Qui est le colonel OUANANGA Gilles-Auguste ? Le parcours d’un officier sulfureux de l’armée nationale qui vient d’avoir un vrai faux baccalauréat délivré par le ministre Aurélien Simplice Zingas
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le colonel OUANANGA Gilles-Auguste, officier supérieur de la garde présidentielle, proche du dictateur Faustin-Archange Touadera, figure parmi les personnes ayant reçu un vrai-faux baccalauréat par arrêté du ministre d’État à l’Enseignement supérieur, monsieur Aurélien Simplice Zingas.
En effet, ce colonel Sulfureux de l’armée nationale, est née dans les années 1970, il a commencé sa carrière comme soldat de deuxième classe au sein des Forces armées centrafricaines. Il est ensuite passé soldat de première classe, puis caporal. À cette période, il faisait partie de l’équipe de la brigade des morts commandée par le capitaine Service alias Lapadjo, devenu aujourd’hui général de l’armée nationale.
En 2008, avec la nomination de Faustin Archange Touadéra comme Premier ministre par le président François Bozizé, le caporal OUANANGA Gilles-Auguste a été détaché à la sécurité personnelle du premier ministre Touadéra en tant que garde du corps. Lors de la chute du régime en 2013, il avait atteint le grade de caporal-chef.
Sous la transition dirigée par Catherine Samba-Panza, le caporal OUANANGA Gilles-Auguste est devenu sergent. À cette époque, il a profité de présenter son papier médical à l’état-major pour éviter tout déploiement en province et est resté à Bangui. Son parcours scolaire montre aucune étude collégiale. Il n’a jamais fréquenté l’école au-delà de la deuxième année préparatoire du primaire.
À la fin de la transition Samba-Panza en 2016, il était encore sergent. Avec l’arrivée au pouvoir de Faustin Archange Touadéra, il est passé sergent-chef en 4 mois. Par la suite, ses grades ont été doublés à plusieurs reprises, souvent tous les quatre, cinq ou six mois : adjudant, puis directement lieutenant, capitaine, commandant, lieutenant-colonel, et enfin colonel.
Aujourd’hui, le colonel OUANANGA Gilles-Auguste ne possède aucune formation militaire classique ni référence académique. Il ne sait pas écrire correctement son nom et n’a aucune compétence dans le domaine de l’écriture ou des études.
Mais la récente réforme de l’armée centrafricaine lui bloque net sa progression vers le grade du général. La nouvelle reforme impose désormais un baccalauréat minimum pour accéder au grade de général ou pour intégrer l’École de guerre. C’est dans ce contexte que le nom du colonel OUANANGA Gilles-Auguste est apparu dans la liste des récipiendaires du vrai-faux baccalauréat délivré par arrêté ministériel. Des sources indiquent qu’il aurait exercé une pression pour figurer sur cette liste.
Selon des informations recueillies, le président Touadéra lui aurait fait savoir qu’il ne resterait pas indéfiniment à la garde présidentielle et qu’il pourrait être détaché prochainement à l’état-major. On ignore s’il s’agit d’une possible nomination à un poste élevé comme celui de chef d’état-major, mais des discussions en coulisses circulent à ce sujet.
Parallèlement à sa fonction du garde du corps du Président, le colonel OUANANGA Gilles-Auguste dirige le volet militaire de la milice Requins du régime. Le volet politique de cette milice est placé sous la responsabilité du ministre chargé de la Jeunesse, Héritier Doneng.
Comme tout le monde le sait, le colonel OUANANGA Gilles-Auguste et ses hommes sont à l’origine de nombreuses exécutions sommaires des centrafricains et actes de violence au fil des années.
L’affaire du vrai-faux baccalauréat par arrêté met une nouvelle fois sur la place publique les questions autour de la promotion rapide et des qualifications réelles de certaines personnalités proches du pouvoir. Le cas du colonel OUANANGA Gilles-Auguste , passé d’un simple soldat sans éducation à colonel en quelques années grâce à des avancements express, pousse des nombreux centrafricains à s’interroger sur la gestion des grades au sein de l’armée nationale.
Par Alain Nzilo
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)