jeudi, mai 28, 2026
Accueil Blog Page 7

Haut-Mbomou : le préfet Léonard Mbélé célèbre la victoire des mercenaires russes sur les miliciens Azandé

0

Haut-Mbomou : le préfet Léonard Mbélé célèbre la victoire des mercenaires russes sur les miliciens Azandé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le colonel Léonard Mbélé n’a pas attendu la fin des combats pour s’attribuer une victoire. Samedi dernier à Obo, devant un parterre de chefs de quartiers et de villages, le préfet du Haut-Mbomou a déclaré que les hommes d’Africa Corps avaient terminé le travail autour de Zémio : les groupes azandés étaient dispersés, la zone reprise.

 

Après cette déclaration, le préfet a ajouté que les opérations allaient maintenant se tourner vers la ville d’Obo pour en expulser les derniers combattants encore actifs.

 

Le problème, c’est que cette déclaration tombe trois jours à peine après des affrontements d’une intensité rare entre les mercenaires russes et ces mêmes miliciens azandés. Trois jours de combats, et le préfet proclame déjà la victoire totale, pour ne pas dire la propagande des russe.

 

Léonard Mbélé n’en est pas resté là. Il a nommément désigné Ernest Mizodjo, député sortant d’Obo et candidat à sa propre succession sous la bannière de l’URCA, comme responsable de la présence des groupes azandés aux portes de la ville d’Obo. Accuser un adversaire électoral direct d’entretenir des miliciens, sans la moindre preuve, en plus ceci en pleine période de second tour : c’est utiliser la fonction préfectorale comme arme politique.

 

Ce que cette séquence révèle surtout, c’est l’état de dépendance absolue dans lequel le régime dictatorial de Baba Kongoboro s’est enfermé. Sans Africa Corps, Mbélé n’a rien à annoncer. Sans les Russes, il n’y a pas de victoire à célébrer, pas d’autorité à incarner. Depuis près d’une décennie, cette tutelle militaire se paie avec l’or et le diamant centrafricains, des revenus qui ne transitent pas par les hôpitaux ou les routes mais directement vers les circuits de Moscou. Les populations du Haut-Mbomou, elles, continuent de subir ce que ce système produit : des combats, des déplacements, et des préfets qui tiennent des discours de victoire pendant que les coups de feu ne sont pas encore éteints.

 

Par Éric Azoumi

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Raymand Adouma , leader du BRDC, dévoile la catastrophe alimentaire sous Touadéra, affirmant que Les Centrafricains ne mangent plus qu’une fois par jour et importent même leur poison

0

 

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 

Dans le débat Patara diffusé sur la radio Ndékè-luka, l’ancien ministre Raymond Adouma   a dressé un tableau sombre de la situation alimentaire en Centrafrique après dix ans de pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra. Il a dénoncé une dégradation profonde du quotidien des populations.

 

« Les Centrafricains ne mangent pas à leur faim, ils mangent désormais une seule fois par jour », a affirmé Raymond Adouma  . Selon lui, la qualité de cette unique ration est souvent médiocre. Pire encore, il a accusé le pays d’importer « n’importe quoi de l’étranger pour pouvoir aller empoisonner les Centrafricains ».

 

L’opposant, membre du Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, a expliqué que la production agricole locale a chuté de manière importante. Autrefois, les habitants de l’arrière-pays ravitaillaient les marchés de Bangui avec des produits locaux. Aujourd’hui, ces marchés dépendent largement d’importations dont la qualité pose problème. Adouma   a lié cette situation à l’incapacité du régime à soutenir l’agriculture et à maintenir des routes praticables, laissant les villes isolées et les villages coupés de tout.

 

Il a insisté sur les conséquences humaines de cette crise : les familles peinent à se nourrir correctement, et cela touche particulièrement les personnes en âge de contribuer au développement du pays. Pour lui, cette réalité contredit les discours officiels sur la renaissance et la souveraineté économique prononcés par le président lors de son investiture le 30 mars 2026 au complexe sportif Barthélémy-Bouganda.

 

Adouma   a également rappelé que l’opposition avait demandé un dialogue avant les élections pour apaiser le climat et trouver des solutions aux problèmes concrets du pays. Selon lui, ces appels sont restés sans réponse, le président préférant aller de l’avant sans concertation.

 

Face à lui, le ministre Héritier Doneng a présenté un bilan plus positif. Il a parlé de l’unité retrouvée entre les communautés, de la dignité rendue au peuple centrafricain grâce à la réoccupation du territoire par l’armée républicaine, et de l’entrée dans la septième République comme le début d’une ère de travail et de renaissance. Doneng a insisté sur le fait que le peuple a choisi cette nouvelle voie par référendum et qu’il faut maintenant se concentrer sur les actions concrètes plutôt que sur les critiques répétées.

 

Adouma   a rejeté ces arguments. Pour lui, les promesses de transformation et de souveraineté ne changent rien à la réalité vécue par les familles qui réduisent leurs repas à une seule fois par jour et consomment des produits importés de qualité douteuse. Il a maintenu que le pouvoir gère le pays sans tenir compte des besoins essentiels de la population.

 

Le débat s’est déroulé dans une ambiance tendue, avec des échanges vifs entre les deux invités. Raymond Adouma   a conclu que le discours du président sur la lutte contre la pauvreté et l’autosuffisance alimentaire reste une liste de vœux pieux qui ne correspond pas à la situation sur le terrain.

 

Ce face-à-face confirme les fortes divergences entre le camp présidentiel et l’opposition sur l’état réel de l’économie et des conditions de vie en Centrafrique. Tandis que le pouvoir appelle à tourner la page et à travailler pour l’avenir, l’opposition continue de pointer du doigt la détérioration du pouvoir d’achat alimentaire et les difficultés quotidiennes des citoyens.

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : premier pays au monde avec plus de 85 % de résistance aux antimicrobiens à cause des faux médicaments. La situation est grave!

0

Centrafrique :  premier pays au monde avec plus de 85 % de résistance aux antimicrobiens à cause des faux médicaments. La situation est grave!

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une interview exclusive accordée à la radio Ndékè-luka, le Dr Junior Romuald Ouéfio Nguérénam, Directeur de la Pharmacie, des Laboratoires et de la Médecine Traditionnelle au ministère de la Santé publique, dresse un bilan sévère de la lutte contre les faux médicaments en République centrafricaine. Il alerte sur les conséquences dramatiques pour la santé de la population.

 

La lutte contre les médicaments de qualité inférieure et falsifiés ne date pas d’hier. Selon le Dr Ouéfio Nguérénam, elle a débuté dès 2019 avec la fermeture de l’établissement Orof Pharma pour présence de faux médicaments. En 2024, deux conteneurs de 40 pieds remplis de produits contrefaits ont été interceptés et détruits.

 

En septembre 2025, une vaste opération a conduit à la fermeture de 17 mini-pharmas dans les 5e, 6e et 8e arrondissements de Bangui. Aucune de ces structures n’avait d’autorisation du ministère de la Santé, aucune ne disposait de personnel qualifié, et les conditions de conservation étaient déplorables : produits exposés à des températures allant jusqu’à 45-50°C, dates de péremption falsifiées, et même des actes chirurgicaux ou injections pratiqués sur place.

 

Le directeur insiste : cette lutte est transversale et multisectorielle. Elle a d’abord touché le milieu formel, avec des contrôles à l’hôpital communautaire et dans d’autres centres publics. Des personnels véreux qui introduisaient des médicaments falsifiés dans les structures officielles ont été identifiés, sanctionnés et, pour la majorité, licenciés.

 

Des risques sanitaires majeurs

Les conséquences sur la santé publique sont alarmantes. Le Dr Ouéfio Nguérénam cite des données concrètes :

 

Plus de 2 000 cas d’insuffisance rénale chronique suivis au Centre de Modialyses, touchant même des enfants, souvent après consommation de produits issus des mini-pharmas.Un taux élevé d’hépatites lié à ces médicaments de mauvaise qualité.La République centrafricaine est le premier pays au monde avec un taux de résistance aux antimicrobiens supérieur à 85 %. « Aujourd’hui, si vous donnez un traitement, ça ne marche pas parce que les microbes sont habitués à ces produits-là », explique-t-il.Il évoque également des cas d’empoisonnement dans les communautés, parfois liés à des « drogues » vendues dans ces structures illégales.

 

Réouverture illégale et réponse judiciaire

Six mois après la fermeture, certaines mini-pharmas ont rouvert leurs portes, commettant ce que le directeur qualifie de « bris de scellés ». Il annonce que la justice est saisie et que les responsables devront répondre de leurs actes.

 

« Beaucoup de gens pensent que la lutte contre les faux médicaments est une exclusivité du ministère de la Santé. C’est faux », martèle-t-il. La collaboration avec la justice, les forces de défense et de sécurité est essentielle.

 

Pour renforcer cette lutte, le ministère prévoit :

 

Une intensification de la sensibilisation auprès des communautés via les médias et divers canaux de communication.Un meilleur approvisionnement des districts et formations sanitaires en médicaments de qualité, sûrs, efficaces et abordables.Un renforcement de la collaboration multisectorielle pour une répression effective.Le Dr Ouéfio Nguérénam rappelle que la loi de 2020 portant sur le médicament et l’exercice de la pharmacie encadre strictement l’ouverture des officines : doctorat en pharmacie obligatoire pour les pharmacies, présence d’un pharmacien responsable technique pour les grossistes, et possibilité de dépôts pharmaceutiques (pharmacies villageoises) dans les zones éloignées sous certaines conditions.

 

Il conclut fermement : les mini-pharmas ne comblent pas un vide, elles détruisent le système de santé. Leur disparition ne créera pas de manque, car l’État travaille à garantir un accès légal et sécurisé aux médicaments.

 

Par Brahim Sallé

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : L’aide humanitaire s’intensifie à Birao et dans l’Ouham-Pendé

0

Centrafrique : L’aide humanitaire s’intensifie à Birao et dans l’Ouham-Pendé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) vient de publier son dernier rapport de situation pour la République centrafricaine, couvrant la période du 15 au 21 avril 2026. Ce document met en évidence des interventions alors que les besoins restent massifs à travers le pays.

 

En effet, à la suite de fortes tempêtes ayant frappé les localités de Bouca et Ourongou, la réponse humanitaire s’est organisée rapidement. Selon les données fournies par l’OCHA, 200 ménages ont bénéficié de la distribution d’abris d’urgence et de biens non alimentaires essentiels. Cette intervention vise à stabiliser les conditions de vie des familles ayant perdu leurs logements ou leurs biens lors de ces événements climatiques.

 

Un projet d’envergure pour Birao

L’une des annonces majeures de ce rapport concerne le lancement d’un nouveau projet de réponse d’urgence intégrée. Ce programme cible plus de 52 280 personnes dans la zone de Birao. L’objectif est d’apporter une aide multisectorielle dans une région où les pressions sur les ressources et les services de base demeurent fortes.

 

Parallèlement, les acteurs humanitaires poursuivent leurs évaluations techniques dans l’ouest du pays, notamment dans les préfectures de la Lim-Pendé et de l’Ouham-Pendé, afin d’ajuster les opérations aux réalités du terrain.

 

Un déficit de financement persistant. Malgré ces avancées, le bilan global de la crise en RCA demeure préoccupant. Les chiffres clés du rapport indiquent que :

2,3 millions de personnes ont besoin d’assistance.

Le plan de réponse cible prioritairement 1,3 million d’individus.

Au 31 mars 2026, seuls 36,6 millions de dollars ont été reçus sur les 264,1 millions nécessaires, soit un taux de financement de seulement 13,9 %.

 

Cette insuffisance de ressources financières représente un obstacle majeur pour les organisations qui tentent de répondre à l’urgence alors que le nombre de déplacés internes s’élevait encore à 427 000 personnes à la fin de l’année 2025.

 

Par Fortuné Bobérang

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

EXCLUSIVITÉ : Le dernier grand Baromètre du gouvernement Moloua II

0

EXCLUSIVITÉ : Le dernier grand Baromètre du gouvernement Moloua II

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC

Formé en janvier 2024, le gouvernement Moloua II tire sa révérence. Après l’investiture du dictateur Faustin Archange Touadéra le 30 mars dernier et les législatives du 25 avril, la chute du Premier ministre n’est plus qu’une question de jours. Corbeau News Centrafrique publie en exclusivité le dernier grand Baromètre de ce gouvernement de plus de 30 membres, classés en trois groupes: ceux qui ont mouillé le maillot pour faire bouger les choses, ceux qui ont occupé un fauteuil en faisant du bruit sans rien produire, et les nuls absolus, des ministres fantômes qui ont traversé deux ans au sein de ce gouvernement sans laisser la moindre trace utile dans la vie des Centrafricains.

Aujourd’hui, place aux dix qui ont au moins essayé. Voici le classement :

 

1er Monsieur Hervé Ndoba : Ministre chargé des Finances et du Budget.

Note CNC : 16 / 20

Mention : Bien

L’étiquette CNC : L’argentier de la rigueur sélective.

Hervé Ndoba est l’exception technique d’un gouvernement à la dérive. En véritable « Monsieur Propre », il a transformé les régies financières en machines de guerre, réussissant la prouesse de lever 166 milliards de FCFA sur les marchés en 2025 malgré les sanctions. Sa capacité à transformer un désert budgétaire en oasis pour les projets du Palais est une performance de haut vol.

Toutefois, sa rigueur est à double tranchant : s’il traque les détournements, il finance prioritairement les ambitions politiques de la Présidence. Le paradoxe Ndoba est là : l’argent abonde pour les besoins du régime, tandis que la santé et l’éducation crient famine. Un ministre efficace, mais dont le talent sert davantage la survie du système que le panier de la ménagère centrafricaine.

 

2eme Madame Sylvie BAIPO-TEMON : Ministre Affaires Étrangères, Francophonie et Centrafricains de l’Étranger

Note CNC : 14,75 / 20

Mention : Bien

L’étiquette CNC : La diplomate de l’isolement et de la justification.

Sylvie Baïpo-Temon est la figure de proue d’une diplomatie centrafricaine sous haute tension. Véritable « bouclier » du régime, elle déploie une énergie guerrière pour polir l’image de la RCA sur la scène internationale, de l’ONU aux sommets régionaux. C’est une ministre de combat qui passe son temps à réparer les pots cassés par un Palais dont elle ne maîtrise pas les décisions.

Cependant, son dynamisme se heurte aux murs d’une diplomatie parallèle dictée par l’influence russe. Régulièrement fauchée en plein vol par des décisions brutales de la Présidence, elle se retrouve condamnée à justifier l’injustifiable à l’extérieur. Son pouvoir réel reste limité : malgré un titre prestigieux, elle demeure une exécutante aux mains liées, prisonnière du « domaine réservé » de la Renaissance.

 

3eme Monsieur Gervais MBATA : ministre chargé des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche

Note CNC : 14 ,25/ 20.

Mention : Bien.

L’étiquette CNC : Le magistrat de la forêt au pays de la tronçonneuse.

Surprise de ce baromètre, Gervais Mbata a imposé la force de la loi là où régnait celle du plus fort. En véritable magistrat de la forêt, il a verrouillé un secteur autrefois livré au pillage par des textes inattaquables votés à l’Assemblée nationale, alignant la RCA sur les objectifs de développement durable. Malgré le manque de moyens, il a réussi le redéploiement de ses troupes, faisant chuter les abattages clandestins. Très à l’écoute de ses agents, il n’hésite pas à agir immédiatement en cas de corruption signalée. Il prouve qu’avec une volonté politique réelle et une intégrité de juge, on peut protéger le patrimoine national contre les prédateurs.

Cependant, ce tableau brillant comporte des zones d’ombre que le Baromètre CNC ne peut ignorer. Si Mbata est le « magistrat de la forêt », ses actions oublient la protection des produits forestiers non ligneux (comme les chenilles, champignons, les koko), pourtant vitaux pour les revenus et la survie de la population.

Plus inquiétant encore, le volet « Eaux » de son ministère semble abandonné aux prédateurs. Les exploitations aurifères des entreprises chinoises et des mercenaires russes de Wagner dégradent totalement les rivières. Le mercure et les produits toxiques utilisés rendent la faune nautique disparates et toxiques, empoisonnant un patrimoine naturel irremplaçable. Pour maintenir sa note, le ministre devra prouver que son intégrité de juge s’applique aussi aux alliés du régime qui polluent nos eaux.

Son défi sera d’obtenir les ressources nécessaires pour moderniser ce retour de l’autorité de l’État.

 

4eme Monsieur Ruffin BENAM-BELTOUNGOU: ministre chargé des Mines et de la Géologie

Note CNC : 14 / 20

Mention : Bien

L’étiquette CNC : Le technicien face aux appétits des prédateurs.

Ruffin Benam-Beltoungou s’est imposé comme le « briseur d’embargo », l’homme qui a rendu au diamant centrafricain son éclat mondial en obtenant la levée des sanctions du Processus de Kimberley. En réintégrant les collecteurs dans le circuit officiel et en favorisant les permis pour les nationaux, il tente de sauver ce qui reste de la souveraineté économique du pays.

Cependant, sa marge de manœuvre est étouffée par l’influence de la Russie et du Rwanda. Tandis qu’il octroie aux Centrafricains des zones souvent peu productives, les gisements les plus riches restent sous contrôle russe et rwandais. Si le diamant revient dans la légalité, l’exploitation de l’or demeure une zone d’ombre totale qui échappe à son autorité. Son bilan est celui d’un ministre volontaire, mais impuissant face à la redistribution inégale des richesses du sous-sol. En plus, son grand problème c’est qu’il est dépassé par les exploitants chinois qui martyrisent les centrafricains, et font venir les camerounais travailler à la places de ses concitoyens. Alerté à plusieurs reprises de ces nouvelles sans la réaction de sa part, ce ministre devrait, en principe, occuper la première place, s’il combat réellement les caprices des exploitants chinois qui détruisent tout.

 

5eme Monsieur Marcel DJIMASSÉ : Ministre chargé de la Fonction Publique et de la Réforme administrative

Note CNC : 13,50 / 20

Mention : Bien.

L’étiquette CNC : Le réformiste silencieux et la force tranquille.

Marcel Djimassé est l’homme de la réforme perpétuelle, agissant avec une efficacité calme dans un secteur miné par les habitudes anciennes. Loin de l’agitation médiatique, il a réussi là où beaucoup ont échoué : rajeunir la fonction publique centrafricaine. En faisant appliquer avec fermeté les départs à la retraite, il a brisé la résistance de ceux qui refusaient de quitter leurs postes, libérant ainsi de l’espace pour une nouvelle génération de serviteurs de l’État, même si la haute hiérarchie s’obstine parfois à ramener certains profils dans des fonctions politiques de complaisance.

C’est un ministre d’une grande compétence qui maîtrise parfaitement ses dossiers. Sa force tranquille a été mise à rude épreuve par le clanisme des réseaux du pouvoir, qui tentent régulièrement de freiner son élan en essayant d’intégrer des proches munis de faux diplômes. Face à ces tentatives de sabotage, Monsieur Djimassé a surpris tout le monde par sa ténacité : au lieu de céder, il a mis en place des mécanismes de vérification si rigoureux qu’il a contraint les fraudeurs à révéler eux-mêmes la fausseté de leurs titres.

Cependant, pour le Baromètre CNC, le simple contrôle ponctuel des effectifs ne saurait constituer une réforme pérenne. Marcel Djimassé doit désormais transformer l’essai en faisant adopter une loi imposant une identification biométrique obligatoire pour chaque agent de l’État tous les deux ans, à la date de son anniversaire. Passer d’une gestion archaïque basée sur la seule volonté ministérielle à un cadre légal et technologique est la condition sine qua non pour pérenniser l’assainissement de la fonction publique.

 

6eme  Madame Marthe KIRIMAT : Ministre chargé de la Promotion du Genre, de la Protection de la Femme, de la Famille et de l’Enfant

Note CNC : 13,25 / 20

Mention : Bien

L’étiquette CNC : La sentinelle de la dignité et la force tranquille du Genre.

Marthe Kirimat est la grande surprise de ce gouvernement. Grande dame posée et réfléchie, elle présente un profil académique solide, couronné par un doctorat qui assoit une compétence théorique incontestable. Son calme et son comportement exemplaire méritent d’être salués dans un paysage politique souvent agité par des femmes indignes. Elle a su démontrer une réelle capacité à mobiliser les partenaires techniques et financiers, tels qu’ONU Femmes ou l’UNICEF, au profit des femmes et des enfants de Centrafrique.

Sa vision pour la protection des droits n’est plus à démontrer, notamment après sa prise de position courageuse pour condamner les insultes proférées contre les femmes centrafricaines par Lionel Ngouandjika, fils d’un influent conseiller présidentiel. En exigeant le respect, elle a prouvé qu’elle plaçait l’éthique au-dessus des pressions politiques.

Cependant, au-delà des intentions inscrites au sommet de la hiérarchie des normes, la réalité du terrain reste complexe. Si la parité peine à produire des effets visibles, le problème est avant tout systémique : la scolarisation des filles et l’absence de débouchés économiques restent des freins majeurs que le ministère ne peut résoudre seul. Promouvoir l’accès aux diplômes sans une économie capable d’absorber ces compétences crée une attente sans perspective qui dépasse le cadre du genre.

Pour autant, le Baromètre CNC s’interroge sur ses leviers d’action réels. Un ministère du Genre ne doit pas seulement exécuter, il doit impulser. Le défi de Madame Kirimat sera désormais de s’attaquer de front aux mariages forcés et aux grossesses précoces par des descentes régulières sur le terrain, en synergie avec les organisations féminines locales. Pour cela, elle devra imposer une stratégie claire et obtenir un budget à la hauteur de ses ambitions, prouvant qu’elle peut transformer son influence intellectuelle en bouclier concret pour la famille centrafricaine.

 

7eme Monsieur Éric REKOSSE-KAMOT : ministre chargé de l’Équipement et Travaux Publics

Note CNC : 12 / 20

Mention : Assez-bien

L’étiquette CNC : Le ministre du saupoudrage et des chantiers éphémères.

Éric Rekosse-Kamot se distingue par une hyperactivité visible : ses engins sont partout dans les rues de Bangui pour colmater les nids-de-poule et réfectionner les avenues. Pour la population, il incarne un État qui « essaie » d’agir, ce qui lui permet de sauver les meubles face à l’inaction de ses collègues.

Cependant, ce dynamisme masque une carence technique alarmante. Faute d’ingénieurs rigoureux et de contrôles sérieux, ses routes ne résistent pas à deux pluies tropicales. Ce bricolage transforme les travaux publics en un éternel recommencement, créant des infrastructures à la durée de vie d’un « feu de paille ». Tandis qu’il s’épuise en colmatages médiatiques dans la capitale, l’arrière-pays reste totalement enclavé, victime d’une politique sélective.

 

8eme Madame Nicole NKOUE : ministre chargé de l’Urbanisme, de la Réforme foncière, de la Ville et de l’Habitat

Note CNC : 11 / 20

Mention : Passable

L’étiquette CNC : La captive intellectuelle face à son « Joe l’Indien »

Nicole Nkoué est la figure tragique de ce baromètre. Elle parvient à se hisser à la 8ème place (ex-aequo par le mérite technique) grâce à une réelle maîtrise de certains dossiers qu’elle traite parfois « en sous-main » avec des cadres, tentant de court-circuiter son propre cabinet. Mais ces éclats de compétence s’éteignent brutalement dès que résonne la voix de son Directeur de Cabinet.

L’impression dégagée est troublante : Madame Nicole Nkoué semble agir comme si son Directeur de cabinet lui avait jeté un sort de peur. Dès qu’elle entend sa voix, elle perd l’usage de la parole et sent son sang se glacer, à l’image de Tom Sawyer et Huck tremblant devant le redoutable Joe l’Indien. Son Dircab, fort d’une impunité clanique et de la terreur qu’il inspire à sa patronne, dépèce le domaine foncier de l’État à la tronçonneuse administrative. Ce pillage se double d’une braderie d’autres domaines nationaux que la Présidence monnaye sur le Sangocoin.

Pour le Baromètre CNC, Nicole Nkoué reste, malgré son savoir, la caution légale et pétrifiée d’un système qu’elle n’ose plus contester. Sa note sanctionne cette volonté brisée : elle est le témoin impuissant d’un naufrage foncier qu’elle valide par son silence et sa soumission.

 

9eme Monsieur Gautron DJONO AHABA : ministre des Transports et de l’Aviation Civile

Note CNC : 10,50 / 20

Mention : Passable

L’étiquette CNC : Le gestionnaire du vide et du chaos routier.

Gautron Djono Ahaba est l’exemple type de l’usure ministérielle absolue. Deux décennies comme ministre, Gautron Djono Ahaba semble avoir totalement démissionné moralement et oubliant son expertise intellectuelle au vestiaire de son ancien département. A la tête de ce ministère, il se contente plutôt de gérer, sans aucune réforme, l’héritage désastreux de son prédécesseur Arnaud Djoubaye-Abazène.

Ce laxisme administratif se paie dans le sang dehors : l’absence totale de signalisation et de réglementation transforme Bangui en jungle. Le ministère a perdu tout contrôle sur la délivrance des permis de conduire et des titres de transport, alimentant une explosion d’accidents mortels.

Pendant que ses directeurs généraux, les Libanais d’Almadina et les chefs des services décentralisés gèrent le département comme leurs propres boutiques, dans une logique de « Yawakilo » au marché Gobongo – qui voit tout, vend tout – et que l’ASECNA brade les marchés aéroportuaires à ses proches, Djono Ahaba administre le néant, laissant les routes centrafricaines devenir des zones de non-droit.

L’absence totale de vision et de réforme de sa part s’apparente à une véritable démission, transformant son administration en un simple sanctuaire pour le commerce privé.

 

10eme Monsieur Félix MOLOUA : Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Note CNC : 10/ 20

Mention : Passable

L’étiquette CNC : Le chef d’orchestre en perdition.

Félix Moloua incarne une Primature réduite à un simple bureau d’enregistrement. Surnommé ironiquement « Tapa n’a pas de problème », il dissimule une faillite intellectuelle et une perte d’autorité derrière un rire permanent et une validation systématique de tous les dossiers. Ce Premier ministre par défaut a renoncé à piloter le pays pour ne gérer que sa propre présence physique dans l’immeuble Pétroca. Sous sa direction, l’équipe gouvernementale ressemble à une armée sans général : chaque ministre agit en électron libre, conscient que le chef n’a plus l’autorité, ni peut-être l’énergie intellectuelle due à son âge, pour sanctionner les échecs.

Son leadership a touché le fond lors de sa confrontation avec son ministre de la Jeunesse, où il a dû quémander le soutien d’organisations extérieures pour sauver son poste. Fragilisé et incapable d’imposer un cap, Moloua gère la forme pendant que le pays s’enlise dans l’inertie et les crimes commis par les Wagner. Il n’est plus le garant de l’action publique, mais le spectateur d’un système où les influences étrangères occupent le terrain laissé vacant par sa démission de fait.

 

Voilà donc les dix ministres qui, dans un gouvernement de 32 membres, ont au moins tenté de servir le pays. Certains avec talent, d’autres avec les moyens du bord, mais tous ont laissé une empreinte mesurable. Ce premier groupe referme le chapitre des meilleurs éléments du gouvernement Moloua II.

Les dix suivants seront publiés dans les prochaines heures. Et ils auront beaucoup moins de quoi se vanter.

Dorénavant, et tous les trois mois, Corbeau News Centrafrique reviendra avec un nouveau Baromètre pour évaluer le prochain gouvernement de la septième République — ce régime des bras cassés, des menteurs et des propagandistes qui s’apprêtent à changer de costume sans changer de méthode.

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

 

« Africa Politology » : L’arme invisible de la Russie pour fracturer la confiance religieuse sur le continent africain, notamment en Centrafrique

0

 « Africa Politology » : L’arme invisible de la Russie pour fracturer la confiance religieuse sur le continent africain, notamment en Centrafrique  

 

 

 

 

Bangui, le 26 avril 2026, CNC. L’intégrité du débat public en République centrafricaine se trouve aujourd’hui compromise par une stratégie d’ingérence russe dont les ramifications atteignent les sphères les plus privées de la vie des citoyens centrafricains : leurs croyances.

 

 

En effet, des analyses précises basées sur des communications internes démontrent que l’organisation connue sous le nom de « Africa Politology » agit comme le bras armé d’une puissance étrangère pour instiller un climat de suspicion généralisée. Cette structure, désormais étroitement liée aux services de renseignement extérieur de Moscou, déploie des moyens considérables pour présenter les églises non-orthodoxes comme des instruments de déstabilisation politique.

 

Cette offensive ne vise pas seulement à modifier les équilibres diplomatiques, mais cherche à modifier radicalement la perception que les Centrafricains ont de leurs propres institutions religieuses.

 

Le mode opératoire de cette cellule d’influence repose sur la fabrication de récits hostiles, diffusés par des canaux numériques spécialisés et relayés par des acteurs centrafricains comme Didatien Kossimatchi, Doctrouvé ou encore Jules Njawé. Ce ne sont que des exemples cités dont la neutralité interroge. En finançant des campagnes de presse et des mobilisations de rue, ces officines étrangères parviennent à introduire des doutes sur l’honnêteté des missions caritatives.

 

Des documents tactiques dont CNC a pu consulter l’intégralité — révélés par les enquêteurs d’INPACT/AEOW (All Eyes on Wagner) — indiquent que des sommes d’argent sont injectées pour soutenir des leaders d’opinion dont l’unique mission consiste à accuser le Saint-Siège ou les églises protestantes de mener des activités de renseignement pour le compte de puissances occidentales. Cette pratique détourne les aspirations légitimes de la population à la souveraineté pour les transformer en un outil de propagande au service d’un agenda extérieur qui ignore les réalités sociales du pays.

 

La responsabilité des instances dirigeantes nationales apparaît ici de manière évidente. En permettant à ces réseaux de désinformation de prospérer sans régulation ni démenti officiel, les autorités favorisent l’installation d’une haine confessionnelle aux conséquences imprévisibles.

 

Le silence observé par le gouvernement devant ces attaques répétées contre des partenaires historiques de la nation ressemble à un consentement qui fragilise l’unité nationale. L’usage de plateformes dites citoyennes pour porter des discours de division montre que l’espace de liberté d’expression est désormais utilisé par des puissances étrangères pour mener une guerre psychologique. Cette manipulation de la foi à des fins géopolitiques constitue un risque majeur pour la sécurité intérieure, car elle détruit les ponts de dialogue entre les communautés.

 

L’ambition de Moscou, à travers ces manœuvres de l’ombre, dépasse le simple cadre de la communication. Il s’agit d’une tentative de remplacement culturel et spirituel où l’influence orthodoxe russe, étroitement liée au pouvoir politique, doit s’imposer par l’élimination médiatique de toute concurrence morale. Cette stratégie de la terre brûlée informationnelle utilise la peur et le mensonge pour isoler le pays de ses soutiens internationaux traditionnels. La population, déjà durement éprouvée par des années de tensions, se retrouve ainsi prise pour cible par une ingérence qui utilise ses propres valeurs pour la diviser. La pérennité de la paix sociale en Afrique centrale dépendra de la capacité des acteurs locaux à rejeter ces discours importés et à exiger une transparence totale sur les sources de financement de ceux qui prétendent parler en leur nom.

 

Enfin, l’examen des budgets alloués à ces opérations de dénigrement confirme que la priorité de ces acteurs étrangers n’est pas le développement de la RCA, mais la destruction de l’image de ses interlocuteurs occidentaux. Chaque manifestation organisée, chaque article publié sous influence et chaque rumeur propagée dans les quartiers de Bangui participent à un plan global de déconstruction de la société civile. Devant cette offensive coordonnée, la vigilance des citoyens et le rappel aux principes de respect mutuel entre les religions deviennent les seuls remparts contre une domination idéologique qui ne dit pas son nom. L’avenir de la nation ne peut se construire sur des fictions de combat destinées à servir les intérêts d’une puissance lointaine au détriment de la vérité et de la fraternité locale.

 

Par Alain Nzilo

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

 

 

Zone de défense du nord-est : plus de 450 soldats désertent leurs postes pour retourner à Bangui

0

Zone de défense du nord-est : plus de 450 soldats désertent leurs postes pour retourner à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les forces armées centrafricaines connaissent depuis plus de 6 ans une crise de discipline majeure dans les différentes régions militaires du pays. Les effectifs fondent comme la neige dans plusieurs zones de déploiement, particulièrement dans le nord-est et  le sud-Est  du pays où les conditions de service ont atteint des niveaux de dégradation inquiétants.

 

La situation matérielle des militaires en province s’est détériorée au point de provoquer des abandons massifs de postes. Selon une investigation menée par la rédaction du CNC, environ 600 soldats sur les 900 déployés dans la zone de défense du nord-est ont quitté leurs postes, laissant à peine plus de 300 hommes pour couvrir un territoire immense incluant Birao, Kaga-Bandoro et des dizaines de villages.

 

Cette hémorragie d’effectifs trouve sa source dans l’absence totale de prime globale d’alimentation depuis plus de six ans. Les soldats déployés dans les villes de province ne reçoivent plus ce soutien pourtant indispensable à leur subsistance. Le système de rotation régulière des troupes, avec des déploiements d’environ un an, crée une illusion trompeuse : chaque nouvelle vague de soldats arrivant pense que le non paiement de la PGA ne concerne que eux, alors qu’il s’agit d’une situation généralisée au niveau national et ça concerne tous les soldats déployés en province.

 

Alors, pour survivre, l’État-major des forces armées centrafricaines distribue parfois des sommes dérisoires de 2 000 à 5 000 francs CFA par mois. Ces montants ne permettent aucune survie digne dans des zones où l’approvisionnement est difficile et coûteux. Les soldats se retrouvent dans une impasse financière aggravée par un système bancaire inexistant : leurs soldes sont versées directement sur des comptes bancaires situés à Bangui, inaccessibles depuis les villes de province dépourvues d’agences ou de distributeurs automatiques.

 

Cette situation pousse les militaires vers des pratiques de survie illégales. Les barrages routiers se transforment en points de racket. Les checkpoints deviennent des lieux de prélèvements forcés sur la population. Certains soldats, acculés, se livrent à des menaces, des vols ou des braquages pour se nourrir et subvenir à leurs besoins élémentaires.

 

Des comportements de détresse apparaissent chez plusieurs militaires. Certains simulent des maladies pour obtenir une évacuation vers la capitale. D’autres vont jusqu’à s’infliger volontairement des blessures aux jambes dans l’espoir d’être rapatriés. Plusieurs soldats développent de véritables pathologies psychiatriques sous l’effet du stress et de la privation. Ces cas de troubles mentaux nécessitent des retours en urgence à Bangui, vidant encore davantage les rangs déjà clairsemés.

 

Le commandement militaire et le pouvoir politique semblent incapables de mesurer l’ampleur de cette décomposition. Le chef d’état-major et la présidence continuent d’afficher une communication triomphaliste sur les réseaux sociaux, proclamant régulièrement que l’armée monte en puissance. Cette rhétorique, dictée par Wagner, ne souffre aucune contestation. Le groupe russe impose ses éléments de langage que le président, le ministre de la Défense, le chef d’état-major et leurs services de communication reproduisent intégralement, sans modification. Toute déviation de cette ligne officielle expose à des sanctions immédiates de la part des mercenaires russes.

 

Avec environ 300 soldats pour sécuriser l’ensemble de la zone de défense du nord-est, dispersés entre Ndele, Birao, Kaga-Bandoro et de nombreux villages, la capacité de résistance lors d’une offensive coordonnée d’un groupe armé apparaît extrêmement fragile. Le taux de désertion de plus de 50% dans cette région militaire stratégique pose une question de sécurité nationale que les autorités préfèrent ignorer publiquement.

 

 

Par Barthelemy, correspondant du CNC à Ndélé

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Centrafrique : que se passe-t-il au tribunal du travail ?

0

Centrafrique : que se passe-t-il au tribunal du travail ?

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Bangui, justement au Tribunal du travail, des justiciables gagnent leurs procès depuis des mois, mais ne peuvent toujours pas faire appliquer les décisions rendues en leur faveur, faute de grosses délivrées. Alors, on se demande que se passe-t-il vraiment au sein de notre justice? Touadéra, c’est ce que tu appelles justice ?

 

En effet, comme vous le savez tous, obtenir gain de cause devant un tribunal devrait être une victoire. Malheureusement au Tribunal du travail de Bangui, c’est souvent le début d’un nouveau calvaire. Des usagers qui ont eu raison devant les juges se retrouvent bloqués, incapables de faire exécuter des décisions pourtant officiellement rendues. Pourquoi ?La cause : les grosses, ces copies exécutoires sans lesquelles aucun jugement ne peut être mis en application, ne leur parviennent pas. Certains attendent depuis des mois.

 

« Cela fait des mois que j’attends. Mon dossier est terminé, mais je ne peux rien faire sans la grosse », dit l’un d’eux, qui ne comprend plus à quelle porte frapper. Ce témoignage revient sous des formes identiques dans la bouche de plusieurs usagers. Le problème n’est pas anecdotique.

 

Dans le circuit administratif interne, des dossiers restent en attente prolongée à l’étape de validation, sans qu’aucune explication ne soit fournie. Certaines audiences semblent produire des décisions qui mettent un temps anormal à être finalisées. Personne, à aucun niveau, ne prend la peine d’informer les concernés.

 

Accéder aux responsables est une autre épreuve. Les usagers se heurtent à des portes fermées, à des renvois d’un bureau à l’autre, à un silence administratif qui dure. Le Tribunal du travail, dont la mission est précisément de régler les conflits entre employeurs et travailleurs, donne aujourd’hui l’image d’une institution qui n’assume plus ses propres décisions.

 

Lors de son investiture, le dictateur Touadéra avait déclaré vouloir garantir une justice indépendante, crédible et rendue dans des délais raisonnables. Ce que décrivent les usagers du Tribunal du travail de Bangui est le contraire exact de cet engagement.

 

Une décision de justice que personne ne peut exécuter ne vaut, pour celui qui l’a obtenue, pas plus que le papier sur lequel elle est imprimée.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Touadéra mord la main qui l’a nourri. Quelle ingratitude!

0

Touadéra mord la main qui l’a nourri. Quelle ingratitude!

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans son interminable discours de couronnement le 30 mars dernier, Faustin-Archange Touadéra a multiplié les envolées lyriques sur la « souveraineté » et la « transformation » en passant par des ordres à la commission des crimes contre les “relais invisibles” qui vont s’opposer à sa nouvelle République. Pourtant, un silence glacial et assourdissant a régné sur le Stade de 20 000 places à la fin de son discours : pas un seul mot de gratitude sincère, pas une once de reconnaissance envers la communauté internationale et l’Union Africaine qui, par leur silence complaisant ou leur soutien technique, lui ont servi de béquilles pour franchir l’obstacle du changement constitutionnel.

 

Un déni volontaire cynique des soutiens extérieurs imposé par les mercenaires russes de la société Wagner qui ont supervisé de bout en bout la rédaction de ce discours.

 

Pendant des mois pourtant, l’Union Africaine et plusieurs chancelleries occidentales ont été accusées par l’opposition démocratique de fermer pudiquement les yeux sur les manœuvres visant à liquider purement et simplement la Constitution de 2016. On pouvait naïvement espérer, par simple courtoisie diplomatique ou par réalisme politique, que le Chef de l’État adresse un remerciement appuyé à ces institutions qui ont joué les boucliers diplomatiques et les pompiers de service.

 

Au lieu de cela, Touadéra a préféré noyer le tout dans une formule creuse et commode : le succès est dû « tant à nous-mêmes qu’à la communauté internationale ». Une pirouette rhétorique qui dilue la responsabilité précise de ceux qui ont permis cette transition contestée dans une masse informe et anonyme. Un classique de l’ingratitude sélective.

 

La Constitution de 2016 : une page arrachée sans un regard en arrière.

 

Le passage forcé de la Constitution du 30 mars 2016 à celle du 30 août 2023 est présenté comme une simple « étape naturelle » et un « choix clair » du peuple. Touadéra balaie d’un revers méprisant les crises, les contestations massives et le rôle discret de médiation que certains partenaires africains ont dû jouer en coulisses pour éviter que le pays ne bascule dans l’embrasement.

 

En refusant d’adresser le moindre signe de sympathie ou de reconnaissance à ceux qui ont facilité cette opération risquée, le président Empereur envoie un message clair et cinglant : ces soutiens n’étaient pas des faveurs à honorer, mais un dû qu’il considère désormais comme acquis. La main qui l’a soutenu devient soudain invisible une fois le pouvoir consolidé. C’est le propre des ingrats.

 

Le contraste est saisissant et humiliant pour ceux qui ont tendu la perche.

Alors qu’il réserve ses hommages les plus chaleureux et les plus concrets aux forces russes et rwandaises pour leur protection militaire, Touadéra semble avoir totalement oublié que sans l’aide budgétaire, la reconnaissance diplomatique et le silence bienveillant maintenus par l’Union Africaine et d’autres partenaires, son régime n’aurait probablement pas survécu aux sanctions internationales qui frappent habituellement les changements constitutionnels forcés.

 

Ce manque criant de sympathie envers ses soutiens de l’ombre révèle une volonté assumée de s’affranchir de toute forme de redevabilité. Pour la Septième République, l’aide et la tolérance internationales ne sont plus que des ressources à consommer sans scrupule, jamais des alliances à entretenir dans la durée.

 

En mordant ainsi la main qui l’a nourri, le régime de Bangui court un risque majeur : celui de se retrouver seul face aux futures secousses sécuritaires, économiques ou politiques. En diplomatie, comme dans la vie, l’ingratitude répétée est souvent le prélude à l’isolement. Touadéra a fait son choix souverain. Libre à lui. Mais qu’il ne s’étonne pas, demain, de découvrir que les béquilles disparues laissent place à un vide dangereux.

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Mauvaise gouvernance et pollution minière : le BRDC pointe les méthodes d’appauvrissement des Centrafricains par le régime de Touadéra

0

Mauvaise gouvernance et pollution minière : le BRDC pointe les méthodes d’appauvrissement des Centrafricains par le régime de Touadéra

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les leaders du BRDC ont tenu une conférence de presse ce jeudi 16 avril 2026 à Bangui. Ils ont dénoncé la mauvaise gouvernance et les conséquences de l’exploitation minière sauvage sur la population.

 

Pour le BRDC, la course à l’exploitation de l’or et des autres minerais aggrave la misère quotidienne des Centrafricains. Les eaux sont polluées par les sociétés minières. Les permis sont attribués dans l’opacité totale. Cette distribution des permis miniers contribue directement à la pollution de l’environnement.

 

Crépin Mboli-Goumba a insisté sur le fait que la mauvaise gouvernance appauvrit le peuple. Sur le plan économique, le gouvernement refuse la baisse des prix des hydrocarbures à la pompe. Cette décision maintient l’appauvrissement du consommateur centrafricain. Le gouvernement se trouve isolé de la communauté financière internationale.

 

Selon le BRDC, le premier mandat de Faustin-Archange Touadera avait pourtant commencé en 2016 avec de l’espoir. Dix ans plus tard, ces pratiques persistent et aggravent les difficultés du quotidien.

 

Pour sortir de cet état chaotique, l’opposition réunie au sein du BRDC réclame le dialogue politique.

 

Par Brahim Sallé

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Trafic d’ossements et de sang dans la Sangha-Mbaéré : Joseph Bindoumi accuse l’État de laxisme

0

Trafic d’ossements et de sang dans la Sangha-Mbaéré : Joseph Bindoumi accuse l’État de laxisme

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une interview accordée à la radio Ndékè-luka, Joseph Bindoumi, président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), ancien ministre et ancien magistrat, a lancé un cri d’alarme sur la recrudescence du trafic d’ossements humains et de sang dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré, particulièrement autour de Nola, Bayanga, Bambio et près de la frontière camerounaise.

 

Selon M. Bindoumi, cette pratique criminelle n’est pas nouvelle. Elle remonte à près de dix ans. À l’époque, des criminels originaires de la zone ouvraient les tombes pour récupérer les ossements et les vendre à des acheteurs venant principalement du Nigeria et du Cameroun. Face à ce scandale, l’État centrafricain avait réagi en dépêchant une mission composée de hautes personnalités, dont l’archiviste Pomodimou, l’ancien ministre et député Bampali Laurent, l’ancienne ministre de la Communication Mme Detoyanet, et Joseph Bindoumi lui-même en tant que président de la LCDH.

 

Cette délégation avait sillonné la Sangha-Mbaéré et tenu de grandes réunions à Nola, Bayanga et Bambio pour interdire ces pratiques et sensibiliser les populations. Des procès avaient été organisés, des suspects appréhendés et déférés à Bangui. L’un d’eux avait même passé plusieurs mois à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) avant d’être transféré à la prison de Garagba. Malheureusement, la plupart de ces personnes ont fini par être libérées.

 

Aujourd’hui, la situation est plus grave encore, selon le président de la LCDH. Les trafiquants ne se contentent plus d’exhumer les tombes. Ils simulent des activités de recherche de diamants pour masquer leurs véritables opérations. Ils tuent des personnes en brousse, prélèvent leur sang et récupèrent parfois les ossements pour les revendre. Joseph Bindoumi cite notamment le cas dramatique d’une sœur religieuse catholique enlevée un dimanche matin, exécutée dans la brousse, vidée de son sang, et dont le corps a été retrouvé sans trace de sang sur place. Les mêmes bourreaux faisaient partie des personnes parties à sa recherche.

 

Plus récemment, une nouvelle affaire est en cours : des individus transportant des ossements humains ont été interpellés par les populations au niveau du village Tomori, près de la frontière camerounaise (vers Nianting). Ils ont été remis à la gendarmerie de Nianting, puis déférés devant le parquet de Nola. Malgré cela, M. Bindoumi dénonce un laxisme persistant des autorités politiques, administratives et judiciaires locales.

 

« Il y a un laxisme des autorités de Nola. La justice ne frappe pas comme il faut. Elle n’envoie pas ces gens en session criminelle. C’est pour cela que le phénomène continue », regrette-t-il.

 

Le président de la LCDH explique que ces trafiquants s’enrichissent rapidement grâce à ce commerce macabre. Ils utilisent l’argent pour s’affilier à des partis politiques, offrir des cadeaux aux autorités administratives et « servir la Sangha-Mbaéré ». Selon lui, ces mêmes personnes sont devenues les bailleurs de fonds locaux, ce qui expliquerait en partie l’impunité dont ils bénéficient.

 

Conséquence directe : les populations de la Sangha-Mbaéré ne peuvent plus vaquer librement à leurs occupations. Les habitants ont peur d’aller seuls en brousse. Ils risquent à tout moment d’être suivis, attaqués, tués pour leur sang ou leurs ossements.

 

Par Marcel Bayo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : Le règne de la terreur des ex-rebelles du mouvement 3R sur l’axe Bouar – Bangarem

0

Centrafrique : Le règne de la terreur des ex-rebelles du mouvement 3R sur l’axe Bouar – Bangarem

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le dictateur Touadéra laisse désormais ses nouveaux alliés des 3R piller les civils en toute impunité, transformant l’accord de paix signé le 19 avril 2025 à Ndjamena en un permis de braquer et de martyriser la population.

 

À titre d’exemple, le mercredi dernier, à seulement 20 kilomètres de la ville de Bouar, précisement au village Zegonta, la route a été totalement bloquée par des éléments issus du mouvement 3R.

 

Ces hommes, après l’accord de Ndjamena, devrait être tous intégrés à l’armée nationale  pour ceux qui le souhaitent, et dans la société comme des civils pour les autres. Malheureusement, ils sont encore lourdement armés et circulent librement et commettent des crimes. Plus pire encore, ils agissent souvent sous l’aile de l’Africa Corps pour aller faire des sales boulots des russes. C’est d’ailleurs le cas du village Zegonta , situé à 5 kilomètres de Zotoua-Bangarem. Les témoignages décrivent une opération de dépouillement d’une intensité rare sur les civils sans défense.

 

Chaque passant, chaque habitant a subi une fouille corporelle humiliante. Rien n’échappe à leur vigilance : l’argent caché dans les sous-vêtements est trouvé et confisqué.

 

Ces ex-rebelles entrent dans les maisons, fouillent porte par porte et vident les poches des citoyens avec une arrogance nouvelle. Depuis qu’ils servent de supplétifs aux mercenaires russes, ces individus se sentent intouchables. Ils reproduisent les méthodes de pillage vues dans l’Ouham, agissant comme les bras armés du régime en place. La population de la Mambéré-Kadéï se retrouve livrée à la volonté de ces voyous de la République qui ne se cachent même plus pour commettre leurs crimes. Les victimes voient leurs économies disparaître sous la menace des armes pendant que les auteurs de ces vols déambulent avec fierté, conscients que personne dans la hiérarchie militaire ne viendra les sanctionner pour ces abus quotidiens.

 

Par Martial Passi

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

L’ISCA célèbre les 250 ans des États-Unis avec les étudiants de l’Université de Bangui

0

L’ISCA célèbre les 250 ans des États-Unis avec les étudiants de l’Université de Bangui

 

L’ISCA célèbre les 250 ans des États-Unis avec les étudiants de l’Université de Bangui
La chargée d’affaires de l’Ambassade des États-Unis en Centrafrique Dr Mélanie Anne Zimmerman entrain de jouer au kossiro, un jeu Centrafrique. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’association Initiative Solidarité Centrafrique, connue sous le sigle ISCA, a lancé ce week-end la première d’une série d’activités organisées en partenariat avec l’ambassade des États-Unis, dans le cadre du projet « Freedom 250 » ou « America 250 », qui marque le 250e anniversaire de l’indépendance américaine.

 

C’est sur le campus de l’Université de Bangui que s’est tenu ce premier événement, centré sur des jeux culturels centrafricano-américains. Les participants ont pu s’initier à des jeux traditionnels centrafricains tels que le Yando, le Kisoro et le Ludo, mais aussi découvrir des jeux américains comme le Huayam et l’American Trivia. L’Université de Bangui a été retenue pour deux raisons concrètes : l’institution abrite depuis fin 2024 un American Corner, espace culturel ouvert aux étudiants et au grand public, offrant un accès à Internet, des formations gratuites en anglais et divers ateliers.

L’ISCA célèbre les 250 ans des États-Unis avec les étudiants de l’Université de Bangui
Photo de famille des étudiants de l’université de Bangui avec les staffs de l’ISCA et la chargée d’affaires de l’Ambassade des États-Unis en Centrafrique. Photo CNC

 

Maryse Dimassé, présidente de l’ISCA, a rappelé que son association existe depuis 2013, née de la volonté de Centrafricains de la diaspora d’aider leur pays sans canal d’action adapté, dans un contexte de crise. Aujourd’hui, l’ISCA concentre ses efforts sur l’éducation et la santé, notamment la sensibilisation des jeunes aux maladies sexuellement transmissibles et aux risques des avortements clandestins, première cause de mortalité des adolescentes en Centrafrique.

 

Le programme « Freedom 250 » ne s’arrête pas à ce premier lancement. Six ateliers thématiques sont prévus, associant experts américains et centrafricains autour de l’entrepreneuriat, de la démocratie et du vivre ensemble. Un festival de courts-métrages invitera les jeunes créateurs centrafricains à exprimer leur vision des relations entre l’Afrique et les États-Unis. Une conférence de haut niveau clôturera l’ensemble du programme.​​​​​​​​​​​​​​​​

Il y’a lieu de noter que la mobilisation autour de cet événement a également attiré des personnalités de haut rang. La chargée d’affaires de l’Ambassade des États-Unis en Centrafrique, le Dr Mélanie Anne Zimmerman, a fait le déplacement et n’a pas hésité à s’impliquer dans l’esprit du moment, en participant elle-même à une partie de Kisoro, témoignant ainsi de l’engagement concret de Washington dans cette démarche de rapprochement culturel.

 

 

Par Brahim Sallé

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Touadéra otage de Moscou : la révélation explosive de son « conseiller » russe

0

Touadéra otage de Moscou : la révélation explosive de son « conseiller » russe

 

 

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 24 février 2026, Fari Tahéruka Shabazz a livré une déclaration qui change la lecture de tout ce qui se passe en Centrafrique : Touadéra ne gouverne plus, il signe.

 

Pour comprendre ce que Fari Tahéruka Shabazz explique, il faut d’abord saisir ce qu’est une Krisha. Dans la stratégie russe, une Krisha est un protectorat informel — un territoire que Moscou contrôle sans l’annexer officiellement. À la tête de chaque Krisha, il y a un curator, c’est-à-dire un représentant direct du pouvoir russe, une sorte de procurateur moderne. Fari Tahéruka Shabazz est catégorique : ce curator en Centrafrique, c’est Dimitri Podolski.

 

Ce qui a frappé Fari Tahéruka Shabazz, c’est moins le personnage de Podolski que le poste qu’il occupe. Conseiller à la Sécurité nationale n’est pas une fonction honorifique. Fari Tahéruka Shabazz rappelle que ce rôle a été occupé dans l’histoire par des figures comme Henry Kissinger, Zbigniew Brzezinski ou Condoleezza Rice — des architectes de la politique mondiale. Confier ce poste à un sous-officier mercenaire russe, ce n’est pas une maladresse politique. C’est une capitulation.

 

Fari Tahéruka Shabazz insiste sur un point que beaucoup esquivent : Touadéra n’a pas choisi Podolski librement. Il dit clairement que Touadéra a été contraint de nommer cet homme à ce poste. Non pas parce que le président centrafricain manque totalement de discernement, mais parce que la Krisha ne demande pas — elle impose. Podolski n’est pas là en son nom propre, il représente Moscou, et tout le monde à Bangui le sait sans pouvoir le dire.

 

Ce que Fari Tahéruka Shabazz décortique ensuite, c’est l’étendue réelle du pouvoir que ce poste confère à Podolski. Par cette seule fonction, il tient dans ses mains le dossier militaire, le dossier sécuritaire, le dossier économique, le dossier diplomatique et le dossier géopolitique du pays tout entier. Le gouvernement centrafricain, dans ce schéma, ne remplit plus qu’un rôle de couverture juridique — une façade qui permet à la Krisha d’agir avec une apparence de légitimité étatique.

 

Fari Tahéruka Shabazz va plus loin encore lorsqu’il aborde la guerre contre les Azandé Ani Kpi Gbe. Ce discours belliqueux que le gouvernement de Bangui porte publiquement, Fari Tahéruka Shabazz affirme qu’il ne vient pas de Touadéra. Il vient de Podolski. Il vient de Moscou. Touadéra lui-même n’a aucun intérêt à entretenir un conflit armé dans le Haut-Mbomou — son intérêt personnel a toujours été la stabilité, la jouissance du pouvoir, la tranquillité. La guerre, c’est la commande de la Krisha.

 

Fari Tahéruka Shabazz pose alors une question simple, à laquelle personne ne peut répondre autrement que par le silence : depuis l’arrivée des Wagner en Centrafrique, Touadéra a-t-il une seule fois prononcé une parole contre eux ? A-t-il une seule fois contredit Podolski, critiqué une frappe, protégé un civil contre leur volonté ? La réponse est non. Et pour Fari Tahéruka Shabazz, ce silence permanent n’est pas de la complicité ordinaire — c’est la marque d’un homme captif.

 

Avec cette grille de lecture, Fari Tahéruka Shabazz rebaptise le pays sans détour : ce n’est plus la République centrafricaine, c’est la Krisha centrafricaine. Et pendant que Bangui joue encore le rôle d’une capitale souveraine devant les caméras, c’est depuis Bria ou depuis Moscou que les vraies décisions tombent sur le Haut-Mbomou.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Hommage au Maréchal Idriss Deby Itno : Le vibrant témoignage de Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Président de transition centrafricaine

0

Hommage au Maréchal Idriss Deby Itno : Le vibrant témoignage de Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Président de transition centrafricaine  

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Cinq ans après le départ du Maréchal Idriss Deby Itno, le 20 avril 2021, le souvenir de l’ancien dirigeant tchadien demeure gravé dans les mémoires, particulièrement au-delà des frontières de son propre pays. Pour Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Chef de l’État centrafricain, cet anniversaire est l’occasion de partager un récit empreint d’une profonde émotion, revenant sur une période où le destin de deux nations s’est joué dans le secret des palais de Ndjamena.

 

En effet, l’histoire retiendra que les trajectoires de ces deux hommes se sont rejointes alors que la République centrafricaine cherchait son souffle. Ferdinand Alexandre N’Guendet se souvient avec précision de ce moment où il a dû répondre à l’appel du destin ». Il raconte avec une pointe de nostalgie cette session extraordinaire de la CEEAC où tout a basculé.

 

C’est dans l’intimité d’un échange discret que le Maréchal a marqué l’esprit de son homologue. Le Maréchal Idriss Deby Itno m’apostropha et me glissa à l’oreille qu’il souhaitait que je mobilise l’ensemble des conseillers nationaux », confie-t-il. Cette demande, loin d’être un simple détail, visait à rapatrier les parlementaires pour des délibérations qui allaient changer le cours de la transition centrafricaine.

 

Pour l’ancien Président centrafricain, Déby est un homme de décision et de convictions. Au-delà des enjeux politiques, l’article de l’ancien Président du CNT dessine le portrait d’un leader qu’il qualifie d’ éminent panafricaniste ». Il décrit un homme dont la vision dépassait les simples frontières de son pays, animé par le souci constant de voir régner la stabilité dans la sous-région ».

 

Ferdinand Alexandre N’Guendet évoque des souvenirs forts, comme ces entretiens en tête-à-tête portant sur la sécurité et la défense de son pays. Il garde l’image d’un homme de décision, d’un homme d’honneur et d’un officier exemplaire ». À travers ses mots, on perçoit le respect mutuel qui unissait les deux dirigeants dans le tumulte des crises institutionnelles.

 

L’une des parties les plus touchantes de ce témoignage concerne la fin de la transition. Ferdinand Alexandre N’Guendet répond avec force à ses détracteurs, affirmant son identité de démocrate convaincu ». Pour lui, l’essentiel était de prouver qu’en Afrique, l’on pouvait organiser des élections et transmettre les rênes de l’État dans la paix et la dignité ».

 

Ce message de stabilité résonne aujourd’hui comme un vœu pour l’avenir. En adressant ses condoléances à la famille du défunt et au peuple tchadien, il salue également le travail de son frère, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno ». Il l’encourage dans sa mission de réconciliation nationale, convaincu que, malgré les épreuves passées, le meilleur reste à venir ».

 

Ce vibrant hommage nous rappelle que derrière les grandes décisions politiques se cachent souvent des liens humains indéfectibles, forgés dans l’urgence et la volonté de bâtir un continent plus serein.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Une crise chasse l’autre : le cycle infernal des problèmes quotidiens à l’église bataillon 2 créés par le Pasteur Issène Faki

0

Une crise chasse l’autre : le cycle infernal des problèmes quotidiens à bataillon 2 créés par le Pasteur Issène Faki

 

 

Rédigé le  25 avril 2026

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À l’église UFEB Bataillon 2, les fidèles vivent depuis plusieurs années dans une atmosphère de tensions permanentes. Au lieu d’être un lieu de paix et de communion, l’église connaît des problèmes presque chaque jour. Dès qu’un conflit semble se calmer, un autre surgit immédiatement. Ce cycle sans fin est devenu le quotidien de la congrégation et beaucoup de fidèles l’attribuent directement à la manière dont le pasteur Issène Faki dirige l’église.

 

Le pasteur Issène Faki est arrivé à Bataillon 2 en novembre 2019. Au début, il se montrait doux et parlait beaucoup du Saint-Esprit. Mais très vite, les fidèles ont constaté qu’il ne dirigeait pas par l’Esprit, mais par la chair et par la force. Il crée lui-même les conflits, les entretient, et dès qu’il règle (ou fait semblant de régler) un problème, il en ouvre un autre sur une autre diagonale. Ce schéma se répète constamment depuis des années.

 

Voici comment ce cycle infernal se manifeste concrètement :

 

Un exemple récent explique parfaitement cette habitude. Le pasteur a eu une prise de tête avec un diacre qui est aussi un ancien policier. La situation était devenue très tendue. Finalement, le pasteur est allé demander pardon à ce diacre devant le conseil de l’église. Tout le monde pensait que le problème était terminé. Mais le même jour, au moment même où il demandait pardon, il a créé un nouveau conflit avec une autre diaconesse de l’église. Au lieu de la paix, une nouvelle prise de tête a commencé immédiatement avec cette diaconesse. Le pasteur ne s’entend plus bien avec elle et les tensions continuent.

 

Ce n’est pas d’ailleurs un cas rare depuis l’arrivée du pasteur Issene Faki. Les fidèles racontent que cela arrive tout le temps. Quand le pasteur a un désaccord avec quelqu’un, il ne laisse pas la situation s’apaiser tranquillement. Il passe très vite à une autre personne ou à un autre groupe et lance un nouveau problème. Le résultat est clair : tous les jours, il y a des disputes, des discussions houleuses au conseil, des sanctions, des plaintes ou des exclusions. L’église ne connaît presque jamais de période calme.

 

Beaucoup de fidèles ont remarqué que ce manque de leadership est à l’origine du cycle. Le pasteur refuse souvent d’être recadré ou orienté. Quand un diacre ou un responsable essaie de lui faire des remarques pour le bien de l’église, il s’énerve et rappelle ses 35 ans de pastorale. Au lieu d’accepter la correction, il transforme la remarque en nouveau conflit. Et le cycle repart de plus belle.

 

Ce comportement a fini par créer une atmosphère lourde dans toute l’église. Les gens marchent sur des œufs. Ils ont peur de parler, peur de donner leur avis, peur même d’aller au conseil. Car ils savent que la moindre opposition peut déclencher une nouvelle crise. Et derrière ces crises, comme l’ont constaté de nombreux fidèles, arrivent souvent des malheurs : maladies graves, accidents ou problèmes de santé inexplicables.

 

Aujourd’hui, à l’UFEB Bataillon 2, les fidèles espèrent que ce cycle infernal s’arrête. Ils souhaitent que le pasteur Issène Faki apprenne à diriger avec sagesse et avec l’Esprit, plutôt que de créer sans cesse de nouveaux problèmes. Tant que ce schéma continuera, l’église restera dans une agitation permanente qui fatigue tout le monde et éloigne les âmes qui cherchent simplement la paix de Dieu.

 

Les responsables de l’Union des Églises Baptistes de Centrafrique sont appelés à regarder cette situation de près. Une église ne peut pas grandir et bénir les gens si chaque jour apporte une nouvelle crise créée par son propre pasteur.

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Tension sur l’axe Bossangoa-Bossembélé : le retour des coupeurs de route inquiète

0

Tension sur l’axe Bossangoa-Bossembélé : le retour des coupeurs de route inquiète

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les usagers de la route nationale reliant l’Ouham à l’Ombella-M’Poko font face à une menace grandissante depuis quelques semaines. Des braquages ciblés viennent de perturber la circulation entre les villes de Bossangoa et de Bossembélé, précisément dans les environs de la localité de Korom-Poko.

 

Cette zone stratégique pour le commerce local a été une fois de plus le lieu d’agressions commises par des hommes armés non identifiés les 21 et 22 avril. Ces individus ont dépouillé les voyageurs en toute impunité, emportant avec eux cinq motocyclettes ainsi que d’importantes économies appartenant aux passagers. Ce regain de criminalité bloque l’économie régionale et force les transporteurs à vivre dans la peur permanente de perdre leur outil de travail.

 

La multiplication de ces actes de banditisme dans la préfecture de l’Ombella-M’Poko nécessite une vigilance accrue de la part de chaque citoyen. Les conducteurs de taxi-moto, souvent visés, doivent impérativement se renseigner sur la sécurité du tronçon avant d’entamer leur trajet vers Bossembélé. La prudence reste le seul rempart actuel pour éviter de tomber dans les filets de ces malfaiteurs qui opèrent désormais sans crainte sur cet axe vital.

 

Par Arsène Féimonazoui

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Jean-Pierre Mara: “Les lois doivent partir de nos réalités, pas des modèles venus d’ailleurs”

0

Jean-Pierre Mara: “Les lois doivent partir de nos réalités, pas des modèles venus d’ailleurs”

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 7 novembre 2025, Jean-Pierre Marat a insisté sur un décalage profond entre les lois centrafricaines et les réalités du pays. Pour lui, la majorité des textes juridiques sont importés de modèles extérieurs, sans analyse préalable de ce qui structure la vie quotidienne des habitants. Ce choix aurait produit une législation qui fonctionne en théorie mais ignore l’essentiel : le rapport concret des Centrafricains à leur environnement, à leurs pratiques sociales et à leurs besoins locaux.

 

Marat rappelle que les lois adoptées depuis l’indépendance s’inspirent largement d’États disposant d’une longue tradition institutionnelle écrite, fondée sur des contextes économiques, climatiques et culturels différents. En RCA, les activités essentielles comme l’agriculture, l’artisanat, les rites de communauté ou le partage des terres n’entrent presque pas dans les textes fondamentaux. Les lois ne disent rien sur les responsabilités des autorités coutumières, ni sur les règles qui régissent la vie dans les villages.

 

Il estime que cette absence d’adaptation favorise l’inefficacité du système juridique. Les textes législatifs, conçus pour des sociétés urbaines et industrielles, ne répondent pas aux réalités d’une population dont la majorité vit dans des zones rurales à faible accès aux infrastructures. Les décisions administratives s’appliquent difficilement, faute d’avoir été pensées pour des milieux où les règles traditionnelles continuent de jouer un rôle central.

 

Pour Marat, une réforme profonde doit commencer par une démarche simple : écrire des lois à partir du terrain. Cela implique de consulter les communautés, d’intégrer les formes d’organisation locales, d’encadrer les métiers existants, de reconnaître la valeur de l’économie rurale, et de structurer les rapports sociaux selon un cadre légal compréhensible pour tous. Selon lui, une loi qui ne décrit pas les réalités de ceux qu’elle administre n’a pas la capacité de transformer la société.

 

Par Azoumi Rox….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Le voleur crie à l’IA : Balalou dénonce la “désinformation” sur les réseaux pour enterrer les preuves du hold-up électoral et des bourrages d’urnes

0

Le voleur crie à l’IA : Balalou dénonce la “désinformation” sur les réseaux pour enterrer les preuves du hold-up électoral et des bourrages d’urnes

 

 

Rédigé le 25 avril 2025

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le mythomane Maxime Balalou a trouvé un nouvel ennemi pour justifier son coup d’État électoral. L’Intelligence Artificielle et les réseaux sociaux deviennent les boucs émissaires parfaits pour discréditer toute preuve de fraude.

 

« Il a mis en garde contre les discours de haine, la désinformation, les discours belliqueux et aussi il s’est présenté sur l’usage malveillant, n’est-ce pas, de l’IA, ce qu’on appelle l’Intelligence Artificielle, à travers les braconnées, l’information sur les réseaux sociaux », a déclaré le clepto-mythomane avec un sérieux qui frise le ridicule. Cette sortie calculée intervient au moment précis où les témoignages de bourrages d’urnes se multiplient sur les réseaux sociaux et où des vidéos de fraudes circulent massivement.

 

La stratégie du porte-parole apparaît limpide à qui veut bien observer. En agitant le spectre de l’Intelligence Artificielle malveillante et des deepfakes, Balalou prépare le terrain pour discréditer toute preuve visuelle des irrégularités qui ont entaché le scrutin. Chaque vidéo montrant des soldats bourrant des urnes pourra désormais être qualifiée de deepfake fabriqué par l’opposition. Chaque témoignage audio d’agents électoraux avouant avoir truqué les résultats deviendra une manipulation vocale générée par IA.

 

Cette tactique n’a rien de nouveau dans le manuel des régimes autoritaires modernes. Discréditer par avance toute contestation en l’attribuant à de la désinformation technologique permet d’inverser la charge de la preuve. Ce n’est plus au pouvoir de démontrer la régularité du scrutin, mais à l’opposition de prouver l’authenticité de chaque document, de chaque vidéo, de chaque témoignage qu’elle avance.

 

Le mythomane Balalou déploie cette arme rhétorique au moment où son régime vient de réaliser le hold-up électoral le plus grossier de l’histoire récente du pays. Cinquante sièges pour Cœurs Unis, zéro pour les grands partis d’opposition, un président réélu avec 77,90% des voix dans des conditions plus que douteuses. Face à ces chiffres grotesques, il fallait bien trouver une parade pour neutraliser les critiques qui affluent de toutes parts.

 

Les réseaux sociaux centrafricains regorgent effectivement de témoignages accablants depuis le scrutin. Des électeurs filmant des bureaux de vote fermés alors qu’ils devaient être ouverts. Des agents électoraux dénonçant les pressions subies pour modifier les procès-verbaux. Des vidéos montrant des urnes déjà pleines avant même l’ouverture du scrutin. Des photos de bulletins pré-cochés distribués dans certaines circonscriptions.

 

Balalou balaie tout cela d’un revers de main en parlant d’« usage malveillant de l’IA ». Selon lui, ces preuves ne seraient que des fabrications numériques destinées à salir un processus électoral parfait. Le clepto-mythomane ose même qualifier ce hold-up de « processus inclusif, démocratique et transparent reconnu par la communauté internationale ».

 

Cette reconnaissance internationale dont il se prévaut sans cesse mérite qu’on s’y attarde un instant. Balalou cite complaisamment un haut fonctionnaire de l’ONU qui aurait déclaré : « Il n’y a pas d’élections cinq étoiles dans le monde. Ce qui s’est passé en Centrafrique peut être évalué à 4,5 étoiles. Il faut donc saluer le génie centrafricain. » Cette citation, aussi douteuse soit-elle, sert de bouclier contre toute critique du scrutin.

 

Le porte-parole martèle que « les scrutins, tels qu’organisés en Centrafrique, ont été très bien organisés ». Très bien organisés pour permettre à un seul parti de tout rafler, effectivement. Très bien organisés pour exclure l’opposition structurée de toute représentation parlementaire. Très bien organisés pour produire un score de 77,90% digne des pires dictatures africaines.

 

Mais le mythomane ne s’arrête pas à cette défense du hold-up électoral. Il enchaîne sur un appel à l’unité nationale qui sonne comme une injonction au silence. « Ce pays a besoin de la paix, d’unité, de la fraternité, que nous devions tous construire cette unité ensemble », déclare-t-il avec l’air de celui qui vient d’accomplir une œuvre pie. Autrement dit : taisez-vous, acceptez le résultat truqué, et cessez de diffuser ces vidéos embarrassantes sur les réseaux sociaux.

 

Le clepto-mythomane poursuit sa litanie lénifiante. « La place n’est plus au querelle, la place n’est plus à la haine, la place n’est plus aux insultes, ni à la division, la place est à l’amour, la place est à l’union, ensemble, derrière le président de la République. » Toute contestation devient donc querelle, toute critique devient haine, toute diffusion de preuves de fraude devient désinformation générée par IA.

 

Cette rhétorique de pacification forcée cache mal l’objectif réel du régime. Il s’agit d’imposer le silence sur les irrégularités massives qui ont entaché le scrutin en les noyant dans un discours d’unité nationale et en les discréditant par avance comme des deepfakes malveillants. Les Centrafricains qui ont vu de leurs propres yeux les bourrages d’urnes doivent désormais se taire au nom de la paix. Ceux qui ont filmé les fraudes doivent accepter qu’on les accuse de manipuler des vidéos par Intelligence Artificielle.

 

Balalou insiste lourdement sur « la continuité de l’État et son engagement pour stabiliser non seulement les institutions, mais créer les conditions pour que ce pays reste en paix ». La stabilité et la paix deviennent les arguments massue pour justifier n’importe quelle entorse à la démocratie. Contester le hold-up électoral, c’est menacer la paix. Diffuser des preuves de fraude, c’est attenter à la stabilité des institutions.

 

Cette stratégie de criminalisation de la contestation passe donc par deux leviers complémentaires. D’un côté, accuser les réseaux sociaux et l’Intelligence Artificielle de propager de la désinformation pour discréditer toute preuve de fraude. De l’autre, brandir la menace du chaos et de la division pour faire taire ceux qui oseraient remettre en question la légitimité du scrutin.

 

Le mythomane Balalou maîtrise parfaitement cette double rhétorique. Il dénonce les « discours belliqueux » tout en menaçant implicitement ceux qui refusent de se soumettre. Il parle d’amour et d’union tout en excluant la moitié du spectre politique de la représentation nationale. Il met en garde contre l’usage malveillant de l’IA tout en pratiquant lui-même la désinformation la plus éhontée.

 

Car la vraie désinformation ne vient pas des réseaux sociaux ni de quelconques deepfakes fabriqués par l’opposition. Elle sort directement de la bouche du porte-parole gouvernemental qui ose qualifier de démocratique un scrutin où un seul parti rafle cinquante sièges au premier tour. Elle émane d’un régime qui présente un score de 77,90% comme le reflet de la volonté populaire alors que les bureaux de vote étaient verrouillés par les mercenaires russes et les troupes rwandaises.

 

Mais le clepto-mythomane compte précisément sur la puissance de la répétition mensongère et sur la complaisance de certains observateurs internationaux pour imposer sa version des faits. En martelant que le scrutin était parfait et que toute critique relève de la désinformation boostée par Intelligence Artificielle, il espère créer un doute suffisant pour neutraliser les contestations.

 

Cette tactique fonctionne d’autant mieux que les grands médias internationaux accordent peu d’attention à la Centrafrique. Un communiqué de l’ONU validant globalement le processus électoral suffit à Balalou pour balayer toutes les accusations de fraude. La citation d’un fonctionnaire onusien parlant de 4,5 étoiles lui permet de présenter ce coup d’État constitutionnel comme un modèle de démocratie africaine.

 

Le mythomane joue également sur la fatigue démocratique des Centrafricains. Après des années de crise, de violence, de présence militaire étrangère, beaucoup aspirent simplement à la stabilité, même au prix de la démocratie. Balalou exploite ce sentiment en présentant toute contestation comme une menace pour la paix chèrement acquise. Acceptez le résultat truqué ou replongez dans le chaos, tel est le chantage implicite du régime.

 

L’accusation contre l’Intelligence Artificielle et les réseaux sociaux s’inscrit parfaitement dans cette logique. Elle permet de retourner l’arme de la preuve contre ceux qui l’utilisent. Les vidéos de fraudes deviennent des deepfakes. Les témoignages audio deviennent des manipulations vocales. Les photos de bourrages d’urnes deviennent des montages numériques. Le doute systématique instillé par le porte-parole gouvernemental finit par paralyser la contestation.

 

Cette stratégie n’est pas propre à la Centrafrique. On la retrouve dans tous les régimes autoritaires qui ont compris le potentiel des nouvelles technologies pour discréditer leurs opposants. La Russie l’a perfectionnée, le Rwanda l’utilise, et maintenant Balalou l’importe en Centrafrique avec l’aide de ses mentors moscovites. Accuser les autres de faire exactement ce qu’on fait soi-même devient la norme de communication politique.

 

Le clepto-mythomane peut donc continuer à mentir en paix. Chaque preuve de fraude qu’on lui opposera sera balayée comme un deepfake malveillant. Chaque témoignage sera disqualifié comme de la désinformation sur les réseaux sociaux. Chaque contestation sera présentée comme un discours belliqueux menaçant la paix nationale. Le hold-up électoral est ainsi verrouillé par un discours qui inverse systématiquement la réalité​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Course à la Primature : l’enquête du CNC sur le Grand Déballage des Ambitions des candidats

0

Course à la Primature : l’enquête du CNC sur le Grand Déballage des Ambitions des candidats

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Alors que le rideau commence à tomber petit à petit sur le gouvernement actuel de Félix Moloua, dans le couloire de la présidence, c’est la panique. Depuis l’investiture de Faustin Archange Touadéra pour son troisième mandat, les ambitions éclatent au grand jour. Entre les anciens alliés et les nouveaux financiers, tout le monde veut sa part du gâteau. La course pour la place de Premier ministre est officiellement lancée, et tous les coups sont permis.

 

En effet, comme vous le savez d’ailleurs,  l’investiture du 30 mars pour ce troisième mandat illégal de Touadéra a donné le coup d’envoi d’une foire politique qui dépasse l’entendement. À Bangui, l’air est lourd. Alors que le gouvernement actuel s’apprête à rendre son tablier, les couteaux s’aiguisent dans l’ombre du palais. Ce n’est plus de la politique, c’est une lutte acharnée pour le contrôle du “bouton” et des finances publiques.

 

Les Gladiateurs de l’Ombre

Le cercle des prétendants est un véritable inventaire des fidèles, des financiers et des stratèges de la première heure. Chacun sort ses griffes, rappelant au chef ses dettes de reconnaissance.

 

Evariste Ngamana : Le premier vice-président de l’Assemblée nationale joue sur plusieurs tableaux. Voilà cinq ans qu’il lorgne le perchoir de l’hémicycle sans succès. Aujourd’hui, il multiplie les assauts : la Primature, la Vice-Présidence ou le perchoir. Pour lui, peu importe le fauteuil, pourvu qu’il soit au sommet.

 

Arnaud-Djoubaye Abazène: Le ministre de la Justice, que certains surnomment déjà le “mafieux des dossiers”, a sorti l’artillerie lourde. Avec 100 millions injectés dans la campagne, il estime avoir acheté son ticket pour l’étage supérieur. Sa famille est même mobilisée pour encenser le chef à coups de statues et de louanges mielleuses. Pour Abazène, le poste de Premier ministre est le seul investissement rentable.

 

Jean-Jacques Démafouth : L’artisan de 2016 sort du bois. Celui qui se vante d’avoir fabriqué le président à coups de manipulations du service de renseignement français, mais également de la manipulation  techniques et de serveurs cachés attend son dû. Il compte sur la mémoire du chef pour transformer ses services passés en décret de nomination.

 

Sani Yalo : L’argentier du régime, le conseiller qui pèse des milliards, ne compte pas rester sur la touche. Après avoir financé la machine électorale, il veut maintenant diriger l’orchestre gouvernemental.

 

Obed Namsio : Le directeur de cabinet, moteur actuel de la présidence, se verrait bien franchir le pas. Mais le chef acceptera-t-il de se séparer de son collaborateur le plus proche pour l’envoyer au front de la Primature ?

 

Rufin Benam Beltoungou : ministre des mines du gouvernement Moloua. Dans cette course, il avance masqué, mais son poids est immense. Le ministre des Mines est l’homme qui pèse lourd, très lourd pour le régime. Véritable artisan des contrats opaques avec la Russie, c’est lui qui pilote les dossiers miniers permettant de renflouer les caisses noires de l’État. Son rôle est crucial : il doit assurer le financement d’Africa Corps, dont le coût s’élève à 10 milliards par mois versés à Moscou. Rouage essentiel du système et homme de confiance pour les dossiers financiers sensibles, sa discrétion cache une ambition réelle pour la Primature.

 

Sylvie Baïpo-Témon :** Son nom n’est pas encore sur toutes les lèvres, mais elle pourrait être la surprise du chef : une femme à la tête du gouvernement. La ministre des Affaires étrangères vit un combat permanent, évoluant sur une ligne de crête entre l’Occident, la Russie et la Chine. Elle est entre deux feux, tentant sans cesse de maintenir un équilibre diplomatique impossible alors que la pression monte de tous les côtés. Cette bataille quotidienne au cœur des tensions internationales fait d’elle une candidate sérieuse, capable de jouer les médiatrices au sommet de l’État.

 

 

Une Bataille pour le “Gâteau”

 

Ce qui frappe dans cette mêlée, c’est l’absence totale de pudeur. On ne parle pas de programme ou de bien-être social, on parle de retour sur investissement. Les sommes investies pour maintenir le régime en place doivent être récupérées, et le poste de Premier ministre est vu comme la régie financière idéale pour se servir.

 

La liste est longue, bien plus longue que ces quelques noms. Dans les couloirs du pouvoir, les alliances se font et se défont en quelques heures. On se bat corps et âme, on achète les faveurs, on rappelle les secrets partagés.

 

La question reste entière : qui, parmi ces figures de l’ombre, parviendra à amadouer le maître de l’heure ? Le choix final montrera qui tient réellement les rênes du pays derrière l’apparence du pouvoir. L’avenir nous dira si ce sera le plus offrant, le plus malin ou le plus ancien complice.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Esclavage dans le travail, en plus pas de contrats, pas de couverture sociale : les entreprises chinoises respectent-elles les lois du travail en République centrafricaine ?

0

Esclavage dans le travail, en plus pas de contrats, pas de couverture sociale : les entreprises chinoises respectent-elles les lois du travail en République centrafricaine ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les normes qui encadrent les relations professionnelles varient d’un pays à l’autre, mais certains principes demeurent universels. Partout où une entreprise s’installe, elle doit théoriquement se conformer aux règles du territoire d’accueil. Mais pour les entreprise chinoises installées en Centrafrique, c’est tout le contraire.

 

Le droit du travail centrafricain prévoit différentes formes d’engagement professionnel : le contrat journalier pour les missions ponctuelles, le contrat à durée déterminée pour les projets limités dans le temps, et le contrat à durée indéterminée pour les emplois permanents. Chacun de ces documents doit normalement formaliser la relation entre l’employeur et son salarié, en précisant les droits et obligations de chaque partie.

 

La couverture sociale constitue un élément central de cette relation contractuelle. L’employeur verse une cotisation patronale, tandis qu’une part salariale est prélevée sur la rémunération du travailleur. Ce mécanisme vise à protéger les deux parties en cas d’accident, de maladie ou d’autres aléas professionnels. Sans cette protection, le salarié se retrouve seul face aux dangers inhérents à son activité.

 

Pourtant, dans les entreprises chinoises installées sur le territoire centrafricain, une tout autre réalité s’observe au quotidien. Les travailleurs recrutés ne reçoivent aucun contrat écrit. Cette absence documentaire concerne aussi bien les chantiers routiers, les restaurants  que les sites miniers, où des centaines d’employés exercent leurs fonctions sans la moindre trace officielle de leur contrat d’engagement.

 

Sur les travaux routier, les ouvriers manipulent des engins lourds et travaillent dans des conditions parfois difficiles, mais aucun papier ne vient attester leur statut d’employé. La situation devient encore plus préoccupante dans le secteur minier, où des hommes descendent dans des galeries souterraines, conduisent des machines dangereuses et s’exposent quotidiennement à des risques physiques importants.

 

Certains de ces travailleurs accumulent cinq, six, parfois sept années de service continu sans jamais avoir signé le moindre contrat d’embauche. Cette durée dépasse largement celle d’un simple emploi temporaire et correspondrait normalement à un contrat à durée indéterminée dans le système juridique centrafricain. Pourtant, leur situation administrative reste identique au premier jour : aucune formalisation, aucune reconnaissance officielle. Ceci dit, c’est le travail au noir. Comment cela peut-il se produire publiquement dans un pays normal ?

 

L’absence de cotisations sociales accompagne cette situation déjà problématique. Les employeurs chinois ne versent aucune contribution à la couverture sociale, la CNSS, privant ainsi leurs salariés de toute protection en cas d’accident du travail. Dans un environnement minier où les dangers sont quotidiens, où la mort peut survenir à chaque descente dans les puits, cette lacune expose les travailleurs à une vulnérabilité extrême.

 

La question devient alors inévitable : quel cadre légal régit réellement ces relations de travail ? S’agit-il du droit centrafricain que ces entreprises devraient appliquer en tant qu’entités opérant sur ce territoire ? Utilisent-elles leur propre système venu de Chine ? Ou bien fonctionnent-elles dans un vide juridique que personne ne semble vouloir combler ?

 

Les autorités centrafricaines disposent pourtant d’institutions capables de vérifier ces pratiques. L’inspection du travail  et d’autres organismes de contrôle pourraient descendre sur ces chantiers et demander à chaque employé de présenter son contrat. L’ambassade de Chine elle-même pourrait enquêter auprès des entreprises de son pays pour s’assurer du respect des normes nationales, au lieu de s’attaquer pathétiquement et simplement à CNC.

 

Les faits restent pourtant là, vérifiables par quiconque souhaite se rendre sur ces sites d’exploitation. Des centaines de Centrafricains travaillent chaque jour dans ces conditions, sans protection juridique ni sociale, accumulant les années de service sans jamais obtenir la reconnaissance formelle de leur statut d’employé. Une simple visite sur le terrain suffirait à constater l’ampleur du phénomène et à mesurer l’écart entre ce que prévoit la loi et ce qui se pratique réellement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

Licenciements abusifs, harcèlement et insultes : Mercure Logistique accusée de transformer le travail en esclavage «

0

Licenciements abusifs, harcèlement et insultes : Mercure Logistique accusée de transformer le travail en esclavage «

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le travail ici, c’est de l’esclavage pur et simple ! » Samantha Olivia Imanga, ancienne salariée de Mercure Logistique, lâche cette phrase qui fait froid dans le dos. Licenciée après avoir refusé les avances du directeur technique, elle balance un témoignage qui accuse l’entreprise sans détour.

 

Depuis ce refus clair, les insultes et la maltraitance ont déferlé. Il l’appelait et l’insultait durement. Samantha pleurait en silence, incapable de répondre face à cet homme plus âgé. Tout le monde dans l’entreprise le savait.

 

Le 24 mars, elle expose le problème au chef du personnel le harcèlement sexuel, la maltraitance et les injures. Ce dernier promet d’en parler au PDG. Au lieu d’une justice, le 3 avril arrive le couperet : licenciement immédiat. Le PDG déclare après enquête qu’elle n’est « pas de bonne moralité ».

 

Samantha ne s’arrête plus. Elle dénonce une entreprise où les Libanais traitent les Centrafricains comme des esclaves sur leur propre terre. On insulte les mères, on crie jusqu’à faire saigner, on licencie sans explication. Le délégué du personnel reste silencieux. Personne ne défend les employés.

 

Elle révèle que dix Camerounais ont déjà été recrutés pour remplacer les locaux diplômés, et d’autres sont en route. Les Centrafricains font tout le travail, y compris celui du directeur technique qui, selon elle, ne connaît rien à la mécanique.

 

Samantha appelle toutes les autres victimes, femmes et hommes, à témoigner. Elle pose une question directe aux autorités : est-ce la République centrafricaine ou les Libanais qui décident ici ?

 

Ce témoignage laisse un goût de colère. Une jeune femme qualifiée humiliée, brisée et jetée à la rue pour avoir osé dire non. Les Libanais s’enrichissent en Centrafrique pendant que les locaux subissent l’humiliation quotidienne. Il est temps que le gouvernement se réveille et protège son peuple.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

« Une armée qui braque au lieu de défendre » : Crépin Mboli-Goumba épingle l’échec sécuritaire de Touadéra

0

« Une armée qui braque au lieu de défendre » : Crépin Mboli-Goumba épingle l’échec sécuritaire de Touadéra

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Les leaders du BRDC ont tenu une conférence de presse ce jeudi 16 avril 2026 à Bangui. Crépin Mboli-Goumba a critiqué l’échec sécuritaire du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Pour le BRDC, le premier mandat avait commencé en 2016 avec de l’espoir. Dix ans plus tard, l’État n’a pas réussi à bâtir une armée républicaine capable de défendre le territoire national. La sécurité du pays repose encore sur Wagner, sur la MINUSCA ou sur des accords bilatéraux.

 

Crépin Mboli-Goumba a déclaré qu’il s’agit d’une armée qui braque au lieu de défendre. Une armée qui manque de moyens, qui a faim et qui n’est pas formée pour protéger l’intégrité du territoire. Le retrait progressif de la MINUSCA crée un vide que les groupes armés commencent à exploiter. La sécurité arrive seulement jusqu’à Boilly.

 

À Bangui, l’insécurité monte avec des braquages réguliers dans les différents arrondissements et leurs périphéries. Un policier a été enlevé puis exécuté pendant qu’il assurait son service dans les locaux de la police. Des tortures touchent les détenus dans les établissements pénitentiaires.

 

À l’est, la gestion de la milice azandée a contribué à détériorer la situation. À l’ouest, des corps décapités apparaissent sur des images.

 

L’opposition réunie au sein du BRDC réclame le dialogue politique.

 

Par Brahim Sallé

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : quand Touadéra trouve une raison pathétique pour battre campagne contre Anicet-Georges Dologuélé au second tour des législatives

0

Centrafrique : quand Touadéra trouve une raison pathétique pour battre campagne contre Anicet-Georges Dologuélé au second tour des législatives

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’histoire politique mondiale vient d’enregistrer un fait pour le moins singulier dans la localité de Bohong, circonscription de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Alors que le second tour des élections législatives approche, le déploiement de l’appareil étatique a pris une tournure qui dépasse l’entendement habituel des fonctions républicaines.

 

L’événement est de taille par la qualité de ses invités, mais déroutant par son objet. Voir le chef de l’État, le président de l’Assemblée nationale, le Premier ministre et une cohorte de ministres se déplacer en province est une opération lourde. Pourtant, ce voyage officiel visait à inaugurer la réhabilitation d’un bâtiment de trois salles de classe.

 

Il ne s’agit pas ici de la sortie de terre d’un nouveau complexe scolaire, mais de travaux de peinture et de toiture. Ce bâtiment existe déjà. Mieux encore, les élèves y suivent des cours depuis deux ans. Cette mobilisation totale du sommet de l’exécutif pour de simples finitions de rénovation indique une volonté de présence qui dépasse la simple gestion des affaires publiques.

 

Le choix de Bohong ne doit rien au hasard. Cette zone est le terrain de duel pour le second tour des législatives, où Anicet-Georges Dologuélé, figure de l’opposition, est le député sortant, candidat à sa propre succession. En investissant les lieux avec tout le décorum de la présidence, le pouvoir en place utilise les moyens de la République pour marquer son territoire.

 

Le paradoxe est total : cet établissement a été financé en partie par des leaders de l’opposition démocratique. En s’appropriant la cérémonie de réception de ces petits travaux, le régime tente de capter le crédit d’un projet qu’il n’a pas initié à l’origine.

 

Cette stratégie montre une confusion des genres. Le chef de l’État délaisse son rôle de garant des institutions pour devenir un acteur de terrain, agissant comme un soutien direct pour écarter un adversaire politique gênant.

 

Utiliser un prétexte administratif pour saturer l’espace médiatique et physique dans une circonscription clé est une méthode qui interroge sur l’équité de la compétition. À Bohong, ce ne sont pas deux candidats qui se mesurent, mais un opposant qui se retrouve face à l’ensemble du gouvernement réuni autour d’un pot de peinture. Cette mise en scène de la puissance publique pour des enjeux locaux restera gravée comme une méthode de contournement des règles de campagne habituelles.

 

Par Fortuné Boborang

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Le bilan de l’attaque du cortège de la mort de l’UPC et du MPC à Bowaye s’alourdit à 6 morts et 11 blessés

0

Le bilan de l’attaque du cortège de la mort de l’UPC et du MPC à Bowaye  s’alourdit à 6 morts et 11 blessés

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le cortège de la mort de l’UPC et du MPC est revenu à Bowaye ce lundi 20 avril 2026 vers 15 heures. Après deux jours qu’ils ont passé sur place, le bilan humain et matériel s’alourdit   

 

En effet, les ex-rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique et du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique, devenus depuis quelques mois des russes noirs, c’est-à-dire des agents de sale boulots de Touadéra,  ont de nouveau envahi ce village de la préfecture de l’Ouham, situé à 70 km de Bossangoa.

 

Lourdement armés et circulant à moto, dès leur arrivée dans le village,  ils ont provoqué la fuite massive des habitants vers la brousse. C’était vers 15 heures. Durant 48 heures, les ex-rebelles ont occupé le village, provoquant un désordre total.

 

Le lendemain, mardi, des mercenaires russes basés à Nana-Bakassa ont rejoint leurs supplétifs de l’UPC et du MPC à bord de 13 motos. Selon les témoignages, ces mercenaires sont venus ravitailler les ex-rebelles en munitions avant que ces derniers ne poursuivent leurs exactions sur la population.

 

Durant tout le temps qu’ils ont passé sur place, le bilan définitif de ce passage est désormais connu : 6 personnes ont été tuées et 11 autres ont été blessées.

 

Parmi les victimes lâchement abattues, on compte une femme, un chef de quartier,  un guérisseur traditionnel, ainsi qu’un jeune civil du village.

 

Deux autres jeunes, de simples passants venant du village Benzambé, ont également été exécutés froidement alors qu’ils circulaient simplement à moto.

 

Après les avoir abattu, les ex-rebelles de l’UPC et du MPC ont récupéré leur moto. Mais la chose la plus grave encore, les ex-rebelles ont utilisé une méthode apprise des mercenaires russes : ils ont habillé les cadavres de ces deux civils avec des tenues militaires. Ces victimes ont ensuite été filmées pour faire croire qu’il s’agissait de combattants rebelles tués au combat. Ce maquillage des crimes vise à masquer la réalité des attaques contre des innocents.

 

Un départ après 48 heures de terreur.  Les assaillants ont finalement quitté le village dans la soirée du mercredi 22 avril 2026. Ce n’est qu’après leur départ que la population a commencé à revenir pour découvrir l’ampleur des dégâts. Les habitants ont dû procéder en urgence à l’enterrement des corps qui commençaient déjà à se décomposer en plein air, témoignant de la violence des faits.

 

Ce n’est pas la première fois que Bowaye est ainsi sacrifié. Depuis des années, le village subit les assauts des mercenaires russes. Aujourd’hui, ces derniers délèguent ouvertement ce sale boulot aux ex-rebelles de l’UPC et du MPC. Ces groupes agissent désormais comme des bras armés sur le terrain pour commettre des crimes contre l’humanité.

 

Si le gouvernement doute de la nature de ces exactions, il n’a qu’à envoyer des enquêteurs sur place. Ils constateront que les victimes n’étaient pas des rebelles, mais des citoyens ordinaires victimes d’une mise en scène criminelle. Pendant que Bangui ferme les yeux, ces criminels de haut rang continuent de terroriser l’Ouham sous la protection de leurs mentors russes.

 

Par Arsène Féimonazoui

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Émile Gros Nakombo : le maire de Bangui qui joue les victimes pendant que sa ville croule sous les ordures et ses agents n’ont pas de salaires

0

Émile Gros Nakombo : le maire de Bangui qui joue les victimes pendant que sa ville croule sous les ordures et ses agents n’ont pas de salaires

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis son éviction au début de la semaine de la mairie de Bangui, Émile Gros Nakombo multiplie les sorties médiatiques pour se présenter comme un homme injustement écarté. Un discours déjà entendu, mais qui laisse de côté l’essentiel : ce que les Banguissois ont vécu sous sa gestion pendant dix ans.

 

Dix ans à la tête de la mairie de Bangui, et Nakombo en fait un titre de gloire. Il cite d’une manière pathétique et imaginaire des contrats, des financements, des représentations sous-régionales, continentales, mondiales. Mais une question s’impose : où sont les résultats concrets pour les banguissois et les employés de la mairie? La capitale centrafricaine est aujourd’hui un vaste dépotoir à ciel ouvert. Les ordures s’accumulent dans les artères de la ville, les marchés débordent de déchets, et les quartiers, n’en parle pas. Dix ans de mandat pour ce résultat totalement nul.

 

Sur la question financière, Nakombo se drape dans une immunité morale qu’il s’est lui-même cousue. Il affirme que les contrôleurs ne l’ont jamais épinglé, que l’argent ne passe pas entre ses mains, qu’il ne cherche pas l’argent. Soit. Mais gérer une mairie ne se limite pas à éviter les détournements. Cela suppose aussi de livrer des services publics dignes de ce nom aux populations. Et sur ce terrain, le bilan parle de lui-même.

 

Ses agents, eux, ont une autre version de ces dix ans. Le maire qui se présente aujourd’hui comme victime d’une procédure irrégulière est le même qui a martyrisé son personnel pendant une décennie. Des salaires retenus, des agents humiliés, des décisions injustes prises depuis le bureau du maire sans recours possible. Le discours de la victime sonne creux quand on entend ceux qui ont travaillé sous ses ordres.

 

L’installation d’une mafia à la mairie de Bangui sous son mandat est un autre chapitre que Nakombo préfère ne pas ouvrir dans ses interviews. Un réseau opaque dont la présence au sein d’une institution municipale pose des questions sur la gouvernance réelle de la mairie pendant ces dix années.

 

Sur l’argument juridique, Nakombo n’a pas tort sur la forme. Un maire nommé par décret présidentiel ne peut théoriquement être écarté que par la même voie. Mais se réfugier derrière une technicité juridique pour esquiver le débat de fond, c’est précisément ce que fait un homme qui n’a pas de bilan solide à défendre.

 

Pour les banguissois, leur ville mérite mieux qu’un maire qui compte ses années de mandat comme des médailles tout en laissant la ville dans cet état chaotique.

 

Par Arsène Mbata

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Obo : un soldat FACA prémédite à mort un conducteur d’un véhicule

0

Obo : un soldat FACA prémédite à mort un conducteur d’un véhicule

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Obo  , dans la préfecture du Haut-Mbomou, un conducteur assurant la liaison Mboki-Obo   a reçu des menaces de mort explicites d’un soldat des Forces armées centrafricaines après avoir refusé de transporter gratuitement leurs bagages.

 

Tout le monde en Centrafrique connaît bien le système de formalité qui existe sur les routes. Les militaires, policiers et gendarmes ont installé des barrières un peu partout dans le pays, et les usagers doivent verser une petite somme avant de continuer leur chemin. Que l’on voyage en moto, en voiture, en vélo ou à pied, il faut payer cette formalité d’usage.

 

Et la préfecture du Haut-Mbomou ne fait pas exception. Dans cette région de l’Est de la RCA, les barrières se trouvent également à Mboki, Zémio, Bambouti, Obo et dans d’autres localités. Les montants demandés changent selon les endroits et les jours, mais ils restent souvent très élevé dans cette zone.

 

En effet, le samedi dernier, un conducteur qui faisait l’aller-retour entre Mboki et Obo s’est arrêté à la sortie de Mboki. Un soldat lui a demandé service de charger gratuitement ses sacs de manioc et d’arachides pour les emmener jusqu’à Obo.

 

Voyant clairement les sacs, le chauffeur a répondu calmement qu’il payait déjà la formalité à chaque passage et que ces transports gratuits lui posaient problème : son véhicule avait moins de place pour les passagers payants, ce qui réduisait ses revenus et rendait plus difficile l’entretien de la voiture.

 

Le soldat est parti un moment, puis il est revenu accompagné de plusieurs collègues. Ils ont exigé que le chauffeur verse 10 000 francs CFA de formalité supplémentaire avant de passer.

 

Au même moment, un autre soldat, qui était de faction ce jour-là,  a pris la parole pour dire que le conducteur avait raison : demander à la fois un service gratuit et un paiement supplémentaire revenait à imposer une double charge.

 

Grâce à son intervention, le chauffeur a finalement payé 5 000 francs et a pu continuer sa route.

 

Une fois arrivé à l’entrée de la ville d’Obo, d’autres soldats attendaient déjà le véhicule et son conducteur. Ils avaient été informés par leurs collègues de Mboki et lui ont immédiatement réclamé 20 000 francs CFA de formalité. Ils lui reprochaient d’avoir refusé de rendre service aux militaires. Le chauffeur, surpris par cette nouvelle demande, n’a pas compris pourquoi le montant avait autant augmenté.

 

L’un des soldats s’est alors adressé directement au conducteur sur un ton menaçant : « Toi là, je te connais déjà. Si un petit bruit tombe ici à Obo, je sors mon arme, je me mets dans un coin et je profite du moment pour te tirer dessus et te tuer. Tu vas voir un jour. Il faut prier pour qu’il n’y ait pas de bruit qui tombe ici. Sinon je te tue. »

 

Le militaire a ensuite ordonné de fouiller le véhicule en accusant le chauffeur de transporter des armes destinées à des miliciens à Zandé. Face à ces menaces et à ces accusations, le conducteur est resté silencieux. Il a fini par donner 4 000 francs pour pouvoir poursuivre son trajet et ramener ses clients jusqu’à destination.

 

Les transporteurs qui travaillent chaque jour pour ravitailler les villes de la région subissent régulièrement ce genre de pressions de la part des éléments en uniforme.

 

Par Éric Nzapa

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Agression armée sur la route Kouki-Markounda : un blessé par balle

0

Agression armée sur la route Kouki-Markounda : un blessé par balle

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une tentative de vol a fait une victime grave mardi dernier  entre Kouki et Markounda. L’attaque visait deux hommes à moto de retour du site minier Maxime.

 

En effet, l’agression a eu lieu à quelques kilomètres du chantier Maxime  alors que les deux motocyclistes venait juste de quitter ce chantier minier. Des hommes armés ont ouvert le feu sur l’engin pour obliger les passagers à s’arrêter. Les tirs visaient directement les deux usagers.

 

L’acte criminel a fait un bilan lourd. Le passager , derrière la moto est atteint d’une plaie grave au thorax. Actuellement hospitalisé, il reçoit les soins nécessaires à sa survie. Pendant ce temps, le conducteur, de son côté,  est indemne physiquement.

 

Les assaillants ont pris la fuite après avoir tiré. Cet événement prouve la dangerosité du trajet pour les gens qui risquent leur vie pour aller chercher leur pain sur des chantiers miniers dans la préfecture de l’Ouham ou ailleurs. Pour le moment, les auteurs de l’attaque courent toujours.

 

Par Arsène Féimonazoui

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Louis-Marie Kogrengbo lance un appel pour le vote en faveur des femmes candidates au second tour des législatives

0

Louis-Marie Kogrengbo lance un appel pour le vote en faveur des femmes candidates au second tour des législatives

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Secrétaire Général Exécutif du Syndicat ODSTC, Louis-Marie Kogrengbo, a adressé un message direct et engagé à tout le peuple centrafricain, aux travailleurs, aux organisations de la société civile et à toutes les forces vives de la Nation.

 

Dans son texte, il indique que sur les 90 députés déjà élus au premier tour des élections législatives, seulement 8 femmes ont obtenu un siège. En même temps, 14 femmes candidates continuent la compétition et participeront au second tour ce dimanche 26 avril 2026.

 

Louis-Marie Kogrengbo attire l’attention sur le risque d’une faible présence des femmes dans la future Assemblée Nationale de la 7ᵉ République, qui disposera de 144 sièges au total. Il estime que cette situation va à l’encontre des idées d’équité, de justice sociale et de démocratie participative défendues dans le pays.

 

Il refuse cette mise à l’écart des femmes et demande une présence équilibrée et juste au sein de l’institution. Selon lui, les femmes constituent des actrices importantes du développement, des piliers des communautés et des artisanes de paix et de cohésion sociale. Leur absence ou leur nombre réduit dans les lieux de décision affaiblit la démocratie et limite les perspectives pour l’ensemble du pays.

 

C’est la raison pour laquelle Louis-Marie Kogrengbo invite tous les citoyens à se rendre aux urnes en nombre et à apporter leur soutien aux 14 femmes encore en course. Il demande aux travailleurs et travailleuses d’exprimer une solidarité concrète. Il appelle aussi les leaders d’opinion, les syndicats et les organisations de la société civile à relayer largement ce message en vue d’une représentation équilibrée.

 

Pour le dirigeant syndical, le vote du 26 avril 2026 représente une occasion importante. Chaque voix doit servir à rétablir l’équilibre, à corriger le déséquilibre actuel et à construire une Assemblée Nationale qui corresponde à l’image complète de la Nation centrafricaine.

 

Ensemble, il faut faire entendre la voix des femmes et contribuer à une histoire démocratique plus équilibrée de la République Centrafricaine, a conclu le syndicaliste en chef.

 

Par Anselme Mbata

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

L’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires roulés de nouveau dans la farine et décident de bloquer le ministère des transports

0

L’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires roulés de nouveau dans la farine et décident de bloquer le ministère des transports

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Faustin-Archange Touadéra n’en finit pas. Trois jours après la rencontre à Damara où le dictateur centrafricain avait promis de régler la situation « très vite et en bonne intelligence », les propriétaires n’ont reçu aucune nouvelle, aucun centime, aucun signe.

 

C’est dans ce contexte que ce mercredi 22 avril 2026, ils sont retournés frapper à la porte du directeur général des transports. Résultat : un homme visiblement à bout, qui leur a reconnu ouvertement que le dossier dépasse ses attributions. Il ne peut rien faire. Il les a redirigés vers son ministre.

 

Les représentants des propriétaires se sont donc rendus au bureau du ministre des transports, Gautron Djono Ahaba. L’homme les a reçus et leur a tenu un discours précis : lui, il ne gère que les bus, les minibus, les véhicules de transport collectif. Les voitures de particuliers mobilisées lors de l’investiture, ce n’est pas son dossier. C’est le ministère des mines qui est compétent. C’est le ministre des mines Ruffin Beltoungou qui devait payer.

 

« De mon côté, j’ai déjà tout réglé. Je n’ai aucun problème », leur a-t-il dit. Il a ajouté que le dossier est déjà au niveau du trésor public et que les choses avancent. Il leur a demandé de ne pas lâcher.

 

Les propriétaires ont compris finalement le jeu et ont  quitté le ministère des transports et ont marché jusqu’au ministère des mines.

 

Là, ils se sont retrouvés devant un mur. On leur a dit que le ministre est en voyage.

La colère a été immédiate. Ces hommes et ces femmes qui ont mis leurs véhicules à disposition de l’État le 30 mars pour la prestation de serment du dictateur centrafricain au stade 20 000 places de Bangui, qui ont ensuite couru de bureau en bureau pendant des semaines, qui ont envoyé trois délégués jusqu’à la ferme présidentielle de Damara pour remettre les dossiers en main propre à Touadéra lui-même, se retrouvent ce mercredi 22 avril avec la même réponse que depuis le début : personne n’est là, personne ne peut rien.

 

Pour rappel, depuis le début de l’affaire, le jeu de renvoi est devient un jeu de chat et souri. Le directeur général des transports Wenceslas Nguelekoumon renvoie vers l’ONEM, l’ONEM renvoie vers le ministre des mines Ruffin Benam Beltoungou, le ministre des mines renvoie vers l’ONEM, et le directeur général de l’ONEM disparaît. La signature du ministre des mines autorisant le décaissement n’a rien débloqué. La rencontre avec Touadéra à Damara n’a rien débloqué. Le trésor public est cité, mais personne ne confirme un paiement.

 

Devant la porte close du ministère des mines, les propriétaires ont pris une décision. Plus question de frapper aux portes poliment. Chacun amène son véhicule pour bloquer l’entrée du ministère des transports. Personne n’entre, personne ne sort, jusqu’à ce qu’une réponse concrète soit donnée.

 

La décision est prise pour ce jeudi 24 avril.

 

Rappelons que dans la septième République de Faustin-Archange Touadéra, il faut donc avoir traversé le directeur général des transports, l’ONEM, le ministre des mines, la ferme présidentielle de Damara, le ministre des transports à nouveau, et le ministère des mines une nouvelle fois, pour en arriver là où tout aurait dû commencer : quelqu’un qui paie ce qu’il doit.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Touadéra et sa clique de la cryptomoney : comment un régime des mafieux affame son peuple pour engraisser une mafia internationale

0

Touadéra et sa clique de la cryptomoney : le pillage numérique d’un pays déjà à genoux.  Comment un régime affame son peuple pour engraisser une mafia internationale

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra se prend pour un visionnaire high-tech pendant que son peuple crève de faim. Bitcoin légal, Sango Coin foireux, et maintenant le grotesque memecoin $CAR : ces gadgets numériques, vendus comme « souveraineté monétaire », ne sont rien d’autre qu’une machine à piller les ressources d’un des pays les plus pauvres de la planète. Sans le moindre garde-fou, le régime ouvre grandes les portes aux spéculateurs voraces, aux cybercriminels et aux réseaux mafieux transnationaux. Résultat ? Les richesses nationales – terres, minerais, avenir – s’évaporent dans des wallets opaques pendant que les Centrafricains croupissent dans la misère et la violence. Touadéra n’innove pas : il brade.

 

En effet, la République centrafricaine est devenue depuis 10 ans  le gérant laboratoire d’une escroquerie d’État grandeur nature. Depuis 2022, Faustin-Archange Touadéra, autoproclamé pionnier du futur numérique, impose des cryptomonnaies qui n’enrichissent qu’une poignée de complices et de vautours étrangers. Le Sango Coin, lancé en fanfare et adossé au bitcoin, a été un fiasco retentissant : à peine quelques pourcents vendus, des promesses de citoyenneté et de terrains balayées par la Cour constitutionnelle, et surtout un vide sidéral pour la population. Mais Touadéra ne s’arrête pas là. En février 2025, il dégaine le $CAR, un memecoin ridicule inspiré des pitreries trumpistes, qu’il annonce fièrement en vidéo : « Je suis fier d’annoncer le lancement du memecoin officiel de la République centrafricaine », avant de célébrer son « succès retentissant ». Succès pour qui ? Certainement pas pour les Centrafricains.

 

Ce $CAR n’est qu’un outil spéculatif pur, sans valeur intrinsèque, conçu pour faire monter artificiellement un token sur Solana avant que les initiés ne vident la pompe. Pire : le régime l’utilise pour **tokeniser** des terres nationales – plus de 1 700 hectares près de Bangui bradés aux enchères crypto aux quatre coins du monde. Des parcelles du sol centrafricain vendues à des anonymes planqués derrière des wallets, sans transparence, sans intégration au budget, sans bénéfice visible pour l’État ou le peuple. C’est du vol légalisé, du pillage digitalisé.

 

Les rapports accablants s’accumulent. La Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC) dénonce sans ambiguïté : ces projets crypto « consolident le pouvoir d’une élite prédatrice », « ouvrent la voie à la corruption massive » et « invitent les réseaux criminels étrangers à s’emparer du pays ». Blanchiment d’argent, trafic de drogue, contournement de sanctions, financement du terrorisme : les cryptos mal régulées sont le paradis des mafias. En Centrafrique, l’absence totale de garde-fous transforme le pays en terrain de jeu pour ces prédateurs. Pendant ce temps, moins de 10 % des jetons Sango trouvent preneurs, l’île promise aux crypto-riches reste un mirage, et les déplacés de Mbongossoua crient dans le vide.

 

Touadéra et sa clique,  conseillers véreux, intermédiaires opaques, complices russes ou autres,  se gargarisent de « développement » et d’« innovation ». En réalité, ils orchestrent une grande arnaque : vendre des illusions numériques pour masquer la dilapidation des ressources réelles. Le peuple, lui, reste pauvre, vulnérable aux exactions armées, privé d’écoles, d’hôpitaux, de routes. Les milliards promis par le PND ? Introuvables. Les 21 milliards du budget agricole évaporés ? Mystère. Mais les wallets crypto, eux, se remplissent.

 

Cette « révolution » blockchain n’est pas une modernisation : c’est une trahison nationale. Touadéra ne fait pas entrer la Centrafrique dans le futur ; il la livre en pâture à une mafia globale qui rit en empochant les miettes d’un pays ravagé. Le $CAR n’est pas un memecoin : c’est le symbole d’un régime qui préfère les mèmes aux hommes, les scams aux citoyens, et les cryptos aux vies humaines.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

L’analyse du politologue Fari Tahéruka Shabazz  sur  les conditions de l’effondrement des Wagner à l’Est de Centrafrique

0

L’analyse du politologue Fari Tahéruka Shabazz  sur  les conditions de l’effondrement des Wagner à l’Est de Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le 24 février 2026, Fari Tahéruka Shabazz a rendu publique une analyse vocale qui décortique, point par point, les conditions d’un effondrement possible du dispositif Wagner à l’Est de la en République centrafricaine.

 

Ce qui a déclenché cette prise de parole, c’est une interview accordée le 7 février 2026 à Russia Today par Dmitri Podolski, chef des opérations Wagner et conseiller à la sécurité auprès du président Touadéra. Fari Tahéruka Shabazz a relevé que Podolski y a dit l’inavouable : la RCA n’est pas sécurisée, plus de 3 200 kilomètres de frontières échappe à tout contrôle, et après dix ans au pouvoir, Touadéra n’a rien bâti d’utile. Des mots qui ont démoli d’un coup l’ensemble des discours officiels de Bangui.

 

Ce que Fari Tahéruka Shabazz a mis en évidence derrière ces aveux, c’est que le dispositif Wagner tient debout grâce à un pilier extérieur qu’il ne maîtrise pas : la MINUSCA. C’est elle qui nourrit logistiquement les corridors que les mercenaires empruntent entre Bangui et l’est minier. Sans cette béquille onusienne, les chaînes d’approvisionnement sur plus de mille kilomètres deviennent vulnérables, et le modèle économique entier — extraction d’or et de diamants, exportation via Dubaï — se retrouve en péril.

 

Fari Tahéruka Shabazz a également nommé la stratégie appliquée dans le Mbomou, la Haute-Kotto et la Vakaga : la Zatistka, une doctrine venue des guerres post-soviétiques. Ratissage, incendie de villages, vidange forcée des territoires pour créer des zones sans population ni droit, et ainsi livrer le sous-sol aux prédateurs miniers. Selon Fari Tahéruka Shabazz, Podolski n’a pas caché que c’est exactement ce cadre qui guide les opérations en cours contre les communautés Zandé et Nzakara.

 

L’analyste a pointé quelque chose que peu de commentateurs ont encore mesuré : la décision de Donald Trump de revoir le financement américain de l’ONU pourrait retirer à Wagner le socle logistique sur lequel il s’appuie. Fari Tahéruka Shabazz rappelle que les États-Unis injectent chaque année environ 700 milliards de francs CFA dans la MINUSCA. Si cette manne disparaît, les forces russes se retrouvent seules face à des distances absurdes et des lignes d’approvisionnement intenables.

 

C’est dans ce contexte que Fari Tahéruka Shabazz a adressé des recommandations directes aux résistants de l’est, notamment les Azandé Ani Kpi Gbe. Il leur a demandé de libérer sans délai les otages — sous-préfet, gendarmes, agents — via le CICR, car leur détention est devenue un poids moral et logistique qui retourne l’opinion internationale contre eux. Fari Tahéruka Shabazz les a aussi encouragés à nouer des liens opérationnels avec la CPC fondamentale de Noureddine Adam, pour disperser les Wagner sur plusieurs fronts simultanés.

 

La diaspora centrafricaine a été interpellée directement par Fari Tahéruka Shabazz, qui a rappelé que des dizaines de milliers de réfugiés attendent de l’aide à Bili, en RDC, et dans d’autres points de passage au Soudan du Sud. Vêtements, médicaments, nourriture — des choses concrètes que la diaspora peut mobiliser sans attendre une décision politique. Fari Tahéruka Shabazz a également insisté sur le travail de communication : nommer l’épuration ethnique en cours pour ce qu’elle est, et faire porter la pression internationale sur Wagner plutôt que sur les résistants.

 

La question qui reste ouverte, et que personne à Bangui ne veut encore formuler à voix haute, c’est celle de la durée. Si la MINUSCA recule ou se retire, si les résistants s’unissent et coupent les lignes logistiques vitales, Wagner pourrait se retrouver à court de carburant, de munitions et d’argent dans des zones où ni la géographie ni les populations ne lui sont favorables. Podolski le sait. C’est peut-être pour cela qu’il a parlé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Wagner, Afrika Korps…, Pour Martin Ziguélé, « c’est blanc bonnet et bonnet blanc » : la RCA toujours sous influence des mercenaires

0

Wagner, Afrika Korps…, Pour Martin Ziguélé, « c’est blanc bonnet et bonnet blanc » : la RCA toujours sous influence des mercenaires

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans l’émission Beuf Politique en Visio sur JMTV+, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre centrafricain et président du MLPC, a livré son analyse sur la présence des groupes armés russes en Centrafrique.

 

Ziguélé a rappelé qu’il avait voté l’accord de défense signé entre la République centrafricaine et la Russie en tant que député. Cet accord visait une coopération normale entre États. Pourtant, au lieu de conseillers militaires officiels russes, le pays a reçu des éléments du groupe Wagner.

 

Il qualifie Wagner de mercenaires. Ces derniers forment selon lui une entreprise à plusieurs facettes : militaire, commerciale, économique et spécialisée dans la manipulation de l’information. Ziguélé a expliqué que le groupe a profité de son succès sur le terrain en décembre 2020, lors de la riposte contre la coalition des Patriotes pour le changement (CPC), pour étendre son rôle dans de nombreux secteurs de la vie nationale.

 

Il affirme que Wagner a influencé la réforme constitutionnelle, le référendum et les élections récentes, qu’il décrit comme exclusives. Aujourd’hui, alors que l’on évoque le remplacement de Wagner par l’Afrika Korps, Ziguélé estime qu’il s’agit du même phénomène. Il utilise l’expression « c’est blanc bonnet et bonnet blanc » pour souligner que le changement de nom ne modifie pas la nature de l’influence.

 

L’ancien chef du gouvernement maintient que les mercenaires n’ont pas leur place dans un État de droit. Leur présence va à l’encontre des principes d’un fonctionnement normal des institutions. Il préfère des relations directes entre États plutôt qu’avec des groupes privés armés.

 

Ziguélé a observé que ces éléments se montrent moins visibles dans les rues de Bangui ces derniers mois. Cependant, il reste persuadé qu’ils demeurent présents sur le territoire, notamment pour assurer la sécurité lors d’événements majeurs comme l’investiture présidentielle prévue le 30 mars au stade Barthélemy Boganda.

 

Pour lui, cette situation illustre les limites d’une politique étrangère fondée sur des alliances de circonstance. Il plaide pour que la Centrafrique recherche un équilibre dans ses partenariats et mette toujours en priorité les intérêts nationaux. La maturité d’une telle politique se mesure à sa capacité à diversifier les relations tout en évitant de dépendre d’un seul acteur.

 

Martin Ziguélé, qui termine son deuxième mandat de député et ne s’est pas représenté aux dernières élections législatives, a indiqué qu’il se consacrera désormais pleinement à son parti et à ses travaux sur l’avenir du pays, notamment à travers son livre Des crises à l’espérance – Ma vision pour la Centrafrique.

 

Son intervention rappelle que la question de la souveraineté passe aussi par la maîtrise des forces de sécurité nationales, sans recours permanent à des acteurs extérieurs privés.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Délivrance du faux baccalauréat par arrêté ministériel : Le Ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas s’enfonce de plus en plus après sa conférence de presse

0

Délivrance du faux baccalauréat par arrêté ministériel : Le Ministre d’État à l’Éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas  s’enfonce de plus en plus après sa conférence de presse

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Lors de sa conférence de presse tenue ce samedi au Building administratif à Bangui, le Ministre d’État à l’Éducation nationale, monsieur Aurélien Simplice Zingas  a tenté de justifier la délivrance de plusieurs faux baccalauréats par arrêtés ministériels, mais ses explications n’ont fait qu’aggraver la situation et le faire s’enfoncer davantage.

 

Assis dans son bureau devant les journalistes, le Ministre Aurélien Simplice Zingas a expliqué que le problème ne vient pas de son action actuelle mais d’une période ancienne entre 2006 et 2014 où il manquait des tableaux de notes. Il a parlé de cinq décisions de régularisation : quatre signées par l’ancien ministre Aboubakar MOUKADAS entre 2019 et 2022, et la cinquième signée par lui-même le 28 février 2025. Selon lui, ces décisions ont été prises après vérification des signatures des anciens directeurs, dans un cadre légal, pour permettre à des étudiants de poursuivre leurs études. Il a même affirmé que certains bénéficiaires ont réussi à aller jusqu’au Master 2 ou au Doctorat.

 

Pourtant, ce discours passe très mal quand on regarde de près les cas qui circulent sur les réseaux sociaux. Comme lui-même a expliqué, ces régularisations, comme tout le monde le sait,  se faisaient souvent dans la clandestinité. Tant que personne ne posait de questions, tout restait caché. C’est seulement lorsque des citoyens ont commencé à tomber sur les faits et à les rendre publics que l’affaire a éclaté au grand jour.

 

Prenons quelques exemples concrets des noms dans la liste des bacheliers que le ministre a signé l’arrêté. Le cas de l’ancien député Ndotizo, ami direct du Ministre Zingas avec qui il partage souvent des week-end ensemble. Ce monsieur, lui-même déclare à multiple fois qu’il obtient son baccalauréat tantôt en 2013, tantôt en 2023, tantôt en 2012.  Il apparaît avec des baccalauréats délivrés à des années différentes que tout le monde sait pertinemment qu’il n’a jamais eu un baccalauréat dans sa vie. Dans l’arrêté ministériel de Zingas, on lui attribue encore une autre année du baccalauréat. Le plus étonnant, c’est que ce même homme n’arrive même pas à écrire correctement son propre nom. Comment peut-il avoir un baccalauréat et déposer sa candidature aux législatives avec des diplômes qui changent selon les circonstances ?

 

Un autre cas concerne le colonel Wananga, un officier de la garde présidentielle, qui, tout le monde le sait, était un pauvre soldat,  qui par ailleurs a rapidement gravi les échelons avec l’arrivée de Touadéra au pouvoir. Ce militaire,  qui était simple soldat de deuxième classe des FACA, a vite changé de corps et passe dans la gendarmerie. En plus de monter en grade d’une manière incroyable, il est devenu nouveau bachelier grâce à Zingas. Lui non plus ne sait même pas écrire son nom correctement. On lui a collé ce diplôme sans qu’il ait jamais passé d’examen, simplement parce qu’il est garde du corps du dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera.

 

Il y a aussi le cas d’un jeune qui est né en 1998 qui, selon les arrêtés signés, aurait obtenu son baccalauréat en 2013, soit à seulement 15 ans. C’est tout simplement incroyable.

 

Et ce n’est pas un cas rare. Beaucoup de députés sans bac et de personnalités ont reçu des baccalauréats fictifs juste pour pouvoir déposer leur candidature aux élections législatives. Des gens sans aucun niveau réel se retrouvent avec un diplôme officiel grâce à ces arrêtés ministériels.

 

Le Ministre ose pourtant dire que ces personnes ont ensuite poursuivi leurs études jusqu’au Master ou au Doctorat. C’est là que ça devient vraiment choquant. Comment peut-on prétendre qu’un individu qui n’arrive pas à écrire son nom ou qui obtient un bac à 15 ans a validé un Master 2 ou un Doctorat ? Cela prend vraiment les Centrafricains pour des imbéciles.

 

Ce qui se passe dépasse l’entendement. Au lieu d’assumer que des faux diplômes ont été fabriqués pour des proches, des militaires et des personnalités politiques, le Ministre préfère parler de « dysfonctionnements hérités du passé » et de « mesures exceptionnelles ». C’est un foutage de gueule monumental.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Chef de l’État centrafricain, adresse ses condoléances au Président Mahamat Idriss Deby Itno

0

Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Chef de l’État centrafricain, adresse ses condoléances au Président Mahamat Idriss Deby Itno

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Chef d’État centrafricain de transition a adressé le 20 avril 2026 une lettre de condoléances au Président tchadien Mahamat Idriss Deby Itno.

 

Le document, daté du 20 avril 2026, coïncide avec le cinquième anniversaire de la mort du Maréchal Idriss Deby Itno, tué au front le 20 avril 2021, au lendemain de sa réélection à la tête du Tchad.

 

L’ancien Président Alexandre Ferdinand N’Guendet  y retrace le lien politique qui l’unissait au défunt, rappelant qu’il avait assumé les fonctions de Président du Conseil National de Transition CENTRAFRICAIN à une période qu’il qualifie de « particulièrement décisive pour la sous-région ». C’est dans ce cadre qu’il dit avoir mesuré, aux côtés du Maréchal Deby, l’ampleur d’un engagement qui dépassait les frontières tchadiennes pour embrasser l’ensemble de l’Afrique Centrale.

 

Il décrit l’ancien président tchadien comme « un homme d’État d’exception, un officier d’honneur et un panafricaniste résolu », dont la capacité de décision et le sens de l’État « forcent encore aujourd’hui le respect ». Des mots qui sonnent comme un hommage d’homme d’État à homme d’État, porté par une relation forgée dans les turbulences politiques d’une région que ni Bangui ni N’Djamena n’ont jamais cessé de traverser côte à côte.

 

Alexandre Ferdinand N’Guendet  adresse ses condoléances à la famille du disparu, au peuple tchadien frère, et au Président Mahamat Idriss Deby Itno, qu’il interpelle directement sous le terme de « cher frère ». Il dit former le vœu que l’œuvre de réconciliation nationale conduite par le fils du Maréchal aboutisse à la stabilité durable à laquelle son père aspirait de toutes ses forces.

 

L’ancien Chef de l’État centrafricain assure le Président tchadien de son soutien et de sa solidarité, souhaitant que l’âme du Maréchal Idriss Deby Itno repose en paix et que son héritage continue d’éclairer les générations à venir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

 

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Crime au lycée Moderne de Dékoa : Le Ministre parle de deux morts, mais où a-t-il trouvé ce bilan ?

0

Crime au lycée Moderne de Dékoa : Le Ministre parle de deux morts, mais où a-t-il trouvé ce bilan ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Lors de sa conférence de presse ce samedi 17 avril 2026 , le Ministre d’État à l’Éducation nationale, monsieur Aurélien Simplice Zingas  a déclaré que seulement deux élèves ont perdu la vie à Dékoa lors de la manifestation des élèves contre le détournement de leur bourse Maïngo.

 

Lors de sa conférence de presse au Building administratif, le Ministre a expliqué qu’il s’est rendu à Dékoa du 15 au 17 avril sur instructions du Président de la République, Professeur Faustin-Archange Touadéra. Il a indiqué qu’il a rencontré les autorités locales, les forces de sécurité, les partenaires russes et les élèves. Selon lui, il a constaté des irrégularités dans la gestion des bourses du projet MAÏNGO financé par la Banque Mondiale. Il a parlé d’une liste de bénéficiaires qui a été modifiée avec des noms fictifs au détriment des vrais élèves, ce qui a provoqué la colère et le drame.

 

Il a aussi dit avoir présenté les condoléances du Gouvernement, visité les blessés et apporté un soutien aux familles. Il a ajouté que les élèves ont accepté de reprendre les cours lundi 20 avril.

 

Pourtant, la réalité sur le terrain montre un bilan plus lourd. Trois élèves ont perdu la vie, et non deux comme l’a déclaré le Ministre. Il s’agit de deux filles et d’un garçon. Le garçon était en classe de terminale et préparait son baccalauréat cette année. Il a été tué sur place. La première fille était en classe de quatrième. La deuxième fille était en classe de cinquième. Elle a été transportée à l’hôpital de Dékoa mais elle est morte là-bas à cause de ses blessures.

 

Ce qui est étonnant, c’est que le Ministre lui-même avait déjà signalé ces mêmes irrégularités dans la gestion des bourses lors du Conseil des Ministres. Il connaissait bien le problème depuis un certain temps. On a vu des situations similaires à Sibut, chef-lieu de la préfecture de la Kémo, où plusieurs enfants ont perdu la vie dans des circonstances liées aux bourses. Des dégâts ont aussi été signalés à d’autres endroits comme dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. À chaque fois, des morts d’élèves reviennent avec ce projet MAINGO.

 

La question qui reste posée est simple : qu’est-ce qui a été fait concrètement pour corriger ces irrégularités avant que la situation ne tourne encore au drame à Dékoa ? Les élèves n’ont pas eu d’autre choix que de manifester leur mécontentement, et cela s’est terminé par des pertes en vies humaines. Les familles endeuillées et beaucoup d’habitants attendent maintenant des mesures réelles pour que ces problèmes cessent et que plus aucun enfant ne perde la vie pour des questions de bourses.

 

Le Ministre a promis des enquêtes et la fin de l’impunité. Les prochaines semaines diront si ces engagements seront suivis d’actions rapides et efficaces sur le terrain.

 

Par Justin Ibrahim

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Un char russe écrase et tue trois motocyclistes au PK 26, le jour de l’anniversaire de Touadéra

0

Un char russe écrase et tue trois motocyclistes au PK 26, le jour de l’anniversaire de Touadéra

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Trois personnes circulant à moto ont été littéralement tuées sur la route nationale numéro 1, au PK 26, après qu’un char de l’Africa Corps les a percutées de plein fouet.

 

En ce mardi 21 avril 2026, alors que la capitale vibrait au rythme des célébrations de l’anniversaire du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera, un accident d’une rare violence a endeuillé la route de Boali.

 

Le drame s’est produit au niveau du PK 26, sur l’axe reliant Bangui à Boali. Selon les témoignages recueillis sur place par la rédaction du CNC et les premières images circulant sur les réseaux sociaux, un char (blindé) appartenant au contingent russe d’AfrikaCorp est impliqué dans une collision avec un engin deux-roues.

 

La motocyclette transportait trois personnes au moment de l’impact. Sous la puissance du choc et le poids de l’engin de guerre, les victimes n’ont eu aucune chance.

 

Le constat est tragique : les trois passagers de la moto sont décédés sur le coup. Les corps, retrouvés sur le bitume, témoignent de la violence de l’accident. Les riverains, accourus sur les lieux immédiatement après le crash, n’ont pu que constater le décès des victimes, dont l’identité reste à confirmer officiellement par les autorités de police judiciaire.

 

> « C’était un choc terrible. Le blindé circulait dans le cadre d’un convoi et la moto s’est retrouvée littéralement écrasée », explique Martial Béré, un témoin oculaire de l’accident.

 

L’implication des mercenaires russes dans cet accident de la circulation risque de raviver les débats sur la sécurité routière des convois militaires des russes et la cohabitation entre les engins lourds et les usagers civils sur les axes principaux du pays.

 

Rappelons que ce n’est pas la première fois. Depuis des années, les routes centrafricaines sont devenues des zones à haut risque pour ceux qui osent les emprunter. Les blindés russes, lourds et rapides, foncent sans se soucier des vies qu’ils croisent.

 

Par Anselme Mbata

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Pierre Mara : les vrais problèmes de la RCA ne viennent pas du choc économique mondial

0

Jean-Pierre Mara : les vrais problèmes de la RCA ne viennent pas du choc économique mondial

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Selon Jean-Pierre Mara, ancien député centrafricain de Mala, il est faux de penser que les difficultés de la République centrafricaine s’expliquent par le choc économique mondial. Dans son analyse publiée sur sa plateforme de réseau social Facebook, , l’auteur affirme que le problème central réside dans l’incompétence de la chaîne de décision en matière de création de richesse.

 

Jean-Pierre Mara invite les Centrafricains à se poser une question simple : d’où vient l’argent que l’on dépense et comment la richesse qui le génère est-elle réellement créée ? Il dénonce une propension à consommer et à consolider les dépenses de protection sans se soucier de la génération de nouvelles richesses.

 

L’auteur détaille son propos par l’exemple concret des petites coupures : pour 5 FCFA, on parle encore de « PATA OKO », une unité de compte qui remonte à la colonisation, où 5 CFA équivalaient à un pata. Ainsi, 100 CFA font deux patas, 250 CFA correspondent à « bale okou » ou dix unités de cinq. Cette confusion monétaire persiste sans que les gouvernements successifs osent s’attaquer à la solution.

 

Jean-Pierre Mara insiste : ce n’est pas la faute de la France. La RCA manque cruellement d’économistes et de spécialistes de la monnaie, et semble ne pas en vouloir.

 

Par Gisèle MOLOMA

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Centrafrique : les soldats FACA poursuivent toujours le pillage du bâtiment de la sous-préfecture de Bambouti

0

Centrafrique : les soldats FACA poursuivent toujours le pillage du bâtiment de la sous-préfecture de Bambouti

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le pillage du bâtiment de la sous-préfecture de Bambouti continue. Cette fois, ce sont les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) qui mènent l’opération.

 

Depuis un mois, ces mêmes militaires avaient déjà emporté presque tout ce qui se trouvait sur place : dans les maisons des particuliers, au centre de santé et dans les locaux de la sous-préfecture.  Mais la semaine dernière, ils sont revenus pour récupérer les mobiliers encore présents dans le bâtiment sous-préfectoral. Chaises, bureaux, sacs de ciment et autres matériaux qui avaient été apportés pour réaménager les lieux avant l’attaque des miliciens à Zandé le 28 décembre dernier.

 

En effet, l’insécurité provoquée par cette attaque avait obligé la population à fuir et avait arrêté tous les travaux. Les soldats des FACA ont alors commencé à vider les locaux. Ils emportent les objets vers les villages du Soudan du Sud tout proche, notamment à Source Ibou, situé juste de l’autre côté de la frontière. Là-bas, ils vendent les biens à des particuliers pour quelques centimes, de quoi acheter de l’alcool ou de quoi manger.

 

Un habitant a ainsi acheté deux chaises en plastique provenant directement de la sous-préfecture. Les militaires ne semblent pas mesurer la gravité de leurs actes. Pour eux, il s’agit simplement de l’État, qui reconstruira toujours, ou de la MINUSCA qui s’en occupera. Sauf que la MINUSCA a déjà quitté la zone.

 

Bambouti se trouve à seulement cinq kilomètres de la frontière avec le Soudan du Sud, dans la préfecture du Haut-Mbomou, à l’extrême sud-est du pays.

 

Les soldats FACA continuent donc…

 

Par Éric Nzapa

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 

 

 

Affaire ONASPORT : le colonel OUANANGA, frère du directeur général suspendu, met la pression sur le Premier ministre et le ministre des Sports pour un retour immédiat de son cadet

0

Affaire ONASPORT : le colonel OUANANGA, frère du directeur général suspendu, met la pression sur le Premier ministre et le ministre des Sports pour un retour immédiat de son cadet

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le directeur général de l’Office national des infrastructures sportives (ONASPORT), Hervé Sévérin Lidamon, reste au centre d’une affaire qui continue de secouer le milieu sportif et politique centrafricain. Suspendu depuis le 9 mars 2026 par arrêté ministériel, il bénéficie pourtant d’un puissant soutien familial qui pousse pour son retour rapide à la tête de l’institution sportive nationale.

 

Pour mieux comprendre cette histoire, il faut revenir un peu en arrière. En effet, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Rodolphe Héritier Bonheur Doneng Wanzoumon, a prononcé la suspension immédiate de M. Lidamon après une enquête qui a établi plusieurs irrégularités graves. Parmi elles : l’occupation illégale du stade Barthélemy Boganda, des dégradations sur le site, l’usage personnel d’infrastructures publiques, et surtout un manque de respect envers sa hiérarchie.

 

Pour rappel, lors d’une visite du premier ministre et sa délégation au complexe sportif Barthelemy Boganda, le directeur général Lidamon, face à la colère du premier ministre qui a constaté des nombreux dégâts et s’interroge sur la capacité du DG à mieux gérer les infrastructures sportives nationales,  lui avait répondu au ministre et au Premier ministre qu’il avait été nommé par décret comme eux et qu’il fallait que chacun s’occupe de ses affaires. Ce ton peu professionnel a achevé de sceller son sort.

 

L’enquête a aussi mis au jour des pratiques surprenantes. Au stade, un local avait été transformé en une vaste chambre froide équipée de 187 congélateurs, dont beaucoup provenaient de saisies sur des locataires en retard de paiement. Lidamon avait branché directement ces installations sur le réseau électrique de l’ENERCA sans contrat officiel, faisant supporter à l’État les coûts d’un commerce privé. Au complexe Omnisport, six petits restaurants avaient été construits et confiés à ses proches. Une autre chambre froide servait à la vente d’eau glacée et de glace à l’entrée du stade Boganda. Autant d’éléments qui ont conduit le ministre à le relever de ses fonctions et à nommer un directeur général par intérim.

 

Pourtant, depuis cette décision, la pression monte de tous côtés. Le frère aîné de Hervé Sévérin Lidamon, le colonel Ouananga , officier de la garde présidentielle, est entré en action. Il appelle sans relâche le Premier ministre et le ministre des Sports pour exiger le retour immédiat de son cadet au poste. Des sources indiquent que ces appels insistants s’accompagnent de menaces à peine voilées.

 

La situation a même pris une tournure plus tendue au sein de l’ONASPORT. Des employés, excédés par la gestion de Lidamon, qu’ils décrivent comme un homme sans formation solide, aux méthodes brutales de chef de quartier, parlaient d’organiser une grève pour s’opposer à tout retour. La rumeur d’une annulation de la sanction circulait déjà dans les couloirs. Mais le colonel Wananga, informé de ces intentions, a dépêché des éléments de la garde présidentielle pour intimider le personnel et faire comprendre qu’aucune grève ne serait tolérée.

 

Ce qui rend l’affaire encore plus étonnante, c’est le passé commun entre le colonel Wananga et le ministre Doneng. Les deux hommes ont manœuvré ensemble au sein de la milice Requin, groupe armé clandestin hautement criminel lié au pouvoir et accusé de nombreuses exactions dans le pays. Wananga y occupait le volet militaire, tandis que Doneng gérait plutôt le côté politique.

 

Mais à la surprise de tout, aujourd’hui, le directeur général suspendu s’en prend publiquement sur les réseaux sociaux au ministre, qu’il accuse d’être lié à la milice armée Requins. Il semble oublier que son propre frère occupe une place bien plus centrale dans cette même structure, avec un rôle direct dans les opérations les plus dures.

 

Les employés de l’ONASPORT, eux, ne cachent plus leur exaspération. Ils voient en Lidamon un gestionnaire incapable, aux comportements agressifs et aux diplômes douteux, qui traite l’institution comme une affaire personnelle. La découverte, lors de la tentative de passation de service, d’une kalachnikov chargée dans le bureau, et l’arrestation d’un garde du corps qui avait tenté de s’opposer à l’inspection, n’ont fait que renforcer leur méfiance.

 

Dans un pays où les institutions sportives devraient servir au développement de la jeunesse et non aux intérêts privés, cette affaire pose une question simple : jusqu’où ira l’influence familiale pour contourner une sanction ministérielle ? Le colonel Ouananga continue de peser de tout son poids pour ramener son frère.

 

Et à la dernière nouvelle, Le Premier ministre et le ministre des Sports ont finalement cédé. Le directeur Lidamon a repris ses fonction du DG.

 

L’affaire ONASPORT est loin d’être terminée. Corbeau News Centrafrique continue de suivre ce dossier avec attention.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC