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Le G-16 salue la renonciation d’Anicet Georges Dologuélé à sa nationalité française

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Le G-16 salue la renonciation d’Anicet Georges Dologuélé à sa nationalité française

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende-450×338.jpg” alt=”Le G-16 salue la renonciation d’Anicet Georges Dologuélé à sa nationalité française” width=”450″ height=”338″ />
Anicet Georges Dologuélé lors de sa conférence de presse le 5-janvier 2020-. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Ce mouvement de la société civile centrafricaine y voit une stratégie pour contrer un éventuel troisième mandat de Touadéra.

 

Le G-16 a pris position sur la décision d’Anicet Georges Dologuélé de renoncer à sa nationalité française. Dans un communiqué publié dimanche depuis Bordeaux, ce mouvement d’opposition voit dans ce geste une manœuvre en vue des élections de décembre 2025.

 

Il est à noter que les autorités françaises ont officialisé cette renonciation par un décret du 25 août 2025, publié au Journal Officiel le 27 août sous le numéro 198 texte 74. Anicet Georges Dologuélé, président de l’Union pour le Renouveau Centrafricaine (URCA) et l’un des leaders du BRDC, a volontairement demandé à être libéré de son allégeance envers la France.

 

Le G-16 interprète cette démarche comme la preuve d’un “amour sincère” pour la République centrafricaine. Selon ce mouvement, l’ancien Premier ministre veut ainsi démontrer sa détermination à changer “par la voie des urnes” ce qu’il considère comme une décennie difficile sous le régime de Faustin Archange Touadéra.

 

Cette décision s’explique par les nouvelles exigences constitutionnelles. La Constitution du 30 août 2023, adoptée par référendum très controversé, impose aux candidats à la présidence d’être “Centrafricains d’origine et n’ayant que la seule nationalité centrafricaine”. En gardant sa double nationalité, Dologuélé se serait automatiquement écarté de la course présidentielle.

 

Le G-16 tient à préciser qu’il ne reconnaît pas la légitimité de cette nouvelle Constitution. Pour ce mouvement, seule la Constitution du 30 mars 2016 reste valide. Dans cette optique, la renonciation de Dologuélé répond à une “logique de projection stratégique” pour empêcher un troisième mandat de Touadéra.

 

Ce calcul politique divise les observateurs centrafricains. Certains applaudissent le pragmatisme de l’ancien Premier ministre, qui préfère s’adapter aux nouvelles règles plutôt que de boycotter les élections. D’autres estiment qu’en se conformant aux exigences de 2023, il valide implicitement une Constitution qu’il combat.

 

Le G-16 assume clairement sa position. Pour cette coordination d’organisations de la société civile, l’important est de réussir l’alternance démocratique. Peu importe les moyens juridiques, pourvu que Touadéra quitte le pouvoir.

 

Le communiqué se termine par un message direct au président sortant : “Monsieur Touadéra, au terme de son second mandat qui prendra fin bientôt, doit partir et laisser un autre Centrafricain présider aux destinées de la République centrafricaine”. Cette formulation reflète le refus de l’opposition de reconnaître la validité d’un troisième mandat.

 

Le G-16 annonce également qu’il se prépare à jouer “un rôle décisif” lors des élections. Cette déclaration suggère un soutien probable à la candidature de Dologuélé, même si le communiqué ne le dit pas explicitement.

 

La démarche du président de l’URCA confirme que l’opposition centrafricaine privilégie la voie électorale à celle du boycott. Plutôt que de contester les élections dans la rue, les leaders de l’opposition préfèrent tenter de battre Touadéra dans les urnes.

 

Cette stratégie comporte des risques. En acceptant de jouer selon les règles de 2023, l’opposition reconnaît de facto l’autorité de cette Constitution. Si Touadéra remporte les élections, il pourra arguer que même ses adversaires ont validé la légitimité du processus.

 

Inversement, une victoire de l’opposition dans ces conditions affaiblirait considérablement les arguments de ceux qui dénoncent la Constitution de 2023 comme illégitime. Le pari de Dologuélé et du G-16 repose sur leur capacité à mobiliser l’électorat centrafricain.

 

Les élections de décembre 2025 s’annoncent donc comme un test grandeur nature pour cette stratégie. L’opposition saura-t-elle transformer son pragmatisme juridique en victoire politique ? La réponse viendra des urnes centrafricaines dans quelques mois.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Des travailleurs de Paoua réclament un appui face aux difficultés saisonnières

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Des travailleurs de Paoua réclament un appui face aux difficultés saisonnières

 

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Devant la gare routière de Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la RCA. Photo Guira FM

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La gare routière de la ville de Paoua, située à 487 kilomètres de Bangui, traverse une période difficile.

 

Dans la préfecture de Lim-Pendé, la gare routière de Paoua rassemble quotidiennement des dizaines de travailleurs informels. Couturiers, chargeurs et transporteurs maintiennent leur activité malgré le ralentissement lié à la saison des pluies.

 

Théodore Ndolian travaille comme couturier depuis quinze ans aux abords des dépôts. Il dirige une association de vingt-cinq membres spécialisés dans l’emballage des marchandises destinées aux commerçantes de passage. L’organisation fonctionne selon un système bien établi : dès l’arrivée d’une cliente, l’équipe la contacte, appelle les vendeuses et confectionne les sacs nécessaires. Un petit sac Banco coûte 100 francs CFA, un grand format 250 francs. Les journées productives permettent de gagner jusqu’à 3 500 francs.

 

L’activité dépend étroitement des cycles agricoles. Hors période de récolte, le trafic des camions diminue sensiblement, plongeant la gare dans une période de latence. Narcisse Keita, chargeur, témoigne de cette réalité : “Ce n’est pas encore la période des arachides. Il n’y a pas de camions. On attend que des véhicules arrivent de la frontière tchadienne ou de Mbaïmboum pour espérer gagner un peu d’argent pour nourrir nos enfants”.

 

Il réclame l’amélioration des infrastructures routières et un accompagnement des autorités durant les périodes creuses. Pierre Bengaye, également chargeur, dénonce l’indifférence des services publics : “Le travail que nous faisons n’est reconnu par personne. Les services compétents de l’État ne nous soutiennent pas. On évoque cela à chaque réunion, mais rien ne change“.

 

Les déclarations recueillies par la radio Guira FM des Nations unies témoignent d’une situation partagée par de nombreux travailleurs du secteur informel en République centrafricaine. Ces activités constituent souvent l’unique source de revenus pour des familles entières.

 

Malgré la précarité, la gare routière de Paoua demeure un espace de cohabitation où plusieurs communautés collaborent, unies par des défis économiques communs et l’espoir d’une amélioration de leurs conditions de vie.

 

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L’association NSHN intensifie ses actions humanitaires dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui

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L’association NSHN intensifie ses actions humanitaires dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui

 

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Mélange de clore pour la désinfection des puits par les membres de l’association NDARA NA SENI A HON NGUIZA. Sur financement de son directeur exécutif Magloire DOBIAN MOYTATI. Cette activités est menée chaque année par cette association. C’est la cinquièm

 

Ndara Na Seni A Hon Nguinza (NSHN) multiplie les initiatives d’assainissement des puits sous Magloire Dobian Moytati.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui, l’association NSHN développe des solutions réelles face aux problèmes d’eau potable et d’urgence sanitaire.

 

L’association Ndara Na Seni A Hon Nguinza (NSHN) poursuit ses activités humanitaires avec détermination. Immatriculée le 20 décembre 2024 sous le numéro 512/MATDDL/DIRCAB/DGAT/DAPSE-SASE, cette organisation dirigée par Magloire Dobian Moytati concentre ses efforts sur deux priorités : l’accès à l’eau potable et l’accompagnement des conducteurs de taxi-motos.

 

Dans ce contexte, le défi quotidien de l’eau potable reste une inquiétude majeure. Les habitants de Bangui connaissent bien les difficultés d’approvisionnement en eau. La SODECA (Société de Distribution d’Eau en Centrafrique) ne parvient pas à assurer une distribution régulière. Les robinets coulent seulement quelques heures par jour, obligeant les familles à chercher d’autres sources d’approvisionnement. Beaucoup se tournent vers des puits de fortune, souvent pollués et dangereux pour la santé.

 

C’est justement dans ce cadre que l’association NSHN a décidé d’agir. Chaque année, ses équipes organisent une campagne de désinfection des puits dans le 8 arrondissement. La cinquième édition a débuté en août 2025, financée entièrement par le directeur exécutif Magloire Dobian Moytati sur ses propres deniers.

 

Les quartiers Galabadja 1, 2, 3 et 4 ont déjà bénéficié de cette opération. Les bénévoles utilisent des solutions chlorées pour purifier l’eau et réduire les risques de maladies. Le travail continue maintenant dans les secteurs de Lipia 1 et 2, puis s’étendra à Gobongo 1, 2 et 3.

 

Par ailleurs, un geste de reconnaissance envers les secouristes informels témoigne de l’engagement social de Ndara Na Seni A Hon Nguinza (NSHN). Le 26 juin dernier, une tragédie a frappé le lycée Barthélémy-Boganda. Un court circuit a provoqué la panique ayant occasionné la mort d’une vingtaine de personnes et blessé des centaines d’autres. Dans cette situation d’urgence, les conducteurs de taxi-motos ont joué un rôle déterminant.

 

Sans attendre les secours officiels, ces jeunes hommes ont transformé leurs motos en ambulances de fortune. Ils ont transporté les victimes vers les hôpitaux de Bangui, sauvant probablement de nombreuses vies. Leur rapidité et leur courage ont compensé l’insuffisance des moyens de secours traditionnels.

L’association NSHN intensifie ses actions humanitaires dans le 8ᵉ arrondissement de Bangui
Activités du don de 200 gilets aux conducteurs de moto taxi

 

Pour saluer cette mobilisation spontanée, l’association NSHN leur a offert 200 gilets fluorescents. Ce don, financé personnellement par Magloire Dobian Moytati, témoigne de la reconnaissance de l’organisation envers ces héros du quotidien.

 

Néanmoins, des ressources limitées contrastent avec des ambitions intactes. L’association fonctionne avec des moyens modestes. Ses actions dépendent largement des contributions personnelles de son directeur exécutif. Cette situation limite forcément l’ampleur des interventions possibles.

 

Ndara Na Seni A Hon Nguinza (NSHN) cherche aujourd’hui à nouer des partenariats avec des organisations plus importantes. L’UNICEF et d’autres ONG spécialisées dans le secteur WASH (eau, hygiène et assainissement) figurent parmi les partenaires potentiels. Ces collaborations permettraient de pérenniser les programmes existants et d’en créer de nouveaux.

 

Enfin, une philosophie d’action claire guide toutes les interventions de l’association NSHN. L’association fonde son travail sur trois principes : “Humanité, Transparence et Progrès”. Cette devise guide toutes ses interventions sur le terrain. L’objectif reste simple mais ambitieux : améliorer les conditions de vie des habitants du 8ᵉ arrondissement.

 

Les besoins sont énormes dans ce secteur de Bangui. L’accès à l’eau potable demeure problématique pour de nombreuses familles. Les infrastructures de santé publique restent insuffisantes. Dans ce contexte, les initiatives comme celles de NSHN apportent un soulagement réel aux populations.

 

L’association démontre qu’avec de la volonté et un engagement sincère, il est possible d’agir concrètement. Ses interventions de proximité créent un impact direct sur la vie quotidienne des bénéficiaires. Cette approche pragmatique et humaine mérite d’être soutenue et développée.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : l’UFDO, une plateforme des gourous du régime de Touadera,  applaudit vivement la dérive de l’ANE à deux mois du scrutin

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l’UFDO, une plateforme des gourous du régime de Touadera,  applaudit vivement la dérive de l’ANE à deux mois du scrutin

 

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Photo de famille des leaders de la plateforme UFDO après la réunion de réintégration de MLPC-CO Koyambonou et MLPC Fondateur de Mazette en casquette noire et complet chemise pagne

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La scène est pathétique : à deux mois d’un scrutin déjà largement contesté, l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO) surgit pour saluer le lancement du nouveau site internet de l’Autorité nationale des Élections (ANE). Au lieu que ces cherchés à manger tentent au moins de défendre les électeurs exclus de ce processus, ce regroupement applaudit bruyamment une opération qui n’a rien d’une avancée démocratique mais tout d’une manœuvre pour cacher la dérive de l’institution électorale.

 

Alors que le pays se prépare au vote du 28 décembre, l’ANE n’a pas été capable de publier et d’afficher les listes électorales sous forme papier, comme l’exige la loi. Faute de moyens, les listes n’existent que sur internet, un outil accessible à une infime minorité. Dans ce contexte, l’UFDO ose parler d’“avancée remarquable”. Cette complaisance à la veille d’un scrutin décisif frôle l’aveuglement volontaire.

 

L’ANE, privée de logistique pour garantir la transparence, choisit la fuite en avant numérique. Et l’UFDO, au lieu de tirer la sonnette d’alarme sur cette bêtise électorales, applaudit par contre cette fuite, donnant ainsi au régime une caution qu’il cherchait désespérément. Cette posture ne relève pas de l’opposition démocratique, mais d’un groupe des cherchés à manger, des totos qui contribue à baliser le terrain d’une fraude électorale massive déjà en marche.

 

Dans un pays où la quasi-totalité des citoyens n’a pas accès à internet, la validation d’un tel mécanisme par une coalition se réclamant de l’opposition revient à piétiner le droit fondamental de millions d’électeurs. L’UFDO ne fait pas que trahir son rôle : elle participe activement à l’exclusion d’une large partie de la population du processus électoral.

 

La manœuvre est claire : donner l’image d’un consensus autour de l’ANE, alors que le peuple est tenu à l’écart. La sortie de l’UFDO, loin d’être anodine, s’inscrit dans une stratégie de tromperie destinée à berner les observateurs et à habiller la préparation du hold-up électoral.

 

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Centrafrique : le Préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé , en colère, attaque le sous-préfet et déclenche une violente bagarre  

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Centrafrique : le Préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé , en colère, attaque le sous-préfet et déclenche une violente bagarre  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Leonard-Mbele-Prefet-de-la-Vakaga.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/10/Leonard-Mbele-Prefet-de-la-Vakaga-418×450.jpg” alt=”Centrafrique : le Préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé , en colère, attaque le sous-préfet et déclenche une violente bagarre” width=”418″ height=”450″ />
Le Préfet du Haut-Mbomou, Léonard Mbélé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Le préfet du Haut-Mbomou Léonard Mbélé a agressé physiquement son sous-préfet à Obo, l’accusant d’avoir collaboré avec les miliciens Azande contre lui.

 

Une altercation violente a éclaté vendredi 22 août 2025 à Obo, chef-lieu du Haut-Mbomou situé à 1 320 kilomètres de Bangui, entre le préfet Léonard Mbélé  et son sous-préfet d’Obo. Cette agression physique s’inscrit dans le contexte tendu qui oppose l’administration locale aux miliciens du groupe Azande Ani Kpi Gbé (AAKG).

 

L’incident trouve son origine dans une note accusatrice transmise par les miliciens Azandé au gouvernement et aux autorités compétentes. Ce document, publié le 11 août 2025 par la coordination de l’AAKG, dénonce les propos du préfet colonel Léonard Mbélé qu’elle juge injurieux envers la communauté Azandé. Les miliciens accusent notamment le préfet Léonard Mbélé  d’avoir revendiqué la responsabilité de la crise déclenchée à Zémio le 30 avril 2025 et d’avoir salué les destructions commises par les forces Wagner contre les civils du Haut-Mbomou.

 

Cette note a provoqué la colère du préfet Léonard Mbélé, qui soupçonne immédiatement son sous-préfet d’en être l’auteur ou le complice. Pour le préfet, le fait que son adjoint soit un Zandé, originaire de la préfecture, constitue une preuve suffisante de sa complicité avec les miliciens Azandé. Cette suspicion, alimentée par les tensions ethniques et politiques locales, va dégénérer en violence physique.

 

Dans un accès de rage, le préfet Léonard Mbélé  s’est rendu au bureau de son sous-préfet pour l’affronter directement. Sans aucune forme de dialogue ou de procédure administrative, le colonel Léonard Mbélé  a commencé à frapper son collaborateur à coups de poing. Cette agression s’est déroulée devant tout le monde.

 

Le sous-préfet, pourtant un administrateur comme son supérieur, n’a opposé aucune résistance à cette agression. Malgré les coups reçus et l’humiliation subie devant les autres agents, il a choisi de ne pas répondre à la provocation de son chef hiérarchique. Cette retenue témoigne soit d’un respect strict de la hiérarchie administrative, soit d’une stratégie pour éviter l’escalade de la violence.

 

Depuis cette agression, le sous-préfet n’a pas repris ses fonctions à la préfecture d’Obo. Les sources locales indiquent qu’il souffre encore des conséquences physiques et psychologiques de cette agression. Son absence paralyse partiellement le fonctionnement de l’administration sous-préfectorale dans une zone déjà fragilisée par les tensions sécuritaires et ethniques.

 

Cette violence entre responsables administratifs s’inscrit dans un contexte plus large de dégradation des relations entre l’État centrafricain et la communauté Azandé du Haut-Mbomou. Les miliciens de l’AAKG reprochent au gouvernement de Bangui de s’appuyer, avant l’escalade,  sur eux pour sécuriser la préfecture tout en les marginalisant. Ils dénoncent également la collusion des autorités avec les groupes armés comme l’UPC d’Ali Ndarassa et le 3R de Bobo Sembé.

 

Le groupe Azandé, dans sa lettre de dénonciation, formule huit revendications majeures, notamment la libération de leurs leaders Célestin Lemane Bakoyogo et le pasteur Gouengue Elle, enlevés le 25 janvier 2025 par des Mercenaires russes. Il exige également le retrait des forces Wagner du Haut-Mbomou et la reconnaissance des services rendus à l’État lors de la libération de Bambouti en 2023.

 

Cette agression du préfet contre son adjoint pose des questions sur la gouvernance locale et le respect des procédures administratives en République centrafricaine. Elle témoigne d’une dérive autoritaire où la violence remplace le dialogue et les procédures légales. Dans une préfecture où l’État peine à imposer son autorité face aux groupes armés, ces divisions internes affaiblissent davantage l’administration locale.

 

L’incident d’Obo risque d’aggraver les tensions déjà vives entre l’administration et les populations locales du Haut-Mbomou. Il conforte les miliciens azande dans leur méfiance envers les autorités de Bangui et leur volonté de maintenir leur autonomie défensive. Cette situation complique la recherche de solutions durables aux problèmes sécuritaires de cette préfecture frontalière avec le Soudan du Sud.

 

La paralysie administrative qui résulte de cette crise interne intervient au pire moment pour le Haut-Mbomou. La préfecture fait face aux défis de la reconstruction post-conflit, à la gestion des tensions ethniques et à la présence controversée des mercenaires russes Wagner sur son territoire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Kaga-Bandoro : Un casque bleu pakistanais devenu casque rouge. En colère, il a mordu et manger le nez d’un adolescent en présence du Préfet

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Kaga-Bandoro : Un casque bleu pakistanais devenu casque rouge. En colère, il a mordu et manger le nez d’un adolescent en présence du Préfet

 

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Des casques bleus de la Minusca en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Notre équipe d’enquête a passé une semaine à vérifier cette affaire. La MINUSCA et les autorités préfectorales de Nana-Gribizi tentent d’étouffer le scandale.

 

En effet, il y a une semaine, à Kaga-Bandoro, un casque bleu pakistanais a agressé sauvagement un jeune adolescent. Il lui a mordu et déchiqueté le nez dans des circonstances qui soulèvent de graves questions sur la conduite des forces de maintien de la paix.

 

Notre équipe de journalistes a mené une enquête discrète pour comprendre ce qui s’est réellement passé. Nous avons contacté le préfet de Nana-Grébizi, dont dépend Kaga-Bandoro. Il confirme les faits mais refuse d’entrer dans les détails. Visiblement gêné, il coupe court à toute discussion approfondie.

 

Du côté des casques bleus pakistanais, c’est le silence total. La MINUSCA a verrouillé l’information. Même la famille de la victime se mure dans le silence, probablement sous pression. Nous continuons nos recherches pour obtenir plus d’éléments dans les prochains jours.

 

Voici ce que nous avons pu reconstituer de cette affaire. L’adolescent aurait volé quelque chose appartenant aux casques bleus pakistanais. On ne sait pas quoi exactement, ni si ces accusations sont fondées. Après le vol présumé, le jeune a pris la fuite.

 

C’est le préfet de Nana-Grébizi qui a retrouvé l’adolescent. Au lieu de le remettre aux autorités judiciaires, il l’a directement amené à la base des casques bleus pakistanais.

 

C’est là, devant le préfet, que l’un des casques bleus pakistanais en colère s’est jeté sur l’adolescent. Dans un accès de rage, il lui a manger le nez, le déchiquetant partiellement. Une agression d’une violence inouïe qui transforme ce supposé gardien de la paix en tortionnaire.

 

Au lieu d’emmener immédiatement la victime à l’hôpital, les casques bleus l’ont gardée dans leur infirmerie de base. Ils la soignent là-bas depuis une semaine, loin des regards. Cette décision vise clairement à empêcher que l’affaire ne s’ébruite en ville.

 

La famille reçoit des consignes strictes : ne parlez à personne. Les autorités préfectorales de la Nana-Gribizi participent activement au camouflage. Tout le monde travaille pour que cette histoire reste secrète.

 

Les habitants de Kaga-Bandoro se demandent. Comment un casque bleu, censé maintenir la paix, peut-il devenir si violent pour une simple accusation de vol ? Qu’est-ce que ce jeune aurait pu voler de si précieux pour justifier une telle sauvagerie ?

 

Personne ne sait même si l’adolescent a réellement commis un vol. Mais même si c’était le cas, aucun objet ne vaut qu’on mutile le visage d’un enfant.

 

La MINUSCA préfère étouffer l’affaire plutôt que de faire la vérité. Cette attitude complice transforme un incident grave en scandale institutionnel. Au lieu de sanctionner et d’enquêter, on camoufle et on fait taire.

 

Même la presse reste muette, probablement par peur ou sous pression. Cette omerta généralisée pose une question: à quoi servent les forces de maintien de la paix si elles brutalisent les populations qu’elles sont censées protéger ?

 

Un casque bleu qui devient casque rouge, c’est exactement ce qui s’est passé à Kaga-Bandoro. Un adolescent porte aujourd’hui les cicatrices de cette violence institutionnelle. Sa famille vit dans la peur et le silence.

 

Cette affaire dépasse le simple fait divers. Elle questionne la responsabilité de la MINUSCA et sa capacité à contrôler ses propres troupes. Quand les gardiens de la paix deviennent eux-mêmes source de violence, qui protège les civils ?

 

L’enquête continue. Nous ne lâcherons pas cette affaire tant que la vérité ne sera pas établie et que justice ne sera pas rendue à cet adolescent mutilé.

 

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Centrafrique :  des bureaux aux démembrements de L’Autorité nationale des élections, une composition taillée pour une véritable fraude électorale

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Centrafrique :  des bureaux aux démembrements de L’Autorité nationale des Élections, une composition taillée pour une véritable fraude électorale

 

Centrafrique : des bureaux aux démembrements de L’Autorité nationale des élections, une composition taillée pour une véritable fraude électorale

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une parodie d’élection se prépare ouvertement sous les yeux des Centrafricains. Avec la nouvelle composition des nouveaux bureau du démembrements de L’Autorité nationale des Élections, les centrafricains ont compris aisément que les prochaines Élections du décembre prochain ne seront qu’une comédie de plus.

 

En effet, la République centrafricaine vit un détournement de ses institutions électorales. L’installation des démembrements locaux de l’Autorité nationale des Élections (ANE) montre comment le pouvoir s’approprie l’appareil chargé d’organiser les scrutins. Ce qui devrait être neutre devient partisan. Ce qui devrait être équitable devient partial.

 

Partout dans le pays, le même schéma se répète : seuls les proches du Mouvement des Cœurs Unis (MCU) obtiennent les postes de responsabilité dans les bureaux locaux de l’ANE. L’opposition ? Exclue. La société civile indépendante ? Écartée. Comment organiser des Élections crédibles quand tous les organisateurs appartiennent au même camp ?

 

Les choix se font sans débat public, sans transparence. Les listes arrivent toutes faites, ficelées dans les bureaux du parti présidentiel. Personne ne consulte personne. On impose, point final. Cette méthode expéditive en dit long sur les intentions réelles du pouvoir.

 

Le 8ème arrondissement de Bangui offre un exemple frappant de cette confiscation. William Ndjapou, ministre – conseiller du président de la République, qui dirigait le démembrement local de l’ANE, vient de laisser sa place à son ami du MCU. Autrement dit, un homme du sérail présidentiel va superviser les élections dans son secteur. Cette double casquette pose un problème éthique majeur.

 

L’analyse de la composition complète du bureau du 8ème arrondissement confirme cette logique de noyautage. Sur l’ensemble des postes attribués, une seule nomination échappe au monopole du MCU. Encore cette exception s’explique-t-elle par des considérations familiales : l’intéressé bénéficie de la protection de sa tante, maire de l’arrondissement. Même l’unique “outsider” du système reste tributaire des réseaux du pouvoir.

 

Cette captation de l’ANE par le parti présidentiel s’inscrit dans une stratégie plus large de verrouillage institutionnel. En contrôlant l’organisation des élections, le pouvoir s’assure de maîtriser leurs résultats. Les 44 candidatures déposées pour le 8ème arrondissement ont été triées selon des critères politiques, non de compétence ou d’intégrité.

 

La gravité de cette situation dépasse le simple cadre électoral. Elle témoigne d’une conception patrimoniale du pouvoir où les institutions publiques deviennent des instruments au service d’un clan. L’ANE, créée pour garantir la sincérité du vote, se transforme en outil de perpétuation du système en place.

 

Face à cette dérive, l’opposition et la société civile se trouvent désarmées. Comment contester des résultats électoraux quand les contestataires sont exclus de l’organisation même du scrutin ? Cette stratégie vise à décourager toute velléité de changement politique par les urnes.

 

Ce verrouillage rappelle les dérives observées ailleurs en Afrique. Sous l’apparence du multipartisme, se cache une réalité différente : l’accaparement des outils démocratiques par un seul groupe. Les élections deviennent des exercices de style, des rendez-vous où tout est joué d’avance.

 

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Centrafrique : 2 morts, dont un soldat FACA  dans une violente altercation au village Camp – Bangui, près de Gaga

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2 morts, dont un Soldat FACA  dans une violente altercation au village Camp-Bangui  , près de Gaga

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/faca-tue-au-village-camp-bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/faca-tue-au-village-camp-bangui-338×450.jpg” alt=”Centrafrique : 2 morts, dont un soldat FACA dans une violente altercation au village Camp – Bangui, près de Gaga….” width=”338″ height=”450″ />
Le caporal-chef Mamadou Pany, chef de sécurité du site minier chinois à 4 kilomètres du village Carrefour, dans la commune de Yaloké 2, dans l’Ombella-Mpoko, tué par une foule au village Camp-Bangui, 45 kilomètres de Zawa.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un incident qui a dégénéré au village Camp-Bangui  autour d’une bagarre de jeunes filles.

 

Un soldat des Forces armées centrafricaines et un jeune du village Camp-Bangui ont été tués dimanche soir lors d’un affrontement dans une localité proche du village Carrefour, à 45 kilomètres de Zawa dans la deuxième circonscription de Yaloké2, (l’Ombella-Mpoko).

 

L’histoire commence vers 17 heures avec une dispute entre plusieurs jeunes filles que les témoins appellent des prostituées du village  Camp-Bangui. Au même moment, Trois militaires de l’armée nationale, qui sont d’ailleurs basés près du village Carrefours, sont venus se distraire au village Camp-Bangui.  Ces soldats se reposaient sur une véranda de monsieur Aimé quand le bruit de la bagarre des jeunes filles les a dérangés. Ils sont sortis de leur position et ont demandé aux filles d’arrêter leur dispute. Pour les faire partir, ils ont tiré plusieurs coups de feu en l’air.

 

Cette intervention musclée n’a pas du tout plu aux habitants du village. Un monsieur  s’est dirigé vers les soldats et leur a dit qu’ils n’avaient pas le droit de faire peur aux gens avec leurs armes dans le village. Il leur a reproché de terroriser la population pour un simple problème entre les jeunes filles. La conversation a rapidement tourné mal.

 

Pendant que le monsieur parlait avec les militaires, la tension est montée d’un cran. Une altercation éclate entre un militaire et un jeune du village. Le militaire a giflé le jeune, puis le jeune tente de récupérer l’arme du militaire. Dans la confusion, des coups de feu ont éclaté. Une balle a tué sur le coup le jeune qui tente de récupérer l’arme du soldat.

 

Cette mort a mis le feu aux poudres. Les autres habitants, rendus furieux par ce qui venait d’arriver, se sont jetés sur le soldat qui a tiré par erreur. Ils l’ont battu si violemment qu’il est mort de ses blessures sur place.

 

Les conséquences de cette double tragédie ne se sont pas fait attendre. Tous les villageois de Camp-Bangui ont fui leurs maisons. Le village est maintenant complètement vide. Personne n’ose plus y rester.

 

Cette affaire rappelle les difficultés persistantes entre les forces armées et les populations dans cette partie du pays, à plus de 300 kilomètres de Bangui.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Anicet-Georges Dologuelé renonce à sa nationalité française pour défier la constitution controversée de 2023 de Touadera

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Anicet-Georges Dologuelé renonce à sa nationalité française pour défier la constitution controversée de 2023 de Touadera

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende-450×338.jpg” alt=”Centrafrique : Anicet-Georges Dologuelé renonce à sa nationalité française pour défier la constitution controversée de 2023 de Touadera” width=”450″ height=”338″ />
Anicet Georges Dologuélé lors de sa conférence de presse le 5-janvier 2020-. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé se conforme désormais aux nouvelles dispositions constitutionnelles pour participer à la présidentielle de décembre 2025.

 

Dans un geste symbolique fort, Anicet-Georges Dologuelé , président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA), vient officiellement de renoncer à sa nationalité française. Cette décision intervient dans le cadre des nouvelles dispositions constitutionnelles adoptées le 30 août 2023, qui interdisent aux binationaux de briguer la magistrature suprême.

 

Cette démarche s’inscrit dans un contexte politique tendu avec l’adoption d’une nouvelle constitution largement contestée par l’opposition et une partie de la société civile centrafricaine. La constitution promulguée le 30 août 2023 a introduit plusieurs dispositions contraignantes, notamment l’obligation pour tous les candidats à l’élection présidentielle de ne détenir qu’une seule nationalité. Cette mesure est perçue par de nombreux observateurs comme un moyen de bloquer intentionnellement certaines figures de l’opposition, particulièrement Anicet-Georges Dologuelé et Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC.

 

Le leader de l’URCA avait marqué les esprits lors de la dernière élection présidentielle du 27 décembre 2020, où il était arrivé en deuxième position derrière le président sortant Faustin-Archange Touadéra. Ce scrutin, comme celui de 2015, avait été entaché de nombreuses controverses, plusieurs candidats et observateurs dénonçant des irrégularités et des fraudes massives.

 

Aujourd’hui, en abandonnant sa citoyenneté française, Anicet-Georges Dologuelé fait le choix de la continuité politique. Cette décision témoigne de sa détermination à participer à la prochaine élection présidentielle prévue pour le 28 décembre 2025, malgré un climat politique de plus en plus délétère.

 

Le président Touadéra, qui briguera un troisième mandat constitutionnellement controversé, a en effet procédé à une révision constitutionnelle qui lui permet de se maintenir au pouvoir. Cette modification des règles du jeu démocratique, combinée aux nouvelles restrictions sur la nationalité, dessine les contours d’une compétition électorale déjà déséquilibrée.

 

L’opposition centrafricaine dénonce depuis longtemps ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire du régime en place. Les nouvelles dispositions constitutionnelles sont perçues comme autant d’obstacles supplémentaires dressés sur la route des candidats d’opposition, dans un pays où les libertés démocratiques sont déjà fragilisées.

 

Néanmoins, la renonciation d’Anicet -Georges Dologuelé à sa nationalité française, confirmée par le Journal Officiel français, témoigne de la volonté de l’opposition de ne pas céder face aux manœuvres institutionnelles. Cette décision pourrait inspirer d’autres leaders politiques dans la même situation et maintenir vivante l’espérance démocratique centrafricaine.

 

Reste à savoir si les conditions d’organisation de la présidentielle de décembre permettront effectivement une compétition libre et transparente, ou si les tensions actuelles conduiront à de nouveaux dérapages démocratiques dans un pays déjà fragilisé par des années d’instabilité politique.

 

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Yaloké-Zawa-Gaga,  le triangle de racket pour les taxis-motos : les faux agents des impôts  exploitent les conducteurs

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Yaloké-Zawa-Gaga,  le triangle de racket pour les taxis-motos : les faux agents des impôts  exploitent les conducteurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/une_moto_taxi_de_bozoum.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/une_moto_taxi_de_bozoum-450×298.jpg” alt=”Depuis 2023, trois individus se réclamant des services des impôts rançonnent massivement les conducteurs de taxi-moto dans la circonscription de Yaloké 2.” width=”450″ height=”298″ />
Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis 2023, trois individus se réclamant des services des impôts rançonnent massivement les conducteurs de taxi-moto dans la circonscription de Yaloké 2.

 

Dans le triangle formé par Yaloké (225 km de Bangui), Zawa (20 km plus loin de Yaloké sur l’axe Bossembélé) et Gaga (15 km après Zawa), trois hommes ont perfectionné un système de racket qui vise spécifiquement les motocyclistes. Depuis bientôt deux ans, ils alternent leurs positions sur ces différents axes pour intercepter les conducteurs de taxi-moto.

 

Leur mode opératoire reste identique. Ils barrent la route, exigent 35 000 francs CFA au titre de l’impôt, puis négocient à la baisse pour accepter finalement 5 000 ou 10 000 francs. En échange, ils griffonnent à la main un soi-disant reçu sur un bout de papier ordinaire, sans cachet ni tampon officiel. Lorsque le même conducteur présente ce document lors d’un contrôle ultérieur, ces mêmes individus prétendent ne pas le reconnaître et réclament un nouveau paiement.

 

Le stratagème fonctionne parfaitement dans cette zone où les transports publics ont disparu. Entre Yaloké et Gaga, soit 35 kilomètres au total, les motos-taxis constituent le seul moyen de transport disponible pour la population locale. Ces prétendus agents fiscaux exploitent cette dépendance totale aux deux-roues.

 

Le phénomène dépasse largement cette zone géographique. À Paoua (487 km de Bangui), Bokaranga (532 km de la capitale) et dans de nombreuses autres localités comme Bemal, Bozoum, Bambari et autres, des groupes similaires opèrent selon les mêmes méthodes. Ils ciblent prioritairement les jeunes qui ont investi leurs dernières économies dans l’achat d’une moto pour exercer cette activité.

 

Les vignettes distribuées depuis 2023, 2024 et 2025 par ces agents témoignent du caractère frauduleux de ces opérations. Leur qualité si médiocre que le moindre déplacement à grande vitesse les fait s’envoler. Cette défaillance volontaire oblige les conducteurs à repasser régulièrement à la caisse, alimentant un cycle de paiements ininterrompus.

 

Cette escroquerie frappe un secteur devenu vital pour l’économie du pays. Faute d’emplois dans la fonction publique ou le secteur privé, des milliers de jeunes Centrafricains ont fait du transport par moto leur unique source de revenus. Ils assurent désormais le ravitaillement de nombreuses localités et le transport des personnes sur des routes où plus aucun véhicule ne circule.

 

L’absence totale de régulation permet à ces individus d’opérer en toute impunité. Ils connaissent parfaitement la précarité de leurs victimes et leur incapacité à contester ces pratiques. Cette situation nécessite une intervention immédiate du ministère des Finances pour clarifier les procédures fiscales légales et démanteler ces réseaux d’extorsion qui appauvrissent encore davantage une jeunesse sans alternative économique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Mort du policier Nah Ningkpi Gaüs  à Ndélé : son épouse placée en garde à vue à la gendarmerie

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Mort du policier Nah Ningkpi Gaüs  à Ndélé : son épouse placée en garde à vue à la gendarmerie

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/nah-ningkpi-gaus.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le defunt policier Nah Ningkpi Gaüs qui a trouvé la mort à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran
Le defunt policier Nah Ningkpi Gaüs

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le gardien de la paix Nah Ningkpi Gaüs  s’est donné la mort dimanche soir.

 

Le gardien de la paix Nah Ningkpi Gaüs, affecté au commissariat de Ndélé, a mis fin à ses jours dans la nuit du 31 août au 1er septembre 2025. Les faits se sont déroulés vers 23 heures à son domicile, selon les informations transmises par sa famille.

 

Le policier Nah Ningkpi Gaüs  aurait utilisé son arme de service pour se donner la mort. Son corps a été transporté à l’hôpital de district de Ndélé, cette ville du nord-est située à 654 kilomètres de Bangui. Son épouse se trouve actuellement en garde à vue à la gendarmerie locale pour les besoins de l’enquête.

 

Les gendarmes chargés du dossier évoquent des tensions conjugales comme mobile du suicide. L’épouse du défunt aurait manifesté une jalousie excessive, poussant son mari au geste fatal. Les détails précis de ces conflits conjugaux n’ont pas été communiqués par les enquêteurs.

 

La dépouille du policier Nah Ningkpi Gaüs  devait être rapatriée vers Bangui ce lundi 2 septembre. Cette procédure standard permet aux autorités de la capitale de finaliser les formalités administratives liées au décès d’un agent des forces de l’ordre.

 

Ce drame personnel touche une famille et endeuille le commissariat de Ndélé. Les collègues du gardien de la paix Nah Ningkpi Gaüs  ont appris la nouvelle avec tristesse, perdant un compagnon de service dans des circonstances douloureuses.

 

L’enquête de routine menée par la gendarmerie se concentre sur l’environnement familial du défunt pour comprendre les raisons qui l’ont poussé à cet acte désespéré.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Dr Désiré ERENON : “L’accord du 19 avril, un arrangement politique plus qu’une vraie paix”

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Dr Désiré ERENON : “L’accord du 19 avril, un arrangement politique plus qu’une vraie paix”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ali-darassa-depose-son-arme-symbolique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ali-darassa-depose-son-arme-symbolique-450×445.jpg” alt=”Dr Désiré ERENON : "L’accord du 19 avril, un arrangement politique plus qu’une vraie paix"” width=”450″ height=”445″ />
Dépôt de l’arme de guerre du général rebelle Ali Darassa de l’UPC devant Touadera à la cité des chefs d’État à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le constitutionnaliste et président du parti MDSPI, Dr Désiré ERENON,  questionne les motivations réelles de l’accord gouvernemental avec l’UPC et les 3R.

 

Dr Désiré ERENON, président du parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple analyse avec prudence l’accord signé entre Bangui et deux factions armées qui exercent en RCA. Constitutionnaliste reconnu, Dr Désiré ERENON salue l’initiative tout en pointant ses limites structurelles.

 

“Tout ce qui peut ramener la paix dans notre pays est le bienvenu”, admet-il d’emblée. L’accord prévoit le cantonnement des combattants de l’UPC d’Ali Darassa et des 3R de Bobo, leur désarmement progressif et leur réintégration dans la société civile. Des mesures qui pourraient apporter un répit aux populations rurales de l’Ouham-Pendé, de Lim-Pendé, d’Ouham, de Bambari ou d’Alindao, longtemps victimes des exactions de ces groupes.

 

Pourtant, Dr Désiré ERENON  s’interroge sur le calendrier. Cet accord intervient à quelques mois des échéances électorales, pose des questions sur ses véritables motivations. S’agit-il d’une démarche sincère vers la réconciliation nationale ou d’un arrangement destiné à consolider le pouvoir en place ?

 

Le caractère sélectif de l’initiative pose également problème. Seuls deux groupes armés sont concernés, tandis que d’autres factions – celles de Nourredine Adam, François Bozizé ou Maxime Mokom – restent exclues du processus. Cette approche fragmentaire compromet l’efficacité d’une pacification globale du territoire.

 

Plus inquiétant encore, l’accord semble entrer en contradiction avec la Constitution de 2023. Le texte fondamental interdit explicitement aux membres de groupes armés d’accéder à certaines fonctions étatiques. Comment le gouvernement compte-t-il concilier ses engagements avec ces dispositions constitutionnelles ? La question demeure sans réponse claire.

 

L’opacité qui entoure le texte de l’accord aggrave ces interrogations. “Je n’ai pas vu circuler le document”, déplore Dr Désiré ERENON . Cette absence de transparence empêche tout débat public éclairé et nourrit les suspicions sur les concessions réelles accordées aux groupes armés.

 

Le constitutionnaliste pointe également un paradoxe politique. Tandis que le gouvernement négocie avec des factions armées, il refuse le dialogue avec l’opposition démocratique qui prône l’État de droit par des moyens pacifiques. Cette stratégie à deux vitesses fragilise la cohésion nationale et pourrait compromettre la tenue d’élections apaisées.

 

Les populations des zones rurales gardent espoir. Elles aspirent à retrouver la sécurité et à reprendre leurs activités économiques sans crainte. L’accord pourrait effectivement leur offrir cette perspective, à condition qu’il ne se limite pas à un simple répit avant de nouvelles violences.

 

La dissolution annoncée des groupes armés signataires constitue un objectif louable. Reste à vérifier si les moyens financiers et logistiques nécessaires à la réinsertion des ex-combattants seront effectivement mobilisés. L’histoire récente du pays montre que de nombreux accords similaires ont échoué faute de mise en œuvre concrète.

 

L’accord du 19 avril ouvre une fenêtre d’opportunité pour la paix centrafricaine. Mais son succès dépendra de sa capacité à dépasser les calculs politiques à court terme pour poser les bases d’une réconciliation nationale durable. Sans inclusion de tous les acteurs et respect du cadre constitutionnel, il risque de n’être qu’une parenthèse dans le cycle de violence qui frappe le pays depuis plus d’une décennie.

 

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Journée mondiale de l’aide humanitaire : un regain d’espoir pour la Centrafrique ?

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Journée mondiale de l’aide humanitaire : un regain d’espoir pour la Centrafrique ?

 

Journée mondiale de l’aide humanitaire : un regain d’espoir pour la Centrafrique ?

 

À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque 19 août, la République centrafricaine (RCA) apparaît comme un cas emblématique des défis auxquels font face les travailleurs humanitaires et les populations vulnérables. En Centrafrique 37,2% de la population vit dans une précarité extrême, le pays reste l’un des plus dangereux pour les acteurs humanitaires, confrontés à des violences persistantes et à un sous-financement chronique.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Instaurée en 2009 en mémoire des travailleurs humanitaires tués dans un attentat à Bagdad, la Journée mondiale de l’aide humanitaire permet de sensibiliser l’opinion publique aux défis auxquels font face les travailleurs humanitaires et les populations vulnérables. En 2025, cette journée prend une résonance particulière pour la Centrafrique, où les besoins humanitaires restent colossaux malgré une légère amélioration de la situation sécuritaire.

 

Selon l’ONU, en 2025, 2,4 millions de personnes, soit près de 38 % de la population, sont dans une situation de vulnérabilité extrême, nécessitant une assistance urgente. Pourtant, malgré cette urgence, le financement de l’aide humanitaire en RCA reste insuffisant. En 2024, seulement 21 % des besoins ont été couverts, contre 27 % en 2023. Ce sous-financement chronique a des conséquences dramatiques, notamment sur l’accès à la nourriture, à l’eau potable et aux soins de santé.

 

Cette crise s’inscrit dans un contexte de fragilité économique et sociale profonde. Selon la Banque mondiale, près de 68,8 % des Centrafricains vivent sous le seuil de pauvreté en 2025, avec des écarts considérables entre les zones rurales et urbaines. Cette pauvreté chronique, aggravée par les conflits récurrents, rend les populations extrêmement vulnérables aux chocs externes, qu’ils soient sécuritaires, climatiques ou économiques.

Dans ce contexte, la Journée mondiale de l’aide humanitaire n’est pas seulement une occasion de sensibilisation, mais un cri d’alarme. Elle met en lumière l’urgence d’une mobilisation internationale plus forte pour répondre aux besoins immédiats, mais aussi pour s’attaquer aux causes profondes de cette crise.

 

Si la situation humanitaire en RCA est critique, la crise sécuritaire, elle, s’enracine. Malgré la présence des mercenaires russes de Wagner, censés apporter une solution militaire, les violences persistent, voire s’aggravent dans certaines régions. Dans le nord-ouest et le sud-est du pays, des groupes armés commettent régulièrement des exactions, paralysant les activités économiques et forçant des milliers de personnes à fuir.
Les témoignages d’habitants du nord-ouest, comme Gédéon, un résident de Garo, décrivent une situation intenable : « Ils ont posé des mines sur tous les grands axes et les véhicules sont régulièrement pris au piège : chaque semaine, il y a des embuscades, des tueries, des pillages et des attaques sommaires aux alentours de Bozoum ». Ces violences, loin de diminuer, s’accompagnent d’une hausse des prix des produits alimentaires et d’un accès limité aux services sociaux de base.

Wagner, dont la présence en RCA est officiellement justifiée par la lutte contre les groupes armés, est pourtant pointé du doigt pour son rôle ambigu. Selon des rapports de la Minusca, les mercenaires russes sont impliqués dans des exactions contre les civils, notamment dans le sud-est du pays, où des affrontements impliquant des miliciens du groupe Azande Ani Kpi Gbe ont fait des victimes parmi les forces de sécurité et les populations locales.

En 2025, plus de 447 000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, dont 68 795 relocalisées dans des sites de déplacés. Les retours volontaires, bien que constatés dans certaines préfectures, restent fragiles, en raison de la persistance des violences malgré les conditions de vie précaires sur les camps de déplacés.

Face à cette situation, l’aide humanitaire apparaît comme un filet de sécurité indispensable. En 2024, plus d’un million de personnes ont bénéficié d’interventions d’urgence en espèces et coupons, une solution flexible et efficace pour répondre aux besoins immédiats. Pourtant, malgré ces efforts, les financements sont à la peine. Le manque de moyens et la situation critique du pays pénalisent leur action.

 

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Berberati, Mambéré-Kadéi,  désormais isolée par de L’érosion

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Berberati, Mambéré-Kadéi,  désormais isolée par de L’érosion

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/rondpoint-doli-a-5-km-de-berberati.jpg” data-wpel-link=”internal”>Rondpoint Doli à 5 km de Berberati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi, en Centrafrique
Rondpoint Doli à 5 km de Berberati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi, en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La ville de Berberati reste-t-elle encore la deuxième ville de la RCA? Si oui, Touadera, regarde ce qui se passe. Écoute ce que votre gouverneur dit. La ville est désormais complètement isolée par de l’érosion. Et où es-tu ?

 

En effet, depuis quelques années, les pluies creusent des ravins qui coupent les routes de Berberati. Résultat : les populations se retrouvent isolées et les forces de sécurité ne peuvent plus faire leur travail dans cette région ouest de la République centrafricaine.

 

Dans la région de l’Équateur, l’eau de pluie a creusé des trous profonds qui barrent maintenant les routes principales. Le gouverneur Honoré Kinda l’a dit clairement à la radio Ndékè Luka en mai 2025 : ses forces de défense et de sécurité n’arrivent plus à circuler normalement.

 

Les bandits l’ont bien compris. Sur l’axe Berberati – Carnot-Baoro, les coupeurs de route opèrent tranquillement parce qu’ils savent que les forces de l’ordre peinent à les poursuivre. Quand les routes sont coupées, la sécurité disparaît.

 

Le gouverneur Honoré Kinda explique que les équipes de travaux publics qui réparaient les routes avant n’existent plus. Ces équipes entretenaient régulièrement les infrastructures et prévenaient ce genre de problème. Aujourd’hui, personne ne s’occupe des routes.

 

Pour évaluer les dégâts, le gouverneur doit même marcher à pied avec les responsables de la Minusca. Sept kilomètres de marche pour voir l’état des lieux. Cette situation montre à quel point les autorités manquent de moyens.

 

Les habitants des zones rurales n’arrivent plus à rejoindre les centres administratifs ou les hôpitaux. Les ravins ont morcelé la région en petites zones isolées où l’État ne passe plus que rarement.

 

Les forces de sécurité reconnaissent qu’elles ne peuvent plus couvrir tout le territoire. Sans véhicules adaptés, impossible d’intervenir rapidement. Les populations se débrouillent seules face aux menaces.

 

Le gouvernement n’a annoncé aucune mesure d’urgence pour réparer ces routes. Pourtant, cette situation affecte directement la sécurité du pays.

 

La mairie de Berberati devrait normalement lutter contre l’érosion en ville. Mais elle n’a visiblement pas les moyens de faire face à un problème de cette ampleur. Les institutions locales ne sont pas équipées pour gérer ces défis, affirme le gouverneur….

 

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Centrafrique : Matare Nguerefara Robert, Président du tribunal de Carnot, refuse de payer son loyer et provoque la mort de son propriétaire

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Matare Nguerefara Robert, Président du tribunal de Carnot, refuse de payer son loyer et provoque la mort de son propriétaire

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/carnot.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/carnot-305×450.jpg” alt=”Matare Nguerefara Robert, Président du tribunal de Carnot, refuse de payer son loyer et provoque la mort de son propriétaire” width=”305″ height=”450″ />
MATARE NGUEREFARA Robert, actuel Président du tribunal de grande instance de Carnot

Dans le quartier Walingba à Bangui, Baba Gaston, ex-employé de l’imprimerie centrafricaine,  avait bâti sa modeste retraite autour d’une petite maison clôturée qu’il louait pour survivre. Cette propriété de quelques pièces, fruit d’une vie de labeur, représentait son unique source de revenus à 68 ans. En 2024, quand un homme en costume s’est présenté pour visiter les lieux, le vieil homme a cru tenir un locataire sérieux. Matare Nguerefara Robert se présentait avec tous les atours de la respectabilité : d’ailleurs président du tribunal de grande instance de Bouar, puis de Carnot, magistrat de carrière, homme de loi. Le loyer fixé à 60 000 FCFA par mois semblait raisonnable pour ce professionnel de la justice.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Pourtant, dès le premier mois d’occupation, les ennuis ont commencé avec des versements irréguliers des loyers. Arrivée à un moment, les frais n’arrivaient pas. Baba Gaston, patient comme le sont souvent les personnes âgées, a attendu. Il s’est dit qu’un magistrat avait certainement des contraintes administratives, des retards de salaire, des problèmes temporaires. Le deuxième mois est passé sans paiement. Puis le troisième. À chaque visite du propriétaire, le juge promettait de régulariser “très bientôt”. Onze mois ont ainsi défilé sans qu’un seul franc ne soit versé.

 

Ce qui rend cette situation encore plus révoltante, c’est l’attitude du magistrat pendant cette période. Matare Nguerefara Robert continuait de mener grand train. Il se rendait quotidiennement à son tribunal, rendait des jugements, condamnait des citoyens pour des délits mineurs, prêchait le respect de la loi. Mais à Bangui, sa femme et ses enfants occupaient tranquillement la maison qu’il ne paye même pas, allumait l’électricité que Baba Gaston installait à ses propres moyens,  et  dormait dans un lit qui ne lui appartenait pas. Cette duplicité quotidienne aurait dû alerter ses collègues, ses supérieurs, son entourage. Personne n’a bronché.

 

Pressé par les réclamations de plus en plus désespérées du propriétaire, le juge a fini par sortir son carnet de chèques en janvier 2025. Il a rédigé un chèque de 180 000 FCFA, censé couvrir trois mois de retard de loyer. Baba Gaston, soulagé, s’est précipité à la Banque Maroco-centrafricaine  pour l’encaisser. Première présentation : chèque refusé, provision insuffisante. Le vieil homme a pensé à une erreur technique. Deuxième présentation quelques jours plus tard : même résultat. Troisième tentative : rejet définitif.

 

Un chèque sans provision émis par un magistrat, voilà qui devrait déclencher automatiquement des sanctions bancaires et judiciaires. Dans n’importe quel pays où les institutions fonctionnent, Matare Nguerefara aurait été immédiatement inscrit au fichier des incidents de paiement, interdit bancaire, et poursuivi pénalement en justice. L’émission d’un chèque sans provision constitue un délit passible d’emprisonnement selon le code pénal centrafricain. Mais quand vous portez la robe de magistrat dans ce pays, ces règles semblent ne plus s’appliquer.

 

Le juge a continué sa vie normale comme si de rien n’était. Aucune banque ne l’a sanctionné. Aucun parquet ne l’a poursuivi. Aucune autorité judiciaire ne s’est émue de voir l’un des siens commettre un délit grave. Pendant ce temps, sa dette continuait de gonfler. En avril 2025, elle atteignait 400 000 FCFA, soit près de sept mois de loyer impayés.

 

Désespéré, Baba Gaston avait tenté la voie judiciaire. Il s’était rendu au tribunal de commerce de Bangui pour déposer une plainte contre son locataire indélicat. Le dossier était solide : contrat de bail signé, témoins, preuves des réclamations, chèque sans provision. N’importe quel juge impartial aurait tranché rapidement en faveur du propriétaire lésé.

 

Mais les magistrats du tribunal de commerce avaient d’autres priorités. Dès qu’ils ont découvert l’identité du défendeur, leur attitude a changé. Matare Nguerefara Robert n’était pas un justiciable ordinaire, c’était un collègue. Un membre de la grande famille judiciaire. Les audiences ont été reportées sine die. Les juges ont refusé d’examiner le dossier. Leur seule réponse aux réclamations du propriétaire : “Il va payer, soyez patient”.

 

Cette complicité corporatiste montre clairement l’un des maux les plus profonds de la justice centrafricaine : l’esprit de corps qui transforme les magistrats en caste protégée. Quand l’un d’eux commet une faute, les autres ferment les yeux. Ils préfèrent protéger l’honneur supposé de l’institution plutôt que de rendre justice aux victimes. Cette solidarité mal comprise détruit la crédibilité de tout le système judiciaire en RCA.

 

Pendant que les juges du commerce protégeaient leur collègue, Baba Gaston sombrait dans la détresse. À 68 ans, ce retraité sans pension ne vivait que des 60 000 FCFA mensuels de son loyer. Chaque mois impayé signifiait des privations terribles : pas de quoi acheter ses médicaments contre l’hypertension, des repas réduits au strict minimum. Ses enfants, même s’ils travaillent, ils ne pouvaient pas couvrir tous ses besoins.

 

Le vieil homme maigrissait à vue d’œil. Ses voisins le voyaient errer dans le quartier, l’air hagard, répétant sans cesse : “Comment un juge peut-il me voler ainsi ?”. Il passait des nuits entières sans dormir, à ressasser cette injustice qui le rongeait. Son médecin lui avait prescrit du repos, moins de stress. Mais comment rester serein quand un magistrat vous vole votre gagne-pain en toute impunité ?

 

Le 23 juin 2025, le corps de Baba Gaston a lâché. Un soir, ses enfants l’ont trouvé effondré dans sa chambre, victime d’un accident vasculaire cérébral massif. Le vieil homme est décédé deux jours plus tard à l’hôpital. Ses derniers mots, selon les témoins, concernaient encore cette dette impayée qui l’obsédait : “Le juge… ma maison… il ne veut pas payer…”.

 

Sa famille est convaincue que le comportement de Matare Nguerefara a directement provoqué cette mort. Le stress permanent, l’angoisse financière, l’humiliation de voir un magistrat se moquer de lui, tout cela a précipité la fin de Baba Gaston. Les médecins confirment que l’hypertension artérielle, aggravée par des mois d’anxiété intense, a causé l’AVC fatal.

 

Informé du décès de son propriétaire, le juge n’a manifesté aucune émotion. Pas un mot de condoléances à la famille endeuillée. Pas un geste de compassion. Pas même la décence de libérer immédiatement la maison du défunt. Matare Nguerefara Robert a continué d’y habiter comme si rien ne s’était passé, comme s’il n’avait pas sur la conscience la mort d’un innocent.

 

Les enfants de Baba Gaston, désormais orphelins, se sont alors tournés vers l’Inspection générale des services judiciaires. Cette institution, créée pour surveiller les magistrats et sanctionner leurs fautes, représentait leur dernier espoir d’obtenir justice. Ils pensaient naïvement qu’un inspecteur général saisirait immédiatement un dossier aussi grave : un juge qui refuse de payer ses dettes, provoque la mort de son créancier, et continue d’exercer sans être inquiété.

 

Leur déception a été immense. L’inspecteur général saisi du dossier a refusé d’agir directement. Au lieu de convoquer immédiatement le magistrat fautif, il a demandé aux orphelins de faire eux-mêmes le travail de l’État. “Appelez le greffier en chef pour qu’il convoque le magistrat”, leur a-t-il dit. Cette inversion des rôles démontre l’état de déliquescence de l’institution judiciaire centrafricaine : ce ne sont plus les autorités qui protègent les victimes, mais les victimes qui doivent suppléer les autorités défaillantes.

 

Obéissant à cette demande absurde, les héritiers ont contacté le greffier en chef. Celui-ci a effectivement convoqué Matare Nguerefara Robert, mais en organisant soigneusement l’exclusion de la famille. Cette rencontre à huis clos entre collègues avait un objectif : permettre au juge de minimiser sa faute et de négocier un arrangement à l’amiable.

 

Durant cette entrevue secrète, le magistrat a nié une partie de sa dette. Au lieu des dix mois d’impayés documentés, il n’a “reconnu” que quatre mois. Cette réduction pathétique et criminelle de 60% ne reposait sur aucune base légale. Comment peut-on passer de dix mois à quatre mois ? Quels mois ont été magiquement effacés ? Sur quels critères ? Aucune explication n’a été fournie. Le greffier en chef, manifestement complice, a entériné cette version sans poser de questions.

 

Quand les orphelins sont revenus aux nouvelles, l’inspecteur général leur a annoncé ce nouvel état de fait avec un aplomb déconcertant : “Le magistrat est venu, il a reconnu quatre mois. Si vous dites que c’est dix, apportez les preuves”. Cette phrase montre toute la perversité du système. Les héritiers avaient déjà fourni toutes les preuves : contrat de bail, témoignages, plainte déposée en avril, chèque sans provision. Mais l’inspection préférait croire la parole du juge plutôt que les documents officiels.

 

Les enfants de Baba Gaston ont dû ressortir une nouvelle fois tous leurs dossiers. Ils ont apporté les quittances, les lettres de réclamation, les témoignages des voisins, le chèque refusé par la banque. Chaque document prouvait irréfutablement que leur père réclamait dix mois de loyers impayés, pas quatre. Face à ces preuves accablantes, l’inspection n’a plus pu nier l’évidence. Mais au lieu de sanctionner le magistrat menteur, elle a choisi l’inaction.

 

Sa conclusion définitive tient en quelques mots : “C’est un fonctionnaire de l’État, il va payer”. Cette phrase, répétée comme un mantra depuis des mois, ne trompe plus personne. Elle signifie simplement que l’inspection refuse d’agir contre l’un des siens. Le statut de “fonctionnaire de l’État” devient un bouclier qui protège le juge de toute sanction.

 

Depuis cette promesse creuse, rien n’a bougé. Aucune procédure disciplinaire n’a été ouverte contre Matare Nguerefara. Aucune contrainte n’a été exercée pour le forcer à payer. Aucune expulsion n’a été ordonnée. Le magistrat continue d’habiter tranquillement la maison de Baba Gaston, comme s’il en était devenu propriétaire par prescription acquisitive. Ce mois d’août, il totalise 11 mois sans payer un fran.

 

Cette impunité totale pose des questions vertigineuses sur l’état de la justice centrafricaine. Comment un système judiciaire peut-il fonctionner quand ses propres acteurs se placent au-dessus des lois qu’ils appliquent aux autres ? Comment des magistrats peuvent-ils condamner des citoyens pour des délits mineurs quand l’un d’eux commet des fautes graves sans être inquiété ?

 

Le comportement de Matare Nguerefara Robert dépasse la simple indélicatesse. Il relève de l’escroquerie aggravée. Ce juge a sciemment trompé un vieil homme sans défense. Il a émis un chèque sans provision en connaissance de cause. Il a provoqué la mort de son créancier par son mépris et sa cupidité. Il continue d’occuper illégalement un bien qui ne lui appartient pas. Chacun de ces actes constitue un délit pénal passible de prison.

 

Pourtant, ce magistrat continue de siéger dans son tribunal de Carnot. Il porte toujours la robe rouge, symbole de justice et d’intégrité. Il prononce des jugements, condamne des prévenus, prêche le respect de la loi. Cette situation grotesque transforme chaque audience en comédie. Comment peut-on croire à la justice d’un homme qui refuse de respecter ses propres obligations ?

 

Les avocats qui plaident devant lui le savent. Les justiciables qui comparaissent dans son tribunal le découvrent. Les greffiers qui l’assistent en sont témoins. Tout le monde connaît l’affaire Baba Gaston dans le milieu judiciaire centrafricain. Mais personne n’ose parler. La loi du silence protège ce magistrat indigne mieux que n’importe quelle procédure légale.

 

Kidnappings du  médecin dans Lim-Pendé : le ministre Maxime Balalou, lors de son point de presse, salue aux ravisseurs et leur dire bonjour

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Kidnappings du  médecin dans Lim-Pendé : le ministre Maxime Balalou, lors de son point de presse, salue aux ravisseurs et leur dire bonjour

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Un médecin enlevé dans Lim-Pendé, une rançon de 5 millions de francs CFA exigée, et un gouvernement qui répond par des formules toutes faites. C’est la réaction donnée le 18 août par le ministre de la Communication lors de sa conférence de presse hebdomadaire. Face à cette nouvelle stratégie des groupes armés qui ciblent désormais les fonctionnaires, le porte-parole du gouvernement a sorti son arsenal habituel de slogans rassurants.

 

Voilà comment le ministre a réagi à cette évolution inquiétante de la situation sécuritaire. Interrogé sur ce kidnapping qui témoigne d’un changement de tactique des groupes armés, le ministre s’est enfermé dans son discours habituel, comme un disque rayé qui répète les mêmes refrains. « On me dit que les groupes armés ont changé de stratégie. Maintenant, il faut parler, il faut le kidnapping en exigeant des rançons. C’est l’information que vous me donnez. Mais ce sont, il faut dire, des bandits, c’est le rôle des bandits de grands chemins. Quand on arrive à ce niveau-là, c’est que les gens n’ont plus d’options. Ils sont condamnés à déposer les armes. On était clair. Et ça, c’est les éléments égarés ».

 

Écoutez bien cette logique gouvernementale : si les groupes armés kidnappent des fonctionnaires, c’est parce qu’ils n’ont « plus d’options ». Donc, en gros, c’est bon signe ! Plus ils deviennent dangereux, plus c’est la preuve qu’ils sont affaiblis. Brillante analyse stratégique, monsieur le ministre. Pendant qu’un médecin croupit entre les mains de ses ravisseurs, le gouvernement nous explique que tout va bien parce que ses kidnappeurs sont « désespérés ».

 

Mais ce n’est pas fini, car le ministre enchaîne avec ses promesses habituelles de justicier. « Ceux qui ne veulent pas rentrer dans la République. Mais ça, nous allons les traiter comme tel. À ce niveau-là, le gouvernement travaille sereinement. Le processus est irréversible. Les armes seront récupérées ». Et voilà le grand classique : le fameux « processus irréversible ». Ce processus magique qui, depuis des mois, n’empêche ni les enlèvements, ni les rançons, ni l’insécurité grandissante. Mais qu’importe, il est « irréversible », alors tout va bien.

 

Le ministre poursuit son numéro de folie avec cette perle : « Nous allons traquer ces malfrats jusqu’à leur dernier retranchement. Je peux vous l’assurer. Et nous sommes en train de travailler sur ce cas précis pour libérer le médecin le plus rapidement ». Formidable ! Une « traque impitoyable » et une libération « le plus rapidement ». Des mots, toujours des mots, mais concrètement ? Quels moyens sont déployés ? Quelles forces sont mobilisées ? Quel plan d’action précis ? Silence radio sur les faits, mais avalanche de promesses creuses.

 

Et pour couronner le tout, le ministre nous ressert son analyse de café du commerce sur la psychologie des ravisseurs. « Et je ne peux que vous dire qu’à ce niveau-là, nous pouvons comprendre qu’ils n’ont plus d’options. Ils n’ont plus d’options et c’est pourquoi ils choisissent cette voie. Mais nous, le gouvernement, nous y travaillons pour réduire, n’est-ce pas, ce phénomène pour nous qui n’ira pas loin ». Ah, ils n’ont « plus d’options », c’est pour ça qu’ils kidnappent. Et le gouvernement « travaille » pour « réduire » ce « phénomène ». Du vocabulaire de technocrate pour parler d’un homme en danger de mort.

 

Pendant que le ministre philosophe sur les motivations des kidnappeurs, la réalité est têtue : un médecin est entre leurs mains depuis plusieurs jours. Pendant que le porte-parole du gouvernement explique doctement que ces actes prouvent la faiblesse des groupes armés, ces mêmes groupes ont réussi à capturer un fonctionnaire et à exiger 5 millions de francs pour sa libération.

 

Cette façon de transformer chaque échec sécuritaire en victoire politique relève de la manipulation pure et simple. Quand les groupes armés attaquent les forces de l’ordre, c’est qu’ils sont « aux abois ». Quand ils kidnappent des civils, c’est qu’ils n’ont « plus d’options ». À ce rythme, plus ils feront de victimes, plus le ministre nous expliquera que c’est la preuve de leur affaiblissement.

 

Il est temps que ce gouvernement arrête de prendre les Centrafricains pour des imbéciles. Un kidnapping n’est pas un signe de faiblesse des ravisseurs, c’est un signe de faiblesse de l’État qui n’arrive pas à protéger ses agents. Une rançon de 5 millions exigée n’est pas la preuve d’un « processus irréversible », c’est la preuve d’un système sécuritaire défaillant.

 

Alors que ce médecin attend sa libération dans l’angoisse, le ministre continue de réciter ses formules magiques sur un « processus » qui n’existe que dans ses discours. En attendant, les faits parlent d’eux-mêmes : les enlèvements continuent, les rançons sont exigées, et l’État se contente de communiquer au lieu d’agir.

 

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Centrafrique : Comment Fidèle Ngouandjika et sa Radio « Légo ti a moléngué ti kodro   mènent une campagne hostile contre la famille Dayen

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Comment Fidèle Ngouandjika et sa Radio « Légo ti a moléngué ti kodro   mènent une campagne hostile contre la famille Dayen

 

 

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Fidèle Ngouandjika, ministre conseiller de cousin président Touadera Faustin saluant Wagner

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Une affaire foncière vieille de quarante ans prend une dimension politique avec l’implication directe d’un ministre-conseiller du Président Touadéra.

 

Le communiqué publié le 26 août 2025 par DAYEN Justin Magloire, héritier du défunt colonel DAYEN Didace, présente les dessous d’une affaire qui dépasse largement un simple conflit foncier. Derrière cette controverse se cachent des manœuvres politiques et médiatiques impliquant directement Fidèle Ngouandjika, ministre conseiller à la présidence, et sa station Radio mille collines dénommé pompeusement  Légo ti a moléngué ti kodro.

 

Pour comprendre cette polémique, il faut remonter aux origines de la propriété contestée. En 1983, le colonel DAYEN Didace acquiert légalement une parcelle de cinq hectares au PK 10, route de Mbaïki, auprès du ministère de l’Urbanisme. L’administration délivre un extrait cadastral après avoir indemnisé les exploitants agricoles traditionnels. Tous les documents officiels attestent de la régularité de cette acquisition.

 

Après le décès de cet officier supérieur de l’armée nationale en 1999, ses héritiers légaux, représentés par son fils DAYEN Justin Magloire, conservent tous leurs droits sur cette propriété. Mais depuis quelques années, des occupants illégaux s’installent sur le terrain et vont jusqu’à vendre des portions à des tiers, transformant le vol en commerce lucratif.

 

C’est alors que l’affaire prend une tournure médiatique inattendue. Ces occupants illégaux trouvent une tribune complaisante sur les antennes de la radio « Légo ti a moléngué ti kodro ». C’est là que Fidèle Ngouandjika, ministre conseiller à la présidence de Faustin-Archange Touadéra, prend la parole pour attaquer frontalement la famille Ndayen.

 

Le ministre Fidel NGOUANDJIKA n’hésite pas à traiter les héritiers légitimes d’« escrocs » sur les ondes de sa station radio et sur les réseaux sociaux, reprenant sans vérification les accusations des occupants illégaux. Plus grave encore, Fidel NGOUANDJIKA lance un véritable appel à la mobilisation populaire, demandant aux auditeurs de bloquer les travaux de morcellement, d’occuper massivement les lieux et même d’arrêter physiquement toute personne se réclamant de la succession Ndayen.

 

L’animateur de cette station radio, qui n’est rien d’autre que Fidel NGOUANDJIKA, pousse l’indécence encore plus loin. Ce soi-disant ministre-conseiller  piétine symboliquement les documents cadastraux présentés par les héritiers Ndayen. À l’antenne, il évoque la « honte » que représenterait selon lui cette famille, abandonnant complètement son rôle d’informateur pour endosser celui de juge et partie.

 

La radio « Légo ti a moléngué ti kodro » devient ainsi l’instrument d’une campagne de dénigrement contre une famille qui ne fait que défendre ses droits légaux. L’animateur Fidel NGOUANDJIKA attise la méfiance du public et jette en pâture des citoyens dont les titres de propriété sont pourtant incontestables.

 

Malgré ces attaques répétées, la famille DAYEN choisit la voie de l’apaisement. Le 21 août 2025, un acte de réconciliation est signé en présence du chef de quartier Nzila 1, des représentants des occupants illégaux et de la famille. Cette démarche témoigne de la bonne foi des héritiers légitimes.

 

Mais la campagne de désinformation se poursuit sur Radio Légo, encouragée par les déclarations publiques de Fidèle Ngouandjika. Le ministre conseiller utilise sa position pour donner une caution officielle aux accusations portées contre la famille Ndayen.

 

Cette affaire permet d’identifier clairement les acteurs de cette controverse. Fidèle Ngouandjika occupe un poste stratégique au sein de l’administration Touadéra comme ministre conseiller à la présidence. Son intervention directe dans cette affaire foncière privée pousse les centrafricains à s’interroger sur l’usage qu’il fait de sa fonction.

 

Fidel NGOUANDJIKA, patron de Radio Légo ti a moléngué ti kodro, transforme sa station en outil de propagande contre la famille Ndayen. Son comportement à l’antenne, notamment quand il piétine les documents officiels, dépasse largement le cadre de l’information pour verser dans la manipulation pure.

 

Du côté des occupants illégaux, leurs noms ne sont pas communiqués dans le communiqué de la famille Ndayen, mais ils bénéficient visiblement de soutiens politiques et médiatiques puissants pour maintenir leur occupation frauduleuse.

 

Face à ces attaques coordonnées, la famille DAYEN adopte une stratégie de résistance légale. Elle défie ouvertement ses détracteurs de prouver leurs accusations devant les services compétents. Elle annonce également se réserver le droit de saisir la justice contre tous ceux qui participent aux manœuvres visant à lui arracher une propriété acquise légalement depuis plus de quarante ans.

 

Cette affaire dépasse le simple cadre d’un conflit foncier pour toucher aux fondements de l’État de droit centrafricain. Comment des responsables politiques comme Fidèle Ngouandjika peuvent-ils s’allier pour instrumentaliser l’opinion publique dans des dossiers privés ? Quand un ministre conseiller du Président Touadéra utilise les ondes pour lancer des appels à la vindicte populaire contre des citoyens qui défendent leurs droits, c’est le fonctionnement même des institutions qui est remis en cause.

 

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MPC : Le général Anour Moussa Adam, chef d’État-major,  démissionne après un clash avec le président Alkhatim Mahamat

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MPC : Le général Anour Moussa Adam, chef d’État-major,  démissionne après un clash avec le président Alkhatim Mahamat

 

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Les combattants rebelles du MPC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le général Anour Moussa Adam, chef d’état-major du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), a claqué la porte. Sa démission fait suite à un conflit ouvert avec le président fondateur du mouvement, Alkhatim Mahamat. Au cœur de cette rupture : le contrôle des mines d’or de Koki et Markounda.

 

Dans sa lettre officielle adressée au Président fondateur du MPC, Anour Moussa Adam parle d’une “décision volontaire”. Pourtant, selon nos informations, la réalité est tout autre. Alkhatim Mahamat aurait exigé que son cousin soit  nommé responsable des sites miniers stratégiques, bien qu’il soit jugé inapte à occuper une telle fonction. Un choix que le chef d’état-major jugeait totalement inadéquat. Son refus ferme de valider cette nomination a créé une cassure irréparable entre les deux hommes.

 

Cette guerre de clans survient à un moment délicat. Le MPC venait de signer un accord de paix avec Bangui. Le texte prévoyait l’intégration des combattants dans l’armée régulière et un désarmement par étapes. Mais quelques jours après la signature, la tragédie a frappé : plus de quarante combattants du MPC ont été massacrés par les Mercenaires russes du groupe Wagner sur les sites miniers de Markounda et de Kouki. Un massacre qui a décimé les rangs du mouvement et entamé sa crédibilité.

 

Aujourd’hui, l’accord de paix existe encore sur le papier, mais il ne pèse plus grand-chose sur le terrain. Le MPC traverse une crise profonde. Entre les morts au combat et les départs, l’organisation s’effrite. Certains évoquent déjà sa disparition pure et simple. Les derniers fidèles se concentrent maintenant sur un seul objectif : exploiter coûte que coûte les sites miniers d’or de la région.

 

Le départ du général Anour Moussa Adam montre l’ampleur du problème. Le mouvement se déchire entre un président obsédé par l’or et des cadres qui refusent ses méthodes. Cette guerre intestine pourrait bien sonner le glas du MPC, rongé de l’intérieur par les ambitions personnelles et l’appât du gain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : tensions entre le mouvement 3R et les mercenaires russes après une attaque meurtrière, la présidence centrafricaine en colère

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tensions entre le mouvement 3R et les Mercenaires russes après une attaque meurtrière, la présidence centrafricaine en colère

 

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Opération de désarmement des rebelles de 3R à Koui. Une DKM remise par le chef Bobo

 

Le 12 août 2025, des mercenaires russes ont lancé une attaque contre plusieurs bases du mouvement 3R dans les sous-préfectures de Bozoum et Bossemtélé. Selon les responsables du groupe, l’assaut a provoqué des pertes humaines, plusieurs blessés et la saisie de matériels militaires, de moyens roulants ainsi que d’effets personnels. Ces incidents ont aussitôt provoqué la colère du mouvement, exprimée publiquement par son coordinateur politique dans une vidéo diffusée en direct sur les réseaux sociaux.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans son message, largement relayé sur WhatsApp, le Coordinateur politique Yaya Adamou dénonçait la répétition des attaques, rappelant qu’il ne s’agissait pas d’un fait isolé mais du quatrième assaut de ce type en quelques mois. L’ampleur de la diffusion de cette vidéo, devenue virale en quelques heures, a irrité la présidence centrafricaine. Mais à Bangui, l’affaire a été gérée dans la discrétion. Le chef du renseignement de la présidence, l’ancien ministre de l’Intérieur Henri Wanzet Linguissara, a aussitôt pris contact avec le coordinateur du 3R. Selon des sources proches du dossier, il lui aurait reproché d’avoir rendu publique sa colère avant de la transmettre aux autorités et lui aurait demandé, à l’avenir, d’adresser ses messages à Bangui avant toute diffusion publique.

 

Face aux critiques, les mercenaires russes ont réagi à leur tour. Dans leur version, ce seraient les éléments du 3R qui auraient ouvert le feu sur eux en premier, ce qui les aurait poussés à riposter. Une explication qui, selon des observateurs, vise à renverser la responsabilité et à présenter le groupe rebelle comme l’agresseur. Mais sous la pression de la présidence et des garants de l’accord de paix du 19 avril 2025, la priorité a rapidement été donnée à l’apaisement. Un communiqué a alors été préparé à Bangui, puis diffusé au nom du président du mouvement 3R, le général Sembé Bobbo, afin de donner l’image d’un retour au dialogue.

 

Ce texte, daté du 20 août et présenté comme rédigé depuis Ndjamena, annonce la tenue d’une réunion d’urgence entre les représentants du mouvement, ceux du gouvernement centrafricain et les garants de l’accord. Le communiqué évoque des “événements regrettables” et assure que les deux parties ont exprimé leurs regrets vis-à-vis des morts, des blessés, des arrestations et des confiscations de biens. Il met également en avant un engagement commun à améliorer la communication entre les mercenaires russes et les combattants du 3R, afin d’éviter de nouveaux affrontements.

 

Le texte insiste sur la volonté du mouvement de poursuivre le processus de désarmement, en appelant ses combattants à garder leur calme et leur retenue. Mais en même temps, il formule des exigences précises : restitution des matériels militaires et des effets personnels saisis, libération des prisonniers, prise en charge des blessés. Le mouvement remercie aussi les garants de l’accord et les autorités tchadiennes pour leur implication dans la résolution des conflits.

 

Malgré cette façade d’entente, de nombreux doutes persistent. Car au-delà des discours officiels, la réalité sur le terrain reste tendue. Les combattants du 3R continuent de dénoncer la brutalité et les provocations des mercenaires russes. De leur côté, ces derniers apparaissent de plus en plus déterminés à imposer leur présence par la force, sans respecter pleinement les arrangements politiques. Selon un ancien ministre joint au téléphone par la rédaction du CNC, “personne n’est au-dessus de Wagner, et personne ne peut les contrôler”.

 

Dans ce climat, l’accord de Ndjamena signé en avril 2025 semble fragilisé. S’il existe une volonté affichée des deux camps de poursuivre le processus de paix, l’imprévisibilité des mercenaires russes demeure le principal facteur de rupture. Le communiqué publié au nom du 3R cherche à rassurer et à donner l’image d’un consensus retrouvé, mais en coulisses, l’affaire reste grave et la méfiance intacte.

 

Peut-on encore croire à la solidité d’un processus de paix dont l’avenir dépend d’acteurs que ni l’État, ni les garants internationaux, ne semblent en mesure de maîtriser ?

 

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Centrafrique : L’Union des Musiciens Centrafricains tourne une page historique avec l’élection de son nouveau bureau

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L’Union des Musiciens Centrafricains tourne une page historique avec l’élection de son nouveau bureau

 

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Armand Touaboy, nouveau Président de l’UMC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Après trois années de crise institutionnelle, les artistes centrafricains reprennent enfin le contrôle de leur organisation représentative

 

C’est dans un climat de réconciliation et d’espoir que s’est déroulée samedi dernier l’Assemblée Générale Élective de l’Union des Musiciens Centrafricains (UMC). Cette consultation, longtemps attendue par les artistes du pays, marque la fin d’une crise institutionnelle qui paralysait l’organisation depuis 2022.

 

Cette journée historique représente un nouveau départ après des années de turbulences. L’élection d’Armand Touaboy à la présidence de l’UMC constitue un tournant historique pour la musique centrafricaine. Accompagné d’une équipe qualifiée comprenant Kaïda TG comme vice-président, Chantal Bobo au secrétariat général, Armel Eka comme délégué aux affaires, Freddy Kopaya aux affaires sociales et Dany Mandaba-Bara Marwane à la communication, ce nouveau bureau incarne la volonté des artistes de reprendre leur destin en main.

 

Cette élection met fin à trois années et demie d’un intérim controversé qui avait dépassé de loin les 45 jours statutaires prévus par les textes de l’association. En effet, la crise avait débuté en 2022 avec la démission de Louhango Perrin dit Chengo Baba, deux mois seulement après son élection, pour des raisons professionnelles liées à ses obligations militaires.

 

Au-delà de cette normalisation institutionnelle, la tenue de cette assemblée représente une victoire de la démocratie associative sur les tentatives de confiscation institutionnelle. Malgré les pressions et les manœuvres administratives qui avaient tenté d’empêcher ce scrutin, les musiciens centrafricains ont fait preuve d’une détermination exemplaire pour préserver l’autonomie de leur organisation.

 

“Ce bureau est composé de véritables dignitaires de la musique centrafricaine”, souligne-t-on dans les milieux artistiques centrafricain. Cette reconnaissance témoigne de la qualité du processus électoral et de la légitimité des nouveaux dirigeants auprès de leurs pairs.

 

Pourtant, ce succès électoral s’accompagne de défis majeurs à relever. Le nouveau bureau hérite d’une situation complexe qui nécessitera un travail considérable de reconstruction institutionnelle. Après des années de paralysie, l’UMC doit retrouver sa crédibilité et son efficacité dans la défense des intérêts des musiciens centrafricains.

 

Sur le plan international, le défi est particulièrement important. Il s’agira de “redorer le blason de la musique centrafricaine” sur la scène mondiale, en développant de nouveaux partenariats et en restaurant l’image d’une profession organisée et dynamique.

 

Par ailleurs, cette élection marque un rappel important concernant l’autonomie associative préservée et les principes juridiques qui régissent le fonctionnement associatif en République centrafricaine. En organisant cette consultation malgré les obstacles administratifs, les musiciens ont réaffirmé que leur organisation ne relève que de ses membres et de ses statuts, conformément au droit associatif.

 

L’avenir s’annonce donc prometteur avec ce nouveau chapitre qui s’ouvre. Avec ce nouveau bureau dirigé par Armand Touaboy, l’Union des Musiciens Centrafricains ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Les attentes sont énormes, mais la qualité des personnalités élues et leur légitimité démocratique constituent des atouts précieux pour relever les défis qui attendent la profession musicale centrafricaine.

 

Cette journée du 30 août 2025 restera sans doute dans les mémoires comme celle de la renaissance institutionnelle de l’UMC et du retour de la démocratie dans la gouvernance de cette organisation fondamentale pour le développement culturel du pays.

 

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Bangui : braquage nocturne à Bimbo : une famille résidente de la cité de la paix dépouillée par des criminels  

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Bangui : braquage nocturne à Bimbo : une famille résidente de la cité de la paix dépouillée par des criminels  

 

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apres-le-braquage d’une famille à Bimbo, dans la cité de la paix

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un groupe des criminels a dépouillé une résidente de la cité de la paix, dans la commune de Bimbo, dans la nuit de vendredi à samedi.

 

Dans la nuit de vendredi à samedi, vers minuit, un groupe de malfaiteurs a pénétré dans une concession familiale située dans la cité de la paix, commune de Bimbo 3. Cette localité se trouve à la sortie sud-ouest de la capitale Bangui.

 

Les assaillants ont contraint la propriétaire de la maison à leur remettre la somme de 385 000 francs CFA. Ils ont également emporté sa motocyclette et son ordinateur portable avant de prendre la fuite. La victime n’a pas été blessée physiquement durant l’opération.

 

Le lendemain matin, les voisins ont découvert les traces de l’agression. Des douilles de munitions jonchaient encore la cour de la concession. La population locale s’est rassemblée pour apporter son soutien à la victime et constater l’ampleur des dégâts.

 

La semaine dernière, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, les journalistes ont interrogé le porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu Maxime Balalou sur cette recrudescence d’actes criminels dans la capitale et ses environs. À la surprise des journalistes, ce père Kitandaire  devenu ministre a relativité la situation. Il a souligné que les braquages constituent un phénomène mondial, observable aussi bien en Europe qu’aux États-Unis. Selon lui, ces incidents ne peuvent être totalement éradiqués.

 

Cette position officielle contraste avec les attentes des populations qui aspirent à une sécurité renforcée dans leurs quartiers. Les forces de l’ordre n’ont pour l’instant communiqué aucune information sur d’éventuelles arrestations ou pistes d’enquête.

 

Le braquage de Bimbo s’inscrit dans une série d’incidents similaires qui touchent régulièrement la capitale centrafricaine et ses environs, alimentant un sentiment d’insécurité grandissant parmi les habitants.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le Basketball Centrafricain : De l’Excellence à la Débâcle, décryptage d’une chute spectaculaire de son histoire récente

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Le Basketball Centrafricain : De l’Excellence à la Débâcle, décryptage d’une chute spectaculaire de son histoire récente

 

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Les-joueurs-de-lequipe-centrafricaine-championne-dAfrique-de-basketball-en-1987 – L’ONASPORT : architecte de la déchéance des sports en Centrafrique

 

Ancienne puissance continentale du basketball africain, la République centrafricaine assiste impuissante à l’effondrement de sa discipline reine, victime d’une gouvernance chaotique et d’un désinvestissement chronique.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le basketball centrafricain affronte aujourd’hui la période la plus sombre de son histoire moderne. Cette nation qui a fait vibrer l’Afrique avec ses deux titres continentaux voit désormais son prestige sportif s’est effondré inexorablement, témoignant d’une crise structurelle aux ramifications profondes.

 

Cette déchéance trouve sa traduction la plus éloquente dans les statistiques officielles. Les chiffres dressent un tableau impitoyable de cette dégringolade : en quatre années seulement, les Fauves ont dégringolé de la 78ème à la 89ème place mondiale selon le classement FIBA, parallèlement à une chute du 10ème au 14ème rang continental. Cette régression contraste dramatiquement avec la dynamique ascendante de nombreuses nations africaines qui investissent massivement dans le développement de leurs programmes basketballistiques.

 

Cette dégringolade trouve sa traduction la plus cruelle dans les performances récentes sur la scène continentale. L’anatomie de cette débâcle sportive révèle des failles béantes : les éliminatoires de l’AfroBasket 2025 ont révélé l’ampleur du marasme avec des défaites catégoriques face à la Côte d’Ivoire et l’Égypte, une élimination prématurée devant Madagascar. Ces revers ne constituent pas des accidents de parcours mais bien les symptômes d’une maladie profonde qui ronge le basketball centrafricain. L’absence remarquée de l’équipe nationale à l’AfroBasket 2025 en Angola marque une rupture historique, la République centrafricaine n’ayant pas manqué cette échéance depuis plus de deux décennies.

 

Même lors du FIBA AfroCan 2023, les maigres victoires contre le Tchad et la Guinée équatoriale n’ont pu masquer les défaillances honteuses face au Cameroun et au Gabon, montrant un écart technique grandissant avec les standards continentaux.

 

Au-delà des résultats sportifs, cette déconfiture trouve ses origines dans des dysfonctionnements bien plus profonds. Les racines du mal s’enracinent dans une crise structurelle multidimensionnelle qui paralyse le développement de la discipline. La Fédération Centrafricaine de Basketball (FCBB) évolue dans un écosystème économique précaire, sa dépendance quasi-exclusive aux subventions étatiques la privant d’autonomie financière et d’attractivité commerciale.

 

L’infrastructure sportive nationale accuse un retard considérable, avec des équipements vétustes inadaptés aux exigences des compétitions internationales modernes. Cette obsolescence matérielle se double d’une carence dramatique en matière de formation des jeunes talents, faute d’un système d’encadrement structuré et pérenne. Le cadre réglementaire lui-même souffre d’une inadéquation chronique aux réalités contemporaines du sport de haut niveau, freinant toute velléité de modernisation et de professionnalisation.

 

Cette situation actuelle contraste amèrement avec une époque récente où l’espoir avait ressurgi. L’ère Limbio demeure dans les mémoires comme un âge d’or éphémère : la période 2017-2021, marquée par l’engagement de Guy Maurice Limbio, constitue un sursaut salutaire. Son action multidimensionnelle – régularisation des compétitions, amélioration du soutien logistique, professionnalisation de l’arbitrage et lutte contre les falsifications d’âge – avait redonné crédibilité et dynamisme au basketball centrafricain.

 

Son retrait en 2021 a précipité la discipline dans une spirale descendante, la ligue de Bangui s’enlisant dans des controverses financières et des allégations de malversations qui compromettent jusqu’à l’achèvement des championnats nationaux.

 

Dans ce contexte délétère, de nouveaux acteurs ont tenté de redresser la barre. Les tentatives de renaissance menées depuis lors illustrent à la fois la volonté de changement et les limites des moyens disponibles. L’arrivée de Serge Singha à la présidence fédérale en mars 2021 s’est accompagnée d’un projet ambitieux de “Renaissance du Basketball centrafricain”. Plusieurs initiatives méritoires ont vu le jour : modernisation partielle du Palais Omnisports, organisation de stages d’été, programmes de formation arbitrale.

 

Cependant, ces efforts ponctuels, handicapés par des ressources limitées et un manque de coordination stratégique, n’ont pas suffi à inverser la tendance négative. La sanction de deux années infligée à la RCA dans la discipline du basket 3×3 illustre tragiquement les limites de cette approche fragmentaire.

 

Cette succession d’échecs pose inexorablement la question de l’avenir. L’horizon s’assombrit dangereusement pour le basketball centrafricain et la discipline semble inexorablement attirée vers un point de non-retour. Sans une refondation complète de sa gouvernance, sans investissements massifs dans la formation des jeunes et la modernisation des infrastructures, le basketball centrafricain court vers un déclin irréversible.

 

Les élections fédérales programmées pour octobre 2025 revêtent une importance capitale. Elles offriront aux acteurs du basketball national l’opportunité de choisir entre la perpétuation d’un statu quo mortifère et l’engagement résolu dans une transformation radicale.

 

Le basketball centrafricain se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. L’heure du sursaut a peut-être sonné pour cette discipline qui fut jadis l’emblème du rayonnement sportif national mais qui s’étiole désormais sous le poids des querelles intestines et de l’amateurisme gestionnaire. La question n’est plus de savoir si la République centrafricaine peut retrouver son lustre d’antan, mais bien de déterminer si elle saura éviter l’effacement définitif d’un pan entier de son patrimoine sportif. L’urgence est absolue, les enjeux considérables : il s’agit ni plus ni moins de sauver l’âme du basketball centrafricain.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Bangui : Le HCR a-t-il détourné la Journée mondiale des réfugiés au profit d’Orange Money ?

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Bangui : Le HCR a-t-il détourné la Journée mondiale des réfugiés au profit d’Orange Money ?

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Les refugiés assistent lors de la cérémonie de la journée mondiale des réfugiés à Bangui, le 20 juin 2025

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le HCR contraint les réfugiés à porter des T-shirts Orange Money, transformant la cérémonie de la journée internationale des réfugiés en opération publicitaire forcée.

 

En effet, la Journée mondiale des réfugiés du 20 juin 2025 à Bangui restera dans les mémoires pour de mauvaises raisons. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a imposé à tous les réfugiés participants de porter des T-shirts estampillés Orange Money, provoquant un tollé au sein de la communauté réfugiée à Bangui.

 

Cette édition 2025 rompt avec quinze années de tradition. Jamais auparavant une cérémonie officielle du HCR n’avait affiché aussi ouvertement les couleurs d’une entreprise privée. Les réfugiés, venus témoigner de leur parcours et célébrer leur résilience, se sont retrouvés malgré eux en première ligne d’une campagne publicitaire.

 

Les difficultés financières du HCR expliquent ce revirement. L’organisation onusienne traverse une crise budgétaire depuis quelques mois en République centrafricaine. Les États-Unis, principaux bailleurs traditionnels du système des nations-unies, ont réduit leurs contributions, contraignant l’agence à explorer de nouvelles sources de financement. Orange Centrafrique  a saisi l’opportunité pour accepter la demande du HCR en proposant de prendre en charge certains coûts logistiques.

 

L’accord négocié prévoyait une contrepartie claire : visibilité totale de la marque Orange Money pendant toute la durée de l’événement du 20 juin. Résultat, plusieurs centaines de réfugiés ont été transformés en ambassadeurs involontaires de l’opérateur de téléphonie mobile.

 

“Nous avons accepté de venir pour parler de notre histoire, pas pour vendre des services financiers”, témoigne un réfugié présent lors de la cérémonie. Son sentiment d’être instrumentalisé est partagé par de nombreux autres participants qui dénoncent une atteinte à leur dignité.

 

La controverse a rapidement gagné les réseaux sociaux et les quartiers d’accueil de la capitale. Plusieurs leaders communautaires s’interrogent sur les dérives possibles de ce nouveau modèle de partenariat. Certains craignent que le HCR ne sacrifie progressivement ses principes de neutralité sur l’autel des impératifs financiers.

 

Interrogé sur cette polémique, un employé-responsable  du HCR à Bangui, assume pleinement cette stratégie. “Nous faisons face à une situation d’urgence budgétaire. Sans ce partenariat, nous n’aurions pas pu organiser cette journée”, justifie-t-il. L’organisation maintient que sa mission première demeure inchangée malgré ces nouveaux modes de financement.

 

Orange Centrafrique adopte une communication plus prudente. L’un des responsables présente cette intervention  d’Orange Centrafrique comme un “acte de solidarité envers les populations vulnérables”. Quant à la direction générale, elle  évite soigneusement de commenter les critiques sur le caractère contraignant du port des T-shirts publicitaires.

Cette polémique dépasse le simple cadre d’un événement manqué. Elle pose la question du financement de l’action humanitaire dans un contexte de raréfaction des ressources publiques. Jusqu’où les organisations internationales peuvent-elles aller dans leurs compromis avec le secteur privé sans trahir leur mission ?

 

Pour les réfugiés de Bangui, la réponse est claire : leur dignité ne saurait être négociable, même au nom des contraintes budgétaires….

 

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RCA : Amnesty International salue la ratification du Protocole de Maputo

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RCA : Amnesty International salue la ratification du Protocole de Maputo

 

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Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Les autorités centrafricaines ont ratifié le 26 août le Protocole de Maputo, et l’Amnesty International salue cette ratification. .

 

La République centrafricaine a franchi une étape importante dans la protection des droits des femmes avec la ratification du Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique. Cette décision, annoncée le 26 août, a été accueillie favorablement par Amnesty International, qui y voit un progrès nécessaire mais insuffisant.

 

Abdoulaye Diarra, chercheur senior à Amnesty International, qualifie cette ratification de “mesure bienvenue et longuement attendue”. L’organisation de défense des droits humains espère que cette signature permettra de lutter efficacement contre les violences basées sur le genre qui affectent particulièrement les femmes et les filles centrafricaines.

 

Les statistiques du Fonds des Nations Unies pour la population demeurent alarmantes. Plus de six femmes centrafricaines sur dix sont mariées avant leurs dix-huit ans, tandis que 22 % des femmes et filles âgées de 15 à 49 ans subissent une forme de mutilation génitale. Ces pratiques entravent l’éducation, la santé et le bien-être de millions de Centrafricaines.

 

Amnesty International insiste toutefois sur la nécessité de transformer cette ratification en actions concrètes. L’organisation demande aux autorités de Bangui d’adopter une loi globale contre les violences basées sur le genre, de renforcer le système judiciaire et d’améliorer les services d’aide aux victimes. Elle recommande également des campagnes de sensibilisation dans les communautés rurales.

 

Le Protocole de Maputo, établi par l’Union africaine en 2005, compte désormais 46 pays signataires sur les 55 États membres de l’organisation continentale. Seuls le Niger et le Tchad, en Afrique de l’Ouest et centrale, n’ont pas encore ratifié cet instrument juridique international.

 

Cette ratification intervient deux ans après l’adoption de la nouvelle Constitution centrafricaine de 2023, qui consacre l’égalité entre hommes et femmes et leur représentation équitable dans les institutions publiques. Les autorités de Bangui disposent maintenant d’un cadre juridique international renforcé pour protéger les droits des femmes.

 

L’engagement pris par la République centrafricaine ouvre la voie à des transformations sociales profondes. La mise en œuvre effective de ce protocole nécessitera une approche coordonnée impliquant l’État, la société civile et les communautés locales pour changer les mentalités et garantir l’autonomisation des femmes centrafricaines.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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CENTRAFRIQUE : UN CODE ÉLECTORAL VIDÉ DE SA SUBSTANCE DEVIENT UN OUTILS DE LÉGITIMATION AUTORITAIRE QU’UN INSTRUMENT DÉMOCRATIQUE.

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UN CODE ÉLECTORAL VIDÉ DE SA SUBSTANCE DEVIENT UN OUTILS DE LÉGITIMATION AUTORITAIRE QU’UN INSTRUMENT DÉMOCRATIQUE.

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Bernard Selemby Doudou

 

 

Rédigé le 31 août 2025 .

Par : Bernard Selemby Doudou, contributeur indépendant de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans toutes les démocraties à travers le monde, toutes sociétés aussi civilisées sont organisées et hiérarchisées.

 

S’inscrivant dans cette suite logique, tout État répertorié au conseil de sécurité de l’ONU à l’instar de la République centrafricaine banit le système anarchique et fonde des institutions telles la présidence, le gouvernement, le parlement, le conseil constitutionnel, le haut conseil de la communication, l’autorité nationale des élections etc…

 

Toutes ces institutions républicaines précédemment citées sont encadrées par une nomenclature juridique qui régule les comportements, protège les droits fondamentaux et garantit le fonctionnement du régime démocratique.

 

Ainsi, le processus électoral en Centrafrique est encadré par la loi N*24.007 du 02 juillet 2024 portant code électoral sous la supervision de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) qui est l’organe constitutionnel autonome chargé de la gestion des opérations électorales.

 

Pendant que nous sommes dans une période charnière de la vie de la nation avec un projet mortifere et crisogene de troisième mandat du présidentdelaRépublique, force est de constater avec amertume et regret qu’à quelques mois des échéances électorales de décembre 2025, la loi électorale ne cesse de subir des amendements unilatéraux, des dérogations, des exceptions voire des entorses qui mettent en danger la confiance et l’intégrité du processus électoral.

 

Il apparaît important de rappeler que la règle électorale n’est pas à son premier torpillage car les effets juridiques de l’article 18 du code électoral avaient été suspendus dans toute sa plénitude pour rattraper le retard dans l’enroulement des électeurs.

 

En effet, l’article 18 du code électoral torpillé dispose que :”la liste électorale définitive doit être publiée un an avant chaque élection…”

 

Alors pour compenser le retard dans la révision de la liste électorale, le gouvernement n’a pas hésité de suspendre cette exigence légale afin d’éviter un vide juridique latent et pour garantir la tenue des élections groupées dans les délais constitutionnels.

 

En conséquence de ce qui précède, l’article 18 du code électoral a été mis en veilleuse c’est-à-dire que la liste électorale qui ne pourra être le reflet du corps électoral sera flexible, extensible où on peut ajouter ou retirer des électeurs à volonté jusqu’au jour du scrutin.

 

Comme le ridicule ne tue pas, le pouvoir de Bangui revient à la charge en convoquant l’assemblée nationale en session extraordinaire du 25 août au 3 septembre 2025 à travers le décret N*25.321 du 22 août 2025.

 

En effet, l’exposé des motifs du projet de loi évoque encore des dérogations à certaines dispositions de la loi électorale dont les fameux articles 7 et 18.

 

La première dérogation importante limitée dans le temps concerne la modification de la loi organique de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) où le pouvoir de Bangui peut nommer des experts indépendants en soutien aux onze (11) commissaires dont quatre (4) femmes initialement opérationnels.

 

Non seulement que la définition de la notion “d’experts indépendants” pose problème au niveau de sa neutralité puisque nommés par décret présidentiel, mais cette forme d’ingérence déguisée porte gravement atteinte à l’indépendance et la souveraineté de l’Autorité Nationale des Élections.

 

La seconde dérogation qui n’est pas la moindre concerne les dispositions de l’article 28 du code électoral qui dispose que :”l’inscription sur la liste électorale est attestée par la délivrance d’une carte d’électeur avec photo dont la présentation au moment du vote est obligatoire et conditionne la participation au scrutin”

 

Ainsi, le pouvoir de Bangui propose d’ajouter aux documents exigibles pour avoir accès au scrutin le récépissé d’enrolement, la carte d’identité, la carte militaire ou le passeport sachant que la possibilité de voter avec le récépissé d’enrolement est une porte ouverte à la fraude massive.

 

Emporté par l’ivresse du pouvoir, il est de notre devoir de rappeler que le respect du principe de la sécurité juridique, de la stabilité électorale interdit tout changement de règles de jeu à quelques mois du scrutin.

 

Envahi par la crainte d’un embrasement de la situation, le citoyen lambda s’interroge :

1- Pourquoi le gouvernement propose cet appui des experts indépendants si ce n’est un aveu insipide et indolore de l’incompétence de l’Autorité Nationale des Élections ?

2- Pourquoi la notion de consensus est absente de cette démarche ?

3- En d’autres termes, pourquoi ce projet de modification brutale et unilatérale ?

4- Avec la nomination des experts indépendants, peut-on être à la fois juge et partie dans un processus électoral aussi sensible ?

5- Quid de l’indépendance de l’organe chargé de gestion des opérations électorales ?

6- Entre le cadre juridique et le processus électoral, qui doit s’adapter ou s’accommoder à l’autre ?

 

Il apparaît évident que le défi est énorme avec le risque de contestation des règles du jeu et d’exclusion à desseins des candidats.

À cela s’ajoutent plusieurs incertitudes dont un risque élevé de crise de confiance où le citoyen ne croit plus au processus électoral, un risque de crise post-electorale, un risque de cohérence, d’harmonie, de communion et de conformité à la loi fondamentale et cette procédure va rompre définitivement l’égalité des candidats devant la loi.

 

En tout état de cause, l’Autorité Nationale des Élections qui n’arrive pas à gérer deux scrutins depuis des années se retrouvent avec un défi de quatre scrutins dont les élections locales qui ont une particularité spécifique.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

 

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre toujours que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire qui de nos jours évite de pertes en vies humaines.

 

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

 

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu tyran le caractère sacré du serment, de la parole politique donnée et le scrupuleux respect des textes établis.

 

Les chants des sirènes et le culte de personnalité ne vous placeront jamais au dessus de la République.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

 

Alors Monsieur le président, il faut savoir partir dignement du pouvoir car un troisième larron dénommé “maladie” s’est invité dans l’arène politique compliquant au passage votre situation déjà fragile et chaotique.

 

Abdiquer, renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere et crisogene de troisième mandat, choisissez-vous un dauphin politique avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu de capituler honteusement sous la pression populaire laissant derrière vous votre fauteuil présidentiel tant aimé.

 

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre corollaire de troubles.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

 

 

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 30 août 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste

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Dologuelé dénonce le bradage de nos richesses nationales par Touadera : la folie de tokenisation

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Dologuelé dénonce le bradage de nos richesses nationales par Touadera : la folie de tokenisation

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende.jpg” data-wpel-link=”internal”>v
Anicet Georges Dologuélé lors de sa conférence de presse le 5-janvier 2020-. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’opposant centrafricain Anicet Georges Dologuelé rejette catégoriquement cette nouvelle forme d’exploitation des ressources.

 

Anicet Georges Dologuelé monte au créneau contre le projet de tokenisation des ressources naturelles centrafricaines par le chef de l’État Faustin Archange Touadera. Le président de l’URCA qualifie cette technologie blockchain de “hold-up moderne” sur le patrimoine national et mobilise son parti pour bloquer cette initiative gouvernementale.

 

La tokenisation divise fractionnellement les ressources physiques en jetons numériques négociables. Pour Anicet Georges Dologuelé, cette fragmentation numérique ouvre la porte à une appropriation progressive des richesses du sous-sol par des investisseurs internationaux. Chaque token représente une part de propriété sur l’or, les diamants ou le pétrole centrafricains, créant un marché spéculatif déconnecté des besoins nationaux.

 

L’ancien chef de gouvernement Anicet Georges Dologuelé pointe les risques de cette tokenisation. Les détenteurs de tokens acquièrent des droits économiques sur les ressources sans obligation de développement territorial. Cette dématérialisation permet de contourner les mécanismes traditionnels de contrôle étatique et d’échapper aux négociations directes avec les autorités centrafricaines.

 

Anicet Georges Dologuelé propose une alternative à cette tokenisation sauvage. Il prône une exploitation directe par l’État centrafricain, avec des partenariats transparents qui garantissent des retombées locales mesurables. Sa vision rejette la financiarisation des ressources au profit d’une industrialisation progressive qui créerait des emplois durables sur le territoire national.

 

L’URCA transforme ce combat anti-tokenisation en enjeu électoral. Dologuélé présente le refus de la tokenisation comme un test de patriotisme économique. Il appelle les Centrafricains à résister à cette “colonisation numérique” qui viderait le pays de sa substance au profit de spéculateurs virtuels installés dans les capitales occidentales….

 

 

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Santé en Centrafrique : quand les 4,9 % de l’ICASEES masquent une tragédie nationale

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Santé en Centrafrique : quand les 4,9 % de l’ICASEES masquent une tragédie nationale

 

Santé en Centrafrique : quand les 4,9 % de l'ICASEES masquent une tragédie nationale
Deux jeunes femmes avec leurs bébés installées dans une unité prise en charge par le MSF Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les statistiques de l’ICASEES sur les dépenses de santé des ménages dissimulent l’effondrement du système sanitaire centrafricain.

 

Blaise Bienvenu Ali, directeur général de l’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales (ICASEES), a révélé sur la radio Ndékè Luka que les ménages centrafricains consacrent 4,9 % de leurs revenus aux dépenses de santé. Cette donnée, extraite d’une enquête sur la pauvreté, semble anodine. Elle révèle pourtant l’ampleur d’une catastrophe sanitaire que les autorités préfèrent occulter.

Ce pourcentage dérisoire ne témoigne d’aucune maîtrise budgétaire. Il traduit l’incapacité des familles à accéder aux soins de base. Ali le reconnaît lui-même : pour un ménage percevant 100 000 francs CFA mensuels, cela représente moins de 5 000 francs destinés à la santé. Une somme ridicule dans un pays où le paludisme, la diarrhée et les infections respiratoires frappent sans relâche.

Cette misère statistique cache une réalité plus cruelle. Les Centrafricains ne choisissent pas de dépenser si peu pour leur santé. Ils y sont contraints par la pauvreté. Ali l’admet sans détour : “Beaucoup se tournent vers des remèdes traditionnels ou évitent les centres de santé parce que ça coûte cher”. Cette confession dévoile l’imposture des 4,9 %. Ils ne reflètent pas un comportement économique rationnel, mais l’abandon forcé des soins modernes au profit de solutions dérisoires.

L’ICASEES prétend fournir ces données aux décideurs pour orienter les politiques publiques. Noble intention, si elle ne servait pas à édulcorer une réalité insoutenable. En présentant ce chiffre sans en dénoncer les implications tragiques, l’institut transforme une crise sanitaire en simple donnée comptable. Cette approche arrange les autorités et les bailleurs de fonds internationaux, peu désireux d’investir massivement dans un système de santé en ruine.

La méthodologie de cette enquête reste opaque. Comment l’ICASEES a-t-il calculé ces 4,9 % ? Quels ménages ont été interrogés ? Dans quelles régions ? Cette absence de transparence alimente les doutes sur la fiabilité de ces statistiques. D’autant que l’institut dépend financièrement de partenaires internationaux comme la Banque mondiale, qui préfèrent des chiffres rassurants aux vérités dérangeantes.

Les conséquences de cette manipulation statistique sont mortelles. Avec 70 % des ménages vivant dans la pauvreté selon la même enquête de l’ICASEES, l’accès aux soins reste un luxe inabordable. Les familles se rabattent sur des décoctions traditionnelles inefficaces ou renoncent purement et simplement aux traitements. Les enfants meurent de maladies évitables, les femmes accouchent sans assistance médicale, les malades chroniques dépérissent faute de suivi.

Ces 4,9 % ne constituent pas une donnée neutre. Ils forment un écran de fumée destiné à masquer l’effondrement du système sanitaire centrafricain. En les présentant sans contextualisation, l’ICASEES trahit sa mission d’information au profit d’une complaisance dangereuse envers les décideurs politiques.

La République centrafricaine mérite mieux que des statistiques trompeuses. Elle a besoin d’un diagnostic honnête de sa situation sanitaire et d’investissements massifs dans ses infrastructures médicales. Tant que l’ICASEES préférera les chiffres flatteurs à la vérité, les Centrafricains continueront de payer de leur vie cette imposture statistique….

 

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Centrafrique : les projets SENI PLUS et CAUAMM à l’heure du bilan dans la région sanitaire n°3

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les projets SENI PLUS et CAUAMM à l’heure du bilan dans la région sanitaire n°3

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/11/Vue-generale-de-lhopital-de-Paoua-en-RCA-octobre-2020.-©-Seigneur-Yves-Wilikoesse-MSF.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : les projets SENI PLUS et CAUAMM à l’heure du bilan dans la région sanitaire n°3
Vue générale de l’hôpital de Paoua. Photo MSF

 

Bilan annuel des initiatives SENI PLUS et CAUAMM dans la préfecture de Lim-Pendé.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

Les autorités sanitaires de la région n°3 ont organisé une session d’évaluation de 48 heures dans la ville de Paoua, située à 487 kilomètres de Bangui. Cette rencontre du 31 juillet visait à analyser les performances de deux programmes essentiels : SENI PLUS, financé par la Banque mondiale, et CAUAMM, avec l’appui de l’Union européenne.

 

Dr Marc-Francis Regongbenga Dama, directeur de la santé pour cette zone, a insisté sur l’importance de cette démarche d’évaluation. Le financement basé sur la performance constitue un pilier de la stratégie sanitaire nationale, rendu possible grâce aux partenaires internationaux. L’objectif consiste à identifier les succès obtenus, les échecs enregistrés et leurs causes respectives.

 

Les discussions ont également porté sur l’application de la gratuité ciblée des soins maternels et infantiles, mesure instituée par décret présidentiel. Les équipes procèdent actuellement à des vérifications terrain pour s’assurer que les populations ciblées bénéficient réellement des services gratuits annoncés.

 

L’évaluation couvre l’ensemble des formations sanitaires de la préfecture de Lim-Pendé. Les participants examinent les indicateurs de performance, les défis rencontrés dans la mise en œuvre et les ajustements nécessaires pour optimiser l’impact des interventions.

 

Cette démarche d’auto-évaluation s’inscrit dans une volonté d’amélioration continue des services de santé. Elle permettra aux responsables de formuler des recommandations pratiques pour renforcer l’efficacité des deux programmes dans les mois à venir.

 

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CARNAGE MILITAIRE : La formation express des FACA, une condamnation à mort

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CARNAGE MILITAIRE : La formation express des FACA, une condamnation à mort

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Sortie-des-soldats-FACA-a-Berongo-en-juin-2023-450×355.jpg” alt=”Cérémonie de sortie des soldats FACA à Berongo en juin 2023 Sortie-des-soldats-FACA-a-Berongo-en-juin-2023 Centrafrique : une grogne inquiétante au sein de l’armée inquiète” width=”450″ height=”355″ />
Sortie-des-soldats-FACA-a-Berongo-en-juin-2023 – Centrafrique : une grogne inquiétante au sein de l’armée inquiète

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

Une enquête de la rédaction du CNC révèle comment la réduction drastique du temps de formation des nouveaux soldats de Forces Armées Centrafricaines (FACA) les envoie sciemment vers une mort certaine. Ce système de formation accélérée, mis en place sous la supervision des Mercenaires russes du groupe Wagner, transforme l’armée nationale en chair à canon.

 

Formation express des FACA : la chronique d’une mort programmée

 

“Trois semaines ou un mois pour formation express des FACA, c’est une condamnation à mort”, déclare un ancien instructeur militaire européen. Les chiffres sont terrifiants : la durée de formation est passée de six mois sous l’EUTM à 21 jours sous supervision russe. Cette réduction dramatique a des conséquences meurtrières sur le terrain.

 

Le décompte macabre de la formation express des FACA

 

Des documents internes révèlent l’ampleur de l’hécatombe :

– 300 morts officiellement reconnus (2020-2023)

– 157 disparus non comptabilisés

– 243 blessés graves

– 312 déserteurs pour “incapacité au combat”

 

“Ces chiffres sont largement sous-estimés”, affirme un officier d’état-major. “Nous avons ordre de minimiser les pertes“.

 

Une formation au rabais mortifère

 

Notre enquête détaille le programme de formation express des FACA :

– 5 jours de formation physique basique

– 7 jours de maniement d’armes simplifié

– 4 jours de tactique élémentaire

– 5 jours d’exercices pratiques

“C’est de la formation fast-food”, dénonce un instructeur. “Impossible d’acquérir les réflexes de survie essentiels en si peu de temps.”

 

Les témoignages bouleversants de la formation express des FACA

 

“Mon fils est mort deux semaines après son déploiement dans la localité de Ngakobo en 2022. Il a été tué par les rebelles de l’UPC avec deux de ses collègues militaires “, témoigne Marie, mère d’un jeune soldat qui est aussi une policière. “Il ne savait même pas démonter correctement son arme. Comment peut-on envoyer des enfants au combat dans ces conditions ?”

 

L’abandon des formations concluantes

 

L’analyse des programmes révèle l’abandon de formations essentielles :

– Secourisme de combat : supprimé

– Lecture de carte : réduit à 2 heures

– Combat rapproché : inexistant

– Droit humanitaire : abandonné

“Nous créons des machines à tuer incompétentes”, alerte un ancien formateur de l’armée nationale.

 

Le business macabre de la formation express des FACA

 

“La formation express des FACA  est devenue un business”, révèle un officier sous couvert d’anonymat. “Les Wagner facturent chaque session à prix d’or, tout en réduisant la durée et la qualité. C’est un racket organisé sur le dos des recrues“.

 

Les conséquences désastreuses de la formation express des FACA  sur le terrain

 

Les rapports opérationnels  de la formation express des FACA  sont accablants :

– 60% des pertes dues à des erreurs basiques

– 40% des blessures par manipulation incorrecte d’armes

– 30% des désertions liées au manque de formation

 

Le traumatisme des survivants

 

“Nous voyons nos camarades mourir par incompétence”, témoigne un sergent. “Certains ne savent même pas se mettre à couvert correctement. D’autres tirent sur leurs propres collègues par erreur. C’est un cauchemar permanent“.

 

La complicité de la hiérarchie

 

“La hiérarchie est complice de ce massacre”, accuse un colonel FACA. “Ils connaissent les conséquences de cette formation au rabais, mais préfèrent les chiffres aux vies humaines. Plus vite les recrues sont formées, plus vite elles peuvent être déployées“.

 

L’impact psychologique dévastateur

 

Le Dr. Firmin Mboko, psychiatre militaire, alerte : “Nous créons une génération de soldats traumatisés. L’absence de formation adéquate génère une peur permanente qui se transforme souvent en comportements violents ou suicidaires“.

 

Les familles dans l’angoisse

 

À Bangui, les familles vivent dans la terreur. “Chaque fois qu’un convoi militaire revient, nous comptons les corps”, confie une mère de soldat. “Nous ne savons même pas si nos enfants savent se battre correctement“.

 

Cette formation express des FACA constitue un véritable scandale d’État. Le pouvoir sacrifie sciemment une génération de jeunes Centrafricains sur l’autel de l’urgence militaire. Sans retour à une formation digne de ce nom, l’armée centrafricaine continuera d’envoyer ses enfants à l’abattoir.

 

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Touadera et Abazene : Les Architectes de l’injustice en Centrafrique  

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Touadera et Abazene : Les Architectes de l’injustice en Centrafrique  

 

Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene lors de la réunion à la citée des chefs d'État à Bangui le 19 juin 2025
Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans l’enceinte de la cité des Chefs d’État à Bangui, ce 19 juin 2025, le président Faustin Archange Touadera présidait une réunion consacrée à la gestion des carrières des juges et magistrats. Aux côtés du chef de l’État, son ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazene détaillait les orientations gouvernementales pour l’appareil judiciaire centrafricain.

 

Cette rencontre, présentée comme un exercice de bonne gouvernance, intervient dans un contexte où les Centrafricains questionnent de plus en plus ouvertement l’efficacité de leur système judiciaire. Les mesures annoncées par Abazene :  limitation des disponibilités à quatre ans, harmonisation de l’âge de départ à la retraite à 67 ans,  semblent déconnectées des préoccupations quotidiennes des justiciables.

 

Pendant que Touadera et son ministre de l’injustice dissertent sur la modernisation administrative de la justice, les établissements pénitentiaires de Ngaragba et du camp de Roux débordent de Centrafricains arrêtés illégalement. Députés, hauts cadres des finances, Anciens ministres, commerçants, citoyens ordinaires : tous se retrouvent derrière les barreaux sans procès, souvent après avoir subi des tortures. Ces arrestations arbitraires se multiplient, transformant les prisons en dépotoirs humains où s’entassent ceux qui dérangent le pouvoir.

 

Les Centrafricains constatent une vérité bien plus sombre : leur justice est devenue un instrument de répression massive. Des centaines de personnes sont arrêtées chaque mois sans mandat, torturées dans les brigades et les commissariats, puis jetées en prison sans jugement. Cette mécanique implacable frappe tous les profils : les députés, les hauts cadres des finances, d’anciens ministres, des hommes d’affaires, des citoyens. Le système carcéral centrafricain est saturé d’innocents tandis que les vrais criminels du régime se pavanent en liberté.

 

Cette situation perdure malgré les engagements pris par les autorités devant la communauté internationale. Les partenaires extérieurs, qui financent une partie de l’appareil judiciaire centrafricain, constatent que leurs investissements ne produisent pas les résultats escomptés en matière de respect des droits humains.

 

Alors que Touadera et Abazene se focalisent sur des questions de carrière et de statut, les Centrafricains attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations sécuritaires et judiciaires. Les pillages, les arrestations arbitraires, les violences contre les populations civiles continuent sans que les responsables soient traduits en justice.

 

Wagner : Les vrais juges de la Centrafrique

 

La justice centrafricaine appartient désormais aux Russes. Les hommes de Wagner parcourent le pays, imposent leur volonté.

 

Pendant ce temps, Touadera et Abazene regardent ailleurs. Ils parlent de réformes, de modernisation, d’harmonisation. Mais la vraie justice, celle qui s’applique tous les jours aux Centrafricains, se rend dans les caves de Wagner. Là, pas besoin de magistrats formés, de procédures, de droits de la défense. Les Russes décident, exécutent, enterrent.

 

Cette situation dure depuis des années. Des milliers de Centrafricains ont disparu dans les geôles tenues par les mercenaires. Leurs familles cherchent encore leurs traces, frappent aux portes des commissariats, supplient les autorités. En vain. Comme les deux jeunes ex-miliciens Azandé arrêtés illégalement par les russes à Bangui.

 

L’État fantôme

 

Abazene prétend diriger la Justice. Mais quelle justice ? Celle qui laisse Wagner opérer librement ? Celle qui ferme les yeux sur les tortures, les exécutions sommaires, les disparitions forcées ? Le ministre parle dans le vide. Sa justice n’existe plus. Elle a été remplacée par la loi russe, brutale et expéditive.

 

Les magistrats centrafricains le savent. Ils voient arriver dans leurs tribunaux des dossiers vidés de leur substance. Les vrais criminels, ceux qui pillent, tuent, terrorisent, ne passent jamais devant eux. Ils sont protégés par Moscou, couverts par Touadera, encouragés par Abazene.

 

Cette réalité empoisonne le quotidien des Centrafricains. Ils vivent dans la peur. Peur de parler, peur de sortir, peur d’exister. Car ils savent que la moindre parole, le moindre geste peut les conduire dans les cachots de Wagner. Et une fois là-bas, personne ne revient.

 

Les complices du silence

 

Touadera porte la responsabilité de cette dérive. C’est lui qui a ouvert les portes aux Mercenaires russes. C’est lui qui leur a donné carte blanche pour terroriser son propre peuple. Et aujourd’hui, il fait semblant de diriger un pays qu’il a vendu aux étrangers.

 

Abazene n’est pas en reste. Ministre de la Justice d’un régime qui a abdiqué devant les tortionnaires, il cautionne par son silence les pires exactions. Chaque jour qui passe, chaque réunion qu’il tient, chaque discours qu’il prononce, il trahit un peu plus les Centrafricains qui croient encore en la justice.

 

Les prisons du pays racontent une autre histoire que celle des réformes administratives. Elles parlent de corps brisés, de familles détruites, d’espoirs anéantis. Elles révèlent un pays livré à la barbarie, où les bourreaux russes règnent en maîtres absolus.

 

La vraie justice centrafricaine

 

Aujourd’hui, en Centrafrique, la justice a un accent russe. Elle parle la langue de Wagner, applique les méthodes de Wagner, sert les intérêts de Wagner. Les Centrafricains ne sont plus jugés par leurs pairs, mais par des mercenaires étrangers qui ne connaissent que la violence.

 

Cette situation révoltante perdure sous le regard complice de Touadera et Abazene. Ces deux hommes, censés protéger leurs concitoyens, les livrent pieds et poings liés à leurs bourreaux. Ils transforment la Centrafrique en terrain de chasse pour les prédateurs russes.

 

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Casinos en ligne au Cameroun : les jeux préférés des joueurs

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L’essor des jeux en ligne s’accompagne d’un intérêt croissant pour des titres spécifiques qui offrent à la fois excitation et accessibilité aux joueurs locaux. Avant de choisir un casino en ligne au Cameroun, vous devez vous assurer que la plateforme dispose d’une section Live Casino. En effet, cet espace apporte une ambiance immersive grâce à un croupier réel retransmis en vidéo où vous pourrez tester des variantes du blackjack et de la roulette en direct.

 

Jeux en ligne et dynamique du marché camerounais

 

Le marché des casinos en ligne au Cameroun s’inscrit dans la tendance africaine générale d’explosion du jeu en ligne. Selon les dernières prévisions, la croissance des jeux en ligne en Afrique est solide. Le marché africain a presque doublé en cinq ans (2019–2024) et devrait croître de l’ordre de 6 % par an pour atteindre environ 2,36 milliards de dollars d’ici 2028. Cette progression est alimentée par la multiplication des connexions internet. Au plan local, même si les statistiques spécifiques au Cameroun sont rares, l’augmentation du nombre d’usagers de jeux en ligne est perceptible au fil des années. La multiplication des salles de paris et des agrégateurs de paris mobiles en témoignent.

 

Sur le plan des segments de jeu, les études africaines montrent que les paris sportifs occupent encore une grande place dans les revenus du gaming en ligne (environ 0,86 milliard de dollars en 2024). Cette diversification des jeux en ligne est favorisée par la montée des portefeuilles électroniques et des solutions de paiement mobile (Mobile Money), qui facilitent les dépôts et retraits pour les joueurs. En outre, on note que les acteurs du marché visent de plus en plus à enrichir l’offre via des technologies innovantes (jeux de table en 3D, application mobile dédiée, assistance par croupier en direct).

Les jeux en ligne préférés des Camerounais

 

Les joueurs camerounais ont leurs jeux favoris quand il s’agit de casinos virtuels. D’après plusieurs rapports, les machines à sous figurent en tête de liste. Ces jeux de slot, aux graphismes colorés et aux thèmes variés (fruits classiques, aventures épiques, jackpots progressifs, etc.), séduisent par leur accessibilité et leurs gros gains potentiels. Très souvent disponibles en versions mobiles optimisées, ils correspondent bien au profil technophile des joueurs locaux. Les jeux de table en ligne occupent également une part importante du marché. Parmi ceux-ci, la roulette et le blackjack sont souvent cités comme des grands classiques du casino.

 

Le marché des jeux en ligne est en plein essor au Cameroun, porté par une population très connectée. De plus en plus de joueurs se tournent vers un casino en ligne populaire au Cameroun, notamment via leurs smartphones, car les plateformes de jeux virtuels deviennent de plus en plus accessibles. Selon une étude sectorielle, le marché africain des jeux d’argent en ligne était déjà estimé à 1,85 milliard de dollars en 2024. Cette croissance record peut être attribuée à l’accès mobile généralisé et à l’essor des solutions de paiement numérique pratiques. Le blackjack, qui mêle hasard et stratégie, et la roulette, jeu de hasard symbolique du casino, attirent les amateurs en quête d’expériences authentiques.

Enjeux et perspectives du secteur

 

Le développement rapide des casinos en ligne soulève plusieurs enjeux. Tout d’abord, les autorités insistent sur une vigilance accrue même si la plupart des plateformes offrent déjà des outils de contrôle du temps de jeu et des dépôts. Ensuite, l’encadrement financier : le gouvernement cherche à capter une part des sommes importantes en circulation. De nouvelles mesures fiscales visent à taxer les flux liés aux casinos virtuels et aux paris sportifs, afin de renforcer les recettes publiques. Le secteur est donc amené à se structurer, avec un agrément unique pour les paiements en ligne, ce qui devrait renforcer la transparence.

 

Malgré ces contraintes réglementaires, le marché des casinos en ligne au Cameroun reste porteur. Les acteurs misent sur des contenus innovants et des promotions attractives sans enfreindre les règles. Selon un cabinet d’analyse, le marché mondial des jeux en ligne (incluant les casinos) passe de 225 à plus de 424 milliards USD entre 2025 et 2032. La forte demande mondiale profite aussi aux jeux d’argent en ligne en Afrique et au Cameroun Le fait que des entreprises locales parviennent à se distinguer montre qu’il existe un écosystème en croissance. À l’avenir, on s’attend à ce que la popularité des casinos en ligne augmente encore, notamment grâce à l’arrivée de la 5G et à la baisse continue du coût des smartphones.

 

 

Centrafrique : 700 faux candidats bloquent l’envoi des jeunes en formation militaire en Ouganda

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Centrafrique : 700 faux candidats bloquent l’envoi des jeunes en formation militaire en Ouganda

 

Centrafrique : 700 faux candidats bloquent l’envoi des jeunes en formation militaire en Ouganda
Patrouille des soldats FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’insertion frauduleuse de 700 faux candidats par l’état-major compromet l’envoi de 1 400 jeunes centrafricains en formation militaire en Ouganda.

 

Le programme de formation militaire en Ouganda risque de virer au fiasco. Ce qui devait être une chance pour 1 400 jeunes centrafricains devient un échec retentissant à cause des manœuvres de l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

Rappelons le, en juillet 2024, une délégation militaire ougandaise dirigée par le général ougandais Patrick Ocen avait effectué une mission de sélection des candidats à Bangui. Accompagnés de médecins spécialisés, les experts ougandais ont passé au crible des milliers de candidatures déposées par des jeunes de toute la République centrafricaine. Après des examens médicaux approfondis, des tests physiques rigoureux et la vérification psychologique , ils ont retenu 1 800 jeunes : 1 400 destinés à la formation en Ouganda et 400 pour une formation locale à Bouar, située à 452 kilomètres de Bangui.

 

Cette sélection rigoureuse garantissait des candidats authentiques et qualifiés selon les standards militaires ougandais. Chaque dossier avait été vérifié minutieusement, chaque identité confirmée par des procédures de sécurité. La mission ougandaise repartie avec satisfaction, il ne restait à l’état-major centrafricain qu’à finaliser les formalités administratives : établissement des passeports, obtention des visas et organisation du transport vers Kampala.

 

Mais dès le départ de la délégation ougandaise, la situation s’est dégradée au camp Kassaï, situé dans la capitale centrafricaine. Les jeunes sélectionnés ont vécu un calvaire administratif et humain. Ils patientaient des heures entières sous la pluie dans des conditions déplorables. Les officiers responsables du traitement des dossiers ne validaient que 10 à 20 candidatures par jour, obligeant les jeunes à revenir sans cesse au camp jusqu’à épuiser leur maigre ressources familiales.

 

Cette lenteur volontaire frappait particulièrement les candidats venus des zones périphériques de Bangui. Beaucoup, originaires de PK11, PK12, Bimbo ou d’autres localités éloignées, ne disposaient pas des moyens financiers pour effectuer quotidiennement le trajet vers le camp Kassaï. Épuisés par ces allers-retours coûteux et humiliants, quelques jeunes impatients ont fini par abandonner leurs démarches. Plus grave encore, certains officiers notaient délibérément “absent” des candidats pourtant présents, ouvrant ainsi la voie à des remplacements discrets par des personnes de leur choix.

 

Les conditions imposées aux candidats légitimes au camp Kassaï suivaient une logique précise et calculée. Les témoignages recueillis par la rédaction du CNC auprès de l’État-major de l’armée centrafricaine convergent tous sur les mêmes pratiques : tête rasée, attentes interminables dans la cour du camp, humiliations quotidiennes de la part des sous-officiers. Les responsables militaires limitaient volontairement le traitement des dossiers à quelques unités par jour, alors qu’ils auraient pu en valider des centaines. Cette stratégie d’usure visait un objectif bien défini : décourager les candidats légitimes pour libérer leurs places au profit d’autres personnes.

 

Ces lenteurs et ces obstacles n’avaient rien de fortuit dans l’esprit des responsables militaires centrafricains. Elles préparaient l’opération majeure que le général Mbetibangui, directement responsable du dossier de recrutement, allait mettre en place dans les semaines suivantes. Profitant du découragement des vrais candidats et des places ainsi libérées, environ 700 noms fictifs ont été discrètement ajoutés à la liste initialement validée par les experts ougandais. Ces nouveaux “candidats fantômes” provenaient majoritairement des cercles familiaux du président Faustin-Archange Touadéra, de ministres influents et de responsables militaires haut placés dans la hiérarchie des FACA. Quelques vrais candidats subsistaient encore dans cette liste modifiée, mais ils se trouvaient désormais noyés dans cette masse considérable de faux dossiers.

 

L’Ouganda, habitué aux standards internationaux de coopération militaire, a immédiatement repéré cette supercherie administrative. Les services de renseignement ougandais ont constaté que les nouveaux noms ne correspondaient à aucune des personnes examinées lors de leur mission à Bangui. Face à cette découverte, l’avion militaire ougandais prévu pour le premier transport de recrues vers Kampala a été purement et simplement annulé. Les jeunes officiellement sélectionnés et convoqués s’étaient pourtant rassemblés à l’aéroport international Bangui M’Poko, bagages en main et pleins d’espoir. Ils ont attendu plusieurs jours dans l’incompréhension totale avant d’être finalement renvoyés chez eux sans explication claire.

 

Un deuxième groupe de candidats a connu exactement le même sort quelques jours plus tard, confirmant le blocage total du programme de coopération. Cette répétition a définitivement convaincu les autorités ougandaises que le problème ne venait pas d’un malentendu technique, mais bien d’une manipulation délibérée de la part de l’état-major centrafricain.

 

La position de Kampala reste inflexible et compréhensible du point de vue de la coopération internationale. L’Ouganda refuse catégoriquement de prendre en charge des candidats qui n’ont pas été validés lors de sa propre mission de sélection à Bangui. Cette fermeté oppose désormais directement les capitales des deux pays partenaires. D’un côté, l’Ouganda exige le respect strict de la liste de 1 400 jeunes qu’il a personnellement sélectionnés selon ses critères militaires. De l’autre, l’état-major centrafricain s’obstine à maintenir coûte que coûte ses 700 ajouts frauduleux, espérant sans doute que Kampala finira par céder sous la pression diplomatique.

 

Cette manipulation grossière menace désormais l’ensemble de la coopération militaire entre les deux pays, alors que d’autres nations de la sous-région ont réussi leur intégration sans difficulté. Le Congo-Brazzaville et le Gabon ont envoyé leurs contingents respectifs en Ouganda selon le calendrier prévu, leurs jeunes vont débuter d’ici le 2 septembre prochain leur formation dans les académies militaires ougandaises. Seule la République centrafricaine butte sur ses propres combines internes et ses réseaux de corruption, transformant une opportunité régionale en casse-tête diplomatique.

 

Les académies militaires ougandaises vont officiellement commencer d’ici  mardi prochain leur année de formation 2025-2026 sans aucun représentant centrafricain dans leurs rangs. Cette absence constitue un camouflet diplomatique pour Bangui et prive la jeunesse centrafricaine d’une formation militaire de qualité reconnue dans la sous-région.

 

Les conséquences de cette manipulation frappent durement et injustement les vrais candidats qui avaient respecté toutes les procédures de sélection. Beaucoup avaient vendu des biens personnels ou contracté des dettes auprès de leurs familles pour financer les démarches administratives nécessaires : photos d’identité, frais de transport, établissement de documents. Ils voient aujourd’hui leur avenir professionnel suspendu aux tractations opaques entre militaires corrompus. Certains candidats avaient même quitté leur emploi ou interrompu leurs études, convaincus de partir prochainement en formation militaire en Ouganda.

 

À quelques kilomètres du palais présidentiel de la Renaissance, au camp Kassaï où tout a commencé, l’amertume grandit chaque jour parmi les jeunes dupés. Ces derniers comprennent progressivement qu’ils paient le prix des appétits personnels de l’état-major et de son incapacité à respecter les engagements internationaux. Leur rêve légitime de formation militaire professionnelle s’effrite dans les couloirs du ministère de la Défense nationale, situé au centre-ville de Bangui.

 

Si l’entêtement de l’état-major centrafricain persiste dans les semaines à venir, l’Ouganda pourrait décider d’annuler purement et simplement l’ensemble du programme de coopération de formation avec la République centrafricaine. Ce qui devait représenter une opportunité historique de formation pour la jeunesse centrafricaine deviendrait alors un échec diplomatique et militaire total. Une fois de plus, l’incapacité chronique du commandement centrafricain à gérer un dossier stratégique sans corruption priverait des centaines de jeunes d’une chance réelle de formation professionnelle et d’avenir dans les forces armées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Évitez les risques : Techniques appropriées pour la lime à ongles pour bébé et le nez

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Prendre soin des besoins délicats d’un bébé peut sembler accablant, surtout lorsqu’il s’agit de maintenir leurs petits ongles et de gérer la congestion nasale. Les parents luttent souvent avec la peur de blesser accidentellement leur nourrisson lors des soins des ongles, tandis que l’inconfort respiratoire peut causer des nuits blanches pour le bébé et le soignant. Ces tâches apparemment simples comportent de véritables risques – des égratignures qui pourraient mener à des infections aux difficultés respiratoires qui affectent l’alimentation et le sommeil. Mais avec les bonnes techniques et outils, vous pouvez gérer ces aspects essentiels des soins infantiles en toute confiance. Ce guide fournit des méthodes fondées sur des preuves pour un entretien sûr des ongles et un soulagement de la congestion, vous aidant à protéger le bien-être de votre bébé tout en apaisant votre propre anxiété. Apprenez à maîtriser ces compétences cruciales avec une précision douce et comprenez quand une attention médicale supplémentaire pourrait être nécessaire.

Pourquoi les soins des ongles de bébé nécessitent une attention particulière

Les ongles des bébés diffèrent considérablement des ongles adultes tant par leur structure que par leurs schémas de croissance. Ces petits ongles sont plus doux et plus flexibles, mais ils poussent étonnamment vite, nécessitant une attention tous les quelques jours. Contrairement aux ongles adultes, les ongles des nourrissons sont étroitement attachés à la peau du bout des doigts, ce qui les rend particulièrement difficiles à entretenir en toute sécurité. Cette anatomie délicate crée de réels risques – les ongles tranchants des bébés causent fréquemment des égratignures faciales, pouvant entraîner des infections cutanées ou, plus sérieusement, des blessures oculaires. Les études montrent que les égratignures liées aux ongles représentent près de 15 % des blessures mineures chez les nourrissons de moins de six mois. Bien que de nombreux parents aient instinctivement recours aux moufles comme solution, cette approche peut en fait entraver le développement sensoriel important et les compétences motrices que les bébés acquièrent à travers l’exploration libre de leurs mains. Les parents expriment souvent une profonde anxiété à propos des soins des ongles, la peur de provoquer des saignements ou de la douleur étant particulièrement courante. Cependant, un entretien approprié des ongles est crucial non seulement pour prévenir les blessures mais aussi pour soutenir le confort et le développement de votre bébé. Des soins réguliers et doux des ongles avec des outils appropriés aident à prévenir l’inconfort qui peut entraîner des perturbations du sommeil et de l’irritabilité, tout en soutenant le besoin naturel de votre bébé de toucher et d’explorer son environnement en toute sécurité.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/pub-vendredi.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/pub-vendredi-450×347.jpg” alt=”Évitez les risques : Techniques appropriées pour la lime à ongles pour bébé et le nez” width=”450″ height=”347″ />

 

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Choisir et utiliser les limes à ongles pour bébé en toute sécurité

Lors de la sélection d’une lime à ongles pour bébé, la sécurité et l’efficacité sont primordiales. Les limes en verre offrent un contrôle supérieur et des bords lisses mais nécessitent une manipulation soigneuse. Les limes électriques, bien que pratiques, doivent avoir des caractéristiques de sécurité spécifiques telles que des vitesses réglables et un arrêt automatique. Les planches émeri traditionnelles, bien qu’économiques, peuvent être trop abrasives pour les ongles délicats des nourrissons. Recherchez des produits avec des certifications de sécurité pédiatrique et des bords arrondis spécialement conçus pour les bébés.

La technique de limage appropriée commence par le bon moment – choisissez des moments où votre bébé est calme ou endormi. Soutenez la main de votre bébé fermement mais doucement, en utilisant votre pouce et votre index pour stabiliser chaque petit doigt. Tenez la lime à un angle de 45 degrés pour éviter d’accrocher la peau, et limez dans une seule direction, sans jamais utiliser un mouvement de va-et-vient. Concentrez-vous sur l’arrondissement des coins pour éviter les bords tranchants tout en maintenant la courbe naturelle de l’ongle.

Établissez une routine cohérente basée sur le rythme de croissance des ongles de votre bébé, généralement tous les 2-3 jours pour les nouveau-nés et chaque semaine pour les nourrissons plus âgés. Après le limage, inspectez soigneusement chaque ongle pour vérifier la douceur et tout signe d’irritation. Nettoyez votre lime à ongles avec des lingettes alcoolisées avant et après chaque utilisation, en la rangeant dans un récipient propre et sec. En cas de saignement accidentel, appliquez une pression douce avec un tissu propre et surveillez les signes d’infection. Ne limez jamais les ongles trop courts, car cela peut entraîner une inflammation ou des ongles incarnés. N’oubliez pas de maintenir des limes séparées pour les doigts et les orteils pour éviter la contamination croisée.

Évitez les risques : Techniques appropriées pour la lime à ongles pour bébé et le nez

Risques de congestion nasale : Pourquoi un soulagement rapide est important

Les nourrissons sont des respirateurs nasaux obligés, ce qui signifie qu’ils respirent principalement par le nez pendant les premiers mois de la vie. Cela rend la congestion nasale particulièrement difficile pour les bébés, qui ont du mal à respirer par la bouche lorsqu’ils sont congestionnés. Même une congestion légère peut avoir un impact significatif sur la capacité d’un nourrisson à se nourrir correctement, car il doit respirer pendant l’allaitement ou le biberon. Cette difficulté respiratoire conduit souvent à des séances d’alimentation médiocres, entraînant des risques de nutrition inadéquate et de déshydratation. La qualité du sommeil en souffre également énormément, créant un cycle d’épuisement pour le bébé et les parents. Plus préoccupant est le potentiel de réduction de l’apport en oxygène pendant le sommeil, ce qui peut stresser les systèmes en développement d’un nourrisson. La connexion entre la congestion nasale et les infections de l’oreille est également significative – des voies nasales obstruées peuvent empêcher le drainage approprié de l’oreille moyenne, entraînant potentiellement des infections auriculaires douloureuses. Les parents se sentent souvent impuissants en voyant leurs nourrissons congestionnés lutter, en particulier lorsqu’ils essaient de déterminer si les symptômes nécessitent une attention médicale immédiate. Les signes d’alerte qui nécessitent des soins pédiatriques rapides incluent une respiration rapide, des rétractions (tirage visible de la paroi thoracique), une respiration bruyante ou toute teinte bleuâtre des lèvres ou du visage.

Techniques sûres d’aspiration nasale

Choisir le bon aspirateur nasal est crucial pour un soulagement sûr de la congestion. De nombreux parents réussissent avec des marques de confiance comme momcozy, qui propose des aspirateurs nasaux doux mais efficaces conçus spécifiquement pour les nourrissons. Bien que les seringues à bulbe traditionnelles soient courantes, les aspirateurs nasaux électriques offrent une aspiration contrôlée et une régulation précise de la pression. Avant d’utiliser un aspirateur, préparez le passage nasal avec une solution saline pour détacher le mucus. Positionnez votre bébé à un angle de 45 degrés, en soutenant fermement sa tête et son cou. Pour les aspirateurs manuels, comprimez complètement avant l’insertion, puis relâchez lentement tout en retirant pour éviter les dommages tissulaires. Avec les versions électriques, suivez les directives du fabricant pour l’intensité de l’aspiration, sans jamais dépasser la durée recommandée de 3-4 secondes par narine.

Maintenez des protocoles d’hygiène stricts en démontant et en nettoyant soigneusement votre aspirateur après chaque utilisation. Stérilisez les composants dans de l’eau bouillante ou avec des solutions de désinfection approuvées. Surveillez les signes d’irritation nasale ou de saignement, qui indiquent une utilisation excessive ou une technique incorrecte. Limitez l’aspiration à 2-3 fois par jour pour éviter les dommages aux membranes muqueuses.

Protocole d’urgence pour la congestion bébé

Consultez immédiatement un médecin si votre bébé présente des signes de détresse respiratoire, y compris une respiration rapide (plus de 60 respirations par minute), des rétractions entre les côtes ou une peau teintée de bleu. En attendant les soins professionnels, surélevez légèrement la tête du berceau et maintenez des niveaux d’humidité optimaux à l’aide d’un humidificateur à brume froide. N’administrez jamais de médicaments en vente libre sans l’approbation pédiatrique. Pour les repas, positionnez le bébé à un angle plus vertical pour faciliter la respiration. Tenez des registres détaillés des schémas de congestion, des difficultés d’alimentation et des perturbations du sommeil à partager avec les prestataires de soins de santé. Envisagez des visites aux urgences si la congestion persiste avec de la fièvre, de la léthargie ou des problèmes d’alimentation importants.

Guide essentiel des soins pour bébé

Maîtriser les soins appropriés des ongles et la gestion de la congestion nasale représente une étape cruciale dans votre parcours parental. En mettant en œuvre des techniques de limage précises et en comprenant les méthodes sûres d’aspiration nasale, vous ne prévenez pas seulement l’inconfort immédiat – vous établissez une base pour le bien-être de votre bébé. N’oubliez pas que ces tâches apparemment petites ont un impact significatif : des ongles correctement entretenus permettent à votre bébé d’explorer en toute sécurité, tandis que des voies respiratoires dégagées assurent une alimentation, un sommeil et un développement appropriés. La confiance que vous gagnez en utilisant les bons outils et techniques transforme ces tâches difficiles en routines gérables. En appliquant ces méthodes fondées sur des preuves, vous rejoignez une communauté de parents informés qui privilégient à la fois la sécurité et l’efficacité dans les soins infantiles. Partagez ces techniques validées avec d’autres soignants de votre entourage, contribuant à dissiper les mythes courants et à promouvoir de meilleures pratiques de soins infantiles. Votre dévouement à maîtriser ces compétences essentielles contribue directement au confort, à la santé et au bonheur de votre bébé.

 

Bowaye : quand le groupe Wagner transforme la traque de Nguema en terrorisme rural généralisé

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Bowaye : Wagner transforme la traque de Nguema en terrorisme rural généralisé

 

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Quelques victimes des Mercenaires russes dans le village Bowaye, près de bossangoa

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les mercenaires russes du groupe Wagner multiplient sans cesse des rafles, enlèvements et destructions massives contre les populations civiles de l’Ouham et de l’Ouham-Fafa.

 

En effet, les criminels transfrontaliers russes de Wagner viennent de franchir un nouveau cap dans l’horreur en transformant leur recherche de l’ex-député Florent Nguema en véritable campagne de terreur contre les populations civiles de l’Ouham. Leur dernière incursion la semaine dernière dans le village de Bowaye, situé à 70 kilomètres de Bossangoa, fait apparaitre aux yeux du monde une escalade inquiétante dans leurs méthodes employées : rafles de jeunes, destruction d’habitations, enlèvement d’éleveurs et chantage généralisé sur les populations rurales. Cette dérive sécuritaire montre au grand jour la transformation des mercenaires russes en force criminelles d’occupation qui terrorise des civils innocents sous prétexte de traquer un chef rebelle.

 

Dès leur arrivée à Bowaye au début de cette semaine, les mercenaires russes ont appliqué leur méthode habituelle de coercition collective en rassemblant plusieurs jeunes du village pour les soumettre à des violences physiques. Après les avoir frappés méthodiquement, ils les ont contraints à servir de guides forcés vers la forêt environnante, transformant ces civils en boucliers humains et en complices involontaires de leur opération militaire. Cette pratique montre une stratégie délibérée d’instrumentalisation de la population de Bowaye : utiliser la terreur pour forcer les habitants à collaborer dans la traque de leurs propres compatriotes. Pendant ce temps, sur le chemin forestier, les mercenaires ont fouillé et détruit les abris de fortune construits par les cultivateurs au bord de leurs champs, ces huttes modestes qui permettent aux paysans de garder leurs récoltes et d’y passer la nuit pendant les périodes de travaux agricoles.

 

L’enlèvement d’un éleveur innocent constitue le point culminant de cette opération d’intimidation massive. Intercepté au hasard de leur progression dans la forêt, cet homme s’est retrouvé accusé de connaître la cache de Florent Nguema, sans aucune preuve ni procédure légale. Les Russes lui ont forcé de les conduire “là-haut”, vers l’hypothétique refuge du chef rebelle, avant de l’emmener de force vers une destination inconnue. Depuis cet enlèvement, personne ne sait où cet éleveur  a été conduit, dans quelles conditions il est détenu, ni même s’il est encore vivant. Cette disparition forcée caractérise parfaitement les méthodes d’un groupe qui ne respecte aucune convention internationale sur le traitement des civils en zone de conflit.

 

Cette terreur ne se limite malheureusement pas au seul village de Bowaye, mais s’étend désormais à une vaste zone géographique englobant Batangafo, dans l’Ouham-Fafa, Ngbaté, Kawé, Ngbada, Kambakota, Karé, Kagoué, Mbaré,     jusqu’à Benzambé. Dans toutes ces localités, les éleveurs subissent un harcèlement permanent et méthodique : confiscation de leur argent, enlèvement, saisie arbitraire de leur bétail sous le prétexte fallacieux de financer l’achat de carburant pour les opérations militaires. Cette logique de prédation économique transforme les mercenaires en véritables bandits de grand chemin qui rançonnent les populations sous couvert d’opérations anti-terroristes. Aussi, les éleveurs qui tentent de se rendre aux marchés hebdomadaires pour vendre leurs produits ou acheter des biens de première nécessité sont régulièrement arrêtés, dépouillés de leurs biens, et parfois même exécutés sommairement pour l’exemple.

 

Cette escalade sécuritaire montre clair une stratégie délibérée de guerre totale des russes du groupe Wagner contre les populations civiles soupçonnées de sympathie avec les groupes armés. Wagner ne se contente plus de traquer des combattants identifiés, mais impose un climat de terreur généralisée pour briser toute velléité de résistance ou de non-coopération. Les habitants de Bowaye témoignent d’ailleurs que cette incursion n’est pas un événement réservé qu’ à eux, mais s’inscrit dans une série d’interventions répétées où les mercenaires reviennent régulièrement  dans des villages frapper les jeunes, détruire les habitations, saisir les troupeaux et terroriser les familles. Cette méthode de harcèlement cyclique vise manifestement à épuiser psychologiquement les communautés rurales et à les contraindre soit à collaborer, soit à fuir leurs terres ancestrales.

 

L’impact de cette campagne de terreur sur l’économie rurale locale s’avère catastrophique et durable. De nombreux éleveurs et cultivateurs n’ont désormais plus d’autre choix que l’exode forcé vers d’autres régions, abandonnant derrière eux leurs champs cultivés, leurs troupeaux constitués sur plusieurs générations, et leurs moyens de subsistance traditionnels. Cette fuite massive des populations productives désorganise complètement l’économie agricole locale et transforme des zones autrefois prospères en territoires dépeuplés et improductifs. Wagner réussit ainsi à vider de leurs habitants des régions entières, facilitant paradoxalement le contrôle territorial des groupes armés qu’ils prétendent combattre.

 

Cette dérive autoritaire pousse à s’interroger sur le rôle réel de Wagner en Centrafrique et sur la légitimité de leurs méthodes d’intervention. Comment des mercenaires étrangers peuvent-ils s’arroger le droit d’enlever, de torturer et de faire disparaître des citoyens centrafricains sans aucune forme de procès ? Où sont les autorités nationales censées protéger leurs propres populations contre ces exactions ? Cette passivité complice du pouvoir de Touadera face aux crimes commis par ses alliés russes confirme l’abdication totale de l’État centrafricain dans sa fonction régalienne de protection des citoyens.

 

La traque de l’ex-député Florent Nguema devient ainsi le prétexte d’une campagne de terrorisme rural qui dépasse largement son objectif militaire initial pour se transformer en instrument de domination territoriale et économique. Wagner impose par la terreur un contrôle absolu sur des populations civiles qui n’ont d’autre tort que de vivre dans des zones géographiques d’intérêt stratégique. Cette méthode coloniale de pacification par l’intimidation rappelle les pires heures de l’histoire africaine et confirme la transformation de la Centrafrique en laboratoire d’expérimentation des méthodes russes de contrôle territorial en Afrique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Selon Touadera, Sayo et Gregaza préparent un coup d’État avec, écoutez bien,  2 téléphones portables : Touadera est devenu fou

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Sayo et Gregaza préparent un coup d’État avec, écoutez bien,  2 téléphones portables : Touadera est devenu fou

 

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Nourd Gregaza et Armel Sayo, accusés par le Président Touadera de vouloir faire un coup d’État avec deux téléphones portables depuis leur cellule du camp de Roux. Photo collage par CNC

 

Deux smartphones Android dans une prison centrafricaine suffisent apparemment à organiser un coup d’État. Le gouvernement nous prend-il vraiment pour des imbéciles ?

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Bangui tremble : des détenus ont failli renverser le pouvoir avec des téléphones portables. Une histoire à dormir debout qui révèle surtout l’incompétence du système.

 

Mesdames et messieurs, préparez-vous à découvrir le complot du siècle. Le gouvernement centrafricain vient de déjouer une tentative de coup d’État organisée depuis une cellule de la prison du camp de Roux avec… deux téléphones Android. Oui, vous avez bien lu. Pas des missiles, pas des chars d’assaut, juste deux smartphones probablement achetés sur le marché de Bangui.

 

Le ministre Maxime Balalou nous présente cette affaire avec un sérieux digne d’un agent secret. Armel Sayo et Nour Gregaza auraient planifié l’attaque de la résidence présidentielle, de l’aéroport et des médias depuis leur cellule. Avec leurs petits doigts qui pianotent sur leurs écrans tactiles, ces deux hommes ont failli faire trembler tout un régime. On frôlait l’apocalypse.

 

Imaginez la scène : “Salut Nour, on fait quoi ce soir ?”,  “Et si on renversait le gouvernement ? J’ai trouvé une application Android  pour ça“. Voilà comment naissent les révolutions modernes selon Président Touadera. Plus besoin de soulever les foules dans la rue, il suffit d’envoyer quelques SMS depuis sa cellule, et le tour est joué.

 

Cette histoire devient encore plus savoureuse quand on réalise que ces téléphones ont été introduits dans une prison censée être sécurisée. Où étaient les gardiens ? En train de regarder des vidéos pornographiques pendant que les détenus organisaient la chute du régime ? Cette négligence monumentale ne gêne visiblement personne au ministère de la justice.

 

Les forces de l’ordre ont saisi des “indicatifs de talkie-walkie” et intercepté des “messages”. On attend toujours de connaître le contenu de ces communications révolutionnaires. Peut-être des émojis subversifs ou des memes anti-gouvernementaux particulièrement dangereux ? Le suspense est insoutenable.

 

Le gouvernement évoque même l’utilisation de “l’intelligence artificielle” pour manipuler l’opinion. Ces détenus maîtrisent donc les deepfakes entre deux parties de solitaire ? Ils codent des algorithmes sophistiqués avec leurs ongles sur les murs de leur cellule ? Cette accusation dépasse tellement l’entendement qu’on se demande si ces mafieux du régime ont déjà vu un ordinateur de leur vie.

 

Cette affaire montre surtout l’état lamentable du système carcéral centrafricain. Si n’importe qui peut faire rentrer des téléphones en prison et organiser des “coups d’État ” tranquillement, c’est toute la sécurité du pays qui est compromise. Mais non, plutôt que d’admettre cette incompétence, on préfère nous servir un thriller de série à l’ivoirienne.

 

Le plus beau dans cette histoire, c’est que pendant qu’on nous raconte ces histoires pathétiques, les vrais problèmes du pays restent ignorés. Pas d’eau potable dans les quartiers ? Pas grave, on a déjoué un complot téléphonique. Plus d’électricité depuis des semaines ? Aucun souci, nos services secrets surveillent les SMS suspects.

 

Cette communication gouvernementale atteint des sommets de ridicule. On nous demande de croire qu’une révolution peut se planifier avec des appareils qu’on trouve dans toutes les poches. Si c’était si simple, la moitié des régimes africains auraient déjà sauté grâce aux téléphones de leurs opposants.

 

Nos dirigeants semblent vivre dans un monde parallèle où les téléphones portables ont des pouvoirs magiques. Ils renversent les gouvernements, manipulent les foules avec de l’intelligence artificielle et organisent des insurrections depuis les cellules de prison. Dans ce monde fantastique, tout est possible sauf apparemment gouverner correctement.

 

Cette comédie gouvernementale insulte l’intelligence des Centrafricains. Nous prend-on vraiment pour des enfants de cinq ans qu’on peut berner avec des histoires de téléphones révolutionnaires ? Cette condescendance est aussi pathétique que l’histoire qu’elle sert.

 

Au lieu de nous raconter des contes de fées sécuritaires, le gouvernement ferait mieux de s’occuper des vraies préoccupations du peuple. Mais c’est plus facile d’inventer des complots imaginaires que de résoudre des problèmes réels.

 

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L’ex-détenu Maxime Balalou accuse les leaders du BRDC de crimes

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L’ex-détenu Maxime Balalou accuse les leaders du BRDC de crimes

 

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Le ministre de la communication, porte parole du gouvernement, Maxime Balalou

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’ex-détenu Maxime Balalou accuse pathétiquement les leaders du  BRDC de crimes ayant “désossé” la RCA. Une tactique pour détourner l’attention des échecs du régime actuels.

 

L’ex-détenu Maxime Balalou a choisi l’offensive frontale. Le porte-parole du gouvernement centrafricain a récemment dirigé ses attaques contre les leaders du  Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), qu’il qualifie sans détour de “criminels” ayant participé à “désosser” la République centrafricaine. Cette sortie médiatique, aux accents particulièrement virulents, vise à présenter les membres de cette formation politique comme les responsables des crises qui ont secoué le pays par le passé.

 

Le discours de l’ex-détenu Maxime Balalou ne s’arrête pas là. Il dépeint le BRDC comme un regroupement de politiciens opportunistes, accusés de recourir à de “vieilles recettes” dans leur tentative de reconquête du pouvoir. Cette rhétorique incendiaire cherche à ancrer dans l’opinion publique une image négative de l’opposition, en la présentant comme la source des périodes d’instabilité et de chaos qui ont marqué l’histoire récente de la RCA.

 

Pourtant, cette stratégie montre une manœuvre politique bien calculée. En concentrant ses attaques sur les supposés méfaits passés du BRDC, l’ex-détenu Maxime Balalou évite habilement de répondre aux critiques adressées au gouvernement actuel. Cette tactique de diversion permet au pouvoir en place d’esquiver les questions embarrassantes sur ses propres performances.

 

Les problèmes actuels de la RCA ne manquent pourtant pas. L’insécurité continue de préoccuper les populations dans plusieurs régions du pays. Les infrastructures publiques présentent des défaillances persistantes qui affectent la vie quotidienne des citoyens. L’accès aux services de base reste problématique pour une grande partie de la population.

 

En dirigeant l’attention vers le passé, Maxime Balalou évite de s’engager dans un débat de fond sur ces questions actuelles. Cette approche lui permet de maintenir une posture offensive tout en évitant de rendre des comptes sur l’action gouvernementale. Les analystes politiques centrafricains y voient une tentative de manipulation de l’opinion publique destinée à détourner l’attention des véritables enjeux du moment.

 

Cette stratégie de diabolisation de l’opposition produit pourtant des effets mesurables sur le climat politique centrafricain. Elle contribue à polariser davantage un débat public déjà tendu, rendant plus difficile l’émergence d’un dialogue constructif entre les différentes forces politiques du pays.

 

Le BRDC, de son côté, se trouve contraint de répondre aux accusations plutôt que de pouvoir développer sereinement ses propositions politiques alternatives. Cette dynamique appauvrit le débat démocratique et prive les citoyens d’échanges substantiels sur les orientations politiques que devrait prendre le pays.

 

La rhétorique de l’ex-détenu Maxime Balalou touche également la perception que les populations ont de leurs institutions. En présentant l’opposition comme fondamentalement illégitime et dangereuse, il remet en question les principes mêmes du pluralisme politique. Cette approche peut fragiliser la confiance des citoyens dans le système politique centrafricain.

 

Les responsables du BRDC, lors d’une conférence de presse à Bangui,  tentent de recentrer le débat sur les questions actuelles. Ils pointent les difficultés économiques et sociales que traverse le pays, contestant l’efficacité des politiques gouvernementales. Cette approche vise à ramener l’attention publique sur les préoccupations immédiates des citoyens centrafricains.

 

L’opposition développe également une critique de la méthode employée par l’ex-détenu Maxime Balalou. Elle dénonce une tentative de manipulation de l’opinion publique et revendique le droit à une opposition démocratique et constructive. Cette position lui permet de se présenter comme la victime d’une campagne de dénigrement injustifiée.

 

Les observateurs politiques suivent cette évolution avec préoccupation. Ils y voient les signes d’une dégradation du débat public, où l’argumentation politique cède la place à des attaques personnelles et à des accusations graves. Cette évolution inquiète les défenseurs de la démocratie centrafricaine qui craignent une radicalisation des positions politiques.

 

Les spécialistes de la politique centrafricaine notent que cette escalade verbale pourrait rendre plus difficile la recherche de solutions consensuelles aux problèmes du pays. Ils appellent à un apaisement des tensions et à un retour à un débat politique plus serein, centré sur les enjeux de développement et de stabilité.

 

Cette séquence politique révèle les tensions profondes qui traversent la société centrafricaine et questionne les modalités de l’exercice démocratique dans le pays. Elle pose des questions importantes sur la capacité des acteurs politiques centrafricains à dépasser leurs divisions pour construire un avenir commun.

 

La persistance de ces tensions pourrait compliquer les efforts de réconciliation nationale et de développement du pays. L’évolution de cette situation aura des implications importantes pour la stabilité institutionnelle de la RCA et pourrait influencer les relations entre les différentes forces politiques….

 

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Dans son discours du 13 août, Touadéra prêche la paix mais gouverne par la guerre, la violence  et la peur

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Dans son discours du 13 août, Touadéra prêche la paix mais gouverne par la guerre, la violence  et la peur

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Baba-Kongoboro-devant-les-deputes-le-samedi-28-decembre-lors-de-son-discours.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dans son discours du 13 août, Touadéra prêche la paix mais gouverne par la guerre, la violence et la peur
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Le 13 août, jour de l’indépendance, le président centrafricain Faustin-Archange Touadera appelait à l’unité tout en verrouillant la démocratie par la force des Wagner et des rwandais.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans son discours du 13 août 2025 pour la fête de l’indépendance, diffusé sur la Radio Centrafrique, Touadéra prône la paix mais pratique l’autoritarisme à un niveau très supérieur.

 

En effet, le 13 août 2025, jour de l’indépendance centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra s’adressait en langue nationale à la nation depuis la Radio Centrafrique. Son message, traduit par la rédaction du CNC, appelait à l’unité et condamnait la violence. Pourtant, derrière ces mots apaisants se cache une réalité différente : un président qui verrouille la démocratie tout en dénonçant ceux qui la défendent.

 

Touadéra répète tout le long de son discours qu’il faut “refuser la violence et la guerre  “. Pourtant, ce sont ses propres alliés qui sèment la terreur dans le pays. Les mercenaires russes du groupe  Wagner, officiellement “instructeurs “, multiplient les exactions dans le territoire. Les troupes rwandaises, les miliciens requins et les russes noirs terrorisent aussi la population. Ces groupes ne sont pas des agents humanitaires : ce sont des agents qui sèment la terreur, multiplié les exactions et forcé des milliers de civils à fuir leurs terres, comme dans le Haut-Mbomou, où de nombreux habitants ont trouvé refuge en République démocratique du Congo. À Zémio par exemple, pillages et assassinats commis par Wagner sont devenus la norme. Pendant que ces violences se déroulent, le président, lui, parle de paix d’une manière hypocrite.

 

Le chef de l’État accuse également dans son discours les Centrafricains de salir l’image du pays sur les réseaux sociaux, mais il omet de dire qu’il a lui-même encouragé la mise en place d’une unités entières de propagande numérique. Installées à quelques pas de sa résidence dans le quartier Boy-Rabe (quatrième arrondissement ), ces équipes gèrent des milliers de faux comptes pour insulter, calomnier et intimider toute voix dissidente. En 2022, ces mêmes milices ont insulté publiquement les juges de la Cour constitutionnelle, y compris son ex-présidente Danielle Darlan, sans qu’aucune sanction ne soit prise contre ces voyous.

 

Touadéra a ensuite parlé d’“éduquer les enfants” et de “préparer l’avenir”. Mais quel avenir construit-il vraiment ? L’université nationale, déjà en difficulté, doit accueillir cette année des nouveaux étudiants aux diplômes douteux. Pendant ce temps, 10 milliards de francs CFA par mois financent les mercenaires russes envoyés par le Président russe Vladimir Poutine. Ces priorités budgétaires montre les vraies préoccupations de ce régime.

 

Le plus problématique reste sa modification de la Constitution en 2023. Cette révision, adoptée dans l’opacité, lui ouvre la voie à une présidence sans limite. En fermant les urnes, il pousse naturellement les centrafricains vers d’autres solutions, seule issue qu’un coup d’État, tout en priant les centrafricains de ne pas prendre le pouvoir par les armes. Cette hypocrisie est claire : il redoute ce qu’il a lui-même rendu inévitable.

 

L’invocation de Barthélémy Boganda dans ce discours d’indépendance constitue une récupération déplacée. Le père fondateur défendait la souveraineté et la dignité nationales. Touadéra, lui, a livré cette souveraineté aux intérêts russes et transformé la dignité en soumission. Utiliser la mémoire de Boganda pour légitimer un régime opposé à ses idéaux relève de la manipulation historique.

 

Vouloir la paix, c’est d’abord renoncer à la guerre que l’on a soi-même importée. Or, le président ne renonce à rien : ni à ses alliances avec des forces étrangères, ni aux réseaux d’intimidation, ni à la violence contre son peuple. Mais tout pouvoir a une fin : la justice divine ou celle des hommes finit toujours par rattraper ceux qui gouvernent par la peur.

 

La vraie paix ne se proclame pas dans les discours officiels. Elle naît d’institutions respectées, de libertés protégées, d’une justice indépendante. Le bilan de Touadéra montre exactement l’inverse : institutions domestiquées, libertés bafouées, justice instrumentalisée. Cette contradiction entre paroles et actes transforme chaque intervention présidentielle en exercice de communication pure.

 

En ce 13 août 2025, 65 ans après l’indépendance, les Centrafricains méritaient mieux qu’un discours creux. Ils méritaient un président qui incarne réellement les valeurs qu’il proclame. Au lieu de cela, ils ont eu droit à une leçon de morale de la part d’un homme qui foule aux pieds les principes démocratiques qu’il prétend défendre.

 

L’histoire se souviendra de cette date. Non pas comme celle d’un discours rassembleur, mais comme le moment où un président aura utilisé la fête de l’indépendance pour masquer sa dérive autoritaire. Les peuples finissent toujours par faire la différence entre ceux qui servent l’État et ceux qui s’en servent.

 

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Victimes des conflits : Maxime Balalou vous informe que La CVJR  est votre unique solution

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Victimes des conflits : Maxime Balalou vous dit que La CVJR  est votre unique solution

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/le-suspect-non-encore-egorge.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/le-suspect-non-encore-egorge-198×450.jpg” alt=”Victimes des conflits : Maxime Balalou vous dit que La CVJR est votre unique solution” width=”198″ height=”450″ />
le-suspect-non-encore-egorge – Incroyable! Des éléments des forces armées centrafricaines filmés dans une vidéo des crimes graves

 

Maxime Balalou a trouvé la formule magique pour faire taire les victimes des conflits centrafricains : leur promettre une justice hypothétique tout en négociant avec leurs bourreaux. Une stratégie cynique qui révèle le vrai visage de ce gouvernement.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

“Les victimes sont où ? Les victimes se plaignent”, lance-t-il d’entrée avec un mépris à peine dissimulé. Cette phrase glaciale résume parfaitement l’attitude du pouvoir : les victimes dérangent, elles troublent la belle mécanique des accords de paix avec les criminels.

 

Sa réponse ? La CVJR, cette Commission vérité, justice et réparation qui traîne depuis près de 10 ans sans aucun résultat. Maxime Balalou la présente comme la panacée universelle, oubliant commodément que cette structure n’a jamais rien produit de concret pour les victimes.

 

“Le moment viendra”, répète-t-il plusieurs fois comme une incantation. Quel moment exactement ? Celui où les criminels auront fini de négocier leurs privilèges avec l’État ? Celui où ils auront obtenu tous les postes et avantages qu’ils réclament ?

 

Le ministre Maxime Balalou évoque une mystérieuse “justice traditionnelle”“les bourreaux seront face de leurs victimes”. Cette formulation folklorique cache mal l’absence totale de mécanisme judiciaire crédible. Depuis quand la justice traditionnelle remplace-t-elle les tribunaux de la République ?

 

“On fait la paix, ça n’exclut pas la justice”, affirme Maxime Balalou en citant le président Touadéra. Mensonge éhonté. Dans les faits, ce gouvernement fait exactement l’inverse : il amnistie les criminels tout en renvoyant les victimes aux calendes grecques.

 

Le porte-parole promet que “la vérité va triompher” et que “chacun sera devant sa responsabilité”. Pendant ce temps, les responsables des massacres négocient tranquillement leurs conditions de réintégration dans l’appareil d’État. Où est la cohérence ?

 

Cette rhétorique creuse vise un seul objectif : endormir les victimes en leur vendant de l’espoir à crédit. Le gouvernement a besoin de temps pour finaliser ses arrangements avec les groupes armés, alors il promet monts et merveilles à ceux qui ont tout perdu.

 

“Je les rassure, ces compatriotes-là, la justice sera faite”, conclut Balalou avec une fausse bienveillance. Ces mêmes victimes qu’il méprisait au début de sa réponse deviennent soudain “ces compatriotes” quand il s’agit de les manipuler.

 

La CVJR n’est qu’un alibi pour justifier l’impunité généralisée. Pendant que Balalou multiplie les belles promesses, le gouvernement signe des accords qui garantissent l’amnistie aux criminels. Les victimes peuvent attendre : leur souffrance ne pèse pas lourd face aux calculs politiques du régime.

 

Cette comédie judiciaire insulte la mémoire des morts et la douleur des survivants. Un gouvernement qui négocie avec les bourreaux tout en berçant les victimes d’illusions n’a aucune légitimité morale.

 

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La RCA et la France : Une relation basée sur des suppositions et des non dits, selon l’ancien député Jean-Pierre Mara

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La RCA et la France : Une relation basée sur des suppositions et des non dits

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/macron-et-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/macron-et-touadera-450×225.jpg” alt=”La RCA et la France : Une relation basée sur des suppositions et des non dits” width=”450″ height=”225″ />
Le Président français, Emmanuel Macron et son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera , à Pari, le 5 septembre 2019. CopyrightAFP

 

Rédigé le .

Par : Jean-Pierre MARA

Depuis mon adolescence à Mala, j’entends des Centrafricains affirmer que ‘‘on a dit que le sous-sol de la RCA appartient à la France’’ ou encore ‘‘Il parait que la France aurait dit que le sous-sol centrafricain lui appartient’’. Mais de ceux qui soutiennent ce postulat, personne ne peut produire une copie de la convention secrète sur cette questiin du sous-sol Centrafricain appartenant à la France.

 

Le Code noir, ordonnance royale de 1685 élaborée par Colbert [1619-1683] et destinée à réglementer le statut juridique des esclaves ou encore l’ensemble de textes de lois qui maintenaient les populations colonisées, aussi appelées indigènes, dans un statut juridique dit le Code de l’indigénat adopté le 28 juin 1881 et aboli  par une loi le 7 avril 1946 restent les documents qui font référence à la notion. A l’indépendance, certains pays ont élaboré leurs nouvelles législations, d’autres comme la RCA ont simplement adapté le code de l’indigénat. Dans leur démarche du  ‘’Copier-Coller’’, il est difficile pour des pays comme la RCA de continuer d’accuser et de se victimiser.

 

De ma vie, je n’ai jamais entendu un homme politique français revendiquer la propriété des terres dans les anciennes colonies. J’aimerai bien connaître la revendication que la France aurait adressé au Gouvernement Centrafricain concernant l’attribution de Bakouma au Wagner ou encore la cession de Ndassima à la Russie. Ce sont généralement les Africains eux-mêmes qui brandissent ce type de discours, sans pour autant être en mesure de le prouver concrètement que leurs sous-sol appartient à la France. Généralement, les Etats anciennement colonies françaises passent sous silence la question de la gestion des terres et des terres rares depuis les indépendances, y compris ceux qui se réclament du panafricanisme, comme c’est peut-être le cas au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

 

Les affirmations sur les difficultés d’exploitation du sous-sol sont utilisées pour justifier nos difficultés à concevoir des programmes politiques et économiques en matière de gestion dans l’utilisation de ses ressources du sous-sol avec ou sans l’accord de la France. Pourtant depuis les années 1980, des sociétés chinoises exploitent des sites à ciel ouvert en République centrafricaine. Récemment, les Russes exploitent le site de Bakouma uranifère ou le site de Ndassima aurifère sans pourtant que cette même France ne brandisse cette fameuse loi selon laquelle le sous-sol centrafricain lui appartiendrait. On a été berné pendant des années par un mensonge politique pour cacher incapacité de l’Etat  dans l’exploitation de nos ressources minérales. Le sous-sol du territoire de l’Oubangui-Chari, avant de devenir République Centrafricaine ou RCA, même sous la période d’esclavage puis colonisé n’a jamais été déclaré à partir de 7 mètres de profondeur  propriété de la France comme certains colons et certains colonisés l’ont toujours vendu.

 

Je me rappelle avoir eu une discussion avec d’autres Africains sur la question de la Colonisation mais aussi sur la question de l’Esclavage.

 

Sur l’esclavage, je crois que le premier esclave était un Slave. Et dans la Rome antique, il y avait des esclaves. Si aucun descendant slave ou romain ne va revendiquer de nos jours une compensation pour l’esclavage, le noir est fier de s’y investir. Il me semble aussi que la Mauritanie a été le dernier pays dans le monde a pratiqué officiellement l’esclavage.

 

La RCA ne peut pas s’accrocher à ce sujet pour justifier son retard car des peuples qui ont vécu l’esclavage s’en sortent bien comme c’est le cas d’un petit Etat en terme de superficie, le Bénin. Fier de son passé, le Bénin s’emploie activement à restaurer son image et à valoriser son patrimoine historique. Aujourd’hui, de nombreux descendants d’esclaves d’origine béninoise revendiquent fièrement leurs racines. C’est le cas, par exemple, de Claudy Siar, le célèbre animateur de l’émission Couleur Tropicale sur RFI, qui se reconnaît pleinement dans cet héritage.

 

Jusques à quand va-t-on continuer à s’apitoyer sur notre passé esclavagiste pour prétexter notre sous-développement économique?

 

Sur la question de l’impact colonial, Oui, je trouve horrible voir inhumain ce que les corvées et le portage ont causé aux Mandjia. Mais je sais aussi que 1/3 de ce que représentent les États Unis était colonisé par la France. Aujourd’hui la Louisiane et le Canada n’utilisent pas la colonisation pour justifier les problèmes qu’il y a dans ces régions. Je me dis que c’est vrai que la colonisation est l’une des raisons de notre situation. Mais je refuse de tout justifier par la Colonisation.

 

Il y a eu des Legs de la Colonisation que les dirigeants Centrafricains ont détruit. Un exemple est Lakandja proche de Grimari. A l’époque coloniale, il y avait une activité industrielle dans cette ville pour ravitailler la métropole en cordes de fibre végétale.

 

Il y a eu Ngoulinga une ville où on a expérimenté puis développé une variété d’arachides qui permettait de produire de l’huile de très bonne qualité que les ‘gouvernements postindépendance ont liquidé.

 

Autrefois, dans les années 1980, certaines sociétés de bois établies dans l’ancienne  Sangha-Économique produisaient déjà du contreplaqué utilisé comme plafond dans les maisons. Aujourd’hui, paradoxalement, la République centrafricaine en est réduite à importer aussi bien de l’huile végétale que des feuilles de contreplaqué des pays voisins.

 

Cette publication veut soulever une préoccupation quand à la responsabilité et à la Conscience des citoyens de l’Oubangui qui ont pris le pouvoir à l’indépendance :

 

  1. A) Comment expliquerons-nous à nos enfants que c’est le gouvernement légitime de la RCA qui a signé un accord avec la Russie et les Wagner de Prigojine, permettant à ces derniers d’intervenir en RCA, dans des actions qui ressemblent fortement à une forme de colonisation ?

 

  1. B) Comment expliquerons-nous aux futures générations de Centrafricains que c’est le Président voté par les Centrafricains qui vend les terres de la RCA aux Étrangers à travers la Tokenisation des ressources du sous sol. Et si les Étrangers achetaient massivement les terres, que deviendront les Centrafricains sur leur propre terre ?

 

La discussion soulève des préoccupations sur la responsabilité de ceux qui gouvernent depuis les Indépendances.  La responsabilité de la situation actuelle incombe aux Centrafricains et la colonisation ne peut plus expliquer l’Etat actuel de la RCA.

 

Comment est-ce que les Centrafricains peuvent rester indifférents quand leur élu au suffrage universel déclare qu’il a l‘’insigne honneur ‘’ d’avoir signé le décret qui met en vente des hectares du territoire centrafricain pour quelques BitCoins. Pire, la nationalité Centrafricaine est mise en vente à travers un programme de Tokenisation des ressources du sous sol Centrafricain ! Je crois que l’argumentation de la droite française sur la colonisation et sur le colonialisme n’est rien comparée à ce que les Centrafricains font eux-mêmes de leur pays, et de leurs semblables depuis les Indépendances.

 

Car, que se passera-t-il si les acquéreurs décident d’acheter tout le territoire ? Vendre son pays de cette façon n’est-il pas un crime aussi grave que la colonisation ou l’esclavage ?

 

Tous nous avons été à l’école. Mais il n’y a aucune volonté réelle pour découdre avec nos responsabilités. Nous pratiquons un système sans le remettre en cause, sans être critiques avec nous-mêmes.

 

Nous remettons la responsabilité de nos actes systématiquement sur d’autres. Demain comment allons-nous expliquer la présence des mercenaires étrangers Wagner et Rwandais à nous-mêmes ? Hier la France est venue par la Force. Aujourd’hui, avec fierté, c’est nous qui allons chercher les étrangers et les payer pour venir nous coloniser.

 

Voilà le débat qui devrait être à l’ordre du jour avant les élections voulues et organisées par l’Union Européenne et par la Minusca en République centrafricaine.

 

Jean-Pierre Mara,

Ingénieur diplômé des grandes écoles allemandes

Ancien Député

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Wagner transforme le désarmement en business d’otages : la CPC dénonce l’imposture des accords de Ndjamena

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Wagner transforme le désarmement en business d’otages : la CPC dénonce l’imposture des accords de Ndjamena

 

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Les rebelles du groupe 3R dans la ville de Koui, l’Ouham-Pendé.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Selon la coordination de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), Wagner transforme les accords de paix centrafricains en opération de pillage des ressources aurifères et de prise d’otage massive.

 

Le 25 août 2025, la Coordination Générale de la Coalition des Patriotes pour le Changement lance une accusation explosive contre les mercenaires russes du groupe a Wagner. Selon le communiqué officiel, des combattants du mouvement 3R auraient été pris en otage le 17 août par Wagner sur le chantier aurifère stratégique de Soura-Kota, dans l’Ouham-Pendé. Cette révélation fracassante expose une réalité que beaucoup soupçonnaient déjà : les fameux accords de paix de Ndjamena  du 19 avril ne servent qu’à habiller légalement une prise de contrôle militaire et économique du territoire centrafricain par les Russes et leurs complices centrafricains.

 

Jean-Pierre Zanguendé-Goyamba, porte-parole politique de la CPC, ne mâche pas ses mots en qualifiant cette opération d’“acte barbare”. L’accusation porte précisément sur la méthode employée : “Les mercenaires russes du groupe Wagner, en dépit d’un Accord, exigent aux combattants du mouvement 3R un désarmement forcé en violation des termes dudit Accord”. Cette formulation révèle toute l’hypocrisie du processus : utiliser des accords de paix comme prétexte pour imposer par la force ce qui devait se faire dans le cadre d’un processus négocié et consensuel. L’absence stratégique de la Minusca lors de cette opération interroge également sur la coordination entre les forces internationales officielles et les mercenaires privés russes.

 

Ce qui rend cette dénonciation particulièrement glaçante, c’est la révélation du sort réservé aux jeunes désarmés. La CPC affirme sans détour que “ces jeunes sont enrôlés et formés par Wagner qui les utilise comme exécutants de leurs basses besognes, ou les envoie sur le terrain des opérations en Ukraine”. Cette accusation transforme le processus de désarmement en véritable filière de recrutement forcé pour alimenter les conflits extérieurs de la Russie. Le communiqué devient encore plus dramatique quand il précise : “À ce jour, des centaines de ces jeunes envoyés en Ukraine sont décimés. Leurs parents ne les verront plus jamais”. Cette phrase résonne comme un réquisitoire contre un système qui transforme des combattants centrafricains en chair à canon pour les ambitions géopolitiques russes.

 

L’analyse stratégique de la CPC va au cœur des véritables enjeux économiques de cette opération. Selon la coalition, “ces fameux accords signés à Ndjamena ne sont qu’une énième manœuvre de Wagner pour avoir un libre accès aux zones d’exploitation aurifère et diamantifère qu’occupent l’UPC et les 3R”. Cette lecture géopolitique transforme les accords de paix en simple paravent juridique pour légaliser le pillage organisé des ressources minières centrafricaines. Wagner n’aurait donc pas pour objectif de pacifier le territoire, mais de sécuriser son accès exclusif aux gisements les plus rentables en neutralisant militairement ceux qui les contrôlent actuellement.

 

La CPC ne se contente pas d’accuser Wagner, elle vise directement le sommet de l’État centrafricain. “L’objectif de ces Accords, dit pompeusement de paix, n’est pas de restaurer la paix en Centrafrique, mais de faciliter l’exploitation mafieuse du pays par M. Touadéra et son allié Wagner”, dénonce explicitement le communiqué. Cette accusation frontale transforme le président centrafricain en complice actif d’un système d’exploitation néocoloniale déguisé en processus de paix. Le terme “exploitation mafieuse” n’est pas choisi au hasard : il suggère un système organisé de captation illégale des ressources nationales au profit d’intérêts privés étrangers et locaux.

 

L’analyse tactique de la suspension du désarmement prévu le 8 août démontre selon la CPC une manipulation psychologique sophistiquée. Officiellement, cette suspension était justifiée par un manque de financement. Mais pour la coalition, “il s’agit en réalité d’une stratégie pour maintenir la pression sur les combattants non désarmés, afin de les forcer à entrer dans le jeu de Wagner”. Cette interprétation transforme les difficultés logistiques en arme de chantage : créer une incertitude permanente pour pousser les groupes armés à accepter des conditions de plus en plus défavorables par épuisement et découragement.

 

Devant cette situation qu’elle qualifie de dérive autoritaire, la CPC lance un appel à la résistance qui résonne comme un cri d’alarme national. “La Coordination Générale de la CPC lance un vibrant appel aux combattants de l’UPC, du 3R, du MPC, du FPRC, des Anti-Balaka et du mouvement Azandé à résister aux manœuvres de morcellement organisées  par M. Touadéra et son allié Wagner, et à opposer une farouche résistance pour libérer le peuple centrafricain”. Cette exhortation à l’unité transcende les clivages habituels entre groupes armés pour les fédérer contre ce qui est présenté comme une occupation étrangère déguisée.

 

Cette offensive de communication de la CPC montre une stratégie de délégitimation totale du processus de paix officiel. En dénonçant publiquement les méthodes de Wagner et l’implication du pouvoir de Bangui, la coalition transforme les accords de Ndjamena en imposture diplomatique et replace le conflit centrafricain dans une dimension géopolitique plus large. Le message est clair : il ne s’agit plus d’un conflit interne à résoudre par la négociation, mais d’une résistance nationale contre une occupation étrangère soutenue par un pouvoir illégitime.

 

Cette escalade rhétorique risque de compliquer considérablement la recherche d’une solution négociée en Centrafrique. En transformant Wagner en ennemi absolu et Touadéra en collaborateur, la CPC ferme la porte à tout compromis et annonce la poursuite, voire l’intensification, du conflit armé. Les accusations d’envoi forcé de jeunes Centrafricains sur le front ukrainien, si elles se confirment, ajoutent une dimension internationale explosive à cette crise qui dépasse largement les frontières centrafricaines.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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