mercredi, juin 17, 2026
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Centrafrique : Nouveau massacre sur le site minier de Ndassima, près de Bambari, plusieurs morts

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Centrafrique : Nouveau massacre sur le site minier de Ndassima, près de Bambari, plusieurs morts

 

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Enterrement des deux victimes des mercenaires russes par les employés de la croix rouge de Bambari.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les mercenaires russes ont encore frappé vendredi après-midi dans la zone aurifère de Ndassima.

 

Sur le site minier de Ndassima, situé à environ soixante trois kilomètres de Bambari (385 km de Bangui), une nouvelle attaque des mercenaires russes a fait au moins dix morts parmi de jeunes orpailleurs. Les victimes étaient en train de récupérer les graviers abandonnés par les engins d’extraction miniers russes , cherchant à y extraire les particules d’or restantes.

 

Les mercenaires russes sont brusquement fait apparition et ont commencé à ouvrir le feu sans avertissement dès leur arrivée sur le site. De nombreux jeunes ont tenté de fuir vers la forêt, mais plusieurs ont été abattus pendant leur course. Deux d’entre eux, âgés de 21 et 23 ans, ont été capturés vivants. Ramenés dans leur base, les mercenaires russes les ont copieusement torturé presqu’à la mort. Après les avoir sauvagement torturés, les mercenaires russes les ont transportés vers l’hôpital de Bambari, alors qu’ils savaient très bien qu’ils vont mourir. Justement, avant même leur arrivée à Bambari, l’un des deux captifs est mort en cours de route. Une fois Arrivés à l’hôpital, ces voyous criminels russes ont déposé les deux victimes à l’hôpital, expliquant aux employés de l’hôpital qu’ils auraient été attrapés lorsqu’ils tentaient de voler de l’or.

L'une des victimes des mercenaires russes du massacre du vendredi 5 septembre 2025 sur le site minier de Ndassima, près de Bambari.
L’une des victimes des mercenaires russes du massacre du vendredi 5 septembre 2025 sur le site minier de Ndassima, près de Bambari.

 

Et ce n’est pas tout! Le premier captif, originaire de Dimbi, a succombé pendant le trajet. Son compagnon d’Ippy (496 km de Bangui) s’est éteint quinze minutes après son arrivée à l’hôpital. Faute de famille présente à Bambari, la Croix-Rouge locale a organisé l’inhumation des deux corps.

 

Les familles des autres victimes, tombées dans la forêt lors de leur fuite, se sont rendues sur place ce week-end pour récupérer les dépouilles. Le bilan exact reste donc à établir, mais les témoins confirment au moins une dizaine de morts.

 

Cette attaque s’inscrit dans une série de violences commise depuis un mois par les mercenaires russes dans la zone minière de Ndassima. Ces dernières semaines, ils ont tué une dizaine de personnes dans des conditions similaires, s’en prenant systématiquement aux jeunes qui viennent récupérer les résidus aurifères. Face à cette escalade meurtrière, les autorités locales et nationales maintiennent leur silence, laissant les populations dans un climat de terreur permanente.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le régime Touadéra transforme la maladie en sentence de mort pour les fonctionnaires malades : le cas du Dr Hilaire Tchechoupard est un parfait exemple

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Le régime Touadéra transforme la maladie en sentence de mort pour les fonctionnaires malades : le cas du Dr Hilaire Tchechoupard est un parfait exemple

 

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Professeur Hilaire Tchechoupard

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des professeurs d’université aux simples employés de l’État, tous subissent le même sort : refus de soins à l’étranger et silence administratif. Pendant ce temps, les proches du régime Touadéra s’offrent des évacuations sanitaires de luxe. Le Dr Hilaire Tchechoupard, mort au Cameroun le 30 juillet dernier, incarne cette politique cynique qui sacrifie les serviteurs de l’État.

 

Pour comprendre cette tragédie, il faut d’abord examiner l’état volontairement dégradé du système de santé national. Le gouvernement Touadéra entretient délibérément la déliquescence du système de santé centrafricain. Dans les hôpitaux publics, même les pathologies les plus évidentes sont niées. Des patients diabétiques ou hypertendus voient leurs diagnostics refusés malgré les résultats des machines. Les médecins, sous pression, déclarent que “il n’y a pas de tension, il n’y a pas de diabète” face à des malades aux séquelles visibles.

 

Cette politique du déni médical pousse les Centrafricains vers une seule solution : partir se soigner ailleurs. Mais cette porte de sortie reste fermée pour la majorité.

 

Devant cette situation désespérante, le pouvoir a organisé un système de tri social particulièrement pervers. Le régime a instauré un apartheid médical. D’un côté, les proches du pouvoir obtiennent leurs autorisations d’évacuation en quelques heures. De l’autre, les fonctionnaires ordinaires voient leurs demandes enterrées dans le silence bureaucratique.

 

Le Dr Hilaire Tchechoupard a vécu cette discrimination jusqu’à la mort. Ce sociologue, titulaire d’un doctorat canadien et enseignant-chercheur à l’Université de Bangui depuis 2004, avait demandé une simple autorisation pour se soigner au Cameroun. Ses démarches administratives ont duré des mois sans obtenir la moindre réponse.

 

Cette absence de réponse n’est pas un dysfonctionnement mais une stratégie délibérée du régime. “Tu fais la démarche un an, deux ans, tu es fatigué, tu es obligé de laisser, soit tu meurs”, explique un proche du défunt. Cette stratégie d’épuisement administratif fonctionne parfaitement. Les malades abandonnent leurs démarches ou meurent en attendant.

 

Le cas Tchechoupard montre parfaitement la méthode : aucun refus officiel qui pourrait être contesté, juste un silence qui tue. Pendant que ce professeur attendait une réponse qui ne viendrait jamais, son état se dégradait inexorablement.

 

Devant cette défaillance organisée de l’État, la population développe ses propres mécanismes de survie. Devant l’abandon de l’État, les collègues de l’Université de Bangui et la famille ont organisé une collecte pour financer le voyage médical du Dr Tchechoupard. Cette solidarité spontanée démontre l’échec total des institutions publiques.

 

Même le rapatriement du corps a nécessité une nouvelle mobilisation financière. L’État qui avait refusé de soigner le professeur vivant a également négligé sa dépouille. La famille a dû organiser et payer le transport terrestre de Douala à Bangui, un trajet de plus de 1 000 kilomètres.

 

La mort du professeur n’a pas empêché les autorités de venir récupérer politiquement sa disparition. Le 22 août 2025, lors des obsèques, le président de l’Assemblée nationale et d’autres dignitaires se sont déplacés pour honorer celui qu’ils avaient condamné. Cette récupération politique post-mortem choque les proches du défunt.

 

Ces responsables, qui n’avaient pas daigné répondre aux demandes de soins du Dr Tchechoupard, sont venus faire leurs salamalecs devant sa tombe. Une mise en scène obscène qui ne trompe personne sur leur responsabilité dans cette mort évitable.

 

Au-delà de ce cas dramatique, c’est tout un système mortifère qui se révèle. Le Dr Hilaire Tchechoupard n’est pas une victime d’exception de ce système. Des centaines de fonctionnaires centrafricains subissent le même sort chaque année. Leur crime : ne pas appartenir au cercle restreint du pouvoir.

 

Cette politique sanitaire discriminatoire du régime Touadéra transforme la maladie en sentence de mort pour les serviteurs ordinaires de l’État. Pendant que les dirigeants s’offrent des séjours médicaux dans les meilleures cliniques européennes, ils condamnent consciemment leurs compatriotes à mourir faute de soins. La disparition du Dr Tchechoupard restera comme le symbole de cette barbarie institutionnalisée qui déshumanise l’administration centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Ouanda-Djallé : journée sanglante avec deux attaques distinctes menée par  Les mercenaires russes contre une position du PRNC

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Ouanda-Djallé : journée sanglante avec deux attaques distinctes menée par  Les Mercenaires russes contre une position du PRNC

 

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Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Les mercenaires russes du groupe Wagner attaquent la position du mouvement PRNC de Mahamat Déya tandis qu’un chantier minier subit une agression séparée dans cette région instable.

 

Ce vendredi 5 septembre 2025, la localité de Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga, a connu une journée particulièrement violente avec deux incidents sécuritaires distincts qui témoignent de la persistance de l’instabilité dans cette zone frontalière du Tchad et du Soudan.

 

La première attaque s’est déroulée vers 10 heures du matin lorsque les mercenaires russes du groupe Wagner appuyés par les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont lancé une offensive d’envergure contre une position des rebelles du Parti pour le Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC) située à environ 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Sam-Ouandja. Cette opération visait spécifiquement les éléments du mouvement dirigé militairement par Mahamat Déya, chef d’état-major de cette faction armée.

 

Le PRNC, officiellement représenté soi-disant par Nourd Gregaza, a été créé en 2019 par des éléments Goulas du RPRC mécontents de l’application de l’accord de paix signé à Khartoum . Le groupe, militairement dirigé par le défunt Mohamed Ali alias “B13”, s’est rapproché de la CPC en 2022 et a participé à plusieurs prises d’otages .

 

L’affrontement, décrit comme particulièrement violent par les sources locales, s’est prolongé plusieurs heures sans qu’un bilan précis des pertes humaines puisse être établi dans l’immédiat. Les autorités militaires n’ont pas encore communiqué sur les résultats de cette opération, laissant planer l’incertitude sur l’ampleur des dégâts causés de part et d’autre.

 

Cette offensive s’inscrit dans la stratégie continue des forces gouvernementales centrafricaines et de leurs alliés russes pour démanteler les positions des groupes armés qui contrôlent encore de vastes portions du territoire national, particulièrement dans les régions frontalières où ces mouvements trouvent refuge.

 

Dans un incident totalement distinct, vers 17 heures, un groupe de 5 hommes armés lourdement équipés a attaqué un chantier minier situé à 15 kilomètres de Ouanda-Djallé, sur l’axe de Sam-Ouandja. Cette agression, sans lien apparent avec l’offensive matinale contre le PRNC, a semé la panique parmi les ouvriers et la population locale.

 

L’attaque du site minier a provoqué un mouvement de fuite généralisé. Les ouvriers et les habitants présents sur les lieux ont abandonné précipitamment leurs activités pour échapper aux assaillants dont l’identité et les motivations demeurent totalement inconnues. Cette situation chaotique témoigne de la vulnérabilité des sites économiques dans cette région instable.

 

Les survivants de cette seconde attaque, qui ont réussi à rejoindre Sam-Ouandja vers 20 heures, ont rapporté à la rédaction de CNC avoir entendu des tirs intenses après leur fuite. Ces témoignages laissent craindre que l’agression se soit poursuivie après le départ des civils, sans qu’il soit possible de déterminer si des personnes ont été prises en otage ou si d’autres victimes sont à déplorer.

 

L’intensité des tirs rapportée par les témoins suggère un affrontement prolongé, mais l’absence de communication officielle et l’isolement de la zone rendent difficile l’établissement d’un bilan précis de cet incident. Les autorités locales n’ont pas encore été en mesure de dépêcher des équipes sur place pour évaluer la situation.

 

Ces deux attaques distinctes survenues le même jour dans la même région soulignent la complexité de la situation sécuritaire dans la préfecture de la Vakaga. Bien qu’aucun élément ne permette d’établir une connexion directe entre l’offensive gouvernementale contre le PRNC et l’agression du chantier minier, leur simultanéité interroge sur l’état général de la sécurité dans cette zone sensible.

 

La ville de Ouanda-Djallé, située dans une zone frontalière stratégique, reste particulièrement exposée aux activités de divers groupes armés qui exploitent la porosité des frontières et l’éloignement des centres de pouvoir pour maintenir leur emprise sur le terrain.

 

L’attaque du chantier minier rappelle également la vulnérabilité du secteur extractif centrafricain, régulièrement pris pour cible par différents groupes armés qui y voient une source de financement ou cherchent à déstabiliser l’économie locale. Ces incidents compromettent les efforts de relance économique dans des régions déjà fragilisées par des années de conflit.

 

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Koumboli incendié : une vidéo des FACA révèle leur rôle direct dans les exactions de juin 2025

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Koumboli incendié : une vidéo des FACA révèle leur rôle direct dans les exactions de juin 2025

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/village-koumboli-zemio-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Koumboli incendié : une vidéo des FACA révèle leur rôle direct dans les exactions de juin 2025
Village Koumboli, situé à 3km de Zemio, après son incendie par les Mercenaires russes du groupe Wagner, appuyé par les soldats FACA en juin 2025

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un enregistrement vidéo filmé par des militaires centrafricains confirme leur participation aux destructions dans ce village proche de Zémio.

 

Cette vidéo, tournée par les soldats eux-mêmes et diffusée sur les réseaux sociaux, constitue un aveu glaçant. On y voit des soldats des Forces armées centrafricaines incendier délibérément le village de Koumboli, situé à cinq kilomètres de Zémio (1113 kilomètres de Bangui). Les militaires se filment en train de détruire les habitations tout en proclamant leur intention de “tuer sans laisser de survivants” et de “racler tout”.

 

Rappelons le, les événements remontent au 29 avril 2025, quand des mercenaires russes accompagnés de soldats FACA sont arrivés à Koumboli pour désarmer des miliciens azandés. La plupart des combattants avaient fui, mais l’un d’eux avait été désarmé. En colère, les miliciens sont revenus dans le village. Dans la nuit, d’autres miliciens ont attaqué un checkpoint de l’armée nationale à Koumboli, blessant plusieurs soldats et récupérant leurs armes.

 

Le 30 avril, une opération de contre-offensive a été lancée pour déloger les miliciens retranchés à Koumboli. Les affrontements ont tourné au carnage : plusieurs soldats FACA, gendarmes et policiers ont été tués. Les combats se sont poursuivis tout au long du mois de mai, avec des attaques répétées contre les positions militaires et des mercenaires russes.

 

Devant cette résistance, des renforts militaires ont été déployés à Zémio en juin 2025 pour renforcer les forces russes en très difficulté face aux miliciens Azandé. C’est dans ce cadre qu’ils ont participé aux opérations conjointes avec les mercenaires russes à Koumboli, alors que le village était vidé de ses habitants qui sont partis vers la RDC. La vidéo filmée par les soldats eux-mêmes les montre incendiant méthodiquement Koumboli en déclarant : “On va incendier tout le village”, “On est formés pour tuer”, “On va racler tout”.

 

Dans l’enregistrement, les militaires s’adressent à leurs collègues de la Brigade d’intervention rapide de  qui sont généralement restés à Bangui, les accusant de “faire des bêtises ” tout en affirmant que “le vrai homme se connaît sur le terrain ici à Koumboli ”. Ces propos, tenus sur les lieux mêmes des incendies, prouvent que les exactions de Koumboli n’étaient pas uniquement l’œuvre des mercenaires russes, mais bien aussi des FACA déployés en renfort.

 

Cette séquence filmée par les auteurs eux-mêmes constitue une preuve réelle de la participation directe de l’armée centrafricaine aux destructions qui ont ravagé Koumboli et d’autres villages voisins.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Violent affrontement près de Ndélé : les mercenaires russes , appuyés par les soldats FACA, s’attaquent aux hommes armés dans la localité de Koubou  

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Violent affrontement près de Ndélé : les Mercenaires russes , appuyés par les soldats FACA, s’attaquent aux hommes armés dans la localité de Koubou  

 

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Les mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Les mercenaires russes, appuyés par des FACA récupèrent une moto volée et trois armes lors d’une opération menée ce vendredi dans la localité de Koubou.

 

Ce vendredi 5 septembre 2025, vers 8 heures du matin, un violent affrontement a opposé des hommes armés non identifiés aux forces conjointes russo-centrafricaines dans la localité de Koubou, située à environ 15 kilomètres de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Cette opération, selon ces auteurs,  s’inscrit dans la lutte contre l’insécurité grandissante qui paralyse les axes routiers de la région.

 

L’opération a été lancée après qu’un jeune villageois eut informé les mercenaires russes du groupe Wagner de la présence d’hommes armés dans la forêt environnante de son village. Guidés par ce dernier, les mercenaires russes à bord de leurs motos, appuyés par des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA), se sont dirigés vers la zone suspecte pour débusquer les malfaiteurs.

 

L’affrontement, qui a débuté vers 8 heures du matin, s’est avéré particulièrement intense selon les témoins locaux. Malgré la résistance opposée par les hommes armés, dont l’identité demeure inconnue, les forces conjointes sont parvenues à les déloger de leurs positions dans la brousse.

 

Cette opération a permis la récupération de matériel important. Les forces ont notamment retrouvé une moto appartenant à l’ONG WCS, dérobée le 4 août dernier lors d’un braquage commis par ces mêmes hommes armés. Trois armes ont également été récupérées, dont une arme lourde de type DKM, témoignant de la capacité de nuisance de ces groupes.

 

Cette intervention intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé autour de Ndélé. Les hommes armés multiplient les braquages sur les route et sèment la terreur sur les différents axes menant à la ville, paralysant les activités économiques et les déplacements des populations.

 

L’insécurité dans la région a d’ailleurs fait une nouvelle victime 24 heures avant cette opération. Jeudi, deux jeunes circulant à moto en provenance de Ngarba, Entre les villages Zokotoniala  et Zobosingua, ils ont été pris pour cible par des hommes armés embusqués dans la brousse. Si le premier conducteur a réussi à échapper aux assaillants, le second n’a pas eu cette chance.

 

Les hommes armés ont ouvert le feu sur la seconde moto. Bien que touché, le conducteur a tenté de poursuivre sa route avec courage, mais les blessures ont fini par avoir raison de lui. Arrivé à 50 kilomètres de Ndélé, au village Zobosingua  , une balle qui s’est logée dans son pied et la perte de sang l’ont contraint à s’effondrer. Transporté d’urgence à l’hôpital de Ndélé, il a dû subir une intervention chirurgicale.

 

Cette attaque s’est produite sur l’axe Ngarba-Ndélé, un tronçon particulièrement exposé aux exactions des groupes armés qui contrôlent de facto cette portion de territoire. Les voyageurs empruntant cette route vivent dans la peur constante d’être pris pour cible par ces bandes organisées.

 

La multiplication de ces incidents souligne l’ampleur du défi sécuritaire auquel font face les autorités dans cette région reculée. Malgré la présence des forces russo-centrafricaines, les hommes armés continuent de terroriser les populations civiles et de paralyser l’économie locale par leurs exactions répétées.

 

L’opération de ce vendredi, bien qu’ayant permis de neutraliser temporairement une position des malfaiteurs, ne constitue qu’une étape dans la sécurisation de cette zone stratégique.

 

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Me MBOE Dédé-Vianney prône une concertation politique pour reporter les élections centrafricaines de décembre 2025

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Me MBOE Dédé-Vianney prône une concertation politique pour reporter les élections centrafricaines de décembre 2025

 

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Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain

 

Le juriste centrafricain MBOE Dédé-Vianney  dénonce les défaillances de l’Autorité Nationale des Élections et appelle à une transition démocratique.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Me MBOE Dédé-Vianney, Docteur en Droit, propose une solution politique au blocage électoral centrafricain de décembre 2025.

 

L’expert juridique développe dans son analyse une argumentation rigoureuse sur l’impossibilité d’organiser des élections crédibles dans les délais constitutionnels. Pour MBOE Dédé-Vianney, l’Autorité Nationale des Élections accumule depuis deux ans des retards qui compromettent désormais tout le processus démocratique.

 

L’analyse du juriste montre des dysfonctionnements administratifs inquiétant. Depuis la promulgation de la constitution en août 2023, l’ANE n’a toujours pas publié la liste électorale définitive, alors que le code électoral impose cette publication un an avant le scrutin. MBOE Dédé-Vianney observe que le gouvernement répète les mêmes erreurs qu’en 2020, recourant automatiquement aux lois dérogatoires pour cacher l’impréparation administrative.

 

Cette stratégie gouvernementale inquiète particulièrement l’expert. Selon MBOE Dédé-Vianney, comprimer le calendrier électoral à quatre mois du scrutin constitue une atteinte directe aux principes démocratiques fondamentaux. Le juriste qualifie cette approche de “démocraticide” car elle rompt l’égalité entre candidats et compromet la sincérité du vote.

 

Les références internationales appuient l’argumentation du spécialiste. MBOE Dédé-Vianney rappelle que le Protocole CEDEAO interdit formellement toute modification du calendrier électoral dans les six mois précédant une élection, sauf consensus large des acteurs politiques. Cette règle vise précisément à éviter les manipulations de dernière minute qui favorisent les candidats au pouvoir.

 

L’expérience de 2020 renforce les craintes du juriste. MBOE Dédé-Vianney avait déjà alerté contre la compression des délais électoraux, dont les conséquences furent désastreuses : impréparation de la Minusca, confusion des électeurs, frustration de l’opposition et finalement les événements tragiques du 13 janvier 2021.

 

Face à cette impasse, le Docteur en Droit préconise le report des élections comme unique solution démocratique viable. MBOE Dédé-Vianney estime que cette option permettrait d’organiser un scrutin véritablement libre et équitable, respectant les standards internationaux et préservant la cohésion nationale.

 

Le report électoral pose néanmoins la question du vide institutionnel. MBOE Dédé-Vianney reconnaît que la fin du mandat présidentiel le 26 mars 2026 nécessitera une solution politique concertée. Le juriste insiste sur l’impératif d’une transition organisée collectivement par tous les acteurs politiques, sous contrôle de la Cour constitutionnelle.

 

Cette transition représente selon l’expert la seule voie pour maintenir la continuité de l’État tout en préparant des élections crédibles. MBOE Dédé-Vianney refuse l’idée d’une décision autoritaire du gouvernement, rappelant que l’élection reste avant tout un fait politique nécessitant l’adhésion de tous les acteurs.

 

L’analyse du juriste interpelle également la Cour constitutionnelle sur ses responsabilités. MBOE Dédé-Vianney appelle les juges constitutionnels à exercer un contrôle strict sur toute modification des délais électoraux, particulièrement quand elle résulte de négligences administratives plutôt que de circonstances imprévisibles.

 

Au final, Me MBOE Dédé-Vianney propose une approche pragmatique privilégiant la qualité démocratique sur le respect formel des échéances. Sa vision place la sincérité du scrutin et l’égalité des candidats au centre du processus électoral, quitte à repenser le calendrier politique national pour préserver ces acquis démocratiques essentiels.

 

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Femmes détenues à Bimbo : formations pour la réinsertion ou exploitation économique déguisée ?

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Femmes détenues à Bimbo : formations pour la réinsertion ou exploitation économique déguisée ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/02/femmes-sorcières-de-Bimbo-afp.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/02/femmes-sorcières-de-Bimbo-afp-300×200.jpg” alt=”Bimbo : quand la réforme pénitentiaire cache-t-elle l’abandon des femmes détenues ?” width=”300″ height=”200″ />
Les femmes détenues de la prison de Bimboo

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La Minusca finance seule les programmes de réinsertion des 40 femmes détenues à Bimbo, à la sortie sud-ouest de la capitale Bangui.

 

La maison d’arrêt de Bimbo propose des formations en couture, saponification et fabrication de produits artisanaux aux Femmes détenues. Ces activités, présentées comme des outils de réinsertion, cachent une réalité plus complexe. L’État centrafricain n’y consacre aucun budget, laissant la MINUSCA porter seule ces initiatives.

 

Natacha Clarisse Ndokoyanga, régisseuse de l’établissement, détaille ces programmes lors de l’émission Aux carrefours des droits de l’homme sur Guira FM. Les détenues apprennent à confectionner des sandales, des sacs, à fabriquer du savon et des jus naturels. Un programme d’alphabétisation complète ces formations. La répartition des bénéfices suit un schéma fixe : 25% pour les détenues, 25% pour l’administration pénitentiaire, 50% pour les matières premières.

 

Cette organisation pose question. Les femmes qui travaillent ne touchent qu’un quart des revenus générés par leur activité. L’administration pénitentiaire, elle, récupère une part égale sans participer à la production. Ce système profite davantage aux gestionnaires qu’aux détenues censées se réinsérer.

 

Le gouvernement centrafricain brille par son absence. Aucun financement public ne soutient ces programmes. La MINUSCA assume seule les coûts de formation, d’équipement et de supervision. Sans cette intervention internationale, ces activités n’existeraient pas. L’État se contente de récupérer les bénéfices sans investir.

 

Cette dépendance totale interroge sur la durabilité des initiatives. Que se passera-t-il quand la MINUSCA quittera le territoire ? Le gouvernement n’a développé aucune capacité propre pour maintenir ces programmes. Les détenues risquent de se retrouver sans formation ni activité rémunérée.

 

La situation juridique de nombreuses détenues aggrave le problème. Sur les 40 femmes, 15 sont en détention provisoire, certaines depuis des années. Elles attendent un jugement qui ne vient pas. Les infractions évoquées – coups et blessures, abus de confiance, pratiques de sorcellerie – soulèvent des questions sur la légitimité de certaines arrestations.

 

Le système judiciaire centrafricain traîne les pieds. Des femmes croupissent en prison sans procès équitable. Elles travaillent dans le cadre de ces programmes de formation alors que leur culpabilité n’est pas établie. Cette situation transforme la détention provisoire en travail forcé déguisé.

 

Les conditions de détention restent précaires malgré les formations. La prison compte 60 places pour 40 détenues, évitant la surpopulation chronique d’autres établissements. Mais l’infirmerie manque de personnel qualifié. Deux agentes de la défense sans formation médicale poussée s’occupent des soins. Les femmes enceintes doivent être transférées vers des hôpitaux externes pour accoucher, créant des risques supplémentaires.

 

La localisation de la prison pose problème depuis des décennies. Située en plein centre commercial de Bimbo, elle présente des risques de sécurité pour la population environnante. Natacha Clarisse Ndokoyanga reconnaît les dangers d’une mutinerie dans ce contexte urbain dense. Pourtant, aucun projet de délocalisation n’existe.

 

Le gouvernement n’a jamais envisagé de déplacer l’établissement vers un site plus approprié. Cette inaction expose détenues et habitants à des risques évitables. La MINUSCA conseille sur les questions de sécurité mais ne peut compenser l’absence de planification gouvernementale.

 

Les formations à Bimbo fonctionnent grâce aux fonds et à l’expertise internationaux. Elles offrent aux détenues des compétences utiles pour leur réinsertion. Mais elles masquent aussi l’abandon de l’État centrafricain face à ses responsabilités pénitentiaires. Le gouvernement laisse un acteur extérieur gérer un pan entier de son système carcéral.

 

Cette situation expose la faiblesse structurelle de l’administration centrafricaine. Incapable de financer des programmes de réinsertion, elle se repose sur l’aide internationale. Les détenues en paient le prix, coincées entre exploitation économique et abandon judiciaire. Leurs formations, bien que bénéfiques, ne compensent pas les dysfonctionnements profonds du système pénitentiaire national….

 

CENTRAFRIQUE : UN DÉPUTÉ DE LA NATION QUALIFIÉ PAR LE POUVOIR DE BANGUI D’APATRIDE PEUT-IL JURIDIQUEMENT SIÉGER À L’ASSEMBLÉE NATIONALE ?

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UN DÉPUTÉ DE LA NATION QUALIFIÉ PAR LE POUVOIR DE BANGUI D’APATRIDE PEUT-IL JURIDIQUEMENT SIÉGER À L’ASSEMBLÉE NATIONALE ?

 

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Le Président de l’assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Au lendemain de la promulgation de la nouvelle constitution du 30 août 2023 jugée crisogene, mortifere et discriminatoire par l’opinion publique nationale et internationale, tous les débats politiques sont focalisés sur la notion de binationalité devenue tristement célèbre au détriment des innombrables innovations et amendements tels que la durée du mandat présidentiel et législatif qui passe de 5 à 7 ans, le niveau scolaire pour être éligible, la nouvelle dénomination ainsi que la composition du conseil constitutionnel, la création d’un poste de vice-président, la limite d’âge des candidats aux élections présidentielles qui passe de 35 à 30 ans etc…

 

Cette notion de binationalité qui cristalise toutes attentions s’apparente à un nouveau concept dans les échanges politiques qui ne vise sans équivoque que les leaders de l’opposition démocratique jugés aptes à conquérir le pouvoir par les urnes si les conditions d’une élection juste, libre et transparente sont réunies.

 

Lassé par ce débat stérile voire non productif et éreinté par l’acharnement viral qui a atteint son paroxysme, le président du parti dénommé l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) a volontairement et contre toute attente troqué sa prestigieuse nationalité française tant convoitée non pas pour se conformer à la nouvelle constitution discriminatoire taillée sur mesures mais pour libérer le débat politique pris en otage depuis certaines années.

Cette renonciation à la nationalité sonne comme une manière de forcer la main du pouvoir d’accepter le principe du dialogue politique contrairement au porte-parole du gouvernement qui qualifiait cette éventualités d’ineptie…le ridicule ne tue pas dans un régime où la parole politique donnée n’a pas de valeur.

Comme si c’était le déroulé d’un plan politique préétabli avec des étapes, une conférence de presse est organisée au lendemain de “l’electrochoc” par les sbires du pouvoir qui selon eux définissent les règles de procédure de la réintégration du président de l’URCA dans la nationalité centrafricaine.

Ce qui est intéressant et qui importe de le relever c’est qu’ils préviennent que la réintégration par décret nécessite demande mais ne sera pas automatique voire hors délai d’une éventuelle ou probable candidature àlaprochaineélectionprésidentielle…ainsi la messe est dite.

Logiquement, la problématique de la nationalité ne devrait pas obstruer la capacité d’un citoyen à contribuer au développement socio-économique de la nation à l’instar du président Barack Obama qui a servi avec loyauté le peuple américain.

L’abordée sous ce angle, cette notion de binationalité soulève un débat juridique délicat et complexe d’une part entre l’agencement du droit constitutionnel et le droit de nationalité et d’autre part un problème du respect de la hiérarchie des normes qui impose à tout arsenal réglementaire de se conformer à la loi fondamentale.

En effet, dans le cas d’école qui fait l’objet de notre analyse, l’article 183 de la nouvelle constitution du 30 août 2023 impose une nationalité exclusive pour briguer la magistrature suprême de l’État.

Ainsi en application des dispositions de l’article 46 de la loi N*61.212 du 20 avril 1961 portant code de nationalité centrafricaine, le binational président de l’URCA perd automatiquement sa nationalité centrafricaine.

Dans le strict respect de la notion de la hiérarchie des normes, en renonçant à la nationalité française conformément aux dispositions de l’article 183 qui est une exigence constitutionnelle, les dispositions de la loi sur la nationalité ne peut faire obstacle à sa réintégration dans la nationalité centrafricaine.

En outre, le droit de la nationalité n’impose ni une demande ni une formalité administrative pour la réintégration dans la nationalité centrafricaine car l’article 32 du code de la nationalité dispose que :”la réintégration dans la nationalité centrafricaine est accordée par décret, après enquête”.

Par contre l’alinéa 2 de l’article 33 du code de la nationalité n’impose qu’une condition de résidence au moment de la réintégration.

Confus par la contradiction entre le droit de nationalité et la nouvelle constitution, le citoyen lambda s’interroge :

1- En quoi la renonciation de la nationalité française intéresse le pouvoir de Bangui au point d’organiser une conférence de presse au lendemain de la renonciation ?

2- Était-il le déroulé d’un plan machiavélique avec des étapes d’obstacles préétabli ?

3- Pourquoi la renonciation à la nationalité française devient-elle un débat politique et juridique national ?

4- Comment un candidat qui a tout orchestré pour écarter ses concurrents se retrouve signataire du décret de réintégration dans la nationalité de son challenger ?

Suivez mon regard…

En tout état de cause, et en l’absence d’une injonction formelle de la loi autre que les dispositions de l’article 32 du code de nationalité, une simple notification aux autorités établies suffit pour réintégrer le président de l’URCA dans la nationalité centrafricaine.

Enfin, l’on remarque de façon évidente qu’aucune des dispositions de cette nouvelle constitution n’a connu un début d’application si ce n’est que la question de la binationalité…Bizarre.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre toujours que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire qui de nos jours évite de pertes en vies humaines.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique et nous exhorterons le nouveau souverain pontife qui prônait la paix dans sa première homélie papale de rappeler à ce pasteur devenu tyran le caractère sacré du serment, de la parole politique donnée et le scrupuleux respect des textes établis.

Les chants des sirènes, le culte de personnalité et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…

Alors Monsieur le président, il faut savoir partir dignement du pouvoir car un troisième larron dénommé “maladie” s’est invité dans l’arène politique compliquant au passage votre situation déjà fragile et chaotique.

Abdiquer, renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere et crisogene de troisième mandat, choisissez-vous un dauphin politique avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu de capituler honteusement sous la pression populaire laissant derrière vous votre fauteuil présidentiel tant aimé.

Monsieur le président, nous avons le flair de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre corollaire de troubles.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 06 septembre 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Martin Ziguelé accuse frontalement le président Touadéra d’attaques hostiles contre le MLPC

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Martin Ziguelé accuse frontalement le président Touadéra d’attaques hostiles contre le MLPC

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le député Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, dans son bureau à Bangui
Le député Martin Ziguelé

 

Martin Ziguelé, ancien Premier ministre et président du MLPC affirme que son parti reste uni malgré les manœuvres de déstabilisation présidentielles.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’honorable Martin Ziguelé rejette les rumeurs de divisions internes au sein de son parti politique centrafricain.

 

Martin Ziguelé ne mâche pas ses mots. L’ancien Premier ministre et actuel président du MLPC a choisi de répondre directement aux bruits qui circulent sur de supposées divisions au sein de son parti. Pour lui, la réalité est simple : le MLPC reste soudé.

 

“Il n’y a pas de division au sein du MLPC”, a déclaré le député de Bocaranga 3 lors de son interview à une chaine étrangère. “Ce qui existe, ce sont des tentatives répétées du pouvoir pour nous diviser. Ces tentatives viennent directement du président Touadéra lui-même”.

 

L’homme politique ne cache pas son analyse de la situation. Selon lui, cette stratégie répond à une logique bien connue : diviser pour mieux régner. Une méthode que le régime actuel applique consciemment pour affaiblir l’opposition.

 

Martin Ziguelé a ensuite utilisé une comparaison qui parle à tous les Centrafricains : “Un proverbe dit qu’on ne jette des pierres que sur un arbre qui porte des fruits. Vous ne verrez jamais un enfant jeter des pierres sur un acacia. Ce sera toujours sur un manguier, un citronnier, un goyavier, parce qu’il veut les fruits”.

 

Cette image du quotidien centrafricain éclaire sa vision des choses. Si le pouvoir s’attaque au MLPC avec autant d’acharnement, c’est justement parce que le parti représente une alternative crédible. Les tentatives de déstabilisation deviennent alors un témoignage involontaire de la force politique du mouvement.

 

L’ancien chef du gouvernement distingue clairement les responsabilités. Pour lui, ces manœuvres ne viennent pas du gouvernement en tant qu’institution, mais bien du président Touadéra à titre personnel. Une accusation directe qui montre que Martin Ziguelé n’hésite pas à nommer les responsables de ce qu’il considère comme des pratiques antidémocratiques.

 

Cette prise de position confirme la ligne politique de l’ancien Premier ministre : maintenir l’unité de son parti tout en dénonçant ouvertement les méthodes du pouvoir. Une stratégie qui vise à rassurer les militants du MLPC sur la solidité de leur formation politique, tout en alertant l’opinion publique sur les pratiques du régime actuel.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : le gouvernement avoue son incapacité à secourir 61 965 réfugiés sur son territoire

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Centrafrique : le gouvernement avoue son incapacité à secourir 61 965 réfugiés sur son territoire

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/des_refugies_soudanais_a_birao.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le gouvernement avoue son incapacité à secourir 61 965 réfugiés sur son territoire
Des réfugiés soudanais à Birao

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le gouvernement centrafricain reconnaît officiellement ses limites dans la prise en charge des 61 965 réfugiés présents sur le territoire national, se tournant vers les partenaires internationaux pour assurer leur assistance.

 

Cette situation a été exposée par Hervey Zouaka , secrétaire général de la Commission nationale pour les réfugiés (CNR), lors d’un entretien diffusé sur Radio Ndékè Luka. Le responsable, dont l’institution relève du ministère de la Sécurité publique, a détaillé les difficultés rencontrées par les autorités centrafricaines dans l’encadrement de cette population composée majoritairement de ressortissants soudanais.

 

“Les restrictions budgétaires et les contraintes opérationnelles constituent les principaux obstacles”, a expliqué Hervey Zouaka, précisant que “la Commission nationale pour les réfugiés et les acteurs humanitaires ne sont pas forcément en mesure de répondre à tous les besoins de ces réfugiés et de celles des communautés qui les accueillent”.

 

La ville de Birao, dans la Vakaga, concentre à elle seule 26 000 réfugiés dans des conditions que les autorités qualifient de “non optimales”. Ces populations ont fui les crises qui secouent le Soudan, la République démocratique du Congo et le Tchad, trouvant refuge en Centrafrique.

 

L’État centrafricain, qui se présente régulièrement comme un pays d’accueil solidaire, se trouve confronté à un défi qui dépasse ses capacités actuelles. Les autorités multiplient les appels à la communauté internationale pour obtenir un soutien financier et logistique adapté à l’ampleur de la situation.

 

Sur le terrain, les réfugiés, particulièrement les enfants, les femmes et les personnes en situation de vulnérabilité, évoluent dans des conditions précaires. Cette situation génère des tensions avec les communautés locales, notamment autour de l’accès aux ressources en eau et aux terres cultivables.

 

Les organisations humanitaires, à l’instar du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), maintiennent leurs interventions malgré les contraintes. Cependant, leurs actions restent insuffisantes face aux besoins exprimés par l’ensemble des 61 965 réfugiés recensés sur le territoire.

 

Cette déclaration officielle du secrétaire général de la CNR montre les défis auxquels fait face la République centrafricaine dans sa gestion des flux migratoires régionaux. Elle souligne également la nécessité d’un renforcement de la coopération internationale pour apporter des réponses durables à cette crise humanitaire.

 

Les autorités centrafricaines attendent désormais une mobilisation accrue de la communauté internationale pour soutenir leurs efforts dans l’assistance aux réfugiés et aux communautés d’accueil.

 

L’Inspection générale d’État : un outil grippé face aux blocages du pays, alerte Elie Oueifio  

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L’Inspection générale d’État : un outil grippé face aux blocages du pays, alerte Elie Oueifio  

 

Centrafrique.org/corruption-et-desordre-la-descente-aux-enfers-de-larmee-centrafricaine/elie-ouefio/” rel=”attachment wp-att-75853″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/elie-ouefio-438×450.png” alt=”L’Inspection générale d’État : un outil grippé face aux blocages du pays, alerte Elie Oueifio” width=”438″ height=”450″ />
L’ancien ministre Élie Ouéfio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’Inspection générale d’État, ce rouage censé huiler la machine centrafricaine, rouille dans l’oubli. Elie Oueifio, dans son livre coup de poing, s’interroge : peut-elle encore débloquer les barrages qui strangulent la paix, ou n’est-elle qu’un vestige inutile ?

 

Dans un pays comme la République centrafricaine (RCA), où chaque jour ressemble à une marche sur un fil au-dessus d’un ravin, on pourrait espérer un vigile, un gardien des rouages, qui veille à ce que la machine ne s’enraye pas. L’Inspection générale d’État (IGE) aurait dû être cet œil d’aigle, ce tournevis magique pour dégripper les blocages qui maintiennent le pays dans une valse sans fin de crises. Mais à en croire Elie Oueifio, dans son livre qui remue les tripes, Quand la politique des mains tendues du président Touadéra soulève des interrogations et réflexions, cet outil est plus un fossile qu’un levier. « Si cette institution avait conservé son autorité, sa rigueur et son efficacité jadis, elle aurait déverrouillé la situation de la politique des mains tendues plongée dans le noir », écrit-il, amer. Alors, partons fouiller dans ce tiroir poussiéreux : l’IGE peut-elle encore jouer les sauveurs, ou est-elle condamnée à rouiller dans un coin ?

 

L’inspection générale d’État : un fantôme d’un autre temps

 

Remontons le fil. À ses heures de gloire, l’Inspection générale d’État était une sentinelle qui faisait trembler les bureaux. Oueifio se souvient d’un temps où « les sorties et missions officielles de cette institution faisaient trembler les administrations publiques, les entreprises et sociétés d’État ». Sous des figures comme Galen Douath,  paix à son âme, , elle avait du mordant : elle traquait les dérives, alignait les fonctionnaires au cordeau, veillait à ce que les décrets du président ne restent pas des mots jetés au vent. C’était une époque où un inspecteur débarquant dans un ministère, c’était comme un orage qui s’annonce,  tout le monde se mettait au pas, cravate bien nouée, dossiers en ordre.

 

Mais ce temps-là s’est évaporé. Aujourd’hui, l’IGE traîne des savates, réduite à un rôle de figurant. Oueifio la décrit sans pitié : « Réduite à un simple service de réformes des véhicules d’État, et dépourvue de moyens humains, matériels et financiers adaptés aux exigences de l’institution ». Plus de missions qui claquent, plus de regards qui fouillent. À la place, une coquille vide, un vieux marteau sans manche, incapable de taper là où ça fait mal. Et pendant ce temps, les blocages :  corruption, incompétence, sabotages,  s’empilent comme des épaves sur une route déjà encombrée.

 

Les blocages : un mur que l’IGE ne franchit plus

 

Ces blocages, Oueifio les nomme sans détour : ce sont les « mauvaises pratiques de l’administration », les « nominations de complaisance », la « commercialisation des services » qui ont transformé les ministères en bazars où les incompétents paradent pendant que les capables ravalent leur sueur. Prenez la politique des mains tendues de Touadéra, ce grand dessein de réconciliation lancé en 2016. Elle aurait dû être une vague qui emporte les rancunes, mais elle s’est heurtée à des murs. Les ministères, censés la porter, ont trébuché : l’Administration du territoire n’a pas su rallier les provinces, les Affaires étrangères ont laissé les exilés dans le brouillard, la Justice a cogné là où elle aurait dû apaiser.

 

Et l’IGE dans tout ça ? Elle aurait pu être la clé pour ouvrir ces cadenas. « Sa mission première consiste à suivre, à contrôler et à évaluer la mise en œuvre effective de toutes les décisions prises au sommet de l’État », rappelle Oueifio. Vérifier si les décrets deviennent des actes, si les ministères marchent droit, si les promesses ne s’évaporent pas en fumée. Mais sans moyens, sans nerf, elle regarde passer le train du chaos, les bras ballants. Les parasites – ces « manipulateurs » qu’Oueifio fustige – s’en frottent les mains : pas de vigile, pas de comptes à rendre. Résultat ? Les routes restent coupées, les villages à l’abandon, et la paix, un mirage qui s’éloigne.

 

Un outil grippé, mais pas cassé

 

Pourtant, tout n’est pas perdu. Oueifio ne jette pas l’IGE au feu : il y voit encore un éclat, une braise qu’on peut raviver. « Elle aurait déverrouillé la situation en aidant le président à prendre des grandes décisions suites à de bons renseignements », insiste-t-il. Imaginez un instant : une IGE remis sur les rails, avec des inspecteurs qui débarquent dans les bureaux comme des vents frais, qui traquent les embrouilles, qui s’assurent que les mains tendues ne restent pas un slogan mais deviennent des ponts solides. Une IGE qui fait trembler les profiteurs, qui remet les compteurs à zéro, qui donne au président des yeux pour voir là où les flatteurs le rendent aveugle.

 

Mais pour ça, il faut du muscle. Des moyens, d’abord – pas des miettes, mais un vrai budget pour envoyer des équipes dans les provinces, pour fouiller les placards. Des hommes, ensuite – pas des copains placés là pour faire joli, mais des gars carrés, des incorruptibles, comme ces « hommes capables » qu’Oueifio appelle de ses vœux, puisant dans Exode 18:21. Et une volonté, surtout : celle de Touadéra, de couper les cordes des « sirènes » qui le bercent de mensonges et de remettre cet outil au travail.

 

L’enjeu : décoincer la RCA

 

Car l’enjeu, il est là, brut et simple : sans une IGE qui cogne, la RCA reste coincée. Les mains tendues de Touadéra, si belles sur le papier, s’enlisent dans un marais où les blocages – corruption, divisions, inertie – s’entassent comme des vieux pneus. Oueifio le dit avec des mots qui piquent : « Les populations ne peuvent pas librement aller au champ, à la pêche ni à la chasse ». C’est pas juste une phrase, c’est un uppercut : un pays où les gens ne vivent plus, ils survivent, parce que l’État, censé les protéger, est grippé jusqu’à la moelle.

 

Raviver l’IGE, c’est plus qu’une réforme : c’est un sursaut. Un moyen de faire tomber les murs, de libérer les ministères de leurs chaînes, de redonner au peuple un peu d’air. Ça veut dire des routes qui s’ouvrent, des écoles qui respirent, des champs qui reverdissent. Ça veut dire une RCA qui ne soit plus un musée de promesses rouillées, mais un atelier où les choses avancent. Oueifio y croit, et il nous défie d’y croire aussi : l’outil est là, grippé, oui, mais pas cassé. À nous de le dégripper.

 

Il est à noter que l’Inspection générale d’État, bijou terni de la RCA, dort dans un coin pendant que les blocages étouffent le pays. Elie Oueifio, avec sa voix qui secoue, nous met au pied du mur : cet outil peut-il encore décoincer la machine ? Peut-être, si Touadéra le sort de la naphtaline et lui redonne des griffes. Sinon, les mains tendues resteront un geste vide, et la RCA, une promesse qui s’effrite dans le vent.

 

 

Mal Gouvernance et pilotage à vue : Creuzet du recul sociétal en République Centrafricaine

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Mal Gouvernance et pilotage à vue : Creuzet du recul sociétal en République Centrafricaine

 

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Jean-Pierre Mara, ancien député de la nation.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Si on dit qu’un espace donné est un pays, c’est sûrement parce qu’il y a des personnes qu’on appelle Peuple ou Citoyens qui y vivent. Et puisque un groupe de personnes vivant sur un espace appelé pays a besoin de règle de cohésion,  ce peuple se choisit des Représentants pour encadrer et organiser la vie des concitoyens et défendre leurs intérêts dans la gestion et dans la gouvernance du pays. Ainsi, c’est parce qu’il y a un peuple, ou en d’autres termes des citoyens qu’il existe un Gouvernement. Sans citoyens, il ne peut y  avoir de Président.

 

Mais est ce pour autant vrai que celui que le peuple choisi comme Président est un GBIA ? La réponse est NON. Un président n’est pas un Dieu, un Gbia. Un président ne sait pas tout. C’est pourquoi le Citoyen doit être libre de dire la vérité sur les résultats et les retombés des choix de celui qui préside à sa destinée. La liberté que se donne ce dernier dans ses actes doit avoir une limite qui s’appelle Intérêt national. Que ce soit en terme de ressources humaines, la composition de son Gouvernement ou qu’en terme de stratégie politique, les actes du Présidents doivent avoir comme fil conducteur la vie de la nation et son contre poids la critique par une opposition. Surtout lorsque les choix ne permettent pas de répondre aux besoins primaires et primitifs de la majorité des citoyens. A l’écoute des critiques même celles venant d’une minorité de la population, un Président innovant et en phase avec le vécu de ses citoyens peut lancer des projets novateurs qui servent au bien-être de tous.

 

Commençons par les garanties souveraines. Nous avons voté un Président qui voyage et distribue des garanties souveraines a des Hommes et des Structures qui utilisent la protection financière de l’Etat Centrafricain pour faire leurs affaires. Ces Gens ne peuvent pas investir en RCA parce qu’il n’y a pas d’infrastructures adéquates (Routes, électricité, Télecom). Ces gens profitent de cette garantie souveraine de l’Etat centrafricain pour investir ailleurs..

 

Il est de notoriété publique  qu’une minorité courageuse critique ouvertement depuis des années la gouvernance en RCA. Le dernier exemple se rapporte à la société d’état du nom de ENERCA. Créé au temps de la colonisation, elle travaille mal. ENERCA peine à fournir l’électricité 24h/24 à la population. Mais ne dites pas aux ignorants que ‘‘c’est ainsi depuis des années. Ici c’est comme ca depuis toujours’’. En allant briguer la magistrature par coup d’état militaire ou constitutionnel, vous saviez  cela et vous promettiez le meilleur. Pourquoi alors les agents choisis par le Président pour gérer ces sociétés d’Etat font acheter et installer des équipements d’entretien de très mauvaise qualité pour ENERCA, pour SODECA ou pour SOCATEL, ou pour ONEM. L’Etat prive la population d’énergie nécessaire pour vivre, des routes pour circuler, de l’eau propre et d’hôpitaux bien équipés. Il n’y a pas de vie décente sans d’électricité. Il n’y a pas d’évolution sans énergie.

 

Quand on dit qu’il n’y a pas de routes en RCA, ce n’est pas une insulte. Selon d’autres critiques, l’état des routes en République centrafricaine demeure un défi majeur pour le développement et pour les échanges commerciaux. Le réseau routier national s’étend sur environ 24 000 km pour 623 000 km2 . Seulement 3 % soit 8600 km de route sont asphaltés, et en état de dégradation avancée.

 

En 65 ans d’indépendance, les différents gouvernements n’ont pas formé assez de nationaux capables de construire centrales hydroélectriques, pistes ou ponts. Les rares qui ont été formés n’ont jamais fait l’objet d’un programme de retour organisés par le gouvernement  pour revenir s’installer comme entrepreneurs ou agents de l’état. Ici on encourage pas ceux qui savent car il savent trop et représentent un danger pour ceux qui sont choisis sur des critères autres que la compétence et l’excellence dans le domaine visé. Le Gouvernement choisi par le Président est incapable de construire, voir faire construire par des centrafricains sentiers, routes, ponts, caniveaux, Égouts, Canalisation etc. Sans canalisation, on ne peut pas évacuer les eaux de pluies. Sans égouts, on ne peut vider les sanitaires et garantir l’hygiène et la santé de la population. Sans routes, on ne peut pas circuler entre les différentes villes pour se ravitailler et échanger des produits bref on ne peut pas faire du commerce et générer de la richesses, créer des emplois.

 

Quand on dit qu’il n’y a pas d’Eau potable, pas d’eau propre, ce n’est pas offenser ceux qui se prennent pour Dieu sur Terre, ceux qui se croient supérieurs aux autres humains. Le Gouvernement choisi par le Président est incapable de construire des réserves d’Eau, des retenus d’Eau, des bassins de traitement d’Eau potable. Ceux qui ont la gestion de l’unique société nationales de distribution d’eau (SODECA) ne comprennent pas  que le rôle de l’Etat c’est d’assurer que l’Eau soit capter et conduite dans chaque habitation sur toute l’étendue du territoire. Ces gens nommées là-bas pensent que seul l’Homme ‘‘Blanc’’ ou ‘‘Étranger’’ a un cerveau pour penser l’infrastructure nécessaire  pour drainer l’eau des rivières vers les foyers. Ils pensent que amener le tuyau d’eau potable dans chaque école est un miracle que seul Dieu peut opérer. Pourtant,  l’expérience humaine  débute avec 9 mois dans le liquide du ventre de la mère, étape qui doit faire prendre conscience à chaque Homme l’importance de l’Eau. A cela s’ajoute les années passées dans des écoles pour apprendre à améliorer le cadre de vie.

 

Pourquoi alors en Centrafrique Présidents, Ministres, Officiers, Demi Dieu,  ne sont nullement préoccupés par l’importance de l’eau. En effet, dans l’environnement centrafricain,  ceux qui ont une parcelle de pouvoir ne sont préoccupés dès leur prise de fonction que par les véhicules V8 et les voyages en classe de luxe et la consommation. Investis dans leurs fonctions, ces minoritaires pensent à creuser puit, acheter Evian ou Eau Pure. Leur dire qu’ils sont incompétents n’est pas une insulte mais un constat.

 

Quand on dit que la population souffre de famine et que l’agriculture n’existe que de nom ce n’est non plus du discrédit ou de la diffamation. Quand la politique consiste à garantir l’assistanat, adieu le savoir-faire pour améliorer la culture et la transformation du manioc, du mil, du maïs, des ignames ou des arachides qu’osavait pourtant produire dans le passé à Ngoulinga, Lakandja, Katakpa, Mala, Nemyelewa, à  Nola, Boukoko, ou encore à Batalimo, etc…. On savait produire du lait à Sarki sans développer la mise de la viande de bœuf en boîte de conserve. On savait croiser les arachides à Grimari sans développer la production de l’huile d’arachide. On savait cultiver le coton sans savoir comment reconstruire les usines d’égrenage de coton. On a pas réfléchi au point d’arriver à l’échec de l’aventure avec les graines de coton importés de Chine. On a pas réfléchi au fait que par la route on peut transporter les fibres de cotons des différentes usines d’égrenage des provinces vers l’usine UCATEX installés à Bangui. Or avec électricité haute tension on peut tisser le coton et alimenter le monde qui aime les tissus en coton.

 

Quand on dit que tout le monde n’a pas accès à l’Autoroute de l’information et de la Communication, ce n’est pas offenser ceux qui se prennent pour Dieu sur Terre, ceux qui se croient supérieurs aux autres humains. Le Gouvernement choisi par le Président est incapable de construire des Infrastructures numériques mais veut faire croire qu’ils soutiennent l’utilisation du numérique.

 

Au fait à l’international, le Kodro notre pays s’appelle quoi ? Bangui, RCA, CAF, CF, TCF, KODRO ?  Essayer de remplir un formulaire en ligne et vous verrez que pour la RCA il n’y a rien de précis. Parler de cela ici ne veut pas dire diffamer le gouvernement centrafricain. Mais quel est l’organe chargé des Normes en RCA.

 

Quelles sont les normes électriques en RCA : les prises sont-elles normées ? Si oui c’est quelle norme ? Et quelle est la tension nominale dans les logements : 110V, 220V, 230V sur quelles types de prises électriques ? Dans les bureaux, dans les Ministères ou dans les menàges, vous trouverez des prises Anglaises, Américaines, Française, Allemandes, ISO. IEEE, etc Quel est le Ministère en charges de ces normes et qu’elle Loi normalisent leur utilisation en RCA?

 

Le ministère des Finances vient d’instaurer la digitalisation des services des impôts et du paiement des taxes et c’est une bonne chose. Mais une seule question me préoccupe. Les commerçants de Ouaoua(Wawa) ou de Batalimo vont comment pour s’acquitter de leurs obligations puisque le réseau n’existe pas chez eux et qu’ils n’ont pas non plus de téléphones Android ou Smartphones? D’ailleurs parlant de réseau, il me semble que même si vous disposez d’un appareil 4G, 5G ou plus ce qui possible sur tous les nouveaux smartphone, le réseau centrafricain n’est que 3G tout au plus GPRS/EDGE. Il n’y a pas de réseau 4G en RCA pour la simple raison qu’il faut un réseau de transport (Backbone ou Dorsal) Fibre Optique. Ceux qui ont la gestion de l’unique société nationale de transport et distribution de l’information (SOCATEL) sont restés endormi sur le réseau TDM en cuivre conçu spécialement pour des appels analogiques donc non adapté. ARCEP et SOCATEL ne comprennent pas  que le rôle de l’Etat c’est d’assurer le transport de l’information entre les réseaux des sociétés privés TELECEL, MOOV et ORANGE. Le drame c’est que l’Etat Centrafricain utilise les mots Digitalisation, Numérisation, Fibre Optique sans assumer que l’Etat doit contribuer à fournir un réseau pour exploiter toutes ces technologies.

 

Les membres choisis par le Président ne le sont pas pour compétences particulières ou pour une politique adaptée. Pourtant ils sont nommés pour introduire, organiser et accompagner l’innovation. Ils sont là pour introduire le grand éventail d’actions que le plan de développement de la RCA devrait proposer pour l’avenir. Alors que propose la RCA pour l’avenir ?  Le plan national de développement (PND) au lieu  d’étre une compilation de textes copiés sur Internet aurait dù proposer des solutions, ce qu’il faut faire pour domestiquer l’Eau à la maison ou les routes ou encore la production des céréales, voire comment protéger les arbres ou l’écosystème. Le PND n’a pas proposé comment il va aider un centrafricain à construire la route entre Boda et Berberati ou encore entre Ndele et Sam Ouandja. Le PND n’a pas proposé comment produire les briquets écologiques à base de déchets pour éviter la déforestation. Le PND  a plutôt appuyer la vente du pays aux étranger, l’exploitation par des sociétés étrangères, bref, le PND est un programme ultra libérale antichrétien. Pour terminer l’école et la Jeunesse  Centrafricaine ne sont pas encore au centre et au services des préoccupations centrafricaines. La transition écologique, industrielle et agricole portés par des Centrafricains pour les Centrafricains n’est pas encore ancrée dans l’histoire de la RCA.

 

Vu l’état de l’arrière-pays et des provinces, Le Président et les institutions de la RCA ne sont pas encore assez concernés par la résolution des problèmes de la société centrafricaine.

 

Mala le 9 Juillet 2025

Jean-Pierre Mara, Ingénieur Diplômé , ancien Directeur de projets Telecom chez Alcatel-Lucent France, ancien Député

Par Jean-Pierre Mara, ancien Directeur de projets Telecom chez Alcatel-Lucent France, ancien Député

 

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L’Université de Bangui : quand le Président Touadera découvre la mafia du Doyen de la faculté des lettres et explose de colère

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L’Université de Bangui : quand le Président Touadera découvre la mafia du Doyen de la faculté des lettres et explose de colère

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Jean-Claude-azoumaye.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Jean-Claude-azoumaye-450×450.jpg” alt=”Portrait de monsieur Jean-Claude Azoumaye , Le doyen de la faculté des lettres et des sciences humaines de l’université de Bangui.” width=”450″ height=”450″ />
Professeur Jean Claude azoumaye, Doyen de la faculté des letttres et des sciences humaines

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Une scène surréaliste montre l’ampleur de la corruption dans l’enseignement supérieur centrafricain.

 

Il arrive parfois que la réalité dépasse la fiction. Ce qui s’est passé il y a deux semaines à l’Université de Bangui relève de cette catégorie d’événements où le cocasse le dispute au scandaleux, explosant au grand jour les méthodes peu orthodoxes qui gangrènent l’université de Bangui.

 

L’affaire débute par une découverte pour le moins embarrassante concernant l’École Doctorale de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. Cette institution, dirigée par le doyen Jean-Claude  Azoumaye  qui cumule ainsi les fonctions de doyen et de directeur d’école doctorale, avait développé un système financier d’une créativité remarquable pour escroquer les étudiants en phase de soutenances de leur thèse.

 

Le mécanisme était d’une simplicité déconcertante : chaque doctorant devait débourser 2 millions de francs CFA (environ 3 000 euros) pour avoir le privilège de soutenir sa thèse doctorale. Cette somme, présentée comme nécessaire pour couvrir les frais de déplacement et d’hébergement des professeurs expatriés membres du jury, représentait une fortune pour ces étudiants déjà durement frappés par des difficultés économiques du pays, que le Président fat a lui-même créé.

 

Mais voici où l’histoire devient savoureuse : parallèlement à cette ponction mafieuse du Doyen Jean-Claude  Azoumaye, le budget de l’État centrafricain prévoyait déjà une ligne spécifique de 80 millions de francs CFA annuels destinée précisément à couvrir ces mêmes frais de soutenance. Une double facturation en quelque sorte, où l’administration universitaire se servait généreusement à deux râteliers sans que personne ne bronche.

 

Cette organisation bien structuré fonctionnait selon un circuit établi : lorsqu’une soutenance était programmée, le directeur de l’école doctorale, Jean-Claude  Azoumaye,  adressait une demande au rectorat, qui la transmettait au ministère de l’Enseignement Supérieur, lequel la soumettait au Conseil des ministres pour décaissement des fonds budgétaires. Pendant ce temps, les étudiants continuaient à payer leurs 2 millions, créant ainsi un système de double financement particulièrement lucratif pour le directeur de l’école, monsieur Jean-Claude  Azoumaye.

 

Ce petit arrangement entre amis aurait pu perdurer indéfiniment si le hasard n’en avait décidé autrement. Heureusement, cette année, parmi les doctorants pressurés se trouvait un étudiant ayant des liens avec l’entourage présidentiel, détail apparemment inconnu du doyen Jean-Claude  Azoumaye  et de ses collaborateurs. Ces derniers, habitués à traiter avec des étudiants sans relations ni moyens de recours, ont appliqué leur méthode habituelle sans imaginer que l’information pourrait remonter jusqu’aux plus hautes sphères de l’État.

 

L’étudiant en question n’a manifestement pas apprécié d’être traité comme un simple portefeuille ambulant du Doyen Jean-Claude  Azoumaye . Il a fait remonter l’information par les canaux appropriés. Le message est parvenu jusqu’au président Touadéra, qui a alors découvert avec surprise les méthodes de financement créatives développées par ses protégés universitaires, dont monsieur Jean-Claude  Azoumaye.

 

C’est ainsi que lors de sa cession d’enseignement chaque week-end à l’Université de Bangui, le président a réservé une surprise de taille aux dignitaires académiques venus l’accueillir selon le protocole habituel. La scène, rapportée par plusieurs témoins, mérite d’être décrite dans sa dimension presque théâtrale.

 

Comme chaque semaine, le ballet protocolaire s’était mis en place  pour accueillir le Président à son arrivée : recteur, doyens et autres responsables universitaires s’étaient positionnés pour saluer le chef de l’État selon la chorégraphie bien spectaculaire de son arrivée. Chacun arborait son plus beau sourire et sa posture la plus respectueuse, dans l’attente des salamalecs d’usage.

 

Mais cette fois-ci, le président Touadéra avait visiblement autre chose en tête que les politesses habituelles. Sans préambule ni ménagement, il a directement interpellé le recteur sur “l’histoire des doctorants de la faculté de lettres”, montrant ainsi qu’il était parfaitement informé du système de double facturation mis en place par le Doyen Jean-Claude  Azoumaye.

 

La suite de l’échange a dû glacer le sang des responsables universitaires présents. Le président a clairement signifié qu’il ne tolérait pas ces pratiques et a ordonné le remboursement immédiat des sommes indûment perçues auprès des étudiants. Face aux tentatives d’explication du recteur, Touadéra a coupé court : “Remboursez seulement les étudiants, c’est tout!”.

 

L’atmosphère protocolaire habituellement détendue s’est alors transformée en un moment de malaise profond. Le doyen Jean-Claude  Azoumaye, directement visé par ces révélations, a accusé le coup avec la discrétion que commandaient les circonstances. Selon les témoins, son état physique témoignait de l’ampleur du choc : visage défait, attitude prostrée, il semblait mesurer l’ampleur des conséquences possibles de cette exposition publique de ses méthodes.

 

Après avoir délivré son message sans équivoque, le président Touadéra est monté dans sa salle de cours pour assurer son enseignement comme si de rien n’était. En bas, les responsables universitaires sont restés dans un silence pesant, mesurant sans doute l’ampleur de la tempête qui venait de s’abattre sur leurs arrangements financiers.

 

La suite de la visite présidentielle s’est déroulée dans une atmosphère tendue. Contrairement aux habitudes, aucun des responsables universitaires n’a pris la parole lors du départ du chef de l’État. Le protocole de sortie s’est limité au strict minimum : salutations silencieuses et départ précipité du cortège présidentiel.

 

Cette intervention présidentielle poussent les centrafricains à s’interroger sur les mécanismes de contrôle de la corruption dans l’administration centrafricaine. Il est pour le moins ironique de voir le président Touadéra, spécialiste du vol et détournement des deniers publics, jouer les redresseurs de torts face aux “petites affaires mafieuses” de ses collaborateurs universitaires.

 

Certains observateurs y voient une opération de communication destinée à redorer un blason présidentiel quelque peu terni par les scandales à répétition. D’autres y décèlent une stratégie de contrôle des élites, rappelant que même les protégés du régime ne sont pas à l’abri des foudres présidentielles si le Président lui-même n’a pas sa part dans le business.

 

Quoi qu’il en soit, cette affaire démontre l’ampleur de la corruption ordinaire qui gangrène l’enseignement supérieur centrafricain. Elle explique également la créativité de certains responsables pour développer des sources de financement parallèles, au détriment d’étudiants déjà durement frappés par la situation économique du pays.

 

Reste maintenant à voir si les ordres présidentiels seront effectivement suivis d’effets. L’histoire récente de la République centrafricaine montre que les déclarations d’intention ne se traduisent pas toujours par des actes concrets, et que la lutte contre la corruption nécessite bien plus qu’une intervention théâtrale lors d’une visite protocolaire.

 

Pour les étudiants concernés, l’espoir de récupérer leurs 2 millions de francs CFA demeure pour l’instant suspendu aux bonnes volontés d’une administration qui a démontré par le passé sa capacité à transformer les promesses en voeux pieux.

 

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Interview exclusive : Justin Wali, sociologue,  affirme que le pasteur Faki Issène a transformé l’église Bataillon 2 en caisse noire personnelle

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Interview exclusive : Justin Wali, sociologue,  affirme que le pasteur Faki Issène a transformé l’église Bataillon 2 en caisse noire personnelle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Le-Pasteur-controverse-Faki-Issene.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Le-Pasteur-controverse-Faki-Issene-450×434.jpg” alt=”Pasteur Faki Issène continue sa comédie pathétique. Il multiplie les manœuvres pour tenter d’échapper aux accusations de détournement” width=”450″ height=”434″ />
Le Pasteur controversé Faki Issene

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans une entretien exclusif avec Corbeau News Centrafrique, Justin Wali, un fidèle baptiste revient sur les scandales financiers qui secouent l’église UFEB Bataillon 2. Il détaille les détournements présumés de plusieurs millions de francs CFA, les mises en scène organisées par le pasteur Faki Issène pour calmer les fidèles, et l’abandon des pratiques de transparence instaurées par le regretté pasteur Samuel Ngoma.

Suivez ici l’intégralité de l’interview :

 

Corbeau News Centrafrique : Bonjour monsieur Justin Wali.

Justin Wali : Bonjour madame la journaliste.

 

CNC : Merci de nous accorder cet entretien. Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est réellement passé le dimanche 6 juillet 2025 à l’église UFEB Bataillon 2 ?

 

JW : Ce dimanche, le pasteur Faki Issène a transformé le culte dominical en une mise en scène. Après le culte en français, il a laissé intervenir la trésorière générale, madame Yvette Lavodrama, son adjointe Rose Agoubeyo, puis la commissaire aux comptes madame Yongurut. Chacune a pris la parole quelques minutes pour nier publiquement la disparition de 3 millions de francs CFA. C’était un théâtre mal préparé qui a choqué les fidèles.

 

CNC : Pourquoi parlez-vous de mise en scène et non de rapport financier crédible ?

 

JW : Parce qu’aucun rapport écrit, détaillé, n’a été présenté. Les responsables ont seulement parlé oralement, de façon confuse. Or, un rapport financier doit détailler toutes les entrées et sorties : offrandes, aides, dépenses, solde restant et projections pour l’année suivante. Ce qui était pratiqué avant 2019 avec le pasteur Samuel Ngoma. Depuis six ans, sous Faki Issène, plus rien n’est publié.

 

CNC : Revenons sur l’héritage du pasteur Samuel Ngoma. Comment fonctionnait l’église sous sa direction ?

 

JW : Sous Ngoma, il y avait une transparence réelle. Chaque année, les extraits budgétaires étaient distribués aux responsables des organisations comme l’Ecodim, les Flambeaux, la JEEA, les Lumières, le BTO (Bêta Wali, organisation des femmes), les chœurs, et les Génèses évangéliques. Chacun recevait un document écrit détaillant les recettes et dépenses. Cela permettait aux fidèles de savoir comment leur argent était utilisé.

 

CNC : Qu’est-ce qui a changé avec l’arrivée du pasteur Faki Issène en 2019 ?

JW : Tout est devenu opaque. Plus de rapports écrits, seulement de la parole. Seul un cercle restreint gère l’argent : Norbert Ngueto, Simon Sakama, Yvette Lavodrama et Rose Agoubeyo. Les autres organisations sont exclues des décisions. Les fonds disparaissent sans explication.

 

CNC : Pouvez-vous citer des exemples précis de disparitions de fonds ?

 

JW : Oui. En 2021, sur un budget de 5 millions de francs CFA, 500 000 ont disparu. En 2023, c’est 3 millions de francs CFA qui se sont volatilisés. Et plus récemment, un projet de réhabilitation a été lancé à 600 millions, alors qu’une offre à 300 millions existait. Cette différence interroge.

 

CNC : Le pasteur avait pourtant promis d’organiser une réunion de clarification. Que s’est-il passé ?

 

JW : Avant son voyage en France, il avait annoncé qu’à son retour, il rencontrerait tous les responsables des organisations de l’église : Ecodim, Flambeaux, Lumières, JEEA, BTO, Génèse évangélique, chœurs, etc. Mais après les publications du CNC sur les détournements, il a changé de posture. Il n’a plus convoqué tout le monde, seulement deux commissions : celle des œuvres sociales et celle de la reconstruction. Devant elles, il a posé des questions absurdes comme : “Est-ce que je vous ai mis la pression ?” C’était une manœuvre dilatoire.

 

CNC : Parlons du culte du 6 juillet. Comment les fidèles ont-ils réagi à cette mise en scène ?

 

JW : Les fidèles étaient en colère. Ils ont eu l’impression qu’on voulait les ridiculiser. La trésorière Lavodrama a parlé quelques minutes, son adjointe Agoubeyo aussi, puis madame Yongurut, commissaire aux comptes. Mais personne n’a compris leurs explications. Même madame Sakama, proche du pasteur, s’est levée pour parler d’une manière incompréhensible. Tout cela a pris du temps inutilement et n’a convaincu personne.

 

CNC : Vous dites qu’aucun budget n’est élaboré ni distribué aux organisations. Quelles sont les conséquences pour les activités de l’église ?

 

JW : Avant, chaque organisation recevait un budget annuel, même modeste, pour ses activités : la JEEA pour ses rencontres, les chœurs pour leurs concerts, le BTO pour ses réunions de femmes, les Flambeaux pour leurs activités de jeunesse, etc. Aujourd’hui, plus rien n’est financé. Les organisations ne peuvent plus fonctionner normalement.

 

CNC : Vous évoquez aussi une gestion parallèle de certains revenus, comme la location de chaises. Pouvez-vous préciser ?

 

JW : Oui. L’église loue des chaises pour des événements, mais les montants ne sont jamais déclarés. Si un diacre ou un responsable est présent, on peut savoir qui a payé et combien. Sinon, tout est encaissé en secret par le cercle du pasteur. C’est devenu un budget clandestin.

 

CNC : Au-delà de l’argent de l’église, il y a aussi des affaires personnelles réglées avec les fonds communautaires. Pouvez-vous expliquer le cas de la fidèle Valérie ?

 

JW : C’est un exemple flagrant. Dans son affaire privée avec madame Valérie, le pasteur a imposé que l’église paie deux avocats pour lui, avec l’argent des offrandes des fidèles. Pourtant, c’était une affaire personnelle. Normalement, il devait payer ses avocats avec ses propres moyens. Mais il a utilisé les fonds de l’église.

 

CNC : Que disent les fidèles aujourd’hui face à cette situation ?

 

JW : Ils sont indignés. Depuis six ans, aucun vrai rapport financier n’a été publié. L’argent disparaît, les activités des organisations sont bloquées, et on impose aux membres des mises en scène humiliantes. Beaucoup se sentent trompés et quittent l’église.

 

CNC : merci monsieur Justin Wali  d’avoir pris votre temps dans cette interview importante

 

Justin Wali : c’est à moi de vous remercier madame la journaliste.

 

Propos recueillis par Gisèle MOLOMA

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Sous la pression de la communauté internationale, le président Touadera ouvre un pré-dialogue avec le BRDC

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Sous la pression de la communauté internationale, le président Touadera ouvre un pré-dialogue avec le BRDC

 

Sous la pression de la communauté internationale, le président Touadera ouvre un pré-dialogue avec le BRDC
Les membres du gouvernement lors de l’ouverture du pré-dialogue avec le BRDC à Bangui. Le ministre et neveu du Président, monsieur Arthur Piri, faché, et son collègue de la communication, l’ex-détenu Maxime Balalou aussi. piri-et-balalou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après trois années de demandes incessantes du BRDC, le gouvernement centrafricain lance enfin un pré-dialogue avec l’opposition démocratique réunie au sein du BRDC.

 

Le 2 septembre 2025 marque un nouveau départ dans le dialogue politique avec l’opposition démocratique centrafricaine. Dans la salle de réunion de la Primature à Bangui, sur instruction du Chef de l’Etat Centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, les leaders du BRDC ont eu un échange direct avec le Premier ministre, Félix Moloua. Cette rencontre met fin à trois années de blocage politique et ouvre la voie à des négociations pour l’avenir démocratique du pays.

 

Après plusieurs mois de revendications du Bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC), qui conditionnait sa participation aux Élections à l’ouverture d’un dialogue avec l’exécutif, le gouvernement a finalement répondu favorablement. Le BRDC, une coalition d’opposition dirigée par Maître Crépin Mboli-Goumba, avait multiplié les actions citoyennes depuis des mois : une marche pacifique le 4 avril, un giga-meeting prévu pour le 31 mai en défense de la Constitution de 2016, et des prises de position tranchées contre un éventuel troisième mandat du président.

 

Ont pris part à cette rencontre Me Crepin MBOLI GOUMBA, coordonnateur du BRDC, Me Nicolas TIANGUAYE, Martin Ziguelé, porte-parole du BRDC et autres, ainsi que les représentants de Sainte Edigio, facilitateur de ces négociations. La présence de la Communauté de Sant’Egidio comme facilitateur souligne la dimension internationale de ces pourparlers.

 

Ainsi, le premier axe de négociation véritable portera sur la Constitution adoptée le 30 août 2023, dont la légitimité est largement contestée par l’opposition démocratique et la société civile. La nouvelle constitution du régime remplace notamment le quinquennat présidentiel renouvelable une seule fois par un septennat renouvelable indéfiniment. Les binationaux se voient par ailleurs interdits de concourir à une élection présidentielle, dont les candidats doivent obligatoirement être “centrafricain d’origine”.

 

Cette Constitution controversée a été adoptée dans des conditions que l’opposition dénonce. Le pouvoir a mis à la retraite d’office en janvier 2023 la présidente de la Cour constitutionnelle, Danièle Darlan, principale artisane de l’invalidation d’un premier projet. La nouvelle Constitution est par conséquent approuvée à une écrasante majorité de plus de 95 % des suffrages exprimés, dans un contexte de boycott massif de l’opposition qui affirme qu’elle a en réalité été de l’ordre de 10 à 13 %, et que des bureaux de vote ne contenaient même pas de bulletins pour voter Non.

 

Le BRDC conteste particulièrement la clause d’origine exigeant des candidats qu’ils soient “Centrafricains d’origine et n’ayant que la seule nationalité centrafricaine”. Dans la version finale, il est dit : “Seuls les Centrafricains d’origine peuvent être candidats aux Élections législatives, régionales et municipales”, créant une ambiguïté juridique sur l’élection présidentielle.

 

Le deuxième axe majeur concerne l’Autorité Nationale des Élections (ANE), critiquée pour ses dysfonctionnements. Un expert de l’ONU a averti que l’ANE “est confrontée à de sérieux obstacles opérationnels avant les Élections législatives, présidentielles et locales de 2025”.

 

La situation est inquiétante : “Malgré l’appui multiforme apporté par les partenaires techniques et financiers à l’ANE, des dysfonctionnements internes persistants ont entravé son efficacité, ce qui compromet le respect du calendrier électoral”.

 

Néanmoins, l’Autorité Nationale des Élections (ANE) de la République centrafricaine a publié la liste électorale définitive en vue des élections prévues en décembre 2025. Le fichier compte 2.398.158 électeurs, dont 757.075 nouveaux inscrits en 2025. Cette publication récente répond partiellement aux préoccupations, mais les élections générales, y compris les élections présidentielles et locales, auront lieu le 28 décembre 2025, laissant peu de temps pour les préparatifs.

 

Le troisième point de friction porte sur la réforme du Conseil constitutionnel, qui a remplacé l’ancienne Cour constitutionnelle. Auparavant composée de 9 membres nommés dont un respectivement par le président de la République, le président de l’Assemblée nationale et celui du Sénat, et six par les corporations juridiques, la Cour est désormais composée de 11 membres, dont 3 nommés par le président de la République, 3 par l’Assemblée nationale, et 5 par les corporations juridiques.

 

Cette réforme renforce mécaniquement l’influence de l’exécutif et de sa majorité parlementaire sur l’institution chargée de l’arbitrage électoral, ce que dénonce vigorusement le BRDC qui réclame une composition plus équilibrée et des garanties d’indépendance.

 

L’ouverture de ce pré dialogue ne doit rien au hasard. Elle résulte directement de la pression exercée par les bailleurs de fonds internationaux qui conditionnent leur soutien financier à un processus inclusif. Le 18 juin 2024, la MINUSCA et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont signé un accord de financement d’un montant dépassant un million de dollars américains pour soutenir les préparatifs électoraux.

 

L’Union européenne contribuera à hauteur de 14.75 millions d’euros au Fonds Commun multi-bailleurs géré par le PNUD, en devenant ainsi le premier contributeur aux élections. Ce financement international est capital car “le budget électoral actuel, qui ne couvre que les élections locales à six mois des scrutins présidentiel et législatif, doit être réévalué d’urgence pour refléter les réalités opérationnelles”.

 

Par ailleurs, la République centrafricaine ne dispose pas des fonds nécessaires pour organiser seule ces scrutins groupés. Le président de l’ANE, maître Mathias Morouba, se veut rassurant : “Les élections groupées sont une solution politique que les autorités du pays ont trouvée pour éviter qu’il y ait des élections disparates, sachant que nous avons des difficultés financières”.

 

La MINUSCA salue ledit processus qui selon elle, est crucial pour la bonne tenue des élections, selon Florence Marchal, porte-parole de la mission. Cette surveillance internationale témoigne des enjeux considérables de ces négociations pour la stabilité régionale.

 

Pourtant, le climat reste tendu. Les propos récents du porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu Maxime Balalou, qualifiant les revendications du BRDC d’“inepties politiques”, ont jeté un froid sur la sincérité du dialogue. De son côté, le Ministre Conseiller Spécial du Président Touadéra, monsieur Fidèle Gouandjika, a vivement critiqué ces opposants qu’il qualifie d’“inaptes”, accusant les leaders du BRDC de “demander un dialogue pour défendre les intérêts des puissances coloniales”.

 

Les élections de décembre 2025 constituent un défi logistique majeur. L’ANE annonce la tenue d’un scrutin commun le 28 décembre dans le cadre du premier tour des élections présidentielles et législatives, combiné aux élections régionales et municipales. Cette approche vise à optimiser les coûts mais complique l’organisation.

 

La communauté internationale, notamment le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), joue un rôle déterminant à travers le Projet d’Appui au Processus Électoral en Centrafrique (PAPEC). Ce programme vise à renforcer les compétences techniques de l’ANE et à accompagner la sensibilisation des citoyens.

 

La situation sécuritaire reste inquiétante malgré les accords de paix.

 

Ce pré-dialogue représente un test pour la démocratie centrafricaine. “L’achèvement du prochain cycle électoral 2025-2026 est primordial pour renforcer la stabilité institutionnelle”, selon la Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU.

 

Les élections locales revêtent une importance particulière car les Centrafricains pourront élire leurs représentants locaux pour la première fois après presque 40 ans. Ces élections locales représentent une “opportunité sans précédent” à saisir pour renforcer la gouvernance et accélérer la réforme du secteur de la sécurité dans le pays.

 

La réussite de ce dialogue conditionne la participation du BRDC aux scrutins de décembre. Si des garanties écrites sont obtenues sur la Constitution, l’ANE et le Conseil constitutionnel, la coalition acceptera de participer. À défaut, elle maintiendra sa ligne de boycott, risquant de décrédibiliser l’ensemble du processus électoral aux yeux de la communauté internationale.

 

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Centrafrique : Le Ministère de la Culture persiste dans son ingérence illégale dans l’Union des Musiciens Centrafricains

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Le Ministère de la Culture persiste dans son ingérence illégale dans l’Union des Musiciens Centrafricains

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/philipp_bokoula1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Philipp Bokoula, chargé de mission au ministère de la culture en Centrafrique
Monsieur Philipp Bokoula, chargé de mission au ministère de la culture en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Malgré l’élection légitime d’un nouveau bureau, le Ministère de la Culture continue d’outrepasser ses compétences dans l’affaire de l’UMC.

 

Trois jours après l’élection historique d’Armand Touaboy à la présidence de l’Union des Musiciens Centrafricains (UMC), le Ministère de la Culture et du Tourisme récidive dans une démarche qui défie le droit associatif centrafricain. Par un communiqué du 2 septembre 2025, la Direction Générale des Arts et de la Culture, dirigée par Albertine Ouaboua, rejette purement et simplement la légitimité du nouveau bureau démocratiquement élu.

 

Cette nouvelle intervention confirme les analyses développées dans nos précédentes publications : nous assistons à une manipulation organisée par Philippe Bokoula, chargé de mission au ministère, au profit de son ami Dany Ngarasso, l’ancien président par intérim qui refuse de quitter le pouvoir depuis près de quatre ans.

 

Cette ingérence administrative ne repose sur aucune base légale solide. Le communiqué ministériel du 2 septembre dévoile l’ampleur de cette intervention. Après avoir tenté d’empêcher l’Assemblée Générale du 30 août par une note circulaire rédigée par Bokoula, le ministère de la culture franchit un nouveau palier en contestant ouvertement les résultats d’un scrutin légalement organisé par les membres de l’association.

 

Cette escalade pose une question fondamentale : de quel droit un ministère partenaire s’arroge-t-il le pouvoir de valider ou d’invalider les Élections d’une association indépendante ? L’UMC relève juridiquement du Ministère de l’Administration du Territoire, qui seul détient la compétence en matière associative. Le Ministère de la Culture n’est qu’un partenaire institutionnel, sans aucune prérogative de tutelle sur l’organisation interne de l’association.

RCA : Quand le ministère de la Culture outrepasse ses compétences dans l’affaire de l’Union des Musiciens centrafricains
Dany Ngarasso, Président par intérim à gauche, puis à droite, son ami, le chargé de mission, Philipp Bokoula. Photo collage réalisée par la rédaction du CNC

 

Pourtant, Albertine Ouaboua persiste dans cette voie illégale. Bien qu’elle ait elle-même déclaré par le passé que “l’association UMC est indépendante”, elle se laisse aujourd’hui manipuler par Philippe Bokoula pour servir les intérêts personnels de Dany Ngarasso. Cette contradiction montre le caractère artificiel de cette intervention administrative.

 

Dans ce contexte trouble, des échanges WhatsApp datés du 25 août dernier, au lendemain de la première note ministérielle, éclairent d’un jour nouveau les véritables motivations de cette crise. Dans ces messages, Dany Ngarasso se réjouit ouvertement du soutien administratif obtenu grâce à son ami Bokoula.

 

Plus troublant encore, l’ancien président par intérim montre sa conception autoritaire du pouvoir associatif. Dans un message particulièrement choquant, il affirme avoir fait de ses collaborateurs ses “esclaves” : “J’ai commencé à vous frapper comme des petits enfants depuis la démission du Pr Chengo et jusqu’à la fin de mon mandat, j’ai fait de toi, Médiateur et Armel mes esclaves“.

 

Ces propos montrent la personnalité d’un homme qui conçoit la direction de l’UMC comme une propriété personnelle, où les autres membres du bureau ne seraient que ses “pions”. Cette mentalité explique son refus obstiné de respecter les statuts associatifs et d’organiser des Élections démocratiques.

 

L’examen attentif de ces événements permet de comprendre un schéma de manipulation parfaitement organisé. Philippe Bokoula, utilisant sa position de chargé de mission, rédige personnellement les notes administratives que signe ensuite Albertine Ouaboua. Cette dernière, malgré sa reconnaissance de l’indépendance de l’UMC, avalise des décisions qui violent cette même indépendance.

 

Cette complicité administrative permet à Dany Ngarasso de se maintenir illégalement au pouvoir en transformant une position personnelle en décision officielle de l’État. L’ami devient ainsi le bras armé administratif de celui qui refuse de se soumettre aux règles démocratiques.

 

Le communiqué du 2 septembre, qui convoque une “réunion de concertation” pour le 4 septembre à l’École Nationale des Arts, constitue une nouvelle tentative de légitimation de cette ingérence. En invitant “tous les artistes et orchestres membres de l’UMC”, le ministère tente de créer une assemblée parallèle sous son contrôle, défiant ainsi l’autorité du bureau légitimement élu.

 

Face à cette manipulation, les musiciens centrafricains maintiennent fermement leur position légitime. Le bureau exécutif nouvellement élu a publié un communiqué sans équivoque affirmant sa légitimité et demandant à ses membres de ne pas participer à la réunion convoquée par la Direction Générale des Arts.

 

Cette résistance s’appuie sur des bases juridiques solides. L’UMC, en tant qu’association reconnue, jouit d’une autonomie garantie par les textes législatifs centrafricains. Aucun ministère ne peut s’immiscer dans sa gouvernance interne sans violer le principe de l’autonomie associative.

 

Les artistes prennent également à témoin “les hautes autorités nationales et l’opinion nationale” de cette ingérence, se réservant le droit d’ester en justice. Cette démarche témoigne de leur détermination à faire respecter leurs droits et à combattre ce qu’ils qualifient de “cabale de manipulation menée par ceux qui ont pris l’habitude de se servir dans les deniers des artistes.”

 

Cette situation dépasse largement le cas spécifique de l’UMC et constitue un précédent extrêmement dangereux pour l’ensemble du tissu associatif centrafricain. Si un ministère partenaire peut invalider les Élections d’une association sous prétexte de “dialogue constructif”, quelle association sera à l’abri de telles interventions ?

 

Cette dérive autoritaire menace les fondements mêmes de la liberté associative en République Centrafricaine. Elle ouvre la voie à une instrumentalisation politique des organisations de la société civile et compromet leur capacité à jouer leur rôle démocratique.

 

L’affaire UMC montre aussi les dysfonctionnements de l’administration publique, où des fonctionnaires peuvent utiliser leur position pour servir leurs intérêts personnels au détriment de l’intérêt général. Cette dérive éthique nécessite une réaction ferme des autorités compétentes.

 

En définitive, l’obstination du Ministère de la Culture à persister dans cette ingérence illégale ne fait que confirmer le caractère artificiel de son intervention. Derrière les formules administratives se cache une réalité simple : un homme, Philippe Bokoula, utilise sa position pour aider son ami Dany Ngarasso à confisquer une organisation qui ne lui appartient pas.

 

Cette manipulation, qui dure depuis des années, doit cesser. Les musiciens centrafricains ont démocratiquement choisi leurs dirigeants dans le respect de leurs statuts. Cette décision souveraine ne peut être remise en cause par des manœuvres administratives douteuses.

 

Il appartient maintenant aux autorités compétentes de rappeler à l’ordre un ministère qui outrepasse manifestement ses prérogatives et de garantir le respect de l’autonomie associative, principe fondamental de tout État de droit.

 

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Ouanda-Djallé : des soldats FACA torturent un jeune homme jusqu’au coma

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Ouanda-Djallé : des soldats FACA torturent un jeune homme jusqu’au coma

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle-450×203.jpg” alt=”Ouanda-Djallé : des soldats FACA torturent un jeune homme jusqu’au coma” width=”450″ height=”203″ />
Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un passage à tabac d’une violence inouïe a eu lieu dans cette ville de Ouanda-Djallé  située à 954 kilomètres de Bangui.

 

En effet, le 2 septembre au soir, Mahamat Michel, connu sous le nom de Masseya, buvait de l’alcool traditionnel dans un débit local quand une dispute a éclaté avec un soldat des Forces armées centrafricaines.  Cette altercation se poursuit au point que les deux hommes se sont rentrés dedans avec des coups de poings. Au cours de l’altercation, Masseya a fait racler son adversaire soldat censé être fort qui tombe comme un gros sac de farine. Mais cette chute a déclenché la fureur des quatre autres militaires présents.

 

Les cinq soldats se sont alors jetés sur Masseya. Ils l’ont frappé sans relâche, utilisant leurs poings et leurs pieds pour le rouer de coups. L’acharnement a duré plusieurs minutes. Quand ils se sont arrêtés, le jeune homme gisait inconscient, le visage tuméfié et le corps brisé.

 

Les témoins ont immédiatement transporté la victime à l’hôpital. Les médecins l’ont placé en réanimation. Deux jours après les faits, Mahamat Michel lutte encore pour sa vie. Son état reste critique.

 

Cette agression divise profondément Ouanda-Djallé. Les habitants accusent ouvertement l’ancien ministre du Commerce, Come Hassan, d’avoir laissé des consignes aux forces de l’ordre d’agresser les jeunes de la ville qui sont d’ailleurs plus nombreux à le détester. Selon eux, Hassan utilise les militaires comme une milice privée pour intimider les jeunes de Ouanda-Djallé. Pourtant, l’homme prépare sa candidature aux prochaines élections législatives dans cette circonscription.

 

Les relations entre l’ex-ministre et une très grande partie de la population se sont dégradées depuis plusieurs mois. Ses détracteurs affirment qu’il considère Ouanda-Djallé comme son fief personnel et qu’il ne tolère aucune résistance à ses caprices.

 

L’affaire Masseya devient ainsi le symbole d’une dérive plus large : l’utilisation des forces armées pour régler des comptes politiques. Les habitants redoutent que d’autres incidents similaires se produisent à l’approche des élections.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Kaga-Bandoro : au marché à bétail, Trois jeunes voleurs de moutons et bœufs interpellés par leurs victimes mais toujours protégés par le comité de gestion du marché

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Kaga-Bandoro : au marché à bétail, Trois jeunes voleurs de moutons et bœufs interpellés par leurs victimes mais toujours protégés par le comité de gestion du marché

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-paturage-des-boeufs-au-village-Bouboui-situe-a-45-km-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Kaga-Bandoro : au marché à bétail, Trois jeunes voleurs de moutons et bœufs interpellés par leurs victimes mais toujours protégés par le comité de gestion du marché
Le-paturage-des-boeufs-au-village-Bouboui-situe-a-45-km-de-Bangui – Pillage et racket : Les ravages d’une bande criminelle à Ouanda-Djallé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  À Kaga-Bandoro, des éleveurs ont coincé trois jeunes voleurs sur le marché à bétail, mais le comité de gestion du marché refuse toujours leur remise aux forces de l’ordre pour déclencher la procédure d’enquête.

 

Depuis la semaine dernière, le marché à bétail de Kaga-Bandoro vit une situation particulièrement embarrassante. Trois jeunes peuls, âgés d’environ 19 à 22 ans, ont été pris la main dans le sac par leurs propres victimes, mais échappent encore à la justice grâce à un système de protection bien organisé dans le marché.

 

L’histoire commence lorsque ces trois jeunes se sont rendus dans un campement d’éleveurs peuls pour commettre leurs forfaits. Leur plan était simple : voler le maximum d’animaux possible. Ils ont d’abord réussi à s’emparer d’un premier bœuf qu’ils ont emmené sans difficulté. Encouragés par ce succès, ils sont revenus quelques jours plus tard pour prendre un deuxième bœuf.

 

Mais ce second animal leur a donné du fil à retordre. Particulièrement fort et têtu, ce bœuf a catégoriquement refusé de se séparer de ses congénères. Il tirait, résistait, voulait absolument rester avec le reste du troupeau. Malgré tous leurs efforts, les voleurs n’ont pas réussi à le déplacer. Face à cette résistance inattendue, ils ont abandonné l’idée de voler ce bœuf récalcitrant.

 

Ne voulant pas repartir les mains vides, ils se sont alors tournés vers les moutons. Ils ont sélectionné cinq bêtes : une brebis pleine sur le point de mettre bas, une autre femelle accompagnée de ses petits agneaux, et deux autres moutons adultes. Au total, ils repartaient donc avec un bœuf, volé quelques jours plutôt,  et cinq moutons.

 

Face à ce vol, les éleveurs propriétaires ne se sont pas laissés faire. Connaissant parfaitement leurs animaux qu’ils marquent avec des signes distinctifs gravés ou coupés sur les oreilles, ils ont décidé de mener leur propre investigation. Ils savaient que les voleurs écouleraient forcément leur butin sur le marché à bétail de Kaga-Bandoro, le seul endroit de la ville où l’on peut vendre des animaux.

 

Discrètement, les éleveurs se sont rendus sur le marché et ont commencé à examiner les animaux en vente. Et là, surprise ! Ils ont reconnu leurs propres bêtes grâce aux marques qu’ils avaient faites. Trois de leurs cinq moutons volés étaient là, exposés à la vente comme si de rien n’était.

 

Cette découverte a permis aux éleveurs de passer à l’action. Ils ont directement confronté le vendeur qui proposait leurs moutons. Pris au piège, ce dernier n’a eu d’autre choix que de révéler indirectement l’identité de ses complices. C’est ainsi que les trois jeunes voleurs ont été démasqués et interpellés par leurs propres victimes, en plein marché.

 

Les éleveurs ont immédiatement récupéré leurs trois moutons, mais il en manquait encore deux. Quand ils ont exigé la restitution des animaux manquants, les jeunes voleurs ont commencé à mentir pathétiquement. Ils ont prétendu que ce ne sont pas eux les vrais coupables, mais plutôt de “jeunes Gbaya” (jeunes chrétiens de l’ethnie Gbaya) qui ont braqué les éleveurs peuls dans leur campement. Selon leur version mensongère, Ils ont affirmé avoir simplement acheté ces moutons aux jeunes Gbaya qui seraient les véritables braqueurs.

 

Les victimes ont répondu : “Très bien, si vous les avez achetés aux jeunes Gbaya qui nous ont volés, montrez-nous ces vendeurs pour que nous récupérions nos deux moutons restants”. Mais les voleurs sont devenus évasifs, incapables de désigner la maison ou l’identité de ces supposés jeunes Gbaya. Il était clair qu’ils mentaient pour rejeter la faute sur une autre communauté.

 

C’est à ce moment précis que l’affaire a pris une tournure inattendue avec l’intervention du comité d’organisation du marché à bétail. Ce comité, composé de membres influents du marché, connaît bien ces trois jeunes qui sont des habitués des lieux avec leurs familles.

 

Quand les victimes ont annoncé leur intention d’amener les voleurs à la gendarmerie pour récupérer leurs deux moutons manquants, le comité s’y est fermement opposé. Leur argument : “Si on les amène à la gendarmerie, ils vont immédiatement les emprisonner. Il ne faut pas les livrer aux forces de l’ordre.”

 

Cette protection active du comité a créé une situation de blocage total. Les éleveurs victimes se retrouvent dans l’impossibilité de faire valoir leurs droits, tandis que les trois voleurs continuent de circuler librement sur le marché et dans la ville.

 

L’enquête informelle montre clairement par ailleurs que ces trois jeunes ne sont pas des voleurs occasionnels mais de véritables professionnels du braquage protégés par des personnes influentes de la communauté Peule. Ils sont spécialisés dans un trafic de bétail bien organisé. Leur méthode : voler des animaux dans les campements et quartiers de Kaga-Bandoro, puis les charger dans des camions à destination de Bangui où ils les revendent à prix chers.

 

Les habitants des différents quartiers de la ville confirment la disparition fréquente de leurs animaux domestiques : moutons, chèvres, volailles. Maintenant qu’ils connaissent l’identité des coupables, beaucoup de pièces du puzzle se mettent en place.

 

Le plus bouleversant dans cette affaire est que les autorités compétentes :  gendarmerie, police, tribunal,  ne sont pas informées de ce vol. Ce n’est pas par négligence de leur part, mais parce que le comité du marché à bétail refuse catégoriquement d’alerter les forces de l’ordre. C’est au niveau de ce comité que l’affaire se bloque complètement. Même les représentants de l’ANDE (Agence Nationale de Développement de l’Élevage) présents sur le marché préfèrent fermer les yeux pour ne pas créer de tensions avec les autres membres du comité.

 

Aujourd’hui, les trois voleurs se promènent en toute liberté dans Kaga-Bandoro. Ils marchent, courent et s’amusent comme si rien ne s’était passé, alors qu’ils sont des braqueurs professionnels. Ils continuent leurs activités illicites, protégés par un système qui privilégie les solidarités communautaires au détriment de la justice.

 

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Centrafrique : arrêté, et torturé par les soldats FACA, un conducteur de taxi-moto, originaire du village Koubou,   placé en détention illégale à la brigade de la gendarmerie de Ndélé

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arrêté, et torturé par les soldats FACA, un conducteur de taxi-moto, originaire du village Koubou,   placé en détention illégale à la brigade de la gendarmerie de Ndélé

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/un-soldat-faca-a-nzacko-dans-le-mbomou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/un-soldat-faca-a-nzacko-dans-le-mbomou-405×450.jpg” alt=”Centrafrique : 2 morts, dont un soldat FACA dans une violente altercation au village Camp – Bangui, près de Gaga” width=”405″ height=”450″ />
Image d’illustration d’un soldat FACA à Nzacko, dans la préfecture du Mbomou. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Les éléments de Forces armées centrafricaines (FACA), travaillant avec les Mercenaires russes dans les pillages des villages,  ont torturé inutilement  et d’une manière sauvage un jeune conducteur de taxi-moto, originaire du  village Koubou, 15 kilomètres de   Ndélé.

 

Mercredi 3 septembre, vers 17 heures, des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), revenus du village Haïfa, 5 kilomètres  de Sikikédé, où ils avaient pillé les villages avec les mercenaires russes, ont arrêté et torturé un conducteur de taxi-moto à Ndélé, chef-lieu du Bamingui-Bangoran situé à 654 kilomètres de Bangui. Le jeune homme, originaire du village Koubou, à 15 kilomètres de Ndélé   sur l’axe de Miamani, effectuait sa course habituelle quand les militaires l’ont intercepté près de la brigade de la gendarmerie de Ndélé.

 

Sans présenter la moindre preuve contre ce pauvre jeune conducteur de taxi-moto, les soldats ont déclaré que c’est lui qui servait d’intermédiaire des rebelles, encore présents dans  la brousse environnante. Malgré la protestations du jeune qui ne comprenait rien à ce que ces soldats disaient contre lui, ces derniers ont tout de même commencé à le frapper violemment.

 

Plusieurs témoins ont assisté à la torture. Le jeune homme a été roué de coups, piétiné au sol par les soldats FACA avant d’être traîné vers la gendarmerie de Ndélé, où il a été jeté dans une cellule sans explication et sans raison.

 

Quelques heures plus tard, sa mère, cultivatrice au village Koubou  , a appris l’arrestation de son fils par téléphone et s’est immédiatement rendue à Ndélé pour tenter de voir son fils à la gendarmerie.

 

Cet acte criminel dévoile l’hypocrisie des FACA dans cette même zone. Trois jours auparavant, ces mêmes soldats avaient participé, avec les mercenaires russes du groupe  Wagner, au pillage du village Haïfa, 5 kilomètres de Sikikédé sur l’axe de Mamoune. Les militaires avaient fouillé chaque maison, confisqué l’argent des habitants et emporté leurs biens.

 

L’un des soldats, auteurs des violences gratuites sur le jeune homme, s’est blessé au genou en frappant sa victime. Cette blessure auto-infligée dans l’exercice de la violence criminelle témoigne de la brutalité déployée contre le jeune conducteur.

 

Rappelons que les cultivateurs et les conducteurs des taxi-motos subissent régulièrement ces accusations sans fondement de collaboration avec les rebelles. Ces citoyens, qui tentent simplement de gagner leur vie, deviennent les boucs émissaires d’une armée qui peine à s’attaquer aux véritables problèmes sécuritaires du pays, sauf le pillage.

 

Cette arrestation sans motif et ces tortures commises par les soldats FACA montrent les dérives d’une institution censée protéger les populations. Pendant que les militaires brutalisent un innocent, les véritables menaces sécuritaires persistent dans la brousse, et l’impunité des forces armées continue de gangréner la justice centrafricaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique :braquage à Bissoungou,  Quatre conducteurs de taxi-moto pris en otage par des coupeurs de route

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Centrafrique :braquage à Bissoungou,  Quatre conducteurs de taxi-moto pris en otage par des coupeurs de route

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/un-taxi-moto-sur-une-route-boueuse.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/un-taxi-moto-sur-une-route-boueuse-418×450.jpg” alt=”Centrafrique :braquage à Bissoungou, Quatre conducteurs de taxi-moto pris en otage par des coupeurs de route” width=”418″ height=”450″ />
un taxi moto sur une route boueuse

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des bandits armés ont intercepté mercredi dans la matinée plusieurs motos près de la ville de Ndélé, séquestrant quatre conducteurs de ces motos avant de s’enfuir avec leurs engins.

 

Ce mercredi 3 septembre 2025, vers 9 heures du matin, un groupe de coupeurs de route s’est installé dans le village de Bissoungou, situé à 20 kilomètres de Ndélé sur l’axe Bamingui. Ces bandits ont barré la route pour intercepter tous les usagers circulant dans cette zone stratégique de la préfecture du Bamingui-Bangoran.

 

L’opération criminelle a débuté vers 9 heures du matin. Les malfaiteurs ont réussi à capturer quatre conducteurs de taxi-moto qui sont tombés dans leur piège. Ces derniers ont été pris en otage pendant plusieurs heures avant d’être libérés dans la soirée. Toutefois, leurs motos ainsi que l’argent qu’ils avaient dans la poche ont été confisqués par les assaillants.

 

Entre temps, durant la même journée, les coupeurs de route ont tenté d’intercepter un véhicule de l’ONG WCS (Wildlife Conservation Society), organisation spécialisée dans la conservation de la faune sauvage. Heureusement, la présence de pisteurs armés à bord du véhicule a permis de faire échouer cette tentative. Les gardes ont tiré en l’air, contraignant les bandits à fuir dans la brousse.

 

Cette attaque s’inscrit dans un contexte d’insécurité chronique qui frappe la préfecture du Bamingui-Bangoran. Les coupeurs de route sévissent régulièrement sur tous les axes routiers de ladite préfecture, notamment autour de Ndélé. Que ce soit sur la route menant à Miamani ou vers Bamingui, ces actes de brigandage sont devenus quotidiens, créant un climat d’insécurité totale pour les populations locales et les voyageurs.

 

Les autorités locales sont appelées par la population à renforcer les mesures sécuritaires sur ces axes particulièrement exposés aux exactions des groupes armés qui terrorisent la région.

 

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Centrafrique : L’Ambition d’Ange-Maxime Kazagui pour un Écosystème de Financement Innovant en RCA

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L’Ambition d’Ange-Maxime Kazagui pour un Écosystème de Financement Innovant en RCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/ange-maxime-kazagui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ange-Maxime Kazagui
Ange-Maxime Kazagui, ancien porte-parole du gouvernement, Président de Kara-Investissement

 

Ange-Maxime Kazagui veut révolutionner l’accès au financement en République centrafricaine.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

L’ancien ministre de la Communication et président de CARA Investissement, Ange-Maxime Kazagui,  porte une vision transformatrice pour la République centrafricaine. Il ambitionne de créer un écosystème de financement complet, capable de connecter investisseurs et entrepreneurs centrafricains. Son projet phare : organiser un forum inédit en octobre à Bangui, capitale située au cœur du pays, pour rassembler tous les acteurs du financement et générer des partenariats concrets.

 

Ange-Maxime Kazagui  identifie un paradoxe majeur dans l’économie centrafricaine. D’un côté, les investisseurs peinent à identifier des projets viables. De l’autre, les petites et moyennes entreprises manquent cruellement de partenaires financiers. Cette fracture freine le développement économique du pays. Pour la combler, il conçoit un forum axé sur l’investissement et les partenariats, pensé comme un point de convergence unique entre l’offre et la demande de financement.

 

Le système bancaire traditionnel ne répond plus aux besoins diversifiés des entrepreneurs centrafricains. Ange-Maxime Kazagui propose d’introduire des mécanismes modernes : capital risque, business angels, solutions fintech. Il évoque notamment les microcrédits basés sur la téléphonie mobile ou les modèles de “banques du pauvre” adaptées aux très petites entreprises sans garanties. Cette diversification vise à démocratiser l’accès au financement pour tous les segments d’entreprises.

 

L’ambition de Kazagui dépasse l’organisation d’un simple événement. Il vise des résultats tangibles avec la signature de contrats et de protocoles d’accord durant les quatre jours du forum. L’événement comprendra des conférences thématiques, des ateliers pratiques et des rencontres directes entre financeurs et porteurs de projets. Des experts expliqueront comment financer des entreprises sans garanties, tandis que des témoignages d’entrepreneurs mettront en avant les opportunités locales.

 

Pour attirer les capitaux internationaux, Kazagui mise sur l’invitation d’acteurs spécialisés dans le financement innovant. Sociétés de capital risque, business angels et institutions de garantie seront conviés à découvrir le potentiel centrafricain. Cette approche vise non seulement à mobiliser des fonds, mais aussi à transférer des expertises techniques essentielles pour la croissance des entreprises locales.

 

L’ancien ministre Ange-Maxime Kazagui  reconnaît les défis structurels du pays : absence de banques d’investissement, difficultés d’accès au crédit pour les PME, environnement post-conflit. Cependant, il transforme ces obstacles en opportunités en proposant un écosystème où collaboration et innovation financière deviennent les moteurs du développement économique.

 

Le forum KARA Investissement incarne la conviction de Kazagui que la Centrafrique peut devenir un hub d’opportunités pour les investisseurs visionnaires. En réunissant acteurs privés, institutions publiques et partenaires internationaux, il aspire à créer un modèle reproductible de développement économique inclusif. Cette initiative témoigne de sa détermination à faire du secteur privé un véritable levier de création de richesse pour le pays.

 

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Centrafrique : Quand les beaux discours émotionnels de Touadera sur la diaspora se heurtent à une réalité dure

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Quand les beaux discours émotionnels de Touadera sur la diaspora se heurtent à une réalité dure

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/sylvie-Baipou-Temon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Quand les beaux discours émotionnels de Touadera sur la diaspora se heurtent à une réalité dure
Sylvie Baïpou-Temon

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Entre promesses gouvernementales et climat des affaires délabré, les Centrafricains de l’étranger peinent à croire aux appels du Président Touadera.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra multiplie les appels vibrants à la diaspora centrafricaine pour qu’elle investisse massivement dans la reconstruction du pays. Son Plan National de Développement 2024-2028 promet la création d’une cellule spéciale d’accompagnement, des forums d’investissement et la simplification des démarches administratives. Ces annonces, aussi louables soient-elles, butent sur une réalité implacable : la République centrafricaine n’offre aujourd’hui aucun des prérequis fondamentaux d’un climat des affaires viable. Pire, le gouvernement semble ignorer que ses propres institutions constituent le principal obstacle aux investissements de la diaspora.

 

Les fondamentaux du climat des affaires : ce qui existe ailleurs

 

Pour comprendre l’ampleur du défi centrafricain, il suffit d’observer ce qui fonctionne dans d’autres pays africains.

 

Au Sénégal, un investisseur de la diaspora bénéficie d’un accompagnement structuré dès son arrivée à l’aéroport. L’Agence de Promotion des Investissements et Grands Travaux (APIX) propose un guichet unique où toutes les démarches administratives : création d’entreprise, obtention de permis, enregistrement fiscal,  se règlent en moins de 48 heures. Les services douaniers fonctionnent selon des procédures claires et transparentes, avec des délais de dédouanement respectés et des tarifs affichés publiquement.

 

Le Maroc va plus loin avec son Centre Régional d’Investissement (CRI) qui offre aux Marocains Résidant à l’Étranger (MRE) un service d’accompagnement personnalisé, des exonérations fiscales pour les cinq premières années d’activité, et un accès privilégié aux zones industrielles. La digitalisation complète des procédures permet aux investisseurs de suivre l’avancement de leurs dossiers en temps réel, éliminant ainsi les tracasseries administratives.

 

Au Rwanda, le Rwanda Development Board (RDB) garantit la création d’une entreprise en 6 heures chrono via sa plateforme numérique. Les investisseurs de la diaspora accèdent directement au président de la République via un système de “fast-track” pour les projets stratégiques. Le système judiciaire, réformé et efficace, offre des recours rapides en cas de litige commercial.

 

Centrafrique : l’anti-modèle du climat des affaires

 

En République centrafricaine, la situation est diamétralement opposée. Les services douaniers constituent le premier obstacle : absence de procédures standardisées, taxation arbitraire des marchandises, délais de dédouanement pouvant s’étendre sur plusieurs semaines sans justification. Un container de matériel médical destiné à un projet humanitaire peut rester bloqué des semaines en attendant qu’un agent daigne l’examiner, moyennant bien sûr des “TEL “, entendu travail extra-légal, un langage douanier pour racketter les commerçants.

 

L’administration fiscale fonctionne selon le même schéma chaotique. Aucun barème clair n’existe pour les investissements de la diaspora. Les exonérations promises dans les discours officiels se perdent dans les méandres bureaucratiques, obligeant les investisseurs à multiplier les va-et-vient entre différents services qui se renvoient mutuellement la responsabilité.

 

Le système judiciaire, pilier de tout climat des affaires crédible, est quasi inexistant. Les contrats commerciaux n’ont aucune valeur juridique réelle, les tribunaux de commerce ne fonctionnent pas, et les décisions de justice, quand elles existent, ne sont pas appliquées. Cette absence de sécurité juridique dissuade tout investissement sérieux.

 

La sécurité : condition sine qua non négligée

 

Au-delà des dysfonctionnements administratifs, la question sécuritaire paralyse complètement l’environnement des affaires. La présence de Wagner, officiellement des “instructeurs “, crée une zone de non-droit où ces Mercenaires russes opèrent des arrestations arbitraires, imposent leur loi dans certaines régions minières, et découragent tout investissement privé par leurs méthodes brutales.

 

Cette situation contraste avec les standards régionaux. Au Ghana, le gouvernement a mis en place une police économique spécialisée dans la protection des investisseurs. Au Sénégal, la gendarmerie économique enquête sur toute entrave illégale aux activités commerciales. Le Rwanda dispose d’une force de sécurité économique qui intervient dans les 24 heures en cas de menace contre un investisseur.

 

Le discours gouvernemental : entre déni et instrumentalisation

 

Devant ces dysfonctionnements structurels, le discours officiel centrafricain oscille entre déni de réalité et instrumentalisation émotionnelle. Le président Touadéra présente régulièrement la diaspora comme “la famille centrafricaine de l’extérieur” appelée à “sauver la patrie”. Cette rhétorique moralisatrice évite soigneusement d’aborder les réformes structurelles nécessaires.

 

Plus problématique encore, certains responsables gouvernementaux tiennent un double langage. Publiquement, ils encensent la diaspora. Privément, ils la considèrent comme la diaspourou. Cette approche extractive transparaît dans l’absence totale de mesures concrètes d’accompagnement des investisseurs de la diaspora.

 

Les transferts d’argent : un potentiel mal valorisé

 

Malgré ce contexte hostile, la diaspora centrafricaine transfère annuellement 75 millions de dollars vers le pays, soit 5% du PIB national. Ces flux, essentiellement familiaux, transitent par des canaux informels (Western Union, MoneyGram) qui échappent largement au système bancaire national et ne génèrent aucun effet multiplicateur sur l’économie nationale.

 

D’autres pays africains ont su transformer ces transferts en leviers d’investissement. Le Sénégal a créé des produits bancaires spécifiques (comptes diaspora, prêts bonifiés) qui canalisent une partie des transferts vers l’investissement productif. Le Maroc propose des obligations diaspora permettant aux MRE de financer des projets d’infrastructure tout en bénéficiant de rendements attractifs.

 

En Centrafrique, aucun mécanisme de ce type n’existe. Les banques nationales , peu nombreuses et mal équipées, ne proposent aucun service adapté à la diaspora. Cette carence prive le pays d’un potentiel de financement considérable….

 

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Stade 20 000 places : la commission d’enquête parlementaire disparaît dans la nature

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Stade 20 000 places : la commission d’enquête parlementaire disparaît dans la nature

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Heritier-Doneng-le-chef-de-la-milice-de-Touadera-devenu-ministre-de-sports-devant-les-deputes-a-lassemblee-nationale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Stade 20 000 places : la commission d'enquête parlementaire disparaît dans la nature
Héritier Doneng, le chef de la milice de Touadera devenu ministre de sports, devant les députés à l’assemblée nationale le 13 novembre 2024.

 

Deux mois après sa création, aucune nouvelle de l’enquête sur les 400 millions détournés.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le 2 juin 2025, Simplice Mathieu Sarandji annonçait la création d’une commission d’enquête sur le scandale du stade Barthélemy Boganda. Dix jours devaient suffire pour faire la lumière sur l’utilisation des 400 millions de francs CFA. Nous sommes aujourd’hui à soixante jours d’attente.

 

Guy Samuel Nganatoua, Heureux Maxime Ngarendo et Rachelle Ngakola dirigent cette commission mixte. Leur mission : comprendre comment l’argent destiné à remettre aux normes le stade de 20 000 places a disparu. La Confédération Africaine de Football sanctionne toujours l’infrastructure de Bangui. Les Fauves ne peuvent pas jouer à domicile.

 

Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse et des Sports, se trouve au cœur des accusations. Des sources parlementaires et administratives l’accusent d’avoir retiré les 400 millions en espèces. Il aurait ensuite confié les travaux à des entreprises qui lui appartiennent. Ces sociétés qu’il a créé n’existent que sur le papier.

 

Plusieurs commerçants de la capitale racontent la même histoire. Doneng se présentait chez eux en se réclamant du président Touadéra. Il récupérait ainsi peinture et matériel de chantier sans payer. Ces témoignages convergent tous vers le même constat : un système de détournement bien organisé.

 

Les travaux réalisés confirment cette arnaque. La qualité reste insuffisante. La CAF maintient ses sanctions. Le stade ne peut accueillir aucun match officiel. Les 400 millions se sont évaporés sans résultat tangible.

 

La Haute autorité de bonne gouvernance a constaté les irrégularités. La Cour des comptes également. Ces deux institutions ont transmis leurs rapports. Aucune suite n’a été donnée. Ni sanction disciplinaire, ni poursuite judiciaire.

 

Ce silence arrange visiblement le pouvoir. Héritier Doneng n’est pas un ministre ordinaire. Ancien chef du groupe armé Requin, il reste un allié précieux de Faustin-Archange Touadéra. Sa nomination en janvier 2024 avait surpris par son manque de compétences. Son maintien malgré le scandale confirme sa protection politique.

 

L’affaire du stade 20 000 places expose les contradictions du régime. Le président multiplie les discours sur la lutte contre la corruption. Sa politique de “tolérance zéro” fait les titres des journaux. Dans les faits, les dossiers sensibles s’enlisent. Les responsables échappent aux sanctions.

 

Les membres de la commission d’enquête ne parlent plus. Ils refusent tout commentaire public. Le Bureau de l’Assemblée nationale garde le silence. Aucune explication n’est fournie sur ce retard inhabituel. Le rapport promis dans les dix jours semble avoir rejoint les oubliettes.

 

Cette situation mine la crédibilité des institutions. Comment croire aux mécanismes de contrôle quand ils se taisent face à l’évidence ? Les Centrafricains attendaient des réponses claires sur l’utilisation de leurs impôts. Ils découvrent une fois de plus que certains dossiers restent intouchables.

 

Le stade Barthélemy Boganda symbolise aujourd’hui l’impunité qui gangrène le système. Les 400 millions détournés ne reviendront jamais. Les responsables ne seront pas inquiétés. La commission d’enquête parlementaire aura servi d’écran de fumée le temps que l’opinion publique passe à autre chose.

 

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Affaire du détournement d’un milliard de KOKUS : le ministre de la Communication Maxime Balalou traite les journalistes de “braqueurs”

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Affaire du détournement d’un milliard de KOKUS : le ministre de la Communication Maxime Balalou traite les journalistes de “braqueurs”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-Maxime-Balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Le-ministre-et-porte-parole-du-gouvernement-Maxime-Balalou-450×207.jpg” alt=”Affaire du détournement d’un milliard de KOKUS : le ministre de la Communication Maxime Balalou traite les journalistes de "braqueurs"” width=”450″ height=”207″ />
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un milliard de francs CFA aurait disparu lors de l’organisation de KOKUS africain à Bangui. Face aux questions de la presse, le ministre de la Communication Maxime Balalou a choisi une stratégie pour le moins discutable : insulter les journalistes plutôt que de répondre aux interrogations sur l’utilisation des fonds publics.

 

Ce qui s’est passé lundi 18 août 2025 lors de la conférence de presse du ministre Maxime Balalou restera dans les annales. Quand un ministre perd son sang-froid face aux questions sur les allégations de détournement impliquant le directeur général adjoint de la BSIC  et Yannis Kouyabanda, au lieu de fournir des explications, il a préféré attaquer. « Vous ne les avez pas et vous tirez ces informations de ces braqueurs de l’information sur les réseaux sociaux et braqueurs que nous connaissons, qui vous sortent de l’information, qui font de la manipulation et vous prenez comme argent comptant », a-t-il lancé aux journalistes présents. Voilà donc le niveau de respect qu’affiche ce ministre Maxime Balalou  envers la presse : traiter les journalistes de complices de « braqueurs d’information ». Une accusation grave de la part d’un homme qui est censé travailler avec les médias, pas contre eux.

 

Mais le spectacle ne s’arrête pas là, car le ministre Maxime Balalou  excelle dans l’art de noyer le poisson. Écoutez bien cette perle du ministre  Balalou : « Vous savez, quoi, les informations sortent comme ça ? Je vous ai toujours dit, vous savez quand on dit des détournements, vous allez dire que l’argent a été pris par des personnes non habilitées, OK, utilisés à d’autres fins. Mais attendant, pour voir si c’est vraiment vrai, parce que moi je n’ai pas les preuves de quoi que ce soit ». Attendez, monsieur le ministre. Vous n’avez pas de preuves des détournements, d’accord. Mais avez-vous les preuves que l’argent a été correctement utilisé ? C’est pourtant votre travail de le savoir, non ? Il continue : « On jette des personnalités en pâture pour rien sans voir les preuves. Je préfère, moi Maxime Balalou , que vous fassiez vos investigations, allez au plus près de l’information pour savoir de quoi il s’agit et les fonds sont destinés à quoi ». Formidable logique : c’est aux journalistes de faire le travail du gouvernement. C’est à eux de chercher où sont passés les fonds publics que le gouvernement a dépensés. Le ministre, lui, se contente de donner des leçons.

 

Et comme si cela ne suffisait pas, voici maintenant les leçons de morale d’un ministre aux abois. Le plus beau, c’est la leçon de déontologie que nous sert le ministre : « Faites de l’investigation. Allez au plus près à la source pour savoir et connaître les informations avant d’affirmer comme vous l’avez fait ici. Je pense qu’il faut être très prudent en tant que journaliste. Je vous le conseille toujours, votre rôle c’est de donner la bonne information, la vérité des faits ». Monsieur le ministre, permettez-nous de vous retourner le conseil : votre rôle, c’est de rendre compte de l’utilisation de l’argent public. Pas de faire la morale aux journalistes qui posent les bonnes questions. D’ailleurs, parlons de « vérité des faits ». Où sont les documents comptables de KOKUS ? Où sont les factures ? Où sont les justificatifs de dépenses ? Voilà des faits concrets que vous pourriez nous présenter au lieu de vous lancer dans des discours fumeux.

 

Pendant que le ministre Maxime Balalou  joue les professeurs de journalisme, la BEAC, elle, ne rigole pas. Pendant que le ministre s’amuse à traiter les journalistes de tous les noms, la Banque des États de l’Afrique centrale, elle, a pris les choses au sérieux. Sa Commission bancaire a ouvert une enquête indépendante sur cette affaire. Bizarre, non ? Si tout était normal, si aucun argent n’avait disparu, pourquoi la BEAC se donnerait-elle cette peine ? Les banquiers centraux ont-ils eux aussi été contaminés par ces fameux « braqueurs d’information » ?

 

Pour finir en beauté, le ministre Maxime Balalou  nous sort l’argument de la pauvreté qui ne tient pas debout. Le ministre termine sa démonstration par cet argument : « Attendez, allez à la source. Faites-vous les vérifications pour savoir où vous pensez que le gouvernement, dans le contexte actuel où nous avons la rareté des ressources, nous allons essayer déjà de prendre autant d’argent pour leur propre compte. Pour leur propre compte, soyez sérieux ». Ah, l’argument de la pauvreté ! Parce que le pays est pauvre, personne ne volerait ? Monsieur le ministre, c’est justement parce que les ressources sont rares qu’il faut les surveiller de près. C’est justement parce que chaque franc compte qu’il faut des comptes précis.

 

Pourtant, il suffirait de répondre à des questions simples pour un ministre compliqué. Les questions sont pourtant simples : combien a coûté KOKUS exactement ? Qui a reçu quoi ? Quelles entreprises ont été payées ? Pour quels services ? Avec quels justificatifs ? Au lieu de répondre à ces questions élémentaires, le ministre préfère s’en prendre aux journalistes qui les posent. C’est plus facile que de fouiller dans les archives comptables, apparemment.

 

Une chose est certaine : le respect, ça se mérite. Un ministre qui traite les journalistes de complices de « braqueurs » ne mérite pas le respect qu’exige sa fonction. Un ministre qui refuse de rendre compte de l’utilisation des fonds publics trahit la confiance des citoyens. Les Centrafricains ont le droit de savoir où sont passés leurs deniers. Les journalistes ont le devoir de poser ces questions. Et les ministres ont l’obligation d’y répondre clairement. En attendant les conclusions de l’enquête de la BEAC, ce ministre ferait mieux de retrouver ses dossiers comptables plutôt que de continuer à insulter ceux qui font leur travail.

 

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Bruno Yapandé : un État qui ne peut pas financer ses propres élections à plus de 2% n’a aucune légitimité à se vanter

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Bruno Yapandé : un État qui ne peut pas financer ses propres Élections à plus de 2% n’a aucune légitimité à se vanter

 

Bruno Yapandé : un État qui ne peut pas financer ses propres élections à plus de 2% n'a aucune légitimité à se vanter
Bruno Yapande, ministre en charge de l’Administration du territoire   Une personne parlant dans un microphone devant une foule de personnes Texte possible Paroisse. Merit Ausiliatrice

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Le ministre Bruno Yapandé vient de redéfinir l’art de la communication politique. Dans son interview à Radio Ndékè Luka, il se félicite d’avoir “dépassé les engagements” du gouvernement pour financer les Élections. La réalité ? L’État centrafricain a versé 400 millions de francs CFA sur les 14 milliards nécessaires, soit 2,8% du budget total. Le reste ? 200 millions du Cameroun, quelques centaines de millions pour la France, et des milliards pour l’Union européenne, des financements du PNUD, de la Minusca… Bref, tout le monde paie sauf l’État centrafricain qui se vante pourtant.

 

Écoutons ce numéro de propagande parfaitement instrumenté lors de son interview. « Le gouvernement a toujours honoré ses engagements que le président de la République lui-même, il tient à cela en tant que démocrate et il tient absolument à ce que s’organise. Cette année à Bangui, des Élections vraiment inclusives. Nous avons mobilisé, depuis le démarrage du processus jusque-là, les ressources nécessaires à la participation du gouvernement au financement du processus électoral ».

 

“Nous avons mobilisé les ressources nécessaires” ! Dans quel univers 400 millions sur 14 milliards constituent “les ressources nécessaires” ? Le gouvernement centrafricain a contribué à hauteur de 2,8% au budget électoral et le ministre appelle ça “mobiliser les ressources nécessaires”. C’est comme un locataire qui paie 10 000 francs CFA sur 200 000 francs de loyer et se vante d’être un bon payeur.

 

Et voici le sommet de cette démonstration d’arithmétique créative : « Et nous, à un moment donné, nous avons fait même plus que ça. » Plus que 2,8% ! Le ministre se vante d’avoir “fait plus” avec une contribution qui ne représente même pas 3% du budget total. Pendant ce temps, le Cameroun seul a donné 200 millions, soit la moitié de la contribution centrafricaine, et Yaoundé ne se vante pas d’avoir “dépassé ses engagements”.

 

Le ministre poursuit avec cette leçon de modestie gouvernementale : « L’essentiel, c’est de faire réussir les Élections et nous mettre les modestes moyens que nous avons à la disposition de l’ANE pour la réussite de ces Élections ». Les “modestes moyens” ! Au moins, là, le ministre dit enfin la vérité : 400 millions sur 14 milliards, c’est effectivement très modeste. Mais transformer cette modestie en exploit, voilà tout l’art de la communication gouvernementale centrafricaine.

 

Cette logique montre quelque chose de profondément choquant dans la conception que ce régime a de ses responsabilités constitutionnelles. L’organisation et le financement des élections ne sont pas un service rendu aux citoyens par bonté d’âme gouvernementale. C’est le devoir constitutionnel premier de tout État démocratique. Quand on ne remplit ce devoir qu’à hauteur de 2,8% tout en se vantant d’avoir “dépassé ses engagements”, on atteint des niveaux d’irresponsabilité qui défient l’entendement.

 

Car pendant que Bruno Yapandé se félicite de ses 400 millions, qui paie vraiment ? Les Européens versent des milliards, le PNUD finance une partie du processus, la MINUSCA apporte son soutien logistique et technique, le Cameroun aide avec 200 millions… Tout le monde contribue sauf celui qui devrait porter la charge principale : l’État centrafricain lui-même.

 

Et les conséquences de ce sous-financement étatique sont désastreuses. Le ministre l’admet d’ailleurs à demi-mot : « Il y a de problèmes qui relèvent du degré de compétences, qui relèvent aussi de la disponibilité financière. Mais il y a également des problèmes qui sont liés à la défaillance des machines, notamment les tablettes ». Bien sûr qu’il y a des problèmes de “disponibilité financière” quand l’État ne finance qu’à 2,8% ! Bien sûr que les tablettes tombent en panne quand on n’a pas les moyens de les entretenir correctement !

 

L’ANE n’arrive même pas à faire la révision des listes électorales depuis plus d’un an avec ce budget famélique. Les représentants américains au Conseil de sécurité ont déclaré impossible l’organisation d’élections cette année dans ces conditions. L’expert togolais des Nations unies a critiqué l’incompétence de l’ANE. Mais le ministre continue de promettre des “élections vraiment inclusives” avec ses 2,8% de financement.

 

Cette comédie financière explique parfaitement l’état de la gouvernance centrafricaine : un État qui a renoncé à assumer ses responsabilités fondamentales mais qui continue de faire de la propagande pour masquer ses carences. Un gouvernement qui vit aux crochets de ses partenaires internationaux tout en se vantant de ses “performances” inexistantes.

 

Au final, ces élections financées à 2,8% par l’État ressembleront à quoi ? Soit elles n’auront pas lieu faute de moyens suffisants, soit elles se dérouleront dans des conditions tellement dégradées qu’elles ne mériteront pas le nom d’élections démocratiques. Dans les deux cas, le gouvernement aura réussi son pari : transformer son irresponsabilité financière en exploit communicationnel.

 

Alors non, monsieur Yapandé, un État qui ne peut pas financer ses propres élections à plus de 2% n’a aucune légitimité à se vanter. C’est son devoir constitutionnel de base, pas un exploit ! Et quand on doit mendier 97% du budget électoral auprès de ses voisins et partenaires, on fait profil bas au lieu de donner des leçons de démocratie.

 

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Travaux du corridor 13 : Les réponses évasives de Maxime Balalou révèlent l’ampleur du fiasco

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Travaux du corridor 13 : Les réponses évasives de Maxime Balalou révèlent l’ampleur du fiasco

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Formation en intelligence artificielle au Japon : Quand Touadera vend du rêve pour son troisième mandat
Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

Le porte-parole du gouvernement Maxime Balalou s’enlise dans un déni de réalité face aux critiques sur les travaux routiers du corridor 13.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La conférence de presse gouvernementale du lundi 18 août dernier a tourné au fiasco lorsque le porte-parole Maxime Balalou, ministre de la Communication, a tenté de défendre les travaux du corridor 13. Sa prestation déconcertante a révélé l’ampleur des problèmes qui entourent ce projet d’infrastructure stratégique reliant le Congo-Brazzaville à Bangui, puis au Tchad.

 

Un journaliste, présent lors du point de presse du lundi dernier,  a posé la question qui fâche : “Monsieur le ministre, beaucoup d’usagers qui empruntent cette route en construction déplorent la qualité des travaux du corridor 13. Alors, quelle est la réaction du gouvernement par rapport à cette situation ?”

 

La réponse de Balalou a immédiatement révélé sa méconnaissance du dossier. “Le corridor 13, je suis vraiment surpris de la question qui me laisse entendre que beaucoup de gens se plaignent de la qualité des travaux qui sont effectués dans le cas du corridor 13. S’il vous plaît, vous avez vu le niveau d’enrobé? Vous-mêmes, vous avez vu ça ?”

 

Cette première salve incompréhensible de Maxime Balalou donne le ton. Le porte-parole du gouvernement semble découvrir en direct les critiques pourtant largement relayées depuis des mois. Pire encore, ses références obscures aux “niveau d’enrobé ” témoignent d’une improvisation totale.

 

Pour comprendre l’origine de cet embarras gouvernemental, il faut remonter aux conditions douteuses d’attribution du marché. Le corridor 13 devait représenter un atout majeur pour les échanges régionaux. Cette route stratégique, censée dynamiser les relations commerciales entre le Bassin du Congo et le Tchad, s’enlise aujourd’hui dans les polémiques.

 

L’attribution du marché à l’entreprise chinoise SINOHYDRO  sans expérience avérée dans les travaux routiers avait déjà alerté les observateurs. Comment une société sans références dans ce domaine a-t-elle pu décrocher un contrat de cette ampleur ? Les conditions de cette passation restent opaques et alimentent les soupçons de corruption.

 

Confronté à ces réalités embarrassantes, Balalou a choisi la fuite en avant. Face aux critiques documentées, “Vous-mêmes, vous êtes allés filmer sur les réseaux sociaux ? Vous avez vu la qualité du travail qui se fait par SINOHYDRO, ces entreprises-là ? Quelles sont ces gens-là qui disent ça ? En fait, je ne comprends pas.”

 

Cette série de questions sans réponse montre clairement un ministre dépassé par son sujet. Plutôt que d’apporter des éléments factuels, il renvoie la responsabilité de la preuve aux journalistes et aux usagers mécontents.

 

La suite de son intervention confirme cette stratégie d’évitement : “Vous savez, je crois que les gens doivent arrêter, n’est-ce pas, de vouloir, comment dirais-je, de salir. Parce que lorsqu’on voit, il y a des photos, il y a des vidéos. Les travaux avancent. Les travaux avancent très bien.”

 

L’analyse de cette réponse décousue révèle une logique défaillante à tous les niveaux. L’accusation de “salissure” portée contre les critiques témoigne d’une approche autoritaire de la communication gouvernementale. Au lieu de répondre aux préoccupations légitimes des citoyens, Balalou préfère discréditer ses interlocuteurs.

 

Sa référence répétée aux “photos” et “vidéos” comme preuves irréfutables relève de la manipulation. Quelles photos ? Quelles vidéos ? Prises par qui ? Dans quelles conditions ? Le ministre se garde bien de préciser ces détails pourtant essentiels.

 

“S’il y a des gens qui se plaignent, qu’ils viennent, qu’ils viennent nous dire, qu’ils viennent nous rencontrer, qu’ils viennent rencontrer les responsables de ces travaux-là, de ces entreprises-là, pour dire exactement ce qui ne va pas”, poursuit-il.

 

Cette invitation paraît bien tardive alors que les dysfonctionnements sont publiquement documentés depuis des mois. Elle révèle surtout l’isolement d’un gouvernement coupé des réalités de terrain.

 

Au-delà de cette performance ratée, c’est tout un système de communication gouvernementale qui montre ses limites. La conclusion de Balalou achève de démontrer son embarras : “Parce que si vous restez là-bas pour dire que les travaux ne sont pas de bonne qualité, c’est faux. Les photos sont là. Alors que ces compatriotes-là, je les comprends, je les comprends. Mais le résultat est là. Les choses avancent très bien. Les photos sont là.”

 

Cette répétition obsessionnelle des “photos” et cette contradiction entre “je les comprends” et “c’est faux” révèlent un ministre perdu dans ses propres arguments.

 

Pendant ce temps, les interrogations demeurent sans réponse. Cette prestation ratée cache les véritables enjeux du corridor 13. Comment l’entreprise chinoise a-t-elle obtenu ce marché ? Quels sont les critères de qualité exigés ? Où en sont réellement les travaux ? Quel est le coût final pour les contribuables centrafricains ?

 

Ces questions essentielles restent sans réponse tandis que Maxime Balalou s’enferre dans un déni de réalité qui ne trompe personne. Sa performance désastreuse ne fait qu’accentuer les doutes sur la gestion de ce projet d’infrastructure pourtant vital pour l’économie nationale.

 

 

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Bangui : l’école Genesis inquiète après la tragédie du lycée Boganda

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Bangui : l’école Genesis inquiète après la tragédie du lycée Boganda

 

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Ecole-internationale-GENESIS-a-Bangui – Bangui : au sein de l’école privée Genesis, un fantôme sème la terreur

 

L’explosion d’un transformateur au lycée Barthélémy Boganda, qui a coûté la vie à une vingtaine d’élève et blessé près d’un millier d’autres, relance les interrogations sur la sécurité des établissements scolaires à Bangui. Les parents d’élèves de l’école privée Genesis, construite principalement en bois, expriment aujourd’hui leurs inquiétudes.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 26 juin, l’accident du lycée Boganda a rappelé combien les installations électriques défaillantes représentent un danger réel dans la capitale. Dans ce contexte, l’école Genesis attire l’attention en raison de son architecture : ses bâtiments, y compris l’étage supérieur, sont faits de bois, un matériau plus vulnérable aux incendies.

 

À Genesis, les frais de scolarité peuvent atteindre près de 400 000 francs CFA par enfant et par an, ce qui en fait l’un des établissements les plus coûteux de Bangui. « Avec de tels montants, nous attendons un minimum de garanties sur la sécurité des enfants. Si un court-circuit se déclare, la structure en bois peut devenir un piège », explique un parent.

 

Malgré sa réputation d’excellence et son image d’école moderne, Genesis ne dispose pas de plan d’évacuation clairement visible dans les salles de classe. Certains enseignants reconnaissent que le climat de Bangui fragilise rapidement les constructions en bois et que le moindre défaut dans les câblages électriques accroît les risques.

 

Fondée il y a moins de cinq ans, l’école Genesis a déjà connu un épisode troublant. En mars 2024, des élèves avaient affirmé avoir aperçu une silhouette inquiétante dans une salle de classe, provoquant un mouvement de panique. L’affaire avait fait grand bruit et mis en évidence la proximité de l’établissement avec l’hôpital général, où stationnent des Mercenaires russes du groupe Wagner, renforçant le sentiment d’inquiétude chez les élèves et leurs parents.

 

 

Aujourd’hui, après l’accident du lycée Boganda, les parents se posent des questions concrètes. Genesis mise tout sur sa réputation académique, mais la sécurité suit-elle ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Haut-Mbomou : une paix impossible sous la menace des armes des Wagner  

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Haut-Mbomou : une paix impossible sous la menace des armes des Wagner  

 

Centrafrique.org/centrafrique-lonu-alerte-sur-les-risques-de-famine/deplacement-de-la-population-en-fuite-des-attaques-des-groupes-armes-2/” rel=”attachment wp-att-24637″ data-wpel-link=”internal”>Haut-Mbomou : une paix impossible sous la menace des armes des Wagner
Déplacement de la population en fuite de violence

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans le Haut-Mbomou, au sud-est du pays, la quête de paix est mise à l’épreuve par des violences armées, des ratissages et des tensions, démontre la conclusion de l’Émission Patara de la radio Ndékè Luka.

 

Le Haut-Mbomou, région du sud-est de la République centrafricaine (RCA), traverse une période d’insécurité avec des affrontements à Obo, Zémio, Mboki et Bambouti. Lors de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka, animée par Armando Yanguendji, trois intervenants ont exploré les causes de cette crise : Marcel Dimassé, ministre résident du Haut-Mbomou, Dieudonné Ngoumbango, président de la plateforme des partis centristes, et Michel Kombo-Yéki, ancien porte-parole du groupe Azandé Ani Kpi Gbé. Les discussions ont mis en lumière les obstacles à la paix, notamment les opérations militaires des Forces armées centrafricaines (FACA) et de leurs alliés russes, les tentatives de désarmement des miliciens Azandé, et l’absence de dialogue préalable, qui alimentent un climat de méfiance et de violence.

 

Une région sous tension militaire

 

Les violences dans le Haut-Mbomou ont été déclenchées par une tentative de désarmement des miliciens Azandé Ani Kpi Gbé au village de Komboly, entraînant plusieurs morts, des blessés et des centaines de déplacés. Kombo-Yéki a rapporté que les 200 miliciens formés et intégrés dans les FACA, dotés de numéros matricules, ont fui Zémio pour Obo, emportant leurs armes, après des ordres de désarmement qu’ils ont perçus comme une menace. Il a précisé que ces miliciens n’étaient pas impliqués dans l’attaque d’un convoi de la Minusca à Zémio, attribuée aux 4 800 autodéfenses non formées du groupe. « Les gens qui ont été formés n’étaient pas sur le lieu de l’attaque », a-t-il déclaré, dénonçant une confusion dans les cibles des opérations.

 

Les FACA, appuyées par les Russes, mènent des ratissages à Zémio et Mboki pour neutraliser les éléments armés ayant fui dans la brousse. Dimassé a décrit ces opérations comme nécessaires pour redéployer l’autorité de l’État, mais a reconnu des « cas de confusion » dans l’identification des combattants et des civils. À Mboki, un accrochage a causé la mort d’un civil et d’un ex-milicien, ainsi que l’incendie d’une vingtaine de maisons. À Zémio, un chef de village du secteur Faisan a été abattu par des FACA et des Russes après avoir tenté de fuir une interpellation, selon des sources locales.

 

Des exactions attribuées aux forces russes

 

Les forces russes, alliées du gouvernement, ont été accusées d’actes violents par les intervenants. Kombo-Yéki a affirmé : « Les Russes font ce qu’ils veulent », citant une intervention dans une église où deux éléments ont été extraits et tués. Il a ajouté que l’arrivée imminente d’un convoi russe a vidé Obo de ses habitants, par peur d’un désarmement forcé. Ngoumbango a corroboré ces accusations, déclarant : « Le gouvernement n’a pas de contrôle sur les Russes », et attribuant la fuite massive des populations, notamment vers la RDC, aux exactions russes. À Zémio, les autorités locales et les responsables russes ont appelé les déplacés à rentrer, mais la peur persiste, alimentée par l’assassinat du chef de village.

 

Dimassé a nié les exactions à Obo et Bambouti, affirmant que les opérations se concentrent à Zémio et Mboki. Il a expliqué que, dans un contexte de conflit, un individu fuyant un ordre d’arrêt peut être perçu comme une menace, justifiant certaines actions des forces déployées. Cependant, Ngoumbango a critiqué l’implication de policiers et de gendarmes dans des combats contre les autodéfenses dans la brousse, une pratique qui, selon lui, brouille les lignes entre forces de l’ordre et combattants.

 

Un dialogue entravé par la méfiance

 

Le gouvernement revendique un dialogue avec les Azandé, mais les efforts sont entravés par la méfiance et les opérations militaires simultanées. Dimassé a mentionné des discussions avec Kombo-Yéki et une initiative pour désarmer une centaine de jeunes à Obo, qui n’a pas abouti en raison des tensions. « Nous sommes sur la trajectoire du dialogue », a-t-il affirmé, précisant que le chef de l’État soutient cette approche. Cependant, Kombo-Yéki a conditionné sa participation à l’arrêt des opérations russes et à des garanties de sécurité, citant l’arrestation de quatre leaders du groupe et un mandat d’arrêt contre lui. « Si on m’arrête, qui va gérer le groupe ? » a-t-il interrogé.

 

Ngoumbango a déploré l’absence de dialogue préalable, déclarant : « Il fallait dialoguer en amont. » Il a critiqué la priorité donnée à la force, notant que les ratissages et les exactions ont poussé les populations à fuir, paralysant des villes comme Zémio. Kombo-Yéki a exprimé sa volonté de dialoguer pour une « paix durable », mais a insisté sur la nécessité de reconnaître les efforts des Azandé, qui ont « reconquis une préfecture ». Il a également signalé la présence continue de l’UPC dans la région, contredisant l’idée que ce groupe a été neutralisé.

 

Une population confrontée à la violence

 

Les violences ont profondément affecté les habitants du Haut-Mbomou. À Zémio, les activités sont paralysées, et une grande partie de la population s’est réfugiée en RDC ou dans l’église catholique. À Mboki, le calme est revenu, mais seule la moitié des magasins sont rouverts, et la tension persiste. À Obo, les services publics, les écoles et le marché ont repris, mais la peur d’un convoi russe a poussé les habitants à se retirer temporairement. À Bambouti, la population vaque à ses occupations, mais une réunion avec les FACA et la MINUSCA a été organisée pour rassurer la communauté.

 

L’émission a également rapporté la mort de cinq éléments des forces de l’ordre (un policier, deux FACA, deux gendarmes) dans une embuscade, ainsi que l’assassinat de deux présidents successifs de la Commission Paix, illustrant l’ampleur de la violence. Ngoumbango a qualifié la gestion de la crise d’« échec », soulignant que l’absence de stratégie communautaire et les exactions ont aggravé la situation. Dimassé a insisté sur la nécessité de désarmer les groupes armés pour instaurer la paix, tout en reconnaissant les défis posés par les déplacements de populations et la vulnérabilité des femmes, des enfants et des minorités….

 

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Centrafrique : le MPC dénonce l’attaque de sa position par les éléments de l’UPC près de Kouki  et déplore  9 morts lors d’une prière pour la paix

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le MPC dénonce l’attaque de sa position par les éléments de l’UPC près de Kouki  et déplore  9 morts lors d’une prière pour la paix

 

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Les combattants rebelles du MPC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le général Mahamat Al-Khatim accuse l’UPC d’avoir attaqué une cérémonie religieuse à 30 kilomètres de Kouki.

 

Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) accuse l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’avoir attaqué ses positions dimanche près de Kouki, dans la sous-préfecture de Nana-Bakassa. Selon un communiqué publié lundi depuis May-Mbeya, cette attaque aurait fait neuf morts, dont deux femmes civiles, et plusieurs blessés.

 

Les faits se sont déroulés à une trentaine de kilomètres de Kouki, localité située à 457 kilomètres de Bangui via Markounda. D’après la version du MPC, des imams, marabouts et érudits musulmans avaient organisé une prière collective pour la paix. Cette cérémonie religieuse rassemblait la population locale musulmane dans un élan de réconciliation.

 

Le général Mahamat Al-Khatim  , président-fondateur du MPC, affirme que l’attaque s’est produite pendant la lecture du Coran. Selon son récit, le général Garga, chef d’état-major intérimaire de l’UPC, aurait surgi avec ses hommes et ouvert le feu sur l’assemblée de fidèles. Cette version des faits fait état de tirs ayant touché “hommes, femmes et hommes de Dieu” en pleine séance de prière.

 

Le MPC avance une explication pour justifier cette attaque. Les éléments de l’UPC auraient agi par frustration, se sentant “écartés, marginalisés” des préparatifs de cette prière pour la paix. Cette exclusion aurait motivé leur intervention violente contre une cérémonie religieuse qu’ils n’avaient pas contribué à organiser.

 

Le bilan provisoire communiqué par le MPC fait état de neuf morts, dont deux femmes civiles, et de plusieurs blessés, parmi lesquels trois femmes. Les combattants du MPC auraient également fait un prisonnier dans les rangs de l’UPC lors des affrontements qui ont suivi l’attaque initiale.

 

Le général Mahamat Al-Khatim a donné des instructions strictes concernant le traitement de ce prisonnier. Il a appelé ses combattants “à la retenue” et “à ne pas céder à l’esprit de vengeance”. Le chef du MPC a également ordonné à son chef d’état-major, le général Djido Ali Ahmat, de ne pas brutaliser le détenu et d’assurer sa sécurité en attendant sa remise au gouvernement.

 

Cette position reflète la volonté affichée du MPC de respecter les conventions internationales sur le statut des prisonniers de guerre. Dans un contexte où les groupes armés sont régulièrement accusés d’exactions, cette déclaration vise à présenter le mouvement sous un jour respectueux du droit humanitaire.

 

Le communiqué du MPC dénonce ce qu’il qualifie d’“attaque lâche et irresponsable” dont l’objectif serait de “saboter l’accord en cours”. Cette référence fait allusion aux négociations de paix en cours entre les différents groupes armés et le gouvernement centrafricain, dans le cadre du processus de réconciliation nationale.

 

Le MPC profite de cet incident pour critiquer la mise en œuvre de l’accord de paix. Selon ce mouvement, les éléments de l’UPC, pourtant signataires de l’accord, n’ont pas été cantonnés comme prévu. Ils continueraient à “circuler librement avec les armes”, ce qui les rendrait imprévisibles et dangereux.

 

Cette accusation touche un point sensible du processus de paix centrafricain. Le cantonnement des combattants des groupes armés constitue une étape essentielle de leur désarmement progressif. Si cette mesure n’est pas appliquée, elle compromet l’ensemble du processus de réconciliation.

 

Malgré ces accusations, le général Mahamat Al-Khatim  réaffirme l’engagement du MPC en faveur de l’accord de paix. Son communiqué insiste sur l’attachement de son mouvement à cet accord et sa volonté de “œuvrer pour la réussite de celui-ci”. Cette position vise à présenter le MPC comme un acteur responsable, victime d’une agression mais soucieux de préserver la paix.

 

L’incident de Kouki intervient dans une zone déjà sensible. La sous-préfecture de Nana-Bakassa et Markounda connaît régulièrement des tensions entre différents groupes armés qui se disputent le contrôle des sites miniers aurifères et diamantifères de la région. Ces richesses naturelles alimentent les conflits locaux et compliquent les efforts de pacification.

 

La version des faits présentée par le MPC n’a pas encore reçu de confirmation indépendante. L’UPC n’a pas réagi publiquement à ces accusations. Dans ce type de conflit, chaque partie tend à présenter sa version des événements de manière à justifier ses actions et discréditer ses adversaires.

 

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Centrafrique : Le CNCA-PDD exige le départ de Touadéra après dix ans de pouvoir

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Le CNCA-PDD exige le départ de Touadéra après dix ans de pouvoir

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/charles-desire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/charles-desire-442×450.jpg” alt=”Centrafrique : Le CNCA-PDD exige le départ de Touadéra après dix ans de pouvoir” width=”442″ height=”450″ />
Charles Désiré Mankaou, responsable de la jeunesse du CNCA-PDD

 

La jeunesse du CNCA-PDD dénonce un régime accaparé par une élite prédatrice et exige la vérité sur l’enlèvement de 21 jours de l’ancien ministre Armel Sayo Ningatoloum.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dix années de règne de Faustin-Archange Touadéra, dix années de dégradation nationale, dénonce Charles Désiré Mankaou, militant du CNCA-PDD, dans un communiqué publié le 7 août 2025 depuis Lomé.

 

En effet, Charles Désiré Mankaou ne mâche pas ses mots. Dans un communiqué publié le 7 août depuis Lomé, ce responsable de la jeunesse du Congrès National Centrafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement (CNCA-PDD) dresse un bilan sans concession des dix années de Faustin-Archange Touadéra au pouvoir.

 

Pour le CNCA-PDD, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Pendant que les fonctionnaires attendent leurs salaires depuis des mois, certains proches du régime affichent un train de vie qui étonne. Évariste Ngamana, Simplice Mathieu Sarandji, Félix Moloua, Fidèle Gouandjika, Mamadou Zephyrin, Rameaux Claude Bireau, Bertrand Arthur Piri et Audrey Wenezoui font partie de ceux que le parti cite directement. Ces enrichissements rapides posent des questions auxquelles personne ne répond publiquement.

 

Le communiqué souligne l’ampleur du décalage entre la vie quotidienne des citoyens et celle de cette minorité protégée. Les écoles ne fonctionnent plus, les hôpitaux sont dans un état critique, les routes dégradées compliquent les déplacements, et l’accès aux produits de première nécessité est devenu un luxe pour une grande partie de la population. Pourtant, selon Mankaou, jamais un régime centrafricain n’a reçu autant de financements extérieurs. L’argent, dit-il, est là, mais il ne bénéficie pas au peuple.

 

 

L’affaire qui préoccupe le plus le CNCA-PDD reste l’enlèvement de 21 jours d’Armel Ningatoloum Sayo. Cet ancien ministre a été extrait de sa cellule de la prison du camp de Roux le 7 juillet dernier et enlevé à l’OCRB par les mercenaires russes du groupe Wagner dans la nuit du 7 au 8 juillet et détenu clandestinement durant trois semaines avant d’être libéré. Le président de la Commission nationale des droits de l’homme, Ossène Yackosset Wessekpama, avait promis une enquête lors de son passage à Radio Ndeke Luka le 25 juillet. Mais depuis, silence radio.

 

Cette absence de communication agace profondément le parti. Que s’est-il passé exactement durant ces 21 jours ? Pourquoi la Commission des droits de l’homme ne dit-elle plus rien ? Dans quelles conditions Armel Sayo et Nourd Grégaza ont-ils quitté le camp de Koui ? Autant de questions qui restent sans réponse et alimentent toutes sortes de rumeurs.

 

Le CNCA-PDD aime comparer la Centrafrique au Bénin voisin. Patrice Talon et Faustin Touadéra ont pris le pouvoir la même année, mais leurs bilans n’ont rien à voir. Au Bénin, on compte les routes construites par milliers de kilomètres, les écoles et hôpitaux qui sortent de terre, une vie politique qui fonctionne. En Centrafrique, c’est l’inverse : la justice ne fonctionne plus, la Constitution est bafouée, les institutions se taisent.

 

Le parti en est convaincu : Touadéra prépare sa candidature pour un troisième mandat. Une violation pure et simple de la Constitution selon le mouvement, qui voit dans cette démarche un danger pour la paix du pays. Le CNCA-PDD dénonce aussi ce qu’il appelle “l’ethnicisation” de l’armée et de la police, la répression contre ceux qui osent critiquer, et la destruction progressive de l’État.

 

Face à cette situation, la jeunesse du CNCA-PDD appelle à l’union. Partis politiques, associations, syndicats, étudiants, femmes, diaspora : tous doivent se mobiliser contre ce qu’elle considère comme un détournement du pouvoir. Le message de Charles Désiré Mankaou est direct : “Le moment est venu de dire non à l’oppression. NON à la résignation. Osons l’unité. Reprenons notre destin en main.”

 

Ces mots résument bien l’état d’esprit d’un parti qui ne veut plus se contenter de protester en silence. Reste à savoir si cet appel trouvera un écho suffisant pour changer la donne politique en Centrafrique.

 

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Jabarona, 45 kilomètres de Bangui, 4000 habitants , dépourvu  de centre de santé public

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Jabarona, 45 kilomètres de Bangui, 4000 habitants , dépourvu  de centre de santé public

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/10/Dans-le-village-Bouboui-au-PK-45-de-Bangui-sur-la-route-de-Boali.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jabarona, 45 kilomètres de Bangui, 4000 habitants , dépourvu de centre de santé public
Dans le village Bouboui, au PK 45 de Bangui sur la route de Boali. CopyrightCNC

 

À Jabarona, village de 4000 habitants, l’absence de centre de santé public transforme chaque urgence médicale en calvaire.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Jabarona, quand un enfant tombe malade en pleine nuit, sa mère sait qu’elle devra attendre le jour pour espérer trouver un transport vers Bégoua. Trente-trois kilomètres séparent ce village de 4000 habitants du centre de santé le plus proche. Une distance qui peut coûter des vies.

 

“Mon fils a fait une crise la semaine dernière. J’ai passé toute la nuit à chercher une moto, puis de l’argent pour payer le trajet”, raconte une mère de famille interrogée par Radio RJDH. Son histoire ressemble à celle de centaines d’autres familles du village. Les femmes enceintes vivent cette réalité encore plus durement. Sans sage-femme ni matériel médical sur place, elles accouchent souvent seules ou avec l’aide de voisines. Le Code de protection de l’enfant centrafricain garantit pourtant à chaque mère et chaque nouveau-né l’accès aux soins de base. À Jabarona, ce texte reste lettre morte.

 

Confronté à cette situation, Dina Buamidi a 19 ans et parcourt les quartiers du village avec son carnet de conseils d’hygiène. “J’explique aux gens comment éviter certaines maladies, comment bien laver les mains, protéger l’eau de boisson”, dit-elle. Cette jeune sensibilisatrice fait ce qu’elle peut avec les moyens du bord. Mais quand arrive une pneumonie ou une fracture, ses conseils ne suffisent plus. Le village possède bien une clinique privée, mais ses tarifs dépassent les moyens de ces familles d’agriculteurs qui vivent avec quelques milliers de francs CFA par mois.

 

C’est dans ce contexte que Sambo Aliou dirige le quartier Jabarou-Navilla 3. Il connaît chaque famille, chaque problème de santé qui se présente. “Les gens pensent qu’on peut se débrouiller parce qu’on vit à la campagne. Mais nos enfants ont le même droit aux soins que ceux de Bangui”, affirme-t-il. Son message s’adresse directement au gouvernement : construire un centre de santé public permettrait aux 4000 habitants d’accéder aux soins de base sans se ruiner. Une demande simple, légitime, qui attend une réponse depuis des années.

 

Cette situation ne se limite pas à Jabarona et se répète dans des milliers de villages centrafricains. Les zones rurales accumulent les retards en matière de santé publique. Pendant ce temps, les habitants s’organisent comme ils peuvent, avec les moyens locaux et beaucoup d’inquiétude. Les organisations internationales présentes dans le pays connaissent ces réalités. Certaines interviennent ponctuellement, d’autres concentrent leurs efforts sur les grandes villes. Mais les besoins dépassent largement les ressources disponibles.

 

Aujourd’hui, à Jabarona, chaque parent garde en tête le trajet vers Bégoua quand son enfant tousse trop fort. Chaque femme enceinte compte les semaines en espérant que tout se passera bien. Cette angoisse quotidienne pourrait disparaître avec un centre de santé équipé du minimum nécessaire. Les habitants ne demandent pas l’impossible. Ils veulent simplement que leur village dispose des services de base auxquels tout citoyen centrafricain devrait avoir accès. Une revendication qui résonne bien au-delà des limites de ce village de 4000 âmes. À Jabarona, l’espoir d’un centre de santé public grandit avec chaque nouvelle naissance, chaque nouveau malade qui doit partir vers Bégoua. Un espoir que portent 4000 Centrafricains qui refusent l’oubli.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : Real Source bat Les Abeilles 3-1 dans un match de cohésion sociale organisé par l’association Action solidaire à Damara

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Real Source bat Les Abeilles 3-1 dans un match de cohésion sociale organisé par l’association Action solidaire à Damara

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/association-action-solidaire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/association-action-solidaire-450×338.jpg” alt=”Photo de famille à la fin de l’activité organisée par l’association Action Solidaire à Damara” width=”450″ height=”338″ />
Photo de famille à la fin de l’activité organisée par l’association Action Solidaire à Damara

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’association Action Solidaire a organisé cette rencontre pour favoriser la réconciliation nationale à quelques mois des élections.

 

Le samedi 30 août, le terrain de football de Damara, située à 75 kilomètres de Bangui, a accueilli un match de cohésion sociale entre les équipes Real Source et Les Abeilles. Cette rencontre, organisée par l’association Action Solidaire, s’est soldée par la victoire de Real Source sur le score de 3 buts à 1.

 

L’événement dépassait largement le cadre sportif habituel. Toutes les autorités locales de Damara étaient présentes dans les gradins. Madame le maire, la sous-préfète, les responsables militaires, les commandants de police et de gendarmerie ont assisté à cette journée consacrée à l’unité nationale.

 

À la mi-temps, les spectateurs ont pu assister à une démonstration de taekwondo du club 236 dirigée par Nicaise Kossi, coordinateur national de l’association Action Solidaire et formateur dans cette discipline martiale. Son équipe a exécuté plusieurs figures techniques qui ont impressionné l’assistance et donné le ton à cette journée placée sous le signe du rassemblement.

 

Ces démonstrations d’arts martiaux visaient à encourager les jeunes de Damara à canaliser leur énergie dans le sport plutôt que dans les divisions. Le message était clair : la force véritable réside dans l’union et la discipline, pas dans la confrontation stérile.

 

Le match lui-même s’est déroulé dans une ambiance détendue. Les joueurs des deux équipes, issus de différents quartiers de Damara, ont évolué ensemble sans la moindre tension. Les supporters ont encouragé indifféremment les deux formations, privilégiant le spectacle sportif aux rivalités de clocher.

Madame le Maire de la ville de Damara au milieu des responsables de l'association Action Solidaire lors d'une activité ce 30 août à Damara.
Madame le Maire de la ville de Damara au milieu des responsables de l’association Action Solidaire lors d’une activité ce 30 août à Damara. Photo CNC

 

À l’issue de la rencontre, chaque autorité présente a pris la parole pour saluer cette initiative. Le maire de Damara a remercié les participants et a insisté sur l’importance de telles activités pour maintenir la paix sociale dans sa commune. Les responsables sécuritaires ont également applaudi cette démarche qui contribue à créer des liens positifs entre les différentes composantes de la population locale.

 

La sous-préfète a rappelé que ces moments de communion sportive prennent une résonance particulière à quelques mois des élections présidentielles de décembre 2025. Dans cette période sensible, il devient essentiel de multiplier les occasions de dialogue et de rassemblement pour éviter que les échéances électorales ne divisent les communautés.

 

Cette journée s’inscrit dans la stratégie de l’association Action Solidaire, présidée par Nadine Kossi. Bien qu’absente physiquement à Damara, la présidente était représentée par Nicaise Kossi, qui coordonne les activités de l’association dans le pays. L’organisation privilégie ces approches de terrain pour toucher directement les populations et créer des espaces de dialogue intercommunautaire.

 

Le choix de Damara n’est pas au Hazare. Cette commune, située sur l’axe Bangui-Sibut, accueille des populations diverses venues de différentes régions du pays. Ces brassages peuvent parfois créer des tensions, notamment en période électorale. Organiser des activités fédératrices dans de tels endroits permet de prévenir les divisions avant qu’elles ne s’installent.

 

L’association Action Solidaire compte reproduire ce type d’événement dans d’autres localités du pays. L’objectif reste le même : utiliser le sport comme vecteur de réconciliation et de cohésion sociale. Dans un pays qui se prépare à des élections importantes, ces initiatives citoyennes contribuent à maintenir un climat apaisé.

 

La journée de Damara démontre que la cohésion sociale ne se décrète pas, elle se construit au quotidien à travers des gestes simples et des rencontres conviviales. Un match de football peut sembler anodin, mais quand il rassemble toute une communauté autour de valeurs positives, il devient un acte citoyen fort.

 

Real Source a remporté cette rencontre 3-1, mais dans l’esprit de cette journée, tous les participants sont sortis gagnants. Les vraies victoires se comptent en liens tissés, en préjugés surmontés et en sourires partagés autour d’un ballon rond.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Accident des casques bleus à Damara : l’ex-détenu Maxime Balalou transforme une tragédie en discours pathétique

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Accident des casques bleus à Damara : l’ex-détenu Maxime Balalou transforme une tragédie en discours pathétique

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Interpellé sur l’accident survenu à Damara impliquant des casques bleus de la Minusca, le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, a livré une réponse qui montre clairement une fois de plus l’amateurisme et la désinvolture de la communication officielle. Au lieu d’apporter des faits précis et de rendre hommage avec dignité, il s’est contenté d’un discours confus, répétitif et sans profondeur, comme un enfant malade récitant un texte qu’il ne maîtrise pas.

 

Maxime Balalou a qualifié l’accident de « regrettable » et « malheureux », tout en affirmant que « le gouvernement compatit ». Mais à aucun moment il n’a donné d’informations concrètes sur le nombre de victimes, les circonstances de l’accident ou les démarches entreprises par les autorités pour montrer à l’opinion qu’il maitrise le dossier. Par contre, sa défense s’est limitée à accuser pathétiquement une fois de plus la presse de ne pas avoir « suivi » les déclarations déjà faites, sans pouvoir citer ni quand, ni par qui elles auraient été prononcées.

 

Cette façon de minimiser une tragédie démontre le vide d’un pouvoir plus soucieux de sauver les apparences que de montrer du respect aux casques bleus des nations-unies qui, rappelons-le, versent leur sang en RCA. Balalou a répété deux fois que « nous compatissons », comme si répéter le mot suffisait à cacher le manque total de substance de son intervention.

 

Encore plus pathétique, le ministre ex-détenu a justifié son absence de réaction par des « missions à l’extérieur », évoquant à demi-mot la table ronde de Casablanca. Ainsi, pendant que des familles attendaient des réponses, le porte-parole du gouvernement s’enorgueillissait d’une tournée internationale où il vendait des promesses financières. Voilà le vrai visage d’un régime qui hiérarchise les priorités : la propagande électorale d’abord, la fausse compassion ensuite.

 

Au-delà de la forme maladroite de sa réponse, c’est le fond qui choque. En présentant ce drame comme un simple « accident malheureux », Balalou nie l’importance de la vie humaine et réduit le sacrifice des casques bleus à une banalité. Aucune enquête n’est annoncée pourtant, aucun suivi concret n’est évoqué. Tout se résume à une communication bâclée, qui témoigne du mépris d’un État incapable d’assumer ses responsabilités.

 

Cet épisode confirme une évidence : la parole officielle en Centrafrique est devenue une scène de délire permanent. À chaque question embarrassante, Balalou improvise des justifications invraisemblables, mélange de compassion mécanique et de mensonges répétés. À Damara, il avait l’occasion de redonner un peu de sérieux au gouvernement. Il a choisi le contraire : transformer une tragédie en discours pathétique.

 

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Touadéra bientôt devant la CPI : la diaspora centrafricaine est sur le point d’atteindre son but

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Touadéra bientôt devant la CPI : la diaspora centrafricaine est sur le point d’atteindre son but

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/A-gauche-monsieur-Karim-Khan-procureur-de-la-Cour-Penale-Internationale-et-a-droite-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-President-de-la-Republique-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine A-gauche-monsieur-Karim-Khan-procureur-de-la-Cour-Penale-Internationale-et-a-droite-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-President-de-la-Republique-Centrafricaine <a href=Les atrocités des mercenaires russes au menu d’un entretien entre le Président Touadera et le procureur  de la CPI” width=”450″ height=”251″ />
A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  La diaspora centrafricaine s’apprête à saisir officiellement la cour pénale internationale (CPI) contre le chef de l’État centrafricain Faustin-Archange Touadera.

 

Un collectif de Centrafricains de la diaspora, connu sous le nom des “12 apôtres”, est sur le point de finaliser une procédure judiciaire contre le président Faustin-Archange Touadéra devant la Cour pénale internationale. Cette initiative, menée avec l’avocat canadien Me Philippe Larochelle, dénonce les violations des droits humains commises par le pouvoir de Bangui et les mercenaires russes du groupe Wagner présents sur le territoire centrafricain.

 

Me Larochelle confirme l’avancement de cette démarche juridique sans précédent. “Nous sommes à quelques semaines de déposer cette procédure”, a-t-il déclaré, en fixant la date limite du dépôt au 8 octobre prochain. Le cabinet d’avocats dispose de “plusieurs dizaines de déclarations sous serment” et de rapports d’experts pour étayer l’accusation.

 

Les témoignages recueillis documentent l’emploi de forces étrangères, notamment les mercenaires russes et non russes du groupe Wagner, qui commettent des exactions massives dans diverses localités du pays. Ces éléments armés opèrent dans un climat d’impunité totale, particulièrement dans les zones éloignées de Bangui où ils pillent, tuent et terrorisent les populations civiles.

 

La procédure vise directement le président Touadéra pour son rôle dans l’utilisation de mercenaires étrangers. L’acte d’accusation énumère les crimes reprochés au chef de l’État, laissant ensuite au procureur de la CPI le soin d’évaluer les preuves fournies et de décider des suites à donner.

 

Cette initiative marque un tournant dans l’opposition au pouvoir centrafricain. Les “12 apôtres”, actifs sur les réseaux sociaux, dénoncent régulièrement la dérive autoritaire du pouvoir de Bangui. Leur démarche s’inscrit dans un contexte où la liberté d’expression s’est considérablement réduite, les voix dissidentes faisant face à des enlèvements et intimidations.

 

L’avocat canadien précise que l’identité des témoins restera confidentielle pour des raisons de sécurité, tout en assurant que leurs déclarations constituent des preuves solides pour étayer l’accusation. Cette protection des témoins traduit la réalité sécuritaire que vivent les opposants au pouvoir.

 

Si cette procédure aboutit à l’émission d’un mandat d’arrêt international, elle limitera considérablement les déplacements du président centrafricain hors de son territoire. La CPI dispose d’accords de coopération avec de nombreux pays membres qui l’obligent à arrêter toute personne faisant l’objet d’un mandat.

 

Le travail des “12 apôtres” s’appuie sur des années de documentation des violations des droits humains en République centrafricaine.

 

Cette saisine de la justice internationale constitue un défi inédit pour le pouvoir de Bangui, qui devra répondre aux accusations portées contre lui devant la communauté internationale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : affrontements meurtriers entre Peuls et Arabes sur un site minier de Kouki, une dizaine de morts

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affrontements meurtriers entre Peuls et Arabes sur un site minier de Kouki, une dizaine de morts

 

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Les ex-rebelles de l’UPC, membree de la CPC-F

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  Le lundi 1er septembre 2025, une prière satanique prévue sur un chantier minier de Kouki a dégénéré en affrontements violents entre la communautés peule et arabe, faisant au moins dix-huit  morts.

 

Dans la préfecture de l’Ouham, plus précisement à Kouki, l’exploitation artisanale de l’or et du diamant suit des règles précises. Ces sites miniers, disséminés entre Kouki, Nana-Bakassa  et Markounda, emploient des centaines d’ouvriers qui creusent la terre à la recherche de pépites et de pierres précieuses. Mais cette activité obéit à des croyances bien ancrées.

 

Il est plus important de savoir qu’ici, dans ces différents sites miniers, lorsqu’un chantier ne produit plus assez de l’or et de diamants, les ouvriers considèrent qu’il est “fermé” par les sorciers. Dans ce contexte, les ouvriers font alors appel à des marabouts, ces guides spirituels respectés dans la communauté musulmane.

 

Ces marabouts viennent sur le site pour accomplir un rituel spécifique. Ils récitent des prières en arabe, brûlent de l’encens et sacrifient des animaux, généralement des moutons ou des bœufs. Le sang de ces bêtes est versé sur la terre, et leur viande est partagée entre les participants. Cette cérémonie, appelée souvent par les ouvriers “ouverture du chantier”, doit redonner vie au gisement et faire revenir l’abondance de  l’or sous la terre.

 

Mais pour que ce rituel fonctionne, une condition absolue doit être respectée : le site minier doit être complètement vide de toute présence humaine. Aucun creuseur ne doit manier sa pioche, aucun commerçant ne doit tenir boutique, aucun passant ne doit traverser la zone. Le silence total est exigé pendant que les marabouts accomplissent leurs prières. Cette règle ne souffre aucune exception.

 

Pourtant, ce lundi 1er septembre 2025, sur le chantier minier de Kouki, situé à 30 kilomètres de ce village, ce rituel satanique devrait voir le jour pour faire revenir l’or sous la terre, car, depuis plusieurs semaines, trouver de l’or, devient alors un parcours de combattant. Les ouvriers avaient informé tout le monde : marabouts, creuseurs, porteurs, acheteurs d’or, vendeuses de nourriture, réparateurs d’outils, tous devaient quitter les lieux pour la journée. Le lendemain matin seulement, c’est-à-dire le mardi 2 septembre, l’activité pourrait reprendre avec l’espoir de meilleures récoltes.

 

Mais plusieurs commerçants ont refusé de fermer leurs boutiques. Ces commerçants , installés en bordure du site minier, vendent de la nourriture, des boissons, des cigarettes et des articles de première nécessité aux ouvriers. Ils considéraient que leur activité commerciale n’avait rien à voir avec l’extraction minière proprement dite. Pourquoi devraient-ils fermer leurs boutiques et perdre une journée de recettes pour une prière satanique  à laquelle ça ne leur concerne même pas?

 

Cette position a immédiatement créé un problème. Certains ouvriers mineurs ont expliqué aux commerçants que le rituel ne pouvait pas se dérouler en leur présence. Les marabouts ont confirmé : tant qu’il y aurait du mouvement commercial sur le site, les prières n’auraient aucun effet. Le chantier resterait “fermé” et improductif.

 

Certains commerçants ont accepté de fermer leur boutique, d’autres non. La discussion s’est envenimée. Chaque camp a commencé à chercher des soutiens de son côté.

 

À Kouki, comme dans beaucoup d’autres localités comme Markounda ou ailleurs en République centrafricaine, plusieurs groupes armés coexistent et contrôlent différentes activités minières. Les ouvriers et commerçants Peuls entretiennent des liens étroits avec le groupe armé l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et le mouvement Retour, réclamation et réhabilitation (3R).

 

De leur côté, les commerçants et ouvriers arabes bénéficient du soutien du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), un groupe armé qui compte de nombreux éléments d’origine arabe dans ses rangs. Le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et quelques éléments Anti-Balaka sont également présents dans la sous-préfecture, mais en nombre plus réduit.

 

Quand la dispute entre certains ouvriers et commerçants a éclaté, chaque communauté a naturellement fait appel à ses protecteurs armés. Les Peuls ont contacté leurs alliés de l’UPC. Les Arabes ont sollicité le soutien du MPC. Ce qui avait commencé comme un différend sur l’organisation d’un rituel religieux s’est rapidement transformé en confrontation communautaire.

 

Ainsi, ce lundi matin, vers 9 heures, la tension était devenue palpable sur le site minier de Kouki. Les premiers échanges ont été verbaux. Les représentants de chaque groupe armé sont venus sur le site pour défendre les positions de leur communauté respective.

 

Aucun des deux camps n’a voulu céder. Les voix se sont élevées, les gestes se sont faits plus brusques, les positions se sont durcies. L’atmosphère est devenue de plus en plus électrique. Vers 9h30, quelqu’un a dégainé une arme. D’autres ont suivi. Les premiers coups de feu ont retenti sur le chantier minier.

 

L’affrontement qui a suivi a opposé principalement les éléments peuls de l’UPC aux combattants arabes du MPC. Les armes automatiques ont crépité sur le chantier minier. Les balles ont sifflé entre les tas de terre et les trous d’extraction. Les combattants se sont abrités derrière les installations de fortune du site.

 

Pendant les échanges de tirs, quelques éléments du FPRC et des anti-balaka ont été aperçus sur les lieux, mais leur rôle dans les combats est resté marginal. L’affrontement s’est concentré sur l’opposition entre Peuls et Arabes, chacun défendant les intérêts de sa communauté avec l’appui de ses alliés armés.

 

Les combats se sont poursuivis pendant près de 3 heures. Les détonations ont résonné dans toute la zone. Les populations civiles des villages environnants se sont barricadées chez elles, attendant que l’orage passe. Les balles ont volé dans tous les sens, transformant le paisible chantier minier en champ de bataille.

 

Vers 12 heures, les armes se sont progressivement tues. Les appels des chefs de ces deux groupes armées ont contribué à l’accalmie. Les tirs sporadiques ont cessé, remplacés par un silence pesant. Les hommes armés ont commencé à se replier vers leurs positions respectives.

 

Le bilan était lourd : environ dix civils tués, et 8 combattants également. Le nombre exact de blessés reste indéterminé, certains combattants ayant été évacués par leurs compagnons pendant les combats. Les corps des victimes ont été récupérés par les familles pour être inhumés selon les rites de chaque communauté.

 

Après cette tragédie, les esprits ont commencé à se calmer. Les responsables communautaires et les chefs des groupes armés ont entamé des discussions pour éviter que la situation ne dégénère davantage. Les leaders peuls et arabes se sont rencontrés pour évaluer les dégâts et chercher une solution à ce conflit qui avait échappé à tout contrôle.

 

Le rituel que les marabouts devaient accomplir n’a jamais eu lieu. Le site minier est resté paralysé, souillé par le sang des combattants. Mais dans la soirée, les premiers signes de réconciliation sont apparus.

 

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Centrafrique : le possible retour surprise de Koyambonou au MLPC, explosion garantie chez les mercenaires de Touadéra

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Centrafrique : le possible retour surprise de Koyambonou au MLPC, explosion garantie chez les mercenaires de Touadéra

 

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De gauche à droite : Mazette Jackson et Chantal Jean Édouard Koyambonou

 

Après des années de divisions savamment organisées par les manœuvres souterraines du pouvoir pour atomiser l’opposition, un véritable coup de théâtre secoue aujourd’hui le MLPC. Selon des sources internes fiables, Chantal Jean Édouard Koyambonou, figure emblématique de la dissidence , prépare son grand retour fracassant dans le parti de feu Ange Félix Patassé. Une réintégration stratégique qui devrait se concrétiser lors du congrès légal convoqué par Martin Ziguélé pour les 8 et 9 septembre prochains, au grand dam des petits soldats du régime infiltrés au MLPC.

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce retournement spectaculaire intervient après l’échec retentissant de l’assemblée générale bidonnée organisée par Jackson Mazette et sa clique d’opportunistes. L’objectif était pourtant limpide : obtenir coûte que coûte les signatures des Conseillers Politiques Nationaux pour convoquer un congrès parallèle, installer une direction fantoche et surtout investir leur maître Faustin Archange Touadéra comme candidat officiel du MLPC à la prochaine présidentielle. Un plan machiavélique digne des plus belles manipulations politiques, mais qui a lamentablement capoté face à la réalité des textes et la résistance des vrais militants du MLPC.

 

Malheureusement pour les comploteurs, leur plan diabolique a tourné au fiasco complet. Aucun Conseiller Politique National digne de ce nom n’a cautionné cette mascarade, alors que les statuts du parti exigent impérativement la participation des trois quarts d’entre eux pour valider une démarche aussi importante. La raison de cet échec était pourtant évidente : Mazette et ses complices n’avaient strictement aucune habilitation légale pour convoquer un congrès ordinaire, cette prérogative sacrée étant exclusivement réservée au président en exercice, Martin Ziguélé en l’occurrence. Cette tentative d’usurpation montre soit une ignorance crasse des règlements internes, soit une arrogance assumée face aux règles démocratiques les plus élémentaires.

 

La décision courageuse de Koyambonou de rallier le congrès officiel légitime a provoqué une véritable onde de choc dans les rangs des mercenaires politiques. Pour Jackson Mazette, visiblement déstabilisé par cette défection majeure, c’est “une nouvelle trahison impardonnable”. Étienne Malekoudou, autre pilier de cette entreprise de démolition, dénonce carrément un “acte suicidaire” de la part de son ancienne alliée. Ces réactions épidermiques trahissent la panique qui s’empare des agents infiltrés face à l’effondrement de leur stratégie de noyautage.

 

Koyambonou assume totalement son choix politique et frappe là où ça fait mal : “Touadéra n’a strictement aucune légitimité historique au sein du MLPC. On ne peut pas être militant sincère de deux partis à la fois, c’est une contradiction fondamentale. Pour prétendre légitimement à l’investiture du parti de Patassé, il faut absolument avoir un vrai parcours de militant, de la cellule de base jusqu’à la fédération régionale. Ce n’est manifestement pas le cas de ce président parachuté”. Cette déclaration sans concession frappe au cœur du problème et expose publiquement l’imposture que représente cette tentative d’appropriation du MLPC par un homme qui n’en a jamais partagé les combats fondateurs.

 

L’ancienne fronde enfonce le clou avec une phrase lourde de symboles et de respect pour l’héritage : “Si jamais nous venions à commettre l’erreur historique de désigner Touadéra comme candidat officiel du MLPC, le regretté Ange Félix Patassé ne nous le pardonnerait jamais de là où il repose en paix. Ce serait trahir son œuvre, ses idéaux et sa mémoire”. Cette invocation du père fondateur résonne comme un rappel solennel aux valeurs originelles du mouvement et une condamnation sans appel de la dérive actuelle.

 

Devant cette débandade annoncée, Martin Ziguélé a tenté un geste d’apaisement en envoyant des convocations officielles par voie d’huissier à tous les dissidents, les invitant fraternellement à participer au congrès unitaire. Mais Mazette, Malekoudou et Zoumbeti ont rejeté cette main tendue, dénonçant un soi-disant “piège” dans une logique de victimisation qui ne trompe personne. Ils persistent obstinément à vouloir organiser leur propre congrès parallèle, pour justifier selon plusieurs sources bien informées les 45 millions de francs CFA qu’ils auraient discrètement reçus du pouvoir en place pour alimenter et entretenir cette division artificielle au sein de l’opposition historique.

 

Un proche de Mazette révèle anonymement un autre enjeu caché particulièrement sordide : “Son objectif inavoué était également de s’emparer définitivement du terrain historique du MLPC situé à la place Marabéna, d’obtenir le titre foncier en bonne et due forme et de l’exploiter ensuite commercialement à des fins personnelles”. Cette révélation éclaire d’un jour nouveau les véritables motivations de cette entreprise de déstabilisation, qui dépassent largement les seuls enjeux politiques pour toucher aux intérêts matériels les plus prosaïques.

 

Le retour stratégique de Koyambonou dans le giron officiel rebat complètement les cartes et pourrait marquer un tournant décisif dans cette guerre intestine savamment entretenue. Entre accusations croisées de trahison, enjeux financiers occultes, appétits fonciers inavoués et lutte acharnée pour l’héritage politique sacré de Patassé, le congrès de septembre s’annonce absolument explosif et révélateur des vrais rapports de force. Les masques vont enfin tomber, et les Centrafricains découvriront qui défend réellement l’héritage du MLPC historique face aux mercenaires infiltrés par le pouvoir. Affaire à suivre de très près, car l’avenir de l’opposition centrafricaine se joue dans cette bataille pour l’âme du parti de Patassé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

 

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Fidèle Ngouandjika : quand un ministre transforme sa radio privée “Légo ti a moléngué ti kodro”  en tribunal personnel

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Fidèle Ngouandjika : quand un ministre transforme sa radio privée “Légo ti a moléngué ti kodro”  en tribunal personnel

 

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Fidele Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU apres la chute de Bozize

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans sa petite station “Légo ti a moléngué ti kodro”, installée au fond de sa maison du quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement, Fidèle Ngouandjika a trouvé un nouveau pouvoir : celui de juge radiophonique. Le ministre-conseiller à la Présidence s’est découvert une passion pour la justice expéditive. Depuis son micro privé, il condamne, insulte, diffame et terrorise des citoyens dans l’affaire foncière de la succession NDAYEN. Son programme ? Transformer chaque émission en procès public où il joue tous les rôles : procureur, juge et bourreau.

 

Le procédé est toujours le même. Fidel NGOUANDJIKA reçoit des plaintes, ne vérifie rien, et hop, sentence rendue en direct. Pas besoin d’expertise cadastrale, pas besoin d’évaluation contradictoire, pas besoin d’entendre les deux parties. Dans l’univers radiophonique de Ngouandjika, on condamne d’abord, on réfléchit jamais. Ses émissions se sont transformées en séances d’intimidation publique. Le cas palpable est celui de l’affaire Ndayen,  où les héritiers légaux de la succession sont traînés dans la boue sans pouvoir se défendre.

 

Cette radio improvisée fonctionne comme une arme personnelle. Derrière son micro, le ministre-conseiller donne des ordres qui ressemblent à des consignes de milice : “arrêter les travaux, déguerpir les lieux, interpeller ceux qui représentent la succession”. Ces instructions diffusées sur les ondes ont semé la peur parmi les habitants et paralysé l’exécution des procédures légales. Les témoins hésitent à se présenter, les mandataires reculent, les travaux sont bloqués. Mission accomplie pour Fidel NGOUANDJIKA.

 

Le plus ironique dans cette histoire, c’est que le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu Kitandaire Maxime Balalou accuse régulièrement dans son point de presse les journalistes et les utilisateurs de réseaux sociaux de “braquage d’information”. Pendant qu’il dénonce les autres, son ami, Fidel NGOUANDJIKA, détourne sa propre radio pour manipuler l’opinion publique et faire du braquage d’information. Fidel NGOUANDJIKA a créé ce que beaucoup appellent désormais la “juridiction Fidèle Ngouandjika”, où il convoque qui il veut, juge comme il veut, et prononce les sanctions qu’il veut. Tout cela depuis le salon de sa maison privée.

 

Cette confusion des rôles pose une question simple : depuis quand un ministre peut-il cumuler ses fonctions officielles avec celles d’animateur radio et de juge autoproclamé ? Ngouandjika porte sa casquette de conseiller présidentiel le matin, prend son micro l’après-midi, et diffuse ses verdicts sur Facebook le soir. Cette triple activité lui permet de sévir en toute impunité sous la protection de son statut du ministre conseiller du Président.

 

Sa stratégie repose sur un populisme calculé. Il exploite l’ignorance de certains auditeurs pour se donner de la visibilité et instrumentaliser les conflits. Sa radio devient une caisse de résonance pour régler ses comptes personnels en se faisant passer pour le défenseur du petit peuple. Certains citoyens ordinaires applaudissent ces émissions spectacles sans réaliser qu’ils assistent à la destruction d’un État de droit.

 

Car pendant que Fidel NGOUANDJIKA joue les justiciers sur les ondes, les vrais mécanismes de justice existent. En cas de litige foncier, le ministère de l’Urbanisme peut examiner les dossiers après étude contradictoire des pièces. Si l’une des parties n’est pas satisfaite, elle peut saisir les tribunaux. Cette procédure peut sembler longue, mais elle garantit les droits de chacun et évite les condamnations spectaculaire et  arbitraire.

 

Fidel NGOUANDJIKA préfère court-circuiter tout cela. Pourquoi s’embarrasser d’expertise technique quand on peut juger sur ouï-dire ? Pourquoi respecter le contradictoire quand on peut condamner unilatéralement ? Sa radio lui permet de contourner les procédures légales et d’imposer sa version des faits par la terreur médiatique.

 

Cette dérive autocratique caractérise malheureusement cette septième République. Le silence des institutions face aux agissements de Fidel NGOUANDJIKA équivaut à une validation implicite de ses méthodes. Quand un ministre peut transformer sa maison en tribunal radiophonique sans que personne ne réagisse, c’est tout le système de la République qui vacille.

 

La succession Ndayen , qui avait pourtant engagé des démarches amiables conformes à la loi, se retrouve aujourd’hui victime de cette campagne de désinformation. Ses représentants sont diffamés publiquement, ses démarches sont entravées, ses droits sont bafoués. Tout cela parce qu’un ministre s’est découvert une vocation de justicier radiophonique.

 

Cette affaire démontre un dysfonctionnement profond. Quand la communication publique se substitue à la justice, quand le micro remplace les tribunaux, quand la peur devient l’instrument de gouvernance, c’est la démocratie elle-même qui est menacée. La radio de Fidel NGOUANDJIKA n’informe plus, elle terrorise. Elle ne débat plus, elle condamne.

 

Au final, cette histoire pose une question simple : veut-on vivre dans un pays où les ministres peuvent s’improviser juges depuis leur salon ? Veut-on accepter qu’une radio privée devienne un tribunal parallèle ? La réponse devrait être évidente. Mais tant que le gouvernement laissera faire, la “juridiction Fidèle Ngouandjika” continuera de fonctionner en toute illégalité, transformant chaque conflit en spectacle radiophonique et chaque citoyen en victime potentielle de sa justice expéditive.

 

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Un mort et un blessé : les soldats FACA frappent encore sur un site minier près de Gaga à cause des graviers

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Un mort et un blessé : les soldats FACA frappent encore sur un site minier près de Gaga à cause des graviers

 

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Capture d’écran de la vidéo sur Une jeune fille orpailleuse passée à tabac à son tour par un Soldat FACA

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 31 août, dans la circonscription de Yaloké 2, près du village Gaga, des soldats FACA ont capturé deux jeunes ramassant des graviers sur un site minier chinois.

 

Le 31 août, sur la « base 10 », située à 10 kilomètres de Gaga, 25 kilomètres de Zawa, 45 kilomètres de Yaloké, 270 kilomètres de Bangui, , deux jeunes étaient en train de ramasser des graviers abandonnés par l’exploitation minière chinoise. Des soldats FACA les ont interceptés. D’après les témoins, les responsables chinois présents sur le site ont ordonné aux soldats FACA de les punir sévèrement. Les militaires ont alors obéirent et commencent à frapper les deux jeunes hommes. Le premier est mort peu après son arrivée à l’hôpital de Zawa. Son corps a été transféré dans son village à Bozoum, à 385 kilomètres de Bangui. Le second reste hospitalisé, gravement blessé.

 

Cette pratique de récupération des graviers rejetés par les sociétés minières chinoises permet aux riverains d’extraire de fines paillettes d’or après lavage. Dans cette zone où les activités économiques formelles manquent, c’est un revenu d’appoint nécessaire. Les habitants précisent que le conflit du 31 août portait uniquement sur ces graviers, pas sur du matériel minier.

 

L’incident s’est produit lors d’une patrouille de la base 10, chargée de sécuriser le périmètre concédé à l’opérateur chinois. Les soldats contrôlent strictement les abords du site et considèrent toute présence civile comme une intrusion.

 

En janvier déjà, dans le même secteur, près d’un autre site minier chinois, une vidéo avait montré des soldats FACA frappant des femmes enceintes et des jeunes accusés de ramasser des graviers. L’indignation avait été nationale : députés, organisations civiles et citoyens avaient condamné ces violences. L’état-major avait alors annoncé des « sanctions disciplinaires » et le relèvement de certains responsables.

 

Pourtant, selon les acteurs de la société civile qui suivent ces dossiers à Gaga, ces sanctions n’ont jamais été appliquées. Les officiers et sous-officiers visés en janvier seraient restés en poste sur les sites miniers. Malgré les déplacements du chef d’état-major dans plusieurs bases de Bangui pour rappeler la discipline et la protection des civils, rien n’a changé sur le terrain.

 

Le 31 août, le même schéma s’est répété : sur un autre site minier chinois, contrôle militaire des abords, interception de villageois cherchant des graviers, usage de la violence. Les témoins affirment que la décision de frapper aurait été encouragée par les responsables chinois présents.

 

La tension reste constante autour des graviers abandonnés par l’exploitation. Cette récupération continue parce qu’elle offre un revenu de survie aux familles. Les forces déployées pour sécuriser les concessions maintiennent une posture de dissuasion qui tourne régulièrement à la violence. Sur la base 10, les faits du 31 août s’inscrivent dans cette continuité, avec une mort et un blessé grave, malgré les engagements publics pris par la hiérarchie militaire après l’affaire de janvier.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Centrafrique : panique après le pillage du village  Haïfa, près de Sikikédé,  par les forces de Wagner….

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panique après le pillage du village  Haïfa, près de Sikikédé,  par les forces de Wagner….

 

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Image d’illustration de panique au village Zinzir, près de Boromata, suite aux exactions des Mercenaires russes dans la localité. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Une opération de grande envergure menée par les mercenaires russes du groupe Wagner a vidé le village Haïfa, une petite localité située à 5 kilomètres de Sikikédé.

 

Lundi dernier, aux environs de 9 heures, les mercenaires russes du groupe Wagner ont mené une vaste opération de pillage au village Haïfa, dans la préfecture de la Vakaga. Le village, situé à cinq kilomètres de Sikikédé sur l’axe de Mamoune, dans le nord-est de la République centrafricaine, a été entièrement vidé de sa population après le pillage des russes.

 

L’opération a commencé tôt dans la matinée. Les mercenaires russes, appuyés par les soldats FACA, ont procédé avec méthode, entrant dans chaque maison une par une. Ils ont fouillé partout : sous les lits, dans les coussins, tous les endroits où les habitants cachent habituellement leur argent et leurs biens précieux. Leur expérience du terrain leur permet de connaitre parfaitement les habitudes des caches des villageois et localiser rapidement avec précision les cachettes dans chaque habitation.

 

Les habitants n’ont pas eu le temps de fuir. Ils ont été surpris par cette opération musclée. Ce qui a permis aux mercenaires russes et aux soldats FACA de saisir l’argent liquide, les armes qu’ils ont trouvées, et tous les objets de valeur. Dans cette zone d’orpaillage, ils ont également récupéré quelques poussières d’or des villageois. Mais la plus grande saisie reste la somme d’argent qu’ils ont récupéré dans chaque maison. Certains parlent des dizaines des dizaines des millions de francs CFA.

 

Notons que dans cette opération criminelle, les commerçants du village Haïfa ont non seulement perdu leurs marchandises, mais aussi leurs économies. Beaucoup ont pleuré en voyant leurs biens emportés. L’opération s’est achevée vers 14 heures, laissant Haïfa complètement désert.

 

Cette zone attire régulièrement les convoitises. Les mercenaires connaissent bien les habitudes des villageois et savent exactement où chercher. Ils repartent avec tout ce qu’ils peuvent transporter.

 

Les autorités locales, par peur de leur vie,  n’ont pas réagi pendant l’opération. Les habitants qui ont pu s’échapper se sont réfugiés à Sikikédé, d’autres à Mamoune en attendant le départ des mercenaires russes. Entre temps, la nouvelle de ce pillage s’est rapidement répandue dans le secteur.

 

D’autres localité de la zone, notamment Gordile, redoutent maintenant de subir le même sort. La panique gagne les populations civiles qui ne disposent d’aucune protection face à ces opérations menée par ces criminels redoutables.

 

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CPI : Noureddine Adam est-il un fugitif ? Réponse du général Mounir du FPRC à l’appel de Mike Cole qui demande à Noureddine Adam de se présenter à la CPI

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CPI : Noureddine Adam est-il un fugitif ? Réponse du général Mounir du FPRC à l’appel de Mike Cole qui demande à Noureddine Adam de se présenter à la CPI

 

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Le général du FPRC Noureddine Adan et son garde du corps.

 

Le général Mounir du FPRC conteste l’appel de la CPI à Noureddine Adam  et accuse Touadéra et Wagner de crimes massif en Centrafrique.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 8 août 2025, le général Mounir du FPRC, proche de Noureddine Adam, a réagi à la déclaration de Mike Cole, chef du bureau de la Cour pénale internationale (CPI) à Bangui, qui appelait le chef rebelle à se livrer à la justice internationale après la condamnation d’Alfred Yekatom et Patrice-Édouard Ngaïssona.

 

Mike Cole, dans une interview exclusive à la rédaction du CNC, a salué ce verdict, le qualifiant de résultat d’un « processus judiciaire indépendant et rigoureux ». Il a invité Noureddine Adam à « se mettre à la disposition de la justice » s’il souhaite « soutenir la paix et la stabilité » dans son pays.

 

Dans son message, le général Mounir conteste cette qualification et affirme que les Centrafricains n’ont jamais considéré Noureddine Adam comme un criminel ou un fugitif. Il décrit le chef du FPRC comme « l’homme de la situation », expliquant que son refus de participer à certains dialogues politiques résulte d’un manque de confiance envers les autorités de Bangui, accusées de ne pas respecter leurs engagements.

 

Le général du FPRC Mounir accuse directement le président Faustin-Archange Touadéra et ses alliés, notamment les Mercenaires russes du groupe  Wagner, d’être responsables de crimes de masse. Il cite en exemple l’affaire Issa Manou et d’autres victimes, estimant que c’est au pouvoir en place et à ses soutiens étrangers de rendre des comptes devant la CPI.

 

Revenant sur l’« accord de Khartoum », Mounir affirme que c’est le gouvernement qui l’a violé, remettant en cause la crédibilité du chef de l’État dans toute négociation. Il invite Mike Cole à constater par lui-même les exactions commises par les forces gouvernementales et leurs partenaires armés.

 

Le général conclut en appelant les Centrafricains à rester unis, à ne pas céder à la peur et à défendre leurs intérêts face à ce qu’il présente comme une manipulation politique visant à affaiblir leurs dirigeants.

 

 

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