Évariste Ngamana, ou l’art de se faire voler les 100 millions avec panache, et de mal mentir ensuite
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Quand un voleur se fait voler, la République tout entière devrait pleurer… de rire. L’Honorable Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale centrafricaine, vient de nous offrir une Master class en hypocrisie politique. Après s’être fait escroquer de 100 millions de francs CFA au Cameroun. Une somme qui, rappelons-le, dépasse le budget annuel de plusieurs ministères de son pays, ce gourou mafieux a cru bon de publier un « démenti criard » aussi grotesque que mal écrit. Un texte si pathétique qu’on se demande s’il n’a pas été rédigé entre deux crises de larmes, un genou à terre et l’autre dans une flaque de contradictions.
Voilà un démenti à la hauteur de l’homme : pitoyable. Dans un communiqué digne des pires heures de la propagande scolaire, Évariste Ngamana et ses thuriféraires qualifient Corbeaunews de « torchon » et de « site de désinformation ». Ironie suprême : le seul torchon ici, c’est bien ce démenti, tissé de mensonges éhontés et de phrases creuses. « Un fils digne du pays », « un homme de Dieu », « fidèle au Chef de l’État »… On croirait lire la légende d’un saint sur un calendrier de mama Thérèse dans le village de Carnot. Sauf que les saints, eux, ne se font pas plumer par des escrocs camerounais après avoir tenté d’acheter une villa avec de l’argent dont l’origine sent le détournement à plein nez.
Évariste Ngamana, visiblement, a une conception très personnelle de la « dignité ». Pour lui, être « digne », c’est :
- Se faire escroquer comme un boubourou du quartier Ngaragba par des dodoro du Cameroun qui lui ont vendu du vent (et une villa imaginaire).
- Accumuler des biens immobiliers à Bangui et ailleurs, alors que son salaire de député ne lui permettrait même pas d’acheter un studio à Douala sans recourir à des combines.
- Détourner 30 millions de francs CFA destinés aux journalistes lors d’un congrès politique, puis jouer les vierges offensées quand on ose en parler.
- Invoquer Dieu pour justifier son impunité, comme si le Tout-Puissant était son complice en vol aggravé.
La vérité, c’est cette ennemie qui descend « doucement les escaliers ». Cela fait rire vraiment. Le démenti nous assure que « le mensonge remonte par l’ascenseur, mais la vérité descend doucement les escaliers ». Belle métaphore… sauf que dans ce cas, la vérité a dévalé les escaliers quatre à quatre marches, un sac de 100 millions de francs CFA à la main, pendant qu’Évariste Ngamana courait derrière en slip et larmes aux yeux comme des bébés chopés dans le quartier KM5. Car les faits sont têtus :
– 100 millions envolés : une somme rondelette, même pour un habitué des enveloppes opaques.
– Un triplex inoccupé à Bangui : parce que quand on vole, on construit, mais on ne loue pas — ce serait trop banal.
– Une villa en construction confié à des Équato-Guinéens : rien de tel que des complices étrangers pour blanchir des fonds douteux.
– Un précédent embarrassant : celui de Firmin Ngrebada, autre pilier du régime, qui avait tenté d’exporter 200 000 euros en France pour s’offrir une résidence secondaire. La France, elle, a bloqué l’opération. Le Cameroun, lui, a simplement volé Ngamana. Justice poétique ?
L’abnégation, version centrafricaine. Eh oui, Évariste Ngamana se dit « abnégé », prêt à « aider sa patrie ». Drôle de façon de servir son pays que de lui soustraire des millions pour les dilapider à l’étranger. À moins que par « abnégation », il entende « abnéation » — c’est-à-dire renoncer à toute honte. Car il faut une sacrée dose d’audace (ou d’inconscience) pour :
– Crier au complot quand on se fait avoir, alors qu’on a passé sa carrière à comploter contre les deniers publics.
– Parler de « mauvaise foi » alors qu’on a soi-même la foi d’un receleur et la morale d’un pickpocket.
– Invoquer son « mentor », le Chef de l’État, comme un bouclier. Comme si la loyauté se mesurait en villas et en comptes offshore.
Le système Évariste Ngamana : voler, se faire voler, et nier. Cette affaire est révélatrice d’un système où l’enrichissement personnel est une fin en soi, et où les élites — quand elles ne volent pas elles-mêmes — se font voler par des escrocs plus malins qu’elles. Évariste Ngamana n’est pas une victime : il est un symbole. Celui d’une classe politique qui pille la Centrafrique, puis pleurniche quand le sort se retourne contre elle.
Alors, cher Honorable, si vous voulez vraiment « répondre » à Corbeaunews, voici un conseil : au lieu de pondre des tracts indignés, commencez par expliquer d’où sortent vos millions. Et surtout, la prochaine fois que vous achetez une maison, vérifiez qu’elle existe. Ou mieux : achetez-la en Centrafrique. Au moins, l’argent restera (un peu) dans le pays.
En attendant, les Centrafricains, eux, continuent de descendre les escaliers… à pied. Sans ascenseur, sans 100 millions, et surtout, sans illusions.
Une question finale aux centrafricains : Faut-il compatir à l’honorable Évariste Ngamana, ou lui décerner un prix pour sa performance dans l’art de se ridiculiser ? À vous de juger. Mais une chose est sûre : avec des dirigeants comme lui, la Centrafrique n’a pas fini de s’enfoncer.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)