Centrafrique : Gouvernement Moloua 2, le bilan d’un naufrage d’un système
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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Trois jours. Trois groupes. Trente-deux ministres plus un Premier ministre passés à la loupe. Le Baromètre CNC 2025/2026 du gouvernement Moloua 2 est bouclé. Le verdict ne prête pas à discussion : la République Centrafricaine est entre les mains d’un équipage qui a coulé le navire. Pas par accident. Par choix.
Ce que ce baromètre met à nu, c’est une abdication organisée de l’État. Quand le ministre d’État à l’Éducation nationale, Kongbelet-Zingas, peine à aligner trois phrases correctes en français et monnaye le Baccalauréat pour fabriquer des députés de complaisance, de quelle école parle-t-on ? Quand Arthur Bertrand Piri, patron de l’Énergie, confisque le marché du carburant au profit de ses prête-noms et d’une seule entreprise camerounaise, qui paie la facture ? Le peuple. Toujours le peuple.
Le règne des ministres-écrans a atteint son point de non-retour. Du ministre-mercenaire Hassan Bouba, chef de guerre étranger assis en conseil des ministres avec l’impunité d’un seigneur féodal, à Madame Konan née Josiane Lina Bemaka-Souï, qui surveille les fréquentations féminines du Président plutôt que de gérer les déplacés de Zémio, le régime Touadéra a transformé l’État en affaire privée de famille et d’alliés.
Moloua, le berger aveugle
Au sommet de cet édifice en ruine, Félix Moloua. Sa note de 10 sur 20 est presque charitable. Surnommé « Taba n’a pas de problème », il a dirigé ce gouvernement comme quelqu’un qui attend la fin du service. Incapable d’imposer un cap, incapable de sanctionner un ministre qui le méprise ouvertement, incapable même de défendre son propre poste sans quémander des soutiens extérieurs. Pendant deux ans, il a avancé les yeux fermés pendant que le pays s’enfoncait. Sa reconduction dans la septième République serait une insulte de trop.
L’équation difficile pour Touadéra, un mathématicien
Le dictateur se réclame mathématicien. Soit. Qu’il lise alors cette équation que son propre gouvernement a produite : exclusion plus incompétence plus pillage organisé par les mercenaires égale rupture. Ce n’est pas de la politique, c’est de l’arithmétique. Chaque nommé incompétent, chaque milliard détourné, chaque dossier confié à un chef rebelle récompensé pour sa capacité de nuisance, tout cela ajoute une pression sur une population dont la résilience n’est pas infinie. Aucun mercenaire, aussi lourdement armé soit-il, ne peut résoudre une équation sociale. Seul le consensus le peut.
Dialogue ou rupture
Faustin Archange Touadéra doit choisir. Gouverner par la peur, la stigmatisation et la force brute d’une milice étrangère ne bâtit pas un État, cela l’épuise. L’exclusion de l’opposition, le muselage de la société civile, la justice à deux vitesses qui protège les bourreaux et pourchasse les faibles : tout cela a un prix. Une nation ne se construit pas contre son peuple. Elle se construit avec lui, ou elle ne se construit pas.
Un dialogue sincère, inclusif, sans liste d’exclusion préétablie, est la seule sortie raisonnable. Ce n’est pas de la faiblesse. C’est ce que font les dirigeants qui veulent encore gouverner dans dix ans.
Le temps des comptes
Quelques noms méritent d’être cités sans ironie : Ndoba aux Finances, Benam aux Mines, Baïpo-Temon aux Affaires Étrangères, Mbata aux Eaux et Forêts. Quatre ministres qui ont fait leur travail dans un système qui ne le facilitait pas. Quatre arbres debout dans une forêt abattue par le reste.
Le peuple centrafricain a lu ce baromètre. Il sait maintenant qui a travaillé, qui a fait semblant et qui a pillé. La note globale de ce gouvernement ne mérite pas un commentaire long. Elle parle d’elle-même. Derrière chaque 08 sur 20, derrière chaque zéro, il y a des enfants sans école digne, des malades sans médicaments, des éleveurs abandonnés à l’insécurité et des fonctionnaires qui n’ont plus d’État à servir.
Par Gisèle MOLOMA
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
