samedi, septembre 12, 2026
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FLASH INFO : une policière de la circulation routière, écrasée par une benne à Bangui

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FLASH INFO : une policière de la circulation routière, écrasée par une benne à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/rondpoint-du-PK5-le-15-mai-2020-par-tregu.jpg” data-wpel-link=”internal”>FLASH INFO : une policière de la circulation routière, écrasée par une benne à Bangui
Croisement du marché PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo Bobérang/ CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une policière de la circulation routière vient de trouver la mort ce mercredi au croisement Koudoukou (KM5), dans le 3ème arrondissement de Bangui. En plein service, elle a été percutée par un camion-benne. La violence du choc a été fatale.

 

La benne, qui transportait des sables, venait du centre-ville quand elle a percuté violemment la policière et monte littéralement sur elle.  Le choc a été très violent. La tête de la victime est totalement écrasée. Le corps de la policière a été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire.

 

Les circonstances exactes de ce drame restent à éclaircir.

 

Détails à suivre dans un prochain article sur Corbeaunews-Centrafrique.

Anselme Mbata.

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Prisca Mamadou, l’épouse du chef d’état-major, ex-protégée du père Kamach, s’enrichit avec le carburant volé

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Prisca Mamadou, l’épouse du chef d’état-major, ex-protégée du père Kamach, s’enrichit avec le carburant volé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/mamadou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Prisca Mamadou, l’épouse du chef d’état-major, ex-protégée du père Kamach, s’enrichit avec le carburant volé
Le chef d’État-major de l’armée centrafricaine, le général d’armées Zéphirin Mamadou. CopyrightDR

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 En juin 2024, le ministre de l’Énergie Arthur Bertrand Piri signe deux lettres de réquisition qui transforment dix stations-service en distributeurs automatiques de billets pour l’élite militaire et politique centrafricaine. Quatre stations TAMOIL à Bangui passent sous le contrôle de Prisca Rosaline Mamadou. Son nom ne dit peut-être rien au commun des Centrafricains qui font la queue pendant des heures pour obtenir quelques litres d’essence à prix d’or. Mais Prisca Mamadou n’est pas n’importe qui : elle est l’épouse du général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des Forces armées centrafricaines.

 

 

Le général Mamadou ne se contente pas de diriger l’armée. Il est identifié comme l’un des principaux bailleurs de fonds du Mouvement Cœurs Unis, le parti du président Touadéra. L’argent qui finance les campagnes électorales et entretient la machine politique du régime provient directement du carburant vendu dans les stations confisquées à TAMOIL. Le dispositif est d’une simplicité brutale : l’État vole les stations-service d’un opérateur privé et les confie à l’épouse d’un général pour qu’elle les transforme en pompes à fric.

 

Prisca Mamadou n’est pas tombée du ciel dans le secteur du carburant. Ancienne directrice du budget à la gendarmerie sous la direction du général Djadder, et ex-directrice financière au ministère de la Sécurité publique, elle connaît parfaitement les rouages de l’administration et sait comment détourner l’argent public sans laisser de traces. Sa carrière dans les services de sécurité lui a permis de tisser un réseau de complicités indispensables pour gérer des stations-service qui opèrent en violation des règles les plus élémentaires.

 

Les quatre stations confiées à Prisca Mamadou sont les plus rentables de la capitale. Chaque camion-citerne de 35 000 litres revendu dans ces stations rapporte 14 millions de francs CFA, soit 25 000 dollars américains de profit pur. Cette marge pharaonique s’explique par un système de fraude à plusieurs étages. Le carburant arrive via Neptune Oil qui applique des prix gonflés artificiellement. À ces prix déjà excessifs s’ajoutent les taxes et droits d’importation que Neptune Oil ne paie pas grâce aux exonérations frauduleuses accordées avec la complicité des douaniers camerounais et centrafricains.

 

Le carburant exonéré de taxes est ensuite revendu au prix plein à la pompe. Les Centrafricains paient 2,17 dollars le litre de gazole pendant que Prisca Mamadou empoche la différence entre le prix d’achat frauduleux et le prix de vente officiel. Si la moitié des importations de Neptune Oil en 2024, soit environ 1 200 camions-citernes, a transité par les stations confisquées, les bénéfices excédentaires dépassent 30 millions de dollars américains. Une partie de cet argent va directement dans les caisses du MCU pour financer les activités du parti au pouvoir.

 

Le ministre Piri justifie la confiscation des stations TAMOIL par des dettes impayées et une mauvaise gestion. Cette excuse ne trompe personne. TAMOIL a rapidement été écartée du marché après que Neptune Oil a prétendument retardé ou limité ses livraisons, perturbant ainsi les opérations de la société. Le ministre Piriimpute ces difficultés au fait que TAMOIL aurait hérité des dettes impayées de TotalEnergies, mais cette version arrange surtout ceux qui ont orchestré l’éviction de l’entreprise française pour mieux piller le secteur.

 

Les six autres stations confisquées ont été attribuées à Souleymane Bassou, un ressortissant malien entretenant depuis des décennies des liens étroits avec les élites politiques et économiques de Bangui. Bassou est propriétaire d’Inter-Oil Centrafrique, une société qui ne dispose même pas de licence de commercialisation valide selon le registre du commerce centrafricain. Cette anomalie administrative n’empêche nullement ses stations de fonctionner à plein régime et de vendre du carburant au prix fort. Personne ne viendra jamais fermer ces stations pour défaut de licence, car Bassou bénéficie de protections au plus haut niveau.

 

Le rapport de la Global Initiative Against Transnational Organized Crime confirme que ces stations confisquées vendent du carburant provenant d’importateurs non agréés, en violation directe des directives gouvernementales. Le ministère de l’Énergie interdit explicitement l’intégration de ce carburant au réseau officiel de distribution, mais cette règle ne s’applique pas aux protégés du régime. Prisca Mamadou et Souleymane Bassou peuvent s’approvisionner auprès de n’importe quel trafiquant sans craindre le moindre contrôle.

 

Le système de bons d’essence ajoute une couche supplémentaire de corruption à ce dispositif déjà bien établi. Des agences publiques liées au ministère de l’Énergie délivrent ces bons officiels, soi-disant destinés aux besoins opérationnels des forces de sécurité. Les militaires et policiers qui reçoivent ces bons les échangent ensuite contre de l’argent liquide dans les stations confisquées. Les stations versent les espèces aux détenteurs de bons, puis se font rembourser par l’État. Mais entre-temps, une partie de l’argent est prélevée et redistribuée à de hauts fonctionnaires, dont de nombreux membres du MCU.

 

Ce mécanisme transforme les stations-service en bureaux de change où les forces de sécurité convertissent les bons d’essence en liquidités. L’État paie deux fois : une première fois en délivrant les bons, une seconde fois en remboursant les stations. Entre les deux, Prisca Mamadou et ses associés prélèvent leur commission. Les militaires reçoivent leur part pour garantir leur loyauté envers un régime qui les enrichit. Le carburant devient un outil de patronage politique qui permet d’acheter les fidélités et de maintenir le pouvoir par la corruption systématique.

 

La nomination de Prisca Mamadou à la tête des stations les plus rentables de Bangui montre la fusion totale des sphères politique, militaire et économique sous le régime Touadéra. La femme d’un général contrôle des infrastructures stratégiques qui devraient normalement appartenir au secteur privé ou à l’État. Mais dans la République centrafricaine de Touadéra, la distinction entre patrimoine privé et bien public a disparu. Les stations-service confisquées ne servent plus à approvisionner la population en carburant à des prix abordables, mais à enrichir un cercle restreint de privilégiés qui pillent le pays en toute impunité.

 

Le général Zéphirin Mamadou n’apparaît nulle part dans les documents officiels concernant les stations-service. Son épouse est nominalement aux commandes. Cette séparation formelle ne change rien à la réalité : c’est le chef d’état-major des Forces armées centrafricaines qui contrôle quatre stations-service à Bangui et qui empoche les profits générés par la vente de carburant frauduleux. Son ascension au sein de l’appareil militaire s’accompagne d’une mainmise économique qui lie étroitement pouvoir des armes et intérêts financiers.

 

Les Centrafricains qui font la queue sous le soleil pendant des heures au croisement des martyrs pour obtenir du carburant ne savent probablement pas que l’argent qu’ils dépensent à la pompe finit dans les poches de l’épouse du chef d’état-major et dans les caisses du parti au pouvoir. Ils paient 2,17 dollars le litre de gazole, un prix inabordable dans un pays où 70% de la population vit avec moins de 1,90 dollar par jour. Cette situation ne résulte pas d’une simple défaillance du marché, mais d’un système délibérément conçu pour appauvrir le peuple et enrichir l’élite militaire et politique.

 

La confiscation des stations TAMOIL en juin et juillet 2024 marque l’aboutissement d’une stratégie plus large visant à évincer les opérateurs étrangers établis de longue date pour les remplacer par des prête-noms locaux contrôlés par le régime. TotalEnergies, principal fournisseur de carburant du pays depuis 2001, a quitté la République centrafricaine en 2023 après des mois de campagnes de désinformation et d’incidents orchestrés. Ses actifs ont été transférés à TAMOIL, une société britannique contrôlée par le banquier français Enguerrand Rochefort. Moins d’un an plus tard, TAMOIL se fait confisquer ses dix stations par le gouvernement.

 

Le ministre Piri et le président Touadéra ont présenté cette restructuration du secteur comme une réponse à la crise du carburant provoquée par l’invasion russe de l’Ukraine. La réalité montre que cette crise a surtout servi de prétexte pour mettre en place un système de captation des ressources au profit d’un cercle restreint d’acteurs politiquement connectés. Le secteur du carburant a été délibérément restructuré pour maximiser les profits d’intérêts privés tout en appauvrissant l’État et en maintenant des prix exorbitants pour la population.

 

Prisca Mamadou gère ses quatre stations avec l’appui logistique de Neptune Oil qui lui fournit du carburant à des conditions privilégiées. L’accord commercial entre Neptune Oil et les stations confisquées reste secret, mais les initiés du secteur affirment que les exploitants des stations bénéficient de marges exceptionnelles qui leur permettent de s’enrichir rapidement. Neptune Oil facture son carburant à des prix gonflés, mais une partie de ces surprix revient ensuite aux exploitants des stations sous forme de ristournes ou de commissions occultes.

 

Les stations confisquées opèrent en dehors de tout cadre réglementaire normal. Elles ne publient aucun compte, ne paient aucun impôt sur leurs bénéfices réels, et ne sont soumises à aucun contrôle de l’administration fiscale. Le ministère de l’Énergie, qui devrait normalement superviser le secteur, ferme les yeux sur toutes les irrégularités parce que le ministre Piriest lui-même partie prenante du système. En tant que secrétaire exécutif adjoint du MCU, il veille à ce que les profits du carburant continuent d’alimenter les caisses du parti au pouvoir.

 

L’impunité dont bénéficient Prisca Mamadou et Souleymane Bassou démontre que la justice centrafricaine ne poursuivra jamais les profiteurs du système. Les tribunaux sont aux ordres du pouvoir exécutif, les procureurs reçoivent leurs instructions du sommet de l’État, et les juges qui oseraient enquêter sur ces affaires se retrouveraient rapidement écartés ou menacés. Le pillage du secteur du carburant se déroule en plein jour, documenté par les enquêteurs internationaux, mais aucune autorité centrafricaine ne bougera pour y mettre fin.

 

Les dix stations confisquées représentent environ la moitié de l’infrastructure nationale de vente au détail de carburant en République centrafricaine. Leur contrôle par deux individus étroitement liés au sommet de l’État crée un quasi-monopole de la distribution qui étrangle les opérateurs privés restants et empêche toute concurrence. Les rares distributeurs qui tentent de maintenir leurs activités sont confrontés à des difficultés d’approvisionnement orchestrées par Neptune Oil, qui privilégie systématiquement les stations confisquées.

 

Prisca Mamadou incarne parfaitement la prédation d’un régime qui transforme les fonctions publiques en sources d’enrichissement personnel. De la gendarmerie au ministère de la Sécurité publique, puis aux stations-service confisquées, son parcours illustre la trajectoire typique des profiteurs du système Touadéra : occuper des postes stratégiques dans l’administration pour tisser des réseaux de complicité, puis basculer dans le secteur privé pour monétiser ces connexions.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Accident de la compagnie RAKO AIR : le ministre Arnaud Djoubaye Abazène et ses complices cherchent à détourner les fonds destinés aux victimes

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Accident de la compagnie RAKO AIR : le ministre Arnaud Djoubaye Abazène et ses complices cherchent à détourner les fonds destinés aux victimes

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le ministre d’État à la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, et ses complices au pouvoir tentent actuellement de mettre la main sur le compte bancaire saisi d’un défunt homme d’affaires. Ces fonds devaient servir à indemniser les familles des victimes d’un accident aérien mortel survenu entre Pointe-Noire et Bangui. Cette tentative de détournement montre à quel point l’avidité gangrène le sommet de l’État centrafricain.

 

 

Pour comprendre cette affaire, il faut remonter à Alhadji Biri, un homme d’affaires d’origine nigériane établi en Centrafrique. Propriétaire de la célèbre chaîne de magasins Africa Auto installés dans toute la capitale Bangui, cet entrepreneur brassait des milliards de francs CFA. Son empire commercial s’étendait entre la Centrafrique et le Nigeria.

 

Au-delà de ses magasins, Alhadji Biri avait créé une petite compagnie aérienne baptisée RAKO AIR. La compagnie disposait d’un avion dédié uniquement aux liaisons commerciales entre le Congo, la Centrafrique, l’Angola et d’autres destinations d’Afrique centrale. Cette compagnie servait principalement au transport dans le cadre de ses affaires diamantifères. L’homme d’affaires, collecteur de diamants, parcourait l’Afrique centrale pour développer ses activités.

 

Le drame survient lorsque l’avion de RAKO AIR, parti d’Angola en passant par Brazzaville et Pointe-Noire pour rejoindre Bangui, disparaît en plein vol. L’appareil s’écrase, tuant tous les passagers à bord. Bien qu’il s’agisse d’un petit avion, la perte de toutes les vies à bord représente une tragédie humaine considérable.

 

Selon les procédures habituelles dans ce genre de situations, il fallait indemniser les familles des victimes. La justice centrafricaine saisit donc l’affaire. Les comptes bancaires d’Alhadji Biri sont immédiatement bloqués, la compagnie RAKO AIR mise sous séquestre. Les fonds devaient obligatoirement servir à indemniser les familles endeuillées par la catastrophe aérienne. Ces mesures judiciaires visaient à garantir que les victimes et leurs proches reçoivent une compensation financière pour le préjudice subi. Le compte bancaire saisi contenait des sommes considérables destinées exclusivement à cet usage.

 

Depuis la mort d’Alhadji Biri et le début de la procédure de succession, le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène et ses complices au pouvoir cherchent à détourner ces fonds. Ils tentent de mettre la main sur le compte bancaire saisi qui devait servir à indemniser les victimes de l’accident aérien. Cette manne d’argent, censée réparer le préjudice des familles qui ont perdu leurs proches dans la tragédie de RAKO AIR, est devenue l’objet de convoitise du ministre et de son entourage. Ils veulent capter ces fonds pour un usage personnel, spoliant ainsi les victimes d’un accident déjà traumatisant.

 

Le ministre et ses complices cherchent par tous les moyens à accéder à ce compte bancaire bloqué, ignorant totalement le fait que cet argent appartient de droit aux familles endeuillées. Cette tentative de détournement démontre un mépris total pour la vie humaine et pour les victimes.

 

Ce qui choque le plus dans cette affaire, c’est que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène a déjà amassé une fortune colossale à travers divers trafics et malversations. Il a accaparé presque tous les terrains de valeur dans la capitale Bangui, multipliant les opérations mafieuses et les enrichissements illicites.

 

Un épisode de son parcours montre bien son avidité. Lorsqu’il occupait le poste de ministre des Transports et qu’on l’a nommé à la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène avait pleuré et catégoriquement refusé de quitter son poste. Il n’a finalement accepté cette promotion que pour une seule raison : son remplaçant au ministère des Transports serait son frère cadet, Djono Ahaba. “Si ce n’était pas Djono Ahaba, je ne pouvais pas aller au ministère de la Justice”, avait-il confié à ses proches. La raison de cette réticence était simple : au ministère des Transports, il avait accès à de multiples sources d’enrichissement illicite. Il ne voulait pas perdre ces opportunités de corruption.

 

Pourtant, malgré les milliards déjà accumulés de manière illégale, le ministre continue sa course effrénée vers toujours plus d’argent. Il semble oublier une vérité fondamentale : la vie est éphémère. Personne n’est éternel sur cette terre. Même si certains vivent jusqu’à 100 ans, rares sont ceux qui dépassent 120 ou 130 ans. La vie humaine reste limitée. Chacun doit bien gérer le temps qui lui est imparti sur terre.

 

Alhadji Biri, cet homme d’affaires qui a laissé des milliards, est aujourd’hui mort. Le ministre Abazène, qui cherche à voler l’argent de ce défunt et à spolier les victimes de l’accident, mourra lui aussi un jour. Il laissera derrière lui un héritage. Mais quel héritage ? Au lieu de laisser à sa famille de l’argent propre, gagné honnêtement, il laissera un patrimoine bâti sur le vol, le pillage, les crimes et la spoliation des victimes. Un héritage maudit, fruit de l’injustice et de la corruption.

 

Cette tentative de détournement des fonds destinés aux victimes de l’accident de RAKO AIR montre l’état de délabrement du système judiciaire centrafricain. Le ministre qui devrait garantir l’application de la loi et protéger les droits des citoyens est lui-même devenu le principal prédateur. Les magistrats, les procureurs et les responsables judiciaires, au lieu de défendre les intérêts des victimes, travaillent main dans la main avec le ministre pour détourner des fonds qui ne leur appartiennent pas.

 

Pendant ce temps, les autorités centrafricaines, du président Faustin-Archange Touadéra au porte-parole du gouvernement, continuent de proclamer que “la Centrafrique est un État de droit où tout fonctionne normalement”. La réalité sur le terrain raconte une histoire totalement différente.

 

Les familles des victimes de l’accident de RAKO AIR, qui ont perdu leurs proches dans cette tragédie aérienne, risquent de ne jamais recevoir l’indemnisation qui leur est due. L’argent censé apaiser leur douleur et compenser leur perte est en train d’être capté par des prédateurs au sommet de l’État.

 

Par Alain Nzilo….

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Législatives 2025 : Issa Mahamat Oumar, ex-militaire tchadien arrivé en Centrafrique en 2017, désormais candidat du MCU dans le 3ème arrondissement de Bangui. Quel spectacle ?

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Législatives 2025 : Issa Mahamat Oumar, ex-militaire tchadien arrivé en Centrafrique en 2017, désormais candidat du MCU dans le 3ème arrondissement de Bangui. Quel spectacle ?

 

 

Législatives 2025 : Issa Mahamat Oumar, ex-militaire tchadien arrivé en Centrafrique en 2017, désormais candidat du MCU dans le 3ème arrondissement de Bangui. Quel spectacle ?
vue d’ensemble de l’assemblée nationale centrafricaine

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans aucun pays du monde, on n’a vu pareille situation. Un étranger débarque, s’installe quelques années, et au bout d’un temps record, il détient tous les documents officiels du pays d’accueil. Mieux encore, il occupe des postes auxquels les citoyens de ce même pays n’ont pas accès. C’est pourtant exactement ce qui se passe en Centrafrique. Le dernier cas en date ? Issa Mahamat Oumar, citoyen tchadien de l’ethnie Gourane, ex-militaire. Arrivé en Centrafrique en 2017, un an après l’élection du président Faustin-Archange Touadéra, il se présente aujourd’hui aux Élections législatives dans la circonscription du 3ème arrondissement de Bangui sous l’étiquette du Mouvement Cœurs Unis (MCU).

 

 

Huit ans seulement après son arrivée à Bangui, Issa Mahamat Oumar  possède désormais un baccalauréat centrafricain, une nationalité centrafricaine, et tous les documents nécessaires pour prétendre devenir député en 2026 en Centrafrique. Comment est-ce possible ? Aucun Centrafricain ne comprend cette mafia tchadienne.

 

Rappelons que cette affaire fait écho à un scandale similaire survenu il y a deux ou trois années. Un étudiant tchadien était arrivé en Centrafrique  pour étudier, et au bout de six mois à peine passés à la faculté de droit et de sciences juridique, le monsieur était retourné dans son pays avec un doctorat centrafricain en poche. L’affaire avait provoqué un tollé à Ndjamena. Mais visiblement, rien n’a changé dans notre pays après ce scandale. Au contraire, le phénomène s’amplifie. Des Tchadiens viennent, restent quelques années, obtiennent tous les papiers centrafricains – diplômes, nationalité, tout – et accèdent à des fonctions que les Centrafricains eux-mêmes peinent à atteindre.

 

Alors, posons franchement la question autrement : est-ce qu’un Centrafricain qui se rend au Cameroun, au Tchad ou au Congo, au bout de 8 ans,  peut se déclarer citoyen de ces pays et briguer un mandat électif sans passer par les voies légales ? Évidemment non. Mais en Centrafrique, c’est apparemment devenu la norme. Tout le monde arrive aujourd’hui, demain il a tous les papiers, et le surlendemain, les autorités elles-mêmes le poussent vers des postes stratégiques. Dans quel pays cela fonctionne-t-il ainsi ?

 

La présence tchadienne en Centrafrique ne date pas d’hier. Dans l’armée centrafricaine, ils sont nombreux. Certains sont commandants, d’autres colonels, d’autres encore simples soldats. Ils se disent membres de l’armée centrafricaine. Et ce n’est pas tout : des Tchadiens et des Soudanais sont actuellement en cours d’intégration dans les rangs de l’armée nationale sous prétexte du DDRR. Maintenant, ils veulent investir également le parlement. Rappelons que les Tchadiens occupent déjà le gouvernement. Monsieur Hassan Bouba, ex-chef rebelle de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), siège aujourd’hui au gouvernement où il servirait d’antenne directe à Wagner. Malgré tout cela, le président Touadéra continue d’intégrer des Tchadiens dans les institutions. Quelle est cette mafia ? On ne comprend plus rien dans ce pays.

 

Le choix du 3ème arrondissement pour la candidature d’Issa Mahamat Oumar n’est pas fortuit. Au quartier KM5, les Gouranes sont nombreux. Une véritable machine a été mise en place. Le régime Touadéra, connu pour son appétit financier, a manifestement été séduit par une importante somme d’argent mobilisée par ces Gouranes pour financer l’élection de ce candidat tchadien. L’objectif est transparent : une fois député, Issa Mahamat Oumar bénéficiera de l’exonération sur les importations. Derrière cette candidature se profile toute une chaîne d’intérêts. La colonie tchadienne en Centrafrique est puissante, composée essentiellement de commerçants. Certains d’entre eux ont clairement misé sur ce coup.

 

Deux noms circulent avec insistance dans cette affaire criminelle. Bertrand Arthur Piri, ministre de l’Énergie, serait le parrain principal d’Issa Mahamat Oumar. À ses côtés, Sosthène Déngb, député de Berbérati 1 et président de la commission défense à l’Assemblée nationale. Ces deux personnalités mafieuses du MCU auraient conjugué leurs efforts pour parrainer ce candidat tchadien. Incroyable, mais vrai.

 

Où va-t-on ? Si cela continue ainsi, autant laisser le pays ouvert à tous les vents. Déjà, les Rwandais et les Russes occupent la quasi-totalité du territoire. Les Camerounais contrôlent une bonne partie du pays. Maintenant, les Tchadiens s’installent dans l’armée et le parlement. Le territoire centrafricain devient un terrain vague où chacun vient s’installer comme bon lui semble. Les aventuriers, les criminels, les bandits, tout le monde trouve sa place. Mais à quel moment va-t-on respecter le peuple centrafricain ?

Par Alain Nzilo….

 

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Intégration au ministère des Finances : la mafia s’organise

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Intégration au ministère des Finances : la mafia s’organise

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/11/Herve-Ndoba-modifie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Intégration au ministère des Finances : la mafia s’organise
Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La question de l’intégration des agents dans la fonction publique centrafricaine demeure un casse-tête récurrent depuis plusieurs décennies. Au ministère des Finances, où des centaines de stagiaires attendent parfois plus d’une décennie leur titularisation, chaque nouvelle vague d’intégration s’accompagne de son lot d’irrégularités et de manipulations. L’actuel processus d’intégration ne fait pas exception à cette règle.

 

 

Au sein de l’administration centrafricaine, les procédures d’intégration se déroulent généralement selon un schéma établi. Les candidats déposent leurs dossiers auprès des services compétents, une commission examine les pièces fournies, vérifie la conformité avec les critères requis, puis établit une liste des personnes retenues. Cette mécanique administrative, apparemment simple, cache en réalité des zones d’ombre où prospèrent divers arrangements.

 

Au ministère des Finances, la situation présente des particularités notables. Des anciens stagiaires ayant suivi la formation à l’École de la Régie financière patientent depuis six, sept, voire treize à quinze ans avant d’obtenir leur intégration définitive. Ces retards accumulés créent une pression considérable à chaque ouverture d’un nouveau processus d’intégration. Les dossiers s’accumulent, les attentes se multiplient, et avec elles, les tentations de contourner les règles.

 

Face aux risques de pressions et d’influences qui pèsent traditionnellement sur ces commissions lorsqu’elles siègent à Bangui, le ministre des Finances a pris une décision inhabituelle. Il a ordonné à la commission chargée d’examiner les dossiers de se déplacer à Boali, localité située à 95 kilomètres de la capitale. L’objectif affiché consistait à mettre les commissaires à l’abri des appels téléphoniques incessants, des visites impromptues et des diverses sollicitations venant de proches du pouvoir, de ministres ou d’autres personnalités influentes cherchant à placer leurs protégés.

 

La commission s’est donc installée à Boali depuis le vendredi de la semaine dernière. Les membres devaient travailler en toute sérénité, hébergés à l’hôtel, loin de l’agitation de la capitale. Ils ont effectivement entamé l’examen des dossiers déposés par les candidats à l’intégration. Mais très rapidement, des informations troublantes ont commencé à circuler.

 

Selon des sources proches du dossier, certains membres de la commission auraient contacté Bangui pour signaler des anomalies dans les documents à leur disposition. Ils affirment que plusieurs candidats dont les noms figurent sur la liste initiale ne disposeraient pas de dossier complet au sein de la documentation transmise. D’autres auraient des pièces manquantes dans leur dossier. Ces lacunes nécessiteraient, selon ces mêmes sources, de procéder à des remplacements en puisant dans une liste d’attente.

 

Cette situation paraît pour le moins étrange. Comment des candidats ayant déposé leur dossier en bonne et due forme peuvent-ils se retrouver sans dossier au moment de l’examen par la commission ? Plusieurs hypothèses circulent. La première évoque une manipulation en amont : des dossiers auraient été délibérément soustraits ou incomplets à Bangui avant leur transmission à Boali. La seconde suggère que des pièces auraient été retirées intentionnellement de certains dossiers pour justifier leur élimination et permettre l’insertion de nouveaux noms issus de la fameuse liste d’attente.

 

Cette liste d’attente constitue justement le point central des suspicions. Elle permettrait d’introduire dans le processus des personnes qui n’avaient initialement pas sur la liste principale, ou dont les dossiers ne répondaient pas aux critères. Des proches de membres de la commission, des parents, des connaissances bien placées pourraient ainsi bénéficier d’une intégration au bénéfice de stagiaires ayant attendu leur tour pendant des années.

 

Le déplacement à Boali, censé protéger la commission des influences extérieures, n’a donc pas suffi à enrayer la machine. Les réseaux mafieux semblent avoir trouvé le moyen de maintenir leur emprise sur le processus, cette fois-ci non plus par la pression directe, mais par la manipulation des documents et l’instrumentalisation de prétendues irrégularités administratives.

 

Les agents du ministère des Finances qui attendent depuis plus d’une décennie leur intégration observent cette situation avec amertume. Certains ont rejoint l’administration après leur sortie de l’École de la Régie il y a six ou sept ans. D’autres patientent depuis treize, quatorze, voire quinze ans. Tous ont vu passer plusieurs vagues d’intégration sans jamais figurer sur les listes finales. Cette fois encore, malgré les promesses et malgré le dépôt en règle de leurs dossiers, ils risquent de voir leur espoir s’envoler au profit d’arrangements opaques.

 

La publication de la liste définitive est attendue cette semaine. Elle permettra de vérifier si les craintes exprimées se concrétisent ou non. En attendant, cette affaire confirme une fois de plus l’ampleur des dysfonctionnements qui gangrènent l’administration centrafricaine. Même les mesures exceptionnelles, comme l’isolement géographique d’une commission, ne parviennent pas à garantir la transparence et l’équité dans les procédures d’intégration. Le système continue de favoriser les réseaux et les connivences au détriment des candidats légitimes qui respectent les règles établies.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Centrafrique : la Dictature du népotisme à l’ACFPE,  les Familles de la ministre Annie Michelle Mouanga et Renée Bimbo remplacent les compétences par des incompétents surpayés !

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la Dictature du népotisme à l’ACFPE,  les Familles de la ministre Annie Michelle Mouanga et Renée Bimbo remplacent les compétences par des incompétents surpayés !

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/annie-michelle-mouanga-ministre-du-travail-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>La ministre centrafricaine du travail, Annie Michelle Mouanga
La ministre centrafricaine du travail, Annie Michelle Mouanga. Photo gouvernement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À l’ACFPE, le mérite cède la place aux liens familiaux dans un système organisé de favoritisme.

 

 

À l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE), le népotisme a atteint des proportions grave. Sous la direction des familles Mouanga et Bimbo, les postes stratégiques sont méthodiquement attribués aux membres du clan familial, écartant les professionnels expérimentés au profit d’incompétents grassement rémunérés. Annie Michelle Mouanga, ministre du Travail, et sa sœur Renée Michèle Bimbo, propulsée directrice générale, instrumentent un remplacement méthodique des cadres compétents par des proches sans qualification. Cette mainmise familiale transforme l’institution censée lutter contre le chômage en fief privé.

 

Le népotisme s’étend à tous les niveaux hiérarchiques. Annie Michelle Mouanga, nommée en 2021 et reconduite en 2024, a installé sa sœur cadette Renée Michèle Bimbo au poste de directrice générale par intérim sans respecter les procédures administratives réglementaires. Bimbo, sans expérience significative et décrite par les agents comme une “toute puissante” qui règle ses comptes personnels, a engagé un grand nettoyage des effectifs. Les anciens cadres, forts de 10 à 15 années de service loyal, sont limogés ou relégués à des postes subalternes dans un autre service, laissant la place aux membres de la famille de la ministre ou ceux de la directrice générale.

 

À leur place, elle installe neveux, cousins et proches de la famille Mouanga-Bimbo, recrutés sans tests de compétence ni vérification de diplômes. Les logisticiens et informaticiens compétents sont évacués pour faire place à des parents sans qualification technique. Les logisticiens aguerris sont déplacés au profit du petit frère de Bimbo, rapatrié d’une ONG où il était au chômage et gratifié d’un salaire doublé par rapport à son prédécesseur.

 

Les rémunérations accordées à ces incompétents constituent le scandale le plus patent. Alors que les agents historiques de l’agence perçoivent par exemple 200 000 francs CFA mensuels et doivent supplier pour obtenir une prise en charge de leurs frais médicaux sous prétexte de “tension de trésorerie”, les “élus” familiaux, par exemple,  empochent 400 000 francs CFA ou davantage, sans aucune justification professionnelle.

 

L’exemple le plus édifiant concerne le neveu de Mouanga, placé comme stagiaire au service logistique avec un salaire qui double celui de son prédécesseur “On remplace les compétences par des incompétents surpayés”, s’indigne un cadre sous couvert d’anonymat, terrorisé par les représailles. Cette dictature clanique écarte automatiquement les vrais talents, légalisant l’incompétence via un appel à candidatures confectionné sur mesure.

 

Ce système vorace s’étend aux détournements de biens publics. Mouanga et Bimbo pillent les ressources de l’ACFPE pour enrichir leur clan. Deux véhicules pick-up acquis à 25 millions de francs CFA chacun, initialement destinés aux agences provinciales, ont été réquisitionnés pour les “besoins” personnels de la ministre. Cette appropriation indigne les employés qui voient les moyens de leur institution détournés vers des fins privées.

 

Les familles remplacent les protocoles par leurs caprices personnels. Des consultants “Diaspora” sont parachutés sans expertise vérifiable, à l’image de la sœur Ledo pour ses formations factices. L’ACFPE, financée par des contributions privées pour former la jeunesse centrafricaine, agonise sous cette dictature népotique où le mérite est systématiquement bafoué au profit d’un cercle fermé d’incompétents grassement payés.

 

Les conséquences de cette gestion clanique sont désastreuses pour l’institution. L’ACFPE, qui était autrefois une référence en matière de formation professionnelle et d’insertion des jeunes, voit sa crédibilité s’effriter. Les vrais bénéficiaires, ces jeunes chômeurs centrafricains en quête de formation et d’opportunités, sont les premières victimes de ce système corrompu. Les fonds qui devraient servir à leur épanouissement professionnel sont détournés vers l’enrichissement d’un clan familial sans scrupules.

 

Les agents compétents, témoins impuissants de cette dérive, vivent dans la peur permanente. Toute contestation ou simple observation critique expose à des sanctions immédiates. L’atmosphère de travail s’est dégradée au point que l’expertise technique et l’expérience professionnelle sont devenues des handicaps dans une institution où seuls comptent les liens familiaux.

 

Cette situation ne peut perdurer sans conséquences graves pour l’ensemble du secteur de la formation professionnelle en République centrafricaine. L’ACFPE, par son rôle central dans l’insertion des jeunes, devrait être un modèle de bonne gouvernance et d’efficacité. Au lieu de cela, elle illustre les dérives les plus pernicieuses du népotisme institutionnel.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra, le Premier ministre Félix Moloua et le ministre contrôleur des entreprises parapubliques Roméo Gribingui ne peuvent ignorer cette situation plus longtemps. Une intervention urgente s’impose pour briser cette dictature du népotisme à l’ACFPE. Il faut auditer toutes les nominations récentes, annuler les salaires injustifiés et remettre les compétences au centre du recrutement.

 

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SAM-OUANDJA : Les russes noirs, que la population appelle les voyous centrafricains du groupe Wagner,  enlèvent des orpailleurs en pleine zone minière

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SAM-OUANDJA : Les russes noirs, que la population appelle les voyous du groupe Wagner,  enlèvent des orpailleurs en pleine zone minière

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>SAM-OUANDJA : Les russes noirs, que la population appelle les voyous du groupe Wagner, enlèvent des orpailleurs en pleine zone minière
Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’insécurité persistante dans le nord-est du pays touche désormais tous les axes empruntés par les habitants. Sur la route Sam-Ouandja–Ouandja-Kotto, par exemple, un groupe d’orpailleurs a été stoppé la semaine dernière par des “russes noirs”, qui les ont méthodiquement dépouillé de leurs biens.

 

 

L’incident survenu la semaine dernière sur l’axe Sam-Ouandja-Ouandja-Kotto confirme cette dérive. Des jeunes orpailleurs rentrant du chantier de Barclindi, situé à plus de 200 kilomètres de Sam-Ouandja en direction d’Ouandja-Kotto, ont été interceptés par des russes noirs, souvent appelés Wagner noirs, ces supplétifs centrafricains du grouppe Wagner recrutés par les Mercenaires russes pour appuyer leurs opérations.

 

Le braquage s’est produit entre le village de Yangou-Kpendéré, situé à 85 kilomètres de Sam-Ouandja, et le chantier minier. Les assaillants ont dépouillé les victimes de leurs économies avant de vider méthodiquement le carburant de chaque moto. Après neuf heures de détention dans la brousse, les orpailleurs ont été relâchés mais contraints de pousser leurs engins sur environ 50 kilomètres à pied jusqu’à Yangou-Kpendéré, où ils ont pu trouver du carburant pour poursuivre leur route vers Sam-Ouandja.

 

Ces “Russes noirs” ou “Wagner noirs”, comme les surnomme les centrafricains, ont été récemment déployés à Sam-Ouandja où ils occupent l’école Zaïre, un lieu du cantonnement initialement occupé par des rebelles de l’UPC dans le cadre du processus de désarmement. Plus de mille élèves sont ainsi privés de scolarité depuis la rentrée, les parents d’élèves réclamant en vain la libération de l’établissement. Par contre, les mercenaires russes ont ramené d’autres combattants en plus des autres initialement Cantonnés.

 

Le mélange de rebelles en cours de DDR et de supplétifs russes dans ce même site crée une situation explosive. Il y a quelques semaines, l’assassinat d’un commerçant important de Ouanda-Djallé avait déjà été attribué aux occupants de ce campement. Les incidents se multiplient, confirmant le paradoxe d’une force censée traquer les éléments armés irréguliers qui devient elle-même source d’insécurité pour les populations civiles.

 

L’axe Sam-Ouandja-Ouandja-Kotto, qui dessert plusieurs chantiers miniers, attire des travailleurs venus de Bria et d’autres localités. Ces orpailleurs constituent désormais des cibles privilégiées pour différents acteurs armés opérant dans la zone, dans un contexte d’impunité quasi-totale.

 

Par Moïse Banafio….

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Centrafrique : La justice annule une seconde fois de plus l’assemblée générale fantoche de l’Union des Musiciens Centrafricains

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Centrafrique : La justice annule une fois de plus l’assemblée générale fantoche de l’Union des Musiciens Centrafricains

 

Centrafrique : La justice annule une fois de plus l’assemblée générale fantoche de l’Union des Musiciens Centrafricains
Dany Ngarasso, ancien Président par intérim de l’UMC à gauche, puis à droite, son ami, le chargé de mission, Philipp Bokoula. Photo collage réalisée par la rédaction du CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Trois ans après le début de cette crise institutionnelle qui plombe l’Union des Musiciens Centrafricains, la justice vient une nouvelle fois de trancher en faveur de la légalité et de la démocratie. Dans une ordonnance de référé rendue le 24 novembre 2025, le Tribunal de Grande Instance de Bangui a suspendu les activités du bureau illégalement constitué par Guéré-Mbenzi Saint Juste et ses complices le 31 octobre dernier. Cette décision confirme ce que nous écrivons depuis des mois : l’assemblée générale organisée au Centre Culturel Catherine Samba-Panza n’était qu’une comédie montée de toutes pièces par le Ministère de la Culture pour contourner la volonté démocratiquement exprimée des musiciens centrafricains le 30 août 2025.

 

 

L’histoire de cette crise commence en 2022, lorsque Louhango Perrin, connu sous le nom de Chengo Baba, est élu président de l’Union des Musiciens Centrafricains lors d’une assemblée générale qui avait donné beaucoup d’espoir aux artistes du pays. Cette élection devait tourner la page d’une longue période d’instabilité et permettre aux musiciens de reprendre en main leur destin collectif. Les attentes étaient énormes, les projets ambitieux, et la mobilisation réelle.

 

Pourtant, deux mois seulement après son installation, Chengo Baba démissionne de ses fonctions. Les raisons invoquées sont d’ordre professionnel : ses obligations personnelles, explique-t-il, ne lui permettent plus d’assurer correctement la charge de président de l’UMC, étant un soldat FACA. Une décision compréhensible sur le plan humain, mais qui ouvre une période de turbulences dont l’association peine encore à sortir aujourd’hui.

 

Le règlement intérieur et les statuts de l’UMC prévoient ce type de situation. En cas de vacance du poste de président, c’est le vice-président qui assure automatiquement l’intérim. À l’époque, ce poste est occupé par Dany Ngarasso, qui hérite donc de cette responsabilité transitoire. Les textes statutaires sont précis sur ce point : cet intérim ne peut excéder 45 jours calendaires, période au terme de laquelle une nouvelle assemblée générale élective doit impérativement être convoquée pour désigner un nouveau bureau. Cette disposition existe dans la plupart des associations pour éviter les dérives autoritaires et garantir le renouvellement démocratique des instances dirigeantes. Quarante-cinq jours, c’est largement suffisant pour organiser une consultation, mobiliser les membres et assurer la continuité institutionnelle.

 

Mais Dany Ngarasso a d’autres plans. Au lieu d’organiser les Élections prévues par les statuts, il s’installe confortablement dans le fauteuil présidentiel et transforme son intérim temporaire en présidence permanente. Les 45 jours passent. Puis les semaines deviennent des mois. Les mois deviennent des années. Trois ans et demi plus tard, Ngarasso occupe toujours le poste, en violation flagrante des textes de l’association.

 

Cette confiscation du pouvoir ne constitue pas un simple dépassement de délai, mais bien une prise en otage délibérée et organisée d’une institution collective. Elle montre aussi la passivité complice des autorités administratives qui laissent perdurer une situation manifestement irrégulière. Face à cette confiscation de leur organisation représentative, les artistes centrafricains ne restent pas passifs. Ils multiplient les démarches pour dénoncer cette situation et réclamer l’organisation d’Élections libres, inclusives et transparentes.

 

Leurs revendications sont légitimes et mesurées. Ils ne demandent rien d’extraordinaire : simplement le respect des statuts de leur association et l’application des règles démocratiques les plus élémentaires. Ils rappellent que l’UMC ne constitue pas la propriété privée de Ngarasso ou de ses soutiens politiques, mais appartient à l’ensemble des musiciens du pays. Sans direction légitime, l’UMC peine à défendre efficacement les intérêts de ses membres. Elle ne peut pas non plus développer les partenariats et les projets dont la profession a besoin pour se structurer et se développer.

 

C’est dans ce contexte que se déroule, le samedi 30 août 2025, l’assemblée générale élective qui devait mettre fin à cette crise. Cette consultation, longtemps attendue par les artistes du pays, se tient dans un climat de réconciliation et d’espoir. L’élection d’Armand Touaboy à la présidence de l’UMC constitue un tournant pour la musique centrafricaine. Accompagné d’une équipe qualifiée comprenant Kaïda TG comme vice-président, Chantal Bobo au secrétariat général, Armel Eka comme délégué aux affaires, Freddy Kopaya aux affaires sociales et Dany Mandaba-Bara Marwane à la communication, ce nouveau bureau incarne la volonté des artistes de reprendre leur destin en main.

 

Le scrutin se déroule dans le respect strict des procédures statutaires de l’association. Les musiciens centrafricains exercent leur droit souverain de choisir leurs dirigeants dans un cadre démocratique et transparent. Aucune irrégularité n’est constatée. Le processus électoral est irréprochable. Au-delà de la normalisation institutionnelle, la tenue de cette assemblée représente une victoire de la démocratie associative sur les tentatives de confiscation institutionnelle. Malgré les pressions et les manœuvres administratives qui avaient tenté d’empêcher ce scrutin, les musiciens centrafricains font preuve d’une détermination exemplaire pour préserver l’autonomie de leur organisation.

 

Mais c’est sans compter sur l’ego surdimensionné de Dany Ngarasso et son refus catégorique d’accepter le choix démocratique de ses pairs. Plutôt que de reconnaître sa défaite et de faciliter une passation de pouvoir sereine, l’ancien président par intérim décide de transformer son échec personnel en une nouvelle crise institutionnelle. Incapable d’accepter que les musiciens centrafricains aient choisi un autre leader, Ngarasso refuse obstinément de transmettre les documents officiels et archives de l’UMC au nouveau bureau élu. Cette rétention de documents, qui pourrait constituer un abus de confiance ou un détournement, empêche le nouveau bureau d’exercer normalement ses fonctions.

 

Cette attitude montre une conception profondément antidémocratique du pouvoir. Pour Ngarasso, l’UMC n’est pas une association appartenant à ses membres, mais son fief personnel qu’il peut gérer à sa guise sans rendre de comptes à personne. Cette mentalité d’appropriation personnelle d’une institution collective est malheureusement trop répandue en Centrafrique, où de nombreux responsables d’organisations confondent fonction et propriété.

 

Mais Ngarasso ne s’arrête pas là. Il bénéficie du soutien actif de son ami Philippe Bokoula, chargé de mission au Ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme, qui va manipuler l’administration pour tenter d’invalider l’élection du 30 août. Trois jours seulement après l’élection d’Armand Touaboy, le Ministère des Arts, de la Culture et du Tourisme publie un communiqué de presse daté du 2 septembre 2025. Par ce document, l’administration culturelle exprime son “regret” concernant la tenue de l’assemblée générale élective et rejette purement et simplement sa légitimité ainsi que celle du nouveau bureau élu.

 

Ce communiqué confirme les analyses que nous avons développées dans nos précédentes publications : nous assistons à une manipulation instrumentée par Philippe Bokoula au profit de son ami Dany Ngarasso. L’ingérence du ministère soulève une question fondamentale : de quel droit un ministère partenaire s’arroge-t-il le pouvoir de valider ou d’invalider les Élections d’une association indépendante ? Le droit associatif centrafricain, comme dans tous les pays démocratiques, garantit l’autonomie des associations dans la gestion de leurs affaires internes. Un ministère peut être partenaire d’une association, peut la soutenir financièrement ou techniquement, mais il ne peut en aucun cas se substituer à ses organes statutaires pour décider de sa gouvernance.

 

Cette distinction n’est pas une subtilité juridique, mais un principe fondamental de la vie démocratique. Si l’administration peut invalider les Élections associatives qui ne lui conviennent pas, alors il n’existe plus d’autonomie associative. Toutes les organisations de la société civile deviennent de simples courroies de transmission du pouvoir administratif. C’est exactement ce qui se passe avec l’UMC : le ministère veut imposer un bureau à sa convenance plutôt que de respecter le choix démocratique des membres.

 

Dans les semaines qui suivent, le ministère franchit un nouveau cap dans son ingérence. Par une note circulaire, l’administration culturelle annonce l’organisation d’une nouvelle assemblée générale élective pour pourvoir “tous les postes prévus par les textes réglementaires de l’UMC”. Cette initiative constitue une provocation manifeste à l’égard du bureau exécutif légitimement élu le 30 août. Le communiqué ministériel invoque un prétendu “désaccord entre les responsables de l’Union des Musiciens Centrafricains” pour justifier cette intervention. Cette formulation est aussi vague qu’elle est trompeuse. Quel désaccord ? Entre quels responsables ? Le ministère se garde bien de préciser, préférant maintenir le flou pour légitimer une démarche qui n’a aucun fondement juridique.

 

La réalité est beaucoup plus simple : il n’y a pas de “désaccord entre responsables”, mais un refus catégorique de Dany Ngarasso d’accepter le verdict des urnes. Transformant sa défaite personnelle en prétexte administratif, l’ancien président par intérim bénéficie une fois de plus du soutien actif de son ami Philippe Bokoula pour tenter d’invalider une élection parfaitement régulière.

 

C’est dans ce contexte que se déroule, le 31 octobre 2025, l’assemblée générale fantôche organisée au Centre Culturel Catherine Samba-Panza. Malgré l’existence d’un bureau légitimement élu moins de deux mois auparavant, malgré l’absence de toute base statutaire pour organiser une nouvelle élection, le groupe de Dany Ngarasso et Philippe Bokoula décide de passer en force. Ils louent une salle au Centre Culturel Catherine Samba-Panza – du nom de l’ancienne présidente de la transition de 2014 à 2016 – et organisent leur propre assemblée générale.

 

Cette comédie se déroule dans des conditions qui défient toute crédibilité. La participation est dérisoire. Les vrais musiciens centrafricains, ceux qui constituent la base de l’UMC, brillent par leur absence. Seuls quelques fidèles de Ngarasso sont présents pour donner une apparence de légitimité à cette parodie démocratique. Peu importe pour les organisateurs : ils procèdent au vote et élisent un nouveau président fantôche de l’association des musiciens centrafricains. Le bureau élu ce jour-là au Centre Culturel Catherine Samba-Panza est représenté par Guéré-Mbenzi Saint Juste, qui devient ainsi le président d’une organisation qui n’existe que sur le papier.

 

Le ministère de la Culture, loin de dénoncer cette parodie, lui apporte son soutien officiel. C’est exactement ce que voulaient Bokoula et Ngarasso : créer un bureau concurrent qui bénéficierait de la reconnaissance administrative pour affaiblir le bureau légitime d’Armand Touaboy. Mais ils ont oublié un petit détail : la justice existe encore en Centrafrique.

 

Face à cette violation de leurs droits, les vrais musiciens centrafricains, ceux qui ont élu Armand Touaboy le 30 août 2025, décident de saisir la justice. Ils déposent une requête en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Bangui pour demander la suspension immédiate des activités du bureau illégalement constitué par Guéré-Mbenzi Saint Juste. La procédure de référé permet de trancher rapidement en cas d’urgence, lorsqu’une situation nécessite une intervention judiciaire sans attendre une procédure au fond qui peut prendre des mois ou des années.

 

L’audience se tient le 17 novembre 2025. L’Union des Musiciens Centrafricains, représentée par Armand Touaboy et son conseil maître Pierre Morel Sangone Feindiro, avocat au Barreau de Centrafrique, présente ses arguments devant le tribunal. De l’autre côté, le bureau illégalement constitué est représenté par Saint Juste Guéré-Mbenzi. Le tribunal, présidé par Gervais Mokogba avec Louis-Herbert Essinguira comme greffier, écoute attentivement les deux parties.

 

Les arguments juridiques sont clairs et sans appel. L’assemblée générale du 31 octobre 2025 n’avait aucune base statutaire. Un bureau venait d’être légitimement élu le 30 août 2025 selon les procédures prévues par les statuts de l’association. Organiser une nouvelle élection deux mois plus tard, sans aucun motif valable, sans respecter les procédures de convocation prévues par les textes, constitue une violation manifeste des règles démocratiques et statutaires de l’UMC.

 

Le tribunal prend le temps d’examiner le dossier. Une semaine plus tard, le 24 novembre 2025, l’ordonnance tombe. Le verdict est sans équivoque : “Statuant en audience de Cabinet, réputé contradictoire à l’égard de sieur Guéré-Mbenzi Saint Juste, en matière de référé et en premier ressort : Mais déjà ; Vu l’urgence ; Ordonnons la suspension immédiate des activités du bureau de l’Union des Musiciens centrafricains présidé par sieur Guéré-Mbenzi Saint Juste issu de l’assemblée générale du 31 octobre 2025 ; Déboutons le requérant du surplus de sa demande ; Mettons les dépens à la charge de sieur Guéré-Mbenzi Saint Juste.”

 

Cette décision de justice constitue une victoire éclatante pour le bureau exécutif légitime dirigé par Armand Touaboy et un désaveu cinglant des manœuvres administratives orchestrées par le tandem Philippe Bokoula – Dany Ngarasso. Le tribunal se déclare compétent, la requête est recevable, et l’exécution de l’assemblée générale fantôche est suspendue. Les dépens sont mis à la charge de Guéré-Mbenzi Saint Juste. Le jugement sera notifié à l’Union des Musiciens Centrafricains représentée par Armand Touaboy et au bureau illégalement constitué.

 

Mais au lieu d’accepter cette décision de justice et de mettre fin à leurs manœuvres, Dany Ngarasso et son groupe ont décidé de persister dans l’illégalité. Selon les informations parvenues à notre rédaction, Ngarasso a envoyé un message hier, lundi, pour annoncer qu’ils vont faire appel de cette décision du tribunal. Ils refusent de respecter la décision judiciaire et comptent saisir la juridiction supérieure pour tenter d’obtenir l’annulation de l’ordonnance de référé.

 

Cette attitude démontre un mépris total pour la justice et pour l’État de droit. Une décision judiciaire a été rendue, claire et sans ambiguïté, ordonnant la suspension immédiate des activités du bureau fantôche. La réaction normale serait de s’y conformer en attendant l’issue d’un éventuel appel. Mais non : Ngarasso et ses complices annoncent publiquement qu’ils vont continuer leurs activités malgré l’interdiction judiciaire. C’est être dans la crapule, c’est n’avoir aucun respect pour les institutions de la République.

 

Plus grave encore, cette posture d’opposition systématique aux décisions de justice bénéficie du soutien actif du Ministère de la Culture. Interrogée à la radio sur cette affaire, la directrice de la Culture, Albertine Ouaboua, a tenu des propos qui laissent pantois. Elle a comparé la situation à celle d’un parent qui doit “chicotter” un enfant désobéissant, en expliquant que quand vous avez deux enfants et que l’un fait des “crapules” sans écouter, il faut le frapper pour le corriger.

 

Cette comparaison est aussi inappropriée qu’elle est révélatrice. D’abord, le journaliste a eu raison de lui rappeler que ce n’est pas au ministère de “chicotter” qui que ce soit, mais à la justice de trancher les litiges. Le rôle d’une administration n’est pas de jouer au parent autoritaire qui distribue des corrections, mais de respecter et de faire respecter la loi. Ensuite, cette métaphore infantilisante montre comment le ministère perçoit les associations : comme des enfants immatures qu’il faut discipliner plutôt que comme des organisations autonomes ayant leurs propres organes de gouvernance.

 

Mais surtout, cette déclaration révèle l’état d’esprit qui règne au sein de l’administration culturelle.

 

Cette affaire dépasse largement le cadre d’une simple querelle associative entre musiciens. Elle pose des questions fondamentales sur l’État de droit en Centrafrique. Quand une administration publique refuse de respecter les décisions de justice qui ne lui conviennent pas, quand des responsables gouvernementaux encouragent ouvertement la désobéissance aux ordonnances judiciaires, quand le ministère de tutelle soutient un groupe qui viole délibérément les statuts d’une association, c’est tout le système institutionnel qui est menacé.

 

Par la rédaction du CNC….

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Qui contrôlera le ministère de l’Élevage : la communauté peule se déchire à Bangui

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Qui contrôlera le ministère de l’Élevage : la communauté peule se déchire à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Le-Tchadien-Hassan-Bouba-devenu-ministre-centrafricain-de-lElevage-un-des-proteges-des-mercenaires-russes-de-Wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>Qui contrôlera le ministère de l'Élevage : la communauté peule se déchire à Bangui
Le tchadien Hassan Bouba, ministre en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Selon Média plus du 17 juillet 2025, trois leaders peuls s’affrontent pour un portefeuille ministériel aux revenus colossaux, fragilisant l’unité communautaire.

 

La guerre des successions bat son plein au sein de la communauté peule  de la rébellion centrafricaine. Ali Darassa, chef du mouvement  UPC, et Sembe Bobo, dirigeant des 3R, mènent une offensive coordonnée contre Hassan Bouba, ministre de l’Élevage en exercice.

L’enjeu dépasse les considérations personnelles : ce ministère contrôle les revenus de la taxation de la transhumance et supervise la gestion des abattoirs, deux secteurs générateurs de flux financiers substantiels.

 

 

Hassan Bouba résiste. Fort du soutien des mercenaires russes du groupe Wagner, il maintient sa position face aux pressions de ses rivaux. Cette résistance attise les frustrations de Darassa et Bobo, qui estiment détenir une légitimité supérieure pour diriger ce secteur névralgique de l’économie centrafricaine, selon Médias plus.

 

La nationalité tchadienne d’Ali Darassa complique l’équation. Naturalisé centrafricain par décret présidentiel sous Michel Djotodia, ce leader peul sahélien fait face à des contestations internes. Ses détracteurs questionnent sa légitimité à briguer des responsabilités politiques nationales, alimentant les divisions au sein d’une communauté déjà fragilisée par les stigmatisations.

 

Ces rivalités transcendent les ambitions individuelles. Elles témoignent des difficultés d’intégration politique d’une communauté longtemps marginalisée, régulièrement soupçonnée de connivence avec les groupes armés. La bataille pour le ministère de l’Élevage cristallise ces tensions, transformant une querelle de leadership en test de cohésion communautaire.

 

L’impact sur Bangui se ressent déjà. La méfiance s’installe entre les différentes factions, chacune mobilisant ses réseaux pour faire pencher la balance. Cette fragmentation interne affaiblit la capacité de négociation collective de la communauté peule dans un contexte post-accord où chaque groupe cherche à optimiser ses gains politiques et économiques….

 

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Comment gérer ses échanges avec les clients de manière professionnelle

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La qualité de la communication avec les clients détermine souvent la réussite d’une entreprise. Que vous soyez entrepreneur, commercial ou manager, maîtriser l’art de l’échange professionnel représente un atout considérable. Cette compétence s’acquiert par la pratique et le respect de quelques principes fondamentaux.

 

L’écoute active comme fondement

Trop d’entreprises commettent l’erreur de parler sans écouter. L’écoute active consiste à accorder toute son attention au client, à reformuler ses demandes pour  vérifier la compréhension et à poser des questions pertinentes. Cette approche, recommandée par les experts en communication interpersonnelle, permet d’identifier les besoins réels au-delà des demandes apparentes. Un client qui se sent écouté développe naturellement une confiance envers l’entreprise.

 

La prise de notes pendant les échanges témoigne de votre sérieux. Elle garantit qu’aucune information ne sera oubliée et facilite le suivi des dossiers. Cette pratique simple améliore la gestion de la relation client de façon significative.

 

La réactivité sans précipitation

Les clients apprécient les réponses rapides, mais la vitesse ne doit jamais compromettre la qualité. Disposer d’un mail professionnel dédié aux échanges clients facilite grandement cette organisation et renforce votre crédibilité. Accusez réception d’un message dans les deux heures, même si vous ne pouvez pas fournir une réponse complète immédiatement. Cette approche rassure le client sur le traitement de sa demande.

 

Avant de répondre à une question complexe, prenez le temps de vérifier les informations. Une réponse erronée donnée rapidement cause plus de tort qu’une réponse exacte donnée après vérification. La transparence sur les délais nécessaires renforce la crédibilité.

 

Adapter son langage au contexte

Chaque client possède son propre niveau de connaissance technique. Utiliser un jargon incompréhensible pour un néophyte crée de la frustration. À l’inverse, simplifier excessivement vos explications face à un expert peut paraître condescendant. L’observation des premiers échanges permet d’ajuster votre vocabulaire.

 

Le ton écrit mérite une attention particulière. Les emails et messages manquent des indices non-verbaux de la conversation orale. Relisez vos messages pour vérifier qu’ils ne peuvent pas être mal interprétés. Une phrase qui vous semble neutre peut paraître sèche ou agressive à la lecture.

 

Gérer les situations difficiles

Les réclamations font partie intégrante de toute activité commerciale. Face à un client mécontent, la première règle consiste à ne jamais prendre les reproches personnellement. Laissez le client exprimer son mécontentement sans l’interrompre. Cette phase d’évacuation émotionnelle reste nécessaire avant toute résolution.

 

Présentez des excuses sincères pour le désagrément, même si l’erreur ne vient pas directement de vous. Proposez ensuite une solution concrète avec un échéancier précis. Un client dont le problème est résolu efficacement devient souvent plus fidèle qu’un client n’ayant jamais rencontré de difficulté.

 

Le suivi dans la durée

La relation client ne s’arrête pas après la vente ou la résolution d’un problème. Un message de suivi quelques jours après une livraison ou une intervention montre votre engagement. Ces attentions construisent une relation durable.

 

Conservez un historique détaillé des échanges pour chaque client. Cette mémoire collective évite les répétitions frustrantes et personnalise les interactions futures. Les outils de CRM facilitent cette organisation, mais un simple tableur peut suffire pour débuter.

 

La maîtrise des échanges professionnels avec les clients s’améliore constamment par l’expérience. Chaque interaction apporte son lot d’enseignements sur les attentes et les comportements humains. Les entreprises qui investissent dans cette compétence récoltent les bénéfices d’une réputation solide et d’une clientèle fidèle.

 

 

Nana-Mambéré : un soldat FACA abattu par un sergent après une violente altercation

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Nana-Mambéré : un Soldat FACA abattu par un sergent après une violente altercation

 

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Un soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les problèmes de discipline dans l’armée centrafricaine ne datent pas d’hier. Depuis près de 10 ans, les militaires déployés dans les préfectures, y compris ceux qui sont dans la capitale agissent souvent sans contrôle, loin de toute supervision réelle. Les gradés peinent à imposer leur autorité, les soldats font ce qu’ils veulent, et personne ne sanctionne vraiment les dérapages. Dans les zones minières, la situation est encore pire. Les détachements militaires censés assurer la sécurité deviennent parfois eux-mêmes sources de problèmes pour les populations.

 

C’est dans ce contexte que la Nana-Mambéré vient de connaître un nouveau drame. Ce lundi 24 novembre 2025, un soldat de deuxième classe des Forces armées centrafricaines a été tué. Pas par des rebelles, pas dans un accrochage avec des groupes armés, mais par l’un de ses propres collègues. Un sergent de l’armée nationale a abattu ce militaire près du site minier chinois d’Abba, après une dispute qui a mal tourné.

 

Les deux hommes faisaient partie du même détachement. Ils étaient affectés à la sécurisation du site minier chinois dans la zone.

 

En effet, tout a commencé avec une histoire de femme. Le soldat tué entretenait une relation avec une dame native de la localité de Abba. Mais le week-end dernier, le couple a un sérieux problème, au point que les deux se sont bagarrés. Le soldat a frappée violemment la femme durant le week-end. La femme avait fui après ces coups. Personne ne connaît vraiment les raisons de cette violence domestique.

 

Ce lundi matin, le soldat est allé au marché avec plusieurs de ses collègues. Il a aperçu la femme. Immédiatement, il l’a arrêtée et s’est saisi d’un gros bâton pour la frapper. Devant tout le monde, il a commencé à menacer de la tuer. Les témoins racontent qu’il répétait sans cesse qu’il voulait tuer cette femme. Son acharnement a surpris tout le monde, y compris ses camarades militaires qui ne comprenaient pas cette fureur.

 

Un sergent présent au marché a tenté de calmer les choses. Il s’est approché du soldat et lui a demandé d’arrêter. “Ce n’est pas digne de toi, ce n’est pas digne d’un militaire”, lui a-t-il dit. Mais le soldat a refusé d’écouter. Il a continué à dire qu’il voulait tuer la femme. La discussion entre les deux militaires a commencé à s’échauffer.

 

Quand le soldat a voulu frapper la dame avec le bâton, le sergent a bloqué le coup. C’est là que tout a dégénéré. Le soldat s’est retourné contre le sergent. Dans sa colère, il a sorti son arme de service et a tiré sur son supérieur hiérarchique, le blessant à la jambe. Le sergent, touché mais toujours debout, a riposté immédiatement. Il a sorti sa propre arme et a tiré à son tour. La balle a atteint le soldat de deuxième classe qui s’est effondré. Il est mort sur place.

 

Le corps du militaire tué a été évacué. Il est actuellement en route vers Bouar avant d’être transféré à Bangui. Cette version des événements vient des collègues militaires qui ont assisté à la scène, mais l’enquête devra établir exactement comment les choses se sont passées.

 

Ce qui frappe dans cette affaire, c’est qu’un simple soldat ait pu tirer sur un sergent en plein jour, au marché, devant des témoins. Dans une armée où la discipline fonctionne, c’est impensable. Un soldat de deuxième classe qui tire sur un sous-officier, c’est la preuve que la hiérarchie ne veut plus rien dire. Les gradés ne sont plus respectés, leurs ordres ne sont plus suivis, et chacun fait ce qu’il veut avec son arme.

 

La situation dans l’armée nationale est devenue chaotique. Les militaires se battent entre eux, tirent les uns sur les autres, et personne ne semble capable de remettre de l’ordre. Les responsabilités remontent très haut. Le chef d’état-major général des armées devrait assurer la discipline dans les troupes. Le président Touadéra, en tant que commandant en chef, devrait s’assurer que son armée fonctionne correctement. Mais pendant qu’ils sont occupés ailleurs, notamment par le maintien de leur régime, l’institution militaire se décompose.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Zimia….

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ACFPE : La bataille pour les 10% déchire les petits dictateurs

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ACFPE : La bataille pour les 10% déchire les petits dictateurs

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>ACFPE : La bataille pour les 10% déchire les petits dictateurs
La Directrice générale par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le directeur financier et le logisticien (frère de la DG) s’affrontent pour contrôler les commissions sur les achats publics de l’ACFPE.

 

 

Alors qu’ils menacent de mort les lanceurs d’alerte qui dénoncent leurs détournements, les responsables de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) se déchirent entre eux pour le contrôle des commissions illégales sur les achats publics de l’ACFPE. Corbeau News Centrafrique démontre aujourd’hui la guerre intestine qui oppose le directeur financier et le logisticien de l’ACFPE, Paul, qui n’est autre que le frère de la directrice générale par intérim Renée Bimbo. Une bataille pathétique pour les “10%” qui expose au grand jour la véritable nature de cette institution devenue un repaire de corruption.

 

Paul, le frère de la DG qui contrôle tout….

Nouvelle révélation de notre investigation : le logisticien de l’ACFPE, qui porte le nom de Paul, est le frère de la directrice générale par intérim Renée Bimbo. Un népotisme familial qui ne surprendra personne, tant cette pratique est courante dans les institutions centrafricaines sous gestion Bimbo-Mouanga.

 

Rappelons que Renée Bimbo elle-même est la sœur cadette de la ministre du Travail Annie-Michelle Mouanga. Nous avons donc une ministre qui place sa sœur à la tête de l’ACFPE, laquelle place ensuite son propre frère au poste stratégique de logisticien. Un véritable clan familial qui se partage les postes et les ressources de l’institution.

 

Mais le népotisme ne s’arrête pas aux nominations. Paul, profitant de sa position de frère de la directrice générale, s’est arrogé des pouvoirs qui dépassent largement ses attributions. Selon nos informations, il intervient désormais dans des domaines qui ne relèvent pas de sa compétence. Par exemple, les ordres de mission qui devraient être émis par le service des Ressources Humaines sont maintenant décidés par Paul.

 

Cette concentration de pouvoir entre les mains du frère de la DG crée un système où les règles administratives normales sont contournées. Paul décide qui part en mission, qui reçoit des primes, qui obtient des avantages. Une gestion personnelle et familiale de l’institution publique.

 

Les 10% : Le nerf de la guerre….

Pour comprendre la bataille qui fait rage à l’ACFPE, il faut expliquer le système des “10%”. Dans le jargon de la corruption administrative centrafricaine, les “10%” désignent la commission illégale que les responsables prélèvent sur les achats publics.

 

Le mécanisme est simple : quand l’ACFPE doit acheter du matériel, des fournitures ou des services, le responsable chargé de l’achat gonfle artificiellement le prix ou négocie un prix de faveur avec le fournisseur. En échange, le fournisseur reverse 10% du montant de la facture au responsable. C’est un système de corruption mis en place partout en Centrafrique qui permet d’enrichissement personnel sur le dos des deniers publics.

 

À l’ACFPE, les sommes en jeu ne sont pas négligeables. Comme nous l’avons révélé, l’institution gère des fonds colossaux : projets financés par des partenaires internationaux comme la Banque mondiale (comme ICOMPETE), budgets de l’État, financements des organisations installées dans le pays. Les achats se chiffrent en dizaines, voire en centaines de millions de francs CFA. Les 10% prélevés sur ces montants représentent donc une véritable fortune.

 

D’où la bataille féroce pour contrôler ces commissions. Celui qui contrôle les achats contrôle les 10%. Celui qui contrôle les 10% s’enrichit rapidement. Et à l’ACFPE, plusieurs responsables veulent leur part du gâteau.

 

La guerre entre le directeur financier et le logisticien….

Au cœur de cette bataille se trouvent deux protagonistes : le directeur financier (DCF) et Paul, le logisticien frère de la DG.

 

Normalement, dans une institution bien gérée, les rôles sont clairs. Le service logistique est chargé de gérer les achats : identifier les besoins, consulter les fournisseurs, négocier les prix, passer les commandes. Le directeur financier, lui, valide les dépenses et assure le paiement des factures après vérification.

 

Mais à l’ACFPE, rien ne se passe normalement. Le directeur financier et le logisticien se livrent une guerre sans merci pour contrôler les achats et, par conséquent, les précieux 10%.

 

La stratégie de Paul, le logisticien….

En tant que frère de la directrice générale, Paul pense que le contrôle des achats lui revient de droit. Il estime que sa position familiale lui confère une légitimité pour gérer les commandes et toucher les commissions.

 

Paul voudrait que tous les achats passent par son service logistique. Cela lui permettrait de négocier avec les fournisseurs, d’obtenir ses 10%, et d’asseoir son pouvoir au sein de l’institution.

 

La contre-offensive du directeur financier….

Mais le directeur financier n’entend pas se laisser écarter du festin. Lui aussi veut sa part des 10%. Alors, il a développé une stratégie pour court-circuiter Paul et le service logistique.

 

Au lieu de laisser le service logistique gérer les achats, le directeur financier bloque les procédures à son niveau. Lorsqu’une commande doit être passée, au lieu de transmettre le dossier au logisticien, il prend les choses en main personnellement.

 

Et voici le comble : le directeur financier se rend lui-même au marché KM5 (PK5), le grand marché Mamadou Mbaïki situé dans le 3ème arrondissement de Bangui, pour effectuer directement les achats. Il négocie avec les commerçants, achète le matériel ou les fournitures nécessaires, et ramène le tout à l’ACFPE.

 

En faisant ainsi, le directeur financier récupère directement les 10% pour lui-même. Il négocie un prix gonflé avec le commerçant, paie avec les fonds de l’ACFPE, et empoche la différence. Pas besoin de partager avec le logisticien ou d’autres intermédiaires.

 

Le marché KM5 : Le théâtre des achats clandestins….

L’image est surréaliste : le directeur financier de l’ACFPE, un cadre supérieur censé gérer les finances d’une institution publique importante, qui se balade au marché KM5 pour acheter lui-même du matériel comme un simple particulier.

 

Le marché KM5, officiellement appelé marché Mamadou Mbaïki mais communément connu sous le nom de PK5, est le plus grand marché de Bangui. On y trouve de tout : matériel informatique, fournitures de bureau, équipements divers. C’est aussi un lieu où les prix sont négociables et où les arrangements informels sont monnaie courante.

 

En se rendant personnellement au KM5, le directeur financier évite toute trace administrative. Pas de procédure d’appel d’offres, pas de demande de devis ou proforma à plusieurs fournisseurs, pas de commission d’achat. Juste lui, un commerçant, et un arrangement qui leur profite à tous les deux au détriment de l’ACFPE.

 

Cette pratique viole toutes les règles de la commande publique. Les achats d’une institution comme l’ACFPE doivent suivre des procédures strictes : justification des besoins, autorisation budgétaire, appel d’offres ou demande de devis, commission d’achat, réception et vérification du matériel, paiement sur facture. Rien de tout cela n’est respecté quand le directeur financier fait ses courses au KM5.

 

La frustration de Paul : “C’est moi qui devrais toucher les 10%”….

De son côté, Paul, le logisticien, est furieux. C’est son service qui est censé gérer les achats. C’est lui qui devrait négocier avec les fournisseurs et toucher les commissions. Mais le directeur financier lui coupe l’herbe sous le pied en faisant les achats lui-même.

 

Paul se retrouve marginalisé dans son propre domaine de compétence. Le service logistique qu’il dirige devient une coquille vide, contournée systématiquement par le directeur financier qui préfère agir seul pour garder 100% des commissions.

 

Cette situation crée une tension permanente entre Paul et le directeur financier. Selon nos sources, les deux hommes se collaborent difficilement.

 

Paul, en tant que frère de la directrice générale, pense avoir la légitimité familiale pour imposer sa volonté. Mais le directeur financier, fort de sa position stratégique dans le circuit financier de l’institution, ne compte pas se laisser faire.

 

Une mésentente profonde qui paralyse l’institution….

Cette guerre pour les 10% crée une mésentente profonde au sein de la direction de l’ACFPE. Le directeur financier et le logisticien, deux postes clés de l’institution, ne travaillent plus ensemble. Ils se sabotent mutuellement, chacun cherchant à préserver son pré carré et ses sources de revenus illégaux.

 

Cette situation a des conséquences directes sur le fonctionnement de l’ACFPE. Les achats ne se font plus de manière rationnelle et transparente, mais en fonction des intérêts personnels des uns et des autres. Les procédures administratives sont contournées. Les règles de bonne gestion sont bafouées.

 

L’ironie suprême : Ils se battent entre eux tout en menaçant CNC….

Ce qui rend cette situation particulièrement pathétique, c’est l’ironie absolue de la situation. Ces responsables de l’ACFPE qui menacent de tuer les lanceurs d’alerte, qui promettent de retrouver et de limoger ceux qui fournissent des informations à CNC, sont incapables de s’entendre entre eux.

 

Ils se présentent comme des gens puissants, capables de contrôler l’institution, de punir les fautifs, de mener des “enquêtes discrètes”. Mais la réalité, c’est qu’ils passent leur temps à se chamailler pour des commissions de 10% comme des petits commerçants qui se disputent un étal au marché.

 

Ils veulent s’attaquer à des “ennemis extérieurs” alors qu’ils sont déjà en guerre entre eux. Ils promettent de protéger l’ACFPE contre les dénonciateurs alors qu’ils sont les premiers à la détruire de l’intérieur par leur cupidité.

 

C’est pathétique. C’est risible. Et c’est tragique pour les Centrafricains qui comptaient sur l’ACFPE pour former les jeunes et créer des opportunités d’emploi.

 

Par Alain Nzilo…..

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Boé : un pasteur de l’église apostolique, kidnappé par les Wagner, torturé  à Nana-Bakassa, puis détenu dans un conteneur russe à Bossangoa

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Boé : un pasteur de l’église apostolique, kidnappé par les Wagner, torturé  à Nana-Bakassa, puis détenu dans un conteneur russe à Bossangoa

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/photo-de-torture-dun-centrafricain-par-les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner.png” data-wpel-link=”internal”>Boé : un pasteur de l’église apostolique, kidnappé par les Wagner, torturé à Nana-Bakassa, puis détenu dans un conteneur russe à Bossangoa
photo de torture d’un centrafricain par les Mercenaires russes du groupe Wagner

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis plus d’un an, le village de Boé subit sans cesse la terreur des mercenaires russes du groupe Wagner. Ce village situé à 70 kilomètres de Bossangoa, dans la sous-préfecture de Nana-Bakassa, préfecture de l’Ouham, a déjà connu plusieurs vagues de violence. Les habitants ont été tabassés, leurs maisons fouillées, leurs vivres pillés, y compris les kits alimentaires distribués par la Croix-Rouge internationale. Chaque passage de Wagner laisse des traces profondes au sein de la population.

 

Cette fois encore, les mercenaires russes ont frappé, mais avec une cible précise. Samedi dernier, ces criminels de Poutine ne sont pas venus terroriser tout le village comme à leur habitude. Ils avaient un objectif bien défini : un homme, un seul. Un pasteur de l’église apostolique qui vivait tranquillement dans le village de Boé. Des personnes malveillantes avaient apparemment donné son nom aux mercenaires russes, l’accusant d’être le cousin direct du chef d’État-major du CMSPR, l’ancien député Florent Kema. Les Wagner l’ont accusé d’être le commissionnaire de monsieur Florent Kema. Ils sont arrivés directement chez lui, l’ont kidnappé sans explication et l’ont emmené à une destination inconnue. Mais après vérification de sa famille. La destination du Pasteur  Godonam Krizou alias tout zéro est finalement connue.

 

Le pasteur Godonam Krizou  a d’abord été conduit à Nana-Bakassa, chef-lieu de la sous-préfecture. Puis les mercenaires russes l’ont transféré à Bossangoa, où commence le calvaire. À Bossangoa, ils l’ont torturé longuement. Leur méthode habituelle : brûler des bouteilles en plastique et laisser couler le plastique fondu sur la peau de leur victime. Cette pratique atroce, Wagner l’a déjà employée plusieurs fois en Centrafrique. Le pasteur Godonam Krizou  a enduré ces séances de torture avant d’être jeté dans un conteneur qui sert de cellule de détention pour les Wagner.

 

Face à cette situation, la famille du pasteur a paniqué. Des proches se sont déplacés à Bossangoa pour alerter les autorités. Ils sont allés voir le gouverneur pour lui expliquer ce qui se passait. Le gouverneur a réagi en homme conscient de la gravité des faits. Il s’est rendu auprès des mercenaires russes pour plaider le sort du pasteur Godonam Krizou, tenter de négocier sa libération ou au moins comprendre les accusations portées contre lui.

 

Mais les mercenaires russes ont totalement chassé le gouverneur. Ils l’ont renvoyé sèchement, lui disant qu’ils n’avaient pas besoin de lui dans cette affaire. Avant de le congédier, ils lui ont simplement lancé : « Attends 48 heures. Rentre chez toi, et dans deux jours, tu reviens nous voir pour nous expliquer votre préoccupation. » Le gouverneur n’a eu d’autre choix que de partir, impuissant face à ces mercenaires qui agissent en maîtres absolus dans le pays.

 

Les membres de la famille qui étaient partis voir le gouverneur sont rentrés à Boé complètement abattus. Actuellement, l’inquiétude domine dans le village. Tout le monde connaît la réputation de Wagner. Avec ces mercenaires, il n’y a pas de pitié. Ils ont déjà tué tant de civils dans le pays. Les habitants de Boé craignent que le pasteur ne soit exécuté. Cette peur les ronge jour et nuit, d’autant qu’ils ne savent toujours pas de quoi exactement le pasteur est accusé ni pourquoi Wagner s’acharne ainsi gratuitement sur lui avec de fausse accusation.

 

Ce nouveau cas à Boé confirme ce que les Centrafricains savent déjà : les mercenaires russes font ce qu’ils veulent dans le pays. Même un gouverneur nommé par Touadéra ne peut rien face à eux. Ils enlèvent qui ils veulent, torturent qui ils veulent, détiennent qui ils veulent. Les dénonciations anonymes suffisent pour qu’un civil soit enlevé de son domicile, torturé pendant des heures et jeté dans un conteneur sans procès, sans avocat, sans aucune forme de justice.

 

Les 48 heures que Wagner a imposées au gouverneur vont bientôt s’écouler. Personne ne sait ce que les mercenaires russes diront au gouverneur quand celui-ci reviendra les voir. Personne ne sait si le pasteur sera libéré, maintenu en détention ou pire encore. Dans le village de Boé, les habitants attendent, angoissés, priant pour que leur pasteur survive à cette épreuve.

 

Par Marcelin Féïmonazoui….

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Ndachima : 11 morts mystérieuses en deux semaines, que s’est-il passé réellement ?

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Ndachima : 11 morts mystérieuses en deux semaines, que s’est-il passé réellement ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Deux-mercenaires-russes-de-Wagner-occupant-lEtat-major-des-rebelles-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ndachima : 11 morts mystérieuses en deux semaines, que s’est-il passé réellement ?
Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Ndachima, situé à une soixantaine de kilomètres de Bambari dans la préfecture de la Ouaka, est devenu l’un des sites miniers les plus importants contrôlés par les mercenaires russes en République centrafricaine. Depuis que Wagner a pris possession de cette zone aurifère, les tensions n’ont cessé de monter avec les populations locales. Les jeunes continuent de venir chercher de l’or dans les résidus laissés par les exploitants russes, malgré les violences répétées et les morts qui se succèdent. Mais Wagner ne veut pas de ces chercheurs d’or artisanaux sur “leur” territoire.

 

 

Ces derniers mois, la situation s’est particulièrement tendue. Après des manifestations d’artisans miniers et d’habitants contre les traitements des mercenaires russes, plusieurs jeunes ont été arrêtés massivement et transférés à Bambari. Une fois libérés, ces mêmes jeunes ont commencé à développer des symptômes étranges.

 

En octobre dernier, onze de ces anciens détenus sont morts en l’espace de deux semaines dans des conditions mystérieuses. Le premier est mort deux jours après sa libération, le deuxième trois jours plus tard, un autre au sixième jour, et ainsi de suite jusqu’au dernier décès deux semaines après le début de cette hécatombe. Tous présentaient les mêmes symptômes : des gonflements rapides du ventre et de la poitrine, suivis de mort en quelques heures.

 

Deux survivants, actuellement hospitalisés à Bangui dans un état critique, ont expliqué à CNC ce qui s’était passé pendant leur détention à Ndachima. Selon leurs témoignages recueillis par l’un de nos journalistes, les mercenaires russes les avaient touchés avec des cotons imbibés d’une substance inconnue.

 

“Ils nous touchaient avec ces cotons mouillés, comme si c’était de l’alcool, mais l’odeur était différente. C’était comme quand on nettoie la peau avant une piqûre”, explique l’un des survivants hospitalisé à Bangui.

 

Cette substance mystérieuse aurait été appliquée sur tous les détenus pendant leur captivité. Les symptômes sont apparus deux à trois semaines après leur libération, suggérant un produit à effet retardé.

 

À l’hôpital de Bambari, le personnel médical a confirmé les décès mais refuse tout commentaire. À Bangui également, c’est le silence total. Aucune enquête officielle n’a été ouverte, aucun communiqué des autorités n’a été publié. Même les médias évitent le sujet.

 

“Quand on parle de Wagner ici, il n’y a pas d’enquête. Tu es mort, c’est tout”, confie une source proche du dossier. Cette loi du silence s’impose à tous, car parler de ces affaires équivaut à un arrêt de mort.

 

Pourtant, cette tragédie s’inscrit dans une série d’incidents violents à Ndachima. En août dernier, Alex Mandazou, un jeune chercheur d’or, avait été tué par un exploitant russe qui l’avait frappé avec la pelle de son tracteur avant d’enterrer son corps. Un mois auparavant, une dizaine de personnes avaient été abattues par balles sur le même site.

 

Malgré ces violences répétées, les jeunes de la région continuent de se rendre à Ndachima pour chercher de l’or. C’est leur seule source de revenus dans cette région délaissée par l’État. Mais aujourd’hui, après ces onze morts mystérieuses, la peur a changé de camp. Les familles craignent que d’autres anciens détenus ne subissent le même sort.

 

Par Bertrand Yékoua….

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Centrafrique : la bêtise humaine se poursuit pour le RGPH 4. À Kouango, le médecin vide l’hôpital pour recruter des agents recenseurs. Incroyable!

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la bêtise humaine se poursuit pour le RGPH 4. À Kouango, le médecin vide l’hôpital pour recruter des agents recenseurs. Incroyable!

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Personnel-medical-en-action-a-lHopital-de-Boda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : la bêtise humaine se poursuit pour le RGPH 4. À Kouango, le médecin vide l’hôpital pour recruter des agents recenseurs. Incroyable!
Pour illustration, l’image deux membres du personnel médical soignant des patients à l’Hôpital de Boda

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le médecin du centre de santé de Kouango a décidé, du jamais vu dans l’histoire du monde,  de recruter uniquement des agents hospitaliers comme agents recenseurs pour le RGPH4. Infirmiers, agents de santé : tous partent faire le recensement. La question s’impose : qui va soigner les malades ?

 

 

La ville de Kouango se trouve à environ 419 kilomètres de Bangui et à 103 kilomètres de Bambari, chef-lieu de la Ouaka. L’information paraît absurde, mais elle est vraie. Le responsable du centre de santé n’a sélectionné que son personnel médical pour participer aux opérations de recensement. Sans exception.

 

Le centre de santé de Kouango est déjà dans un état déplorable. Les infrastructures tombent en ruine, les équipements manquent, l’hygiène laisse à désirer. Et maintenant, on retire les quelques agents qualifiés disponibles pour les envoyer compter la population et les habitats. C’est vraiment fou.

 

La logique derrière cette décision ? L’argent. Ces responsables voient le RGPH4 comme une source de revenus. Peu importe que des malades restent sans soins. Peu importe que le service public de santé s’arrête.

 

Kouango manquerait-il de jeunes diplômés disponibles pour ce travail ? Il n’y aurait personne avec un niveau collège ou lycée capable de remplir des formulaires sur tablette ? C’est pourtant ce que laisse entendre ce médecin. Comme si la ville ne comptait aucun chômeur apte à faire ce boulot.

 

Nous avons déjà signalé des situations similaires à Baboua et Bouar, dans la Nana-Mambéré. Là-bas, les enseignants ont été recrutés en masse, vidant les écoles en pleine année scolaire. À Mbaïki, à Bambari, dans d’autres villes, le scénario se répète.

 

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) coordonne le RGPH4. Mais l’institution semble avoir oublié l’essentiel. Le recensement doit servir à planifier le développement. Difficile de parler de développement quand on abandonne la santé et l’éducation pour compter les habitants.

 

Ce qui se passe à Kouango montre la médiocrité de la gestion publique centrafricaine. Des responsables prennent des décisions dans leur folie sans en mesurer les conséquences. Personne n’a pensé à recruter des chômeurs plutôt que de priver toute une ville de soins médicaux.

 

La population s’inquiète. Dans une localité où l’accès aux soins est déjà difficile, se retrouver sans personnel médical pendant plusieurs semaines relève de l’irresponsabilité pure.

 

Le RGPH4 devait être une chance pour le pays. Dans les provinces, il devient une source de désordre. Les autorités locales improvisent, sans coordination, sans réflexion. À Kouango comme ailleurs, c’est la population qui paie les pots cassés.

 

Par Julien Massé….

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Centrafrique : opéré in extremis à Bria après avoir été abattu par un soldat FACA, Mahamat Khèr paie le prix de l’impunité militaire à Ouadda-Maïkaga

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opéré in extremis à Bria après avoir été abattu par un soldat FACA, Mahamat Khèr paie le prix de l’impunité militaire à Ouadda-Maïkaga

 

 

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Image d’illustration d’un soldat FACA à Nzacko, dans le Mbomou, au sud-est de la RCA. Photo CNC

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

En République centrafricaine, où les Forces de défense et de sécurité sont devenues la première menace pour les populations civiles, l’affaire Mahamat Khèr confirme la dérive criminelle des soldats FACA et l’impunité qui l’accompagne. Alors que les groupes armés qui terrorisaient autrefois le pays ont été neutralisés ou mis en veilleuse, ce sont désormais les mercenaires russes du groupe Wagner, les soldats FACA, les gendarmes, y compris les policiers censés protéger les citoyens qui multiplient les exactions. Plus grave encore, la Mission des Nations Unies en Centrafrique, autrefois prompte à documenter les violations des droits humains commises par les groupes armés, semble avoir cessé de comptabiliser les violences  commises par les forces gouvernementales et leurs alliés russes, transformant sa mission en un exercice partial qui occulte la réalité sur le terrain.

 

 

Le drame qui frappe aujourd’hui Mahamat Khèr, un habitant de Ouadda-Maïkaga dans la Haute-Kotto, condense toutes les tares d’un système sécuritaire devenu prédateur. Son calvaire a commencé le 9 novembre 2025 par une balle tirée par un soldat FACA en colère. Il s’est poursuivi par un blocage criminel de son évacuation sanitaire organisé par le capitaine Brice Zinga, chef du détachement militaire local. Il se termine provisoirement sur une table d’opération à Bria, où la Minusca a finalement dû intervenir pour sauver ce que le système militaire centrafricain avait condamné à mort.

 

Les faits remontent à la semaine dernière. Un soldat FACA basé à Ouadda-Maïkaga demande un service à Mahamat Khèr alors que celui-ci se rend à une invitation. Le militaire veut que le jeune le dépose quelque part avec sa moto. Mahamat Khèr refuse poliment, expliquant qu’il n’a pas suffisamment de carburant pour faire cette course supplémentaire. Pour ce soldat des Forces armées centrafricaines, ce refus constitue une offense intolérable. Pris de colère, il sort son arme de service et tire sur Mahamat Khèr. Simplement. Sans sommation. Sans justification. La balle atteint le jeune à la jambe, lui infligeant une blessure grave nécessitant des soins d’urgence.

 

Ce geste criminel confirme parfaitement la mentalité qui règne dans certaines unités des FACA à travers le pays. Les soldats se considèrent au-dessus des lois. Ils estiment que leur uniforme leur donne tous les droits, y compris celui de tirer sur un civil qui refuse de leur rendre un service. Pour eux, les populations ne sont pas des citoyens à protéger mais des sujets à terroriser et à soumettre. L’arme de service, financée par les contribuables pour défendre le pays, devient un instrument de terreur contre ces mêmes contribuables.

 

Face à la gravité de la blessure, les proches de Mahamat Khèr tentent naturellement de le transférer vers Bria, le chef-lieu de la préfecture situé à environ 204 kilomètres d’Ouadda-Maïkaga, où se trouve un hôpital capable de le soigner. Mais le capitaine Brice Zinga, chef du détachement FACA local, en décide autrement. De manière totalement arbitraire et criminelle, il bloque le transfert sanitaire. Il refuse que le jeune blessé soit évacué vers Bria. Il le condamne à rester à Ouadda-Maïkaga, dans une localité dépourvue de toute infrastructure médicale adaptée pour traiter une blessure par balle.

 

Cette décision relève du crime. Refuser des soins médicaux à une personne grièvement blessée équivaut à une tentative de meurtre. Le capitaine Zinga sait pertinemment qu’une blessure par balle non traitée rapidement peut entraîner des complications mortelles : infection, gangrène, septicémie. Il sait aussi que l’absence de soins appropriés pourrait nécessiter une amputation. Mais cela ne le concerne pas. Ce qui compte pour lui, c’est étouffer l’affaire. Empêcher que le crime commis par son soldat ne soit connu à Bria ou à Bangui. Faire disparaître le problème en laissant le jeune agoniser tranquillement à Ouadda-Maïkaga, loin des regards.

 

La question qui se pose est simple : de quel droit un militaire peut-il autoriser ou interdire le transfert sanitaire d’un civil ? Depuis quand un chef de détachement militaire décide-t-il qui peut ou non recevoir des soins médicaux ? Le capitaine Zinga s’est arrogé tous les pouvoirs à Ouadda-Maïkaga, y compris celui de vie ou de mort sur les habitants.

 

Malgré le blocage imposé par le capitaine Zinga et sa stratégie de censure, l’information sur l’état critique de Mahamat Khèr finit par atteindre la MINUSCA. Face à l’urgence médicale et devant l’obstruction criminelle du commandant FACA, les casques bleus décident d’intervenir. Ils récupèrent le jeune blessé à Ouadda-Maïkaga et le transfèrent d’urgence vers Bria.

 

C’est à l’hôpital de Bria que Mahamat Khèr est finalement opéré. L’intervention chirurgicale permet d’extraire la balle logée dans sa jambe. Les médecins établissent un pronostic grave : il faudra environ un mois avant que le jeune puisse remarcher normalement, à condition qu’aucune complication n’apparaisse. Les photos de l’opération montrent l’ampleur des dégâts causés par le tir du soldat FACA et la gravité d’une blessure qui, sans l’intervention de la MINUSCA, aurait pu conduire à l’amputation ou à la mort.

 

L’intervention de la MINUSCA pour sauver Mahamat Khèr contraste cruellement avec le silence assourdissant que maintient désormais cette mission sur les violations massives des droits humains commises par les forces de défense et de sécurité centrafricaines et leurs alliés russes de Wagner. Pendant des années, la MINUSCA a produit des rapports réguliers documentant les exactions commises par les groupes armés contre les populations civiles. Ces rapports étaient largement diffusés, relayés par les médias internationaux, et servaient de base à des sanctions et des poursuites judiciaires.

 

Mais aujourd’hui que les groupes armés ont été neutralisés ou marginalisés, et que les principales violences contre les civils proviennent des soldats FACA, des gendarmes, des policiers et des mercenaires russes, la MINUSCA a cessé de comptabiliser ces exactions. Elle ne publie plus de statistiques sur les civils tués, torturés, violés ou dépouillés par les forces gouvernementales. Elle ne documente plus les massacres commis par les Russes dans les zones minières. Elle ne dénonce plus les rackets systématiques imposés par les FACA aux populations. Son système de suivi des violations des droits humains semble s’être évaporé précisément au moment où il était le plus nécessaire.

 

Cette évolution témoigne d’une partialité inadmissible. Lorsque les violences étaient le fait des groupes armés opposés au gouvernement, la MINUSCA les documentait méticuleusement et les dénonçait publiquement. Maintenant que ces violences proviennent du gouvernement et de ses alliés, elle préfère détourner le regard. Ce deux poids deux mesures transforme la mission onusienne en complice passive des crimes commis contre les populations centrafricaines. Comment justifier qu’une mission censée protéger les civils choisisse de ne comptabiliser que certaines violences en fonction de l’identité de leurs auteurs ?

 

Cette politique du silence arrange évidemment le régime Touadéra. Elle lui permet de continuer à présenter une façade de normalisation et de stabilisation aux partenaires internationaux, tout en laissant ses forces de sécurité terroriser les populations en toute impunité. Elle permet aux Russes de piller les ressources du pays et de massacrer les civils récalcitrants sans que cela n’apparaisse dans aucun rapport officiel. Elle transforme la MINUSCA en instrument diplomatique au service d’un narratif mensonger plutôt qu’en mission de protection des populations.

 

Cette situation démontre parfaitement la faillite de l’État centrafricain. Dans un pays normal, un officier qui refuse l’évacuation sanitaire d’un blessé grave serait immédiatement relevé de ses fonctions, traduit en cour martiale, et condamné. Dans un pays normal, un militaire qui surveille les points wifi publics pour censurer l’information serait sanctionné pour atteinte aux libertés fondamentales. Dans un pays normal, un soldat qui tire sur un civil parce que celui-ci refuse de lui rendre un service serait arrêté et jugé.

 

Mais la Centrafrique n’est pas un pays normal. C’est un pays où les militaires font régner la terreur sur les populations qu’ils sont censés protéger. Un pays où des officiers criminels deviennent des petits dictateurs locaux. Un pays où l’uniforme FACA sert de licence pour tuer et voler en toute impunité. Un pays où même la mission internationale censée protéger les civils préfère détourner le regard lorsque les violences proviennent du gouvernement et de ses alliés.

 

Par Moïse Banafio….

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Centrafrique : après sa mort suspecte, l’interprète Melchi a été enterré dans son village de Bocaranga. Les circonstances de sa mort restent floues

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après sa mort suspecte, l’interprète Melchi a été enterré dans son village de Bocaranga. Les circonstances de sa mort restent floues

 

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Les Mercenaires russes et leurs supplétifs en patrouille. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le jeune interprète  des Wagner, monsieur Melchi, fils de Bocaranga,  repose désormais auprès de ses ancêtres. Le jeune Melchi, , retrouvé mort près de Zémio il y a une semaine, a été enterré dans son village natal de l’Ouham-Pendé. Sa famille pleure un fils dont la mort reste entourée de mystère. Les explications de Wagner et de l’État-major de forces armées centrafricaines ne convainquent personne.

 

 

Comme CNC l’avait révélé dans une précédente enquête, Melchi avait été retrouvé mort il y a une semaine à environ 40 kilomètres de Zémio sur l’axe menant à Bangui. Son corps a été transporté par hélicoptère de Wagner puis amené dans la capitale centrafricaine. La famille de Melchi a décidé de ramener son corps dans son village. Le corps a été ramené à Bocaranga et a été enterré dignement par sa famille. Maintenant, il repose sur la terre de ses ancêtres à Bocaranga.

 

Vraiment, c’est malheureux. Ce qui est arrivé est incompréhensible.

 

Selon des informations recueillies par CNC auprès de l’état-major et du ministère de la Défense, la justification officielle de la mort de Melchi fournie par les mercenaires russes, c’est qu’ils étaient partis en patrouille : principalement les Wagner. Arrivée à 40 kilomètres de Zemio, tout le monde doit sauter du blindé et foncer dans la brousse. C’est à ce moment là que Melchi a sauté avec son arme entre les mains. Quand il a voulu tomber en bas, son arme est partie et l’a touché mortellement. Il n’a pas fait attention avec son arme parce qu’il avait sauté avec alors que les autres ont laissé leur arme en haut. Ils ont sauté avant de récupérer leur arme.

 

C’est ce que l’état-major a dit. Il a été touché accidentellement par son arme de service lorsqu’il voulait sauter du blindé de Wagner.

 

Pour les nombreux collègues de Melchi, les nombreux soldats des Forces Armées Centrafricaines, cette explication n’est pas justifiée. Elle n’est pas clairement justifiée. Melchi avait l’habitude de faire des opérations avec les Wagner. Ce n’est pas aujourd’hui qu’il a commencé. Même des opérations difficiles avec Wagner, il les faisait. Ce n’est pas au moment de la paix qu’il a sauté avec son arme et que son arme l’a tué accidentellement.

 

Mais bon, comme les faits sont déjà passés et qu’avec Wagner, pas d’enquête. Seulement les raisons de Wagner qui priment. Il faut accepter les raisons que les mercenaires ont dit, c’est tout. Rien à expliquer autre que ça. Le ministère de la Défense, l’état-major ne font qu’enteriner ce que Wagner a dit. Les soldats FACA, entre eux, ils contestent discrètement. Ils ne parlent pas à voix haute mais ils contestent discrètement.

 

Actuellement, le jeune repose sur la terre de ses ancêtres et c’est tout.

 

Mais il est important que ceux qui sont des interprètes de Wagner sachent. Qu’ils soient vivants ou pas, qu’ils soient attentifs. Ils doivent savoir que tôt ou tard, ils vont mourir de la même manière que Melchi et que les autres. Parce que ce n’est pas aujourd’hui. Ça fait au moins une dizaine de morts. Les interprètes de Wagner sont morts au moins une dizaine de fois. Et dans des circonstances troubles.

 

À Bouar, dans la Nana-Mambéré, les Wagner ont tué leurs propre interprètes il y’a un mois. C’était entre Bouar et Abba, en plus  dans des circonstances bizarres. Ils ont dit que c’est l’attaque des rebelles mais c’est lui qui était mort. Et puis maintenant Melchi meurt encore. Ça veut dire qu’en quelque temps, il y a des morts d’interprètes.

 

Les mercenaires russes savent que les interprètes savent beaucoup de choses sur leurs exactions sur la population. Donc il sont susceptibles d’être assassinés parce qu’ils peuvent témoigner auprès de la CPI. Ils peuvent raconter des choses devant la justice internationale. Il faut éliminer les sources pour que plus tard ils n’expliquent pas les choses. Parce que la CPI a déjà saisi le dossier. Ils s’inquiètent de la sorte que peut-être les interprètes pourront être corrompus. C’est comme ça qu’ils expliquent les faits.

 

On se souvient qu’en 2019, un interprète de Wagner, un jeune métis, a quitté son travail en catastrophe. Du jour au lendemain, il a arrêté d’aller au boulot. Lui-même a dit que les dégâts, les morts que Wagner a commis sur les pauvres civils, il était sûr qu’il allait être tué  un jour parce qu’il a vu beaucoup de choses. Il a vu beaucoup de morts. Parfois, ils sont dans la route, dans les circuits. Les Wagner voient les gens marcher au bord de la route, dans la forêt, dans un village, ils tirent sans réfléchir, ils tuent. Wagner tue les gens comme des pigeons, sans aucune pitié.

 

C’est ce que le jeune explique. Il dit que tellement il voit beaucoup de choses, il risque d’être tué aussi un jour. Et il a raison. Il a quitté. Jusqu’à présent, il fait un travail autre que le travail de Wagner.

 

Attention. Attention à ces interprètes-là. Ils doivent savoir qu’un jour, ils vont être tués comme les autres.

 

Par Charles Nguilo….

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Vakaga : Un commerçant centrafricain a failli être abattu par des bandits armés soudanais près du village Ndah

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Vakaga : Un commerçant centrafricain a failli être abattu par des bandits armés soudanais près du village Ndah

 

Vakaga : Un commerçant centrafricain a failli être abattu par des bandits armés soudanais près du village Ndah

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Avec l’approche de la saison sèche qui arrive à grand pas, le banditisme transfrontalier reprend de plus belle dans le nord-est de la Centrafrique. Comme chaque saison, des bandes armées soudanaises traversent régulièrement la frontière pour commettre des braquages, des vols et des assassinats sur le territoire centrafricain, semant l’inquiétude parmi les populations frontalières centrafricaines.

 

 

L’inquiétude de la population de la Vakaga se confirme. Les actes criminels ne manquent pas ce dernier temps. En effet, dans la soirée du samedi 22 novembre au dimanche 23 novembre, un commerçant centrafricain a été tué à proximité du village Mangaï  , dans la préfecture de la Vakaga. L’homme avait quitté la localité de Ndah, située à 18 kilomètres de Gordile pour rejoindre le Tchad à moto. Sur sa route, il est tombé nez à nez avec des bandits soudanais qui l’ont attaqué avec leurs armes, précisément entre Mangaï  et Ndah. Heureusement pour lui, les assaillants croyaient qu’il était mort, or non. Secouru, l’homme a été transféré au Tchad, où il reçoit en ce moment des soins médicaux.

 

Les habitants de la Vakaga expriment leur vive inquiétude face à cette recrudescence des violences. La période de transhumance arrive, et avec elle son lot de dangers. Les éleveurs arabes soudanais quittent leurs villages pour venir faire paître leur bétail en Centrafrique, et des éléments criminels profitent de ces mouvements pour s’infiltrer parmi les transhumants et commettre des exactions.

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Sur la route entre Boromata et Gordile. C CopyrightCNC

 

Cette préfecture du nord-est, frontalière du Soudan et du Tchad, redoute une intensification de l’insécurité dans les semaines à venir.

 

Par Martin Dorotou

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Tchad : Amnesty International dénonce l’échec des autorités face aux conflits meurtriers entre éleveurs et agriculteurs

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Amnesty International dénonce l’échec des autorités face aux conflits meurtriers entre éleveurs et agriculteurs

 

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Un cultivateur centrafricain qui se plaint d’arrivée massive des peuls dans son village, et potentiellement pour détruire les champs agricoles

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans un nouveau rapport publié ce mercredi 20 novembre, Amnesty International accuse les autorités tchadiennes de ne pas protéger les victimes des affrontements armés qui opposent éleveurs et agriculteurs dans le sud du pays. Entre 2022 et 2024, ces violences exacerbées par le changement climatique ont fait 98 morts et plus de 100 blessés, dans un climat d’impunité généralisée.

 

 

Le rapport intitulé « Vivre de la terre et mourir pour elle : violations des droits humains liées aux conflits entre éleveurs et agriculteurs au Tchad » documente sept épisodes sanglants survenus dans quatre provinces du sud tchadien. Selon les données de l’ONU, ces affrontements ont fait des milliers de victimes ces dernières années.

 

« Face aux violences récurrentes entre éleveurs et agriculteurs, les autorités échouent à protéger la population de manière adéquate », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International. L’organisation dénonce des forces de sécurité qui réagissent souvent tardivement et une justice qui traduit rarement en justice les auteurs de meurtres, pillages et destructions de biens.

 

Les exemples documentés par Amnesty International montrent la gravité de ces affrontements. Le 26 août 2019, dans le village de Sandana, dans le Moyen-Chari, un conflit déclenché par l’intrusion de bétail dans un champ a dégénéré : sept personnes ont été tuées, huit blessées et plus de 140 têtes de bétail volées. Le 9 février 2022, une nouvelle attaque dans le même village a coûté la vie à 13 personnes.

 

Plus récemment, le 30 août 2024 à Pala Koudja, dans le Logone Occidental, l’intrusion répétée d’un troupeau dans un champ a provoqué une violente altercation faisant trois morts et sept blessés. Dans la nuit qui a suivi, des individus non identifiés ont incendié 53 maisons, laissant des dizaines de familles sans abri.

 

Ces tensions trouvent leurs racines dans la conjugaison de plusieurs facteurs : pression démographique croissante, effets du changement climatique sur les déplacements des troupeaux, et concurrence acharnée pour l’accès aux ressources naturelles. La hausse des températures au centre du Tchad pousse de nombreux éleveurs à migrer vers le sud pour faire paître leurs troupeaux, tandis que les agriculteurs tentent d’étendre et de diversifier leur production. Les incidents déclencheurs sont souvent le piétinement de champs par le bétail ou des cultures qui bloquent les couloirs de transhumance traditionnels.

 

Le témoignage d’un leader communautaire du Logone Oriental montre le désespoir des populations face à l’inaction des autorités. « Depuis 2014, nous avons un problème avec les éleveurs, et je l’ai signalé au chef de canton et au sous-préfet, mais aucune réponse n’a été apportée », raconte-t-il. « En 2023, nous avons été attaqués par un groupe d’hommes armés. Le bilan a été de 18 morts et 11 blessés. Nous étions en colère et nous avons déposé les corps sur la route pour protester. »

 

Cette inefficacité persiste malgré l’augmentation du budget du ministère de la Sécurité publique depuis 2022. Le ministre en fonction en mai 2023 a d’ailleurs reconnu qu’il y avait « des retards d’intervention lorsque des villages sont attaqués ».

 

Amnesty International pointe également du doigt le dysfonctionnement des mécanismes de prévention et de gestion des conflits mis en place par les autorités. Leur manque de coordination et leur inefficacité structurelle limitent leur capacité à prévenir et résoudre les différends. Plus grave encore, des témoignages indiquent que certains administrateurs locaux possèdent eux-mêmes du bétail qu’ils confient à des éleveurs armés, compromettant ainsi la neutralité administrative et facilitant les abus.

 

Sur les sept vagues d’affrontements documentées dans le rapport, seules trois ont abouti à des procès. Trente-sept personnes ont été condamnées au total, un chiffre dérisoire au regard de l’ampleur des violences. L’impunité reste donc la norme plutôt que l’exception.

 

« En vertu des lois et normes régionales et internationales relatives aux droits humains, l’État tchadien a l’obligation de garantir la sécurité de tous dans le pays, d’enquêter sur les crimes, d’en traduire les responsables en justice et de veiller à ce que les victimes aient effectivement accès aux tribunaux », a rappelé Agnès Callamard.

 

La secrétaire générale d’Amnesty International insiste sur l’urgence de trouver des solutions structurelles : « Les effets du changement climatique ne feront qu’accroître les affrontements entre éleveurs et agriculteurs. Il est donc d’autant plus urgent de trouver des solutions structurelles et durables fondées sur les droits humains. »

 

Parmi les recommandations formulées figurent le renforcement de la présence des forces de l’ordre, la mise en œuvre d’une Politique proactive de désarmement, l’établissement d’un cadre juridique cohérent pour la transhumance, la redynamisation des comités conjoints de prévention des conflits et l’adoption d’un plan national d’adaptation au changement climatique.

 

Ce rapport, fruit de recherches menées entre mars 2023 et septembre 2025 dans 14 villages de quatre provinces du sud du Tchad, s’appuie sur les témoignages de 110 personnes, dont 70 victimes et témoins directs de ces violences. Les conclusions ont été transmises aux autorités tchadiennes le 25 juin 2025, mais Amnesty International n’a reçu aucune réponse à ce jour.

 

La problématique des conflits entre éleveurs et agriculteurs amplifiée par le changement climatique ne se limite pas au Tchad. En République centrafricaine, des tensions similaires continuent de déstabiliser plusieurs régions, notamment dans les préfectures de l’Ouham et de l’Ouham-Pendé. Avec l’arrivée de la saison sèche en décembre, les experts craignent une aggravation de ces affrontements. La raréfaction des points d’eau et des pâturages risque d’intensifier la compétition pour les ressources naturelles, exposant les populations centrafricaines aux mêmes violences que celles documentées au Tchad. Sans réponse coordonnée des autorités de Bangui et sans mécanismes efficaces de prévention des conflits, la RCA pourrait connaître une flambée de violences intercommunautaires dans les mois à venir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

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Touadéra, tu commences à fuir la CPI déjà? Un mois que tu ne sortes pas du pays, as-tu peur? T’inquiète, la CPI viendra te chercher à Bangui. Tu vas aller où ?

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Touadéra, tu commences à fuir la CPI déjà? Un mois que tu ne sortes pas du pays, as-tu peur? T’inquiète, la CPI viendra te chercher à Bangui. Tu vas aller où ?

 

Touadéra, tu commences à fuir la CPI déjà? Un mois que tu ne sortes pas du pays, as-tu peur? T’inquiète, la CPI viendra te chercher à Bangui. Tu vas aller où ?
Le Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, surnommé Baba Kongoboro, danse lors d’une chanson interprétée par des femmes de son parti en son honneur.

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un silence présidentiel qui en dit long sur l’état d’esprit de ces personnes. Depuis son bref passage à Libreville le 16 octobre, Faustin Archange Touadéra n’a plus quitté le territoire centrafricain. Trente jours consécutifs sans le moindre déplacement extérieur pour un président qui cumulait chaque mois auparavant les déplacements à  l’étranger. Cette rupture spectaculaire dans l’agenda présidentiel coïncide exactement avec le dépôt du dossier des Douze Apôtres devant la Cour Pénale Internationale.

 

 

Les habitudes d’un chef d’État explique souvent l’état de ses inquiétudes. Touadéra, qui multipliait jusqu’en septembre les voyages à Abou Dhabi, Casablanca, Londres ou New York, reste désormais confiné dans un périmètre strictement national. Aucun déplacement à l’étranger, aucune visite bilatérale, aucune tournée de l’amitié russo-centrafricaine. Juste des activités locales, des inaugurations de fortune, des réunions à huis clos.

 

Cet isolement forcé intervient dans un contexte juridique précis. Le collectif des Douze Apôtres, accompagné de leur avocat canadien Philippe Larochelle, a transmis à La Haye un dossier documentant des crimes commis sur le territoire centrafricain. Les accusations visent directement la présidence, les mercenaires du groupe  Wagner, et leurs relais au sein de l’appareil sécuritaire national. Des faits datés, localisés, corroborés par des témoignages et des preuves matérielles.

 

Dans les chancelleries, cette immobilité ne passe pas inaperçue. Un président qui cesse brutalement  comme un donsson de voyager à l’étranger envoie un signal : quelque chose l’inquiète suffisamment pour qu’il préfère rester sur un territoire où il contrôle encore l’appareil judiciaire et sécuritaire. À l’étranger, il perdrait cette protection.

 

Les conseillers de Touadéra peuvent tenter de minimiser la situation, le précédent soudanais reste dans toutes les mémoires. Omar el-Béchir, président du Soudan, a fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI en 2009. Il a continué à voyager pendant quelques années, se croyant protégé par ses alliances régionales et la complaisance de certains États. Jusqu’au jour où l’étau s’est resserré. Les déplacements sont devenus périlleux, les invitations internationales se sont raréfiées, et finalement, le pouvoir lui a échappé.

 

La CPI fonctionne selon une temporalité qui lui est propre. Les procédures prennent des mois, parfois des années. Mais lorsqu’un mandat d’arrêt est émis, il devient actif immédiatement et partout où le Statut de Rome s’applique. Cent vingt-trois États parties ont l’obligation légale d’arrêter toute personne visée par un mandat de la CPI se trouvant sur leur territoire. Cette obligation ne souffre aucune exception pour les chefs d’État en exercice – la jurisprudence est définitivement établie depuis l’affaire Béchir.

 

Touadéra le sait. Son entourage le sait. Et cette connaissance explique probablement l’immobilité actuelle. Un déplacement en Afrique du Sud, au Kenya, en France, en Belgique, ou dans n’importe quel État partie au Statut de Rome devient un pari risqué dès lors qu’un dossier circule à La Haye. Même sans mandat officiel encore émis, la prudence commande de limiter l’exposition internationale.

 

Le rétrécissement de l’espace de mobilité d’un chef d’État sous menace de poursuite internationale suit une logique implacable. Dans un premier temps, il évite les États européens et nord-américains où l’application du droit international est stricte. Puis il commence à se méfier de certains pays africains où des précédents d’arrestation existent. Finalement, il se retrouve cantonné à un cercle restreint d’alliés sûrs.

 

Touadéra en est possiblement déjà à ce stade. Son dernier déplacement à Libreville visait le Gabon, pays qui entretient des relations correctes avec la Centrafrique mais dont la position vis-à-vis de la CPI reste ambiguë. Depuis, plus rien. Pas même une visite éclair au Congo-Brazzaville voisin, pourtant dirigé par son allié Denis Sassou Nguesso.

 

Cette prudence géographique traduit une conscience aiguë des mécanismes juridiques en cours. Un président qui ne craint rien continue de voyager normalement. Un président qui sait que des preuves circulent, que des témoignages s’accumulent, que des juristes internationaux examinent son cas, commence à calculer chaque déplacement.

 

Dans les communications officieuses qui filtrent du palais présidentiel, le discours reste celui de la sérénité. “Aucun mandat n’a été émis”, répètent les proches du chef de l’État. “La plainte des Douze Apôtres ne repose sur rien de solide”, ajoutent-ils. “Le président reste concentré sur les affaires nationales en prévision des Élections de décembre 2025”, concluent-ils.

 

Ces explications ne convainquent personne. Si la plainte était sans fondement, si le dossier transmis à La Haye ne présentait aucun danger, Touadéra n’aurait aucune raison de modifier son comportement. Un chef d’État innocent ne se terre pas. Il continue ses activités diplomatiques, il rencontre ses homologues, il voyage pour défendre les intérêts de son pays.

 

L’immobilité actuelle confirme au contraire que le contenu du dossier préoccupe sérieusement la présidence. Les crimes documentés – massacres de civils par les forces russes à Bambari, exécutions sommaires dans la Ouaka, viols collectifs dans la Haute-Kotto, disparitions forcées à Bangui – reposent sur des témoignages précis. Les dates, les lieux, les auteurs présumés sont identifiés. Les chaînes de commandement qui relient ces exactions au sommet de l’État sont établies.

 

Pendant que Touadéra reste cloué à Bangui, le Bureau du Procureur de la CPI examine la communication des Douze Apôtres. Cette phase préliminaire peut durer plusieurs mois. Le Procureur vérifie la recevabilité du dossier, la gravité des faits allégués, la compétence de la Cour, et surtout, la solidité des preuves présentées.

 

Si le dossier résiste à cet examen, le Procureur peut demander l’ouverture d’une enquête formelle. À partir de ce moment, la procédure entre dans une phase où la discrétion devient la règle. Plus de communications publiques, plus d’annonces préalables. Juste un travail d’investigation méthodique qui peut déboucher, le moment venu, sur des demandes de mandat d’arrêt.

 

C’est précisément cette phase silencieuse qui semble préoccuper le président centrafricain. Contrairement aux poursuites nationales où l’accusé peut souvent anticiper les mouvements de la justice, la CPI fonctionne dans l’opacité jusqu’au moment de l’action. Un mandat peut être émis et scellé – c’est-à-dire gardé secret – jusqu’au moment opportun pour son exécution. Le chef d’État visé peut alors continuer à croire qu’il ne risque rien, jusqu’au jour où il pose le pied dans un aéroport d’un pays partie au Statut de Rome.

 

L’entourage présidentiel tente de justifier l’immobilité de Touadéra par la proximité des Élections générales de décembre 2025. Le président, candidat à sa propre succession, devrait naturellement se concentrer sur la campagne électorale nationale plutôt que sur la diplomatie internationale.

 

Cet argument ne tient pas. Les deux ne sont pas incompatibles. Les chefs d’État en période électorale continuent généralement à assurer leurs fonctions diplomatiques, d’autant plus que les voyages officiels offrent souvent une visibilité médiatique profitable à leur campagne. Un déplacement réussi, un accord signé, une photo avec un homologue prestigieux – autant d’éléments valorisables électoralement.

 

Si Touadéra ne voyage plus, ce n’est pas parce qu’il est trop occupé par la campagne. C’est parce qu’il ne peut plus prendre le risque de sortir du territoire national. La différence est substantielle. Dans le premier cas, il s’agit d’un choix stratégique. Dans le second, d’une contrainte imposée par les circonstances juridiques.

 

Cette auto-assignation à résidence diplomatique produit des effets collatéraux significatifs. Les partenaires internationaux de la Centrafrique observent attentivement la situation. Un chef d’État qui cesse de voyager par crainte d’arrestation devient un interlocuteur moins crédible, moins fiable, moins stable.

 

Les investisseurs potentiels s’interrogent sur la pérennité du régime. Les bailleurs de fonds internationaux réévaluent leurs engagements. Les pays voisins recalculent leurs alliances. Cette fragilisation diplomatique nourrit paradoxalement la procédure en cours : elle confirme que le dossier transmis à La Haye possède une substance réelle, suffisamment sérieuse pour modifier le comportement du président visé.

 

Le piège se referme lentement mais inexorablement. Touadéra ne peut pas rester indéfiniment confiné à Bangui sans affaiblir sa position internationale. Mais il ne peut pas non plus reprendre ses voyages tant que la menace juridique persiste. Cette paralysie diplomatique devient en elle-même un aveu d’inquiétude.

 

Touadera, CNC peut te dire que tu peux voyager sans problème. Mais tu risques d’être cueillir comme un rat, exactement comme Armel Sayo à Douala. Tu vas être cueilli de la même manière.

 

Gisèle MOLOMA….

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Scène spectaculaire  à Bangui : comment l’une de nos équipe de journalistes est tombée dans le piège des gendarmes et des mercenaires russes près du lycée de Fatima. Les discussions sont houleuses  

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Scène spectaculaire  à Bangui : comment l’une de nos équipe de journalistes est tombée dans le piège des gendarmes et des Mercenaires russes près du lycée de Fatima. Les discussions sont houleuses  

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Sur l’avenue qui passe devant l’église catholique de Fatima à Bangui et qui descend vers le marché Kette Nguéré, dans le sixième arrondissement. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis plusieurs années, dans les rues de la capitale centrafricaine, la nuit cache une réalité que beaucoup préfèrent taire. Depuis l’arrivée massive des forces russes du groupe Wagner en République centrafricaine, les témoignages se multiplient sur des pratiques qui échappent à tout cadre légal. Ce que notre équipe a vécu mardi dernier dans la soirée près de l’église catholique de Fatima montre une dérive criminelle : le racket de la population par des forces censées la protéger.

 

 

Les mercenaires russes, désignés dans le langage populaire à Bangui sous le terme de “Gbengba main”,  littéralement veut dire en français les “ oreilles blanches”. Cette expression veut surtout désigner les  Blancs. Ces Gbengba main  venus de Moscou ont progressivement étendu leur emprise sur différents secteurs de la vie économique centrafricaine. Des mines d’or aux barrages routiers, leur présence se fait sentir partout. Mais c’est dans l’ombre de la nuit que leur collaboration avec certains éléments des forces de sécurité nationale prend une tournure particulièrement inquiétante.

 

Ce mardi 18 novembre dans la soirée, vers 19 heures, notre équipe se déplaçait en moto sur la grande route qui relie le quartier KM5 au marché Ketté Nguéré, en direction du croisement de Pétévo, dans le sixième arrondissement. Un trajet ordinaire dans cette partie de Bangui, où la circulation demeure dense même à la tombée de la nuit. Nous venions de dépasser légèrement l’église catholique de Fatima, ce lieu de culte bien connu des Banguissois, lorsque la scène a basculé.

 

Sur le bord de la route, une silhouette se détachait dans la pénombre. Un homme agitait une lampe torche, faisant des signes clairs pour nous intimer l’ordre de nous arrêter. Dans un premier temps, nous avons pensé à un contrôle de routine. Les forces de l’ordre procèdent régulièrement à ce type de vérifications, surtout à cette heure où la circulation ralentit. Notre équipe s’est donc conformée et a immobilisé la moto. C’est une moto que nous venons d’acheter il y’a une semaine. Elle est encore neuve. Et c’est avec plaisir pour nous de rouler à bord de notre nouvel engin.

 

Mais la surprise de cette nuit nous inquiète sérieusement. Justement, l’homme était effectivement un gendarme centrafricain. Mais ses instructions ont immédiatement éveillé notre méfiance. Au lieu de procéder à un contrôle classique d’identité ou de documents, il nous a demandé d’aller garer notre moto dans un endroit précis, en retrait de la route, pointant du doigt une zone sombre, un peu à l’intérieur. “Allez stationner la moto là-bas”, a-t-il ordonné, ajoutant qu’une autre équipe de gendarmes viendrait ensuite nous poser des questions.

 

Cette procédure inhabituelle a immédiatement éveillé nos interrogations. Nous avons interpellé le gendarme : “Vous êtes gendarme, vous nous arrêtez et vous nous demandez d’aller stationner la moto dans l’obscurité pour qu’une équipe vienne nous interroger ? Si vous avez besoin de vérifier nos papiers, demandez-les ici, sur la route. Si vous voulez voir le document de la moto ou nos pièces d’identité, c’est maintenant qu’il faut les demander. Pourquoi cette mise en scène absurde  ?”

 

Face à nos questions insistantes, le gendarme a commencé à montrer des signes d’embarras. Il répétait mécaniquement : “Allez déposer la moto là-bas, c’est tout”. Mais il était clair qu’il ne maîtrisait pas la situation. Nous avons poursuivi notre questionnement : “Selon vous, est-ce normal qu’un gendarme procède ainsi ? La procédure standard, c’est de demander les documents sur place. Pourquoi cette exception ?

 

Acculé, le gendarme a fini par lâcher le morceau. Contrarié par notre résistance, il a avoué : “Il faut aller voir les Gbengba main. Ce sont les Gbengba main qui ont imposé cela”. Nous avons fait semblant de ne rien savoir des Gbengba main : “Gbengba main, c’est qui ? Expliquez-nous. Vous êtes gendarme, vous parlez de Gbengba main sans expliquer ?”

 

Bien entendu, nous savions parfaitement à qui il faisait référence. Dans le langage de la rue à Bangui, “Gbengba main” désigne sans ambiguïté les mercenaires russes. Cette expression imagée, qui évoque les “oreilles blanches”, est devenue le terme codé pour parler de ces hommes que personne n’ose critiquer ouvertement.

 

Notre refus de coopérer a créé un début d’agitation. Un autre gendarme, observant la scène depuis sa position dans l’ombre, s’est alors approché avec une proposition très différente : “Vous donnez seulement mille francs, c’est tout”. La réalité du dispositif se dévoilait enfin dans toute sa crudité. Il ne s’agissait pas d’un contrôle de sécurité, mais d’un racket pur et simple.

 

Nous avons répondu avec une certaine ironie : “Voilà donc ! Si vous avez faim et que vous voulez de l’argent, on peut vous donner mille francs, cinq cents francs. Mais soyez honnêtes. Ne venez pas nous fatiguer avec l’histoire des Gbengba main. Si c’est pour manger, dites-le simplement. Qu’est-ce qu’on a à faire avec les Gbengba main ?”

 

Le gendarme a tenté de justifier la situation : “C’est normal, nous cherchons à aider nos amis, c’est normal”. Une phrase qui confirmait la subordination de certains éléments des forces de l’ordre nationales aux intérêts des mercenaires russes. Finalement, nous avons sorti mille francs CFA que nous avons remis aux gendarmes. Ils nous ont alors laissé passer.

 

Mais pendant ces échanges tendus, nous avons eu le temps d’observer ce qui se passait autour de nous. Derrière le gendarme qui nous retenait, dans la zone sombre où il voulait nous diriger, une scène stupéfiante se déroulait. Des dizaines et des dizaines de motos étaient garées. Nous avons compté approximativement une centaine de deux-roues stationnés là. Une foule de motocyclistes se trouvait bloquée, tous contraints d’attendre pour payer leur “taxe” informelle pour pouvoir continuer leur route.

 

Le système était parfaitement mis en place. Les gendarmes centrafricains servaient de rabatteurs, interceptant les usagers de la route à l’aide de leurs lampes torches. Les motocyclistes étaient ensuite dirigés vers cette zone de stationnement où, sous la supervision des mercenaires russes restés dans l’ombre, ils devaient s’acquitter de sommes variant entre cinq cents et trois mille francs CFA. Avec près de cent motos interceptées ce soir-là, on imagine aisément le montant de la collecte.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Bambouti, dans le  Haut-Mbomou :  un lieutenant des FACA, un gangsters notoire très alcoolisé,  terrorise la population et menace d’arrestation un père de famille

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Bambouti, dans le  Haut-Mbomou :  un lieutenant des FACA, un gangsters notoire très alcoolisé,  terrorise la population et menace d’arrestation un père de famille

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À Bambouti, un enfant envoyé par son père pour aller vendre des bananes aux casques bleus de la Minusca. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La République centrafricaine continue de s’enfoncer dans l’abîme. À chaque fois que l’on croit avoir touché le fond, de nouveaux incidents viennent nous rappeler que le trou peut toujours être creusé plus profondément. Les forces censées protéger les citoyens deviennent parfois leurs premiers bourreaux, transformant le quotidien des populations centrafricaines en un cauchemar permanent.

 

À Bambouti, sous-préfecture de la préfecture du Haut-Mbomou, située à l’extrême sud-est de la République centrafricaine à la frontière avec le Soudan du Sud, un lieutenant des Forces armées centrafricaines (FACA) s’est érigé en véritable dictateur criminel, terrorisant la population par ses comportements bizarres et abusifs. Depuis son déploiement dans cette localité frontalière centrafricaine, cet officier se distingue par une conduite indigne de son rang et de sa fonction. Constamment sous l’emprise de l’alcool traditionnel, il sème le chaos et la terreur parmi les habitants, transformant la vie quotidienne en une série d’humiliations et d’abus de pouvoir.

 

En effet, le lundi 17 novembre dernier, un incident est venu montrer jusqu’où peut aller l’abus d’autorité de ce militaire crapuleux. Un chef de quartier, était revenu de son champ avec des bananes plantains de qualité supérieure. Souhaitant subvenir aux besoins de sa famille, il confia à son jeune fils la mission d’aller vendre une partie de cette récolte aux casques bleus népalais de la MINUSCA, réputés pour apprécier ce produit.

 

Le jeune garçon, portant les bananes sur sa tête, se dirigeait donc vers la base de la MINUSCA lorsqu’il passa à proximité de la position des soldats FACA. C’est là que le lieutenant l’interpella durement. “Et toi! Petit,  viens ici !”, ordonna l’officier. L’officier poursuit : tu vas où avec ces bananes ? Le jeune tenta d’expliquer calmement : “c’est mon père qui m’a envoyé pour vendre ces bananes aux casques bleus népalais de la MINUSCA”. Mais le lieutenant, très alcoolisé dans ses habitudes,  n’en avait cure. “Donne-moi les bananes, c’est fini”, déclara-t-il avec un ton d’autorité sur cet enfant.

 

Face aux protestations du garçon qui répétait les instructions de son père, l’officier réitéra son ordre avec plus d’autorité : “Donne-moi ça ici et c’est fini. Va dire à ton papa que c’est moi qui ai bloqué les bananes”. Non content de confisquer d’une manière criminelle la marchandise, le lieutenant ajouta une menace : “De toute façon, je vais envoyer des militaires pour aller le cueillir ”. Il fit porter les bananes à l’intérieur de la base par ses éléments, avant de renvoyer le jeune garçon humilié et les mains vides.

 

De retour chez lui, le jeune rapporta les faits à son père. Ce dernier, conscient du rapport de force inégal face à un militaire armé et manifestement imprévisible, préféra ne rien dire. Le lendemain seulement, le lieutenant, avec une surprise honteuse,  fait ramener les bananes au vieux par ses éléments. Mais le mal était fait : une journée de vente perdue, l’argent nécessaire pour nourrir la famille non obtenu, et surtout, une humiliation publique infligée à un père de famille et à son fils.

 

Quel est ce type de comportement ? Un chef de famille envoie son fils vendre honnêtement des produits de son champ pour subvenir aux besoins de sa famille, et un officier censé protéger la population lui confisque sa marchandise, l’empêchant de gagner sa vie ? Quel message le lieutenant voulait-il faire passer ? Que les civils n’ont pas le droit de vendre leurs propres produits ? Que l’armée peut s’approprier les biens des citoyens sur un simple caprice ?

 

Est-ce cela l’armée nationale dont nous avons besoin ? Est-ce ainsi qu’un officier des FACA doit se comporter envers les populations qu’il est censé servir et protéger ? Les habitants de Bambouti se posent ces questions : “Sommes-nous vraiment dans un pays organisé ? Est-ce normal qu’un militaire se comporte ainsi ?”

 

Cet incident, aussi banal puisse-t-il paraître au regard d’autres atrocités commises ailleurs dans le pays, montre bien la dérive généralisée qui gangrène la République centrafricaine. Quand les forces de défense et de sécurité, au lieu de protéger les citoyens, deviennent elles-mêmes sources de terreur et d’arbitraire, c’est tout l’édifice national qui s’effondre.

 

Bambouti n’est pas le seul endroit où cela se passe. Partout dans le pays, des militaires, des gendarmes, des policiers abusent de leur position pour rançonner, humilier et terroriser les populations. L’impunité dont ils jouissent les encourage à persévérer dans ces comportements indignes. Ce lieutenant saoul qui confisque des bananes à un enfant aujourd’hui commettra demain des exactions plus graves, en toute impunité. Car c’est bien là le drame : l’absence totale de sanctions contre ces comportements.

 

Nous pensions être arrivés au fond du gouffre, mais manifestement, nous continuons de creuser. Jusqu’où ira cette descente aux enfers ? Touadera, tu a totalement foutu le pays dans la merde.

 

Par Claude Balekouzou….

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MINUSCA à Bouar : Quand Antoine Raphaël  transforme cette mission de paix à une machine d’exploitation et de terreur

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Minusca à Bouar : Quand Antoine Raphaël  transforme cette mission de paix à une machine d’exploitation et de terreur

 

MINUSCA à Bouar : Quand Antoine Raphaël transforme cette mission de paix à une machine d’exploitation et de terreur
Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis son déploiement en République centrafricaine en 2014, la MINUSCA devrait incarner l’espoir d’une stabilisation. Pourtant, derrière les discours officiels sur la protection des civils et le maintien de la paix, une réalité autrement plus sombre se dessine : celle d’une institution gangrenée par la corruption et l’exploitation de ses employés centrafricains.

 

 

Rappelons le, à Bangui, nos investigations ont déjà révélé l’ampleur du scandale. Pendant six années, des centaines de journaliers ont été payés 20 000 francs CFA alors que leurs bulletins de paie affichaient 36 000 francs. Des contractuels licenciés abusivement après avoir réclamé leurs droits. Des superviseurs expatriés – Tony Mushimbete, Ali Lumanisha et d’autres – qui se protègent mutuellement, instaurant un climat de terreur pour étouffer toute contestation.

Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar en République centrafricaine.
Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar en République centrafricaine.

 

Mais ce système d’exploitation ne se limite pas à la capitale. Dans les villes de province, loin des regards et des éventuels contrôles, les abus atteignent des proportions encore plus inquiétantes. Les responsables de la MINUSCA le savent : en province, ils peuvent tout se permettre. La distance géographique, l’isolement des victimes et l’absence de relais médiatiques leur garantissent une impunité quasi-totale.

 

Bouar, préfecture de la Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays, est devenue l’exemple même de cette exploitation particulièrement criminelle. Au centre de ce système se trouve Antoine Raphaël, ressortissant haïtien arrivé en Centrafrique en 2014. Recruté initialement comme Camp Manager à Bangui, ce dernier s’est rapidement distingué par ses méthodes de manipulation et d’abus de pouvoir au quartier général de la mission. Loin d’être sanctionné pour ses pratiques douteuses à Bangui, Antoine Raphaël a au contraire été “récompensé”. En novembre 2021, la MINUSCA l’a relocalisé à Bouar pour y poursuivre, et même intensifier, ses manœuvres d’exploitation. Cette nomination n’est pas un hasard : elle s’inscrit dans une logique de protection mutuelle entre expatriés qui caractérise le fonctionnement interne de la mission.

 

À Bouar, Antoine Raphaël bénéficie d’un appui indéfectible de deux complices centrafricains : Juvrand Eutel Kolondengue, son assistant administratif, et Sandrine Yapoutou. Ce trio forme une véritable cellule mafieuse au sein du bureau de la MINUSCA de Bouar. Ils ont mis en place un système de détournement et d’extorsion d’une ampleur grave.

 

Les pratiques de ce groupe sont d’une précision quasi-industrielle. Première technique : la falsification pure et simple des documents de paie. Les bulletins remis aux journaliers ne correspondent jamais aux montants réellement versés. Certains travailleurs se voient ainsi soustraire 10 000 francs CFA, d’autres 15 000, 20 000 ou même 35 000 francs CFA sur leur salaire mensuel. C’est du vol caractérisé, organisé, répété mois après mois.

Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar, en République centrafricaine,
Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar, en République centrafricaine,

 

Le détournement ne s’arrête pas là. Chaque mois, des absents et même des personnes décédées sont enregistrés comme présents sur les fiches de présence. Cette falsification permet au groupe de détourner environ 25% du budget destiné aux journaliers de Bouar. Avec un effectif de plusieurs dizaines de travailleurs, ce vol représente des millions de francs CFA sur l’année. L’argent destiné aux familles centrafricaines finit dans les poches d’Antoine Raphaël et de ses complices.

 

Le recrutement lui-même est devenu une source de profit. Antoine Raphaël a instauré un système de monnayage : pour être embauché comme journalier à Bouar, il faut verser 50 000 francs CFA. Cette pratique transforme l’accès à l’emploi en un racket organisé par ce clan mafieux digne des trafiquant colombien. Dans un pays où le chômage touche la majorité de la population active, ce responsable haïtien de la MINUSCA se permet de vendre les postes qui devraient revenir gratuitement aux Centrafricains.

 

Antoine Raphaël favorise méthodiquement le recrutement de journaliers venus de Bangui au détriment de la population de Bouar. Cette stratégie vise un double objectif : d’une part, contrôler une main-d’œuvre déracinée et donc plus vulnérable aux pressions ; d’autre part, priver les habitants de Bouar de revenus qui devraient légitimement leur revenir. Pourquoi privilégier des travailleurs de Bangui alors que Bouar compte des centaines de jeunes qualifiés sans emploi ? La réponse est simple : les déracinés sont plus faciles à manipuler, moins susceptibles de se plaindre aux autorités locales, plus isolés face aux abus.

 

Une fois recrutés et rançonnés, les journaliers découvrent un environnement de travail digne d’un régime autoritaire. Antoine Raphaël impose une pression extrême sur ses employés, les contraignant à travailler bien au-delà des heures normales sans compensation. Toute contestation, toute demande de respect des conditions contractuelles, est immédiatement réprimée. Le Camp Manager règne par la terreur. Il a littéralement assujetti les travailleurs centrafricains, exigeant d’eux une soumission totale.

 

Certains témoignages recueillis par la rédaction du CNC à Bouar évoquent une atmosphère où les employés doivent remercier leur “bienfaiteur” pour des salaires volés, accepter en silence l’injustice quotidienne, se soumettre à l’arbitraire permanent. Cette dictature de bureau se déroule au su et au vu des superviseurs hiérarchiques d’Antoine Raphaël. Mais ces derniers, eux-mêmes expatriés et probablement bénéficiaires du système, restent totalement impuissants – ou plutôt, totalement complices – face à ces violations des droits et de la dignité des Centrafricains.

 

Alors, on peut légitimement se demander à quoi sert réellement la MINUSCA en Centrafrique. Si cette mission onusienne, financée par des centaines de millions de dollars, devient un instrument d’exploitation et d’appauvrissement des populations qu’elle est censée protéger, alors sa légitimité même est remise en cause. Maintien de la paix ou maintien du désordre ? Nous n’avons plus la réponse claire.

 

Face à l’ampleur des détournements constatés tant à Bangui qu’à Bouar, une solution technique s’impose avec urgence : il faut immédiatement abandonner les paiements en espèces pour les journaliers. Que ce soit à Bangui ou dans les villes de province, le système actuel permet tous les abus. L’argent liquide transite par trop de mains, laisse trop peu de traces, et offre une opportunité idéale pour les prédateurs comme Antoine Raphaël.

 

Le paiement par Orange Money ou par virement bancaire direct doit devenir la norme. Ces systèmes laissent des traces vérifiables. Chaque transaction est enregistrée. Les intermédiaires malhonnêtes ne peuvent plus prélever leur dîme au passage. Les victimes disposent enfin d’une preuve tangible du montant réellement versé, qu’elles peuvent confronter à leurs bulletins de paie. Cette réforme est d’autant plus urgente que la MINUSCA elle-même dispose des moyens techniques pour la mettre en œuvre. L’argument selon lequel Orange Money ne fonctionnerait pas en province ne tient pas : des solutions existent, et si la mission consacrait ne serait-ce qu’une fraction des sommes détournées à améliorer l’infrastructure de paiement, le problème serait résolu.

 

Ce qui rend le cas de Bouar particulièrement révoltant, c’est le sentiment d’impuissance totale des autorités locales et même des cadres centrafricains de la MINUSCA. Antoine Raphaël et ses complices agissent en toute tranquillité, protégés par leur statut d’agents onusiens et par la solidarité de leurs superviseurs expatriés. Personne ne parle, personne ne dénonce, comme si ce silence était la règle dans cette institution censée incarner les valeurs des Nations Unies.

 

Les victimes centrafricaines n’ont aucun recours. Elles ne peuvent pas se plaindre en interne sans risquer des licenciement immédiats. Elles ne peuvent pas saisir les autorités locales, car la MINUSCA bénéficie de privilèges et immunités qui la placent au-dessus des lois centrafricaines. Elles ne peuvent même pas alerter l’opinion publique sans s’exposer à un licenciement brutal. Cette situation crée un système à deux vitesses inacceptable : d’un côté, des expatriés qui jouissent d’une impunité totale et s’enrichissent sur le dos des Centrafricains ; de l’autre, des travailleurs locaux privés de leurs droits les plus élémentaires, réduits à un statut de quasi-servitude moderne.

 

Les Nations Unies doivent enfin ouvrir les yeux sur les pratiques criminelles qui gangrenent leur mission en Centrafrique. Une enquête indépendante s’impose sur le cas d’Antoine Raphaël et de tous les responsables impliqués dans ce système d’exploitation. Les victimes doivent être indemnisées. Les coupables doivent être sanctionnés et renvoyés. Le système de paiement doit être réformé immédiatement pour garantir la traçabilité et empêcher de tels abus à l’avenir.

 

Par Brahim….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE….

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Birao : quand un Russe noir torturé par les Wagner après une interpellation par les soldats FACA

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Birao : un Russe noir torturé par les Wagner après une interpellation par les soldats FACA

 

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Le chef des russes noirs, monsieur Kiri, au milieu, un mercenaire russe et à droite, le mercenaires tchadien devenu ministre dans le gouvernement centrafricain Hassan Bouba, lors de la célébration de la journée de Wagner à Bambari, au centre de la République centrafricaine.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, les supplétifs centrafricains des Wagner recrutés par les mercenaires russes continuent de payer un lourd tribut. Ces jeunes, que tout le monde appelle désormais les “Russes noirs” ou “Wagner noirs”, opèrent aux côtés des forces russes dans les zones reculées du pays. Mais leur collaboration avec ces mercenaires ne les protège pas de la violence de leurs propres patrons du groupe Wagner.

 

 

En effet, le samedi 22 novembre 2025, dans la matinée, un de ces supplétifs, identifié sous le nom de Mathieu, a vécu un calvaire de sa vie. Peu avant 9 heures, le jeune homme a quitté son domicile en moto. Dans son sac : son arme et son bracelet distinctif de Wagner noir. Il voulait quitter la ville, probablement pour rejoindre son village.

 

À la sortie de Birao, des soldats des Forces Armées Centrafricaines l’ont arrêté au checkpoint. Mathieu était au téléphone. Une fois sa conversation terminée, il a commencé à discuter avec les militaires. Fort de son statut de supplétif russe, il a adopté une attitude ferme face aux FACA. Les soldats ont alors décidé de fouiller son sac et y ont trouvé l’arme et le bracelet.

 

Plutôt que de régler l’affaire entre eux, les soldats FACA ont ramené Mathieu directement chez les mercenaires russes. Aussitôt, ces Wagner ont commencé à l’interroger  : où allait-il avec son arme ? Pourquoi quittait-il la ville ? Pour les Russes, le comportement du jeune homme trahissait une désertion, voire une rébellion.

 

La suite a été violente. Les mercenaires se sont acharnés sur Mathieu, le tabassant violemment. Ils ont confisqué son arme et sa moto avant de le laisser partir. Le jeune homme se trouve aujourd’hui chez lui, souffrant de graves blessures aux côtes et aux bras.

 

Cette affaire permet de mieux comprendre les conditions dans lesquelles opèrent ces supplétifs centrafricains. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC auprès de sources à Birao, les Russes noirs achètent eux-mêmes leurs armes avant de partir en opération avec les mercenaires russes. “Ils paient leurs propres armes pour aller mourir”, résument des habitants de Birao.

 

Un système qui transforme ces jeunes Centrafricains en chair à canon, financièrement exploités avant même d’être exposés aux dangers des opérations militaires.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Martin Dorotou….

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Ndélé : quand Le préfet de Bamingui-Bangoran s’empare de force d’une base des Nations Unies

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Ndélé : quand Le préfet de Bamingui-Bangoran s’empare de force d’une base des Nations Unies

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/la-base-de-l-oim-a-ndele-occupee-illegalement-par-le-prefet-de-bamingui-bangoran.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ndélé : quand Le préfet de Bamingui-Bangoran s’empare de force d’une base des Nations Unies
La base de l’OIM à Ndélé occupée illégalement par le préfet de Bamingui-Bangoran

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Alors que l’OIM a confié la garde de ses installations de Ndélé à la mairie en raison de difficultés financières, le préfet de Bamingui-Bangoran, de son côté, a abandonné sa résidence officielle pour venir s’installer de force dans l’ancienne base humanitaire. Des équipements onusiens commencent déjà à disparaître.

 

 

Une nouvelle affaire d’abus de pouvoir vient de secouer la préfecture de Bamingui-Bangoran. Le préfet de la région a confisqué de force l’ancienne base des agences des Nations Unies OCHA et OIM à Ndélé. L’inquiétude grandit sur le sort des équipements humanitaires laissés sur place.

 

L’histoire commence avec le départ de l’agence OCHA de Ndélé, qui avait transmis ses installations à l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Face à des contraintes de financement, l’OIM a dû suspendre temporairement ses activités dans la ville. Avant son départ, l’agence onusienne avait confié la garde de la base à la mairie de Dar El Kouti, avec mission de préserver l’intégrité des lieux et des équipements. La base dispose de chambres régulièrement louées aux travailleurs humanitaires et aux autorités en mission à Ndélé. Une infrastructure précieuse dans cette région enclavée du nord-est centrafricain.

 

Mais le préfet, très gourmant et jaloux,  a quitté sa résidence officielle,  l’ancienne maison de l’empereur Bokassa située sur la colline, réhabilitée par la Minusca,  pour venir s’installer dans l’ancienne base onusienne. Cette décision surprend. Sa résidence habituelle bénéficie pourtant de la protection des FACA déployés dans le secteur. Pourquoi abandonner une résidence officielle sécurisée ? L’insécurité le pousse-t-il à fuir malgré la présence militaire ? Préfère-t-il le confort de chambres climatisées ? Ou cherche-t-il simplement à contrôler directement les équipements laissés par l’OIM ?

 

Dès l’arrivée du préfet dans les lieux, la situation se dégrade rapidement. Selon nos sources, des éléments des FACA ont proféré des menaces d’enfoncer le portail contre des clients qui passaient la nuit dans la base. Des équipements commencent à disparaître. Les panneaux solaires, les batteries, les climatiseurs et autres meubles de la base risquent de prendre bientôt le chemin de Bangui, comme c’est souvent le cas dans ces affaires de détournement de biens publics ou humanitaires.

 

Le préfet aurait agi avec la complicité de Benjamin Mawada, originaire lui aussi de Bamingui-Bangoran. Les deux hommes partagent leur appartenance au MCU, ce qui expliquerait cette coordination dans l’accaparement de la base onusienne. Dans une déclaration inquiétante, le préfet se serait comparé à “l’épervier qui vole les âmes des animaux”, menaçant d’arracher l’âme de quiconque oserait le contrarier. Une rhétorique qui rappelle celle du sous-préfet de Bambari lors du récent couronnement des chefs des quartiers le 15 octobre dernier.

 

Cette prédation des biens publics et humanitaires par certains responsables administratifs intervient dans un contexte où les populations de Bamingui-Bangoran ont besoin d’une administration au service du développement, et non d’autorités préoccupées uniquement par l’enrichissement personnel. L’OIM et les autorités onusiennes à Bangui n’ont pas encore réagi officiellement à cette confiscation. Reste à savoir si cette affaire connaîtra des suites judiciaires ou si, comme souvent, l’impunité prévaudra.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Florent Mbissi….

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L’ONG INSO-RCA : des employés nationaux dénoncent la discrimination et les conflits d’intérêts

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L’ONG INSO-RCA : des employés nationaux dénoncent la discrimination et les conflits d’intérêts

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Bruno-Yapande-ministre-en-charge-de-lAdministration-du-territoire-Une-personne-parlant-dans-un-microphone-devant-une-foule-de-personnes-Texte-possible-Paroisse.-Merit-Ausiliatrice.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le ministre Bruno Yapandé termine sa tournée européenne de mendicité diplomatique pour financer des élections après avoir insulté l’Occident toute l’année
Bruno Yapande, ministre en charge de l’Administration du territoire   Une personne parlant dans un microphone devant une foule de personnes Texte possible Paroisse. Merit Ausiliatrice

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Plusieurs employés nationaux licenciés par l’ONG International NGO Safety Organisation (INSO) en République centrafricaine accusent leur responsable Madia BIRALI de pratiques discriminatoires et de violations du Code de conduite de l’organisation. Dans une note d’information datée du 22 novembre 2025 dont Corbeau News Centrafrique a obtenu copie, ils réclament son départ immédiat de Centrafrique.

 

 

En effet, les anciens personnels affirment que M. Madia BIRALI et Mme Albane ont progressivement écarté les employés centrafricains du dispositif de travail. Selon eux, leur situation de chômage s’aggrave parce que M. Madia donne des témoignages négatifs lors des vérifications de références professionnelles auprès des employeurs potentiels. “Ces pratiques portent atteinte à notre réputation et compromettent notre avenir professionnel”, écrivent-ils au Directeur Pays.

 

Au-delà de la discrimination, les employés dénoncent ce qu’ils considèrent comme des violations du Code de conduite d’INSO. Ils citent deux cas de conflits d’intérêts qu’ils attribuent à M. Madia BIRALI, en violation de la politique de prévention de la fraude et de la corruption édictée par le siège.

 

Le premier cas concerne Mme Yabada Rosalie, l’ancienne cuisinière. Après un accident de travail, elle a été licenciée puis immédiatement remplacée par une ressortissante congolaise. Selon les plaignants, ce remplacement s’est fait sans justification transparente ni respect des procédures internes. L’affaire est actuellement devant la justice, sans que l’ONG ne se soit constituée partie.

 

Le second cas porte sur le marché de fourniture d’internet du bureau INSO. Les employés affirment que M. Madia a attribué ce contrat à son frère congolais, en contournant la procédure d’appel d’offres et les règles de passation de marchés en vigueur.

 

Face à ces accusations, les anciens personnels demandent le départ de M. Madia de la RCA dans les plus brefs délais. Ils estiment que la situation peut dégénérer davantage et entraîner des conséquences regrettables.

 

La note a été transmise au Directeur Pays d’INSO, au siège de l’organisation via le site [protectnogasafety.org](http://protectnogasafety.org), ainsi qu’au ministre de la Sécurité publique et de la Justice. Contacté par Corbeaunews-Centrafrique, le bureau d’INSO en RCA n’a pas répondu à nos sollicitatio

 

Par Anselme Mbata….

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Aide internationale  en Centrafrique : Jean-Pierre Mara dénonce un financement de survie du régime Touadéra

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Aide internationale  en Centrafrique : Jean-Pierre Mara dénonce un financement de survie du régime Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-rencontre-entre-le-President-centrafricain-Touadera-et-Diego-Escalona-PATUREL-Ambassadeur-de-lUnion-europeenne-en-poste-a-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Aide internationale en Centrafrique : Jean-Pierre Mara dénonce un financement de survie du régime Touadéra
La rencontre entre le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et Diego Escalona PATUREL, Ambassadeur de l’Union européenne en poste en Centrafrique. Photo la Renaissance

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors de son passage à l’émission Bangô ndo tî Bikoua Oku du 24 octobre 2025, l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, a vivement critiqué l’usage des aides financières extérieures accordées à la République centrafricaine. Selon lui, ces fonds ne servent pas au développement du pays mais au maintien du régime en place.

 

 

Jean-Pierre Mara a rappelé que chaque année, l’Union européenne, la France à travers l’Agence française de développement (AFD), et les États-Unis annoncent des dons importants pour soutenir Bangui. Pourtant, sur le terrain, les Centrafricains ne voient aucune amélioration de leurs conditions de vie. « Ces aides ne sont pas destinées à construire des infrastructures ni à relancer l’économie, mais à permettre au pouvoir de faire face à ses dépenses dites prioritaires », a-t-il expliqué.

 

L’ancien député cite parmi ces dépenses la rémunération des mercenaires étrangers chargés de la sécurité du président, le paiement des fonctionnaires, les avantages accordés aux membres du parti au pouvoir et l’achat régulier de véhicules pour les dignitaires du régime. « Les routes restent dans le même état, aucune centrale hydroélectrique ni nouvelle infrastructure majeure n’a vu le jour grâce à l’AFD », a-t-il poursuivi.

 

Pour Jean-Pierre Mara, cette logique d’aide entretient volontairement la dépendance du pays. Il affirme que les bailleurs de fonds sont conscients de la destination réelle de leur argent mais continuent d’alimenter le système pour garantir leurs propres intérêts. « Il faut arrêter de croire que le monde souhaite notre développement », a-t-il lancé, estimant que la RCA est piégée dans un cycle d’assistance qui profite davantage au régime qu’à la population.

 

L’ancien parlementaire dénonce enfin l’absence de résultats tangibles malgré des décennies de soutien international. Il constate que le pays reste figé, incapable d’investir dans des projets durables. « Depuis mon enfance, la route Sibut-Grimari est restée la même. La RCA est dans la stagnation et elle s’y complaît », a-t-il conclu, soulignant l’échec du modèle d’aide internationale fondé sur la survie politique plutôt que sur le développement national.

 

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CENTRAFRIQUE : L’ALTERNANCE POLITIQUE EST-ELLE POSSIBLE AUJOURD’HUI AVEC OU SANS LE SOUTIEN DE L’ENSEMBLE DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE ?

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L’ALTERNANCE POLITIQUE EST-ELLE POSSIBLE AUJOURD’HUI AVEC OU SANS LE SOUTIEN DE L’ENSEMBLE DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE ?

 

CENTRAFRIQUE : L'ALTERNANCE POLITIQUE EST-ELLE POSSIBLE AUJOURD'HUI AVEC OU SANS LE SOUTIEN DE L'ENSEMBLE DE L'OPPOSITION DÉMOCRATIQUE ?
Empereur Faustin Archange Touadera Marchant en Dansan de Meme

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La problématique de la possibilité d’une alternance politique à l’état actuel du processus électoral mérite d’être posée au moment où le cadre juridique et institutionnelle est verrouillé ou cadenassé, l’opposition démocratique idéologiquement divisée dans une arène où la manipulation, l’improvisation, le tâtonnement, le bricolage et le rafistolage du pouvoir sont la règle en lieu et place d’un processus électoral démocratique et consensuel.

 

 

Dans cette analyse geopolitique et geostrategique, nous entendons par alternance politique qui au demeurant est un élément substantiel de la démocratie, un acte d’autodetermination, un acte de maturité politique, un renouvellement du projet de société, non seulement le changement du Président de la République mais également le changement voire la redynamisation du modèle de la gouvernance.

 

Après la décision opaque et incompréhensible du conseil constitutionnel portant validation de sept candidats pour les Élections présidentielles de décembre 2025, l’heure est aux stratégies pour négocier le suffrage du peuple.

 

Certains appellent au large rassemblement de l’opposition démocratique pour espérer déjouer les pronostics, d’autres en toute souveraineté souhaitent exiger le minimum des standards internationaux pour une élection libre, équitable, transparente, apaisée et acceptée.

 

Les alliés d’hier s’observent en chiens de faïence pendant que le pouvoir de Bangui lèche ses babines dans cette supercherie organisée.

 

Avant d’affirmer que le rêve utopique d’une alternance politique est synonyme à la derivée d’une fonction constante, il apparaît important de souligner que l’alternance politique dépend de plusieurs facteurs divers et variés.

 

D’abord il faut souffrir de reconnaître que le cadre juridique et institutionnel est hermétiquement verrouillé depuis la promulgation de la constitution, l’amendement indéfini ou l’adaptation permanente du code électoral au processus, la subordination, l’allegeance ou l’infeodation de l’Autorité Nationale des Élections et du Conseil constitutionnel au pouvoir de Bangui…

 

Une forme de caisse de raisonnance….

S’agissant du volet sécuritaire et logistique, des groupes armés occupent encore une portion du territoire national nonobstant la sous-traitance de la sécurité nationale aux forces étrangères ainsi qu’aux forces non conventionnelles de Wagner qui pillent nos ressources naturelles et commettent des exactions atroces sur la paisible population.

 

Ensuite, l’opposition démocratique avec des disparités idéologiques est morcelée et fragilisée en dépit du fait que le pouvoir de Bangui la qualifie d’ennemi de la République car ce dernier est allergique à l’adversité politique républicaine.

 

Enfin, il est notoire que la traditionnelle influence de la communauté internationale sur le processus électoral en Centrafrique a fait une chute vertigineuse de plusieurs étages laissant la place à l’hégémonie des mercenaires de Wagner qui orientent desseins les principales orientations politiques et militaires.

 

Partant de ce constat, une esquisse de scénarios de l’issue du processus électoral dans les jours à venir s’impose.

 

Le premier scénario consiste à la victoire sans gêne et sans résistance du candidat du pouvoir.

 

En conséquence de ce qui précède, la posture de “candidat-alibi” du président de l’URCA tant décriée est ainsi confirmée de façon factuelle.

 

En cas de contestation et de tensions post-electorales, le tyran tentera de l’associer à la gestion de la chose publique le temps de dissiper la crise.

Si par miracle, le président de l’URCA renverse la tendance et que la communauté internationale presse le pouvoir de Bangui de reconnaître sa défaite, ce dernier risque de s’inspirer de la jurisprudence du Congo démocratique où Fayoulou a gagné les Élections et le président sortant Kabila a préféré donner le pouvoir à Monsieur Tschissekedi suite à un deal.

 

Ainsi le “Tschissekedi centrafricain” sera naturellement le candidat du parti UNIR puisque ce dernier fût membre fondateur du MCU, son ancien ministre des finances et son ancien Premier ministre même éphémère.

 

Pour le dernier scénario, le président de l’URCA reussi à gagner les Élections et sous la menace internationale, le pouvoir de Bangui reconnaît sa défaite.

 

Dans cette configuration, les choses vont beaucoup plus se compliquer pour le nouveau locataire du palais de la renaissance car il n’a présenté que 28 candidats aux Élections législatives sur 140 circonscriptions.

 

La probabilité d’avoir des députés capables de former un groupe parlementaire à l’assemblée nationale sera très faible d’où le risque d’une motion de destitution du président de la République dès les premières heures est hyper élevé.

 

Perdu dans les différents scénarios qui occultent les intérêts du peuple, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- L’alternance politique est-elle possible dans une élection à hauts risques où le droit sert de rempart ou d’outils d’oppression au pouvoir de Bangui ?

2- Pourquoi L’alternance politique se passe de façon apaisée ailleurs qu’en République centrafricaine ?

3- En cas de défaite inattendue, le pouvoir de Bangui est-il prêt à céder le pouvoir à l’instar du défunt père de la démocratie centrafricaine le Général André Kolingba ?

4- Le soutien du BRDC et celui des autres formations politiques de l’opposition au candidat de l’URCA suffiront-ils à favoriser l’alternance politique nonobstant le verrouillage juridique et institutionnel du processus électoral ?

Au delà de ses différents scénarios et en tout état de cause, nous concluons que la possibilité d’une alternance politique à l’état actuel du processus électoral est très improbable, utopique voire difficile mais pas impossible.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements sont légitimes et légaux.

Les chants des sirènes, le culte de personnalité, la danse endiablée et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre, le mécontentement, la frustration corollaire de troubles.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour des leaders incarcérés injustement pour des causes nobles plus particulièrement le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris pour des faits qu’on ignore encore. À ce jour, il n’est toujours pas présenté à un juge instructeur.

Nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 22 novembre 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Les chefs rebelles de 3R et de l’UPC vont-ils vraiment récupérer leurs grades dans l’armée centrafricaine ?

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Les chefs rebelles de 3R et de l’UPC vont-ils vraiment récupérer leurs grades dans l’armée centrafricaine ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-chef-rebelle-3r-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-chef-rebelle-3r-koui-450×253.jpg” alt=”Les chefs rebelles de 3R et de l’UPC vont-ils vraiment récupérer leurs grades dans l’armée centrafricaine ?” width=”450″ height=”253″ />
Opération de désarmement des rebelles de 3R à Koui. Une DKM remise par le chef Bobo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’accord signé en avril 2025 entre le gouvernement centrafricain et Oumar Abdelkader de 3R et Ali Darassa de l’UPC à Ndjamena promet à ces leaders des groupes armés leur intégration dans l’armée avec reconnaissance de leurs grades militaires.

 

 

L’accord de paix signé le 19 avril 2025 à N’Djaména entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés 3R et UPC fait miroiter une promesse séduisante aux chefs rebelles : leur intégration dans les Forces Armées Centrafricaines avec reconnaissance de leurs grades militaires. Le calendrier semble précis : cantonnement achevé au 19 juillet 2025, désarmement débuté le 12 juillet à Maloum pour l’UPC avec 300 à 500 combattants concernés, suivi des 3R le 16 juillet. L’accord évoque l’attribution de postes gouvernementaux aux cadres rebelles “selon des critères de compétence” et leur intégration dans l’armée.

 

Cette musique sonne familièrement aux oreilles centrafricaines. En 2019, l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation avait fait les mêmes promesses à quatorze groupes armés. Le président Touadéra a depuis annoncé que neuf d’entre eux se sont autodissous. Pourtant, leurs chefs comme Abdoulaye Issène du FPRC ou certains officiers du RPRC attendent toujours. Aucun grade reconnu, aucune intégration effective dans les FACA. Cette déception a alimenté la naissance de nouveaux mouvements rebelles, dont le PRNC.

 

L’accord actuel reste étonnamment vague sur les modalités concrètes d’intégration. Comment Ali Darassa de l’UPC ou Sembé Bobo des 3R obtiendront-ils leurs galons ? Quels critères détermineront leur rang dans la hiérarchie militaire ? Le texte ne le précise pas. Deux ex-rebelles ont bien rejoint le gouvernement et deux autres conseillent sur l’évaluation de l’accord, mais ces nominations restent symboliques face aux attentes des grands leaders.

 

L’état-major des FACA constitue le premier obstacle. Composé majoritairement de fidèles du président Touadéra, il a toujours résisté à l’arrivée de chefs rebelles à des postes stratégiques. Ces officiers craignent de voir leur influence réduite par l’intégration de nouveaux cadres issus de la rébellion. En 2019, cette résistance institutionnelle avait déjà vidé l’APPR de sa substance.

 

Les divisions ethniques compliquent l’équation. L’appartenance de nombreux rebelles des 3R et de l’UPC à la communauté peule génère des tensions avec d’autres groupes, particulièrement les chrétiens. Nommer Sembé Bobo à un grade élevé pourrait raviver ces fractures au sein même de l’armée. L’accord ne propose aucune solution pour apaiser ces rivalités communautaires qui empoisonnent la vie politique centrafricaine.

 

Le contrôle des ressources naturelles reste un enjeu central ignoré par l’accord. Les territoires des 3R dans l’Ouham-Pendé et ceux de l’UPC dans la Haute-Kotto ou dans la Basse-Kotto  regorgent d’or et de diamants. Ces richesses financent les groupes armés et justifient leur présence territoriale. Sans alternative économique crédible, pourquoi ces chefs abandonneraient-ils des activités si lucratives pour des grades militaires aux revenus incertains ?

 

Le financement du processus de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement demeure flou. Les bailleurs internationaux, échaudés par les échecs précédents, hésitent à débloquer de nouveaux fonds. Cette contrainte budgétaire pourrait retarder ou compromettre l’exécution des promesses faites aux rebelles.

 

L’histoire récente offre un exemple édifiant avec la formation de la Coalition des Patriotes pour le Changement. Née des frustrations post-APPR, cette alliance de groupes armés déçus a failli prendre Bangui en 2020-2021. Le même scénario pourrait se répéter si l’accord de N’Djaména déçoit les attentes des chefs des 3R et de l’UPC.

 

Les incidents récents à Sikikédé, où des affrontements ont opposé les FACA aux groupes armés malgré l’accord, témoignent de la fragilité du processus. La méfiance mutuelle persiste entre les parties, rendant hypothétique toute intégration harmonieuse.

 

Les précédents centrafricains enseignent que les accords de paix sans volonté politique réelle créent plus de problèmes qu’ils n’en résolvent. En attirant les chefs rebelles avec des promesses d’intégration pour mieux les neutraliser sans leur offrir de véritables perspectives, le pouvoir prend le risque de nourrir de nouvelles frustrations.

 

L’accord de N’Djaména ressemble ainsi à un pari risqué. Si les chefs rebelles obtiennent effectivement leurs grades et des responsabilités réelles dans l’armée, il pourrait marquer un tournant dans la pacification du pays. Si ces promesses restent lettre morte comme en 2019, il ne fera qu’alimenter un nouveau cycle de violence. L’avenir de la République Centrafricaine se joue peut-être dans cette capacité à transformer les paroles en actes et à donner corps aux engagements pris à N’Djaména….

 

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Voici comment Me MBOÉ Dédé-Vianney démonte l’imposture juridique autour de la nationalité d’Anicet Georges Dologuélé

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Me MBOÉ Dédé-Vianney démonte l’imposture juridique autour de la nationalité d’Anicet Georges Dologuélé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Me MBOÉ Dédé-Vianney démonte l’imposture juridique autour de la nationalité d’Anicet Georges Dologuélé
L’opposant centrafricain Anicet-Georges Dologuelé, leader de l’URCA. Photo Jeune Afrique

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans un article de sensibilisation publié dans le numéro 010 de novembre 2025 de la revue “Le Reflet”, Me MBOÉ Dédé-Vianney, Docteur en Droit et Président du Think-Tank “Centrafrique Capital Synergies”, démonte méthodiquement les arguments juridiques brandis contre la nationalité centrafricaine d’Anicet Georges Dologuélé. Sous le titre “Le règne de l’inculture – Contester la nationalité centrafricaine d’AGD, c’est faire état de ses limites et de ses méconnaissances en matière juridique”, l’éminent juriste qualifie cette controverse d’imposture politique dénuée de fondement légal.

 

 

Me MBOÉ constate avoir “aperçu et entendu un certain nombre d’incongruités juridiques être disséminées en requérant la dépossession de plein droit de la nationalité centrafricaine d’AGD”, avant de s’exclamer “Ô tempora, Ô mores !!!” face à cette dérive. Sans se substituer aux avocats de Dologuélé, l’auteur adopte une démarche pédagogique par questionnements successifs pour permettre à chaque lecteur de “se rendre à l’évidence de la grossièreté politique qui est entreprise contre AGD”.

 

L’analyse juridique de Me MBOÉ s’articule autour d’une démonstration historique et technique. Il rappelle qu’AGD, né en 1957, était d’abord citoyen du territoire français de l’Oubangui-Chari avant d’acquérir la nationalité centrafricaine en 1961 par le mécanisme juridique de la succession d’État lors de l’indépendance. “AGD était né français et non centrafricain. Il a acquis la nationalité centrafricaine par le mécanisme juridique de la succession d’État”, précise l’auteur, soulignant qu’à cette époque, Dologuélé cumulait donc une double nationalité.

 

Le juriste explique que le code français de la nationalité avait instauré un délai de dix ans pour que les ressortissants des anciens territoires français d’AEF déclarent vouloir conserver leur nationalité française. N’ayant pas exercé cette option dans les délais, AGD a mécaniquement perdu sa nationalité française en 1973. Lorsqu’il l’a récupérée en 1994, ce fut par un procédé de “réintégration” et non de “naturalisation”, distinction juridique capitale selon Me MBOÉ.

 

“La réintégration, c’est le procédé par lequel il est décidé de la restauration, du rétablissement d’une nationalité à une personne qui a déjà détenue antérieurement cette même nationalité”, détaille l’auteur, tandis que “la naturalisation, c’est l’octroi d’une nationalité à une personne qui n’a jamais détenu antérieurement la dite nationalité”. Cette nuance est cruciale car elle démontre qu’AGD n’a jamais acquis une nouvelle nationalité étrangère après être devenu centrafricain, contournant ainsi les dispositions du code centrafricain qui interdisent la double nationalité par naturalisation ultérieure.

 

Me MBOÉ en conclut fermement que “les dispositions du code de la nationalité centrafricaine que d’aucuns veulent lui opposer ne sont pas rétroactives, ni ne lui sont pas applicables”. Il affirme sans ambages que “toute dénégation de son statut national de centrafricain relève de l’imposture” et que “si dans le contexte politique actuel de Centrafrique, le droit pouvait être dit en toute sécurité juridique, il ne fait aucun doute qu’AGD est, reste et demeure centrafricain”.

 

L’auteur lance également un appel pressant aux praticiens du droit processuel, les exhortant à ne pas “se laisser entraîner dans les bas-fonds d’un débat intellectuellement stérile et médiocre qui singularise et caractérise, de nos jours, la vie publique nationale”. Il insiste pour que le débat se déroule dans les prétoires plutôt que sur les réseaux sociaux, concluant que “tout ce qui a été dit et annoncé sur ce sujet n’est que vile manœuvre d’élimination et de liquidation politique, sans substances juridiques raisonnables ni raisonnées”. Le 10 novembre 2025, Me MBOÉ promettait ainsi que si la justice devait pouvoir être dite avec méthode et précision, “l’éclat de l’indélébilité de la nationalité centrafricaine d’AGD rayonnera”.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Constitution-piège : regarder comment Touadera fabrique des apatrides pour un scrutin sans opposition,  l’exemple d’Anicet-Georges Dologuelé

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Constitution-piège : Touadera fabrique des apatrides pour un scrutin sans opposition,  l’exemple d’Anicet-Georges Dologuelé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Constitution-piège : Touadera fabrique des apatrides pour un scrutin sans opposition, l’exemple d’Anicet-Georges Dologuelé
Anicet-Georges DOLOGUELÉ, leader de l’URCA, et membre influent du BRDC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors du débat Patara du 11 octobre 2025, Dieudonné Ngoumbango a dénoncé une manipulation juridique scandaleuse organisée par le régime Touadéra : l’utilisation de la Constitution de 2023 et d’une loi de 1961 pour transformer des opposants centrafricains en apatrides et les disqualifier de toute compétition électorale. L’exemple le plus frappant est celui d’Anicet-Georges Dologuelé, ancien Premier ministre et figure majeure de l’opposition, que le régime tente de déclarer apatride pour l’écarter de la course présidentielle.

 

 

“Ça veut dire que Monsieur Anicet-Georges Dologuelé , même s’il se porte candidat, il sera disqualifié. Il sera disqualifié. C’est ce qu’il veut dire”, a déclaré Ngoumbango. Cette affirmation résume parfaitement la stratégie du régime : fabriquer des obstacles juridiques insurmontables pour empêcher les opposants crédibles de se présenter aux Élections.

 

Anicet-Georges Dologuelé a servi la Centrafrique comme Premier ministre. Il possédait deux nationalités : centrafricaine et française, comme des milliers d’autres Centrafricains. Cette double nationalité ne posait aucun problème jusqu’à ce que Touadéra décide d’imposer une nouvelle Constitution en 2023 qui exige que les candidats à la présidence n’aient que la seule nationalité centrafricaine.

 

Face à cette exigence, Anicet-Georges Dologuelé a fait ce que la nouvelle Constitution lui demandait : il a renoncé à sa nationalité française. Il a introduit une requête auprès des autorités françaises pour renoncer officiellement à sa nationalité. Il s’est conformé à la nouvelle Constitution imposée par Touadéra.

 

Mais voilà que le régime sort maintenant une autre arme de son arsenal juridique : une loi de 1961 qui dispose que “celui qui acquiert une nouvelle nationalité perd automatiquement sa nationalité centrafricaine”. En application de cette loi, le régime prétend que Dologuélé, en ayant acquis la nationalité française dans le passé, a automatiquement perdu sa nationalité centrafricaine.

 

Selon cette interprétation tordue, Anicet-Georges Dologuelé serait donc devenu apatride dès qu’il a acquis la nationalité française, il y a des décennies. Et maintenant qu’il renonce à la nationalité française pour se conformer à la nouvelle Constitution, il ne redevient pas centrafricain pour autant, puisqu’il aurait “perdu” sa nationalité centrafricaine en 1994 selon la loi de 1961.

 

C’est un piège juridique parfait. Si Anicet-Georges Dologuelé garde sa double nationalité, il est disqualifié par la Constitution de 2023. S’il renonce à la nationalité française, il devient apatride selon la loi de 1961. Dans les deux cas, il ne peut pas se présenter. Le régime a fabriqué une situation où Dologuélé est légalement piégé, quelle que soit la décision qu’il prend.

 

“Voyez-vous quelqu’un comme Anicet-Georges Dologuelé , qui a servi ce pays comme Premier ministre, qui a toujours joui de ces deux nationalités”, s’indigne Ngoumbango. Comment un homme qui a été Premier ministre de la Centrafrique, qui a servi l’État pendant des années, peut-il soudainement être déclaré apatride ?

 

Le paradoxe est encore plus criant quand on sait que Anicet-Georges Dologuelé est actuellement député en exercice. Comme l’a souligné l’animateur Armando : “Lui-même, il dit que le gouvernement de son pays le déclare apatride, mais il est encore député jusqu’en mars 2026, où il ne l’est pas. C’est la question que nous nous posons”. Un député apatride ? Comment comprendre qu’un homme déclaré apatride par le gouvernement continue de siéger à l’Assemblée Nationale ?

 

Cette situation absurde montre que le régime n’applique pas la loi de manière cohérente. Il l’instrumentalise pour écarter les opposants gênants de la course présidentielle, tout en fermant les yeux sur les mêmes “irrégularités” quand elles concernent des postes législatifs moins importants.

 

Ngoumbango dénonce cette manipulation : “Dans tous les pays démocratiques du monde, on n’élabore pas ce genre de Constitution qui exclut un certain nombre de personnes. C’est que des dictatures, vous allez voir que c’est dans des dictatures qu’on essaie de mettre ça en place pour écarter”.

 

Effectivement, cette utilisation de la loi pour transformer des citoyens en apatrides afin de les empêcher de se présenter aux Élections est une technique classique des dictatures. On ne fait pas des lois pour résoudre des problèmes collectifs, on fait des lois pour cibler des individus spécifiques et les neutraliser politiquement.

 

“C’est complètement stupide. Sortir des lois pour favoriser l’unité nationale ? Non, c’est pour diviser”, conclut Ngoumbango. Ces lois ne visent pas à clarifier les conditions d’éligibilité dans l’intérêt du pays. Elles visent à diviser, à exclure, à écarter tous ceux qui pourraient faire de l’ombre à Touadéra.

 

Mathurin Dimbélé Nakoué, le député voleur et trafiquant dont nous avons parlé précédemment, était également présent au débat Patara pour défendre la position du régime. Avec son aplomb habituel, il a prétendu que “la loi, elle est impersonnelle. On ne fait pas une loi pour viser quelqu’un. C’est dans votre tête”.

 

Mais personne n’est dupe. Tout le monde sait que la Constitution de 2023 a été conçue spécifiquement pour écarter certains opposants, en particulier Dologuélé. Tout le monde sait que la résurrection d’une loi de 1961 qui n’a jamais été appliquée pendant des décennies vise uniquement à piéger Anicet-Georges Dologuelé dans une situation juridique inextricable.

 

Dimbélé a tenté de justifier cette application de la loi de 1961 en invoquant des précédents : “Je vous rappelle également que le Président Dologuélé était Premier ministre en 1999 et qu’il y avait dans la Constitution de 1995 le problème de double nationalité. Cette constitution-là contenait également, entre autres conditions, d’éligibilité à la fonction du Président, le problème de double nationalité et qu’il y avait eu un arrêt de la Cour constitutionnelle de l’époque.”

 

Mais cet argument ne tient pas. Si la double nationalité d’Anicet-Georges Dologuelé posait vraiment un problème depuis 1995 ou depuis 1961, pourquoi a-t-il pu être Premier ministre ? Pourquoi a-t-il pu se présenter aux Élections présidentielles de 2015-2016 ? Pourquoi est-il actuellement député ? Si Dologuélé avait vraiment “perdu” sa nationalité centrafricaine en 1994 selon la loi de 1961, toutes ses fonctions depuis cette date seraient illégales.

 

La vérité est que cette loi de 1961 n’a jamais été promulguée par le Président David Dacko. Des milliers de Centrafricains possèdent une double nationalité et ont occupé des fonctions publiques sans que personne ne leur dise qu’ils avaient “perdu” leur nationalité centrafricaine. Mais maintenant que Touadéra veut écarter Anicet-Georges Dologuelé , soudainement cette vieille loi est ressortie des tiroirs et interprétée de la manière la plus restrictive possible.

 

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Électricité en Centrafrique : voilà comment les 11 % de l’ICASEES cachent la réalité des provinces

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Électricité en Centrafrique : les 11 % de l’ICASEES occultent la réalité des provinces

 

Électricité en Centrafrique : les 11 % de l'ICASEES occultent la réalité des provinces
Pylone de l’ENERCA à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les statistiques officielles d’accès à l’électricité en Centrafrique  cachent l’absence totale de courant dans les zones rurales centrafricaines.

 

 

Blaise Bienvenu Ali, directeur général de l’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales (ICASEES), a déclaré sur la radio Ndékè Luka que 11 % des ménages centrafricains disposent d’un accès à l’électricité en Centrafrique  . Ce pourcentage, présenté comme une donnée objective, dissimule une réalité bien différente : l’électricité n’existe tout simplement pas dans les zones rurales du pays.

Le chiffre avancé par Ali pose question dès qu’on examine sa composition. En évoquant la nécessité de développer « l’électricité rurale  en Centrafrique », le directeur de l’ICASEES admet implicitement que les provinces vivent dans l’obscurité totale. Ces 11 % reflètent probablement la situation de Bangui et de quelques centres urbains comme Berberati ou Bambari, où l’accès reste précaire mais existe. Dans les villages, les habitants utilisent des lampes à pétrole, des bougies ou des générateurs privés pour ceux qui en ont les moyens. L’électricité publique n’y parvient pas.

Cette présentation statistique oriente mal les décisions publiques. Ali affirme que ses données guident les politiques sectorielles dans le cadre du plan national de développement. Mais comment planifier efficacement l’électrification du pays en s’appuyant sur un pourcentage qui masque l’ampleur du défi ? Si le département de l’énergie croit que 11 % des ménages ont déjà accès à l’électricité, il risque de sous-estimer les investissements nécessaires pour électrifier les provinces.

Les conséquences dépassent l’éclairage domestique. Ali mentionne que l’électricité sert aux « petits travaux » et aux machines. Sans courant, les artisans ruraux ne peuvent moderniser leurs outils, les commerçants ne peuvent conserver leurs produits, et les services de base restent inaccessibles. Dans un pays où 70 % des ménages vivent dans la pauvreté selon d’autres enquêtes de l’ICASEES, l’absence d’électricité aggrave l’isolement des communautés rurales.

L’institut justifie sa mission en affirmant fournir gratuitement ces statistiques aux décideurs. Mais la valeur de ces données dépend de leur précision. En présentant 11 % sans préciser que ce chiffre exclut de facto l’immense majorité du territoire national, l’ICASEES produit une information trompeuse. Les partenaires internationaux comme la Banque mondiale, qui financent ces études, ont besoin de données fiables pour orienter leurs programmes d’aide.

La méthode de calcul de ces 11 % reste opaque. L’ICASEES n’explique pas comment elle définit « l’accès à l’électricité » : s’agit-il d’un raccordement permanent, d’un accès occasionnel, ou d’une simple proximité avec une source électrique ? Cette imprécision permet toutes les interprétations et affaiblit la crédibilité de l’enquête.

Les zones rurales centrafricaines attendent toujours leur première ampoule. Les 11 % de l’ICASEES ne changeront pas cette réalité. Ils risquent même de la prolonger en donnant l’illusion d’un progrès là où règne l’obscurité. Une statistique honnête aurait distingué clairement l’accès urbain de l’inexistence rurale, offrant aux décideurs une base solide pour agir….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

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Journée des droits de l’enfant : Action Solidaire sensibilise les élèves de Bangui sur leurs droits et devoirs

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Journée des droits de l’enfant : Action Solidaire sensibilise les élèves de Bangui sur leurs droits et devoirs

 

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Les enfants dans la salle lors de la séance

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant célébrée ce 20 novembre, l’Association Action Solidaire a organisé jeudi à Bangui une rencontre de sensibilisation avec les élèves de l’école Idéal Bilingue School ainsi que ceux des écoles des sourds-muets et des aveugles de Benz-Vie. Une initiative saluée par les responsables pédagogiques comme un moment d’apprentissage essentiel sur les droits et devoirs des enfants.

 

 

Devant des  élèves attentifs, les membres de l’association ont multiplié les exposés pour expliquer les droits fondamentaux de l’enfant. Madame Koyatro Bernadette, trésorière générale d’Action Solidaire, a particulièrement insisté sur le droit à l’identité comme pierre angulaire de tous les autres droits.

 

« L’enfant a d’abord droit à l’identité. Dès qu’un parent met un enfant au monde, il doit faire établir son acte de naissance et assurer un suivi, notamment pour sa santé », a-t-elle déclaré devant l’assemblée. La responsable associative a également rappelé les devoirs qui incombent aux enfants : « Obéir aux parents, aller à l’école, respecter les enseignements des professeurs».

 

Mais c’est surtout aux parents que Madame Koyatro a voulu adresser un message ferme. « Je lance un appel aux pères et aux mères : si vous mettez un enfant au monde, allez directement à la mairie faire établir l’acte de naissance. Sans cet acte, l’enfant n’existe pas sur le plan légal, il n’a pas de survie reconnue sur terre », a-t-elle martelé, soulignant également l’importance du suivi sanitaire et de l’éducation.

Journée des droits de l’enfant : Action Solidaire sensibilise les élèves de Bangui sur leurs droits et devoirs
Une photo de famille avec les enfants

 

La journée a également bénéficié des interventions du directeur de l’école des aveugles et sourds-muets ainsi que du représentant de l’Idéal Bilingue School, qui ont enrichi les débats sur les droits de l’enfant.

 

Pour l’un des responsables pédagogiques de l’école hôte, cette initiative constitue une première bienvenue. « Je suis très touché par cette manifestation que l’Association Solidaire organise dans notre établissement. C’est quelque chose de nouveau pour nous. Si cela continue, tous les enfants sauront quels sont leurs droits et leurs devoirs. Cela leur permettra d’aller à l’école, d’étudier, de devenir des personnalités respectées », s’est-il réjoui.

 

Le responsable pédagogique a lancé un appel à tous les parents et établissements scolaires pour qu’ils instruisent les enfants sur leurs droits. « Si les enfants connaissent bien leurs droits, cela leur permettra de se défendre face aux mauvaises situations qui se passent dans le pays », a-t-il conclu, soulignant la dimension protectrice de cette éducation civique.

 

Cette sensibilisation s’inscrit dans un contexte où de nombreux enfants centrafricains restent encore privés d’état civil, avec toutes les conséquences que cela entraîne sur leur accès à l’éducation, aux soins de santé et à une protection juridique effective.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

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Comment les technologies émergentes influencent les changements économiques en Afrique centrale

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Comment les technologies émergentes influencent les changements économiques en Afrique centrale

 

La technologie numérique offre à l’Afrique centrale une chance de surmonter les obstacles de longue date à la croissance. Des infrastructures limitées, un faible accès bancaire et un commerce régional fragmenté ont longtemps freiné le développement dans des pays comme la République centrafricaine (RCA). Aujourd’hui, les réseaux mobiles, les plateformes numériques et les outils de données remodèlent la création de valeur, élargissant l’entrepreneuriat, l’accès financier et la réforme du secteur public. Ce changement est plus que de nouveaux services, il signale une réorganisation des systèmes économiques de la région.

Redéfinir l’inclusion financière

La banque traditionnelle reste inaccessible à beaucoup, surtout dans les zones rurales ou touchées par les conflits. L’argent mobile a transformé cette situation, permettant aux utilisateurs d’épargner, d’envoyer et de recevoir des fonds avec de simples téléphones portables. En RCA et dans les pays voisins, les paiements mobiles sont essentiels pour le commerce de marché, les envois de fonds et les opérations des petites entreprises.

À mesure que l’adoption numérique se développe, des outils avancés émergent. De nouvelles monnaies numériques peuvent lever des capitaux par le biais la prévente crypto, où les premiers investisseurs acquièrent des tokens avant le lancement public. Ces tokens peuvent ensuite servir d’instruments de paiement ou d’actifs numériques, fournissant des fonds, élargissant l’accès à l’investissement et permettant aux entrepreneurs informels d’épargner et d’investir en toute sécurité.

Ouvrir des routes commerciales régionales

De mauvaises routes, des procédures douanières lentes et des paiements peu fiables ont maintenu les marchés régionaux fragmentés. Les plateformes numériques peuvent les intégrer : les places de marché en ligne connectent les vendeurs de la RCA avec les acheteurs des États voisins, tandis que les applications de logistique mobile relient efficacement les transporteurs et les marchandises. Les déclarations douanières numériques et le suivi transparent réduisent les retards et la corruption. Combinés aux accords économiques régionaux, ces outils créent un marché connecté qui stimule les producteurs locaux et le commerce transfrontalier.

L’agriculture axée sur les données

L’agriculture est essentielle aux économies d’Afrique centrale, mais la productivité est limitée par l’accès à l’information technique, aux données météorologiques et aux méthodes modernes. Les régimes climatiques imprévisibles et le manque d’alertes précoces rendent la planification risquée.

Les outils numériques aident les agriculteurs à prendre des décisions éclairées. Les applications mobiles fournissent des prévisions météorologiques locales et des conseils agricoles, tandis que l’imagerie satellitaire surveille les cultures sur de vastes zones. La combinaison de ces données permet une agriculture de précision, réduisant les pertes et augmentant les rendements. L’amélioration de la productivité renforce la sécurité alimentaire et crée un potentiel d’exportation.

Identité numérique et gouvernance

La faiblesse des systèmes d’identification limite l’accès aux services publics, entrave la perception des impôts et laisse place à la fraude. De nombreux citoyens ne peuvent pas ouvrir de compte, demander de crédit ou recevoir un soutien social.

Des systèmes d’identité numérique sécurisés, y compris ceux construits sur la technologie de grand livre distribué, peuvent fournir une preuve d’identité fiable et lier les individus à l’activité économique. Cela peut aider les autorités à améliorer la perception des impôts, à réduire le détournement de fonds et à distribuer l’aide de manière transparente. Une gouvernance numérique plus forte renforce la capacité de l’État, la confiance et garantit que les dépenses publiques ont un impact accru.

Conclusion

Les technologies émergentes sont en train de remodeler discrètement l’économie de l’Afrique centrale. La finance mobile autonomise les personnes non bancarisées, les plateformes numériques ouvrent des routes commerciales, les outils de données augmentent la résilience agricole et les systèmes d’identité sécurisés renforcent la gouvernance. Le principal défi consiste à construire des infrastructures, à améliorer la littératie numérique et à établir des réglementations claires pour garantir que ces outils génèrent une croissance durable. Cependant, la littératie numérique limitée, la connectivité inégale et l’évolution des cadres réglementaires doivent être abordées pour garantir que les avantages atteignent toutes les communautés.

 

FLASH INFO : attaque d’un poste avancé des soldats FACA à Bossangoa, 3 morts et un blessés

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attaque d’un poste avancé des soldats FACA à Bossangoa, 3 morts et un blessés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/checkpoint-des-soldats-faca-dans-la-nana-mambere-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>FLASH INFO : attaque d’un poste avancé des soldats FACA à Bossangoa, 3 morts et un blessés
Checkpoint des soldats FACA dans la Nana-Mambéré. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À quelques semaines du premier tour des Élections groupées prévues pour décembre 2025, les bruits de bottes commencent à se faire sentir à travers le pays. Les incidents sécuritaires se multiplient dans plusieurs régions, témoignant d’une montée des tensions à l’approche de ce scrutin.

 

C’est dans ce contexte déjà tendu qu’une nouvelle attaque armée a visé les forces gouvernementales. Dans la nuit du vendredi 22 au samedi 23 novembre 2025, vers 23 heures, des hommes armés non identifiés ont pris d’assaut un checkpoint des Forces armées centrafricaines (FACA) situé à 6 kilomètres à la sortie de Bossangoa, sur l’axe de la Nana-Bakassa.

 

Les assaillants, dont le nombre et l’identité restent inconnus, ont attaqué la position avec une violence qui a pris les soldats FACA au dépourvu. Face à l’intensité de l’assaut, les militaires ont été rapidement mis en déroute. Les échanges de tirs nourris ont fait trois morts dans les rangs des forces gouvernementales. Dépassés par la situation, les soldats survivants ont abandonné le poste et se sont repliés vers la ville.

 

Après avoir contrôlé brièvement la position, les assaillants se sont repliés et dispersés dans la nature, suivant une tactique désormais classique dans ce type d’opération. Aucune information n’a filtré sur d’éventuelles pertes dans leurs rangs. Le bilan total fait état de 3 morts et un blessé.

 

Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, est une ville stratégique du nord-ouest de la Centrafrique. Cette nouvelle attaque pousse à s’interroger sur la capacité des FACA à sécuriser les axes routiers et les positions stratégiques dans cette région, particulièrement en cette période préélectorale sensible.

 

Par Justin Mandaba….

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Top Astuces pour Profiter du Code Promo Melbet Tunisie en 2025

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Si vous avez parié sur le football et apprécié les jeux de casino rapides en Tunisie, vous avez très certainement rencontré le code promo de Melbet Tunisie. Il est populaire dans les groupes de football, dans les discussions sur Telegram, dans les conversations dans les cafés pendant les matchs de Ligue 1 Pro, et même dans les publications lors des soirées de coupes européennes. Et pour être juste, cela a du sens. Un bon code promo vous donne un solde bonus à utiliser, vous permet d’essayer différents paris et rend le tout plus amusant, sans avoir à effectuer un dépôt plus important.

 

Top Astuces pour Profiter du Code Promo Melbet Tunisie en 2025

 

Pourquoi les codes promo comptent autant en Tunisie cette année

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Quels types de codes promo Melbet Tunisie propose en 2025

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Conseil n° 1 : Activez le code promo avant de déposer

Un changement de code promo avant d’effectuer un dépôt est une erreur que commettent souvent nos joueurs avant de prendre connaissance de cette information, et c’est vraiment à éviter. De nombreux bonus sont même activés et améliorent leur état une fois le dépôt effectué, sans avoir saisi le code.

 

Pour activer le bonus, ouvrez l’application, allez à la section des bonus, puis saisissez le code promo demandé afin de le valider avant de faire votre dépôt. Juste après avoir effectué le dépôt, le bonus sera crédité. Il faut savoir que l’on procède à cette procédure dans un autre sens afin de répondre à votre demande de retrait.

 

 

Conseil n° 2 : Choisissez les bonus adaptés à votre style

Si vous aimez parier sur le football, le bonus de bienvenue ou la promotion sportive sera idéal. Si vous préférez essayer de nouvelles machines à sous, optez pour les free spins.
Si vous pariez occasionnellement sur de petits paris lors des grands matchs, le free bet vous conviendrait parfaitement.

Conseil n° 3 : Répartissez vos paris au lieu de tout miser

Cette astuce est particulièrement populaire chez les fans tunisiens qui suivent de près la Ligue 1 Pro. Au lieu de tout miser sur une seule prédiction — comme choisir le vainqueur — divisez votre solde en plusieurs petits paris.
Cette méthode simple vous offre davantage de chances de réussir au moins un pari gagnant. Avec les bonus, répartir les paris devient beaucoup plus sûr et plus agréable.

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Lors d’un match, s’il y a une intensification, avec plus de fautes, de tirs au but, d’attaques, s’il y a plus de pression d’un côté. C’est le bon moment pour miser une partie de votre bonus. Les paris live sont plus intéressants et plus naturels que les paris avant-match, car vous vous basez sur le match en temps réel. De plus, Melbet Tunisie fonctionne très bien sur des connexions moyennes, et le betting live est donc essentiel pour augmenter vos chances en 2025.

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Gardez un œil sur :

  • Les notifications de l’application Melbet
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Les boosts des jours de match sont souvent disponibles seulement pendant quelques heures, donc les repérer tôt vous donne un vrai avantage.

Conseil n° 6 : Utilisez l’Application Melbet au lieu du site web

Bien sûr, vous pouvez jouer sur le site Web. Mais l’application offre une meilleure expérience pour presque tout. L’application se charge plus rapidement, les paiements sont plus fluides, vous êtes instantanément informé des nouveaux codes promo, et vous pouvez voir les cotes en direct plus clairement.

Conseil n° 7 : Jouez intelligemment et ne vous précipitez pas

Cela semble évident, mais beaucoup de joueurs se précipitent lors des moments émotionnels — surtout lors des derbies locaux ou des grands matchs de la CAF. Prenez votre temps. Vérifiez la composition des équipes, tenez compte des absences et évitez de courir après les pertes.

Les bonus vous donnent un solde supplémentaire, mais la meilleure valeur vient toujours des prédictions calmes et réfléchies.

Comment les crypto-monnaies ont acquis une popularité considérable en Afrique ?

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En Afrique, la crypto est perçue comme un moyen plus rapide d’envoyer et de recevoir de l’argent. Elle constitue également la classe d’actifs la plus populaire pour les traders. Les avantages du Bitcoin et d’autres monnaies numériques favorisent une adoption hyper rapide sur le continent. Voyons comment les africains apprécient les cryptos et interagissent avec.

Comment les crypto-monnaies ont acquis une popularité considérable en Afrique ?

À quoi servent les crypto-monnaies en Afrique ?

L’adoption des crypto-monnaies en Afrique est motivée par des besoins réels plutôt que par la spéculation. Le continent est devenu un terrain d’expérimentation unique pour les cas d’utilisation concrets des crypto-monnaies. Leur acquisition est de plus en plus simple. En effet, grâce à un exchange crypto sans KYC, les africains peuvent s’inscrire et acheter de la crypto tout de suite sans avoir à soumettre des documents d’identité ou des selfies comme c’est souvent le cas.

1. Transferts de fonds et paiements transfrontaliers

Des millions d’Africains dépendent des transferts de fonds venus de leurs proches à l’étranger. Les moyens d’envoi conventionnels tels que Western Union sont souvent coûteux et lents. Les crypto-monnaies permettent des transferts transfrontaliers plus rapides et moins chers, ce qui les rend attractives pour les familles comme pour les entreprises.

2. Protection contre l’inflation

Dans les pays où les monnaies sont volatiles, nombreux sont ceux qui utilisent le Bitcoin ou les stablecoins pour préserver leur épargne. Les stablecoins comme l’USDT et l’USDC sont particulièrement populaires car ils suivent le dollar américain et offrent une protection contre la dépréciation de la monnaie locale.

3. Paiements pour les travailleurs indépendants et les entrepreneurs

Les freelances africains travaillant avec des clients internationaux optent souvent pour les paiements en crypto-monnaies afin d’éviter les frais de transfert élevés et les délais de règlement importants. Les petites entreprises utilisent également les crypto-monnaies pour payer plus efficacement leurs fournisseurs internationaux.

4. Négoce et investissements de détail

Avec le développement des contenus éducatifs et des applications mobiles sur le continent, de plus en plus de personnes s’intéressent aux crypto-monnaies comme placement. Les plateformes d’échange locales ont simplifié et sécurisé le processus d’inscription.

5. Inclusion financière

Les crypto-monnaies offrent un accès aux services financiers à des millions de personnes non bancarisées. Grâce à un simple smartphone, elles peuvent épargner, effectuer des transactions ou participer au commerce numérique, même sans compte bancaire traditionnel.

Entreprises à l’origine de la croissance des crypto-monnaies en Afrique

L’écosystème crypto africain repose sur une combinaison d’acteurs mondiaux et d’innovateurs locaux de premier plan. Binance demeure l’une des plateformes les plus influentes du continent, offrant liquidité, formation et un accès simplifié au trading. Luno est une autre plateforme d’échange majeure, solidement implantée en Afrique du Sud et présente sur plusieurs marchés africains.

Les entreprises locales sont devenues essentielles à l’écosystème. Yellow Card a bâti l’un des plus vastes réseaux d’achat et de vente de crypto-monnaies contre des devises locales. VALR, une plateforme d’échange sud-africaine, propose des solutions de trading avancées tout en favorisant la liquidité régionale. AZA Finance (anciennement BitPesa) est spécialisée dans les paiements interentreprises et offre des solutions de règlement transfrontalières en crypto-monnaies aux entreprises opérant à travers l’Afrique.

Les plateformes pair-à-pair jouent également un rôle majeur. Binance P2P, anciennement Paxful , et diverses applications P2P locales permettent d’échanger des crypto-monnaies même dans les pays où les services bancaires traditionnels sont limités ou lents. Des fintechs comme Chipper Cash ont intégré les crypto-monnaies à leurs services de transfert d’argent, renforçant ainsi leur rôle dans les mouvements de fonds transfrontaliers.

Conclusion

L’essor des crypto-monnaies en Afrique est étroitement lié aux réalités économiques uniques du continent et à son esprit d’innovation. Il répond à des problématiques persistantes telles que les transferts de fonds, l’instabilité monétaire et l’inclusion financière, tout en offrant aux entrepreneurs de nouvelles solutions pour réaliser des transactions à l’échelle mondiale. Soutenu par les plateformes d’échange internationales et de puissantes fintechs locales, l’écosystème crypto africain poursuit son expansion rapide.

À mesure que l’adoption des crypto-monnaies se développe, de plus en plus de gouvernements mettent en place des cadres réglementaires plus clairs, ce qui pourrait ouvrir la voie à des opportunités encore plus importantes. Pour de nombreux Africains, les crypto-monnaies ne sont pas qu’un simple actif spéculatif : elles constituent un outil financier concret qui améliore le quotidien et transforme l’économie numérique du continent.

Ça chauffe au ministère du travail. Les petits dictateurs de l’ACFPE menacent désormais de tuer leurs dénonciateurs

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Ça chauffe au ministère du travail. Les petits dictateurs de l’ACFPE menacent désormais de tuer leurs dénonciateurs

 

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Henri Koulayom, Président du conseil d’administration de l’ACFPE

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après la publication des scandales de détournement et de mauvaise gestion par CNC, les responsables indexés promettent de tuer leurs dénonciateurs.

 

 

Les révélations explosives faite par le journal en ligne Corbeau News Centrafrique sur le chaos organisationnel et le détournement de 22 millions de francs CFA à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) ont visiblement touché une corde sensible. Plutôt que de reconnaître leurs méfaits et de rendre des comptes, les responsables indexés dans nos articles ont choisi la voie de l’intimidation et de la menace. Selon nos sources, certains directeurs et cadres de l’ACFPE ont promis de mener une “enquête discrète” pour identifier ceux qui ont fourni des informations à notre rédaction, avec des menaces explicites : “Dès qu’on retrouve la personne, on va la tuer” ou “on va la limoger”. Un comportement de petits dictateurs qui explique parfaitement pourquoi cette institution est devenue un repaire de corruption.

 

Pour comprendre la rage qui anime ces mafieux de l’ACFPE, rappelons brièvement ce que CNC  a révélé ces derniers jours.

 

Premier scandale : Le chaos du projet ICOMPETE….

Dans notre premier article, nous avons documenté le désastre organisationnel du projet ICOMPETE, financé par la Banque mondiale pour former 2 000 jeunes déscolarisés. Ce projet qui devait être une bouée de sauvetage s’est transformé en cauchemar :

 

– Communication inexistante, délai de dépôt réduit à moins d’une semaine

– Monopolisation de la saisie par Monga Aubin, directeur de la Formation, qui a transformé le processus en machine à cash (500 FCFA par fiche de candidat saisi)

– Saisie clandestine dans les bureaux fermés avec des amis et complices

– Affichage des listes le samedi à 11h pour une composition le dimanche

– Listes catastrophiques sans ordre alphabétique, avec des milliers d’omissions et des numéros dupliqués (quatre à cinq candidats avec le même numéro)

– Composition dans le chaos : salles sales, candidats perdus parcourant des kilomètres

– Plus de 500 jeunes arrivés trop tard, privés d’une opportunité de formation

 

Deuxième scandale : Le détournement des 22 millions de FCFA….

Notre deuxième article a révélé comment un budget de 22 millions de francs CFA destiné à la communication du projet a été détourné par une mafia à quatre têtes :

 

– Mbalanga Evodie, cheffe de communication du projet : une géographe sans formation en communication, placée par népotisme grâce à Aristide Ganabo. Elle est également membre du conseil d’administration de l’ACFPE, ce qui lui confère une impunité quasi totale.

– Aristide Ganabo, chargé de mission au ministère du Travail : le parrain qui a imposé Mbalanga Evodie et organiser le système de détournement.

– Renée Bimbo, directrice générale de l’ACFPE et sœur de la ministre du Travail : elle a validé les budgets, accepté les nominations complaisantes et certifié les rapports mensongers.

– Le directeur comptable de l’ACFPE : il a validé les dépenses fictives et fabriqué les fausses pièces justificatives.

 

Au lieu d’une campagne d’une semaine avec plusieurs véhicules, des spots radio et la mobilisation d’ONG, la réalité a été : 48 heures de pseudo-sensibilisation, deux véhicules (dont un appartenant déjà à l’ACFPE), aucune campagne radio, aucune ONG mobilisée. Résultat : au moins 19 millions de francs CFA détournés.

 

Ce qui met ces responsables en rage, c’est simple : c’est la première fois qu’ils sont nommément exposés dans la presse. Jusque-là, ils opéraient dans l’ombre, protégés par leurs réseaux politiques et familiaux. Ils volaient tranquillement l’argent destiné aux jeunes centrafricains, organisaient leurs petits trafics, monopolisaient les projets, et personne ne disait rien.

 

La publication de nos articles a brisé cette omerta. Mbalanga Evodie, Monga Aubin, Renée Bimbo, Aristide Ganabo, le directeur comptable : leurs noms sont désormais associés publiquement à des scandales de détournement et de mauvaise gestion. Leur réputation est écornée. Leurs protecteurs au ministère et au gouvernement sont embarrassés. La Banque mondiale est alertée.

 

Cette exposition publique les terrifie. Car elle menace leur système. Si les projecteurs restent braqués sur l’ACFPE, s’ils doivent rendre des comptes, s’ils ne peuvent plus voler en paix, c’est toute leur petite entreprise mafieuse qui s’effondre.

 

Alors, plutôt que de reconnaître leurs erreurs, plutôt que de restituer l’argent volé, plutôt que de démissionner, ils ont choisi la menace et l’intimidation.

 

“On va retrouver la personne et on va la tuer”….

Selon nos informations, plusieurs responsables de l’ACFPE indexés dans nos articles ont tenu des propos particulièrement graves lors de différentes discussions avec des collègues. Furieux d’avoir été démasqués, ils ont promis de mener une enquête discrète pour identifier les sources qui ont fourni des informations à CNC.

 

Les menaces sont explicites : “Dès qu’on retrouve la personne, on va la tuer” ou “on va la limoger”. Ces propos, rapportés par plusieurs témoins internes, révèlent la vraie nature de ces individus. Ce ne sont pas des serviteurs de l’État soucieux de l’intérêt général. Ce sont des petits dictateurs qui se croient tout-puissants, capables de vie ou de mort sur leurs subordonnés.

 

Pourquoi cette arrogance ? Parce qu’ils ont l’habitude de l’impunité. Ils volent depuis des années sans jamais être inquiétés. Ils placent leurs amis et leurs parents aux postes stratégiques. Ils détournent les projets de développement. Ils maltraitent les agents honnêtes. Et rien ne se passe.

 

Cette impunité leur est montée à la tête. Ils se croient intouchables. Ils pensent que parce qu’ils ont la protection de la directrice générale (qui est la sœur de la ministre), parce qu’ils siègent au conseil d’administration, parce qu’ils ont des appuis au ministère, ils peuvent faire ce qu’ils veulent.

 

Menacer de tuer quelqu’un parce qu’il a révélé la vérité sur vos détournements ? C’est le comportement de mafieux, pas de fonctionnaires de l’État. C’est le comportement de petits dictateurs qui ont perdu tout sens de la mesure et de la légalité.

 

CNC est comme l’air qu’on respire : Insaisissable, omniprésent….

À ces responsables qui promettent de “retrouver la personne” et de la tuer ou la limoger, Corbeau News Centrafrique a un message simple : vous ne comprenez pas à qui vous avez affaire.

 

CNC, c’est comme l’air qu’on respire. L’air est partout, invisible, insaisissable. Quand vous parlez, l’air sort de votre bouche. Le voyez-vous ? Non. Quand le vent souffle, le sentez-vous ? Oui. Mais pouvez-vous l’attraper ? Non.

 

Corbeau News Centrafrique, c’est pareil. Nous sommes partout. Dans vos bureaux, dans vos réunions, dans vos chambres même. Nous écoutons ce que vous dites. Nous savons ce que vous faites. Nous documentons vos magouilles. Et vous ne pouvez pas nous attraper.

 

Vous croyez pouvoir mener une “enquête discrète” pour identifier nos sources ? Allez-y. Interrogez tous vos agents. Mettez tout le monde sous surveillance. Instaurez un climat de terreur. Vous ne trouverez rien. Parce que nos sources ne sont pas une personne, mais des dizaines. Parce que les Centrafricains honnêtes qui travaillent à l’ACFPE en ont assez de vous voir voler. Parce que même vos propres complices commencent à avoir peur de l’ampleur du scandale et parlent à CNC.

 

Vous croyez pouvoir nous intimider avec vos menaces de mort ? Nous avons couvert les pires crises de ce pays. Nous avons dénoncé le grand dictateur mafieux et criminel Faustin-Archange Touadera, nous avons dénoncé des criminels de guerre, des mercenaires russes, des ministres corrompus. Vous pensez vraiment que quelques petits voleurs de l’ACFPE vont nous faire taire ?

 

Le vrai problème, c’est vous, pas CNC….

Comprenez bien une chose : Corbeau News Centrafrique ne vous a pas cherché. Nous n’avons pas inventé le chaos du projet ICOMPETE. Nous n’avons pas détourné les 22 millions de francs CFA. Nous n’avons pas monopolisé la saisie pour toucher 500 FCFA par fiche. Nous n’avons pas affiché les listes le samedi pour une composition le dimanche. Nous n’avons pas privé des milliers de jeunes d’une opportunité de formation.

 

C’est vous qui avez fait tout cela. C’est vous qui avez transformé un projet de développement en machine à enrichissement personnel. C’est vous qui avez trahi la confiance de la Banque mondiale. C’est vous qui avez piétiné les espoirs de milliers de jeunes centrafricains.

 

Corbeau News Centrafrique a simplement fait son travail : dire la vérité au peuple centrafricain. Documenter vos méfaits. Exposer votre corruption. Exiger que vous rendiez des comptes.

 

Si vous voulez que CNC arrête de parler de vous, la solution est simple : arrêtez de voler. Arrêtez de détourner les fonds publics. Arrêtez de gérer l’ACFPE comme un clan mafieux. Gérez les deniers publics de l’État comme il se doit, avec transparence et honnêteté. C’est tout.

 

Faites votre travail correctement, servez l’intérêt général plutôt que vos intérêts personnels, et CNC n’aura plus rien à dénoncer. C’est aussi simple que cela.

 

Vos menaces aggravent votre situation….

En menaçant de tuer ou de limoger vos dénonciateurs, vous ne faites qu’aggraver votre situation. Vous ajoutez des charges à votre dossier déjà bien rempli.

 

Le détournement de fonds publics est un crime. Les menaces de mort sont un crime. L’intimidation de témoins est un crime. Vous êtes en train de creuser votre propre tombe juridique.

 

Et vous oubliez une chose importante : vos menaces vont être documentées. Elles vont être rapportées à la Banque mondiale. Elles vont être portées à la connaissance de ce  procureur de la République gbakamandja de Boy-Rabe. Elles vont être incluses dans les dossiers de plainte qui seront déposés contre vous.

 

Quand vous serez finalement traduits en justice – et ce jour viendra – vos menaces de mort seront une circonstance aggravante. Elles prouveront que non seulement vous avez volé l’argent du peuple, mais qu’en plus vous avez tenté d’intimider ceux qui voulaient révéler la vérité.

 

L’ACFPE est devenue un clan mafieux….

Votre réaction face aux révélations de CNC confirme ce que nous disions : l’ACFPE est devenue un clan mafieux. Ce n’est plus une institution de service public. C’est un terrain de chasse pour une petite clique de prédateurs.

 

Une institution saine réagirait aux accusations de corruption en diligentant une enquête interne, en suspendant les responsables mis en cause, en collaborant avec la justice pour établir la vérité. Une institution saine chercherait à restaurer sa réputation en faisant la lumière et en sanctionnant les coupables.

 

Mais l’ACFPE ne fait rien de tout cela. Au lieu de cela, ses dirigeants menacent de mort les lanceurs d’alerte. C’est le comportement d’une organisation criminelle, pas d’une agence publique.

 

Cette dérive est d’autant plus grave que l’ACFPE est censée servir les jeunes centrafricains, leur offrir des formations, leur donner des opportunités. Au lieu de cela, elle est devenue une machine à enrichir quelques individus au détriment de milliers de jeunes désespérés.

 

Corbeau News Centrafrique sait que tous les agents de l’ACFPE ne sont pas corrompus. Nous savons qu’il y a des hommes et des femmes honnêtes dans cette institution, des professionnels qui font leur travail du mieux qu’ils peuvent malgré l’environnement toxique créé par la direction.

 

À ces agents honnêtes, nous disons : ne vous laissez pas intimider. Les menaces de vos supérieurs sont des actes de désespoir. Ils savent que leur système s’effondre. Ils savent que la vérité éclate au grand jour. Ils savent que leur impunité touche à sa fin.

 

Aux petits dictateurs de l’ACFPE qui pensent pouvoir nous faire taire avec leurs menaces, nous disons clairement : vous vous trompez de combat.

 

Par Alain Nzilo….

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Présidentielle 2025 : La Cour constitutionnelle échoue à établir l’origine paternelle de Touadéra

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Présidentielle 2025 : La Cour constitutionnelle échoue à établir l’origine paternelle de Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Présidentielle 2025 : La Cour constitutionnelle échoue à établir l’origine paternelle de Touadéra
Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain

 

Bangui, le ,   Corbeaunews-Centrafrique (CNC). La décision du Conseil Constitutionnel du 14 novembre 2025 a produit un effet inattendu : en validant toutes les candidatures sans répondre aux questions posées, l’institution a involontairement confirmé ce que beaucoup soupçonnaient. Le président Faustin-Archange Touadéra ne peut pas démontrer son ascendance paternelle centrafricaine.

 

 

La requête déposée le 3 novembre 2025 par l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC), représenté par son coordonnateur national Élysée Nguimalé, a placé la Cour constitutionnelle face à un problème juridique qu’elle n’a pas su résoudre. L’organisation demandait l’invalidation de la candidature du président sortant Baba Kongoboro pour trois motifs, dont le plus embarrassant concernait son origine paternelle.

 

Selon la Constitution illégale du 30 août 2023, article 67, tout candidat à la présidentielle doit être “centrafricain d’origine”, c’est-à-dire issu de parents eux-mêmes centrafricains d’origine. La requête de l’OGDC exigeait que Touadéra présente les actes de naissance de ses quatre grands-parents – paternels et maternels – pour établir sa conformité avec cette exigence constitutionnelle. Le document allait plus loin en affirmant que la famille paternelle du président “demeure inconnue sur le territoire” centrafricain.

 

Les Centrafricains ont salué cette initiative d’Élysée Nguimalé avec enthousiasme. Beaucoup l’ont surnommé “Joseph Bendounga II”, en référence à Joseph Bendounga, l’ancien député de Bimbo 3 et président du MDREC décédé en janvier 2025. Bendounga incarnait cette opposition irréductible qui refusait toute compromission avec le pouvoir, même face aux pressions les plus lourdes. La comparaison est flatteuse : Nguimalé a osé soulever publiquement une question que tous se posaient en privé, sachant pertinemment que le Conseil Constitutionnel est totalement acquis au régime.

 

Car il faut le dire clairement : le président de cette institution, Jean-Pierre Waboué, n’est autre qu’un proche parent de Touadéra. Originaire du même village, de la même ethnie, il entretient avec le chef de l’État des liens familiaux directs. Dans ces conditions, comment espérer une décision impartiale ? La réponse est venue le 14 novembre : plutôt que de trancher sur le fond, la Cour a simplement déclaré toutes les requêtes irrecevables et validé l’ensemble des candidats.

 

Cette décision à la qualité spéciale d’être examinée attentivement. Elle ne dit nulle part que Touadéra a présenté les actes de naissance demandés. Elle ne confirme pas que ses grands-parents paternels étaient centrafricains. Elle n’établit pas l’identité de son père. Elle se contente d’enterrer la question sous une avalanche de considérants juridiques avant de conclure que tout le monde peut se présenter.

 

Les avocats du président Baba Kongoboro n’ont d’ailleurs pas réussi à apporter la moindre preuve documentaire sur l’ascendance paternelle de leur client lors de la séance publique. Face aux arguments de l’OGDC, ils sont restés bloqués, incapables de produire les documents qui auraient permis de clore définitivement le débat. Si Touadéra possédait réellement les actes de naissance de ses grands-parents paternels, pourquoi ne pas les avoir simplement présentés ?

 

La question de l’origine ethnique du président revient régulièrement dans les discussions. Son apparence physique et ses traits faciaux ont toujours confirmé son ascendance peule, probablement nigérienne comme Hassan Bouba. Ces observations ne relèvent pas du simple préjugé : même quelqu’un qui ne connaît rien à l’histoire de Touadéra, en le voyant pour la première fois, ferait spontanément ce rapprochement. Pour un Centrafricain qui connaît les différentes ethnies du pays, l’évidence saute aux yeux : Touadera est Peul. Regarde Hassan Bouba, et regarde Touadera, c’est la même goutte d’eau.

 

Cette situation prend une dimension particulièrement ironique quand on considère que c’est précisément Touadéra qui a fait inscrire dans la Constitution cette exigence draconienne sur l’origine centrafricaine. La nouvelle loi fondamentale impose que les deux parents du candidat soient eux-mêmes centrafricains d’origine – une barrière manifestement conçue pour écarter certains adversaires politiques. Mais voilà que cette arme se retourne contre son créateur.

 

D’après la requête de l’OGDC, le nom même “Touadéra” serait révélateur. En langue Ngbaka-Mandja, ce terme signifierait “qui est chez l’oncle maternel”, une expression traditionnellement utilisée pour désigner les enfants dont le père est inconnu ou absent. Autrement dit, les enfants bâtards qui sont nourris que par leur maman.

 

Le problème devient encore plus épineux quand on considère la date de naissance de Touadéra. Né en 1957 selon certaines sources, ou en 1958 selon d’autres, il serait venu au monde avant l’indépendance de la Centrafrique en 1960. À cette époque, le territoire était encore sous administration française. Dans le meilleur des cas, Touadéra serait donc né français avant d’être centrafricain – une autre incompatibilité potentielle avec les critères qu’il a lui-même fait inscrire dans la Constitution.

 

Touadéra aurait pu mettre fin à cette controverse de façon simple : présenter son acte de naissance colonial et les documents établissant la filiation paternelle. Ces archives existent nécessairement quelque part, dans les registres de l’administration coloniale puis centrafricaine. Leur absence dans le dossier présenté à la Cour constitutionnelle pose question.

 

La démarche d’Élysée Nguimalé mérite le respect, indépendamment du résultat final. Il savait que Jean-Pierre Waboué, à la tête du Conseil Constitutionnel, ne statuerait jamais contre son parent. Il savait que l’institution ne ferait pas prévaloir le droit sur les considérations politiques. Mais il a quand même déposé cette requête, obligeant ainsi le régime à affronter publiquement des questions gênantes qu’il préférait garder sous silence.

 

Cette affaire rappelle comment Touadéra a pris le contrôle du Conseil Constitutionnel. L’ancienne présidente, Danièle Darlan, avait refusé de valider les manœuvres constitutionnelles destinées à permettre un troisième mandat. Elle a été immédiatement limogée et remplacée par son vice-président, Jean-Pierre Waboué, beaucoup plus docile. Ce dernier a accepté non seulement de réviser la Constitution, mais d’en rédiger une entièrement nouvelle, taillée sur mesure pour les ambitions du président.

 

Le résultat de cette décision du 14 novembre est donc clair : sept candidats participeront à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, dont Touadéra. Toutes les requêtes en invalidation ont été rejetées en bloc. La Cour a choisi la facilité Politique plutôt que l’examen juridique rigoureux.

 

Mais en refusant de répondre sur le fond à la question de l’origine paternelle, le Conseil Constitutionnel a créé un précédent dangereux. Il a établi qu’un candidat peut se présenter à la présidentielle sans avoir à prouver qu’il remplit les critères constitutionnels, du moment qu’il bénéficie du soutien du pouvoir en place. L’institution censée garantir le respect de la loi fondamentale est devenue un simple instrument de validation des choix politiques du régime.

 

Par Alain Nzilo…..

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