La RCA et la France : Une relation basée sur des suppositions et des non dits
Rédigé le .
Par : Jean-Pierre MARA.
Depuis mon adolescence à Mala, j’entends des Centrafricains affirmer que ‘‘on a dit que le sous-sol de la RCA appartient à la France’’ ou encore ‘‘Il parait que la France aurait dit que le sous-sol centrafricain lui appartient’’. Mais de ceux qui soutiennent ce postulat, personne ne peut produire une copie de la convention secrète sur cette questiin du sous-sol Centrafricain appartenant à la France.
Le Code noir, ordonnance royale de 1685 élaborée par Colbert [1619-1683] et destinée à réglementer le statut juridique des esclaves ou encore l’ensemble de textes de lois qui maintenaient les populations colonisées, aussi appelées indigènes, dans un statut juridique dit le Code de l’indigénat adopté le 28 juin 1881 et aboli par une loi le 7 avril 1946 restent les documents qui font référence à la notion. A l’indépendance, certains pays ont élaboré leurs nouvelles législations, d’autres comme la RCA ont simplement adapté le code de l’indigénat. Dans leur démarche du ‘’Copier-Coller’’, il est difficile pour des pays comme la RCA de continuer d’accuser et de se victimiser.
De ma vie, je n’ai jamais entendu un homme politique français revendiquer la propriété des terres dans les anciennes colonies. J’aimerai bien connaître la revendication que la France aurait adressé au Gouvernement Centrafricain concernant l’attribution de Bakouma au Wagner ou encore la cession de Ndassima à la Russie. Ce sont généralement les Africains eux-mêmes qui brandissent ce type de discours, sans pour autant être en mesure de le prouver concrètement que leurs sous-sol appartient à la France. Généralement, les Etats anciennement colonies françaises passent sous silence la question de la gestion des terres et des terres rares depuis les indépendances, y compris ceux qui se réclament du panafricanisme, comme c’est peut-être le cas au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Les affirmations sur les difficultés d’exploitation du sous-sol sont utilisées pour justifier nos difficultés à concevoir des programmes politiques et économiques en matière de gestion dans l’utilisation de ses ressources du sous-sol avec ou sans l’accord de la France. Pourtant depuis les années 1980, des sociétés chinoises exploitent des sites à ciel ouvert en République centrafricaine. Récemment, les Russes exploitent le site de Bakouma uranifère ou le site de Ndassima aurifère sans pourtant que cette même France ne brandisse cette fameuse loi selon laquelle le sous-sol centrafricain lui appartiendrait. On a été berné pendant des années par un mensonge politique pour cacher incapacité de l’Etat dans l’exploitation de nos ressources minérales. Le sous-sol du territoire de l’Oubangui-Chari, avant de devenir République Centrafricaine ou RCA, même sous la période d’esclavage puis colonisé n’a jamais été déclaré à partir de 7 mètres de profondeur propriété de la France comme certains colons et certains colonisés l’ont toujours vendu.
Je me rappelle avoir eu une discussion avec d’autres Africains sur la question de la Colonisation mais aussi sur la question de l’Esclavage.
Sur l’esclavage, je crois que le premier esclave était un Slave. Et dans la Rome antique, il y avait des esclaves. Si aucun descendant slave ou romain ne va revendiquer de nos jours une compensation pour l’esclavage, le noir est fier de s’y investir. Il me semble aussi que la Mauritanie a été le dernier pays dans le monde a pratiqué officiellement l’esclavage.
La RCA ne peut pas s’accrocher à ce sujet pour justifier son retard car des peuples qui ont vécu l’esclavage s’en sortent bien comme c’est le cas d’un petit Etat en terme de superficie, le Bénin. Fier de son passé, le Bénin s’emploie activement à restaurer son image et à valoriser son patrimoine historique. Aujourd’hui, de nombreux descendants d’esclaves d’origine béninoise revendiquent fièrement leurs racines. C’est le cas, par exemple, de Claudy Siar, le célèbre animateur de l’émission Couleur Tropicale sur RFI, qui se reconnaît pleinement dans cet héritage.
Jusques à quand va-t-on continuer à s’apitoyer sur notre passé esclavagiste pour prétexter notre sous-développement économique?
Sur la question de l’impact colonial, Oui, je trouve horrible voir inhumain ce que les corvées et le portage ont causé aux Mandjia. Mais je sais aussi que 1/3 de ce que représentent les États Unis était colonisé par la France. Aujourd’hui la Louisiane et le Canada n’utilisent pas la colonisation pour justifier les problèmes qu’il y a dans ces régions. Je me dis que c’est vrai que la colonisation est l’une des raisons de notre situation. Mais je refuse de tout justifier par la Colonisation.
Il y a eu des Legs de la Colonisation que les dirigeants Centrafricains ont détruit. Un exemple est Lakandja proche de Grimari. A l’époque coloniale, il y avait une activité industrielle dans cette ville pour ravitailler la métropole en cordes de fibre végétale.
Il y a eu Ngoulinga une ville où on a expérimenté puis développé une variété d’arachides qui permettait de produire de l’huile de très bonne qualité que les ‘gouvernements postindépendance ont liquidé.
Autrefois, dans les années 1980, certaines sociétés de bois établies dans l’ancienne Sangha-Économique produisaient déjà du contreplaqué utilisé comme plafond dans les maisons. Aujourd’hui, paradoxalement, la République centrafricaine en est réduite à importer aussi bien de l’huile végétale que des feuilles de contreplaqué des pays voisins.
Cette publication veut soulever une préoccupation quand à la responsabilité et à la Conscience des citoyens de l’Oubangui qui ont pris le pouvoir à l’indépendance :
- A) Comment expliquerons-nous à nos enfants que c’est le gouvernement légitime de la RCA qui a signé un accord avec la Russie et les Wagner de Prigojine, permettant à ces derniers d’intervenir en RCA, dans des actions qui ressemblent fortement à une forme de colonisation ?
- B) Comment expliquerons-nous aux futures générations de Centrafricains que c’est le Président voté par les Centrafricains qui vend les terres de la RCA aux Étrangers à travers la Tokenisation des ressources du sous sol. Et si les Étrangers achetaient massivement les terres, que deviendront les Centrafricains sur leur propre terre ?
La discussion soulève des préoccupations sur la responsabilité de ceux qui gouvernent depuis les Indépendances. La responsabilité de la situation actuelle incombe aux Centrafricains et la colonisation ne peut plus expliquer l’Etat actuel de la RCA.
Comment est-ce que les Centrafricains peuvent rester indifférents quand leur élu au suffrage universel déclare qu’il a l‘’insigne honneur ‘’ d’avoir signé le décret qui met en vente des hectares du territoire centrafricain pour quelques BitCoins. Pire, la nationalité Centrafricaine est mise en vente à travers un programme de Tokenisation des ressources du sous sol Centrafricain ! Je crois que l’argumentation de la droite française sur la colonisation et sur le colonialisme n’est rien comparée à ce que les Centrafricains font eux-mêmes de leur pays, et de leurs semblables depuis les Indépendances.
Car, que se passera-t-il si les acquéreurs décident d’acheter tout le territoire ? Vendre son pays de cette façon n’est-il pas un crime aussi grave que la colonisation ou l’esclavage ?
Tous nous avons été à l’école. Mais il n’y a aucune volonté réelle pour découdre avec nos responsabilités. Nous pratiquons un système sans le remettre en cause, sans être critiques avec nous-mêmes.
Nous remettons la responsabilité de nos actes systématiquement sur d’autres. Demain comment allons-nous expliquer la présence des mercenaires étrangers Wagner et Rwandais à nous-mêmes ? Hier la France est venue par la Force. Aujourd’hui, avec fierté, c’est nous qui allons chercher les étrangers et les payer pour venir nous coloniser.
Voilà le débat qui devrait être à l’ordre du jour avant les élections voulues et organisées par l’Union Européenne et par la Minusca en République centrafricaine.
Jean-Pierre Mara,
Ingénieur diplômé des grandes écoles allemandes
Ancien Député
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
