pillage, incendie des habitation et assassinat, les Mercenaires russes sèment le chaos dans le village de Mboula, dans la Nana-Mambéré

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 12 septembre dernier, des mercenaires russes du groupe Wagner ont attaqué le village de Mboula, dans la commune de Djotoua (Nana-Mambéré). Dix-huit maisons incendiées, des civils torturés, des réserves détruites, des explosifs posés. Le scénario de terre brûlée que les mercenaires russes font dans le village de Bowaye, 70 kilomètres de Bossangoa, et à Zemio, dans le Haut-Mbomou, s’est répété avec la même brutalité dans le village Mboula.
Le vendredi 12 septembre, tôt dans la matinée, plusieurs motos parties de Bouar se sont mises à la direction du village de Mboula . Ces motos, résonnée à distance, siffle comme une alerte de danger à l’oreille des habitants du village de Mboula. Pour ces dernier, ce bruit familier ne laissait aucun doute : les mercenaires russes arrivaient, et c’est la mort sans doute. La panique s’est immédiatement installée. Certains ont abandonné leurs activités, fuyant vers la brousse. D’autres, surpris, n’ont pas eu le temps de s’échapper.

Une fois dans le village, les assaillants ont capturé trois jeunes qui s’apprêtaient à s’enfuir également dans la brousse. Malheureusement pour eux, ils sont tombés dans le filet de ces criminels russes. Regroupés, ces jeunes ont subi une interrogation musclée sur la présence du général Marcel Ndalé, chef de la CPC dans la Nana-Mambéré. « Où est Ndalé ? », répétaient-ils. Les villageois ont affirmé qu’aucun rebelle ne se trouvait dans leur village. Rapidement, les Wagner sont très mécontents de la réponse, et la tension monte de plusieurs crans.
Heureusement pour les trois jeunes, le chef du groupe du village de Mboula est revenu au village avec son fils pour dialoguer avec les mercenaires russes, pensant que ces derniers se contenteraient de poser des questions. Il s’est présenté, mais a été immédiatement capturé, ligoté avant d’être torturé. Son fils, arrêté également à ses côtés, a subi les mêmes sévices corporelle, avec la main fracturée sous les coups. Un autre jeune, nommé Apo, a également été arrêté, attaché avec des câbles et battu.
Et ce n’est que le début. Les mercenaires n’en sont pas restés là. Ils ont commencé à incendier environ dix-huit maisons, détruisant les réserves alimentaires que les familles gardaient pour survivre pendant les mois difficiles. Les sacs de sel, les marmites, les ustensiles de cuisine et plusieurs motos ont été pillés par ces criminels russes. Le bétail, notamment des cabris, des poulets, des chèvres, des cochons, a aussi été emporté ou tué. Le pillage a été grave à tel point que le village est devenu très rapidement martyrs et vidé de ses habitants.
Avant de quitter Mboula, les mercenaires russes ont posé près d’une dizaine d’explosifs dans les habitations et les alentours. Lorsque les habitants sont revenus, pensant que les russes sont partis, et le village est redevenu calme, plusieurs engins ont commencé à exploser, provoquant de nouvelles victimes et aggravant la panique au sein de la population. Les mines laissées par Wagner continuent de menacer la population, ajoutant la peur permanente aux destructions déjà subies.
Rappelons que ce mode opératoire : attaque en motos, interrogatoires violents, tortures, incendies, pillages et minages des villages, s’inscrit dans une stratégie de terre brûlée que les mercenaires russes ont l’habitude d’ailleurs de le faire dans d’autres localités centrafricaines. À Ouham, près de Bossangoa, dans le village de Bowaye, où les mercenaires russes ont incendié des habitations, torturé les villageois sous prétexte qu’ils cherchent le chef rebelle Florent Kema. Dans la préfecture du Haut-Mbomou, à Zemio, les mêmes pratiques se répètent : incendier, miner, piller, puis repartir.
Pour les habitants de Mboula, comme pour ceux d’autres localités, la présence des mercenaires russes est synonyme des violences, impunité et destruction. Les habitants s’interrogent : jusqu’où ces attaques se répéteront-elles sans qu’aucune autorité ne les arrête ?
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)