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Centrafrique : Trafic des soldes, les officiers FACA enfoncent le clou au Trésor public.

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Centrafrique : Trafic des soldes, les officiers FACA enfoncent le clou au Trésor public.

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Bangui, le 17 avril 2015.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Alors que le Gouvernement croyait toujours être en période électorale en nous faisant croire que l’assainissement des finances publiques serait l’une de ses priorités des priorités, l’une de nos équipes vient de découvrir un gros réseau mafieux du trafic des faux documents des soldes de certains officiers FACA au sein du ministère des Finances à Bangui. Décryptage

Très connu à l’époque du régime de l’ancien président François Bozizé, les réseaux du trafic des faux documents financiers des soldats de l’armée nationale viennent de refaire sa réapparition dans son intégralité au sein du trésor public et des autres directions générales du département des finances après quelques années de disparition due à l’arrivée de Djotodia et Samba-Panza au pouvoir entre 2013-2016.

Si certains Centrafricains ont raison de croire que les soldats FACA ne sont pas bien formés militairement pour la plupart d’entre eux, en matière des faux documents, tout le monde s’accorde à dire qu’ils seraient mieux forts que leurs collègues des autres pays d’Afrique. Il suffit de mettre son nez un peu plus proche de la réalité pour comprendre très vite que le trou est très profond pour ne pas prendre le risque de perdre sa vie.

La technique est simple, mais le dégât ravage les caisses de l’État. Pour ceux qui ne savent pas encore, un gendarme gagne mieux en termes de solde qu’un soldat de l’armée nationale. Une différence d’environ 30% que certains soldats et officiers Faca n’ont pas voulu s’en passer. Pour combler cet écart de solde, il suffit pour un soldat ou officier Faca de se basculer, sur papier, de l’armée nationale à la gendarmerie nationale pour que le tour soit joué. Pour cela, la bataille se joue au niveau du ministère des Finances afin de trafiquer tout simplement son Bon de Caisse (BC) imprimé habituellement par l’Office National de l’Informatique (ONI). D’ailleurs, certains agents dudit office ont été identifiés dans ce trafic des faux documents officiels que notre équipe a pu constater.

D’après le résultat de notre enquête, plusieurs dizaines des soldats et officiers Faca ont pu trafiquer leurs soldes de Faca à celles des officiers de la gendarmerie afin de bien siphonner les caisses de l’État.

D’autres faits, plus remarquables et choquants, c’est la prolifération des officiers fantômes parfois créés par certains officiers eux eux-mêmes pour le compte de leurs proches. Pour l’un des cas identifiés par notre équipe sur place, c’est le nom de la fille d’un officier Faca, encore élève en classe de seconde, qui a été utilisé par son père pour piller frauduleusement les caisses de l’état. La fille, encore élève en réalité, a été transformée en officier fantôme des Faca et touche depuis plusieurs mois, mensuellement, sa solde d’officier. Un cas courant pratiqué presque ouvertement dans notre armée que personne ne veut s’en attaquer.

Pourquoi ? Difficile de le comprendre.

Selon un autre officier de la gendarmerie contacté par notre rédaction, cette pratique a été largement pratiquée sous le règne de Bozizé François par des officiers jugés proches de son régime. Elle a été toujours tolérée par le président lui-même pour gagner leur confiance et acceptée par Faustin Archange Touadéra alors Premier ministre. C’est en quelque sorte une prime de fidélité pour ces officiers.

Alors que le sieur Bozizé François n’est plus au pouvoir, mais la pratique quant à elle, perdure encore.

À ce titre, peut-on parler d’une rupture ou d’une remise en marche d’une pratique que son maître a pu pratiquer pour avoir la confiance de ses officiers ? Pour certains officiers, OUI c’est la rupture, du moment, cette pratique a été suspendue sous Djotodia et Samba-Panza au pouvoir de 2013 à 2016.

Il y’a lieu de rappeler que l’annonce faite récemment par le ministère des Finances sur la découverte des soldats fantômes n’était qu’un leurre. La réalité est plus compliquée qu’une simple annonce médiatique tendant à rassurer les partenaires financiers du pays. Quoiqu’on le dise, il faut une décision courageuse du pouvoir en place pour démolir cette gigantesque mafia.

Copyright@2017CNC.

Centrafrique: Lettre ouverte au Premier Ministre, Chef du Gouvernement Simplice Sarandji.

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Centrafrique: Lettre ouverte au Premier Ministre, Chef du Gouvernement Simplice Sarandji.

 

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Le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji.

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Cela fait un an, jour pour jour, que vous êtes aux affaires.

Je me réjouis du fait que l’Etat centrafricain soit désormais tenu par des universitaires. On aurait cru que le rêve platonicien de voir la cite être gérée par les savants devient une réalité chez nous. Le tandem d’universitaires que vous avez formé, le Président TOUADERA et vous, en est une belle illustration. Ceci est non seulement un signe positif du déclic socio-économique et politique du pays mais aussi et surtout un espoir renouvelé pour l’éducation de la jeunesse centrafricaine à tous les niveaux.

Ne pas reconnaitre le minimum de progrès imputable à la volonté politique actuelle du Chef de l’Etat et de votre Gouvernement serait un manque d’objectivité dans la manière d’apprécier les choses. Cependant, le chemin demeure encore très loin devant vous et les efforts paraissent insuffisants surtout pour ce pays dont les fondements ont été complètement rongés par la crise. Les défis des premières heures sont restés les mêmes. C’est le cas de la sécurité qui souffre jusqu’à ce jour du manque d’actions concrètes et efficaces, combien même qu’elle se soit révélée la priorité des priorités. Centrafricain de la diaspora par mon statut d’étudiant étranger en Chine et observateur de la vie socio-politique, je fais de la situation de Centrafrique, un objet d’analyse particulière et quotidienne. En effet, le gouvernement que vous dirigez a été mis en place par Décret No 160.222 du 11 Avril 2017 et avait tenu son premier Conseil des Ministres le 16 du même mois. Parmi les points inscrits à l’ordre du jour figuraient : la satisfaction des attentes de la population, la lutte contre la corruption, la lutte contre l’impunité. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Un simple constat des réalités actuelles tant à Bangui qu’a l’intérieur du pays nous laisse appréhender beaucoup d’égarements et semble consolider davantage les pratiques d’un autre âge, corruption, clientélisme, exactions des groupes armés et impunité totale, qui n’honorent malheureusement pas notre République. Ces pratiques s’écartent bien loin du chemin pourtant balisé au départ. Dans ces derniers jours, vous avez été obligé d’agir en sapeur-pompier afin de désamorcer un certain nombre de remous qui prenaient l’allure d’un mouvement social généralisé, puisque tout le monde réclame bien évidemment son droit à l’intégration. Mon exhortation a votre endroit et à l’endroit de votre gouvernement, c’est d’appliquer dans les faits les mots d’or du Président de la République Faustin Archange TOUADERA prononcés lors de cette première rencontre gouvernementale du mois d’Avril 2016 : « Comme vous le savez, j’attache un prix au respect des engagements que j’ai pris auprès de nos concitoyens(…) ». Attachez du prix a un contrat social noué avec le peuple, consentir les efforts à lui apporter la paix et la sécurité, offrir les opportunités d’emplois aux jeunes et surtout instruire ce peuple, grâce à votre carrure d’enseignant, constituent des devoirs auxquels vous ne devez pas vous soustraire au risque d’être inscrit à la marge de la page de l’histoire centrafricaine comme beaucoup de vos prédécesseurs le sont déjà.

Mon cri d’alarme : Construisez nous une université !

En votre qualité d’universitaire, vous avez assuré le magistère dans la seule et unique Université construite il y a de cela un demi-siècle, grâce à l’intelligence et au patriotisme manifestes du feu Empereur Jean Bedel BOKASSA. Beaucoup de personnalités qui occupent aujourd’hui un rang de haut niveau dans la fonction publique sont issues de cette Université. Malheureusement ce temple de savoir et ses problèmes ne font l’objet d’aucune attention particulière de la part de ces autorités. Le fort accroissement de sa population estudiantine actuel dépasse largement sa capacité d’accueil ; l’insuffisante de professeurs qualités, le manque d’outils informatiques, le manque d’une médiathèque adaptée aux besoins d’apprentissage de l’heure constituent des entraves à la bonne formation des jeunes cadres et élites de demain. Face à cette situation, j’ose croire que votre départ de la primature ne se fera pas sans que vous ayez apporté une solution idoine à ce problème. La jeunesse centrafricaine vous serait grée, ne serait-ce que pour avoir assisté, aux cotes du Chef de l’Etat, à la cérémonie de pose de la première pierre de l’érection d’une nouvelle université plus moderne. Ne pas le faire, ce serait commettre un péché par action et cette jeunesse ne vous en absoudra jamais. Bokassa était-il un sorcier ou un magicien quand il l’a fait ? Fut-il un universitaire à votre trempe ? Non, il avait de la vision, il avait le courage, il faisait suivre l’acte a la parole et il aimait son pays : Devoir de mémoire.

Pour un pays où le Président de la République est Enseignant, le Premier Ministre est Enseignant et le Ministre de l’Education Nationale est aussi Enseignant, la logique aurait voulu que même s’ils ne réussissent nulle part dans l’exercice des fonctions qui leur sont confiées, au moins qu’ils réussissent dans les domaines relevant de leurs compétences: créer les cadres nécessaires à la formation d’une jeune consciente, responsable et actrice du développement. Ne pas perdre de vue que la crise que continue de traverser la Centrafricaine est imputable, pour une bonne part, a un problème d’éducation.

Joyeuse Pâques !

Vive la paix en Centrafrique !

Fait en Chine, le 15/04/2017

TCHENGBA Didier Stanislas

Spécialiste en Psychosociologie des Organisations

E-mail : tchedista@yahoo.fr

 Centrafrique : un compatriote Centrafricain interpelle le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI.

CENTRAFRIQUE : MOI PRESIDENT, JE NE PRENDRAI PAS LE RISQUE DE DISSOUDRE L’ASSEMBLÉE NATIONALE…

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CENTRAFRIQUE : MOI PRESIDENT, JE NE PRENDRAI PAS LE RISQUE DE DISSOUDRE L’ASSEMBLÉE NATIONALE…

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1941.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

 

Bangui, le 15 avril 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou.

Le conflit digne d’une série télévisée entre le President de la République et le President de l’assemblée nationale perdure et connaît des rebondissements non bénéfiques pour notre chère patrie. Le manque de tolérance et d’humilité de celui qui avait prêté serment sur la constitution de garantir l’unité nationale démontre de leur incapacité à juguler la crise centrafricaine. Au demeurant, le peuple centrafricain meurtri par la guerre qui avait composté un “bulletin de vote espoir ” a maintenant le sentiment d’être dupé, braqué et même violé par les nouvelles autorités. Sous d’autres cieux, ce genre de conflit stérile entre deux personnalités et qui grippe le fonctionnement des institutions républicaines ouvre le droit à l’usage des arsenaux constitutionnels pour le résoudre. Il s’agit du droit de la dissolution de l’assemblée nationale avec un retour aux urnes pour des élections législatives anticipées pour le chef de l’exécutif et le droit de faire usage de la motion de censure avec constitution d’un nouveau gouvernement pour le parlement.

La dissolution de l’assemblée nationale relève du pouvoir discrétionnaire du President de la République. C’est un outil de stabilité politique de l’exécutif qui peut être utilisé après avis consultatif du premier ministre et du President de l’assemblée nationale. La décision de dissoudre l’assemblée nationale est souvent prise pour créer un équilibre politique entre l’exécutif et le législatif et aussi pour régler une opposition pertinente entre les chefs des première et deuxième institutions du pays. Cette arme constitutionnelle semble tomber en désuétude car la menace liée à ce conflit existe mais nos autorités l’utilisent quasiment pas. Elle peut être une solution après une défaite électorale (c’est le cas de l’élection du bureau de l’assemblée nationale) ou lorsque le fonctionnement du système est bloqué.

Connaissant les ambitions présidentielles du President de l’assemblée nationale, l’immobilisme de ce conflit c’est à dire le statuquo joue en sa faveur. En conséquence de ce qui précède, il appartient au President de la République de prendre des initiatives et de se mettre dans la peau de Lucky Luke pour dégainer en premier. Face à cette situation accablante, le citoyen lambda s’interroge : le President de la République aura t-il le courage et l’audace de dissoudre l’assemblée nationale ? Dans l’affirmative, aura t-il les moyens nécessaires d’organiser de nouvelles élections législatives dans le délai sans l’appui de la communauté internationale ? Que risque t-il politiquement en dissolvant l’assemblée nationale ? Aura t-il une majorité nécessaire pour gouverner au sein de la nouvelle Assemblée nationale ? En prenant le risque de dissoudre l’assemblée nationale, pensez-vous que c’est l’unique issue de sortie de crise ?

Il est notoire que la pression médiatique, la solution prévue par le droit et la tendance sur les réseaux sociaux convergent à la dissolution de l’assemblée nationale mais céder à toutes ces pressions serait une erreur de casting, une faute professionnelle punissable car elle est préjudiciable à la suite de la mandature. Il faut comprendre qu’il n’y a que vous et votre équipe qui ont l’impression que la première année de votre régime est un succès. Fort de ce qui précède, nous vous invitons humblement à sonner la fin de la récréation, à reprendre vos attributs qui sont en errance et de former un nouveau gouvernement en lieu et place de la dissolution de l’assemblée nationale qui serait perçue par vos détracteurs de fuite en avant. Vous êtes légitime et vous bénéficiez encore du soutien et de la largesse de la population, alors soyez courageux, impliquez-vous personnellement et démarquez-vous de ceux envers qui vous avez des dettes morales car les exigences de la politique doivent prendre le dessus. Vous devrez créer un espace de rencontre avec le President de l’assemblée nationale pour aplanir les divergences. Si vous ne pouvez pas régler un différend entre deux personnes, comment prétendez-vous rapprocher les voix divergentes de quatorze groupes armés disséminés à travers le territoire national ?

Nous vous rappelons que les conséquences de la dissolution de l’assemblée nationale sont nombreuses et cela risque de noyer ou de sceller le sort du régime. Votre pouvoir dispose à l’assemblée nationale d’une majorité précaire, fragile et composée de novices et/ou débutants. Organiser des élections législatives anticipées dans ce contexte risque de se transformer en “vote-bilan” ou en “vote-sanction”. Suite aux aspirations du peuple, on a relevé un manque de performance du gouvernement, un manque de résultats visibles, des promesses non encore tenues, l’agrandissement de l’échelle d’insécurité, l’impopularité du gouvernement, l’absence de parti politique à implantation nationale qui pouvait vous aider, la fragilité du groupe parlementaire qui vous soutien à l’assemblée nationale et enfin comme la cerise sur le gâteau la guerre stérile entre l’exécutif et le législatif. Au delà de ces énumérations, si le peuple opte pour un vote sanction, la perte de la majorité à l’assemblée nationale entraînera une cohabitation c’est-à-dire un premier ministre qui n’appartient pas à la majorité. Imaginez la suite… la marge de manœuvre du President de la République et de son gouvernement sera réduite.

Alors, réussira t-il à convaincre cette majorité ? En tout état de cause, nous vous aurions déjà prévenu. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 15 avril 2017.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.      

 Tel : 0666830062.

 

 

Centrafrique: Le ministère Aimer le Maître et le Servir opte pour un développement socio-économique.

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Centrafrique: le ministère Aimer le Maître et le Servir opte pour un développement socio-économique.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1937.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Photos des présidents du Ministère Aimer le Maitre et le Servir. Credit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Photos des présidents du Ministère Aimer le Maitre et le Servir. Credit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 15 avril 2017

Par Eri NGABA, CNC.

En prélude au grand culte en commun organisé ce dimanche 16 avril, le Haut Conseil du « Ministère Aimer le Maitre et le Servir » a conféré avec la presse, le 13 avril 2017, au sein de cité de la foi située dans le 8ème arrondissement de Bangui. L’objectif est de faire passer le message relatif à la célébration de Pâque dans le monde entier et de présenter la vision dudit ministère au servir de la nation.

Tout a commencé par la genèse du Ministère Aimer le Maitre et le Servir présenté par le conférencier M. Sakila Gervais Gérard, Vice-président dudit ministère. Mis en place depuis 1984 par le Ministère d’une femme, Mme Marguerite Sanga qui évolue présentement sur le territoire d’Outre-mer. Le Ministère Aimer le Maitre et le Servir totalise aujourd’hui 33 ans d’existence et compte huit (8) églises en Centrafrique.

La Pâque qui a été au cœur de cette conférence de presse marque selon M. Yvon Songuet, Président local du Ministère Aimer le Maitre et le Servir, le passage des juifs du désert vers la terre promise. Et cette traversée du désert est similaire à la situation de la République Centrafricaine qui a vécu depuis un bon bout de temps de crises multiples ayant entrainé la fragilité institutionnelle et ecclésiastique et sociale. Cette journée de Pâque est une occasion pour le Ministère de faire passer un message fort à l’attention de la chrétienté pour redynamiser le monde en général et la Centrafrique en particulier.

En effet, depuis le retour à la normale, beaucoup des actions ont été menées sur le plan spirituel, social et économique dans le pays. D’après le président du Ministère Aimé le Maitre et le Servir, l’évangélisation comme principale mission dudit ministère, la formation des désœuvrés par des petits métiers pour leur autonomisation constitue des actions que le ministère a pu mener en faveur de ses fidèles. A cet effet, le ministère a mis en place un fonds de garanti qui va permettre à chacun de ses fidèles d’avoir accès à des micros-crédits.

« Dieu a appelé le christ à parler non seulement du ciel et du spirituel mais aussi à donner à manger à celui qui a faim … Le Ministère Aimer le Maitre et le Servir a contribué d’une manière ou d’une autre pour apporter quelque chose à sa nation.», a rappelé Yvon Songuet, Président local du Ministère Aimer le Maitre et le Servir.

Les perspectives de la vision du ministère

A en croire le Président local du Ministère, la vision du ministère Aimer le Maitre et le Servir en cette année 2017 est axée sur l’accroissement des fidèles. Car, d’après Yvon Songuet, la pratique du christianisme devrait permettre à chaque peuple d’apprendre à se développer dans tous les domaines de la vie. Ce qui a fait l’objet de la grande croisade d’évangélisation ce dimanche 16 avril 2017 à l’hémicycle des affaires étrangères. Ce qui explique pour lui que l’année 2017 est une année de croissance, de développement, et de restauration.

En répondant à la préoccupation des professionnels des medias, les conférenciers ont souligné qu’il existe des critères et seules les candidatures éligibles bénéficieront de ce fonds de garantie disponible à la banque.

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Centrafrique: Quand Nourredine Adam se dit près à dénoncer Eric Adallah De Picra à la CPS.

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Centrafrique: Quand Nourredine Adam se dit près à dénoncer Eric Adallah De Picra à la CPS.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1931.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Picra.
Monsieur Picra.

Bangui 14 avril 2017, CNC.

Par Gisèle MOLOMA, CNC 

Le n°2 de l’ex-Séléka, Noureddine Adam, se dit prêt à témoigner contre celui qu’il considère comme le principal espion du règne Djotodia nommé Eric Adallah De Picra, devant la Cour Pénale Spéciale (CPS) de Centrafrique. Une information livrée en exclusivité en “off” par nos sources proches de l’ex-n°2 de la Séléka.

Identifié comme un usurpateur de nationalité (NDLR. Eric Adallah-Picra se serait servi des documents administratifs de son défunt frère Josué Adallah pour jouir de la nationalité française). Qualifié d’une véritable pierre d’achoppement des services de renseignement de la police politique connue sous l’appellation de Centre de Défense des Acquis Démocratiques (CEDAD), Eric Adallah De Picra qui roule aujourd’hui à Bangui une Jaguar et se fait admirer pour son chapeau large bord à la cowboy est, selon nos informateurs, celui qui fournissait à Noureddine Adam le plus d’informations erronées se soldant dans la plupart à des tortures voir des massacres derrière le CEDAD.

De son lieu de retranchement, le n°2 de l’ex-Séléka, inscrit sur la liste des sanctions par le Comité des sanctions du Conseil de Sécurité concernant la République centrafricaine le 09 mai 2014 pour violation de droit international et des droits humains et des droits humanitaires, voit d’un mauvais œil les agitations de son ex-espion sur la toile. A en croire l’insistance de nos informateurs, Noureddine Adam s’est juré de témoigner contre « le porte malheur » qu’est Eric Adallah De Picra dit le Sultant de Rafaï. Pour Noureddine, son ex serviteur doit répondre de ses actes devant le Cour Pénale Spéciale (CPS) pour la Centrafrique le moment venu car, il est à l’origine de nombreuses exactions qui lui sont imputées à tort.

De Picra Sultant à Picra espion

D’après certaines indiscrétions informations, sieur Picra, s’est accroché au pouvoir Séléka en se réclamant de l’ethnie Zandé (sud-est) et proche de l’ethnie Rounga (nord-est) dont Noureddine Adam en est issu. Hissé très vite au rang des espions privilégiés du régime Djotodia, Picra va très vite en besogne en faisant montre d’un excès de zèle. Il multiplie des fausses fiches contre X et Y qui par la suite est torturé voir assassiné à souhait. L’ex-Séléka finit par douter de lui et le vomir. Il tente des rapprochements auprès de l’ex Premier ministre Nicolas Tiangaye et de l’ancien Ministre de l’équipement Crépin Mboli-Goumba à qui il a sollicité des appuis financiers en 2015 pour se faire élire député de la nation. Il n’obtient pas gain de cause et fait un flop politique.

Le comble, à en croire nos sources, Monsieur Picra brille ces derniers temps par des réactions jugées « roussies par la matoiserie d’une convoitise qui ne dit son nom » en torpillant sur internet à gauche puis à droite. Remonté, Noureddine Adam se propose un témoin de première loge si jamais le Cour Pénale Spéciale chargé de juger les crimes de sang les plus graves commis en République centrafricaine venait à ouvrir le dossier CEDAD.

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Centrafrique : Course à la Primature, Nzapayéké André s’y inscrit et rattrape le peloton

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Centrafrique : Course à la Primature, Nzapayéké André s’y inscrit et rattrape le peloton

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1927.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Les prétendants à la succession du premier ministre  Simplice Mathieu SARANDJI. CopyrightCNC.
Les prétendants à la succession du premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 14 avril 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Le suspense de remaniement du gouvernement perdure. Pour cause, la liste ouverte à la résidence Boye-rabé du président Touadéra à l’enregistrement des candidats au semi-marathon pour la succession de l’actuel locataire de l’immeuble Petroca Sarandji Mathieu est loin d’être bouclée. L’ancien Premier ministre de madame Catherine Samba-Panza et actuel ambassadeur de Centrafrique en Afrique du Sud, André Nzapayéké vient de s’inscrire directement sur la liste des marathoniens durant le dernier séjour du président Touadéra dans sa zone de juridiction.

Après la candidature du ministre actuel des affaires étrangères Charles Armel Doubane et celle du neveu et ancien ministre des Mines et des Finances de François Bozizé, Sylvain Ndoutingaï, c’est au tour de André Nzapayéké de s’inscrire sur la liste des candidats dans la course à la succession de l’actuel Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI.

Nommé ambassadeur de la République centrafricaine en Afrique du Sud afin de lui pousser à la démission du poste de Premier ministre de transition, le sieur André Nzapayéké se présente dans cette course depuis une semaine comme l’un des sérieux favoris de base pour succéder au Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI que beaucoup des médias annoncent déjà son départ imminent. Son coach, Jacob Zuma, président sud-africain. Il veut le permuter avec Simplice Mathieu SARANDJI.

Selon des informations concordantes, c’est la dernière visite du président Touadéra en Afrique du Sud la semaine dernière qui aurait permis à André Nzapayéké de positionner, à travers son coach, sa candidature à ce poste qu’il a déjà servi négativement dans un passé proche et limogé pour incompétence par sa patronne d’alors Madame Catherine Samba-Panza en 2014. Selon ces mêmes sources, le sieur André Nzapayéké aurait réussi à convaincre le président Touadéra que c’était lui, l’artisan principal de son élection de l’année dernière à la magistrature suprême, grâce aux ordinateurs qu’il a ramenés d’Afrique du Sud, dans lesquels, certains logiciels ont été installés secrètement en amont en sa faveur avant de les remettre à l’Autorité Nationale des Élections.

De plus, poursuivent nos sources, le voyage du président Touadéra la semaine dernière au pays de Nelson Mandela avait été initié et mis en route de bout en bout par le sieur André Nzapayéké avec certains hommes d’affaires sud-africains proches du président Zuma Jacob. L’objectif de la rencontre était de faciliter non seulement le retour de ces investisseurs mafieux dans le secteur minier en Centrafrique pour le compte personnel de la Tortue de Damara à l’horizon 2021, mais également le retour de l’armée sud-africaine en Centrafrique en vue de stabiliser le pays.

Pour un conseiller à la Présidence de la République contacté par CNC, le retour de l’ancien Premier ministre André Nzapayéké à La Primature est, aux vues de la réalité, impossible dans l’état actuel des choses d’autant plus que l’homme avait laissé derrière lui un très mauvais souvenir lors de son passage à la tête du gouvernement en 2014.

S’agissant des autres candidats, le nom de l’ancien ministre des Mines Sylvain Ndoutingaï continue son petit chemin de bonheur dans les couloirs du palais de la Renaissance. IL est vu comme un « outsider sérieux » dans la course. Son coach, Fraçois Bozizé, cherche depuis toujours à finaliser les aspects techniques avec son ancien PM devenu Président de la République.

Quant à l’ancien ministre de l’Économie Sylvain Maliko, un « favori douteux », selon certains acteurs de la société civile, mais beaucoup doutent que le président Touadéra ne puisse se permette de faire ce choix du moment où il est devenu depuis quelque mois « l’ennemi juré » de leur ancien patron en commun François Bozizé. En outre, le sieur Sylvain Maliko ne sent plus bon, du point de vue odeur, auprès des cadres de son ancien parti le KNK qu’il l’aurait abandonné lors de son chavirement. D’après certains observateurs centrafricains, le sieur Maliko n’a, en plus, aucun poids politique dans le pays qui pourrait influencer les positions des groupes armés. Son seul atout qui pourrait servir le régime de Touadéra en détresses, ses relations au beau fixe avec le président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua.

Pour certains, l’actuel ministre des Affaires étrangères Charles Doubane pourrait faire l’affaire, mais sa timidité joue défavorablement sur son dossier et il est vu comme un « délaissé » dans ce semi-marathon, malgré un échauffement running avancé qu’il pratique.

« Et si d’aventure, entrent en lice l’un des anciens Premiers ministres Anicet Georges Dologuélé ou Martin Ziguélé, la donne changera radicalement pour tous ces candidats, car la crise a fait que, seul un homme politique de taille et d’influence conduira ce pays vers son développement. » Pensent d’autres observateurs. Mais, ajoutent-ils, « le président Touadéra évite visiblement de travailler directement avec ces deux hommes, devenus, chemin faisant après leurs derniers échecs à la présidentielle, des frères jumeaux dans la maison du peuple ».

Finalement, qui succèdera à SARANDJI à la Primature ?

SARANDJI succédera SARANDJI d’après nos dernières informations. Selon nos sources, le Premier ministre sortant Simplice Mathieu SARANDJI persiste et signe dans ses menace et logique de ne pas quitter son poste du Premier ministre en moins de deux ou trois ans et que le président Touadéra a du mal à se séparer de lui. Il mijote de le laisser encore une année à la Primature. Ainsi, il procédera dans les heures à venir à un remaniement technique et numérique de son gouvernement afin de satisfaire tous.

Annoncé depuis plus de six mois, le remaniement gouvernemental tarde à se concrétiser faute de la lenteur incroyable du président Touadéra qui, selon plusieurs sources, s’est réveillé de son sommeil il y’a deux semaines.

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CENTRAFRIQUE : DELOCALISATION PROVISOIRE DU MARCHÉ A BÉTAIL DANS L’ENCEINTE DE

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CENTRAFRIQUE : DELOCALISATION PROVISOIRE DU MARCHE A BETAIL DANS L’ENCEINTE DE L’ABATTOIR FRIGORIFIQUE DE BANGUI

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Bangui, le 14 Avril 2017.

Par : Herman THEMONA CNC,

Il y a des faits et gestes qui ne trompent pas et qui ne restent pas inaperçus pour ceux qui savent lire et investiguer la société. Transférée provisoirement en 2016 de marché à bétail à l’Abattoir frigorifique de Bangui, beaucoup présageait la mort lente sinon la disparition pure et simple de la Société d’Etat de gestion des Abattoirs(SEGA).Mais petit à petit, cette société renait de ses cendres grâce, faut-il le mentionner, à l’ingéniosité d’un digne du pays qui, de son génie vivant, a pu redonner vie à cette structure de l’Etat. Il s’agit bien d’un homme, un cadre et ressortissant de l’Université de Bangui et du Dakar, Docteur Patrick NINGATA-DJITA.

Faille-t-il mettre cette performance au compte du hasard ? Non. Rien que le titre de notre article laisse déjà deviner les personnalités sur qui jeter des fleurs. Il s’agit bien entendu du Docteur Patrick NINGATA-DJITA DG de la Société d’Etat de Gestion des Abattoirs (SEGA), qui a su mener un bon combat pour la fermeture des abattoirs périphériques, potentiels et permanents dangers pour les consommateurs de la viande bovine.

A seul, suffit-il pour mener à bien ce travail ? Non, également. l y a d’abord toute son équipe technique et son hiérarchie, à savoir le ministre de l’élevage et de la santé animale, Monsieur Youssafa-YERIMA-MANDJO qui, par sa voix prépondérante au conseil du gouvernement en ce qui concerne l’élevage, bien entendu avec l’appui de ses conseillers que sont tous les acteurs de la filière bétail-viande et les autorités locales des 2ème, 6ème et 8ème arrondissements de Bangui ainsi que la commune de Bégoua qui ont su apprécier les problème de santé publique due aux abattages clandestins dans certains quartiers de Bangui tout d’abord et la problématique de la sécurité autour de l’aéroport Bangui-M’Poko due à la présence du bétail dans les environs.

Cette mesure fut le déclic des améliorations enregistrées avec la création d’un guichet unique dans l’enceinte de la SEGA avec la matérialisation d’une nouvelle taxe dénommée « taxe d’usage », versée directement à la SEGA. Toutefois, la perception de ces nouvelles taxes reste mitigée à cause du comportement réfractaire de certains acteurs de la filière.

Face à tout ce qui précède, les perspectives de l’année 2017 restent favorables car le niveau de sécurité retrouvé dans certaines zones d’élevage a permis d’accroitre le record d’abattage à la SEGA : sur 36 400 bêtes prévues à abattre en 2016, 44 651 bêtes ont été abattues, un surplus de plus de 123%

L’année 2017 aura été à n’en point douter, l’année de l’envol de la SEGA pour désormais s’incruster dans la prestigieuse liste restreinte des sociétés d’Etat pourvoyeuses de l’économie nationale. Grace au retour progressif de la sécurité dans le pays et notamment dans le 2ème et 6 eme arrondissement, hôte de la SEGA et certaines régions ou l’élevage est de mise. La consommation de la viande de bœufs abattus dans de conditions sanitaires et hygiéniques idoines est garantie.

Comme quoi, la politique de choisir les fils et filles du pays dignes de compétence a un prix. Déjà, pour ce premier trimestre 2017, nous arrivons déjà à un effectif de 17.776, contre 6.875 en 2016 et 28.86 en 2016 animaux abattus. A cette allure, les chiffres de 2017 s’annoncent prometteurs. L’abattage clandestin qui constituait un véritable problème de santé publique il y a peu est peu à peu résolu avec l’envol fulgurant de la SEGA avec la matérialisation d’une nouvelle taxe dénommée taxe d’usage directement versée à la SEGA. Hélas, cette taxe pose problème au niveau de son versement par les requérants qui adoptent un comportement réfractaire. Les statistiques d’abattage de bétail en 2016 ont été nettement en hausse et alléchantes. Il n’en demeure pas moins que 2017 fera parler de lui.

En provinces, notamment à Bambari et Kaga-Bandoro, des antennes ou succursales de la SEGA ont été ouvertes et font entrer des devises grâce au bon penser du Directeur général de la SEGA, docteur NINGATA-DJITA qui est ressortissant d’Ecole inter-état des sciences et Médecine vétérinaires ( EISMV) de Dakar (Sénégal).

Rappelons que pendant la période de crise la moyenne d’abattage est de 27 abattages par jour, jusqu’à en 2015 pour remonter à 122 abattages en 2016, on reste une moyenne de 197 abattages enregistrés au premier trimestre 2017.

En fait, depuis le changement intervenu dans notre pays, on constate un net positionnement des dignes fils du pays qui appliquent la politique de l’homme qu’il faut. Bien qu’ayant hérité d’une situation catastrophique à la SEGA, le jeune Docteur NINGATA-DITA a su donner le meilleur de lui-même. Et on peut sans risque de se tromper que SEGA ne mourra plus comme d’aucuns l’avait prédit. Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre d’année. Nous osons croire que cette politique prônée par les autorités de la place fera long chemin surtout en cette ère de changement véritable.

Copyright@2017CNC

Centrafrique : Touadéra et les groupes armés, vers une déportation du pouvoir de Bangui sur le sol angolais ?

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Centrafrique : Touadéra et les groupes armés, vers une déportation du pouvoir de Bangui sur le sol angolais ?

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1924.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pour parler Centrafricain de Brazzaville. Avril
Pour parler Centrafricain de Brazzaville. Avril

Bangui, le 13 avril 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si le président Touadéra allia Tortue de Damara marche comme son pseudonyme la tortue dans le traitement des gros dossiers comme ceux des groupes armés à travers des pourparlers de Luanda, la Communauté internationale, quant à elle, ne cesse de se diviser sur ces nièmes négociations avec les groupes qu’elle qualifie des criminels. Pour les Nations unies et certains pays d’Europe et d’Amérique, il est pratiquement inutile d’envisager une autre négociation, probablement coûteuse en terme financier, avec les potentiels clients de la Cour Pénale Internationale (CPI) qui ne veulent que se soustraire à la justice. Tandis que pour certains présidents d’Afrique centrale, une véritable négociation directe avec les principaux acteurs du conflit centrafricain, criminels et mes voleurs confondus, avec à la clé une amnistie, pourrait résoudre dans la durée le problème socio-politico-militaire de ce pays. Qu’en est-il pour le pouvoir de Bangui ?

 

Très discrets et confidentiels, selon les termes utilisés par les acteurs de ce dossier, les pourparlers de Luanda en Angola entre les groupes armés d’une part et entre eux et le président Touadéra d’autre part s’étaient très vite retrouvés sur la place publique en raison d’importants écarts des points de vue des différents meneurs de cette tractation.

 

Pour ceux qui n’ont rien à se reprocher dans cette crise, la justice pour les victimes reste l’unique chemin qui mènera la Centrafrique vers une réconciliation véritable et un développement durable. « Si tous les leaders des groupes armés sont jugés et condamnés, les jeunes criminels grandissants réfléchiront mille et une fois avant de prendre les armes et s’en prendre au civil». Renchérit un avocat centrafricain contacté par CNC. Cette idée est soutenue par les Nations unies et les pays d’Europe et d’Amérique. D’où l’idée de la création de la Cour Pénale Spéciale en Centrafrique pour juger les moyens criminels de 2002 à 2025 et l’ouverture d’enquête internationale par la CPI pour s’occuper des baobabs.

Pour les acteurs du terrain, leurs parrains et pourvoyeurs de fonds et matériels, il n’est pas opportun de créer des tribunaux sur tribunaux, des Cours sur les Cours déjà nombreux. Amnistier tout le monde et ils se réconcilieront d’eux-mêmes. La justice, c’est l’affaire des victimes et non d’une tierce personne réunie. C’est l’idée soutenue par certains Chefs d’État d’Afrique centrale dont Idris Déby Itno.

Pour ce dernier  qui a repris le lead, les anciens rebelles devenus Chefs de l’État grâce aux sangs de leurs compatriotes, à savoir François Bozizé et Michel Dojotdja, doivent rentrer en Centrafrique et jouir d’une immunité judiciaire totale de leurs statuts des anciens Chef d’État dans leur pays. Ils ne doivent, en aucun cas, ni inquiétés, ni poursuivis en justice par la Communauté internationale, mais par leurs propres frères centrafricains si ceux-ci souhaitent le faire. Une position très embarrassante pour le président Touadéra et son entourage qui ne savent plus quoi dire et faire d’autant plus que celle-ci est très appréciée par les leaders des groupes armés qui s’activent depuis des mois pour la concrétisation de rendez-vous de Luanda.

 

Quelle est la position du président Touadéra ?

Difficile à ce jour de la savoir. Sommé par le Conseil de sécurité des Nations-Unies  à mettre dans son to-do-list pour sa deuxième année au pouvoir l’arrestation de tous les leaders des groupes armés y compris Michel Djotodja, Nourredin Adam et François Bozizé d’une part et d’autre part  sous les pressions et directives de ses paires d’Afrique centrale, Faustin Archange Touadéra a du mal à s’exprimer d’une seule voix. C’est désormais avec ses deux voix qu’il s’exprime : La voix de son mental et celle de son âme, selon que vous êtes « blancs » ou « noirs ».

 

« La réconciliation ne peut s’accomplir au prix de l’impunité », avait déclaré le président Touadéra lors de la conférence de bailleurs de fonds de Bruxelles en novembre 2016.

Devant le Conseil de sécurité lors de son dernier voyage à New York, le président Touadéra répète : « On nous demande d’appliquer l’amnistie aux auteurs de crimes graves et autres atteintes aux droits en oubliant que l’amnistie est une mesure législative qui ne relève pas des compétences du pouvoir exécutif… » et fonce et enfonce le clou : « Pourquoi l’on continue de faire pression sur les autorités légitimes à accorder un traitement de faveur, c’est-à-dire l’impunité, à ceux- là qui refusent de reconnaître la légitimité établie avec le soutien de la communauté internationale….. »

D’après nos informations, la position prise par le président Touadéra devant la Communauté Internationale  n’a pas du tout plu à ses paires d’Afrique centrale. D’ailleurs l’Un d’eux, d’après nos sources, lui aurait téléphoné afin qu’il lui répète exactement ce qu’il a dit devant les membres de Conseil de sécurité. Et le président Touadéra lui aurait signifié que ce qu’il a dit aux Etats-Unis, il l’a dit pour les « blancs » par ce qu’il lui faut tenir un tel langage devant eux, mais entre nous en Afrique c’est un autre leangage.

Cette pratique politicienne à facette double et cette bipolarisation, à la manière des diables, de langage diplomatique du président Touadéra, d’après nos informations, auraient irrité gravement les nerfs des initiateurs des pourparlers de Luanda. Selon nos sources, ils envisagent de déporter dans cette capitale d’Angola, comme l’a fait Idriss Déby Itno en 2013 à Ndjamena, le gouvernement, l’Assemblée nationale, le président Touadéra et certains hommes politiques afin de finaliser ces pourparlers. D’après nos sources, tout doit se faire en moins de 48 heures, à jeun à Luanda : une fois l’Accord de Paix signé entre le président Touadéra et les rebelles, le gouvernement démissionne et l’Assemblée vote la loi d’amnistie ou paraphe le texte avant qu’ils reprennent le ciel pour Bangui. Des moyens financiers comme logistiques sont en train d’être mobilisés.

 

Pour un diplomate africain en poste à Bangui, c’est une solution idéale aux lenteurs du président Touadéra et de son gouvernement. « L’homme est extrêmement lent dans sa prise de décision. Il se laisse trop entraîner par des gourous qui veulent à tout prix profiter du chao centrafricain pour s’enrichir. Pour une décision à prendre en une minute, il lui faut 30 jours, voire plus, pour décider. Du jamais vu » poursuit ce diplomate.

Pour un politologue centrafricain contacté par CNC, la Centrafrique ne connaîtra plus cet affront subi en 2013, notamment l’idée de déportation de nos Institutions pour aller débattre le problème du pays dans une autre capitale. Il ne croit plus, non plus, aux pourparlers de Luanda, car le président Touadéra, d’après ses contacts à lui, court-circuite et consulte en ce moment les groupes armés afin de former son gouvernement Sarandji II.

Rappelons que depuis 2012, plusieurs tables rondes et négociations ont été organisées afin d’achever la crise centrafricaine, mais aucun début de solution n’est jusqu’alors, remarqué. Peut-on dire que celle de l’Angola trouverait-elle un début de solution ? Loin, s’en faut. Et d’après ce qui se crayonne au Palais de Touadéra, les pourparlers de Luanda ne sont que des projets mort-nés comme l’Accord de Nairobi au temps de la transition.

Copyright2017CNC.

 

1.Loïc Romy GOTTO-SIGATTA, Président du Club Entre Nous Jeunes (CENJ) lance un appel pour l’assistance humanitaire auprès de la Centrafrique.

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  1. Loïc Romy GOTTO-SIGATTA, Président du Club Entre Nous Jeunes (CENJ) lance un appel pour l’assistance humanitaire auprès de la Centrafrique.

 Monsieur Loïc Rémy  Gotto

 

La vie quotidienne pour les enfants, les familles centrafricaines, est chaque jour plus dramatique. Le président Faustin-Archange Touadéra redoute que la Centrafrique ne disparaisse des préoccupations de la communauté internationale, a-t-il confié à l’occasion du premier anniversaire de son arrivée à la tête d’un pays ravagé par la pauvreté et les groupes armés.

A cet effet, Je viens lancer un cri d’alarme sur l’étendue des besoins. Aujourd’hui, les enfants et les familles centrafricaines connaissent encore l’horreur de la faim, le manque total d’abris, le manque des vêtements, le manque d’eau potable etc. Bien que l’ONU, le Gouvernement, les ONGs nationales et internationales multiplient des discussions et rencontres, et quelles que soient les solutions avancées, les enfants, les familles attendent un geste des gens de cœur du monde entier.

Au nom du Club Entre Nous Jeunes et en mon nom propre, lance aujourd’hui cet appel solennel : «Les enfants et les familles de Centrafrique ont faim. Aidez-les!» Le Club Entre Nous Jeunes par ma voix appel à la générosité des donateurs, des collectivités, des élus, des associations humanitaires, pour venir en aide aux enfants et aux familles centrafricaines victimes de la crise militaro-politique qui à secouer et continue à secouer la République Centrafricaine.

Je vous remercie pour votre attention à l’endroit du peuple centrafricain tout en espérant que ma voix ira loin et portera des fruits positifs pour le soulagement du peuple centrafricain.

Loïc Romy GOTTO SIGATTA

Président du Club Entre Nous Jeunes (CENJ) :www.cenj.asso-web.com

Tel : +23672026867 Email : gottoloic@gmail.com

Centrafrique : la problématique de l’entreprenariat des jeunes, le CNJ s’en préoccupe.

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Centrafrique : la problématique de l’entreprenariat des jeunes, le CNJ s’en préoccupe.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_19211.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Atelier  de formation. CopyrightCNC, Éric Ngaba.
Atelier de formation. CopyrightCNC, Éric Ngaba.

Bangui 12 avril 2017, CNC.

Par Eric NGABA

Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) se préoccupe de la nécessité de promouvoir l’entreprenariat des jeunes. Sur financement de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), à hauteur de 20 million FCFA, le CNJ a lancé, le 12 avril 2017 à son siège à Bangui, une série de formation sur l’entreprenariat des jeunes dans les huit arrondissements de Bangui et les communes de Bimbo et Begoua. L’objectif est d’offrir l’opportunité aux jeunes de valoriser leur savoir-faire à travers les microprojets et les activités génératrices de revenus (AGR).

Il est estimé que le taux de chômage des jeunes en République Centrafricaine est trop élevé au regard de la situation du pays. Le gouvernement, qui n’a pas aujourd’hui les moyens de sa politique d’emploi, n’arrive pas à absorber un bon nombre de ceux qui arrivent à terminer les études. Selon le Conseil National de la Jeunesse, 60% des jeunes sont aujourd’hui demandeurs d’emploi. Il est aujourd’hui nécessaire de mettre l’accent sur l’entreprenariat afin d’offrir l’opportunité aux jeunes de se créer leurs propres emplois. Pour palier ce problème, le CNJ a cherché des financements aux projets en faveur des jeunes.

L’atelier qui a démarré le 12 avril 2017 au siège du CNJ à Bangui, regroupe des dizaines de jeunes issus des associations des différents arrondissements de la capitale. Les participants sont formés sur le montage des projets, la mobilisation des ressources et la gestion rigoureuse de ces ressources.

« L’un des points de la vulnérabilité de la jeunesse centrafricaine aujourd’hui demeure la question de l’emploi. A travers les récentes études que nous avons menées, les chiffres font peur. Les données qualitatives et quantitatives démontent que la question de l’emploi des jeunes demeure une préoccupation. C’est pourquoi, en nous basant sur les organisations de bases, nous avons initié un projet dans l’entreprenariat et le montage des microprojets, car nous pensons qu’un jeune qui peut déjà s’occuper de ses propres activités pense moins aux crimes et à tout ce qui peut contribuer à amener notre pays en arrière », a renchérit Françis Mognombé, président du Conseil National de la Jeunesse.

Prévu pour cinq semaines, le projet va s’étendre dans les autres villes du pays notamment les villes de Kaga-Bandoro, Ndélé et Boda. La formation sur l’entreprenariat et la gestion des projets va permettre aux jeunes centrafricains d’initier les microprojets. L’Organisation Internationale pour les Migrations, financeur de ce projet, a réitéré son appui aux initiatives en faveurs des jeunes centrafricaines. C’est ce qui ressort de la déclaration du Chef de mission adjoint de l’OIM à Bangui, lors du lancement de cette série de formations qui s’est déroulée en présences des Directeurs de Cabinets du ministère de l’entreprenariat national et du ministère de la promotion de la jeunesse.

« Nous exprimons notre réelle satisfaction à accompagner le CNJ dans sa noble mission de porte-parole de la jeunesse centrafricaine. L’OIM accompagne le gouvernement centrafricain à travers plusieurs programmes depuis le début du déclenchement de la crise en 2013. Les programmes mis en œuvre par l’OIM visent d’une part à contribuer aux initiatives locales de retour définitif à la paix, et d’autre part à soutenir le gouvernement dans la réalisation de son programme quinquennal. Ce sont entre autres, les activités de support à la stabilisation communautaire, au relèvement de la communauté, la sécurité alimentaire, la prévention des traites des personnes, l’amélioration de système des frontières et des personnes et la cohésion sociale », a affirmé Béranger MOKOYOUKO, Chef de Mission Adjoint de l’OIM RCA.

De son côté, le Directeur de Cabinet du ministère de l’entreprenariat national, Aristide Kpenga, qui a représenté le ministre de l’entreprenariat audit atelier, s’est réjouit de l’élargissement de ce projet à l’intérieur du pays. Tout en saluant l’initiative du CJN pour ce projet, Aristide Kpenga a fait savoir que l’entreprenariat des jeunes est la priorité de son département pour soutenir la jeunesse à s’auto-prendre en charge. Il a exhorté les participants à l’atelier à s’approprier des acquis de cette formation.

 

Centrafrique : les véhicules du commandement du Président Touadéra , des engins du spectacle ou de sécurité du Président ?

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Centrafrique : les véhicules du commandement du Président Touadéra , des engins du spectacle ou de sécurité du Président ?

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1817.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra 30 mars 2017.

Bangui, le 11 avril 2017.

Par: Gisele MOLOMA. CNC

S’il y’a un endroit qui devrait être ultra-sécurisé pour le président de la République, cela doit être d’abord son véhicule de commandement. Dans la plupart des pays dans le monde, les véhicules du déplacement du président de la République sont inspectés pratiquement deux fois par jour, ou plus en raison de sa sensibilité. Mais en Centrafrique, c’est tout le contraire. Ces véhicules sont utilisés par les chauffeurs et les gardes du corps comme leurs véhicules propres et non ceux appartenant au Chef de l’Etat. Peut-on parler d’une négligence du service de sécurité du président Touadéra ou d’une volonté affichée de nuire à sa personne ?

Au temps de l’ancienne présidente de la transition Catherine Samba-Panza ou même durant le règne de tous ses prédécesseurs, depuis le président Bokassa jusqu’au président François Bozizé en passant par les présidents Patassé et Kolingba, les véhicules du déplacement officiel du président de la République étaient toujours garés dans un endroit protégé à la loupe par les agents rapprochés de la sécurité affectés à la présidence. Présent ou absent du pays, le niveau de la sécurité reste le même pour ces véhicules sensibles.

Malheureusement avec l’évènement du président Touadéra dit la Tortue au pouvoir en mars 2016, le service de sécurité change radicalement de méthode de travail en privilégiant, le laissez-allez au détriment de la sécurité proprement dite du président.  Selon les faits observés depuis plusieurs mois, une fois que le score du président Touadéra l’accompagne au bureau ou à l’aéroport de Bangui Mpoko pour un voyage à l’extérieur du pays, quelques minutes plus tard, on retrouve dans les quartiers de Bangui ou devant les restaurants-bars ces véhicules de commandement stationnés par ses agents de sécurité pourtant censés les garer sous surveillance au palais.

En matière de sécurité du président de la République, est-il normal que le véhicule d’un Président de la République se retrouve dans tels endroits ?

Ce qui est choquant pour le Centrafricain lambda, ces chauffeurs donnent l’impression que c’est eux les patrons desdits véhicules en roulant avec un volume musical d’un bar dancing et sortent avec des aides de camp bien armés pour faire bisous aux copines des quartiers. Est-il normal pour un pays comme le nôtre qui vient de sortir lentement d’une crise militaro-socio-politique de grandes intensités de voir une telle négligence dans la chaîne du commandement sécuritaire du président de la République ?

Pour un Officier de la gendarmerie contacté par CNC, les agents rapprochés du président ont tendance toujours à adopter de tel comportement, mais c’est au président de la République lui-même de leur taper sur la table et y mettre le point sur le ‘i’ devant de tel cas. Or dans le tempérament du président Touadéra, on y retrouve une certaine légèreté et faiblesse qui profitent à ces agents.

Pour le cabinet présidentiel contacté par CNC, c’est l’ignorance des faits qui laisse ces agents continuer dans leurs actes attentatoires à la personne et à la dignité du président Touadéra. Des sanctions seront prises si ces allégations se confirment, affirme notre source.

Pendant ce temps, le service de la sécurité présidentielle tente de minimiser les conséquences possibles d’une telle négligence sécuritaire.

Selon un spécialiste de sécurité à Bangui, de telles pratiques sont souvent utilisées en République démocratique du Congo par les membres du gouvernement qui laissent régulièrement leurs véhicules de commandement transporter des clients comme un taxi-brousse, après avoir les déposés au bureau par leurs chauffeurs. Mais cette pratique se limite souvent aux ministres et non au Président de la République Kabila Joseph.

Va-t-on inévitablement vers un style zaïro-congolais pour la sécurité du président Touadéra ? Finalement, c’est aux chefs de sécurité du Président de nous répondre.

Copyright@2017cnc.

CENTRAFRIQUE : FERMETURE DU MARCHÉ A BETAILS : UNE PERFORMANCES DE LA SEGA

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CENTRAFRIQUE : FERMETURE DU MARCHÉ A BETAILS : UNE PERFORMANCES DE LA SEGA

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1908.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le directeur général deux  l'Abattoir Centrafricain Docteur Patrick Ningata. CopyrightCNC
Le directeur général deux l’Abattoir Centrafricain Docteur Patrick Ningata. CopyrightCNC

Bangui, le 12 avril 2017.

Par : Herman THEMONA CNC,

 

Il y a des faits et gestes qui ne trompent pas et qui ne restent pas inaperçus pour ceux qui savent lire et investiguer la société. Transférée provisoirement en 2016 du marché à bétail à l’Abattoir frigorifique de Bangui, beaucoup présageait la mort lente sinon la disparition pure et simple de la Société d’Etat des Abattoirs(SEGA).Mais petit à petit, cette société renait de ses cendres grâce, faut-il le mentionner, à l’ingéniosité d’un digne du pays qui, de son génie vivant, a pu redonner vie à cette structure de l’Etat. Il s’agit bien d’un homme, un cadre et ressortissant de l’Université de Bangui et du Caire, Docteur Patrick NINGATA-DITA.

Faille-t-il mettre cette performance au compte du hasard ? Non. Rien que le titre de notre article laisse déjà deviner les personnalités sur qui jeter des fleurs. Il s’agit bien entendu du Docteur Patrick NINGATA-DJITA Dg de la Société d’Etat de Gestion des Abattoirs (SEGA), qui a su mener un bon combat pour la fermeture des abattoirs périphériques, potentiels et permanents dangers pour les consommateurs de la viande bovine.

A seul, suffit-il pour mener à bien ce travail ? Non, également. l y a d’abord toute son équipe technique et son hiérarchie, à savoir le ministre de l’élevage et de la santé animale, Monsieur Youssafa-YERIMA-MANDJO qui, par sa voix prépondérante au conseil du gouvernement en ce qui concerne l’élevage, bien entendu avec l’appui de ses conseillers que sont tous les acteurs de la filière bétail-viande et les autorités locales des 2ème, 6ème et 8ème arrondissements de Bangui ainsi que la commune de Bégoua qui ont su apprécier les problème de santé publique due aux abattages clandestins dans certains quartiers de Bangui tout d’abord et la problématique de la sécurité autour de l’aéroport Bangui-M’Poko due à la présence du bétail dans les environs.

Cette mesure fut le déclic des améliorations enregistrées avec la création d’un guichet dans l’enceinte de la SEGA avec la matérialisation d’une nouvelle taxe dénommée « taxe d’usage », versée directement à la SEGA. Toutefois, la perception de ces nouvelles taxes reste mitigée à cause du comportement réfractaire de certains acteurs de la filière.

Face à tout ce qui précède, les perspectives de l’année 2017 restent favorables car le niveau de sécurité retrouvé dans certaines zones d’élevage a permis d’accroitre le record d’abattage à la SEGA : sur 36 400 bêtes prévues à abattre en 2016, 44 651 bêtes ont été abattues, un surplus de plus de 123%

 

L’année 2017 aura été à n’en point douter, l’année de l’envol de la SEGA pour désormais s’incruster dans la prestigieuse liste restreinte des sociétés d’Etat pourvoyeuses de l’économie nationale. Grace au retour progressif de la sécurité dans le pays et notamment dans le 2ème et 6 eme arrondissement, hôte de la SEGA et certaines régions ou l’élevage est de mise. La consommation de la viande de bœufs abattus dans de conditions sanitaires et hygiéniques idoines est garantie.

Comme quoi, la politique de choisir les fils et filles du pays dignes de compétence a un prix. Déjà, pour ce premier trimestre 2017, nous arrivons déjà à un effectif de 2856 animaux abattus. A cette allure, les chiffres de 2017 s’annoncent prometteurs. L’abattage clandestin qui constituait un véritable problème de santé publique il y a peu est peu à peu résolu avec l’envol fulgurant de la SEGA avec la matérialisation d’une nouvelle taxe dénommée taxe d’usage directement versée à la SEGA. Hélas, cette taxe pose problème au niveau de son versement par les requérants qui adoptent un comportement réfractaire. Les statistiques d’abattage de bétail en 2016 ont été nettement en hausse et alléchantes. Il n’en demeure pas moins que 2017 fera parler de lui.

En provinces, notamment à Bambari et Kaga-Bandoro, des antennes ou succursales de la SEGA ont été ouvertes et font entrer des devises grâce au bob penser du Directeur général de la SEGA, docteur NINGATA-DITA.

En fait, depuis le changement intervenu dans notre pays, on constate un net positionnement des dignes fils du pays qui appliquent la politique de l’homme qu’il faut. Bien qu’ayant hérité d’une situation catastrophique à la SEGA, le jeune Docteur NINGATA-DITA a su donner le meilleur de lui-même. Et on peut sans risque de se tromper que SEGA ne mourra plus comme d’aucuns l’avait prédit. Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre d’année. Nous osons croire que cette politique prônée par les autorités de la place fera long chemin surtout en cette ère de changement véritable.

 

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Centrafrique : Accompagner le Gouvernement dans la recherche de la paix à travers l’autosuffisance alimentaire par l’agriculture avec une police de proximité dans les zones agricole

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Centrafrique : Accompagner le Gouvernement dans la recherche de la paix à travers l’autosuffisance alimentaire par l’agriculture avec une police de proximité dans les zones agricole

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1910.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>CopyrightCNC'agriculture.com
CopyrightCNC’agriculture.com

 

Bangui, le 12 avril 2017.

Par : Thierry Cyprien M’PONDO

 

L’agriculture est l’un des domaines de négociation les plus complexe au niveau multilatéral au sein de l’Organisation mondiale du commerce. Cette complexité est due aux fonctions particulières de ce secteur d’une part, et d’autre part, au refus des pays riches de céder un peu de l’espace politique dont ils disposent pour réduire les distorsions qu’ils ont introduites dans le commerce des produits agricoles.

La conjoncture actuelle de crise alimentaire due à l’insécurité en République Centrafricaine (RCA) prouve à dessein que l’équilibre global (économique, politique et social) d’un pays dépend de sa capacité à offrir suffisamment de nourriture à sa population, et donc de sa capacité à assumer sa souveraineté alimentaire.

Parmi les mesures à prendre pour améliorer la capacité d’offre commerciale de produits agricoles des pays ACP en vue de bénéficier de l’accès aux marchés que procure l’APE, le soutien au secteur agricole doit occuper une place de choix. Par soutien au secteur agricole, nous entendons la subvention de la production, le financement des programmes de recherche et de formation, l’organisation et le financement de l’encadrement des producteurs, l’amélioration des infrastructures de base pour faciliter l’accès aux marchés, etc. Au niveau des négociations entre la RCA et les organismes appropriés, ces préoccupations sont inscrites en bonne place dans les domaines prioritaires identifiés pour le renforcement des capacités. Le problème c’est que les organismes ne veulent pas s’engager à fournir le soutien nécessaire aux Agronomes. Il faut en effet que du côté de la RCA, des politiques appropriées soient mises en place avec des budgets conséquents tandis que la partie Organismes doit s’engager à apporter une contribution conséquente au financement nécessaire. Une disposition contraignante doit, à ce titre, être incluse dans le texte juridique de l’accord entre les deux parties, question de rendre impérative l’action dans ce sens. La RCA devrait par ailleurs œuvrer pour l’introduction d’une clause permettant de faisant du démantèlement tarifaire une condition à la réalisation des engagements en matière de renforcement des capacités et de développement.

IMPACTS SUR LA POPULATION Baisse de la consommation :

Il faut se rappeler qu’un premier tiers (1/3) environ de la population centrafricaine vit avec moins de 2$/jour, qu’un autre tiers (1/3) environ vit avec moins d’1$/jour. Avec moins de 2$/jour le centrafricain est déjà obligé de restreindre son alimentation quotidienne (2100/2200 Kcal/jours au lieu de 2400 Kcal/j).

En effet, on consomme moins de produits nutritifs ou protéiques. Avec moins d’1$ /jours, le centrafricain ne mange plus qu’une fois par 24 heures (1850 à 1900 Kcal/j), des carences alimentaires s’installent, des maladies apparaissent (anémies…) qui diminuent les capacités physiques et mentales des populations touchées naturellement c’est la frange la plus fragile de la population qui sera la plus touchée (Femmes allaitantes, enfants…). 3

Accroissement de la pauvreté :

La pauvreté touche déjà 70% environ de la population centrafricaine. La flambée des prix à cause de la crise politique va accentuer le phénomène de pauvreté en milieu urbain et rural. Toutes les franges de la population sont concernées. Les Fonctionnaires, par exemple, qui étaient parvenus à éponger une partie de leurs dettes grâce aux payements des salaires vont s’endetter à intérêt chez les particuliers après avoir utilisé le découvert accordé par leur Banque.

Irréversibilité des prix des denrées alimentaires :

La flambée des prix des denrées alimentaires est d’autant plus préoccupante que ces prix ne reviendront plus à leur niveau initial même si les prix mondiaux diminuent. En effet, nulle part l’on a assisté à la baisse du prix de la baguette de pain lorsque le prix de la tonne de blé chute. Les prix ont donc tendance à demeurer inchangés. Ce qui ne sera pas sans conséquence sur la population.

QUELQUES CAUSES INTERNES Faiblesse de la production

L’agriculture centrafricaine se caractérise par, son faible niveau d’équipement, la faible utilisation d’engrais et de semences de qualité, ses faibles rendements, sa faible superficie (environ 0,2 ha cultivé par habitant/an, l’absence de financement agricoles, des spéculations diverses lier aux prix des transports et aux taxes perçus par des forces de l’ordre au niveau des barrières (confusion totale entre Barrière économique et barrière sécuritaire) chaque service fait de la surenchère.

Par ailleurs le faible niveau de revenus agricoles prive généralement les paysans de l’accès à la culture attelée ou à la petite mécanisation. Il s’avère ainsi impossible de faire des gains d’échelle.

ESQUISSES DE SOLUTIONS INTERNES A court terme :

La structure budgétaire de la RCA ne lui permet pas de se lancer dans une politique de défiscalisation ou de subvention des prix de manière durable. Ses maigres ressources n’y résisteraient pas. Dans l’immédiat, il conviendrait, avec l’appui de la communauté internationale :

D’aider la population à surmonter la période de soudure par l’injection d’une grande quantité de nourriture pour les plus pauvres et pour les plus vulnérables ;

  • De mettre en place de manière massive des semences vivrières, des intrants et des aliments de bétail ;

A moyen et long terme :

Nous pensons que la seule alternative soutenable est d’augmenter l’offre de produits agroalimentaires dans le pays. Il faut pour cela entamer dès que possible des reformes agricoles structurelles et fonctionnelles profondes afin de libérer l’agriculture Centrafricaine de ses entraves.

Il sera nécessaire de : • De nommer aux postes de préfets et sous-préfets des Agronomes ; • Restaurer les politiques publiques en matière d’agriculture et de l’élevage ; • Recentrer les efforts de développement agricole sur les productions vivrières ;

  • Apprendre aux élèves de l’école primaire les pratiques de l’agriculture pendant les journées d’activité dirigé.

Les actions à court et moyen terme devront être accompagnée de mesures de renforcements des capacités (formations, recherche, appui- conseil par les Préfets et Sous-Préfet Agronomes nommés pour cette circonstance).

Si l’opération « BOKASSA » et la mission « Grand K » ont permis à la République Centrafricaine d’atteindre l’autosuffisance alimentaire pour quoi pas aujourd’hui ?

 

 

 Photos de l'auteur de l'article : il faut sauver l'agriculture  de La Centrafrique

Thierry Cyprien M’PONDO

Expert au Bureau d’Etude «  l’Organisation pour le Développement et l’Environnement » (ODE)

Centrafrique : la commune de Besson prise en otage par les éléments rebelles du Camerounais Siddiki.

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Centrafrique : La commune de Besson prise en otage par les éléments rebelles du Camerounais Siddiki.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1738.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le chef Rebelle Ali Darassa de l'UPC.

 

Bouar,  le 11 avril 2017

Par : Anselme Mbata, CNC.

Selon les informations recoupées sur place, l’attaque avait eu lieu le samedi dernier  9 avril 2017 dans la matinée. Le poste de la gendarmerie local a été pris par les assaillants et le Maire de ladite commune a été enlèvé  par ces derniers qui auraient exigé une rançon de plusieurs milliers de francs CFA À la commune avant que celui-ci ne soit libéré. Selon la même source, le maire a été finalement  libéré sous la promesse du versement d’une rançon  que ce dernier serait activement à la reche. Pour l’heure, selon nos informations,  l’homme est toujours à la recherche des créanciers qui pourraient lui octroyer de l’argent et des bœufs pour ses ravisseurs.

Entre temps, le poste de la gendarmerie locale  occupé par ces rebelles a été utilisé, depuis le samedi dernier, comme le centre  du commandement des Assaillants.

La population locale, quant à elle, a été contrainte d’abandonner la commune pour se réfugier dans la brousse.

Du coté du  Gouvernement, on n’a noté aucune réaction de sa part depuis l’occupation de cette Commune par les rebelles du groupe 3R.

Rappelons que près de 10 personnes avaient été assassinées par la coalition rebelle RJ-MPC dirigée respectivement par l’ancien ministre Sayo et le Général de la Séléka Alkhatim la semaine dernière dans les localités de Ngaoundaye et de Bang.

Copyright2017CNC.

PRIX MARC-VIVIEN FOÉ 2017 RFI – FRANCE 24

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PRIX MARC-VIVIEN FOÉ 2017 RFI – FRANCE 24

DU MEILLEUR JOUEUR AFRICAIN DE LIGUE 1

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1902.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo prix RFI-France24 Marc-Vivien Foé.

Paris, le 10 avril 2017.

 

LES FINALISTES : OUVERTURE DU VOTE DU PUBLIC

 

Dès aujourdhui, les internautes sont invités à voter pour leurs trois joueurs préférés parmi les 13 finalistes du Prix Marc-Vivien Foé 2017 sur france24.com, rfi.fr et sur les réseaux sociaux, en utilisant le mot-dièse : #foe2017.

 10 participants parmi ceux qui auront deviné le trio de tête désigné par le jury seront tirés au sort pour remporter des maillots collector de l’émission Radio Foot Internationale* floqués Prix Marc-Vivien Foé RFI – France 24.

 Le nom du lauréat du Prix Marc-Vivien Foé 2017, désignant le meilleur joueur africain évoluant dans le championnat de France de Ligue 1, sera révélé le lundi 15 mai.

Le jury est composé d’une centaine de journalistes spécialistes du football français et africain issus de tous les médias (radio, télévision, presse écrite, Internet).

Liste des finalistes

  • Serge AURIER (Côte d’Ivoire/Paris Saint-Germain) – défenseur
  • Younès BELHANDA (Maroc/OGC Nice) – milieu
  • Ryad BOUDEBOUZ (Algérie/ Montpellier HSC) – milieu
  • Famara DIEDHIOU (Sénégal/SCO Angers) – attaquant
  • Karl TOKO EKAMBI (Cameroun/SCO Angers) – attaquant
  • François KAMANO (Guinée/Girondins de Bordeaux) – attaquant
  • Benjamin MOUKANDJO (Cameroun/FC Lorient) – attaquant
  • Steeve MOUNIÉ (Bénin/Montpellier HSC) – attaquant
  • Cheikh NDOYE (Sénégal/SCO Angers) – milieu
  • Jean Michaël SÉRI (Côte d’Ivoire/OGC Nice) – milieu
  • Giovanni SIO (Côté d’Ivoire/Stade rennais) – attaquant
  • Julio TAVARES (Cap-Vert/Dijon FCO) – attaquant
  • Steve YAGO (Burkina Faso/Toulouse FC) – défenseur

 Cette liste a été établie par les services des sports de RFI et de France 24.

Les lauréats des précédentes éditions :

2009 : Marouane Chamakh (Maroc)

2010 : Gervinho (Côte d’Ivoire)

2011 : Gervinho (Côte d’Ivoire)

2012 : Younès Belhanda (Maroc)

2013 : Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon)

2014 : Vincent Enyeama (Nigéria)

2015 : André Ayew (Ghana)

2016 : Sofiane Boufal (Maroc)

A propos du Prix Marc-Vivien Foé :

Depuis 2011, le trophée du meilleur joueur africain de Ligue 1 porte le nom de Marc-Vivien Foé en hommage au joueur camerounais décédé le 26 juin 2003 sur la pelouse du stade de Gerland à Lyon. Agé de 28 ans, Foé avait porté en France les couleurs du Racing Club de Lens et de l’Olympique Lyonnais, laissant le souvenir d’un footballeur exemplaire et unanimement apprécié.

 * Radio Foot Internationale, du lundi au vendredi à 17h10 sur RFI.

 Contacts presse :

Anthony RAVERA (RFI) : +33 (0) 1 84 22 93 85  – anthony.ravera@rfi.fr

Amal HMIMED (France 24)  : +33 (0) 1 84 22 74 15 – ahmimed@france24.com

 


Centrafrique : Contrat de 5 Permis miniers, signé avec une société chinoise

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Centrafrique : Contrat de 5 Permis miniers, signé avec une société chinoise 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1897.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Échange de documents  Mboli-Fatrane et H. x. CopyrightCNC
Échange de documents Mboli-Fatrane et H. x. CopyrightCNC

Bangui, le 11 avril 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le Ministre des Mines, Léopold Mboli-Fatrane et M. Huang Xiozong, Directeur gérant de la société chinoise Thien Pao Sarl ont paraphé, samedi 8 avril 2017, un contrat de cinq Permis de recherches miniers à l’Ouest du pays. Alors que le Ministre était assisté de son Dircab, Huang Xiozong lui, a été assisté de son Adjoint M. Liao-Jincheng et son Secrétaire particulier M. Aymard Christ Belema-Zeho.

L’heure a sonné pour le retour des investisseurs en République centrafricaine. Après les turpitudes politiques ayant sapé la coopération et le partenariat avec des Nations et des investisseurs privés, le retour à la légalité constitutionnelle avec l’investiture de Pr Faustin Archange Touadera le 30 mars 2016, a donné le ton de la reconstruction qui passe inéluctablement par les investissements tant intérieurs que des investissements directs étrangers.

Avec la République Populaire de Chine, la RCA entretient déjà une coopération « gagnant-gagnant » très raffermie. Alors qu’il y a d’autres initiatives chinoises privées au service du développement du pays de Boganda à l’image de la Convention minière signée samedi dernier entre le gouvernement centrafricain et la société chinoise Thien Pao Sarl.

Dans ce cadre précis, le Ministre Mboli-Fatrane a indiqué qu’il s’agit plutôt d’un rappel à l’ordre. « La société Thien Pao avait sollicité un Permis de recherche. Mais comme on le dit, on avait mis la charrue avant les bœufs, car avant que le Président de la République soit élu, un décret avait été pris pour octroyer à cette société cinq Permis. Une fois que nous sommes arrivés aux affaires et compte tenu des nouvelles dispositions de l’Article 60 de la Constitution, qui stipulent que désormais toutes les Conventions devront avoir l’aval de l’Assemblée nationale, nous avons rappelé à l’ordre cette société pour venir signer le document aujourd’hui », a expliqué le Membre du gouvernement.

Notons au passage que ces Permis sont localisés dans l’Ouest du pays. Et au Ministre Mboli-Fatrane de préciser que « ce n’est que des Permis de recherches. Une fois que ces recherches seront concluantes, nous allons revenir sur la table pour signer une deuxième convention dite d’exploitation ».

Seulement, l’on ne connait en la RCA que des Conventions de recherches du sous-sol et non jamais celles d’exploitation. Ce qui a amené le Ministre des Mines à mettre la puce à l’oreille de Huang Xiozong et son équipe quant à la dimension sociale de leur implantation. « Ce n’est pas parce que nous sommes en période de recherches que les populations environnantes de doivent pas bénéficier de quelque chose. C’est cela le sens de ma mise en grade pour que la société participe à la vie communautaire », a martelé le Ministre.

En réponse, le Directeur gérant de la société Thien Pao Sarl a rassuré que des Centres de santé et des écoles à construire sont pris en compte au profit de la population locale dans le cadre de leur implantation.

 

Centrafrique : Deux grands défis pour restaurer la sous-préfecture de ZANGBA

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Centrafrique : Deux grands défis pour restaurer la sous-préfecture de ZANGBA

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1894.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Député Jérémie Gokiri de Zangba. CopyrightCNC.
Le Député Jérémie Gokiri de Zangba. CopyrightCNC.

 

 

Bangui, le 12 avril 2017.

Par : Herman THEMONA CNC,

Logée quelque part dans la préfecture de la Basse-Kotto, la sous-préfecture de Zangba est l’une des 77 que compte la RCA pour une population estimée à environ 35.000 âmes. On y rencontre trois grandes communes. Comme la plupart des villes de la RCA, cette localité a toutes les potentialités pour répondre au rendez-vous du développement.

Hélas, les défis à relever sont énormes et, devant l’ineptie du gouvernement, l’avenir de cette belle ville centrafricaine est en dents de scie si, au fil du temps, aucune initiative n’est envisagée pour lui redonner espoir. Le système éducatif à terre, la santé complètement désuète à quoi s’ajoute l’insécurité galopante, ainsi va le diagnostic d’une ville en besoin de secours et d’humanisme.

Oubliée dans la préfecture de la Basse-Kotto, la sous -préfecture avait mis tout son espoir dans les dernières échéances électorales pour voir s’améliorer sensiblement. Il suffit d’analyser et de comprendre l’attitude de la population locale pendant les élections groupées de 2016 pour se rendre à l’évidence. En effet, abusée par les dinosaures qui n’ont rien fait pour le développement de la localité, la population a pris elle-même l’initiative de demander au jeune GOKIRI Jérémie de se présenter aux législatives.

Malgré le refus de ce jeune homme d’affaires en herbe, la persistance de la population fera plier son intransigeance. Au finish, Jérémie décide de se présenter aux législatives. Il sera élu dès le premier tour à l’occasion d’un scrutin qui aura marqué les esprits des centrafricains et aura été repris plusieurs fois çà et là par la Cour constitutionnelle de transition pour diverses raisons.

Mais seulement, le sort réel de la ville est que cette localité semble oubliée par le gouvernement centrafricain. Suivez mon regard ! Le premier et grand défi auquel la ville de Zangba est confrontée aujourd’hui est le manque d’éducation.

En effet, depuis des lustres, la population elle-même a pris l’initiative de construire sur ses propres ressources, 31 écoles. A ces écoles-là, s’ajoutent les cinq(05) autres qui ont été édifiées par l’Etat soit au total 36 écoles.

Malheureusement, le passage de Corbeau NEWS dans la localité a constaté que pour toutes ces écoles, il n’existe qu’un seul enseignant qualifié qui est basé à l’école NGAZA. Les autres écoles fonctionnant au cahin-caha grâce à la débrouillardise des maitres-parents. Plus catastrophique encore, il n’y a aucun table-banc dans toutes ces écoles. Les enfants s’asseyent à même le sol pour écouter tant bien que mal les maitres parents qui essayent de leur donner la chose la plus précieuse au monde à savoir l’EDUCATION. La toiture de toutes ces écoles sont délabrées et suintent constamment au point de contraindre certains parents à ne pas laisser leurs enfants aller en classe quand il pleut ou à la moindre menace de la pluie.

A cela s’ajoute le manque cruel de livres et de bibliothèque etc. Quand on fait encore un tour au collège de ZANGBA construit en 2013, le constat est encore plus amer : Seulement trois(03) professeurs qualifiés pour tout le cycle du collège c’est-à-dire de la 6ème en 3ème.

Autre défi qui empêche la sous-préfecture de Zangba de se hisser au diapason des autres localités de son acabit est la Santé. Disons que dans toute la sous-préfecture de Zangba, il n’y a aucune structure de santé digne de ce nom. A défaut de centre de santé, il y a quand même des dispensaires qui, malheureusement encore, sont tous tenus ou gérés par des personnels non-qualifiés communément appelés Assistants de Santé recrutés par chance sur place. Pour pallier à ces multiples l’honorable député de la localité GOKIRI Jérémie est au four et au moulin pour redonner espoir à ses électeurs.

C’est ainsi que dernièrement, quelque temps seulement après l’installation de l’Assemblée nationale, ce dernier a pris langue avec une ONG internationale dénommée CORDAID qui a pu doter les dispensaires de la sous-Préfecture en médicaments. Dans cette localité oubliée de la RCA, les enfants sont la proie de la malnutrition. Un centre de traitement des enfants atteints de malnutrition est en train d’être construit par cette même ONG afin de permettre aux enfants confrontés à la malnutrition d’être pris en charge sur place.

Décidé à changer le sort de sa circonscription, le député Jérémie milite à travers un plaidoyer gagnant-gagnant avec les ONGs internationales et nationales capables d’entendre le cri d’alarme de la population de Zangba et lui voler au secours. Le cruel problème d’eau potable qui sévissait à Zangba a été solutionné grâce aux multiples mouvements et contacts effectués par l’honorable député Jérémie qui a fini par payer avec la construction de plusieurs forages à Zangba.

Bien avant cette offre de député, le jeune Jérémie investissait déjà énormément pour le bien-être de la population de Zangba. C’est ainsi qu’il créa une Pharmacie villageoise dont les premiers bénéficiaires étaient les femmes enceintes en difficultés et les enfants déshérités. Dans le même ordre d’idée, il s’employa à reconstruire la toiture des écoles, des hôpitaux emportés par le vent ainsi que bien d’autres actions humanitaires.

Aujourd’hui, le souci constant du député de Zangba est de voir certaines ONGs qui se disputent une même localité au lieu de s’implanter ailleurs d’aller secourir la population de zangba qui, jusque-là, soit dit en passant, est une localité restée non soutenue par une ONG internationale à part CORDAID qui y effectue quelques missions sporadiques.

Centrafrique : Un programme régional pour le développement de l’Agriculture et du monde rural

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Centrafrique : Un programme régional pour le développement de l’Agriculture et du monde rural

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1890.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Le ministre  Honoré Feïzouré. CopyrightCNC.
Le ministre Honoré Feïzouré. CopyrightCNC.

Bangui, le 10 avril 2017.

Par : Herman THEMONA CNC,

Petit à petit, l’agriculture centrafricaine est sur la voie de retrouver ses lettres de noblesse des années antérieures. Cette prouesse est à mettre à l’actif du changement démocratique intervenu en RCA en 2016 avec les nouvelles énergies qu’il a accouchées, pleines de dynamisme. Les artisans ne sont autres que l’actuel   Ministre Honoré FEIZOURE et son équipe. Toujours à l’écoute de ses techniciens et collaborateurs de la réussite dans un département qu’il connait heureusement bien pour y avoir travaillé et gravi presque tous les échelons depuis plus de trente ans. Posé, calme et bouillonnant d’initiatives, le Ministre Feizouré évolue doucement mais surement vers le pinacle.

A cette allure, la sécurité et l’autosuffisance alimentaire risquent de devenir une réalité en RCA après quelques années d’errements.

Pays post conflit, la situation de la RCA au lendemain des élections générales de 2016 était presque intenable. Pour tenir le bateau, il fallait un courage et une bonne dose de patriotisme et de créativité pour affronter les grands défis qui se présentaient.

Ainsi, une fois nommé au département de l’Agriculture et du développement du monde rural, le ministre Honoré FEIZOURE a pris un temps pour observer et voir comment la « maison » fonctionnait. Sachant pertinemment que l’une des racines ou cause qui a enclenché la crise centrafricaine était la frustration née du non-respect du principe de « l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut », un mouvement interne a lieu tenant compte de tous les paradigmes possibles à la paix : Compétence, équilibre géo politique et régional, ancienneté, professionnalisme etc.

La situation du pays demandait certes un travail fou pour remettre en marche les lampillons des services de l’ETAT. Sur le plan institutionnel à l’interne, il y avait une superposition d’organigramme qui donnait du fil à retordre à tout responsable désireux de faire un travail de qualité. Ce flou a été réparé par la conception d’un nouvel organigramme lisible qui définit clairement la chaine de commandement au Ministère de l’Agriculture et du développement du monde rural.

La matrice de l’organigramme finie, un mouvement basé sur des critères objectifs a été fait depuis novembre 2015, le quel mouvement est approuvé par tout le personnel du département car au moins, certains critères objectifs tels que l’ancienneté, le professionnalisme l’équilibre ethnique et géopolitique ont été respectés pour la première fois en plusieurs années d’existence de ce département. Mêmes les plus jeunes cadres du département se sont plu dans ce mouvement interne. Comme quoi, « The right man at the right place » !

En vue de donner une lisibilité pérenne à la politique agricole de la RCA, le membre du gouvernement a mis sur pied avec l’appui de ses techniciens, le programme régional de développement de l’Agriculture qui court de 2016 à 2018. Grace à cette stratégie, la lettre de mission que chaque membre du gouvernement a reçu des mains du Chefs de l’Etat et le Premier Ministre sera exécutée à la lettre dans le secteur de l’agriculture et du développement du monde rural.

Faut-il encore le rappeler que la RCA est un pays à vocation agricole ?d’ailleurs, les spécialiste du département ont bien compris pour choisir le slogan « Notre avenir réside dans l’agriculture » en page de couverture des plans régionaux du secteur d’agriculture. Il n’y a rien de plus précieux pour un responsable politique en pareille circonstance de savoir où il va dans sa politique. C’est dans cette optique de clarté que la filière coton passe désormais pour le levier de la nouvelle politique prônée par les autorités en charge de l’agriculture et du développement du monde rural car la sécurité alimentaire tant souhaitée. Un audit de la filière coton a été effectué par la Banque Mondiale pour avoir le cœur net sur la situation des impayés des cotonculteurs. Une partie des arriérés des cotonculteurs de l’Ouham a été payée .Il s’en suivront les préfectures de l’Ouham-Pendé la Ouaka.

La politique de développement qui se cache derrière cette filière est d’en faire le véritable vecteur du développement notamment des pistes rurales et autres infrastructures de base telles que l’eau, l’électricité dont le pays a besoin pour hisser son envol économique.

Sur la même lancée, un accent particulier est mis sur la recherche agricole, c’est pourquoi l’Institut Supérieur du Développement Rural(ISDR) et l’ICRA (institut centrafricain de recherche agricole) est désormais les piliers de la nouvelle vision que le Ministre FEIZOURE veut impulser au secteur agricole centrafricain. La filière Cacao qui avait déjà pourtant pris son envol dans les années 60 est en train d’être réhabilitée peu à peu.

Néanmoins, si l’on enregistre une réelle volonté des autorités du ministère de développement rural à impulser une réelle efficacité à l’agriculture centrafricaine, les autorités se plaignent de la collaboration qui lie le ministère du développement rural avec d’autres partenaires, notamment la FAO, le PAM etc. qui, au lieu d’aider les services et structures de l’Etat à se doter de l’expertise nécessaire pour l’accomplissement de leurs missions, se substituent plutôt à l’Etat pour Tout faire et s’accaparer de tout. Elle recrute même des cadres compétents et personnels du département du développement rural pour en faire ses propres staffs au détriment du Ministère dont ils relèvent.

Pays d’agriculture, la RCA a tout dans ce domaine pour assurer l’autosuffisance alimentaire de ses fils et filles, pourvu qu’une réelle volonté politique soit de mise comme ce qui se dégage avec l’actuel Ministre.

 

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Centrafrique : le Président Touadéra, une premmière année chaotique au sommet de l’éTAT.

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Centrafrique : le Président Touadéra, une premmière année chaotique au sommet de l’éTAT.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1817.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra 30 mars 2017.

 

Bangui, le 10 avril 2017.

Par : Herman THEMONA CNC.

 

Faustin Archange TOUADERA aura passé 365 jours déjà à la tête de l’Etat Centrafricain. Est-ce une période assez suffisante pour une évaluation qui tienne la route comme l’aurait souhaité le Centrafricain Lambda ? Oui, bien sûre diront certains ; mais non, diront d’autres. Cela témoigne déjà de la division qui s’est installée malheureusement autour de la question TOUADERA. En témoigne le résultat de nos investigations et commentaires recueillis justement à l’occasion du 1er anniversaire de l’accession du Professeur Faustin-Archange Touadera à la magistrature suprême de l’Etat Centrafricain.

« Nous avons suivi le bilan fait par le Président Touadera à la télévision centrafricaine Il a parlé pendant 1 heure, mais les éléments réels du bilan ont occupé 10 minutes. Nous avons également suivi son interview dans plusieurs radios et agence. Nous avouons avoir été quand même été surpris par son absence de modestie, car on le présente généralement comme un messie et homme modeste or la réalité est loin de là. »

« Pour résumer le bilan des 12 premiers mois de pouvoir, si l’on en croit ce que dit la rue et ce que tout le monde constate, le pays a plutôt reculé et donne le sentiment d’un bateau sans capitaine. Le gouvernement court après les évènements et les subit. Il donne l’impression d’avoir un temps d’incubation très long pour avoir des réponses appropriées dans tous les domaines prioritaires du pays».

Dans le domaine politique

Sans doute que ce commentaire est de caractère réel, c’est-à dire, décrit la réalité du pays tel que vit le Centrafricain qui, à travers son choix porté sur la personnalité de Faustin-Archange TOUADERA, a tout misé pour, ne fusse qu’une seule fois vivre sa lune de miel après la terrible crise qui a secoué le pays. Or c’est purement une utopie car, depuis un an et jour après jour, Faustin Archange Touadéra essaye de se convaincre qu’il est réellement Président. Dans tous ses discours, il répète pour s’en convaincre : « vous m’avez élu massivement sur mon projet de société… ». Nous savons tous qu’il a été élu. Une victoire de la démocratie en République Centrafricaine, un pays d’où s’exportent les expériences. Même son challenger a même demandé à tous les centrafricains de se mettre derrière lui pour reconstruire le pays. Il devrait donc avoir des discours plus dynamiques et tournés vers l’avenir, tout en faisant preuve de modestie dans la gestion de l’Etat, compte tenu de la situation.

Au lieu de cela, qu’est-ce qu’on constate aujourd’hui ? On assiste beaucoup plus à un développement du culte de la personnalité, une aversion à la critique, à des discours démagogiques et populistes, une psychose du complot que l’on voit partout, un climat détestable de soupçon et de corruption, une course à l’enrichissement personnel, un développement du népotisme et du clientélisme.

Le pouvoir donne l’impression d’allumer des feux partout. En plus des groupes armés qui se sont tous réveillés et conquièrent le pays centimètre après centimètre. L’Exécutif développe des relations exécrables avec les élus du Peuple qu’il veut absolument soumettre. Et l’on note que la majorité présidentielle demeure encore fictive et incantatoire. Pour couronner le tout, on annonce un remaniement ministériel depuis bientôt 6 mois, ce qui bloque une action gouvernementale qui était déjà très faible.

Dans le domaine de la Sécurité :

Depuis le départ de la SELEKA du pouvoir à la fin de l’année 2013, l’insécurité n’avait jamais atteint un tel niveau. Plus de 60% du territoire est occupé par des bandes armées, qui font leur Loi, pillent et volent à leur guise, prélèvent les impôts et décident qui doit rester en vie et qui doit être tué.

Il y a même un nouveau groupe politico-militaire, les 3R qui a vu le jour après l’investiture de Touadera. Ceux-là n’étaient ni des SELEKA, ni des Antibalakas.

L’assassinat des centrafricains a été banalisé, chaque jour connaît son lot de dizaines de victimes. Ni le Président de la République, ni le Premier Ministre, n’ont jamais eu le moindre mot de compassion ou de condamnation de ces évènements. Nous n’avons vu le pouvoir de Bangui s’émouvoir que deux fois en un an : lors de la journée ville morte du 24 octobre 2016 et quand les FACA avaient menacé le mois dernier de faire une marge de protestation sur leur situation. Tout simplement parce qu’ils ont et l’impression que leur pouvoir était menacé. La mort des centrafricains, les populations qui vivent en brousse comme des animaux, les milliers de cases brulées, les dizaines de milliers d’enfants qui ne vont plus à l’école, les centaines de milliers de paysans qui ne peuvent plus cultiver leurs champs, la terrible famine qui menace le pays alors que l’aide humanitaire baisse drastiquement, les villes et villages qui sont occupés jour après jour par de bandes armées, tout cela n’émeut pas le pouvoir de Bangui.

Pourtant tous ces chefs de guerre connaissent le Président Touadera. Les groupes armés ont été créés quand il était premier Ministre. Ils se sont regroupés en SELEKA et ont conquis tout le territoire quand il était aux commandes de l’Etat. Le pays était relativement calme, avant et après les élections. Mais quand le Président a commencé à recevoir les Chefs de Guerre en leur distribuait de billets de banque pour protéger son pouvoir, il a contribué à mettre le feu au Pays.

De l’autorité de l’Etat ? Parlons-en

Maintenant, il n’y a plus d’Etat et l’Administration qui peine à se redéployer dans les villes de l’arrière-pays. Le Pouvoir brandit comme résultat l’acceptation des bandes armées à participer au comité de coordination du DDR. Mais qu’en est-il sur le terrain. Quel est le chef de guerre qui a suspendu les hostilités parce qu’il accepte de participer au DDR ? L’expérience passée du DDR en Centrafrique et la réalité du terrain aujourd’hui ne laissent guère de présage pour un bon avenir des Centrafricains qui aspirent à la stabilité, la paix et le vivre ensemble pour un développement serein. Et pour preuve, les ténébreuses négociations de Luanda en préparation qui montrent là encore que le Gouvernement a subit les évènements et a laissé négocier avec les Chefs de guerre sans avoir, ne fût-ce qu’un observateur à ces réunions. Maintenant et devant le mécontentement généralisé de la population et de la Communauté Internationale, le Président tente de défendre les résolutions du Forum de Bangui, notamment sur l’impunité, ce qu’aucun centrafricain n’est en mesure d’accepter.

Dans le domaine de l’économie :

La table Ronde de Bruxelles, entièrement préparé par une équipe de d’experts de la Communauté Internationale (le Gouvernement a eu du mal à internaliser le document), a donné de résultats appréciables. Chacun y a mis du sien, puisque même le Chef de l’Opposition démocratique a soutenu le Gouvernement à Bruxelles par sa présence. Ce qui est désolant c’est que 4 mois après Bruxelles, on en soit encore à mettre en place l’organe qui travaillera à la mobilisation des fonds promis et à leur gestion.

S’agissant du fonctionnement de l’Etat, la Communauté Internationale paye les salaires de la fonction publique depuis 4 ans. L’Etat centrafricain peine à retrouver le niveau des recettes de 2012 et pourra difficilement prendre le relai de ces salaires et à assurer le fonctionnement de l’Etat si la manne extérieur s’arrêtait.

Le climat des affaires est au pire de sa forme et notre pays demeure en queue de peloton du « doing business » publié par la Banque Mondiale.

Les activités agricoles sont pratiquement à l’arrêt, du fait de l’insécurité.

La corruption est à grande échelle, surtout au sommet de l’Etat orchestré par le régime de Touadera et ses hiboux.

Dans le domaine social :

Si quelques camps de déplacés se ferment à Bangui, l’on dénombre de nombreux nouveaux camps qui naissent tous les jours dans l’arrière-pays. Des villages et des villes entiers sont vidés de leurs populations, notamment dans le Centre Est et le Nord-Ouest du pays.

Près de la moitié des élèves centrafricains ne vont pas à l’école, parce que les salles de classes servent de dortoir aux bandes armées ou ont été détruits.

La situation sanitaire des populations est catastrophique. La séroprévalence du SIDA a atteint le niveau record de 13% et les centres de santé sont dépourvus de tout.

La RCA est aujourd’hui 188ème pays sur 188 dans le classement de l’Indice de Développement humain.

Dans le domaine de la Gouvernance politique :

Notre pays n’a jamais connu autant de tâtonnement. L’Exécutif est dans la jouissance du pouvoir et supporte mal les actions des contrepouvoirs démocratiques que sont l’Assemblée Nationale et la Presse.

Il convient ici de rappeler que Faustin Archange Touadera avait été Chef de Gouvernement pendant 5 ans dans un régime de pensée unique, où il était interdit au Parlement d’interpeler le Gouvernement. Il prend donc chaque initiative de contrôle de l’action Gouvernementale comme si les députés ont commis un crime de lèse-majesté. C’est ainsi que les Ministres refusent tout simplement de se présenter devant la Représentation Nationale. L’unique fois que le Chef du Gouvernement a été interpellé, il a passé une heure à injurier les députés, à les traiter d’irresponsables, de traitres, etc…Mais qui est à l’origine de tout cela si n’est le Président de la république ? Les consignes de votent sont ordonnés depuis le Palais et gare au député de la « Majorité » dont la voix manque à l’appel. Le climat d’extrême méfiance entre le Chef de l’Eta et le Président de l’Assemblée Nationale n’arrange pas la situation. Depuis le mois de janvier, le Chef de l’Etat a décidé de couper tous les vivres à l’Assemblée Nationale. Résultat des courses : plus de rames de papier, plus d’encre d’imprimantes, plus de carburant, refus de paiement des frais de restitution des députés, etc…Encore une preuve d’une culture démocratique très médiocre du Chef de l’Exécutif qui risque de, au finish, susciter une mention de destitution du gouvernement. Ce bras de fer fait, malheureusement trainer l’octroi effectif des aides promises à Bruxelles à la Centrafrique et les meilleurs perdants sont ces 5 millions d’âmes qui croupissent sous le poids de la pauvreté, la misère et surtout les exactions des groupes armés devenus maîtres du territoire.

La Majorité parlementaire demeure fictive, puisque le Président n’a jamais réuni ses alliés du second tour depuis son investiture, il y a un an, pour discuter de la gestion du pays. Il le fait « mariner » en les convoquant individuellement pour leur promettre des maroquins qui trainent à se concrétiser.

Quant aux relations avec l’opposition Centrafricaine que Touadéra résume en l’URCA, elles sont inexistantes. Il n’a jamais eu de culture démocratique. Les rumeurs évoquent même des instructions données pour l’assassinat du chef de l’Opposition l’Honorable Anicet-Georges DOLOGUELE, député de Bocaranga 1.

Il faut dire que le Président a choisi de n’être conseillé que par des « bras cassés ». Pour certains d’entre eux, c’est le premier emploi de leur vie ; pour d’autres, ils sont passés du RSA en France à un salaire de Haut Fonctionnaire centrafricain ; pour d’autres, ils sont membres influents de la famille biologique du Président, …

Tout cela produit un cocktail inefficace, nauséabond, nocif et dangereux pour notre pays. Ainsi nous pouvons conclure notre vision de la chose sur le devenir de la Belle Centrafrique…. Pays de BOGANDA, de Dacko1, de BOKASSA, de DACKO 2, de KOLINGBA, de PATASSE, de BOZIZE, de DJOTODJA, de SAMBA-PANZA et enfin de Faustin-Archange TOUADERA.

 

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LES GERMES DU TOTALITARISME EN GESTATION, NOTRE JEUNE DÉMOCRATIE EST-ELLE MENACÉE ?

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CENTRAFRIQUE : LES GERMES DU TOTALITARISME EN GESTATION, NOTRE JEUNE DÉMOCRATIE EST-ELLE MENACÉE ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/01/IMG_1294.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selembi Doudou
Monsieur Bernard Selembi Doudou

 

Bangui, le 9 avril 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou.

 

Après le retour à l’ordre constitutionnel, la République Centrafricaine s’était logiquement inscrite dans le concert des nations et la démocratie a repris ses droits. Le President de la République élu légitimement avait le devoir de respecter le serment prononcé lors de son investiture à la magistrature suprême de l’Etat. La sécurité, la paix, l’intégrité du territoire national, le respect du principe de légalité, le respect du principe de séparation de pouvoir, la garantie de la justice et des libertés fondamentales devraient être les leviers des actions prioritaires.

L’état des lieux du cinquième de la mandature fait ressortir une déviation de trajectoire nonobstant la volonté de mieux s’appliquer. Cette dérive ouvre une voie royale aux attributs d’un régime totalitaire. Le totalitarisme par définition est un système politique qui appartient à une époque dans lequel l’Etat établit son emprise sur la totalité des activités politiques, économiques, sociales etc…ce système a tendance à anéantir, à museler l’opposition et à occuper au maximum l’espace médiatique. Le Bras de fer entre le President de la République et le President de l’assemblée nationale est né de la tentative d’annexion ou de contrôle du parlement par l’exécutif. Mais pourquoi le President de la République veut absolument avoir un droit de regard sur le parlement en plaçant ces hommes de confiance dans le dit bureau ? Ce mystère est mis à nu par les pratiques et réalités du moment. Des dépenses d’anniversaire en étroite contradiction au contexte socio-économique du pays, l’effigie du President de la République est partout et sur différents supports comme si le pays était en perpétuelle campagne électorale, des célébrations fêtes avec des majorettes qui nous rappelle l’ex empire…bref. Mais qu’est-ce qui justifie cette crise institutionnelle au sommet de l’Etat ? Quelle est l’institution habilitée à les concilier ?

Après avoir relevé le défi de l’organisation des élections couplées sur un territoire militairement occupé, la Centrafrique a innové en matière de démocratie en infligeant des sanctions multiformes aux représentants du peuple c’est à dire le parlement : non versement des indemnités parlementaires, suspension déguisée du budget de fonctionnement, arrestation et audition d’un parlementaire à la Section de Recherche et Investigations ( SRI ) en violation des immunités et inviolabilités parlementaires, annulation ou report répété des rencontres hebdomadaires pour échanger sur la situation du pays, refus d’un ministre de répondre aux convocations des parlementaires etc… s’agit-il d’une tentative de museler l’assemblée nationale par des manoeuvres de basse classe ? Sommes-nous dans quel modèle d’Etat ? Faut-il un séminaire ou un atelier de formation pour expliquer et clarifier le rôle combien important du parlement dans un État de droit ?

Faut-il nommer un spécialiste du droit constitutionnel à la présidence de la République pour aiguiller leur décision ? À notre avis, le gouvernement regorge déjà des juristes chevronnés capables d’expliquer la célèbre théorie de Montesquieu. A titre de rappel, il faut noter qu’en dehors de son rôle essentiel d’élaboration de la loi, le parlement a une autre fonction de contrôler politiquement le gouvernement. Il s’agit d’abord d’un contrôle pour l’information des parlementaires qui se manifeste par des questions écrites ou orales et par des commissions d’enquête. Sachant que ce contrôle est prévu par les textes, pourquoi les membres du gouvernement refusent de se soumettre à ce jeu démocratique ? Ensuite, dans des cas extrêmes, le parlement peut faire un contrôle sanction qui se matérialise par la question de confiance ou par la motion de censure. Quand l’exercice du pouvoir politique ne respecte pas ou plus les parlementaires qui sont l’émanation du peuple, ce pouvoir est autoritaire. Il s’agit en de termes simples de la dictature démocratique ou de la dictature constitutionnelle. A contrario, dans un État dit démocratique, l’exécutif ne se croit pas tout permis ou invulnérable. Il doit respecter les normes juridiques établies, qui sont organisées de façon hiérarchisée et surtout de veiller au respect des libertés publiques reconnues au citoyen. Dans la pratique, on assiste à l’anéantissement de l’opposition. Cette dernière est inexistante sur l’échiquier politique centrafricain à l’exception de l’URCA qui a réagi dernièrement à l’autosatisfaction du pouvoir sur son bilan d’un an de mandature. Sur la trentaine de candidats aux dernières présidentielles, le pouvoir a réussi à absorber la majorité pour émietter l’opposition. L’opposition est ainsi réduite à l’URCA et son allié le RDC. Au passage, le citoyen lambda se pose la question de savoir où est passé le RDC ? Ce grand parti regrette t-il son soutien à l’URCA lors du second tour des présidentielles ? Est-il à son tour tacitement absorbé par le pouvoir central ? Numériquement, l’opposition est écrasée, muselée car à chaque sortie médiatique de l’opposition représentée par le seul URCA, on assiste à une riposte, une bataille médiatique rangée des sbires du pouvoir. Le pouvoir ne veut plus entendre parler de l’opposition qui a un rôle majeur à jouer dans la sphère politique. Amusons-nous un peu à récapituler : le pouvoir déclare la guerre au parlement, il tire à balles réelles sur l’opposition, les leaders de la société civile font l’objet d’arrestation et de poursuites devant les juridictions, le syndicat est inexistant, les journalistes sont arrêtés et auditionnés, on se satisfait soit même de son bilan, on impose aux centrafricains un régime matrimonial inédit au sommet de l’Etat avec deux premières dames entretenues aux frais du contribuable ( fondation, actions caritatives et/ou humanitaires), on statue actuellement sur la relecture du code électoral. Ne soyons pas surpris qu’on assiste dans les jours, mois et années à venir à une révision constitutionnelle ou carrément une nouvelle constitution taillée sur mesure et pourquoi pas la révision du code minier. Ainsi, les détournements, les corruptions, les pillages des ressources naturelles, l’impunité et les injustices sociales deviendront la règle. Que reste-t-il de ce régime pour être un régime totalitaire ? Les indicateurs politiques actuels tendent à confirmer que les germes et ingrédients d’un système totalitaire sont réunis. Le régime a tendance à se replier sur lui même, sans contact avec son entourage et loin des préoccupations socio-économiques de ses administrés. Ces pratiques qui contribuent à l’auto-destruction, à l’auto-effondrement du système ne font qu’aggraver la frustration de la population, accentue la crise de légitimité et au final ouvre la voie au rejet et à la contestation du système. Nous dénonçons in fine la tendance totalitaire du régime et invitons les autorités à la raison. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 08 avril 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                             Tel : 0666830062.

CENTRAFRIQUE : DES CONTENEURS DE ARV DETOURNES, QUE DIT LA MINISTRE DE LA SANTE ?

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CENTRAFRIQUE : DES CONTENEURS DE ARV DETOURNES, QUE DIT LA MINISTRE DE LA SANTE ?

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1879.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> La ministre de la santé Fernande Djengbo.
La ministre de la santé Fernande Djengbo.

Bangui, le 7 avril 2017.

Par : Herman THEMONA, CNC

L’on ne dira jamais assez du mauvais comportement de certains responsables des services publics en RCA. Et pourtant lors de son investiture, l’actuel Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange TOUADERA avait dit à hue et à dia que la prestation de son serment sonnait la fin de ces pratiques nébuleuses qui n’ont fait que régressé le pays au point de lui faire perdre son prestige et sa place dans le concert des nations. Le vol, le détournements des biens et fonds publics, la concussion, le clientélisme, le tribalisme, le régionalisme, l’affairisme, le laxisme etc., voilà la liste non exhaustive des maux qui ont toujours gangrené la RCA sous les régimes qui se sont succédé.

Hélas, ce cri d’arme n’est que tombé dans le creux de la marmite. La dernière chronique en date est celle du détournement de deux conteneurs des ARV destinés aux PVVIH (personnes vivant avec le VIH) centrafricains. Aux dernières nouvelles, un de ces conteneurs à ARV aurait été aperçu au TCHAD et un autre quelque part au Cameroun. Le gestionnaire des ARV et des dons du Fonds Mondial ainsi et le responsable de l’Unité de Cession des médicaments (UCM) ainsi que quelques responsables des hôpitaux et des services du Ministère de la santé sont sous les verrous à la direction de la police judicaire pour nécessité d’enquête.

Là où le bât blesse, c’est le silence presque coupable de madame le Ministre de la Santé, Docteur Fernande NDJENGBO. Faisant fi de tout ignorer de cette affaire, madame la ministre argue à qui veut l’entendre qu’elle n’a de compte à rendre à personne sauf le Président de la République et le Premier Ministre.

A titre de rappel, le Ministère de la Santé est le Ministère qui reçoit divers dons et aides des partenaires bilatéraux et multilatéraux de la RCA. Hélas, ces dons n’ont jamais été utilisés à bon escient c’est-à-dire au profit des ayant-droits que sont les pauvres populations. Et jamais, les auteurs de ces détournements n’ont jamais été inquiétés ni sanctionnés. Voyant ses jours comptés au gouvernement, l’actuelle ministre de la Santé a jugé mieux de se servir avant comme l’ont fait ses multiples prédécesseurs à la tête du département.

Selon certaines sources dignes de foi, les personnes incarcérées clament leur innocence et disent n’être rien dans cette affaire. Mais seulement, les grosses légumes sont laissées en liberté. Un bus transportant de nombreux cartons dont on ignore le contenu exact aurait été aperçu empruntant la route qui mène chez Madame le ministre de la Santé. Et devant les multiples tentatives de la police judiciaire à décrocher le point de vue de la Ministre, celle-ci n’a pas voulu répondre même par courtoisie et simple respect pour la justice de son pays. Pire encore quand les journalistes l’appellent au téléphone, elle ne cesse de brandir des menaces aux hommes des médias les accusant d’être des colporteurs de fausses nouvelles

Signalons aussi qu’en 2008, sous le régime du Président BOZIZE, un cas de détournements de ces mêmes ARV, octroyés à la RCA avait été signalé dans des mêmes circonstances et la Coordinatrice du CNLS d’alors (comité national de lutte contre le sida) avait été limogé pour faute grave. Le Fonds Mondial avait même suspendu ses aides et son appui au CNLS à cause de ce détournement.

Orgueilleuse, mêmes certains collaborateurs de l’actuelle Ministre de la santé se plaignent de son comportement et de sa manière de collaborer. Rien ne dit qu’elle ne soit pas impliquée dans cette affaire. Un tel détournement peut se produire dans un département sans que le responsable numéro un ne soit au courant ? Que cache le silence titanesque de notre Ministre ? Pourquoi refuse-t-elle de répondre aux enquêteurs ?

Plus de détails dans nos prochaines éditions.

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CENTRAFRIQUE : 6ème Anniversaire de la disparition du Président Ange Félix PATASSÉ célébré en liesse dans un pays en lambeau

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CENTRAFRIQUE : 6ème Anniversaire de la disparition du Président Ange Félix PATASSÉ célébré en liesse dans un pays en lambeau 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1880.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> L'ancien président ange Félix  Patassé.
L’ancien président ange Félix Patassé.

Bangui, le 7 avril 2017. 

Par : Herman THEMONA, CNC

Disparu le 05 Avril 2011, la commémoration du 6ème anniversaire de la disparition du feu président de la RCA Ange Félix PATASSE a lieu ce 05 Avril 2017 à la ferme familiale située au PK 26 route de BOALI,   en présence des autorités centrafricaines, amis connaissances et parents. Président de la RCA de 1993 à 2003, le Président PATASSE a consacré toute sa vie pour la lutte démocratique et l’entente entre les centrafricains de tous bord. C’est ainsi qu’en 1993, il sera élu le premier Président démocratiquement élu de la RCA, inaugurant ainsi l’ère et l’avènement de la Démocratie en RCA.

Franc, véridique, et homme de dialogue, les proches collaborateurs d’Ange Félix PATASSE gardent de lui, l’image d’un grand Homme d’Etat pour qui l’Unité du peuple centrafricain était placée à la première enseigne comme en témoigne la foule hétéroclite de toutes les ethnies, de toutes les tendances politiques venues se recueillir sur le mausolée de l’illustre disparu.

Figure de proue de la politique centrafricaine et africaine, Ange Félix PATASSE s’est toujours montré attachant des valeurs humaines et des droits de l’Hommes. Dans son speech de la circonstance, le représentant de la famille et fils ainé du défunt président PATASSE, monsieur Sylvain NGAKOUTOU PATASSE a plaidé pour une pension digne de ce nom aux premières dames des Chefs d’ETAT de la RCA disparus.

Il convient de signaler que cet anniversaire commémoratif du décès du président PATASSE intervient à un moment ou depuis plus de trois ans, la RCA traverse l’une des périodes les plus sombres et les plus troubles de son histoire avec, en toile de fond, un spectre de balkanisation du pays car 60% du territoire national est occupé par des groupes armés habités des velléités sécessionnistes. Voici en intégralité, le discours du représentant de la famille PATASSE pour la circonstance.

Excellence, Monsieur le Représentant du Président de la République, Chef de l’Etat ; 

  • Honorable, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ; 
  • Distinguées invités ; 
  • Chers parents et amis ; 
  • Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout d’abord au nom des familles PATASSÉ et alliés, vous souhaiter la bienvenue en ce lieu symbolique.

Avant de commencer mes propos, je vous invite humblement à observer une minute de silence en la mémoire du disparu.

Mesdames et Messieurs,

Les funérailles constituent généralement la dernière occasion, un moment douloureux, pour dire adieu à la personne décédée qui nous est chère.

Même si la vie doit poursuivre son cours, nous nous devons chaque année après l’enterrement et à la date anniversaire du décès commémorer la mémoire de l’être que nous avons perdu.

En effet, le deuil ne se termine jamais le jour des obsèques. Il se fait progressivement sous forme de rencontres qui nous permettent de rendre hommage au défunt en partageant ses souvenirs positifs ainsi que ses réalisations.

Comme un devoir de mémoire, c’est à cet exercice que je vous convie en cette 6ème année commémorative du décès de notre regretté et bien aimé Ange Félix PATASSÉ, ancien président de la république, chef de l’État.

Figure emblématique de la scène politique centrafricaine pendant plusieurs années, le Président PATASSÉ fut un grand patriote, un humaniste et panafricaniste convaincu.

Point n’est besoin de rappeler ici les sacrifices consentis par ce dernier pour l’instauration de la démocratie dans notre pays avec pour ambition son développement intégral.

Les compatriotes qui ont travaillé avec lui et l’ont accompagné dans ses œuvres pourront mieux que moi, témoigner de l’amour qu’il avait pour sa patrie.

Notre souhait est que ses souvenirs restent vivants pour les générations futures.

Cependant n’attendons pas toujours après leur mort pour reconnaître nos contemporains à leur juste valeur.

La République doit pouvoir être reconnaissante envers ses filles et fils qui ont conduit la destinée du pays en leur accordant une retraite conséquente leur permettant de vivre décemment après les services rendus à la nation.

Ainsi, même si aujourd’hui les présidents Bokassa, Dacko et Kolingba ne sont plus en vie, leurs veuves encore vivantes devraient être prises en charge par l’État par rapport aux pensions d’anciens Chefs d’État de leurs défunts maris.

Le Président de la République, Chef de l’État, son excellence Faustin Archange TOUADERA avec lequel j’ai échangé sur cette question s’est montré très sensible.

Je voudrais saisir cette occasion pour lui adresser les remerciements de la famille pour son soutien à la réussite de cette journée commémorative.

  • Excellence, Monsieur le Représentant du Président de la République, Chef de l’Etat ; 
  • Honorable, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ; 
  • Distinguées invités ; 
  • Chers parents et amis 

Mesdames et Messieurs,

L’heure n’est pas au grand discours, je voudrais donc, pour terminer mes propos, remercier au nom de la famille, chacune et chacun d’entre vous d’avoir bien voulu honorer de votre présence cette cérémonie.

Merci de votre attention.

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 Mausolée de l'ancien président ange Félix  Patassé.
Mausolée de l’ancien président ange Félix Patassé.

Centrafrique : Le Ministre Theodore Jousso salue l’évolution des travaux du Pont Sapéké

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Centrafrique : Le Ministre Theodore Jousso salue l’évolution des travaux du Pont Sapéké

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1882.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> La construction du pont  Sapéké à Bangui.

 

Bangui, le 7 avril 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Les travaux de construction du Pont Sapéké – pont reliant le 2ème et 6ème arrondissement de Bangui vont bon train. Le constat est fait avec soulagement par M. Theodore Jousso, Ministre des Travaux publics, des transports, de l’aviation civile et du désenclavement, lors d’une visite express effectuée par le Membre du gouvernement mercredi 5 avril 2017, sur le chantier.

« C’est avec beaucoup de satisfaction que je rentre après cette visite, puisque le planning est bien respecté et les travaux confortatifs sont terminés avant l’arrivée de la pluie », c’est en ces termes que le Ministre Jousso a exprimé son enthousiasme après avoir visité du chantier de construction du Pont Sapéké. « Je me réjouis de voir que les travaux avancent bien », a ajouté le Membre du gouvernement.

Evidemment, le chantier de construction du Pont Sapéké est rentré dans le vif du sujet. Plusieurs engins légers et lourds travaillent à plein régime. Parmi ces engins s’activent plus d’une centaine d’ouvriers qualifiés ou des temporaires, chacun dans son domaine sous la supervision du chef de chantier chinois et le contrôleur du Ministère des Travaux publics. Après quelque trois mois de chantier, le Pont cassé de Sapéké est totalement enlevé et ressemble plutôt à un boulevard déblayé où se bousculent maçon, ferrailleurs, menuisiers…

A en croire le contrôleur du Ministère des Travaux publics, les travaux seraient déjà à plus de 35% de réalisation. Tous les travaux préparatifs sont terminés, les fondations sur pieu sont en train d’être creusées, le ferraillage des pieux est terminé. « Avant la pluie nous allons commencer à coller le béton », a rassuré le Ministre Jousso.

Notons au passage que la construction du Pont Sapéké se fait sur financement (un don) du gouvernement chinois à hauteur de 6 milliards de Francs Cfa. Ce pont revêt un intérêt énorme pour le pays et plus particulièrement pour la population de Bangui.

D’abord au plan politique, l’effondrement de cet ouvrage aggravé par les nid-de-poule sur les avenues à Bangui, ainsi que d’autres infrastructures vétustes ou délabrées, donnent une apparence vilaine à la capitale entre temps ‘’Bangui la conquête’’.

Au plan économique, le Pont Sapéké est la principale passerelle pour les gros camions qui transportent le bois depuis les forêts de l’Ouest pour le Cameroun, sans compter d’autres produits agricoles en provenance de la Lobaye.

Au plan social, l’effondrement de cet ouvrage est vécue comme une fracture sociale étant donné que ce pont est l’incontournable trait d’union entre les populations de Bimbo et du 6ème arrondissement à celles du reste de la capitale pour ne pas se limiter aux habitants des 2ème et 1er arrondissements. Tout cela fait que l’effondrement de ce pont a été un coup dur pour la population, à travers les tracasseries que cela engendre.

A l’occasion de sa visite d’hier, le Ministre Jousso a rappelé que dans la mise en œuvre de ce projet, il est demandé une modeste contribution demandée au gouvernement et que ce dernier est en train de tout mettre en œuvre à cet effet. « Il est vrai que dans le projet, il y a des obligations fixées pour la partie centrafricaine qui devait fournir l’électricité et l’eau à haute pression, ainsi que la sécurisation du périmètre. L’ENERCA a déjà fait un travail d’évaluation, ce qui a permis d’acquérir un transformateur de 42 millions de Francs Cfa et qui sera opérationnel très bientôt. De même, il y a la conduite d’eau qui alimente Bimbo et toute la localité autour de ce chantier, le Ministre de l’Energie est très sensibilisé sur la question. Quant à la sécurisation du périmètre, nous travaillons en étroite collaboration avec mon collègue le Ministre de la Sécurité publique. Je puis vous assurer que le gouvernement prend toutes les dispositions pour respecter les engagements pour la partie centrafricaine », a affirmé le Ministre.

Pour mémoire, les travaux de ce pont lancés en décembre dernier par le Président de la République Pr Faustin Archange Touadera sont prévus pour 22 mois.

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Centrafrique : Paoua, 20 projets de microréalisation en chantier sur financement des Pôles de développement

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Centrafrique : Paoua,  20 projets de microréalisation en chantier sur financement des Pôles de développement.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1885.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> Installation micro projet à  Paoua.

 

Bangui, le 7 avril 2017.

Par : Fred Krock. CNC

Serge Gabin NAKOMBO, Préfet de l’Ouham-Pendé a personnellement présidé les travaux de la 3ème réunion du Comité régional de développement (CRD), ce 30 mars dernier, alors qu’il a été assisté de M. Ali AMSAMI, 1er Vice-président de la Délégation spéciale de la ville de Paoua et de Mme Virginie LE COUSTER, Chef de mission de l’Institut de recherche et d’application des méthodes de développement (IRAM). La réunion est assortie de quinze (15) projets de microréalisation validés et l’évaluation à mi-parcours de cinq (5) autres projets en cours de réalisation.

Le Pôle de développement Paoua-Bouar-Bozoum rentre véritablement dans la phase de relèvement grâce aux activités du Programme d’Appui au renforcement des capacités des organisations de la société civile et des autorités locales dans les Pôles de développement de Sibut-Bambari-Kaga Bandoro-Batangafo (ARCOSAL-PDD). Rien qu’entre décembre 2016 et mars 2017, une vingtaine de projets de microréalisation est ficelée dont certains projets sont déjà en cours d’exécution.

En effet, à la deuxième réunion du Comité régional de développement de Paoua, tenue le 7 décembre 2016 toujours à la mairie de Paoua, cinq projets de microréalisation ont été soumis et validés pour être financés dans le carde des Pôles de développement, sur les fonds du 10ème Fonds européen de développement (10ème FED).

Il s’agit des projets suivants : deux projets sur l’élevage de caprins (a – Appui à la relance de l’élevage des caprins dans la commune de Môm au village Bé ; b – Appui à la relance de l’élevage des caprins du groupement Kossimadi)  ; un projet sur l’élevage de porcs (Appui à la relance de l’élevage de porcs dans la ville de Paoua); un projet sur le transport public (Renforcement et amélioration des prestations des conducteurs de taxis-motos de la commune de Paoua) et ; un projet sur la saponification (Relance des activités de production et de vente de savon artisanal). Les bénéficiaires desdits projets sont respectivement les groupements Walmane, Kossomadi, Ziranone, l’Association des Taxis-motos et le Groupement des femmes Amitié et femmes veuves. Tous ces projets, faut-il le noter, sont exécutés par le Consortium d’Ongs IRAM/ECHELLE.

A l’évaluation, le CRD a positivement apprécié l’évolution des cinq projets en cours : « Nous saluons le niveau d’avancement de ces projets. A l’allure actuelle, Nous sommes convaincu que d’ici décembre 2017 – date de la fin du financement du 10ème FED, tous ces projets seront déjà réalisés. Toutefois, je dois dire que pour certains projets, la contribution des bénéficiaires attendue en matériaux locaux de construction, n’est pas encore effective », a affirmé Serge NAKOMBO, Préfet de l’Ouham-Pendé et Président du CRD de Paoua.

Même appréciation du côté de Mme Virginie LE COUSTER : « Nous avons constaté avec beaucoup d’enthousiasme que certains projets validés en décembre dernier ont démarré. La première phase qui concerne la construction est en cours pour être suivie bientôt par la deuxième phase qui consiste à accompagner les bénéficiaires à travers la formation ».

Notons que ces cinq projets totalisent un coût global de 31 209 611 F.Cfa à raison d’un coût près de 6 millions de Francs Cfa chacun.

Quant aux nouveaux projets qui ont été soumissionnés et validés jeudi dernier, le Président du CRD a fait savoir qu’ils « visent essentiellement le secteur de l’éducation avec au moins une dizaine de projets qui concernent la construction ou la réhabilitation des infrastructures scolaires, ainsi que leur équipement en tables-bancs et en mobiliers. Le secteur de la santé également où beaucoup de Centres de santé manquent d’équipements et de médicaments surtout au niveau des maternités et de la chirurgie. Enfin, il y a quelques projets dans le cadre économique pour la relance agropastorale », a-t-il précisé.

La validation de ces projets a été un véritable soulagement pour la population locale, bénéficiaire directe. « Nous n’attendons que ces genres de projets pour nous aider à reconstruire rapidement notre pays. La crise que le pays a connue a totalement détruit les bases de notre économie et les jeunes en particulier sont exposés aux pratiques inciviques pour trouver de quoi survivre et de prendre en charge leur famille », s’est réjoui Fred Martial BETOLOUM, Président de la jeunesse de Sous-préfecture de Paoua. De son côté, M. Ali AMSAMI, 1er Vice-président de la Commune de Paoua a noté que ces projets sont sources de beaucoup d’emplois en faveur des jeunes, afin de les détourner des activités des groupes armés et du banditisme.

Pour la réussite de l’exécution de ces vingt projets, Mme Virginie LE COUSTER a formulé le vœu de voir tous les acteurs se mettre au travail, tout en se mettant en tête que le 10ème FED prendra fin d’ici décembre 2017. « Il faut que toutes les parties impliquées dans la mise en œuvre de ces projets prennent leurs responsabilités en sorte que chacun y mette du sien pour que les délais soient respectés », a-t-elle expliqué.

Pour mémoire, les Pôles de développement sont mis en place sous l’égide du Ministre de l’Economie du plan et de la coopération – une stratégie gouvernementale visant à créer des Pôles secondaires en plus de ce qui se fait au niveau central à Bangui pour plus d’impacts au niveau des différentes régions du pays.

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Le numéro 451 d’Afrique Education du mois d’avril vient de paraître et est déjà en kiosque.

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Le numéro 451 d’Afrique Education du mois d’avril vient de paraître et est déjà en kiosque.

 

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Au sommaire :

Année Blanche : Gabon, Cameroun, Togo etc… Comment les pays d’Afrique y font face !

Sénégal : Qu’a fait Macky Sall en Suisse ?

Allemagne : L’initiative d’Angela Merkel pour les Africains !

Présidentielle Française : Qu’est-ce que cela va changer pour l’Afrique ?

Congo-Brazzaville : La nouvelle religion de Sassou-Nguesso : l’écologie

Tous ces articles et beaucoup d’autres sur l’Actualité, l’Economie, la Culture, l’Education, les Sciences, etc… sont à lire dans ce numéro.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1865.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Page sommaire  Afrique éducation numéro 451 du mois d'avril 2017

Centrafrique : une semaine à Bouar, les actualités de la semaine dans la Nana-Mambéré.

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Centrafrique : une semaine à Bouar, les actualités de la semaine dans la Nana-Mambéré.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1869.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Hopital de Bouar. CopyrightCNC.
Hopital de Bouar. CopyrightCNC.

 

Bangui, le 5 avril 2017.

Par : Anselme Mata, CNC.

Les actualités de la semaine du 27 mars au 2 avril dans la Nana-Mambéré ont été dominées par la première tempête de pluie de la saison et l’échec de la réunion du Conseil National de la Jeunesse de la Nana-Mambré qui s’était tenue dans la ville de Bouar. Entre temps, la prise de la ville de Ngaouandaye et de Bang ce lundi par les éléments de la Séléka avait bouleversé aussi les actualités de la semaine.

 

Tentative échouée de la résolution de la crise au CNJC de la Nana-Mambéré,

 

Le mercredi dernier, une réunion de tentative de résolution du conflit entre les Jeunes de la Préfecture de la Nana-Mambéré qui ‘était tenue dans la salle de réunion de centre Luthérien de Bouar s’était transformée une séance d’échange musclé entre les participants suite aux propos tenus par le Président national du Conseil National Monsieur Mongombé qui, pendant la réunion, avait demandé aux autorités locales de le respecter en tant que Juriste dans leur propos. Selon Monsieur Mongombé, certains ministres du gouvernement du Docteur Sarandji auraient souhaité voir sa tête tombée, et c’est pour ça qu’ils créent des conflits par-cii par-là au sein du Conseil National de la Jeunesse centrafricaine. Une accusation de trop pour les représentants des autorités locales qui avaient quitté la salle de la réunion en guise de protestation.

 

Tempête de pluie diluvienne sur Bouar, des dégats énormes ont été enrégistrés.

 

Une pluie diluvienne de grande ampleur s’abattait sur la ville de Bouar le 30 avril dernier faisant d’énormes dégâts dans la ville. Plusieurs habitations et bâtiments publics avaient été touchés fortement. Des toitures ont été emportées, des maisons détruites, des champs endommagés laissant au passage les agriculteurs en difficulté pour le début de la saison agricole.

Cette pluie, qui n’a pas fait des heureux après son passage, avait détruit aussi la toiture de l’hôpital public de Bouar, faisant ainsi fuir plusieurs malades et ses parents dans cet hôpital.

Rappelons que c’est la première pluie de la saison pluvieuse de l’année à Bouar depuis plusieurs mois.

Attaques des rebelles de la Séléka à Ngaoundaye, les habitants de la région de Bouar s’inquiètent.

 

L’annonce de la prise de la ville de Ngaoundaye et de Bang le lundi dernier par les rebelles de l’ex-coalition de la Séléka a provoqué une vague d’inquiétude au sein de la population de Bouar et des villages environnants. La nuit dernière, des centaines des habitants des villages proches de Ngaoundaye ont fui pour rejoindre Bouar, d’autres ont préféré se cacher dans la brousse ou dans leurs champs.

Pour l’heure, c’est la peur qui domine le secteur de Bouar par rapport aux avancées de ces rebelles de la Séléka dans la région.

Copyright2017CNC.

 La ville de Bouar. Credit photo : Anselme Mbata. CopyrightCNC.
La ville de Bouar. Credit photo : Anselme Mbata. CopyrightCNC.

Centrafrique : Les Séléka ont pris d’assaut les villes de Ngaoundaye et Bang

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Centrafrique : Les Séléka ont pris d’assaut les villes de Ngaoundaye et Bang

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/Troupe-de-la-coalition-RJ-seleka-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Troupe de la coalition RJ-seleka

Bangui, le 4 Avril 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Si le président Faustin Archange TOUADÉRA affirme, malgré lui, que son bilan en une année à la tête du pays est « positif », il savait en son for intérieur que son bilan est en réalité « très négatif » sur tout le plan. Sur le plan sécuritaire, placé en première ligne pour sa première année, c’est le bricolage des amateurs. Les groupes armés multiplient leur avancée sur d’autres sous-préfectures restées jusqu’au 30 mars 2016 paisibles. Dernières conquêtes : la prise des villes de Bang à la frontière avec le Cameroun et le Tchad et Ngaoundaye, un peu plus loin et proche de Bocaranga, ce matin.

D’après nos informations, c’est cette nuit que les rebelles de la séléka coalisés avec ceux de RJ de armel SAYO ont pris d’assaut les villes de Bang et de Ngaoundaye dans la Préfecture de l’Ouham-péndé, avoir contourné les dispositifs de la Minusca.

C’est pour la deuxième fois en un an que la ville de Ngaoundaye est assiégée. Le bilan de ce nouvel assaut, encore provisoire, fait état de 4 morts parmi la population à Ngaoundaye. Les sites des déplacés ont été, à nouveau, créés et certains habitants reprennent le chemin de la brousse pour échapper aux exactions. Les réseaux téléphoniques sont coupés et à Ngaoundaye et à Bang.

Plus des informations dans les prochaines heures qui suivent.

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Centrafrique : Des dizaines des morts et disparus intégrés dans la fonction publique.

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Centrafrique : Des dizaines des morts et disparus intégrés dans la fonction publique.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1831.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI.
Le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji.

 

Bangui, le 4 avril 2017.

Par: Gisèle MOLOMA, CNC

Qui peut imaginer un seul instant qu’avec la supposée brillante élection du président Faustin ArchangeTouadéra l’année dernière et l’espoir immense que le Centrafricain attend de lui afin de résoudre le problème du pays, à seulement  une année, le pays peut se retrouver malheureusement dans un autre état plus lamentable, plus choquant que celui laissé par maman Cathé. Avec les mêmes démons du passé qui ont réussi à s’infiltrer massivement le système touadéra et un gouvernement composé à majorité des incompétents et dirigé par son proche ami Simplice Mathieu SARANDJI, rien ne bouge. Par des tâtonnements, le désordre et le chao s’installent. Une enquête spéciale CNC sur les nouvelles vagues d’intégration dans la fonction publique. Décryptage.

Si l’on reproche régulièrement au président Touadéra d’être extrêmement lent et doux dans sa méthode du travail depuis son arrivée au pouvoir l’année dernière, son premier gouvernement, quant à lui, fonctionne comme une organisation mafieuse. Depuis sa mise en place le 11 avril dernier, aucun dossier prioritaire du programme politique de la Tortue n’a été abouti, encore moins réussi par ce gouvernement. Même si les gros dossiers, tels que le DDRR et le rétablissement de l’autorité de l’État, semblent être trop difficiles pour eux à mettre en route, les moins importants, pour ne pas dire les non prioritaires, doivent au moins prêter l’attention du président Touadéra du moment son gouvernement bat les ailles à terre. Mais c’est bien dommage.

Avec l’allure et la façon de faire et de voir du président Touadéra, selon un expert onusien en poste à Bangui et contacté par CNC qui a accepté de nous donner son impression, sous couvert strict anonymat, sur le bilan de Touadéra, rien ne pourra réussir véritablement durant son quinquennat s’il ne fait pas peau neuve. Affirme ect expert. D’après cet expert, le Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, non seulement, a les paupières lourdes sur des dossiers du DDRR, la sécurité nationale, la réconciliation et justice, l’assainissement des finances publiques, mais c’est un good-for-nothing en français, un propre-à-rien à ce poste. Le pire pour le président Touadéra serait de le laisser encore un moment pourrir la situation. Une séparation serait pour lui, la solution idoine. Conclut cet expert.

La situation de pourrissement et le caractère good-for-nothing du sieur SARANDJI s’observent du jour en jour. De désordres organisés et entretenus lors des examens du baccalauréat, du Brevet du Collège 2016 et autres diplômes nationaux à la dernière vague d’intégration à la fonction publique en passant par les diatribes verbales entre les grands commis de l’État, il ne fait aucun doute que le Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, s’il reste à la tête du gouvernement, la situation de la Centrafrique deviendra irréparable.

D’après une enquête réalisée au ministère de la Fonction publique par notre Rédaction, le gouvernement sarandji a intégré plus des morts, des disparus, des quasi retraités et des déjà intégrés au temps de règne de Bozizé François. D’après le résultat de notre enquête ; une cinquantaine des morts sont intégrés, une trentaine des disparus sont apparus par noms et une quarantaine des déjà intégrés, sont à nouveau intégrés. Plus amusant et inquiétant pour le pays, plus de 30% de tous ces intégrés sont des quasi-retraités et des retraités de droit selon leur corps. En d’autres termes, des quadragénaires, voir des quinquagénaires sur leurs diplômes à la porte de la retraite ou ayant acquis l’âge de la retraite dans le chômage.

Contacté par CNC, un inspecteur de travail et des lois sociales dit n’avoir rien compris de la procédure mise en place pour cette intégration et pointe du doigt, la précipitation et l’urgence de régulariser les proches parents du président bombardés partout. Pour lui et d’après ses propres expressions : « le gouvernement intègre les diplômes et non les diplômés et seulement et rien que seulement les diplômes professionnels» et de conclure « je pense qu’aussitôt intégrés, aussitôt ils seront mis en retraite. Mais reste à déterminer le régime de retraite »

« Ma fille est décédée il y’a trois ans en me laissant avec ses deux garçons. Et si le président Touadéra décide de l’intégrer, c’est une sorte de récompense à sa famille qui l’avait soutenu dans ses études. J’aurai un salaire pour élever ses orphelins » pense une maman dans le cadre de notre reportage.

« On était deux dans notre promotion à être intégrés sous Bozizé en 2006. On nous intègre à nouveau en 2017. Pourquoi le gouvernement ne prend-il pas son temps pour toiletter les fichiers ? C’est de n’importe quoi ». S’acharne un cadre de l’État visiblement très nerveux de revoir son nom figuré au milieu de ceux de sa promotion.

« J’avais moins de 30 ans quand j’avais terminé à la Fac. Sur mes diplômes intégrés, j’ai 50 ans et sur mon passeport, diplôme auquel je travaille en ce moment et mes attestations de travail, j’en ai 41 avec plus de dix ans de cotisation à la Caisse de Sécurité Sociale. Que faire avec une intégration ? » S’exclame un nouveau intégré sous couvert de l’anonymat et à l’abri des autres.

Comment fonctionnent la Centrafrique et le pouvoir de Touadéra? Comment et par où la rupture tant annoncée commencera-t-elle ?

Une chose est sûre, si l’âge moyen de tous ces nouveaux fonctionnaires frôle 45 ans, voire plus, autrement dit, la quasi-totalité de ces personnes sont des préretraités sans droit réel qui font leur entrée dans la fonction publique. À ce titre, combien d’années vont-ils travailler avant d’aller réellement à la retraite ?

Rappelons au passage que le président Touadéra fut durant cinq ans le dernier Premier ministre voulu du président Bozizé et son avant-dernier Premier ministre durant tous ses 10 ans passés au pouvoir. S’il est sur la trace son patron célèbre Bozizé, va-t-il tirer ses grecques, comme lui, dans les années à venir comme son parrain ? Probablement NON car les Centrafricains ont en a assez.

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Centrafrique : La ville de Paoua prise en étau par la coalition RJ-MPC

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Centrafrique : La ville de Paoua prise en étau par la coalition RJ-MPC

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1834.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ali Amsari, Maire de la ville de Paoua. Credit Photo : Fred Krock. copyright2017CNC.
Ali Amsari, Maire de la ville de Paoua. Credit Photo : Fred Krock. copyright2017CNC.

Bangui, le 4 avril 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Paoua, ville située à 495 km au Nord de Bangui connait une situation sécuritaire précaire, peut-être pire que Bambari et autres qui font la Une. Mais la situation de Paoua parait plus particulière étant donné qu’à l’intérieur aujourd’hui, pas un seul homme armé n’est visible, alors tout autour de la ville, dans les rayons de 5 à 20 km, les groupes armés règnent en maitres. Rackettes, tueries menaces à mains armées sont la règle imposée par ces groupes armés dans les huit (8) Communes de Paoua. Populations, autorités locales, opérateurs économiques s’en plaignent mais ne savent à quel saint se vouer.

Après 365 jours d’exercice au pouvoir du Président Faustin Archange Touadera, la paix et la sécurité – Pilier n°1 du Plan national de relèvement et de la consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) est loin d’être instaurée sur l’ensemble du territoire national. Paoua qu’un reporter de CNC a eu à visiter le week-end dernier ne prouve pas le contraire. C’est la triste réalité.

Le semblant de calme observé dans la ville de Paoua, à la faveur de la présence dissuasive de la Minusca, n’est que l’arbre qui cache la forêt. Au-delà que 5 km de la ville, c’est la jungle où les groupes armés lourdement armés représentent le danger de mort, principalement la coalition RJ-MPC enchevêtré en cela de temps en temps par les incursions mortelles des troupes tchadiennes venues de la frontière.

« Ici dans la ville de Paoua, la paix et la sécurité règnent jusqu’à 5 km. Mais dans la périphérie, il n’y a pas la sécurité, il y a des braqueurs, des bandits, des éléments des groupes armés tels que la Révolution Justice (RJ) et ceux du Mouvement patriotique de Centrafrique (MPC) qui dictent leur loi. Même en temps normal, la RJ et le MPC qui combattent les braqueurs et les bandits, ainsi que les éléments incontrôlés, donnent une vue d’insécurité permanente autour de Paoua », a confié M. Ali Amsami, 1er Vice-président de la Délégation spéciale auprès de la commune de Paoua.

Même constat amer fait par le Préfet de l’Ouham-Pendé, M. Gabin Serge Nakombo en tournée, le week-end dernier, dans la localité. « Vous constatez avec moi que depuis quelque temps, la ville de Paoua connait une stabilité relative. Mais je puis vous dire qu’il y a toute une ceinture de groupes armés tout autour de Paoua qui ne permet pas aux opérateurs économiques, aux agriculteurs et aux éleveurs de mener leurs activités. Je le répète que la ville de Paoua est prise en otage par les groupes armés. Il est important que la MINUSCA nous aide à desserrer cet étau aux environs de Paoua permettant ainsi à la vaillante population de cette ville de vaquer à ses occupations », a noté le Préfet.

Au fait, sur l’Axe Tchad, la coalition RJ /MPC est à 15 km au village Béboui jalousement appelé village Bebanguè ; sur l’Axe Bossangoa à 30 km le village Beboura est occupé la coalition RJ /MPC ; au village Gouzé sur l’Axe Paoua – Bozoum il y a la présence de la coalition RJ /MPC ; sur l’Axe Bocaranga à 37 km il y a toujours la coalition RJ /MPC qui sème la terreur.

Ces groupes armés ne vivent quasiment que sur le dos de la population. Un système de « formalité » est mis en place et à chaque barrière tenue par ces groupes armés, les passants sont contraints à verser de l’argent, faute de quoi, l’on est passé à tabac, parfois mort s’en suit, à en croire des témoignages.

La sécurité est tenue par un seul doigt de la main par la MINUSCA qui se limite malheureusement qu’aux rayons de 5km de la ville. C’est ce qu’a déploré Mme Esther Guetel, Président de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) de Paoua et Attachée au service social au sein de la Révolution Justice (RJ) – aile Belanga. Pour elle, « puisque la sécurité à Paoua n’est pas tenue par l’Etat, la MINUSCA est le seul rempart de la population civile en ce qui concerne la sécurité. Ce qui est déplorable, c’est que la MINUSCA n’est que basée dans la ville de Paoua, alors qu’aux alentours sévissent les groupes armés, notamment dans les villages et à la frontière avec le Tchad », a-t-elle affirmé.

Elle a en a profité pour plaider le sort de la femme de Paoua qui, selon elle, est non seulement exposée à toute sorte de violence, mais elle est handicapée dans ses activités économiques par la présence des groupes armés dans la localité. « La femme paysanne de Paoua a besoin d’aller au champ ou dans les marchés hebdomadaires pour approvisionner la ville, malheureusement c’est là que règnent les groupes armés. Pas plus tard qu’il y a deux semaines, j’ai personnellement en ma qualité de Présidente de l’OFCA, reçu des femmes qui sont agressées sexuellement par des groupes armés, je les ai conduites au Bureau Droit de l’homme de la MINUSCA, puis à la Gendarmerie pour leur prise en charge ».

La même inquiétude quant aux conséquences de cette situation sécuritaire sur les activités socioéconomiques est exprimée par Ali Amsami qui affirme : « Nous étions contents lorsque le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera était venu à Bossangoa pour lancer la compagne du coton. Mais en même temps, nous sommes inquiets que les agriculteurs de Paoua ne sauront jamais contribuer à la production du coton, si les environs de la ville, là où il y a les champs, continuent d’être occupés par des groupes armés. C’est pourquoi, nous demandons au Président de tout faire pour négocier rapidement aux leaders du MPC et de la RJ et de procéder au DDR, afin que la laborieuse population de Paoua puisse démarrer la campagne agricole ».

A en croire le Préfet Gabin Serge Nakombo, des initiatives, notamment des rencontres et échanges ont été prises pour discuter avec les groupes armés dans l’optique de ramener la paix véritable à Paoua, mais elles n’ont pas encore porté de fruits : « Au niveau de la MINUSCA, on me dit qu’il y a une opération en vue, mais les résultats sont encore mitigés », a-t-il précisé.

Somme toute, la population de Paoua est loin de voir le bout du tunnel quant à sa sécurité et la ville reste étranglée par les groupes armés d’où nécessité pour les autorités, notamment le président de la République qui vient à peine de présenter son bilan d’un an, d’intervenir le plus rapidement possible en faveur des populations de Paoua, surtout pour sauver la campagne agricole de cette année.

Ville de Paoua. Credit Photo : Fred Krock. copyright2017CNC.
Ville de Paoua. Credit Photo : Fred Krock. copyright2017CNC.

 

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Centrafrique : le DG de CCS, Dominique Yandoka, rejette les allégations sur l’attribution de marché de gestion des cartes d’identités

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Centrafrique : le DG de CCS, Dominique Yandoka, rejette les allégations sur l’attribution de marché de gestion des cartes d’identités

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_18442.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Directeur Général Dominique Yandocka.
Le Directeur Général Dominique Yandocka.

Bangui 04 Avril 2017, CNC.

Par: Eric NGABA, CNC

C’est lors d’une conférence de presse, le 1er avril 2017, que le Directeur Général de l’entreprise Centrafrique Cartes Systèmes (CCS), Ephrem Dominique Yandoka fait une mise point sur la gestion des documents administratifs confiée à son entreprise. Car l’attribution du marché de gestion de ces documents administratifs dont la carte nationale d’identité, le passeport, la carte bancaire, et les actes de naissance entre autres, a suscité des réactions au niveau politique et de la presse.

En date du 13 juin 2016, il a été créé un cadre propice aux discussions entre les différents départements ministériels et la Société Ivoire Cartes Systèmes (ICS) devant aboutir à la mise en place d’un Partenariat Public – Privé. Ce cadre vise à trouver des solutions technologiques d’identification, de sécurisation des documents administratifs, et de traçabilité des biens et des personnes, en vue de la modernisation et de la dynamisation de l’administration centrafricaine. Et cela a abouti à la mise en place et aux conditions d’exécution du partenariat public – privé entre l’Etat centrafricain et Ivoire Cartes Systèmes (ICS) via sa filiale Centrafrique Cartes Systèmes (CCS). Cette aventure a démarré le 22 avril 2016 par la présentation des offres de service par la Société ICS au Gouvernement Centrafricain et aux Ministres en charge de la gestion de certains départements.

Convaincu de la pertinence de ce projet qui s’inscrit dans la volonté politique du gouvernement à donner forme à la bonne gouvernance, la modernisation de l’Administration et à la maîtrise de la gestion des finances publique, le Conseil des Ministres a émis en date du 15 septembre 2016 un avis favorable, en toute responsabilité, relatif à la délégation de gestion de la sécurisation des documents administratifs, de l’identification et de la traçabilité des biens et des personnes à ICS, assorti de la condition de création par elle d’une filiale de droit centrafricain et dotée de transfert de compétence ou de savoir – faire (CCS), d’une part, et de la signature d’une Convention avec le Ministre des Finances et du Budget, devant être dénommé Autorité Contractante et jouissant des pleins pouvoirs, d’autre part.

En application de cette décision du Conseil des Ministres, validée par le Président de la République, Chef de l’Etat, et après avoir préalablement requis un avis de non objection de la Direction Générale des Marchés Publics conformément à la procédure définie par le Code des Marchés Publics, la convention a été signée, le 22 septembre 2016, entre le gouvernement centrafricain et la Société Ivoire Cartes Systèmes.

Les deux parties sont représentée par le Ministre des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra et Madame Nelly Coulibaly, Président Directrice Générale. Dès lors, il est formellement fait obligation de respecter les cahiers de charges de cette Convention en rendant opérationnelle la filiale de la Société Ivoire Cartes Systèmes, c’est – à – dire la Société Centrafrique Cartes Systèmes (CCS).

Sur ce dossier, certains organes de presse dans le pays ont publié des allégations pour fustiger l’attribution du marché de gestion de ces documents administratifs jugeant la procédure contraire aux dispositions du code des marchés publics et délégation des services publics en République Centrafricaine. Pour éclairer le public sur l’affaire, le DG Dominique Yandoka a fait une mise au point à la presse.

« En réponse et afin de rétablir la vérité et de laver l’affront subi par la République, l’entreprise Centrafrique Cartes Systèmes ou CCS, de nationalité et de droit centrafricains, se doit de rompre le silence et de prendre la parole pour rassurer l’opinion nationale et internationale sur la chronologie de la mise en place et les conditions d’exécution du partenariat public – privé entre l’Etat centrafricain et Ivoire Cartes Systèmes via sa filiale Centrafrique Cartes Systèmes CCS », a-it-il fait savoir.

Le DG de CCS a balayé du revers de la main toutes informations jugées erronées visant à faire un règlement de compte. « Ces informations erronées, sans doute l’œuvre des ennemis de la République et du changement, ont été reprises par certains organes de la presse écrite et circulent en ce moment sur les réseaux sociaux, décrédibilisant et avilissant l’image déjà laide de notre pays, à l’extérieur et près les partenaires. Pis, des avalanches d’épiques assassines, anti-républicaines, anti – nationalistes et contre productives, sur fonds de règlement des comptes personnels, ont été lancées dans l’article précité à l’endroit de son Excellence, Monsieur le Président de la République, Faustin Archange, du Gouvernement que dirige Monsieur Simplice Matthieu Sarandji, en général, et du ministre des finances et budget, Monsieur Henri Marie Dondra, en particulier », a martelé Ephrem Dominique Yandoka.

Il a par ailleurs fait savoir que c’est en toute responsabilité et au nom et dans l’intérêt du peuple centrafricain que la délégation de la gestion de ces documents administratifs a été confiée, dans le cadre de la coopération Sud/Sud à une Société ivoirienne, via sa filiale centrafricaine CCS, déterminée à œuvrer pour la création de l’emploi et de la richesse nationale. Il a rassuré sur la sécurisation de ces documents administratifs afin d’éviter une fabrication parallèle dans d’autres pays, car d’après Ephrem Dominique Yandoka, c’est l’Etat centrafricain seul qui détiendra le fichier de ces documents parce qu’il va de la souveraineté de l’Etat.

A en croire Ephrem Dominique Yandoka, il est établi que la légalité a été scrupuleusement observée dans la procédure de délégation de la gestion de la sécurisation des documents administratifs, de l’identification et de la traçabilité des biens et des personnes, à telle enseigne que les informations distillées par – ci et par – là ne peuvent être que l’expression visible de l’appétit des ennemis de la République.

 

 

 

 

Centrafrique : La Plateforme des confessions religieuses a fait ses preuves dans la résolution de la crise

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Centrafrique : la Plateforme des confessions religieuses a fait ses preuves dans la résolution de la crise

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1848.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les 3 leaders religieux Centrafricains. Credit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Les 3 leaders religieux Centrafricains. Credit photo : Éric Ngaba. CopyrightCNC.

Bangui 04 Avril 2017

Par : Eric NGABA, CNC

La République Centrafricaine, en dépit de son relèvement progressif, a encore besoin de la mobilisation de la communauté internationale pour faire face aux énormes défis. A cet effet, la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC) plaide pour un soutien conséquent des partenaires pour soutenir le relèvement du pays. Un appel lancé lors de sa conférence de presse co-animée le 24 mars 2017, par les leaders religieux, notamment l’Imam Kobine Layama, le Révérend Pasteur Nicolas GUEREKOYAME GBANGOU, et Dieudonné Cardinal Nzapalainga au siège de la plateforme à Bangui.

Depuis le déclenchement de la crise en 2013 en Centrafrique, les trois leaders réunis au sein de la Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique (PCRC) se sont investis à chercher des voies et moyens pour contribuer efficacement à la résolution de la crise. Car il y a eu un urgent besoin de dialogue intra et interreligieux pour garantir la liberté religieuse de tous les groupes et rétablir les valeurs communes de tolérance interreligieuse et de pluralisme confessionnel. Il a fallu l’engagement des leaders religieux, qui restent solides et largement respectés disposant encore d’une notoriété et d’une audience reconnues, pour jouer le rôle de réconciliateur en vue de désamorcer le conflit.

Les acquis de la PCRC en trois ans de création

En trois années d’existence, la PCRC qui est rapidement devenue un symbole puissant de l’unité nationale et un modèle de collaboration interreligieuse a fait ses preuves. « La PCRC s’est investie dans de nombreuses missions de plaidoyer dont beaucoup portent leurs fruits aujourd’hui. Je citerai entre autres le retour progressif à la normalité constitutionnelle, la paix et la sécurité retrouvées dans certaines régions du pays, la mise en œuvre de projets de réhabilitation des écoles et des centres de santé, les campagnes de sensibilisation et la formation des leaders communautaires à la cohésion sociale », a déclaré le Président du Conseil d’Administration de la PCRC, le Révérend Pasteur Nicolas GUEREKOYAME GBANGOU .

Beaucoup d’activités ont été menées en province notamment à Boda dans la Lobaye, Nola dans la Sangha-Mbaéré, Berbérati dans la Mambéré-Kadéi, à Kaga- Bandoro dans la Nana-Gribizi, à Bouar dans la Nana-Mambéré, à Bangassou dans le Mbomou, à Alindao et Mobaye dans la Basse-Kotto. Dans toutes ces villes, des antennes préfectorales et locales de la PCRC ont été installées ou sont en voie de l’être. On constate un engouement de la population centrafricaine à adhérer à la vision de paix et de développement de la PCRC.

Par ailleurs, forte de ces nombreuses expériences, la PCRC a reçu plusieurs distinctions honorifiques au niveau international. Il s’agit notamment le prix Search For Common Ground aux Etats-Unis en 2014 ; le Prix Sergio VIERA de MELO pour la Paix en 2015 à Genève en Suisse ; le Prix Aachen pour les acteurs de la paix en 2015 à Aachen en Allemagne ; Le prix Mundo Negro en 2017 en Espagne ; et le prix Al Imam Al Hassan Bin Ali Peace en 2017.

La PCRC comme un symbole international

La PCRC s’est faite une renommée internationale en ce qu’elle a pris part activement à des pourparlers internationaux sur la paix. Elle est devenue un modèle de gestion de crise et d’unité interreligieuse. L’exemple entre autres, est celui de son appui pour la mise en place des plateformes des leaders religieux en Espagne, et aux Etats-Unis. La présence des leaders de la PCRC a été capitale lors de la table ronde des bailleurs de fonds en novembre 2016 à Bruxelles qui a valu à la République Centrafricaine plus de milles milliards de FCFA promis par la communauté internationale pour son relèvement.

Par ailleurs, la PCRC a fait inscrire la République Centrafricaine parmi les pays donateurs, ceci en apportant sa modeste contribution aux sinistrés du séisme d’août 2016 en Italie. Comme dit par les leaders de la PCRC, c’est une leçon pour les autres pays, « Ce n’est pas uniquement le riche qui peut ou doit donner, le pauvre peut donner du peu qu’il a à un autre pauvre ». Et ça, c’est une première !

Les perspectives d’avenir de la PCRC

La tâche est immense pour que les leaders religieux puissent poursuivre leur mission mais ils savent compter sur leur foi, et leur dynamique d’unité. A cet effet, ils ont annoncé les actions à mener pour l’avenir. En termes de perspectives, la PCRC met l’accent sur la lutte contre l’impunité, en rendant justice à toutes les victimes de manière juste et équitable, comme il est ressorti des recommandations du Forum de Bangui de mai 2015. Pour atteindre leurs objectifs, ils ont aussi en perspective l’organisation en urgence d’un forum des partenaires afin de mobiliser ceux-ci autour des convictions de PCRC déclinées en six programmes dans le Plan d’Action Stratégique Triennal (2017-2019) et de susciter leur accompagnement technique et financier.

Il y a également la mise en place de tous les organes du Secrétariat permanent déjà instauré, l’installation des antennes préfectorales, sous-préfectorales, locales dans les villes de province afin d’étendre la vision de la PCRC à toute la population centrafricaine. Le renforcement de son équipe de la Cellule de communication et le démarrage très prochainement des émissions radiophoniques avec le matériel de production qui sera bientôt disponible; l’amélioration du site internet, de la page Facebook et de la création d’un compte Twitter, pour une forte visibilité de PCRC sont au centre des actions. En outre, il est aussi envisagé la construction d’un symbole de la mémoire collective qui sera appelée Maison de la paix ; des négociations sont engagées avec des partenaires pour son démarrage.

Le redéploiement des FACA de l’autorité de l’Etat

La restructuration de l’armée (FACA) et la levée de l’embargo sur les armes en provenance de la RCA est l’une des préoccupations des leaders religieux. Car, ils estiment que le pouvoir actuel est issu d’élection libre et transparente. Le DDRR de toutes les milices armées et surtout le désarmement des cœurs meurtris et divisés demeurent une solution à crise. La PCRC exige aussi la restauration de l’autorité de l’Etat et le redéploiement de l’Administration sur toute l’étendue du territoire

La PCRC est née sur l’initiative du Révérend Pasteur Nicolas GUEREKOYAME GBANGOU, du Cardinal Dieudonné NZAPALAINGA et de l’Imam Oumar Kobine LAYAMA qui, face à la montée des conflits armés intercommunautaires qui prirent à défaut une coloration confessionnelle et en raison de l’affaiblissement de l’Etat, prirent avec courage le bâton de pèlerin en vue d’interpeller la conscience de l’Humanité et solliciter l’assistance de la communauté internationale à travers plusieurs plaidoyers.

Dans sa Charte, elle a fixé les buts, elle a fixé les buts de contribuer à l’amélioration du climat socio-politique, culturel, économique et les droits humains. Le but de PCRC est aussi de promouvoir les valeurs religieuses qui concourent à la paix, à la cohésion sociale, à la réconciliation nationale des communautés divisées.

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Les Témoins de Jéhovah se mobilisent à l’échelle mondiale pour répondre à la menace d’interdiction de leurs activités en Russie

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Les Témoins de Jéhovah se mobilisent à l’échelle mondiale pour répondre à la menace d’interdiction de leurs activités en Russie

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_18414.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L'Assemblée des Témoins de Jehova.

Les membres d’une famille de Témoins de Jéhovah en train d’écrire leurs lettres

Bangui le 04 avril 2017

Par: Presse des Témoins de Jéhovah

BANGUI. L’interdiction de leurs activités dans la Fédération de Russie étant imminente, le Collège central des Témoins de Jéhovah a invité les plus de 8 millions de Témoins du monde entier à participer à une campagne mondiale de lettres. Depuis le lundi 27 mars 2017, plus de 2 700 Témoins de Jéhovah de la République Centrafricaine se sont joints à cette campagne pour répondre à cette menace en adressant un appel à l’ambassadeur de la Fédération de la Russie en République Centrafricaine.

Le 15 mars 2017, le ministère russe de la Justice a déposé une plainte auprès de la Cour suprême pour que le Centre administratif des Témoins de Jéhovah soit classé « extrémiste » et pour qu’il soit dissous. Cette plainte vise également l’interdiction des activités organisées par le Centre administratif. Si la Cour suprême se prononce en faveur de cette plainte, le siège national des Témoins, situé près de Saint-Pétersbourg, sera fermé. En conséquence, près de 400 associations cultuelles risquent d’être dissoutes et les offices religieux tenus par les plus de 2 300 assemblées de fidèles déclarés illégaux. L’État pourrait également saisir les locaux du siège national ainsi que les lieux de culte des Témoins en Russie. En outre, chaque Témoin de Jéhovah pourrait faire l’objet de poursuite judiciaire pour ses seules activités religieuses. La Cour suprême doit rendre sa décision le 5 avril.

Des représentants du siège national des Témoins de Jéhovah ont rencontré le vendredi 24 mars 2017 les autorités de l’ambassade de la Fédération de Russie en République Centrafricaine pour les informer de cette campagne et pour qu’elles attirent l’attention des hautes autorités de la Russie sur le dommage que cette interdiction pourrait avoir sur la liberté de culte des 175 000 membres de ce paisible groupe religieux en Russie.

Les Témoins de Jéhovah n’en sont pas à leur première campagne mondiale. Il y a près de 20 ans, ils avaient déjà rédigé des lettres pour défendre leurs coreligionnaires de Russie et réagir à une campagne de diffamation organisée par certains membres du gouvernement de l’époque. D’autres campagnes de lettres ont également été lancées par le passé pour demander aux autorités de certains pays comme la Jordanie, la Corée du Sud et le Malawi, de mettre un terme aux persécutions infligées aux Témoins de Jéhovah.

Les sentiments de tous les Témoins de Jéhovah ressortent dans cette déclaration de M. Semonian, un porte-parole de leur siège mondial: « Il n’y absolument rien de criminel dans le fait de lire la Bible, de chanter et de prier avec ses coreligionnaires. Nous espérons que notre campagne mondiale de lettres incitera les autorités russes à arrêter cette action injustifiée à l’encontre des Témoins. »

Contacts presse :

International : David Semonian, service d’information, tél. : +1 845 524 3000

Russie : Yaroslav Sivulskiy, tél. : +7 812 702 2691

RCA : Jean-Bernard Fayanga, tél. : +236 75 75 16 05

 

CENTRAFRIQUE : LES DEPUTES ET RESSORTISSANTS DE LA OUAKA ET DE LA HAUTE-KOTTO TRES REMONTÉS CONTRE LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA.

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CENTRAFRIQUE : LES DEPUTES ET RESSORTISSANTS DE LA OUAKA ET DE LA HAUTE-KOTTO TRES REMONTES CONTRE LE GOUVERNEMENT ET LA Minusca.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1823.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Député de Bria.
Le Député de Bria.

Bangui, le 3 avril 2017.

Par : Herman THEMONA

Plus de 1800 maisons incendiées, plus 800 personnes à majorité enfants et femmes assassinées dans la commune de Danga-Gboudou (Sous-préfecture de Bambari) et à Ndaba dans la Sous-préfecture de Bria (axe Yalinga). Voilà la triste réalité de la désolation que sème les groupes armés de l’UPC d’Ali DARAS et du FDRPC de Nouridine Adam dans ces deux préfectures. Cette situation a provoqué l’ire des députés et ressortissants des deux préfectures résidents à Bangui qui se sont réunis en concertation d’urgence samedi 1er avril 2017 à l’hémicycle de Assemblé Nationale.

Que faire pour que les populations de la Ouaka et de la Haute-Kotto retrouve la quiétude et vivent en paix pour vaquer à leurs occupations quotidiennes ? Voilà la principale préoccupation des plus de deux cents ressortissants de la Ouaka et de la Hute-Kotto, réunis ce jour au tour de 4 députés sur 10 que compte la Ouaka et la Haute-Kotto.

Cette préoccupation a été vivement exprimée par presque les 2/3 de l’assistance qui ont manifesté prendre la parole. Tous ont dénoncé avec rage l’incompétence et le           manque de volonté de la Minusca à accomplir son mandat dont le terme principal est la protection des populations civiles sans armes et sans défense contre les groupes armés. Ils ont taxé la Minusca de complicité dans les attaques et assassinats perpétrés contre les populations d’Agoudoumanga (Village Yassine) où plus de 400 personnes ont été décimées par les peuls d’Ali DARAS qui sont des étrangers importés pour assumer cette sinistre besogne alors que le contingent Mauritanien est basé et les exactions de Ndaba dans la Sous-préfecture de Bria où le contingent Marocain est également basé.

Plusieurs intervenants ne comprennent pas le manque de réaction du gouvernement au vu et au su de qui ces atrocités se produisent, au point de se poser la question de savoir si des élections jugées crédibles, démocratiques et transparentes se sont-elles passées en Centrafrique et si le retour à l’ordre constitutionnel a-t-il été effectif. Certains sont même aller très loin pour proclamer une Centrafrique sous-tutelle des Nations Unies. Même ceux-là qui l’ont affirmé sous l’effet de la rage ne sont pas arrivés à comprendre l’attitude de la Communauté Internationale qui, mettant la Centrafrique sous embargo, forme des militaires centrafricains sans les doter d’armement et autres moyens pour l’exécution de leur mission.

En réalité, a déclaré un ex diplomate centrafricain présent dans la salle : « La Centrafrique n’est que l’ombre de ce pays de Bokassa, entretemps crainte de par tout le monde. Ce n’est plus un pays dont les gouvernants tiennent le règne mais plutôt la France avec la complicité de la communauté internationale et particulièrement des Nations Unies dont les fonctionnaires à majorité étrangers sont venus dans le seul but de piller les richesses du pays »

Tout compte fait et par consensus, une marche pacifique est à organiser simultanément à Bangui, Bambari et Bria pour demander le départ des contingents Mauritanien et Marocain de la Minusca dans les deux préfectures et le retour du contingent de la RD Congo qui faisait du beau travail et malheureusement taxé à tort d’harcèlement sexuel et qui est parti.

 

 

CENTRAFRIQUE : GABY-FRANCKY LEFFA : UN URBANISME ET UN HABITAT SAINS POUR UN DEVELOPPEMENT HAMONIEUX

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CENTRAFRIQUE : GABY-FRANCKY LEFFA : UN URBANISME ET UN HABITAT SAINS POUR UN DEVELOPPEMENT HAMONIEUX

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/04/IMG_1828.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre de l'urbanisme

Bangui, le 3 avril 2017.

Par : Herman THEMONA

L’on ne dira jamais assez des problèmes du Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat où tout se passait aux bonnes ou mauvaises humeurs des cadres dudit département qui font à leur tête comme si les ministres qui sont nommés-là n’existaient pas à leurs yeux. Gaby-Francky LEFFA, l’actuel ministre entend mettre les choses en ordre. C’est cela sa lutte et sa mission.

Des terrains lotis dans les périphéries de Bangui, notamment à Bimbo et à Ouango dans le 7ème arrondissement de Bangui ont fait objets de plusieurs malversations causées par les cadres du département de l’Urbanisme et de l’Habitat relevant plus précisément de la direction générale du cadastre. Plusieurs acquéreurs de ces terrains se sont plaints auprès dudit département parce qu’un même terrain déjà acquis est revendu à plusieurs acquéreurs au gré de l’offre, ce qui fait que le même terrain peut avoir de deux à cinq acquéreurs et pose ainsi le problème de l’identité du vrai propriétaire.

En Homme qu’il faut à la place qu’il faut, le ministre LEFFA, une fois arrivé à la tête de ce ministère a préféré être plus à l’écoute des plaignants que de ses cadres et agents. C’est là que la supercherie va être mise à jour provoquant l’ire du ministre contre ses agents. Sachant que c’est l’image du département qui est ainsi enfoncé dans la boue, le ministre LEFFA s’est fixé comme objectif de redonner confiance aux usagers que sont les acquéreurs des terrains lotis. Pour atteindre cet objectif, il a pris sur lui de ne pas rester qu’au bureau et attendre le compte rendu des descentes sur terrain de ses agents. Il le fait avec eux et bien entendu contre leur volonté. Heureusement pour le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, ce ne sont pas tous ses agents qui sont des galeuses brebis. Il y en a de bon sens prêts à servir leur nation en toute loyauté et honnêteté. C’est grâce à ceux-ci que plusieurs questions liées à l’acquisition frauduleuses de terrains concédés par le service des cadastres sont en train d’être élucidées

En bon technicien et expert en la matière l’ingénieur Gaby-Franckin LEFFA ad’abord procédé au recadrage des plans d’urbanisation des différents sites lotis à Bimbo et à Ouango, tout comme des autres sites des périphéries de Bangui, documents qui lui servent désormais de bélière à consulter avant d’apposer sa signature sut tout documents relatifs à l’acquisition de terrains lotis.

Le ministre LEFFA a en outre organisé ses services de sorte à assurer le suivi efficace de tout dossier concernant l’acquisition de terrain que ce soit à Bangui et ses périphéries qu’à l’intérieur du pays. Il compte également mener une caravane d’information et de sensibilisation sur les procédures d’acquisition officielle de terrains lotis.

Loin de s’arrêter qu’à la redynamisation de ses services, le ministre LEFFA, soucieux d’offrir des logements décents dans un environnement sain aux centrafricains, a entamé des plaidoyers avec plusieurs bailleurs de fonds et partenaires au développement du pays afin de les attirer sur le chantier vierge de construction des logements sociaux et logements décents qu’offre la République Centrafricaine. Comme preuve, le Royaume Chérifien du Maroc s’est tout de suite engagé à construire 100 logements sociaux, prélude à la construction prochaine de 10 mille logements en location-vente.

Que dire d’un homme aussi tant engagé à mettre en œuvre réellement et efficacement la politique du gouvernement en matière de logement décent pour tout centrafricain comme l’ a prôné feu Président Barthélémy BOGANDA dans ses cinq verbes moteurs du MESSAN et réitérés par le Professeur, Faustin-Archange Touadera, lors de sa prestation de serment à la tête du pays ?

Les bonnes mœurs ne durent jamais. Voilà pourquoi, le ministre LEFFA doit s’attacher à terminer en beauté sa mission telle qu’il se l’est assignée dans le seul but de mettre ses concitoyens centrafricains à l’abri de la situation de sans abri ou Sans Domicile fixe tel que nous le connaissons en Europe et ailleurs et qui, malheureusement, devient un terme d’identification appelé SDF.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : REGARD BILANTAIRE DU CINQUIÈME DE LA MANDATURE DU PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

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Centrafrique : REGARD BILANTAIRE DU CINQUIÈME DE LA MANDATURE DU PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2016/11/SELEMBI-DOUDOU-2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>SELEMBI DOUDOU

Bangui, le 1 avril 2017.

Par : Bernard Selemby-Doudou.

 

Les secondes, minutes, heures s’accumulent et c’est ainsi que les jours se comptent jusqu’à l’année. Notre chère patrie avait connu une crise politique et militaire qui a réduit en lambeaux toutes les couches de la société centrafricaine. Avec le concours des partenaires et de la communauté internationale, la Centrafrique a réussi contre toute attente à rétablir l’ordre constitutionnel en élisant sans contestation un President de la République. Au lendemain du premier anniversaire de la mandature, certains observateurs de la vie politique centrafricaine s’amusent à esquisser un bilan. Nous estimons qu’il est trop tôt de parler de bilan mais plutôt d’un état des lieux, un inventaire en s’interrogeant de la manière suivante : comment l’élu de la nation a hérité le pays ? Quelles sont les œuvres entreprises ou réalisées ? Quels sont les chantiers en cours ? Où en sommes-nous à l’heure actuelle ?

 

Un regard rétrospectif, un balayage sur une série de domaine s’impose. La sécurité, la paix et l’unité nationale s’invitent à la première loge car elles constituent les attentes prioritaires de tous les centrafricains. Sur ce domaine, des avancées insignifiantes sont enregistrées. Les centrafricains continuent de pleurer leurs morts, une bonne partie du territoire national est encore occupée par des groupes armés, une absence de représentation et de déploiement de l’autorité de l’Etat dans nos provinces, le programme DDRR qui piétine ou s’enlise, aucune initiative fiable en vue de favoriser le retour des réfugiés, les déplacés internes ont été contraints de regagner leur domicile délabré moyennant des sommes en deçà du minimum des attentes.

Au moment où les centrafricains manquent de sécurité, un impressionnant dispositif de sécurité traîne derrière les deux premières dames. Cette situation fustige certains observateurs de la vie politique. Pour palier à ces insuffisances, nous rappelons au President de la République qu’il est légitime de changer d’approche et de méthode dans le dossier du DDRR en intimant l’ordre à la Minusca et de solliciter l’appui des États limitrophes pour reconquérir par la force les territoires occupés.

S’agissant de la justice, les autorités prônent l’impunité alors que le sort des victimes reste incertain, les bourreaux ou seigneurs de guerre sont libres et non inquiétés. Mais nous mettons en relief une avancée très considérable dans la mise en place de la cour pénale spéciale. En rapport avec la cour pénale spéciale, notre pays manque cruellement de structures carcérales et surtout de centre de réinsertion de jeunes délinquants. La situation humanitaire ne cesse de dégrader avec des attaques quasi permanente sur les installations humanitaires atteignant parfois l’intégrité physique des humanitaires. En ce qui concerne la démocratie et la bonne gouvernance, nous félicitons le pouvoir d’avoir respecté les termes de la constitution. En effet, toutes les institutions prévues par la constitution ont été in extremis mises en place à l’exception du sénat mais nous craignions que ces structures républicaines ne soient des coquilles vides aux ordres du pouvoir. Alors à quand les élections municipales ? À quand le parti politique du President de la République ?

La mutation du groupe parlementaire “les cœurs unis” en “Alliance Patriotique Présidentielle” est-elle une marche vers la création d’un nouveau parti politique ? Le respect des droits de l’homme est à demi teinte car des fiches, arrestations, auditions et des exactions de l’entourage présidentiel sont enregistrées. Au niveau économique et financière, nul ne peut se réaliser dans un pays sans la sécurité et la paix. Les succès patents enregistrés sont la réussite de la table ronde de Bruxelles et l’ouverture des négociations avec les institutions financières de Breton Woods. Les autres efforts ne sont pas visibles même s’ils s’inscrivent dans la durée. Sur ce volet, des questions taraudent dans la tête du citoyen lambda : en dehors des salaires, les bourses des étudiants et les pensions des retraités sont payées ? Avons-nous une idée du taux de chômage en général et celui des jeunes en particulier ? Combien de jeunes diplômés sont devenus des commerçants ? Les dépenses faramineuses engagées pour les festivités du premier anniversaire étaient-elles nécessaires ?

Compte tenu du contexte socio-économique, une célébration modeste et symbolique suffisait. Les innombrables sorties médiatiques des premières dames sont financées sur quels fonds ? Quelles sont les sources de financement de leurs fondations et/ou actions caritatives ? Sur le plan social, combien de centrafricains ont accès à l’eau potable et à l’électricité ? Quelles sont les réformes entreprises pour améliorer l’accès aux soins, à l’éducation et à la formation ? Pour les infrastructures c’est à dire les routes, l’aéroport, les voies navigables, les logements, les hôpitaux, les écoles, les centres sportifs et culturels, l’université, quelles sont les actions en vue ? La diplomatie centrafricaine qui devrait être une diplomatie économique, marchande est moribonde et effacée. Nous invitons à cet effet le chef du département de s’impliquer d’avantage car ça ne sont pas les compétences qui lui manque, c’est juste une question de management. Une réussite notable est à mettre à l’actif du pouvoir sur la question du genre. La loi sur la parité permettra à la junte féminine de s’affirmer et de s’imposer mais cette nouvelle loi a été timidement appliquée dans la mise en place des nouvelles institutions républicaines. Nous faisons l’économie des rubriques écologiques et agro-pastorales mais retenons simplement qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite et beaucoup reste à faire. Il faut noter que le facteur temps a joué en faveur du chef de l’Etat. Les attentes d’une population meurtrie étaient trop importantes mais nous invitons humblement le President de la République de protéger et de conserver les acquis et de prendre rendez-vous pour l’année prochaine. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 31 mars 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                              Tel : 0666830062.

 

 

Centrafrique : Trois personnes assassinées par les anti-balaka à Ombéla

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Centrafrique : Trois personnes assassinées par les Anti-Balaka à Ombéla

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Bangui, le 30 mars 2017

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

Pendant que le président Faustin Archange TOUADÉRA et son gouvernement s’activent depuis ce matin à boire, manger et danser à l’occasion de leur première année d’intronisation à la tête du pays, leurs alliés, les anti-balaka alias les donneurs de la mort et de souffrance, se font parler d’eux à Damara et Bangui en assassinant trois personnes, dont un enfant à Ombéla sur la route de Damara.

Les faits se sont déroulés très tôt ce matin à Ombéla sur la route de Damara. Une commerçante des viandes boucanées, son fils et son conducteur de moto ont été arrêtés, dépouillés dans un premier de tous : argent, moto et assassinés 5 minutes plus tard par les anti-balaka de l’Ombéla non loin du village de président Touadéra.

D’après nos informations, ces massacres humains se sont produits au nez et à la barbe des éléments de la sécurité présidentielle déployés pour sécuriser le village du président Touadéra à Damara. Ces criminels, d’après les témoins contactés par CNC, sont partis de Bangui à la recherche des moyens de vivre et sont connus et par les éléments de la garde présidentielle dans la région et par les victimes.

“Connus par les éléments de la sécurité présidentielles, la population les assimilent aux anti-balaka FACAs rayés de controles des soldes et, connus par les victimes, ce qui leur a valu un tel sort” affirme un notable de Damara contacté par CNC.

Rappelant que les miliciens anti-balaka œuvrent légalement aux cotés des éléments des FACAs basé dans l’Ombéla et à Nguéré-gou.

Transférés à la morgue de l’hôpital communautaire à Bangui, leurs corps seront inhumés si leurs parents rassemblent les moyens qu’il faut après l’anniversaire d’un an de président Touadéra.

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CENTRAFRIQUE : PLUTOT UNE MESSE DE REQUIEM QU’UNE FETE GRANDIOSE AU PALAIS.

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            Centrafrique : PLUTOT UNE MESSE DE REQUIEM QU’UNE FETE GRANDIOSE AU PALAIS.

Le Président Touadéra 30 mars 2017.

 

Bangui, le 31 mars 2017.

Par : Hermann THOMONNA, CNC

Ce jour, 30 mars 2017, consacre en Centrafrique, un an que le Professeur des Universités Faustin Archange TOUADERA, mathématicien de son état est au pouvoir. Dans la liesse, et sans rire, on a vu les oiseaux du pouvoir déambuler dans de grosses voitures, comme pour dire que de gros moyens de l’ETAT ont été mobilisés pour la circonstance. Dans tout ce festin, on se demande quel est le compte du centrafricain lambda ? Son sort a-t-il changé par rapport à il y a un an ? Les promesses de campagne ont-elles été tenues ? Look !

Arrivé au pouvoir à l’issue d’un vote presque plébiscite, beaucoup de Centrafricains avaient placé leurs espoirs en la personne de ce mathématicien de Faustin Archange TOUADERA pour changer leur quotidien après les atrocités connues partout sous le règne diabolique et sanguinaire de la SELEKA. Hélas, hélas, il ne s’est pas passé une minute pour que les Centrafricain puissent déchanter.

Partout dans le pays, on assiste à une résurgence des rébellions et une floraison des revendications venant de tous les groupes rebelles. Ne sachant par quel bout commencer et comment faire, puisque très mal entouré par ces mêmes vautours qui ont précipité les régimes centrafricains qui se sont succédé depuis DACKO 1 jusqu’à BOZIZE et bientôt…, le Mathématicien du palais de la Renaissance passe tout son temps à discuter, négocier et distribuer des sommes faramineuses aux pensant que c’est de cette manière qu’il pourra sauver son régime des appétits pouvoiristes de ces rebelles. Les mêmes pratiques de son mentor BOZIZE. Ne dit-on pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets ?

Tel que parti, on se rend à l’évidence que Faustin TOUAEDRA navigue sur les traces de son prédécesseur et père de conscience politique ? Les mêmes erreurs du passé ! Entre temps, les centrafricains meurent au jour le jour. Des pauvres Centrafricaines sont violées, massacrées, tuées quotidiennement. L’école est au ralenti. En un an, en plus 20 projets de lois ont été présentés à l’Assemblée nationale malgré la bonne foi des élus dont 18 amandés et 02 rejetés pour compléments d’information manque de clarté et qui sont la mafia entre TOUADERA et son homme de main le tout puissant Alias Henry Marie DONDRA l’homme qui est toujours entre deux avion pour ne rien ramener de concret aux pays. D’ailleurs c’est même lui qui est à l’origine dans les relations du climat délétère et électrique entre l’exécutif et le législatif. Une chose est sûre si TOUADERA ne fait pas attention le bateau risque de chaviré avec tout le monde…..

Et le gouvernement étant composé des inaptes et rabougris intellectuels, des incompétents pour tout dire, seulement Six projets de lois ont acquis l’adhésion des élus de la nation et les 16 autres, renvoyés au gouvernement pour insuffisance techniques.

Comme pour narguer les âmes mortes de la RCA, Faustin Archange a jugé mieux de dégager des sommes importantes pour festoyer l’an un de son arrivée au pouvoir. Les routes sont de véritables dos d’ânes, les écoles en lambeaux et inopérationnelles.

Des détournements de fonds sont signalés par ci par là, sous le regard impuissant et surtout complice de certains membres du gouvernement protégés quelque part. Des marchés d’Etat sont passés de gré à gré, et quand des voix s’élèvent pour dénoncer cette pratique digne du passé, on attire la foudre des caciques du pouvoir. Et pourtant Faustin Archange avait dit haut et fort lors de son investiture que la rupture avec les pratiques néfastes du passé étaient terminées avec son investiture. Mais que constate –t-on ? A tous les postes stratégiques, le mathématicien du palais de la Renaissance a nommé ses parents à l’exemple du DG des Douanes. Le cas du Ministre contrôleur à la présidence, sieur PIRI son propre parent en une autre illustration palpable et tangible.

A cela s’ajoute le cas de son collègue bombardé au Mines, à l’Energie et à l’Hydraulique monsieur MBOLIFATRAN, de son beau-frère Charles Armel DOUBANE assis dans un fauteuil aux Affaires Etrangères et qui est en mauvaise posture avec son personnel pour orgueil et abus d’autorité. N’osons pas effleurer le cas pathologique de Fidèle GOUNDJIKA et le mafieux SANY YALO ; dignes et véritables prisonniers en liberté et cachés dans les entrailles frais de la présidence sous les bonnes grâces de Faustin Archange TOUADERA au nom de l’amitié Fran maçonnique. Le sang des centrafricains qui continue de couler et qui a commencé de couler sous le règne de TOUADERA avec son « parrain politique » BOZIZE incombe à ces Doubane, Gouandjika et autres Sany Yalo, hiboux de l’ombre.

A l’allure où vont les choses et avec la conférence inter centrafricaine qui se profile à l’horizon, on peut croire sans risque de se tromper que Faustin Archange TOUADERA a créé lui-même les conditions de la chute de son régime, étant donné que DJOTODJIA, BOZIZE et autres chefs rebelles seront de la partie. En tout cas, l’histoire n’éduque pas les soi-disant hommes politiques centrafricains. A qui la faute ?

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Parution roman : CENTRAFRIQUE, UN VRAI-FAUX DÉPART. Cas atypique d’un mal africain (Par : Rigo-Beyah

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Parution roman : Centrafrique, UN VRAI-FAUX DÉPART. Cas atypique d’un mal africain (Par : Rigo-Beyah PARSE ).

Photo PARCE ROMAN

Bangui, le 30 mars 2017.

Par : Herman THEMONA, CNC

La République Centrafricaine, ce pays oublié de tous et de partout, émerge à travers ses filles et ses fils. Quoi dire ? Quoi faire pour que le monde entier qui ignore ce que c’est la République Centrafricaine, pays de BOGANDA, de DACKO, de BOKASSA, de KOLINGBA, de PATASSE, de BOZIZE, de DJOTODJA , de SAMBA-PANZA et de TOUADERA, sache que ce pays est unique en Afrique Centrale et a besoin de s’ouvrir au monde entier, malgré ses nombreux problèmes ?

C‘est là où ses valeureux filles et fils s’emploient à mettre en branle la machine du décollage socioéconomique de ce pays tant convoité et monopolisé politiquement, économiquement par le Nations Unies à travers leur organe de suprématie et de dictature qu’est la Minusca.

Viola la réaction d’un célèbre et digne fils du pays, en l’occurrence Me Rigo-Beyah PARSE Avocat inscrit au Barreau de la République centrafricaine. Il est actuellement doctorant à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Auteur pluridisciplinaire, Centrafrique, un vrai faux départ est son premier essai publiée nous invitons à lire son œuvre titré CENTRAFRIQUE, UN VRAI-FAUX DÉPART Cas atypique d’un mal africain.

 

Page de couverture du Roman.
Page de couverture du Roman.

Centrafrique : Exclusivité CNC, le général Mohamed-Moussa DHAFFANE sort de son silence

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Centrafrique : Exclusivité CNC, le général Mohamed-Moussa DHAFFANE sort de son silence

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/DHAFANE-II-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>DHAFANE II

Bangui, le 28 Mars 2017

Par: Herman THEMONA, CNC

La République Centrafricaine se remet petit-à-petit de la crise qu’elle vient de traverser. Plus d’un Centrafricain ne veut retomber dans le chao qu’a connu le pays ces trois dernières années et n’aspire qu’à la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble pour un développement harmonial du pays. Cette pensée doit être la primité de tout homme politique centrafricain. Le Général Mohamed-Moussa DHAFFANE est de cet avis à travers l’interview qu’il a accordé à Corbeau News que nous invitons à suivre.

Herman THEMONA (CNC): Bonjour, Général Mohamed-Moussa DHAFFANE.

Mohamed-Moussa DHAFFANE: (MMD)  Bonjour, Monsieur Herman THEMONA.

CNC : Vous êtes une importante personnalité de l’ex coalition de la Séléka. Personne n’ignore que vous y avez joué un très grand et déterminant rôle, voire même exercé une certaine influence. C’est dire que vous êtes à présent un homme politique avec sa vision et son analyse de la chose. Dites-nous quelle est votre lecture de la situation politique centrafricaine à l’heure actuelle ?

MMD: Permettez-moi de vous remercier très sincèrement de me donner l’opportunité de m’exprimer publiquement aujourd’hui. Vous l’avez peut-être remarqué, depuis le début de l’année, après mes vœux de nouvel an aux compatriotes, j’ai décidé d’observer un silence pour rafraîchir ma lucidité. J’ai pris un petit recul pour scruter les uns et les autres afin de mieux apprécier l’évolution des évènements sans passion ni précipitation. Je me suis même, pour cause, déconnecté des réseaux sociaux. Je vais donc vous répondre avec mon cœur, sans altérer mon patriotisme caractériel ni varier ma démarche républicaine.Vous avez raison.

Avec la Séléka, j’ai joué un grand rôle et exercé une certaine influence comme vous le dites. Je vous l’accorde. Mais pour quel résultat ? Des centaines de morts et mutilés, des milliers de réfugiés et déplacés internes, des infrastructures publiques et privées détruites, une fracture sociale sans précédent, un génocide religieux en début d’exécution mais vite arrêté, une économie quasi inexistante… et la liste est longue. Quoi qu’il en soit, je vous assure, je n’en suis pas du tout fier. Un homme politique doit avoir la capacité de se remettre en question, d’avoir des doutes, d’évaluer son parcours et de mettre l’intérêt général au-dessus de ses intérêts personnels. C’est ce que je suis.

Ministre d’Etat, ancien ministre en charge des eaux, forêts et de l’environnement, je suis un homme d’Etat. Je ne peux plus me comporter comme un rebelle et chercher à déstabiliser un pouvoir démocratique établi.Quant à la situation politique de l’heure, je peux dire qu’elle est peu brillante en raison de la versatilité du plus grand nombre des acteurs de la crise centrafricaine. Ils sont tellement opportunistes, malhonnêtes, semeurs de discorde et, surtout, calomniateurs, calculateurs. Ils n’ont pas la noblesse de caractère. Ils prennent le petit café avec vous le jour, dans la lumière de la confiance, et le soir, dans les ténèbres de la conspiration, ils sont à la table de celui qui veut votre mort. Dans cet état d’esprit, il est très difficile de convaincre les compatriotes et les partenaires de notre pays à accompagner les efforts du gouvernement. D’ailleurs, c’est à ce dernier, en toute légitimité, que revient le leadership. Il lui incombe l’obligation de justifier et de convaincre. Pas un simple citoyen comme moi.

CNC: Malgré que des élections jugées libres, démocratiques et transparentes se sont déroulées en Centrafrique et ont porté au pouvoir le Professeur Faustin-Archange Touadera, la situation sécuritaire n’est encore pas ce que souhaite le peuple Centrafricain, et l’on ne cesse d’indexer l’ex coalition Séléka d’être à l’origine. Qu’en dites-vous ? Et selon vous qu’est- ce qu’il faut faire pour que la sécurité véritable et durable soit retrouvée ?

MMD: Je dis qu’il ne suffit pas d’une élection libre, démocratique et transparente pour que tout devienne normal, dans un pays en crise, comme si rien de grave ne s’était passé. Il en faut beaucoup plus qu’une élection. Un engagement désintéressé, une union sacrée. Il n’y a pas de baguette magique, mais de sacrifices à faire. Pour se redresser rapidement, notre pays a besoin de se rassembler. En ce temps de crise, nous devons faire preuve de solidarité même morale envers les victimes, de communion avec le gouvernement et de franchise avec les groupes armés. Il faut déjà que les « pouvoiristes » arrivent à taire leurs boulimies en ne mettant pas des bâtons dans les roues de ceux qui gouvernent, et que ces derniers fassent montre d’humilité et de justesse dans leurs choix politiques.

Cela dit, permettez-moi de citer le cas de Monsieur Macron en France ou celui de Monsieur Sanders aux Etats-Unis. La Classe politique centrafricaine doit se rendre à l’évidence. Aujourd’hui n’est pas hier. Les jeunes se sont transformés. Ils sont devenus exigeants voire incisifs quant à leurs droits et libertés. Et puis, figurez-vous, la jeunesse à laquelle je fais allusion n’est pas d’âge mais d’esprit et d’idées. On peut avoir 60 ans et jeune en esprit, tout comme 40 ans mais avec des idées rétrogrades. Il s’agit d’innovation et de modernisation. On n’a pas nécessairement besoin d’un changement de personnalité, mais plutôt de mentalités, d’approche et de méthode en matière de gouvernance politique et économique.

J’ai toujours dit à qui veut l’entendre que ce qui se passe dans l’arrière-pays est souvent ficelé à Bangui et même au-delà. Comment pourrait-on sécuriser les provinces si les décideurs et commanditaires sont ailleurs ? Suivez mon regard ! Ceci me fait interroger si le Président TOUADERA n’est pas victime de quelques promesses non tenues de certains acteurs comme ci-haut mentionnés. Alors, si ceci explique cela, pour que la sécurité véritable et durable soit retrouvée, il faut que les acteurs retrouvent le respect de la parole donnée. C’est la volonté qui fait tout. Et ce sont les intentions qui font de nous, devant Dieu, des acteurs du Bien ou du Mal. Moi, j’ai fait mon choix. Il y’a longtemps déjà.

Par ailleurs, il vous souviendra que, pendant l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle, j’avais pris position pour le candidat TOUADERA. Et, en plus des voix, j’avais apporté beaucoup de couleurs et de brillance à sa victoire. Je n’ai donc pas à dégainer contre lui. Ce n’est pas le moment de sortir la grande artillerie.

Et, d’ailleurs, contre qui ? Contre la volonté du peuple ? Non !Je continue de lui faire confiance. J’entends des voix d’inquiétude s’élever ça et là. Je suis interpellé par celles et ceux qui m’ont soutenu lors des élections. J’observe. La situation est fragile. Délicate. Le gouvernement ne dispose pas assez de ressources. Mais la morale nous commande le bon sens et la bonne mesure, et l’intérêt général doit prévaloir. J’ai appris, aux dépens de mes détracteurs, à préserver le sens de la justice et du discernement même dans l’adversité. Il ne faut jamais se laisser mordre deux fois dans le même trou.

Dieu n’est pas dans le parti de l’injustice et, en tout temps et en tout lieu, Il prend la défense des opprimés. C’est pourquoi, je refuse manifestement d’avoir Dieu comme adversaire. Fini le temps de la guerre, nous devons amorcer l’étape de la repentance et de la reconstruction nationale. D’ailleurs, j’ai écrit une chanson dans laquelle j’ai dit : « la tragédie n’est pas de commettre une erreur, la tragédie, c’est de persévérer dans l’erreur ».

CNC: En tant que homme politique centrafricain, êtes-vous au courant du dialogue inter centrafricain qui devrait se tenir très prochainement en Angola et qui rassemblerait toutes les sensibilités politiques du pays ? Qu’en dites-vous ?

MMD: Par principe, j’apporte mon soutien à toute démarche susceptible de contribuer à l’apaisement et au retour de la paix. J’avais signé l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville malgré toutes les oppositions dans mon propre camp. J’ai aussi signé l’Accord portant sur le DDRR et l’intégration dans les Corps en uniforme de l’Etat Centrafricain lors du Forum National de Bangui. Par contre, j’avais contesté les assises de Nairobi compte tenu de sa duplicité avec le Forum de Brazzaville et celui de Bangui alors en préparation. Cette attitude explique bien mon état d’esprit patriotique. Toutefois, de la Transition à l’Ordre constitutionnel actuel, le contexte a évolué. Les enjeux aussi.

CNC: S’agissant de la reconstruction du pays, il y a eu la rencontre de Bruxelles où le programme de relèvement et de développement de la République Centrafricaine avait été présentée aux bailleurs de fonds. Plusieurs promesses ont été faites, mais les choses tardent à venir. Comment percevez-vous cela ?

MMD: Nous devons comprendre et faire comprendre à nos concitoyens que notre pays n’est pas le centre d’intérêt stratégique international. Il ne faut pas continuer à tromper les Centrafricains, mais les sensibiliser à l’effort. La solvabilité actuelle dans les circuits commerciaux due à la présence de la MINUSCA est une chance non négligeable pour notre économie. La MINUSCA est une garantie-assurance pour les bailleurs de fonds. Aujourd’hui, la préoccupation essentielle de la Communauté internationale est ailleurs.

Même la France, le Tchad, le Soudan et le Congo, jadis inquiets pour nous, sont aujourd’hui plus préoccupés par leur sécurité intérieure que par la Crise centrafricaine. Autrement dit, notre entêtement à ne pas privilégier les arrangements de la paix a fini par lasser nos amis. Si un nouvel incendie se déclenche aujourd’hui, Dieu nous en préserve, il n’y aura personne à côté de nous pour verser de l’eau.Aussi, il y’a, entre autres, la Syrie et la Lybie, le Yémen et la Corée du Nord, les flux migratoires, le réchauffement climatique et les recherches consacrées à l’énergie renouvelable, le commerce international et la chute du prix du pétrole, la sécurité internationale et le terrorisme ainsi que le nucléaire militaire n’arrêtent pas de capter l’attention des pays puissants et riches et des donateurs.

Le contexte international, et même sous régional avec Boko Haram et autres, n’est pas à notre avantage. Soyons donc sérieux et conséquents !!!Plus prémonitoire que jamais, l’Administration du Président Donald Trump a baissé drastiquement le financement américain à l’aide extérieure, à l’humanitaire et à l’environnement. Les Américains s’en vont déjà du Haut-Mbomou qui est un vaste territoire à surveiller, car non loin du Soudan du Sud toujours en état de guerre et de famine. Les Nations Unies n’arrivent plus à réunir les ressources nécessaires à l’effectivité de leurs opérations à travers le monde et plus particulièrement en Afrique.

Il y’a la famine en Somalie, au Nigeria, au Soudan du Sud, etc. L’Union Européenne, premier bailleur de notre pays, va probablement faire augmenter la contribution de ses Etats membres envers l’OTAN tout en faisant face aux menaces terroristes sur son territoire et aux frontières. La Grèce, le flux des migrants, le chômage etc.

La France, faisant partie de l’Union Européenne, ne peut que voir son budget national impacté, donc la Coopération. Nous en subirons, inéluctablement, les conséquences directes et indirectes. Prenons en garde ! On commence à nous oublier. Ainsi donc, de ce point de vue, si nous ne nous montrons pas attrayants auprès des partenaires et conciliants entre nous-mêmes, personne ne se risquera pour nous. Nous ne sommes ni les plus beaux, ni les plus forts, ni les plus intelligents et encore moins les plus malins du monde. Cessons donc d’être constamment désignés comme des misérables pendant que nous possédons des ressources à exploiter et des opportunités à saisir.

C’est une question d’honneur personnel et de fierté nationale. Montrons à ces prometteurs de fonds que nous sommes dignes de confiance et capables. Commençons déjà par savoir simplement nos besoins et nos capacités d’absorption, pas seulement l’envie d’avoir de l’argent pour en disposer. Au demeurant, je n’ai pas pris part aux discussions de Bruxelles, je n’en connais donc pas les exigences écrites ou non écrites. Mais, je sais, de manière générale, que la main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit. A nous de prendre conscience de l’indispensabilité de la paix et de la sécurité pour notre propre développement, condition première d’investissements et de prêts.

Quel que soit le montant d’argent que vous donnez à votre enfant arrivé à sa maturité pour prendre son indépendance, s’il n’est pas compétent, il le dilapidera sans bénéfices. Arrêtons d’indexer les autres et définissons quel avenir nous voulons construire pour nous et nos enfants.

Voudrions-nous un avenir de paix et de développement ou un avenir de guerre et de misère ? Le choix nous appartient, pas aux autres. C’est aussi ça la souveraineté que nous clamons sans cesse, à tout bout de champ, sans en être, pour certains d’entre nous, dignes. Responsabilité oblige.

CNC: Pour finir, votre cri de cœur en tant que homme politique pour la stabilité et le développement de la Centrafrique ?

MMD: Mon cri de cœur ! C’est appeler les uns et les autres à un réel travail d’introspection. Je sais pertinemment que les groupes armés et les politico-militaires ont tous des revendications à la base. Certaines sont légitimes et essentielles à la concorde nationale, mais d’autres purement politiciennes et relevant de la perfidie pour assouvir des intérêts égoïstes.

Aucun groupe armé n’a montré sa capacité à gérer les affaires de l’Etat. Les combattants sont habiles et aguerris, capables de défendre le territoire national et imposer l’ordre public, mais la plupart des leaders sont corrompus et incompétents. C’est là que le bât blesse. On ne peut pas gérer le pouvoir de l’Etat avec la haine, la vengeance et l’arrogance ou le mépris. La révolution n’est pas compatible avec l’enrichissement personnel. Celui qui veut le pouvoir doit mépriser l’argent. Jamais les deux à la fois. L’argent est un outil pas un but.

Toutefois, au regard des souffrances des populations civiles, je pense que quel que soit la justesse des revendications, cela ne peut pas justifier les tueries qui sont enregistrées çà et là. Il faut avoir le courage de libérer les populations et de poser toutes ces revendications sur la table.

Ensemble, avec les amis de notre pays, nous trouverons des réponses adéquates ainsi que les mesures nécessaires pour accompagner la restauration de l’autorité de l’Etat, la sécurité pour tous et le développement économique essentiel à l’épanouissement de nos compatriotes et la stabilité de notre pays. C’est comme cela que nous écrirons, avec les autres nations du monde, l’histoire de l’Humanité. Enfin, pour incitation à l’apaisement et à l’espérance, je dis ceci : il n’y a pas d’enfant qui ne tombe, il n’y a pas d’homme qui ne se trompe.

CNC: Général Mohamed-Moussa DHAFFANE, je vous remercie

MMD: C’est moi qui vous remercie très sincèrement

Propos recueillis par Herman THEMONA

Centrafrique : Le quartier Malimaka abrite désormais un hôtel haute gamme, ‘’Hôtel Ngreko Résidence’’

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Centrafrique : Le quartier Malimaka abrite désormais un hôtel haute gamme, ‘’Hôtel Ngreko Résidence’’ 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/03/IMG_1791.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Inauguration hôtel résidentiel à Malimaka. Credit Photo : Fred Krock. copyright2017CNC.

Bangui, le 28 mars 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Mme Gisèle Pana, Ministre centrafricaine du Tourisme, des Arts et de la Francophonie a présidé, ce samedi 25 mars 2017, la cérémonie d’inauguration de l’Hôtel Ngreko Résidence, sis au quartier Malimaka, dans le 5ème arrondissement de Bangui. Hôtel haute gamme et ouvrage 100% centrafricain réalisé par M. Jean-Robert Ngouallou. La population du 5ème s’est mobilisée en masse à l’occasion, car n’ayant pas cru leurs yeux de voir un plaque hôtelière de ce standing enfouie dans leur quartier classé parmi les moins modernes de la capitale.

Un véritable joyau haut standing est cet hôtel – rien à envier à un hôtel dit de classe. C’est un complexe équipé de service d’hébergement, de bar et restaurant. Les services connexes ne manquent pas, des chambres climatisées équipées de Télévision sur écran plasma, d’ordinateurs avec wifi, de frigo de chambre, le tout alimenté par un système d’électricité et eau potable autonome 24/24 heures (pas de délestage comme à l’ENERCA et à la SODECA). Les filles de salle joliment habillées comme des déesses, ainsi que les garçons de salle professionnels assurent les services et rendent agréablement le séjour des clients à l’Hôtel Ngreko Résidence. Outre ce confort, il y a une terrasse pour l’aération et le passe-temps. Ce n’est pas tout, car une voiture de liaison est disponible 24/24 heures pour faciliter l’accès à l’hôtel et la mobilité des clients.

Bref, Hôtel Ngreko Résidence qui s’est caché dans le petit quartier de Malimaka est un véritable trésor qui vient ainsi agrandir l’espace de l’hôtellerie en République centrafricaine.

L’ouverture officielle de cette structure hôtelière, samedi dernier, est enveloppée dans une grande cérémonie qui a pu mobiliser tout le 5ème arrondissement de Bangui, et plus particulièrement le quartier de Malimaka. L’ambiance festive a été assurée par les célébrités artistiques et culturelles centrafricaines dont Ozaguin OZ et son groupe ‘’Nouvelle écriture’’; Docteur Mandéké et le groupe de Gervais Lakosso.

L’implantation de cette structure dans le 5ème arrondissement est un motif de fierté pour le Maire dudit arrondissement surtout qu’elle désillusionne autour de l’image négative présentée par cette localité au temps fort de la dernière crise. « Aujourd’hui, le 5ème arrondissement, par le billet de quartier Malimaka qui abrite ce bijou local de l’hôtel Ngreko, rayonne comme le miroir que notre arrondissement porte dans le processus de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale, du vivre ensemble », a noté le Maire qui ajoute avec sarcasme que « le 5ème arrondissement est véritablement en train de rentrer dans le processus du développement ».

La fierté n’est pas seulement pour les autorités locales ou la population de Malimaka venue nombreuse à la cérémonie, mais également un sentiment de satisfaction pour le Président Directeur général de l’hôtel, M. Jean-Robert Ngouallou. « Cela n’a pas été facile du tout au début des travaux de cet hôtel, car c’était en pleine crise où les armes tonnaient de partout, du Km5 ou d’ailleurs. Ce qui a renforcé le scepticisme de certaines personnes qui nous décourageaient d’implanter l’hôtel ici à Malimaka », a relevé M. Ngouallou. Donc, la réussite de ce projet – fruit de la persistance et de la ferme conviction du PDG, ainsi que sa détermination, matérialisées par l’invitation des personnes n’ayant pas mis pied à Malimaka depuis dix à vingt ans, est un motif réel de satisfaction pour le PDG, Jean-Robert Ngouallou.

La coupure du ruban symbolique a été opérée par la Ministre du Tourisme, des Ars et de la francophonie, Mme Gisèle Pana. Bien avant cette opération, le Membre du gouvernement s’est adressée aux invités mais aussi et surtout à la vaillante population du 5ème arrondissement. « Je commencerais par remercier les promoteurs de cette œuvre pour leur initiative qui vient à point nommé renforcer les statistiques des structures hôtelières dans notre pays. Car, aujourd’hui, les défis en matière de structures d’accueil sont énormes, c’est pourquoi nous avons des difficultés à accueillir des grands fora ou grands événements chez nous », a fait savoir la Ministre. Mme Pana en a profité pour attirer l’attention des populations du 5ème en général et les habitants du quartier Malimaka en particulier de considérer l’Hôtel Ngreko Résidence comme leur patrimoine. « Ne devenez pas demain ceux qui viendront enlever les tôles, enlever les portes ou fenêtres, ceux qui viendront voler les équipements de cet hôtel… Mais, je vous demande de l’approprier comme votre bien à vous », a conseillé la Ministre.

Bienvenu à l’hôtel Ngreko Résidence.