samedi, septembre 12, 2026
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Dominique Désiré ERENON : près de 2 mois passés à la SRI, et de fausses informations commencent déjà à circuler à son nom

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Dominique Désiré ERENON : près de 2 mois passés à la SRI, et de fausses informations commencent déjà à circuler à son nom

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/dominique-desire-erenon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dominique Désiré ERENON : près de 2 mois passés à la SRI, et de fausses informations commencent déjà à circuler à son nom
Dr Dominique Désiré ERENON, Président du parti MDSP. Photo de courrtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La garde à vue du Dr Dominique Désiré ERENON, spécialiste de la constitution centrafricaine, dure maintenant, si l’on regarde le chrono, près de deux mois à la prison de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.

 

 

En effet, cet universitaire centrafricain reste, depuis son arrestation le 3 octobre dernier, détenu dans des circonstances qui poussent les Centrafricains à s’interroger. Mais depuis quelques jours, le blogueur Joseph Prudence Maïté, connu sous le sobriquet de Kerembesse, a récemment diffusé sur les réseaux sociaux des informations concernant cette affaire. Mais nos investigations, menées auprès de différentes sources, démontrent catégoriquement que l’ensemble de ces propos contredit clairement la réalité des faits que nous avons recueillis.

 

Pour comprendre le début de ces rumeurs, il faut remonter à la source. Joseph Prudence Maïté, dans son live en direct, prétend que le Président Faustin-Archange Touadéra, alias Baba Kongoboro, aurait donné la semaine dernière des directives au juge d’instruction gérant le dossier ERENON. D’après ses dires, basés sur des sources qu’il qualifie de « concordantes », le Président aurait estimé que deux mois d’enfermement du juriste Dominique Désiré ERENON à la gendarmerie dépassaient la mesure raisonnable. Kerembesse, toujours dans son live, affirme que Touadéra aurait ordonné la comparution du Dr ERENON devant le juge immédiatement après la fête du 1er décembre, pour un placement sans délai à la maison d’arrêt de Ngaragba ou au camp de Roux sous mandat de dépôt. Ces propos, qu’il a lui-même partagés sur les réseaux sociaux, ont été repris par d’autres personnes et circulent, de bouche à oreille, dans le pays.

 

Ensuite, le blogueur Joseph Prudence Maïté tente d’expliquer à sa manière la rigueur du traitement réservé au dossier. Il assure, la main sur le cœur, que le Président n’aurait jamais accepté la rupture d’ERENON après une supposée collaboration avec Évariste Ngamana sur le projet constitutionnel.

 

Sur ce premier point, nous avons vérifié, et tout tombe à l’eau. C’est totalement faux. Nos recherches approfondies à la rédaction de CNC exposent une erreur chronologique claire : Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée, n’avait aucun rôle dans l’élaboration du projet de constitution lorsque le Dr ERENON séjournait à Bangui. C’est uniquement deux années après le départ d’ERENON vers la France que Touadéra a confié à Ngamana la responsabilité du comité chargé de la rédaction de la nouvelle constitution, opération menée discrètement avec l’appui des mercenaires du groupe russe Wagner. La prétendue coopération entre les deux hommes, incluant de nombreux déplacements à Mandjo, s’avère donc chronologiquement inexacte.

 

Nos investigations montrent que tout a commencé avec des déplacements à Boali. C’était en présence du directeur de cabinet du Président, Obed Namsio, du ministre Arnaud Djoubaye Abazène et d’autres figures dont CNC se réserve de dénoncer publiquement les noms. Mais parler de Mandjo, encore moins de Ngamana, c’est une erreur grave. Cet homme n’est pas directement lié à la rédaction de la nouvelle constitution. C’est juste un figurant que Touadera a mis à la tête du comité chargé de la rédaction du projet de la nouvelle constitution.

 

Les propos de Joseph Prudence Maïté deviennent encore plus erronés lorsqu’il évoque un prétendu accord passé entre le Dr Dominique Désiré ERENON et Faustin-Archange Touadéra à Bruxelles, arrangement qui aurait facilité le retour du docteur au pays. Là encore, c’est totalement faux. Nos sources confirment l’absence totale de ce voyage à Bruxelles pour rencontrer le Président. Cet épisode, ainsi que le prétendu accord qui l’accompagne, n’ont jamais existé.

Joseph Maïté va jusqu’à prétendre que les mercenaires du groupe Wagner auraient découvert dans l’ordinateur du Dr ERENON un plan de renversement du gouvernement, impliquant des participants abkhazes, polonais et russes. Selon lui, ce scénario ferait écho à une mission confiée, au nom du Premier ministre, à Dominique Désiré ERENON et Sylvestre Vivien Goro, respectivement ministre directeur de cabinet et chef de cabinet du Premier ministre Firmin Ngrébada. Cette mission en Abkhazie aurait provoqué l’irritation de Wagner et conduit Touadéra à destituer les deux responsables de leurs fonctions.

 

Pour tenter de comprendre les faits, notre équipe d’investigation a interrogé des sources proches du dossier. Mais tout tombe complètement à l’eau. Nos informateurs crédibles au sein de la justice contestent formellement ces affirmations. D’après ces sources, l’intégralité des déclarations de Maïté sur ce point constitue une fabrication destinée à exercer peut-être une pression sur le Dr ERENON.

 

Pour aller plus loin, nous avons tenté de comprendre cet acharnement contre le Dr Dominique Désiré ERENON. La véritable raison de cette campagne de fausses informations serait, selon certaines sources de la rédaction de CNC, le refus du Dr ERENON de s’associer au mouvement des « 12 apôtres », une organisation reconnue pour son opposition au pouvoir en place. Les « 12 apôtres », dont Kerembesse fait partie, auraient reproché au Dr ERENON d’avoir décliné la rédaction d’une plainte de l’association contre le Président Touadéra devant la Cour pénale internationale.

 

« Techniquement, cette plainte ne peut aboutir », aurait expliqué le Dr ERENON, précisant qu’une simple association ne dispose pas de la capacité juridique de saisir la CPI par une plainte directe. Il faut nécessairement un cabinet d’avocats, et c’est ce que les 12 apôtres ont finalement fait avec le cabinet du maître Philip Larochelle. C’est d’ailleurs une excellente démarche très appréciée par la rédaction du CNC.

 

Pour plusieurs proches ainsi que pour la famille du Dr ERENON contactés par la rédaction, les prétendues informations de Kerembesse n’auraient d’autre but que de salir la réputation du docteur et d’exploiter l’affaire comme moyen de vengeance.

 

Le 1er décembre est maintenant passé. L’avenir demeure incertain : le Dr Dominique ERENON reste enfermé à la prison de la gendarmerie, et son dossier continue de refléter une situation où la réalité des faits se trouve noyée dans une guerre de l’information et une intrusion du pouvoir exécutif dans les affaires judiciaires.

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : le colonel Martiano Édouard Yalengue , Directeur général adjoint de la garde présidentielle, violemment agressé par les Wagner

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Centrafrique : le colonel Martiano Édouard Yalengue , Directeur général adjoint de la garde présidentielle, violemment agressé par les Wagner

Centrafrique : le colonel Martiano Édouard Yalengue , Directeur général adjoint de la garde présidentielle, violemment agressé par les Wagner
le colonel Martiano Édouard Yalengue , directeur général adjoint de la garde présidentielle

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le colonel Martiano Édouard Yalengue, directeur général adjoint de la garde présidentielle (GSPR), a été passé à tabac samedi dernier par des Mercenaires russes au camp de Roux, à Bangui. L’agression s’est produite au cœur même de la base de la garde présidentielle, où sont stationnées les unités chargées de la protection rapprochée du président Faustin-Archange Touadéra. Plusieurs militaires centrafricains étaient présents, mais aucun n’est intervenu.

 

 

Il convient de rappeler que le camp de Roux abrite à la fois l’État-major de forces armées centrafricaines, la garde présidentielle, une prison et des éléments russes du groupe Wagner. C’est là que le colonel Yalengue exerce ses fonctions quotidiennes.  Mais le samedi 22 novembre dernier, le chaos s’installe.  Les demi-dieux de Bangui, ces voyous de Poutine, ont décidé de frapper dur, et ils l’ont fait d’ailleurs. Selon plusieurs témoins militaires contacté par la rédaction du CNC, une altercation verbale a d’abord éclaté entre des mercenaires russes et l’officier avant que ces derniers ne le frappent à plusieurs reprises, en pleine base militaire comme un bébé. Un homme qui est frappé comme un bébé devant tout le monde, c’est la honte à vie. Pourtant, ses gros bras centrafricains, qui faisaient de gros dos dans les rues de la capitale, et qui n’hésitent pas à agresser les civils, deviennent miraculeusement des femmes devant les russes. Ils observent d’ailleurs cette agression sans même lever leur très petit doigt en l’air pour séparer cette agression honteuse d’un officier supérieur.

 

Un militaire qui affirme avoir vu l’agression résume ce qu’il a constaté : le directeur général adjoint de la garde présidentielle, censé être l’un des hommes les plus protégés du dispositif sécuritaire national, a été battu publiquement dans sa propre base, sous les yeux de ses éléments, sans réaction de la hiérarchie sur place. Cette affaire confirme le degré de domination exercée par les mercenaires russes sur l’armée nationale centrafricaine, y compris celles directement liées à la sécurité du chef de l’État.

 

Pour de nombreux officiers, cette agression est d’autant plus marquante que le colonel Yalengue  est lui-même un homme de main des russes. C’est lui qui exécute des ordres de Wagner au sein de la garde présidentielle.

 

Rappelons que le colonel était à l’origine de l’arrestation du capitaine Sabeyang en décembre 2023 à l’aéroport international de Bangui Mpoko. Ce jour, le capitaine Sabeyang, spécialiste des drones au ministère de la Défense nationale, avait été désigné pour diriger une mission officielle de cartographie aérienne. Il travaillait alors avec une équipe composée d’agents du ministère de l’Urbanisme et de représentants de la Banque mondiale. Leur objectif était de réaliser des prises de vue aériennes des zones inondables de Bangui afin de mieux planifier les infrastructures urbaines. La mission était connue des autorités compétentes et s’inscrivait dans un cadre de coopération avec un partenaire international.

 

Au cours de cette opération, l’équipe utilisait un drone pour obtenir des images des quartiers concernés. C’est à ce moment-là que le colonel Yalengue était intervenu, accompagné de ses éléments lourdement armés. Selon les témoignages recueillis à l’époque, il avait immédiatement ordonné la saisie du matériel de tournage, notamment le drone et les équipements de la Banque mondiale. Il avait ensuite accusé le capitaine Sabeyang et l’équipe de vouloir filmer la résidence présidentielle et certains points stratégiques de la capitale dans le but de préparer un attentat contre le chef de l’État.

 

C’est ce même colonel Yalengue, qui avait contribué à cette arrestation très critiquée, qui se retrouve aujourd’hui victime de violences au camp de Roux. Pour plusieurs militaires, le contraste est frappant : un officier qui exerçait une autorité sévère contre ses propres collègues se retrouve lui-même exposé à une brutalité ouverte de la part d’étrangers sur une base centrafricaine, sans réaction de protection institutionnelle.

 

Depuis l’agression de samedi, ni la direction de la garde présidentielle ni l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) n’ont diffusé de communiqué.

 

À Bangui, plusieurs sous-officiers et officiers reconnaissent qu’ils préfèrent désormais éviter tout conflit avec les Russes, même lorsqu’ils estiment qu’une situation est injuste ou contraire à la hiérarchie militaire nationale. Un sous-officier en poste dans la capitale décrit un climat de retenue permanente : chacun pèse ses mots, évite les prises de position publiques et se contente d’exécuter les ordres transmis, quels qu’en soient les auteurs.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra n’a pas pris publiquement position sur l’agression du colonel Yalengue. L’absence de réaction officielle, que ce soit de la présidence, de la garde présidentielle ou de l’état-major, laisse en suspens une question centrale pour les militaires comme pour la population : qui exerce réellement l’autorité dans les bases stratégiques du pays, et jusqu’où les mercenaires russes peuvent-ils aller, y compris contre les plus hauts cadres du dispositif sécuritaire national ?

 

Par Anselme Mbata….

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Enlevés par les Wagner, Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, et son ami,  Anour,  viennent de sortir de prison secrète des russe et placés en détention à la SRI

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Enlevés par les Wagner, Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, et son ami,  Anour,  viennent de sortir de prison secrète des russe et placés en détention à la SRI

Enlevés par les Wagner, Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, et son ami, Anour, viennent de sortir de prison secrète des russe et placés en détention à la SRI
Le candidat Wouya Mocko Abel,  enlevé par les mercenaires russes à Bangui,

 

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les mercenaires russes viennent de faire ressortir les deux Centrafricains qu’ils avaient arrêtés illégalement et portés disparus pendant plusieurs semaines. Wouya Mocko Abel, candidat déclaré à la mairie d’Amdafock, et Anour, jeune du quartier PK5 qui habitait avec lui, ont été sortis de la prison secrète de Wagner et amenés à la Section de Recherche et d’Investigation de la Gendarmerie.

 

 

Attention, les deux hommes ne sont pas totalement libérés. Ils ont été sortis de la prison secrète de Wagner, mais ils se trouvent maintenant à la SRI. Les mercenaires russes les ont fait ressortir de leur propre prison et les ont transférés à la gendarmerie.

 

Wouya Mocko Abel n’était pas seul lors de son arrestation. Il avait été enlevé avec Anour, un jeune du quartier PK5 qui habitait avec lui dans la même maison à Bangui. Les deux hommes ont été détenus dans la clandestinité totale, au sous-sol du camp de Roux, dans la prison secrète de Wagner.

 

Selon les informations recueillies par Corbeau News Centrafrique, ils ont été torturés sauvagement pendant leur détention. Les traces de torture sont visibles sur leurs corps.

 

Il convient de rappeler que les mercenaires russes disposent de deux prisons secrètes dans la capitale. Il y en a peut-être ailleurs, mais dans la capitale, l’une des prisons se trouve au camp de Roux. C’est la prison souterraine, au sous-sol du camp de Roux. Les mercenaires russes ont transformé l’ancien bunker de l’empereur Bokassa en prison clandestine. Bokassa avait construit ce bunker sous-sol qui était relié à l’ambassade de France. Depuis que ce passage est fermé, Wagner a transformé ces sous-sols en prison.

 

Les deux hommes sont maintenant à la section de recherche et d’investigation. Les Wagner les ont sortis de leur propre prison et les ont amenés à la SRI.

Enlevés par les Wagner, Wouya Mocko Abel, candidat à la mairie d’Amdafock, et son ami, Anour, viennent de sortir de prison secrète des russe et placés en détention à la SRI
Manifestation à Amdafock pour demander la libération immédiate de monsieur Wouya Mocko Abel, arrêté par les mercenaires russes à Bangui. Photo CNC

 

Rappelons les faits : Wouya Mocko Abel avait été enlevé à Bangui dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 octobre 2025 par des mercenaires russes, alors qu’il venait de déposer son dossier de candidature à la mairie d’Amdafock auprès de l’Autorité Nationale des Élections.

 

Son enlèvement est intervenu quelques jours après des menaces explicites du sous-préfet d’Amdafock, Ramadan Abdelkader, qui avait déclaré par téléphone : “Si tu étais sur place à Amdafock, tu verrais ce qui t’arriverait. Mais comme tu es à Bangui, je vais envoyer l’un de mes fils militaires pour te kidnapper.”

 

Depuis son arrestation, le candidat et Anour sont restés portés disparus pendant plusieurs semaines. Ils n’apparaissaient ni à la SRI, ni à la prison du Condorou, ni à la prison de Ngaragba, ni à l’OCRB. Nos enquêtes avaient montré qu’ils étaient détenus au sous-sol du camp de Roux, dans la prison clandestine des mercenaires russes.

 

La durée exacte de leur détention peut être vérifiée : ils ont été arrêtés début octobre et sont ressortis fin novembre. Ils ont donc passé près de deux mois dans les geôles de Wagner.

 

Les mercenaires russes du groupe Wagner sont des criminels de la pire espèce. Ils ont arrêté ces deux Centrafricains sur simple dénonciation, sans aucune procédure légale. Ils les ont détenus au sous-sol du camp de Roux pendant des semaines, les ont torturés sauvagement, et maintenant ils les transfèrent à la SRI comme si de rien n’était.

 

C’est incroyable. Le régime de Touadéra se glorifie pourtant, prétend respecter les droits humains, prétend être un État de droit. Ils pensent que le monde est bizarre, que le monde est sourd et aveugle. Ils pensent que les gens ne savent pas ce qui se passe dans ce pays.

 

Vous terrorisez la population. Vous pensez que les informations ne passent pas. Vous perdez votre temps. Ce régime perdra son temps à essayer de cacher ces crimes.

 

Un jeune d’Amdafock, contacté par CNC, explique ceci : Tôt ou tard, tout régime a une fin. Vous connaissez déjà des régimes qui ont duré 40 ans, mais qui ont fini. Donc ce que vous faites là, vous voulez durer 60 ans, mais vous allez finir. Un jour, vous allez finir. Ou si vous ne finissez pas vous-mêmes, vos proches vont payer les conséquences.

 

Souleyman, un autre habitant de Birao, dégage sa colère : ce que ce régime fait aux Centrafricains est incroyable. Imaginez des pères de famille comme ça. On les prend, on les amène ailleurs, on les torture sauvagement. Leurs proches ne savent rien pendant des semaines. Ils manifestent, on les ignore. On ne dit rien. C’est quel pays, ça ? Dans quel pays normal des candidats aux Élections sont-ils enlevés, torturés pendant des semaines, puis transférés à la gendarmerie sans aucune explication ?

 

Comme Corbeaunews-Centrafrique l’avait déjà rapporté dans ses enquêtes précédentes, cet enlèvement porte toutes les marques d’un complot politique. Le timing est clair : Wouya Mocko Abel a été arrêté précisément au moment où il s’apprêtait à déposer son dossier de candidature à l’ANE.

 

L’objectif était évident : l’empêcher de se présenter aux Élections municipales de décembre 2025 à Amdafock, où il jouissait d’une forte popularité. En le maintenant détenu jusqu’à la fin du délai de dépôt des candidatures, ses commanditaires l’ont effectivement disqualifié sans avoir à l’affronter dans les urnes.

 

Le sous-préfet Ramadan Abdelkader et l’ancien député de Birao Goumba Valentin, cousin de Wouya Mocko Abel, sont directement pointés du doigt par la famille et les habitants d’Amdafock.

 

La population d’Amdafock avait organisé une manifestation massive devant le bureau de la Minusca pour exiger la libération de leur candidat. “Nous, la population d’Amdafock, sommes particulièrement tristes. Abel Mokouya est un homme simple, sympathique, reconnu par la population d’Amdafock comme candidat au maire”, avaient déclaré les manifestants.

 

Les habitants avaient lancé un appel direct au gouvernement : “Si vous reconnaissez qu’Amdafock peut soutenir le président Touadéra à l’élection qui vient, libérez Abel Mokouya.”

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Nouvelle tentative du détournement à l’ACFPE : Le directeur de la Formation, Monga Aubin, tente de voler les correcteurs après avoir détourné les fonds de la saisie

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Nouvelle tentative du détournement à l’ACFPE : Le directeur de la Formation, Monga Aubin,  tente de voler les correcteurs après avoir détourné les fonds de la saisie

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo-450×424.jpg” alt=”Nouvelle tentative du détournement à l’ACFPE : Le directeur de la Formation, Monga Aubin,  tente de voler les correcteurs après avoir détourné les fonds de la saisie” width=”450″ height=”424″ />
La Directrice générale par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le scandale du projet ICOMPETE à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) prend une nouvelle tournure explosive. Après avoir détourné des millions lors de la phase de correction des copies, Monga Aubin, Directeur de la Formation et du Conseil en Organisation, tente maintenant d’escroquer les agents de saisie des notes. Une manœuvre qui a provoqué la colère des agents et bloqué la publication de la liste définitive des candidats présélectionnés.

 

 

Dans nos précédentes investigations sur le projet ICOMPETE, financé par la Banque mondiale pour former 2 000 jeunes déscolarisés, nous avions exposé deux scandales majeurs.

 

D’abord, le détournement de 22 millions de francs CFA du budget communication par Mbalanga Evodie, cheffe de Service de la Communication du projet, en complicité avec Aristide Ganabo (chargé de mission au ministère du Travail), Renée Bimbo (directrice générale de l’ACFPE) et le directeur comptable de l’agence. Ce détournement a eu pour conséquence une communication bâclée de moins d’une semaine au lieu des campagnes massives prévues, privant des milliers de jeunes de l’opportunité de candidater.

 

Ensuite, la mafia de la saisie des noms des candidats menée par Monga Aubin. Alors que le tarif contractuel était de 500 FCFA par fiche de candidat saisie, le directeur de la Formation a monopolisé cette tâche lucrative avec sa copine travaillant à la direction générale et quelques proches. Sur les 11 000 candidatures reçues, ils se sont partagé le pactole de 5,5 millions de francs CFA. Pire encore, Monga Aubin n’a versé que 350 FCFA par fiche aux quelques agents externes qu’il avait recrutés, empochant la différence.

 

Après la saisie des noms des candidats est venue la phase de correction des épreuves, puis maintenant la saisie des notes sur ordinateur pour affichage. C’est cette dernière étape qui provoque aujourd’hui un nouveau conflit entre Monga Aubin et les agents de l’ACFPE. Le directeur de la Formation et sa compagne ont participé à la correction des copies, puis maintenant à la saisie des notes, toujours dans le même but : empocher un maximum d’argent. Mais comme ils n’ont pas fait beaucoup de travail, ils tentent maintenant une nouvelle escroquerie pour se faire payer sans avoir réellement travaillé.

 

Selon les Termes de Référence (TDR) du projet ICOMPETE, la saisie des notes sur ordinateur devait être rémunérée à hauteur de 500 francs CFA par fiche de candidat. Un tarif qui permettait de motiver les agents tout en respectant les standards de rémunération pour ce type de travail.

 

Les corrections des épreuves se sont terminées après plusieurs jours de travail intensif. Il fallait maintenant saisir les notes de tous les candidats sur ordinateur pour pouvoir afficher les résultats et publier la liste définitive des présélectionnés. Plusieurs agents de l’ACFPE ont été mobilisés pour cette tâche. Certains, particulièrement assidus, ont réussi à saisir entre 500 et 1 000 fiches pendant ces trois journées. À 500 FCFA la fiche, ces travailleurs méritants devaient logiquement percevoir entre 250 000 et 500 000 francs CFA pour leur labeur.

 

Mais Monga Aubin et sa copine de la direction générale avaient un problème : eux aussi avaient participé à la saisie des notes, non pas par sens du devoir, mais pour s’octroyer une part supplémentaire du gâteau. Sauf que, contrairement aux autres agents, ils n’ont saisi que très peu de fiches. Une dizaine tout au plus, peut-être quelques dizaines. Si le paiement se faisait à la fiche comme prévu dans les TDR, leur participation dérisoire serait exposée au grand jour et ils ne toucheraient que quelques milliers de francs CFA.

 

Face à cette situation embarrassante, Monga Aubin a imaginé une combine aussi grossière qu’injuste. Plutôt que de respecter le tarif contractuel de 500 FCFA par fiche saisie, il a décidé d’imposer un forfait journalier : 50 000 francs CFA par jour et par agent, soit 150 000 FCFA pour les trois jours de travail.

 

La manœuvre est limpide. En établissant un tarif forfaitaire identique pour tous, Monga Aubin cherche à noyer dans le même compte les agents qui ont abattu un travail colossal et ceux qui, comme lui et sa compagne, n’ont fait que de la figuration. Peu importe que vous ayez saisi 10 fiches ou 1 000 fiches : tout le monde touche 150 000 FCFA. Une égalité mathématique qui cache une inégalité scandaleuse.

 

Prenons l’exemple d’un agent qui a saisi 600 fiches sur les trois jours. Au tarif contractuel de 500 FCFA par fiche, il devrait percevoir 300 000 francs CFA. Avec le forfait imposé par Monga Aubin, il ne touchera que 150 000 FCFA. Soit un vol pur et simple de 150 000 FCFA sur son salaire légitime.

 

Inversement, Monga Aubin et sa copine, qui n’ont saisi qu’une dizaine ou quelques dizaines de fiches – soit au maximum 5 000 à 10 000 FCFA de travail effectif – vont empocher 150 000 FCFA chacun. Un enrichissement injustifié de 140 000 à 145 000 FCFA par personne, prélevé directement sur le travail des autres.

 

Les agents de l’ACFPE ne sont pas dupes. Ils connaissent parfaitement les habitudes de leur directeur de la Formation. Ils savent qu’il place sa compagne et ses proches dans tous les dispositifs lucratifs du projet. Ils ont vu comment il a monopolisé la saisie des candidatures pour s’enrichir. Ils ne sont pas prêts à se laisser voler une deuxième fois.

 

Face à cette tentative d’escroquerie caractérisée, les agents chargés de la saisie ont unanimement refusé l’offre de Monga Aubin. Leur position est claire et légitime : ils exigent le respect du contrat initial, soit 500 francs CFA par fiche saisie. Pas question d’accepter une combine qui les dépouille de leur dû pour enrichir un directeur corrompu et sa clique.

 

“Nous avons fait le maximum de travail pendant trois jours. Certains d’entre nous ont saisi 500, 600, voire 1 000 fiches. On nous doit 250 000 à 500 000 francs CFA selon le nombre de fiches que chacun a traitées. Et maintenant on voudrait nous donner 150 000 FCFA pour noyer le directeur et sa copine qui n’ont rien fait ? C’est impossible, nous refusons catégoriquement”, confie un agent sous couvert d’anonymat.

 

Ce refus collectif a plongé la suite du processus de sélection dans un chaos total. Sans accord sur les modalités de paiement, les agents maintiennent leur position et refusent de finaliser l’affichage des résultats. La liste définitive des candidats présélectionnés, qui devait être publiée dans les jours suivant la saisie des notes, reste bloquée.

 

Des milliers de jeunes qui ont composé il y a plus d’une semaine attendent dans l’angoisse de connaître leur sort. Certains appellent quotidiennement l’ACFPE pour savoir s’ils sont retenus. D’autres se présentent physiquement aux bureaux de l’agence dans l’espoir de trouver leur nom sur une liste qui n’existe toujours pas. Ces jeunes, déjà fragilisés par des années de déscolarisation et de précarité, subissent une fois de plus les conséquences de la corruption et de l’incompétence de ceux qui sont censés les servir.

 

L’atmosphère au sein de l’ACFPE est explosive. Les agents lésés ne cachent pas leur colère contre Monga Aubin. Certains employés de l’agence, excédés par les pratiques de leur hiérarchie, expriment ouvertement leur soutien aux agents spoliés. “Le directeur de la Formation continue de voler comme il l’a fait avec la saisie des candidatures. Il crie sur les candidats pendant les examens au lieu de les apaiser. Il crie même sur le personnel. Et maintenant il veut nous voler notre argent. Ça suffit”, témoigne un employé de l’ACFPE.

 

Le comportement de Monga Aubin lors du projet ICOMPETE dresse le portrait d’un responsable qui a transformé sa fonction en machine à enrichissement personnel. Depuis le début du projet, il a détourné, manipulé et escroqué à chaque étape.

 

Affaire à suivre….

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Bambouti : la présence massive des groupes armés Sud-Soudanais aux alentours de la ville inquiètent la population

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Bambouti : la présence massive des groupes armés Sud-Soudanais aux alentours de la ville inquiètent la population

 

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Un casque bleu de la Minusca en route pour Zangba en 2021

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des habitants de Bambouti, dans le Haut-Mbomou, font état depuis plusieurs jours de mouvements d’hommes armés venus du Soudan du Sud dans les zones boisées proches de la frontière. Les premiers signalements décrivent des individus équipés de fusils d’assaut circulant en petits groupes sans contact avec les autorités locales.

 

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, ces hommes seraient en majorité issus de l’ethnie Balanda, opposée au pouvoir de Juba. Leur arrivée dans cette localité isolée reste sans explication officielle. Les villageois qui vont régulièrement aux champs observent leurs déplacements sans savoir s’ils traversent simplement la zone ou s’ils comptent s’y installer durablement.

 

Les raisons de leur présence divisent la population. Certains redoutent des actes de braquage visant les villages environnants. D’autres estiment que ces groupes cherchent un point de repli de l’autre côté de la frontière pour mener des actions dans leur propre pays. Les autorités administratives n’ont pas communiqué d’éléments précis, et les forces de défense en poste à Bambouti ne disposent que d’un effectif limité.

 

En cas d’attaque ou de débordement, ces soldats FACA ne pourraient opposer aucune résistance sérieuse. L’unique recours éventuel viendrait des Mercenaires russes du groupe Wagner basés à Zémio, qui pourraient intervenir par hélicoptère si la situation l’exige. Cette dépendance à un groupe paramilitaire étranger traduit l’état de délabrement des capacités militaires nationales. Les forces armées centrafricaines ne disposent ni des effectifs, ni de l’équipement, ni de la logistique nécessaires pour sécuriser les zones périphériques du pays. La sécurité des citoyens repose ainsi sur des acteurs extérieurs dont les priorités ne correspondent pas toujours aux intérêts de la population.

À Bambouti, les familles continuent de se fier aux informations circulant entre villages pour suivre les déplacements observés dans la brousse, sans indication claire sur la suite des événements.

 

Par Antoine Mbélézou….

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Bangui transforme les promesses en projets concrets lors du Forum sur l’Investissement et les Partenariats

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Bangui transforme les promesses en projets concrets lors du Forum sur l’Investissement et les Partenariats

 

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Ange-Maxieme Kazagui, ancien ministre de communication, et responsable de Kara Investissement

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les initiatives de mobilisation financière et de partenariat économique se multiplient en Centrafrique depuis plusieurs mois. Après la Table Ronde Internationale de Casablanca qui avait permis d’obtenir des engagements financiers autour du Plan National de Développement 2024-2028, le pays cherche à concrétiser ces promesses par des réalisations tangibles. Le Forum sur l’Investissement et les Partenariats, qui vient de se tenir à Bangui, s’inscrit dans cette dynamique de transformation des paroles en actes.

 

 

Le commissaire général du Forum, Maxime  Kazagui, l’ancien ministre et porte-parole du gouvernement, dresse un bilan enthousiaste de ces deux journées d’échanges qui se sont déroulées les 22 et 23 octobre 2025. Dans son rapport exécutif daté du 30 octobre, il qualifie l’événement de “rendez-vous d’affaires historique réussi” qui a bénéficié d’une “participation active, des contributions constructives et une grande énergie collective”. Le FIP avait pour ambition explicite d’aller plus loin que Casablanca en transformant “ces engagements en projets concrets, en renforçant la concertation entre l’État, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers”.

 

Pendant quarante-huit heures, Bangui est devenue “la capitale du dialogue économique et du partenariat stratégique”, selon les termes du rapport. Les organisateurs rapportent avoir entendu “des témoignages d’acteurs engagés, des idées nouvelles, des expériences concrètes, et surtout, une volonté commune d’agir pour accélérer la croissance, créer des emplois et bâtir une économie plus résiliente et inclusive”.

 

La première journée, placée sous “le signe de la confiance et de la relance”, a permis de dresser le bilan de la Table Ronde de Casablanca avec la présentation des engagements et accords signés. Les participants ont mis en avant la feuille de route post-TRI, décrite comme une “véritable boussole pour transformer les promesses en réalisations”. Les débats ont porté sur le climat des affaires et les réformes prioritaires, “avec un accent particulier sur les Partenariats Publics Privés (PPP), la transparence et la crédibilité institutionnelle”. La question de la bancarisation a également occupé une place centrale, avec les interventions d’Ecobank et Orange Money sur leur rôle “dans la dynamisation de l’économie réelle et l’inclusion financière”.

 

La seconde journée s’est concentrée sur “la croissance productive et aux moteurs de développement durable”. Les ministères sectoriels ont présenté “les chaînes de valeur prioritaires – agriculture, mines, sylviculture”. Un dialogue stratégique sur “les facteurs clés de succès des Zones Économiques Spéciales (ZES)” a eu lieu, incluant la participation du secteur privé représenté par le GICA. Les échanges ont également porté sur “la formation du capital humain, la montée en compétences des MPME et la structuration de la sous-traitance locale”. Le Fond National de Garantie des Investissements (FNGI) a été évoqué “comme une des solutions pour l’accès au financements des entreprises et à l’inclusion financière”.

 

Trois messages principaux émergent de ces discussions. Premièrement, “la nécessité de renforcer la confiance entre les acteurs – investisseurs, État, secteur privé – à travers la transparence, la stabilité et le respect des engagements”. Deuxièmement, “l’urgence de former, structurer et accompagner nos entreprises locales”, car “la réussite du développement centrafricain passera par la montée en puissance d’un secteur privé national compétitif, intégré dans les chaînes de valeur régionales et internationales”. Troisièmement, “la conviction partagée que la croissance durable doit être inclusive”, chaque projet d’investissement devant “créer des opportunités pour les jeunes, les femmes, les entrepreneurs, et contribuer à un développement équilibré sur tout le territoire”.

 

La participation internationale a été notable. Le Canada, la France, le Cameroun, le Royaume-Uni, le Tchad, la Tanzanie et la RDC ont envoyé des délégations. Du côté des institutions internationales, “la Banque Mondiale, la FMI, la BADEA, le PNUD, la BAD, l’Ambassade des Etats-Unis” ont pris part aux travaux, aux côtés d’institutions nationales comme l’ACFPE, le CAPMEA, la CCIMA, le GICA, le GUFE et l’UNPC. Plus d’une quarantaine d’intervenants “du secteur privé, des banques, des enseignants, des experts et consultants, responsables de groupements et associations ont pris la parole pendant les ateliers et conférences”.

 

Le rapport indique qu’“une dizaine de projets de partenariats ont été noués pendant le Forum et seront présentés au fur et à mesure de leurs états d’avancement”. Pour assurer la continuité de cette dynamique, plusieurs mesures sont prévues : “la mise en place d’un mécanisme de suivi des recommandations du FIP, piloté conjointement par le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale et les acteurs du secteur privé”, “la consolidation des partenariats financiers et techniques initiés à Casablanca”, et “la préparation du Forum FIP 2026, qui permettra d’évaluer les progrès accomplis et de renforcer les synergies entre acteurs”. Maxime A. Kazagui insiste sur le fait que “ce forum n’est donc pas une fin, mais un point de départ vers une nouvelle étape de mise en œuvre et d’investissement”.

 

Dans ses remerciements, le commissaire général adresse “une mention spéciale à Son Excellence, Monsieur le Président de la République, pour son leadership et sa vision de transformation économique”. Il salue également le Premier Ministre et l’ensemble du gouvernement, “tout particulièrement au Ministre des Finance et du Budget qui a cru à ce projet dès son annonce ainsi qu’aux ministres des PME/PMI et du Commerce qui l’ont accompagné”. Les partenaires techniques et financiers sont remerciés, “en particulier SCI Capital et I-Compete, ainsi que la Banque Mondiale, la SFI, la BAD, la BADEA, le PNUD et l’ensemble des institutions présentes”.

 

Kazagui conclut son rapport en affirmant que “le succès de ce Forum est avant tout celui des invités, participants et intervenants très engagés avec leurs contributions et idées”. Pour lui, “le FIP a démontré, à la suite des événements qui l’ont précédés, que la République Centrafricaine avance, avec confiance, vers un développement fondé sur l’investissement productif, le partenariat et le travail collectif”. Reste maintenant à transformer ce nouveau round de discussions en réalisations concrètes sur le terrain, l’éternel défi de ce type de forum économique où les intentions affichées doivent se traduire par des investissements effectifs et des emplois créés.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

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Centrafrique : L’ancien député Jean-Pierre Mara critique l’importation des urnes et isoloirs pour les élections du décembre prochain

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L’ancien député Jean-Pierre Mara critique l’importation des urnes et isoloirs pour les Élections du décembre prochain

 

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L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La livraison par avion des urnes et des isoloirs destinés aux prochaines Élections en Centrafrique a été dénoncée par l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, qui y voit le signe d’un pays en faillite, incapable d’assurer la fabrication d’objets simples nécessaires à ses propres scrutin.

 

 

Dans son message partagé sur les réseaux sociaux, l’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, expert en télécommunication, estime que l’État devrait pouvoir produire localement ce type de matériel. Il affirme que les artisans et les petites structures du pays disposent des compétences suffisantes pour fabriquer des urnes et des isoloirs, ce qui permettrait de réduire les dépenses liées aux importations. Il souligne que cette production nationale offrirait également des possibilités d’emploi dans les zones où l’activité économique reste limitée.

 

L’ancien député met en avant l’idée qu’un pays qui organise des Élections devrait s’appuyer sur ses propres moyens pour préparer le matériel de vote. Pour lui, le recours à l’étranger montre un manque de confiance dans les structures locales et un affaiblissement de la capacité de production du pays. Il décrit cette pratique comme un indicateur du fonctionnement actuel des institutions chargées d’organiser les scrutins.

 

Jean-Pierre Mara appelle à une réflexion sur la manière dont la Centrafrique peut renforcer ses propres compétences techniques. Il insiste sur la nécessité d’encourager une production locale qui réponde aux besoins électoraux du pays, afin de limiter la dépendance extérieure et de consolider les mécanismes internes d’organisation des Élections.

 

Par Brahim….

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Bangui : l’ÉNERCA est en deuil, l’un de ses distributeurs illicite d’électricité tué par électrocution

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Bangui : l’ÉNERCA est en deuil, l’un de ses distributeurs illicite d’électricité tué par électrocution

 

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L’homme criblé par des décharges électriques ce samedi 30 novembre 2025 au quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un homme, distributeur grossiste de l’ÉNERCA,  a trouvé la mort, ce samedi 30 novembre 2025, aux environs d’après-midi, vers 14h20 dans le quartier Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui, victime d’une électrocution lors d’un branchement illégal au réseau électrique.

 

Le drame s’est produit avenue Mbaikoua, avant le rond-point du 8ème arrondissement, en face de l’église Apostolique Emmanuel. Selon les informations recueillies, la victime s’adonnait à la distribution illicite de courant électrique lorsqu’elle a été foudroyée par une décharge électrique alors qu’elle effectuait un branchement.

 

Des témoins sur place ont assisté impuissants à la scène qui s’est déroulée en pleine journée. Malgré l’intervention rapide des secours du quartier, l’homme n’a pas survécu à l’électrocution. Son corps sans vie a été transporté à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Cet accident mortel rappelle les dangers liés aux branchements clandestins, une pratique répandue dans la capitale centrafricaine où de nombreux quartiers souffrent d’un accès limité ou irrégulier à l’électricité. Ces connexions illégales, souvent réalisées sans équipement de sécurité adéquat et par des personnes non qualifiées, représentent un risque majeur tant pour ceux qui les effectuent que pour les riverains.

 

La Société nationale d’électricité ENERCA met régulièrement en garde ses grossistes distributeurs contre ces pratiques dangereuses qui causent également des pertes importantes au réseau et compromettent la qualité de la distribution électrique dans la ville.

 

Par Brahim….

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Sur l’avenue des martyrs, au croisement du huitième, lors du retour du président Touadéra de Batangafo, c’est le chaos total

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Sur l’avenue des martyrs, au croisement du huitième, lors du retour du président Touadéra de Batangafo, c’est le chaos total

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/au-croisement-du-huitieme-arrondissement-de-Bangui-lors-du-retour-du-president-touadera-de-batangafo-le-vendredi-18-novembre-2025-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Au croisement du huitième arrondissement de Bangui lors du retour du Président Touadera de Batangafo le vendredi 18 novembre 2025. Photo CNC
Au croisement du huitième arrondissement de Bangui lors du retour du Président Touadera de Batangafo le vendredi 18 novembre 2025. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le vendredi 28 novembre 2025 vers 18h39, le retour du président Faustin-Archange Touadéra de Batangafo a provoqué une pagaille générale au croisement du 8e arrondissement de Bangui. Cette visite à Batangafo s’inscrivait dans le cadre de sa pré-campagne présidentielle pour le scrutin de décembre 2025, une démarche inhabituelle pour un chef d’État qui privilégie désormais les déplacements intérieurs depuis les informations déposées contre lui auprès de la Cour pénale internationale.

 

Faustin-Archange Touadéra multiplie depuis peu les visites dans les villes de province. Après Bayanga dans la Sangha-Mbaéré, c’est à Batangafo, dans l’Ouham-Fafa  qu’il s’est rendu vendredi dernier. Un changement de stratégie pour un président qui évite désormais de sortir du pays et qui n’avait jamais vraiment pris le temps de sillonner les localités centrafricaines.

 

Pour sécuriser son passage, pour le départ comme pour le retour, les forces de l’ordre ont bouclé l’itinéraire présidentiel depuis l’aéroport, en passant par le marché Combattant et le croisement du 8e arrondissement jusqu’au croisement Marabéna, puis vers sa résidence à Boy-Rabe. Les gendarmes ont fermé tous les points de passage, créant un embouteillage monstre.

 

Mais voilà, au croisement du 8e arrondissement, des véhicules venant de Miskine vers Gobongo se sont retrouvés bloqués, tout comme ceux circulant en sens inverse. Les automobilistes qui devaient rejoindre l’aéroport depuis le croisement Marabéna se sont également retrouvés coincés au niveau du restaurant Mirandela. Finalement, le cortège présidentiel est arrivé. Il est passé sans problème, suivi par différentes délégations du Premier ministre  et de plusieurs ministres.

 

C’est à ce moment que tout a déraillé. Apparemment mal informées ou ayant reçu des consignes floues, les forces de l’ordre ont rouvert la circulation juste après le passage du cortège présidentiel. Résultat : une confusion totale au niveau du croisement du 8e. Le cortège du Premier ministre et d’autres délégation se sont retrouvés bloqués, incapable d’avancer. Plusieurs ministres ont subi le même sort.

 

Quand les gendarmes ont tenté de libérer à nouveau le passage pour les autorités, les véhicules civils s’étaient déjà engouffrés dans tous les sens. Des files de voitures s’étendaient sur 500 mètres. Impossible de faire machine arrière. Les forces de l’ordre ont bataillé pendant une trentaine de minutes avant que le Premier ministre ne parvienne enfin à se dégager.

 

Cette situation interroge plus d’un : à quoi bon bloquer toute la circulation au nom de la sécurité si, au final, le Premier ministre reste planté au milieu d’un embouteillage pendant une demi-heure ? L’argument sécuritaire ne tient pas. S’il y avait vraiment un risque d’attentat, ces trente minutes d’immobilisation auraient été les plus dangereuses. Mais il ne s’est rien passé.

 

Cette gabegie démontre que ces mesures de sécurité excessives n’ont aucun sens. Le président et le Premier ministre pourraient circuler normalement comme tous les Centrafricains, sans paralyser la capitale à chaque déplacement. Au lieu de cela, on assiste à des opérations mal coordonnées qui finissent par piéger les autorités elles-mêmes dans le chaos qu’elles ont créé.

 

Ceci dit finalement que le retour de Batangafo aura donc transformé le croisement du 8e arrondissement en parking géant pendant près d’une heure. Une situation absurde qui interroge sur l’efficacité réelle de ces dispositifs de sécurité. Quand les mesures censées protéger les hautes autorités finissent par les bloquer dans les embouteillages qu’elles ont elles-mêmes provoqués, il est temps de revoir la méthode.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata….

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En prélude à la cérémonie du 1er décembre à Bangui, la séance de décoration tourne au cauchemar sur l’avenue des martyrs

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En prélude à la cérémonie du 1er décembre à Bangui, la séance de décoration tourne au cauchemar sur l’avenue des martyrs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Defile-du-1er-decembre-2024-sur-lavenue-des-martyrs-avec-les-douaniers.jpg” data-wpel-link=”internal”>En prélude à la cérémonie du 1er décembre à Bangui, la séance de décoration tourne au cauchemar sur l’avenue des martyrs
Défilé du 1er décembre 2024 sur l’avenue des martyrs avec le passage des douaniers

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La traditionnelle cérémonie de décoration des mérites centrafricains, organisée ce samedi 29 novembre 2025 sur l’avenue des Martyrs en prélude aux célébrations du 1er décembre, s’est transformée en spectacle désolant. Plus de 3000 personnes convoquées pour recevoir leurs insignes, un rang interminable s’étirant sur plusieurs centaines de mètres au-delà de l’hôpital communautaire, et une confusion généralisée qui a contraint le Premier ministre Félix Moloua à abandonner la tribune.

 

L’événement, censé honorer fonctionnaires, agents de l’État, militaires et personnalités civiles méritants, a rapidement basculé dans l’anarchie. Sous un soleil de plomb, serrés dans leurs costumes et cravates, les impétrants massés à l’arrière du dispositif ont perdu patience. Excédés par l’attente interminable, nombre d’entre eux ont brisé les rangs pour se frayer un passage vers l’estrade, déclenchant une bousculade généralisée.

 

Le chef du gouvernement, Félix Moloua, après avoir décoré quatre ministres dans les règles, a assisté impuissant à la débâcle. Face à cette marée humaine impossible à canaliser, il a choisi de déléguer la suite des opérations à d’autres membres de l’exécutif avant de quitter les lieux. Un départ qui en dit long sur l’ampleur du fiasco.

 

Cette pagaille pousse les centrafricains à s’interroger : comment peut-on convoquer 3000 personnes sans prévoir un minimum de logistique? L’étirement du cortège sur une distance démesurée, l’absence de gestion des flux, le manque criant d’encadrement – autant de carences qui transforment un moment protocolaire en foire d’empoigne.

 

Les organisateurs semblent avoir oublié que derrière chaque décoration se trouve un être humain, debout depuis des heures, épuisé par la chaleur et l’inconfort. Cette négligence n’est pas un simple raté technique. Elle confirme l’incapacité chronique du régime à planifier, à anticiper, à respecter ceux-là mêmes que l’on prétend honorer.

 

Le gouvernement centrafricain excelle dans les annonces et les cérémonies d’apparat. Mais dès qu’il s’agit de les mener à bien, c’est l’improvisation qui prime. Cette désorganisation patente, visible sous les yeux de milliers de Centrafricains, en devient presque une insulte. Comment prendre au sérieux des distinctions honorifiques distribuées dans de telles conditions?

 

Les autorités multiplient les célébrations nationales, les défilés, les remises de médailles. Mais elles peinent à garantir le minimum de dignité à ces événements. Ce samedi 29 novembre restera comme un nouveau cas d’école du désordre institutionnel centrafricain, où même l’acte simple de décorer ses serviteurs se solde par un naufrage organisationnel.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Quand Touadéra invente les “Centrafricains de pacotille” : comment la guerre des origines devient l’arme ultime pour éliminer l’opposition

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Quand Touadéra invente les “Centrafricains de pacotille” : comment la guerre des origines devient l’arme ultime pour éliminer l’opposition

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/mokpem.png” data-wpel-link=”internal”>Quand Touadéra invente les “Centrafricains de pacotille” : comment la guerre des origines devient l’arme ultime pour éliminer l’opposition
Albert Yaloké Mokpeme, inistre et porte-parole de la présidence centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il y a des moments dans l’histoire d’un pays où un seul mot, une seule distinction inscrite dans une loi, peut faire basculer toute une nation dans le chaos. La Centrafrique vient d’atteindre ce point de bascule.

 

Faustin-Archange Touadéra, après avoir instrumentalisé les clivages religieux et ethniques pour se maintenir au pouvoir, vient d’ouvrir un nouveau front : la guerre des origines. Sa constitution du 30 août 2023 crée deux catégories de citoyens : les “Centrafricains d’origine” et les autres, ceux qu’on pourrait appeler les “Centrafricains de pacotille”. Les premiers auraient tous les droits. Les seconds seraient tolérés, mais exclus des fonctions politiques majeures. Cette distinction, apparemment technique, cache en réalité une mécanique redoutable : éliminer l’opposition en la disqualifiant sur des critères d’appartenance ethnique et nationale.

 

Aujourd’hui, c’est Anicet-Georges Dologuélé qui tombe. Demain, ce sera n’importe qui ayant un ancêtre étranger, un parent binational, ou un passeport obtenu ailleurs. Des listes circulent déjà. Des dénonciations fusent. Des ministres du régime appellent à étendre la purge. Pendant ce temps, Hassan Bouba, mercenaire tchadien, siège tranquillement dans les structures de campagne de Touadéra. Bienvenue dans la Centrafrique de l’absurde, où les vrais étrangers occupent les institutions pendant qu’on chasse les opposants au nom de la pureté des origines.

 

La Constitution du 30 août 2023 promulguée par Touadéra contient des dispositions qui créent une hiérarchie entre les citoyens. L’article 10 stipule que “la nationalité centrafricaine est une et exclusive”. L’article 183 réserve aux seuls “Centrafricains d’origine” le droit de se présenter aux Élections présidentielles, législatives et municipales.

 

Cette distinction entre “Centrafricains d’origine” et les autres crée une catégorie de citoyens de seconde zone. Ceux qui ont acquis la nationalité centrafricaine par naturalisation. Ceux qui ont eu la double nationalité à un moment de leur vie. Ceux dont les parents ou grands-parents sont nés à l’étranger.

 

Tous ces gens sont désormais suspects. Ils doivent prouver qu’ils sont de “vrais” Centrafricains. Et s’ils ne peuvent pas le prouver, ils perdent leurs droits politiques. Ils ne peuvent plus se présenter aux Élections. Ils deviennent des citoyens diminués.

 

Cette logique est dangereuse. Elle ouvre la porte à toutes les manipulations. À toutes les dénonciations. À toutes les vengeances politiques.

 

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Pour le centriste Dieudonné Ngoumbango, Touadéra  est Un président qui vit de chiffres propagandistes

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Pour le centriste Dieudonné Ngoumbango, Touadéra  est Un président qui vit de chiffres propagandistes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/professeur-richard-filakota-bon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pour le centriste Dieudonné Ngoumbango, Touadéra est Un président qui vit de chiffres propagandistes
professeur-richard-filakota-bon – L’échec patent du RCPCA révélé au grand jour par le ministre Filakota

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La République centrafricaine s’enlise dans la manipulation statistique selon l’opposant Dieudonné Ngoumbango.

 

Dieudonné Ngoumbango ne mâche pas ses mots. Le coordinateur de la plateforme des partis centristes s’attaque frontalement à la méthode Touadéra lors de l’émission Patara. Pour lui, le chef de l’État survit grâce à des statistiques venues d’ailleurs, déconnectées de la réalité centrafricaine.

 

“Chaque fois que les Africains, au lieu de statuer avec des moyens propres à eux, importent des moyens pour mesurer leur avancée économique ou sociale, c’est toujours avec beaucoup d’erreurs”, martèle l’opposant. Cette dépendance aux indicateurs occidentaux permet selon lui de maquiller un bilan catastrophique.

 

Les chiffres officiels parlent pourtant d’eux-mêmes. Avec 71% de Centrafricains vivant sous le seuil de pauvreté de 2,15 dollars par jour, la République centrafricaine affiche le PIB le plus faible de la CEMAC : 2,752 milliards de dollars seulement. La croissance de 2,1% en 2025 peine à suivre l’explosion démographique de 3,1% annuel.

 

Sur le terrain, la réalité tranche avec les rapports enjolivés. Le système de santé s’effondre avec un taux de mortalité infantile de 123 pour 1000 naissances. L’éducation souffre sous des classes de 150 élèves. L’accès à l’eau potable et à l’électricité demeure un luxe même à Bangui.

 

Dieudonné Ngoumbango  pointe l’incohérence entre les moyens disponibles et les résultats. Les 1500 milliards de dollars du plan RCPCA et les 365 milliards promis par la Banque africaine de développement n’ont pas transformé le quotidien des Centrafricains. Ces ressources considérables se sont évaporées sans trace tangible.

 

L’opposant questionne la légitimité d’un troisième mandat. “Avec tous ces éléments, est-ce qu’on peut dire que le président Touadéra doit encore se représenter ?”, lance-t-il. Le Mouvement Cœurs Unis, qui soutient cette candidature, mise sur des indicateurs flatteurs élaborés par des organismes internationaux plutôt que sur l’amélioration concrète des conditions de vie.

 

Cette stratégie de communication basée sur des données importées permet d’éviter l’examen minutieux de la gouvernance locale. Les populations de Bambari (385 km de Bangui), Berberati (584 km) ou Bossangoa (305 km) vivent une réalité bien éloignée des tableaux de bord colorés présentés aux partenaires internationaux.

 

La critique de Dieudonné Ngoumbango  touche au cœur d’un problème plus large : l’inadéquation entre les outils de mesure conçus pour d’autres contextes et les besoins spécifiques centrafricains. Cette approche permet de noyer les échecs dans un flot de statistiques rassurantes pour les bailleurs de fonds, mais trompeuses pour les citoyens.

 

Face aux Élections de 2025, cette polémique pose une question essentielle sur l’évaluation de l’action publique en République centrafricaine. Entre les chiffres rassurants des rapports officiels et la pauvreté persistante, l’écart grandit, alimentant une défiance croissante envers un pouvoir accusé de vivre dans l’illusion statistique plutôt que dans la transformation effective du pays.

 

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Centrafrique : Lorenzo Ganazoui dénonce des projets de la Banque mondiale déconnectés des réalités

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Centrafrique : Lorenzo Ganazoui dénonce des projets de la Banque mondiale déconnectés des réalités….

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/nganazoui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/nganazoui-450×323.jpg” alt=”Centrafrique : Lorenzo Ganazoui dénonce des projets de la Banque mondiale déconnectés des réalités” width=”450″ height=”323″ />
Monsieur Lorenzo Ganazoui, président de Constellations internationale

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Lorenzo Ganazoui critique ouvertement les programmes de la Banque mondiale en Centrafrique, estimant qu’ils ignorent les besoins réels des populations….

 

 

Lorenzo Ganazoui, président de Constellations internationale, a exprimé des réserves importantes concernant les projets de développement menés par la Banque mondiale en République centrafricaine. Sa critique porte principalement sur l’inadéquation entre les programmes proposés et les besoins concrets des communautés locales….

 

Selon monsieur Lorenzo Ganazoui, les initiatives financées par l’institution internationale souffrent d’une approche uniformisée qui ne prend pas en compte les spécificités régionales du pays. Cette méthode standardisée applique les mêmes solutions à des contextes différents, sans considérer les particularités culturelles, sociales et économiques de chaque zone géographique….

 

Le dirigeant de Constellations internationale observe que les projets conçus pour des régions relativement stables comme la Lobaye ne peuvent pas fonctionner de la même manière dans des zones plus fragiles comme la Vakaga ou le Mbomou. Cette différence de contexte nécessite des approches adaptées, ce que les programmes actuels ne proposent pas suffisamment….

 

Lorenzo Ganazoui souligne également le manque de consultation des populations concernées lors de l’élaboration des projets. Les communautés bénéficiaires se trouvent souvent en position de simple réception des programmes, sans avoir été consultées sur leurs priorités réelles. Cette absence de participation active des populations dans la définition des besoins compromet l’efficacité des interventions….

 

La critique porte aussi sur la coordination entre les différents acteurs impliqués dans le développement. Lorenzo Ganazoui  note que la collaboration entre la Banque mondiale, les organisations non gouvernementales et les autorités locales reste insuffisante. Cette faiblesse organisationnelle affecte la cohérence des actions menées sur le terrain….

 

Pour le président de Constellations internationale, une réforme des méthodes de planification s’impose. Il préconise une approche qui place les communautés au centre du processus de conception des projets, permettant ainsi de mieux répondre aux attentes locales et d’assurer une meilleure durabilité des interventions….

 

Cette position de Lorenzo Ganazoui renvoie un débat plus large sur l’efficacité de l’aide internationale en Centrafrique, où la question de l’adaptation des programmes aux réalités nationales reste un enjeu permanent pour les bailleurs de fonds et les organisations de développement….

 

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Touadéra, faux dieu de Euloge Doctrouvé Koï : Un livre pathétique pour un pays réduit à néant

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Touadéra, faux dieu de Euloge Doctrouvé Koï : Un livre pathétique pour un pays réduit à néant

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/09/Touadera-suce-langue-IMG_4190.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadéra, faux dieu de Euloge Doctrouvé Koï : Un livre pathétique pour un pays réduit à néant
Le Président Kongoboro se moque des centrafricains de leur souffrance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique,  un pays en état de ruine totale, Euloge Doctrouvé Koï ose publier un torchon infâme, « Pr Faustin Archange Touadéra, une figure emblématique à l’opposé des antivaleurs », sanctifiant un président qui a réduit le pays à néant. Ce livre pathétique, délire d’un griot servile, glorifie un Faustin Archange Touadéra dont le règne est une catastrophe, un faux dieu trônant sur les ruines d’une nation trahie.

 

 

Euloge Doctrouvé Koï dépeint Touadéra comme un “rassembleur”, un sauveur ayant posé les “fondements” d’un avenir radieux. Quelle imposture répugnante ! Neuf ans après son arrivée, la Centrafrique est un champ de décombres, annihilée par l’incompétence et l’indifférence de Touadéra. Les routes, comme celle du pont Jackson à l’hôpital, vantées par Euloge Doctrouvé Koï comme des exploits, ne sont que des miettes cosmétiques dans un réseau infrastructurel en ruines. Les hôpitaux, qualifiés de “mouroirs” par un peuple désespéré, sont des tombeaux où les Centrafricains succombent faute de médicaments, d’équipements ou d’espoir. Euloge Doctrouvé Koï  a l’audace de présenter l’hôpital des grandes endémies comme une prouesse, mais cette coquille vide est une gifle aux mourants d’un système sanitaire en décomposition.

 

Les “cinq verbes” de Boganda, que Euloge Doctrouvé Koï  attribue à Touadéra : nourrir, vêtir, soigner, instruire, loger,  que Koï brandit comme des triomphes, sont une moquerie cruelle. Les marchés suffoquent sous des denrées inaccessibles, les écoles s’effondrent sous l’abandon, les logements décents sont un fantasme. La flambée des prix des carburants étrangle les ménages, et Euloge Doctrouvé Koï, dans son zèle abject, demande au peuple de “patienter” pendant que Touadéra achève de pulvériser la nation. La sécurité ? Koï admet des “poches d’insécurité” mais compare la Centrafrique à la France pour minimiser un chaos endémique. Ce cynisme est une trahison, une preuve que Touadéra, loin de restaurer la paix, a plongé le pays dans un abîme de violence et de désespoir de ses alliés du  groupe Wagner.

 

Euloge Doctrouvé Koï accuse les opposants de Touadéra d’être des “champions du chaos”, des “insulteurs publics” semant la division. Mais le véritable criminel, c’est lui ! Son livre est une offense nationale, un délire pathétique qui réécrit l’histoire pour diviniser un président ayant réduit la Centrafrique à néant. En qualifiant les organisations féminines et l’opposition d’attaques contre une “institution”, Koï révèle son vrai visage : un valet servile prêt à calomnier quiconque ose dire la vérité. Son auto-proclamation comme “fils de la République”, prêt à “se jeter à l’eau” pour défendre Touadéra, n’est qu’un masque pour dissimuler sa complicité dans un régime destructeur. Euloge Doctrouvé Koï  ne protège pas une institution ; il vénère un faux dieu, Touadéra, dont le bilan est une catastrophe : un pays en cendres, un peuple abandonné, une nation brisée.

 

Le livre de Koï n’est pas un hommage, mais un acte criminel. En glorifiant un Touadéra qui a anéanti la Centrafrique et tuer des milliers des centrafricains via ses mercenaires du groupe Wagner, il alimente une illusion mortifère, prolongeant la souffrance d’un peuple trahi. Touadéra, loin d’être le “fondement” vanté par Koï, est l’architecte d’un désastre : un pays où l’insécurité règne, où la misère explose, où les promesses s’effritent. Koï, en chantre de cette imposture, est le complice d’un génocide silencieux de l’espoir centrafricain. Son appel à la “patience” est une insulte, une invitation à accepter l’inacceptable pendant que Touadéra et ses acolytes achèvent de piller une nation agonisante….

 

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CENTRAFRIQUE : Anicet Georges Dologuélé frappe aux portes de l’ONU, le passeport devenu une urgence vitale pour l’opposant

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Anicet Georges Dologuélé frappe aux portes de l’ONU, le passeport devenu une urgence vitale pour l’opposant

 

 

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Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’opposant centrafricain Anicet Georges Dologuélé, déclaré apatride par le régime Touadéra alias Baba Kongoboro après avoir renoncé à sa nationalité française, a déposé mercredi 12 novembre une plainte auprès du Comité des droits de l’Homme des Nations Unies, selon la radio France internationale (RFI). Une démarche qui marque un tournant dans la stratégie de cet ancien Premier ministre de Patassé qui se bat désormais moins pour le fauteuil présidentiel que pour un simple document de voyage devenu très important pour lui.

 

 

Selon le ministre conseiller du Président Touadera, Fidèle Gouandjika, Anicet-Georges Dologuelé déclarait il y a quelques mois  “que le pays n’est pas gouverné, que le fauteuil présidentiel est vide”, fait aujourd’hui face à un sérieux problème dans son propre pays. Le mafieux Fidèle Gouandjika lui avait même dit d’écrire au président Touadéra avec toutes les expressions protocolaires de soumission.  “J’ai l’honneur”, “expression de ma haute considération”.  Toutes ces formules que Fidèle Gouandjika propose à l’opposant d’utiliser pour reconnaître que le fauteuil présidentiel n’est finalement pas vide.

 

Selon l’Agence France Presse (AFP), Anicet-Georges Dologuelé attend de cette plainte à l’ONU “que sa nationalité et son passeport lui soient restitués” et de pouvoir se présenter aux Élections présidentielles prévues le 28 décembre. Mais derrière l’objectif électoral affiché, une réalité plus prosaïque et bien plus urgente : l’ancien candidat à la présidentielle de 2020 a besoin de ce passeport pour aller se soigner à l’étranger.

 

Le régime le sait. En le déclarant apatride le mois dernier, après qu’il ait renoncé à sa nationalité française pour se conformer aux exigences constitutionnelles, les autorités n’ont pas seulement compliqué ses ambitions électorales. Elles l’ont condamné à l’assignation à résidence sanitaire. Sans passeport d’aucun pays, Anicet-Georges Dologuelé ne peut plus voyager pour consulter ses médecins en France où il doit se rendre régulièrement.

 

L’opposant, qui avait déposé sa candidature pour la présidentielle de décembre prochain, multiplie désormais les recours et les sollicitations internationales. Dans ses déclarations à l’AFP, il affirme que “la justice centrafricaine subit des pressions” et “a besoin d’un coup de main international”. Une façon élégante de reconnaître que le combat judiciaire en Centrafrique est perdu d’avance.

 

Le piège s’est refermé parfaitement. Le procureur Guy Martial Damanguere, un neveu du Président Touadera,  a obtenu le 7 novembre l’annulation du certificat de nationalité que Dologuélé avait réussi à obtenir en août. Chaque tentative de régularisation se heurte à une nouvelle action du parquet. Le régime joue avec la loi comme avec un élastique : quand Anicet-Georges Dologuelé avait la double nationalité, on lui disait qu’il ne pouvait pas se présenter ; maintenant qu’il a renoncé à la nationalité française, on lui dit qu’il a perdu la nationalité centrafricaine.

 

La plainte déposée à l’ONU apparaît donc comme un appel au secours international. Mais les décisions du Comité des droits de l’Homme ne sont pas contraignantes juridiquement. Et selon les règles de procédure, le plaignant doit avoir épuisé toutes les voies de recours locales pour que sa plainte soit recevable,  ce qui n’est pas évident dans le cas présent.

 

Entre les sollicitations internationales et l’urgence sanitaire qui le presse, Anicet Georges Dologuélé découvre que le combat politique en Centrafrique se joue désormais sur un terrain bien plus basique : celui du droit d’exister juridiquement et de pouvoir sortir du pays pour se soigner.

 

Le ministre conseiller Fidèle Gouandjika, qui s’était publiquement moqué de l’opposant en octobre dernier, doit savourer la situation : celui qui prétendait que “le fauteuil présidentiel est vide” se retrouve dans une position où certains lui conseillent de supplier le président Touadéra de lui restituer un simple passeport. La chute est rude pour l’ancien Premier ministre, arrivé second face à Touadéra en 2020 avec plus de 21% des voix.

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Clôture du procès Mahamat Saïd : la CPI organise une retransmission publique à Bangui

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Clôture du procès Mahamat Saïd : la CPI organise une retransmission publique à Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/mahamat-said-abdel-kani.jpg” data-wpel-link=”internal”>Mahamat Saïd Abdel Kani
Mahamat Saïd Abdel Kani

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Du 25 au 27 novembre 2025, la Cour pénale internationale a organisé une retransmission publique des déclarations de clôture dans l’affaire Mahamat Saïd Abdel Kani. La salle d’audience de la Cour pénale spéciale à Bangui a accueilli les représentants de la société civile, les ambassadeurs de la justice de la CPI et les médias pour suivre en direct les plaidoiries finales prononcées depuis La Haye.

 

 

L’événement s’inscrit dans un calendrier judiciaire précis, les déclarations étant prévues à partir de 9h30 dans la salle d’audience 1 du siège néerlandais de la Cour. Mahamat Saïd Abdel Kani, ancien commandant présumé de la Séléka, fait face à des accusations de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Les charges retenues incluent l’emprisonnement, la torture, la persécution et d’autres actes inhumains, ainsi que des traitements cruels et des atteintes à la dignité. Ces faits auraient été commis en 2013 à l’Office Central de Répression du Banditisme à Bangui.

 

Le procès a débuté le 26 septembre 2022. L’accusation a présenté ses preuves pendant plus de deux ans, terminant le 15 novembre 2024 après avoir fait témoigner 58 personnes. La défense a commencé à appeler ses témoins le 17 mars 2025 et a conclu sa présentation des preuves le 2 septembre suivant. Les mémoires de clôture de l’accusation et du représentant légal des victimes ont été déposés le 25 septembre 2025.

 

Durant les deux journées de retransmission, le bureau du procureur de la CPI a pris la parole en premier, suivi des représentants légaux des victimes le mardi. Le mercredi 26, l’équipe de défense de Mahamat Saïd a présenté ses arguments. Les juges peuvent ensuite poser des questions avant d’entamer leurs délibérations. La Chambre de première instance VI est composée de la juge Miatta Maria Samba en tant que présidente, accompagnée de la juge Socorro Flores Liera, du juge Sergio Gerardo Ugalde Godínez, et du juge Keebong Paek comme suppléant.

 

Pendant ce temps, ici à Bangui, Mike Cole, chef du bureau de la CPI en Centrafrique, a rappelé une distinction fondamentale lors d’un entretien avec CNC. Les plaidoiries finales ne constituent pas un verdict. Seuls les juges décideront sur la base des faits et du droit. Il a également insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts judiciaires. Des fugitifs comme Nouradine Adam et Joseph Kony doivent encore être arrêtés. Ce procès démontre ce qui devient possible lorsque les suspects comparaissent devant la Cour.

 

Dans son allocution d’ouverture prononcée le 25 novembre, Cole a développé trois thèmes principaux devant les autorités centrafricaines et les représentants de la société civile. Le courage nécessaire pour participer à ce processus, que ce soit pour un État, les témoins, les victimes ou les journalistes. Participer signifie refuser de se cacher du passé et accepter un examen transparent d’allégations graves. La clarté ensuite, car le procès affirme que les accusations de crimes les plus graves ne seront pas ignorées. La responsabilité collective enfin, car garantir que les mécanismes judiciaires reconnaissent les victimes et préviennent de futures atrocités est un poids partagé.

 

Faïda Rahmanović, nouvelle cheffe de sensibilisation et de l’information publique de la CPI en République centrafricaine, a expliqué le rôle de son équipe. Elle doit veiller à ce que toute la population reçoive des informations claires et accessibles sur le déroulement des audiences. Son travail consiste à soutenir la compréhension du processus par les victimes, garantir la transparence vis-à-vis du public, et expliquer comment la Cour assure un procès équitable tout en respectant les droits de l’accusé. Elle a annoncé sa volonté de travailler étroitement avec les médias et la société civile durant les trois jours d’audience.

 

Mike Cole a conclu son allocution en citant Martin Luther King, qui affirmait en 1963 que l’injustice constitue une menace pour la justice partout où elle se trouve. Il a également rappelé les mots de Kofi Annan lors de la création de la CPI en 1998, déclarant que cette cause était celle de toute l’humanité. La présence collective dans la salle d’audience de la Cour pénale spéciale envoie un message au monde entier sur l’importance de la justice, de la responsabilité et de l’état de droit.

Par Brahim….

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Touadera lance des mandats d’arrêts internationaux contre la diaspora centrafricaine qui l’accuse à la CPI pendant que Wagner tue impunément  les centrafricains

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Touadera lance des mandats d’arrêts internationaux contre la diaspora centrafricaine qui l’accuse à la CPI pendant que Wagner tue impunément  les centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-priere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Hugues Francis Mongombé : « Une campagne de chicote électorale contre les opposants »
Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La justice centrafricaine vient de franchir une nouvelle ligne dans l’absurde et dans l’injustice. Le Tribunal de Grande Instance de Bangui, à travers son Cabinet d’Instruction, a émis un mandat d’arrêt international contre Prudence Joseph Rodrigue Mayte, l’un des douze apôtres de la diaspora qui ont déposé plainte contre le président Touadéra auprès de la Cour Pénale Internationale.

 

 

Le document, signé par le juge d’instruction Mathieu Nana Bibi, accuse Mayte Rodrigue de sept chefs d’accusation : injures, diffamation, offense par des publications sur les réseaux sociaux, incitation à la haine contre les autorités publiques ou étatiques, diffusion de fausses informations de nature à troubler l’ordre public, et association de malfaiteurs. Les articles du Code Pénal invoqués sont les 133, 135, 136, 145, 146, 292, 295, 411 et 412.

 

Un mandat d’arrêt international pour des publications sur les réseaux sociaux. Voilà où en est la justice centrafricaine sous le régime Touadéra. On émet des mandats d’arrêt internationaux contre des activistes de la diaspora qui dénoncent les crimes du régime, mais on ne fait rien contre les Mercenaires russes qui massacrent quotidiennement des civils centrafricains.

 

Prudence Joseph Rodrigue Mayte fait partie des douze apôtres de la diaspora qui ont initié la plainte contre Touadéra à la CPI, avec leur avocat canadien Philippe Larochelle. Ces douze Centrafricains de la diaspora ont eu le courage de saisir la justice internationale pour dénoncer les crimes commis en Centrafrique avec la complicité du président. Ils ont documenté les massacres de Wagner. Ils ont rassemblé les preuves. Ils ont déposé une plainte en bonne et due forme.

 

Et quelle est la réponse du régime Touadéra ? Pas d’enquête sur les crimes dénoncés. Pas de poursuites contre les auteurs des massacres. Non, le régime lance des mandats d’arrêt internationaux absurdes contre ceux qui ont osé porter plainte. C’est la logique criminelle inversée : on poursuit les victimes et les témoins au lieu de poursuivre les bourreaux.

 

Le mandat d’arrêt contre Maître Rodrigue est révélateur de plusieurs choses. D’abord, il montre que le régime Touadéra considère les publications sur les réseaux sociaux comme une menace plus grave que les massacres de civils. Maître Rodrigue n’a tué personne. Il n’a violé personne. Il n’a pillé aucun village. Il n’a massacré aucune famille. Son seul “crime” est d’avoir utilisé les réseaux sociaux pour dénoncer ce qui se passe en Centrafrique.

 

Et pour cela, il mérite un mandat d’arrêt international ? Pendant ce temps, les mercenaires de Wagner qui ont massacré des milliers de Centrafricains, circulent librement dans le pays. Ils contrôlent les mines. Ils rackettent la population. Ils violent les femmes. Ils tuent les hommes. Et aucun mandat d’arrêt n’est émis contre eux.

 

La justice centrafricaine est aveugle. Elle ne voit pas les massacres de Wagner dans tout le pays. Elle ne voit pas les militaires centrafricains qui commettent des exactions partout. Elle ne voit pas les ministres qui détournent des millions de francs CFA. Elle ne voit pas le régime qui affame le peuple, qui vole les ressources, qui détruit le pays.

 

Mais elle voit parfaitement les publications sur Facebook. Elle voit les tweets. Elle voit les vidéos YouTube. Elle voit les dénonciations sur les réseaux sociaux. Et là, soudainement, la justice se réveille. Elle ouvre des dossiers. Elle mène des enquêtes. Elle émet des mandats d’arrêt internationaux.

 

C’est de la folie pure. C’est l’injustice portée à son paroxysme. C’est une justice manipulée par Wagner et mise au service de la répression contre toute voix dissidente.

 

Regardons les chefs d’accusation contre Prudence Joseph Rodrigue Mayte. “Injures” et “diffamation” : autrement dit, il a dit des vérités désagréables sur le régime. “Offense par des publications sur les réseaux sociaux” : il a utilisé Facebook, Twitter ou YouTube pour s’exprimer. “Incitation à la haine contre les autorités publiques ou étatiques” : il a critiqué le gouvernement et le président. “Diffusion de fausses informations de nature à troubler l’ordre public” : il a dénoncé les crimes du régime et ces vérités dérangent. “Association de malfaiteurs” : il fait partie des douze apôtres qui ont porté plainte à la CPI.

 

Aucun de ces chefs d’accusation ne constitue un véritable crime. Ce sont tous des délits d’opinion, des crimes de parole, des infractions qui ne devraient pas exister dans une démocratie digne de ce nom. Dans un pays libre, critiquer le gouvernement, dénoncer les crimes du régime, utiliser les réseaux sociaux pour s’exprimer, tout cela fait partie des droits fondamentaux protégés par la Constitution.

 

Mais la Centrafrique de Touadéra n’est pas un pays libre. C’est un pays où la liberté d’expression est criminalisée. Où dénoncer les crimes du régime vous vaut un mandat d’arrêt international. Où la justice est un instrument de répression au service du pouvoir.

 

Le juge d’instruction Mathieu Nana Bibi qui a signé ce mandat d’arrêt porte une responsabilité personnelle dans cette injustice. Il a accepté de prêter son nom, sa fonction, son autorité judiciaire à cette farce. Il sait très bien que Maître Rodrigue n’est pas un criminel. Il sait que les vrais criminels sont ceux qui massacrent des civils, pas ceux qui dénoncent ces massacres.

 

Mais Mathieu Nana Bibi a choisi son camp. Il a choisi de servir le régime plutôt que de servir la justice. Il a choisi d’émettre des mandats d’arrêt contre des activistes pacifiques plutôt que de poursuivre les vrais criminels. Son nom restera dans l’histoire comme celui d’un juge qui a trahi sa mission.

 

Le mandat d’arrêt précise qu’il s’agit d’un “mandat d’arrêt international”. Cela signifie que le régime Touadéra demande à tous les pays du monde d’arrêter Maître Rodrigue s’il se présente sur leur territoire. C’est grotesque. Aucun pays démocratique ne donnera suite à ce mandat ridicule. Parce que les chefs d’accusation ne constituent pas des crimes dans les démocraties. Parce que tout le monde sait que c’est une persécution politique déguisée en procédure judiciaire.

 

Mais l’objectif du régime n’est pas vraiment d’arrêter Maître Rodrigue. L’objectif est d’intimider. De terroriser. D’envoyer un message à tous les Centrafricains de la diaspora : si vous dénoncez le régime, si vous portez plainte à la CPI, si vous utilisez les réseaux sociaux pour dire la vérité, vous aurez un mandat d’arrêt international contre vous.

 

C’est une stratégie de terreur. Le régime veut faire taire toutes les voix dissidentes. Il veut que les Centrafricains de la diaspora aient peur de s’exprimer, peur de dénoncer, peur de porter plainte. Il veut créer un climat où personne n’ose plus critiquer, où tout le monde se tait par peur des représailles.

 

Mais cette stratégie ne fonctionnera pas. Parce que les Centrafricains de la diaspora sont hors d’atteinte du régime. Ils vivent dans des pays démocratiques qui protègent la liberté d’expression. Ils peuvent continuer à dénoncer les crimes du régime sans risquer d’être physiquement arrêtés.

 

Le mandat d’arrêt contre Rodrigue est donc un aveu de faiblesse plutôt qu’une démonstration de force. Le régime est tellement désespéré face aux dénonciations qui viennent de la diaspora qu’il n’a d’autre recours que d’émettre des mandats d’arrêt ridicules qui ne seront jamais exécutés.

 

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Un pouvoir législatif sans vertu bloque la paix’, affirme Élie Ouéifio

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Un pouvoir législatif sans vertu bloque la paix’, affirme Élie Ouéifio

 

Centrafrique.org/centrafrique-la-persistance-des-cultes-de-la-personnalite-un-frein-a-la-democratie/des-casquettes-et-echarpes-a-leffigie-de-touadera-portees-par-le-meme-linterdicteur-simplice-mathieu-sarandji/” rel=”attachment wp-att-63743″ data-wpel-link=”internal”>Un pouvoir législatif sans vertu bloque la paix’, affirme Élie Ouéifio
Des casquettes et écharpes a l’effigie de Touadera portées par le même l’interdicteur Simplice Mathieu Sarandji

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sous les regards fatigués des Centrafricains, Élie Ouéifio dégaine en janvier 2025 son nouveau livre : Quand la politique des mains tendues. Verdict ? Les députés bloquent tout, la paix reste une chimère.

 

 

Sous le ciel menaçant de Bangui, les espoirs de paix s’effilochent comme un vieux tissu. Élie Ouéifio, ancien ministre et observateur lucide, sort en janvier 2025 un pavé qui secoue : Quand la politique des mains tendues du Président Touadéra soulève des interrogations et réflexions !!!. Dedans, il met les pieds dans le plat et accuse : le Parlement, censé être le pouls du peuple centrafricain, est devenu une entrave. “Un pouvoir législatif sans vertu”, écrit-il (p. 24), voilà ce qui coince la paix dans un pays déjà à genoux.

 

Ouéifio ne fait pas semblant. Quand Faustin Archange Touadéra brandit ses “mains tendues” depuis 2016, il voit un président qui veut recoller les morceaux d’une nation éclatée. Mais à l’Assemblée nationale, c’est une autre chanson. Là, les élus, censés représenter les cris des villages et des quartiers, se regardent le nombril. “Ils sentent, touchent et vivent les drames de leurs électeurs au quotidien”, note Ouéifio (p. 24), mais au lieu d’agir, ils préfèrent jouer les figurants. Il les compare à la “femme vertueuse” des Proverbes (31:10-31), sauf que celle-ci, au moins, faisait tourner la maison. Eux ? Ils laissent la baraque s’effondrer.

 

Le constat est rude. Depuis que Touadéra martèle son appel à l’unité, l’Assemblée aurait dû être un levier, un garde-fou pour pousser le gouvernement à bouger. Rien de tout ça. “Dans ce paradoxe théâtral qui se joue depuis le 30 mars 2016”, écrit-il (p. 25), les députés ont choisi de “soulever plus haut les murailles de la ‘rupture’ et de ‘c’est notre tour’”. Traduction : ils ont mis leurs intérêts avant ceux du pays. Pas de contrôle sérieux sur l’exécutif, pas d’oreille pour les plaintes des provinces où les routes sont coupées, les champs pillés, les écoles vides. À la place, ils s’alignent sur une danse clanique qui fait taire les appels à la paix.

 

Ouéifio va plus loin : ce n’est pas juste de la paresse, c’est un sabotage. Il raconte comment, sous l’effet de cette “coterie” entre le Parlement et le pouvoir, “les cris de détresse du peuple” ne passent plus (p. 24). Les élus, dit-il, savent que les paysans ne peuvent plus aller au champ, que les pêcheurs ont peur des rives, mais ils ferment les yeux. Pire, ils laissent filer des discours qui vantent un pays imaginaire, loin des décombres réels. “Ils réussissent à faire lire ou dire à Monsieur le Président un discours contrastant fondamentalement avec les réalités”, déplore-t-il (p. 25). Une mascarade qui tue l’espoir.

 

Et Touadéra dans tout ça ? Ouéifio ne lui jette pas la pierre directement. Il voit en lui un homme sincère, mais coincé par un système où ses alliés le trahissent. Le Parlement, censé être la voix des citoyens, devient un mur. “L’une des missions consiste au contrôle de l’action gouvernementale”, rappelle-t-il (p. 19), mais ce contrôle, il n’existe pas. À la place, les députés se taisent ou suivent le vent de ceux qui “profitent de notre tour”. Résultat ? La politique des mains tendues reste un slogan creux, une belle parole qui s’évanouit dans le brouhaha des petits calculs.

 

Pour Ouéifio, c’est un gâchis qui ne date pas d’hier. De Boganda à Bozizé, les présidents ont tous voulu la paix, mais leurs Assemblées les ont laissés tomber. “Ils étaient et sont devenus des mis en cause par ceux-là mêmes qui avaient des rôles à jouer”, écrit-il (p. 7). Aujourd’hui, il appelle à un sursaut : un dialogue où les élus arrêtent de jouer perso et se souviennent qu’ils marchent “sur les décombres de leurs électeurs” (p. 25). Sans ça, il prévient, citant Salomon, “quand celui qui domine a égard aux paroles mensongères, tous ses serviteurs sont des méchants” (Proverbes 29:12, p. 32). En clair : tant que le Parlement restera sans âme, la paix restera hors de portée.

 

En ce début 2025, alors que la Centrafrique titube sous les coups des crises, Ouéifio sonne le tocsin. Un pouvoir législatif sans vertu, c’est plus qu’une déception, c’est un frein qui coûte des vies. “Ils devraient déverrouiller ces obstacles”, insiste-t-il (p. 26), mais pour l’instant, ils préfèrent regarder ailleurs. Et pendant ce temps, le pays attend, les mains vides.

 

 

### Notes :

– **Introduction originale** : Pas de “République centrafricaine” en entrée brute, mais une image (ciel lourd, tissu effiloché) qui plante un décor vivant et actuel.

– **Ton naturel et journalistique** : Direct (“met les pieds dans le plat”, “jouent les figurants”), imagé (“pouls du peuple”, “danse clanique”), sans froideur ni jargon.

– **Pertinence et fidélité** : Tout vient du livre, surtout p. 24-25 (chapitre IV), avec des détails nouveaux (drames des électeurs, discours décalés) et des citations précises (p. 24, p. 32).

 

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ALERTE INFO : Accident mortel au croisement du 8e arrondissement, un véhicule des Wagner vient d’écraser un conducteur de taxi-moto

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ALERTE INFO : Accident mortel au croisement du 8e arrondissement, un véhicule des Wagner vient d’écraser un conducteur de taxi-moto

 

Bangui.png” data-wpel-link=”internal”>ALERTE INFO : Accident mortel au croisement du 8e arrondissement, un véhicule des Wagner vient d’écraser un conducteur de taxi-moto
Ambulance sur l’avenue des martyrs à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un conducteur de taxi-moto a été percuté par un véhicule des Mercenaires russes du groupe Wagner, le conducteur décède sur place.

 

Il y’a quelques minutes, un accident mortel a eu lieu au plein centre Bangui, impliquant un véhicule des mercenaires russes. La victime, un conducteur de taxi-moto au volant de son engin. Il a été  sauvagement percuté et a trouvé la mort sur place. L’accident a eu lieu au croisement du 8e arrondissement de Bangui, en face du commissariat de police.

 

Selon les témoins présents sur les lieux, le mercenaires russes, au volant du véhicule qui a causé l’accident, n’a pas pris son temps pour s’arrêter après l’impact. La victime a rendu l’âme immédiatement après le choc.

 

Cet accident mortel intervient alors que les déplacements des éléments russes du groupe Wagner dans la capitale provoque régulièrement des plaintes de la population. Plusieurs accidents impliquant leurs convois ont été signalés ces derniers mois dans différents quartiers de Bangui.

Plus des détails dans nos prochain article sur CNC.

 

Par Anselme Mbata…

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Décrets portant nomination des Gouverneurs, des Préfets et des Sous-Préfets en République centrafricaine

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Décrets portant nomination des Gouverneurs, des Préfets et des Sous-Préfets en République centrafricaine

 

Centrafrique : Décrets portant nomination des Gouverneurs, des Préfets et des Sous-Préfets
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

Décret N°24.149, portant nomination des

Gouverneurs

Le Président de la République, Chef de l’Etat

Vu la Constitution de la République centrafricaine du 30 aout 2023 ;

Vu la Loi n°96.013 du 13 janvier 1996 portant création des Régions et fixant leurs Limites Territoriales ;

Vu la Loi n°21.001 du 21 janvier 2021, relative aux Circonscriptions Administratives ;

Vu la Loi n°99.016 du 16 juillet 1999, modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance n°93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique ;

Vu la Loi n°23.004 du 28 janvier 2023 fixant les Limites territoriales des Circonscriptions Administratives ;

Vu le Décret n°23.199 du 30 aout 2023, portant promulgation de la Constitution de la République centrafricaine ;

Vu le Décret n°22.040 du 7 février 2022, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Vu le Décret n°24.001 du 4 janvier 2024, portant nomination pu confirmation des Membres du Gouvernement ;

Vu le Décret n°22.047 du 2 mars 2022, portant organisation et fonctionnement u Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local et fixant les attributions du Ministre ;

Sur proposition du ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local

Le Conseil des Ministres entendu

Décrète

Article 1er : Sont nommées aux postes de Gouverneurs, les personnalités dont les noms suivent :

REGION N°1 : PLATEAUX

Monsieur DOKOMBO Joseph

REGION N°2 : EQUATEUR

Monsieur DINDY BOMONGO Martial

REGION N°3 : YADE

Monsieur WILIKON Barthélémy

REGION N°4 : KAGAS

Madame BAKA née GUERET Cécile

REGION N°5 : FERTIT

Lieutenant-Colonel NGOMBE Jacques

REGION N°6 : HAUT-OUBANGUI

Monsieur BISSEKOIN Victor

REGION N°7 : BAS-OUBANGUI

Monsieur SORONGOPE ZOUMANDJI Eric.

Article 2 : Le Présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de prise de service des intéressés, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui, le 30 Mai 2024

Pr. Faustin Archange TOUADERA

Décret N°24.150, portant nomination des Préfets

Le Président de la République, Chef de l’Etat

Vu la Constitution de la République centrafricaine du 30 aout 2023 ;

Vu la Loi n°96.013 du 13 janvier 1996 portant création des Régions et fixant leurs Limites Territoriales ;

Vu la Loi n°21.001 du 21 janvier 2021, relative aux Circonscriptions Administratives ;

Vu la Loi n°99.016 du 16 juillet 1999, modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance n°93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique ;

Vu la Loi n°23.004 du 28 janvier 2023 fixant les Limites territoriales des Circonscriptions Administratives ;

Vu le Décret n°23.199 du 30 aout 2023, portant promulgation de la Constitution de la République centrafricaine ;

Vu le Décret n°22.040 du 7 février 2022, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Vu le Décret n°24.001 du 4 janvier 2024, portant nomination pu confirmation des Membres du Gouvernement ;

Vu le Décret n°22.047 du 2 mars 2022, portant organisation et fonctionnement u Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local et fixant les attributions du Ministre ;

Sur proposition du ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local

Le Conseil des Ministres entendu

Décrète

Article 1er : Sont nommées Préfets, les personnalités dont les noms suivent:

REGION N°1 : PLATEAUX

Préfecture de la Lobaye : Madame GAHORO SOULOU Lydie

REGION N°2 : EQUATEUR

Préfecture de la Sangha Mbaeré : Monsieur KPOKA Louis Marie

Préfecture de la Mambere : Monsieur CLEMENCEAU Arnold Guy

Préfecture de la Nana Mambere : Madame SARAVENDA Mirabelle Rita

REGION N°3 : YADE

Préfecture de l’Ouham-Fafa : Monsieur NGATE Henri

Préfecture de l’Ouham-Pende : Madame CHOUR née GBADIN Géneviève

Préfecture de Lim Pende : Madame BENGUERE Pierrette

REGION N°4 : KAGAS

Préfecture de la Nana-Gribizi : Monsieur NINO DANGOUA Pierre Honoré

Préfecture de la Ouaka : Monsieur PAMALL Pascal

REGION N°5 : FERTIT

Préfecture de la Vakaga : Lieutenant-Colonel NGAYAKON Judes

Préfecture de la Bamingui-Bangoran : Monsieur BANGUE DONGOUPO Francis

REGION N°6 : HAUT-OUBANGUI

Préfecture de la Basse-Kotto : Monsieur OUIABONA-YAKOM-BONA Victor De Pascal

Préfecture du Haut Mbomou : Colonel MBELE Léonard.

Article 2 : Le Présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de prise de service des intéressés, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Faut à Bangui, le 30 Mai 2024

Pr. Faustin Archange TOUADERA

Décret N°24.151, portant nomination des

Sous-Préfets

Le Président de la République, Chef de l’Etat

Vu la Constitution de la République centrafricaine du 30 aout 2023 ;

Vu la Loi n°96.013 du 13 janvier 1996 portant création des Régions et fixant leurs Limites Territoriales ;

Vu la Loi n°21.001 du 21 janvier 2021, relative aux Circonscriptions Administratives ;

Vu la Loi n°99.016 du 16 juillet 1999, modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance n°93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique ;

Vu la Loi n°23.004 du 28 janvier 2023 fixant les Limites territoriales des Circonscriptions Administratives ;

Vu le Décret n°23.199 du 30 aout 2023, portant promulgation de la Constitution de la République centrafricaine ;

Vu le Décret n°22.040 du 7 février 2022, portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Vu le Décret n°24.001 du 4 janvier 2024, portant nomination pu confirmation des Membres du Gouvernement ;

Vu le Décret n°22.047 du 2 mars 2022, portant organisation et fonctionnement u Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local et fixant les attributions du Ministre ;

Sur proposition du ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local

Le Conseil des Ministres entendu

Décrète

Article 1er : Sont nommées Sous-Préfets, les personnalités dont les noms suivent :

REGION N°1 : PLATEAUX

PREFECTURE DE L’OMBELLA M’POKO

1- Sous-Préfecture de Boali : Madame SOZA MAKANDA MOKOLO MBOKA Solange

2- Sous-Pr2fecture de Damara : Madame BALLY Eugénie

3- Sous-Préfecture de Bogangolo : Monsieur Dote Honoré

4- Sous-Préfecture de Bossembele : Madame NAMKONA Béatrice

5- Sous-Préfecture de Yaloké : Monsieur BELTOUNGOU Abel

PREFECTURE DE LA LOBAYE

6- Sous-Préfecture de M’BAIKI : Monsieur NGODI Juvénal Silvère

7- Sous-Préfecture de Mongoumba : Monsieur MANGAO Jean-Marie

8- Sous-Préfecture de Boda : Monsieur DAMBALE Crépin

9- Sous-Préfecture de Boganangone : Madame SEMKOMANA Angèle

10- Sous-Préfecture de Boganda : Madame THALO née CONDOMAT Lydie Josiane

11- Sous-Préfecture de MOBOMA : Monsieur MOKONDAYEN Josas

REGION N°2 : EQUATEUR

PREFECTURE DE LA SANGHA MBAERE

12- Sous-Préfecture de Nola : Monsieur SELEDONON Janvier

13- Sous-Préfecture de Bambio : Monsieur MEMORY POUBOLO YACKYZ

14- Sous-Préfecture de Bayanga : Monsieur BOULEMBE Stanislas

PREFECTURE DE LA MAMBERE-KADEÏ

15- Sous-Préfecture de Berberati : Monsieur GOUNINDJI Jacques Antoine

16- Sous-Préfecture de Gamboula : Monsieur MAKEMBA Paul

17- Sous-Préfecture de Sosso-Nakombo : Monsieur YAKORO MOUSSA Wilson Ulrich Ephrem

18- Sous-Préfecture de Dédé Mokouba : Monsieur YANANDE Hervé

PREFECTURE DE LA MAMBERE

19- Sous-Préfecture de Carnot : Madame YAKENDE Clarisse

20- Sous-Préfecture d’Amanda-Gaza : Monsieur BAKA Dieudonné

21- Sous-Préfecture de Gadzi : Monsieur YIKA Lucien

22- Sous-Préfecture de Senkpa-Mbaere : Monsieur DOTOUA Pierre

PREFECTURE DE LA NANA-MAMBÉRE

23- Sous-Préfecture de Bouar : Monsieur BOUAKA Jean Michel

24- Sous-Préfecture de Baoro : Monsieur GBAPELET POKOSSI James Chantal

25- Sous-Préfecture de Baboua : Monsieur NIENDE Norbert

26- Sous-Préfecture d’Abba : Monsieur BIRI MAZOU Ousmane

REGION N°3 : YADE

PREFECTURE DE L’OUHAM

27- Sous-Préfecture de Bossangoa : Monsieur BANDORE Jean Claude

28- Sous-Préfecture de Nana-Bakassa : Monsieur NAMKONA Edgard Marcien

29- Sous-Préfecture de Markounda : Monsieur NGAIKOUTO Roger

30-Sous-Préfecture de Nangha-Boguila : Monsieur BEAMKONAM Arthur

PREFECTURE DE L’OUHAM-FAFA

31- Sous-Préfecture de Batangafo : Capitaine FAYANGA Achille

32- Sous-Préfecture de Bouca : Monsieur KOUZOUHORO Achille Paulin

33- Sous-Préfecture de Kabo : Monsieur MBAINANI Maxime

34- Sous-Préfecture de Sido : Monsieur ACTAR MAHAMAT SALE

PREFECTURE DE L’OUHAM-PENDE

35- Sous-Préfecture de Bozoum : Monsieur GBANNE Esaïe

36- Sous-Préfecture de Bossemptele : Monsieur YANIKOUZOU Jean Loïc

37- Sous-Préfecture de Bocaranga : Monsieur KONGOVOULOU KASSAMOU Crépin Bonaventure

38- Sous-Préfecture de Koui : Monsieur NORDINE MAHALBA Larry

PREFECTURE DE LIM-PENDE

39- Sous-Préfecture de Paoua : Monsieur BISSADET Boniface Désiré

40- Sous-Préfecture de Ngaoundaye : Monsieur BLINDEPO Saint Sylvestre

41- Sous-Préfecture de Ndim : Monsieur GANAMO Evariste

42- Sous-Préfecture de Kodi : Monsieur REMAKON Sylvain

43- Sous-Préfecture de Taley : Monsieur NDOFARA Samuel

REGION N°4 : KAGAS

PREFECTURE DE LA KEMO

44- Sous-Préfecture de Sibut : Monsieur MONDJOU-OUAKA Ernest

45- Sous-Préfecture de Dekoa : Monsieur LEPPA Basile Cyriac

46- Sous-Préfecture de Mala : Madame NGOKO Maurile Peguy

47- Sous-Préfecture de Ndjoukou : Monsieur POUNATONGO Jean-Pierre

PREFECTURE DE LA NANA-GRIBIZI

48- Sous-Préfecture de Kaga-Bandoro ! Monsieur MALEYOMBO Jean Marie

49- Sous-Préfecture des Mbrès : Monsieur MBETIGAZA Yves

50- Sous-Préfecture de Nana-Ouata : Monsieur NGUENGO Dieudonné

PREFECTURE DE LA OUAKA

51- Sous-Préfecture de Bambari : Monsieur KOSSI Martin

52- Sous-Préfecture de Bakala : Monsieur AWAT Mahamat

53- Sous-Préfecture de Grimari : Monsieur GBOLOKOUZOU Maxime

54- Sous-Préfecture de Kouango : Monsieur BOUDOU AFAMIKA Lambert

55- Sous-Préfecture d’Ippy : Monsieur YOMBENENDJI Charles Chrysler

REGION N°5 : FERTIT

PREFECTURE DE LA HAUTE-KOTTO

56- Sous-Préfecture de Bria : Monsieur ABDOULAYE Brahim

57- Sous-Préfecture d’Ouadda : Monsieur YONABA Ghislain Edgard Stéphane

58- Sous-Préfecture de Yalinga : Madame AKANI Gwladys Natacha

59- Sous-Préfecture d’Ouandja-Kotto : Monsieur GOSNGAR-KER Kévin

PREFECTURE DE LA VAKAGA

60- Sous-Préfecture de Birao : Monsieur NZANGUE BABAKRI DJABALDINE

61- Sous-Préfecture d’Ouada-Djalle : Monsieur KOUZOUGALA Idriss

62- Sous-Préfecture d’Ouandja : Monsieur ONGNEGAWA NAHORDJI Bonanne

63- Sous-Préfecture d’Amdafoc : Monsieur ABDEL KADER RAMADANE

PREFECTURE DE LA BAMINGUI-BANGORAN

64- Sous-Préfecture de Ndele : Monsieur TEBEFRA Dieu Beni

65- Sous-Préfecture de Bamingui : Monsieur GANDOLA Théophile

REGION N°6 : HAUT-OUBANGUI

PREFECTURE DE LA BASSE-KOTTO

66- Sous-Préfecture de Mobaye : NGOUKA Saturnin

67- Sous-Préfecture d’Alindao : Monsieur GBANGOUDOU Jean Gilbert

68- Sous-Préfecture de Kembe : Monsieur NOUIDEMONA Richard

69- Sous-Préfecture de Mingala : Monsieur BALABANGA Bernard

70- Sous-Préfecture de Zangba : Monsieur BADELA Serge Fortune

71- Sous-Préfecture de Satema : Monsieur IMBI Benjamin

PREFECTURE DU MBOMOU

72- Sous-Préfecture de Bangassou : Monsieur KARAKOMBO OPKEAMA Bertin

73- Sous-Préfecture de Ouango : REKOUANE Paul Gérard

74- Sous-Préfecture de Gambo : Monsieur OUENENGAISSE Dieudonné

75- Sous-Préfecture de Rafai : Monsieur GBAKE Simon-Pierre

76- Sous-Préfecture de Bakouma ; Monsieur KAMEGBA MAKIMBA Serge Didier

PREFECTURE DU HAUT-MBOMOU

77- Sous-Préfecture d’Obo : Monsieur SODJI Roger

78- Sous-Préfecture de Bambouti : Monsieur NDIAYE KOUMBA

79- Sous-Préfecture DE Zemio : Monsieur SANGOU6ZIRANI Parfait Achille, limogé déja et remplacé

80- Sous-Préfecture de Djemah : Monsieur LENGUE OMO Jean Louis

81- Sous-Préfecture de Mboki : Monsieur KADAYOMBO Christian Jonas

REGION N°7 : BAS-OUBANGUI

PREFECTURE DE Bangui

82- Sous-Préfecture de Bangui-Rapides : Monsieur GOUNDOU Michel Fernand

83- Sous-Préfecture de Bangui-Fleuve : Monsieur BALEGBAYA Albert

84- Sous-Préfecture de Bangui-Centre : Madame DEMBA Florence

85- Sous-Préfecture de Bangui-Kagas : Madame ANDARA née PASSIRI Brigitte Isabelle.

Article 2 : Le Présent Décret qui abroge toutes dispositions contraires et qui prend effet à compter de la date de prise de service des intéressés, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui, le 30 mai 2024

Pr. Faustin Archange Touadéra.

 

Centrafrique : quand Renée Bimbo, directrice générale de l’ACFPE,  livre des yaho-yaho  à ses collaborateurs pour le défilé du premier décembre  

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quand Renée Bimbo, directrice générale de l’ACFPE,  livre des yaho-yaho  à ses collaborateurs pour le défilé du premier décembre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand Renée Bimbo, directrice générale de l’ACFPE, livre des yaho-yaho à ses collaborateurs pour le défilé du premier décembre
La Directrice générale de l’ACFPE, Madame Renée Bimbo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La colère gronde à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE). Après avoir imposé des tenues de défilé à des prix exorbitants pouvant atteindre 140 000 francs CFA, la directrice générale Renée Bimbo vient de livrer des habits qui provoquent un tollé général parmi le personnel. Des “zagbo”, mal taillés, aux couleurs douteuses, que les employés comparent aux uniformes de prisonniers américains ou aux tenues de travailleurs saisonniers dans les champs mexicains.

 

La scène de l’essayage, organisée sur ordre de la directrice, a viré au cauchemar pour les agents. Hommes et femmes ont découvert avec stupéfaction des kimonos aux tailles complètement inadaptées. Une employée portant normalement du 38 se retrouve avec du 50. Un homme de taille moyenne hérite d’un habit si large qu’il doit le tenir à deux mains pour éviter qu’il ne tombe. “C’est comme les uniformes qu’on voit dans les prisons américaines, avec des tailles bizarres qui obligent les détenus à tenir leur pantalon pour ne pas qu’il glisse”, témoigne un cadre de l’agence interrogé par la rédaction du CNC.

 

“Elle nous traite comme des boys, comme des esclaves dans ses champs personnels”, lance une employée révoltée. Pour beaucoup d’agents, le choix de ces “zagbo” n’est pas un accident. C’est un message. Un message d’humiliation délibérée envoyé par une directrice qui ne supporte pas la contestation et qui veut rappeler à son personnel qu’ils sont sous sa domination totale.

 

La situation est particulièrement difficile pour les femmes. Les tenues qui leur ont été attribuées sont décrites comme “le pire du pire”. Des coupes bizarres, des couleurs criardes, des tissus de mauvaise qualité. Plusieurs employées sont allées protester directement auprès de la directrice. Sa réponse a glacé tout le monde : “Maintenant je connais mes ennemis. Je sais qui sont mes ennemis dans cette agence.”

 

Autrement dit, venir se plaindre des habits équivaut à se déclarer ennemi de Renée Bimbo. Contester la qualité des tenues, c’est rejoindre le camp des opposants. Le message est clair : vous acceptez ce qu’on vous donne, ou vous êtes marqués comme hostiles.

 

“Comment une personne qui prétend savoir s’habiller peut-elle nous imposer de telles horreurs ?”, s’interroge un employé. La directrice, qui affiche pourtant une certaine élégance dans sa tenue personnelle, semble avoir délibérément choisi les pires modèles possibles pour ses subordonnés. “Si elle savait vraiment s’habiller, jamais elle n’aurait validé de tels habits. C’est impossible. Ça prouve soit son incompétence totale en matière de style, soit sa volonté de nous humilier”, analyse un autre agent.

 

Face au désastre, certains employés ont annoncé qu’ils iront chez un couturier à leurs propres frais pour faire reprendre les habits. D’autres, majoritaires, refusent catégoriquement de défiler avec ces tenues. “On va devenir la risée de Bangui si on sort comme ça le 1er décembre. Les autres institutions vont se moquer de nous. C’est inacceptable”, prévient un cadre.

 

Mais Renée Bimbo a déjà anticipé ce boycott. Elle a prévenu qu’en cas de refus massif du personnel, elle fera appel aux demandeurs d’emploi inscrits à l’ACFPE pour remplacer ses propres agents lors du défilé. Une déclaration qui a achevé de démontrer, aux yeux du personnel, le mépris total de la directrice pour les gens qu’elle est censée diriger.

 

“Elle va ramasser des chômeurs pour défiler à notre place ? C’est pathétique. Ça montre qu’elle ne comprend rien au fonctionnement d’une administration. Le défilé du 1er décembre, c’est la représentation de l’institution, pas un casting de figurants qu’on remplace comme on veut”, s’insurge un employé.

 

Cette affaire des “zagbo” vient s’ajouter à une longue liste de griefs contre Renée Bimbo. On se souvient qu’elle avait confisqué la gestion des tenues de défilé pour s’approprier les ristournes de 10 à 20% normalement destinées aux activités sociales du personnel. Elle avait imposé des prix délirants – jusqu’à 140 000 FCFA pour des habits valant 15 000 à 20 000 FCFA sur le marché – tout en écartant le service des ressources humaines du processus de commande.

 

Aujourd’hui, le résultat est là : des habits indignes, des employés humiliés, une directrice qui traite ses agents en ennemis dès qu’ils osent protester. L’ambiance à l’ACFPE est explosive. Plusieurs sources évoquent des discussions entre délégués du personnel pour envisager des actions collectives si la situation ne change pas rapidement.

 

Le défilé du 1er décembre, censé être une célébration de la République, risque de devenir le théâtre d’un fiasco monumental pour l’ACFPE. Une agence publique dont la mission est de former des professionnels et de faciliter l’emploi, mais qui n’est même pas capable d’habiller décemment ses propres employés. Une agence dirigée par une femme qui transforme chaque activité institutionnelle en opportunité d’enrichissement personnel et qui traite son personnel avec un mépris que même les administrations les plus dysfonctionnelles du pays n’oseraient pas afficher aussi ouvertement.

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Nana-Mambéré : quand Antoine Raphaël, responsable de la base de la Minusca à Bouar,   instaure Un système d’esclavage moderne protégé par une mafia onusienne en Centrafrique

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Nana-Mambéré : quand Antoine Raphaël, responsable de la base de la Minusca à Bouar,   instaure Un système d’esclavage moderne protégé par une mafia onusienne en Centrafrique

 

Nana-Mambéré : quand Antoine Raphaël, responsable de la Minusca à Bouar, instaure Un système d’esclavage moderne protégé par une mafia onusienne en Centrafrique
Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Bouar, Antoine Raphaël règne en maître sur ses esclaves centrafricains, protégé par toute la hiérarchie de la MINUSCA qui organise depuis des années le vol généralisé.

 

 

Comme tout le monde le sait, les missions onusiennes de maintien de la paix, quand elles  arrivent dans des pays fragilisés, c’est pour  un mandat clair : protéger les populations civiles, faciliter la stabilisation, incarner les valeurs des Nations Unies. La MINUSCA, déployée en République centrafricaine depuis 2014, devrait suivre ce schéma. Sur le terrain, la réalité prend une tournure différente.

 

Les institutions internationales fonctionnent avec du personnel expatrié qui bénéficie de privilèges et d’immunités. Ces garanties visent à protéger les agents dans l’exercice de leurs fonctions. Dans certains contextes, elles créent aussi des zones d’impunité où les abus deviennent possibles sans contrôle réel.

 

À Bouar, préfecture de la Nana-Mambéré, dans l’ouest du pays, un responsable haïtien de la MINUSCA a transformé son bureau en machine à exploiter les Centrafricains. Cet homme, c’est Antoine Raphaël. Un terrible. Un extra-terrestre qui a été recruté en 2014 comme Camp Manager à Bangui. Pendant sept années dans la capitale, il a développé des méthodes particulières de gestion. La mission n’a pas jugé nécessaire de le sanctionner. En novembre 2021, elle l’a relocalisé à Bouar. Cette relocalisation n’était pas une mutation ordinaire. Antoine Raphaël avait semé le chaos à Bangui. Ses supérieurs le savaient. Au lieu de le renvoyer, ils l’ont envoyé en province, loin des regards, où il pouvait continuer tranquillement.

Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar en République centrafricaine.
Antoine Raphael, Camp Manager de la Base Minusca de Bouar en République centrafricaine.

 

À Bouar, il a bénéficié du soutien de deux complices centrafricains : Juvrand Eutel Kolondengue, son assistant administratif, et Sandrine Yapoutou. Le trio a mis en place un système d’une précision industrielle. Pour obtenir un emploi de journalier à la MINUSCA Bouar, il faut d’abord payer. Le montant est fixe : 50 000 francs CFA. Cette somme n’apparaît dans aucun document officiel de la Minusca. Elle se verse discrètement, sous la table, de main à main. Sans ce paiement, pas de recrutement.

 

Une fois recruté, le travailleur découvre le deuxième volet du système. Les bulletins de paie mentionnent un certain montant. L’argent réellement versé est toujours inférieur. La différence varie selon les employés. Certains perdent 10 000 francs CFA par mois. D’autres 15 000, 20 000, ou même 35 000 francs. Les chiffres sont ajustés en fonction de critères connus seulement d’Antoine Raphaël et de ses deux complices. Les fiches de présence font l’objet d’une falsification continue. Des personnes absentes y figurent comme présentes. Des employés décédés continuent d’être enregistrés. Chaque mois, environ 25% du budget destiné aux journaliers de Bouar disparaît ainsi.

Antoine Raphaël a aussi développé une stratégie de recrutement particulière. Il favorise les journaliers venus de Bangui plutôt que les habitants de Bouar. Cette préférence a un but précis. Les travailleurs déracinés sont plus faciles à contrôler. Ils n’ont pas de famille sur place pour les soutenir. Ils ne connaissent pas les autorités locales. Ils sont isolés, vulnérables, moins susceptibles de se plaindre.

 

Les conditions de travail imposées dépassent largement ce que prévoient les contrats. Antoine Raphaël exige des heures supplémentaires sans compensation. Il ne tolère aucune contestation. Un employé qui demande le respect de ses droits contractuels s’expose à des représailles immédiates. Le licenciement peut tomber du jour au lendemain, sans préavis, sans justification. Les travailleurs doivent se soumettre, accepter en silence, remercier même pour des salaires amputés. Cette soumission forcée rappelle des pratiques d’un autre temps.

JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.
JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.

 

Mais Antoine Raphaël ne règne pas seul. Il bénéficie de la protection assumée de sa supérieure hiérarchique directe : Jasminka Kumbric, ressortissante suisse, Cheffe de bureau MINUSCA de la Région Équateur dont dépend la Nana-Mambéré. Cette dame blanche soutient son protégé haïtien dans toutes ses dérives. Après la publication de notre première enquête sur les abus commis à Bouar, Jasminka Kumbric a refusé catégoriquement d’ouvrir une investigation interne de la MINUSCA sur Antoine Raphaël. Sa position est claire : tout ce qui est révélé concernant son protégé est “nul et sans effets, non fondé et dépourvu de preuves tangibles”. Cela alors même que les victimes sont encore là, au sein de la MINUSCA Bouar, prêtes à témoigner.

 

Dans son bureau et auprès de ses collègues de la direction de la MINUSCA, Jasminka Kumbric raconte que nos enquêtes ne sont que “des radios de portoir, des calomnies, des rumeurs”. Elle tente de discréditer Corbeau News Centrafrique, de s’attaquer à notre crédibilité journalistique. C’est une couverture pure et simple. Une complicité de vol aggravé. Jasminka Kumbric n’est pas qu’une responsable qui ferme les yeux. Elle est une voleuse active dans cette colonie de voleurs et de voleuses que la MINUSCA est devenue.

Le système fonctionne exactement comme l’esclavage à l’époque coloniale. Une dame blanche, Jasminka Kumbric, donne les ordres. Un homme noir haïtien, Antoine Raphaël, exécute la sale besogne en exploitant ses frères noirs centrafricains. Et des complices centrafricains comme Kolondengue et Yapoutou mettent leurs propres compatriotes en esclavage. Tout le monde prend sa part. Tout le monde se protège. Cette Suissesse passe son temps au téléphone, en appels vidéo avec ses amis, au lieu de s’occuper du travail de la MINUSCA. Elle se contente uniquement de parler au téléphone pendant que les travailleurs centrafricains souffrent sous l’exploitation qu’elle couvre.

 

Jasminka Kumbric nous provoque. Elle devrait rester tranquille dans son bureau. Nous avons des dossiers énormes sur elle, sur la manière dont elle gère la MINUSCA dans la région Équateur. Nous gardons ces informations pour le moment, mais si elle continue de raconter ses bêtises, si elle continue de nous attaquer, nous reviendrons spécialement sur son cas dans notre prochaine enquête. Elle est même pire qu’Antoine Raphaël. Nous la prévenons publiquement : qu’elle ne nous provoque pas davantage. Nous savons tout. Nous avons des informations précises et détaillées sur chaque personne de la MINUSCA. Nous reviendrons sur son cas personnel.

Madame Olga Lubazandio lors de l'assemblée générale des travailleurs journaliers de la Minusca
Madame Olga Lubazandio lors de l’assemblée générale des travailleurs journaliers de la Minusca. Photo CNC

 

Nos investigations montrent que le cas d’Antoine Raphaël s’inscrit dans un schéma plus large. La MINUSCA fonctionne selon une logique de protection mutuelle entre expatriés. Lorsqu’un responsable étranger accumule les abus, ses supérieurs ne le sanctionnent pas. Ils le déplacent. Cette rotation permet de préserver les apparences tout en maintenant le système intact.

 

La protection vient du sommet de la hiérarchie. Valentine Rugwabiza, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour la Centrafrique, dirige la mission depuis sa nomination. Sous son mandat, les détournements se multiplient sans sanction. Les expatriés continuent d’exploiter les Centrafricains. Les plaintes des victimes restent sans réponse. Valentine Rugwabiza a connaissance de la situation à Bouar. Elle a connaissance de la situation à Bangui. Elle a connaissance de ce qui se passe dans tous les bureaux de la MINUSCA. Aucune mesure n’est prise.

Juste en dessous de Valentine Rugwabiza dans la hiérarchie se trouve le Département de Management et Support, connu sous son sigle anglais DMS. Ce département coordonne toutes les opérations administratives de la mission. Il supervise les ressources humaines, la logistique, les finances. C’est lui qui valide les recrutements, approuve les contrats, contrôle les paiements. En théorie, le DMS devrait être le gardien de la transparence et de la légalité. En pratique, il est devenu le verrou qui protège tous les abus.

Sory Sangaré tente d'étouffer le dossier des licenciements collectifs de la MINUSCA
Sory Sangaré, Directeur des services d’appui

 

La Section des Ressources Humaines, appelée SRG, dépend directement du DMS. C’est elle qui gère le personnel local de la MINUSCA. C’est elle qui devrait veiller au respect des droits des travailleurs centrafricains. Mais la SRG fait exactement le contraire. Elle couvre les violations, elle bloque les recours, elle empêche toute organisation collective des victimes. Quand les contractuels individuels ont voulu renouveler leur bureau syndical en 2023, la SRG et le DMS ont refusé d’approuver le dossier. Ils ont bloqué l’organisation d’Élections. Ils ont torpillé le droit syndical de ces travailleurs jusqu’en octobre 2025.

 

Ce blocage s’inscrit dans une stratégie plus large visant à empêcher les contractuels de réclamer justice pour les vols qu’ils ont subis. Pendant six années, de 2017 à 2023, un réseau mafieux organisé au sein de la MINUSCA et de l’UNOPS a volé les salaires de milliers de contractuels. Les bulletins de paie affichaient 36 000 francs CFA par jour. Les employés recevaient 20 000 francs. La différence partait dans les poches de responsables expatriés et de quelques complices centrafricains.

 

Ce système mafieux avait été implanté par trois personnes clés : Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio. Ces trois noms reviennent constamment dans les témoignages des victimes. Olga Lubazandio représente l’UNOPS dans ses relations avec les contractuels. C’est elle qui organise les assemblées générales. C’est elle qui donne les explications aux travailleurs. Quand le scandale des bulletins falsifiés a éclaté, c’est elle qui est venue annoncer que le montant de 36 000 francs était “une erreur depuis New York”. Elle a dit aux victimes qu’elles n’avaient droit à rien, qu’elles devaient accepter les 20 000 francs, que c’était ce qui était écrit dans leurs contrats.

JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.
JASMINKA Kumbric, Cheffe de Bureau MINUSCA de la Région Équateur.

 

Cette ligne de défense est juridiquement intenable. Un contrat ne peut pas légaliser un vol. Un bulletin de paie officiel qui affiche 36 000 francs engage l’employeur. Dire “c’était une erreur” après six années ne change rien à l’obligation de payer. Mais Olga Lubazandio sait qu’elle est protégée. Elle sait que le DMS, la SRG, Valentine Rugwabiza et toute la hiérarchie onusienne la couvrent. Elle peut donc mentir tranquillement aux victimes, sachant qu’aucune sanction ne viendra.

 

L’affaire d’Antoine Raphaël à Bouar n’est qu’un exemple parmi d’autres. À Bangui, Tony Mushimbete contrôle la section logistique depuis 2015. Il décide qui travaille, qui obtient une promotion, qui reçoit un contrat permanent. Les recrutements passent tous par lui. Il place des femmes de son entourage personnel. Il place des membres de son église, y compris son pasteur. Il place des personnes analphabètes dans des postes techniques. Les bulletins de paie mentionnent parfois des titres inventés : technicien, logisticien, médecin. Les personnes concernées occupent en réalité d’autres fonctions, souvent celle de chauffeur.

Les procédures de recrutement sont truquées dès le départ. Tony Mushimbete prépare les tests. Il siège dans les panels d’entretien. Il influence les résultats. Les candidats indépendants n’ont aucune chance. Le processus n’est qu’une formalité administrative destinée à donner une apparence de légalité à des décisions déjà prises.

 

En octobre 2023, Tony Mushimbete a suspendu quatre contractuels. Ces hommes :  Maleyombo Prospère, Nzogna Cédric, Passe Ndoum Ben et Géhu Gouandjia,  avaient contesté ses méthodes. Ils avaient annoncé leur intention de saisir la justice. Tony Mushimbete a transformé cette démarche légitime en menace criminelle. Il les a fait suspendre sans salaire, puis licencier. Aujourd’hui, ils n’ont plus rien. Leurs familles souffrent. Tony Mushimbete continue de régner sur le Warehouse avec la protection de toute la hiérarchie.

 

Les marchés publics de la MINUSCA font l’objet de manipulations répétées. Les attributions suivent rarement les règles de transparence. Des entreprises sans expérience obtiennent des contrats importants. Du matériel disparaît des entrepôts. Des véhicules sont vendus. Le carburant est détourné. Chacun prend sa part. Du sommet jusqu’à la base, l’organisation fonctionne comme un réseau de prédation.

 

Cette protection mutuelle explique l’impunité dont bénéficie Antoine Raphaël à Bouar. Elle explique pourquoi Tony Mushimbete peut licencier abusivement à Bangui sans conséquence. Elle explique pourquoi Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio ont pu voler pendant six ans les salaires de centaines de contractuels sans jamais être inquiétés. Le système se maintient parce que tous les responsables expatriés y trouvent leur intérêt. Ils forment une sorte de franc-maçonnerie. Les voyous en col blanc se protègent mutuellement sous le drapeau des Nations Unies.

 

Dans les villes de province, les abus atteignent des proportions encore plus importantes. Les responsables expatriés savent qu’ils peuvent tout se permettre. La distance géographique les protège. L’isolement des victimes les protège. L’absence de relais médiatiques les protège. Personne ne viendra contrôler. Personne ne viendra sanctionner. Antoine Raphaël exploite cette situation à Bouar. Il terrorise, il vole, il exploite, sachant que Jasminka Kumbric, Valentine Rugwabiza, le DMS, la SRG et toute la hiérarchie le couvrent.

 

Les employés centrafricains n’ont aucun recours. Se plaindre en interne conduit au licenciement immédiat. Saisir les autorités locales ne sert à rien parce que la MINUSCA bénéficie de privilèges et immunités qui la placent au-dessus des lois centrafricaines. Alerter les médias expose à des représailles. Les victimes sont piégées dans un système où les prédateurs ont tous les droits et elles aucun.

 

Une réforme technique pourrait limiter les dégâts. Le paiement en espèces des journaliers doit cesser. À Bangui comme à Bouar, ce système facilite tous les vols. L’argent liquide transite par trop de mains. Antoine Raphaël et ses complices prélèvent leur commission au passage. Les victimes n’ont aucune trace de ce qu’elles reçoivent réellement. Orange Money ou virements bancaires directs créeraient une traçabilité. Chaque transaction serait enregistrée. Les preuves existeraient. Les voleurs devraient changer de méthode.

 

Mais la vraie réforme doit venir d’en haut. Valentine Rugwabiza préside à un système de vol institutionnalisé. Tous les responsables expatriés impliqués dans cette organisation devraient être sanctionnés et renvoyés. Jasminka Kumbric devrait répondre de sa complicité active dans l’exploitation des travailleurs de Bouar. Antoine Raphaël devrait répondre de l’esclavage moderne qu’il impose aux travailleurs. Tony Mushimbete devrait répondre de ses licenciements abusifs. Jamanca, Sory Sangaré et Olga Lubazandio devraient répondre des centaines de millions de francs CFA volés pendant six ans. Le DMS et la SRG devraient être réformés de fond en comble. Les centaines de contractuels volés devraient être intégralement remboursés.

 

Les Nations Unies doivent choisir. Soit elles maintiennent une mission de paix en Centrafrique. Soit elles maintiennent une organisation criminelle. Les deux ne peuvent pas coexister. La MINUSCA est devenue une machine à voler et à exploiter les Centrafricains sous couvert de maintien de la paix. Si les autres missions onusiennes dans le monde fonctionnent sur le même modèle, alors les Nations Unies devraient cesser d’envoyer ces missions à l’étranger.

 

Le cas de la Centrafrique est révélateur d’un problème institutionnel profond. Tout le monde vole. Tout le monde se protège. Personne n’a pitié des Centrafricains. La mission de paix s’est transformée en réseau mafieux généralisé. Du passage des marchés au vol du matériel, de l’exploitation des employés au détournement des salaires, tout est pourri. Le vol partout, tout le temps, à tous les niveaux. Des criminels en col blanc cachés derrière le drapeau bleu des Nations Unies organisent le pillage d’un pays déjà à genoux. Antoine Raphaël à Bouar n’est que le produit de ce système, le bébé chéri de cette mafia qui règne sans partage sur une mission devenue hors de contrôle.

 

Par Brahim…. CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE…. WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un.

 

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Un colonel rebelle du 3R, devenu candidat du MCU, fait invalider la candidature d’un docteur à Bouar

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Un colonel rebelle du 3R, devenu candidat du MCU, fait invalider la candidature d’un docteur à Bouar

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/desarmement-rebelle-3r-koui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un colonel rebelle du 3R, devenu candidat du MCU, fait invalider la candidature d’un docteur à Bouar
Opération de désarmement des rebelles de 3R menée par les mercenaires de Wagner

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La justice centrafricaine vient de donner raison à un ancien chef de guerre contre un médecin dans la course aux législatives. Souleyman Bi Hassan, ex-colonel du mouvement rebelle 3R, a obtenu l’invalidation de la candidature du Dr Jonas DONON à Bouar. Le docteur n’a même pas été informé de la décision.

 

 

Les anciens rebelles ont retrouvé leur place dans la vie politique centrafricaine depuis quelques années. Le président Touadéra leur ouvre grandement les portes, leur offre des investitures, leur garantit l’impunité. Ce qui était interdit hier devient la norme aujourd’hui. Les hommes qui ont semé la terreur dans les préfectures se retrouvent candidats aux Élections, portés par le parti présidentiel lui-même.

 

Souleyman Bi Hassan ne cache pas son passé. Le recueil officiel de la Cour constitutionnelle le présente comme « conseiller politique du Mouvement 3R ». Ce groupe armé a multiplié les dégâts dans l’Ouham-Pendé et la Nana-Mambéré pendant des années. Massacres de civils comme à Koundili ou à Lemouna , pillages, déplacements forcés de populations. Le bilan est connu de tous.

 

Pourtant, cet homme figure sur la liste du Mouvement des Cœurs Unis (MCU), le parti du chef de l’État Baba Kongoboro, pour les législatives du 27 décembre 2020. Circonscription de Bouar, quatrième du département de Nana-Mambéré. L’investiture officielle du parti présidentiel. Personne ne s’en émeut. Les institutions valident.

 

Le candidat numéro 2 dans cette même circonscription s’appelle Jonas DONON. C’est un docteur. Pas de casier judiciaire, pas de sang sur les mains, pas de villages brûlés à son actif. Un citoyen ordinaire qui se présente aux Élections.

 

Souleyman Bi Hassan dépose un recours contre lui devant la Cour constitutionnelle. Les motifs du recours ne sont pas publics. Peu importe d’ailleurs. La Cour tranche. Elle invalide la candidature du Dr DONON. Décision prise, affaire réglée.

 

Le docteur n’est jamais informé. Aucune notification ne lui parvient. Il apprend son élimination de la course par des tiers, par le bouche-à-oreille, peut-être par hasard. La procédure judiciaire la plus élémentaire n’a pas été respectée. Le droit de se défendre n’existe plus.

 

Un ancien chef rebelle qui attaque un docteur devant les tribunaux et obtient gain de cause. La scène se passe en Centrafrique, pas dans un roman d’anticipation. C’est la réalité du système judiciaire sous Faustin Archange Touadéra.

 

La Cour constitutionnelle est censée garantir le respect de la loi fondamentale. Elle devient l’instrument du pouvoir. Les juges suivent les consignes. L’ancien rebelle vient du MCU, donc la Cour lui donne raison. Le médecin ne bénéficie d’aucun appui politique, donc il disparaît de la liste électorale. Simple et efficace.

 

Faustin Archange Touadéra a choisi son camp. Celui des hommes en armes, des chefs de guerre reconvertis, des criminels recyclés en politiciens. Le discours officiel parle de réconciliation nationale, de réintégration des combattants, de paix durable. La pratique montre autre chose. L’impunité totale pour ceux qui ont détruit le pays.

 

Le régime actuel efface toutes les lignes rouges. Hier, appartenir à un mouvement rebelle constituait un obstacle juridique à toute candidature. Aujourd’hui, cela devient un atout. Le parti présidentiel recrute ses candidats parmi les anciens chefs de guerre. La justice valide ces candidatures et écarte les citoyens respectables.

 

À Bouar comme ailleurs, les Centrafricains constatent l’absurdité du système. Un homme qui a porté les armes contre l’État peut briguer un siège de député. Un médecin qui a servi la population se voit éliminé sans explication. Le message est limpide : dans la Centrafrique de Touadéra, le crime paie mieux que le service public.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Pas de propriété bâtie, pas de diplôme, pas d’argent : autopsie des 4 candidats fantoches financés par Touadéra pour la présidentielle du décembre prochain

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Pas de propriété bâtie, pas de diplôme, pas d’argent : autopsie des 4 candidats fantoches financés par Touadéra pour la présidentielle du décembre prochain

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Consolation-mutuelle-entre-deux-ministres-limoges-dans-la-septieme-republique.-Reboas-et-Djorie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pas de propriété bâtie, pas de diplôme, pas d’argent : autopsie des 4 candidats fantoches financés par Touadéra pour la présidentielle du décembre prochain
Consolation mutuelle entre deux ex-ministres limoges dans la septième République, Ghislain Djorie et Aristide Briand Reboas

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le stratagème est audacieux. Faustin-Archange Touadéra a distribué 80 millions de FCFA à quatre candidats fantoches pour la présidentielle : Ghislain Djori, Aristide Briand Reboas, Tanza Saint-Cyr et Eddy Symphorien Kpparkouti. Notre enquête montre que ces hommes violent les exigences constitutionnelles. Certains louent des cabanes sans posséder de propriété bâtie, d’autres affichent des diplômes suspects, tous manquaient cruellement d’argent avant cette généreuse injection présidentielle de Baba Kongoboro.

 

 

Les informations recoupées par Corbeau News Centrafrique indiquent que chacun de ces quatre hommes a reçu exactement 20 millions de FCFA. Le calcul est simple : 15 millions servent à payer le cautionnement exigé par la Cour constitutionnelle, les 5 millions restants doivent financer leur campagne. Une somme dérisoire pour prétendre à la magistrature suprême, mais apparemment suffisante pour des candidatures qui n’ont d’autre ambition que de remplir les rangs d’une compétition électorale vidée de sa substance.

 

Ghislain Djori, ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement jusqu’à son limogeage en janvier 2024, fait partie des bénéficiaires. Lui au moins possède deux propriétés bâties à Bangui, dont l’une à Gobongo, et l’autre aux 100 logements. Sur ce point, aucun problème apparent. Mais pour les trois autres, la situation devient franchement problématique.

 

Aristide Briand Reboas, ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, ne possède aucune propriété bâtie dans la capitale. Il louait une petite maison près du lycée de Miskine dans le 5ème arrondissement. Faute de pouvoir payer le loyer, il a été expulsé de ce logement. Comment un homme sans toit peut-il prétendre candidater à la présidence de la République alors que la Constitution exige la possession d’une propriété bâtie ? La question reste posée. Des documents ont-ils été fabriqués pour contourner cette exigence ? Nos investigations se poursuivent sur ce point.

 

Le cas de Tanza Saint-Cyr confine à l’absurde. Cet homme vit dans une cabane qu’il loue. Pas de propriété, pas de titre foncier, rien. Il n’avait même pas, selon plusieurs sources concordantes, 500FCFA pour subvenir à ses besoins quotidiens il y a quelques mois. Pourtant, depuis qu’il a reçu les 20 millions présidentiels, Tanza Saint-Cyr roule dans une Mercedes avec chauffeur mis à sa disposition. Il paie maintenant son cautionnement, il fait des déplacements, il joue au candidat. Le contraste entre sa situation d’hier et celle d’aujourd’hui dit tout de l’origine de ses moyens.

 

Eddy Symphorien Kparkouti, actuellement président de l’Union des Forces Démocratiques pour l’Opposition (UFDO), complète ce quatuor. Kparkouti disposerait d’une maison familiale au 5ème arrondissement, en face du commissariat du huitième arrondissement. Cette propriété familiale pourrait éventuellement lui permettre de satisfaire à l’exigence de propriété bâtie, bien que la question de savoir s’il en est légalement propriétaire ou simple occupant demeure floue.

 

Au-delà de la question immobilière, celle des diplômes pose également problème. La loi électorale exige un niveau licence pour se présenter à la présidentielle. Djori et Reboas peuvent vraisemblablement justifier d’un BTS ou d’une licence. Mais pour Tanza Saint-Cyr et Kparkouti, plusieurs observateurs s’interrogent. Leur niveau d’études réel correspondrait difficilement aux exigences légales. Là encore, des arrangements ont-ils été trouvés ? Des diplômes ont-ils été produits sans vérification sérieuse ?

 

Cette opération de fabrication de candidatures permet surtout à Touadéra d’éviter d’affronter des adversaires sérieux. Martin Ziguélé du MLPC, Nicolas Tiangaye, Anicet-Georges Dologuélé, Mahamat Kamoun, Crépin Mboli-Goumba et d’autres figures de l’opposition se retrouvent ainsi écartés par divers moyens pendant que des hommes sans moyens, sans programme et sans base électorale bénéficient d’un financement direct du président sortant.

 

La Cour constitutionnelle doit valider les candidatures dans les prochaines semaines. Elle aura à vérifier que chaque candidat remplit effectivement les conditions légales : propriété bâtie, niveau d’études, casier judiciaire. Les Centrafricains attendent de voir si l’institution fera son travail de garde-fou démocratique ou si elle validera ces dossiers en fermant les yeux sur leurs faiblesses.

 

Le schéma est bien connu : on écarte les opposants crédibles, on finance des candidats sans envergure, on leur donne juste assez d’argent pour payer leur cautionnement, et on organise une élection dont le résultat est connu d’avance. Les 80 millions de FCFA distribués à ces quatre hommes ne sont pas un investissement électoral, c’est le prix à payer pour transformer un scrutin présidentiel en simple formalité administrative.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Gisèle MOLOMA

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Saifee Durbar, l’escroc qui a déjà trompé Touadéra quand il était Premier ministre, revient aujourd’hui lui vendre un train fantôme

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Saifee Durbar, l’escroc qui a déjà trompé Touadéra quand il était Premier ministre, revient aujourd’hui lui vendre un train fantôme

 

Bangui-route-boali.jpg” data-wpel-link=”internal”>Saifee Durbar, l’escroc qui a déjà trompé Touadéra quand il était Premier ministre, revient aujourd’hui lui vendre un train fantôme
Pose de première pierre de la construction du siège de la société Trans African Railways au village Pani au Pk30 de Bangui route Boali

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il y a des histoires qui donnent le vertige. Pas par leur complexité, mais par leur bêtise répétée. L’histoire de Saifee Durbar en République centrafricaine appartient à cette catégorie. Cet homme d’affaires condamné à trois ans de prison par la justice française pour escroquerie et fraude financière n’en est pas à son premier passage à Bangui. Ce n’est pas non plus la première fois qu’il vend du vent aux autorités centrafricaines. Mais ce qui rend cette affaire particulièrement stupéfiante, c’est que l’homme qui lui déroule aujourd’hui le tapis rouge est exactement le même qui a déjà payé le prix de ses promesses creuses il y a quinze ans.

 

Le 1er novembre 2025, le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro s’est déplacé personnellement au PK-30 pour poser la première pierre du siège social de Trans African Railway Systems LTD. Durbar promet cette fois un train reliant Bangui à Douala via le Cameroun. Les discours ont été grandioses. Les engagements solennels. Tout le monde applaudit. Sauf que personne ne semble avoir vérifié une chose : Touadéra et Durbar se connaissent déjà. Et leur première rencontre ne s’est pas franchement bien terminée.

 

Nous sommes en 2009. François Bozizé est président. Faustin-Archange Touadéra occupe alors le poste de Premier ministre, chef du gouvernement. Durbar débarque à Bangui avec ses grands projets et ses belles paroles. Il utilise ses réseaux pour approcher le gouvernement. Son objectif ? Obtenir l’hôtel du Centre. Il promet à Touadéra, alors Premier ministre, de transformer cet établissement délabré en un palace rivalisant avec le Georges V de Paris. Rien que ça. Le Conseil des ministres accepte. Durbar obtient l’accord. Il prend possession de l’hôtel.

 

Et puis ? Rien. Strictement rien. Pas un clou planté. Pas une vitre changée. Pas le moindre début de travaux. L’hôtel du Centre est resté dans l’état où Durbar l’avait trouvé jusqu’à la fin du régime Bozizé. Le palace promis n’a jamais existé que dans les discours de son promoteur.

 

Mais Durbar ne s’arrête pas là. En parallèle, il lance une deuxième promesse, encore plus ambitieuse. Cette fois, il annonce la construction d’un hôtel comparable au Baccarat Hotel & Residence de New York, sur le site de l’aéroport Bangui M’poko, face à la Direction générale de l’ASECNA. Un projet pharaonique. Des maquettes peut-être. Des rendez-vous sûrement. Mais sur le terrain ? Toujours rien. Pas une pierre posée. Pas un mètre carré de béton coulé. Juste des paroles. Encore et toujours.

 

Pendant ce temps, Touadéra signe les autorisations, valide les projets, fait confiance. Il est Premier ministre, chef du gouvernement. C’est sous son autorité directe que ces accords sont conclus. Et c’est sous sa direction que ces deux projets tombent à l’eau sans qu’aucune sanction ne soit prise contre leur promoteur fantôme.

 

La suite, on la connaît. En décembre 2009, Durbar se rend à Paris. Peut-être pour des affaires. Peut-être en toute naïveté. Ou peut-être en pensant qu’il était intouchable. Mais la police française l’attendait. Le 2 décembre 2009, il est arrêté à l’aéroport. La justice française confirme qu’il est condamné à trois ans de prison ferme pour escroquerie et fraude financière. Durbar brandit un passeport diplomatique délivré par le régime Bozizé. Il invoque l’immunité. La France refuse de le protéger. Elle lève cette prétendue immunité et confirme que sa condamnation reste valable.

 

Durbar devait aller en prison. Il n’y est jamais allé. Il a disparu. Personne ne sait exactement comment. Peut-être grâce à des complicités. Peut-être en exploitant des failles administratives. Pendant quinze ans, on n’a plus entendu parler de lui.

 

Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à ce 1er novembre 2025, où il réapparaît à Bangui avec un nouveau projet. Cette fois, ce n’est plus un hôtel. C’est un train. Un chemin de fer reliant Bangui à Douala. Les mêmes promesses grandioses. Les mêmes discours sur le désenclavement. Les mêmes certitudes affichées. Et surtout, le même promoteur qui n’a jamais rien construit.

 

Ce qui est stupéfiant dans cette affaire, ce n’est pas que Durbar revienne. Les escrocs reviennent toujours là où ils ont déjà réussi. Ce qui est stupéfiant, c’est que celui qui l’accueille aujourd’hui est précisément celui qui a déjà été victime de ses mensonges. Touadéra était Premier ministre quand Durbar promettait de transformer l’hôtel du Centre. Touadéra était Premier ministre quand Durbar promettait de construire un palace à l’aéroport. Touadéra était Premier ministre quand Durbar n’a absolument rien fait.

 

Alors, la question se pose avec une acuité particulière : est-ce qu’un homme change sa manière de travailler parce que son interlocuteur a changé de titre ? Est-ce que Durbar va soudainement tenir parole parce que Touadéra n’est plus Premier ministre mais président ? Est-ce que les trains vont surgir de terre là où les hôtels n’ont jamais été construits ?

 

La réponse est dans l’histoire. Durbar a toujours été le même. Un vendeur de vent. Un illusionniste. Un homme qui sait exactement comment séduire les autorités avec des projets impossibles et des promesses creuses. Il l’a fait sous Bozizé. Il l’a fait avec Touadéra Premier ministre. Il le refait aujourd’hui avec Touadéra président.

 

Ce qui a changé, ce n’est pas Durbar. C’est le niveau de naïveté qu’on accepte d’afficher. Parce qu’en 2009, on pouvait encore dire qu’on ne savait pas. Qu’on découvrait l’homme. Qu’on lui donnait sa chance. Mais en 2025, après deux projets fantômes, après une condamnation en France, après une fuite pour échapper à la prison, après quinze ans de disparition, qu’est-ce qui justifie qu’on lui déroule le tapis rouge ?

 

Le président Touadéra a fait le déplacement personnellement pour légitimer cette mise en scène. Il a posé la première pierre d’un siège social qui ne verra peut-être jamais le jour. Il a offert à un escroc international la crédibilité d’un investisseur officiel. Et ce faisant, il a envoyé un message aux Centrafricains : peu importe votre passé, peu importe vos échecs, peu importe vos condamnations, tant que vous promettez de grands projets, vous serez les bienvenus.

 

À Bangui, beaucoup s’interrogent. Comment un homme condamné pour fraude peut-il revenir sous les projecteurs sans qu’aucune autorité ne s’en émeuve ? Pourquoi l’État valide-t-il des projets sans existence juridique ni garantie de financement ? Comment peut-on faire confiance à quelqu’un qui vous a déjà trompé une fois, quand vous étiez Premier ministre, et qui revient vous proposer exactement la même chose maintenant que vous êtes président ?

 

Durbar promet un train. Mais avant de parler de trains, il faudrait peut-être demander où sont passés les hôtels. Ceux qu’il avait promis à Touadéra quand ce dernier était encore Premier ministre. Ceux pour lesquels il avait obtenu tous les accords. Ceux qu’il n’a jamais construits.

 

Parce qu’au final, la vraie question n’est pas de savoir si Durbar va tenir ses promesses cette fois-ci. La vraie question est de savoir combien de fois on acceptera de se faire avoir par le même homme avant de comprendre qu’il ne changera jamais.

 

On verra, comme dit l’expression. Mais franchement, on a déjà vu. Et ce qu’on a vu n’était pas un train. C’était du vent.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Jean-François Akandji-Kombé : “Wagner est le mal total pour la Centrafrique”

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Jean-François Akandji-Kombé : “Wagner est le mal total pour la Centrafrique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/les-mercenaires-russes-wagner-mali.png” data-wpel-link=”internal”>Jean-François Akandji-Kombé : “Wagner est le mal total pour la Centrafrique”
Les Mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Jean-François Akandji-Kombé, professeur de droit et membre du BRDC, a livré une analyse sans concession de la présence du groupe Wagner en République centrafricaine. Pour lui, cette milice privée russe constitue “le mal total” pour le pays.

 

Jean-François Akandji-Kombé  commence par clarifier sa position : “Wagner est un mal pour notre pays. Je dirais même plus loin, c’est le mal total». Il explique pourquoi cette présence est inacceptable : “Nous sommes un État. La République Centrafricaine est un État souverain, un État indépendant. Et Wagner, c’est une compagnie privée. C’est une milice privée qui a fait l’objet d’un recrutement certes, mais une milice privée qui a des appétits d’ogre».

 

 

Cette qualification de “milice privée aux appétits d’ogre” n’est pas une figure de style. Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  décrit Wagner comme “une sorte de monstre qui a jeté ses tentacules sur la République Centrafricaine et qui aspire tout. Il aspire la politique. Aujourd’hui, il n’y a pas d’espace politique dans notre pays, grâce ou par la faute de Wagner».

 

L’emprise de Wagner dépasse le domaine politique. Jean-François Akandji-Kombé  énumère : “Ils ont préempté la politique. Ils ont préempté l’économie. Ils ont préempté la sécurité». Cette occupation totale de tous les leviers de l’État transforme la Centrafrique en territoire sous contrôle étranger.

 

Sur le plan politique, le professeur Jean-François Akandji-Kombé  dénonce : “Nous sommes le pays aujourd’hui où il y a la transposition des lois liberticides de Russie jusqu’à la loi sur les agents de l’étranger pour museler la société, pour museler l’opinion publique, museler la parole politique».

 

Concernant la sécurité, Jean-François Akandji-Kombé  rejette l’idée que Wagner aurait apporté la paix : “Les Wagner sont arrivés à Bangui et se sont étendus sur la totalité de notre territoire. Est-ce à dire que la sécurité est revenue ? Non. Ils sont venus prendre la place des groupes armés pour piller le pays, pour continuer la prédation du pays».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  décrit la situation des Centrafricains dans les zones contrôlées par Wagner : “Aujourd’hui, quelle est le sort des Centrafricains dans toutes les régions où il y a des exploitations, où il y a la présence massive des Wagner ? Les Centrafricains sont aujourd’hui réduits à l’esclavage».

 

Cette comparaison avec l’esclavage n’est pas excessive selon lui : “Il faut que chacun se souvienne de ce qu’a été la colonisation en République Centrafricaine avec des sociétés concessionnaires qui avaient droit de vie ou de mort sur les populations. C’est aujourd’hui la situation de nos compatriotes qui sont dans les provinces».

 

Jean-François Akandji-Kombé  attire l’attention sur un projet en cours : “Aujourd’hui, dans tout l’est du pays, il y a un plan des Wagner auquel participe le président Touadéra avec en partie également les troupes du Rwanda, qui est un projet de dépossession des gens de cette terre-là pour la récupérer pour des intérêts économiques».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  précise la nature de cette opération : “Il y a une guerre sourde aujourd’hui qui se déroule. Ce n’est pas une guerre qui est apportée de l’extérieur et contre laquelle se battraient des Wagner. C’est une guerre qui est apportée par des Wagner sur des Centrafricains pour prendre possession de leur terre au prix de la mort».

 

Cette mainmise de Wagner s’étend jusqu’aux forces armées nationales. Akandji-Kombé s’insurge : “Nous sommes dans un pays où ce sont des milices sans foi ni loi qui donnent des ordres à une armée nationale. Notre armée nationale est sous les ordres des Wagner. Il faut manquer de dignité, de sens de l’État pour accepter que ce qui représente notre sécurité en tant que nation dépende d’un groupuscule d’hommes sans foi ni loi qui ne se caractérisent que par les crimes qu’ils ont commis à travers le monde».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  souligne le paradoxe de Wagner : “Prigojine est devenu un homme considéré comme un mal dans son propre pays. Et c’est ça que nous avons. Et c’est de ça que nos gouvernants se vantent».

 

Jean-François Akandji-Kombé accuse directement les dirigeants centrafricains : “Malheureusement, nous avons à la tête de notre pays des compatriotes qui ont décidé non seulement de prendre en otage le pays, mais qui ont décidé qu’ils ne connaissent qu’une seule manière de réagir par rapport aux Centrafricains, c’est de passer en force».

 

La situation actuelle rappelle selon lui les pires moments de l’histoire coloniale : “Ce que les Centrafricains vivent aujourd’hui est un retour au temps de la colonisation, au pire moment même de la colonisation, sous la férule des sociétés concessionnaires qui aujourd’hui sont les compagnies Wagner. Aucun pays, aucun Africain ne peut tolérer cela pour ses propres compatriotes».

 

Le professeur Jean-François Akandji-Kombé  conclut par un appel : “Le défi pour nous, c’est de reprendre notre destin en main. Tourner la page, reprendre notre destin».

 

L’analyse d’Akandji-Kombé dresse le portrait d’un pays occupé où une milice privée étrangère contrôle la politique, l’économie, la sécurité et même l’armée nationale. Cette occupation transforme les Centrafricains en esclaves sur leur propre terre pendant que leurs dirigeants se vantent de cette situation.

 

La présence de Wagner ne constitue pas selon lui une aide sécuritaire mais un changement d’occupant : les groupes armés centrafricains ont été remplacés par une milice russe qui poursuit la même prédation avec des moyens supérieurs.

 

Le projet de dépossession des terres dans l’est du pays, mené avec la complicité du président Touadéra et des forces rwandaises, montre que Wagner ne se contente pas d’exploiter les ressources minières. La milice russe vise une appropriation territoriale qui passe par le déplacement des populations locales.

 

Cette guerre contre les Centrafricains pour contrôler leurs terres rappelle les heures les plus sombres de la colonisation où les sociétés concessionnaires disposaient d’un droit de vie et de mort sur les populations. Wagner reproduit ce modèle colonial avec l’aval du gouvernement centrafricain.

 

La soumission de l’armée nationale aux ordres de Wagner constitue pour Akandji-Kombé l’humiliation suprême. Un État souverain dont l’armée obéit à une milice privée étrangère n’est plus un État mais un territoire occupé.

 

L’analyse du professeur Akandji-Kombé démontre que Wagner ne représente pas une solution aux problèmes centrafricains mais leur aggravation. Le pays a troqué l’instabilité des groupes armés contre l’occupation d’une milice russe prédatrice qui transforme les citoyens en esclaves et confisque leur terre avec la bénédiction de leurs propres dirigeants.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Pont de PK9 : traverser à pieds, c’est affronter la mort en face

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Pont de PK9 : traverser à pieds, c’est affronter la mort en face

 

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Des motos, véhicules et des gens à pied se bousculent sur le pont de pk9. Photo CNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des milliers de Centrafricains risquent leur vie chaque jour sur cet ouvrage du pont du PK 9 qui tombe en ruine.

 

 

Une traversée qui dure une éternité

 

Tous les matins, c’est le même scénario. Dès six heures, les véhicules forment une longue file qui s’étend sur plusieurs centaines des mètres. Taxi-brousse, motos, voitures particulières, camions de marchandises : tout le monde attend son tour pour franchir ce pont à voie unique.

 

20 minutes d’attente minimum. Parfois plus. Les conducteurs coupent leurs moteurs, descendent de leurs véhicules, discutent entre eux. D’autres, plus pressés, tentent de doubler par la droite. Les militaires sifflent, gesticulent, remettent de l’ordre dans cette pagaille.

 

Ce pont relie Bangui à Mbaïki via Bimbo et à toute la zone sud-ouest de la capitale. Pas d’alternative. Pas de déviation possible. Tous les habitants de cette partie de la ville  allant vers Moungoumba  et Mbaïki doivent obligatoirement passer par ce  pont du PK 9. Commerçants qui vont au marché, employés qui rejoignent leur bureau, écoliers qui se rendent en classe : personne n’échappe à cette corvée quotidienne.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/motos-et-vehicules-bouscule-sur-le-pont-du-pk-9.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des motos et véhicules attendent pour traverser le pont de pk9 de Bimbo à la sortie sud-ouest de Bangui
Des motos et véhicules attendent pour traverser le pont de pk9 de Bimbo. Photo CNC

 

Le pont du PK9, long de 100 mètres et de 3 mètres de largeur, a été construit  durant la période coloniale dans les années 1945 – 1950 par une coopération allemande. Cette infrastructure vétuste a été construite pour quelques dizaines de véhicules par jour. Aujourd’hui, des centaines de voitures l’empruntent chaque heure. Le calcul est simple : l’ouvrage n’est plus adapté à la réalité actuelle.

 

Le trottoir sans protection, et la mort en face

 

Mais le vrai problème, c’est le passage des piétons. Le trottoir longe le pont sur toute sa longueur de 100 mètres. Sauf qu’il n’y a plus de barrières de sécurité. Elles ont disparu, rongées par la rouille ou emportées par les intempéries. Résultat : les gens marchent au bord du vide, à quelques mètres au-dessus de la rivière Mpoko.

 

Chaque jour, des centaines de personnes empruntent ce passage. Femmes avec leurs enfants, vendeurs chargés de marchandises, jeunes qui vont à l’école. Tous avancent prudemment, collés au muret central pour éviter de glisser vers l’extérieur.

 

Quand il pleut, la situation devient encore plus dangereuse. Le sol devient glissant, la visibilité diminue. Les gens se bousculent, se poussent, tentent de passer plus vite. Un accident peut arriver à tout moment.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/pont-pk9-bimbo-deuxième-bon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pont de PK 9 : traverser à pieds, c’est affronter la mort en face
Pont du PK 9 . Photo CNC

 

La rivière Poko coule plusieurs mètres en contrebas. L’eau est profonde à cet endroit. Quelqu’un qui tombe a très peu de chances de s’en sortir vivant, surtout s’il ne sait pas nager.

 

Depuis combien de temps déjà ?

 

Cette situation dure depuis des années. Peut-être même des décennies. Les habitants de Bimbo ont grandi avec ce pont défaillant. Leurs parents l’ont connu, leurs grands-parents aussi. Les ainés se souvient d’une époque où la circulation était fluide sur ce  pont.

 

Pourtant, la solution existe. Elle est même évidente : construire un deuxième pont. Ou au minimum, réparer celui qui existe, remettre les barrières de sécurité, élargir la chaussée. Ces travaux ne demandent pas de technologies révolutionnaires. D’autres pays africains l’ont fait.

 

Mais rien ne bouge. Les années passent, les gouvernements se succèdent, les promesses s’accumulent. Le pont reste dans le même état. Pire : il continue de se dégrader. Chaque saison des pluies emporte un peu plus de revêtement, chaque passage d’un camion lourd fragilise un peu plus la structure.

 

L’habitude du provisoire

 

Au fil du temps, les gens s’organisent. Ils partent plus tôt le matin, rentrent plus tard le soir. Ils évitent les heures de pointe quand c’est possible. Ils développent des stratégies, des astuces, des raccourcis. Cette capacité d’adaptation force le respect.

 

Mais cette adaptation a ses limites. Elle ne résout pas le problème de fond. Elle permet juste de survivre avec. C’est la différence entre traiter les symptômes et soigner la maladie.

 

Le pont de PK9 continue de fonctionner. Tant bien que mal. Les gens continuent de passer, de patienter, de prendre des risques. Cette résilience impressionne. Elle montre la capacité d’adaptation des populations, leur détermination à poursuivre leurs activités malgré les obstacles.

 

Mais cette résilience ne doit pas servir d’excuse à l’inaction. Elle ne doit pas faire oublier qu’une infrastructure défaillante handicape toute une région, freine le développement économique, met en danger des vies humaines.

 

Un jour, peut-être, les choses changeront. Un nouveau pont verra le jour, ou l’ancien sera réparé. En attendant, la vie continue, avec ses contraintes et ses dangers. Le pont de PK 9 reste ce qu’il est : un passage obligé vers un avenir qui tarde à venir….

 

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Sam-Ouandja : nouvelle désertion dans le rang des soldats FACA.  L’armée centrafricaine sombre dans la déliquescence totale

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Sam-Ouandja : nouvelle désertion dans le rang des soldats FACA.  L’armée centrafricaine sombre dans la déliquescence totale

 

Sam-Ouandja : nouvelle désertion dans le rang des soldats FACA. L’armée centrafricaine sombre dans la déliquescence totale
Checkpoint des soldats FACA dans la Nana-Mambéré. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’hémorragie continue dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines. À Sam-Ouandja, sous-préfecture de la Haute-Kotto, six soldats ont déserté et sont rentrés à Bangui ces derniers mois. Cette nouvelle vague de désertions s’ajoute à celles déjà enregistrées à Ouadda-Maïkaga, Birao et Zémio, confirmant une crise profonde qui menace l’existence même de l’institution militaire centrafricaine.

 

 

Le détachement militaire déployé à Sam-Ouandja est arrivé dans la ville il y a quelques mois. Mais déjà, six soldats ont abandonné leur poste pour rentrer à Bangui. Certains ont quitté avec des autorisations médicales. D’autres ont simplement disparu dans la nature à bord d’une moto.

 

Parmi ceux qui sont partis officiellement, plusieurs ont présenté des certificats médicaux. L’un affirme souffrir de diabète. Un autre prétend avoir des problèmes de tension artérielle grave nécessitant un suivi urgent à Bangui. Un troisième a déclaré vomir du sang et avoir besoin d’une hospitalisation d’urgence. Des documents médicaux ont été produits. Des autorisations de congé sanitaire ont été accordées. Et ces soldats sont rentrés à Bangui, officiellement pour raisons de santé.

 

Le problème, c’est que personne ne vérifie vraiment si ces maladies sont réelles. Personne ne contrôle si ces soldats vont effectivement dans les hôpitaux militaires. Personne ne suit leur dossier médical une fois qu’ils ont quitté Sam-Ouandja. Les certificats médicaux sont devenus le moyen le plus facile de déserter sans être officiellement considéré comme déserteur.

 

Il y a quatre jours, trois soldats du détachement de Sam-Ouandja ont quitté la ville. Ces trois-là ont embarqué dans un hélicoptère du groupe Wagner en partance pour Bangui. Ils sont maintenant à Bangui, loin de Sam-Ouandja, loin de leurs responsabilités militaires.

 

L’état-major des FACA n’a même pas eu le temps de combler ces manquements. Six soldats en moins dans un détachement déjà limité en effectifs. Six hommes qui ont décidé qu’ils ne pouvaient plus supporter les conditions de vie à Sam-Ouandja.

 

Les raisons de ces désertions ne sont un mystère pour personne. Les soldats déployés dans les villes de province vivent dans des conditions catastrophiques qui se dégradent de jour en jour. Les Primes Globales d’Alimentation, censées permettre aux militaires de se nourrir, ne sont plus payées depuis des mois, voire des années dans certaines garnisons. Quand ils sont payés, les soldats reçoivent à peine 5 300 francs CFA par mois. Cinq mille trois cents francs par mois pour se nourrir, acheter du savon, laver leurs uniformes. Comment un soldat peut-il survivre avec moins de 200 francs par jour?

 

À Birao, dans la préfecture de Vakaga, les soldats n’ont pas reçu de PGA depuis huit mois. À Bangassou, dans la préfecture de Mbomou, ça fait six ans qu’ils attendent leurs primes. Six ans d’abandon total. Dans ces conditions, comment l’état-major des FACA peut-il s’étonner que les soldats désertent?

 

Les soldes, bien qu’officiellement versées sur des comptes bancaires, restent inaccessibles sur le terrain. Dans des villes comme Sam-Ouandja, Ouadda-Maïkaga ou Zémio, il n’y a pas de banques fonctionnelles. Les soldats ne peuvent pas retirer leur argent. Ils sont payés sur le papier, mais affamés dans la réalité.

 

Pour survivre, les soldats déployés dans certaines régions n’ont d’autre choix que de racketter la population. Dans les préfectures de Mambéré-Kadéï, Nana-Mambéré et Ouham-Pendé, les militaires érigent des barrières routières sur les axes commerciaux. Ils taxent les véhicules, les motocyclistes, les commerçants qui circulent. C’est devenu leur seule source de revenus.

 

Mais dans des zones isolées comme Sam-Ouandja, Bangassou, Obo ou Zémio, où il y a peu de circulation commerciale, cette option n’existe pas. Les soldats sont obligés de cotiser entre eux, parfois jusqu’à 20 000 francs, juste pour acheter du carburant pour les patrouilles et de la nourriture pour survivre. Comment peut-on demander à des soldats de défendre une ville quand ils n’ont même pas de quoi se nourrir? Comment peut-on exiger d’eux qu’ils restent à leur poste quand l’état-major les a complètement abandonnés?

 

Le Général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des FACA, n’est pas capable de diriger une armée nationale. Ce général est maintenu à son poste parce qu’il est l’ami de Wagner. Parce qu’il est protégé par les Mercenaires russes. Parce qu’il fait partie du cercle restreint du Président Touadéra. Mais Mamadou, c’est un businessman. Un homme d’affaires. Un milliardaire qui accumule des richesses pendant que ses soldats meurent de faim dans les garnisons de province. L’armée ne l’intéresse même pas. Son seul intérêt, c’est faire de l’argent.

 

Le Général Mamadou n’a jamais commandé une unité militaire sur le terrain. Jamais. Il n’a aucune expérience des réalités que vivent ses soldats en province. Il est électricien de formation, passé de lieutenant-colonel à général en trois ans avec l’arrivée de Touadéra au pouvoir. Une ascension qui n’a rien à voir avec ses compétences militaires, mais tout à voir avec sa proximité avec le régime. C’est de la mafia. Un système mafieux où les promotions s’achètent, où les généraux exploitent l’armée au lieu de la diriger, où les soldats sont sacrifiés pour enrichir les chefs.

 

Mamadou reste dans son bureau climatisé à Bangui. Il ne visite jamais les garnisons. Il ne parle jamais avec ses soldats. Il ne connaît pas leurs difficultés. Il ne mesure pas leur détresse. Il ne comprend pas pourquoi ils désertent. Ou peut-être qu’il comprend, mais que ça ne l’intéresse pas.

 

À Sam-Ouandja, comme à Ouadda-Maïkaga où plus d’une dizaine de soldats ont déjà déserté, comme à Birao où les militaires ont tiré en l’air pour protester contre le non-paiement des PGA, comme à Zémio où 19 soldats ont fui en avion après avoir incendié des villages, le schéma est partout le même. Des soldats affamés. Des soldats abandonnés. Des soldats qui n’ont d’autre choix que de déserter pour survivre. Certains inventent des maladies. D’autres produisent des certificats médicaux bidons. D’autres partent sans rien dire, profitant du premier hélicoptère ou du premier véhicule disponible.

 

La spirale des désertions s’accélère. Les garnisons se vident. L’armée centrafricaine s’effondre sous les yeux indifférents d’un état-major corrompu et d’un gouvernement plus préoccupé par les voyages présidentiels que par le sort de ses soldats.

 

Pendant des années, le gouvernement centrafricain a pleuré sur l’embargo des armes imposé par les Nations Unies. “C’est à cause de l’embargo que nos soldats ne peuvent pas se battre”, disaient-ils. “Levez l’embargo et nous pourrons doter notre armée correctement”, promettaient-ils. L’embargo a été levé il y a plus d’un an. Et qu’est-ce qui a changé? Absolument rien. Les soldats n’ont toujours pas d’armes modernes. Ils n’ont toujours pas d’équipements. Ils n’ont toujours pas de PGA. Ils meurent toujours de faim dans leurs garnisons.

 

L’embargo n’était qu’une excuse commode pour justifier l’incompétence et la corruption de l’état-major. Maintenant que cette excuse n’existe plus, la vérité apparaît dans toute sa cruauté : le problème n’a jamais été l’embargo. Le problème, c’est un système pourri de l’intérieur, où l’argent destiné à l’armée est détourné par les généraux et les ministres.

 

Le niveau où l’armée nationale est arrivée, c’est un niveau de déliquescence totale. L’armée centrafricaine est en faillite. Elle ne se décompose pas lentement. Elle s’effondre brutalement. Les désertions se multiplient dans toutes les garnisons de province. Les soldats fuient. L’état-major a perdu le contrôle. Il n’y a plus de chaîne de commandement fonctionnelle. Il n’y a plus de discipline. Il n’y a plus de cohésion. Il n’y a plus d’armée.

 

Ce qui reste, ce sont des soldats désespérés qui attendent le moment propice pour déserter. Ce qui reste, ce sont des garnisons fantômes où les effectifs fondent de jour en jour. Ce qui reste, ce sont des uniformes sans âme, des grades sans autorité, des généraux sans troupes.

 

Combien de temps encore avant que toutes les garnisons de province soient abandonnées? Combien de temps encore avant qu’il ne reste plus aucun soldat à Sam-Ouandja, à Ouadda-Maïkaga, à Birao, à Zémio? Combien de temps encore avant que ces villes tombent aux mains des groupes armés parce qu’il n’y aura plus personne pour les défendre?

 

Le Général Mamadou continue ses affaires. Le ministre de la Défense continue ses discours. Le Président Touadéra continue ses voyages. Et pendant ce temps, l’armée nationale disparaît sous leurs yeux.

 

Corbeau News Centrafrique continuera de documenter cette agonie. Nous continuerons de raconter les désertions. Nous continuerons de dénoncer l’abandon des soldats. Nous continuerons de pointer du doigt les responsables de cette catastrophe. Parce qu’un jour, quand il sera trop tard, quand toutes les garnisons seront vides, quand toutes les villes de province seront tombées, il faudra bien rendre des comptes. Il faudra bien expliquer comment une armée nationale a pu disparaître en quelques années sous la direction d’un général businessman qui n’a jamais mis les pieds sur le terrain.

 

Par Moïse Banafio….

 

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Centrafrique : l’enquête du CNC confirme l’exécution de l’interprète Melchi par Wagner

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l’enquête du CNC confirme l’exécution de l’interprète Melchi par Wagner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/les-wagner-et-les-faca-a-bouar-et-la-Minusca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : l’enquête du CNC confirme l’exécution de l’interprète Melchi par Wagner
les-wagner-et-les-faca-a-bouar-et-la-minusca – En Centrafrique, la rébellion se replie, mais ne cède pas

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’enquête menée par la rédaction de Corbeau News Centrafrique sur la mort de l’interprète des russes, monsieur Melchi progresse. Les informations recueillies à Zémio et aux environs contredisent totalement la version officielle fournies par Wagner. Ce qui était présenté comme un accident est en réalité autre chose. Les éléments rassemblés par notre équipe confirment ce que beaucoup redoutaient déjà.

 

 

Incroyable ce qui se passe dans notre pays. Touadera et les russes transforment la RCA à un territoire du désordre et du chaos. Les russes font ce qu’ils veulent, tuent à volonté, massacre impunément. Le pays est devenu un pays des morts. Incroyable! Concernant l’affaire de la mort de l’interprète des russes, monsieur Melchi, il y a du nouveau. Notre rédaction a recueilli sur place à Zémio et aux environs plusieurs informations qui contredisent formellement le récit officiel. L’interprète des mercenaires russes, originaire de Bocaranga dans l’Ouham-Pendé, a été enterré la semaine dernière dans son village natal. Les témoignages obtenus sur le terrain racontent une histoire bien différente de celle présentée par Wagner et l’état-major.

 

Au départ, plusieurs sources évoquaient un assassinat. Mais l’état-major et le groupe Wagner confirment que c’était une erreur. Une erreur parce que, apparemment, selon les Russes, ils étaient partis en opération et lorsqu’ils ont sauté du char pour entrer dans la brousse, Melchi aurait sauté avec son arme. Malheureusement, il se serait sauté sur son arme qui l’aurait tué accidentellement.

 

Cette version ne résiste pas aux faits. Les informations recueillies par CNC sur le terrain confirment totalement le contraire.

 

En effet, dans la journée du vendredi, jour de son assassinat, les Russes étaient partis en opération vers 9 heures du matin. Cinq heures plus tard, vers 14 heures, ils ont appelé Melchi au téléphone pour les retrouver en urgence à un lieu indiqué par les russes eux-mêmes. L’interprète Melchi a alors quitté Zémio à bord d’une moto conduite par un monsieur, dont on préserve le nom pour nécessité d’enquête. Melchi et son conducteur ont quitté Zémio aux environs de 14 heures pour parcourir 40 kilomètres et retrouver les mercenaires.

 

En arrivant sur place, les Russes l’ont bloqué. Ils l’ont attaché les mains dans le dos. Ils l’ont interrogé, avant de l’exécuté froidement.

 

L’histoire du saut du blindé, de l’arme qui le tue accidentellement, tout cela n’est que mensonge. C’est la défense que Wagner tente de faire passer. Les mercenaires russes pensent que les Centrafricains sont des idiots qui ne réfléchissent pas. Alors ils racontent leurs bêtises.

 

Après la mort de Melchi, une réunion a été organisée à Zémio. Le sous-préfet, le commandant des FACA et les représentants de Wagner étaient tous présents. Le commandant des FACA a posé la question sur les circonstances de la mort de Melchi. La réponse du chef de Wagner à Zémio a été sans appel : Melchi n’est pas un soldat FACA. Melchi c’est un civil. Donc ça ne te concerne pas. Si c’était un soldat FACA qui était mort, tu pourrais poser la question. Mais Melchi c’est un civil. Tu ne dois pas poser la question sur ça.

 

Le message était clair. Le commandant des FACA ne doit pas chercher à savoir plus. Parce que Melchi était un civil, pas un militaire, l’affaire ne le regarde pas.

 

Cette réponse dit beaucoup. Elle confirme que Wagner n’est pas prêt à expliquer l’assassinat de Melchi. Les mercenaires russes n’ont aucune intention de donner des explications. On l’a tué, c’est tout. Fermez votre gueule. C’est exactement ce que Wagner veut dire.

 

Par Charles Nguilo….

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Vakaga : comment le ministre Arnaud Djoubaye Abazène redessine à sa tête les communes pour mieux régner

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Vakaga : comment le ministre Arnaud Djoubaye Abazène redessine à sa tête les communes pour mieux régner

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/arnaud-djoubaye-abazene-ministre-d-etat-charge-de-la-justice-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Vakaga : comment le ministre Arnaud Djoubaye Abazène redessine à sa tête les communes pour mieux régner
Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la justice en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, a annoncé à la radio un projet de redécoupage communal dans la Vakaga. Ce qu’il présente comme une réorganisation administrative cache en réalité une stratégie politique bien connue du régime Touadéra : fragmenter les territoires pour affaiblir les communautés qui ne font pas partie du gouvernement de Félix Moloua. Cette ethnie occupe les postes clés du gouvernement et utilise maintenant l’outil administratif pour s’assurer que les autres groupes ethniques restent sans influence réelle.

 

 

Le phénomène touche plusieurs zones de la préfecture :  Ouanda-Djallé, Birao, Sikikédé. Partout, le même scénario se répète avec des variantes selon les réalités locales. Mais aujourd’hui, nous allons examiner ce qui se passe sur l’axe Boromata, où des villages à majorité Sara découvrent qu’on leur impose un découpage qui défie toute logique administrative.

 

Des villages Sara qu’on refuse de reconnaître

L’axe Birao – Boromata compte plusieurs villages à majorité Sara bien établis. Tangara rassemble entre 200 et 240 habitants. Tayoyo en compte 300. Tagnagna abrite 350 personnes. Ndomandé en héberge 200. Dakirime en regroupe 280. À 47 kilomètres de Birao, Bourguesse compte 500 habitants. Takamala, situé à 45 kilomètres, en rassemble 750 et possède une église catholique, un hôpital, une école primaire et un aérodrome. Takadja, le plus peuplé avec 850 habitants et une école primaire, se trouve à 55 kilomètres.

 

Au total, plus de 3 500 personnes vivent dans ces villages qui disposent d’infrastructures fonctionnelles. N’importe quel administrateur sensé créerait une commune autour de Takadja ou Takamala, les deux localités les mieux équipées. C’est ce que dicterait la simple rationalité.

 

Sauf que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène a choisi une autre voie. Tous ces villages Sara de l’axe Boromata vont administrativement dépendre de Délémbé, un petit village situé sur l’axe Ouandja en allant vers Bria, à 55 kilomètres de Birao. Délémbé compte, après les troubles militaire,  à peine vingt maisons actuellement. C’est un village qui avait un par cet un aérodrome du parc. Mais c’était avant. Mais depuis plusieurs mois, la quasi-totalité des habitants sont partis se refugier à Birao, laissant derrière eux un village quasi-désert. Vingt maisons, et c’est tout. Pourtant, c’est ce lieu quasi inexistant qui devient le chef-lieu d’une commune regroupant des milliers de personnes. Et ce qui est incroyable, ces villages qui se trouve sur l’axe de Boromata sont totalement à l’opposé de Délémbé.

 

L’absurdité comme méthode de gouvernement….

Comment un village de vingt maisons peut-il administrer des villages qui le dépassent en population et en infrastructures ? Comment justifier qu’on oblige les habitants de Takamala – qui ont un hôpital et un aérodrome – à parcourir des dizaines de kilomètres vers un endroit presque vide pour leurs démarches administratives ?

 

La réponse se trouve dans une phrase simple : “ les Sara, les Youlou, les Rounga et les autres ethnies de la Vakaga n’ont pas de représentants qui peuvent parler à leur nom au niveau du gouvernement  ”. En clair : puisque les Sara, les Youlou, les Rounga  n’ont pas de représentants dans les ministères, puisqu’ils ne pèsent pas politiquement à Bangui, on peut se permettre de découper leurs villages comme bon nous semble. On peut les rattacher à une commune fantôme où ils n’auront aucun contrôle sur leur propre administration. Surtout, on pense aux Sara, les vraies victimes absurdes.

 

En effet, ce redécoupage arrive au moment où le pays se prépare pour les Élections de décembre 2025. Modifier les communes, c’est modifier les circonscriptions électorales. C’est décider qui pourra voter où, quelle communauté aura du poids et laquelle sera diluée dans des ensembles où elle ne comptera pas.

 

Les mafieux du régime qui contrôlent les ministères de la justice et autres ministères ont compris qu’un territoire bien découpé vaut mieux qu’un scrutin truqué. Si vous dispersez une communauté, si vous la rattachez à un chef-lieu inaccessible ou contrôlé par d’autres, vous annulez sa capacité à se mobiliser. Vous garantissez qu’aux Élections, ces gens ne pèseront rien.

 

Le régime Touadéra a passé des mois à neutraliser l’opposition par des obstacles juridiques, à installer des candidats fantoches pour donner l’impression d’une compétition électorale. Maintenant, il s’attaque à la géographie électorale elle-même. C’est la dernière couche de verrouillage.

 

Abazène, l’homme des basses œuvres….

Le ministre de la Justice ne découvre pas ces méthodes. Son parcours au gouvernement a déjà donné lieu à plusieurs controverses. Le voilà qui ajoute une nouvelle page à son dossier en se transformant en géographe politique, redécoupant les territoires selon les intérêts de son clan et du régime plutôt que selon les besoins des populations.

 

Les Sara de l’axe Boromata, les Youlou de Ouanda-Djallé et les Rounga de Sikikédé  ne demandent rien d’extraordinaire. Ils veulent simplement ce que la logique commanderait : une commune dont le chef-lieu corresponde à leur réalité démographique et territoriale. Takadja pourrait parfaitement jouer ce rôle avec ses 850 habitants. Takamala aussi, avec ses infrastructures. N’importe lequel de ces villages conviendrait mieux que Délémbe.

 

Mais leur problème, c’est qu’ils n’appartiennent pas à la bonne ethnie. Ils n’ont pas de cousins ministres, pas de protecteurs dans les couloirs du pouvoir à Bangui. Alors on les découpe, on les rattache à un hameau qui n’existe presque pas, et on appelle ça de la réorganisation administrative.

 

Martin Dorotou….

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Vakaga : le pêcheur attaqué par un hippopotame à Ndiffa  est finalement mort de ses blessures

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Vakaga : le pêcheur attaqué par un hippopotame à Ndiffa  est finalement mort de ses blessures

 

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Un homme dans sa pirogue sur la rivière Kodtto, à Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Hassan n’a pas finalement survécu. Le pêcheur blessé lundi dernier lors de l’attaque d’hippopotame près de Ndiffa  est décédé ce jeudi 27 novembre 2025 très tôt le matin à Tiringoulou.

 

 

Transféré dans cette localité pour recevoir des soins après l’agression qui lui avait causé de graves blessures aux jambes, l’homme n’a finalement pas pu être sauvé par ses médecins. Sa famille est sous le choc depuis l’annonce de son décès.

 

Pour rappel, Hassan avait été violemment attaqué lundi dernier après-midi vers 15 heures alors qu’il pêchait dans sa pirogue sur la rivière de Ndiffa, à 35 kilomètres de Tiringoulou. Les hippopotames avaient chargé son embarcation avec force, lui infligeant de multiples coups aux jambes. Il avait d’abord été évacué vers le village Mandjam, situé à environ cinq kilomètres du lieu de l’incident, avant son transfert vers Tiringoulou où il devait recevoir un traitement approprié.

 

Les attaques d’hippopotames restent fréquentes dans cette zone de la Vakaga, où les pêcheurs exercent leur activité quotidienne au contact direct de ces animaux dangereux.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par le correspondant du CNC à Tiringoulou…

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Touadera a peur, Dimitri a peur, Wagner a peur : la panique s’empare du pouvoir de Bangui et l’attaque en règle contre la CPI qu’ils accusent d’avoir financé les groupes armés en Centrafrique

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Touadera a peur, Dimitri a peur, Wagner a peur : la panique s’empare du pouvoir de Bangui et l’attaque en règle contre la CPI qu’ils accusent d’avoir financé les groupes armés en Centrafrique

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera a peur, Dimitri a peur, Wagner a peur : la panique s’empare du pouvoir de Bangui et l’attaque en règle contre la CPI
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le site Actu Cameroun, financé par le groupe Wagner, vient de publier un long article robotique et mécanique pour discréditer la Cour pénale internationale. Le prétexte ? La condamnation de l’humanitaire Martin Joseph Figueira. Le but réel ? Préparer l’opinion à rejeter d’avance toute action de la CPI contre les crimes commis en Centrafrique par les Mercenaires russes et le régime Touadéra.

 

 

Cette sortie médiatique précipitée confirme une chose : ils ont peur. Peur que les massacres, les détentions arbitraires, les exécutions sommaires finissent par être jugés. Alors ils attaquent l’institution judiciaire internationale avant qu’elle ne les atteigne.

 

Souvenez-vous, Corbeau News Centrafrique a été le premier média à annoncer l’arrestation de Figueira à Zemio en mai 2024. Nous avons suivi son transfert à Bangui, son passage à l’Office central de répression du banditisme, son incarcération à la prison du Camp De Roux. Notre couverture a été reprise par les médias internationaux. Nous connaissons cette affaire mieux que quiconque. Et nous savons qu’elle n’a jamais eu le moindre lien avec des “groupes armés” ou des “menaces à la sécurité intérieure”.

 

L’arrestation de Martin Joseph Figueira était une opération montée de toutes pièces par les Wagner. Les “preuves” présentées lors du procès ? Des montages, des documents fabriqués pour donner une apparence de légalité à une détention arbitraire. La condamnation à dix ans de travaux forcés prononcée le 4 novembre 2025 n’est que l’aboutissement d’un processus judiciaire entièrement piloté par Wagner, qui contrôle la justice centrafricaine depuis 8 ans. Figueira a servi de monnaie d’échange, d’outil de chantage. Son sort montre comment Wagner transforme la justice centrafricaine en instrument d’extorsion et de pression internationale.

 

Pourquoi cette campagne de propagande maintenant ? Parce que les preuves s’accumulent. Les massacres commis par les mercenaires russes et les FACA dans les provinces centrafricaines sont documentés. Les témoignages de victimes se multiplient. Les détentions arbitraires, les exécutions sommaires, les disparitions forcées : tout est consigné, vérifié, archivé. Wagner et le régime Touadéra savent que la CPI enquête sur ces crimes. Leur stratégie est simple : tenter de discréditer d’avance l’institution qui pourrait les juger.

 

L’article d’Actu Cameroun transforme une affaire judiciaire fabriquée en “preuve” de l’ingérence de la CPI dans les affaires centrafricaines. Le raisonnement est tordu mais délibéré : puisque Figueira communiquait avec la CPI (ce qui fait partie de son travail humanitaire), alors la CPI “finance des groupes armés”. Cette logique absurde vise à criminaliser tout contact avec les institutions internationales. Si communiquer avec la CPI devient un crime, alors plus personne ne pourra documenter les atrocités commises en Centrafrique.

 

L’article cite le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CPI comme un modèle à suivre. Ces trois pays sont précisément des dictatures militaires où Wagner opère en toute impunité, multipliant les exactions contre les populations civiles. Présenter leur retrait comme un acte de “souveraineté” revient à célébrer le droit de massacrer sans rendre de comptes. La rhétorique anti-occidentale déployée dans l’article (“tribunal des Blancs contre les Africains”) est un classique de la désinformation russe. Elle instrumentalise les légitimes critiques historiques contre la CPI pour défendre les pires crimes contemporains. Quand des mercenaires russes violent, torturent et tuent des civils centrafricains, invoquer le “néocolonialisme” pour les protéger est une insulte aux victimes.

 

Cette offensive médiatique témoigne d’une chose : Wagner et le régime Touadéra sont inquiets. Ils savent que leurs crimes ne resteront pas impunis indéfiniment. Ils tentent de construire un narratif préventif, de préparer l’opinion à rejeter toute action de la CPI comme une “ingérence étrangère”. Mais leur précipitation les trahit. Fabriquer une affaire pour discréditer la CPI, puis la présenter comme une preuve de l’ingérence de la CPI, c’est une boucle logique absurde qui ne trompe personne. Le fait qu’ils aient besoin d’un tel montage prouve précisément qu’ils n’ont aucun argument légitime à opposer aux enquêtes en cours.

 

La justice internationale avance lentement, mais elle avance. Les preuves collectées aujourd’hui serviront demain. Chaque massacre documenté, chaque témoignage recueilli, chaque crime enregistré devient une pièce du dossier qui, tôt ou tard, sera ouvert. Wagner peut contrôler ActuCameroun, financer des articles de propagande, fabriquer des affaires judiciaires. Mais il ne peut pas effacer les crimes commis. Les fosses communes restent. Les victimes se souviennent. Les documents existent. La panique visible dans cette campagne médiatique montre que les responsables le savent. Leur temps est compté.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Centrafrique : une nouvelle milice proche du pouvoir, dirigée par Euloge Doctrouvé, sévit à Bangui. Élisée Nguémalé, leader de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique, est l’une des victimes de ses voyous du MCU

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Centrafrique : une nouvelle milice proche du pouvoir, dirigée par Euloge Doctrouvé, sévit à Bangui. Élisée Nguémalé, leader de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique, est l’une des victimes de ses voyous

 

Centrafrique : une nouvelle milice proche du pouvoir, dirigée par Euloge Doctrouvé, sévit à Bangui. Élisée Nguémalé, leader de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique, est l’une des victimes de ses voyous
Élysée Nguimalé en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Bangui vit sous la menace d’une nouvelle milice dirigée par un proche du président Touadéra. Alors que le scrutin du 28 décembre approche, le régime multiplie les milices armées pour terroriser les Centrafricains. Ce n’est plus de la politique, c’est du banditisme organisé depuis le sommet de l’État.

 

 

Après la milice Requins de Doneng Héritier, dont certains membres ont été intégrés dans l’armée, la gendarmerie, la police  et la garde présidentielle, une nouvelle force criminelle vient de voir le jour. Elle fait régner la terreur dans la capitale. Elle est dirigée par Euloge Doctrouvé, un personnage qui s’est transformé en homme de main du régime de Touadera. Ces groupes paramilitaires opèrent au grand jour, avec la bénédiction des plus hautes autorités du pays.

 

Deux faits récents confirment l’activité intense de cette milice. Le lundi 18 novembre, un pasteur apôtre a été assassiné dans le 4ème arrondissement. L’information a largement circulé sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et WhatsApp. Les témoignages recueillis sur le terrain par la rédaction du CNC pointent tous vers le groupe de Euloge Doctrouvé. Puis, quelques jours plus tard, c’est le tour de monsieur Élisée Nguémalé, un leader de la société civile centrafricaine, qui a été agressé.

 

L’agression de monsieur Élisée Nguémalé mérite qu’on s’y attarde, car elle dit beaucoup sur les méthodes du régime. Ce n’est pas n’importe qui, Élisée Nguémalé. C’est lui qui, au nom de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique, a déposé une requête devant le Conseil constitutionnel pour invalider la candidature de Touadéra, car l’origine paternelle du Président est floue et totalement inconnue pour les centrafricains. C’est lui que le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé, a publiquement menacé de poursuites judiciaires. C’est lui à qui ce même ministre a interdit de parler dans les médias publics et privés. Quelques semaines après ces menaces, Nguémalé se retrouve tabassé en plein jour dans un restaurant de Bangui.

 

Les faits sont d’une précision glaçante. Lundi 24 novembre, vers 16h40, Élisée Nguémalé se trouve dans un restaurant en face de Quifeurou, à 200 mètres du croisement Marabena dit Omar Bongo. Il est venu retrouver un ancien collègue de Bayanga pour discuter tranquillement. Doctrouvé  arrive d’abord seul pour repérer sa victime. Il repère Nguémalé et son emplacement, observe les lieux, puis repart. Quelques minutes plus tard, il envoie ses hommes , cinq jeunes hommes bien musclés. Ces bandits du régime entrent dans le restaurant et commencent à agresser Elysée Nguémalé et le frappent violemment. L’agression dure plus de dix minutes.

 

Mais voici le détail le plus choquant: au moment de l’agression, deux militaires se trouvent dans le restaurant, dont un capitaine. Pendant que Nguémalé est roué de coups sous leurs yeux, pendant dix longues minutes, ces militaires ne bougent pas. Ils ne tentent pas d’arrêter les agresseurs, ils ne protègent pas la victime, ils ne réagissent tout simplement pas. Cette passivité totale d’un officier de l’armée nationale face à un tabassage en règle ne peut signifier qu’une chose : l’agression avait reçu un feu vert. Elle faisait partie d’un plan approuvé au plus haut niveau.

 

Quelques jours après cette violence, à l’occasion de la fête nationale du 1er décembre, le président Touadéra remet une médaille de reconnaissance officielle à Euloge Doctrouvé .

 

Le timing n’est pas un hasard. En décorant publiquement Doctrouvé  juste après l’agression de Nguémalé, le chef de l’État Baba Kongoboro adresse un message sans équivoque : ceux qui s’en prennent à mes opposants seront récompensés. C’est exactement ce qui s’était passé avec Doneng Héritier, le chef de la milice Requins. Après avoir semé la terreur et commis des crimes, il a été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports. Les bourreaux du régime ne sont pas poursuivis, ils sont promus.

 

Le parcours de Doctrouvé  raconte à lui seul la dérive du pays. En 2018 et 2019, il était encore dans le camp adverse au régime. Il avait fuit le pays pour aller au Congo Brazzaville. En exil, il critiquait violemment le régime, insultait même le président de l’Assemblée nationale, accusait Touadéra de diriger un gouvernement criminel. Puis par la surprise, il est revenu au pays. Il a changé de veste et s’est transformé en griot du régime, en porte-voix criminel de Touadéra. Depuis 2019, il multiplie les insultes et les menaces contre tous ceux qui osent critiquer le pouvoir. Aujourd’hui, il est passé à la phase suivante : l’agression physique. Et pour le remercier, le président lui offre une médaille.

 

La composition de sa milice en dit long. Plusieurs de ses hommes viennent de la milice Requins. Ce sont d’anciens criminels qui ont été recyclés, d’abord dans l’armée ou la garde présidentielle, puis dans de nouveaux groupes paramilitaires. Le régime utilise les mêmes individus, il leur change juste d’uniforme selon les besoins. Ces hommes auraient dû être jugés pour leurs crimes. Au lieu de ça, ils continuent de terroriser la population, avec de nouveaux chefs mais les mêmes méthodes.

 

Ce qui se passe à Bangui en ce moment n’a rien d’une tension pré-électorale normale. La Minusca et les organisations internationales parlent de « climat tendu », comme s’il y avait deux camps qui s’affrontaient. Mais ce n’est pas le cas. Il y a un régime qui utilise la violence organisée pour écraser toute contestation. Il y a des citoyens qui exercent leurs droits constitutionnels et qui se font tabasser pour ça. Il y a un pouvoir qui crée volontairement le désordre qu’il prétend combattre.

 

Élisée Nguémalé n’a rien fait d’illégal. Il a simplement saisi le Conseil constitutionnel, comme la loi l’y autorise, pour contester la candidature de Touadéra. Pour cet acte démocratique élémentaire, il a été menacé par un ministre, interdit de parole dans les médias, puis agressé physiquement par une milice dont le chef reçoit ensuite une médaille présidentielle. Cette séquence résume à elle seule la nature du régime Touadéra.

 

Par Gisèle MOLOMA….

 

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Législative à Nola : Quand le MCU s’autodétruit et que le Conseil Constitutionnel protège le candidat rebelle Alexis N’Dui-Yabela

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Législative à Nola : Quand le MCU s’autodétruit et que le Conseil Constitutionnel protège le candidat rebelle Alexis N’Dui-Yabela

 

Législative à Nola : Quand le MCU s’autodétruit et que le Conseil Constitutionnel protège le candidat rebelle Alexis N’Dui-Yabela
Monsieur Alexis N’Dui-Yabela

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le parti présidentiel a tranché. La justice a confirmé. Mais Alexis N’Dui-Yabela  reste candidat. Bienvenue dans l’anarchie version Touadéra.

 

Le 26 octobre 2025, le MCU tenait son congrès à Bangui. Le parti présidentiel devait désigner ses candidats pour les législatives de décembre. Dans la circonscription de Nola, préfecture de la Sangha-Mbaéré, deux hommes se disputaient l’investiture : Pogola Eric et Alexis N’Dui-Yabela . Le congrès a tranché. Pogola a été validé comme candidat officiel du MCU. Alexis a été rejeté.

 

 

Normalement, l’histoire aurait dû s’arrêter là. Un parti désigne ses candidats, les autres s’inclinent. C’est la règle du jeu politique, même la plus basique. Mais Alexis N’Dui-Yabela  n’est pas du genre à s’incliner. Il a créé un scandale monumental. Il a menacé. Il a juré qu’il irait aux Élections quoi qu’il arrive, avec ou sans l’aval du MCU. Et il a tenu parole.

 

Voilà donc le parti présidentiel avec deux candidats sur la même circonscription. Pogola Eric, le candidat officiel validé par le congrès, inscrit en 3ème circonscription de Nola avec le numéro d’ordre 1 sur la liste de l’Autorité Nationale des Élections. Et Alexis N’Dui-Yabela , le rebelle, qui s’est imposé en force sur la 1ère circonscription de Nola et dont le nom figure lui aussi sur la liste officielle de l’ANE.

 

Le MCU se retrouve donc dans cette situation absurde : deux de ses membres, l’un validé, l’autre rejeté par le parti, se font la guerre pour représenter… le même parti. C’est du grand n’importe quoi. Mais attendez, ça devient encore plus intéressant.

 

Pogola Eric, le candidat légitime du MCU, ne va pas se laisser faire. Il saisit le Tribunal Administratif de Bouar, juridiction compétente pour la zone qui couvre la Nana-Mambéré, l’Ouham-Pendé et la Sangha-Mbaéré. Son recours est clair : Alexis N’Dui-Yabela  n’a pas le droit de se présenter. Le parti l’a rejeté lors du congrès. Il n’a aucune légitimité.

 

Le tribunal examine le dossier. Les magistrats délibèrent. Et ils rendent leur décision : le recours de Pogola est recevable. La candidature d’Alexis N’Dui-Yabela  est invalidée. C’est écrit noir sur blanc dans le jugement que nous avons obtenu. L’article 3 invalide formellement cette candidature. L’article 5 précise que cette décision doit être notifiée à l’Autorité Nationale des Élections et aux deux intéressés.

 

Tout est clair. Le parti présidentiel a choisi son candidat. La justice a confirmé que l’autre n’avait pas le droit de se présenter. L’affaire est close. Sauf que non.

 

Parce que le Conseil Constitutionnel, cette institution dirigée par Jean-Pierre Waboué, l’oncle du président Touadéra, a décidé que cette décision ne l’intéressait pas. Alexis N’Dui-Yabela  figure toujours sur la liste officielle des candidats validés. Son nom est là, bien visible, dans la 1ère circonscription de Nola. Comme si le tribunal de Bouar n’avait jamais rendu son jugement. Comme si le congrès du MCU n’avait jamais eu lieu.

 

Essayons de comprendre ce qui se passe. Le MCU, parti présidentiel, organise son congrès. Il valide Pogola, rejette Alexis. C’est la décision souveraine du parti. Alexis refuse, menace, force le passage. Le candidat officiel saisit la justice. Le tribunal donne raison au candidat officiel. Logiquement, l’histoire devrait se terminer là. Alexis devrait être retiré des listes. Pogola devrait être le seul candidat MCU à Nola.

 

Mais le Conseil Constitutionnel de Waboué en a décidé autrement. Il maintient la validation d’Alexis. Personne ne sait pourquoi. Aucune explication. Aucune justification. Le Conseil a juste décidé que la décision du tribunal ne comptait pas. Point final.

 

Vous saisissez l’énormité de la situation ? Le parti présidentiel ne contrôle même plus ses propres investitures. Un candidat rejeté par le MCU lors de son congrès peut se présenter quand même sous l’étiquette du parti. Un candidat officiel validé par le congrès doit partager sa circonscription avec un rebelle que le parti a pourtant écarté. Et quand la justice tranche en faveur du candidat officiel, le Conseil Constitutionnel ignore purement et simplement cette décision.

 

C’est quoi ce bordel ? Le MCU est-il encore un parti ou juste une étiquette qu’on peut utiliser à sa guise ? Les décisions du congrès ont-elles encore un sens ? Les validations de candidatures suivent-elles encore des règles ou c’est juste au bon vouloir de Jean-Pierre Waboué et son Conseil Constitutionnel ?

 

Pogola Eric doit se sentir bien seul. Il a fait les choses dans les règles. Il a participé au congrès de son parti. Il a obtenu l’investiture officielle. Quand un rival a voulu forcer le passage, il a saisi la justice. Il a obtenu gain de cause devant le tribunal. Et malgré tout ça, il se retrouve avec Alexis N’Dui-Yabela  toujours face à lui sur les listes électorales.

 

À quoi ça sert de respecter les procédures du parti ? À quoi ça sert de gagner devant un tribunal ? À quoi ça sert de suivre les règles si au final le Conseil Constitutionnel peut tout balayer d’un revers de main ?

 

Le message envoyé au MCU est catastrophique. N’importe quel militant peut désormais contester les décisions du congrès. Il suffit de menacer assez fort, de créer assez de scandale, et le Conseil Constitutionnel vous maintiendra sur les listes même si le parti vous a rejeté et même si la justice vous a invalidé. C’est la porte ouverte à toutes les rebellions internes.

 

Imaginez la scène lors du prochain congrès du MCU. Des candidats se font écarter. Ils menacent. Ils jurent qu’ils iront quand même aux Élections. Les candidats officiels les traînent devant les tribunaux. Les tribunaux leur donnent raison. Et puis le Conseil Constitutionnel maintient tout le monde sur les listes. Le MCU aura dix candidats par circonscription, tous officiellement validés, tous en guerre les uns contre les autres. C’est vers ça qu’on se dirige.

 

Mais au fond, est-ce vraiment un problème pour le régime Touadéra ? Le MCU peut bien s’autodétruire, se diviser, se déchirer. Du moment que l’opposition est laminée, du moment que les vrais adversaires du régime sont écartés, le reste importe peu. Que Pogola et Alexis se battent pour la même circonscription, c’est un problème interne au parti au pouvoir. Ça n’empêchera pas le MCU de remporter le scrutin. Avec ou sans discipline de parti.

 

Le Tribunal Administratif de Bouar peut bien rendre toutes les décisions qu’il veut. Jean-Pierre Waboué et son Conseil Constitutionnel feront exactement ce qu’ils ont envie de faire. Si ça les arrange de maintenir un candidat rebelle pour punir le parti, ils le font. Si ça les arrange d’invalider un candidat gênant, ils le font aussi. Les décisions de justice ne sont que des suggestions qu’on peut suivre ou ignorer selon l’humeur du jour.

 

Cette affaire de Nola concentre tout ce qui ne va pas dans le système Touadéra. Un parti présidentiel qui ne contrôle plus ses investitures. Des candidats qui peuvent défier leur propre parti sans conséquence. Des tribunaux dont les décisions ne servent à rien. Un Conseil Constitutionnel qui fait sa propre loi. Et au milieu de tout ça, un candidat officiel, Pogola Eric, qui a suivi toutes les règles et qui se fait humilier par le système qu’il est censé représenter.

 

Les campagnes électorales n’ont même pas encore commencé. Elles démarreront en décembre. Mais le chaos est déjà là. Dans la circonscription de Nola, deux candidats du MCU vont s’affronter. L’un a été validé par le parti et par la justice. L’autre a été rejeté par le parti et invalidé par la justice. Devinez lequel le Conseil Constitutionnel protège ?

 

Personne ne sait exactement pourquoi Waboué et son Conseil maintiennent Alexis N’Dui-Yabela  malgré tout. Peut-être pour humilier le MCU. Peut-être pour montrer que même le parti présidentiel doit courber l’échine devant le Conseil. Peut-être juste parce qu’ils peuvent le faire et que personne ne viendra leur demander des comptes.

 

Ce qui est sûr, c’est que cette décision du Conseil Constitutionnel vient d’établir un précédent désastreux. N’importe quel candidat rejeté par son parti peut désormais passer outre. Il suffit de menacer, de créer du scandale, et de compter sur le Conseil Constitutionnel pour maintenir sa candidature même si la justice l’invalide.

 

Le Tribunal Administratif de Bouar peut ranger son jugement dans un tiroir. Pogola Eric peut relire cent fois la décision qui lui donne raison. Ça ne changera rien. Alexis N’Dui-Yabela  reste candidat. Le MCU peut continuer à s’autodétruire. Le Conseil Constitutionnel regarde ailleurs.

 

Et pendant ce temps, on nous parle d’Élections transparentes et démocratiques. On nous explique que tout se passe dans les règles. Regardez Nola. Regardez cette guerre fratricide au sein même du parti présidentiel. Regardez comment le Conseil Constitutionnel piétine les décisions de justice. Et dites-moi si ce scrutin de décembre ressemble encore à quelque chose de sérieux.

 

La réponse, vous la connaissez déjà. Le BRDC a totalement raison de boycotter ces élections fantomatique.

 

Par Gisèle MOLOMA…

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Touadera, regarde tes militaires : à Zémio,  sur la base d’une simple rumeur, une femme a été arrêtée par les soldats FACA. Incroyable l’armée de Touadera

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Touadera, regarde tes militaires : à Zémio,  sur la base d’une simple rumeur, une femme a été arrêtée par les soldats FACA. Incroyable l’armée de Touadera

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera, regarde tes militaires : à Zémio, sur la base d’une simple rumeur, une femme a été arrêtée par les soldats FACA. Incroyable l’armée de Touadera
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les arrestations sans raison commises par les Forces armées centrafricaines continuent de s’accumuler dans les provinces. À travers le pays, les militaires détiennent des civils sans motif valable, transformant leur tenue en simple instrument de règlement de comptes personnels ou d’intimidation.

 

 

L’impunité dont jouissent les soldats FACA dans leurs rapports avec les populations civiles n’est plus à démontrer. Dans les villes comme dans les villages, ces hommes en uniforme agissent comme s’ils étaient au-dessus des lois, utilisant leur position pour régler leurs affaires privées ou satisfaire leurs caprices. Les femmes, particulièrement vulnérables, sont souvent les premières victimes de ces comportements.

 

En effet, le dimanche 23 novembre dernier, à Zémio, chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou, dans le sud-est de la République centrafricaine, une femme a été interpellée et placée en détention par des éléments des FACA. Les raisons avancées par les militaires pour justifier cette arrestation sont aussi absurdes que floues. Selon eux, le mari de cette dame serait un milicien Azandé. Elle continuerait d’entretenir des relations avec lui. Ce milicien viendrait la rejoindre la nuit avant de repartir, et elle-même se rendrait régulièrement là où il se trouve.

 

Mais les informations recueillies par la rédaction de Corbeau News Centrafrique racontent une tout autre histoire. En réalité, cette femme habite à côté d’une concession qui servait autrefois de logement aux mercenaires du groupe Wagner et les soldats FACA. Après le départ de ces derniers, l’habitation a été occupée par une autre famille, dont des jeunes filles. C’est justement la présence de ces filles qui attire régulièrement les soldats FACA dans le quartier. Ils viennent les draguer, sortir avec elles.

 

Un jour, l’un de ces soldats, alors qu’il se trouvait dans la concession avec une de ces filles, découvre une vieille tenue militaire. Il demande à qui appartient ce vêtement. Sa copine, peut-être pour détourner les soupçons ou par simple bavardage, lui explique que c’est peut-être la voisine qui l’a jeté là, puisque son mari serait un milicien Azandé. Sans chercher à vérifier cette information, sans mener la moindre enquête, le soldat est reparti chercher ses collègues. Ensemble, ils ont débarqué chez la dame et l’ont arrêtée.

 

Ils exigent maintenant qu’elle leur dise où se trouve son mari pour qu’ils puissent l’arrêter à son tour. Une vieille tenue militaire, qui ne peut même plus être portée, une tenue qui pouvait appartenir aux anciens occupants Wagner ou à n’importe qui d’autre, devient le prétexte pour jeter une femme en prison. Aucune vérification, aucune preuve, juste les ragots d’une fille et le zèle aveugle de militaires qui se prennent pour des justiciers.

 

Ce qui est certain, c’est qu’une femme se trouve actuellement en détention à Zémio pour rien. Sur la base d’un ouï-dire, d’une simple rumeur lancée par une jeune fille qui voulait peut-être protéger sa propre concession ou qui parlait sans réfléchir. Les FACA, censées protéger les populations, se comportent comme des gangsters. Elles arrêtent, détiennent, terrorisent les civils pour des motifs qui n’ont rien à voir avec la sécurité ou la justice.

 

Cette criminalité en uniforme a dépassé toutes les limites. À Zémio comme ailleurs, les militaires centrafricains continuent d’agir en toute impunité, transformant la vie des citoyens ordinaires en calvaire. Et pendant ce temps, cette femme croupit en prison, victime d’un système où le caprice d’un soldat fait office de loi.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Solongbo Mathias….

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Bangui : transfert spectaculaire et chaotique d’un détenu du commissariat du huitième au commissariat central, la police centrafricaine en plein délire

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Bangui : transfert spectaculaire et chaotique d’un détenu du commissariat du huitième au commissariat central, la police centrafricaine en plein délire

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/05/Le-general-de-la-police-centrafricaine-Bienvenu-Zokoue-DG-de-la-police-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : transfert spectaculaire et chaotique d’un détenu du commissariat du huitième au commissariat central, la police centrafricaine en plein délire
Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans une capitale où l’État se délite jour après jour, où les institutions ne fonctionnent plus que par à-coups, où les services publics survivent à peine, il arrive encore que la réalité dépasse ce qu’on croyait être le niveau le plus bas. La police nationale, censée incarner l’autorité et protéger les citoyens, vient de franchir un nouveau cap dans l’absurde et le dangereux.

 

 

Partout dans le monde, les forces de l’ordre disposent de moyens adaptés pour leurs missions quotidiennes. Le transfert de détenus obéit à des règles strictes, pensées pour la sécurité de tous : celle des policiers, celle du détenu, celle des civils. Des véhicules équipés, des protocoles établis, des garanties minimales. En Centrafrique, ces évidences semblent appartenir à un autre univers.

 

En effet, ce mercredi 26 novembre 2025, le commissariat du huitième arrondissement de Bangui devait transférer un détenu au commissariat central, en plein centre-ville. Une distance de trois à quatre kilomètres à peine. Un trajet ordinaire qui aurait dû se dérouler sans histoire.

 

Mais voilà comment les choses se sont passées. Trois hommes sur une vieille moto. Le conducteur devant, un policier en uniforme. Au milieu, le détenu. Mains menottées dans le dos. Impossible de s’accrocher, impossible de se protéger en cas de chute. Et derrière, un deuxième policier, armé d’un fusil calibre 12, une antiquité qui date probablement de la Première Guerre mondiale, du temps où ces armes équipaient les tranchées européennes. Cette scène digne d’un mauvais film s’est déroulée en plein jour, dans les rues de la capitale, sous les yeux des passants.

 

Les questions se bousculent naturellement. Le commissariat du huitième arrondissement ne dispose-t-il d’aucun véhicule ? Même pas une vieille camionnette, même pas une voiture de service délabrée ? Et si tel est le cas, pourquoi ne pas solliciter les autres unités qui sillonnent quotidiennement Bangui : l’OCRB, la FICU, les compagnies nationales de sécurité ? La direction générale de la police, le ministère de l’Intérieur, n’importe quelle structure aurait pu fournir un véhicule pour un transfert aussi banal. Mais non. La solution retenue a été celle-ci : une moto, trois hommes, un détenu menotté dans une position qui le rend totalement vulnérable.

 

Car il faut bien comprendre ce que signifie cette configuration. Un homme, les mains attachées derrière le dos, assis sur une moto qui roule dans les rues cahoteuses de Bangui. Le moindre nid-de-poule, le moindre coup de frein brusque, la moindre manœuvre d’évitement, et c’est la chute assurée. Sauf que contrairement aux deux policiers qui l’encadrent, le détenu n’a aucune possibilité de se rattraper. Ses mains prisonnières dans son dos ne peuvent ni amortir le choc ni protéger son visage. En cas d’accident, sa tête heurterait directement le bitume ou le trottoir. Une simple glissade pourrait lui être fatale.

 

Cette méthode ne relève pas seulement de l’improvisation ou du manque de moyens. Elle constitue une forme de maltraitance, peut-être involontaire, mais tout aussi dangereuse. Les normes internationales sur le traitement des détenus existent précisément pour éviter ce genre de situation. Elles ne sont pas des lubies occidentales ou des exigences excessives. Elles protègent la vie humaine, y compris celle des personnes en détention qui conservent des droits fondamentaux, quelles que soient les accusations portées contre elles.

 

Le spectacle de ce transfert en dit long sur l’état général des services publics centrafricains. Une police qui n’a pas les moyens d’assurer une mission aussi basique qu’un transfert de détenu sur quelques kilomètres. Des agents qui, faute de véhicules et d’équipements appropriés, bricolent des solutions dangereuses. Une hiérarchie qui laisse faire ou qui n’a même plus les ressources pour contrôler ce qui se passe sur le terrain. Tout cela dans la capitale, pas dans un village isolé de province.

 

Alors, on peut se demander combien de temps encore ce pays pourra fonctionner ainsi, en accumulant les dysfonctionnements, en normalisant l’absurde, en acceptant que chaque service public descende un peu plus bas dans l’inadmissible. Ce transfert sur une moto n’est qu’un détail, une anecdote presque, comparé aux crises majeures qui secouent la Centrafrique. Mais ces détails s’accumulent et finissent par dessiner le portrait d’un État qui a renoncé à garantir les conditions minimales de dignité et de sécurité à ses citoyens, y compris ceux qu’il place en détention.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata….

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Kémo et Nana-Gribizi : un cri de cœur des ressortissants accuse les cadres d’avoir cotisé 16 millions pour Touadéra au lieu de développer leurs régions

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Kémo et Nana-Gribizi : un cri de cœur accuse les cadres d’avoir cotisé 16 millions pour Touadéra au lieu de développer leurs régions

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/sylvie-Baipou-Temon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Kémo et Nana-Gribizi : un cri de cœur accuse les cadres d’avoir cotisé 16 millions pour Touadéra au lieu de développer leurs régions
Sylvie Baïpou-Temon, ministre des affaires étrangères, originaire de Grimari

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une lettre ouverte signée par des ressortissants de Kémo et Nana-Gribizi accuse durement leurs élites d’avoir mobilisé plus de 16 millions de francs CFA pour la campagne de Touadéra pendant que leurs villages croupissent dans l’abandon total.

 

 

Un document qui circule actuellement interpelle ces cadres et fonctionnaires. Ce « cri de cœur Nana Gribizi – Kémo aux fonctionnaires et soutiens de Touadéra », accompagné d’une liste nominative de 73 contributeurs avec les montants précis de leurs donations, dénonce le paradoxe d’une mobilisation financière massive pour une campagne électorale alors que les populations de ces préfectures vivent dans des conditions dramatiques. Les auteurs de cette lettre ouverte qualifient d’ailleurs ces donateurs de « pseudo-ressortissants », une formulation qui en dit long sur leur colère. Pendant que leurs élites installées à Bangui ont choisi de cotiser massivement pour garantir le maintien au pouvoir du régime, les villages de Kémo et Nana-Gribizi manquent de tout : routes, hôpitaux équipés, écoles fonctionnelles.

 

La lettre débute par une ironie cinglante adressée directement à ces cadres. « Messieurs les membres du MCU et Soutien pour la reconduction de votre Régime pour l’éternité, ceci est un cri qui vous est adressé à vous et votre regime pour vous féliciter », écrivent les auteurs. Le document reconnaît que ces fonctionnaires ont « réussi à montrer qu’ils savent faire comme les ressortissants des régions 6 et 2 », une allusion aux autres régions du pays dont les élites sont réputées pour leur capacité à mobiliser des ressources pour des causes politiques.

 

Le cri de cœur poursuit en admettant que « votre pari a réussi c’est vrai ». Malgré les « difficultés financières et la vie précaire de la population » que ces cadres prétendent représenter, ils ont réuni « la coquète somme nécessaire au financement de la campagne des quatre scrutins » dans leur région. Les auteurs de la lettre précisent qu’ils ont démontré « qu’il faut moins de 15 millions de Francs CFA pour organiser les quatre Élections (Présidentielles, Législatives, Régionales et Municipales) dans votre petite region comparée aux grandes régions de la République centrafricaine ».

 

La liste des contributeurs, qui accompagne cette lettre, détaille effectivement les noms de 73 personnes ayant versé des montants allant de 5 000 à 2 millions de francs CFA. En tête des donateurs figurent Bienvenu Ali et Ouambeti Thierry avec 2 millions de francs chacun, suivis de Prisca Mamadou (1,5 million), puis Célestin Yanendji, Zokoue Bienvenu, Djapagaza Christelle et Arthur Piri avec 1 million chacun. Les contributions s’échelonnent ensuite de 500 000 francs pour des noms comme Calixte Betianga, Ngaté Hypolite, Clotaire Samba, Martial Pabandji et Mazimbala Nelson, jusqu’aux plus modestes apports de quelques dizaines de milliers de francs. Le montant total atteint précisément 16 650 509 francs CFA.

 

Les dépenses provisoires engagées pour la cérémonie de réception du président témoignent de l’ampleur de l’événement : location de tente (1 million FCFA), sonorisation (150 000 FCFA), artistes (150 000 FCFA), symbole (10 000 FCFA), commission logistique (600 000 FCFA) et Semaporo (100 000 FCFA), soit un total de 2 010 000 francs. Le solde restant s’élève donc à 14 640 509 francs CFA, apparemment destiné au financement de la campagne proprement dite.

 

Mais c’est après avoir documenté cette mobilisation financière que le cri de cœur devient véritablement acerbe. « Maintenant que le financement des Élections est bouclé, il est de votre grande responsabilité, de faire de même pour les problèmes de votre region », interpellent les auteurs. Le document rappelle que « chaque habitants de la région 4 est conscient que vous y avez pensé » et énumère les localités qui souffrent : « Mbrès qui vit Ndassima au quotidien, Bandoro et Ndjoukou mais surtout Maroumba proche de Ndassima, toutes ces villes vivent un enfer qui ne vous échape sûrement pas ».

 

L’objectif du cri de cœur est clairement formulé : « vous rappeller que vous avez des électeurs qui attendent de vous le même sens d’engagement et de responsabilité que celui que vous déployz pour garder le pouvoir, geste louable ». La formulation, teintée d’ironie, appelle ces fonctionnaires à consacrer la même énergie au développement de leurs régions d’origine qu’à la campagne présidentielle.

 

« Sans vous offenser, vous êtes priés de considérer la présente comme un appel solennel et urgent », poursuit la lettre. Les auteurs dénoncent le fait que « la liste mise en circulation de façon ostententoire, ne peut masquer le silence de la population, au point d’être interprétée comme une ignorance totale des difficultés ». Puis vient cet avertissement direct : « La population sait qui a cotisé ».

 

Le cri de cœur propose alors une série de priorités concrètes pour lesquelles ces mêmes cadres pourraient « cotiser de la même façon » : construire l’axe Sibut-Grimari, construire la piste Galafindo-Ndjoukou, équiper les hôpitaux préfectoraux de Sibut et Kaga Bandoro, et payer les maîtres-parents qui enseignent les classes terminales des lycées de Sibut, Dékoa et Bandoro. Ces revendications touchent aux besoins les plus élémentaires : routes, santé et éducation.

 

Le cri de cœur introduit ensuite le concept d’« isolement social » pour décrire la situation actuelle. Selon les auteurs, cet isolement « défini l’état dans lequel la population de votre Région vit actuellement sans sentiment d’appartenance à la société banguissoise à laquelle vous appartenez en son nom ». Cette population vit « dans un état de délabrement de l’environnement domestique, le désordre excessif avec des besoins en infrastructures de bases qui ne vous préoccupent guere ». Le document énumère ces besoins fondamentaux : « École, Eau propre, Santé et route pour vendre ses produits agricoles afin de contribuer aux besoins alimentaires des autres régions ».

 

Dans un dernier développement, le cri de cœur pose la question de savoir « comment résister contre l’iNJUSTICE socialE INSOLENTE dANS LAQUELLE VOUS LA MAiNTENEZ Au NOM DE VOTRE POUVOIR ». Les auteurs affirment qu’« il est essentiel d’agir au plus tôt pour éviter les dangers potentiels » et reviennent à leur proposition centrale : « Cotisez comme vous venez de le faire pour le financement de votre reconduite aux affaires ».

 

Cette lettre ouverte, signée « cri de cœur de la Nana Gribizi et de la Kémo », témoigne d’une fracture profonde entre les élites de ces préfectures, installées dans la capitale et mobilisées pour la réélection de Touadéra, et les populations locales qui continuent de vivre dans le dénuement. La publication de la liste nominative des 73 contributeurs, avec les montants précis de leurs donations, apparaît comme une volonté de rendre publique la responsabilité de chacun de ces cadres. En démontrant qu’ils peuvent réunir plus de 16 millions en quelques semaines pour une cause politique, ces fonctionnaires ont involontairement prouvé qu’ils disposent des moyens et des réseaux pour mobiliser des ressources importantes. La question posée par ce cri de cœur est donc simple : pourquoi ne pas utiliser cette même capacité de mobilisation pour le développement de leurs régions d’origine, abandonnées depuis des années par les pouvoirs publics ?

 

Dans le contexte des Élections groupées de décembre 2025, où le président Touadéra brigue un troisième mandat contesté, cette affaire vient s’ajouter aux nombreuses polémiques qui entourent le processus électoral. Elle pose la question du rôle des élites locales et de leurs priorités : servir les intérêts d’un régime en place ou répondre aux besoins urgents de leurs populations d’origine. Pour les habitants de Kémo et Nana-Gribizi, la réponse semble désormais claire, et elle est consignée noir sur blanc dans cette liste de 73 noms qui circule désormais comme un réquisitoire public.

 

Par Justin Féïmona….

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Centrafrique : même pour un match de foot, quatre préfectures inaccessibles à cause des routes totalement non praticables. Le document de la fédération qui prouve l’effondrement total du pays

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même pour un match de foot, quatre préfectures inaccessibles  à cause des routes totalement non praticables. Le document de la fédération qui prouve l’effondrement total du pays

 

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L’équipe de RED STAR de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Parfois, ce sont les petits détails qui disent les grandes catastrophes. Un simple document de la Fédération Centrafricaine de Football pour la Coupe de l’Unité Nationale du 1er décembre 2025 vient de confirmer ce que tout le monde sait mais que personne n’ose quantifier : la Centrafrique est coupée en morceau à cause des route dans des mauvais état. Quatre préfectures – Mbomou, Basse-Kotto, Haute-Kotto et Haut-Mbomou – sont exclues de la compétition pour “contraintes logistiques”. Comprendre : routes inexistantes, ponts effondrés, pays en ruine. Le football, dans sa simplicité, vient de dresser le constat le plus accablant de l’ère Touadéra.

 

 

L’ironie est cruelle. Une compétition baptisée “Coupe de l’Unité Nationale” qui commence par exclure près d’un tiers des régions du pays. Mais derrière cette contradiction sémantique se cache une vérité bien plus grave : les routes reliant ces préfectures à la capitale sont devenues totalement impraticables, particulièrement pendant la saison des pluies.

 

Comment organiser un simple match de football quand les équipes ne peuvent même pas se déplacer ? Et si le ballon rond ne peut pas circuler, qu’en est-il des services essentiels ? Comment les fonctionnaires rejoignent-ils leurs postes ? Comment les malades accèdent-ils aux soins ? Comment les enfants vont-ils à l’école ? Comment le commerce peut-il fonctionner ?

 

Un retour de 150 ans en arrière….

Les déclarations du président Faustin-Archange Touadéra sur le développement et la reconstruction nationale sonnent désormais comme une sinistre plaisanterie face à cette réalité. Le pays a été ramené plus de 150 ans en arrière, à une époque antérieure même à la colonisation. Car il faut le rappeler : les colons français, malgré toutes les horreurs de leur système, avaient au moins construit des routes, des ponts, des écoles, des dispensaires, quelques usines.

 

Aujourd’hui, sous l’ère Touadéra, surtout avec la colonisation russe, c’est le néant. Les routes sont devenues des pistes défoncées, impraticables dès les premières pluies. Les ponts se sont effondrés ou sont sur le point de le faire. Les écoles, quand elles existent encore, sont dans un état de délabrement avancé. Les infrastructures industrielles ont disparu. Le pays s’est littéralement désintégré sous nos yeux.

 

Une nation fractionnée….

Cette exclusion sportive n’est que le reflet visible d’une fracture bien plus profonde. Des régions entières sont désormais coupées du reste du pays pendant plusieurs mois de l’année. Les populations de Mbomou, Basse-Kotto, Haute-Kotto et Haut-Mbomou vivent dans un isolement quasi-total, abandonnées par un État qui n’existe plus que sur le papier.

 

Pendant que le pouvoir en place multiplie les discours sur la reconstruction et l’unité nationale, pendant que des millions sont engloutis dans des projets opaques ou détournés par des réseaux de corruption, les Centrafricains des provinces subissent un enclavement qui les ramène au Moyen-Âge. Pas de routes pour transporter les productions agricoles vers les marchés. Pas de ponts pour franchir les cours d’eau en crue. Pas d’ambulances pour évacuer les urgences médicales.

 

Le football, sport populaire par excellence, pose ici une question que les statistiques officielles et les rapports administratifs tentent souvent de masquer. Quand treize équipes seulement peuvent participer à une compétition nationale, cela en dit long sur l’état réel d’un pays qui compte 20 préfectures.

 

La Fédération Centrafricaine de Football, en écrivant noir sur blanc que des “contraintes logistiques” empêchent la participation de quatre préfectures, fait involontairement œuvre de vérité. Elle documente, avec une note administrative surlignée au stylo rouge, l’échec monumental d’une gouvernance qui a laissé pourrir les infrastructures les plus élémentaires d’un pays.

 

 

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Un conducteur de taxi-moto de Boda violemment tabassé par des militaires à Bojula

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Un conducteur de taxi-moto de Boda violemment tabassé par des militaires à Bojula

 

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Checkpoint des soldats FACA dans la Nana-Mambéré. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les populations civiles centrafricaine continuent de subir au quotidien les violences crapuleuses des éléments des forces de défense et de sécurité. Dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest du pays, un jeune conducteur de taxi-moto a été victime d’une agression gratuite commise par des militaires postés à un checkpoint à l’entrée du village Bodjoula.

 

 

Les barrières de contrôle qui jalonnent les routes centrafricaines sont devenues, pour de nombreux citoyens, des lieux de racket et parfois de brutalités injustifiées. C’est précisément ce qu’a vécu Abdharaïm, un conducteur de taxi-moto originaire de Boda, chef-lieu de sous-préfecture de la Lobaye. Ce jour-là, le jeune homme avait accepté de transporter les membres de sa famille jusqu’à Bodjoula, une localité située à 35 kilomètres de Boda. À son arrivée à l’entrée de ce village, il s’est acquitté sans difficulté des « formalités » habituelles au checkpoint, c’est-à-dire le paiement du droit de passage exigé par les forces de l’ordre.

 

Après avoir déposé les membres de sa famille, Abdharaïm s’apprêtait à reprendre la route vers Boda lorsqu’un militaire en tenue civile l’a interpellé au sujet de son gilet orange, l’uniforme distinctif des conducteurs de taxi-moto de sa localité. Quand le jeune homme a expliqué qu’il venait de Boda, le militaire lui a rétorqué que les taxi-motos et leurs délégués de cette ville étaient « des rebelles ». Face à l’incompréhension du conducteur, le soldat n’a fourni aucune explication et s’est contenté de transmettre un message à ses collègues postés à la barrière de sortie : arrêter le jeune homme et le tabasser à son retour.

 

Des collègues taxi-motos de Bodjoula, informés de cette menace, ont conseillé à Abdharaïm de se faire accompagner par le président de la jeunesse de Bodjoula  pour traverser le checkpoint sans encombre. Mais le jeune conducteur a refusé. « Je n’ai commis aucune faute. J’ai payé les formalités à mon arrivée, je n’ai causé aucun problème. Nous sommes dans un pays de droits, je n’ai peur de personne », a-t-il déclaré avant de prendre seul le chemin du retour.

 

À la barrière de sortie, les militaires et les gendarmes l’attendaient. Ils l’ont aussitôt demandé de se coucher à terre. Le jeune refuse et demande des explications. Mais les gendarmes et les soldats FACA ont sauté sur lui et le plaque au sol. Attaché par de corde, ils l’ont rouillé de coup violent, tout en l’arrosant avec de l’eau. La foule s’est rassemblée pour regarder la scène. Justement, le Président de la jeunesse de Bodjoula  est également arrivé sur le lieu. Il commence à plaider le sort du jeune homme. Mais les soldats et les gendarmes refuse et exigent une somme de 200 000 francs CFA avant sa libération. Le Président de la jeunesse demande au jeune s’il a 2000 il donne aux militaires et on le libère. Le jeune dit qu’il n’a pas d’argent. Le Président de la jeunesse est obligé de sortir un billet de 2000 pour remettre aux soldats FACA qui l’ont finalement libéré. Meurtri mais encore capable de conduire, Abdharaïm a réussi à regagner Boda où il a relaté son calvaire aux délégués des taxi-motos. Ces derniers l’ont immédiatement conduit à l’hôpital pour y recevoir des soins.

 

Cette agression, d’une violence aussi absurde qu’injustifiée, pose une fois de plus la question du comportement des éléments armés envers les populations civiles. Accuser un simple conducteur de taxi-moto d’être un rebelle sur la seule base de sa localité d’origine, puis le faire tabasser sans autre forme de procès, témoigne d’une dérive profonde dans l’exercice de l’autorité. Le prénom Abdharaïm, à consonance musulmane, pourrait également laisser penser à une dimension discriminatoire dans cette violence gratuite, même si rien ne permet de l’affirmer avec certitude.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa….

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Travaux routiers à Bangui : l’ex-détenu Maxime Balalou s’enfonce dans le délire

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Travaux routiers à Bangui : l’ex-détenu Maxime Balalou s’enfonce dans le délire

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Maxime-Balalou-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Tokyo, quand Maxime Balalou le présente comme un modèle climatique pour la Centrafrique
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministtre de la communication, porte-parole du gouvernement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Interpellé par un journaliste sur les retards interminables des travaux routiers à la sortie nord de Bangui, le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, a livré une réponse qui frôle l’absurde. L’homme, déjà connu pour ses déclarations extravagantes, a tenté de justifier plus d’un an d’immobilisme sur un chantier de quelques dizaines de kilomètres en expliquant que « toute route en construction génère de la poussière ».

 

 

Cette justification grotesque montre parfaitement la dérive d’un régime qui transforme chaque échec en propagande. Comment parler de progrès alors qu’une simple portion de 4 kilomètres reste bloquée depuis plus d’un an, au point de rendre invivable la vie des habitants de la zone nord  de la capitale ? Pendant ce temps, le gouvernement promet dans ses documents officiels du PND la construction de 10 000 kilomètres de routes bitumées d’ici 2028. À ce rythme, il faudra plusieurs siècles pour atteindre un tel objectif.

 

Maxime Balalou , fidèle à sa stratégie d’évitement, n’a donné aucune explication concrète sur les causes du retard. Pas de calendrier, pas de détails techniques, rien. À la place, il a accusé implicitement les journalistes qui posent des questions d’être dans l’erreur et a demandé de « reconnaître les efforts du gouvernement ».

 

Ce discours enfantin ressemble à une fuite en avant. L’année dernière déjà, un conseiller camerounais du régime avait eu l’audace d’affirmer que la France bloquait l’achat d’équipements pour justifier les retards. Aujourd’hui, c’est la poussière qui devient l’excuse officielle. La vérité est pourtant claire : ce chantier symbolise l’échec total de l’État à réaliser même les travaux les plus basiques.

 

Comment croire aux promesses pharaoniques du Plan national de développement, qui parle de milliers de kilomètres de routes, quand un tronçon de 34 kilomètres reste inachevé après plus d’un an ? Cette incohérence transforme les annonces officielles en caricature. Les Centrafricains voient bien que leurs routes restent impraticables, que leurs quartiers s’asphyxient sous la poussière, et que leurs dirigeants, loin de leur apporter des solutions, se réfugient dans un délire de communication.

 

La conclusion est implacable : l’ex-détenu Maxime Balalou n’a ni réponses, ni solutions. Il récite un scénario écrit ailleurs, mélange de mensonges et de promesses intenables. Son discours sur les routes en construction n’est pas seulement un aveu d’échec, c’est la preuve que ce gouvernement a perdu tout contact avec la réalité.

 

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