jeudi, avril 23, 2026
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Un hymne pour un coup d’État : le neveu-ministre de Touadéra met la musique au service de la dictature de son oncle

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Un hymne pour un coup d’État : le neveu-ministre de Touadéra met la musique au service de la dictature de son oncle

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans les régimes qui basculent, la propagande précède toujours les chaînes. En Centrafrique, elle est arrivée en musique, portée par un ministre et déposée aux pieds d’un président.

 

Bye-Bye l’héritage de Boganda. Bye-bye la paix. Bye-bye la démocratie. Bye-bye l’éducation. Bye-bye la santé. Ce ne sont pas des formules lancées dans le vide : ce sont des réalités que les Centrafricains voient se retirer, remplacées par une mécanique de pouvoir où même la culture est mise au service d’un seul nom, d’un seul règne, d’un seul clan.

 

Car une chanson circule désormais sur les réseaux sociaux, présentée comme l’hymne officiel de l’investiture du 30 mars. Ce n’est pas une œuvre née du peuple, portée par une émotion collective. C’est une commande politique, conçue pour habiller d’une mélodie ce que beaucoup appellent ouvertement un coup d’État électoral.

 

L’auteur de cette composition n’est pas un inconnu : c’est Bertrand Arthur Piri, ministre de l’Énergie en exercice, et neveu du président Faustin-Archange Touadéra. La frontière entre l’État, la famille et la propagande vient d’être définitivement effacée. Un ministre qui compose des chants pour célébrer le règne de son oncle, c’est le culte de la personnalité qui s’installe à visage découvert.

 

Ce type de chanson n’est pas un détail anecdotique dans la vie politique d’un pays. Dans l’histoire des régimes autoritaires, l’hymne du chef précède toujours les musèlements qui suivent. On chante d’abord, on interdit ensuite. La musique devient le vernis poli d’un pouvoir qui ne supporte plus d’être questionné.

 

Ce qui rend cela encore plus lourd à porter, c’est le nom que cela écrase en passant : Bartolomé Boganda. Lui qui avait imaginé pour ce pays une dignité, une indépendance d’esprit, un avenir construit sur autre chose que la dévotion à un seul homme. Son nom méritait mieux que d’être le fond de scène d’une investiture contestée.

 

La dictature ne s’annonce pas toujours par des coups de feu. Elle arrive aussi en musique, avec des paroles bien choisies, un neveu-ministre aux manettes, et une foule qu’on invite à chanter ce qu’on lui interdit de refuser.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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2 enfants tués, débandade au marché, tirs sans cesse, les ex-rebelles de 3R sèment le chaos à Abba Mogani, près de Bouar

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2 enfants tués, débandade au marché, tirs sans cesse, les ex-rebelles de 3R sèment le chaos à Abba Mogani, près de Bouar

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Les rebelles de 3R, venus à moto à Nièm-Yéléwa en train de menacer les chefs des quartiers le jour même des élections. Photo CNC

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Moins de deux jours après avoir assassiné un soldat des Forces armées centrafricaines sur un site minier aux abords d’Abba Mogani, les ex-combattants du mouvement 3R sont revenus dans cette localité de la Nana-Mambéré, dimanche 22 mars 2026. Cette fois, c’est le marché hebdomadaire qu’ils ont pris pour cible.

 

Abba Mogani se trouve à dix-sept kilomètres de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

Alors que le vendredi 20 mars, les ex-éléments rebelles du mouvement  3R avaient tué, ventre calciné d’un élément de forces armées centrafricaines sur un site minier d’Abba à coups de couteau,  deux jours plus tard, le dimanche 22 mars 2026 dans la matinée, ils sont réapparus dans le village d’Abba-Mogani, arme au poing.

 

Ils ont d’abord rentrer dans la brousse, derrière les cultivateurs dans leurs champs.

 

Ils ont retrouvé, dans la brousse, Les cultivateurs qui dorment encore sur leurs parcelles pour surveiller leurs récoltes,  car les éleveurs transhumants les ravagent régulièrement avec leur troupeau.  De là, c’est l’enfer pour ces pauvres cultivateurs. Ils ont été copieusement tabassés. Ils ont incendié leurs abris. Leurs motos aussi.

 

Comme si cela ne leur suffisait pas, ces ex-rebelles criminels ont ensuite regagné le centre Abba Mogani. En plein marché, ils ont ouvert le feu. Les taxis-motos venus de Bouar avec leurs passagers ont fui dans la panique. Les combattants ont tiré sur eux, les prenant pour des éléments de la CPC.

 

Dans leur discussion, ces ex-rebelles ont annonçé avoir tué deux jeunes garçons avec des couteaux dans la forêt. Ils l’ont dit eux-mêmes. Mais personne n’a vu les corps encore, en tout cas pour l’instant. Mais ce qui est vrai, une famille a perdu ses deux garçons. Les proches sont en train de les chercher partout. Alors, Ce sont ces deux jeunes que les 3R ont annoncé avoir tué?  Les proches continuent de les chercher depuis dimanche, sans résultat.

 

Il y’a lieu de rappeler que le mouvement 3R a signé un accord de paix le 19 avril 2025 à N’Djamena avec le gouvernement centrafricain. Ses combattants étaient censés se désarmer et rejoindre soit la vie civile, soit les rangs des FACA. Dans la Nana-Mambéré, ils font autre chose.

Par Arsène Pilli

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Bégoua Pk12 : quand l’ouverture d’un commissariat ressemble à une aubaine pour les policiers racketteurs

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Bégoua Pk12 : quand l’ouverture d’un commissariat ressemble à une aubaine pour les policiers racketteurs

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Image d’illustration d’une patrouille de la police militaire en soutien aux policiers à Bégoua. CopyrightCNC

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À la sortie nord de Bangui, Bégoua Pk12 est depuis longtemps le royaume du racket en tenue. Un bâtiment neuf financé par la MINUSCA vient d’y ouvrir. L’histoire continue pour ces racketteurs en tenue.

 

Comme vous le savez déjà, le secteur Bégoua Pk12, c’est le point de jonction de deux axes routiers qui drainent quotidiennement des centaines de véhicules et de commerçants. Le premier part vers Boali, puis file vers le Cameroun via Béloko et Garoua-Boulaï. Le second descend vers Damara avant de bifurquer tantôt sur Bambari et Kaga-Bandoro, tantôt plus loin vers le Tchad ou le Soudan.

 

Ces deux axes, ce sont des couloirs de ravitaillement, des poumons économiques pour des milliers de familles. Et depuis des années, ils sont aussi les territoires de chasse des hommes en tenue qui y prélèvent leur dû au passage, sans reçu, sans raison, sans gêne. Policiers, gendarmes, militaires des FACA, gardes présidentiels — chacun y a planté son poste, chacun y a sa barrière.

 

À cela s’ajoutent les éléments de la milice russe Wagner, les commandos rwandais, positionnés ici comme partout ailleurs en RCA avec leurs propres règles et leur propre loi. Les casques bleus de la MINUSCA sont également présents dans ce périmètre, où cohabitent aussi la brigade territoriale de gendarmerie, la brigade motorisée, la garde républicaine, et une base des forces armées à moins d’un kilomètre.

 

C’est dans ce décor déjà chargé que la MINUSCA a financé la construction d’un commissariat de police, pour la somme de 42 millions de francs CFA. Le bâtiment d’environ 15 mètres sur 13 abrite un bureau de brigade d’accident, une unité de police judiciaire, un magasin d’armes et un poste de police. Le commissaire Claude Coutoulingar en a pris la tête.

 

Devant les caméras, les habitants du coin ont dit leur satisfaction. Ils ont demandé des patrouilles nuit et jour, évoqué leur sentiment de liberté retrouvée, salué l’arrivée de ces éléments déployés au Pk12 pour fluidifier la circulation sur les deux axes. La chaussée, jadis encombrée de vendeurs ambulants, serait déjà dégagée selon les autorités.

 

Mais derrière ce vernis de cérémonie, la réalité de Bégoua Pk12 n’a pas bougé d’un centimètre. Sur ces axes où circule l’argent des familles centrafricaines, chaque uniforme a toujours su se servir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Nuit de coups de feu à Boali : la colline Kassango en alerte après un litige de bétail

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Nuit de coups de feu à Boali : la colline Kassango en alerte après un litige de bétail

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commissariat de police de Boali, dans l’Ombella-Mpoko, situé à 95 kilomètres de Bangui, la capitale. CopyrightCNC

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Boali, à 95 km de Bangui, des tirs nocturnes attribués à des éleveurs transhumants ont bloqué la circulation sur l’axe Boali-Bangui pendant trois heures dans la nuit du 22 mars 2026.

 

 

Aux environs de 22 heures, des coups de feu ont éclaté au niveau de la villa Mardoché et de la colline Kassango, aux abords de la ville. Des hommes en armes, assimilés à des éleveurs transhumants de la zone, ont ouvert le feu, plongeant les habitants dans la panique et coupant toute circulation sur l’axe routier reliant Boali à la capitale.

 

À l’origine du différend, selon des informations qui circulent dans la ville lundi matin, un impayé. Des bouchers de Boali auraient acquis des têtes de bétail à crédit auprès de ces éleveurs, sans honorer le remboursement dans les délais convenus. Les tirs de la nuit seraient leur réponse directe à ce manquement, une façon brutale de signifier leur mécontentement face à une dette restée sans suite.

 

La circulation avait repris dans les deux sens dès 6 heures du matin du lundi 23 mars. Aucun bilan humain et matériel n’a été communiqué pour l’instant.

 

Par Martin Nzilapi

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Des rebelles soudanais des FSR de Hemetti filmés à Amdafock centrafricain, en fuite des bombardements de l’armée soudanaise

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Des rebelles soudanais des FSR de Hemetti filmés à Amdafock, en fuite des bombardements de l’armée soudanaise

 

 

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Le général soudanais Gazouli en train de prendre parole en face de ses collègues officiers rebelles soudanais du FSR réunis en conclave à Amdafock.

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des paramilitaires des Forces de Soutien Rapide ont publié une vidéo sur TikTok depuis Amdafock, en territoire centrafricain, confirmant ce que plusieurs sources signalaient depuis des mois.

 

Dans cette déclaration en arabe, des hommes se réclamant du Général Djazuili et de Mahamat Tahir affirment tenir la localité d’Amdafock, dans le nord-est de la RCA. Ils annoncent avoir fermé la frontière tchadienne, interdisant tout mouvement dans les deux sens. Ils réclament ouvertement des renforts en armements lourds, preuve qu’ils ne sont pas en simple transit.

 

Ce repli vers le sol centrafricain s’explique par ce qui se passe au Soudan. L’armée soudanaise a repris la ville de Bara au Kordofan, pendant que la localité de Dilling subissait des tirs d’artillerie et des frappes de drones intenses, faisant 28 morts dont des femmes et des enfants  . Acculés de toutes parts, des éléments des FSR cherchent des couloirs de sortie.

 

Les structures arrière des FSR connaissent une dégradation accélérée de leur cohésion interne, avec des chaînes d’approvisionnement qui ne parviennent plus à ravitailler correctement les unités déployées  . Des commandants entiers ont basculé vers l’armée régulière. C’est dans ce délitement que des unités des FSR ont glissé vers la frontière centrafricaine, une zone peu contrôlée qui offre une valve de sortie.

 

Le choix de l’arabe dans leur déclaration n’est pas fortuit. Les FSR s’adressent à leurs réseaux de ravitaillement — la milice se finance à travers des sociétés écrans et entretient des liens documentés avec des pourvoyeurs d’armes extérieurs, notamment via la Libye  . Réclamer des gros calibres depuis Amdafock, c’est activer ces circuits depuis le territoire centrafricain.

 

Ce n’est pas leur première déclaration menaçante depuis cette zone. Des vidéos antérieures avaient déjà montré des miliciens des FSR lancer des avertissements en direction de Bangui, affirmant leur volonté d’étendre leur emprise vers le sud. Cette nouvelle publication ne fait que mettre des coordonnées précises sur des intentions déjà exprimées.

 

Bangui dispose désormais d’un aveu filmé et géolocalisé. Des miliciens des FSR, en repli devant une guerre qu’ils perdent progressivement au Soudan, ont choisi Amdafock pour se réorganiser, et ils le disent eux-mêmes, en arabe, sur TikTok, face caméra.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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Nous ne sommes pas des Centrafricains ? » : le cri du cœur du sultan-maire par intérim face aux soldats FACA accusés de tuer impunément à Ouanda-Djallé

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Nous ne sommes pas des Centrafricains ? » : le cri du cœur du sultan-maire par intérim face aux soldats FACA accusés de tuer impunément à Ouanda-Djallé

 

 

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La foule et la délégation ministérielle venue de Bangui réunies à Ouanda-Djallé. Photo CNC

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ouanda-Djallé porte encore le deuil du 27 février 2026. Ce jour-là, une simple querelle pour une bouteille d’eau au marché a basculé dans l’horreur : des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ont tiré sur des civils, tuant trois personnes – dont deux élèves – et en blessant une dizaine d’autres. Le lendemain, la ville s’est éteinte : pas un commerce ouvert, pas un enfant dans les rues, un silence qui hurle la colère et la peur.

 

C’est dans cette atmosphère lourde que le sultan-maire, figure respectée et porte-voix de la communauté, a fixé le ministre de la Défense Claude Rameaux Bireau droit dans les yeux lors de la réunion publique organisée par la délégation gouvernementale. Sa voix, tremblante mais ferme, a traversé l’assemblée :

 

« Nous ne sommes pas des Centrafricains ? Dites-le nous franchement si c’est ça. Parce que ça nous fait très mal ici. »

 

Il a déroulé un réquisitoire sans filtre contre l’abandon de sa ville et les dérives des militaires envoyés pour la « protéger » :

 

– Une localité coupée du reste du pays : « On n’entend rien ici. Pas de communication, pas de décret qui arrive, rien. À Bria, à 300 km, ils sont informés tous les jours. Nous, on est dans un trou, sous l’eau. »

– Des uniformes devenus menace : « Les militaires que vous nous envoyez, on pensait que c’étaient nos frères. Mais ils sont devenus des lions sur nous. Ils entrent dans les écoles, derrière les élèves. C’est là que les enfants sont morts. »

– Des abus quotidiens accumulés : saisie de téléphones (il a nommé un soldat, Yamale, qui refuse de rendre le portable de son propre enfant malgré des réunions au sous-préfet), taxes imposées aux paysans qui vont aux champs, tirs d’intimidation, occupation des locaux de la coopérative OFCA en plein centre-ville au lieu de la base excentrée.

– Une école fermée depuis le drame : « Depuis le 27, les élèves ne vont plus. Comment ils vont vivre ? »

 

Le sultan-maire a conclu par une interpellation directe au ministre : « Vous êtes là maintenant. Dites-nous comment on va vivre. Ramenez au moins le téléphone de mon enfant. Ouadadjali vote toujours pour le président Touadéra, mais quel cadeau on reçoit en retour ? Rien. Zéro. »

 

Le sous-préfet, présent à ses côtés, a confirmé la gravité : la fusillade est survenue après une marche pacifique vers la base FACA, malgré les tentatives de la MINUSCA pour calmer les esprits. Il a rappelé que ces tensions ne datent pas d’hier : violations répétées, intimidation, absence totale de forces de l’ordre civile.

 

Le ministre Bireau, visiblement ému, a répondu en promettant des mesures fortes : enquête dirigée par le général Isamo (inspecteur des armées, présent sur place), sanctions disciplinaires immédiates, poursuites judiciaires contre les auteurs, et remplacement complet des unités FACA stationnées à Ouanda-Djallé. « Un militaire ne peut pas tirer sur sa population. C’est grave. Nous allons relever tout le monde ici. »

 

Bruno Yapandé a ajouté la touche présidentielle : « Le chef de l’État m’a dit de vous dire qu’il pense à vous, ses yeux sont rivés sur Ouanda-Djallé. »

 

Mais les mots, même solennels, ne suffisent pas. La population écoute, note, attend. Elle veut voir les camions emporter les unités accusées, les gendarmes arriver, l’école rouvrir sans peur, et surtout que les trois vies perdues ne restent pas impunies. À Ouanda-Djallé, le cri du sultan-maire résonne encore : « Nous ne sommes pas des Centrafricains ? »

 

Par Serge Binguimalé

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De quoi a peur le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera ? Des braqueurs ? Des voleurs de bœufs ?

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De quoi a peur le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera ? Des braqueurs ? Des voleurs de bœufs ?

 

 

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Escorte du dictateur de Bangui Faustin Archange Touadera visible dans la capitale

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra, se déplace toujours avec un cortège qui ressemble à une petite armée : pick-up Nissan blindé à 200 millions, véhicules blindés partout, mercenaires russes en pagaille, hélicoptères qui tournent au-dessus pour un trajet de quatre ou cinq kilomètres jusqu’à la mosquée Anour de Kina dans le quartier PK5.

 

Pourtant, le dictateur de Bangui répète partout que la paix est revenue, que le calme règne dans le pays. Mais quand on voit ce déploiement pour aller prier, on se demande : de quoi a-t-il vraiment peur ?

 

Les Centrafricains posent la question tous les jours. Est-ce à cause des braquages qui se multiplient dans les rues de Bangui ? Des voleurs de bœufs qui opèrent sur les axes ? Ou des groupes armés qui continuent de rôder aux portes de la capitale ?

 

Regardez ce qui se passe autour : sur la route de Mbaïki, dans la zone Samba, des braqueurs armés ont attaqué la semaine dernière pour voler du bétail appartenant à des éleveurs . Les habitants ont réagi, les soldats FACA sont intervenus. Un assaillant neutralisé, un blessé évacué à Bangui après des soins à Bimon, trois armes récupérées, deux fuyards qui ont abandonné leurs fusils. Shaibou Moussa, président de la jeunesse locale, et Midifon Ngolo, chef de groupe à Bimon, disent la même chose : « Nous vivons dans la peur constante. Ce n’est pas normal. Il faut plus de FACA ici pour qu’on puisse vivre tranquilles. »

 

Et ce n’est pas tout. Même chose au village Bouboui, à 35 km sur la route de Boali. Même chose à Pindao, à 40 km sur la route de Damara. Sur Corbeau News Centrafrique et sur la page @CorbeauNews,: affrontements vers Boali (PK-65), vers Damara, dans le Nouveau Marécage. Braqueurs d’un côté, voleurs de l’autre, hommes armés qui circulent encore.

 

Pendant ce temps, le dictateur de Bangui ne sort jamais sans son armada complète. Pas de véhicule banalisé, pas de balade pour saluer les gens, pas de contact direct avec la population. Du palais à la mosquée, escorte aérienne et terrestre, et retour immédiat. Au Tchad voisin, malgré les tensions et les attaques rebelles qui ne s’arrêtent jamais, Mahamat Idriss Déby descend souvent à pied, va parler aux gens sans blindage massif ni hélicoptères au-dessus de la tête.

 

Ici, le dictateur de Bangui proclame la paix à longueur de journée, mais lui-même ne bouge pas sans cette protection énorme. Alors de quoi a-t-il peur ? Des braqueurs qui rodent dans les quartiers ? Des voleurs de bœufs sur les routes ? Des groupes qui attaquent à 30-40 km de Bangui ? Ou d’autre chose que les Centrafricains ignorent ?

 

La question reste posée, et elle pèse lourd sur Bangui.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le marché aux achats des députés est-il déjà ouvert chez Jean-Pierre Waboué ?

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Le marché aux achats des députés est-il déjà ouvert chez Jean-Pierre Waboué ?

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Le député sans bac de Baboua, monsieur Ninga Luc

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À Bangui, à quelques jours de la prestation de serment du nouveau dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera, certains lieux deviennent soudain très fréquentés chaque nuit. Des voitures discrètes se garent, des députés entrent, repartent, reviennent le lendemain. Et vous savez qui pilote cette mission chez lui? Jean-Pierre Waboué, Président du conseil constitutionnel.

 

En effet, le Conseil constitutionnel, censé veiller sur les règles du jeu, accueille ces allées et venues inhabituelles depuis plusieurs jours. Un nom revient sans cesse dans les murmures : Max. Un conseiller à la présidence, d’origine sénégalaise, qui semble avoir trouvé là un endroit idéal pour recevoir. Mais recevoir pour quoi exactement ? Les rumeurs courent, les interdictions du Premier ministre semblent oubliées, et les questions s’accumulent.

 

Pour comprendre cette histoire, il faut revenir à la semaine dernière. Le vendredi 20 mars, un premier groupe de cinq députés s’est présenté chez Jean-Pierre Waboué pour une réunion nocturne. Le lendemain, samedi 21 mars, ils étaient seize. Et d’autres rendez-vous sont déjà programmés, avec des effectifs qui grimpent au fur et à mesure.

 

Pourtant, le Premier ministre avait été clair il y a quelques mois, après la réunion des députés à Samba,  sur la route de Mbaïki : fini les rassemblements parallèles, plus de réunions à gauche et à droite. Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera  avait lui aussi tapé du poing sur la table pour stopper les réunions des députés. Pourtant, dans la capitale, les portes de Jean-Pierre Waboué restent ouvertes pour ces échanges discrets avec certains députés.

 

La rédaction de CNC suit ces mouvements de près. Pourquoi le domicile du Président du Conseil constitutionnel devient-il subitement le point de chute de ces tractations ? Quel rôle joue exactement ce conseiller  à la présidence, monsieur Max, qui organise tout depuis des jours, voire des semaines ? Les députés qui y vont cherchent-ils des garanties pour l’après-scrutin ? Ou est-ce autre chose qui se négocie en coulisses, avant même que les résultats du deuxième tour ne tombent ? Ou bien, s’agit-il de la tractation pour le perchoir de l’assemblée nationale qui commence  déjà ouvertement ? Mais Si oui, cette réunion nocturne est en faveur de qui ?

 

Le silence ne fait qu’alimenter les soupçons. À Bangui, quand une institution aussi sensible se transforme en lieu de rencontres nocturnes répétées, les Centrafricains se posent forcément la question : le marché aux députés est-il déjà ouvert chez Jean-Pierre Waboué ? L’information continue d’être creusée, jour après jour.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Sous la pression de Wagner, Jules Njawé accuse Paris de « guerre médiatique » pour sauver l’axe Moscou-Bangui

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Centrafrique : Sous la pression de Wagner, Jules Njawé accuse Paris de « guerre médiatique » pour sauver l’axe Moscou-Bangui

 

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le camerounais Jules Njawé. conseiller du dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadera

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

C’est une scène qui en dit long sur les coulisses du pouvoir centrafricain. Ce vendredi 20 mars 2026, à l’hôtel Ledger de Bangui, le Camerounais Jules Njawé, ministre conseiller chargé des relations publiques de Faustin Archange Touadera, a brisé un silence assourdissant qui règne sur le Palais de la Renaissance. Officiellement il s’agissait de dénoncer, selon la présidence de la République, des « campagnes informationnelles » visant la République centrafricaine. Mais officieusement, tout le monde sait : les mercenaires du groupe Wagner, inquiets de voir leur influence s’effriter, ont forcé la main du pouvoir.

 

Le réchauffement diplomatique est palpable. D’un côté, Paris tend la main à Bangui. De l’autre, Faustin-Archange Touadéra multiplie les voyages à Moscou et prépare l’arrivée officielle d’Africa Corps pour remplacer Wagner sur le terrain. Ce double jeu ne passe pas inaperçu chez ces mercenaires russes de Wagner. Pour preuve, leurs pressions sur le chef de l’État s’intensifient, Wagner exigeant même une “dette de protection” faramineuse de 900 milliards de FCFA. Et pour calmer la bête, Touadéra a envoyé son fidèle conseiller convoquer la presse.

 

Dans ses points de presse, Jules Njawé rejette avec virulence toute accusation contre le groupe Wagner : « faux, non étayés et construits pour susciter artificiellement la méfiance ». Il dénonce un « narratif cohérent » destiné à « altérer la perception de ce partenariat » et à « semer le doute au sein de l’opinion publique ». Mais le plus explosif reste à venir.

 

Jules Njawé le ministre bagarreur évoque ouvertement une possible implication de l’ambassade de France dans ces campagnes de discrédit. Un nom circule : David Denis, présenté comme acteur dans la communication et les relations publiques. Sans preuve, Njawé insiste sur la « gravité » des faits et exige une clarification officielle. Il pose même un ultimatum à l’ambassade de France à Bangui : si ces accusations sont infondées, elles doivent être « formellement démenties ». Sinon, elles relèvent ni plus ni moins d’une « ingérence » dans l’espace informationnel centrafricain, a-t-il martelé.

 

Et il conclut par cette phrase qui sonne comme un message direct aux Wagner :

« L’attaque ne concerne pas uniquement la Russie, elle concerne aussi notre droit souverain à choisir nos partenaires. »

 

Dans la foulée, il appelle la ministre des Affaires étrangères à se saisir du dossier pour défendre ce qu’il nomme à sa manière et ce, pour séduire l’entourage présidentiel, la « souveraineté informationnelle », il explique son terme, la capacité d’un État à protéger son espace médiatique contre les influences extérieures.

 

Derrière les grands mots, le calcul est limpide comme l’eau potable des Libanais à Bangui. Wagner, sentant le vent tourner avec l’arrivée annoncée d’Africa Corps, a besoin d’être rassuré. Accuser la France de tous les maux permet à Touadéra de montrer qu’il reste fidèle au « partenaire stratégique » russe, tout en rappelant subtilement que la RCA reste libre de ses choix. Un double langage savamment organisé pour gagner du temps, selon un diplomate en poste à Bangui contacté par la Rédaction de CNC.

 

Mais cette manœuvre, selon notre diplomate, risque de coûter cher sur le plan politique et diplomatique à Touadera. En instrumentalisant la désinformation comme levier géopolitique, son pouvoir ne fait que confirmer ce que beaucoup soupçonnent : entre Paris et Moscou, Bangui danse sur un fil. Et les mercenaires russes, habitués à dicter leur loi, n’ont pas l’intention de céder leur place sans combattre, même si le combat doit se jouer désormais officiellement dans les médias.

 

Pour un homme politique à Bangui, la Centrafrique est-elle vraiment souveraine, ou simplement prise en otage entre deux puissances et un groupe des mercenaires qui se disputent son sol ?

 

Tant que Wagner, ce groupe des mercenaires, tire et tirera les ficelles en coulisses, la réponse à cette interrogation est dans l’attitude de cet otage camerounais Jules Njawé.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Après le coup d’État électoral, Bruno Yapandé et la Rwandaise Valentine Rugwabiza se rencontrent pour partager leur joie et parler de “plateforme unitaire” et de transhumance : la farce continue

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Après le coup d’État électoral, Bruno Yapandé et la Rwandaise Valentine Rugwabiza se rencontrent pour partager leur joie et parler de “plateforme unitaire” et de transhumance : la farce continue

 

 

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Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé, a rencontré la cheffe de la MINUSCA, la Rwandaise Valentine Rugwabiza. Après avoir volé les élections en faveur de Faustin Archange Touadéra, après avoir organisé le pire scrutin de l’histoire de la RCA le 28 décembre dernier, voilà que ces deux-là se retrouvent tranquillement pour discuter « sécurité et élections ».

 

Bruno Yapandé n’a pas caché sa satisfaction. Il a déclaré sans gêne : « Nous avons balayé tous ces points importants comme je le disais tout à l’heure et voir dans quelles mesures nous pouvons ensemble consolider notre collaboration sur le terrain pour que des actions unitaires soient mises en œuvre pour la réussite totale de ces élections. »

 

Il a aussi parlé de la transhumance en cette période de saison sèche : « C’est la période où bon nombre d’éleveurs venus de l’extérieur rentrent dans le pays de foisser avec des armes et cela peut perturber aussi le bon déroulement des élections. Nous aurons des solutions à travers ça, à travers une plateforme unitaire que nous mettons en place avec le gouvernement, MINUSCA et d’autres partenaires pour juguler ce phénomène que nous regrettons, tout ce que nous détestons aussi en ce qui concerne l’utilisation des armes de guerre pendant la période de transhumance. »

 

Quelle honte ! Après avoir volé les élections en faveur de Faustin Archange Touadéra, après avoir organisé le coup d’État constitutionnel du 23 août 2023 pour lui offrir un troisième mandat illégal, puis le coup d’État électoral du 28 décembre 2025 pour tout verrouiller, ils se retrouvent maintenant entre eux pour parler de « collaboration unitaire » et de « réussite totale ». Ils font comme si tout était normal, comme si le peuple n’avait rien vu.

 

Ceux qui ont instauré cette dictature sanglante ont déjà atteint leur objectif. La présidentielle est volée, Faustin Archange Touadéra est maintenu au pouvoir par la force et par la fraude. Le reste n’est que comédie pour les législatives du 26 avril. Et pendant ce temps, les mercenaires de Wagner et les forces russes de Poutine continuent de massacrer des milliers de Centrafricains. Les ex-rebelles de l’UPC et du MPC continuent de tuer dans les villages. Le sang ne cesse de couler.

 

Le peuple centrafricain n’oubliera jamais les vrais responsables de ce désastre. Le président de l’Autorité nationale des élections Mathias Morouba, sa vice-présidente, le porte-parole Jimmy Antony Zitongo Bodeman, tous les commissaires de l’ANE et les membres du Conseil constitutionnel ont leurs noms déjà gravés dans l’histoire noire de la RCA. Ils seront transmis de génération en génération comme ceux qui ont trahi le pays, comme ceux qui ont vendu la RCA aux Russes et aux mercenaires de Wagner pour garder le fauteuil. Ils ont accumulé des biens sur le sang des Centrafricains. Tôt ou tard ils paieront. Ils rembourseront jusqu’au dernier centime tout ce qu’ils ont volé sur le dos des morts.

 

Bruno Yapandé et Valentine Rugwabiza peuvent bien organiser toutes les rencontres de propagande qu’ils veulent et parler de plateforme unitaire. Le peuple sait que cette collaboration ne sert qu’à protéger la dictature sanglante qu’ils ont installée ensemble.

 

Par Alain Nzilo

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« Patriotisme selon Touadéra : revenez, mais laissez la place aux mêmes nullards de mon régime depuis dix ans

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« Patriotisme selon Touadéra : revenez, mais laissez la place aux mêmes nullards de mon régime depuis dix ans »

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un Centrafricain resté à Bangui, qui parle librement sur les réseaux sociaux malgré la peur ambiante, a répondu sans filtre au discours de Faustin-Archange Touadéra à Moscou. Il a ciblé le patriotisme que le président brandit comme un drapeau : rentrez au pays si vous aimez votre pays, rentrez pour aider, pour développer, pour ne pas rester inutile.

 

Le répondant accepte le principe : oui, rentrer pour travailler, pour apporter ses compétences, pour ne pas être un poids. Mais il pose la question qui tue : « Dès qu’on revient avec des diplômes et des compétences, on nous bloque. » Ceux qui sont déjà installés au pays, grâce à des magouilles, des lois arrangées et des protections, refusent de céder la place. Preuve flagrante : « Depuis dix ans, c’est les mêmes personnes, les mêmes visages. Ils foutent rien, rien du tout. Et on ne les chasse pas. »

 

Touadéra appelle les Centrafricains de l’extérieur à revenir avec du patriotisme. Mais le banguissois rétorque : comment être patriote quand le système protège les incompétents et repousse les vrais capables ? Les gens rentrent, voient les postes occupés par les mêmes depuis une décennie, se heurtent à des murs invisibles, et repartent dégoûtés. « Vous savez bien que c’est comme ça. Vous le savez. On dénonce, mais rien ne change. »

 

Le président dit que ceux qui sont restés font des efforts, que c’est le boulot qui est difficile pour eux. Le Centrafricain répond net : « Non, ce n’est pas difficile. C’est que vous choisissez mal. » Vos entourages, vos conseillers, vos ministres,  beaucoup venus de la diaspora,  restent en place malgré le vide qu’ils créent. Ils transforment les ministères en QG du MCU, font semblant de travailler, et bloquent tout le monde. « Essayez d’autres gens. Essayez les gens. Retrouvez quelqu’un qui fait bien le travail. » Au lieu de ça, Touadéra garde les mêmes nullards pendant 20 ans, 30 ans, 40 ans. Administration en désordre total, catastrophe partout, et le pays continue de se vider.

 

Ceux qui rentrent pour aider se retrouvent face à un mur : les places sont prises par les incompétents protégés. Le patriotisme que Touadéra vend n’est qu’un slogan vide quand le système favorise les mêmes ratés depuis dix ans. Rentrez, dit-il. Mais pour quoi ? Pour regarder les mêmes nullards continuer à tout bloquer ?

 

Un Centrafricain de Bangui, qui risque gros en disant ça sur les réseaux, a résumé la vérité : le patriotisme selon Touadéra, c’est revenir pour laisser la place aux mêmes incompétents qui ruinent le pays depuis une décennie. Et ça, personne n’en veut.

 

Par Anselme Mbata

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Fari Tahéruka Shabazz accuse : Touadéra, le pyromane qui a consumé 1300 milliards de réserves en six mois

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Fari Tahéruka Shabazz accuse : Touadéra, le pyromane qui a consumé 1300 milliards de réserves en six mois

 

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Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La CEMAC vient de convoquer un sommet extraordinaire après une alerte sans précédent du FMI sur l’effondrement imminent des réserves monétaires régionales.

 

Le 22 janvier 2026, la présidente congolaise Denis Sassou-Nguesso a réuni en urgence les chefs d’État de la zone à Brazzaville-Kintélé, suite à une demande expresse du Fonds monétaire international. Cette convocation fait suite à une lettre du 23 décembre 2025 signée par Abebe Amirose Selassie, directeur du département Afrique du FMI, adressée au président de la Commission CEMAC Balthazar Igenga Edjo et à l’administrateur Régis Ndundé.

 

Dans ce courrier commenté par le journal camerounais Intégration sous le titre « Le FMI perd patience », Abebe Selassie tire la sonnette d’alarme sur les pressions intenses pesant sur les réserves de change de la région. Le diplomate éthiopien prévient que la stabilité même de l’Union monétaire et du franc CFA se trouve désormais menacée par cette dégradation accélérée.

 

Entre avril et septembre 2025, la zone CEMAC a perdu 1 300 milliards en dollars et euros de ses réserves de change, rappelle le politologue Fari Tahéruka Shabazz. Ces réserves permettent d’importer les produits essentiels payés en devises fortes : voitures, nourriture, médicaments, vêtements et autres biens nécessaires à la survie économique de la région.

 

Sans ces réserves, la monnaie commune risque l’effondrement, la perte de parité avec l’euro ou une dévaluation forcée du franc CFA. Or durant toute cette période critique, Faustin Archange Touadéra occupait justement le poste de président en exercice de la CEMAC, souligne Fari Tahéruka Shabazz. Il portait donc la responsabilité directe de la gestion monétaire régionale pendant l’hémorragie.

 

Le gouverneur de la BEAC à l’époque, Yvon Sanabongui, avait été placé là par Touadéra lui-même et agissait comme son homme de confiance. L’analyste rappelle avoir lancé une pétition, restée sans écho, contre cette nomination qu’il jugeait dangereuse. Il avait prévenu que Sanabongui, par incompétence, risquait de détruire toute la sous-région.

 

Le président du Parlement de la CEMAC, Évaré Saint-Gamana, se trouve être le gendre de Touadéra, renforçant encore les liens familiaux autour de cette gestion contestée. Au sommet de Brazzaville des 21 et 22 janvier 2026, on a reproché au chef de l’État centrafricain de ne pas rapatrier les revenus des mines de diamants et d’or de la RCA dans les livres des banques de la zone.

 

Ces revenus restent bloqués à l’extérieur, aggravant la fuite des réserves et privant la CEMAC de liquidités vitales, dénonce Fari Tahéruka Shabazz. Touadéra n’a pas seulement laissé filer les réserves par négligence, il les a aussi maintenues hors zone, accentuant la crise monétaire systémique qui ébranle toute l’union.

 

Le politologue le désigne comme le principal responsable de ce désastre financier, un pyromane qui a mis le feu aux coffres régionaux. La CEMAC se retrouve aujourd’hui au bord du gouffre monétaire, incapable de garantir la stabilité de sa devise ni d’honorer ses importations. Les accusations portées lors du sommet de Brazzaville pointent directement la gestion de Touadéra et de ses proches placés aux postes clés.

 

Fari Tahéruka Shabazz insiste : la perte de 1 300 milliards en six mois ne relève pas d’une simple erreur de pilotage, mais d’une politique délibérée de blocage et de détournement. Les conséquences s’annoncent lourdes pour les populations de toute la zone, qui risquent de payer le prix d’une monnaie affaiblie et d’une économie paralysée​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Agression gratuite : un soldat FACA tué par les ex-rebelles de 3R dans la sous-préfecture d’Abba

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Agression gratuite : un soldat FACA tué par les ex-rebelles de 3R dans la sous-préfecture d’Abba

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Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans la nuit du vendredi à samedi, vers 22 heures, un militaire des Forces armées centrafricaines a été tué par des ex-combattants du mouvement 3R sur le site minier de Monzinguin, dans la sous-préfecture d’Abba, préfecture de la Nana-Mambéré. L’information, d’abord partagée dans un groupe WhatsApp de la promotion militaire 2019, provient d’un caporal-chef détaché sur le chantier chinois de Mandjo.

 

Selon ce militaire, qui s’est identifié sous le nom de caporal-chef Bessantoa, les ex-rebelles ont fait brusquement leur incursion sur le chantier en pleine nuit vers 22 heures. Ils ont commencé à fouiller tous ceux qui sont présents, saisi de l’argent et d’autres biens.

 

Pendant ce temps, le soldat assassiné, lui, il est dans un coin pour communiquer avec ses proches par téléphones, car le réseau orange n’est pas stable dans le coin. Et donc il faut bouger à un endroit pour avoir le réseau.

 

Malgré qu’il est en retrait en train de communiquer avec ses proches, ses ex-rebelles sont allés derrière lui et lui ont ordonné de venir. Le soldat, connaissant bien la brutalité de ces voyous criminels, a tenté de s’enfuir. Les ex-rebelles l’ont poursuivi et l’ont capturé. Étant en civil, les ex-rebelles ont commencé à le poignarder avec des couteaux commando au ventre, jusqu’au point de décapiter son ventre.

 

Ce qui frappe dans ce témoignage, c’est le contexte de cohabitation décrit par Bessantoa. Les jours précédant l’attaque, les mêmes ex-rebelles circulaient librement dans la zone, fréquentaient le marché local, et s’étaient même présentés à la base des FACA. Un sous-officier les y avait introduits, au motif de coordonner les mouvements pour éviter des incidents.

 

Malheureusement, ce vendredi soir, cette proximité n’a pas empêché le meurtre.

 

L’accord politique de Ndjamena, signé en avril 2025, a officiellement intégré le 3R dans le processus de paix centrafricain. Sur le terrain d’Abba, les soldats de la République coexistent avec d’anciens combattants de ce mouvement, patrouilleront parfois à leurs côtés, et les croisent au coin des rues. Le meurtre de ce jeune militaire, dont le corps a été filmé par ses camarades avant d’être laissé sous surveillance jusqu’au matin, pose la question de ce que vaut cet accord à cinq cents kilomètres de Bangui.

 

Par Arsène Bina

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Braquage d’éleveurs à 45 km de Ouadda-Maïkaga : le capitaine chef du détachement FACA de la ville au cœur de l’affaire

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Braquage d’éleveurs à 45 km de Ouadda-Maïkaga : le capitaine chef du détachement FACA de la ville au cœur de l’affaire

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Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 À Ouadda-Maïkaga, située à 204 kilomètres de Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, le détachement FACA de la ville a perdu toute crédibilité : son capitaine est désormais connu comme un racketteur en uniforme.

 

La semaine dernière, ce capitaine a quitté Ouadda-Maïkaga avec ses hommes, à bord de motos fournies par la MINUSCA. Direction Boungous, un village à 45 kilomètres de là, où des éleveurs et des acheteurs de bétail circulaient tranquillement sur la route.

 

Sur le pont menant à Boungous, le capitaine, à la tête de ces éléments en patrouille, ont bloqué le passage de ces éleveurs et procédé à des fouilles. Pour justifier leur intervention, ils ont immédiatement accusé les éleveurs d’être des rebelles,  un faux prétexte qu’il a l’habitude de le dire pour intimider et soumettre les gens sous ses ordres.

 

Ainsi, après l’intimidation, des fouilles ont commencé. Et pafff! Les militaires ont récupéré une grosse somme d’argent, environ 4 500 000 francs CFA dans les poches des éleveurs et des acheteurs.

 

Aussitôt, une discussion s’éclatent! Les éleveurs disent qu’ils ne sont pas des rebelles, mais les soldats ont refusé catégoriquement. Puis, arrive le temps d’entente. Les deux ont convenu qu’une somme d’un million cinq cent mille doit être remise aux soldats comme leur prime globale d’alimentation (PGA).

 

Au bout du compte, les éleveurs ont cédé finalement et définitivement 1 500 000 francs CFA au capitaine, qui leur a restitué les 3 000 000 restants avant de les laisser continuer leur route. L’opération terminée, le groupe a rebroussé chemin vers Ouadda-Maïkaga.

 

Sur le trajet du retour, le capitaine a utilisé une partie de l’argent extorqué pour acheter des charmoutes,  de la viande séchée,  chargées en quantité sur sa moto.

 

Certains militaires de la zone justifient ces agissements par le non-paiement de la prime globale d’alimentation depuis plusieurs années. Ils présentent le racket comme une manière de compenser ce qu’ils considèrent comme une dette de l’État envers eux.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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Bissekoin accuse les bouchers de Bangassou de complot sur la viande : une diversion pour détourner l’opinion nationale sur les vraies causes de la pénurie

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Bissekoin accuse les bouchers de Bangassou de complot sur la viande : une diversion pour détourner l’opinion nationale sur les vraies causes de la pénurie

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Photo Guira FM

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans son interview sur la radio Ndékè-luka, le gouverneur Victor Bissekoin pointe du doigt les bouchers comme responsables de la rareté de la viande de bœuf à Bangassou, dans la préfecture du Mbomou. Il parle d’une « stratégie » montée par eux pour augmenter les prix, d’exportation illégale de bétail vers l’extérieur, et de tricherie au kilo (plus d’os que de viande). Il annonce même un arrêté pour interdire l’exportation et la vente truquée.

 

C’est une accusation trop facile et une diversion.

Les faits récurrents sur le terrain, rapportés depuis des années  montrent que la pénurie de viande de bœuf à Bangassou n’est pas née d’un complot commercial isolé. Elle est liée à des problèmes structurels profonds que le gouverneur minimise ou ignore :

 

– L’insécurité chronique dans le Mbomou et les zones environnantes bloque les transhumances et les convois d’éleveurs.

– Les routes dégradées et les frais de transport exorbitants (jusqu’à 50 000 FCFA par personne depuis Bangui) rendent l’approvisionnement coûteux et risqué.

– La flambée générale des prix (viande de bœuf passée de 1 000 à 2 000-2 500 FCFA/kg en février 2026 selon RJDH) touche toute la ville, pas seulement à cause des bouchers, mais à cause de la pénurie réelle de bétail sur les marchés.

– Des cas similaires de rareté (poulet, viande de brousse, etc.) frappent Bangassou depuis des semaines, confirmant une crise plus large d’approvisionnement, pas un simple jeu des commerçants.

 

En se contentant de blâmer les bouchers et en interdisant des pratiques (vente au kilo, export), Bissekoin détourne l’attention des responsabilités plus hautes : sécuriser les routes, stabiliser les zones d’élevage, faciliter les convois, et admettre que l’insécurité globale (y compris dans les zones frontalières) affame la population en viande comme en denrées de base.

 

La viande manque parce que les troupeaux n’arrivent plus facilement, pas parce que les bouchers complotent. Il est temps que le gouverneur arrête les accusations simplistes et s’attaque aux vraies racines du problème.

 

Par Simon Goussoumalé

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Touadéra et le grand spectacle du Ramadan : Bangui se prépare -t-elle à une guerre ?

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Touadéra et le grand spectacle du Ramadan : Bangui se prépare à une guerre ?

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Un hélicoptère russe MI-17 avec à son bord des paramilitaires russes

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En cette période sacrée du Ramadan, le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra, a une fois de plus offert aux Centrafricains un spectacle inédit, digne des plus grandes mises en scène. Mais derrière les images d’un chef d’État « qui annonce sur tous les toits que la paix est revenu», se dessine un tout autre tableau : celui d’un homme qui semble craindre son propre pays plus que quiconque.

 

En effet, ce vendredi 20 mars 2026, à l’occasion de la fête de ramadan, le dictateur de Bangui offre à nouveau un spectacle digne d’un pays en guerre. Pour un simple trajet de quatre ou cinq kilomètres vers la mosquée Oumar de Kina , située avenue Koudoukou au PK5 (communément appelé KM5, 3e arrondissement de Bangui), le cortège du dictateur de Bangui s’est transformé en véritable opération militaire. Pick-up Nissan blindé flambant neuf,  estimé à plus de 200 millions de FCFA, escorte terrestre composée de véhicules blindés, mercenaires russes omniprésents, et cerise sur le gâteau : des hélicoptères survolant en permanence le convoi, accompagnant le dictateur de Bangui à l’aller comme au retour. Même l’empereur Bokassa, dans ses années les plus fastueuses, n’avait jamais déployé un tel arsenal pour une prière de fête.

 

Pendant que le dictateur de Bangui multiplie les déclarations triomphales dans les médias,  « la paix est revenue, le calme règne », la réalité frappe de plein fouet : pour parcourir une poignée de kilomètres dans sa propre capitale, il lui faut une escorte aérienne et blindée. Pourquoi une telle paranoïa dans un pays où, selon ses propres mots, la sécurité est rétablie ? Le quartier KM5, jadis théâtre de tensions communautaires, reste-t-il une zone de non-droit pour le dictateur de Bangui ? Ou bien est-ce la peur d’un peuple qui, malgré les discours, n’a toujours pas pardonné ?

 

Mais regardez juste en face, au Tchad voisin : malgré les tensions permanentes, les attaques rebelles et un contexte de guerre larvée depuis des décennies, le président Mahamat Idriss Déby Itno descend souvent à pied, va au contact direct des gens, rencontre la population sans blindage massif, sans hélicoptères qui tournent au-dessus. Il se montre accessible, même dans un pays qui n’est pas en paix totale. Ici, à Bangui, le dictateur de Bangui proclame la paix partout, mais lui-même ne sort jamais sans son armada : véhicule blindé, escorte russe, hélicoptères en l’air. Il ne va jamais au contact des gens, jamais dans un véhicule banalisé pour regarder les Centrafricains dans les yeux, discuter avec eux tranquillement. Du palais à la mosquée, et retour, point barre. Pas de balade, pas de poignée de main libre, rien.

 

Sur les réseaux sociaux, les voix s’élèvent déjà : « La sécurité est pour lui seul et pour ses proches, pas pour nous tous », lance un internaute. D’autres rappellent que les diasporas centrafricaines hésitent toujours à rentrer, malgré les promesses répétées de stabilité. Si la paix était vraiment revenue, pourquoi le premier des Centrafricains doit-il se déplacer comme un chef en zone de guerre ?

 

Ce déploiement massif chaque Ramadan en dit long. Le dictateur de Bangui dispose-t-il d’informations que les Centrafricains ignorent ? Ou bien ce show blindé n’est-il qu’une façon de justifier la présence continue des mercenaires russes et l’achat d’équipements hors de prix ?

 

Par Alain Nzilo

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« Je ne voulais pas mourir pour les ambitions d’un fou » : un déserteur russe d’Africa Corps raconte comment Moscou recrute des mercenaires en mentant sur l’Afrique

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« Je ne voulais pas mourir pour les ambitions d’un fou » : un déserteur russe raconte comment Moscou recrute des mercenaires d’Africa corps en mentant sur l’Afrique

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/04/les-chefs-des-mercenaires-russes-en-Centrafrique-lors-de-la-ceremonie-a-la-presidence-de-la-Republique.jpg” data-wpel-link=”internal”>« Je ne voulais pas mourir pour les ambitions d’un fou » : un déserteur russe raconte comment Moscou recrute des mercenaires d’Africa corps en mentant sur l’Afrique
Cérémonie au palais de la renaissance à Bangui : les 3 chefs de Wagner en Centrafrique, notamment le général Dmitri, le robot de Wagner alias « S’en fout la mort », Dimitri Sytyi et le Colonel Boris Représentent Wagner

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Georgy Kochkin a signé pour devenir mercenaire d’Africa corps pour servir en Afrique. Il s’est retrouvé en Ukraine. Son témoignage à la Radio Free Europe / Radio Liberty (RFE/RL)  éclaire une mécanique de recrutement bâtie sur le mensonge.

 

En effet, au départ, Georgy Kochkin était endetté et travaillait pour un salaire de misère dans une usine à Moscou lorsqu’il a vu une offre d’emploi en octobre 2025. Le poste, au sein de l’unité paramilitaire “Africa Corps” qui sera déployé en République centrafricaine, promettait un salaire mirobolant (2 millions de roubles, soit environ 25 000 dollars, rien qu’à la signature) pour des fonctions civiles et techniques en Afrique. Aujourd’hui, réfugié à Manille où il a demandé l’asile, il raconte comment il a été trompé par l’État russe.

 

“Quand j’ai vu l’annonce, j’étais enthousiaste”, explique Kochkin. L’unité cherchait des spécialistes en informatique et en sécurité de l’information d’Africa corps en RCA. Lors de son premier entretien le 11 octobre 2025 à Moscou, l’ambiance était déjà sinistre. Il raconte que le recruteur a annoncé à son supérieur : “Je t’ai apporté de la viande”.  Écoutez bien, de la viande. Voilà comment ces russes traitent leurs compatriotes envoyés soi-disant en Afrique. Malgré cela, on lui a assuré qu’il ne serait pas envoyé au combat mais qu’il opérerait des drones ou gèrerait la sécurité informatique en Afrique.

 

L’identité factice et les sites secrets Pour intégrer l’Africa Corps

Kochkin explique que tout est fait pour maintenir l’opacité. Les recrues sont formées sur des sites secrets où les téléphones sont confisqués. On leur donne parfois de fausses identités ou des documents de couverture pour masquer le fait qu’ils travaillent directement pour le GRU (le renseignement militaire russe).

 

“Ils nous parlaient de l’Afrique, notamment du Mali, de la RCA, du Niger et autres pays africains. Ils  nous donnaient des cours sur les pays africains pour nous mettre en confiance”, dit-il. Mais l’illusion s’est dissipée lorsque les rumeurs ont commencé à circuler : les déploiements en Afrique n’étaient qu’une couverture pour envoyer les recrues vers les “zones de “l’opération spéciale” (l’Ukraine).

 

La trahison et la fuite

Le tournant survient fin 2025. Alors qu’on lui avait promis un poste civil, Kochkin apprend que son unité est en réalité destinée au front ukrainien en tant que sapeurs (démineurs/génies). “Si on nous disait ‘Afrique’, cela devait être l’Afrique. Quand j’ai compris que c’était l’Ukraine, j’ai décidé de partir.”

 

Profitant d’une permission ou d’une faille dans la surveillance, il a réussi à quitter la Russie pour rejoindre les Philippines, un pays où il espérait être hors de portée des services de sécurité russes.

 

Les coulisses de l’unité “post-Wagner”

Selon son témoignage, l’Africa Corps fonctionne comme une extension directe du ministère de la Défense, mais avec les méthodes brutales des mercenaires. Il décrit :

Recrutements forcés : Des spécialistes civils transformés en “chair à canon” dès leur arrivée.

* Tromperie financière : Les primes promises sont parfois ponctionnées par des supérieurs ou conditionnées à des déploiements extrêmement dangereux.

Pressions : Depuis sa fuite, Kochkin reçoit des messages de son commandant adjoint lui demandant de revenir, mêlant promesses de transfert dans une autre unité et menaces voilées.

 

 

Rappelons qu’Africa Corps, vitrine militaire du Kremlin sur le continent, est déjà déployé au Mali et au Niger. La République Centrafricaine, où Wagner occupe le terrain depuis plusieurs années, est dans le champ direct de ce basculement. Le passage d’un groupe à l’autre ne se fait pas en douceur : les hommes de Wagner sur place réclament des garanties, et certains refusent d’être absorbés par une structure placée sous le contrôle direct du ministère russe de la Défense.

 

Depuis les Philippines où il a trouvé refuge, Kochkin dit qu’il préfère être traité de traître par Moscou plutôt que de finir anonymement dans une guerre qui n’était pas la sienne. Moscou, de son côté, le considère effectivement comme tel — parce qu’il a parlé, et que ce qu’il a dit ne se referme pas facilement.

 

Pendant ce temps, à Bangui, les mercenaires russes de la milice Wagner encore en poste réclament le versement de 900 milliards de francs CFA avant leur départ de la RCA, ce qui transforme la transition en bras de fer financier dont personne ne voit encore l’issue.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Après avoir volé la présidentielle à Touadera, les fraudeurs de l’ANE disent qu’ils vont “recadrer” les démembrements qu’ils ont eux-mêmes pourris

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Après avoir volé la présidentielle, les fraudeurs de l’ANE disent qu’ils vont “recadrer” les démembrements qu’ils ont eux-mêmes pourris

 

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Madame Valentine Rugwabiza à gauche, et le Président Touadera à droite, lors de leur rencontre au palais de la renaissance de Bangui

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le porte-parole de l’Autorité nationale des élections, Jimmy Antony Zitongo Bodeman, est sorti de son silence pour tenter de rassurer les Centrafricains. Le résultat ? Une nouvelle couche de mensonge grossier, servi sans aucune honte.

 

Après avoir organisé la pire élection de toute l’histoire de la RCA le 28 décembre dernier, après avoir bouclé la présidentielle en une seule semaine pour proclamer la réélection du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera, voilà que ces mêmes responsables reviennent la bouche en cœur. Ils disent maintenant qu’ils vont « recadrer » les démembrements qui ont tout saboté lors du premier tour.

 

Recadrer ? Mais qui va recadrer qui ? Ce sont exactement ces démembrements, placés là par l’ANE elle-même, qui ont permis le vol organisé du scrutin. Ce sont ces mêmes structures qui ont accumulé les irrégularités massives dans les 2e, 3e, 5e et 7e arrondissements de Bangui, à Bimbo et dans plusieurs préfectures. Et aujourd’hui, après avoir atteint leur vrai objectif – verrouiller la présidentielle –, ils font semblant de vouloir nettoyer leur propre bazar.

 

Zitongo explique tranquillement qu’ils font l’inventaire du matériel restant, qu’ils récupèrent ce qui est encore en état, qu’ils analysent les décisions du Conseil constitutionnel et qu’ils réfléchissent aux mesures à prendre pour les partiels et le second tour du 26 avril. Ils comptent même sur la MINUSCA pour acheminer le matériel dans les zones difficiles comme la Haute-Kotto, le Haut-Mbomou, la Vakaga ou la Basse-Kotto, et sur les forces de sécurité pour « sécuriser » l’opération.

 

En clair : ceux qui ont pourri les élections en décembre vont maintenant superviser la suite. Ceux qui ont fabriqué les résultats là où ça les arrangeaient vont « corriger » pour les législatives. Le cynisme est total.

 

Depuis plus de trente ans, le scénario est identique. On vole ce qui compte vraiment, on proclame les résultats présidentiels à la vitesse de l’éclair, puis on annonce qu’on va arranger le reste pour faire bonne figure. Et à chaque fois, le peuple doit « rester calme », suivre les instructions des formateurs de l’ANE et faire comme si tout était normal.

 

Personne n’est dupe. L’objectif principal est déjà atteint. La présidentielle est verrouillée. Le 26 avril n’est qu’une formalité destinée à donner un semblant de légitimité à une Assemblée déjà morte-née. Les fraudeurs de l’ANE peuvent bien parler de transparence, d’analyse et de recadrage. Leurs promesses ne valent plus rien.

 

Le 28 décembre restera gravé comme la honte électorale suprême de ce pays. Et au lieu d’assumer ce fiasco, ils reviennent avec le même vieux disque : « nous allons corriger ».

 

La farce continue. Le 26 avril sera simplement le prochain acte d’une longue comédie grotesque jouée par les mêmes acteurs incompétents depuis trois décennies.

 

Par Alain Nzilo

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L’armée centrafricaine est définitivement morte. Un mercenaire russe de la milice Wagner, seul dans son véhicule, terrorise une vingtaine des soldats FACA au PK13 route de Boali

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L’armée centrafricaine est définitivement morte. Un mercenaire russe de la milice Wagner, seul dans son véhicule,  terrorise une vingtaine des soldats FACA au PK13 route de Boali

 

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Une patrouille des soldats FACA à Sibut. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Plus de fierté, plus de détermination, plus de respect. L’armée centrafricaine peut trembler comme une feuille morte devant n’importe quel mercenaire de la milice russe Wagner. C’est la mort lente et publique d’une institution créée par l’ancien empereur centrafricain Jean-Bedel Bokassa.

 

En effet, ce jeudi 9 mars 2026 au quartier PK 13, route de Boali, l’armée centrafricaine a montré son vrai visage  en public : celui d’une coquille vide qui plie devant n’importe quel mercenaire russe.  Ce jour-là, dans la matinée, une vingtaine des soldats FACA, tous équipés, escortaient un cercueil de l’un de leur dans un pick-up de l’armée nationale pour l’enterrement. Ils roulaient doucement, chantaient des cantiques, l’air solennel.

 

Mais derrière eux, subitement un véhicule conteneur venait lentement . Un seul homme au volant : un mercenaire russe de la milice Wagner. Il klaxonne, fait des gestes brusques d’énervement. Il  veut passer. Mais  la route est très étroite. Elle  ne lui facilite pas les choses.  Pendant ce temps, les soldats FACA, dans leur véhicule funéraire,  continuent leur petite allure, indifférents à l’impatience du mercenaire.

 

Puis, le convoi arrive près de la maison du général Ouédane, ancien directeur général de la gendarmerie. Un bout de route se libère. Le Russe double d’un coup le convoi funéraire, se plante devant le pick-up, coupe la circulation. Il descend de son véhicule, avance avec détermination vers le véhicule des soldats FACA. Écoutez bien ceci. Ces soldats sont tous armés jusqu’aux dents. Arrivé  à leur niveau, ce Wagner  commence à les engueuler à pleine voix. Il hurle, gesticule, les traite comme des gamins.

 

La surprise ? Pas un seul FACA n’ouvre la bouche. Pas un ne pose la main sur son arme. Pas un ne descend du véhicule. Ils restent assis, têtes baissées, corps tremblants, regard fuyant. Le mercenaire continue son monologue rageur plusieurs minutes, les domine complètement.

 

Il finit par retourner dans son camion, démarre et disparaît. Les vingt soldats restent là, immobiles, pendant que les gens du quartier accourent et regardent la scène, sidérés. Un homme seul vient de faire taire une section entière de l’armée nationale.

 

Lisez bien ceci. Si c’était un civil centrafricain, vous imaginez la suite ? Ces soldats vont devenir plus forts, plus dir sur ce pauvre centrafricain. Mais comme c’est un Wagner, tout le monde devient un bébé, une poupée, des carpes dans une bassine d’eau.

 

Les habitants du coin n’arrêtent pas de répéter la même phrase : comment vingt soldats armés peuvent-ils se laisser humilier par un type tout seul ? La réponse est simple et cruelle : ils n’ont plus ni fierté ni courage. Face à un mercenaire de la milice Wagner, l’armée FACA n’existe plus.

 

Le cortège a repris sa route après coup, mais le mal était déjà fait. Tout le quartier a vu l’armée nationale se faire ridiculiser sans réagir. Plus personne ne peut prétendre le contraire maintenant.

 

Touadera, Zéphirin Mamadou, vous avez vendu cette armée aux russes. Incroyable!

 

Par Gisèle MOLOMA

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Touadéra, diviseur acharné : après les partis politiques, la communauté musulmane centrafricaine dans son collimateur

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Touadéra, diviseur acharné : après les partis politiques, la communauté musulmane centrafricaine dans son collimateur

 

 

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Ahmat Deleris alias Rator

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis son accession au pouvoir, Touadéra a fait de la division son outil de gouvernance favori. La communauté musulmane centrafricaine en découvre aujourd’hui le goût amer.

 

Le Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique a un nouveau bureau depuis le 30 décembre 2025, élu en bonne et due forme à la mosquée de Yapélé, sous les yeux de ministres, de députés et de représentants d’institutions nationales et internationales.

L’imam Abdoulaye Ouassélégué en prend la tête avec une équipe complète : quatre vice-présidents, un secrétaire général, un trésorier général, un conseiller islamique et un conseil juridique. Deleris Rator, lui, est sorti par la grande porte, éjecté par les urnes après des années à tenir le perchoir du CSICA.

 

Seulement voilà. Le jeudi 13 mars 2026, pendant le mois de ramadan, Touadéra ouvre le Palais de la Renaissance aux musulmans de Bangui pour une rupture de jeûne. Et c’est Deleris Rator, le président sortant, celui que les électeurs viennent de congédier, qui prend la parole au nom du Conseil Supérieur Islamique.

 

Rator s’adresse au chef de l’État comme s’il dirigeait encore l’institution. Il lui demande même de jouer les médiateurs pour résorber la crise qui divise les leaders du CSICA, une crise dont il est lui-même l’un des principaux foyers. Touadéra répond qu’il prend bonne note et jouera sa partition.

 

Ce qui étonne, c’est l’absence totale du nouveau président légalement élu. L’imam Ouassélégué, investi dans les règles, n’est ni mentionné ni convié, alors même que des membres du gouvernement et du cabinet présidentiel participent à la soirée. Le nouveau bureau existe, mais Bangui officiel l’ignore.

 

Il faut rappeler que cette assemblée élective du 30 décembre avait failli ne pas se tenir. Le ministère des Affaires étrangères, qui devait accueillir les travaux, s’était dérobé après que la ministre Sylvie Baïpo-Témon eut échangé avec Rator. L’élection avait finalement eu lieu à la mosquée de Yapéré, dans des conditions régulières et transparentes.

 

Plusieurs membres du gouvernement avaient d’ailleurs assisté à l’investiture du nouveau bureau et y avaient même participé activement. Ce qui rend d’autant plus difficile à déchiffrer le choix de la présidence de continuer à traiter Deleris Rator comme l’interlocuteur légitime de la communauté musulmane centrafricaine.

 

L’imam Ouassélégué, lui, avait pris ses fonctions avec humilité, refusant de parler de victoire personnelle. Il s’était appuyé sur le verset 13 du chapitre 49 du Coran pour rappeler que les différences existent, mais que la foi unit. Il avait tracé la direction : rassembler, non diviser.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Touadera, regarde comment tu gèrre un pays. C’est une boutique ou quoi ? Regarde ton budget 2025. L’écart abyssal entre prévisions et décaissements réels est pathétique

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Touadera, regarde comment tu gèrre un pays. C’est une boutique ou quoi ? Regarde ton budget 2025. L’écart abyssal entre prévisions et décaissements réels est pathétique

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Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’examen des flux de trésorerie de l’État centrafricain à la clôture de l’exercice 2025 donne à lire une arithmétique budgétaire difficilement réconciliable avec les prévisions officielles. C’est une véritable gestion aveugle d’un pays.

 

Regardez, la loi de finances 2025 avait arrêté les décaissements à 62,81 milliards de francs CFA. Les chiffres définitifs de l’exercice affichent 184,78 milliards effectivement décaissés, soit un taux d’exécution de 294,17 %. En d’autres termes, l’État centrafricain a dépensé près du triple de ce qu’il avait officiellement programmé, un écart qui ne relève plus du simple ajustement technique.

 

Selon le ministère des finances, plusieurs mouvements financiers expliquent ce gonflement. Le remboursement des titres publics a atteint 63,68 milliards, à 170 % de l’objectif initial. Celui des emprunts extérieurs s’est établi à 16,56 milliards, soit 186 % de la prévision. Mais c’est une ligne absente du budget de départ qui pèse le plus lourd : des tirages spéciaux effectués auprès de la BGFI et de la BSIC pour un cumul de 95,68 milliards de francs CFA, apparus en cours d’exercice sans inscription budgétaire préalable. Incroyable.

 

Ce qui retient l’attention dans cette configuration, c’est moins le volume des chiffres que leur logique. Une dépense non budgétisée de 95,68 milliards, mobilisée en urgence auprès de deux établissements bancaires privés, traduit une gestion dictée par les échéances de remboursement plutôt que par une programmation ordonnée. La planification initiale n’avait manifestement pas intégré l’ampleur réelle des besoins de liquidités de l’État.

 

Le document officiel justifie ces opérations par la nécessité d’honorer les engagements financiers. Mais cette justification laisse entière une interrogation de fond : si les engagements étaient connus, pourquoi la loi de finances ne les avait-elle pas anticipés ? L’écart entre 62,81 milliards prévus et 184,78 milliards décaissés n’est pas un accident comptable — c’est le reflet d’une conduite budgétaire qui s’ajuste au fil des crises de liquidités plutôt que de les prévenir.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : incendie sur le site des refugiés de Mpougou à Ouanda-Djallé, plusieurs habitations brûlées

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Centrafrique : incendie sur le site des refugiés de Mpougou à Ouanda-Djallé, plusieurs habitations brûlées

 

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site des refugiés de Mpougou à Ouanda-Djallé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce samedi 21 mars 2026, le feu a avalé une dizaine d’habitations sur le site de déplacés de Mpougou, à Ouanda-Djallé, après que des  charbons de cuisine a été abandonnée dans une habitation.

 

Tout est parti du bloc B. Vers midi, dans l’une des huttes de ce secteur, une famille venait de finir de manger. En quittant les lieux, ses membres ont laissé derrière eux des charbons encore vifs. Le feu, sans personne pour le surveiller, a pris dans la paille qui sert de toiture, et la maison a commencé à brûler.

 

Ce qui aurait pu rester un feu isolé s’est vite propagé aux huttes voisines. Les habitations sur ce site sont construites les unes contre les autres, serrées, sans espace entre elles. Le feu a sauté de l’une à l’autre, consumant au total une dizaine d’habitation avant que les flammes ne s’éteignent.

 

Ce résultat s’explique aussi par le type de matériaux utilisés. Les agences humanitaires avaient récemment distribué des bâches pour que les familles puissent couvrir leurs abris. Mais dans certains blocs, dont le bloc B, ces bâches n’ont jamais été distribuées encore. Les réfugiés et les retournés ont continué à utiliser de la paille comme toiture, un matériau qui prend feu en quelques secondes.

 

Les familles touchées se retrouvent désormais sans toit ni affaires. Certaines ont trouvé refuge chez d’autres déplacés du site, en attendant de pouvoir reconstruire leurs huttes.

 

Il y’a lieu de rappeler que le site de Mpougou abrite principalement des réfugiés soudanais, contraints de fuir leur pays depuis le déclenchement de la guerre en 2023. Mais sur ce site, il y a également des retournés centrafricains. Ce sont des Centrafricains qui avaient fui au Soudan pendant les années de conflit dans leur propre pays, et qui ont dû repartir lorsque la guerre a éclaté là-bas aussi. Ils sont rentrés les mains vides, accompagnés de familles soudanaises qui fuyaient dans la même direction, et se sont tous installés à Ouanda-Djallé, sous-préfecture de la Vakaga, non loin de la frontière avec le Soudan.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Serge Binguimalé

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Opération Kwa Ti Kodro : des milliards de l’Union européenne et de la Banque mondiale qui s’évaporent dans les poches des bras cassés

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Opération Kwa Ti Kodro : des milliards de l’Union européenne et de la Banque mondiale qui s’évaporent dans les poches des bras cassés

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Opération Kwa ti kodro au marché Combattant, dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo la renaissance

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, des fonds colossaux déversés chaque année par l’Union européenne et la Banque mondiale alimentent une opération citoyenne qui ne produit rien, pendant que des volontaires sans un franc font le travail que l’État refuse d’accomplir.

 

L’opération Kwa Ti Kodro, portée en fanfare par le président Touadéra et ses ministres, mobilise chaque semaine des cortèges d’officiels et de partisans — communément surnommés « cherchés à manger » — qui sillonnent la capitale en grande pompe pour repartir les mains propres et les poches pleines. Le résultat de toute cette agitation se mesure dans les caniveaux, dans les marchés, dans les rues : zéro.

 

Cette opération qu’ils prennent le courage d’appeler Kwa Ti Kodro, portée en fanfare par le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera, et ses ministres, mobilise chaque semaine des cortèges d’officiels et de partisans,  communément surnommés « cherchés à manger »,  qui sillonnent la capitale en grande pompe pour repartir les mains propres et les poches pleines. Le résultat de toute cette agitation se mesure dans les caniveaux, dans les marchés, dans les rues : zéro.

 

Ce n’est pas une impression ni un jugement hâtif. C’est une réalité que n’importe quel habitant de Bangui peut vérifier en se rendant dans l’un des quartiers censés avoir bénéficié de ces opérations hebdomadaires. Les ordures s’accumulent, les caniveaux restent bouchés, et la ville continue de se dégrader au rythme exact où les milliards changent de mains.

 

C’est précisément dans ce contexte que le samedi 14 mars 2026, un groupe de jeunes volontaires conduit par Lagbégo Champion s’est rendu au marché de Ouango, dans le 7e arrondissement, sans budget, sans matériel officiel, sans banderole. Ils ont trouvé des caniveaux murés par des années d’immondices tassées en blocs compacts, une puanteur suffocante, et des vendeuses de nourriture qui survivent chaque jour dans cet environnement indigne que personne n’avait daigné toucher.

 

Sans attendre personne, les bénévoles ont retroussé les manches. Certains jeunes sont descendus sous les kiosques et les petits ponts pour curer à mains nues des passages abandonnés depuis des années, extrayant un volume de déchets dont l’ampleur dit tout sur ce que l’État fait réellement de l’argent des bailleurs internationaux.

 

Ce que ces citoyens ont accompli gratuitement en une journée, les équipes officielles de Kwa Ti Kodro n’ont pas su ou voulu le faire en des mois de passages répétés sur ce même site. La différence entre les deux est simple : les volontaires travaillent, les autres encaissent. Pendant que des milliards transitent du trésor public vers des mains que personne ne contrôle, des mamans vendent à manger au milieu des eaux stagnantes et des déchets en décomposition.

 

La réaction des partisans du régime à l’arrivée des bénévoles achève le tableau. Une banderole à l’effigie du chef de l’État a été installée à l’entrée du marché, comme pour marquer le territoire. Puis, une fois les déchets rassemblés en tas par les volontaires, des individus se sont annoncés pour venir les enlever et récolter le crédit du travail accompli par d’autres. La population du 7e arrondissement a tout vu.

 

Par Brahim Sallé

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Lim-Pendé : La préfète annonce 80-90 % de sécurité, mais les habitants dénoncent un calme trompeur et des exactions persistantes des 3R

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Lim-Pendé : La préfète annonce 80-90 % de sécurité, mais les habitants dénoncent un calme trompeur et des exactions persistantes des 3R

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/un_soldat_FACA_a_paoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/un_soldat_FACA_a_paoua.jpg” alt=”Lim-Pendé : La préfète annonce 80-90 % de sécurité, mais les habitants dénoncent un calme trompeur et des exactions persistantes des 3R” width=”300″ height=”248″ />
Un soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Lors du débat Patara organisé par la radio Ndékè-luka à Paoua, la préfète de la Lim-Pendé, Pierrette Bengueré, a décrit la situation sécuritaire de la préfecture comme atteignant 80 à 90 %. Elle a pris ses fonctions en août 2024 et a insisté sur les progrès réalisés, notamment dans les zones autrefois considérées comme dangereuses, désormais fréquentées par la population. Elle a aussi mentionné la présence renforcée des Forces armées centrafricaines à Bémal, prêtes à étendre leur contrôle vers Bédakha et Bembere.

 

Les autres participants ont livré un tableau bien différent. Esther Guettel, ancienne dirigeante de RJ Belanga et aujourd’hui engagée pour la paix, a expliqué que des groupes armés, en particulier les 3R basés à Bembere, restent présents avec leurs armes. Elle a décrit des actes de racket, de vols de bœufs, d’attaques contre des cultivateurs qui préparent leurs champs et même des viols signalés en périphérie. Selon elle, ces hommes n’ont pas déposé les armes malgré les appels du gouvernement et continuent de semer la peur dans les villages éloignés.

 

Jules Baitoloum, président préfectoral de l’URCA, a estimé que la sécurité réelle dans les zones rurales ne dépasse pas 35 %. Il a pointé la persistance des taxations par des hommes armés et le décalage entre le calme observé au centre de Paoua et les difficultés vécues dans les communes reculées.

 

Francis Béret, membre de la société civile, a reconnu une accalmie visible à Paoua-centre, où le marché fonctionne et les habitants circulent librement, mais a insisté sur les souffrances des populations périphériques. Il a rappelé que les barrières de racket ont disparu, mais que la menace reste dès que les autorités s’éloignent.

 

Les échanges ont aussi porté sur la transhumance en cours. Plusieurs intervenants, dont le maire de Bétoko et le sous-préfet de Ndime, ont dénoncé l’arrivée d’éleveurs armés, souvent accompagnés de miliciens recrutés au Tchad ou au Cameroun. Ces groupes dévastent les plantations, pillent les greniers et tirent parfois sur les cultivateurs qui tentent de protéger leurs champs. Les couloirs de transhumance tracés lors de réunions passées avec la MINUSCA et l’ONG Concordis n’ont pas été respectés ni réaménagés.

 

La préfète a expliqué que le processus de désarmement a été suspendu à cause des élections groupées de décembre, mais que le gouvernement reprendra bientôt l’initiative. Elle a ajouté que ces hommes armés se montrent moins violents qu’avant et que des sensibilisations permettent de limiter les tensions.

 

Esther Guettel a appelé directement le ministère du DDR à se déplacer rapidement à Paoua pour désarmer ces groupes. Elle a aussi dénoncé la présence d’étrangers intégrés dans les rangs des FACA, tandis que des Centrafricains ex-rebelles attendent toujours leur prise en charge. Jules Baitoloum et d’autres ont réclamé le rapatriement systématique des non-nationaux et un renforcement des moyens pour les forces de sécurité, notamment des véhicules adaptés au terrain.

 

Le débat a mis en évidence un calme relatif à Paoua-ville, mais une insécurité persistante dans les périphéries, alimentée par la présence prolongée des 3R et la transhumance armée. Les participants ont insisté sur l’urgence d’un désarmement effectif et d’une gestion réelle des frontières poreuses pour éviter une nouvelle montée des violences.

 

Par Fortuné Bobérang

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Si le franc CFA était dévalué : les Centrafricains paieraient le prix fort, selon Martin Ziguelé

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Si le franc CFA était dévalué : les Centrafricains paieraient le prix fort, selon Martin Ziguelé

 

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Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3, Président du parti MLPCScreenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une dévaluation du franc CFA, comme celle de 1994 qui a divisé par deux sa valeur par rapport à l’euro (ou au franc français à l’époque), ramènerait des effets immédiats et douloureux sur le quotidien des Centrafricains. Martin Ziguelé, dans son intervention à Tribune de l’économie sur Guira FM, rappelle que ce sont les salariés, les paysans, les agriculteurs et les personnes à revenus modestes qui subiraient le plus lourd tribut.

 

Une hausse vertigineuse des prix des importations

La dévaluation rendrait les produits importés beaucoup plus chers en francs CFA. Les biens de consommation courante – riz, huile, sucre, médicaments, carburant, pièces détachées – verraient leurs coûts grimper rapidement. En 1994, l’inflation a bondi dans toute la zone CEMAC, avec des hausses cumulées souvent autour de 40-50 % en un an dans plusieurs pays, dont la Centrafrique. Le pouvoir d’achat s’est effondré pour les ménages dépendants des importations, qui représentent une part importante du panier familial en RCA.

 

Les couches vulnérables, déjà touchées par la vie chère actuelle (essence à plus de 1 100 FCFA le litre, sucre 5 kg à 5 000 FCFA, etc.), verraient leurs dépenses essentielles exploser sans compensation immédiate sur les salaires ou les revenus agricoles.

 

Les salariés et fonctionnaires en première ligne

Les salaires fixes en FCFA perdraient de leur valeur réelle du jour au lendemain. En 1994, les ajustements de salaires n’ont pas suivi le rythme de l’inflation, laissant de nombreux employés publics et privés avec moins de moyens pour couvrir les besoins de base. Ziguelé insiste : ce sont ces catégories – fonctionnaires, employés modestes – qui paient le plus cher l’indiscipline budgétaire accumulée.

 

Les paysans et agriculteurs : un gain théorique, mais pas immédiat

Théoriquement, une dévaluation rend les exportations (bois, or, diamant, produits agricoles) plus compétitives et pourrait augmenter les revenus des producteurs locaux en FCFA. Mais en RCA, où les circuits d’exportation restent souvent informels et où les rapatriements de devises posent problème, les bénéfices mettraient du temps à arriver. À court terme, les intrants importés (engrais, outils, semences) deviendraient plus chers, freinant la production et aggravant la situation alimentaire.

 

Un choc sur l’endettement et l’économie réelle

L’État, déjà lourdement endetté, verrait sa dette extérieure (en devises) peser plus lourd en FCFA, compliquant les remboursements. Les entreprises locales, qui dépendent du crédit bancaire, souffriraient encore plus de l’effet d’éviction : moins de ressources pour les privés, plus de difficultés à investir ou maintenir les emplois.

 

Ziguelé prévient que sans économie diversifiée et exportations fortes, une dévaluation ressemblerait à un « traitement de cheval » : elle pourrait guérir certains déséquilibres à long terme, mais entraîner une convalescence longue et pénible pour les populations.

 

En résumé, une nouvelle dévaluation, pour Martin Ziguelé,  toucherait d’abord les plus fragiles. Elle rappellerait 1994 : inflation galopante, perte de pouvoir d’achat, difficultés accrues pour les ménages modestes. La stabilité du franc CFA se maintient grâce à la discipline collective – déficits réduits, rapatriements des recettes, lutte contre la corruption. Sans cela, le risque persiste, et ce sont toujours les mêmes qui trinquent.

 

Par Alain Nzilo

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67e anniversaire de la disparition de Barthélemy Boganda : Comment le régime Touadéra instrumentalise l’histoire pour légitimer sa “Septième République” autoritaire

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67e anniversaire de la disparition de Barthélemy Boganda : Comment le régime Touadéra instrumentalise l’histoire pour légitimer sa “Septième République” autoritaire

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Prestation de serment du Président Touadera le 30 mars 2021 à l’assemblée nationale à Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le compte rendu du Conseil des ministres du 26 février 2026 consacre une partie notable à la préparation du 29 mars 2026, date marquant le 67e anniversaire de la disparition de Barthélemy Boganda.

 

Le gouvernement prévoit des offices religieux, des manifestations artistiques et culturelles, un concours de rédaction pour les élèves, le tout organisé sur trois sites : Bangui, le village de Boganda et la sous-préfecture du même nom. Le lendemain, 30 mars, aura lieu la prestation de serment du dictateur de Bangui, présentée comme l’entrée dans la « Septième République », dont les fondements seraient inspirés de la philosophie du président-fondateur.

 

Cette juxtaposition n’est pas un hasard. Elle sert à coller l’image du régime actuel sur celle de Boganda, figure historique incontestée, symbole d’indépendance, d’unité nationale et de lutte contre la domination étrangère. En liant directement la commémoration de sa mort à la cérémonie de serment présidentiel, le pouvoir cherche à faire passer sa propre continuité comme une suite logique de l’héritage bogandien. Le message implicite est clair : Touadéra et sa « Septième République » prolongent l’œuvre du fondateur, alors que les faits racontent une tout autre histoire.

 

Boganda prônait l’émancipation économique, la souveraineté réelle, la réduction des inégalités et la construction d’un État au service du peuple. Aujourd’hui, le pays reste parmi les plus pauvres au monde, les ressources forestières et minières continuent de fuir vers des intérêts privés ou étrangers, les salaires des fonctionnaires stagnent, les routes sont défoncées, les hôpitaux manquent de tout, et la sécurité reste fragile dans de vastes zones. Les idéaux d’autonomie et de justice sociale que Boganda défendait sont loin d’être réalisés ; au contraire, le régime actuel accumule les accusations de concentration du pouvoir, de répression des voix dissidentes et de gestion opaque des deniers publics.

 

Pourtant, le Conseil instruit le ministre des Finances de dégager les ressources budgétaires nécessaires pour financer ces célébrations. Dans un pays où les priorités criantes manquent cruellement de moyens – éducation, santé, agriculture, reconstruction des infrastructures –, consacrer de l’argent public à des offices religieux, des spectacles et un concours scolaire sert surtout à entretenir une narration politique. C’est une opération de communication qui détourne l’attention des échecs quotidiens et tente de légitimer un pouvoir qui s’accroche aux symboles du passé pour masquer les insuffisances du présent.

 

Boganda n’a jamais cherché à se perpétuer par des rituels grandioses ou des changements de numérotation constitutionnelle. Il voulait un État efficace et juste. Associer son souvenir à une prestation de serment qui consacre la prolongation d’un mandat et d’un système contesté transforme un devoir de mémoire en outil de propagande. Les Centrafricains ne demandent pas plus de commémorations fastueuses ; ils demandent des résultats concrets. Tant que les ressources serviront à glorifier le régime plutôt qu’à soulager la misère, cette instrumentalisation de l’histoire restera un affront à la mémoire même de celui qu’on prétend honorer.

 

Par Éric Nzapa

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Quand le doigt accusateur du pasteur Faki se retourne contre lui

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Quand le doigt accusateur du pasteur Faki se retourne contre lui

 

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Pasteur Allia jean Pierre

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le pasteur Issene Faki convoque son complice Allia jean Pierre pour venir accabler ses fidèles de trois péchés capitaux. Mais chaque accusation portée au sein de l’église Bataillon 2 ce dimanche décrit l’accusateur lui-même.

 

En effet, ce dimanche 15 mars 2026, le pasteur Issene Faki de l’église UFEB Bataillon 2  a invité un prédicateur, pasteur Allia jean Pierre  dans son église. Mais au moment de sa prédication, ce dernier a déroulé trois points devant la congrégation : les fidèles de l’église UFEB Bataillon 2 sont des menteurs, des colérique et des voleurs. Trois accusations censées tomber sur les fidèles. Elles sont tombées au contraire sur  pasteur Issene Faki lui-même.

 

Commençons par le mensonge. Faki ment avec une aisance qui force presque l’admiration des grands menteurs du monde. Prenant l’exemple, : un jour, un fidèle apprend que le pasteur a raconté des choses en son nom, à son insu. Il appelle pasteur Issene Faki pour lui dire. Mais Issene Faki nie  en bloc. En plus de cela, Faki l’a convoqué en urgence devant le conseil de l’église un samedi matin. Mais lors du conseil, devant bon nombre des cadres de l’église, c’est le spectacle du dernier cri du jamais vu dans le pays. Issene Faki nie encore devant lui , et réclame des preuves. Le fidèle, tranquille, ouvre son ordinateur et fait jouer un audio, dans lequel on entend le pasteur FAKI attaque le monsieur frontalement. Le pasteur Issene Faki,  écoute sa propre voix.  ,et tombe de nu. C’est la honte générale. Le silence qui suit dit tout. Faki a demandé pardon, pardon, pardon.

 

Ce n’est pas un écart. C’est un mode de fonctionnement. Faki ment quand ça l’arrange, nie quand on l’accuse, et revient à genoux quand les preuves bouchent toutes les sorties. Pendant ce temps, le pasteur invité a dit que mentir, c’est garder le vieil homme en soi. Difficile de ne pas penser à qui ce portrait colle le mieux.

 

Deuxième point évoqué par le pasteur invité : la colère. Là encore, le pasteur invité décrit Issene Faki sans le savoir.

 

Prenant un exemple simple du pasteur Issene Faki, il y a quelques semaines, un diacre, ancien policier, a pris la parole pendant un conseil d’église. Il a dit à Faki, avec égard, qu’un pasteur doit être au-dessus des vieilles querelles et ne pas revenir dessus à chaque réunion. Faki a explosé. Il a attaqué le diacre. La séance a fini en pagaille, chacun rentrant chez soi sans qu’aucune décision ne soit prise. Le lendemain, Faki est allé frapper à la porte du diacre pour demander pardon. Puis il est revenu au conseil suivant faire de même publiquement.

 

C’est le cycle Faki : l’emportement, le désastre, les excuses. Puis recommencer. Le prédicateur invité a dit que la colère, c’est le signe d’un cœur qui n’a pas encore lâché le vieil homme. Le portrait tient toujours.

 

Troisième et dernier point  évoqué par le pasteur invité: le vol. Le prédicateur avait choisi un exemple modeste — un fidèle qui gonfle le prix d’un sac de ciment de dix mille à douze mille francs et empoche la différence. Deux mille francs. Faki, lui, ne chipote pas sur les détails. Quand le président Touadéra a remis cinq millions de francs à l’église pour financer sa reconstruction, une partie de cette somme a pris un autre chemin. Environ cinq cent mille francs, peut-être un million, selon les estimations qui circulent parmi les membres du conseil.

 

Faki a d’abord nié avoir touché à quoi que ce soit. Puis, acculé lors d’une réunion du conseil, il a changé de version. Il a commencé à citer des noms : tel diacre, tel autre, même un ancien secrétaire général de l’église, mort depuis. Sa nouvelle défense n’était plus l’innocence, mais le partage. Ce n’est pas lui seul qui aurait pris, d’autres auraient mangé avec lui. En disant cela, il reconnaissait avoir mangé.

 

Avec l’argent de l’église, Faki a monté une école privée. Il a acheté des fermes. Il paie la scolarité de ses enfants en Tunisie. Le prédicateur invité parlait de deux mille francs sur un sac de ciment. Faki parle de millions, d’immobilier, d’éducation à l’étranger.

 

Ce dimanche, le pasteur Faki a cru pouvoir se purifier en faisant laver les péchés de ses fidèles par un complice venu de l’extérieur. L’opération a produit l’effet inverse. Chaque mot du sermon a rebondi sur lui.

 

Par Éric Azoumi

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Sous Touadéra, la dictature s’impose désormais au nom des élections : comment l’Autorité nationale des élections est aux ordres du gouvernement

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Sous Touadéra, la dictature s’impose désormais au nom des élections : comment l’Autorité nationale des élections est aux ordres du gouvernement

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/maxime-balalou-lors-de-sa-conference-de-presse-du-lundi-21-juillet-2025.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/maxime-balalou-lors-de-sa-conference-de-presse-du-lundi-21-juillet-2025.jpg” alt=”L’ex-détenu Maxime Balalou salue les gardiens de la dictature en Centrafrique” width=”300″ height=”265″ />
Le voleur des poteaux électriques, Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement lors de sa conférence de presse hebdomadaire du lundi 14 juillet 2025 à Bangui. Photo CNCScreenshot

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le ministre de la Communication, Maxime Balalou, a présenté devant la presse le bilan des candidatures pour les élections de 2025, tout en restant en fonction et candidat aux législatives dans le deuxième arrondissement de Bangui. Ministre et candidat à la fois, il parle au nom du gouvernement, dirige la communication électorale et s’arroge le droit d’expliquer un processus qu’il contrôle. Cette confusion totale entre pouvoir exécutif et arbitre électoral traduit une dérive autoritaire assumée, dissimulée sous le vernis d’un discours officiel.

 

D’après les chiffres annoncés par le porte-parole du gouvernement qui est également porte-parole de l’autorité nationale des élections et candidat aux législatives,  du 2 au 11 octobre 2025, l’Autorité nationale des élections (ANE) a enregistré dix candidatures à la présidentielle, aucune féminine. En 2020, il y en avait 22, dont une femme. Pour les législatives, 717 dossiers ont été déposés, dont 635 hommes (88,54 %) et 82 femmes (11,45 %), un recul net par rapport aux 1572 candidatures enregistrées lors du précédent scrutin. Balalou parle d’un succès logistique, mais ces chiffres montrent surtout une exclusion croissante des femmes et une monopolisation du pouvoir par les mêmes figures politiques issues du même clan.

 

L’ex-détenu et voleur des poteaux électriques, Maxime Balalou a également évoqué 23 candidatures régionales dans la région de Basoubangui et 58 listes municipales composées de 232 hommes et 211 femmes. Il a salué un « progrès démocratique », vantant la « première historique » d’élections groupées – présidentielle, législatives, régionales et municipales – organisées simultanément. Mais dans les faits, le régime impose un processus verrouillé, contrôlé du sommet à la base, où l’ANE, censée être indépendante, agit sous la tutelle directe du gouvernement.

 

Maxime Balalou a reconnu des difficultés dans les localités de Zemio et Djema, évoquant une « mission prévue » pour installer les démembrements électoraux. Une formule creuse répétée sans solution réelle. Derrière les mots de transparence, le pouvoir conserve le contrôle des moyens, des annonces, des médias et des institutions. Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou utilise sa position pour orienter le débat public et influencer les électeurs, alors même qu’il est candidat.

 

La loi exige que tout membre du gouvernement souhaitant se présenter à une élection démissionne avant le dépôt de sa candidature. Balalou, lui, reste à son poste, assure la propagande d’État et parle au nom du gouvernement, sans gêne. Dans quel pays un ministre-candidat organise lui-même la communication électorale ? Dans une République où la séparation des pouvoirs n’existe plus, où la dictature s’exerce à visage découvert, sans qu’aucune institution ne s’y oppose.

 

Ce que le gouvernement présente comme un « bilan » n’est en réalité qu’une démonstration de force d’un régime qui confisque la démocratie. Les élections ne sont plus un exercice citoyen, mais une opération de contrôle politique. L’ANE est réduite au rôle de figurant, les médias publics sont transformés en instruments de campagne, et les voix critiques sont marginalisées.

 

C’est la dictature pure et simple, celle qui refuse de dire son nom mais s’impose par la peur, la propagande et la manipulation des lois. Le pouvoir prétend organiser des élections inclusives, mais c’est lui qui choisit les candidats, rédige les bilans et commente les résultats avant même le vote. Tout se décide dans les cercles du MCU, sous la surveillance directe du gouvernement.

 

Derrière les chiffres et les communiqués officiels, une seule réalité s’impose : la République centrafricaine vit sous un régime autoritaire qui se déguise en démocratie électorale, et le porte-parole du gouvernement en est aujourd’hui la preuve vivante.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Touadera, écoute le DG de la Sodeca: il parle de l’électricité comme problème majeur de la Sodeca. L’État ne peut pas acheter des groupes électrogène pour pallier à ce problème?

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Touadera, écoute le DG de la Sodeca: il parle de l’électricité comme problème majeur de la Sodeca. L’État ne peut pas acheter des groupes électrogène pour pallier à ce problème?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/leau-de-la-SODECA-coule-au-robinet.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : la SODECA à court de produits de traitement, que devient l'eau distribuée à Bangui ?
l’eau sale de la SODECA coule au robinet dans le sixième arrondissement le vendredi 22 novembre 2024. CopyrightCNC

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Pour Éric Megalos-Dima, la Sodeca ne peut pas pomper sans courant. L’État pourrait garantir l’eau en installant des groupes électrogènes adaptés et fiables.

 

Selon le Directeur Général, La Sodeca distribue l’eau à Bangui en utilisant un système dit de refoulement direct. L’eau captée au bord de la rivière Oubangui est traitée puis envoyée directement vers les abonnés à l’aide de pompes électriques. Sans électricité, ces pompes s’arrêtent, et l’eau cesse de circuler immédiatement. Ce choix technique, hérité de la période de construction initiale du réseau en 1975, rend la distribution totalement dépendante du réseau public d’électricité géré par l’ENERCA.

 

Dans plusieurs secteurs comme les télécommunications, les sociétés comme la Télécel ou Orange Centrafrique utilisent des groupes électrogènes de 500 kVA pour garantir l’alimentation continue en cas de coupure. La même logique peut s’appliquer à la Sodeca. Deux groupes électrogènes de cette capacité suffiraient à faire fonctionner plusieurs pompes, permettant d’alimenter les quartiers tour à tour pendant les interruptions du courant.

 

L’État dispose des moyens financiers pour acquérir ces équipements. Un groupe industriel de 500 kVA coûte entre 250 et 300 millions FCFA. Installer deux ou trois groupes représente un investissement accessible, surtout si on considère les dépenses répétées liées aux réparations d’urgence et aux interruptions constantes. Au-delà de l’achat, le carburant, l’entretien et la sécurité doivent être planifiés, mais ces aspects peuvent être intégrés dans le budget national ou soutenus par des partenaires techniques.

 

La Sodeca a déjà reçu, dans le passé, grâce au Comité international de la Croix-Rouge, un groupe électrogène capable de soutenir les installations. Cependant, le manque d’organisation autour de l’approvisionnement en carburant et la MAINTENANCE freine son utilisation. Ce problème ne relève pas d’un obstacle technique, mais d’un choix de gestion et d’une absence de stratégie à long terme.

 

Les habitants de Bangui vivent depuis des années avec une distribution d’eau par rotation, souvent une ou deux heures par jour, tôt le matin ou tard le soir. Avec des groupes électrogènes performants et bien gérés, la société pourrait assurer une distribution plus stable et réduire cette dépendance totale à l’ENERCA. La construction de nouveaux châteaux d’eau ou de réservoirs en hauteur reste un projet lointain, mais des solutions immédiates existent.

 

Éric Megalos-Dima met en avant l’impact direct des coupures électriques sur la vie quotidienne et l’hygiène des familles. La mise en place de groupes électrogènes offrirait une marge de manœuvre immédiate pour relancer la distribution même pendant les coupures imprévues. La décision finale revient à l’État, qui a la capacité de doter la Sodeca d’une autonomie énergétique minimale et ainsi répondre aux besoins urgents de la population….

 

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Corbeaunews Centrafrique

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L’impact des évolutions du marché sur les opérations de paris sportifs mobiles

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Le marché des jeux en ligne subit des changements avec l’apparition de nouvelles technologies et les attentes des internautes. Les sites offrent des solutions sécurisées pour protéger l’argent des internautes. Les joueurs réalisent des paris directement sur 1xBet car il s’agit d’un site de haute qualité dans l’industrie des jeux qui respecte les normes du secteur. Les opérateurs mobiles offrent des solutions spécifiques selon les régions.

Le marché des paris sportifs subit une véritable mutation avec l’apparition rapide des technologies. Les sites offrent des solutions avancées pour authentifier l’identité des internautes et contrôler l’accès des mineurs aux jeux. Cette réalité contraint les entreprises de jeu d’argent de maîtriser les coûts d’exploitation. Un opérateur qualifié de fiable est l’entité qui propose des solutions permettant d’assurer la sécurité ainsi que la qualité de ses services.

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Paris sportifs mobiles tendances, sécurité et évolution du marché

La protection des données personnelles des utilisateurs

Des protocoles de sécurité avancés sont utilisés pour sauvegarder les informations des parieurs. Les bases de données des applications mobiles sont des cibles pour les pirates informatiques. Les entreprises utilisent des systèmes de cryptage avancés pour empêcher les fuites de noms ou de coordonnées bancaires. La sécurité numérique est la priorité absolue pour les sites qui veulent conserver leur réputation sur le marché.

Le respect de la vie privée est un facteur de choix pour les clients réguliers. Les plateformes investissent des sommes massives dans la cybersécurité pour maintenir un environnement fiable. Les parieurs préfèrent les services qui traitent leurs données avec une discrétion totale. Une gestion saine des informations renforce le lien entre le service de jeu et son public.

  • Le cryptage des données bancaires protège le capital des clients lors des dépôts.
  • La vérification des comptes limite les risques de fraude et de vol d’identité.
  • Le stockage des informations sur des serveurs sécurisés améliore la protection des données.
  • La suppression des profils inactifs réduit l’exposition aux risques numériques.

L’application de ces méthodes garantit que le parieur ne subit pas de désagrément lors de ses sessions de jeu. Une plateforme qui néglige ces aspects perd rapidement la confiance de ses utilisateurs.

La viabilité des services mobiles

L’évolution du marché influence directement les finances des entreprises. Les coûts liés aux technologies, aux infrastructures et au développement des applications peuvent impacter les cotes que les joueurs trouvent sur leurs écrans de smartphone. Les opérateurs ajustent leurs marges pour maintenir un équilibre entre qualité de service et compétitivité.

La rentabilité d’une application de jeu dépend de sa capacité à gérer ses frais fixes. Les petites structures ne survivent pas face à ces contraintes financières lourdes. Les grands noms du secteur utilisent leur taille pour absorber ces coûts sans trop impacter les parieurs. Le marché devient plus sélectif car seuls les services robustes gardent une présence internationale.

L’inscription sur les plateformes

Les parieurs recherchent généralement des sites qui offrent des garanties de paiement et des conditions de jeu équitables. Il est possible de créer un compte directement sur le site officiel, comme cela se fait sur certaines plateformes, par exemple via la page http://1xbet.ci/registration. L’inscription est simple et permet d’accéder à différentes options de paris sur mobile.

Le choix d’une plateforme fiable reste un élément important pour les utilisateurs. Avant de déposer des fonds, les joueurs vérifient généralement la sécurité des paiements et la fiabilité du site. La confiance joue un rôle essentiel pour garantir une expérience sans difficultés techniques ou financières.

Le jeu responsable et les outils de contrôle

Les applications proposent des outils de gestion du temps et du budget. Les joueurs fixent des limites de dépôt pour garder une pratique saine du pari sportif. Ces fonctions aident à prévenir les comportements excessifs et protègent les finances des utilisateurs.

  • Les limites de dépôt hebdomadaires empêchent les dépenses imprévues.
  • Les alertes de temps de jeu informent sur la durée des sessions mobiles.
  • L’auto-exclusion est disponible pour chaque utilisateur qui souhaite faire une pause.
  • Les tests de comportement permettent d’évaluer sa relation avec le jeu.

Ces outils sont indispensables pour une expérience de jeu positive sur le long terme. Les parieurs utilisent ces paramètres pour conserver une approche rationnelle de leur activité. La technologie mobile rend ces réglages accessibles en quelques secondes depuis le profil utilisateur.

La communication des opérateurs sportifs

Les stratégies marketing évoluent avec les habitudes numériques des utilisateurs. Les entreprises se concentrent sur le marketing digital pour atteindre les fans de sport de manière ciblée. Les messages sont sobres et ne promettent pas de gains irréalistes aux nouveaux inscrits.

Les offres de bienvenue ont des conditions de mise transparentes pour éviter les malentendus avec les clients. Les sociétés préfèrent fidéliser leurs membres actuels avec un service client de haut niveau. Cette approche permet de construire une relation durable avec les utilisateurs et d’améliorer continuellement la qualité des services proposés.

 

 

Bataille entre la ministre Baïpou et Doctrouvé : CNC révèle les vraies raisons de la guerre qui déchire le MCU de l’intérieur

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Bataille entre la ministre Baïpou et Doctrouvé : CNC révèle les vraies raisons de la guerre qui déchire le MCU de l’intérieur

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/sylvie-Baipou-Temon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/sylvie-Baipou-Temon.jpg” alt=”L’hypocrisie de Touadéra face au départ d’Air France : quand Sylvie Baïpo-Temon est à l’origine du départ de cette compagnie de la RCA” width=”300″ height=”169″ />
Sylvie Baïpou-Temon, ministre des affaires étrangères, originaire de Grimari

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Euloge Doctrouvé Koï, griot insulteur public, n’attaque pas Baïpo-Temon pour le bien de la RCA. C’est une vengeance clanique : sa patronne, Mme Edith Lore Ngamana, née Mandazou Folndoco  (épouse d’Évariste Ngamana), a perdu l’intérim d’ambassadeur au Maroc au profit d’un homme nommé par la ministre. Le régime se dévore  complètement de l’intérieur!

 

Enfin, la vérité nue sur le live venimeux d’Euloge Doctrouvé Koï sur les réseaux sociaux contre Sylvie Baïpo-Temon. Ce n’est pas un cri d’alarme patriotique, ni un combat contre le « naufrage » des Affaires étrangères. C’est une opération commanditée, un règlement de comptes clanique pur et dur, organisé depuis les coulisses du pouvoir par le clan Ngamana. Corbeau News révèle l’affaire dans son intégralité : Koï n’est qu’un pantin, un griot à la solde d’Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale, de son épouse Mme Edith Lore Ngamana , et de Sani Yalo, le directeur de Barques et conseiller mystique occulte de Touadéra lui-même.

 

En effet, tout a commencé par une nomination discrète mais explosive au ministère des Affaires étrangères. Récemment, Sylvie Baïpo-Temon, en tant que cheffe de la diplomatie, a nommé un nouveau premier conseiller à l’ambassade de la RCA au Maroc. Un poste clé : deuxième personnalité de la représentation, qui assure l’intérim d’ambassadeur en l’absence du titulaire. Un job en or, avec privilèges, immunité, réseaux et opportunités financières discrètes dans un pays allié stratégique comme le Maroc.

 

Mais avant cette décision, qui occupait ce fauteuil intérimaire ? Mme Edith Lore Ngamana, l’épouse d’Évariste Ngamana. Chargée d’affaires de facto, elle gérait l’ambassade comme une extension de son influence clanique. Elle y avait pris ses aises, y accumulait des connexions, des affaires et du pouvoir parallèle. Mais Baïpo-Temon, dans un geste de rééquilibrage (ou de contre-attaque clanique), a imposé son homme. Exit Mme Ngamana. La dame, furieuse, n’a pas digéré l’humiliation. Elle a commencé à insulter la ministre en privé, à monter la tête de son entourage, à hurler à l’injustice.

 

Et qui a-t-elle choisi pour porter le fer ? Euloge Doctrouvé Koï, alias Docteur crapaud, alias le « docteur en insulte ». Pourquoi lui ? Parce que Koï est lié à la hanche à ce trio infernal : Évariste Ngamana (le vice-président qui contrôle une partie de l’Assemblée et des réseaux), son épouse Ngamana (la perdante du jour), et Sani Yalo, l’homme de l’ombre de Touadéra, son « conseiller mystique » qui tire les ficelles occultes du régime. Toucher à ces trois, c’est toucher à Koï. Il est leur griot attitré, leur insulteur public, leur porte-voix quand il faut salir un rival.

 

Dans son live Facebook, Koï a vomi son fiel : asphyxie du ministère, népotisme, menaces aux diplomates, hémorragie des cerveaux, incident Air France… Mais derrière les grands mots, c’est du vent. La vraie cible ? Venger la perte du poste marocain. Koï, qui hier léchait les bottes de Baïpo-Temon et du régime tout entier, se transforme soudain en « lanceur d’alerte ». Hypocrisie totale : lui qui dénonçait le népotisme dans son discours est lui-même l’incarnation d’un clanisme mafieux. Il mord la main qui nourrit son camp, pour protéger les intérêts de Évariste Ngamana et Yalo.

 

Rappelons le contexte : Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée, est un pilier du système Touadéra, un homme qui pèse sur les nominations, les budgets et les alliances. Son épouse, via l’ambassade au Maroc, étendait cette influence à l’international. Sani Yalo, le « mystique » du président, l’homme qui finance les campagnes, qui murmure à l’oreille de Touadéra, complète le tableau. Ce trio forme une triade occulte : politique, argent, sorcellerie. Koï en est le bras armé médiatique. Quand Baïpo-Temon, elle-même issue d’un autre réseau (proche de Touadéra mais indépendante dans ses choix), ose nommer un outsider au Maroc, c’est la guerre.

 

Koï, dans son live, se pose en défenseur de la méritocratie, des cadres chevronnés, contre les stagiaires et les proches. Ironie cruelle : c’est exactement ce qu’il défend pour son clan ! Mme Ngamana, une « cadre » parachutée par mariage et influence, perd son intérim au profit d’un vrai diplomate. Et Koï crie au scandale. Il appelle à l’audit, au memorandum des agents, à l’arbitrage du Premier ministre… Tout ça pour masquer la vendetta personnelle.

 

Corbeau News l’avait flairé dès le début. Nos articles sur le « griot insulteur » et le naufrage des AE n’étaient que la surface. Aujourd’hui, la preuve : cette attaque n’est pas idéologique, elle est clanique. Baïpo-Temon, accusée de transformer le Quai d’Orsay centrafricain en « boutique familiale », est en réalité en train de casser les monopoles des autres familles du régime. Singamana et Yalo ripostent via leur chien de garde Koï.

 

Résultat ? Le régime Touadéra, déjà en lambeaux, s’entre-déchire pour des postes d’ambassade. Diplomatie en péril ? Oui, mais pas à cause de Baïpo seule : à cause de ces rats qui se battent pour les fromages publics. Hémorragie des cerveaux ? Les vrais talents fuient ce cirque de clans. Incident Air France ? Un prétexte parmi d’autres pour Koï, qui oublie que son propre camp a contribué à l’isolement du pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le président qui ne sait pas qu’il est président : Touadéra donne une masterclass d’incompétence et de mépris face à ses compatriotes de la diaspora

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Le président qui ne sait pas qu’il est président : Touadéra donne une masterclass d’incompétence et de mépris face à ses compatriotes de la diaspora

 

 

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Touadera en réunion avec la diaspora centrafricaine en Russie

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Faustin-Archange Touadéra se plante devant sa diaspora et balance un discours qui dégage le renoncement total. Il décrit un pays vidé, sans infrastructures, sans avenir, et au lieu d’assumer dix ans de naufrage, il traite les exilés de fainéants, leur ordonne de rentrer pour réparer son bordel, et finit par admettre que la vie ici se résume à « où dormir ? comment s’organiser ? ». Un chef d’État qui ignore son propre rôle : supplier au lieu de diriger.

 

Faustin-Archange Touadéra n’est plus président. Il est devenu un mendiant patriotique. À Moscou, devant des Centrafricains qui ont fui son pays, il a tenu une leçon d’humiliation collective. Pas pour les autres. Pour lui-même.

 

Il ouvre sur l’évidence qu’il n’assume jamais : « C’est à nous, les Centrafricains, de prendre en main notre pays. Il faut être vaillant. Il faut être fort. » Vaillant pour survivre à quoi ? À l’absence totale d’État qu’il dirige depuis dix ans ? Fort pour supporter les routes qui n’existent pas, l’électricité qui clignote, l’eau qui rend malade ? Il parle comme un opposant en campagne, pas comme un chef en exercice.

 

Les bourses d’études ? « Elles ont précisément pour objet votre retour au pays. Il faut un peu de patriotisme. » Patriotisme = ticket retour gratuit vers la misère. Pas de promesse d’emploi, pas de logement, pas de sécurité. Juste « un peu de patriotisme ». Comme si l’amour du pays payait les factures ou protégeait des balles.

 

Puis il attaque les familles qui s’installent ailleurs : « Quand on n’est pas patriote, on travaille à l’étranger, on vieillit là-bas, on s’y installe, on y fonde une famille. Les enfants grandissent dans ce pays d’accueil. Ils ne connaissent plus le pays d’origine. » Il criminalise le fait de vivre mieux. Vos enfants nés en Russie ? Des traîtres en puissance. La faute ? À vous qui avez osé partir. Pas à lui qui n’a rien fait pour que vous restiez.

 

Il répète que « nous, les patriotes, nous voulons que la Centrafrique avance ». Avance vers quel horizon ? Vers plus de vide démographique ? Vers plus de mercenaires russes qui contrôlent les mines pendant que le peuple crève de faim ? Il ose même dire : « Beaucoup de cerveaux ont déjà fui le pays. […] Ceux qui sont partis s’emploient à les critiquer depuis l’étranger : il n’y a pas de routes, il n’y a pas d’électricité, il n’y a pas d’eau. Ils racontent n’importe quoi. »

 

N’importe quoi.

Les routes défoncées ou inexistantes = n’importe quoi.

Les coupures d’électricité qui durent des semaines = n’importe quoi.

L’eau potable rare ou polluée = n’importe quoi.

Pour un président qui se pavane à Moscou, oui. La réalité du peuple devient un mensonge quand elle sort de la bouche des exilés.

 

Sa solution miracle ? Une insulte pure : « Si ces réalités vous font mal, si elles vous indignent sincèrement, alors rentrez au pays. Venez travailler à les changer. Ce n’est pas en restant sur Internet à accuser les autres que vous ferez avancer les choses. » Rentrez. Changez tout. Sans budget. Sans plan. Sans appui. Sans rien. Comme si un seul revenant pouvait reconstruire un pays que lui a laissé pourrir.

 

Il admet la précarité sans honte : « Certains se demandent où dormir, comment s’organiser. C’est la réalité de votre pays. On ne renie pas son pays. Il faut rentrer. Il faut changer le pays. » Il nomme les galères – où dormir ? comment s’organiser ? – et termine par un appel creux. Rentrer pour dormir par terre. Pour s’organiser dans le chaos. Pour changer un pays qu’il n’a pas changé en une décennie entière.

 

Touadéra ne dirige plus. Il mendie. Il supplie des gens qu’il a fait fuir de revenir combler le vide qu’il a créé. Il minimise la souffrance quotidienne, accuse les victimes, renverse la responsabilité sur ceux qui ont eu le courage de partir. Il parle comme un homme qui ne sait plus qu’il est président. Un homme qui a oublié qu’un chef doit proposer des solutions, pas des leçons de morale à ceux qu’il a trahis.

 

Ce discours n’est pas une rencontre avec la diaspora. C’est un enterrement. L’enterrement d’un mandat. L’enterrement d’un pays qu’il a vidé. L’enterrement d’un président qui ne sait même plus qu’il l’est.

 

Par Alain Nzilo

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Pour Elysée Nguemalé, Touadéra doit d’abord changer sa mentalité lui-même. Il doit se discipliner avant de parler de la septième république aux centrafricains  

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Pour Elysée Nguemalé, Touadéra doit d’abord changer sa mentalité lui-même. Il doit se discipliner avant de parler de la septième république aux centrafricains  

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FB_IMG_1700038958003 – Élysée Nguemalé, Coordonnateur de l’OGDC, dénonce la mauvaise gouvernance et la dégradation de l’unité nationale en RCA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le débat Patara de février 2026 sur Radio Ndékè Luka a remis sur la table une promesse que beaucoup attendent encore : le grand changement annoncé pour la Septième République.

 

La Constitution illégale du 30 août 2023 entre en vigueur fin mars 2026, et le dictateur Touadéra lui-même, après sa réélection confirmée, avait parlé d’un tournant. Ses partisans ont repris ce mot avec enthousiasme. Mais dans le studio de Ndékè Luka, personne n’a semblé vraiment convaincu que cette promesse allait se concrétiser, du moins pas sans conditions préalables que le chef de l’État lui-même ne semble pas encore remplir.

 

Elysée Nguémalé a été le plus direct sur ce point. Pour lui, avant de parler de changement pour le peuple, Touadéra doit d’abord changer lui-même. Se discipliner. Discipliner son entourage. Discipliner ses collaborateurs. Ce n’est pas une attaque personnelle dans sa bouche, c’est une logique simple : un président est un gestionnaire, un citoyen ordinaire élevé à une fonction, pas un être au-dessus des comptes à rendre. Et si ce basculement intérieur n’arrive pas, Nguémalé dit clairement qu’il reste pessimiste.

 

Ce pessimisme n’est pas né du néant. Il se nourrit d’un bilan de dix ans que Steve Bendo-Ndeni a résumé sans chercher à ménager qui que ce soit. Il y a eu une certaine stabilité, une paix relative, personne ne le nie. Mais pour le reste, Bendo-Ndeni parle de maquillage : de la peinture sur des murs qui tiennent mal, quand ce qu’il faudrait c’est raser et reconstruire quelque chose de solide. Et l’équipe qui a accompagné le président durant ces dix années, il ne mâche pas ses mots pour la qualifier d’inadaptée aux besoins réels du pays.

 

Arletta Mamboui Abiali, elle, a pointé une autre piste. Elle ne met pas tout sur le dos du président. Le problème, selon elle, vient aussi de ceux qui travaillent avec lui, des ministres et responsables qui ne rendent pas compte aux citoyens comme ils devraient le faire. Elle reconnaît des avancées, mais les juge encore trop petites pour dix ans de gouvernance, et pose une question que personne n’a su trancher dans le débat : combien de temps encore faut-il attendre pour que ces changements soient réellement perceptibles dans la vie des gens ?

 

Nguémalé est revenu sur la question des garanties. Touadéra avait promis lors de son second mandat de faire de la lutte contre l’impunité sa colonne vertébrale. Cette promesse, elle est restée en grande partie lettre morte. Alors quand aujourd’hui il parle d’un grand changement pour la Septième République, la question qui s’impose d’elle-même est celle-ci : sur quelle base les Centrafricains devraient-ils croire que cette fois sera différente des fois précédentes ?

 

Cette interrogation plane au-dessus du débat tout entier comme un nuage qui ne crève pas. Les voix dans le studio ne réclament pas l’impossible. Elles réclament quelque chose de plus simple et de plus difficile à la fois : qu’un homme accepte de se regarder honnêtement, de reconnaître ses limites, de corriger son entourage, et de comprendre que gouverner c’est rendre des comptes, pas recevoir des éloges. C’est à ce prix-là, et seulement à ce prix-là, que Nguémalé dit être prêt à revoir son pessimisme.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : deux soldats FACA périssent dans le naufrage d’une pirogue à Bozoum

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Centrafrique : deux soldats FACA périssent dans le naufrage d’une pirogue à Bozoum

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Image d’illustration. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Mercredi 18 mars 2026 dans la matinée, la ville de Bozoum, capitale provinciale de l’Ouaham-Pendé, a été endeuillée par un drame qui a coûté la vie à deux soldats de forces armées centrafricaines.

 

Selon des informations recueillies par la rédaction du CNC, les deux militaires, un sergent-chef et un caporal, avaient été désignés pour tenir un poste avancé de l’armée nationale. Mais pour y accéder, il faut impérativement traverser une rivière. C’est dans ce cadre qu’ils ont emprunté une pirogue avec un troisième camarade, seul moyen disponible pour rejoindre leur position ce matin-là.

 

C’est en cours de la traversée que la pirogue a chaviré. Les trois hommes ont été précipités dans l’eau. Le sergent-chef et le caporal n’ont pas pu résister au courant et ont péri noyés, tandis que le troisième militaire a réussi à s’en sortir vivant.

 

Les dépouilles des deux soldats FACA noyés ont été récupérées par la population locale qui était arrivée au secours. Ils sont actuellement acheminées vers Bangui, où leurs familles les attendent.

 

 

Par Julien Bambou

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Vous savez pourquoi les centrafricains disent que les soldats FACA sont des voyous? Voici la preuve

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Vous savez pourquoi les centrafricains disent que les soldats FACA sont des voyous? Voici la preuve

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Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le lundi 16 mars 2026, au village Mainodjo,  75 kilomètres   de Markounda sur l’axe de Maitikoulou, un simple prisonnier s’évade. Au lieu de le poursuivre, les éléments des FACA tirent intensivement en l’air. Les habitants, terrorisés, fuient dans la brousse. Le lendemain, dans le village, le calme est revenu, mais la honte reste.

 

C’est exactement ce genre de comportement qui fait dire partout que nos soldats sont des idiots, des voyous  et des incompétents. Un détenu s’est déjà enfui, il n’y a plus rien à faire. Pourtant ils sortent les armes et vident les chargeurs vers le ciel pour terroriser les citoyens.

 

Ces tirs inutiles ne servent à rien, sauf à semer la panique chez les civils et à gaspiller l’argent de l’État. Chaque balle tirée en l’air est payée par le contribuable centrafricain. Des munitions précieuses qui manquent cruellement quand il faut vraiment combattre.

 

Ils ont visiblement pris les pires habitudes de leurs formateurs russes  de la milice Wagner: tirer sans réfléchir, impressionner par le bruit, et après on verra. Résultat ? La population se cache dans la brousse comme en temps de guerre, pendant que les soldats se sentent « contents » d’avoir fait du bruit.

 

Ce n’est pas de la défense nationale, c’est du voyoucratie en uniforme. Des soldats drogués au pouvoir de l’arme qui ne savent gérer qu’en créant la peur.

 

Tant que ce genre d’attitude continuera, personne ne respectera ces FACA. Ils deviennent leur propre ennemi et celui du peuple qu’ils sont censés protéger.

 

C’est pathétique. Et c’est surtout inacceptable.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Violation de frontières, kidnapping des agriculteurs : les mercenaires russes de la milice Wagner frappent encore entre le Soudan du Sud et la RCA

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Violation de frontières, kidnapping   des agriculteurs : les mercenaires russes de la milice Wagner frappent encore entre le Soudan du Sud et la RCA

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Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les mercenaires russes de la milice Wagner, appuyés des éléments de forces armées centrafricaines ont quitté Bambouti aux premières heures du mardi 17 mars 2026 pour mener une opération de rapt à cheval sur deux frontières internationales.

 

Ce mardi 17 mars 2026, l’hélicoptère des Wagner a décollé sur le territoire centrafricain, notamment depuis Bambouti,  peu avant six heures du matin.

 

Rappelons que la ville de Bambouti et le Soudan du Sud ne sont séparés que par cinq kilomètres à vol d’oiseau, une distance franchie en quelques minutes. Une fois arrivée dans le village Sud-Soudanais de Source Youbou, Les Wagner, dans leur hélicoptère, ont mis le cap à droite après le passage de la frontière, en direction du village sud-Soudanais d’Ezo, une localité dont une simple route qui divise la frontière entre les deux pays : la RCA et le Soudan du sud.

 

Une fois arrivée à Ezo, les mercenaires russes et les soldats FACA qui les accompagnaient ont pénétré à pied en territoire centrafricain. Douze kilomètres à travers la forêt les ont conduits jusqu’aux berges du Mbomou, cette rivière qui marque ici, dans sa portion la plus amont, la frontière entre la RCA et la République démocratique du Congo.

 

C’est là, dans les champs proches de la rive, qu’ils ont mis la main sur des cultivateurs. Des Soudanais du Sud et des centrafricains, qui travaillaient leurs champ en terre centrafricaine, comme c’est l’usage dans cette zone de frontière poreuse. Six personnes ont été emmenées de force.

 

Pour l’heure, 48 heures après le kidnapping,  les Wagner ont fait aucune revendication. D’ailleurs ils n’ont expliqué Aucun motif de leur  geste.

 

Les familles des otages ignorent encore où leurs proches hommes ont été conduits après leur embarquement dans l’hélicoptère des Wagner. Le détachement FACA présent dans l’appareil confirme, une fois de plus, la nature des opérations conjointes menées dans cette partie reculée du pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Une fois de plus, les Wagner sont prêtes à créer des conflits partout où ils n’en ont pas. Des pires criminels de Poutine envoyés pour tuer les centrafricains.

 

Par Éric Nzapa

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Florent Kema, chef d’État-major de CMSPR alerte sur une possible guerre ethnique dans l’Ouham : Gbaya contre Peuls et musulmans, avec Touadéra et Wagner en cause

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Florent Kema, chef d’État-major de CMSPR  alerte sur une possible guerre ethnique dans l’Ouham : Gbaya contre Peuls et musulmans, avec Touadéra et Wagner en cause

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Les éléments de la CMSPR du chef rebelle Florent Kema

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le général Florent Kema, qui dirige l’état-major de la CMSPR, a partagé un long message audio ce 14 mars 2026 sur les réseaux sociaux. Il s’adresse directement aux Centrafricains de tous horizons : ceux qui vivent au pays, la diaspora dispersée en Europe, aux États-Unis, en Russie, en Chine ou ailleurs, et les réfugiés installés au Cameroun, au Congo-Brazzaville, en RDC et dans d’autres pays limitrophes.

 

Son intervention vise à informer les citoyens ordinaires, les acteurs des droits humains, les institutions judiciaires centrafricaines et internationales ainsi que la communauté internationale sur la situation qui se développe dans la préfecture de l’Ouham, surtout aux alentours de Bossangoa et dans les villages majoritairement Gbaya.

 

D’après ses dires, une stratégie de division ethnique est en cours, impliquant le président Faustin-Archange Touadéra et les mercenaires russes du groupe Wagner. Il décrit ces derniers comme exerçant une influence dominante sur le pouvoir actuel. L’objectif serait de semer la discorde entre les Gbaya d’une part, et les Peuls ainsi que les communautés musulmanes d’autre part, en provoquant des affrontements intercommunautaires.

 

Il rapporte des événements concrets pour appuyer ses propos. Récemment, des ex-combattants de l’UPC (sous Ali Darassa) et du MPC (sous Mahamat Al-Khatim) ont été rassemblés par les autorités et les Wagner. Ces ex-rebelles ont reçu des instructions pour progresser village par village dans les zones Gbaya proches de Bossangoa. Les motifs invoqués : la présence présumée de combattants liés à Kema et d’anciens soldats FACA de l’ère Bozizé dans ces endroits.

 

Dès le 4 mars 2026, cinq villages ont été visés, dont Baudili, Baudé, Boro et Boala. Les populations ont été expulsées, les habitations mises à feu, quatre habitants tués et huit blessés. Aujourd’hui, ces localités restent désertes et occupées par les ex-UPC et MPC, avec des éléments Peuls et Arabes parmi eux.

 

Le 11 mars suivant, les opérations se sont poursuivies. Une position de la CMSPR a été attaquée, menant à un combat intense dès l’aube jusqu’à 6 heures. Les forces de Kema ont reculé sur plus de 30 km vers Bowei. Les Wagner, arrivés massivement en soutien depuis Bossangoa, Nana-Bakassa et Batangafo, ont investi le village. Quinze jeunes ont été capturés, ligotés aux arbres, soumis à des sévices graves incluant mutilations génitales. Trois femmes ont subi des blessures, un centre de santé a été pillé et vandalisé, deux maisons incendiées, un aîné exécuté, et de nombreux biens emportés.

 

Florent Kema prévient que ces actions ne s’arrêteront pas à Bowei et visent l’ensemble des villages Gbaya de l’Ouham. Il reproche à Touadéra de bloquer tout dialogue national inclusif, malgré la suspension des opérations militaires par la CMSPR depuis février 2026. Au lieu de cela, le pouvoir privilégie des arrangements avec Ali Darassa (UPC), Bobo Sambé (3R) et Mahamat Al-Khatim (MPC), soutenus par les mercenaires russes, pour mener ces opérations qui touchent les civils.

 

Il adresse un message ferme aux musulmans centrafricains et à tous les civils de cette communauté : ils ne sont pas impliqués dans ce différend et personne ne doit lever la main sur eux. Il exhorte pareillement les Centrafricains de toutes régions (Nord, Sud, Est, Ouest) à rejeter toute attaque contre des civils musulmans ou d’autres groupes ethniques. Il souligne que les Gbaya et les musulmans ont toujours entretenu des liens pacifiques, et que ces divisions sont artificiellement encouragées.

 

En conclusion, il exprime sa gratitude envers les alliés qui ont fourni des renforts et lance un appel à l’union entre les Centrafricains et les différents groupes pour contrer cette dynamique. Il insiste sur la nécessité d’un vrai dialogue pour la paix, plutôt que sur cette voie de confrontation avec des forces étrangères.

 

Ce témoignage cherche à porter ces faits à la connaissance du plus grand nombre pour éviter que les tensions ethniques ne dégénèrent davantage dans l’Ouham.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Éric Sorongopé Zoumandi lance une bataille perdue d’avance contre la prolifération des lieux de culte à Bangui

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Éric Sorongopé Zoumandi lance une bataille perdue d’avance contre la prolifération des lieux de culte à Bangui

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Eric Sorongopé, gouverneur de Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le gouverneur de Bangui vient de déclarer la guerre aux lieux de culte non agréés dans la capitale centrafricaine, une guerre que ses prédécesseurs ont tous perdue avant lui.

 

Des veillées nocturnes, des séances de délivrance tonitruantes, des jeûnes organisés comme un négoce : dans les quartiers de Bangui, Bimbo et Bégoua, ces cellules religieuses improvisées ont pris racine dans des maisons ordinaires, souvent portées par la pauvreté ambiante. Certains de ces pasteurs vont jusqu’à dissuader leurs fidèles de consulter un médecin, avec parfois des conséquences fatales. Des messages de haine et de division circulent depuis ces mêmes lieux, aggravant un climat déjà tendu.

 

Face à ce tableau, Éric Sorongopé Zoumandi a promis de vérifier les autorisations d’ouverture de ces lieux de culte et d’y remettre de l’ordre. Il rappelle que la RCA est un État laïque, et que prier ne donne à personne le droit de troubler la quiétude du voisinage ni de mettre en danger la vie d’un cardiaque réveillé en sursaut à minuit. Des mots fermes, un discours bien construit, mais qui sonnent étrangement familiers.

 

Car ce n’est pas la première sortie du gouverneur sur les dérives de la capitale. Il y a quelques mois, Sorongopé Zoumandi avait déjà pris le micro pour dénoncer la hécatombe causée par les taxis-motos dans les rues de Bangui. Grand bruit, annonces solennelles, puis silence radio. Les taxis-motos continuent de circuler, les accidents aussi.

 

Bien avant lui, c’est le pasteur Malonga , ministre de l’Administration du territoire sous le président François Bozizé, qui avait mené campagne contre cette même prolifération. Des églises fermées, des autorisations conditionnées, des discours sévères. Puis tout est revenu, intact, comme si rien n’avait bougé. Cela fait plus de dix ans que chaque gouvernement successif en RCA brandit l’interdiction sans jamais aller au bout.

 

À l’échelle du continent, le combat n’est guère plus encourageant. En RDC, au Rwanda, dans plusieurs capitales africaines, les autorités ont engagé des offensives similaires contre ces lieux de culte incontrôlés. Le bilan est partout le même : les Églises résistent, s’adaptent, se multiplient. Le phénomène est enraciné dans une pauvreté que les décrets administratifs ne peuvent pas effacer.

 

La question qui se pose alors est simple : de quels moyens dispose réellement un gouverneur de Bangui pour mener ce combat jusqu’au bout ? Il n’est pas ministre, il ne dispose ni d’un budget dédié ni d’une force de frappe institutionnelle capable de tenir dans la durée face à des centaines de cellules dispersées dans chaque​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Louis Marie Kogrengbo, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC, interpelle le ministre de l’Élevage sur la flambée du prix de la viande de bœuf à Bangui

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Louis Marie Kogrengbo, Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC, interpelle le ministre de l’Élevage sur la flambée du prix de la viande de bœuf à Bangui

 

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Capture d’écran de la vidéo de paturage des boeufs en RCA

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, le prix de la viande de bœuf échappe depuis plusieurs années au portemonnaie ordinaire des ménages, et un responsable syndical réclame une intervention ferme de l’État.

 

C’est par lettre ouverte adressée au ministre de l’Élevage et de la Santé Animale que Louis Marie Kogrengbo, Secrétaire Général Exécutif de l’Organisation pour le Développement Social des Travailleurs de Centrafrique (ODSTC), a décidé de porter publiquement ce constat. Dans ce courrier, il décrit avec précision les mécanismes qui entraînent la hausse : une chaîne de revente à plusieurs maillons, des frais de transport élevés du bétail, et des taxes officieuses perçues le long du parcours d’acheminement vers la capitale. Résultat, selon Kogrengbo : le prix final supporté par le consommateur ne reflète plus aucune réalité productive.

 

Pour l’auteur, cette spirale n’a rien d’inévitable. Louis Marie Kogrengbo rappelle que l’État centrafricain a déjà su, dans un passé récent, reprendre la main sur des marchés en déroute. Il cite notamment l’exemple du manioc, lorsque les autorités avaient mobilisé le Trésor public et la logistique de l’armée pour convoyer directement les sacs depuis les zones de production vers les grands marchés de Bangui — cassant net la spéculation. Des opérations similaires avaient concerné les feuilles de manioc et les feuilles de coco, avec des résultats tangibles pour les ménages.

 

Fort de ces précédents, Kogrengbo formule des recommandations au Gouvernement. Il plaide pour une rationalisation du circuit de convoyage du bétail, la mise en place d’un approvisionnement direct sous supervision publique, et l’instauration d’un contrôle effectif des prix. Il appelle également à un partenariat structuré entre l’État, les éleveurs, les transporteurs et les commerçants pour garantir un flux régulier de bétail vers Bangui.

 

Le Secrétaire Général Exécutif de l’ODSTC conclut en rappelant que réguler les marchés des produits essentiels n’est pas une option parmi d’autres pour un État, mais une obligation sociale envers les citoyens, dans un environnement où les revenus des travailleurs ne laissent guère de marge à l’imprévu.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Affaire Nourd Gregaza : le directeur de l’OCRB, Armel Paraba, est sous sanction sur ordre de Touadéra

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Affaire Nourd Gregaza : le directeur de l’OCRB, Armel Paraba,  est sous sanction sur ordre de Touadéra

 

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Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une évasion inexpliquée, un policier tué en détention par des Russes, et un directeur mis à pied : l’affaire Nourd Gregaza continue de chauffer au sein de la police nationale.

 

Tout remonte à la mi-décembre, quand les autorités ont annoncé l’évasion de Nourd Gregaza, présenté comme président du PRNC, un groupe armé centrafricain du nord, alors qu’il était gardé depuis plusieurs mois dans les locaux de l’Office Central pour la Répression du Banditisme, l’OCRB. Les circonstances de cette fuite n’ont jamais été élucidées. Aucune explication officielle n’a été fournie au public.

 

Après soi-disant l’évasion de Nourd Gregaza vers 4 heures du matin, des mercenaires russes de la milice Wagner ont interpellé plusieurs membres de la famille Nourd Gregaza, ainsi que des policiers qui assuraient la garde ce jour-là à l’office central pour la répression du banditisme.

 

Mais à la grande surprise des centrafricains, un mois après l’arrestation des policiers de l’OCRB, les autorités ont annoncé le décès de l’un d’eux en détention, tué par ceux-là mêmes qui l’avaient arrêté, c’est-à-dire les Wagner. Cette mort a provoqué une onde de choc dans les rangs de la police nationale.

 

Face à ce bilan, le chef de l’État Faustin-Archange Touadéra a exigé que des sanctions soient prononcées contre le directeur de l’OCRB, estimant que l’évasion de Gregaza ne pouvait résulter que d’une défaillance délibérée ou d’une négligence grave. L’ordre est donc descendu directement de la présidence vers le directeur général de la police.

 

Là est apparu un problème d’un autre ordre. Le directeur général de la police, le général Bienvenu Zokoué,  et le directeur de l’OCRB, le général Armel Paraba,  entretiennent des liens personnels étroits, ce qui a rendu l’exécution de la sanction particulièrement inconfortable pour le DG de la police. Mais l’injonction venait du sommet, et il n’était pas question de l’ignorer.

 

Le directeur de l’OCRB a finalement écopé d’une mise à pied. Concrètement, il reste en poste mais se trouve dépouillé de ses attributions : il n’assiste plus aux réunions des officiers généraux sur la sécurité nationale, ne signe plus aucun document officiel  engageant l’OCRB et n’exerce aucun pouvoir de décision jusqu’à l’expiration de la durée fixée par la hiérarchie.

 

Quant à la mort du policier tué lors de sa détention par les Russes, elle n’a donné lieu à aucune mise en cause de leur côté. Pour Touadéra, dont les liens avec Wagner sont notoires, cette affaire semble relever d’une logique dans laquelle la vie d’un agent centrafricain ne pèse pas lourd face aux intérêts de ses partenaires.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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