jeudi, octobre 29, 2026
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Braquage à main armée à l’entrée de Ngaoundaye : des commerçants dépouillés par des bandits

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Braquage à main armée à l’entrée de Ngaoundaye : des commerçants dépouillés par des bandits

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/09/commissariat-de-police-de-ngaoundaye-le-25-mars-2020-par-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Braquage à main armée à l’entrée de Ngaoundaye : des commerçants dépouillés par des bandits
Le commissariat de police de Ngaoundaye. CopyrightaCNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des bandits armés ont attaqué plusieurs vendeurs ce dimanche matin près de Ngaoundaye. Les victimes se rendaient au marché hebdomadaire de Ngoï, au Tchad.

 

Les trajets entre villages frontaliers font partie du quotidien des petits vendeurs qui cherchent à écouler leurs marchandises. Ces déplacements hebdomadaires représentent souvent l’unique source de revenus pour des familles entières. La route vers Ngoï ne fait pas exception et voit chaque dimanche défiler des dizaines de commerçants attirés par l’animation du marché local.

 

C’est justement ce trajet habituel qui a tourné au cauchemar pour plusieurs d’entre eux. Aux premières heures de cette journée, plusieurs vendeurs avaient quitté leurs villages respectifs avec leurs marchandises et leur capital. Parmi eux, au moins quatre commerçants venus de Ndim avaient préparé leur voyage depuis la veille.

 

Leur destination, le marché dominical de Ngoï, attire régulièrement une clientèle nombreuse, ce qui en fait un rendez-vous prisé pour quiconque veut faire du commerce transfrontalier. Mais à leur arrivée aux abords de Ngaoundaye, le groupe a été stoppé par des hommes en armes.

 

L’intervention a été rapide et les commerçants n’ont pu opposer aucune résistance. Les agresseurs ont récupéré les sommes transportées, destinées aux achats et aux ventes prévus dans la journée. Ils ont également saisi les téléphones portables, devenus des objets convoités lors de ce type d’agressions.

 

Une fois dépouillées, les victimes ont été laissées sur place, démunies. Certaines ont dû rebrousser chemin tandis que d’autres ont tenté de poursuivre leur route malgré les pertes subies. L’ampleur exacte du préjudice reste difficile à chiffrer, mais chaque commerçant touché devra composer avec ce manque à gagner dans les jours qui viennent.

 

Cet incident vient s’ajouter à une série d’attaques similaires sur les axes routiers de la région. Les commerçants voyagent souvent sans escorte ni protection particulière, ce qui facilite l’action de groupes criminels. Plusieurs agressions du même type ont déjà eu lieu sur d’autres tronçons, sans que des mesures concrètes n’aient été déployées pour y remédier.

 

Malgré ces risques grandissants, les populations locales continuent leurs activités commerciales. Pour beaucoup, ces échanges transfrontaliers représentent la seule alternative économique viable​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Fortuné Bobérang

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Zémio : incendie d’une dizaine d’habitations par un interprète de la milice Wagner à Kinikoumba  

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Zémio : incendie d’une dizaine d’habitations par un interprète de la milice Wagner à Kinikoumba  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/village-koumboli-zemio-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Zémio : incendie d’une dizaine d’habitations par un interprète de la milice Wagner à Kinikoumba  
Village Koumboli, situé à 3km de Zemio, après son incendie par les Mercenaires russes du groupe Wagner, appuyé par les soldats FACA en juin 2025

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Jeudi dernier, une dizaine d’habitations ont été incendiées à Kinikoumba par un interprète russe. Le convoi de la milice Wagner comptait dix véhicules lors de sa traversée du village.

 

Kinikoumba se trouve à 70 kilomètres de Zémio, sur l’axe menant vers Rafaï. Ce village vient s’ajouter à la longue liste des localités incendiées par les Wagner dans le Haut-Mbomou. Les habitants ont vu leurs maisons partir en fumées sans pouvoir intervenir.

 

Cette destruction s’inscrit dans une série d’événements similaires qui frappent la préfecture depuis près d’un an. Les mercenaires de la milice russe Wagner mènent régulièrement  des opérations punitives dans la région. Chaque passage de ces criminels de Wagner laisse derrière lui des traces de violence et de dévastation.

 

Il est important de rappeler que le Haut-Mbomou connaît cette situation depuis le début du mois d’avril 2024. Les affrontements entre les miliciens azandés et les forces de la milice Wagner se sont déclenchés le 4 avril dernier. Neuf mois plus tard, les combats se poursuivent sans perspective de fin.

 

Les Azandés refusent catégoriquement la présence des mercenaires russes sur leur territoire. Ils exigent leur départ immédiat et ont organisé une résistance armée pour défendre leurs villages. Cette détermination alimente quotidiennement les tensions entre les deux camps.

 

Les autorités centrafricaines qui ont fait venir la milice Wagner sur le territoire national considèrent cette résistance comme une rébellion. Selon la position officielle, combattre les mercenaires russes revient à s’opposer au gouvernement lui-même. Cette vision complique toute possibilité de dialogue.

 

Le pouvoir en place traite tous les habitants de la zone comme des combattants potentiels. Qu’une personne participe réellement aux affrontements ou mène simplement sa vie quotidienne importe peu aux yeux des forces gouvernementales. Chacun devient automatiquement suspect, chaque maison peut être visée à tout moment.

 

Cette confusion volontaire entre civils et miliciens justifie les destructions arbitraires. Quand un convoi traverse un village et que l’envie prend aux mercenaires de brûler des habitations, rien ne les retient. Les villageois vivent dans l’angoisse permanente du prochain passage.

 

La milice d’autodéfense azandée recrute ses membres au sein même des communautés qu’elle protège. Ces hommes connaissent chaque sentier, chaque cache, chaque recoin de leur région. Cette connaissance du terrain leur donne un avantage face aux mercenaires étrangers.

 

Par Éric Nzapa

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Embuscade de Bossangoa : CNC identifie les assaillants de la gendarme Félicité Tenda

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Embuscade de Bossangoa : CNC identifie les assaillants de la gendarme Félicité Tenda

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/la-gendarme-tuee-a-bossangoa-dans-la-prefecture-de-l-ouham.webp” data-wpel-link=”internal”>Embuscade de Bossangoa : CNC identifie les assaillants de la gendarme Félicité Tenda
La gendarme tuée à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’enquête de CNC a permis d’identifier les auteurs de l’attaque contre la gendarme Félicité Tenda. Deux anciens éléments de la CPC ont mené cette embuscade qui a tourné différemment que prévu.

 

Les assaillants ne sont pas des inconnus. Il s’agit d’anciens combattants de la CPC qui opéraient autrefois sous les ordres de Dekabona.

 

Après l’échec de la tentative de prise de Bangui en 2021 et la mort de leur chef, ces hommes se sont reconvertis dans le banditisme de grand chemin. Ils ont abandonné toute prétention Politique pour se consacrer uniquement aux braquages et aux embuscades le long des axes routiers.

 

Leur zone d’action habituelle se situe du côté de Benzambé , d’où ils viennent régulièrement pour mener leurs coups. Ce vendredi 23 janvier, ils étaient deux à attendre le passage de voyageurs sur la route entre Bossangoa et Nana-Bakassa.

 

Lorsque la moto transportant la gendarme et son mari est apparue, les bandits ont ouvert le feu sans hésitation. Félicité Tenda, assise à l’arrière avec son arme, a été touchée mortellement.

 

Les assaillants pensaient que l’affaire était réglée et ne s’attendaient à aucune résistance. Mais le mari de la victime a eu un réflexe rapide.

 

Il a saisi l’arme de son épouse et a riposté immédiatement en tirant une rafale vers les deux hommes. La surprise a été totale du côté des bandits qui ne s’imaginaient pas une telle réaction.

 

L’un d’eux, identifié sous le nom de Gaïsse, a été tué sur place. Son complice, pris de panique, a abandonné son arme et s’est enfui dans la brousse sans demander son reste.

 

Le mari est resté seul avec le corps de sa femme et celui du bandit qu’il venait d’abattre. CNC a pu établir l’identité de Gaïsse et confirmer son appartenance aux anciens éléments du groupe de Dekabona grâce à ses propres investigations menées sur le terrain​​​​​​​​​​​​​​​​

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Par Arsène Féimonazoui

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Les en dessous de la campagne présidentielle de 2025 : diarrhée, pipi dans le pantalon, malaise dans l’avion, que se passe-t-il au sein du parti au pouvoir MCU ?

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Les en dessous de la campagne présidentielle de 2025 : diarrhée, pipi dans le pantalon, malaise dans l’avion, que se passe-t-il au sein du parti au pouvoir MCU ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula.png” data-wpel-link=”internal”>Les en dessous de la campagne présidentielle de 2025 : diarrhée, pipi dans le pantalon, malaise dans l’avion, que se passe-t-il au sein du parti au pouvoir MCU ?
Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Premier chapitre des révélations sur la campagne électorale. Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée et directeur de campagne du MCU, s’est effondré deux fois dans des conditions humiliantes dans l’hélicoptère des Wagner qui les transportait pour aller à l’intérieur du pays.

La campagne présidentielle centrafricaine s’est tenue du 13 au 26 décembre 2025. Comme lors de chaque échéance électorale, les membres du parti au pouvoir ont sillonné le pays pour mobiliser leurs partisans. Cette fois, les déplacements ont pris une tournure inattendue.

 

Simplice Mathieu Sarandji, 74 ans, occupe la présidence de l’Assemblée nationale depuis plusieurs années. Pour cette campagne, il endosse également le rôle de directeur de campagne du président sortant. Un double mandat qui exige une présence constante sur le terrain et une résistance physique à toute épreuve.

 

Le premier déplacement devait mener l’équipe de campagne à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham. Pour gagner du temps, les organisateurs ont opté pour un transport en hélicoptère. Les appareils utilisés appartiennent à Wagner, cette société russe devenue omniprésente en Centrafrique ces dernières années.

 

Quiconque a déjà volé dans ces hélicoptères connaît l’épreuve. Le bruit y est assourdissant, les vibrations permanentes secouent le corps entier. Une heure de vol suffit pour en sortir étourdi, les jambes flageolantes. Pour un homme de l’âge de Sarandji, le calvaire commence dès le décollage à l’aéroport international de Bangui Mpoko.

 

Durant le trajet vers Bossangoa, le président de l’Assemblée nationale n’a pas tenu. Son corps a lâché progressivement. D’abord la nausée, puis les vertiges, enfin la perte totale de contrôle. Il a uriné dans son pantalon, puis des kaka , avant de s’effondrer sur le plancher de l’appareil.

 

L’atterrissage à Bossangoa a donné lieu à une scène étrange. Pendant que le président descendait pour rejoindre la foule venue l’accueillir, des membres de l’équipe s’affairaient à ranimer Sarandji à l’écart. Le meeting s’est déroulé comme prévu, sans que personne dans l’assistance ne sache ce qui venait de se passer.

 

Une fois les discours terminés, tout le monde est remonté dans l’hélicoptère pour rentrer à Bangui. Sarandji, encore affaibli, a fait le voyage retour dans un état second. À l’arrivée dans la capitale, aucune communication officielle n’a filtré sur l’incident. Le silence a recouvert l’affaire.

 

Quelques jours plus tard, le calendrier de campagne prévoyait un déplacement à Berbérati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéï. Le président a tenté de dissuader son directeur de campagne d’y participer. Sarandji a refusé d’écouter. Il voulait absolument faire ce déplacement, malgré les avertissements.

 

Le scénario s’est répété à l’identique. Nouveau vol en hélicoptère Wagner, mêmes vibrations insupportables, même vacarme. Le corps de Sarandji a de nouveau cédé. Incontinence urinaire, défécation involontaire, perte de connaissance.

 

Ces deux incidents consécutifs n’ont jamais été mentionnés dans les médias officiels. Le parti MCU n’a publié aucun communiqué. Le gouvernement est resté muet. Seules quelques personnes présentes lors de ces vols connaissent la vérité sur ce qui s’est passé.

 

Simplice Mathieu Sarandji voyage régulièrement en France pour des raisons médicales. Au mois de juillet dernier, il a passé plusieurs jours dans un hôpital français. La nature exacte de ses problèmes de santé n’a jamais été rendue publique. Les soins qu’il reçoit restent confidentiels.

 

À 74 ans, occuper simultanément la présidence de l’Assemblée nationale et la direction d’une campagne présidentielle représente un défi considérable. Les journées commencent tôt, se terminent tard. Les trajets s’enchaînent, les meetings se succèdent. Le rythme broie même les organismes les plus résistants.

 

Le MCU fait face depuis quelque temps au vieillissement de ses cadres dirigeants. La plupart des responsables qui tiennent les rênes du parti ont largement dépassé les cinquante ans. Leurs corps montrent des signes de fatigue que les fonctions officielles ne peuvent plus masquer indéfiniment.

 

Les hélicoptères des Wagner utilisés pour ces déplacements ajoutent une contrainte supplémentaire. Leur conception privilégie la robustesse au confort. Les sièges offrent peu d’amorti, l’isolation phonique est quasi inexistante. Chaque minute passée à bord devient une torture pour les passagers.

 

Sarandji n’est pas le seul dirigeant du MCU à connaître des difficultés de santé. D’autres membres du bureau politique ont été hospitalisés ces derniers mois. Certains ont dû réduire leurs activités publiques. Le parti peine à trouver une relève capable de prendre le relais.

 

La campagne de décembre 2025 aura été marquée par ces incidents que personne n’a voulu commenter. Les équipes présentes lors des vols ont reçu des consignes strictes de confidentialité. Les témoins directs gardent le silence. L’omerta fonctionne à plein régime.

 

Pendant ce temps, Sarandji continue d’assurer ses fonctions à l’Assemblée nationale. Il préside les séances, reçoit les délégations, participe aux cérémonies officielles. Son agenda public ne laisse transparaître aucune faiblesse. L’image doit rester intacte, quoi qu’il en coûte​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Interview exclusive : Ibrahim Sallé, expert en or et diamant, décrypte l’arnaque qui se répète en Centrafrique depuis près de 10 ans

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Interview exclusive : Ibrahim Sallé, expert en or et diamant, décrypte l’arnaque qui se répète en Centrafrique depuis près de 10 ans

 

 

Interview exclusive : Ibrahim Sallé, expert en or et diamant, décrypte l'arnaque qui se répète en Centrafrique depuis près de 10 ans
Image d’illustration

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Bangui, Nairobi, Dubaï. Les lieux changent, les victimes aussi, mais le scénario reste le même : promesses d’or, documents tamponnés, paiements en cascade, puis disparition. Depuis près de 10 ans, un réseau d’escroquerie à l’or et au diamant sévit en Centrafrique, laissant derrière lui des millions perdus et une traînée d’impunité. Dans cette interview exclusive, Ibrahim Sallé, expert africain en or et diamant, revient sur les mécanismes de cette arnaque structurée, ses ramifications transnationales, et pose une question dérangeante : pourquoi l’État ne parvient-il pas à couper la chaîne ?

Suivez l’intégralité de l’interview ci-dessous :

 

CNC : Bonjour Monsieur Ibrahim Salé.

 

Ibrahim Salé : Bonjour. Merci de me recevoir.

 

CNC : Pour que tout le monde comprenne, on va revenir sur les escroquerie en or et diamant qui se multiplient dans le pays. Reprenons depuis le début. Comment ce type d’arnaque démarre, concrètement ?

 

Ibrahim Salé : Ça démarre presque toujours par un rabatteur. Il approche un investisseur avec une offre très “propre” : or disponible, diamant disponible, profits rapides, sortie vers Dubaï, procédures “déjà validées”. Il parle vite, rassure, montre des photos, promet une audience, un contact “haut placé”, une coopérative, un ministère, un service technique. La victime a l’impression d’entrer dans un circuit encadré.

 

CNC : Ensuite, la victime reçoit des papiers, des tampons, des signatures. En août 2024, notre enquête décrivait déjà des documents fabriqués pour donner une apparence légale. Pourquoi ces papiers suffisent à tromper ?

 

Ibrahim Salé : Parce que beaucoup de gens confondent “papier” et “preuve”. On peut imprimer une facture, inventer une coopérative, coller des cachets. Mais ça ne prouve ni l’existence de la marchandise, ni le droit de l’exporter. Dans ces dossiers, on met la victime dans une mise en scène administrative : formulaires, analyses, bordereaux, lettres, références. Elle se dit : “Si c’est tamponné, c’est vrai.” C’est exactement le piège.

 

CNC : Dans l’affaire plus récente, la plainte à Bangui est datée du 26 novembre 2025, et la perte annoncée atteint 46 millions FCFA. On voit une montée progressive des demandes d’argent. C’est une technique ?

 

Ibrahim Salé : Oui. On commence par des montants “supportables” : frais, formalités, transport, logistique. Puis, quand la victime a déjà payé, on annonce un blocage : douane, taxes, BECDOR, fret. Le chiffre grimpe d’un coup. La victime paie pour ne pas perdre ce qu’elle a déjà payé. C’est calculé.

 

CNC : Vous dites que le schéma est connu. Pourtant, il se répète : 2024, puis Kenya, puis Bangui–Dubaï. Pourquoi ça ne s’arrête pas ?

 

Ibrahim Salé : Parce que les réseaux sentent l’impunité. Quand un nom revient dans plusieurs dossiers, quand les mêmes méthodes reviennent d’un pays à l’autre, et qu’on ne voit pas de suites claires, la conclusion est simple pour eux : “On peut continuer.” Et ce sentiment d’impunité devient un carburant.

 

CNC : Dans le dossier Kenya évoqué, le montage est similaire : promesse d’or, documents, paiements, puis disparition. Le fait que ça sorte des frontières change quoi ?

 

Ibrahim Salé : Ça montre que ce n’est pas une arnaque locale improvisée. C’est un circuit qui s’adapte : un relais recrute, un relais “administratif” produit les papiers, un relais encaisse, puis un autre relais disparaît. La victime, elle, se retrouve à courir entre Bangui, Nairobi, Yaoundé, Dubaï, avec des procédures longues et coûteuses.

 

CNC : Dans ces affaires, on voit aussi des emails qui ne répondent pas, des sites qui ne fonctionnent pas, des numéros inactifs, des transporteurs introuvables. C’est fait exprès ?

 

Ibrahim Salé : Oui. L’objectif n’est pas de livrer. L’objectif est de rendre les pistes fragiles, de casser la traçabilité, et de fatiguer la victime.

 

CNC : Vous êtes expert centrafricain de l’or et du diamant. Si vous deviez donner un signal d’alerte simple à un investisseur, ce serait lequel ?

 

Ibrahim Salé : Si on vous demande de payer des “taxes” ou des “frais de sortie” en espèces ou en crypto à des particuliers, stop. Si on vous pousse à voyager vite pour “finaliser”, stop. Si les structures changent de nom au fil des jours, stop. Et si la preuve principale, c’est un tampon, stop.

 

CNC : Beaucoup d’auditeurs retiennent une chose : on “vole au nom de l’État” et parfois on “rassure au nom de Dieu”. Vous maintenez ce constat ?

 

Ibrahim Salé : Oui, et je le répète calmement : Dieu n’a rien à voir avec ça. Ce sont des hommes qui utilisent le nom de Dieu pour endormir, exactement comme ils utilisent des cachets pour endormir. Les deux sont des outils de manipulation.

 

CNC : Si vous aviez une question à poser aux autorités, en lien direct avec nos enquêtes de 2024, avec le relais kenyan, et avec le dossier Bangui–Dubaï, ce serait laquelle ?

 

Ibrahim Salé : Où sont les procédures visibles qui cassent la chaîne ? Qui est entendu, qui est poursuivi, quels comptes sont gelés, quelles demandes d’entraide sont envoyées, quelles arrestations sont annoncées quand les faits sont établis ? Tant qu’on ne voit rien, les réseaux vont continuer, et les mêmes noms vont réapparaître.

 

CNC : Un dernier mot, pour boucler la boucle : de l’enquête CNC du 13 août 2024 à l’affaire Kenya, puis à la plainte de novembre 2025, qu’est-ce que ça raconte sur le pays ?

 

Ibrahim Salé : Ça raconte qu’un système a pris de l’avance sur l’État. Pas parce que c’est plus intelligent, mais parce que l’État laisse faire, ou n’arrive pas à frapper. Tant que cette impunité tient, l’arnaque va traverser les frontières, salir la réputation du pays, et attirer d’autres victimes. La répétition n’est pas un hasard, c’est un signal.

 

CNC : Monsieur Ibrahim Salé, je vous remercie.

 

Ibrahim Salé : Merci à vous.

 

Propos recueillis par Alain Nzilo, directeur de publications.

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Bossangoa : arrestation du proviseur du lycée et de plusieurs enseignants, transférés à Bangui pour crime de lèse-majesté électorale

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Bossangoa : arrestation du proviseur du lycée et de plusieurs enseignants transférés à Bangui pour crime de lèse-majesté électorale

 

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Des véhicules de patrouille de la police nationale dans les rues de Bangui. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Gbate Benjamin, proviseur du lycée de Bossangoa, et plusieurs de ses enseignants croupissent désormais dans les geôles de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui. Leur faute : avoir rapporté sur les procès-verbaux le nombre réel des voix obtenues par le MCU  lors du scrutin du 28 décembre.

 

L’enseignement secondaire est en crise à Bossangoa depuis que les autorités ont décidé de punir tous les enseignants qui ont supervisé les Élections présidentielles. Ce qui devait être un exercice démocratique ordinaire s’est transformé en cauchemar pour des fonctionnaires qui pensaient simplement accomplir leur devoir.

 

En effet, il y’a quelques jours, les gendarmes centrafricains ont procédé à l’arrestation de tous les membres du bureau de vote à Bossangoa après la transmission des résultats. Dans chaque bureau supervisé par ces enseignants, le candidat du pouvoir, Faustin-Archange Touadera,  n’a obtenu qu’une poignée de voix. Après dépouillement, les scores tournaient autour de 3 à 4 % tout au plus, loin des attentes du régime.

 

Ces chiffres ont déclenché une colère venue directement de la présidence de la République. Les responsables du bureau ont pourtant suivi la procédure habituelle : décompte des bulletins, calcul des pourcentages, remplissage des formulaires officiels. Mais leur honnêteté dans la retranscription des voix obtenues par chaque candidat leur vaut aujourd’hui d’être traités comme des conspirateurs.

 

Guenero, Betourou Armel et d’autres collègues ont rejoint le proviseur dans les cellules de la SRI à Bangui, acheminés par la gendarmerie. Seule Ganazoui Nina a échappé temporairement à cet engrenage grâce à l’intervention de la Minusca qui l’a évacuée vers la capitale avant qu’elle ne se fonde dans un quartier de Bangui.

 

Le pouvoir accuse ces fonctionnaires d’avoir trahi le parti MC qui les aurait placés dans ces bureaux. Selon la version officielle, ils auraient été recrutés et payés spécifiquement pour gonfler les résultats en faveur du président sortant. Leur refus d’arranger les statistiques est désormais considéré comme une trahison calculée.

 

Le gouverneur de la préfecture a autorisé ces arrestations qui ont frappé l’ensemble du personnel électoral. Les “grosses têtes” ont été envoyées à la section de recherche de la gendarmerie nationale à Bangui, tandis que d’autres membres jugés moins importants demeurent détenus à la gendarmerie de Bossangoa. Quelques-uns ont obtenu leur liberté après que leurs familles aient négocié, profitant de l’absence de plainte formelle.

 

Les accusations restent vagues malgré les semaines d’incarcération. On parle de malhonnêteté envers le parti, de sabotage délibéré, de comportement suspect, sans jamais préciser quelle loi aurait été violée. Les détenus attendent dans le flou le plus complet, ignorant ce qu’on leur reproche exactement sur le plan juridique.

 

Depuis la reprise des cours en janvier, le lycée reste fermé. Les salles de classe demeurent vides, les élèves attendent chez eux le retour de leurs professeurs. Sans proviseur ni une grande partie du corps enseignant, l’établissement ne peut tout simplement pas reprendre ses activités normales.

 

Les familles des enseignants emprisonnés multiplient les démarches entre la gendarmerie et leurs domiciles. L’angoisse grandit à mesure que les jours s’écoulent sans information officielle sur le sort réservé aux détenus. Certains parlent à voix basse d’une volonté d’intimider tous ceux qui pourraient être tentés de rapporter la vérité lors des prochains scrutins.

 

Les autres villes de la région auraient “respecté les consignes” selon les termes employés par les autorités. Seul Bossangoa aurait failli en rapportant des scores considérés comme une offense au régime. Le message adressé aux futurs agents électoraux devient transparent : superviser un bureau de vote nécessite d’afficher des résultats d’au moins 80 ou 90 % en faveur du pouvoir.

 

Plusieurs enseignants toujours détenus localement attendent de savoir ce qu’il adviendra d’eux. Leurs collègues libérés n’osent pas retourner au lycée, redoutant une nouvelle vague d’interpellations. L’année scolaire de centaines d’élèves se trouve compromise par cette affaire qui perdure sans perspective de résolution rapide.

 

Les va-et-vient entre les différents lieux de détention continuent sans qu’aucune échéance ne se dessine. Personne ne sait combien de temps durera cette épreuve ni quand les enseignants pourront retrouver leurs classes. L’éducation reste figée dans cette ville du nord pendant que les autorités maintiennent leur position​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Féimonazoui

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Le clepto-mythomane Balalou dévoile son butin  électoral : 50 députés Cœurs Unis au premier tour, l’opposition éliminée

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Le clepto-mythomane Balalou dévoile son butin  électoral : 50 députés Cœurs Unis au premier tour, l’opposition éliminée

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/mcu-et-la-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le clepto-mythomane Balalou dévoile son butin  électoral : 50 députés Cœurs Unis au premier tour, l’opposition éliminée

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Cinquante élus pour Cœurs Unis, aucun pour l’opposition structurée. Le clepto-mythomane Balalou présente ce résultat grotesque comme une victoire démocratique exemplaire ce mardi.

 

« Sur le plan politique il est remarquable de souligner que 50 candidats du mouvement Cœurs Unies ont été proclamés élus dans les résultats provisoires au premier tour. A ces résultats s’ajoutent 24 autres candidats issus des indépendants et d’autres partis politiques également élus à l’issue du premier tour », a déclaré Balalou avec la satisfaction du tricheur qui exhibe son butin.

 

Ces chiffres à eux seuls racontent toute l’histoire d’une parodie électorale. Cinquante sièges pour Cœurs Unis. Vingt-quatre pour quelques partis satellites et prétendus indépendants qui gravitent dans l’orbite du pouvoir. Et pour les vraies formations d’opposition, celles qui représentent une alternative crédible au régime ? Rien. Le néant absolu. Pas un seul élu au premier tour.

 

Cette répartition aberrante frappe d’abord les grandes formations politiques du pays. L’URCA d’Anicet Georges Dologuélé, pourtant l’un des partis majeurs du paysage politique centrafricain, n’a obtenu aucun siège. Zéro député élu dès la première étape du scrutin. Unir, le parti de l’ancien Premier ministre Henri-Marie Dondra ? Même punition. Zéro élu au premier tour.

 

Toutes les grandes formations qui osent critiquer le pouvoir se retrouvent ainsi éliminées du jeu parlementaire dès le départ. Cette configuration absurde ne choque apparemment pas le porte-parole gouvernemental. Pour lui, il s’agit d’Élections « crédibles et inclusives », d’un processus « transparent » qui témoigne de la « volonté populaire ».

 

Selon la version officielle du mythomane, la population aurait donc massivement plébiscité Cœurs Unis et quelques groupuscules périphériques. Dans le même temps, elle aurait unanimement rejeté l’ensemble des partis d’opposition structurés. Dans quel pays observe-t-on pareil écrasement de la diversité politique ? Dans quelle démocratie fonctionnelle l’Assemblée nationale se compose-t-elle exclusivement de députés issus du camp présidentiel et de ses alliés microscopiques ?

 

La réponse est simple : nulle part. Ce genre de configuration électorale appartient au registre des régimes autoritaires qui maquillent leur mainmise sur le pouvoir derrière des scrutins truqués. Balalou qualifie pourtant ces résultats de « remarquables ».

 

Remarquables, ils le sont effectivement, mais pas dans le sens qu’il voudrait leur donner. Ils confirme la manipulation électorale à grande échelle, d’un verrouillage complet du processus démocratique, d’une confiscation pure et simple de la représentation nationale. Comment peut-on sérieusement prétendre que cinquante élus pour le parti au pouvoir et zéro pour les grands partis d’opposition constitue le reflet fidèle de l’opinion publique centrafricaine ?

 

Cette question mérite d’être reposée autrement : comment peut-on affirmer sans rire que ce résultat découle d’un scrutin libre et équitable ? Seul un mythomane patenté comme Balalou peut tenir pareille position sans sourciller. L’ancien détenu devenu porte-parole puis probable député exhibe ces chiffres grotesques comme s’il s’agissait d’une victoire légitime.

 

Il ne voit aucun problème dans cette Assemblée monochrome où seule la couleur du pouvoir sera représentée. Il ne comprend pas, ou fait semblant de ne pas comprendre, que cette absence totale de pluralisme signe l’échec de toute prétention démocratique. Les partis satellites qu’il mentionne ne trompent d’ailleurs personne.

 

Ces formations groupusculaires sans base populaire réelle servent uniquement à créer une apparence de diversité. Elles valident les décisions du pouvoir, applaudissent ses initiatives, votent ses lois sans discuter. Leur présence au Parlement ne change rien à la nature profondément autocratique du système.

 

Quant aux « indépendants » dont parle Balalou, leur indépendance reste sujette à caution. Dans un contexte où toute opposition véritable se voit méthodiquement éliminée du processus électoral, ces candidats prétendument sans étiquette ont généralement des liens plus ou moins assumés avec la mouvance présidentielle. Le mythomane présente donc ces résultats comme une grande avancée démocratique.

 

Cinquante élus pour Cœurs Unis, deux douzaines pour des micro-formations dociles, et une opposition structurée réduite au silence avant même le second tour. Voilà ce qu’il appelle des Élections inclusives. L’URCA de Dologuélé, qui représente pourtant une partie significative de l’électorat centrafricain, n’aura aucune voix au Parlement issu du premier tour.

 

Le parti de Dondra, ancien chef du gouvernement qui connaît parfaitement les rouages de l’État, se retrouve lui aussi exclu de la représentation nationale. Toutes les forces politiques capables de formuler une critique construite du pouvoir disparaissent du paysage parlementaire. Cette éradication de la pluralité politique ne dérange nullement Maxime Balalou.

 

Il continue de sourire, de mentir, de transformer chaque anomalie en normalité, chaque aberration en réussite. Son talent pour le déni de réalité atteint des sommets vertigineux. Annoncer qu’un seul parti et ses satellites remportent la quasi-totalité des sièges tout en parlant d’Élections démocratiques requiert une capacité de dissociation mentale hors norme.

 

Les observateurs internationaux qui ont cautionné ce simulacre électoral portent une lourde responsabilité. En validant ces résultats grotesques, ils légitiment un processus qui ne respecte aucun standard démocratique minimal. La MINUSCA, le Rwanda, la Russie, tous ces acteurs que Balalou a chaleureusement remerciés ont contribué à installer cette Assemblée fantoche où seule la voix du pouvoir résonnera.

 

Le clepto-mythomane peut bien aligner ses chiffres et ses formules creuses sur la transparence et la crédibilité. Les faits parlent d’eux-mêmes. Cinquante élus pour le parti présidentiel, zéro pour les grandes formations d’opposition. Ce ratio ne ment pas.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Nzako : deux personnes froidement abattues par un homme lourdement armé

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Nzako : deux personnes froidement abattues par un homme lourdement armé

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-tireur-de-nzako-qui-a-tue-deux-personnes-sur-un-chantier-minier-le-vendredi-23-janvier-2026.webp” data-wpel-link=”internal”>Le tireur de Nzako qui a tué deux personnes sur un chantier minier le vendredi 23 janvier 2026
Le tireur de Nzako qui a tué deux personnes sur un chantier minier le vendredi 23 janvier 2026

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Deux victimes, un suspect capturé : tel est le bilan du drame survenu vendredi à Nzako. L’auteur présumé a été maîtrisé par d’autres ex-rebelles après son geste meurtrier.

 

Les faits se sont produits sur un chantier situé dans le quartier Yangou Uda de cette localité de la préfecture du Mbomou, à l’est de la République centrafricaine. Depuis plusieurs mois, d’anciens combattants rebelles attendent que le gouvernement débloque les fonds nécessaires pour poursuivre leur désarmement. En attendant, ils vivent normalement parmi la population et certains gagnent leur vie en travaillant sur différents chantiers miniers de la ville.

 

Ainsi, le vendredi 23 janvier 2026, l’un de ces ex-rebelles travaillant sur le chantier a entamé une discussion avec un jeune homme prénommé Ali, originaire de Bria, chef-lieu de la Haute-Kotto. L’échange paraissait banal au départ, une simple conversation entre deux personnes. Rien ne laissait présager qu’elle allait dégénérer aussi rapidement.

 

Sans transition, l’ex-rebelle a sorti son arme et tiré à bout portant sur Ali. Le projectile a fracassé le crâne de la victime avec une violence inouïe. La balle a poursuivi sa course après avoir perforé la tête du jeune homme.

 

Elle a atteint mortellement un autre ancien combattant qui se trouvait juste à côté Ali. Cet homme n’était pas la cible initiale de l’agresseur. Il a été fauché accidentellement par le même projectile qui venait de tuer son interlocuteur.

 

La scène s’est déroulée sous les yeux de nombreux témoins présents sur le chantier. Étrangement, personne n’a réagi immédiatement pour stopper le tireur ou secourir les victimes. Le silence et la stupeur ont figé tout le monde pendant quelques instants.

 

Ce sont finalement d’autres ex-rebelles travaillant sur le site qui ont repris leurs esprits. Ils se sont saisis de leur collègue meurtrier et l’ont maîtrisé par la force. Les hommes l’ont entravé solidement en lui attachant les jambes pour l’empêcher de s’enfuir.

 

Les dépouilles des deux victimes ont été mises en terre peu après. L’agresseur capturé par ses anciens compagnons d’armes attend son sort. Les autorités n’ont toujours pas communiqué sur les suites judiciaires de cette affaire ni sur les raisons exactes qui ont déclenché cette furie meurtrière.

 

Cette tuerie vient grossir une statistique déjà inquiétante dans le pays. Chaque jour apporte son lot de victimes, parfois une dizaine, parfois davantage. Les discours rassurants sur l’amélioration de la situation contrastent avec cette réalité qui perdure.

Les habitants de Nzako vivent désormais avec la peur au ventre. Un homme peut basculer n’importe où, n’importe quand, et faire feu sans raison apparente​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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Adame Mbori-Oundo, chef adjoint du site des déplacés de Ngouli, enlevé, torturé et assassiné par les forces de l’ordre à Obo

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Adame Mbori-Oundo, chef adjoint du site des déplacés de Ngouli, enlevé, torturé et assassiné par les forces de l’ordre à Obo

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-des-faca-dans-un-pickup-militaire-très-bon-dans-une-rue-de-bangassou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Adame Mbori-Oundo, chef adjoint du site des déplacés de Ngouli, enlevé, torturé et assassiné par les forces de l’ordre à Obo
Photo d’illustration d’une patrouille des soldats FACA à Bangassou. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Monsieur Adame Mbori-Oundo, chef adjoint du site des déplacés de déplacés de Ngouli, a été enlevé par des soldats, gendarmes et policiers. Quarante-huit heures plus tard, son corps en décomposition a été découvert par des élèves près de l’école Bon Cemac.

 

L’enlèvement s’est produit le même jour que l’opération sanglante menée dans la nuit du 21 janvier dernier sur le camp des déplacés de Ngouli. Alors que les forces de sécurité fouillaient les habitations, tabassaient les habitants et incendiaient des maisons, elles ont également procédé à l’arrestation d’Adame Mbori-Oundo. Cet homme occupait la fonction de chef adjoint du site de déplacés, un rôle qui faisait de lui une figure reconnue au sein de la communauté réfugiée.

 

Le site de Ngouli accueille depuis 2017 des familles venues du village du même nom. Ces habitants avaient fui les attaques des rebelles de la LRA pour se réfugier au centre d’Obo, créant un camp qui porte le nom de leur localité d’origine. Ce lieu devait leur offrir la sécurité, mais il est devenu le théâtre d’une violence qu’ils n’auraient jamais imaginée venir de leurs propres forces de défense.

 

Personne ne l’a revu vivant après cette nuit-là. Sa famille et les habitants du camp ont passé deux jours dans l’angoisse, sans nouvelles de lui. Les autorités n’ont fourni aucune information sur son sort, ni confirmé ni infirmé sa détention quelque part. Le silence des forces de l’ordre laissait craindre le pire pour cet homme dont la seule faute semblait être son appartenance à l’ethnie Zandé du Haut-Mbomou.

 

La découverte macabre est venue deux jours plus tard, dans des circonstances particulièrement choquantes. Des élèves de l’école Bon Cemac, située à environ un kilomètre du marché de Lakouanga, sont sortis en récréation pour s’amuser comme à leur habitude. En jouant, ils ont senti une odeur nauséabonde qui les a intrigués. Curieux, ils se sont approchés de l’endroit d’où provenait cette puanteur.

 

C’est là qu’ils ont aperçu le corps sans vie d’un homme, déjà en état de décomposition avancée. Les enfants, terrorisés par cette vision d’horreur, ont immédiatement alerté les adultes. Rapidement, des habitants du quartier se sont rendus sur place pour constater de leurs propres yeux la réalité de cette découverte. La dépouille gisait près de l’établissement scolaire, abandonnée comme un déchet.

 

L’identification n’a pas tardé. Il s’agissait bien d’Adame Mbori-Oundo, le chef adjoint du site de Ngouli disparu depuis 48 heures. Son corps portait des marques de torture, témoignant des sévices qu’il avait endurés avant de mourir. Les habitants ont récupéré la dépouille pour lui offrir une sépulture digne, le soustrayant ainsi à l’humiliation supplémentaire de pourrir à l’air libre comme un animal.

 

Les circonstances de sa mort ne laissent aucun doute sur l’identité des responsables. Les forces de l’ordre qui l’ont enlevé sont les seules à avoir eu la possibilité de le torturer et de le tuer. Aucun groupe armé n’opère dans le centre d’Obo où l’enlèvement a eu lieu. Les miliciens azandés se trouvent dans la brousse, loin de la ville, et n’auraient eu ni l’occasion ni l’intérêt de s’en prendre à un chef adjoint de camp de déplacés.

 

Les raisons de cet assassinat demeurent obscures. Adame Mbori-Oundo n’était qu’un responsable administratif du camp, chargé d’assister le chef principal dans la gestion quotidienne du site. Il n’avait aucun lien connu avec les milices, aucune activité politique particulière, rien qui puisse justifier un traitement aussi extrême. Sa mort ressemble davantage à un acte destiné à terroriser toute la communauté du camp qu’à l’élimination d’une menace réelle.

 

Cette exécution extrajudiciaire montre jusqu’où peuvent aller les forces censées protéger la population. Des soldats de l’armée centrafricaine, des gendarmes et des policiers ont arraché un homme à sa famille, l’ont torturé pendant des heures, puis ont tué et jeté son corps près d’une école. Le choix de cet endroit n’est probablement pas innocent : abandonner un cadavre là où des enfants jouent chaque jour constitue un message clair adressé à toute la population.

 

Les forces de sécurité agissent désormais en toute impunité dans la région d’Obo. Elles enlèvent, torturent et tuent sans craindre la moindre sanction. Le meurtre d’Adame Mbori-Oundo s’ajoute à la longue liste des exactions commises contre les habitants du site de Ngouli. Après les tabassages, les incendies de maisons et les violences contre les femmes et les enfants, voici maintenant l’assassinat pur et simple d’un responsable communautaire.

 

Ce pays connaît une dérive sans précédent. Des forces de la République se comportent comme des criminels de droit commun, kidnappant et assassinant des citoyens en pleine nuit. L’histoire de la Centrafrique a connu bien des périodes sombres, mais voir des uniformes officiels commettre de tels actes constitue une première. Ces hommes ne défendent plus rien, ils terrorisent et tuent méthodiquement une partie de la population.

 

Les habitants de Ngouli vivent dans la terreur permanente depuis cette nuit maudite. Après l’opération qui a semé le chaos dans le camp, après les maisons brûlées et les familles tabassées, voici maintenant un meurtre qui confirme que plus personne n’est en sécurité. Si un chef adjoint de site peut être enlevé et tué sans raison apparente, n’importe qui peut subir le même sort à tout moment.

 

La communauté internationale continue d’ignorer ce qui se passe dans cette région reculée de Centrafrique. Les casques bleus de la Minusca n’ont pas réagi à l’opération sanglante sur le camp, ils ne réagiront probablement pas davantage à cet assassinat. Les organisations humanitaires gardent le silence, les médias ne relaient rien. Adame Mbori-Oundo rejoint ainsi la longue liste des victimes oubliées, de ceux qui meurent loin des caméras et des consciences.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Abattue par des homme armés, Félicité Tenda , une gendarme affectée à Bossangoa, est morte de ses blessures

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Abattue par des homme armés, Félicité Tenda , une gendarme affectée à Nana-Bakassa , est morte de ses blessures

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/la-gendarme-tuee-a-Bossangoa-dans-la-prefecture-de-l-ouham.webp” data-wpel-link=”internal”>Bossangoa-dans-la-prefecture-de-l-ouham.webp” alt=”La gendarme tuée à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham” width=”220″ height=”500″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/la-gendarme-tuee-a-bossangoa-dans-la-prefecture-de-l-ouham.webp 220w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/la-gendarme-tuee-a-bossangoa-dans-la-prefecture-de-l-ouham-185×420.webp 185w” sizes=”auto, (max-width: 220px) 100vw, 220px” />
La gendarme tuée à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Félicité Tenda, gendarme affectée à Nana-Bakassa, a été tuée par balles ce vendredi à une dizaine de kilomètres au nord de Bossangoa. Elle voyageait avec son époux, un civil, sur une moto que ce dernier conduisait.

 

Le couple avait passé quatre jours de travail à Bossangoa avant de reprendre la route vers Nana-Bakassa. La gendarme se trouvait à l’arrière de la moto, son arme avec elle, tandis que son mari pilotait l’engin. C’est durant ce trajet de retour que des hommes armés ont surgi.

 

Les assaillants ont tiré uniquement sur Félicité Tenda avant de disparaître aussi vite qu’ils étaient apparus. Son mari, indemne, n’a pas été pris pour cible. Il a dû ramasser le corps de sa femme et l’emmener rapidement vers Bossangoa.

 

Les premières constatations de l’enquête laissent penser à une action préparée. La gendarme aurait été visée de manière délibérée par les tireurs. Les raisons de ce ciblage restent à déterminer par les enquêteurs qui examinent différentes pistes.

 

L’épisode a jeté la consternation parmi les collègues de la victime à Nana-Bakassa. Beaucoup s’interrogent sur les risques qu’ils prennent quotidiennement dans cette partie de la préfecture de l’Ouham où les déplacements deviennent de plus en plus hasardeux​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Féimonazoui

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Mbaïki : Le procureur Anicet Parfait Kaoue Bétel incarcère Lorenzo Ganazoui sur fond de litige locatif avec la directrice régionale de l’agriculture

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Mbaïki : Le procureur Anicet Parfait Kaoue Bétel incarcère Lorenzo Ganazoui sur fond de litige locatif avec la directrice régionale de l’agriculture

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/lorenzo-nganazoui-yandoka-coordonnateur-de-l-ong-constellations-international.webp” data-wpel-link=”internal”>Mbaïki : Le procureur Anicet Parfait Kaoue Bétel incarcère Lorenzo Ganazoui sur fond de litige locatif avec la directrice régionale de l’agriculture
Lorenzo Nganazoui Yandoka, coordonnateur de l’ONG Constellations International,

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Mbaïki, un différend ordinaire entre locataire et propriétaire a basculé dans l’arbitraire judiciaire. Lorenzo Ganazoui, porteur de projet sous contrat de bail, se retrouve en détention après l’intervention du procureur de la République.

 

En effet, les faits débutent par un accord de location signé le 6 mai 2024 entre Lorenzo Ganazoui et la directrice régionale de l’agriculture. Plusieurs mois durant, l’homme occupe les lieux pour mener ses activités au sein de son organisation non gouvernementale axée sur l’accompagnement social des communautés. La situation bascule exactement un an après, au début mai 2025, lorsque la propriétaire entreprend des travaux pour transformer l’édifice en auberge.

 

Aucune notification préalable n’est adressée au locataire. Lorenzo découvre la situation par hasard lors d’une rencontre en ville avec la directrice. Celle-ci lui confirme alors sa volonté de convertir le bureau en établissement hôtelier. Pour une structure recevant des victimes de violences basées sur le genre et nécessitant un cadre confidentiel, cette transformation rend les lieux inadaptés.

 

Face à cette initiative unilatérale compromettant la mission de son organisation, Lorenzo rapatrie son équipe à Bangui pour poursuivre le travail dans des conditions appropriées. Ce départ se veut provisoire, le temps que la propriétaire clarifie ses intentions. Pourtant, depuis mai 2025, elle réclame le paiement du loyer avec une constance qui ignore le contexte.

 

La facture s’élève désormais à 1 080 000 francs CFA. Cette somme couvre une période durant laquelle les locaux sont devenus inutilisables pour l’activité contractuellement prévue. Lorenzo maintient qu’il s’agit d’une rupture unilatérale du bail par la propriétaire, non d’un abandon de sa part.

 

Neuf mois après le départ de l’équipe, une convocation du procureur  de Mbaïki lui réclame le règlement intégral. Lorenzo, confronté à un problème ophtalmologique et ayant égaré ses lunettes, choisit de se rendre à Bangui pour s’équiper avant de répondre à la convocation. Il mandate son avocat pour le représenter, démarche légalement recevable.

 

Le procureur Anicet Parfait Kaoue Bétel refuse cette procédure et exige la présence physique de l’intéressé. L’absence de Lorenzo est alors qualifiée de manque de respect. Sur instruction du magistrat, les forces de sécurité intérieure procèdent à l’arrestation.

 

L’homme se retrouve placé en cellule aux côtés de détenus de droit commun, une mesure disproportionnée pour un différend civil. Derrière les barreaux, on lui réclame plus d’un million de francs séance tenante. Lorenzo ne dispose que de 200 000 francs.

 

Le procureur demeure inflexible malgré les circonstances. La moto du détenu est confisquée et la somme sera complétée à 400 000 francs sous la contrainte. Cette sanction financière intervient avant toute audience contradictoire, transformant la justice en service de recouvrement des gangsters.

 

L’affaire prend une dimension supplémentaire avec un second dossier. Lorenzo avait remis un chèque à la directrice pour régler l’achat d’un terrain auprès d’un tiers. La dame n’a jamais honoré ce paiement, conservant la somme tandis que le vendeur attend toujours son dû.

 

Protégée par le procureur, elle maintient sa position sans craindre de poursuites. Le magistrat garantit qu’elle s’acquittera de sa dette, engagement dont le créancier n’a jamais vu la trace écrite. Ce traitement préférentiel alimente les interrogations sur les motivations réelles du procureur.

 

Après 48 heures de privation de liberté, le préfet de Mbaïki intervient auprès de Lorenzo pour comprendre les tenants de l’affaire. La population locale exprime sa colère face aux méthodes employées, mais Lorenzo s’oppose à toute manifestation pour préserver l’ordre public. Il préfère laisser le procureur assumer pleinement ses choix.

 

La présidente du tribunal se saisit du dossier, étonnée qu’une affaire relevant du droit civil mobilise ainsi le parquet. Elle dénonce la désinformation qui entoure ce cas et questionne la procédure suivie. Son intervention témoigne d’un malaise au sein même de l’institution judiciaire.

 

Lors d’une rencontre avec le procureur, Lorenzo lui adresse ces mots : « As-tu besoin de m’humilier pour plaire à cette dame ? Saches que tu as touché à un innocent et Dieu est un Dieu de justice et il ne laissera pas impuni l’injustice vécue ». Ces propos résument la perception d’un acharnement motivé par des considérations étrangères au droit.

 

Le procureur Kaoue Bétel n’en est pas à sa première controverse. Son comportement dans cette affaire alimente les griefs formulés contre lui par les habitants de Mbaïki. La défense acharnée de la directrice régionale contraste avec la rigueur manifestée envers Lorenzo.

 

Cette séquence judiciaire interroge le fonctionnement des institutions sous la septième République. Un litige de bail ordinaire ne devrait pas conduire à l’emprisonnement préventif ni à la confiscation de biens. Les garanties élémentaires du justiciable semblent avoir été écartées au profit d’une logique d’autorité.

 

Le rôle du procureur, gardien de l’intérêt général, se trouve ici détourné au service d’intérêts particuliers. La confusion entre relations personnelles et exercice de la fonction publique fragilise la confiance dans l’appareil judiciaire. Ces pratiques ternissent l’image de magistrats qui, pour la plupart, exercent avec probité.

 

L’affaire Lorenzo Ganazoui contre la directrice régionale de l’agriculture, arbitrée de facto par le procureur Anicet Parfait Kaoue Bétel, demeure emblématique d’un dysfonctionnement institutionnel.

 

Par Sébastien Piko

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Braquage violent à Ngarba : 2 millions de francs CFA emportés lors d’un hold-up d’un commerçant tchadien

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Braquage violent à Ngarba : 2 millions de francs CFA emportés lors d’un hold-up d’un commerçant tchadien

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-Bambari.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bambari.jpg” alt=”Braquage violent à Ngarba : 2 millions de francs CFA emportés lors d’un hold-up d’un commerçant tchadien” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-bambari.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-bambari-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/02/trois-faca-vers-bambari-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Image d’illustration d’un groupe des trois-faca-vers-bambari – RCA : une patrouille des soldats FACA tombée dans une embuscade des rebelles du CPC à gallo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les forces censées ramener la paix à Ngarba viennent de basculer dans le banditisme. Dans la nuit du jeudi 23 au vendredi 24 janvier 2025, vers 23 heures, Deux soldats FACA accompagnés de trois miliciens d’autodéfense de Ngarba ont dévalisé un commerçant tchadien.

 

Quelques jours auparavant, jeudi 16 janvier, cette localité de la préfecture de Bamingui-Bangoran avait connu une série d’attaques menées par des bandits venus du Tchad. Une cinquantaine de jeunes s’étaient alors regroupés pour former un dispositif d’autodéfense et avaient réussi à capturer deux assaillants présumés. Ces malfaiteurs franchissaient régulièrement la frontière aux premières heures pour dévaliser les habitants, les conducteurs de motos-taxis, les pêcheurs et les vendeurs ambulants.

 

Les volontaires avaient saisi deux armes lors de cette arrestation : un fusil DKM et un lance-roquettes RPG. Ce groupe s’était formé après que les autorités ont cessé depuis plusieurs années de s’occuper de la sécurité dans cette zone frontalière. Les braquages se répétaient presque quotidiennement. Les bandits installaient des barrières improvisées sur les axes de passage et rançonnaient tous ceux qui tentaient de vaquer à leurs occupations.

 

Face à cette situation, les jeunes avaient réclamé l’intervention de l’armée régulière pour renforcer la surveillance du secteur. Ils avaient demandé au commandant des Forces armées centrafricaines stationné à Ndélé de leur envoyer des renforts. Les FACA ont effectivement répondu à cet appel et ont déployé des éléments dans la zone. Personne n’imaginait alors que ces mêmes défenseurs deviendraient à leur tour des bandits armés.

 

Le braquage nocturne  du 22 janvier vers 23 heures a rapporté aux assaillants plus de deux millions de francs CFA. Le commerçant tchadien, installé légalement dans la localité pour ses activités, s’est retrouvé dépouillé par ceux qui étaient venus garantir sa sécurité. Les auteurs ont pris la fuite avec le butin dans la nature.

 

Cette affaire jette un éclairage inquiétant sur la situation sécuritaire dans cette région frontalière. Les habitants de Ngarba se retrouvent coincés entre les raids transfrontaliers et les exactions de leurs propres protecteurs. Le commerce risque de péricliter si les marchands étrangers fuient la zone par crainte de nouveaux pillages​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Kossi

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CENTRAFRIQUE : LA MAIN TENDUE DU POUVOIR DE BANGUI À L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE, UN “RÉFLEXE PATHOLOGIQUE” INFRUCTUEUX.

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LA MAIN TENDUE DU POUVOIR DE Bangui À L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE, UN “RÉFLEXE PATHOLOGIQUE” INFRUCTUEUX.

 

CENTRAFRIQUE : LA MAIN TENDUE DU POUVOIR DE BANGUI À L'OPPOSITION DÉMOCRATIQUE, UN "RÉFLEXE PATHOLOGIQUE" INFRUCTUEUX.
Le dictateur Faustin Archange Touadera

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Quelques heures après la proclamation des résultats définitifs des Élections présidentielles par le conseil constitutionnel, le Président de la République a adressé un message solennel à la nation qui salue ses résultats électoraux mécaniquement fabriqués et connu d’avance par l’opinion à hauteur de 78%, consacre par la même occasion le troisième mandat présidentiel et l’avènement de la septième République tant programmé.

 

Cette adresse à la nation fait l’éloge de la stabilité retrouvée, de la paix garantie par des forces non conventionnelles et étrangères ainsi que du bilan que la cohorte du pouvoir de Bangui juge positif.

 

Ce message a insisté à maintes reprises sur la notion de “main tendue” à la véritable opposition démocratique comme si le dire une fois ne le rendait pas audible.

 

S’appuyant sur des faits réels et non des opinions, l’on remarque que le pouvoir de Bangui a organisé des Élections groupées à l’image de la finale de la coupe d’afrique des nations Maroc 2025 qui a dégouté le monde entier parce que contestées par un peuple terrorisé par l’hégémonie du nébuleux groupe paramilitaire des Wagner sans oublier la milice privée du pouvoir qui excelle dans la traque des citoyens.

 

Il apparaît important de souligner à ce stade que le mutisme de la population et l’absence de liesse populaire dans les quartiers qui s’apparente à un silence qui précède la tempête contraste avec les ecrasants résultats électoraux proclamés par le conseil constitutionnel.

 

C’est sans évidence la prise de conscience de ce constat honteux qui justifie l’inondation des boîtes de messagerie des centrafricains par des messages anxiogènes teintés de campagne de promotion de la paix en provenance de l’Autorité Nationale des Élections…chose inédite.

 

Il faut également noter que cette victoire non légitime décriée par tout un peuple qui contraste avec cette main tendue à l’opposition démocratique ne peut decrisper le climat politique actuel car en deux mandats soit une décennie de gouvernance, le pouvoir de Bangui n’a daigné dialoguer ou discuter avec l’opposition démocratique sur des questions sensibles qui engagent la vie socio-politique des centrafricains.

 

On en déduit en conséquence de ce constat que l’avenir de la démocratie en République centrafricaine est sombre avec un présidentialisme très fort assorti de la concentration de pouvoirs, de l’inexistence de la notion de séparation de pouvoirs, d’une justice politisée, d’une armée nationale aux ordres, d’un parti-État avec une prochaine assemblée nationale monocolore.

 

À cela s’ajoutent l’avenir de la mission onusienne en Centrafrique qui interroge et la décision du pouvoir américain de retirer des financements aux organismes partenaires au développement degraderont d’avantage le lendemain sécuritaire et socio-économique.

 

Il est évident que le pouvoir de Bangui qui passe son temps à danser ne veut entendre raison mais la résultante de la vérité des urnes le rattrapera.

 

Devant cette croisade illusoire qui discorde avec une victoire écrasante couronnée de près de 78% voix et la non adhésion de la majorité du peuple, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Après trois années d’autisme et de surdité, pourquoi le pouvoir de Bangui tend la main aujourd’hui à l’opposition démocratique ?

 

2- Cette adhésion massive de la population au projet de société du pouvoir de Bangui qui s’est confirmée par les résultats électoraux proclamés par le conseil constitutionnel n’est-elle pas suffisante pour entrer dans la septième République ?

 

3- En quoi cette victoire à la soviétique non légitime et décriée par le peuple changera t-elle le quotidien des centrafricains ?

 

4- L’Autorité Nationale des Élections et le Conseil constitutionnel ont-ils caché la vérité des urnes aux centrafricains ?

 

En tout état de cause, l’opposition démocratique est consciente et avertie que le pouvoir de Bangui propose mecaniquement et de façon amnésique un dialogue politique qui a valeur de formalisme sans une réelle volonté de changement.

 

A l’image de son ministre conseiller spécial qui se targue d’être ministre de la République depuis 2005 sans pour autant s’interroger sur son utilité pour la Centrafrique ou les retombés de son magistère, le mandat supplémentaire illégal imposé par les muscles aux centrafricains n’est que le prolongement de la souffrance du peuple et du temps perdu pour la République.

 

En attendant, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous rattraper.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial où on negocie des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agit d’une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir.

 

Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 24 Janvier 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste

 

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Transféré à Bangui le 17 janvier dernier par les mercenaires russes depuis Obo, il a été enlevé à sa descente d’avion à l’aéroport et porté disparu

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Transféré à Bangui le 17 janvier dernier par les Mercenaires russes depuis Obo, il a été enlevé à sa descente d’avion à l’aéroport et porté disparu

 

Bangui-Mpoko-du-prisonnier-special-un-haut-grade-de-larmee-nationale-habille-en-bleu-arrete-par-les-mercenaires-russes-et-Syriens.jpg” data-wpel-link=”internal”>Transféré à Bangui le 17 janvier dernier par les mercenaires russes depuis Obo, il a été enlevé à sa descente d’avion à l’aéroport et porté disparu
Image d’illustration de l’arrivée à Bangui d’un suspect arrêté par les Wagner en province

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les quatre suspects arrêtés à Obo et transférés le 17 janvier sont arrivés à Bangui. Trois ont rejoint la gendarmerie. Le quatrième a été enlevé par les miliciens russes du groupe Wagner dès la descente d’avion. Depuis, plus aucune trace de lui, aucune nouvelle, et c’est le silence total.

 

L’hélicoptère qui transportait les quatre détenus depuis la ville de Obo s’est posé à l’aéroport international de Bangui Mpoko en fin d’après-midi le même jour. Les familles des soi-disant suspects attendaient des nouvelles de leurs proches depuis plusieurs heures sans savoir exactement quand ils arriveraient dans la capitale. Personne ne pouvait imaginer ce qui allait se passer à la sortie de l’appareil.

 

Ce qui s’est passé ensuite ressemble étrangement à une autre affaire récente. Quelques jours auparavant, dix personnes arrêtées à Zémio avaient emprunté le même chemin vers Bangui. Leur histoire allait connaître une fin tragique que personne n’a oubliée dans le pays.

 

Ces dix personnes avaient été raflées sur le site des déplacés de l’église catholique à Zémio sans raison apparente. Les mercenaires russes les avaient embarquées dans leur hélicoptère direction la capitale. L’un d’eux s’appelait Irogodja et tenait un commerce de viande au marché de Zemio.

 

À l’atterrissage de cet hélicoptère, neuf détenus ont pris la direction de la section de recherche et d’investigation. Le dixième, justement Irogodja le boucher, a été séparé du groupe par les mercenaires qui l’ont emmené ailleurs. Ses compagnons ne comprenaient pas pourquoi on le traitait différemment puisqu’ils étaient tous accusés des mêmes faits supposés.

 

Le boucher n’est jamais réapparu vivant après cette séparation. Sa famille a cherché partout pendant des jours en multipliant les démarches auprès des autorités sans obtenir la moindre information.

 

Les parents de la victime à Bangui ont visité différents lieux de détention avant de se rendre à la morgue de l’hôpital général. C’est là qu’ils ont découvert le corps d’Irogodja portant les marques de violences terribles. Les mercenaires l’avaient conduit dans leur base secrète de l’aéroport où ils l’ont interrogé jusqu’à ce que mort s’ensuive.

 

Cette découverte sinistre a jeté l’effroi parmi les familles qui avaient des proches arrêtés par Wagner. Chacun redoutait maintenant que son parent ne subisse le même sort si jamais les mercenaires décidaient de le séparer des autres détenus. Les craintes se sont malheureusement confirmées avec l’arrivée des quatre suspects d’Obo.

 

Dès la descente d’avion à Bangui, les mercenaires ont répété exactement le même scénario. Trois détenus ont été conduits vers la gendarmerie tandis que le quatrième montait dans un véhicule russe qui filait dans une autre direction. Les trois compagnons ne pouvaient rien voir ni rien faire car ils avaient tous des cagoules sur la tête.

 

Cet homme qui a disparu faisait partie des anciens combattants azandé désarmés puis formés par Wagner à Obo en 2024. Après sa formation, il avait intégré l’armée nationale comme des dizaines d’autres miliciens démobilisés dans la préfecture du Haut-Mbomou. Son statut officiel d’élément des forces armées restait valable malgré son désarmement récent.

 

Rien ne justifiait son arrestation à Obo où il vivait paisiblement dans son quartier. Les gendarmes sont venus le chercher avec trois autres civils sans leur expliquer les motifs de leur interpellation.

 

À Obo, sept autres personnes arrêtées en même temps croupissent toujours en prison. Le commandant de compagnie de la gendarmerie qui a ordonné ces rafles continue d’envoyer des messages vengeurs sur WhatsApp. Il menace les miliciens de Bambouti tout en restant bien à l’abri dans son bureau.

 

Les combats avaient éclaté à Bambouti fin décembre quand des miliciens azandé ont pris d’assaut cette localité située à plus de cent kilomètres d’Obo. Ils ont capturé la sous-préfète et son garde du corps gendarme lors de cette attaque. Les deux otages restent aux mains de leurs ravisseurs depuis bientôt un mois.

 

Au lieu d’organiser une opération pour libérer ces otages, le commandant a préféré arrêter des cultivateurs paisibles à Obo. Ces personnes vivaient tranquillement sur le site des déplacés de Nguili Nguili quand les forces de l’ordre ont débarqué. Aucune d’elles ne portait d’arme ni ne présentait le moindre signe de participation aux combats lointains.

 

Le lien entre ces arrestations à Obo et les affrontements de Bambouti reste impossible à établir. Comment un combattant pourrait-il mener un assaut armé à plus de cent kilomètres puis rentrer tranquillement chez lui le lendemain comme si de rien n’était. Cette version défie toute logique élémentaire.

 

 

Par Éric Nzapa

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Après la première tentative de son braquage par des hommes armés, Gildas MOKI , un travailleur humanitaire à Obo a été grièvement blessé par balles 3 jours plus tard par les même agresseurs

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Après la première tentative de son braquage par des hommes armés, Gildas MOKI , un travailleur humanitaire à Obo a été grièvement blessé par balles 3 jours plus tard par les même agresseurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/La-ville-de-Obo-dans-la-prefecture-du-Haut-Mbomou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Après la première tentative de son braquage par des hommes armés, Gildas MOKI , un travailleur humanitaire à Obo a été grièvement blessé par balles 3 jours plus tard par les même agresseurs
La ville de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou. CopyrightMinusca

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Gildas MOKI, employé de l’ONG Coopi, se trouve hospitalisé suite à une attaque armée survenue dans la nuit de vendredi à samedi 24 janvier 2026. L’homme a reçu une balle dans la main après que des individus armés ont tenté de pénétrer chez lui.

 

En effet, les faits remontent à la nuit du mardi 20 janvier 2026 lorsque des hommes armés ont tenté une première fois de s’introduire au domicile de l’humanitaire à Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou. Grâce à l’intervention de ses voisins, la victime avait pu échapper à ses agresseurs. Interrogés par la rédaction du CNC, de nombreux témoins affirment reconnaître dans ces assaillants des soldats des Forces armées centrafricaines, même si aucune identification officielle n’a été établie.

 

Quelques heures après cette première tentative, l’agression de l’humanitaire Gildas MOKI a été publié par la radio de la Minusca, Guira FM. Cette information aurait provoqué la colère des auteurs de la tentative de braquage. Les voisins, dans leur témoignage, maintiennent leur propos et continuent d’identifier ces braqueurs criminels comme des éléments de forces armées centrafricaines.

 

Cette fois, la chose prend une autre tournure. Dans la nuit du vendredi 23 à samedi 24 janvier, vers 3 heures du matin, soit trois jours après la première tentative du braquage, les mêmes individus sont revenus au domicile de monsieur Gildas Moki, l’agent humanitaire. Ils ont alors tenté de forcer l’entrée de sa résidence. L’homme a essayé de bloquer la porte de l’intérieur en s’appuyant dessus avec ses mains. Face à cette résistance, les assaillants ont ouvert le feu à travers la porte. La balle a traversé le panneau de bois et atteint la main de la victime, lui causant une blessure sérieuse.

 

Transféré d’urgence à l’hôpital, Gildas MOKI reçoit actuellement des soins à l’hôpital de Obo.

 

Il y’a lieu de préciser que les activités de braquage impliquant des éléments des forces armées se multiplient dans plusieurs villes de province ces dernières années. L’absence de sanctions visibles encouragerait ce type d’agissements. Le recrutement au sein des FACA, effectué sans vérification approfondie des antécédents, permettrait à des individus aux comportements criminels d’intégrer les rangs de l’armée. Ces personnes profiteraient ensuite de leur statut pour commettre des exactions dans la capitale comme en province.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Faustin-Archange Touadera déclare sur France 24 qu’il n’est pas Dieu pour savoir ce qui va se passer dans 7 ans. Mais il l’a préparé de rester au delà de 30 ans au pouvoir

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Faustin-Archange Touadera déclare sur France 24 qu’il n’est pas Dieu pour savoir ce qui va se passer dans 7 ans. Mais il l’a préparé de rester au delà de 30 ans au pouvoir

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Bangui : les truands du pouvoir ont fêté leur hold-up électoral avant l’heure
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Interrogé par le journaliste de la chaine française France 24 sur la suppression de la limitation des mandats présidentiels, Faustin-Archange Touadéra a éludé la question avec désinvolture.

« Je ne suis pas Dieu pour savoir ce qui se passera dans sept ans », a répondu le Président Faustin-Archange Touadera lorsqu’on lui a demandé s’il comptait briguer un pouvoir sans fin. Ce refus de répondre, présenté comme de l’humilité, cache une stratégie Politique limpide : se réserver la possibilité de rester président aussi longtemps qu’il le souhaite.

 

La réforme constitutionnelle de 2023, qu’il a lui-même initiée, a aboli la clause limitant à deux le nombre de mandats présidentiels. Depuis, la République centrafricaine a rejoint le cercle fermé des régimes où la continuité du chef d’État devient une règle tacite. Face à une question directe sur cette dérive, Touadéra se réfugie pourtant derrière une pirouette : il prétend ne pas savoir de quoi demain sera fait, alors même qu’il a modifié la loi pour rendre ce “demain” illimité.

 

Sa réponse témoigne d’un double langage. D’un côté, Faustin-Archange Touadera affirme ne pas vouloir se projeter ; de l’autre, il s’est octroyé par la Constitution la possibilité de se maintenir au pouvoir à vie. Le ton de l’entretien trahit une volonté d’éviter le mot “troisième mandat”, devenu tabou sur le continent. En refusant de dire s’il se représentera encore, Touadéra entretient volontairement une ambiguïté qui sert son ambition.

 

Ce “je ne suis pas Dieu” n’est pas une formule d’humilité, mais un écran de fumée. En l’utilisant, le président Faustin-Archange Touadera feint la modestie tout en verrouillant le système électoral à son avantage. Son discours transforme une manœuvre autoritaire en geste d’incertitude, comme si l’avenir dépendait du destin plutôt que de sa propre volonté Politique. Derrière l’apparente sagesse de la phrase se cache la certitude d’un homme qui ne compte pas quitter le pouvoir de sitôt.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Gisèle MOLOMA

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FAUX PASTEURS ET APÔTRES : Michel Gbegbé dénonce leur exploitation financière et morale des fidèles

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FAUX PASTEURS ET APÔTRES : Michel Gbegbé dénonce leur exploitation financière et morale des fidèles

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/michel-gbegbe-president-de-la-plateforme-des-patriarches-centrafricains.webp” data-wpel-link=”internal”>Michel Gbegbé Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains
Michel Gbegbé Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une déclaration retentissante de Michel Gbegbé, Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains, vise directement les faux leaders religieux qui profitent de leur position pour manipuler les croyants et s’enrichir au nom de Dieu sans aucune légitimité.

 

Pour rappel, Michel Gbegbé est le  Premier Apôtre Centrafricain.  L’homme a publié la semaine dernière un texte qui secoue toute l’Église évangélique de la République Centrafricaine. Dans cette déclaration publiée sur les réseaux sociaux, il cible les faux pasteurs, apôtres et évangélistes qui ont transformé les lieux de culte en espaces de commerce et de manipulation des consciences.

 

Ce cri d’alarme du Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains s’appuie sur un constat réel. Selon Michel Gbegbé, l’Église évangélique traverse une crise profonde qui touche tous les domaines : spirituel, moral, doctrinal et organisationnel, affaiblissant gravement son témoignage auprès de la société centrafricaine.

 

Cette situation découle notamment des pratiques de soi-disant certains responsables religieux en quête de pouvoir. Michel Gbegbé observe que ces leaders autoproclamés n’hésitent pas à s’agenouiller devant les célébrités et les puissants uniquement pour bénéficier d’une visibilité médiatique, transformant ainsi la prière en spectacle public.

 

Ces manipulations spirituelles cachent en réalité une recherche effrénée de reconnaissance personnelle. Le Premier Apôtre Centrafricain dénonce particulièrement ces responsables qui utilisent la religion comme tremplin vers le pouvoir, organisant des cérémonies spectaculaires auprès des stars pour attirer l’attention des médias et des masses.

 

L’exploitation financière des fidèles constitue l’une des dérives majeures pointées par Michel Gbegbé. Dans sa déclaration, le Président du Conseil des Sages de l’Alliance des Évangéliques en Centrafrique mentionne explicitement la vente d’objets prétendument spirituels, le commerce des prophéties et les promesses mensongères de miracles en échange d’argent.

 

Ces pratiques commerciales s’accompagnent d’une exploitation émotionnelle tout aussi grave. Michel Gbegbé explique que certains responsables spirituels profitent de la vulnérabilité des croyants pour les maintenir sous emprise, confondant l’autorité pastorale avec la domination, l’intimidation et la manipulation des consciences.

 

La faillite morale de ces faux leaders religieux se manifeste également dans leur vie privée. Le Premier Apôtre Centrafricain évoque des scandales sexuels, des divorces injustifiés, des vies doubles et un refus catégorique de toute forme de correction ou de remise en question de leurs comportements.

 

Cette absence totale de redevabilité aggrave la situation dans le paysage religieux centrafricain. Michel Gbegbé constate que de nombreux serviteurs se placent au-dessus de toute autorité spirituelle, en totale contradiction avec les enseignements bibliques qui exigent humilité et soumission mutuelle.

 

L’autoproclamation ministérielle représente un autre fléau majeur identifié par le Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains. Selon Michel Gbegbé, de nombreux individus s’attribuent des titres pompeux comme apôtre, prophète ou évangéliste sans aucun appel reconnu, sans formation biblique sérieuse et sans reconnaissance ecclésiale légitime.

 

Cette anarchie spirituelle génère confusion et abus au sein des communautés chrétiennes. Michel Gbegbé observe que ces autoproclamations permettent à n’importe qui de créer son propre ministère et d’exercer une autorité spirituelle sur des personnes sans aucune compétence ni légitimité véritable.

 

La perte de la crainte de Dieu constitue la racine profonde de toutes ces dérives. Le Premier Apôtre Centrafricain dénonce la banalisation du péché et la promotion d’une grâce déformée qui permet à ces faux responsables de justifier tous leurs comportements immoraux sans jamais ressentir le besoin de se repentir.

 

Cette déformation de l’Évangile autorise toutes les déviances possibles. Michel Gbegbé explique que certains responsables religieux enseignent une doctrine accommodante qui leur permet de vivre dans le péché tout en continuant à exercer leur ministère comme si de rien n’était.

 

Le culte de la personnalité remplace progressivement l’adoration du Christ dans de nombreuses assemblées. Le Président du Conseil des Sages de l’Alliance des Évangéliques en Centrafrique constate que la recherche de la gloire personnelle et la conformité aux valeurs du monde ont pris le dessus sur l’identité chrétienne authentique.

 

Ces pratiques mondaines touchent particulièrement les relations avec les personnalités publiques. Michel Gbegbé critique ces responsables religieux qui recherchent la compagnie des stars, des politiciens et des riches uniquement pour accroître leur propre notoriété et leur influence sociale.

 

La violence et la jalousie entre responsables religieux aggravent encore davantage cette crise spirituelle. Le Premier Apôtre Centrafricain mentionne que certains conflits religieux sont associés à des œuvres de la chair totalement incompatibles avec le message d’amour et de paix de l’Évangile.

 

Ces comportements destructeurs affectent non seulement l’Église mais aussi la société centrafricaine dans son ensemble. Michel Gbegbé souligne que cette situation trouble les consciences et affaiblit considérablement le témoignage chrétien auprès de la population.

 

Face à ce tableau noir, le Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains précise toutefois que sa démarche n’est pas motivée par la haine. Michel Gbegbé insiste sur le fait que sa déclaration constitue un cri d’amour né d’une profonde douleur spirituelle face à la dérive de l’Église qu’il aime.

 

Cette interpellation vise la restauration plutôt que la condamnation collective. Le Premier Apôtre Centrafricain adresse son message à tous les responsables religieux, des apôtres aux diacres, en passant par les prophètes, évangélistes, pasteurs, docteurs, bishops, révérends, anciens, missionnaires et aumôniers.

 

Michel Gbegbé appelle ces responsables à un examen de conscience profond et sincère. Le Président du Conseil des Sages de l’Alliance des Évangéliques en Centrafrique les invite à s’interroger eux-mêmes pour savoir s’ils sont véritablement dans la foi ou s’ils ont dévié du chemin.

 

Cet appel à la repentance concerne aussi bien les comportements individuels que les pratiques collectives. Michel Gbegbé demande un retour urgent à la discipline biblique, à la redevabilité spirituelle et à la restauration de l’éthique qui doit caractériser tout serviteur de Dieu.

 

La restauration de la sainteté et de l’intégrité morale reste au cœur des préoccupations du Premier Apôtre Centrafricain. Michel Gbegbé estime que sans un changement radical dans les mentalités et les pratiques, l’Église centrafricaine continuera sa descente vers la confusion et la perte totale de crédibilité.

 

Cette responsabilisation des leaders religieux constitue selon lui l’unique chemin vers le renouveau spirituel. Le Président de la Plateforme des Patriarches Centrafricains martèle que le jugement commence par la maison de Dieu et que les responsables doivent donner l’exemple avant d’exiger quoi que ce soit des simples fidèles.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : un mandat d’arrêt international lancé contre un liveur Facebook critique du régime Touadéra

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un mandat d’arrêt international lancé contre un liveur Facebook critique du régime Touadéra

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/le-magistrat-et-ancien-procureur-de-la-republique-benoit-narcisse-foukpio.jpg” data-wpel-link=”internal”>un mandat d’arrêt international lancé contre un liveur Facebook critique du régime Touadéra
Le magistrat et ancien Procureur de la République, Bénoît Narcisse Foukpiole-magistrat-et-ancien-procureur-de-la-republique-benoit-narcisse-foukpio

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un mandat d’arrêt international vise Serge Mathurin Mbaïkassi, animateur de lives Facebook accusé pathétiquement d’attaques contre les autorités centrafricaines.

 

En effet, le Tribunal de grande instance de Bangui, manipulé par le Président Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro,  a émis, le 1er juillet 2025, un mandat d’arrêt international contre Serge Mathurin Mbaïkassi, figure connue des réseaux sociaux centrafricains. Le document officiel, signé par le doyen des juges d’instruction Mathieu Nana Bibi et approuvé par le procureur de la République, retient contre lui plusieurs chefs d’accusation : diffamation, injures, incitation à la haine contre les autorités étatiques et association de malfaiteurs. Les articles 132, 133, 134, 148, 292, 411 et 412 du Code pénal centrafricain constituent la base juridique de ces poursuites.

 

Le mandat présente toutefois des lacunes notables, avec plusieurs champs relatifs à la description physique du suspect. L’affaire trouve son origine, selon cette manipulation,  dans une plainte déposée par Laeticia Murielle Bandoba, qui accuse Mbaïkassi d’avoir falsifié et diffusé ses photos en ligne. La plaignante soutient que ces publications visaient aussi la plus haute autorité de l’État, encourageant la rébellion et appelant à un coup d’État avant fin décembre.

 

Établi à l’étranger, Serge Mathurin Mbaïkassi compte parmi les centrafricains les plus actifs sur les plateformes numériques. Ses interventions portent sur la corruption, la gouvernance défaillante et les détournements attribués aux dirigeants. Malgré plusieurs convocations judiciaires, il ne s’est jamais présenté devant la justice centrafricaine, selon la justice centrafricaine.

 

Cette procédure témoigne de la fermeté avec laquelle les autorités de Bangui entendent museler la contestation numérique. Paradoxalement, le porte-parole gouvernemental, l’ex-détenu  Maxime Balalou multiplie les sorties virulentes sur les mêmes réseaux sociaux, répondant aux opposants avec un vocabulaire parfois insultant. Cette disparité de traitement nourrit les accusations d’instrumentalisation judiciaire et de restriction des libertés d’expression en Centrafrique .

 

Le cas Mbaïkassi s’inscrit dans une logique répressive désormais bien établie : tout critique du pouvoir s’expose à des poursuites lourdes, assorties de menaces d’incarcération. Cette méthode cherche-t-elle à intimidé la diaspora et les jeunes internautes tentés de s’opposer au président Touadera alias Baba Kongoboro  et à son équipe gouvernementale ? La question mérite d’être posée alors que l’espace démocratique centrafricain continue de se rétrécir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le délire de Euloge Doctrouvé Koï : Un livre criminel pour un Touadéra qui a complètement détruit la Centrafrique

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Le délire de Euloge Doctrouvé Koï : Un livre criminel pour un Touadéra qui a complètement détruit la Centrafrique

Euloge Doctrouvé Koï
Euloge-Doctrouve-Koi – Le sulfureux griot du pouvoir Koï Doctrouvé activement recherché par la justice centrafricaine

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Euloge Doctrouvé Koï, griot servile, glorifie un Touadéra qui a anéanti la Centrafrique, son livre criminel cache un désastre national impardonnable.

 

Dans une Centrafrique ravagée par la misère, l’insécurité et le désespoir, Euloge Doctrouvé Koï ose publier un torchon indécent, « Pr Faustin Archange Touadéra, une figure emblématique à l’opposé des antivaleurs ». Ce livre n’est qu’un délire criminel, un tissu de mensonges éhontés pour sanctifier un président qui, loin d’être un sauveur, a complètement détruit la nation. Euloge Doctrouvé Koï, autoproclamé “fils de la République”, n’est qu’un laquais servile, un propagandiste abject dont l’apologie obscène de Faustin Archange Touadéra aggrave la souffrance d’un peuple trahi, abandonné et réduit à la ruine par un régime en déroute.

 

Euloge Doctrouvé Koï  dépeint Touadéra comme un “rassembleur”, un bâtisseur ayant posé les “fondements” d’un avenir radieux. Quelle imposture grotesque ! Neuf ans après son arrivée au pouvoir, la Centrafrique est un cimetière d’espoirs, un pays annihilé par l’incompétence de Touadéra. Les routes, comme celle du pont Jackson à l’hôpital, vantées par Koï comme des exploits, ne sont que des miettes dérisoires sur un réseau infrastructurel en ruines. Les hôpitaux, qualifiés de “mouroirs” par un peuple à bout, sont des tombeaux où les Centrafricains meurent faute de soins, d’équipements ou de médicaments. Koï ose présenter l’hôpital des grandes endémies comme une prouesse, mais cette façade vide est une insulte à ceux qui succombent dans un système sanitaire en décomposition.

 

Les “cinq verbes” : nourrir, vêtir, soigner, instruire, loger,  que Euloge Doctrouvé Koï  brandit comme des trophées, sont une farce macabre. Les marchés regorgent de denrées inabordables, les écoles s’effondrent sous le poids de l’abandon, les logements décents restent un mirage. La flambée des prix des carburants étrangle les ménages, et Koï, dans son zèle pathétique, demande au peuple de “patienter” pendant que Touadéra achève de détruire ce qui reste de la nation. La sécurité ? Koï admet des “poches d’insécurité” mais compare la Centrafrique à la France pour minimiser un chaos endémique. Ce cynisme est une trahison, une preuve que Touadéra n’a pas restauré la paix, mais plongé le pays dans un abîme de violence et de désespoir.

 

Euloge Doctrouvé Koï, le griot d’un désastre national

 

Euloge Doctrouvé Koï accuse les opposants de Touadéra d’être des “champions du chaos”, des manipulateurs semant la discorde. Mais le véritable criminel, c’est lui ! Son livre est une offense nationale, une tentative abjecte de réécrire l’histoire pour glorifier un président qui a réduit la Centrafrique à néant. En qualifiant les organisations féminines et l’opposition d’”insulteurs publics”, Koï dévoile son rôle : un valet prêt à calomnier quiconque ose révéler la vérité. Son prétendu patriotisme, son auto-proclamation comme “fils de la République” défendant les “institutions”, n’est qu’un voile pour masquer sa complicité dans un régime destructeur. Koï ne défend pas la Centrafrique, mais un homme, Touadéra, dont le bilan est une catastrophe : un pays en ruines, un peuple abandonné, une nation brisée.

 

Le livre de Koï n’est pas un hommage, mais un acte criminel. En glorifiant un Touadéra qui a complètement détruit la Centrafrique, il alimente une illusion mortifère, prolongeant la souffrance d’un peuple trahi. Touadéra, loin d’être le “fondement” vanté par Koï, est l’architecte d’un désastre : un pays où l’insécurité est omniprésente, où la misère explose, où les promesses s’effondrent en poussière. Koï, en chantre de cette imposture, est le complice d’un génocide silencieux de l’espoir centrafricain. Son appel à la “patience” est une insulte, une invitation à accepter l’inacceptable pendant que Touadéra et ses acolytes achèvent de piller une nation agonisante. La Centrafrique mérite la vérité, pas les mensonges pathétiques d’un griot et les promesses vides d’un président qui l’a conduite à la ruine….

 

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

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Le dictateur de Bangui commence à frapper : le directeur général de la presse présidentielle , le directeur général de la télévision Bienvenu Bissayo  ainsi que trois autres cadres de la télévision arrêtés à Bangui

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Le dictateur de Bangui commence à frapper : le directeur général de la presse présidentielle , le directeur général de la télévision Bienvenu Bissayo ainsi que trois autres cadres de la télévision arrêtés à Bangui

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Bienvenu Bissayo DG télé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC….
Bienvenu Bissayo, Directeur général de la télévision, Hyppolite Marboua, directeur général de la presse présidentielle et trois collègues ont été arrêtés mardi 20 janvier après l’interruption technique qui a perturbé la retransmission du discours du dictateur Faustin Archange Touadéra la veille.

Le mardi vers 7 heures du matin , les cinq responsables ont d’abord été convoqués à la direction des renseignements à la présidence avant d’être transférés au Service de Renseignements et d’Investigations. Parmi eux figurent également le directeur des services techniques Vivien M’poko, le réalisateur Toussaint Mpongo et le directeur des programmes Luce Bomongo.

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Hyppolite marboua DG présidentielle

L’incident s’est produit lundi 19 janvier dernier peu après 20 heures, heure prévue pour la diffusion du message présidentiel. La transmission a démarré normalement mais s’est interrompue après quelques minutes de diffusion.

Les équipes techniques ont alors basculé sur une autre machine pour rétablir l’antenne. Cette opération de secours a nécessité une dizaine de minutes avant que le discours ne reprenne.

Le matériel à l’origine de la panne fonctionne depuis plus de dix ans sans interruption. Ces équipements vétustes tombent fréquemment en panne et obligent les techniciens à improviser des réparations avec les moyens disponibles.

L’arrestation intervient moins de 24 heures après la validation des résultats du coup d’État électoral par le Conseil constitutionnel. La télévision publique ne touche pourtant qu’une audience limitée à environ 30 000 à 40 000 téléspectateurs concentrés dans la capitale, seule zone du pays disposant d’électricité pour capter le signal.

Toussaint mpongo réalisateur télé
Toussaint mpongo réalisateur télé
Vivien M'poko Directeur technique télé
Vivien M’poko Directeur technique télé

Aucun investissement majeur n’a été consenti depuis des années pour moderniser ces installations. Les cinq responsables ont été maintenus de 7 heures du matin jusqu’à 19 heures avant d’être libérés.
Plus des détail dans nos prochains articles sur CNC.

Lyce Raymond bomongo directeur de programme télé
Lyce Raymond bomongo directeur de programme télé

 

Par Alain Nzilo
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE….
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Voyages abordables en 2026 : stratégies pour maximiser chaque euro

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Astuces de voyage économiques Comment planifier des vacances abordables en 2026

 

Les tarifs aériens ajustés à l’inflation atteignent leurs niveaux les plus bas jamais enregistrés. Les données de juin 2025 confirment cette tendance favorable aux voyageurs. Cette réalité change les règles du jeu pour ceux qui cherchent à partir sans vider leur compte bancaire. Pour les voyageurs en escale, les temps d’attente s’accompagnent de plus en plus d’usages numériques variés, qu’il s’agisse de suivre l’actualité, de consulter des services locaux ou d’utiliser des plateformes en ligne comme 1xbet djibouti, sans lien direct avec l’organisation du voyage lui-même.

Destinations émergentes et alternatives méconnues

San Salvador se présente comme la destination internationale offrant le meilleur rapport qualité-prix avec des tarifs moyens de 198 dollars. La Bolivie supprime son obligation de visa de 160 dollars pour les Américains à partir de janvier 2026, rendant cette destination sud-américaine beaucoup plus accessible. Les voyageurs avisés regardent au-delà des circuits touristiques traditionnels.

Stratégies clés pour les voyages économiques :

  • Réserver les vols domestiques une à deux semaines avant le départ
  • Privilégier les départs en milieu de semaine pour économiser jusqu’à 20%
  • Voyager pendant la saison intermédiaire entre mars et mai ou septembre et novembre
  • Sélectionner des hébergements légèrement en dehors des zones touristiques principales
  • Utiliser les transports publics au lieu des taxis ou services de voiture

Timing stratégique et réservations intelligentes

La réservation des vols de Thanksgiving début ou mi-octobre et des billets de Noël avant Halloween représente la stratégie optimale pour les voyages de fin d’année. Les algorithmes de tarification des compagnies aériennes ajustent constamment leurs prix. Surveiller ces fluctuations devient un avantage considérable. Les plateformes de comparaison offrent des alertes de prix qui notifient immédiatement les baisses tarifaires. Pendant ces périodes d’attente et de suivi, certains voyageurs utilisent leur smartphone pour des usages numériques variés, allant de la consultation d’actualités à l’accès à des services en ligne, comme télécharger 1xbet, sans lien direct avec la planification du trajet.

La règle d’annulation de 24 heures permet aux voyageurs de réserver rapidement une bonne offre puis de l’annuler sans frais s’ils trouvent mieux. Cette flexibilité protège contre les hausses soudaines de prix tout en permettant l’optimisation continue. Les vols de nuit et les premiers départs matinaux coûtent souvent 15 à 25% moins cher que les horaires de mi-journée.

Hébergement économique et expériences locales

Les auberges, pensions et hébergements chez l’habitant coûtent seulement 10 à 20 dollars par nuit dans de nombreuses destinations économiques. La Roumanie propose des auberges à 14 dollars la nuit, tandis que la Thaïlande offre des dortoirs à 7 dollars. Ces prix permettent des séjours prolongés sans stress financier.

L’Indonésie illustre parfaitement ce principe avec des maisons d’hôtes dans des villes comme Yogyakarta ou Malang facturées entre 15 et 36 dollars. La nourriture locale reste remarquablement abordable. Les repas de rue au Vietnam coûtent entre 1,25 et 3 dollars. Les tacos de rue au Mexique se vendent à moins d’un dollar.

Technologies et outils de planification

Les applications de comparaison de vols transforment la recherche de billets abordables. Ces plateformes analysent simultanément des centaines de combinaisons de vols. Les programmes de fidélité permettent d’accumuler des points qui se convertissent en vols gratuits ou en surclassements. L’utilisation stratégique de cartes de crédit liées aux compagnies aériennes accélère cette accumulation.

Les tendances virales sur les réseaux sociaux peuvent faire exploser les prix dans certaines destinations. Barcelone atteint sa capacité maximale tandis que le Pays basque reste largement accessible. Tokyo affiche complet mais Taipei propose une meilleure disponibilité de restaurants et des hôtels moins chers. La Sicile connaît son moment de gloire mais Malte offre des tarifs plus avantageux toute l’année.

Les voyageurs intelligents reconnaissent ces patterns et ajustent leurs plans. Visiter une destination pendant sa saison creuse réduit considérablement les coûts. Les prix des hôtels peuvent baisser de 40 à 60% hors saison. Les attractions touristiques deviennent plus accessibles avec moins de files d’attente.

Activités gratuites et expériences authentiques

Chaque destination majeure propose des dizaines d’activités gratuites ou à faible coût. Les musées offrent souvent des jours d’entrée gratuite. Les parcs publics, marchés locaux et quartiers historiques ne coûtent rien à visiter. Les randonnées et activités de plein air restent largement gratuites dans la plupart des destinations.

La recherche de “choses gratuites à faire à [destination]” génère toujours des résultats pertinents. Les auberges de jeunesse fournissent d’excellentes informations sur les activités économiques, même si vous n’y séjournez pas. Leur clientèle sensible au budget garantit qu’elles connaissent toutes les bonnes astuces.

Les offices de tourisme locaux disposent de documentation complète sur les événements gratuits et les attractions sans frais d’entrée. Les festivals culturels, concerts en plein air et événements communautaires enrichissent l’expérience de voyage sans coût supplémentaire.

L’année 2026 s’annonce particulièrement favorable aux voyageurs économiques. La combinaison de tarifs aériens historiquement bas, de destinations émergentes accessibles et d’outils technologiques sophistiqués crée un environnement optimal. La planification stratégique transforme les rêves de voyage en réalité tangible sans compromettre la qualité de l’expérience ni la stabilité financière.

 

Centrafrique : quand l’oncle Jean-Pierre Waboué, à la tête du conseil constitutionnel,  valide le coup d’État électoral de son neveu Faustin Archange Touadera

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Centrafrique : quand l’oncle Jean-Pierre Waboué, à la tête du conseil constitutionnel,  valide le coup d’État électoral de son neveu Faustin Archange Touadera

 

Centrafrique : quand l’oncle Jean-Pierre Waboué, à la tête du conseil constitutionnel,  valide le coup d’État électoral de son neveu Faustin Archange Touadera
Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Jean-Pierre Waboué vient d’apposer son tampon sur la plus grande arnaque électorale de l’histoire de la Centrafrique. Son neveu Touadera obtient miraculeusement 77% avec la bénédiction constitutionnelle.

 

Le verdict est tombé ce lundi 19 janvier 2026 à Bangui, deux semaines après la proclamation des résultats par l’Autorité nationale des Élections. Le Conseil constitutionnel a attendu quatorze jours avant d’annoncer un score encore plus gonflé que celui de l’ANE. Cette patience calculée cache mal la fabrication artisanale des chiffres.

 

L’Autorité Nationale des Élections  avait proclamé ses résultats le 5 janvier avec 76% pour Touadera après seulement une semaine de dépouillement. Le pays a voté le 28 décembre et en sept jours, l’institution a prétendu compiler les procès-verbaux d’un territoire vaste, sans routes praticables ni infrastructures aériennes suffisantes. Cette rapidité défie toute logique dans un pays où certaines localités restent inaccessibles pendant des mois.

 

Mais Jean-Pierre Waboué a jugé ce pourcentage insuffisant pour son neveu. Le président du Conseil constitutionnel, cousin maternel de Faustin Archange Touadera, est donc parti chercher des procès-verbaux supplémentaires dans les quartiers de Bangui. Cette chasse aux bulletins fantômes a permis d’ajouter un point précieux au score initial.

 

Le patronyme Touadera signifie “cadeau de cousin” dans la langue locale. Sa mère l’a fait élever par la famille après la disparition de son père nigérien. Cette histoire familiale explique les liens étroits entre le président et Jean-Pierre Waboué, transformant le Conseil constitutionnel en entreprise familiale de validation électorale.

 

Sur le terrain, le scrutin s’est déroulé dans un chaos total que personne ne peut nier. Les Mercenaires russes de Wagner se sont installés comme responsables de bureaux de vote dans plusieurs localités. Ces hommes armés, officiellement alliés au régime de Bangui, ont supervisé le vote avec leurs méthodes expéditives.

 

Les ex-rebelles signataires des accords de paix ont également participé à cette comédie. Ils ont forcé les électeurs à voter sous la menace, transformant les bureaux de vote en zones de non-droit. Les urnes ont été remplies de bulletins préfabriqués pendant que les observateurs détournaient le regard.

 

L’Union africaine a envoyé sa mission d’observation qui s’est contentée d’applaudir. Ces experts internationaux ont validé un processus dont la crédibilité était déjà morte avant le jour du scrutin. Leur complaisance encourage la dérive autoritaire du régime centrafricain.

 

Le contraste avec les Élections de 2020 montre l’ampleur de la manipulation. À l’époque, seulement 30% du territoire national avait pu voter à cause de l’insécurité. Cette année, la quasi-totalité du pays a participé grâce à la présence des forces Wagner qui ont “sécurisé” le scrutin à leur manière.

 

Les Centrafricains appellent désormais Touadera “le candidat de Wagner” sur les réseaux sociaux. Cette milice russe contrôle les ressources minières du pays et impose ses hommes dans l’appareil sécuritaire. Le président sortant leur doit sa réélection et tout le monde le sait.

 

Dans les rues de Bangui comme dans les provinces, les témoignages affluent sur les intimidations massives. Les habitants racontent comment le vote s’est transformé en pantomime où chacun connaissait le résultat avant l’ouverture des bureaux. Les réseaux sociaux centrafricains débordent de vidéos montrant des irrégularités criantes.

 

La communauté internationale fait semblant de ne rien voir. Les capitales africaines qui prétendaient accompagner la sortie de crise depuis 2015 se taisent devant cette mascarade. Le silence complice des organisations régionales encourage la consolidation d’un régime qui ne respecte plus aucune règle démocratique.

 

Les observateurs étrangers qui pensent que tout se passe normalement en République centrafricaine vivent dans une bulle. Ils ne voient que les façades que le régime leur présente lors de visites guidées. La réalité du terrain leur échappe complètement ou ils choisissent de l’ignorer.

 

Le fossé se creuse entre ce que vivent les Centrafricains et l’image officielle du scrutin. Jean-Pierre Waboué a certifié un hold-up électoral en bonne et due forme. Son institution censée garantir la régularité du processus s’est transformée en machine à fabriquer des pourcentages sur mesure pour le pouvoir en place.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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L’ex-détenu Maxime Balalou salue les gardiens de la dictature en Centrafrique

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L’ex-détenu Maxime Balalou salue les gardiens de la dictature en Centrafrique

 

L’ex-détenu Maxime Balalou salue les gardiens de la dictature en Centrafrique
Le voleur des poteaux électriques, Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement lors de sa conférence de presse hebdomadaire du lundi 14 juillet 2025 à Bangui. Photo CNCScreenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Maxime Balalou a tenu ce mardi à remercier chaleureusement les soutiens internationaux du régime dictatorial en Centrafrique. Dans une déclaration sans retenue, le clepto-mythomane a salué la Minusca, le Rwanda et la Russie pour leur contribution aux Élections législatives et présidentielle du 28 décembre dernier.

 

« Cette proclamation, il faut le noter, marque une étape majeure du processus électoral et témoigne aussi de l’engagement constant de l’autorité nationale des Élections en faveur de la transparence, de la crédibilité, du respect du calendrier électoral et aussi de l’organisation dans les conditions que nous connaissons où les efforts ont été faits grâce à l’appui aussi de la communauté internationale que je salue au nom du gouvernement », a déclaré le porte-parole avec une reconnaissance appuyée.

 

Maxime Balalou n’a pas hésité à nommer explicitement les forces qui ont permis au pouvoir de maintenir son emprise sur le pays. « Je veux parler ici du programme de l’Association pour le développement, je vais parler de la MINUSCA, je vais parler de tous les partenaires qui ont contribué, y compris aussi les amis de la RCA qui ont apporté leur contribution pour sécuriser le processus électoral l’effet allusion au Rwanda, la Russie aussi, tous ces partenaires qui ont fait de ces Élections une élection crédible, inclusive, reconnue par la communauté internationale ».

 

Cette reconnaissance publique des mercenaires russes et des troupes rwandaises comme garants de la « crédibilité » du scrutin en dit long sur la nature du régime. Les mercenaires du groupe Wagner, rebaptisés Africa Corps, quadrillent le territoire centrafricain depuis plusieurs années et assurent la protection rapprochée du président. Le Rwanda de Paul Kagame, lui aussi, a déployé des forces militaires qui verrouillent les zones stratégiques du pays.

 

Pour Maxime Balalou, ces présences armées étrangères constituent une contribution positive au processus démocratique. Le mythomane va même jusqu’à affirmer que « les rapports des observateurs prouvent à suffisance que rien ne peut être dit sur ces Élections dans la mesure où notre pays a relevé un défi majeur dès l’organisation du Catus Clutin, ce qui est une première d’un autre pays ».

 

Cette assertion contredit pourtant les nombreux témoignages d’irrégularités et les réserves émises par plusieurs organisations de surveillance électorale. Des bureaux de vote fermés, des électeurs empêchés de voter, des mercenaires russes devenus des responsables des bureaux de vote, les ex-rebelles font leur loi, le bourrage des urnes et des résultats annoncés avant même le décompte complet des bulletins : autant d’anomalies balayées d’un revers de main par le porte-parole.

 

La MINUSCA, mission onusienne présente en Centrafrique depuis 2014, se retrouve ainsi associée aux mercenaires russes et aux forces rwandaises dans les remerciements de Balalou. Cette mise sur le même plan de la mission de l’ONU et des troupes étrangères qui servent les intérêts du régime ne manque pas de cynisme.

 

Le Rwanda, dont les troupes ont été accusées à maintes reprises d’exactions et d’ingérence dans les affaires intérieures centrafricaines, reçoit les félicitations du gouvernement pour avoir « sécurisé » les Élections. Cette sécurisation s’apparente davantage à une surveillance militaire qui a permis d’écarter toute contestation sérieuse du pouvoir en place.

 

Quant à la Russie, sa présence massive via les mercenaires du groupe Wagner transforme la Centrafrique en zone d’influence privilégiée de Moscou. Ces hommes armés contrôlent les mines, les axes routiers et les sites stratégiques. Leur rôle dans le maintien au pouvoir du régime actuel ne fait plus aucun doute. Balalou les remercie aujourd’hui pour avoir garanti des élections qu’il qualifie de « crédibles et inclusives ».

 

L’opposition centrafricaine, elle, dénonce depuis des semaines une parodie électorale organisée avec la complicité de ces forces étrangères. Le BRDC refuse de reconnaître la légitimité d’un scrutin organisé sous surveillance militaire étrangère, dont les fraudes dépassent les normes. Mais pour Maxime Balalou, ancien détenu devenu porte-parole puis probable député, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

 

Le clepto-mythomane poursuit sa campagne de désinformation avec une audace qui ne connaît plus de limites. Remercier publiquement les mercenaires russes et les troupes rwandaises pour avoir garanti la « crédibilité » d’élections contestées montre à quel point le régime assume désormais sa dépendance vis-à-vis de ces soutiens militaires étrangers. La souveraineté nationale devient un mot vide de sens quand ce sont des forces extérieures qui décident du résultat des urnes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Intimidation et menaces : le préfet de Obo Léonard Mbélé franchit toutes les lignes rouges comme un grand bandit pour aller terroriser une famille près du marché Lakouanga

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Intimidation et menaces : le préfet de Obo Léonard Mbélé  franchit toutes les lignes rouges comme un grand bandit pour aller terroriser une famille près du marché Lakouanga

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/leprefet-du-haut-mbomou-le-colonel-mbele.webp” data-wpel-link=”internal”>LePréfet du Haut-Mbomou, le colonel Mbélé
LePréfet du Haut-Mbomou, le colonel Mbélé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Au quartier Yagba, près du marché Lakouanga, le préfet du Haut-Mbomou Léonard Mbéllé a franchi le Rubicon. Léonard Mbélé s’est comporté comme un chef de gang mercredi dernier.

 

En pleine journée, le colonel Léonard Mbélé, préfet du Haut-Mbomou, a débarqué au quartier Yagba avec ses gardes du corps lourdement armés. Son convoi s’est arrêté devant une maison située non loin de l’antenne Orange, derrière le marché Lakouanga, à proximité de l’église MCP communément appelée église Ti-A-Zandé. La scène qui allait suivre ressemblait davantage à une descente de malfrats.

 

Le préfet est descendu de son véhicule et s’est dirigé vers la porte de la maison. Là, il a interpellé la femme présente en lui demandant d’un ton sec où se trouvait son mari. La dame, visiblement intimidée par cette visite inattendue, a répondu que son époux venait de sortir quelques minutes auparavant. Cette réponse n’a nullement découragé le haut représentant de l’État.

 

Sans attendre, Mbélé est entré dans la maison comme un vulgaire cambrioleur. Accompagné de ses hommes, il a commencé à fouiller les lieux de fond en comble, retournant les affaires, inspectant les coins et recoins. Aucun mandat de perquisition, aucune procédure légale, aucun respect du domicile privé. Le préfet agissait en terrain conquis, piétinant allègrement les droits les plus élémentaires des citoyens.

 

Après avoir tout retourné sans rien trouver de compromettant, le colonel n’a pas présenté d’excuses. Au contraire, il s’est tourné vers la femme terrorisée et lui a ordonné de transmettre un message à son mari. “Dis à ton mari qu’il doit arrêter de fumer de la drogue. C’est trop dangereux, il faut qu’il cesse immédiatement”, a-t-il lancé d’un ton menaçant. Ces accusations sortaient de nulle part, pures inventions destinées à justifier l’injustifiable.

 

Le préfet ne s’est pas arrêté là dans son numéro de voyou en uniforme. Il a continué à menacer la dame, l’avertissant des conséquences si son mari ne changeait pas de comportement. Puis, satisfait de son œuvre d’intimidation, il est reparti avec ses gardes du corps, laissant derrière lui une femme choquée et des voisins médusés par ce qu’ils venaient d’observer.

 

La nouvelle de cette intrusion s’est rapidement répandue dans le quartier Yagba. Les voisins, alertés par l’agitation, sont venus demander à la dame ce qui s’était passé. Elle leur a raconté dans les moindres détails la visite du préfet : ses questions insistantes, la fouille minutieuse de sa maison, et les menaces gratuites concernant une prétendue consommation de drogue. Le récit a laissé tout le monde sans voix.

 

Les habitants du secteur n’en revenaient pas de ce qu’ils entendaient. C’était la première fois qu’ils assistaient à pareille démonstration de force de la part d’un préfet. Certains se demandaient si les autorités cherchaient des armes ou des tenues militaires dans cette maison ordinaire. D’autres s’interrogeaient sur les véritables motivations de cette opération qui ressemblait plus à du banditisme d’État qu’à du maintien de l’ordre.

 

Rien n’avait été découvert lors de la fouille, absolument rien qui puisse justifier une telle intervention. Pourtant, le préfet avait jugé bon d’inventer cette histoire rocambolesque de drogue pour continuer à harceler cette famille. Cette tactique d’intimidation gratuite témoigne d’un abus de pouvoir caractérisé qui n’a plus rien à voir avec l’exercice normal des fonctions préfectorales.

 

Pour mieux comprendre la gravité de la situation, il faut imaginer le président Touadéra descendant personnellement dans un quartier de Bangui pour fouiller des maisons. Ou encore le ministre de la Sécurité publique ou de la Défense débarquant chez des particuliers pour effectuer des perquisitions sauvages. L’absurdité de ces scénarios montre bien à quel point le comportement du préfet Mbélé sort du cadre légal et institutionnel.

 

Le préfet représente l’État dans sa préfecture, il incarne l’autorité administrative et doit faire respecter la loi. Il n’a absolument pas vocation à se transformer en justicier solitaire qui fait irruption chez les gens sans mandat, sans raison valable, sans respect des procédures. Son rôle n’est pas de terroriser les familles, de fouiller les maisons comme un bandit, ni d’inventer des accusations pour couvrir ses dérapages.

 

Cette affaire du quartier Yagba démontre que Léonard Mbélé a complètement perdu de vue sa mission. Il se conduit comme un chef de bande qui règne par la peur et l’arbitraire. Ses méthodes rappellent celles des régimes autoritaires où les représentants du pouvoir se croient tout permis. Dans un État de droit, un tel comportement devrait entraîner des sanctions immédiates et une révocation pure et simple.

 

Les habitants d’Obo se posent désormais une question légitime : qui va protéger les citoyens quand c’est celui qui est censé incarner l’autorité qui se transforme en oppresseur ? Le préfet du Haut-Mbomou franchit les bornes avec une arrogance déconcertante. Son attitude montre que dans certaines régions du pays, la loi de la jungle a remplacé​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Jean-Pierre Mara, dans une interview exclusive accordée à CNC, affirme que « Starlink signe la mort de la fibre optique et l’incompétence de Justin Gourna-Zacko

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Jean-Pierre Mara, dans une interview exclusive accordée à CNC, affirme que « Starlink signe la mort de la fibre optique et l’incompétence de Justin Gourna-Zacko

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/l-ancien-depute-jean-pierre-mara-a-Bangui-au-sein-de-l-assemblee-nationale-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jean-Pierre Mara, dans une interview exclusive accordée à CNC, affirme que « Starlink signe la mort de la fibre optique et l’incompétence de Justin Gourna-Zacko
L’ancien député Jean-Pierre Mara, à Bangui, au sein de l’assemblée nationale centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Starlink en Centrafrique : une opportunité ou une catastrophe nationale ? Pour Jean-Pierre Mara, ancien député et ingénieur télécoms, la réponse est claire dans cette interview exclusive à CNC. Il accuse le ministre Justin Gourna-Zacko de sacrifier délibérément la fibre optique et les revenus futurs de l’État au profit d’intérêts particuliers, condamnant ainsi l’indépendance technologique centrafricaine.

Suivez ci-dessous l’interview réalisée par Alain Nzilo, Directeur de publication de CNC

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Monsieur Mara, bonjour. Comment analysez-vous l’accord signé entre le gouvernement centrafricain et Starlink ?

 

Jean-Pierre Mara : Bonjour et merci de me donner la parole. Il faut présenter ce contrat avec StarLink dans son contexte géopolitique : c’est indéniablement un succès de la diplomatie avec l’Occident, au grand dam de la Russie et de la propagande panafricaine. On aura beau crier sur l’Occident, critiquer la France, l’Europe ou les États-Unis, la réalité demeure : nous revenons toujours vers ces pays technologiquement avancés. Comme quoi, le Centrafricain doit avoir du recul dans son jugement de la colonisation et reconnaître certaines réalités objectives.

 

Mais en même temps, j’exprime un profond regret concernant le manque de levier de développement des compétences en République Centrafricaine. Nous allons à l’école, nous devenons ingénieurs, mais il nous manque cruellement le levier politique et managérial pour évoluer et faire évoluer notre environnement. Nous n’arrivons pas à exploiter nos connaissances pour nous épanouir et nous développer comme les Japonais et les Chinois l’ont fait avec brio. Cette histoire de StarLink comporte plusieurs facettes troublantes, et le vrai problème reste : qui gagne réellement et qui perd dans ce partenariat ?

 

CNC : Vous établissez un parallèle avec d’autres expériences passées dans le secteur des télécommunications. Pouvez-vous développer ?

 

Jean-Pierre Mara : Absolument. Les Centrafricains ont-ils déjà oublié l’histoire de SartTimes et Telecentrafrique dans le secteur Internet ? Ces projets n’ont jamais fonctionné correctement, et cela n’a pas marché à cause notamment de Canal Plus. En fait, tout ce que la colonisation nous a légué comme infrastructures, nous l’avons systématiquement détruit ou laissé mourir. Les PTT sont mortes, la SOCATI nous l’avons tuée, la SOCATEL nous l’avons tuée, la Télé Centrafrique nous l’avons arrêtée à Bangui seulement. Radio Centrafrique est devenue simplement Radio Bangui, perdant ainsi sa vocation nationale.

 

Aujourd’hui, Canal Plus est présent partout dans le pays, et cela ne nous inspire pas positivement, bien que Canal Plus n’apporte strictement rien à la culture centrafricaine. Si une télévision est censée être le vecteur de la culture d’un pays, qu’est-ce que Canal Plus nous a réellement apporté en matière de culture ? Strictement rien. Nous reproduisons exactement le même schéma destructeur avec StarLink, mais cette fois-ci, les conséquences seront encore plus graves et définitives.

 

CNC : Voyez-vous néanmoins des aspects positifs dans cette technologie satellitaire ?

 

Jean-Pierre Mara : Bon, restons optimistes malgré tout. Je reconnais que StarLink représente une opportunité technique intéressante pour certains projets nécessitant un accès Internet, particulièrement pour contourner les licences gouvernementales excessivement chères imposées par l’État. Je me demande sincèrement si le ministre Gourna-Zacko et le gouvernement en sont réellement conscients, car ils sont tellement fixés sur les miettes reçues comme dessous de table qu’ils sacrifient complètement ce que devrait être le projet stratégique de “Construire la Fibre Optique en RCA”. En fait, le projet de fibre optique pouvait générer des revenus substantiels et récurrents pour l’État centrafricain sur le long terme.

 

CNC : Que pensez-vous de l’impact de cet accord sur les projets de fibre optique et sur l’accessibilité d’Internet ?

 

Jean-Pierre Mara : Soyons clairs et francs : la fibre optique est définitivement morte en République Centrafricaine. StarLink l’a enterrée, et c’est bien uniquement pour ceux qui ont les moyens financiers de s’offrir l’équipement, car cela coûte cher : équipement plus frais d’accès mensuels. Ce n’est absolument pas gratuit contrairement à ce que certains naïfs pourraient croire. La RCA a été incapable pour telle ou telle raison depuis 1997 de développer sa propre infrastructure, alors elle a préféré déléguer lâchement cette responsabilité stratégique à StarLink.

 

Permettez-moi de rappeler un fait historique important : depuis 1997, il existait un projet ambitieux appelé CAB, Central African Backbone, visant à connecter le pays par fibre optique. Mais la mémoire collective étant très, très courte en République Centrafricaine, tout le monde avait complètement oublié cette initiative. Le projet de fibre optique datait donc de 1997 pour être finalement enterré définitivement par StarLink près de trente ans plus tard, sans que personne ne bronche.

 

CNC : Quelles sont selon vous les conséquences économiques et stratégiques de ce choix pour l’avenir du pays ?

 

Jean-Pierre Mara : Les conséquences sont catastrophiques à tous les niveaux. Désormais, la connexion vers l’international se fera exclusivement par StarLink, sans aucun besoin de fibre optique nationale et sans passer par les opérateurs locaux historiques ou commerciaux comme SOCATEL, Orange ou Telecel. Ces entreprises perdent un marché considérable, et l’État perd des revenus fiscaux importants.

 

Voilà où nous en sommes : des gens à qui le peuple confie naïvement sa destinée, des gens qui ne savent absolument pas où se trouve l’intérêt national, où se situe le bénéfice collectif, ni où l’on doit investir stratégiquement pour récupérer des revenus au niveau national. La fibre optique est morte en RCA, vive StarLink, mais au détriment flagrant de passer par SOCATEL, par Orange ou Telecel. C’est une perte économique monumentale pour le gouvernement centrafricain, mais manifestement, nos dirigeants s’en fichent éperdument. Ils préfèrent brader notre souveraineté numérique et hypothéquer notre avenir technologique contre des avantages immédiats dérisoires et des dessous de table.

 

CNC : Quel message adressez-vous au gouvernement et au ministre des Télécommunications ?

 

Jean-Pierre Mara : Mon message est simple mais ferme : ce gouvernement et particulièrement le ministre Gourna-Zacko portent la lourde responsabilité historique d’avoir abandonné la souveraineté numérique de notre pays. Ils ont choisi la facilité et les intérêts particuliers au détriment de la construction patiente d’infrastructures nationales durables et rentables. L’histoire jugera sévèrement cette trahison manifeste des intérêts du peuple centrafricain. Nous assistons impuissants à la mort programmée de notre indépendance technologique, et cela devrait tous nous révolter profondément.

 

CNC : Merci pour votre franchise et vos analyses sans complaisance, Monsieur Mara.

 

Jean-Pierre Mara : Je vous remercie également de permettre à ces vérités d’être entendues publiquement. Le peuple centrafricain mérite infiniment mieux que cette gestion calamiteuse et cette incompétence criminelle.

 

Interview recueillie par Alain Nzilo

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Ndachima : un jeune ouvrier centrafricain grièvement blessé par balle par un gendarme centrafricain

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Ndachima : un jeune ouvrier centrafricain grièvement blessé par balle par un gendarme centrafricain

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-blesse-de-ndachima-tire-par-des-gendarmes-centrafricains.webp” data-wpel-link=”internal”>Ndachima : un jeune ouvrier centrafricain grièvement blessé par balle par un gendarme centrafricain
Le blessé de Ndachima, tiré par des gendarmes centrafricains

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce mercredi 21 janvier 2026 vers 12 heures, un ouvrier minier centrafricain a été blessé par balle à Ndachima pour avoir tenté de récupérer de minuscules pépites dans les tas de sable jetés par les Russes de la milice Wagner.

 

L’incident s’est déroulé à Ndachima, localité située à 60 kilomètres de Bambari dans la préfecture de la Ouaka, sur un site minier exploité par le groupe Wagner. Le jeune ouvrier faisait partie d’un groupe qui fouillait les résidus d’exploitation aurifère abandonnés par les mercenaires russes.

 

Ces résidus constituent ce que la population appelle les “poubelles minières”. Lorsque les Russes exploitent les gisements d’or, ils extraient d’abord plusieurs couches de sable et de terre avant d’atteindre le gravier contenant le précieux métal. Les premières couches retirées sont ensuite déversées dans des zones d’évacuation autour du site, généralement à 5 kilomètres de l’endroit où les gisements sont extraits.

 

Malgré ce rejet, ces tas contiennent encore parfois de minuscules morceaux d’or. Les ouvriers centrafricains viennent laver ces débris dans l’espoir de trouver de petites pépites qu’ils peuvent revendre entre 2 000 et 3 000 francs CFA. Cette somme leur permet d’assurer leur survie quotidienne dans une région frappée par l’extrême pauvreté.

 

Mais les mercenaires russes interdisent formellement à quiconque de toucher à ces déchets miniers. Pour faire respecter cette interdiction, ils donnent des ordres stricts aux gendarmes et aux soldats des Forces armées centrafricaines déployés sur place. Ces militaires centrafricains reçoivent la mission de surveiller les sites et d’empêcher toute récupération.

 

C’est ainsi que ce mercredi 21 janvier, les gendarmes sont arrivés pendant que plusieurs jeunes fouillaient justement ces tas de résidus. Face à l’arrivée des forces de l’ordre, la plupart des ouvriers ont immédiatement pris la fuite pour échapper aux attaques. Le jeune homme blessé n’a pas réagi assez rapidement.

 

Alors qu’il tentait de se relever pour s’enfuir à son tour, un gendarme a ouvert le feu. La balle l’a atteint à la jambe et il s’est effondré au sol, incapable de poursuivre sa course. Les gendarmes l’ont ensuite récupéré sur place.

 

Des habitants sont venus questionner les forces de l’ordre sur les raisons de cette violence gratuite. Les gendarmes ont répondu qu’ils ne faisaient qu’appliquer les consignes transmises par les mercenaires russes. Selon eux, personne n’a le droit d’approcher ces zones de déversement.

 

Cette obéissance stricte aux ordres russes s’explique par un système de sanctions particulièrement dur. Quand un soldat ou un gendarme centrafricain refuse d’exécuter une directive donnée par Wagner, les mercenaires confisquent son arme et l’enferment dans un conteneur métallique. Durant deux ou trois jours, le militaire sanctionné ne reçoit que de l’eau, sans aucune nourriture.

 

Cette méthode pousse les soldats FACA à obéir sans discuter aux instructions des Russes. Au lieu de tirer en l’air pour disperser la foule, comme le recommanderait une intervention mesurée, les gendarmes tirent directement sur les personnes. Le jeune ouvrier a eu la chance que le projectile n’atteigne que sa jambe.

 

L’exploitation de Ndachima par Wagner dure depuis plusieurs années maintenant. Cette présence résulte de l’accord signé entre le groupe de mercenaires et le président Faustin-Archange Touadéra qui les a fait venir en République centrafricaine. Les habitants de la zone vivent sous cette pression permanente, pris entre leur besoin de survivre et l’interdiction de toucher aux restes d’une richesse extraite de leur propre terre​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Opération Hibou sur le site de déplacés de Ngouli à Obo : tortures, tabassages et incendies d’habitations

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Opération Hibou sur le site de déplacés de Ngouli à Obo : tortures, tabassages et incendies d’habitations

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/les-habitations-incendies-a-obo-par-les-forces-de-l-ordre-sur-decision-du-commandant-de-compagnie-de-la-gendarmerie.webp” data-wpel-link=”internal”>Opération Hibou sur le site de déplacés de Ngouli à Obo : tortures, tabassages et incendies d’habitations
Les habitations incendiés à Obo par les forces de l’ordre sur décision du commandant de compagnie de la gendarmerie

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une force mixte dirigée par le commandant de compagnie de la gendarmerie a semé la terreur à Obo, sur le site des déplacés de Ngouli mardi soir, brûlant des habitations et tabassant femmes, enfants et vieillards.

 

Pour comprendre l’histoire, il faut remonter un peu en arrière. À Obo, le site des déplacés de Ngouli porte le nom du village Ngouli, dont sont originaires ses occupants. Dans le village Ngouli, il y’a quelques années, les habitants avaient fui les rebelles de la LRA il y a plusieurs années pour trouver refuge au centre d’Obo. Mais une fois à Obo, ils se sont regroupés sur un site qu’ils baptisent: Ngouli. Plusieurs années, plus tard, Ce lieu de refuge allait devenir le théâtre d’une violence qu’ils n’auraient jamais imaginée venir de leurs propres forces de sécurité.

 

Ainsi, dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 juin, vers 23 heures, une opération d’envergure s’est abattue sur le camp. Des gendarmes, des policiers et des soldats centrafricains ont mené une opération hibou sur le site. Ils investi les lieux sous les ordres du commandant de compagnie de la gendarmerie de Obo. Cet officier avait déjà fait parler de lui deux semaines auparavant en menaçant publiquement sur les réseaux sociaux de “finir avec la race” des miliciens azandés. C’est un véritable au génocide des Zandé.

 

Les éléments armés ont procédé méthodiquement, fouillant chaque habitation l’une après l’autre. Dès leur arrivée, ils ont commencé à frapper tout le monde sans distinction : hommes, femmes, personnes âgées et même les enfants. La violence déployée cette nuit-là dépassait tout ce que le camp avait connu depuis des jours.

 

Des habitations ont été incendiées par ces criminels. Une femme avec ses enfants a vu sa maison partir en fumée après le passage des militaires. Les soldats ont d’abord fouillé son logement, puis y ont mis le feu sans lui laisser le temps de récupérer quoi que ce soit. Elle n’avait même pas de tente pour se réfugier après l’incendie, se retrouvant à la rue avec sa progéniture en pleine nuit.

 

Le dentiste de la ville d’Obo, qui se trouvait sur le site avec son épouse et ses enfants, a particulièrement souffert. Toute sa famille a été violemment battue sans ménagement. Lui-même a reçu un coup violent à la tête avec un objet contondant qui l’a grièvement blessé, nécessitant son transfert d’urgence à l’hôpital où il se trouve toujours.

 

Même un bébé d’un an n’a pas été épargné par la fureur des assaillants. L’enfant pleurait après avoir été frappé. Au contraire, ils ont continué leurs exactions comme s’ils étaient devenus sourds aux cris de détresse, agissant avec une froideur qui a choqué tous les témoins de la scène.

 

Ces hommes censés protéger la population se sont transformés en véritables bandits de grand chemin. Leur comportement cette nuit-là n’avait plus rien à voir avec une opération de maintien de l’ordre. Ils répétaient ouvertement qu’ils voulaient “finir avec la race Zandé”, reprenant les mots de leur commandant diffusés sur les réseaux sociaux.

 

Plutôt que d’affronter les miliciens azandés retranchés dans la brousse à Bambouti, les forces de sécurité préfèrent s’en prendre aux civils sans défense à Obo. Ils craignent visiblement les combattants armés et reportent leur frustration sur la population du camp. Cette lâcheté explique pourquoi des femmes, des vieillards et des enfants deviennent les cibles d’une violence aussi disproportionnée.

 

Le chef du village de Ngouli, également chef du site de déplacés, a dû prendre la fuite avant l’opération. Les forces de l’ordre l’accusent de soutenir les miliciens azandés, ce qui a fait de lui un homme recherché. Il a traversé le fleuve Mbomou pour se réfugier en République démocratique du Congo, abandonnant malgré lui la population restée sur place.

 

Son départ n’explique pourtant en rien la violence exercée contre les autres habitants du camp. Si les forces de sécurité pensent vraiment que ce chef soutient la milice, pourquoi punir des femmes, des enfants et des personnes âgées qui n’ont aucun lien avec les combattants? Cette logique collective de punition vise manifestement toute une communauté pour les actions supposées de quelques-uns.

 

Les miliciens azandés en question se trouvent à plus de mille kilomètres de Bangui, dans des zones reculées. Ils ont pris les armes en réaction aux exactions commises par les rebelles et les Mercenaires russes contre les populations locales. Leur mouvement d’autodéfense s’oppose certes aux autorités, mais cela ne justifie en rien de massacrer des civils innocents installés dans un camp de réfugiés.

 

Les propos tenus il y a deux ans par Fidèle Gouandjika , ministre conseiller du président, résonnent aujourd’hui d’une manière glaçante. Il avait déclaré sur Facebook être prêt à armer pour commettre un génocide en cas de tentative de coup d’État. Ces mots, largement diffusés et documentés par les organisations de défense des droits humains, semblent trouver un écho dans ce qui se passe actuellement à Obo.

 

La situation dans la préfecture du Haut-Mbomou empire de jour en jour sans que personne ne réagisse. Les casques bleus de la Minusca, pourtant présents dans la zone, observent sans intervenir. Leur passivité rappelle celle qui avait précédé le génocide rwandais, quand les signes avant-coureurs étaient déjà visibles mais ignorés par la communauté internationale.

 

Aucun média n’a jusqu’ici relayé ces événements qui se déroulent pourtant sous les yeux de tous. Les organisations humanitaires gardent le silence face à ce qui ressemble de plus en plus à une préparation de nettoyage ethnique. Les habitants de Ngouli, déjà déplacés une première fois par la violence de la LRA, subissent aujourd’hui celle de leur propre armée dans une indifférence presque complète. Ils se préparent désormais à quitter le site pour un autre, pourvu qu’ils trouvent la paix.

 

La population de Obo est en colère. Elle demande aux autorités si elle doit quitter la ville pour laisser que les forces des voyous sur place ?

 

Par Éric Nzapa

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Les femmes doivent rentrer, mais pas les hommes : étrange appel des autorités de Bambouti aux réfugiés centrafricains au Soudan du Sud

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Les femmes doivent rentrer, mais pas les hommes : étrange appel des autorités de Bambouti aux réfugiés centrafricains au Soudan du Sud

 

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Les soldats FACA en fuite au Soudan du sud dans le camp des réfugiés.

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Trois semaines après les combats de Bambouti mené par les miliciens d’autodéfense Azandé, les autorités de Bambouti lancent un appel inhabituel aux réfugiés centrafricains qui ont fuit pour rejoindre le Soudan du sud : les femmes peuvent rentrer à Bambouti, les hommes, non.

 

Le 28 décembre 2025 aux environs de quatre heures du matin, des miliciens azandés ont pris d’assaut Bambouti, ville frontalière du Haut-Mbomou avec le Soudan du sud. Lors de cette ataque, les soldats des forces armées centrafricaines ont quitté leurs positions quinze minutes après les premiers coups de feu. Cette débandade rapide a permis aux assaillants de capturer le sous-préfet et son garde du corps gendarme et récupérer la ville en moins de 30 minutes.

 

Ces deux responsables se trouvent toujours entre les mains des miliciens. Une semaine plus tard, le 1er janvier 2026 entre cinq heures et quinze heures, les mercenaires du Groupe Wagner ont lancé une contre-attaque. Les affrontements ont coûté la vie à six Mercenaires russes et blessé un septième avant que la ville ne repasse sous leur contrôle.

 

Le lendemain 2 janvier, les miliciens azandés ont tenté sans succès de reprendre Bambouti. Depuis lors, les Mercenaires russes et les soldats de forces armées centrafricaines occupent la ville de Bambouti ensemble. Des milliers d’habitants ont fui vers le Soudan du Sud durant ces événements violents.

 

Pendant ce temps, le mercredi 21 janvier 2026, une délégation composée de soldats et d’autorités locales s’est rendue dans les camps de réfugiés au Soudan du sud. Ils tentent de persuader les déplacés centrafricains à rentrer dans leur pays. Mais contre toute attente, leur message a étonné les déplacés : seules les femmes peuvent regagner Bambouti, les hommes doivent rester en exil. Selon les autorités, ce sont les hommes qui ont causé les problèmes dans la ville de Bambouti.

 

Cet appel discriminatoire des autorités de Bambouti pousse les réfugiés à s’interroger sur sa base légale. Aucune loi connue n’autorise pareille séparation des familles selon le sexe des personnes déplacées. Comment peut-on condamner tous les hommes à l’exil collectif.

 

Les réfugiés se demandent quelle logique guide une telle mesure. Les femmes devraient abandonner leurs époux au Soudan du Sud pour rentrer seules à Bambouti avec leurs enfants. Personne ne comprend comment des autorités peuvent imaginer qu’une mère acceptera de laisser le père de ses enfants en exil.

 

Les familles restent dans l’expectative face à cette annonce. Certaines femmes refusent catégoriquement de partir sans leurs conjoints malgré les difficultés de la vie dans les camps. D’autres s’interrogent sur les véritables intentions derrière cet appel au retour sélectif des autorités de Bambouti.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Peut-être ils veulent les femmes pour aller constituer leurs esclaves sexuelles ? Affaire à suivre.

 

Par Éric Nzapa

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Une pluie meurtrière frappe Bossemptélé : des morts, des habitations détruites

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Une pluie meurtrière frappe Bossemptélé : des morts, des habitations détruites

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une violente pluie s’est déchainée mercredi 21 janvier 2026 vers les après-midi vers 16 heures sur Bossemptélé, causant des destructions considérables dans plusieurs quartiers de cette sous-préfecture de l’Ouham-Pendé, située à 307 kilomètres de Bangui sur l’axe menant vers Béloko, à la frontière camerounaise.

 

Les précipitations ont emporté plusieurs habitations, dont celle d’une famille peule qui a payé le prix le plus lourd. Deux enfants ont péri dans l’effondrement de leur maison. D’autres membres de la famille ont été transportés au centre de santé local avec diverses blessures.

 

Après quelques heures, les nuages se sont dispersés, laissant derrière eux un paysage dévasté dans plusieurs quartiers de Bossemptélé, notamment le quartier Vallé,  quartier Gardien mais également le quartier Galilée. De nombreuses constructions ont été entièrement détruites, forçant leurs occupants à chercher refuge chez des proches ou des voisins.

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/une-partie-des-habitations-detruites-lors-de-la-pluie-du-mercredi-21-janvier-2026.webp” data-wpel-link=”internal”>Une partie des habitations détruites lors de la pluie du mercredi 21 janvier 2026
Une partie des habitations détruites lors de la pluie du mercredi 21 janvier 2026

 

Les familles touchées se retrouvent aujourd’hui sans toit, contraintes de recommencer à zéro. Certaines ont perdu l’ensemble de leurs biens dans cette catastrophe qui a frappé la localité en plein milieu de semaine. Le personnel médical continue de s’occuper des personnes admises suite à l’incident, pendant que les rescapés tentent de récupérer ce qui peut encore l’être parmi les décombres.​​​​​​​​​​​​​​​​

Dans un quartier de Bossemptélé après la pluie dévastatrice de la veille, mercredi 21 janvier 2026. Photo CNC
Dans un quartier de Bossemptélé après la pluie dévastatrice de la veille, mercredi 21 janvier 2026. Photo CNC

 

Par Simplice Mbaïré

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Agriculture en RCA : l’ex-détenu Maxime Balalou poursuit son délire propagandiste

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Agriculture en RCA : l’ex-détenu Maxime Balalou poursuit son délire propagandiste

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/balalou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le clepto-mythomane Maxime Balalou est de retour
Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors de sa conférence de presse, l’ex-détenu devenu porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, s’est encore illustré dans ce qu’il sait faire de mieux : transformer un discours creux en propagande grossière. Cette fois, il a tenté de convaincre que l’agriculture et l’agro-industrie seraient devenues les piliers stratégiques du Plan national de développement (PND). Un récit délirant, écrit par d’autres mais placé dans sa bouche, qui ne fait que confirmer l’écart abyssal entre les annonces officielles et la réalité vécue par les Centrafricains.


 

 

Maxime Balalou a d’abord rappelé que l’agriculture faisait partie des secteurs dits stratégiques, aux côtés des infrastructures et de l’éducation. Il a ensuite sorti des chiffres spectaculaires, évoquant un partenariat avec un groupe indien à hauteur de 800 milliards de francs CFA pour développer la culture industrielle du manioc et de la canne à sucre. Selon lui, ce projet permettrait d’installer des machines, d’augmenter les surfaces cultivables sur des milliers d’hectares et de transformer les produits localement pour créer une véritable « chaîne de valeur ». Dans son récit, le manioc ne serait plus vendu brut mais transformé, générant une valeur ajoutée et ouvrant la voie à un « vecteur de développement ».

 

Ces annonces relèvent du délire pur et simple. Parler de 800 milliards pour le manioc dans un pays où les paysans travaillent encore à la houe, sans routes praticables ni énergie stable pour alimenter une seule usine, c’est se moquer ouvertement de la population. Le ministre Maxime Balalou a même évoqué des « zones économiques spéciales » et des usines de transformation, alors que dans de nombreuses provinces, les champs sont abandonnés faute de sécurité, et que la plupart des récoltes périssent faute de moyens de conservation ou de transport.

 

Le porte-parole Maxime Balalou a également insisté sur le rôle de l’énergie, présentée comme indispensable pour soutenir cette révolution agricole. Mais chacun sait que l’électricité est un luxe rare en RCA, même à Bangui. Comment peut-on sérieusement prétendre alimenter des usines de transformation alors que des quartiers entiers restent plongés dans le noir ? La logique est absente, et l’écart entre la rhétorique officielle et la vie réelle saute aux yeux.

 

Derrière cette mise en scène, c’est tout un gouvernement qui instrumentalise l’agriculture comme vitrine électorale. Les Centrafricains connaissent bien ce scénario : on a déjà entendu parler de 5 000 forages jamais réalisés, d’un aéroport moderne au PK-28 jamais construit, ou encore d’une cité futuriste sur l’île des Singes, sans mentionner les différentes, comme banque des tourougou, banque des waligara, banque des boubanguéré…. Aujourd’hui, c’est le manioc et la canne à sucre qui sont brandis comme symboles d’un avenir radieux, alors que la misère rurale continue de s’aggraver.

 

En présentant ce projet comme une priorité absolue du PND, Maxime Balalou ne fait que poursuivre un délire Politique qui frise l’obsession. Ce discours n’a rien d’un programme agricole crédible : c’est une fiction électorale, un décor fabriqué pour masquer l’échec du régime sur tous les plans. À force de multiplier les promesses irréalistes, le pouvoir ne récolte qu’une chose : le ridicule.

 

La vérité, les Centrafricains la connaissent déjà. L’agriculture reste une activité de survie, soutenue uniquement par les efforts des paysans eux-mêmes, sans infrastructures, sans crédits agricoles, sans appui technique réel. Et ce ne sont pas les envolées délirantes d’un ex-détenu Maxime Balalou recyclé en porte-parole qui changeront cette réalité.

 

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Les marchés de paris football : au-delà des résultats traditionnels

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Image d’illustration

 

Les statistiques récentes montrent une évolution marquante. Soixante-dix pourcent des amateurs prévoient de parier sur la Coupe du Monde 2026, mais seulement 7% se sentent vraiment confiants. Cette réalité révèle un décalage intéressant entre l’enthousiasme et la compréhension réelle des marchés disponibles. Pour naviguer dans cet univers complexe, de nombreux parieurs se tournent vers des plateformes établies comme 1xBet officiel, qui proposent une gamme étendue de marchés et d’outils pour mieux comprendre les options de paris.

L’essor des marchés alternatifs dans le football moderne

Les paris sportifs ont connu une transformation significative depuis 2020. Les données du secteur indiquent que 27% des paris dans les grands marchés concernent maintenant des combinaisons complexes. L’analyse des tendances de paris football montre que les parieurs recherchent des options offrant un meilleur équilibre risque-récompense que les simples pronostics vainqueur.

Les marchés principaux qui dominent actuellement le secteur:

  • Les deux équipes marquent (BTTS) avec des côtes généralement supérieures à 1,50
  • Le total de buts avec différentes lignes de 1,5 à 4,5
  • Les corners avec des prédictions sur des lignes de 4,5 à 11,5
  • Les cartons jaunes et rouges basés sur l’historique des arbitres
  • Les combinaisons de marchés via les constructeurs de paris
  • Les paris en direct avec ajustements en temps réel
  • Les statistiques de joueurs individuels

Comprendre les marchés de buts

Le marché “les deux équipes marquent” représente l’un des paris les plus populaires après le résultat final. Les chiffres de la Premier League 2024-2025 révèlent que les trois scores les plus fréquents – 1-1, 2-1, et 2-2 – représentent respectivement 11,85%, 9,63%, et 7,78% des matchs. Ces scores satisfont tous les critères BTTS.

Les données historiques montrent qu’environ 50% des matchs se terminent avec les deux équipes au score. Cette proportion varie selon les ligues et les équipes spécifiques. Liverpool, par exemple, concédait 1,50 buts par match à l’extérieur en 2017-2018 tout en marquant 2,17 buts, créant des opportunités intéressantes pour les paris BTTS.

Les marchés de corners et leur potentiel

Les corners constituent un marché de niche apprécié pour son imprévisibilité relative. Les prédictions de corners dans le football montrent que les écarts entre les probabilités des modèles mathématiques et les cotes des bookmakers créent des opportunités de valeur. Les paris sur les corners offrent des alternatives aux marchés traditionnels de résultats ou de buts.

Le calcul de la probabilité implicite à partir des côtes suit la formule: (100 / cotes). Par exemple, des cotes de 1,90 pour plus de 10,5 corners impliquent une probabilité de 52,63%. Les parieurs peuvent identifier des opportunités lorsque leurs modèles suggèrent une probabilité différente.

Les facteurs influençant le nombre de corners incluent le style de jeu des équipes, leur position au classement, et l’importance du match. Les équipes attaquantes génèrent généralement plus de corners, particulièrement lorsqu’elles affrontent des adversaires défensifs qui privilégient le jeu en contre-attaque. Des plateformes comme 1xbet Mauritanie permettent aux parieurs d’accéder à ces marchés spécialisés, notamment ceux liés aux corners, selon les options proposées.

Les statistiques montrent que certaines ligues présentent des moyennes de corners plus élevées que d’autres. La Bundesliga et la Premier League enregistrent souvent des moyennes supérieures aux championnats plus tactiques comme la Serie A italienne.

L’évolution technologique des paris en direct

Les paris en direct ont transformé l’expérience des parieurs. Les plateformes modernes offrent des mises à jour de cotes en temps réel, permettant aux parieurs de réagir aux événements du match. Un carton rouge, un changement tactique, ou une pression intense en fin de match créent souvent des lignes mal évaluées pendant quelques secondes ou minutes.

Les données de 2026 indiquent que plus de 80% des paris se placent maintenant via mobile, avec les paris en direct représentant une part croissante de cette activité. L’intégration des médias et des analyses générées par intelligence artificielle transforme la manière dont les parieurs évaluent les performances en temps réel.

Les marchés de joueurs individuels

Les paris sur les performances individuelles connaissent une popularité croissante. Les bookmakers proposent maintenant des marchés détaillés sur les buteurs, les passeurs, les tirs cadrés, et même la vitesse de course des joueurs. Ces marchés permettent aux parieurs de capitaliser sur leur connaissance spécifique des joueurs plutôt que des équipes.

Les statistiques avancées comme les expected goals (xG) influencent maintenant les décisions. Les équipes générant un xG élevé mais ne concrétisant pas peuvent représenter des opportunités, tandis que celles sur-performant leur xG pourraient être surévaluées par le marché.

La recherche montre que les parieurs spécialisés dans une ou deux ligues obtiennent de meilleurs résultats que ceux diversifiant excessivement. La compréhension des tendances tactiques, des effets de déplacement, et des styles d’arbitrage spécifiques apporte des avantages mesurables.

Les marchés de paris football en 2026 offrent une diversité sans précédent. Les parieurs informés qui traitent cette activité comme un investissement plutôt qu’un simple pari bénéficient d’outils analytiques sophistiqués et de multiples options stratégiques pour maximiser leurs chances de succès.

 

Centrafrique : La fermeture de la clinique MSF de Bonga-Bonga annonce une hécatombe sanitaire pour la septième république des voyous  

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La fermeture de la clinique MSF de Bonga-Bonga annonce une hécatombe sanitaire pour la septième république des voyous  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/accident-avenue-david-dacko.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : La fermeture de la clinique MSF de Bonga-Bonga annonce une hécatombe sanitaire pour la septième république des voyous  
Les victimes de l’accident sur l’avnue David Dacko transportées à la clinique du MSF à Bongabonga. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après dix ans de pouvoir marqués par le chaos et l’abandon de la population, la Centrafrique s’apprête à vivre une catastrophe sanitaire totale. L’annonce de la fermeture de la clinique MSF de Bonga-Bonga, dans le quartier Sica à Bangui, sonne comme un arrêt de mort pour des milliers de Centrafricains. Dans un pays où l’État ne parvient même pas à faire fonctionner les hôpitaux de la capitale, où chaque jour des dizaines d’accidents de moto, de blessés et de malades affluent vers cette unique structure fiable, la disparition de MSF laisse présager le pire. Le chaos sanitaire qui se profile n’est que le reflet d’une décennie de gestion catastrophique.

 

Chaque jour à Bangui, capitale de la République centrafricaine, ce sont des dizaines d’accidents de taxi-moto et de véhicules qui se produisent dans la capitale et ses environs. Les victimes affluent même depuis les villes de l’intérieur du pays, cherchant désespérément des soins à Bangui. Blessés graves, mourants, accidentés de la route : tous convergent vers la clinique MSF de Bonga-Bonga dans le quartier Sica. Cette structure est devenue, au fil des années, le dernier recours pour une population abandonnée par son propre État.

 

Mais l’ONG Médecins sans frontières (MSF) doit fermer dans le courant de l’année cette clinique spécialisée en traumatologie et en chirurgie orthopédique et viscérale. Pour les familles centrafricaines qui comptent leurs morts et leurs blessés quotidiennement, cette fermeture représente bien plus qu’une simple réorganisation humanitaire. C’est la fin de leur seul espoir de survie dans un système de santé totalement effondré.

 

« Nous continuons à nous substituer à l’Etat dans des domaines basiques », souligne Peter Orr, responsable de MSF en Centrafrique. Ses mots résonnent comme un constat d’échec pour un régime qui, après dix ans au pouvoir, n’a toujours pas été capable de garantir les services les plus élémentaires. « Le ministère de la santé a du mal à faire fonctionner des hôpitaux, même dans la capitale, explique l’humanitaire. Il manque de tout : médecins, médicaments, routes… » Les chiffres parlent d’eux-mêmes et dressent le portrait d’une nation au bord du gouffre. Le pays dispose au total de deux lits de réanimation, tous tenus par la Minusca, la mission des Nations unies. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 53 ans, tandis que la mortalité infantile oscille entre 8 et 10 %. La mortalité maternelle atteint 700 pour 100 000 naissances, un niveau parmi les plus élevés au monde.

 

Ces statistiques catastrophiques placent la Centrafrique à la 191e place sur 193 au classement mondial de l’indice de développement humain. 66 % de la population centrafricaine vit sous le seuil de pauvreté, avec moins de 2,15 dollars par jour. Après une décennie au pouvoir, le bilan est accablant et la souffrance de la population ne fait que s’aggraver.

 

Et pourtant, au terme d’une élection totalement verrouillé en décembre 2025, le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra s’est octroyé un troisième mandat. Sept années supplémentaires s’annoncent, portant à dix-sept ans la durée totale de son règne. Pour une population déjà exsangue, cette perspective sonne comme une condamnation à poursuivre dans le chaos et l’abandon.

 

Mais la catastrophe ne s’arrête pas à la fermeture de MSF à Bonga-Bonga. Le retour au pouvoir de Donald Trump aux États-Unis a déclenché une vague de retraits massifs. L’Usaid, l’agence de développement américaine, a cessé toutes ses activités en Centrafrique dès janvier 2025. Le Programme alimentaire mondial (PAM), la FAO, l’Unicef : tous ces organismes internationaux réduisent drastiquement leur présence ou se retirent complètement.

 

Cette hémorragie d’acteurs humanitaires intervient au pire moment pour la Centrafrique. Les ONG internationales ont vu leurs budgets amputés d’environ 40 % en 2025, après un premier recul en 2024. Cinq ONG ont déjà dû plier bagage, et 1 100 salariés locaux ont été licenciés. Le Programme alimentaire mondial a perdu 56 % de ses financements pour la Centrafrique, laissant un million de personnes sans aide.

 

Dans ce contexte d’effondrement généralisé, la fermeture de la clinique MSF de Bonga-Bonga à Sica prend des allures d’apocalypse sanitaire. Quand les portes de cette structure se fermeront définitivement, les dizaines d’accidentés quotidiens n’auront plus nulle part où aller. Les familles en deuil se multiplieront, les blessés mourront faute de soins, et le chaos déjà insupportable atteindra des sommets jamais vus.

 

Après dix ans de pouvoir catastrophique et face à sept années supplémentaires qui s’annoncent, la Centrafrique sombre dans un désastre humanitaire total. La fermeture de MSF Bonga-Bonga n’est que le symbole le plus visible d’un abandon généralisé. Pour le peuple centrafricain, c’est une sentence de mort collective qui se profile à l’horizon.

 

Par Alain Nzilo

 

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Comment l’ex-chef rebelle Kalite Abdoulaye Amar, condamné à perpétuité pour crimes, dirige actuellement la sécurité du PK5 grâce au général Paraba de l’OCRB

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Comment l’ex-chef rebelle Kalite Abdoulaye Amar, condamné à perpétuité pour crimes, dirige actuellement la sécurité du PK5 grâce au général Paraba de l’OCRB

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-chef-rebelle-kalite-abdoulaye-amar.webp” data-wpel-link=”internal”>Le chef rebelle Kalite Abdoulaye Amar
Le chef rebelle Kalite Abdoulaye Amar

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Recherché pour braquages des ONG à Bria puis à Kaga-Bandoro, l’ex-chef rebelle Kalite Abdoulaye Amar circule actuellement armé dans la capitale. Sa condamnation à perpétuité ne l’empêche pas de travailler pour l’office central pour la répression du banditisme (OCRB ).

 

 

Le parcours de monsieur Kalite Abdoulaye Amar  est impressionnant. Kalite Abdoulaye Amar  est jonché des crimes de différentes catégories. Kalite Abdoulaye Amar  débute sa carrière en 2013 avec la coalition Séléka. Après la chute du régime de la Séléka en 2014, il fuit vers Bria et s’enrôle auprès du général rebelle Yaya Scout. Cette association ne dure pas longtemps.

 

À la mort de Scout, Kalite et ses compagnons changent de méthode. Ils se lancent dans le vol de bétail chez les éleveurs Peuls de la Haute-Kotto. Mais cette activité ne rapporte visiblement pas assez. Il rejoint alors les rangs du général Aba Tom, ex-comezone du FPRC à Bria.

 

C’est en 2018 que les choses prennent une tournure plus grave. Kalite s’implique dans une série d’attaques contre des agences humanitaires à Bria. MSF France subit deux assauts, le premier en avril, le second début juillet. Entre ces deux raids, Oxfam se fait aussi dévaliser fin juin.

 

Les attaques suivent toujours le même schéma. Les assaillants débarquent en pleine nuit, neutralisent les gardiens et emportent matériel et argent liquide. Pour MSF, l’opération se déroule vers deux heures du matin.

 

Ces agressions répétées fragilisent le travail des humanitaires. Plusieurs ONG commencent à douter de leur capacité à rester dans cette zone déjà compliquée. Aider les populations devient carrément périlleux quand les bases elles-mêmes sont attaquées.

 

Rappelons qu’avant d’arriver à Bria, Kalite Abdoulaye Amar  a déjà fait sa preuve dans les braquages à Kaga-Bandoro. Les ONG dans cette ville de la Nana-Gribizi tremblent dès que son nom est prononcé. Finalement, La Minusca finit par le chasser de Kaga- Bandoro pour ses activités criminelles. C’est en ce moment qu’il retournait à Bria pour mener à nouveau ses principales activités que tout le monde le sait : le braquage des ONG. Dans cette ville de la Haute-Kotto, Kalite Abdoulaye Amar monte une véritable équipe de braqueurs. Mais son ambition ne s’arrête pas là. En janvier 2021, il tente l’aventure avec la Coalition des Patriotes pour le Changement lors de l’offensive contre Bangui.

 

L’assaut échoue et Kalite prend la route du retour. Il est blessé à Grimari pendant sa fuite mais parvient quand même à regagner Bria. Une fois sur place, il accepte le désarmement et rentre finalement dans la capitale. Ce retour marque le début d’une nouvelle vie.

 

Aujourd’hui, cet homme condamné par contumace à la réclusion à perpétuité vit sans être inquiété à Bangui. Il dirige la sécurité du marché de Kilomètre 5, dans le troisième arrondissement. C’est lui le chef des gardiens des boutiques. Mais son dans toutes ces histoires, l’homme a son principal protecteur  en Betton : le directeur de l’OCRB, le général de police Armel Paraba.

 

Dans son entente avec le général Paraba, ce dernier lui fournit une arme de service et lui verse 200 000 francs CFA chaque mois. En échange, Kalite Abdoulaye Amar joue un nouveau rôle. Il devient le dénonciateur en chef au PK5. C’est lui qui montre au général Paraba qui il doit arrêter, qui il ne doit pas arrêter. Tous les gros bonnets du quartier qui tombent passent d’abord par ses dénonciations.

 

Une fois arrêté par l’OCRB, ces pauvres commerçants vont devoir sortir des millions avant de se détacher de l’étau de la police.

 

Normalement, si la CPS fait bien son travail, Kalite Abdoulaye Amar devrait être arrêté  depuis pour crime de guerre et crime contre l’humanité. Mais hélas, l’homme continue de circuler librement, et surtout avec une arme à sa possession.

 

Par Gisèle  MOLOMA

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Kidnappées par des criminels Russes : deux jeunes filles agressées sexuellement par les miliciens du groupe Wagner après la finale de la CAN projetée à Ndélé

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Kidnappées par des criminels Russes : deux jeunes filles agressées sexuellement par les miliciens du groupe Wagner après la finale de la CAN projetée à Ndélé

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-450×208-1.jpg” data-wpel-link=”internal”>Kidnappées par des criminels Russes : deux jeunes filles agressées sexuellement par les miliciens du groupe Wagner après la finale de la CAN projetée à Ndélé
Des mercenaires russes à Sibut, dans la Kemo . Photo CNC

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La finale de la coupe d’Afrique des nations opposant le Maroc au Sénégal s’est terminée dans l’horreur à Ndélé. Deux jeunes filles ont été enlevées par des mercenaires de la milice russe Wagner au moment de la dispersion de la foule. Elles ont subi des viols avant d’être libérées aux premières lueurs du jour.

 

La soirée du dimanche 18 janvier dernier devait rester gravée dans les mémoires pour des raisons sportives. Des centaines de personnes s’étaient rassemblées dans les lieux publics de Ndélé pour suivre le match décisif de la compétition continentale, avec une projection publique organisée par la Minusca.

 

C’est précisément à cause de cette initiative de la mission onusienne qui a poussé les jeunes dans les espaces publics de Ndélé pour suivre cette finale. Après la victoire du Sénégal sur le Maroc,  la foule se dispersait immédiatement après le coup de sifflet final. Ce que les téléspectateurs ne savaient pas, les mercenaires du groupe Wagner ont tendu un guet-apens dans un coin noir pour kidnapper des jeunes filles.

 

Malheureusement, leur stratégie s’avère efficace. Pendant qu’ils attendaient dans un recoin, les miliciens russes ont subitement repéré deux jeunes filles qui prennent leur direction afin de rentrer chez elles. Sans aucune hésitation, ils ont procédé à leur arrestation avant de les emmener de force vers une destination inconnue. Au même moment, les deux jeunes criaient, continuent de crier à haute voix, mais personne n’a osé intervenir face à ces hommes lourdement armés.

 

Finalement, les miliciens russes les ont amené pour une destination inconnue jusqu’au petit matin du lundi 19 janvier 2026, vers 4 heures que les deux jeunes filles sont libérées et rentrer à la maison. La rédaction du CNC a pu les rencontrer, mais les jeunes filles sont encore traumatisées, et ne veulent pas faire plus de témoignages.

 

Pour l’heure, un silence pesant entoure désormais ces agressions sexuelles d’une gravité exceptionnelle. Les victimes ne savent pas vers qui se tourner pour obtenir justice dans un pays où les mercenaires russes opèrent en toute impunité.

 

Par Barthelemy Kossi

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Site minier chinois de Yaloké : quand les soldats FACA transforment des pères de famille en serpents

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Site minier chinois de Yaloké : quand les soldats FACA transforment des pères de famille en serpents

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-superviseur-chinois-en-gilet-des-travaux-parle-aux-deux-conducteurs-chinois-sur-le-chantier-des-travaux-routiers-de-corridor-13-vers-mbaiki-photo-c.jpg” data-wpel-link=”internal”>Des-camions-sur-le-site-minier-chinois-de-Gaga-dans-lOmbella-Mpoko - Centrafrique : Touadéra et la SOPANCA, une alliance dans la quête mafieuse de l'or
Le superviseur chinois en gilet des travaux parle aux deux conducteurs chinois sur le chantier des travaux routiers de Corridor 13 vers Mbaïki. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Sur le site minier chinois de Yaloké, à 245 kilomètres de Bangui, les soldats des Forces Armées Centrafricaines ont franchi dans la nuit du dimanche à lundi 19 janvier 2026 une ligne que personne n’imaginait voir traversée. Des travailleurs centrafricains ont vécu l’humiliation de leur vie.

 

L’histoire commence simplement sur la base centrale minière chinoise de Yaloké. Quelques ouvriers quittent leur poste sans explication particulière. Le patron chinois constate que la production ralentit. Il demande alors aux conducteurs d’engins présents s’ils connaissent d’autres Centrafricains disponibles pour venir travailler comme manœuvres. Les conducteurs de machines appellent leurs frères, leurs amis du quartier. Une dizaine de personnes arrivent rapidement, prêtes à gagner leur pain quotidien.

 

C’est là que le cauchemar débute. Le sous-lieutenant, chef de sécurité de la base  centrale débarque sur la base. Il aperçoit ces nouveaux venus et entre dans une colère inexplicable. “Qui vous a autorisés à venir ici ? Pourquoi personne ne m’a demandé la permission ?”. Les travailleurs expliquent que c’est le propriétaire chinois qui les a fait venir pour compenser les absences. Rien n’y fait.

 

Le militaire exige que tous ces hommes sortent immédiatement du site. Mais avant de partir, ils doivent subir une punition dégradante. Près des conteneurs d’eau, là où le liquide s’écoule et forme des flaques boueuses, l’officier donne son ordre : “Roulez-vous par terre ! Rampez dans la boue comme des serpents !”

 

Des pères de famille, venus chercher du travail honnête, se retrouvent à plat ventre dans la saleté. Ils rampent, s’enfoncent dans la vase, avancent sur le ventre tandis que le militaire les surveille. Certains ont des enfants qui les attendent à la maison. D’autres ont quitté leur repos pour répondre à l’appel d’un employeur. Tous subissent cette dégradation collective sous le regard satisfait d’un voyou en uniforme.

 

La question reste entière : depuis quand un soldat chargé de la sécurité d’un site se prend-il pour le propriétaire des lieux ? Le patron chinois cherche des employés pour faire tourner son exploitation, et voilà qu’un lieutenant s’arroge le droit de décider qui travaille ou non. Pire encore, il invente des châtiments dignes d’une autre époque.

 

Ces FACA qui se croient tout permis oublient leur rôle. Ils sont là pour protéger, pas pour régner. Leur mission consiste à assurer la sécurité, pas à jouer aux petits chefs. Faire ramper des civils dans la boue parce qu’ils cherchent du travail dépasse l’entendement.

 

L’armée nationale devrait former des protecteurs, pas des tortionnaires. Ces hommes portent l’uniforme de la République centrafricaine, censé inspirer le respect et la confiance. Au lieu de cela, ils sèment la terreur et l’humiliation parmi leur propre peuple. Un père de famille qui rampe dans la boue pour avoir accepté un emploi, voilà où nous en sommes.

 

Les témoins racontent que le lieutenant semblait même prendre plaisir à ce spectacle dégradant. Il regardait ces hommes se traîner à terre avec une satisfaction visible. Aucune menace réelle ne justifiait cette réaction. Aucun danger n’était présent. Juste des Centrafricains venus travailler pour nourrir leurs familles.

 

Cette affaire de Yaloké montre jusqu’où certains militaires sont prêts à aller. Ils confondent autorité et tyrannie. Ils pensent que porter une arme leur donne tous les droits sur les civils. Ils oublient que sans ces mêmes civils, leur fonction n’aurait aucun sens.

 

Les travailleurs sont rentrés chez eux sales, épuisés, détruits psychologiquement. Leurs vêtements gardent encore les traces de cette nuit absurde. Leurs corps portent les marques de la boue. Mais c’est surtout leur dignité qui a pris un coup dont certains ne se remettront peut-être jamais. Tout ça parce qu’un officier a décidé qu’ils n’avaient pas demandé sa bénédiction avant de chercher du travail.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Zato

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Vous changez juste le nom des pays, c’est le même texte” : Martin Ziguelé égratigne le rapport de l’Union africaine sur les élections groupées du 28 décembre 2025 en RCA

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Vous changez juste le nom des pays, c’est le même texte” : Martin Ziguelé égratigne le rapport de l’Union africaine sur les Élections groupées du 28 décembre 2025 en RCA

 

“Vous changez juste le nom des pays, c’est le même texte” : Martin Ziguelé égratigne le rapport de l’Union africaine sur les élections groupées du 28 décembre 2025 en RCA
Le porte-parole du BRDC, le député de Bocaranga 3 Martin Ziguelé lors de la conférence de presse de l’opposition démocratique à Bangui le 25 septembre 2025. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après les Élections du 28 décembre, Martin Ziguelé attaque violemment l’Union africaine. L’ancien Premier ministre dénonce des rapports identiques recyclés d’un pays à l’autre sans discernement.

 

Le responsable politique ne cache pas son amertume face aux conclusions de la mission d’observation de l’Union africaine. Selon lui, l’organisation panafricaine reproduit mécaniquement les mêmes constats d’un pays à l’autre, se limitant à modifier uniquement le nom de l’État concerné. Cette pratique vide les rapports de toute crédibilité et réduit l’exercice d’observation à une simple formalité administrative sans portée réelle.

 

Pourtant, l’Union africaine devrait jouer un rôle préventif dans les crises politiques du continent. En tant que panafricaniste convaincu, Ziguelé déplore que l’organisation cautionnement par complaisance des processus électoraux contestables. Les échéances électorales constituent précisément les moments où naissent et se développent les tensions politiques majeures. L’UA rate ainsi l’occasion d’intervenir avant que les situations ne dégénèrent en conflits ouverts.

 

Au-delà de l’Union africaine, d’autres structures inconnues du public centrafricain ont prétendu observer le scrutin. Certaines officines dont personne n’avait entendu parler en dehors de la République centrafricaine ont fait leur apparition. Des usurpateurs sont même allés jusqu’à se réclamer faussement de l’Union européenne pour se donner une légitimité factice auprès de l’opinion.

 

Heureusement, la vigilance de l’UE a permis de démasquer cette supercherie. L’Union européenne, qui avait déjà refusé de financer ces Élections jugées opaques, a rapidement dénoncé cette tentative d’usurpation de son identité. Cette réactivité a évité que l’opinion publique ne soit complètement bernée par ces manœuvres douteuses visant à donner une apparence de transparence à un processus biaisé.

 

Cette agitation traduit l’inquiétude d’un pouvoir conscient de mener une opération contestable. Les autorités ont multiplié les observateurs de circonstance pour créer l’illusion d’un scrutin transparent et régulier. Cette fébrilité démontre que le régime connaît parfaitement la nature problématique de l’opération qu’il conduit et cherche désespérément à la masquer derrière des façades d’observation internationale.

 

Néanmoins, ces artifices ne règlent pas le problème central qui mine la Centrafrique. Les citoyens se retrouvent une fois de plus face à un pouvoir personnel qui s’installe durablement sans respecter l’alternance démocratique. Cette tendance à la personnalisation du pouvoir et à sa confiscation constitue la préoccupation majeure du BRDC et des forces démocratiques du pays.

 

La Minusca n’échappe pas aux critiques acerbes du porte-parole du Bloc Républicain. Cette mission onusienne mandatée pour accompagner le pays porte une lourde responsabilité dans le chaos observé durant le processus électoral. Des procès-verbaux ont mystérieusement disparu, des résultats sont parvenus à l’Autorité Électorale Nationale trois jours après la clôture du scrutin, tout cela sous le regard de la force internationale.

 

En effet, la MINUSCA représente l’État aux yeux des populations locales qui lui accordent leur confiance. Comment expliquer qu’en sa présence, des urnes aient été emportées par des particuliers et que des résultats se soient volatilisés ? La proclamation des résultats avant la fin du dépouillement, sans préciser le caractère partiel de celui-ci, constitue une anomalie que la mission aurait dû empêcher fermement.

 

Quant à la participation de certaines figures d’opposition au scrutin, elle ne change rien à la position du BRDC. Le Bloc maintient qu’il ne prendra part à aucune élection sans dialogue politique préalable. Cette décision vise uniquement à garantir que le choix des Centrafricains soit authentiquement respecté lors des échéances électorales, contrairement à ce qui s’est produit le 28 décembre dernier.

 

Lorsque les électeurs constatent que leur vote compte réellement, l’élu se sent responsable devant eux. En revanche, quand quelqu’un accède au pouvoir sans avoir besoin du soutien populaire, il considère sa fonction comme une propriété personnelle au service d’intérêts claniques ou familiaux. Le BRDC ne réclame aucun privilège particulier mais défend simplement la souveraineté populaire bafouée par ces Élections contestées.

 

Interrogé sur les recours juridiques envisageables, Ziguelé rappelle que son organisation n’a pas participé aux Élections. Le BRDC ne peut donc contester officiellement les résultats devant les instances compétentes. Toutefois, le Bloc reste composé de citoyens centrafricains qui conservent leur droit constitutionnel de s’exprimer sur les événements politiques traversant leur pays et d’alerter sur les dérives constatées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Les voyous du MPC adressent leurs louanges au dictateur de Bangui, Baba Kongoboro

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Les voyous du MPC adressent leurs louanges au dictateur de Bangui, Baba Kongoboro

 

Les voyous du MPC adressent leurs louanges au dictateur de Bangui, Baba Kongoboro
Mahamat Al-Khatim, ancien leader du MPC, reduit à un état d’un gamin, actuellement de retour en Centrafrique, dans le village Ndelé, près de Markounda.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique a publié une lettre pathétique de félicitations au dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera suite à son hold-up électoral à 77,90% des suffrages.

Derrière cette correspondance flatteuse se cache l’histoire peu reluisante d’un groupe armé fondé par Mahamat Al-Khatim, un Tchadien qui vendait du thé à Bangui avant de rejoindre la rébellion. Ce personnage atypique tenait une petite échoppe de thé à la menthe, avec ses tasses et son attirail traditionnel, comme on en trouve partout dans les pays arabes. Mais l’arrivée au pouvoir de François Bozizé en 2013 a changé sa trajectoire.

 

Al-Khatim a profité du chaos pour intégrer les rangs rebelles. Il s’est ensuite rallié à la Séléka quand celle-ci a pris Bangui. Après le départ de Michel Djotodia du pouvoir, chaque faction a pris son chemin. L’UPC d’un côté, le FPRC de l’autre, et Al-Khatim a créé le MPC en 2014.

 

Ce mouvement a participé à la Coalition des Patriotes pour le Changement avant de se retrouver exsangue, vidé de ses troupes. Les démissions se sont multipliées et le groupe s’est réduit à quelques éléments fidèles. C’est à ce moment que le gouvernement centrafricain, par l’intermédiaire de l’organisation italienne Sant’Egidio, a négocié un accord avec Al-Khatim.

 

Le MPC s’est depuis rallié au groupe Wagner. Ensemble, ils mènent des opérations de renseignement et diverses missions dont la nature exacte reste floue. Cette alliance avec les mercenaires russes garantit au mouvement une protection et des ressources qu’il n’aurait jamais eues seul.

 

L’histoire du pick-up de l’ancien premier ministre Nicolas Tiangaye volé reste gravé dans les mémoires. En 2020, les hommes d’Al-Khatim avaient intercepté le véhicule de l’homme politique, Nicolas Tiangaye, alors que celui-ci transportait du matériel électoral pour l’une des candidats de CRPS aux législatives du décembre 2020. Le pick-up a été volé vers Kaga-Bandoro où les éléments du MPC l’ont récupéré avant de l’écouler au Tchad voisin.

 

Cette bande de malfaiteurs se permet aujourd’hui de congratuler Touadéra pour son troisième mandat. La lettre déborde de formules creuses sur le leadership et la vision du président. On y lit des passages sur la paix durable, la cohésion sociale et le bien-être des populations. Des mots qui sonnent faux dans la bouche d’un groupe qui a passé des années à piller et terroriser les civils.

 

Le MPC affirme sa disponibilité à accompagner les initiatives présidentielles. Cette déclaration prend une tournure grotesque quand on connaît le passé du mouvement. Comment des bandits notoires peuvent-ils prétendre contribuer à la stabilité d’un pays qu’ils ont contribué à déstabiliser ?

 

La chronologie parle d’elle-même. Création en 2014, participation à la CPC, déliquescence du groupe, signature d’un accord avec Bangui via Sant’Egidio, rapprochement avec Wagner, puis cette lettre obséquieuse à Touadéra. Chaque étape montre un opportunisme sans faille.

 

Al-Khatim a transformé son commerce de thé en entreprise militaro-politique. Du vendeur ambulant au chef de faction armée, le parcours impressionne par son cynisme. Il incarne parfaitement cette catégorie d’acteurs qui naviguent entre rébellion et compromission avec le pouvoir, au gré des circonstances.

 

La République centrafricaine compte désormais parmi les soutiens officiels du dictateur Faustin-Archange Touadera un groupe qui a volé, rançonné et semé la terreur pendant des années. Le MPC prétend vouloir la prospérité du pays alors que ses éléments ont enrichi leur chef en détroussant les populations.

 

Cette lettre de félicitations n’est qu’un document de plus dans la longue liste des arrangements douteux qui caractérisent la gouvernance en Centrafrique. Les voyous d’hier deviennent les alliés d’aujourd’hui, pourvu qu’ils acceptent de servir les intérêts du régime. Al-Khatim l’a bien compris et joue le jeu avec application.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Obo : la population exige à nouveau le retrait des mercenaires russes pour retrouver la paix

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Obo : la population exige à nouveau le retrait des Mercenaires russes pour retrouver la paix

 

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Image d’illustration

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Obo, chef-lieu du Haut-Mbomou, les autorités préfectorales convoquent régulièrement depuis 10 jours les chefs de quartiers. Ces réunions, tenues devant les Russes, abordent les conditions nécessaires au retour de la stabilité dans la région.

 

La rencontre du samedi 10 et 17 rassemblent également des éléments des forces armées centrafricaines, des gendarmes et des policiers. Les chefs des quartiers et des villages y transmettent les doléances de leurs administrés. Mais les sons ne sont pas changés tout de même. Le message reste identique d’une réunion à l’autre : les habitants souhaitent des négociations pour la paix, mais posent une condition ferme.

 

Cette exigence concerne directement la présence russe dans la préfecture. La population réclame le départ immédiat des mercenaires russes du Haut-Mbomou. Selon les chefs coutumiers, ce retrait permettrait à la région de retrouver rapidement sa sérénité d’antan. Les habitants estiment que sans ces combattants criminels venus d’ailleurs, la tranquillité reviendrait naturellement.

 

Face à cette demande répétée, les mercenaires russes justifient leur maintien sur le terrain. Ils rappellent lors de chaque réunion qu’ils n’agissent pas de leur propre initiative. Leur déploiement à Obo, Bambouti, Zémio, Djema et dans d’autres localités résulte d’une décision présidentielle. C’est Touadéra lui-même qui les a envoyés dans le Haut-Mbomou en raison des troubles que connaît la zone.

 

Leur position demeure donc inflexible sur ce point précis. Les mercenaires affirment qu’ils ne peuvent quitter les lieux sans instruction officielle du président centrafricain. Tant que Touadéra ne formule pas expressément cette demande de départ, ils resteront déployés dans la préfecture.

 

Parallèlement à ces échanges tendus, le préfet traverse lui aussi une période délicate. Après avoir menacé et même frappé le maire de Obo, membre de l’ethnie Zandé majoritaire dans la région, il a modifié son discours. Il présente désormais des excuses à la population et se dit incompris dans ses actions.

 

Cette tentative d’apaisement ne convainc guère les habitants d’Obo. La majorité de la population le désigne comme le responsable principal de la situation actuelle. Les gens l’accusent d’avoir lui-même fait venir les mercenaires russes dans leur ville. Cette perception alimente la méfiance envers l’administration préfectorale et complique les discussions en cours.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Centrafrique : deux soldats radiés illégalement pour avoir tiré au réveillon du Nouvel An

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Centrafrique : deux soldats radiés illégalement pour avoir tiré au réveillon du Nouvel An

 

Bangui-Mpoko-par-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : deux soldats radiés illégalement pour avoir tiré au réveillon du Nouvel An
des-soldats-FACA-en-patrouille-au-qkuartier-derriere-laeroport-de-Bangui-Mpoko-par-CNC – RCA : couvre-feu dans la capitale, trois jeunes interpellés par les forces de l’ordre et déposés à Bimbo

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’état-major des Forces armées centrafricaines a radié deux militaires pour avoir tiré des coups de feu lors du réveillon du Nouvel An 2026 à Bangui. Cette sanction intervient alors que des centaines de soldats ont fait de même partout dans le pays sans être inquiétés.

 

Depuis trois décennies de troubles en Centrafrique, chaque passage à la nouvelle année s’accompagne de tirs nourris dans tous les quartiers. Les militaires perpétuent cette habitude malgré les interdictions répétées de la hiérarchie. L’état-major émet régulièrement des notes menaçant de sanctions tout soldat qui ne respecterait pas cette règle. Personne n’en tient compte.

Le réveillon 2026 n’a pas dérogé à cette coutume bien ancrée. Dans les provinces comme à Bangui, les détonations ont retenti toute la nuit. À Ouanda-Djallé par exemple, les tirs ont commencé dès 19 heures pour ne cesser qu’à 4 heures du matin. Des dizaines de militaires ont vidé leurs chargeurs sans retenue, créant un vacarme ininterrompu.

 

Les Mercenaires russes ont également participé aux festivités. Ils ont lancé des feux d’artifice et tiré en l’air sans qu’aucune remarque ne leur soit adressée. Pour eux, aucune restriction ne semble s’appliquer. Ils jouissent d’une liberté totale dans leurs agissements, y compris lorsqu’il s’agit de décharger leurs armes en pleine ville.

 

Plusieurs semaines après le réveillon, l’état-major a pris une décision surprenante. Deux soldats basés à Bangui ont été radiés des Forces armées centrafricaines. Parmi la foule de militaires ayant tiré cette nuit-là dans la capitale, seuls ces deux hommes ont été punis. Les raisons de ce choix restent floues.

 

À Ouanda-Djallé, où les tirs ont duré neuf heures d’affilée avec la participation massive de l’ensemble des soldats, aucune sanction n’a été prise. Les soldats de province continuent leur service comme si de rien n’était. Cette différence de traitement entre Bangui et les autres villes laisse perplexe quant aux critères employés par l’état-major.

 

La radiation de deux soldats sur des centaines ayant enfreint la même règle donne l’impression d’une action symbolique. L’état-major cherche peut-être à démontrer qu’il applique sa discipline, même si cela ne concerne qu’une infime portion des contrevenants. Pendant ce temps, les mercenaires russes échappent à toute forme de contrôle et les garnisons provinciales ignorent tranquillement les directives venues de la capitale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Cardinal Nzapalaïnga : “Les gens qui sont là sont les plus oubliés au bout du monde”

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Cardinal Nzapalaïnga : “Les gens qui sont là sont les plus oubliés au bout du monde”

Cardinal Nzapalaïnga : “Les gens qui sont là sont les plus oubliés au bout du monde”
Le cardinal Nzapalainga Dieudonné lors de sa conférence de presse le 4 décembre 2019 à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga, archevêque métropolitain de Bangui, a effectué du 29 au 31 août dernier une mission pastorale dans plusieurs villages de la préfecture de l’Ombella-Mpoko : Bokassi, Manduli et Nzimba. De retour de cette visite, il a livré un témoignage accablant sur les conditions de vie des populations riveraines du fleuve Oubangui.

 

“Les gens qui sont là sont les plus oubliés au bout du monde”, déclare d’emblée le Cardinal. Cette phrase résume à elle seule la situation de ces villages situés pourtant à seulement 40-45 kilomètres de Bangui, mais qui semblent abandonnés par l’État.

 

Le prélat décrit des conditions de vie qu’il qualifie lui-même de “dégradantes, inhumaines, à la limite de l’abandon”. Trouver des enseignants est difficile dans ces zones. Les postes de santé existent mais manquent de médicaments. Les populations sont contraintes de s’approvisionner auprès de vendeurs ambulants dont personne ne connaît l’origine des produits.

 

Sur l’accès à l’eau potable, le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga dresse un tableau particulièrement inquiétant : “On a des patients qui tirent de l’eau du fleuve. Les gens vont au fleuve pour chercher de l’eau, boire. Avec l’eau on lave les habits, avec l’eau on se baigne, tout se passe là”.

 

Cette absence de forages d’eau potable provoque des maladies diarrhéiques, des infections, des problèmes oculaires. “On s’attend que les gens puissent avoir la diarrhée, que les gens puissent tomber malades, qu’ils aient des problèmes aux yeux et autres, parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives”, constate-t-il.

 

Le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga a également découvert une pratique de racket particulièrement choquante. De nombreux jeunes de ces villages viennent étudier à Bangui ou Bimbo. Pendant les vacances, ils retournent dans leurs villages pour couper du bois qu’ils vendent ensuite pour payer leur scolarité et leur logement.

 

“J’étais vraiment surpris d’apprendre que ces jeunes qui font des efforts énormes sur les pirogues pour venir, eh bien, vous avez les militaires le long du fleuve qui imposent ce qu’ils appellent la formalité. Il faut donner à chaque fois soit 500 francs et 6 branches de bois”, explique Nzapalaïnga.

 

Selon ses calculs, un jeune qui part de Manduli doit se préparer à dépenser 35 000 francs CFA en “formalités” diverses avant d’arriver à Bangui. “Finalement, quand il arrive, la moitié de l’argent est parti déjà à payer ces gens qui sont normalement payés par l’État et qui devaient faciliter et aider les gens à circuler.”

 

Cette dénonciation du racket pratiqué par des militaires sur des jeunes qui tentent simplement de financer leurs études constitue un témoignage rare de la part d’une autorité religieuse de si haut rang.

 

Sur l’état des routes, le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga n’est pas plus rassurant : “Si vous arrivez à Botembi, il y a un tronçon très dangereux et nous-mêmes, à l’aller comme au retour, notre véhicule est resté dedans. On a traversé des difficultés pour sortir de ce tronçon-là”.

 

Interrogé sur l’attitude des autorités face à cette situation, Dieudonné Nzapalaïnga reste diplomatique mais ferme : “J’attire l’attention de ceux qui sont à la tête de ce pays en disant, si nous avons des moyens, pensons à orienter aussi vers ces gens-là au niveau de santé, au niveau scolaire”.

 

Le prélat refuse de dire que les autorités ont “oublié” ces populations, préférant formuler un appel : “Si hier les autorités n’ont pas entendu, aujourd’hui les autorités viennent d’entendre qu’il y a des villages qui existent le long du fleuve”.

 

Cette formulation diplomatique cache mal la réalité : ces villages sont bel et bien abandonnés par un État qui concentre ses maigres ressources sur Bangui et quelques autres centres urbains.

 

La principale préoccupation de ces populations, selon le Cardinal, reste l’éducation : “Ils ont envie que leurs enfants, même si beaucoup n’ont pas été à l’école, puissent étudier et sortir de ces situations”.

 

Ce témoignage du Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga sur les conditions de vie dans des villages situés à moins d’une heure de route de la capitale devrait provoquer une réaction des autorités. Absence d’eau potable, manque de médicaments, écoles sans enseignants, racket des militaires sur des jeunes qui tentent de s’en sortir,  la liste des dysfonctionnements est longue.

 

Ces villages du secteur fleuve appartiennent administrativement à l’archidiocèse de Bangui. Géographiquement, ils sont proches de la capitale. Mais dans les faits, ils vivent comme s’ils se trouvaient à l’autre bout du pays comme dans le Haut-Mbomou ou la Vakaga, coupés de tout, abandonnés à leur sort.

 

Le Cardinal Dieudonné Nzapalaïnga conclut son appel par ces mots : “Je voudrais bien qu’ils puissent vivre dignement”. Cette aspiration minimale – vivre dignement – semble hors de portée pour ces Centrafricains qui tirent leur eau du fleuve, achètent des médicaments de provenance douteuse à des vendeurs ambulants, et voient leurs enfants rackettés par des militaires censés les protéger.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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