On est presqu’au niveau de la folie collective : voilà! Quand les soldats FACA font du simple sport, les partisans du pouvoir applaudissent et parlent de la montée en puissance de l’armée
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
La semaine dernière, un internaute a filmé les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en train de faire leur sport matinal un samedi. Et voilà que dans cette vidéo, le filmeur, un partisan du pouvoir, fait un commentaire bizarre et pathétique transforme cette scène banale en grande victoire nationale.
« Le pays est en marche ! », « Les FACA montent en puissance, l’essor est là ! », « Le développement avance à grandes foulées ! ». On applaudit, on poste sur les réseaux sociaux , on se félicite.
Franchement, on se demande jusqu’où ira cette dérive.
Attend! Les centrafricains doivent savoir une chose. Faire du sport est une bonne chose. Dans n’importe quel pays du monde, les militaires s’entraînent, courent, maintiennent leur forme physique. C’est même une obligation pour une armée. Personne ne conteste cela. Mais de là à en faire un événement de propagande, à filmer la scène comme si les soldats venaient de reconquérir un territoire ou de résoudre la crise, il y a un pas que la raison refuse de franchir.
Pendant que certains se pâment devant ces images de militaires en short et baskets, la réalité du pays reste implacable : l’insécurité persiste dans plusieurs régions, les routes sont dans un état lamentable, l’électricité reste un luxe intermittent, les salaires des fonctionnaires et des militaires eux-mêmes arrivent souvent en retard, et la population court tous les jours… mais pas pour le plaisir : elle court après sa survie.
Le contraire est même claire. On nous présente le footing du samedi comme une preuve d’« émergence », alors que les vrais indicateurs de développement : sécurité effective, services publics fonctionnels, économie productive, stagnent ou reculent. C’est comme si, face à l’incapacité ou à la lenteur à résoudre les problèmes structurels, on préférait célébrer le minimum visible : des soldats qui courent.
Le sport est utile, nécessaire même pour la discipline et la cohésion des troupes. Mais il ne remplace pas une stratégie de sécurité globale, une réforme profonde de l’armée, ni des investissements concrets dans l’éducation, la santé et les infrastructures. Applaudir des soldats qui courent ne suffira pas à masquer les faiblesses structurelles qui minent encore la République centrafricaine.
Merci à celui qui a filmé la vidéo. Elle montre au moins une chose : les soldats font leur sport. Reste maintenant à exiger du gouvernement qu’il fasse, lui aussi, son vrai travail.
Par Éric Azoumi
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)