Bowaye : Wagner transforme la traque de Nguema en terrorisme rural généralisé
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les mercenaires russes du groupe Wagner multiplient sans cesse des rafles, enlèvements et destructions massives contre les populations civiles de l’Ouham et de l’Ouham-Fafa.
En effet, les criminels transfrontaliers russes de Wagner viennent de franchir un nouveau cap dans l’horreur en transformant leur recherche de l’ex-député Florent Nguema en véritable campagne de terreur contre les populations civiles de l’Ouham. Leur dernière incursion la semaine dernière dans le village de Bowaye, situé à 70 kilomètres de Bossangoa, fait apparaitre aux yeux du monde une escalade inquiétante dans leurs méthodes employées : rafles de jeunes, destruction d’habitations, enlèvement d’éleveurs et chantage généralisé sur les populations rurales. Cette dérive sécuritaire montre au grand jour la transformation des mercenaires russes en force criminelles d’occupation qui terrorise des civils innocents sous prétexte de traquer un chef rebelle.
Dès leur arrivée à Bowaye au début de cette semaine, les mercenaires russes ont appliqué leur méthode habituelle de coercition collective en rassemblant plusieurs jeunes du village pour les soumettre à des violences physiques. Après les avoir frappés méthodiquement, ils les ont contraints à servir de guides forcés vers la forêt environnante, transformant ces civils en boucliers humains et en complices involontaires de leur opération militaire. Cette pratique montre une stratégie délibérée d’instrumentalisation de la population de Bowaye : utiliser la terreur pour forcer les habitants à collaborer dans la traque de leurs propres compatriotes. Pendant ce temps, sur le chemin forestier, les mercenaires ont fouillé et détruit les abris de fortune construits par les cultivateurs au bord de leurs champs, ces huttes modestes qui permettent aux paysans de garder leurs récoltes et d’y passer la nuit pendant les périodes de travaux agricoles.
L’enlèvement d’un éleveur innocent constitue le point culminant de cette opération d’intimidation massive. Intercepté au hasard de leur progression dans la forêt, cet homme s’est retrouvé accusé de connaître la cache de Florent Nguema, sans aucune preuve ni procédure légale. Les Russes lui ont forcé de les conduire “là-haut”, vers l’hypothétique refuge du chef rebelle, avant de l’emmener de force vers une destination inconnue. Depuis cet enlèvement, personne ne sait où cet éleveur a été conduit, dans quelles conditions il est détenu, ni même s’il est encore vivant. Cette disparition forcée caractérise parfaitement les méthodes d’un groupe qui ne respecte aucune convention internationale sur le traitement des civils en zone de conflit.
Cette terreur ne se limite malheureusement pas au seul village de Bowaye, mais s’étend désormais à une vaste zone géographique englobant Batangafo, dans l’Ouham-Fafa, Ngbaté, Kawé, Ngbada, Kambakota, Karé, Kagoué, Mbaré, jusqu’à Benzambé. Dans toutes ces localités, les éleveurs subissent un harcèlement permanent et méthodique : confiscation de leur argent, enlèvement, saisie arbitraire de leur bétail sous le prétexte fallacieux de financer l’achat de carburant pour les opérations militaires. Cette logique de prédation économique transforme les mercenaires en véritables bandits de grand chemin qui rançonnent les populations sous couvert d’opérations anti-terroristes. Aussi, les éleveurs qui tentent de se rendre aux marchés hebdomadaires pour vendre leurs produits ou acheter des biens de première nécessité sont régulièrement arrêtés, dépouillés de leurs biens, et parfois même exécutés sommairement pour l’exemple.
Cette escalade sécuritaire montre clair une stratégie délibérée de guerre totale des russes du groupe Wagner contre les populations civiles soupçonnées de sympathie avec les groupes armés. Wagner ne se contente plus de traquer des combattants identifiés, mais impose un climat de terreur généralisée pour briser toute velléité de résistance ou de non-coopération. Les habitants de Bowaye témoignent d’ailleurs que cette incursion n’est pas un événement réservé qu’ à eux, mais s’inscrit dans une série d’interventions répétées où les mercenaires reviennent régulièrement dans des villages frapper les jeunes, détruire les habitations, saisir les troupeaux et terroriser les familles. Cette méthode de harcèlement cyclique vise manifestement à épuiser psychologiquement les communautés rurales et à les contraindre soit à collaborer, soit à fuir leurs terres ancestrales.
L’impact de cette campagne de terreur sur l’économie rurale locale s’avère catastrophique et durable. De nombreux éleveurs et cultivateurs n’ont désormais plus d’autre choix que l’exode forcé vers d’autres régions, abandonnant derrière eux leurs champs cultivés, leurs troupeaux constitués sur plusieurs générations, et leurs moyens de subsistance traditionnels. Cette fuite massive des populations productives désorganise complètement l’économie agricole locale et transforme des zones autrefois prospères en territoires dépeuplés et improductifs. Wagner réussit ainsi à vider de leurs habitants des régions entières, facilitant paradoxalement le contrôle territorial des groupes armés qu’ils prétendent combattre.
Cette dérive autoritaire pousse à s’interroger sur le rôle réel de Wagner en Centrafrique et sur la légitimité de leurs méthodes d’intervention. Comment des mercenaires étrangers peuvent-ils s’arroger le droit d’enlever, de torturer et de faire disparaître des citoyens centrafricains sans aucune forme de procès ? Où sont les autorités nationales censées protéger leurs propres populations contre ces exactions ? Cette passivité complice du pouvoir de Touadera face aux crimes commis par ses alliés russes confirme l’abdication totale de l’État centrafricain dans sa fonction régalienne de protection des citoyens.
La traque de l’ex-député Florent Nguema devient ainsi le prétexte d’une campagne de terrorisme rural qui dépasse largement son objectif militaire initial pour se transformer en instrument de domination territoriale et économique. Wagner impose par la terreur un contrôle absolu sur des populations civiles qui n’ont d’autre tort que de vivre dans des zones géographiques d’intérêt stratégique. Cette méthode coloniale de pacification par l’intimidation rappelle les pires heures de l’histoire africaine et confirme la transformation de la Centrafrique en laboratoire d’expérimentation des méthodes russes de contrôle territorial en Afrique.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
