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Pillage à Bambouti : les soldats FACA vident massivement les biens de la population réfugiée au Soudan du Sud

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Pillage à Bambouti : les soldats FACA vident massivement les biens de la population réfugiée au Soudan du Sud

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/10/village-proche-de-bambouti-dans-le-haut-mbomou-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pillage à Bambouti : les soldats FACA vident massivement les biens de la population réfugiée au Soudan du Sud
Image d’illustration d’un village proche de Bambouti, dans le Haut-Mbomou. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après les combats qui ont chassé les habitants vers le Soudan du Sud, Bambouti connaît une autre épreuve : le pillage organisé par les soldats FACA censés protéger la ville.

 

Bambouti se trouve dans la sous-préfecture du Haut-Mbomou, tout au sud-est de la République centrafricaine, à cinq kilomètres seulement de la frontière soudanaise. Cette localité a basculé dans le chaos le 28 décembre dernier, lorsque des miliciens Azandé ont lancé une offensive vers quatre heures du matin. Les assaillants ont pris d’assaut les positions occupées par les forces armées centrafricaines, semant la panique parmi les soldats déployés sur place.

 

La débandade des militaires gouvernementaux fut totale ce jour-là. La plupart d’entre eux ont fui vers le Soudan du Sud pour rejoindre des camps de réfugiés, abandonnant armes et positions sans véritable résistance. Seuls trois ou quatre éléments ont trouvé refuge à la base de la MINUSCA, la mission des Nations unies implantée dans la région. Durant cette offensive éclair, les miliciens ont capturé la sous-préfète, le commandant des brigades de gendarmerie et deux agents de l’autorité nationale des élections.

 

Cette prise de la ville par les miliciens Azandé n’a toutefois pas duré longtemps. Une semaine plus tard, le 1er janvier 2026 dans la matinée, les mercenaires russes du groupe Wagner ont lancé une contre-offensive depuis Obo, accompagnés de quelques soldats centrafricains. Les échanges de tirs ont duré plusieurs heures avant que les miliciens azandé ne se replient vers la brousse. Les Wagner et leurs alliés gouvernementaux ont ainsi repris le contrôle de Bambouti, mais à quel prix pour la population civile.

 

Les miliciens Azandé n’ont pas accepté cette défaite sans réagir. Ils sont revenus une seconde fois pour tenter de reconquérir le terrain perdu, déterminés à déloger les mercenaires russes et les soldats Faca. Malgré leur acharnement et la violence des assauts, ils ont échoué devant la résistance de leurs adversaires mieux armés. Les tirs et les explosions ont résonné pendant des heures dans toute la ville, terrorisant les derniers habitants encore présents.

 

L’intensité des affrontements a finalement eu raison de la population. Les civils, pris entre deux feux et craignant pour leur vie, ont massivement fui vers le Soudan du Sud voisin. En quelques jours seulement, la quasi-totalité des habitants a déserté la ville, emportant le strict minimum dans leur fuite précipitée. On estime qu’il ne reste aujourd’hui qu’une dizaine ou une quinzaine de personnes dans toute la localité, qui comptait pourtant plusieurs milliers d’âmes avant les événements.

 

Ces départs massifs ont laissé Bambouti dans un état d’abandon total. Les maisons, les boutiques et les biens personnels sont restés sur place, les portes parfois même ouvertes dans la hâte du départ. Les habitants n’ont eu le temps d’emporter que quelques vêtements et un peu de nourriture pour le voyage vers les camps soudanais. Tout le reste de leurs possessions, accumulées parfois durant des années, gît maintenant dans des habitations vides et silencieuses.

 

C’est précisément cette situation qui a attiré la convoitise des soldats FACA. Au lieu de sécuriser la ville et de protéger les biens abandonnés, les militaires des forces armées centrafricaines se sont lancés dans un pillage en règle. Ils fouillent méthodiquement chaque maison, chaque commerce, emportant tout ce qui présente une valeur marchande. Les objets les plus variés disparaissent ainsi quotidiennement sous les yeux impassibles de leurs collègues mercenaires.

 

L’ONG internationale COOPI avait récemment distribué des kits aux habitants dans le cadre de ses programmes d’aide au développement. Ces kits comprenaient notamment des équipements pour la fabrication de savon, des animaux d’élevage comme des cochons et des chèvres, ainsi que du matériel agricole. Des brouettes, des houes, des pioches et des vélos neufs avaient été remis aux familles pour leur permettre de développer de petites activités génératrices de revenus.

 

Le projet Londo avait également apporté sa contribution au développement local. Cette initiative dédiée aux travaux manuels avait acheminé des outils spécialisés et des équipements destinés aux artisans de la ville. La MINUSCA et le gouvernement centrafricain avaient de leur côté fourni des matériaux de construction pour réhabiliter la gendarmerie locale endommagée. Tous ces biens, financés par la communauté internationale et destinés à améliorer les conditions de vie des habitants, se retrouvent maintenant entre les mains des pillards.

 

Les soldats Faca ne font aucune distinction dans leur razzia. Des bottes aux râteaux, des pelles aux semences, des vélos aux ustensiles de cuisine, tout disparaît. Chaque jour apporte son lot de nouvelles découvertes et de nouveaux butins à écouler sur les marchés voisins. Les militaires agissent en toute impunité, sans qu’aucune autorité ne vienne mettre fin à ces agissements qui déshonorent l’uniforme qu’ils portent.

 

L’écoulement de ces marchandises volées suit un circuit bien établi. Au lieu de retourner à Obo, située à une centaine de kilomètres de là par des pistes difficiles, les soldats préfèrent traverser la frontière toute proche. Ils se rendent sur les marchés du Soudan du Sud où ils vendent leur butin à des prix dérisoires pour obtenir rapidement de l’argent liquide. Cette proximité géographique facilite grandement leurs opérations de revente et leur garantit un approvisionnement régulier en devises.

 

Les allers-retours entre Bambouti et les marchés soudanais se multiplient ainsi chaque semaine. Les soldats chargent leurs motos de marchandises volées et reviennent les poches pleines d’argent frais. Ce trafic fonctionne au vu et au su de tout le monde, sans que ni les autorités centrafricaines ni les forces onusiennes n’interviennent. La frontière poreuse et l’absence de contrôles permettent à ce commerce illicite de prospérer sans obstacle majeur.

 

Cette dérive des militaires ajoute une dimension supplémentaire au drame vécu par la population. Les habitants qui ont fui la guerre se retrouvent ainsi dépouillés une seconde fois, non plus par les combattants rebelles qu’ils redoutaient, mais par ceux-là mêmes qui sont censés les protéger. Dans les camps de réfugiés soudanais, les nouvelles de ce pillage généralisé parviennent régulièrement aux oreilles des exilés​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Violence dans le 9e arrondissement  de Bangui: trois morts et un blessé selon le sous-préfet de Bangui rapide

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Violence dans le 9e arrondissement  de Bangui: trois morts et un blessé selon le sous-préfet de Bangui rapide

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-paturage-des-boeufs-au-village-Bouboui-situe-a-45-km-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-paturage-des-boeufs-au-village-Bouboui-situe-a-45-km-de-Bangui.jpg” alt=”Violence dans le 9e arrondissement  de Bangui: trois morts et un blessé selon le sous-préfet de Bangui rapide” width=”300″ height=”205″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-paturage-des-boeufs-au-village-Bouboui-situe-a-45-km-de-Bangui.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Le-paturage-des-boeufs-au-village-Bouboui-situe-a-45-km-de-Bangui-218×150.jpg 218w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Le-paturage-des-boeufs-au-village-Bouboui-situe-a-45-km-de-Bangui – Pillage et racket : Les ravages d’une bande criminelle à Ouanda-Djallé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le 9e arrondissement de la capitale Bangui connaît des tensions meurtrières après que des jeunes de la localité, soupçonnés de vol de bœufs par des éleveurs, ont été tués lors de règlements de compte.

 

Comme vous le savez, la saison sèche accentue chaque année les difficultés liées à la transhumance dans cette partie de Bangui. Les troupeaux descendent vers le sud à la recherche de pâturages, ce qui provoque régulièrement des frictions entre éleveurs et agriculteurs dont les cultures sont parfois piétinées ou broutées par le bétail.

 

Dans cette atmosphère tendue, les éleveurs accusent régulièrement des jeunes des villages de voler leurs bœufs. De leur côté, les jeunes reprochent aux éleveurs de laisser leurs troupeaux divaguer dans les champs, détruisant les récoltes sans aucune compensation pour les dégâts causés aux cultivateurs.

 

Or, le sous-préfet de Bangui Rapide, Michel Fernand Gondou, interrogé par la radio Centrafrique, explique que tout a commencé dans la région de Madafou, près de Yasi-Fouret, non loin de la ville de Damara. Des jeunes auraient volé plusieurs bœufs appartenant à des éleveurs peuls entre Madafou et Sokombili. Les animaux auraient été dépecés sur place avant d’être vendus à Bangui.

 

Dans les explications du sous-préfet, il a affirmé que les éleveurs ont mené leurs propres recherches et ont retrouvé le lieu présumé de l’abattage. Un éleveur peul a attendu sur place le retour des suspects. Lorsque ces derniers sont arrivés, il les a d’abord salués avant de disparaître brièvement dans la brousse.

 

Il est revenu avec une arme et a ouvert le feu sur le groupe, blessant grièvement un jeune nommé Alain à la poitrine. Les deux autres jeunes n’ont pas survécu à cette attaque, portant le bilan à deux morts dans ce premier incident.

 

Alain, malgré sa blessure, a réussi à ramper jusqu’à la forêt pendant que l’éleveur s’occupait de ses compagnons. Il a ensuite trouvé une moto et s’est enfui jusqu’à la clinique MSF de Bonga-Bonga  où la balle a été retirée. L’auteur des tirs, pris de peur après son acte, s’est enfui vers Damara.

 

Selon le sous-Préfet, quelques jours plus tard, un nouvel incident a éclaté à Seine, dans la zone de Pindau, où sept bœufs ont disparu en deux jours seulement. Les éleveurs, excédés par ces vols à répétition, se sont rendus au village pour exiger qu’on leur livre les coupables.

 

Ils ont menacé de brûler les habitations en cas de refus et ont réclamé un dialogue avec les autorités locales. La situation a basculé dans le drame lorsqu’un éleveur peul sans lien avec ces affaires a été tué à Sakoussa, portant le nombre total de morts à trois.

 

Cet homme, venu de Bata 2 pour passer simplement la journée au village, a été abattu en plein jour par des habitants. Cette mort injustifiée a déclenché des menaces de représailles de la part de la famille de la victime.

 

Par crainte de vengeances, les habitants de Sakoussa ont fui massivement leur village pour se réfugier à Boko, près de l’école construite par les Russes. Ce mouvement de panique a alimenté diverses spéculations dans la capitale, certains évoquant même une attaque rebelle dans la zone.

 

Le sous-préfet affirme que les autorités politico-administratives ont réagi rapidement dès l’annonce de ces événements. Le commissaire du 9e arrondissement s’est rendu sur les lieux accompagné de la gendarmerie de l’Unité et d’autres forces de sécurité.

 

L’armée centrafricaine a patrouillé pendant deux jours dans la zone avant de se retirer, laissant la population dans l’inquiétude. Le samedi suivant, Michel Fernand Gondou s’est rendu chez le candidat à la députation et au poste de maire, Dolé Dobia, pour trouver une solution.

 

Ensemble, ils ont visité les personnes déplacées pour évaluer la situation. Dolé Dobia a contacté les autorités militaires qui ont accepté de renvoyer des éléments des FACA pour sécuriser le quartier Sakoussa et permettre aux villageois de regagner leurs habitations.

 

Le responsable administratif déplore les commentaires infondés qui circulent et qui créent une psychose collective. Il invite les Centrafricains à se méfier des informations non vérifiées​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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À Sam-Ouandja, une altercation verbale tourne à un affrontement physique entre un soldat FACA et un commerçant, forçant les mercenaires russes à intervenir

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À Sam-Ouandja, une altercation verbale tourne à un affrontement physique entre un soldat FACA et un commerçant, forçant les mercenaires russes à intervenir

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/trois-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-haute-kotto.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/trois-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-haute-kotto.webp” alt=”À Sam-Ouandja, une altercation verbale tourne à un affrontement physique entre un soldat FACA et un commerçant, forçant les mercenaires russes à intervenir” width=”475″ height=”500″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/trois-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-haute-kotto.webp 475w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/trois-soldats-faca-detaches-a-sam-ouandja-dans-la-haute-kotto-399×420.webp 399w” sizes=”auto, (max-width: 475px) 100vw, 475px” />
Trois soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la Haute-Kotto

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce qui devait être un simple achat de crédit s’est transformé en rixe puis en vol organisé par des militaires dans la sous-préfecture de Sam-Ouandjia , préfecture de la Haute-Kotto.

 

Les faits remontent au jeudi 12 décembre dernier, vers 19 heures, au bord de la route au plein centre-ville de Sam-Ouandjia. Un jeune soldat des forces armées centrafricaines s’est présenté devant un kiosque de transfert de crédit et de vente de téléphones. Dès son arrivée, le militaire a interpellé le vendeur d’un ton bizarre en le saluant « bonsoir mon petit  frère », lui demandant de lui envoyer du crédit.

 

Cette appellation de petit frère a immédiatement froissé le vendeur, qui a rétorqué que c’est plutôt le soldat qui est son petit frère. Il a même ajouté que le soldat FACA n’a pas le niveau de son propre cadet. Suite à la réponse du vendeur, le ton est rapidement monté entre les deux hommes.

 

Vexé par ces propos, le soldat a insisté qu’il est militaire, et donc il n’est pas un petit. Pour faire comprendre au vendeur , il insiste  qu’il doit être respecté et considéré comme « grand ». Pour affirmer son autorité et montrer qu’on ne peut pas lui manquer de respect. Mais dans la foulée, le soldat FACA a assené une gifle au commerçant.

 

Ce dernier a simplement fait un sourire, ce qui a davantage énervé le militaire. Une seconde gifle a suivi cette première humiliation. Le commerçant a encore souri, puis il a riposté en boxant le soldat avec force, l’envoyant au sol.

 

Le jeune militaire s’est relevé et a frappé à nouveau le vendeur, cherchant à reprendre le dessus. Mais celui-ci a répliqué avec détermination et a envoyé son adversaire deux fois à terre. La scène a rapidement attiré l’attention, où les passants se sont agglutinés.

 

C’est à ce moment que sept autres soldats sont survenus pour prêter main-forte à leur camarade en difficulté. Ensemble, ils se sont jetés sur le commerçant, l’ont roué de coups et malmené sévèrement. Des habitants ont alors dû intervenir pour séparer les belligérants et ont conseillé au vendeur de se retirer pour éviter le pire.

 

Une fois le commerçant parti et la voie libre, les militaires en ont profité pour voler des téléphones dans son magasin. Ils ont également barricadé l’entrée de la boutique et semé le désordre dans tout le secteur. Leur comportement a immédiatement provoqué la colère des jeunes du quartier.

 

Furieux de ce pillage en règle, plusieurs jeunes sont allés alerter les mercenaires russes de la milice Wagner présents dans la ville. Ces derniers se sont mis en route immédiatement pour intervenir et rétablir l’ordre. Mais en apercevant leur arrivée imminente, les soldats FACA ont pris la fuite et se sont dispersés dans les quartiers avoisinants.

 

Lorsque les mercenaires russes sont arrivés sur place, ils n’ont trouvé aucun militaire centrafricain. Entre-temps, les soldats avaient déjà emporté plusieurs téléphones et pillé d’autres boutiques avant de disparaître. Les mercenaires russes ont patienté quelques instants, constaté les dégâts, puis sont repartis.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio

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Affaire de sorcellerie : un agent phytosanitaire meurt mystérieusement à Birao, son voisin pointé du doigt

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Affaire de sorcellerie : un agent phytosanitaire meurt mystérieusement à Birao, son voisin pointé du doigt

 

 

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Image d’illustration

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un drame vient de frapper la ville de Birao, située dans la préfecture de la Vakaga, tout au nord-est de la Centrafrique, près de la frontière soudanaise.

 

Soumaï Faustin, agent phytosanitaire et chargé de protocole à la préfecture de la Vakaga, avait quitté Birao il y’a quelques semaines pour se rendre à Bangui. L’homme a profité de son séjour dans la capitale pour renouveler ses papiers d’identité. Une fois cette démarche administrative accomplie, il a repris la route vers sa ville natale, Birao, apparemment en pleine forme.

 

Son retour à Birao devait marquer la reprise de ses activités habituelles. Abdallah Kamoukoussa, son voisin connu localement sous le sobriquet de Tham, a décidé de lui offrir un café en guise de bienvenue. Ce geste amical entre voisins semblait banal. Il a tout préparé le café, mais son épouse à préférer renverser les tasses. On ne sait pas si elle faisait cela intentionnellement ou par erreur, mais monsieur Abdallah a préparé de nouveau le café et l’a apportée chez Soumaï. Ce dernier, ignorant ce qui va lui arriver plus tard, prend ce café et le boit tranquillement.

 

Mais quelques instants plus tard apprès avoir bu ce café, il a ressenti des douleurs inhabituelles qui ont rapidement gagné en intensité tout son corps.

 

Son état s’est alors dégradé de manière inquiétante. Son bras a commencé à perdre toute mobilité, puis sa jambe a connu le même sort. La paralysie gagnait du terrain dans son corps. Trois jours durant, Soumaï a lutté avant d’être transporté à l’hôpital où il est décédé peu après son admission.

 

Cette fin violente a plongé tout le quartier dans la stupeur. Comment un homme parti en bonne santé, revenu en bonne santé, pouvait-il mourir aussi rapidement après avoir simplement bu le café de son voisin ? Cette question obsède désormais tous les habitants du secteur.

 

Les regards se sont aussitôt tournés vers Abdallah Kamoukoussa. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des rumeurs circulent à son sujet dans la ville. Certains habitants l’accusent depuis longtemps de pratiquer la sorcellerie, une réputation qui remonte à plusieurs années déjà.

 

Sa propre fille, Fatou Abdallah, employée de la Minusca à Birao, est morte dans des circonstances tout aussi étranges. Elle aurait perdu la vie en quelques minutes seulement, sans explication médicale claire. Cette tragédie familiale n’a fait que renforcer les soupçons qui pèsent sur son père.

 

Une autre affaire implique également ce même voisin. Une femme, cheffe  du quartier combattant à Birao, nommée Yvette, aurait tombé dans les mêmes conditions, et c’est monsieur Abdallah qui avait été pointé du doigt. La cheffe du quartier Combattant est devenue folle, et ne peut même rien faire de sa vie. Sa famille a dû l’emmener à Bangui pour qu’elle reçoive des soins appropriés.

 

Les cas suspects s’accumulent autour de cet homme. Un dénommé Jean-Pierre, infirmier à l’hôpital de Birao, ainsi que son fils, auraient également eu des problèmes après avoir eu des contacts avec Abdallah. Les habitants du quartier accumulent les exemples et les témoignages accablants contre lui.

 

La méfiance grandit de jour en jour dans la communauté. Les familles commencent à prendre parti, les discussions deviennent houleuses et la tension monte dangereusement. Personne ne sait exactement comment cette affaire va évoluer ni quelles mesures seront prises.

 

En Centrafrique, si les gens commencent à te soupçonner de sorcellerie, tu finis un jour d’être pris à partie. Monsieur Abdala va sans doute subir le même sort s’il ne fait pas attention. Comme disent les centrafricains, en Centrafrique, les rumeurs finissent toujours par se concrétiser. Affaire à suivre….

 

Par Justin Passi

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Ça y est ! Les voyous ont pris le contrôle du pouvoir : bienvenue à la septième République de Wagner, o� ils ont terrorisé ce vendredi le quartier PK5

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Ça y est ! Les voyous ont pris le contrôle du pouvoir : bienvenue à la septième République de Wagner, o� ils ont terrorisé ce vendredi le quartier PK5

 

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Les soldats FACA, les gendarmes et les policiers, appuyés par les mercenaires de Wagner dans le marché du PK5 Mamadou Mbaïki . CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, dictateur fantoche, regarde les Wagner imposer leur loi dans le quartier Mamadou Mbaïki communément appelé KM5, ou PK5 de Bangui en toute impunité ce vendredi treize février 2026.

 

Ce qui semblait improbable est devenu monnaie courante dans cette septième république des bras cassés et des criminels. Les mercenaires de la milice russe Wagner, artisans du troisième mandat de Touadéra, abandonnent peu à peu toute retenue. Leur rôle a d’abord consisté à maintenir le dictateur de Bangui au pouvoir, mais leur présence prend aujourd’hui une tournure inquiétante pour la population. Cette évolution était prévisible dès leur arrivée sur le sol centrafricain.

 

Les exactions ont débuté discrètement, avec des massacres dans les localités de province et jusque dans les rues de Bangui. Puis, entre 2023 et 2024, une première tentative de prise de contrôle des rues et avenues s’est produite sur l’avenue des Martyrs et l’avenue de France. Les mercenaires y interceptaient les automobiles, exigeaient les papiers des conducteurs, s’arrogeaient des prérogatives policières. Cette audace initiale a provoqué un premier électrochoc.

 

La réaction fut immédiate. Les banguissois protestèrent massivement sur les réseaux sociaux, et les médias internationaux comme Deutsche Welle donnèrent de l’écho à ces abus. Devant le tollé, les Wagner se retirèrent momentanément dans l’ombre. Ils continuèrent leurs opérations de nuit, notamment vers l’avenue Bartolomé-Boganda, près du kilomètre 5, où ils établirent des barrages pour fouiller les motos, les véhicules et vérifier les identités. Cette discrétion n’était qu’une stratégie temporaire.

 

Le vendredi 13 février 2026 marque un tournant. Les mercenaires russes ont déployé leurs troupes dans le quartier du PK5, zone à forte population musulmane de la capitale. Ils ont mené une vaste opération de contrôle d’identité, embarqué ceux qui n’en possédaient pas vers leur base. Mais avant tout, ceux qui disposent de carte nationale d’identité doivent payer 10 000 francs CFA. Mais ceux qui sont embarqués vers l’OCRB, ce sont avant-tout ceux qui ne disposent pas de carte nationale d’identité. La libération de chaque personne arrêtée coûte désormais 50 000 francs. Ce dispositif d’extorsion fonctionne au grand jour.

 

Cette extorsion organisée dévoile la véritable nature de leur mission. Les Wagner n’agissent plus comme de simples conseillers militaires ou gardes du corps du pouvoir. Ils exercent une autorité parallèle, rançonnent la population, instaurent un climat de terreur. Le régime de Touadéra laisse faire, transformant de facto ces étrangers en maîtres du territoire national.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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CENTRAFRIQUE : QUAND DES MINISTRES CANDIDATS AUX ÉLECTIONS LÉGISLATIVES REFUSENT D’OBSERVER LA MISE EN DISPONIBILITÉ IMPOSÉE PAR LE CODE ÉLECTORAL.

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QUAND DES MINISTRES CANDIDATS AUX ÉLECTIONS LÉGISLATIVES REFUSENT D’OBSERVER LA MISE EN DISPONIBILITÉ IMPOSÉE PAR LE CODE ÉLECTORAL.

 

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Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans le concert des nations répertoriées au conseil de sécurité de l’ONU, tout État qui se réclame “démocratique” ou “État de droit” est régi par des textes qui organisent de façon cohérente la société, garantissent l’arbitraire et la sécurité juridique.

 

C’est ainsi que dans le cadre des élections législatives du 28 décembre 2025, certains ministres encore en fonction ont été investis candidats par leurs partis et mouvements politiques respectifs.

 

Ce cas d’espèce est très bien encadré par la loi N*24.007 du 02 juillet 2024 portant code électoral de la République centrafricaine.

 

En effet, l’article 141 alinéa 3 dispose que : “les membres du gouvernement en fonction ne peuvent faire acte de candidature qu’après leur mise en disponibilité au moins trois mois avant la date de l’élection.”

 

L’alinéa 5 du même article 141 du code électoral confirme que :” la mise en disponibilité cesse de plein droit dès la proclamation par le conseil constitutionnel du député élu de la circonscription.”

 

Par définition, la mise en disponibilité est la cessation d’activité professionnelle limitée dans le temps pour réaliser un projet personnel tout en conservant son statut initial.

 

Elle a pour effets juridiques, la suspension temporaire de la rémunération, des primes ainsi que les avantages et privilèges liés à la fonction.

 

Force est de constater avec amertume que parallèlement à cette injonction ou obligation légale non négociable, certains membres du gouvernement trouvent la parade de se soustraire aux exigences de l’article 141 du code électoral c’est-à-dire qu’ils refusent impunément de se soumettre à la prescription légale.

 

Ainsi il en ressort trois catégories de ministres contrevenants à la règle :

 

Il s’agit D’abord des membres du gouvernement qui ne se sont pas mis en disponibilité et ont conservé par voie de conséquence tous les avantages liés à la fonction c’est-à-dire l’usage des ressources publiques, des moyens logistiques de l’État comprenant les véhicules, la sécurité militaire, l’accès aux médias, l’image institutionnelle et l’influence qui ne peuvent se dissocier de la fonction.

 

Ensuite le cas des ministres qui se sont mis en disponibilité mais hors délais légaux c’est-à-dire moins de trois mois avant la date de l’élection législative.

 

Enfin, vient la catégorie de ministres contrevenants qui ont régulièrement observé la mise en disponibilité mais refusent sciemment d’attendre la fin de la disponibilité c’est-à-dire la proclamation des résultats définitifs par le conseil constitutionnel.

 

À ce stade, il apparaît important de souligner que ces trois catégories de ministres candidats contreviennent tous aux exigences de la loi électorale au même titre que ceux qui sont déclarés élus au premier tour car le conseil constitutionnel n’a pas encore vidé les contentieux électoraux.

 

Il faut noter que la situation des ministres qui contreviennent aux exigences de l’article 141 du code électoral et la reprise de fonctions avant l’échéance de la mise en disponibilité s’apparente à du travail au “noir” ou dissimulé c’est-à-dire sans base légale.

 

Cela s’appelle plus simplement de la désobéissance, de l’insubordination qui sont des attributs de la rébellion, de la résistance à l’autorité établie.

 

En conséquence, ils bénéficient indûment des salaires et des prérogatives de l’État.

 

Fort de ce qui précède et animé par la curiosité, le citoyen lambda s’interroge :

 

1- Les ministres candidats aux élections législatives sont-ils au dessus de la loi ?

 

2- Sachant qu’il y a une panoplie de lois dérogatoires au présent code électoral, existe t-il une loi muette qui exempte certains ministres candidats aux injonctions de l’article 141 du code électoral ?

 

3- Face à ce comportement belliqueux, le pouvoir de Bangui va t-il encore accuser des acteurs internationaux en brandissant sa souveraineté ?

 

En tout état de cause, les alinéas 3 et 5 de l’article 141 du code électoral ont clairement délimité le début et la fin de la mise en disponibilité.

 

Nous rappelons que ce qui est expressément interdit par la loi n’est pas autorisé.

 

Il est aussi très limpide de comprendre à travers cette présomption de connaissance que ce qui est prohibé par la loi ne peut se réaliser même à moitié.

 

Logiquement et dans une République normale où les autorités n’ont pas le temps de danser, l’inobservation de ces dispositions légales devrait entraîner l’invalidation des candidatures.

 

Convaincu que le comportement des ministres candidats est né de la faiblesse des institutions judiciaires, nous tatillons l’orgueil du conseil constitutionnel pour donner du contenu aux prescriptions de la loi et par voie de conséquence demandons l’annulation des résultats de l’ensemble des ministres candidats qui ont porté atteinte à l’equité, à la crédibilité, à l’intégrité et à la transparence du processus électoral.

 

Quant au ministre candidat qui a suspendu un agent de l’État par une note de service, nous lui signifions que la mise en disponibilité le prive de son pouvoir décisionnel et par voie de conséquence il est juridiquement incompétent à sanctionner car ses actes administratifs sont illégaux et entachés d’une nullité absolue.

 

Par ailleurs, un pouvoir qui ne peut respecter les règles établies alors qu’il est censé les garantir, confisque illégalement le pouvoir pour pérenniser le désordre corollaire du prolongement de la souffrance du peuple.

 

En attendant cette septième République des danseurs pour la consécration de l’illusion, de la chimère et de la satisfaction des calculs appetitaires, les habitants de Limassa et par extension tout le peuple centrafricain vous signale que forcer un mandat supplémentaire illégal n’est pas la solution idoine aux maux centrafricains car il n’est qu’une aggravation des causes du problème c’est-à-dire qu’il ne fait que prolonger un pouvoir mais ne résout pas la crise qui à la longue risque de vous rattraper.

 

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…

 

Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements, vos mépris envers le peuple sont légitimes et légaux.

 

Ce pays qui symbolise le sacrifice de vie et l’héritage du feu Président fondateur Barthélémy Boganda à connu de pires tyrans que vous mais qui ont fini leur mégalomanie dans la poubelle de l’histoire.

 

Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial où on negocie des mandats supplémentaires indéfiniment mais au contraire il s’agit d’une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir.

 

Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.

 

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

 

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.

 

Avant de finir et outre les affaires des frères Dondra, de la famille Sayo, du Docteur Erenon et autres, nous demandons justice avec force pour tous et plus particulièrement pour ce policier lâchement assassiné et mutilé par les mercenaires du groupe Wagners et qui symbolise à ce jour la goutte d’eau qui a débordé le vase.

 

Mais attention, ne le dites à personne…

 

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 14 Février 2026

 

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Environnementaliste.

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Mambéré-Kadéi : nouvelle hécatombe dans les mines artisanales de Gamboula

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Mambéré-Kadéi : nouvelle hécatombe dans les mines artisanales de Gamboula

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un éboulement meurtrier a coûté la vie à quatre chercheurs d’or mercredi à Gamboula, préfecture de Mambéré-Kadéi, zone frontalière avec le Cameroun.

 

L’accident s’est produit en plein jour pendant que des ouvriers fouillaient le long trou à la recherche d’or et de diamants. Le terrain a cédé sans prévenir, ensevelissant plusieurs travailleurs sous des tonnes de terre. Les secours ont extrait des blessés tandis que quatre corps sans vie ont été récupérés parmi les décombres.

 

Sur place, l’émotion reste vive parmi les familles et collègues des disparus. Ces morts relancent les inquiétudes sur les conditions d’exploitation dans ces carrières improvisées, souvent creusées sans sécurité ni encadrement technique. Malgré les dangers connus, des centaines de jeunes Centrafricains continuent d’affluer vers ces zones aurifères et diamantifères.

 

Ce qui pousse cette jeunesse vers l’extraction minière artisanale, c’est avant tout le manque d’emplois stables et de revenus. Sans autre moyen de subsistance à portée de main, ils acceptent de descendre dans ces puits instables pour tenter de gagner leur vie. L’appât du gain côtoie ainsi la nécessité de survivre au quotidien.

 

D’ailleurs, Gamboula n’est pas un cas unique dans le pays. À Sikikédé dans la Vakaga, à Tiringoulou également dans cette même préfecture, des drames similaires ont déjà endeuillé des communautés entières. Les glissements de terrain et les éboulements meurtriers se répètent d’une mine à l’autre, d’une saison à l’autre.

 

Parmi les secteurs les plus touchés, Mambéré-Kadéi compte des dizaines de sites où ces catastrophes minières se reproduisent. Les autorités locales peinent à réguler cette activité qui échappe largement à tout contrôle officiel. Les exploitants artisanaux creusent toujours plus profond, repoussant les limites de sécurité déjà fragiles pour extraire quelques grammes de métal précieux ou quelques carats de pierre​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Bruno Mballa

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Jean-Pierre Mara condamne la répression d’élèves à Sibut

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Jean-Pierre Mara condamne la répression d’élèves à Sibut

 

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L’ancien député Jean-Pierre Mara de Mala

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ancien député de Mala, Jean-Pierre Mara, dénonce fermement la répression violente d’élèves survenue le 12 février 2026 à Sibut, capitale de la préfecture de la Kémo. Il appelle les organisations internationales et les autorités centrafricaines à faire toute la lumière sur cet événement tragique.

Lire l’intégralité de la lettre ci-dessous…

Condamnation

 

Alors que des élections entourées de toutes les malversations et de manipulations sans foi ni lois viennent de se terminer avec le soutien manifeste de la Communauté internationale particulièrement de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique), une simple altercation entre élèves et vendeurs à la sauvette ne saurait constituer un danger réel pour les autorités.

La répression ce jeudi 12 févriér 2026 des élèves par les forces de l’ordre à Sibut capitale de la préfecture de la Kémo, est inacceptable et doit être fermement condamnée.

La protection des civils, notamment des enfants et des élèves, doit être une priorité absolue dans ce pays où l’ensemble des établissements scolaires primaires et secondaires ainsi que tout le programme d’enseignements dans ces établissements ne constitue aucune priorité pour l’éxécutif.

Les organisations internationales et les défenseurs des droits de l’homme sont informés  que la situation de l’enseignement en genéral et de l’avenir de la génération future de la  République centrafricaine en particulier est préoccupante et mérite une attention particulière.

Aussi, la population centrafricaine regrette que le contingent rwandais de la MINUSCA  implanté dans la localité de Sibut, dans son double rôle des forces onusiennes et également dans le cadre d’un accord bilatéral entre le Rwanda et la République centrafricaine ne soit pas préoccupé de  protéger la population, soutenir le processus de paix, aider à la reconstruction du pays plutôt que par des actions partisanes dans les processus électoraux comme cela fut observé lors des dernières échéances.

Nous exortons les pays membres des Nations-Unies qui contribuent au financement de la MINUSCA à observer scrupuleusement la procédure de vérification des contingents afin de s’assurer dans quelle mesure leurs actions s’inscrivent réellement dans la protection des droits de l’homme et dans la promotion du développement durable de la paix.

La population de la Kémo et celle de Sibut, par ma voix :

– Condamne le massacre d’élèves qui a eu lieu ce jeudi 12 février à Sibut.

– Appelle les organisations des droits de l’hommes, Amnesty Internationale et tous les ONG Internationales qui œuvrent dans la Kémo à aider la populations et à lui apporter l’aide nécessaire dans l’épreuve.

– Enfin, elle appelle le Président Faustin- Archange Touadera et les élites de la Kémo impliquées dans la gestion de la localité à apporter toute la lumière sur cet évènement afin de lancer des procédures judiciaires contres les responsables d’actes qui auraient causé la morts de plusieurs élèves innocents.

 

Fait a Paris le 12 février 2026

Jean-Pierre Mara

Ingénieur Diplomé des Réseaux de Télécommunication à la retraite,

ancien Député de Mala, élu de la Nation

 

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Pour Ziguélé et Akandji-Kombé,  la feuille de route de Luanda est un  échec total

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Pour Ziguélé et Akandji-Kombé,  la feuille de route de Luanda est un  échec total

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Jean-Francois-Akandji-Koumbe

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lors d’une émission sur la chaîne gabonaise SIBIKAN MEDIA, Martin Ziguélé et Jean-François Akandji-Kombé ont critiqué sévèrement la feuille de route de Luanda, accord signé en septembre 2021 censé relancer le processus de paix en Centrafrique. Pour les deux hommes, ce document représente un échec complet.

 

Akandji-Kombé commence par un constat sans appel : “La feuille de route de Luanda n’a pas fait ses preuves. Nous avons perdu, la République Centrafricaine a perdu des années et des années». Le professeur évoque une alternative qui avait été proposée : “Je le dis sous le contrôle du président Ziguélé, qui a voté avec les autres députés une initiative parlementaire pour la paix en République Centrafricaine».

 

Cette initiative parlementaire représentait selon lui une opportunité manquée : “À l’époque, j’étais conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale. C’était une occasion en or pour que des Centrafricains réfléchissent à une manière de se réunir tous ensemble pour construire un consensus pour conduire le pays vers le mieux».

 

Mais le président Touadéra a rejeté cette approche inclusive : “Le président Touadéra n’en a pas voulu. Il a préféré à cela qu’il y ait une paix venant de l’extérieur, proposée de l’extérieur et une paix uniquement avec des groupes armés».

 

Akandji-Kombé souligne l’absence de résultats : “Cette feuille de route de Luanda, d’ailleurs le pouvoir lui-même a du mal à présenter des résultats positifs». Le professeur pointe ensuite une contradiction majeure : “Le paradoxe des paradoxes, c’est que c’est le même pouvoir qui aujourd’hui, lorsque les citoyens centrafricains, l’opposition centrafricaine demande un dialogue inclusif, demande à ce que nous échangions entre Centrafricains pour arriver à un consensus, c’est le même pouvoir qui va nous opposer le fait qu’on demande une médiation internationale, nous disant que ça heurte notre souveraineté».

 

Cette contradiction est totale : accepter une médiation externe pour dialoguer avec les groupes armés, mais la refuser pour dialoguer avec l’opposition politique. Akandji-Kombé conclut : “On demande à étendre le dialogue au-delà des groupes armés aux citoyens centrafricains. Mais sur ce point-là, nous continuerons à nous battre».

 

Martin Ziguélé aborde les incohérences juridiques : “Au début, c’était l’APPR, c’est-à-dire l’accord pour la paix et la réconciliation, qui était fondé sur la Constitution du 30 mars 2016. Et aujourd’hui, nous ne sommes plus sous la Constitution du 30 mars 2016. Donc, tout ce qui se fait en référence à l’APPR pose des problèmes de droit».

 

L’ancien Premier ministre décrit l’accumulation d’accords : “La feuille de route de Luanda, c’était le prolongement de l’APPR, mais pour prendre en compte ceux qui ont créé la CPC, et puis il y a les accords de Ndjamena. Vous voyez, ce sont des accords en accordéon qui ont tous une caractéristique commune, c’est qu’ils sont en dehors du cadre constitutionnel».

 

Ziguélé dénonce les avantages accordés aux groupes armés : “Les bénéfices accordés aux groupes armés dans le cadre de l’APPR, de l’accord de Ndjamena, de la feuille de route de Luanda, sont en contradiction avec les dispositions de la Constitution du 23 août 2023, laquelle constitution nous combattons».

 

Il donne un exemple concret : “Cette Constitution dit par exemple que les responsables des groupes armés ne peuvent pas être nommés à des fonctions ministérielles. Regardez le gouvernement actuel, il y trône d’anciens responsables ou d’anciens acteurs importants des groupes armés».

 

L’ancien Premier ministre identifie un problème plus profond : “À la vérité, le problème que nous avons dans ce pays, c’est de savoir si la négociation de la paix, le dialogue pour la paix, font partie d’un réflexe normal, font partie de la vision de notre gouvernement. Je ne pense pas».

 

Ziguélé analyse le comportement du régime : “Ce pouvoir a toujours démontré qu’il ne discute, qu’il ne dialogue, qu’il ne négocie que lorsqu’il est contraint et forcé. Ce n’est pas une attitude spontanée du pouvoir de chercher à dialoguer, à négocier des consensus, à faire des concessions, et à avancer vers la paix».

 

L’ancien Premier ministre pointe le paradoxe le plus choquant : “Vous avez ce même gouvernement qui négocie dans le cadre de l’APPR ou la feuille de route de Luanda ou les accords de Ndjamena avec des hommes recherchés par la justice internationale comme Noureddine Adam ou Ali Darassa, et qui, en même temps, refuse de dialoguer avec des compatriotes centrafricains qui ont la faiblesse de ne pas prendre les armes».

 

Cette contradiction résume l’échec de la feuille de route de Luanda : un processus qui privilégie le dialogue avec les criminels de guerre au détriment du dialogue avec l’opposition politique pacifique.

 

Les analyses convergentes de Ziguélé et Akandji-Kombé démontrent plusieurs failles majeures de la feuille de route de Luanda. D’abord, son caractère excluant : seuls les groupes armés sont invités à la table des négociations. Les forces politiques pacifiques, la société civile, les citoyens ordinaires en sont exclus.

 

Ensuite, son incohérence juridique : conçue sous la Constitution de 2016, elle continue de s’appliquer sous la Constitution de 2023 qui contredit certaines de ses dispositions. Cette gymnastique juridique crée une insécurité totale.

 

Puis, son inefficacité concrète : après plusieurs années, même le pouvoir peine à présenter des résultats positifs. Les violences continuent, la paix n’est pas revenue, les groupes armés conservent leur influence.

 

Enfin, son paradoxe fondamental : le régime accepte une médiation externe pour dialoguer avec des criminels de guerre, mais la refuse pour dialoguer avec l’opposition démocratique au nom de la souveraineté nationale.

 

Ce processus de Luanda reflète une approche où le pouvoir ne dialogue que sous contrainte et uniquement avec ceux qui menacent sa survie par les armes. L’opposition pacifique, elle, ne mérite pas de dialogue car elle ne représente pas une menace militaire immédiate.

 

Cette logique pervertit totalement le principe démocratique. Dans une démocratie normale, le pouvoir dialogue prioritairement avec les forces politiques légales et ne négocie avec les groupes armés que pour les désarmer. En Centrafrique sous Touadéra, c’est l’inverse : on négocie avec les groupes armés et on ignore l’opposition démocratique.

 

La feuille de route de Luanda a fait perdre plusieurs années à la Centrafrique selon Akandji-Kombé. Ces années auraient pu être consacrées à un vrai dialogue national inclusif comme le proposait l’initiative parlementaire. Au lieu de cela, le pays s’est enfoncé dans un processus externe imposé qui n’a produit aucun résultat tangible.

 

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En Centrafrique, l’équipe EURECA du MSF renforce son action sanitaire d’urgence

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En Centrafrique, l’équipe EURECA du MSF renforce son action sanitaire d’urgence

 

 

Intervention de l'équipe d'EURECA du MSF enforce son action sanitaire d'urgence
Intervention de l’équipe d’EURECA du MSF enforce son action sanitaire d’urgence

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis janvier 2014, une équipe mobile de MSF basée à Bangui intervient rapidement partout en Centrafrique pour répondre aux crises sanitaires.

 

Cette unité baptisée EURECA assure une veille permanente sur tout le territoire national. Son rôle consiste à détecter les menaces sanitaires, mener des investigations sur le terrain et déployer des moyens adaptés même dans les localités les plus reculées. Dans un pays où le système de santé reste fragile et où les épidémies surviennent fréquemment, cette capacité de réaction rapide s’avère indispensable pour protéger les populations vulnérables.

 

L’année 2025 a connu une activité particulièrement soutenue pour les équipes d’intervention. Dix signalements ont nécessité un suivi attentif, débouchant sur six déplacements exploratoires dans différentes régions du pays. Les équipes se sont rendues à Birao après des cas présumés de fièvre jaune et de coqueluche, tandis qu’une flambée de rougeole a mobilisé les effectifs à Gamboula.

 

Kabo a également connu deux épidémies successives touchant la rougeole puis la méningite. Les mouvements de populations à Zemio et Bozoum ont déclenché des visites de reconnaissance, alors que Bocaranga a signalé plusieurs maladies contagieuses. Ces missions ont permis d’évaluer la gravité de chaque situation et d’organiser la riposte médicale en lien étroit avec les autorités sanitaires nationales.

carte sanitaire d'URECA du MSF enforce son action sanitaire d'urgence
carte sanitaire d’URECA du MSF enforce son action sanitaire d’urgence

 

Deux interventions d’envergure ont été déployées suite aux déclarations officielles du ministère. À Gamboula, après la confirmation de l’épidémie de rougeole, les équipes ont vacciné 19 721 enfants et procédé à des travaux d’assainissement essentiels. Trois forages ont été remis en état, notamment celui desservant l’hôpital de district, garantissant ainsi un approvisionnement en eau potable.

 

La réhabilitation de la zone de gestion des déchets hospitaliers a également été réalisée. L’élimination sécurisée des déchets vaccinaux a suivi les normes sanitaires strictes. Seize patients ont été orientés vers des structures spécialisées, parmi lesquels des enfants atteints de malnutrition aiguë grave avec complications et d’autres présentant des formes sévères de rougeole nécessitant une prise en charge renforcée.

 

L’opération menée à Kabo s’est déroulée en trois phases distinctes. Une campagne de vaccination élargie a protégé 11 242 enfants contre la rougeole, 6 587 contre la méningite et 3 995 contre la fièvre jaune. Les femmes enceintes n’ont pas été oubliées puisque 1 147 d’entre elles ont reçu le vaccin antitétanique, réduisant ainsi les risques pour elles et leurs futurs nouveau-nés.

 

Parallèlement, un dépistage nutritionnel a touché 15 541 enfants de moins de cinq ans. Les infrastructures de l’hôpital ont bénéficié d’améliorations significatives concernant la gestion des déchets. Des formations ont été dispensées au personnel d’hygiène tandis que des équipements de protection individuelle leur ont été fournis. L’installation de réfrigérateurs et congélateurs solaires dans plusieurs centres de santé garantit désormais la conservation optimale des vaccins dans la durée.

 

Ces opérations ont mobilisé conjointement les équipes EURECA et les autorités locales. Les responsables des districts sanitaires ont participé activement à la préparation puis au déroulement des campagnes vaccinales. Cette collaboration a permis d’atteindre efficacement les communautés ciblées tout en renforçant les capacités locales de surveillance épidémiologique.

 

Le docteur Alexandre Monnan, coordinateur médical de MSF dans le pays, explique que cette réactivité mobile et bien coordonnée devient cruciale. La collaboration avec les équipes du ministère de la Santé a permis de protéger des milliers d’enfants contre des maladies évitables. Dans des régions où l’accès aux soins demeure extrêmement limité, le renforcement durable de la surveillance épidémiologique représente un acquis majeur pour les années à venir.

 

Les habitants de Kabo témoignent de leur soulagement après l’intervention. Princia Kotto, venue faire vacciner son enfant, raconte son inquiétude avant l’arrivée des équipes. Aujourd’hui rassurée, elle sait que sans cette campagne, de nombreux enfants seraient restés exposés aux maladies. Son fils a reçu les vaccins nécessaires et elle peut envisager l’avenir avec moins d’appréhension pour sa santé.

 

La situation humanitaire du pays ne devrait guère évoluer favorablement en 2026. Dès janvier, EURECA a déjà suivi deux alertes concernant des déplacements de population à Zemio et Ouanda Djallé. La diminution des financements consacrés à la santé et à l’aide humanitaire pousse de nombreuses organisations à réduire leur présence sur le terrain centrafricain.

 

La faible couverture vaccinale récurrente dans le pays laisse présager que les épidémies continueront d’apparaître, principalement dans les zones éloignées. MSF maintient son engagement à fournir une réponse rapide aux urgences sanitaires sur l’ensemble du territoire, y compris dans les localités les plus isolées où les difficultés d’accès compliquent toute intervention.

 

Par Brahim Sallé

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Soudan : Défection majeure des FSR,  le commandant Makki Muhammad Al-Tijani rallie l’armée soudanaise avec toute son unité

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Soudan : Défection majeure des FSR,  le commandant Makki Muhammad Al-Tijani rallie l’armée soudanaise avec toute son unité

 

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Les rebelles soudanais de RSF à Khartoum en 2022

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une unité paramilitaire des Forces de soutien rapide vient de capituler complètement sur l’axe méridional d’Al-Abyad au Kordofan du Nord.

 

Le commandant Makki Muhammad Al-Tijani a instrumenté ce basculement en amenant l’ensemble de ses hommes et leur matériel militaire vers les forces gouvernementales. Cette désertion en bloc affaiblit la présence paramilitaire dans un secteur jugé névralgique par les analystes militaires. L’armée récupère non seulement des combattants mais également des armements lourds qui renforceront ses capacités opérationnelles.

 

Les structures arrière des FSR connaissent actuellement une dégradation accélérée de leur cohésion interne. Les chaînes d’approvisionnement fonctionnent de manière irrégulière et ne parviennent plus à ravitailler correctement les unités déployées sur le terrain. La hiérarchie de commandement s’érode progressivement et les officiers intermédiaires peinent à maintenir l’ordre parmi leurs troupes. Des chefs locaux choisissent désormais de rompre avec l’organisation paramilitaire sans attendre d’instructions de leurs supérieurs.

 

Parallèlement, l’aviation soudanaise a intensifié ses opérations contre les dépôts et les emplacements des FSR dans le secteur de l’aéroport de Nyala ainsi qu’à l’ouest de cette ville du Darfour-Sud. Des frappes ont également été menées sur des positions à Zalingei, capitale du Darfour central. Les témoignages locaux rapportent de nombreuses pertes dans les rangs paramilitaires suite à ces bombardements répétés.

 

Dans un développement distinct mais significatif, la tribu Tarjam a lancé un assaut contre la prison de Nyala et libéré sept de ses membres. Ces hommes, tous anciens militaires ou policiers, avaient été emprisonnés pour avoir refusé de rejoindre les FSR. Cette action témoigne d’une résistance tribale croissante aux pressions exercées par les milices paramilitaires dans la région.

 

Des chefs de milices auraient reçu récemment des mises en demeure de la part de groupes tribaux locaux. Ces ultimatums leur imposent un choix binaire : rompre avec le projet émirati ou affronter une insurrection interne de leurs propres communautés. Nyala, longtemps présentée comme le bastion logistique principal des FSR, subit désormais une double pression : les frappes aériennes démantelant son infrastructure militaire et la défiance armée de certaines tribus.

 

Le général Mohamed Hamdan Daglo, connu sous le surnom Hemedti, dirige les Forces de soutien rapide depuis leur institutionnalisation officielle en 2013. Ces unités paramilitaires trouvent leurs racines dans les milices Janjawid qui opéraient au Darfour dès le début des années 2000. Leur transformation en force semi-régulière visait initialement à combattre les mouvements insurgés dans les zones périphériques du pays.

 

Il y’a lieu de rappeler que le conflit armé entre l’armée soudanaise et les FSR a éclaté le 15 avril 2023 dans la capitale Khartoum. Les tensions accumulées entre le général Abdel Fattah al-Burhan et Hemedti ont explosé après des mois de désaccords sur l’intégration des paramilitaires dans l’armée régulière. Le différend portait essentiellement sur le commandement de la force unifiée et sur le calendrier de cette fusion prévue dans le cadre du processus de transition démocratique.

 

Le refus d’Hemedti de dissoudre son organisation autonome et de la placer sous autorité militaire classique a provoqué la rupture définitive. Les FSR ont lancé des attaques surprises sur plusieurs infrastructures militaires à travers le territoire. Le conflit s’est rapidement propagé de la capitale vers d’autres régions, notamment le Darfour et l’État d’Al-Jazira où les affrontements se sont multipliés.

 

Les richesses naturelles du Soudan alimentent également les enjeux de ce conflit meurtrier. Le pays possède d’importantes réserves en or, cobalt, uranium et dispose de terres agricoles fertiles. Le contrôle de ces ressources motive les belligérants autant que les ambitions politiques de leurs dirigeants. Les mines d’or artisanales constituent la principale source de financement des FSR depuis leur prise de contrôle du site de Jebel Amer en 2017.

 

Les Émirats arabes unis sont accusés par de multiples rapports internationaux de fournir armes et soutien logistique aux FSR depuis plusieurs années. Malgré les démentis d’Abou Dhabi, des enquêtes d’organisations comme Amnesty International et des experts de l’ONU ont documenté des livraisons d’armements, notamment des drones chinois Wing Loong II et des munitions sophistiquées. Le gouvernement soudanais a d’ailleurs rompu ses relations diplomatiques avec les Émirats en 2025, les accusant d’équiper les FSR.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Djabarona favorisée : les troupeaux du président Touadéra dévastent les champs des agriculteurs

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Djabarona favorisée : les troupeaux du président Touadéra dévastent les champs des agriculteurs

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/troupeau-de-boeufs.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : louvelle flambée de violence meurtrière sur l’axe Nana-Bakassa

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les agriculteurs de Bouali dénoncent les privilèges accordés à Djabarona et les dégâts causés par les troupeaux présidentiels.

 

À 95 kilomètres de Bangui, dans la vaste circonscription de Bouali, les agriculteurs vivent une situation insoutenable. Lors d’une rencontre avec le député de leur circonscription et ancien Premier ministre Firmin Ngrebada, les habitants d’un village situé à 60 kilomètres de Bangui, ont exprimé leur colère face aux privilèges accordés à Djabarona, localité située à 45 kilomètres de Bangui sur la route de Boali, et qui est réputée pour ses éleveurs. Cette frustration, relayée dans une vidéo publiée par l’ancien Premier ministre sur les réseaux sociaux, expose des inégalités profondes qui menacent directement les moyens de subsistance des communautés rurales.

Une femme, s’exprimant au nom des habitants, a dénoncé le favoritisme dont bénéficie Djabarona. Toutes les initiatives gouvernementales – fêtes des mères, défilés officiels, installation de panneaux solaires, projets de forage d’eau – convergent vers ce village.

 

“On va chercher les gens à Djabarona pour les fêtes, les défilés, et même pour l’électricité et l’eau, tout va là-bas”, a-t-elle déploré. Elle a comparé leur situation à celle de Bimbo, mieux équipée en électricité et infrastructures, tandis que leur village reste plongé dans l’obscurité.

 

Le problème le plus grave concerne les troupeaux d’éleveurs installés également à Djabarona, identifiés par les habitants comme appartenant au président Faustin Archange Touadéra. Ces bovins paissent librement, piétinent et détruisent les champs agricoles, principale source de revenus pour les communautés locales. “Nos champs, c’est ce qui nourrit nos enfants et paie leurs études, même à Bangui”, a insisté la porte-parole.

 

Lorsqu’ils tentent d’obtenir réparation pour les dégâts, les agriculteurs se heurtent à une réponse récurrente : “Ce sont les bœufs du président, adressez-vous à lui“. Cette situation, qui perdure depuis des années, est perçue comme une injustice, les éleveurs bénéficiant d’une impunité apparente grâce à leur lien avec le président.

 

Ce problème dépasse la circonscription de Bouali. Les habitants d’autres localités signalent que des troupeaux, associés au président Touadéra, ravagent les champs aux alentours de la capitale, notamment vers Damara et sur la route de Mbaïki. Cette pratique généralisée menace l’agriculture, pilier de la survie des populations rurales.

 

“Le président a des milliards, des immeubles, des revenus, mais nous, c’est nos champs qui nous font vivre”, a déclaré un jeune de Boali interrogé par la rédaction du CNC. La population ajoute que les autorités semblent encourager les éleveurs à rester près de la capitale, aggravant ainsi les conflits avec les agriculteurs.

 

La rencontre avec le député Firmin Ngrebada, probablement organisée dans un contexte préélectoral en vue des prochaines législatives, a permis de mesurer l’ampleur de ces frustrations. Les habitants exigent des mesures concrètes pour protéger leurs champs et garantir une répartition équitable des ressources.

Cette situation expose un problème systémique : le déséquilibre entre les éleveurs, protégés par des connexions influentes, et les agriculteurs, laissés pour compte. La voix de ces communautés rurales appelle à une action urgente pour rétablir la justice et soutenir l’agriculture, essentielle à leur survie….

 

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Camp de Roux : nous avons vu la langue du diable, le cylindre de mort des mercenaires russes

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Camp de Roux : nous avons vu la langue du diable, le cylindre de mort des mercenaires russes

 

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Les mercenaires russes du groupe Wagner ici au camp de Roux à Bangui. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Au sein de la base militaire du camp de Roux, dans la partie  gérée par les mercenaires russes du groupe Wagner, se cache au sous-sol une machine à torture jamais vue en Centrafrique. Les mercenaires russes y ont construit leur arme la plus terrifiante  qu’ils appellent  la langue du diable.

 

Une équipe d’investigation du CNC vient de voir ce qui se cache sous les bâtiments du camp militaire russe à Bangui. Les mercenaires du groupe Wagner y ont creusé une prison souterraine où la torture atteint des sommets jamais vus en Centrafrique. La vérité dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer. Sous le bâtiment principal du camp de Roux, les mercenaires russes ont aménagé une salle de détention accessible uniquement par un escalier étroit.

 

Il faut noter qu’ici, dans cette prison sécrète du camp de Roux, les Wagner amènent avant tout leur victime dans la cellule du sous-sol qui est à peu près de bonne dimension : 2 mètres carrés avec un lit normal. Mais si le suspect résiste à l’interrogatoire simple, il est passé automatiquement dans la langue du diable. Et c’est la machine à tuer des russes.

 

De l’extérieur, on dirait un puits vertical d’environ trois mètres de profondeur, circulaire, avec un diamètre ne dépassant pas un mètre vingt. Les parois intérieures de ce cylindre portent des centaines de tiges en fer soudées perpendiculairement, espacées de dix centimètres environ.

 

Chaque tige mesure une quinzaine de centimètres de longueur et les extrémités ont été taillées en pointe, affûtées comme des lames. Elles convergent toutes vers le centre du cylindre, créant un espace praticable d’à peine cinquante centimètres de diamètre. Imaginez tenir debout dans un tube où des dizaines de couteaux vous entourent de toutes parts, à quelques centimètres de votre peau.

 

Au sommet de ce puits, un mécanisme ressemble à un treuil manuel. Une cage métallique de forme cylindrique, juste assez large pour contenir un homme debout, pend au bout d’un câble d’acier. Cette cage comporte une barre horizontale fixée en hauteur, à laquelle le prisonnier doit s’accrocher.

 

Les parois de la cage restent ouvertes, de simples barreaux verticaux qui n’offrent aucune protection contre les pointes qui hérissent le puits. Quand les mercenaires décident d’utiliser la langue du diable, ils amènent le prisonnier devant le dispositif. Ils lui expliquent le fonctionnement, lentement, pour que la peur s’installe bien.

 

On le fait entrer dans la cage suspendue et on lui ordonne de saisir la barre au-dessus de sa tête. Puis on actionne le bouton et la cage commence sa descente dans le  trou. Centimètre par centimètre, elle s’enfonce pendant que le prisonnier voit les pointes se rapprocher de son visage, de son torse, de ses jambes.

 

À mi-hauteur, les tiges en fer ne se trouvent plus qu’à quelques centimètres de son corps. S’il bouge un bras, une jambe, s’il se penche légèrement, les pointes le transpercent. Il doit rester parfaitement immobile, agrippé à la barre, dans une position verticale absolue.

 

La cage s’immobilise au fond du puits et le prisonnier se retrouve entouré de métal acéré sur trois cent soixante degrés. Au-dessus de lui, à trois mètres, l’ouverture du puits laisse passer un peu de lumière et l’air vicié de la salle souterraine. Autour, le silence épais du sous-sol pendant que devant, derrière, à gauche, à droite, partout, ces pointes attendent le moindre geste.

 

Tenir debout sans bouger pendant une heure demande déjà un effort considérable. Les muscles des jambes commencent à trembler, les bras qui maintiennent le corps en équilibre via la barre horizontale se fatiguent. La nuque se raidit pendant que le dos se crispe.

 

Après deux heures, les crampes apparaissent et les mollets se tétanisent. Les épaules brûlent pendant que le prisonnier serre les dents, contracte tous ses muscles pour ne pas s’affaisser. S’il relâche sa prise sur la barre, son corps glisse vers le bas et les pointes lui perforent les flancs.

 

S’il plie les genoux pour soulager ses jambes, il se rapproche des tiges métalliques au niveau du bassin et des cuisses. S’il tourne la tête pour chercher une position plus confortable, une pointe lui entaille la joue ou l’oreille. Au bout de quatre heures, le corps commence à lâcher malgré la volonté.

 

Les jambes flageolent pendant que les bras tremblent de façon incontrôlable. La sueur coule, rendant la prise sur la barre glissante. Certains prisonniers tentent de se caler contre les barreaux de la cage pour soulager leurs membres, mais la moindre pression latérale les projette vers les pointes.

 

Ils reculent vivement, arrachant un morceau de peau au passage. Le sang commence à couler de ces petites blessures pendant que les mercenaires en haut ne disent rien. Ils attendent simplement que le temps fasse son œuvre.

 

Passé le cap des six heures, l’esprit commence à vaciller autant que le corps. L’épuisement physique devient hallucinant pendant que les muscles ne répondent plus correctement aux ordres du cerveau. Les jambes cèdent par intermittence, provoquant de brefs affaissements que le prisonnier rattrape in extremis en se hissant sur la barre.

 

À chaque fois, les pointes griffent la peau, laissent des entailles sanglantes sur les côtes, les bras, les jambes. Le fond de la cage se couvre de gouttes de sang pendant que l’odeur de fer se mêle à celle de la sueur et de la peur. Certains tiennent dix heures tandis que d’autres s’effondrent au bout de huit.

 

Quand les mercenaires estiment que le prisonnier a atteint ses limites, ils actionnent le treuil. La cage remonte lentement pendant que le corps du détenu porte les stigmates de son séjour dans la langue du diable : des dizaines de petites plaies, des muscles tellement contractés qu’il ne peut plus se tenir debout normalement.

 

Des tremblements incontrôlables persistent pendant des jours, mais surtout, un traumatisme psychologique profond s’installe. L’expérience de rester suspendu pendant des heures dans un étau de métal tranchant détruit quelque chose dans l’âme humaine. Sachant qu’un seul moment de faiblesse peut transformer une simple blessure en mutilation grave, le prisonnier ne retrouve jamais sa vie d’avant.

 

Les mercenaires ne laissent jamais personne mourir dans la langue du diable parce que ce n’est pas le but. L’objectif consiste à maintenir le prisonnier dans un état de terreur extrême, entre la vie et des blessures potentiellement invalidantes. Assez longtemps pour qu’il accepte de parler, d’avouer, de dénoncer, de faire n’importe quoi pour échapper à cette machine infernale.

 

Ceux qui en sortent ne sont plus les mêmes. Ils marchent difficilement pendant plusieurs jours, les jambes raides comme du bois. Ils gardent les bras collés au corps, évitant tout mouvement brusque, comme si les pointes étaient encore là.

 

La conception même de ce dispositif témoigne d’une réflexion poussée sur la manière d’infliger la souffrance. Les ingénieurs ou techniciens qui ont dessiné cette structure connaissaient parfaitement l’anatomie humaine, les limites physiques du corps, les mécanismes psychologiques de la peur. Ils ont calculé l’espacement optimal des pointes pour créer un danger permanent sans rendre la survie impossible.

 

Ils ont choisi la profondeur du puits pour accentuer la sensation de confinement tout en permettant une surveillance depuis le haut. Ils ont ajusté le diamètre de l’espace central pour qu’un homme puisse y tenir debout, mais dans une immobilité totale et épuisante. La construction d’une telle installation demande du temps, des matériaux spécifiques, un savoir-faire technique.

 

On ne creuse pas un puits de trois mètres sous un bâtiment en quelques jours. On ne soude pas des centaines de tiges métalliques à la bonne hauteur et au bon angle sans plan précis. On n’installe pas un système de treuil fiable capable de supporter le poids d’une cage et d’un homme sans préparation.

 

Cela signifie que les mercenaires russes ont planifié cette prison souterraine dès leur arrivée au camp de Roux, ou peu après. Ils ont investi du temps et des ressources pour créer un outil de torture permanent. Ce n’est pas le geste d’hommes de passage mais l’installation de gens qui envisagent de rester longtemps.

 

L’équipe de journalistes du CNC a réussi à filmer l’intérieur de cette salle souterraine. Les images montrent la langue du diable sous tous ses angles. On y voit les pointes alignées avec une régularité mécanique, la cage métallique suspendue au-dessus du puits, les traces sombres sur le métal qui témoignent d’utilisations répétées.

 

Très peu d’hommes peuvent tenir indéfiniment dans ce cylindre de torture. La plupart craquent au bout de quelques heures, acceptent de répondre à toutes les questions, inventent parfois des aveux juste pour qu’on les remonte à la surface. Les mercenaires du groupe Wagner appliquent ces techniques avec un détachement professionnel.

 

Pour eux, c’est un travail comme un autre. Ils descendent les prisonniers dans le puits, remontent vérifier leur état toutes les deux heures, notent qui résiste encore et qui commence à céder. Ils fument des cigarettes en attendant que le temps fasse son œuvre pendant que certains prennent des photos avec leur téléphone.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Voilà ce que Touadera nous amène en RCA. Ce type est un véritable diable sur la terre.

 

Par AlainNzilo

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Zone interdite : à Ndachima, Wagner installe six usines d’extraction aurifère blindées protégées par des mines terrestres

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Zone interdite : à Ndachima, Wagner installe six usines d’extraction aurifère blindées protégées par des mines terrestres

 

 

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Les ouvriers miniers travaillant sur les poubelles minières des Wagner à Ndachima. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Six usines blindées d’extraction aurifère ont été installées par Wagner à Ndachima. Ces forteresses sont protégées par des clôtures de fer et des mines terrestres enfouies tout autour.

 

Les six centres d’extraction se trouvent à environ 5 kilomètres du croisement de Ndachima, dans la préfecture de la Ouaka. Wagner a choisi d’implanter ces installations en pleine forêt pour garantir leur discrétion et limiter les accès. La localité minière située à 60 kilomètres de Bambari abrite désormais ces complexes qui constituent de véritables forteresses impénétrables.

 

Chaque usine est entourée de clôtures constituées de barres de fer blindées. Ces barrières métalliques forment la première ligne de défense contre toute tentative d’intrusion non autorisée. Mais la protection ne s’arrête pas à ces clôtures visibles.

 

Dans les forêts environnant les six installations, les mercenaires russes ont enfoui de nombreuses mines terrestres. Ces engins explosifs rendent toute circulation aux alentours extrêmement dangereuse pour quiconque ne connaît pas leur emplacement exact. La combinaison des clôtures blindées et des mines antipersonnel transforme la zone en territoire mortel pour les personnes non habilitées.

Les ouvriers miniers travaillant sur les poubelles minières des Wagner à Ndachima en repos
Les ouvriers miniers travaillant sur les poubelles minières des Wagner à Ndachima en repos. Photo CNC

 

Personne ne peut se hasarder à s’approcher de ces sites sans risquer sa vie. Les habitants de Ndachima savent que franchir ce périmètre de sécurité équivaut à un arrêt de mort quasi certain. Seuls les employés recrutés par Wagner peuvent pénétrer dans ces enceintes fortifiées.

 

À l’intérieur des usines, les mercenaires russes embauchent des jeunes de Ndachima. Ces ouvriers travaillent de 7 heures du matin à 19 heures du soir, soit environ 12 heures de labeur quotidien dans les installations d’extraction. Pour ces longues journées harassantes passées à extraire l’or, chaque employé reçoit la somme de 2 000 francs CFA.

 

Cette rémunération dérisoire pour 12 heures de travail épuisant ne permet même pas de subvenir décemment aux besoins d’une famille. Après avoir terminé leur service à 19 heures, les ouvriers rentrent chez eux pour revenir le lendemain matin à 7 heures reprendre le même cycle. Wagner impose un contrôle total sur l’activité économique de ses employés.

 

Les mercenaires interdisent aux travailleurs d’exercer toute autre occupation en dehors du travail dans leurs usines. Quiconque veut gagner sa vie dans la zone doit obligatoirement passer par l’emploi proposé par les Russes. Cette mainmise s’étend même aux déchets générés par l’exploitation minière.

 

Lorsque Wagner extrait l’or du sous-sol, les ouvriers retirent d’abord plusieurs couches de sable aurifère. Ces premiers résidus sont ensuite transportés et déversés dans des zones que les mercenaires appellent poubelles. Malgré leur appellation, ces tas contiennent encore parfois de minuscules pépites d’or que des jeunes aimeraient récupérer.

 

Des ouvriers de Ndachima et de localités voisines se regroupent parfois pour aller ramasser ces déchets. Ils lavent ensuite ces résidus dans l’espoir de trouver au moins une bichette d’or de la taille d’une allumette. Mais les mercenaires russes refusent catégoriquement cette pratique de récupération.

 

Quand Wagner ou les forces de l’ordre travaillant pour eux surprennent ces jeunes sur les sites de déversement, ils tirent sur eux. Certains sont assassinés sur place d’une balle dans le corps. D’autres sont grièvement blessés comme ce fut le cas mercredi dernier pour un jeune ouvrier touché à la jambe.

 

Les contrevenants capturés vivants subissent un traitement tout aussi terrible. Les Russes regroupent ces jeunes et les emprisonnent dans des conteneurs métalliques qu’ils utilisent comme prisons. À l’intérieur de ces espaces confinés et étouffants, les détenus ne reçoivent que de l’eau sans aucune nourriture pendant plusieurs jours.

 

Après cette période de détention dans des conditions inhumaines, les prisonniers sont ensuite transférés à la gendarmerie de Bambari. Pour recouvrer leur liberté, chaque détenu doit payer une amende d’au moins 100 000 francs CFA. Cette pratique transforme la simple tentative de survie en infraction passible d’emprisonnement et de sanctions financières.

 

L’accès aux six usines d’extraction reste totalement fermé à toute personne extérieure au groupe Wagner. Aucun gendarme centrafricain ne peut y pénétrer sans autorisation expresse des mercenaires. Même les ministres du gouvernement n’ont pas le droit d’entrer dans ces installations sans l’aval des Russes.

 

Pas même le président de la République ne peut franchir ces portes sur simple décision. Cette autonomie totale confère à Wagner un pouvoir absolu sur ce territoire qu’il considère comme son domaine exclusif. Les mercenaires ont transformé Ndachima en État dans l’État où seule leur loi s’applique.

 

À l’intérieur de ces complexes hermétiquement clos, les Russes transforment l’or brut extrait en lingots. Ils conditionnent le métal précieux par kilos pour faciliter son transport et son exportation. Chaque semaine, des hélicoptères appartenant à Wagner atterrissent sur les sites avec des caisses vides.

 

Les appareils repartent ensuite chargés de ces lingots d’or soigneusement emballés. La cargaison est acheminée vers Bangui où elle est transférée dans des avions. De la capitale centrafricaine, l’or prend la direction de l’extérieur du pays vers des destinations que seuls les mercenaires connaissent.

 

Cette exploitation massive trouve sa justification dans la richesse exceptionnelle du sous-sol de Ndachima. La région constitue l’une des bases les plus importantes de gisements aurifères de toute la République centrafricaine. Les réserves d’or enfouies dans cette zone sont évaluées à plusieurs milliards de dollars.

 

Wagner a obtenu le contrôle exclusif de ce site en échange de son soutien militaire au régime. Les mercenaires russes assurent la protection du président Faustin-Archange Touadéra et en retour ils exploitent librement les richesses minières. Cette transaction leur permet de faire absolument tout ce qu’ils veulent sans rendre de comptes à personne.

 

Les gendarmes centrafricains n’échappent pas à l’autorité des Russes. Wagner peut arrêter un gendarme, le gifler publiquement, le frapper violemment ou le mettre en prison sans justification. Les policiers subissent le même sort quand ils déplaisent aux mercenaires.

 

Personne dans le pays ne peut lever le petit doigt devant les agissements de Wagner. Cette impunité totale crée un climat de terreur dans toute la zone minière. Les forces de sécurité centrafricaines censées protéger la population se retrouvent elles-mêmes soumises aux ordres des étrangers.

 

Dans les quartiers de Ndachima, les habitants expriment ouvertement leur colère et leur désespoir. La population accuse directement le président Touadéra d’avoir amené ces mercenaires sur leur terre. Les résidents considèrent les Russes comme des voyous qui pillent les richesses ancestrales sans aucun respect pour les populations locales.

 

Les terres que leurs ancêtres exploitaient librement pendant des générations sont désormais confisquées. Les habitants ne peuvent même plus récupérer les poubelles minières pour tenter de survivre. Pour eux, cette situation relève de la criminalité organisée avec la complicité du pouvoir en place​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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De la démocratie à la recolonisation : Comment Wagner a transformé la RCA en laboratoire post-démocratique Par le Professeur Jean-François Akandji-Kombe

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De la démocratie à la recolonisation : Comment Wagner a transformé la RCA en laboratoire post-démocratique Par le Professeur Jean-François Akandji-Kombe

 

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Professeur Jean-François Akandji-Kombé, Coordinateur du rassemblement unitaire

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La République centrafricaine incarne aujourd’hui ce que le Professeur Jean-François Akandji-Kombe, juriste et opposant au régime de Bangui, qualifie sans détour d’« archétype de l’État wagnerisé ». Dans un entretien accordé à Africapresse.Paris, ce professeur de droit à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et président du Conseil de Résistance et de Transition (CRT) décortique le processus de démantèlement institutionnel qui a transformé son pays en laboratoire post-démocratique.

 

Un changement constitutionnel organisé par Wagner

« Wagner est à l’origine du processus de changement de Constitution entamé en 2022 et achevé en 2023 », affirme sans ambages le Professeur Akandji-Kombe. Cette assertion s’appuie sur un témoignage qu’il juge « tout à fait édifiant » : celui de l’ex-Présidente de la Cour constitutionnelle, révoquée après avoir déclaré inconstitutionnel ce changement de Constitution.

 

Le juriste, qui avait lui-même participé en 2015 comme rapporteur de la Commission Gouvernance à l’élaboration de la Constitution de mars 2016, y voit un « coup d’État constitutionnel ». Cette nouvelle Constitution adoptée en 2023 permet au Président Faustin-Archange Touadéra de se maintenir indéfiniment au pouvoir.

 

Le hold-up électoral de 2026

La mainmise ne s’arrête pas aux textes. « Wagner est à la manœuvre pour l’organisation des dernières élections ou, pour être précis, du hold-up électoral de ce début 2026 qui installe le Président actuel pour un pouvoir à vie », dénonce Akandji-Kombe. Le groupe paramilitaire russe contrôle désormais « l’espace politique, par la violence et en instillant la peur », affirme-t-il, précisant que « tout cela est fait ostensiblement, au grand jour, avec l’assurance d’une impunité totale ».

 

Le verrouillage de l’espace civique

Le processus de verrouillage passe également par l’arsenal législatif. Selon le professeur, Wagner pilote actuellement « l’adoption d’une loi qui permettra de verrouiller totalement l’espace civique, et qui n’est rien d’autre que la transposition de la loi russe sur les agents de l’étranger ».

 

Cette stratégie de contrôle social s’accompagne d’une emprise sur tous les leviers de communication. Wagner, explique-t-il, règne « dans le domaine de la communication, des ONG, du contrôle social ».

 

Dictature décomplexée contre façade démocratique

Interrogé sur la notion de « post-démocratie », Akandji-Kombe rectifie : « Je préfère encore les bons vieux termes de dictature, d’autocratie et de tyrannie. Ils rendent mieux compte de ce qui se passe dans ce pays ». Pourquoi ? « Parce que le pouvoir de Bangui, c’est-à-dire autant le pouvoir réel que représente le groupe Wagner et le pouvoir d’apparat qu’incarnent les autorités centrafricaines, ne se soucie guère d’entretenir une quelconque façade démocratique », explique-t-il.

 

« Les deux leviers de leur pouvoir sont la force brute et le mensonge décomplexé. Leur loi est une pure loi de la jungle », assène le juriste, ajoutant que « ils sont tellement sûrs de leur force qu’ils ne s’en cachent même pas ».

 

La réécriture mensongère de l’histoire

Le professeur met en garde contre la propagande qui accompagne cette dérive autoritaire : « On entend que c’est l’échec de la démocratie qui a obligé à passer à l’après démocratie. Or, nous qui avons vécu l’histoire de ce pays, nous savons très bien que ce n’est pas vrai, que ce n’est pas la démocratie qui a échoué, mais que ce sont plutôt les promesses de démocratie qui n’ont pas été tenues, et ceci pratiquement depuis l’indépendance de la RCA ».

 

Il rappelle avec force : « Combien de Centrafricains sont-ils morts et sont encore prêts à mourir pour avoir le droit de parler librement, de circuler librement, d’avoir voix au chapitre sur les affaires de leur pays, d’être ceux qui choisissent réellement leurs dirigeants ? » L’expérience de la recolonisation Pour Akandji-Kombe, le terme de recolonisation n’est pas une hyperbole : « Les populations en Centrafrique vivent aujourd’hui l’expérience d’une recolonisation, avec ce que cela comporte de brutalités sur la population, d’humiliation des Centrafricains, de droit de vie et de mort de pouvoirs étrangers sur les citoyens ».

 

Le symbole de cette nouvelle tutelle ?

« L’immense statue d’Evgueni Prigojine (fondateur de Wagner) qui trône en plein cœur de Bangui, et le fils du même Prigojine qui a choisi de résider à Bangui où il est plus en sécurité qu’à Moscou ».

 

La résistance face au rouleau compresseur

Malgré ce tableau sombre, le professeur refuse le fatalisme. Condamné fin 2022 à deux ans ferme d’emprisonnement et cinq ans de suspension de ses droits civiques pour « incitation à la haine contre le Gouvernement » — une sentence qu’il appelle sa « médaille du mérite centrafricain » —, il a créé en 2023 le Conseil de Résistance et de Transition (CRT) en réponse au coup d’État constitutionnel.

 

En avril 2025, il a lancé le Rassemblement Unitaire pour mener ce qu’il nomme en sango « Kota Tiri », la grande bataille. « Cette lutte a un prix qu’il faut être prêt à payer », dit-il, évoquant les menaces de mort qui le visent « jusqu’à ce jour ».

 

La duplicité internationale

Le juriste n’épargne pas la communauté internationale : « Nous voyons bien que ce n’est pas le sort de la population centrafricaine qui préoccupe ces puissances. En Centrafrique, elles collaborent toutes parfaitement avec un pouvoir centrafricain totalement ‘wagnerisé’ ».

 

Il pointe du doigt « même les Nations Unies à travers la MINUSCA et l’Union européenne », dénonçant une « duplicité » qui « ne plaide pas pour la Communauté internationale, fût-elle même africaine, auprès de la population centrafricaine et, surtout, auprès de sa jeunesse ».

 

Le Professeur Jean-François Akandji-Kombe organisera un colloque international le 2 mars 2026 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne sur le thème « Répondre aux crimes commis par le groupe Wagner : les défis de la responsabilité juridique ».

 

Par Alain Nzilo

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Affaire Nourd Gregaza : Annie, Nancy et Adyl, frères et sœurs de l’évadé,  envoyés en mandat de dépôt à Bimbo et Ngaragba

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Affaire Nourd Gregaza : Annie, Nancy et Adyl, frères et sœurs de l’évadé,  envoyés en mandat de dépôt à Bimbo et Ngaragba

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui.jpg” alt=”Affaire Gregaza : Annie, Nancy et Adyl, frères et sœurs de l’évadé,  envoyés en mandat de dépôt à Bimbo et Ngaragba” width=”300″ height=”221″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui-80×60.jpg 80w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Deux mois après leur arrestation par les mercenaires russes de la milice Wagner, Annie, Nancy et Adyl, frères et sœurs de Nour Gregaza, président du PRNC, viennent d’être officiellement écroués dans les prisons de la capitale centrafricaine.

 

Dans la nuit du 14 au 15 décembre 2025, l’annonce de l’évasion du leader du PRNC  Nourd Gregaza de la prison de l’OCRB a déclenché une vague d’arrestations à Bangui. Dès le lendemain matin, les mercenaires russes de la milice Wagner ont pris en charge les opérations de rafle, écartant complètement les forces de l’ordre nationales.

 

Plusieurs membres de la famille Gregaza figurent parmi les personnes interpellées lors de cette opération. Annie, sœur cadette de Nour et policière de profession, a d’abord été conduite dans une prison secrète située à l’aéroport. Après quelques jours dans ce lieu de détention clandestin, elle a été transférée dans une cellule ordinaire avant sa présentation devant la justice.

 

Son frère Adyl, militaire servant comme garde du corps au ministère de l’Agriculture, a également été appréhendé malgré ses fonctions officielles. Nancy, demi-sœur du fugitif, complète la liste des membres de la famille détenus dans cette affaire qui prend des allures de règlement de comptes familial.

 

Les policiers en service à l’OCRB le jour des faits n’ont pas été épargnés par cette vague d’arrestations massives. L’un d’entre eux, le chef de poste de l’OCRB,  a trouvé la mort entre les mains des mercenaires russes, et son corps jeté à la morgue de l’hôpital général, plusieurs semaines après les événements.

 

Après près de deux mois de détention provisoire sans aucune procédure légale, les trois membres de la famille Nourd Gregaza ont enfin été présentés au parquet le mardi 10 février. Le juge d’instruction a ordonné leur placement en mandat de dépôt, actant ainsi leur transfert vers les prisons centrales de Bangui.

 

Annie et Nancy ont rejoint la prison pour femmes de Bimbo, située au sud-ouest de la capitale centrafricaine. Adyl, quant à lui, a été envoyé à la prison de Ngaragba où il rejoint d’autres détenus dans des conditions de détention difficiles.

 

Cette affaire interroge profondément les fondements juridiques du pays et la notion même de justice. La responsabilité pénale demeure un principe individuel dans tout système de droit moderne, un principe qui est totalement oublié depuis 8 ans en République centrafricaine sous la dictature de Faustin-Archange Touadera.

 

Aucun des frères et sœurs arrêtés ne travaillait à l’OCRB, aucun n’était présent lors de l’évasion présumée, aucun n’a participé de près ou de loin aux événements. Leur seul lien avec cette affaire reste leur parenté avec Nour Gregaza, ce qui ne constitue nullement une base juridique valable pour une arrestation.

 

Cette pratique d’arrestation collective visant l’entourage familial d’une personne recherchée marque un tournant inquiétant dans la gestion des affaires judiciaires. Les mercenaires russes agissent désormais en première ligne, releguant les autorités centrafricaines à un rôle secondaire dans leur propre pays.

 

Le contexte actuel démontre une dérive autoritaire qui dépasse les simples abus de pouvoir observés par le passé. La notion même de justice se trouve bafouée quand des citoyens répondent des actes présumés d’un tiers avec lequel ils partagent uniquement des liens familiaux.

 

L’absence de réaction des institutions judiciaires renforce le sentiment d’impunité qui entoure ces agissements arbitraires. Les familles ne savent plus à quelle autorité s’adresser, les avocats peinent à accéder à leurs clients, les procédures traînent pendant des semaines sans aucune justification.

 

Le régime actuel adopte des méthodes qui relèvent davantage de la dictature que de la gouvernance démocratique promise. Cette affaire Gregaza en devient l’exemple le plus parlant, démontrant jusqu’où peut aller l’arbitraire quand aucun contre-pouvoir n’existe plus pour le limiter.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Empoisonnement collectif des coopératives minières chinoises à Zoué, Donmbourou, Quand Bangui, Carrefour et Gbabé

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Empoisonnement collectif des coopératives minières chinoises à Zoué, Donmbourou, Quand Bangui, Carrefour et Gbabé

 

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Les dégats environnementaux à Carrefour, Zoué et autres. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À soixante kilomètres de Zawa, cinq localités de la préfecture de l’Ombella-Mpoko agonisent lentement sous les déchets toxiques déversés par les exploitants d’or venus de Chine.

 

La préfecture de l’Ombella-Mpoko compte parmi ses zones les plus riches en ressources minières. Zoué, Donmbourou, Quand Bangui, Carrefour et Gbabé forment un chapelet de villages installés à soixante kilomètres de Zawa. Ces localités de la deuxième circonscription de Yaloké attirent depuis plusieurs années des entreprises chinoises venues chercher l’or.

 

Les coopératives chinoises ont progressivement investi le territoire avec l’aval des autorités. Leur arrivée promettait du développement et des emplois pour les habitants. La réalité s’est vite montrée bien différente de ces belles promesses initiales.

Empoisonnement collectif des coopératives minières chinoises à Zoué, Donmbourou, Quand Bangui, Carrefour et Gbabé
Dégats environnementaux dans la deuxième circonscription de Yaloké 2, dans l’Ombella-Mpoko. Photo CNC

 

Le député de la deuxième circonscription de Yaloké 2, élu sans interruption depuis 2016 et reconduit en 2020 puis en 2025, joue un rôle central dans cette affaire. Avec dix années de mandat à son actif, il contrôle entièrement la distribution des terres aux compagnies minières. Trois coopératives chinoises travaillent directement pour son compte personnel.

 

Cet élu se présente comme l’héritier légitime de ces villages. Il affirme qu’un de ses parents a découvert ces terres, ce qui lui donnerait tous les droits sur leur exploitation. Cette logique familiale lui permet de tracer les frontières des concessions et d’attribuer les parcelles sans consulter personne.

 

Le maire de la zone partage cette vision des choses. Il se trouve que le maire n’est autre que l’oncle paternel du député. Cette parenté solidifie un système où les décisions se prennent au sein d’un cercle restreint, loin des préoccupations de la population.

Empoisonnement collectif des coopératives minières chinoises à Zoué, Donmbourou, Quand Bangui, Carrefour et Gbabé
Les camions sur le site minier de de l’IMC de Gomon, 20 kilomètres de Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko. Photo CNC

 

Les premières victimes de l’exploitation aurifère ont été les rivières. Les mineurs chinois y ont déversé des produits chimiques pour extraire le précieux métal. L’eau potable a rapidement disparu de ces cinq villages, remplacée par un liquide contaminé impropre à toute consommation.

 

Une fois les cours d’eau épuisés, les exploitants se sont tournés vers les carrières terrestres. Ils ont commencé à creuser directement dans les champs cultivés par les villageois. Les terres agricoles ont été englouties les unes après les autres sans que quiconque puisse s’y opposer.

 

Les routes ont suivi le même chemin que les champs. Un axe praticable un jour devient le lendemain un gouffre béant rempli de déchets toxiques. Les habitants ne peuvent plus circuler normalement entre les hameaux ni rejoindre leurs cultures restantes.

 

Ces excavations creusent des fosses profondes qui jalonnent désormais le paysage. Plusieurs personnes y sont tombées et certaines n’en sont jamais ressorties vivantes. Un Pasteur a récemment failli y laisser la vie lors d’une chute accidentelle dans l’un de ces trous.

 

Des riverains ont réussi à l’extraire de justesse avant de le transporter d’urgence à l’hôpital. Cette histoire  confirme le danger quotidien auquel sont exposés les villageois dans leurs propres localités. Chaque déplacement devient une épreuve périlleuse où la mort rôde à chaque coin de chemin.

 

Les paysans qui tentent de protester essuient des refus catégoriques. Lorsqu’un habitant interpelle un responsable chinois sur la confiscation de son champ, ce dernier brandit son autorisation gouvernementale. Certains exploitants renvoient même les plaignants directement vers le député pour régler le différend.

 

Les villageois ont tenté de rencontrer leur représentant à l’Assemblée. La réponse du parlementaire a glacé tout le monde : cette affaire ne les regarde pas. Le maire, interrogé à son tour, a tenu exactement le même discours que son neveu.

 

Privés d’eau potable, les habitants ont frôlé la catastrophe sanitaire. Un commerçant arrivé il y a cinq mois dans la région a pris l’initiative de creuser des forages. Quatre puits ont été installés dans différents points des villages concernés.

 

Ces installations permettent enfin aux populations d’accéder à de l’eau non contaminée. Sans cette intervention d’un particulier, les cinq mille âmes de ces localités n’auraient eu d’autre choix que de boire l’eau empoisonnée. L’État n’a jamais levé le petit doigt pour résoudre ce problème pourtant vital.

 

Le député et les exploitants chinois ont promis la construction de ponts en échange de l’acceptation locale. Des sommes rondelettes ont changé de mains entre les autorités et les compagnies minières. Les ouvrages annoncés n’ont jamais vu le jour malgré les engagements répétés.

 

À Gaga, un pont récemment inauguré a mystérieusement pris feu quelques semaines après son ouverture. Les responsables ont d’abord parlé d’une structure en béton armé moderne et solide. Puis le discours a changé pour évoquer des matériaux en bois qui auraient alimenté l’incendie.

 

Le gouvernement délivre des permis d’exploitation sans jamais vérifier ce qui se passe ensuite sur le terrain. Les compagnies étrangères reçoivent leurs autorisations puis agissent en toute liberté. Aucun contrôle, aucune inspection, aucune mesure de protection pour les riverains n’accompagne ces concessions minières.

 

Les enfants de Zoué, Donmbourou, Quand Bangui, Carrefour et Gbabe grandissent dans un environnement saturé de poussières chimiques. Les maladies respiratoires se multiplient chez les plus jeunes comme chez les anciens. Les femmes enceintes mettent au monde des bébés fragiles dont certains ne survivent pas aux premiers mois.

 

Les autorités locales et nationales ont vendu la santé de leurs concitoyens contre quelques liasses de billets. Cette transaction mortifère se poursuit chaque jour sous les yeux d’une population impuissante. L’or part vers d’autres continents pendant que les villages se vident de leur substance​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Zato

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De la saisine constitutionnelle aux menaces de mort : Élysée Nguemale, pourchassé par des milices du pouvoir, appelle au secours la MINUSCA

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De la saisine constitutionnelle aux menaces de mort : Élysée Nguemale, pourchassé par des milices du pouvoir, appelle au secours la MINUSCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Conference-de-presse-Nguimale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Conference-de-presse-Nguimale.jpg” alt=”De la saisine constitutionnelle aux menaces de mort : Élysée Nguemale, pourchassé par des milices du pouvoir, appelle au secours la MINUSCA” width=”300″ height=”140″ />
Élysée Nguemalet en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un recours constitutionnel a transformé Élysée Nguemale en cible des milices progouvernementales. Il interpelle désormais la MINUSCA pour échapper aux représailles qui s’accumulent contre lui depuis plusieurs mois.

 

Le coordonnateur national de l’Observatoire pour la Gouvernance démocratique en Centrafrique a saisi le Conseil Constitutionnel pour contester l’éligibilité de Faustin Archange Touadera au scrutin du 28 décembre 2025. Nguemale invoque l’incompatibilité du dossier présidentiel avec la Constitution du 30 août 2023. Cette démarche juridique, qu’il estime légitime, a aussitôt déclenché une vague de représailles.

 

Les premières menaces ne tardent pas à se manifester. Le 12 novembre 2025, à la veille de l’audience constitutionnelle, le ministre de l’Administration du territoire Bruno Yapande lance un avertissement glaçant sur les ondes de Radio Ndeke Luka. « Élysée Nguemale sera responsable de ce qui lui arrivera », déclare-t-il publiquement.

 

L’avertissement ministériel trouve rapidement un écho auprès des partisans du régime. Doctrouvé Koï Éloge, présenté comme un proche du chef de l’État et dirigeant d’un groupe nommé « Tonton Macoute », appelle ses militants à se mobiliser via Facebook. Il écrit : « Je demande à tous les tontons macoutes de prendre position demain à 11h à la Cour de cassation pour accueillir la tête d’escargot appelée Nguemale Élysée. » Ces appels à la violence débouchent sur une agression concrète. Le 24 novembre 2025, vers 16h30, cinq hommes attaquent physiquement Nguemale dans un restaurant situé en face du magasin Quifeurou, à environ 200 mètres du croisement Marabena à Bangui. L’assaut se déroule en plein jour, dans une zone commerçante fréquentée de la capitale.

 

L’enquête menée par l’Observatoire pour la Gouvernance démocratique établit rapidement l’identité des assaillants. Selon Nguemale, les agresseurs appartiennent à la milice dirigée par Doctrouvé Koï Éloge. Lors de l’attaque, son téléphone portable disparaît entre les mains de ses assaillants.

 

Redoutant que Doctrouvé n’obtienne l’immunité parlementaire après les législatives, l’activiste dépose une nouvelle requête. Nguemale saisit le Conseil Constitutionnel pour invalider la candidature de son agresseur présumé et annuler ses suffrages éventuels. Cette initiative provoque un nouvel incident, encore plus audacieux que le précédent.

 

Le 31 janvier 2026, à l’intérieur même du Conseil Constitutionnel, Doctrouvé tente d’agresser Nguemale. Le chef milicien l’interpelle violemment en ces termes : « C’est mon régime, je vais t’écraser. » La scène se déroule au sein d’une institution censée incarner la neutralité judiciaire.

 

Le soir même, Doctrouvé publie sur sa page Facebook la vidéo de l’agression du 24 novembre. Il accompagne la diffusion de commentaires humiliants : « La tête d’escargot Nguemale Élysée se fait tabasser par des jeunes pour une affaire de cuissage et de jambage d’une femme d’autrui. Écoutez comment il pleure comme une chienne verte en chaleur. » Cette publication constitue, selon Nguemale, une preuve irréfutable de la responsabilité du chef milicien. En diffusant une vidéo filmée lors d’une agression où le téléphone de la victime a disparu, Doctrouvé confirme qu’il dispose de ce matériel. L’activiste en déduit que le responsable politique a commandité l’attaque et bénéficie de la bénédiction présidentielle.

 

Depuis son engagement contre le référendum constitutionnel de juillet 2023, Nguemale affirme ne plus jouir des droits ordinaires reconnus aux citoyens. En plus des agressions orchestrées par les proches du président, il mentionne son exclusion de l’école doctorale des Sciences juridiques et politiques de l’Université de Bangui depuis le 15 juin 2024. Cette mesure lui paraît arbitraire et liée à son activisme.

 

Aucune autorité publique n’a condamné les violences dont il est la cible. Ce silence officiel l’amène à penser que ces actes bénéficient d’un soutien gouvernemental. Nguemale déclare que l’ensemble de ses droits civiques, politiques, sociaux et économiques contenus dans les pactes internationaux du 16 décembre 1966 sont bafoués.

 

Dans sa lettre adressée à la représentante de la MINUSCA, il énumère ce qu’il appelle ses « crimes ». « Mon crime est le fait de réclamer le respect des principes démocratiques », écrit-il. Il ajoute que son crime consiste à avoir fait usage de son droit électoral en saisissant le Conseil Constitutionnel conformément aux articles 94 et 95 du code électoral.

 

L’activiste poursuit sa liste de griefs reprochés par le pouvoir. « Mon crime c’est le fait de veiller au strict respect de la Constitution, des lois et règlements de la république qui est pourtant un devoir citoyen », précise-t-il. Il mentionne également ses revendications pour la bonne gouvernance et la justice pour ses compatriotes.

 

Nguemale dénonce aussi son combat pour la gestion transparente des ressources naturelles, des dons et subventions extérieures. Il dit réclamer le respect de la dignité humaine, l’unité nationale et l’égal accès aux emplois publics sans distinction d’opinion politique, religieuse, ethnique ou philosophique. Même sa demande de fourniture régulière d’eau et d’électricité constituerait un motif de répression.

 

L’activiste évoque également des cas récents de disparitions de détenus dans le système carcéral centrafricain. Il cite Armel Sayo, disparu de sa cellule pendant plusieurs semaines avant de réapparaître dans des circonstances obscures. Un autre cas renforce ses craintes pour sa propre sécurité.

 

Le policier Romaric Judicaël Mokoboulou a disparu de sa cellule à l’Office central de répression du banditisme. Son corps sans vie a été retrouvé dans une morgue de la ville. « Aujourd’hui nous assistons à un phénomène inouï dans le système judiciaire. Celui de la disparition et d’assassinat des détenus », déplore Nguemale.

 

Le militant estime que la République centrafricaine fonctionne en violation des principes énoncés dans la Charte des Nations Unies. Il invoque notamment le respect de la dignité et la valeur de la personne humaine, le progrès social et l’instauration de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande. Ces valeurs fondamentales seraient bafouées quotidiennement.

 

Sa démarche auprès de l’ONU vise à obtenir une protection internationale. Nguemale juge que son pays ne peut plus la lui garantir car les miliciens et les collaborateurs présidentiels qu’il dénomme circulent librement. Chaque déplacement dans Bangui représente désormais un danger potentiel pour sa vie.

 

« Je vous soumets ces faits pour vous informer que ma vie est en danger et je cours le risque quotidien de rencontrer les tontons macoutes et les collaborateurs du Président qui serait fatal pour ma vie », écrit-il à la représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU. Nguemale espère que cette dénonciation retiendra l’attention de la MINUSCA et lui permettra d’obtenir une protection avant qu’il ne soit trop tard.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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BOURSES ÉTUDIANTES : comment un RÉSEAU MAFIEUX AU TRÉSOR PUBLIC DÉTOURNE LES FONDS DESTINÉS AUX ÉTUDIANTS centrafricains À L’ÉTRANGER

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BOURSES ÉTUDIANTES : comment un RÉSEAU MAFIEUX AU TRÉSOR PUBLIC DÉTOURNE LES FONDS DESTINÉS AUX ÉTUDIANTS centrafricains À L’ÉTRANGER

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Rencontre du Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji avec les étudiants centrafricains en Russie

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Pendant que des jeunes centrafricains poursuivent leurs études à l’étranger dans des conditions difficiles, notamment en Russie où certains peinent à survivre dans le froid hivernal, l’argent de leurs bourses gouvernementales sert à enrichir un réseau de fonctionnaires corrompus. Corbeau News Centrafrique a recueilli des informations sur l’existence d’un système mafieux organisé par le gestionnaire des bourses et plusieurs hauts cadres du Trésor public et du ministère des Finances.

 

Le mécanisme de cette mafia pathétique est simple. Une fois les fonds alloués au paiement des bourses déversés, le gestionnaire, avec la complicité de certains hauts cadres du Trésor et des Finances, isole cet argent et le prête à des tiers personnes avec des intérêts en retour. Les étudiants, eux, attendent des mois, voire des années, avant de percevoir ce qui leur revient de droit. Cette pratique frauduleuse explique les retards chroniques dans le paiement des bourses, un problème qui persiste depuis des années sans que le gouvernement n’exige des comptes aux fonctionnaires responsables. Au contraire, ceux qui osent revendiquer le paiement dans les délais sont accusés de manipulation.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les arrêtés n°083 de 2021, n°096 de 2022, n°003 de 2023 et n°083 de 2024 ne sont toujours pas soldés. Pourtant, lors de rencontres avec les étudiants, le Président Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro, garantit à chaque fois qu’à chaque paiement de salaires, les pensions et les bourses sont également réglées. Mais la réalité raconte une tout autre histoire.

 

Le système installé par ces mafieux instaure une discrimination criante. Seuls les étudiants dont les familles sont proches du pouvoir ou disposent de relations influentes peuvent percevoir rapidement la totalité de leurs bourses, parfois dès la publication des arrêtés. Les autres doivent attendre que le réseau ait terminé ses opérations lucratives. Deux étudiants en Russie, dont les familles ont des connaissances haut placées, ont déjà perçu l’intégralité de leurs bourses. Il y a quelques semaines, un autre étudiant confronté à des difficultés financières pour payer son billet retour en Russie après un séjour à Bangui pour renouveler son passeport a pu obtenir une partie de sa bourse grâce à la pression exercée par ses parents sur le gestionnaire. Ce dernier lui a alors recommandé de ne pas répandre la rumeur, précisant qu’ils avaient des choses à faire avec l’argent d’abord.

 

Pour éviter toute contestation, aucune publication n’est jamais affichée au tableau d’annonces du service de perception. Normalement, une annonce devrait informer les bénéficiaires de la date de paiement. Rien de tel n’existe. Les informations circulent uniquement de bouche à oreille dans les couloirs de l’administration. Le gestionnaire en question se comporte en petit potentat. Dépourvu d’éthique professionnelle, il s’adresse aux gens avec mépris et pique des crises de nervosité lorsqu’on lui demande la date précise des paiements ou quel arrêté sera honoré. Son comportement témoigne de l’impunité dont jouissent ces fonctionnaires.

 

Le mois dernier, les étudiants de l’Université de Bangui sont entrés en grève. Craignant d’être interpellé, le gestionnaire s’est empressé de leur payer deux trimestres successifs. En revanche, il a totalement ignoré le cas des étudiants à l’étranger, sachant qu’ils ne sont pas sur le territoire et ne peuvent donc pas manifester ou exercer une pression immédiate. Cette différence de traitement souligne le cynisme du système : les bourses sont payées non pas selon le droit, mais selon la capacité de nuisance des bénéficiaires.

 

Les conséquences humaines de ce système sont lourdes. Des étudiants centrafricains à l’étranger, notamment au Maroc et en Russie, vivent dans la précarité, manquant parfois du strict nécessaire pour survivre dans des conditions climatiques rigoureuses. Pendant ce temps, l’argent qui devrait assurer leur subsistance génère des profits pour un réseau de fonctionnaires véreux et leurs partenaires commerciaux. Ce scandale s’ajoute à la longue liste des dysfonctionnements et pratiques corruptives qui minent l’administration centrafricaine. Il montre comment des fonctionnaires censés servir l’intérêt public détournent les ressources de l’État au détriment des citoyens les plus vulnérables, en l’occurrence des jeunes dont l’avenir dépend de leur réussite académique.

 

Le gouvernement centrafricain peut-il encore longtemps fermer les yeux sur ces pratiques qui sabotent l’avenir de la jeunesse du pays ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata….

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Exécution sommaire à Kakoda : Wagner tue froidement un ex-combattant anti-balaka

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Exécution sommaire à Kakoda : Wagner tue froidement un ex-combattant anti-balaka

 

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Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un ancien milicien Anti-Balaka a été abattu froidement mercredi par des mercenaires russes de la milice de Poutine Wagner dans le village de Kakoda, commune de Bédé, préfecture de l’Ouham, au nord-ouest de la RCA.

 

D’après des informations recueillies sur place, l’homme avait récemment provoqué l’incendie de plus d’une dizaine de maisons dans ce village de l’Ouham. Ce geste destructeur faisait suite à un désaccord personnel dont la nature exacte reste floue et difficile à comprendre. Les flammes ont ravagé plusieurs habitations et contraint des familles à quitter leurs maisons en catastrophe. L’affaire remonte jusqu’aux miliciens russes qui se lancent depuis plusieurs jours à sa recherche.

 

Finalement, c’est durant une patrouille de surveillance que les mercenaires russes de la milice Wagner ont repéré l’ancien milicien. La rencontre a rapidement dégénéré et les criminels de Touadera ont ouvert le feu sur le jeune homme. L’homme a succombé à ses blessures sur place, exécuté sans autre forme de justice.

 

Kakoda, parfois écrit Kakouda , demeure une localité rurale proche de Paoua et de la frontière tchadienne. Cette zone connaît depuis longtemps des tensions liées à l’activité de groupes armés. Les mercenaires russes de la milice Wagner y opèrent en toute liberté depuis plusieurs années.

 

Ces forces de Poutine et de Touadera appliquent leur propre justice à travers tout le pays. Plutôt que de remettre les suspects aux tribunaux, elles procèdent parfois à des exécutions publiques. Personne n’ose contester leurs méthodes ni remettre en cause leur manière d’agir.

 

L’incident du 11 février rappelle une fois de plus que ces mercenaires de la milice russe Wagner disposent d’un pouvoir absolu partout en République centrafricaine. Ils décident de la vie et de la mort selon leur bon vouloir. L’ancien combattant anti-balaka a payé de sa vie ses actes criminels, sans bénéficier du moindre jugement​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Fortuné Bobérang

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Amnesty international dénonce le risque de fermeture de la CPS faute de financement

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Amnesty international dénonce le risque de fermeture de la CPS faute de financement

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Lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la CPS avec Maitre DANGAVO

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Amnesty International alerte sur la fermeture imminente de la juridiction centrafricaine qui pourrait cesser toute activité en juin prochain, laissant des milliers de victimes sans recours judiciaire possible.

 

Créée en 2015, cette instance rassemble magistrats centrafricains et internationaux pour traiter les affaires liées aux violences commises depuis 2003. Quinze dossiers sont actuellement à l’étude et trois procès se déroulent en ce moment même. Plus de trente personnes font l’objet de mandats d’arrêt pour crimes de guerre et atteintes graves perpétrées durant les années de conflit.

 

Or les finances s’épuisent rapidement et les perspectives s’assombrissent de jour en jour. Les États-Unis ont cessé leur soutien financier l’année passée, alors qu’ils représentaient le deuxième bailleur après les Nations unies. Seule l’Union européenne garantit désormais une contribution pour 2026, tandis que l’ONU, empêtrée dans ses propres difficultés budgétaires, ne peut assurer les versements annoncés.

 

Cette raréfaction des ressources a déjà provoqué des licenciements massifs. Entre août et septembre derniers, un quart des effectifs a dû quitter la CPS, notamment les spécialistes venus de l’étranger. Les équipes d’enquêteurs sont passées de quatre à une seule, alors que les affaires à instruire n’ont jamais été aussi nombreuses dans les archives de l’institution.

 

Le service chargé de protéger les témoins a perdu plus de la moitié de ses agents. Cette réduction met en danger ceux qui acceptent de livrer leur version des faits devant les juges. Amnesty International rappelle que ces personnes risquent déjà leur vie en témoignant et qu’elles méritent un accompagnement adapté tout au long des procédures.

 

Les victimes elles-mêmes ne peuvent plus rejoindre les salles d’audience. La CPS n’a plus les moyens de financer leurs déplacements ni leur hébergement durant les sessions judiciaires. Elles se retrouvent écartées de leurs propres procès, incapables d’assister aux débats qui les concernent directement et d’entendre les arguments développés par les différentes parties.

 

Les associations locales de rescapés expriment une angoisse grandissante devant cette situation. Selon Amnesty International, une membre d’un collectif local confie que la crainte d’un gel des dossiers n’est plus une simple hypothèse mais une peur fondée. La représentante d’une autre association affirme que la baisse des financements touche directement ceux qui réclament justice depuis des années.

 

Depuis son lancement, l’institution a ouvert quatre procès dont deux attendent encore leur examen en appel. Deux autres affaires sont actuellement examinées en première instance par les magistrats. En janvier dernier, le dossier concernant l’ancien président François Bozizé, visé par un mandat d’arrêt émis en 2024, a été renvoyé devant le tribunal malgré son absence lors des audiences.

 

Des milliers de civils ont été tués, violés, enlevés ou chassés de chez eux lors des vagues de violence qui ont déchiré le pays ces vingt dernières années. Pour ces rescapés, la CPS incarne un espoir d’obtenir enfin réparation et reconnaissance de leurs souffrances. Marceau Sivieude, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, affirme que la fermeture constituerait un recul catastrophique dans la lutte contre l’impunité.

 

L’organisation demande aux gouvernements partenaires d’engager rapidement des ressources financières et humaines. Les tribunaux nationaux centrafricains ne disposent pas des capacités requises pour reprendre ce travail malgré les efforts déployés par les autorités du pays. Si la CPS disparaît maintenant, elle n’aura jugé qu’une poignée d’individus de rang intermédiaire, laissant les principaux responsables hors d’atteinte.

 

Le mandat actuel de la juridiction court jusqu’en octobre 2028. Mais sans nouvelles rentrées d’argent d’ici quatre mois, les portes pourraient se refermer bien avant cette échéance. Quelques pays européens étudient la possibilité d’intervenir mais n’ont encore rien promis de concret, laissant planer un doute sur l’avenir de cette expérience judiciaire dans la région​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : un habitant de Landja, 9ème arrondissement de Bangui,  tué par des Peuhls armés

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un habitant de Landja, 9ème arrondissement de Bangui,  tué par des Peuhls armés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Monsieur-Aladji-lun-des-eleveurs-Peuls-victimes-de-braquage-par-un-groupe-des-jeunes-villageois-a-Bossembele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Monsieur-Aladji-lun-des-eleveurs-Peuls-victimes-de-braquage-par-un-groupe-des-jeunes-villageois-a-Bossembele.jpg” alt=”Centrafrique : un habitant de Landja, 9ème arrondissement de Bangui,  tué par des Peuhls armés” width=”300″ height=”273″ />
Monsieur Aladji Bouba, l’un des éleveurs Peuls braqués par un groupe des jeunes villageois près de Bossembélé, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko Screenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis trois semaines, la tension s’était installée dans les villages riverains de l’Oubangui sans que personne n’imagine jusqu’où elle pourrait conduire.

 

Ainsi, dans la journée du mardi 11 février 2026, dans le 9ème arrondissement de Bangui, un habitant originaire de Landja a été abattu à Zawara. L’homme vivait dans les parages après le quartier Ouango, une zone située à quelques kilomètres des villages Kembé et Yémbé, tous établis le long du fleuve Oubangui sur l’axe menant vers Damara.

 

Des Peuhls armés ont revendiqué cet acte comme une vengeance. Trois semaines plus tôt, l’un des leurs avait été tué dans des circonstances encore floues. Depuis, la rancœur avait fermenté au sein de leur communauté, cherchant une cible pour équilibrer le sang versé.

 

La victime, habitant de Landja, n’avait apparemment aucun lien direct avec la mort du Peuhl. Mais dans cette logique de représailles, son origine et sa présence dans le secteur ont suffi à le désigner. Les assaillants ne se sont pas embarrassés de preuves ni de procès.

 

Les habitants des villages environnants vivent désormais dans l’inquiétude. Kembé et Yémbé, pourtant paisibles, redoutent que d’autres règlements de compte ne viennent troubler leur quotidien. Les déplacements entre Ouango et Damara se font avec une prudence inhabituelle.

 

Cette affaire s’inscrit dans un contexte où les conflits intercommunautaires reprennent de la vigueur dans plusieurs régions, où commence cette saison sèche. Les armes circulent, les griefs s’accumulent, et les mécanismes traditionnels de résolution des litiges peinent à fonctionner. Chaque mort appelle une autre mort, comme si la spirale ne pouvait plus s’arrêter.

 

Les riverains de l’Oubangui connaissent bien cette réalité. Ils savent que lorsque les armes parlent, la raison se tait. Zawara vient d’en faire l’amère expérience.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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Flash info : au moins 3 morts parmi les élèves à Sibut après les tirs des forces du désordre

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Flash info : au moins 3 morts parmi les élèves à Sibut après les tirs des forces du désordre

 

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Les soldats FACA sur des motos à Sibut, dans la préfecture de Kemo, située à 180 kilomètres de Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des affrontements ont éclaté ce jeudi matin à Sibut, située à 185 kilomètres au nord de Bangui, opposant des élèves du lycée moderne aux forces de l’ordre devenues forces du désordre.

 

Tout a démarré vers 10 heures ce jeudi 12 février 2026, quand des dizaines de lycéens ont pris d’assaut le commissariat de police de Sibut en jetant des cailloux. Leur revendication : obtenir la libération de deux camarades interpellés plus tôt dans la journée après une bagarre. Le rassemblement a rapidement dégénéré, contraignant les policiers à se retrancher dans leurs locaux.

 

Face à la pression grandissante de la foule, les agents ont ouvert le feu. Les détonations ont résonné pendant plusieurs minutes dans le centre-ville. Selon les premières estimations recueillies par la rédaction du CNC, entre quatre et cinq personnes auraient perdu la vie dans cette intervention. D’autres habitants ont été touchés et nécessitent des soins urgents.

 

Les tirs n’ont pas calmé la situation. Au contraire, ils ont provoqué une agitation générale parmi les habitants de Sibut. Des groupes se sont formés dans différents quartiers tandis que la tension demeure palpable. Les autorités locales peinent à reprendre le contrôle de la ville.

 

En raison de cette flambée de violence, les déplacements vers et depuis Sibut sont désormais déconseillés. Les axes reliant Damara à Sibut, ainsi que ceux menant vers Bandoro et Bambari, doivent être évités jusqu’à nouvel ordre.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Juste Ngana

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Bambouti : les mercenaires russes se préparent-ils  à une guerre intense contre les militaires américains? Une confrontation se prépare

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Bambouti : les mercenaires russes se préparent-ils  à une guerre intense contre les militaires américains? Une confrontation se prépare

 

 

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Image d’illustration

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Bambouti, les mercenaires du groupe Wagner ont bâti un système de défense jamais observé dans le pays. Mines, explosifs et barricades encerclent leur base comme s’ils anticipaient l’arrivée imminente des forces américaines.

 

Depuis leur arrivée le 1er janvier pour chasser les miliciens d’autodéfense Azandé, les miliciens russes ont multiplié les aménagements militaires autour de leur base. Leur installation dépasse largement ce qu’on pourrait attendre d’une simple opération de maintien de l’ordre dans une sous-préfecture centrafricaine. La question se pose : contre qui se protègent-ils vraiment ?

 

Le dispositif en place ressemble davantage à une préparation pour affronter une armée régulière qu’à une défense contre des miliciens d’autodéfense locaux. Des dos d’âne espacés de vingt mètres jalonnent la route principale, ralentissant toute progression. Mais ce n’est que la surface visible d’un réseau bien plus complexe.

 

Sous la terre, les Wagner ont enfoui des engins explosifs reliés par des câbles électriques. Ces charges, connectées à des grenades positionnées à intervalles réguliers, peuvent être activées à distance ou déclenchées par le passage d’un véhicule non autorisé. Un tel arsenal évoque les préparatifs d’un conflit d’une tout autre envergure.

 

Les Américains observent avec attention les mouvements russes en Afrique centrale depuis plusieurs années. Washington a régulièrement dénoncé la présence de Wagner en Centrafrique, accusant Moscou de déstabiliser la région. Peut-être les mercenaires russes ont-ils décidé de prendre les devants.

 

Autour de leur base, des monticules de pierres forment plusieurs lignes de barricades successives. Derrière ces remparts improvisés, les Wagner se tiennent prêts, surveillant chaque mouvement sur la route menant au Soudan du Sud. Cette configuration rappelle les fortifications utilisées lors de batailles rangées entre forces conventionnelles.

 

Les habitants de Bambouti assistent médusés à cette transformation de leur ville. Chaque véhicule venant de la frontière doit s’arrêter devant le périmètre sécurisé, attendre que les mercenaires désactivent manuellement les pièges avant de pouvoir continuer. Cette procédure, aussi fastidieuse soit-elle, témoigne du sérieux avec lequel Wagner prend sa défense.

 

Mercredi 21 janvier, un transport régulier assurant la liaison avec le Soudan du Sud a patienté près d’une demi-heure le temps que les Russes déconnectent les câbles explosifs. Sept motocyclistes transportant des marchandises ont subi le même sort quelques heures plus tard. Personne ne passe sans autorisation expresse.

 

La reprise de Bambouti s’était pourtant déroulée rapidement. Les miliciens azandais, qui avaient pris la ville le 28 décembre, ont été chassés le 1er janvier. Une tentative de reconquête le lendemain a échoué. Depuis le 2 janvier, plus aucune attaque majeure n’a été signalée. Alors pourquoi maintenir un tel niveau de protection ?

 

Les miliciens d’autodéfense locaux ne disposent ni de l’armement ni de la logistique pour menacer sérieusement une position aussi fortifiée. Leurs attaques, bien que violentes, restent limitées en moyens et en coordination. Le dispositif Wagner semble dimensionné pour repousser un adversaire autrement plus redoutable.

 

Certains analystes notent que Bambouti occupe une position stratégique près de la frontière soudanaise. Contrôler cette zone permet de surveiller les mouvements entre les deux pays et de sécuriser des axes commerciaux importants. Mais est-ce suffisant pour justifier un tel déploiement ?

 

Des installations similaires avaient été observées, mais en moindre intense,  à Ndélé, où Wagner avait également creusé des tranchées et piégé les accès. Toutefois, l’ampleur du verrouillage à Bambouti dépasse ces précédents aménagements. Tout se passe comme si les Russes attendaient un ennemi d’un calibre supérieur.

 

Par Éric Nzapa

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Carnot : le procureur WANKIA MANASSE sème le chaos lors d’une cérémonie mortuaire au commissariat et sort son pistolet pour tirer sur un policier

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Carnot : le procureur WANKIA MANASSE sème le chaos lors d’une cérémonie mortuaire au commissariat et sort son pistolet pour tirer sur un policier

 

 

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Le procureur de Carnot WANKIA MANASSE ème le chaos lors d’une cérémonie mortuaire au commissariat et sort son pistolet pour tirer sur un policier

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La cérémonie mortuaire organisée mardi soir en mémoire d’un commandant de du commissariat de police de Carnot décédé il y’a quelques jours s’est achevée dans la panique après l’intervention armée du procureur de la République près du tribunal de grande instance de Carnot.

 

En effet, l’acte criminel s’est déroulé dans la nuit du mardi à mercredi, vers 20h45, au sein même du commissariat de police de Carnot, chef-lieu de la préfecture de Mambéré. Un commandant de police qui avait longtemps servi dans cette ville venait de décéder et d’être inhumé à Bangui. Pour honorer sa mémoire, ses anciens collègues ont décidé d’organiser une cérémonie au commissariat.

 

Cette initiative a permis aux habitants de rendre un dernier hommage au défunt. La soirée a rassemblé toutes les autorités locales : le préfet, le maire, le président du tribunal, le commissaire DOUDOUMAYE Charles, les agents de police dont l’enquêteur NGAINE-HE Ulrich Paterne, ainsi qu’une foule nombreuse. Des boissons ont été servies aux invités dans une ambiance initialement empreinte de recueillement.

Carnot : le procureur WANKIA MANASSE sème le chaos lors d’une cérémonie mortuaire au commissariat et sort son pistolet pour tirer sur un policier
Commissariat de police de Carnot, dans la Préfecture de Mambéré. Photo CNC

 

C’est dans ce contexte que le procureur de la République près le tribunal de Carnot, WANKIA MANASSE, est arrivé accompagné de son épouse et a reçu une bouteille de bière qu’il a à peine touchée. Vers 20h45, le magistrat a demandé à inspecter les cellules du commissariat.

 

Le commissaire a accepté sans difficulté et l’a laissé pénétrer dans les locaux de détention. Une fois à l’intérieur, le procureur a découvert un suspect en garde à vue, interpellé quelques heures plus tôt pour une affaire de vol présumé. Il a alors pris la main du détenu et l’a ramené à l’extérieur de la cellule.

 

À la surprise générale, le magistrat a exigé la libération immédiate du suspect. Le commissaire et les policiers présents ont tenté d’expliquer au procureur qu’il était impossible de libérer quelqu’un en pleine nuit, de surcroit pendant une cérémonie mortuaire, sans respecter les procédures légales. Le commissaire a demandé à l’enquêteur de reconduire le suspect dans sa cellule, en attendant de voir avec le procureur le lendemain.

 

Cette décision a provoqué la fureur du magistrat. Le procureur s’est alors emporté violemment, criant que tous les policiers sont contre lui, et  qu’il est en guerre contre tous les policiers de Carnot et que ceux-ci complotaient contre lui. Dans un geste brutal, il a saisi la bouteille de bière qu’on lui avait offerte et l’a fracassée au sol.

 

Il a fait de même avec celle de son épouse avant de ramasser les tessons de verre. Il s’est ensuite dirigé vers un policier dans l’intention apparente de le blesser avec les morceaux de bouteille. L’enquêteur NGAINE-HE Ulrich Paterne, directement menacé, a dû prendre la fuite pour échapper au procureur.

 

Le magistrat a alors dégainé son pistolet et a menacé de tirer contre les policiers en service. La scène a plongé tout le monde dans la panique totale. Le maire de Carnot s’est retrouvé totalement mouillé de bière lorsque le procureur a fracassé ses bouteilles de bière. La pagaille générale s’est installée devant le préfet et l’ensemble des invités qui étaient présents.

 

Pour tenter de calmer les choses, le commandant de la compagnie de gendarmerie et plusieurs gendarmes sont intervenus rapidement. Le Président du tribunal, présent également au moment des faits, tentait également de raisonner le magistrat déchaîné. Après de longues minutes de tensions, ils sont parvenus à l’emmener à l’écart et à apaiser la situation.

 

De nombreux participants à la veillée ont quitté les lieux précipitamment, choqués par ce qu’ils venaient de vivre. La cérémonie en hommage au commandant défunt s’est achevée dans la confusion et l’incompréhension. Les autorités locales et la population expriment leur consternation devant le comportement du procureur, censé incarner la justice et le respect de la loi.

 

D’après les informations recueillies par la rédaction du CNC, ce ne serait pas la première fois que WANKIA MANASSE adopte une conduite similaire. Il aurait déjà provoqué un incident comparable à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, avant d’être muté à Carnot.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Sylvain Makoumba

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Après les tentatives de sa capture manquée, Touadera recrute des tueurs en gage pour tuer Joseph Prudence Mayté alias Kérémbessè  

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Après les tentatives de sa capture manquée, Touadera recrute des tueurs en gage pour tuer Joseph Prudence Mayté alias Kérémbessè  

 

 

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Joseph Rodrigue Mayté

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’activiste centrafricain Joseph Prudence Mayté alias Kérémbessè, protégé par son statut de réfugié en France, est désormais la cible d’un contrat d’assassinat commandité par le régime Touadera alias Baba Kongoboro.

 

Joseph Prudence Mayté, connu sous le pseudonyme de Kérémbessè, s’est imposé comme la voix la plus écoutée des centrafricains  sur la plateforme des réseaux sociaux depuis son exil en France. Chaque semaine, il anime des émissions en direct sur Facebook, dénonçant en sango et en français la gestion du pays par le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera. Ses émissions en direct rassemblent des milliers d’internautes, aussi bien à l’étranger qu’à Bangui, mais aussi  en province, créant un malaise grandissant au sein du pouvoir.

 

Surtout après les dernières élections groupées du 28 décembre dernier, le pouvoir de Bangui l’accuse directement d’être l’auteur de l’impopularité du dictateur de Bangui.

 

Cette popularité croissante de Joseph Prudence Mayté alias Kérémbessè  a poussé le gouvernement à passer à l’offensive. Le régime a d’abord lancé contre lui deux mandats d’arrêt internationaux pour tenter de le faire taire. Une commission spéciale, pilotée par le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène, a ensuite été constituée pour monter un dossier d’extradition. Des magistrats centrafricains se sont même rendus en France il y a quelques semaines pour rencontrer leurs homologues français et présenter leur requête d’extradition.

 

Mais la justice française a rejeté catégoriquement la demande. Les autorités hexagonales ont estimé que les accusations de diffamation envers un chef d’État ne justifiaient pas une extradition, d’autant que Joseph Prudence Mayté alias Kérémbessè  bénéficie du statut de réfugié politique. Ce statut lui a été accordé après que les autorités centrafricaines lui ont retiré son passeport, le privant de facto  le moyen du déplacement.

 

Mais lors des échanges avec la justice française, les magistrats français ont également souligné qu’en tant qu’activiste, il relève davantage de la liberté d’expression que de la criminalité. Cet échec diplomatique et judiciaire a conduit le régime de Bangui à envisager une option autrement plus radicale. Un plan d’élimination physique a été mis en place ces dernières semaines, selon les informations recueillies par la rédaction du CNC sur le territoire français.

 

La mission de l’exécution de monsieur Joseph Prudence Mayté  alias Kérémbessé a été confiée à Ngaté, ministre des PME et neveu du président Touadera, récemment élu député dans la deuxième circonscription du quatrième arrondissement de Bangui, là ou même réside le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera

 

Enfin, . Pour mener cette opération en toute discrétion, Hyppolite Ngaté a créé un faux compte Facebook sous le sobriquet de Bobar.

 

Récemment, il s’est rendu au Maroc avant de faire une escale en France, où il a rencontré un certain Trident, individu proche des milieux mafieux et criminel russes.

 

Ces deux hommes ont convenu d’un accord pour éliminer l’activiste et se sont même procuré son adresse exacte en Bretagne, non loin de la ville de Rennes. Les tueurs à gages venus d’Europe de l’Est, ont déjà localisé le domicile de Mayté. Ils ont rassuré le pouvoir centrafricain en affirmant être prêts à passer à l’action dans les prochains jours.

 

Plusieurs scénarios sont envisagés pour accomplir cette besogne, notamment un accident de la circulation provoqué, de l’empoisonnement ou une agression dans la rue.

 

Cette affaire démontre jusqu’où le régime Touadera est prêt à aller pour faire taire ses opposants, même au-delà des frontières nationales. L’activiste, qui n’a commis d’autre crime que d’utiliser sa liberté d’expression sur les réseaux sociaux, se retrouve désormais dans une situation de danger imminent.

 

Faustin-Archange Touadera et son clan n’ont pas hésité à franchir les lignes rouges du droit international pour mener à bien leur projet. La situation demeure particulièrement tendue alors que les personnes chargées de l’exécution ont confirmé leur détermination à accomplir leur mission. Le temps presse et les enquêtes en cours tentent de déjouer ce qui ressemble à un véritable contrat​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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L’association des Intellectuels Musulmans Centrafricains interpelle la MINUSCA sur les accusations concernant ses soldats rwandais

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L’association des Intellectuels Musulmans Centrafricains interpelle la MINUSCA sur les accusations concernant ses soldats rwandais

 

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Madame Valentine Rugwabiza, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unie en Centrafrique, chefffe de la Minusca

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’organisation ICMA adresse une lettre à Valentine Rugwabiza après les informations circulant sur l’incident de Kisangani impliquant des militaires onusiens.

 

La correspondance envoyée par l’association des Intellectuels Musulmans Centrafricains porte sur un dossier sensible. Les membres de cette structure basée à Bangui ont décidé d’écrire directement à la responsable de la mission des Nations Unies en Centrafrique. Leur démarche vise à obtenir des éclaircissements sur les rumeurs qui entourent l’attaque aérienne survenue en République démocratique du Congo.

 

Les allégations qui circulent depuis plusieurs jours  dans certains médias congolais de la RDC et dans l’opinion publique congolais et centrafricaine pointent du doigt les casques bleus rwandais déployés dans le cadre du mandat onusien en République centrafricaine. Selon certaines sources, ces militaires auraient participé à l’opération menée contre l’infrastructure aéroportuaire de Kisangani. L’attaque au drone aurait causé des dégâts matériels importants et soulevé de nombreuses interrogations dans la région des Grands Lacs.

 

L’ICMA demande à Mme Valentine Rugwabiza de clarifier la situation entourant le contingent rwandais stationné en Centrafrique. Les intellectuels musulmans souhaitent comprendre si les accusations portées contre ces soldats reposent sur des éléments vérifiables. Leur courrier insiste sur la nécessité d’une transparence totale concernant les activités des forces onusiennes déployées dans la zone.

 

La mission dirigée par Valentine Rugwabiza fait régulièrement l’objet d’observations de la part des acteurs congolais et centrafricains. Les organisations de la société civile centrafricaine suivent de près les mouvements des différents contingents présents sur le territoire national. Cette vigilance s’explique par les enjeux de sécurité qui concernent l’ensemble de la sous-région.

 

Les événements de Kisangani ont provoqué des remous diplomatiques entre Kinshasa et Kigali. Les autorités congolaises ont exprimé leur mécontentement concernant cette opération militaire non autorisée. Le Rwanda, de son côté, n’a pas encore fourni de commentaires officiels sur l’implication éventuelle de ses troupes dans cet incident aérien.

 

L’association centrafricaine rappelle dans sa lettre les principes qui régissent les missions de maintien de la paix. Les casques bleus doivent agir dans le strict respect du droit international et des mandats qui leur sont confiés. Toute action menée en dehors de ce cadre légal mérite d’être examinée avec la plus grande rigueur.

 

La situation géopolitique dans la région des Grands Lacs demeure fragile depuis des années. Les tensions entre pays voisins peuvent rapidement dégénérer lorsque des incidents comme celui de Kisangani se produisent. Les observateurs redoutent une escalade qui affecterait la stabilité déjà difficile de plusieurs États.

 

Les membres de l’ICMA espèrent recevoir une réponse détaillée de la part de la cheffe de la MINUSCA. Leur démarche s’inscrit dans un cadre de dialogue constructif avec les instances onusiennes. Les intellectuels musulmans centrafricains estiment que la vérité doit être établie pour apaiser les tensions régionales.

 

Par Anselme Mbata

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Mboki : deux égorgements publics en trois jours par les mercenaires russes de la milice Wagner

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Mboki : deux égorgements publics en trois jours par les mercenaires russes de la milice Wagner

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Deux mercenaires russes de Wagner occupant l’Etat-major des rebelles

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Trois jours après l’égorgement du président de la jeunesse à Kpabou, les mercenaires de Wagner ont de nouveau frappé à Mboki en égorgeant un autre habitant.

 

Souvenez-vous, le samedi 7 février 2026, des mercenaires russes lourdement armés sont arrivés à bord de motos dans le village de Kpabou, situé à 17 kilomètres de Mboki. Dès leur arrivée, ils ont bouclé les issues et interdit toute fuite. Les habitants ont été contraints de s’allonger au sol pendant que les coups pleuvaient sur tout le monde, sans distinction d’âge ni de statut. Le chef du village, les mères de famille, les jeunes : personne n’a été épargné.

 

C’est dans cette ambiance de terreur qu’ils ont capturé le président de la jeunesse locale, monsieur Moïnga. Sous les regards horrifiés de la population rassemblée de force, ils l’ont égorgé en plein jour. Le corps est resté exposé tandis que les cris se mêlaient à la panique généralisée.

 

Trois jours plus tard, le mardi 10 février, les mêmes miliciens russes sont revenus dans un quartier de Mboki situé près de l’aérodrome, dans le secteur de Nakatara Bozio. Ils ont saisi un homme et ont répété le même geste criminel devant les habitants terrorisés. Cette fois encore, l’égorgement s’est déroulé en public.

 

Les mercenaires ont ensuite lancé un avertissement glaçant : interdiction formelle d’enterrer le corps. Quiconque toucherait la dépouille risquerait la mort. Le cadavre doit rester exposé jusqu’à la décomposition, sous les yeux des familles, des femmes et des enfants du quartier.

 

Filmer ou même sortir son téléphone portable équivaut désormais à une condamnation immédiate. Pour ces hommes armés, la vie humaine n’a aucune valeur. Tuer relève du quotidien, une banalité comparable à un simple salut.

 

Les conséquences pour la population dépassent l’entendement. Imaginer un corps en décomposition qui dégage une odeur pestilentielle, tandis que la famille est contrainte de le regarder jour après jour, donne la mesure de l’horreur infligée aux habitants de Mboki.

 

Cette double exécution intervient dans un contexte où les mercenaires multiplient les exactions dans le Haut-Mbomou. Leur stratégie consiste à vider les villages pour soi-disant affamer les miliciens d’autodéfense Azandé réfugiés dans la forêt. À Kpabou, ils avaient déjà donné 48 heures aux villageois pour rejoindre Mboki, accusant la population de ravitailler les combattants.

 

Or Kpabou constitue le principal grenier agricole de Mboki, déjà coupée des autres localités comme Zémio et Obo par l’état catastrophique des routes. Chasser les cultivateurs revient donc à condamner toute la ville à la famine. À Obo également, les Wagner ont récemment traqué des paysans dans leurs champs pour les rouer de coups, espérant ainsi priver les miliciens de nourriture.

 

Les habitants du Haut-Mbomou vivent désormais dans la peur permanente. Deux hommes égorgés en trois jours dans la même zone, des corps abandonnés à la vue de tous, des familles empêchées de pleurer leurs morts dignement. Pendant ce temps, la communauté internationale observe ce qui se déroule en Centrafrique sans intervenir​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Héritier Doneng, le chef des Requins, le criminel devenu ministre, monte au créneau pour défendre Touadéra après son coup d’État électoral

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Héritier Doneng, le chef des Requins, le criminel devenu ministre, monte au créneau pour défendre Touadéra suite à son coup d’État électoral

 

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Heritier Doningue, coordonnateur des requins de Centrafrique.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le chef de la milice Requin, nommé ministre de la Jeunesse en récompense de ses nombreux crimes, vient de publier un texte délirant. Sous le label fantaisiste de “Front Républicain”, il accuse les anciens premiers ministre Anicet-Georges Dologuelé et Henri-Mari Dondra de préparer des attentats et félicite Touadéra pour sa victoire fabriquée de toutes pièces.

 

Ce n’est pas la première fois que ce personnage sort de l’ombre pour servir les intérêts du pouvoir. Depuis 2020, cet homme a créé et dirigé la milice Requin, une organisation paramilitaire chargée de réprimer violemment toute contestation contre le régime de Faustin Archange Touadéra. Ses hommes se sont rendus coupables de multiples exactions dans le pays : passages à tabac, enlèvements, tortures et assassinats ciblés contre les opposants politiques et les militants de la société civile. Au lieu de répondre de ses actes devant la justice, il a reçu un maroquin ministériel en guise de remerciement.

 

Son dernier fait d’arme consiste en un communiqué publié le 15 janvier 2026, signé par un certain Héritier Doneng au nom du prétendu “Front Républicain”. Dès les premières lignes, le ton est donné : ce groupuscule salue la “réussite à plein succès” du scrutin du 28 décembre 2025, une élection que tout le monde sait truquée. Les résultats officiels attribuent 105% des voix à Touadéra, un chiffre qui défie toute logique mathématique et toute crédibilité démocratique. Pourtant, le texte n’hésite pas à parler de “majorité écrasante” et de “plébiscite” pour qualifier cette parodie électorale.

 

Mais le document ne s’arrête pas à ces flagorneries ridicules. Il s’en prend directement aux candidats adversaires au dictateur Faustin-Archange Touadera, les accusant des pires crimes. Anicet Georges Dologuélé, qui selon les procès-verbaux compilés par la rédaction du CNC a obtenu 49% des voix, est traité de terroriste. Crépin Mboli-Goumba, dirigeant du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, reçoit les mêmes accusations infamantes malgré qu’il n’a pas participé à cette parodie électorale de l’histoire de notre pays. Le communiqué leur impute la responsabilité d’attaques armées, de viols, de vols, d’enlèvements et de tortures dans différentes régions du pays.

 

L’ancien premier ministre Henri-Mari Dondra n’échappe pas non plus aux attaques du chef Requin. Le texte affirme qu’il aurait voulu recruter des “terroristes” en République démocratique du Congo pour lancer une offensive sur Bangui et mettre la capitale “en sac”. Ces accusations arrivent quelques jours après que Dondra ait renoncé à son recours devant le Conseil constitutionnel, cette institution placée sous la coupe du cousin germain de Touadéra. Les résultats officiels lui accordent 3% des suffrages, alors que les données brutes des bureaux de vote lui donnaient plus de 34%.

Ce revirement de Dondra est d’ailleurs présenté par le “Front Républicain” comme une “prise de position sage”. Le communiqué le félicite pour avoir abandonné sa contestation, tout en le mettant en garde contre “toute duperie et imposture”. Cette formulation ambiguë ressemble davantage à une menace à peine voilée qu’à un compliment sincère. Elle laisse entendre que ceux qui persistent à contester les résultats s’exposent à des représailles.

 

Le texte se termine par un appel au peuple centrafricain à rester “mobilisé et vigilant” face aux “manœuvres dilatoires” qui pourraient replonger le pays dans le “chaos sécuritaire”. Cette rhétomique bien rodée vise à inverser les rôles : ceux qui dénoncent la fraude massive deviennent les fauteurs de troubles, tandis que les auteurs du hold-up électoral se parent des habits de gardiens de la stabilité.

 

L’ironie de la situation atteint son paroxysme quand on sait que l’auteur réel de ce communiqué n’est autre que le chef de la milice Requin lui-même. Cet homme dont les mains sont tachées du sang des centaines de Centrafricains se permet aujourd’hui de donner des leçons de civisme et de démocratie. Sa conversion subite en défenseur de la paix et de la justice ferait sourire si elle n’était pas aussi tragique pour les victimes de ses exactions passées.

 

Le régime de Touadéra a manifestement décidé d’employer tous les moyens pour faire taire la contestation. Après avoir bourré les urnes, fabriqué des procès-verbaux et déployé des mercenaires russes dans les bureaux de vote, il mobilise désormais ses milices pour intimider ceux qui osent encore réclamer la vérité des urnes. Le “Front Républicain” n’est qu’une coquille vide, un nom ronflant collé sur une bande de criminels au service d’un pouvoir illégitime.

 

Cette stratégie de communication montre également le mépris total du régime pour l’intelligence des Centrafricains. Personne n’est dupe de cette manipulation grossière. Tout le monde sait qui se cache derrière ce prétendu mouvement citoyen. Mais le pouvoir en place semble persuadé qu’il peut dire n’importe quoi et que les gens finiront par accepter sa version des faits à force de répétition et d’intimidation.

 

Les organisations internationales qui ont cautionné ce simulacre d’élection portent aussi leur part de responsabilité. En validant un processus électoral manifestement vicié, elles ont donné un blanc-seing à Touadéra pour continuer à opprimer son peuple. Elles ont permis qu’un criminel notoire devienne ministre et se serve de sa position pour menacer l’opposition légitime du pays.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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IMC applique-t-elle le code du travail centrafricain ou le code du travail chinois ? À  Gomonion , un délégué du personnel élu par les employés écarté et remplacé par un autre choisi par les Chinois. Dans quel pays sommes-nous ?

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IMC applique-t-elle le code du travail centrafricain ou le code du travail chinois ? À  Gomonion , un délégué du personnel élu par les employés écarté et remplacé par un autre choisi par les Chinois. Dans quel pays sommes-nous ?

 

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Les camions sur le site minier de l’IMC de Gomignon , 20 kilomètres de Yaloké, dans l’Ombella-Mpoko. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Gomonion, l’Industrie Minière de Centrafrique (IMC) a remplacé un délégué du personnel élu par les travailleurs par un autre désigné par la direction chinoise de l’IMC.

 

Rappelons qu’il y’a plusieurs mois, les employés avaient choisi leur représentant selon la procédure normale prévue par le code du travail centrafricain. Mais quelques mois après son élection, ce délégué a défendu les droits de ses collègues devant les responsables chinois. Cette prise de position a rapidement déplu à la direction de l’IMC qui a décidé de réagir.

 

Les chinois ont décidé de frapper. Ils ont tout d’abord changer le délégué choisi par les employés, puis le déplacer dans un poste reculé, loin de tout contact avec les ouvriers qu’il représentait. Les chinois ont commencé à intimider les employés, disant que celui qui continue de suivre les instructions de l’ancien délégué ne va pas être payé, et son salaire va être versé par le délégué qu’il soutient.

 

D’ailleurs, cette façon de procéder rappelle le fonctionnement des syndicats en Chine, où les instances représentatives dépendent directement du pouvoir et des directions d’entreprises. Ce modèle semble avoir été transporté tel quel à Gomonion. On se demande alors quelle législation s’applique réellement sur ce site minier.

 

En plus du changement du délégué, les licenciements se sont multipliés ces derniers mois sans qu’aucune procédure écrite ne soit respectée. Des ouvriers quittent le chantier du jour au lendemain, sans lettre de rupture ni notification officielle. Certains cumulent pourtant près de deux, trois ou quatre ans de service, tous payés à la journée, sans avoir jamais signé le moindre contrat.

 

De toute façon, les chinois ont bien compris au départ. La sécurité du site repose sur des hommes en armes, et c’est un commandant des forces armées centrafricaines qui occupe le poste de directeur de la sécurité de l’IMC. De facto, les soldats déployés sur les différentes bases minières chinoises appliquent les décisions prises par les responsables chinois. Dès qu’une tension apparaît, les militaires interviennent pour faire taire toute contestation.

 

L’inspection du travail n’a jamais visité le site pour vérifier si le code centrafricain est respecté. Le ministère du Travail ne semble pas, en tout cas selon notre constat,  au courant de ce qui se passe au sein de l’entreprise IMC, y compris sur le site de Gomonion. Les Chinois fonctionnent comme si le pays n’avait ni loi ni autorité, persuadés que l’argent suffit à acheter tous les silences.

 

Cette situation devient encore plus pire quand on découvre la composition du personnel. Entre 75 et 80 % des employés sont des Camerounais travaillant sans papiers sur le territoire centrafricain. Ces ouvriers étrangers sont embauchés sans titre de séjour ni autorisation de travail valide.

 

Même du côté chinois, les choses sont étranges. Seuls deux ou trois responsables possèdent des documents en règle. Les autres Chinois présents sur le site opèrent sans papiers officiels. Ils viennent du côté du Cameroun et rentrent sur le territoire national sans papier. Il suffit que le commandant, directeur de sécurité de l’IMC les transportent dans son véhicule, et ils rentrent sans souci sur le territoire national. On se demande comment une telle situation peut perdurer sans que personne n’intervienne.

 

Les Chinois de l’IMC répètent que le président centrafricain est dans leur poche. Cette affirmation circule ouvertement parmi les employés et les habitants de la zone. Ils agissent comme si aucune loi ne pouvait les atteindre, comme si le territoire centrafricain leur appartenait.

 

À Gomonion, les ouvriers ne savent plus à quel cadre légal se référer. Le droit centrafricain existe sur le papier, mais c’est un autre système qui fonctionne dans les faits. L’IMC décide seule de qui peut parler au nom des employés et de qui doit partir.

 

Le site extracteur d’or emploie des milliers de personnes dans des conditions opaques. Aucun registre du personnel n’est tenu publiquement. Les salaires sont versés sans fiche de paie. Les horaires changent selon les besoins de production sans préavis ni justification.

 

Les autorités centrafricaines savent que ces entreprises rapportent de l’argent, même si peu de ces revenus profitent à la population. La corruption permet aux Chinois de fonctionner en dehors de tout contrôle. Les ministres reçoivent des avantages, les commandants militaires obtiennent des postes lucratifs, et le système se maintient.

 

Les employés de l’IMC se demandent dans quel pays ils travaillent vraiment. Les lois centrafricaines ne semblent pas s’appliquer à Gomonion. Le code du travail reste un document théorique qui n’a jamais franchi la porte de cette mine d’or.​​​​​​​​​​​​​​​​

Par Arsène Zato

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Génocide en préparation à Obo, un deuxième ex-milicien azandé capturé 3 jours après la sortie de coma du premier, torturé par les forces du désordre  

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Génocide en préparation à Obo, un deuxième ex-milicien azandé capturé 3 jours après la sortie de coma du premier, torturé par les forces du désordre  

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner.jpg” alt=”Génocide en préparation à Obo, un deuxième ex-milicien azandé capturé 3 jours après la sortie de coma du premier, torturé par les forces du désordre  ” width=”300″ height=”187″ />
Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE de Obo en formation par des mercenaires russes de la société Wagner sur le terrain de l’église catholique d’Obo. Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner Maxime Balalou : Porte-parole de la paix ou architecte de tromperies ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Obo, à peine le premier ex-milicien sorti du coma suite à sa torture sauvage, le deuxième vient d’être capturé par ces forces du désordre et de chaos dans la ville.

 

Souvenez-vous, le vendredi 6 février dernier, Obo avait vécu quatre heures de terreur. Dès quatre heures du matin, gendarmes, policiers, soldats et mercenaires russes avaient encerclé la ville pour ratisser chaque quartier. Cette opération massive s’était soldée par l’arrestation d’un jeune pharmacien du quartier Banguito, ancien milicien azandé formé puis intégré dans l’armée nationale avant d’être désarmé et reconverti dans le commerce. Conduit au poste de gendarmerie, il avait été roué de coups jusqu’au coma avant d’être transporté d’urgence par sa famille à l’hôpital où il venait tout juste de reprendre connaissance.

 

Et comme si cela ne leur suffisait pas, ce lundi 9 février, à peine 3 jours plus tard, le même scénario s’est reproduit dans la même ville. Les mercenaires russes accompagnés des forces du désordre ont procédé à une nouvelle arrestation ciblée. Leur victime porte elle aussi le profil d’ancien milicien azandé formé puis intégré dans l’armée nationale. Comme la première victime encore hospitalisée, cet homme avait déposé les armes lors du désarmement imposé par les mercenaires avant de reprendre une existence paisible dans la ville.

 

L’interpellation n’a pas concerné uniquement les ex-miliciens. Un jeune civil l’accompagnait au moment où les hommes en uniforme l’ont appréhendé. Les raisons exactes de son implication demeurent floues, et personne ne connaît vraiment les motifs qui ont justifié sa capture. Les témoins rapportent que les deux individus ont été embarqués rapidement, sans explication ni possibilité de résistance.

 

Sur le terrain, le dispositif mobilisé mêlait différentes composantes dans une confusion totale. Gendarmes, policiers et soldats agissaient ensemble sans que la hiérarchie ne soit clairement établie. Cette absence de rôles définis amplifie le sentiment d’arbitraire ressenti par la population locale, qui ne sait jamais quelle institution pilote réellement ces opérations musclées menées dans leur ville.

 

L’enchaînement de ces arrestations visant spécifiquement d’anciens miliciens azandés ayant servi dans l’armée provoque de vives inquiétudes à Obo. Beaucoup y voient une campagne délibérée pour éliminer toute figure susceptible de représenter une autorité morale ou technique au sein de cette communauté. La rapidité avec laquelle une deuxième victime a été capturée après la première renforce cette perception d’acharnement.

 

Les familles des personnes arrêtées vivent dans l’angoisse depuis l’enlèvement de leurs proches. Elles redoutent que le même scénario funeste ne se répète, avec son lot de brutalités et de souffrances infligées loin de tout regard extérieur. L’expérience du premier ex-milicien, toujours hospitalisé après les sévices endurés, sert de sinistre référence à ce qui pourrait advenir cette fois encore.

 

Dans les quartiers d’Obo, la peur s’installe durablement. Chacun se demande qui sera le prochain sur la liste, quel sera le prétexte invoqué, quelle sera l’issue de ces rafles successives. Cette situation génère un climat de méfiance généralisée où personne ne se sent vraiment à l’abri des prochaines descentes, surtout parmi ceux qui partagent le même profil que les victimes.

 

Les rancœurs accumulées risquent de laisser des traces profondes dans les esprits. Même si des paroles de réconciliation venaient à être prononcées un jour, les blessures infligées ne disparaîtront pas du cœur de ceux qui les ont subies. La mémoire collective conserve longtemps le souvenir des injustices vécues, et les victimes n’oublient jamais ce qu’elles ont enduré.

 

Certains observateurs estiment que cette stratégie de répression pourrait produire l’effet inverse de celui recherché. En attisant la colère et le ressentiment, les auteurs de ces actes préparent peut-être le terrain à des réactions futures qu’ils ne maîtriseront plus. L’histoire a souvent montré que la violence engendre la violence, dans un cycle dont il devient difficile de sortir une fois enclenché.

 

Le préfet Léonard Mbélé continue d’ailleurs de solliciter activement l’intervention des mercenaires russes dans une ville qui ne connaissait pourtant aucun incident armé. Contrairement à Mboki, Djema, Zemio ou Bambouti qui ont été le cadre d’affrontements, Obo restait calme avant ces opérations répétées menées par les forces du désordre. Aucun coup de feu n’y avait retenti depuis le début des troubles l’année dernière dans la région.

 

Pour l’heure, le sort de l’ex-milicien arrêté lundi dernier demeure incertain. Nul ne sait dans quelles conditions il est détenu, ni quel traitement lui est réservé entre les murs de la gendarmerie. Son compagnon d’infortune partage vraisemblablement le même destin, plongé lui aussi dans l’inconnu​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Dans la localité de  Birao, les bandits soudanais continuent de frapper et frappent encore

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Dans la localité de  Birao, les bandits soudanais continuent de frapper et frappent encore

 

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Avec des motos à la sortie de la ville de Birao, à l’extrême nord-Est de la RCA. Photo CNC

 

La préfecture de la Vakaga, notamment proche de Birao, capitale provinciale de ladite préfecture subit depuis plusieurs jours une recrudescence d’attaques menées par des malfaiteurs venus du Soudan, qui n’hésitent pas à faire usage de leurs armes.

 

Le samedi 7 février, un groupe de malfaiteurs identifiés par les habitants comme des bandits soudanais a franchi la frontière pour opérer dans cette zone du nord-est centrafricain. Une fois sur place, ces assaillants se sont scindés en deux groupes distincts, chacune empruntant un itinéraire différent pour mener leurs opérations. Le premier groupe s’est dirigé vers Takadia tandis que la seconde a pris la direction de Démbélé.

 

Sur l’axe menant à Takadia, les bandits du premier groupe ont procédé à des braquages et ont capturé des biens de la population locale, sans toutefois recourir à une violence physique prononcée. En revanche, l’autre groupe des bandits, le deuxième, qui a emprunté la route de Démbélé a agi avec une agressivité bien plus importante.

C’est précisément sur cet axe que deux jeunes commerçants circulant à moto ont croisé le chemin de ces malfrats armés. Sans sommation, les agresseurs ont immédiatement ouvert le feu sur les conducteurs, provoquant des blessures extrêmement graves.

L’un des deux commerçants a reçu une balle dans le pied, causant une lésion si sévère que les médecins envisagent déjà une amputation de sa jambe. Son compagnon a également été grièvement atteint lors de cette attaque violente, et les deux hommes sont tombés au sol avec leur véhicule à deux roues.

 

Profitant de la situation, les bandits se sont alors approchés des blessés pour s’emparer de la moto ainsi que de la totalité de l’argent que transportaient les commerçants. Après avoir dépouillé entièrement leurs victimes gisant au sol, les assaillants ont pris la fuite avec leur butin vers une destination inconnue.

 

Dès que la nouvelle de cette agression est parvenue à Birao, les miliciens de l’autodéfense, communément appelés les Russes noirs ou Wagner noirs par la population locale, ont enfourché leurs motos pour partir à la poursuite des agresseurs. Leur intention était de rattraper rapidement les malfaiteurs qui venaient de blesser les deux commerçants et de leur faire payer leurs actes.

 

Seulement voilà, les bandits avaient anticipé une éventuelle riposte et préparé un piège sur la route présumée de leurs poursuivants. Les miliciens sont tombés dans cette embuscade soigneusement organisée, et les malfrats ont de nouveau fait usage de leurs armes avec une efficacité redoutable.

 

Un membre de l’autodéfense a été grièvement touché lors de cet affrontement inattendu. Le milicien blessé a été transporté rapidement vers l’établissement hospitalier de Birao où il a rejoint les deux commerçants déjà admis pour leurs blessures, portant à trois le nombre de victimes hospitalisées.

 

Ces événements se sont déroulés à une vingtaine de kilomètres seulement de Birao, dans la périphérie immédiate de la ville. La proximité géographique de ces agressions avec le centre urbain inquiète particulièrement les résidents, qui constatent que leur territoire est désormais exposé aux incursions répétées de ces bandes armées venues du pays voisin​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Justin Passi

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Nouveaux massacre d’éleveurs Peuls tchadiens par les mercenaires de la milice Wagner à Garo, près de Batangafo

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Nouveaux massacre d’éleveurs Peuls tchadiens par les mercenaires de la milice Wagner à Garo, près de Batangafo

 

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Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Lundi 9 février 2026, deux éleveurs transhumants tchadiens ont perdu la vie et plusieurs autres ont été blessés lors d’une attaque dans le village de Garo, situé dans la préfecture d’Ouham-Fafa.

 

Les victimes, dépouillées de leurs biens avant d’être tuées, appartenaient à une communauté pastorale peule tchadienne qui circule régulièrement dans cette zone. Les blessés ont été transférés vers l’hôpital de Batangafo pour y recevoir des soins d’urgence. Selon les témoignages recueillis sur place par la rédaction du CNC, ce type d’agression n’aurait rien d’exceptionnel dans la zone.

 

Les habitants pointent du doigt les miliciens du groupe Wagner, présents sur le territoire centrafricain depuis plusieurs années. Ces mercenaires russes sont régulièrement impliqués dans des exactions répétées contre les populations nomades qui traversent la région avec leurs troupeaux. D’après les sources locales, ces hommes armés s’en prennent régulièrement aux éleveurs sans que les autorités n’interviennent efficacement.

 

Les même sources affirment que ces miliciens tentent ensuite de faire porter la responsabilité de leurs actes aux jeunes villageois environnantes. Cette stratégie permettrait aux Wagner de brouiller les pistes.

 

Ce qui est d’autant plus incompréhensible, un accord de paix avait été signé le 19 avril 2025 entre le gouvernement centrafricain et plusieurs groupes armés, notamment l’UPC et le 3R, majoritairement composés de jeunes issus de l’ethnie peule. Ces arrangements devraient normalement garantir la sécurité des éleveurs Peuls dans les zones concernées. Donc il n’y a aucune raison de s’en prendre aux peuls, régulièrement accusés de soutenir les rebelles de l’UPC et de 3R.L’absence de menace avérée de la part de ces factions rend d’autant plus inexplicable la violence exercée contre les éleveurs.

 

Certains habitants de l’Ouham-Fafa qualifient ces agissements de crimes graves et dénoncent l’impunité dont bénéficieraient les auteurs. La situation actuelle de la République centrafricaine, soumis totalement aux Wagner,  rend difficile toute enquête approfondie ou toute sanction des responsables. Les familles des victimes n’ont, pour l’instant, reçu aucun soutien ni aucune explication officielle concernant le drame du 9 février.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Basile Nganaféi

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Touadera, on ne développe pas un pays avec des discours mensongers ou de la prière  satanique : Regardez comment les dirigeants chinois développent leur pays

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Touadera, on ne développe pas un pays avec des discours mensongers ou de la prière  satanique : Regardez comment les dirigeants chinois développent leur pays

 

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Le dictateur Faustin Archange Touadera

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Pendant que la Chine sortait des centaines de millions de personnes de la pauvreté par la science et le travail, certains dirigeants croient encore qu’on bâtit une nation avec de beaux discours et la prière satanique.

 

Souvenez-vous, il y a 50 ans, 90 % des Chinois vivaient dans une pauvreté presque médiévale. Ce n’est pas une figure de style, c’est la Banque mondiale qui le dit.

La Chine de 1978 était un pays où la majorité de la population vivait avec moins de 2 dollars par jour. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à moins de 1 %. Et ce retournement n’a pas été obtenu par miracle, ni par nuits de prières collectives, ni par la multiplication des temples. Ils ont vaincu la misère avec méthode, discipline, et surtout connaissance scientifique de leurs propres défis.

 

Le premier secret : L’éducation d’abord, l’idéologie après

Quand Deng Xiaoping prend les commandes en 1978, il dit une phrase simple : « Peu importe que le chat soit blanc ou noir, l’essentiel est qu’il attrape les souris. » Cette phrase est une gifle à ceux qui sacralisaient l’idéologie au-dessus de l’efficacité. Les Chinois ont compris qu’un peuple ne sort pas de la pauvreté avec des discours, mais avec des compétences techniques.

 

En 1980, dans le petit village de Xiaogang, 18 paysans signent en secret un contrat pour gérer leurs terres comme des entrepreneurs privés. À l’époque, c’était presque un crime contre l’État. Mais en un an, leur production de grain dépasse celle des dix années précédentes réunies. Deng Xiaoping prend cette expérience clandestine et en fait une réforme nationale.

 

Deuxième secret : Les zones économiques spéciales et la science des tests

 

La Chine n’a pas transformé tout son pays d’un coup. Elle a d’abord testé ses idées dans des laboratoires territoriaux qu’on appelle Zones Économiques Spéciales (ZES).

 

Shenzhen, en 1980, ce n’était qu’un village de pêcheurs avec moins de 30 000 habitants. Aujourd’hui, c’est une ville de plus de 18 millions d’habitants, et le siège de Huawei, BYD et Tencent. La croissance de Shenzhen n’est pas un miracle. C’est un prototype, un test scientifique : « Si ça marche ici, on étend. Si ça échoue, on corrige. » C’est exactement ce que fait un ingénieur en laboratoire.

 

Troisième secret : L’industrialisation avant la consommation

L’Afrique veut souvent commencer par la consommation. Téléphones, motos, habits.

 

La Chine a fait l’inverse. Elle a exporté avant de consommer. Dans les années 1980, la possession d’un vélo ou d’une télévision était un luxe en Chine. Mais les usines fabriquaient déjà pour le monde entier. Vêtements, jouets, appareils simples. L’argent venait de l’extérieur, la valeur ajoutée restait à l’intérieur.

 

4. Quatrième secret : Les infrastructures comme colonne vertébrale

On ne combat pas la pauvreté avec de longues prières, mais avec des routes, des ports, des rails, et l’électricité accessible.

 

Entre 1990 et 2020, la Chine a construit plus de 140 000 km d’autoroutes (deux fois le réseau des États-Unis) et plus de 40 000 km de lignes de train à grande vitesse, soit 70 % du réseau mondial.

 

Quand un paysan peut amener son produit au marché en 30 minutes au lieu de 5 heures, ce n’est pas un miracle, c’est de l’ingénierie économique.

 

5. Cinquième secret : La discipline collective

Quand un gouvernement chinois dit qu’un chantier doit finir en 10 jours, il finit en 10 jours. Pas parce qu’ils sont plus intelligents, mais parce qu’ils ont une culture du devoir collectif que nous avons perdue chez nous.

 

L’exemple que je donne ici, c’est l’hôpital construit en 10 jours à Wuhan (2020) lors du COVID. Plus de 7 000 ouvriers mobilisés jour et nuit, sans pause, avec rotation parfaite. Résultat, un hôpital opérationnel pendant que dans nos pays, un simple bâtiment administratif ou amphithéâtre universitaire met quatre ans et parfois ne finit jamais.

 

Pendant ce temps, à Bangui, en République Centrafricaine… Touadéra fait tout à fait le contraire. Il fait des discours pour que le pays se développe, alors que le pays est en retard de plus de 50 ans. Il fait des discours alors que dans la réalité, rien. Il rassemble les gens, il fait des prières. C’est de la mythomanie.

 

Bref, la pauvreté n’est pas une malédiction Les Chinois ont vaincu la misère sans prière, mais pas sans morale. Leur morale, c’est le travail, la discipline, l’organisation collective, la science, l’audace d’essayer et le courage de corriger.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Dette explosive de 1000% sous Touadéra, la Centrafrique au bord de la faillite totale, affirme Fari Tahéruka Shabazz

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Dette explosive de 1000% sous Touadéra, la Centrafrique au bord de la faillite totale, affirme Fari Tahéruka Shabazz

 

Dette explosive de 1000% sous Touadéra, la Centrafrique au bord de la faillite totale, affirme Fari Tahéruka Shabazz
Hervé Ndoba, ministre des finances et du budget de la Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le stock global de la dette publique centrafricaine atteint désormais 1 052,32 milliards de francs CFA, un niveau qui menace la survie même de l’État.

 

Selon une analyse du journaliste économique David Yaméogo publiée le 25 septembre 2025 dans Orania Finances, cette dette a explosé de 1000% entre 2016 et 2025, soit durant toute la période du mandat de Faustin Archange Touadéra. Le politologue Fari Tahéruka Shabazz commente cette multiplication par dix en soulignant que l’on comprend mieux pourquoi la famille dirigeante devient folle devant l’ampleur du gouffre financier.

 

La composition de cette dette aggrave encore la situation, avec 66,09% représentant de la dette intérieure libellée en francs CFA. Cette dette intérieure a été principalement contractée via la BVMAC, la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale, tandis que les 33,91% restants constituent la dette extérieure, dont une part croissante auprès du Fonds monétaire international.

 

Le FMI a d’ailleurs publié en mai 2025 une analyse de viabilité de la dette publique centrafricaine qui confirme un risque élevé de surendettement, tant extérieur que global pour la RCA, rappelle Fari Tahéruka Shabazz. Cette évaluation officielle sonne comme un avertissement sans appel sur la capacité du pays à honorer ses engagements financiers.

 

Le problème majeur réside dans la structure même de la dette intérieure qui représente 66% du total et expose le pays à un risque élevé de refinancement. Cette dette se caractérise par une concentration des maturités à court et moyen terme, avec des échéances qui s’échelonnent sur quelques semaines à moins d’un an, par exemple 8, 10 ou 52 semaines seulement.

 

Ces échéances ultra-courtes créent une pression énorme sur la trésorerie nationale, obligeant l’État à rembourser ou refinancer constamment des montants considérables. Au premier trimestre 2026, entre janvier et avril, une grande partie des 660 milliards de dette intérieure arrive à maturité, souligne le politologue. Le pays doit trouver ces sommes dans un contexte de tensions de trésorerie déjà extrêmes.

 

Les conséquences de ce surendettement et de ces maturités courtes se font sentir immédiatement sur le fonctionnement de l’État. Les autorités peinent à payer les fonctionnaires et à verser les soldes, tandis que la moindre fluctuation du prix du pétrole ou l’instabilité monétaire du franc CFA peuvent déclencher une crise majeure.

 

Le risque systémique devient palpable, alerte Fari Tahéruka Shabazz. Si la RCA ne parvient pas à honorer ces dettes à court terme, le défaut de paiement devient inévitable, ce qui aggraverait encore la crise et pousserait l’État vers la faillite totale. L’analyste insiste sur le fait que cette explosion de la dette, multipliée par dix en dix ans, résulte directement de la gestion catastrophique de Touadéra.

 

La structure même de cette dette, avec ses deux tiers concentrés sur des échéances très courtes, traduit une improvisation budgétaire permanente plutôt qu’une stratégie financière cohérente. Le pays se retrouve dans une spirale où il emprunte pour rembourser, creusant chaque jour davantage le trou dans lequel il s’enfonce. Les créanciers de la BVMAC et du FMI attendent leurs remboursements pendant que les fonctionnaires attendent leurs salaires.

 

Fari Tahéruka Shabazz conclut que la RCA se trouve littéralement au bord de la faillite totale, incapable de gérer une dette devenue explosive et mal structurée​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Déluge de feu à Bambouti : les mercenaires de la milice russe Wagner sèment le chaos et la panique

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Déluge de feu à Bambouti : les mercenaires de la milice russe Wagner sèment le chaos et la panique

 

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Image d’illustration des mercenaires russes du groupe Wagner en patrouille dans la Nana-Mambéré. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À trois heures du matin, Bambouti a basculé dans le cauchemar. Les mercenaires de Wagner ont ouvert le feu massivement, créant une panique généralisée sans raison militaire valable.

 

Bambouti se trouve à cinq kilomètres seulement de la frontière avec le Soudan du Sud. Cette sous-préfecture marque le premier point d’une longue route qui traverse la préfecture du Haut-Mbomou. Pour rejoindre Obo  , le chef-lieu depuis Bambouti, il faut parcourir une centaine de kilomètres. La route continue ensuite vers Mboki, puis Zémio, avant d’atteindre Djema, Rafaï et finalement Bangassou.

 

C’est dans cette zone frontalière que les événements du samedi 7 février ont plongé toute la population dans l’effroi. Ce matin-là, vers trois heures, les habitants ont été réveillés par des détonations assourdissantes. Les mercenaires de la milice russe Wagner, installés dans la ville avec l’appui des soldats centrafricains, ont déclenché une fusillade d’une violence grave.

 

Pendant plusieurs heures, les armes lourdes et légères ont craché leurs projectiles dans tous les sens. Les tirs ont duré jusqu’au petit matin, semant la terreur dans chaque foyer. La population, terrée dans les maisons, cherchait à comprendre ce qui justifiait une telle démonstration de force.

 

Personne n’osait sortir tandis que le vacarme continuait de résonner dans toute la ville. Chacun attendait que le calme revienne en se demandant quels assaillants avaient pu provoquer une riposte aussi démesurée. Les heures s’écoulaient lentement, rythmées par les détonations incessantes qui martelaient les tympans et les esprits.

 

Vers huit heures, puis neuf heures, le silence est retombé progressivement sur Bambouti. Les habitants restaient néanmoins barricadés chez eux, l’angoisse au ventre. Ce n’est que vers dix heures que les premiers curieux ont osé sortir pour constater les dégâts.

 

Ils ont alors découvert une réalité déconcertante en parcourant les rues dévastées. Aucune trace d’assaillants, aucun affrontement réel n’avait eu lieu. Les mercenaires de la milice russe Wagner et les soldats avaient simplement tiré dans le vide, déclenchant ce que l’on peut qualifier de folie destructrice.

 

Les armes utilisées n’avaient rien d’ordinaire pour une simple démonstration de force. Des roquettes, des DKM, des pangs ont été déployés contre une ville sans défense. Ces équipements militaires lourds ont causé des ravages considérables dans une localité qui ne comptait aucun combattant ennemi.

 

Parmi les destructions qui ont marqué les esprits, un bâtiment scolaire construit par la Minusca a été réduit en ruines. Les projectiles ont pulvérisé les murs, rendant l’école totalement inutilisable. Les enfants de Bambouti perdent ainsi leur lieu d’apprentissage, comme si l’éducation elle-même devenait une cible à abattre.

 

Il y’a lieu de rappeler que ce schéma destructeur ne se limite malheureusement pas à Bambouti. Il y’a quelques mois, À Zémio, autre localité de la région, les mêmes acteurs ont pillé les équipements des centres de santé. Ils ont démonté les panneaux solaires, emporté les batteries, privant ainsi la population de soins médicaux élémentaires.

 

Le matériel médical disparaît au profit d’intérêts obscurs qui échappent à toute logique humanitaire. Ces agissements dessinent une stratégie délibérée de régression. Les infrastructures essentielles – écoles, centres de santé – sont visées en priorité par les mercenaires de la milice russe Wagner.

 

Chaque action semble calculée pour replonger le pays dans un état antérieur. Les acquis les plus fragiles d’une société déjà fragilisée s’effacent sous les coups de boutoir répétés. Les mercenaires appliquent une méthode qui vise à démanteler des décennies de développement.

 

Les habitants de Bambouti et des villages environnants doivent désormais composer avec cette présence menaçante. Les tirs nocturnes, les destructions arbitraires et le pillage des équipements publics créent un climat d’insécurité permanente. La vie quotidienne devient un exercice d’équilibre entre la peur et la nécessité de survivre dans un environnement de plus en plus hostile.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Le clepto-mythomane Balalou transforme Touadéra en élu de Dieu lors d’un prêche évangélique grotesque à l’Église de Ngoubagara

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Le clepto-mythomane Balalou transforme Touadéra en élu de Dieu lors d’un prêche évangélique grotesque à l’Église de Ngoubagara

 

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Le clepto-mythomane Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement centrafricain

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le mythomane Maxime Balalou a franchi ce lundi 26 janvier un nouveau cap dans le ridicule propagandiste. Le porte-parole transforme sa conférence de presse en prêche évangélique où Touadéra devient un messie guidé par la lumière divine.

 

« Le samedi 24 janvier dernier, à l’Église de Ngoubagara , ce culte a permis au peuple centrafricain de remercier son Dieu, de remercier le peuple centrafricain et aussi l’électorat comme le peuple centrafricain », déclare le clepto-mythomane Balalou avec le sérieux d’un prédicateur en chaire. Cette formule confuse transforme un culte d’action de grâce en célébration mystique du pouvoir.

 

Le mythomane Balalou ne fait plus de la communication politique, il célèbre un culte présidentiel. L’Église de Ngoubagara , située dans le quartier Fouh du 4ème arrondissement de Bangui, devient le temple de cette nouvelle religion politique où Touadéra n’est plus un simple président mais l’instrument de la providence divine.

 

Le clepto-mythomane Balalou évoque l’événement religieux qui a servi de prétexte à cette dérive mystique. « J’ai la faiblesse de penser à tous ceux qui ont participé dernièrement à l’événement de ce week-end, à savoir ce culte d’action de grâce que le président de la République a organisé dans son Église », affirme-t-il en faisant référence au culte célébré après la validation du hold-up électoral.

 

Ce culte du 24 janvier devient dans la bouche du mythomane Balalou la preuve de la dimension spirituelle de Touadéra. « Le président de la République a su montrer par l’Église la dimension de l’homme », déclare-t-il en élevant le président au rang de figure transcendante. Quelle dimension ? Celle d’un autocrate qui vient de perpétrer son troisième mandat via un référendum truqué ?

 

Le mythomane Balalou poursuit son prêche propagandiste. « Ce culte d’action de grâce a permis au président de la République de passer aussi, si vous voulez, un message fort », affirme-t-il en transformant un scrutin contesté en bénédiction céleste. Le hold-up électoral devient ainsi un miracle de Dieu célébré à Ngoubagara .

 

Le clepto-mythomane Balalou invoque ensuite l’humilité divine du président. « Je parlerai un peu de l’humilité qui se traduit lorsqu’on occupe cette haute fonction et qu’on mesure la gravité de la mission confiée par le peuple et surtout la volonté de Dieu », affirme-t-il en transformant Touadéra en élu de Dieu. La mission ne vient donc plus seulement du peuple mais de Dieu lui-même.

 

Le mythomane Balalou va encore plus loin dans son délire mystique. « Il a exprimé sa reconnaissance envers son peuple, pas sans l’appui ou sans la conduite de la lumière, en rendant grâce à Dieu pour ses bienfaits », déclare-t-il dans une formule où la lumière divine vient légitimer le régime autoritaire.

 

La conduite de la lumière ? Le clepto-mythomane Balalou sacralise le pouvoir politique en le présentant comme guidé par une force surnaturelle. Touadéra n’est plus un simple président, il devient l’instrument de la providence, celui que Dieu a choisi pour conduire le peuple centrafricain.

 

Le mythomane Balalou tente un syncrétisme religieux. « Il a souligné vraiment l’importance de l’éducation, des ressources de Dieu et de la nation, des serviteurs de Dieu, des chrétiens et des musulmans », déclare-t-il. Cette formule œcuménique vise à rassembler toutes les confessions derrière le régime après un hold-up électoral cautionné par les Mercenaires russes.

 

Le clepto-mythomane Balalou transforme ainsi le culte de Ngoubagara  en moment fondateur d’une nouvelle religion politique. Les fidèles venus remercier Dieu pour la victoire de Touadéra ne sont plus des citoyens exerçant leur liberté de conscience, ils deviennent les témoins d’un miracle politique orchestré par la providence.

 

Cette récupération religieuse d’un processus politique frauduleux atteint des sommets de cynisme rarement égalés. Le mythomane Balalou ne se contente plus de mentir sur les résultats électoraux, il sacralise le mensonge en le présentant comme une vérité révélée par Dieu dans l’Église de Ngoubagara .

 

Le clepto-mythomane Balalou instrumentalise la foi des Centrafricains pour mieux les asservir. En transformant Touadéra en élu de Dieu guidé par la lumière céleste, il construit une barrière psychologique qui empêche toute contestation légitime. Comment oser remettre en question celui que Dieu a choisi ?

 

Le mythomane Balalou fait référence à cet événement religieux organisé dans l’église du président pour célébrer cette réélection miraculeuse. L’Église de Ngoubagara  du quartier Fouh devient ainsi le lieu de sacralisation du pouvoir autoritaire. Ce culte d’action de grâce transforme un scrutin politique contesté en moment de communion spirituelle.

 

Cette confusion délibérée entre politique et religion n’a rien d’innocent. Le clepto-mythomane Balalou construit méthodiquement un culte de la personnalité autour de Touadéra en l’élevant au rang de figure messianique guidée par la volonté divine.

 

Le prêche évangélique du mythomane Balalou ne changera rien à la réalité d’un coup d’État constitutionnel. Peu importe qu’il transforme l’Église de Ngoubagara  en temple de la propagande, cela ne légitimera pas un score de 77,90% obtenu par la fraude. Touadéra n’est pas un messie mais un autocrate qui a confisqué le pouvoir avec l’aide des mercenaires russes.

 

 

Par Alain Nzilo

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Polycrise Apocalyptique : Pas d’Eau, Pas de Courant, Pas de Sécurité,  Touadéra Rejeté par 90% des Centrafricains, le Chaos Arrive !

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Polycrise Apocalyptique : Pas d’Eau, Pas de Courant, Pas de Sécurité,  Touadéra Rejeté par 90% des Centrafricains, le Chaos Arrive !

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Fari-Taheruka-Shabazz – LE BRDC, L’UA, L’ONU ET L’OBLIGATION HISTORIQUES DES SANCTIONS INTERNATIONALES CONTRE LE RÉGIME DE BANGUI

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La RCA vit une polycrise multidimensionnelle qui englobe les sphères monétaire, budgétaire, économique, énergétique, sécuritaire, humanitaire, sanitaire et sociale dans un effondrement généralisé.

 

Deux jours avant le 31 janvier 2026, la Minusca a dû distribuer de l’eau potable dans la capitale, une situation sidérante et humiliante pour un pays souverain, rappelle le politologue Fari Tahéruka Shabazz. Bangui manque d’eau courante pendant que la crise énergétique plonge simultanément la ville dans l’obscurité complète. La centrale de Boali restera hors service jusqu’en 2027, paralysant les morgues qui ne peuvent plus conserver les corps, les hôpitaux incapables d’opérer ou d’assurer des accouchements dans des conditions normales.

 

L’économie s’arrête ou survit péniblement grâce à des groupes électrogènes alimentés par le carburant le plus cher d’Afrique. Sur le plan sécuritaire, les poches d’insécurité prolifèrent partout, au nord-est, sud-est, ouest et nord du territoire, souligne Fari Tahéruka Shabazz. La criminalité armée quotidienne se combine avec les tensions intercommunautaires autour des couloirs de transhumance et des sites miniers, générant une violence spontanée meurtrière qui échappe à tout contrôle.

 

L’État ne possède plus les moyens de lutter efficacement contre cette dégradation généralisée. Les FACA se retrouvent sous-équipés, sous-payés, sous-alimentés et mal chaussés, tandis que les tensions de trésorerie empêchent même le déploiement d’opérations basiques. Le retour imminent de combattants du Soudan, mercenaires aguerris et lourdement armés, va encore aggraver cette zone déjà chaotique, prévient l’analyste en citant la déclaration de Noureddine Adam prêt à passer à l’action.

 

Après décryptage des chiffres électoraux truqués et du taux de participation réel inférieur à 50%, Fari Tahéruka Shabazz aboutit à une conclusion accablante. Touadéra pèse seulement 20% du corps électoral dans le meilleur des cas, ou 40-42% au maximum si on retire moins de points frauduleux. Rapporté à la population totale du pays, ce chiffre tombe à moins de 10%, environ 8,5% selon les calculs du politologue.

 

Cela signifie que Touadéra est rejeté par plus de 90% des Centrafricains qui n’ont pas renouvelé leur confiance au pouvoir en place. La 7e République et la Constitution de 2023 ne bénéficient d’aucune validation populaire réelle, délégitime totalement le mandat proclamé. Le premier trimestre 2026 s’annonce particulièrement critique avec l’arrivée à maturité des dettes publiques qui vont asphyxier la trésorerie nationale déjà exsangue.

 

La saison sèche augmente la consommation électrique précisément au moment où il n’y en a plus du tout. Les routes praticables favorisent les déplacements de groupes armés pendant que l’exaspération sociale monte d’un cran chaque jour. Le prix du carburant grimpe avec les tensions géopolitiques internationales pendant que le retrait progressif des ONG et de Médecins Sans Frontières aggrave encore la situation sanitaire déjà catastrophique.

 

Fari Tahéruka Shabazz prévient qu’il faut surveiller de très près ce premier trimestre où tout va surchauffer. Le régime ne peut plus rien contrôler ni masquer dans cette polycrise totale qui engloutit simultanément tous les secteurs vitaux du pays​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Le cardinal Nzapalaïnga refuse de cautionner les mensonges du pouvoir centrafricain

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Le Cardinal Nzapalaïnga refuse de cautionner les mensonges du pouvoir centrafricain

 

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cardinal-dieudonne-nzapalainga-conference-presse-fete-nationale – Centrafrique : Les quatre vérités de Nzapalainga sur la sécurité

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Faustin-Archange Touadéra vient de décrocher frauduleusement 76,15% des suffrages lors de la dernière présidentielle du 28 décembre que l’opposition conteste vigoureusement les résultats massivement truqués. Mais le cardinal Dieudonné Nzapalainga ne cache pas son exaspération face aux promesses creuses du régime.

 

L’archevêque de Bangui exprime son ras-le-bol avec franchise sur les antennes de la radio Vatican. « On ne peut pas continuer en disant que tout va bien, alors que les gens ont d’autres préoccupations », déclare-t-il sans détour à Radio Vatican. Le prélat exige que les autorités arrêtent leur comédie pathétique habituelle et transforment enfin leurs beaux discours de campagne en actions tangibles pour la population.

 

Dieudonné Nzapalainga réclame une « autocritique du pouvoir », un vrai examen de conscience plutôt que l’autosatisfaction permanente affichée par les clepto-tyrano-mythomanes. Le cardinal veut que le gouvernement établisse un inventaire honnête de ses réalisations et surtout de ses échecs, nombreux. Mais également qu’il écoute vraiment ce que souhaite le peuple, au lieu de feindre de l’ignorer.

 

La Conférence épiscopale centrafricaine ne mâche pas ses mots non plus. Dans son message du 11 janvier, elle dénonce « l’abus de pouvoir et la corruption qui sont des ennemis qu’il faut encore éradiquer ». Ces fléaux rongent le pays et enrichissent une minorité  du pouvoir pendant que la majorité des centrafricains survit dans la misère totale.

 

Le cardinal enfonce le clou : « On ne vient pas utiliser l’État pour se mettre plein les poches, pour s’enrichir personnellement ».

 

Les ressources naturelles du pays — or et diamant — profitent à de grandes compagnies étrangères et à quelques privilégiés locaux, mais les retombées pour les citoyens ordinaires restent dérisoires. Pendant ce temps, les infrastructures demeurent dans un état lamentable. « Les routes ne sont pas construites, les hôpitaux ne sont pas parfois au rendez-vous, les écoles également », énumère l’archevêque.

 

La sécurité reste précaire dans plusieurs régions. Récemment, des affrontements entre l’armée et la milice AAKG ont ensanglanté le Sud-Est, notamment à Zémio et Bambouti dans la préfecture du Haut-Mbomou. Ces violences ont éclaté juste avant l’annonce des résultats électoraux, comme si le pays ne pouvait même pas organiser un scrutin sans que le sang coule. Le calme revient petit à petit, mais la situation humanitaire demeure catastrophique.

 

Le cardinal raconte son déplacement récent dans cette zone troublée, accompagné d’un imam et d’un pasteur. « Nous nous sommes rendus à Zemio, pour rencontrer des gens, pour lancer des appels, écouter les gens, leur dire qu’on ne pourra pas construire le pays avec les armes ». Ils n’ont malheureusement pas pu rejoindre les jeunes combattants réfugiés loin dans la brousse, faute de temps.

 

Des milliers de Centrafricains terrorisés ont cherché protection dans l’enceinte de la mission catholique. L’Église s’organise comme elle peut pour accueillir ces déplacés. « Une mère ne rejette pas ses enfants », explique Nzapalainga. Instinctivement, quand le danger gronde, les gens viennent frapper à la porte de l’Église, seul refuge fiable dans la tempête.

 

Avec les responsables musulmans et protestants, le cardinal a visité les prêtres sur place. L’évêque local mobilise des fonds pour que Caritas intervienne, mais l’acheminement de l’aide reste compliqué. Les routes délabrées et l’insécurité rendent chaque convoi périlleux. « L’Église essaie de faire ce qu’elle peut, parce qu’elle ne peut pas répondre à tous les besoins », reconnaît-il avec lucidité.

 

Les Centrafricains aspirent à vivre normalement. Ils ont enduré trop de souffrances, des pénuries de médicaments, la fermeture des écoles. Ils veulent juste la paix et la possibilité de reconstruire leur existence. Cela signifie que les dirigeants doivent cesser de gouverner depuis leur tour d’ivoire et collaborer véritablement avec ceux qui viennent de voter pour eux. Le cardinal garde un mince espoir que cette fois, les choses changeront vraiment. Mais son ton laisse percer un doute tenace quant à la volonté réelle du régime de Touadéra de modifier sa façon de gouverner

 

Par Brahim Sallé

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Sikikédé : une femme accouche un nouveau né et l’abandonne sous la poubelle avant de disparaitre dans la nature

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Sikikédé : une femme accouche un nouveau né et l’abandonne sous la poubelle avant de disparaitre dans la nature

 

 

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Le nouveau né abandonné àSikikédé après sa naissance. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un nourrisson a été retrouvé dissimulé sous des déchets ce lundi 9 février dans la matinée dans le camp de déplacés de Sikikédé, également connu sous le nom de Ndah, situé dans la préfecture de la Vakaga.

 

Les faits se sont produits aux premières heures de la journée du lundi. Une femme enceinte a accouché puis abandonné son bébé en le cachant sous des arbustes et des ordures. L’enfant était destiné à rester invisible, enfoui dans ce coin reculé du camp où personne ne devait le découvrir.

 

Pourtant, des habitants sont tombés par hasard sur le nouveau-né, écoutant son cri fort. Ils ont immédiatement alerté les auxiliaires de la gendarmerie qui ont aussitôt arrivés sur le lieu. Le bébé a été amené d’urgence à l’hôpital. Pris en charge par le service sanitaire, il a reçu les premiers soins nécessaires pendant que la nouvelle se propageait dans le camp.

 

Les éléments de Forces armées centrafricaines stationnées à Sikikédé ont été informées de la situation. Les militaires se sont rendus à l’hôpital pour constater l’état du nourrisson. Touchés par ce qu’ils ont vu, ils ont décidé d’agir concrètement.

 

Les soldats ont acheté des vêtements et du matériel de puériculture pour l’enfant abandonné. Le chef du détachement militaire a pris une décision inhabituelle : il assume désormais la responsabilité du bébé. Il a déclaré publiquement qu’il s’occupera de l’enfant jusqu’à ce qu’un parent se manifeste, et même au-delà si personne ne vient le réclamer, explique à CNC une sage femme de l’hôpital.

 

L’équipe de rédaction du CNC, informée de la nouvelle, a du se déplacer dans un premier temps dans le camp avant de se rediriger vers l’hôpital de Sikikédé. Pour l’heure, les soignants continuent d’observer l’évolution de l’enfant tandis que les autorités tentent de comprendre les circonstances exactes de cet abandon. Le bébé reste hospitalisé sous surveillance médicale, entouré par ceux qui lui ont sauvé la vie.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Kossi

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