Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2580.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats des Forces Armées Centrafricaines
LA NATION ET SON ARMÉE
une vision de l’intérieur
Il est créé une association dénommée : association de soutien aux FACA en abrégé : ASFACA.
L’ASFACA rassemble tous les CENTRAFRICAINS qui veulent que l’armée demeure une priorité pour l’État et vive au cœur des citoyens. Un État sans armée nationale c’est un corps humain sans colonne vertébrale. L’État ne peut asseoir son autorité que grâce à son armée. Un des principaux outils d’autorité de l’État, c’est la présence dissuasive de ses forces armées. L’armée est le garant de l’expression de la souveraineté et de la démocratie.
Le redressement et l’opérabilité de notre armée nationale doivent être notre préoccupation en tant citoyens. Nous sommes 4 millions de CENTRAFRICAINS, et selon le concept de la Défense globale nous sommes 4 millions de soldats pour notre pays.
Soutenons les FACA à se redéployer et c’est possible grâce à la volonté de nos cœurs ardents. Montrons aux FACA que nous les soutenons et qu’ils doivent prendre conscience de l’exigence du rôle qui est le leur. Reconnaître l’importance de leur rôle et leur faire confiance. CENTRAFRICAINS, agissons pour la paix dans notre pays.
L’ASFACA a pour but de :
Sensibiliser tous les CENTRAFRICAINS aux questions militaires et de défense,
Participer au devoir de mémoire et de solidarité,
Soutenir ceux qui servent les armes pour apporter la paix dans notre pays
Défendre l’honneur de l’armée nationale et de ses soldats
L’ASFACA est indépendante de tout pouvoir politique ou syndical, ne sollicitant aucune subvention de l’État, l’ASFACA accueille tous les CENTRAFRICAINS sans exclusive.
Elle est une initiative qui montre le lien qui existe entre le peuple centrafricain et son armée, un lien armée-nation.
L’ASFACA entend régulièrement tenir des réflexions sur les questions de défense.
L’ASFACA organise et participe :
S’appuyant sur son réseau de délégués nationaux et internationaux et agissant en coopération avec d’autres associations ayant la même sensibilité du redéploiement de notre armée, ses membres organisent et participent aux nombreuses activités visant à resserrer les liens entre la Nation et son armée.
Depuis trois ans maintenant, la situation du pays est alarmante: face à l’intrusion brutale des ex-Sélékas à Bangui, face à tous les périls qui l’assaillent, le gouvernement légitime de la Centrafrique n’a pas les moyens de résister. Étranglé par la désorganisation de l’Armée Nationale, il est toujours sous le coup de l’embargo décrété abusivement par l’ONU, qui l’empêche d’acheter des armes pour équiper ses forces de défense.
Pendant ce temps, les bandes armées qui écument le pays continuent à s’approvisionner en armes de tous calibres et à occuper les mines de diamant et d’or qui leur assurent les revenus illicites dont elles ont besoin. On en arrive à une situation extrêmement choquante : d’un côté, un gouvernement légitime que les forces internationales empêchent de s’armer ; de l’autre, des rebelles arrogants qui semblent avoir des protections occultes.
Dans cette configuration injuste provoquée par l’embargo, on ne peut envisager aucune paix et pas davantage de réconciliation. On ne voit pas non plus quel gouvernement, quel qu’il soit, pourrait prétendre pacifier la République Centrafricaine. Le pays est sur une planche savonnée par les ex-Sélékas et leurs mentors. Il glisse à grande vitesse vers l’abîme. Vers la partition et, peut-être même, hélas ! vers sa disparition.
Face à la gravité des menaces, une MOBILISATION GÉNÉRALE DE TOUS LES CENTRAFRICAINS s’impose. Il faut désormais dépasser les clivages politiques et les joutes oratoires improductives. Il faut que les politiciens, frustrés par leurs échecs aux élections, parviennent à maîtriser leurs egos, leur appétence à l’argent et leur soif effrénée du pouvoir.
Le pays est en danger de mort. Il faut critiquer le gouvernement certes, c’est le jeu de la démocratie. Mais, quelle que soit sa position, chaque Centrafricain doit apporter sa contribution de citoyen pour sortir de l’impasse le pays des Bantous.
AMBARGO INACCEPTABLE DE L’ONU SUR LES ARMES
Tant que les Forces Armées Centrafricaines ne seront pas opérationnelles sur tout le territoire, tant qu’elles ne seront pas convenablement équipées pour défendre leur pays, la Centrafrique ne s’en sortira pas. Le statut quo imposé par les puissances internationales risque de perdurer.Le calvaire des populations, abandonnées et martyrisées, ne peut que s’aggraver. Il mènera, peut-être, à un génocide.
Les derniers événements qui se sont déroulés à Bocaranga sont inquiétants. Cette ville du nord-ouest de la Centrafrique est occupée par les rebelles du Mouvement 3R (Retour, Réconciliation et Réparation) d’Abass Sidiki, qui se présente comme le défenseur des éleveurs peules. Il se serait allié aux rebelles du MPC (Mouvement Patriotique Centrafricain) de Mohamed Bahar. Mais il semble que ce dernier viendrait de démentir sa participation à l’occupation de Bocaranga. Dont acte.
LES PRISES DE POSITION PARADOXALES DU PRÉSIDENT FRANÇAIS
Depuis son élection, le Président de la République Française s’est rendu deux fois au Mali, sans juger bon d’aller faire escale à Bangui. En Centrafrique comme au Mali, les forces françaises sont présentes. Mais la situation de la République Centrafricaine est beaucoup plus périlleuse que celle du Mali.
Le Centrafrique est en voie de partition. Or les médias français n’évoquent que parcimonieusement le drame abyssal que vivent les Centrafricains. Le retrait de la force Sangaris a laissé un espace libre aux rebelles, qui tuent les Centrafricains et veulent prendre le pouvoir à Bangui à n’importe quel prix. Les principales mines de matières premières sont sous leur contrôle. Les crimes de guerre succèdent aux crimes contre l’humanité.
Sangaris contenait les ex-Sélékas et les traquait à travers tout le pays. Les rebelles redoutaient les forces françaises. Dès que François Hollande a rappelé ses soldats, les rebelles se sont senti pousser des ailes et une totale insécurité s’est répandue quasiment sur tout le territoire, avec son lot de massacres, d’incendies, de profanations de lieux de cultes chrétiens, d’exils forcés, tandis qu’à Bangui, le président et le gouvernement restaient impuissants, donnant l’impression d’être assiégés dans leur propre capitale. Depuis, il ne s’est plus passé un jour sans tueries.
Au cours d’une conférence de presse commune, tenue récemment à Paris par les président français et centrafricain, Emmanuel Macron a déclaré : « il faut une Centrafrique forte!» Tout le monde en convient: il faut un pouvoir fort à Bangui pour bouter hors du territoire les rebelles et les mercenaires. Mais pourquoi la France a-t-elle réduit sa présence militaire fragilisant encore plus, un gouvernement sans armée et sans moyens de se défendre? Pourquoi la France, membre du Conseil de Sécurité, n’a-t-elle pas œuvré pour lever ce scandaleux embargo?
Par ailleurs, elle vient de dépêcher en Centrafrique des Marsouins et des drones. Très bien! Mais, pour le moment, on ne voit pas le bénéfice de cet apport stratégique. Si elle souhaite que le pouvoir soit fort aux bords de l’Oubangui, il faut qu’elle cesse de tergiverser et qu’elle apporte son appui aux FACAS, en utilisant les forces aériennes basées à Ndjamena, en rendant les drones offensifs, en ciblant par des actions commandos les poches des rebelles et des mercenaires.
La situation actuelle exige que la France passe des vœux pieux aux actes. La sécurité de la Centrafrique, la protection de ses populations et son avenir sont corollaires d’un engagement franc de la France et d’autres pays amis.
Aujourd’hui, il est fort à craindre que le nouveau gouvernement n’ait pas une politique adaptée à la situation. Les membres de l’ex-Séléka, maladroitement introduits dans le gouvernement Sarandji II, ne vont-ils pas se transformer en vers dans le fruit? On dirait des loups dans la bergerie, un missel à la main. Ces ministres ne sont que des taupes au service de leurs mentors, qui attendent impatiemment dans l’ombre pour s’emparer du pouvoir le moment venu.
Il est à craindre que toutes ces gesticulations au chevet d’une Centrafrique agonisante n’aboutissent à rien. Etant donné le comportement criminel des rebelles, leur acharnement à vouloir parvenir à une partition, leur refus de déposer les armes et de se rendre à la table des négociations, il faudrait être naïf pour croire à leur sincérité et à leur engagement pour la paix (SIRIRI) et la réconciliation nationale. Depuis trois ans, à cause d’eux, la République Centrafricaine vit dans une boue ensanglantée.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE : MÉDECINS SANS FRONTIÈRES QUITTE BERBÉRATI ET REMET LA RESPONSABILITÉ DE L’ENSEMBLE DE SES ACTIVITÉS AU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET AU COMITÉ DE GESTION DE L’HÔPITAL RÉGIONAL
Après quatre ans de travail à Berbérati, dans la préfecture de la Mambéré Kadei, l’organisation humanitaire médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF) vient de remettre la responsabilité de ses activités au ministère de la Santé et au comité de gestion de l’hôpital régional.
« Il n’est jamais simple de prendre la décision de quitter un hôpital et des unités de soins mais la situation d’urgence qui nous avait poussé à intervenir à Berbérati est désormais passée », explique Dago Inagbe, chef de mission pour MSF en RCA. « MSF a beaucoup investi dans ce projet, notamment dans la formation du personnel de l’hôpital et des centres de santé afin d’assurer la continuité des services après son départ. En tant qu’organisation d’urgence, nous nous devons de déployer nos ressources pour offrir des soins médicaux gratuits dans les zones de la RCA où les besoins sont plus importants, ainsi que dans les pays affectés par de graves crises humanitaires. »
MSF est intervenue à Berbérati en janvier 2014 alors que les violences armées intercommunautaires étaient à leur paroxysme et qu’une épidémie de rougeole affectait la région. L’intervention visait premièrement les déplacés, les victimes de violences, les femmes enceintes et les enfants au niveau de l’hôpital régional. A partir de juillet 2014, des cliniques mobiles hebdomadaires ont aussi pris en charge des centaines de personnes en périphérie, appuyant ainsi les sept centres de santé qui desservent les villages voisins.
Vers la fin de 2014, quand la situation dans la zone s’est stabilisée, MSF a changé son approche pour se concentrer sur la santé des femmes enceintes et des enfants de moins de quinze ans, qui représentent les couches les plus à risque de la population. Enfin, en juillet 2015, les équipes de MSF ont étendu leur appui à quatre centres de santé dans les environs de Berbérati.
Depuis le début de ses activités dans la zone, MSF a admis plus de 20 700 enfants dans l’unité pédiatrique et pris en charge 4 750 enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition aigüe sévère. Les équipes ont par ailleurs effectué plus de 77 200 consultations externes. Environ 5 500 accouchements ont été facilités à l’hôpital de Berbérati et dans les centres de santé périphériques. Au-delà de la gestion des services pédiatriques, nutritionnel et pour la santé de la femme, MSF n’a pas ménagé ses efforts pour combattre les épidémies : sur les dernières années, MSF a vacciné environ 95 400 enfants contre huit maladies infantiles lors d’une grande campagne de rattrapage en 2016, et plus de 22 400 femmes en âge de procréer contre le tétanos en 2017 compte tenu du nombre élevé de cas de tétanos néonatal.
MSF a également investi dans des travaux de réhabilitations à l’hôpital et dans les centres de santé. Après la réhabilitation de l’hôpital en 2014, des zones de déchets ont été construites dans les centres de santé de Nandobo, Gamboula et Sosso Nakombo l’année suivante. En 2016 les travaux ont continué dans les centres de santé Sosso et Gamboula et à l’hôpital. Le personnel médical des structures de santé a aussi été formé sur la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition aigüe sévère, les maladies infantiles et la santé reproductive.
« A l’heure du départ, nous comptons sur le ministère de la Santé et le comité de gestion de l’hôpital de Berbérati pour maintenir la qualité des soins dans l’hôpital et les centres de santé alentours », poursuit Dago Inagbe. « Par exemple, il est essentiel que les vaccinations de rattrapage pour les enfants de moins de cinq ans soient maintenues. »
MSF reste active auprès de la population dans d’autres zones du pays et se tient prête à intervenir si une situation d’urgence survenait à Berbérati et dans les environs.
MSF intervient en RCA depuis 1997, offrant des soins médicaux d’urgence à ceux qui en ont le plus besoin à travers 16 projets dans le pays. De janvier à juin 2017, ses équipes ont effectué 364 600 consultations médicales, traité 203 600 personnes atteintes de paludisme et aidé à donner naissance à plus de 9 700 nouveau-nés. Au premier semestre, l’organisation a aussi pris en charge plus de 1 000 victimes de violences, y compris blessés de guerre. MSF est financée à 100 % par des donations privées pour son travail en RCA.
La résurgence de groupes armés en République centrafricaine tue de nombreux civils et provoque des déplacements généralisés. Les forces gouvernementales et les Nations Unies sont dans une position faible, et il n’y a pas de solution rapide. Pour contenir la violence, le gouvernement et les acteurs internationaux doivent se mettre d’accord sur une feuille de route pour la paix avec des groupes armés qui combinent les mesures incitatives et coercitives.
Résumé exécutif
Comme la République centrafricaine (RCA) connaît une forte recrudescence de la violence et que les groupes armés prennent racine dans les provinces, les autorités nationales et leurs partenaires internationaux n’ont pas été en mesure de stopper l’escalade et de trouver des solutions durables à la crise. Jusqu’à présent, le gouvernement et les Nations Unies ont concentré leurs efforts sur le processus de désarmement, de démobilisation, de réinsertion et de rapatriement (DDRR) des rebelles, mais peu de progrès ont été réalisés. L’incapacité des casques bleus à changer l’équilibre du pouvoir sur le terrain, l’échec du gouvernement à répondre aux fortes tensions communautaires qui séparent le pays et la concurrence entre les initiatives de médiation internationale ont encore contribué à l’impasse actuelle. Afin d’inverser cette tendance, le gouvernement et ses partenaires doivent faire pression sur les rebelles – en particulier en s’attaquant à leurs sources de revenus et en exerçant une plus forte dissuasion militaire – mais aussi en reconstruisant la confiance parmi les populations des régions périphériques.
Les élections présidentielles et législatives qui se sont déroulées à la fin du 2015 et le début du 2016 ont été accueillies par les centrafricaines et ont suscité des attentes élevées. Ces développements politiques ont été suivis de quelques mois d’amélioration de la sécurité, les groupes armés adoptant une attitude d’attente et de voir, mesurant les intentions des nouvelles autorités de Bangui. Malheureusement, la légitimité électorale du Président Touadéra’s ne s’est pas traduite par un effet de levier sur les rebelles. Le répit relatif n’était ainsi que de courte durée. La mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle de l’ONU en République centrafricaine (Minusca), comprenant plus de 12 000 Casques bleus, n’a pas compensé le départ de la force Sangaris française en octobre 2016 et d’exercer un véritable dissuasion sur les groupes armés.
Depuis la fin du 2016, la violence a éclaté presque partout dans les provinces. Cette résurgence des groupes armés a entraîné la mort d’un grand nombre de civils et de déplacements massifs. Tandis que dans le nord-ouest la crise tourne autour des groupes armés, aussi bien que des conflits perpétuels autour des mouvements de bétail, dans le centre et les rebelles de l’est mènent une guérilla pour contrôler des zones d’influence et de ressources. Cette violence provinciale a de nombreuses conséquences néfastes: les liens entre les groupes rebelles et les communautés locales sont renforcés, le nombre de milices locales est en hausse et, surtout, une résurgence des attaques ciblées contre les minorités musulmanes est la conduite ethnique et l’exclusion religieuse, rappelant les événements les plus tragiques de la crise récente du pays.
Plusieurs acteurs internationaux et régionaux, ainsi que des organisations internationales, ont lancé une série d’efforts de médiation parallèles depuis la fin du 2016. L’Union africaine (UA) et les voisins de la RCA, y compris l’Angola et le Tchad, ont fusionné plusieurs initiatives individuelles, ont lancé une médiation commune au début du 2017. La communauté catholique de Sant’Egidio a rejoint les rangs des médiateurs. Ils ont organisé des réunions avec des groupes armés à Rome, ce qui a abouti à un “accord de paix politique” pour la pour la Centrafrique, signé en juin 2017. Toutefois, l’accord a été rapidement repris par la recrudescence de la violence sur le terrain.
Des ordres du jour divergents, des rivalités institutionnelles ainsi que des approches différentes ont conduit ces différents acteurs à proposer des remèdes parfois contradictoires, notamment en ce qui concerne l’amnistie des chefs rebelles, l’intégration des combattants dans l’armée ou le retour des anciens présidents. Mais la forte recrudescence des combats depuis avril semble avoir provoqué un nouveau niveau de conscience et un changement de position. Ainsi, le Président Touadéra et le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres – jusqu’à présent hésitant – ont exprimé leur ouverture à un rôle majeur pour la sous-région dans la résolution de la crise. De même, conscient que la dispersion et la concurrence entre les différentes interventions diplomatiques sont problématiques, l’Union européenne (UE) a organisé le 21 juin 2017 une table ronde à Bruxelles, visant à relancer une médiation internationale cohérente et crédible.
Depuis lors, l’UA a de nouveau pris le contrôle de cette délicate médiation internationale en produisant, à Libreville en juillet 2017, une nouvelle feuille de route pour la paix et la réconciliation dans la voiture. Bien que cette initiative ait été saluée par les partenaires internationaux de la RCA, y compris lors de réunions en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York en septembre, certains désaccords fondamentaux subsistent. Les mois à venir montreront si l’amélioration nécessaire de la coordination internationale est imminente.
Comme la RCA est de nouveau engloutie dans la crise, le pire peut être encore à venir. Une répétition des événements du 2013 et un retour à la guerre civile ne peuvent être exclus. Une normalisation de la situation de sécurité dans la voiture est très improbable dans un proche avenir, et une défaite militaire des groupes armés encore moins faisable. Cependant, il existe un certain nombre de mesures qui pourraient être adoptées pour contenir la violence et pour réaliser de petits progrès vers une résolution de la crise. Soutenir une solution négociée avec les groupes armés implique la combinaison de fortes mesures coercitives et d’incitations positives, notamment:
Réduire l’attractivité de l’économie de guerre pour les jeunes et saper les finances des groupes armés en agissant de manière décisive contre l’économie de guerre illégale. Des instructions précises devraient être données aux contingents MINUSCA au cours du renouvellement de son mandat en novembre 2017, afin de lutter contre les réseaux commerciaux illégaux.
L’instauration d’un équilibre de pouvoir plus fort vis-à-vis des groupes armés en combinant des efforts diplomatiques avec une forte pression. Cela exigera non seulement une augmentation des casques bleus, mais aussi le déploiement de contingents capables de dissuader gravement les rebelles. Parallèlement – comme la Cour pénale spéciale devrait bientôt être opérationnelle – l’arrestation et le procès des chefs rebelles qui organisent des attaques majeures contre des civils devraient être un objectif primordial.
Encourager les éléments de premier plan pragmatiques des groupes armés à jouer un rôle plus positif. Au-delà de l’intégration d’un nombre limité de combattants dans l’armée, la possibilité pour certaines personnalités d’assumer un rôle plus politique au niveau local pourrait figurer à l’ordre du jour des discussions. Parallèlement, les médiations en cours doivent être renforcées, dans le but d’atteindre un accord de paix crédible et exécutoire et la coopération entre Bangui et ses voisins doit s’améliorer. En ce sens: dans l’esprit de la réunion de Bruxelles, tous les médiateurs internationaux devraient s’entendre sur une feuille de route cohérente pour résoudre la crise. Avant tout, ils doivent déterminer qui sera le garant de ces futurs accords, quel cadre international doit être mis en place pour assurer son application et son financement et comment promouvoir sa propriété par les africains centraux.
Afin d’obtenir un soutien à long terme des pays de la région, Bangui et les capitales voisines devraient coopérer sur un terrain commun d’intérêts partagés. En particulier, ils pourraient coopérer pour mieux organiser les migrations transnationales de bétail dans la voiture. Il est par exemple essentiel de revitaliser les mesures bilatérales sur la transhumance, lancées en 2012 sous la Commission mixte tchado-centrafricaine, mais qui ont été oubliées dans la crise postérieure, et d’intégrer plus largement d’autres voisins de la voiture.
Enfin, afin de réduire les tensions communautaires et d’améliorer les relations entre l’État et les populations de la partie orientale du pays, le gouvernement centrafricain devrait rompre avec les politiques des régimes précédents et parler courageusement des événements passés , même si cela signifie contrarier une partie de sa base électorale:
Le Président pourrait reconnaître les crimes commis par ses prédécesseurs dans les régions éloignées du pays afin de tracer une ligne sous le passé et d’ouvrir une nouvelle page. Un programme de formation pour les nouvelles élites administratives devrait également être envisagé, y compris les habitants des régions périphériques de tous les milieux religieux. Le message des autorités doit être clair: les musulmans sont des africains centraux et ont leur place légitime dans la nation. En ce sens, il est important que le gouvernement prenne des mesures concrètes pour éviter la discrimination dans la reconstitution des dossiers d’identité nationaux et faciliter la restitution des biens abandonnés pendant la crise.
Le gouvernement pourrait également prendre des mesures de réconciliation symboliques, telles que l’organisation de la journée nationale du 1er décembre dans le nord-est, afin d’envoyer des signaux positifs à une région qui a longtemps méfié Bangui et affirme sa place dans l’espace nationa
Centrafrique : Le Conseil des droits de l’homme conclut un dialogue interactif sur la RCA .
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2718.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.
Bangui, le 29 septembre 2017.
Par : CDH avec CNC.
Le Conseil des droits de l’homme a conclu hier-matin son dialogue interactif avec Marie-Thérèse Keita-Bocoum, experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine.
Dans le débat, plusieurs délégations ont exprimé des inquiétudes au sujet de l’augmentation alarmante de la violence en République centrafricaine, qui comprenait des attaques ciblées contre des civils et des installations humanitaires. De nombreuses attaques semblaient fondées sur des motifs religieux ou ethniques. Plusieurs orateurs se sont félicités des progrès accomplis par le gouvernement en vue de la création d’une Cour criminelle spéciale et d’une institution nationale des droits de l’homme.
Dans son allocution de clôture, Mme Keita-Bocoum a souligné que la réinstauration de la sécurité constituait une première priorité pour le pays afin de mettre fin à la recrudescence de la violence par les groupes armés. Cela devrait être apporté de pair avec les réformes dans le domaine de la justice. Mme Keita-Bocoum dit qu’une cessation partielle de l’embargo sur les armes pourrait être demandée afin de fournir aux soldats formés des armes. Elle s’est félicitée de l’adoption de différentes stratégies de justice transitoire par le gouvernement. Ces stratégies devraient être inclusives afin d’ouvrir la voie à une réconciliation durable dans le pays.
Mme Keita-Bocoum a présenté son rapport le mercredi 27 septembre, et un résumé de ses commentaires peut être trouvé ici.
Ce matin, il y avait le Luxembourg, l’Ukraine, la Belgique, la France, le Maroc, l’Angola, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne, le Gabon et le Mozambique. L’Organisation internationale de la Francophonie et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance ont également pris la parole.
Les organisations non gouvernementales suivantes ont également pris la parole: Alliance évangélique mondiale dans une déclaration commune, Amnesty International, Human Rights Watch, Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, défense des enfants international et la Organisation internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale.
Le Conseil tiendra ensuite un débat général sur l’assistance technique et le renforcement des capacités.
Dialogue interactif sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine
Le Luxembourg s’est inquiété de l’impasse face à la République centrafricaine en raison de la détérioration de la situation en matière de sécurité. Le Luxembourg s’est félicité de la participation du Président de la République centrafricaine aux travaux du Conseil. Tous les partenaires internationaux de la République centrafricaine doivent s’efforcer de stabiliser et de développer l’autorité de l’État dans tout le pays. L’Ukraine a salué les réalisations du gouvernement de la République centrafricaine en renforçant le cadre juridique, en particulier la création de la Commission nationale des droits de l’homme en avril dernier. L’Ukraine est restée préoccupée par la situation des droits de l’homme en raison de la recrudescence des combats par divers groupes armés dans le pays. La Belgique a salué la coopération de la République centrafricaine avec l’expert indépendant. La Belgique s’inquiète du déplacement massif de la population et demande à toutes les parties d’autoriser l’accès du personnel humanitaire à toutes les zones du pays. Les autorités ont été encouragées à intervenir pour poursuivre tous les auteurs de violations des droits de l’homme.
L’Organisation internationale de la Francophonie a déclaré que le Secrétaire général de l’organisation de la Francophonie, Michaëlle Jean, a réitéré la nécessité pour la communauté internationale d’unir ses efforts pour mettre fin au cycle de la violence contre les population civile en République centrafricaine. L’opérationnalisation de la Cour pénale spéciale est importante pour tenir compte de la situation des victimes. La France s’est félicitée de la présence du Président de la République centrafricaine au Conseil. La France s’inquiète de la recrudescence des attaques perpétrées par les groupes armés et réitère son appui aux travaux de la mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine. La mise en œuvre de la Cour pénale spéciale était essentielle pour faire progresser la justice. Le Maroc exprime sa gratitude à l’expert indépendant pour sa présentation. Elle s’est inquiétée de la détérioration de la situation des droits de l’homme et s’est félicitée de la décision prise de créer une Cour criminelle spéciale et une institution nationale des droits de l’homme.
L’Angola a félicité l’expert indépendant pour le rapport sur la Situation en République centrafricaine. Il a félicité le gouvernement pour les mesures adoptées dans la lutte contre l’impunité. L’Angola a continué d’aider les autorités centrafricaines à promouvoir la souveraineté du pays et elle les a exhortés à coopérer avec le Conseil des droits de l’homme. Les États-Unis sont profondément préoccupés par l’augmentation alarmante de la violence en République centrafricaine, qui comprend des attaques ciblées contre des civils, des casques bleus des Nations Unies et des organisations humanitaires. Nombre de ces attentats semblaient motivés ou fondés sur l’identité religieuse ou ethnique, y compris les attentats contre les musulmans et les autres, et ceux-ci devaient faire l’objet d’une enquête approfondie, y compris tous les cas d’exploitation sexuelle, et les auteurs devaient être tenus responsables. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a déclaré que la situation en matière de sécurité et d’aide humanitaire en République centrafricaine s’était considérablement détériorée en 2017. L’UNICEF s’inquiétait du recrutement d’enfants par des groupes armés. Au cours des trois premiers mois de 2017, 1 399 enfants ont été libérés des groupes armés, ce qui porte le nombre total d’enfants libérés de ces groupes à 11 944 depuis 2014.
Le Royaume-Uni a été alarmé par la recrudescence de la violence, et en particulier par le ciblage délibéré des civils par certains groupes armés, ainsi que par le recrutement d’enfants soldats et les sévices sexuels contre les femmes et les fillettes. Elle s’est félicitée des progrès accomplis en vue de la création d’une Cour criminelle spéciale et a déclaré que la lutte contre l’impunité demeurait essentielle pour la justice. L’Union européenne s’est inquiétée de l’aggravation de la situation au cours des derniers mois, et en particulier de la recrudescence de la violence dans certaines régions. Il s’est inquiété de la situation humanitaire en République centrafricaine où les civils étaient les victimes. L’Union européenne s’est félicitée de la signature, le 17 juillet, de l’accord de paix et de réconciliation et a demandé à toutes les parties de la mettre en œuvre. Le Gabon a déclaré hier que le Président de la République centrafricaine avait parlé au Conseil des droits de l’homme et cette étape a été saluée par le Gabon. Le Gabon a poursuivi ses efforts pour soutenir la République centrafricaine. Le Mozambique a été consterné par le déclenchement de la violence en République centrafricaine avec un impact dévastateur sur les civils innocents qui ont été ciblés sur la base de leur alliance politique perçue. Il a exhorté les autorités à créer dès que possible un tribunal pénal spécial.
L’Alliance évangélique mondiale, dans une déclaration commune avec la Confédération internationale Caritas Internationalis des associations caritatives catholiques, a déclaré que pour marquer leur attachement à la paix en République centrafricaine, les dirigeants chrétiens et musulmans avaient échangé la Bible et le Coran. Certains éléments de la mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine n’ont pas affiché d’impartialité. Quelles mesures l’expert indépendant pourrait-il recommander pour promouvoir le contrat social impliquant tous les segments de la société? Amnesty International a partagé l’inquiétude sur la violence sectaire croissante commise par des groupes armés en République centrafricaine. Quelles mesures supplémentaires pourraient être prises pour renforcer la capacité de la mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine de prévenir la violence et de protéger les civils? Human Rights Watch a déclaré avoir documenté des centaines de décès illégaux au cours des cinq derniers mois en République centrafricaine. Les séléka et les combattants Balaka avaient attaqué des civils et avaient commis d’autres abus. Toutes les parties avaient utilisé le viol et la violence sexuelle comme tactique de guerre sur une échelle alarmante.
La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme a déclaré que, depuis 2016, une aggravation de la situation humanitaire en République centrafricaine pouvait être observée, avec de graves violations des droits de l’homme et des déplacements de personnes. Le peuple avait exprimé le souhait de voir la justice et le système judiciaire devait être indépendant. La défense pour les enfants internationaux a demandé que l’on continue de mettre l’accent sur les questions relatives aux enfants en République centrafricaine, en particulier leur recrutement en tant que soldats. Tout au long de la crise, il y avait eu des preuves qu’ils avaient été victimes de meurtres, de détentions et de tortures. L’Organisation internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, dans une déclaration commune, a exhorté le Conseil des droits de l’homme à fournir des moyens financiers pour prévenir les violations des droits de l’homme et à renforcer la coopération inclusive entre toutes les parties prenantes. La participation des femmes à toutes les négociations de paix devrait également être encouragée.
Remarques finales
Marie-Thérèse Keita-Bocoum, experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, a pris note des questions posées et des observations faites par tous les participants dans le but d’améliorer son travail. La République centrafricaine avait présenté un plan de relance nationale à Bruxelles qui avait été accueilli par les partenaires internationaux, y compris elle-même, et il y avait des domaines prioritaires que la République centrafricaine souhaitait obtenir un soutien. Des fonds ont déjà été établis dans les domaines de la sécurité et de la justice. Le plan devrait continuer à recevoir des financements, notamment en ce qui concerne la réconciliation et l’application de la résolution 13/25 sur l’implication des femmes dans le règlement des conflits. L’expert indépendant a joué un rôle dans la production de rapports afin d’identifier la situation dans le pays, de trouver des solutions et d’empêcher l’émergence de nouvelles questions. L’indépendance était essentielle pour répondre à toutes les priorités. La sécurité était également une autre priorité et devrait aller de pair avec la justice et la réconciliation. La réforme du secteur de la sécurité était essentielle pour rendre le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion efficace. Les groupes armés agissaient toujours impunément, augmentant le risque de problèmes à réapparaître.
Mme Keita-Bocoum a souligné que 1 200 militaires avaient reçu une formation dans le domaine des droits de l’homme. Concernant un embargo sur les armes, il a été possible de demander une cessation partielle de l’embargo. Dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité, des soldats formés devraient être dotés d’armes. L’implication des femmes était également essentielle pour trouver des solutions au conflit. À Bangassou, une organisation de femmes avait mis en place une plate-forme pour empêcher le conflit de s’aggraver et avait demandé à recevoir un soutien. Ce genre d’initiatives doit être transformé en activités nationales afin que les femmes soient encouragées à exercer leur leadership. Les femmes devraient également recevoir un soutien pour faire avancer leurs affaires devant les tribunaux. Par exemple, les femmes magistrats devraient être mises à disposition pour lutter contre la violence sexiste.
Le gouvernement a également commencé à mettre en œuvre différentes stratégies de justice transitoire. Une fois que la situation de la sécurité l’autoriserait, ce serait un premier pas vers la justice tant que la justice serait rendue inclusive. La réconciliation au sein du pays doit inclure tous les éléments différents. Les communications du gouvernement et de la mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine devraient être renforcées afin d’expliquer à la population ce qui se passait dans le pays. Les radios communautaires locales pourraient être utilisées à cette fin. Enfin, Mme Keita-Bocoum s’est inquiétée de l’augmentation de la violence à l’encontre des installations humanitaires et du personnel qui a conduit à restreindre l’accès humanitaire. La sécurité devrait être renforcée pour le personnel humanitaire afin d’éviter les attaques qui pourraient constituer des crimes contre l’humanité. Ces attaques doivent être suivies et investiguées.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2809.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC
Bangui, le 29 septembre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Le sentiment anti-Minusca qui se développe dans le pays, contrairement à l’appel au renforcement fait par le Président Touadera devant les Nations unies, tend à devenir une règle générale pour beaucoup de Centrafricains. Il est démontré, à plusieurs reprises, qu’une ville calme qui accueille une patrouille des casques bleus pour une première fois, est immédiatement visitée par les éléments Séléka pour foutre la merde. A Bozoum, une tentative échouée d’incursion d’une patrouille de la Minusca crée la psychose dans cette ville, les gens craignent le pire.
Le sentiment anti-Munisca est manifeste, à ce jour ! On dirait même que l’heure est grave ! Il suffit de suivre les propos liminaires de Mme Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou, Porte-parole de la Minusca par intérim, lors de sa conférence de presse du mercredi dernier, pour se rendre à l’évidence : « La Minusca condamne fermement l’attaque contre sa force dans l’après-midi du 23 septembre, à proximité de Gambo [dans le Sud-est (préfecture du Mbomou)] où les casques bleus étaient pris à parti par des groupes armés assimilés à des Anti-balaka au cours d’une mission d’escorte de convois. Un casque bleu [du contingent marocain] a été grièvement blessé durant les échanges de coups de feu et évacué pour une prise en charge médicale », a-t-elle affirmé.
Le comble, c’est qu’elle poursuit en citant un autre cas d’attaque contre la Minusca, le même jour, mais dans une autre partie du territoire. C’était dans la même journée du 23 septembre, aux environs de 17h 40, à proximité du village de Yarandji, près de Kaga Bandoro, un casque bleu Burundais a été encore grièvement blessé.
Rien que ces deux faits quasi-simultanés confirmés par la Porte-parole intérimaire approuvent largement l’idée de sentiment de rejet que la population exprime vis-à-vis de la Minusca. Alors que d’autres exemples plus cruels sont là. Le massacre du 5 août 2017 à Gambo par des peulhs a été mystérieusement précédé d’une incursion de la Minusca dans la localité. Quasiment tous les témoignages recoupés confirment qu’à partir de 13 heures de la même journée, une patrouille de la Minusca a foulé Gambo et une heure seulement après, les peulhs sont rentrés à leur tour pour massacrer la paisible population. Pareil à Boda, la population se dise soulagée par le retrait des éléments de la Minusca et le déploiement d’une pette unité de la Gendarmerie et de la Police nationale, ce qui a permis le retour rapide à la stabilité, au vivre ensemble et à la cohésion sociale.
Outre cet aspect insolite où le malheur succède toujours à la présence des patrouilles de la Minusca dans l’arrière-pays, il y a le fait que ces éléments, malgré les moyens dont ils disposent et le robuste mandat des Nations unies, ils ne font absolument rien pour éviter le pire. Le cas présent de Bocaranga est bien patent où les 3R ont d’abord annoncé leur attaque sur la ville et l’ont confirmé, alors que la Minusca était sur-place. On déplore aujourd’hui des blessés et plus de 23 000 personnes déplacées, selon OCHA, ayant trouvé refuge en brousse ou dans les villes environnantes, précisément à Bozoum située à 127 kilomètres.
Diantre ! Tirant les leçons du passé récent et des autres localités, la population de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, elle-aussi sous la menace des rebelles des 3R du camerounais Abass Sidiki, a dit niet à une quelconque présence de la Minusca dans leur localité. D’ailleurs, mardi dernier, une patrouille de la mission de l’Onu qui a tenté cette aventure de ce genre à Bozoum, a frôlé le lynchage populaire. Il leur a été formellement interdit de rentrer dans la ville. Hués et couverts de honte, ces éléments de la Minusca ont dû se précipiter pour rebrousser chemin vers Bossangoa. Leur aiguille indicatrice de la mort n’a pu s’arrêter sur Bozoum.
Depuis Bangui, le Commandant Armel Mingatoloum Sayo, leader du mouvement de résistance ‘’Révolution-justice (RJ)’’- mouvement qui contrôle jadis la localité, exige sans condition le retrait de Abass Sidiki et ses rebelles de la zone de l’Ouham-Pendé. Il a sommé le gouvernement et la Minusca de prendre leurs responsabilités avant qu’il ne soit vraiment trop tard. Une manière de soutenir la population de Bozoum d’assurer la veille contre tout mouvement de déstabilisation de la ville, y compris les manœuvres machiavéliques de la Minusca.
Toutefois, la ville de Bozoum qui est surpeuplée par l’arrivée massive des déplacés de Bocaranga et Niem-Yéléwa reste en veille, mais surtout dans la psychose d’une probable attaque des 3R. Cela a été le même cas pour Bouar qui s’était mise en alerte maximale lorsque la Minusca avait laissé tomber Bocaranga entre les mains des 3R.
Centrafrique : un convoi de la Minusca empêché de traverser la ville de Bozoum.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2718.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.
Bangui, le 27 septembre 2017.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Si la sous-préfecture de Bocaranga dans l’Ouham-Péndé occupée par les rebelles des 3R tolère, en tout cas pour le moment, la présence des forces de la Minusca, pour la ville de Bozoum encore sous la menace des rebelles de la séléka et des 3R, ce n’est plus le cas. Elle est désormais pour la nième fois, interdite de circulaire ou traverser cette ville.
C’est sans doute la nouvelle la plus décrédibilisante pour les forces de l’ONU en République centrafricaine.Bozoum, le Chef-lieude la préfecture de l’Ouham-Péndé située à seulement 120 kilomètres de Bocaranga, ne veut plus de la Minusca sur son territoire local. En cause selon la population de ladite ville, la non-assistance des forces de la Minuscaà la population civile lors de la prise de Bocarangapar les rebelles des 3R appuyés par une branche du MPCdu général Al Khatim le samedi dernier.
Selon notre correspondant de Bocaranga qui a pu atteindre la ville de Bozoum hier matin après 3 jours de marche dans la brousse, le mardi 26 septembre dernier dans la matinée, un convoi des véhicules militaires de la Minusca venant de Paoua pour se rendre à Bangui via Bozoum a été empêché par les anti-balaka appuyés par la population civile de traverser leur ville.
C’était devant une foule compacte que les soldats étaient contraints de rebrousser chemin après un échange verbal non courtois entre les soldats de la Minuscaet les anti-balaka.
D’après les miliciens Balaka de Bocaranga qui ont fui en nombre pour se réfugier à Bozoum, les forces de la Minusca ont catégoriquement refusé d’intervenir pour les protéger malgré leur détresse signalée. Choqué par ce propos théâtral, un soldat leur aurait répondu qu’ils ne sont pas là pour protéger les groupes armés. Malgré l’intervention du député local, les soldats Onusiens n’ont pas pu passer, ils doivent repartir sur l’axe Paoua-Bossangoa à la satisfaction des anti-balaka.
Cependant dans la ville, les témoignages des déplacés de Bocaranga contre la Minusca fusent. Pour les uns, la présence de la Ninusca à Bocaranga le samedi dernier n’était pas pour protéger les civils, mais plutôt les humanitaires. En ce moment le pillage des ONG et de la population continue au nez et à la barbe des Casques bleus.
Selon un témoin, un marché noir est installé à Bang par les 3R pour vendre exclusivement les butins amassés à Bocaranga par les rebelles.
Rappelons que la sous-préfecture de Bocaranga, située à 120 kilomètres de Bozoum la capitale de l’Ouham-Péndé et à 150 kilomètres de Bouar la capitale de la Nana-Mambéré, est occupée depuis le samedi 23 septembre dernier par les rebelles du groupe 3R du peul camerounais Siddiki.
Centrafrique : Le mouvement RJ de Armel Sayo exige le retrait de Sidiki de l’Ouham-Pendé
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/519E241E-0570-4C98-8585-933651C6BFFF.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les rebelles de la séléka dans une rue de Bangui en 2013
Bangui, le 27 septembre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Le désarmement dans le cadre du projet pilote DDRR a déjà eu lieu successivement sur les sites de Bangui et de Bouar. La prochaine étape est prévue à Paoua le 02 octobre. Seulement, Paoua est bien partie pour être un couac, car la Révolution – Justice (R-J) du Commandant Armel Mingatoloum Sayo principal mouvement concerné par cette opération menace de ne pas déposer une seule arme si jamais les désidératas qui sont les siens ne venaient pas à être pris en compte.
Le DDRR-pilote a du plomb dans l’aile. Déjà, les armes déposées à Bangui, pour la plupart, ne sont pas des armes de guerre en état de fonctionnement tel que prévu par les dispositions de l’accord DDRR et, ça coince entre le gouvernement et les partenaires. Comme si cela ne suffisait pas, voilà que le processus est menacé de fiasco le 2 octobre prochain à Paoua.
La RJ forte de 14 000 combattants menace de boycotter l’opération et, éventuellement de suspendre sa participation au Comité consultatif et de suivi du DDRR. Le mouvement part d’abord d’un sentiment de frustration avant de poser ses deux revendications que sont le retrait du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) de la zone et la non-prise en compte par le comité DDRR d’une certaine RJ aile Bélanga fictive.
En effet, la RJ se sent exclue et ostracisée par les autorités du pays. La nomination au gouvernement des « bandits » au détriment des acteurs privilégiés de la crise aura été la dernière goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Par-dessus tout, c’est la logique du gouvernement qui intrigue à plus d’un titre. Comment donc comprendre que la RJ qui n’est pas une rébellion, mais un mouvement de résistance s’étant donné la vocation de protéger la population de l’Ouham-Pendé au temps fort des massacres de la Séléka, quitte à vouloir mourir aux pieds de l’envahisseur, ait pu être écarté de la gestion de la crise ? La logique aurait voulu que les acteurs avant-gardistes de la paix civile puissent être, de bout en bout, associés à la recherche des voies et moyens de sortie de crise, avant, pendant et après les phases critiques des soubresauts.
Les acteurs catégorisés comme émanation du peuple dans une perspective légitime de défense civile qui ont été signataires de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville, puis l’Accord DDRR ont une place de choix dans la locomotive de la paix. Visiblement, les mouvements rangés dans cette catégorie participent à toutes les initiatives du gouvernement en matière de paix sans défiance vis-à-vis de l’autorité de l’Etat, sans velléité sécessionniste et sans être comptables d’une quelconque massacre des populations civiles.
Donc, en filigrane, la RJ demande un geste conséquent de la part des autorités. Faute de quoi l’opération DDRR-pilote à Paoua risque de faire chou blanc. La balle est désormais dans le camp des autorités qui ont tout intérêt à désamorcer cette levée de boucliers en gestation avant qu’il ne soit vraiment tard puisqu’un tel coup pourrait bien être contagieux à plus d’un titre.
A propos de Sidiki
RJ a également réagi au sujet de la présence des 3R de Abass Sidiki dans l’Ouham-Pendé et surtout la RJ trouve scandaleux et attentatoire le prétexte de prétendre protéger la minorité peulh en massacrant des populations civiles innocents en toute impunité. Le mouvement de résistance fait remarquer par ailleurs que la mission de protection des personnes et des biens en général et des minorités en particulier ne saurait incomber à une force non conventionnelle dans un Etat de droit tant il s’agit d’une mission régalienne.
Ne pouvant plus continuer à assister avec résignation à l’imposture de meurtrière du 3R de Sidiki, la RJ exige le retrait de cette bande armée de toute la préfecture de l’Ouham-Pendé dans un bref délai. La RJ interpelle à cet effet le gouvernement et lui demande de prendre toutes ses responsabilités. Le cas échéant, RJ se réserve le droit d’agir.
NDLR : très bizarre, si l’on sait que le RJ s’était coalisé avec le MPC à Paoua depuis plus de 2 ans et de surcoit ce même MPC qui est accusé aujourd’hui d’appuyer les 3R dans leur conquête de la ville de Bocaranga.
Centrafrique : Rebondissement dans le feuilleton Dologuélé/Kokaté devant la Commission d’enquête
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2520.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>De droite à gauche : le President Faustin Archange TOUADÉRA et le chef de file de l’opposition Anicet Georges Dologuélé
Bangui, le 27 septembre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
De sources bien informées, le capitaine Joachim Kokaté est entendu, ce mercredi 27 septembre, à 10 heures, par la Commission d’enquête judiciaire – une Commission forte de dix Experts, mise en place pour faire la lumière sur l’accusation de coup d’Etat portée contre l’honorable Anicet Georges Dologuélé, Chef de fil de l’opposition centrafricaine.
Il s’agit pour Kokaté de démontrer en quoi, Dologuélé préparait-il un coup d’Etat contre le régime de Touadera. Cette audience présage d’un grand déballage, puisque Kokaté lui-même aurait promis des « grandes révélations » à la Commission.
La première fois, c’était au tour de M. Blaise Didacien Kossimatchi, Porte-parole du Comité de soutien au Président de la République et M. Kevin Fanambi de passer devant cette commission, afin de soutenir les accusations portées contre le même Dologuélé dans le même feuilleton. Ç’en est suivi le passage de Daniel Ngrepayo, Coordonnateur du Comité de soutien à Touadera. Il ne reste que Rigobert Vondo l’autre figure de prou de ce Comité de faire part de ses désidératas.
Rappelons que depuis mai dernier, lors d’un entretien amical entre Dologuélé et Kokaté, l’honorable a évoqué un projet de déstabilisation du pouvoir, a en croire l’écho sonore de la conversation totalement et clandestinement enregistré par Kokaté et qui a fuité dans la presse. Après s’en est suivi la plainte de Dologuélé contre Kokaté.
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en autorisant la mise en place de cette Commission d’enquête, le Président Touadéra souhaite avoir le cœur net sur ces nombreuses tentatives de déstabilisation contre son régime. C’est dire qu’après le passage des Cadres de son Comité de soutien, l’honorable Dologuélé sera attendu devant cette Commission d’enquête, peut-être en dernier, pour sa version des faits.
Les ressortissants de la Sangha Mbaéré se sont réunis le 22 septembre 2017, à Bangui, en présence des Honorables Députés et les anciens dignitaires de la dite préfecture, en réaction à la non représentativité répétée, dans les récentes nominations (Gouvernement, liste des Préfets, liste des Sous-préfet), des originaires de cette Préfecture frontalière entre le Cameroun, le Congo et la République Centrafricaine.
Au cours des débats modérés par un Comité mis en place pour la circonstance, les ressortissants de tout genre (jeunes, femmes et hommes) ont condamné le manque vigilance politique du pouvoir exécutif, alors que cette préfecture regroupe des habitants loyalistes où se vit la cohésion sociale entre toutes les groupes (nordistes et locaux) contrairement au principe d’une gouvernance politique basée sur l’équité préfectorale affirmé par le Gouvernement Centrafricain à Bruxelles ainsi que dans la Feuille de route pour la Paix et la réconciliation signée à Libreville en juillet 2017. (Point grand A Politique Socio économique)
Aussi, il a été reconnu que cette exclusion vise à écarter les dignes filles et fils de cette Préfecture à l’exercice de la paix, la cohésion sociale pour continuer à développer le trafic de bois sans respect des droits des salariés ni des minorités autochtones, à laisser les chinois dégrader les ressources diamantaires sans contrepartie aux communes…
A l’unanimité, la réunion a décidé de porter dans les prochains jours un Mémorandum au Chef de l’Exécutif centrafricain. En appelle au Gouvernement à préserver d’abord le loyalisme des ressortissants de cette préfecture pour renforcer la paix dans ces régions non violentes.
Un casque bleu blessé près la ville de Gambo dans le Sud-est et cinq assaillants blessés à Bocaranga dans le Nord, toujours dans des affrontements, c’est le bilan du regain de tensions à travers le pays, ce week-end. C’est finalement ce lundi 25 septembre 2017, que la Minusca va rendre public le communiqué dans lequel elle condamne l’attaque perpétrée contre les casques bleus en RCA. La mission de l’Onu en Centrafrique « condamne sans réserve une nouvelle attaque contre sa Force dans l’après-midi du vendredi 22 septembre, à proximité de Gambo (préfecture du Mbomou) », peut-on lire dans ce communiqué.
Cette attaque a eu lieu au cours d’une mission d’escorte de convoi par le contingent marocain et « les Casques bleus ont été pris à partie par des éléments armés assimilés à des anti-Balaka et ont vigoureusement riposté pour repousser les assaillants ». Selon la Minusca un Casque bleu a été grièvement blessé durant les échanges de coups de feu et immédiatement évacué à Bangui pour une prise en charge médicale.
Cependant à Bocaranga dans le Nord dans la préfecture de l’Ouham-Pende, les Casques bleus de la Minusca ont intervenu contre des éléments du chef rebelle camerounais Abass Sidiki de ‘’Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R)’’ qui ont fait irruption dans la ville aux premières heures du samedi 23 septembre 2017 pour s’attaquer à la population civile.
A en croire un autre communiqué publié que ce lundi 25 septembre 2017 par la Minusca, une fois « alertées, les forces de la Minusca, qui étaient en patrouille à différents endroits de la ville au moment de l’attaque, ont aussitôt réagi et réussi à repousser ces éléments armés. Certains de ces assaillants ont été contraints de rebrousser chemin pour se réfugier dans la brousse, tandis que d’autres ont pris d’assaut des habitations ».
Toujours selon ce communiqué, les premiers bilans de cette attaque font état de cinq blessés, dont un dans un état jugé sérieux. Ils ont tous été immédiatement évacués à la base du contingent bangladais de la ville où ils reçoivent des soins appropriés.
A ce jour, la situation de Bocaranga reste tendue, car les éléments rebelles qui occupent les habitations des populations locales, cohabitent avec la Minusca dans la ville. Toutefois, la Minusca « demande à ces éléments armés de se retirer sans délai des habitations occupées et de la ville, et prévient qu’elle n’hésitera pas à utiliser toute la force nécessaire pour les empêcher de s’en prendre à la population civile dont elle a mandat d’assurer la protection ».
Les prédateurs du monde entier vont désormais penser qu’en République Centrafricaine, pour s’emparer du pouvoir, il suffit de fouler aux pieds la légitimité du gouvernement légal et de se livrer à un chantage odieux en prenant en otage des responsables politiques désarmés et une population terrorisée.
Le fait d’avoir nommé des tueurs au gouvernement de la République va, vraisemblablement, inciter les autres factions Sélékas à se livrer à des surenchères inacceptables. Ces criminels voudront tout: le Palais de la Renaissance et les tiroirs-caisses de l’État ! Ils savent maintenant qu’en multipliant les oukases insupportables, ils réussissent à faire plier le gouvernement centrafricain tout en bénéficiant du silence incompréhensible de la France et de l’ONU.
Car comment comprendre l’aphonie des puissances tutrices face à l’inacceptable ? Aucune ne donne de la voix pour stigmatiser l’entrée des membres des ex-Sélékas au gouvernement! Beaucoup de Centrafricains prendront, à juste titre, ce silence comme le résultat de conciliabules entre puissances étrangères et rebelles. L’ambiguïté de leur positionnement interpelle : leurs hésitations à utiliser les moyens nécessaires pour éradiquer les poches rebelles, le maintien de l’embargo sur les armes, tout laisse pantois.
Aujourd’hui, c’est comme si un accord secret avait scellé le sort de la République Centrafricaine. Ce que les patriotes centrafricains redoutaient avant tout, à savoir la partition de leur pays, trouve un début de réalisation dans l’intrusion des rebelles meurtriers au gouvernement du pays.
Depuis longtemps, nous avons fait part, ici, de nos craintes à propos de la trahison des populations centrafricaines par leurs gouvernants: ne sont-ils pas soudoyés par les forces internationales pressées de s’extraire du bourbier centrafricain, de peur de s’enliser en RCA et de compromettre leur contrôle sur les immenses richesses du pays? Les coups d’états précédents fomentés par la France n’étaient-ils pas destinés à installer au pouvoir des pantins afin de s’assurer de l’exploitation des matières premières ?
Il est à craindre que le plaidoyer légitime onusien du Président Touadera ne soit entendu. Il est fort probable que le Centrafrique ne retombe dans l’oublie. L’ONU n’a, jusqu’à présent, résolu aucun conflit en Afrique. Le Sud-Kivu en RDC et le Mali sont là pour en témoigner. On ne peut que saluer la bonne volonté exemplaire du Secrétaire Général, Antonio Guterres, mais elle n’aboutira à aucun résultat tant que le Conseil de Sécurité, dominé par les puissances impérialistes et néocoloniales, veillera à ses propres intérêts sur le continent africain.
C’est ainsi que l’ignominieux embargo sur les armes vient d’être prolongé, alors qu’il laisse sans défense un gouvernement légitime et livre le pays à la voracité des ex-Sélékas. Quant aux Casques Bleus, ils ont posé et posent encore beaucoup de problèmes en République Centrafricaine. Parmi les comportements les plus insupportables, on peut citer les rapports ambigus de la MINUSCA et de son chef avec les séditieux. Il ne faut pas oublier les scandaleuses violences sexuelles faites aux adolescentes et aux adolescents centrafricains par certains éléments des Casques Bleus – et de la force Sangaris – sans oublier les accusations de pédophilie. Comment les parents des innocentes victimes, ulcérés dans leur chair, pourraient-ils accepter ces abominables trahisons? En outre, les ordres donnés par les autorités centrafricaines, dans le domaine de la sécurité et de la protection des populations, ne sont même pas pris en compte par la MINUSCA.
Pendant que le président Touadera, à la tribune de l’ONU, demande à la communauté internationale d’augmenter ses efforts afin de ramener la paix en Centrafrique, le chef de la MINUSCA à Bangui, Parfait Onanga-Anyanga, annonce une possible réduction des Casques Bleus.
Or le Centrafrique n’a jamais été aussi menacé. La violence est partout. Des nouvelles bandes de terroristes surgissent de toutes parts. Certaines régions sont en état de partition. Les morts se comptent chaque jour par dizaines. Le nouveau gouvernement est aphone. Nommé en pleine crise et en urgence absolue, le gouvernement Sarandji II semble tomber dans la léthargie qui avait empêché Sarandji I d’agir.
Et que sont devenues les promesses des donateurs de Bruxelles? Le peuple ne devrait-il pas être informé sur la gestion des fonds attendus?
Lors de sa conférence de presse, tenue à Washington, le président Faustin-Archange Touadera a exprimé ses craintes de voir le Centrafrique retomber dans l’oubli. N’a-t-il pas eu raison? Il n’y a qu’à écouter et regarder les médias internationaux: quelle place y occupe la République Centrafricaine? Il est bien rare qu’on lui en donne une, même restreinte…
Il appartient donc aux Centrafricains, où qu’ils soient, de donner de la voix sur tous les supports de communication possibles, pour que leur pays ne tombe pas dans l’oubli et reprenne la place qui lui est due dans le concert des nations.
Au lendemain du discours d’investiture qui a vu naître la notion de rupture, un vent d’espoir a soufflé sur l’étendue du territoire national. Même les groupes armés qui ont accepté de surseoir leurs agitations pour faciliter l’organisation des élections ont aussi cru. Compte tenu des contraintes et exigences liées à la profondeur de la crise, le peuple centrafricain dans son ensemble a signé tacitement un chèque en blanc aux nouvelles autorités en prolongeant l’état de grâce au delà de trois semestres. Ces contraintes et exigences sont multiformes au point que chaque geste ou action des nouvelles autorités doit être méticuleux, réfléchi et rationnel afin de rapprocher la crise d’une solution et paix durable. S’agissant de la paix, on ne peut rechercher éperdument la paix sans maîtriser et circonscrire le concept et les différents attributs.
L’l eix, conceptfjgcidBxfsteeemkn
mmn”e’oxmkîerès abstrait est une notion qui évoque un état de tranqeeeeéeeeeètkxfueeeéeeède perturbations, de guerre et de conflits. Cette fameuse paix tant recherchée par nos autorités ne peut être acquise que par la contribution sans exclusive de tous les centrafricains. Après trois semestres de gouvernance, le President de la République a effectué plusieurs sorties médiatiques avec des affirmations redondantes et surtout diamétralement opposées des réalités centrafricaines. L’autosatisfaction, corollaire de l’amateurisme et la non maîtrise des réalités socio-politiques ont conduit le President de la République a affirmé ce qui suit sur les ondes de Radio France Internationale : “Nous sommes à un point charnière du développement”. Cette affirmation infondée, erronée car ne reposant sur aucun indicateur plausible a fait bondir le citoyen lambda qui s’interroge : A propos de cette affirmation, le President de la République faisait-il allusion à notre chère nation déchirée par la guerre ou d’un autre État ? La communauté internationale et nos partenaires au développement ne sont-ils pas étonnés d’une telle affirmation ? Cette affirmation n’a pas fait sourire le patron de la Minusca ? Il est important de rappeler qu’une époque charnière suppose un changement important et décisif, un pas vers la résolution durable de la crise ou alors un moment de sûreté, de quiétude. En dehors du calme latent de la capitale, observez-vous ces ingrédients dans le quotidien des centrafricains ? Le nouveau locataire du palais de la renaissance a t-il fait le suivi-évaluation des différents processus en faveur de la paix avant d’avancer cette affirmation ? Une autopsie ou un diagnostic de la crise centrafricaine avait fait l’objet d’une étude ? Pensez-vous qu’intégrer les représentants des groupes armés dans le gouvernement constitue une phase charnière de développement de la Centrafrique. Pensez-vous que la paix sociale passera nécessairement par le programme DDRR qui est son cheval de bataille ? Êtes-vous informé que la moyenne de fréquence alimentaire des centrafricains correspond à un repas par jour ? Le chef de l’Etat doit redescendre sur terre et d’affronter les réalités centrafricaines car ce n’est que de cette manière qu’il va l’affranchir. Le remaniement gouvernemental attendu comme salvateur a accouché d’une souris. L’erreur de reconduire le premier ministre s’est ajoutée aux précédentes. Fort de ce qui précède, le président de la République réussira t-il avec cette équipe à forcer la main des bailleurs qui ont donné de promesses de fond lors de la conférence de Bruxelles ? Qu’ adviendrait notre chère patrie si ces promesses ne seront pas tenues ? Heureusement que les salaires sont versés depuis toujours par nos partenaires au développement. Et cela jusqu’à quand ? Ils ne se lasseront pas ? Nous espérons que le professeur des mathématiques qui a l’habitude de résoudre des équations beaucoup plus complexes dans les amphithéâtres saura se remettre en cause et appliquer la formule adéquate. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.
Paris le 22 septembre 2017
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections
Tel : 0666830062
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.
La sous-préfecture de Bocaranga, occupée très tôt le samedi dernier par les rebelles du groupe 3R appuyés par ceux de la séléka faction MPC du génral Bahar, est actuellement coupée du reste du pays. Le Chef suprême du 3R le général peul camerounais Abass Sidiki, qui a dirigé personnellement le combat, exige la présence des Faca dans la ville avant leur retrait.
Mais pourquoi une telle exigence aux autorités du pays ?
Contacté par téléphone depuis la ville de Bouar par notre journaliste, le chef rebelle Abass Sidiki, déplore les agissements des miliciens Anti-Balaka qui ne sont que des « voleurs du bétail appartenant aux éleveurs peuls » d’apres sa propre qualification. Selon lui, chaque jour qui passe, les miliciens anti-Balaka ne cessent de les provoquer sans aucun motif alors qu’ils n’ont pas intérêt à faire la guerre ou provoquer qui que ce soit.
« Si nous sommes aujourd’hui à Bocaranga, c’est parce que nous nous sentons marginaliser par les autorités de cette sous-préfecture complices des Anti-Balaka. Alors, sans la présence des soldats Faca à Bocaranga, nous serons dans l’obligation de maintenir notre présence pour une durée indéterminée », a martelé le général Abass Sidiki.
Alors que la ville est toujours entre les mains de la Séléka du général Bahar et du 3R du général Abass Sidiki, les anti-balaka, qui disaient à qui veut les entendre qu’ils sont des protecteurs de la population, sont en fuite très loin de la ville. Certains, séjournent depuis samedi midi à Bozoum, la capitale préfectorale de la région situé à environ 120km de l’épicentre d’attaques, d’autres, qui n’ont pas de jambes, souffle suffisant ou des motos pour s’enfuir, se contentent de se fondre parmi les déplacés dans des camps.
À Bozoum, la nouvelle de la prise de Bocaranga crée une panique sereine sous une accalmie trompeuse au sein de la population qui n’a plus confiance aux anti-Balaka qu’elle croyait à tort capable de les protéger en cas d’une menace quelconque.
Du côté des autorités gouvernementales et militaires basées à Bangui, c’est le silence des morts qui domine. Les généraux se livrent aux combats des prérogatives et le Premier ministre s’envole pour une fête à Luanda en Angola. Seuls, deux députés sur les trois que compose la ville ont monté au créneau pour dénoncer et condamner, verbalement et sans moyens d’agir, ces violences notamment Anicet George Doléguélé de Bocaranga 1 et Martin Ziguélé de Bocaranga 3.
Pour l’heure, aucun bilan officiel de cette incursion n’est disponible, mais de survivants arrivés hier soir à Bouar parlent de plusieurs dizaines des personnes abattues et des maisons incendiées ou saccagées sans oublié la famine qui risque de faire plus de dégât que les armes parmi les enfants réfugiés avec leurs parents dans la brousse.
Rappelant qu’en décembre 2016, les élus de la région étaient partis rencontrer le général Abass Sidiki dans son fief à Koui et avaient ramené aux autorités gouvernementales, un catalogue d’exigences à remplir en vue de quitter la ville. Entre autres exigences contenues dans le catalogue, le redéploiement des éléments de FACAs à Koui, Makounzi-Ouali et Bocaranga. Malheureusement, ce catalogue, d’après un homme politique interrogé par CNC sur la suite, “est déposé dans les mains d’un manchot et les restitutions, tombées dans des oreilles bouchées. Et c’est la population qui en paie les frais”.
Centrafrique : musclé échange entre le chef d’État major et l’Inspecteur des armées.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2580.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats des Forces Armées Centrafricaines
Bangui, le 25 septembre 2017.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Depuis le fiasco du tableau d’avancement établi par le Chef d’État-Major de l’armée (CEMA) le général Ludovic Ngaifei avec la complicité de son Chef de cabinet le commandant Ngrémangou le mois dernier, la tension ne cesse de grimper entre le patron de l’armée nationale et ses frères d’armes. En cause, la perte de certaines prérogatives réservées au Chef d’État-major au profit de l’Inspecteur général de l’armée qui a failli pousser les deux hommes à se battre physiquement. Le détail.
Au moment où le pays traverse une crise militaropolitique sans-précédente de son histoire dans laquelle les autorités militaires devraient coordonner leurs efforts en vue de rétablir l’ordre et la paix sur le territoire national, le Chef d’État-Majorde l’armée (CEMA) le général Ludovic Ngaïfei, connu pour son comportement extravagant, préfère s’embourber dans un conflit ridicule avec ses collaborateurs et frères d’armes, le tout sur un fond d’intérêt personnel.
Selon les informations recueillies par CNC auprès de l’État-Major de l’armée, le Chef d’État-Major le général Ludovic Ngaïfei, suite au népotisme entourant le tableau d’avancement (TA) dit normal qu’il avait tripatouillé le mois passé, se voit retirer cette tâche par le Président de la République pour la confier désormais à l’Inspecteur général de l’armée le général Jean-Pierre Dolle-Waya.
Afin de réparer l’erreur commise par le CEMA Ludovic Gaïfeiet son Chef de cabinet le commandant Ngrémangouconcernant le précédent tableau d’avancement et qui a failli sombrer le pays dans une autre mutinerie dans les camps militaires, le chef d’État Faustin archange TOUADÉRAdemande à l’Inspecteur général de l’armée le général Jean-Pierre Dolle-Waya de lui proposer des noms des soldats en vue d’établir un nouveau tableau d’avancement normal pour le mois de décembre prochain.
Le général Dolwaye de son vrai nom Jean-Pierre Dolle-Waya de son côté, envoie une note à tous les chefs des corps de lui proposer des noms de leurs éléments afin d’établir sa liste demandée par le Chef de l’État.
Entre temps le Chef d’État-Major le général Ludovic Ngaifei, informé de cette note envoyée par l’Inspecteur général Dolle-waya, tape de poing sur la table et débarque le mercredi 20 septembre dernier vers 11h du matin au ministère de la Défensenationale pour demander des explications à l’Inspecteur Dolle-waya dans un ton de colère indescriptible.
Selon les témoins de la scène contactés par CNC, l’entretien entre les deux hommes, de surcroît généraux et chefs de l’armée nationale, a failli tourner à un combat physique, vu les violents échanges verbaux flashés par les deux.
Pourquoi un tel comportement de la part d’un Chef d’État-Major ?
Selon une source militaire contactée par CNC, le général Ludovic Ngaïfei, Chef d’État-Major, est totalement désavoué par la plupart des soldats FACA qui souhaitent d’ailleurs son départ de la tête de l’armée nationale. D’après un officier que nous avons recueilli son avis, le comportement du général Ngaïfeiirrite de plus en plus ses collègues généraux qu’il n’a aucun respect envers eux. Selon ce même officier, lors de la passation de service de la ministre de la Défense, malgré qu’il soit invité personnellement à y assister, le général Chef d’État-Major refuse de se présenter et ce, dans l’armée, c’est une marque d’impolitesse caractérisée.
Étant Chef d’État-Major, il doit veiller à l’application stricte de la discipline militaire dans notre armée. Or ce qu’on a vu ce dernier temps, témoigne à découvert qu’il n’a pas la capacité nécessaire pour diriger une armée digne de ce nom. L’armée nationale n’est pas une rébellion, le respect doit être de mise, quels que soient votre grade et votre fonction.
Les Séléka et les 3R viennent d’occuper la sous-préfecture de Bocarangasans aucune résistance militaire. Allez-vous battre là-bas les généraux de bureau ? Les généraux séléka et Anti-Balaka vous attendent sur le terrain.
Plateforme de la Majorité Présidentielle Zone Europe
Compte rendu de la conférence de presse à New York du Président TOUADERA pour les FaceBookeurs Franciliens
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/59B02A59-FE18-432D-95E4-A119C954EA26.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA à l’assemblée générale des Nations-Unies
Paris, le 26/09/2017
Faible participation, forte retombée dans les médias
Très peu de journalistes ont assisté à la conférence de presse du Président de la République Faustin Archange TOUADERA à New York.
C’est à cette image que certains « influenceurs » sur le réseau social aptes au sarcasme pour les uns, à l’acrimonie à l’endroit du chef de l’Etat pour les autres, et parfois donneurs de leçons de choses aux collaborateurs du Président, ont tenté de réduire par leurs commentaires la portée et les retombées de ce lieu pertinent et riche en actualisés importantes pour le pays où le Président de la République a présenté à l’opinion internationale et nationale un certain nombre de dispositifs d’informations sur la situation sécuritaire de notre pays.
Une conférence de presse dont les médias tels que RFI, France 24, BBC Afrique, Afrique News ont largement relayé les contenus présentés par le Chef d’Etat.
Au fond, cette conférence de presse a donné lieu au Président de la République d’éclairer l’opinion sur les différents volets de la réponse sécuritaire tout en situant l’état des forces de défense nationale et de la Minusca à son arrivée à la tête de la nation avant de développer les efforts en cours au niveau politique, par le dialogue dans le cadre du DDRR et le panel de l’Union Africaine, au niveau capacité défense par la formation des FACA et le renforcement de la capacité de la MINUSCA. Il a également informé l’opinion du plan de redéploiement de l’autorité de l’Etat avec Bambari comme ville pilote ainsi que la nomination des préfets comme levier de ce plan de redéploiement de l’Etat. Le président a aussi mis en avant, dans le cadre de la réunion de haut niveau à la marge de l’Assemblée Générale de l’ONU, le fait de recentrer l’agenda de la communauté internationale sur notre pays après les promesses de Bruxelles. La question de la levée de l’embargo a aussi fait l’objet de l’intervention du Chef de l’Etat qui compte mettre sur pied très rapidement deux bataillons afin de répondre aux conditions de cette levée de l’embargo sur les armes. Le président a enfin relevé le risque stratégique sous régional de la persistance de la violence dans notre pays.
Centrafrique : remaniement ministériel, un virage à 180 degré du président Touadéra.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2616.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les membres du Gouvernement Sarandji 1
Bangui, le 26 septembre 2017.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Si en politique l’exactitude à remplir ses promesses est une des vertus les moins pratiquées dans le monde, mais faire des promesses sans avoir la volonté ou le pouvoir de les remplir c’est inévitablement une façon de tromper son peuple dixit David Augustin De Brueys. Le président Faustin Archange TOUADÉRA ignorait, lors de son accession à la magistrature suprême en mars 2016, que les promesses faites au peuple lorsqu’on vient d’accéder au pouvoir sont des engagements à respecter et à faire respecter que celles que l’on fait pendant les campagnes électorales. Pour preuve, il a fait un fait un virage à même vitesse en conservant Simplice Mathieu Sarandji et faire entrer les rebelles dans le gouvernement.
En sus des promesses de la rupture et développement faites au moment de sa compagne électorale que l’on le sait que pour le réaliser, que Donald Trump lui soit prêté son budget bisannuel, le président Touadéra miroitait les Centrafricains qu’ils auront un gouvernement exemplaire, sans possibilité pour les groupes armés d’y siéger s’ils ne se sont pas désarmés. « Désarmez-vous d’abord et on verra comment on pourrait s’asseoir ensemble pour discuter pour le pays ». Cette phrase de fermeté avait recueilli l’assentiment de ses compatriotes. Et c’était même l’argument principal avancé par certains proches du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji pour défendre le caractère exclusif du gouvernement Sarandji 1.
Voilà 18 mois passés, les groupes armés font royalement leur retour dans le gouvernement de ce même Sarandji version 2 avec à la clé des postes ministériels non négligeables.
À quoi servent finalement les promesses si on n’est pas capable de les tenir ?
Pour l’entourage du Premier ministre, si le président Touadéra, multiplier des promesses, cela pourrait calmer les esprits. C’est pour cette raison qu’il multiplie des promesses.
« C’est une erreur politique que de faire des promesses » a fait savoir un homme politique centrafricain. Comme disait Épicharme, « la promesse est fille de l’erreur, et le dommage fils de la promesse ». Le fait pour le président Touadéra de multiplier des promesses, il abuse ainsi du serment qu’il a prêté devant le peuple centrafricain le 30 mars 2016.
Centrafrique : La nomination des sous-préfets : stratégie pour réinstaurer la sécurité ou parfaite débilité du ministre Bokassa.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/5C1FE1EE-4181-4ABD-A7AA-D8C3F7725572.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre de l’administration du territoire jean-Serge Bokassa
Bangui, le 26 septembre 17
Par : Gilbert Gazaloguo, contributeur indépendant du CNC,
On aura tout vu en Centrafrique. C’est le pays de tous les inattendus possibles et impossibles. La nomination récente des sous-préfets a fait péter la gueule à Jean-Serge Bokassa qui s’est vu traiter de tout et de rien par ses collaborateurs du ministère de l’Administration du Territoire en charge de la Décentralisation et la Régionalisation.
Si du moins le Centrafricain devait savoir qu’à situation exceptionnelle, une réponse exceptionnelle aussi ou aux grandes maladies, des grands remèdes également, le tapage des cadres et agents du ministère de l’intérieur ne devait pas avoir lieu.
Loin de remettre en cause le principe combien cardinal de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », il est question, dans la crise qui vient de naître au ministère de l’administration du territoire, question d’allers vers le bon sens. Et le bon sens devrait conduire à une sérieuse réflexion pour trouver les stratégies les plus efficaces pour faire réinstaurer la sécurité dans l’arrière-pays qui vit au rythme des humeurs de ces mercenaires qui violent, assassinent, pillent et pratiquent la politique de la terre brûlée là où ils passent.
La nomination de militaires comme préfets et sous-préfets est ressentie par le certaines personnalités comme une stratégie de renforcement militaire de nos provinces, une sorte de pied de grue posée pour préparer le redéploiement des Faca ou des Fsi que réclament tant les populations. Faut-il aller jusqu’à dévoiler tout cela pour que nos compatriotes du département de l’administration du territoire comprenne. D’ailleurs, sur le terrain, ils sont combien à garder leurs postes dans la crise qui secoue le pays ? Aller à Bria, Bangassou, Zémio, Kaga-bandoro, Batangafo pourne citer que ceux-là, dites-nous si les sous-préfets et préfets sont restés sur place entre Février et Août 2017 ?
La situation du pays a fait que nous ne pouvons plus nous arcboutés sur des principes qui, en temps normal, devaient s’appliquer sans aucun détour. Mais ce qu’il faut admettre, lorsqu’on est un véritable Centrafricain soucieux de son pays, c’est faire preuve de compréhension et de patience pour adhérer à toute tentative de solution qui puisse aider à retrouver une situation saine et stable.
En tant que patriote, portons nous tous à l’aide, de quelque nature que ce soit, de nos préfets et sous-préfets pour un retour véritable et durable de la paix et de la sécurité sur tout l’ensemble du territoire national.
La réflexion de monsieur Gilbert Gazalogo pour CNC.
L’acharnement des rebelles dits antiti-balaka à travers les vols de bétail, l’inaction du gouvernement Sarandji et la complicité des autorités locales notamment le maire de la ville de Bacaranga Roger Kourssou, ont fini par porter fruit. Le fruit, l’incursion et la prise de la ville de Bocaranga par les rebelles de 3R très tôt ce matin.
D’après notre correspondant dans la région, ce sont les détonations d’armes de guerre vers 4 heures 45mn qui ont réveillé la population et annoncé l’entrée des rebelles du 3R du général peul Camerounais Sidiki appuyés par leurs frères d’armes de la séléka version MPC dans la ville.
Le bilan communiqué par notre correspondant dans la ville, peu avant la mise hors réseau des téléphones et internet, 2 morts et des scènes des pillages. La population civile et certains Anti-Balaka, anciens maitres de lieue, se partagent l’Église catholique, l’hôpital et la broute pour se sauver leurs peaux. D’autres sont en route pour Bozoum.
Contactés depuis Bozoum, certains témoins affirment avoir vu arriver vers 9 heures dans la ville, en moto, une dizaine des anti-balaka fuyant l’attaque. Ils disent venir chercher les munitions et renforts, créant ainsi des psychoses dans la ville.
Rappelant qu’il y’a une semaine, les rebelles de 3R ont pourchassé des anti-balaka voleurs de bœufs jusqu’au village Mann non loin de Bocaranga. Ces derniers, anti-balaka voleurs, ayant fui jusqu’à Bocaranga se sont armés et tentaient de se rapprocher de Mann sans pour autant et rebrousser chemin à Bocaranga. Ce qui a pour conséquence, l’attaque de la population civile des villages proches et la prise de la ville de Bocaranga ce matin.
Centrafrique : le Président Touadéra demande à l’ONU d’augmenter le nombre des casques bleus et l’allégement de l’embargo sur les armes qui pèse sur les FACA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/59B02A59-FE18-432D-95E4-A119C954EA26.jpeg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA à l’assemblée générale des Nations-Unies
Bangui, le 23 septembre 2017.
Par : Anselme Mlbata avec NT.
le Président Touadéra a exhorté les Nations Unies vendredi à envoyer plus de soldats de la paix dans lepays déchiré par les conflits et aussi un assouplissement de l’embargo sur les armes infligé aux forces régulières FACA.
S’adressant à l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président Faustin- Archange Touadera a déclaré qu’une recrudescence récente de la violence était liée à une bataille pour le contrôle des ressources naturelles du pays, rejetant implicitement l’opinion que les affrontements étaient sectaires.
«la situation humanitaire s’est gravement détériorée dans de nombreuses régions de mon pays à la suite d’une recrudescence de la violence», a déclaré Touadera lors de sa deuxième allocution au rassemblement annuel des dirigeants du monde après son élection de l’année dernière.
La «vraie» raison derrière la violence renouvelée est «le pillage et la concurrence féroce pour le contrôle et l’exploitation illégale de la richesse minières de la Centrafrique, dit-il.»
Plus de 600 000 personnes ont fui la violence dans le pays et un autre 500 000 ont franchi les frontières en tant que réfugiés, tandis que 2,4 millions personnes ont besoin d’aide alimentaire d’urgence, at-il dit.
L’Organisation des Nations Unies a prévenu que la flareup dans la violence était le «signe d’alerte précoce du génocide» et envisage de renforcer ses 12 000 force de maintien de la paix dans le pays.
Touadera a décrit le niveau de force actuel comme «insuffisant» pour protéger les civils et a déclaré que le nombre de casques bleus devrait être «révisé à la hausse», compte tenu de la taille du pays.
Il a appelé à l’assouplissement d’un embargo sur les armes du Conseil de sécurité 2013 pour permettre à son gouvernement d’acheter du matériel militaire pour son armée nationale.
L’une des Nations les plus pauvres du monde, la Centrafrique est embourbée dans la guerre en 2013 après le renversement de l’ancien Président francois Bozize par une coalition de groupes de rebelles à majorité musulmane appelé la séléka.
La France est intervenue pour arrêter le massacre et l’année dernière elle a suspendu sa mission militaire Sangaris dans le pays.
Les chrétiens, qui représentent environ 80% de la population, ont organisé des unités de vigilance baptisées “anti-Balaka”, une référence aux machettes.
Alors que le gouvernement de Touadera reste en contrôle qu’à Bangui, son autorité est faible en dehors de la capitale où les anciens groupes séléka et les combattants Balaka se sont affrontés.
Au moins 17 Minusca soldats de la paix ont été tués cette année, ce qui soulève l’inquiétude que le pays retombe de plus en plus dans la violence aveugle qui a explosé en 2013.
La Centrafrique est aussi riche en diamants, en bois et en or.
Centrafrique : Guerre fratricide au sein des multitudes de soutiens de Touadera
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2282.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Bangui,, le 22 septembre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Mercredi 20 septembre, en la salle de conférence du complexe sportif 20 000 Places à Bangui, Ludovic Ledo, Coordonnateur du RJMP (Rassemblement des jeunes de la majorité présidentielle), assisté de ses proches, a animé une conférence de presse. A bâtons rompus avec les professionnels des médias, il a rappelé que depuis quelque tems, certaines désinformations polluantes pour l’opinion national et international font été de brouilles entre son mouvement et les FATistes, avant de rassurer qu’il n’en est absolument rien. Et pourtant…
Visiblement, il n’y a rien qui ne tourne en rond au sein des multitudes d’organisations de soutien au Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera. Des FATistes aux Touadérateurs en passant par les autres Comités de soutien, la tension mêlée de haine et de conflits de compétence mine les Soutiens du Chef de l’Etat. Personne n’aura su si cette crise restait la cuisine interne de ces comités de soutien, puisque le linge sale se lavant en famille ne fait de bruit.
Seulement, ce n’est qu’en essayant de se défendre dans la guéguerre que Ludovic Ledo, Coordonnateur du RJMP a rendu officielle la crise larvée qui couve au sein des Soutiens de Touadéra. D’ailleurs, le point central de la conférence de presse qu’il a animée mercredi dernier, a été la tentative de convaincre les professionnels de médias à comprendre qu’il n’y a jamais eu de brouille entre les différentes entités qui se disent des Soutiens du Président Touadéra et son mouvement.
« Nous avons tenu expressément cette conférence de pesse pour lever définitivement l’équivoque dans la tête de Centrafricains que le RJMP ne vient aucunement remplacer le groupe des FATistes ; nous venons aucunement faire du pugilat avec eux ; nous venons aucunement provoquer de tensions entre nous », a déclaré Ludovic Ledo lors de sa conférence de presse. Un aveu qui cache mal la tension au sein des Soutiens du chef de l’Etat, comme pour faire l’autruche.
A la question de savoir quel rapport entretiennent maintenant ces différentes entités de soutien du Chef de l’Etat avec le RJMP, Ludovic Ledo répond : « Non ! Nous collaborons très bien avec eux ; tout se passe très bien entre nous. Il n’y a que certaines mauvaises langues qui disent n’importe quoi que nos tenons recadrer tout cela ».
Comme preuve de cette solidarité et de la cohésion de visions, le Coordonnateur du RJMP a rappelé que la remise de Certificats à la centaine de jeunes bénéficiaires de la dernière formation politique organisée par son organisation a été rehaussée par la présence du Coordonnateur des FATistes, Daniel Grépayo, l’actuel Dircab du Ministère de la Jeunesse et des Sports. Notons au passage que cette formation, selon Ledo, vise à sensibiliser, mais aussi à former les jeunes d’être éveillés pour ne pas qu’ils ne soient pas manipulables. Au menu de cette formation quatre (04) grandes thématiques citoyennes, à savoir : (1) Politique et vision politique du Président de la République, chef de l’Etat ; (2) Leadership jeune dans un pays post-crise : cas du Centrafrique ; (3) Droit de l’homme et politique et enfin ; (4) Rôles et attributions respectifs de chaque membre des bureaux du RJMP.
Or, le problème lui, subsiste et peut-être s’aggrave aujourd’hui. Car, l’autre point qui met à nue la crise interne maintenant, c’est lorsque Ledo affirme qu’il n’a rien à voir avec Blaise Didacien Kossimatchi, le tonitruant Porte-parole de la Coordination des Comités de soutien à Touadéra qui lui, est poursuivi en justice par un Collectif des avocats du Président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua. Prise de position qui aurait été mal-prise par le Porte-parole qui estime que toutes les organisations de soutien au chef de l’Etat devraient harmoniser leurs points de vue et mutualiser le fruit de leurs actions au profit de la promotion de la vision de leur patron commun. Kossimatchi, qui serait dans tous ses états, aurait souhaité que toutes les entités de soutiens au Président de la République puissent faire front commun devant ce qu’il considère comme des attaques contre le camp présidentiel, à l’exemple de la bataille judiciaire engagée contre la Coordination de soutien par sept avocats qui constituent le conseil du PAN.
Somme toute, le ver est dans le fruit. Quitte aux Touaderateurs, FATistes, Coordination de soutien de se mettre ensemble pour accompagner efficacement la vision portée par Pr Faustin Archange Touadera. D’ailleurs, c’est une image laide qui se dégage dans cette guerre fratricide. Il va falloir donc pour le Président de la République, outre les nombreux problèmes du pays qu’il doit gérer, de régler ces petits problèmes qui correspondent à s’y méprendre à de l’épine dans ses bottes.
Les choses sérieuses ne semblent que commencer. Le 19 septembre dernier, un collectif de sept (07) Avocats constitué par le Président de l’Assemblée nationale dans son affaire d’accusation comme étant la tête pensante d’un mouvement de déstabilisation du pouvoir en place, a animé une conférence de presse à l’hôtel du centre à Bangui – occasion ayant permis d’annoncer à l’opinion nationale et internationale que Meckassoua a finalement porté plainte contre les Soutiens du Président de la République Faustin Archange Touadera. Ceci auprès du Doyen des juges avec constitution de partie civile. Comme à ses habitudes, Blaise Didacien Kossimatchi, Porte-parole du Comité de soutien au Chef de l’Etat, nommément cité par ce Collectif d’Avocats n’a pas tardé à réagir. Ci-dessous, sa déclaration qui a fuité, alors qu’il annonce une méga-conférence pour une prise de position à vive voix.
Centrafricaines, centrafricains, chers compatriotes,
Dans un point de presse organisé le 18 Septembre 2017, le collectif des avocats constitués pour défendre les intérêts de sieur ABDOU KARIM MEKASSOUA, Président de l’Assemblée Nationale comprenant :
Maîtres :
– Edith DOUZIMA
– Jérôme LAVOU
– Bruno GBIEGBA
– Guy DANGAVO
– Albert PANDA GBIANIMBI
– Fernand MANDE NJAPOU,
Ce collectif a jugé utile d’entretenir la presse et par delà l’opinion publique sur la plainte déposée au près du Doyen des Juges avec constitution de partie Civile contre moi-même KOSSIMATCHI, porte parole du Collectif de Soutien au Professeur Faustin Archange TOUADERA pour « injure, diffamation, outrage, dénonciation calomnieuse, incitation à la haine, à la violence, à la révolte, atteinte à la sureté intérieur de l’Etat, immixtion sans titre dans les fonctions publiques, association de malfaiteurs, j’en passe.
Ce collectif revient sur les faits en s’exprimant au conditionnel notamment s’agissant des mercenaires qui, je le rappelle sont bel et bien aux arrêts au Camp de Roux et sont d’ailleurs passés aux aveux sur leur recrutement par sieur MEKASSOUA ABDOU KARIM par le canal d’un intermédiaire en l’occurrence le sieur Amine Nassour ABDOULAYE lequel les a recrutés et leur a remis une avance de 500000 Fcfa par personne pour faciliter l’exécution de leur sordide et macabre plan de déstabilisation du régime et surtout l’élimination physique du Président de la République.
Je rappelle ici que cette affaire du Coup d’Etat n’est pas une invention de Monsieur KOSSIMATCHI !!! Je n’ai rien inventé et je n’ai aucunement nourri l’idée de nuire à qui que ce soit, sauf que je suis centrafricain, j’ai toujours milité politiquement avec des hauts et des bas dans mon parcours politique, mais jamais je n’ai comploté contre une quelconque autorité.
La plainte est adressée contre moi en ma qualité de porte parole du Comité de soutien au Président TOUADERA, c’est dire que les auteurs de cette plainte sont bien informés de mon engagement politique auprès du Président de la République et donc ils ne sauraient soutenir que le fait pour moi d’être un fonctionnaire de l’Etat m’interdit de m’exprimer sur des affaires qui concernent la vie de la Nation surtout lorsqu’il s’agit de faits aussi graves que celui d’un coup d’Etat.
Ma réaction est celle d’un citoyen engagé qui appelle à l’éveil de la conscience nationale pour conjurer toute tentative de déstabilisation de notre jeune démocratie mais surtout prévenir des velléités de ce genre.
Au demeurant, je ne suis pas le seul à m’être exprimé sur le sujet même si je suis celui-là qui est rentré dans les détails au vu des informations de sources très concordantes en ma possession.
Je vous renvoie à certaines sources :
– Le quotidien « Top Contact »dans sa parution du 8 Aout 2017 portant le N˚1676 qui titre à la une : l’identité des mercenaires qui veulent tuer TOUADERA désormais connue et dont la page 3 est consacrée à un article éloquent sur la question,
– Les réseaux sociaux ont largement abordé le sujet en apportant d’autres éclaircissements notamment le « CNC » Corbeau News Centrafrique.
Bref il s’agit d’un fait qui n’a pas laissé indifférent le centrafricain lambda qui s’interroge justement sur ce que veulent ces autorités assoiffées de pouvoir et qui dans leur folle course au pouvoir sont prêtes à s’allier avec le diable pourvu que l’objectif soit atteint et peu importe les dégâts collatéraux et autres dommages pour le peuple centrafricain.
Je trouve pour ma part indigne d’un responsable d’une institution républicaine de s’adonner à de telles manœuvres pour assouvir ses ambitions politiques. Les protagonistes sont là et j’attends comme tout centrafricain que la procédure qui suit son cours puisse révéler les tenants et les aboutissants de cette sordide affaire.
Je redis, au regard des informations en ma possession, surtout les déclarations des prévenus et les éléments contenus dans leur communication téléphonique, il est indéniable qu’une entreprise de déstabilisation du régime TOUADERA a bel et bien été mise en orchestre. Ce n’est pas KOSSIMATCHI qui accuse le sieur MEKASSOUA ABDOUKARIM d’en être l’instigateur mais ce sont les prévenus eux-mêmes qui le clament.
Sous d’autres cieux, ce haut responsable aurait démissionné de lui-même de ses charges pour permettre à la justice de faire toute la lumière sur la question et le laver de tout soupçon, mais comme le ridicule ne tue pas, ce sont les bourreaux qui font la loi en Centrafrique et le voila qui utilise l’Assemblée Nationale, une institution Républicaine, comme strapontin pour se couvrir.
Comment comprendre que le fameux point de presse ait été coordonné par le Vice Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable ZINGAS alors que le premier concerné refuse depuis de se prononcer sur la question. Est-ce à dire que ce coup d’Etat était orchestré par cette institution contre l’Exécutif ? Le collectif veut certainement jouer le conflit institutionnel pour s’arroger le soutien des parlementaires que j’appelle une fois de plus à lever l’immunité parlementaire de leur Président pour lui permettre de répondre aux graves accusations qui pèsent sur sa personne et de faciliter le rétablissement de la vérité.
Le peuple a le droit de s’informer et notre mission, ma mission en tant que leader est de lui porter cette information.
Entre nous, on m’accuse moi KOSSIMATCHI d’être coupable d’injure, diffamation, outrage, dénonciation calomnieuse, incitation à la haine, à la violence, à la révolte, atteinte à la sureté l’intérieur de l’Etat, immixtion sans titre dans les fonctions publiques, association de malfaiteurs etc.
C’est juste triste. Triste parce que cela montre bien que nous sommes une société à part. Une société qui marche à l’envers et qui ne veut pas s’adapter aux changements de son époque. Une société où l’on doit applaudir quand le peuple souffre et est exposé à une grave menace. Une société où la justice ne doit sanctionner que les faibles.
Non je ne crois pas à ce schéma et j’ai confiance en la justice de mon pays. Nul n’est au dessus de la Loi comme le dit l’adage. Les pauvres exécutants qui croupissent derrière les barreaux ne sont que des exécutants, ils le disent à qui veut les entendre. Il faut pousser loin, les auteurs intellectuels de ce complot doivent être entendus et jugés.
Alors au lieu de protéger les bourreaux du peuple centrafricain, nos braves avocats qui n’ont évoqué aucun élément matériel pour parer aux accusations formulées contre leur client mais se sont plutôt fondus dans une élucubration et une littérature vide de contenu, feraient mieux de soutenir notre jeune et chancelante démocratie qui a besoin que tous les dirigeants des institutions de la République œuvrent avec engagement et honnêteté pour permettre le retour de la paix et de l’unité nationale, au lieu d’instiguer des complots qui ne vont que nous enfoncer davantage dans la crise que nous connaissons déjà.
L’assemblée Nationale déjà ternie par la méthode peu orthodoxe qui a permis le choix de ses dirigeants ne saurait être un sanctuaire pour des comploteurs qui se cachent derrière leur immunité pour mettre à genou les institutions républicaines au détriment des intérêts du peuple souverain premier.
Les jeunes, les victimes de toutes ces crises sont prêts à prendre leur responsabilité face à ce qui s’apparente à une tentative de les museler et de marcher sur le fragile équilibre chèrement acquis.
On peut mentir devant les hommes mais l’histoire finit toujours par rétablir la vérité et cette vérité nous la saurons tôt ou tard. Les soubassements des randonnées sous-régionales secrètes des députés VAKAT et ZINGAS finiront bien par se savoir.
Comme le dit ce proverbe latin « errare humanum est, sed perseverare diabolicum ». Ils se sont trompés, c’est humain, mais ils veulent persévérer dans l’erreur, c’est diabolique et le peuple ne l’acceptera jamais.
Vive la République,
Je vous remercie.
Fait à Bangui, le 19 Septembre 2017
DÉCLARATION DE SON EXCELLENCE ALEXANDRE N’GUENDET À L’OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2558.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President du parti RPR Monsieur Ferdinand Alexandre Nguendet.
21 SEPTEMBRE 2017
BANGUI, RCA
Comme chaque année à la date du 21 septembre ; tous les pays du monde, à l’unisson, célèbre la journée internationale de la paix. Je saisis d’ailleurs l’opportunité qui m’est donnée à cette occasion pour m’incliner pieusement devant la mémoire de nos compatriotes victimes Des massacres qui endeuillent le pays. Dans le même temps, il faut reconnaitre que depuis la prise de pouvoir par les nouvelles autorités, la République centrafricaine est complètement asphyxiée, plongée dans une spirale de haine de violence sans précédent, sans commune mesure avec ce que nous avons connu jusqu’à aujourd’hui.
La faisant entrer de facto dans le triste club des rares pays au monde, à l’instar de la Libye, du Yémen ou encore de la Somalie, pour lesquels le mot « paix » a perdu tout sens, toute substance et ne représente plus rien, plus aucune réalité tangible, palpable.
Ce chef d’œuvre de désastre n’a été possible que par l’incompétence notoire, la faiblesse reconnue, le laxisme assassin, le manque de vision, de courage politique et de consistance d’un pouvoir sourd, aveugle et muet qui en à peine dix-huit petits mois d’exercice du pouvoir est parvenu à créer l’enfer sur Terre, en RCA, un pays qui jadis était vu par tous comme celui où coule le lait et le miel.
C’est qu’aujourd’hui la République Centrafricaine sous l’emprise des autorités actuelles est le seul pays au monde dont plus de la moitié de la population ne doit sa survie qu’aux maigres subsides de l’aide humanitaire internationale.Dans toute l’Histoire moderne de la politique jamais aucun régime démocratiquement élu n’a été contraint de faire face au péril d’un génocide de sa population. Et il n’est pas inutile, ici, de rappeler les propos plus que terrifiants car très sérieux des plus hautes autorités des Nations Unies, à l’instar du Secrétaire Général Adjoint aux Affaires Humanitaires, Stephen O’Brien, qui se prononçant sur le cas centrafricain devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies proclamait que « les signes avant-coureurs de génocide son là (…). Nous devons agir MAINTENANT, ne pas réduire l’effort de l’ONU et prier pour ne pas avoir à vivre en le regrettant
».
Ce constat est largement partagé par tous les observateurs réguliers de la République Centrafricaine telle que l’universitaire américaine, analyse politique, Nathalia Dukhan, qui rapporte que « depuis dix mois, la situation sécuritaire et humanitaire est DESASTREUSE… Dans la capitale, Bangui, la tension est palpable et le climat politique délétère ». A son tour elle ne manque pas de relever le fait que les « Nations Unies alertent l’opinion internationale sur l’existence de « signes avant-coureurs » d’un génocide te d’un nettoyage ethnique ».
Six grandes ONG internationales opérant depuis des années sur le terrain en RCA, et qui ont perdus des dizaines des leurs dans les combats imposés par les groupes armés de mercenaires étrangers, en sont elles aussi venues à la maison conclusion et ont tiré la sonnette d’alarme en exhortant le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guttérès d’agir au plus vite afin d’éviter que le pire ne se produise pour la population centrafricaine.
Le responsable de l’Afrique Occidentale et Centrale des Nations Unies aux Droits de l’Homme, Scott Campbell, dans sa déclaration officielle à la presse internationale supplie le gouvernement centrafricain de se saisir de la situation dans les plus bref délais afin de « garantir une protection physique aux populations menacées ».
Nous ne pouvons que nous attrister de constater le Centrafricain est devenu une proie, un gibier pour les pires mercenaires barbares officiant sur les 80% du territoire national qu’ils contrôlent. Ainsi ce paisible Centrafricain est aujourd’hui chassé, pourchassé, traqué, piégé, intimidé, tourmenté, kidnappé, tué, assassiné, violenté, violé, volé, pillé, démembré, dépossédé, brûlé vif, enterré vivant, torturé, etc. Tout cela au vu et au su des dignitaires du nouveau pouvoir qui ne bronchent pas, ne bougent et ne disent aucun mot.
Face à une telle situation aussi apocalyptique tout pouvoir un tant soit peu responsable aurait déjà réagi, à l’image des autorités birmanes mises en cause par la communauté internationale dans leur inadmissible gestion du drame des Rohingyas.
Mais ici sous le régime des nouvelles autorités centrafricaines l’autisme, la surdité, la cécité et le mutisme priment. C’était déjà d’une gravité extrême d’un pouvoir démocratiquement élu soit amené à voir plus de 80% de son territoire national occupé par des groupes armés de mercenaires étrangers, 20% de sa population en fuite en tant que réfugiés ou déplacés internes, plus de la moitié de sa population nationale ne survivant maigrement de l’aide humanitaire internationale, 90% de ses structures sanitaires, sociales et éducatives à terre, ses forces de défense et de sécurité réduites à la portion congrue, un enfant sur six qui n’atteint même plus l’âge de cinq ans, etc., et tout cela sans que le gouvernement centrafricain n’ose bouger un pouce. Mais le summum de l’horreur de l’irresponsabilité politique est atteint quand ces mêmes autorités de Bangui préfèrent jouer la carte du refus, du rejet, de la négation de la réalité, des faits observés par tous. Or une telle occultation, ce
monstrueux négationnisme est vain au vu des normes internationales comme le rappelle la Pr Paola Gaéta, professeur de Droit International à l’Institut des Hautes Etudes Internationales et de Développement, qui soutient que « le nombre de victimes n’est pas un facteur déterminant. Si on a une preuve de l’intention génocidaire d’un acteur, cela peut suffire pour parler de génocide ».
Qui doute d’une telle intention, sauf les pouvoirs de Bangui ? Mais une telle attitude montre que le pouvoir en place devient une réelle menace pour la sécurité de la population centrafricaine. C’est donc pour nous un devoir, en tant que citoyen centrafricain mais plus encore en tant qu’ancien Chef de l’Etat qui a exercé le pouvoir de l’État aux plus hautes responsabilités, au plus haut sommet de l’Etat, que d’invoquer le Principe de Responsabilité de Protéger (PRP) au vu des carences du pouvoir en place. Ce principe de responsabilité de protéger adoptée par tous les états-membres de l’Organisation des Nations Unies en 2005, RCA y compris, repose sur trois piliers tels que définis par le Document final du Sommet mondial de 2005 (A/RES/60/1, par. 138 à 140) et que le Secrétaire général a formulés dans le rapport présenté en 2009 sur le sujet (A/63/677) et qui se
présentent comme suit :
Il incombe au premier chef à l’État de protéger les populations contre le génocide, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le nettoyage ethnique, ainsi que contre les incitations à les commettre;
Il incombe à la communauté internationale d’encourager et d’aider les États à s’acquitter de cette responsabilité;
Il incombe à la communauté internationale de mettre en œuvre les moyens diplomatiques, humanitaires et autres de protéger les populations contre ces crimes. Si un État n’assure manifestement pas la protection de ses populations, la communauté internationale doit être prête à mener une action collective destinée à protéger ces populations, conformément à la Charte des Nations Unies.
Les Nations Unies à travers le premier pilier de la responsabilité de responsabilité tel que rappelé par le Document final du Sommet mondial de 2005 (A/RES/60/1, par. 138 à 140) et les récents propos de Scott Campbell, responsable de l’Afrique Occidentale et Centrale des Nations Unies aux Droits de l’Homme, déclare explicitement qu’il est du devoir du Chef de l’Etat de « protéger les populations contre le génocide, les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le nettoyage ethnique, ainsi que contre les incitations à les commettre ». Mais comment le Président de la République pourrait résoudre cette équation s’il se refuse d’équiper, de réarmer et de redéployer nos forces de défense et de sécurité (FACA, Gendarmerie, Police) ? Au vu de la situation pro-génocidaire que même l’ONU est la première à constater, le retour des FACA devient une OBLIGATION. Et ce titre nulle entité ; nul personne, nulle personne morale ne saurait
s’opposer à cela.
Malgré ce constat amer d’un manque de vision patent des autorités actuelles sur les brûlantes questions sécuritaires, dans sa déclaration à l’Assemblée Générale des Nations Unies, le Président de la République, Chef de l’Etat, s’est contenté de demander un n-ième renforcement de la capacité militaire de la Minusca en hommes et en matériels. Sachant que ces troupes onusiennes n’agissent sur le terrain qu’en tant force d’interposition alors que le chapitre sept (07) de la résolution 2301 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies donne plein pouvoir à la MINUSCA d’utiliser la force en cas d’entêtement des groupes armés. Et c’est bien là que le bât blesse
avec cette mission onusienne en Centrafrique.
De plus, lors de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC du 30 juillet 2016, tenue à Malabo (Guinée Equatoriale) « a adopté le principe de l’admission des éléments des forces armées centrafricaines dans les différents centre d’instruction des Etats membres de la CEMAC ». Qu’en est-il de cette proposition en direction des FACA faite aux autorités centrafricaines depuis déjà un an ?
Au vu de la situation périlleuse de la RCA, la seule issue viable, nous semble-t-il, est la mise en œuvre urgente de l’Initiative de l’Union Africaine pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine dite Feuille de Route de Libreville, comme le préconisait le mardi 19 septembre 2019 la réunion de réunion de haut
niveau en marge de l’Assemblée Générale des Nations unies.
Aussi exhortons-nous de toutes nos forces, le Président de la République, Chef de l’Etat, garant de la sécurité des Centrafricains, à se ressaisir au plus vite car son peuple se fait de plus en plus impatient.
Nos derniers mots pour cette célébration de la Journée Internationale de la Paix seront pour présenter, à nouveau, nos condoléances les plus attristés aux familles centrafricaines endeuillées par les massacres de l’arrière-pays. Nous avons également une pensée émue pour les personnels humanitaires et les forces onusiennes en Centrafrique tombées sur le champ de bataille dans l’exercice de leur haute mission.
SON EXCELLENCE FERDINAND-ALEXANDRE N’GUENDET,
ANCIEN CHEF D’ETAT DE TRANSITION PAR INTERIM,
ANCIEN PRESIDENT DU CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION (CNT),
PRÉSIDENT-FONDATEUR DU RASSEMBLEMENT POUR LA REPUBLIQUE (RPR).
Centrafrique : insécurité dans la Nana-Mambéré, la ministre de la Défense actuellement à Bouar.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2809.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC
Bouar, le 21 septembre 2017.
Par : Arsène Feidanganazoui, CNC.
Après deux jours de tension entre les miliciens Anti-Balaka et les soldats Faca dans la ville de Bouar, vient le tour de dialogue initié par la ministre de la Défense nationale Marie-Noelle Koyara.
En effet, ce mercredi 20 septembre dans les locaux de la gendarmerie territoriale de Bouar, une réunion de sécurité s’est tenus en présence de la ministre Koyara de la Défense, du Général en chef des Anti-Balaka Sylvain Ndalé, du coordonnateur des Anti-Balaka de Bouar Monsieur Ousmane, du Monsieur le Maire, du Sécrétaire Général de l’Assemblée nationale centrafricaine ainsi que le Commandant des Faca Moussa Kitoko.
L’objectif pour la ministre, obtenir le retrait des miliciens Anti-Balaka de la ville de Bouar, faire baisser substantiellement la tension perceptible entre les Faca et ces miliciens causée par la tentative d’arrestation de leur chef Sylvain Ndalé par les Faca le lundi dernier à son domicile occasionnant des échanges violents des tirs dans la ville et la panique générale de la population civile.
Pour la ministre Koyara, les Anti-Balakan’ont pas leur place dans les rues Bouar, encore moins ériger des barrières partout.
Rappelons que suite à l’ultimatum des rebelles du groupe 3R menaçant de prendre totalement la grande-ville de Bouar, les miliciens Anti-Balaka ont pris d’assaut les différentes grandes artères de cette ville dans l’optique, selon eux, de protéger la population civile des 3R si jamais. Entre temps, le bataillon des Faca envoyé le lundi 18 septembre dernier sur place à Bouar aurait tenté d’arrêter le Général en chef des Anti-Balaka chez lui occasionnant au passage des échanges musclés entre les soldats Faca et les Anti-Balaka.
Centrafrique : Pour la restauration de l’autorité de l’Etat dans le Km5
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2927.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Remise du drapeau aux chefs. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
Bangui, le 21 septembre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
À l’initiative du Conseiller économique et social du 3ème arrondissement de Bangui, M. Dibrine Youssouf, 29 drapeaux dont 15 pour la première Circonscription et 14 pour la 2ème Circonscription du 3ème arrondissement de Bangui ont été distribués aux chefs de quartiers dudit arrondissement. Il s’agit d’appuyer le gouvernement dans les efforts de la restauration de l’autorité de l’Etat. C’était, ce mercredi 20 septembre 2017, à la Mairie du 3ème arrondissement où tous les chefs de quartiers du 3ème étaient réunis.
« La crise qu’a connue notre pays a frappé de manière particulière le 3ème arrondissement de Bangui en général et le quartier de Km5 et environs qui sont les plus victimes. On a subi de lourdes pertes tant des pertes en vies humaines qu’en biens matériels », selon Dibrine Youssouf, Conseiller économique du 3ème arrondissement de Bangui et initiateur de ce don. Et, à Mme Marie Josephe Fitta-Kona, Conseillère municipale à la Mairie du 3ème arrondissement d’ajouter que « notre pays est à l’heure de sa reconstruction nationale, après ces années de crise. Toutes ses filles et tous ses fils doivent y contribuer ».
La genèse de ce don de drapeaux remonte à une réunion en août dernier entre le Conseiller économique et les chefs de quartiers du 3ème lors de laquelle ces derniers ont exprimé le besoin de cet outil de travail qui, planté devant la maison du chef, marque la présence de l’autorité de l’Etat dans les quartiers. « On a fait ce geste parce qu’on sait que le gouvernement a une lourde charge également de son côté, on doit l’aider. Ce n’est qu’en cela qu’on pourra valoriser nos chefs de quartier pour qu’ils soient respectés comme avant la crise », explique Dibrine Youssouf.
Daniel Ndogmango, chef de quartier Sarada et chef du 1er Groupement du 3ème arrondissement a réceptionné les lots des drapeaux pour les distribuer à ses collègues. Avant de remercier le Conseil économique et social pour son geste, le chef du quartier Sarada fait le témoignage suivant : « Dans cette crise, nous les chefs du 3ème arrondissement avions trop souffert, notre dignité d’autorité locale est tombée », avoue-t-il avant d’expliquer que « nous avons été accusés, traqués et torturés par les belligérants de deux côtés [Anti-Balaka et Séléka] pour la simple raison que nous portons l’autorité de l’Etat en nous. Nous avons perdu nos maisons, nos biens, nos parents… Aussi, nous les chefs de quartiers avions perdu tout honneur, puisque nous –mêmes avions été contraints de trouver refuges dans des sites de déplacés ».
Mais, aujourd’hui, les chefs de quartiers du 3ème arrondissement, disent-ils, ont la joie de voir qu’à la faveur du retour à l’ordre constitutionnel et les efforts de restauration de l’autorité de l’Etat, ils reprennent petit à petit leur autorité de veiller sur leurs administrés.
Le même soulagement a été exprimé par Amadou Roufaï, 1er Conseiller à la Mairie du 3ème arrondissement selon qui, « l’acte que vient de poser le Conseil économique et social, à travers son représentant du 3ème arrondissement est très salutaire ». Il a rassuré que maintenant, le chef de quartier est respecté et qu’il peut exercer librement ses fonctions. « Après tout, le drapeau reste le premier symbole de l’autorité de l’Etat dans les quartiers, après la médaille de chef que les chefs portent. Nous remercions infiniment notre Conseiller économique pour ce geste hautement patriotique », conclut-il.
Notons que le Km5 en particulier, poumon économique de la République centrafricaine a renoué avec ses activités commerciales traditionnelles, permettant à nouveau, des afflux des populations non-musulmanes vers cette contrée de Bangui considérée à un moment récent comme le couloir de la mort.
Centrafrique : une réunion à l’assemblée nationale de l’ONU hier mardi sur la RCA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2421.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA.
Bangui, le 20 septembre 2017.
Par : CNC avec relief.
Le 19 Septembre 2017, une réunion ministérielle de haut niveau sur la République centrafricaine a eu lieu en marge de la 72 session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies, coprésidée par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, m. Antonio Guterres , le Président de la République centrafricaine, m. Faustin- Archange Touadéra, et le Président de la Commission de l’Union africaine, m. Moussa Faki Mahamat. La réunion a été organisée en partenariat avec la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), l’Union européenne et la Banque mondiale. Les membres du groupe de soutien international (l’ancien groupe de contact international) ainsi que d’autres partenaires clés ont également participé à la réunion.
Le Président Touadéra a présenté la stratégie du gouvernement centrafricain pour le rétablissement de l’autorité de l’État depuis le retour du pays à l’ordre constitutionnel et la création d’institutions nationales, et a exprimé sa volonté de poursuivre la consolidation de la paix et la réconciliation nationale par le dialogue. Il a également renouvelé son engagement à entreprendre des réformes institutionnelles et politiques visant à accroître l’efficacité du gouvernement et des services publics par la gestion transparente des ressources limitées de l’État et en assurant des changements entre les politiques et les fonctionnaires administratifs, en tenant compte de la nécessité d’assurer une meilleure représentation des minorités et des femmes, comme en témoigne la composition du nouveau gouvernement. Ces réformes contribueront aux efforts de consolidation de la paix, ainsi qu’à la réconciliation nationale, et renforceront les efforts déployés pour mettre en œuvre le plan national de relance et de consolidation de la paix en République centrafricaine (RCPCA) et le cadre de la coopération mutuelle Responsabilité (CEM-RCA), qui ont tous deux été signés lors de la Conférence des donateurs sur la République centrafricaine, qui s’est tenue le 17 novembre 2016 à Bruxelles.
Les participants se sont félicités des progrès réalisés dans plusieurs domaines, tels que le dialogue avec les groupes armés; le lancement du projet pilote de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR); l’adoption d’une stratégie nationale pour le rétablissement de l’autorité étatique; l’adoption d’une politique nationale de sécurité et d’une stratégie nationale pour la réforme du secteur de la sécurité (SSR); l’adoption et la promulgation d’un code de justice militaire; la validation d’un plan de réforme pour les forces de sécurité intérieures (ISF); le recrutement de 500 policiers et officiers de Gendarmerie; les efforts de relance économique; l’opérationnalisation progressive de la Cour pénale spéciale; la nomination du Comité directeur pour la mise en œuvre de la Commission vérité et réconciliation; ainsi que les efforts de promotion et de protection des droits de l’homme, en particulier des femmes et des enfants.
Les participants se sont également félicités de l’inclusion, au sein du gouvernement, d’un plus grand nombre de représentants des partis politiques, de personnes proches des groupes armés qui ont accepté d’adhérer au processus de paix et de représentants de la société civile. Malgré ces progrès, un certain nombre de défis subsistent en matière de sécurité, d’assistance humanitaire, de justice, de réconciliation et de développement socio-économique. L’engagement total du gouvernement et de tous les acteurs nationaux, ainsi que les partenaires internationaux, est nécessaire pour empêcher le pays de revenir à une situation de crise similaire à celle de 2013. Ce faisant, les participants se sont également félicités de l’engagement du Président Touadéra de mettre en œuvre, avant la fin du premier trimestre de 2018, les actions prioritaires dans le RCPCA afin de renforcer la sécurité pendant la période de transhumance et d’étendre progressivement L’autorité étatique et la prestation des services sociaux de base. Les participants ont également félicité les efforts du Président Touadéra pour faire face aux retards dans la mise en œuvre des initiatives clés.
Les participants ont fermement condamné la violence contre les civils et les acteurs humanitaires depuis le début du mois de mai 2017 dans le sud-est de la République centrafricaine et, plus récemment, dans le Nord-Ouest, ce qui a entraîné une grave détérioration de la situations humanitaires et de sécurité. Ils se sont dits profondément préoccupés par la gravité de la situation humanitaire ainsi que par le risque d’une escalade du conflit.
Les participants ont rappelé que la responsabilité de répondre à ces situations d’urgence incombait principalement au gouvernement centrafricain. Ils ont invité les partenaires de la République centrafricaine à accorder une attention particulière à cette situation à l’appui des efforts déployés par le gouvernement et ont exprimé leur inquiétude au sujet du sous-financement du plan d’intervention humanitaire révisé, qui continue de entraver sa mise en œuvre. Ils ont également souligné l’importance de renforcer les capacités de la mission, y compris le personnel militaire de la mission de stabilisation intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca), afin de permettre à la mission de remplir son mandat, notamment en ce qui concerne la protection des civils. Les participants ont remercié tous les pays fournissant des contingents et des policiers pour leur soutien au processus de paix et de stabilisation en République centrafricaine. Les participants ont rendu hommage au personnel de MINUSCA qui a sacrifié leur vie au service de la paix.
Convaincus que la présence continue de groupes armés représente l’obstacle le plus immédiat à la stabilité et à la reprise du pays, les participants condamnent énergiquement la violence intercommunale, souvent en ciblant des civils basés sur leur appartenance ethnique ou religieuse affiliation, et a salué à cet égard l’appel à une cessation des hostilités lancée par le panel de facilitation de l’initiative africaine. Ils ont condamné les attaques incessantes contre les MINUSCA de la paix et récemment contre les travailleurs humanitaires et les chefs religieux. Les participants ont appelé de toute urgence le gouvernement à condamner publiquement ces attaques et à identifier et traduire en justice les auteurs et instigateurs de ces attentats. Les participants ont également exigé que toutes les parties cessent immédiatement les hostilités et respectent les principes humanitaires pour permettre la livraison continue de l’aide humanitaire.
Les participants ont appuyé fermement le Président Touadéra’s vision ainsi que ses priorités immédiates pour s’attaquer aux causes profondes du conflit et favoriser le développement à long terme du pays. Ils ont noté les efforts importants du gouvernement qui a permis la fermeture de tous les sites pour les personnes déplacées à Bangui et dans un certain nombre de villes de l’arrière-pays. Ils ont encouragé les autorités centrafricaines à poursuivre leurs efforts en vue d’une approche inclusive associant toutes les parties de la société centrafricaine à la reconstruction de la République centrafricaine, afin de renforcer la cohésion sociale et le retour des les personnes déplacées à l’intérieur du pays et les réfugiés.
Les participants ont également renouvelé leur appui ferme à l’initiative africaine, sous la direction du Président Touadéra et cofinancés par l’Union africaine, la CEEAC et la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL) avec le soutien de l’Angola, Tchad, Congo et Gabon, et a réitéré la volonté des partenaires du processus de paix, en particulier les Nations Unies, de travailler en étroite collaboration avec l’initiative africaine à la recherche d’un accord durable sur la paix et la réconciliation. Tout en rendant hommage à m. OCHA Lebatt, les participants se sont félicités de la nomination de son successeur Bédializoun Moussa Nébié en tant que représentant spécial de l’Union africaine auprès de la République centrafricaine et du succès de la première réunion du groupe de Animateurs, sous les auspices de l’Union africaine, de l’initiative africaine à Bangui les 11 et 12 septembre 2017. Ils ont recommandé une coopération étroite et efficace entre l’Union africaine, les Nations Unies, la CEEAC, l’Union européenne, la communauté de Sant’Egidio et tous les partenaires régionaux et internationaux. Ils ont encouragé les autorités centrafricaines à prendre des mesures politiques urgentes, dans le cadre des initiatives de dialogue et de médiation en cours, notamment par la mise en œuvre effective de la cessation des hostilités, comme convenu par des représentants des autorités centrafricaines et des quatorze groupes armés à Rome le 19 juin 2017 sous les auspices de la communauté de Sant’Egidio.
Les participants ont souligné que ces efforts devraient aller de pair avec la mise en œuvre de réformes concrètes au sein des secteurs de la sécurité, de la défense, de la justice et de la réconciliation nationale, avec l’appui de l’ensemble de la communauté internationale.
Les participants ont réaffirmé que la feuille de route adoptée par la Conférence ministérielle qui s’est tenue à Libreville le 17 juillet 2017 constitue le cadre principal d’une solution politique en République centrafricaine. Ils se sont félicités de la décision du groupe de facilitateurs d’assurer la cohérence, dans le cadre d’un partenariat stratégique et opérationnel avec l’Organisation des Nations Unies, en regroupant toutes les procédures et initiatives en cours, y compris les efforts du Parlement et de la société civile , et d’inviter tous leurs sponsors à se mobiliser autour de l’initiative africaine, qui est maintenant commune à tous. Les participants ont également souligné la responsabilité des pays voisins de la République centrafricaine de contribuer à la résolution de la crise. Les participants ont également pris note de la décision du groupe de facilitateurs et de l’appel urgent du Président Touadéra sur la nécessité et l’importance d’inclure dans les panels des représentants des pays voisins de la République centrafricaine qui accueillent un certain nombre de Réfugiés d’Afrique centrale.
Les participants ont demandé à la communauté internationale et aux donateurs de maintenir un soutien financier adéquat pour la mise en œuvre du RCPCA et de mieux coordonner leurs activités. Les participants ont encouragé les autorités centrafricaines à renforcer la coordination des contributions des partenaires à la mise en œuvre du RCPCA. Les participants ont félicité l’importante contribution de l’Union africaine et de l’Organisation des Nations Unies aux efforts de stabilisation, notamment par l’intermédiaire de l’MINUSCA, et de celles d’autres partenaires stratégiques de la République centrafricaine, y compris la CEEAC, la Commission européenne L’Union et la Banque mondiale.
Afin de donner suite aux engagements pris par les principaux acteurs au cours de cette réunion, il a été convenu que le groupe de soutien international se réunirait à nouveau dans six mois.
Centrafrique : Erratum sur l’article ‘’Autopsie du Gouvernement Sarandji 2’’
Par cet erratum, la Rédaction de CNC tient tout abord à présenter ses excuses vis-à-vis de l’Ancien Ministre d’Etat à la Réconciliation nationale, M. Christoph Gazam-Betty dont le nom a été cité, par erreur et la malheureusement, en titre. La Rédaction souligne par la même occasion le sens élever d’homme d’Etat qui l’a animé et qu’il n’a pas opté réagir par un droit de réponse.
En effet, en date du lundi 18 septembre 2017, CNC publiait un article intitulé ‘’Autopsie du Gouvernement Sarandji 2’’, dans la suite logique du décryptage de cette nouvelle équipe gouvernementale dont la liste des membres est rendue par Décret du chef de l’Etat, Pr Faustin Archange Touadéra. Seulement, par erreur technique, le nom de l’ancien Ministre Christoph Gazam-Betty a été cité dans le titre.
Une fois de plus, la Rédaction rappelle qu’il s’agit d’une erreur technique et que d’autres personnes ayant fait usage de cet article doivent savoir qu’il comporte cette erreur. D’ailleurs, l’article a été purement et simplement retiré du site.
Merci pour votre aimable compréhension.
VOICI L’ARTICLE EN QUESTION.
Centrafrique : Autopsie du Gouvernement Sarandji 2, par Christoph Gazam-Betty
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2616.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les membres du Gouvernement Sarandji 1
Horrible ! D’une rare violence, une mère dont les forces de sécurité intérieures recommandent la stricte confidentialité de son identité pour nécessité d’enquête, a décapité son bébé de sexe masculin, né probablement dans la nuit de lundi à mardi 19 septembre 2017. Cette mère est présentement entre les mains de la police.
Incroyable, mais vrai ! Le nouveau-né, pesant 3,5 kg de sexe masculin, né certainement dans la nuit de lundi à mardi n’a pas connu de jour de vie. Sa mère l’a assassiné par coup de couteau, précisément en le décapitant par derrière le cou. L’hôpital Communautaire de Bangui a été pris d’assaut par une foule, hier soir, pour regarder la scène.
Rien n’aurait pu filtrer si l’auteur de cette tuerie ne se serait pas présentée à l’hôpital Communautaire pou se soigner elle-même. Selon les faits, la jeune dame qui a caché sa grossesse à son mari jusqu’au moment de l’accouchement a réussi, malgré elle, de mettre au monde son bébé. On ne sait pas encore si elle était seule dans cette entreprise criminelle… Une fois accouché, elle a pris soin de tuer l’enfant. Entre temps, se faisant, elle-même a du souci sanitaire pour se reprendre sa santé, étant donné qu’il y a eu des complications gynécologiques après. Cette mère criminelle s’est vue contrainte d’aller à l’hôpital. C’est là que la vérité va jaillir sur le sort de l’ange qu’elle a assassiné.
Pr Richard Ngbalé, Gynécologue obstétricien, Chef de service a.i. de la maternité de l’hôpital communautaire de Bangui est revenu sur les faits : « Aux environs des 11h (de mardi 19 septembre 2017), nos services ont reçu une dame qui se plaignait de saignement. Au moment de l’examen, ils ont constaté que le cordon ombilical pendait au niveau de la filière génitale. Ils sont montés nous expliquer et immédiatement nous avons su que c’était un accouchement. Elle a tenté de mentir pour dire qu’elle n’avait pas accouché, mais a fini par avoué que l’enfant était dans sa chambre », a-t-il expliqué.
Le Chef de service a confirmé que la mère a effectivement tué son bébé. Selon lui, la lésion au coup de l’enfant est « due certainement à un couteau. Et, nous avons conclu que c’est cette lésion qui est à l’origine du décès de ce nouveau-né », a-t-il conclu.
Dr Paterne Tembeti Directeur de l’hôpital Communautaire en a profité pour attirer l’attention de la population en général et des Banguissois en particulier, surtout les parents de veiller sur les filles enceintes. Il indique par ailleurs que la responsabilité de cette frange de la population ne se limite pas seulement aux couples.
Comme l’affaire est devant la justice, suivons-la…
Centrafrique : le projet genre 2 lancé conjointement par le gouvernement et les ONG IRC et COOPI.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2910.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les réprésentants des Institution impliquées dans ce projet. Credit photo Éric Ngaba, CopyrightCNC
Bangui 19 septembre 2017, CNC.
Par Eric NGABA
« Prévention et réponse aux violences basées sur le genre à travers l’autonomisation sociale, économique et la participation des femmes et filles », c’est le thème du projet genre lancé conjointement la semaine dernière par le gouvernement centrafricain et les ONGs IRC et COOPI à Bangui. Financé par l’Union européenne, ce projet va être mis en œuvre par le consortium IRC et COOPI en étroite coopération avec le ministère des affaires sociales.
Ce projet dont le délai d’exécution est de 18 mois, vise à contribuer aux rééquilibrages des inégalités entre les hommes et les femmes en République Centrafricaine. Il sera mis en œuvre dans les villes de Boccaranga, Kagabandoro et Boda.
En effet, les crises militaro-politiques qui ont fragilisé la Centrafrique ont impacté négativement sur les femmes. D’après Marie Josué Godanzi, Directrice Générale du genre et de la réconciliation nationale ayant représenté la ministre des affaires sociale à la cérémonie de lancement, l’analyse des rapports sociaux entre les hommes et les femmes démontre de toute évidence que les femmes sont reléguées au second rang à tous les niveaux.
Pour juguler cette situation, le gouvernement centrafricain à travers le ministère des affaires sociales et de la réconciliation nationale qui fait la promotion du genre son cheval de batail mène avec les appuis multiformes des partenaires des actions afin d’améliorer les conditions de vie des femmes et des filles et de les amener à jouir pleinement de leurs droits aux mêmes titres que les hommes
« Le présent projet vient à point nommé car il a été enregistré qu’en dépit des efforts déployés par le gouvernement avec l’appui des partenaires pour une prise en charge holistique des suivants des VBG, il existe toujours des défis à relever du fait de l’insuffisance de protection et d’assistance nécessaire pour répondre aux besoins exprimés en grand nombre par les personnes vulnérables. », a fait savoir Marie Josué Godanzi, Directrice Générale du genre au ministère des affaires sociales avant d’exhorter IRC et COOPI responsables du projet à œuvrer dans le sens du respect des conventions nationales, des textes en vigueur et de la collaboration avec ledit ministère et d’autres ministères impliqués.
De son côté, l’ONG IRC a estimé que le lancement du projet Genre 2 dans le pays est important car il constitue un pilier de sa stratégie 2015-2020 pour la promotion du genre en particulier dans le cadre de développement durable. Car pour la Directrice Pays par intérim de l’IRC, les femmes constituent aujourd’hui des actrices fondamentales du développement socioéconomique et il est impératif de renforcer leurs rôles à travers la mise en œuvre d’une approche genre effective.
« Par ce projet, IRC souhaite apporter des solutions innovantes comme les Centre d’Autonomisation Socio-économique pour les Femmes/Filles (CASEF) dont la structure principale portera le nom de Maison de l’Espoir géré par un système d’information développé par IRC dans d’autre contexte qui s’appelle le BILLY. Nous espérons aussi voir concrétiser par ce projet la mise en place d’un projet de coopération agricole féminine afin de consolider les acquis du projet Genre 1», a déclaré Salma Ben Aissa, Directrice Pays par intérim de l’IRC.
Pour sa part, Virginie Lafleurtighe, représentant l’ambassadeur sortant de l’Union européenne à Centrafrique, Jean-Pierre Reymondet Commoy, ce projet témoigne l’intérêt que l’Union européenne accorde à la promotion du genre en générale et au processus de l’autonomisation de la femme au niveau social, économique et politique en République Centrafricaine.
D’après les données chiffrées par le ministère des affaires sociales, la féminisation de la pauvreté est de 80% des femmes contre 69% d’hommes. Le taux d’alphabétisation est très élevé chez les femmes dont 68% contre 46,2% chez les hommes et la proportion des femmes n’ayant pas du tout eu accès à l’instruction est de 80% de femmes de 15-49 ans. Cette situation de manière générale, selon la Directrice Générale du genre, favorise les hommes à recevoir plus de privilèges que les femmes.
Ils sont 60 éléments des groupes armés retenus pour subir la formation militaire afin d’intégrer l’armée nationale. Dans le cadre du projet pilote du DDRR lancé par le gouvernement avec l’appui de ses partenaires, les futurs soldats des FACA ont reçu leur immatriculation ce 19 septembre à Bangui leur permettant de suivre la formation. D’autres ex combattants n’ayant pas répondu au critère de l’incorporation dans l’armée nationale, seront orientés vers les activités communautaires, d’après la ministre de la défense nationale Marie Noëlle Koyara.
Au nom du retour à une paix définitive en République Centrafricaine, le gouvernement centrafricain a tendu la main aux ex-combattants désirant intégrer le rang des FACA. Cette incorporation des ex-combattants s’inscrit dans le cadre du projet pilote du désarment des groupes armés et leur insertion.
« Nous venons de lancer le projet pilote initié par le gouvernement et ses partenaires internationaux pour commencer le processus de recrutement des éléments des groupes armés dont une partie sera dans l’armée centrafricaine et une autre partie dans les activités communautaires. Ils vont tour à tour suivre tout le processus de vérification avec un comité composé des partenaires internationaux et de l’état-major avant d’être déclarés », a indiqué Marie Noëlle Koyara, ministre de la défense nationale qui exhorte les ex-combattants à faire preuve de rigueur dans le métier du soldat et de promouvoir la cohésion sociale en leur sein afin de service loyalement leur pays.
La formation de ces futurs soldats de la République est assurée par la mission européenne de formation militaire, EUTM.
L’effectif des 60 ex-combattants recrutés va augmenter jusqu’à 250 éléments qui seront incorporés au sein des Forces Armées Centrafricaines.
Il faut noter que chacun des 14 groupes armés signataires de l’accord du DDRR et parties prenantes au comité de pilotage doit fournir 40 éléments pour ce processus de recrutement.
Centrafrique: «Kémi Sebaest un fils d’Afrique. Si d’autres le chassent de chez eux, nous lui offrons la terre et l’hospitalité… » Bida Koyagbelé, président du mouvement Kité
L’association des paysans centrafricains propose un exile doré à l’activiste panafricain Kémi Seba, expulsé du Sénégal après un projet pour avoir brulé publiquement un billet de 5.000 Francs CFA. L’offre de l’exil a été donnée au leader du mouvement Anti-Francs CFA, lors d’une conférence avec la population organisée le 16 septembre 2017 à Bangui, par l’ONG Urgence Panafricaniste et l’Association des Paysans Centrafricains.
Décidemment, la survie du Franc de la Colonie Française en Afrique (CFA) est fortement menacée. C’est une question de la détermination des pays de la zone Franc à enterrer cette monnaie controversée. Des manifestations Anti Francs CFA se font connaître sur le continent africain visant à supprimer le Franc CFA.
A l’initiative Urgence Panafricaniste et l’Association des Paysans Centrafricains, adeptes de Kémi Seba en Centrafrique, environs 200 personnes se sont réunies16 septembre dernier dans le 7ème arrondissement de Bangui, au siège l’Association des Paysans Centrafricains.
« Il est de notre devoir d’informer le peuple du danger que représente cette monnaie de servitude et d’en appeler à l’adhésion de tous les africains et amis de l’Afrique à rejoindre le mouvement » a martelé le représentant de l’organisation en Centrafrique, au micro de Prince Eric Ngaibino.
D’après les organisateurs de cette rencontre, le rassemblement du 16 septembre est la première d’une longue liste d’activités de sensibilisation, d’information et de formation adressées à la population dans le but d’éclairer sur la question du très controversé francs CFA. Ils invitent l’activiste Stélio Gilles Robert Capo Chichi, alias Kémi Séba à venir s’installer en République centrafricaine.
«Kémi Seba est un fils d’Afrique. Si d’autres le chassent de chez eux, nous lui offrons la terre et l’hospitalité dont il a besoin pour mener à bien le combat qui est aussi le vôtre », a indiqué au public venu des quatre coins de Bangui, Bida Koyagbélé, Président du mouvement Kité et de l’Association des Paysans Centrafricains.
Pour Jéhu Komboko, coordonnateur de l’APC, l’activiste panafricain Kémi Seba devra bénéficier d’un hectare de terre arable et une demeure au bord du fleuve Oubangui dans le village Sao, capitale de la République centrafricaine.
C’est incontestablement le retour de la République Centrafricaine « aucœur des ténèbres », comme l’évoquait Joseph Conrad dans le roman qu’il situait en Oubangui-Chari, à l’époque où l’Europe se partageait l’Afrique au 19e siècle.
Aujourd’hui, cette plongée dans une dure nuit d’un pays, d’une nation et d’un peuple, ressemble à un vaste complot ourdi de l’extérieur et aggravé par l’incompétence et la cupidité de ses élites.
Dans ces conditions, comment peut-on imaginer et accepter que des chefs rebelles, les mains pleines du sang des Centrafricains, entrent dans le nouveau gouvernement au nom d’une réconciliation nationale aléatoire ?
Les couteaux sont tirés de leurs fourreaux depuis environ trois ans, pour que s’accomplisse le funeste et sanglant supplice d’un peuple par des mercenaires cruels et sanguinaires qui ne poursuivent qu’un but : dépecer la République Centrafricaine.
Partout, dans le pays, ce ne sont que fureur et abomination. La cruauté des ex-Sélékas est indicible, hallucinante et diabolique. Les femmes, les vieillards et les enfants ne sont pas épargnés. Les égorgements rituels succèdent aux exécutions sommaires à la Kalachnikov. Des villages sont incendiés. Les populations ont pris massivement les chemins de l’exil.
Dans un entretien accordé au quotidien français Le Monde, Monseigneur Aguirre Munos, évêque de Bangassou, témoigne : «de la gratuité terrible avec laquelle les ex-Sélékas s’en prennent aux villageois, de la cruauté des représailles des Antibalakas qui jettent leurs victimes dans les puits pour qu’elles ne soient pas enterrées sur la terre centrafricaine, des comportements des casques bleus marocains qui mettent mal à l’aise la population en ne prenant que la défense des musulmans » Pour conclure : « Il y a une rancune, une haine qui se développent entre les deux communautés religieuses.»
Les Centrafricains ne savent plus quelles divinités implorer pour abréger leurs terribles souffrances. Leurs gouvernants semblent dépassés par les tragiques événements qui assaillent le pays. Les membres du gouvernement ont trouvé refuge dans la capitale. Ils ne se déplacent pas ou peu auprès des populations en souffrance dans les provinces Les ministres se taisent sur les ravages que font subir au pays les ex-Sélékas déterminés à opérer une partition de la République Centrafricaine.
Si rien n’est fait en urgence, cette instabilité détestable risque de se pérenniser.
AUTORITÉS CENTRAFRICAINES VS MINUSCA: QUI MANIPULE QUI?
De lourds soupçons d’accointances entre les rebelles et la MINUSCA ne cessent de prendre de l’ampleur. Si ces abominables accusations s’avèrent, les autorités centrafricaines devront, au nom du peuple centrafricain, demander le remplacement du chef de la MINUSCA et de certains contingents en Centrafrique. Ce genre de comportement de la part d’une mission de l’ONU dans un pays membre est incompréhensible et intolérable. C’est une immense dérive car il s’agit d’un peuple et d’une nation qu’elle avait le devoir de protéger.
Les missions de la MINUSCA étaient clairement établies : protection des populations, arrestation des chefs de l’ex-Séléka convaincus de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, garantie de la pérennité et de la sécurité des frontières. La MINUSCA était censée mettre en pratique les actions décidées par le gouvernement centrafricain. Elle devait être la solution du drame centrafricain, elle en est devenue le problème.
De toutes les façons, il faut le répéter : la paix en Centrafrique ne sera jamais le fait des forces étrangères, elle viendra des Centrafricains eux-mêmes.
Car elle ne sera pas non plus le résultat d’un quelconque arrangement avec des criminels de guerre. A ce propos, le Premier Ministre Sarandji a justifié l’injustifiable en déclarant à l’AFP avoir : « tenu compte de l’équilibre géopolitique » (Quel équilibregéopolitique ?) et d’ajouter : « Les groupes armés sont des compatriotes qui représentent une région » (Laquelle ?) Les ex-Sélékas comportent dans leurs rangs beaucoup de mercenaires, venus du Tchad, du Soudan, du Sud-Soudan, du Darfour, du Niger etc…N’oublions pas qu’à l’époque, Michel Djotodia avait distribué des passeports centrafricains aux mercenaires qui l’avaient aidé à s’emparer du pouvoir à Bangui. Dans le gouvernement Sarandji II, il n’est pas exclu qu’il y ait des étrangers.
Ce n’est pas non plus en nommant au gouvernement un représentant de chaque région que la paix surgira. Celle-ci ne reviendra que si les Centrafricains, et eux seuls, s’approprient le destin de leur pays.
Aujourd’hui, c’est un discours solennel du président Touadera qu’ils attendent. Ils ont besoin qu’on leur explique la composition du gouvernement Sarandji II et ce qu’ils peuvent attendre de ce changement.
PS: encore une fois, la misogynie archaïque du mâle centrafricain a frappé. Où est la parité hommes/femmes promise par le président Touadera ? Elle est loin d’avoir respectée. Quelle faute politique !
Dans le précédent gouvernement, c’était une femme, Virginie Baikoua, la ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale, qui accomplissait sa mission avec courage en se rendant dans les régions occupées par les ex-Sélékas pour assister les populations.
Il faut espérer que dans les cabinets ministériels et la haute administration, la femme trouvera la place qui lui est due.
Centrafrique: Karim Meckassoua poursuit les leaders du comité de soutien à Touadera à la justice
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2500.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President de l’Assemblée Nationale Abdoul Karim MECKASSOUA. Credits : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Bangui 19 septembre 2017, CNC.
Par : Eric NGABA
Décidemment, le feuilleton entre exécutif législatif centrafricains continue de faire couler l’encre dans le pays. C’est désormais sur le terrain judiciaire que ce feuilleton se joue. Le collectif de sept (7) Avocats du président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, a annoncé à la presse le 18 septembre dernier, la poursuite judiciaire contre Didatien Kossimatchi, porte-parole du Comité de soutien au président Faustin Archange Touadera et ses alliés qui ont accusé le PAN de tentative de déstabilisation du régime et de tentative d’assassinat du Chef de l’Etat.
Le conseil du président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckassoua, composé de sept avocats inscrits au barreau de la République Centrafricaine, a saisi la justice centrafricaine dans l’affaire du prétendu coup d’état en préparation contre le président Faustin Archange Touadéra. Une plainte avec constitution de partie civile au Doyen des juges d’instruction contre Monsieur Didacien Kossimatchi, porte-parole du Comité de soutien au Président Touadéra et ses complices.
« Les membres du collectif des avocats, ont au nom et pour le compte de leur client, Monsieur Abdou Karim Meckassoua, président de l’Assemblée Nationale, adressé une plainte avec constitution de partie civile au Doyen des juges d’instruction contre Monsieur Didacien Kossimatchi, porte-parole du Comité de soutien au Président Touadéra et ses complices, pour injure, diffamation, outrage, dénonciation calomnieuse, incitation à la haine, à la violence et à la révolte, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, immixtion sans titre dans les fonctions publiques, association des malfaiteurs, faits punis par les Articles 131, 132, 133, 134, 135, 138, 140, 145, 292, 289, 290, 295, 408, 411, 413 du code pénal de la République Centrafricaine », a indiqué Maître Albert Panda Gbianimbi au nom du Conseil.
D’après les versions du comité de soutien du Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, rapportées le Conseil du président du parlement, « Abdou Karim Meckassoua, aurait fait venir des mercenaires tchadiens pour assassiner le Chef de l’Etat. Le but visé serait, une fois le président Touadera éliminé physiquement, qu’il puisse accéder automatiquement à la magistrature suprême de l’Etat par le simple jeu de la constitution ».
Le Conseil de Meckassoua a souligné que Didatien Kossimatchi est un fonctionnaire de de l’Etat centrafricain, Directeur des examens et concours au ministère de l’éducation, poste supérieure dont il est soumis à l’obligation de neutralité et également de réserve, « même lorsqu’il s’exprime dans sa vie privée, sous peine de sanction disciplinaire ».
De ce fait, a réitéré le collectif des avocats, Didatien Kossimatchi et ceux qui avec lui, apporteront les preuves de leurs accusations devant la justice. Pour l’heure, il appartient à la justice de trancher.
Le collectif comprend sept (7) avocats notamment Maitres MarieMarie-Edith Douzima, Jérôme Lavou, Bruno Hyacinthe Gbiégba, Guy Dangavo, Albert Panda Gbianimbi, Pierre Morel Sangone et Fernand Mandé Djapou.
Centrafrique : panique à Bouar, les Faca font des tirs.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2809.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC
Bouar, le 19 septembre 2017.
Par : Arsène Feïnganazoui, CNC.
Arrivés dans la ville dans la nuit du 18 et 19 septembre, les soldats de Forces armées Centrafricaines ont procédé à des tirs sans cesse en l’air. Pourquoi ?
Pour l’heure personne n’est en mesure d’expliquer cette agitation inédite. La population, terrorisée par les détonations de ces armes, a pris la fuite pour les uns pour se réfugier dans la brousse sans comprendre les vraies raisons de ce crépitement.
D’après quelques habitants de Bouarinterrogés par Corbeaunews, ils pensaient plutôt à l’entrée des rebelles des 3R dirigés par le peul camerounais dont le porte-parole aurait été assassiné par les miliciens Anti-Balaka de Bouar. C’est d’ailleurs sous prétexte de ce supposé assassinat que le groupe 3R avait menacé d’occuper la grande ville de Bouar.
La semaine dernière, les miliciens Anti-Balaka, mis au parfum de l’ultimatum des 3R, ont totalement occupé les grandes artères de la ville en y installant des barricades à l’entrée et à la sortie de Bouar.
On ignore tout de même la réaction de ces miliciens Anti-Balaka au moment des tirs des Faca. Mais la question que tout le monde se la pose à Bouar cette nuit est de savoir pourquoi les soldats Faca tirent-ils en entrant dans la ville ? C’est vraiment professionnel ce comportement ? Ont-ils peur ? Pourquoi paniquent-ils la population ? Connaissent-ils le prix unitaire de toutes ces minutions gaspillées ?
Autant d’interrogations cette nuit suite à cette panique crée par les soldats disant réguliers dont la population tout entière souhaite les voir sur le terrain pour les protéger.
Selon une dernière nouvelle de ce matin, il y’aurait des échanges des tires cette nuit entre les Anti-balaka et les soldats Faca qui tentaient de les désarmer. Leur chef aurait même échappé bel à une tentative de son arrestation par les Faca.
Centrafrique : Un faussaire, Arsène Ngrepayo devenu Dircab, fait reparler de lui
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2282.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Bangui, le 18 septembre 2017.
Par : Gisèle MOLOMA, CNC.
Il s’appelle Ngrepayo, C’est un grand faussaire de longue date du quartier Miskine à Bangui. Pour se protéger des ennuis policiers, il avait milité dans le parti KnK de l’ancien président François Bozizé et œuvré pour Faustin Archange Touadéra et dans l’ombre pour Anicet Georges Dologuélé alors tous deuxcandidats au second tour des élections. Le premier élu, il fait de lui Directeur de cabinet au Ministère de la Jeunesse et des Sports. Mais l’homme n’entend pas abandonner ses mauvaises habitudes comme l’acidulé de l’oseille de guinée « Karakadji » qui ne la quitte jamais. Pour preuve, il a mis en circulation ses faux billets de banque fabriqués de chez lui. Enquêtes exclusives.
C’est lors du Forum Sous Régional de la Jeunesse et des Adolescents qui s’est tenu à Bangui du 23 au 25 août dernier que le sulfureux et faussaire Arsène Daniel Ngrepayo, Directeur de cabinet au Ministère de la Jeunesse et des Sports et à ce titre, Président du Comité d’organisation dudit Forum a montré ses œuvres au grand public.
D’après les éléments de l’enquête réalisée par deux de nos équipes au Ministère de la Jeunesse et à l’Inspection Générale d’État, le sieur Nguepayo a installé chez lui une ecobank bis pour domicilier tous les décaissements de fonds reçus par le comité d’organisation du Forum.
Reçus du UNFPA et de l’UNICEF et déposés dans sa banque à domicile 41 000 000 F CFA, le 11 août, Arsène Daniel Ngrepayo a reçu et déchargé des mains de mademoiselle Barbara Peggy TAVOU-YOGA, gestionnaire du ministère, la somme de 8 742 400 F CFA bien comptée et vérifiée, décaisséé par le Trésor public pour l’organisation du Forum. Ces 8 742 400 F CFA ont rejoint le même jour c’est-à-dire le 11 août les autres 41 000 000 des partenaires chez lui. En tout 49 742 400 F CFA sous ses beaux draps chez lui, à la maison. De quoi à réjouir la famille et rend indisponible et invisible le deuxième jeune de la République Arsène Daniel Ngrepayo au Ministère et ce, pour ne réapparaître que le 25 août à 21 heures date et heure de la fin du Forum, avec quatre bottes de 10 000 F CFA déjà triturés avec les faux billets fabriqués par lui-même à l’aide une imprimante familiale.
La fabrication de ses billets était tellement artisanale que de loin, et même à 00 heure, un malvoyant vous dira que c’est un faux billet. C’est ainsi que ces jeunes venus de loin ont vite découvert ces supercheries le même jour rien qu’en touchant les billets imprimés sur une feuille A4 standard.
« Vous croyez que nous sommes des villageois et donc nous ne connaissons pas les billets de banque ? » S’interroge un jeune qui attend le remboursement de ses frais de transport.
Informé de la situation le 26 août, son patron direct, le ministre de la Jeunesse Sylver Ngarsso lui a interpellé pour en savoir davantage. Mais malheureusement, il bégayait et titubait pour fournir des éclaircissements intenables et qui doivent retomber sur sa tête dans un pays normal. « C’est le personnel du Trésor qui a fait ce coup en insérant ces faux billets » Fin de citation.
Deux jours après son interpellation, après moult pensée et ne sachant plus quoi faire, il a décidé de questionner, le 28 août, dans un français ordurier et dans un temps de conjugaison innové « future-passé » la gestionnaire du Ministère mademoiselle Barbara Peggy TAVOU-YOGA. Que « le paiement des frais d’appui logistique octroyé par le Gouvernement pour les activités du Forum Sous-Régional de la Jeunesse et des Adolescents qui devrait se tenir du 23 au 25 août 2017, par le Trésor public vous a coûté des énormités…. ».
Pour les cadres du Ministère et l’entourage d’Arsène Daniel Ngrepayo, il ne fait aucun doute que c’est bel et bien Arsène Daniel Ngrepayo qui a fait ce coup. Sa nomination comme Directeur de cabinet avait suscité d’indignations dans le milieu intellectuel. D’après leurs dires, Arsène Daniel Ngrepayo est un grand faussaire connu de tous et travaille dans le secteur des faux-monnayeurs et des faux-papiers depuis son jeune âge. « Il ne vit que de ça ». Il croit naïvement aux méconnaissances des billets de banque, par les jeunes venus de l’arrière-pays pour faire écouler ses produits, sans compter sur la vigilance et la diligence des autres membres du comité dont certains le connaissent à fond.
« Il fabriquait et vendait de faux baccalauréats aux Camerounais qu’il les fait venir ». A fait savoir un des participants au Forum.
Saisie de l’affaire, l’Inspection Générale d’État est sur le dossier et refuse tout commentaire avant la fin de l’enquête, attendue d’ici la fin de ce mois.
Rappelant qu’en plus des fonds reçus des partenaires du Ministère et du Gouvernement, le Fetiste et Touaderateur Arsène Daniel Ngrepayo a pu percevoir des opérateurs économiques de la place qu’il a pris le soin de les contacter au nom du comité, plus de 20 000 000 F CFA en monnaie sonnante et trébuchante et des biens en nature pour la tenue dudit Forum.
Copyright2017CNC.
Décharge du sulfureux Directeur de cabinet. CopyrightCNC
Centrafrique : Impasse entre l’Université ‘’Walombé’’ et l’Université de Bangui
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2826.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Université de Bangui
Bangui, le 18 septembre 2017.
Par : Fred Krock, CNC.
Les étudiants en année de Master de l’Université de Droit privée de ‘’Walombé’’ ne s’inscriront plus à l’Université de Bangui (UB) cette année 2017 ! Telle est la décision prise par le Rectorat de ladite institution ; mais les autorités de ‘’Walombé’’ disent ne pas comprendre que l’Université de Bangui – une institution comme toute autre puisse se substituer au Ministère de l’Education nationale pour prendre une si grande décision sur la vie d’une Université privée. A l’occasion de la conférence de presse qu’il animée jeudi 14 septembre dernier au sain de son établissement, le Président fondateur de l’Université ‘’Walombé’’ Robert N’Dekele appelle le Ministre de l’Education à trancher, puisque la rentrée des classes a sonné.
Tout a commencé par le rappel de la Décision n° 527/R/VR/SG/DAAC/SSE.06 du 27 avril 2006 par les autorités de l’UB à celles de l’Université Walombé pour justifier que les diplômes délivrées par ces dernières ne sont pas reconnus par l’Etat. Par conséquent, pour cette année 2017, aucun étudiant en année de Master à Walombé ne peut prétendre s’inscrire à l’UB.
Cette prise de position, outre le blocage qu’elle fait à la dizaine d’étudiants pré-positionnés pour le Master cette année, est très mal prise les autorités administratives de Walombé. D’ailleurs, selon le PF, dans tous les cas et hormis ce fait de détail, « cette décision est entachée de vices de forme et de fond ». Et, d’expliquer qu’en effet, aucune disposition de la Loi de la libéralisation ne donne pouvoir à l’UB de gérer et contrôler les établissements privés supérieurs ; alors que la Décision rectorale de l’UB est conçue d’autorité, et ne peut être opposée à la Faculté privée de Droit Walombé qui n’est pas un Département de l’UB.
Entre temps, pour tenter de désamorcer la crise, une équipe dirigeante de Walombé, avec en sa tête, le Président fondateur, a sollicité et obtenue une audience avec le Recteur de l’UB. Chose faite le 29 juin dernier, au cours de laquelle, « des échanges francs, objectifs et constructifs » ont eu lieu entre les deux parties. En outre, trois jours durant, une équipe du Rectorat de l’UB est allée mener une enquête au sein de l’Université Walombé. Seulement, malgré tout, l’UB campe sur sa Décision de n’accepter aucun étudiant ressortissant de Walombé en Master.
Devant cette intransigeance du Rectorat de l’UB, l’Université Walombé a régulièrement saisi le Ministère en charge de l’Enseignement supérieur depuis le 16 août 2017. « Nous attendons depuis lors, une Décision conforme à la Loi qui mettra un terme définitivement à ce genre de conflit dont notre pays n’a pas besoin en cette période de crise », a rassuré M. Robert N’Dekele. Donc, M. Jean-Jacques SANZE, Ministre de l’Enseignement Supérieur est attendu pour trancher cette affaire.
En attendant, le Président fondateur de Walombé a formulé le vœu de voir la collaboration plus fluide entre les institutions universitaires privées et le Département de tutelle – un vœu exprimé en cinq points, à savoir : (1) que le gouvernement apporte un appui et une protection avérés aux établissements privés de l’Education nationale pour une adéquation formation et développement ; (2) que le département de tutelle prenne ses responsabilités pour faire asseoir une bonne collaboration entre tous les établissements publics et privés sur la base des textes de Loi en vigueur ; (3) que des textes d’application de la Loi soient pris pour éviter les incompréhensions et faciliter l’application de la Loi ; (4) que le Corps des Inspecteurs généraux de l’éducation nationale soit valorisé et doté de pouvoirs réels pour leur mission et ; enfin, (5) que le secteur privé de l’éducation soit associé à d’éventuelles modifications des textes régissant le secteur à l’instar des autres secteurs des services.
CENTRAFRIQUE : NOUVEAU GOUVERNEMENT,UN COUP D’ÉPÉE DANS L’EAU
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2818.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra avec Tous les ministres du Gouvernement Sarandji 2 lors du Premier conseil à la Présidence de la république. Credit photo : Présidence de la république.
Bangui, le 17 septembre 2017.
Par : Joseph Akouissonne, CNC.
SARANDJI BIS
Le Président de la République, démocratiquement élu, est libre de nommer un nouveau Premier Ministre ou de reconduire le précédent, selon ce qu’il souhaite. Cela n’interdit en rien aux citoyens souverains de s’interroger sur les actes majeurs du Président.
Les Centrafricains sont donc dubitatifs et surpris devant ce qui s’apparente à la reconduction pure et simple d’un gouvernement qui, malheureusement, a failli.
Le Premier Ministre Sarandji n’a ramené ni la paix (SIRIRI), ni la réconciliation nationale. L’insécurité envahissante reste l’une des plaies de la République Centrafricaine. Le pays est désormais en état de quasi-partition. 60% du territoire sont occupés par des rebelles et des mercenaires étrangers sanguinaires. Les provinces vivent sous la terreur des ex-Sélékas, des mercenaires étrangers et des Peuls nomades et agressifs qui font brouter leur troupeau dans les champs des sédentaires. Quand ceux-ci protestent et veulent défendre leur parcelle de culture, on les égorge. Même les enfants subissent le supplice. Des lieux de culte chrétiens sont profanés dans la Kotto, la Haute-Kotto, le Mbomou et le Haut-Mbomou. Un prêtre a été égorgé à Bria. Des femmes sont quotidiennement violentées et violées.
La paix qui semble régner à Bangui, la capitale, est une illusion trompeuse. Certains quartiers, la nuit venue, deviennent de véritables coupe-gorge. La rupture avec le passé, promise par le président Touadera, n’a pas été mise en pratique par le premier gouvernement Sarandji.
Les injustices sociales, les prévarications sont toujours présentes. Le pays, loin d’être apaisé et gouverné, est la proie d’un chaos indicible. Pourquoi reconduire un gouvernement qui n’a pas accompli sa mission? Pourquoi renommer un Premier Ministre dont tout le monde en Centrafrique réclamait le limogeage avec insistance? Quels sont les critères qui ont orienté les choix du Président ? Des ministres, incompétents notoires, dont les Centrafricains attendaient avec impatience le départ, ont conservé leur maroquin. Certains sont même des prévaricateurs patentés. Quoi de plus choquant?
On aurait aimé voir un gouvernement de combat! Un gouvernement restreint et composé de patriotes convaincus ! Au lieu de quoi, les ministres sont encore plus nombreux – ce qui est, non seulement incompréhensible, mais aussi absurde, étant donné l’état de délabrement économique du pays, obligé de vivre grâce à l’aumône internationale.
En outre, les choix du président Touadera semblent être guidés par le clanisme, le népotisme, le tribalisme et les accointances amicales.Si tel est le cas, c’est un reniement des engagements pris devant les Centrafricains. Quelles actions va engager ce gouvernement, qui n’auraient pas déjà été mises en œuvre par le précédent pour ramener la paix et la sécurité en Centrafrique?
DES EX-SELEKAS DANS LE NOUVEAU GOUVERNEMENT
C’est insupportable ! On peut même parler de trahison.
Le nouveau gouvernement comporterait des éléments proches des ex-Sélékas, ceux-là mêmes qui ne cessent de massacrer les Centrafricains. Nommer à la conduite du pays des criminels de guerre et des responsables de crimes contre l’humanité, quoi de plus méprisant pour les victimes? Quelle insulte à leur mémoire!
Les ex-Sélékas continuent à terroriser le pays. Noureddine Adam, l’ex-bras droit de Michel Djotodia, hausse le ton et menace de faire capoter le DDRR, si ses hommes retenus au Camp de Roux ne sont pas libérés. Ce séparatiste frénétique prévoit même que les autres factions des rebelles suivront son exemple.
Comment se fait-il que ce criminel se pavane tranquillement en Centrafrique, se livre à des déclarations intempestives sans que le gouvernement ne fasse un commentaire ou demande aux forces internationales de l’arrêter ? Lui et beaucoup d’autres rebelles ne sont-ils pas lestés d’un mandat d’arrêt et d’une interdiction de voyager lancés par l’ONU?
Etant donné la tournure que prennent les événements à Bangui, il est fortement à craindre que se prépare une « nuit des longs couteaux » à la centrafricaine. Personne ne songe à consulter le peuple légitime. La reconduction de Sarandji ressemble à la prime d’un maître chanteur. Il n’y a pas si longtemps, quand le président Touadera, poussé par la vox populi, a décidé de changer de Premier Ministre, Sarandji a menacé de publier les secrets de trente ans d’amitié avec le président. Il a peut-être pris Touadera en otage.
Si on continue dans cette voie, ce quinquennat risque fort d’échouer. La paix et la réconciliation nationale seront, hélas ! Encore loin. Espérons malgré tout, que le Gouvernement Sarandji 2 ramène la paix la sécurité et la réconciliation nationale.
Par : Isidore Dekofio, contributeur indépendant du CNC.
Nous avons dénoncé, il y’a peu le phénomène de ces étrangers qui nous gouvernent et l’adhésion des Autorités centrafricaines au parti de l’étranger avec pour conséquences, la constitution de scandaleux monopoles dans les secteurs vitaux de l’économie nationale, l’institution de véritables camorras au cœur de l’état. Cette adhésion pour plus abjecte qu’elle soit, s’est opérer sur le dos des centrafricains, au profit exclusif de sujets étrangers avec leurs complices et obligés que sont les Responsables politiques et administratifs, les Magistrats, les Policiers et Gendarmes, les Chefs militaires… Bref, toutes personnes détenant une parcelle de pouvoir au sein de l’Etat centrafricain.
L’évanescence prononcée de l’Etat centrafricain est proportionnelle à l’hégémonie de cette caste étrangère dans tous les rouages des institutions et de l’économie nationale. Il n’est plus à démontrer, la présence de ces derniers au cœur du pouvoir politique, leur mainmise sur le commerce et la distribution, les transports, l’immobilier etc.… Nombres faits peuvent expliquer et étayer la méthode avec laquelle, a été pensé et exécuté, le dé tricotage et l’affaiblissement de l’Etat et son administration au profit d’intérêts obscurs et patrimoniaux. On a assisté au fil des années, à la disparition de ce que l’on appela jadis, le « Domaine Administratif ». Une disparition programmée et matérialisée par les dignitaires des différents régimes qui se sont succédé à la tête de l’Etat. Des fleurons ont été bradés (SICPAD, SOGESCA), des biens liquidés (PNUD, Bangui 2000), dans une totale opacité, pour partie au profit de dignitaires eux-mêmes et pour l’autre au profit d’étrangers.
Ces relations incestueuses, nouées au fil des années et des forfaits, entre les Autorités centrafricaines et ces étrangers sont le fondement de tous les abus contre la République et l’Etat, contre le peuple et la patrie.
Aujourd’hui, alors que le Pays se meurt, englué qu’il est dans la spirale de la destruction, les images d’un Président-touriste accueilli pompeusement au Liban par la crème de la mafia libanaise en Centrafrique, en dit long sur la race de dirigeants dont la RCA s’est doté depuis les dernières élections.
La rupture clamée haut et fort pendant les élections est devenue, avec cette escapade libanaise, un mirage puisque rien ne justifie une telle allégeance du Président de la République à une communauté qui ne s’est jamais intégrée au sein de la communauté nationale contrairement aux discours lénifiants des politiques et qui s’est toujours présentée sous les jours de la corruption, de la concussion et de cette idée selon elle d’une supposée supériorité par rapport aux autochtones.
Que peut bien faire l’Etat du Liban, pays le plus pauvre du Moyen-Orient, avec tous les problèmes qui le minent, pour la RCA ? Tout laisse à penser que l’offensive diplomatique des princes qui nous gouvernent, semble plus relever d’un hommage du vice au vice avec à la clé, une fusion du « Damara power » avec la Liban company, à coup de blanchiment de pierres et métaux précieux, de trafics en tous genres, d’exonérations sans causes et de renforcement de l’emprise de la camorra sur ce qui reste de l’Etat centrafricain.
Le prince du « Damara Power », le « Damara Power » étant le seul fait « politique majeur » du début du quinquennat, est-il conscient de l’image dévastatrice de ses ripailles et beuveries libanaises pendant que le sang coule à Batangafo, Bria et Navarre? Peut-il nous dire ce que ses amis mafieux ont apporté à la RCA depuis le début des années 70, qui puisse mériter une telle exaltation solennelle? Comme si les tristes épisodes Abdou Raba, Amigos, El Akhras, Sahely, Hazar etc…ne valaient point le détour.
Au lieu d’un tourisme mafieux sur les bords de la méditerranée, le Président aurait été mieux inspiré de demander justice pour tous ceux qui ont été victimes de la main corrompue libanaise. Tous ces braves gens déboutés par une justice dans la poche des libanais après des maltraitances et licenciements abusifs. Tous ceux des centrafricains qui travaillent chez ces libanais comme des esclaves, enfermés dans des fournils de fortunes pour fabriquer du pain à la qualité inqualifiable, pour des salaires de misère.
Le Président aurait été mieux inspiré de sévir contre les collabos tapis dans les différentes administrations qui ont « vendus » le pays tout entier aux libanais. Ces derniers, fort de leur invulnérabilité politique, peuvent désormais, après avoir reçu l’allégeance du premier des centrafricains, finaliser leur sombre dessein.
Centrafrique: l’ONU exige l’arrestation de François Bozizé, Nourredine Adam, Eugene Ngaikoisset, Yekatom Rombo, Abdoulaye Hissen, Haroun gaye, etc…
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_0203.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Général Noureddine Adam de la Séléka.
Bangui 16 Septembre2017,, CNC.
Par : Éric Ngaba.
Des personnalités politico-militaires jugées comme les instigateurs des troubles en République Centrafricaine sont dans le collimateur de l’ONU. Il s’agit de l’ex-président François Bozizé, Nourredine Adam du FPRC, Yekatom Rombo d’Antibalaka, Abdouli Hissen de la Seleka, Haroun Gaye de la Seleka, Eugene Ngaikoisset, Joseph Kony, Ali Kony, et de Salim Kony de la LRA. C’est dans une liste établie le 7 septembre 2017 par le Conseil de Sécurité des Nations-Unies que ces gros poissons de la crise centrafricaine sont ciblés.
Décidément, les grands faudeurs des troubles en République Centrafricaine ne peuvent échapper au radar du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ceux-ci de troubles sont désormais démasqués par l’ONU qui exige leur arrestation sans condition.
Dans une liste établie le week-end dernier par les Nations Unies, des personnalités politiques et militaires de la République Centrafricaine continuent de contribuer à la déstabilisation de ce pays meurtri par des confits militaro-politiques ayant fragilisé les efforts du relèvement et du développement déployés par les autorités centrafricaines et les partenaires stratégiques.
Les 11 (onze) présumés criminels cités sur cette liste, continuent d’impacter négativement sur la crise qui perdure en République Centrafricaine, d’après le rapport du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ils sont accusés de leur rôle dans la déstabilisation du pays.
A cet effet, le Conseil de Sécurité des Nations Unies exige du gouvernement centrafricain et de la Minusca l’arrestation sans condition des personnes citées. Ce n’est pas la première fois que le Conseil de Sécurité exige l’arrestation de certaines personnes ciblées dans cette liste. Bon nombre d’eux ont été cités dans les précédents rapports de l’ONU ayant exigé leur arrestation.
Mais force est de constater que ces fauteurs de troubles continuent de bénéficier de l’impunité, à l’exemple Francis Bozizé libéré sous contrôle judicaire, Abdouli Hissen, Haroun Gaye, Yékatom Rombo entre autres.
Le gouvernement centrafricain dans sa déclaration sur ce dossier a fait savoir que de nombreux mandats d’arrêts sont remis à la Minusca pour leur exécution mais qui sont malheureusement restés lettre mort.
Au regard de ce rapport, va-t-on continuer dans cette posture qui permet aux présumés auteurs de crimes commis en République Centrafricaine de continuer de bénéficier de l’impunité en République Centrafricaine ?
CENTRAFRIQUE : REMANIEMENT, RÉAMÉNAGEMENT OU RÉAJUSTEMENT GOUVERNEMENTAL ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2694.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.
Bangui, le 16 septembre 2017.
Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.
Les innombrables errements et surtout l’incapacité notoire du gouvernement à
relever le défi de l’insécurité ont conduit le President de la République qui après moults hésitations à prendre la décision fatidique qui consiste à remanier le gouvernement.
Il est important de rappeler qu’un remaniement gouvernemental consiste à redonner un souffle nouveau à son action politique en remplaçant certains ministres défaillants et contestés. À l’image d’un match de football, alors que l’équipe est menée en mi-temps, le coach qui se trouve être le President de la République procède à un remaniement et un réajustement technique et tactique pour permettre à son équipe de reprendre le contrôle du jeu à la seconde mi-temps. Dans cette optique, la première déception mélangée avec de la surprise du chef se résume dans le maintien contre toute attente du premier ministre qui s’est caractérisé par sa nonchalance, son laxisme, sa perte de repères et surtout la non maîtrise des beabas de la fonction. Un maître d’école qui laisse bavarder et gambader ses élèves à volonté. Le nouveau gouvernement est ainsi composé de 34 membres dont 18 maintenus à leurs postes, 16 nouveaux, 6 départs, 2 changements de fauteuils ministériels et des ministères émiettés ou subdivisés dans le souci d’inviter ses fidèles à la mangeoire.
Face à ce qui ressemble à une illusion, le citoyen lambda qui n’a pas dormi parce que ses voisins ont fait la fête toute la nuit car un membre de la famille est appelé au gouvernement s’interroge : S’agit-il d’un remaniement, d’un réaménagement ou d’un réajustement gouvernemental ? Quel est l’apport de ce nouveau gouvernement pour apaiser les tensions sociales et politico-militaires ? Les critères d’intégrité et de probité étaient-ils au rendez-vous de ces choix ? Peut-on nous expliquer pourquoi une trentaine de ministres pour un pays en guerre, en pleine reconstruction et surtout avec des caisses de l’Etat qui sont vides ? Que peuvent encore prouver certaines personnalités vieillissantes de ce nouveau gouvernement ? Dans le monde politique centrafricain n’y a-t-il pas de retraite ? Le nouveau gouvernement ne comporte pas de ministres d’Etat ni de secrétaires d’Etat mais un ministre délégué.
Alors quel est l’ordre protocolaire de ce gouvernement ? Un communiqué du Directeur de cabinet de la présidence sur la page de la renaissance précise que le ministre des finances est le numéro 2 du gouvernement alors qu’à la lecture du décret numéro 17.324 du 11 septembre 2017, rien ne mentionne juridiquement cette promotion. N’y a-t-il pas confusion ou incompréhension dans l’ordre protocolaire quand le Directeur du cabinet Présidentiel qui n’est pas membre du gouvernement bénéficie des rangs et prérogatives de ministre d’Etat ? Par ailleurs, qu’en est il de la parité homme-femme ? On enregistre 5 femmes sur 34 dans le nouveau gouvernement soit moins de 15%, ce qui représente une progression car l’ancien gouvernement en comptait 4. Une projection en probabilité ou encore en proportionnalité nous confirme un recul car le ratio de la représentation de la femme dans l’ancien gouvernement est supérieur à celui du nouveau gouvernement. En outre, les ministres seleka et anti Balaka appelés au gouvernement sont ils représentatifs de leurs entités respectives ?Cela reste entrevoir la fin ou l´atténuation des atrocités ? Pourquoi le secteur éducatif compte 3 départements ministériels alors qu’on a qu’une seule et unique université publique ? Dans la perspective électorale de 2021, en reconduisant le premier ministre, le President de la République ne met-il pas des bâtons dans ses propres roues ? Ce réaménagement synonyme d’un non-événement n’est il pas bénéfique à l’opposition ? N’était il pas favorable pour le président de la République de nommer un premier ministre issu de l’opposition pour le mettre à l’épreuve et ainsi se dédouaner des critiques et déconfitures ? Cela ne devrait-il pas être un argument crédible et audible pour 2021 ? La seule ministre de La défense qui caractérise ce réaménagement et qui est le véritable apport de ce nouveau gouvernement changera à elle seule la donne ? Comme il est de tradition dans la politique centrafricaine, les rejetés du gouvernement a l’instar de celui de la défense ne se transformeront-ils pas en opposants ?
Apparemment, les sept lettres qui constituent le concept “rupture” ne sont pas répertoriées dans les 26 lettres de l’alphabet français. Au final, Le President fondateur du KNK ne serait-il pas en séjour à Bangui ? ce nouveau gouvernement laisse planer son ombre et sa marque de fabrique. Ainsi pour conclure et au delà de toutes appréciations ou critiques, la constitution confère au chef de l’Etat le pouvoir discrétionnaire de choisir les membres du gouvernement avec le concours du premier ministre. Notons qu’une œuvre humaine n’est jamais parfaite. Quoiqu’on dise, le gouvernement est déjà formé et nous leur souhaitons une réussite pour relever le défi de la sécurité, la réconciliation, le vivre ensemble et enfin du développement socio-économique. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.