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Centrafrique : le deuil national a-t-il encore un sens ?

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Centrafrique : le deuil national a-t-il encore un sens ?

 

Centrafrique : le deuil national a-t-il encore un sens ?
Les soldats FACA en danse lors du deuil national

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le gouvernement centrafricain a décrété trois jours de deuil national après l’accident d’un camion-citerne survenu à Bimbo, à la sortie sud-ouest de Bangui, qui a fait près d’une vingtaine de morts. Une décision officielle qui pose une question : que reste-t-il aujourd’hui du sens du deuil national en Centrafrique ?

 

Sur le papier, les symboles sont respectés. Les drapeaux sont mis en berne. Les médias publics adaptent leurs programmes. Les autorités annoncent des journées de recueillement. Dans les rues, les activités se poursuivent pourtant presque normalement.

 

À lire aussi : Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique dénonce les accusations honteuses et pathétiques dans l’assassinat d’un Suisse et d’un militaire près de Damara

Les commerces restent ouverts. Les marchés continuent de fonctionner. Les travailleurs se rendent à leurs postes. La circulation ne s’arrête pas. La vie quotidienne suit son cours, comme si la disparition de plusieurs dizaines de personnes ne concernait qu’une partie limitée de la population.

 

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Un deuil devenu essentiellement symbolique

 

Le deuil national n’a jamais signifié l’arrêt complet de l’activité économique ou administrative. Les citoyens peuvent continuer à travailler et les services essentiels doivent fonctionner.

À lire aussi : Centrafrique : le nouveau premier vice-Président de l’assemblée nationale, l’honorable Mapenzi veut transformer les députés en bons soldats du régime Touadéra

 

Le problème se situe ailleurs : dans la sobriété et dans les comportements qui accompagnent un moment officiellement présenté comme une période de recueillement national.

 

Or, certaines images diffusées sur les réseaux sociaux donnent une tout autre impression.

 

Des éléments des Forces armées centrafricaines apparaissent en train de danser et de faire jouer de la musique alors que le pays est officiellement en deuil et que les drapeaux sont en berne. Ces scènes, filmées puis publiées sur les réseaux sociaux, interrogent sur le respect dû aux victimes et à leurs familles.

 

Comment comprendre qu’un pays puisse décréter trois jours de deuil national pour des citoyens morts dans des circonstances tragiques et que, dans le même temps, des éléments de ses forces armées se donnent en spectacle dans des scènes festives ?

 

La question ne concerne pas seulement les militaires. Elle renvoie plus largement au rapport de la société centrafricaine à la mort.

 

Une banalisation progressive de la mort

 

En Centrafrique, les accidents de la circulation provoquent régulièrement des drames humains. Des familles perdent plusieurs de leurs membres en quelques instants. Des passagers meurent sur les routes, parfois dans des circonstances particulièrement violentes.

 

Pourtant, ces tragédies semblent progressivement provoquer moins de réaction collective.

 

La répétition des accidents pourrait avoir installé une forme de banalisation. La mort devient une information parmi d’autres. Quelques heures après un accident meurtrier, l’actualité reprend son cours. Les images circulent sur les réseaux sociaux, les commentaires se multiplient, puis l’événement disparaît rapidement de l’espace public.

 

Cette évolution pose une question plus profonde : la société centrafricaine est-elle en train de perdre sa sensibilité face à la mort ?

 

Des victimes vite oubliées

 

Derrière chaque bilan se trouvent pourtant des personnes. Un père, une mère, un enfant, un frère, une sœur ou un proche.

 

Pour les familles, trois jours de deuil national ne peuvent évidemment pas mesurer la douleur provoquée par une disparition brutale. Mais la décision de décréter un deuil national est censée traduire une reconnaissance collective de cette douleur.

 

Lorsque les autorités annoncent le deuil, elles donnent au pays un rendez-vous symbolique avec les victimes.

 

Ce rendez-vous perd de sa portée lorsque les comportements observés pendant cette période ne correspondent pas à l’esprit de recueillement annoncé.

 

La question est donc moins celle de l’arrêt du travail que celle de l’attitude collective. Un pays peut continuer à fonctionner tout en observant une période de deuil. Les services publics peuvent rester ouverts. Les commerces peuvent poursuivre leurs activités. Les citoyens peuvent continuer à travailler.

 

Mais la sobriété, le respect des victimes et la retenue devraient-ils disparaître pour autant ?

 

Que signifie encore un deuil national ?

 

La mise en berne des drapeaux constitue un symbole fort. Mais un symbole n’a de portée que lorsqu’il correspond à une attitude collective.

 

Si le drapeau est en berne tandis que la musique retentit et que des militaires dansent devant des caméras, le contraste devient difficile à comprendre.

 

L’accident de Bimbo met en lumière la nécessité d’un respect accru pour les victimes, alors que le deuil national semble de plus en plus symbolique en Centrafrique.

Le problème n’est pas la danse en elle-même. Le problème est le contexte dans lequel elle intervient et surtout sa diffusion publique pendant une période officiellement consacrée au recueillement national.

 

À quoi sert alors le deuil national ?

 

Est-il devenu une simple décision administrative accompagnée de quelques symboles officiels ? Une annonce publiée par les autorités, des drapeaux en berne et quelques changements dans les programmes des médias publics ?

 

Ou doit-il encore représenter un moment de retenue collective face à la mort de citoyens ?

 

Une question qui dépasse l’accident de Bimbo

 

L’accident du camion-citerne à Bimbo ne constitue pas seulement un nouveau drame routier. Il renvoie à une succession d’accidents meurtriers qui endeuillent régulièrement les familles centrafricaines.

 

La multiplication de ces tragédies devrait conduire à une réflexion sur la sécurité routière, mais aussi sur la manière dont la société réagit aux pertes humaines.

 

Lorsque plusieurs dizaines de personnes meurent dans un accident, la réaction nationale ne peut pas se limiter à un décret.

 

Le deuil national devrait aussi être un moment de respect, de sobriété et de solidarité avec les familles endeuillées.

 

En Centrafrique, les drapeaux peuvent être en berne, les programmes officiels peuvent être modifiés et les autorités peuvent appeler au recueillement. Mais si, dans le même temps, les comportements publics donnent l’image d’un pays qui poursuit ses activités festives comme si rien ne s’était passé, une question demeure : le deuil national conserve-t-il encore une véritable portée dans la société centrafricaine ?

 

Par Alain Nzilo

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Opération commando de Wagner dans le Haut-Mbomou : la recherche de la sous-préfète de Bambouti tourne à la démonstration de force au village Ngouyo

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Opération commando de Wagner dans le Haut-Mbomou : la recherche de la sous-préfète de Bambouti tourne à la démonstration de force au village Ngouyo

 

Opération commando de Wagner dans le Haut-Mbomou : la recherche de la sous-préfète de Bambouti tourne à la démonstration de force au village Ngouyo
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 À Ngouyo, dans le Haut-Mbomou, une opération des mercenaires russes du groupe  Wagner censée libérer trois otages a viré au saccage. Faute de retrouver les captifs, les mercenaires se sont retournés contre les habitants.

 

Une évasion qui met les mercenaires sur la piste

 

Tout part de Bambouti. Dans cette localité frontalière du Haut-Mbomou, des miliciens Azandé retiennent depuis des mois la sous-préfète, le commandant de brigade de la gendarmerie et deux agents de l’Autorité Nationale des Élections. Après sept mois de captivité, le commandant s’échappe. Un milicien Azandé le guide à travers les sous-bois jusqu’à Zemio. Les hommes de Wagner, croient vraiment avoir une piste pour y mettre la pression et tenter de localiser les autres otages. Ils ont finalement interroger le milicien Azandé et le commandant de la brigade. De ces interrogatoires sort une information que les Wagner jugent précieuse : la localisation approximative du campement des ravisseurs, quelque part près de Ngouyo. Pour Wagner, c’est le signal du départ.

À lire aussi : On est dominé, on est sans souveraineté : Raymond Adouma fustige sur la radio Ndékè-luka l’aliénation du territoire national et le pillage des ressources par les intérêts étrangers

 

Un faux repli pour mieux frapper

 

À lire aussi : Maître Crépin Mboli-Goumba qualifie la gestion du pouvoir par le président Faustin-Archange Touadéra d’écosystème criminel favorisant l’enrichissement illicite et l’impunité.

Basées à Bambouti, les troupes russes montent alors une ruse. Elles démontent une partie de leurs installations et donnent l’impression de se retirer. En réalité, elles rassemblent des renforts venus d’Obo, de Zémio et de Mboki, épaulés par leurs supplétifs russes noirs. Cette force se dirige vers Ngouyo pour tenter de libérer les trois otages par la force. L’effet de surprise devait faire toute la différence. Il ne suffira pas.

 

Des maisons fouillées, des habitants punis

 

Sur place, les mercenaires russes passent chaque habitation au peigne fin. Ils ne trouvent aucun otage. Faute de résultat, ils accusent les villageois d’avoir aidé les miliciens Azandé à se cacher. Les représailles suivent aussitôt : coups, brutalités, pillages des biens. Les familles n’ont plus le choix. Elles fuient vers la brousse pour échapper aux exactions qui se répètent chaque jour. Un village entier se vide en quelques heures, faute de protection.

 

Un ultimatum ignoré, un retrait sans résultat

 

Face à cette incursion, les miliciens Azandé réagissent à leur tour. Ils envoient un message à Bangui : si les mercenaires russes ne se retirent pas, ils exécutent la sous-préfète et les deux agents électoraux. Wagner ne recule pas pour autant. Les recherches continuent dans la végétation dense autour de Ngouyo, sans succès. Le lendemain, les mercenaires regagnent Zémio les mains vides. Cette première phase de traque se solde par un échec militaire et par une population traumatisée, qui paie le prix d’une opération qui n’a rien trouvé.

 

Par Éric Nzapa

L’opération de Wagner dans le Haut-Mbomou, axée sur la recherche de la sous-préfète de Bambouti, illustre la présence croissante des mercenaires russes dans la région.

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Le parlement n’est plus pour le peuple, ce sont des sujets de Touadéra : Le diagnostic d’Élisée Guimalet sur un système judiciaire pourri

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Le parlement n’est plus pour le peuple, ce sont des sujets de Touadéra : Le diagnostic d’Élisée Guimalet sur un système judiciaire pourri

Le parlement n'est plus pour le peuple, ce sont des sujets de Touadéra : Le diagnostic d’Élisée Guimalet sur un système judiciaire pourri
Élysée Nguemalet en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au micro de l’émission débat Patara, Élisée Guimalet dresse un bilan destructeur de l’appareil législatif et de la justice centrafricaine, qualifiant les serviteurs de l’État de simples valets à la solde de l’empereur Faustin-Archange Touadéra.

 

La légitimité des institutions de la République centrafricaine a été profondément contestée lors de la dernière diffusion de l’émission débat Patara sur la radio Ndékè-luka.

 

Invité à s’exprimer sur la recomposition du gouvernement Moloua 3, le coordinateur de l’Observatoire pour la Gouvernance démocratique, Élisée Guimalet, a livré une analyse sans concession de la situation politique actuelle.

 

Son attention s’est d’abord portée sur l’Assemblée nationale, une institution censée incarner la souveraineté populaire et faire office de contre-pouvoir face aux dérives de l’exécutif. Selon cet observateur, la septième et la huitième législature traduisent une capitulation totale des députés, qui ont abandonné leur rôle de contrôle et de sanction pour se muer en une chambre d’enregistrement des désirs de la cour impériale. Élisée Guimalet a affirmé que les parlementaires ne représentent plus la population, mais agissent comme des sujets soumis aux ordres directs du dictateur Faustin-Archange Touadéra.

 

Ce réquisitoire s’est étendu de manière encore plus virulente à l’égard de l’appareil judiciaire centrafricain, qualifié de structure totalement corrompue et inféodée. Le politologue a dénoncé le comportement des hauts magistrats et des juges qui se succèdent dans les médias pour prononcer des sentences contraires au droit écrit, dans le seul but de plaire au régime. Le Conseil constitutionnel a été particulièrement ciblé pour ses reniements successifs, l’intervenant accusant la haute cour de tordre les textes légaux afin de valider la confiscation du pouvoir par l’empereur. À travers des exemples d’arbitraire, notamment la séquestration de citoyens pourtant reconnus dans leurs droits par les juridictions compétentes, Élisée Guimalet a mis en cause la complicité active des magistrats dans la mise en place de la dictature.

 

Pour le coordinateur de la société civile, ce délabrement des institutions judiciaires et parlementaires explique l’incapacité de l’État à assurer les services sociaux de base. Il a rappelé que cette défaillance profite directement à la clique gouvernementale reconduite par Faustin-Archange Touadéra, une équipe qu’il accuse de gérer le pays comme un fonds de commerce personnel. La persistance de l’insécurité dans l’arrière-pays, la ruine des infrastructures de transport et l’augmentation vertigineuse des prix des denrées alimentaires sont présentées comme les conséquences directes de cette complicité entre les pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif. Les promesses de l’empereur concernant la lutte contre les pilleurs des caisses de l’État ont été balayées, l’intervenant soulignant qu’aucune réforme n’est possible au sein d’un système où la justice est morte.

 

La joute verbale a atteint son paroxysme lorsque les partisans du régime ont tenté de justifier ces dérives par l’argument de la compétence technique et de l’autorité discrétionnaire de la cour. Élisée Guimalet a répliqué en affirmant que le comportement désordonné des conseillers impériaux et les fautes grossières relevées dans les derniers décrets officiels démontraient la médiocrité de la clique dirigeante. Invoquant le courage des figures historiques qui ont bravé les tyrans, il a insisté sur la nécessité de dire la vérité brute pour dénoncer le pacte de soumission qui lie désormais les juges et les députés à l’empereur, provoquant l’interruption définitive du débat par l’animateur qui a rendu l’antenne à la hâte.

 

Par Éric Azoumi

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Sur les antennes de la radio Léngo Songo, Kossimatchi accuse ses “frères” du MCU d’avoir comploté contre lui

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Sur les antennes de la radio Léngo Songo, Kossimatchi accuse ses “frères” du MCU d’avoir comploté contre lui

 

Sur les antennes de la radio Léngo Songo, Kossimatchi accuse ses “frères” du MCU d’avoir comploté contre lui
Monsieur Blaise Didatien Kossimatchi, ex-enfant de rue, devenu depuis quelques années le grand griot et milicien du régime du Professeur Faustin Archange Touadera

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Sur les ondes de la Radio des Wagner Lengo Songo, le propagandiste zélé Blaise Didatien Kossimatchi dénonce un complot organisé par des cadres de son propre parti après sa condamnation par la justice à Bangui.

 

Kossimatchi brise le silence sur Lengo Songo

Blaise Didatien Kossimatchi est sorti de son silence dans une interview diffusée par la radio Lengo Songo. L’activiste du pouvoir y donne sa version des faits après ses démêlés avec la justice. Il incrimine directement des cadres de sa propre formation politique. Selon lui, ces derniers ont monté toute cette affaire contre sa personne. Il explique sa démarche sans détour : « Ce sont mes frères, nous sommes tous dans le même parti politique au pouvoir. Et ce sont eux qui ont comploté contre moi. Il faut que je dise la vérité. »

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Une rupture née des élections législatives

Kossimatchi situe l’origine de la rupture dans les derniers choix électoraux. Ses prises de position aux législatives et aux municipales ont déplu à sa hiérarchie. Il revient sur ces divergences avec précision : « Aux dernières élections législatives, j’avais soutenu un autre candidat, Norbert Pounaba. Et c’est pourquoi mon frère Gribingui est fâché. Il a dit pourquoi je ne l’ai pas soutenu. »

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Le ministre voleur Ernest Mada visé par des accusations

Kossimatchi cible ensuite directement le ministre Ernest Mada. Il évoque des contentieux financiers remontant à la campagne de Bria. Ses accusations sont frontales :

 

« Ernest Mada fait partie des gens qui ont détourné l’argent. À l’époque, il était encore directeur de cabinet au ministère de l’Éducation nationale. Et là, on le met toujours aujourd’hui sous le redressement fiscal. C’est le seul membre du gouvernement qui est sous la coupe de la justice. »

 

Une fidélité affichée malgré la démission

Kossimatchi a officiellement quitté le bureau politique du Mouvement Cœurs Unis. Il tient néanmoins à réaffirmer sa fidélité personnelle envers l’empereur. Sa position reste sans ambiguïté : « Je suis démissionné du bureau politique du MCU, mais je reste fidèle au président Touadéra, c’est l’unique président Touadéra que je soutiens. »

 

Un recours en appel qui prolonge la crise

Les avocats de Kossimatchi ont engagé des recours devant la cour d’appel pour contester le jugement rendu le 22 juillet. Ses déclarations publiques exposent au grand jour les rivalités profondes qui secouent désormais le camp présidentiel. Cette bataille judiciaire et médiatique promet de nouveaux rebondissements dans les semaines à venir.

 

Affaire à suivre.

 

Les accusations de Kossimatchi révèlent un complot au sein du MCU, mettant en lumière des tensions internes et des rivalités politiques au sein du gouvernement.

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : à 35 km d’Am-Dafock et de Birao, quatre villages se vident face à l’insécurité

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Centrafrique : à 35 km d’Am-Dafock et de Birao, quatre villages se vident face à l’insécurité

 

Centrafrique : à 35 km d’Am-Dafock et de Birao, quatre villages se vident face à l’insécurité
Les rebelles qui patrouillent la ville d’Amdafock à 60km de Birao

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le chef du village d’Akroumaye, situé à environ 35 kilomètres de Birao et d’Am-Dafock, affirme que les habitants de quatre villages ont fui leurs localités pour se réfugier à Birao.

 

Des familles quittent leurs villages

 

Le chef du village d’Akroumaye a déclaré que les habitants de quatre villages de la zone ont décidé de quitter définitivement leurs localités pour rejoindre Birao.

À lire aussi : On est dominé, on est sans souveraineté : Raymond Adouma fustige sur la radio Ndékè-luka l’aliénation du territoire national et le pillage des ressources par les intérêts étrangers

 

Des femmes, des enfants et plusieurs hommes figurent parmi les personnes déplacées. Selon le chef du village, les habitants ne supportent plus les attaques et les exactions commises à plusieurs reprises dans leurs localités par des hommes armés qualifiés de bandits.

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La décision de partir serait directement liée à l’absence de sécurité dans la zone.

 

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Pour ces populations, le retour n’est plus envisageable tant que les autorités ne sont pas capables de garantir leur protection.

 

Le chef du village l’a déclaré sans ambiguïté : les habitants resteront à Birao tant que la sécurité ne sera pas rétablie dans leurs villages.

 

Des promesses restées sans suite

 

Selon le chef du village, les habitants déplacés étaient déjà venus à Birao il y a plusieurs semaines.

 

Ils avaient alors rencontré le sous-préfet, le préfet ainsi que d’autres responsables administratifs. Ils leur avaient expliqué les raisons de leur déplacement et leur situation.

 

Les autorités leur auraient alors promis de leur fournir des bâches afin qu’ils puissent installer des abris à Birao en attendant une amélioration de la situation sécuritaire.

 

Mais plusieurs semaines après ces engagements, les déplacés affirment n’avoir reçu ni bâches ni assistance alimentaire.

 

Ils se retrouvent ainsi à Birao sans moyens suffisants pour améliorer leurs conditions de vie.

 

Le chef du village estime que les populations ont été laissées à elles-mêmes.

 

Malgré cette absence d’assistance, les habitants refusent de retourner dans leurs villages. Pour eux, le risque de subir de nouvelles attaques reste trop important.

 

Quatre villages touchés dans une zone stratégique

 

La situation décrite par le chef du village est d’autant plus préoccupante que la zone concernée se trouve à proximité d’Am-Dafock, localité située à la frontière avec le Soudan.

 

Akroumaye se trouve à environ 35 kilomètres de Birao et à une distance similaire d’Am-Dafock.

 

Cette proximité donne une portée particulière au déplacement des populations. Quelques semaines après les annonces faites par les autorités sur le renforcement de la sécurité dans cette partie du pays, des habitants de quatre villages expliquent au contraire avoir été contraints de partir pour chercher protection à Birao.

 

La situation décrite par le chef du village contraste ainsi avec les déclarations officielles faites après l’attaque d’Am-Dafock du 30 juin dernier.

 

Après cette attaque, plusieurs responsables centrafricains s’étaient rendus dans la zone. Des annonces avaient été faites sur le renforcement du dispositif sécuritaire et le retour de la sécurité dans cette partie de la Vakaga.

 

Sur le terrain, le témoignage du chef du village d’Akroumaye décrit une autre réalité.

 

Des populations qui ne croient plus au retour

 

Pour les habitants des quatre villages, les annonces sécuritaires ne suffisent plus.

 

Leur priorité est désormais de rester à Birao, même dans des conditions difficiles, plutôt que de retourner dans des localités où ils estiment que leur sécurité ne peut pas être garantie.

 

Le chef du village affirme que les habitants ont pris leur décision. Ils ne retourneront pas dans leurs villages tant que les autorités ne seront pas capables d’y assurer une véritable protection.

 

Le déplacement de population d’Akroumaye illustre l’insécurité croissante en Centrafrique, poussant les habitants à chercher refuge à Birao.

Cette situation risque également d’avoir des conséquences sur l’existence même de ces villages.

 

Si les habitants ne retournent pas chez eux, les localités concernées pourraient progressivement se vider de leur population. Les activités agricoles, commerciales et sociales risquent de disparaître avec le départ des familles.

 

Un village sans habitants devient progressivement un village sans activité.

 

Le décalage entre les annonces et la réalité

 

Le déplacement des habitants d’Akroumaye et de trois autres villages pose une question directe sur l’efficacité des mesures annoncées après les violences d’Am-Dafock.

 

Les autorités ont annoncé le renforcement de la sécurité dans cette partie du pays. Mais à quelques dizaines de kilomètres seulement de la frontière soudanaise, des populations affirment encore être contraintes de fuir leurs villages en raison des attaques.

 

Le témoignage du chef du village apporte ainsi un élément concret au débat sur la sécurité dans la Vakaga.

 

Les populations ne demandent pas seulement des déclarations. Elles attendent de pouvoir vivre dans leurs villages sans craindre les attaques.

 

Pour l’heure, les habitants déplacés restent à Birao. Ils disent ne pas vouloir retourner à Akroumaye et dans les autres villages concernés tant qu’une présence sécuritaire capable de les protéger n’est pas effectivement établie.

 

Pendant ce temps, les bâches promises pour leur permettre de s’abriter ne sont toujours pas arrivées, selon leur chef de village, et aucune assistance alimentaire ne leur aurait été fournie.

 

Par Ibrahim Moussa

 

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« Vos étudiants s’asseyent par terre dans la misère » : Le pasteur Nicolas Talingano fustige l’aveuglement et l’inaction de Faustin-Archange Touadéra

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« Vos étudiants s’asseyent par terre dans la misère » : Le pasteur Nicolas Talingano fustige l’aveuglement et l’inaction de Faustin-Archange Touadéra

« Vos étudiants s'asseyent par terre dans la misère » : Le pasteur Nicolas Talingano fustige l'aveuglement et l'inaction de Faustin-Archange Touadéra
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de ,  

L’indifférence du dictateur Faustin-Archange Touadera face à la déchéance du système éducatif national est mise à nu. En dénonçant l’état d’abandon critique dans lequel se trouve la jeunesse académique, le pasteur Nicolas Talingano s’en prend directement au dictateur Faustin-Archange Touadéra, fustigeant le mépris d’un pouvoir qui privilégie sa longévité politique au détriment de l’avenir de ses forces vives sous ce troisième mandat imposé par la Constitution de 2023.

 

Le reniement du professeur devenu oppresseur

Le cœur de ce réquisitoire repose sur un contraste éthique et professionnel saisissant. Le pasteur Talingano rappelle avec force le passé d’enseignant et d’universitaire de Faustin-Archange Touadéra, rendant son inaction actuelle encore plus coupable aux yeux de la nation. L’homme d’Église accuse le chef de l’État de fermer délibérément les yeux sur le calvaire des amphis de Bangui, où les futurs cadres du pays sont contraints de suivre leurs cours assis à même le sol, dans des conditions d’insalubrité et de précarité indignes.

 

Pour le leader religieux, cet aveuglement n’est pas un simple échec logistique, mais le symptôme d’un pouvoir totalement déconnecté des réalités de sa base. En acceptant que la jeunesse majeure, censée porter le destin de la Centrafrique, soit humiliée au quotidien dans des infrastructures en ruines et dépourvues de sanitaires, le dictateur démontre que les priorités du palais de la Renaissance se situent exclusivement dans la conservation du trône, et non dans l’élévation de la société.

 

L’effondrement social derrière la propagande du pouvoir

La critique de Nicolas Talingano démonte la rhétorique officielle qui tente de masquer la faillite de l’État par des slogans d’émergence ou de continuité constitutionnelle. Le pasteur insiste sur le fait que la détresse de la jeunesse estudiantine reflète fidèlement la situation de décomposition globale qui frappe toutes les couches de la population depuis le passage en force de 2023.

 

L’article met en exergue l’impasse d’un régime qui exige l’obéissance et la reconduction d’un mandat alors qu’il est incapable d’assurer le strict minimum à ses enfants. Le traitement réservé aux étudiants devient ainsi le symbole graphique de la misère généralisée : un système qui produit du vide, de l’angoisse et du déclin, tout en exigeant du peuple qu’il feigne la gratitude.

 

Un appel à la prise de conscience avant la rupture

Le réquisitoire se transforme en une mise en garde solennelle face à la colère sourde qui monte au sein de la nouvelle génération. Le pasteur Talingano avertit l’exécutif que le mépris prolongé de la souffrance humaine et académique détruit les derniers piliers de la cohésion nationale.

 

En feignant de ne rien voir et de ne rien entendre, Faustin-Archange Touadéra s’isole dangereusement. L’article conclut sur l’avertissement du leader d’opinion : aucune modification de la Constitution, aucun appareil sécuritaire et aucune flatterie de cour ne pourront indéfiniment contenir la frustration d’un peuple et d’une jeunesse abandonnés à la poussière du sol, alors que leurs dirigeants prétendent gouverner au nom du progrès et de la foi.

 

Par Éric Azoumi

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Débandade générale à Ngouyo, près de Zemio : les mercenaires russes du groupe Wagner sèment la panique et la terreur

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Débandade générale à Ngouyo, près de Zemio : les mercenaires russes du groupe Wagner sèment la panique et la terreur

 

Wagner sèment la panique et la terreur
Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC  

 Un vent de terreur s’accumule à nouveau dans l’est du pays, précisément à Ngouyo, où les mercenaires russes ont fait subir depuis le week-end dernier un vrai calvaire aux habitants.

 

Une arrivée en matinée suivie de violences

 

À lire aussi : Centrafrique : le nouveau premier vice-Président de l’assemblée nationale, l’honorable Mapenzi veut transformer les députés en bons soldats du régime Touadéra

Les mercenaires russes du groupe Wagner, basés à Zemio,  sont arrivés samedi dernier dans le village Ngouyo , situé à environs 90 kilomètres de Zemio vers neuf heures du matin. Dès leur entrée sur les lieux, ces criminels de Touadera ont directement commencé à frapper et agresser les civils sans poser de question ni donner d’avertissement.

 

À lire aussi : L’ancien premier ministre Martin Ziguelé alerte sur les dettes croisées d’entreprises comme l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL

Des pillages répétés et la destruction des habitations

 

Après leur incursion, Les combattants de Wagner ont commencer à casser méthodiquement les portes des maisons pour voler tous les biens des familles. Les hommes et les femmes du village ont subi des coups, le pillage de leurs affaires et le Saccage complet de leurs habitations.

 

La débandade des villageois vers la forêt

 

Devant ce déferlement de criminalité gratuite, la population n’a eu d’autre choix que d’abandonner le village pour sauver sa vie. Tous les habitants ont fui vers la forêt pour se cacher sous les arbres, laissant tout derrière eux.

 

Des mercenaires russes poursuivent leurs victimes dans la forêt

 

Après avoir vidé la localité de ses habitants, les mercenaires russes sont entrés à leur tour dans la forêt. Les civils cachés dans la brousse observent avec peur l’avancée de ces hommes et craignent le pire.

 

Le silence de la capitale face aux réalités du terrain

 

Pendant que des discours rassurants circulent à Bangui, les habitants des provinces subissent de plein fouet les actes des mercenaires russes. Les familles réfugiées dans les bois vivent actuellement sans abri et sans aide.

 

Les mercenaires Wagner sèment la violence à Ngouyo, provoquant la fuite des habitants vers la forêt pour échapper à leurs attaques.

Par Éric Nzapa

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L’affaire des Faux diplômes : Le gouvernement centrafricain combat les symptômes d’un virus qu’il a lui-même créé

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L’affaire des Faux diplômes : Le gouvernement centrafricain combat les symptômes d’un virus qu’il a lui-même créé

 

L’affaire des Faux diplômes : Le gouvernement centrafricain combat les symptômes d’un virus qu’il a lui-même créé
Le ministre centrafricain de l’éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En instrumentant une traque judiciaire contre les prétendus détenteurs de faux diplômes, les autorités de Bangui feignent d oublier qu elles ont elles-mêmes industrialisé la production de ces faux titres académiques.

 

Le récent point de presse du comité stratégique de recrutement jette une lumière crue sur le cynisme de l appareil étatique centrafricain. En annonçant des poursuites pénales et des peines de travaux forcés contre des centaines de jeunes diplômés, le Premier ministre tente de laver le pouvoir de toute responsabilité. La réalité institutionnelle contredit cette posture de redresseur de torts. Les faux documents qui encombrent aujourd hui les ministères des Finances, de la Justice ou des Mines ne proviennent pas de réseaux clandestins extérieurs, ils sortent directement des imprimeries et des bureaux de l administration publique. Le régime actuel a transformé la délivrance des diplômes et des arrêtés d intégration en une véritable industrie politique.

 

Pendant des années, pour s assurer un soutien électoral ou pour récompenser des clientèles politiques, le pouvoir a distribué des titres universitaires, des baccalauréats et des brevets par de simples décisions ministérielles et des passe-droits. Les critères académiques ont été balayés au profit des affinités partisanes. Cette distribution massive de parchemins de complaisance a détruit la valeur du mérite et a forcé la population à entrer dans un jeu dont l État fixait les règles de la corruption. Les citoyens se retrouvent aujourd hui victimes d une situation où l obtention d un vrai document officiel était devenue impossible sans une compromission avec les agents du système. Le gouvernement actuel est le premier artisan de cette confusion, ayant lui-même validé et signé les documents qu il qualifie désormais de criminels.

 

La décision de transférer ces dossiers au procureur de la République pour appliquer le Code pénal relève d une stratégie de diversion. En ciblant la jeunesse qui cherche désespérément à intégrer la fonction publique pour survivre, les autorités protègent les hauts cadres administratifs et les ministres qui ont mis en place ces circuits de fabrication. L Université de Bangui et la direction des examens et concours ont fonctionné sous la tutelle directe d un régime qui fermait les yeux tant que cela servait ses intérêts politiques. Punir les postulants actuels revient à condamner les usagers d un marché que les dirigeants ont eux-mêmes ouvert, financé et entretenu pour asseoir leur autorité.

 

L invocation de la tolérance zéro et de la moralité républicaine apparaît comme une hypocrisie majeure au début de cette septième République. Les jeunes qui ont voté pour ce pouvoir sur la promesse d une insertion économique se retrouvent désignés comme les seuls coupables d une faillite collective. Le gouvernement utilise la menace carcérale pour masquer son incapacité à réformer ses propres structures et à assumer les conséquences de ses décrets passés. Les véritables cerveaux de cette falsification industrielle, installés au cœur des ministères, échappent aux enquêtes pendant que les bacheliers et les licenciés servent de boucs émissaires.

 

Cette campagne de communication ministérielle cherche à blanchir un système corrompu en sacrifiant l avenir de la jeunesse diplômée. En qualifiant la situation d extrêmement grave, le comité technique tente d effacer l historique des pratiques du régime. Les tribunaux vont être saisis pour punir des citoyens qui n ont fait que se conformer à un modèle de réussite sociale imposé par les dirigeants depuis le sommet de l État.

 

Les mandats de dépôt vont frapper des candidats à l emploi dépourvus de soutiens politiques, pendant que les décrets de nomination continuent de privilégier les proches du pouvoir, perpétuant le fonctionnement d une machine administrative qui recycle ses propres défaillances sans jamais s attaquer aux décideurs qui tirent profit de ce trafic d influence

 

Par Éric Azoumi

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Affaire du passeport de Dologuélé : Jean-Pierre Mara propose d’en faire un sujet de thèse de doctorat à l’Université de Bangui

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Affaire du passeport de Dologuélé : Jean-Pierre Mara propose d'en faire un sujet de thèse de doctorat à l'Université de Bangui

 

Affaire du passeport de Dologuélé : Jean-Pierre Mara propose d'en faire un sujet de thèse de doctorat à l'Université de Bangui
L’ancien député Jean-Pierre Mara de Mala

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 L'ancien député Jean-Pierre Mara interpelle les chercheurs centrafricains sur la nécessité d'ancrer leurs travaux dans la réalité nationale. Face au blocage persistant du passeport d'Anicet-Georges Dologuélé, il suggère aux étudiants en droit et en sciences d'aborder des sujets d'actualité concrets mais souvent évités.

 

Des thèmes de recherche ancrés dans le réel centrafricain

 

L'ancien parlementaire Jean-Pierre Mara a publiquement invité les étudiants et chercheurs de l'Université de Bangui à orienter leurs travaux vers des problématiques nationales à forte valeur académique. Selon lui, les travaux universitaires s'attardent trop souvent sur des théories générales, comme le droit pénal international, difficiles à contextualiser sur le plan national. Il préconise plutôt d'analyser les mécanismes juridiques contemporains qui traversent le pays, à l'image du refus de délivrance du passeport de l'opposant Anicet-Georges Dologuélé.

À lire aussi : Gaga : Cinq personnes complètement écrasées dans un accident sous les roues d’un camion minier chinois

 

Dans sa réflexion, l'ex-député et ingénieur à la retraite élargit également son appel au domaine des sciences exactes et de la technologie. Il propose de lancer une thèse de doctorat en mathématiques appliquée aux réalités économiques nationales. Ce sujet porterait sur la puissance de calcul et les capacités informatiques requises dans une économie numérique contrainte de fonctionner sans réseau de télécommunications fiable et en l'absence d'électricité permanente, soulevant ainsi les paradoxes du développement technologique national.

À lire aussi : Touadera, les centrafricains veulent savoir pourquoi les Tortures dans les commissariats et les prisons  persistent-elles ?

 

L'affaire du passeport comme cas d'école juridique

 

À lire aussi : Centrafrique : Vive tension au sein des soldats FACA à Rafaï

La proposition de Jean-Pierre Mara survient au moment où la question du document de voyage d'Anicet-Georges Dologuélé prend une tournure judiciaire et politique majeure. L'Union pour le Renouveau Centrafricain a publié ce 7 août 2026 son communiqué, signé par son premier vice-président Ernest Mizédio, pour dénoncer le refus d'octroi du passeport ordinaire à son président. L'URCA rappelle que l'obtention d'un titre de voyage constitue un droit administratif fondamental pour tout citoyen.

 

Pour appuyer la pertinence d'une analyse juridique approfondie, le parti d'opposition met en avant la décision n°014/CC/25 rendue le 14 novembre 2025 par le Conseil Constitutionnel. La haute juridiction avait expressément établi qu'aucun acte administratif ni décret n'avait constaté la perte de nationalité de l'intéressé, dispensant ce dernier de toute démarche de réintégration. L'URCA rappelle que les décisions constitutionnelles possèdent l'autorité absolue de la chose jugée et annonce engager des recours aux niveaux national, régional et international pour faire respecter ces dispositions.

 

 

Par Alain Nzilo

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La thèse de doctorat proposée par Jean-Pierre Mara pourrait éclairer les enjeux juridiques entourant le passeport d’Anicet-Georges Dologuélé à l’Université de Bangui.

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Agression d’un conducteur à Carnot par un policier : la décision spectaculaire et étonnante du commissaire adjoint

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Agression d’un conducteur à Carnot par un policier : la décision spectaculaire et étonnante du commissaire adjoint

 

Carnot, dans la Mambéré, la barbarie policière frappe encore, un conducteur du camion passé à tabac
Les policer du commissariat de Carnot. Photo CNC

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

L’affaire du chauffeur de camion violemment agressé à Carnot prend une tournure encore plus sordide. Alors que notre rédaction s’était engagée à suivre de très près les suites  au commissariat de cette agression gratuite, les faits survenus dès le lendemain dépassent tout simplement l’entendement. Ce qui s’est déroulé au commissariat montre une stratégie d’extorsion organisée et cautionnée jusqu’au plus haut sommet de la hiérarchie policière.

 

La victime transformée en coupable

À lire aussi : Affaire du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé : le parti URCA dénonce un acharnement sur son Président fondateur

Conformément aux instructions reçues lors de leur première démarcheauprès du commissariat de Carnot, le conducteur et son apprenti se sont présentés de nouveau au commissariat le lendemain des faits sur instruction du commissaire pour rencontrer le commissaire adjoint. L’espoir d’obtenir justice et de voir le policier violent sanctionné s’est très vite transformé en un spectacle révoltant.

 

À lire aussi : Centrafrique : un nouvel accident mortel de camion sur la montagne de Boyali

Au lieu d’interpeller l’agent agresseur ou de diligenter une enquête interne, la réponse du commissaire adjoint a été édifiante : ils ont purement et simplement exigé du chauffeur le paiement d’une quittance de 15 000 francs CFA pour « stationnement incorrect ». Lorsque le conducteur, interloqué, a interrogé le commissaire adjoint sur les coups et blessures qu’il avait subis la veille, le responsable s’est fendu d’un discours incohérent, s’exprimant dans un charabia incompréhensible pour noyer le poisson. L’agression physique subie par le citoyen a été balayée d’un revers de main.

 

La brutalité comme levier de racket

 

Nos investigations sur place permettent désormais de comprendre la mécanique de cette agression : tout ce problème n’est qu’une affaire d’argent. La violence exercée le soir du 6 août n’était pas un simple accès de colère, mais une méthode d’intimidation calculée. En agressant le chauffeur, l’objectif des policiers était de susciter la peur, d’amener la victime au poste sous un prétexte fallacieux et de lui extorquer une somme forfaitaire avant de la relâcher.

 

Le prétexte du « mauvais stationnement » ne tient d’ailleurs aucunement la route. À l’endroit où le véhicule était garé près du marché — un site faisant office de gare routière —, plus d’une vingtaine de camions et une foule de motos étaient stationnés exactement de la même manière. Pourquoi cibler ce camion en particulier ? Tout simplement parce que c’est un gros véhicule qui vient d’arriver et représentait une cible de choix pour des agents aux abois, cherchant désespérément à récupérer 2 000 ou 3 000 francs CFA pour boucler leur fin de journée. L’agression physique n’était que le moyen d’amorcer le chantage financier.

 

Un système pourri de haut en bas

 

Ce triste épisode prouve que le banditisme en uniforme à Carnot est une pratique planifiée et institutionnalisée. Quand les chefs couvrent les exactions de leurs subordonnés pour se partager le fruit du racket, c’est l’ensemble de l’appareil sécuritaire qui perd toute légitimité.

 

Cette situation reflète un mal plus profond : la corruption généralisée qui gangrène le système du sommet jusqu’à la base. Du sommet de l’État aux autorités ministérielles jusqu’aux simples gardiens de la paix sur le terrain, l’impunité est totale car personne n’a la moralité ni la légitimité pour sanctionner son voisin. Comme le rappelle si bien la sagesse de nos aînés, « les oiseaux de même plumage volent ensemble ». À Carnot, la police ne protège plus la population : elle opère comme un réseau de racket organisé sur le dos de citoyens honnêtes.

 

L’agression policière à Carnot met en lumière un racket systématique au sein du commissariat, où la loi semble être détournée à des fins personnelles.

Par Arthur Sapia

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Bangui : les eaux et déchets de l’hôpital communautaire inquiètent les riverains autour de la morgue

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Bangui : les eaux et déchets de l’hôpital communautaire inquiètent les riverains

Bangui : les eaux et déchets de l’hôpital communautaire inquiètent les riverains autour de la morgue
Devant la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui, le seul corbillard de la mairie trône comme un symbole de racket institutionnalisé. Ce vieux véhicule bleu, marqué du logo municipal, est imposé à toutes les familles endeuillées, qu’elles aient besoin ou non de ses services. Pour récupérer un corps, chaque parent doit verser 15 000 francs CFA, une somme encaissée sans justificatif officiel. Même ceux qui habitent à quelques centaines de mètres et souhaitent transporter eux-mêmes leur défunt sont contraints de payer. Ce système, mis en place par les agents de la mairie et de la morgue, transforme chaque sortie de corps en une véritable taxe illégale, faisant du deuil des familles un marché lucratif. Photo Anselme Mbata / CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

Les eaux usées et les déchets provenant du Centre Hospitalier Universitaire Communautaire (CHUC) de Bangui débordent régulièrement vers les quartiers voisins. Les habitants dénoncent des risques sanitaires grandissants, aggravés pendant les pluies.

 

Une voie d’accès devenue difficilement praticable

La ruelle de moins de 200 mètres qui mène à la morgue du Centre Hospitalier Universitaire Communautaire (CHUC) se dégrade de jour en jour. Cette voie constitue pourtant un passage incontournable pour les ambulances, les patients, les femmes enceintes, les agents de santé, les familles des malades et de nombreux habitants.

À lire aussi : Levée des couleurs : le patriotisme ne se décrète pas, il se construit

 

Notre constat sur place montre un réseau de canalisation fortement détérioré. Plusieurs caniveaux sont fissurés ou obstrués. À chaque pluie, les eaux débordent et entraînent de la boue, des déchets ainsi que des résidus issus de l’hôpital.

À lire aussi : Vous voulez savoir Comment Touadéra a vendu la Centrafrique à Wagner ? Et bien! Maître Larochelle explique dans sa plainte devant la CPI. Lisez cet article

 

Ces écoulements envahissent ensuite la chaussée. Les piétons, les motocyclistes et les automobilistes traversent quotidiennement ces eaux. La circulation devient également plus dangereuse à cause du revêtement glissant.

 

Les fortes pluies aggravent les risques sanitaires

Les habitants affirment que cette situation dure depuis plusieurs années. Selon eux, les mauvaises odeurs deviennent plus fortes dès les premières pluies. L’air reste difficilement respirable pendant plusieurs heures, parfois davantage lorsque les précipitations se prolongent.

 

À proximité immédiate du CHUC se trouvent des habitations, mais aussi le campus de l’École normale supérieure (ENS). Des étudiants résident dans les bâtiments universitaires situés près de cette zone. Plusieurs riverains expliquent que les odeurs atteignent régulièrement les résidences et compliquent les conditions de vie des occupants.

 

Le quartier Benz-Vi figure également parmi les secteurs directement touchés. Les eaux de ruissellement poursuivent leur course vers les zones basses. En l’absence d’un système d’évacuation efficace, elles stagnent dans plusieurs endroits. Les habitants redoutent la prolifération des moustiques, des insectes et d’autres sources de contamination susceptibles de favoriser des maladies liées à l’insalubrité.

 

Des accidents déjà signalés

Une habitante rapporte qu’une femme enceinte, qui se rendait à la maternité du CHUC pour accoucher, a chuté sur cette route après une pluie. La chaussée était devenue particulièrement glissante.

 

Pour les riverains, cet accident montre que le problème dépasse la seule question de l’assainissement. Une voie desservant un établissement hospitalier devrait permettre un accès rapide et sécurisé aux patients, quelles que soient les conditions météorologiques.

 

Les habitants de Walingba, Gbakoundja et Benz-Vi estiment que les eaux provenant de l’hôpital traversent plusieurs secteurs de la ville lors des fortes pluies. Elles transporteraient des déchets et différents résidus jusqu’aux quartiers situés en contrebas.

 

Un riverain témoigne : « Une odeur insupportable sort régulièrement de l’hôpital. Quand il pleut, les eaux descendent dans le canal, passent par cette rue et continuent jusqu’au rond-point de Benz-Vi. Les gens marchent dans cette eau sans savoir ce qu’elle contient. »

 

Les habitants réclament une intervention rapide

Les riverains affirment également que des déchets issus du centre de traitement des déchets hospitaliers sont parfois entraînés hors de l’enceinte de l’établissement par les eaux de pluie. Ils demandent un contrôle plus strict de toute la chaîne de gestion des déchets biomédicaux.

 

Les risques sanitaires liés aux déchets hospitaliers du CHUC inquiètent les riverains, qui demandent une amélioration des infrastructures pour leur sécurité.

Par ailleurs, plusieurs habitants s’interrogent sur l’entretien des infrastructures du CHUC. Ils estiment que la réhabilitation du réseau de canalisation devient indispensable pour limiter les risques sanitaires et protéger les populations vivant à proximité.

 

Selon eux, la remise en état de cette ruelle, la réparation des caniveaux et le renforcement du système d’évacuation des eaux usées constituent désormais des mesures prioritaires. Chaque jour, des milliers d’usagers empruntent cette voie pour accéder au principal hôpital de Bangui ou rejoindre les quartiers voisins.

 

Par Roméo Silvère Doubalet, journaliste La Voix des Sans Voix

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Le départ des mercenaires russes du Haut-Mbomou ? Oui, des représentants de ladite préfecture exigent cela comme l’un des préalables avant tout dialogue avec le gouvernement

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Le départ des mercenaires russes du Haut-Mbomou ? Oui,  des représentants de ladite préfecture exigent cela comme l’un des préalables avant tout dialogue avec le gouvernement  d

 

CENTRAFRIQUE : LA SÉCURISATION DU PAYS PAR LE DROIT, UN REMPART INSTITUTIONNEL CONTRE TOUTE PRISE D'OTAGE DE L'ÉTAT PAR LES MERCENAIRES DE WAGNER….

Les mercenaires russes de la milice Wagner en opération à Mboki, dans le Haut-Mbomou

 

Rédigé le 10 août 2026.

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans un document remis aux autorités centrafricaines, des représentants du Haut-Mbomou exposent les raisons profondes d’une colère longuement contenue.

 

Le texte, dont CNC a obtenu copie, s’ouvre sur trois conditions jugées non négociables avant toute négociation : un cessez-le-feu immédiat entre les belligérants, le retrait sans délai des mercenaires du groupe Wagner de la préfecture, et la libération des jeunes actuellement détenus à la prison de Ngaragba, à la SRI ou au camp de Roux. Ces trois exigences préalables, écrit-on, constituent des mesures de confiance indispensables à la tenue d’un dialogue sincère.

 

Pour comprendre l’épaisseur de ce grief, il faut remonter aux décennies d’abandon qui ont précédé. Depuis des années, la préfecture du Haut-Mbomou subit des incursions répétées de groupes armés étrangers : braconniers, combattants de la SPLA de John Garang, éléments de la LRA de Joseph Kony, et plus récemment, miliciens de l’UPC. Les villes de Zémio, Mboki et Bambouti ont été prises et occupées, les routes coupées, la préfecture coupée du reste du pays.

 

C’est dans ce vide laissé par l’État que les populations zandé ont fondé leur propre groupe d’autodéfense, l’AZANDE ANI KPI GBE — AAKG. Ce groupe a repris Bambouti aux éléments de l’UPC après de vifs affrontements, avant de remettre la ville aux autorités centrafricaines. Pourtant, au lieu d’être reconnus, les membres de l’AAKG sont désormais pourchassés par les FACA et les mercenaires Wagner.

 

Le document liste avec minutie les torts accumulés. Les structures sanitaires manquent de personnel, de matériel, de médicaments depuis des générations. Faute de soins, les habitants ont longtemps recouru à la médecine traditionnelle, avec des scarifications laissant des marques sur la peau. Or, selon le texte, tout Zandé portant ces cicatrices est aujourd’hui arrêté, battu, transféré à Bangui ou tué par les FACA ou Wagner — sans autre motif que l’apparence physique.

 

Le document pointe également une anomalie criante : aucun élément de l’UPC n’a été appréhendé malgré les massacres, les assassinats de onze maîtres-parents à Zémio et les pillages documentés. Pire encore, certains combattants de ce groupe rebelle ont été recrutés, formés et intégrés dans l’armée centrafricaine, puis déployés dans le Haut-Mbomou pour combattre les Azandé. Le texte le formule sans détour : les bourreaux d’hier portent aujourd’hui l’uniforme.

 

À ces violences s’ajoutent des décennies de relégation économique et politique. Les routes sont impraticables, un sac de ciment coûte 60 000 FCFA à Obo et à Zémio. Les cultures de rente — tabac, café — ont disparu faute d’acheteurs. La grande chasse et le safari, qui nourrissaient autrefois les communes, ont été ruinés par les incursions armées. En soixante-quatre ans d’indépendance, seuls quatre ministres originaires du Haut-Mbomou ont été nommés, dont un pendant une période de transition.

 

Les revendications portées par les auteurs du document vont au-delà des seuls préalables. Ils demandent la prise en compte des droits des ex-AAKG, la sécurisation de l’ensemble de la préfecture par les forces légales, le rejet de tout projet de couloirs de transhumance dans une zone classée d’intérêt cynégétique, la réhabilitation de la route nationale N°2, et la nomination d’un nouveau préfet. Ils réclament aussi, de façon plus large, le rétablissement des droits liés à l’appartenance à la République — c’est-à-dire une part réelle dans la gestion des affaires publiques.

Par Éric Nzapa

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La Décadence de l’Etat centrafricain  depuis 10 ans : le pouvoir en main des mafieux et des criminels

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La Décadence de l’Etat centrafricain  depuis 10 ans : le pouvoir en main des mafieux et des criminels

La Décadence de l'Etat centrafricain  depuis 10 ans : le pouvoir en main des mafieux et des criminels
Touadera en campagne électorale pour son troisième mandat à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans un pays où la paix n’a jamais cessé d’être une chimère, le président sortant Faustin-Archange Touadéra a bravé les espoirs du peuple en se lançant dans un troisième mandat, auquel il aspire depuis longtemps.

 

À  la fin du mois de décembre dernier, Touadéra a marqué son retour sur la scène politique avec une performance théâtrale grandiloquante au grand stade de Bangui. Son message était clair : à soixante-huit ans, il est toujours solide et prêt à écraser ses concurrents dès le premier tour du scrutin.

 

Mais derrière ces cris de joie, il y a aussi une forme de soulagement. Le scrutin s’annonce sous des bons auspices, comme l’indique un autre slogan martelé par le dictateur : « Mbi ga na ala siriri » [« Je vous ai amené la paix »].

 

Toutefois, cette paix est-elle réelle ? Le peuple centrafricain ne semble pas croire à ce mot d’ordre. Depuis l’indépendance du pays, on n’a jamais vu le gouvernement centrafricain fonctionner de manière aussi mafieuse et criminelle.

 

Depuis plus de 8 ans, le dictateur de Bangui s’appuie  sur des forces russes du groupe Wagner et rwandaises pour soi-disant reprendre le contrôle du territoire centrafricain aux mains des groupes armés, ce qui n’est pas sans rappeler les méthodes des anciens seigneurs de la guerre.

 

Par ailleurs, les organisations de la société civile ont également dénoncé les comportements individuels des ministres en quête de réputation et de culte de personnalité, qui mettent en difficulté les actions gouvernementales. Le président a lui-même admis que ces comportements sont décriés à l’heure du conseil, mais nous ne savons pas si ce rappel à l’ordre est un constat de laxisme ou une menace de sanctions pour les membres du gouvernement.

 

En outre, la modification de la Constitution en 2023 a permis à Touadéra de rester au pouvoir indéfiniment, ce qui n’est pas sans créer de nombreuses inquiétudes chez les centrafricains et dans le monde entier.

 

La corruption est également omniprésente dans tout le pays, de même que la violence et la pauvreté. Le gouvernement semble incapable ou indifférent aux souffrances du peuple, et nous sommes témoins d’une décadence de l’Etat centrafricain comme jamais auparavant.

 

Le peuple centrafricain a tout fait pour voir son pays sortir de cette spirale de violence et de corruption, mais les gouvernements successifs n’ont jamais su répondre à leurs espérances. Il est temps pour le gouvernement de Touadéra de renoncer au pouvoir et d’autoriser des réformes qui permettront aux citoyens centrafricains de vivre en paix et en sécurité. Sinon, nous n’avons pas de doute qu’un nouveau soulèvement populaire sera nécessaire pour mettre fin à cette époque sombre dans l’histoire du pays.

 

Analyse du journaliste Éric Azoumi

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Revendication salariale des enseignants : un rituel de pré-rentrée sur fond de peur syndicale en Centrafrique

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Revendication salariale des enseignants : un rituel de pré-rentrée sur fond de peur syndicale en Centrafrique

 

Revendication salariale des enseignants : un rituel de pré-rentrée sur fond de peur syndicale en Centrafrique
Le transfuge politique Simplice Aurélien Simplice Zingas ,

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Les syndicats de l'enseignement réclament une revalorisation des salaires des enseignants à l'approche de la rentrée scolaire.

 

Cette demande intervient au terme de la revue à mi-parcours du plan sectoriel de l'éducation tenue à Bangui.

À lire aussi : Bria : MSF renforce l’accès aux soins pour les enfants des zones reculées de la Haute-Kotto

 

Les représentants syndicaux évoquent la faiblesse des rémunérations et le manque de matériel pédagogique pour justifier leur démarche.

À lire aussi : Bangui : une rumeur d’attaque sème la panique sur l’axe PK13-PK14, débandade générale

 

L'initiative prend toutefois l'allure d'une simple routine annuelle, bien éloignée des grandes mobilisations sociales du passé.

À lire aussi : Martin Ziguélé accuse le gouvernement de bloquer les financements du FMI en refusant de récupérer 160 milliards de francs CFA d’impôts et de taxes impayés.

 

La disparition brutale et suspecte d'un ancien leader syndical, survenue après une réunion ministérielle, a instauré un climat de terreur durable.

 

Cette mort mystérieuse a paralysé les structures représentatives, contraintes désormais à une prudence extrême face au pouvoir.

 

Les discours revendicatifs se limitent aujourd'hui à des déclarations mesurées devant la presse nationale, sans appel à la grève ni pression réelle.

 

Le gouvernement écoute ces doléances coutumières sans s'engager sur des mesures financières concrètes.

 

Les syndicats d'enseignants survivent ainsi dans un état d'inertie, oscillant entre déclarations de principe et crainte des représailles.

Les syndicats enseignants en Centrafrique soulignent la nécessité d’une revalorisation salariale face à un climat de terreur qui freine leurs actions.

 

Par Éric Azoumi 

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Carnot, dans la Mambéré, la barbarie policière frappe encore, un conducteur du camion passé à tabac

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Carnot, dans la Mambéré, la barbarie policière frappe encore, un conducteur du camion passé à tabac

 

Carnot, dans la Mambéré, la barbarie policière frappe encore, un conducteur du camion passé à tabac
Les policer du commissariat de Carnot. Photo CNC

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Une agression gratuite, des violences policières révoltantes… À Carnot, les policiers s’illustrent de plus en plus dans le banditisme et la criminalité, rivalisant désormais sans complexe avec les soldats FACA. Ce jeudi 6 août 2026 dans la soirée, c’est un chauffeur de camion qui a fait les frais de cette brutalité hors de contrôle. Alors qu’il faisait simplement son travail, l’homme a été sauvagement agressé et tabassé par des agents censés assurer la sécurité des citoyens.

 

Un arrêt de routine qui tourne au cauchemar

 

À lire aussi : L’ancien premier ministre Martin Ziguelé alerte sur les dettes croisées d’entreprises comme l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL

Tout commence avec un camion en provenance de Bangui et faisant route vers Berberati pour y transporter des équipements du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Après avoir dépassé la localité de Baoro dans la Nana-Mambéré, le véhicule poursuit son trajet malgré l’état désastreux de la chaussée. Arrivé à Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré, le conducteur fait preuve de prudence : la pluie bat son plein et la nuit est tombée. Rouler dans de telles conditions étant extrêmement dangereux, il décide de se garer à la gare routière afin de passer la nuit sur place et repartir le lendemain en toute sécurité.

 

À lire aussi : « Si on dit toute la vérité, les gens vont sortir dans la rue » : la panique de Serge Ghislain Djorie face aux révélations chiffrées de Paul Crescent Beninga sur le naufrage pétrolier en RCA

C’est à ce moment précis que plusieurs policiers font leur apparition sur les lieux. Sans perdre de temps, ils s’approchent de l’apprenti et lui exigent les papiers du véhicule.

 

Un simple « Salut chef » pour déclencher les coups

 

Pendant que l’apprenti cherche les documents, le conducteur descend de sa cabine, s’avance vers les forces de l’ordre et lance un simple : « Salut chef, il y a quelque chose ? ». Cette prise de parole, pourtant polie et banale, provoque immédiatement la furie de l’un des agents. « Mais il est qui pour venir nous poser la question ? », s’emporte le policier.

 

Sans le moindre motif, sans dispute ni explication, les policiers se jettent sur le chauffeur et commencent à le gifler, le frapper et l’agresser violemment. Présente sur les lieux, notre équipe assiste impuissante à cette scène d’une violence inouïe. Pour échapper à ses agresseurs, le chauffeur parvient à quitter rapidement la gare à bord d’une moto-taxi afin de se réfugier au commissariat pour signaler les faits. Une enquête est actuellement menée par nos soins pour connaître la suite donnée à cette affaire.

 

Des voyous sous uniforme

 

Cet incident démontre une fois de plus à quel point certains éléments de nos forces de sécurité se comportent comme de vrais bandits. Aujourd’hui, poser une question à un policier suffit pour se faire passer à tabac. Ces agents imposent la terreur : il faut subir et exécuter les ordres en silence, sous peine de se faire rouer de coups.

 

Abusant de leur tenue et de leur statut pour agresser des citoyens honnêtes, ces policiers agissent comme de véritables voyous. Pourtant, dans un combat à mains nues et sans leur uniforme, ils ne feraient le poids face à personne. Il est grand temps de dénoncer ces agissements et de mettre un terme à l’impunité de ces agents qui font honte à leur profession.

 

Les violences policières à Carnot sont devenues fréquentes, illustrant un climat d’impunité où un conducteur tabassé par les agents de sécurité s’inscrit dans une série d’agressions similaires.

Par Arthur Sapia

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Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat

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Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat

Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat
Le parrain des parrains mafieux Sani Yalo, Président du BARC, et conseiller mystique du dictateur de Bangui

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 La bataille autour du marché de gestion des Bordereaux électroniques de suivi de cargaison (BESC) prend une nouvelle tournure en République centrafricaine. Après la perte du contrat exploité par son partenaire belge ANTASER au profit du groupe ALBATROS, le milliardaire centrafricain Didier Martial Pabandji affirme que sa sécurité est menacée et dit craindre pour sa vie.

 

Un contrat stratégique au cœur du différend

 

À lire aussi : « Si on dit toute la vérité, les gens vont sortir dans la rue » : la panique de Serge Ghislain Djorie face aux révélations chiffrées de Paul Crescent Beninga sur le naufrage pétrolier en RCA

À l’origine de cette affaire figure le contrat de gestion des Bordereaux électroniques de suivi de cargaison (BESC), un dispositif destiné à renforcer le suivi des importations et exportations et à améliorer le contrôle des recettes liées aux opérations commerciales.

 

À lire aussi : Touadera, les centrafricains veulent savoir pourquoi les Tortures dans les commissariats et les prisons  persistent-elles ?

Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux ce jeudi 6 aout 2026, Didier Martial Pabandji explique avoir été représentant puis partenaire du groupe belge ANTASER en République centrafricaine. Selon lui, l’entreprise était présente dans le pays depuis plusieurs années et travaillait avec les autorités centrafricaines dans le cadre de la sécurisation des recettes publiques.

 

Le milliardaire centrafricain affirme avoir facilité la signature d’une convention avec l’État en 2021. Il indique également qu’après son entrée au Haut Conseil de la communication, il a cessé ses fonctions de représentant commercial afin de respecter les dispositions légales, tout en restant partenaire de l’entreprise.

 

Le remplacement d’ANTASER par le groupe ALBATROS

 

Selon Didier Martial Pabandji, la convention d’ANTASER devait être renouvelée en 2026. Il affirme que le ministère des Transports avait donné un avis favorable après une évaluation du Conseil centrafricain des chargeurs.

 

Il explique avoir appris le 17 avril 2026 que l’État centrafricain avait signé un nouveau contrat avec le groupe ALBATROS, dirigé par le milliardaire centrafricain Sani Yalo.

 

Après cette annonce, Didier Martial Pabandji affirme avoir pris contact avec Sani Yalo afin de rechercher une solution permettant aux différentes parties de poursuivre leurs activités. Il explique que ces discussions n’ont pas abouti et que le ministère des Transports a ensuite annoncé la résiliation de la convention avec ANTASER.

 

Une bataille administrative et judiciaire

 

Le différend s’est ensuite déplacé sur le terrain judiciaire. Didier Martial Pabandji affirme avoir engagé des démarches devant la justice administrative après la résiliation du contrat de son partenaire.

 

Selon sa déclaration, le tribunal administratif aurait rendu une décision favorable à ANTASER le 15 juillet dernier, estimant que la résiliation de la convention était abusive. Il affirme toutefois qu’un recours a été introduit rapidement devant le Conseil d’État et qu’une nouvelle décision a permis au groupe ALBATROS de poursuivre ses activités.

 

Le dossier oppose désormais deux centrafricains autour d’un marché considéré comme stratégique pour les recettes publiques.

 

Didier Martial Pabandji affirme être victime de menaces

 

Dans sa déclaration, le milliardaire centrafricain affirme que sa situation personnelle s’est dégradée depuis le début du conflit autour du contrat. Il dit être victime de menaces, d’intimidations et de plusieurs convocations dans différents commissariats.

 

Il affirme que certaines personnes chercheraient à obtenir son arrestation et à le réduire au silence. Didier Martial Pabandji indique avoir saisi officiellement le président de la République afin de l’informer de ce qu’il présente comme une menace contre sa sécurité.

 

Il ne désigne pas directement un responsable des menaces évoquées, mais affirme que des personnes ayant intérêt à l’éviction d’ANTASER seraient impliquées dans des démarches visant à lui nuire.

 

Des accusations sur la gestion des contrats publics

 

Dans son message, Didier Martial Pabandji dénonce également ce qu’il décrit comme un environnement marqué par des conflits d’intérêts, des rétrocommissions et des pratiques qui, selon lui, fragilisent la confiance des investisseurs.

 

Il estime que les changements de contrats publics sans garantie suffisante peuvent affecter l’image du pays auprès des partenaires économiques étrangers.

 

Le conflit économique autour du BESC a conduit à des menaces de sécurité pour Didier Martial Pabandji, exacerbant un climat de tensions entre les acteurs économiques centrafricains.

Le dirigeant d’ANTASER affirme que son entreprise était en règle avec les obligations financières envers l’État centrafricain et dit disposer des documents prouvant les paiements effectués auprès du Trésor public.

 

Deux mafieux centrafricains face à un marché stratégique

 

Cette affaire place au centre des débats deux figures économiques centrafricaines : Didier Martial Pabandji, partenaire local d’ANTASER, et Sani Yalo, dirigeant du groupe ALBATROS.

 

Le conflit, qui portait initialement sur un contrat commercial, prend désormais une dimension sécuritaire avec les déclarations publiques de Didier Martial Pabandji sur les menaces qu’il affirme recevoir.

 

Le marché du BESC reste au cœur de cette bataille entre deux camps qui défendent chacun leurs intérêts, alors que les autorités doivent désormais gérer les conséquences administratives, judiciaires et économiques de ce différend.

 

L’ombre des méthodes de son puissant adversaire Sani Yalo plane sur le milliardaire Pabandji, qui voit le rapport de force s’inverser à ses dépens

 

Pendant que ces deux personnages s’écharpent publiquement pour des miettes, le spectacle de leur rivalité confirme les coulisses de la mafia financière qui éclabousse le pays depuis des années.

 

 

Par Alain Nzilo

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Rupture ou reculade ? Après 10 ans de promesses, Touadéra en est réduit à réclamer des kits solaires à la BAD au Congo pour charger des téléphones portables dans son pays

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Rupture ou reculade ? Après 10 ans de promesses, Touadéra en est réduit à réclamer des kits solaires à la BAD au Congo pour charger des téléphones portables dans son pays

 

Rupture ou reculade ? Après 10 ans de promesses, Touadéra en est réduit à réclamer des kits solaires à la BAD au Congo pour charger des téléphones portables dans son pays
Faustin Archange Touadera prenant un discrours lors de l’assemblée annuelle de la BAD à Brazzaville au Congo

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le passage du dictateur Faustin-Archange Touadéra au sommet de la Banque africaine de développement à Brazzaville a définitivement enterré le mythe de la Centrafrique émergente pour le remplacer par l’urgence du saupoudrage.

 

Le grand oral de l’empereur de Bangui en République du Congo a pris des allures de naufrage pour la communication officielle du régime. Venu à Brazzaville pour mendier l’accélération des décaissements sur les projets régionaux, le chef de l’État s’est retrouvé face au bilan désastreux de sa propre gestion énergétique. Après une décennie complète de pouvoir absolu et de discours enflammés sur les grands chantiers de reconstruction, le dictateur a dû admettre publiquement l’échec de sa politique en quémandant des solutions de fortune devant les gouverneurs de la banque.

 

Les grands projets d’infrastructures tant vantés par la dictature centrafricaine, notamment le programme énergétique M300 conçu avec les partenaires internationaux, apparaissent désormais comme de lointains mirages. De sa propre bouche, l’empereur a reconnu au micro des journalistes que ces installations nécessitent des années pour leur implémentation, un aveu tardif qui sonne comme une trahison pour les populations plongées dans le noir depuis 2016. Faute de compétences techniques au sein des ministères et d’une gouvernance rigoureuse pour capter les financements, le pouvoir abandonne les ambitions structurelles pour se tourner vers l’expédient.

 

Le reniement est total lorsque le dictateur centrafricain propose directement à la BAD de financer des projets intermédiaires basés sur la distribution de petits kits solaires de poche. La vision économique du régime se rétrécit au point de limiter l’avenir de la Centrafrique à la simple possibilité pour les ménages d’obtenir un peu de lumière et de quoi alimenter les batteries des téléphones portables. Cette demande formulée au Congo montre la faillite d’un système qui, après dix ans de promesses d’indépendance énergétique, ramène le pays au stade de l’aide humanitaire d’urgence.

 

Cette reculade fragilise également le Plan national de développement que l’empereur avait pourtant présenté avec arrogance lors de son récent voyage au Maroc. Les investisseurs africains et internationaux constatent que les annonces de Casablanca ne reposent sur aucune réalité concrète puisque le pouvoir est incapable de consommer plus de 28% de l’enveloppe budgétaire déjà allouée par les bailleurs de fonds. La quête de gadgets solaires à Brazzaville confirme que l’appareil d’État de la dictature n’a ni les cadres ni la rigueur requis pour piloter le développement d’une nation enclavée.

 

La méfiance s’installe durablement chez les responsables de la Banque africaine de développement qui observent le décalage entre les besoins réels du peuple et l’incapacité chronique des autorités à finaliser les dossiers techniques. En se contentant de réclamer du matériel de poche au lieu de réformer la bureaucratie corrompue de Bangui, le chef de l’État condamne la Centrafrique à rester le parent pauvre du financement régional. Les institutions financières maintiennent le blocage sur les crédits lourds, laissant l’empereur repartir du Congo avec pour seule perspective une économie nationale réduite à l’alimentation des téléphones mobiles.

 

Par Alain Nzilo

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Maître Crépin Mboli-Goumba qualifie la gestion du pouvoir par le président Faustin-Archange Touadéra d’écosystème criminel favorisant l’enrichissement illicite et l’impunité.

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Maître Crépin Mboli-Goumba qualifie la gestion du pouvoir par le président Faustin-Archange Touadéra d’écosystème criminel favorisant l’enrichissement illicite et l’impunité.

 

Maître Crépin Mboli-Goumba qualifie la gestion du pouvoir par le président Faustin-Archange Touadéra d'écosystème criminel favorisant l'enrichissement illicite et l'impunité.
Maître Crépin Mboli Goumba, président du parti Patrie et coordonnateur du BRDC. Photo CNC

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le ton monte d’un cran dans la charge politique contre le régime centrafricain. S’exprimant sans détour lors de sa récente prestation médiatique, la figure de proue du BRDC, Maître Crépin Mboli-Goumba, utilise des mots d’une sévérité inédite pour disséquer les méthodes de gouvernance du régime en place à Bangui.

 

Pour l’avocat et opposant, le pouvoir actuel dépasse le simple cadre de la mauvaise gestion publique. En s’appuyant sur la définition biologique du terme, il décrit le fonctionnement des institutions comme un écosystème criminel, c’est-à-dire un réseau structuré et interdépendant où le crime organisé, le blanchiment d’argent et l’accaparement des richesses par une minorité ont remplacé les règles républicaines fondamentales.

À lire aussi : Centrafrique : La mère de Faustin-Archange Touadéra évacuée sanitairement vers Saint-Pétersbourg en Russie

 

Au cœur de sa critique figure l’explosion des inégalités et la tolérance face à la corruption. Maître Mboli-Goumba pointe du doigt l’émergence soudaine d’une classe de nouveaux riches gravitant autour du pouvoir, tout cela sur fond de précarité grandissante pour le reste des citoyens. Il rappelle à ce propos que le taux de pauvreté a franchi le barre des 70 % sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, illustrant selon lui l’échec d’un système qui préfère garantir la protection de ses proches plutôt que d’imposer des sanctions administratives et judiciaires.

À lire aussi : Sortir de l’enfantillage politique : Elie Oueifio appelle les Centrafricains à la repentance pour sauver une nation en dérive

 

Déterminé à briser ce qu’il perçoit comme un climat d’impunité généralisée, l’orateur du BRDC plaide pour l’instauration future d’une véritable reddition des comptes. Il propose notamment l’introduction dans la législation du délit d’enrichissement sans cause, afin que tout dirigeant ou acteur public incapable de justifier la provenance de sa fortune personnelle réponde de ses actes devant les tribunaux.

 

Par Alain Nzilo

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Maître Mboli-Goumba met en avant la question de l’enrichissement illicite et de la corruption qui gangrène l’administration sous le régime de Touadéra.

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Merci la MINUSCA : « Mission accomplie », peuple trahi, dictature sanglante instaurée 40 ans après Bokassa

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Merci la MINUSCA : « Mission accomplie », peuple trahi, dictature sanglante instaurée 40 ans après Bokassa

 

Merci la MINUSCA : « Mission accomplie », peuple trahi, dictature sanglante instaurée 40 ans après Bokassa
Valentine Rugwabiza, Cheffe de la Minusca et Mathias Barthelemy Morouba, président de l’Autorité nationale des élections

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Ah, quelle immense fierté ! Il faut saluer le chef-d’œuvre. Un standing ovation pour la MINUSCA, Valentine Rugwabiza et toute la clique de la Division des affaires électorales ! Après des années de loyaux services, ils peuvent enfin fermer la boutique avec le sentiment du devoir accompli : la dictature sanglante est officielle, solidement ancrée, et livrée clé en main.

 

Regardez-moi ce spectacle d’autosatisfaction déplacé. On se réunit entre diplomates bien nourris, cadres de la mission, membres du gouvernement complice et présidents d’institutions fantoches pour s’envoyer des fleurs. Avec humilité, ose-t-elle dire ! Quelle humilité incroyable pour venir célébrer l’enterrement de la démocratie centrafricaine !

À lire aussi : Centrafrique : Vive tension au sein des soldats FACA à Rafaï

 

Fermer la Division électorale parce qu’on a rempli avec succès la mission ? Mais quelle mission ? Celle d’avoir servi de tapis rouge à Faustin-Archange Touadéra et à ses mercenaires de Wagner ? Celle d’avoir fermé les yeux sur la terreur des milices Requins, sur le bradage de la souveraineté et sur le carnage quotidien de la population centrafricaine ?

À lire aussi : Plainte contre X sur l’attaque d’Amdafok, l’opportunisme d’Aristide Briand Reboas face au silence sur les crimes de Wagner

 

Depuis deux mille quinze, le bilan électoral de l’ONU en République Centrafricaine est une farce grotesque.

 

Premièrement, en deux mille quinze, c’est une mascarade intégrale. On parachute au pouvoir un homme qui n’a même pas osé faire campagne à plus d’un kilomètre de Bangui. Un président de salon, désigné dans les couloirs feutrés de la diplomatie internationale pendant que les Centrafricains crevaient.

 

Deuxièmement, en deux mille vingt, le braquage continue avec la bénédiction onusienne, ignorant totalement les cris d’alarme de l’opposition et de la société civile.

 

Troisièmement, le référendum et le troisième mandat constituent la cerise sur le gâteau de la honte ! Une révision constitutionnelle taillée sur mesure pour pérenniser le pouvoir, portée par les fusils russes et validée par le silence assourdissant, quand ce n’est pas le soutien logistique, de la MINUSCA. Et enfin, le grand accomplissement le 28 décembre 2025 avec les chaos électoraux  validant le troisième mandat instaurant la nouvelle dictature en RCA. 

 

Alors oui, un grand MERCI ! Merci à la MINUSCA, merci aux diplomates du Conseil de sécurité, merci à la France, aux États-Unis, à la Russie et à tous les apprentis sorciers de la géopolitique. Vous avez réussi l’exploit d’unir vos lâchetés et vos intérêts cyniques pour condamner tout un peuple à la botte d’un régime sanglant.

 

Les Centrafricains n’oublieront pas qui a tenu l’échelle pendant que la tyrannie s’installait. Valentine Rugwabiza et ses troupes peuvent sabrer le champagne et fermer leurs bureaux électoraux avec le sentiment du travail bien fait. Mais qu’ils se rappellent une chose : aucune dictature n’est éternelle, et l’histoire jugera sévèrement ceux qui ont habillé la tyrannie aux couleurs du maintien de la paix.

La MINUSCA Centrafrique a joué un rôle controversé dans l’établissement d’une dictature sanglante, exacerbant ainsi la crise politique en RCA.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Assassinat du géologue suisse : deux suspects affirmant connaître les commanditaires doivent être interpellés par la CPS ou la CPI

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Assassinat du géologue suisse : deux suspects affirmant connaître les commanditaires doivent être interpellés par la CPS ou la CPI

 

Assassinat du géologue suisse : deux suspects affirmant connaître les commanditaires doivent être interpellés par la CPS ou la CPI
Pascal Binda Koyagbelé à la morgue en train de faire son spectacle sur les dépouilles de ses victimes

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 L’exécution du géologue suisse Majineh Luka et de son garde du corpsun soldat de l’armée nationale, survenue le 1er août à Imohoro, à 55 kilomètres de Bangui sur la route de Damara, exige désormais une action judiciaire internationale contre deux centrafricains  proches du régime actuel et bien identifié.

 

Des déclarations qui désignent déjà les responsables

 

Ce dossier ne relève plus de la spéculation. Deux hommes proches du pouvoir ont affirmé publiquement savoir qui a commandité et exécuté ce crime. Pascal Bida Koyagbele, ministre conseiller à la présidence chargé des Grands Travaux, l’a dit devant les caméras, à la morgue même, devant les dépouilles des victimes, en citant Nourredine Adam, chef du FPRC, et Karim Meckassoua, ancien Président de l’assemblée nationale ainsi que d’autres hommes politiques de l’opposition démocratiques installés dans la capitale comme les auteurs de ce crime odieux de ce suisse et de son garde du corps.

À lire aussi : Pour la paix en Centrafrique, maître Crépin Mboli-Goumba exige désormais l’intégration des paramètres sécuritaires dans le débat politique

 

Au même moment, un autre relais du pouvoir, agent au ministère des mines,  a fait un live sur Facebook en direct où il prétend identifier avec précision les exécutants de cet assassinat. Deux versions, deux sources proches du régime, une même certitude affichée. Aucun des deux n’a pourtant fourni la moindre preuve de ce qu’ils disent.

À lire aussi : Encore et encore une nouvelle signature du nouveau programme pays pour le travail décent entre le gouvernement centrafricain et l’OIT

 

Pourquoi la CPS et la CPI doivent agir maintenant

 

Face à des accusations aussi précises tenues en public, la Cour pénale spéciale et la Cour pénale internationale ne peuvent plus rester en retrait. Les deux juridictions doivent se saisir du dossier et ordonner l’interpellation de ces deux hommes pour les besoins de l’enquête. Quiconque affirme connaître les commanditaires d’un assassinat en porte la responsabilité de le démontrer.

 

S’ils détiennent réellement des preuves, qu’ils les remettent aux juges, qui pourront alors agir contre les vrais coupables. Dans le cas contraire, ils devront répondre de diffamation et de manœuvres destinées à tromper la justice. Un tel silence, prolongé, ferait de leurs déclarations un simple outil de communication plutôt qu’une aide à l’enquête.

 

Une fuite en avant : Koyagbelé, dans la ligne de mire  

 

Pourtant, les soupçons se concentrent depuis plusieurs jours de manière pressante sur Pascal Bida Koyagbele, à l’origine de la venue de l’expert européen sur le sol centrafricain. Beaucoup d’observateurs voient dans cet acte criminel une opération visant à éliminer le spécialiste pour faire main basse sur d’importantes sommes d’argent, chiffrées en centaines de millions de francs CFA. En instrumentant cette sortie médiatique spectaculaire à la morgue, le ministre conseiller tente d’amorcer une fuite en avant. Ses déclarations théâtrales cherchent avant tout à brouiller les pistes et à tromper la justice pour échapper à ses propres responsabilités.

 

 

 

Les suspects de l’assassinat du géologue suisse, dont Pascal Bida Koyagbele, affirment connaître les commanditaires, soulevant des questions sur la responsabilité de ces déclarations.

Par Gisèle MOLOMA

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Affaire du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé : le parti URCA dénonce un acharnement sur son Président fondateur

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Affaire du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé : le parti URCA dénonce un acharnement sur son Président fondateur

 

Affaire du passeport de l’opposant Anicet-Georges Dologuelé : le parti URCA dénonce un acharnement sur son Président fondateur
Anicet-Georges Dologuelé

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le passeport ordinaire d’Anicet-Georges Dologuélé, député de la Nation, reste bloqué par les autorités centrafricaines. L’URCA dénonce ce refus et annonce des recours.

 

Un député de l’opposition privé de titre de voyage

 

À lire aussi : L’ancien premier ministre Martin Ziguelé alerte sur les dettes croisées d’entreprises comme l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL

Anicet-Georges Dologuélé siège comme député de la Nation. Il a aussi dirigé le gouvernement comme Premier ministre et reste aujourd’hui une figure majeure de l’opposition centrafricaine.

 

À lire aussi : Affaire de passeport de l’opposant Anicet Georges Dologuélé : face-à-face tendu entre l’opposant et le premier vice-président de l’Assemblée nationale

Depuis plusieurs mois, les autorités refusent de lui délivrer un passeport ordinaire. Aucune base légale n’a été communiquée à l’intéressé pour justifier ce blocage.

 

Ce refus s’inscrit dans une longue série d’incidents. Dès mars 2021, Dologuélé avait déjà été empêché de quitter le pays pour des raisons médicales, pendant quatre mois.

 

En octobre 2025, un tribunal de Bangui a jugé qu’il avait perdu sa nationalité centrafricaine, en raison d’une double nationalité française. Cette décision intervenait alors qu’il avait renoncé à sa nationalité française en août de l’année précédente, pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle.

 

En décembre 2025, Dologuélé s’est présenté malgré tout à la présidentielle. Il s’est classé en deuxième position avec environ 13 % des suffrages, loin derrière l’empereur Faustin-Archange Touadéra, réélu avec 77,90 % des voix.

 

Un refus qui se répète depuis février

 

En février 2026, le gouvernement a déjà refusé de renouveler son passeport. Ce refus intervenait en dépit d’une décision de justice ordonnant le contraire, et le Coordonnateur de la PJLOD, Arsène Elien, y voyait un acte politique posé en pleine conscience.

 

Le 5 mai 2026, la police a confisqué son passeport diplomatique. L’incident s’est produit à l’aéroport international de Bangui Mpoko, alors que l’opposant répondait à une invitation officielle de l’Union africaine à Addis-Abeba.

 

Face à cette accumulation, le dictateur semble vouloir maintenir Dologuélé sur le territoire, sans base légale rendue publique. L’URCA y voit une dérive inacceptable.

 

Repères chronologiques

 

Mars 2021 : interdiction de sortie du territoire pour raisons médicales, pendant quatre mois.Octobre 2025 : un tribunal de Bangui juge que Dologuélé a perdu sa nationalité centrafricaine.14 novembre 2025 : le Conseil Constitutionnel rend la décision n°014/CC/25.Décembre 2025 : Dologuélé termine deuxième à la présidentielle, avec environ 13 % des voix.Février 2026 : le gouvernement refuse de renouveler son passeport ordinaire.Mai 2026 : la police confisque son passeport diplomatique à l’aéroport de Bangui.La réaction de l’URCA

 

Le président de l’URCA bénéficie du soutien de son parti. Dans un communiqué, l’union exprime une profonde préoccupation face à ce refus répété des autorités compétentes.

 

Selon l’URCA, un acte administratif ordinaire s’est transformé en instrument de sanction politique. Le parti s’appuie sur la décision n°014/CC/25 du Conseil Constitutionnel, qui précise qu’aucun décret n’a constaté la perte de nationalité de Dologuélé.

 

Par conséquent, il ne peut être soumis aux formalités de réintégration, selon cette décision. L’URCA rappelle que les décisions du Conseil Constitutionnel s’imposent à toutes les autorités publiques et administratives.

 

De son côté, le parti soutient que Dologuélé conserve l’intégralité de ses droits civiques et politiques. Ce droit inclut la liberté d’aller et venir et l’obtention d’un titre de voyage officiel.

 

Le refus du passeport d’Anicet-Georges Dologuelé par les autorités met en lumière les tensions entre l’URCA et le gouvernement, accentuant les enjeux de la démocratie en Centrafrique.

Les trois exigences de l’URCA

 

Le parti formule trois demandes précises :

 

La délivrance immédiate du passeport ordinaire du président de l’URCA, dans le respect des textes en vigueur.Le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens, sans distinction d’appartenance politique.L’arrêt définitif des discriminations administratives visant les leaders de l’opposition démocratique.En conséquence, le Bureau Politique de l’URCA annonce l’engagement de recours démocratiques et juridiques. Ces démarches viseront les échelons national, régional et international.

 

Un appel à la mobilisation

 

L’URCA interpelle aussi l’opinion publique et la communauté démocratique. Le parti appelle ses militants, ses sympathisants et tous les citoyens épris de justice à rester vigilants.

 

Le silence de l’URCA ne doit pas être interprété comme une résignation, précise le communiqué. Toutefois, le parti rappelle que la démocratie ne se limite pas à la seule organisation d’élections.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : un nouvel accident mortel de camion sur la montagne de Boyali

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Centrafrique : un nouvel accident mortel de camion sur la montagne de Boyali

 

Centrafrique : un nouvel accident mortel de camion sur la montagne de Boyali
accident camion sur la route de Boali, au village Boyali

 

 

 

En Centrafrique, l’axe Bangui – Boali a connu un nouvel accident mortel ce vendredi 7 août 2026. Un camion lourd a quitté sa trajectoire, entraînant le décès immédiat de son chauffeur.

 

Une défaillance mécanique lors de la montée

 

Alors que l’imposant véhicule entamait la montée de la montagne de Boyali, une fuite d’air a subitement privé le camion de son système de freinage. Sans pression pour maintenir l’engin sur cette pente raide, la lourde charge a immédiatement entraîné le véhicule dans une marche arrière incontrôlable.

À lire aussi : Séisme à l’UNOPS Bangui : un réseau de plus de 400 employés fantômes démasqué par un audit des nations-unies

 

L’échec des tentatives de freinage d’urgence

 

À lire aussi : Gaga : Cinq personnes complètement écrasées dans un accident sous les roues d’un camion minier chinois

Face à la dérive de l’engin, les apprentis du véhicule se sont précipités pour caler les roues. Malgré la répétition de ces gestes de secours sous la panique, les cales posées au sol n’ont pas réussi à stopper la masse du gros porteur en pleine descente.

 

Une chute mortelle au fond du ravin

 

Le camion a fini par se renverser complètement en contrebas de la chaussée, terminant sa course les roues vers le ciel. Bloqué à l’intérieur de la cabine totalement écrasée par le choc, le conducteur est mort sur le coup.

 

L’intervention difficile des autres routiers

 

Les conducteurs d’un convoi venu du Cameroun, arrivés juste après le drame, ont filmé la scène avant de prêter main-forte. Ils ont dû décarcasser la tôle du véhicule pour parvenir à extirper le corps sans vie de leur confrère.

 

Par Alain Nzilo

L’accident mortel à Boyali souligne les dangers de la route de Boali, où une défaillance mécanique du camion a provoqué un drame tragique.

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Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique dénonce les accusations honteuses et pathétiques dans l’assassinat d’un Suisse et d’un militaire près de Damara

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Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique dénonce les accusations honteuses et pathétiques dans l’assassinat d’un Suisse et d’un militaire près de Damara

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique dénonce les accusations honteuses et pathétiques dans l'assassinat d'un Suisse et d'un militaire près de Damara
Le général Nourredine Adam. Chef du FPRC

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

Informé du décès d’un ressortissant suisse et d’un militaire vers Damara, le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique condamne ce crime et rejette fermement toute responsabilité dans cet événement.

 

A travers une déclaration signée dans la préfecture de la Vakaga par son porte parole Aboubakar Siddick Ali, le groupe politico-militaire fustige la mise en cause de Nourredine Adam. Le mouvement rebelle rappelle que le drame s’est déroulé dans un secteur entièrement sous le contrôle des mercenaires russes et de leurs supplétifs.

 

À lire aussi : Bambouti souffle enfin : Wagner commence à lever son dispositif de guerre mondiale

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique exige désormais la tenue d’une enquête internationale, indépendante et crédible. L’organisation cherche à faire la lumière complète sur les circonstances exactes de cette attaque survenue non loin de la capitale.

 

À lire aussi : Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner : l’alliance officielle du sang et du pillage en Centrafrique

Dans son communiqué, le mouvement rappelle l’assassinat irrésolu des trois journalistes russes survenu en juin 2018. Le mouvement précise que ses combattants n’ont jamais pris pour cible les forces armées nationales, la population civile ou les travailleurs humanitaires.

 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique réaffirme la nature exclusivement politique et patriotique de sa démarche. Les responsables soutiennent que leur engagement ne saurait servir de prétexte pour des exactions commises contre des ressortissants étrangers.

 

Par Éric Azoumi

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L’assassinat près de Damara suscite des appels à une enquête internationale, le FPRC rejetant toute implication de Nourredine Adam dans ce crime.

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Mines, forêt et pétrole : Martin Ziguélé exige l’application immédiate des recommandations de la Banque Mondiale en République Centrafricaine

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Mines, forêt et pétrole : Martin Ziguélé exige l’application immédiate des recommandations de la Banque Mondiale en République Centrafricaine

Mines, forêt et pétrole : Martin Ziguélé exige l’application immédiate des recommandations de la Banque Mondiale en République Centrafricaine
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 L’ancien député presse le gouvernement d’exécuter les directives financières des bailleurs de fonds internationaux. Il refuse tout nouveau délai dans l’application des réformes.

 

Un manque à gagner colossal

Les rapports récents confirment un manque à gagner important dans les recettes publiques. Ce manque concerne le bois, le carburant et les gisements précieux.

 

La Banque Mondiale préconise un découpage des réformes en trois étapes successives. Selon nos informations, cette méthode progressive vise à assainir la gestion des finances nationales.

 

Par ailleurs, cette approche tient compte des faiblesses structurelles historiques de l’administration centrafricaine. Elle évite ainsi d’imposer toutes les réformes en une seule fois.

 

Un secteur aurifère largement sous-exploité fiscalement

Le secteur aurifère génère des sommes insignifiantes pour le Trésor public. Ce constat tranche avec les nations voisines à la production équivalente.

 

L’absence de vérifications indépendantes rigoureuses empêche l’État d’engranger des recettes importantes. Ces milliards de francs CFA devraient pourtant financer les services publics essentiels.

 

Une volonté politique jugée indispensable

La remise en ordre de ces filières stratégiques nécessite une volonté ferme. Cette volonté doit se traduire par le respect de la législation par tous les intervenants.

 

À ce stade, l’adoption stricte du calendrier de réformes reste la seule méthode envisagée. Elle garantirait, en conséquence, des rentrées fiscales décentes pour l’État centrafricain.

 

Par Alain Nzilo

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Les réformes financières sont essentielles pour améliorer la gestion des ressources, notamment dans le secteur aurifère, souvent sous-exploité en Centrafrique.

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Centrafrique : le nouveau premier vice-Président de l’assemblée nationale, l’honorable Mapenzi veut transformer les députés en bons soldats du régime Touadéra

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le nouveau premier vice-Président de l’assemblée nationale, l’honorable Mapenzi veut transformer les députés en bons soldats du régime Touadéra

 

 

le nouveau premier vice-Président de l’assemblée nationale, l’honorable Mapenzi veut transformer les députés en bons soldats du régime Touadéra
Jean-Symphorien Mapenzi , premier vice Président de l’assemblée nationale

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’institution parlementaire s’apprête à vivre ses heures les plus sombres. Jean Symphorien Mapenzi installe un climat de caserne où l’obéissance aveugle remplace désormais la mission sacrée de représentation du peuple.

 

Les mots choisis par Jean Symphorien Mapenzi lors de son intervention sur la radio Ndékè-luka ne laissent place à aucune ambiguïté sur la trajectoire de cette huitième législature. En insistant lourdement sur la « discipline » et la « régularité », il dessine les contours d’une Assemblée nationale transformée en annexe de la présidence. Pour ce cadre du MCU, l’élu ne doit plus être une force de proposition ou un contre-pouvoir, mais un agent d’exécution dévoué à la survie du système. Cette volonté de caporalisation vise à supprimer toute velléité d’indépendance chez les députés, les réduisant à un rôle de figurants au sein d’une machine politique monolithique.

 

La rhétorique du « travail en équipe » utilisée par le vice-président cache mal une exigence d’alignement total derrière le chef de l’État. Mapenzi affirme sans détour que le peuple a donné les instruments au pouvoir pour mener sa politique, suggérant que l’Assemblée doit se contenter d’accompagner ce mouvement sans jamais poser de conditions. Cette vision nie l’essence même de la démocratie qui repose sur l’équilibre et la surveillance mutuelle des organes de l’État. En prônant une telle cohésion, il verrouille l’institution et s’assure que les projets de loi venus du gouvernement passent sans la moindre résistance.

 

L’accent mis sur l’unanimité des postes au sein du bureau confirme cette dérive vers un absolutisme parlementaire. Pour Mapenzi, l’absence de débat et de compétition est une victoire, alors qu’elle annonce l’extinction du pluralisme. Les députés sont désormais sommés de suivre le tempo dicté par le sommet, sous peine d’être perçus comme des éléments perturbateurs. Cette stratégie de normalisation transforme l’hémicycle en un bastion de loyauté où la défense des intérêts du régime Touadéra prime sur les revendications légitimes de la population. L’ère des “députés soldats” commence, marquant la fin de la liberté de parole sous la coupole.

 

Par Alain Nzilo

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On est dominé, on est sans souveraineté : Raymond Adouma fustige sur la radio Ndékè-luka l’aliénation du territoire national et le pillage des ressources par les intérêts étrangers

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On est dominé, on est sans souveraineté  : Raymond Adouma fustige sur la radio Ndékè-luka l’aliénation du territoire national et le pillage des ressources par les russes et rwandais

On est dominé, on est sans souveraineté  : Raymond Adouma fustige sur la radio Ndékè-luka l'aliénation du territoire national et le pillage des ressources par les russes et rwandais
Monsieur Raymond Adouma

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le plateau politique de la radio Ndékè-luka est devenu le haut-parleur d’une contestation radicale contre la mainmise étrangère sur les richesses et les décisions stratégiques du pays.

 

La perte de contrôle de l’État sur ses propres leviers régaliens constitue le cœur de la charge menée par Raymond Adouma sous la septième république. L’ancien ministre de l’opposition fustige l’influence grandissante des puissances extérieures et la présence de forces armées étrangères qui dictent leur loi sur le sol national, réduisant l’autorité républicaine à une simple fiction juridique. Cette situation de dépendance sécuritaire et politique ôte au peuple centrafricain toute capacité d’autodétermination, transformant la gouvernance actuelle en un système de vassalité qui s’exerce en dehors de tout contrôle démocratique ou parlementaire.

 

Cette dépossession de la souveraineté est intimement liée à l’exploitation effrénée du sous-sol par des intérêts transnationaux. Les autorités actuelles ont distribué plus de cent permis miniers à des entités étrangères, notamment pour l’extraction à grande échelle de l’or dans la région d’Andesma. Les retombées financières de ces contrats opaques échappent presque intégralement au trésor public, ne contribuant qu’à hauteur de quatre pour cent aux recettes de l’État. En plus de ce pillage économique, les provinces de l’est subissent un désastre écologique de grande envergure, où les cours d’eau pollués et la disparition des ressources halieutiques condamnent les populations locales à la misère.

 

Sur le plan de la gouvernance interne, le sommet de l’État brille par son manque de rigueur et sa désorganisation. Lors du conseil des ministres inaugural, quatre membres du nouveau gouvernement ont brillé par leur absence, illustrant l’indiscipline qui règne au sein d’une équipe composée à soixante-douze pour cent d’anciens dignitaires reconduits. Pour étouffer les critiques liées à ces défaillances, un verrouillage strict de l’information a été instauré, interdisant aux ministres de s’exprimer en dehors d’un canal officiel unique. Ce secret d’État entoure également les conditions de l’arrivée de vagues de migrants en provenance des États-Unis, installés discrètement dans des immeubles de l’avenue Conjugo à Bangui.

 

Pendant que les ressources nationales profitent à des tiers, le quotidien des Centrafricains est marqué par un abandon social total. Les statistiques révèlent que trois citoyens sur quatre vivent sous le seuil de pauvreté avec moins de mille francs par jour, la cherté de la vie obligeant les familles à se contenter d’un unique repas quotidien. Le système sanitaire s’est totalement effondré, les hôpitaux publics étant dépourvus de médicaments de base, ce qui entraîne une hausse continue et excessive de la mortalité, alors que le réseau routier est abandonné sous forme de pistes de poussière impraticables.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : un violent éclair provoque un incendie et une débandade générale à l’hôpital de Carnot

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Centrafrique : un violent éclair provoque un incendie et une débandade générale à l’hôpital de Carnot

En Centrafrique, les hôpitaux agonisent, Le personnel médical travaille sans salaire depuis des mois, et les malades meurent faute de soins
Hôpital de Carnot

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Dans la soirée du jeudi 6 août 2026, la ville de Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré, a été le lieu d’un événement aussi soudain que traumatisant. Une pluie torrentielle d’une rare intensité s’est abattue sur la localité, accompagnée d’orages particulièrement violents. C’est au cœur de cette tempête que la foudre a frappé de plein fouet l’hôpital de la ville.

 

La foudre s’abat sur la nouvelle extension

 

À lire aussi : Des mines d’or aux milices de rue : Le tramadol, l’arme de contrôle social de Wagner sur la jeunesse centrafricaine

Un violent éclair a directement touché une aile nouvellement construite du complexe hospitalier. Bien que ce bâtiment récent soit encore vide d’équipements et de mobilier, l’impact électrique a immédiatement déclenché un incendie spectaculaire. En quelques instants, les flammes se sont propagées à la structure, illuminant la nuit et plongeant l’établissement dans l’effroi.

 

À lire aussi : Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner : l’alliance officielle du sang et du pillage en Centrafrique

Panique et débandade générale chez les patients

 

Face à la rapidité du sinistre et à la violence des flammes, la panique s’est emparée des lieux. Dans les autres ailes de l’hôpital, le personnel et les malades ont cédé à une débandade générale. Dans un réflexe de survie, toute personne en capacité de se lever a pris la fuite. Même les patients les plus gravement atteints, rassemblant leurs dernières forces, ont réussi à s’extirper de leurs lits pour s’enfuir dans la précipitation et s’éloigner du danger.

 

Un bilan encore incertain

 

Pour l’heure, le bilan exact des dégâts matériels et d’éventuels blessés que ce soit en raison de l’incendie lui-même ou des mouvements de foule durant la fuite reste difficile à établir. Les autorités locales et les équipes de secours poursuivent leurs évaluations sur le terrain pour faire la lumière sur cet événement traumatisant pour la communauté de Carno.

 

Par Arthur Sapia

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Aveu honteux de Serge Ghislain Djorie : l’implacable réquisitoire de Louis-Firmain KONGOUBÉ sur le fiasco de Neptune Oil

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Aveu honteux de Serge Ghislain Djorie : l’implacable réquisitoire de Louis-Firmain KONGOUBÉ sur le fiasco de Neptune Oil

 

Une année après ses larmes, Ghislain Djorie trouve un point de chute : la Chine
L’ancien ministtre de communication et porte parole du gouvernement

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 L’analyse incisive de Louis-Firmin KONGOUBÉ dissèque les confessions de l’ancien porte-parole gouvernemental concernant le naufrage pétrolier centrafricain, mettant à nu la gestion désastreuse du pouvoir en place.

 

Dans un débat audiovisuel sur les antennes de la radio Ndékè-luka, l’analyste politique Louis-Firmin KONGOUBÉ attire l’attention du public sur une déclaration particulièrement révélatrice de l’ancien ministre de la Communication, Ghislain Serge Djorie. Interpellé sur la pénurie de carburant, ce dernier a lâché devant les caméras une phrase qui résume le désarroi des autorités publiques.

À lire aussi : Jean-Pierre Mara, ancien député centrafricain explique pourquoi la peur de la dévaluation du franc CFA s’empare de nos autorités nationales

 

Selon Louis-Firmin KONGOUBÉ, reconnaître publiquement que la vérité ferait descendre les citoyens dans la rue équivaut à un aveu d’échec total. Cette déclaration de Ghislain Serge Djorie survient alors que l’universitaire Paul Crescent Beninga venait de présenter des chiffres précis sur le trou budgétaire de dix milliards de francs CFA lié à la gestion du secteur pétrolier.

À lire aussi : Haut-Mbomou : le nouveau chef du détachement de l’armée nationale à Zemio replonge la ville dans l’enfer

 

L’analyste Louis-Firmin KONGOUBÉ souligne la stratégie de défense adoptée par l’ancien porte-parole, qui a tenté de se désolidariser du bilan exécutif en prétendant s’exprimer uniquement comme un simple consommateur. Cette tentative de fuite face aux arguments chiffrés montre l’incapacité des cadres du régime à justifier le monopole accordé à la société Neptune Oil.

 

Dans sa prise de parole, Louis-Firmin KONGOUBÉ refuse toute forme de négociation ou de compromis avec les responsables de cette crise économique. Il estime que les justifications avancées par Ghislain Serge Djorie ne suffiront pas à effacer les lourdes conséquences financières supportées chaque jour par la population centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le fiasco pétrolier en RCA, notamment lié à Neptune Oil, contribue à une profonde crise économique que les autorités peinent à gérer.

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Arsène Élien et la PJLOD soutiennent le déguerpissement au PK12 et appel à la réglementation de la circulation des poids lourds dans la capitale

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Arsène Élien et la PJLOD soutiennent le déguerpissement au PK12 et appel à la réglementation de la circulation des poids lourds dans la capitale

 

Arsène Élien et la PJLOD soutiennent le déguerpissement au PK12 et appel à la réglementation de la circulation des  poids lourds dans la capitale
Monsieur Arsène Élien, administrateur d’assurance

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique et son coordonnateur national Arsène Elien prennent la parole face aux récents événements survenus à Bangui et Bimbo.

 

En effet, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique exprime sa satisfaction envers la décision de la municipalité de Bangui concernant la libération de la voie publique au PK12. Sous l’impulsion du coordonnateur national Arsène Elien, la PJLOD félicite la maire Prisca Roseline Mano pour cette initiative au niveau de la sortie nord de la capitale centrafricaine. Selon la PJLOD et Arsène Elien, cette intervention permet de fluidifier le trafic tout en réduisant les risques d’accidents dans ce secteur très fréquenté.

À lire aussi : Embuscade du PK 55 qui a couté la vie au géologue suisse Majineh Luka et son garde du corps : l’invraisemblable mise en scène de Bida Koyagbele à la morgue à Bangui

 

Toutefois, la récente actualité motive cependant la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique à réclamer des actions plus vastes. Arsène Elien et la PJLOD évoquent un grave accident routier survenu rue des Sœurs dans la commune de Bimbo, où un camion-citerne est impliqué. La PJLOD présente ses condoléances aux familles touchées et Arsène Elien réitère le soutien total de l’organisation envers les victimes de cet événement sur les routes.

À lire aussi : Affaire de passeport de l’opposant Anicet Georges Dologuélé : face-à-face tendu entre l’opposant et le premier vice-président de l’Assemblée nationale

 

Pour éviter de nouveaux drames, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique sollicite des règlements plus stricts pour la circulation des véhicules lourds. Le coordonnateur national Arsène Elien et la PJLOD demandent à la mairie de Bangui ainsi qu’aux autorités de Bimbo de restreindre le déplacement des poids lourds durant la journée. La PJLOD préconise un report complet de ce trafic pendant les heures nocturnes afin d’assurer la sécurité des usagers de la route.

 

La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique réaffirme sa volonté d’agir pour l’organisation et la sécurité de l’espace urbain en République centrafricaine. Arsène Elien confirme que la PJLOD entend maintenir son engagement auprès de la population face aux enjeux de mobilité.

 

Par Anselme Mbata

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La PJLOD plaide pour une meilleure sécurité routière à Bangui, en insistant sur la nécessité de réglementer la circulation des poids lourds et d’encadrer les opérations de déguerpissement au PK12.

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Résistance aux antibiotiques: le discours de l’empereur Touadéra et la pauvreté qui force les Centrafricains à se soigner dans la rue

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Résistance aux antibiotiques: le discours de l’empereur Touadéra et la pauvreté qui force les Centrafricains à se soigner dans la rue

Résistance aux antibiotiques: le discours de l’empereur Touadéra et la pauvreté qui force les Centrafricains à se soigner dans la rue
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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Devant les 1 890 décès annuels liés à la résistance aux antimicrobiens révélés par l’Université de Bangui, l’empereur Faustin Archange Touadéra a appelé à une mobilisation générale. Mais après plus de dix ans de pouvoir, le chaos du système de santé reste intact et les Centrafricains n’ont toujours que les pharmacies de rue comme solution. Cette déclaration a été faite à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, le 13 avril 2026.

 

Selon les chiffres présentés ce jour par les chercheurs centrafricains, environ 1 890 décès par an en République Centrafricaine viennent de la résistance aux antimicrobiens. L’empereur Faustin Archange Touadéra, dans son discours incroyable,  a pointé l’usage excessif et irrationnel des médicaments, les erreurs de prescription et surtout l’automédication. Il a rappelé que la santé concerne chacun et qu’il faut une mobilisation générale pour diminuer la circulation des médicaments de la rue.

 

Il a encouragé ceux qui exercent encore illégalement la pharmacie et la médecine dans les quartiers et dans les marchés à arrêter tout de suite, car personne n’est au-dessus de la loi. L’Association nationale des vendeurs de produits pharmaceutiques, par la voix de son secrétaire général Jules-Olivier Bollet-Ballemont, a promis de collaborer avec le ministère de la Santé publique.

 

Cette association a remis à l’empereur les médicaments falsifiés qui ont ensuite été détruits. Elle dit aider le gouvernement à lutter contre les médicaments falsifiés et les produits nuisibles. Elle lance un appel à ses membres pour qu’ils vendent seulement des produits autorisés par les autorités sanitaires et l’Organisation mondiale de la santé. Un comité d’experts multisectoriels sera créé pour coordonner des travaux de recherche.

 

Voilà le discours officiel prononcé lors de la Journée mondiale de la santé.

 

En réalité, les choses se passent autrement. Les gens se soignent dans la rue parce qu’ils n’ont pas les moyens. Les pharmacies légales vendent les médicaments en boîte entière ou en plaquette complète. Le prix est élevé. Même à l’hôpital, les stocks manquent souvent. Quand un enfant a mal à la tête dans une famille, il faut agir vite. Dans une pharmacie légale, il faut acheter toute la boîte, ce qui peut coûter plus de 2 000 francs. Dans le quartier ou au marché, on vend le comprimé par pièce à 25 francs. Avec 50 francs on prend deux médicaments, on les donne à l’enfant et le mal de tête disparaît. C’est simple, c’est accessible et c’est ce que la pauvreté impose.

 

Les médicaments vendus dans la rue ne sortent pas du néant. Beaucoup proviennent des ONG internationale comme le MSF, des pharmacies légales : des employés les volent et les revendent aux vendeurs des quartiers et des marchés. Parfois la conservation pose problème. Mais le point central reste le manque d’argent. Les vrais médicaments, ceux qui respectent toutes les normes, restent rares pour la majorité des citoyens.

 

L’empereur dit que tout le monde doit mettre la main à la pâte. Pourtant, lui et son ministre de la Santé dirigent le pays depuis plus de dix ans. Pendant tout ce temps, la situation n’a pas progressé. Elle est devenue pire. Il n’y a que trois, quatre ou cinq pharmacies légales dans la capitale. Elles ferment tôt, ouvrent tard ou mettent en place un système de garde très limité. Quand les gens n’ont plus d’autre choix, ils vont dans les quartiers. Si ces points de vente disparaissaient du jour au lendemain, le taux de mortalité monterait encore plus haut.

 

Le pays vit en total chaos depuis des années. Les Centrafricains sont les premières victimes. La pauvreté absolue pousse les familles à choisir le comprimé à 25 francs plutôt que la boîte à 2 000 francs. Le discours de l’empereur ne change rien à cette réalité quotidienne. L’inaction du gouvernement pendant plus de dix ans a laissé le système de santé dans cet état. Annoncer un comité d’experts et demander à tout le monde de collaborer ne remplace pas les manques concrets : médicaments abordables, stocks réguliers dans les hôpitaux, pharmacies ouvertes et accessibles à tous.

 

Les vendeurs de la rue existent parce que le système officiel ne répond pas aux besoins des citoyens pauvres. Les Centrafricains n’ont pas choisi cette situation. Ils la subissent chaque jour quand ils cherchent à soigner un enfant, un parent ou eux-mêmes avec les moyens qu’ils ont. Le discours officiel parle de lutte collective. La réalité montre que cette lutte doit d’abord passer par des actes concrets du gouvernement : rendre les médicaments accessibles, pas seulement interdire ce que la pauvreté a rendu nécessaire.

 

Par Alain Nzilo

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Bangui : Un camion-citerne perd ses freins à la sortie sud-ouest, le bilan humain est lourd

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Bangui : Un camion-citerne perd ses freins à la sortie sud-ouest, le bilan humain est lourd

 

Bangui : Un camion-citerne perd ses freins à la sortie sud-ouest, le bilan humain est lourd
Accident d’un camion citerne à bimbo

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Un tragique accident s'est produit vendredi soir dans le secteur sud-ouest de Bangui, précisément au niveau de la rue des Sœurs. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, un camion-citerne chargé de carburant aurait subi une défaillance technique majeure au niveau de son système de freinage pneumatique.

 

Ayant perdu toute pression d'air nécessaire pour freiner, le conducteur aurait tenté de manœuvrer le volant pour rééquilibrer son véhicule. C'est lors de cette manœuvre désespérée qu'il a totalement perdu le contrôle du poids lourd, qui est venu se renverser et faucher brutalement plusieurs personnes installées en bordure de chaussée. La collision a violemment impacté des piétons, des vendeurs à la sauvette ainsi que des conducteurs de taxis-motos stationnés dans la zone.

À lire aussi : Pour la paix en Centrafrique, maître Crépin Mboli-Goumba exige désormais l’intégration des paramètres sécuritaires dans le débat politique

 

Le bilan provisoire fait état d'au moins une dizaine de morts et de nombreux blessés.

À lire aussi : Affaire de passeport de l’opposant Anicet Georges Dologuélé : face-à-face tendu entre l’opposant et le premier vice-président de l’Assemblée nationale

 

Sur place, la tension est rapidement montée d'un cran. Les forces de sécurité ont mis plus d'une heure avant d'arriver sur les lieux du drame. Ce retard de la gendarmerie a suscité une vive colère chez les riverains, particulièrement inquiets face au risque majeur d'incendie ou d'explosion lié au carburant transporté par la citerne renversée. La sécurisation du périmètre s'est avérée particulièrement délicate dans ce contexte sous haute tension.

 

Des investigations sont actuellement en cours pour établir avec exactitude l'enchaînement des faits et déterminer la cause technique précise de ce drame.

 

Par la rédaction du CNC

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L’accident d’un camion-citerne à Bangui soulève des questions sur la sécurité routière et le transport de carburant, avec un bilan humain tragique.

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Séisme à l’UNOPS Bangui : un réseau de plus de 400 employés fantômes démasqué par un audit des nations-unies

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Séisme à l’UNOPS Bangui : un réseau de plus de 400 employés fantômes démasqué par un audit des nations-unies

 

Séisme à l'UNOPS Bangui : un réseau de plus de 400 employés fantômes démasqué par un audit des nations-unies
Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le scandale éclate au sein de l’UNOPS, prestataire de la MINUSCA. Des auditeurs ont débusqué plus de 400 employés fantômes inscrits depuis plus de huit ans sur les listes de paie des travailleurs centrafricains.

 

Un contrôle international inopiné met au jour une fraude colossale

 

À lire aussi : Wagner, Africa Corps, Poutine : la propagande a ses limites, ne prenez pas les Africains pour des moutons

Un séisme d’une ampleur inédite agite les bureaux de l’UNOPS à Bangui. À la suite d’un audit impromptu diligenté par des inspecteurs internationaux, un réseau structuré a été mis au jour au cœur même du système de paie du prestataire de la MINUSCA. Les auditeurs ont identifié plus de 400 employés fictifs, inscrits frauduleusement sur les listes des travailleurs journaliers et des contractuels. Ce mécanisme de détournement, qui perdurait depuis plus de huit ans, aurait englouti une somme estimée à plus de quatorze milliards de francs CFA. Pendant près d’une décennie, des réseaux d’intérêts se sont enrichis sur le dos des travailleurs nationaux et des contribuables, profitant des failles de gestion de la mission onusienne.

 

À lire aussi : Affaire de passeport de l’opposant Anicet Georges Dologuélé : face-à-face tendu entre l’opposant et le premier vice-président de l’Assemblée nationale

Un protocole de vérification sous loupe qui bloque les fausses pièces d’identité

 

Le mode opératoire de cette fraude a été révélé lors de la récente opération de paie effectuée directement par les auditeurs internationaux. Habitués à voir des intermédiaires distribuer les enveloppes sur simple présentation de copies de pièces d’identité souvent falsifiées, les employés ont cette fois fait face à une procédure stricte. Les inspecteurs ont exigé la présentation des documents originaux, passés systématiquement sous la loupe de contrôle. Ce filtrage rigoureux a immédiatement bloqué les personnes venues encaisser les salaires d’agents fictifs, tandis que des centaines de bénéficiaires inscrits sur les listes ne se sont jamais présentés. En examinant les chaînes de responsabilité, une majorité d’employés interrogés pointe du doigt Tony Mushibele et Olga Lubazandio d’être à l’origine de cette augmentation artificielle des effectifs.

À lire aussi : African initiative : Des commandos russes de la communication aux méthodes mafieuses viennent de s’installer à Bangui et font trembler le pays

 

La précarisation des contrats comme stratégie pour cacher les détournements

 

Cette révélation apporte un éclairage sur les souffrances endurées par le personnel centrafricain ces dernières années. La direction de l’UNOPS utilisait la instabilité contractuelle comme un moyen pour dissimuler ses manœuvres. Les contrats, autrefois signés pour une durée d’un an, ont été progressivement réduits à six mois, puis trois mois, pour finir à un seul mois renouvelable. Cette précarité permanente s’accompagnait de vagues successives de licenciements, frappant tous les agents, y compris ceux chargés de la gestion des états de paie. En renouvelant continuellement le personnel de bureau, l’administration s’assurait que personne ne puisse comprendre la comptabilité ni repérer les anomalies.

 

Licenciements abusifs et dysfonctionnements provinciaux : l’envers du décor

 

Les droits des travailleurs centrafricains ont été régulièrement bafoués par des révocations abusives pour des motifs insignifiants. Il y a un an, quatre employés totalisant plus de huit ans de service sans contrat formel ont été renvoyés du jour au lendemain sans la moindre indemnité. Aujourd’hui, ces victimes poursuivent leurs démarches auprès du gouvernement et des tribunaux nationaux pour obtenir justice face à une direction qui refuse jusqu’à reconnaître leur existence. Les blocages de salaires constatés jusqu’à Birao et dans d’autres villes de province s’expliquent désormais par cette cavalerie financière. De nouveaux détails continueront d’être révélés dans nos prochaines éditions sur cette affaire majeure.

 

Cette fraude à l’UNOPS, impliquant des salaires fictifs, soulève des questions cruciales sur la gestion des fonds publics et les audits internationaux.

Par Gisèle MOLOMA

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Embuscade du PK 55 qui a couté la vie au géologue suisse Majineh Luka et son garde du corps : l’invraisemblable mise en scène de Bida Koyagbele à la morgue à Bangui

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Embuscade du PK 55 qui a couté la vie au géologue suisse Majineh Luka et son garde du corps : l’invraisemblable mise en scène de Bida Koyagbele à la morgue à Bangui

 

Embuscade du PK 55 qui a couté la vie au géologue suisse Majineh Luka et son garde du corps : l'invraisemblable mise en scène de Bida Koyagbele à la morgue à Bangui
Pascal Binda Koyagbelé à la morgue en train de faire son spectacle sur les dépouilles de ses victimes

 

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Après l’exécution sommaire le 1 août dernier du géologue suisse Majineh Luka et de son escorte militaire au PK 55 route de Damara, le commanditaire de ce piège mortel a poussé le cynisme à son paroxysme devant les dépouilles de ses victimes à la morgue de l’hôpital.

 

Une mise en scène théâtrale devant les caméras

 

Les criminels reviennent toujours sur les lieux de leurs forfaits. Pascal Bida Koyagbele, ministre conseiller aux Grands Travaux à la présidence, s’est rendu en personne à la morgue pour y instrumenter un spectacle indécent. Entouré par les équipes de la télévision nationale, l’homme politique s’est fait fixer un micro-cravate pour livrer une déclaration pathétique devant les corps sans vie du géologue suisse et du soldat des forces armées centrafricaines.

À lire aussi : Centrafrique : accident sur la route de Boda, des fidèles de l’Église Baptiste échappent au pire à 25 km de la ville

 

Un hommage hypocrite et des accusations fabriquées

 

À lire aussi : Yves Sanghamy déclare que « 84% de nos investissements publics sont assurés par l’aide internationale », ce qui confirme que la Centrafrique est en faillite totale

Faisant malin de faire la compassion sur les corps sans vie de ses victimes, l’instigateur du drame a qualifié le militaire centrafricain de héros tombé en défendant la patrie, prétendant même que ce dernier aurait neutralisé plusieurs assaillants avant de succomber. Se tournant vers la dépouille du géologue suisse Majineh Luka, il a déploré la perte d’un expert venu valoriser les richesses du sous-sol national. Sans la moindre preuve, il a aussitôt désigné des responsables politiques en exil, citant notamment l’ancien président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua et le chef rebelle Noureddine Adam, tout en pointant du doigt certains hommes politiques de l’opposition qui sont dans le pays.

 

En plus d’être un grand criminel, Binda Koyagbelé est aussi criblé de dette

 

Pour comprendre les raisons qui poussent cet homme à chercher de l’argent, même s’il fallait commettre un crime, il faut voir le côté financier de cet homme. Poussé par des difficultés financières étouffantes et une dette supérieure à un milliard de francs CFA contractée auprès d’Ecobank pour des projets agricoles jamais concrétisés, le ministre conseiller a préféré éliminer son partenaire suisse. En instrumentant ce piège dans la zone réservée du PK 55 sur la route de Damara, puis en rejetant la faute sur des groupes armés imaginaires proches de la capitale, Pascal Bida Koyagbele tente désespérément d’échapper à ses propres responsabilités.

 

Affaire à suivre….

 

Par Éric Azoumi

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L’implication de Pascal Bida Koyagbele dans l’assassinat du géologue suisse Majineh Luka soulève de nombreuses questions sur la sécurité et la corruption au sein du gouvernement centrafricain.

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Des mines d’or aux milices de rue : Le tramadol, l’arme de contrôle social de Wagner sur la jeunesse centrafricaine

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Des mines d’or aux milices de rue : Le tramadol, l’arme de contrôle social de Wagner sur la jeunesse centrafricaine 
Tramadol : poison silencieux des rues et fléau quotidien des jeunes centrafricaines
Un laveur des véhicules et motos à Bangui
   Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC    La dépendance chimique est devenue le rouage central de la domination des paramilitaires russes en République centrafricaine. En distribuant massivement un puissant antalgique détourné, la firme de Pavel Prigojine asservit les forces motrices du pays pour consolider son empire économique. Ce trafic de stupéfiants cible également les ouvriers miniers qui extraient les minerais précieux dans des conditions d’extrême pénibilité. Les comprimés hautement dosés permettent à cette main-d’œuvre de supporter des cadences de travail épuisantes au fond des exploitations aurifères privatisées. Cette distribution programmée s’étend également aux éléments des forces armées centrafricaines et aux unités d’élite chargées de la protection du palais présidentiel. Anesthésiés par ces substances chimiques, ces combattants obéissent aveuglément aux ordres de répression brutale contre les opposants politiques de Bangui. Le réseau mafieux utilise les voies fluviales transfrontalières pour acheminer de nuit ces cargaisons massives de médicaments drogue de synthèse appelée tramadol depuis le Congo. Les bénéfices colossaux générés par cette contrebande pharmaceutique retournent directement dans les caisses de l’organisation pour entretenir son autonomie financière. Cette emprise physique et psychologique exercée sur la population offre une garantie d’impunité totale aux chefs de la milice russe. Le président Faustin-Archange Touadéra se retrouve totalement captif de ce système de protection, n’osant plus contester les dérives de ses propres gardiens. Ce modèle d’assujettissement par la drogue transforme le pays en un laboratoire de criminalité environnementale, minière et sanitaire. Fort de cette réussite logistique, le commandement local prépare déjà l’exportation de cette méthode de contrôle vers les zones de conflit soudanaises. Par Gisèle MOLOMA

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Touadera, les centrafricains veulent savoir pourquoi les Tortures dans les commissariats et les prisons  persistent-elles ?

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Touadera, les centrafricains veulent savoir pourquoi les Tortures dans les commissariats et les prisons  persistent-elles ?

Le Code pénal contre le Peuple : Quand Touadéra transforme la Loi en arme de répression
Image d’illustration de l’arrivée à Bangui d’un suspect arrêté par les Wagner en province

 

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les rapports d’organisations de défense des droits humains continuent de documenter des actes de torture dans les commissariats et établissements pénitentiaires. Ces pratiques, pourtant interdites par le droit international, se maintiennent dans notre pays. Comment expliquer cette persistance ?

 

Une réalité documentée mais cachée

 

Les témoignages affluent régulièrement. Coups, privations, humiliations, violences psychologiques : les méthodes varient mais le phénomène demeure largement dans le pays. Les organisations comme Amnesty International ou Human Rights Watch publient chaque année des centaines de cas répertoriés à travers le monde, y compris dans notre pays.

 

En RCA, les avocats signalent que leurs clients arrivent aux audiences avec des traces de violence. D’autres fois, ce sont les familles qui alertent après avoir constaté l’état physique de leurs proches à leur sortie de garde à vue.

 

L’impunité, un facteur déterminant

 

L’absence de poursuites constitue l’un des principaux obstacles à l’éradication de ces pratiques. Quand les agents responsables ne risquent aucune sanction, les comportements se reproduisent. Les enquêtes internes aboutissent rarement à des condamnations effectives.

 

Cette impunité s’explique par plusieurs mécanismes. D’abord, la solidarité corporatiste protège souvent les auteurs. Les témoins se taisent, les supérieurs hiérarchiques ferment les yeux, ou ce sont eux-mêmes qui donnent l’ordre de torturer. Ensuite, les systèmes judiciaires peinent parfois à enquêter sur leurs propres forces de l’ordre.

 

Des institutions défaillantes

 

Le manque de contrôle externe aggrave la situation. Beaucoup d’établissements fonctionnent en vase clos, sans supervision indépendante. Les visites d’inspection restent rares ou prévisibles, permettant de masquer les dysfonctionnements.

 

Les conditions de détention dégradées créent un terrain propice aux abus. Surpopulation, manque de personnel, formation insuffisante : ces carences structurelles favorisent l’usage de la violence comme mode de gestion.

 

Une culture de la violence

 

Dans certains corps de métier, la brutalité devient une norme tacite, comme à l’OCRB. Les nouveaux agents intègrent ces pratiques comme faisant partie du travail. Cette transmission générationnelle perpétue des méthodes héritées d’époques où la torture était plus largement tolérée.

 

L’idéologie sécuritaire renforce parfois ces dérives. Quand l’efficacité prime sur le respect des droits, la fin justifie les moyens. Les pressions politiques pour obtenir des résultats rapides peuvent pousser certains agents à franchir les lignes rouges.

 

L’absence de mécanismes de prévention

 

Peu de pays, comme justement la RCA,  ont mis en place des systèmes efficaces de prévention. Les protocoles d’interrogatoire laissent souvent trop de latitude aux agents. L’enregistrement systématique des auditions, par exemple, reste l’exception plutôt que la règle.

 

La formation aux droits humains demeure insuffisante. Les agents apprennent les techniques d’interpellation mais pas forcément les limites légales de leur action.

 

Des victimes sans recours

 

Les personnes qui subissent ces violences peinent à obtenir justice. Elles font face à des obstacles multiples : difficulté à prouver les faits, manque d’avocats spécialisés, coût des procédures. Beaucoup renoncent à porter plainte.

 

Cette absence de recours décourage les dénonciations et maintient l’omertà. Sans témoignages, impossible de mesurer l’ampleur réelle du problème ou d’adapter les réponses.

 

Au-delà des blessures physiques, la torture laisse des séquelles psychologiques profondes. Les victimes développent souvent des troubles post-traumatiques qui affectent leur vie familiale et professionnelle. Cette souffrance se transmet parfois aux proches.

 

Ces pratiques dégradent aussi la confiance des citoyens envers les institutions. Quand la police inspire la peur plutôt que la protection, c’est tout l’État de droit qui s’affaiblit.

 

Le rôle de la société civile

 

Les organisations de défense des droits humains jouent un rôle essentiel dans la documentation et la dénonciation de ces abus. Leurs rapports permettent de maintenir la pression sur les autorités et d’informer l’opinion publique.

 

Les médias contribuent également à briser le silence. En relayant les témoignages et en enquêtant sur ces pratiques, ils participent à la prise de conscience collective….

 

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L’ancien premier ministre Martin Ziguelé alerte sur les dettes croisées d’entreprises comme l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL

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L’ancien premier ministre Martin Ziguelé alerte sur les dettes croisées d’entreprises comme l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL 
Martin Ziguélé dénonce les faux agents de renseignements qui inventent des rumeurs de coup d'État pour terroriser les bras cassés de la septième république et paralyser le pouvoir
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC
  Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC   L’économiste Martin Ziguelé alerte sur les dettes croisées d’entreprises comme l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL, et préconise l’ouverture de leur capital aux partenaires privés En effet, les difficultés financières de plusieurs entreprises publiques stratégiques, notamment l’ENERCA, la SODECA et la SOCATEL, continuent de peser sur les finances de l’État et sur la qualité des services fournis à la population. Pour l’ancien Premier ministre et économiste Martin Ziguélé, cette situation appelle des réformes structurelles afin d’assurer la pérennité de ces sociétés et de renforcer leur capacité d’investissement. Selon lui, ces entreprises sont enfermées dans un cercle de dettes réciproques avec l’État. D’un côté, elles accumulent des créances liées à des factures impayées par les administrations publiques. De l’autre, elles doivent elles-mêmes faire face à des obligations fiscales, sociales ou financières qu’elles peinent à honorer. Cette accumulation d’arriérés fragilise leur trésorerie et limite leur capacité à entretenir ou à développer leurs infrastructures. Martin Ziguélé estime qu’un assainissement des comptes constitue une étape indispensable avant toute réforme de fond. Il préconise un règlement progressif des créances entre l’État et ces entreprises afin de rétablir une situation financière plus saine et de leur permettre de retrouver la confiance des partenaires financiers et des établissements bancaires. L’économiste défend également une ouverture du capital de ces sociétés à des partenaires privés, tout en maintenant un rôle stratégique de l’État. Selon lui, cette évolution permettrait de mobiliser des ressources financières supplémentaires, mais aussi de bénéficier de compétences techniques, de nouvelles méthodes de gestion et d’investissements destinés à moderniser les réseaux de production et de distribution. Il considère que cette approche pourrait accélérer la réhabilitation des infrastructures de l’électricité, de l’eau potable et des télécommunications, dont une partie souffre d’un manque d’entretien et d’investissements depuis plusieurs années. L’amélioration de ces services est présentée comme un facteur essentiel pour soutenir l’activité économique, attirer des investisseurs et améliorer les conditions de vie des populations. Pour Martin Ziguélé, le redressement des entreprises publiques ne constitue pas seulement un enjeu financier. Il s’agit également d’un levier de développement national. Des sociétés plus solides, mieux gérées et capables d’investir pourraient progressivement étendre leurs services dans les préfectures, réduire les inégalités d’accès aux infrastructures essentielles et contribuer davantage à la croissance de l’économie centrafricaine. Par Alain Nzilo

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Plainte contre X sur l’attaque d’Amdafok, l’opportunisme d’Aristide Briand Reboas face au silence sur les crimes de Wagner

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Plainte contre X sur l’attaque d’Amdafok, l’opportunisme d’Aristide Briand Reboas face au silence sur les crimes de Wagner

Accord de Ndjamena: Aristide Briand Reboas conseille à Touadéra de dormir les deux yeux ouverts
Monsieur Aristide Briand Reboas, ancien ministre de la jeunesse et de sport

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

La sortie médiatique d’Aristide Briand Reboas annonçant le dépôt d’une plainte contre X après les événements d’Amdafok provoque une vague d’indignation et d’ironie au sein de l’opinion publique. Pour de nombreux observateurs, cette démarche judiciaire s’apparente davantage à une manœuvre d’auto-promotion et à une quête de positionnement politique, une pratique tristement célèbre sous le nom de chercher à manger, qu’à une réelle volonté de rendre justice aux victimes centrafricaines.

 

Le parcours du personnage alimente d’ailleurs de vives controverses. Ancien chef des services de renseignement sous le régime de François Bozizé avant de rejoindre les sphères du pouvoir actuel, Aristide Briand Reboas avait été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports. Son passage au gouvernement s’était soldé par un scandale international retentissant. Arrêté et incarcéré en Corée du Sud pour une affaire d’escroquerie et de détournement de fonds portant sur plus de deux cents millions de francs CFA au détriment d’investisseurs coréens, il avait passé plusieurs semaines en prison alors qu’il était encore en fonction, contraignant l’État à intervenir en urgence. Aujourd’hui libéré, le voir se poser en héraut de la justice et du droit soulève de profondes interrogations sur la crédibilité de son action.

 

À lire aussi : Neptune Oil, la société camerounaise gérée par Wagner qui a coûté 8,5 milliards de FCFA à l’État centrafricain par an

Ce qui scandalise davantage les citoyens et les acteurs de la société civile, c’est l’indignation à géométrie variable de cet ancien ministre. Alors qu’il s’empresse de porter plainte pour l’attaque d’Amdafok à la frontière, Aristide Briand Reboas observe un silence absolu face aux atrocités documentées et attribuées aux mercenaires du groupe Wagner. Plus de vingt civils ont été sauvagement égorgés par ces éléments armés, qui sont allés jusqu’à se photographier tout en souriant à côté des têtes de leurs victimes exposées sur des tapis, diffusant eux-mêmes ces images macabres sur les réseaux sociaux. Face à ces crimes odieux et répétés commis sur le sol national par les mercenaires, ni l’ancien ministre ni les organisations qui lui sont proches n’ont eu le courage d’élever la voix ou de saisir les tribunaux.

 

À lire aussi : Centrafrique : Jules Njawé confirme la politisation de la justice et la crise diplomatique avec le Tchad

Cette agitation autour du dossier d’Amdafok apparaît ainsi comme une comédie visant à se rappeler au bon souvenir du pouvoir pour obtenir un nouveau poste budgétivore. Avant d’évoquer la justice pour Amdafok ou de prétendre identifier des coupables à la frontière, Aristide Briand Reboas devrait d’abord répondre de ses propres casseroles financières et s’expliquer sur son mutisme face aux exactions commises quotidiennement contre la population par les mercenaires étrangers à Bangui et à l’intérieur du pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

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L’attaque d’Amdafok met en lumière le contraste entre l’action d’Aristide Briand Reboas et son mutisme face aux crimes du groupe Wagner en Centrafrique.

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Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner : l’alliance officielle du sang et du pillage en Centrafrique

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Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner : l’alliance officielle du sang et du pillage en Centrafrique

Faustin-Archange Touadéra et le groupe Wagner : l'alliance officielle du sang et du pillage en Centrafrique
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Bienvenue au coeur du système Touadéra où la survie du régime dépend uniquement des mercenaires russes et des exactions commises contre la population civile sur l’ensemble du territoire national.

 

Cette alliance criminelle n’affiche aucune limite et s’impose de la même manière partout dans le pays. Le pouvoir de Faustin-Archange Touadera a capitulé totalement devant l’organisation Wagner, lui donnant les pleins pouvoirs pour occuper les axes routiers, les centres urbains et les zones d’extraction minière. Il n’existe aucun espace de sécurité pour les Centrafricains, la milice privée russe et les forces de l’ordre fonctionnant comme une seule et même entité de répression du nord au sud.

 

Les conséquences de ce pacte se font sentir directement dans le quotidien des habitants de la capitale comme des régions intérieures. Les patrouilles de sécurité commettent des vols de motos, des extorsions de fonds et des arrestations arbitraires en plein centre-ville de Bangui, reproduisant à l’identique les violences exercées contre les paysans à Nzako ou Bria. Les forces armées nationales, totalement intégrées à ce système mafieux, ont abandonné leur rôle de protection pour participer au dépouillement de la population.

 

La présidence maintient cette structure de prédation pour assurer sa propre survie politique, offrant les ressources du sous-sol en échange d’une garde prétorienne. L’appareil judiciaire national est totalement paralysé, incapable et interdit de poursuivre les auteurs de ces crimes de guerre qui impliquent directement le sommet de l’État. L’impunité est totale pour les chefs militaires centrafricains et leurs instructeurs russes, confortés par le silence des ministères qui tirent profit de cette industrie du crime.

 

Le réseau de racket institutionnalisé par cette cohabitation paralyse l’activité économique et détruit les bases de la société centrafricaine. Les rapports onusiens et les émissions de radio financées par la MINUSCA continuent pourtant de diffuser l’illusion d’une transition politique ou d’une justice en marche. Cette propagande internationale sert de paravent au pillage généralisé, laissant les citoyens désarmés face à des autorités publiques devenues les principaux auteurs de la misère humaine.

 

Par Anselme Mbata

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Gaga : Cinq personnes complètement écrasées dans un accident sous les roues d’un camion minier chinois

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Gaga : Cinq personnes complètement écrasées dans un accident sous les roues d’un camion minier chinois

 

Gaga : Cinq personnes complètement écrasées dans un accident sous les roues d’un camion minier chinois
Les camions sur le site minier de l’IMC de Gomignon , 20 kilomètres de Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Un drame d’une violence rare vient une fois de plus d’endeuiller les routes centrafricaines. Ce mercredi 5 août 2026, le paisible village de Gaga, situé à environ 245 kilomètres de Bangui, dans la circonscription de Yaloké 2 (préfecture de l’Ombella-Mpoko), a été le théâtre d’un accident effroyable qui a coûté la vie à cinq personnes sur le coup.

 

Les faits, d’une brutalité extrême, impliquent un camion de transport lourd appartenant à l’entreprise minière chinoise IMC, qui opère sur les chantiers minier de Gaga. Selon les témoignages recueillis sur place, le véhicule circulait dans le village lorsqu’il s’est retrouvé face à une moto transportant cinq personnes à l’amorce d’un tournant. L’impensable s’est produit en une fraction de seconde : le camion a percuté de plein fouet le deux-roues et ses passagers.

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Sous l’impact et la masse du véhicule lourd, la moto a été littéralement compactée, réduite à un amas de métal informe. Les cinq occupants ont subi un sort affreux, écrasés et traînés sur la chaussée. La violence du choc a rendu les victimes totalement méconnaissables, leurs dépouilles disloquées plongeant les témoins et les villageois dans un état de stupeur et de désarroi total.

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À Gaga, la douleur a rapidement laissé place à un sentiment d’impuissance, de colère et de désespoir. Face à la répétition de ces tragédies routières causées par les engins lourds, la population s’interroge, désemparée. « Qu’avons-nous fait pour mériter cela ? », s’indignent des riverains sous le choc, naviguant entre rumeurs de sortilèges et constat amer d’un quotidien devenu incontrôlable.

 

Alors que le nombre de morts sur les routes centrafricaines ne cesse d’augmenter, ce nouveau drame impliquant les équipements de la société IMC pose avec urgence la question de la sécurité et de la régulation du trafic minier au milieu des zones habitées, où les citoyens ne savent plus aujourd’hui à quel saint se vouer.

 

Par Arsène Zato

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L’accident tragique à Gaga soulève des inquiétudes sur la sécurité routière en Centrafrique, notamment concernant les camions miniers chinois circulant dans des zones habitées.

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Encore et encore une nouvelle signature du nouveau programme pays pour le travail décent entre le gouvernement centrafricain et l’OIT

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Encore et encore une nouvelle signature du nouveau programme pays pour le travail décent entre le gouvernement centrafricain et l’OIT

 

Encore et encore une nouvelle signature du nouveau programme pays pour le travail décent entre le gouvernement centrafricain et l'OIT
La ministre du travail Annie-Michelle Mouanga

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Le gouvernement centrafricain vient de signer un nouvel accord avec l’Organisation internationale du travail à Bangui.

 

Cette cérémonie officielle vise ainsi à promouvoir l’image d’un État soucieux des droits des travailleurs. Les autorités vantent d’ailleurs les mérites d’une collaboration censée garantir des emplois protégés. Toutefois, ces annonces pompeuses dissimulent une réalité économique dramatique pour la population. L’exécutif multiplie les textes juridiques pour satisfaire les exigences des institutions internationales. Ce cadre théorique ne s’applique pourtant jamais dans le quotidien des citoyens. L’absence de contrôle réel laisse finalement le champ libre à toutes les dérives.

 

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Sur le terrain, les salariés subissent au quotidien l’arbitraire et les abus des entreprises privées. De nombreux employeurs contournent impunément les lois du travail sans craindre de sanctions. Les appels au secours des victimes de licenciements abusifs restent néanmoins ignorés par le ministère. L’inspection du travail ferme ainsi les yeux face aux injustices vécues dans les sociétés. La protection promise par les réformes ne dépasse d’ailleurs jamais le stade des discours. Les travailleurs ne bénéficient d’aucun recours efficace contre ces décisions.

 

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La précarité généralisée touche particulièrement les employés locaux travaillant pour des structures étrangères. Le harcèlement et les violations des droits fondamentaux se déroulent dans un silence assourdissant. Le pouvoir préfère toutefois célébrer des signatures de documents plutôt que de défendre ses ressortissants. La propagande étatique transforme un simple accord administratif en une prétendue victoire sociale. La déconnexion entre la rhétorique officielle et la précarité réelle demeure totale. Les promesses de justice sociale s’évaporent aussitôt les allocutions terminées.

 

Par Sylvie VICKOS

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Cet accord OIT vise à renforcer les droits des travailleurs, mais la précarité des employés demeure une réalité préoccupante en Centrafrique.

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