jeudi, mai 28, 2026
Accueil Blog Page 537

Bangui: Plus de soixante-dix élèves-candidats au BC, traumatisés et hospitalisés suite à des échauffourées

0

(Corbeau News Centrafrique)

echange

 

 

Plus de soixante-dix élèves-candidats au BC, traumatisés et hospitalisés

suite à des échauffourées entre les Anti-balaka et la Minusca

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 04-06-2015

 

Les épreuves sportives du Brevet des collèges qui se déroulaient ce mercredi 3 juin 2015 au Lycée Barthelemy Boganda, dans le 4ème arrondissement ont tourné au drame. Les échanges de tirs entre les Anti-balaka et la Minusca dans le périmètre, ont semé la panique au sein des candidats. La débandade qui s’en est suivie a fait des blessés tantôt graves, tantôt légers par traumatisme ou chute libre. La récupération par la Minusca et parqué par les Anti-balaka dans leur quartier-général de Boy-Rabe a été à l’origine des tirs.
A l’Hôpital Communautaire de Bangui où sont admis les victimes, un des enseignants, venu au chevet de ses élèves et qui a requis l’anonymat a livré le témoignage suivant à CNC : « Nous avions démarré très bien les épreuves. Subitement vers les 10 heures, on voyait des mouvements insolites de véhicules de la Minusca qui allaient vers le quartier Boy-Rabe, cela nous inquiétait déjà. Peu de temps après, ce sont des Anti-balaka qui sont sorti derrière nous et qui ont commencé à tirer des kalachnikovs. On pensait qu’ils voulaient attaquer le lycée pour boycotter les épreuves sportives du Brevet des collèges. Les enfants commençaient à courir dans tous les sens, nous-mêmes, on ne savait pas quoi faire. On cherchait à se protéger. Dans la foulée, les élément de la Minusca ont eux-aussi ouvert le feu, et tellement que leurs armes tonnaient fort, cela a causé de traumatisme chez certains enfants, même certains professeurs. »
Arlette Deyema est candidate aux épreuves sportives du BC. Elle s’est remise de son traumatisme et a pu témoigner à CNC les faits, tels qu’elle les a vécus : « Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. Tout ce que je sais, c’est que j’ai passé l’épreuve de ‘’Course de 100 mètres’’, puis le ‘’Saut en hauteur’’. Je m’apprêtais pour faire la ‘’Gymnastique’’ quand brusquement il y a eu une explosion près de nous. J’étais tombée. Mais, quand je me suis réveillée, je me suis trouvée ici à l’hôpital. »
CNC a également recueilli le témoignage de Docteur Joachim Tembéti, qui donne avec précision le nombre des cas enregistrés par ses services, ainsi que les résultats des premiers diagnostics et soins apportés aux patients : « J’aimerais d’abord préciser que ce sont tous les élèves de l’Inspection académique de Bangui qui étaient en train de composer les épreuves physiques des Brevets des collèges au sein du Lycée Barthelemy Boganda. C’est à partir des 11 heures 30 qu’on a commencé à voir arriver vers nous les premières victimes, garçons et filles confondus. A l’heure où je vous parle, nous avons accueilli au total soixante-onze (71) cas dont deux dans un état sérieux, parce que le premier a eu une fracture de la clavicule droite dont nos services sont en train de mettre le plâtre; et l’autre qui convulse par la suite de stress, elle est sous oxygène. On est en train de les suivre. »
Dieu-merci, l’État centrafricains et les partenaires au développement ont doté le service des Urgences de l’Hôpital Communautaire en médicaments, en prévision des cas similaires, en vue de la gratuité des soins. « Dès que nous avons constaté que le nombre des cas allait crescendo, j’ai tout de suite mobilisé l’essentiel du personnel y compris les partenaires du CICR (Comité international de la Croix rouge) au niveau des urgences. On essaie de voir, cas par cas et on réanime et on prend en charge gratuitement avec les médicaments que les partenaires et le gouvernement ont mis à notre disposition pour les cas d’urgence. Certaine victimes ont commencé à se remettre. » a déclaré le Directeur de l’Hôpital.
Malgré tout, la capacité d’accueil des services d’Urgence ne permet pas au Dr Tembeti et ses agents de répondre efficacement à ces cas, comme l’a souligné le Directeur : « La manière dont notre Urgence a été construite ne permet pas d’accueillir un nombre important d’accidents de masse. C’est qui fait que face à ce genre de cas, nous sommes obligés de mettre d’abord les victimes sur des planchers, à même le sol, afin de voir leur situation, cas par cas. C’est pourquoi, nous sommes en train de voir comment réaménager les Urgences. »

echange 2

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Fête des mères à Marseille (France)

0
(Corbeau News Centrafrique)

mere1

 

Fête des mères à Marseille (France)

Bangui, (A.S.D.C)04-05-2015

 

LES ASSOCIATIONS DE SOLIDARITE CENTRAFRICAINE DE LA REGION PACA (CASC-PACA) : MOUVEMENT CITOYEN FINI KODE, A SEWA TI BE AFRICA, LES AMIS DE SILOE CENTRAFRIQUE, MARSEILLE CENTRAFRIQUE SOLIDARITE, LES AMIS DE LA CENTRAFRIQUE, JEUNESSE CENTRAFRICAINE EN ACTION (JAC), CENTRAFRIQUE SANZA, CELEBRENT LES MERES CENTRAFRICAINES ET D’AILLEURS

En ce 31 mai 2015, à l’occasion de la fête des mères, la diaspora centrafricaine de la ville de Marseille, réunie au sein du collectif des Associations de Solidarité Centrafricaine Provence-Alpes Côte d’Azur (CASC-PACA), une structure regroupant sept entités totalement autonomes a décidé pour la première fois de célébrer cette journée dédiée à toutes les mères de Centrafrique et d’ailleurs.

C’est ainsi qu’en cette fin de matinée ensoleillée, plusieurs familles centrafricaines de la région PACA et leurs amis ont répondu présents à l’appel du collectif pour se retrouver dans l’enceinte du parc du grand séminaire, sis, rue Paul Coxe, 13 014 à Marseille.
Placée sous le signe des retrouvailles, de la convivialité et de la cohésion sociale, plusieurs matchs de football ont été organisés, avec la participation des mères de famille et de leurs enfants. Un grand buffet garni et varié avec un service à volonté a été dressé pour l’occasion.
Cette première édition de la fête des mères, organisée par le collectif CSAC-PACA a tenu, à la grande surprise des organisateurs toute sa promesse. Les participants ont manifesté d’une manière unanime leur satisfecit pour ce grand moment de partage, d’échange et de célébration de la Fête des mères.

Ce n’est qu’en fin d’après-midi , après avoir chanté l’hymne national que les participants se sont séparés avec la promesse de renouveler l’expérience et de l’étendre sur d’autres manifestations culturelles ou sportives afin de rassembler toute la diaspora centrafricaine de la région PACA.

mere3

Fête des mères à Marseille (France)

mere1

Des mères Centrafricaines avec des roses blanches à la main, entourées de leurs familles sont à l’honneur

fete

Après l’effort, le réconfort, autour du grand buffet garni. L’infirmerie était aussi sollicitée pour des petits « bobos »

Centrafrique: Mali : Accord de défense avec la France : Que gagne vraiment le Mali ?

0

(Corbeau News Centrafrique)

francais

 

Mali : Accord de défense avec la France : Que gagne vraiment le Mali ?

Bangui, (M.A.L) 02-05-2015

 

Signé le 16 juillet 2014 par Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, et son homologue malien, le colonel-major Bah N’Daw, l’Accord de défense entre le Mali à la France remplace l’Accord de coopération de sécurité qui liait les deux pays depuis le 6 mai 1985. Mais à peine signé, l’Accord est violé allègrement par cette l’ex-métropole coloniale.

Le Traité commence par autoriser la France à déployer ses hommes, matériels et installations sur le territoire malien. Aux termes des articles 8 et suivants, les militaires  français sont libres de porter leur uniforme, leurs armes; ils cionduisent librement leurs engins au Mali. Et réciproquement. Il s’agit là d’une disposition nécessaire car sans libre circulation des forces françaises et de leurs engins roulants et volants, on ne voit pas à quoi leur servirait un accord de défense. Cependant, dans quelle éventualité la même faveur serait accordée aux forces maliennes ? Cela relève de la science-fiction!

Si le séjour des militaires français doit dépasser, au Mali, six mois dans le cadre d’une formation, leur hébergement et leur entretien sont pris en charge par le Mali. Dans ce cadre, et selon l’article 12 du Traité, le Mali soigne gratuitement les militaires français présents sur son sol. Certes, la réciprocité est prévue, mais elle est purement théorique : on imagine mal un militaire malien dispenser une formation de six mois ou plus à des collègues français.

Bien que durablement établis au Mali, les militaires français et leurs proches paient leurs impôts et taxes en France (article 14 du Traité).Cela va de soi car lesdits militaires ne sont pas censés exercer un commerce sous nos cieux.

Les militaires français opérant au Mali sont, en principe, justiciables des juridictions françaises. S’il leur arrive de commettre des infractions pénales au Mali, ce pays est prié par l’article 15 du Traité de« renoncer à son droit » de les juger et de laisser ce soin à Paris. Au cas où, par extraordinaire, le Mali tiendrait absolument à juger sur son sol un militaire français, il devrait observer un long catalogue d’exigences : juger le prévenu dans un délai raisonnable; le faire assister par un avocat et un « interprète compétent »;  le laisser communiquer avec un représentant de l’Ambassade; laisser ce représentant assister aux débats; informer le prévenu, avant l’audience, des accusations portées contre lui; le confronter aux témoins à charge; ne pas le poursuivre pour tout acte non incriminé par une loi préalable… On aura remarqué que ces exigences relèvent des règles procédurales de base dans tout Etat de droit et que leur énumération traduit, en soi, le peu de confiance qu’inspirent à la France les juridictions maliennes. Bien entendu, la peine de mort n’étant plus en vigueur en France, le Mali s’engage à ne pas la requérir, ni à la prononcer, ni à l’exécuter  contre un quelconque militaire français.

L’article 16 du Traité engage le Mali à « renoncer à tout recours » contre les forces françaises au cas où celles-ci, même par négligence, causeraient des dommages aux biens ou au personnel malien. Cette disposition s’applique même aux homicides  non intentionnels; seule la faute intentionnelle des Français  est poursuivable. Mais si les forces françaises causent un dommage à un tiers (non-malien), le Mali réparera le tort à la place de la France.

Le Traité est complété par l’accord conclu, sous forme d’échange de lettres signées les 7 et 8 mars 2013, entre le Mali et la France. Il est conclu pour une durée de cinq ans et est renouvelable par tacite reconduction, à moins que l’une des parties notifie à l’autre son intention de mettre fin au traité six mois avant son expiration. Le Traité peut être, à tout moment et d’un commun accord, amendé par écrit.

Les articles qui précèdent offrent, on le constate, quantité de commodités à la France. Les ennuis commencent quand on s’intéresse aux engagements français. Ainsi, à l’article 2 du Traité, il est précisé que les parties « s’engagent dans une coopération en matière de défense, afin de concourir à une paix et une sécurité durables sur leur territoire, notamment parla sécurisation des espaces frontaliers et la lutte contre le terrorisme, ainsi que dans leur environnement régional respectif ». Apparemment, l’objectif est raté. Non seulement les « espaces frontaliers » du Mali restent une passoire, mais en outre, de multiples groupes terroristes sèment journellement la désolation à l’intérieur desdites frontières au nez et à la barbe des soldats, des drones et des avions de guerre français stationnés un peu partout dans le désert malien. A titre de comparaison, rappelons la traque immédiate et massive lancée contre les frères Kouachi lors de l’attaque de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.

L’article 17 du Traité prévoit un échange d’informations classifiées entre les parties. Cet échange, dont le détail doit être réglementé par « un accord bilatéral de sécurité »,  est-il respecté ? Il y a lieu d’en douter au regard des attaques-surprises qui se multiplient contre les forces maliennes. La débâcle de l’armée malienne à Kidal aurait-elle d’ailleurs été consommée si la France lui avait fourni les informations utiles sur le nombre, les positions et l’armement des troupes ennemies ? La France a-t-elle donné des renseignements ou pris des mesures pour contrecarrer l’arrivée de renforts ennemis ?

L’article 20  du traité prévoit que le Mali « facilite l’entrée et la sortie » de son territoire des matériels, ressources financières, approvisionnements et autres marchandises nécessaires aux activités des forces françaises. La liste de ces biens est « communiquée à l’avance » au Mali qui peut, au besoin, « procéder à des visites pour s’assurer de leur conformité ». Voilà des théories à dormir débout car nul n’imagine un officier ou un fonctionnaire malien inspectant les matériels et troupes français.

La France importe, sans payer ni droits de douane ni taxes, les biens et matériels nécessaires à ses forces déployées au Mali (article 20 du Traité). La chose se conçoit, même si elle entraîne un abyssal manque à gagner au trésor public malien. D’autant que les objectifs militaires de la France dépassent le cadre du Mali pour celui, plus large, du Sahel. A preuve, la transformation de l’Opération  Serval en Force Barkhane et la relocalisation subséquente du gros des troupes françaises hors du Mali. Pis, selon l’article 20, les matériels admis au Mali peuvent être « reexportés » hors du Mali sans que le pays perçoive la moindre taxe !

Enfin, le Traité reste (à dessein) muet sur les bases (celle de Tessalit, par exemple) octroyées à la France en territoire malien. Autres données cachées: que paie le Mali ou la France pour les services rendus ? Pourquoi le texte ne prend-il pas en compte la situation des groupes armés du nord dès lors que la preuve de leurs liens avec les groupes terroristes serait apportée? Pourquoi n’est-il prévu nulle part dans le Traité le secours de la France en cas d’invasion du territoire national par une puissance étrangère ? Ces constats montrent qu’au-delà de l’acte officiellement signé, un autre, secret, existe entre le Mali et la France. Pourquoi n’en informerait-on pas le souverain peuple du Mali ?

Tiékorobani

Centrafrique : Le temps de l’impunité est révolu

0

(Corbeau News Centrafrique)

DOUALA

 

Centrafrique : Le temps de l’impunité est révolu

 

Bangui, (B.K) 02-06-2015

La Centrafrique se relève d’une grave crise qui l’a laissée épuisée, sa population n’aspire aujourd’hui qu’au retour de la paix et de la stabilité. Elle ne pourra plus supporter que ses représentants profitent de leur statut pour manigancer des plans pour assurer leur avenir personnel. La perspective des élections est aujourd’hui repoussée de quelques mois. Ce temps donné ne doit pas servir de prétexte aux opportunistes pour tenter de profiter comme des goinfres de la mangeoire quand les centrafricains sont déjà tellement affamés. Les manigances n’ont pas leur place sur la scène politique. Assez !! On est en droit d’être sur nos gardes avec  Gontran Djono. En voilà un encore et toujours aux aguets et toujours près à intriguer pour tenter de bien se placer. L’homme a plus d’un tour dans son sac pour évincer ceux qui ne servent pas ses intérêts et pour se placer en tête. Assurément il sait manipuler les opinions, puisqu’il a réussi au forum de Bangui à se présenter comme le leader des ex-seleka, alors qu’on peut se demander sur quoi repose sa légitimité. Et aujourd’hui il siège au comité de suivi du forum de Bangui en tant que représentant des groupes armés, recommençant son tour de passe-passe. Mais est-ce que les groupes en question se reconnaissent dans ce monsieur Djono ? C’est une autre histoire…

Cette façon de tirer les ficelles est dangereuse pour la Centrafrique en ces temps de reconstruction nationale. Ce neveu de Djotodia en a bien usé par le passé, notamment quand il était ministre d’état aux mines et au pétrole. Il était alors près à user de passe-droits et à tirer profit personnel de nos richesse nationales – en l’occurrence des diamants revendus illégalement. Notre pays est doté de richesses naturelles fantastiques, mais malheureusement le ciel nous a également fourni en politiciens véreux, sans vergogne et aux dents longues, qui lorgnent sur ces ressources pour en tirer profit personnellement. Dans une Centrafrique idéale, ces hommes et ces femmes prendraient conscience de l’importance de leur rôle, se retrousseraient les manches comme le font les gens qui veulent travailler, et porteraient le pays vers la reconstruction et le développement.

Djono l’ambitieux, voudrait nous faire croire qu’il se range aujourd’hui aux côtés de ceux qui mettent tout en œuvre pour réussir la prochaine échéance électorale. Mais qu’a-t-il vraiment en tête ?

Blanche KERE

Bangui: 2,5 millions F. Cfa, octroyés par le GICA à la Miss-Centrafrique 2015

0

(Corbeau News Centrafrique)

missbangui

 

2,5 millions F. Cfa, octroyés par le GICA à la Miss-Centrafrique 2015

Bangui, Corbeau News Centrafrique 06-01-2016

 

Les patrons de Centrafrique réunis au sein du Groupement interprofessionnel de Centrafrique (GICA), ont remis, vendredi 29 mai dernier, une enveloppe à la Miss-Centrafrique pour la paix, Flora Ngahally Habiba. Cette aide qui fait suite à une demande du Comité de miss-Centrafrique (COMISCA) s’inscrit dans le cadre des appuis traditionnels du GICA au développement de la culture en RCA.
« En remettant ce chèque à la Miss-Centrafrique, ce qu’il s’inscrit d’ailleurs dans la tradition de la GICA qui a toujours par le passé accompagné l’élection de la Miss-Centrafrique, nous voulons tout d’abord la féliciter, féliciter aussi le comité qui est derrière elle présidée par Tatiana Thoka et la rassurer de notre appui à ses actions. Vous n’êtes pas sans ignorer qu’eu égard au moment de turbulence que le pays a traversé, nous n’avons peut-être pas pu faire mieux qu’avant. L’essentiel, à travers ce geste, c’est de dire à l’ambassadrice de la paix comme l’indique son nom de miss que voilà notre contribution dans le cadre de la promotion des activités culturelles dans notre pays. » a-t-il déclaré en substance, le Secrétaire général du GICA Gilles Potolot Ngbangandimbo pour justifier le geste posé par son institution.
Le décor a été modestement grandiose. D’abord, la remise de l’enveloppe faisait juste suite à une réunion du GICA, donc les vingt-quatre patrons constituant le GICA étaient encore dans la salle. Immédiatement après la remise de l’enveloppe par le président du GICA, champagne a été sauter en l’honneur de la Miss, car disait le président « C’est la première fois que nous recevons la Miss-Centrafrique pour la paix. En la félicitant pour son élection, nous voulons l’encourager dans sa mission. »
En effet, ce sont 2 500 000 Cfa, qui constituent l’enveloppe que le GICA a remise à la Miss-Centrafrique, Flora Ngahally Habiba.
De son côté, la Miss n’a pas caché sa joie en réceptionnant l’enveloppe. « Les mots me manquent pour exprimer ma joie et toute ma reconnaissance au GICA pour leur réaction positive et prompte à la demande que la COMISCA (Comité de miss-Centrafrique) leur a adressée pour nous soutenir et soutenir nos projets. Je suis la Miss-Centrafrique, c’est vrai, mais je me distingue des autres miss par mon attribution de ‘’paix’’. Et, notre pays a véritablement besoin de cette paix aujourd’hui. C’est pourquoi, ma joie a été grande de recevoir cette importante aide du GICA qui va certainement permettre au COMISCA et moi de mettre en œuvre beaucoup de projets que nous avons initiés pour la paix et la cohésion sociale dans notre pays. Vraiment merci et grand merci au GICA. » a-t-elle avoué.
Toujours selon la Miss, plusieurs de ses projets initiés en faveur des victimes de la crise survenue dans son pays et les plus démunis trouveront un début de solution. Faut-il noter qu’avec les moyens de bord, Flora Ngahally a été toujours sur le terrain, à travers ses multiples aides dans les écoles, à la prison centrale de Ngaragba, dans les sites des déplacés à Bangui, à la rencontre des plus démunis et des victimes de la crise. Ce que reconnait ici Tatiana Thoka, Présidente du COMISCA : « Le COMISCA ne se limite pas seulement à l’organisation d’élection d’une miss, mais il y a tout un travail de titan derrière. Puisqu’il faut aider à la mobilisation des moyens pour que la miss qui est élue mérite effectivement la confiance qui lui a été faite. C’est ce que nous essayons de faire avec la Miss Flora, même parfois avec nos maigres moyens. C’est pourquoi, j’associe ma voix à celle de la Miss pour remercier du fond du cœur le GICA, que les vingt-quatre membres soient rassurer de la reconnaissance profonde du COMISCA. » a-t-elle indiqué avant d’ajouter qu’ « avec ce geste du GICA, la Miss-Centrafrique envisage déjà des visites humanitaires en provinces dans des villes les plus touchées, surtout celles dans lesquelles les gens souffrent encore dans les sites des déplacés. »
A la fin de la cérémonie, le Secrétaire général du GICA a livré un message à l’endroit de la Miss : « Nous formulons le vœu de voir que la paix dont elle porte comme nom de miss puisse s’installer de manière durable et que comme par le passé, nous puissions bien accompagner tout ce qui se fait de bien sur le plan culturel. Je crois que la Miss, de par les activités qu’elle a commencé à mener, nous pouvons dire qu’elle a très bien maitrisé sa mission, elle a une bonne vision de ses projets qu’elle porte pour la paix dans son pays, c’est d’ailleurs pour cela aussi que nous n’avons pas hésité de lui accorder notre appui. » a conclu Gilles Potolot Ngbangandimbo.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations

0

(Corbeau News Centrafrique) 01-06-2015

GONDJI1

 

81, rue Saint- Roch- BP 74184 31031 Toulouse cedex (France).
Mail : Collectifcentrafricain@yahoo.fr

A
Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations
UN Head quarter First
Avenue at 46th Street New York,
NY 10017 USA

 

 

Objet : Situation du BURUNDI. Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme dans le préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
Fort de ce qui précède et au regard des différentes violations des Droits Humains commises sur la population civile au BURUNDI, le Collectif « Touche pas à ma constitution » condamne avec force cette barbarie révolue et exhorte l’ensemble de la Communauté Internationale et particulière votre Institution à prendre immédiatement des mesures à la dimension des actes commis.
Veuillez agréer Excellence Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de notre parfaite considération.

Fait à paris, 01. 06. 2015

Le Bureau Exécutif

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.
Ampliations :

– Présidence de l’Union Africaine
– Union Européenne
– A Son Excellence François HOLLANDE, Président de la République Française
– A Son Excellence BARACK OBAMA, Président des USA
– Fédération Internationale Droits de l’Homme (FIDH)

– La presse.

CENTRAFRIQUE : NON A LA CHASSE AUX SORCIERES ?

0

(Corbeau News Centrafrique)

simon

 

CENTRAFRIQUE : NON A LA CHASSE AUX SORCIERES ?

Bangui, (S.K) 02-06-2015

La chasse aux sorcières est par nature une opération injuste, illégale et discriminatoire pratique par les autorités actuelles de la Centrafrique en tète Madame Catherine Samba PANZA pour discréditer les vaillants fils de la Centrafrique. Samba panza Catherine, a pour objectif premier la défense du peuple et d’un État de droit, de la justice sociale et de l’égalité des citoyens devant la loi. Si un citoyen doit à l’État, celui-ci rentrera dans ses droits par la voie de légale et judiciaire ; si c’est un individu qui avait spolié les biens de l’État ou d’autrui, la victime utilisera les mêmes voies pour rentrer dans ses droits. Or ce qui se passe en Centrafrique dépasse largement notre entendement vue que l’opposition démocratique ex Fare 2011 pro-géniteur de la SELEKA brille par le mutisme total même le papa Waziba et le grand bâtonnier même son de cloche. CSP peut aller chercher d’autres alibis pour mobiliser ses sujets, si ceux-là n’ont encore rien compris de sa politique du népotisme, clanisme et régionalisme qui consiste à dire après elle ce sera le déluge non elle doit partir après la fin de la transition. Le maintien de CSP à la tête du pays serait encore une catastrophe pour Le peuple Centrafricain qui, croyant bénéficier des prébendes aléatoires du régime ou s’illusionner sur des acquis factices, sacrifie les meilleurs de ses enfants. Certes, les arnaqueurs de la république constituent une minorité au sein même du régime actuel mais par ses manières grotesques et abjectes cette minorité a souillé à jamais le nom de tout le monde. Malheureusement, l’adage dit : toutes les fourmis sont noires. Nous demandons la libération des compatriotes tel -ques KARIM MEKASSOUA, AMINE MICHEL, KOKATEET AUTRES
C’est le régime le plus médiocre que la Centrafrique ait connu. Oui, CSP doit dégager pour qu’une personnalité désignée puisse diriger le pays, et enfin qu’elle cesse de

piller les ressources de l’État en toute impunité, d’arnaquer les compatriotes, et d’apprendre à réclamer leurs droits légitimes : de l’eau potable, des centres des soins primaires, des écoles, des centres veto-sanitaires, des routes ayant accès vers des grands centres régionaux, des marchés structurés de bétail etc. etc.

SIMON KOITOUA

Centrafrique: Les Nations unies veulent enquêter sur des accusations de crimes

0

(Corbeau News Centrafrique)

munisca b

 

Les Nations unies veulent enquêter sur des accusations de crimes

Bangui, (E.Q) 31-06-2015

 

Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme a affirmé hier avoir exhorté plusieurs Etats à intensifier leurs efforts pour enquêter sur des allégations de crimes commis par leurs soldats déployés en République centrafricaine. Dans un communiqué, il fait notamment état «de meurtres de civils, d’exécutions sommaires, d’enlèvements et des cas d’exploitation sexuelle de femmes locales». «Ces allégations sont extrêmement dérangeantes», souligne M.Zeid Ra’ad Al Hussein. «La population centrafricaine avait désespérément besoin de protection. Le rôle joué par les forces internationales dans l’arrêt des combats et des massacres sectaires les plus graves en République centrafricaine est inestimable et leur présence a incontestablement sauvé un très grand nombre de vies», explique-t-il. «Cependant, dans certains cas, les protecteurs tant espérés se sont transformés en prédateurs», ajoute le Haut Commissaire. Il rappelle notamment les récentes révélations concernant des allégations d’abus sexuels de militaires français sur des enfants, qui font actuellement l’objet d’une enquête des autorités françaises. Son bureau a revu «l’ampleur du suivi sur les violations graves qui auraient été commises par des soldats appartenant à plusieurs autres contingents internationaux opérant sous l’égide de la Minusca en 2014», assure-t-il. L’affaire impliquant des soldats français avait été révélée en avril par le quotidien britannique The Guardian, sur la base d’un rapport des Nations unies contenant des témoignages d’enfants qui affirment avoir été violés par des militaires français au début de l’intervention française en Centrafrique, entre décembre 2013 et juin 2014. Selon une source judiciaire française, 14 soldats français sont mis en cause, dont trois ont été identifiés, par les témoignages de six enfants âgés de 9 à 13 ans. L’ONU a été critiquée par des ONG qui l’accusent de ne pas avoir agi assez vite et d’avoir temporairement sanctionné un fonctionnaire qui avait de sa propre initiative transmis ce rapport aux autorités françaises pour les alerter. Plusieurs autres incidents, impliquant notamment un usage excessif de la force, des disparitions forcées et des cas d’exploitation sexuelle et de violence, ont fait l’objet d’une enquête sur le terrain par des spécialistes des droits de l’homme des Nations Unies, et par la suite par la Commission d’enquête internationale sur la République centrafricaine, qui a écrit un rapport en décembre 2014.

L`expression

CENTRAFRIQUE: OU DEVRAIS JE RECONSIDÉRER LA QUESTION, A QUOI JOUENT CATHERINE SAMBA-PANZA ET SA CLIQUE ?

0

(Corbeau News Centrafrique)

Catherine Samba-Panza lors de son investiture à Bangui

 

 LES CENTRAFRICAINS SONT ILS LES DINDONS DE LA FARCE DES AUTORITÉS DE LA TRANSITION ?

OU DEVRAIS JE RECONSIDÉRER LA QUESTION, A QUOI JOUENT Catherine Samba-Panza ET SA CLIQUE ?

 

Bangui, (T.P) 01-06-2015

 

De Barthelemy Boganda à Catherine Samba-Panza, et de Abel Goumba à Mahamat Kamoun, les Centrafricains on vu du monde passé. La RCA avec ses 8 (huit) Présidents depuis l’accession à l’indépendance, et ses 24 (vingt et quatre) premiers ministres, ses 06 (six) républiques, ses 06 (six) Transitions, et son unique empire. Les Centrafricains ne sont pas sortie de l’ornière, nous en avons vu de toutes les couleurs de telle enseigne que les mauvaises langues pourraient parler de malédiction. Sommes nous en manque d’inspiration ? Que se passe t’il en Centrafrique ? Tous nos fils et toutes nos filles sur-diplômés , parsemés dans toutes les grandes universités du monde, ne sont ils pas capables de prendre la destinée de ce beau Pays ? Force est de constater que la mauvaise foie est de rigueur dans tous les Gouvernements qui se sont succèdes.

En effet le Peuple l’avait acclamé, les intellectuels l’ont validé, les Présidents de la sous région, et ceux du mon entier l’ont adoubé, les sorciers dans nos villages l’ont protégé avec les feuilles, comme le veut la coutume. Pensant aveuglément à l’unanimité qu’elle pouvait faire mieux, la joie, et la liesse populaire étaient à son paroxysme, une femme à la première institution dans toute l’histoire de la république Centrafricaine, la mère de la nation contente, toute souriante, l’on se rappelle de sa victoire au sein de l’Assemblée Nationale avec ses poings levés signe de victoire. Ne sommes nous pas prêts pour la science politique ? La science politique (ou politologie) est très ancienne. On peut considérer que les Grecs en sont les créateurs, avec notamment la République de Platon et la Politique d’Aristote, relayés par les Romains : De la République de Cicéron. Pendant une bonne partie du Moyen Âge, la politique cède la première place à la
théologie, jusqu’à ce que le Florentin Machiavel restaure cette discipline.

Mère de la Nation n’aviez vous pas étudié dans les grandes universités Européennes ? Que dis je- elle n’est pas seule à diriger le Pays- Me dira t’on, sauf qu’elle est la seule à prendre les grandes décisions.Pourquoi montrez vous aux Centrafricains que diriger ce Pays est une équation à mille inconnus qu’il faut nécessairement résoudre à l’aide des aide-mémoires ? Toutes ces questions me font rouler dans la farine, je cherche ce qui ne va pas dans ce Pays, avec nos 4.500.000 (quatre millions cinq cent mille habitants) repartis sur 623.000 Km2, pourquoi ne cultivons nous pas les critères de la méritocratie ? Sommes nous obligés d’affecter à tel ou tel poste un proche parent ? Ma désolation a atteint le point culminant, laissons cela, et travaillons, la politique du chercher à manger n’a jamais payé. La théorie du chaos traite des systèmes dynamiques rigoureusement déterministes, mais qui présentent un phénomène fondamental d’instabilité chronique,a
ppelé “sensibilité aux conditions initiales”

Nous en sommes là ? En libérant le Capitaine Eugene N’gaikosset, en scellant un pacte avec d’un coté les Anti-balakas, et de l’autre coté les Sélékas, ne cherchez vous pas à semer le chaos ? Personne n’est dupe, le Capitaine Eugène Ngaikkoset ne s’était pas évadé de prison, qu’on se le dise, il a été purement et simplement libéré pour faire le contre poids au cas ou il y’auraient des agitateurs politiques, pour qu’il les mette hors d’état de nuire,ce n’est un secret pour personne. Tous ces montages visant à déclarer sur les ondes Ndékè Luka, RFI , par la famille du soit-disant évadé ne sont quelques tours de comédie que vous nous aviez mis en évidence. Mais comme le Centrafricain ne traite que les problèmes d’actualité, ils ont vite oublié, et la famille depuis l’a retrouvé ? Pourquoi ne fait t’elle plus de déclaration ? Sans doute parce que c’était orchestrée, répétée à des fins bien précises. Nous sommes fatigués, organisons ces foutue
s Elections de préférence Libres et Transparentes ou nous serons d’une vigilance hors norme. Qui trop embrasse mal étreint, “Celui qui veut beaucoup prendre à la fois tient mal ce qu’il prend”. Qui vivra verra !!!!

DSMG- Justino ( le Bachelier de M’baiki )

 

BANGUI: “LE VRAI PILLAGE EN CENTRAFRIQUE, C’EST CE QUE FONT LA MINUSCA ET SANGARIS” DIXIT

0

(Corbeau News Centrafrique)

ABDEL 1

 

“LE VRAI PILLAGE EN CENTRAFRIQUE, C’EST CE QUE FONT LA MINUSCA ET SANGARIS”

DIXIT ABDEL KADER KALIL, GENERAL DE L’EX SELEKA

Bangui, Corbeau News Centrafrique 01-05-2015

 

“Le vrai pillage en Centrafrique, ce n’est pas ce que font les Antibalaka et Seleka, mais plutôt ce que font la MINUSCA et Sangaris”, c’est là en substance qu’a déclaré Abdel Kader Kalil, le Général de brigade de l’ex rébellion Seleka. Une déclaration faite dans un point de presse, ce dimanche 31 mai 2015, à l’hôtel du Centre à Bangui. Ce point de presse est une occasion pour le Général Kalil, de mettre à nue non seulement les opportunistes qui veulent gagner leur pain par le processus de DDRR, mais aussi les profiteurs, selon lui, des ressources naturelles du peuple centrafricain qui sont déployés dans le pays.

Pour l’ex représentant de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement Fondamental (UFDRF) fondé par l’ex président Michel Djotodia, la mise en écart du mouvement UFDRF, l’aille seleka, dans le processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) des ex-combattants est un échec. Cet échec repose, selon Général Kalil, sur la responsabilité du gouvernement de transition, la communauté internationale, la MINUSCA, l’Union européenne, l’Union africaine, la CEEAC, de la Banque mondiale et de tous les partenaires financiers du processus du DDRR, dans le cadre de la pacification de la République centrafricaine.

“L’UFDR par ma voix tient à montrer devant l’opinion nationale et internationale que l’agissement de certaines personnalités qui se réclament des politico-militaires de l’ex-seleka ou de l’UFDRF n’ont autre visé que leurs intérêts égoïstes et personnels. Le

gouvernement et la communauté internationale sont appelés à la vigilance afin d’éviter une énième crise sur le territoire national centrafricain”, a intimé Abdel Kader Kalil, Général de brigade et l’ex représentant de l’UFDRF au comité de pilotage.

L’ex représentant de l’UFDRF au comité de pilotage de DDRR a, par ailleurs, rappelé que ce mouvement est une entité clé de la crise actuelle en Centrafrique et son exclusion de DDRR est une entorse pour le retour de la paix dans le pays. Il demande, en conséquence, l’intégration obligatoire et immédiate du mouvement UFDRF de l’ex président Michel Djotodia dans ledit processus afin de favoriser, a-t-il souligné, la cohésion sociale et le retour d’une paix durable en République centrafricaine.

Tout en reconnaissant l’effort de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza avec certains membres de gouvernement qui, selon lui, se sont battus pour redonner le pouvoir l’espoir au peuple centrafricain avant de se verser sur les forces internationales qu’il accuses de pilleurs des biens du peule centrafricain. Car d’après lui, les casques bleus de la MINUSCA et les soldats français de l’opération sangaris n’ont rien foutu dans le pays si bien que leur présence ne se justifie pas. Toutefois, il n’a pas gobé de tarir le ministre Ndjono Abba qui se réclame de leader de l’UFDR avec l’envi de devenir le chef du gouvernement.

“La présidente Catherine Samba-Panza a vraiment fait des efforts s’il faut reconnaitre. Malgré son arrivée au pouvoir dans des moments difficiles, elle a réalisé ce que les hommes n’ont pas pu faire pour sortir ce pays de la crise. Il y a un membre de gouvernement qui mérite d’être félicité même s’il est difficile de reconnaitre les biens faits de l’autrui dans ce pays. Le ministre de la sécurité publique, bien que je ne le connais pas, s’est battu de son côté. La ministre d’Etat à la défense, je l’encourage pour son engagement dans les grands travaux qu’elle est entrain de mener avec le projet de la réforme des FACA. Je prie Dieu de les aider à nous conduire jusqu’aux élections, et j’appelle les Centrafricains à les soutenir”, a-t-il témoigné.

En fin, le Général de brigade Abdel Kader Kalil, a annexé à ce point de presse une liste des principaux leaders et généraux avec les mercenaires de l’UFDR qui ont marché sur Bangui afin de faire tomber le régime de l’ex président François Bozizé.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: COMMUNIQUE COORDINATION NATIONALE SECRETARIAT GENERAL

0

(Corbeau News Centrafrique)

Andjilo et ses éléments à Bangui

 

COMMUNIQUE DE PRESSE COORDINATION NATIONALE

****************

SECRETARIAT GENERAL

****************

PORTE PAROLE

****************

N°____031___ /CN/SG/PP

Bangui, (A.B), 01-05-2015

 

 DE LA COORDINATION NATIONALE   DU GROUPE D’AUTO-DEFENSE ET DE RESISTANCE POPULAIRE RELATIVE A LA DESTABILISATION DES AUTORITES  DE LA TRANSITION D’APRES  UN COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT EN DATE DU 25 MAI 2015.

Nous antibalaka libérateurs devant l’histoire, du peuple Centrafricains.
Nous contestons et rejetons en bloc les accusations fantaisiste non fondé du ministre de l’administration du territoire en sa qualité du porte parole du gouvernement, dans un communique lu sur les ondes de la Radio Centrafrique en date du 25 Mai 2015(accuse les antibalaka de déstabiliser les autorités de la transition).
Nous voulons ici dire que si le ministre ne Save pas quoi dire qu’il se taise on ne gère pas un pays avec de telle propos ou accusation, surtout que le pays viens de sortir d’une long et sanglante nuit difficile ces trop grossière comme accusation.
Nous considérons ça déjà comme une provocation de la part du gouvernement, nous prenions à témoins l’opinion national et international.
Nous considérons leurs actes comme de la machination pure et simple, juste pour saper le moral du peuple Centrafricain et boycoter les efforts fournis par les ANTIBALAKA pour un retour véritable et sincère à la paix.
Nous nous inscrivons en faux devant cette accusation voila pourquoi vous avons attendus que la présidente Catherine SAMBA PANZA revienne d’abord de Bruxelles(Belgique)  pour réagir vivement, notre silence n’est pas un signe de faiblesse, bien au contraire il témoigne de notre engagement irréversible de la reconstruction de la paix à la sortie du FORUM la République Centrafricaine n’as pas besoin de ça  aujourd’hui le peuple Centrafricain à déjà  trop déjà  souffert, il faut tirer les leçons du forum de Bangui qui a réunis  plus de 700 personne y compris vous les membres du gouvernement, c’est de la malhonnêteté intellectuelle et politique d’un  membres du gouvernement  d’avancé de telle propos  après le forum de Bangui c’est  pour ce plaire devant la présidente de la république pour resté longtemps au gouvernement est mentir au nom du peuple Centrafricain. Le peuple Centrafricain n’est pas naïf.

Ampliation :
–       Médiateur
–       Présidente de transition
–       CNT
–       Primature
–       Minusca
–       UE
–       UA
–       Ambassade de France
–       Ambassade des USA
–       Presse Nationale et Internationale
–       OCDH
–       LCDH

                                                       Fait à Bangui, le 29 Mai 2015
                                                                                 ________

                                                        La Coordination Nationale

                                                                  Le Porte Parole
                                                 Bérenger Ludovic Igor LAMAKA

BANGUI: COMMUNIQUE DE PRESSE No 001/ES/06/15/NG

0
(Corbeau News Centrafrique

thad

 

COMMUNIQUE DE PRESSE No 001/ES/06/15/NG

Bangui, (G.Z) 06-05-2015

Nous, officiers supérieurs, secondaires et hommes de rang de l’ex coalition Séléka, réunis en ce jour du 25 mai 2015, avons décidés unanimement de converger nos points de vues afin de répondre aux aspirations du peuple Centrafricain dans sa totalité et d’assurer un avenir apaisé et meilleur a notre cher et beau pays la République Centrafricain.

Pour ce faire, nous avons convenu à l’adoptions des mesures préliminaires tendant à répondre à cet objectif. Nous demandons ainsi à tous nos éléments ainsi qu’aux éléments Anti-Balaka d’être vigilants et d’appréhender les fauteurs de troubles et de la zizanie au sein de la nation Centrafricaine (si jamais vous les rencontrerez). Il s’agit en occurrence de tous ceux qui ont le sang sur les mains, qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité en RCA et qui sont sous le couperet de la justice internationale. Il s’agit en particulier de (liste non exhaustive):
– M. Nouredine ADAM
– M. Albachar FADOUL
– Col. Abdelkader KHALIL
– Col. Bichara
– Youssouf AHMAT
– Abba TOM
– Col Yahya
– Patrice Edouard NGAISSONA
– Joachim KOKATE
– Abdoulaye MISKINE
– Armel SAYO BEDAYA
– Capitaine Eugene NGAIKOISSET
– Capitaine KAMIZOULAYE
– Leopold Narcisse BARO
– GUERE- PORO
– General MANGO LAMPETIT
– Commandant RAMBO
– Richard BEJOUANE
– Col Dieudonne ORANTI
– Col 12 Puissances et consorts.

En outre, nous demandons tant aux forces de maintien de la paix Onusienne, à la force Sangaris et aux forces de l’ordre de tous les pays limitrophes de nous assister en appréhendant et en extradant vers la RCA les personnes ci-dessus cites afin de satisfaire la soif de justice que réclame la population Centrafricaine toute entière et d’amorcer un pas décisif vers l’apaisement et la réconciliation nationale.

Nous demandons aussi aux autorités de la transition de ne pas tergiverser et d’entamer les processus pouvant enclencher la détente et l’amorce d’une véritable réconciliation nationale.

Fait à Kaga-bandoro, le 25 mai 2015

Ont signés avec nous:
– Gl ZOUNDEIKO
– Col Ramadan
– Gl Ahmat FAYA
– Gl Ahmat HASSAN
– Gl Baba HISSEN
– Gl Abdallah DOURBANE
– Gl Yaya SCOUT
– Col Ali HASSAN
– Capitaine Guy Vincent NGAIPORO
– Col Hypolite NAMSONA
– Lieutnant Narcisse TOUAZOUNAM
– Eugene Alexis  KOYAYORO

CENTRAFRIQUE: DEMENTI DE MONSIEUR ERENON DOMINIQUE DESIRE

0

(Corbeau News Centrafrique)

DESIRE

 

 

DEMENTI DE MONSIEUR ERENON DOMINIQUE DESIRE

 

Bangui, (D.E), 01=06-2015

 

A en croire un article publié sur le site d’information www.afriquenewsinfo.net (http://afriquenewsinfo.net/2015/05/29/complot-qui-de-bozize-et-bida-koyagbele-veut-destabiliser-le-regime-de-samba-panza/), je serais associé à un sinistre projet politique (coup d’Etat), et serais nommé Ministre de l’Education Nationale dans un pseudo « gouvernement révolutionnaire » qui verrait le jour si ce coup d’Etat venait à être perpétré en Centrafrique.
Légaliste et démocrate convaincu, j’apporte ici un démenti catégorique à mon association à un tel projet anticonstitutionnel et antidémocratique. Je suis totalement et absolument étranger à cette conspiration politique ; je n’ai jamais été consulté ni par le futur Président « autoproclamé » ni par la future Première Ministre, ni par aucun autre membre de cet éventuel gouvernement inconstitutionnel. Je ne connais ni l’idéologie politique des conspirateurs ni leur programme politique.
Et quand bien même j’aurai été consulté, rien en moi, rien dans l’éducation reçue de mes parents, rien dans mon engagement chrétien (ancien militant, Secrétaire National et Responsable National de la Jeunesse Étudiante Chrétienne – JEC), rien dans mon cursus scolaire (notamment ancien séminariste), rien dans mon cursus universitaire (Droit notamment Droit Constitutionnel), rien dans mes convictions démocratiques profondes, absolument rien dans mon parcours et dans ma vie ne m’aurait incité à répondre favorablement à cette sollicitation pour adhérer à une quelconque funeste conjuration politique qui s’inscrit ab initio dans la violence, et qui implique nécessairement de la part des conjurés l’étonnante volonté de contourner la volonté du peuple souverain, de renverser l’ordre constitutionnel et de s’imposer par la force !
Je considère que le fait d’avoir fait figurer mon nom, sans même une consultation, sur la liste des membres d’un gouvernement qui naîtrait d’un coup d’État est une véritable provocation à l’endroit du constitutionnaliste que je suis, et qui, à ce titre, a une image à défendre partout, surtout que j’ai été formé à l’Université de la Sorbonne. Je considère aussi qu’il s’agit d’une tentative de déstabilisation à mon égard, alors que depuis ma soutenance de Thèse, je contribue de façon citoyenne et très objective à une nouvelle ingénierie constitutionnelle et institutionnelle en Centrafrique, au moyen d’analyses constitutionnelles très éclairantes régulièrement mises en ligne et sous presse à la disposition des politiques et des compatriotes (http://centrafrique-presse.over-blog.com/2015/04/fonction-de-cabinet-ou-fonction-ministerielle-eclairage-constitutionnel-sur-la-transformation-du-cabinet-presidentiel-en-gouvernemen ; http://centrafrique-presse.over-blog.com/2015/04/fonction-de-cabinet-ou-fonction-ministerielle-eclairage-constitutionnel-sur-la-transformation-du-cabinet-presidentiel-en-gouvernemen).
Je crois à un avenir meilleur pour mon pays, mais je ne crois pas que c’est en réitérant les conjurations politiques institutionnellement dévastatrices du passé (coups d’État et rébellions armées) que le changement se fera. Jamais, je ne me compromettrai et me suiciderai en tant que constitutionnaliste. Jamais de mon vivant je ne ferai partie d’un gouvernement issu de coup d’État, même contre des milliards. Je suis un homme de conviction. Je tiens l’illégalité en abomination ! Ne me provoquez pas !
Je n’ai pas besoin d’être nommé ministre pour vivre ou m’épanouir. Mon seul rêve a toujours été d’enseigner le Droit. Mon âme de constitutionnaliste et de démocrate convaincu n’est pas à vendre, que cela soit clair une fois pour toutes !

Dominique Désiré ERENON

Bangui: Le Parti, USD-COMODES : Du langage transitoire, le Gouvernement confond sécurité et paix .

0

(Corbeau News Centrafrique)

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

 

 

Le Parti, USD-COMODES : Du langage transitoire, le Gouvernement confond sécurité et paix .

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 29-05-2015

 

La RCA a besoin de la sécurité et la sécurité elle même a besoin de la force de l’État pour être instaurée.
Le gouvernement confond sécurité et paix. La RCA a besoin de la sécurité, nuance et non la paix, parce que la paix est la conséquence positive et inéluctable de la sécurité. La sécurité exprime l’ordre et la sureté alors que la paix désigne un accord, un apaisement. Nous sommes sensés comprendre que l’ordre s’impose et qu’il est de l’œuvre de l’État et que l’accord provient de ce qui est négocié d’où le DDRR.

Le DDRR appelle l’État à négocier avec des individus armés qu’il faut qualifier de hors-la-loi. Ces individus armés, ce ne sont plus des séléka ou antibalaka. Ce sont des individus qui sont libres d’actions, et qui usent de la faiblesse de l’État. Ils savent qu’avec le DDRR ils ne seront pas obligés de sortir toutes les armes qu’ils détiennent.

Le DDRR est une solution inefficace à la sécurité. Il est considéré comme une rétribution des individus qui ont mis chaos l’État et affecté toute la vie sociale d’un pays. Nous connaissons ce que cette opération a donné comme résultat par le passé. Ceux qui ont géré le DDRR, ils se sont copieusement enrichis. Le DDRR a donné une piètre performance de l’opération de désarmement et de réinsertion. Conséquence, le pays a connu à grande échelle le phénomène « ZARANGUINA » et qui a débouché par la suite à la rébellion séléka. Quand on parle de DDRR dans ce pays où le vol est devenu un levier d’enrichissement personnel, les prédateurs se frottent les mains.

Le gouvernement fait une confusion énorme entre paix et sécurité. La sécurité consiste à mettre hors état de nuire des malfrats ou bandits, traités comme hors- la-loi.

Les individus qui détiennent des armes doivent être désarmés. Il faut de la fermeté. Force doit revenir à la loi et donc à l’État. L’État doit agir contre ces individus armés. L’État a un impératif de protection et de sécurité des personnes vivant son territoire et ça il doit utiliser tous les moyens.

Nous ne voulons plus revenir sur les faits des plus atroces à décrire pour ne pas remuer le couteau dans la plaie, l’heure est à la paix et ces individus armés doivent le savoir. Le forum est passé, il y a un apaisement flatteur mais toutes les positions armées sont toujours restées comme telles.

Avec les accords signés entre les séléka et antibalaka ; les deux groupes ne doivent plus être des éléments d’insécurité pour la population. Les conflits sont définitivement finis. Ils doivent s’en remettre à l’État afin que ce dernier puisse résolument s’opposer aux individus armés qui entretiennent l’insécurité. L’État ne doit plus laisser un seul instant de replis à ces individus armés, l’État doit les obliger et utiliser la force pour les contraindre si cela est nécessaire.

Et pourtant, les forces nuisibles à la sécurité sont bien localisées, au Km5, à Boy rabe, à Boda, à Kagabandoro, à Mbrès, à N’délé, à Bambari, à Bria …
Il faut tenir à leur endroit un langage de fermeté sur le retour à la paix. L’État n’ira plus de mains mortes et qu’il est prêt à utiliser la force pour faire respecter la loi. Le langage de l’État n’est pas fort sur la question de la paix envers les forces néfastes à la sécurité. L’État les laisse faire alors que l’État a beaucoup de moyens pour faire rentrer ces individus dans la normalité. L’État doit changer de ton et agir maintenant.

La communication sur la paix, à notre avis, elle ne s’adresse qu’à la paisible population et elle n’est pas orientée vers les individus armés. Il faut les obliger à parler.

Tout se passe comme si les combattants séléka, anti-balaka et autres doivent attendre le DDRR pour parler de la paix. Le DDRR ne peut pas être la solution à la paix si l’État ne va pas chercher la paix. La vraie paix, c’est celle qui viendra de la force de l’État. L’État ne doit pas se cacher derrière le DDRR et rester sans initiatives de son côté, il doit agir avec les moyens qu’il a.

L’État doit déjà de manière progressive commencer la réinsertion de tous ceux qui veulent aujourd’hui reprendre une vie normale. Parmi les combattants séléka et antibalaka, il y a ceux qui sont en famille et qui effectivement souhaiteraient en finir avec cette merde. Il faut les aider et les accompagner maintenant à entrer dans la normalité gage de paix.

 

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

centrafrique: LIRE ET RELIRE SEMBENE OUSMANE

0

(Corbeau News Centrafrique)

ousmane

 

LIRE ET RELIRE SEMBENE OUSMANE

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 29-05-2015

 

Sembène Ousmane, l’une des figures emblématiques du cinéma africain a été honoré le 26 mai 2015 à 17 h 30 dans la salle de conférence de l’Institut GOETHE du Sénégal à Dakar, baptisé Au Cœur de la Littérature, à travers « Lire et Relire Sembène Ousmane», un livre écrit par un auteur pas de moindre, Docteur Ismaïla DIAGNE, professeur à l’Université Cheick Anta Diop.
Paru dans la production Harmattan qui accueille dans sa salle de conférence le 10 juin 2015 les amoureux du 7è art et les admirateurs de cet illustre et digne fils d’Afrique qui a marqué la littérature et le cinéma africain à travers ses œuvres, à l’occasion de l’anniversaire de sa disparition. Un ouvrage volumineux de plus de deux cent pages qui retracent la vie de Sembène Ousmane à Marseille en France quand il fut docker et son engagement volontaire dans l’armée française pendant la guerre de 1945 contre le nazisme.
Selon l’auteur qui a relaté son passé, Sembène Ousmane ne s’entendait pas avec l’autre littéraire l’ancien président feu Léopold Sédar Senghor. Les deux auteurs avaient chacun une pensée diamétralement opposé sur le développement de l’Afrique. Sembène Ousmane qui disait non au référendum de 1958 voulait une société africaine développée par les africains eux-mêmes et non par les occidentaux. Il avait horreur de l’injustice.

« Quand on sait que la vie et le courage des autres dépendent de votre vie et votre courage, on n’a plus le droit d’avoir peur », a dit le cinéaste sénégalais Sembène Ousmane.
A travers l’une de ses œuvres intitulée « le regard de la femme », Sembène Ousmane selon Ismaïla DIAGNE, a souvent posé le problème de la richesse féminine et surtout de la beauté naturelle de la femme africaine, en ressortant leurs vertus, leur ingéniosité. A titre d’exemple, les femmes africaines font toujours preuve d’ingéniosité quand il y a la crise en Afrique. En effet, c’est beaucoup plus les femmes qui se battent pour nourrir les familles sinistrées, les victimes des conflits armés. Infatigables qu’elles soient, elles n’arrêtent de porter les lourds fardeaux, protéger les enfants et les porter dans les bras et sur le dos. Au Sénégal pendant la grève des cheminots au lendemain des indépendances, ce sont les femmes qui se décarcassaient pour nourrir les foyers, et pendant le partage des rations aux grévistes, c’est toujours elles qui géraient les repas de manière équitable et personne n’en manquait. Cette valeur intrinsèque féminine reproduit par l’auteur, l’on ne trouve plus à nos femmes qui se dépigmentent au quotidien pour plaire aux hommes. Cet aspect de transformation corporelle devenue monnaie courante en Afrique a été décrié par un autre auteur sénégalais, Cheikh Abdou Abass Diop, dans son roman intitulé « De la Teranga pour Modou » dans lequel il qualifiait les femmes africaines d’aujourd’hui de « rouge et noire ». Au regard, le visage est teinté couleur rouge mais les pieds sont noirs.
Selon le cinéaste Sembène Ousmane qui aimait la beauté naturelle, la femme naturelle mérite notre confiance et notre dignité. A-t-il encore déclaré qu’ « il ne faut pas épouser une fille qui a l’âge de votre fille » dans l’un de ses romans.
Réalisateur de « les tirailleurs sénégalais », film diffusé à Bangui en Centrafrique au début de l’année 2000 dans le cadre de l’Ecran Noir, Sembène Ousmane est un créateur prolifique qui a écrit une dizaine de romans et réalisé une dizaine de films. Il n’a pas pu réaliser le projet de son dernier film et la mort l’a appelé le 10 juin 2007. Un artiste demeure immortel à travers ses œuvres. Bientôt à GOETHE INSTITUT de Dakar, une semaine culturelle pour rendre hommage au grand cinéaste africain.
Quelques titres de ses œuvres littéraires :
– Une conscience africaine
– Le mandat
– Le docker noir…
– Faat Kiné
– Le bout de bois de Dieu
– La France bleu Picardie

 

Bangui, Pierre INZA Pour CNC

Bangui: « Kolongo Plage », une initiative en faveur de la cohésion sociale à Bangui

0

(Corbeau News Centrafrique)

malien 3_modifié-1

 

 

« Kolongo Plage », une initiative en faveur de la cohésion sociale à Bangui

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique29-05-2015

 

Le port de Kolongo, situé dans le sud-ouest de la capitale centrafricaine, dans le 6ème arrondissement est devenu un centre d’attraction et de distraction pour les Banguissois. Il est créé un espace de distraction populaire dénommé « Kolongo Plage », une initiative du Président directeur général de la pâtisserie ‘’Grand Café’’ à Bangui, Alain Diab. Il est aménagé un espace au niveau de cette plage accueillant des personnes désireuses de passer des soirées où les détentes soient-elles solitaires, familiales ou corporatistes. Le bon vent chargé de la fraicheur du fleuve Oubangui souffle l’allégresse et l’ambiance. Il s’agit d’une initiative de grande portée.
En effet, le projet du PDG de ‘’Grand café’’ consiste à l’implantation dans tous les arrondissements de Bangui, des postes-café. Ce sont des espaces où les centrafricains peuvent se retrouver entre amis ou entre collaborateurs et autres, en cette période post-crise pour échanger. « Nous voulons qu’après ce conflit où les gens doivent réapprendre à vivre ensemble, créer ces espaces afin de faciliter les rencontres entre des amis longtemps disloqués et dispersés. » a fait savoir Alain Diab dans un entretien avec la rédaction. Et, selon la vision du PDG, chaque arrondissement de la ville de Bangui va très prochainement se doter de cet espace, et pourquoi pas les chefs-lieux des seize préfectures de la RCA ?
Le passage de la Compagnie Malienne à ‘’Kolongo Plage’’ a donné un ton fort à la vie sur cette installation pilote de ces postes-café. C’étaient des centaines des personnes qui ont pris d’assaut le site pour applaudir les artistes maliens dans leurs prestations. Mais après ce passage, la page a gardé son rythme, voire même qu’elle a accéléré. Car, chaque soir, des personnes venues, non seulement du 6ème arrondissement, mais de tous les arrondissements de Bangui se bousculent pour occuper des sièges. La vue très dégagée de ‘’Kolongo Plage’’ à découvert sur le fleuve Oubangui ne cesse d’attirer.
Les espaces dont il est question, ce sont des cadres comme des mini-pâtisseries, équipées de tous les services en la matière, entre autres le cafés, la boisson, etc. Donc, non seulement ces lieux permettent des rencontres et d’échanges conviviaux, mais aussi, il y a une activité lucrative qui s’y développe. « Si l’une des causes des récurrentes crises militaro-politique en RCA s’avère être le problème de chômage des jeunes, je pense qu’à travers cette initiative, beaucoup de jeunes sans emploi, en particulier ceux qui n’ont pas de qualification, peuvent trouver quelques activités génératrices de revenus qui vont les occuper. » a ajouté Alain Diab. C’est vrai que huit (8) installations de Postes-café, c’est un nombre important d’emplois.
Dompté par le succès du site pilote de ‘’Kolongo Plage’’, le PDG Alain Diab entend accélérer le processus de création des autres postes-Café des sept arrondissements restants.
L’initiative expérimentée par le PDG de ‘’Grand Café’’ reste salutaire, puisqu’elle répond justement à la double problématique de la stabilisation du pays par la création d’emplois pour les jeunes d’une part et par création d’espace de détentes et donc de lieux de distraction et d’échanges dont les centrafricains ont grand besoin en cette période post-crise.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Le parti ‘’ KNK ’’ de François Bozizé réagit aux accusations du gouvernement Kamoun

0
(Corbeau News Centrafrique)

kmk

 

 

Le parti ‘’ KNK ’’ de François Bozizé réagit aux accusations du gouvernement Kamoun

Bangui, Corbeau News Centrafrique 29-05-2015

« Le KNK rejette en bloc ces accusations ! » Telle est la quintessence du laconique communiqué de presse du KNK, signé en date du 26 mai dernier par Bertin Bea, Secrétaire général dudit parti. Ci-dessous, le communiqué.

Dans un Communiqué Gouvernemental lu sur les antennes de Radio Centrafrique en date du 25 Mai 2015 par le Ministre de l’Administration du Territoire en sa qualité de Porte-Parole, le Gouvernement a ouvertement accusé le KNK de chercher, en collaboration avec des éléments Anti – Balaka, à déstabiliser les Autorités de Transition.
Selon le Porte-Parole du Gouvernement, le KNK envisage des manifestations violentes notamment une grande marche, l’occupation de la piste de l’Aéroport International de Bangui M’poko et même de s’en prendre à l’avion présidentiel. D’après ce dernier, l’objectif recherché est la démission de Mme le Chef d’Etat de Transition.
Le KNK, Parti Politique épris de vertus démocratique et républicaine rejette en bloc cette accusation grotesque, fallacieuse et irresponsable.
En vérité, cette campagne éhontée d’intoxication et de manipulation à laquelle se livrent le Chef d’Etat de Transition et son Gouvernement n’a pour but que de masquer l’échec cuisant et désormais avéré de la Transition matérialisé par :
L’inexécution de la feuille de route de la Transition ;
L’échec du Forum National de Bangui ;
Les nombreux scandales financiers (Don Angolais, Affaire COFREXPORT acquisitions immobilières et pots de vin…) ;
Le tribalisme, le népotisme, etc.
Face à cette situation, non seulement le KNK mais aussi, les acteurs et observateurs de la vie politique nationale constatent une montée en puissance d’un sentiment de frustration et de mécontentement, potentielle cause d’une insurrection populaire qui ne saurait être imputée à un Parti Politique quelconque.
Fait à Bangui le 26 Mai 2015,

Bertin BEA

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Bichara Halladj, un commerçant du KM5 assassiné au KM5

0

(Corbeau News Centrafrique)

km52

 

Bichara Halladj, un commerçant du KM5 assassiné au KM5

Bangui, Corbeau News Centrafrique 29-05-2015

C’est horrible ! Un acte de tuerie barbare a encore entaché le processus de la paix en cours en République centrafricaine. Bichara Halladj a été tué par des hommes armés non identifié dans le 3ème arrondissement. Et, KM5, plus généralement l’ensemble du 3ème arrondissement a été paralysé.
Les boutiques sont restées closes, la circulation limitée exclusivement aux piétons, bref c’est une atmosphère de deuil qui règne, ce jeudi matin au KM 5 dans le 3ème arrondissement de Bangui. Pour cause, dans la nuit du mercredi 27 à jeudi 28 mai 2015, Bichara Halladj un commerçant habitant l’enclave musulmane de KM 5 a été tué par des hommes armés non identifiés. D’aucuns soupçonnent les Anti-Balaka d’être à l’origine de cet acte. Cet assassinat a très vite suscité la colère des musulmans de KM 5 qui ont fait irruption dans les locaux du Commissariat du 3ème arrondissement où ils ont brûlé un véhicule de la police.
Selon les informations recoupées, tout aurait commencé par une histoire de braquage. Mercredi, le véhicule de Bichara a été braqué en fin d’après-midi et les malfrats ont appelé la victime, lui demandant de leur apporter de l’argent, une somme de trois cent mille France Cfa. (3 00 000 F. Cfa), afin de récupérer son véhicule. L’homme s’est déplacé pour aller leur donner l’argent. Une fois récupérer l’argent, ces gens lui ont mortellement tiré dessus avec leur arme. « C’est dommage en cette période où nous avons estimé que tout est terminé et que nous devons tous aller de l’avant, vers la paix et la cohésion sociale, afin de développer notre pays, de voir que les anti-paix continuent de saper les efforts en cours. » a déploré Ousman Abakar, Porte-parole des musulmans de KM 5.
Igor Lamaka est Porte-parole des Anti-balaka qui n’a pas voulu faire de commentaire s’indigne plutôt du fait que le nom des Anti-balaka ne soit associé qu’aux crimes. « Nous ne comprenons pas. Toutefois, quand il y a de ces genres de ces actes barbares qui entament le processus de paix dont nous sommes partie-prenante, c’est toujours les Anti-balaka qui sont pointés du doigt. C’est déplorable. Mais, je dois vous dire que nous sommes tous choqués de cet acte comme tous les centrafricains et nous condamnons cet assassinat survenu hier. Nous demandons au gouvernement d’assurer la protection de la population. Aussi, il faudra que la justice de notre pays ouvre une enquête rapidement sur cette situation, afin que lumière soit faite sur cette situation qui nous écœure tous. » a-t-il confié.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Des deplaces de M`poko accetent les conditions de leur retour

0

(Corbeau News Centrafrique)

dpla

 

Des deplaces de M`poko accetent les conditions de leur retour

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 27-05-2015

Bangui, 26 mai 2015 (RJDH)-  Plusieurs déplacés se sont regroupés sous une bâche ce mardi 26 mai sur le site des déplacés de M’Poko, pour attendre la réception des documents leur permettant  l’accès à un badge provisoire. Ces pièces d’identification seront délivrées par la mairie en appui avec les responsables de chaque zone, afin d’avoir des kits composés des 90000 FCFA, des Bâches etc.

Sous le soleil ardent, les déplacés du site de M’Poko sont débout, d’autres sont assis sur des bancs. Sous la tente où se tiennent les réunions des responsables de la zone 10,11 et 1, les représentants du gouvernement et de l’ONG OIM se sont regroupés. Les déplacés entrent à tour de rôle. Des documents dits bordereaux leur ont été remis après une vérification de chaque entité présente pour les circonstances.

L’impatience se lisait sur le visage de ces déplacés. Ils se querellent pour les premières places. Les mères d’enfants sortaient et revenaient sitôt pour ne pas perdre leur place initiale dans le rang. De part et d’autres, des enfants pleuraient, parce qu’exposés au soleil.

Une campagne de sensibilisation s’effectue au fur et à mesure que les documents leur sont remis. Il leur est interdit de falsifier les pièces afférentes qui sont données. « En cas de perte, la reproduction de ces documents ne sera pas possible. L’acquisition des kits est conditionnée à la présentation de toutes ces pièces », a martelé un agent de l’OIM.

Selon Juliana-Christy Bouiyadiam, membre de la cellule technique d’appui et action humanitaire au ministère des affaires sociales, « le but de ce contrôle est de vérifier les personnes qui ont été enregistrées, afin de leur remettre un bordereau d’accès à des kits ».

Elle a par ailleurs souligné que ces activités concernent les déplacés venus du 3ème, 8ème, 5ème, 4ème, Bégoua et Bimbo. « La plupart des déplacés qui sont sur le site de l’aéroport sont issus de ces localités. Ils vont se présenter dans les différents commissariats de leur arrondissement afin d’avoir ces badges », a fait savoir Juliana- Christy Bouiyadiam.

Jean-Baptiste Faranzo, déplacé  du site de M’Poko se dit insatisfait par rapport à la somme de 90000 FCFA. « Le montant pour la construction ou la réhabilitation d’une maison est supérieur à ce que nous allons recevoir. Nous sommes obligés d’accepter parce qu’il faut que nous quittions ce local qui appartient à l’ASECNA (Agence pour la Sécurisation Aérienne en Afrique) », s’est-il indigné.

Environ 4319 ménages ont été enregistrés par l’OIM en collaboration avec le ministère des affaires sociales, dans le but de l’acquisition des badges qui seraient des pièces d’identification afin d’avoir accès à un appui financier et matériel.  /

Auguste Bati-Kalamet.

Centrafrique/Bangui : De retour dans les 3ème et 5ème arrondissements, les déplacés encore inquiets de leur situation sécuritaire

Bangui, 26 mai 2015 (RJDH)—Des personnes déplacées logeant les 5ème et 3ème arrondissements de Bangui sont en train de regagner leurs domiciles. Le constat est fait depuis la première semaine du mois de mai. La cohésion sociale est au centre  de vie des chrétiens et musulmans de ces  deux arrondissements.

Christella Telle,  habitant le quartier Baidi Sénégal, note que leur retour témoigne la cohésion sociale, à l’œuvre entre chrétiens et musulmans. « Présentement, chrétiens et musulmans vivent ensemble. Il n’y a plus de problèmes entre nous. Je me réjouis par ce que après notre retour nous nous fréquentons et la cohabitation pacifique est revenue », a dit-elle.

Simplice Bette, chef du quartier Baidi déplore la situation sanitaire des habitants et indique que leur habitation a été détruite, « nos frères musulmans viennent le plus souvent nettoyer leur concession  et me disent qu’ils  sont prêts à regagner leur maison. Ce qui pose problème c’est qu’une partie de leur maison a été détruite ».

« Le secteur que nous habitons est beaucoup plus touché par la crise. La nuit, il n’y a pas de lumière, ce qui nous fait peur par ce que dans le noir on ne se sent pas en sécurité », a dit Mbana Ludovic habitant du quartier Sénégal.

La même source appelle les autres déplacés à regagner leur domicile, car selon lui c’est chez sois qu’on peut être compris si on n’a des difficultés.

Depuis le 05 décembre 2013, plusieurs personnes habitant le 5e  arrondissement se sont déplacées dans les sites des déplacés suite à la crise militaro-politique centrafricaine. Au début du mois d’Avril, le gouvernement centrafricain et certains partenaires humanitaires ont enclenché le processus du retour de ces personnes. Un mois après le lancement du processus, les choses semblent marcher bien./

deplace

 

Centrafrique: L’UA engagée aux côtés de la région d’Afrique centrale (Chergui)

0

(Corbeau News Centrafrique)

algerie

 

L’UA engagée aux côtés de la région d’Afrique centrale (Chergui)

Bangui, (M.D) 27-05-2015

 

N’DJAMENA- L’Union africaine demeurera engagée aux côtés de la Communauté économique de l’Afrique centrale (CEEAC) sur le plan politique et technique, a souligné le Commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité, Smail Chergui, à l’occasion du 16ème Sommet ordinaire de la CEEAC dont les travaux ont pris fin lundi soir à N’Djamena (Tchad).

“L’Union africaine restera activement engagée aux côtés de la région : sur le plan politique, avec l’accompagnement du Conseil de paix et de sécurité qui a autorisé le déploiement de la Force multinationale mixte en janvier dernier”, a déclaré M. Chergui dans une allocution prononcée à l’occasion du sommet, qui a été marqué par la désignation du président gabonais, Ali Bongo, à la tête de la CEEAC, en remplacement du président tchadien, Idriss Déby Itno.

Sur le plan technique, a ajouté M. Chergui, l’UA est engagée dans la région, avec la contribution de la Commission à l’élaboration des documents opérationnels de la Force de la Force multinationale mixte, et sur le plan financier enfin, avec la mobilisation des ressources requises.”

“Sur ce dernier point, il me plait d’informer le Sommet, que nous avons conclu hier une consultation avec les pays de la région sur l’utilisation des fonds obtenus à ce jour et dont le montant s’élève à plus de 60 millions de dollars”, a annoncé le diplomate algérien.

Pour ce qui est de la situation en Centrafrique, M. Chergui a estimé que la tenue réussie du Forum de Bangui et l’engagement des parties au conflit pour déposer les armes a conforté la conviction de l’UA que “les Centrafricains sauront surmonter les déchirures induites par la violence inouïe qui a endeuillé leur pays.”,

“Il s’agit maintenant d’accompagner les autorités de transition et les autres parties prenantes dans la mise en oeuvre des conclusions du Forum. Je voudrais ici, à la suite du Conseil de paix et de sécurité,  souligner l’impératif de la tenue rapide des élections”.

L’Union africaine, à travers sa Mission en Centrafrique et

pour l’Afrique centrale, continuera à appuyer le processus en cours.

D’autres questions, notamment celle de la mise en oeuvre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région – auquel sont parties plusieurs Etats membres de la CEEAC – à la promotion de la sécurité maritime, ont été abordées à l’occasion du 16 sommet ordinaire de la CEEAC.

Pour ce qui est de la crise politique au Burundi, M. Chergui a réitéré l’appel du Conseil de paix et de sécurité aux parties burundaises pour qu’elles privilégient la voie du dialogue, celle de la raison, pour préserver les acquis enregistrés grâce à l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation et épargner à leur pays les affres de la violence et de l’instabilité”.

La situation dans ce pays des Grands Lacs, sera à l’ordre du jour d’une réunion prévue dimanche 31 mai à Dar Essalam (Tanzanie).

Centrafrique : Élections au moins 17 millions de dollars manquent à l’appel

0
(Corbeau News Centrafrique)

cat

 

Élections au moins 17 millions de dollars manquent à l’appel

Bangui, (J.A.F) 27-05-2015

À l’ouverture d’une conférence sur l’aide à la Centrafrique à Bruxelles, la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a exhorté mardi la communauté internationale à verser l’aide promise au pays, notamment pour financer des élections d’ici à la fin de l’année.

“Je réaffirme ici ma détermination à organiser des élections démocratiques et crédibles (…) En tout état de cause, ces élections se tiendront avant la fin de l’année 2015”, a déclaré, le 26 mai, Catherine Samba-Panza, à l’ouverture d’une conférence sur l’aide à la Centrafrique à Bruxelles.

“Le processus électoral qui placera à la tête du pays un pouvoir démocratique est une priorité claire et absolue, a assuré la présidente de transition centrafricaine, et seules des contraintes logistiques et budgétaires sont responsables [du] report” des scrutins présidentiel et législatifs initialement prévus avant le mois d’août.

“Nous n’avons pas assez de ressources pour financer ces élections”, a abondé Florence Limbio, ministre centrafricaine de l’Économie, en marge de la conférence. Elle a chiffré les fonds manquants à 17 millions de dollars et souligné que le pays ne dispose que de six à huit mois, pas plus, pour organiser le scrutin.

Les deux responsables ont reçu le soutien d’Annick Girardin, secrétaire d’État française au Développement. “Malheureusement, le financement du processus électoral n’est pas assuré, 20 millions de dollars restent à trouver. J’appelle tous les bailleurs à se mobiliser”, a-t-elle dit.

>> Lire aussi : Catherine Samba-Panza reçue le 27 mai à l’Élysée

Seulement 21 % de 613 millions de dollars débloqués sur le plan humanitaire

Sur le seul plan humanitaire, l’ONU a estimé les besoins d’aide de la Centrafrique à 613 millions de dollars pour 2015. “Mais seulement 21 % de ce montant a effectivement été versé à ce stade”, selon Samba Panza. “Nous avons eu beaucoup d’annonces, d’intentions, mais les décaissements des fonds n’ont pas suivi les attentes”, a souligné la présidente de la transition centrafricaine.

La Commission européenne a annoncé mardi un relèvement de son aide humanitaire de 10 millions d’euros, portant à près de 100 millions l’aide prévue en 2015. La France a promis de son côté 35 millions d’euros cette année.

holland

Bangui: Les 4 vérités de GLGD à Madame SAMBA-PANZA Catherine Cheffe de l’Etat de la Transition.

0

(Corbeau News Centrafrique)

GOPHRE

 

Les 4 vérités de GLGD à Madame SAMBA-PANZA Catherine Cheffe de l’Etat de la Transition.

Bangui, (D.L.D)27-05-2015

Objet : «Le pouvoir transforme l’Homme, les réseaux de la tyrannie».

Chère Compatriote Madame la Présidente,

Etant Centrafricain au même titre que vous je serais pas indifférent de la souffrance de mes compatriotes, raison pour laquelle au nom du principe de la vérité qui n’est pas bonne à dire mais qui rend généralement service, je suis obligé de prendre ma plume en ma qualité de Défenseur des Droits de l’Homme pour vous remettre la pendule à l’heure même si les autres n’arrivent à dire haut ce qu’il faut jamais dire à la Reine par crainte de mourir pourtant c’est le chemin de tout le monde!

Comme disait John Ruskin les promoteurs du désastre en arrivent maintenant eux-mêmes à déplorer la dégradation de la vie à laquelle nous sommes parvenus. En se joignant au chœur des pleureuses, en proposant même leurs services (selon le principe du racket) pour remédier illusoirement à ce qu’ils ont réellement détruit, ils essaient de faire oublier leur part prépondérante dans le saccage. Aussi continuent-ils à insinuer que si le cours de l’économie échappe visiblement à tout le monde, personne en particulier en profiterait et n’aurait intérêt à ce que cette démence se poursuive. Les plus retors, pensant au personnel politique, dont la tâche principale consiste à persuader les populations que leur intérêt est de s’en remettre totalement à eux et d’admettre que leurs choix arbitraires servent l’intérêt général, ont l’impudence de poser aux commis dévoués assumant dans l’adversité les charges collectives; ce sont bien entendues les mêmes qui envoient la troupe quand la société songe à emprunter d’autres voies que les leurs.

«Après avoir anéanti les perspectives qui se formaient, que rien d’autre n’est possible de vouloir mettre le peuple à la soumission éternelle aux profits des intérêts immoraux».

Très Chère Madame la Présidente,

Certains Politologues disent« Le peuple est un véritable fond de commerce pour les politiciens insensés »alors face à cette affirmation vous allez me permettre de vous poser la question suivante :

Avez-vous un de vos enfants qui passent la nuit dans le camp des déplacés (les réfugiés)?

Lorsque vous êtes souvent à table entrain de jouir des privilèges du pouvoir qui est l’émanation de tout un peuple, pensez- vous qu’une seule fois qu’il existe sur cette terre certaines personnes qui vivent la grande misère et que la gestion de la souffrance humaine est souvent horrible?
Certes, le bonheur de tout un peuple n’est pas souvent une équation facile à résoudre, mais le bon sens qui est la raison est certainement le point fort de l’animal politique qui doit impérativement transformer positivement la vie de tout un peuple. Comme la vérité est la meilleure chose partagée au monde, afin de ne pas être être complice de la souffrance de mes compatriotes j’arrive à vous dire les

choses de manière rationnelle.

A ma connaissance la période de la transition misérable est passagère comme le vent qui souffle et qui fait souvent des dégâts collatéraux. Hier je disais la même chose à vos prédécesseurs qui pensent que le pouvoir est éternel dommage ! Seule la courbe de l’histoire entrain d’établir la vérité. Républicain d’appartenance, que je suis-je vous demanderais vraiment de lire et de relire cette lettre, je ne dis pas que je prêche la parole d’évangile mais c’est un constat fait par un Leader d’Opinion qui milite pour la cause d’un peuple en détresse.

Peut être d’autres mauvaises langues vont certainement faire une mauvaise interprétation de cette lettre on disant la chose suivante : c’est par ce que le compatriote Godfroy-Luther GONDJE-DJANAYANG a été exclut au FORUM DE BANGUI malgré sa victoire légale il ne peut que prendre une telle position à votre égard. Mais soyez rassurer que ma mission de la défense de ce peuple ne date pas que depuis votre prise de pouvoir mais c’est le fruit d’un long combat dont je citerai en guise d’exemple l’idée de la mise en place d’un Tribunal Pénal Spécial en Centrafrique ou je suis le premier revendicateur pour vous dire… je ne suis pas dans la logique de la mendicité mais je reste et je demeure un Homme de conviction.

Chère Compatriote Madame la Présidente, les Autorités de la Transition peuvent me dire en quoi le retrait de titre de voyage à certains compatriotes est devenu maintenant une forme de terreur et qui viole au grand jour le principe de la liberté d’aller et de venir? La feuille de route de la Transition qui consiste à l’organisation transparente et démocratique des élections se limite maintenant aux multiples retraits des titres de voyage sans le respect de la procédure des lois de la République ? L’insécurité qui est le bonheur de votre système managérial peut me fournir une réponse précise après avoir passé plus de temps au plus haut niveau de l’État?

Avec l’allure ou vont les choses, je vous pose la question de savoir si effectivement les élections seront organisées afin de permettre au peuple Centrafricain de reprendre son destin en main ? Ou bien nous allons vivre d’ici là un phénomène de l’empire transitionnel?

«Tout pouvoir en perte de vitesse accélère souvent dans la direction qui peut faire que des victimes».

Recevez chère compatriote Madame la Présidente Cheffe de l’État de la Transition, l’expression de mes sincères salutations patriotiques.

Fait à Paris, le 27. 05. 2015

Godfroy-Luther GONDJE-DJANAYANG.
Leader d’Opinion, Défenseur des Droits de l’Homme.

Centrafrique: Un avocat Kenyan propose du bétail contre la fille d’Obama

0
(Corbeau News Centrafrique)

president fille

 

Un avocat Kenyan propose du bétail contre la fille d’Obama

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 27-05-2015

Kenya le jeune Felix Kiprono est tombé amoureux de la fille du président des États-Unis et propose en échange 50 vaches, 70 moutons et 30 chèvres.
Un avocat kényan propose 50 vaches, 70 moutons et 30 chèvres au président américain Barack Obama en échange de la main de sa fille Malia, âgée de 16 ans, a indique ce mardi 26 mai 2015 le journal kényan The Nairobian.

«Je m’intéresse à elle depuis 2008», a expliqué le jeune avocat Felix Kiprono dans un entretien au Nairobian. A cette époque, le président Obama était en campagne pour son premier mandat et sa fille Malia avait 10 ans.

Un cœur fidèle

«Pour tout vous dire, je ne suis sorti avec personne depuis et j’ai promis de lui être fidèle. J’ai confié ça à ma famille et ils sont prêts à m’aider à rassembler le prix proposé pour la jeune fille», a-t-il dit.

Il a dit espérer que le président Obama emmènerait sa fille avec lui en juillet, lors sa première visite au Kenya d’où son père est originaire, durant laquelle l’avocat prévoit de faire sa demande au dirigeant américain. La grand-mère de M. Obama, qui a dépassé 90 ans, vit toujours à Kogelo, dans l’ouest du Kenya.

Un avocat kényan propose 50 vaches, 70 moutons et 30 chèvres au président américain Barack Obama en échange de la main de sa fille Malia, âgée de 16 ans, a indique ce mardi 26 mai 2015 le journal kényan The Nairobian.

«Je m’intéresse à elle depuis 2008», a expliqué le jeune avocat Felix Kiprono dans un entretien au Nairobian. A cette époque, le président Obama était en campagne pour son premier mandat et sa fille Malia avait 10 ans.

Un amour vrai et simple

«Les gens pourraient croire que je suis intéressé par l’argent de la famille Obama, mais ce n’est pas le cas. Mon amour est réel», a assuré l’avocat.

Il a indiqué vouloir mener «une vie simple» s’il parvenait à épouser la jeune fille. «J’apprendrai à Malia à traire une vache, à cuisiner l’ugali (un gruau de maïs) et à préparer le mursik (lait aigre traditionnel) comme toutes les autres femmes kalenjin», a précisé le Kényan.

Bangui, Madison KOSSI Pour CNC

Bangui: Journée internationale des télécommunications célébrée en Centrafrique

0

(Corbeau News Centrafrique )

telecel

 

 

Journée internationale des télécommunications célébrée en Centrafrique

Bangui, Corbeau News Centrafrique 27-05-2015

 

La République centrafricaine, à l’instar de la cinquantaine des pays membres de l’Union internationale des télécommunications (UIT) a célébré ce 23 mai 2015, la Journée internationale des télécommunications. Les manifestations qui ont mobilisé les cadres et agents de toutes les sociétés de téléphonie mobiles en Centrafrique, à savoir MOOV, TELECEL, ORANGE, AZUR, ainsi que les cadres du département des Postes et télécommunications, ont été ponctuées par la conférence de presse animée par le ministre des Postes et télécommunications, chargées des nouvelles technologies, Bounandele KOUMBA dans l’auditorium de l’Alliance française de Bangui.
Selon le Ministre Bounandele KOUMBA, « la RCA a connu un essor économique remarquable, à travers les télécommunications dans les années 80, notamment avec les services qu’offrait SOCATEL tels que le Téléphone fixe, le Telex et le Fax. La libéralisation du marché des télécommunications en 1996 et l’implantation de plusieurs opérateurs de téléphonie mobile ont permis de désenclaver nos zones rurales. Aussi, l’introduction de l’Internet en République centrafricaine par SOCATEL et son développement que l’on connait aujourd’hui, à travers les réseaux de 3ème génération des sociétés telles que ORANGE et TELECEL, permettent aux centrafricains de vivre une dimension nouvelle de l’ère technologique. Cette nouvelle vision a permis aux populations de changer leur manière de s’informer, de communiquer et de se former. Même les services bancaires en Centrafrique utilisent les outils de télécommunications et TIC pour échanger avec leurs clients, à travers les services SMS banking, etc. »
Le thème mondial retenu cette année pour la célébration de la Journée des télécommunications est : « Les télécommunications et technologies de l’information et de la communication, moteurs de l’innovation » qui met en évidence quelque chose qui existe déjà et qui se vit par les populations mondiales tenues en haleine aujourd’hui par les produits NTIC. D’ailleurs, quasiment rien ne se fait dans le monde moderne actuel sans tenir compte des nouvelles technologies. La RCA quant à elle, célèbre cette 150ème anniversaire des télécommunications sous le thème de « La paix et la cohésion sociale, agir avec les télécommunications et les TIC », tenant justement en compte le contexte post-crise dans le pays. Il s’agit pour les Ministère des Postes et télécommunications de mettre en exergue les atouts que procurent les NTIC au service de la paix et la cohésion sociale devenues denrées rares aujourd’hui en Centrafrique. « On peut appeler pour dire des mauvaises choses certes, mais je crois qu’on peut appeler également et surtout pour se rapprocher, pour faire la paix. » a déclaré Bounandélé KOUMBA en réponse à une question d’un journaliste.
Malheureusement, la contribution des télécommunications à l’économie nationale a fortement chuté ces derniers temps. D’une part, la SOCATEL et la Poste souffre de vétusté d’équipements qui ne permettent pas à ces structures de tenir le pari. D’autre part, la dernière crise militaro-politique est citée comme la cause fondamentale, ayant non seulement provoqué la destruction massive des installations des sociétés de téléphonie mobile, mais aussi, elle a entraîné le manque d’investissements des opérateurs pour une meilleure qualité de services. Et le ministre n’a pas manqué de souligner cela, car dit-il, « Depuis quelques années, les télécommunications et les TIC en République centrafricaine connaissent une situation morose. Cela est ressenti sur les différents segments des marchés du secteur. »
Certes, les difficultés sont énormes, mais Bounandélé KOUMBA ne voit pas les choses de manière alarmiste, le membre du gouvernement table plutôt sur défis à relever, et des dispositions et des mesures sont en train d’être prises au niveau du gouvernement à cet effet. « Il nous faudra redoubler d’efforts pour que l’innovation technologique puisse nous permettre de consolider la paix et la cohésion sociale retrouvées dans notre pays […] Il s’agit entre autres pour la SOCATEL, opérateur historique qui connait des difficultés de rechercher un partenaire stratégique fiable pour la relance de ses activités ; l’Agence de régulation des télécommunications, de mettre à profit le véhicule de contrôle que nous venons d’acquérir, en vue de déceler les utilisateurs illicites des fréquences et de sanctionner les contrevenants conformément aux dispositions légales. De plus, les mesures seront prises par l’ART pour que l’épineux problème de la qualité de services offerts par les réseaux des opérateurs de téléphonie mobile puisse être résolu, en vue d’atténuer la souffrance des consommateurs que nous sommes. » a déclaré le Ministre Bounandélé en réponse aux questions des journalistes.

telecel2

Bangui,Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: CHARTE CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION DU 18 JUILLET

0
(Corbeau News Centrafrique)

DDE 2

 

CHARTE CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION DU 18 JUILLET 2013

ET POSSIBILITE DE PROLONGATION DE LA TRANSITION

Par Dr. Dominique Désiré ERENON,
Constitutionnaliste et Internationaliste.
« Cogitationis poenam nemo patitur ».
In memoriam Barthélémy YANGONGO-BOGANDA,
Ancien Professeur des Facultés de Droit à l’Université de Bangui.

Bangui, (D.E) 26-05-2015

Telle la fumée, le crépuscule de la transition que beaucoup, il y a peu, croyaient apercevoir à l’horizon a fini par disparaître. Pourtant, il fallait bien s’y attendre, du moins pour les spécialistes et observateurs avisés de la politique centrafricaine ! Véritablement, le Forum de Bangui (4-11 mai 2015), sur proposition de la Commission Gouvernance, a recommandé, entre autres, la prolongation de la transition. Cependant, si la prolongation souhaitée par le Forum de Bangui est permise, il reste qu’elle est loin d’être acquise, et cela pour plusieurs raisons définies à l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013.
Quand bien même hautement respectable de par sa composition et de certaines de ses recommandations, l’assemblée citoyenne centrafricaine qu’à constitué le Forum de Bangui n’est pas attributaire d’une compétence parcellaire en matière de prolongation de la transition, si l’on ne s’affranchit guère des dispositions de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013. En considération de cette vérité constitutionnelle, la démarche du Forum de Bangui, ainsi que l’explicitera et le révélera l’argumentation à suivre, n’a pas per se valeur de décision de prolongation de la transition.
Tout d’abord, rappelons utilement que la transition politique a débuté le 11 janvier 2013 avec la signature des Accords de Libreville que certains avaient très abusivement qualifiés d’engagements internationaux[1]. Aux termes de ces textes notamment de l’Accord Politique, si le Président François Bozizé devait demeurer en fonction jusqu’au terme de son mandat en 2016 (article 1er ), il n’était plus auréolé de l’hyper-puissance présidentielle des années d’antan. Premièrement, un gouvernement de transition lui fut imposé (article 2), et de surcroit placé sous la direction d’un Premier Ministre issu de l’opposition et dont la désignation relevait exclusivement de la compétence de l’opposition (article 4) ; ce qui, pour le Président François Bozizé, ne pouvait être reçu autrement que comme un affront politique de taille. Deuxièmement, le même Accord Politique de Libreville interdisait au Président François Bozizé de révoquer les membres du gouvernement de transition (article 3). Enfin, le même Président François Bozizé devait être frappé d’inéligibilité à l’élection présidentielle de 2016 (article 1er) ; ce qui n’était en réalité qu’une réaffirmation de l’article 24 al. 2 de la Constitution du 27 décembre 2004, réaffirmation rendue nécessaire du fait de l’intention prêtée à l’époque, à tort ou à raison, au Président François Bozizé de vouloir être candidat en 2016 en violation de l’article 24 al. 2 de la Constitution du 27 décembre 2004 : « La durée du mandat du président de la République est de cinq ans. Le mandat est renouvelable une seule fois ».
Comme il fallait s’y attendre pour tous les spécialistes et observateurs avertis de la politique Centrafricaine, les Accords de Libreville sont très vite torpillés notamment en ce qui concerne la désignation du Premier Ministre Nicolas Tiangaye et la formation du gouvernement d’union nationale. L’interprétation et l’application litigieuses de ces textes de Libreville ont eu pour principale conséquence d’exacerber la crise politique, laquelle débouche le 24 mars 2013 sur l’auto-proclamation présidentielle de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka. Les nombreux sommets des Chefs d’Etat de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) contribuent à donner progressivement naissance aux institutions de transition notamment, le Conseil National de Transition (CNT), la Cour Constitutionnelle de Transition, le remaniement du gouvernement de transition. Le 18 juillet 2013, la Charte Constitutionnelle de Transition est promulguée par Michel Djotodia, lequel prête serment le dimanche 18 août 2013. Cette brève présentation de l’évolution de la transition suggère fortement d’aborder la question de la durée de cette transition.
Du 11 janvier 2013 au 18 août 2013, sept mois et une semaine se sont écoulés, mais ne doivent pas être considérés ou décomptés de la durée fixée par l’article 102 al. 1er de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013 : « La durée de la transition est de dix-huit (18) mois, portée à vingt quatre (24) mois sur avis conforme du Médiateur ». Mais cette disposition constitutionnelle ne peut être considérée et interprétée isolément. Elle doit être combinée à l’alinéa 3 de l’article 102 du même texte constitutionnel qui fixe le point de départ de la durée de la transition au jour de la prestation de serment du Chef de l’État de Transition : « La période de transition débute par une cérémonie officielle après l’entrée en vigueur de la présente Charte Constitutionnelle de Transition. Les Juges constitutionnels et le Chef de l’État de Transition prêtent serment à cette occasion ». Or, Michel Djotodia, a prêté serment le 18 août 2013[2]. Il suit de là que le délai constitutionnel de 18 mois ne court ou ne se décompte qu’à partir du 18 août 2013.
Ainsi, si l’on considère la période 18 août 2013-18 février 2015, la transition a duré 18 mois. Les élections n’ayant pas pu se tenir dans le délai prescrit par la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013, Denis Sassou Nguesso, Médiateur International dans la crise Centrafricaine a indiqué dans une lettre datée du 22 décembre 2014 que la durée de la transition était portée à 24 mois (6 mois de plus), c’est-à-dire jusqu’au 18 août 2015[3]. Cette première prolongation est conforme à l’alinéa 2 de l’article 102 précité de la Charte Constitutionnelle de Transition.
Aujourd’hui et depuis la fin du Forum de Bangui le 11 mai 2015, la question d’une nouvelle prolongation est posée, même si on ne sait pas encore s’il s’agit d’une deuxième ou mieux de la seconde prolongation. S’il est vrai que seul l’avenir dissipera cette incertitude, on est au moins aujourd’hui fixé sur la procédure de la prolongation envisagée par le Forum de Bangui. Effectivement, les modalités de cette prolongation sont définies à l’article 102 alinéa 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition : « En cas de nécessité, la durée de la transition peut être examinée par la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC sur proposition conjointe et motivée du Chef de l’État de la Transition, du Premier Ministre et du Président du Conseil National de Transition ». Il résulte que la prolongation de la durée de la transition est soumise à des conditions tant de fond que de forme.
I/ UNE PROLONGATION POSSIBLE EN CAS DE NÉCESSITE
Par l’expression « en cas de nécessité » énoncée tout au début de la disposition de l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition, il faut entendre là condition majeure pour pouvoir parvenir à la prolongation de la durée de la transition. De prime abord, on observe que l’expression « en cas de nécessité » est d’une ambigüité saisissante et déconcertante pour l’analyste. En droit, l’interprétation s’impose en présence de tout texte obscur. En application de ce principe, on doit ici rechercher le sens exact de l’expression « en cas de nécessité ». En droit pénal, l’état de nécessité constitue un fait justificatif d’une infraction et une cause exonération de la responsabilité pénale[4].

Mais, à l’opposé du droit pénal, l’état de nécessité dont il est question dans l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition doit s’entendre de toute circonstance étant de nature à justifier la prolongation de la durée de la transition.
Le premier cas de nécessité ou fait constitutif de motif sérieux d’une possible prolongation de la durée de la transition est l’impossibilité d’organiser les élections dans le délai requis. Ce constat est aujourd’hui celui d’une très grande majorité de centrafricains. On sait que lors du Forum de Bangui tenu du 4 au 11 mai 2015, les participants, notamment ceux de la Commission Gouvernance, ont d’abord affirmé qu’il était impossible de tenir les élections en août prochain, avant de recommander une prolongation de la transition. Cette prolongation est nécessaire pour réunir les conditions idoines d’organisation des élections générales, présidentielle et législative. L’Autorité Nationale des Élections (ANE) dit ne pas être prête, ni financièrement ni techniquement pour la tenue des élections.
D’une part, les autorités de transition n’arrivent à payer les salaires des fonctionnaires qu’avec l’aide extérieure, par exemple grâce au geste généreux et inoubliable du Président Congolais Denis Sassou Nguesso, à l’aide renouvelée de la France, et plus récemment grâce au don de 6 milliards de F CFA octroyés par la Banque Mondiale le 23 mai 2015[5]. L’État centrafricain qui est ainsi financièrement exsangue n’est pas en mesure de financer les élections. Comme pour les élections de 1993, 1999, 2005 et 2011, les autorités de transition ainsi que l’Autorité Nationale des Élections ont les yeux tournés vers l’extérieur pour réunir les fonds nécessaires. Or, à ce jour, l’Autorité Nationale des Élections indique que les promesses des dons ou contributions financières émanant de la communauté internationale ne sont pas encore toutes honorées, alors que quelques semaines seulement nous séparent de la date butoir de la fin de la transition (18 août 2015). Non seulement le matériel électoral qui est souvent commandé à l’étranger coûte cher (urnes, panneaux électoraux, isoloirs et autres accessoires), mais l’ANE doit aussi prendre le temps de veiller à la qualité de leur fabrication, de leur confort, de leur maniabilité, de leur acheminement depuis l’étranger, de leur dispatching auprès des démembrements locaux de l’ANE, de leur stockage et de leur sécurité.
En outre, on doit comprendre que si la quasi-totalité des candidats à l’élection présidentielle, membres de la Commission Gouvernance, ont subitement renoncé à leur exigence d’une tenue rapide des élections, et ont finalement soutenu l’idée d’une prolongation de la transition, c’est très fort probablement parce qu’ils ne sont pas en réalité prêts à ce jour pour aller aux élections. Par leur adhésion à l’idée d’une possible prolongation de la tradition, ces candidats auraient ainsi en tête la volonté de s’accorder encore ou plus de temps afin de mieux se préparer individuellement, notamment en recherchant et mobilisant, sur les plans national et international, les ressources financières et matérielles nécessaires à leur propagande électorale. Dans cet état de choses, on doit dire que le problème financier est finalement général parce que commun à l’Etat, à l’organe chargé des opérations électorales (ANE) et aux candidats aux élections présidentielle et législative.
D’autre part, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) soutient n’avoir pas encore réuni les conditions techniques pour organiser les élections. Même si la biométrie a été abandonnée, car très couteuse, beaucoup d’autres conditions techniques doivent être réunies, et tout cela nécessite du temps. L’ANE doit pouvoir former et installer les membres de ses propres démembrements sur l’ensemble du territoire national. L’ANE doit pouvoir aussi procéder au recrutement et à la formation des agents recenseurs, lesquels seront à leur tour chargés du recensement général de la population. L’ANE doit pouvoir inscrire les citoyens en âge de voter sur les listes électorales, leur délivrer des cartes d’électeurs, et confectionner les bulletins de vote.
Tous ces développements précédents permettent de conclure à l’impossibilité de tenir les élections dans le délai devant expirer le 18 août 2015, et constituent par voie de conséquence des motifs sérieux d’une prolongation de la transition telle que recommandée par la Forum de Bangui.
Enfin, l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition englobe aussi d’autres cas de nécessité pouvant justifier une prolongation de la transition. Certes, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) peut être financièrement et techniquement prête pour organiser les élections, mais la tenue effective des élections peut être suspendue ou reportée par la survenance d’une ou de plusieurs circonstances exceptionnelles.
II/ UNE COMPÉTENCE ESSENTIELLEMENT ATTRIBUEE AUX CHEFS D’ETAT DE LA CEEAC
Mais l’état de nécessité ne suffit pas pour que soit prolongée la durée de la transition au-delà de 24 mois. Deux grandes formalités doivent aussi être accomplies, comme l’indique l’article 102 al.2 de la Charte Constitutionnelle de Transition : « En cas de nécessité, la durée de la transition peut être examinée par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC sur proposition conjointe et motivée du Chef de l’État de la Transition, du Premier Ministre et du Président du Conseil National de Transition ».
En premier lieu, pour obtenir une prolongation de la transition au-delà de 24 mois, conformément à l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013, il appartient aux trois principales autorités de Transition d’en adresser la demande à la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC.
En second lieu, l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition impose que la saisine de la Conférence des Chefs d’État de la CEEAC soit « conjointe et motivée » En d’autres termes, Catherine Samba-Panza, Cheffe de l’Etat de Transition, Mahamat Kamoun, Premier Ministre et Chef du Gouvernement de Transition, et Alexandre Ferdinand Nguendet, Président du Conseil National de Transition doivent se concerter, discuter et s’accorder sur le contenu de la demande de prolongation. Celle-ci doit être signée des trois autorités visées. La question la plus importante qui requiert absolument l’accord de volonté des trois autorités est celle de la durée nécessaire pour retourner sereinement à l’ordre constitutionnel. A cet égard, les autorités visées par l’article 102 al. 2 et ci-dessus citées ne devraient pas se soustraire à la consultation obligatoire et préalable de l’Autorité Nationale des Élections, organe chargé des opérations électorales, le seul à même de définir un chronogramme électoral précis tenant compte du parcours déjà accompli et du parcours restant à ce jour pour parvenir aux élections que tout le monde veut libres, transparentes et équitables, bref incontestables.
Soulignons que quand bien même la demande de prolongation serait motivée, l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition ne fait pas peser sur la Conférence des Chefs d’État de la CEEAC l’obligation d’examiner, et surtout pas de faire droit à cette demande. L’article précité s’analyse en une simple faculté : « la durée de la transition peut être examinée ». Il est loisible à la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC de siéger, d’examiner la demande des trois principales autorités de Transition. Si la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC accepte d’examiner la demande, elle dispose d’une liberté d’appréciation de la demande. Deux possibilités s’offrent à elle.
D’abord, la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC peut décider de prolonger la durée de la transition. En cette hypothèse, c’est elle qui déterminera le nombre de semaines ou mois supplémentaires que durera la transition. Par exemple, les autorités de transition peuvent proposer 6 mois de prolongation, mais la Conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC peut plutôt décider d’une prolongation de 2, ou 3 mois au maximum. On ne voit pas comment le Médiateur International de la crise centrafricaine, le Président Congolais Denis Sassou Nguesso, qui a insisté le 04 mai à l’ouverture du Forum de Bangui pour que les élections se tiennent avant le 18 août 2015, va opérer un virage à 180° en s’employant à convaincre ses pairs de la CEEAC d’une prolongation de la transition de 6 mois ! Catherine Samba-Panza, la Cheffe de l’État de Transition parle de fin d’année 2015 au mieux pour l’organisation des élections, mais il est fort à craindre qu’elle ne soit pas finalement suivie par la Conférence des Chefs d’État de la CEEAC si ces derniers estimaient que les fonds nécessaires à financer les élections seraient à la portée de l’ANE d’ici peu.
Enfin, la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC peut très bien rejeter la demande de prolongation de la transition. Toutefois, cette hypothèse est fort improbable. Un éventuel refus de la part de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC pourrait être motivé par une demande de prolongation non motivée ou insuffisamment motivée par les trois principales autorités de la transition, comme le requiert l’article 102 al. 2 précité. Le refus de prolongation peut aussi traduire une lassitude des Chefs d’État de la CEEAC à l’égard de la crise centrafricaine. Si l’on se retrouve dans ce cas de figure, la principale conséquence sur le plan politique est d’une grande évidence pour tous.
CONCLUSION
Une transition politique n’est pas un mandat au sens constitutionnel ! D’ici le 18 août 2015, la transition aura atteint 24 mois (2 ans). Si l’on remonte à la période du 11 janvier 2013, date de signature des Accords de Libreville, on sera même à 31 mois de transition. Toute transition, en tant que situation institutionnelle anormale, n’a pas vocation à durer au-delà d’une période raisonnable !
Les autorités de transition n’ont pas été élues par le peuple centrafricain, ne disposent pas d’un programme à proprement parler, mais sont uniquement chargées de la mise en œuvre d’une simple « Feuille de Route de la Transition » au sens de l’article 37 de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013 : « Le Premier Ministre, en concertation avec le Chef de l’État de la Transition, met en œuvre la Feuille de Route de la transition ». Or, cette Feuille de Route vise : premièrement, la restauration de l’autorité de l’Etat (sécurité nationale, retour des personnes déplacées et exilées, justice transitionnelle pour les victimes, amorce du long processus de réconciliation nationale) ; deuxièmement, la relance de l’appareil administratif et de l’économie nationale ; enfin, l’organisation des élections générales pour permettre le retour à l’ordre constitutionnel.
Une transition politique n’est pas un mandat au sens constitutionnel ! D’un côté, se vautrer dans une transition élastique à souhait, c’est comme marcher vers une jungle. De l’autre côté, une élection précipitée, mal préparée, mal organisée et contestée est un scrutin dépourvu de sa vertu démocratique, et est comparable à un citron pressé et vidé de son jus. Dans ces conditions, c’est le retour assuré à la case départ. De ces deux considérations, naîtra la solution politique idoine pour tous.
D’ici peu, on sera fixé par rapport à la Décision de la Conférence des Chefs d’État de la CEEAC sur la demande de prolongation de la transition que lui soumettront conjointement les trois autorités de la transition, en application de l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle du 18 juillet 2013.
Analyse strictement constitutionnelle !

Fait à Paris, le 25 mai 2015.
Dr. Dominique Désiré ERENON, Constitutionnaliste et Internationaliste.

______________________________________
[1] http://centrafrique-presse.over-blog.com/article-modifications-de-la-constitution-par-l-accord-politique-de-libreville-et-par-le-president-de-la-repu-115314973.html
[2] http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20130818164937/
[3] http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150105135408/,
http://centrafrique-presse.over-blog.com/2015/01/lu-pour-vous-centrafrique-la-transition-officiellement-prolongee-jusqu-a-aout-2015.html
[4] L’article 122-7 du Code Pénal Français dispose : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui, ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien sauf s’il y’a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace ».
[5] http://fr.starafrica.com/actualites/centrafrique-financement-de-la-banque-mondiale-pour-payer-les-fonctionnaires.html

Centrafrique : Le gouvernement dénonce une atmosphère de complot permanent

0
(Corbeau News Centrafrique)

POUM

 

Centrafrique : Le gouvernement dénonce une atmosphère de complot permanent

Bangui, (G.AP) 26-05-2015

 

On en voudrait pour preuve le climat de complot permanent qui se développe depuis la fin du Forum National de Bangui. On en voudrait pour preuve aussi la formidable instrumentalisation d’une certaine presse tendant à demander systématiquement la démission des plus hautes autorités de la Transition.

ABINET DU PREMIER MINISTRE RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Unité – Dignité – Travail
       **************

DÉCLARATION GOUVERNEMENTALE

La tenue et la réussite du Forum National de Bangui a fait naitre un grand espoir de paix et de réconciliation au sein du peuple centrafricain tout entier.

En dépit de cela et malgré la mise en place du Comité de suivi des actes dudit Forum, la situation sécuritaire reste sérieusement menacée par les projets funestes de certains hommes politiques visiblement en mal de pouvoir et décidés à en découvre avec la Transition en cours.

Ce faisant, avec cynisme et perfidie, ils ont choisi d’hypothéquer gravement l’avenir du paisible peuple centrafricain comme si la crise sans précédent que connait le pays n’a pas fait assez de mal à ce peuple.

On en voudrait pour preuve le climat de complot permanent qui se développe depuis la fin du Forum National de Bangui. On en voudrait pour preuve aussi la formidable instrumentalisation d’une certaine presse tendant à demander systématiquement la démission des plus hautes autorités de la Transition.

On en voudrait pour preuve enfin les projets multiples de subversion impliquant l’organisation des marches financées par des personnalités politiques clairement identifiées. Ces mêmes personnalités projettent d’ailleurs de faire envahir la piste d’atterrissage de l’aéroport Bangui M’poko aux fins d’empêcher le retour du Chef de l’État de Transition, actuellement en mission à l’étranger.

Le Gouvernement, parfaitement au courant de ces machinations sordides a pris toutes les dispositions pour assurer la sécurité de nos populations et faire échec à ces tentatives de déstabilisation.

Le Gouvernement invite la population en général et la jeunesse en particulier à ne pas céder aux chants de sirène de ces pouvoiristes et autres fauteurs de troubles.

Il invite aussi les Forces de Défense et de Sécurité, appuyées par les Forces internationales, à continuer leur mission de maintien de l’ordre et de protection civile.

En dernier lieu, le Gouvernement en appelle au sens patriotique et civique de l’ensemble de la population centrafricaine et l’invite à faire preuve de sérénité et de sang froid afin de faire barrage aux ennemis de la paix et de la réconciliation nationale. Car ces derniers porteront une lourde responsabilité devant l’Histoire pour les conséquences désastreuses de leurs agissements.

Fait à Bangui, le 25 mai 2015

Pour le Gouvernement

Le Ministre-Conseiller Spécial du Premier Ministre
Chargé de la Communication de Relations Publiques
et Nouvelles Technologies

Georges Adrien Poussou

Centrafrique: Bruxelles: conférence de bailleurs de fonds sur la Centrafrique

0
(Corbeau News Centrafrique)

armes

 

Bruxelles: conférence de bailleurs de fonds sur la Centrafrique

 

Bangui, ( RFI ) 26-05-2015

Bruxelles accueille ce mardi 25 mai une conférence des bailleurs sur la République centrafricaine (RCA). Initialement, il devait être uniquement question du financement de la reconstruction et du développement mais des dossiers comme le financement des élections et celui du processus de DDR (Démobilisation Désarmement Réinsertion) se sont invités aux échanges.

Cette conférence devait, au départ, permettre de rassembler les bailleurs autour du fonds mis en place par l’Europe pour la stabilisation et la reconstruction de la Centrafrique, le fonds Békou, « Espoir » en langue Sangho. Les objectifs ont finalement été élargis à trois autres dossiers, à savoir le financement du processus électoral, celui du processus de DDR et le financement de la Cour pénale spéciale.

Un quart seulement du budget du processus électoral est pour l’instant réuni. Lorsque toutes les promesses de contribution auront été acquittées, il manquera encore 48 % des fonds.

Le tour de table sur le financement du DDR, lui, commence tout juste. Les enjeux sont énormes car c’est l’échec du précédent processus qui avait plongé le pays dans le chaos.« Les attentes après le forum de Bangui sont très importantes. Il nous faut l’engagement des bailleurs pour calmer les inquiétudes », a indiqué, à RFI, le ministre centrafricain des Finances.«

Nous espérons obtenir des engagements, dès cette réunion, mais sur des dossiers comme le désarmement ou la Cour pénale spéciale, il faut bien voir que la sensibilisation des bailleurs en est encore à ses débuts », avertit cependant une source diplomatique.

Centrafrique: Communique de Presse, La Fédération Europe-Amérique-Asie-Moyen Orient-Océanie

0

(Corbeau News Centrafrique )

LOGO MLPC

 

Communique de Presse, La Fédération Europe-Amérique-Asie-Moyen Orient-Océanie

Bangui, (MPLC ) 26-05-2015

La Fédération Europe-Amérique-Asie-Moyen Orient-Océanie (EAAMOO) du MPLC a appris avec consternation le décès du Camarade Luc Apollinaire DONDON KONAMABAYE, ancien Ambassadeur, ancien Député MLPC de Paoua, ancien Président de l’Assemblée Nationale, survenu le 20 mai 2015 en Suède des suites d’une courte maladie.
Par son engagement politique, le Camarade Luc Apollinaire DONDON KONAMABAYE a joué un rôle historique durant de longues années dans la lutte pour la défense des idéaux de son Parti le MLPC et dans le combat de la  liberté, de la justice et de la démocratie.

Sa disparition tragique plonge tous  les militants et militantes  dans  une grande  tristesse.

Au nom du Bureau Politique du MLPC et du Camarade Président, Martin ZIGUELE, du Bureau Fédéral, des  organes connexes (MLFC et MLJC), des militantes,  militants et sympathisants de la Fédération EAAMOO, nous rendons un vibrant hommage au Camarade Luc Apollinaire DONDON KONAMABAYE et prions l’Éternel Dieu Tout Puissant  de lui accorder  toute  sa grâce.

En cette douloureuse circonstance, la Fédération EAAMOO du MLPC adresse à la famille en deuil, ses sincères condoléances et l’expression de sa profonde compassion.

Fait à Paris, le 26 mai 2015

Pour le Bureau Fédéral,
Jean Didier KABRAL
Président Fédéral

Centrafrique: Son Excellence Monsieur le Président du Conseil National de Transition Bangui-RCA (CNT).

0
(Corbeau  News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

A

Son Excellence Monsieur le Président du Conseil National de Transition Bangui-RCA (CNT).

Bangui, (C.T.P.C) 26-05-2015

Objet: Demande d’Interpellation de la Commission des Finances du Forum de Bangui devant le Conseil National de Transition (CNT)

Monsieur le Président,

Suite à l’information révélée sur le site du journal corbeau news en date du 16. 05. 2015 concernant l’éventuelle affaire de détournement des fonds alloués pour la couverture de la presse au Forum de Bangui, le Collectif “Touche pas à ma Constitution”, Association militante de la règle de bonne gouvernance vous saisissait en vue de solliciter l’interpellation de la dite Commission mentionnée ci-haut devant votre Institution.

Étant donner que la culture bonne gouvernance et de l’impunité zéro doivent impérativement se faire appliquer avec rigueur et surtout avec une grande impartialité à tous les niveaux sans aucune exception, le Collectif exige à ce que la manifestation de la vérité puisse s’établir sur cette affaire.

Le Collectif vous prie respectueusement de bien vouloir donner une suite à notre demande.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération.

Fait à Paris 26. 05. 2015
Pour le Bureau Exécutif
Le Conseiller Juridique

Bâtonnier Symphorien BALEMBY

Ampliations

-A Son Excellence Denis SASSOU- NGUESSO, Médiateur International dans la crise Centrafricaine,

-A son Excellence Madame la Présidente, Cheffe de l’État de la Transition,

-A Son Excellence Monsieur le Premier ministre Chef du Gouvernement.

Centrafrique: Départ de la présidente Catherine Samba Panza, en Belgique

0

(Corbeau News Centrafrique)

cath

 

Départ de la présidente Catherine Samba Panza, en Belgique

Bangui, (APA ) 24-05-2015

 

La présidente de la Transition en Centrafrique, Mme Catherine Samba Panza, a quitté Bangui dimanche matin pour Bruxelles en Belgique, pour présenter à l’Union européenne (UE) les résultats du forum national de réconciliation qui s’est déroulé du 5 au 11 mai dans la capitale centrafricaine. Mme Samba Panza doit être reçue le 26 mai au siège de l’UE. Sa démarche auprès de l’UE a pour but d’attirer les bailleurs de fonds et aider à  la mise en œuvre de certaines recommandations du forum national de réconciliation.

L’UE est de loin le principal bailleur de fonds de la République centrafricaine, un pays qui a besoin de la communauté internationale pour organiser les élections, mettre fin à  la transition, financer le programme de Démobilisation, Désarmement, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) et la Réforme du secteur de sécurité (RSS).

L’UE finance déjà  en Centrafrique de grands travaux à  forte intensité de main d’œuvre, notamment la réhabilitation des infrastructures détruites ou en mauvais état et a aussi crée un fonds fiduciaire dénommé fonds Békou, pour aider la République centrafricaine à  se relever de la crise dans laquelle ce pays est empêtré depuis mars 2013.

Le fonds est utilisé pour financer la construction ou la réhabilitation des hôpitaux, des écoles et des ateliers de renforcement des capacités de certaines catégories d’agents ainsi que des activités en faveur des femmes.

Des contingents européens, Eufor RCA, avaient été déployés en Centrafrique pour apporter la paix dans certains arrondissements de la capitale centrafricaine. Après le retrait de cette force, l’Union Européenne assure maintenant la formation des forces de défense intérieure.

En route pour Bangui, la présidente de la transition fera une escale à  N’Djamena, au Tchad, o๠elle s’entretiendra avec le président tchadien Idriss Deby Itno.

Bangui,   APA

Bangui: Musulmans et chrétiens assainissent les périphéries de Km 5 pour le retour des déplacés de l’aéroport

0

(Corbeau News Centrafrique)

km5 bien

 

Musulmans et chrétiens assainissent les périphéries de Km 5 pour le retour des déplacés de l’aéroport

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 25-05-2015

 

A l’initiative de l’Union des centrafricains pour la paix et le développement (UCPD), une organisation mixte de la société civile, plus de 500 chrétiens et musulmans se sont donnés rendez-vous ce samedi 23 mai 2015 dans les quartiers périphériques du Km 5 abandonnés par les habitants chrétiens. L’initiative vise à procéder au nettoyage de ces quartiers, mais aussi du tronçon Km 5 – Boeing (quartier de la banlieue nord, naguère bastion des Anti-Balaka), en vue de désenclaver davantage le Km 5 et permettre aux chrétiens de retourner chez eux d’une part, et d’autre part de permettre aux musulmans de s’approvisionner sur le marché de Boeing.
De l’avis de Mewada Bouari, Président de l’UCPD, l’opération a été un franc succès : « Le travail que nous avons fait ce matin est véritable succès. Je dis succès parce que le nombre de personnes que nous avons initialement pensé devrait tourner autour de cent (100) personnes. Mais, je suis impressionné de voir que les chrétiens et les musulmans qui sont venus dépassent plus de cinq cent (500) personnes. Cela fait que le travail qui devrait durer entre quatre et cinq heures de temps a été effectué qu’en deux heures de temps. En plus, les gens qui sont venus sont très contents de participer à l’activité et ont travaillé avec courage. C’est cette mobilisation qui va nous pousser à d’autres occasions de ce genre pour que les contacts se resserrent entre les chrétiens déplacés et les musulmans de Km 5. »
A la Rédaction, Mewada Bouari s’est appesanti sur le contexte et la motivation de cette initiative : « Depuis que notre pays a connu cette crise grave où les chrétiens et les musulmans se sont entredéchirés, se sont tués, nous ne cessons pas de prendre des initiatives pour aller vers la réconciliation. Et l’activité de ce matin s’inscrit justement dans la même dynamique. A la différence que nous avons voulu passer à l’action, de nettoyer la principale voie d’accès entre le quartier Boeing et le Km 5. Cela doit permettre à nos frères chrétiens qui se sont réfugiés dans le site de l’aéroport de revenir dans leur quartier et de permettre aussi aux musulmans de Km 5 d’aller s’approvisionner au marché de Boeing. Après tout, nous continuons à œuvrer pour le retour à la cohésion sociale et à la réconciliation véritable. »
Sariratou Roufaï, habitante de Km 5 et l’une des participants à l’opération de nettoyage lance un appel aux partenaires, afin que soient reconstruites les maisons, afin de parfaire l’initiative de l’UCPD et permettre le retour effectif des chrétiens à leurs domiciles : « Je suis contente de participer à ce nettoyage, parce qu’un mauvais vent a soufflé dans notre pays et nous a divisés. Mais, si après beaucoup de mois, nous arrivons à nous rencontrer, musulmans et chrétiens, je trouve que c’est une très bonne chose. Je profite pour demander aux personnes de bonne foi, de voler au secours de nos frères dont les maisons ont été pillées et saccagées. Nous, nous avons nettoyé seulement les quartiers, mais nous n’avons pas les moyens pour reconstruire les maisons. Grâce à ce travail, j’ai pu mesurer l’empressement de nos frères chrétiens qui sont sur le site des déplacés de retourner chez eux, mais ils leur manque les moyens pour reconstruire leurs maisons. »
Pour sa part, Zonigba Abdoul Karim un autre musulman habitant du Km 5 se réjouit de ce qu’un pas décisif vient ainsi d’être franchi dans le domaine de la cohésion sociale, le seul et précieux legs que la génération actuelle est tenue de laisser à la jeunesse centrafricaine : « Quand j’ai décidé de venir ici, c’est pour rechercher rien d’autre que la cohésion sociale entre les chrétiens et les musulmans. Il faut qu’il y ait le vivre ensemble entre nous. Mais, je ne le dis pas pour nous les vieux, notre temps est déjà passé ; mais j’ai beaucoup pitié pour les jeunes qui doivent construire l’avenir de notre pays. Et je suis très heureux que ce sont les jeunes qui sont beaucoup mobilisés pour ce travail au nom de la cohésion sociale. Je suis là également pour dire à ces jeunes qu’on les soutienne. »

Au demeurant, il s’agit d’une journée de retrouvailles historiques et émouvantes pour des voisins de quartier séparés depuis plus d’une année. C’est le sens donné à cette activité par Alice Rekiaté une chrétienne venue du site des déplacés de l’aéroport : « Je suis comblée de joie, car en arrivant sur ici, j’ai rencontré, pour la première fois depuis le début de la crise, mes sœurs musulmanes avec qui on était séparé. L’ambiance qui a prévalu tout le long de ce travail me fait dire que la paix est déjà revenue dans notre pays. La vie sur les sites des déplacés n’est pas facile, on dort mal, on ne mange pas bien, on est exposé aux maladies, etc. C’est pourquoi, nous soutenons cette initiative qui demande à ce que les habitants des quartiers environnants de KM 5 puissent retourner à la maison. »
Il s’agit d’un bel exemple de désarmement des cœurs qui doit émaner des centrafricains eux-mêmes. La communauté musulmane ayant inauguré la dynamique, il incombe dorénavant aux chrétiens de retourner l’ascenseur, à en croire Henri Gounsem, Président de la jeunesse du quartier Bimbo 4 : « Nous ne pouvons pas attendre que les gens de l’extérieur viennent nous ramener la paix et la cohésion sociale. C’est à nous centrafricains, et surtout les jeunes de prendre des initiatives comme celle-là pour permettre le retour à la paix. Je pense que le travail que nous faisons ce matin est très déterminant pour le retour de tous les déplacés du site de l’aéroport qui, jusque-là ont peur de retourner. Nos frères musulmans nous ont donné le bel exemple en prenant le devant dans cette recherche de la paix. A nous autres de leur emboiter les pas. »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

BANGUI: 6 MOIS D’ EMPRISONNEMENT AVEC SURSIS ET 1.000.000 FCFA D’AMANDE POUR AMINE MICHEL

0

(Corbeau News Centrafrique)

lamine 3

 

6 MOIS D’ EMPRISONNEMENT AVEC SURSIS ET 1.000.000 FCFA D’AMANDE POUR AMINE MICHEL

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 23-05-2015

 

“Au fond, le tribunal correctionnel déclare Amine Michel coupable pour les faits qui lui sont reprochés, lui accorde les circonstances atténuantes. En répression, le tribunal le condamne en 6 mois d’emprisonnement avec sursis et 1.000.000 FCFA d’amande, ordonne la restitution de sa carte de séjour, et le condamne en dépend. Monsieur Amine, vous avez 10 jours pour relever appel de cette décision si elle ne vous satisfait pas” c’est la décision finale de tribunal correctionnel de Bangui, au procès d’Amine Michel, président de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), ce 22 mai 2015. Un acharnement politique contre l’un des futurs candidats aux élections en Centrafrique ou une réelle poursuite judiciaire pour la détention de plusieurs passeports? Si tel est le cas, beaucoup de autorités centrafricaines qui occupent des hautes fonctions de l’État devront aussi passer à la barre comme Amine Michel.

Devant une assistance d’environ 300 personnes, et une défense de huit (8) avocats, Amine Michel est finalement condamné pour usage des documents dont les informations sont contradictoires. Il s’agit du passeport centrafricain et camerounais dont l’authenticité est approuvée à la fois par le gouvernement centrafricain et le gouvernement camerounais qui, de part et d’autre, ont reconnu avoir livré légalement ces documents à Amine Michel. Or les informations fournies sur son arrestation ont laissé croire qu’il détient des passeports falsifiés. De surcroît, il serait en possession d’un passeport afghan alors qu’il n’en un aucun. Lors de son procès tout a démontré claire que la question du passeport afghan est une oeuvre des détracteurs de monsieur Amine qui veulent coûte que coûte l’écarter de la course au pouvoir. Car le fameux passeport afghan n’existe pas, une fabrication de toute pièce pour diaboliser le président de l’UNDP.

Un cas similaire à l’affaire DSK l’homme politique français empêché d’aller aux élections ou un simple fait réel? Certes! Le mal dans cette affaire ne réside pas dans la possession de différents passeports que ça soit centrafricain ou camerounais. C’est le faite d’être né dans les lieux différents en même date. Sur les deux passeports, centrafricain et camerounais, Amine Michel est né le 22 avril 1970 dans la ville de Sibute en République centrafricaine, et né en cette même date à Yaoundé au Cameroun. Infraction ou Erreur!

” Je fais la déclaration régulière de mes documents. Mais s’il y a l’erreur sur ces documents, il n’appartiendra pas à moi mais à l’administration qui me les livrés”, a déclaré Amine Michel pendant le procès.

Le sujet qui a fait débat au procès jusqu’à la condamnation du coupable, les informations sur le passeport camerounais de monsieur Amine sont des données erronées d’après le parquet de Bangui. Alors que les autorités camerounaises ont approuvé l’authenticité du document.

Si Amine Michel est condamné pour avoir possédé plusieurs passeports, les autorités ont charge de la transition n’en échapperaient pas elles aussi. Car dans ce pays, les personnalités politiques ont toujours une double nationalité. Et si c’est une manœuvre de nature à barré la route au candidat de l’UNDP afin de ne pas faire la course à la magistrature suprême qui se pointe à l’horizon, les conditions de son arrestation jusqu’au procès laisse à comprendre. L’acte de mépris de l’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas envers Amine Michel lors de la clôture du Forum national de Bangui dans l’hémicycle du parlement provisoire, n’est un fait à banaliser.

“Si je ne me suis pas engagé en politique, je ne devrais me retouver aujourd’hui devant la barre même si mes documents sont faux. Moi, je cherche l’argent à l’extérieur pour venir aider la population pendant qu’eux, ils amassent ici pour déposer à l’extérieur”, a ajouté Amine qui a lancé de pique à ses détracteurs.

Le président de l’UNDP, Amine Michel a été arrêté, le 7 février 2015, à l’aéroport international Bangui M’poko pour avoir possédé plusieurs faux passeports alors qu’il allait prendre le vol pour Paris.

 

lamine 4

 

laminen 2

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafriqu: Concertation en vue de la mise en place du comité de suivi des actes du forum de Bangui

0

(Corbeau News Centrafrique)

catherine

 

 

Concertation en vue de la mise en place du comité de suivi des actes du forum de Bangui

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 23-05-2015

Comme annoncé par Catherine Samba Panza dans son discours de clôture du forum de Bangui, le Comité de suivi des recommandations de ces assises n’a pas tardé à se mettre en place. A cet effet, une concertation des forces vives de la nation est, une fois de plus, convoquée. La rencontre est présidée ce vendredi 22 mai par Mahamat Kamoun, Chef du gouvernement de la transition dans la salle de cinéma du Palais de la Renaissance.
Le comité de suivi est constitué des entités suivantes : Groupes armés, Jeunesse, Partis politiques, pouvoirs publics, Femmes, Société civile, Syndicat, Plateforme religieuse, Patronat, Communauté internationale, minorité sociale, CNT, Comité de pilotage, Présidium du forum de Bangui et le Comité d’organisation du Forum. Il aura pour mission de veiller à la mise en œuvre des recommandations du forum national de Bangui ; faire, selon la périodicité convenue ou de manière ad hoc en rapport avec le comité de pilotage ; identifier les obstacles éventuels liés à l’exécution des résolutions du forum ; faire prendre les mesures nécessaires pour faire lever les éventuels obstacles à cette mise en œuvre ; prendre les dispositions requises pour communiquer autour de la mise en œuvre des recommandations ; préparer et exécuter un budget de fonctionnement pour la prise en charge des activités et rendre compte au comité de pilotage.
Mahamat Kamoun est revenu sur l’importance d’une approche concertée et la nécessité de doter le Comité de suivi des moyens conséquents, car de son efficacité dépendra la traduction en acte de la vision du peuple centrafricain exprimé au forum de Bangui : « Le but de la rencontre de ce matin, est de recueillir un large consensus autour de la structure devant poursuivre la mise en œuvre des recommandations de ce forum, ainsi que la désignation de ses membres. Cette structure doit être dotée de moyens appropriés pour assurer la mise en œuvre des résolutions des assises du forum de Bangui. » a déclaré le Premier ministre.
Le Chef du gouvernement a, par ailleurs rappelé le contexte global de l’action de son gouvernement incluant les efforts allant dans le sens de créer les conditions favorables à la réconciliation et à l’organisation des élections devant sanctionner la fin de la transition. « Point n’est besoin ici de rappeler la feuille de route du gouvernement de transition que j’ai l’honneur de diriger et qui s’est donné comme mission, à travers ce forum, la restauration de l’État et de la nation centrafricaine dans toute sa diversité confessionnelle et ethnique. A cet égard, l’engament qui intègre tous les groupes armés par la signature de l’accord désarmement devant la communauté internationale, il devrait être créé un climat propice pour la préparation des élections futures. Le moment est donc venu pour chercher à consolider les acquis du forum de Bangui, afin que les nombreuses recommandations adoptées deviennent réalité. »
Un leader Séléka qui a requis l’anonymat trouve bonne, l’initiative. Cependant, il déplore l’improvisation qui a toujours caractérisé le gouvernement Kamoun. « Gouverner, c’est prévoir. Malheureusement, le gouvernement attend toujours la dernière minute pour convier les entités à la concertation. Une première fois, c’était exactement comme il l’a fait et aujourd’hui, on assiste au même scénario. Les gens doivent avoir le temps de se préparer avant d’aller à la concertation » a-t-il confié.
Quant à Igor Lamaka, porte-parole des Anti-balaka, « Notre entité Anti-balaka attend beaucoup de choses de ce Comité de suivi. Vous n’êtes pas sans ignorer que la plainte des centrafricains a été claire sur ce sujet, à savoir que plusieurs fora sanctionnés de recommandations sont tenus dans notre pays ; mais ces recommandations ne sont jamais appliquées. C’est même cela qui nous ramène toujours à la case de départ. Donc, ce comité doit tout faire, et bien sûr avec l’appui technique et financier du gouvernement et de la communauté internationale. »

 

Bangui. Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Evasion du Eugène Ngaikoisset six gendarmes de la SRI en font les frais

0
(Corbeau Newsv Centrafrique )

Egeune

 

Evasion du Eugène Ngaikoisset six gendarmes de la SRI en font les frais

Bangui, (C.AP)

 

Bangui 22 mai (CAP) – Six gendarmes en service à la section recherches et investigation (SRI) au moment de l’évasion du capitaine Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua » sont tenus pour responsables par leur hiérarchie et radiés purement et simplement de la gendarmerie en « procédure d’urgence » avant de répondre aussi ultérieurement en justice de leur forfaiture.

Sous le coup d’un arrêté d’expulsion des autorités de Brazzaville, le capitaine Eugène Ngaikoisset qui avait été arrêté à Bétou (Congo B) et placé en détention depuis le 1er décembre 2013, avait été mis aux arrêts à sa descente d’avion le 12 mai dernier et mis en geôles à la (SRI) avant de disparaître de cet endroit dans de rocambolesques circonstances le dimanche 17 mai 2015 entraînant une incroyable controverse entre la famille de l’intéressé qui avançait l’hypothèse d’un enlèvement tandis que le parquet confirmait qu’il s’agissait bien d’une évasion.

Le « le boucher de Paoua » qui fut un officier très influent auprès de François Bozizé, s’est rendu tristement célèbre dans le pays pour avoir perpétré sur ordre de l’ex-président, des massacres à grande échelle dans les villages autour de la ville de Paoua en 2005 qui ont endeuillé de nombreuses familles dans la région et suffisamment défrayé la chronique et fait l’objet de plusieurs enquêtes par les ONGs de droits de l’homme.

Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale doit disposer à n’en pas douter, de sérieux éléments à charge contre l’individu. Son évasion retarde indiscutablement le déclenchement de la procédure judiciaire engagée contre ce personnage qui répondra tôt ou tard des crimes de guerre dont il s’est rendu coupable sous la responsabilité de son donneur d’ordre, un certain François Bozizé.

 

CENTRAFRICAINE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA PRIMATURE

0

(Corbeau News Centrafrique) 22-05-2015

Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC
Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

 

             RÉPUBLIQUE     CENTRAFRICAINE

          Unité – Dignité – Travail 

                    ***************

                                                                                                                      DIRECTION DE CABINET  PRIMATURE                                                                                                     

                        ****************

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Bangui, (G.A.P) 21- 05- 2015

 

Le Comité Stratégique de Suivi des Élections (CSSE) a repris ses réunions hebdomadaires suspendues pour cause du Forum National de Bangui et s’est réuni ce jeudi 21 mai 2015 à la Primature , sous la présidence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition.

Ainsi, les participants ont-il procédé à un échange de vues approfondi sur les questions relatives à l’organisation des prochains scrutins devant mettre un terme à la Transition en cours.

Passant à l’examen de l’ordre du jour, les participants ont suivi, comme  d’ordinaire, la communication du Président de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) qui a indiqué que le processus de prestation de serment des membres des démembrements de (ANE) a débuté dans sept (7) des huit (8) arrondissements de la ville Bangui.

Compte tenu de l’urgence et au regard du retard enregistré dans le processus électoral, le CSSE a décidé de retenir les serments écrits pour ce qui concerne les membres des démembrements de l’ANE en province et dans les régions difficiles d’accès. Le Ministère de la Justice en rapport avec l’Autorité Nationale des Élections devra faire parvenir au plus tôt à la Minusca la formule du serment et le tableau récapitulatif des démembrements de l’ANE afin de recevoir les serments très rapidement.

Par ailleurs, les participants se sont félicités de la signature de l’Arrêté portant attribution d’un local devant abriter le Centre de Traitement des Données (CTD) à l’Autorité Nationale des Élections.

De même, les participants ont été informés que le Décret fixant la liste des représentations diplomatiques et consulaires dans lesquelles les scrutins devront être organisés a été soumis à la signature du Ministre des Affaires Étrangères depuis le 5 mai dernier.

Abordant la question du déploiement des équipes pour la mise à jour de la cartographie électorale, les participants ont appris que quelques problèmes logistiques ont retardé le début des opérations qui sont finalement lancées ce jeudi 21 mai 2015 et qui ne devront dépasser 30 jours.

S’agissant du chronogramme des élections d’après Forum et des amendements juridiques et politiques du Code électoral, les participants ont salué la saisine de la Cour Constitutionnelle de Transition par le Président de l’Autorité Nationale des Élections pour un avis sur la compression de certains délais légaux et ont encouragé les plus hautes autorités de la Transition à convoquer dans les plus bref délai une réunion regroupant l’Autorité Nationale des Élections, le Cadre de Concertation, le Gouvernement de Transition le Groupe International de Contact et la Médiation Internationale.

Poursuivant leurs échanges, les participants ont fait un large tour d’horizon sur la question de la participation des réfugiés aux élections législatives. À cet effet, ils ont une fois de plus instruit les experts électoraux à poursuivre la réflexion sur cette problématique assez complexe afin de proposer des pistes de solution.

Évoquant l’état actuel du « Basket Fund », les participants se sont réjouis de la signature d’une convention de financement des élections entre la France et le PACEC-PNUD d’un montant de 400.000 euros, portant ainsi la contribution de la France à 500.000 euros dans le « Basket Fund ».

Enfin, ils ont exprimé leurs sincères remerciements aux États Unis d’Amérique qui devraient probablement apporter une contribution financière pour l’Organisation des prochaines élections en République Centrafricaine.

Le Conseiller Spécial du Premier Ministre
Chargé de la Communication de
Relations Publiques et des Nouvelles Technologies 

Georges Adrien Poussou 

Bangui: La Minusca se porte garant pour la sécurisation des élections en RCA

0

(Corbeau News Centrafrique)

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

 

La Minusca se porte garant pour la sécurisation des élections en RCA

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 21-05-2015

 

Le processus du Désarmement – démobilisation – réinsertion – rapatriement des ex-combattants (DDRR) des groupes armés actifs sur le territoire centrafricain n’est pas encore effectif. Aussi, à peine signé le 10 mai dernier, l’Accord de désarmement a été contesté par les Anti-balaka ainsi que par l’une des factions dissidentes de la Séléka, notamment le Front populaire pour la reconstruction de Centrafrique (FPRC). Autant d’indices de menaces sécuritaires qui pèsent sur les échéances électorales devant sanctionner la fin de la transition avant la fin de l’année 2015.

Face à cette situation, la Minusca se veut rassurante à plus d’un titre. « Je voudrais rassurer la population centrafricaine de la sécurisation des prochaines élections. Nous ne pouvons pas vous le cacher, il a été créé une cellule au sein de la Minusca qui s’occupe uniquement de la sécurisation des élections. Tout sera mis en œuvre par cette structure pour que les conditions de sécurité ne puissent pas être évoquées pour justifier la non-tenue des élections. En attendant, je dois vous dire, en même temps, que la sécurité n’est pas seulement la présence des militaires, mais c’est un état psychologique de la population, c’est également la cohésion sociale comme les populations de la ville de Bambari ont démontré, mardi dernier, en s’embrassant, musulmans et chrétiens. » a annoncé, le mercredi 20 mai 2015, Hamadoun Touré, Porte-parole de la Minusca, au cours de la conférence de presse animée au siège de la Minusca à Bangui.

Adolph Manirakiza, Porte-parole de la force militaire de la Minusca ajoute que « La cartographie sécuritaire est plus que jamais rassurante. Par rapport à la situation précédente, je puis vous confirmer aujourd’hui qu’on est dans la bonne position. Dans tout le secteur Nord-est du pays, jusqu’à Birao, il y a de nouveaux déploiements qui sont en cours pour assurer la sécurisation des zones encore non couvertes. Par contre, dans les régions du Centre-ouest la Minusca a déjà des positions statiques et les quelques zones qui ne sont pas encore occupées, le seront dans très bientôt. » Quant au Colonel Frank Gnapié, Porte-parole de la police de la Minusca, il a fait savoir que jusque-là, la composante police de la force onusienne n’est présente qu’à Bangui et à Bria. Mais, compte tenu des élections qui s’annoncent à grand pas, des dispositions sont en train d’être prises pour la sécurisation de ces élections.

Hamadoun Touré a, en outre, affirmé le soutien de la Minusca à la viabilisation des infrastructures pénitentiaires. « Dans le même ordre de l’extension de l’autorité de l’État en matière judiciaire et pénitentiaire, la Minusca travaille à matérialiser son projet de réhabilitation d’une site de détention provisoire à Bria. A Bossembélé, une mission d’évaluation des travaux de réhabilitation du Tribunal de Grande Instance a été effectuée et une évaluation de la maison d’arrêt de la ville a été faite. Une étude de faisabilité d’un projet de réhabilitation de cet établissement est actuellement en cours. » a-t-il affirmé avant d’annoncer que « Dans le cadre de la mise sur pied de la Cours Pénale Spéciale, une équipe d’experts en charge d’évaluer le coût opérationnel de cette structure est à pied d’œuvre à Bangui depuis une semaine. Sa mission est de préparer un budget en vue d’aider à la levée de fonds pour rendre cette Cour fonctionnelle. »
Rappelons que mardi 19 mai dernier, 56 membres de l’Autorité nationale des élections (ANE) de la ville de Bangui ont prêté serment au Tribunal de Grande instance de Bangui, en vue du lancement prochain du processus d’organisation des élections en Centrafrique. A l’occasion, le procureur de la République, Ghislain Grézenguet dans son réquisitoire a rappelé les grandes responsabilités qui pèsent sur eux, entre autres, de superviser des élections incontestables, d’être impartial afin de permettre au pays d’avoir des nouvelles autorités démocratiquement élues.
Deux faits marquants : d’abord, quinze femmes figurent au nombre des 56 membres de l’ANE ayant prêté serment mardi ; ensuite aucun représentent du 3ème arrondissement de Bangui ne figure sur la liste en raison de la mésentente qui persiste encore dans cet arrondissement entre les entités qui doivent désigner leur représentant. La communauté musulmane notamment estime être sous représentée.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: SCANDALE ENTRE AMINE MICHEL ET CHARLES MALINAS PENDANT LA CLOTURE DU FORUM DE BANGUI

0

(Corbeau News Centrafrique)

AMINE BIEN

 

 

SCANDALE ENTRE AMINE MICHEL ET CHARLES MALINAS PENDANT LA CLOTURE DU FORUM DE BANGUI

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-05-2015

Le Forum national de Bangui a été également un moment de rencontre entre les personnalités qui ont rehaussé de leur présence à ce grand rendez-vous inter-centrafricain. Mais pendant que les uns et les autres trouvaient ce moment pour se serrer les mains et faire des accolades, l’ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas et le président de l’Union nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), Amine Michel ont fait brûler le torchon. L’Argentier centrafricain est-il victime de son propre argent distribué au tour de bras ou de sa politque?

Les choses se sont passées de manière inaperçue à l’intention des centaines de participants présents lors de la clôture du Forum. Tout a commencé avant la cérémonie de clôture lorsque Amine Michel faisait son entrée dans l’hémicycle du palais du Conseil national de Transition (CNT). Aux premières vues du président de l’UNDP, il a d’emblée aperçu monsieur Malinas dans la salle. Alors il lui tendait deux fois la main pour le saluer mais l’ambassadeur ne l’ai pas serré la main en signe de mépris et de méchanceté.

“Bonjour Excellence !”; “Bonjour Excellence !”, c’était en ce terme de courtoisie avec la main tendue que le président de l’UNDP Amine Michel voulait saluer Charles Malinas qui l’a dédaigné par un silence qui dit tout, même si le refus de lui serrer la main en est un signe de discorde.

Ayant constaté l’acte méprisant, le protocole de Michel Amine s’est vu dans l’obligation de diriger ce dernier vers la place réservée aux hommes politiques. Complètement abattu, il s’est dirigé tout doucement vers la direction qui lui a indiquée son protocole.

L’acte de mépris exprimé par l’ambassadeur de France en vers l’Argentier centrafricain n’est ni fortuit ni gratuit. Ce scandale laisse croire que, visiblement, rien ne marche plus entre Malinas et Amine. Au dessus tout, c’est en quelque sorte un signe de désintéressement expliquant que le président de l’UNDP, candidat à la course magistrature suprême

me de 2015 en Centrafrique, n’est pas non plus le favori de la France quel que soit le miracle opéré.

Dans sa déclaration à la presse nationale et internationale par une conférence de presse tenue, le 02 avril 2015, le président de l’UNDP n’était pas allé au dos de la cuillère pour fustiger les anciens premiers ministres prétendant postuler aux élections présidentielles 2015. Car, selon lui, ce sont ceux-là qui ont occasionné les différentes crises qu’a connues la République centrafricaine. Car, disait-il, ils n’ont jamais prévenu la RCA d’une entière crise économique et pourtant c’est leur devoir.

Par ailleurs, le président de l’UNDP avait gobé de tarir les autorités actuelles de la transition de n’avoir pas exigé des forces internationales en République centrafricaine le

désarmement forcé des milices armées qui continuent d’imposer leur loi sur la population éprise de paix et de justice.

S’agissant de la France qui impose des Chefs d ‘État aux Centrafricains, Amine n’était pas passé par quatre chemins pour fustiger les candidats qui, selon lui, comptent sur la France afin d’obtenir la magistrature suprême de l’Etat centrafricain. Des déclarations qui peuvent avoir de répercussions sur son auteur qui a déjà commencé de les subir.

Il faut dire que l’arrestation de Michel Amine à l’aéroport international Bangui M’poko a de mystères que personne ne le croit. Le président de l’UNDP peut désormais connaître un à un ses détracteurs. Pour assurer ses derrières, il fera mieux de contrôler son propre ombre ou de regarder dans son propre miroir.

 

Bangui, Eric NGABA Pour  CNC

Centrafrique: La crise centrafricaine au cœur de la visite des évêques de Centrafrique à Rome

0
(Corbeau News Centrafrique )

rome

La crise centrafricaine au cœur de la visite des évêques de Centrafrique à Rome

Bangui, Corbeau News Centrafrique 20-05-2015

Le 15 mai dernier, les évêques de Centrafrique étaient en face de Saint Père François au Vatican à Rome. Au-delà des brûlantes questions de l’église Catholique de Centrafrique, la crise centrafricaine a été au cœur des débats. Le plaidoyer de haut niveau porté par Mgr Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui qui a conduit la délégation a suscité la compassion du Souverain Pontife.
Conformément à la tradition ecclésiale, les évêques de Centrafrique dans leur organisation de Conférence épiscopale de la République centrafricaine (CECA), à leur tête Mgr Dieudonné Nzapalainga ont fait le déplacement de Rome où ils ont pris langue avec le Pape. A cette occasion, la crise centrafricaine a été au menu des discussions. « … la dernière crise a plongé le pays dans un véritable chaos dont les conséquences n’ont épargné aucun aspect de la vie sociopolitique. Nous avons alors déploré au niveau national des milliers de victimes, la déstructuration du tissu social, de nombreux actes de vandalisme, la destruction des biens appartenant à l’État, à des organismes ou à des particuliers et à l’Église. La désolation a été complète. » c’est en ces termes que l’Archevêque de Bangui a résumé la situation dramatique que la dernière crise militaro-politique a laissée en RCA. Et pour cela, les centrafricains n’ont pas croisé les bras, a-t-il ajouté devant le Pape, car s’appuyant sur l’initiative du Forum de Bangui, Nzapalainga a affirmé que « Ce rendez-vous avec l’histoire nous a permis de revisiter les raisons profondes des crises à répétition qui perturbent le développement intégral de notre pays : mal-gouvernance et sentiments d’exclusion, chômage, impunité, insécurité, trafic illicite et dissémination d’armes de guerre, déliquescence de l’armée nationale, discrimination et violation des droits humains, disfonctionnement du système éducatif et sanitaire, influence négative de l’environnement extérieur et convoitise de nombreuses ressources dont regorge le pays, porosité des frontières terrestres et fluviales, non-respect des accords, corruption… »
Pour terminer, le n°1 de l’église catholique de Centrafrique a indiqué au Pape qu’aujourd’hui, eu égard aux différentes initiatives tant nationales et internationales qui se multiplient au chevet du peuple centrafricain, il y a lieu d’espérer.
Abordant la question de l’église catholique face à la crise, Mgr Dieudonné Nzapalainga a noté que l’église a toujours été au chevet des centrafricains, allusion notamment faite aux multiples interpellations des autorités centrafricaines et internationales sur la crise, des sensibilisations, en renforcer la capacité de résilience de la population sans compter les aides matérielles, à savoir entre autres les assistances aux victimes. « Redonner à l’homme sa dignité d’enfant de Dieu, au-delà de ses convictions politiques, philosophiques et religieuses, est notre seul leitmotiv. C’est dans cette perspective que nous avons mobilisé nos fidèles à porter haut le flambeau de leur foi par la cohérence de leur engagement. Cette expérience de dépouillement nous a rendus forts dans notre témoignage évangélique. C’est ainsi que dans une sincère collaboration avec nos frères et sœurs d’autres dénominations chrétiennes et confessions religieuses notamment les musulmans, nous avons renforcé les liens de communion qui nous unissent et mis nos ressources au profit de la construction de la paix. Toutefois, nous restons attentifs aux préoccupations pastorales relatives aux questions liées à la sorcellerie, au syncrétisme, à l’autorité de la famille et à la transmission de la foi. » a-t-il précisé.
Le Pape de son côté, très attentif au cri de cœur des centrafricains et de l’église catholique de Centrafrique porté par Nzapalainga avait du mal à cacher sa compassion. « Je voudrais que vous transmettiez au peuple de Centrafrique tout entier l’assurance de ma proximité. Je sais les souffrances qu’il a vécues et qu’il vit encore, ainsi que les innombrables témoignages de foi et de fidélité que les chrétiens ont rendu au Christ ressuscité en de multiples occasions. Je suis particulièrement sensible à tout ce que vos communautés ont fait en faveur des personnes victimes des violences et des réfugiés. » a avoué le Souverain Pontife qui ajoute « Mon attention se porte enfin sur les familles, qui sont les premières victimes des violences et qui sont trop souvent déstabilisées ou détruites en raison de l’éloignement d’un membre, d’un deuil, de la pauvreté, de discordes, de séparations. Je leur exprime ma proximité et mon affection. Non seulement les familles sont le lieu privilégié de l’annonce de la foi et de la pratique des vertus chrétiennes, le berceau de nombreuses vocations sacerdotales et religieuses, mais elles sont aussi ‘’le lieu propice pour l’apprentissage et la pratique de la culture du pardon, de la paix et de la réconciliation’’ (Africae munus, n. 43) dont votre pays a tant besoin. Il est capital que la famille soit protégée et défendue ‘’pour qu’elle rende à la société le service qu’elle attend d’elle, c’est-à-dire lui donner des hommes et des femmes capables d’édifier un tissu social de paix et d’harmonie’’ (Ibid). Je ne peux que vous encourager à prêter à la pastorale du mariage toute l’attention qu’elle mérite, et à ne pas vous décourager devant les résistances provoquées par les traditions culturelles, la faiblesse humaine ou les colonisations idéologiques nouvelles qui se répandent partout. Je vous remercie aussi pour votre participation aux travaux du Synode qui se tiendra à Rome en octobre prochain et je demande vos prières à cette intention. »
S’adressant directement aux évêques, le Pape engage ces derniers à poursuivre leurs efforts et de rester toujours dans la dynamique de proximité avec la population. « Mais vous, frères Évêques, vous avez à jouer, dans le processus de transition institutionnelle en cours, un rôle prophétique irremplaçable, en rappelant et en témoignant des valeurs fondamentales de justice, de vérité, de probité qui sont à la base de tout renouveau, en promouvant le dialogue et la cohabitation pacifique entre les membres des différentes religions et ethnies, favorisant ainsi la réconciliation et la cohésion sociale qui est une clé pour l’avenir. J’apprécie particulièrement votre effort en ce domaine, et je vous invite à continuer dans cette direction, en ayant soin de cultiver toujours plus entre vous, l’unité de pensée et d’action. »
En quittant le Pape, Mgr Nzapalainga a titillé ce dernier quant à sa venue prochaine en République centrafricaine. « Les fidèles et des populations de Centrafrique attendent avec impatience de vous accueillir chaleureusement. Sachant que les Centrafricains viendront des quatre coins du pays, nous formulons le vœu selon la tradition africaine, que vous restiez deux jours pour permettre aux populations de bénéficier davantage de votre présence. »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Vaste campagne de sensibilisation des contribuables des Impôts à Bangui

0

(Corbeau News Centrafrique)

madame bien

 

 

Vaste campagne de sensibilisation des contribuables des Impôts à Bangui

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-05-2015

Madame Marie-Louise Yakemba, Directrice générale des Impôts et des domaines, à la tête des équipes de sensibilisateurs a effectué des visites inopinées, mardi 19 mai 2015, dans les entreprises et petits commerces et d’autres lieux d’activités génératrices de revenus, au niveau de Bangui. Il s’agit de sensibiliser les contribuables de l’État à payer leurs impôts. Car dit-on, ‘’qui paie ses impôts, battit son pays. »
Rapprocher davantage les contribuables aux services des impôts, telle est la vision de Mme Marie-Louise Yakemba, Directrice générale des Impôts et des domaines. Vision impulsée, à travers la vaste campagne de sensibilisation des contribuables lancée par le Direction générale des Impôts et des domaines. « Nous voulons, à travers cette campagne, sensibiliser tous les contribuables aux notions du ‘’civisme fiscal’’, que tout centrafricain qui exerce une activité économique sache qu’il doit payer ses impôts, afin de contribuer au développement de son pays. Aussi, nous nous rendons compte qu’il y a eu beaucoup de contribuables qui, malheureusement ne sont pas tous enregistrés, et donc n’ont pas contribué aux recettes de l’État comme il se devait. On doit toucher ceux-là. Enfin, il y a d’autres personnes qui viennent d’entrer dans le monde économique, ceux-là aussi, nous devons les sensibiliser et les enregistrer pour qu’ils puissent s’acquitter de leur obligation vis-à-vis de l’État. » a déclaré Mme Marie-Louise Yakemba pour expliquer le but poursuivi par cette campagne de sensibilisation.
La descente de la Directrice générale n’a pas été vaine, puisqu’elle en est sortie émerveillée. « De cette visite, j’ai découvert beaucoup de choses. Je suis très émue de voir que les gens sont fiers de notre passage – ce qui démontre combien il était important de faire cette descente auprès des contribuables. Il y a cependant, certains qui ont peur, pensant que nous sommes venus leur faire des problèmes, ils nous cachent parfois leurs responsables ; il y en a d’autres au contraire qui sont contents de nous voir passer et souhaitent même que ce genre de visites puisse se perpétuer, en vue de les motiver et de les rassurer de notre présence à leur côté. » a-t-elle ajouté.
Effectivement, la visite dans les entreprises et sociétés de la place a été d’une très grande contribution, étant donné que du côté des partenaires des Impôts, la satisfaction a été tout de même totale. En témoignent les impressions de quelques responsables d’entreprises visités, à l’image de Alain Georges Kozengue, Directeur général de la société Startimes-Centrafrique : « Je tiens d’abord à féliciter la Directrice générale pour son initiative innovante, car il y a eu plusieurs Directeurs généraux qui sont passés à la tête des Impôts, mais aucun d’entre eux n’est venu vers nous. Je pense qu’en passant elle-même pour nous voir, la Directrice générale saura quelles sont nos difficultés, quels sont nos défis et comment on fonctionne. Je demanderais à tout un chacun, comme on le dit ‘’qui paie ses impôts battit son pays’’, que nous payons nos impôts pour permettre à notre État de faire face à ses obligations régaliennes. » a-t-il déclaré.
Même sentiment chez Service Erwan Mongondelet, Gestionnaire-comptable de la société SOCED-CONCORD dont les démembrements sont la Société CONCORD, avec deux magasins au Centre-Ville, les pâtisseries Capitole et Phénicia. « C’est depuis treize (13) ans que je suis dans cette société, mais pas une seule fois, un Directeur général n’est venu nous rencontrer pour échanger avec nous. Je suis très ému et nous sommes honorés de cette visite de la Directrice générale. Ce faisant, elle vient palper dans quelle condition nous exerçons ici. Je salue cette initiative. Mais je profite pour demander à mes compatriotes qui sont à la tête des entreprises et sociétés de la place d’écouter le message que la Directrice générale est en train de passer pour que l’économie nationale puisse se relever. » a-t-il dit.
Les petites entreprises elles aussi, ont également trouvé d’importante la visite de la Directrice générale, à l’image de Prince Charly Panali, Gérant d’un atelier de Pneumatique au Terminal Nord : « Je me réjouis de cette visite. Elle témoigne que ce que nous faisons ici, l’État nous observe et attend quelque chose de notre part. Moi, , j’ai toujours payé mes impôts, parce qu’il y a un adage qui dit que celui qui paie ses impôts, battit son pays. »
Entretemps, les relations entre contribuables et Services des impôts ont toujours été tendues, du fait parfois de l’incompréhension, de la méconnaissance du fonctionnement des Impôts, bref. Mais Mme Yakemba appelle les contribuables à s’approprier les Impôts comme l’une de leurs obligations en tant que digne citoyen. Et si jamais le partenaire éprouve des difficultés, il peut toutefois bénéficier des mesures d’assouplissement, car selon la Directrice générale, « La Direction générale des impôts fonctionne sur la base des textes. Et je puis vous assurer qu’il y a des dispositions pour les personnes qui se seraient confrontés à des difficultés particulières. Il suffit de suivre la procédure en commençant par nous saisir par écrit, nous pourrons, toujours dans la discussion, l’entente et la compréhension, trouver des mesures par rapport aux cas qui se présentent. »
En somme, la compagne de sensibilisation est lancée, et ce, pour une semaine. Cependant, la politique de main-tendue promue par la Direction générale des Impôts n’est nullement signe de faiblesse, puisqu’à près cette première phase de sensibilisation, les récidivistes pourront être traités autrement. « La Direction générale prendra ses responsabilités », comme a martelé Mme Yakemba.

madame

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Son Excellence Monsieur Robert MUGABE Président en exercice de l’Union Africaine

0

(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

Son Excellence Monsieur Robert MUGABE Président en exercice de l’Union Africaine

Bangui, (C.T.C) 20-05-2015

Objet: Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » interpelle le Président en exercice de l’Union Africaine concernant l’affaire de viols commis sur les enfants mineurs en République Centrafricaine par certaines forces de maintien de la paix des Nations Unies.

Excellence Monsieur le Président,

Nous, membre du collectif « Touche pas à ma constitution » attaché aux valeurs constitutionnelles et à la défense des droits de l’Homme, présentons à travers cette lettre nos remerciements les plus sincère pour la grande commisération dont votre institution a eu lors de la crise que traverse notre pays.
Toute fois dans le souci d’éviter toute entrave à vos efforts plus que précieux de maintien de paix et de rétablissement de l’ordre constitutionnel, le collectif tient à souligner les accusations de pédophilie qui sont portées contre les Troupes du Maintien de la Paix en RCA particulièrement la troupe Française.
Conformément à l’article. 6 de la charte constitutionnelle : Nul ne sera soumis à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants. Toute personne, tout agent de l’Etat, toute organisation qui se rend coupable de tels actes sera puni conformément aux textes en vigueur.

Vu la nature sensible de la mission de maintien de la paix, qui est conférée à ses troupes il est impérieux d’identifier et de sanctionner avec la dernière rigueur les auteurs de ces actes immoraux.
Considérant l’appareil de renseignement que dispose la France, nous considérons les déclarations du ministre Français de la Défense comme un manque de respect aux victimes particulièrement et aux Centrafricains en général.
Le Collectif vous invite ainsi que l’ensemble de la Communauté Internationale de tout mettre en œuvre afin de mener des enquêtes dans le but de la manifestation de la vérité sur cette affaire qui n’honore pas la dignité humaine et demande le départ pur et simple des troupes Françaises de la Centrafrique si Paris ne manifeste pas une volonté d’identifier et sanctionner les coupables.

En vous assurant Excellence, de l’importance de votre contribution et celle de votre institution, veuillez recevoir, l’expression de notre très haute sincère considération.

Fait à Dakar le 6-05-2015

Le Secrétaire Général
Mandela YAPENDE