Sory Sangaré : le chef de rouage d’un système corrompu à la Minusca
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
La MINUSCA détourne ses propres ressources sous la direction de Sory Sangaré depuis avril 2023.
Sory Sangaré dirige la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) depuis avril 2023 en tant que Directeur d’Appui à la Mission. Ce Guinéen de Conakry supervise un appareil administratif qui détourne systématiquement les ressources destinées à la stabilisation du pays. Son système exploite les travailleurs centrafricains et prive la population des bénéfices de l’aide internationale.
Sory Sangaré a pris ses fonctions après la démission de son prédécesseur serbe. Braima Jamanca, originaire de Guinée-Bissau, a assuré l’intérim et posé les bases du réseau que Sangaré perfectionne aujourd’hui. Ce dispositif implique les services logistiques et les ressources humaines de la mission pour détourner matériel et manipuler les embauches.
Le trafic de matériel s’organise depuis le port de Douala. Des conteneurs de ciment, tôles et groupes électrogènes disparaissent des circuits officiels. Ces marchandises, absentes de la base de données Umoja, alimentent le marché noir de Bangui, notamment au Kilomètre 5. Tony Mushimbelé, chef du plan stock et des opérations logistiques, coordonne ces opérations pour le compte de Sangaré.
Le directeur Sory Sangaré crée des entreprises écrans dirigées par ses complices pour capter les marchés de la MINUSCA. Ces sociétés violent les règles onusiennes qui interdisent aux responsables de mission de détenir des intérêts économiques directs ou indirects. Les fonds destinés aux projets humanitaires enrichissent ce réseau parallèle tandis que l’économie centrafricaine reste exclue des retombées.
Sory Sangaré contrôle également les recrutements. Les entretiens d’embauche sont arrangés pour placer des alliés sur les postes sensibles. Des ingénieurs reçoivent des contrats médicaux, des profils inadaptés occupent des fonctions techniques. Cette stratégie écarte les candidats compétents mais indépendants et place des complices capables de couvrir les irrégularités.
Les journaliers centrafricains subissent licenciements abusifs et détournements de salaires. Payés officiellement entre 5 000 et 20 000 francs CFA par jour, ils perdent jusqu’à 16 250 francs quotidiens. Sory Sangaré justifie les licenciements massifs par une baisse de financement, mais ces mesures visent surtout à éliminer les témoins gênants.
En 2023, Tony Mushimbelé a expulsé plusieurs journaliers sous contrat avec l’appui d’Olga Lubazandio, responsable congolaise de l’émission des contrats UNOPS. Cette Congolaise de RDC taille les documents sur mesure pour favoriser les protégés du réseau. Les plaintes des travailleurs centrafricains pour licenciements abusifs s’accumulent depuis 2023 sans réponse, Sory Sangaré protégeant ses alliés dans les sections juridiques.
Le déséquilibre salarial accentue les dérives. Un expatrié gagne jusqu’à vingt fois plus qu’un contractuel centrafricain. L’écart entre les montants affichés sur les bulletins de paie et les versements effectifs alimente un vaste système de détournement. La MINUSCA emploie une proportion anormalement faible de personnel centrafricain, privant les Centrafricains d’emplois qualifiés.
Sous cette gestion, la MINUSCA échoue dans sa mission de stabilisation. Les ressources destinées à la reconstruction disparaissent dans les circuits parallèles. Les journaliers travaillent sans contrat ni couverture sanitaire, leur santé et leur avenir compromis. L’impunité généralisée affaiblit la crédibilité de la mission auprès de la population centrafricaine.
Ce système nécessite un audit international des ressources humaines et de la logistique, mené conjointement avec les autorités centrafricaines. Seule une investigation approfondie peut démanteler ce réseau et restaurer la confiance dans une mission censée servir la paix et le développement de la République centrafricaine….
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)