Premier Festival Franco-Centrafricain : Bangui s’apprête à vibrer au rythme des arts scéniques

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dix jours de spectacles gratuits dans la capitale et à Sibut pour célébrer la créativité centrafricaine.
Bangui se prépare à vivre un moment historique. Le premier Festival Franco-Centrafricain d’Arts Scéniques ouvrira ses portes le 17 septembre à Missy Momo, marquant le retour en force de la culture dans la capitale centrafricaine. Cette manifestation inédite s’étendra sur dix jours et proposera plus de soixante événements répartis entre les scènes banguissoises et celles de Sibut, située à 186 kilomètres de Bangui.
L’initiative émane du fonds Équipe France, géré par l’Ambassade de France et opéré par l’Alliance française de Bangui sous la direction de son équipe dynamique. Ce festival constitue le dernier grand projet culturel financé par ce dispositif, donnant ainsi une dimension particulière à cet événement fondateur.
L’ouverture coïncidera avec une idée originale du patron de Missy Momo : rassembler ponctuellement tous les acteurs culturels centrafricains pour favoriser leur collaboration et leur progression commune. Cette approche collaborative vise à fédérer opérateurs, artistes et intervenants culturels du pays dans une dynamique partagée.
La programmation s’annonce exceptionnelle avec la présence des figures emblématiques de la scène nationale : Tropical Fiesta, Canonstar, Evodie, Petit Été, Maître Zemx, Beachman. Le festival accueillera également Lydie Pace, unique cantatrice centrafricaine qui effectue son grand retour, ainsi que Ley Kartel. La dimension internationale sera assurée par de nombreux artistes français et suisses.
L’événement bénéficiera de la participation de Mamane, entouré des Perroquets de Bangui et de Dr Mandjeke, qui présentera son dernier spectacle. Cette diversité artistique témoigne de la richesse créative que le festival entend promouvoir.
Les représentations se dérouleront dans les principaux lieux culturels des deux villes : Missy Momo, Crea, AB Productions, Cabaret Wassa, Centre Pique-Nique, Yomi et plusieurs MJC à Bangui, ainsi que La Tomi et Kota Guira à Sibut. Cette répartition géographique permet d’offrir une visibilité optimale aux différentes expressions artistiques.
Au-delà des spectacles, le festival proposera un programme d’accompagnement riche. L’Alliance française organisera chaque soir un barbecue convivial, créant des moments d’échange informels entre participants. Les centres culturels animeront des tables rondes thématiques et des master classes, occasions privilégiées pour les artistes d’enrichir leurs compétences et d’élargir leurs réseaux professionnels.
Cette manifestation représente le plus important événement culturel organisé en République centrafricaine depuis de nombreuses années. Elle témoigne de la capacité mobilisatrice du pays et de la volonté des acteurs locaux de faire rayonner leur patrimoine artistique par la solidarité et la coopération.
Le public bénéficiera d’un accès libre et gratuit à l’ensemble des événements, conçus dans un esprit d’ouverture et de convivialité. Le programme détaillé est disponible sur les réseaux sociaux de tous les partenaires impliqués dans cette aventure culturelle.
Ce premier festival franco-centrafricain d’arts scéniques s’impose comme un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de culture. Son succès annoncé laisse présager une pérennisation de cet événement qui pourrait devenir une tradition artistique majeure du pays.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)