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Enlèvement de Koumba Ndiaye, sous-préfète de Bambouti : les miliciens azandés réclament la libération de Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie

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Enlèvement de Koumba Ndiaye, sous-préfète de Bambouti : les miliciens azandés réclament la libération de Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie d’abord

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” data-wpel-link=”internal”>Enlèvement de Koumba Ndiaye, sous-préfète de Bambouti : les miliciens azandés réclament la libération de Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie d’abord
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie doivent être libérés sans condition, réclament les miliciens azandés qui détiennent la sous-préfète et son garde du corps depuis le 28 décembre 2025.

 

La milice azandé qui retient Koumba Ndiaye et son gendarme a formulé ses exigences auprès de la rédaction de CNC. Les ravisseurs ne demandent ni argent ni compensation quelconque. Leur unique requête porte sur le sort de deux de leurs commandants, Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie, enlevés par des Mercenaires russes du groupe Wagner à Bangui en janvier 2025 et portés disparus depuis ce jour sans nouvelle.

 

Cette revendication intervient alors que les rumeurs les plus folles circulent sur l’état des otages. Interrogés par CNC, les miliciens ont d’ailleurs démenti avec vigueur les informations faisant état du décès du gendarme. « Ils mangent bien, ils dorment bien. Aucune torture, rien. Ils sont bien protégés », ont-ils assuré.

 

Les ravisseurs vont même plus loin dans leurs déclarations. Selon eux, leurs prisonniers bénéficient d’une nourriture abondante : poulet, cabri, bananes. « Ils mangent vraiment mieux que nous », ont-ils précisé, ajoutant que cette alimentation surpasse celle dont ils disposent eux-mêmes pour survivre dans la brousse.

 

Mais au-delà de ces assurances, c’est bien le dossier Bakoyoko-Ngoéngué qui empoisonne toute tentative de résolution. Les deux hommes figuraient parmi la centaine de jeunes Azandés formés par des instructeurs russes du groupe Wagner en avril 2024. Intégrés dans les rangs de l’armée nationale, ils avaient participé aux opérations de reconquête contre les rebelles de l’UPC dans le Haut-Mbomou et contre les rebelles de 3R dans l’Ouham-Pendé et l’Ouham.

 

Leur collaboration avec Wagner s’était pourtant rapidement dégradée. Des tensions avaient éclaté sur plusieurs théâtres d’opération, notamment dans la forêt de Bocaranga où un milicien azandé avait trouvé la mort lors d’une mission conjointe. À Bozoum également, sur un chantier minier, les relations s’étaient envenimées au point que les miliciens avaient abandonné les Russes pour se replier vers Bossangoa.

 

C’est dans ce contexte tendu que Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie ont été appréhendés fin janvier 2025. Présents à Bangui pour des démarches administratives, ils avaient été attirés dans un guet-apens sous prétexte d’une réunion avec les chefs des Wagner. Transférés à la Section de Recherche et d’Investigation de la gendarmerie, ils y sont restés quelques jours avant de connaitre un nouveau sort.

 

Selon des informations crédibles obtenues par la rédaction du CNC, c’était au cours d’une opération nocturne que  des éléments russes se sont présentés à la SRI et ont enlevé Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie  sous les yeux du commandant de la SRI. Ce dernier s’est contenté de consigner l’incident dans son registre sans pouvoir s’y opposer. Depuis cette nuit-là, aucune trace de Bakoyoko et Ngoéngué. Leurs familles ignorent s’ils sont encore en vie.

 

Cette disparition avait déjà provoqué la colère dans le Haut-Mbomou. Le député local Bessiguié avait publié un communiqué accusant le gouvernement de complicité avec Wagner. Des manifestations avaient éclaté à Obo, Mboki, Rafaï et Zémio. Dix autres miliciens azandés, arrêtés le même jour que Bakoyoko et Ngoéngué, croupissent toujours sous les barreaux.

 

Aujourd’hui, l’enlèvement de Koumba Ndiaye et de son garde du corps vient relancer ce dossier dormant. Les miliciens azandés affirment qu’ils ne libéreront pas leurs otages tant que leurs deux chefs ne seront pas retrouvés et rendus à leurs familles. Ils annoncent la publication prochaine d’un document officiel détaillant leurs revendications.

 

En attendant, ils promettent également de diffuser une vidéo montrant Koumba Ndiaye et son gendarme dans les jours à venir. Cette annonce vise à rassurer les proches des otages sur leur état de santé. Par ailleurs, plusieurs ressortissants centrafricains de l’ethnie zandée ont également été capturés sans motif apparent selon les miliciens, alimentant leur détermination à obtenir des réponses sur leurs compatriotes disparus​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Le clepto-mythomane Maxime Balalou, lors de sa conférence de presse, condamne les “gesticulations inutiles” du BRDC et les tentatives de perturbation des vaincus : “

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Le clepto-mythomane Maxime Balalou condamne les “gesticulations inutiles” du BRDC et les tentatives de perturbation des vaincus : “

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou condamne les “gesticulations inutiles” du BRDC et les tentatives de perturbation des vaincus : “
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le porte-parole du gouvernement a repris son bâton de pèlerin lundi dernier pour sa première conférence de presse après trois mois d’absence. Maxime Balalou s’en prend violemment aux opposants et au BRDC, accusés de vouloir saboter le processus électoral en cours.

 

« Nous disons toujours que le compte de vaincu par la défaite cuisante ne cesse de chercher par tous les moyens à perturber le processus. C’est pour cette raison que nous disons non », a lancé Balalou d’entrée de jeu. Le clepto-mythomane ne mâche pas ses mots et accuse directement les perdants des Élections législatives  et présidentielle de multiplier les manœuvres pour entacher la crédibilité du scrutin.

 

Selon lui, le gouvernement « travaille sereinement et soutient ce processus qui doit aboutir à la proclamation définitive de tous les résultats ». Balalou affirme vouloir « condamner avec la plus grande fermeté les agissements des perdants des uns et des autres, ceux qui sont tombés de leur propre piège en cherchant dans un premier temps à discuter les scrutins et eux-mêmes sans revenu à la raison pour rentrer dans la République, à la fois en participant aux Élections et en critiquant les structures qui organisaient les Élections ».

 

Cette attaque frontale cache mal l’embarras du pouvoir face aux critiques qui s’accumulent sur la régularité du vote. Pour Balalou, cette « contradiction prouve insuffisance que ceux-là étaient mal préparés, ils n’ont pas pris la mesure de la réaction de la population ». Le porte-parole estime que « la population a posé des actes de souveraineté en choisissant ceux et celles qui vont conduire demain au destiné de notre pays ».

 

Le BRDC, principale formation d’opposition, n’échappe pas aux foudres du mythomane. « Nous voulons rappeler aussi à nos amis d’en face du BRDC qui continuent dans leur gesticulation inutile pour mettre en doute, accuser même la communauté internationale parce que tout simplement les résultats sont très défavorables à eux, à leurs amis », assène Balalou avec une assurance qui confine à l’arrogance.

 

Le ton se durcit encore lorsqu’il prévient : « Nous voulons ici clairement dire que le gouvernement ne se laissera pas faire et que nous allons continuer ce processus en soutenant toutes les institutions qui travaillent pour que ces Élections inclusives aillent jusqu’au bout ».

 

Le porte-parole brandit ensuite l’épouvantail de la stabilité nationale : « Nous tenons à rappeler que notre pays a besoin de paix, de cohésion et à cet effet nous n’accepterons pas le désordre et nous ne permettons pas à qui que ce soit de remettre en cause la légitimité populaire ».

 

Ces déclarations tombent alors que le Conseil constitutionnel n’a toujours pas validé les résultats du premier tour. L’Autorité des Élections a certes proclamé 140 élus, dont Maxime Balalou lui-même, mais l’opposition conteste la sincérité du scrutin. Les organisations internationales de surveillance électorale ont déjà émis plusieurs réserves sur le déroulement du vote, notamment concernant l’accès aux bureaux de vote et le décompte des bulletins dans certaines circonscriptions.

 

La violence verbale de Balalou contraste avec la fragilité juridique de sa propre situation. Son élection au premier tour reste suspendue à la décision des juges constitutionnels. Pourtant, le clepto-mythomane parle déjà en élu confirmé et menace quiconque oserait contester sa victoire annoncée. Cette posture agressive cache probablement une nervosité bien compréhensible chez un homme dont le passé judiciaire et les mensonges répétés ont déjà causé sa première éviction du gouvernement il y a quelques mois.

 

Par Alain Nzilo

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Place Marabéna : le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra découvre enfin son impopularité

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Place Marabéna : le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra découvre enfin son impopularité

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime.jpg” data-wpel-link=”internal”>Place Marabéna : le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra découvre enfin son impopularité
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce lundi 19 janvier 2026, le conseil constitutionnel a validé le hold-up électoral du dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra. Mais la manifestation organisée pour célébrer ce troisième mandat a viré au cauchemar : une place quasi vide et un président humilié.

 

La décision était attendue, prévisible même. Personne ne doutait que les résultats vont changer. Mais ce qui s’est passé après a pris tout le monde de court, y compris le principal intéressé, Baba Kongoboro.

 

Car les partisans du régime avaient tout planifié depuis plusieurs jours. Sur les réseaux sociaux, les griots et miliciens du pouvoir avaient annoncé une caravane gigantesque dans les rues de la capitale. Ils promettaient une marée humaine pour acclamer leur champion. Chaque participant devait toucher entre mille et deux mille francs pour gonfler les rangs.

 

Sauf que l’argent n’a pas suffi cette fois. À la place Marabéna, dans le cinquième arrondissement de Bangui,  où devait se tenir le grand rassemblement populaire, c’est le désert qui attendait Faustin-Archange Touadéra. On pouvait compter les présents au doigt. Même cette place, pourtant moins grande que le stade 20 000 places, paraissait immense tant elle était vide.

 

Le spectacle a viré à l’humiliation publique. Le dictateur Faustin-Archange Touadera est arrivé à l’heure convenue, certainement persuadé qu’une foule en délire l’accueillerait. Au lieu de ça, quelques dizaines de personnes tout au plus, un silence pesant, aucune effervescence. Pas de marmites frappées en cadence, pas de chants spontanés, rien qui ressemble de près ou de loin à une liesse populaire.

 

Touadéra n’a pas traîné sur place. Trois ou quatre minutes montre en main. Un bref discours bâclé devant ce public rachitique, puis il a regagné sa voiture. Même lui semblait comprendre qu’il valait mieux ne pas s’éterniser face à pareille débâcle. Son visage devait en dire long sur sa déconvenue.

 

Les quelques participants restés sur place ne savaient plus quoi faire. Ils ont fini par se diriger vers les kermesses installées aux alentours de la place Marabéna, où nourriture et boissons étaient servies. Après s’être restaurés aux frais du régime, ils ont pris place dans les camions pour tenter une caravane de la dernière chance. Mais le ridicule de la situation sautait aux yeux de tous.

 

Cette journée restera comme un aveu d’échec monumental. Un président qui prétend avoir raflé plus de 70% des suffrages devrait normalement déclencher un mouvement spontané dans les rues. Les gens devraient sortir d’eux-mêmes, sans qu’on ait besoin de les payer. Or là, même avec l’argent, personne ne s’est déplacé.

 

Les chiffres officiels parlent d’une victoire écrasante pour Touadéra. La réalité du terrain raconte une tout autre histoire. Les observateurs estiment qu’il ne dépasse probablement pas 15% d’adhésion réelle dans le pays. Le reste n’est que manipulation, bourrage d’urnes et falsification des résultats. Une fraude tellement énorme qu’elle finit par se voir.

 

Mais le dictateur Faustin-Archange Touadera vit dans une bulle dorée. Son entourage proche, ce petit clan vénal qui profite du système, lui raconte ce qu’il veut entendre. Ces conseillers lui servent des rapports mensongers sur sa popularité. Ils lui font croire que le peuple l’adore alors que ce même peuple le déteste de toutes ses forces.

 

La modification constitutionnelle d’août 2023 reste en travers de la gorge des Centrafricains. Touadéra a supprimé la limitation à deux mandats de cinq ans. Il a porté la durée à sept ans et s’est offert un troisième mandat. Une manipulation juridique qui lui permet de rester au pouvoir jusqu’en 2032 au minimum. Certains murmurent qu’il voulait carrément des mandats de dix ans, mais qu’on l’a convaincu d’y aller plus doucement.

 

La communauté internationale regarde ailleurs pendant ce temps. Les Nations unies et l’Union africaine cautionnent cette dérive autoritaire. Elles ne semblent pas mesurer l’ampleur du rejet populaire dont fait l’objet Faustin-Archange Touadéra. Ou alors elles s’en fichent royalement, pourvu que leurs intérêts soient préservés.

 

Le régime ne tient plus que par la force. La coercition, les milices, l’appui de puissances extérieures qui y trouvent leur compte. Certainement pas grâce à un quelconque soutien populaire. La journée du 19 janvier l’a démontré de façon spectaculaire.

 

Les Centrafricains qui ont suivi ces événements n’en reviennent toujours pas. Ils se demandent comment on peut organiser pareille pantomime en plein jour. Mieux valait rester discret que d’exposer ainsi sa faiblesse. Le régime pensait faire une démonstration de force, il a offert la preuve de son isolement total.

 

Touadéra s’installe donc pour sept nouvelles années, sourd au rejet qu’il vient de constater de ses propres yeux. Son cercle rapproché continuera de lui servir les mêmes mensonges. Lui continuera de faire semblant d’y croire, ou peut-être y croit-il vraiment. Pendant ce temps, la Centrafrique s’enfonce dans une impasse dont personne ne voit l’issue​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : le cri d’alarme des Azande dans un mémorandum aux Nations Unies

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le cri d’alarme des Azande dans un mémorandum aux Nations Unies

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/faca-azande.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le cri d’alarme des Azande dans un mémorandum aux Nations Unies
Le soldat de deuxième classe Gouengue Élie, arrêté par les mercenaires russes et porté disparu à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La communauté Azande du Haut-Mbomou interpelle New York via un mémorandum circonstancié. Sept griefs majeurs décrivent des décennies de délaissement étatique et d’exactions armées dans le Haut-Mbomou.

 

Le document adressé au Secrétaire Général des Nations Unies commence par un constat réel. Depuis l’accession de la République Centrafricaine à l’indépendance jusqu’à aujourd’hui, la préfecture du Haut-Mbomou demeure abandonnée par l’État. Cette situation figure comme le premier point du mémorandum qui détaille l’absence totale d’infrastructures fonctionnelles.

 

Aucune route praticable n’existe sur ce territoire. Les hôpitaux équipés restent inexistants tandis que les écoles manquent cruellement d’enseignants qualifiés. Les forces régulières de sécurité brillent par leur absence effective et l’autorité étatique devient quasi inexistante dans certaines localités, selon les termes précis du mémorandum.

 

Cet abandon volontaire a engendré des conséquences terribles pour la population civile. Le mémorandum précise que cette désertion administrative a exposé les habitants à toutes formes d’exactions et d’insécurités. Cette réalité amène naturellement le deuxième point du document qui recense les violences armées successives.

 

La multiplication des agressions constitue le grief numéro deux du mémorandum. Depuis 1981 jusqu’à ce jour, la communauté Azande a successivement subi les atrocités de plusieurs groupes armés. Les braconniers armés ont ouvert cette longue série de violences avant que la LRA de Joseph Kony ne prenne le relais.

 

Les groupes armés UPC ont ensuite pris leur tour dans cette succession macabre. Aujourd’hui, les mercenaires russes de la milice Wagner opèrent sur le territoire avec l’assistance directe ou indirecte de certaines unités des FACA. Le mémorandum souligne que ces opérations se déroulent sous le regard complice de la Minusca, censée protéger les populations civiles.

 

Cette chronologie des violences cache selon le mémorandum une intention plus sombre. L’État centrafricain aurait, de facto, laissé s’installer une politique visant à faire disparaître progressivement la communauté Azande du Haut-Mbomou. Les rédacteurs du document affirment que leurs terres ancestrales sont destinées à des groupes armés étrangers.

 

Les principaux bénéficiaires de ce transfert forcé seraient des Peuhls éleveurs lourdement armés. Le mémorandum établit un lien entre l’abandon administratif décrit au point un et les violences énumérées au point deux. Cette combinaison créerait les conditions d’un génocide planifié de la population Azande.

 

Les sept points annoncés dans le préambule du mémorandum visent à documenter méthodiquement cette accusation. Chaque grief s’appuie sur des faits vérifiables et des périodes clairement identifiées. La période 1981-2026 revient comme référence temporelle pour mesurer l’ampleur du phénomène dénoncé.

 

L’absence d’infrastructures routières empêche tout développement économique viable. Sans hôpitaux équipés, les malades meurent de pathologies banales. L’inexistence d’écoles condamne les jeunes générations à l’analphabétisme tandis que l’absence de forces de sécurité livre le territoire aux prédateurs armés.

 

Le mémorandum utilise une terminologie juridique précise en parlant de tentative manifeste de génocide et d’extermination. Ces qualifications apparaissent dès l’introduction du document adressé au Secrétaire Général. La population civile du Haut-Mbomou, majoritairement issue de la communauté Azande, revendique cette caractérisation pour décrire sa situation.

 

L’accumulation des faits sur plusieurs décennies renforce la thèse défendue par les rédacteurs. Depuis l’indépendance, aucun changement substantiel n’a amélioré les conditions de vie dans cette préfecture. Le mémorandum insiste sur le caractère continu et persistant de cet abandon qui ne peut résulter du hasard.

 

Les groupes armés se succèdent mais la vulnérabilité de la population demeure constante. Braconniers, LRA, UPC, les éléments de la milice russe Wagner : chaque vague apporte son lot de souffrances sans que l’État n’intervienne efficacement. Cette passivité étatique alimente selon le mémorandum la conviction d’une politique délibérée.

 

Les Peuhls éleveurs lourdement armés mentionnés dans le point deux incarnent cette substitution démographique redoutée. Leur installation progressive sur les terres ancestrales Azande s’accompagnerait de violences et d’intimidations. Le mémorandum suggère que cette dynamique bénéficie d’une tolérance voire d’un encouragement tacite des autorités.

 

La complicité de la MINUSCA ajoute une dimension internationale au dossier. Cette force censée protéger les civils observerait sans agir face aux exactions des miliciens du groupe Wagner et de certaines unités FACA. Le mémorandum questionne ainsi l’efficacité réelle des mécanismes onusiens de protection déployés en Centrafrique.

 

Les sept points du mémorandum construisent une argumentation progressive et cohérente. Chaque élément renforce le précédent pour bâtir un réquisitoire complet contre l’État centrafricain. Les Azande du Haut-Mbomou ne se contentent pas de dénoncer : ils documentent, datent et qualifient juridiquement les faits reprochés.

 

L’appel au Secrétaire Général des Nations Unies représente un recours ultime après des décennies d’ignorance. Les autorités centrafricaines n’ayant jamais répondu aux besoins basiques de cette population, celle-ci se tourne vers l’instance internationale suprême. Le mémorandum devient ainsi un cri de détresse formalisé et structuré selon les codes diplomatiques​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Obo : quatre suspects transférés à Bangui parmi les onze personnes arrêtées sur le site des déplacés, loin des combats de Bambouti

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Obo : quatre suspects transférés à Bangui parmi les onze personnes arrêtées sur le site des déplacés, loin des combats de Bambouti

 

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Image d’illustration de l’arrivée à Bangui d’un suspect arrêté par les Wagner en province

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Loin du théâtre des hostilités de Bambouti et de Zémio, Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou  connaît une vague d’arrestations. Onze détenus au total, quatre maintenant transférés vers la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui.

 

Les combats ont éclaté le dimanche 28 décembre 2025 à Bambouti, localité située à plus de cent kilomètres d’Obo à la frontière avec le Soudan du sud. Des miliciens autodéfense Azandé ont pris d’assaut la ville, capturant au passage la sous-préfète et son garde du corps gendarme.

 

Le 1er janvier 2026, les mercenaires du groupe Wagner, alliés protecteurs du régime, ont contre attaqué et récupèrent la ville entre les mains des miliciens Azandé. Pendant ce temps, à Zémio, dans la soirée du 1er janvier, un autre groupe des miliciens Azandé ont pris d’assaut un checkpoint de l’armée nationale, faisant un mort parmi les soldats FACA.

 

Dans la matinée du lundi 2 janvier, les même miliciens ont attaqué les positions des Mercenaires russes à Bambouti dans un affrontement violent, sans parvenir à récupérer la ville tombée aux mains des mercenaires russes.

 

Pourtant, c’est à Obo que les forces de l’ordre ont décidé de frapper. Cette ville paisible n’a connu aucun accrochage, aucune incursion armée, aucun trouble à l’ordre public. Les habitants vaquaient tranquillement à leurs occupations quotidiennes quand les gendarmes, policiers et soldats ont lancé leurs opérations.

 

Les premières arrestations ont visé le site des déplacés de Nguili Nguili où sept personnes ont été raflées sans ménagement. Ces cultivateurs vivaient là avec leurs familles, travaillant aux champs pour survivre. Aucun d’eux ne portait d’arme ni ne présentait le moindre signe de participation aux combats lointains de Bambouti.

 

Quelques jours plus tard, une deuxième vague d’interpellations a touché d’autres quartiers de la ville. Trois nouvelles personnes ont été embarquées, dont deux anciens combattants démobilisés et un civil. Ces ex-miliciens avaient pourtant suivi scrupuleusement le processus officiel de réinsertion imposé par l’État.

 

Une onzième arrestation est venue compléter cette rafle généralisée. Les familles des détenus se sont d’abord vu promettre une libération rapide. Les autorités leur ont laissé entendre que tout cela n’était qu’un malentendu passager qui se réglerait dans les heures suivantes.

 

Ces assurances rassurantes se sont évaporées brutalement quand l’annonce du transfert est tombée. Quatre des onze prisonniers ont été transférés samedi 17 janvier 2026 vers la Section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui. Leurs proches ignorent totalement les charges retenues contre eux et n’ont reçu aucune notification officielle.

 

Le commandant de compagnie de la gendarmerie d’Obo a tenu des propos pour le moins bouleversants dans cette affaire. Vingt-quatre heures après l’enlèvement de la sous-préfète et du gendarme à Bambouti, il a diffusé un message incendiaire sur WhatsApp. Dans ce texte, il menace les ravisseurs, exige la libération immédiate des otages, promet des représailles terribles.

 

Mais au lieu d’organiser une intervention à Bambouti pour libérer les captifs, ce commandant de compagnie a préféré lancer des arrestations massives à Obo. Il accuse les détenus d’avoir participé aux combats puis d’être revenus tranquillement chez eux comme si de rien n’était. Cette version des faits défie toute logique élémentaire.

 

Comment expliquer qu’un combattant puisse mener un assaut armé à plus de cent kilomètres de son domicile puis rentrer paisiblement le lendemain ?

 

Les deux anciens miliciens démobilisés se trouvent dans une situation particulièrement absurde. Ils avaient déposé leurs armes, suivi une formation dispensée par des mercenaires de la milice Wagner en 2024, puis été incorporés dans l’armée nationale. Après leur désarmement, ils vivaient dans leur quartier en attendant qu’une décision de l’état-major clarifie leur statut définitif.

 

Aujourd’hui, ces mêmes autorités qui les avaient désarmés les présentent comme des insurgés dangereux. On les accuse d’avoir attaqué Bambouti sans apporter le moindre commencement de preuve. Leur passé de combattants repentis ne leur offre aucune protection face à cet arbitraire déchaîné.

 

Les sept autres détenus croupissent toujours dans les geôles d’Obo sans savoir de quoi on les accuse.

 

Que va faire maintenant la justice une fois les quatre transférés arrivés à Bangui ? Comment les magistrats pourront-ils établir leur participation à des combats survenus à des dizaines de kilomètres de leur lieu de résidence ? La réponse semble évidente pour quiconque connaît le fonctionnement du système judiciaire centrafricain.

 

On va probablement inventer des témoignages, fabriquer des accusations, monter un dossier fictif pour justifier rétroactivement leur détention. Des déclarations seront extorquées, des aveux forcés obtenus, des preuves fabriquées de toutes pièces. La machine judiciaire se mettra en branle pour donner une apparence de légalité à ce qui n’est qu’un enlèvement d’État.

 

Pendant ce temps, à Bambouti, la sous-préfète et son garde du corps demeurent aux mains de leurs ravisseurs. L’énergie considérable déployée pour arrêter des innocents à Obo aurait pu servir à organiser leur libération. Mais il est manifestement plus facile de s’en prendre à des cultivateurs désarmés qu’à des miliciens retranchés dans la brousse.

 

Le commandant qui a lancé ces opérations continue de tenir des propos belliqueux sur les réseaux sociaux. Il fanfaronne, menace, promet monts et merveilles alors que les otages risquent leur vie à chaque instant. Au lieu de privilégier la négociation ou une intervention ciblée, il choisit la gesticulation et la répression aveugle.

 

Cette affaire concentre toutes les dérives d’un système où l’uniforme confère une impunité totale. Les forces de l’ordre agissent selon leur bon vouloir, arrêtent qui bon leur semble, inventent des accusations au gré de leurs humeurs. Les victimes n’ont aucun recours, aucune possibilité de faire valoir leurs droits face à cette machine arbitraire qui broie tout sur son passage​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Bangui : le syndicat des travailleurs dénonce la vague de crimes commis contre les conducteurs de moto-taxis

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Bangui : le syndicat des travailleurs dénonce la vague de crimes commis contre les conducteurs de moto-taxis

 

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Un moto taximan à Bangui devant un véhicule de la gendarmerie et prêt à dépasser un policier au contrôle

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Chaque nuit continue d’apporter son cortège de violences à Bangui. Les conducteurs de moto-taxis paient désormais un prix insoutenable à l’insécurité grandissante dans la capitale.

 

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 16 janvier, l’Organisation Démocratique Syndicale des Travailleurs de Centrafrique exprime “sa vive indignation et sa profonde inquiétude face à la recrudescence des braquages, agressions et assassinats” dont sont victimes les moto-taximen. Louis Marie Kogrengbo, à la tête de cette structure syndicale, n’a pas mâché ses mots.

 

D’ailleurs, la fréquence de ces attaques alarme particulièrement. Selon l’ODSTC, “presque quotidiennement, ces travailleurs courageux, acteurs incontournables du transport urbain et soutiens essentiels de milliers de familles centrafricaines, sont attaqués, dépouillés, blessés, voire tués, alors qu’ils exercent honnêtement leur activité”. La routine du crime s’installe progressivement dans la capitale.

 

Par ailleurs, le syndicat tient à repositionner le débat. Ces professionnels “ne sont pas des criminels, mais des travailleurs dignes, majoritairement jeunes, qui contribuent activement à la survie de l’économie nationale et à la stabilité sociale”, précise le texte. Leur apport à la vie économique centrafricaine reste indéniable.

 

En outre, les conséquences dépassent le cadre individuel des victimes. L’ODSTC avertit que “l’insécurité dont ils sont victimes fragilise la paix sociale, nourrit la peur et expose dangereusement la capitale à des tensions incontrôlées”. Le risque d’embrasement social grandit de jour en jour.

 

Toutefois, l’organisation syndicale déplore “l’inaction prolongée et l’absence de mesures dissuasives efficaces” des pouvoirs publics. Cette passivité a poussé l’ODSTC à formuler quatre revendications concrètes adressées directement aux autorités compétentes.

 

Premièrement, le syndicat exige “le déploiement immédiat, visible et permanent des forces de défense et de sécurité dans les zones à risque, notamment en période nocturne”. La présence policière devrait dissuader les agresseurs potentiels.

 

Deuxièmement, l’ODSTC réclame “l’identification, l’arrestation et le démantèlement sans complaisance des réseaux criminels responsables de ces actes barbares”. La fermeté judiciaire devient une nécessité absolue selon les représentants des travailleurs.

 

Troisièmement, l’organisation demande “la mise en place urgente de mécanismes spécifiques de protection des conducteurs de moto-taxis”. Des dispositifs adaptés à leur situation professionnelle particulière s’imposent désormais.

 

Enfin, le syndicat attend “des mesures concrètes et vérifiables permettant de restaurer la confiance des travailleurs et de la population”. Les promesses ne suffisent plus, seuls les actes comptent maintenant.

 

De surcroît, Louis Marie Kogrengbo hausse le ton dans son communiqué. “Le silence, l’inaction ou les demi-mesures ne sauraient être tolérés plus longtemps”, prévient-il avec fermeté. La patience syndicale a atteint ses limites face à cette hécatombe quotidienne.

 

Aussi, le secrétaire général exécutif rappelle un principe fondamental : “protéger les conducteurs de moto-taxis, c’est protéger l’économie nationale, la jeunesse et la paix sociale.” L’enjeu dépasse largement la seule sécurité d’une corporation professionnelle.

 

Du reste, la formule finale du communiqué résume toute l’exaspération accumulée. “Trop, c’est trop. L’ODSTC exige des actes, maintenant”, conclut le document officiel. Le syndicat attend désormais une réponse gouvernementale à la hauteur de la gravité de la situation qui gangrène quotidiennement les rues de la capitale centrafricaine et menace directement la survie économique de centaines de familles qui dépendent de cette activité de transport urbain devenue périlleuse.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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RCA : Héritier Doneng, chef de la milice Requin devenu ministre de Touadera, vise désormais l’opposant Anicet Georges Dologuélé

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RCA : Héritier Doneng, chef de la milice Requin devenu ministre de Touadera, vise désormais l’opposant Anicet Georges Dologuélé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Heritier-Doneng-le-chef-de-la-milice-de-Touadera-devenu-ministre-de-sports-devant-les-deputes-a-lassemblee-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>RCA : Héritier Doneng, chef de la milice Requin devenu ministre de Touadera, vise désormais l’opposant Anicet Georges Dologuélé
Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

De la tête de la milice Requin au ministère de la Jeunesse et des sports, le sulfureux Héritier Doneng continue ses méthodes criminelles. Après l’assassinat de la Présidente de l’association des femmes juristes de Centrafrique, madame  Nadia Carine Fornel Poutou et de ses trois enfants en juin 2021 et des nombreux compatriotes centrafricains, Cette fois, Héritier Doneng vise l’ancien Premier ministre Anicet-Georges Dologuelé.

 

Le ministre criminel centrafricain de la Jeunesse et des Sports se retrouve au cœur d’une affaire qui agite la scène Politique du pays. Anicet Georges Dologuélé, Président du parti URCA, et figure de l’opposition et candidat spolié à la présidentielle, vient d’adresser une lettre cinglante au Premier ministre pour dénoncer les agissements de ce membre du gouvernement. Cette démarche intervient après la multiplication de communiqués menaçants signés par un obscur « Front Républicain ».

 

Le nom d’Héritier Doneng apparaît en bas de ces textes qui ciblent directement l’opposant avec une virulence inhabituelle. L’ancien Premier ministre y dénonce des accusations mensongères et des appels à la violence physique contre sa personne.

 

Dans sa missive, il rappelle une incompatibilité qu’il formule ainsi : « On ne peut pas être membre d’un Gouvernement et diriger sans complexe une milice, tenir publiquement des propos diffamatoires, haineux et appeler à la privation de liberté et au lynchage physique d’un candidat à l’élection présidentielle ».

 

Cette situation trouve ses racines dans le passé récent du ministre. Héritier Doneng dirigeait effectivement la milice Requin du régime, une formation paramilitaire créée en 2020  pour lutter contre l’opposition démocratique, et responsable de nombreuses morts dans le pays.

 

Sa nomination au gouvernement par le président Touadéra pour le remercier de ses soutiens criminels au régime n’a jamais effacé cette réalité connue de tous les Centrafricains. Le passage des armes aux ors de la République n’a manifestement pas modifié ses pratiques.

 

L’affaire prend également racine dans la contestation des résultats de l’élection présidentielle. Selon les chiffres avancés par la rédaction du CNC, Anicet-Georges Dologuelé a obtenu 49% des suffrages contre seulement 17% pour le président Faustin-Archange Touadéra. L’opposition crie à la fraude massive et dénonce un scrutin truqué qui a privé le pays d’une alternance démocratique.

 

Dologuélé interpelle maintenant le gouvernement sur sa responsabilité dans cette escalade. Il se demande ouvertement si l’exécutif cautionne ces dérapages en écrivant : « J’ose espérer que le Gouvernement centrafricain n’est pas l’ordonnateur de cette grave dérive ! » Cette interrogation laisse planer un doute sur l’implication directe du pouvoir dans les menaces proférées. Le candidat spolié réclame des sanctions immédiates et une mise au pas du ministre récalcitrant.

 

Les organisations internationales, dont l’ONU et l’Union européenne, sont taguées dans sa publication. Cette mention suggère un appel à la vigilance de la communauté internationale face à ce qu’il considère comme une dérive autoritaire. Les médias locaux et internationaux suivent de près cette confrontation qui risque d’envenimer davantage le climat politique centrafricain.

 

La MINUSCA et plusieurs acteurs diplomatiques sont désormais au courant de la situation. Le dossier circule dans les chancelleries et les organisations de défense des droits humains. Donning n’a pas encore réagi publiquement à ces accusations qui ternissent l’image d’un gouvernement déjà contesté​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Bangui : nouveau braquage d’un véhicule humanitaire

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Bangui : nouveau braquage d’un véhicule humanitaire

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/camion-humanitaires-bloques-par-les-rebelles-a-Bakouma-a-la-UNE.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : nouveau braquage d’un véhicule humanitaire
Pour illustration, véhicules braqués par les rebelles de la CPC à Bakouma il y’a quelques années. CopyrightCNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la nuit de lundi à mardi 20 janvier 2026, vers 21 heures, des individus armés ont détourné un véhicule appartenant à une organisation non gouvernementale dans les rues de Bangui. Le 4×4 demeure introuvable à cette heure.

 

Cette attaque intervient quelques semaines après le vol spectaculaire de deux Land Cruiser du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, survenu dans la nuit du 16 décembre dernier. À l’époque, des malfaiteurs cagoulés et lourdement armés avaient emporté les deux pick-up d’une valeur de 80 millions de francs CFA chacun. Les voleurs avaient caché leur butin dans un motel du quartier Galabadja 4, dans le 8ème arrondissement, non loin de l’ancienne résidence de Mama Doyo, députée décédée il y a quelques années.

 

L’affaire avait connu un rebondissement inattendu lorsque les gérants du motel, alertés par le comportement excessivement aviné d’un client, avaient découvert des kalachnikovs et des machettes dans les véhicules stationnés. Leur signalement à l’Office central pour la répression du banditisme avait permis l’interpellation d’un caporal en service actif dans les forces armées centrafricaines, rattaché au bataillon du colonel Patassé. L’homme, retrouvé complètement ivre dans sa chambre, il a été embarqué.

 

Les agents de l’OCRB avaient saisi les armes et les deux pick-up, transférés dans leurs locaux du centre-ville. Des représentants du HCR s’étaient rendus sur place le mardi suivant pour constater officiellement le vol. Le caporal arrêté avait été placé en garde à vue, mais ses complices avaient réussi à prendre la fuite quelques heures avant l’intervention des forces de l’ordre.

 

Le caporal demeure actuellement en détention. Ses complices, également membres des forces armées selon les informations recueillies durant l’enquête, continuent manifestement leurs activités. Ce dernier braquage de la nuit du lundi à mardi en serait une nouvelle illustration. Les organisations humanitaires présentes à Bangui voient leurs véhicules ciblés de façon récurrente, les 4×4 tout-terrain représentant un butin particulièrement prisé.

 

Au-delà des véhicules, les motos et les personnes elles-mêmes sont devenues des cibles des criminels dans une ville où la sécurité semble s’être évaporée malgré les discours officiels.

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : des jeunes d’autodéfense de Ngarba   capturent deux bandits tchadiens et réclament l’aide de l’armée

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des jeunes d’autodéfense de Ngarba   capturent deux bandits tchadiens et réclament l’aide de l’armée

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/antibalaka-en-ronde-corbeaunews-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/antibalaka-en-ronde-corbeaunews-.jpg” alt=”Centrafrique : des jeunes d’autodéfense de Ngarba   capturent deux bandits tchadiens et réclament l’aide de l’armée” width=”300″ height=”169″ />
Image d’illustration de la milice autodéfense Anti-Balaka

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Jeudi dernier, dans la matinée, à Ngarba, dans la Bamingui-Bangoran, une cinquantaine des jeunes volontaires ont intercepté deux bandits armés venus du Tchad. Ces malfaiteurs franchissent régulièrement la frontière aux premières heures pour dévaliser les habitants, les conducteurs de motos-taxis, les pêcheurs et les vendeurs ambulants.

 

Les jeunes d’autodéfense ont saisi deux armes lors de l’arrestation  de ces voyous malfaiteurs : un fusil DKM et un lance-roquettes RPG. Ce groupe d’autodéfense s’est formé à Ngarba après que les autorités ont cessé depuis plusieurs années de s’occuper de la sécurité dans cette zone frontalière.

 

À Ngarba, les braquages se répètent presque quotidiennement. Les bandits installent des barrières improvisées sur les axes de passage et rançonnent tous ceux qui tentent de vaquer à leurs occupations. Les habitants vivent dans la peur constante de ces incursions qui les privent de leurs maigres revenus.

 

Face à cette situation, une cinquantaine des jeunes de Ngarba ont décidé de prendre les choses en main pour protéger leurs familles. Ils patrouillent désormais dans le secteur et surveillent les mouvements suspects aux abords du village.

 

Après la capture des deux hommes armés, les volontaires ont demandé au commandant des Forces armées centrafricaines stationné à Ndélé de leur envoyer des renforts. Ils espèrent obtenir un appui militaire pour mieux contrôler cette portion de territoire et empêcher de nouvelles incursions depuis le Tchad voisin. Les jeunes attendent toujours une réponse à leur demande d’assistance​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Kossi

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L’Économie des Plateformes de Paris Entre Pairs

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L’Économie des Plateformes de Paris Entre Pairs Comprendre le Modèle Peer-to-Peer

 

Les marchés financiers ont leur Bourse. Les paris sportifs ont maintenant leurs propres échanges. Cette transformation ne s’est pas faite du jour au lendemau, mais elle redistribue les cartes d’une industrie habituée à contrôler chaque aspect de la transaction. En 2026, les volumes d’échanges dépassent plusieurs milliards d’euros annuellement. Pourtant, la plupart des parieurs occasionnels ne savent même pas que ces plateformes existent.

Le principe semble contre-intuitif au premier abord. Pourquoi parier contre un autre parieur plutôt que contre une maison établie? La réponse tient dans les chiffres. Quand vous éliminez l’intermédiaire traditionnel, vous éliminez aussi sa marge. Les côtes deviennent plus justes, les opportunités plus nombreuses. Cela dit, les bookmakers traditionnels comme le site de pari tunisien continuent d’attirer massivement grâce à leur simplicité d’utilisation et leurs offres promotionnelles généreuses, prouvant que le modèle classique garde ses avantages pour de nombreux parieurs. C’est simple, mais ça change tout.

Les mécanismes fondamentaux des échanges de paris

Imaginez un marché boursier, mais pour les événements sportifs. Vous pouvez acheter ou vendre une position sur un résultat. Les utilisateurs proposent des cotes. D’autres les acceptent. Pas de bookmaker pour fixer les prix. Pas d’algorithme opaque pour ajuster les marges. Juste l’offre et la demande, dans leur forme la plus pure.

Les recherches récentes sur les mécanismes des marchés prédictifs révèlent quelque chose de fascinant. Ces marchés prédisent les résultats avec une précision troublante. Mieux que les bookmakers traditionnels. Mieux que les analystes sportifs. L’intelligence collective fonctionne.

La mécanique est élégante. Un utilisateur veut parier 100€ sur Manchester United à la cote de 2.50. Un autre pense que United va perdre et accepte de prendre l’autre côté. La transaction se fait instantanément. La plateforme se contente de faciliter l’échange et prend une petite commission sur le gagnant. Rien de plus.

Les éléments qui rendent ce système viable:

  • Des cotes déterminées par consensus plutôt que par calcul algorithmique
  • Une liquidité générée organiquement par les participants eux-mêmes
  • Des commissions transparentes appliquées uniquement aux gains nets
  • La liberté de parier pour ou contre n’importe quel résultat
  • Des ajustements de prix instantanés selon la demande réelle

Les données de 2026 montrent des marges de marché inférieures à 2%. Comparez ça aux 5-10% des bookmakers classiques. Sur le long terme, ces quelques points de pourcentage font une différence considérable.

Structures de commission et rentabilité des plateformes

Les plateformes d’échange ne gagnent pas d’argent quand vous perdez. Elles ne perdent pas d’argent quand vous gagnez. Leur revenu provient d’une commission fixe sur vos gains nets. C’est un modèle radicalement différent du bookmaker traditionnel qui prie pour que vous perdiez.

Les taux varient. Matchbook prélève 0,75% si vous proposez une cote, 1,5% si vous l’acceptez. Cette distinction n’est pas anodine — elle encourage les utilisateurs à alimenter le marché en liquidité. D’autres plateformes appliquent des taux fixes de 2%. Quelques-unes montent jusqu’à 5%, mais elles perdent du terrain face à la concurrence. Bien que les bookmakers traditionnels fonctionnent différemment, des plateformes comme connexion 1xbet compensent leurs marges intégrées par une profondeur de marché inégalée et des milliers d’événements disponibles quotidiennement, offrant aux parieurs un choix que peu d’échanges peuvent égaler.

Les recherches sur l’économie des plateformes d’échange montrent que ce modèle génère des marges opérationnelles supérieures à 40%. Pas mal pour une entreprise qui n’assume aucun risque lié aux résultats. Les coûts se limitent à la technologie, au marketing, et à la conformité réglementaire.

Prenons un exemple concret. Vous pariez sur trois matchs lors d’une soirée de Champions League. Vous gagnez 200€ sur deux paris, perdez 150€ sur le troisième. Votre profit net: 50€. La commission s’applique sur ces 50€, pas sur les 200€ gagnés. À 2%, vous payez 1€. Chez un bookmaker traditionnel, la marge était déjà intégrée dans chaque cote proposée — vous avez probablement laissé 10-15€ sur la table sans même le savoir.

La dynamique de liquidité et la formation des prix

La liquidité détermine tout. Sans elle, vous ne pouvez pas exécuter vos paris. Avec elle, le marché fonctionne comme une machine bien huilée. Les volumes sur les matchs de Premier League dépassent régulièrement 1 million d’euros. Sur des événements mineurs? Parfois quelques milliers seulement.

Cette disparité crée des opportunités. Les marchés à faible liquidité présentent des inefficiences que les traders avisés peuvent exploiter. Mais ils comportent aussi des risques — votre mise peut rester non appariée pendant des heures. C’est le compromis.

Les teneurs de marché professionnels maintiennent le système en vie. Ces acteurs utilisent des algorithmes sophistiqués pour proposer continuellement des cotes sur des centaines d’événements. Ils gagnent de l’argent sur le volume, pas sur la marge. Les statistiques indiquent que 60-70% de la liquidité totale provient de ces professionnels.

La formation des prix fascine les économistes. Chaque transaction déplace légèrement les cotes disponibles. Le marché s’auto-corrige en permanence. Si trop de gens parient sur une équipe, les cotes s’ajustent automatiquement. Pas besoin de trader humain pour gérer le risque. Le système le fait lui-même.

Les analyses montrent que ces marchés prédisent les résultats avec 8% plus de précision que les bookmakers traditionnels. Ce n’est pas magique. C’est simplement l’intelligence collective en action. Des milliers de personnes, chacune avec ses propres informations et analyses, créant collectivement un prix qui reflète la véritable probabilité.

 

 

Enquête exclusive : dans les rouages de la mafia politico-judiciaire. Chronique de l’affaire Ibrahim Traoré

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Enquête exclusive : dans les rouages de la mafia politico-judiciaire. Chronique de l’affaire Ibrahim Traoré

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ibrahim-traore.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'entrepreneur malien Ibrahim Traoré incarcéré à la prison de Ngaragba depuis près de 5 ans malgré que le Président du tribunal de Bossangoa vole ses 40 sac de ciments
L’entrepreneur malien Ibrahim Traoré incarcéré à la prison de Ngaragba depuis près de 5 ans malgré que le Président du tribunal de Bossangoa vole ses 40 sac de ciments

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une enquête exclusive de la rédaction du CNC sur un système de corruption institutionnalisé qui transforme la justice en instrument de spoliation

 

Depuis plus de quatre ans, Ibrahim Traoré, entrepreneur malien établi en République centrafricaine, traverse un véritable calvaire judiciaire. Son histoire, qui débute par un simple litige commercial, dévoile progressivement les contours d’un système mafieux où magistrats corrompus, faux dignitaires et officiers militaires s’associent dans un seul objectif : s’enrichir aux dépens des citoyens.

 

Cette affaire, qui s’étend de Bossangoa à Bangui en passant par Bambari et Boda, montre de manière saisissante comment certaines institutions centrafricaines ont été détournées de leur mission première pour devenir des instruments de prédation économique et de répression politique.

 

Le cauchemar d’Ibrahim Traoré commence le 17 mai 2020 dans la préfecture de l’Ouham. Ce jour-là, Thierry Ouedemona, alors président du Tribunal de Grande Instance de Bossangoa,  aujourd’hui promu à des fonctions supérieures au Tribunal de Bimbo – commet un acte qui va déclencher une longue série d’abus.

 

Le Président du tribunal de Bossangoa avait sollicité auprès de l’entrepreneur malien une autorisation pour retirer seulement dix sacs de ciment de son stock. Une demande administrative banale qui se transforme rapidement en vol crapuleux pur et simple. Sans aucune justification légale, le magistrat s’approprie illégalement de quarante sacs de ciment, soit quatre fois la quantité initialement demandée.

 

Face à cette spoliation manifeste, Ibrahim Traoré saisit immédiatement les autorités compétentes. Le cabinet du ministre de la Justice, alerté de ces pratiques irrégulières, ordonne formellement la restitution des biens détournés. Pourtant, cet ordre ministériel reste totalement ignoré par Thierry Ouedemona, qui fait preuve d’un mépris caractérisé envers sa hiérarchie.

 

La situation prend une tournure criminelle le 29 mai 2020, soit douze jours après le détournement initial. Les complices d’Ouedemona, membres de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), procèdent à l’arrestation d’Ibrahim Traoré dans la ville d’Alindao. Cette arrestation, dépourvue de tout fondement légal, ouvre une période de détention arbitraire qui durera trois mois complets.

 

Durant cette période, l’entrepreneur malien subit des traitements inhumains et dégradants. Les conditions de sa détention s’apparentent à de véritables tortures physiques et psychologiques. Ses ravisseurs exigent le paiement d’une rançon de 3,5 millions de francs CFA pour sa libération, transformant ainsi une procédure judiciaire en vulgaire racket.

 

Pendant que Ibrahim Traoré croupit en détention, ses biens subissent un pillage méthodique. Son dépôt commercial de Bossangoa est entièrement vidé par les complices du magistrat véreux. Lorsqu’il retrouve finalement la liberté et tente de protester contre ces spoliations, le magistrat Thierry Ouedemona lui oppose une menace explicite d’emprisonnement.

 

Cette menace n’est pas vaine. Le magistrat corrompu met rapidement ses menaces à exécution en organisant une procédure judiciaire totalement frauduleuse. Des accusations fallacieuses sont montées de toutes pièces, conduisant à une condamnation expéditive prononcée sans respect des droits de la défense. Le résultat de cette parodie judiciaire est dramatique : Ibrahim Traoré perd non seulement sa liberté mais également l’ensemble de ses biens professionnels et personnels. Le système judiciaire, censé protéger les citoyens et leurs droits, devient l’instrument de leur spoliation.

 

Le 19 mai 2021, alors qu’Ibrahim Traoré tente encore de récupérer ses biens spoliés, deux individus font leur apparition dans cette sombre affaire. Armel Balegbaya et Fred Yagbanga se présentent avec une audace remarquable comme étant des membres de la famille du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Cette prétendue proximité avec le chef de l’État leur sert immédiatement d’instrument d’extorsion. Ils exigent d’Ibrahim Traoré la somme considérable de 4,2 millions de francs CFA, prétextant l’organisation d’une audience présidentielle qui permettrait à l’entrepreneur de présenter directement son cas au président de la République.

 

L’appétit des deux escrocs ne se limite pas à cette première somme. Quelques semaines après avoir encaissé les 4,2 millions de francs CFA, ils reviennent à la charge avec de nouvelles exigences. Cette fois, ils réclament un complément de cinq millions de francs CFA, toujours sous le même prétexte fallacieux.

 

Au total, ces faux dignitaires parviennent à soutirer 9,2 millions de francs CFA à leur victime, soit une somme représentant plusieurs années de revenus pour un entrepreneur moyen en République centrafricaine. Cette escroquerie d’envergure montre clairement l’existence d’un véritable marché noir de l’influence présidentielle, où des individus sans scrupules exploitent la détresse des citoyens en se réclamant faussement du pouvoir suprême.

 

Lorsqu’Ibrahim Traoré réalise qu’il a été dupé et tente d’engager des poursuites judiciaires contre ses escroqueurs, il découvre l’étendue de leur protection. Le 3 novembre 2021, c’est lui qui est arrêté, avec la complicité active de Thierry Ouedemona, le magistrat véreux de Bossangoa.

 

Cette arrestation représente un tournant dramatique dans l’affaire. L’entrepreneur malien est d’abord incarcéré pendant deux mois et dix-neuf jours dans les locaux de la Section de Recherches et d’Investigations (SRI), avant d’être transféré à la maison centrale de Ngaragba, la principale prison de Bangui.

 

Le chef d’accusation retenu contre lui révèle le cynisme absolu du système : Ibrahim Traoré est accusé d’avoir détourné quinze millions de francs CFA appartenant au président de la République. Une inversion totale de la réalité où les véritables escrocs deviennent intouchables tandis que leur victime se retrouve derrière les barreaux.

 

L’incarcération d’Ibrahim Traoré à Ngaragba ne termine pas son calvaire, bien au contraire. La prison, qui devrait normalement le protéger des prédateurs extérieurs, devient le lieu d’une nouvelle phase du racket organisé.

 

Armel Balegbaya et Fred Yagbanga, les faux parents du président, n’hésitent pas à se rendre régulièrement dans l’enceinte carcérale. Ils sont accompagnés d’un complice supplémentaire : un faux huissier de justice qui apporte une caution d’officialité à leurs manœuvres frauduleuses.

 

L’objectif de ces visites répétées est clairement établi : contraindre Ibrahim Traoré à signer un document par lequel il s’engagerait à renoncer définitivement à toute poursuite judiciaire contre ses bourreaux. Cette signature, obtenue sous la contrainte, permettrait aux escrocs de se protéger définitivement de toute action en justice.

 

Parallèlement à ces pressions psychologiques, la spoliation des biens d’Ibrahim Traoré se poursuit méthodiquement. Sa voiture personnelle est vendue sans son consentement, les revenus de cette vente disparaissant naturellement dans les poches de ses persécuteurs.

 

Plus grave encore, l’intégralité de ses stocks commerciaux, évalués à plus de 82 millions de francs CFA, fait l’objet d’un pillage organisé. Cette somme représente le fruit de plusieurs années de travail et d’investissement de l’entrepreneur malien en République centrafricaine. La maison centrale de Ngaragba, censée incarner l’autorité de l’État et la justice punitive, se transforme ainsi en plaque tournante d’un trafic sordide où les biens des détenus servent à enrichir un réseau de criminels bénéficiant de protections politiques et judiciaires.

 

Le 28 juillet 2021, l’affaire Ibrahim Traoré connaît un nouveau développement préoccupant qui implique cette fois les forces armées centrafricaines. L’entrepreneur malien se rendant à Boda quand il reçoit une convocation pour se rendre à la gendarmerie, ville stratégique de la préfecture de la Lobaye.

 

Cette convocation présente plusieurs irrégularités majeures. Tout d’abord, elle émane d’un simple appel téléphonique du premier substitut du procureur de Bangui, un certain Dama, sans qu’aucun mandat écrit ne soit établi. Cette procédure informelle constitue une violation des règles de droit qui exigent des actes écrits pour toute convocation judiciaire.

 

À son arrivée à Boda, Ibrahim Traoré est immédiatement placé en détention pendant trois jours consécutifs. Cette privation de liberté, dépourvue de tout fondement légal, s’inscrit dans la continuité des pratiques arbitraires dont il est victime depuis le début de cette affaire. La détention se déroule dans des conditions précaires, l’entrepreneur étant maintenu dans l’ignorance des motifs réels de sa convocation et de la durée prévisible de sa détention.

 

Le troisième jour de sa détention, Ibrahim Traoré est confronté au lieutenant-colonel Kondro, chef du détachement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) stationné à Boda. Cette rencontre dévoile une dimension nouvelle et particulièrement inquiétante de l’affaire.

 

L’officier supérieur, abusant de son autorité militaire et de sa position de force, pose un ultimatum d’une brutalité inouïe à l’entrepreneur désarmé. Les termes de cet ultimatum sont d’une clarté glaçante : Ibrahim Traoré doit verser immédiatement la somme de cinq millions de francs CFA, faute de quoi il risque la mort.

 

Cette menace directe sur la vie d’un citoyen, proférée par un officier de l’armée nationale, constitue un crime d’une gravité extrême. Elle montre comment certains membres des forces armées ont perverti leur mission de protection des citoyens pour participer à des activités criminelles.

 

Face à cette situation d’extrême danger, l’intervention de l’avocat d’Ibrahim Traoré permet d’éviter le pire. Grâce aux pressions exercées par le conseil légal, l’entrepreneur est finalement transféré à Bangui, échappant ainsi aux menaces directes du lieutenant-colonel Kondro. Cette affaire démontre de manière éclatante que le système de prédation mis en place fonctionne à tous les niveaux de l’État centrafricain. Après les magistrats corrompus et les faux dignitaires, ce sont désormais les forces armées qui participent activement au racket organisé.

 

L’affaire Ibrahim Traoré ne peut pas être réduite à une simple succession d’escroqueries individuelles. Elle dévoile l’existence d’un véritable système mafieux qui a gangrené plusieurs institutions centrales de l’État centrafricain.

 

Ce système présente toutes les caractéristiques d’une organisation criminelle structurée : division du travail entre les différents acteurs, protection mutuelle des membres du réseau, recyclement des profits illicites, et surtout, utilisation de l’appareil d’État à des fins privées.

 

Au cœur de ce système, les magistrats corrompus jouent un rôle central. Ils détournent leur fonction première de garants de la justice pour devenir des instruments d’oppression et de spoliation. Le cas de Thierry Ouedemona montre parfaitement cette perversion : non content de voler les biens des justiciables, il utilise son pouvoir judiciaire pour protéger ses complices et persécuter ses victimes.

 

Cette corruption du système judiciaire est particulièrement grave car elle prive les citoyens de tout recours légal. Quand la justice elle-même devient criminelle, où peuvent se tourner les victimes ?

 

Les faux proches du président Touadéra représentent une catégorie particulièrement pernicieuse de ce système mafieux. En se réclamant faussement de liens familiaux avec le chef de l’État, ils exploitent la vénération traditionnelle que portent les citoyens à l’institution présidentielle.

 

Cette usurpation d’identité institutionnelle leur permet d’extorquer des sommes considérables à leurs victimes, tout en bénéficiant d’une impunité quasi-totale. Leur protection semble provenir de leur capacité à compromettre d’autres personnalités en cas de poursuites.

 

L’implication de membres des Forces Armées Centrafricaines dans ce système de prédation constitue peut-être l’aspect le plus préoccupant de cette affaire. L’armée, censée protéger les citoyens et défendre l’intégrité territoriale, devient un instrument de terreur au service d’intérêts privés.

 

Le cas du lieutenant-colonel Kondro montre cette dérive : un officier supérieur qui menace directement de mort un citoyen pour obtenir de l’argent. Cette militarisation du crime organisé transforme la République centrafricaine en État-voyou où la force prime sur le droit.

 

Aujourd’hui, Ibrahim Traoré croupit toujours dans les geôles de la maison centrale de Ngaragba, après près de cinq années d’une détention qui s’apparente de plus en plus à un emprisonnement politique. Son seul crime véritable : avoir osé dénoncer les abus d’un magistrat corrompu et avoir refusé de céder face à un réseau d’escrocs protégés par leur proximité supposée avec le pouvoir.

 

Cette durée d’incarcération, disproportionnée par rapport aux faits qui lui sont reprochés, révèle la dimension politique de cette affaire. Ibrahim Traoré est devenu un exemple destiné à dissuader d’autres citoyens de s’opposer au système de prédation mis en place.

 

Depuis son incarcération, Ibrahim Traoré n’a jamais bénéficié d’un procès équitable respectant les standards internationaux de justice. Les accusations portées contre lui reposent sur des témoignages manifestement montés de toutes pièces par ses persécuteurs.

 

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Bangui : les truands du pouvoir ont fêté leur hold-up électoral avant l’heure

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Bangui : les truands du pouvoir ont fêté leur hold-up électoral avant l’heure

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : les truands du pouvoir ont fêté leur hold-up électoral avant l’heure
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les sbires de Touadéra n’ont même pas attendu le verdict officiel. Leur programme de festivités circulait déjà sur les réseaux sociaux, prouvant que tout était ficelé d’avance.

 

Cette impudence exceptionnelle dans l’histoire du pays montre à quel point les voyous du régime se moquent des apparences démocratiques. Dès le lundi 19 janvier à 8 heures du matin, les militants du MCU et leurs complices avaient convergé vers leurs points de rassemblement. Animations musicales, banderoles et sono étaient déjà installées pendant que le monde entier attendait soi-disant le verdict du Conseil constitutionnel.

 

À 10 heures, le clepto-voleur Évariste Ngamana et ses camarades faisaient leur entrée comme dans un spectacle répété mille fois. Trente minutes après, les représentants des commissions prenaient place au QG. Chaque détail du programme publié sur internet correspondait exactement au déroulement réel des événements. Aucun régime mafieux n’avait jamais affiché son truquage avec une telle arrogance.

 

La proclamation était programmée pour 11 heures précises, confiée à l’oncle maternel direct du dictateur Faustin-Archange Touadera, Jean-Pierre Waboué. Le dictateur criminel Faustin Archange Touadéra allait être déclaré vainqueur par son propre parent qui préside le Conseil constitutionnel. Ce divertissement familial ne choquait personne parmi les voyous du pouvoir qui avaient déjà commandé leurs bières et leurs t-shirts de victoire.

 

Le Grand Frère Uni arrivait à midi pour le bain de foule prévu de longue date. Point de presse, rafraîchissements, tout se déroulait selon le script diffusé avant même que les juges constitutionnels ne rendent leur arrêt bidon. À 12h45, la caravane s’ébranlait à travers Bangui, suivant l’itinéraire publié plusieurs jours auparavant sur les réseaux sociaux.

 

Cette procession de la honte traversait le rond-point Marabena, l’avenue Kou Nkoukou, Kpis Fatima, Pétévo et le CIOT. Les miliciens paradaient comme après un braquage réussi. Les mercenaires de Wagner assuraient la sécurité du convoi pendant que les Centrafricains observaient ce cirque avec dégoût.

 

À 17 heures, suspension des manifestations selon le planning établi. L’adresse à la Nation était calée pour 20 heures, comme si tout cela relevait d’un programme télévisé dont on connaît le scénario. Le lendemain mardi 20 janvier, une conférence de presse au QG mettait fin aux célébrations dès 9h30, toujours conformément au document qui circulait depuis des jours.

 

Bertrand Arthur Piri, directeur national de campagne numéro 2, supervisait l’événement final. Chargé des stratégies et opérations électorales, président de la Commission mobilisation, cet homme orchestrait la validation publique d’une fraude que personne ne cachait plus. Les communiqués des chancelleries occidentales tomberaient quelques heures après, hypocrites et prévisibles.

 

Ce qui venait de se passer à Bangui n’avait jamais été observé sur la planète. Un régime dévoilait son propre scénario de fraude avant même de l’exécuter, comptant sur l’indifférence internationale et les baïonnettes russes. Le bourrage des urnes, la falsification des procès-verbaux, la transformation des bureaux de vote en décors de cinéma, tout avait été planifié avec la bénédiction des mercenaires de Poutine.

 

Les observateurs des groupes Wagner devenus inspecteurs de vote avaient supervisé le trucage massif du 28 décembre. Maintenant, leurs protégés célébraient ouvertement ce qui ressemblait moins à une élection qu’à un hold-up en plein jour. Les chiffres annoncés par le Conseil constitutionnel ne correspondaient à aucune réalité terrain, juste aux besoins de légitimation d’un pouvoir installé par la force étrangère.

 

Dans les quartiers de Bangui, les habitants regardaient passer les convois de la honte. Certains filmaient discrètement avec leurs téléphones, d’autres détournaient simplement le regard. Les fonctionnaires qui attendaient leurs salaires depuis des mois voyaient défiler les pick-up chargés de militants payés pour hurler des slogans de victoire.

 

Les réseaux sociaux centrafricains débordaient de captures d’écran du programme diffusé avant l’heure. Les internautes comparaient les horaires prévus avec les images des festivités réelles. Chaque minute correspondait, chaque étape se déroulait comme prévu. La preuve du complot s’étalait sous les yeux de millions de témoins numériques impuissants.

 

L’Union africaine préparait déjà son communiqué embarrassé qui appellerait au dialogue inclusif. Les organisations internationales réviseraient leurs fiches projet pour justifier la poursuite de l’aide budgétaire. Quelques députés européens tweeteraient leur indignation avant de passer au dossier suivant. Pendant ce temps, les miliciens du régime comptaient leurs billets et rangeaient leurs sono.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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Depuis leur retour à Obo,  les mercenaires Russes prennent possession de l’ancienne base américaine et chassent les soldats FAKA

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Depuis leur retour à Obo,  les Mercenaires russes prennent possession de l’ancienne base américaine et chassent les soldats FAKA

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/09/Le-pillage-des-pieces-des-vehicules-de-larmee-nationale-dans-la-base-des-FACA-a-Obo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Depuis leur retour à Obo, les mercenaires Russes prennent possession de l’ancienne base américaine et chassent les soldats FAKA
Le-pillage-des-pieces-des-vehicules-de-larmee-nationale-dans-la-base-des-FACA-a-Obo – Obo : Les soldats FACA commencent à piller Leur Propre Base

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis leur retour à Obo il y a quelques jours, après avoir été appelés en renfort par le préfet du Haut-Mbomou, les mercenaires russes du Groupe Wagner ont immédiatement récupéré l’ancienne base américaine en chassant les soldats FAKA qui l’occupaient depuis plusieurs années.

 

Cette base avait été construite par les forces américaines déployées dans le Haut-Mbomou pour traquer Joseph Kony et les rebelles ougandais de la LRA. Après plusieurs années de présence dans le Haut-Mbomou, les Américains ont quitté le territoire centrafricain en abandonnant leurs installations militaires sur place. Ils ont laissé derrière eux des bâtiments, des véhicules et de nombreux containers fermés remplis d’équipements.

 

À leur départ, les soldats de forces armées centrafricaines avaient pris possession des lieux et récupéré quelques véhicules, mais les containers étaient restés scellés et intacts. Personne n’avait touché à ces réserves américaines pendant tout le temps où les militaires centrafricains occupaient la base. Cette situation a changé avec l’arrivée des mercenaires russes il y’a quelques semaines qui ont rapidement expulsé les FAKA pour s’installer à leur place.

 

Une fois maîtres des lieux, les Wagner ont entrepris d’ouvrir tous les containers abandonnés par les Américains un par un. Ils ont brisé les cadenas et vidé le contenu de chaque container sans qu’aucun témoin ne puisse vérifier la nature exacte du matériel récupéré. Certains habitants parlent de groupes électrogènes, d’autres évoquent des armes, mais aucune confirmation n’a pu être obtenue.

 

Depuis lors, les hélicoptères russes du groupe Wagner enchaînent les rotations au-dessus d’Obo pour transporter le butin vers une destination inconnue. Ce ballet aérien incessant intrigue les habitants qui observent impuissants le pillage méthodique de l’ancienne infrastructure américaine. Les mercenaires ont même parcouru les ateliers de soudure mardi dernier pour acheter des pousse-pousse, laissant penser qu’ils cherchent des moyens supplémentaires pour déplacer les équipements restants.

 

Au-delà de cette récupération de matériel, la présence des Wagner à Obo créé une inquiétude palpable dans la ville. Les habitants connaissent leur réputation, du moment où  leur seule autorité découle de leurs armes et de la protection que leur accorde le Dictateur centrafricain Baba Kongoboro qui les a fait venir dans le pays.

 

Cette ambiance pesante a des répercussions immédiates sur la vie quotidienne, notamment sur la scolarité des enfants. Les écoles d’Obo sont quasiment vides depuis l’installation des mercenaires russes dans l’ancienne base américaine. Les prêtres catholiques ont beau encourager les parents à envoyer leurs enfants en classe après les vacances de janvier, ces derniers hésitent à franchir le pas.

 

Seuls quelques lycéens ont timidement repris le chemin de l’établissement secondaire durant la semaine du 12 janvier. Les élèves du primaire, eux, restent confinés chez eux car leurs parents redoutent qu’un incident n’éclate à tout moment avec les mercenaires russes. Le temps nécessaire pour aller récupérer les enfants à l’école en cas de coup de feu constitue également une source d’angoisse pour les parents.

 

Par Cédric Nzapa

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Pendant que la ville de Bambouti et de Zemio sont sous la menace des miliciens d’autodéfense, à Obo, le commandant de compagnie de la gendarmerie, loin du théâtre d’affrontement, se permet d’arrêter illégalement des civils qu’il accuse d’être des miliciens Azandé

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Pendant que la ville de Bambouti et de Zemio sont sous la menace des miliciens d’autodéfense, à Obo, le commandant de compagnie de la gendarmerie, loin du théâtre d’affrontement, se permet d’arrêter illégalement des civils qu’il accuse d’être des miliciens Azandé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/milicien-azande-forme-par-les-Wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pendant que la ville de Bambouti et de Zemio sont sous la menace des miliciens d’autodéfense, à Obo, le commandant de compagnie de la gendarmerie, loin du théâtre d’affrontement, se permet d’arrêter illégalement des civils qu’il accuse d’être des miliciens Azandé
Un milicien Azandé Ani Kpi Gbé incorporé dans l’armée nationale centrafricaine ici salué par un Chef militaire de Wagner lors de leur présentation sous les drapeaux à Obo.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Au moins 10 civils sont arrêtés et détenus illégalement à Obo depuis plus d’une semaine par la gendarmerie. Le commandant de compagnie évite les zones d’affrontement de Bambouti et Zemio pour s’acharner sur des innocents.

 

Le 28 décembre 2025, vers 4 heures du matin, les miliciens d’autodéfense Azandé ont pris d’assaut la ville de Bambouti, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Lors de cette attaque, les miliciens azandés ont enlevé un gendarme ainsi que la sous-préfète lors de l’affrontement avec les forces de l’ordre. Plus de deux semaines plus tard, ces otages demeurent toujours introuvables, quelque part entre les mains de leurs ravisseurs.

 

Pendant ce temps, le commandant de compagnie de la gendarmerie installé confortablement à Obo, loin de la zone de guerre,  multiplie les déclarations incendiaires et pathétique sur les réseaux sociaux depuis son bureau. Sur un groupe WhatsApp, cet officier a promis de “finir avec leur race”. Il affirme connaître les miliciens azandés un par un et exige la libération immédiate de se gendarme capturé.

 

Plutôt que de mobiliser ses troupes pour une opération de secours à Bambouti, ce commandant de compagnie peureux préfère lancer une vague d’arrestations contre la population civile sur des sites des déplacés à Obo. D’abord, il commence sur le camp des déplacés de Nguili-Nguili, où sept civils innocents ont d’abord été embarqués il y a près de dix jours. Ces hommes demeurent enfermés dans des conditions effroyables malgré les promesses de leur libération.

 

Comme si ça ne lui suffisait pas, il a mobilisé de nouveau une dizaine des éléments de forces de l’ordre pour aller mettre la main sur 3 personnes, dont un jeune qui n’a rien à voir dans cette situation, et 2 ex-miliciens Azandé ayant déposé leur arme et formés par les Wagner, puis intégrés dans l’armée nationale.

 

Ces deux militaires sont chez eux quand les gendarmes sont arrivés et les embarquent pour rien. Le commandant de compagnie les ont accusé d’avoir participé aux attaques de Bambouti le 28 décembre 2025, puis le 2 janvier 2026.

 

Ces deux ex-miliciens Azandé, il faut le rappeler, l’état-major leur a retiré leur armes mais sans jamais les radier officiellement du rang de l’armée nationale. Donc ce sont des soldats FACA. Ils vivent normalement à Obo et circulent librement en ville. Les forces de sécurité les ont néanmoins embarqués malgré leur incorporation dans les rangs nationaux, les accusant d’avoir participé aux combats de Bambouti.

 

En effet, ces 10 personnes illégalement arrêtés et détenus à la gendarmerie, sont écroués dans des conditions difficiles. Le respect de droit de l’homme n’existe pas pour eux. Ils ne quittent jamais leurs cellules. Ils urinent et font de kaka dans des récipients qui restent à côté d’eux en permanence. Les repas leur parviennent dans cet environnement saturé des saletés où l’atmosphère devient irrespirable pour un humain.

 

À Obo, les familles des 10 détenus ne comprennent rien également. Elles réclament la libération de leurs proches emprisonnés sans motif. Le commandant de compagnie formule des menaces d’anéantissement collectif sur les réseaux sociaux pendant que ses hommes disparaissent dans la brousse​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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À Sam-Ouandja, les soldats FACA  deviennent des trafiquants de drogue

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À Sam-Ouandja, les soldats FACA  deviennent des trafiquants de drogue

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/trois-soldats-faca-sur-une-moto-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Sam-Ouandja, les soldats FACA deviennent des trafiquants de drogue
Trois soldats FACA sur une moto en province

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la localité de Sam-Ouandja, le trafic de substances illicites s’est transformé en commerce ouvert pour certains membres des forces armées centrafricaines. Cette activité, menée sans discrétion aucune, échappe à toute sanction pendant que les citoyens ordinaires subissent une répression sévère pour des faits similaires.

 

La situation à Sam-Ouandja déroute par son caractère public. Les soldats de l’armée centrafricaine ont trouvé dans le négoce de drogues et d’alcools frelatés une manne financière qu’ils exploitent sans retenue. Chaque arrivée d’hélicoptère ou d’avion ainsi que des camions  dans cette zone apporte son lot de marchandises prohibées.

 

Les colis qui débarquent des appareils de Wagner ou des camions en provenance de la capitale contiennent invariablement des sachets d’alcool frelaté et du Tramadol. Ces petits sachets d’alcool frelaté vendus entre 100 et 200 francs CFA, normalement sont interdits par un arrêté ministériel, circulent pourtant librement dans le pays. Le groupe Wagner fabrique légalement ces alcools dans ses installations et trouve parmi les militaires centrafricains ses meilleurs distributeurs.

 

Le Tramadol et ses dérivés synthétiques remplissent ces envois réguliers. Les militaires récupèrent leurs colis et organisent la revente au vu et au su de tous. Personne ne se cache, aucune précaution n’est prise. La vente s’effectue en plein jour, dans les rues, dans le marché, sans que quiconque n’intervienne.

 

Cette impunité contraste avec le sort réservé aux civils. Si un habitant achète ces mêmes produits pour les revendre à petite échelle, les autorités le poursuivent avec rigueur. La gendarmerie l’arrête, les amendes tombent, les sanctions pleuvent, tandis que les militaires qui approvisionnent tout le marché de Sam-Ouandja ne craignent rien.

 

Sam-Ouandja est devenue une zone où le droit ne s’applique plus de manière égale. Les grossistes en uniforme prospèrent tandis que les petits revendeurs civils paient le prix fort. Les forces qui devraient protéger la population se sont reconverties dans un commerce qui détruit le tissu social. Les arrivages continuent, les ventes se multiplient, et l’activité se poursuit sans obstacle. Les habitants observent ce renversement des rôles où ceux qui portent les armes de l’État alimentent un trafic qui ronge leur propre communauté​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio….

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Après le coup d’état électoral du 28 décembre 2025, l’autorité nationale des élections est dans la tourmente et tente de se justifier avec des messages pathétiques via les opérateurs

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Après le coup d’état électoral du 28 décembre 2025, l’autorité nationale des Élections est dans la tourmente et tente de se justifier avec des messages pathétiques via les opérateurs

 

Après le coup d’état électoral du 28 décembre 2025, l’autorité nationale des élections est dans la tourmente et tente de se justifier avec des messages pathétiques via les opérateurs
La vice – présidente de l’autorité nationale des Élections en Centrafrique

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les téléphones des citoyens centrafricains croulent sous les SMS de l’autorité nationale des Élections  depuis le scrutin frauduleux du 28 décembre 2025. L’institution électorale préfère inonder les citoyens de messages rassurants plutôt que d’expliquer les nombreuses fraudes filmées et publiées sur les réseaux sociaux.

 

L’Autorité nationale des Élections est l’institution chargée d’organiser les scrutins en République centrafricaine. Mais les Élections groupées, pour ne pas dire un fiasco généralisé du 28 décembre a connu des bourrages massifs des urnes, filmées dans plusieurs bureaux et diffusées sur les réseaux. Ces vidéos circulent encore et montrent des irrégularités que personne ne peut nier.

 

Face à cette situation, l’ANE a choisi une réponse inattendue. Depuis le scrutin, les citoyens reçoivent quotidiennement des SMS identiques via l’opérateur Orange, Télécel et Moov. Certains en comptent jusqu’à vingt par jour, tous porteurs du même discours apaisant.

 

Les messages alternent entre le sango et le français. La version en langue nationale affirme que “la Centrafrique est unie” et que “les résultats sont connus”. Le texte francophone insiste sur le respect du verdict, les recours légaux et la nécessité de préserver la paix dans le pays.

Ce choix communicationnel dépasse largement les attributions d’une autorité électorale. L’ANE doit compter les bulletins, vérifier leur authenticité et publier des chiffres vérifiables. Les appels au calme et à l’unité appartiennent au vocabulaire gouvernemental, pas à celui d’un organisme technique chargé de garantir la sincérité du vote.

 

En bombardant les téléphones de ces appels répétitifs, l’institution adopte un rôle qui n’est pas le sien. Aucun de ces messages n’apporte d’éclaircissement sur les anomalies constatées. Aucun ne fournit de données précises, aucun ne répond aux questions soulevées par les vidéos de fraudes.

 

Le timing de cette campagne mérite attention. Les résultats ont été proclamés malgré les preuves visuelles de manipulations. Au lieu de publier des procès-verbaux détaillés ou d’expliquer ce qui s’est réellement passé dans les bureaux filmés, l’ANE préfère saturer l’espace téléphonique avec un discours uniforme.

 

L’utilisation d’un opérateur mobile pour cette opération intrigue. Une autorité électorale dispose normalement de communiqués officiels, de conférences de presse, de rapports circonstanciés. Passer par des SMS en masse relève d’une autre démarche, plus proche de la propagande que de la transparence administrative.

 

Les citoyens se retrouvent destinataires forcés d’une communication qu’ils n’ont jamais sollicitée. Les captures d’écran montrent des envois espacés de quelques heures seulement, une répétition qui confine au harcèlement téléphonique. Cette méthode ne leur apprend rien sur le déroulement réel du scrutin ni sur les irrégularités constatées.

 

L’énergie et les moyens mobilisés pour cette diffusion massive interpellent. L’ANE aurait pu consacrer ces ressources à rendre le processus électoral transparent, à expliquer les incohérences ou à publier des données vérifiables bureau par bureau. Elle a préféré investir dans une opération de communication téléphonique répétitive qui évite soigneusement d’aborder le fond du problème​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : un soldat FACA pris en flagrant délit de vol de téléphone au marché de Ouanda-Djallé

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un Soldat FACA pris en flagrant délit de vol de téléphone au marché de Ouanda-Djallé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/des-soldats-FACA-en-patrouille-a-pieds-au-quartier-derriere-laeroport-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : un soldat FACA pris en flagrant délit de vol de téléphone au marché de Ouanda-Djallé
des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier derrière l’aéroport de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les habitants de Ouanda-Djallé demandent impérativement au général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des armées centrafricaines, pour qu’il vienne chercher ses hommes. Les soldats déployés dans cette localité agissent désormais comme des véritables bandits de grand chemin.

 

Le samedi 17 janvier 2026, en plein jour au marché central, un militaire des Forces armées centrafricaines s’est fait prendre en train de dérober un téléphone mobile. L’appareil était encore neuf, emballé dans son carton d’origine, exposé sur l’étal d’un commerçant.

 

Pour comprendre les faits, il faut remonter au début. Dans la matinée du samedi 17 janvier, au plein marché, un soldat FACA est arrivée. Cet homme faisait semblant de venir acheter des marchandises. Or, son calcul est ailleurs.

 

Le soldat s’est approché discrètement du stand commercial, regardant comme un gros serpent venimeux  qui vise sa proie.

 

Alors que le vendeur était en train de s’occuper d’autres clients, les badauds présents ont remarqué les manœuvres suspecte du soldat qui est en train de guetter sa proie. Chacun observait discrètement, se demandant ce que l’homme en uniforme cherchait exactement. Personne n’osait intervenir ouvertement.

 

Profitant d’un moment d’inattention du marchand, le militaire a tendu la main tout doucement, saisi le téléphone dans son emballage et l’a glissé dans sa poche. Il est resté quelques instants sur place, affichant un calme trompeur, avant de s’éloigner lentement, croyant que personne le regardait.

 

Le commerçant, qui avait remarqué le geste du soldat, l’a suivi doucement et lui a demandé discrètement de régler son achat avant de partir. Le soldat a répondu au commerçant qu’il n’a rien acheté. Il disait qu’il attend en vain avant de partir. Le commerçant lui dit mais le téléphone qu’il a pris et déposé dans la poche. Le soldat nie. Il a complètement nié avoir pris quoi que ce soit. Une discussion s’est engagée, le vendeur insistant, l’homme en treillis refusant d’admettre les faits. Il a tenté de rejoindre rapidement ses collègues militaires stationnés non loin.

Le marchand n’a pas lâché prise et a continué à réclamer son bien. D’autres soldats, témoins de l’altercation, sont intervenus. Certains ont proposé de fouiller leur camarade pour régler le différend. Leur intention semblait double : si rien n’était trouvé, le commerçant aurait payé cher son accusation.

 

Mais la fouille a tourné court. Le téléphone était bel et bien dans la poche de l’uniforme. Les militaires l’ont sorti et rendu au vendeur sans un mot. Le voleur est reparti penaud, humilié devant tout le monde.

 

Cette affaire n’est qu’un aperçu du comportement quotidien de certains éléments des forces armées centrafricaines dans les villes de provinces. Les vols se répètent, la discipline semble absente, et l’impunité règne. Les soldats savent qu’aucune punition ne viendra sanctionner leurs actes. L’armée nationale donne l’impression de fonctionner comme une bande organisée plutôt qu’une institution de défense.

 

Pour la quasi-totalité des habitants de Ouanda-Djallé, le chef d’État-major, le général Zéphirin Mamadou doit venir à Ouanda-Djallé ramassé ces voleurs et repartir avec eux à Bangui. Vivre avec les rebelles est 10 fois mieux que de vivre avec ces clepto-mythomane  et voleurs.

 

Par Moïse Banafio

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Les centrafricains vivant aux États-Unis manifestent devant le Pentagone pour faire appel à Trump pour une intervention façon Maduro

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Les centrafricains des États-Unis manifestent devant le Pentagone pour faire appel à Trump pour une intervention façon Maduro

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/devant-la-maison-blanche-aux-etats-unis-le-17-janvier-2026-manifestation-des-centrafricains-contre-la-mascarade-electorale-du-28-decembre-2025.webp” data-wpel-link=”internal”>Les centrafricains des États-Unis manifestent devant le Pentagone pour faire appel à Trump pour une intervention façon Maduro
Devant la maison blanche aux États-Unis le 17 Janvier 2026, manifestation des centrafricains contre la mascarade electorale du 28 Décembre 2025

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 17 janvier dernier, une centaine des Centrafricains a manifesté aux abords du Pentagone pour alerter Washington sur la dérive autocratique de leur pays. Leur message au président américain : reproduire face à Faustin-Archange Touadéra la stratégie employée contre le dirigeant vénézuélien.

 

Ces manifestants venus de plusieurs coins des États-Unis dénoncent la parodie électorale du 28 décembre 2025 à Bangui qu’ils considèrent comme un véritable coup d’État-électoral. Selon eux, le Conseil constitutionnel s’apprête à valider frauduleusement le 19 janvier dans la capitale la victoire du dictateur sortant.

Cette mobilisation vise à briser le silence qui entoure la situation centrafricaine sur la scène internationale. Les participants réclament que Donald Trump refuse toute légitimité au pouvoir actuel, exactement comme Washington l’a fait avec Nicolás Maduro. Mais surtout le capturer vivant pour le ramener ici en prison aux États-Unis.

 

Leur grief majeur concerne également la présence russe dans leur nation d’origine. Les éléments du groupe Wagner y mènent des opérations controversées depuis des années sans que Bangui ne bronche.

 

Les centrafricains rassemblés devant le Pentagone estiment que leur pays subit une occupation déguisée. Ils reprochent à Touadéra de fermer les yeux sur les agissements de ces mercenaires pendant que la population endure les conséquences.

 

Leur appel au nouveau président américain s’articule autour d’une demande précise : “maduroïser” le dossier centrafricain. Capturer Baba Kongoboro comme le Président Vénézuélien. Concrètement, ils souhaitent que Washington reconnaisse une alternative au régime en place.

 

Cette stratégie fait référence à la position américaine sur le Venezuela où l’opposition a reçu un soutien officiel. Les manifestants espèrent obtenir un traitement similaire pour sortir leur pays de l’impasse actuelle.

 

La marche du 17 janvier témoigne d’une volonté de placer enfin Bangui sous les radars diplomatiques américains. Ces Centrafricain installés en Amérique comptent multiplier les actions pour maintenir la pression sur l’administration Trump et forcer une réaction concrète de Washington dans les semaines à venir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Création de la Caisse nationale d’assurance maladie : Touadera, comment peut-on créer une assurance maladie sans d’abord évaluer l’état du système de santé ?

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Création de la Caisse nationale d’assurance maladie : Touadera, comment peut-on créer une assurance maladie sans d’abord évaluer l’état du système de santé ?

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr.-Pierre-Somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population.jpg” data-wpel-link=”internal”>Cinq mois sans salaire : 350 agents contractuels de santé du Fonds mondial menacent de cesser le travail dans les prochains jours
Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Conseil des ministres du 2 octobre 2025 a validé la note relative à la mise en place de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM). Présentée comme une étape vers la couverture sanitaire universelle, cette réforme ne couvre pourtant, dans sa première phase, qu’une minorité privilégiée : les fonctionnaires et salariés du secteur formel. Le reste de la population, soit plus de 98% des Centrafricains, devra attendre une hypothétique seconde phase. Autrement dit, la couverture dite “universelle” commencera par tout sauf l’universel.

 

La ministre du Travail, parlant au nom de son homologue de la Santé, a rappelé que la mortalité et la morbidité restent élevées dans le pays, avec la persistance des maladies transmissibles et la montée des pathologies chroniques. L’accès aux soins demeure hors de portée pour la majorité, faute de programmes publics solides.

 

Mais plutôt que de répondre à cette urgence, le gouvernement se félicite d’un plan limité à ceux qui touchent un salaire régulier. Les travailleurs du secteur informel, les agriculteurs, les vendeuses de marché, les déplacés et les sans-emplois n’entrent dans aucun des calculs financiers présentés. Ces Centrafricains qui représentent plus de 80% de la population et qui ont le plus besoin d’une assurance maladie sont exclus dès le départ.

 

Entre 2016 et 2024, le ministère du Travail affirme avoir réalisé plusieurs études de faisabilité. Les chiffres avancés sont précis : 40 463 cotisants, plus de deux millions d’ayants droit estimés, un taux de croissance annuel de 2%, des recettes projetées sur cinq ans à plus de 48 milliards de francs CFA pour 38 milliards de dépenses.

 

Ces prévisions, rigoureuses sur le papier, ne s’appuient sur aucune évaluation réelle de l’offre de soins existante. Le Conseil reconnaît lui-même que ni la demande globale ni la capacité des hôpitaux n’ont été étudiées. Il n’existe pas non plus d’analyse des écarts entre besoins et services disponibles. Autrement dit, le gouvernement veut assurer la population sans même savoir si le système de santé peut soigner.

 

Comment peut-on créer une assurance maladie sans d’abord évaluer l’état du système de santé ? Comment peut-on promettre des soins quand on ne sait même pas si les hôpitaux ont les moyens de les fournir ? Cette approche met la charrue avant les bœufs et condamne la CNAM à l’échec avant même son lancement.

 

Les orientations fixées pour 2025 prévoient un déploiement en deux étapes : d’abord les salariés, ensuite les “vulnérables”. Mais l’histoire des politiques publiques en Centrafrique a déjà montré que la seconde étape ne vient jamais. Les écoles publiques, les routes, les projets agricoles et les réformes sociales suivent la même logique : on commence par les privilégiés, et on oublie les autres. Rien n’indique que la CNAM fera exception.

 

Cette stratégie en deux phases est une escroquerie. Le gouvernement sait parfaitement que la deuxième phase, celle qui devrait couvrir les plus pauvres, ne verra jamais le jour. Mais en annonçant cette phase hypothétique, il peut prétendre œuvrer pour la “couverture universelle” tout en ne couvrant qu’une minorité.

 

Les fonctionnaires et les salariés du secteur formel qui bénéficieront de cette première phase ont déjà accès à des soins. Ils ont des revenus réguliers qui leur permettent de payer les consultations et les médicaments. Ce ne sont pas eux qui meurent faute d’accès aux soins.

 

Ceux qui meurent, ce sont les paysans dans les villages, les vendeuses de marché qui n’ont pas d’épargne, les déplacés dans les camps, les chômeurs qui n’ont aucun revenu. Ces Centrafricains vulnérables qui ont désespérément besoin d’une assurance maladie resteront exclus pendant des années, peut-être pour toujours.

 

Le plan prévoit un comité de pilotage, un fonds de financement, une série d’études à “actualiser” et un suivi de la mise en œuvre. En réalité, ces comités et fonds ne font qu’ajouter des structures administratives supplémentaires, souvent dirigées par les mêmes responsables qui bloquent depuis des années toute réforme efficace du système de santé.

 

Ces structures bureaucratiques vont absorber une partie importante des ressources destinées à la santé. Les membres des comités toucheront des indemnités, les consultants seront payés pour leurs études, les administrateurs du fonds recevront leurs salaires. Au final, moins d’argent ira aux soins et plus d’argent alimentera la machine administrative.

 

La CNAM risque donc de devenir un nouveau guichet à financement, où circuleront davantage de primes et d’indemnités que de soins réels. Ce sera une structure de plus qui enrichit quelques privilégiés sans améliorer l’accès aux soins pour la majorité.

 

Le Conseil des ministres a validé la note sans débat de fond sur le financement à long terme ni sur la qualité des soins. Les chiffres présentés ne disent rien des hôpitaux en ruine, des centres de santé sans médicaments ni personnel, ni de la fuite des cadres médicaux.

 

Cette validation rapide sans débat sérieux montre que la CNAM est plus un projet Politique qu’une réforme sanitaire. Le gouvernement veut pouvoir annoncer aux bailleurs de fonds et à la communauté internationale qu’il a créé une assurance maladie nationale. Peu importe que cette assurance n’assure presque personne et que le système de santé reste en ruine.

 

La “couverture sanitaire universelle” restera donc un slogan destiné à rassurer les bailleurs de fonds, pendant que les Centrafricains continueront de payer leurs soins de leur poche ou de mourir faute d’argent. Le gouvernement promet la santé pour tous, mais commence par soigner ceux qui en ont le moins besoin.

 

Cette CNAM est emblématique de la gouvernance Touadéra : des annonces ronflantes, des structures bureaucratiques coûteuses, et aucun impact réel sur la vie des Centrafricains les plus vulnérables. On crée une assurance maladie qui exclut les malades, on parle de couverture universelle en ne couvrant qu’une minorité, on promet l’accès aux soins sans vérifier que les hôpitaux peuvent soigner.

 

Pendant que le gouvernement dépense 10 milliards par mois pour Wagner, il crée une assurance maladie qui ne couvrira que 20% de la population. Pendant que les Mercenaires russes protègent le pouvoir, les Centrafricains continuent de mourir faute d’accès aux soins. Les priorités du régime sont claires : sa survie d’abord, la santé de la population ensuite, si jamais.

 

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Centrafrique : quand le coordinateur congolais de la Fondation Hirondelle traite les journalistes du CNC de “détraqués mentaux”

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Centrafrique : quand le coordinateur de la Fondation Hirondelle traite les journalistes du CNC de “détraqués mentaux”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/desire-nzey-le-coordinateur-congolais-du-service-support-de-la-fondation-hirondelle-proprietaire-de-la-radio-ndeke-luka.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand le coordinateur de la Fondation Hirondelle traite les journalistes du CNC de “détraqués mentaux”
Désiré Nzey, le coordinateur congolais du service support de la fondation Hirondelle, propriétaire de la radio Ndékè-Luka

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le coordinateur congolais de la radio Ndèkè-Luka traite publiquement les journalistes du CNC de “détraqués mentaux”. Voilà comment la Fondation Hirondelle préfère répondre aux informations publiées par le journal en ligne CNC.

 

Cette violence verbale cache mal l’absence totale de réponse aux accusations précises. Désiré Nzey , un sujet congolais qui travaille à la fondation Hirondelle en RCA qualifie Corbeau News Centrafrique de “média de voyous” et ses journalistes de “personnes qui ont des problèmes psychiques”. Pas un mot sur les contrats journaliers qu’ils donnent aux centrafricains et qui durent sept ans. Pas une explication sur le blocage des décaissements pour les activités des journalistes de la radio Ndèkè-Luka.

 

Ces insultes trahissent une arrogance insupportable de la part d’un expatrié qui se croit tout permis en Centrafrique. Le Congolais exige des preuves alors que les faits sont vérifiables par n’importe qui. Les employés exploités existent, leurs contrats journaliers aussi, l’inspection du travail a bien reçu la plainte du gardien licencié.

 

Nzey parle de “voyoucratie sans aucune preuve” mais refuse de démentir les accusations concrètes. Où est sa réponse sur les sept années de contrat journalier imposées aux gardiens et chauffeurs ? Pourquoi ne dit-il rien sur le gardien renvoyé après avoir protesté contre ces conditions indignes ? Le silence sur ces points précis en dit long sur la réalité des faits.

 

Ce comportement pose une question embarrassante pour la Fondation Hirondelle. Cette organisation suisse, financée par l’Union européenne pour défendre la liberté de presse, laisse son coordinateur insulter grossièrement des journalistes centrafricains. Ouboule Abalo, le représentant béninois, ne réagit pas face aux débordements de son subordonné congolais. Par contre, ce qu’on peut apprécier avec ce béninois c’est sa réaction qui est beaucoup plus intellectuel et professionnelle à la publication de cet article. Mais pas le congolais qui se croit tout permis. Mais on verra bien à son retour.

 

L’impunité dont jouit Nzey encourage ses abus quotidiens à la tête de Ndèkè-Luka. Le Congolais bloque les budgets des activités journalistiques selon son humeur. Les équipes préparent leurs reportages, établissent leurs besoins financiers, déposent leurs demandes de décaissement, et lui refuse tout simplement de débloquer les fonds.

 

Cette gestion autocratique paralyse le travail de la radio censée informer les Centrafricains. L’argent de Bruxelles arrive régulièrement dans les comptes de la Fondation Hirondelle mais reste inaccessible pour ceux qui doivent l’utiliser. Pendant ce temps, Nzey traite de malades mentaux ceux qui osent questionner cette opacité financière.

 

Les victimes de son autoritarisme commencent à se compter et à s’organiser. Dans les quartiers de Bangui et dans les provinces, des employés humiliés, des journalistes bloqués dans leur travail, des personnes licenciées abusivement se réunissent discrètement. Le coordinateur congolais ignore qu’un mouvement se prépare contre lui et ses pratiques. La fondation Hirondelle, fait attention avec votre congolais qui insulte partout. Les centrafricains le préparent en ce moment. Dès son retour du congé, il verra la suite.

 

Son mépris affiché pour les Centrafricains atteint des sommets insupportables. Chez lui en RDC, Désiré Nzey tolérerait-il qu’un expatrié traite ainsi les journalistes congolais ? Jamais. Mais ici, il se permet ce qu’il refuserait dans son propre pays. Cette fois, il verra bien dès son retour. Fondation Hirondelle, vous êtes témoin.

 

Cette double attitude montre le vrai visage de certains expatriés qui viennent en Centrafrique. Ils profitent de la faiblesse des institutions pour imposer des règles qu’ils ne respecteraient jamais chez eux. Le code du travail centrafricain interdit les contrats journaliers prolongés au-delà de deux ans, mais Nzey s’en moque complètement.

 

La Fondation Hirondelle accumule donc les responsables aux comportements douteux. Ouboule Abalo a licencié abusivement Sylvie Jacqueline Panika après 25 ans de service à Ndèkè-Luka. Il l’avait d’abord nommée à un poste fictif de chargée de mission avant de la jeter dehors.

 

Ces méthodes rappellent celles observées à la Minusca où des employés ont travaillé six ou sept ans sous statut journalier. Les organisations internationales en Centrafrique reproduisent les mêmes schémas d’exploitation en profitant de l’absence de contrôle des autorités locales.

 

L’inspection générale du travail centrafricaine attend passivement que d’autres victimes se manifestent avant d’agir. Cette approche molle permet aux abus de perdurer tranquillement. Normalement, cette inspection devrait vérifier d’office les entreprises et organisations, contrôler les statuts des employés, sanctionner les violations du code du travail.

 

Mais en Centrafrique, ces vérifications n’existent tout simplement pas pour les structures internationales. Les ONG et fondations étrangères opèrent sans surveillance réelle. Le pays accumule tellement de retards que ses dirigeants laissent le champ libre à tous les dérapages.

 

Les employés de Ndèkè-Luka continuent donc de travailler dans l’incertitude permanente. Chaque matin, ils ignorent si leur contrat journalier sera renouvelé le soir. Cette épée de Damoclès pèse sur leurs familles, leurs projets, leur dignité.

 

Désiré Nzey et Ouboule Abalo accumulent chacun plus de quatre ans sur le sol centrafricain. La loi limite pourtant à deux ans maximum la présence des expatriés dans le pays. Mais ces deux responsables de la Fondation Hirondelle se permettent ce qu’ils interdiraient à d’autres.

 

Le coordinateur congolais traite les journalistes de malades mentaux mais qui souffre vraiment d’un problème ? Celui qui pose des questions légitimes sur l’exploitation des travailleurs ou celui qui répond par des insultes grossières ? Celui qui dénonce les violations du code du travail ou celui qui les commet depuis des années ?

 

La suffisance de Nzey lui coûtera cher tôt ou tard. Les victimes rassemblent leurs témoignages, les preuves s’accumulent, les dossiers se constituent. Personne ne reste impuni éternellement, même les coordinateurs qui se croient intouchables.

 

La Fondation Hirondelle doit maintenant faire un choix clair. Soit elle rappelle à l’ordre son coordinateur indiscipliné qui insulte les journalistes centrafricains, soit elle assume publiquement que ses représentants peuvent se comporter ainsi sans conséquence. Le silence équivaudrait à une approbation tacite de ces débordements.

 

L’Union européenne devrait également s’interroger sur l’utilisation de ses fonds. Bruxelles finance Ndèkè-Luka pour informer les Centrafricains, pas pour enrichir des circuits opaques ni pour permettre l’exploitation d’employés locaux. Un audit complet des finances de la radio s’impose d’urgence.

 

Les bailleurs internationaux ont le droit de savoir pourquoi les décaissements sont régulièrement bloqués. Ils doivent comprendre pourquoi les contrats journaliers persistent malgré la loi. Ils méritent des explications sur le non-respect flagrant du code du travail centrafricain.

 

Désiré Nzey croit que son poste le protège de toute critique. Il pense pouvoir insulter, humilier, exploiter sans jamais rendre de comptes à personne. Cette illusion de toute-puissance l’aveugle sur les conséquences de ses actes.

 

Les Centrafricains qu’il méprise tant se préparent à lui rappeler que l’arrogance a toujours une fin. Le voyeurisme qu’il instaure à la tête de Ndèkè-Luka a fait trop de victimes qui ne resteront pas silencieuses éternellement​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : le clepto-mythomane Maxime Balalou est de retour

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Centrafrique : le clepto-mythomane Maxime Balalou est de retour

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le clepto-mythomane Maxime Balalou est de retour
Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Maxime Balalou est de retour aux affaires. Absent trois mois “pour des raisons que vous connaissez”, le mythomane a repris mardi dernier sa fonction de porte-parole du gouvernement.

 

« Mesdames et messieurs, chers professionnels des médias, c’est pour moi un plaisir de vous retrouver », a déclaré Balalou en ouverture de sa conférence de presse hebdomadaire du lundi dernier. Le mythomane notoire, dont le passé carcéral et les multiples mensonges sont désormais de notoriété publique, n’a pas manqué de souligner sa longue absence : « Parce que j’étais sans plus de trois mois, pour des raisons que vous connaissez ».

 

Ces “raisons” qu’il évoque pudiquement font référence à son départ précipité du gouvernement, dans un contexte où ses affabulations répétées et son passé de kleptomane avaient fini par embarrasser sérieusement l’exécutif.

 

Entre-temps, le clepto-mythomane s’était porté candidat aux Élections législatives. Selon l’Autorité nationale des Élections, Maxime Balalou aurait été élu dès le premier tour dans sa circonscription du deuxième arrondissement de la capitale. Toutefois, cette victoire reste suspendue à la confirmation du Conseil constitutionnel, qui devrait vraisemblablement valider ces résultats dans les semaines à venir.

 

Le retour de la machine à mensonges

« Conformément au texte, j’ai repris les services il y a de cela quelques jours », a poursuivi Balalou, ajoutant : « Et je me fais le plaisir de vous rencontrer pour cette première séance de l’année de notre entretien hebdomadaire sur les questions politiques d’actualité qui concernent la fin de notre pays et pourquoi pas l’international ».

 

La formulation « la fin de notre pays » a d’ailleurs provoqué quelques interrogations dans la salle de presse, certains y voyant un lapsus révélateur, d’autres une simple maladresse d’expression de la part d’un orateur pourtant rodé à l’exercice.

 

« Comme vous constatez, je l’ai annoncé tout à l’heure, j’ai repris les services la semaine passée, le mardi dernier », a-t-il précisé, marquant ainsi officiellement son retour aux commandes de la communication gouvernementale.

 

Un personnage sulfureux qui divise

Le retour de Maxime Balalou ne manquera pas de raviver les polémiques autour de ce personnage sulfureux. Connu pour ses multiples mensonges avérés, son passé de détenu pour kleptomanie, et ses affabulations à répétition, Balalou incarne pour beaucoup tout ce qui dysfonctionne dans la communication politique contemporaine.

 

Pourtant, contre toute attente, le mythomane semble avoir conservé la confiance du gouvernement, qui le maintient à ce poste stratégique de porte-parole. Sa probable élection comme député ne ferait que renforcer son influence et sa présence médiatique, au grand dam de ceux qui espéraient que son départ serait définitif.

 

Les prochaines semaines diront si le Conseil constitutionnel validera effectivement son élection, et si le gouvernement maintiendra sa confiance à ce porte-parole dont la crédibilité reste, pour le moins, sujette à caution.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Après les élections du 28 décembre,  la panique s’empare du régime de Touadéra. Les Wagner sont déployés avec leurs blindés autour du palais

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Après les Élections du 28 décembre,  la panique s’empare du régime de Touadéra. Les Wagner sont déployés avec leurs blindés autour du palais

 

Après les élections du 28 décembre,  la panique s’empare du régime de Touadéra. Les Wagner sont déployés avec leurs blindés autour du palais
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après le coup d’État électoral frauduleux du 28 décembre 2025, la panique s’empare du régime du dictateur  Touadéra. Les Mercenaires russes manipulent le pouvoir en agitant la menace d’un putsch imminent, et le régime autorise Wagner à déployer ses blindés autour du palais de la Renaissance.

 

Il est claire de le mentionner. Faire venir Wagner en Centrafrique était la pire décision que Touadéra pouvait prendre. Il a invité les loups dans la bergerie, il a ouvert la porte aux grands criminels russes, et maintenant il paye le prix de cette erreur monumentale. La Russie l’a avalé jusqu’au cou, il ne reste plus que sa tête à engloutir, et cette fin approche rapidement déja.

 

Le régime ne comprend plus rien à ce qui lui arrive. Il dépense l’argent des centrafricains pour des mercenaires qui le manipulent comme un pantin, Wagner tire toutes les ficelles et le pouvoir obéit sans discuter. Cette soumission dépasse l’entendement et montre à quel point Touadéra a perdu le contrôle de son propre pays.

 

Les mercenaires russes viennent de fabriquer une nouvelle constitution pour permettre à Touadéra de rester au pouvoir à vie. Ils ont organisé un coup d’État électoral, violé la loi fondamentale, et installé un troisième mandat qui dure sept ans au lieu de cinq. Ces sept ans sont renouvelables jusqu’à la mort de Touadera, et tout ça a été instrumenté depuis Moscou sans que personne à Bangui ne puisse s’y opposer.

 

Au lieu de laisser Touadéra tranquille dans son fauteuil après son coup d’État électoral, Wagner continue de le manipuler en agitant des menaces imaginaires. Les Russes lui répètent qu’il est menacé, ils lui disent que des complots se préparent contre lui, et ils lui font croire que les États-Unis vont intervenir pour le renverser. Le résultat est une panique totale à la présidence qui profite uniquement aux mercenaires.

 

Depuis quelques jours, la situation a radicalement changé autour du palais de la Renaissance à Bangui. Les casques bleus rwandais qui occupaient les miradors ont disparu du jour au lendemain, les forces bilatérales rwandaises qui assuraient la sécurité rapprochée du président ont été écartées, et tous ont été remplacés par des mercenaires russes lourdement armés. Wagner a installé ses véhicules blindés tout autour du bâtiment présidentiel dans une démonstration de force visible de loin.

 

Les mercenaires russes patrouillent maintenant en bas du palais à pied, montent la garde en haut dans les miradors avec leurs armes lourdes, et circulent partout dans des camions blindés équipés de canons. Le palais présidentiel est complètement encerclé par une force étrangère, et Touadéra vit désormais sous surveillance russe permanente sans pouvoir rien dire. Wagner contrôle qui entre et qui sort du palais, décide de la sécurité du président, et tient le régime en otage de manière visible et assumée.

 

Cette occupation militaire n’a rien de discret. Elle se voit depuis les rues de Bangui, elle se sait dans toute la ville, et elle humilie la nation entière en montrant que le président centrafricain ne peut plus assurer sa propre sécurité. Les Russes racontent à Touadéra qu’un complot imminent se prépare contre lui pour justifier cette présence militaire massive.

 

Ils prétendent que les Américains vont agir dans les jours qui viennent, ils affirment que la menace est réelle et qu’il faut se préparer à une intervention étrangère. Tout cela est un mensonge monumental destiné à maintenir la peur et à justifier les millions que Wagner encaisse chaque mois.

 

Les États-Unis ne vont rien faire contre Touadéra. Washington se fiche complètement de la Centrafrique et n’a aucun intérêt à intervenir dans ce petit pays qui ne compte pas dans les priorités américaines. Personne ne prépare d’intervention militaire, personne ne planifie de coup d’État, et personne ne veut renverser ce régime qui ne dérange personne à l’international.

 

Si les Américains voulaient vraiment agir contre Touadéra, Wagner ne pourrait absolument rien empêcher. Il suffit de regarder ce qui s’est passé au Venezuela pour comprendre l’inutilité totale des mercenaires russes face à une vraie opération américaine. Wagner était présent là-bas pour protéger le président Maduro avec tout son arsenal et ses hommes déployés partout.

 

Pourtant les Américains sont entrés au Venezuela sans difficultés, ont capturé le président malgré la présence des Russes, et l’ont emmené aux États-Unis où il est maintenant en prison. Les mercenaires russes n’ont rien pu faire pour l’empêcher, ils ont regardé l’opération se dérouler sans pouvoir intervenir, et cela montre bien leur inefficacité réelle face à une puissance militaire sérieuse.

 

Alors pourquoi Wagner raconte ces histoires de menace imminente à Touadéra ? La réponse est simple et cynique : pour justifier sa présence coûteuse, pour faire croire qu’il est indispensable à la survie du régime, et pour continuer à encaisser l’argent centrafricain en échange de promesses vides. Les Russes entretiennent la peur chez Touadéra pour maintenir leur emprise totale sur le pays et ses ressources.

 

Le régime dépense des millions de dollars chaque mois pour cette protection imaginaire contre des ennemis qui n’existent pas. L’argent coule vers Moscou pendant que la population centrafricaine survit dans la misère la plus absolue.

 

Cette manipulation fonctionne parfaitement parce que Touadéra est complètement terrifié par l’idée de perdre le pouvoir. Il a peur de la contestation qui monte dans le pays, il a peur de l’opposition qu’il a fait emprisonner ou exiler, et il a peur que son coup d’État électoral ne déclenche une révolte populaire. Cette terreur le rend vulnérable à toutes les manipulations des Russes qui jouent sur ses angoisses.

 

Alors il accepte tout ce que Wagner lui demande. Il laisse les Russes prendre le contrôle militaire du palais, il laisse Wagner décider à sa place des questions de sécurité, et il devient spectateur impuissant de sa propre présidence. Les mercenaires russes ont compris qu’ils peuvent faire absolument ce qu’ils veulent à Bangui sans que personne ne les arrête.

 

Pas les autorités centrafricaines qui obéissent aux ordres russes, pas la communauté internationale qui regarde ailleurs en se désintéressant du dossier centrafricain, et pas les pays voisins qui préfèrent se taire plutôt que de critiquer ouvertement la présence militaire russe. Wagner agit donc en territoire conquis avec une liberté totale qui confine à l’arrogance.

 

La présence militaire russe autour du palais de la Renaissance envoie un message terrible aux Centrafricains. Leur président n’est plus protégé par l’armée nationale qui devrait assurer cette mission, il n’est plus protégé par ses alliés rwandais qui ont été écartés, mais il est protégé par des mercenaires étrangers blancs qui répondent uniquement aux ordres de Moscou. Cette image détruit ce qui reste de souveraineté nationale et montre que la Centrafrique n’appartient plus aux Centrafricains.

 

Wagner veut démontrer au régime que sans sa présence militaire, le pouvoir s’effondre immédiatement. Les Russes répètent ce discours à longueur de journée aux oreilles de Touadéra, ils créent une dépendance psychologique totale chez le président, et ils transforment progressivement Touadéra en marionnette qui ne peut plus bouger sans demander leur accord préalable. Cette stratégie de vassalisation a déjà parfaitement fonctionné ailleurs en Afrique où Wagner opère.

 

Le piège s’est complètement refermé sur Touadéra qui ne peut plus en sortir. Il a cru naïvement pouvoir utiliser Wagner comme simple outil pour se maintenir au pouvoir après son coup d’État constitutionnel, mais maintenant c’est Wagner qui l’utilise pour ses propres intérêts. Les mercenaires russes décident de tout dans le pays : ils écrivent les constitutions, ils organisent les Élections, ils installent les présidents au pouvoir, et ils contrôlent les forces armées. La Centrafrique n’appartient définitivement plus aux Centrafricains mais à Moscou.

 

Cette situation catastrophique arrange beaucoup de monde autour du président. Elle arrange les dirigeants corrompus qui peuvent piller tranquillement les caisses de l’État pendant que Wagner maintient l’ordre par la force, elle arrange les trafiquants internationaux qui exploitent les ressources minières sous protection russe, et elle arrange tous ceux qui profitent grassement du chaos organisé qui règne à Bangui.

 

Les miradors du palais de la Renaissance racontent l’histoire tragique d’un pays vendu aux intérêts étrangers. Il y a quelques semaines encore, des soldats africains montaient la garde pour protéger le président centrafricain dans une logique de solidarité continentale, mais maintenant des mercenaires blancs venus de Russie surveillent ce même président avec leurs armes pointées vers la ville. Cette image humilie profondément la nation entière et montre au monde que la souveraineté centrafricaine n’existe plus depuis longtemps.

 

Touadéra regarde cette occupation militaire étrangère de son palais sans réagir. Il laisse faire sans protester, il encaisse les humiliations quotidiennes, et il continue de prétendre devant les caméras qu’il dirige le pays alors qu’il ne décide plus rien du tout. Sa présidence est devenue une pure fiction administrative qui masque mal la réalité du pouvoir exercé par les Russes.

 

Le vrai pouvoir à Bangui est désormais entre les mains de Wagner et de ses commandants qui donnent les ordres depuis leurs bases militaires. Les mercenaires russes décident de la politique intérieure et extérieure, ils valident ou rejettent les nominations importantes, ils contrôlent les flux financiers liés aux ressources naturelles, et le régime centrafricain se contente d’exécuter docilement leurs instructions. Les blindés déployés autour du palais de la Renaissance symbolisent parfaitement cette prise de contrôle totale d’un pays par une force militaire privée étrangère qui ne rendra jamais de comptes à personne.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Législatives dans le Bamingui : Jean-Michel Mandaba mise sur l’ethnicisation du débat électoral pour tenter de battre son redoutable adversaire, Francisco Moundjouvoko, candidat du MCU

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Législatives dans le Bamingui : Jean-Michel Mandaba mise sur l’ethnicisation du débat électoral pour tenter de battre son redoutable adversaire, Francisco Moundjouvoko, candidat du MCU

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/jean-michel-mandaba-de-bamingui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Avant même la validation des résultats proclamé par l’ANE par la Cour constitutionnelle, Jean-Michel Mandaba et ses proches s’activent en exploitant l’argument ethnique banda pour tenter de gonfler son électorat.
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Bamingui, l’annonce d’un ballottage par l’Autorité nationale des Élections divise. Avant même la validation des résultats proclamé par l’ANE par la Cour constitutionnelle, Jean-Michel Mandaba et ses proches s’activent en exploitant l’argument ethnique banda pour tenter de gonfler son électorat.

 

Jean-Michel Mandaba n’est pas un inconnu dans la circonscription de Bamingui. Durant trente ans, il a siégé à l’Assemblée nationale comme député de Bamingui. Mais durant ses trente années, Jean-Michel Mandaba n’a pourtant rien fait pour sa circonscription électorale. Pas même un table-banc, pas même un dispensaire, aucune infrastructure réalisée.  Mandaba c’est un néant. Personne n’est capable d’identifier un projet durable portant sa signature. Depuis 30 ans de son règne, et surtout À chaque réélection, Mandaba disparaissait de son village Bamingui, ne revenant qu’à l’approche de la fin de son mandat pour brandir l’appartenance ethnique avant de repartir aussitôt après sa victoire.

 

Mais l’année 2020 a marqué un tournant décisif dans la carrière politique de Jean-Michel Mandaba. La Cour constitutionnelle, sous la direction de la professeure Danièle Darlan, a rejeté sa candidature. Les motifs invoqués concernaient des questions de moralité  douteuse et des dossiers de corruption qu’il s’est impliqué lorsqu’il fut député entre 2016 – 2020. Pour la première fois depuis trois décennies, Mandaba s’est retrouvé écarté du Parlement.

 

Pendant ce temps, Francisco Moundjouvoko, qui était son suppléant, a pris le relais. Élu, il a effectué un mandat unique mais remarqué. Plusieurs actions dans le secteur éducatif  dans le Bamingui ont renforcé sa légitimité auprès des électeurs. Son unique passage comme député a laissé des traces réelle que les habitants peuvent constater.

 

Jean-Michel Mandaba n’a jamais digéré ce renversement de situation. En 2025, il s’est représenté avec l’intention ferme de récupérer son siège. Il a aussi mobilisé sa famille en engageant sa fille, Élodie Mandaba, comme candidate indépendante. Cette démarche s’apparente à une tentative de transformer le siège de député en propriété dynastique, comme si la circonscription de Bamingui appartenait exclusivement à la famille Mandaba. Si ce n’est pas le père, ce doit être la fille ou le fils qui occupe le poste, une logique jugée inacceptable par de nombreux électeurs. D’autres proches ont rejoint l’effort de campagne pour former un dispositif familial complet.

 

Malgré cette organisation, les urnes du premier tour ont délivré un verdict défavorable. Francisco Moundjouvoko est arrivé largement en tête. Selon plusieurs procès-verbaux consultés par la rédaction du CNC, il aurait même obtenu la majorité absolue. Jean-Michel Mandaba et sa fille ont été distancés de façon nette.

 

C’est après cette défaite que la situation a pris un autre chemin. Mandaba a quitté Bamingui pour rejoindre Bangui immédiatement après le vote. Lors de la centralisation des résultats, l’Autorité nationale des Élections a finalement annoncé un ballottage. Comme nous l’avions annoncé, toutes ces gesticulations frauduleuses constatées sont l’œuvre de monsieur Soleil Serge Sérémalé et Gervais Ndjoungou. ,  tous deux commissaires électoraux à l’ANE. Cette décision frauduleuse qui ouvre la voie à un éventuel second tour, n’a pas encore reçu l’aval de la Cour constitutionnelle. La validation officielle reste attendue dans les prochains jours.

 

Pourtant, sans attendre cette confirmation juridique du conseil constitutionnel ni le démarrage officiel d’une campagne, Jean-Michel Mandaba, son suppléant et ses proches se sont immédiatement activés sur le terrain à Bamingui. Leur stratégie repose sur l’exploitation de l’appartenance ethnique banda pour tenter de gonfler leur soutien. La circonscription compte une majorité de population banda, communauté dont Mandaba est issu. Cette rhétorique cherche à mobiliser un électorat sur des bases communautaires plutôt que sur un bilan ou un programme.

 

Pourtant, une partie importante de cet électorat banda avait déjà choisi Francisco Moundjouvoko au premier tour. Ce vote témoigne d’une reconnaissance des actions menées pendant son mandat. Il traduit aussi une rupture avec les réflexes d’allégeance communautaire qui ont longtemps fonctionné dans la zone. Les électeurs ont manifesté leur préférence pour les résultats concrets plutôt que pour les discours basés sur l’origine ethnique.

 

L’éventuel second tour s’annonce tendu. Les accusations de manipulation électorale circulent. L’argument ethnique est assumé ouvertement par le camp Mandaba avant même que la Cour constitutionnelle ne se prononce. À Bamingui, la situation dépasse maintenant la simple confrontation entre deux hommes. Elle interroge la persistance ou le rejet de méthodes politiques anciennes, celles qui privilégient l’identité sur les actes, et la rhétorique sur les réalisations​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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Touadera demande désormais au Soudan du Sud d’intervenir dans le Haut-Mbomou : les Azandés rejettent cette manœuvre criminelle

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Touadera demande désormais au Soudan du Sud d’intervenir dans le Haut-Mbomou : les Azandés rejettent cette manœuvre criminelle

Touadera demande désormais au Soudan du Sud d’intervenir dans le Haut-Mbomou : les Azandés rejettent cette manœuvre criminelle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-en-operation-vers-le-site-minier-de-balaka-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera demande désormais au Soudan du Sud d’intervenir dans le Haut-Mbomou : les Azandés rejettent cette manœuvre criminelle
Les mercenaires russes en opération vers le site minier de Balaka, en République centrafricaine

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’échec des mercenaires russes dans le Haut-Mbomou est désormais clair. Le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera se tourne dorénavant vers Juba pour obtenir des soldats. Les miliciens Azandés répliquent par un message sans détour.

 

Le dictateur centrafricain Faustin-Archange Toadera vient de franchir une nouvelle étape dans sa gestion de la crise sécuritaire qui frappe le Haut-Mbomou. Après six années de collaboration avec les mercenaires russes du groupe Wagner, il sollicite désormais l’aide militaire du Soudan du Sud. Cette démarche intervient alors que les forces étrangères déjà présentes sur le terrain n’ont toujours pas réussi à ramener le calme dans cette région frontalière du Soudan du sud et de la RDC.

 

Pourtant, les promesses initiales étaient claires. En 2018, les mercenaires russes sont arrivés en Centrafrique avec l’assurance de rétablir l’ordre en quelques mois. Trois ans plus tard, en 2021, ils ont lancé une offensive d’envergure contre la CPC. L’ambassadeur de la Russie en Centrafrique, à cette époque parlaient alors d’une intervention rapide, trois ou quatre mois tout au plus. Mais le calendrier a dérapé et six ans après, la situation reste difficile.

 

C’est dans ce contexte que le ministre de la Défense s’est rendu au Soudan du Sud. Les raisons exactes de ce voyage restent floues. Certains évoquent une tentative de retrouver des soldats centrafricains qui ont fui vers le territoire voisin. D’autres parlent de déclarations maladroites prononcées devant les autorités sud-soudanaises, dans un pays anglophone où le ministre a dû recourir à un traducteur.

 

Apparemment, la traduction n’a pas rendu fidèlement le message initial. Les propos transmis ont choqué l’auditoire et provoqué une vive réaction de la part des Azandés installés au Soudan du Sud. Ces derniers ont immédiatement alerté leur communauté restée en Centrafrique. La réponse n’a pas tardé à venir, sous la forme d’une lettre ouverte adressée directement au ministre de la Défense.

 

Dans ce document, la communauté azandée rappelle que l’insécurité actuelle dans le Haut-Mbomou découle des choix politiques et militaires opérés par le gouvernement lui-même. Elle souligne que les Azandés du Soudan du Sud ont été scandalisés par la nature des interventions du ministre lors de sa visite à Juba. Le ton employé montre une rupture nette avec les autorités centrafricaines.

 

Les Azandés insistent sur un point précis. Selon eux, ni l’intervention du Soudan du Sud ni l’arrivée de nouvelles troupes étrangères ne permettront de rétablir durablement la paix sans un dialogue inclusif avec les populations locales. Ils estiment que le gouvernement a négligé cette dimension essentielle du conflit en privilégiant uniquement les solutions militaires.

 

La communauté azandée n’a pas oublié les événements passés. Elle rappelle avoir été d’abord utilisée par le pouvoir avant d’être ciblée par des arrestations arbitraires, des enlèvements et des exécutions sans décision de justice. Ces pratiques ont détruit la confiance entre l’État et les populations, créant un fossé difficile à combler aujourd’hui.

 

Par ailleurs, les Azandés pointent l’incapacité des mercenaires russes à restaurer la sécurité sur le terrain. Ils considèrent que le voyage du ministre à l’étranger constitue une tentative de masquer cet échec patent. Pour eux, cette fuite en avant ne change rien aux responsabilités qui pèsent sur les autorités centrafricaines.

 

La position de la communauté azandée se veut sans ambiguïté. Tant que le gouvernement ne se prononcera pas officiellement sur l’enlèvement de leurs dirigeants dans les locaux de la SRI à Bangui, aucune avancée ne sera possible. De même, tant qu’un véritable dialogue politique ne sera pas engagé, toute solution restera fragile et provisoire.

 

Les Azandés affirment leur attachement à la paix, à la justice et au respect de leur dignité. Ils refusent catégoriquement toute tentative d’intimidation ou d’élimination. Leur message est clair : les rapports de force ne remplaceront jamais la vérité ni le droit. Ils estiment que les méthodes employées par le passé ne produiront plus les effets attendus aujourd’hui.

 

Pendant ce temps, le gouvernement centrafricain a accepté de négocier avec certains groupes armés comme le 3R et l’UPC. Mais il refuse obstinément de discuter avec d’autres acteurs centrafricains, notamment les anti-balaka, les combattants azandés, le FPRC , le PRNC et plusieurs autres formations dirigées par des Centrafricains. Cette approche sélective alimente les tensions et empêche l’émergence d’un accord global.

 

Au lieu de chercher un arrangement avec ces groupes centrafricains, Bangui préfère se tourner vers les pays voisins et leur demander des renforts militaires. Cette stratégie provoque l’incompréhension de nombreux acteurs sur le terrain. Pour les Azandés, elle témoigne d’un refus de comprendre les racines profondes du conflit et d’y apporter des réponses adaptées.

 

La déclaration de la communauté azandé circule maintenant largement dans le Haut-Mbomou et au-delà. Elle exprime une lassitude face aux promesses non tenues et aux interventions militaires qui n’ont jamais ramené la stabilité. Les populations attendent des actes concrets plutôt que de nouvelles manœuvres diplomatiques ou l’arrivée de soldats supplémentaires.

 

Par Éric Nzapa

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Bindoumi démonte le mensonge de l’autorité nationale des élections après le fiasco électoral de décembre 2025

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Bindoumi démonte le mensonge de l’autorité nationale des Élections après le fiasco électoral de décembre 2025

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Joseph-Bindoumi-President-de-la-ligue-centrafricaine-de-droit-de-lhomme.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bindoumi démonte le mensonge de l’autorité nationale des élections après le fiasco électoral de décembre 2025
Joseph Bindoumi

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Joseph Bindoumi ne mâche pas ses mots. Le magistrat qui dirige le Réseau Arc-en-ciel pour l’observation des scrutins vient de pointer du doigt l’Autorité nationale des Élections et son fonctionnement bancal lors du dernier scrutin du 28 décembre 2025.

 

L’observateur électoral a parlé sans détour dans l’émission Patara sur la radio Ndèkè-Luka. Selon lui, l’ANE a accumulé les couacs et tente maintenant de se réfugier derrière l’argument du portefeuille financier vide. Une défense qui ne passe visiblement pas auprès de celui qui a scruté de près le déroulement du vote. Bindoumi reconnaît que l’institution a effectivement manqué de liquidités pour mener à bien sa mission, mais il refuse d’accepter cette justification comme un blanc-seing pour tous les dérapages constatés.

 

Les mots du magistrat trahissent une lassitude face aux excuses de l’ANE. Il évoque un “cafouillage” généralisé qui a empêché l’autorité de rassembler les ressources nécessaires à son action. Cette pagaille administrative a engendré des incidents que Bindoumi et son équipe ont minutieusement relevés sans pour autant les crier sur tous les toits. Le réseau d’observation garde sous le coude des informations sensibles qu’il a choisi de ne pas divulguer publiquement.

 

La position de Bindoumi reste néanmoins mesurée quant aux suites à donner. Son organisation n’a pas qualité pour saisir directement le Conseil constitutionnel, mais il fait clairement savoir qu’il compte sur cette instance pour démêler l’écheveau. Le magistrat estime que l’ANE devrait au minimum admettre ses limites plutôt que de se dédouaner complètement. Selon lui, l’autorité électorale devrait reconnaître qu’elle a tenté de faire des efforts malgré des moyens insuffisants, tout en acceptant qu’elle n’a pas réussi à résoudre tous les problèmes.

 

Cette sortie de Bindoumi intervient alors que le Réseau Arc-en-ciel a déjà formulé des recommandations au gouvernement pour renforcer l’arsenal logistique et financier alloué aux Élections. Une manière indirecte de confirmer que le problème dépasse largement le seul scrutin de décembre. L’ANE se retrouve prise entre le marteau des observations critiques et l’enclume de ses carences budgétaires. Bindoumi refuse simplement de laisser l’institution se cacher derrière ce paravent financier pour éviter de rendre des comptes sur sa gestion approximative du processus électoral. Le magistrat renvoie désormais la balle au Conseil constitutionnel, seul habilité selon lui à trancher dans ce dossier épineux où incompétence organisationnelle et insuffisance de moyens se mêlent dans une confusion peu reluisante​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bambouti : les soldats FACA réfugiés au Soudan du sud viennent de rentrer au pays grâce à leur papa Wagner

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Bambouti : les soldats FACA réfugiés au Soudan du sud viennent de rentrer au pays grâce à leur papa Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-soldats-faca-en-fuite-au-soudan-du-sud-dans-le-camp-des-refugies.webp” data-wpel-link=”internal”>Bambouti : les soldats FAKA réfugiés au Soudan du sud viennent de rentrer au pays grâce à leur papa Wagner
Les soldats FACA en fuite au Soudan du sud dans le camp des réfugiés.

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les soldats FACA qui avaient franchi la frontière sud-soudanaise le 28 décembre lors de l’assaut des miliciens azandés sur Bambouti ont finalement réintégré la ville grâce à l’intervention de leurs papa russes du groupe Wagner.

 

Rappelons que le dimanche 28 décembre au matin, vers 4 heures, les combattants azandés ont lancé une offensive d’envergure contre Bambouti, localité centrafricaine collée à la frontière avec le Soudan du Sud. Après quarante minutes d’échanges de tirs nourris, les éléments des forces armées centrafricaines ont abandonné leurs positions. Deux ou trois d’entre eux ont rejoint la base de la Minusca tandis que les autres ont traversé la frontière en direction du pays voisin.

 

Mais une semaine plus tard, les mercenaires russes ont riposté le dimanche 1er janvier, menant une contre-offensive qui a duré de cinq heures du matin jusqu’à quinze heures. Cette opération leur a permis de déloger les miliciens azandés de la ville, au prix de six morts et un blessé dans leurs rangs. Depuis, les Russes maintiennent leur présence à Bambouti, les combattants azandés rôdant toujours aux abords de la localité.

 

Pour récupérer les soldats FACA qui ont pris fuite et réfugier au Soudan du Sud, leurs papas russe Wagner ont organisé vendredi 16 janvier une expédition avec drones et véhicules blindés. Arrivés à un kilomètre de la frontière vers onze heures du matin, ils ont envoyé quelques éléments centrafricains chercher leurs camarades. Les soldats FACA ont ensuite pu regagner Bambouti sous escorte russe, incapables de rentrer par leurs propres moyens sans l’appui de leurs papas Wagner qui assurent leur sécurité depuis le début de cette crise. Les voilà de retour après dix-neuf jours passés de l’autre côté de la frontière.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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À Zémio, les populations continuent de partir, selon Mgr Aurelio Gazzera

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À Zémio, les populations continuent de partir, selon Mgr Aurelio Gazzera

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/eglise-catholique-de-Zemio-dans-le-mbomou.jpg” data-wpel-link=”internal”>À Zémio, les populations continuent de partir, selon Mgr Aurelio Gazzera
Église Catholique de Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, en République centrafricaine. CopyrightDR

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’évêque coadjuteur de Bangassou, Mgr Aurelio Gazzera, recense 30 000 déplacés autour de Zémio. Les derniers affrontements à Bamboutti et Zémio ont relancé l’exode des populations dans cette zone centrafricaine.

 

Les premiers heurts entre les Mercenaires russes et les forces de défense et de sécurité intérieure centrafricaines contre les miliciens autodéfense Azandé ont éclaté le 4 avril 2025. Depuis cette date, les  civils, habitants de Zémio ou d’ailleurs dans le Haut-Mbomou quittent leurs maisons par vagues successives, cherchant protection ailleurs comme en RDC ou au Soudan du sud pour les uns, et sur les sites des déplacés internes pour les autres, affirme le Mgr Aurelio Gazzera.

 

Une accalmie momentanée avait permis à certaines familles de rentrer chez elles. Mais les récents  combats  du janvier dernier à Bambouti et surtout à Zémio ont brisé cet espoir fragile, a expliqué Mgr Aurelio Gazzera.

 

Plus de 2 000 personnes se sont entassées dans l’enceinte de la mission catholique. D’autres ont préféré traverser le fleuve Oubangui pour gagner la ville de Zapay, une localité  située en territoire congolais.

 

Les besoins essentiels manquent : nourriture, médicaments, abris décents. L’accès aux soins reste limité et beaucoup de familles survivent dans des conditions précaires.

 

Le secteur éducatif subit également les conséquences de cette crise. Le lycée public de Zémio comptait 992 élèves l’année dernière, mais seulement 72 ont repris les cours cette année scolaire.

 

Les salles de classe demeurent presque vides et les enfants perdent des mois d’enseignement. Cette année scolaire risque d’être totalement perdue pour la majorité d’entre eux, explique le Mgr Aurelio Gazzera.

 

Mgr Gazzera et ses partenaires, notamment Caritas, préparent des opérations d’assistance. Mais acheminer l’aide vers Zémio relève du défi à cause de la route détériorée et du climat d’insécurité.

 

Même rejoindre Bangassou demande des efforts considérables. Le trajet jusqu’à Zémio ajoute des kilomètres sur des pistes en mauvais état où les convois peuvent être attaqués.

 

Les responsables religieux craignent que la situation ne se détériore davantage dans les prochaines semaines.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : vaste incendie ravage le marché de 5 kilos, dans la Vakaga

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Centrafrique : vaste incendie ravage le marché de 5 kilos, dans la Vakaga

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le marché de 5 kilos, situé dans la préfecture de la Vakaga, à proximité de la ville de Gordile, a été détruit jeudi dernier par les flammes. De nombreuses marchandises ont disparu dans le brasier, provoquant des pertes considérables pour les commerçants venus massivement de la région.

 

Ce lieu d’échanges commerciaux installé non loin de Gordile, rassemble régulièrement des vendeurs venus de Sikikédé, communément appelé Ndah, ainsi que de Boromata et Gordile. Le marché de 5 kilos représente la principale place commerciale de la Vakaga, reconnue pour son dynamisme et sa fréquentation importante. L’emplacement se trouve également à faible distance d’un site d’exploitation aurifère de la zone.

 

D’après les habitants, la saison sèche serait à l’origine de ce sinistre. Ce phénomène destructeur revient chaque année dans ce marché, mais l’édition actuelle a causé des dommages particulièrement importants. L’incident s’est produit jeudi dernier, jour où se tenait l’animation hebdomadaire. Les commerçants ont vu leurs stocks partir en cendres, laissant derrière eux un spectacle de désolation. Les dégâts matériels demeurent conséquents, affectant l’ensemble des activités commerciales du secteur. Les commerçants observent avec inquiétude cette répétition annuelle d’incendies qui frappe régulièrement leur espace d’échanges économiques principal​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DE RENONCEMENT DES RECOURS CONTENTIEUX ÉLECTORAUX DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL APRÈS UNE ÉLECTION BACLÉE ET CONTESTÉE.

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LA PROBLÉMATIQUE DE RENONCEMENT DES RECOURS CONTENTIEUX ÉLECTORAUX DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL APRÈS UNE ÉLECTION BACLÉE ET CONTESTÉE.

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/banderole-de-soutien-a-l-ancien-premier-ministre-marie-henri-dondra-a-ndifa-dans-la-vakaga-produite-par-des-provocateur-de-gordile.jpg” data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DE RENONCEMENT DES RECOURS CONTENTIEUX ÉLECTORAUX DEVANT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL APRÈS UNE ÉLECTION BACLÉE ET CONTESTÉE.
Banderole de soutien à l’ancien premier ministre Marie Henri Dondra à Ndifa, dans la Vakaga, produite par des provocateur de Gordile

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les recours contentieux électoraux sont des moyens juridiques et encadrés pour contester une élection nationale c’est-à-dire les elections présidentielles, législatives ainsi que les référendums.

 

Ces outils légaux consiste à saisir le conseil constitutionnel dans un délai défini par la loi pour contrôler la régularité de l’ensemble des opérations électorales ainsi que le respect ou la saine application de la loi électorale en vigueur.

 

Certes, en République centrafricaine, les contestations des résultats électoraux ne sont pas des phénomènes nouveaux.

 

Il faut noter que les vagues d’irrégularités électorales dénoncées par les deux anciens premiers ministres n’ont pas la même valeur intrinsèque puisque l’autre appartenait au système ou a été solidairement comptable du système d’où sa renonciation à tout recours contentieux devant le Conseil constitutionnel interroge puisqu’elle contribue à la consolidation de la légitimité du candidat déclaré élu au regard de la communauté internationale et des partenaires de développement.

 

D’ailleurs la convergence des graves accusations de fraudes des anciens locataires de la primature oblige le conseil constitutionnel soit à valider ce simulacre d’élection qui le discreditera à jamais auprès de l’opinion publique soit à renverser la constance jurisprudentielle en annulant le scrutin du 28 décembre 2025.

 

Dans le même ordre d’idée et au risque de se paraphraser, nous rappelons que les recours contentieux électoraux ne sont pas de vains mots mais des droits garantis par la constitution dont son usage oblige les sages à revoir méthodiquement le déroulé des Élections et a pour principale conséquence d’annuler partiellement ou totalement une élection lorsque les irrégularités constatées des opérations électorales sont de nature à entacher la sincérité et la crédibilité du dit scrutin.

 

A défaut d’annuler le scrutin ce qui est inédit en Centrafrique, ils permettent de corriger, d’ajuster ou de redresser les résultats provisoires proclamés par l’Autorité Nationale des Élections.

 

Il s’agit d’un droit facultatif et non automatique où le requérant dispose de la liberté ou de la latitude d’en faire usage ou pas.

 

Renoncer à cette redoutable arme démocratique qui est le recours contentieux électoral devant le juge constitutionnel confirme par voie de conséquence la reconnaissance de la victoire à un score soviétique du Président de la République.

 

Il faut noter à titre d’information que l’absence de recours ou l’absence de la saisine du conseil constitutionnel dans le délai légal équivaut à l’acceptation juridique des résultats provisoires proclamés par l’organe chargé de gestion des opérations électorales.

 

En conséquence de ce qui précède, le résultat provisoire devient définitif.

 

À ce stade, il apparaît important de souligner que c’est la rétractation ou la renonciation aux recours contentieux après le relevé exhaustif de graves irrégularités pouvant entacher la crédibilité voire la sincérité du scrutin qui donne matière à réfléchir d’où la grande incompréhension de l’opinion nationale et internationale.

 

Confus ou totalement perdu dans cet imbroglio d’incompréhension, de confusion et de frustration des électeurs, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Après ce tableau synoptique d’irrégularités électorales pouvant entacher la crédibilité du scrutin, qu’est-ce qui peut légitimement justifier ce rétropédalage ou ce revirement accidentogène ?

 

2- S’agit-il d’une pression politique, d’un chantage, d’un instinct de survie, d’un deal ou négociation politique voire simplement d’une stratégie politique ?

 

3- Quelle est la valeur politique de cette aventure qui va de la dénonciation à la reddition judiciaire ?

 

4- Peut-on aussi facilement troquer l’expression de la volonté souveraine du peuple contre des intérêts stratégiques en renonçant à un recours jugé légitime ?

 

Il est évident que la politique n’est pas une dynamique figée dans le temps et dans l’espace mais la cohérence dans la linéarité des faits et gestes importe.

 

En tout état de cause, sachant que les Élections groupées du 28 décembre 2025 n’était qu’une mascarade, le seul enjeu majeur pour le pouvoir de Bangui n’était que de limiter la saisine du conseil constitutionnel afin de légitimer voire de crédibiliser sa réélection mécaniquement agencée.

 

Il ne faut pas perdre de vue que les chiffres parlent et le message des chiffres a été entendu par la majorité des centrafricains nonobstant l’absence de campagne de boycott de la part de l’opposition démocratique représentée par le BRDC.

 

En attendant, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous rattraper.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial où on negocie des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agit d’une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir.

 

Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

 

Limassa le 17 Janvier 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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L’attaque de la douane de Béloko  par les rebelles de 3R en janvier 2023 : 23 camions incendiés, 2 soldats et 1 mercenaire Wagner tués, 500 millions FCFA partis en fumée. Alors, Pourquoi ?

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L’attaque de la douane de Béloko  par les rebelles de 3R en janvier 2023 : 23 camions incendiés, 2 soldats et 1 mercenaire Wagner tués, 500 millions FCFA partis en fumée. Alors, Pourquoi ?

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Poste-des-douanes-de-Beloko-rehabilite.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’attaque de la douane de Béloko par les rebelles de 3R en janvier 2023 : 23 camions incendiés, 2 soldats et 1 mercenaire Wagner tués, 500 millions FCFA partis en fumée. Alors, Pourquoi ?
Poste de douane de Béloko réhabilité . CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 21 janvier 2023, aux premières heures du jour, les rebelles du groupe 3R lancent une attaque d’une violence inouïe contre le principal poste douanier de Béloko, à la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine. Les assaillants utilisent des lance-roquettes pour détruire méthodiquement 23 camions stationnés dans l’enceinte du poste. La plupart de ces véhicules sont chargés de barils de carburant. Les explosions successives provoquent un incendie gigantesque qui ravage tout sur son passage. Bilan humain : deux soldats des Forces armées centrafricaines et un mercenaire du groupe Wagner périssent dans les flammes ou sous les tirs. Bilan matériel : 500 millions de francs CFA partent en fumée.

 

Cette attaque n’est pas un acte de banditisme ordinaire. Elle vise délibérément les infrastructures de contrôle du carburant et frappe au cœur du dispositif mis en place par Wagner pour superviser les flux d’importations et la collecte des recettes douanières. Le poste de Béloko représente un enjeu stratégique majeur : c’est par là que transite l’essentiel du carburant importé par voie terrestre depuis le Cameroun. Contrôler Béloko, c’est contrôler l’approvisionnement en carburant de la capitale et d’une grande partie du pays.

 

Les 23 camions détruits dans l’attaque avaient été saisis quelques jours auparavant par les autorités douanières avec l’appui de Wagner. Cette saisie s’inscrivait dans une répression lancée par le gouvernement contre les importations de barils après l’annulation en janvier 2023 des licences spéciales d’importation accordées durant la crise de 2022. Des centaines de petits importateurs qui avaient obtenu des licences exceptionnelles pour acheminer du carburant en barils depuis le Cameroun se sont retrouvés hors-la-loi du jour au lendemain. Leurs stocks ont été confisqués, leurs camions immobilisés aux postes-frontières.

 

Selon des sources internes au secteur du carburant interrogées par les enquêteurs, l’assaut aurait pu être commandité par des commerçants de carburant partageant des intérêts communs avec les rebelles du 3R. L’objectif : empêcher que le carburant confisqué ne tombe entre les mains du ministère de l’Énergie ou du groupe Wagner. Plutôt que de laisser leurs marchandises être détournées par les autorités ou revendues au profit de Wagner, ces commerçants auraient préféré tout détruire. Cette hypothèse expliquerait pourquoi les assaillants ont pris soin de cibler spécifiquement les camions de carburant plutôt que d’autres infrastructures du poste.

 

L’attaque de Béloko démontre la capacité des groupes armés à frapper des cibles stratégiques en représailles contre les politiques gouvernementales qui menacent leurs intérêts économiques. Le groupe 3R, dominé par les Peuls et membre de la Coalition des patriotes pour le changement, opère principalement dans le nord-ouest du pays. Cette région est traversée par les routes terrestres du commerce du carburant en provenance du Cameroun. Le contrôle de ces routes a longtemps permis au 3R de prélever des taxes informelles sur les convois et de s’approvisionner en carburant pour ses propres besoins.

 

La présence permanente de Wagner au poste douanier de Béloko constitue une anomalie juridique qui en dit long sur la capture de l’État centrafricain par les Mercenaires russes. Le contrat de coopération douanière entre la Russie et le gouvernement centrafricain a été résilié en octobre 2021 sous la pression internationale. Ce contrat permettait officiellement à des conseillers russes de superviser les opérations douanières et d’assister les autorités centrafricaines dans la lutte contre la contrebande. Mais après la résiliation officielle du contrat, Wagner n’a jamais quitté les postes douaniers. Les mercenaires russes continuent de contrôler Béloko comme si de rien n’était, supervisent les importations, vérifient les documents, et prélèvent leur part sur les recettes.

 

Cette présence illégale de Wagner à Béloko permet au groupe de contrôler physiquement les flux de carburant et d’identifier les cargaisons à saisir. Les mercenaires russes ne se contentent pas d’observer : ils donnent des ordres aux douaniers centrafricains qui obéissent sans discuter. Wagner décide quels camions peuvent passer, lesquels doivent être fouillés, lesquels doivent être confisqués. Cette mainmise directe sur le principal point d’entrée du carburant transforme Wagner en véritable maître du secteur, bien au-delà de son rôle officiel de partenaire militaire du gouvernement.

 

Le communiqué officiel publié après l’attaque minimise l’ampleur des dégâts. Le ministère de l’Énergie parle de dommages matériels sans préciser le nombre exact de camions détruits ni la valeur des marchandises perdues. Le gouvernement ne veut pas admettre publiquement que les rebelles ont réussi à frapper un site supposément sécurisé et à infliger des pertes considérables aux forces de l’ordre. Reconnaître l’échec reviendrait à avouer que Wagner et les FACA ne contrôlent pas le terrain aussi fermement qu’ils le prétendent.

 

L’Association Internationale des Douaniers Francophones publie des photos montrant l’étendue des destructions. Les images révèlent un paysage de désolation : des carcasses de camions calcinés, des structures métalliques tordues par la chaleur, des conteneurs éventrés. Le poste douanier lui-même a subi des dommages importants. Les installations administratives ont brûlé, les équipements de contrôle ont été détruits. Il faudra des semaines pour remettre Béloko en état de fonctionnement normal.

 

Le Tambourin, un média en ligne, titre le 24 janvier 2023 : “Béloko n’est pas tombé, mais Bangui risque de payer le lourd tribut dans les jours à venir”. L’article anticipe correctement les conséquences de l’attaque sur l’approvisionnement de la capitale. Avec le principal poste-frontière hors service et les importateurs terrorisés par la violence des rebelles, les livraisons de carburant vers Bangui vont forcément diminuer. Les prix vont grimper, les files d’attente aux stations-service vont s’allonger, les tensions vont monter.

 

Le groupe 3R a une longue histoire d’attaques contre les convois de carburant et les infrastructures pétrolières. En juin 2021, les rebelles incendient deux camions dans le village de Zom dans le nord-ouest. En juillet 2021, ils brûlent 18 motocyclettes transportant du carburant dans la localité de Bocaranga. Ces attaques ciblées visent à perturber les approvisionnements qui profitent au gouvernement, aux FACA ou à Wagner. Les rebelles peuls du 3R considèrent que tout carburant qui arrive à Bangui renforce leurs ennemis et finance les opérations militaires menées contre eux.

 

L’ampleur de l’attaque de Béloko dépasse largement les incidents précédents. Utiliser des lance-roquettes contre un poste douanier gardé par l’armée et Wagner nécessite une planification minutieuse et des moyens militaires conséquents. Les assaillants devaient connaître précisément la disposition des lieux, le nombre de défenseurs, les horaires des patrouilles. Cette connaissance suggère soit des complicités à l’intérieur du poste, soit une surveillance prolongée avant l’assaut.

 

La piste des commerçants qui auraient commandité l’attaque pour récupérer leurs marchandises saisies mérite attention. Ces opérateurs avaient investi des sommes considérables dans l’achat et le transport du carburant. La confiscation de leurs camions représentait la faillite immédiate pour beaucoup d’entre eux. Certains avaient emprunté pour financer leurs importations et se retrouvaient ruinés. Dans ce contexte, payer les rebelles du 3R pour attaquer le poste et détruire les preuves de la contrebande pouvait apparaître comme la seule option pour éviter des poursuites judiciaires et des amendes astronomiques.

 

Le fait que les rebelles aient systématiquement détruit les camions plutôt que de les voler renforce cette hypothèse. Si le 3R avait agi pour son propre compte, les combattants auraient récupéré le carburant au lieu de le brûler. Le carburant représente une ressource précieuse pour un groupe armé qui en a constamment besoin pour ses véhicules et ses groupes électrogènes. Détruire 23 camions chargés de barils n’a de sens que si l’objectif était d’empêcher quelqu’un d’autre d’en profiter, pas de s’approvisionner soi-même.

 

Les deux soldats FACA tués dans l’attaque étaient postés à l’entrée du poste douanier. Le mercenaire Wagner se trouvait dans le bâtiment principal où les Russes supervisent les opérations de dédouanement. Les assaillants ont concentré leurs tirs sur ces positions stratégiques avant de s’en prendre aux camions stationnés dans la cour. Cette séquence d’actions révèle une tactique militaire cohérente : neutraliser d’abord les défenseurs, puis détruire les objectifs matériels.

 

Les familles des deux soldats FACA tués n’ont probablement jamais reçu de compensation adéquate. Les FACA paient irrégulièrement leurs troupes, et les indemnités pour les soldats tombés au combat restent souvent au stade des promesses. Ces hommes sont morts en défendant un poste douanier qui servait avant tout à enrichir Wagner et les importateurs corrompus. Ils ont donné leur vie pour protéger un système de vol organisé dont ils ne profitaient pas.

 

Le mercenaire Wagner tué à Béloko fait partie du tribut que le groupe a payé pour son implantation en République centrafricaine. Entre 2021 et 2023, plusieurs dizaines de mercenaires russes ont été tués dans des combats contre les groupes armés ou dans des attentats. Wagner ne publie jamais ses pertes, mais les témoignages locaux et les rapports d’ONG permettent de reconstituer un bilan approximatif. Chaque mort doit être rapatrié discrètement en Russie, et les familles reçoivent des compensations financières pour acheter leur silence.

 

Après l’attaque de Béloko, Wagner a renforcé la sécurité du poste avec des effectifs supplémentaires et des positions défensives améliorées. Le groupe ne pouvait pas se permettre de perdre le contrôle de ce point stratégique. Les mercenaires russes ont également intensifié les opérations de contre-insurrection dans le nord-ouest pour affaiblir le 3R et l’empêcher de lancer de nouvelles attaques. Ces opérations se sont accompagnées des violations des droits humains habituelles : massacres de civils, destructions de villages, violences sexuelles.

 

La capacité persistante du 3R à perturber les principaux corridors commerciaux démontre que les groupes armés conservent une puissance de nuisance importante malgré les offensives gouvernementales. Les accords de paix signés entre le gouvernement et certains groupes rebelles en 2025 n’ont pas mis fin aux tensions. Le contrôle du carburant reste un enjeu central qui peut à tout moment rallumer les hostilités. Les rebelles qui ont accepté de déposer les armes l’ont fait en échange de garanties économiques, incluant souvent le droit de continuer certaines activités commerciales dans leurs zones d’influence.

 

Les 500 millions de francs CFA de dégâts causés par l’attaque de Béloko représentent une perte sèche pour les importateurs dont les camions ont brûlé. Aucune assurance ne couvre ce type de risque en République centrafricaine. Les commerçants de carburant opèrent sans filet de sécurité, sachant qu’une saisie, une attaque ou un accident peut les ruiner du jour au lendemain. Cette précarité explique pourquoi ils sont prêts à payer des sommes considérables en pots-de-vin pour sécuriser leurs opérations et obtenir des protections.

 

L’attaque de Béloko a temporairement perturbé les approvisionnements de Bangui, mais le système a rapidement repris son cours normal. D’autres camions ont pris le relais, d’autres pots-de-vin ont été versés, d’autres cargaisons ont été confisquées puis revendues. Le carburant a continué de circuler parce que trop d’intérêts puissants dépendaient de ces flux. Wagner avait besoin de carburant pour ses opérations militaires et minières. Les FACA avaient besoin de carburant pour leurs véhicules. Le gouvernement avait besoin des recettes douanières, même partielles et détournées. Les importateurs avaient besoin de leurs marges bénéficiaires. Personne ne pouvait se permettre un arrêt prolongé.

 

Le poste de Béloko est redevenu opérationnel quelques semaines après l’attaque. Wagner a supervisé la reconstruction en priorité absolue. Les douaniers centrafricains ont repris leurs activités de taxation et de corruption. Les camions de carburant ont recommencé à franchir la frontière en payant leur tribut aux différents prédateurs postés sur la route. Le business as usual a prévalu, comme toujours dans un pays où la violence fait partie du paysage quotidien et où les morts ne comptent que s’ils appartiennent à l’élite.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Braquage sur l’axe Bocaranga-Ngaoundaye : une ONG dépouillée par des hommes armés non identifiés

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Braquage sur l’axe Bocaranga-Ngaoundaye : une ONG dépouillée par des hommes armés non identifiés

 

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Scène de rue à Bocaranga avec un camion orange, des motos et des policiers sur des motos avec ddes piétons. CopyrightCNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce jeudi 16 janvier, une équipe d’une organisation non gouvernementale internationale circulant entre Bocaranga et Ngaoundaye s’est fait attaquer par un groupe d’individus armés non identifiés. L’agression s’est soldée par le vol d’une caisse considérable, bien que les membres du personnel aient eu la vie sauve.

 

L’incident s’est déroulé en plein jour sur cet itinéraire fréquemment emprunté par les commerçants et acteurs humanitaires opérant dans la zone. Les assaillants ont surgi sans crier gare, contraignant le convoi à s’immobiliser. Armés et déterminés, ils ont procédé au pillage méthodique des biens transportés, s’emparant notamment d’une enveloppe financière dont le montant exact n’a pas encore été communiqué.

 

Les témoignages recueillis par la rédaction du CNC auprès des victimes font état d’hommes masqués, parlant la langue bizarre et manifestant une connaissance précise des déplacements des équipes humanitaires dans le secteur. Cette familiarité avec les mouvements des acteurs humanitaires laisse planer des interrogations quant à l’origine de ces renseignements.

 

Malgré la violence de l’abordage, aucun membre de l’équipe n’a subi de blessures corporelles. Les malfaiteurs se sont contentés de rafler l’argent liquide avant de disparaître dans la brousse environnante.

 

Cet épisode vient s’ajouter à une série de longue liste d’agressions visant les humanitaires dans cette zone frontalière particulièrement instable. Plusieurs organisations avaient déjà signalé des menaces croissantes pesant sur leurs équipes, les obligeant parfois à suspendre temporairement leurs activités dans certaines localités.

 

Par Fortuné Bobérang

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Nadine Kossi exige la libération de Koumba Ndiaye, sous-préfète kidnappée à Bambouti

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Nadine Kossi exige la libération de Koumba Ndiaye, sous-préfète kidnappée à Bambouti

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Le garde du corps de la sous-préfète de Bambouti découvert sans vie
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Nadine Kossi, à la tête d’Action Solidaire, presse les autorités centrafricaines de libérer Koumba Ndiaye, sous-Préfète enlevée le 28 décembre dernier à Bambouti.

 

La responsable associative s’est exprimée mercredi à Bangui devant les journalistes. Elle a lancé cet appel dans un contexte où la préfecture du Haut-Mbomou connaît depuis plusieurs mois une recrudescence des accrochages armés.

 

Cette situation a conduit à la capture de Koumba Ndiaye par des combattants du groupe Azandé Ani Kpi Gbé. L’administratrice reste détenue depuis maintenant onze jours sans qu’aucune négociation n’ait abouti.

 

Face à cette séquestration qui perdure, plusieurs voix commencent à s’élever dans le pays. Nadine Kossi figure parmi les premières à dénoncer publiquement cet enlèvement qu’elle considère comme une entrave aux progrès réalisés par les femmes centrafricaines.

 

Selon elle, cette capture compromet les avancées obtenues par celles qui travaillent au redressement du pays et au retour de la tranquillité. “Au moment où la femme centrafricaine gagne en assurance et prend la place qui lui revient, cette arrestation bafoue sa liberté et son honneur”, a-t-elle déclaré.

 

La présidente d’Action Solidaire n’a pas mâché ses mots pour qualifier l’acte commis. “Aucune raison ne peut excuser pareil acte”, a-t-elle ajouté devant la presse.

 

Au-delà de la dénonciation, Nadine Kossi attend des actes concrets de la part des responsables gouvernementaux. Elle demande qu’ils agissent rapidement pour faire sortir Koumba Ndiaye de captivité, retenue depuis le jour où se sont déroulés quatre votes électoraux en République centrafricaine.

 

Les miliciens n’ont donné aucun signe de vouloir relâcher leur otage. La région du Haut-Mbomou connaît une instabilité persistante qui affecte les populations civiles et complique le travail des fonctionnaires locaux​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Incendie au marché de Bornou : zéro secours, zéro pompier, colère totale

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Incendie au marché de Bornou : zéro secours, zéro pompier, colère totale

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Avec la saison sèche qui s’installe en République centrafricaine, les incendies se multiplient sur tout le territoire. Après celui du marché de 5 Kilos dans la Vakaga, c’est au tour du marché de Bornou à Bambari de brûler complètement la semaine dernière.

 

Les flammes ont dévoré les étals pendant que seuls les commerçants et quelques habitants tentaient d’éteindre le feu. Leurs efforts sont restés vains face à l’ampleur du sinistre. Aucun pompier n’est venu, aucun camion-citerne ne s’est déplacé. Les riverains ont filmé la scène et partagé les images sur les réseaux sociaux, accompagnées de commentaires furieux.

 

“C’est quel pays?”, s’interrogent-ils dans leurs publications. Beaucoup rappellent que Bambari est considérée comme la deuxième ville du pays, pourtant elle ne dispose d’aucun moyen de lutte contre les incendies. Les critiques fusent: la République centrafricaine ne mérite même pas d’être appelée un pays, certains vont jusqu’à employer des termes très durs pour qualifier cette situation.

 

Les vidéos montrent des flammes immenses s’élevant dans le ciel tandis que des gens impuissants regardent leurs biens partir en cendres. L’absence totale d’intervention officielle choque profondément.

 

Cette situation n’est pas propre à Bambari. Sur l’ensemble du territoire centrafricain, y compris dans la capitale Bangui, le service des pompiers existe sur le papier mais ne fonctionne pas vraiment. Le matériel manque cruellement. Quand un incendie se déclare, c’est généralement la Minusca, la mission des Nations Unies présente dans le pays, qui envoie ses propres équipes de secours.

 

Il fut un temps où l’ambassade de France soutenait ce service, finançant la construction de bâtiments et l’achat de véhicules. Depuis que cette aide a cessé il y a plusieurs années, tout s’est délabré. Les citoyens qui appellent les pompiers à Bangui reçoivent régulièrement la même réponse: pas de carburant, pas de véhicule disponible, ou encore véhicule en panne.

 

Les habitants de Bambari qui ont exprimé leur colère sur les réseaux ne se trompent peut-être pas dans leur jugement. Comment qualifier autrement un territoire où les populations doivent affronter seules des catastrophes que n’importe quel État normalement constitué devrait pouvoir gérer? Les commerçants du marché de Bornou ont tout perdu sans qu’aucune aide publique ne leur parvienne​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Paul-Crescent Beninga : Une Justice à Deux Vitesses pour les Anti-Balaka et la Séléka

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Paul-Crescent Beninga : Une Justice à Deux Vitesses pour les Anti-Balaka et la Séléka

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/bobo-de-3r.jpg” data-wpel-link=”internal”>Paul-Crescent Beninga : Une Justice à Deux Vitesses pour les Anti-Balaka et la Séléka
Dépôt de l’arme du général Sembé Bobo, chef rebelle du groupe 3R à la cité des chefs d’État à Bangui

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’accord de paix du 19 avril 2025 à Ndjamena relance le débat sur l’équité judiciaire en Centrafrique.

 

L’accord de paix signé le 19 avril 2025 à Ndjamena entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés UPC et 3R a relancé les débats sur la gestion des groupes armés par le pouvoir. Paul-Crescent Beninga, enseignant-chercheur à l’Université de Bangui et porte-parole du GTSC, a exprimé lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka ses préoccupations concernant une justice à deux vitesses pratiquée par le gouvernement.

 

Cette justice différentielle favorise selon lui les leaders de l’ex-coalition Séléka, comme Ali Darassa et Bobo, tout en appliquant une répression plus sévère aux Anti-Balaka. Beninga accuse le gouvernement de protéger les figures issues de la Séléka, rappelant que des leaders comme Hassan Bouba, membre du gouvernement, bénéficient d’une immunité malgré des accusations de crimes graves. Il note la présence d’au moins cinq ministres issus de la Séléka, témoignant d’un traitement préférentiel pour ce groupe.

 

L’accord de Ndjamena, qui promet des postes dans l’administration et l’armée à des leaders comme Ali Darassa de l’UPC et Bobo du 3R, tous deux liés à la Séléka, renforce cette partialité selon l’universitaire. En revanche, les Anti-Balaka font l’objet d’une répression plus sévère. Beninga rappelle que des leaders anti-balaka sont activement poursuivis par la justice, nationale ou internationale, tandis que les figures de la Séléka semblent bénéficier d’une indulgence.

 

Cette disparité inquiète l’enseignant-chercheur, qui observe que le gouvernement va chercher des chefs rebelles de la Séléka, qu’il qualifie d’”étrangers”, pour négocier, plutôt que de les livrer à la justice pour leurs crimes, comme ceux commis à Alindao ou Kaga-Bandoro. Beninga dénonce l’influence du “lobby Séléka”, qui selon lui tient le gouvernement en otage.

 

Cette justice à deux vitesses, où les leaders de la Séléka sont privilégiés tandis que les Anti-Balaka sont ciblés, compromet l’équité et la réconciliation nationale. Pour Beninga, cette approche témoigne d’une volonté manifeste de protéger un groupe au détriment d’un autre, sapant la confiance des Centrafricains dans l’État.

 

Les accusations de Paul-Crescent Beninga pointent une justice sélective qui, en favorisant la Séléka aux dépens des Anti-Balaka, risque d’aggraver les tensions communautaires et de compromettre la quête d’une paix durable en Centrafrique….

 

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Flash info : Accident mortel au quartier Galabadja impliquant une moto et deux véhicules

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Flash info : Accident mortel au quartier Galabadja impliquant une moto et deux véhicules

 

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Un moto taximan avec ses clients, des élèves et adolescents, sur la route de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un accident de la circulation a coûté la vie à une femme ce vendredi après-midi vers 14 heures sur l’avenue du Général Mbaïkoua, dans le huitième arrondissement. Le drame s’est produit juste au niveau de l’église de l’ancien Président François Bozizé.

 

Les faits se sont enchaînés rapidement. Un véhicule en provenance du PK12 roulait depuis l’ENERCA de Gobongo en direction du commissariat du huitième arrondissement. Derrière lui, une moto transportait une passagère. Dans le sens inverse, un autre véhicule montait depuis le commissariat pour aller vers l’ÉNERCA de Gobongo.

Arrivée juste au niveau de l’église de Bozizé, le conducteur de la moto voudrais dépasser le véhicule qui est devant lui. Malheureusement, la manœuvre s’est soldée par une collision frontale avec le véhicule venant en face. Sous l’impact, la passagère a été éjectée de la moto et s’est retrouvée au sol sous le véhicule en provenance du huitième.

Le véhicule roulant en sens inverse n’a pas pu éviter la femme tombée sur la chaussée. Elle est décédée sur place. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire. Les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer par les autorités compétentes. La zone de Galabadja 3 connaît régulièrement des incidents de ce type en raison de la densité du trafic et de la vitesse excessive de certains conducteurs​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Il y’a lieu de noter que le véhicule en provenance du PK12 fuyait les gendarmes au niveau du PK10, et un gendarme le poursuivait également. Malheureusement, c’est le même gendarme qui pourchassait le véhicule qui a transporté le corps sans vie de la victime pour ramener à la morgue de l’hôpital communautaire.

 

Par Anselme Mbata

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Harsene Yele Moussa, célèbre escroc de l’or et du diamant, arrêté par la brigade minière mais libéré dès le lendemain

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Harsene Yele Moussa, célèbre escroc de l’or et du diamant, arrêté par la brigade minière mais libéré dès le lendemain

 

Harsene Yele Moussa, célèbre escroc de l’or et du diamant, arrêté par la brigade minière mais libéré dès le lendemain
Harsene Yele Moussa, le super escroc centrafricain connu dans le monde entier dans cette affaire, même au Kenya

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il y’a quelques semaines, les enquêteurs de la brigade minière ont arrêté Harsene Yele Moussa en pleine activité. Le suspect des escroqueries à au niveau international a été libéré vingt-quatre heures plus tard par la gendarmerie. Incroyable!

 

L’arrestation a eu lieu sur l’axe de Mbaïki, dans le sud-ouest de la Centrafrique. Les enquêteurs de la brigade minière l’ont embarqué dans un petit village après plusieurs semaines de recherches. Le dossier pèse lourd : quarante-six millions de francs CFA disparus dans une transaction qui n’a jamais abouti, des documents falsifiés, des promesses de livraison d’or vers Dubaï qui se sont volatilisées.

 

Mais cette arrestation n’aura duré que le temps d’une nuit. L’avocat de la partie plaignante avait préparé son argumentaire, rassemblé les preuves, anticipé une instruction longue. Quand il s’est présenté à la gendarmerie le lendemain, on lui a annoncé que le détenu avait déjà quitté les lieux.

 

Le motif invoqué par les agents a de quoi laisser sans voix tous ceux qui suivent ce dossier. Les gendarmes ont tout simplement justifié leur geste que le suspect est candidat aux législatives du MCU. Donc il faut le laisser d’abord le temps d’aller battre sa campagne électorale. Cette justification a laissé l’avocat sans voix.

 

Pourtant, aucun article du code de procédure pénal ne prévoit pareille immunité provisoire. Dans quel registre une candidature aux Élections efface-t-elle des accusations d’escroquerie internationale ? Pourtant, les gendarmes ont tranché, et le gros escrocs circule à nouveau librement pour aller faire une autre victime.

 

Rappelons que l’affaire qui lui vaut ces poursuites remonte à novembre dernier. Un homme d’affaires franco-israélien établi entre le Cameroun et les Émirats arabes unis reçoit une proposition alléchante : acquérir vingt-cinq kilogrammes d’or brut centrafricain. Le contact initial passe par David Ford Aka’a, un Camerounais se faisant passer pour pasteur.

 

Ce dernier garantit la fiabilité des interlocuteurs à Bangui et la conformité administrative de l’opération. Le 22 novembre, l’investisseur franco-israéliens atterrit dans la capitale centrafricaine et pose ses valises à l’hôtel Ledger. C’est là que Moussa entre en scène, se présentant comme directeur d’une coopérative minière baptisée Face à Face.

 

Dès les premières heures, les demandes d’argent commencent à pleuvoir. Sept cent mille francs pour des formalités, cinq cent mille pour des démarches parallèles, encore cinq cent mille en prêt personnel, puis trois cent cinquante mille pour la logistique. Chaque versement s’accompagne de la même assurance : le colis attend, il suffit de régler les derniers détails avant le départ pour Dubaï.

 

Puis la quantité annoncée double sans crier gare. Les vingt-cinq kilogrammes initiaux deviennent cinquante. Moussa explique que des taxes douanières imprévues bloquent l’expédition, que le Becdor impose des frais supplémentaires.

 

Le montant grimpe à quarante et un millions de francs CFA. Pour convaincre son client, il produit une série de papiers officiels : factures commerciales estampillées au nom de la coopérative Face à Face, puis d’une autre structure nommée KE-MINES, laissez-passer délivrés par la Direction générale des ressources minières. Un bordereau de transport aérien émis par une compagnie appelée Anchor Way Lines complète le dossier.

 

Les documents mentionnent un envoi vers Diamanterie, société basée dans la zone franche de Dubaï. Les cachets de l’aéroport de Bangui-Mpoko figurent sur plusieurs pièces. Tout semble en ordre, du moins en apparence.

 

L’investisseur paie donc sans se méfier. Vingt et un mille cinq cents dollars en cryptomonnaie, cinquante mille dollars en liquide, cinq millions de francs CFA pour les billets d’avion. Une fois arrivé aux Émirats, il tente de localiser le colis.

 

Il contacte les services de fret, vérifie le numéro de cargo inscrit sur l’Airway Bill, cherche à joindre la compagnie de transport. Aucune trace de l’envoi. Le numéro de référence ne correspond à rien dans les bases de données.

 

La société Anchor Way Lines n’existe pas sous la forme indiquée. Les coordonnées mènent à des impasses. Le colis n’a jamais quitté Bangui, peut-être n’a-t-il jamais existé.

 

Cette mécanique n’est pas une première pour Moussa. Quelques semaines auparavant, un homme d’affaires kenyan du nom de Godoua Imendji Jesus Pierrot s’est fait piéger par un schéma identique. Les autorités de Nairobi ont arrêté deux suspects, Peter Odhiambo Onyango et Doreen Mary Odour, qui orientaient les victimes vers un intermédiaire à Bangui.

 

Le nom donné par ces complices kenyans : Moussa Yele Harsene, encore le redoutable escroc centrafricain est cité dans cette affaire. Les montants en jeu dépassaient cinq cent cinquante-huit mille dollars américains, auxquels s’ajoutaient cent douze mille dollars déjà versés en Centrafrique et soixante-quinze mille dollars supplémentaires. Là encore, promesse d’or, documents officiels, montée des frais, puis disparition du colis une fois les paiements effectués.

 

Un laissez-passer prétend qu’un lot de cinquante kilogrammes a été acheté dans la région de Boda entre octobre et novembre, pour une valeur de soixante-quinze millions de francs CFA. Le destinataire final reste toujours Triplex Diamond DMCC. Le bordereau de transport indique un poids de cinquante-deux virgule quarante-cinq kilogrammes, un mode de paiement en espèces, un enlèvement prévu le 20 novembre et une livraison attendue le 22.

 

Sauf que rien ne part jamais de Bangui. Les documents changent au fil des jours pour s’adapter aux circonstances. Après le dépôt de plainte du 26 novembre, une nouvelle facture apparaît, datée du 8 décembre, signée par KE-MINES.

 

Elle décrit un lingot portant le numéro de barre quinze, avec un titre à vingt-trois virgule soixante-huit carats et une pureté de quatre-vingt-seize pour cent. Le destinataire demeure Diamanterie, le paiement toujours prévu à Dubaï après des tests en raffinerie. Cette facture arrive après que l’investisseur a découvert la supercherie, comme si le réseau adaptait ses papiers au fur et à mesure que les blocages se multipliaient.

 

Notons que monsieur David Ford Aka’a, le rabatteur camerounais, circule toujours librement entre Yaoundé et Bangui. Son rôle de premier contact est clairement établi dans les documents, mais aucune autorité n’a confirmé l’ouverture d’une enquête le concernant. La victime affirme qu’il aurait déjà approché d’autres investisseurs avec des propositions similaires.

 

Il y’a lieu de rappeler que monsieur Harsene Yele Moussa  n’est pas à sa première arrestation. On se souvient il y’a quelques mois, ce monsieur a été interpelé et écroué à la maison d’arrêt de Ngaragba. Mais 24 heures après son arrivée à Ngaragba, Harsene Yele Moussa  sort librement. C’est incroyable!

 

Alors, les centrafricains se demandent si  ce genre de personnage accède au parlement, les conséquences pour le pays risquent d’être considérables. L’Assemblée nationale compte déjà des députés controversées et voleurs dans ses rangs. Mais l’arrivée de tel individus poursuivis pour des escroqueries internationales changerait encore la donne et installerait un précédent dangereux pour l’avenir des institutions​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Trump contre Touadéra ? Voici comment le quotidien L’Hirondelle fabrique un complot mondial contre Bangui

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Trump contre Touadéra ? Voici comment le quotidien L’Hirondelle fabrique un complot mondial contre Bangui

 

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Trump contre Touadéra ? Voici comment le quotidien L’Hirondelle fabrique un complot mondial contre Bangui
Image d’illustration des conseillers américains à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans son édition du 12 janvier, le quotidien L’Hirondelle prête à Trump des déclarations hostiles contre la Centrafrique. Pourtant, nos vérifications à la source ne confirment pas ces informations.

 

Dans son journal publié le 12 janvier 2026, le quotidien L’Hirondelle publie des citations entières qu’il attribue au président américain. Trump aurait dénoncé Touadéra sur les réseaux sociaux. Trump aurait parlé de la Centrafrique à la télévision depuis la Maison Blanche. Trump aurait condamné les résultats électoraux et la candidature à un troisième mandat. Mensonge. La Maison Blanche n’a rien publié. Le Département d’État n’a rien publié. Le Trésor américain n’a rien publié. La presse internationale n’en parle pas. Ces déclarations n’existent pas.

 

Les phrases mises dans la bouche de Trump par Wagner ne ressemblent même pas à son style. Elles sonnent faux. Elles ressemblent à des slogans mal traduits, à des formules bricolées par quelqu’un qui ne connaît pas la communication américaine. Personne ne parle comme ça à Washington. Personne n’écrit comme ça dans une déclaration présidentielle. C’est du mauvais théâtre à l’ivoirienne.

 

L’article mélange ensuite tout dans le désordre. Il parle d’offensive régionale sans dire laquelle. Il parle de sanctions sans en citer une seule. Il parle d’hostilité coordonnée sans montrer le moindre fait. Aucun pays voisin n’a bougé contre Bangui. Aucune organisation africaine ou internationale n’a condamné les Élections. Aucun sommet n’a décidé quoi que ce soit. Tout est inventé de bout en bout par ses auteurs qui ne sont que les Mercenaires russes et le dictateur de Bangui.

 

Puis vient la partie sur les minerais. La Centrafrique serait devenue la cible des grandes puissances à cause de ses richesses. Eh! Hirondelle! Mensonge encore. Où sont les investisseurs ? Où sont les chiffres ? La RCA n’intéresse personne. Ce n’est pas un pays prioritaire dans les calculs internationaux. Personne ne se bat pour contrôler Bangui. Cette histoire sert juste à gonfler l’importance du régime et à justifier sa fermeture.

 

Le journal balance ensuite des acronymes et des noms de projets : corridor CD-13, agropole de Boukoko, PARAM, PRADAC, CEMAC, ICRA. Aucun lien entre eux. Aucune explication. Juste une liste jetée là pour impressionner. Le Cameroun est même accusé d’avoir été déstabilisé par la situation centrafricaine. Affirmation lourde et gratuite. Vraiment Hirondelle! Fait attention avec les texte produits par les Wagner. C’est tellement idiot que même les bébés ne vont pas y croire à de tel mensonge.

 

Ce texte ne raconte pas une crise diplomatique. Il trahit la panique du pouvoir. Touadéra et son entourage ont peur de la contestation interne. Ils savent que les Élections sont contestées. Ils savent que la légitimité vacille. Alors ils inventent un ennemi extérieur. Ils fabriquent une menace internationale pour détourner l’attention. La méthode est vieille et connue.

 

Wagner et les conseillers russes ont monté cette opération. Ils connaissent bien ces techniques de désinformation. Ils savent comment créer un climat de siège. Ils savent comment transformer la critique en complot. Ils ont fait pareil ailleurs. Ils recommencent ici. L’Hirondelle sert de relais. Le journal ne vérifie rien. Il publie ce qu’on lui donne et on paye. C’est l’argent qui l’intéresse.

 

En acceptant de publier ce texte sans vérifier quoi que ce soit, L’Hirondelle abandonne le journalisme. Le quotidien devient un outil de propagande. Il ne s’agit plus d’informer les lecteurs mais de les manipuler. On leur raconte une histoire fausse pour justifier la fermeture du régime et l’interdiction de toute opposition.

 

La Centrafrique n’est pas au centre des préoccupations mondiales. Personne ne prépare d’intervention. Personne ne complote contre Touadéra depuis Washington ou Bruxelles. Cette fiction sert uniquement à masquer les problèmes internes. Elle évite de parler de la Constitution violée, des résultats truqués, de l’opposition réprimée.

 

Les phrases attribuées à Trump sont tellement grossières qu’elles devraient alerter tout lecteur attentif. Leur ton, leur construction, leur contenu ne correspondent à rien de connu dans la communication politique américaine. Elles sentent la fabrication. Elles sentent la panique. Elles sentent le bricolage rapide fait pour impressionner sans convaincre.

 

Cette confusion permanente entre réalité et invention finit par détruire toute crédibilité. Elle empêche tout débat sérieux sur l’avenir du pays. Elle remplace l’analyse par la peur. Elle remplace les faits par les fantasmes. Elle transforme la politique en spectacle mal joué.

 

Wagner et ses hommes tirent les ficelles. Ils dictent le récit. Ils fournissent les éléments de langage. Le régime les reprend. L’Hirondelle les publie. La boucle est bouclée. La propagande fonctionne en circuit fermé. Personne ne vérifie. Personne ne contredit. Le mensonge circule librement.

 

Ce genre de publication montre à quel point le pouvoir est fragilisé. Un régime solide n’a pas besoin d’inventer des ennemis extérieurs. Un régime légitime n’a pas besoin de fabriquer des complots internationaux. Cette nervosité, ce besoin de créer des menaces imaginaires, cette urgence à publier n’importe quoi sans vérifier trahissent une angoisse profonde.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Déstabilisés par deux attaques successives des miliciens Azandé, les mercenaires russes minent désormais les abords de Bambouti

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Déstabilisés par deux attaques successives des miliciens Azandé, les mercenaires russes minent désormais les abords de Bambouti

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Wagner-ti-azande.jpg” data-wpel-link=”internal”>Déstabilisés par deux attaques successives des miliciens Azandé, les mercenaires russes minent désormais les abords de Bambouti
Instructeur du groupe Wagner patrouillant avec des miliciens de la milice Azandé sur une route en terre battue

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les forces russes et syriens ont perdu six mercenaires le 1er janvier lors d’une contre-offensive à Bambouti. Attaqués à nouveau le lendemain par la milice Azandé, ils appliquent désormais leur tactique éprouvée : miner les sentiers forestiers et les abords de la ville pour éventuellement se protéger des attaques.

 

Bambouti, une localité centrafricaine frontalière avec le Soudan du Sud traverse maintenant la même épreuve que Zemio, les localités de l’Ouham-Pendé, de Lim-Pendé, de la Nana-Mambéré et de la Mambéré-Kadéi. Les mercenaires russes y déploient leur méthode habituelle face aux assauts répétés des assaillants.

 

Le 2 janvier, soit vingt-quatre heures après leur contre-offensive coûteuse en vie humaine dans leur rang, un nouvel assaut de la milice Azandé les a durement frappés. Désorientés par cette pression incessante, ils ont choisi de recourir à l’approche qui leur avait réussi ailleurs.

 

Cette même tactique avait été utilisée lors des affrontements contre les éléments rebelles de la CPC. Elle avait également servi contre la CPCF vers la Ouaka, dans le centre du pays, avec des résultats qu’ils jugent très satisfaisant.

 

Mais à Bambouti, dès le 3 janvier, au lendemain de la deuxième attaque des miliciens Azandé, les mercenaires ont entamé la pose d’engins explosifs sur les petits sentiers qui traversent la forêt jusqu’au Soudan du sud. Leur cible principale reste les chemins menant vers la ville de Bambouti, axes de circulation qu’empruntent régulièrement les miliciens Azandés.

 

L’ensemble des abords de la ville a été piégé, sans exception pour les voies qui s’orientent vers le Soudan du Sud. Cette couverture exhaustive vise à bloquer toute progression des combattants Azandés dans la zone boisée environnante.

 

Les mercenaires cherchent ainsi à créer une barrière invisible autour de Bambouti. Leur calcul repose sur l’impossibilité pour les miliciens de franchir ces zones sans risquer leur vie à chaque pas.

 

Mais cette méthode provoque surtout des dégâts parmi les populations civiles qui vivent et circulent dans ces espaces pour aller aux champs. Mais comme vous connaissez bien les Wagner, après chaque installation de dispositifs des mines terrestres, ils diffusent massivement des propagande accusant les rebelles d’être responsables de ces engins.

 

Pourtant, les constats faits depuis plusieurs années démontrent que ce sont bien les mercenaires russes qui installent ces pièges. Les mêmes scénarios se sont reproduits récemment à Zemio et dans d’autres localités avec la même régularité.

 

Heureusement, les habitants de Bambouti ont rapidement détecté les premiers dispositifs installés et ont lancé l’alerte. La Minusca se retrouve maintenant face à la tâche de désamorcer ces engins dispersés dans les environs de la ville.

 

Par Cédric Nzapa

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Un autre mafieux sort du lot au sein de la Minusca , Omer Santy-Ateyaba, le Chef de la chaine d’approvisionnement de la MINUSCA

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Un autre mafieux sort du lot au sein de la Minusca , Omer Santy-Ateyaba, le Chef de la chaine d’approvisionnement de la MINUSCA

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/valentine-rugwabiza-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un autre mafieux sort du lot au sein de la Minusca , Omer Santy-Ateyaba, le Chef de la chaine d’approvisionnement de la MINUSCA
Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Si la MINUSCA se croit une organisation onusienne respectée et respectable au pays de Boganda, elle est malheureusement bourrée des individus avec des comportements véreux qui discréditent cette institution des nations-unies. Mr Omer Santy-Ateyaba est malheureusement l’un de ces individus  avec de mentalité douteuse. Ce dernier est  le Chef de la chaine d’approvisionnement de la MINUSCA.

 

Ce haut cadre de la MINUSCA, cense être d’une probité et honnêteté exemplaire, est connu pour tordre les règles élémentaires Financières et des achats en général pour servir ses propres intérêts. Ce qui est contraire aux valeurs des Nations Unies.

 

Mr. Omer Santy-Ateyaba, comme tout le monde le sait au sein de l’administration de la MINUSCA a été impliqué dans plusieurs processus de désignation de fournisseurs dans les domaines de l’ingénierie , du carburant et du fournisseur du magasin diplomatique, pour servir ces intérêts en trompant et en conseillant mal l’administration dans les choix définitifs.

 

Ces choix de fournisseurs qui ont été valides par le siège des Nations Unies, se sont avérés être des échecs reluisants dans l’exécution et la mise en œuvre des termes du contrat qui ont couté des millions de dollars a la MINUSCA.

 

Il se dit maintenant dans les coulisses avec certitude, qu’il veut utiliser son pouvoir et ses méthodes illicites pour sélectionner et imposer un fournisseur dans le domaine de la sécurité pour la protection des sites des Nations unies.

 

Malheureusement pour lui, cette société de sécurité, aucune institution onusienne n’en veut pour leur mauvaise performance et qui n’à ce jour plus aucun contrat avec les institutions onusiennes sur Bangui et dans les provinces.

 

Cet état de fait est facilement vérifiable sur le terrain avec un constat amer et édifiant.

 

Si cette tendance se confirme dans quelques mois , les preuves de nos assertions, seront transmisses au département des investigations et enquêtes du siège des nations unies pour prouver et dénoncer ces manœuvres qui salissent la réputation de l’institution Onusienne.

 

Comme un certain nombre de Responsables du système des Nations Unies, ce monsieur doit faire l’objet d’une enquête minutieuse et sérieuses sur de nombreux dossiers qui ont créé des pertes à l’organisation de par ses mauvaises et biaisé orientations.

 

Par Anselme Mbata

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Vers l’annulation du scrutin  du 28 décembre ? Joseph Bindoumi signale des anomalies trop lourdes devant le Conseil constitutionnel

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Vers l’annulation du scrutin  du 28 décembre ? Joseph Bindoumi signale des anomalies trop lourdes devant le Conseil constitutionnel

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Vers l’annulation du scrutin du 28 décembre ? Joseph Bindoumi signale des anomalies trop lourdes devant le Conseil constitutionnel
Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Joseph Bindoumi, magistrat à la tête du Réseau Arc-en-ciel pour l’observation des scrutins, a lancé un avertissement dans l’émission Patara sur la radio Ndèkè-Luka. Les dysfonctionnements constatés lors de l’élection du 28 décembre risquent de pousser le Conseil constitutionnel à invalider l’ensemble du processus.

 

Le responsable de la mission d’observation refuse de clore le débat sur l’affichage des listes électorales. Il renvoie directement à l’article 11 du code électoral qui impose cet affichage au chef-lieu de chaque commune, en accord avec l’autorité administrative locale et l’Agence nationale des Élections. « Je ne comprends pas pourquoi tout le temps on nous dit que l’affichage n’est pas obligatoire », insiste-t-il, rejetant les arguments de l’ANE qui minimise cette obligation légale.

 

Au-delà de cette controverse, Bindoumi relance également la question des procès-verbaux non distribués aux représentants des candidats, sujet déjà évoqué par d’autres intervenants. Mais il franchit un palier supplémentaire en dénonçant les retards inexplicables dans la transmission des documents officiels. Les procès-verbaux des bureaux de vote de Bangui, Bégoua et Bimbo ont mis trois ou quatre jours pour parvenir à l’ANE après le scrutin. « Comment on peut expliquer ça ? », interroge-t-il, soulignant l’absence de justification technique ou logistique à ces délais anormaux dans des zones pourtant dans la capitale.

 

Le magistrat monte d’un cran dans sa critique de la gestion de l’ANE. Il rejette fermement l’excuse du rappel à l’ordre à distance, estimant qu’une autorité électorale responsable doit se déplacer sur le terrain et sanctionner directement les agents qui agissent de façon autonome. Bindoumi alerte ensuite sur le danger juridique que représentent ces accumulations de manquements. « On peut craindre que s’il y a beaucoup d’irrégularités qui sont susceptibles d’atteindre la sincérité du vote, le conseil constitutionnel peut décider que les manquements sont tellement nombreux que cette élection n’a plus le sens d’élection et procède à son annulation », déclare-t-il avec une gravité inhabituelle.

 

Cette perspective d’annulation totale n’est pas une simple hypothèse théorique selon lui. L’ANE doit mesurer ce risque juridique majeur et ne peut pas se contenter d’organiser un scrutin tout en acceptant qu’une haute juridiction vienne ensuite l’invalider. Bindoumi évoque également l’article 121 du code électoral, qui a donné lieu à des plaintes renforcées par le communiqué de l’ANE demandant la remise des procès-verbaux aux demandeurs. Ces éléments fourniront au Conseil constitutionnel des motifs tangibles pour statuer éventuellement en faveur d’une annulation.

 

Toutefois, le magistrat nuance aussitôt son propos en reconnaissant que le Conseil constitutionnel pourrait ne pas aller jusqu’à cette extrémité. Il mentionne une décision exceptionnelle prise par cette institution depuis l’indépendance du pays : le déploiement de 61 magistrats répartis sur le territoire pour mener une observation indépendante du processus. Ces magistrats ne rendent pas compte à l’ANE mais directement au Conseil constitutionnel, qui les a mandatés pour disposer de données fiables et non filtrées par l’autorité électorale.

 

Bindoumi précise que ces rapports ne transitent pas par l’Agence nationale des Élections. Lorsqu’un intervenant cherche à confirmer que ces observations servent à l’institution elle-même, le magistrat rectifie immédiatement : « Non, c’est pour le conseil constitutionnel. » Cette mission spéciale traduit, selon lui, une volonté de pallier les insuffisances de l’observation habituelle et de s’assurer que la décision finale reposera sur des faits vérifiés de manière autonome.

 

Malgré cette prudence affichée, Bindoumi maintient son analyse critique en estimant que le Conseil constitutionnel a pris des dispositions exceptionnelles pour être suffisamment éclairé avant de trancher. Les 61 magistrats ont été déployés précisément parce que les conditions normales d’observation n’ont pas fonctionné. Leur travail représente une garantie de transparence que l’ANE n’a pas su offrir pendant le déroulement du scrutin.

 

Le chef de mission du Réseau Arc-en-ciel ne pense pas que le résultat final de cette enquête indépendante conduira forcément à l’annulation du processus, mais il laisse entendre que cette option demeure ouverte. Le Conseil constitutionnel dispose désormais de tous les éléments pour évaluer la gravité des anomalies et décider si elles ont altéré la sincérité du vote au point de rendre le scrutin invalide. Les retards dans la transmission des procès-verbaux, l’absence d’affichage des listes, la non-distribution des documents aux représentants des candidats constituent autant de pièces à verser au dossier d’examen de la haute juridiction​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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