de la justice et de la transparence.
Scandale à Bocaranga : Le Sous-préfet exige aux commerçants d’acheter des motos pour les mercenaires de Wagner.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/FB_IMG_1708251477827-450×328.jpg” alt=”Les mercenaires du groupe Wagner déployés en province, dans leur véhicul Land cruser 4×4, avec des armes lourdes RPG 44″ width=”493″ height=”359″ />Les mercenaires du groupe Wagner déployés en province
Dans une sorcière affaire sans précédent, le Esaïe Gbanet, le sous-Préfet de Bocaranga exige à ses administrés commerçants à financer l’achat de motos pour les Mercenaires russes du groupe Wagner, en ignorant leurs exactions. La population de Bocaranga exprime sa colère face à cette de faveur injustifiée. Témoignages poignants de Clément, Berthier, et Sylvain révèlent la frustration et la colère des victimes qui voient leurs agresseurs privilégiés.
Dans un récit chargé d’émotion et de colère, Clément, Berthier, et Sylvain expriment leur indignation face à la décision de Esaïe Granet, Sous-préfet de Bocaranga. “ C’est un outrage public et volontaire !”, s’exclame Clément, tandis que Berthier, lui, souligne : “ Nous sommes livrés, abandonnés par nos propres autorités.”Sylvain renchérit lui, en disant : “ C’est une honte pour notre nation centrafricaine dans sa globalité.”
Cette colère émane d’une profonde injustice ressentie par la population de Bocaranga. Alors que les soldats FACA, déjà en poste depuis des années, peinent à se déplacer, les nouveaux arrivants de Wagner sont dorlotés par des exigences financières exorbitantes. Le Sous-Préfet, au lieu de soutenir ses propres forces armées, privilégie les intérêts de ces mercenaires.
L’atmosphère à Bocaranga est teintée de frustration et de désillusion. Les témoignages recueillis reflètent un sentiment d’abandon et d’injustice criante. “Nous nous sentons trahis”, déclare Berthier, alors que Sylvain déplore : “ C’est un affront à notre dignité. Après l’achat des motos, Esaïe Gbanet, va sans doute nous demander demain de donner nos femmes à ces mercenaires comme l’avait dit Fidèle Gouandjika”.
Cette affaire révèle des priorités tordues et des décisions discutables qui alimentent le mécontentement au sein de la population à Bocaranga. Les agissements des mercenaires de Wagner, déjà marqués par des actes répréhensibles dès leur arrivée, suscitent l’indignation générale. “Ils sont venus semer le chaos, violer nos femmes et maintenant on nous demande de les soutenir financièrement”, s’insurge Clément.
La tension monte à Bocaranga alors que la population prend conscience de l’ampleur de cette injustice. Les mots de Clément, Berthier, et Sylvain résonnent comme un cri de révolte contre l’impunité et le favoritisme qui gangrènent leur communauté.
Cette histoire, bien que choquante, met en lumière les défis auxquels sont confrontées les populations locales dans un contexte de conflit et d’instabilité. Les voix de Clément, Berthier, et Sylvain appellent à une prise de conscience collective et à une action contre les abus de pouvoir et les injustices qui menacent leur quotidien.
Au cœur de ce scandale réside un appel à la justice et à la solidarité, afin de rétablir l’équilibre et de restaurer la confiance au sein de la communauté de Bocaranga.
L’éducation, clé de voûte de l’émancipation et du développement, demeure essentielle pour la République centrafricaine. L’ancien ministre Élie Ouéifio souligne l’importance cruciale de l’éducation dans la construction nationale. Dans cet article, nous explorons les quatre règles sages qu’il propose pour les étudiants, élèves et écoliers, les appelant à vivre pour autrui, agir, croire en la puissance de la volonté et cultiver la fidélité. Ces principes, selon André Maurois, sont la clé du succès et de la contribution à la reconstruction du pays.
Élie Ouéifio met en lumière l’impératif pour les jeunes de vivre pour autre chose que pour eux-mêmes. En suivant ces quatre règles, ils peuvent forger un avenir prometteur. La première règle, l’altruisme, est un antidote contre l’égocentrisme qui entrave le bonheur. La deuxième règle exhorte à agir localement pour impacter positivement le monde. La troisième règle insiste sur la puissance de la volonté, rejetant la fatalité. Enfin, la quatrième règle, la fidélité, est présentée comme une valeur précieuse.
Ces règles résonnent avec la vision universelle de l’éducation et de l’engagement. L’assimilation des poèmes, selon Élie Ouéifio, renforce ces principes. Il encourage la lecture attentive, la concentration et la mémorisation, citant Birago Diop pour souligner que la mémoire sélectionne ce qui lui plaît.
En réalité, l’éducation, l’engagement et la fidélité sont les piliers de la reconstruction en République Centrafricaine. Les jeunes, porteurs du destin du pays, sont invités à suivre ces règles sages. L’assimilation des poèmes devient un acte universel, renforçant la mémoire collective. Ainsi, en vivant pour autrui, en agissant localement, en croyant en la volonté et en restant fidèles, la jeunesse centrafricaine contribuera activement à un avenir florissant pour leur nation.
Tentative de Vol d’Enfant à Cantonnier : La Suspecte Prise en Flagrant Délit et Mise aux Arrêts
Centrafrique.org/la-voleuse-de-lenfant-en-detention-a-la-brigade-de-recherches-a-bouar/” data-wpel-link=”internal”>La suspecte voleuse de l’enfant en détention à la brigade de recherches à Bouar
Dans un récent incident survenu le week-end dernier dans la région de Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine, une tentative de vol d’enfant a été déjouée grâce à la vigilance des habitants locaux.
Brigade de la gendarmerie territoriale de Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Dimanche dernier, l’histoire a débuté lorsque la mère biologique de l’enfant, se rendant à Garouaboulaye, de l’autre côté de la frontière camerounaise pour son travail, a confié son bébé à sa voisine habituelle. Cette dernière, une vendeuse de boisson traditionnelle, avait pris l’habitude de garder le bébé pendant que sa mère était occupée. C’était une routine bien établie, une entente tacite entre voisines depuis plusieurs semaines.
Cependant, ce dimanche-là, la situation a pris une tournure inattendue. La gardienne, contrairement à ses habitudes, a agi de manière suspecte. Au lieu de rester chez elle avec le bébé, elle a décidé de quitter la ville de Cantonnier, apparemment sans le consentement de la mère biologique. Embarquant le nourrisson avec elle, elle a pris un transport en direction de Bangui, la capitale. Heureusement, la vigilance des voisins a permis de détecter rapidement l’anomalie, alertant ainsi la mère biologique qui a immédiatement contacté les forces de l’ordre.
Les autorités, informées de la situation, ont rapidement réagi et coordonné leurs efforts pour stopper la fuite de la suspecte. Celle-ci a été interceptée à son arrivée à Bouar, à environ cent kilomètres de Cantonnier. Conduite à la gendarmerie, elle est actuellement en garde à vue, attendant d’être présentée au parquet de Bouar pour répondre de ses actes.
Cet incident souligne l’importance de la vigilance communautaire et de la coopération avec les forces de l’ordre pour prévenir les crimes et assurer la sécurité des plus vulnérables au sein de nos communautés.
En ces temps où la confiance et la solidarité entre voisins sont essentielles, cet événement rappelle la nécessité de rester attentif et engagé envers la protection des enfants et du bien-être de tous.
Tragédie à Boali Chutes : Mystère autour de la noyade d’un jeune père
Centrafrique.org/lors-de-la-decouverte-du-corps-du-jeune-homme-noye-a-boali/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Lors-de-la-decouverte-du-corps-du-jeune-homme-noye-a-Boali-450×338.jpg” alt=”Lors de la découverte du corps du jeune homme noyé à Boali quand il est allé pécher de poisson” width=”450″ height=”338″ />CopyrightCNC
Un sombre événement a secoué la paisible communauté de Boali Chutes ce mercredi 28 février 2024. Un jeune homme, père d’une famille, a été retrouvé sans vie dans les eaux d’un marigot à seulement 5 km de Boali Croisement, un endroit habituellement fréquenté pour la pêche. Cette nouvelle a plongé la ville dans l’émoi et l’interrogation, alimentant des rumeurs et des spéculations sur les circonstances exactes de sa disparition.
Les détails de cette tragédie, relatés par Victor Zone, un voisin bouleversé, révèlent une série d’événements troublants. Le jeune homme avait disparu depuis plusieurs jours, suscitant l’inquiétude de ses proches. C’est après une recherche minutieuse menée par des jeunes du quartier que son corps a été découvert, à proximité de l’hôtel de chute à Boali, en bordure du marigot.
L’histoire prend une tournure plus sombre encore lorsque l’on apprend que le défunt souffrait d’épilepsie, une condition médicale qui aurait pu jouer un rôle déterminant dans le drame qui s’est joué ce jour-là. Les effets personnels du jeune homme retrouvés près du marigot laissent supposer qu’il se livrait à sa passion pour la pêche, une activité qu’il pratiquait régulièrement.
La communauté est bouleversée par cette perte tragique. Un père aimant laisse derrière lui sa fille, plongeant sa famille dans un deuil insurmontable. Cependant, malgré les spéculations, il est impératif d’attendre les résultats de l’enquête judiciaire pour déterminer les circonstances exactes de cette noyade. Les suppositions de la population ne peuvent suffire à éclaircir les zones d’ombre qui entourent ce drame.
Dans l’attente de réponses, la communauté de Boali Chutes se recueille et pleure la perte d’un de ses membres, rappelée à la réalité de la fragilité de la vie et de la nécessité d’apporter un soutien mutuel en ces temps difficiles. Seul le temps pourra apaiser les cœurs meurtris et éclaircir le mystère qui plane sur cette tragédie qui endeuille une communauté tout entière.
Pour un père de famille voisine de la victime, la justice et la compassion doivent guider nos pensées alors que nous nous efforçons de comprendre et de surmonter cette épreuve inattendue. En attendant, les souvenirs du jeune homme disparu continueront à illuminer les rues de Boali Chutes, rappelant à tous la fragilité de la vie et l’importance de chérir chaque instant passé aux côtés de nos proches.