Dans une intervention à la radio Ndékè Luka, le leader du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution a livré un diagnostic impitoyable de l’état de la République centrafricaine. Crépin Mboli-Goumba n’épargne aucun aspect de la gestion gouvernementale, pointant du doigt une décennie d’échecs qui plonge le pays dans une spirale destructrice.
La capitale Bangui, située au cœur du pays, incarne selon lui tous les dysfonctionnements du système. “Il n’y a pas d’eau, il n’y a pas d’électricité, il n’y a pas de travail”, énumère-t-il sans détour. Cette absence des services élémentaires s’accompagne d’autres fléaux : divisions communautaires, insécurité galopante, réseau routier défaillant et pollution généralisée. Pour Mboli-Goumba, la capitale Banguis’est muée en “enfer” pour ses habitants.
Si Bangui souffre, l’arrière-pays endure une situation encore plus dramatique. Le responsable politique évoque “l’enfer que vivent nos compatriotes de l’intérieur du pays”, une formule qui résume la détresse des populations rurales. Dans des villes comme Bossangoa (305 km de Bangui), Bambari (385 km) ou Berberati (584 km), les carences sont amplifiées par l’éloignement et l’abandon des autorités centrafricaines.
L’homme politique impute cet effondrement à une décennie de mauvaise gouvernance. “Après 10 ans de rien”, déplore-t-il, fustigeant l’incapacité du pouvoir à apporter des réponses concrètes aux attentes légitimes des citoyens. Il dénonce particulièrement l’attitude des dirigeants lors du récent congrès du parti au pouvoir, le MCU, où des Centrafricains ont été, selon ses termes, “vilipendés” au lieu d’être écoutés.
Face à cette situation, Mboli-Goumba appelle à un sursaut de lucidité. Un leadership responsable devrait, selon lui, reconnaître ses limites et “passer la main” à d’autres parmi les cinq millions de Centrafricains aptes à redresser la barre. Il réclame également des excuses publiques pour les “conséquences sur des vies humaines” générées par ces années d’échecs.
Cette charge frontale du leader du BRDC dessine le portrait d’un pays en perdition, où l’absence de services essentiels, conjuguée à l’insécurité et aux fractures sociales, menace la stabilité nationale. De Bangui aux confins de l’arrière-pays, la même détresse unit les Centrafricains dans une épreuve commune qui appelle des solutions urgentes et une refondation politique profonde.
À quelques semaines de l’échéance électorale du 28 décembre où il brigue un nouveau mandat illégal, Faustin-Archange Touadéra jongle entre campagne électorale et équilibrisme géopolitique. Son principal casse-tête demeure ses relations avec la Russie, qui multiplie les pressions pour imposer la transition entre Wagner et sa nouvelle structure, Africa Corps, directement rattachée au ministère russe de la Défense.
Dans cette équation complexe, le président centrafricain a identifié un potentiel médiateur : les Émirats arabes unis. Selon L’Afrique Intelligence, Touadéra prévoit de se rendre prochainement à Abu Dhabi pour conclure un arrangement financier et sécuritaire avec le président émirien Mohammed bin Zayed Al Nahyan.
Selon Afrique intelligence, cette diplomatie triangulaire s’est concrétisée lors d’une réunion discrète organisée le 12 septembre dernier à Abu Dhabi. Le président centrafricain Baba Kongoboro y a rencontré Mohammed bin Zayed, qui avait organisé la présence d’un envoyé de Vladimir Poutine. La rencontre incluait également Taha Osman Ahmed al-Hussein, figure éminemment controversée disposant de passeports congolais, saoudien et émirien. Ce conseiller privé de Mohammed bin Zayed, sanctionné par Washington depuis 2023, représente les intérêts de Mohamed Hamdan Dagalo, surnommé “Hemeti”, commandant des Forces de soutien rapide au Soudan.
Pour Abu Dhabi, faciliter les discussions entre Bangui et Moscou répond à une logique précise : consolider les voies d’approvisionnement vers les milices de Hemeti, qui ont pris le contrôle d’El-Fasher le 26 octobre, opération accompagnée de violences contre les populations civiles et des crimes graves qui pourraient couter chère au Président centrafricain devant la CPI.
Il convient de rappeler que la Russie de Vladimir Poutine présente à Bangui une facture mensuelle de 15 millions de dollars en liquide pour le déploiement d’Africa Corps, rapporte L’Afrique Intelligence dans son édition du 21 juillet 2025. Cette somme représente plus de la moitié des recettes internes prévues au budget 2025 du pays. Face à des autorités russes inflexibles, Touadéra s’est tourné vers les Émirats, qui se montrent ouverts à discuter d’un financement.
En contrepartie, Abu Dhabi vise à transformer la Centrafrique en plateforme logistique criminelle pour approvisionner Hemeti, notamment depuis Birao, selon L’Afrique Intelligence du 31 mars 2025. Cette route s’ajouterait aux circuits existants via le nord du Tchad, où les Émirats contrôlent l’aéroport d’Amdjarass mais redoutent une fragilisation du président Mahamat Idriss Déby face à des contestations internes.
Cette manœuvre dévoile la diplomatie à double visage de Touadéra. Officiellement, le président centrafricain affiche son soutien au général Abdel Fattah al-Burhan, l’homme fort de Khartoum qui bénéficie de l’appui russe. Dans les faits, en réalité, Baba Kongoboro soutient les rebelles soudanais. Ces arrangements avec Abu Dhabi le placent officiellement désormais du côté de Hemeti, l’adversaire de Burhan. Ce double jeu s’explique par des considérations financières : sans le financement émirien, Bangui ne peut régler la facture imposée par Moscou. Touadéra navigue ainsi entre des alliances contradictoires, sachant que chacun de ses partenaires poursuit ses propres objectifs et que les engagements pris aujourd’hui pourraient se révéler caducs demain.
Les Émirats promettent des investissements dans les secteurs aurifère et énergétique, ainsi qu’un projet aéroportuaire près de Bangui incluant un centre de maintenance pour la compagnie Emirates destiné à l’Afrique centrale et une installation solaire de grande envergure. Toutefois, l’intervention émirienne dans la région s’accompagne de déstabilisations notables, Abu Dhabi jouant un rôle actif dans le conflit soudanais qui génère une crise humanitaire majeure.
Depuis son implantation en 2017, Wagner s’est rendu incontournable pour le régime centrafricain. Dmitri Sytyi, trentenaire officiellement à la tête de la Maison russe, a structuré un système qui a survécu à la mort d’Evgueni Prigozhin en août 2023, note L’Afrique Intelligence du 23 mai 2024.
Avec l’arrivée prévue d’environ 1 000 hommes d’Africa Corps début 2026, Sytyi devrait officiellement devenir conseiller présidentiel. Touadéra, qui lui accorde sa confiance, craint particulièrement un affaiblissement de son dispositif de protection. Le chef d’État redoute notamment les services de renseignement soudanais fidèles au général Burhan, très actifs à Bangui.
Dmitri Sytyi réorganise actuellement son dispositif pour cohabiter avec Africa Corps, qui devrait intégrer certains de ses éléments. Bien qu’il abandonne la formation des Forces armées centrafricaines, il envisage de redéployer ses contingents vers des zones reculées mais stratégiques comme la Vakaga, proche du Soudan, en concentrant davantage ses activités sur l’exploitation minière.
Au lycée de Miskine, la rentrée scolaire vire au cauchemar pour les élèves
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/04/Limage-du-chantier-de-construction-du-lycee-de-Miskine-a-Bangui-par-lAFD-exposee-a-lAlliance-francaise-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Limage du chantier de construction du lycée de Miskine a Bangui
Plus de 250 élèves entassés par classe, pénurie criante d’enseignants, infrastructures dépassées : la rentrée scolaire vire au cauchemar dans la capitale comme en province
Au lycée de Miskine, les treize classes de sixième fonctionnent dans des conditions qui défient l’entendement. Plus de 250 élèves s’entassent dans chaque salle de classe, conçue pour en accueillir à peine le quart. Pire encore : l’établissement ne dispose d’aucun professeur d’anglais, de mathématiques ou de sciences physiques pour ces niveaux.
« Comment voulez-vous que nos enfants apprennent dans ces conditions ? », s’indigne un parent d’élève rencontré devant l’établissement. « Ils sont serrés comme des sardines, et quand par miracle un enseignant est là, les élèves du fond ne voient même pas le tableau».
Interrogé sur cette situation catastrophique, le proviseur du lycée semble davantage préoccupé par la gestion financière de l’établissement que par le sort des élèves dont il a la charge. Les frais de scolarité continuent d’être collectés, mais aucune solution concrète n’est apportée à la surpopulation ni au déficit d’enseignants qui paralyse l’année scolaire.
Le lycée de Miskine n’est malheureusement pas une exception. Dans toute la capitale et au-delà, le système éducatif centrafricain agonise sous le poids d’une démographie galopante et d’une absence criante d’investissements dans les infrastructures scolaires.
Au lycée de Miskine, un don japonais a permis la construction d’un bâtiment moderne à double niveau. Mais même avec cet apport providentiel, l’établissement peine à absorber le flux d’élèves répartis entre les différentes séries – de la sixième aux classes terminales, en passant par les filières économiques et littéraires. Six bâtiments pour des milliers d’élèves : l’équation reste impossible.
Si la situation est catastrophique à Bangui, elle confine au chaos dans les villes de province. Là-bas, les établissements fonctionnent souvent sans les équipements les plus élémentaires, tandis que les enseignants affectés dans ces zones désertent leurs postes, faute de conditions de vie décentes et de salaires régulièrement versés.
La population scolaire augmente d’année en année, mais aucun programme ambitieux de construction d’infrastructures éducatives n’a vu le jour. Les rares initiatives restent le fait de partenaires internationaux, comme le démontre l’exemple du don japonais à Miskine.
Cette déliquescence du système éducatif hypothèque l’avenir de toute une génération de jeunes Centrafricains. Comment espérer former les cadres, techniciens et intellectuels de demain quand les conditions d’apprentissage relèvent de la survie plutôt que de la pédagogie ?
Les autorités éducatives semblent avoir abandonné leurs responsabilités, laissant élèves, parents et les rares enseignants encore motivés se débrouiller avec des moyens dérisoires. Pendant ce temps, les frais de scolarité continuent d’être exigés, alimentant un système qui ne produit plus que de l’exclusion et du désespoir.
La question n’est plus de savoir si le système éducatif centrafricain est en crise. Elle est de savoir combien de temps encore il pourra tenir avant l’effondrement total.
Dieudonné Ngoumbango dénonce le système Touadéra qui abandonne les Centrafricains dans la misère d’un système de santé chaotique pour soigner ses proches à l’étranger
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Dans-le-bloc-operatoire-de-lhopital-communautaire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dans la salle du bloc opératoire de l’hôpital communautaire de Bangui
Dieudonné Ngoumbango du parti centriste accuse le pouvoir d’avoir organisé un apartheid sanitaire entre élites et population.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dieudonné Ngoumbango accuse le président Touadéra d’avoir délibérément abandonné les Centrafricains à un système de santé défaillant, tout en réservant les soins de qualité aux élites et aux proches du pouvoir, soignés à l’étranger. Invité de l’émission Patara sur la radio Ndékè Luka, le coordinateur de la plateforme des partis centristes dresse un tableau sévère d’un pays où l’hôpital public ne sauve plus, mais enterre.
Alors que le Mouvement Cœurs Unis prépare la reconduction du président sortant Faustin Archange Touadera, Dieudonné Ngoumbango dénonce une politique sanitaire caractérisée par l’inaction, l’inégalité d’accès aux soins et un mépris assumé pour la population. « Le taux de mortalité infantile est de 123 pour 1000. Ce chiffre est l’un des pires au monde », martèle-t-il, soulignant que ces statistiques ne sont pas abstraites : elles traduisent la réalité quotidienne de milliers de familles abandonnées.
Dans ses propos, Dieudonné Ngoumbango décrit un système de santé vidé de ses moyens humains et matériels. « À l’intérieur du pays, certains hôpitaux n’ont qu’un ou deux médecins. Et encore », affirme-t-il, dénonçant une couverture sanitaire réduite à des slogans. Il balaie d’un revers de main les arguments du régime sur les prétendues avancées dans le secteur : « Ils disent avoir construit des structures sanitaires ? Qu’ils nous montrent une seule équipée d’un plateau technique digne de ce nom ».
Pour lui, le pouvoir en place s’est contenté d’annonces sans effets, tandis que la population meurt faute de soins primaires. Les femmes enceintes et les enfants sont, selon ses mots, « les premières victimes de cette négligence organisée ». Même les soins dits gratuits pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes sont, selon lui, un leurre : « La gratuité sans équipements, sans médicaments, sans médecins, c’est de la poudre aux yeux. »
Le contraste qu’il dénonce est frontal : alors que les Centrafricains n’ont pas accès à un simple test sanguin ou à une échographie, les dignitaires du régime s’envolent vers l’Europe dès le moindre malaise «. Les ministres, les directeurs, les proches du chef de l’État sont tous soignés à l’étranger. Même le président lui-même », rappelle-t-il. Cette situation, selon lui, montre à quel point le pouvoir méprise le système qu’il est censé bâtir.
Dieudonné Ngoumbango va plus loin, en parlant de trahison : « Ce régime sait que le système est en ruine. Il le sait parce qu’il l’a conçu ainsi. Et plutôt que de le réparer, il réserve les soins aux puissants. » Selon lui, cette fuite permanente vers des hôpitaux étrangers est la preuve que même les tenants du pouvoir n’ont plus confiance dans le système public qu’ils administrent.
Face à ce constat, Ngoumbago remet en question la légitimité même d’une candidature à un nouveau mandat. « Après dix ans à la tête de l’État, et cinq ans comme Premier ministre avant cela, Touadéra n’a rien fait pour changer la donne », tranche-t-il. Il rejette l’argument selon lequel la reconduction du président serait un choix populaire, parlant plutôt d’un système verrouillé où les réalités sont niées, et les échecs maquillés.
Pour Dieudonné Ngoumbango, la pauvreté du système sanitaire est le reflet d’une gouvernance globale défaillante. Il ne s’agit pas d’une négligence ponctuelle, mais d’un choix assumé d’abandonner les plus vulnérables. « Un président qui fuit ses propres hôpitaux pour se faire soigner ailleurs n’a plus sa place à la tête du pays », affirme-t-il.
Dieudonné Ngoumbango conclut son intervention par un appel clair : rejeter un modèle où les élites vivent dans un autre monde, pendant que le peuple meurt dans l’indifférence. « On ne peut pas continuer avec un régime qui soigne les puissants à Paris et laisse les Centrafricains mourir à Bouar ou Bambari faute d’un simple médicament », dénonce-t-il.
Selon lui, cette fracture entre les dirigeants et les dirigés est désormais trop profonde pour être ignorée. Elle exige un changement de cap et une remise en cause du système actuel. « Un pays qui n’a pas de système de santé n’a pas d’avenir », conclut-il.
Bambari : Quand les poubelles et les herbes révèle l’impuissance municipale
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/rond-point-centre-ville-de-Bambari-dans-la-préfecture-de-la-Ouaka-par-Bertrand-Yékoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/08/rond-point-centre-ville-de-Bambari-dans-la-préfecture-de-la-Ouaka-par-Bertrand-Yékoua.jpg” alt=”Sous le soleil brillant, le principal rondpoint du centre-ville de Bambari, le chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, située à 350 kilomètres de Bangui, au centre de la République centrafricaine. Une photo réalisée par le journaliste du Corbeaunews-Centrafrique, monsieur Bertrand Yékoua rond-point-centre-ville-de-Bambari-dans-la-préfecture-de-la-Ouaka-par-Bertrand-Yékoua Alerte info : suicide d’un élément de l’armée nationale au plein centre-ville de Bambari” width=”300″ height=”180″ />rond-point-centre-ville-de-Bambari-dans-la-préfecture-de-la-Ouaka-par-Bertrand-Yékoua – Alerte info : suicide d’un élément de l’armée nationale au plein centre-ville de Bambari
Entre herbes folles et excuses bancales, Abel Matchipata, le maire de Bambari incarne -t-il l’incompétence généralisée des maires ou la faillite d’un système qui abandonne ses citoyens ?
À Bambari, les herbes poussent plus vite que les solutions d’Abel Matchipata. Le maire de cette ville, visiblement dépassé par l’ampleur de la tâche, multiplie les déclarations d’intention pendant que sa commune se transforme en savane urbaine. Entre les bâtiments publics envahis par la végétation et les espaces privés livrés à eux-mêmes, Bambari offre le spectacle désolant d’une administration locale qui a baissé les bras.
Pourtant, les explications du maire frisent la naïveté désarmante. “C’est tout à fait naturel que pendant la saison pluvieuse les herbes puissent pousser”, déclare-t-il avec le sérieux d’un botaniste découvrant la photosynthèse. Effectivement, monsieur le maire, les herbes poussent ! Et c’est justement pour cela qu’on nomme chez nous des responsables municipaux : pour anticiper, organiser, gérer. Mais visiblement, à Bambari, on découvre les saisons avec la même surprise qu’un touriste débarquant sous les tropiques.
Pourtant, devant cette révélation saisonnière, la riposte municipale se résume à l’opération “Kwa Ti Kodro” présidentielle. “Il est question que chaque samedi tous les citoyens puissent prendre leur temps, deux à trois heures, pour désherber”, explique Abel Matchipata. Génial ! Pendant que les taxes municipales se perdent dans les zigzags administratifs, on demande aux contribuables de faire le travail de la voirie bénévolement. Le cynisme a ses limites, mais apparemment pas à l’hôtel de ville de Bambari.
D’ailleurs, cette stratégie du “travail gratuit pour tous” a rapidement montré ses limites. “L’effectif a commencé par se réduire du fait que les gens pensaient qu’après les travaux, il devait y avoir quelque chose”, avoue le maire avec une candeur déconcertante. Quelle surprise ! Des citoyens qui peinent à survivre s’attendaient à être rémunérés pour nettoyer leur ville. Mais non, dans l’univers municipal de Matchipata, l’altruisme doit suffire à nourrir les familles et à motiver les troupes.
Mais le plus pathétique reste la litanie des “succès” municipaux. “Le samedi passé, un groupe a travaillé dans l’enceinte de l’hôpital et un autre au rond-point”, se félicite-t-il comme s’il venait de construire une autoroute. Un hôpital et un rond-point nettoyés par des bénévoles ! Voilà le bilan d’une administration municipale en 2025. À ce rythme, Bambari sera propre vers 2085, si les herbes acceptent de coopérer avec le maire.
Pourtant, face aux bâtiments administratifs envahis par la végétation, le maire découvre soudain les responsabilités de chacun. “Il y a des bâtiments occupés par des fonctionnaires, et leur devanture est envahie par de hautes herbes”, constate-t-il avec la perspicacité d’un détective privé. Alors là, monsieur Matchipata, il faut choisir : soit vous êtes maire et vous faites respecter la réglementation, soit vous êtes commentateur sportif et vous observez le match depuis les tribunes.
Finalement, l’exemple de l’LENI qui a embauché un personnel pour nettoyer régulièrement” le fait rêver. Embaucher du personnel pour l’entretien urbain ! Quelle innovation révolutionnaire ! On se demande pourquoi personne n’y avait pensé avant. Peut-être parce que cela s’appelle tout simplement… la gestion municipale de base.
L’aveu de faiblesse ultime arrive avec la justification finale : “Comme il y a un problème d’effectifs, on ne peut pas tout faire à la fois”, soupire le maire. Bien sûr ! Avec zéro budget alloué au nettoyage, zéro personnel municipal dédié et zéro stratégie cohérente, effectivement, les effectifs manquent. Mais ce n’est pas un problème d’effectifs, monsieur Matchipata, c’est un problème de compétence et de volonté politique.
Abel Matchipata reste pourtant “déterminé à poursuivre les efforts”. Quels efforts exactement ? Continuer à demander aux citoyens de travailler gratuitement ? Espérer que les herbes arrêtent de pousser ? Attendre que la magie opère ? À Bambari, la détermination du maire ressemble davantage à de l’entêtement dans l’incompétence qu’à une véritable volonté de changement. Pendant ce temps, les herbes continuent de pousser, indifférentes aux déclarations municipales et aux opérations présidentielles fantômes.
Une équipe d’investigation de journalistes du CNC a réussi à infiltrer l’intérieur de deux centres de détention clandestins gérés par les mercenaires russes dans la capitale centrafricaine. Ce que nos journalistes ont vu dépasse l’entendement. Torture électrique, cellules minuscules, instruments de supplice. Les images capturées resteront sous scellés jusqu’à nouvel ordre, destinées à la justice internationale.
Aucune personne ordinaire n’avait jamais vu l’intérieur de ces prisons secrètes de Wagner. Ni les nations-unies, ni les Centrafricains qui vivent à côté n’ont pu rien savoir ce qui se passe. Une équipe du CNC a franchi les portes des centres de détention de Wagner. Ce qu’elle a découvert transforme les rumeurs en réalité documentée. Les bourreaux ont des visages, et Touadera est un véritable diable. CNC donne raison à l’ancien ministre Abakar Sabone qui disait que Touadera est un diable. Comment peut-il prétendre prier chaque jour, alors que lui-même autorise qu’on torture ses compatriotes de la sorte ?
Il faut rappeler que depuis plusieurs années, la Cour pénale spéciale poursuit actuellement des Centrafricains pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, notamment concernant les événements survenus à la prison de Bossembélé à l’époque du président François Bozizé. De l’autre côté, la Cour pénale internationale se concentre sur certains responsables centrafricains impliqués dans les exactions de la Séléka et de la milice anti-Balaka en 2013 et 2014. Mais aucune de ces juridictions n’a encore vu ce que des journalistes du CNC viennent de documenter dans la capitale centrafricaine. Aucun enquêteur international des Nations unies ou d’une organisation de droits de l’homme n’a pu constater de ses propres yeux ce qui se déroule dans deux bâtiments gardés secrètement par les Russes dans la capitale, où des hommes disparaissent chaque jour sans laisser de traces.
En effet, les mercenaires russes du groupe Wagner opèrent en Centrafrique depuis plusieurs années. Mais dans les villes de province, les témoignages de leurs exactions sur des civils affluent : égorgements, incendies de villages entiers, exécutions sommaires. Les habitants racontent comment ces hommes de Poutine débarquent, regroupent les suspects, puis disparaissent avec eux. Certains ne reviennent jamais. D’autres réapparaissent des semaines plus tard, le corps marqué de cicatrices qu’ils refusent d’expliquer. Jusqu’à présent, ces récits restaient peu documentés par des médias centrafricains. On savait que Wagner détenait des prisonniers quelque part. On ignorait ce qui se passait dans ces lieux.
Depuis deux ans, sur CNC, nous avons parlé de la prison souterraine des mercenaires russes au camp de Roux. Nous avons également mentionné une seconde prison secrète de Wagner à l’aéroport international de Bangui M’Poko. Nous avons eu des confirmations fermes, mais on ignorait ce qui se passait dans ces prisons clandestines. Les témoignages arrivaient au compte-gouttes, contradictoires parfois, incomplets toujours. Certains anciens détenus murmuraient des bribes d’informations avant de se taire définitivement, par peur des Wagner. D’autres disparaissaient avant d’avoir pu raconter ce qu’ils avaient vécu. Mais une équipe de journalistes du CNC a réussi finalement à pénétrer dans ces deux prisons. Elle a filmé. Les images existent désormais, conservées en lieu sûr, destinées aux juridictions internationales le moment venu.
Selon notre investigation, et c’est confirmé définitivement, le premier site de torture se trouve effectivement dans les sous-sols du camp de Roux.
Mais on y reviendra dans le prochain article sur cette prison souterraine au camp de Roux, pour éviter de faire un long article comme un livre.
Mais la prison secrète de Wagner du camp de Roux n’est qu’une introduction. Le véritable enfer se trouve à l’aéroport international de Bangui M’Poko, dans un hangar que rien ne distingue des autres bâtiments. De l’extérieur, il ressemble à un entrepôt banal. Des murs en béton, un toit en tôle ondulée, quelques fenêtres opaques. Les mercenaires russes y ont établi leur base principale. Ils y stockent leur matériel, y garent leurs véhicules, y installent leurs quartiers.
À l’entrée de la base, il y a un système de dos-d’âne métallique, sous forme de dents de dragon. Impossible de passer ce point de contrôle sans autorisation. Une fois l’entrée franchie, on arrive dans la base principale. La structure du bâtiment montre une organisation minutieuse. Tout autour de la clôture, il y a des miradors où sont postés des mercenaires russes qui surveillent. À l’intérieur, il y a un bâtiment. L’étage supérieur sert de dortoir aux mercenaires russes du groupe Wagner. Ils y ont disposé leurs lits, leurs casiers, leurs équipements personnels. C’est un espace fonctionnel, presque propre, où règne une discipline militaire. Les hommes y dorment, s’y reposent entre les missions, y nettoient leurs armes. Rien de remarquable, si ce n’est la présence de cette vie normale au-dessus de ce qui se déroule en dessous.
Le rez-de-chaussée raconte une tout autre histoire. Vu de l’extérieur, il semble vide, abandonné peut-être. Pas de fenêtres. Mais à l’intérieur, les mercenaires ont aménagé un dédale de cloisons et de grillages. Ils ont créé un espace invisible depuis l’extérieur, un labyrinthe que seuls eux connaissent. Au centre court un couloir étroit, à peine large de deux mètres. De chaque côté, des portes métalliques. Cinq à gauche, d’autres à droite. Chaque porte porte un numéro peint à la hâte.
Les quatre premières cellules à gauche présentent des dimensions à peu près similaires. Environ deux mètres de longueur sur deux mètres cinquante de largeur. Un homme de taille moyenne peut s’y tenir debout, faire quelques pas, se retourner. Le sol est en béton brut, froid en permanence. Pas de mobilier, pas de couverture, rien. Les prisonniers s’assoient contre les murs, tentent de dormir recroquevillés dans un coin. À travers les barreaux qui composent le haut des portes, ils aperçoivent le couloir et, surtout, les autres détenus. Chacun voit les visages dans les cellules d’à côté. C’est exactement comme des cages métalliques pour chiens, des lions ou en un mot des animaux, , mais en grande taille. Chacun entend les gémissements, les pleurs, les cris qui résonnent quand viennent les interrogateurs.
Puis il y a la cinquième porte. Elle se distingue des autres par sa couleur rouge, une peinture écaillée appliquée directement sur le métal rouillé. Cette cellule défie toute logique humaine. Ses dimensions ne dépassent pas un mètre en longueur et un mètre en largeur. Un mètre carré. Un espace où un homme ne peut ni s’allonger complètement, ni se tenir debout confortablement s’il mesure plus d’un mètre soixante-dix.
Le prisonnier qui entre dans la cellule rouge doit immédiatement choisir une position. S’il tente de s’asseoir normalement, ses genoux touchent la porte. S’il essaie de s’allonger en diagonale pour gagner quelques centimètres, sa tête heurte un mur tandis que ses pieds butent contre l’autre. S’il veut étendre ses jambes, il doit placer son dos contre une paroi et ses pieds contre celle d’en face, le corps plié en deux. Cette posture devient vite insupportable. Les muscles se tétanisent. Les articulations hurlent. Au bout de quelques heures, certains supplient qu’on les laisse sortir, même pour les torturer, juste pour pouvoir bouger.
La cellule rouge ne sert pas à détenir les prisonniers ordinaires. Elle constitue une punition en elle-même, un châtiment que les gardiens réservent à ceux qui résistent trop longtemps aux interrogatoires, à ceux qui refusent de parler malgré les coups. On les y enferme pour une journée, parfois deux. Quand ils en ressortent, leurs corps portent les marques de cette immobilité forcée : des crampes violentes, des engourdissements, parfois des lésions musculaires. Mais surtout, leur mental a basculé. La plupart acceptent alors de répondre à n’importe quelle question, d’avouer n’importe quoi, pourvu qu’on ne les renvoie pas dans ce cercueil vertical.
De l’autre côté du couloir s’ouvrent d’autres portes. Celles-ci ne donnent pas sur des cellules mais sur des salles plus grandes, hermétiquement closes. Aucune ouverture vers l’extérieur, aucune circulation d’air. Juste des murs aveugles et une porte blindée qui étouffe les sons. C’est là que se pratique la torture méthodique, celle qui nécessite du matériel et du temps.
Dans la première salle, des structures en bois brut occupent le centre de l’espace. On dirait des établis de menuisier, mais leur fonction n’a rien d’artisanal. Ce sont des bancs de torture. Les mercenaires y attachent leurs victimes avec des sangles en cuir, bras et jambes écartés. Une fois le prisonnier immobilisé, les séances commencent. Elles peuvent durer des heures, avec des pauses calculées pour laisser la douleur s’installer pleinement avant de recommencer.
Des câbles électriques pendent du plafond, reliés à un générateur installé dans un coin. Le dispositif permet d’administrer des décharges électriques de différentes intensités. Les tortionnaires fixent les électrodes sur les parties les plus sensibles du corps : les doigts, les orteils, les organes génitaux, les mamelons, les tempes. Ils commencent généralement par de faibles voltages, juste assez pour provoquer des spasmes involontaires et une douleur aiguë. Si le prisonnier ne parle pas, ils augmentent progressivement la puissance. Les muscles se contractent violemment. Le corps se cabre. Certains se mordent la langue jusqu’au sang. D’autres perdent connaissance. On les ranime avec de l’eau froide, puis on recommence.
Au fond de cette même salle se dresse un objet particulièrement terrifiant : une chaise en bois fixée au sol. Vue de loin, elle ressemble à un siège ordinaire, avec un dossier et des accoudoirs. Mais son assise cache un mécanisme diabolique. Une plaque de métal percée de dizaines de pointes acérées recouvre le siège. Ces pointes mesurent environ cinq centimètres de longueur, assez pour transpercer les fesses sans atteindre les organes vitaux. Un système hydraulique actionné par une manette permet d’abaisser progressivement un plateau supérieur qui appuie sur les épaules de la victime.
Le prisonnier est assis de force sur cette chaise. On l’attache solidement pour l’empêcher de se relever. Au début, les pointes touchent à peine la peau des fesses et de l’arrière des cuisses. Puis l’opérateur commence à actionner la manette. Le plateau descend millimètre par millimètre, poussant le corps vers le bas. Les pointes pénètrent lentement dans les chairs. La douleur devient intolérable. Le sang commence à couler, imbibant le siège. Plus le plateau descend, plus les pointes s’enfoncent profondément dans les fesses. Certains prisonniers hurlent jusqu’à perdre la voix. D’autres s’évanouissent. Ceux qui résistent le plus longtemps gardent des séquelles permanentes : des cicatrices profondes, des lésions nerveuses, l’incapacité de s’asseoir normalement pendant des mois.
Une autre salle contient du matériel plus classique mais tout aussi redoutable : des bidons d’eau, des planches inclinées, des tissus épais. C’est là que se pratique la technique du waterboarding, cette simulation de noyade qui brise les résistances psychologiques les plus solides. Le prisonnier est attaché sur une planche, la tête en contrebas. On lui couvre le visage d’un tissu, puis on verse de l’eau sur son nez et sa bouche. L’eau s’infiltre dans les voies respiratoires. Le cerveau panique, convaincu que le corps se noie. Les réflexes de survie se déclenchent. La victime se débat, tente désespérément de respirer, mais ne parvient qu’à aspirer plus d’eau. Après quelques secondes, on arrête. Le prisonnier tousse, crache, reprend son souffle. Puis on recommence. Encore et encore.
Les mercenaires du groupe Wagner ont importé ces techniques de leurs interventions précédentes en Russie, en Syrie, en Libye. Ils les ont perfectionnées, adaptées aux conditions du pays. À Bangui, ils opèrent en toute impunité, comme des demi-dieux. Personne ne vient inspecter leurs installations. Personne ne demande à voir les registres de détenus, qui d’ailleurs n’existent pas. Les hommes qui entrent dans ces prisons n’apparaissent sur aucune liste officielle. S’ils meurent sous la torture, leurs corps disparaissent sans laisser de traces. On pense au boucher de Zemio déporté à Bangui par les Wagner, puis retrouver mort à la morgue de l’hôpital général de Bangui. C’est sur et certain que les Wagner l’ont passé dans leur centre de détention à l’aéroport international de Bangui Mpoko.
Les habitants de Bangui passent tous les jours devant l’aéroport M’Poko. Ils voient les mercenaires russes circuler dans leurs véhicules blindés. Certains les saluent, persuadés que ces étrangers protègent le pays contre les rebelles. D’autres détournent le regard, mal à l’aise sans savoir exactement pourquoi. Mais presque personne ne soupçonne ce qui se déroule derrière ces murs anonymes, à quelques centaines de mètres des quartiers où des familles préparent le repas du soir pendant que des hommes hurlent dans des cellules insonorisées.
Les images filmées par l’équipe de journalistes documentent chaque détail de ces installations. Les caméras ont capturé les dimensions exactes des cellules, les instruments de torture alignés sur les établis, les traces de sang séché sur les murs et les sols.
Ce matériel reste pour l’instant sous scellés, conservé en lieu sûr hors de Centrafrique. Le moment venu, il sera transmis aux juridictions internationales compétentes. Les procureurs de la Cour pénale internationale devront alors élargir leurs enquêtes. Ils ne pourront plus se contenter de poursuivre uniquement les responsables centrafricains de la Séléka ou de la milice anti-Balaka. Ils devront examiner le rôle des mercenaires russes, du président Faustin-Archange Touadera, du chef d’état-major, du directeur général de la gendarmerie, du directeur général de la police, du ministre de la Défense, des magistrats, du ministre de l’Intérieur, etc., dans la perpétuation des crimes contre l’humanité sur le territoire centrafricain. Les preuves existent désormais. Elles attendent leur heure.
Ndèkè-Luka: Quand la radio du peuple exploite le peuple via la mafia congolaise de la fondation Hirondelle
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/desire-nzey-le-coordinateur-congolais-du-service-support-de-la-fondation-hirondelle-proprietaire-de-la-radio-ndeke-luka.webp” data-wpel-link=”internal”>Désiré Nzey, le coordinateur congolais du service support de la fondation Hirondelle, propriétaire de la radio Ndékè-Luka
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La Fondation Hirondelle, propriétaire suisse de la radio Ndèkè-Luka, accumule depuis des années les pratiques douteuses en République centrafricaine. Sous la direction de la mafia béninoise et congolaise, l’exploitation des centrafricains prend racine.
Ouboule Abalo, Béninois, représente officiellement la Fondation Hirondelle en République centrafricaine. À ses côtés, Désiré Nzey, un mafieux Congolais de la RDC, occupe le poste de coordinateur du service support. Ces deux hommes dirigent une institution qui trahit ses propres principes.
Pourtant, la station se targue d’être la voix des Centrafricains, leur porte-parole auprès du monde. Pourtant, elle piétine ceux qu’elle prétend défendre. Des gardiens, des chauffeurs, des agents d’entretien ou autres, recrutés à Bangui ou dans les villes de province, travaillent depuis quatre, cinq, parfois sept ans sous contrat journalier. Imaginez-vous cela? Dans quel pays on peut voir cela ?
Imaginez, certains de ces hommes et ces femmes ont quitté parfois leurs villes avec l’espoir d’un emploi stable dans leur pays. Ils se retrouvent prisonniers d’une instabilité sans fin à la fondation Hirondelle. Chaque jour, ils ignorent si demain leur contrat sera renouvelé. Cette instabilité dure depuis des années, sans que personne n’intervienne, même l’État.
Or, les fonds de l’Union européenne continue d’alimenter pourtant les caisses de la radio Ndèkè-Luka. L’argent arrive régulièrement de Bruxelles, destiné au fonctionnement de cette institution médiatique en RCA. Mais où file cet argent ? Personne ne peut répondre clairement à cette question. Au Bénin ? En RDC ? Difficile de le savoir, sachant que Le coordinateur congolais du service support exerce sa propre mafia sur les finances. Imaginez, lorsque les équipes des journalistes de la radio Ndèkè-Luka préparent leurs activités, établissent leurs budgets et déposent leurs demandes de décaissement, ce mafieux congolais refuse souvent tout simplement de débloquer les fonds. Certaines activités prévues restent ainsi sans financement, gelées par sa seule décision.
Mais voilà qu’un gardien journalier vient d’être licencié après avoir refusé de travailler dans ces conditions difficiles. Trop, c’est trop, s’est-il dit après quatre années de contrats journaliers successifs. Son refus de se présenter au travail a entraîné son renvoi immédiat. Pas de discussion, pas de négociation, juste la porte.
Et voilà maintenant que cet homme a saisi l’inspection générale du travail pour faire valoir ses droits. L’inspection attend maintenant que d’autres employés mal recrutés se manifestent avant d’agir. Une approche passive qui laisse perdurer les abus. Normalement, cette inspection devrait contrôler d’office les entreprises et organisations, vérifier les statuts des salariés, s’assurer du respect du code du travail. Mais rien du tout.
Mais en Centrafrique, ces vérifications n’existent tout simplement pas. Les ONG internationales, les entreprises étrangères opèrent sans surveillance réelle. Aucun contrôle, aucune inspection du travail. Le pays accumule tellement de retards que ses dirigeants se concentrent sur le maintien de leur pouvoir, laissant le champ libre à tous les dérapages.
La loi existe pourtant. Le code du travail centrafricain interdit formellement les contrats journaliers prolongés au-delà de quelques mois. Après une période de 2 ans, l’employé doit obtenir un contrat à durée déterminée, puis indéterminée. Mais personne n’applique ces dispositions à la Fondation Hirondelle.
Le représentant béninois a même licencié abusivement Sylvie Jacqueline Panika, ex-directrice de la radio qui a duré plus de 25 ans dans cette station. Il l’avait d’abord nommée à un poste fictif de chargée de mission à la Fondation Hirondelle avant de s’en débarrasser. Une manœuvre qui en dit long sur les méthodes de gestion.
Dans leur RDC natale, ou encore au Bénin, de telles pratiques ne passeraient jamais. Les syndicats réagiraient, l’inspection du travail interviendrait, les tribunaux sanctionneraient. Mais ici, sur le sol centrafricain, ces responsables étrangers se permettent ce qu’ils ne toléreraient jamais chez eux. En plus de cela, en tant qu’expatriés, ils devraient travailler sur le sol centrafricain au maximum deux ans. Mais c’est le contraire pour ces deux têtes de la fondation Hirondelle en RCA. Le béninois tout comme le congolais accumulent plus de 4 ans sur place dans le pays. Ils dépassent largement les deux s prévus dans la loi.
Cette situation rappelle étrangement les dérapages observés à la Minusca. Là aussi, des employés ont travaillé six, sept ans sous statut des journaliers avant d’être licenciés du jour au lendemain. Les mêmes causes produisent les mêmes effets dans toutes ces structures internationales implantées en Centrafrique.
Voilà maintenant que les employés de Ndèkè-Luka continuent de travailler dans l’incertitude permanente. Chaque matin, ils se lèvent sans savoir si leur contrat journalier sera renouvelé le soir même. Cette épée de Damoclès pèse sur leurs familles, leurs projets, leur dignité.
L’Union européenne continue de financer cette radio censée informer et éduquer la population centrafricaine. Mais pendant que les fonds arrivent, le coordinateur congolais bloque les décaissements pour les activités journalistiques prévues. L’argent reste quelque part dans les comptes, inaccessible pour ceux qui devraient l’utiliser.
Quelle est donc cette gestion ? Les Suisses de la Fondation Hirondelle, confortablement installés dans leurs bureaux helvétiques, imaginent-ils vraiment que tout fonctionne correctement ici ? Savent-ils seulement comment leurs représentants traitent les employés centrafricains
Ce qui est important pour la fondation Hirondelle, avant de recruter un expatrié, il est urgent de vérifier sa moralité. Ce congolais, dont le comportement dépasse le cadre social, pratique à lui seul sa mafia sans s’inquiéter.
Les chiffres publiés par l’Autorité nationale des Élections dans la deuxième circonscription de Batangafo placent le candidat indépendant Armand Asaph KOULAYOM en tête avec 5.023 voix (38,09%), devant Mohamed Babo Trésor du MCU qui totalise 4.889 voix (37,07%). Les deux hommes s’affronteront au second tour, selon l’autorité nationale des Élections.
La proclamation des résultats provisoires la semaine dernière a déclenché une série de manœuvres dans les couloirs du pouvoir. Plusieurs candidats du Mouvement des cœurs unis, habitués à bénéficier d’arrangements en amont du scrutin, découvrent qu’ils devront affronter un ballottage ou reconnaître leur échec. L’ampleur des dossiers à traiter a dépassé les capacités de l’ANE, laissant certaines irrégularités intactes malgré les tentatives de modification.
Face à cette situation, Mohamed Babo Trésor, le griot du régime, a choisi une voie inhabituelle. Au lieu de s’adresser au Conseil constitutionnel, instance normalement chargée de valider les résultats électoraux, le candidat du parti au pouvoir entend solliciter directement le président Touadéra. Son objectif : obtenir l’invalidation de plusieurs bureaux de vote pour franchir la barre des 50% dès le premier tour et éviter ainsi l’incertitude d’un second affrontement avec son concurrent indépendant.
Cette démarche contourne les procédures établies et témoigne d’une conception particulière de la séparation des pouvoirs en République centrafricaine. D’autres candidats du MCU adoptent des stratégies comparables, cherchant à exploiter leurs connexions avec le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera plutôt que de s’en remettre aux voies légales de contestation. Les discussions se multiplient pour déterminer qui pourra bénéficier d’interventions favorables auprès du Conseil constitutionnel.
La question de la nomination directe de députés refait surface dans ces tractations, certains évoquant la possibilité de contourner entièrement le verdict des urnes. Les mécanismes de recours juridique deviennent secondaires quand l’accès direct au chef de l’État semble offrir une solution plus rapide et plus sûre. Cette pratique transforme les instances électorales en simples chambres d’enregistrement des volontés exprimées ailleurs.
L’issue de ces négociations avec Baba Kongoboro déterminera si le second tour aura effectivement lieu à Batangafo ou si l’intervention présidentielle modifiera le cours normal du processus électoral. Les prochains jours révéleront jusqu’où peuvent aller ces interventions et si le Conseil constitutionnel conservera une marge d’autonomie dans l’examen des contentieux.
En vérité, Mohamed Babo Trésor souhaite pour lui que Touadera appelle directement Jean-Pierre Waboué au téléphone et lui dire de le placer directement en tête dès le premier tour avec plus de 55% des voix en invalidant certains procès verbaux. D’après lui, Touadera a déjà fait exactement pour certains candidats auprès de l’ANE. Mais pourquoi pas lui ?
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un artisan soudeur a failli être embarqué mardi par des mercenaires russes du Groupe Wagner dans la ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou. L’homme s’est retrouvé dans leur viseur après une accusation sortie de nulle part.
Ce mardi 13 janvier 2026, aux environs de 10 heures, les mercenaires russes du groupe criminels Wagner s’étaient rendus dans un atelier de soudure au centre Obo pour acheter un pousse-pousse complet avec des roues. Après leur arrivée dans cetelier, ils ont demandé de savoir s’ils peuvent avoir un pousse-pousse au complet. Les artisans leur ont répondu qu’ils ne disposaient que de cadres, les roues étant indisponibles. C’est alors qu’un des Wagner, s’exprimant couramment en sango, la langue nationale centrafricaine, a pointé du doigt l’un des soudeurs.
« Toi, je te connais », a lancé le mercenaire russe au jeune homme. Surpris, ce jeune a répondu : « Ah bon, tu me connais ? ». Le Wagner a insisté : « Oui, je t’ai vu à Bambouti ». Le jeune artisan a nié, mais c’est finalement son patron qui a sauvé la situation en affirmant fermement que son employé n’avait jamais mis les pieds à Bambouti. Le mercenaire russe n’a rien ajouté. Les Wagner ont fait demi-tour et quitté l’atelier.
Cette accusation n’était pas une simple question. Bambouti, localité située à une centaine de kilomètres d’Obo, près de la frontière avec le Soudan du Sud, a connu des affrontements meurtriers ces dernières semaines. Le 28 décembre, jour des Élections, des miliciens Azandé ont attaqué la ville, capturant au passage la sous-préfète et le commandant de brigade de la gendarmerie. Les deux otages sont toujours aux mains des assaillants.
Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, les Wagner ont lancé une offensive à cinq heures du matin pour reprendre Bambouti. Six mercenaires russes ont péri durant l’opération. Le 2 janvier, les miliciens Azandé ont riposté en contre-attaquant les positions russes. Depuis, la méfiance règne parmi les Wagner qui semblent décidés à traquer tout individu susceptible d’avoir un lien avec ces combattants.
Désigner quelqu’un comme ayant été aperçu à Bambouti équivaut désormais à l’accuser d’être un milicien Azandé. Sans l’intervention rapide du patron de l’atelier, le jeune soudeur aurait probablement été emmené pour subir des interrogatoires, voire pire. Les témoins présents confirment que le mercenaire russe maîtrise parfaitement le sango, ce qui lui permet de communiquer directement avec la population locale sans interprète. Le jeune artisan, interrogé par des journalistes du CNC après l’incident, a confirmé la fluidité linguistique du Wagner, qui s’exprimait sans aucun accent étranger
Centrafrique : pourquoi le district sanitaire de Birao est pris en flagrant délit d’envoi de médicaments expirés aux formations sanitaires de la Vakaga
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/01/pancarte-hôpitalde-birao-dans-le-vakaga-au-nord-est-de-la-République-centrafricaine.-par-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>pancarte-hôpitalde-birao-dans-le-vakaga-au-nord-est-de-la-République-centrafricaine.-par-cnc – RCA : combats en cours entre deux groupes armés dans la localité de Birao.
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Mardi 13 janvier 2025, au centre de santé de Gordile, dans la préfecture de la Vakaga, des chefs de quartier et des agents de santé ont ouvert un lot de médicaments officiellement envoyé par le district sanitaire de Birao. La surprise ? Pas vraiment. Tous les produits sont expirés. L’ensemble du lot est impropre à l’usage. La scène se déroule en public, selon la procédure habituelle de réception, devant des témoins civils et sanitaires.
Ce qui s’est passé ce jour-là n’a rien d’exceptionnel. Depuis plusieurs mois, les mêmes scènes se répètent dans différentes formations sanitaires de la Vakaga, notamment à Ndifa, Sikikédé, Mélé et dans d’autres centres de la préfecture. À chaque rotation bimestrielle, les médicaments annoncés sur les documents officiels ne correspondent pas à ceux réellement livrés, ou arrivent déjà périmés.
Le circuit officiel est pourtant clair. Tous les deux ou trois mois, le ministère de la Santé à Bangui envoie des lots de médicaments aux différents districts sanitaires du pays, y compris à Birao, chargés de les répartir dans les différentes FOSA des préfectures. Les centres de santé reçoivent théoriquement des antipaludiques, antibiotiques, antalgiques, consommables et intrants essentiels. Mais dans la Vakaga, la réalité est autre. Les colis livrés par le district sanitaire de Birao présentent un contenu radicalement différent de celui mentionné sur les bordereaux.
Prenant l’exemple de la ville de Gordile, la réception des médicaments suit un protocole précis. Les colis sont ouverts en présence des autorités locales et du personnel soignant. Les listes de produits sont lues et comparées au contenu réel. Justement, c’est au cours de cette vérification collective que la surprise est de taille : les dates inscrites sur chaque boîte de médicaments montraient toutes un dépassement. Aucun produit du lot ne pouvait être administré aux malades sans risque grave. Yoro ni a foun koué na ya ti boîte ni.
Et ce n’est pas qu’à Gordile. Dans d’autres formations sanitaires de la Vakaga, le problème est aussi réel, mais prend des formes différentes. Certains colis envoyés par le district de la Vakaga arrivent remplis de gants en quantité excessive, sans les médicaments essentiels attendus. D’autres contiennent du matériel sans rapport avec les besoins immédiats des centres de santé.
Quand des médicaments sont effectivement présents dans le colis, ils ont souvent dépassé leur durée de validité. Cette régularité dans les anomalies alimente les soupçons chez ceux qui travaillent sur le terrain. Les soignants se demandent où passent les produits conformes qui devraient leur parvenir.
Comme vous le savez, les conséquences sanitaires de telle pratique sont lourdes. Dans une région enclavée comme la Vakaga, les centres de santé périphériques constituent souvent le seul point d’accès aux soins. Les pathologies courantes : paludisme, infections respiratoires, diarrhées, complications liées à la grossesse, infections chez l’enfant, nécessitent des traitements rapides et efficaces. L’administration de médicaments expirés entraîne une perte d’efficacité thérapeutique, une aggravation des maladies et, dans certains cas, des effets indésirables. Les patients repartent sans amélioration, parfois avec une fausse impression de prise en charge.
Alors, pour des nombreux observateurs, les médicaments quittent probablement Bangui en bon état. Le problème se situerait au niveau intermédiaire, entre la capitale et les destinations finales. Le district de Birao joue un rôle central dans cette chaîne puisqu’il réceptionne tout avant de redistribuer.
Des informations recueillies localement par la rédaction du CNC évoquent des pratiques de détournement. Les médicaments valides disparaîtraient du circuit pour être revendus ailleurs. Les formations sanitaires les plus isolées recevraient ensuite ce qui reste : des produits périmés ou inutiles pour combler les cartons.
Ce mécanisme expliquerait pourquoi les mêmes dysfonctionnements se reproduisent à chaque rotation d’approvisionnement. Les centres éloignés comme Gordile serviraient de déversoirs pour des produits que personne ne peut utiliser. Les populations de ces zones se retrouvent ainsi privées de soins efficaces.
Pour les malades qui viennent consulter, ces centres représentent le seul accès possible aux traitements. Le paludisme, les infections respiratoires, les diarrhées, les complications obstétricales demandent une prise en charge rapide. Administrer un médicament expiré revient à ne donner aucun traitement.
Les patients repartent avec l’impression d’avoir été soignés. Leur état ne s’améliore pas, parfois il empire. Certains meurent quelques jours après être rentrés chez eux. Ces décès sont attribués officiellement à la gravité de la maladie.
Pourtant, l’absence de traitement actif joue un rôle déterminant dans ces morts. Avec des médicaments efficaces, beaucoup de ces vies auraient pu être sauvées. Mais aucun décompte précis n’est fait de cette mortalité évitable.
Les agents de santé se trouvent placés devant un choix impossible. Refuser les médicaments périmés signifie laisser les patients sans rien. Les accepter revient à prendre le risque de leur administrer des produits inefficaces, voire dangereux.
Entre ces deux options, aucune n’est satisfaisante. Les centres fonctionnent dans une impasse permanente, coincés entre leur devoir de soigner et l’impossibilité de le faire correctement. Cette situation mine la confiance que les populations accordent au système de santé.
La réglementation interdit formellement la distribution de médicaments expirés. Aucun texte n’autorise leur stockage ni leur administration aux malades. Le district sanitaire a la responsabilité de vérifier la conformité de ce qu’il redistribue.
Quand des produits périmés sont envoyés une fois, on peut parler d’erreur humaine. Quand cela se répète pendant des mois dans plusieurs localités différentes, la nature du problème change. La répétition indique un fonctionnement organisé plutôt qu’une simple négligence.
Les chefs des quartiers de Gordile ont exprimé leur colère après la découverte du 13 janvier. Ils dénoncent une situation qu’ils connaissent depuis longtemps sans voir de changement. Les soignants confirment que chaque rotation d’approvisionnement apporte son lot de problèmes.
Célestin Yanindji , es-tu sur que le fair-play sportif peut-il être appliqué en politique en Centrafrique ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/celestin-yanendjiae3.jpg” data-wpel-link=”internal”>Célestin Yanindji , Président de la fédération centrafricaine de football
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À quelques jours de la proclamation des résultats des scrutins groupés du 28 décembre, le président de la Fédération centrafricaine de football, Célestin Yanindji, a appelé les candidats à adopter une attitude de fair-play, soulignant les valeurs de tolérance, de pardon et de respect mutuel.
« Chez les sportifs, on a trois résultats. Quand vous jouez un match, vous pouvez faire nul, vous pouvez perdre, vous pouvez gagner, mais tout ça dans la dignité, dans le respect de l’adversaire », a déclaré Yanindji au micro de Fridolin Wambobo de la radio Guira FM de la Minusca. « Celui qui perd doit respecter les résultats, celui qui gagne doit respecter les résultats et respecter l’adversaire, lui tendre la main pour construire notre pays ».
Dans le contexte politique centrafricain, appliquer ce fair-play semble pourtant difficile. Selon plusieurs observateurs et acteurs politiques indépendants, le président Faustin-Archange Touadera contrôle de manière totale le processus électoral. Le Conseil constitution, dirigé par un oncle maternel du président, est totalement sous la botte du régime. C’est aussi le cas de l’autorité nationale des Élections. Même lors de la dernière campagne électorale, Certains candidats se voient interdire l’accès à des lieux de meeting, comme des terrains dans la capitale comme dans les villes de provinces. Les voyages de certains candidats dans certaines villes de provinces sont aussi vérouillés par le régime, même lorsqu’ils financent eux-mêmes les déplacements. Des menaces et des intimidations sont également portées contre ceux qui osent défier les règles imposées par le pouvoir.
Cette situation place les candidats et les centrafricains dans un dilemme : comment respecter les résultats d’une élection dont le processus est verrouillé en avance et dont la transparence est douteuse?Dans le sport, une faute ou un arbitre injuste peut être contesté, corrigé ou accepté dans l’esprit du jeu. En politique, quand un scrutin est manipulé, accepter la victoire volée revient à abandonner tout mécanisme de justice et de légitimité.
Les appels au fair-play de Yanindji, bien que porteurs de valeurs universelles, se heurtent donc à une réalité où la force et le contrôle remplacent souvent les règles et le respect de l’adversaire. Pour que le fair-play politique devienne concret, il faudrait des institutions indépendantes, des mécanismes de contrôle transparents et une culture politique qui valorise le respect des règles. Sans ces conditions, l’analogie avec le sport reste théorique et difficilement applicable. Alors, Touadera, qui a déjà perdu ces Élections, va-t-il accepter sa défaite? Ou tu veux juste préparer le cerveau des centrafricain à accepter les bêtises qui vont venir ?
Le garde du corps de la sous-préfète de Bambouti découvert sans vie
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” data-wpel-link=”internal”>La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le corps du gendarme qui assurait la sécurité de la sous-préfète de Bambouti, sous-préfecture du Haut-Mbomou, à l’Est de la Centrafrique, a été découvert la semaine dernière. L’homme avait disparu lors de l’attaque des Miliciens Azandés le 28 décembre dernier.
Cette découverte macabre intervient après plusieurs semaines d’incertitude sur le sort réservé aux personnes capturées ce jour-là. La prise d’otage de la sous-préfète par les Miliciens Azandés a donc finalement coûté la vie à son garde du corps, un gendarme en service. L’information circule depuis mardi dernier dans toute la ville.
Mais les zones d’ombre persistent autour de cette affaire et alimentent toutes sortes de rumeurs. Lors de l’opération du 28 décembre, la sous-préfète aurait été capturée avec le commandant de brigade de la gendarmerie de Bambouti. Ce qui a déclenché la colère pathétique du commandant de compagnie de la gendarmerie du Haut-Mbomou. Mais certaines sources parlent plutôt du garde du corps personnel de la sous-Préfète. Mais ce dernier, d’après des informations crédibles, aurait été abattu lors de l’opération du kidnapping de la sous-préfète.
Mais pour comprendre cette tragédie, il faut remonter au 28 décembre 2024, jour des Élections groupées dans le pays. Les Miliciens Azandés ont lancé leur assaut sur Bambouti dès 4 heures du matin. La ville est tombée en moins d’une heure entre leurs mains après la panique et la débandade des soldats FACA qui n’ont opposé aucune résistance face aux assaillants.
Après leur débandade, les soldats FACA, déployés à Bambouti, ont choisi de s’en fuir dans la panique plutôt que d’affronter les assaillants. Deux ou trois d’entre eux ont trouvé refuge dans la base de la Minusca pour demander l’asile aux casques bleus. Les autres ont pris la direction du sud Soudan où ils demeurent encore aujourd’hui sans oser revenir.
Cette situation humiliante pour l’armée nationale n’a duré qu’une semaine avant qu’une réponse militaire soit organisée. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2026, aux alentours de cinq heures du matin, les mercenaires russes ont mené une contre-offensive pour reprendre le contrôle de la ville.
L’affrontement a été d’une violence rare avec des armes lourdes utilisées partout dans la ville. Six mercenaires russes ont perdu la vie et un autre a été blessé lors de ces combats. La ville a changé de mains à nouveau au prix de destructions importantes dans plusieurs secteurs.
Mais les Miliciens Azandés n’ont pas accepté cette défaite et ont préparé leur riposte immédiatement. Le 2 janvier, ils ont lancé une nouvelle attaque contre les positions tenues par les mercenaires russes. Les combats se sont poursuivis dans un climat de grande tension avec des habitants pris au piège.
Mais deux jours après le kidnapping de la sous-préfète et du commandant de brigade, le commandant de compagnie, resté à Obo à une centaine de kilomètres du lieu du drame, fait un discours pathétique sur les réseaux sociaux pour menacer les miliciens Azandé et leur famille. Il disait qu’il va finir avec toute leur race. Une déclaration surprenante pour un officier gendarme qui ne voit pas le risque auquel il a mis les otages dedans. Voilà maintenant la suite, et ce n’est pas fini.
: 2 agents recenseurs kidnappés à Benzambé, près de Bossangoa
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/hotel-de-ville-de-bossangoa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Hôtel de ville de Bossangoa
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES), dirigé par Blaise Bienvenu Ali, organise actuellement le quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation. Cette opération d’envergure se heurte désormais à des obstacles sécuritaires.
Deux agents affectés au comptage de la population ont été capturés par des combattants armés non identifiés le lundi 12 janvier dernier à environ cinq kilomètres de Benzambé, dans la préfecture de l’Ouham. L’information provient de l’une de nos équipes présente sur place à Bossangoa.
Cette agression a déclenché une intervention des Mercenaires russes du groupe Wagner basées à Bossangoa. Ces dernières ont procédé à l’évacuation de l’ensemble des agents encore présents au centre de recensement de Benzambé. Le retrait s’est effectué dans l’urgence pour préserver l’intégrité physique des agents.
L’enlèvement de ces deux agents recenseurs intervient dans un contexte déjà tendu pour les travailleurs du recensement. Ces derniers n’ont toujours pas touché les indemnités promises pour leur mission accomplie. Des mouvements de contestation avaient d’ailleurs été observés dans plusieurs localités de Lim-Pendé, notamment à Kodi et de Ngaoundaye ainsi qu’à d’autres zones où les agents réclamaient leur dû.
Le dénombrement dans cette partie du territoire national s’avère maintenant interrompu. Les équipes avaient probablement parcouru une partie du terrain seulement avant l’incident sécuritaire. La suite des opérations dans ce secteur demeure incertaine.
Les conditions d’activités des agents mobilisés pour cette collecte d’informations démographiques apparaissent particulièrement difficiles. Entre les menaces physiques sur le terrain et l’absence de versement des sommes convenues, la situation complique singulièrement la mission de l’ICASEES dans les zones à risque du pays
En Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra a été désigné candidat à l’élection présidentielle de 2025 par son parti, le Mouvement Cœurs Unis (MCU). Une décision présentée comme l’ouverture d’un « premier mandat de la septième République », mais qui, dans les faits, s’inscrit dans la continuité d’un pouvoir personnel déjà bien consolidé.
Lors de l’émission Patara diffusée sur la radio Ndékè Luka, trois figures publiques : Hugues Francis Mongombé, Dieudonné Ngoumbango et Fidèle Gouandjika — ont échangé sur les conditions politiques actuelles, en mettant l’accent sur l’absence de véritable concurrence, la désintégration de l’opposition, et les méthodes utilisées pour verrouiller le jeu politique.
Une élection verrouillée dès le départ
Selon Hugues Francis Mongombé, vice-président du parti ITA, le processus en cours n’offre aucune garantie d’équité. Il décrit une situation où le président sortant organise le scrutin tout en écartant ceux qui pourraient lui tenir tête :
« Le chef de l’État, que je respecte profondément, va jouer seul. Il a éliminé ses adversaires, il a changé les règles, il a supprimé toute forme de confrontation. On se retrouve dans un jeu où l’arbitre porte lui-même le maillot d’une des équipes ».
Cette comparaison vise à dénoncer l’absence d’indépendance des institutions chargées de superviser l’élection. Pour Mongombé, Touadéra ne laisse aucune place à une compétition normale et s’assure d’un passage sans obstacles.
Des partis réduits au silence ou remplacés
Plus loin dans l’émission, Mongombé décrit comment plusieurs formations politiques ont été démantelées ou affaiblies volontairement. Le RDC, le MRPC et d’autres organisations ont perdu leur influence, parfois remplacées par de nouvelles structures, sans ancrage réel, mais présentées comme des partis pour donner l’impression d’un environnement pluraliste :
« Il a détruit les véritables partis. Il a fabriqué des entités politiques sans base, juste pour remplir la scène. Ce sont ces gens-là qu’il va affronter ».
Selon lui, ce procédé permet d’écarter les opposants sérieux tout en conservant une façade électorale. Résultat : l’opposition institutionnelle est pratiquement inexistante.
Dieudonné Ngoumbango, représentant d’une plateforme de partis centristes, s’adresse à Touadéra en des termes personnels, tout en insistant sur la nécessité de quitter le pouvoir de manière digne :
« Vous avez été mon professeur, vous êtes un aîné, un homme respecté. Je vous demande de réfléchir. Il est encore temps de vous retirer, de terminer votre mandat dans la paix, et de laisser la place. Ce serait une manière honorable de clore votre parcours ».
Il met en avant l’image d’un homme qui a contribué à former plusieurs cadres du pays, mais qui risque, en s’accrochant, de ternir ce passé.
Une défense sur le terrain légal
En réaction, Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du président, rappelle que la candidature de Touadéra découle d’un congrès officiel organisé par son parti. Pour lui, il s’agit d’un processus interne, conforme aux règles, et il revient au président d’accepter ou non l’investiture :
« Il y a eu un congrès, comme dans tous les partis. Le MCU a investi son candidat, et c’est son droit. Si le président accepte, il fera campagne pour ce nouveau mandat ».
Cette position met l’accent sur le cadre légal, sans répondre aux critiques sur le fond : le déséquilibre entre les acteurs et l’absence d’alternance réelle.
De son côté, Mongombé répond directement à Gouandjika, en comparant la situation actuelle à celle de l’ancien président François Bozizé :
« Quand Bozizé a modifié la Constitution pour se maintenir, on sait tous comment ça s’est terminé. Le danger, c’est que les conseillers comme vous le poussent à faire les mêmes erreurs ».
Le message est clair : ceux qui entourent Touadéra prennent des décisions dont les conséquences pourraient dépasser le cadre institutionnel.
Pour Mongombé, il ne s’agit pas d’une victoire politique, mais d’un résultat acquis d’avance, sans valeur.
« Il gagnera, oui, mais sans adversaire. Il triomphera seul, et ce ne sera pas une victoire digne ».
Ngoumbango, lui, conclut avec une mise en garde, dans un ton à la fois ferme et respectueux :
« Vous ne méritez pas de sortir par la petite porte. Ce pays mérite mieux. Vous aussi ».
L’ensemble de ces interventions donne l’image d’un système politique figé, dominé par un seul homme, sans équilibre institutionnel ni concurrence réelle. Le scrutin de 2025 pourrait ainsi se dérouler dans un cadre formel, mais sans offrir aux Centrafricains le choix qui fonde normalement toute élection.
Dans une déclaration explosive diffusée en direct depuis N’Djamena, l’ancien ministre centrafricain Abakar Sabone a franchi un point de non-retour. Sans aucun filtre, il balaie d’un revers de main toute illusion démocratique : “Notre objectif n’est pas l’élection. Touadéra ne va pas quitter avec les Élections. Non, non, non, il ne va pas quitter avec les Élections. Tout le monde le sait.” Plus radical encore, il qualifie le président centrafricain de “diable” et appelle à employer les mêmes méthodes pour le combattre. Un réquisitoire sans précédent qui sonne comme une déclaration de guerre ouverte contre le pouvoir de Bangui.
“LA RCA EST DEVENUE LE PATRIMOINE PERSONNEL DE VOLEURS ET MAFIEUX”
L’ancien ministre ne prend aucun détour pour décrire la situation actuelle en République centrafricaine. Selon lui, “certaines personnes sont arrivées à la tête de ce pays et ils l’ont pris comme leur propre champ personnel, leur propre patrimoine, et les autres citoyens de ce pays n’ont pas le droit de regarder sur leur propre pays.”
Il poursuit avec des accusations graves : “Le vol, le détournement, et puis ils se considèrent comme les plus forts. C’est eux-mêmes qui disent qu’ils sont plus forts.” Pour Abakar Sabone, les dirigeants actuels agissent “comme si c’était eux qui sont nés avant la création de la RCA.”
“Le Président Touadéra, leur clan là, des mafieux là. Ils sont des voleurs, des mafieux, les corrompus, les bandes criminelles du peuple centrafricain. Complices de mercenaires”, martèle-t-il sans détour.
Il dénonce un système où “il n’y a pas de justice dans le pays. La justice est corrompue, corrompue jusqu’à la moelle. Ça ne marche plus.” Un constat accablant qui justifie, selon lui, l’abandon des voies légales.
“LES Élections, C’EST DU FORMALISME : TOUT LE MONDE SAIT QUE C’EST LUI QUI VA GAGNER”
Sur la question électorale, Abakar Sabone est catégorique et brise tous les faux-semblants. “Notre objectif n’est pas l’élection. Touadéra, le Président Touadéra, ne va pas quitter avec les Élections. Non, non, non, il ne va pas quitter avec les élections”, affirme-t-il.
Il va plus loin en révélant ce que tout le monde pense tout bas : “Ceux qui sont, même, ceux qui sont candidats aux élections le savent très, très bien. Mais là, c’est du formalisme, de formalité. Vous diffusez que c’est lui qui est en tête, c’est lui. Et tout le monde le sait”.
Pour l’ancien ministre, participer à ces élections, c’est cautionner une parodie : “Mais on ne peut pas accepter cette histoire. Les hommes ne doivent pas accepter à cela.” Il appelle donc à une tout autre stratégie.
Son message au peuple est direct : “Si demain, vous écoutez qu’on dit Touadéra qui a gagné les élections, tu cherches là où tu as voté. Et vous vous rassemblez devant vos leaders. Vous dites non, cette fois-ci, vous ne voulez pas”.
“C’EST UN DIABLE, IL FAUT COMBATTRE UN DIABLE AVEC LES MÉTHODES D’UN DIABLE”
C’est sans doute l’un des passages les plus radicaux de sa déclaration. Abakar Sabone qualifie ouvertement le président Touadéra de “diable” et appelle à sortir des cadres démocratiques conventionnels.
“Est-ce que celui qui est devant vous là, il est démocrate ? Celui qui est devant vous là, le président de la droite, est-ce qu’il est démocrate ? Est-ce qu’il respecte le droit ? Est-ce qu’il respecte la constitution ?”, interroge-t-il avant de répondre lui-même.
“C’est un diable. Pour combattre un diable, il faut traiter un diable. Il faut afficher le même comportement de diable devant lui”, déclare-t-il sans ambages. Une escalade verbale qui rompt avec tout langage diplomatique.
Il enfonce le clou en s’adressant aux leaders politiques : “Ce n’est pas le moment de respect des règles démocratiques. Tout le monde sait, nous savons ce qui est bon, ce qui est mauvais. Qui est démocrate et qui n’est pas démocrate ?”
“À BANGUI, IL N’Y A PLUS D’HOMMES, IL N’Y A QUE DES FEMMES QUI SE PROSTERNENT”
Dans des termes particulièrement crus et provocateurs, Abakar Sabone s’en prend violemment à ceux qui sont restés dans la capitale centrafricaine. “Actuellement, au pays, il n’y a pas d’hommes. Il n’y a que des femmes dans ce pays actuellement”, lance-t-il.
Il précise sa pensée : “Quand tu es homme aujourd’hui, tu ne dois pas rester dans ce pays. Quand tu es homme, tu ne dois pas rester en RCA. Tous les hommes sont actuellement à l’extérieur. Ceux qui sont actuellement à Bangui, dans la capitale, ce sont tous des femmes”.
“Excusez-moi le terme, mais c’est une réalité. Actuellement à Bangui, il n’y a pas d’hommes”, insiste-t-il avant d’ajouter : “Les gens pensent qu’ils sont des hommes, mais non, ce sont des femmes.”
Son ultimatum est clair : “Ceux qui sont à Bangui et qui se disent des hommes, dans cette capitale, et qui se prosternent devant le Président Touadéra. Si tu sais que tu es homme, sors.” Il conclut crûment : “Ils vont te niquer. Ils vont te sodomiser. Mais nous, les hommes, nous sommes là.”
“NOUS N’AVONS PLUS PEUR DE LA MORT, PLUS PEUR DE LA PRISON”
Abakar Sabone insiste longuement sur le dépassement de toute forme de peur et d’intimidation. “Nous n’avons peur de personne en ce moment. Nous avons peur de Dieu seulement, Dieu qui nous a créés”, affirme-t-il avec force.
“Nous ne faisons plus la peur d’être en prison, d’être emprisonnés. Nous ne faisons plus la peur de la mort. Nous dépassons largement le niveau de l’intimidation”, poursuit-il pour encourager ses partisans à la résistance.
Il développe sa philosophie de la dignité : “Quand tu es homme, tu es homme. Quand tu es homme, tu n’as plus peur de la mort. Quand tu es homme, tu n’as plus peur de la prison. Tu n’as pas peur d’un homme comme toi.”
Son message s’appuie sur une dimension spirituelle : “C’est Dieu qui t’as créé. C’est pas un homme qui t’a créé. C’est ton père et ta maman qui t’a mis au monde. C’est pas une autre personne qui t’a mis au monde.” Il rappelle ainsi que personne ne doit s’incliner devant un autre homme.
“LES LEADERS DE L’OPPOSITION QUI NÉGOCIENT AVEC TOUADÉRA SERONT ÉCRASÉS AVEC LUI”
L’ancien ministre adresse un avertissement solennel et menaçant aux leaders de l’opposition tentés par les compromissions. “Attention ! Les négociations que vous faites en coulisses avec Touadéra là, j’écoute ça bien”, prévient-il d’emblée.
“On vous a bien vu. Vous allez toute la nuit rencontrer le président là. Vous vous entendez avec lui pour le partage du pouvoir. Pour que demain, on vous donne des postes ministériels. Et les peuples centrafricains, ils sont sacrifiés pour aller vous voter”, dénonce-t-il.
Sa menace est explicite : “Vous ne trahissez pas vos militants et militantes. Pour que demain, vous allez en coulisses rencontrer le président Touadéra pour le poste de Premier ministre ou de l’Assemblée nationale, président de l’Assemblée nationale. On va vous attraper aussi.”
“On va vous mettre dans le même sac avec le président Touadéra, tout. On va vous cracher. On va vous frapper. On va vous écraser. Ce n’est pas une menace, mais c’est une réalité”, martèle-t-il sans équivoque.
“ON VOUS REGARDE À 1H, 2H, 3H DU MATIN : LES TRAÎTRES SERONT ATTRAPÉS”
Abakar Sabone affirme disposer d’un réseau de surveillance et de renseignement très efficace. “Bien, nous avons des renseignements. J’ai entendu tout ce qui se passe”, lance-t-il comme un avertissement aux opposants tentés par la collaboration.
Il détaille ses capacités : “Nous avons de grosses oreilles. Nous avons des yeux aussi longs. Nous avons des jumelles. Nos jumelles, nos radars sont efficaces. Et nos dons aussi sont partout.”
La menace se fait plus précise : “Même si tu vas à 1h du matin, 2h du matin, on vous regarde. Tout, on vous regarde. 3h du matin, on vous regarde.” Aucune rencontre secrète ne semble pouvoir échapper à sa surveillance.
“Si tu es dans l’opposition démocratique, si tu es dans la société civile, si aujourd’hui, tu dis que tu vas entrer ta tête pour gérer dans la 7ème République de régime de Touadéra, régime de terreur, avec Touadéra, toi et lui, on va vous attraper tous. On va vous mettre dans le même sac”, conclut-il.
“VOUS, LES POLITICIENS, VOUS AVEZ MIS CE PAYS DANS LA MERDE”
L’ancien ministre ne ménage pas ses critiques envers les leaders de l’opposition démocratique. “Si aujourd’hui, que ce pays-là reste dans cet état-là, cet état alarmant, c’est à cause de vous”, accuse-t-il directement.
“C’est à cause de vous, les leaders de l’opposition démocratique. C’est vous qui avez mis ce pays-là dans la merde. Parce que vous avez donné l’occasion à Touadéra. Vous lui avez donné l’occasion”, poursuit-il sans ménagement.
Il décrit leur comportement avec mépris : “Vous vous allez, vous vous prosternez devant lui, vous pliez devant lui, vous priez. Vous l’appelez au téléphone, vous dites autre chose. Et vous sortez dehors, vous dites autre chose. Vous vous entendez en coulisses.”
Le constat est sévère : “Et si aujourd’hui, il vous a eus, il ne vous respecte plus en ce moment. Il ne vous respecte plus, il n’a plus peur de vous. Parce qu’il a le secret de vous.” Mais il ajoute : “Mais il n’est jamais trop tard.”
“IL ÉTAIT PREMIER MINISTRE COMME VOUS : TAPEZ SUR LA TABLE, DITES NON !”
Abakar Sabone rappelle aux leaders politiques que Touadéra n’est qu’un homme comme les autres. “Mais c’est un homme comme vous. Regardez-le en face. Être franc avec lui. En face”, les exhorte-t-il.
“Il était premier ministre comme vous, non ? Mais il n’était que premier ministre comme vous. Avant qu’il ne devienne président. Il était premier ministre. Mais aujourd’hui, il est président”, rappelle-t-il pour démystifier le personnage.
Il critique leur attitude soumise : “Mais aujourd’hui, il vous regarde avec des yeux de tigre, et vous, vous vous prosternez. Vous avez peur. Pourquoi ? Vos âmes sont entre ses mains. Mais vos âmes ne sont pas entre ses mains. C’est entre les mains de Dieu.”
Son appel est direct : “Vous tapez sur la table. Vous dites non, non, non cette fois-ci. S’il fait la tête, mais vous avez des militants. Vous avez des partenaires aussi. Vous faites la bagarre. La politique, c’est la bagarre.”
“L’OPPOSITION PEUT AUSSI AVOIR SES MERCENAIRES COMME TOUADÉRA”
Dans un passage particulièrement controversé, Abakar Sabone évoque la possibilité pour l’opposition de recourir aux mêmes méthodes que le pouvoir. “Il vous impose avec des Wagner, avec des Mercenaires russes. Mais vous, vous aussi, vous pourrez aussi avoir vos Wagner”, déclare-t-il.
“Ils vous imposent le mercenaire russe, le mercenaire rwandais. Mais vous aussi, vous pouvez avoir vos mercenaires. Mais vous ne voulez pas utiliser ça, pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?”, interroge-t-il les leaders de l’opposition.
Il établit un parallèle sur tous les plans : “Il vous impose, c’est pas avec la parole. Mais il vous donne de l’argent, mais vous avez également de l’argent. S’il fait la tête, vous avez des militants aussi.”
Cette escalade verbale marque une rupture totale avec les méthodes démocratiques traditionnelles et suggère un basculement vers une confrontation armée potentielle.
“UN RÉGIME DE TERREUR COMPLICE DES MERCENAIRES RUSSES ET RWANDAIS”
Abakar Sabone qualifie sans détour le régime actuel de “régime de terreur”. “Les petits chocs actuellement, ce qui se passe actuellement à Bangui, le Président Touadéra, leur clan là, des mafieux là”, énumère-t-il.
Il détaille ses accusations : “Ils sont des voleurs, des mafieux, les corrompus, les bandes criminelles du peuple centrafricain. Complices de mercenaires. On les connaît tous”, affirme-t-il en pointant du doigt les responsabilités.
L’ancien ministre mentionne explicitement les forces étrangères : “Travailler avec Touadéra, travailler avec les mercenaires russes du groupe Wagner et avec les mercenaires rwandais pour détruire ce pays, pour frapper le peuple centrafricain.”
“Un régime de terreur. Ce que tout le monde le sait dans le monde”, conclut-il en appelant à la prise de conscience internationale sur la situation en République centrafricaine.
“MOI AUSSI JE PEUX DEVENIR PRÉSIDENT, PARFAITE CHAMPAGNE AUSSI, PASTEUR MBAÏKASSI AUSSI”
Dans un passage où il revendique l’égalité de tous les Centrafricains, Abakar Sabone affirme sa propre légitimité et celle d’autres figures politiques. “La RCA ne peut pas dire que ce ne sont pas d’autres personnes qui peuvent la gérer. Non”, déclare-t-il.
“Moi, Sabone, Abakar Sabone, ancien ministre, moi aussi, je peux devenir président. Charlie peut également devenir président. Je peux devenir président”, revendique-t-il clairement.
Il cite d’autres noms : “Rodrigue Mayté peut devenir également président. Pasteur Mbaïkassi peut devenir aussi président. Hortense Paulette peut devenir aussi présidente. Parfaite Champagne peut aussi devenir président. Si Dieu le dit, c’est le programme de Dieu.”
“Il n’y a pas un Centrafricain supérieur, il n’y a pas un Centrafricain inférieur. Mensonge. Il n’y a pas un Centrafricain qui dépasse un Centrafricain. Tout le monde est pareil”, martèle-t-il pour affirmer l’égalité fondamentale de tous les citoyens.
“LES YEUX DU PEUPLE SONT ROUGES : RASSEMBLEZ-VOUS ET REFUSEZ LA MASCARADE”
L’ancien ministre termine par un appel direct et puissant à la mobilisation populaire. “Actuellement, là, les yeux du peuple, les Centrafricains sont rouges, très rouges. Et les Centrafricains sont en colère”, décrit-il l’état d’esprit actuel.
Il donne des instructions précises au peuple : “Si demain, vous écoutez qu’on dit Touadéra qui a gagné les élections, tu cherches là où tu as voté. Tu cherches là où tu as voté. Et vous vous rassemblez devant vos leaders.”
“Vous dites non, cette fois-ci, vous ne voulez pas. On n’aime pas que vous allez collaborer avec lui. Si demain, Touadéra vient vous dire que oui, c’est moi qui ai gagné. Et vous tous, vous, les militants, les militantes, vous allez tous chez vos leaders respectifs”, poursuit-il.
Son ultimatum final aux leaders est clair : “Vous leur dites le temps est fini. Hier, on t’a choisi, non ? On t’a choisi. Mais pourquoi celui-là, là-bas, il dit que c’est lui qui a gagné, Touadéra. Il dit pourquoi c’est lui. Et nous n’acceptons pas.”
Torture d’un policier à la CNS : la tension grimpe au sein de la compagnie
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/le_directeur_de_cns_general_fabvrice_assap.jpg” data-wpel-link=”internal”>Directeur de la Compagnie Nationale de Sécurité, Fabrice Assa
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis une semaine, les agents de la CNS expriment leur indignation suite à la torture d’un collègue par leurs chefs mercredi dernier. Le policier est désormais incarcéré à l’office central pour la répression du banditisme.
En effet, tout a commencé avec les absences répétées de ce policier détaché à la CNS. L’homme se présente au travail de façon irrégulière, ce qui irrite sa hiérarchie. À chaque fois qu’il daigne venir, on l’expédie vers des postes qu’il perçoit comme des brimades. Cette situation nourrit sa rancœur, même si le policier garde le silence sur son mécontentement.
C’est dans ce contexte que le mercredi 7 janvier, le policier arrive au travail comme à son habitude. Un commandant lui fait alors des remontrances sur son absence répétée et son attitude professionnelle. Les propos du supérieur heurtent profondément le jeune agent qui perd son calme.
La discussion vire rapidement à l’affrontement verbal entre les deux hommes. Dans un geste irréfléchi, le policier sort son arme et la pointe vers son commandant. Ce dernier prend immédiatement la fuite pour échapper à la menace.
Après s’être mis à l’abri, le commandant court informer le directeur de la CNS et les autres officiers de l’incident qui vient de produire. Ensemble, ils élaborent un stratagème pour neutraliser le policier rebelle. L’agent, convaincu que la querelle est terminée, range son arme et reprend ses échanges avec ses camarades policiers.
C’est à ce moment précis que deux lieutenants et un commandant l’attrapent par derrière. Ils le maîtrisent avec force et le traînent jusqu’à la geôle où commence un passage à tabac en règle. Même le garde du corps personnel du directeur de la CNS participe à la torture du policier.
La scène se déroule en présence du directeur de la CNS lui-même. Les agents s’acharnent sur leur collègue pendant de longues minutes. Ils vont jusqu’à prendre des ciseaux pour déchirer son uniforme, le laissant torse nu avec seulement son caleçon avant de le jeter dans la cellule.
Mais l’humiliation ne s’arrête pas là pour autant. Les officiers décident de transférer le policier à l’Office central pour la répression du banditisme où il reste détenu. Pendant ce temps, l’atmosphère à la CNS devient électrique parmi les agents.
Les policiers expriment ouvertement leur désaccord avec le traitement infligé à leur camarade. Beaucoup estiment que la sanction dépasse largement la faute commise. Cette affaire ravive les frustrations accumulées concernant les pratiques de certains responsables au sein de la compagnie.
Les agents subalternes accusent leur hiérarchie de favoritisme et de maltraitance. Dès qu’un policier ose hausser le ton, il subit des représailles disproportionnées. On le torture et on l’enferme comme s’il s’agissait d’un criminel de droit commun, alors qu’il porte le même uniforme que ses bourreaux
Il faut le rappeler que ce n’est pas la première fois que de tel acte se produit au sein de la CNS. Avec le directeur actuel, la compagnie sombre dans le désordre. Même le directeur et son fils se sont bagarrés à la compagnie au su et vu des policiers. Le directeur ne se respecte même pas. Il se comporte comme un gamin têtu.
À Bangui, au siège du parti PATRIE, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution s’est exprimé fermement ce lundi 12 janvier sur la situation politique centrafricaine. Martin Ziguelé, porte-parole de cette coalition d’opposition, a livré un réquisitoire sans complaisance contre le processus électoral en cours.
Créé en juillet 2022, le BRDC s’est donné pour mission de protéger la Constitution du 30 mars 2016. L’organisation combat ce qu’elle perçoit comme une dérive vers un pouvoir personnel incarné par le président Faustin-Archange Touadéra. Selon ses responsables, les événements actuels confirment leurs craintes initiales de manière dépassant même leurs prévisions les plus pessimistes.
Martin Ziguelé a ouvert la conférence en adressant ses vœux à la presse centrafricaine, reconnaissant son rôle dans la transmission du message de l’opposition. Il a ensuite présenté les salutations du BRDC à l’ensemble des Centrafricains, tant ceux résidant au pays que ceux de la diaspora, ainsi qu’aux personnes ayant choisi la Centrafrique comme terre d’accueil.
L’opposition rejette catégoriquement ce qu’elle qualifie d’élection frauduleuse. Le BRDC affirme que la majorité des compatriotes et les observateurs objectifs reconnaissent désormais la pertinence de leur demande initiale concernant un dialogue politique préalable au scrutin. Cette étape aurait permis d’éviter ce que l’organisation décrit comme un spectacle déplorable offert au monde entier.
Le porte-parole a pointé du doigt les responsables de cette situation. En premier lieu, le président Touadéra et ceux qui l’accompagnent dans cette entreprise, légitimant selon lui un régime autoritaire né d’un scrutin opaque ne reflétant nullement la volonté populaire. Le BRDC renvoie dos à dos tous les acteurs impliqués dans cette opération électorale.
Malgré ce constat sévère, l’organisation veut rassurer ce qu’elle appelle les combattants de la liberté. L’année 2026 apportera, selon ses dirigeants, la juste récompense aux résistants. Le BRDC affirme bénéficier du soutien d’une écrasante majorité du peuple qui a choisi de rester chez soi le jour du vote, contestant ainsi les chiffres officiels de participation annoncés par l’Autorité nationale des Élections.
L’opposition salue particulièrement la position de l’Union européenne, principal bailleur de fonds du pays. Cette institution n’a envoyé aucune mission d’observation et n’a pas financé le scrutin, à l’exception de la prise en charge du fichier électoral. Ce retrait représente pour le BRDC une validation internationale de ses griefs.
Martin Ziguelé a critiqué vertement l’Autorité nationale des Élections, la jugeant incompétente et aux ordres. Il anticipe une validation de ces résultats par un Conseil constitutionnel qu’il estime inféodé au pouvoir exécutif. Dans ces conditions, aucune transparence ni crédibilité ne peut être garantie selon l’opposition.
Les rapports d’observation de l’Union africaine et d’autres organismes ont été qualifiés de fantaisistes par le BRDC. Ces documents ne peuvent tromper les Centrafricains ayant vécu directement les multiples péripéties du processus électoral. L’organisation exprime également son indignation face au comportement de la Minusca, accusée de partialité envers le régime en violation de son mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Le BRDC appelle maintenant à élargir la lutte politique démocratique et pacifique vers un objectif principal : la restauration d’une véritable démocratie. L’organisation réaffirme son exigence d’un dialogue politique préalable et d’une réforme complète de la gouvernance électorale. Chacun a constaté les capacités de l’ANE, selon les mots du porte-parole.
Cette refonte constitue la seule garantie pour que les voix exprimées correspondent réellement aux résultats sortis des urnes. La situation actuelle montre que les dérives autoritaires ont remplacé l’État de droit dans un silence généralisé. Le BRDC établit qu’aucune alternance politique n’est envisageable dans le cadre de ce qu’il nomme la pseudo-constitution du 30 août 2023. La survie de la démocratie et de la République dépend de la mobilisation collective, a conclu Martin Ziguelé ce 12 janvier 2026 depuis le siège du PATRIE à Bangui.
La semaine dernière, l’Autorité nationale des Élections a publié les résultats des législatives dans la première circonscription de Bamingui : Francisco MOUNDJOUVOKO du MCU obtient 1.271 voix (46,20%), devant Jean Michel MANDABA du PGD avec 771 voix (28,03%). Un ballottage qui surprend les observateurs présents sur le terrain.
Nos journalistes présents lors du scrutin et du dépouillement confirment que le candidat du MCU a franchi la barre des 50% dans les bureaux de vote, et cela confirme ce que la rédaction du CNC a pu consulter sur place au sein de l’autorité nationale des Élections à Bangui. Les procès-verbaux vérifiés à l’issue du scrutin indiquent une victoire nette au premier tour du candidat du MCU, sans nécessité d’un second affrontement. Pourtant, l’ANE annonce un ballottage entre le candidat du MCU, monsieur MOUNDJOUVOKO et son rival Jean-Michel Mandaba, le grand voleur des voleurs, et ancien député qui n’a rien foutu pour la population de Bamingui. Cette divergence entre les comptages issus des urnes et les chiffres fabriqués par l’ANE alimente les interrogations.
Il est important de rappeler que monsieur Jean-Michel Mandaba n’en est pas à sa première controverse. Député en 2016 puis bloqué par la cour constitutionnelle en 2020, l’homme a été mêlé à une affaire retentissante impliquant des exploitants chinois. Quarante millions de francs CFA ont transité par ses mains en échange de son soutien pour l’octroi de permis miniers. À l’époque, la procédure exigeait un passage devant l’Assemblée nationale avant l’obtention des permis miniers, dont Mandaba présidait la commission environnement.
Une commission spéciale d’enquête parlementaire a été mise en place, et elle a examiné le dossier et conclu à des irrégularités graves. Le député Jean-Michel Mandabat a avoué publiquement son implication, et a dû abandonner son poste de président de commission. Le rapport recommandait sa comparution devant la justice, mais le dossier n’a jamais abouti devant les tribunaux. La Cour constitutionnelle, alors présidée par Danèle Darlan, a rejeté sa candidature aux législatives de 2020 pour défaut de moralité et actes frauduleux.
Cinq ans plus tard, en 2025, le président du PGD, un parti fantôme, monsieur Jean-Michel Mandabat réussit son retour sur la scène politique. Dès la fermeture des bureaux dimanche soir, Mandaba a quitté précipitamment Bamingui pour rejoindre Bangui afin d’aller manipuler les résultat devant l’ANE et obtenir finalement un second tour frauduleux.
Les résultats affichés par l’autorité nationale des Élections à Bamingui
Il y’a lieu de rappeler que l’autorité nationale des Élections a affiché, à l’issue du scrutin, les résultats suivants :
1 | MOUNDJOUVOKO Francisco | MCU | 2037 | 50,53%
2 | MANDABA Jean Michel | PGD | 1090 | 27,04%
3 | MANDABA Elodie | INDEPE | 760 | 18,85%
4 | JEUDI Mathias | UNIR | 144 | 3,57%
TOTAUX 4031 | 100% sur 5550 inscrits.
Le second tour opposera donc Francisco MOUNDJOUVOKO à Jean-Michel Mandaba dans les prochaines semaines. Les électeurs de Bamingui devront choisir entre le candidat du parti au pouvoir et celui qui a dirigé la commission environnement entre 2016 et 2020 avant d’en être écarté pour escroquerie et vol grave. Les discussions vont bon train dans la circonscription sur la manière dont ces résultats ont été calculés par l’ANE et sur l’avenir de la représentation parlementaire à Bamingui.
Notre équipe est sur ce dossier pour publier dans les prochains jours les noms de ceux qui se croient intouchables à l’ANE pour voler les voix du peuple.
À la prison de Ngaragba, le groupe Wagner fait pression pour obtenir des prisonniers Azandés
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/dans-une-cellule-de-la-prison-de-Ngaragba-à-Bangui-le-8-mai-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dans une cellule de la prison de Ngaragba. CopyrightCNC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Des miliciens russes et syriens du groupe Wagner se sont présentés plusieurs fois à la prison centrale de Ngaragba pour récupérer des détenus Azandé. Les gardiens, au moins pour la première fois, ont tenu bon face aux pressions des miliciens russes.
Tout au long de la journée du 9 janvier 2026, ces criminels de Poutine ont cherché à faire sortir de manière illégale des détenus Azandés de l’établissement pénitentiaire de Ngaragba. L’objectif apparent de cette démarche était de procéder à leurs exécutions sommaires . Et ils ont reçu pour la première fois le refus catégorique des gardiens de prison. Ces derniers ont refusé de céder à la pression des russes.
Et ce n’est pas tout. La nuit venue, les mêmes éléments de la milice Wagner sont revenus insister pour obtenir le transfert des prisonniers Azandé. Malgré la pression exercée, les responsables de la prison ont maintenu le refus et empêché toute extraction. Cette résistance a permis d’éviter que les détenus ne soient emmenés hors de l’établissement.
Les surveillants et assistants pénitentiaires, ainsi que les forces de la Minusca chargées de la sécurité des détenus, sont appelés par la famille des détenus à assurer la protection des prisonniers conformément aux conventions internationales. Le Comité International de la Croix-Rouge en République centrafricaine et les organisations internationales sont également interpellés pour qu’ils prennent des mesures immédiates garantissant l’intégrité physique des détenus azandés de Ngaragba
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Touadéra Faustin-Archange ne dort pas comme un homme qui a confiance en son pouvoir.
Il dort comme un homme traqué par sa propre conscience.
Celui qui se présente comme le maître absolu de la République centrafricaine, dirigeant à sa guise l’un des pays les plus pauvres et les plus fragiles du monde, entouré de soldats sans armée réelle et d’institutions vidées de leur sens, vit dans une paranoïa permanente.
Il commande, il ordonne, il décide du sort de millions de Centrafricains, mais il ne connaît ni la paix intérieure, ni la sérénité du pouvoir légitime.
Ce n’est ni une excentricité, ni une faiblesse psychologique isolée. C’est une stratégie de survie, celle d’un homme qui comprend parfaitement comment meurent les dictateurs.
TOUADERA connaît les mécanismes du meurtre politique.
Il sait parce qu’il a vu.
Il sait parce qu’il a laissé et laisse faire.
Il sait parce qu’il a parfois ordonné.
Il a vu des opposants disparaître dans les prisons, des responsables politiques abattus, des voix dissidentes réduites au silence, des purges administratives et militaires faire des centaines de victimes.
Il connaît intimement la mécanique de la violence d’État, car il en a été l’un des bénéficiaires directs.
Et il sait surtout une chose essentielle : les forces qu’il a libérées peuvent se retourner contre lui à tout instant.
Le loyal d’aujourd’hui peut devenir le conspirateur de demain.
L’allié de confiance peut devenir l’exécuteur.
C’est pourquoi il ne fait réellement confiance à personne, ni aux Mercenaires russes de la nébuleuse Wagner, ni aux forces expéditionnaires rwandaises, ni même à son propre entourage.
Sa vie politique entière repose sur ce principe : tout le monde est un danger potentiel.
Dans le cercle du pouvoir de Bangui, une règle tacite s’est imposée : survivre signifie se soumettre, c’est obéir et se taire.
Les conseillers ne donnent plus d’évaluations honnêtes.
Les mauvaises nouvelles ne sont plus annoncées.
La contradiction est perçue comme une tentative de déstabilisation.
On dit à Touadéra ce qu’il veut entendre.
On approuve tout.
On acquiesce à tout.
Et l’on espère simplement rentrer vivant chez soi le soir.
Car une vérité est désormais connue de tous à Bangui : la proximité du pouvoir est proportionnelle au danger.
Mais la peur ne s’est pas arrêtée aux portes du palais présidentiel.
Elle s’est diffusée, infiltrée, installée dans tous les rouages de l’État. La terreur est un mode de gouvernement pour ce régime.
Sous le régime de Touadéra, des milliers de Centrafricains ont été exécutés, emprisonnés ou contraints à l’exil. Intellectuels, enseignants, fonctionnaires, ouvriers, militants, n’importe qui pouvait disparaître.
La police arrivait la nuit et des familles se réveillaient le matin avec un nom de moins, une absence inexpliquée, un silence définitif.
La loyauté n’offrait aucune protection. Pire encore : la compétence devenait un handicap.
Être trop efficace, c’était devenir suspect.
Être trop populaire, c’était être accusé d’ambition.
La médiocrité et l’invisibilité devenaient les seules stratégies de survie.
Un pays qui adopte la psychologie de son dirigeant et, peu à peu, la République centrafricaine a commencé à ressembler mentalement à son chef : méfiance, secret, brutalité.
La vérité est devenue dangereuse, alors on ment.
L’honnêteté est sanctionnée, alors on dissimule.
Le système censé bâtir une utopie de « Cœurs Unis » a en réalité, construit une machine qui dévore son propre peuple.
Touadéra ne fait confiance à personne parce qu’il est convaincu que personne n’est digne de confiance. Et peut-être a-t-il raison : lui-même ne l’est pas. Pourquoi les autres le seraient-ils ?
L’ironie est tragique : la paranoïa qui devait le protéger a engendré des échecs catastrophiques. La paranoïa est devenue un poison stratégique. Et les officiers n’osent plus signaler les faiblesses militaires. Les services de renseignement filtrent la réalité. Les rapports falsifiés remplacent les analyses sincères. Dire la vérité, c’est risquer sa vie. Alors on ment pour survivre. Les purges répétées au sein de la grande muette ont affaibli l’armée.
La culture de la peur a paralysé l’État. Le pays est devenu vulnérable à une chute que tous voient venir, mais à laquelle personne n’ose se préparer.
Aujourd’hui, la paranoïa de Touadéra se retourne contre lui avec une violence accrue. Le dictateur est prisonnier de son propre système. Il s’isole de plus en plus. Les voix capables de l’atteindre se raréfient. Le cercle de confiance, déjà microscopique, est désormais presque inexistant. Et le pouvoir absolu n’élimine pas la peur. Il la multiplie.
Gouverner par la terreur, c’est créer un monde où tout le monde vit dans la peur, y compris le tyran lui-même. Quand la loyauté est imposée par la violence, elle n’est jamais sincère. Quand toute critique est éliminée, la vérité disparaît.
Touadéra pense bâtir la sécurité. En réalité, il a construit une prison. Et il en est le principal détenu.
L’homme qui terrorise son peuple vit lui-même dans la terreur. L’architecte de l’État de surveillance est le plus surveillé. Le dictateur qui peut faire tuer n’importe qui sait que n’importe qui peut tenter de l’abattre. C’est le prix ultime de la tyrannie.
Le pouvoir sans confiance n’est pas une force. C’est une captivité. Et aucune arme ne protège contre la peur permanente. Aucun mercenaire ne protège contre la vérité historique.
Barbatov Faustin Touadéra est-il un visionnaire maudit ou un tyran mégalomane ? L’Histoire tranchera. Mais une leçon demeure, universelle et implacable : Pouvoir absolu = corruption absolue.
Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo interpelle le gouvernement sur la tragédie des moto-taxis
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-syndicaliste-louis-marie-kogrengbo.webp” data-wpel-link=”internal”>Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le syndicaliste centrafricain Louis Marie Kogrengbo prend la plume. Il dénonce l’inaction gouvernementale face aux morts et blessés causés quotidiennement par les moto-taxis anarchiques dans la capitale et ailleurs dans le pays.
Dans sa correspondance adressée ce 12 janvier aux ministres des Transports, de la Sécurité, de la Santé et de l’Administration territoriale, le secrétaire général du syndicat ODSTC ne tourne pas autour du pot. Les chiffres parlent d’eux-mêmes selon lui : chaque journée apporte son lot de victimes dans les services d’urgence.
Les hôpitaux publics et les structures humanitaires comme Médecins Sans Frontières voient défiler un nombre alarmant de blessés. Louis Marie Kogrengbo le rappelle : crânes défoncés, os brisés, handicaps à vie. Des familles perdent leurs enfants, leurs gagne-pain, leur avenir.
Pendant ce temps, où se trouve l’État ? C’est la question centrale que Kogrengbo adresse au gouvernement. Il va plus loin avec cette phrase qui claque : « On est élus pour gouverner des hommes, pas des arbres.Si tout le monde meurt, qui allez-vous gouverner ? »
Le responsable syndical refuse l’argument de la période électorale. Pour lui, aucun calendrier Politique ne peut justifier qu’on abandonne la protection des citoyens. La vie humaine ne se négocie pas, ne se reporte pas, insiste-t-il dans son courrier.
Louis Marie Kogrengbo interroge ensuite l’existence même d’un ministère fonctionnel pour le transport urbain. Y a-t-il des techniciens compétents sur le terrain ? Effectuent-ils des contrôles sérieux et réguliers ? Qui donne l’autorisation à n’importe qui de devenir conducteur sans formation ni permis ?
Le constat du syndicaliste est sans appel : le secteur baigne dans l’anarchie totale sous le regard passif des autorités. N’importe quel individu peut commencer à transporter des passagers du jour au lendemain sans que personne ne vérifie ses compétences ou son état de santé.
Kogrengbo décrit un tableau chaotique. Les conducteurs ignorent le code de la route, surchargent leurs engins, roulent à des vitesses excessives. Les casques restent rangés quelque part, les contrôles techniques n’existent que sur le papier. La voie publique se transforme en cimetière à ciel ouvert.
Dans sa lettre, le secrétaire général de l’ODSTC formule des demandes précises. Il réclame l’immatriculation obligatoire de tous les conducteurs et de leurs motos. Chaque personne voulant exercer ce métier devrait suivre une formation certifiée avant de prendre le guidon.
Louis Marie Kogrengbo exige également le contrôle technique périodique des engins et le port obligatoire du casque. Les contrôles routiers doivent être permanents, professionnels et menés par des agents intègres, loin de toute corruption. Chaque ministère concerné doit assumer clairement ses responsabilités devant la population.
Le syndicaliste termine son propos par un avertissement direct au pouvoir. Un État qui ne protège pas ses citoyens rate sa mission première. Le silence et l’immobilisme face à cette tuerie équivalent selon Kogrengbo à une complicité morale. La population n’est pas une variable d’ajustement politique.
« Nous appelons le Gouvernement à agir maintenant, avec fermeté et responsabilité », écrit Louis Marie Kogrengbo dans sa missive. Pendant qu’on organise les Élections, le peuple continue de mourir sur les routes. Les hôpitaux continuent de remplir leurs registres. Les familles continuent d’enterrer leurs morts.
Chacun doit verser obligatoirement 800 000 francs CFA : la nouvelle taxe des Mercenaires russes du groupe Wagner contre les éleveurs Peuls de la Nana-Mambéré
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/01/Une-dizaine-des-boeufs-au-bord-de-la-route-entre-Bossemptele-et-Baoro.jpg” data-wpel-link=”internal”>Une dizaine des boeufs au bord de la-route entre Bossemptele et Baoro . CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les mercenaires russes du groupe Wagner ont désormais instauré une taxe dans la Nana-Mambéré. Épaulés par les ex-rebelles du 3R, ils visitent les campements d’éleveurs Peuls depuis plusieurs jours pour exiger le versement de 800 000 francs CFA par responsable de troupeau.
Notre rédaction observe depuis une semaine un mouvement inhabituel dans plusieurs villages de la localité. Des mercenaires russes du groupe Wagner accompagnés d’anciens combattants du mouvement 3R circulent à moto, recherchant activement les propriétaires de bétail. Ces patrouilles conjointes parcourent les campements pour collecter cette nouvelle taxe. La semaine dernière, elles ont parcouru près de 70 kilomètres de Baoro, dans le village de jusqu’à Bayanga, localité située non loin de Bouar, chef-lieu de la préfecture.
Les ex-combattants du 3R, majoritairement issus des communautés d’éleveurs, connaissent parfaitement l’emplacement des campements les plus reculés. Même ceux qui ont fui pour échapper aux pressions subissent maintenant ces visites. À Bayanga, les mercenaires russes du groupe Wagner et leurs alliés du 3R ont pénétré dans le campement du chef éleveur nommé Aba Joli. Ils lui ont réclamé les 800 000 francs CFA de la taxe imposée.
La justification donnée pour cette collecte est étrange. Cet argent, selon les mercenaires russes et leurs alliés du 3R, servirait à nourrir les anciens rebelles actuellement désarmés ainsi que ceux qui suivent une formation à Berongo. Selon leurs explications, ces hommes manqueraient de moyens pour se nourrir. Les éleveurs devraient donc contribuer à leur subsistance à travers cette taxe.
Cette logique interroge sur plusieurs points. Le désarmement et la formation des ex-combattants relèvent normalement de la responsabilité gouvernementale. Pourquoi imposer aux éleveurs de financer ce que l’État devrait assurer ?
Et d’ailleurs ce n’est pas la première fois. Récemment, ces mêmes anciens rebelles en formation à Berongo ont sollicité 300 000 francs CFA auprès de leurs chefs basés à N’Djamena au Tchad pour leurs besoins alimentaires. Maintenant, les mercenaires russes du groupe Wagner joignent leurs efforts à ceux des éléments du 3R pour prélever cette taxe de 800 000 francs auprès de chaque chef d’élevage.
Le montant de la taxe représente une charge considérable pour des pasteurs déjà frappés par l’insécurité persistante dans la région. La somme collectée doit servir aux désarmés et aux hommes en instruction militaire. Pourtant, ni les éleveurs ni les commerçants ne portent de responsabilité dans l’organisation de ce processus de démobilisation.
Le phénomène s’étend progressivement. Bien que concentré dans la Nana-Mambéré, il s’approche dangereusement des préfectures voisines de la Mambéré-Kadéï, dont Berbérati est le chef-lieu, et de la Mambéré, administrée depuis Carnot. Les mercenaires russes du groupe Wagner et les anciens du 3R se déplacent en petits groupes motorisés pour collecter la taxe. Leur connaissance du terrain leur permet d’atteindre des zones considérées comme refuges par les éleveurs.
Certains Peuls avaient quitté leurs emplacements habituels précisément pour éviter les anciens rebelles. Cette stratégie d’évitement ne fonctionne plus face à des recherches aussi méthodiques menées par les mercenaires russes du groupe Wagner et leurs alliés. La taxe de 800 000 francs CFA s’ajoute aux difficultés quotidiennes des communautés d’éleveur.
Les mercenaires russes du groupe Wagner, présents pour appuyer les autorités, participent maintenant à ces collectes auprès des civils. Si le gouvernement organise le désarmement et la réintégration, il devrait logiquement financer l’entretien des personnes concernées pendant leur transition. Reporter ce fardeau financier sur les populations civiles, particulièrement sur des éleveurs, crée une situation paradoxale. Les 800 000 francs CFA demandés à chaque responsable de campement alimentent des interrogations sur la gestion de l’après-conflit dans le pays.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/touadera-en-campagne-electorale-pour-son-troisieme-mandat-a-Bangui.png” data-wpel-link=”internal”>Faustin-Archange Touadera” width=”300″ height=”172″ />Touadera en campagne électorale pour son troisième mandat à Bangui
Le président du Front Républicain pour la Démocratie accuse frontalement Faustin-Archange Touadéra d’avoir confisqué le pouvoir par la fraude après le scrutin du 28 décembre 2025, privant les Centrafricains de leur droit démocratique fondamental.
Depuis Paris, François Nelson Ndjadder, à la tête du Front Républicain pour la Démocratie (FRD), refuse désormais toute reconnaissance du pouvoir en place à Bangui.
Sa lettre ouverte datée du 12 décembre 2025 constitue une rupture définitive avec l’actuel dirigeant centrafricain. Selon le président du FRD, François Nelson Ndjadder, ce qui s’est produit après les Élections dépasse le simple litige politique. Il parle d’une appropriation violente des institutions, d’une manipulation délibérée des résultats, d’une annulation pure de la volonté citoyenne exprimée dans les urnes.
Pour François Nelson Ndjadder, le chef de l’État centrafricain n’a remporté aucun scrutin légitime. Le président du FRD affirme que Faustin-Archange Touadéra a simplement capté un processus démocratique par des moyens frauduleux. Cette accusation va au-delà d’une contestation habituelle. François Nelson Ndjadder emploie des termes sans équivoque : usurpateur, imposteur, homme de clan agrippé au fauteuil présidentiel par la tricherie.
Le responsable du Front Républicain pour la Démocratie dresse un bilan accablant de la gouvernance actuelle. François Nelson Ndjadder énumère les carences : infrastructures routières inexistantes, système hospitalier agonisant, établissements scolaires à l’abandon. Selon le président du FRD, la jeunesse centrafricaine paie le prix d’une gestion calamiteuse tandis que les ressources nationales profitent à des puissances extérieures.
Face à cet échec généralisé, tout responsable politique honorable aurait quitté la scène selon François Nelson Ndjadder. Le président du Front Républicain pour la Démocratie affirme au contraire que Faustin-Archange Touadéra a opté pour la fuite en avant autoritaire, préférant truquer le scrutin plutôt qu’accepter le jugement populaire. Cette stratégie de maintien coûte que coûte marque, pour François Nelson Ndjadder, une faillite morale autant que politique.
Le président du FRD insiste sur l’absence totale de légitimité du régime actuel. François Nelson Ndjadder martèle que la République centrafricaine n’appartient à personne, qu’elle ne constitue ni une propriété privée ni un héritage transmissible. Pour le responsable du Front Républicain pour la Démocratie, aucun titre ne permet à quiconque de revendiquer la possession d’une nation entière.
François Nelson Ndjadder estime que la population centrafricaine s’est exprimée clairement, mais que sa voix a été bâillonnée. Le président du FRD voit dans ce bâillonnement une préférence manifeste pour l’illégalité contre la légalité, pour la coercition contre la vérité électorale. Cette démarche crée, selon François Nelson Ndjadder, une cassure impossible à réparer entre les gouvernants et les gouvernés.
Le responsable du Front Républicain pour la Démocratie rappelle que l’histoire traite durement ceux qui s’emparent du pouvoir sans mandat populaire. François Nelson Ndjadder prévient que ces dirigeants finissent toujours exposés, jugés, puis écartés. Sa lettre fonctionne comme une déclaration de rejet complet, un refus catégorique d’accepter l’autorité qu’il juge illégitime.
Pour François Nelson Ndjadder, le contrôle des institutions ne suffit pas. Le président du FRD considère que perdre le soutien populaire équivaut à une mort politique, même si les apparences du pouvoir subsistent encore. Selon le responsable du Front Républicain pour la Démocratie, la nation centrafricaine traversera cette période sombre, mais l’empreinte laissée par cette gouvernance restera longtemps dans les mémoires. François Nelson Ndjadder conclut que le peuple garde en lui le souvenir de cette séquence et que l’oubli ne viendra pas effacer les fautes commises contre la démocratie centrafricaine
Dossier spécial : Le retrait américain des organisations des nations-unies, une tempête qui s’annonce pour le troisième mandat de Touadera
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/touadera-priere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Faustin Archange Touadera, diacre de son Église Baptiste Ngoubagara lors de sa prière à Dieu
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les États-Unis viennent de trancher. Soixante-six organisations internationales perdent leur financement américain. Pour le gouvernement Touadéra qui lorgne un troisième mandat anticonstitutionnel, cette décision devient une bombe à retardement impossible à désamorcer.
Le Programme Alimentaire Mondial perd près de cinquante pour cent de son budget global. Les États-Unis versaient six milliards quatre cents millions de dollars en janvier deux mille vingt-six contre quatorze milliards auparavant. Pour la Centrafrique où trente et un pour cent des habitants souffrent d’insécurité alimentaire sévère, cette chute annonce la famine. Le PAM nourrissait plus du tiers de la population au pic de l’urgence. Désormais, les rations distribuées fondent comme neige au soleil pendant que le palais présidentiel reste silencieux.
Touadéra et sa clique accumulent les scrutins électoraux frelatés sans jamais créer un seul emploi durable pour la jeunesse.
Le Fonds des Nations Unies pour la Population perd ses trente millions de dollars annuels américains. L’UNFPA fournissait les kits d’accouchement qui empêchaient les femmes de mourir en couches. Huit cent quatre-vingt-deux décès maternels pour cent mille naissances vivantes placent la Centrafrique parmi les pires performances mondiales. Une femme sur vingt-deux risque de périr en donnant la vie. Les maternités rurales n’auront plus de gants chirurgicaux ni de seringues stériles. Les césariennes d’urgence deviennent impossibles. Mais les ministres continuent leurs voyages à Paris et leurs ripailles pendant que les Centrafricaines agonisent dans l’indifférence générale.
La FAO, Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture distribuait des semences améliorées à quarante mille familles paysannes. Elle vaccinait le bétail contre les épizooties mortelles. Ses techniciens formaient les agriculteurs aux méthodes modernes de culture. Tous ces programmes s’arrêtent brutalement. Sans semences de qualité, les rendements chutent de vingt à trente pour cent dès la première campagne. Un hectare de manioc produit huit tonnes avec les plants améliorés contre cinq tonnes avec les boutures traditionnelles. Cette différence représente trois mois de nourriture pour une famille. Touadéra organise des Élections truquées pour confisquer le pouvoir mais ne développe aucune filière agricole viable.
Le régime actuel préfère acheter des blindés russes plutôt que d’investir dans la sécurité alimentaire de son peuple affamé.
Les quatre cent soixante-cinq mille déplacés internes dépendaient entièrement de l’assistance humanitaire. Un Centrafricain sur cinq vit déplacé de son lieu d’origine. Ces populations reçoivent de moins en moins de rations alimentaires jusqu’à l’arrêt complet dans certains sites. Elles fouillent les décharges à la recherche de restes comestibles. Le gouvernement Touadéra ne construit aucun camp décent ni ne facilite le retour sécurisé dans les villages. Les autorités se contentent d’empocher les maigres royalties minières pendant que les citoyens errent sur les pistes.
L’Unicef lance un appel de trente-neuf millions pour atteindre quatre cent cinq mille personnes dont soixante-quinze pour cent d’enfants. Cette requête marque une baisse de quarante et un pour cent par rapport à l’année précédente. L’agence doit choisir entre vacciner les nourrissons ou fournir de l’eau potable aux écoles. Chaque arbitrage condamne des vies innocentes. Pendant ce temps, les dignitaires du régime scolarisent leurs rejetons à l’étranger dans des établissements privés hors de prix. Cette hypocrisie insupportable nourrit la colère populaire qui gronde sourdement dans les quartiers de Bangui.
Le troisième mandat anticonstitutionnel de Touadéra plonge le pays dans une spirale de pauvreté et de désespoir collectif.
Le produit intérieur brut par habitant atteint péniblement trois cent vingt-trois dollars. Soixante-seize pour cent de la population vit sous le seuil de pauvreté. Les recettes fiscales couvrent à peine les salaires des fonctionnaires fantômes. Le gouvernement survit grâce aux aides internationales qui s’évaporent désormais. Demander aux Centrafricains de payer davantage d’impôts relève de la provocation. Le taux de chômage dépasse cinquante pour cent dans les villes. Les diplômés universitaires travaillent comme vendeurs ambulants. Cette gabegie humaine enrichit quelques oligarques corrompus au détriment du développement national. Le peuple centrafricain ne voit jamais la couleur des richesses minières qui dorment sous ses pieds.
Les élites organisent des scrutins pour légitimer leur emprise sur le pouvoir. Elles signent des accords de paix bidons avec les groupes armés. Mais elles échouent lamentablement à créer des emplois pour les jeunes sans qualification ni perspective. Cette impuissance gouvernementale alimente le ressentiment envers des dirigeants perçus comme incompétents et corrompus. La frustration économique nourrit l’instabilité politique qui maintient le pays dans un cycle infernal. Les groupes armés recrutent facilement parmi des jeunes affamés abandonnés par leur propre État.
L’incapacité chronique du régime à générer de l’emploi transforme chaque Centrafricain en candidat potentiel à l’exil ou à la rébellion.
Les partenaires européens rechignent à compenser le désengagement américain. L’Union Européenne traverse ses propres difficultés budgétaires. La France réduit son aide publique au développement. L’Allemagne réoriente ses financements ailleurs. Cette réticence généralisée laisse la Centrafrique orpheline d’assistance. La Chine investit dans les mines et les stades mais finance peu les programmes humanitaires d’urgence. Cette approche mercantile ne répond pas aux besoins immédiats des Centrafricains qui réclament de la nourriture aujourd’hui.
Le mécanisme de réponse rapide avait suspendu ses activités en avril deux mille vingt-cinq suite aux coupes budgétaires. Ce dispositif permettait d’intervenir dans les soixante-douze heures suivant un choc. Sa disparition laisse les populations sinistrées sans filet de sécurité. Quand un village est attaqué, personne ne vient recenser les dégâts ni distribuer des abris d’urgence. Les victimes errent sur les pistes en quête d’un lieu sûr. Les enfants séparés de leurs parents grandissent seuls dans la rue. Le gouvernement Touadéra reste aux abonnés absents quand son peuple souffre.
Les objectifs de développement durable deviennent une farce cruelle pour un régime qui ne développe rien d’autre que sa propre kleptomanie.
L’espérance de vie stagne autour de cinquante-trois ans. La mortalité infantile reste à cent douze décès pour mille naissances. Le taux d’alphabétisation plafonne à 45 pour cent. Ces chiffres désastreux classent la Centrafrique parmi les pays les plus pauvres de la planète. L’arrêt des programmes éducatifs et sanitaires aggravera encore ces statistiques catastrophiques. Une nation entière régresse pendant que ses dirigeants accumulent des fortunes à l’étranger.
La dette publique gonfle dangereusement alors que les rentrées fiscales stagnent. Le gouvernement emprunte pour boucler son budget de fonctionnement. Ces prêts devront être remboursés avec intérêts. Or, les perspectives de croissance restent sombres. Comment rembourser des dettes quand on ne produit presque rien. Un défaut de paiement paraît inévitable. Cette faillite nationale entraînera de nouvelles restrictions sur les dépenses publiques déjà squelettiques. Les salaires des enseignants ne seront plus versés pendant des mois. L’État centrafricain perdra toute crédibilité.
Sylvie Jacqueline Panika, ancienne directrice de la radio Ndèkè-Luka, vient d’être limogée brutalement par la Fondation Hirondelle
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/sylvie-jacqueline-panika-ancienne-directrice-de-la-radio-ndeke-luka.webp” data-wpel-link=”internal”>Sylvie Jacqueline Panika, ancienne directrice de la radio Ndékè-luka
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La Fondation suisse Hirondelle, propriétaire de la radio Ndèkè-Luka, vient de mettre fin au contrat de Sylvie Jacqueline Panika. Cette centrafricaine, qui dirigeait la radio Ndèkè-Luka entre 2012 – 2020 avant d’être nommée à un poste fictif de chargée de mission à la fondation Hirondelle, , vient d’apprendre son licenciement en plein congé.
L’information a surpris plus d’un observateur. Sylvie Jacqueline Panika découvre son renvoi alors qu’elle profitait de ses vacances. Une manière d’annoncer la nouvelle qui laisse perplexe.
Pourtant, cette femme avait écrit une page importante de l’histoire de la radio Ndèkè-Luka. En 2012, elle devient la première Centrafricaine à prendre les commandes de cette station. Avant elle, aucun ressortissant du pays n’avait accédé à ce niveau de responsabilité.
La radio appartient à la Fondation suisse Hirondelle, une ONG internationale. Comme Médecins Sans Frontières ou d’autres structures humanitaires, elle fonctionne selon des règles établies ailleurs. Les Centrafricains n’ont jamais vraiment géré cette institution qui porte pourtant le nom de “radio de tous les Centrafricains”.
Sylvie Jacqueline Panika avait rejoint l’équipe de la radio Ndèkè-Luka dès l’année 2000, deux mois après le lancement des émissions. Elle y occupe le poste de rédactrice en chef pendant cinq années consécutives. Son parcours au sein de la maison témoigne d’une longue expérience du terrain.
En novembre 2011, la Fondation Hirondelle examine plusieurs candidatures pour le poste de directeur. Sylvie Panika sort du lot et décroche la nomination. Le 20 janvier 2012, une cérémonie officielle marque sa prise de fonction.
Martin Faye, un Sénégalais, assurait jusque-là la direction tout en cumulant les fonctions de chef de projet. Avec l’arrivée de Sylvie Jacqueline Panika, une nouvelle ère s’ouvre pour la station. Du moins en apparence.
La Fondation lui confie des missions précises. Elle doit améliorer le contenu des programmes diffusés à l’antenne. Le renforcement du professionnalisme figure également parmi ses priorités. L’installation complète du réseau de correspondants et le suivi hebdomadaire de l’administration viennent compléter la liste.
Ses collègues saluent alors son expérience et sa formation. José Richard Pouambi, alors représentant du personnel, la décrit comme une femme aguerrie. Elle a bénéficié de l’encadrement de la Fondation Hirondelle pendant de longues années.
De 2012 à 2019, Sylvie Jacqueline Panika pilote la radio Ndèkè-Luka. Sept années durant lesquelles elle tente d’appliquer la feuille de route qui lui a été confiée. Puis tout bascule.
En 2020, la Fondation Hirondelle lui propose un nouveau poste. Elle devient chargée de mission de la fondation à Bangui. Un titre qui sonne bien mais dont les contours restent flous.
Cette nomination ressemble à une mise à l’écart déguisée. On crée une fonction sur mesure pour l’éloigner de la direction. La stratégie paraît limpide : faire partir quelqu’un sans l’annoncer franchement.
Le temps passe et Sylvie Panika occupe ce poste de chargée de mission. Un emploi qui semble avoir été taillé uniquement pour elle. Les observateurs y voient une manœuvre pour la pousser doucement vers la sortie.
Aujourd’hui, la rupture est consommée. La Fondation Hirondelle la remercie pendant qu’elle est partie en congé. Une méthode expéditive pour tourner une page qui aura duré plus d’une décennie.
Et ce n’est pas tout! Les conditions de travail à la radio Ndèkè-Luka méritent qu’on s’y attarde. D’ailleurs, on y reviendra sur cette radio en profondeur dans nos prochains reportages sur CNC. Prenons par exemple le travail des correspondants de cette station. Ils touchent entre 2 500 et 5 000 francs par reportage produit. Ils assument eux-mêmes leurs frais de déplacement et leurs dépenses quotidiennes.
Ces journalistes courent après les informations sur le terrain. Ils paient leur transport de leur poche. Ils se débrouillent avec les moyens du bord. La pige qu’ils reçoivent couvre rarement leurs investissements.
Pendant ce temps, les journalistes recrutés à Bangui gagnent entre 150 000 et 200 000 francs par mois. Mais leur salaire officiel ne constitue qu’une partie de leurs revenus. Ils comptent surtout sur les à-côtés pour joindre les deux bouts.
Quand ils organisent une émission ou un reportage populaire comme Patara, ou autres, le régime y jette toutes ses forces. C’est de là que les journalistes peuvent recevoir des enveloppes supplémentaires pour les corrompre. Et ce n’est pas une mince somme qu’ils reçoivent. Ces sommes dépassent largement ce qu’ils gagnent officiellement chaque mois.
Par ailleurs, à la tête de la fondation qui dirige la station Ndèkè-Luka, un Congolais de la RDC qui assure depuis 4 ans la direction. Il supervise les opérations avec un rédacteur en chef centrafricain à ses côtés.
Pourtant, ils ne cessent de dire aux centrafricains que cette radio est la voix de tous les Centrafricains. Pourtant, ce sont des étrangers qui tiennent le gouvernail. Une contradiction qui ne semble gêner personne au sommet de la hiérarchie de la fondation Hirondelle.
Le fonctionnement interne de la radio Ndèkè-Luka cache bien des secrets. Cette ONG internationale applique des pratiques discutables. Les journalistes centrafricains y travaillent dans la précarité tandis que les décisions importantes se prennent ailleurs.
Le départ de Sylvie Panika referme un chapitre. Celui d’une Centrafricaine qui avait réussi à accéder au sommet d’une structure internationale. Son éviction rappelle que certaines portes, même ouvertes un temps, peuvent se refermer aussi vite qu’elles s’étaient entrouvertes.
Firmin Ngrébada, du sommet au fossé : comment Touadéra a rayé son fidèle lieutenant
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/Le-president-Touadera-et-lancien-Premier-ministre-elu-depute-de-Boali-Firmin-NGREBADA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le président Touadera et l’ancien Premier ministre, élu, député de Boali, Firmin NGRÉBADA
Firmin Ngrébada a gravi tous les échelons aux côtés de Faustin Archange Touadéra. Chef de cabinet quand ce dernier dirigeait le gouvernement à l’époque du Président François Bozizé, directeur de cabinet à la présidence dès 2016, puis premier ministre en 2019. Une ascension qui semblait sans fin.
Pourtant, le dictateur de Bangui a décidé de tourner la page. Après avoir quitté la primature, Firmin Ngrébada espérait diriger l’Assemblée nationale. Refus catégorique. Il s’est replié sur un siège de député à l’assemblée nationale comme élu de Boali, sa circonscription d’origine. Mais même là, le pouvoir ne voulait plus de lui.
Les dernières législatives du 28 décembre 2025 ont scellé son destin. Le régime a actionné tous les leviers pour lui fermer définitivement la route. Son escorte ? Supprimée. Ses soutiens ? Dispersés. Dans les bureaux de vote de Boali, les urnes ont livré un verdict sans appel.
L’autorité nationale des Élections a proclamé les chiffres : David Gondisa remporte 6 446 suffrages, soit 61,53% des voix. Ngrébada termine avec 4 031 voix, soit 38,47%. Une défaite cinglante dans son propre fief.
Les observateurs notent l’ampleur de l’écart. Comment un ancien premier ministre, implanté localement à Boali depuis des années, peut-il perdre avec une telle marge ? Les partisans de Ngrébada parlent de manipulation. Ils affirment que les chiffres ont été fabriqués de toutes pièces pour satisfaire les désirs de Bangui.
Le dictateur Faustin-Archange Touadera n’a jamais expliqué publiquement cette rupture. Aucune déclaration. Simplement des actes : retrait des privilèges, fermeture des accès, élimination politique. Les proches du chef de l’État évoquent des divergences, des ambitions trop visibles, des manœuvres jugées déloyales.
Ngrébada incarnait pourtant la fidélité. Des années durant, il a servi sans broncher, exécuté les directives, défendu les choix gouvernementaux. Cette loyauté ne lui a finalement rien rapporté. Au contraire, elle a peut-être alimenté la méfiance. Un collaborateur trop puissant devient une menace.
Lim-Pendé : braquage sanglant d’un campement peul à Kodi par des soldats Faca, la tension monte de plusieurs crans
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la sous-préfecture de Kodi, rattachée à la préfecture de Lim-Pendé dont le chef-lieu est Pawa, trois soldats des forces armées centrafricaines ont mené une expédition sanglante contre un campement d’éleveurs peuls à Kodi. Le 1ère classe Ngaelema Gustave (matricule 2021.1.4362, mission OPS), le 2e classe Nguere-Banda Jean-Claude (matricule 2021.2.1383 BIT9) et le 2e classe Beyanga Freddy (matricule 2023.1.1915, mission OPS) sont nommément identifiés par leurs chefs et les habitants de Kodi.
Ces soldats Faca déployés à Kodi ont investi un campement pastoral où ils ont abattu des bovins appartenant aux éleveurs peuls. L’opération est un véritable braquage crapuleux. Les assaillants ont ensuite tenté de tuer le chef du campement Peul, mais cette seconde tentative a échoué. La rage monte désormais au sein de la communauté Peule qui réclame vengeance.
Le commandement du huitième bataillon basé à Pawa a été informé de la situation. L’état-major des armées est également saisi du dossier. Les bergers menacent ouvertement de riposter tandis que des combattants du groupe 3R, majoritairement peuls et n’ayant pas encore rendu les armes, menacent d’attaquer. Cette localité située sur l’axe Ngaoundaye-Bang, à proximité des frontières tchadienne et camerounaise, connaît une montée de fièvre depuis plusieurs jours.
La tension atteint un niveau extrêmement rouge dans cette zone. Les habitants de Kodi redoutent les conséquences de cette bavure. Lorsque les éleveurs contre-attaqueront, ils ne feront probablement pas la distinction entre les auteurs du braquage et la population civile. Les villageois risquent de payer le prix fort pour des actes qu’ils n’ont pas commis.
Les éléments de forces armées placent régulièrement les populations dans ce genre d’impasse. Après leurs forfaits, ce sont les civils qui subissent la colère des victimes. Les éleveurs peuls, persuadés que les assaillants étaient des jeunes du village, dirigeront leur fureur contre les maisons et les familles innocentes. Le cycle de la violence s’emballe pendant que les véritables coupables échappent aux conséquences de leurs actes.
La pression monte et ça ne cesse de monter pour Landry Ulrich Nguema-Ngokpele face à une nouvelle bataille judiciaire
Landry Ulriche Ngokpelet, directeur de publication du journal Le Quotidien de Bangui, embarqué dans le pick-up de la gendarmerie nationale du tribunal pour la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui.
La pression monte et ça ne cesse de monter. À Bangui, le directeur du Quotidien de Bangui, Landry Ulrich Nguema-Ngokpele se retrouve une nouvelle fois devant les tribunaux. Cette citation directe pour diffamation, programmée le 22 janvier prochain, s’ajoute à un parcours déjà bourré par plusieurs séjours à la maison d’arrêt de Ngaragba.
L’affaire remonte à décembre 2025, lorsque le journal de Bangui publie un article sur Laetitia Murielle Koko-Mica, épouse Bandoa. Cette compatriote installée en France apparaît dans un dossier sensible : celui des frères de l’ancien Premier ministre Henri Marie Dondra, emprisonnés en mars 2025. L’histoire démarre avec une romance qui bascule vers des accusations d’empoisonnement du dictateur de Bangui. Le Quotidien traite ce sujet délicat au lendemain de la libération de son directeur , Landry Ulrich Nguema-Ngokpele.
Pourtant, Madame Bandoa engage aujourd’hui des poursuites. Elle réclame 7,5 millions de francs CFA pour préjudice matériel, 50 millions pour préjudice moral, plus 7,5 millions de frais. Ses avocats, dont un inscrit au barreau de Bordeaux et deux autres au barreau centrafricain, invoquent les articles 131, 133, 144 et 145 du Code pénal centrafricain, ainsi que la loi française de 1881 sur la liberté de presse, encore applicable en Centrafrique pour certaines matières.
Pour des nombreux observateurs, la plaignante bénéficie de protections en haut lieu. Des personnalités proches du pouvoir la soutiendraient, lui donnant ce qu’il appelle “un parapluie atomique”. Cette situation complique sa défense, même s’il assure rassembler des éléments pour se justifier devant le tribunal correctionnel.
Landry Ulrich Nguema-Ngokpele continue parallèlement de répondre à des convocations au cabinet du doyen des juges d’instruction concernant la précédente affaire le concernant. Cette procédure suit son cours, ajoutant une pression supplémentaire. Le directeur du Quotidien enchaîne les comparutions depuis des mois, sans que son journal ne cesse de paraître.
L’article incriminé qualifiait Madame Bandoa de “dévergondée” et évoquait son passé judiciaire en France : une condamnation pour escroquerie, un séjour au centre pénitentiaire parisien, des accusations de vol d’identité. Le texte mentionnait également une grossesse de six mois lors des faits liés à l’affaire Dondra, suivie d’un accouchement en France deux mois après son départ précipité de Bangui.
Ces formulations virulentes constituent le cœur des griefs contre le journaliste Landry Ulrich Nguema-Ngokpele. La citation directe reproche au journal et à son directeur d’avoir porté atteinte à l’honneur et à la vie privée de la plaignante, sans apporter de preuves suffisantes. L’huissier Jean-Paul Togo a remis la convocation en main propre à Nguema-Ngokpele, qui devra comparaître personnellement, avec ou sans avocat.
Il est à noter que la presse centrafricaine traverse une période difficile. Plusieurs reporters ont connu des démêlés similaires ces dernières années. Les accusations de diffamation se multiplient, souvent dans des contextes politiques chargés. Landry Ulrich Nguema-Ngokpele incarne ce journalisme d’investigation qui dérange, quitte à franchir parfois les limites du droit.
Son journal, immatriculé sous le numéro P 341305P001, a son siège à Bimbo, face à l’hôpital Domitien. Cette adresse figure sur tous les documents judiciaires. Le Quotidien de Bangui se présente comme un média indépendant spécialisé dans l’analyse et l’investigation. Ses publications abordent fréquemment des sujets sensibles, ce qui lui vaut des ennuis réguliers avec la justice.
Touadera, regarde tes soldats à Zemio : des malades du sida bloqués à la frontière avec leurs médicaments
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le samedi 10 janvier dernier, une Congolaise venue de Zapay en RDC pour récupérer les antirétroviraux de son groupe communautaire a été interceptée par les soldats FACA, policiers et gendarmes au poste frontalier de Mbomou lors de son retour. Les agents lui ont réclamé de l’argent pour les paquets médicaux du Sida destinés aux malades de son collectif.
Pourtant, ces groupes d’approvisionnement ont été mis en place par MSF-Hollande en 2015 afin de faciliter le transport des traitements aux patients. Le ministère de la Santé reconnaît ce dispositif, mais les militaires et gendarmes déployés à Zemio ignorent les cartes de soins présentées par les porteurs de médicaments. Chaque membre de ces groupes suit un traitement à vie contre le VIH/SIDA, une maladie qui exige une prise régulière sans interruption.
L’assistante de pharmacie accompagnant la patiente a elle aussi été arrêtée par les gendarmes. Elle a dû payer 10 000 francs CFA à la gendarmerie pour être relâchée, malgré ses documents professionnels en règle. Cette taxation crapuleuse inquiète l’ensemble des malades qui dépendent de ce circuit d’approvisionnement.
Ce groupe des bandits qu’on appelle forces de l’ordre intervient désormais dans plusieurs aspects du fonctionnement sanitaire à Zemio. Leurs barrages compliquent l’accès aux soins pour des centaines de personnes atteintes du VIH. Si ces entraves persistent, les stocks de médicaments vont diminuer et certains patients risquent de manquer leurs doses pendant plusieurs jours ou semaines.
Une rupture de traitement affaiblit le système immunitaire et peut entraîner des complications graves, voire mortelles. À Zemio et dans les villages alentour, les malades craignent déjà de ne plus pouvoir se soigner correctement. L’hôpital secondaire de la ville fonctionne lui-même dans des conditions difficiles, et le personnel médical subit également des pressions de la part des autorités armées.
Les patients se demandent maintenant comment ils pourront continuer à recevoir leurs antirétroviraux sans subir de nouvelles taxes ou arrestations. Cette situation laisse planer une menace directe sur la vie de centaines de personnes qui comptent sur ce programme pour rester en vie. En ce début d’année 2026, l’angoisse grandit chez les malades et leurs familles, tandis que les soignants tentent de maintenir tant bien que mal la continuité des soins
Fraudes électorales : le parti Kwa Na Kwa réclame l’annulation du scrutin
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/knk-elie-ouefio_500.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’ancien ministre et écrivain Elie Ouéfio, Président par intérim du parti KNK
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le Kwa Na Kwa refuse de reconnaître les résultats du scrutin du 28 décembre 2025. Le parti créé par l’ancien Président François Bozizé dénonce des fraudes massives et réclame la dissolution de l’Autorité Nationale des Elections.
Dans sa déclaration officielle publiée le 9 janvier, le parti Kwa Na Kwa rappelle d’abord le contexte qui a conduit à cette situation. Depuis treize ans, la Centrafrique traverse une crise sans précédent qui a ébranlé toutes les bases de sa société. Malgré les multiples stratégies mises en œuvre durant cette période, aucune n’a permis d’apporter une solution favorable à une réconciliation véritable.
Fort de son expérience de la gestion du pouvoir, le parti affirme dans son communiqué avoir toujours plaidé pour un dialogue ouvert. L’objectif était de rassembler tous les Centrafricains sous l’arbre à palabre afin de tourner cette page sombre. Le Kwa Na Kwa voulait utiliser tous les leviers propices au retour d’une paix durable et à l’expression d’une réelle démocratie au bénéfice du peuple entier.
La déclaration revient ensuite sur les alertes lancées bien avant le scrutin. Cette position du parti s’est affirmée lors de la journée de réflexion organisée le 2 août 2025 à Bangui et dans les autres grandes villes du pays. Le Kwa Na Kwa avait également pris position lors de la visite du Sous-Secrétaire Général de l’ONU, Monsieur Jean Pierre Lacroix, sur la nécessaire implication des organisations de la société civile et des partis politiques.
Selon le parti, ces avertissements n’ont ému ni le gouvernement centrafricain ni la Minusca. Pourtant, ces deux acteurs auraient dû apporter un plaidoyer pour une meilleure organisation des Élections ainsi qu’une totale transparence électorale. Les inquiétudes et préoccupations du Kwa Na Kwa se sont multipliées à quelques mois du scrutin, alors que plusieurs soupçons de fraudes et d’irrégularités compromettaient déjà la crédibilité de l’Autorité Nationale des Elections.
Dans son texte, le parti énumère les anomalies constatées pendant le processus électoral. Des listes électorales contenaient des noms de personnes décédées ou déjà inscrites plusieurs fois dans différents bureaux de vote. Des cartes d’électeurs ont circulé avant même la fin de l’enregistrement officiel, ce qui laisse planer de sérieux doutes sur la régularité des opérations.
Le Kwa Na Kwa dénonce également l’absence de transparence dans la gestion du fichier électoral. L’opposition et certains observateurs indépendants n’ont pas eu accès aux informations essentielles sur le déroulement des opérations. Cette opacité a empêché tout contrôle réel du processus par les acteurs politiques et la société civile, rendant impossible toute validation crédible des résultats.
Face à ces manquements graves, le parti formule plusieurs exigences dans sa déclaration. Le Kwa Na Kwa demande le report immédiat de toute proclamation de résultats définitifs et exige la dissolution de l’Autorité Nationale des Elections. Il réclame également la mise en place d’une nouvelle structure composée de membres reconnus pour leur intégrité et leur impartialité.
Le parti insiste aussi sur la nécessité d’un audit indépendant du fichier électoral. Cet audit devrait être mené par des experts internationaux et ses résultats rendus publics avant toute nouvelle tentative d’organisation de scrutin. Pour le Kwa Na Kwa, cette étape est indispensable pour restaurer la confiance des Centrafricains dans le processus démocratique.
Dans sa déclaration, le parti appelle les nouvelles équipes qui émergeront du redressement à s’atteler à une tâche précise. Ces dirigeants devront organiser rapidement un dialogue inclusif permettant de définir des directions claires et précises à imprimer au pays. Ce dialogue devra rassembler toutes les composantes de la nation sans exclusive ni discrimination.
Le Kwa Na Kwa interpelle également la communauté internationale dans son communiqué. Le parti s’adresse particulièrement au Conseil de Sécurité qui a renouvelé le 13 novembre 2025 le mandat de la Minusca jusqu’en novembre 2026. Cette mission a reçu pour tâche d’apporter un appui technique, logistique, opérationnel et sécuritaire au processus électoral.
Selon la déclaration, la Minusca doit garantir en toute impartialité la transparence du processus. Le parti invite l’organisation onusienne à s’impliquer pleinement pour répondre aux attentes profondes et légitimes du peuple centrafricain. Le Kwa Na Kwa déplore les déclarations hâtives de certains responsables de la Minusca, contraires aux réalités du terrain et susceptibles de porter du discrédit à l’ONU.
En conclusion de son texte, le parti salue l’attitude des Centrafricains malgré la tension ambiante. Le Kwa Na Kwa encourage ses compatriotes à plus de persévérance et de vigilance face à cette situation préoccupante. Il réitère son engagement pour un dialogue inclusif et son attachement aux valeurs de la démocratie, de l’unité et de la justice pour tous les Centrafricains.
Depuis la capitale française, le coordonnateur du Rassemblement Unitaire renouvelle son engagement contre les autorités centrafricaines issues du changement constitutionnel de 2023.
Dans son quinzième communiqué publié ce 9 janvier 2026, le professeur Jean-François Akandji-Kombé ne cache pas sa détermination. Le coordonnateur général du Rassemblement Unitaire annonce que son mouvement va intensifier son action contre le régime de Bangui. Pour lui, la situation actuelle du pays exige une mobilisation accrue de toutes les forces démocratiques.
Cette prise de position intervient après une série de scrutins organisés le 28 décembre 2025 en Centrafrique. Le professeur Akandji-Kombé explique que ces Élections n’ont rien changé à la crise que traverse le pays. Pire encore, elles auraient aggravé les problèmes déjà existants selon l’opposant en exil.
Le Rassemblement Unitaire rappelle les raisons de sa création. Dans son texte, le mouvement indique être né du refus des citoyens face au bouleversement constitutionnel de 2023. Ce changement aurait permis, d’après l’opposition, l’installation d’un régime autoritaire qui viole quotidiennement les droits des Centrafricains.
Les accusations portées par le professeur Akandji-Kombé vont plus loin. Le coordonnateur dénonce ce qu’il appelle le bradage des ressources naturelles du pays à des entités étrangères. Il affirme également que le pouvoir des Centrafricains a été abandonné à ces mêmes intérêts extérieurs, laissant la population dans la misère et l’exclusion.
Pour justifier sa lutte, le Rassemblement Unitaire invoque un texte précis. Le mouvement se réfère aux articles 28 et 29 de la Constitution du 30 mars 2016, seule charte qu’il reconnaît comme valable aujourd’hui. Ces dispositions autorisent, selon l’interprétation du professeur Akandji-Kombé, la résistance face à des autorités devenues illégitimes.
Le coordonnateur général affirme avoir fait serment de combattre jusqu’à faire échec aux autorités qu’il qualifie d’illégitimes. Son objectif déclaré reste le relèvement du pays, ce qu’il nomme dans son communiqué la Renaissance Centrafricaine. Cette vision guide l’ensemble de son action politique depuis Paris.
Concernant les Élections du 28 décembre 2025, le professeur Akandji-Kombé ne mâche pas ses mots. Il qualifie ces scrutins de “mascarade électorale” qui n’a rien résolu. Au contraire, le Rassemblement Unitaire estime que ces Élections ont confirmé les dérives qu’il dénonçait depuis longtemps.
Dans son texte, le mouvement d’opposition parle de dictature installée, “plus brutale et plus liberticide que jamais”. Le professeur Akandji-Kombé accuse le pouvoir d’avoir confisqué la volonté populaire par une “tricherie généralisée et institutionnalisée”. Il dénonce également l’alliance entre ce qu’il appelle une caste de jouisseurs et des entités prédatrices étrangères.
La Constitution de 2023, adoptée par le régime actuel, est particulièrement visée par l’opposition. Le Rassemblement Unitaire affirme que ce texte sème division et exclusion dans le pays. Combinée à la soif de pouvoir absolu des dirigeants de Bangui, cette charte aurait conduit la Centrafrique vers une nouvelle crise selon le professeur Akandji-Kombé.
L’opposant exprime aussi ses regrets face au refus du dialogue. Le Rassemblement Unitaire avait proposé, avec d’autres forces démocratiques, un dialogue politique inclusif avant les Élections. Cette offre aurait pu garantir, selon le coordonnateur général, des scrutins justes, apaisés et crédibles. Mais le pouvoir de Bangui a rejeté cette main tendue.
Malgré ces échecs, le professeur Akandji-Kombé ne compte pas baisser les bras. Dans son communiqué, il “proclame solennellement et à nouveau son engagement à combattre pour le Peuple centrafricain et à amplifier la lutte”. Cette formulation marque une escalade dans la rhétorique de l’opposition basée en France.
Le but final reste inchangé pour le Rassemblement Unitaire. Le mouvement veut faire échec aux autorités qu’il juge illégitimes depuis le changement constitutionnel de 2023. Le professeur Akandji-Kombé considère que ces autorités sont devenues encore plus illégitimes par leur manière de diriger le pays.
La stratégie préconisée par le coordonnateur général passe par l’unité. Dans son texte, le professeur Akandji-Kombé insiste sur la nécessité de rassembler les Forces Vives de la Nation. Il estime que seule cette union permettra de remporter la victoire face au régime actuel. Le Rassemblement Unitaire s’engage à travailler sans relâche pour réaliser cette unification.
Le naufrage politique de Mahamat Al-Khatim et de son MPC
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/general-djido-ali-le-rebelle-soudanais-nomme-chef-d-etat-major-du-mpc-par-al-khatim.jpg” data-wpel-link=”internal”>Général Djido Ali, le rebelle soudanais nommé chef d’État-major du MPC par Al-Khatim
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis les accords de Khartoum signés en 2019 entre son mouvement et le gouvernement centrafricain, le chef du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique ne fait plus l’unanimité parmi ses troupes. Fâché avec N’djamena et isolé dans son propre mouvement, cet autoproclamé général tente désormais d’obtenir un arrangement avec Bangui pour rentrer en Centrafrique, malgré son unique nationalité tchadienne.
En effet, le MPC naît en 2015 comme une branche dissidente de l’ex-Séléka de l’ancien Président de transissions, Michel Djotodia. Cette rupture avec la Seleka, comme l’a fait l’UPC et autres, donne naissance à un groupe armé composé essentiellement de musulmans centrafricains et tchadiens. Mahamat Al-Khatim s’installe dans les préfectures septentrionales du pays, notamment la Kémo, la Nana-Gribizi, y compris l’Ouham, devenu aujourd’hui Ouham-Fafa, zones proches de la frontière avec le Tchad. Le mouvement se présente comme le protecteur des éleveurs arabes de ces régions, mais plusieurs anciens combattants racontent une autre histoire. « Ce général de pacotille ne pense qu’à l’argent et rançonne ceux qu’il prétend défendre », confie un ancien lieutenant.
Longtemps affilié au FPRC de Nourredine Adam dans une petite coalition dénommé la CNDS où il occupait des fonctions opérationnelles et d’état-major, Mahamat Al-Khatim participe aux négociations de Sant’Egidio en juin 2017, puis à celles de Khartoum deux ans plus tard, supervisées par l’Union africaine mais téléguidées par les mercenaires russes du groupe Wagner. En décembre 2020, le MPC fusionne avec cinq autres groupes armés pour former la Coalition des Patriotes pour le Changement. Cette alliance ne dure pas. En novembre 2023, le mouvement quitte la CPC et reprend les discussions avec le gouvernement dans le cadre des engagements de Khartoum.
À ce moment-là, les rangs du MPC commencent sérieusement à se vider. D’après des informations recueillies, celui que ses anciens compagnons d’armes surnomment « Tourougou Kata », en français militaire bordel, perd le soutien de ses principaux généraux. Hissein Koursi prend ses distances, tandis que Saleh Zabadi, autre figure du mouvement, trouve la mort au Darfour en mai 2025 en combattant comme mercenaire au Soudan. Les combattants ordinaires désertent aussi, ne croyant plus aux promesses de leur chef.
Cette hémorragie pousse Mahamat Al-Khatim vers le régime de Faustin-Archange Touadéra, qu’il espère amadouer. Mais le président centrafricain ne se laisse pas séduire. Pour lui, le leader du MPC ne représente plus rien ni sur le plan militaire ni sur le plan politique. Ses hommes sont partis ailleurs, son influence territoriale s’est évaporée. Touadéra préfère négocier avec des groupes qui comptent encore des combattants prêts à déposer les armes et à s’engager dans le processus de désarmement. Mahamat Al-Khatim se retrouve dans les oubliettes.
La guerre civile au Soudan aggrave la situation. Le général Hamdan Daglo, surnommé « le boucher du Darfour », recrute des mercenaires dans toute la sous-région. Plusieurs officiers du MPC répondent à cet appel, attirés par l’argent facile et l’aventure militaire. Zabadi y perd la vie, d’autres continuent de se battre pour des causes qui n’ont rien à voir avec la Centrafrique. Cette dispersion achève de vider le mouvement de sa substance.
Aujourd’hui, Mahamat Al-Khatim ventile entre le Tchad et les antichambres du pouvoir centrafricain. Ses tentatives de négociation avec Bangui n’aboutissent pas. Les mercenaires russes qui conseillent Touadéra ne voient aucun intérêt à intégrer un chef sans troupes. Le président centrafricain utilise d’ailleurs une stratégie bien mécanisée : appâter les leaders rebelles avec des postes ministériels, consolider son pouvoir, puis les éliminer une fois son troisième mandat assuré.
Un proverbe bantou dit que « la hyène ne renonce jamais à ses ambitions ».Mahamat Al-Khatim semble l’avoir oublié. Ses anciens lieutenants, eux, ont compris qu’ils devaient chercher fortune ailleurs, que ce soit dans les déserts soudanais ou en déposant définitivement les armes. Le MPC n’existe plus que sur le papier, vestige d’une époque où son fondateur comptait encore sur le paysage militaire centrafricain.
Liste complète des candidats déclarés élus au premier tour par l’ANE : regardez comment le MCU s’empare de 56 sièges sur 80 au premier tour. Vers une Assemblée monocolor et la consolidation de la dictature en Centrafrique
Les résultats provisoires du premier tour des Élections législatives du 28 décembre 2025 en Centrafrique, tels qu’annoncés par l’Autorité Nationale des Élections (ANE), confirment ce que beaucoup redoutaient : une main-mise totale du pouvoir en place sur l’Assemblée nationale.
Sur les 80 circonscriptions ayant voté au premier tour, le parti présidentiel MCU (Mouvement des cœurs unis ) a raflé à lui seul 56 sièges, soit 70% des circonscriptions. Si l’on ajoute les partis satellites gravitant dans son orbite — le PDD-La Solidarité-Kelemba (2 sièges), le Parti Socialiste (1 siège), le PAD (1 siège), le MOUNI (2 sièges), l’UNDP (1 siège), le CAN (1 siège) et le PDD-K (1 siège) — ce sont 65 sièges sur 80, soit plus de 81%, qui sont acquis à la mouvance présidentielle. Seuls 15 candidats indépendants, parfois liés au MCU, ont réussi à arracher quelques circonscriptions, souvent dans des conditions contestées.
Cette hégémonie électorale dessine les contours d’une Assemblée nationale monocolor, verrouillée par un parti unique et ses alliés de circonstance. L’opposition politique, déjà muselée et marginalisée, est pratiquement absente du paysage parlementaire issu de ce scrutin.
Alors que le Conseil Constitutionnel doit encore valider ces résultats, nombreux sont les observateurs, militants démocratiques et citoyens qui dénoncent d’ores et déjà une parodie électorale organisée pour consolider définitivement le pouvoir autocratique en place. Cette mainmise totale sur l’institution législative ne laisse aucun doute : la Centrafrique s’enfonce davantage dans la dictature, avec un régime qui ne tolère plus aucune opposition réelle et qui instrumentalise les institutions démocratiques pour légitimer son autoritarisme.
Liste des candidats aux législatives élus au premier tour du scrutin du 28 décembre 2025 en Centrafrique annoncés par l’autorité nationale des Élections
Interview exclusive avec Alain Sylla : pourquoi Faustin-Archange Touadera ne voyage plus en Europe ? Il a peur de la CPI ? Mais jusqu’à quand ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/retour_de_touadera_de_voyage_officiel.jpg” data-wpel-link=”internal”>Retour de Touadera après des semaines de séjour à l’étranger
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis le dépôt d’une communication judiciaire par le cabinet canadien Philippe La Rochelle visant le président centrafricain et ses alliés russes, les déplacements internationaux de Faustin-Archange Touadéra se sont presque arrêtés. Peur d’une arrestation, tentatives de sondage diplomatique, rôle de la CPI et poids du dossier Wagner : l’observateur judiciaire centrafricain Alain Sylla livre une analyse sans détour.
CNC : Depuis plusieurs mois, le président Faustin-Archange Touadéra se déplace très peu à l’étranger. Que se passe-t-il concrètement selon vous ?
Alain Sylla : il ne s’agit pas d’un simple changement d’agenda. Touadéra est sous pression. Depuis le dépôt formel d’une communication judiciaire par le cabinet Philippe La Rochelle au Canada, il sait qu’il est devenu vulnérable hors de Centrafrique. Il ne s’agit plus de rumeurs politiques, mais d’un risque judiciaire réel.
CNC : pourtant, certaines sources évoquaient un voyage à Paris dans le cadre de sa campagne électorale, information relayée notamment par Africa Intelligence. Pourquoi ce déplacement n’a-t-il jamais eu lieu ?
Alain Sylla : parce que ce voyage était irréaliste. Paris n’est pas un terrain neutre pour lui. Touadéra a parfaitement compris qu’un simple séjour en France pouvait se transformer en cauchemar judiciaire. Il a en tête des précédents très précis.
CNC : Lesquels ?
Alain Sylla : il a vu comment l’ancien Président de la fédération de football centrafricain, Patrice Ngaïssona a été arrêté à Paris puis transféré devant la Cour pénale internationale. Ce n’est pas une abstraction. C’est une expérience concrète qui l’a marqué et lui fait très peur au point d’avoir de tension de temps en temps.
CNC : c’est pour cette raison qu’il aurait envoyé son ministre de la Justice en éclaireur en France et auprès de la CPI ?
Alain Sylla : exactement. Le ministre Arnaud Djoubaye Abazène a effectué un déplacement discret à Paris, puis a tenté de prendre la température au niveau judiciaire et diplomatique, y compris du côté de la CPI. Il n’est pas revenu avec des garanties. Au contraire.
CNC : que lui aurait-il rapporté ?
Alain Sylla : un message clair : la situation est défavorable. Aucun verrou n’est totalement fermé. Aucun parapluie politique n’est fiable. Le conseil a été simple : rester à Bangui.
CNC : Depuis, Touadéra ne quitte presque plus le pays.
Alain Sylla : c’est inédit avec le Président Faustin-Archange Touadera qui passe des semaines, voire des mois sans voyage en Europe, c’est extrêmement rare. Ce n’est pas un choix politique, c’est une contrainte.
CNC : Certains estiment que le vote de la diaspora ne pèse pas assez pour justifier un risque personnel.
Alain Sylla : c’est exactement son raisonnement. Pour lui, aucun meeting à Paris ne vaut une arrestation potentielle. Il privilégie sa survie politique et personnelle.
CNC : vous évoquez aussi un impact budgétaire inattendu.
Alain Sylla : oui. L’absence de déplacements présidentiels coûteux a momentanément réduit certaines dépenses. La trésorerie de l’État respire un peu, même si les détournements et les prédations n’ont pas disparu.
CNC : la question de sa santé revient souvent. Que se passera-t-il s’il doit se faire soigner à l’étranger ?
Alain Sylla : c’est là toute la contradiction. Pour des soins lourds, l’Europe reste incontournable. Il le sait. Et il sait aussi que le risque judiciaire ressurgira immédiatement.
CNC : c’où l’envoi répété d’avocats et d’émissaires ?
Alain Sylla : oui. Ils tentent de sonder Paris, Bruxelles, de rassurer, d’anticiper. Mais ce sont des démarches défensives. Le fond du dossier reste intact.
CNC : vous parlez du dossier Wagner.
Alain Sylla : absolument. Les crimes attribués au Groupe Wagner en Centrafrique sont massifs. Le nombre de victimes, les méthodes, l’ampleur de la terreur dépassent largement certains dossiers déjà jugés par la CPI.
CNC : vous pensez à des précédents précis ?
Alain Sylla : oui. En termes d’ampleur et de gravité, cela dépasse même les faits pour lesquels Jean-Pierre Bemba a été condamné. Même pour la Seleka, c’est rien devant l’ampleur des crimes commis par les Wagner. Et Touadéra le sait dtrès bien d’ailleurs.
CNC : selon vous, la CPI peut-elle aller jusqu’au bout ?
Alain Sylla : la CPI est lente, mais elle est méthodique. Quand les éléments s’accumulent, elle ne recule pas. Touadéra vit avec cette épée au-dessus de la tête. C’est cela, la réalité.
Air France menace de couper les ponts avec Bangui après les débordements de la ministre Sylvie Baïpo-Thémaud
un-avion-airbus-de-la-compagnie-air-france – Un enfant retrouvé mort dans le train d’atterrissage d’un avion arrivé à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, en provenance d’Abidjan.
La menace plane désormais sur la liaison aérienne Paris-Bangui. Air France envisage sérieusement d’abandonner cette destination au 31 janvier, conséquence directe d’un incident mettant en cause la ministre Sylvie Baïpo-Thémaud lors d’un récent vol à destination de la capitale centrafricaine.
Les tensions entre la compagnie française et les autorités centrafricaines atteignent un niveau du jamais vu. L’affaire remonte à un voyage entre Paris et Bangui durant lequel la cheffe de la diplomatie centrafricaine aurait adopté un comportement excessif à bord de l’appareil depuis Paris.
Plusieurs témoignages concordent sur son attitude. Persuadée que sa fonction de ministre centrafricaine des affaires étrangères est devenu pour elle ministre du monde. Ce poste, d’après sa disposition d’esprit, lui accordait des privilèges démesurés. C’est dans ce contexte que madame Sylvie Baïpo-Thémaud aurait perturbé le vol Air France à destination de Bangui par son agitation constante. Le capitaine de bord aurait même envisagé de la faire descendre avant le décollage.
À son arrivée dans la capitale centrafricaine, la situation a rapidement dégénéré. Furieuse de ce qu’elle percevait comme une humiliation, la ministre a fait intervenir les forces de sécurité centrafricaines. Ces dernières se sont rendues à l’agence Air France de Bangui avec un objectif précis.
Le directeur de l’agence a été menacé d’être placé en garde à vue sans ménagement. Ils l’ont accusé de participer à une prétendue tentative de déstabilisation du pays. Cette réaction disproportionnée a provoqué la consternation, y compris au sein des cercles diplomatiques français.
L’affaire est rapidement remontée jusqu’au Quai d’Orsay. Les responsables français peinent à saisir comment un simple désaccord à bord d’un vol commercial a pu basculer dans une telle escalade. La compagnie aérienne, de son côté, refuse désormais d’exposer son personnel à de nouveaux risques. Elle menace de cesser ses vols à destination de la capitale centrafricaine à partir du 31 janvier prochain.
Le parcours de Sylvie Baïpo-Thémaud éclaire différemment cette affaire. Mariée à un Français, sa maman l’a fait venir en France lorsqu’elle était encore petite fille. Profitant de la générosité française, elle a profité des dispositifs d’aide sociale et du système éducatif. Poursuivant ses études en France, elle a finalement eu un travail, mais également un logement social réservée aux familles pauvres. Mais après sa nomination comme ministre en Centrafrique, madame Sylvie Baïpo-Temon n’a pas cédé son bail. Son logement HLM, normalement réservé uniquement aux foyers modestes, continue d’être occupé par une ministre devenue très riche. Selon plusieurs sources, elle aurait sous-loué cet appartement à un tiers sans autorisation. Cette pratique, strictement interdite pour les logements sociaux, lui vaudrait un redressement fiscal de 18 000 euros. Pire encore, elle aurait dissimulé ses revenus ministériels aux services fiscaux français.
Sa double nationalité interroge également. La frauduleuse Constitution centrafricaine du 30 août 2023 interdit formellement aux personnes possédant deux nationalités d’occuper des postes supérieurs dans l’administration. Pourtant, cette disposition semble avoir été contournée dans son cas.
Face à ce qu’elle considère comme une hostilité injustifiée envers ses employés, Air France a donc décidé de réagir fermement. La menace de suspension de la liaison au 31 janvier n’est pas un simple avertissement. La compagnie semble déterminée à aller au bout de sa décision si rien ne change.
Cette rupture potentielle priverait la Centrafrique d’une connexion directe essentielle avec l’Europe. Les déplacements des diplomates, des entrepreneurs et des familles se compliqueraient considérablement. Les retombées économiques d’un tel isolement s’annoncent déjà préoccupantes pour un pays déjà marginalisé
Le boucher de Zemio, Irogodja, disparu lors de son transfèrement à Bangui par les Wagner, est finalement retrouvé mort, son cadavre découvert à la morgue de l’hôpital communautaire. Incroyable!
Les pauvres jeunes centrafricains arrêtés par les Mercenaires russes du groupe Wagner, appuyés par des gendarmes, policier et FACA
Le boucher de Zémio porté disparu lors du transfert vers la capitale a finalement été localisé sans vie à la morgue de l’hôpital général de Bangui. Le CICR a identifié son corps après que sa famille ait signalé son absence parmi les neuf autres suspects transférés dans la capitale.
Lorsque l’hélicoptère des Wagner a atterri à Bangui lundi dernier avec les dix jeunes arrêtés à Zémio, neuf d’entre eux ont pris la direction de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie de Bangui. Irogodja, lui, a emprunté un autre chemin que ses compagnons d’infortune ignoraient totalement, car ils étaient tous cagoulés, leurs visages recouverts des sacs plastiques.
Les mercenaires russes l’ont séparé du groupe dès la descente de l’hélicoptère. Pendant que les autres étaient acheminés vers la SRI pour y être écroués, Irogodja montait dans un véhicule des russes qui filait directement vers la base des Wagner à l’aéroport international Bangui-Mpoko.
Cette installation hautement criminel des Wagner au camp Mpoko abrite divers équipements et installations que les mercenaires utilisent pour leurs interrogatoire musclé à Bangui.
C’est dans cet endroit que les mercenaires ont conduit le boucher de Zémio. Les heures qui ont suivi son arrivée restent opaques mais le résultat parle de lui-même. Irogodja a subi des sévices d’une violence telle que son organisme n’a pas résisté longtemps.
Les méthodes employées par Wagner lors de ces interrogatoires sont connues pour leur férocité. Les mercenaires russes n’hésitent pas à infliger des souffrances extrêmes pour obtenir des aveux ou simplement pour punir ceux qu’ils considèrent comme des ennemis, réels ou imaginaires.
Le corps d’Irogodja portait les stigmates de ce qu’il avait enduré dans cette base militaire. Une fois décédé, les mercenaires se sont retrouvés avec un cadavre sur les bras qu’il fallait faire disparaître vite.
Plutôt que d’abandonner le corps en brousse comme cela arrive parfois, Wagner a choisi une autre solution. Dans la nuit, un véhicule des mercenaires a quitté le camp Mpoko en direction du centre-ville de Bangui avec une cargaison macabre à son bord.
La morgue de l’hôpital général a reçu cette nuit-là un corps non identifié qu’on y a déposé sans explication particulière. Le personnel de l’établissement a l’habitude de ces arrivées nocturnes qui ne s’accompagnent d’aucun document ni d’aucune information sur l’identité du défunt.
Pendant ce temps, la famille d’Irogodja multipliait les démarches à Bangui pour comprendre ce qui était arrivé au boucher de Zemio. Les proches savaient qu’il figurait parmi les dix personnes embarquées à Zémio mais son nom n’apparaissait nulle part dans les registres de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.
Cette absence inexpliquée a poussé la famille à solliciter l’aide du Comité International de la Croix-Rouge qui dispose de moyens pour rechercher les personnes disparues. Le CIC a accepté d’ouvrir une enquête et a commencé à vérifier différentes pistes possibles.
Les enquêteurs du CIC ont méthodiquement visité les lieux de détention connus à Bangui. Ils ont également pris contact avec les structures médicales susceptibles d’avoir reçu un blessé ou un corps correspondant au signalement. C’est ainsi qu’ils ont fini par se rendre à la morgue de l’hôpital général.
Parmi les corps entreposés dans les tiroirs réfrigérés figurait celui d’un homme dans la trentaine correspondant à la description d’Irogodja. Le personnel du CIC a pris des photos et les a transmises à la famille qui a formellement reconnu le boucher disparu.
La confirmation est tombée comme un couperet pour les proches qui espéraient encore le retrouver vivant quelque part. Les marques visibles sur le corps ne laissaient aucun doute sur les circonstances de sa mort. Irogodja avait été torturé avant de succomber à ses blessures.
Cette découverte apporte une réponse à la question de sa disparition mais en soulève d’autres tout aussi inquiétantes. Pourquoi Wagner l’a-t-il séparé des neuf autres jeunes arrêtés en même temps que lui à Zémio ? Qu’est-ce qui a motivé ce traitement différent alors qu’ils étaient tous accusés des mêmes faits ?
Le boucher ne présentait aucune particularité qui aurait pu justifier un interrogatoire plus poussé que ses compagnons. Son métier de vendeur de viande au marché ne comportait aucun aspect stratégique susceptible d’intéresser les services de renseignement russes.
Plusieurs hypothèses circulent désormais à Bangui parmi ceux qui suivent cette affaire. Certains pensent qu’Irogodja a simplement eu la malchance d’être choisi au hasard pour servir d’exemple. D’autres estiment que quelqu’un a pu le désigner spécifiquement aux mercenaires pour régler des comptes personnels.
Vive tension au commissariat du 4ème arrondissement de Bangui : certains soldats FACA menacent de venir incendier le commissariat après la mort de l’un des leurs
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/intervention-de-la-police-militaire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Image d’illustration d’une patrouille de la police militaire en soutien aux policiers à Bégoua. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un incident survenu samedi soir à Gobongo a mal tourné. Un jeune soldat est gravement blessé au commissariat, suivi de son décès à l’hôpital communautaire. Ses collègues et amies menacent désormais de venir brûler le commissariat.
L’affaire a débuté vers 18h30 dans le quartier Gobongo, situé à la sortie nord de Bangui, à environ huit kilomètres du centre-ville. Un Soldat FACA fraîchement recruté par l’état-major s’était rendu dans un débit de boissons en compagnie de plusieurs de ses amis qui sont tous des consommateurs de chanvre indien.
À son entrée dans ce nganda, le soldat FACA, en civil, a aussitôt jeté son dévolu sur une jeune femme attablée avec un groupe de jeunes du quartier. Le soldat commence à draguer la petite fille sous les yeux de tous. Il insiste, et insiste. Finalement, il appelle la fille de venir faire la table avec lui. Mais la jeune fille a refusé sa proposition, sachant qu’elle est déjà draguée par l’un des jeunes qui font la table avec elle. Donc pour elle, quitter sa table avec son petit ami pour aller faire la table avec un autre jeune est intolérable.
Mais vu le refus de la jeune fille, le soldat n’a pas accepté cet affront. Aussitôt, le soldat d’éclanche une violente bagarre entre lui et le copain de la jeune femme. La dispute a alors pris une tournure violente. Le militaire a mordu gravement son rival à la tête, lui arrachant une partie des cheveux avec ses dents. Le sang commence à couler.
Pendant ce temps, l’attroupement provoqué par la bagarre a attiré l’attention des forces de l’ordre. Les policiers du commissariat du 4ème arrondissement sont intervenus rapidement pour arrêter l’agresseur. Ils ignoraient alors sa qualité de militaire. Les policiers l’ont embarqué au commissariat de police du quatrième arrondissement de Bangui.
Au même moment, ses compagnons, également présents dans le débit de boisson au quartier Gobongo, ont suivi le convoi des forces de l’ordre jusqu’au poste de police mais sont restés à l’extérieur.
Une fois arrivés au commissariat, les agents de police ont découvert que le suspect est un élément des forces armées centrafricaine. Ils ont alors entamé les démarches pour le transférer aux autorités militaires compétentes.
Pendant que les policiers établissaient le procès-verbal, le jeune homme a tenté de s’échapper. Il a réussi à s’emparer de l’arme d’un agent et a couru vers la sortie. Un autre policier l’a rattrapé par le dos et une lutte s’est engagée pour récupérer l’arme.
Durant la confrontation physique, un coup est parti accidentellement, atteignant le militaire à la jambe. Malgré la gravité de la blessure, ses camarades qui attendaient dehors l’ont récupéré vite sur une moto. Ils l’ont ensuite transporté à l’hôpital communautaire aux alentours de 19h30.
Mais c’est grave pour lui. Le soldat, une fois arrivé à l’hôpital communautaire, a succombé de ses blessures moins d’une heure après son admission. Sa famille et ses frères d’armes accusent maintenant les policiers de l’avoir tué volontairement. Des menaces d’incendie du commissariat et de représailles contre les agents ont été proférées.
Face à cette situation, des renforts policiers massifs ont été déployés au commissariat du 4ème arrondissement. Plusieurs pick-up équipés d’armes lourdes sont stationnés devant le bâtiment. Les effectifs ont été considérablement augmentés pour parer à toute éventualité
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-leader-de-l-urca-anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le candidat à l’élection présidentielle centrafricaine Anicet Georges Dologuélé a pris la parole la semaine dernière pour contester fermement les résultats provisoires annoncés par l’Autorité Nationale des Elections. Il accuse l’institution d’avoir organisé une manipulation généralisée du scrutin.
Face aux journalistes réunis lors de sa conférence de presse, Anicet Georges Dologuélé n’a pas mâché ses mots. Le président de l’URCA refuse catégoriquement les chiffres proclamés dans la nuit du 5 janvier par l’ANE, qui attribuent 76,15% des suffrages au président dictateur Faustin-Archange Touadera contre 14,66% pour lui. Selon Anicet Georges Dologuélé, ces données constituent “un mensonge” et ne correspondent aucunement à la réalité du vote exprimé le 28 décembre dernier.
L’opposant a d’abord exprimé son étonnement quant aux conditions même de cette annonce. “Je vous informe que le candidat que je suis n’a pas été invité à cette cérémonie de l’entre soi”, a déclaré Anicet Georges Dologuélé, faisant référence à cette proclamation effectuée à minuit et dans un format inhabituel. Le président de l’URCA estime que l’heure tardive choisie et la liste restreinte des invités témoignent déjà d’une volonté de dissimuler certains éléments.
Anicet Georges Dologuélé a rappelé que de nombreux Centrafricains ont suivi les annonces des résultats bureau par bureau sur différentes radios. “Comme moi, vous avez marqué votre étonnement de l’impasse qui a été faite sur les résultats de certaines préfectures, en particulier celles de la région de Yadé”, a-t-il souligné. D’après le président de l’URCA, plus de la moitié des résultats n’auraient tout simplement pas été comptabilisés.
Après avoir observé vingt-quatre heures de silence pour mesurer les réactions du pays, Anicet Georges Dologuélé dresse un constat sans appel : aucune liesse populaire, uniquement de la tristesse et une colère retenue. “Le constat est clair : aucune manifestation de joie ni de satisfaction, beaucoup de tristesse, de colère contenue, de sentiment de trahison et de violence morale”, a-t-il affirmé.
Durant ces vingt-quatre heures, Anicet Georges Dologuélé affirme avoir subi des pressions directes. “Ma sécurité a été gravement menacée et des membres de ma sécurité, des soldats de l’armée régulière mis à ma disposition par l’Etat-major des FACAs, ont été enlevés à mon domicile”, a révélé le président de l’URCA lors de sa conférence de presse.
Le candidat n’hésite pas à pointer du doigt l’ANE elle-même. “Ce que l’Autorité Nationale des Élections appelle des ‘résultats provisoires’ n’est pas le reflet du vote du peuple, mais le produit d’une fraude massive, organisée, méthodique et couverte par l’ANE elle-même”, a martelé Anicet Georges Dologuélé. Selon lui, l’institution a “failli” et “trahi” sa mission.
Anicet Georges Dologuélé rappelle que son parti, l’URCA, avait multiplié les alertes bien avant le scrutin. Des courriers officiels, des communiqués et des avertissements documentés avaient été adressés à l’ANE concernant l’insuffisance de préparation, l’absence de formation des équipes sur le terrain, l’opacité de l’organisation, la partialité croissante de l’institution et les violations répétées des procédures. “L’ANE n’a jamais corrigé. L’ANE n’a jamais expliqué. L’ANE a persisté”, a regretté le président de l’URCA.
Pour Anicet Georges Dologuélé, la conclusion s’impose d’elle-même : “L’ANE a renoncé volontairement à son indépendance et s’est volontairement et ostensiblement mise au service d’un candidat.” Le président de l’URCA considère que l’institution “a choisi son camp” et porte désormais seule la responsabilité du “chaos électoral” dans lequel elle a “volontairement plongé” le pays.
Le candidat énumère ensuite ce qu’il présente comme une série de manipulations ayant émaillé chaque étape du processus. “Fraude lors de l’enrôlement, fraude pendant le vote, fraude pendant le dépouillement, fraude dans l’acheminement des résultats, fraude dans la centralisation, fraude dans la proclamation”, a listé Anicet Georges Dologuélé.
L’une des violations les plus graves concerne, selon lui, le refus de remettre les procès-verbaux aux représentants des candidats. “Dans la quasi-totalité des bureaux de vote, les représentants du candidat que je suis se sont vu refuser, de manière ferme et définitive, la remise d’une copie du procès-verbal ou de la feuille de résultat”, a affirmé Anicet Georges Dologuélé. Les présidents de bureaux auraient même avoué avoir reçu l’ordre de ne pas les distribuer.
Or, comme le rappelle Anicet Georges Dologuélé, l’article 87 du Code électoral oblige les présidents de bureaux de vote à remettre ces documents à chaque représentant dûment mandaté, “sous peine de nullité du scrutin”. Pour le président de l’URCA, cette nullité est “implicitement consacrée par le Président de l’ANE lui-même” à travers un communiqué publié le 29 décembre à 16h30.
Anicet Georges Dologuélé affirme disposer de preuves tangibles : urnes bourrées, procès-verbaux falsifiés, résultats transférés de manière illicite, représentants chassés des bureaux et traqués par des responsables administratifs en province, modifications arbitraires sans fondement légal. “Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, une fraude électorale a été décomplexée, publique, sauvage, violente”, a-t-il déclaré, pointant que tout cela a profité “exclusivement au candidat choisi par Monsieur Morouba, Président de l’ANE”.
Le camp d’Anicet Georges Dologuélé dit avoir rassemblé un dossier solide. “Nous avons réussi péniblement à collecter un nombre important de feuilles de résultats et photographié certains dans les bureaux de vote”, a expliqué le candidat. Ses équipes auraient identifié des différences importantes entre les chiffres affichés localement et ceux annoncés par l’ANE.
Fort de ces éléments, Anicet Georges Dologuélé annonce une action en justice. “Sur la base de ces preuves, nous rejetons solennellement les résultats proclamés par l’ANE et saisirons le Conseil Constitutionnel”, a-t-il déclaré. Cette contestation se fonde, selon le président de l’URCA, sur des violations de la loi électorale, de la Constitution et surtout de la volonté populaire.
“Ce que l’ANE a proclamé n’est pas une victoire électorale, c’est une confiscation du suffrage populaire”, a martelé Anicet Georges Dologuélé. Le président de l’URCA formule deux exigences claires : “Nous demanderons l’annulation de toute l’élection présidentielle ou la vérité des urnes.”
Cette “vérité des urnes”, selon Anicet Georges Dologuélé, passe nécessairement par un recomptage complet dans tous les bureaux de vote du pays, après avoir annulé les procès-verbaux et feuilles de résultats qu’il qualifie d’“artificiellement fabriqués”.
Le président de l’URCA reconnaît avoir été prévenu que ces Élections seraient truquées et qu’il valait mieux ne pas y participer. “Mais il m’était insupportable de penser que nous devions tous abandonner 6 millions de Centrafricains dans l’extrême misère et sous une dictature de plus en plus assumée”, a expliqué Anicet Georges Dologuélé.
Le candidat dit conserver un certain espoir envers le Conseil Constitutionnel. “J’ai l’humilité de penser que je n’ai pas le monopole de l’amour de mon pays et que des compatriotes cadres supérieurs, qu’ils soient de l’ANE ou du Conseil Constitutionnel, peuvent aimer et servir leur pays dans ce qu’ils font”, a-t-il déclaré. Anicet Georges Dologuélé rappelle que les membres de cette institution l’avaient rassuré quant à leur indépendance lors de l’affaire concernant son supposé apatridie, et il espère qu’ils n’ont “pas changé”.
Si Anicet Georges Dologuélé garde cet espoir vis-à-vis de certaines institutions, il est en revanche catégorique concernant l’ANE. “Le Président de l’ANE et certains des commissaires ont malheureusement confirmé le complot ourdi contre le peuple centrafricain”, a-t-il affirmé.
Mais selon Anicet Georges Dologuélé, les Centrafricains ne sont pas dupes. “Vous ne réussirez pas à lui faire accepter qu’il n’a élu ‘AGD Kota Coup qu’à 14%. C’est peine perdue!”, a-t-il lancé. Pour le président de l’URCA, le vote n’est “ni une faveur, ni une formalité” mais “un droit” et “un acte souverain” qui doit être respecté.
Anicet Georges Dologuélé a terminé sa déclaration par une promesse de fermeté. “Nous ne céderons pas. Nous ne nous tairons pas. Nous irons jusqu’au bout. Parce que la démocratie ne se proclame pas. Elle se respecte”, a affirmé le candidat, qui entend maintenant porter son combat devant la justice constitutionnelle avec l’ensemble des preuves collectées par ses équipes sur l’ensemble du territoire centrafricain.
Elysée Nguemale menace de convoquer l’ANE devant la justice pour falsification de ses résultats à la baisse
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Conference-de-presse-Nguimale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Élysée Nguimalé en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Elysée Nguemale refuse les chiffres annoncés par l’autorité nationale des Élections. Le candidat aux législatives accuse directement le démembrement local de Bayanga d’avoir falsifié ses scores.
Le candidat de Bayanga ne cache pas sa colère. Sur les réseaux sociaux, Elysée Nguemale vient de publier un message virulent contre l’ANE de sa circonscription. Il rejette en bloc les chiffres qui lui sont attribués dans les résultats provisoires proclamés par l’autorité nationale des Élections (ANE).
Pour Nguemale, ces scores minimalistes ne reflètent aucunement la réalité de ce qui s’est passé dans les urnes. Il affirme que le démembrement local de Bayanga a délibérément raboté totalement et amaigri ses véritables performances. Une accusation grave qui le pousse à exiger des explications devant les plus hautes instances du pays.
Le candidat va plus loin en convoquant les responsables de l’ANE de Bayanga et les membres des 32 bureaux de vote. Tous devront, selon lui, venir justifier leurs actes devant le Conseil Constitutionnel. Il les accuse d’avoir fabriqué des chiffres dérisoires après avoir refusé de transmettre les procès-verbaux originaux à ses mandataires dans les bureaux de votes.
Cette obstruction aurait empêché ses représentants d’accéder aux documents sortis directement des urnes. Les feuilles de résultats leur auraient été purement interdites, les privant ainsi de toute possibilité de vérification. Face à ce blocage, Nguemale brandit désormais la menace judiciaire.
En plus de cela, il explique que si le Conseil Constitutionnel ne fait pas son travail, le candidat promet de saisir les tribunaux pénaux. Il considère que cette affaire dépasse le simple contentieux électoral. Pour lui, il s’agit d’une manipulation caractérisée qui mérite des sanctions pénales.
L’Autorité nationale des Élections a publié les résultats provisoires ce jeudi 8 janvier 2026 sans se douter qu’un candidat contesterait des chiffres jugés trop faibles.
La circonscription de Bayanga se retrouve au centre d’une polémique inhabituelle. Un candidat qui refuse les voix qu’on lui attribue, des procès-verbaux dissimulés aux observateurs, des menaces de poursuites judiciaires contre l’ANE locale. Les prochains jours diront si les juridictions accepteront d’examiner ces accusations ou si l’affaire s’enlisera comme tant d’autres
RGPH-4 : après la fin des travaux du recensement, les agents attendent encore leur prime et la colère ne cesse de monter dans plusieurs villes du pays
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/ville-de-Boda-dans-la-lobaye-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dans un quartier de la ville de Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la Lobaye. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Alors que les opérations du recensement se sont terminées graduellement entre décembre 2025 et janvier 2026, les équipes du recensement déployées patientent toujours pour toucher leur rémunération. Les agents sont en colère et la tension monte de plus en plus dans plusieurs localités où certains commencent à manifester leur mécontentement.
L’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales a lancé le RGPH-4 avec du retard par rapport au calendrier initial. Dans certaines zones, les équipes ont achevé leur mission en décembre 2025 tandis que d’autres ont poursuivi jusqu’en janvier 2026. Pourtant, les versements promis aux travailleurs de terrain ne suivent toujours pas.
Cette situation provoque maintenant l’exaspération des agents qui réclament leur dû après des semaines de labeur dans des conditions parfois périlleuses. À Ngaoundaye, Bouar, Alindao, Sibut, Ndim et dans bien d’autres secteurs, la frustration a atteint son paroxysme. Les agents ont manifesté leur colère dans les rues.
D’autant plus que certains agents recenseurs ont arpenté des territoires dangereux, infestés de bandits armés, risquant leur vie à chaque déplacement. Pendant ce temps, leurs collègues affectés dans d’autres préfectures ont déjà encaissé leurs primes sans difficulté apparente. Cette disparité de traitement alimente la rancœur.
Comment expliquer qu’une même mission nationale connaisse deux vitesses de paiement? Les agents recenseurs des zones à risque estiment subir une injustice supplémentaire après avoir accepté des affectations que personne ne voulait. Leur sentiment d’abandon devient chaque jour plus prégnant.
La semaine dernière, l’indignation s’est transformée en action directe à Ngaoundaye. Le véhicule de M. Mbaïkoua, coordinateur de la région de Ouham-Pendé et de Lim-Pendé des opérations, a failli partir en fumée sous les yeux des manifestants excédés. L’incident confirme l’escalade des tensions dans plusieurs localités du pays.
À Bangui, les rumeurs circulent sur l’utilisation détournée des fonds destinés au recensement. Selon plusieurs sources, le directeur général de l’Institut aurait pris une partie des fonds alloués au recensement et préfère faire la dettes à intérêt aux candidats aux législatifs, plutôt que de payer les agents qui ont travaillé dur.
Les agents des préfectures de Lim-Pendé, Ouham-Pendé, Nana-Mambéré, Kémo, Basse-Kotto ou autres constatent avec amertume que leur sacrifice ne pèse pas lourd face aux calculs politiques du directeur général.
Mais après la grève des agents de la sous-préfecture de Kodi, le directeur général a promis de décaisser leurs fonds d’ici quelques jours. Reste à voir.