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Le Mystère de Sambia alias Pefio Espoir Franck: Un Escroc aux Mille Visages

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Le Mystère de Sambia alias Pefio Espoir Franck: Un Escroc aux Mille Visages

 

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L’homme à multiple visage, se présentant comme Sambia alias Pefio Espoir FranckSambia alias Pefio Espoir Franck

 

 

Bangui, 19 avril 2024 (CNC)

 “Chaque fois que l’on pense avoir cerné ses agissements, il réapparaît sous une nouvelle identité, prêt à semer le trouble et l’arnaque”. Dans les rues de Bangui, un nom résonne avec une sinistre réputation : Sambia espoir Franck  alias  Pefio Espoir Franck. Mais qui est réellement cet individu aux multiples facettes, oscillant entre l’ombre et la lumière, entre l’arnaque et la pseudo-charité ?

 

En 2019, il se faisait connaître sous le nom de Ducasse Espoir Franck, se présentant comme un Canadien kényan. Aujourd’hui, c’est sous les appellations de Pefio et Sambia Espoir Franck qu’il sévit, se drapant de la crédibilité d’un coordinateur d’ONG, la “Synergie Centrafricaine”.

 

Mais derrière ces titres pompeux se cache un passé obscur, une série de méfaits qui s’étendent comme une toile sombre sur la ville de Bangui et ses environs. Il a goûté à la vie derrière les barreaux de la maison centrale de Ngaragba, une expérience qui ne l’a visiblement pas dissuadé de poursuivre ses activités criminelles.

 

Son mode opératoire est aussi insidieux que varié. Se prétendant ingénieur informaticien en réseau, il a réussi à duper même les plus méfiants. Se glissant dans les bureaux sous prétexte de MAINTENANCE informatique, il s’est emparé de sommes d’argent conséquentes avant de disparaître dans l’ombre. La directrice du centre national de transfusion sanguine en est un bon exemple des victimes de ce criminel sans pitié

 

Mais son ambition ne s’arrête pas là. Se faisant passer pour un bienfaiteur, il promet monts et merveilles aux habitants, sous prétexte de remplacer le Programme Alimentaire Mondial dans son projet d’aide aux personnes vulnérables. Avec une promesse de carte magnétique et une somme alléchante de 50 000 francs CFA, il a su amadouer et arnaquer les plus vulnérables, semant la désolation derrière lui.

 

Son dernier terrain de chasse ? Le huitième arrondissement, Bégoua, Damara, et actuellement le septième arrondissement de Bangui, et plus précisément le quartier Ouango. Sur place à Bangui, il recrute des photographes et des agents recenseurs jouant le titre des agents de marketing, promettant des rétributions qui ne viennent jamais. Les pauvres citoyens, naïvement confiants, se retrouvent pris au piège de ses manigances, tandis que Pefio Espoir Franck s’enrichit sur leur dos.

 

Mais au-delà de l’argent, c’est le trouble et la méfiance qu’il sème dans son sillage. Les habitants, méfiants et désabusés, ne savent plus à qui se fier. Les autorités, quant à elles, n’ont jamais tenté de mettre fin à ses agissements. Cependant,  l’homme aux mille visages reste insaisissable et poursuit son arnaque jusqu’au village de Faustin Archange Touadera à Damara. Sur place, il a même rencontré le sous-Préfet, lui disant qu’il va refaire la peinture de son bureau gratuitement. Le sous-Préfet accepte, et le lendemain le caméléon disparait dans la nature.  Et ce n’est pas que le sous-préfet qui est son unique victime à Damara. Les chefs des quartiers aussi. .

 

Alors, prudence, citoyens de Bangui et de ses environs. Méfiez-vous des promesses trop belles pour être vraies, des hommes aux identités changeantes. Car derrière le masque de la charité se cache parfois le visage de l’escroc, prêt à frapper dès que l’occasion se présente.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Koundé, Ville Fantôme de l’Éducation : Les Enfants Désertent les Salles de Classe pour les chantiers minier

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Koundé, Ville Fantôme de l’Éducation : Les Enfants Désertent les Salles de Classe pour les chantiers minier

 

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Chantier d’or chinois à Abba, préfecture de la Nana-Mambéré, nord-ouest de la République centrafricaine.

 

 

Bangui, 18  avril 2024 (CNC)

 “À quoi servent les mots inscrits sur les tableaux noirs lorsque les champs et les mines offrent des promesses plus immédiates ? » A En effet, Depuis le début de l’année scolaire à Koundé, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, un phénomène alarmant se dessine : le déclin de la fréquentation scolaire. Jadis emplis de cris d’enfants et de l’effervescence de l’apprentissage, les couloirs de l’école résonnent désormais d’un silence inquiétant. Où sont passés les 900 élèves qui avaient franchi les portes de l’école en début d’année ? La réponse est douloureusement claire : la dépravation scolaire gagne du terrain.

 

Selon les propos poignants du directeur de l’école, Monsieur Yéré Silvère Boniface, la raison de cette désertion est à chercher du côté des champs agricoles et des chantiers miniers. Les enfants, pour la plupart âgés de moins de 18 ans, sont irrémédiablement attirés par la promesse de gains immédiats qu’offrent ces labeurs, plutôt que par les perspectives incertaines de l’éducation.

 

Pourtant, ce n’est pas par manque de volonté que ces enfants délaissent les bancs de l’école. Koundé souffre d’un mal profond : le manque cruel d’enseignants qualifiés. Les maîtres parents, présents en lieu et place des pédagogues compétents, peinent à assurer une éducation de qualité. Leur motivation vacille face à des conditions précaires et un salaire insuffisant, les poussant parfois à déserter les salles de classe, laissant ainsi les enfants livrés à eux-mêmes.

 

Cependant, la responsabilité ne revient pas uniquement aux enseignants. Certains parents, désireux d’assurer la subsistance immédiate de leur famille, encouragent même leurs enfants à rejoindre les rangs des travailleurs des champs et des mines. L’école perd ainsi sa place de refuge, reléguée au second plan derrière les besoins urgents de la survie quotidienne.

Face à cette situation désespérée, Monsieur Boniface en appelle à l’action. Il implore les parents d’élèves de se tenir informés de la situation scolaire de leurs enfants, afin d’éviter que ces derniers ne tombent dans les filets de la déscolarisation. De même, il lance un appel pressant au gouvernement, réclamant l’envoi d’enseignants qualifiés pour sauver l’éducation à Koundé de l’abîme imminent.

 

L’école de Koundé, fondée en 1959 avec l’espoir de bâtir un avenir meilleur pour les générations futures, lutte aujourd’hui pour sa survie. Les murs décrépits témoignent du temps qui passe, mais aussi des défis persistants qui entravent le chemin vers le savoir et la réussite.

 

À Koundé, la dépravation scolaire n’est pas seulement un déclin de l’éducation, c’est aussi un déclin de l’espoir. Espérons que ces mots puissent rallumer la flamme de l’apprentissage, avant qu’elle ne soit étouffée à jamais par les ombres de la désillusion.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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L’Or de la République Centrafricaine: Entre Élan Économique et Défis de Gouvernance

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L’Or de la République Centrafricaine: Entre Élan Économique et Défis de Gouvernance

 

Centrafrique.org/Centrafrique-les-explications-du-ministre-des-mines-sur-la-tokenisation-un-discours-deconnecte-de-la-realite/monsieur-rufin-benam-beltoungou-ministre-des-mines/” rel=”attachment wp-att-65151″ data-wpel-link=”internal”>monsieur Rufin Benam Beltoungou, ministre des Mines
monsieur Rufin Benam Beltoungou, ministre des Mines

 

Bangui, 15 avril 2024 (CNC)  

  “L’or aujourd’hui est passé pratiquement comme la première source de revenu de l’État centrafricain dans le secteur minier,” affirme Rufin Beltoungou, ministre centrafricain des Mines et de la Géologie. Cette affirmation audacieuse ouvre le débat sur un sujet de préoccupation nationale et internationale: la gestion et l’exploitation de l’or en République centrafricaine. Quelle réalité se cache derrière ces chiffres prometteurs ? Et quelles sont les implications pour la population centrafricaine et son environnement naturel ?

 

Une progression remarquable mais des ombres au tableau

 

L’économie centrafricaine semble connaître un véritable essor grâce à l’exploitation de l’or, avec une exportation qui est passée de 108 kg en 2017 à presque 2 tonnes en 2023. Cette augmentation significative témoigne de la dynamique positive du secteur. Cette augmentation traduit une volonté du gouvernement de canaliser ce secteur vital à travers l’élaboration d’un document de stratégie nationale.

 

“Nous voulons que l’or qui est produit puisse véritablement profiter à l’État,” souligne le ministre Ruffin Beltoungou, mettant en lumière l’importance de structurer cette manne financière pour le développement du pays. Cependant, l’ombre de l’exploitation illégale et non réglementée plane, notamment celle attribuée à des groupes comme Wagner. Bien que l’interview n’aborde pas directement cette problématique, la question de la fraude et de la contrebande reste un sujet brûlant, soulignant l’importance cruciale de la mise en œuvre effective des stratégies gouvernementales pour le contrôle et la régulation du secteur.

 

Stratégie nationale de l’or: Un pas vers la formalisation et la responsabilisation

 

La mise en place du document de stratégie nationale de l’or représente une initiative louable visant à canaliser les bénéfices de l’exploitation aurifère au profit de l’État et, par extension, de la population. Les axes stratégiques abordent des enjeux clés tels que la formalisation du secteur artisanal, la certification de l’or, l’industrialisation, et surtout, la protection de l’environnement et l’autonomisation économique de la femme. Ces éléments sont cruciaux pour une exploitation durable et équitable de l’or en République centrafricaine. Toutefois, l’efficacité de cette stratégie repose sur sa mise en œuvre concrète et sur la capacité du gouvernement à encadrer et contrôler réellement le secteur face aux défis de la fraude et de l’exploitation illégale.

 

Jules César Yaganza, inspecteur central au ministère des mines, abonde dans ce sens, mettant en avant les initiatives prises pour mieux exploiter cette ressource. Il évoque la création d’une unité de recherche géologique et minière comme un pas vers l’autonomie en matière de connaissances et d’exploitation des ressources minérales. Toutefois, le chemin vers une exploitation durable et équitable est semé d’embûches, notamment en termes de surveillance et de contrôle des activités minières, particulièrement dans les zones difficiles d’accès.

 

La problématique de la surveillance et du contrôle

 

La question de la surveillance et du contrôle des exploitations minières, notamment dans les zones difficiles d’accès, demeure un défi majeur. L’effort pour encadrer les artisans miniers et réduire l’impact environnemental de leurs activités est nécessaire mais complexe à réaliser. L’existence d’une unité de recherche géologique et minière (URGM) est une initiative prometteuse pour mieux connaître et valoriser les ressources minérales du pays. Cependant, l’effectivité de ces mesures dans la réduction de la fraude et la protection de l’environnement reste à observer.

 

L’interview avec les responsables du ministère des Mines et de la Géologie offre une perspective optimiste sur le potentiel de l’exploitation de l’or en

tant que moteur de développement économique pour la République centrafricaine. Néanmoins, l’optimisme affiché par les officiels doit être tempéré par la

prise en compte des réalités sur le terrain, notamment la fraude, l’exploitation illégale et les impacts environnementaux. La réussite de la stratégie

nationale de l’or dépendra de sa capacité à adresser ces enjeux, tout en garantissant que les bénéfices de l’exploitation aurifère profitent véritablement

à l’ensemble de la population centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

 

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Célébration à Cantonnier de 130 ans d’Évangélisation catholique  en République centrafricaine

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Célébration à Cantonnier de 130 ans d’Évangélisation catholique  en République centrafricaine

 

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CopyrightCNC

 

 

Bangui, 19 avril 2024 (CNC)  

 “L’évangile transforme le milieu et c’est ça l’objectif de l’évangile ». Ces paroles résonnent avec force dans la paroisse catholique Saint-Jean de Cantonnier, alors que la communauté célèbre le 130ème anniversaire de l’évangélisation de l’église catholique en République centrafricaine. Le père Vianney Koualet, figure emblématique de la paroisse, partage avec conviction les fruits de cette longue histoire d’évangélisation et les défis qui se profilent à l’horizon.

 

L’évangile, depuis ses premières semences il y a plus d’un siècle, a été un catalyseur de changement en République centrafricaine. Comme l’exprime le père Vianney Koualet, il a été à l’origine de nombreuses avancées, transformant non seulement les cœurs, mais aussi les sociétés. Des écoles ont été érigées, des hôpitaux ont ouvert leurs portes, et des efforts ont été déployés pour améliorer les conditions sociales. Ainsi, l’évangile n’est pas seulement une doctrine religieuse, mais une force qui façonne les réalités tangibles de la vie quotidienne.

 

Mais au-delà des réalisations matérielles, le père Koualet souligne un aspect plus profond de l’évangile : la création de liens humains et de fraternité. C’est à travers cette lentille que l’évangile trouve sa véritable expression, en unifiant les individus dans une communauté de foi et de solidarité. Dans un pays marqué par les défis socio-économiques et les divisions, cette fraternité sans frontières devient un témoignage puissant de l’impact durable de l’évangile.

 

Pourtant, alors que la paroisse célèbre son passé, elle se tourne également vers l’avenir avec un sentiment de responsabilité. Cantonnier, la localité frontalière centrafricaine qui abrite la paroisse, est confrontée à des défis persistants, en particulier en ce qui concerne la sécurité et les infrastructures. Le père Koualet reconnaît ces défis avec lucidité, affirmant que le taux de criminalité élevé et le manque d’institutions sociales essentielles entravent le développement de la communauté.

 

Cependant, dans cette réalité difficile, le père Koualet et la communauté de Saint-Jean de Cantonnier voient une opportunité de témoigner de la puissance de l’évangile. Ils s’engagent à faire de Cantonier un lieu où règne la paix et la prospérité, où les valeurs de l’évangile imprègnent chaque aspect de la vie quotidienne. C’est un défi immense, mais comme le souligne le père Koualet, avec la foi et la grâce de Dieu, rien n’est impossible.

 

Ainsi, alors que l’église catholique commémore son arrivée en République centrafricaine il y a 130 ans, elle ne se contente pas de regarder en arrière, mais elle regarde aussi en avant avec espérance et détermination. Son histoire est un rappel que l’évangile n’est pas simplement un événement du passé, mais une force vivante qui continue de transformer les individus et les communautés aujourd’hui et pour les générations à venir.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Boali : Mandjo-Didango sous le Signe du Mystère,  Un Homme Abattu et la Population en Fuite

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Boali : Mandjo-Didango sous le Signe du Mystère,  Un Homme Abattu et la Population en Fuite

 

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Un élément du sixième bataillon des forces armées centrafricaine à Boali. A soldier from Territorial Intervention Brigade 6 (BIT6) of the Central African Armed Forces (FACA) stands in front of a sign saying “we will fight from sunrise to sunset” in the empty streets of Boali on January 10, 2021. (Photo by FLORENT VERGNES / AFP)

 

Bangui, 19 avril 2024 (CNC)  

 “Dans l’ombre de la nuit, le destin d’un village bascule. Une détonation, puis une autre, et bientôt le silence pesant de l’horreur. Le village Mandjo-Didango, situé dans les terres de Boali, se vide lentement de ses habitants, emportant avec lui les murmures d’une tragédie qui secoue la préfecture de l’Ombella-Mpoko.”

 

Dans le cœur de Boali, au sein de la préfecture de l’Ombella-Mpoko, un drame silencieux se déroule. Mandjo-Didango, un hameau paisible, situé à 27 kilomètres de la ville, est en proie à une crise sans précédent. Le 15 avril dernier, un événement tragique a semé la terreur dans ses ruelles tranquilles, conduisant à une fuite massive de ses habitants.

 

Selon Eric Mukono, le chef respecté de Mandjo-Didango, le drame a commencé dans l’obscurité de la nuit. Vers 19 heures, une série de détonations a déchiré le calme de la soirée, faisant naître des appréhensions. Ce n’était pas un simple acte de chasse, comme on aurait pu le croire initialement, mais bien le sinistre présage de l’horreur à venir. Un jeune du village, bravant la peur, a affronté un prétendu rebelle, mettant fin à ses jours. Mais cette justice improvisée a déclenché une réaction en chaîne, précipitant la fuite désespérée des résidents de Mandjo-Didango.

 

“J’ai dit à toute la population de fuir, parce qu’avec cela, ça ne peut pas marcher,” explique Mukono, dont la voix trahit le poids du chagrin et de la responsabilité. Les 627 âmes qui peuplaient autrefois les rues de Mandjo-Didango se sont dispersées, cherchant refuge dans les villes avoisinantes telles que Boali et Bangoko. La menace persistante des groupes armés a transformé leur foyer en un lieu inhospitalier, forçant Mukono à prendre des mesures drastiques pour assurer la sécurité de son peuple.

 

La situation humanitaire, déjà précaire, s’aggrave chaque jour davantage. Mukono lance un appel urgent aux organisations humanitaires, implorant leur assistance pour soulager les souffrances de sa communauté démunie. Mais ses prières ne s’adressent pas seulement aux cieux ; il implore également le gouvernement central de prendre des mesures concrètes pour garantir la sécurité de ses concitoyens.

 

“Au gouvernement central, vous savez, 10 000 habitants vivent dans le secteur Pama,” souligne-t-il, soulignant l’ampleur du défi auquel est confrontée la région. Les promesses de protection restent lettre morte, laissant les habitants de Mandjo-Didango à la merci des forces obscures qui rôdent dans l’ombre.

 

La situation critique de Mandjo-Didango est un cri de détresse qui résonne à travers les terres de l’Ombella-Mpoko. Alors que le village se vide de ses habitants et que la peur se propage tel un sombre nuage, il est impératif que des actions concrètes soient entreprises pour restaurer la paix et la sécurité. Car tant que Mandjo-Didango demeurera un symbole de la tragédie humaine, la préfecture de l’Ombella-Mpoko restera en proie aux ténèbres de l’incertitude et de la peur.

Par Ghislain Ngara

 

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Fléau des accidents de la route : Baboua sous tension

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Fléau des accidents de la route : Baboua sous tension

 

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Accident d’un taxi brousse dimanche près de Baboua

 

 

Bangui, 19 avril 2024 (CNC)  

 Dans la sous-préfecture de Baboua, située au cœur du nord-ouest de la République centrafricaine, un sombre constat émerge : les accidents de la route ravagent des vies, semant le deuil et l’angoisse parmi les habitants. Alors que deux nouveaux drames viennent assombrir la région, les autorités locales tirent la sonnette d’alarme, appelant à une prise de conscience urgente de la part des conducteurs de motocyclettes et des chauffeurs.

 

La journée du mardi dernier a été marquée par deux tragédies successives. Au Village Lokoti-Yalewen, le matin même, le destin a basculé lorsqu’un conducteur de motocyclette, chargé de bidons de carburant, a heurté mortellement une jeune écolière devant l’école locale. La scène tragique témoigne de l’urgence de mesures préventives pour endiguer cette vague d’accidents.

 

En soirée, un autre coup dur a frappé la communauté de Baboua. Aux alentours de 18 heures, un jeune homme du nom d’Oumarou Mathieu, résidant au village Dongbaiké, a perdu la vie après avoir violemment heurté une pierre sur la chaussée à la sortie ouest de Baboua. Les conséquences fatales de cet incident révèlent la fragilité de la sécurité routière dans la région.

 

Ces récents drames s’ajoutent à une série d’accidents dévastateurs. Il y a à peine quelques jours, des soldats FACA (forces armées centrafricaines)  ont été impliqués dans un accident survenu dans la même localité, tandis qu’un autre cas tragique a ébranlé le village de Dongbaiké. Un blessé grave lutte encore pour sa vie, entre les mains des soignants à Baboua.

 

Face à cette escalade de la tragédie, les autorités locales lancent un appel pressant à la prudence et à la responsabilité. Les conducteurs de motocyclettes et les chauffeurs doivent prendre conscience de leur rôle crucial dans la préservation de vies humaines. Des mesures de sensibilisation et d’éducation routière pourraient s’avérer cruciales pour inverser cette tendance alarmante.

 

Alors que Baboua pleure ses enfants emportés trop tôt par des accidents évitables, l’heure est à l’action. La sécurité routière ne doit pas être un luxe, mais une priorité absolue. En conjuguant efforts des autorités, engagement des conducteurs et sensibilisation de la population, il est possible de mettre un frein à cette spirale de la tragédie. L’avenir de Baboua dépend de la vigilance et de la responsabilité de chacun sur les routes.

 

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Campagne de vaccination contre la poliomyélite et le COVID-19 à Bayanga : Un franc succès, selon docteur Edgard Dimbele

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Campagne de vaccination contre la poliomyélite et le COVID-19 à Bayanga : Un franc succès, selon docteur Edgard Dimbele

 

Centrafrique.org/panneau-de-bienvenue-a-bayanga/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Panneau-de-bienvenue-a-Bayanga-450×250.jpg” alt=”Panneau de bienvenue à l’entrée de Bayanga, sur une route de terre bordée de verdure.” width=”450″ height=”250″ />
Panneau de bienvenue à l’entrée de Bayanga. CopyrightDR

 

 

Bangui, 01 janvier 2024 (CNC)  

 Qu’est-ce qui pourrait bien unir des efforts sanitaires contre une maladie presque oubliée et une pandémie mondiale récente ? À Bayanga, la réponse se trouve dans une initiative du ministère de la Santé. Du 12 au 16 avril 2024, une campagne de vaccination ciblant la poliomyélite et le COVID-19 a été menée. Le docteur Edgard Dimbele, pédiatre superviseur du district de la Sangha Mbaéré, partage les résultats et les défis de cette importante mobilisation.

 

Un déploiement efficace malgré les défis :

 

Selon le Dr. Dimbele, la poliomyélite est une maladie virale paralysante qui affecte principalement les enfants.

« Une fois que l’enfant contracte le virus, cela entraîne une paralysie des membres inférieurs, et malheureusement, cette paralysie est souvent définitive, » explique-t-il. C’est pour combattre cette maladie que 4830 enfants, excédant l’objectif initial de 4710, ont été vaccinés dans la sous-préfecture de Bayanga, atteignant ainsi une couverture vaccinale impressionnante de 119%. En plus de la vaccination contre la poliomyélite, la campagne a aussi inclus la vaccination contre le COVID-19, touchant 800 personnes, ainsi que l’administration de vitamine A à 3000 enfants pour renforcer leur immunité.

 

Surmonter la réticence

 

Malgré le succès, la campagne a rencontré des obstacles, notamment la réticence de certains parents à faire vacciner leurs enfants. « Les vaccinateurs nous ont fait part de ces situations, » mentionne le Dr. Dimbele. Face à cette résistance, des efforts supplémentaires ont été nécessaires. « Notre équipe s’est déployée sur le terrain pour discuter avec les parents et leur faire comprendre l’importance de cette activité». Finalement, ces efforts ont porté leurs fruits, car les parents ont accepté de vacciner leurs enfants, contribuant ainsi au succès de la campagne. Un exemple de collaboration et de persévérance Ce succès à Bayanga est le résultat d’une collaboration étroite entre les autorités sanitaires, les équipes sur le terrain et la communauté. Il démontre l’importance de la communication et de l’engagement communautaire dans les initiatives de santé publique, surtout lorsque celles-ci sont confrontées à des défis significatifs.

 

La campagne de Bayanga reste un exemple éloquent de ce que l’on peut accomplir ensemble pour la santé et le bien-être des populations, même dans les régions les plus reculées.

 

Innocent Ngaya

 

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Rencontre Cruciale à Bozoum : Mobilisation des Femmes Leaders pour la Paix

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Rencontre Cruciale à Bozoum : Mobilisation des Femmes Leaders pour la Paix

 

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Maison de la paix de Bozoum. CopyrightCNC

 

Bangui, 19  avril 2024 (CNC)

 “Quelle est la force d’une nation sans la paix »  ? Cette question résonnait ce jeudi matin dans la salle de délibération de l’hôtel de ville de Bozoum, où s’est tenue une rencontre significative entre les femmes leaders et la Minusca, section des affaires civiles du bureau de Paoua. L’objectif ? Sensibiliser ces femmes influentes à l’Accord Politique pour la Paix en République Centrafricaine (APPR-RCA) et discuter de la mise en œuvre du processus de paix.

 

Dialogue pour la Paix :

 

Marileine, représentante du chef de bureau de la MINUSCA, venue spécialement de Paoua pour l’occasion, a partagé les dernières avancées du processus de paix.

“C’est une étape essentielle pour assurer un avenir serein pour les centrafricains,” a-t-elle expliqué. L’émotion était palpable dans la voix de Madame Laguerema Blanche, une des participantes, marquée par la portée de cet événement. Trente-trois femmes leaders ont participé à cette initiative qui durera deux jours, signe de l’engagement continu pour la paix.

 

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Parallèlement, un autre atelier crucial s’est déroulé dans la maison des jeunes de Bozoum, centré sur la protection de l’enfance. Organisé par la MINUSCA, cet atelier a réuni plus de 30 personnes, dont 8 femmes et 22 hommes, membres des comités locaux de paix et de réconciliation et du forum des droits de l’homme.

“Il est vital que chaque membre de la communauté comprenne les droits et devoirs des enfants dans notre société”, a souligné SEREKOESSE François, un participant. Cette formation a non seulement renforcé la connaissance des droits des enfants mais a aussi réaffirmé l’importance de leur protection au sein des stratégies de paix. Un Engagement Commun pour l’Avenir Les discussions et les formations de ces deux jours montrent un engagement commun pour aborder des questions cruciales affectant l’avenir de la région.

 

Ces initiatives, importantes tant pour l’immédiat que pour le long terme, soulignent le rôle essentiel que jouent les femmes et les leaders locaux dans la construction d’une paix durable en République Centrafricaine.

 

Par Fortuné Boberang

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Intimidation, viol  et harcèlement sexuel, Sani Yalo sème le chaos au BARC

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Intimidation, viol  et harcèlement sexuel, Sani Yalo sème le chaos au BARC

 

Monsieur Sani Yalo du BARC.

 

 

Bangui, 17 avril 2024 (CNC)  

 “La véritable grandeur d’un homme se mesure par la façon dont il traite les plus faibles de ses semblables”, dixit Mahatma Gandhi. Et ce n’est pas ce qui se passe au sein du BARC (bureau d’affrètement routier centrafricain ). Dans les méandres du Bureau de cette institution, la lumière vacille sous le poids des secrets et des compromis moraux. Tel un voile sombre, la corruption enveloppe les couloirs de l’institution, obscurcissant la vérité et étouffant la justice. Face à cette noirceur, une voix s’élève, portant avec elle le poids des injustices subies et la lueur de l’espoir.

 

Comme le dit si justement le poète Victor Hugo, “La lumière est dans l’homme. Le monde extérieur est obscur.” À travers cette maxime, nous sommes invités à contempler la dualité de l’humanité : la capacité de l’homme à briller de sa propre lumière, même dans les ténèbres les plus profondes. C’est dans cette lueur intérieure que réside le pouvoir de la résilience et de la détermination, incarné par une jeune femme nommée Sonia.

 

Dans son récit poignant, Sonia nous entraîne dans son voyage de courage et de lutte contre l’oppression, révélant les injustices et les abus qui sévissent au sein du Bureau d’Affrètement Routier. Dans un monde où la vérité est souvent étouffée par le pouvoir et la corruption, son témoignage brise le silence complice et offre un éclairage sur la réalité troublante qui se cache derrière les portes closes de l’institution.

 

Le piège de la séduction et de la manipulation:

 

Sonia, une jeune fille, qui avait été recrutée comme stagiaire au bureau d’affrètement routier (BARC) où elle  a pu passer 1 an et 9 mois sans être confirmée pour la seule raison qu’elle a refusée de coucher avec Sani Yalo, le Président du Conseil d’administration du BARC, car elle a appris dans le couloir qu’il est infecté du VIH/SIDA. Son statut sérologique n’est nullement un secret au sein du BARC vu le nombre exorbitant de femmes avec qui il couche, selon la jeune fille.

 

Ainsi, dans le quotidien oppressant du Bureau d’Affrètement Routier, Sonia se trouve piégée dans un tourbillon de séduction et de manipulation ourdi par Sani Yalo, le président du conseil d’administration. Témoin de ses avances insistantes et de ses promesses fallacieuses, Sonia dévoile l’ampleur de la pression exercée sur elle pour obtenir des faveurs sexuelles en échange d’avantages professionnels.

 

“Sani Yalo m’invitait régulièrement dans des restaurants de luxe à Bangui”, révèle Sonia, “et à chacun de ses voyages, il m’apportait des cadeaux généreux, des vêtements, des chaussures, et me donnait d’importantes sommes d’argent, sans même que je le lui demande.”. Ces gestes, loin d’être altruistes, étaient destinés à tisser une toile d’attachement et à exercer un contrôle sur Sonia, laissant entrevoir un sombre dessein derrière cette générosité feinte.

 

Malgré ses tentatives répétées de questionner Sani Yalo sur le statut de son contrat et ses perspectives professionnelles, Sonia se heurte à un mur de silence et de dérobades.

“Chaque fois que j’abordais le sujet de mon contrat, il évitait la conversation, changeait de sujet ou passait un coup de fil pour esquiver la discussion”, confie-t-elle, soulignant ainsi les manœuvres habiles de son harceleur pour éluder toute responsabilité.

 

Aux côtés de Sani Yalo, Madame Léa PERRIÈRE, sa secrétaire particulière, joue un rôle de complice dans cette machination toxique.

 

« Et comme d’habitude la personne qui est chargée de ses sales besognes est sa secrétaire particulière, Madame  Léa PERRIÈRE. Quand Sani Yalo voit une femme qui le plaît et qu’il veut coucher avec elle, c’est Madame Léa PERRIÈRE qui se charge de la draguer pour Sani Yalo et parfois d’emmener la fille dans une des nombreuses villas de Sani Yalo à Bangui », révèle Sonia, mettant en lumière la collusion perfide qui gangrène les coulisses du pouvoir au sein du BARC.

 

Ainsi, Sonia se retrouve prise au piège d’une toile tissée de séduction et de manipulation, où les promesses illusoires d’un avenir radieux se mêlent aux menaces voilées de représailles professionnelles en cas de refus. Dans ce climat oppressant, la quête de justice et de liberté semble plus ardue que jamais pour cette jeune stagiaire, victime d’un système corrompu et abusif.

 

L’exploitation sexuelle comme moyen de domination:

 

Dans les couloirs du Bureau d’Affrètement Routier, l’ombre du pouvoir plane, exerçant une pression insidieuse sur Sonia et ses collègues. Sous le joug de Sani Yalo, l’exploitation sexuelle se révèle être un instrument de domination et de contrôle, transformant le lieu de travail en un champ de bataille où la dignité humaine est sacrifiée sur l’autel de l’ambition et de la cupidité.

 

Forcée de se plier aux désirs déplacés de son supérieur, Sonia se retrouve confrontée à un choix déchirant : céder à ses avances pour préserver son emploi ou résister et risquer de perdre tout ce pour quoi elle a travaillé.

 

« Un jour vers 17h, alors que j’ai clôturé ma journée, je suis rentrée dans le bureau de Madame Léa pour la dire aurevoir, elle m’a dit d’un temps calme accompagné d’un sourire _”Esther, attends moi deux minutes j’ai à te parler”. J’ai été un peu frustrée mais comme ma conscience ne me reprochait rien du tout, je suis donc restée calme dans la salle d’attente. Quelques minutes plus tard, elle me fait signe de la main de la rejoindre dans son bureau. Je suis allée elle a commencé à me dire que j’étais une fille très belle et chanceuse et que la beauté est passagère et aussi que je devrais penser à me garantir un bel avenir en saisissant la chance qui s’offre à moi. Moi j’ai pensé qu’elle voulait me parler de mon contrat et du coup elle me pose la question de savoir si je me rencontre souvent hors du lieu du travail avec le président du conseil d’administration (PCA)  Sani Yalo, j’ai eu peur. j’ai donc pris près d’une minute pour dire Oui, elle a alors sourit en me touchant les cheveux et me dit que le PCA voudrait que je le retrouve ce soir à 21h et sans tarder elle me tend une enveloppe et me dit qu’il y’a 800.000f dans l’enveloppe et que c’est le PCA qui me l’offre pour me faire belle. Avant d’y aller j’ai pris l’argent en tremblant des mains jusqu’au pied, on pouvait même le constater et madame Léa me dit n’ai pas peur je passerais personnellement te prendre pour aller te déposer au lieu du rendez vous », confie Sonia.

 

Lorsque Sonia reçoit cette enveloppe remplie d’argent et l’injonction de se rendre à un rendez-vous nocturne sans sous-vêtements, Sonia comprend l’étendue de la manipulation à laquelle elle est soumise.

 

« pour finir avec madame Perrière, elle me dit qu’en allant ce soir au rendez vous avec le PCA que je ne puisse pas porter de caleçon. C’était à mon avis une manière de me dire que Sani Yalo voulait coucher avec moi ce soir là ». ”, explique-t-elle, révélant ainsi la véritable nature perverse de cette rencontre arrangée.

 

Dans ce contexte oppressant, le consentement de Sonia est illusoire, étouffé sous le poids du chantage et de la coercition.

 

« Je suis sortie au bord de la route j’ai arrêté un taxi course et je suis rentrée à la maison. Chez moi j’habite avec ma grande sœur et sa fille avec qui je partage la même chambre. Ma grande sœur est une sorte de complice pour moi je ne l’a cache habituellement rien du tout. C’est même elle qui m’a payé l’université jusqu’à l’obtention de mon BTS en Banque finance. Je lui ai donc tout expliqué et je lui ai montré l’argent elle m’a catégoriquement défendue d’aller à ce rendez-vous et m’a donnée plein de conseils sur la parole de Dieu et les dangers qui peuvent subvenir quand on s’attache à l’argent. Elle m’a même fait savoir que beaucoup de gens parle de Sani Yalo en tant que praticien de la magie noire. Et sans plus tarder j’ai éteint mon portable toute la soirée. Je ne suis donc pas allé au rendez vous », déclare-t-elle avec détermination, refusant de se plier aux exigences dégradantes de son harceleur.

 

Ainsi, Sonia se retrouve confrontée à un choix déchirant entre son intégrité personnelle et sa sécurité professionnelle, pris au piège d’un système qui la réduit à un objet de désir et de pouvoir. Dans cette lutte pour sa dignité et son autonomie, elle incarne le courage et la résilience face à l’adversité, défiant les attentes et les normes sociales pour préserver son intégrité et sa liberté.

Madame Léa Perrière, secrétaire particulière de Sani Yalo
Madame Léa Perrière, secrétaire particulière de Sani Yalo

 

La complicité et la collusion: Léa PERRIÈRE 

 

Au sein du Bureau d’Affrètement Routier, la complicité de Madame Léa PERRIÈRE vient renforcer l’emprise toxique de Sani Yalo sur ses subordonnés, transformant le lieu de travail en un terrain fertile pour l’exploitation et la manipulation. En agissant en tant que facilitatrice des désirs du président du conseil d’administration, Madame Léa PERRIÈRE devient complice de ses abus, contribuant ainsi à perpétuer un climat de peur et de soumission au sein de l’institution.

 

Le rôle de Madame Léa PERRIÈRE ne se limite pas à celui d’une simple secrétaire particulière ; elle agit comme une agent actif dans la mise en œuvre des manigances de Sani Yalo.

 

“Quand Sani Yalo repérait une femme qui l’intéressait, c’était Madame Léa PERRIÈRE qui se chargeait de la séduire pour lui”, révèle Sonia, mettant en lumière la collaboration malsaine qui règne en coulisses.

 

La présence de Madame Léa PERRIÈRE confère à Sani Yalo un sentiment de légitimité et de soutien dans ses actions abusives, renforçant ainsi sa position de pouvoir et d’autorité au sein de l’institution. Son implication souligne également l’existence d’un réseau de complicité et de collusion qui protège les agresseurs et marginalise les victimes, sapant ainsi les efforts pour une culture de travail respectueuse et équitable.

 

Dans ce climat de collusion et d’impunité, les victimes se retrouvent isolées et désarmées, confrontées à un système qui favorise les prédateurs au détriment de leur bien-être et de leur sécurité. La présence de Madame Léa PERRIÈRE agit comme un symbole de la corruption morale qui gangrène les institutions, compromettant la confiance et l’intégrité du Bureau d’Affrètement Routier.

 

Ainsi, la complicité de Madame Léa PERRIÈRE souligne l’ampleur du problème au sein du BARC, mettant en lumière la nécessité urgente de prendre des mesures pour mettre fin à cette culture de silence et de complicité. En rendant compte de cette réalité troublante, Sonia défie les forces du statu quo et appelle à une action collective pour garantir la justice et la dignité pour toutes les personnes concernées.

Monsieur Sani Yalo du BARC.

 

Les conséquences d’un refus courageux de Sonia :

 

Le lendemain de son refus courageux de se plier aux exigences dégradantes de Sani Yalo, Sonia franchit les portes du Bureau d’Affrètement Routier avec une détermination indomptable. Cependant, son retour au travail ne marque pas la fin de ses épreuves, mais plutôt le début d’une nouvelle série de défis et d’injustices.

 

À peine arrivée, Sonia est convoquée dans le bureau de Madame Léa PERRIÈRE, la complice de Sani Yalo dans ses manœuvres abusives. Son visage est marqué par la colère et la frustration, témoignant de la répercussion de l’audace de Sonia sur le système de corruption qui règne au sein de l’institution.

 

Sans ménagement, Madame Léa PERRIÈRE lui tend sa note de fin de contrat, signée de la main même de Sani Yalo. La sentence est claire : son refus de se soumettre aux avances du président du conseil d’administration a scellé son destin professionnel au Bureau d’Affrètement Routier.

 

« Le lendemain matin j’arrive au bureau, Madame Léa PERRIÈRE m’appelle dans son bureau et m’a dit que pourquoi je l’ai mis dans des problèmes ? Elle était très fâché et m’a tendue ma note de fin de contrat signé de Sani Yalo lui-même, et pourtant il n’était pas au bureau ce jour. En me rappelant des conseils sur Dieu que m’avait donnée ma grande sœur, je n’ai pas paniquer, j’ai pris mon sac pour aller prendre mes quelques effets dans mon bureau. Mais  Madame Léa m’a strictement interdite d’entrer dans le bureau. Elle m’a dit de lui remettre les clés”.

 

Malgré l’injustice flagrante de cette décision, Sonia refuse de se laisser abattre. Forte de sa conviction et de son intégrité, elle rassemble ses effets personnels, déterminée à faire face à cette nouvelle épreuve avec dignité et courage.

 

La résilience face à l’oppression:

 

Malgré les obstacles et les injustices auxquels elle est confrontée, Sonia refuse de se soumettre au silence et à la peur. Son refus catégorique de se plier aux exigences dégradantes de Sani Yalo et de sa complice, Madame Léa PERRIÈRE, témoigne de sa résilience et de sa détermination à préserver son intégrité et sa dignité.

 

En dénonçant publiquement les abus dont elle a été victime, Sonia brise le silence complice qui entoure les comportements abusifs au sein du Bureau d’Affrètement Routier. Son courage inspire d’autres victimes à se manifester et à partager leurs propres expériences, créant ainsi un mouvement de solidarité et de soutien mutuel.

 

Malgré les répercussions professionnelles et personnelles auxquelles elle est confrontée, Sonia refuse de se laisser intimider ou réduire au silence. Sa détermination à défendre ses droits et à exiger justice illustre le pouvoir de résilience et de détermination des survivantes d’abus et d’exploitation.

 

Par Alain Nzilo

 

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La Montée en Puissance de la Mafia des Faux Documents à la Brigade Criminelle

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La Montée en Puissance de la Mafia des Faux Documents à la Brigade Criminelle

 

Centrafrique.org/Centrafrique-un-mort-dans-une-altercation-a-bangui/direction-de-police-judiciaire-dspj-bangui-centrafrique-le-18-juillet-2019-par-micka-pour-corbeaunews-2/” rel=”attachment wp-att-38491″ data-wpel-link=”internal”>direction de police judiciaire dspj bangui centrafrique le 18 juillet 2019 par micka pour corbeaunews
Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Bangui, 18 avril 2024 (CNC)

 “Quand la confiance s’effrite, la corruption s’épanouit ». C’est ainsi que depuis plusieurs mois, un sombre tableau se dessine au sein de la brigade criminelle. Une pratique mafieuse, insidieuse et perfide, s’intensifie : la fabrication de faux documents, notamment pour la demande des cartes nationales d’identité. Cette sinistre affaire prend pour cible particulière les citoyens musulmans, qui se retrouvent pris au piège de cette toile de corruption.

 

Imaginez un citoyen centrafricain de confession musulmane, se rendant pourtant de bonne foi à la brigade criminelle afin de demander la délivrance d’une nouvelle carte nationale d’identité. Au lieu de recevoir l’assistance et la protection auxquelles il devrait avoir droit, il se heurte à une impitoyable réalité : les policiers en charge des demandes l’accusent de fournir des documents non conformes, des faux.

 

Face à ce dilemme, le citoyen se trouve contraint de retourner chez lui, où il se voit contraint de négocier avec les policiers corrompus. Ces derniers ne cherchent qu’à tirer profit de la détresse de cet individu en lui extorquant de l’argent. La proposition est simple mais dépravée : verser une somme conséquente pour que les policiers fabriquent un “vrai” document, authentique aux yeux de la loi.

 

Une fois le marché conclu et l’argent échangé, les policiers se mettent immédiatement au travail. Ils forgent de toutes pièces dans les quartiers de faux documents, usurpant l’identité de la victime pour mieux la dépouiller. Puis, ils soumettent la demande de carte nationale d’identité au nom de cette personne, sans aucun scrupule quant à la légalité de leurs actes.

 

Ali Mahamat, l’une des victimes, explique son cas : “Je suis originaire de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, au nord de la République centrafricaine. En venant à Bangui pour obtenir ma carte d’identité nationale, j’ai été confronté à l’accusation de faux documents par les policiers de la brigade criminelle, malgré leur authenticité. Ils m’ont proposé d’aller moi-même au tribunal de Bimbo et à la mairie faire des nouveaux documents, ou alors leur verser de l’argent pour obtenir de nouveaux documents, qu’ils promettaient d’obtenir grâce à leurs contacts au tribunal de Bimbo et à la mairie. J’ai cédé à leur deuxième proposition, leur remettant 30 000 francs pour l’acte de naissance et 20 000 francs pour le certificat de nationalité.”

 

Cette pratique malveillante n’est pas le fruit du hasard. Une enquête approfondie menée par une équipe de journalistes du CNC a révélé l’ampleur alarmante de cette corruption au sein de la brigade criminelle. Les résultats sont sans appel : une intensification des activités mafieuses, touchant principalement la communauté musulmane, qui représente près de 99% des victimes de ce racket organisé.

 

Dès qu’un citoyen musulman se présente à la brigade criminelle pour obtenir sa carte nationale d’identité, les obstacles se dressent sur son chemin. Les policiers exigent des documents impossibles à obtenir, allant jusqu’à contester la validité des actes de naissance les plus légitimes. Cette stratégie délibérée vise à bloquer intentionnellement les demandes, ouvrant ainsi la voie à un système mafieux bien en place.

 

Ousman, une autre victime, s’explique : “Je me suis rendu à la brigade criminelle pour demander une nouvelle carte nationale d’identité. Malgré quatre jours passés dans la file d’attente dès 4 heures du matin, mes documents ont été rejetés sous prétexte de non-authenticité. On m’a demandé des copies d’actes de naissance de mon père et de mon grand-père, tous deux décédés. La tâche de retrouver ces documents est ardue, et jusqu’à présent, je n’ai pu obtenir ma carte d’identité. J’en appelle aux autorités pour nous venir en aide face à cette exigence absurde de documents impossibles à fournir.”

 

Face à cette sombre réalité, il est impératif de réagir. Les autorités doivent prendre des mesures fermes pour mettre un terme à cette mafia des faux documents qui gangrène la brigade criminelle. La confiance du peuple envers les institutions de sécurité est en jeu, et seule une action déterminée pourra restaurer l’intégrité et l’équité dans la délivrance des documents officiels.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le parti MCU : Organisation politique ou une association des malfaiteurs?

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Le parti MCU : Organisation politique ou une association des malfaiteurs?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-persistance-des-cultes-de-la-personnalite-un-frein-a-la-democratie/des-casquettes-et-echarpes-a-leffigie-de-touadera-portees-par-le-meme-linterdicteur-simplice-mathieu-sarandji/” rel=”attachment wp-att-63743″ data-wpel-link=”internal”>Des casquettes et écharpes à l'effigie de Touadera portées par celui là-même qui a interdit le culte de la personnalité, sieur Simplice Mathieu Sarandji
Des casquettes et écharpes à l’effigie de Touadera portées par celui là-même qui a interdit le culte de la personnalité, sieur Simplice Mathieu Sarandji

 

 

Bangui, 18 avril 2024 (CNC)

 “L’homme est le seul animal qui rougit… c’est parce qu’il est le seul à avoir honte de ses actes”. Ce proverbe résonne étrangement à Nola, dans la préfecture de la Sanga-Mbaéré, où les citoyens se demandent avec amertume ce qu’ils ont bien pu faire pour mériter des leaders dont l’intégrité est constamment en question.

 

“L’homme est le seul créature qui doit être éduqué”. Cette maxime d’Emmanuel Kant semble particulièrement pertinente à Nola, où les habitants s’interrogent sur la nature de leurs leaders, pris entre le désir de renouveau politique et le spectre de la corruption et d’escroquerie.

 

Une mission avortée, une élection fantôme

 

La ville de Nola, habituellement tranquille, a été le théâtre d’un événement politique inhabituel. Une mission dépêchée depuis Bangui pour le renouvellement du bureau préfectoral du parti MCU à Nola devait mener à des élections. Cependant, le processus électoral prévu n’a jamais vu le jour. Les raisons de cette annulation demeurent enveloppées dans un voile de réticence, laissant les militants du MCU et les observateurs dans l’expectative.

 

Une collecte de fonds aux contours nébuleux

 

Le clou du spectacle, toutefois, ne fut pas l’absence d’élection, mais plutôt la collecte de fonds réalisée auprès des cinq mairies locales. Chaque municipalité a contribué à hauteur de 100000, une somme non négligeable, qui soulève des interrogations sur l’utilisation prévue de cet argent.

“On se demande vraiment où va cet argent et à quoi il servira, surtout maintenant que l’élection n’a pas eu lieu”, confie un militant du MCU de Nola sous couvert d’anonymat, soulignant le malaise ambiant.

 

“Dans ce régime, on observe des pratiques où tout le monde semble tirer profit de façon douteuse; on vole, on détourne”, rapporte un citoyen de Nola, reflétant une profonde insatisfaction et une demande urgente de clarté.

 

La quête de transparence

 

Face à ces accusations, la responsabilité incombe au parti MCU de faire preuve de transparence et de redresser le cap pour restaurer la confiance. Les membres et les citoyens exigent des clarifications : pour quelle raison ces fonds ont-ils été collectés, et quel était le véritable objectif de cette mission avortée ?

 

En quête d’un futur plus lumineux

 

Alors que Sanga-Mbaéré se trouve enveloppé dans une brume de scepticisme, la direction du parti MCU doit répondre à ces interrogations pressantes. La gestion de cette crise dictera non seulement l’avenir du parti dans la région mais pourrait également influencer de manière significative la perception du leadership politique en République Centrafricaine.

 

Alors que les membres du MCU du Sanga-Mbaéré scrutent l’horizon en quête d’espoir, la question demeure : le parti MCU saura-t-il se réinventer en tant qu’entité de changement positif, ou restera-t-il synonyme de déception et de malversation ?

 

 

Brice KOULOU

Corbeaunews Centrafrique

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Centrafrique : Orange money et Régulation,  Qui Détient le Pouvoir?

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Orange money et Régulation,  Qui Détient le Pouvoir?

 

Centrafrique.org/les-travaux-dimplantation-fibre-optique-bousculee-par-la-pandemie-du-covid-19-en-Centrafrique/gourna-zacko-ministre-telecommunications/” rel=”attachment wp-att-42540″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre des postes et télécommunications, Monsieur Gourna-Zacko Justin, lors de son point de presse dans la salle de conférence de son ministère le 03 décembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahime
Le ministre des postes et télécommunications, Monsieur Gourna-Zacko Justin, lors de son point de presse dans la salle de conférence de son ministère le 03 décembre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahime

 

Bangui, 18 avril 2024 (CNC)

 Qui contrôle réellement les services financiers numériques en République centrafricaine ? La récente confusion autour de la régulation d’Orange Money par

la COBAC plutôt que par l’ARCEP soulève des questions cruciales sur la gouvernance financière en République centrafricaine.

 

La cryptomonnaie, nouvelle frontière de la régulation financière

 

La Centrafrique s’est distinguée par une décision audacieuse : adopter la cryptomonnaie comme deuxième monnaie légale en mai 2022. Cette initiative, censée révolutionner l’économie numérique, a plutôt semé la confusion et soulevé des interrogations sur les objectifs réels derrière cette manœuvre.

“Il est étrange de voir un État embrasser si rapidement une technologie peu utilisée par ses citoyens”, commente un expert centrafricain en cryptomonnaie qui préfère rester anonyme.

 

Le cas d’Orange Money et la tourmente réglementaire

 

La gestion d’Orange Money, un service de transactions financières électroniques, a été au cœur d’une polémique la semaine dernière. Le ministre des Postes, Télécommunications et Technologies de l’information, monsieur Gourna Zako,  a maladroitement attribué la régulation de ce service à l’ARCEP. Toutefois, le Directeur Général d’Orange Centrafrique a rapidement rectifié le tir en précisant que c’est la COBAC, en charge des questions monétaires en Afrique centrale , qui régule ce service, non l’ARCEP.

“C’est un exemple flagrant où la communication officielle peine à suivre les évolutions technologiques et réglementaires”, explique un responsable de la Télécel Centrafrique.

 

Réactions et répercussions

 

Cette confusion a entraîné un débat animé sur les responsabilités des différentes autorités réglementaires. Les consommateurs, déjà acablés par une taxe de 1% sur toutes les transactions électroniques, se retrouvent perdus entre les déclarations contradictoires des autorités. “Nous avons besoin de clarté

et de cohérence pour naviguer dans cet écosystème en évolution”, plaide un utilisateur fréquent d’Orange Money.

 

Il convient de rappeler que  L’incident autour d’Orange Money révèle les défis auxquels sont confrontées les autorités centrafricaines pour coordonner la régulation des nouvelles technologies financières. Cette mésaventure met en lumière la nécessité d’une stratégie cohérente et bien communiquée pour éviter de saper la confiance dans les institutions

financières de la région. À l’heure où la Centrafrique cherche à innover, la clarté réglementaire sera essentielle pour sécuriser l’avenir financier du

pays.

 

Par Alain Nzilo

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À Birao, 3 FACA tués, leurs collègues en colère, leur chef en fuite dans la base de la Minusca

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À Birao, 3 FACA tués, leurs collègues en colère, leur chef en fuite dans la base de la Minusca

 

Centrafrique.org/la-ville-de-birao-sous-tension-suite-aux-rumeurs-dune-contre-offensive-imminente-du-fprc/patrouille-mixte-fsi-minusca-a-birao-en-decembre-2019-par-la-minusca/” rel=”attachment wp-att-35107″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/12/patrouille-mixte-fsi-minusca-à-Birao-en-décembre-2019-par-la-minusca-450×337.jpg” alt=”patrouille mixte fsi minusca à Birao en décembre 2019 par la minusca” width=”450″ height=”337″ />
Une patrouille mixte Minusca-FACA à Birao en décembre 2019. CopyrightMINUSCA

 

 

Bangui, 18 avril 2024 (CNC)  

  Dans les confins troublés de Birao, une ville éloignée dans le nord-est de la République centrafricaine, une tension palpable agite les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA). Ce qui aurait dû être une mission de routine s’est transformé en un drame tragique, alimentant la colère et le désespoir parmi les rangs militaires déjà épuisés.

 

Alors que la situation à Birao demeure précaire, les FACA ont récemment fait face à un revers dévastateur. Parmi une quarantaine de soldats déployés à Amdafock, une localité éloignée à une soixantaine de kilomètres de Birao, trois d’entre eux ont tenté de rejoindre leur base de Birao à pied, désespérés par les conditions de vie et de travail difficiles. Leur décision audacieuse s’est avérée fatale, car en chemin, ils ont rencontré la mort sous les coups d’assaillants inconnus, à seulement une dizaine de kilomètres de leur destination.

 

L’annonce de la mort de leurs camarades a déclenché une vague de colère parmi les soldats présents à Birao. Au lieu de se mobiliser pour récupérer les corps de leurs frères d’armes tombés au combat, les FACA ont exprimé leur frustration et leur chagrin de manière spectaculaire, en tirant des rafales de coups de feu dans les cieux nocturnes. Pendant des heures, les détonations résonnaient à travers la ville, suscitant l’inquiétude et l’appréhension parmi les habitants déjà éprouvés par des années de conflits récurrents.

 

Au cœur de cette éruption de violence contenue se trouve le chef du détachement militaire, désormais en fuite dans la base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Accablés par la perte de leurs camarades et animés par un sentiment d’injustice, les soldats accusent leur propre leader d’avoir conduit leurs frères à la mort, nourrissant ainsi leur désir de vengeance et de rétribution.

 

Pendant ce temps, les corps des soldats tombés sont lentement rapatriés à Birao, dans le but de les transférer ultérieurement à la capitale, Bangui. Ce sombre épisode soulève des questions cruciales sur les conditions de vie et de travail des FACA, qui endurent des privations extrêmes, allant de l’absence de paiements de primes à la pénurie criante de ressources logistiques de base. Les soldats se retrouvent souvent livrés à eux-mêmes, sans moyens adéquats pour accomplir leur mission et assurer leur propre sécurité.

 

Alors que la nuit se prolonge et que les échos des coups de feu s’estompent lentement, Birao demeure plongée dans l’incertitude et le deuil. Pour les soldats des FACA, la lutte pour la justice et la dignité continue, même au prix de leurs propres vies. Et pour une nation déjà déchirée par la guerre et la division, cette tragédie souligne l’urgence d’une action concertée pour restaurer la paix et la stabilité dans toute la République centrafricaine.

 

Par Moïse Banafio

 

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La population centrafricaine et la taxe sur la mobile monnaie : un dilemme économique exposé par Martin Ziguelé

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La population centrafricaine et la taxe sur la mobile monnaie : un dilemme économique exposé par Martin Ziguelé

 

Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguelé
Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé

 

 

Bangui, 18 avril 2024 (CNC)  

 “Pourquoi laisser la poussière s’accumuler sur le peu que nous avons ” ? S’interrogeait Amadou, un petit commerçant de Bangui, alors qu’il scrutait d’un œil inquiet le montant déduit de son transfert d’argent via mobile money. Cette question, révélatrice des inquiétudes quotidiennes, plonge au cœur d’un débat brûlant.

 

Dans les rues de la capitale centrafricaine, un vent de mécontentement souffle suite à l’introduction d’une nouvelle taxe de 1% sur les transferts d’argent par mobile money, instaurée par la loi de finances 2024. Les échos de cette mesure, censée augmenter les revenus de l’État, résonnent différemment aux oreilles des citoyens, dont beaucoup se sentent doublement taxés dans un contexte économique déjà précaire.

 

Témoignages et Réactions du Terrain

 

La population exprime un sentiment de frustration face à ce qu’ils perçoivent comme une charge financière injuste.

“Chaque centime compte pour nous qui vivons au jour le jour,” confie Jeannette, une vendeuse de légumes. “Cette taxe réduit l’argent que je peux envoyer à ma famille en province”.

“Je suis quand-même une pauvre … on nous soutire beaucoup d’argent », ajjjoute-t-elle. C’est quand même beaucoup moins.”

 

Expertise de Martin Ziguelé: Analyse d’un Député

 

Invité sur les ondes de Guira FM, Martin Ziguelé, économiste et député, offre un aperçu technique de l’impact de cette taxe.

“Bien que l’intention du gouvernement soit de générer des revenus supplémentaires, il est crucial de considérer l’effet sur les moins favorisés”, explique-t-il. Selon lui, la taxe pourrait décourager l’utilisation des services de mobile money, réduisant ainsi leur potentiel à servir de levier pour l’inclusion financière.

 

Conséquences Économiques : Une Vision Critique

 

Les conséquences socio-économiques de cette mesure pourraient être lourdes, surtout pour les petits entrepreneurs et les familles qui dépendent des transferts pour leurs activités quotidiennes.

“Il y a un risque que les gens se détournent des services financiers formels, ce qui pourrait renforcer l’économie informelle et diminuer les bénéfices escomptés de la taxe”, détaille M. Ziguele.

 

La mise en place de cette taxe soulève des questions fondamentales sur l’équité et l’efficacité des politiques fiscales en Centrafrique. Un dialogue ouvert entre le gouvernement, les acteurs économiques et la population semble essentiel pour ajuster cette mesure et en atténuer les effets négatifs. “Une taxe peut-elle vraiment être juste si elle pèse disproportionnellement sur ceux qui ont le moins ?” Une interrogation qui mérite réflexion, à l’heure où le pays cherche à équilibrer croissance économique et justice sociale.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Quelle est la voie vers la paix pour la CPC en Centrafrique ?

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Quelle est la voie vers la paix pour la CPC en Centrafrique ?

 

Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019
Le chef rebelle Ali Darassa Mahamat, ici, à Bokolobo, le 10 mai 2019

 

 

Bangui, 18 avril 2024 (CNC)  

 “Quelles mesures la CPC prend-elle pour assurer la paix et la sécurité ?” En plein cœur de la crise politico-militaire en République centrafricaine, l’État-major général de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) s’efforce de clarifier ses actions et intentions pour restaurer et maintenir la paix dans un communiqué récent.

 

Des enjeux de paix aux défis sécuritaires :

 

Le communiqué numéroté N◦ 029 émanant de la CPC fait état d’une situation précaire où la montée des violences armées et des conflits intercommunautaires sévissent, fragilisant la cohésion sociale et la coexistence pacifique sur le territoire centrafricain. La CPC y dénonce des “manœuvres dangereuses” visant à saboter les efforts de réconciliation et de cohésion, notamment entre les communautés chrétienne et musulmane.

 

Témoignages de violence et appel à la responsabilité :

 

Les exactions barbares soulignées dans le communiqué incluent des massacres à Obo, Bohong, et près de Kouki, mettant en cause divers acteurs, y compris des mercenaires du groupe Wagner. Le général Mahamat Ali Darassa appelle le gouvernement centrafricain et la communauté internationale, y compris la Minusca, à prendre leurs responsabilités pour mettre fin à ces atrocités.

 

La vision de la CPC pour le futur :

 

Dans une démarche constructive, le général Mahamat exhorte les agriculteurs et éleveurs à privilégier le dialogue et le respect des règles de transhumance pour résoudre amiablement leurs différends. Il met également en avant l’importance de la libre circulation et du respect des droits humains et du droit international humanitaire dans les zones sous contrôle de la CPC.

 

Le général Ali Darassa Mahamat et la CPC se positionnent comme des acteurs clés pour le retour de la paix en République centrafricaine, affirmant leur engagement pour la sécurité, l’unité nationale et la cohésion sociale. Le communiqué se termine sur une note d’espoir et de résilience, invitant à une collaboration plus étroite entre toutes les parties pour surmonter les divisions et avancer vers un avenir pacifique.

 

Par Anselme Mbata

 

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Le retour de Dr Dominique Désiré ERENON dans l’arène politique centrafricaine : un espoir pour la démocratie ?

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Le retour de Dr Dominique Désiré ERENON dans l’arène politique centrafricaine : un espoir pour la démocratie ?

 

Centrafrique.org/vers-lannulation-pour-inconstitutionnalite-du-decret-n-22-248-du-26-aout-2022-portant-creation-dun-comite-charge-de-rediger-le-projet-dune-nouvelle-constitution/dominique-desire-erenon-2/” rel=”attachment wp-att-59581″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/09/Dominique-Desire-ERENON-450×419.jpg” alt=”Dominique Désiré ERENON” width=”450″ height=”419″ />
Dr. Dominique Désiré ERENON

 

 

Bangui, 18 avril 2024 (CNC)  

 Peut-on considérer le retour d’une figure politique comme le début d’une ère nouvelle pour un pays ? En effet, la République Centrafricaine, souvent secouée par des crises politiques et sécuritaires, pourrait voir se profiler une ère de stabilisation avec le retour annoncé de Dr Dominique Désiré ERENON sur la scène politique. Selon un communiqué de presse émis par le Bureau Exécutif National de la MDSP, ce retour marque non seulement un tournant personnel pour Dr ERENON mais promet également de revitaliser le débat politique dans un pays en quête de démocratie et de stabilité.

 

Un engagement renouvelé pour la démocratie

 

Le communiqué de presse, daté du dix-sept avril deux mille vingt-quatre et signé par Elzéar DION, Secrétaire Général du MDSP, souligne que Dr ERENONreprend ainsi toute sa place et son rôle dans l’arène politique centrafricaine”. Cette annonce est présentée non seulement comme une bonne nouvelle pour la dynamique politique du pays, mais aussi comme un espoir pour “la restauration de la démocratie, le rétablissement de l’ordre constitutionnel, la défense de l’État de droit et les intérêts du peuple centrafricain”.

 

Un acteur clé dans un contexte politique complexe

 

Dr ERENON, figure connue de la politique centrafricaine, avait précédemment occupé des positions clés avant de se retirer des affaires publiques pour des raisons non divulguées. Son retour est perçu par beaucoup comme un potentiel catalyseur pour le changement, nécessaire au rétablissement de l’ordre dans un pays souvent marqué par des conflits armés et des troubles politiques.

 

Selon le communiqué, cette reprise de l’activité politique de Dr ERENON est une “bonne nouvelle pour l’animation de la vie politique centrafricaine en général, la restauration de la démocratie, le rétablissement de l’ordre constitutionnel, la défense de l’Etat de droit et les intérêts du peuple centrafricain en particulier.”

 

Vers une politique plus inclusive ?

 

L’implication renouvelée de Dr ERENON pourrait également signifier une ouverture vers une politique plus inclusive et représentative. Ses précédents engagements politiques avaient été marqués par une volonté de réformes et d’ouverture, une ligne qui semble toujours d’actualité selon les axes de travail annoncés dans le communiqué.

 

un optimisme prudent

 

Le retour de Dr Dominique Désiré ERENON est une étincelle d’espoir pour ceux qui aspirent à une Centrafrique plus stable et démocratique. Toutefois, l’avenir reste incertain, et seul le temps dira si cet espoir se transformera en réalité tangible pour le peuple centrafricain. Comme le souligne Elzéar DION dans le communiqué, ce retour est une opportunité pour renforcer les fondations d’un État respectueux des droits de ses citoyens et engagé sur la voie de la réconciliation et de la paix.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Le Trône de Bokassa: Entre Histoire, Art et Enchères

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Le Trône de Bokassa: Entre Histoire, Art et Enchères

 

Centrafrique.org/decouvrez-les-trones-de-lempereur-bokassa-lors-dune-exposition-exceptionnelle-au-chateau-de-conde/trone-de-bokassa-expose-a-paris/” rel=”attachment wp-att-66526″ data-wpel-link=”internal”>Découvrez les trônes de l'empereur Bokassa lors d'une exposition exceptionnelle au Château de Condé
Trones de l’empereur Bokassa exposés en France

 

 

Bangui, 18 avril 2024 (CNC)  

 “Un trône, symbole de pouvoir et de grandeur, ouvre les portes de l’histoire centrafricaine”. En effet, dans le vaste panorama des enchères qui captivent le monde, une pièce unique se profile : la réplique du trône de l’Empereur Bokassa. Le 26 mai, au prestigieux Château d’Artigny, cet imposant ouvrage sculpté dans de l’acajou massif et doré à la feuille sera sous les projecteurs, avec une mise à prix de 10 000 €. Mais ce n’est pas tout. Ce jour-là, un autre objet suscite l’intérêt : le scooter de l’ancien Président François Hollande. Deux objets, deux histoires, un même jour d’enchères, offrant une palette éclectique à l’appétit des collectionneurs et des amateurs d’histoire.

 

Cette réplique, fruit du savoir-faire artisanal, évoque une époque révolue, celle de l’Empire Centrafricain et de son emblématique dirigeant, l’Empereur Jean-Bédel Bokassa. Haute de 300 cm sur 350 cm de large, cette œuvre magistrale intrigue et fascine par sa dimension colossale et son aura historique. Pourtant, derrière sa majesté apparente, réside une histoire tourmentée.

 

Le trône original, témoin des fastes impériaux, gît désormais dans l’oubli, réduit à une structure métallique rouillée, dépossédée de son or par les ravages du temps et du pillage. Mais cette réplique, fidèle reflet de son modèle, aspire à raviver la mémoire d’une nation. Des membres de la famille Bokassa, témoins privilégiés de cette époque révolue, attestent de la remarquable similitude entre la réplique et l’original.

Trône-Bokassa-a (2) aux enchères
Trône-Bokassa-a (2) aux enchères

 

À l’heure où le patrimoine culturel africain trouve une nouvelle voix, cette réplique suscite l’intérêt du ministère de la Culture en Centrafrique, qui envisage son exposition à Bangui, capitale emblématique aux mille histoires. Un geste empreint de mémoire et de réconciliation, offrant à ce pays meurtri par les conflits une fenêtre vers son passé glorieux et tumultueux.

 

Cette réplique a voyagé à travers les époques et les lieux, de Paris à l’Aisne, de la somptuosité du Palais Vivienne au Château des Princes de Condé. Son périple, jalonné d’histoires et d’anecdotes, reflète l’attention qu’elle suscite, attisant la curiosité des connaisseurs et des passionnés.

 

Dans les pages de Paris Match, cette vente aux enchères a trouvé écho, témoignant de l’intérêt qu’elle suscite au-delà des frontières. Un événement qui transcende les simples transactions pour s’inscrire dans le récit collectif de l’humanité, offrant une fenêtre sur un passé glorieux et parfois trouble.

 

Alors que le monde des enchères s’anime de mille histoires, celle du trône de Bokassa résonne comme un écho du passé, rappelant à tous que derrière chaque objet, se cache une part de notre histoire commune. Une histoire faite de gloire et de tumultes, de pouvoir et de décadence, mais surtout, une histoire qui ne cesse de nous interpeller et de nous émouvoir, au fil des siècles et des générations.

 

En ce 26 mai, au cœur du Château d’Artigny, le trône de Bokassa retrouvera-t-il sa place au sein de la mémoire collective centrafricaine ? Seul l’avenir nous le dira. En attendant, son histoire continue de s’écrire, entre les lignes de l’art, de la culture et de la mémoire.

 

Par Alain Nzilo

 

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Mystérieuse Présence à Djema : Des Hommes Armés Semant la Peur

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Mystérieuse Présence à Djema : Des Hommes Armés Semant la Peur

 

Centrafrique.org/une-dizaine-des-personnes-kidnappees-dans-une-incursion-des-rebelles-de-la-lra-au-sud-est-de-la-rca/des-rebelles-de-la-lra-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-40991″ data-wpel-link=”internal”>Des combattants de l'Armée de résistance du Seigneur posent avec leurs fusils à l'intérieur de la forêt près de la rivière Mbou en République centrafricaine, 4 avril 2012.
Des combattants de l’Armée de résistance du Seigneur posent avec leurs fusils à l’intérieur de la forêt près de la rivière Mbou en République centrafricaine, 4 avril 2012.

 

 

Bangui, 18 avril 2024 (CNC)  

 Dans les ruelles poussiéreuses étroites de Djema, une atmosphère lourde de suspicion et d’appréhension plane depuis plusieurs jours. La présence signalée d’hommes armés, assimilés par certains aux éléments de la LRA (Lord’s Resistance Army), a jeté un voile d’inquiétude sur cette localité du Haut-Mbomou.

 

Selon les témoignages des autorités locales, ces mystérieux individus arpentent les rues depuis plus d’une semaine, semant la peur parmi les habitants qui se sentent prisonniers de leur propre ville. Dieudonné Zangbe Gilelo, sous-préfet de Djema, tente de démystifier la situation en apportant des nuances à cette troublante présence.

 

« Ce ne sont pas forcément les éléments de la LRA », affirme-t-il avec conviction.

« Certains sont des éleveurs soudanais armés, d’autres sont des militaires en fuite, cherchant refuge loin des horreurs de la guerre au Soudan. À mon sens, ils ne représentent pas une menace directe, bien qu’ils aient suscité la panique parmi la population».

À Djema, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud de la République centrafricaine. CopyrightDR
CopyrightDR

 

Les propos du sous-préfet révèlent une situation complexe où la frontière entre les réfugiés, les nomades armés et les groupes rebelles devient floue. La cohabitation avec ces visiteurs armés soulève des interrogations sur la sécurité et l’intégrité de la communauté locale.

 

Le cri du cœur de M. Gilelo est un appel à l’aide lancé au gouvernement. « Nous demandons le déploiement de forces militaires pour assurer notre sécurité », déclare-t-il, reflétant les préoccupations partagées par les villes environnantes telles que Zémio et Mboki. L’absence de présence militaire dans la région laisse un vide sécuritaire, permettant à tout un chacun de pénétrer dans les villes sans contrainte.

 

Cette situation met en lumière les défis persistants auxquels sont confrontées les régions reculées de la République centrafricaine. L’instabilité politique et les conflits régionaux alimentent un climat de peur et d’incertitude, privant les communautés locales de leur droit fondamental à la sécurité.

 

Dans l’attente d’une réponse ferme des autorités, les habitants de Djema demeurent sur le qui-vive, espérant que la paix et la tranquillité reviendront bientôt dans leurs rues jadis paisibles.

 

Par Fidèle ZEGUINO

Correspondant du CNC dans le grand sud-est

 

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Massacre de Bakouma: L’Obscurité qui S’Épaissit

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Massacre de Bakouma: L’Obscurité qui S’Épaissit

 

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Les combattants rebelles de l’UPC, membre de la CPC, accompagnant leur chef Ali Darassa vers Bakouma. Photo CNC

 

 

Bangui, 18 avril 2024 (CNC)  

 L’aube s’est levée dimanche sur une tragédie impensable à Kolobouta, un village paisible situé à 33 kilomètres de Bakouma. Les sombres nuages du massacre, perpétré dimanche dernier par des hommes armés non identifiés, continuent de planer lourdement, alourdissant le bilan de cette journée funeste.

 

Les assaillants, assimilés aux éléments de la CPC (Coalition des Patriotes pour le Changement) par les autorités locales, ont semé la terreur en massacrant impitoyablement une dizaine de civils, laissant deux autres grièvement blessés dans leur sillage. Malheureusement, même après avoir été transférées à l’hôpital de Bakouma, ces âmes blessées ont finalement succombé à leurs blessures, plongeant davantage la région dans le deuil.

 

Sylvain Ngualima, maire de Bakouma, a partagé les détails glaçants de cette attaque brutale. Il relate que dès les premières lueurs de l’aube, les habitants de Bangassou et de Bakouma se sont retrouvés pris au piège de cette tragédie. Les assaillants, armés et déterminés, ont intercepté ces voyageurs innocents, les fouillant et les ligotant avant de leur ôter la vie sans le moindre remords. Neuf vies se sont éteintes sur le sol de Kolobouta, tandis que deux survivants, grièvement blessés, étaient découverts sur les lieux de l’horreur.

 

La préfète du Mbomou, rentrant d’une mission à Bakouma, a été confrontée à l’horreur des corps sans vie jonchant le sol. Parmi ces corps inertes, seuls deux survivants luttaient encore contre la mort, transportés d’urgence vers Bakouma dans l’espoir de sauver leurs vies précieuses. Cependant, même avec les efforts désespérés des secouristes, ces deux âmes courageuses ont finalement succombé à leurs blessures, portant le bilan à quatorze âmes perdues dans ce désastre.

 

Sylvain Ngualima, maire de Bakouma, relate les événements atroces qui ont assombri Kolobouta. : « Dès l’aube, des hommes armés ont intercepté les habitants de Bangassou et de Bakouma, les fouillant et les ligotant avant de les assassiner sans merci, laissant neuf morts sur place. La préfète du Mbomou a découvert les corps sans vie, parmi lesquels deux survivants gravement blessés ont été transportés à Bakouma pour des soins, mais ont malheureusement succombé à leurs blessures. Le village est désormais abandonné par ses habitants, et le maire appelle à un renforcement urgent des forces armées centrafricaines à Bakouma ».

 

En effet, dans l’obscurité de ce triste événement, le village de Kolobouta est devenu une terre désolée, abandonnée par ses habitants craignant pour leur vie. Sylvain Ngualima appelle à l’action, plaidant pour un renforcement urgent des forces armées centrafricaines à Bakouma, ainsi que pour les moyens nécessaires pour protéger la population meurtrie de cette région ravagée par la violence.

 

Alors que le soleil se couche sur cette journée sombre, les échos de Kolobouta résonnent comme un cri de désespoir, rappelant à tous la fragilité de la paix dans cette contrée tourmentée par la violence et la peur.

 

 

Par Félix Ndoumba

 

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MSF dénonce le pillage du centre de santé à Bowaye, en RCA

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MSF dénonce le pillage du centre de santé à Bowaye, en RCA

 

Centrafrique.org/Centrafrique-msf-annonce-le-demarrage-de-campagne-dactivisme-pour-lutter-contre-la-violence-faite-aux-femmes/vaccination-durgence-dans-la-vakaga-par-le-msf-en-2019/” rel=”attachment wp-att-34330″ data-wpel-link=”internal”>vaccination d'urgence par le msf à Vakaga en 2019
Vaccination d’urgence par le MSF dans la Vakaga en 2019. CopyrightMSF

 

Bangui, 18 avril 2024 (CNC)

 Le communiqué récent de Médecins Sans Frontières (MSF) révèle une réalité alarmante : le pillage du centre de santé de Bowaye, en République centrafricaine (RCA). Cet événement bouleversant met en lumière la vulnérabilité des établissements médicaux dans les zones de conflit.

Voici l’extrait du communiqué de presse du MSF :

 

 

Déclaration sur le récent pillage d’un centre de santé soutenu par MSF à Boway, en République centrafricaine

 

Le 26 mars, une opération militaire aurait eu lieu à Bowaye, au nord-ouest de la République centrafricaine, où se trouve un centre de santé du ministère de la santé soutenu par MSF. Compte tenu de cette information, MSF a suspendu ses déplacements dans la région. 24 heures après l’opération militaire, des cas de pillage ont été enregistrés, y compris dans la pharmacie du centre de santé, et les habitants, dont certains membres du personnel de santé du ministère de la Santé, ont été contraints de fuir jusqu’à 10 kilomètres dans la brousse.

Nous continuons à aider les résidents déplacés dans la brousse sur le site déjà existant.

Bien que MSF ne soit pas en mesure d’identifier l’auteur de ces actes, les centres de santé ne devraient jamais être une cible. Le pillage d’un centre de santé est un obstacle à la fourniture d’une aide indispensable aux personnes touchées. Nous demandons à toutes les parties au conflit de veiller à ce que tous les centres de santé soient protégés.

MSF en RCA fournit des soins médicaux vitaux et impartiaux à tous ceux qui en ont besoin, en fonction des besoins médicaux.

 

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Le choix parmi les jackpots progressifs et réguliers

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Vous avez envie d’explorer les plus gros prix en espèces et vous avez découvert le vaste monde des casinos en ligne et des jackpots. Peut-être êtes-vous curieux de savoir quel est tout le buzz autour de ces potentiels changeurs de vie. Mais voici la véritable énigme : comment déterminer quel jackpot constitue votre ticket d’or ? Eh bien, commençons par comprendre qu’il existe essentiellement deux catégories clés de jackpots : les jackpots progressifs dynamiques et les jackpots réguliers. Dans cet article, nous examinerons de plus près ce qui distingue ces jackpots et vous fournirons des informations précieuses sur la façon de maximiser vos chances de décrocher le gros lot.

Jackpots progressifs

 

Pour commencer, il faut comprendre de quoi il s’agit. Un jackpot progressif est similaire à un coffre au trésor qui ne cesse de croître. Chaque fois que les roues tournent, sa valeur augmente. N’est-ce pas magique ? Chaque tour rapporte une petite fraction de la perte. Si elles sont isolées, ces contributions peuvent sembler mineures. Mais à mesure qu’elles s’accumulent au fil du temps, elles peuvent devenir quelque chose d’extraordinaire.

 

Ils font partie d’un réseau qui s’étend sur de nombreuses machines à sous. On les retrouve aussi bien sur les plateformes en ligne que dans les établissements physiques. Lorsqu’une âme chanceuse remporte le jackpot, c’est un gain qui se répercute sur toutes les machines liées sur les meilleurs jeux des casinos web. Certes, les chances de remporter l’un de ces jackpots progressifs sont souvent minces, mais la récompense potentielle ? Cela change tout simplement la vie.

Jackpots réguliers

Maintenant, passons aux jackpots réguliers. Ce sont vos bêtes de somme fiables, offrant discrètement des prix alléchants sans le spectacle de leurs homologues progressistes. Avec les jackpots réguliers, le montant du prix reste constant. Il est généralement déclenché par l’obtention d’une combinaison spécifique de symboles. Même s’ils n’atteignent pas les sommets vertigineux de leurs cousins, ils ont de meilleures chances de succès.

Choisir votre jackpot

Maintenant que vous connaissez les différences entre ces deux types, vous pourriez vous demander lequel correspond à votre style de jeu. Le choix dépend essentiellement de votre appétit pour le risque. Mais aussi de vos préférences en matière de jeu. Si vous envisagez un gain qui changera votre vie et que vous êtes patient, le jackpot progressif pourrait être le bon choix. D’un autre côté, si vous préférez des côtes améliorées, avec un prix plus petit, mais toujours attrayant sur votre radar, le jackpot régulier pourrait être le choix le plus judicieux, en optant pour les derniers jackpots de l’industrie des casinos.

Conseils pour plus de gains

Bien qu’il n’existe aucune stratégie garantie pour faire pencher la balance en votre faveur, certaines tactiques peuvent faire mouche :

 

  • Optez pour des jeux de machines à sous avec un jackpot qui n’a pas été réclamé récemment ; il peut s’agir d’un paiement.
  • Jouez régulièrement, de manière responsable.
  • Ne misez jamais plus que ce dont vous pouvez confortablement vous séparer.
  • N’oubliez pas les pauses régulières pour un jeu équilibré.

À la poursuite du rêve du jackpot

Que votre cœur penche pour les jackpots progressifs ou réguliers, les deux options conservent leur popularité auprès de la communauté des passionnés de machines à sous en ligne. Ils disposent chacun de leurs propres atouts. Votre choix de jackpot dépend en fin de compte de vos préférences uniques et de votre tolérance au risque, qui peuvent différer considérablement de celles des autres joueurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

URGENT : Trois Soldats FACA Tombés dans un Piège Mortel à Birao

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URGENT : Trois Soldats FACA Tombés dans un Piège Mortel à Birao

Centrafrique.org/rca-au-moins-13-morts-et-une-dizaine-des-blesses-dans-un-affrontement-entre-les-soldats-faca-et-les-rebelles-de-3r-dans-le-nord-ouest/les-soldats-faca-a-ngakobo-dans-le-centre-de-la-rca/” rel=”attachment wp-att-51304″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Les-soldats-FACA-a-Ngakobo-dans-le-centre-de-la-RCA.-450×203.jpg” alt=”Les soldats FACA à Ngakobo, dans le centre de la RCA.” width=”450″ height=”203″ />
Les soldats FACA à Ngakobo, dans le centre de la RCA.

 

Bangui, 17 avril 2024 (CNC)  

 Dans les profondeurs reculées de la frontière avec le Soudan du Nord, la ville d’Amdafock se dresse comme un symbole de négligence et de désespoir pour les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) déployés là-bas. La misère et le manque de ressources ont poussé certains soldats à entreprendre un voyage désespéré vers Birao, dans l’espoir de trouver refuge ou de rentrer à Bangui. Cependant, leur périple s’est tragiquement terminé dans une embuscade mortelle, laissant leurs compagnons d’armes à Birao dans un état de révolte et de chagrin.

 

À 60 kilomètres de Birao, la ville d’Amdafock est un endroit où les soldats FACA manquent de tout. Dépourvus de moyens logistiques, de véhicules, d’armements et même de paiement de leurs primes d’alimentation depuis des mois, leur vie est marquée par la galère et la détresse. Face à cette situation insoutenable, certains soldats ont décidé de prendre les choses en main en entreprenant un voyage éprouvant à pied vers Birao, dans l’espoir de trouver un moyen de rentrer chez eux.

 

Cependant, leur voyage a pris une tournure tragique lorsque, après trois jours de marche épuisante, ils ont été pris au piège dans une embuscade à seulement 18 kilomètres de Birao. Les assaillants, profitant de leur vulnérabilité, ont pris la vie de ces soldats courageux, laissant leurs compagnons d’armes à Birao en état de choc et de colère.

 

Les soldats restés à Birao ont exprimé leur mécontentement par des manifestations et des grèves, accusant leurs supérieurs de les avoir abandonnés à leur sort et de les avoir laissés dans des conditions de vie inhumaines à Amdafock. La tension persiste dans la ville alors que les soldats réclament justice pour leurs camarades tombés.

 

Rappelons que la tragédie des soldats abandonnés d’Amdafock qui ont péri dans une embuscade près de Birao met en lumière les défis auxquels sont confrontées nos forces armées dans les régions reculées du pays. Alors que la ville est plongée dans le deuil et la colère, il est impératif de prendre des mesures pour améliorer les conditions de vie et de travail de nos soldats déployés, ainsi que pour garantir leur sécurité et leur bien-être. En honorant la mémoire de ces soldats courageux, nous nous engageons à faire mieux pour ceux qui servent notre pays avec dévouement et sacrifice.

 

Par Moïse Banafio

 

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Flash-Info : Situation Tendue dans Lim-Pendé, présence massive des rebelles

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Flash-Info : Situation Tendue dans Lim-Pendé, présence massive des rebelles

 

Centrafrique.org/rca-un-renfort-des-mercenaires-de-wagner-tombe-dans-une-embuscade-au-nord-ouest-quatre-morts/les-combattants-rebelles-de-3r-dans-la-localite-de-abba/” rel=”attachment wp-att-48987″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/Les-combattants-rebelles-de-3R-dans-la-localite-de-Abba-450×450.jpg” alt=”Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba” width=”450″ height=”450″ />
Les combattants rebelles de 3R dans la localité de Abba

 

 

Bangui, 17 avril 2024 (CNC)  

 Dans une nouvelle inquiétante que préoccupante, la tranquillité de Lim-Pendé est de nouveau mise à rude épreuve. Vers 11 heures du mardi 16 avril, des individus affiliés aux 3R, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont été repérés dans le village de ZORO, distant de 35 kilomètres de Ngaoundaye, sur l’axe Ndim. Cette intrusion soudaine a plongé la population dans un état de panique et d’incertitude.

 

Les habitants de ZORO ont été pris au dépourvu alors que les éléments rebelles pénétraient massivement dans leur village, semant la terreur et l’anxiété parmi eux. Pendant ce temps, les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes du groupe Wagner se mobilisent depuis Ndim pour contenir la situation et rétablir l’ordre dans la localité.

 

Cette escalade de la tension soulève de sérieuses inquiétudes quant à la stabilité sécuritaire dans Lim-Pendé. Les résidents font face à une menace directe pour leur sécurité et leur bien-être, tandis que les autorités locales et les forces de défense s’efforcent de restaurer la paix dans la région.

 

Nous restons vigilants quant à l’évolution de la situation et nous vous tiendrons informés des développements ultérieurs. Restez à l’écoute pour les dernières mises à jour sur cette situation en constante évolution.

 

Rappelons que la situation à ZORO met en lumière les défis persistants en matière de sécurité dans Lim-Pendé. La population locale est confrontée à une menace tangible, mais les efforts des forces de défense pour rétablir la paix offrent un espoir pour l’avenir.

Par Fortuné Bo Boberang

 

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À Cantonnier, le centre de santé au bord de l’effondrement, des malades soigner par terre

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À Cantonnier, le centre de santé au bord de l’effondrement, des malades soigner par terre

 

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Personne blessée allongée au sol avec une jambe bandée, entourée d’aidants dans le centre de santé de Cantonnier, le vendredi 12 avril 2024. CopyrightCNC

 

Bangui, 16 avril 2024 (CNC)

 Une ville oubliée, des vies en détresse, le cri d’alarme du chef de centre de santé de Cantonnier. En effet, le système de santé en Centrafrique vacille depuis des années, mais aujourd’hui, il menace de s’effondrer sous nos yeux. Dans les recoins reculés des provinces, la situation est critique, mais nulle part elle n’est aussi palpable que dans la ville de Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun.

 

C’est dans cette ville frontalière centrafricaine avec le Cameroun que se trouve un centre de santé faisant partie du district sanitaire de Bouar. Mais la réalité à Cantonnier est des plus sombres. Un manque criant de lits hante cet établissement de soins. Une seule chambre, dotée de quatre lits, est réservée aux malades. Face à l’urgence, le responsable a pris la décision de dédier ces lits aux enfants malades. Une autre chambre est uniquement destinée aux accouchements. Pourtant, dans l’urgence, des patients gravement malades se retrouvent parfois dans cette salle d’accouchement, soignés précipitamment avant d’être renvoyés chez eux avec des médicaments, faute de place.

 

Imaginez-vous, ce vendredi  12 avril, un homme, victime d’un accident de moto, gravement blessé à la jambe, est transféré à l’hôpital de Cantonnier. Sur place, le personnel soignant est contraint de le laisser dehors par terre pour lui administrer des soins. Cette scène déchirante est malheureusement bien réelle à Cantonnier. Ce n’est pas un fait isolé, mais récurant.

 

Interrogé par la rédaction du CNC, le chef du centre ne peut dissimuler son indignation. Il en appelle aux autorités gouvernementales et aux organisations humanitaires pour secourir plus de 2000 habitants de Cantonnier qui n’ont pas un lieu digne pour se soigner. Le chef du centre implore un renforcement en personnel, en équipements médicaux, et la construction de nouveaux bâtiments. Des lits et des matelas sont désespérément nécessaires pour offrir aux malades un endroit où se reposer avant et après les soins.

 

La situation à Cantonnier est plus qu’une crise sanitaire ; c’est un cri de détresse, une sonnette d’alarme pour toute une nation. Il est temps d’agir, de répondre à cet appel à l’aide avant que cette tragédie humaine ne s’aggrave davantage.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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La grande escroquerie énergétique : quand la Banque mondiale et les autorités centrafricaines trompent le peuple

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La grande escroquerie énergétique : quand la Banque mondiale et les autorités centrafricaines trompent le peuple

 

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Le ministre Arthur Piri

 

 

Bangui, 10 avril 2024 (CNC)  

 Depuis 8 longues années, en République centrafricaine, le peuple  est pris dans une spirale de déception, confrontée à une crise énergétique exacerbée par des accusations d’escroquerie impliquant la Banque mondiale et les autorités nationales.

 

À Bangui, la capitale de la République centrafricaine, les promesses d’une amélioration significative de l’approvisionnement en électricité se sont évaporées, laissant place à la frustration et à la colère. Malgré l’inauguration en fanfare des centrales d’énergie solaire à Danzy, construite sur une superficie de 70 hectare, dotée d’une capacité de 25 mégawatts,  et celle de Sakaï, situé  à 10 km de la capitale Bangui, près de Bimbo, financées par la Banque mondiale et construites par une entreprise chinoise, la réalité est loin des attentes.

 

Ces projets, qui visent à renforcer la centrale de Boali qui alimente la capitale  et à réduire les pannes, n’ont pas porté leurs fruits.

« Comme tout ce qui se fait en Centrafrique, ça ne marche jamais », déplore Georges, un habitant du quartier PK11,, soulignant la régularité des coupures depuis l’inauguration des installations. La situation s’est particulièrement aggravée ces derniers jours, avec des coupures d’électricité quasi constantes, plongeant la ville dans un chaos énergétique.

 

Les habitants de Bangui vivent désormais au rythme imprévisible des coupures d’électricité : l’électricité n’est disponible que par intermittence, parfois pour de brefs instants allant de dix à trente minutes par jour, souvent au milieu de la nuit. Cette instabilité empêche non seulement de recharger les téléphones, mais perturbe toutes les activités quotidiennes.

« Ça vient juste pour 30 minutes, puis ça s’en va », témoigne un citoyen, illustrant le désarroi face à cette précarité énergétique.

 

L’irrégularité de l’approvisionnement en électricité a suscité des interrogations brûlantes sur la gestion des fonds alloués à ces projets énergétiques. La population s’interroge sur la probabilité d’une escroquerie orchestrée aux dépens de la population par la Banque mondiale et les autorités centrafricaines.

« On se demande s’il ne s’agit pas d’une escroquerie dans le dos des gens », dit une voix dans la foule.

 

Les soupçons se multiplient également sur la répartition de l’énergie produite par les centrales de Danzi et de Sakai, certains suggérant qu’elle profite exclusivement aux résidences officielles du chef de l’État et de ses parents, laissant la population dans l’obscurité. Cette situation exacerbée met en lumière les défis structurels et les accusations de mauvaise gestion et de corruption qui entourent le secteur de l’énergie en Centrafrique.

 

Selon un homme politique centrafricain de renom, la Banque mondiale n’est pas responsable de la crise énergétique qui secoue Bangui. Il affirme que l’institution financière internationale n’est pas impliquée dans les dysfonctionnements et les accusations d’escroquerie qui pèsent sur le secteur de l’électricité en République centrafricaine.

« La Banque mondiale, lorsqu’un projet lui est soumis, débloque simplement les fonds nécessaires. Les véritables orchestrateurs de cette escroquerie à l’échelle nationale ne sont autres que les autorités centrafricaines elles-mêmes », affirme-t-il.

Le politicien va plus loin en affirmant que cette escroquerie ne se limite pas au secteur de l’énergie mais s’étend à d’autres domaines vitaux tels que l’éducation. Il accuse les dirigeants du pays, au pouvoir depuis 2016, de ne pas chercher à développer la nation, mais plutôt de piller et d’escroquer les ressources du pays.

« Ce ne sont pas des dirigeants mais des pillards, des voleurs de naissance», conclut-il, jetant une lumière crue sur les défis auxquels la République centrafricaine est confrontée dans sa quête de développement et de stabilité.

 

 

 

Il convient de rappeler que la crise énergétique à Bangui révèle des problèmes profonds, exacerbant la colère et les interrogations des Centrafricains. Le manque de transparence et de communication claire de la part des autorités et des institutions financières concernées alimente la frustration et les théories du complot. Pour rétablir la confiance, une enquête approfondie et la mise en place de mesures correctives sont nécessaires. Les Centrafricains méritent un approvisionnement en électricité fiable et équitable, pierre angulaire de tout développement durable et inclusif.

Par Alain Zilo

 

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Un nouveau livre pour dénoncer le désordre centrafricain

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Un nouveau livre pour dénoncer le désordre centrafricain

 

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L’ancien député Franck Saragbasaragba

 

 

Bangui, 17 avril 2024 (CNC)

L’ancien député de Boguila et administrateur des élections, Franck Urbain Saragba, qui est également diplômé de Science-Pô, vient de publier aux éditions Édilibres (Canada, France) un ouvrage intitulé « L’ordre républicain pour sauver le Centrafrique ».

 

Avec une plume acérée, l’ex-député estime qu’aujourd’hui, la République centrafricaine « est plus que jamais trahi par un certain nombre de ses filles et fils aux comportements inadmissibles qui sont parvenus comme par hasard à la commande de l’État. Par une gestion hasardeuse, doublée d’une pratique éhontée et chaotique, ces derniers ont d’une manière irresponsable finie par sonner le glas » de la République.

À l’en croire, « l’outrageuse compromission dans laquelle » les actuels dirigeants « se sont livrés à tous les niveaux a permis à ce que [le] pays soit vilipendé, discrédité, insulté, attaqué par des rebelles sans foi ni loi, trainé dans la boue pour finir par être la risée du monde et mis au ban de la communauté internationale. » C’est pourquoi, il estime que « l’imposition et l’applicabilité de l’ordre républicain dans la gestion de la chose publique s’impose. Il doit s’appliquer ici et maintenant pour que le Centrafrique « Ködörösêse tî bêafrîka » se remette enfin debout. C’est une première étape vers la restauration de l’ordre originel afin que nous nous réconciliions avec la logique d’un monde multipolaire, respectueux de la diversité des peuples et de l’environnement, membre de l’univers tout entier. »

 

L’auteur a promis reverser l’intégralité des bénéfices générés par la vente du livre aux victimes de la gestion calamiteuse du pays par le régime de Faustin Archange Touadera. Nous publions les bonnes feuilles de cet ouvrage sorti en librairie le 10 avril dernier et disponible bientôt à Bangui. Voici un extrait :

 

Le désordre centrafricain

 

L’ordre est ordre, le désordre est désordre, à moins que l’ordre ne fût qu’un désordre et inversement. Lancinante et crescendo, le désordre s’est infiltré d’une manière insidieuse régime politique après régime politique depuis une quarantaine d’années dans les rouages de notre république. Il a fini par être légitimé, devenant la norme, avec le dernier régime illégitime issu des deux dernières élections présidentielles et législatives truquées de 2015 et 2020 en faveur de l’actuel président de la République. « Mieux vaut une mauvaise élection qu’une transition chancelante » disait le défunt et très influent président Idriss Deby Itno du Tchad à propos de la République centrafricaine. Il ne croyait pas si bien dire, le Centrafrique a non seulement connu une transition chancelante mais une élection plus que chancelante pour ne pas dire moribonde et sous perfusée. A travers une liste non exhaustive de manquements et violations graves de la loi, de l’insécurité qui régnait à ce moment-là sur l’ensemble du territoire national, du manque de transparence, des cas de plusieurs tripatouillages scandaleux des chiffres et des résultats truqués de ces élections, et ce, en présence, à la vue et au su des principaux acteurs politiques locaux, des représentants de la société civile, des observateurs de la communauté internationale. Malgré tout, ces élections ont été validées.

Le summum du doute, du ridicule et de l’hilarité a été atteint lorsque devant les médias réunis, le président de l’Autorité Nationale des Élections, avocat de son État, nouvellement installé s’est confondu dans sa déclaration pour annoncer les chiffres et les pourcentages des résultats puis de se reprendre quelques secondes après pour les rectifier maladroitement sous des murmures désapprobateurs. Ainsi, le désordre total pour ne pas dire la pagaille venait de recevoir sa lettre de noblesse pour se substituer définitivement à l’ordre dans notre pays, comme si c’était normal et que tout allait bien dans le meilleur des mondes en ce beau pays situé au centre dudit continent, berceau des bantous. Cette phase de la vie politique de notre beau pays résume en elle seule comment sont semées les graines du désordre.

Celles-ci ont commencé à germer par un sabordage en règle de l’article 60 de la Constitution du 30 mars 2016 par l’actuel régime. Faut-il le rappeler, cet article disposait que « le gouvernement a l’obligation de recueillir préalablement l’autorisation de l’Assemblée nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles ainsi que des conventions financières. Il est tenu de publier ledit contrat dans les (8) jours francs suivant sa signature ». Le simple fait de vouloir faire appliquer les dispositions de cet article 60 a valu la destitution de l’ancien président de l’Assemblée nationale et a laissé la voie désormais libre au pouvoir exécutif.

Pire encore, sous le prétexte de répondre aux aspirations de la population, le régime a initié un référendum constitutionnel malgré le veto de la Cour constitutionnelle qui a relevé le caractère illégal de la procédure. Le régime et ses tenants sont passés outre ce véto pour soumettre au vote de la population un texte à caractère crisogène. Aussitôt la présidente de la Cour constitutionnelle a été admise à la retraite, démise de ses fonctions et remplacée par son adjoint. Un score de 95,21 % pour le « oui » a été proclamé, en dépit des nombreux vices de procédure constatés et du refus de la Cour Constitutionnelle. Mais au-delà, les observateurs ont constaté le peu de mobilisation et d’enthousiasme des Centrafricains pour se rendre dans les bureaux de vote. D’ailleurs, la plupart des bureaux de vote tant à Bangui qu’en provinces sont restés désespérément vides. Ce référendum constitutionnel est qualifié par nos concitoyens et de nombreux partenaires internationaux de notre pays comme un véritable coup d’État constitutionnel, à l’égal d’un coup d’État militaire.

Les dérapages du régime se confirment de jour en jour à travers des arrestations arbitraires en commençant par celles de simples citoyens lambda puis des officiers généraux, officiers et sous-officiers de l’Armée nationale. Ensuite celle d’un député de la nation au mépris de son immunité parlementaire pour finir par un avocat, sans compter d’innombrables actes illégaux d’expropriations. Malgré une Constitution taillée sur mesure, le régime de Bangui a du mal à se dépêtrer de ses contradictions, il rencontre toutes les peines du monde pour appliquer les dispositions de ladite constitution qu’il a orchestré plusieurs mois après sa promulgation.

Récemment, dans la crise institutionnelle au Sénégal, lorsque le président sortant Macky Sall a tenté d’abroger la loi portant convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle et de reporter la date de cette élection, les universitaires sénégalais se sont levés comme un seul homme pour y faire face en prenant leur responsabilité. Ces valeureux et courageux avant-gardistes, gardiens éclairés ont lancé  un appel au président suivi en cela par les sages du Conseil constitutionnel pour dénoncer le caractère illégal, illégitime, injustifiable et inacceptable de cette tentative alors qu’approximativement dans le même temps leurs homologues centrafricains drapés de leur toge, en ordre serré sur le perron de l’aéroport sous un soleil de plomb, suffoquant de chaleur, transpirant à grosses gouttes pour accueillir à la descente de l’avion l’autocrate de Bangui afin de l’ encenser dans ses frasques et autre coup d’État constitutionnel.

Franck Urbain SARAGBA

 

L’ordre républicain pour sauver le Centrafrique

Éditions Édilibres, avril 2024

ISBN : 978-2-38126-014-3

 

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Le Bal des Mensonges : Les Enjeux de la Taxe sur les Transactions Financières en Centrafrique

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Le Bal des Mensonges : Les Enjeux de la Taxe sur les Transactions Financières en Centrafrique

 

Le ministre Maxime Balalou
Le ministre Maxime Balalou

 

Bangui, 17 avril 2024 (CNC)  

 “La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder.” – Victor Hugo. En effet, dans l’arène politique de la République centrafricaine, les discours des ministres peuvent parfois ressembler à un bal masqué, où la vérité se dissimule derrière les masques des mensonges. La récente nomination de Maxime Balalou en tant que porte-parole du gouvernement a suscité des interrogations quant à la véracité de ses déclarations, contrastant avec son prédécesseur, Ghislain Serge Djorie. Si ce dernier était un “nul”, selon certains, son successeur semble être passé du statut de “nul” à celui de “médiocre”. Mais pourquoi ce changement dans l’opinion publique ?

 

La controverse tourne autour de la taxe de 1% imposée par le gouvernement sur toutes les transactions financières électroniques. Alors que le gouvernement semble vouloir rejeter la responsabilité de cette mesure impopulaire sur Orange Centrafrique, les faits révèlent une réalité différente. La Télécel Centrafrique a devancé Orange en prélevant cette taxe dès le 3 avril, suivi par Orange le 4 avril. Pourquoi donc cibler spécifiquement Orange Centrafrique ?

 

Il semble que la cible soit mal choisie, car la régulation des flux financiers relève de la compétence de la COBAC (commission bancaire d’Afrique centrale ), et non de l’ARCEP, chargée de la régulation des télécommunications. Taxer Orange de hors-la-loi semble donc déplacé dans ce contexte.

 

Les déclarations du porte-parole du gouvernement sont également sujettes à controverse. En prétendant que le gouvernement a désormais le contrôle total sur les communications et qu’il taxe en conséquence, le ministre Balalou semble égaré dans un labyrinthe de mensonges. Une approche plus constructive consisterait à collaborer avec les acteurs du secteur des télécommunications et les autorités de régulation, plutôt que de déverser publiquement un flot de balivernes.

 

De même, les propos du ministre sur le respect de la loi semblent plus relever d’un règlement de comptes que d’une réelle volonté de faire respecter la loi. Entre Orange Centrafrique et le gouvernement, qui est réellement hors-la-loi en matière de taxe sur les transactions financières électroniques ?

 

En fin de compte, cette saga politique illustre la nécessité d’une transparence et d’une responsabilité accrues au sein du gouvernement centrafricain. Les masques des mensonges doivent être levés pour laisser place à la lumière de la vérité, seule garante de la confiance entre les citoyens et leurs dirigeants.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Le Marché  central de Baboua : Entre Insalubrité et Insuffisance

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Le Marché  central de Baboua : Entre Insalubrité et Insuffisance

 

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Le marché central de Baboua. C CopyrightCNC

 

 

Bangui, 16 avril 2024 (CNC)  

 “La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent.” – Albert Camus. Ce principe semble oublié quand on observe la situation du marché

de Baboua.

 

Au cœur de la préfecture de la Nana-Mambéré, à une centaine de kilomètres de Bouar, chef lieu de ladite préfecture, le marché de Baboua illustre le contraste entre la nécessité de soutenir la communauté locale et l’actuelle négligence des infrastructures. Dans cette partie reculée de la République Centrafricaine, les vendeurs, faute de place suffisante, sont contraints de disposer leurs marchandises directement sur le sol. Ce spectacle, loin de l’idéal d’un marché propre et organisé, soulève des questions cruciales sur la gestion et le soutien des autorités locales.

 

Un marché sous-dimensionné

 

Les plaintes répétées des commerçants face à une mairie qui semble sourde à leurs besoins ont mené à la construction d’un marché. Cependant, la structure s’avère inadéquate, incapable de contenir l’ensemble des commerçants.

“Le marché construit ne peut pas contenir tous les commerçants”, témoigne Mathieu, un vendeur à Baboua, mettant en lumière le manque de prévoyance ou de volonté de la part des autorités. La majorité des vendeurs continue donc de vendre à même le sol, dans des conditions précaires.

 

Des conditions précaires

 

La situation du marché de Baboua est alarmante, posant des problèmes de salubrité majeurs avec des aliments exposés à la poussière et aux débris.

“Cela pourrait conduire à un problème de santé, à la maladie,” prévient un acheteur retrouvé sur le marché de Baboua, mettant en évidence les risques sanitaires liés à l’absence d’infrastructures adéquates. Cette insuffisance crée un environnement non seulement indigne pour les vendeurs mais aussi dangereux pour les consommateurs.

 

La priorité aux taxes plutôt qu’à l’infrastructure

 

L’approche des autorités locales, axée sur la collecte des taxes plutôt que sur l’amélioration des conditions de vente, est une source de frustration pour la communauté commerçante. Les taxes sur les produits et les commerçants sont rigoureusement collectées, mais le réinvestissement dans les infrastructures essentielles reste insuffisant. Cette gestion questionnable reflète un désintérêt pour le bien-être des commerçants et des acheteurs du marché.

 

Un impératif de changement

 

Le marché de Baboua, avec ses nombreux défis, est un microcosme des problèmes rencontrés par de nombreuses petites agglomérations à travers le monde. Les autorités locales doivent reconnaître l’urgence de la situation et agir pour améliorer les infrastructures, afin de garantir un environnement de vente digne et sûr. L’avenir de Baboua et de ses habitants en dépend – une responsabilité que les dirigeants ne doivent pas négliger.

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Les Défis de l’Énergie et de l’Eau en Centrafrique : Un Regard sur les Responsabilités de l’État

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Les Défis de l’Énergie et de l’Eau en Centrafrique : Un Regard sur les Responsabilités de l’État

 

Marcel Mokwapi, Président de l'observatoire des consommateurs centrafricains. Crédit photo: Page Facebook Marcel Mokwapi
Marcel Mokwapi, Président de l’observatoire des consommateurs centrafricains. Crédit photo: Page Facebook Marcel Mokwapi

 

 

Bangui, 17 avril 2024 (CNC)  

 “L’eau d’abord. Oui, l’ENERCA, c’est nécessaire d’avoir la lumière, d’avoir l’énergie”. Les paroles de Marcel Mokwapi, président de l’Observateur Centrafricain de Consommation, résonnent comme un appel à la raison, un cri du cœur pour les besoins les plus essentiels de la population centrafricaine. Dans un pays où les coupures intempestives d’électricité et les problèmes d’approvisionnement en eau sont monnaie courante, les préoccupations de Mokwapi reflètent celles de nombreux citoyens.

 

 La Lutte Quotidienne

 

Les Centrafricains sont habitués à jongler avec les défis posés par l’ENERCA et la Sodeca, les principales sociétés en charge de l’électricité et de l’eau, respectivement. Les pannes récurrentes, les infrastructures vétustes et les systèmes de distribution défaillants sont autant d’obstacles à un quotidien paisible et fonctionnel.

 

Mokwapi souligne avec justesse que la priorité doit être accordée à l’eau, un besoin fondamental qui ne peut être négligé. Pourtant, il reconnaît également l’importance de l’électricité dans la vie moderne, soulignant les efforts de rénovation entrepris par l’ENERCA. Cependant, ces améliorations ne peuvent être isolées ; elles doivent être accompagnées d’une modernisation complète du système de distribution pour garantir une satisfaction généralisée.

 

La Responsabilité de l’État

 

Au cœur du débat se trouve la question de la responsabilité de l’État. Mokwapi ne mâche pas ses mots lorsqu’il pointe du doigt l’État comme le principal acteur à blâmer. En tant que régulateur et fournisseur de moyens, il est essentiel que l’État assume ses responsabilités envers ses citoyens.

 

Les ressources allouées doivent être suffisantes, mais plus important encore, elles doivent être utilisées de manière efficace et transparente. L’État doit également donner l’exemple en matière de consommation énergétique responsable, plutôt que de gaspiller les ressources précieuses dont le pays a tant besoin.

 

L’Espoir en Dépit des Défis

 

Malgré les défis persistants et les décennies de lutte, Mokwapi exhorte à garder espoir. Les hauts responsables de l’ENERCA montrent une volonté de changement, mais les défis restent immenses. Il est impératif que les citoyens continuent de faire entendre leur voix et de demander des comptes à leurs gouvernants.

 

Un Appel à l’Action

 

Les défis de l’énergie et de l’eau en Centrafrique sont nombreux et complexes. Cependant, avec une volonté politique forte et une mobilisation citoyenne continue, il est possible de surmonter ces obstacles et de bâtir un avenir meilleur pour tous. Marcel Mokwapi et l’Observateur Centrafricain de Consommation continueront sans aucun doute à jouer un rôle crucial dans cette lutte pour le progrès et la justice.

La Dérive des Jeunes à Nola : Quand l’Enfance Perdue Défie l’Avenir

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La Dérive des Jeunes à Nola : Quand l’Enfance Perdue Défie l’Avenir

 

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Rondpoint de la ville de Nola en République centrafricaine

 

 

Bangui, 17  avril 2024 (CNC)

 À Nola, la ville phare de la préfecture de la Sanga Mbaéré, une ombre grandissante obscurcit l’avenir de la jeunesse : la montée en flèche de la délinquance juvénile et l’exploitation des enfants dans des activités illicites.

 

Dans les rues de la ville Nola, chef-lieu de la préfecture de la Sanga Mbaéré, un sombre phénomène gangrène l’innocence des jeunes. La délinquance juvénile et l’exploitation des enfants dans des activités peu recommandables prennent un essor inquiétant, semant le trouble dans le cœur de cette paisible localité.

 

Des Enfants Livrés à Eux-mêmes :

 

 

Il est difficile de ne pas remarquer la présence croissante de jeunes, souvent en âge d’être à l’école, errant dans les quartiers de Sanga, Tanga 1, et

Batali. Au lieu de livres et de cahiers, ils tiennent entre leurs mains des cartes et des dés, s’adonnant à des jeux d’argent tels que La Carte, Ficelle

Elastique et Ludo. Une scène déconcertante, témoignant d’une perte de repères alarmante au sein de la jeunesse locale.

 

Le Cri d’Alarme des Figures de la Communauté :

 

Pasteur Albert Gwandi, du temple Béoko, exprime avec véhémence sa préoccupation face à cette dérive. Il souligne le déclin moral de la ville, transformée en un repaire de débauche où les enfants échappent au contrôle de leurs parents. La question brûlante demeure : où sont passés les fondements moraux qui jadis régissaient ces terres ?

 

Pasteur Albert Gwandi du temple Béoko : « On ne respecte plus les parcelles de Dieu, l’endroit où c’est un milieu très exceptionnel qui devait vraiment bénéficier de respect des gens. Mais on voit que ce milieu est transformé à un milieu de banditisme où les gens jouent aux cartes et n’importe quoi. Et ils s’échappent au contrôle de leur parent. Il m’a pris la question si ces mineurs, en quittant la maison, est-ce que leurs parents se sentaient au moins à savoir là où ils sont ? »

 

Bonaventure Guba, chef de quartier, en appelle à une action gouvernementale urgente pour endiguer ce fléau. Les autorités locales se sentent démunies face à cette montée en puissance de la délinquance juvénile, qui menace de détourner la jeunesse de son chemin vers un avenir meilleur.

 

Violation des Droits de l’Enfant :

 

La dérive des jeunes à Nola n’est pas seulement une menace pour la sécurité, mais aussi une violation flagrante des droits de l’enfant. Gérard Koulindiawa, président préfectoral des droits de l’enfant, rappelle avec force les obligations énoncées dans le Code de protection de l’enfant, soulignant l’impératif du respect envers les parents et l’engagement envers l’éducation.

 

Engagement des Autorités :

 

Face à cette crise croissante, le commissaire de police de Nola assure une réaction rapide pour lutter contre ce fléau. Cependant, la lutte contre la délinquance juvénile ne peut être menée qu’avec l’engagement de toute la société, des autorités locales aux parents en passant par les éducateurs.

 

Il est à noter que Nola ne peut plus tolérer le fardeau de la délinquance juvénile. Il est temps que les paroles se transforment en actions concrètes, que les promesses se traduisent en mesures efficaces. L’avenir de la jeunesse et la sécurité de la communauté en dépendent.

 

Gervais Poumouli

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Le Procès de l’Affaire Ndélé 1 : Reprendre le Fil de la Justice

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Le Procès de l’Affaire Ndélé 1 : Reprendre le Fil de la Justice

 

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Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bangui, 17 avril 2024 (CNC)  

 Alors que le soleil se lève sur la capitale Bangui, la Cour pénale spéciale (CPS) reprend ses travaux dans l’affaire de Ndélé 1. Après une suspension de plus de deux mois en raison de la grève des avocats, les regards sont à nouveau tournés vers cette salle d’audience où la justice cherche à élucider les crimes de guerre et contre l’humanité allégués. Mais derrière les noms des accusés se cachent des enjeux bien plus profonds, mettant en lumière une lutte complexe pour la vérité et la responsabilité.

 

Le Déroulement du Procès:

 

Depuis son ouverture le 5 décembre dernier, il représente un nouveau chapitre dans le livre de la justice centrafricaine, succédant à l’horreur des massacres de Koundili et Lemouna. Cependant, l’affaire Ndélé 1 porte un poids supplémentaire, car elle met en lumière une vérité dérangeante : les responsables présumés ne sont pas seulement des acteurs obscurs dans les coulisses de la politique, mais des figures haut placées au sein du gouvernement.

 

Les Enjeux Cachés:

 

Lorsque l’on évoque Ndélé 1, c’est bien plus qu’un simple numéro. C’est un rappel brutal que la quête de justice en République Centrafricaine ne se limite pas à quelques individus isolés, mais qu’elle s’étend jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir. Les noms des ministres de la justice, des transports, de l’agriculture, et du délégué au désarmement résonnent dans les couloirs de la CPS, rappelant que la véritable bataille pour la vérité ne fait que commencer.

 

Alors que le procès de Ndélé 1 reprend, il est temps pour la nation de se confronter à son passé et de regarder vers l’avenir avec détermination. Que ce soit Ndélé 2, 3, voire 4 et 5, l’objectif demeure le même : une justice équitable pour tous, quel que soit leur statut ou leur position politique. La vérité peut être lente à émerger, mais tant que la lumière de la justice brille, il y a de l’espoir pour un avenir meilleur en République Centrafricaine.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Foire Apicole de Bangui : Valorisation d’un Trésor Méconnu

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Foire Apicole de Bangui : Valorisation d’un Trésor Méconnu

 

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CopyrightDR

 

 

Bangui, 17 avril 2024 (CNC)  

 Au centre de la ville de Bangui, la capitale centrafricaine, les abeilles orchestrent un ballet sucré, révélant un trésor méconnu : le miel de la République Centrafricaine. Dans un élan de promotion et de reconnaissance, la troisième édition de la Foire Apicole ouvre ses portes au stade municipal, offrant une vitrine éclatante aux apiculteurs locaux.

 

Du lundi au samedi, le stade municipal se transforme en un véritable marché du miel, où les producteurs de Bangui et des contrées environnantes dévoilent fièrement leurs précieux nectars. Initiée par le ministère de l’Élevage en collaboration avec des partenaires tels que les ONG WH, Triangle et le projet Prapam, cette foire met en lumière l’excellence du miel centrafricain.

 

Sous des tentes colorées, chaque producteur prend place derrière sa bande de rôle, arborant les couleurs de sa préfecture. C’est là, dans cette symphonie de saveurs, que les visiteurs peuvent déguster et acquérir les trésors sucrés de la nation.

 

Le Dr Patrick Ningata, directeur de cabinet au ministère de l’Élevage, insiste sur l’importance de la consommation locale pour valoriser le miel centrafricain. Avec une position de leader en Afrique centrale et une présence notoire sur la scène mondiale en tant que cinquième producteur de miel sur le continent, la République Centrafricaine détient une richesse naturelle à préserver et à promouvoir.

 

Pourtant, malgré ce potentiel, le secteur apicole demeure désorganisé. C’est dans cette optique que s’inscrit la foire, visant à restructurer la filière pour offrir aux consommateurs des produits de qualité et promouvoir les bienfaits du miel dans une perspective de santé publique.

 

Au-delà du miel pur, la foire met en avant une variété de produits dérivés, témoignant de la créativité et de l’ingéniosité des transformateurs locaux. Des savons aux crèmes en passant par les produits alimentaires, chaque dérivé du miel incarne une promesse de bien-être et de gourmandise.

 

Pour Charlotte Danouane, directrice générale de l’entreprise Révélation de Gloria, cette foire représente une opportunité inestimable de valoriser les trésors de la terre centrafricaine. Avec des produits allant de l’huile de sésame à la croquette du Yam à base de miel, elle incarne la vision d’une industrie apicole florissante et dynamique.

« J’ai le miel, j’ai l’huile de sésame, j’ai aussi l’huile de karité. J’ai ici la croquette du Yam à base de miel. C’est une croquette de patates douces à base de miel. Donc tout est à base de miel sur mon stand. Je trouve que c’est bien, c’est une très bonne chose parce qu’on a trop de miel chez nous, mais nos miens ne sont pas valorisés. Cette fois, je pense que ça donnera l’occasion à des partenaires et aussi à ceux qui produisent du miel de valoriser et aussi d’exporter notre miel », déclare madame Charlotte Danouane.

 

La troisième édition de la Foire Apicole de Bangui promet ainsi une semaine riche en découvertes et en délices. Au-delà des dégustations et des échanges, elle offre un éclairage sur un secteur souvent méconnu mais pourtant essentiel à l’économie et à la santé nationales.

 

En clôturant ses portes samedi, la foire laissera derrière elle un héritage de saveurs et d’échanges, témoignant du potentiel inépuisable du miel centrafricain. Avec une production annuelle oscillant entre 23 000 et 24 000 tonnes depuis 2021, la République Centrafricaine confirme sa place de choix sur la carte mondiale de l’apiculture, une ressource naturelle à chérir et à préserver pour les générations futures.

Par Éric Azoumi

 

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Un gendarme violemment agressé par les mercenaires russes à Nana-Bakassa

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Un gendarme violemment agressé par les Mercenaires russes à Nana-Bakassa

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CopyrightCNC

 

“Qui sont les vrais gardiens de la paix en République centrafricaine?” Cette question hante désormais les rues de Nana-Bakassa, une sous-préfecture de l’Ouham devenue le théâtre d’une violence inouïe. Samedi dernier, le calme de la brigade de la gendarmerie a été brisé par une altercation brutale impliquant des mercenaires du groupe paramilitaire russe Wagner et Dobo Alain, le commandant adjoint  de la brigade.

 

Selon les témoignages recueillis auprès des autorités locales, les mercenaires voulaient s’emparer du téléphone du gendarme, un simple appareil devenu le déclencheur d’une violence choquante. Refusant de céder à leur demande, le commandant Alain a été sévèrement battu par ce groupe des criminels des mercenaires du groupe Wagner, résultant en une fracture du bras droit. Actuellement, il est en attente d’évacuation à Bangui pour recevoir des soins médicaux appropriés.

 

Mais l’agression ne s’arrête pas là. Il est rapporté que les mercenaires russes maintiennent une surveillance stricte sur le commandant Dobo Alain, dans un effort évident de museler les témoins et d’empêcher que l’affaire ne traverse les murs de leur base.

 

Cette attaque n’est malheureusement pas un cas isolé. Des incidents similaires se sont produits à d’autres endroits auparavant, notamment à Boali, Ndélé, Bouar, Baboua, Kabo  et ailleurs, où les colonels de l’armée nationale, Kitoko et Modoua ont été violemment appréhendés par ces mercenaires, y compris l’arrestation puis agression du commandant de brigade de la gendarmerie de Bouar par ces même criminels  de Wagner, sans oublier le tabassage du commissaire de Baboua.

 

Face à ces répétitions d’actes de brutalité, la question demeure : quelle mesure de sécurité et de justice peut être espérée quand les protecteurs sont eux-mêmes en danger ? La réponse reste en suspens, laissant derrière elle une communauté en quête de paix et de protection légitime.

 

Florent Jonas Biolot

 

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Faustin Archange Touadera, architecte de la désillusion , bâtisseur de mensonge

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Faustin Archange Touadera, architecte de la désillusion , bâtisseur de mensonge

 

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Bangui, 16  avril 2024 (CNC)

Selon un proverbe centrafricain, “La vérité est le pilier de la société, le mensonge en est la ruine”. En effet, dans les couloirs du pouvoir centrafricain, un homme est monté sur le trône de la magistrature suprême en 2016, portant avec lui les espoirs et les rêves d’un peuple assoiffé de changement. Faustin-Archange Touadéra, un ancien Premier ministre, a promis une ère nouvelle pour la République centrafricaine, un renouveau où la vérité et la transparence guideraient chaque décision, où le bien-être du peuple serait la priorité absolue. Cependant, ce qui aurait pu être un nouveau chapitre radieux pour le pays s’est rapidement transformé en une sombre saga de manipulation, de non-vérité et de mensonge.

 

Un proverbe africain dit : “Les promesses non tenues sont comme des nuages noirs qui obscurcissent l’horizon de l’espoir”.

En effet, au début de son mandat en 2016, Faustin Archange Touadera semblait être l’incarnation même de l’intégrité et de la détermination. Ses paroles étaient empreintes de sincérité, ses actions motivées par un désir authentique de changer le destin de son pays. Mais malheureusement, les espoirs placés en lui ont rapidement été anéantis par une série d’événements troublants. En 2017-2018, un accord obscur avec le groupe Wagner et un rapprochement suspect avec la Russie ont marqué un tournant dans son leadership.

 

“Un seul mensonge suffit à ternir mille vérités”, dit un adage russe .

 

En effet, après 2018, les années qui ont suivi ont été témoins d’une descente aux enfers pour la politique centrafricaine. Les discours provocateurs et les mensonges éhontés ont remplacé la vérité et la transparence. Le régime de Touadéra, autrefois porteur d’espoir, est devenu un bastion de tromperie, où la vérité est devenue une denrée rare et précieuse, et où la corruption s’est enracinée dans les moindres recoins du gouvernement.

 

“La vérité est comme le soleil. Elle peut être voilée par les nuages du mensonge et de la tromperie, mais elle ne disparaît jamais complètement”, dit un Proverbe Africain

 

En effet, les conséquences de cette culture de mensonge et de manipulation sous Faustin Archange Touadera se font sentir à travers tout le pays. Les infrastructures croulent sous le poids de la négligence, les hôpitaux manquent cruellement de ressources et l’électricité, symbole de progrès et de développement, demeure un luxe pour de nombreuses communautés. Pendant ce temps, les richesses de la nation sont détournées et pillées vers des intérêts étrangers (Russie et Rwanda ), alimentant les coffres de ceux qui exploitent la misère du peuple centrafricain.

 

“Le mensonge peut prospérer un temps, mais la vérité finira toujours par triompher”, dixit un  Proverbe Africain

 

Alors que la République centrafricaine lutte pour sortir de l’ombre de la corruption et du mensonge, il est impératif que le peuple se lève et exige des

comptes de ceux qui ont trahi leur confiance. Faustin-Archange Touadéra, autrefois porteur d’espoir, est maintenant devenu le symbole même de la trahison et de la déception. Son règne restera gravé dans l’histoire comme une période sombre où les promesses brisées ont éclipsé les rêves de progrès et de prospérité pour tous les Centrafricains.

 

Par Alain Nzilo

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Nana-Bakassa, 2 soldats FACA tués, un autre blessé dans une violente attaque des groupes armés

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Nana-Bakassa, 2 soldats FACA tués, un autre blessé dans une violente attaque des groupes armés

 

Centrafrique.org/Centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham - Fafa
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

 

Bangui, 16 avril 2024 (CNC)  

 L’Aube Troublée à Kadjama: Un Nouveau Conflit éclate aux Portes de Nana Bakassa. Mais quand la tranquillité d’une localité est brutalement interrompue, comment les habitants et les forces en présence réagissent-ils? Ce lundi matin, le village de Kadjama, situé à 35 kilomètres de la sous-préfecture de Nana Bakassa, s’est retrouvé au cœur d’une escalade de violence inattendue.

 

Aux premières heures du jour, ce lundi 15 avril, alors que le soleil peinait encore à percer l’horizon de Nana-Bakassa, une attaque soudaine a ébranlé la quiétude de Kadjama. Selon des sources locales, les forces de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), communément appelés  GOA par les soldats FACA, dont les affiliations restent voilées de mystère, ont lancé un assaut contre les positions tenues par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) dans cette localité paisible.

 

Selon les premiers éléments d’information recoupée auprès des sources à Nana-Bakassa, 2 soldats FACA, dont les noms  sont : KOUALE-NGBA STEPHANE, un soldat de deuxième classe ; NGUINON FABRICE, aussi un autre soldat de deuxième classe. Pendant ce temps, un troisième, gravement blessé, il s’agit du soldat  BANGA-GBOMO JOSUÉ, deuxième classe également. Ce sont tous des éléments de la promotion 2023 formés par les mercenaires du groupe Wagner à Berongo et embourbés dans le huitième bataillon d’infanterie territorial (BIT8) détaché dans Nana-Bakassa, dans l’Ouham.   Les détails sur les victimes ou l’étendue des dégâts restent flous, mais l’urgence de la situation a rapidement transpiré à travers la région. En réponse, des renforts composés de miliciens du groupe Wagner, connus pour leur intervention en tant que mercenaires, ont été dépêchés. Leur mission : soutenir les troupes nationales et stabiliser la situation qui pourrait autrement dégénérer en un conflit plus vaste.

 

Réactions et Répercussions

 

L’impact de cette attaque sur les habitants de Kadjama, Nana-Bakassa  et les environs est encore incertain. Témoignages recueillis auprès de survivants et d’observateurs locaux peignent un tableau de confusion et de peur.

“Nous ne savions pas que notre village deviendrait un champ de bataille de telle ampleur ”, confie un habitant, dont le nom est resté anonyme pour sa sécurité. “Tout ce que nous souhaitons, c’est la paix.”

 

La situation reste en évolution, et les informations continueront de nous parvenir. Restons attentifs aux développements futurs qui, espérons-le, mèneront à un retour au calme et à la reconstruction de la confiance entre les forces en présence et les communautés qu’elles prétendent protéger.

Florent Jonas Biolot

 

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L’Horreur continue dans la Préfecture du Mbomou : 9 Personnes Massacrées à Kologota

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L’Horreur continue dans la Préfecture du Mbomou : 9 Personnes Massacrées à Kologota

Centrafrique.org/Centrafrique-un-renfort-des-mercenaires-russes-est-en-route-pour-nzako-les-rebelles-quittent-la-ville/les-combattants-rebelles-de-la-coalition-des-patriotes-pour-le-changement-a-nzako-le-21-mai-2022/” rel=”attachment wp-att-56727″ data-wpel-link=”internal”>Les combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le 21 mai 2022 à Nzako, au sud-est de la République centrafricaine
Les combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), le 21 mai 2022 à Nzako, au sud-est de la République centrafricaine

 

Bangui, 16 avril 2024 (CNC)  

 Dimanche dans la matinée, Le calme de Kologota, à plus de 30 kilomètres de Bakouma sur l’axe de Bangassou, a été brutalement déchiré par un acte impensable. Au moins neuf âmes innocentes ont été prises dans un torrent de violence, une autre blessée, et six maisons réduites en cendres lors d’un massacre qui a secoué la région.

 

Les autorités locales, encore sous le choc, pointent du doigt les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) pour cet acte de barbarie. Pour la population de cette région déjà éprouvée par la peur, cette nouvelle tragédie n’a fait que renforcer leur sentiment d’insécurité grandissante.

 

La préfète du Mbomou, Pierrette Bengeure, exprime son désarroi devant cette nouvelle vague de violence et appelle à des mesures urgentes. Elle exhorte le gouvernement à fournir aux soldats FACA les équipements et les moyens logistiques nécessaires pour protéger efficacement la population civile.

 

Pierrette Bengeure, Préfète du Mbomou : “Le gouvernement doit renforcer l’effectif des soldats FACA À Bakouma et les doter pour pouvoir intervenir à tout moment et sécuriser la population civile et leur vie”. C’est là où je profite de vous pour d’abord présenter mes condoléances à la famille éprouvée”.

 

Des témoignages poignants émergent des cendres de Kologota. Un village qui, jusqu’à récemment, était le symbole de la vie paisible et prospère dans la région, est désormais marqué par la tragédie. Les habitants, encore sous le choc, racontent comment les flammes ont dévoré leurs foyers, leurs greniers, leurs espoirs.

 

Parmi les victimes se trouvait le responsable du poste de santé du village de Bagoua, à 40 kilomètres de là. Son voyage vers Bakouma pour obtenir des vaccins a été brutalement interrompu par la violence aveugle des assaillants. La population, maintenant dans l’attente anxieuse de Bakouma, réclame justice et sécurité.

 

Dans la capitale Bangui, la tuerie de Kologota a déclenché une onde de choc. Le député de Bakouma exhorte le gouvernement à renforcer la présence militaire dans la région pour faire face à toute éventualité. Il décrit avec émotion comment l’attaque a plongé la région dans la terreur, mettant en lumière la nécessité urgente de protéger les populations vulnérables contre les forces de la destruction.

 

Député de Bakouma : « J’exhorte le gouvernement de renforcer le dispositif sécuritaire dans la région, car les hommes armés rôdent autour de Bakouma dans l’optique de déloger les FAKA pour récupérer la ville. Vous savez, les gens prient pour le retour de la paix, mais ces rebelles restent dans la logique de la guerre”.

 

Pendant ce temps, les routes qui relient Bakouma à Zako et Bangassou restent désespérément vides. La peur a figé les mouvements quotidiens, laissant les habitants prisonniers de leur propre anxiété.

 

Dans cette région où la paix est un rêve fragile, chaque journée apporte son lot de défis et de tragédies. Pour les habitants de Kologota, la quête de sécurité et de justice semble être un combat sans fin, alors qu’ils tentent de se reconstruire parmi les ruines de la violence et du chaos.

 

Par Félix Ndoumba

 

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La ruée vers l’or dans la Nana-Mambéré : entre espoirs dorés et réalités amères

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La ruée vers l’or dans la Nana-Mambéré : entre espoirs dorés et réalités amères

 

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l’exploitation artisanale de l’or en République centrafricaine

 

Bangui, 15 avril (CNC)  

 À la découverte de la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest du pays,  révèle un phénomène à la fois captivant et controversé dans ses localités telles que Baboua, Abba et autres, où la recherche de l’or attire des foules de jeunes, y compris mineurs. Cette ruée vers l’or, promettant fortune et aventure, cache cependant une réalité plus sombre d’exploitation et de désillusion.

 

Un eldorado aux bords gris

 

Dans les profondeurs de la terre de la Nana-Mambéré, 350 artisans travaillent d’arrache-pied sur chaque chantier minier  à l’extraction du métal précieux, organisés en équipes d’une cinquantaine de personnes sous la houlette dévouée d’un chefs d’équipe. Ces leaders, plus que de simples superviseurs, prennent soin de leur équipe, couvrant les besoins essentiels tels que la nourriture et les soins médicaux. Ces artisans, dont des enfants de quinze ans, s’enfoncent dans les profondeurs de la terre, à la recherche de graviers aurifères.

 

« Le travail est difficile, mais l’espoir de trouver de l’or nous fait oublier les risques », confie Freddy, un artisan, résumant l’esprit qui anime ces chercheurs d’or. Ce témoignage met en lumière la complexité d’une activité où l’espoir et le désespoir se croisent, illustrant parfaitement le caractère à double tranchant de cette quête.

 

Prospérité éphémère

 

Les récompenses de cet effort, qui s’élèvent parfois à des millions ou rien, se dissipent rapidement dans les excès.

« Dès qu’on a de l’argent, on le dépense sans penser à demain », avoue Freddy, mettant en lumière un cercle vicieux de gains et de dépenses inconsidérées. Cette prospérité éphémère conduit à des comportements à risque, de la consommation d’alcool aux liaisons éphémères, reflet d’un mode de vie précaire.

 

Des conséquences sociales profondes

 

Ce qui est encore plus alarmant, c’est l’impact sur les jeunes. La ruée vers l’or dans la Nana-Mambéré attire les mineurs, souvent au détriment de leur éducation.

« L’or brille plus que les tableaux noirs de l’école», confesse un adolescent artisan minier sur le chantier minier de Abba , symbolisant l’attrait irrésistible mais périlleux de l’or sur les jeunes esprits. S’ensuivent des mariages précoces et des abandons scolaires, accroît la vulnérabilité de ces jeunes filles prises dans un tourbillon d’incertitudes.

 

Vers un avenir meilleur ?

Malgré ses attraits, la fièvre de l’or à Nanamambéry soulève des questions cruciales sur le développement durable et la protection de l’enfance. Les autorités et les communautés locales se trouvent à la croisée des chemins, cherchant à équilibrer les avantages économiques immédiats et les coûts sociaux à long terme. Georges, Un ancien artisan s’interroge :

« L’or que nous trouvons aujourd’hui garantira-t-il un avenir meilleur à nos enfants ? » Cette question résonne comme un appel à l’introspection collective pour un avenir plus prometteur.

 

La quête de l’or dans la Nana-Mambéré, loin d’être un conte de fées, est une réalité complexe aux enjeux profonds. Entre espoirs et désillusions, cette aventure reflète les défis et les dilemmes d’une communauté à la recherche d’un équilibre entre prospérité économique et bien-être social.

 

Par Gervais Lenga

 

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Déchets à Boda: Chronique d’une Ville Oubliée

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Déchets à Boda: Chronique d’une Ville Oubliée

 

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CopyrightCNC

 

Bangui, 16 avril 2024 (CNC)  

 Que se passe-t-il lorsqu’une ville est laissée à l’abandon par ceux censés la protéger ? À Boda, les images de rues encombrées de détritus sont devenues un spectacle quotidien, témoignant d’un profond malaise urbain. Ce décor, où les ordures s’entassent au gré des vents, pose une question cruciale : comment en sommes-nous arrivés là ?

 

À Boda, la situation sanitaire se détériore à vue d’œil. Les montagnes de déchets qui s’accumulent dans les coins de rues ne sont pas seulement un désagrément visuel ; elles sont également un risque pour la santé publique. Les habitants, bien que conscients du problème, se sentent impuissants face à l’inaction des autorités.

 

“C’est comme si nous étions oubliés, abandonnés à notre triste sort,” confie Marien, un résident de Boda, le regard sombre.

 

Les infrastructures de gestion des déchets, insuffisantes et obsolètes, ne parviennent pas à suivre le rythme de l’accroissement des déchets produits par la ville. Les services de ramassage sont sporadiques et inefficaces, laissant les poubelles déborder et les déchets s’éparpiller aux quatre vents. Les rues, jadis animées et propres, sont maintenant parsemées de débris, affectant le quotidien des citoyens et l’image de la ville, autrefois appelée « Boda la belle ».

 

Les commerçants de Boda, quant à eux, expriment leur frustration face à la dévalorisation de leurs commerces due à l’insalubrité ambiante.

 

“Qui voudrait faire ses achats dans un tel environnement ?” s’interroge Patricia, une commerçante, en geste de désespoir face à l’étalage souillé devant son magasin.

 

À Boda, la réalité des rues encombrées d’ordures est devenue la norme, une toile de fond triste pour la vie quotidienne des habitants. Les perspectives semblent sombres, et le paysage urbain continue de se dégrader, reflétant un sentiment de résignation qui s’est emparé de la ville. La question demeure : jusqu’où cette situation peut-elle aller avant que le regard ne se tourne enfin vers cette ville oubliée ?

 

Patricia Solange Mingui

 

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Face aux Violences dans le Haut-Mbomou : Les Voix des Ressortissants se Font Entendre

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Face aux Violences dans le Haut-Mbomou : Les Voix des Ressortissants se Font Entendre

 

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Parfait Achille Romaric Sangou-Zirani, Conseiller économique et social du Haut-Mbomou

 

 

Bangui, 16 avril 2024 (CNC)  

 Un cri de détresse s’élève des terres tourmentées du Haut-Mbomou, porté par ceux qui ont connu la terreur de près. Dans une atmosphère où l’ombre des violences plane, les habitants se dressent pour réclamer justice et sécurité.*

 

Au cœur de cette préfecture ensanglantée, des voix se sont levées pour témoigner des atrocités subies. Lors d’une conférence de presse poignante à Bangui, des ressortissants du Haut-Mbomou ont dénoncé les tueries de masse et les exactions perpétrées, selon eux,  par les rebelles de l’UPC. Leurs récits, empreints de douleur et d’indignation, dépeignent un tableau sombre de violence et de peur. Selon monsieur parfait Romaric Achille Sangou Zirani, ancien conseiller économique et social du Haut-Mbomou :

 

L’horreur s’est abattue sur les villages innocents, laissant derrière elle des traces de désolation et de douleur. Entre les attaques meurtrières et les enlèvements cruels, la population civile se retrouve piégée dans un cauchemar sans fin.

 

Le 19 février 2024, le village de Mabousso à Pekka 80 des Zémio a été le théâtre d’une attaque brutale, menée par les éléments de l’UPC. Les flammes ont dévoré plus de 87 maisons, réduisant à néant le modeste havre de paix qu’était cette localité. On dénombre onze âmes innocentes, parmi lesquelles des femmes et un enfant, fauchées par la violence aveugle.

 

Le 28 mars, le village de Koumonongo a été le théâtre d’un autre drame, avec l’enlèvement de cinq enfants, dont le sort reste encore incertain à ce jour. Puis, le 13 avril, la mort impitoyable a frappé à nouveau, cette fois au village de Tabane, emportant trois civils sans défense.*

 

Dans cette spirale de terreur, une question émerge avec insistance : pourquoi l’immobilité des contingents marocains et portugais de la Minusca face à ces actes terroristes ? Des milliers de vies sont en suspens, prises au piège de la violence et de l’incertitude, tandis que la Minusca semble incapable d’apporter une réponse adéquate.

 

Pendant ce temps, les ombres des mercenaires du groupe Wagner planent sur la région, apportant avec elles un espoir teinté de doutes. Déployés par le gouvernement pour former les milices locales, ces mercenaires russes ont fait de la lutte contre l’UPC leur priorité. Cependant, leur présence soulève des questions quant à leurs véritables motivations et à l’impact de leurs actions sur la population civile.

 

Dans ce ballet macabre entre forces étrangères et factions locales, la population du Haut-Mbomou se retrouve prise au piège, cherchant désespérément un refuge contre les tourments de la guerre. Face à l’horreur qui déchire leur terre natale, leur appel à l’action résonne comme un cri d’espoir dans l’obscurité de l’oubli.

 

Par Prisca Vickos

 

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Yalinga, une Localité Oubliée de la Haute-Kotto

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Yalinga, une Localité Oubliée de la Haute-Kotto

 

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CopyrightDR

 

 

Bangui, 16 avril 2024 (CNC)

 Dans les profondeurs de la Haute-Kotto, là où les rivières s’entrelacent et où les murmures du vent portent les échos d’un peuple oublié, se trouve Yalinga. Cette sous-préfecture, à 170 kilomètres de Bria, est en proie à des défis colossaux. Mais qui entend les cris de détresse de ses habitants ?

 

Au-delà des menaces incessantes qui planent, l’absence criante de points d’eau potable et l’accès restreint aux soins de santé de qualité font partie du quotidien des habitants. Pour eux, vivre à Yalinga est une lutte quotidienne pour la survie.

 

Répondant à cet appel désespéré, des représentants des autorités administratives et trois députés de la Haute-Coteau, accompagnés de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), se sont rendus sur place du 28 mars au 6 avril dernier. Ce geste témoigne d’une prise de conscience, mais que peut-on réellement attendre de ces visites éphémères ?

 

À Yalinga, les signes de désespoir sont omniprésents. Les hautes herbes envahissent les rues, les bâtiments administratifs croulent sous le poids des années, et l’autorité de l’État est plus une idée lointaine qu’une réalité tangible.

 

Henriette Yamon, première adjointe au maire de Yalinga, exprime avec amertume la situation précaire :

“Il n’y a pas de maire ni de sous-préfet, moins encore de gendarmes. Je travaille seulement avec les chefs de groupements et de quartiers”.

 

Les défis sont multiples. Les installations médicales manquent cruellement de médicaments, et l’eau de la rivière, principale source d’approvisionnement, est un vecteur de maladies comme la diarrhée. Les paroles de Mme Le Yamon résonnent avec urgence :

“Qu’on nous déploie des FACA, je souhaite que la localité de Yalinga redevienne comme auparavant.”

 

Le préfet de la Haute-Coteau, Thierry Evariste Binguinenndji, s’engage à plaider en faveur de ses concitoyens :

 

“Il n’y a même pas d’enseignants qualifiés, il y a aussi le problème de santé. Les femmes accouchent même sur le sol, et dans certaines zones, il y a des problèmes de semences. S’ils sèment, par exemple les tubercules de manioc, après un ou deux mois, tout pourrit”.

 

La MINUSCA, représentée par Abraham Osong Esapa, reconnaît également l’urgence de la situation :

 

“Je vais parler au chef de bureau, c’est à lui de parler avec les hiérarchies à Bangui pour essayer d’aider cette population. Il y a encore des ponts à réparer. Sans accès, on ne peut pas bien protéger la population”.

 

Les difficultés de Yalinga remontent à loin, depuis les années 2003, lorsque les rebelles de la LRA de Kony semaient la terreur dans la région. Aujourd’hui, ce sont des groupes armés locaux qui viennent régulièrement dépouiller les habitants de leurs biens, semant un climat de peur et d’incertitude.

 

Dans ce récit de souffrance et d’abandon, les habitants de Yalinga ne demandent qu’une chose : que leur voix soit entendue, que leurs besoins soient pris en compte. Alors que les visiteurs repartent, leur espoir fragile repose sur la promesse lointaine d’un avenir meilleur, où la sécurité, la santé et la dignité ne seront plus des luxes inaccessibles.

 

Par Moïse Banafio

 

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