Pendant que le dictateur Touadera s’accroche au pouvoir , la Flambée des prix frappe à Bangui : les étals se vident, le peuple paie le prix fort

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Pendant que le dictateur Touadera s’accroche au pouvoir  , la Flambée des prix frappe à Bangui : les étals se vident, le peuple paie le prix fort

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 

Depuis le mois de février 2026, le sel devient de plus en plus rare sur les marchés de Bangui. La petite assiette qui se vendait à 250 francs CFA s’achète aujourd’hui à 500 francs. Au détail, les vendeuses parlent d’une explosion : le sac qui coûtait entre 4500 et 5000 francs grimpe maintenant jusqu’à 9000 francs, voire plus selon les points de vente. Les clients repartent souvent les mains vides, et les commerçants peinent à reconstituer leurs stocks.

 

Les clients sur les marchés de la capitale, comme la jeune dame Kadidia Touré, qui vient pour acheter des marchandises au marché du kilomètre 5, témoigne de la situation : « Le prix du sel a augmenté à 9000. On achetait à 5000 voire 4500, mais subitement le prix a grimpé. Nous sommes obligés d’en acheter parce que c’est du sel que nous vivons. On change un peu le prix pour avoir du bénéfice. »

 

Une vendeuse venue du village Samba, interrogée par la radio Guira FM, qui préfère garder l’anonymat, raconte son impuissance : « Je suis venue à Bangui pour acheter du sel, mais je n’ai pas pu, à cause du prix trop élevé. Que le gouvernement veille à ce que le prix revienne à la normale pour permettre aux boutiquiers, aux élèves et aux vendeuses de se procurer du sel à un bon prix. »

 

De nombreux commerçants du kilomètre Cinco pointent du doigt les difficultés d’approvisionnement. La principale source reste les usines de production au Cameroun, actuellement en période de maintenance. Cette interruption prolongée bloque les arrivages et fait bondir les tarifs en Centrafrique, pays qui ne produit presque rien localement et dépend entièrement de l’extérieur pour ce produit de base.

 

Du côté officiel, Aristide Binga, directeur général du commerce, de la concurrence et de la consommation, reconnaît la situation : « Le ministère est en état d’alerte, en train de suivre le dossier, mieux comprendre. Si c’est une crise passagère, je crois que la situation va redevenir à la normale dans très peu de temps. Mais si c’est une situation qui a appelé à perdurer, il va falloir que nous essayions de trouver des solutions appropriées, de voir comment diversifier les sources d’approvisionnement. »

 

Pour l’heure, de nombreux magasins au kilomètre 5, véritable hub d’approvisionnement pour Bangui, manquent cruellement de sel.

 

Pendant que les familles serrent la ceinture et que les petits commerçants luttent pour survivre, le dictateur Faustin-Archange Touadéra et son régime se concentrent sur une seule chose : protéger et prolonger leur mandat. Après avoir modifié la Constitution pour s’offrir un troisième mandat de sept ans, après avoir emprisonné les opposants politiques et verrouillé le jeu électoral, le pouvoir reste sourd aux souffrances quotidiennes du peuple.

 

Le sel double de prix en quelques semaines, comme tant d’autres produits de première nécessité. Voilà la réalité d’un pays qui ne produit rien, livré à l’importation et aux caprices extérieurs. Les autorités aiment seulement le pouvoir. Elles veulent rester 50 ans au pouvoir. Wagner, puis ses successeurs, imposent des décennies de présence au dictateur pour « aider les Centrafricains » : résultat, zéro bénéfice concret pour la population.

 

Au contraire, l’exploitation de l’or et des ressources rapporte des centaines de milliards de francs CFA par an – des dizaines de milliards versés chaque mois aux Russes via Afrikakorps ou autres structures – pendant que les Centrafricains subissent la rareté et la hausse des prix. L’or part en Russie, le peuple reste sans sel sur la table.

 

Par Gisèle MOLOMA

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