Dans son discours du 13 août, Touadéra prêche la paix mais gouverne par la guerre, la violence et la peur

Le 13 août, jour de l’indépendance, le président centrafricain Faustin-Archange Touadera appelait à l’unité tout en verrouillant la démocratie par la force des Wagner et des rwandais.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans son discours du 13 août 2025 pour la fête de l’indépendance, diffusé sur la Radio Centrafrique, Touadéra prône la paix mais pratique l’autoritarisme à un niveau très supérieur.
En effet, le 13 août 2025, jour de l’indépendance centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra s’adressait en langue nationale à la nation depuis la Radio Centrafrique. Son message, traduit par la rédaction du CNC, appelait à l’unité et condamnait la violence. Pourtant, derrière ces mots apaisants se cache une réalité différente : un président qui verrouille la démocratie tout en dénonçant ceux qui la défendent.
Touadéra répète tout le long de son discours qu’il faut “refuser la violence et la guerre “. Pourtant, ce sont ses propres alliés qui sèment la terreur dans le pays. Les mercenaires russes du groupe Wagner, officiellement “instructeurs “, multiplient les exactions dans le territoire. Les troupes rwandaises, les miliciens requins et les russes noirs terrorisent aussi la population. Ces groupes ne sont pas des agents humanitaires : ce sont des agents qui sèment la terreur, multiplié les exactions et forcé des milliers de civils à fuir leurs terres, comme dans le Haut-Mbomou, où de nombreux habitants ont trouvé refuge en République démocratique du Congo. À Zémio par exemple, pillages et assassinats commis par Wagner sont devenus la norme. Pendant que ces violences se déroulent, le président, lui, parle de paix d’une manière hypocrite.
Le chef de l’État accuse également dans son discours les Centrafricains de salir l’image du pays sur les réseaux sociaux, mais il omet de dire qu’il a lui-même encouragé la mise en place d’une unités entières de propagande numérique. Installées à quelques pas de sa résidence dans le quartier Boy-Rabe (quatrième arrondissement ), ces équipes gèrent des milliers de faux comptes pour insulter, calomnier et intimider toute voix dissidente. En 2022, ces mêmes milices ont insulté publiquement les juges de la Cour constitutionnelle, y compris son ex-présidente Danielle Darlan, sans qu’aucune sanction ne soit prise contre ces voyous.
Touadéra a ensuite parlé d’“éduquer les enfants” et de “préparer l’avenir”. Mais quel avenir construit-il vraiment ? L’université nationale, déjà en difficulté, doit accueillir cette année des nouveaux étudiants aux diplômes douteux. Pendant ce temps, 10 milliards de francs CFA par mois financent les mercenaires russes envoyés par le Président russe Vladimir Poutine. Ces priorités budgétaires montre les vraies préoccupations de ce régime.
Le plus problématique reste sa modification de la Constitution en 2023. Cette révision, adoptée dans l’opacité, lui ouvre la voie à une présidence sans limite. En fermant les urnes, il pousse naturellement les centrafricains vers d’autres solutions, seule issue qu’un coup d’État, tout en priant les centrafricains de ne pas prendre le pouvoir par les armes. Cette hypocrisie est claire : il redoute ce qu’il a lui-même rendu inévitable.
L’invocation de Barthélémy Boganda dans ce discours d’indépendance constitue une récupération déplacée. Le père fondateur défendait la souveraineté et la dignité nationales. Touadéra, lui, a livré cette souveraineté aux intérêts russes et transformé la dignité en soumission. Utiliser la mémoire de Boganda pour légitimer un régime opposé à ses idéaux relève de la manipulation historique.
Vouloir la paix, c’est d’abord renoncer à la guerre que l’on a soi-même importée. Or, le président ne renonce à rien : ni à ses alliances avec des forces étrangères, ni aux réseaux d’intimidation, ni à la violence contre son peuple. Mais tout pouvoir a une fin : la justice divine ou celle des hommes finit toujours par rattraper ceux qui gouvernent par la peur.
La vraie paix ne se proclame pas dans les discours officiels. Elle naît d’institutions respectées, de libertés protégées, d’une justice indépendante. Le bilan de Touadéra montre exactement l’inverse : institutions domestiquées, libertés bafouées, justice instrumentalisée. Cette contradiction entre paroles et actes transforme chaque intervention présidentielle en exercice de communication pure.
En ce 13 août 2025, 65 ans après l’indépendance, les Centrafricains méritaient mieux qu’un discours creux. Ils méritaient un président qui incarne réellement les valeurs qu’il proclame. Au lieu de cela, ils ont eu droit à une leçon de morale de la part d’un homme qui foule aux pieds les principes démocratiques qu’il prétend défendre.
L’histoire se souviendra de cette date. Non pas comme celle d’un discours rassembleur, mais comme le moment où un président aura utilisé la fête de l’indépendance pour masquer sa dérive autoritaire. Les peuples finissent toujours par faire la différence entre ceux qui servent l’État et ceux qui s’en servent.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
