Annie Michelle Mouanga et la danse du gouffre à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
A côté du gigantesque gâteau d’anniversaire que les convives de Faustin Archange Touadéra ont bouffé avec boulimie à Mondjo lors de son anniversaire, un feuilleton a occupé toutes les lèvres durant le festin. L’avenir des Ministres actuellement en fonction, à commencer par le Premier Ministre lui-même. Certains s’en vont voir des marabouts pour se garantir leurs postes. D’autres pensent charmer le Président de la République ou bien lui vendre carrément leur âme. Ce sont les plus gourmands de tous, et ce, la Ministre du Travail et de l’Emploi Annie Michelle Mouanga tient la tête de ce peloton de mort.
En effet, il faut être clair dès le départ. Tout le monde sait d’ailleurs que ce sont des tristes nouvelles depuis que Faustin Archange Touadéra a décidé de confier le Ministère du Travail et de l’Emploi à cette dame dénommée Annie Michelle Mouanga qui n’a jamais été directrice à Orange Centrafrique, son ancien poste.
Notre prochaine publication sera consacrée au mariage des Archanges Touadéra et Mouanga. En attendant, parlons de ces opérations de boucheries mises en place par l’actuelle Ministre du Travail et de l’Emploi qui a été nommée uniquement pour signer des arrêtés de fériés parfois même quand le jour est déjà férié et d’autre part, pour siphonner les caisses des entreprises publiques.
Annie Michelle Mouanga n’est certainement pas le seul membre du Gouvernement qui se livre à cette pratique digne du gangstérisme. Il y a le feuilleton Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse et des Sports, mais également celui de monsieur Hervé Lidamon, Directeur Général de l’ONASPORT.
Mais en ce qui concerne Annie Michelle Mouanga, il faut noter un goût effréné de l’argent, une volonté de tout avoir en un temps record, une volupté incommensurable.
Souvenons-nous de l’ouragan qu’elle a fait pleuvoir sur l’ACFPE qui n’est que l’ombre d’elle-même aujourd’hui. Bombardée au Ministère du Travail et de l’Emploi, c’est sur l’ACFPE qu’elle a jeté son dévolu et son grappin. Après le départ du Dg Douzima, ceux qui l’ont suivi tels que Yawélé, Komassa, ont été littéralement avalés par Annie Michelle Mouanga chaque fois qu’ils décident de s’opposer à lui.
Disons-le clairement, Annie Michelle Mouanga se comporte exactement comme une « Mamba ». Comme vous le savez, cette expression utilisée souvent pour désigner les crocodiles, les caïmans, ces espèces avec des groins et des mandibules servant à tout broyer.
Finalement, c’est une nièce d’Annie Michelle Mouanga qui occupe le poste de DG de l’ACFPE après avoir réussi à démettre l’ancien Conseil d’Administration de strapontins en servant de monsieur Komassa comme une taupe dans l’affaire contre les précédents Directeurs généraux.
Pour en rire, en mai 2025, Annie Gisèle Mouanga et sa cousine de Directrice Générale ont entamé les travaux de réhabilitation de l’ACFPE. Jusqu’à ce jour, cette institution qui rayonnait sous le Dg Douzima ressemble à une porcherie québécoise. Où sont partis les fonds ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Va-t-on compter l’ACFPE au nombre des grands ouvrages entamés sous la 6e République mais inachevés sous la 7e République ?
Pour la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, depuis Mondjo, la Capitale de la 7e République, au cours d’une discussion, deux dames proches de l’une des épouses officielles du Président de la République, ont fait éclater une information dont nous avons la primeur.
Selon ces confidences, à tous les ministres de l’actuel Gouvernement, le Président Faustin Archange Touadéra a beaucoup exigé pour espérer se voir reconduire tellement que la liste des personnalités, amies et connaissances à récompenser est longue et bidon. C’est ainsi que Annie Michelle Mouanga qui a récemment effectué une mission à Lomé au Togo en tant que Ministre en exercice de la CIPRES, a cru bon de charmer le Chef de l’Etat avec un projet de construction d’un hôpital VIP tel qu’il en existe au pays des Eyadéma.
Mais comme le dirait Château Briand : « Une ambition sans compétence n’est qu’un château de cartes ». Peut-être que la Ministre du Travail et de l’Emploi a voulu imiter l’ex-empereur Jean-Bédel Bokassa. Mais c’est une vilaine imitation puisqu’elle aurait contraint selon ces mêmes sources, l’administration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale à piocher dans les pensions des retraités pour soutenir ce projet de manière que cela puisse attirer l’attention du Président Faustin Archange Touadéra. Ainsi, elle ne pourra pas être évincée de son poste de Ministre chargée de signer les arrêtés de fériés.
Si tenté que le projet soit porteur de sens pour la République, la Ministre ne peut pas outrepasser le Conseil d’Administration de la CNSS qui n’est plus sous-tutelle traditionnelle d’un département ministériel.
Et toujours depuis Mondjo, les convives du Président gobent mal l’attitude de la Ministre Annie Michelle Mouanga parce que ce projet dont elle revendique la paternité n’est véritablement pas à elle puisque les autorités de la CNSS et le Conseil d’Administration y auraient longtemps travaillé. La bonne dame voudrait faire donc de la récupération. Qui plus est, prendre de l’argent pour soutenir un projet de construction d’un hôpital juste parce que l’on veut garder son poste de ministre relève de l’escroquerie. Et cela dénote le degré de moralité des gens qui entourent le président Faustin Archange Touadéra.
Les informations de nos confrères de Médias + étaient déjà si claires sur les boucheries administratives d’Annie Michelle Mouanga, l’ange de la mort des entreprises publiques. Le restaurant de la CNSS, c’est elle qui le tient à hauteur de 15 millions par mois selon nos confrères journalistes. La salle de conférence de la CNSS, c’est encore elle qui la tient.
Mais est-ce que le Président Faustin Archange Touadéra sait au moins que les entreprises publiques sont créées pour servir l’intérêt général et non les intérêts des ministres ? C’est maintenant ou jamais l’occasion pour la Haute Autorité de Bonne Gouvernance, l’Inspection Générale d’Etat ou bien la Cour des Comptes de diligenter une enquête musclée contre tous les ministres suceurs d’argents et de deniers publics parce que ceux-ci n’ont pas leur place dans la 7e République.
Par Yvon Doudou Golongosso
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
