Désiré Hérenon en prison, un criminel au gouvernement : la justice à deux vitesses de la 7e République

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Désiré Hérenon en prison, un criminel au gouvernement : la justice à deux vitesses de la 7e République

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Deux hommes. Deux destins que tout oppose. Et pourtant, ils coexistent dans la même République, sous le même régime, au même moment. C’est Elysée Nguémalé, coordonnateur de l’OGDC, qui a posé ce parallèle lors du débat Patra du 19 avril 2026 sur Radio Ndeke Luka. Et le silence qui a suivi en disait long.

 

Premier cas. Désiré Hérenon, enseignant-chercheur, professeur de droit à l’université de Bangui. Il a donné son opinion sur la modification de la constitution. Il s’est senti menacé, a quitté le pays. Il est revenu après un accord personnel avec Faustin Archange Touadéra. À son retour, on l’a arrêté. Il est aujourd’hui en prison.

 

Deuxième cas. Un homme recherché par la justice pour des crimes commis contre des centrafricains. Cet homme siège au gouvernement. Il perçoit un salaire payé par les impôts des citoyens qu’il a meurtris. Son nom? Hassan Bouba. Mais il n’est pas le seul, il y’a aussi Héritier Doneng, Arnaud Djoubaye Abazène et autres.

 

Laurent Gomina-Pampali, quatre fois ministre et quatre fois élu député de la nation, a rappelé que le dialogue reste le seul rempart contre ce type de dérive. Quand la parole est punie et que le crime est récompensé, c’est l’ensemble du pacte républicain qui vacille.

 

Parler coûte la prison. Tuer ouvre les portes du gouvernement. Voilà où en est la justice centrafricaine en cette année 2026.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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