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Centrafrique : «Encore elle ! Toujours elle ! Dame Cathy… !!»

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Centrafrique : «Encore elle ! Toujours elle ! Dame Cathy… !!»

 

 

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Bangui, le 7 avril 2018.

Par: Alfred SOUAGBUNDUMOU, CNC.

 

Le 31 Mars dernier, beaucoup sont ceux qui ont répondu présents dans l’enceinte de l’ex Cour impériale de Bérengo, qui a servi de cadre aux parades militaires, présentées par les deux cent (200) soldats, recyclés par les Instructeurs russes présents en République Centrafricaine, dans le cadre d’un accord dont le contenu, il faut se le dire, reste complexeflou et surtout méconnu du grand public. Et nous gardons encore en mémoire les tristes péripéties qui ont émaillée et entaché l’arrivée des Russes, à travers l’affaire, surnommée aujourd’hui «Bérengogate». N’importe quel homme, nanti de bon sens et d’un minimum de sagesse, aurait pu faire montre de plus de tact dans la gestion de cette affaire d’Etat, hautement sensible. Ce furent des épisodes à nous couper le souffle. D’ailleurs, toutes les parties s’y sont trouvées coincées, dos au mur, comme dans un cul-de-sac, puisqu’aucune solution idoine ni une issue heureuse n’ont encore été trouvées à ce jour.

Toutefois, le dernier événement en date est marqué par une invitée-surprise toute particulière, Mlle Catherine Denguiade, dite Dame Cathy, la tombeuse (de triste mémoire) de Jean-Bedel Bokassa. Que vient-elle faire là? Une simple invitée-surprise de notre «FAT international»? Non, loin de là, mais la bouée de sauvetage sur laquelle notre «FAT international» voudrait pouvoir s’appuyer, pour ne pas couler dans ce «Bérengogate». En réalité, elle n’est rien d’autre que sa caution insolvable !

 

Est-ce que Dame Cathy a réellement qualité pour représenter valablement la famille Bokassa?

 

Il est évident que non ! Catherine n’entre dans la légitimité ni au niveau familial, ni du point de vue du droit, elle ne reflète non plus de la valeur au plan moral et ne représente rien d’autre au plan politique, du fait de sa trahison. Catherine Denguiade, nous ne cesserons de le dire et le répéter, a pris part activement à la chute du père de ses enfants, après les moments de gloire que ce dernier lui a offerts, pour ensuite l’abandonner et le déshonorer durant ses moments d’épreuves, déshonorant par là-même, tout un peuple, toute une nation. Il ne serait pas de bon aloi, par respect pour la dignité de la personne humaine qu’elle représente, de rappeler dans les moindres détails les actes qu’elle a posés. Pour preuves, nous vous exhortons à écouter les messages audio laissés par le défunt Empereur. Celle-ci, bien évidemment c’est de Dame Cathy qu’il s’agit, jusqu’à ce que notre cher héros JBB s’éteigne, a brillé par l’indifférence, la trahison et des actes récidivistes d’infidélité à son endroit. Aussi, de source crédible, elle n’a pas fait partie de l’héritage laissé par ce dernier, ni figuré dans les derniers règlements successoraux. Elle n’y a été associé ni de près, ni de loin.

 

Alors dans ces cas de figure, quelle légitimité pourrait-elle donc avoir pour être revendiquée par notre «FAT international» ? Si ce n’est qu’une simple bouée de sauvetage qui le fera couler…

 

Par ailleurs, devons-nous rappeler que Catherine, au plan politique était l’alliée de «AGD»? Etait-ce finalement par conviction? Comment comprendre ce revirement spectaculaire? Que cela vienne de notre cher «FAT international» qui, en chute libre en ce moment, soit naïvement, soit par instinct de survie, multiplie les errements, nous pouvons le comprendre, mais elle, Jézabel, à quel jeu se prête-t-elle? Elle est de toute évidence en quête d’une sorte de virginité politique, par une usurpation de titre et de rôle. Mais tous ces scénarios, qu’elle continue d’écrire avec l’encre composé du sang de feu l’ex Empereur, l’exposent davantage à la vindicte de ceux qui, à savoir le peuple, gardent encore en mémoire le souvenir macabre d’une traitresse infidèle qui, tel « le criminel revenant sur les lieux du crime », tente d’assainir un ultime coup à celui dont elle n’a subitement plus honte de porter le nom.

 

TOUADERA n’a vraiment pas trouvé mieux que cette régicide ! C’est bien là une triste réalité, celle d’un homme désespéré, perdu, de plus en plus isolé et tentant vaille que vaille à s’accrocher à tout ce qu’il trouve, pire même au diable. Nous ne saurons tolérer indéfiniment que la mémoire de JBB soit encore salie, bafouée et sacrifiée sur le petit autel des ambitions politiciennes minables.

 

Monsieur TOUADERA, un pays a une histoire et certaines familles ont contribué à en écrire les pages. Vous n’avez pas le droit de mépriser vos prédécesseurs car vous rendrez des comptes un jour ou à l’autre. «Que celui qui porte son armure ne se moque pas de celui qui la dépose» dit un vieil adage.

 

Par: Alfred SOUAGBUNDUMOU

CENTRAFRIQUE : OÙ EST PASSÉ L’HÉRITAGE DE BARTHÉLÉMY BOGANDA?

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CENTRAFRIQUE : OÙ EST PASSÉ L’HÉRITAGE DE BARTHÉLÉMY BOGANDA?

 

 

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Monsieur Barthélémy Boganda, photo archive.

 

 

 

 

Bangui, le 7 avril 2018.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

 

ACTES  MANQUÉS

 

          Les Centrafricains n’ont pas perdu le souvenir du fondateur de leur république :

Barthélemy Boganda, disparu tragiquement dans un accident d’avion dont les causes demeurent à ce jour inconnues. Il y a de cela 59 ans maintenant.

          Visionnaire, il voulait fonder les ÉTATS-UNIS DE L’AFRIQUE LATINE, qui auraient regroupé l’Oubangui-Chari, le Tchad, le Cameroun, le Gabon et le Congo-Brazzaville – ce qui eût constitué un conglomérat économique puissant au cœur du continent.

          Mais la France, l’ex-puissance coloniale, et d’autres pays occidentaux torpillèrent le projet en manipulant le Gabon, qui refusa de faire partie de l’entité imaginée par Barthélémy Boganda.

          Humaniste, il se préoccupait du sort des Noirs sous la colonisation. Son mouvement politique, le MESAN (Mouvement d’Evolution Sociale de l’Afrique Noire) se voulait le fer de lance de l’évolution de l’homme africain, avec, pour devise, la célèbre formule : « ZO KWE ZO » (Tous les hommes sont des êtres humains). Vêtir, nourrir, soigner, instruire et bâtir étaient les piliers de son engagement. Le sort misérable réservé par les colons blancs aux Noirs, leur mépris et le racisme dont ils faisaient preuve le convainquirent d’abandonner la soutane pour la politique. Dès lors, il apparaissait comme une menace pour les intérêts des sociétés concessionnaires, prédatrices des richesses du pays. Il fallait y mettre un terme.

          Par la suite, l’ex-puissance coloniale a constamment manœuvré pour hisser au pouvoir une élite corrompue, dépourvue de tout patriotisme. Les successeurs de Barthélemy Boganda ont raté le coche du développement en pillant leur pays, en méprisant et en exploitant leur population. Ils ont tourné le dos à ses préceptes et livré la RCA aux prédateurs étrangers. L’injustice sociale, l’impunité, les multiples corruptions ont transformé la République Centrafricaine en un pays de cocagne pour certains, tandis que d’autres, trahis, ne survivaient que grâce à l’aumône internationale. Abandonnée par des gouvernements successifs uniquement préoccupés de multiplier des biens mal acquis, une grande partie de la population centrafricaine ne pouvait que végéter dans une pauvreté sans fin. En Centrafrique, les 4X4 rutilants et les villas somptueuses continuent à côtoyer les bicoques et les quartiers insalubres. La société actuelle rappelle furieusement l’époque coloniale, avec les Blancs « au-dessus » et les Noirs « en dessous », transformés en esclaves.

          Les successeurs de Boganda sont les responsables de la tragédie centrafricaine et de la descente aux enfers du pays des Bantous.

 

 

ESPOIRS  DÉÇUS

 

          Ces actes manqués ont plongé la RCA dans une terrible nuit. Des affrontements sanglants ont causé la mort d’environ 200 000 Centrafricains – sans compter ceux qui ont été jetés dans des fosses communes. Les ossuaires surgiront, malheureusement, un jour ou l’autre.     

          Les dirigeants actuels ont sombré dans des échecs abyssaux.

Pourtant, l’élection de celui qu’on n’attendait pas, Faustin-Archange Touadera, suscita dans le pays des hourras d’espoir retentissants !

          Lors de son intronisation, l’adresse du nouveau président à ses concitoyens contenait des paroles fortes : « Je suis le président des pauvres… Il faut une rupture avec un passé calamiteux…L’injustice sociale et les impunités seront clouées au pilori… Les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité seront traduits devant la Cour pénale Spéciale de Bangui sans exception… ».

          Après tant d’années de souffrances, les Centrafricains se mirent à espérer. Touadera était, pour eux, non seulement une sorte de messie, mais aussi un président arrivé au pouvoir par les urnes et qui allait mettre fin aux gabegies et aux mauvaises gouvernances.

          Hélas ! Il s’est vite retrouvé entouré par une pléthore d’aigrefins (des « mbi gui kobè ti té »), des agents des criminels de l’ex- Séléka infiltrés dans un gouvernement dirigé par un Premier ministre immobile, ami de trente ans du Président Touadera et dont beaucoup de Centrafricains demandent la démission.

          Depuis deux ans, les deux gouvernements Sarandji ont montré leur incapacité à diriger un pays plongé dans une crise gravissime et à résoudre l’épineux problème de l’insécurité, qui gangrène l’économie. Les soupçons de despotisme ont d’ailleurs surgi dès la composition du premier gouvernement Sarandji. On a pu alors constater que les nominations soulevaient quelques interrogations : le Premier ministre était un ami de trente ans du président Touadera, les membres du gouvernement et les conseillers à la présidence de la République étaient des proches. On peut s’interroger légitimement sur les critères qui ont été retenus pour leur nomination.

          L’incompétence et le manque d’autorité de l’exécutif face aux bandes armées, les querelles inutiles entre le président de la République et celui de l’Assemblée Nationale, qui perdurent en sourdine, ont lourdement handicapé la lutte contre les rebelles. Un pays en guerre, dont environ 60% de son territoire sont occupés par des mercenaires, ne peut pas se permettre des bisbilles entre l’exécutif et le législatif. Quant aux propositions du peuple retenues au Forum de Bangui, elles ont bel et bien disparu dans les poubelles de l’histoire.

 

          Après deux ans de pouvoir de Touadera, seule la capitale Bangui donne l’illusion d’une certaine stabilité. Le reste du pays est constamment violenté par les bandes armées. La RCA est au bord du gouffre, les donateurs de Bruxelles hésitent à concrétiser leurs promesses d’aides pour la  reconstruction. Et force est de constater que les mauvaises habitudes du passé persistent. Bangui bruit de rumeurs d’accaparement des fonds publics par certains ministres et par l’entourage du Président. Les favoritismes claniques, le régionalisme et le despotisme continuent à hanter les ministères et le Palais de la Renaissance.

 

 

DES  PRÉCEPTES  A  SUIVRE : CEUX DE BARTHÉLEMY BOGANDA

 

          Monsieur le Président, l’immense espoir que vous avez soulevé dans le pays dès votre élection, est en train de fondre au soleil de Bangui. Les Centrafricains sont déçus, ils attendent de votre part des actions fortes pour redresser le pays. Pour cela, il faut que vous reveniez d’urgence aux préceptes de Barthélémy Boganda et agissiez avec courage face aux rebelles que les Centrafricains souhaitent châtier pour leurs crimes abominables.  

          Lors de la cérémonie qui célébrait votre arrivée au pouvoir, vous aviez déclaré rejeter toute option guerrière. Soit ! Cette recherche de la paix et de la réconciliation nationale vous honore.

          Mais, depuis deux ans que vous tendez inlassablement la main aux exSélékas pour un dialogue fraternel, vous avez pu constater qu’ils n’ont pas cessé de rejeter votre proposition avec dédain. L’émir du sultanat de N’Délé, le sanguinaire Nourredine Adam, vous a insulté. Un autre chef rebelle, Mahamat Alkhatim, a instauré la charia dans son califat de Kaga-Bandoro. Ils ne reconnaissent même pas la légitimité que les urnes vous ont attribuée.

          Il est à craindre que seul, le langage de la force les fera plier. Car que veulent-ils ? A n’en pas douter, le pouvoir, tout le pouvoir. Si possible par la force. Ils n’hésiteront pas à vous éliminer. C’est pourquoi il ne faut plus croire à leur volonté de paix. C’est du bluff.  Il faut, au contraire, les affronter. Les FACAS sont désormais formées et prêtes à libérer leur pays. Les Centrafricains attendent de vous une gouvernance courageuse qui, prenant comme bible les préceptes de Barthélémy Boganda, sera la seule à pouvoir sauver leur pays de l’enfer.

 

                                                                                        

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

 

(6 avril 2018)

 

 

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo archive du CNC.

Centrafrique : législative 2021, Loïc Romy GOTTO SIGATTA ANNONCE QU’IL SERA CANDIDAT DANS LE 6ème 2 de Bangui

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Centrafrique : législative 2021, Loïc Romy GOTTO SIGATTA ANNONCE QU’IL SERA CANDIDAT DANS LE  6ème 2 de Bangui

 

 

 

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Monsieur Loic Remy Gotto, photo de courtoisie.

 

 

 

Mes chers amis,

 

Après longue réflexion, j’ai enfin pris la décision d’être candidat aux prochaines élections législatives du 6ème Arrondissement N°2 de Bangui en 2021, car je crois y être utile à ma circonscription et à mon pays.

 

Je serais candidat à ces élections législatives de 2021.

 

Alors, pourquoi ?

 

Je serais candidat d’abord en tant que citoyen centrafricain engagé dans la vie politique de mon pays la République centrafricaine, j’ai la volonté de participer activement au débat national et au redressement de mon pays. J’estime, en effet, la situation de mon pays grave, dégradée et potentiellement dangereuse. J’ai la faiblesse de penser que je peux être utile à l’élan national que j’appelle de mes vœux, comme législateur actif.

 

Si je suis élu, j’arriverai au Parlement avec mes convictions politiques et avec la volonté d’être un député déterminé et libre qui ne devra rendre des comptes qu’à ceux dont il sera le représentant.

 

Ma candidature sera celle de l’engagement pour la cause des habitants du 6ème 2 et en général de tous les centrafricains. Mon expérience des organisations de masse et mon interaction avec mes compatriotes dans leurs vies quotidiennes m’ont permis d’identifier et de comprendre les problèmes cruciaux auxquels ils sont confrontés.

 

Ma candidature sera celle de la cohérence. Elle constituera la suite logique d’un militantisme engagé et continu de quelques années dans la vie politique en République centrafricaine.

 

Ma candidature sera celle du rassemblement de toutes les composantes de la communauté du 6ème 2 résidant dans tous les quartiers de ladite circonscription et issues de toutes les sensibilités politiques, religieuses, culturelles, sociales, et économiques.

 

Je soutiendrai la création de mécanismes d’accès gratuit aux études pour les filles ;

Je plaiderai la création de programmes pour l’insertion des jeunes dans la vie productive en République centrafricaine ;

Je m’efforcerai à rassembler très largement autour de ma candidature toutes celles et ceux qui veulent qu’enfin le 6ème 2 retrouve le chemin de l’efficacité et de la prospérité.

Les problèmes sont nombreux et je m’attèlerai de jour comme de nuit à l’identification de leurs solutions si vous, mes compatriotes et amis, m’accordiez votre confiance et votre aide.

 


Je suis preneur de toutes vos remarques, suggestions….et bien sûr pour celles et ceux qui partagent avec moi les mêmes convictions, je suis demandeur de votre aide dans ce combat politique difficile.

 

Ensemble, construisons Arrondissement, 6ème 2 de Bangui!

 

Loïc Romy GOTTO-SIGATTA

 

 

CENTRAFRIQUE : KM5, UNE ENCLAVE TERRORISTE EN GESTATION ? ?

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CENTRAFRIQUE : KM5, UNE ENCLAVE TERRORISTE EN GESTATION ? ?

 

 

 

 

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Un homme monte la garde au quartier PK5 le 17 novembre 2017. Photo AFP.

 

 

Bangui, le 6 avril 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

L’ETAT TERRORISÉ PAR LES BANDITS DU KM5

 

          Stupéfiant ! Les rufians du KM5 ont lancé une attaque époustouflante contre des Casques bleus portugais de la Minusca ! 

          C’est une menace supplémentaire gravissime pour un pouvoir qui semble ne pas savoir quoi faire face aux périls. Nous n’avons pas cessé d’alerter ici sur les dangers potentiels que représentent ces groupuscules mafieux pour la capitale centrafricaine.

          Organisés en groupes d’auto-défense pour, disent-ils, protéger les musulmans du KM5, ils constituent, en fait, une tête de pont chargée de déstabiliser ce quartier emblématique de la capitale. Ils n’ont pas tardé à montrer leur vrai visage, celui de criminels racketteurs.

          Depuis le début de la prise en otage du KM5 et de ses habitants, on est surpris par l’immobilisme du gouvernement face à cette menace qui pèse sur la capitale, alors que Bangui représente le seul endroit à peu près calme d’un pays occupé et transformé en une vaste zone de violence. 

          On est enclin à se demander légitimement pourquoi le pouvoir a laissé naître et se développer dans la capitale ce piège potentiellement mortifère. Il semblerait que les forces de sécurité seraient sur le point de négocier avec ces bandits. Est-ce qu’on n’a pas vu le ministre de la Sécurité aller au KM5 sans appréhender les chefs de bandes ? Faisant preuve d’une insolence insupportable, ces derniers se sont empressés, le lendemain de sa visite, d’aller se pavaner dans le 3e arrondissement pour intimider les habitants qui ne savent plus à quels saints se vouer. Cette exhibition indécente de voyous, sous le regard d’un pouvoir tétanisé, constitue un bras d’honneur que le gouvernement d’un pays souverain ne peut tolérer.

          Aux États Unis, à l’époque de la prohibition, on avait réussi à arrêter de redoutables crapules. Elles étaient autrement plus coriaces que les petites frappes du KM5. Aujourd’hui, force doit rester à la loi et à la puissance publique. L’attitude des autorités centrafricaines ne peut que nous interpeller. Qu’est-ce que c’est que cette incapacité du Gouvernement à assurer la sécurité sur tout le territoire ? Les Centrafricains n’en peuvent plus de voir des bandes armées et de petits malfrats défier aussi bien l’État que les forces internationales et celles de la Sécurité intérieure. Le gouvernement, pour rassurer une population désemparée, doit mettre fin en urgence aux agissements criminels des petits voyous du KM5.

          Si non, que se passera-t-il ? D’autres voyous surgiront dans d’autres quartiers de Bangui et la situation ne fera qu’empirer.

 

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(5 avril 2018)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo archive du CNC.

 

 

Centrafrique : match de la Ligue des champions, deux morts et plusieurs dégâts matériels à Bangui suite à une rixe entre les supporteurs.

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Centrafrique : match de la Ligue des champions, deux morts et plusieurs dégâts matériels à Bangui  suite à une rixe entre les supporteurs.

 

 

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Bangui, le 5 avril 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Deux morts et une maison totalement incendiée, c’est le bilan d’une rixe entre deux supporteurs de deux équipes européennes de football qui se sont affrontées ce mercredi 4 avril en league de champion vers 19 heures de Bangui.

 

Même si on peut croire légèrement que le sport peut réconcilier un peuple dans un pays, les faits qui se sont déroulés hier mercredi  après le match de la ligue des champpions entre le Barcelone et l’AS-Roma  démontrent le contraire dans un quartier de la capitale centrafricaine Bangui.

À titre d’exemple, le match qui a opposé l’équipe de Barcelone à celle de AS-Roma le 4 avril dernier et retransmis en direct sur les antennes satellitaires, a permis aux Centrafricains, tout comme le peuple du monde, surtout les amateurs du football, de vivre en direct l’ambiance de ce prestigieux championnat européen.

Malheureusement ici en Centrafrique, une autre étape douloureuse vient d’être franchie après ce match de football européen.

D’après nos informations, tout a commencé par la défaite de l’une des deux équipes européennes que les deux supporteurs centrafricains ont longuement discutée le résultat d’hier mercredi.

Suite à cette discussion plus ou moins banale comme on a l’habitude de voir après chaque match de football ou autre, monsieur Kevin, supporteur de l’équipe perdante, connu pour être un chargeur des bagages au BARC(Bureau d’affrètement routier centrafricain), a sorti son arme blanche pour poignarder le supporteur de l’équipe gagnante de plusieurs coups.

Malheureusement, la victime succombe sur-le-champ de ses blessures et son corps a été transporté vers 23 heures d’hier mercredi à l’hôpital.

Cependant, l’agresseur, qui s’appelle Kevin, prend la fuite pour se réfugier dans un motel de son  quartier Walingba, dans le cinquième arrondissement.

Choqués par la nouvelle de la mort de leur ami, plusieurs dizaines des jeunes se sont massés devant le domicile du parent de l’agresseur qu’ils ont incendié totalement au passage.

Entre-temps, Kevin, qui s’est évadé après son coup, est aperçu dans le motel dénommé BARA-CITY toujours dans le quartier Walingba, dans la matinée du jeudi 5 avril par un groupe des jeunes de son quartier.

Par représailles, ces jeunes se sont regroupés pour aller récupérés monsieur Kevin dans BARA-CITY et le massacrer à mort. Son corps est jeté dans un canal devant l’église ANEB de ce quartier.

La police déjà en sous-effectif par rapport à la grève des auxiliaires, n’a pas pu intervenir à temps pour empêcher tout ce dégât.

Par contre, l’une des personnes qui ont incendié la maison des parents de monsieur Kevin la nuit du mercredi a été appréhendée par la gendarmerie.  Elle est suspectée d’avoir utilisé une grenade offensive pour accélérer la flamme de la maison.

Pour l’heure, la tension reste vive entre les parents des deux victimes.

À chacun de réfléchir sur ses actes.

Copyright2018CNC.

Centrafrique : bataille politique à l’Assembléenationale, Bertin BEA accuse Karim Meckassoua de représailles. Communiqué de presse.

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Centrafrique : bataille politique à l’Assembléenationale, Bertin BEA accuse Karim Meckassoua de représailles. Communiqué de presse.

 

 

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L’honorable Bertin BEA, député du KNK de Boali. Photo de courtoisie.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Selon des informations dignes de foi en ma possession, l’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA, Président de l’Assemblée Nationale, vient de saisir le Président du Parlement Panafricain l’Honorable Roger N’KODO NDANG, aux fins d’obtenir mon remplacement de cette institution continentale au sein de laquelle j’ai siégé de 2011 à 2013, puis de 2016 à ce jour.

Deux (2) arguments fallacieux sont invoqués par le Président de l’Assemblée Nationale pour justifier l’injustifiable :

  1. Ce dernier soutient que je profiterais de mes déplacements à Midrand (Siège du Parlement Panafricain) en Afrique du Sud pour être en contact avec l’Ancien Président François BOZIZE YANGOUVONDA, qui, lui réside à Kampala en OUGANDA dans le but de déstabiliser le régime du Président Faustin Archange TOUADERA, d’une part ;
  2. Le Président de l’Assemblée Nationale prétend que ma désignation au sein du Comité de Pilotage du processus de mise en place de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation par Décret n°18.071 du 08 Mars 2018 serait incompatible avec mes activités de Parlementaire Panafricain d’autre part.

Est-il besoin de rappeler que la durée de la mission du Comité de Pilotage de ladite Commission est de trois (3) mois alors que le mandat de Parlementaire Panafricain est de cinq (5) ans.

Par ailleurs, certaines indiscrétions font état de ce que le Président de l’Assemblée Nationale envisage sérieusement la mise à l’écart de mon épouse, l’Honorable Nadia Christine BEA, Député de Bimbo 4, du Parlement de la Région des Grands Lacs.

En vérité, la raison fondamentale qui sous-tend l’ire incompréhensible du Camp MECKASSOUA réside dans la cuisante défaite que la Majorité Parlementaire lui a infligé lors du dernier renouvellement du Bureau de l’Assemblée Nationale. D’où l’acharnement et le lynchage moral auxquels se livrent ouvertement le camp MECKASSOUA à l’endroit de notre couple, considéré comme l’artisan de cette défaite.

En affichant un tel comportement clivant, le Président de l’Assemblée Nationale achève de décrédibiliser cette haute institution dont il a la lourde responsabilité de diriger.

C’est pourquoi, il me parait indispensable de lui rappeler l’impérieuse nécessité de placer au cœur de ses actions les vertus cardinales de rassemblement, de consensus et d’inclusivité.

Tout en restant serein, je saisis cette opportunité pour soumettre à la haute méditation du Président de l’Assemblée Nationale cette formule du philosophe français Emile CHARTIER dit ALAIN : “S’il fallait n’admirer que ceux dont on partage les vues, quelle tristesse, quelle petitesse, quel ennui” fin de citation.

 

Fait à Bangui, le 05 Avril 2018

 

 

 

Honorable Bertin BEA,

Député de Boali,

Ancien Ministre

Centrafrique : grève générale des auxiliaires de la police, le premier ministre Sarandji insulte et crée la panique.

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Centrafrique : grève générale des auxiliaires de la police, le premier ministre Sarandji   insulte et crée la panique.

 

 

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Grève générale des policiers auxiliaires ce mercredi 4 avril devant la primature. Credit photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

 

Bangui, le 5 avril 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Reçus en audience après avoir manifesté leur mécontentement ce mercredi devant la primature, les auxiliaires de la police nationale ont été choqués en bloc suite aux propos du Premier ministre qui les a traités de tous dans un temps irrespectueux.

 

Tous en treillis de la police nationale, quelques deux cents auxiliaires de la police sont descendus dans la rue ce mercredi pour manifester leur colère contre leur non-intégration dans la fonction publique depuis plus de dix ans pour la plupart.

Avec une surprise générale venue de la part du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui les a reçus dans la matinée, les manifestants ne sont pas près d’avoir gain de cause, car, selon le propos du Premier ministre, il ne va pas changer d’avis même si on lui met des couteaux à la gorge. Incroyable !

En audience avec le chef du gouvernement, les représentants des auxiliaires ont été humiliés, pour ne pas dire maltraités verbalement par le PM Sarandji avant de conclure unilatéralement qu’il va organiser un concours réservé exclusivement à tous les auxiliaires de la police  avant leur intégration dans la fonction publique.

Selon le premier ministre Sarandji alias Tramadol , plus de la moitié des auxiliaires de la police sont des “malades, intellectuellement handicapés” et il ne pourrait pas les faire intégrer comme tels dans la police nationale. Il y’aura des tests physiques et intellectuels pour eux.

Désemparés, les représentants des grévistes ont pu retransmis la nouvelle à la base qui, sur le coup, rejette la proposition du Premier ministre et compte poursuivre la grève.

À l’issue de leur assemblée générale ce mercredi 4 avril, certains manifestants pensent que le Premier ministre, sans langue de bois, pourrait être un « “drogué” ». Ils ont compris que cet ami du Président Touadera ne devrait pas diriger un gouvernement dans ce pays.

Loin de toucher seulement les grévistes, le propos de Simplice Mathieu Sarandji a vivement choqué bon nombre des fonctionnaires, y compris certains officiers de l’armée nationale qui pensent que le vrai handicapé dans cette affaire c’est bien lui et non les auxiliaires.

En attendant de mettre les couteaux à sa gorge comme il l’a dit, CNC vous informe qu’il est en train de construire une troisième villa en étage juste après le pont de PK10 sur la route de Damara. La construction est faite par la société Semence pour une affaire de « clé à la main ».

Ce qui explique d’ailleurs comment cet homme est en train de piller les caisses de l’État et non diriger ce pays.

La justice pourrait faire son travail demain après la chute de son ami Touadera.

À bon entendeur, salut.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : débandade au poste de contrôle de la douane de Gamboula.

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Centrafrique : débandade au poste de contrôle de la douane de Gamboula.

 

 

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Les gendarmes répoussent les badauds pendant que les rebelles discutent avec les autorités sous-préfectorales de Gamboula le 3 avril 2018. Photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

Bangui, le 5 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Après le retrait des éléments armés qui ont envahi mardi dernier la ville de Gamboula suite à la négociation menée par le sous-préfet de la ville, un ex-technicien de la SOCATEL à la retraite très respectée dans la région, c’est le tour ce mercredi du poste de la douane de la localité d’être visé par ces mêmes éléments armés. En conséquence, c’est le sauve-qui-peut ce mercredi.

 

Après un petit moment de frisson ce mardi dans la ville de Gamboula proche de Berbérati, dans la préfecture de Mambéré-Kadei, les activités reprennent son cours normal ce mercredi matin jusqu’à l’après-midi où la présence de six hommes armés sur trois motos visiblement proches du poste de la douane locale a tout basculé.

Selon nos informations sur place, les revendications de ces rebelles lourdement armés qui ont pris d’assaut mardi la ville de Gamboula n’ont pas pu aboutir grâce à la capacité de négociation du sous-préfet, connu pour être un homme intègre et honnête.

Les rebelles, qui demandent entre autres le contrôle des postes locaux de la gendarmerie et de la douane, se sont retirés de la ville mardi avant de se rétracter 24 heures plus tard, non pas pour envahir de nouveau la ville, mais pour le contrôle de la douane et de la gendarmerie.

Cependant, la présence de six hommes armés proches de la barrière douanière de Gamboula aurait poussé, sans coup de feu, tous les douaniers et agents sur le lieu à prendre la fuite ce mercredi après-midi vers 14 heures locales.

Une débandade générale, qui a mis la ville dans la psychose, pousse la milice Anti-balaka et d’autres personnes à vouloir reprendre leurs armes.

Les habitants, quant à eux, ne veulent pas se laisser faire, encore moins intimidés par quelconque groupe armé.

Entre temps, l’identité du chef de ce groupe est dévoilée par la population qui parle d’un certain « Hissen » qui serait proche de Dhaffane, l’ex-ministre de Michel Djotodia. L’homme est connu pour avoir dirigé dans le passé, surtout à l’époque du régime de la Séléka, la douane locale.

Contacté par CNC, l’ex-ministre Dhaffane réjette en bloc cette affirmation dans laquelle ce chef rebelle inconnu  serait l’un de ses proches. “C’est un véritable tissu de mensonge”, conclut l’ex-ministre.

Avec la chute de la Séléka, ce mystérieux chef rebelle dénommé Hussein  est retranché dans cette localité de Gamboula jusqu’à ce jour.

Les soldats FACA, qui sont basés dans la localité de Berbérati, ne comptent pas se bouger pour l’instant.

Pour l’heure, ni le poste de la gendarmerie, ni celui de la douane, encore moins la ville de Gamboula n’est occupée. Les rebelles quant à eux, se retirent à quelques kilomètres de Gamboula sans faire du bruit.

 

 

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Centrafrique : la ville de Gamboula prise par un groupe des rebelles

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Centrafrique : la ville de Gamboula prise par un groupe des rebelles

 

 

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Les rebelles en discussion avec les autorités de Gamboula le 3 avril 2018. Photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

 

Bangui, le 03 avril 2018

Par Anselme Mbata, CNC

 

Après la festivité du deuxième anniversaire de l’accession au pouvoir du Président Touadera baptisée “Centrafrique sécurisée et prospère”, la ville de Gamboula, une ville située à environ 100 kilomètres de Berbérati, est  accaparée cet après-midi par un groupe des rebelles encore non identifié mais assimilés aux rebelles d’Abdoulaye Miskine.

D’après nos informations, ces rebelles, composés en majorité des jeunes, sont bien habillés en treillis militaire et bien armés.

Informés de leur mouvement vers le centre-ville de Gamboula, les gendarmes basés sur place ont devancé les rebelles. Mais face à leur nombre impressionnant, ils ne peuvent rien faire et ne font que les accompagner dans leur prise de la ville.

Au moment nous mettons en ligne cette alerte, les discussions sont en cours entre les gendarmes et les rebelles à la sous-préfecture. D’après nos sources, ils ne demandent que le contrôle de la Douane de la localité en plus de la gendarmerie.

Plus de détail dans nos prochaines éditions.

 

 

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Centrafrique : Plus de 40 personnes massacrées dans un affrontement Minusca-Antibalaka à Tagbara (Centre-est)

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Centrafrique : Plus de 40 personnes massacrées dans un affrontement Minusca-Antibalaka à Tagbara (Centre-est)

 

 

 

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Les miliciens Anti-Balaka. Copyrightautremédia.

 

 

Bangui, le 4 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’événement tragique attribué par la Minusca aux éléments Anti-balaka s’est déroulé dans la nuit du 2 au 3 avril, à 5h du matin au village Tagbara situé à 60 km au nord de Bambari. C’est une base temporaire de la Minusca qui a été visée. Ce mardi, 3 avril, la Minusca rend publique l’information à travers une communiqué signé de son Directeur chargé de Communication, Herve Verhoosel.

« La base temporaire de la Minusca à Tagbara, village situé à 60km au nord-est de Bambari (préfecture de la Ouaka) a été violement attaquée par des Anti-Balaka », précise le communiqué dont CNC vient d’avoir copie.

Selon le texte, « les casques bleus ont riposté et après plusieurs heures d’échanges de tirs, un casque bleu a trouvé la mort, 11 autres ont été blessés et plus de 22 agresseurs Anti-Balaka ont été tués… Indépendamment de cet incident, la Minusca a découvert, plus tard dans la matinée, les corps sans vie de 21 civils (13 hommes, 4 femmes et 4 enfants) près d’une église de Tagbara. D’après les premières constatations, des armes traditionnelles ont été utilisées ».

Toujours selon le communiqué de la Minusca, dans la soirée qui a précédé ces évènements, le lundi 2 avril à 19h30, des éléments de la base temporaire de la Force de la Minusca à Tagbara, ont été informés que l’UPC (l’Union pour la paix en Centrafrique, ex-Seleka) détenait 23 personnes dont 13, femmes, 7 hommes et 3 enfants. Actuellement, la Minusca a récupéré pacifiquement ces personnes, principalement civiles, qu’elle a ensuite hébergées à sa base temporaire pour la nuit, afin de garantir leur sécurité.

Rappelons qu’il y a une semaine, les éléments de l’UPC ont massacré une quarantaine de personnes dont un prête, l’abbé Désiré Angbabata de l’église Sécko dans la même localité. Cette deuxième attaque meurtrière pourrait s’agir d’une tentative de représailles des Anti-balaka contre les éléments de l’UPC.

Notons qu’en même temps que les Casques bleus sont pris à parti à Bambari, au Km5 à Bangui, le contingent portugais de la Minusca a essuyé une attaque des auto-défenses. Le bilan n’est pas encore connu.

 

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Centrafrique : ‘’L’éthique dans l’arbitrage international’’, le livre qui dénonce les dérives

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Centrafrique : ‘’L’éthique dans l’arbitrage international’’, le livre qui dénonce les dérives

 

 

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Monsieur Prince Odulon Tomandji. Photo Fred Krock, CNC.

 

 

 

Bangui, le 4 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Au fil des ans, pour ne pas dire des siècles, l’arbitrage s’est développé et s’est finalement imposé comme une véritable justice, reconnue par les parties au litige et par les Etats. Jusqu’à ce jour, aucun intellectuel du monde des affaires n’a pu s’interroger sur ce principe, alors que de l’avis du Juriste centrafricain, « l’arbitrage n’a pas que de roses ; il a également ses épines ». Et d’expliquer que « l’évolution de cette activité juridique a donné lieu à des dérives. Les pratiques frauduleuses se sont multipliées ces derniers temps dans le secteur et le problème de conflits d’intérêts se pose de façon de plus en plus aigüe ».

C’est le jeune Centrafricain, Dr Odilon Tomandji Nzapahaham, Juriste et spécialiste de l’arbitrage, des contrats d’affaires et droit bancaire, vient de soulever une problématique mondiale, notamment dans le monde des affaires, à savoir « L’étique dans l’arbitrage international » – qui est d’ailleurs le titre donné au Livre qu’il a fait paraitre à cet effet. Tout l’enjeu, notamment les insuffisances et opportunités pour l’félicité de l’arbitrage international à découvrir…

Après tout, il s’agit de l’expression du génie centrafricain, à travers le monde. Dans la haute sphère économique de la COBAC (Commission bancaire de l’Afrique centrale) où il travaille actuellement, avec siège au Gabon, le Centrafricain Dr Odilon Tomandji Nzapaham remue le monde des affaires, avec la problématique de l’éthique dans l’arbitrage international qu’il vient de soulever.

Le génie centrafricain a conduit le jeune Juriste à soulever courageusement la problématique dans son Livre « L’Ethique dans l’arbitrage international », qui vient de paraitre aux Editions JURIAFRICA et préfacé par Marcel Sérékoissé-Samba, Ancien Président de la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’OHADA (CCJA) avec l’Avant-propos de Gaston Kénéfack Douajni, Ancien Président de la Commission des Nations unies pour le Droit commercial international (CNUDCI).

Dr Odilon Tomandji Nzapaham est fils du Magistrat hors hiérarchie Pascal Tomandji présentement à la Cour des Compte de la République centrafricaine. Il est Spécialiste de l’Arbitrage, des contrats d’affaires et du Droit bancaire. Cadre supérieur de la BEEAC, il travaille actuellement à la COBAC à Libreville au Gabon. Parallèlement, il enseigne à l’Université Omar Bongo de Libreville et Elève-Avocat à l’Ecole des avocats Centre-sud de Montpelier.

Centrafrique : L’irréductible ‘’Force’’ confirme sa menace et attaque la Minusca au Km5

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Centrafrique : L’irréductible ‘’Force’’ confirme sa menace et attaque la Minusca au Km5

 

 

 

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Quartier KM5 le 25 février 2018. Photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

Bangui, le 3 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’enclave musulmane du Km5 à Bangui a été une fois de trop paralysée par les agissements des groupes armés dits auto-défense, opérant sous l’ordre d’un certain Elmery alias ‘’Force’’, qui sont en réalité de la mer à boire pour les habitants de ce quartier majoritairement musulman et les autorités de Bangui. Cette fois, le week-end dernier, après près d’une semaine de menaces de frappe contre les éléments de la Minusca dans le Km5, ces bandits et criminels ont mis en exécution leur menace, en attaquant une patrouille des Casques bleus du portugais de la Minusca.

« Au Km, une patrouille du contingent portugais de la Minusca a été attaquée par les éléments du dénommé ‘’Force’’ (chef d’auto-défense dudit quartier). Il y a bien entendu eu des ripostes. Nous n’avons pas enregistré ni de blessés ou d’autres dommages collatéraux quels qu’il soit. Au nom du gouvernement, je condamne cette attaque. Je la condamne parce que c’est d’abord parce qu’il s’agit d’une attaque sur des forces qui sont ici dans notre pays et précisément dans le Km5 pour protéger les populations et veiller à la tranquillité et au calme dans cette zone », ainsi confirmait, ce lundi 2 avril, le Ministre Ange Maxim Kazagui de la Communication et Porte-parole du gouvernement. C’était lors d’un point de presse conjoint animé avec Hervé Verhoosel, Directeur de communication de la Minusca.

Et au membre du gouvernement de marteler qu’« il est assez de voir que les groupes de bandits en armes, si ce n’est des criminels, continuent de braver à la fois l’autorité de l’Etat et celle des forces internationales ». Aux populations de Km5, le Ministre lance : « Si à un moment donné, les populations du Km5 avaient pensé qu’elles devraient être protégées par des groupes de personnes dits auto-défenses et autres, l’heure n’est plus à cette posture. Il est temps pour que cessent ces agissements des hommes en rames qui soient sur notre territoire en plus particulièrement au Km5 ».

S’agit-il d’un simple chantage ou de la capacité de rééditer la triste et criminelle célébrité de 2014 ? Le moins qu’on puisse dire est que la complaisance des autorités actuelles du pays ont contribué à fabriquer un monstre au km5, en pleine capitale. Force étant sollicité comme collaborateur du ministre de la sécurité publique qui, en même temps, joue à l’interface entre le tristement célèbre chef milicien et le chef de l’Etat qui aurait mis à la disposition de ce dernier des moyens. Un tel psychodrame, il n’y a qu’en République centrafricaine que cela est possible. Comment donc comprendre que des autorités d’un Etat de droit, pour des raisons connues que d’elles seules, entretiennent avec des deniers publics des forces négatives, des individus qui partent du néanmoins pour s’imposer comme interlocuteurs privilégiés des dirigeants légitimes et collaborateurs contre-indiqués des services techniques de l’Etat ?

Notons qu’il n’a y a pas 1 sans 2, sous la transition, les éléments dits d’autodéfense ont opposé une résistance farouche à la Minusca lors d’une tentative d’exécution d’un mandat d’amener visant un chef milicien appelé Gueye. Deux casques bleus étaient tombés ainsi que des chars calcinés. Le chef milicien n’a jamais été capturé jusqu’à son départ vers Ndélé puis au Tchad. Son compère Alméry Matar, suite au regain de tension du week-end dernier où des échanges de tirs ont eu lieu entre ses éléments et les casques bleus de la Minusca en plein km5 a lancé à qui voudrait l’entendre qu’il disposait de la capacité nécessaire à faire face à la Minusca jusqu’à deux mois.

En décembre dernier, ces fauteurs de trouble ont incendié des magasins alors qu’ils vivent des collectes de 5000F tous les trois jours et par commerçant de la part de ces opérateurs économiques qui ont vu leurs commerces partir en fumée. D’aucuns s’attendaient que dans la foulée du ras-le-bol des victimes qui réclamaient coute que coute la dissolution des groupes d’autodéfense et leur remplacement automatique par les Forces de sécurité intérieure et les casques bleus, le gouvernement et la Minusca allaient procéder à l’arrestation de ces bandits et leur mise à la disposition de la justice, loin s’en faut. Le ministre de la sécurité est paradoxalement allé négocier avec Alméry et Youssouf alias You et favoriser plutôt la réconciliation entre les deux criminels à la déception de tous. Même au km5, ces bandits sont vomis par la communauté musulmane qui les soutenait jusqu’en décembre dernier hormis la racaille qui les soutient.

Centrafrique : musclée opération conjointe FACA-MINUSCA libère 15 otages villageois de Koubou kidnappés par la LRA.

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Centrafrique : Musclée opération conjointe FACA-Minusca libère 15 otages villageois de Koubou kidnappés par LRA

 

 

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Le ministre Kazagui et le Directeur de communication de la Minusca Hervé Verhoosel le 2 avril 2018 à Bangui. Photo : Fred Krock, CNC.

 

 

 

Bangui, le 3 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le Ministre de la communication et des médias, Ange Maxime Kazagui et Hervé Verhoosel, Directeur en charge de la communication à la Minusca ont conjointement animé une conférence, ce lundi 2 avril, dans les locaux de la Télévision centrafricaine (TVCA) à Bangui. Au centre de ce face-à-face avec les professionnels des médias, la prise d’otages par les éléments du LRA, puis leur libération immédiate par une musclée opération conjointe des Forces armées centrafricaines (FACA) et les éléments du contingent marocains de la Minusca.

L’événement s’est déroulé dans la préfecture du Haut-Mbomou (préfecture de l’extrême sud-est de la Rca), précisément au village Koubou situé à 17 km du chef-lieu, Obo, les ‘’Tongo-tongo’’ – rebelles ougandaises du LRA, ont lancé une attaque samedi 31mars dernier, contre les villageois. 48 heures après, le gouvernement et la Minusca ont, au cours d’un point de presse conjoint à Bangui, fait le point de la situation tout en annonçant la libération de 15 otages.

« Depuis samedi (31 mars) matin, il s’est trouvé que les éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) – rébellion ougandaise dirigée par Joseph Kony, ont pris en otage un certain nombre d’habitants, quinze (15) précisément, et sont partis avec eux en brousse », a déclaré à la presse, ce lundi 2 avril, le Ministre Ange Maxim Kazagui, Ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement.

Et de poursuivre, « à partir de cette attaque, les forces armées centrafricaines (Faca) et les éléments du contingent marocain de la Minusca ont décidé ensemble de lancer une poursuite. Cette poursuite a permis de retrouver les traces des otages et les ravisseurs et, après échanges de coups de feu avec les assaillants, nos forces conjointes ont pu, dans leur riposte ce jour-là, de libérer quinze otages et les ramener dans leur village de Koubou », a affirmé le Porte-parole du gouvernement qui poursuit qu’« il y a eu parmi eux (les otages), trois blessés légers qui sont rapidement pris en charge par le service médical de la Minusca. Une dizaine d’autres sont encore portée disparue, mais nous pensons que c’est dans la fuite qu’ils se sont éparpillés dans la nature et nous sommes convaincus qu’ils reviendront dans le village ».

Le Directeur de la communication de la Minusca, Hervé Verhoosel s’est félicité du succès de cette opération de libération des otages, en soulignant la détermination de la Minusca et du gouvernement de poursuivre de manière conjointe les interventions. « Partout où il y aura un déploiement de la Minusca ou des Faca, soit de la police soit de la gendarmerie, la Minusca veillera, comme elle le fait déjà aujourd’hui, à travailler main dans la main avec les forces nationales défense et de sécurité dans une complémentarité mutuelle », s’est-il réjouit. Et d’ajouter « les exemples des dernières opérations conjointes prouvent que ces patrouilles et déploiements communs fonctionnent bien. Les Faca connaissent bien leur région, leur langue, leur culture, ils savent communiquer mieux que quiconque avec la population et la Minusca est là, formée avec du matériel. Tant le gouvernement que la Minusca entend développer cette nouvelle approche d’intervention conjointes dans d’autres régions d pays, dans les prochains mois ».

Le Ministre Kazagui a terminé sur un ton de fermeté envers les groupes armés, à qui, il promet le feu dans les prochains jours.

CENTRAFRIQUE : LE FIASCO DE DEUX ANS DU RÉGIME DE TOUADERA EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RCA) – COALITION SIRIRI

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CENTRAFRIQUE : LE FIASCO DE DEUX ANS DU RÉGIME DE TOUADERA EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RCA) – COALITION SIRIRI

 

 

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Bangui, le 3 avril 2018.

Par : coalition siriri.

 

Le 30 mars 2018, Son Excellence, Monsieur Faustin Archange Touadera fête son second anniversaire, comme chef de l’État de la République Centrafricaine. Arrivé au pouvoir à la suite des élections mal préparées et hâtives aux yeux du peuple Centrafricain mais voulues mordicus par une seule personne, Son Excellence, Monsieur Charles Malinas, alors Ambassadeur de France auprès de la République Centrafricaine.

Nous tenons à rappeler ici qu’à la veille de ces élections, nous avions déclenché la sonnette d’alarme pour stigmatiser d’une part, l’insécurité généralisée sur l’ensemble du territoire national et que d’autre part, l’impossibilité d’organiser des élections crédibles et doter la République Centrafricaine (RCA) des institutions nouvelles pour mieux juguler la crise multidimensionnelle qui prévaut au pays.

Face à l’inutilité des élections bâclées et hâtives et l’absence des retombées positives, les analystes de la vie politique centrafricaine se posent toujours la question de savoir ce qui justifiait l’empressement de l’ambassadeur Monsieur Malinas de vouloir organiser ces élections dans un État complètement effondré et où l’insécurité régnait partout en RCA.

C’est à juste titre que plusieurs protagonistes de la crise centrafricaine avaient dénoncé les prises des positions de Monsieur l’Ambassadeur Malinas qui ne jurait que par «ses» élections. Il avait, dans sa fourberie, élaboré une feuille de route qui ne prenait même pas en compte l’histoire récente du pays incluant des constats patents comme l’effondrement de l’État, des années de dictatures abjectes et sanguinaires, des années de guerres fratricides, des dissensions caractérisées par un repli identitaire, une armée des courtisans et des ethnies, la mégestion, la pauvreté avérée et le déplacement forcée massif des citoyens Centrafricains vers les pays limitrophes.

Au regard de ce qui précède, ne fallait-il pas créer des conditions pour le retour d’une paix sociale durable, le retour des populations réfugiées dans les pays voisins et les déplacées à l’intérieur du pays même afin qu’elles puissent participer pleinement à la recherche d’une paix négociée et réconcilier les Centrafricains d’avec eux-mêmes ?

En Centrafrique, le constat triste qui frappe est que, depuis deux ans de pouvoir du Président Touadera, la situation sécuritaire du pays, nous permet d’affirmer que le gâchis auquel nous sommes arrivés pouvait être évité si on avait prêté oreille aux propositions que nous avions soumises sur ce sujet.

Avec un peu d’humilité, Monsieur Touadera, Président élu de la République Centrafricaine aurait dû pour privilégier l’intérêt national en lieu et place de ses intérêts particuliers.

D’aucuns se posent la question de savoir comment est-ce qu’un ancien Premier ministre, et de surcroît un scientifique de haut rang, ne s’est-il pas élevé pour rendre à la population de la RCA, la sécurité et la dignité lourdement entamées par des groupes incontrôlés et sans cause durant au tant d’années de guerre.

Tout compte fait, l’état du pays sur les plans économique, social et sécuritaire est catastrophique. Plus les jours passent et avancent, la RCA s’enfonce dans l’insécurité généralisée, les investisseurs quittent le pays, la classe moyenne disparaît, l’éducation nationale est l’ombre d’elle-même et la pauvreté gagne dangereusement l’ensemble de la population.

Les Chinois disent, le poisson pourrit par la tête. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à la tête de l’État Centrafricain, il trône un homme sans vision d’avenir pour le pays. Il n’a aucun projet rassembleur et mobilisateur de la société à même de redonner l’espoir à l’ensemble du peuple centrafricain.

À titre d’illustration, soulignons quelques faits avérés, non exhaustifs, qui attestent l’immobilisme et l’incapacité du Président Touadera pour diriger ce pays et qui le mettent dangereusement  dans un état de disparition en tant que tel si les Centrafricains n’agissent pas rapidement pour y remédier:

  • Échec lamentable pour mettre en place un programme réel du DDR-R. Le programme qu’il a orchestré est un fiasco total. Son approche et sa matérialisation sont incompatibles avec la situation réelle du pays;
  • Maintien avec enthousiasme la RCA sous-tutelle;
  • Précipitation du pays dans un état d’insolvabilité sans précédent;
  • Incapacité de payer des arriérés de salaires des fonctionnaires et autres agents de l’État;
  • Incapacité de doter le pays d’une armée nationale réellement républicaine;
  • Gaspillage des fonds publics pour des voyages inutiles de Monsieur le Président, ses acolytes et subordonnées, des courtisans et prédateurs de tout acabit;
  • Emprisonnement de plusieurs citoyens pour leurs opinions politiques et bien d’autres assignés en résidence surveillée qui ne dit pas son nom;
  • Détérioration des relations avec tous les pays voisins;
  • L’insouciance de l’état des réfugiés et déplacés Centrafricains qui demandent de regagner leurs terroirs et participer à l’animation de la vie socio-économique et politique de leur pays;
  • Amplification de l’exclusion à l’exercice de la démocratie de toutes celles et tous ceux qui ne pensent pas comme Monsieur le Président;
  • Incapacité à unifier le pays où 85% du territoire échappe au contrôle de l’État national;
  • Aggravation de la crise sécuritaire et économique au pays;
  • Recrudescence et multiplication des tueries, des assassinats politiques, des actes de banditisme et d’incivisme sur le territoire national;
  • Attisement des sentiments malsains de haine au sein de la population sur la base de phénotypes, de régions ou de confessions religieuses.

Après deux ans de pouvoir, Monsieur Touadera a montré à la face des Centrafricains et du monde qu’il n’est pas l’homme de la situation. Tout lui échappe, tout. Le bateau Centrafricain est toujours à quai, faute de capitaine.

Compte tenu de tout ce qui précède et pour que la République Centrafricaine regagne son rang dans le concert des nations, la COALITION SIRIRI, une coalition large de Centrafricains, a été mis sur pied. Et, elle lance un appel solennel à tous nos compatriotes de s’y joindre pour remettre à notre pays son État de droit, sa sécurité et son intégrité territoriale, œuvrer ensemble sans aucune espèce de discrimination pour la prospérité du peuple Centrafricain. Bref, relever le défi du développement socio-économique de la nation.

Contrairement au système de Touadera spécialiste dans le repêchage de politiciens de pacotilles et traitres à la nation, qui ne pensent qu’à leurs tubes digestifs, l’idéal d’engagement politique et civique de la COALITION SIRIRI se résume par: LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE D’ABORD.

 

La COALITION SIRIRI est une plateforme authentiquement centrafricaine d’actions, une nouvelle voie pour mieux canaliser les objectifs de reconstruction de notre pays. La COALITION SIRIRI compte des hommes et des femmes de toute allégeance politique, religieuse, des hommes et femmes en armes, des laïcs, des civils, bref, la somme des intelligences de toute notre nation qui se mobilisent pour offrir à la RCA, le meilleur de ce que nous pouvons lui donner. L’heure est arrivée d’agir ensemble pour porter notre pays vers le haut.

Nous tenons à souligner que la mission que nous nous donnons nécessite un travail individuel et d’équipe colossal. Nous sommes conscients que pour réussir la reconstruction de notre pays la République Centrafricaine, il faut qu’elle soit nécessairement notre affaire à nous tous, enfants de ce pays. Nous n’attendons pas les faiseurs des miracles.

La COALITION SIRIRI dispose, dans les faits, de toutes les ressources matérielles et humaines pour assurer la Sécurité sur l’ensemble du territoire national. L’assurance de cette Sécurité est le point de départ pour l’implantation de la Paix définitive qui ouvrira la porte de toutes les initiatives centrafricaines de développement économique et social.

Les Écritures saintes nous disent qu’on juge un arbre par le fruit qu’il porte. Dans la situation qui concerne le Président Touadera, nous sommes en face d’un arbre qui devrait porter des fruits comestibles et digérables pour le peuple en sa saison, mais malheureusement Monsieur Touadera est effectivement cet arbre qui porte le fruit indigeste pour les Centrafricains, la destruction du pays. Les deux grosses années du règne de Monsieur Touadera sont un fiasco total.

Il est donc temps pour les Centrafricains d’avoir un Nouveau Leadership visionnaire suffisamment outillé pour connaître, suffisamment fort pour agir et suffisamment sûr pour diriger la République Centrafricaine. La COALITION SIRIRI offre ce Leadership alternatif.

Fait, le 02 avril 2018

Moustapha Mahamat SABOUNE

Président

COALITION SIRIRI

saboune@hotmail.ca

 

 

Centrafrique : quand le boucher de Paoua, Eugène Ngaïkoisset, dans son business, menace de tuer un agent des Finances.

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Centrafrique : quand le boucher de Paoua, Eugène Ngaïkoisset, dans son business, menace de tuer un agent des Finances.

 

 

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Le capitaine Eugène Ngaikosset. Photo archive du CNC.

 

 

 

Bangui, le 2 avril 2018.

Par: Gisele MOLOMA, CNC.

 

Si l’homme, connu de son sobriquet le boucher de Paoua du fait de crime de masse qu’il a commis durant le régime de son seigneur, est resté ces derniers temps très discrets, c’est en raison de ses nouvelles activités génératrices de revenus qu’il a pu trouver. Une activité très juteuse qu’il souhaite la faire fructifier docilement et à l’abri de tout contrôle administratif. Sinon? Sinon, il se réserve le droit de se faire reparler de lui. C’est ce qui s’est arrivé à un agent des finances qui a essayé subitement de perturber ses activités dans le service des impôts/finances et de la douane basé au PK26 sur la route de Boali. En colère, le désormais business-capi Eugène Ngaïkoisset menace, arme au poing, de le tuer s’il continue de le perturber dans son élan de business. Que s’est-il réellement passé ?

 

D’après une enquête menée depuis plusieurs semaines  par une équipe du CNC, le capitaine Eugène Ngaïkosset alias le boucher de Paoua, s’est rajoutée de ses activités militaires, le commerce import-export par le truchement d’une de ses copines dénommées Aziza Françoise.

À travers cette dernière, il importe des véhicules d’occasion et des marchandises de l’extérieur sans passer par aucun service de la douane ou  celui des impôts, encore moins du commerce,  à chaque contrôle, et ce, depuis la frontière jusqu’à Bangui, point de revente. Une exonération fiscalo-douanière auto-instituée et qui lui rapporte plus d’une dizaine de millions de F CFA par trimestre. De quoi à garder sa bouche tranquille. Une bouche pleine ne parle pas.

D’après nos informations, les services de la douane, du commerce et des impôts regardent passer sous leurs yeux et sans regarder les documents tous les deux mois de l’année, les véhicules ou marchandises du business-capi Eugène Ngaïkoisset et sa copine Aziza Françoise. Une pratique que dénoncent certains agents affectés dans le service de contrôle au PK26 .

Un jour, l’un de ces agents a décidé de franchir le pas pour lui exiger de payer des taxes sur ses produits importés. Ainsi, le 20 février dernier, un lot des marchandises du capitaine-businessman Eugène Ngaïkosset est arrivé au PK26, accompagné toujours de madame Aziza, la convoyeuse.

Comme à l’accoutumée, le service de la douane, avait accepté que les marchandises passent après un entretien discret avec le capitaine . Mais le service des impôts et du commerce, sous contrôle de l’agent droit comme disent les autres, a refusé que les marchandises franchissent la barrière sans quittance.

Surpris par l’entêtement de ce dernier, Eugène Ngaïkosset hausse le temps, se vantait de son sobriquet de boucher de Paoua, menaçait de buter l’agent. À la clé, il a récupéré manu militari au bout de tout compte fait, ses marchandises sans débourser une pièce de F CFA qui pourrait symboliser la taxe exigée par l’agent qu’il qualifie de « rebelle et récalcitrant ».

Depuis lors, l’agent rebelle, par mesure de précaution, est muté dans un autre service du ministère des Finances.

Quant au capitaine, il continue son business sans trop se soucier des taxes douanières quelconques.

 

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Centrafrique/Congo : Le HCR lance officiellement le rapatriement volontaire de 660 réfugiés centrafricains

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Centrafrique/Congo : Le HCR lance officiellement le rapatriement volontaire de 660 réfugiés centrafricains

 

 

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Arrivée des réfugiés centrafricains du Congo à Mougoumba en Centrafrique. Photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

 

Bangui, le 2 avrile 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Ce 31 mars 2018, 110 réfugiés centrafricains ayant trouvé refuge au Congo-Brazzaville dans le lot des 660 réfugiés, ont regagné volontairement le bercail. C’est dans la ville frontalière de Mongoumba que les premiers retournés ont été accueillis.

Sur place au lieu de l’accueil, des kits constitués d’ustensiles, de vivres et une assistance financière correspondant à la taille des ménages, ont été distribués au retournés, ceci, en raison de leurs lieux de résidence habituelle, les réfugiés centrafricains qui reviennent au pays seront reconduits dans leurs lieux de résidence officielle, dans les préfectures de la Lobaye et de l’Ombella Mpoko. La remise des ces kits a eu lieu en présences des autorités locales dont le Maire Mongoumba, Ruffin Adela et le Sous-préfet, Achille Dedane Fayanga, le Représentant du Haut commissariat aux réfugiés, Duti Kalé, et le Ministre de la Sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara.

Selon le représentant du HCR, ce sont plus de 560 réfugiés vivant encore sous d’autres cieux, surtout en Afrique qui ont pris la décision de rentrer en RCA, par tous les moyens.

De son côté, le Ministre Linguissara a demandé aux autorités locales et aux forces de sécurité intérieures, policiers et gendarmes compris, de veiller à ce que les réfugiés ne soient pas spoliés de leurs maisons d’habitation, leurs plantations et autres biens, en raison de leur absence momentanée du pays. En plus de ce retour volontaire des réfugiés centrafricains de Bétou, par camions, quittent, du fait de la proximité avec Mongoumba, le rapatriement de la première tranche des réfugiés centrafricains résidant dans la capitale Congolaise, Brazzaville, démarrera par avion, le 3 avril prochain.

Notons qu’avec l’accalmie dans la partie sud-ouest de la République centrafricaine (RCA), quelques réfugiés avaient pris la décision d’un retour spontané dans leur pays d’origine, faisant dire au HCR que le retour volontaire à côté d’intégration locale et la relocalisation dans un autre pays est une réponse véritablement durable.

 

 

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Centrafrique : La RCA lance le projet Fibre optique

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Centrafrique : La RCA lance le projet Fibre optique

 

 

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Le lancement du fibre optique en Centrafrique. Photo : Fred Krock, CNC.

 

 

 

Bangui, le 2 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Après les 3G+ disponible en République centrafricaine en matière d’offre Internet, le pays vient de lancer un géant projet de fibre optique – le projet CAB. C’est le président Faustin Archange Touadera qui a personnellement présidé la cérémonie du lancement officiel ce mercredi 28 mars 2018, alors qu’il était entouré de son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et du Président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, ainsi que des partenaires dont Mme Samulla Isopi de l’Union européenne et, Didier Simplice Koyaweda, Chargé des TCI-CFFO de la Banque africaine de développement (BAD).

Désenclavement numérique ! C’est de cela qu’il a été principalement question dans la mise en route de ce géant projet de fibre optique. Le Président Touadera qui semble visiblement en campagne de l’An 2 compte le lancement de ce projet datant de 2015 au nombre de ses acquis, tout en se réjouissant le premier : « Je voudrais remercier nos partenaires, l’Union européenne et la Banque africaine de développement qui nous ont fait confiance en finançant cet important projet, car notre pays est enclavé. Voici un moyen de le désenclaver. J’instruis le Ministre des Postes et télécommunication de veiller à ce que ce projet puisse aboutir dans les délais ».

En effet, le projet qui est exécuté pour la période 2018-2021 prévoit, selon le Représentant de la BAD, l’installation de 1000 km de fibre optique permettant à la RCA de s’interconnecter au Cameroun et au Congo-Brazzaville ; la mise en place d’un Centre national de données ‘’Data-Center’’ couplé aux plateformes d’administration électronique ; l’opérationnalisation d’une vingtaine de Centres communautaires numériques le long des axes retenus ; la mise en place d’un Centre de formation digitale et ; enfin, l’installation d’un incubateur d’entreprises au sein de l’Université de Bangui. Il intègre également un important volet d’appui technique aux principales parties prenantes nationales.

En plus du désenclavement numérique de la RCA, le projet devait véritablement aider le pays à entrer dans l’économie digitale et booster la croissance en favorisant, notamment une augmentation substantielle des recettes fiscales de 10,2% en 2017 à 15% en 2021 ; une amélioration de la qualité des services et ; une réduction des transactions économiques par la pénétration des services d’Internet qui devait atteindre au moins 20% de la population centrafricaine en 2021.

Il s’agit d’un projet prévu pour être opérationnel avant 2021 pour un coût total de 33,28 millions d’euros dont un montant d’environ 16,28 millions d’euros financé par la BAD et d’un cofinancement de l’Union européenne d’un montant d’environ 17 millions d’euros. Il intervient en complément aux composantes du Cameroun et du Congo du même projet CAB financé toujours par la BAD et s’inscrit dans la continuité du projet Dorsale transsaharienne à fibre optique dont la première phase permettra d’interconnecter le Niger, le Tchad, l’Algérie et le Nigeria.

Evidemment, sur le plan de l’offre Internet en particulier et du désenclavement numérique en général, le besoin est énorme. Le Ministre des Postes et télécommunications, Justin Gourna Zacko a bien relevé cela. «  Au cours des deux dernières années, les services des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication a connu une légère amélioration. On note l’amélioration de la qualité des services de la téléphonie mobile grâce à l’introduction des 3G+ en République centrafricaine, mais le coût de communication reste relativement élevé par rapport au pouvoir d’achat de la population. La téléphonie fixe n’a pas évolué, bien au contraire, elle a régressée, tandis que la couverture nationale en téléphonie mobile stagne à 40%. L’infrastructure large bande est quasi inexistante », ainsi a-t-il dressé le table peu reluisant de l’offre Internet dans le pays.

L’introduction de la fibre optique en République centrafricaine revêt d’énormes opportunités. L’Ambassadrice de l’Union européenne en RCA, Mme Samuella Isopi qualifie le projet de « structurant, innovant, très concret et à la fois très symbolique qui vise à changer le visage et le positionnement du pays à travers son désenclavement numérique, son intégration et celle de tous les centrafricains dans la communauté régionale et globale ». Elle a rappelé que l’agenda d’intégration des pays africains et de la sous-région a été depuis toujours a cœur de la stratégie d’intégration de l’Union européenne qui, à travers la Facilité d’investissement pour l’Afrique, accorde une priorité particulière aux intégrations entre les Nations et régionales. Occasion pour l’Ambassadrice d’annoncer très fièrement le prochain lancement de projet d’« accessibilité rurale », à travers l’installation des ponts métalliques financés sur le Fonds fiduciaire Bêkou.

 

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Centrafrique : quand le ministre Bokassa tourne la page Touadera et s’apprête à quitter le gouvernement Sarandji.

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Centrafrique : quand le ministre Bokassa tourne la page Touadera et s’apprête à quitter le gouvernement Sarandji.

 

 

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Le ministre Jean-Serge Bokassa.

 

 

 

Bangui, le 1er avril 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Malmené depuis son entrée au gouvernement de Sarandji en avril 2016, l’ex-candidat à la présidentielle de 2015-2016 et l’un des deux soutiens de poids du Président Touadera lors du second tour de 2016, le ministre Jean-Serge Bokassa vient de tourner la page de l’ère Touadera et s’apprête en ce sens, à officialiser son départ du gouvernement du docteur Sarandji dans les jours à venir.

 

Même si dans le gouvernement certains collègues du ministre Bokassa alias Jack Bauer pensent que le départ du gouvernement de celui-ci serait matériellement déjà acté depuis quelques semaines, mais du côté de la Présidence, on tente de faire perdurer le suspense inutilement.

Cependant, certains faits et gestes du ministre montrent clairement à l’opinion nationale que le rêve de faire partie de l’équipe Touadera après sa victoire à la présidentielle de 2016 n’est qu’un vieux souvenir du passé pour lui.

Même le conseil des ministres, l’homme ne participe pratiquement plus . Il vient comme bon lui semble, parfois en retard, parfois à la fin du conseil.

D’ailleurs, le dernier événement de 8 mars dernier  orchestré par l’entourage de Touadera contre sa personnalité  lui a montré clairement qu’il ne fait plus partie de leur navire.

Selon l’une de nos équipes qui a pu assister à la scène, lors de la cérémonie de la journée internationale des femmes organisée par le chef de l’État à l’hôtel Ledger de Bangui  le 8 mars dernier, le ministre de l’Administration du territoire monsieur Jean-Serge Bokassa, arrivé en retard après le chef de l’État, a été empêché par les gardes présidentielles de mettre les pieds dans l’hôtel. Il a été bloqué devant le portail, ce qui l’a totalement choqué. Après cela, l’homme ne participe plus à la cérémonie organisée par le pouvoir en place, ni par le gouvernement. Autant pour la cérémonie du deuxième anniversaire du pouvoir de Touadera organisée en grande pompe le 30 mars 2018 dans le stade 20 000 place à Bangui, autant pour la cérémonie de fin de formation des soldats Faca à Bérongo, dans la concéssion de son père ce samedi 31 mars 2018.

Pendant que le pouvoir traine les pas pour annoncer son départ de leur équipe, le ministre Bokassa, quant à lui, s’active déjà dans l’opposition et du coup, réorganise son futur pour l’échéance de 2020.

 

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Centrafrique : en altercation avec un officier Faca, 9 taxis motos arrêtés par la gendarmerie.

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Centrafrique : en altercation avec un officier Faca, 9 taxis motos arrêtés par la gendarmerie.

 

 

 

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Bangui, le 1er avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

En altercation musclée avec un officier de l’armée nationale (FACA), près d’une dizaine des conducteurs des motos-taxis ont été mis aux arrêts par la gendarmerie nationale depuis le jeudi 29 mars dernier. Enquête du CNC.

 

D’après notre investigation , tout a commencé par une bagarre entre un officier Faca en civil et un groupe des quatre (4) jeunes identifiés comme des conducteurs de taxi-moto au croisement du lycée de Gobongo le jeudi dernier dans laquelle, l’officier Faca, qui serait le chef de sécurité du chef d’État-major, aurait perdu l’une de ses dents.

Aussitôt, le lieutenant blessé fait appel à la gendarmerie qui a dépêché une équipe d’intervention rapide sur place pour procéder à l’arrestation des mis en cause.

Malheureusement, à l’heure arrivée sur le lieu de bagarre, les quatre conducteurs de taxi-moto impliqués dans cette altercation ont pris la fuite, et 9 autres conducteurs qui n’ont rien à voir dans l’affaire ont été arrêtés et écroués à la prison de la gendarmerie nationale.

Entre temps, notre équipe, alertée quelques minutes plus tard, s’est rendue sur place et tente de comprendre pourquoi ces quatre jeunes ont porté la main sur un officier de l’armée nationale.

D’après ce qu’on a pu comprendre lors de notre enquête, après l’enterrement de l’un de leur au cimetière de Dandji au PK 26 sur la route de Boali, un groupe de quatre (4) chauffeurs de taxi-moto, visiblement ivre au moment de leur retour du cimetière, ont fait un accident au niveau du fameux croisement du lycée de Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui.

Au moment de l’accident, une jeune-fille qui vendait des produits alimentaires dans un plateau, a été percutée.

Entre temps, l’officier Faca, qui se trouvait juste à côté, porte son secours à la petite-fille pour l’amener à l’hôpital.

Choqué par l’attitude des quatre fautifs, l’officier aurait balancé une petite phrase choquante, semble t-il, à leur endroit, du genre : « vous allez finir tous avec ce comportement ».

Piqués vifs par cette  petite phrase, les quatre jeunes se sont mis à rouer l’officier en civil du coup de boxe jusqu’à le faire blesser.

Grâce à l’intervention des passants, les quatre jeunes se sont écartés et l’officier, de son côté, appelle la gendarmerie par la radio talkie-walkie.

Au même moment, les quatre taxis-motos impliqués dans la bagarre ont pris la fuite et personne ne les connait par ce qu’ils ne sont pas du coin.

Bizarrement, au moment de l’intervention de la gendarmerie, 9 autres conducteurs de taxi-moto qui n’ont rien à voir avec la bagarre ont été arrêtés. Parmi eux, deux d’entre eux seraient intervenus pour séparer les belligérants, l’un sortait d’une salle du cinéma…

Écroué depuis le 29 mars, dans la cellule de la brigade territoriale de Bangui au centre-ville, l’officier victime n’a pas encore fait signe pour les libérer.

 

 

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Centrafrique : Touadera et son ‘’l’an 2’’

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Centrafrique : Touadera et son ‘’l’an 2’’

30 mars 2016 –

 

 

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Le Président Archange Touadera. Photo de son anniversaire de la deuxième année au pouvoir.

 

 

Bangui, le 1 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

30 mars 2018, voilà deux ans, jour pour jour que le professeur des Mathématiques Faustin Archange Touadera a pris la reine du pouvoir en Centrafrique. Alors que beaucoup de voix se lèvent pour critiquer la gouvernance Touadera en deux ans seulement sur un quinquennat, voilà que ce dernier n’a fait que relevé du positif. Véritable occasion de fiesta pour les ‘’Touadérateurs’’ et les comités de soutien au mépris de l’occupation du territoire par les mercenaires et groupes armés qui tuent, pillent et massacrent la population. L’intégralité du discours du président, ci-dessous publié, en dit long.

Centrafricaines,

  • Centrafricains, • Mes Chers Compatriotes, Le 30 mars 2016, nous nous sommes convenus de marcher ensemble pendant le quinquennat que vous m’avez accordé pour présider la destinée de notre pays et inaugurer une nouvelle ère dans la gestion de la République Centrafricaine.

Permettez-moi de vous remercier une fois de plus pour cette confiance, à laquelle je reste sensible et exprimer ma gratitude à tous ceux et celles qui ont accepté de m’accompagner dans l’accomplissement de mes lourdes responsabilités. A l’occasion de ce deuxième anniversaire de mon entrée en fonction, c’est toujours avec plaisir que je me tiens devant vous, pour vous dire, en quelques mots, ce qui a pu être fait au cours de l’année 2017, ce que nous faisons et ce que nous aurons à faire ensemble pour le relèvement de notre pays. Évidemment, je ne reviendrai pas sur les actions présentées à l’occasion du premier anniversaire, moins encore sur l’état de notre Nation avant mon investiture. C’est pourquoi, ma déclaration ne portera que sur les principaux défis identifiés auxquels nous tentons d’apporter des solutions idoines, à savoir : – la paix, la sécurité et la réconciliation nationale ; – l’assainissement des finances publiques et la relance des secteurs productifs ; – la réforme de l’administration et, – la satisfaction des besoins essentiels des populations. Mais, avant d’y procéder, je rends hommage aux victimes de la crise, qu’elles soient centrafricaines ou étrangères et adresse à leurs familles éplorées les condoléances de la Nation et toute ma compassion.

J’adresse également ma compassion à l’endroit des blessés, déplacés internes ou réfugiés et leur formule mes vœux de prompt rétablissement et de retour dans leurs domiciles respectifs

  • Mes Chers Compatriotes, Au cours de cette année qui s’achève, nous avons poursuivi les efforts en vue du rétablissement de la paix et de la sécurité, la restauration de l’autorité de l’Etat, le vivre ensemble, la cohésion sociale, la réconciliation nationale et la mobilisation des ressources en vue de soutenir les efforts de relèvement du Pays. Dans cette optique, nous avons eu à faire des choix difficiles et prendre des initiatives audacieuses, parfois impopulaires.
  1. Ma priorité et l’impératif que j’ai assignés au Gouvernement demeurent toujours la paix, la sécurité sur l’ensemble du territoire et la réconciliation nationale. Cette priorité consiste à lutter contre la présence de l’activité des groupes armés en République Centrafricaine, en appliquant sans délai le programme du Désarmement, de la Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), en réformant le secteur de la sécurité (RSS), en reconstruisant les FACA et les forces de sécurité intérieure avec pour objectif principal la mise en place des forces de défense nationale et de sécurité intérieure, professionnelles, apolitiques, représentatives et équilibrées. • En ce qui concerne le programme du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), J’avais mis en place la Coordination DDRR/RSS/RN et une Stratégie du Programme National de DDDR. J’avais également et constamment exhorté les groupes armés à adhérer audit programme en renonçant volontairement et consciemment à la violence comme mode de revendication politique et en s’engageant solennellement à œuvrer désormais pour le retour définitif de la paix dans notre pays. Aujourd’hui, c’est chose presque faite, le DDDR se déroule à la satisfaction de tous et se poursuit dans certaines régions du pays. Le Projet pilote DDRR/RSS vient de s’achever avec un taux de réalisation de 91% soit 439 combattants désarmés sur les 480 attendus, issus des 12 groupes armés à l’exception du FRPC de Noureddine Adam et de la Révolution Justice de SAYO. Ce projet pilote a donné l’espoir que le PNDDRR est réalisable, irréversible et demeure l’une des priorités pour ramener la Paix en République Centrafricaine. Celui-ci démontre devant les groupes armés, devant le peuple centrafricain et devant la Communauté Internationale notre bonne volonté d’aller vers la paix. Maintenant terminé avec un taux d’absorption de 100% puisque le budget du PNDDRR estimé à 45 millions US a été totalement couvert, je prépare le lancement de la phase de généralisation afin de lui donner le profil national attendu. Avec l’entrée en vigueur du don de la Banque Mondiale de 30 millions US le 21 décembre dernier, pour la Réintégration, le budget du DDRR est disponible à 78%. Les structures en charge de la mise en œuvre sont presque opérationnelles. Toutefois, l’environnement politico-sécuritaire reste encore marqué par des agitations de certains groupes armés malgré l’ouverture que j’ai faite à ceux-ci. • En ce qui concerne la réforme du secteur de la sécurité (RSS), Pour l’heure, les activités et résultats obtenus sont satisfaisants dans leur ensemble. Nous pouvons indiquer quelques points saillants des efforts consentis dans le secteur, notamment :
  • l’élaboration de la Stratégie Nationale de la RSS 2017-2021 et du Plan National de Défense, validés par le Comité Stratégique DDRR/RSS/RN ; – la participation à l’élaboration du Projet d’appui au renforcement des Forces de Sécurité Intérieure avec l’appui du PNUD en lien avec le Ministère en charge de la Sécurité Publique ; le projet est approuvé par le PBSO et financé par le Fonds de Consolidation de la Paix à hauteur de 2, 946, 16 USD ; – l’élaboration d’un Plan de Communication RSS validé par la Minusca, l’UNPOL, SCPI et le PNUD ; – Appui à la finalisation des Plans d’emploi sectoriels des Ministères de la Défense Nationale, de la Sécurité Intérieure, de la Justice, des Finances Publiques/Douanes, des Eaux et Forêts, de la Communication, du Contrôle Démocratique.

L’appropriation politique du processus RSS devient petit à petit une réalité. Le développement d’un plan de communication approprié permettra une large diffusion de ce processus auprès du grand public. • En ce qui concerne la reconstruction des Forces Armées Centrafricaines et de défense intérieure, La priorité dans ce secteur demeure la défense du territoire de manière intégrale et intégrée. L’impératif du Gouvernement est de tout mettre en œuvre conformément à ma vision politique pour défendre l’intégrité du territoire national, protéger la population, participer aux opérations de maintien de la paix, à moyen voire long terme. Afin de répondre à cet impératif, conformément à la stratégie RSS, le Gouvernement a réalisé d’importantes actions sur le plan de l’assainissement du secteur de la défense, notamment ; – le Plan National de Défense pour un format d’armée de garnison à 9800 hommes, les documents d’orientation 2017-2019 sur le redéploiement des FACA, les décrets portant organisation et fonctionnement des FACA et de l’Etat-major élaborés et diffusés; – le Code de Justice Militaire, élément essentiel de la lutte contre l’impunité promulgué. Le Règlement de Discipline Générale des Armées, le Conseil des Enquêtes et de l’arrêté sur le Conseil de Discipline sont tous élaborés et validés, et bientôt, la Loi de programmation militaire disponible ; – la cohérence du fichier de la solde avec la base de données des ressources humaines de l’Armée Centrafricaine établie : il est à noter que 800 personnes sont prévues de partir à la retraite d’ici la fin du 1er semestre 2018 avec un projet de financement des Etats Unis d’Amérique. Quant au renforcement des capacités opérationnelles de l’Armée, d’importants efforts ont été faits, notamment ; – Deux bataillons d’infanterie territoriale, le BIT, ont été formés et entrainés en 2017 par l’EUTM, un 3ème vient de démarrer l’instruction et finira sa formation au mois d’août 2018. Ce qui nous permettra de disposer sous peu de trois (3) bataillons. D’autres formations dans la sous-région au Rwanda, en Guinée Equatoriale, au Soudan, au Cameroun ont été réalisées ; – Grâce à la reprise de la coopération militaire, des éléments des FACA ont été formés en Chine, au Maroc, en Egypte, en France ; – Des éléments des FACA sont également formés dans les différentes spécialités au sein des Ecoles Nationales à Vocation Régionale (ENVR), des Ecoles Militaires et la formation initiale de plus de cent (100) éléments issus des groupes armés dans le cadre du projet pilote DDRR. Au bilan, plus d’un millier ont bénéficié en 2017 de formations individuelles ou collectives. Dans le cadre de l’important problème de l’appui logistique et de la dotation en équipements aux unités à déployer, des progrès significatifs ont été enregistrés grâce à une coordination efficace des échanges avec le Comité des sanctions. Celle-ci a permis ; – la rétrocession par le Cameroun au mois d’août 2017 d’un stock d’armes et de munitions centrafricaines récupérées ; – une cession gratuite par la Russie d’armements individuels, collectifs et de munitions permettant au moins d’équiper les deux (2) Bataillons d’Infanterie Territoriale (BIT), formés par l’EUTM ; – des donations importantes de matériel non létal de la part de certains pays amis tels que la France, la Chine, les Etats-Unis et l’Espagne. Il s’agit notamment des moyens de communication et de transmission nécessaires à la chaîne de commandement des unités, d’équipement individuel nécessaire à l’entraînement et la vie en campagne des BIT progressivement formés, de quelques véhicules. En matière d’infrastructure, pour rendre notre commandement efficace à partir d’une bonne politique de regroupement des hommes, la réhabilitation de certaines infrastructures se poursuit actuellement : – le centre d’instruction des militaires du rang du camp Leclerc de BOUAR fait l’objet d’un programme de réhabilitation, avec le soutien de l’EUTM, de l’Ambassade de France, de l’UNMAS, du Fonds Suisse de Déminage (FSD), de la MINUSCA, et la mobilisation des éléments du génie militaire. – la construction de l’armurerie centrale du camp KASSAÏ et des armureries du Camp de Roux est terminée ; – les Camps BEAL et BSS occupés par les ex-combattants ont été libérés et vont être réhabilités au profit des FACA. Dans le cadre de la mobilisation des ressources internes, des efforts sont faits pour le développement des capacités d’autoproduction interne en renforçant certains projets agro-pastorale, de menuiserie et de mécanique grâce à l’appui financier et techniques des partenaires. Concernant l’emploi des forces, une étape cruciale a été franchie le 11 septembre 2017, avec l’adoption du Plan Sectoriel de la Défense comprenant le Plan National de la Défense confirmant ma volonté de constitution d’une Armée de garnison avec ses quatre (4) Etats-Majors de zone de défense. Le renforcement de nos liens de coopération militaire avec la France, l’Ouganda, le Soudan et le Nigéria à travers des échanges très fructueux contribueront à l’opérationnalisation des FACA en vue de la défense du territoire. Malgré les contraintes qui s’imposent à nous, et qui sont essentiellement d’ordre financier, nous avons espoir que notre Armée sera rebâtie conformément à l’attente de la population. • En ce qui concerne la réconciliation nationale, Je voudrais revenir sur les avancées sur la cohésion sociale et la réconciliation sans lesquelles tous nos efforts de paix seront vains. La réconciliation est une question de volonté et de cœur. C’est aussi un combat de chaque instant. Nous devons le gagner ensemble. Je me suis donc engagé personnellement en faveur de la réconciliation nationale, et je peux vous assurer que cette réconciliation est bel et bien en marche. C’est pourquoi nos efforts pour l’année 2017 ont été marqués particulièrement par la recherche de solutions durables à savoir : – l’Adoption d’un Programme National de Réconciliation et de Cohésion Sociale en RCA (PNRCS) 2016/2021 ; – l’élaboration d’un Plan d’Urgence Communautaire pour la République Centrafricaine (PUC-RCA) et – l’élaboration d’un Plan Stratégique pour la mise en place du Comité Ah Doc de la Commission Justice Vérité Réparation et Réconciliation (VJRR).

Je me réjouis donc de la disponibilité de ces documents, qui je crois, faciliteront le processus de réconciliation nationale en République Centrafricaine. Dans ce sens, dix-neuf (19) Comités Locaux de Paix et de Réconciliation ont été créés et installés, en 2017, dans les huit (8) arrondissements de Bangui, dans la communes de Bimbo et de Bégoua, dans les Préfectures de la Lobaye, de l’Ombella-Mpoko, du Mbomou et de la Mambéré-Kadeï.

J’invite donc tous nos concitoyens sans exception à baisser les armes et rentrer dans ce processus, en vue d’un rassemblement de la Nation et de la consolidation de la paix qui demeure notre bien le plus précieux.

  • En ce qui concerne les différentes initiatives de paix et de la réconciliation nationale, Dans ma ferme volonté de concrétiser ma première priorité qui est celle de rétablir la paix dans tout le pays, j’ai développé une politique de main tendue à tous mes compatriotes en m’engageant dans un dialogue franc avec les groupes armés et que je maintiens jusqu’aujourd’hui. Compte tenu des développements intervenus à l’intérieur du pays avec certains groupes armés qui ont continué d’endeuiller certaines parties du territoire sans raison, j’ai donc permis la tenue d’une réunion à Rome sous l’égide de la communauté de Sant’ Egidio entre le Gouvernement et tous participants des groupes armés. En présence de la communauté internationale et du Gouvernement italien que nous remercions pour son appui et son soutien à la paix, un accord politique sur la paix en RCA a été obtenu et signé par tous les parties prenantes. J’ai également fait appel à la solidarité africaine qui s’est traduite par l’initiative africaine concrétisée par la feuille de route qui constitue désormais l’unique référence pour la promotion de la paix en RCA. Il a été ainsi décidé de la mise en place d’un Panel de facilitateurs représentant toutes les composantes de cette initiative africaine. • En ce qui concerne notre justice, Mon intervention sur les actions, relatives à la Justice et au Droit de l’Homme est fondamentale et s’inscrit dans la poursuite des réalisations sur la relance des activités judiciaires puis sur la lutte contre l’impunité. Des assises criminelles ont été tenues à Bangui et à Bouar et se poursuivront dès que le problème de financement sera bouclé. Cette session a examiné les dossiers des personnes poursuivies pour les crimes commis lors des évènements politico-militaires qui ont secoué la RCA et prononcé les condamnations requises.

Dans le cadre du rétablissement du système pénal et de prisons, des efforts considérables ont été faits notamment : – le redéploiement sur l’ensemble du territoire national des magistrats, des auxiliaires de justice ainsi que le personnel pénitentiaire pour revitaliser les juridictions et contribuer à la mise en œuvre de la politique criminelle avec l’appui logistique et financier des partenaires, malgré les difficultés sécuritaires ;

  • la réhabilitation et la construction des infrastructures judiciaires notamment des tribunaux à M’BAÏKI, à Bambari, à Kaga-Bandoro les travaux des réhabilitations et d’équipements des établissements pénitentiels sont lancés à Bouar, Bambari, OBO, M’Baiki et Bossangoa ; – les travaux de sécurisation des maisons d’arrêts de NGARAGBA et CAMP DE ROUX, sont terminés grâce à nos partenaires ; – le projet de réhabilitation du Tribunal de Grande Instance de Birao validé en novembre 2017, verra son démarrage imminent. En ce qui concerne la démilitarisation des prisons, nous enregistrons une intégration de 32 agents pénitentiaires dans la Fonction Publique. Plus d’un financement d’un million de dollar US est déjà mobilisé auprès du Gouvernement Américain pour le recrutement de 300 agents pénitentiaires. L’élaboration de la stratégie nationale de démilitarisation est déjà lancée. Retenons dans ce volet que la phase transitoire du processus de déploiement du personnel civil au sein de ces établissements est lancée, un financement a été mobilisé auprès de la MINUSCA pour la réinsertion des détenus et la formation des surveillants pénitentiaires. Quant à la Cour Pénale Spéciale(CPS), chargée d’enquêter sur les crimes les plus graves et de poursuivre les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité sur le territoire de la République Centrafricaine depuis 2003, elle est déjà opérationnelle. Le personnel requis est effectivement nommé, notamment :
  • Le Procureur Spécial de la Cour Pénale Spéciale, nommé le 14 février 2017 par décret; – Le Procureur Adjoint de la Cour Pénale Spéciale, nommé le 05 Mai 2017 ; – Le Substitut du Procureur Spécial, nommé le 05 Mai 2017 ; – Les Juges d’Instructions Internationaux, nommés le 12 Avril 2017 ; – Le Greffier en Chef, le Secrétaire en Chef, les Greffiers Nationaux et les Secrétaires du Parquet, nommés le 11 Août 2017.

Le rapport de MAPPING documentant les différentes violations graves commises sur le territoire de la RCA de Janvier 2003 à Décembre 2015, publié le 29 Mars 2017 sera effectivement transmis par le Gouvernement à la Cour Pénale Spéciale.

L’heure de la justice a sonné !

Dans le cadre de renforcement des capacités des membres de la Cour Pénale Spéciale sur financement de la Cour Pénale Internationale (CPI), l’ENM (France), ISM (Maroc) et la MINUSCA, les magistrats de cette juridiction ont été formés au mois de décembre 2017.

Des Officiers des Polices Judiciaires (OPJ) ont été sélectionnés et recrutés en tenant compte de critère de compétences.

Dans le domaine de Droit de l’Homme, un plan de travail annuel 2017 sur le projet conjoint d’appui à la lutte contre la violation de Droit de l’Homme a été élaboré, la commission nationale de Droit de l’Homme et de la liberté fondamentale a été créée le 23 avril 2017. En matière de sécurité juridique et judiciaire, la commission nationale de l’OHADA a été réactivée et le renforcement de capacités des acteurs judiciaires réalisé avec l’OIF. En ce qui concerne la sécurité intérieure, La Gendarmerie et la Police ont connu une montée en puissance de leurs capacités opérationnelles, grâce au déploiement des Gendarmes et Policiers dans onze (11) villes de province.

Sur les cent vingt-deux (122) Brigades de Gendarmerie, quatre-vingt-seize (96) sont déjà opérationnelles. Cette opération doit s’étendre petit à petit à d’autres villes de provinces, sur la base d’un plan prévisionnel. Pour que les Forces de Défense et de Sécurité renforcent le contrôle de nos frontières contre les menaces asymétriques, la cyber criminalité, la criminalité transfrontière, la prolifération des armes légères et des petits calibres, le blanchissement d’argent, le trafic de drogue et de stupéfiant, le terrorisme et la traite des humains, leurs capacités doivent être renforcées. A cet effet, – Un plan national de sécurité est en cours d’élaboration couplé d’un plan national de développement des capacités élaboré par les hauts cadres des Forces de Sécurité Intérieure puis validé avec l’appui des partenaires ; – Des moyens de communication de haute fréquence sont installés dans les villes considérées comme stratégiques ; – Cinq cent (500) jeunes ont été retenus et attendent d’être formées dans les différents centres (Police et Gendarmerie Nationale) ; – Des points de contrôle des Forces de Sécurité Intérieure ont été installés dans la ville de Bangui pour des missions de routine et un centre des opérations mixtes coordonne les missions de ces Forces de nuit comme de jour ; – L’UMIR a été créée et est opérationnelle pour lutter contre les violences basées sur le genre ; Nous avons, en perspectives, de créer une école intégrée des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) avec l’appui du PNUD, de créer des antennes des services de renseignement dans les représentations diplomatiques et consulaires de la RCA à l’étranger, de recruter 1000 éléments des Forces de Sécurité Intérieure dont 500 policiers et 500 gendarmes d’ici la fin de l’année 2018. Il faut ajouter à ces actions la mise en circulation de la carte nationale d’identité et de cartes de séjour sécurisées, la réouverture du commissariat du 3ème arrondissement et surtout la création d’un 9ème arrondissement dans la ville de Bangui ainsi que deux légions mobiles et territoriales de la Gendarmerie Nationale dans le ressort des cours d’appel, à Bambari et à Bouar. Ces mesures contribueront, j’en suis convaincu, au renforcement de la lutte contre l’insécurité. 2. Mes priorités en ce qui concerne la gouvernance politique et administrative demeurent toujours la mise en place et le fonctionnement régulier des Institutions, la restauration de l’autorité de l’Etat, la décentralisation et l’aménagement du territoire.

Quant à la restauration de l’autorité de l’Etat, Le document de Stratégie de Restauration de l’Autorité de l’Etat (RESA) a été validé et plusieurs activités ont été réalisées, à savoir :

  • La nomination de nouveaux Préfets et Sous-préfets ; – le retour organisé d’environ huit cent (800) Fonctionnaires et Agents de l’Etat (FAE) sur 1000 soit 80% à leurs postes dans l’arrière-pays y compris les autorités administratives déconcentrées; – la réhabilitation à 60 % des bureaux de préfets et sous-préfets dont certains ont déjà été rendus opérationnels à 85% et d’autres en cours ; – la réhabilitation de plusieurs Mairies sur financement de la MINUSCA, du PNUD et budget de l’Etat ; – la dotation des préfets et sous-préfets en véhicules sur financement de l’Union Européenne.
  • La décentralisation et l’aménagement du territoire
  • En ce concerne le renforcement des capacités des autorités administratives déconcentrées et celles du personnel du niveau central, sur financement de la Coopération Française, la MINUSCA, le PNUD et les autres partenaires au développement, quatre cents (400) autorités administratives et responsables des services déconcentrés dans l’arrière-pays dans sept préfectures ainsi que de seize (16) préfets et de soixante-onze (71) sous-préfets ont été formés par le Gouvernement ; – Pour le renforcement des capacités des Maires et personnels communaux, sur financement de la MINUSCA, de l’Union Européenne et du PNUD, le renforcement des capacités des Présidents de Délégations Spéciales s’est fait dans les préfectures de l’Ombella – Mpoko, la Lobaye, la Sangha-Mbaéré, la Mambéré-Kadéï, la Nana-Mambéré, l’Ouham-Pendé, l’Ouham, la Ouaka et le Haut-Mbomou, concomitamment avec celui des Préfets et Sous-préfets. – Par rapport à la protection civile, notamment, les sapeurs-pompiers, l’Ecole Nationale de Protection Civile, le plan ORSEC, le cadre institutionnel a été réhabilité et réorganisé et sa capacité opérationnelle renforcée, soixante (60) sapeurs –pompiers recyclé grâce à l’appui de la coopération française et la MINUSCA (2017), le Projet de la politique nationale de protection civile disponible.
  1. Mes priorités en ce qui concerne la politique économique sont comme vous le savez tous, la mise en œuvre rigoureuse du RCPCA et les chiffres clés de l’économie centrafricaine. Depuis, le cadre institutionnel de supervision, de coordination et du suivi de la mise en œuvre du RCPCA et du Cadre d’Engagement Mutuel entre la communauté internationale et la RCA, notamment le Comité d’orientation que je préside moi-même, le Comité Directeur Conjoint doté d’un Secrétariat Permanent ainsi que le comité interministériel du suivi RCPCA sont créés et rendus opérationnels en 2017. La tenue de la première revue annuelle de RCPCA le 12 décembre 2017 a permis de présenter l’état d’avancement de mise en œuvre du CEM-RCA et l’impact de cette mise en œuvre est illustré par une mobilisation de ressources pour le financement de 340 projets identifiés et mis à la disposition de Partenaires Techniques et Financiers selon les trois(3) piliers de notre vision commune, un décaissement global de plus de 138 milliards de FCFA ou plus de 240 millions de dollars US. Une des expériences importantes de mise en œuvre du RCPCA et du CEM-RCA, est le Plan Opérationnel de Stabilisation Immédiate de Bambari (POSIB) élaboré à la demande du Gouvernement en cours d’exécution. Etant donné le niveau critique de la situation sécuritaire, les déplacements préventifs importants des populations vers Bambari et la position géostratégique de cette ville et de toute préfecture de la Ouaka. La région présentait toutes les caractéristiques d’un microcosme de la situation générale en RCA et il était indispensable de lancer une action urgente, conjointe et coordonnée des autorités nationales et de la communauté internationale. Au 30 novembre 2017, un total de soixante-trois (63) projets a été inventorié et sont en cours d’exécution. Les budgets approuvés pour ces projets s’élèvent à environ 50 millions de dollars US répartis dans les différents secteurs. 4. L’une de mes priorités annoncées lors de mon investiture concernant l’assainissement des finances publiques, couvre la mobilisation des ressources financières nécessaires à la reconstruction de notre pays et leur utilisation transparente et efficace. Aujourd’hui, les actions réalisées pour accroitre les recettes ont porté sur la révision de la structure des prix, selon les standards internationaux, l’adoption de la mercuriale fixant les valeurs des essences forestières, pour le recouvrement efficace des taxes dans le domaine, la réalisation des audits des arriérés fiscaux, la rationalisation des exonérations douanières afin de limiter les exonérations aux dispositions légales. L’instauration des contrôles à tout le niveau et de manière périodique contribuent à la revitalisation des recettes. Pour la sécurisation des recettes et la gestion de la trésorerie de l’Etat, le Gouvernement a instauré une cogestion des ressources publiques concrétisée par un comité de suivi et gestion des finances publiques et un comité de trésorerie avec la participation des partenaires techniques financiers représentés à Bangui. Une convention a été signée entre la Banques et l’Etat pour un meilleur acheminement des recettes au Trésor. En ce qui concerne la gestion budgétaire normalisée, plusieurs actions ont été réalisées et ont porté sur les reformes de la Fonction Publique avec le nettoyage du fichier de l’effectif de fonctionnaires civils, des gendarmes et policiers, le contrôle physique des militaires et gendarmes, l’adoption des dispositions réglementaires pour un strict contingentement des dépenses hors salaire, pensions et service de la dette, l’adoption du manuel de procédure des dépenses publiques en conformité avec la loi organique, relative aux finances publiques, le renforcement du cadre juridique de la gestion des finances publiques est illustrée particulièrement par l’adoption du code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances par l’Assemblée Nationale et la promulgation par Président de la République, Chef de l’Etat. L’adoption du guide méthodologique de la préparation du budget en vue de veiller au respect du délai prescrit par la constitution de la République. L’adoption de la Loi de Finances de 2018 en est la parfaite illustration. Le rétablissement des services comptables et redditions de compte de l’Etat est devenu un gage de transparence dans la gestion budgétaire, obéissant ainsi au principe de recevabilité de l’Etat vis-à-vis de la population. En ce qui concerne le rétablissement de la crédibilité de l’Etat, j’ai veillé surtout au processus d’apurement des arriérés intérieurs et extérieurs, processus déjà en marche. Un plan de ses arriérés a été élaboré, adopté et soumis aux partenaires au développement. Ce plan concourt au rétablissement de la crédibilité de l’Etat et surtout apporte un soutien de taille à l’entreprenariat et stimule l’économie nationale. Sur le plan extérieur, des actions sont également en cours pour assainir les relations avec les créanciers. Ainsi une convention d’annulation de prêts de 17 Milliards de FCA a été signée avec la Chine. Dans le cadre de l’assainissement des finances publiques et la relance des secteurs productifs, je dois affirmer que les réformes engagées dans le domaine du renforcement de la gouvernance économique et financière du pays courant année 2016 et qui se poursuivent d’ailleurs, notamment la loi organique relative au Code de transparence et de bonne gouvernance ont donné des résultats palpables dans plusieurs domaines.

Ainsi, sur le plan de la mobilisation des recettes publiques, les réformes ont induit un accroissement des recettes intérieures en cash de 77 milliards trois cent millions de FCFA en 2016 et de 86 milliards six cent millions de FCFA en 2017, alors qu’elles n’étaient que de 59 milliards deux cent millions de FCFA en 2015.

S’agissant de la mobilisation des ressources extérieures, plusieurs accords ont été signés avec les partenaires techniques et financiers devant permettre une mobilisation accrue des appuis budgétaires pour des actions prioritaires nécessaires à la relance de la croissance économique.

Ainsi, nous avons négocié et obtenu de la Banque Mondiale, dans le cadre du projet PURSEP, 30 millions de dollars américains soient environ 15 milliards de FCFA, entièrement consommés en 2016 et 10 millions de Dollars américains, soit environ 5 milliards de FCFA en 2017. De même, dans le cadre de son appui programmatique dédié à la consolidation de l’Etat au titre des exercices 2016-2017, le Gouvernement a bénéficié d’un appui budgétaire de 20 millions de Dollars américains, soit environ 10 milliards de FCFA accordé par la Banque Mondiale, décaissés en 2016.

Des négociations sont en cours pour le décaissement de 25 millions de Dollars américains, soit environ 12 milliards 500 millions de FCFA.

Avec le Fonds Monétaire International, un appui de 19 milliards de FCFA a été octroyé en 2016 pour le soutien à la balance des paiements en environ 20 milliards de FCFA en 2017 pour la stabilisation des finances publiques.

La Banque Africaine de Développement a octroyé un appui budgétaire de 8 milliards 800 millions de FCFA en 2017 sous forme de prêt concessionnel. Les négociations de la deuxième phase sont bouclées et devraient induire un décaissement d’environ 5 milliards 500 millions de FCFA dans les jours à venir.

L’Union Européenne, pour sa part a décaissé au titre de l’appui budgétaire environ 14 milliards de FCFA en 2016. Elle a une fois de plus, accordé un appui budgétaire couvrant les exercices 2017 et 2019 pour un montant global de 60 millions d’Euros dont 20 millions déjà décaissés eu titre de l’année 2017. Pour clore ce chapitre, la Coopération Française a oc

Centrafrique : Lettre d’un indigné au Professeur Faustin-Archange TOUADERA, Président de la République

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Centrafrique : Lettre d’un indigné au Professeur Faustin-Archange Touadera, Président de la République

 

 

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Le Président Archange Touadera. Photo archive.

 

 

 

 

 

Monsieur le Président,

 

Vous venez, en date du 29 Mars, de déposer une gerbe de fleurs en mémoire de Feu votre prédécesseur, le Président Barthélémy BOGANDA. Cette acte mémoriel suppose de votre part une certaine connaissance de l’homme et une certaine conscience de son œuvre dans le pays que vous avez le privilège de diriger aujourd’hui.

Pour rappel, votre illustre prédécesseur avait en son temps, au regard de l’oppression coloniale, fait du respect des droits humains son crédo. Il ne ménageait ni son temps, ni ses efforts pour agir et dénoncer, sans cesse les violations et autres traitements inhumains que subissait son peuple.

Votre illustre prédécesseur avait réussit à être en symbiose avec le peuple de son temps parce qu’il avait su porter et incarner ses aspirations. Certaines éminentes personnalités qualifiées ont déjà largement écrit sur le président BOGANDA et transcrit son fait politique.

Au moment où je vous interpelle par cette missive, vous êtes certainement au cœur des ripailles et beuveries organisées pour votre gloire et celle de votre clan. J’ose espérer que le menu de ce festin ne sera pas composé de la chair et du sang des nombreux Centrafricains fauchés sous votre règne dans une totale indifférence.

J’aurais aimé que votre « humilité » vous commande d’inviter à ce deuxième festin de la rupture, au moins les 63% des centrafricains qui ont voté pour que vous soyez aujourd’hui à présider aux destinées du Centrafrique. Mais je dois avouer qu’à la vérité il n’en sera rien.

Il n’en sera rien parce que vous n’avez jamais, depuis votre prise de pouvoir agit pour les 63% de ceux des centrafricains qui vous ont fais confiance, encore moins pour ceux qui n’ont pas voté pour vous.

Il n’en sera rien parce que vous n’avez jamais fais preuve d’empathie à l’égard du peuple souverain qui subit, la razzia des envahisseurs, les effets des paupérisations et la pauvreté, les abus de toutes sortes.

Il n’en sera rien parce que votre présidence est la cour exclusive de votre clan, celle de votre club de coquins et de copains. Vous avez réduis les 63% de ceux qui vous ont donné leur vote, à la portion de vos parents et obligés, excluant le reste pour mieux vous servir avec votre clan et vos obligés.

Monsieur le Président,

Que célébrez-vous vraiment aujourd’hui ? Est-il raisonnable de vous livrer à un tel spectacle alors que la terre centrafricaine est chargée de cadavres de vos compatriotes et que les cours d’eau sont imbibés de sang ? Est-il responsable de votre part, de festoyer alors que la majorité de votre pays vous échappe ? Est-il normal pour vous de dépenser autant d’argent public pour votre seul plaisir alors que votre gouvernement vit sous perfusion, qu’il n’est même pas en mesure de procurer, ne serait-ce que des médicaments aux formations sanitaires du pays?

Monsieur le Président,

Votre illustre prédécesseur, le Président BOGANDA présidait par l’exemple. C’est pour arracher ses compatriotes à l’exploitation et la servitude qu’il a créé la SOCCOLELE, une coopérative dans laquelle les centrafricains étaient invités à venir produire pour nourrir les centrafricains.

« Le pire danger qu’il y’a à tromper autrui, c’est qu’on finit par se tromper soi-même. »

Au bout de deux années de magistère, quel exemple les centrafricains doivent-ils retenir de vous ? Ce qui me vient à l’esprit et bon nombre de compatriotes le partageront avec moi, c’est l’image d’un homme qui a trompé et qui continue de tromper son peuple. Toutes les promesses de votre campagne n’ont été que de vains mots. Le compte de la rupture est désespérément vide. Le candidat des pauvres est devenue un président avide de luxe et de lucre, il est le plus grand voyageur devant l’eternel avec les deniers de l’état, il ne s’est contenté que de son propre prestige en augmentant ses fonds spéciaux etc.…

Monsieur le Président, avec un tel bilan qui n’est pas exhaustif, vous avez ressuscité tous les morts politiques des tiroirs de l’obscurantisme centrafricain. Certains, sans fausse modestie et avec un machiavélisme puant, sont allés jusqu’à établir une comparaison du bilan macabre de leur magistère avec le votre, en prétendant que sous le votre, il y’a eu le double de tués. Que votre diplomatie est un véritable naufrage, que votre régime a fini par isoler le pays (sic).

Oui monsieur le Président, c’est sans doute vrai et vos dernières tribulations ne peuvent que le démontrer et le confirmer, mais vous avez en commun avec ces zombies politiques d’avoir du sang sur les mains, le sang des innocentes victimes mortes, violées sans assistance de vos pouvoirs respectifs. Pour vous consoler, je pense que le « radeau de la méduse » sur lequel vous êtes depuis deux ans aujourd’hui a été conçu et utilisé par ceux là même qui trônaient fière en leur temps au pouvoir au Camp de Roux pendant que l’on écorchait des centrafricains, ils vous l’ont légué et vous vous en servez à merveille. Espérons que vous saurez atteindre le rivage ?

Monsieur le Président,

Plus serieusement,

Vous ne pourrez pas continuellement vous défausser et vous dédouaner de vos responsabilités face au chaos qui demeure dans le pays. Au bout de deux années, votre discours de circonstance, comme à l’accoutumé, est une litanie de lieu communs à l’attention des seuls thuriféraires et autres transhumants qui servent à votre cour avec toutes ses lâchetés. La plus grande partie du peuple attend de vous des changements radicaux dans vos actions politiques et publiques. Cette majorité exige de vous des résultats immédiats et palpables, matérialisant ainsi un véritable changement de paradigme dans cette léthargie institutionnalisée qui est votre paravent politique.

Les centrafricains exigent de vous que vous vous muiez en un président de combat contre l’insécurité, contre l’impunité, contre les scandaleux monopoles, contre le tribalisme dévastateur, contre la corruption, contre le népotisme, contre le parti de l’étrangers, etc…

Qu’à l’orée de cette troisième année qui commence, alors que votre mandat s’amenuise inexorablement, que vous remettiez le Centrafricain enfin au cœur de votre action.

Aucun centrafricain patriote ne peut s’honorer d’une présidence hors-sol, dans laquelle plus des ¾ de la population se retrouve en dehors de l’action publique et politique.

Après avoir mangé et bu, ce jour en votre honneur, digérez et redescendez sur terre pour affronter les vrais problèmes du Centrafrique et des Centrafricains.

J’ose croire, Monsieur le Président, que serez sensible au contenu de cette correspondance et que vos actions futures contrediront la conviction que de nombreux centrafricains se sont fait de vos deux années d’échecs à la tête de l’Etat.

 

Un centrafricain Indigné

 

Isidore Dékofio

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : quand l’opposant Dologuélé perturbe la cérémonie du deuxième anniversaire du Président Touadera.

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Centrafrique : quand l’opposant Dologuélé perturbe la cérémonie du deuxième anniversaire du Président Touadera.

 

 

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L’ancien Premier ministre Anicet Georges Dologuélé, opposant déclaré au Président Touadera. Photo archive.

 

 

 

Bangui, le 31 mars 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

30 mars 2016 – 30 mars 2018, voilà déjà deux ans que le Président Touadera vient de passer à la magistrature suprême de l’État. Accompagné d’une grande cérémonie à sa gloire, le deuxième anniversaire du Président des pauvres n’a pas été bien déroulé comme ils prétendaient. En cause, la sortie inopinée et fracassante de l’opposant Anicet Georges Dologuélé signalée dans plusieurs coins de Bangui. Comment ?

 

Si les Banguissois sont étonnés de voir depuis quelques semaines les partisans du Président Faustin Archange Touadera, visiblement excités en bloc, sillonnent les rues de la capitale centrafricaine jour et nuit, avec des queues en trompette, pour tenter de convaincre la population du bilan provisoire de leur champion qu’ils qualifient de positif, ils ne s’attendaient pas surement à voir tout le contraire de ce qu’ils ont fait depuis plusieurs jours,  au moment même de la journée tant attendue de  cet anniversaire.

Bien pensé et bien organisé, l’opposant Anicet Georges Dologuélé, par surprise générale, a pris de court son adversaire politique Faustin Archange Touadera le jour de l’anniversaire de sa deuxième année au pouvoir, en sillonnant lui aussi les rues de Bangui pour expliquer aux Banguissois à son tour pourquoi les deux ans de son adversaire au pouvoir constituent une perte totale pour le pays. Ce qui n’a d’ailleurs pas du goût de ce dernier.

DZD’après l’une de nos équipes qui a pu assister à la scène, tout a commencé dans la matinée du vendredi 30 mars dernier au marché Pétévo, dans le sixième arrondissement de Bangui par une apparition surprise de l’opposant au milieu d’une foule des badauds qu’il transforme en meeting politique improvisé.

Comme si cela ne suffisait pas, l’homme quitte le marché Pétovo pour se retrouver vers quartier combattant dans le huitième arrondissement, toujours dans le marché. Au milieu d’une foule impressionnante, l’opposant Dologuélé parle et parle du bilan du Président Touadera qu’il qualifie d’un échec total.

Tandis qu’à la Présidence de la République, la sortie fracassante de l’ancien premier ministre de Patassé le jour de l’anniversaire politique de son adversaire commence à faire du bruit.

Le Président de la République, touché par la nouvelle, ordonne à son ministre de la sécurité publique de dépêcher des forces de l’ordre sur les traces de son adversaire afin de filtrer ce qui se passe exactement.

Malheureusement pour eux, les forces de l’ordre dépêchées sur place n’ont pas pu arriver à temps pour voir l’opposant Dologuélé sur la scène.

Furieux de la scène, le ministre de l’Intérieur n’a pas pu assister correctement à la cérémonie organisée dans le stade 20 000 places à Bangui.

Entre temps, les Touaderateurs, touchés aussi par la sortie inopinée de Dologuélé, prévoient de le répondre dans les jours à venir. Mais on ignore de quelle manière  vont-ils le répondre.

En tout cas, pour les partisans du Président Touadera la journée du 30 mars 2018 restera à jamais gravée dans leur mémoire.

À malin, malin et demi.

 

 

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE : LE DROIT D’INVENTAIRE D’UN QUINQUENNAT MALADROITEMENT NÉGOCIÉ.

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CENTRAFRIQUE : LE DROIT D’INVENTAIRE D’UN QUINQUENNAT MALADROITEMENT NÉGOCIÉ.

 

Centrafrique.com/19863-2/bernard-selemby-doudou-500×460-9/” rel=”attachment wp-att-19864 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Solomby Doudou, l'auteur de l'article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, le 31 mars 2018.

 

La fin du mois de mars marque le deuxième anniversaire du solennel discours du stade vingt mille places intronisant la notion
de « rupture » dans le vocabulaire politique centrafricain.

 

L’élu de la nation a redonné au peuple meurtri le droit d’espérer et de rêver d’une Centrafrique
meilleure. La classe politique centrafricaine a adhéré au projet même si formellement il n’en existait pas. Le droit d’inventaire suppose l’évaluation
de ce qui a été positif ou négatif au cours d’un exercice.

Il permet également de faire le point des engagements, les avancées des projets, les réformes
ainsi que la réalisation des promesses.

Animé par le souci de vivre en pleine quiétude, le citoyen lambda s’interroge : Peut-on se réjouir du bilan des
deux ans de l’élu de la nation au palais présidentiel ? Qu’en est-il de l’espoir du 30 mars 2016 ? En d’autres termes, qu’est-ce qui a sensiblement changé
en quatre semestres de gouvernance ? Certaines langues averties demandaient qu’on laisse un peu de temps au pouvoir de travailler, cette argumentation
qui cache l’immobilisme, la médiocrité n’est-elle pas désuète à mi-mandat ? La politique de soupçon, la politique de méfiance et de climat conflictuel
avec l’assemblée nationale sont-elles de nature à favoriser la réconciliation nationale et la cohésion sociale ? Que sont devenus les programmes DDRR (Désarmement,
Démobilisation, Réintégration et Rapatriement) et le processus de levée de l’embargo ? Qu’en est-il des déplacés et réfugiés ? La baisse évidente de popularité
du pouvoir chagrine t-elle au moins ceux qui adorent les festins au prix du sang du peuple ? Les nouvelles autorités sont-elles aptes de faire l’état des
lieux de la table ronde de Bruxelles qui a été annoncée en grande pompe ? Quels sont les apports ou les manques à gagner du fiasco de Bruxelles sur l’économie
nationale plus particulièrement sur l’emploi des jeunes ? Les autorités démocratiquement élues ont-elles tiré les leçons des précédents régimes ? Celui
qui jadis s’auto proclamait président des pauvres l’est-il toujours en dépit de ses multiples liens avec les milieux mafieux ? Il est important de rappeler
de façon liminaire qu’au plan politique, on a assisté à l’institutionnalisation de la corruption au plus haut sommet de l’Etat avec un corollaire de signature
officieuse de multiples contrats miniers. D’ailleurs, ce sont ces innombrables contrats miniers qui sont les détonateurs de l’assaut sur le bureau de l’assemblée
nationale avec la bénédiction de la Cour constitutionnelle qui a interprété à leur faveur l’article 60 de la constitution du 30 mars 2016. Ce phénomène
inédit a pour conséquence immédiate la transformation de la représentation du peuple en une chambre d’enregistrement des projets du gouvernement. On relève
également sur le plan politique la mise en place d’une brigade de délinquants politiques qui accuse les personnalités politiques qui ne partagent pas leur
vision de coup d’état sous un regard complice du pouvoir. Sur le plan diplomatique, l’isolement régional et international est patent, chose que le pays
pouvait éviter n’eut été les errements pyramidaux du guide. À cela s’ajoute la délocalisation quasi définitive mais officiellement temporaire du siège
de la CEMAC qui à vue d’œil semble déranger personne si ce n’est des condamnations lapidaires. S’agissant de la justice, les victimes des différentes exactions
ne savent plus à quel saint se vouer. Tous les regards sont braqués sur la Cour pénale spéciale qui impose son rythme car la justice nationale a démissionné.
Le citoyen lambda a peur de sa propre justice car le déni est manifeste d’où le sentiment d’une justice privée. Par ailleurs, on relève entre autres l’intégration
de critères ou de quotas de région dans l’organisation de concours administratif en violation du précieux principe d’égalité des citoyens martelé par le
célèbre arrêt Barel du conseil d’état rendu le 28 mai 1954. Nous faisons abstraction de l’aspect économique car des études ont confirmé que ce domaine
rime avec la sécurité. Il est d’une notoriété inégalable que les nouvelles autorités peinent à circonscrire cette notion de sécurité et laissent la marge
de manœuvres aux groupes armés non conventionnels qui occupent les 3/4 du territoire national. Pour finir, ces deux premières années sont considérées comme
des années pilotes qui vont définir la trajectoire des deux prochaines années puisque la dernière année est une année électorale. Fort de ce qui précède,
nous proposons au pouvoir de faire une purge dans son entourage avec la nomination d’un nouveau premier ministre jeune, dynamique et surtout issu de l’opposition
démocratique. Cette cohabitation apaisera les esprits et relancera le processus du renouveau. Ne pas changer de politique et de méthodes c’est méconnaître
les évolutions sociologiques du pays… mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 30 mars 2018
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections.                                                                                          Tel : 0666830062

 

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE : QUEL ANNIVERSAIRE POUR LES DEUX ANS DE POUVOIR DU PRÉSIDENT FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA ?

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CENTRAFRIQUE : QUEL ANNIVERSAIRE POUR LES DEUX ANS DE POUVOIR DU PRÉSIDENT Faustin-Archange Touadera ?

 

 

 

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Le Président Touadera et Catherine Samba-Panza le 30 mars 2016 à Bangui.

 

 

Bangui, le 30 mars 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

UN PAYS MEURTRI

          Le président de la République a parfaitement le droit de célébrer l’anniversaire de son accession au pouvoir. Nul ne peut le contester. C’est une manière d’associer tous les citoyens à l’évaluation du travail accompli pendant ces deux dernières années.     

          Mais le bilan est mitigé et même franchement difficile à évaluer. Certes, le président Touadera a hérité d’un pays à la renverse dans tous les domaines. Un pays à la souveraineté bafouée. Un pays en guerre, où des Centrafricains égarés sont allés jusqu’à s’associer avec des mercenaires étrangers pour saccager leur propre patrie. Un pays frappé par un embargo inacceptable, imposé par l’ONU, qui l’a transformé en proie idéale pour les bandes armées.

          Remettre le pays en état s’est donc avéré particulièrement difficile. Mais est-ce raisonnable de festoyer aujourd’hui dans une République Centrafricaine à la dérive ?

          Le pays craque de partout. La menace de partition n’a jamais été aussi grande. Depuis la Transition, à part Bangui où règne une illusion de paix, le territoire est à 60% occupé et administré par des ex-Sélékas. Les préfets de la République ne peuvent même pas être installés dans les provinces qui ont été annexées par ces criminels. Ils se retrouvent forcés de rebrousser chemin à cause de ces rebelles, insolents et arrogants. En matière de sécurité, c’est une catastrophe. Une descente aux enfers pour des populations abandonnées et en errance vous confère votre fonction, nous ne pouvons que vous interroger sur les festivités organisées pour cet anniversaire. N’est-il pas légitime que le peuple centrafricain s’inquiète ? On annonce 1 milliard et demi de CFA. La Centrafrique, qui survit grâce à l’aumône internationale, peut-elle se payer le luxe d’une telle dépense ? Ceux qui festoieront n’auront-ils pas l’impression de bambocher sur des ossuaires ? Il n’est pas décent, devant un peuple affamé, en souffrance et martyrisé par des bandes armées, d’organiser des agapes de ce genre.

 

UN AUTRE CHOIX POUR MARQUER CET ANNIVERSAIRE ?

          Il pourrait être judicieux, à l’occasion de cet anniversaire, d’inviter les Centrafricains à une journée de réflexion. Cette commémoration serait alors l’occasion d’une réflexion collective sur l’avenir du pays. Et, plutôt que de dépenser sans compter pour festoyer, on affecterait le milliard et demi de CFA aux urgences. Elles sont, malheureusement, bien nombreuses. Dans les provinces, sous le joug des assaillants, l’insécurité est organisée pour, d’une part, terroriser la population et, d’autre part, intimider et impressionner le pouvoir. Il y a donc fort à faire pour redresser le pays.

          C’est pourquoi l’opportunité et la justesse de ces festivités n’apparaissent pas comme évidentes. Il faudrait juste convier les Centrafricains à une cérémonie des plus sobres et profiter de cet anniversaire pour renforcer la cohésion sociale du pays.

          Monsieur le Président de la République, pourrions-nous respectueusement vous suggérer aussi d’inclure dans cette célébration un juste hommage aux victimes ? Deux cent mille morts environ, en quatre ans de crise et un nombre incalculable d’exilés. Comment les oublier ?  

          Il faudrait peut-être aussi profiter de cette occasion solennelle pour procéder à la nomination d’un gouvernement D’union NATIONALE, avec, si possible, un Premier Ministre issu de l’opposition ou de la société civile. C’est en s’appuyant sur les forces vives de la nation, sur l’intelligence et les ressources de tout un chacun qu’on peut avancer.

          Aujourd’hui, c’est bien la survie de la République Centrafricaine qui est en jeu. Et c’est « tous ensemble », comme le disait Barthélémy Boganda, que les Centrafricains sortiront leur pays des abîmes.

                                                                                                                      JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(7

30 mars 2018)

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

 

Centrafrique : exclusivité, baromètre CNC du gouvernement Sarandji remanié

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Centrafrique : exclusivité, baromètre CNC du gouvernement Sarandji remanié

 

 

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Bangui, le 31 Mars 2017

Par : Corbeau News Centrafrique (CNC) .

 

30 Mars 2016, 31 Mars 2018, voilà aujourd’hui 731 jours que le président Faustin Archange Touadéra tente de diriger, malgré lui, le gouvernement que son ami et directeur de sa compagne Simplice Mathieu Sarandji est a la charge. Un gouvernement pléthorique pour rien et peuplé des personnes sans profil d’un dirigeant. La preuve, rien n’avance. Le bilan même de président Touadera longuement critiqué, est dû aux actions de son gouvernement. 85% du territoire est géré par des groupes armés, les massacres humains et économiques gagnent du terrain.

Ce baromètre de note de l’ensemble des membres du gouvernement ou chacun est noté sur 20, est le résultat tangible d’action ou d’inaction du président Touadera, de son Premier ministre et de ses ministres.

Le sommeil musicalisé du président Touadera est trop profond. Ce baromètre en charge de booster son sommeil profond et chronique, lui permettra de se tenir debout, sur ses quatre pieds, afin de chasser les chauves-souris et autres carnivores qui pullulent le palais de la Renaissance. Sinon, il finira son mandat comme il a commencé, sans projet exécuté.

En exclusive, voici les notes de chaque ministre et du Premier ministre à travers ce baromètre.

 

1- Henri Marie DONDRA, ministre des Finances et du Budget:

Note : 16/20    

Mention : Honorable.

Appréciation CNC : Pragmatisme et actions. Doit continuer dans ce sens. 

Peu bavard mais il lui arrive de s’enflammer si le cas se présente. Visionnaire et stratège, il connait les métiers des finances et économies. Son cheval de bataille, tout faire pour avoir les faveurs des bailleurs de fonds (FMI, Banque Mondiale, BAD …). Ces derniers misent sur sa rigueur et sa vision pour aider la Centrafrique.

Doit rester.

2- Henri Wanzet Linguissara, ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique :

Note : 15/20    

Mention : Très Bien.

 

Gendarme de son état, le ministre Linguissara est la tête de pont du gouvernement. Sa présence inopinée et ses actions multiformes, Bangui la capitale vit dans un semblant de paix retrouvée. Cependant, Bangui n’est pas la Centrafrique. Le redéploiement en nombre, des policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire avec les moyens conséquents, doit rester sa priorité.

Doit continuer.

 

3 – Marie Noëlle KOYARA, ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée.

Note : 14,50/20    

Mention : Très Bien.

Son retour dans la maison de la Défense a été très bien accueilli par les officiers et hommes du rang qui composent les forces armées centrafricaines FACA. Considérée comme la cheville ouvrière du gouvernement, Marie Noëlle sait composer avec son homologue de l’Intérieur pour ramener la paix. Le redéploiement des FACAs à nos frontières doit consituer sa première priorité après le changement du gouvernement.

4 – Flavien Mbata, ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux

 

Note : 13,50/20 

Mention : Assez-Bien.

Appréciation CNC : Doit tripler des efforts pour améliorer son département.

Très peu bavard, le garde des Sceaux Flavien Mbata navigue tant bien que mal comme un bon magistrat qui sait débrouiller. Mais son immixtion dans certains procès torpille dangereusement l’indépendance judiciaire. La justice de deux poids deux mesures poursuit dangereusement son boulevard de liberté. Ce que les Centrafricains dénoncent. Mis à la trouille désormais de certains de ses compatriotes centrafricains co-auteurs et complices de coup d’état déjoué à Malabo, les Centrafricains attendent le voir à l’œuvre.

 

5 –   Félix Moloua, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération

Note : 13/20

Mention : Assez-Bien.

Appréciation CNC : Peut mieux faire mais son profil tribaliste ne le lâche pas.

Maitrisant le Département sur le tas, le géographe Moloua ne veut faire confiance qu’à ses propres parents pour diriger. Ce qui a fortement contribué au départ massif des cadres dudit ministère. En se retrouvant nez au four depuis le dernier premier anniversaire de Table ronde de Bruxelles, son Département ne sait plus comment faire pour transformer les promesses d’aides de Bruxelles en une réalité. Conséquence : Tous les bailleurs de Bruxelles ont fui le pays et zéro franc décaissé depuis novembre 2017.

Sa place n’est pas à la tête de ce Département.

 

6 – Honoré Feizouré, ministre de l’Agriculture et du Développement Rural

Note : 12, 50/20

Mention : Assez bien.

Appréciation CNC : Manque de volonté politique pour réussir.

En voulant se faire cavalier seul, cet agronome de formation se fait isoler des organismes partenaires au développement et ignore tout, de la réalité des cultivateurs. La lettre de mission que le chef du gouvernement lui a adressée lui devient illisible. Détenant un profil qui cadre avec le Département, il doit, dans ce cas, travailler beaucoup, innover et travailler de concert avec certains partenaires qui œuvrent dans ces secteurs pour alléger le calvaire des cultivateurs.

 

07 – Jean Serge BOKASSA: ministre de l’Administration du Territoire. De la Décentralisation et du Développement Local

Note : 12/20 

Mention : Assez-bien

Appréciation CNC : Franchise dans le travail apprécié

Jean Serge BOKASSA qui se retrouve sans escorte policière musclée du fait de découpage de son premier département, était trop nerveux au début avant de comprendre, grâce à la gère des cadres dudit ministère, qu’il est assis sur un Département juteux. Il arrive, non seulement, à calmer les cadres grévistes de son Département mais aussi, à monter au créneau si son autorité est bafouée ou n’est pas consultée. Son administration étant implantée sur l’ensemble du territoire, il doit, de temps en temps, visiter les Communes et les Sous-préfectures pour bien gouverner.

8 – Théodore Jousso, ministre des Transports et de l’Aviation Civile

Note : 11/20 

Mention : Passable.

Appréciation CNC : En baisse.

Dépouillé des Travaux publics, cet ancien cadre de l’ASECNA se retrouve sur un Département qui lui cadre en principe. Mais, son manque de volonté de bien faire, fait de lui un amateur attitré. Durant deux ans à la tête de ce Département, Jousso n’a pas encore mis sur pied sa propre société afin de lui attribuer le marché de fabrication des plaques d’immatriculation et permis de conduire. Conséquence, les immatriculations des véhicules sont ipso facto, y compris les permis de conduire, antidatés et délivrés au plus offrant. Il instaure une anarchie. Il redirige, avec le Premier ministre, dans leurs propres poches, certaines recettes réorientées au profit de l’Etat.

9 – Sylvère Ngarso, ministre de la Promotion de la Jeunesse et des Sports

Note : 11/20 

Mention Juste passable.

Appréciation CNC : Aucun progrès..

Il reste assis sur ses derniers acquis. Sa nonchalance et sa taciturnité sont des causes de son sommeil. Il se laisse faire et détrôné par les caciques du régime en quête de survie budgétaires qui lui reprennent des initiales. Un réveil de sa part s’impose.

 

10 – Côme Hassan, ministre du Commerce et de l’Industrie

Note : 10,50/20   

Mention : Moyen.

Appréciation CNC : Travail en baisse.

Etant témoin de certains détournements par certains ministres et qui sont restés impunis, le Premier industriel-commerçant, COME Hassan, magistrat de son état, s’est lui aussi atterri dans la sauce des fraudeurs en instaurant un centre de paiement de certaines taxes et droits dans son bureau. Trop fantaisiste, il instaure une dictature commerciale à travers des affiches publicitaires fallacieuses et sans application concrète sur le terrain.

11 – Moukadas Noure, ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire, Technique et de l’Alphabétisation :

Note : 10,50/20 

Mention : Moyen.

Appréciation CNC : Inactif.

Moukadas Noure qui n’avait aucun regard sur son ancien grand Département, continue de l’être sur ce Département découpé à sa taille. Il devient inactif en cette période creuse de l’enseignement. Un outsider sérieux.

 

12 – Gaby Franky Leffa, ministre de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Habitat

Note : 10/20

Mention : Moyen.

Appréciation CNC : Travail en baisse.

Apres des sorties médiatiques, Gaby Franky LEFFA ne se fait plus remarquer depuis novembre 2017. En cause, crise d’initiative et esprit de créativité. Ses initiatives sont souvent remises en cause par certains cadres de son Département. Coincé, il ne respire plus bien.

 

13 – Chancel Sekode Ndeugbayi, ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, chargé de la Francophonie et du Protocole d’Etat.

Note : 10 /20.

Mention : Moyen

Appréciation CNC : Peut mieux faire.

Le seul et unique ministre rattaché à un autre ministre, Chancel SEKODE a la volonté de mieux faire. Pour faire ramener à la raison les différents chefs des Institutions du pays en proie à des conflits internes, il a pris le lead et a réussi à faire assoir autour d’une table dénommée « Retraite interinstitutionnelle de haut niveau sur la stabilité des institutions en RCA », ces différents chefs. Reste l’application des différentes recommandations. Peut mieux faire

 

14 – Jean-Louis Opalegna, Ministre de la Fonction Publique

Note : 09,50 /20.

Mention : Insuffisant

Appréciation CNC : Peut mieux faire.

Cet ancien compagnon de Faustin Touadera semble comprendre l’enjeu que regorge son Département. Il pilote depuis sa nomination une intégration de masse dans la fonction publique de l’Etat, il sera jugé à la fin. Petite chance lui reste.

 

15 – Virginie Mbaïkoua, ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale

Note : 09/20 

Mention : Insuffisant.

Appréciation CNC : Ne peut plus rien faire.

Ancienne vedette des déplacés internes à Bangui et à Bangassou, Virginie Baïkoua semble avoir pris de l’âge au gouvernement. En deux ans de service, elle n’en peut plus visiblement. Elle ne vit désormais que de ses relations avec d’autres membres du gouvernement pour avancer. Elle doit prendre congé des autres.

 

16 – Jean Christophe Nguinza, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale.

Note : 08,50/20.

Mention : Insuffisant.

Appréciation CNC : Effort à déployer.

Du ministère des comptes rendus à un ministre qui demande une forte capacité de créativité, Jean Christophe Nguinza, a du mal à poser ses pieds à terre. Il lui faut plusieurs séminaires pour lui faire lire sa lettre de mission. Sinon, dehors.

 

17 – Gisèle PANA, ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant

Note : 08/20.

Mention : Insuffisant.

Appréciation CNC : Doit doubler d’efforts.

 

Inactive depuis le jeu de leur chaise musicale. Doit tripler des efforts et initier des reformes afin de garder sa place, au nom de parité, dans le navire.

 

18 – Charles Armel Doubane, ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger

Note : 07,50/20.

Mention Très insuffisant.

Appréciation CNC : Doit faire des efforts pour soigner l’image de la diplomatie touadera.

Assis sur un fauteuil ministériel au nom de son ethnie, Charles Armel Doubane a du mal à bien faire fonctionner ce Département éparpillé à travers la planète. La nouvelle cartographie de la diplomatie touadera tarde à se mettre en place. Plus grave, tout le corps diplomatique centrafricain devient oisif et ne songe qu’à leur futur avenir de diplomate. Rien ne va plus. Il est temps de mettre fin de son règne axé sur la paresse et oisiveté.

 

19 -Yérima Youssoufa Mandjo, ministre de l’Élevage cl de la Santé Animale.

Note : 06/20

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : N’en peut plus.

Toujours stable dans les actions, Yérima Youssoufa Mandjo cette figure de minorité dans le gouvernement est dépassée par ses propres défauts d’initiative. Ne possédant depuis le début de sa nomination d’aucun plan de relance du secteur d’élevage, il n’en peut désormais plus.

 

20 – Lambert Moukove – Lissane, ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche

Note : 06/20

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Effort à déployer.

Il ne sait quoi faire pour se démarquer car il ne comprend rien de ce que signifie Eaux, Forêts, Chasse.

 

21 – Thierry Kamach, ministre de l’Environnement et du Développement Durable

 

Note : 06 /20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Effort à déployer.

Ce fils d’entrepreneur parachuté à la tête de ce grand Département ne sait vraiment quoi faire. Il s’appuie sur le secrétaire général de son mouvement politique pour diriger le ministère. A changer sa place.

 

22 – Jean-Jacques Sanze, ministre de l’Enseignement Supérieur,

Note : 06 /20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Effort à déployer.

Cet ancien cadre et retraité est placé malgré lui à la tête de ce Département si prestigieux ou il doit affronter des enseignants chercheurs au quotidien pour mieux avancer les secteurs d’activités placés sous son autorité. S’il est bien entouré, il peut mieux faire. Mais helas, son cabinet n’est pas pour cette année 2018. L’homme à suivre.

 

  1. Gontran Djono Ahaba, ministre du Développement de l’Energie et des Ressources Hydrauliques

Note : 06 /20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Effort à déployer.

Plusieurs fois ministres, Gontran DJONO AHABA est apparu comme un ministre sans tête etni queue. Pourtant, il a eu déjà à diriger dans le passé ce Département. N-a-t-il pas les mains libres pour diriger son ministère ? Certainement OUI du moment où il a du mal à mettre son cabinet en place.

24 – Jean-Alexandre Dedet, Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement

Note : 06 /20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Présence non remarquée.

Inactif et invisible. Pourtant, Jean-Alexandre DEDET est sur un micro Département. Un ministère à fondre dans un autre.

 

25Nabla Haroune, ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service Public.

Note : 05 /20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Invisible.

A la tête de ce Département taillé sur mesure afin de satisfaire les intérêts des uns et autres, Nabla HAROUNE doit déployer des efforts pour assoir son ministère inféodé dans plusieurs autres ministères. Un Département pour boire et pour manger.

 

  1. Ginette Amara, ministre de la Recherche Scientifique et de l’innovation Technologique

Note : 04 /20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : Fantôme

Tout comme le ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service Public, le ministre de la Recherche Scientifique et de l’innovation Technologique n’est que fantaisiste. Pour preuve, il lui apparait impossible de monter un organigramme. Même le Premier ministre a du mal à lui fabriquer une lettre de mission. Elle n’est visible que lors des actions protocolaires.

  1. Jacob Mokpem Bionli, ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme

Note : 04 /20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : Buissonniers

Aucune action visible ni présence remarquée. A cela s’ajoute les difficultés pour lui à comprendre la lettre de mission qui lui a laissé son prédécesseur.

 

  1. Eugénie Lucienne Ngbondo, ministre chargé des Relations avec les Institutions de la République

Note : 04 /20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : ministre fantôme

Inactive et travail sans cadre logique.

 

  1. Pierre Somse, ministre de la Santé et de la Population

Note : 04/20

Mention : Nul

Appréciation CNC : Des efforts à faire

Inactif et simple figurant dans le gouvernement depuis sa nomination, Pierre SOMSE doit déployer de sérieux efforts.

 

  1. Simplice Mathieu SARANDJI, Premier ministre, Chef du Gouvernement:

Note : 03,50/20 ;

Mention : Médiocre ++ et aucun travail sérieux

Appréciation CNC : Agitation, insolence, incompétence notoire, gestion scabreuse du gouvernement, pilotage à vue et manque de vision.

Les résultats mitigés et décevants attribués à son patron Faustin Archange Touadera sont dus à son incompétence avérée et inaction palpable. La méfiance de la communauté des bailleurs trouve son début d’explication dans son nom (Sarandji), sa fonction dans la galaxie Touadera, (directeur de compagne), son regard et ses propos outranciers. Son pacte secret avec Touadera de le laisser deux ans à la tête du gouvernement tire à sa fin. Il a temps tant influencé les neurones de Touadera, il est temps qu’il plie bagage, sans chantage aucun et laisser la place à un autre Centrafricain plus aguerri. Bonne sortie.

  1. Ahamed Senoussi, ministre des Travaux Publics et de l’Entretien Routier.

Note : 03 /20.

Mention : Nul

Appréciation CNC :

Ce collégien et secrétaire communal n’a pas la tête et le cou qu’il faut pour supporter le poids d’un tel Département. S’il reste à ce poste, chaque Commune du pays dressera une frontière naturelle (foret, routes impraticable, ponts cassés) avec les autres Communes. On ne doit s’amuser de la sorte.

 

  1. Bertrand Touaboy, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de 1’Artisanat et du Secteur Informel

Note : 03 /20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : Nul et aucune volonté de s’améliorer.

Ministre depuis toujours invisible, incompétent, incontrôlable et incontrôlé.

 

  1. Léopold Mboli Fatrane, ministre des Mines el de la Géologie

Note : 03/20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : Affairisme.

Son passé d’acteur de pornographie, porteur de mallette de diamants font de lui un Centrafricain exclu d’office de la gestion des choses publiques. Le maintenir au gouvernement, c’est hypothéqué l’avenir et l’image des millions de Centrafricains.

 

34 – Ange Maxime Kazagui, ministre de la Communication et des Média

Note : 03/20

Mention : Nul

Appréciation CNC : bavard.

Tout comme son collègue MBOLI FATRANE, Ange Maxime KAZAGUI a un passé lourd des actes dégradants et infamants. Sa présence aux côtés de certains partenaires comme la MINUSCA fait rimer les esprits autour de son comportement d’homme de chambre-bureau. A remettre à sa famille.

 

35- Justin Gourna Nzacko, ministre des Postes et Télécommunications

Note 2,5 /20.

Mention :

Appréciation CNC : Dépassé et ne peut rien faire de mieux.

Cet ancien cadre de la SOCATEL et ministre-coordonnateur du projet CAB fibre optique ne plus désormais exercer comme ministre. Son plan consistant à faire disparaitre la société SOCATEL en lui soutirant plus de 93 174 184 F CFA à la COCATEL contre 46 272 154 F CFA notifiés à lui payer a été mis en exécution. Un cas flagrant de conflit d’intérêt. Qu’il regagne l’Assemblée national.

 

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Centrafrique promesses du Président Touadéra lors de son discours d’investiture le 30 mars 2016

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Centrafrique promesses du Président Touadéra lors de son discours d’investiture le 30 mars 2016

 

 

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Le Président Touadera lors de son investiture en mars 2016.

 

 

 

Bangui, le 31 mars 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

Lors de son investiture en mars 2016, le Président Faustin Archange Touadera, alias la Tortue, dans son discours à la nation,a promis le peuple centrafricain que dans quelques mois après sa prise de fonction , qu’il va trouver en toute urgence des solutions à certains problèmes qui, selon lui, continuent de miner le pays.

Voici en résumé la liste des promesses faites par la Tortue de Damara :

 

  • « La priorité des priorités est la sécurité durable et la défense du territoire national. J’y répondrai avec fermeté. »
  • «  Je procèderai à la refondation de notre armée pour qu’elle devienne véritablement républicaine, pluriethnique, apolitique et professionnelle. »
  • « Une lutte sans merci sera menée contre la fraude, la corruption, les détournements de deniers publics. »
  • « J’instruirai le gouvernement pour qu’il reprenne en main les divers dossiers relatifs à l’augmentation de notre capacité en production de l’électricité pour nous permettre de desservir amplement la ville de Bangui et de ses environs ainsi que les grandes villes des provinces. »
  • « Des efforts particuliers seront déployés pour multiplier les établissements scolaires de divers degrès et étendre notre réseau universitaire. »
  • « Nous allons ouvrir de nouveaux centres de santé et apporter à nos formations hospitalières les équipements qui leur font défaut. »
  • « Nous mettrons en place, dans le cadre de notre système de sécurité sociale, d’un dispositif d’assurance maladie facilitera l’accès aux soins des moins favorisés. »
  • « Le programme d’adduction d’eau qui sera mis en œuvre, la situation, de ce point de vue, devrait s’améliorer considérablement. »
  •  « Je veillerai à l’aboutissement des textes en matière de décentralisation pour permettre la mise en œuvre effective de cette politique afin qu’elle soit une réponse aux sollicitations de certains de nos compatriotes qui pensent que certaines parties du territoire national sont laissées à l’abandon.
  • « L’habitat sera l’une des priorités de notre action. Le programme de construction de plusieurs logements sociaux que j’avais en conception avant les récentes crises sera réactivé »

 

  • « Application des règles de bonne gouvernance, avec une justice impartiale et indépendante. »

Centrafrique : intégration des docteurs vétérinaires dans la fonction publique, le pouvoir de Bangui ferme la porte intentionnellement.

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Centrafrique : intégration des docteurs vétérinaires dans la fonction publique, le pouvoir de Bangui ferme la porte intentionnellement.

 

 

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Bangui, le 30 mars 2018.

Par : CNC.

 

Formés en majorité à Dakar au Sénégal, notamment à l’École Inter États des Sciences et Médecines vétérinaires (EISMV), les docteurs vétérinaires, notamment ceux en instance d’intégration dans la fonction publique centrafricaine ou en fin d’étude, sont désormais condamnés à supporter les caprices des autorités de leur pays. Volontairement ou non, la porte de la fonction publique semble être fermée pour longtemps à ces diplômés, pourtant recherchés dans le pays. Que s’est-il passé ?

 

Les faits :

Selon des informations concordantes recoupées, tout a commencé en mars 2013 par la prise du pouvoir de l’ex-coalition de la Séléka, suivie de la guerre civile qui a totalement secoué le pays.

Pour les étudiants centrafricains à l’étranger, en particulier ceux de l’École Inter États des Sciences et Médecine vétérinaire (EISMV) de Dakar, cette prestigieuse institution ayant pour vocation de former des Docteurs vétérinaires issus des sous-régions d’Afrique de l’Ouest , du Centre et même de l’Est, commence alors une période d’extrêmes difficultés.

Depuis, ces étudiants sont laissés à eux même dans des conditions inacceptables. En 2015, la Direction de l’école leur interdisait l’inscription et l’accès à tout document administratif faute de non-versement par leur État de sa contribution pour le bon fonctionnement des activités de l’école depuis des années. De ce fait, les Étudiants centrafricains en fin de cursus en 2014 par exemple, n’ont finalement pu soutenir leur thèse qu’en 2016, 2017 suites à un allègement des mesures prisent à leur égard par la direction de l’école. Ces étudiants perdaient au passage deux à trois ans de leur vie.

Depuis le début des problèmes, toutes les couches de l’administration centrafricaine ont été saisies.

Malheureusement aucun effort n’a été consenti pour les résoudre. Ainsi donc, tout le monde est au courant que les vétérinaires diplômés de l’EISMV  pendant ces trois dernières années (au nombre de quatre) ne peuvent entrer en possession de leur diplôme. Malheureusement, en cette période d’intégration à la fonction publique, les autorités refusent de prendre leur dossier d’intégration sous prétexte que n’y figure pas leur diplôme.

« Nous voulons savoir si nous devons encore perdre des années de nos vies parce que l’État ne travaille pas. », a expliqué à CNC le docteur Édouard Désiré KAIMBA, l’un des docteurs vétérinaires en instance d’intégration contactés au téléphone .

Bizarrement, l’État peut entrer en possession de la liste effective des individus ayant fréquenté et fréquentant encore l’EISMV de Dakar si elle le désire.

Ne serait-ce pas là un signe de mauvaise foi que de les laisser encore à leur sort ces dignes enfants du pays qui malgré les difficultés ont relevé le défi de finir leurs études et qui ne demandent à présent qu’à travailler pour le redressement de leur pays?

Où est donc passée la politique du développement agricole tant prônée par l’État si ceux qui doivent travailler sur le sujet ne sont pas recrutés?

Voici autant de questions auxquelles les diplômés vétérinaires de Dakar aimeraient avoir des éclaircissements.

 

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Centrafrique : lettre ouverte de Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG, Leader de la Société civile à Faustin-Archange TOUADERA, Président de la République.

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Centrafrique : lettre ouverte de Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG, Leader de la Société civile à Faustin-Archange Touadera, Président de la République.

 

 

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Objet : Le pouvoir transforme l’Homme : du candidat des pauvres au président d’un système machiavélique.

 

Cher compatriote Monsieur le Président,

J’enclenche cette lettre ouverte par la citation suivante : « vaut mieux prendre son courage pour écrire l’histoire que de laisser l’histoire s’écrire par des prédateurs et par des esprits machiavéliques ». A l’occasion de la célébration de votre deuxième année au pouvoir, le bon sens qui est la raison m’interpelle en ma qualité de leader de la société civile de prendre ma plume combattante afin de défendre le peuple centrafricain, première victime de votre tromperie politicienne.

Cher compatriote Monsieur le président,

Permettez-moi de vous dire que la vérité est une arme rationnelle qui concourt à la consolidation des institutions fortes, en revanche, l’instrumentation d’un peuple à des fins politiques détruit généralement l’Homme pouvoiriste. En guise de rappel, je me souviendrai toujours de votre slogan magique pendant les élections présidentielles de 2016 je cite « je suis le candidat des pauvres et le candidat de la rupture  ». Depuis votre accession à la magistrature suprême de l’Etat, l’actualité brulante et saisissante, fait état des lieux que votre système managérial et politique est aujourd’hui responsable du désastre que ne cesse de vivre le peuple centrafricain au quotidien.

Raison pour laquelle, d’une part :

Lorsque je pense aux carnages, aux femmes violées, les veuves, les enfants soldats, les orphelins, à la misère sociale, le chômage, le défaut des systèmes sanitaires, l’éducation paralysée, et d’autre part aux textes constitutionnels délibérément bafoués, la politique de la terre brulée, à l’injustice. Votre système machiavélique et politique se permet d’ironiser sur le sort du peuple souverain. Au regard de cette attitude insidieuse, je m’interroge s’il ya un revirement spectaculaire du paradigme et que le pouvoir transforme véritablement l’homme ? Mais soyez rassuré, hier je disais à vos prédécesseurs que le climat politique est en pleine décomposition par le fait de leur amateurisme, de leur népotisme, de leur clientélisme, de leur régionalisme, de leur exclusion, de leur mauvaise gouvernance finalement la trajectoire historique et politique de notre pays a donné raison à l’ensemble de mes déclarations préventives.

Certainement par peur de mettre terme à votre propre système conventionnel et destructif, voilà que notre beau pays la République centrafricaine endosse les conséquences désastreuses de votre gestion opaque. Pour finir, je martèlerai au lieu de célébrer la deuxième année de votre philosophie « de tromperie politicienne », je préfère personnellement de rendre un vibrant hommage à nos martyrs !

Alors en ce jour qui marque la célébration de votre deuxième année au pouvoir, je vous souhaite d’écrire dans votre agenda que « le leadership ne se décrète pas, mais c’est un pouvoir naturel qui fait parti de l’ADN de l’Homme ».

Recevez Monsieur le président, l’expression de mes salutations patriotiques.

Fait à Toulouse 30 mars 2018

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Leader de la Société civile.

Centrafrique : vive tension au sein de l’hôpital communautaire, les parents d’une victime créent la panique.

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Centrafrique : vive tension au sein de l’hôpital communautaire, les parents d’une victime créent la panique.

 

 

 

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Une ambulance à la sortie de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

 

Bangui, le 30 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Après la mort  tout à coup d’un malade ce jeudi 29 mars suite à une probable erreur médicale aggravée, les parents de la victime, en colère, se sont rendus sur place à l’hôpital communautaire pour régler le compte du personnel incriminé.

 

Selon nos informations, les faits se sont déroulés ce jeudi 29 mars vers 20 heures de Bangui,  quand un homme, âgé d’environ 41 ans  dénommés Gbokou Natanael et qui réside le quartier Miskine, s’est rendu  à l’hôpital communautaire après avoir senti un léger malaise plutôt dans la journée.

En arrivant sur place vers 18 heures locales, il a trouvé un infirmier stagiaire en permanence qui lui a prescrit une liste des médicaments à payer.

Dans la foulée, monsieur Gbokou a pu fournir tout ce dont l’infirmier lui aurait demandé.

Malheureusement pour monsieur Gbokou, au moment de l’injection préparée par le stagiaire, il y’aurait une erreur de la dose, selon l’affirmation du stagiaire lui-même, et l’homme a perdu connaissance et il est mort sur-le-champ.

Informés de la mort de leur fils, les parents de la victime se sont d’abord doutés de la nouvelle avant de se rendre sur place pour la confirmer.

Sous le choc, un groupe des jeunes du quartier Miskine, appuyés par les parents de la victime, se sont regroupés au sein de l’hôpital communautaire vers 20 heures pour en finir avec le stagiaire incriminé.

Appelées en urgence, les forces de l’ordre se sont rendues sur place pour tenter de calmer la situation très embarrassante pour le Directeur de cette institution.

Pour l’heure, le stagiaire est maintenu à la gendarmerie pour nécessité d’enquête.

Cependant, des interrogations demeurent vives quant à la responsabilité pénale ou civile de cet acte criminel malheureusement très fréquent dans les hôpitaux de la capitale centrafricaine Bangui.

D’après un patient qu’on a pu contacter sur place, le problème des stagiaires ne date pas aujourd’hui. D’ailleurs, chaque soir dans tous les hôpitaux du pays, on n’y trouve que ces derniers en poste, que ça soit en urgence ou dans d’autres unités de soins, et les victimes, on les compte par dizaine chaque semaine, conclut-il à CNC.

Entre temps, les parents de monsieur Gbokou Natanael, qui laisse derrière lui une femme et 5 enfans, envisagent de déposer une plainte à la justice pour “erreur médicale” aggravée.

Alors, contre qui vont-ils déposer cette plainte ? Contre l’État, l’hôpital ou contre le stagiaire ?

Affaire à suivre…

 

 

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Centrafrique : quand l’opposant Maître Mboli-Goumba saigne le bilan de l’an 2 de Touadera.

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Centrafrique : Quand l’opposant Me Mboli-Goumba saigne le bilan de l’an 2 de Touadera

 

 

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Bangui, le 29 mars 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Ce mercredi 28 mars 2018, alors que les manifestations se multiplient pour commémorer l’An 2 du Président de la République, voilà qu’au siège de son parti, le PATRIE, Me Crépin Mboli-Goumba, pugnace opposant de son état, a animé une conférence de presse au centre de laquelle, le « triste bilan » de cette deuxième année de gouvernance de Touadera.

 

Le bilan établi par l’opposant est sans complaisance ! Tout a commencé par un rappel du bon départ de Touadera, en tant que président élu de la République centrafricaine, investi le 30 mars 2016 : « Il y a deux ans, le président Faustin Archange Touadera a été investi à la magistrature suprême de l’Etat. Le peuple centrafricain et le monde entier avec lui, à l’unisson et légitimement célébrait ce passage de témoin pacifique entre Catherine Samba Panza et le nouveau président, ceci pour un bail de cinq ans », avait d’abord reconnu, Me Mboli-Goumba qui poursuit que « tous les espoirs étaient permis », du moins à ce niveau.

Dans son explication, l’opposant relève qu’ « on se disait qu’on allait enfin s’atteler à la construction d’une grande nation solidaire où chaque centrafricain vivrait en liberté et ne serait pas jugé en fonction de sa région d’origine. Tous les espoirs étaient permis parce que le président élu bénéficiait de l’adhésion de la quasi-totalité des centrafricains, à travers ses différentes composantes et surtout parce que le nouveau locataire du palais de la Renaissance n’avait à la bouche que des mots de réconciliation nationale, de sécurité et de la rupture ». En plus de ces aspects, il y a avait cette « formule d’union sacrée » voulue et obtenue par le président FAT.

Le mot de transition entre cette première réalité et la vraie réalité de Touadera en deux ans aura été le « Hélas ! » que prononçait Me Mboli-Goumba qui démontre que « dès le lendemain de cette mandature, des nuages annonciateurs d’orages obscurcirent le ciel bleu azur ». En effet, selon le conférencier, « les toutes premières nominations, on s’en souvient, indiquèrent que la mandature serait marquée du seau du sectarisme, de la médiocrité et de la faillite morale ». Et d’expliquer que « ‘’Sectarisme’’ parce que très vite, la région et les liens familiaux devinrent le critère le plus important de la promotion dans l’administration et dans les sociétés d’Etat ; ‘’médiocrité’’ parce que dans une incroyable et surprenante intelligence surtout venue d’un intellectuel, le professeur de Mathématiques ne s’entourait que des gens ayant démontré leur incompétence ; ‘’morale’’ enfin, parce que la promotion d’escrocs dans l’entourage présidentiel ouvrit la voie à tous les excès, la course à l’enrichissement illicite. Depuis, le président Touadera s’est malheureusement enfoncé dans la nuit noire, sans boussole, comme si il était attiré par les ténèbres ».

De l’avis de Me Mboli-Goumba, le constat premier qui se dégage du fameux l’an 2 de Touadera, c’est que les Centrafricains ont en face d’eux, « un immense champ de ruine des illusions perdues où gisent des cadavres comme jamais auparavant et aussi où vivent des réfugiés, des déplacés internes, ainsi que des compatriotes ayant perdu toute leur dignité, car vivant désormais dans l’insécurité alimentaire et comptant sur l’aumône de la communauté internationale ».

En chiffre et notamment sur ce volet précis, il faut compter aujourd’hui 688 700 personnes déplacées ; 518 196 réfugiés et quelques 2 millions de Centrafricains touchés par l’insécurité alimentaire, soit environ 50% de la population. A cela, faut-il ajouter qu’un peu plus de 80% du territoire national est sous la coupe des groupes armés. Ce tableau rappelle à Me Mboli-Goumba que « le triste record de 3000 morts que détenait le régime transitoire de la séléka a été multiplié par deux sous le régime issu des urnes du président Touadera pour atteindre plus de 7000 assassinés parmi nos compatriotes ».

Ce n’est que le bout de l’iceberg, puisque toujours selon Me Mboli-Goumba, « au plan diplomatique, notre pays, la République centrafricaine est comme un canard sans tête, avec un président qui fait l’impasse sur le Ministère des Affaires étrangères, et méconnait les uses diplomatiques ou tout simplement les règles du monde moderne tel qu’il fonctionne et, ce faisant, humilie notre peuple ». C’est en cela qu’en réponse à la question d’un journaliste de la presse écrite privée, Me Mboli-Goumba relève qu’il n’a pas régi pour être copté au sein d’un « gouvernement inexistant », car même en tant que Ministre des Affaires étrangères, il aurait démissionné immédiatement le lendemain de la visite du Président Touadera en Arabie Saoudite, lorsque le Ministres des AE n’était même pas informé de la mission. Voilà qui cause, selon le président du PATRIE, « un isolement sans précédent sur la scènes sous-régionale et internationale ». L’opposant renforce ce dernier argument avec le « transfert temporairement définitif ou définitivement temporaire du siège de la CEMAC à Malabo, la perte de la Présidence et de la Vice-présidence de la BDEAC. A cette déchéance vient s’ajouter, de l’avis de Me Mboli-Goumba, « le règne de la terreur » qui se matérialise parle traque des opposants tant sur le plan politique, économique et social.

Me Mboli-Goumba a trouvé non exhaustive la liste qui devrait être établie des échecs de Touadera, mais ajoute l’aspect judiciaire : « la justice n’aura aussi été manipulée, instrumentalisée et mise au service d’un clan sous aucun régime », dénonce l’opposant.

Et de conclure, « deux ans après, c’est donc l’état de la Nation que nous découvrons ici, une nation déchirée, mal gouvernée, livrée aux pillards et aux pilleurs, isolée comme jamais auparavant à la justice mise au pas et non rendue au nom du peuple, mais d’un clan prédateur ; une nation exsangue, défigurée par l’occupation de son territoire et l’asservissement de sa population ; un leadership inexistant ; une appétence sans pareil des membres du clan au délice du pouvoir sans préoccuper jamais du résultat ».

A suivre…

Centrafrique : intégration dans la fonction publique, les auxiliaires de la police nationale menacent de rentrer en grève.

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Centrafrique : intégration dans la fonction publique, les auxiliaires de la police nationale menacent de rentrer en grève.

 

 

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Patrouille de la police nationale à Bangui. Copyrightautremedia.

 

 

 

Bangui, le 29 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Réçus en audience le lundi 26 mars dernier par le ministre de la Sécurité publique, les cinq représentants des policiers auxiliaires, après consultation de leur base, rejettent en bloc la proposition de leur chef et maintiennent leur menace de rentrer en grève illimitée contre leur non-intégration dans la fonction publique centrafricaine.

 

Habitués aux arguments quasi mécaniques des différents ministres de l’Intérieur du gouvernement successif depuis 2003, les auxiliaires de la police nationale, pourtant ils constituent une force d’appui non négligeable pour la police nationale en Centrafrique, ne peuvent plus supporter l’état dans lequel ils sont actuellement embourbés, et ils comptent le faire savoir pour la énième fois par une décision, quasi unanime de la base, de rentrer en grève illimitée si rien n’a été fait d’ici là.

Mis au parfum de la situation, le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, a rencontré le lundi dernier les cinq représentants de ces policiers auxiliaires, mais les choses semblent être compliquées pour le ministre de résoudre cette situation par une simple décision unilatérale.

Contacté par CNC, l’un des policiers auxiliaires nous a confirmé que c’est depuis 2003 qu’il travaille comme auxiliaire de la police nationale, et ils sont nombreux dans cette situation alarmante.

Rappelons qu’environ 800 policiers auxiliaires travaillent à ce jour dans les différents services de la police centrafricaine.

Dans les 8 arrondissements que compte la capitale centrafricaine, on y trouve plus des auxiliaires que des vrais policiers à – proprement parler. Les mêmes cas se répètent à la FICU, dans les 6 postes de police de l’OCRB de Bangui et la CNS…

Cependant, ce qui est étrange dans toute cette situation, les autorités du pays continuent de recruter des agents de la police sans même se soucier de ces auxiliaires sous leurs pieds depuis plus de 14 ans.

Selon une source proche de la sécurité publique, plusieurs dizaines des auxiliaires ont été blessés ou tués dans les 5 dernières années dans le pays dans l’exercice de leur fonction, sans compter les autres qui se sont séparés de leurs familles à cause du manque de liquidité ou d’un salaire fixe pour les nourrir.

En 2003 après la prise du pouvoir du général François Bozizé, une centaine des jeunes ont été recrutés comme auxiliaires de police pour appuyer les forces de l’ordre en sous effectif à cette époque. Avec une promesse d’intégration à la clef, ces jeunes travaillent sans relâche plus que certains policiers qu’on a vus dans le pays. Malheureusement, cela perdure 10 ans après, et beaucoup d’entre eux ne sont pas intégrés dans la fonction publique.

La grève, prevue après l’anniversaire du pouvoir du Président Touadera, risquerait de fragiliser totalement l’appareil sécuritaire du pays.

Dossier à suivre.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : insécurité généralisée à mi-mandat, focus sur la situation à Bocaranga.

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Centrafrique : insécurité généralisée à mi-mandat, focus sur la situation à Bocaranga.

 

 

 

 

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Les rebelles du 3R en bérets rouges à Bocaranga. CNC.

 

 

Bangui, le 29 mars 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

Dernièrement, les localités de Séko (Ouaka), Nanga Boguila (Ouham), Alindao (Basse-Kotto), Kaga Bandoro (Nana-Grébizi) ont été touchées par des excès de violence tandis que le pouvoir fête en grande pompe les deux ans de l’accession au pouvoir de Faustin-Archange Touadéra. Le gouvernement en place n’a d’ailleurs même pas pris le temps de dénoncer cette situation bien trop occupé à communiquer sur la soit-disant qualité du bilan de ces deux ans au pouvoir. Dans la plupart des préfectures, le constant est pourtant accablant : une situation d’insécurité chronique s’enracine sur fond de renforcement des groupes armés et gangrène désormais la quasi totalité du pays…

 

Dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, c’est surtout le groupe armé 3R de Sidiki qui oppresse les populations civiles locales. L’équilibre est d’ailleurs très précaire sur le terrain entre ce groupe armé 3R et les éléments anti-balakas tandis que le contingent de la Minusca est plus spectateur qu’acteur de son mandat de maintien de la paix. La présence d’éléments armés 3R est signalée tous les jours dans la ville de Bocaranga alors que les pancartes positionnées partout dans la ville signalent pourtant que Bocaranga est une « ville sans arme » … Les éléments antibalaka qui pour la plupart ont déjà déposé les armes menacent de les reprendre devant cette situation qu’ils n’acceptent plus. Récemment chassés de la commune frontalière de Bang où le groupe avait instauré ses propres services des douanes, les 3R ont en plus érigé des barrières illégales sur les trois grands axes routiers qui mènent à Bocaranga (Bocaranga-Bozoum, Bocaranga-Bouar, Bocaranga-Bang). Certains éléments de la gendarmerie de Bocaranga travaillent même de connivence avec les 3R et la population locale parle d’« actes de banditisme » concernant ces pratiques en vigueur dans leur localité. Le commandant adjoint chef de brigade de la gendarmerie de Bocaranga Hervé SILAI est régulièrement cité dans ce trafic avec les 3R et autres exactions par la population qui demande son départ immédiat. Cette situation commence à devenir explosive et il est urgent que la Minusca, le Ministre de la Sécurité publique et le DG de la gendarmerie se saisissent vigoureusement de cette affaire pour mettre fin à ces trafics qui compromettent sérieusement le retour à la paix dans cette localité.

 

Note: il faut distinguer sur les photos en bêrets rouges les éléments 3R à Bocaranga.

 

ISRAEL-AFRIQUE : LES IGNOMINIES DE BENYAMIN NETANYAHU, PREMIER MINISTRE ISRAÉLIEN, A PROPOS DES MIGRANTS AFRICAINS

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ISRAEL-AFRIQUE : LES IGNOMINIES DE BENYAMIN NETANYAHU, PREMIER MINISTRE ISRAÉLIEN, A PROPOS DES MIGRANTS AFRICAINS

 

 

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Le premier ministre israelien Bejamin Metanyahu parlant à une réunion de Likud. Photo AFP

 

 

 

 

 

Bangui, le 29 mars 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

« Ils sont pires que les djihadistes. »

 

[one_third last=”no”]…[/one_third]UN RACISME ANTI-AFRICAINS ORDINAIRE

20 mars 2018 : lors de linauguration dune clôture électrique visant à protéger les frontières de son pays contre les migrants africains, le Premier ministre israélien éructe, dans une indifférence quasi générale, des apostrophes indécentes à l’encontre des migrants africains : « sans cette barrière, nous serions confrontés à de graves attaques terroristes venues du Sinaï et pire, à une arrivée massive de migrants africains. » 

          Quelle dérive vers le pire des racismes de la part dune personne qui a eu à souffrir de la barbarie nazie ! Quelle insulte à la mémoire de tous ceux qui ont été envoyés dans des camps de concentration !

          Décidément, le Premier ministre israélien est incorrigible. Ce nest pas sa première sortie, la haine à la bouche, contre les migrants africains. Il ny a pas si longtemps, l’extrême-droite israélienne a envahi les rues de Tel Aviv en excitant ses partisans et en déversant partout des propos xénophobes. Régulièrement, les migrants africains sont violemment pris à partie et accusés d’envahir Israël pour contaminer sa population avec un sang impure. Le médecin qui laffirme semble obéir à une recommandation du ministre de la Santé. Les migrants sont parqués dans des camps. Ou alors, ils subissent les crachats et les insultes dans la rue.  

          Si le Premier ministre actuel peut être qualifié de raciste et de xénophobe, lancienne Première ministre, Golda Meir, doit se retourner dans sa tombe. Elle qui prônait « une solide coopération avec lAfrique » n’avait pas hésité, lors dun voyage sur le continent, à proclamer : « Les Noirs et les Juifs ont été deux peuples persécutés. Pour les juifs, par l’holocauste ; pour les Noirs, par l’esclavage… » Au cours des années 60, elle navait pas cessé de militer pour que lAfrique et Israël coopèrent. Elle avait accordé des bourses à des jeunes Africains afin quils aillent dans les kibboutz pour sinitier aux techniques agricoles. Inversement, beaucoup de jeunes Israéliens avaient été envoyés dans plusieurs Etats africains fraîchement indépendants pour leur prêter assistance et les aider à rationaliser leur agriculture.

          Aujourdhui, les dirigeants de l’État hébreux courtisent assidûment leurs homologues africains pour établir des relations diplomatiques entre leurs pays. Des militaires israéliens conseillent la garde prétorienne de certains Etats africains. Des immigrés israéliens sont nombreux à vivre en Afrique noire sans être inquiétés. Ils participent à l’économie tout en faisant des affaires juteuses.

          C’est depuis l’avènement du Premier ministre Benyamin Netanyahu, quune extrême-droite minoritaire, traditionaliste, xénophobe et raciste gangrène le pays de Ben Gourion. Avec sa politique agressive et provocatrice, Netanyahu est en train de mettre son peuple en danger. En fait, beaucoup dIsraéliens sont des femmes et des hommes de paix. Ils manifestent souvent contre les persécutons des migrants africains et condamnent les éructations xénophobes de leur Premier ministre. On pourrait presque dire quil ne mérite pas son peuple.

          Les Falashas, juifs noirs d’Éthiopie, subissent, eux aussi, un racisme quotidien. Ils sont discriminés dans le pays à cause de leur peau noire. En cultivant la peur de lArabe et de lAfricain, Benyamin Netanyahu est en train disoler Israël. Survivants de la barbarie racialiste nazie, les juifs devraient être à la tête du combat contre toutes les formes de racisme et de discrimination.

« Les migrants africains sont pires que les djihadistes » : la phrase de Netanyahu rappelle furieusement l’injure lancé par Trump : « L’Afrique, pays de merde !» Il nest donc pas surprenant quils sentendent comme « cul et chemise ».  

          Notons quune fois de plus, devant ces propos scandaleux, lUnion Africaine na pas réagi. Comme dhabitude.

                                                                                  

 JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(28 mars 2018)

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

Centrafrique : invitation du camarade Martin Ziguélé au Niger, le MLPC communique.

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Centrafrique : invitation du camarade Martin Ziguélé au Niger, le MLPC communique.

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

A l’invitation de notre Parti frère le Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS), le Camarade Martin ZIGUELE, Président du Parti, a séjourné à Niamey(Niger) du 23 au 27 mars 2018 afin de prendre part au 7ème Congrès ordinaire du PNDS tenu les 24 et 25 mars au Stade du 29 juillet à Niamey.

A l’issue de deux jours de travaux, les congressistes ont procédé au renouvellement de la direction politique du PNDS. A cette occasion le Camarade BAZOUM Mohamed a été reconduit à la tête du Parti et du Comité Exécutif National (Bureau Politique) à l’unanimité des congressistes. Ensuite, le Camarade BAZOUM Mohamed, investi dans ses nouvelles fonctions, a proposé au Congrès le Présidium de l’Exécutif National (Bureau Politique), qui a été approuvé à l’unanimité.

Les Camarades FOUMAKOYE Gado et MASSOUDOU Hassoumi deviennent respectivement Vice-président et Secrétaire Général du Parti.

Dans un message délivré aux congressistes au nom du Bureau Politique du MLPC, le Camarade Martin ZIGUELE a salué les camarades du PNDS et les a exhortés à rester unis et fidèles, dans le respect de leur propre devise “Solidarité-Démocratie-Travail” afin que le PNDS engrange d’autres victoires et continue à faire la fierté des progressistes, socialistes et socio-démocrates africains.

 

Il est à noter qu’aux côtés du MLPC, plusieurs partis membres du Comité Afrique de l’Internationale Socialiste, sous la conduite de notre Président Emmanuel GOLOU, ont délivré leurs messages et participé au 7ème Congrès ordinaire du PNDS.

 

 

Bordeaux, le 28 mars 2018

 

Le Porte-Parole du Parti

Aimé Dounda

 

Centrafrique : coulisse de la CEMAC, violente dispute entre le ministre centrafricain des Finances Henri Marie Dondra et le Président de la commission de la CEMAC à Yaoundé.

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Centrafrique : coulisse de la CEMAC, violente dispute entre le ministre centrafricain des Finances Henri Marie Dondra et le Président de la commission de la CEMAC à Yaoundé.

 

 

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Conférence UMAC du 27 mars 2018 à Yaoundé au Cameroun. Photo : CNC.

 

 

 

 

Bangui, le 28 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

L‘union monétaire du 27 mars 2018 à Yaoundé, le ministre des finances centrafricain Henri-Marie Dondra accuse ouvertement monsieur Daniel ona ondé, Président de la commission d’avoir trompé le Président tchadien Idriss Deby sur l’épineux dossier de la délocalisation du siège de la CEMAC sur Malabo en Guinée équatoriale. Que s’est – il passé exactement au comité ministériel de l’UMAC ce mardi ?

Selon de source autorisée proche de la CEMAC (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale ), le ministre des Finances et du Budget de la République centrafricaine et le président de la commission de la CEMAC se sont violemment affrontés verbalement sur l’épineuse question de la délocalisation du siège à Malabo.

D’après les informations recueillies par CNC, après présentation d’un acte additionnel signé par le président tchadien IDRISS DEBY concernant la COSUMAF un autre organe de la CEMAC, le comité ministériel aurait relevé une disposition qui ne cadre pas avec les pratiques de la Cemac sur la procédure en matière de contribution des états. Le texte additionnel instaurerait pour la Cosumaf, un débit automatique des comptes des trésors au niveau de la banque centrale. Le ministre des finances centrafricain aurait saisi cette occasion pour reprocher au président de la Commission de la CEMAC de ne pas respecter les procédures en saisissant directement le président de la conférence des chefs d’État notamment le président tchadien sans recueillir l’avis des comités ministériels et des techniciens.il a accusé le président de la commission d’avoir trompé le président tchadien en lui apportant des informations erronées sur l’insécurité à Bangui

Le président DEBY aurait signé malgré lui la délocalisation momentanée du siège de la CEMAC.

« Le président de la commission n’a qu’à démissionné s’il ne veut pas venir travailler à Bangui un autre gabonais peut occuper le poste », aurait ajouté le ministre centrafricain.

Piqué au vif le président de la commission Daniel ona ondé accuserait les autorités centrafricaines  d’instrumentaliser l’opinion centrafricaine, via les médias, contre lui et qu’il se sentirait en danger à cause de ce problème de siège. N’eut été l’intervention du président de l UMAC. Le ministre des Finances du Gabon Regis immongault, les deux personnalités ne voulaient pas en démordre. Notons qu’à ce jour les autorités centrafricaines n’ont pas encore été saisies officiellement par le président de la commission de cette décision de délocalisation.

Affaire à suivre…

 

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CENTRAFRIQUE : MASSACRES A SEKO, PRÊT DE BAMBARI ET A BANGASSOU

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CENTRAFRIQUE :  MASSACRES A SEKO, PRÊT DE BAMBARI ET A BANGASSOU

 

 

                                                                                  

                                                            

 

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Bangui, le 28 mars 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

L’INDICIBLE  BARBARIE INTERMINABLE DES  EX-SELEKAS

L’HORREUR   AU  QUOTIDIEN

Les jours macabres se suivent et se ressemblent. Dans  un entretien réalisé par Hélène Destombes (Cité du Vatican), rapporté par Afrique News Infos, avec le Père  Gbagoua vicaire général de Bambari. On est suffoqué par les supplices des  populations et l’assassinat  d’un Prêtre et d’un Imam, abattus à  bout portant. Ces insupportables horreurs se sont déroulées à  Seko à une soixantaine de kilomètres environ de Bambari. (Sud). Ce sont les ex-Sélékas de l’Union pour la Paix en Centrafrique (l’UPC) qui se sont livré  à des représailles aveugles sur des civils. Après des affrontements avec les Antibalakas. Des dizaines de civils innocents ont été massacrés. Par les mercenaires du sanguinaire Ali Darass chef d’Union Pour la Paix en Centrafrique (UPC)… Ce Nigérien, ex –Séléka à la solde de Djotodia, qui règne sur la Kotto, la Basse-Kotto et le Mbomou. Il ne parle ni le français ni le Sango ? Ces massacres sont des exécutions sommaires. Des crimes de guerre et contre l’humanité. Ce scénario sinistre se déroule, dans une indifférence générale insupportable, des Médias occidentaux qui préfèrent évoquer quotidiennement, les guerres  au Proche et au Moyen-Orient… Pas moins de vingt morts par jour. En Centrafrique, pays martyre, les viols des femmes et d’adolescentes par les ex-Sélékas et quelques éléments dépravés de la soldatesque internationale sont monnaies courantes.

 

QUE FONT LES AUTORITÉS CENTRAFRICAINES, LA Minusca ET LES FORCES INTERNATIONALES ?

Ce ne sont pas les condamnations de la MNUSCA et le silence assourdissant et insupportable du Gouvernement qui désarmeront les bandes armées. Mais un engagement déterminé sur le terrain pour venir à bout des terroristes. Le Gouvernement doit communiquer à propos de la lutte contre les envahisseurs. Le silence du pouvoir sur les  derniers massacres  est inadmissible. Les Centrafricains n’en peuvent plus de pleurer leurs morts. Ils n’en peuvent plus de se sentir abandonné par leurs gouvernants qui donnent l’impression de regarder ailleurs pendant que la maison Centrafrique brûle.  Il faudra interpeller la MINUSCA les Forces internationales et les gouvernants sur leur incapacité à désarmer les rebelles  et  protéger les Centrafricains.  Il est insupportable de constater que les politiciens centrafricains ont disparus de la scène, alors qu’ils étaient si nombreux à postuler à la Présidence de la République.  Il est tout autant insupportable de constater l’incapacité  de l’armada internationale. Malgré  l’arrivée des armes et des soldats russes. Malgré la si longue présence de la Minusca qui devrait, aider le Gouvernement  à désarmer les rebelles et protéger les populations. L’arrogance et la cruauté des ex-Sélékas est sans limite. La République Centrafricain semble se figer dans un statu quo d’une partition, qui menace de jour en jour son unité territoriale et sociale. Les Centrafricains diront non à la dislocation, de leur pays, Il faut craindre un ras le bol des Centrafricains  qui conduise à une longue instabilité.

Ps : Les violences continuent au KM5. Que font les forces de sécurité et de police ? Il n’ y’a pas si longtemps, le Ministre de la sécurité  a fait une descente au KM5. Les deux chefs de bandes qui se sont partagé le quartier, sont toujours là. Ils continus à racketter les commerçants du quartier. Et à s’enrichir sur leur dos. Soudoyés et cooptés par des fanatiques poseurs de bombes. Il est à redouter que le quartier est déjà infiltré par des combattants de DAESH  mis en difficulté en Syrie. Ils vont continuer leur guerre là où les intérêts français sont faciles à détruire. Comme en Centrafrique par exemple.

  1. AKOUISSONNE DE KITIKI (28/03/2018)

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie

 

 

Centrafrique : sur les traces du Guterres, Marcelo Rebelo de Sousa, Président portugais à Bangui.

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Centrafrique : Sur les traces de Guterres, Marcelo Rebelo de Sousa, président Portugais à Bangui

 

 

 

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Le Président portugais à Bangui le 26 mars 2018. Photo Fred Krock, CNC.

 

 

Bangui, le 27 mars 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les Banguissois ont été mobilisés en masse le long de l’Avenue des Martyrs menant de l’aéroport au Centre-ville, par les ‘’touaderateurs’’ pour réserver un accueil chaleureux au Président du Portugal, Marcelo Berelo de Sousa, arrivé ce lundi 26 mars, en fin de matinée dans la capitale centrafricaine, ceci cinq mois après la visite d’un autre Portugais de marque, en l’occurrence Antonio Guterres, patron de l’Onu dans le pays. C’est son homologue le Président centrafricain qui l’a accueilli à l’aéroport international de Bangui Mpoko.

L’on ne parle officiellement que du renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays, le Portugal et la République centrafricaine. Evidemment, le Président Touadera, dans son discours de ses cent premiers jours à la magistrature suprême de l’Etat, déclarait qu’à l’état actuel de son pays, l’aide de la communauté internationale et des pays amis est véritablement indispensable. D’où l’impérieuse nécessité de mettre les bouchés doubles pour renforcer la diplomatie à tous les niveaux.

C’est probablement à ce titre qu’on a vu Touadera, faire le tour du monde pour parler des problèmes de son pays, même au sommet des Nations unies, il n’en a pas manqué l’occasion de rappeler à la communauté internationale sa place dans le processus de renforcement de la paix, de la réconciliation et de la reconstruction post-crise en Centrafrique.

Les résultats de ces périples de plaidoyers présidentiels n’ont pas tardé à tomber, et les ‘’touaderateurs’’ pourlèchent déjà leurs bambines de chanter haut et fort les multiples visites de marque que la République centrafricaine a reçues. Antonio Guterres, Michaël Jean, Christine Lagarde…, et maintenant Marcelo Berelo de Sousa, seront sans doute comptés au nombre des ‘’acquis’’ de l’ère touadera. D’ailleurs, rendez-vous est pris pour ce 30 mars, à l’occasion des festivités de ‘’l’an 2’’ de Touadera pour écouter ces litanies.

Même si jusque-là aucun discours officiel n’a filtré de la visite de Marcelo Berelo de Sousa, le moins qu’on puisse dire est qu’en plus de ce que le Portugal a tenu, à un moment de l’histoire de la République centrafricaine, le secteur du commerce et donc de l’économie, ce pays est présentement représenté de manière très appréciée au sein des troupes de la Minusca d’Onanga Anyanga. La dernière intervention musclée du commando portugais en date, celle de Bangassou reste encore vivace dans les esprits des Centrafricains. A cela il faut ajouter la remarquable présence du Portugal au sein des forces européennes de l’EUTM dont le commandement est présentement assuré par le pays de Marcelo Berelo de Sousa.

Seulement, cette visite a été trop détournée par les ‘’touaderateurs’’ comme leur prouesse ; voilà qui, malheureusement rend indifférents pas mal de Banguissois.

Signalons que l’agenda du Président portugais à Bangui prévoit un tête-à-tête entre lui et son homologue centrafricain et probablement quelques visites.

A suivre…

 

 

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Centrafrique : tension palpable entre les Peuls et les gendarmes vers Landjia dans le 7e arrondissement.

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Centrafrique : tension palpable entre les Peuls et les gendarmes vers Landjia dans le 7e arrondissement.

 

 

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Bangui, le 27 mars 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Depuis quelques heures, la tension ne cesse de monter entre un groupe des Peuls et la brigade de la gendarmerie de Landja dans le 7e arrondissement de Bangui.

 

Selon nos informations, une centaine des Peuls, basés à Landjia en attente du programme du désarmement initié par le Président Touadera, sont actuellement remontés contre la gendarmerie locale après l’arrestation de trois personnes de leur communauté par les forces de l’ordre proche de Landjia.

Selon des informations recueillies sur place, après plusieurs mois de négociations menées par le chef de la milice Anti-Balaka Thierry Lebene alias 12 puissances, plusieurs centaines des Peuls, en commun accord avec la population locale, sont autorisés à abriter dans le village Sanzima, non loin de Landjia derrière le quartier Ouango – Bangui dans le 7e arrondissement.

Or, selon la conclusion de l’entente signée par les deux parties, chaque sujet peul qui désire franchir la ligne rouge délimitée devrait obligatoirement signer son passage à la gendarmerie locale. Entre temps, tout a été correct jusqu’à la semaine dernière lorsque l’un d’eux, en violation de cet accord, aurait transporté deux autres peuls depuis le quartier Km5 pour les ramener à Sanzimba, sa commune de fortune, mais ils ont été arrêtés par les gendarmes de la brigade territoriale de Landjia.

Transférés à Bangui, les enquêteurs ont découvert dans leurs téléphones une quantité des photos prises qui indiquent que les présumés seraient des combattants d’un groupe armé en fuite dans cette localité de Sanzimba.

Cependant, les autres peuls, informés de l’arrestation de leur ami par la gendarmerie, menacent de prendre d’assaut la brigade de Landjia avant de progresser sur Bangui.

Depuis trois jours, la menace de ces Peuls est prise au sérieux par le gouvernement qui ne cesse de dépêcher des éléments de la police et de la gendarmerie sur place en surveillance tactique.

Pour l’heure, les Peuls ne demandent que la libération pure et simple des trois personnes de leur communauté arrêtées la semaine dernière, sinon…

 

 

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Centrafrique : mort suspecte d’un soldat Faca , un suspect recherché par la police.

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Centrafrique : mort suspecte d’un Soldat FACA , un suspect recherché par la police.

 

 

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Bangui, le 27 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Retrouvé à son domicile  plusieurs jours après sa mort , le corps en décomposition  du caporal-chef Bertrand Ndoundou vient d’être déposé à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Même si la cause de la mort du caporal-chef reste encore un mystère à illucider, un suspect, répondant au nom de Kide est activement recherché par la police judiciaire.

 

Selon une source proche de l’enquête, le prétendu Kide, un fondeur des métaux communément appelé MATAWA, s’était battu avec la victime la semaine dernière. L’homme aurait utilisé des armes blanches pour massacrer son adversaire Bertrand Ndoundouavec, et c’est à la suite  de cette agression que le caporal aurait succombé chez lui de ses blessures.

Pour nécessité d’enquête, les enquêteurs voudraient entendre ce fondeur qui, pour des raisons encore inconnues, serait introuvable dans son quartier Ngoussima, dans le cinquième arrondissement de Bangui.

Toutefois , les premiers éléments de l’autopsie indiquent que la victime aurait succombé de l’hémorragie interne, probablement suite à une agression.

Entre temps, les enquêteurs n’excluent pas d’envisager d’autres pistes criminelles qui pourraient être à l’origine de la mort du caporal-chef Ndoundou.

En attendant la suite de l’enquête, le corps de la victime sera innomé dans les prochains jours, vu son état de décomposition avancé.

 

 

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Centrafrique : arrestation musclée du commissaire de l’OCRB de Damala.

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Centrafrique : Arrestation musclée du commissaire de l’OCRB de Damala.

 

 

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Bangui, le 27 mars 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

En mandat de dépôt dans la prison militaire de Camp de Roux à Bangui depuis une semaine, le commissaire de l’OCRB de  quartier Damala a été arrêté sur le lieu de son travail pour violence sur personne, selon une source indépendante contactée par CNC.

 

Arrêté avec l’une de ses collègues auxiliaires de la police la semaine dernière par l’UMIR (Unité mixte d’intervention et de répression) suite à une plainte déposée par une plaignante près de la justice, le commissaire Laki, qui a été présenté au parquet le lundi 19 mars dernier, n’a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés.

 

Selon l’acte d’accusation dont lequel CNC a pu consulter la copie, les faits se sont déroulés au sein de l’antenne de l’OCRB )Office centrafricain pour la répression du banditisme) du quartier Damala où une femme, mère d’un présumé arrêté dans cette brigade, aurait été torturée par les agents de cet office sur ordre, semble-t-il, du commissaire Laki.

D’après notre enquête sur le dossier, tout a commencé par la vente illégale d’une moto appartenant à un particulier que les deux prévenus ont été mise aux arrêts par la police de Damala.

Suite à la conclusion de l’enquête des éléments du commissaire Laki, les deux présumés devraient être présentés devant le procureur pour une possible mis en examen.

Entre temps, la mère de l’un des deux prévenus faisait son apparition sur le lieu de détention de son fils pour tenter de négocier sa libération.

En colère après avoir tenté en vain de le libérer comme elle a prévu, cette dernière s’est déshabillée pour commencer à injurier le commissaire et son équipe par rapport à leur décision de déferrer son fils devant le procureur.

Choqué à son tour devant la scène orchestrée par la maman, le commissaire aurait ordonné à ses éléments de l’arrêter , de la tabasser correctement.

Mécontente des actes posés par ses policiers, la victime dépose une plainte à la justice qui a abouti à l’arrestation musclée par l’UMIR du commissaire et de l’une de ses collègues policières.

En détention provisoire dans la prison du camp de Roux, les deux présumés vont bientôt connaitre leur sort selon notre enquête sur le dossier.

Par ailleurs, l’acte posé par le ministre de l’Intérieur va probablement faire réfléchir certains hommes en tenus qui croyaient être au-dessus de la loi.

 

 

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