Pour Pampali, Gagner ou voler une élection n’a jamais signifié posséder la République en entier

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Pour Pampali, Gagner ou voler une élection n’a jamais signifié posséder la République en entier

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Laurent Gomina Pampali n’a pas passé par le dos de la cuillère pour analyser le discours du nouveau dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera lors de son couronnement le 30 mars dernier au stade 20 000 places à Bangui.

 

L’ancien ministre et ex-député, interrogé  par la radio Guira Fm sur le discours d’investiture du dictateur Faustin-Archange Touadéra prononcé le 30 mars dernier, a posé une question que beaucoup évitent : de quel peuple parle-t-on exactement, quand le chef de l’État dit gouverner au nom du peuple ?

 

Car pour Pampali, le peuple centrafricain, ce n’est pas uniquement le MCU, le mouvement des cœurs unis  et ses militants. C’est aussi le BRDC, le MLPC, le FPP, ces formations de l’opposition que des pans entiers de la mouvance présidentielle ont longtemps traités, selon ses propres termes, « comme des parias ».

 

Il dit avoir été « terrifiée » par l’ambiance qui régnait avant et pendant les dernières élections. Des militants du camp au pouvoir qui réduisent les adversaires politiques à rien, des cadres expérimentés de l’opposition écartés comme si leur citoyenneté était suspendue au résultat d’un scrutin.

 

C’est là, selon lui, que le bât blesse depuis des années. Gagner une élection n’a jamais signifié posséder la République en entier. Pourtant, c’est précisément ce réflexe que Pampali dénonce : celui qui consiste à traiter l’opposition non pas comme une composante normale de la vie politique, mais comme une menace à neutraliser ou une nuisance à ignorer.

 

L’ancien professeur de philosophie rappelle qu’une République, ce n’est pas une monarchie. Le pluralisme n’est pas une faveur que le pouvoir accorde à ses adversaires. C’est la condition même de son existence. Et un président élu par le suffrage universel est, constitutionnellement et moralement, le président de tous — y compris de ceux qui ont voté contre lui.

 

La formule « seul, je ne peux rien, ensemble, nous pouvons tout », utilisée par Touadéra lors de son discours, sonne juste dans l’absolu. Mais Pampali pose la vraie question : cet ensemble inclut-il réellement l’opposition, ou s’agit-il d’un appel rhétorique destiné uniquement aux alliés déjà acquis ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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