Centrafrique.com/les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-bangui-7/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi
Bangui (République centrafricaine ) – Depuis quelques jours, la tension ne cesse de monter au sein du corps d’élite de la gendarmerie nationale, la LGM (légion de la gendarmerie mobile ). Un officier a été mis aux arrêts, et les membres de son équipe de patrouille ont également été sanctionnés pour désobéissance.
Après une courte période d’accalmie, voilà que le désordre, la corruption, le détournement, et les luttes internes sont de retour au sein des corps de la gendarmerie nationale. Le ministre de la Sécurité publique, le général de brigade Henri Wanzet Linguissara, aux prises avec les policiers depuis plusieurs mois à cause de sa stratégie de management, vient d’ouvrir un autre front d’hostilité au sein de la gendarmerie nationale, particulièrement à la LGM (légion de la gendarmerie mobile).
Selon des informations recoupées par CNC, tout a commencé il y’a quelques jours par un refus poli d’une partie des éléments de la LGM d’effectuer des patrouilles au quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui.
Selon un officier de la gendarmerie interrogé par CNC, c’est le non-paiement de la PGA (prime générale d’alimentation) de ces éléments de la LGM qui serait à l’origine de leur colère.
Bizarrement, l’officier-lieutenant, à la tête de cette équipe de patrouille de la LGM au KM5, a été arrêté et incarcéré à la prison de la gendarmerie de Kolongo, alors que celui-ci avait déboursé ses propres fonds pour combler le non-paiement des PGA de ses éléments de patrouille.
Alors que le lieutenant croupit à la prison de Kolongo, ses éléments ont fait l’objet des sanctions d’urgence et affecté dans des zones contrôlées par les groupes armés. C’est une décision irrévocable du ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara.
Au même moment, à l’école nationale de la gendarmerie de Kolongo, les TTN de l’église baptiste de Ngoubagara,récemment formés militairement en Angola et reversés au sein de la garde présidentielle pour les uns, et à la gendarmerie pour les autres, se sont engagés dans un musclé bras de fer avec la direction générale de la gendarmerie.
Nour reviendra sur ce dossier dans un autre article…
Centrafrique.com/embargo-sur-les-armes-en-centrafrique-la-russie-na-pas-dautre-chose-a-offrir-au-pays/deux-soldats-faca-en-casques-blindes-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-a-bangassou-2/” rel=”attachment wp-att-35596 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC
Bangui ( République centrafricaine ) – La ville de Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye, située à environ 107 kilomètres à l’ouest de Bangui, est secouée depuis cette nuit par des tirs d’armes automatiques des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) déployés dans la ville. Une personne a été grièvement blessée, et la ville est totalement paralysée.
Décidément, rien ne va plus dans ce pays d’Afrique centrale dirigée d’une main de fer par un professeur de l’Université, le mathématicien de Boy-Rabe Faustin Archange TOUADERA.
Après plusieurs semaines de tension dans les localités de Bégoua, PK12 et PK11, où une dizaine des personnes, militaires et civils ont été arrêtés et écrouée à la prison centrale de Ngaragba dans le cadre d’une enquête visant à démanteler une cellule dormante des anciens soldats FACA soupçonnées de préparer un putsch militaire contre le chef de l’État, c’est le tour de la paisible ville de Mbaïki, capitale provinciale de la Lobaye.
En effet, selon des informations de l’état-major des forces armées centrafricaines, la présence de plusieurs dizaines d’hommes lourdement armés est signalée depuis quelques jours entre Mbaïki et Boda. Ces individus, selon l’Éta major, se préparaient à commettre des exactions dans cette région de la Lobaye.
C’est dans ce contexte qu’une patrouille des soldats FACA a été déployée ce lundi dans la ville pour sécuriser les populations locales et ramener la paix. Mais contre toute attente, une fois arrivés à Mbaïki, les soldats FACA ont fait des tirs nourris toute la nuit jusqu’à ce matin sans avoir observé aucun ennemi.
Paniqués, plusieurs centaines des civils ont dû quitter la ville cette nuit pour se réfugier dans la brousse, tandis que les autres se sont terrés chez eux dans l’espoir d’échapper aux assaillants.
Finalement, selon de source hospitalière, un commerçant de la ville a été grièvement blessé et actuellement sous soin intensif à l’hôpital.
Pour des nombreux centrafricains, comment les soldats d’une armée digne de ce nom peuvent gaspiller inutilement des milliers des munitions en tirant en l’air alors qu’à Alindao, dans la préfecture de Basse-Kotto, leurs collègues FACA avaient eu des difficultés à faire face aux combattants rebelles de l’UPC l’année dernière en raison d’un problème de manque des munitions ?
« Connaissent-ils vraiment le prix unitaire d’une munition payée par l’argent des paisibles Centrafricains ? ».
Centrafrique.com/en-adressant-ses-voeux-de-joyeux-noel-ce-mardi-24-decembre-aux-centrafricains-maitre-crepin-mboli-goumba-president-du-patrie-a-mis-un-accent-particulier-sur-la-necessite-dun-dialogue-de-ve/crepin-mboli-goumba-president-du-parti-patri/” rel=”attachment wp-att-35153 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président du parti PATRI Maître Crépin Mboli-Goumba
Bangui (République Centrafricaine) -Le Président du PATRI, Me Crépin Mboli-Goumba, a officiellement remis le week-end sa contribution promise à hauteur de 5 000 000 FCFA, pour la lutte contre la maladie à Coronavirus en République Centrafricaine.
Pour l’homme politique, face à cette pandémie, la mobilisation nationale s’avère nécessaire car même des pays qui disposent d’un plateau technique sanitaire sans précédent sont mis à genoux par cette maladie. « Aujourd’hui, il n’est pas question de l’opposition et de la majorité présidentielle. Nous sommes face à une urgence sanitaire qui appelle à l’unité et la solidarité nationale », dit-il.
En réceptionnant l’enveloppe, le ministre de la santé publique, Dr Pierre Somse, a salué le geste patriotique dans un élan de solidarité nationale. ”Face à cette pandémie, nous avons besoin de tous les fils du pays pour relever le défi. L’heure n’est plus aux considérations partisanes”, a déclaré le ministre de la santé.
Paoua (République centrafricaine ) – Depuis la province on se fait l’idée que à Bangui on pense que la Capitale c’est le Pays tout entier et donc les décisions valables pour la Capitale sont automatiquement valables pour l’ensemble du territoire nationale.
Si pour le moment il y a quelques cas de Covid-19 à Bangui, pourquoi fermer toutes les écoles, jusqu’au dernier villages perdu dans la brousse? Est-ce que les quartier sont hygiéniquement supérieurs au milieu scolaires? Est-ce les enfants et les gens en général peuvent réellement rester confinés à la maison?
Mais de quel pays parle-t-on? Si les enfants ne vont pas à l’école et les chrétiens à l’église, les quertiers et les villages seraient des lieux “stériles”? Bien au contraire, l’école peut être le lieu le plus propre au milieu de quartiers et de marchés pleins à craquer de personnes, animaux et déchets.
Ici, la fermetures de certaines activités économiques n’est même pas respectée, donc, à quoi bon de fermer les écoles?
Qui devrait faire respecter le décret du Gouvernement? L’hopital préfectoral n’a aucune consigne de la part du ministère et la structure est objectivement inadéquate à isoler des malades quelconques (pas de clôture, les gens et les animaux peuvent entrer par tout).
Dans ces conditions on ne peut que apprendre aux gens les mesures d’hygiène basiques, mais pas question de confiner qui que se soit. C’est de la science-fiction.
Plutôt il y a du travail à faire à Bangui, ça oui, pour que le vas et viens des personnes vers et de la Capitale soit vraiment sélectionné (mais entretemps il y a régulièrement les bus pour la frontière du Cameroun…).
Pendant deux semaines sans école, qu’est-ce qui s’est passé ici? Rien. Encore de semaines comme ça, et après? Rien. Ou bien ça sera alors, après un mois sans rien faire, que un cas pourrait se manifester ici, et alors on prolongera le “sans-rien-faire” jusqu’à quand? Et on aura déjà perdu un mois d’école et d’autres activités pour rien.
On devrait simplement limiter avec un peu de rigueur les déplacements depuis Bangui vers les provinces et isoler une sous-préfecture au cas où la maladie se manifeste réellement.
Et, bien évidemment, doter les hôpitaux d’un minimum de moyens pour assister les éventuels malades (pourquoi pas avec l’aide de la Minusca, qui pourrait installer des petits hôpitaux de campagne?).
Merci pour votre attention.
A bientot.
Joyeuses Paques!
Le point de vue de quelqu’un qui vit dans une province.
FPRC/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Aboubakar-Siddik-Ali-Porte-parole-du-FPRC-450×394.jpg” alt=”Aboubakar Siddik Ali Porte-parole du FPRC” width=”450″ height=”394″ />Aboubakar Siddik Ali Porte-parole du FPRC
FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE
COMMUNIQUE NECROLOGIQUE
Le 1er Vice-Président du FPRC, le Général Nourreidine Adam, a le profond regret d’annoncer la mort du Général Haroun Mahamat, à la suite d’une longue et pénible maladie.
Le 1er Vice-Président du FPRC, le Général Nourreidine Adam, est attristé par cette terrible nouvelle et est touché au plus haut point. Il prend part à la douleur de la famille endeuillée et, faute de ne pouvoir pas participer aux obsèques, adresse toute son affection, son soutien et ses condoléances les plus sincères à la famille affligée.
Le 1er Vice-Président du FPRC, le Général Nourreidine Adam, partage, en ce moment de deuil, la peine et la souffrance et tient à exprimer aux officiers supérieurs et subalternes, aux sous-officiers et hommes de rang, ainsi qu’aux cadres du FPRC l’expression de sa plus profonde sympathie et de son soutien le plus sincère. Il pense à vous tous et est avec vous chaque jour et chaque instant, car votre peine est la sienne.
Le 1er Vice-Président du FPRC, le Général Nourreidine Adam, réitère tout son attachement pour tous les membres du FPRC.
FMI : 19 pays africains bénéficient d’un allègement immédiat de la dette
Le conseil d’administration du FMI a approuvé, lundi 13 avril, un allégement de la dette immédiat pour 25 pays dont 19 africains. La Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a déclaré que la mesure concernait des pays membres au titre du fonds fiduciaire réaménagé d’assistance et de riposte aux catastrophes (fonds fiduciaire ARC). Il s’agit d’aider ce groupe de pays à faire face aux conséquences de la pandémie de COVID-19.
« Nos pays membres les plus pauvres et les plus vulnérables recevront ainsi des dons qui couvriront leurs obligations envers le FMI pour une phase initiale de six mois, ce qui leur permettra de consacrer une plus grande partie de leurs faibles ressources financières aux soins médicaux et autres efforts de secours d’urgence vitale. » , a-t-elle rajouté .
Dans un contexte marqué par l’aggravation de la crise sanitaire du COVID -19, l’Afrique fait face à une vive polémique autour de la dette. Voici la liste des 25 pays bénéficiaires: Afghanistan, Bénin, Burkina Faso, Comores, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Haïti, Îles Solomon, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Mozambique, Népal, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Tadjikistan, Tchad, Togo et Yémen. L’on notera que des pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Mauritanie ne font pas partie de la liste des bénéficiaires de ces mesures anti-coronavirus.
L’Union Africaine au secours des africains basés en Chine.
Moussa Faki le patron de l’UA demande fermement aux autorités chinoises de protéger les ressortissants africains victimes d’exactions en Chine
Un message du président de la commission de l’Union Africaine demande aux autorités chinoises de protéger les africains basés dans leur pays.
L’Union africaine a demandé aux responsables chinois de veiller à ce que les Africains vivant dans la ville de Guangzhou ne soient plus victimes de discrimination et d’abus.
Ces derniers jours, des informations en provenance de la ville de Guangzhou, dans le sud de la Chine, ont fait état de l’expulsion d’Africains de leur logement par crainte qu’ils ne propagent le coronavirus.
Moussa Faki Mahamat a déclaré qu’il avait convoqué l’ambassadeur chinois auprès de l’Union africaine, pour lui faire part de sa profonde inquiétude concernant les allégations d’abus.
Le président de la commission de l’UA a déclaré que les diplomates africains en Chine avaient également pris langue avec le gouvernement chinois à Pékin.
Sommet UA-EU : les jeunes au centre des discussions
L’UA va envoyer des troupes pour combattre les islamistes au Sahel
Des dizaines de personnes originaires de pays africains, dont le Nigeria, le Kenya et la Sierra Leone, disent avoir été expulsées de leurs appartements ou de leurs hôtels dans la ville de Guangzhou.
Certains se plaignent d’avoir été mis en quarantaine obligatoire même après avoir été testés négatifs du covid 19.
Des responsables chinois affirment que plusieurs Nigérians vivant dans un quartier de la ville connu sous le nom de” Little Africa” ont enfreint les règles de quarantaine après avoir contracté le virus.
Selon eux ce sont ces comportements qui ont déclenché une colère générale au sein de la population locale.
Bangui ( République centrafricaine ) – L’alignement du régime du président Touadera sur Moscou se fait désormais au grand jour, comme en témoigne la non-participation au consensus de l’Assemblée Générale de l’ONU pour lutter contre le Covid-19.
Par 188 voix sur 193 Etats, l’Assemblée Générale de l’ONU a adopté la Résolution du 2 avril 2020 intitulée « La solidarité mondiale pour lutter contre la maladie du Covid-19″. Ce texte recommande l’intensification de » la coopération internationale », « le recours au multilatéralisme » et insiste sur « la place centrale du système des Nations Unies » dans la lutte contre la pandémie du Covid-19.
Pourtant ce texte, n’ayant pas la valeur contraignante d’une Résolution du Conseil de sécurité, n’a pas reçu l’approbation de la Russie, de Cuba, du Nicaragua, du Vénézuela et de la République centrafricaine. Ces cinq États ont proposé une Déclaration de substitution, incluant la levée des sanctions internationales affectant notamment la Russie, qui a été immédiatement rejetée.
Les Etats-Unis pris à contrepied
La place de la République centrafricaine aux côtés des trois États latino-américains, ennemis déclarés de Donald Trump et sous asphyxie des Etats-Unis d’Amérique, pourrait refroidir les soutiens au président Touadera.
Outre l’ONU et notamment son Secrétaire général, Antonio Gutteres, l’Union européenne et notamment la France, ce sont les Etats-Unis d’Amérique qui pourraient s’émouvoir de l’alignement de la République centrafricaine sur Moscou et de pays mis au ban de nombreuses organisations internationales.
On a encore en mémoire la déclaration de soutien au président Touadera, faite à Bangui le 20 janvier 2020, du Sous-Secrétaire d’État aux affaires africaines, Tibor Nagy, ainsi que celle du Secrétaire d’État, Michael Pompeo, à Washington en avril 2019. Les présidents Diaz-Canel, successeur de Raul Castro à Cuba, Daniel Ortega au Nicaragua et Nicolas Maduro au Vénézuela sont loin de bénéficier d’une telle mansuétude, accordée au président Touadera.
Un alignement diplomatique complet
Le retour sur investissement de la Fédération de Russie en Centrafrique, ne concerne pas uniquement les sociétés russes, sous paravant centrafricain, qui exploitent les ressources minérales et végétales, souvent en dehors des lois et règlements en vigueur. Le groupe Wagner, faux-nez du Kremlin, joue également son habituelle partition en pays amis. Plus stratégique et important au niveau diplomatique, la Russie compte désormais sur la Centrafrique dans les débats internationaux.
Le régime de Faustin-Archange Touadera ne cache même plus son alignement sur Moscou. Ses conseillers russes, la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon kremlinophile de longue date, et ses entremetteurs étrangers influents, ont finalisé cette soumission aux intérêts de la Russie.
Déjà, la République centrafricaine avait révoqué sa reconnaissance de l’indépendance du Kosovo, en juillet 2019, et essayé maladroitement, en octobre 2019, de reconnaître la république autoproclamée d’Abkhazie en rupture de la Géorgie, comme l’avaient fait le Nicaragua, la Syrie et le Vénézuela.
Vers un report des Présidentielles?
Les cinq États récalcitrants qui ont refusé de s’associer à la Résolution du 2 avril 2020 invoquent la nécessité de lever les sanctions internationales pour obtenir un consensus dans la lutte contre le Covid-19. Est-ce que cette requête, effectivement d’actualité, était dans l’objet de la Résolution et du ressort de l’Assemblee générale de l’ONU ? En revanche, on peut remarquer que la Résolution du 2 avril 2020 soulignait » la nécessité de respecter pleinement les droits humains » et qu’elle dénonçait » toute forme de discrimination, de racisme et de xénophobie dans la réponse à la pandémie ».
Ce rappel de principes démocratiques universels n’est peut-être pas étranger au refus d’adhérer à la Résolution du 2 avril.
Depuis plusieurs semaines, le régime du président Touadera s’est engagé dans une voie qui s’éloigne dangereusement des grands principes de la démocratie et du respect des droits humains. La compagnie de Cuba, du Nicaragua et du Vénézuela n’est guère rassurante. Elle est un signe de cette dérive, dénoncée à Bangui par l’opposition, et devrait inquiéter davantage la communauté internationale, notamment avec le probable report de l’élection présidentielle, initialement prévue fin décembre 2020.
Alors que l’ONU a mis en place la Minusca, avec ses 12 000 Casques bleus, que les soutiens financiers des institutions de Bretton Woods, de l’Union européenne et des partenaires occidentaux sont essentiels, que les visites du président Touadera à New York sont pluriannuelles et que la pandémie du Covid-19 en Centrafrique nécessite une aide très importante, on peut se demander si les décisions de la République centrafricaine sont encore motivées par son intérêt national.
Moungoumba-deux-mysterieux-conteneurs-darmes-saisis-et-six-suspects-arretes/patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-Centrafrique-micka-1-8/” rel=”attachment wp-att-36135 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une patrouille de la gendarmerie centrafricaine le 6 août 2019 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Bangui (République centrafricaine ) – Les cinq suspects, interrogés par les enquêteurs de la gendarmerie quelques minutes après leur arrestation au quartier Voudambala, situé vers PK11, , ont été transférés à la prison correctionnelle de Camp de Roux dans la nuit du dimanche à lundi 13 avril. Ce qui n’a pas plu à leur proche qui dénonce un acharnement du pouvoir de Bangui.
Pour l’heure, on ignore les raisons de cette vaste opération militaire qui a mobilisé une dizaine des soldats FACA, appuyés par des gendarmes, mais également des policiers. Or, selon un officier de la gendarmerie interrogé par CNC, les cinq suspects arrêtés faisaient partie du groupe d’individus armés ayant accroché une patrouille de la gendarmerie 24 heures plutôt au quartier Voudambala, situé vers PK11, à la sortie nord de Bangui, capitale de la République centrafricaine.
Le ministre de la Sécurité publique, le général de brigade Henri Wanzet Linguissara, qui a personnellement ordonné cette vaste opération mixte, n’a pas encore réagi sur cette arrestation. Mais des sources policières ont indiqué à CNC que tous les cinq suspects ont été transférés immédiatement quelques heures après leur arrestation à la prison de Camp de Roux à Bangui.
Pour les observateurs de la vie politique nationale, l’opération menée successivement par les forces de l’ordre depuis plusieurs jours dans les localités de PK11 et PK12serait une manœuvre du pouvoir de Bangui qui vise à mettre la pression sur l’ex-Président de la République François Bozizé dont la résidence est située au quartier Sassari, vers PK12, à la sortie nord de Bangui.
Mais pour le parti KNK, créé par l’ancien Président François Bozizé, l’objectif des forces de l’ordre serait d’arrêter ce dernier, accusé régulièrement par le pouvoir de Bangui de vouloir préparer un putsch militaire contre son successeur Faustin Archange TOUADERA. Ce que le pouvoir de Bangui dément catégoriquement.
Centrafrique.com/affrontement-dalindao-ali-darassa-demande-aux-autorites-militaires-de-discipliner-les-faca/arrivee-du-chef-rebelle-ali-darassa-a-ngakobo-le-21-aout-2019-avec-ses-nombreux-gardes-du-corps-par-bertrand-yekoua-du-cnc-8/” rel=”attachment wp-att-35674 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.
Bangui (République centrafricaine) – La tension est vive depuis quelques jours entre le chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA, et le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’UPC. En cause, le dernier léger remaniement gouvernemental, procédé par le mathématicien de Boy-Rabe, et ayant abouti au limogeage de l’ancien ministre de l’Élevage, monsieur Amadou bi Aliou, l’un des représentants de l’UPC au gouvernement, au profit de monsieur Hassan Bouba, conseiller politique de l’UPC, proche de messieurs Valery Zakharov. Les tractations se poursuivent, mais le chef rebelle hausse brusquement le ton.
Décidément, rien ne va plus dans le pays ce dernier temps. Le pouvoir de Bangui, à quelques mois des élections, semble être en perdition.
Depuis le retour au pays de l’ancien Président François Bozizé, puis l’annonce de sa candidature à la prochaine élection, suivie par l’annonce de la candidature de l’honorable Martin Ziguélé, Président du parti MLPC, investi aussi pour la prochaine présidentielle, le chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA, probable candidat à sa propre succession, paraît tétaniser face à ses deux potentiels adversaires de poids. Ils tentent tout pour le tout pour les discréditer dans les médias progouvernementaux, mais également sur les réseaux sociaux via les avatars.
À travers le conseil de ses amis russes, il se laisse pousser les ailes jusqu’au point de choquer certains de ses alliés des groupes armés.
Le dernier en date, c’est sa prise de tête avec le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major de l’UPC ( Unité pour la paix en Centrafrique ) qui lui reproche son manque de coopération lors du dernier remaniement ministériel ayant abouti au limogeage de l’ancien ministre de l’Élevage, monsieur amadou bi Aliou, l’un des représentants de l’UPC au gouvernement, au profit de monsieur Hassan Bouba, conseiller politique de l’UPC, très froid ce dernier temps avec son patron, le chef rebelle Ali Darassa qui le soupçonne de vouloir s’occuper que de ses propres affaires avec Valery Zakharov que de défendre les intérêts de l’UPC.
Mais après plusieurs heures de discussions menées par Valery Zakharov, une réunion a été organisée à Gbokologbo ce dimanche 12 avril, en présence du ministre de l’élevage sortant, monsieur Amadou bi Aliou, et monsieur Hassan Bouba, le nouveau ministre de l’élevage fraîchement nommé grâce à l’influence de son ami russe Valery Zakharov.
D’après les proches du chef rebelle, contactées par CNC, une entente aurait été trouvée, et une date de passation entre le ministre sortant, monsieur Amadou bi Aliou et son successeur fraîchement nommé Hassan Bouba a également été annoncé pour ce mardi 14 avril.
FPRC-de-noureddine-adan-condamne-lattaque-du-mlcj-dans-les-localites-de-birao/noureidine-adam-et-son-garde-du-corps-de-la-seleka-2/” rel=”attachment wp-att-35792 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/noureidine-adam-et-son-garde-du-corps-de-la-seleka-450×300.jpg” alt=”Le général du FPRC Noureddine Adan et son garde du corps.” width=”450″ height=”300″ />Le général du FPRC Noureddine Adan et son garde du corps.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Compte tenu de la détermination du FPRC à agir de bonne foi et sans délai pour la mise en œuvre accélérée de l’APPR-RCA afin d’une paix durable, réconciliation nationale et stabilité politique effectives et enracinées en République Centrafricaine ;
Attendu que le FPRC entend réaffirmer et consolider les principes fondamentaux de paix, d’unité et réconciliation nationales qui constituent la pierre angulaire de son action politique ;
Soucieux de la complexité des facteurs susceptibles d’impacter le contexte sécuritaire, aussi bien dans l’arrière- pays que dans les confins de la République Centrafricaine, particulièrement en début de la saison sèche ;
Le Bureau Exécutif National du FPRC demande avec insistance le déploiement progressif des forces de sécurité et de défense (FSD) dans les zones sous son contrôle en vue de l’effectivité du Comité Technique de Sécurité (CTS) et, également, de la mise en place et de l’opérationnalité des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS), avant octobre 2019.
Le Bureau Exécutif National du FPRC salue l’avancée du processus de paix, tel que consacré dans l’APPR-RCA. Cependant, demande aux Garants de l’Accord de procéder à l’évaluation de la mise en œuvre des dispositions de l’APPR-RCA par tous les signataires en vue de la présentation du bilan six mois après la signature de l’Accord, à Bangui.
A la communauté internationale dans son ensemble, le Bureau Exécutif National réitère, comme souligné dans le préambule de l’APPR-RCA : « la nécessité de restaurer sans délai la sécurité en République Centrafricaine, d’y promouvoir durablement la paix et la stabilité, et de s’atteler impérieusement à une profonde réconciliation nationale » ; et demande que la mise en œuvre des dispositifs prévus dans le cadre l’APPR-RCA soient en adéquation avec les enjeux et les défis sécuritaires et selon le contexte particulier de chaque région.
N’délé, le 10 juillet 2019 Le 1er Vice-Président
Général Noureidine Adam
[pdf-embedder url=”https://corbeaunews-centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Déploiement-FSD-et-mise-en-place-USMS-et-CTS.pdf.pdf” title=”Déploiement FSD et mise en place USMS et CTS.pdf”]
Centrafrique.com/arca-logo-du-parti-arca/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo officiel du parti ARCA.
Chers compatriotes et amis de la Centrafrique,
En cette période où la planète entière subit un des pires moments de son histoire avec la proscription quasiment de tous déplacements et réunions dans la plupart des Etats du globe, nous ne pouvons imaginer que le monde va disparaître à la fin de cette tragédie. Ne dit-on pas que quelle que soit la durée de la nuit, le soleil finira par se lever ?
La plupart des pays dans le monde ont pris des mesures de confinement. Les personnes dont les statuts le permettent se livrent au télétravail ou arrivent à se déplacer pour des activités qualifiées d’essentielles.
Avant de continuer notre analyse de la situation actuelle, nous saisissons cette occasion pour présenter nos compassions aux familles éprouvées par cette pandémie et prions pour ceux qui sont sur leurs lits d’hôpital ou en convalescence pour qu’ils recouvrent rapidement la santé,
Notre jeune parti l’ARECA (Alliance pour la Renaissance et l’Emergence de la Centrafrique) après des rencontres avec la population au pays se proposait de faire des tournées dans les régions de France où il existe de fortes communautés centrafricaines et aussi dans certains pays étrangers où nous avons de fortes diasporas afin de d’échanger avec nos compatriotes dans la perspective des élections à venir en tant que vecteurs d’influence économique et politique.
Malheureusement la pandémie actuelle nous oblige à modifier notre plan de communication étant donné qu’aucun déplacement n’est possible à fortiori les regroupements pour les échanges.
Cependant vu le contexte du pays dans une période pré-électorale où l’antagonisme renait entre les blocs (opposition et pouvoir) vu que la communauté internationale est préoccupée par des objectifs plus urgents à l’échelon planétaire, il appartient à la classe politique centrafricaine de faire preuve de beaucoup d’imagination et de créativité pour sortir de l’impasse à organiser les élections à venir.
Comme un peu partout en Afrique, 2020 est une année charnière électorale avec des fortunes diverses pour chaque pays.
L’attention est beaucoup plus portée sur les pays en crise comme le nôtre dont l’élection peut être gage de sorite pacifique si elle est bien organisée ou accentuée la crise dans le cas contraire.
Des hommes politiques et d’imminents juristes ont porté de jugement sur la situation de notre pays et le contexte international marqué par la crise de la pandémie du corona pour conclure à l’impossibilité d’organiser les élections groupées présidentielles et législatives dans les délais constitutionnels.
Il y a lieu de rappeler que sur l’organisation de ces élections dans les délais constitutionnels prévus, l’ANE avait déjà tiré la sonnette d’alarme. Le Président de la République, le Gouvernement et la majorité présidentielle avait clamé haut et fort que les élections présidentielles et législatives se tiendront selon le calendrier prévu.
La MINUSCA avec à sa tête le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations-Unies sont également contre le report des élections. Monsieur Mankeur NDIAYE lors de la présentation de son rapport sur la situation de la crise centrafricaine devant les membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies s’est fermement opposé à l’idée de reporter les élections en Centrafrique comme le prévoit les délais constitutionnels. Tous ces discours étaient cohérents et vraisemblables à un moment donné. Or, il se trouve que les circonstances ont changé.
Le pouvoir qui soutient que les élections se tiendront dans les délais constitutionnels envoie en ce moment des ballons d’essai à travers une pétition à l’Assemblée afin de faire voter une prorogation du mandat du Chef de l’Etat ainsi que ceux des députés jusqu’aux nouvelles élections.
Les partis de l’opposition s’y opposent en prônant la stricte application de la constitution qui invoque une impossibilité absolue d’exercer plus de deux mandats par le Président de la République ou de le proroger pour quelque motif que ce soit.
Genèse des difficultés d’organisation des élections dans les délais constitutionnels.
La loi du 19 Août 2019, en application de l’article 80 de la constitution du 30mars 2016 fixe les règles d’organisation des élections présidentielles, législatives, sénatoriales, régionales, municipales et le référendum. L’application du calendrier électoral connu dès cette date aurait permis d’éviter de retard dans le chronogramme des opérations électorales (recensement, révision des listes électorales, démembrements etc.) qui devrait être terminé au plus tard le 30 avril. Les réclamations s’en suivaient jusqu’au 31 mai 2020.
Les opérations du démembrement commencées en provinces sont contestées par l’opposition qui n’y ait pas été associée.
A ces difficultés s’ajoute le problème du bouclage du budget électoral dont en cette période de pandémie du coronavirus, les partenaires hésiteront à mettre la main à la poche sans garantie d’une élection fiable et transparente.
L’objectivité dans l’analyse montre même qu’en dehors des difficultés liées à la crise sanitaire actuelle, le faussé se creusait déjà entre le Gouvernement et l’opposition ce qui allait augurer d’un processus électoral difficile tant les sujets de contentieux étaient nombreux.
Quelles solutions préconisées pour la sortie de la crise naissante
Sur cette prorogation des mandats plusieurs thèses s’affrontent. Il y a d’abord les hommes politiques de l’opposition qui sont vent debout contre le glissement brandissant les articles 35 in fine, 36, article 47 al.2 et 153 de la constitution. L’opposition soutient par ailleurs que le gouvernement veut tripatouiller la constitution pour rester au pouvoir. Car comme dit Maître Nicolas Tiangaye « il est techniquement impossible sur le plan du droit de prolonger le mandat du président de la République. Les groupes armés sont aussi contre le report des élections.
Le gouvernement et sa majorité défendent l’opinion contraire. Pour eux il y a cas de force majeure avec le déclenchement de la pandémie du Covid-19. A Radio France Internationale, l’honorable Mathurin DIMBELEE, député de la majorité présidentielle explique ceci pour justifier la prorogation du mandat présidentiel et législatif : « Que lorsque le processus électoral en cours est arrêté pour cas de force majeure il faut que le chef de l’Etat reste en place jusqu’à la reprise du processus électoral et jusqu’à l’installation du prochain président de la République. Et c’est la même chose pour l’Assemblée nationale et pour toutes les autres institutions ».
Puis vient la controverse juridique lancée par Dominique Désiré ERENON qui explique l’impossibilité juridique de proroger le mandat présidentiel si l’on s’en tient au texte actuel de la constitution et qui appelle de ses vœux à une révision constitutionnelle.
Certains favorables à la prolongation des mandats présidentiels en cours proposent au Président de la République l’adoption « d’une loi d’habilitation lui permettant de prendre des ordonnances pour organiser un nouveau calendrier des prochaines élections, en se fondant sur les circonstances exceptionnelles ».
Sans la pandémie actuelle, vu le retard pris dans le respect du chronogramme des opérations prévu par le code électoral ajouté au bouclage du budget, on aurait eu forcement des difficultés dans le processus à organiser des élections avec une garantie de fiabilité.
La transition d’avant la constitution de 2014 à 2016 était supposée préparer le pays à une sortie définitive des crises et tourner les sombres pages du passé en l’orientant vers un avenir radieux et meilleur.
L’exercice du pouvoir n’étant jamais facile, les difficultés qui se créent aujourd’hui méritent circonspection et attention particulière pour nous éviter les crises récurrentes que notre pays traverse.
A l’impossibilité d’organiser les élections dont tout le monde s’accorde aujourd’hui, doit-on proroger le mandat des députés et du Chef de l’Etat en faisant sauter le verrou constitutionnel qui prohibe de telles situations en ses articles 35 al. 3 et 36 al.2 ?
En l’absence d’un congrès regroupant le Sénat et l’Assemblée nationale doit-on laisser l’Assemblée seule décider de la modification de la constitution sachant que le résultat sera contesté du fait de la domination écrasante des partis alliés au pouvoir ?
La réponse évidemment est non. Une constitution est permanente dans le temps et ne peut être modifiée suivant les grés par une assemblée de surcroit monocolore. Une constitution est promulguée pour dépasser le cap des mandats présidentiels.
Nous sommes dans un pays en crise dont la stricte application de la constitution peut poser de problème. Les failles de la constitution que certains ont soulevées auraient dû être corrigées bien avant. Et non à postériori parce que le contexte s’y prête.
S’arc-bouter chaque partie de son côté ne nous fera pas prendre le bon chemin. Il est impérieux que la classe politique (majorité et opposition) s’accorde sur une sortie de crise en faisant preuve d’ingéniosité politique. Chaque partie doit faire de concession pour arriver à un résultat où il n’y aura pas de perdant mais un gagnant qui est notre pays.
Certains invoquent les articles 42 et 43 de la constitution qui donnent les pleins pouvoirs au Président en période crise pour prendre des ordonnances validées par le Conseil constitutionnel et au-delà l’article 151 pour la révision constitutionnelle. Et de citer en exemple certaines grandes démocraties qui ont pris des mesures urgentes en période de crise actuelle pour faire face aux difficultés du moment.
Ce à quoi nous pouvons objecter que les cas invoqués comme celui qui avait conduit à un report des élections chez nous en 2010, ne sont pas comparables. En période de paix, il est facile d’obtenir un consensus politique par rapport à une situation donnée et faire entorse à la constitution. C’est ce qui se passe aussi ailleurs où il n y a pas de crise institutionnelle.
La modification de la constitution chez nous qui ne requiert pas l’unanimité de la classe politique posera forcement de problèmes. Ne dit-on pas que mieux vaudrait un mauvais arrangement qu’un bon procès ?
Notre classe politique devrait méditer à cette maxime pour éviter au pays une navigation comme un bateau en mer sans boussole. Tant que ciel est clément, on sait comment s’orienter, quand arrivent les vagues et le mauvais temps, on perd de repaire.
Pourquoi ne pas tenter l’expérience d’un gouvernement de crise dont le Premier Ministre sera choisi par parmi une personnalité neutre dont la probité et l’honnêteté sont reconnues pour le diriger?
Le Chef de l’Etat et les députés resteront en place jusqu’à l’organisation des nouvelles élections.
La prorogation des mandats du Président de la République et des députés doit être de dix-huit (18) maximum vu l’ampleur de la mission à accomplir. Les autorités actuelles préconisent une durée de six (6) mais c’est une proposition au relent politique car eu égard à la tension que suscite le glissement du calendrier électoral, si elles préconisent un délai plus long, elles seront taxées de confiscation de pouvoir.
À notre avis, l’argumentaire de la force majeure du fait de la pandémie du Covid-19 est solide à quoi s’ajoute le problème de l’insécurité et impécuniosité de l’ANE. Etant précisé que nul ne connait à quel moment prendra fin cette pandémie d’autant que la RCA est très démunie pour engager une lutte efficace contre le coronavirus.
Nous rappelons à toutes fins utiles que selon le Professeur Hugues PORTELLI, « par force majeure, il faut entendre un évènement imprévisible (guerre, terrorisme, catastrophe naturelle) qui empêche le déroulement normal de l’élection. Dans ce cas, le mandat du président en place est prorogé d’autant ». Il convient d’intégrer dorénavant à cette liste, une crise sanitaire ou une pandémie.
Dès que les forces vives de la Nation se seraient accordé pour sur le principe de faire sauter le verrou constitutionnel des articles 35 in fine, 153, la révision du texte fondamental devra être bien ficelée. C’est un consensus politique qui prévaudra.
En France, le Covid-19 a aussi chamboulé le processus électoral. Les élections municipales ont été reportées à une date ultérieure par rapport à la date initialement prévue.
En Ethiopie, les élections législatives qui devraient se tenir le 29 août 2020 ont été reportées pour cause de Codiv-19.
Au Tchad, CENI a reporté les élections législatives qui devraient être organisées le 09 août 2020 à la date du 13 décembre 2020. Encore qu’il n’est pas sûr qu’elles auraient lieu à cette période car la lutte intensive que l’armée tchadienne mène contre Boko Haram ne prendra pas fin en ce moment-là.
Les pays comme la Côte d’Ivoire, le Niger qui organiseront les élections pendant ces périodes pourront également contraints de les reporter s’ils n’arrivent pas à maitriser l’évolution de la pandémie du coronavirus.
Vu les différentes situations présentées notre parti l’ARECA suggère ceci :
faire voter en urgence une loi organique en vue de réviser les dispositions des articles 35 et 153 de la constitution.
prorogation des mandats du Président et des députés pour une durée de (12 à 18) mois,
céder le poste de Premier Ministre à une personnalité indépendante choisie selon sa probité et ses compétences unanimement reconnues par les forces vives de la Nation qui conduira un gouvernement des personnalités technocrates,
réduire le nombre des membres du gouvernement qui ne peut nullement être un gouvernement d’union nationale,
faire adopter un programme exclusivement axé sur l’organisation des élections, le désarmement si cela est possible, l’urgence humanitaire, la relance économique suite à la pandémie du Covid-19 avec un chronogramme précis,
faire adopter une feuille de route claire dont la réalisation des travaux est évaluée et validée tous les mois,
mettre en place un comité politique et technique pour assurer l’évaluation et la validation de cette feuille de route et la présenter à l’Assemblée.
C’est par la voie d’un consensus politique qu’on règlera cette crise politico-institutionnelle qui se profile à l’horizon. Car en tout état de cause, il faut assurer l’intérêt général et la continuité de l’État.
On peut rappeler à toutes fins utiles que la RCA a déjà expérimenté ce cas en 1992 après que les élections présidentielles aient été annulées par la Cour Suprême de l’époque.
Dans cette voie de sortie de crise ni le gouvernement ni l’opposition ne doit perdre la face. Car le Président de la République et les députés, une fois leurs mandats arrivés à terme, n’ont plus de légitimité dans la mesure où ils n’ont pas reçu l’onction populaire du suffrage universel. D’où l’intérêt de trouver une solution consensuelle.
Les membres du Gouvernements seront choisis à part égale par l’opposition et la majorité en y incluant les groupes armés dans le processus. La question du désarmement ne peut être à l’ordre du jour maintenant au risque de retarder le processus électoral.
Le Chef du Gouvernement pour conduire des élections véritablement neutre, même si le concept parait difficile ne pourra pas se présenter aux différentes élections qu’elles soient présidentielles ou législatives.
Les Ministres peuvent être choisis dans les partis ou en dehors et sont des technocrates dont une conférence de crise réunissant la majorité et l’opposition leurs assignera des tâches précises en rapport à la préparation des élections et le bon fonctionnement des institutions du pays.
Il doit être prévu également le rôle à assigner à l’Assemblée pour cette période spéciale. Ce n’est pas un régime de transition qui est mis en place ni un gouvernent d’union comme par le passé ce qui risque d’être sujet à controverse.
Plus on prend de retard à mettre le scénario proposé en place, plus les esprits vont s’exaspérer au risque d’accentuer le malentendu et rendre le dialogue difficile par la suite. Une fois que les activités vont reprendre à travers le monde et le confinement levé, on peut initier les pourparlers à cet effet.
La communauté internationale appréciera à sa juste valeur qu’on ait trouvé de solution de sortie par nous-même ce qui sera un signe encourageant quand on présentera nos doléances pour le bouclage du budget des élections et pour une relance d’envergure de l’économie à nos différents partenaires que sont la France, l’Union Européenne, les Etats unis, la Russie, la Chine pour ne citer que ceux-là.
La question à se poser est de fixer la date de démarrage de la concertation aussitôt le confinement terminé et quand les activités auraient repris sans avoir à attendre nécessairement la fin de la transition en mars 2021 pour mettre la nouvelle organisation en place.
On peut faire ce qu’on appelle en jargon comptable une opération accordéon ; cela consiste à réduire le mandant et l’augmenter d’une durée convenue pour les nouveaux mandats jusqu’aux élections. Ce procédé à l’avantage de ne pas faire perdre aux institutions en place (Président de la République et députés) la durée de leurs mandats actuels restant à courir. La durée de la prorogation tiendra compte de la période non achevée des mandats en cours .
Merci de votre attention, Que Dieu bénisse la Centrafrique
Centrafrique.com/centrafrique-la-liberte-dexpression-dans-les-casernes-militaires-les-officiers-superieurs-de-larmee-jouissent-ils-des-memes-droits-reconnus-aux-citoyens/f760bf69-4db9-4f3a-a8b5-13248820d5b9/” rel=”attachment wp-att-36597 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui ( République centrafricaine ) – Après la parenthèse « Séléka » sanctionnée par une transition politique consensuelle, la République centrafricaine est officiellement entrée dans la sphère démocratique par la prestation de serment du président de la république le 30 mars 2016. À la lecture des dispositions de l’article 35 alinéa 2 de la constitution, le nouveau locataire du palais de la renaissance était investi d’un mandat de cinq (5) ans avec une possibilité de le renouveler une seule fois.
Il était évident que l’héritage du pouvoir n’était pas prometteur avec d’énormes défis à relever. Dans ce sens, les efforts du pouvoir sont vains pour assoir l’autorité de l’état et d’imposer l’ordre public dans les zones occupées à 80 % du territoire national par les groupes armés. A cela s’ajoutent le processus électoral qui s’enlise graduellement et la difficulté à convaincre les partenaires au développement à financer les élections. Qu’à cela ne tienne, la crise sanitaire mondiale générée par le coronavirus est une aubaine, un prétexte parfait pour justifier le report des élections alors que les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine savaient déjà que le calendrier électoral était intenable et que les élections ne pouvaient se tenir dans le respect du délai constitutionnel. A ce propos, l’article 35 alinéa 3 prohibe de façon catégorique la prorogation de la durée du mandat du président de la république.
A titre de rappel et selon les dispositions de l’article 36 alinéa 10 de la constitution, « l’élection du nouveau président de la république a lieu quarante cinq (45) jours au moins et quatre vingt dix (90) jours au plus avant le terme du mandat du président en exercice ». En conséquence de ce qui précède, dépasser la date du 30 mars 2021, le président de la république n’a aucune légitimité et le pays risque de se plonger dans un vide juridique avec des conséquences incalculables.
C’est dans ce contexte que le pouvoir est tenté d’esquisser une éventuelle révision constitutionnelle ou de négocier une loi d’habilitation à l’assemblée nationale qui permettra au président de la république de légiférer par ordonnances dans le domaine réservé à la loi en vue de proroger la durée du mandat. Apeuré par l’initiative de prorogation du mandat, le citoyen lambda s’interroge :
La solution à la longue crise politique centrafricaine réside t-elle dans la réforme constitutionnelle ? Il est vrai que l’actuelle constitution étant une œuvre humaine est éligible à des réajustements mais cette réforme constitutionnelle est-elle opportune ? En sollicitant les institutions républicaines, l’assemblée nationale et la Cour constitutionnelle sont-elles devenues des bras armés pour accomplir les sales besognes du pouvoir ? Comment peut-on justifier juridiquement et techniquement un tel projet de prorogation du mandat du président de la république ? Doit-on réviser une constitution juste pour proroger la durée du mandat présidentiel ? Les initiateurs de ce macabre projet ont-ils mesuré les éventuelles conséquences politiques, économiques et sécuritaires ?
Au delà de ces questionnements, d’aucuns se plaisent dans le juridisme en évoquant la théorie des circonstances exceptionnelles consacrée par les dispositions constitutionnelles de l’article 42. Il est important de souligner que la théorie des circonstances exceptionnelles consacrées par l’arrêt de principe HEYRIES puis confirmé par l’arrêt dame DOL ET LAURENT qui consacre la légalité d’exception est assortie de conditions cumulatives c’est à dire d’une situation anormale ( guerre, catastrophe naturelle etc…) et de l’impossibilité d’agir légalement.
Ainsi, il apparaît urgent de souligner qu’on ne peut exploiter isolément l’article 42 de la constitution. Dans la logique de l’esprit du législateur et surtout dans l’ordonnancement juridique centrafricain, un texte ne peut contredire un autre à défaut d’être illégal. A fortiori, la constitution ne peut évoquer une règle et à la fois son contraire. L’article 35 alinéa 3 de la constitution est clair et formel qu’on ne peut prolonger la durée du mandat présidentiel pour quelques motifs que ce soit. L’exception prévue à l’article 42 pour une loi d’habilitation pour légiférer par ordonnance concerne les domaines qui relèvent de la loi énumérés à l’article 80 de la constitution. Dans l’esprit du législateur, l’article 42 est une exception à l’article 41 qui impose une révision constitutionnelle par référendum.
Au delà de ce qui précède, nous tenons à rappeler que la Centrafrique est de surcroît le seul État en Afrique à surfer sur ce cordon alors que plusieurs États eux aussi en année électorale n’ont esquissé ce genre d’entorse à l’ordre juridique établi. Il s’agirait de la Côte d’Ivoire ( élection prévue le 31 octobre 2020) du Niger, élection la même date que nous (27 décembre 2020) du Burkina Faso (octobre 2020) etc…En outre, il faut faire attention car une révision constitutionnelle risque d’ouvrir la voie à un troisième mandat car les compteurs seront remis à zéro c’est à dire que le président est éligible à partir de la nouvelle constitution à faire quinze (15) ans au pouvoir.
Enfin, par la méthode éliminatoire, la transition politique consensuelle reste la solution idoine car ce que le pouvoir n’a pu faire en quatre (4) ans, le président de l’assemblée nationale qui assurera la suppléance ne peut le faire en trois (3) mois.
Par ailleurs, n’oublions pas que dans la tradition jurisprudentielle des transitions, celui qui la dirige ne se présente pas aux élections qu’il a lui-même préparées.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/luther-gondje-danagnag/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Godfroy- Luther GONDJE, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie
1-La politique du ventre
La République centrafricaine dévastée depuis 1966 par les conflits militaro-politiques, les tentatives des coups d’État, l’instauration des régimes autoritaires et les mutineries qui justifient la problématique de la déficience constitutionnelle. L’échec du contrat social et le constat du chaos centrafricain décliné en diverses conséquences est une dualité de crise au niveau de la classe dirigeante. En effet, en raison des nombreux enjeux relatifs à ce pays en proie d’une instabilité permanente, l’exercice du pouvoir public en République centrafricaine suscite toutes sortes de convoitises et de manœuvres dilatoires provenant des acteurs politiques. De ce fait, il est donné de constater que le contrôle et la maîtrise du pouvoir politique est vue et vécue, d’une part par les acteurs politiques comme une « nécessité vitale qui se résume à la politique du ventre », et d’autre part, selon les groupes armés « le partage du pouvoirs’obtient au prix du sang ».
2- La doctrine des coups d’État et la démocratie controversée
La situation de crise endémique en R CA présente une grille de lecture très exceptionnelle en termes de la militarisation de sa vie politique et de l’inefficacité des principes démocratiques. En revanche, depuis son accession à l’indépendance, la trajectoire des acteurs politiques de tout bord provient du cautionnement des coups d’État et de rébellions conçus comme le stratagème d’alternance à la gestion du pouvoir politique et économique. En effet, après la mort accidentelle du premier président, Barthélemy Boganda, David Dacko, devenu président à l’indépendance, fut renversé le 1er janvier 1966 par Jean-Bedel Bokassa. Le 20 septembre 1979 le coup d’État de David Dacko opéré contre Jean-Bedel Bokassa lui a permis de prendre le pouvoir par la force. Le 1er septembre 1981 André Kolingba a également organisé un coup d’État et chasse par la suite David Dacko du pouvoir. Après cette période agitée, à la suite de l’élection du 22 août 1993, Ange-Félix Patassé prit pouvoir, l’enchaînement des coups d’État a donc connu une accalmie. Le scrutin l’ayant conduit à son élection fut jugé démocratique cependant, il n’a pas fallu bien longtemps pour que cette parenthèse démocratique soit refermée. Le 15 mars 2003 François Bozizé renverse Ange- Felix Patassé avec l’appui des pays voisins dont la majorité sont des mercenaires d’origine tchadienne. Dix années plus tard Michel Djotodjia le chasse également du pouvoir à la suite d’une offensive menée par la coalition Séléka soutenue par des mercenaires tchadiens et Soudanais. Au regard de ces massacres perpétrés par cette entité sur la population civile, Michel Djotodjia est contraint à la démission le 10 janvier 2014 par la Communauté internationale. Il en est suivi une période de transition assurée respectivement par Alexandre-Ferdinand Nguendet, puis de Catherine Samba-Panza qui a conduit à l’élection de Faustin Touadera en date du 14 février 2016. Aujourd’hui, on reproche à ce dernier le fléau de l’insécurité qui mine dans le pays, l’absence d’autorité de l’État et l’effectivité de la politique de rupture qu’il prônait. Depuis quelques temps, malgré la pandémie de COVID-19 qui cristallise le paysage de la politique internationale. Compte tenu de l’infaisabilité du chronogramme électoral pour des raisons sécuritaires, techniques et matérielles. L’hypothèse de la prorogation du mandat de l’actuel président qui arrive à son expiration enclenche le processus de « l’ingénierie du vieux démon de ceux qui refusaient hier de respecter l’Esprit de la lettre de la Constitution ». Nul ne pourra ignorer jusqu’à présent que les juges internationaux ou nationaux ne se sont pas encore mis en robe pour dire le droit. Fort de ce constat, il est temps que le détonateur de la conscience républicaine transcende sur la bataille egocentrique.
3- La manipulation opportuniste
La déconstruction du système politique centrafricain est caractérisée par l’instrumentalisation du corps social. Sans forcer le trait on se rend compte que l’appartenance ethnique, les différences religieuses et la manipulation opportuniste sont des facteurs qui mettent en déroute la paix et l’unité nationale. Si la République centrafricaine est confrontée aux multiples hostilités qui ébranlent l’existence de ses institutions, c’est parce que la culture de la violence prend une dimension croissante sur le pluralisme des idées. Raison pour quelle, les différents regains constitutionnels et la semence des coups d’État ont contribué à l’effondrement de la jeune démocratie centrafricaine. Il en résulte que le caractère illégitime de ces régimes démontre à quel point la démocratie fonctionne en contre sens, c’est pourquoi, la classe politique centrafricaine continue de pérenniser « la théorie du complot ». En règle générale, la démocratie s’exerce par le génie du choix de ses dirigeants. Or, force est de constater que l’essence des alliances contre nature se transforme en règle du jeu. Si la République centrafricaine a connu depuis 1958 près de 20 de coups d’État ou tentatives de coups d’État cela explique rationnellement que les fantassins du machiavélisme sont prometteurs d’une stratégie à géométrie variable. Dès lors, il est évident que l’Esprit de la lettre de la Constitution centrafricaine reste toujours galvaudé.
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG
Expert et Consultant international en gestion des crises politico-militaires
Doctorant-Chercheur en Droit et Sciences politiques à l’Université Toulouse 1 Capitole
Bangui ( République centrafricaine ) – Les ambassadeurs africains en Chine ont appelé les autorités chinoises à mettre fin aux actes de discrimination qui donnent la fausse impression que le coronavirus est propagé par les Africains qui vivent en Chine.
“Le Groupe des ambassadeurs africains à Pékin exige immédiatement l’arrêt des tests forcés, de la quarantaine et des autres traitements inhumains infligés aux Africains”, déclare la note adressée au chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi.
Une copie a aussi été envoyée au président en exercice de l’Union africaine, le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, ainsi qu’à tous les ministres africains des affaires étrangères.
Côté chinois, les autorités rejettent ces accusations et parlent plutôt “d’incidents isolés”.
“La Chine traite tous les individus du pays, chinois et étrangers, sur un pied d’égalité”, lit-on dans un communiqué publié par l’ambassade de Chine au Zimbabwe.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le pape a proposé dimanche dans son message de Pâques “de réduire” voire “d’annuler” la dette des pays pauvres, et lancé un appel à un allègement des sanctions internationales et à la solidarité de l’Europe face à la pandémie de coronavirus.
Dans un monde “opprimé par la pandémie, qui met à dure épreuve notre grande famille humaine”, il a appelé à répondre par “la contagion de l’espérance”,
dans ce message prononcé dans une basilique Saint-Pierre vide. Il a souhaité “que soient relâchées les sanctions internationales qui empêchent aux pays qui en sont l’objet de fournir un soutien convenable à leurs citoyens” et appelé à la solidarité internationale “en réduisant, si non carrément en annulant, la dette qui pèse sur les budgets des pays les plus pauvres”.
Les Etats-Unis refusent par exemple de lever les sanctions économiques imposées à l’Iran, pays durement touché par la pandémie.
François a aussi répété son appel à “un cessez-le-feu mondial et immédiat dans toutes les régions du monde”. ”Ce n’est pas le temps de continuer à fabriquer et à trafiquer des armes, dépensant des capitaux énormes qui devraient être utilisés pour soigner les personnes et sauver des vies”, a-t-il affirmé dans ce message du chef spirituel d’1,3 milliard de catholiques, diffusé en direct dans le monde entier.
Le pape a notamment évoqué le Yemen et la Syrie, mais aussi l’Irak, le Liban, le conflit israélo-palestinien, l’est de l’Ukraine, “les attaques terroristes perpétrées contre tant de personnes innocentes”, en Afrique, le drame des migrants et la situation humanitaire dans le nord du Mozambique.
Il a aussi souhaité que “des solutions concrètes et immédiates” soient trouvées au Venezuela, “pour accorder l’aide internationale à la population”.
Il a choisi de lancer un appel spécifique à l’Europe qui doit retrouver “un esprit concret de solidarité qui lui a permis de dépasser les rivalités du passé”, notamment après la Deuxième guerre mondiale.
Face à la pandémie mondiale qui frappe durement des pays comme l’Italie, l’Espagne ou la France, il faut avoir recours “à des solutions innovantes” et oublier “les égoïsmes”.
Même si elle s’est mise d’accord sur un fonds de 500 milliards d’euros, l’Union européenne est apparue divisée sur la réponse à apporter aux conséquences économiques de la pandémie.
Les pays du sud, derrière l’Italie et l’Espagne, souhaitent la mise en place d’un système de mutualisation de la dette que refuse le nord, notamment l’Allemagne et les Pays-Bas. ”Que ces frères et soeurs plus faibles, qui peuplent les villes et les périphéries de toutes les parties du monde, ne soient pas laissés seuls”, a exhorté le souverain pontife.
Il a eu une pensée particulière pour les “personnes âgées et les personnes seules”, “les médecins et les infirmiers”, “les forces de l’ordre et les militaires”, tous ceux “qui travaillent dans les maisons de santé, ou qui “vivent dans les casernes et dans les prisons”.
“Pour beaucoup, c’est une Pâques de solitude, vécue dans les deuils et les nombreuses difficultés que la pandémie provoque, des souffrances physiques aux problèmes économiques”, a-t-il souligné.
Bangui ( République centrafricaine ) – L’idée qu’un climat plus chaud pourrait arrêter le coronavirus semble s’être évanouie avec la propagation du virus dans le monde entier. Une lueur d’espoir pourra-t-elle jaillir des nouvelles recherches.
Il est trop tôt pour savoir avec certitude si le nouveau coronavirus est saisonnier. Pour vraiment le savoir, il faudrait observer l’évolution des cas à un endroit donné au cours de l’année./////////////.
Mais nous pouvons examiner sa propagation sous différents climats à travers le monde, pour trouver des indices./////////////.
Quelles sont les preuves ?/////////////.
Certains éléments indiquent que les cas de coronavirus se sont particulièrement concentrés dans les régions fraîches et les régions sèches. /////////////.
Une étude montrent que les pays particulièrement touchés par le virus – ceux où il se propageait sans être détecté par transmission communautaire – avaient, au 10 mars, des températures moyennes inférieures à celles des pays où les cas étaient moins nombreux./////////////.
Une autre étude a examiné 100 villes chinoises comptant plus de 40 cas de Covid-19. Selon cette étude, plus la température et l’humidité sont élevées, plus le taux de transmission est faible. /////////////.
Et une autre étude, qui n’a pas encore fait l’objet d’examen par d’autres scientifiques suggère que bien que des cas de nouveau coronavirus puissent être trouvés partout dans le monde, les épidémies se sont particulièrement concentrées dans des “zones relativement fraîches et sèches” – au moins jusqu’au 23 mars. /////////////.
Mais, comme l’a souligné un groupe de chercheurs de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, le virus s’est maintenant propagé dans toutes les régions de l’Organisation mondiale de la santé, “couvrant effectivement toutes les zones climatiques, des régions froides et sèches aux régions chaudes et humides”./////////////.
Y a-t-il une division nord-sud ?/////////////.
Avec de nombreux autres virus, dont la grippe, on observe un schéma saisonnier dans les hémisphères Nord et Sud. Mais les régions tropicales proches de l’équateur ne connaissent pas le même schéma./////////////.
Et certaines des régions chaudes et humides qui ont connu des cas de transmission locale du Covid-19, comme la Malaisie et la République démocratique du Congo, sont proches de l’équateur et pourraient donc ne pas fournir la meilleure preuve de ce qui se passera ailleurs. /////////////.
Mais dans l’hémisphère Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande – à la fin de leur saison estivale, lorsque leurs premiers cas ont été observés – ont eu beaucoup moins de cas que beaucoup de leurs homologues de l’hémisphère Nord. /////////////.
De nombreux autres facteurs entrent en jeu, tels que la fréquentation mondiale et la densité de la population./////////////.
Et comme le virus s’est progressivement propagé dans le monde entier – d’abord par des voyages internationaux – alors que les saisons ont changé, il est difficile de déterminer l’effet du climat en particulier. /////////////.
Les autres coronavirus sont-ils saisonniers ?/////////////.
Selon une équipe de chercheurs de l’University College London (UCL) et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine, il semblerait que les autres coronavirus circulent principalement pendant les mois d’hiver. /////////////.
Ils ont demandé à près de 2 000 personnes un rapport hebdomadaire pour savoir si quelqu’un dans leur foyer présentait des symptômes de maladie respiratoire. Et toute personne présentant des symptômes a été priée d’envoyer un prélèvement pour qu’il soit testé. /////////////.
Les chercheurs ont ainsi observé des pics importants de cas de coronavirus en hiver, à peu près au même moment que la saison de la grippe. Un petit nombre de cas a été enregistré en été. /////////////.
L’un des auteurs de l’étude, Ellen Fragaszy, de l’UCL, a déclaré qu’il était donc “possible que nous soyons un peu soulagé au cours de l’été”. Mais nous ne pouvons pas être sûrs que c’est ainsi que le nouveau coronavirus se comportera./////////////.
Et le grand nombre de cas et leur propagation à travers le monde laisse penser qu’il ne faut pas trop espérer un répit estival. /////////////.
Ce coronavirus est-il comme les autres ?/////////////.
Le nouveau coronavirus, appelé Sars-Cov-2, qui provoque la maladie Covid-19, semble se propager essentiellement de la même manière que les autres coronavirus./////////////.
Mais ce qui le distingue des autres, c’est la façon dont il vous rend malade et le nombre de décès qu’il provoque. /////////////.
Le docteur Michael Head, de l’Université de Southampton, a déclaré que le développement et l’impact du nouveau coronavirus étaient “clairement très différents des coronavirus de type ‘rhume’ existants”. /////////////.
“Il reste à voir si les cas de Covid-19 vont diminuer en réponse aux changements environnementaux tels que la température et l’humidité”, a-t-il déclaré.
Centrafrique.com/le-conseil-de-securite-de-lonu-devrait-lever-les-sanctions-sur-la-centrafrique-a-une-date-prochaine-selon-un-diplomate-chinois/conseil-de-securite-des-nations-unis-img_7mars2018225400-8/” rel=”attachment wp-att-36060 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>le conseil de sécurité des nations unies à New-York en septembre 2018.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le 2 avril dernier, l’Assemblée générale de l’ONU a approuvé par consensus une résolution appelant à la « coopération internationale » et « au multilatéralisme » pour combattre la pandémie de Covid-19.
Cette résolution met en avant « la nécessité de respecter pleinement les droits humains » et dénonce « toute forme de discrimination, de racisme et de xénophobie dans la réponse à la pandémie ». Le texte, intitulé « Solidarité mondiale pour lutter contre la maladie de coronavirus 2019 », insiste sur le rôle central de l’ONU dans la crise sanitaire et économique qui est devenue mondiale. C’est avec une grande préoccupation que l’Assemblée générale reconnait « la menace pour la santé, la sécurité et le bien-être des êtres humains » provoquée par le coronavirus et se dit consciente « des effets sans précédent de la pandémie ». Elle ajoute que « les plus pauvres et les plus vulnérables sont les plus durement touchés ». L’Assemblée générale estime en effet que la lutte contre le Covid-19 « nécessite une réponse mondiale fondée sur l’unité, la solidarité et une coopération multilatérale renouvelée ».
Le texte insiste aussi sur le rôle du secrétaire général de l’ONU, approuvant ainsi ses appels répétés pour travailler avec tous les acteurs concernés afin de mobiliser une réponse mondiale coordonnée à la pandémie et à ses effets collatéraux. António Guterres appelle les autorités nationales à travailler avec l’ONU sur le terrain.
Initiée par six pays (la Suisse, l’Indonésie, Singapour, la Norvège, le Liechtenstein et le Ghana), cette résolution a été parrainée par 188 Etats sur les 193 que comptent les Nations unies. Cinq (5) pays ne l’ont pas voté : la Russie, le Venezuela, Cuba, le Nicaragua et la République Centrafricaine. Ces pays ont, quant à eux, coparrainé une proposition de Moscou qui se voulait concurrente de la résolution adoptée. La principale différence porte sur une demande de levée générale des sanctions internationales. L’adoption de cette demande a été bloquée par l’Union européenne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Ukraine compte tenu du fait qu’elle accentuerait l’instabilité sécuritaire mondiale.
L’absence du vote de Moscou à la résolution commune traduit un amalgame entre, d’un côté, le besoin de solidarité contre la pandémie et, de l’autre côté, des questions diplomatiques partisanes. En adoptant la même position, la diplomatie centrafricaine tend à montrer qu’elle s’aligne de plus en plus sur celle de la Russie. A l’été 2019 déjà, la Centrafrique a révoqué sa reconnaissance de la République autoproclamée du Kosovo, ce qui correspond à un cheval de bataille de la Russie sur la scène internationale.
Dès lors, les Centrafricains sont en droit de s’interroger sur le prix de l’aide que fournit la Russie au pays : en plus des concessions minières, la Russie exigerait-elle de la Centrafrique de s’engager à ses côtés sur le plan diplomatique ?
En tout cas, à l’heure de cette crise sanitaire et économique mondiale, les diplomaties partisanes doivent être mises de côté. Centrafricains, faisons bloc derrière une réponse concertée et coordonnée qui seule donnera priorité à une entraide internationale solidaire. Les plus durement touchés risquent d’être une fois de plus les plus pauvres et les plus vulnérables, alors veillons à les préserver autant que possible par l’unité et l’entraide.
Bangui ( République centrafricaine ) – En Israël comme en Palestine, le coronavirus bouscule les habitudes. Cette année, Arabes chrétiens et Juifs ne se réunissent pas en prière, les églises et les synagogues sont fermées au public.
A Bethléem le calme règne sur la ville. Le chef gastronomique palestinien Fadi Kattan célébrera pour la première fois Pâques, à la maison, sans sa famille. /////////////.
“Pâques est un moment de retrouvailles en famille. On célèbre ensemble le dimanche de Pâques. On se retrouve tous chez mes parents, avec toute la famille, donc il y a des cousins, des tantes, des oncles. /////////////.
On vient tout juste de passer le dimanche des Rameaux, normalement on voit des milliers de gens qui descendent du Mont des Oliviers vers la vieille ville de Jérusalem. A Bethléem, on voit normalenent les fleuristes ouverts qui décorent des rameaux que les enfants emmènent dans les églises. Tout ça n’a pas eu lieu./////////////.
Moi je suis chef et hôtelier et le début de la saison c’est maintenant. Effectivement, là nous sommes dans une ville qui est complétement désertée, complètement fermée, complétement bouclée. C’est très difficile moralement d’imaginer ce qu’on traverse en ce moment. Mais, c’est ce que tout le monde vit à travers le monde et c’est, je pense, ce qui rend les choses plus faciles.”/////////////.
Le Mur des lamentations entrain d’être désinfecté/////////////.
Pâques en visioconférence/////////////.
Du côté israélien, un couvre-feu a été mis en place pour la soirée de la Pâques juive. Interdiction totale de sortir de son domicile, sous peine d’une lourde amende. Shaoul, vit à Jérusalem. Ce grand père de neuf petits-enfants sera exceptionnellement seul avec sa femme : /////////////.
“Pour la fête de Pessah (la Pâques juive), tous les ans, nous recevons l’ensemble de la famille, ici, à la maison. Environ 50 personnes à chaque fois. C’est énormément de préparations, on fait des courses à l’avance, on cuisine beaucoup, on décore les tables. Et ce jour-là, c’est toujours une joie immense. /////////////.
Aujourd’hui on ne peut inviter aucun membre de la famille même pour la fête. En plus de cela, les synagogues sont fermées. Chacun prie tout seul chez lui. Cette année nous passons le repas de la fête seuls et nous verrons toute la famille sur un écran, avec l’application Zoom. On espère vraiment beaucoup, que l’année prochaine, nous pourrons passer les fêtes de Pâques en famille, tous ensemble physiquement, ce qui sera vraiment un grand bonheur.”/////////////.
A Jérusalem, le mot d’ordre est passé sur les réseaux sociaux. Pour tromper la solitude, chacun est sorti sur son balcon à 20h30 pour chanter ensemble la chanson qui marque l’ouverture de célébration de la Pâques juive.
Centrafrique.com/paoua-en-centrafrique-le-27-decembre-2017-par-afp-4/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de Paoua, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Paoua ( République centrafricaine ) – La base opérationnelle temporaire, Tempory Operational base (TOB) de la Minusca, située dans la localité de Béboura 3 a été complètement détruite ce jeudi soir par les populations locales en colère. Tous les agents ont été rapatriés à Paoua, dans la sous-préfecture de l’Ouham-Péndé, au Nord-ouest de la République centrafricaine, a constaté sur place un journaliste du CNC.
Selon les témoins de la scène interrogés par CNC, tout a commencé ce jeudi 09 avril par un banal accident de circulation dans lequel une femme a été accrochée mortellement par un véhicule de patrouille de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique ).
Malheureusement, les jeunes du village ayant assisté à la scène, ont alerté leurs amis avant de se regrouper massivement et transporter la dépouille mortelle de la victime jusqu’à la base de la Minusca.
Sans aucune forme de discussion, les jeunes auraient exigé de la Minusca des récompenses immédiates. Ce qui n’a pas été fait, et ces derniers, en colère, ont incendié et détruit complètement toutes les infrastructures de la base.
Opérationnelle temporaire de la Minusca dans le village au début de la soirée de ce jeudi 09 avril.
La Minusca, de son côté, réagit très rapidement en rapatriant son personnel local à Paoua, situé à 30 kilomètres.
Rappelons que la base opérationnelle temporaire, Tempory Operational Base (TOB) de la Minusca située à Béboura 3 a été créée à la demande incessante des populations locales suite aux agressions répétées des rebelles de la Seleka basée à Nana-Boguila, une localité située à environ 40 kilomètres de Béboura 3.
Pour les notables locaux, le départ des forces de la Minusca dans le secteur ouvre inéluctablement la voie aux rebelles de commettre à nouveau des agressions dans la région.
Joint au téléphone depuis Paoua, le chef de bureau local de la Minusca n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.
Centrafrique.com/rca-le-pdca-se-retire-de-la-coalition-de-lopposition-cod-2020/pdca-logo-centrafrique-serge-wafio-9/” rel=”attachment wp-att-36301 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Logo officiel du parti PDCA
PARTI DÉMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN
(PDCA)
Chers(es) Compatriotes,
Je romps mon silence politique observé depuis quelques mois, durant lequel avec une poignée de Cadres du Parti Démocratique Centrafricain-PDCA, nous avons longuement réfléchi et élaboré le Projet de Société de notre Parti dans les perspectives des élections présidentielles et législatives. Entre temps, ayant pressenti certains signes précurseurs d’une impasse politique et d’un vide constitutionnel, au nom du PDCA j’ai alerté et proposé, en septembre 2019, aux Autorités Politiques Nationales et à la communauté internationale de Bangui, une concertation citoyenne en vue d’élaborer un schéma politique consensuel pour des élections apaisées et dans une sécurité assez avancée. Les circonspects propos tenus par Mr SHERGUI de l’Union Africaine m’ont amené à suivre, attentivement, les réalités socio-politiques de notre pays, lesquelles depuis novembre 2019, non seulement, me convainquent davantage d’un inéluctable glissement ou report de ces élections, mais plus, suscitent doutes et inquiétudes. Début avril 2020, aucune visibilité politique, aucun message politique audible ni rassurant, au contraire, nous assistons à de fortes tensions politiques, dégradant davantage l’atmosphère politique déjà délétère.
En effet, depuis décembre 2019, nous sommes tous témoins de fébrilités, d’insolites comportements, de retournements de situations, d’empressements politiciens qui ont rendu plus délétère l’atmosphère politique, ont donné lieu à constitution de fronts retranchés et aux aguets à Bangui, à la poursuite des tueries de masse en province. Je voudrais par la présente, nous interpeler individuellement et collectivement, et partager aussi humblement avec chaque compatriote la lecture de la situation politique de notre pays, à travers certains faits survenus de décembre 2019 à avril 2020 qui présagent de sérieux risques d’affrontements armés.
Nous, Centrafricains, sommes en ce mois d’avril 2020 à la énième croisée des chemins et cette fois-ci dans un cul de sac. Et l’histoire politique de notre pays nous a enseigné et renseigné qu’à chacune de ces croisées de chemin passées, nos gouvernants politiques ont toujours choisi les mauvaises voies de sortie. Cette fois-ci, nous n’avons plus droit à l’erreur. A l’issue des élections, qui ne peuvent qu’être différées à cause de l’impréparation, nous devrons nous affirmer, avoir l’audace de nous regarder frontalement ainsi que les autres (les yeux dans les yeux), bien faire nos choix de société, adopter les dignes et conséquents comportements politiques, avec des gouvernants matures et soucieux des préoccupations de leurs concitoyens, et surtout, nous devons savoir faire preuve d’un patriotisme politique orgueilleux et jaloux. Si nous manquons de courage, ayons la force morale et politique d’implorer les esprits de nos grandes figures du passé qui ont consenti l’ultime sacrifice, de nous inspirer, pour qu’enfin nous choisissions une bonne voie de sortie, parce que les quelques faits ci-après évoqués, sont en train de démontrer que nombreux d’entre nous, n’ont pas encore compris ou refusent de comprendre et de prendre conscience de nos multiples inconséquences et turpitudes politiciennes, et laissent transparaître que leur seule obsession politique est l’occupation du fauteuil présidentiel à tous prix, même en sacrifiant les intérêts du Peuple Centrafricain, qui est le détenteur naturel et réel des pouvoirs et qui confère la légitimité.
PANIQUE DANS LE CAMP PRESIDENTIEL
L’arrivée impromptue ou inopinée de l’ancien Président de la République, le général BOZIZE et la publication des déclarations des généraux NGAÏFEÏ et YAGONGO ont créé une véritable psychose et d’irrationnelles fébrilités dans les milieux du Président de la République: camps retranchés et aux aguets, branle-bas de combats, appels à rescousse politique, refus des évidences, atteintes à l’intégrité physique, destruction des biens privés, arrestations-séquestrations arbitraires pour soupçons de coup d’Etat, mensonges d’Etat ont été les plus caractéristiques des actes traduisant cette psychose, alors que le bon sens nous impose l’impérative obligation de considérer la misère sociale entretenue et les préoccupantes attentes d’un Peuple Centrafricain méprisé, abandonné à lui-même, pour judicieusement arrêter les alternatives à proposer à ce peuple.
Au moment où toute la classe politique centrafricaine devrait observer une union sacrée et faire bloc autour du Président de la République, Chef de l’Etat pour l’aider à poser des actes politiques très forts en vue d’atténuer les effets du coronavirus ou covid-19 qui commence à faire ses premiers décès à Bangui, nous sommes étonnement sidérés de constater que ce Président de la République, Monsieur TOUADERA, garant de l’unité nationale, se livre à de gravissimes errements, convaincant qu’il a perdu son sang-froid, après l’échec de la négociation menée secrètement auprès de l’ancien Président BOZIZE, par Monsieur BEYA François, Conseiller en matière de sécurité auprès du Président TSHISEKEDI de la République démocratique du Congo, pour que ce dernier (le général BOZIZE) ne soit pas candidat aux prochaines élections présidentielles – Incroyable et inadmissible…, volonté de faire du fauteuil présidentiel une fonction politique ?
Après plusieurs déploiements intempestifs des forces de défense et de sécurité, appuyés par les forces spéciales de la garde présidentielles, lourdement armées dans la ville de Bangui, les arrestations musclées de dix-sept (17) anciens militaires et militaires encore en rang, ayant manœuvré dans la milice anti-balaka au domicile du Ministre du Tourisme et de la Culture Monsieur NDOMATE le 28 mars 2020, d’autres gravissimes errements ont été posés : (1) le 02 avril, suicidaire décision d’arrêter les Leaders Politiques membres du Collectif de l’Opposition Démocratique-COD-2020, (2)le 03 avril, faute d’arrêter les généraux BOZIZE, NGAÏFEÏ et le colonel BOZIZE Jean Francis, six (6) éléments des FACA ont été arrêtés à leurs domiciles respectifs et présentés comme surpris en tenues militaires en train de préparer un coup d’Etat : le mensonge d’Etat pour justifier des bavures, (3) le 04 avril, deux jeunes manipulés, ont été envoyés chez le Ministre NDOMATE pour lui proposer la vente de cartouches, véritable manque de stratégie politique.
Ces quelques fébrilités politiciennes reflètent une réelle panique dans le camp présidentiel et sont de nature à ouvrir la boîte de pandore.. Il faudrait cesser, par conséquent, de distraire les Centrafricains pour cacher les échecs d’une catastrophique gestion des pouvoirs de l’Etat. La situation de notre pays ne permet plus d’ajouter une crise à une autre, car nous avons le dangereux coronavirus, qui risque de faire de nombreux décès ces prochains mois, vu notre plateau sanitaire digne de l’âge des pierres.
Les diplomates et les militaires ont l’habitude de dire, On sait quand on veut ou on peut déclencher les hostilités, mais on ne sait pas toujours quand et comment les arrêter.
Le défunt Président KOLINGBA disait de son temps, ‘’ … ne pas détruire ce qu’on ne peut construire… A chacun son tour chez le coiffeur…’’. Avant-hier et hier, c’était les tours des Présidents BOZIZE, NDJOTODIA et SAMBA PANZA ; aujourd’hui c’est le tour du Président TOUADERA, demain ce sera inéluctablement le tour d’un autre. L’éternité au pouvoir ne se conçoit plus et ne s’accepte plus, parce que avant-hier et hier, le peuple centrafricain analphabète à 97 %, méconnaissait ses droits ; aujourd’hui, ce peuple est analphabète à 71 %, et il commence à réaliser qu’il a des droits à revendiquer. Demain, quand il sera analphabète à 50 %, il revendiquera davantage ses droits pour faire de la Politique une Mission d’Objectifs et non une fonction… C’est ça et ainsi la loi du jeu politique et de l’alternance démocratique. Le défunt général MALENDOMA disait, ‘’ … ballon a nzérè na passes…’’
Le Centrafricain lambda, non seulement observe ces fébrilités politiciennes, mais aussi s’interroge logiquement sur ce qu’il peut attendre des futurs candidats aux élections présidentielles et législatives, déjà en pré campagne et qui n’ont que l’obsession du fauteuil présidentiel ou du siège parlementaire ?
Interrogation légitime, vu que le Centrafricain, durant les six (6) décennies d’indépendance politique octroyée, a été et demeure le dindon de la farce, parce que désabusé, méprisé, abandonné à lui-même et victime des affres des multiples crises militaro-politiques qui l’ont déshumanisé, et aujourd’hui il risque de crever, à cause du coronavirus, faute d’assistance des gouvernants politiques.
MEPRIS ET REFUS D’ASSISTANCE A UNE POPULATION EN DANGER
En janvier, février, mars et avril, Alindao, Birao, Bria et Ndélé ont été à feu et à sang et continuent d’être à feu et à sang; le Centrafricain lambda a assisté, malgré lui, à la consécration de tueries de masse intolérables et insupportables, dans un silence-mépris des gouvernants et un silence-complice des forces internationales de la Minusca. Il s’interroge et s’insurge contre ce refus d’assistance à un peuple en danger.
Le mois de février 2020 sera à jamais marqué dans les annales de la vie politique centrafricaine comme le mois le plus riche en évènements politico-politiciens. Avant et après le sabrage du champagne pour commémorer l’an 1 de l’accord du dialogue-négociations forcées de Khartoum-Addis Abeba, alors que les tués-calcinés de Alindao, de Birao, de Bria et de Ndélé ne sont pas encore tous mis en terre, il y a eu les scandales BOZOUMGATE, des passeports diplomatiques au Ministère des Affaires Etrangères, MAMPENZIGATE, la déclaration du chef de groupe armé ABAKAR SABONE, révélant les en-dessous de l’accord de Khartoum-Addis Abeba, caractérisés par des distributions d’enveloppes d’argent, pressions et in considération (cette déclaration fera l’objet d’une prochaine lecture politique partagée) et le refus d’entrée sur le territoire opposé au Président TOUADERA à l’aéroport de Dubaï (Qatar).
Incroyable et singulière conjonction de circonstances durant ce mois bissextile. Chacun de ces évènements interpelle tout Centrafricain, vu les circonstances dans lesquelles ils se sont déroulés et vu les perspectives des prochaines échéances électorales, qui ne pourront plus se tenir en décembre 2020 et en janvier-février 2021, réalisme et pragmatisme, oblige. Et le Centrafricain lambda de s’interroger et de douter, parce qu’il se demande ; comment il va faire ses choix parmi les futurs candidats pluriels qui ne se préoccupent que du fauteuil présidentiel, alors que le peuple qui va conférer la légitimité des pouvoirs croule sous une misère inadmissible et entretenue ?
Rapport 2019 de HUMAN RIGHTS WATCH
HUMAN RIGHTS WATCH, dans son rapport 2019 sur Centrafrique a publié des statistiques comparatives sur les tueries de masse sous les trois (3) derniers régimes politiques de Bangui :
Sous le Président NDJOTODIA qui a passé dix (10) mois (mars 2013-janvier 2014) au pouvoir, 2 900 ( ?) Centrafricains ont été tués, soit en moyenne arithmétique, 290 Centrafricains tués par mois.
Sous la Présidente SAMBA PANZA qui a passé 27 mois (janvier 2014- mars 2016) au pouvoir, 330 Centrafricains ont été tués, soit 13 Centrafricains tués par mois, en moyenne arithmétique ;
Sous le Président TOUADERA qui est au pouvoir depuis le 30 mars 2016 (avril 2016-décembre 2019 = 45 mois), 7 000 Centrafricains sont tués, soit 156 Centrafricains tués par mois, en moyenne arithmétique. Alindao, Birao, Bria et Ndélé sont actuellement en train de battre ce lugubre record mensuel en ces mois de janvier, février, mars et avril 2020.
Ces statistiques comparatives ne peuvent que saper le moral, vu l’essence même de la prestation de serment du 30 mars 2016 du Président TOUADERA : ‘’ la priorité des priorités est la sécurité durable et la défense du territoire national. J’y répondrai avec fermeté’’ (une des intentions chapelet tées dans le discours d’investiture du 30 mars 2016). Au lieu de sécurité durable, nous sommes témoins de la sanctuarisation de l’insécurité absolue par des tueries de masse.
Dommage, le Président TOUADERA ne sait pas entrer dans l’histoire.
CORONAVIRUS OU COVID-19 :
Eh oui…, les évidences politiques ne se récusent pas, car elles s’imposent toujours. La mauvaise gouvernance, des différents régimes politiques, nous rattrape.
Depuis mi-décembre 2019 est apparu en Chine le coronavirus ou le COVID-19. À, mi-avril, il a conquis le monde entier à la vitesse de la lumière et aux aspects d’une troisième guerre mondiale. Alors que des gouvernants ailleurs se mobilisent et s’organisent pour minimiser les effets de cette arme biologique sortie d’un laboratoire, les Autorités Politiques Centrafricaines voulaient instaurer un silence-radio au début sur les premiers cas, sachant pertinemment que ce mal est arrivé à Bangui depuis janvier 2020, a commencé à faire ses premières victimes à partir de mars 2020 à Bangui et, risque de faire bientôt dans nos provinces de très nombreux décès, vu notre plateau sanitaire digne de l’époque de l’âge des pierres. Selon les informations de diverses sources concordantes, les premiers cas apparus à Bangui et délibérément cachés, seraient ceux d’un enfant d’une personnalité ou dignitaire politique, étudiant à Wuhan, rapatrié déjà contaminé (janvier 2020) et de deux responsables ou éléments militaires de la MINUSCA confinés à l’hôpital privé de cette institution (février 2020). Les banyamulenges et les éléments des précédents contingents des forces internationales avaient développé les syphilis, les staphylocoques et streptocoques dorés et le sida, les éléments des contingents de la MINUSCA vont tuer de nombreuses centrafricaines, avec le coronavirus et ceci ne préoccupe aucunement les gouvernants politiques actuels, alors qu’un consensus planétaire est en train de se dégager, selon lequel ‘’ la discipline a sauvé la Chine, l’indiscipline a noyé l’Europe. Mais l’inconscience va éradiquer l’Afrique…’’
Nos comportements politiques et sociaux à Bangui, surtout le manque de sensibilisation dans l’arrière-pays et la très faible sensibilisation à Bangui, l’irresponsabilité totale de certains de nos compatriotes, notamment les conducteurs de moto-taxi, des ouoro ouoro et koro-koro, les ambiance men de Bangui, indique que ceux-là n’ont pas encore réalisé, faute de vives sensibilisation et conscientisation par les Autorités Nationales, que ce coronavirus ou covid-19 est une véritable arme biologique sortie de laboratoire et qu’il fera plus de victimes chez nous que le sida et l’ébola réunis.
Qui comprendrait, qu’en 2020, après soixante (60) ans d’indépendance, même si elle a été octroyée, le pays ne puisse disposer que de quatre (4) établissements hospitaliers, ne possédant que trois (3) respirateurs ou appareils de réanimation, et sans anesthésistes ?
A qui la faute ?????….. A nous tous, y compris la communauté internationale de Bangui qui se fait l’alpha et l’oméga de la politique centrafricaine.
Outre les génocides en Centrafrique et en Afrique que fera ce premier grand mal du siècle (coronavirus ou covid-19), les grandes puissances qui vont connaître des récessions économiques, c’est-à-dire des recul, ralentissement, stagnation, baisse, chute, affaissement ou effondrement de leurs économies, vont se faire les ogres de matières premières gratuites, en se livrant aux pillages de l’Afrique, par renforcement du terrorisme dans les pays faibles, pour reconstruire leurs économies, et une fois de plus nous, Centrafricains, seront les dindons de la farce ou laissés pour compte, si nous n’arrivons pas, malgré nos faiblesses, à nous organiser et contrôler notre territoire. Et c’est maintenant qu’il faudrait y penser, au lieu de chercher à nous entretuer. Nous n’allons pas chercher à occuper le fauteuil présidentiel pour diriger des tombes. Soyons un peu plus sérieux et conséquents,et prenons garde des vaccins tests du covid-19, présentés comme vaccins contre la variole, qu’on cherche à inoculer aux enfants en province : cas de Bossangoa.
S’il faudrait considérer le rythme de l’évolution du covid-19 observé en Chine et en Europe, notre pays connaîtrait son pic, probablement très raide (moment de nombreux décès) durant les mois de juin-juillet-août 2020 à Bangui et août-septembre-octobre 2020 en province, selon les mouvements des personnes, si rien n’est fait d’ici là. Et ce serait deux périodes très déplorables pour nous, vu notre dénuement sanitaire et notre incapacité à nous prendre en charge.
Comme il a été évoqué ci-dessus, nous, Centrafricains, n’avons plus droit à l’erreur. Nous avons un impératif préalable, nous réconcilier avec nous-mêmes et envisager ces prochaines élections comme l’ultime alternative devant nous permettre de prouver notre maturité politique et notre prise de conscience, certes tardive, d’affirmer notre volonté d’instaurer une société centrafricaine plus déterminée, plus engagée, plus conséquente et capable de s’auto-organiser. Pour ce faire, la sécurité demeure et reste le déterminant. Réconcilions-nous d’abord entre nous-mêmes, sur fond d’une sécurité avancée ; or avec le dialogue de Khartoum et la sibylline amnistie octroyée aux mercenaires-bourreaux importés, le Centrafricain lambda, et surtout chaque victime des affres seleka, n’a été que davantage outragée, déconsidérée, méprisée et a perdu toute confiance aux Autorités Politiques Nationales actuelles. Aller vite en besogne et ne pas tirer les leçons de 2015-2016, ne serait que suicidaire politiquement et collectivement…
Les Autorités Politiques Nationales et les Forces Vives de la Nation sont maintenant confrontées au réalisme et au pragmatisme politiques. A nous de démontrer que nous avons enfin compris et que nous entendions nous organiser autrement et en toute responsabilité conséquente, faire maintenant du concours de la communauté internationale un appui nécessaire et non un déterminant pour nos élections. Et c’est à dessein que le Président TOUADERA a refusé de prendre les dispositions qui s’imposaient pour organiser les élections à dates constitutionnelles retenues, mais il est pris dans son propre piège.
Une seule alternative s’offre à nous. Une concertation citoyenne en vue d’élaborer un schéma politique consensuel pour des élections apaisées et dans une sécurité assez avancée, ou vivre un autre coup d’Etat, ce qui serait très catastrophique pour nous tous.
APPEL A LA GENERATION LIVE
Je profite de cette lecture partagée des faits politiques qui laissent planer d’inquiétants risques politiques pour m’adresser à la génération live qui se distingue assez négativement ces derniers temps, alignement politique oblige. Cette génération a la chance de disposer d’un support ou d’un outil que ne disposaient pas les générations passées; le numérique ou l’internet comme chacun aime l’appeler, est un outil qui entrera de plus en plus dans les vies publiques et privées selon les possibilités ou maîtrise. Tout un chacun se doit de s’en familiariser.
Le live s’offre comme un moyen de contact ou de communication audio-visuelle directe et à temps réel, qu’il nous faut savoir utiliser à bon escient, parce que c’est un couteau à double tranchant. Une erreur vite lâchée, ne se rattrape pas et ne peut plus se rattraper. Et il en suit systématiquement mauvaise appréciation ou mauvais jugement. Dans dix (10), vingt (20) ans ou plus, les générations montantes, dont la génération live qui en fait partie et qui se fait connaître assez négativement, seront appelées progressivement à prendre la relève, selon les décades, dans l’organisation et la gestion de notre pays. Certains d’entre nous, des générations actuelles ou finissantes auront peut-être l’opportunité de les accompagner en conseils, alertes, compte-tenu de nos malheureuses ou heureuses expériences. Et c’est à elles de savoir capitaliser ces malheureuses et heureuses expériences pour mieux s’organiser que nous.
Qu’il s’agisse de générations passées, actuelles ou montantes ou futures, nous avons ont tous été moulés par un système éducatif conçu pour croire et accepter et non pour raisonner. Le système éducatif hérité de la colonisation, et non encore adapté à nos réalités centrafricaines, enseigne ou éduque dans l’optique de la soumission et non dans celle du développement de l’esprit critique : le principe d’apprendre sans savoir raisonner, c’est-à-dire, apprendre au noir à tout supporter, à ne pas avoir d’esprit critique ; lui apprendre à croire et non à raisonner : C’était le mal que le colonisateur blanc a fait à l’Afrique et particulièrement à nous, Oubanguien hier et Centrafricains aujourd’hui. Compte tenu de ce moulage, les critiques ou observations offusquent irrémédiablement ou heurtent les susceptibilités, d’où réactivités épidermiques négatives ou destructrices. Cette négativité a beaucoup influencé et continue d’influencer les pratiques politiques chez nous, ce que nous appelons au PDCA, pratiques d’illettrisme politique.
Beaucoup d’entre nous refusent d’accepter que les contradictions et les observations positives nourrissent la Politique. Nous faisons de la Politique une fonction, alors que la Politique est une mission d’objectifs ; c’est pour dire que le discernement politique demeure encore un deus ex machina ; et appliquer la démocratie dans un tel contexte d’esprit, c’est faire tomber une goutte d’eau douce dans un verre d’eau de mer bien bleue, ce qui ne pourrait pas la dessaler. Il faudrait plus qu’une goutte d’eau douce. Nous devons saluer la lucidité de quelques Leaders Politiques qui font du discernement politique compte tenu de leurs valeurs et qualités intrinsèques. Les pratiques politiques chez nous ont été inspirées de mauvais modèles coloniaux, improvisés selon les esprits du Pape NICOLAS V, du roi LOUIS XIV et de l’esprit de la conférence de Berlin de 1885, modèles, bien que désuets, pérennisent une supériorité divine mal fondée et qui font grande place aux états d’âmes et intérêts, et surtout des intérêts qui ne sont pas ceux des autochtones.
La Politique, jusqu’à preuve du contraire, est et demeure une science avec des logiques et sur fond de réalisme et pragmatismes en fonction des nécessités d’adaptation, d’intégration ou d’implication. La Politique s’analyse et se conçoit en termes de missions d’objectifs, sur fond de gestion d’intérêts divergents, qu’il faudrait savoir concilier. C’est à ce niveau que les donnes sont souvent faussées et que le bât blesse.
Les générations passées et actuelles n’ont pas laissé ou n’ont pas fixé de repères, ce qui pourrait leur être valablement reproché, parce que beaucoup d’entre nous sont devenus ou se sont improvisés Leaders ou Hommes Politiques selon les nécessités, les circonstances ou par simple vocation fonctionnelle, sans être porteurs d’espoirs. Pour beaucoup d’entre nous Centrafricains, la Politique est encore une fonction, méconnaissant ainsi que la Politique est une mission d’objectifs. Être Député, être Ministre ou être Chef d’Etat, c’est la réussite sociale ou la concrétisation d’une ambition de grandeur, d’engrangements excessifs de richesses, de satisfaction personnelle, vision et conception déformées par des prismes injustifiés et antisociaux. Nous avons hérité d’un système politique, sans chercher à savoir comment il a été conçu ou élaboré, comment il avait fonctionné, et surtout nous n’avons pas cherché à l’adapter à nos réalités socio- économiques, parce que préoccupés par les intérêts, privilèges et avantages. Sans connaissance ou maîtrise d’un quelconque matériel ou engin, on ne saurait bien le manipuler ou le piloter. Nous devrons tous comprendre cela, pour bien savoir capitaliser les malheureuses expériences, car on s’assoit toujours sur une vielle natte pour tisser une nouvelle.
L’internet est un bon et mauvais outil, le live l’est autant, voire plus. Il fait connaître positivement et aussi il fait connaître négativement. Il ne constitue pas un luxe ou un privilège, mais demeure un support nécessaire pour communication à temps réel, genre visio-conférence. C’est un outil de travail, mais aussi un moyen de récupérations de données personnelles, d’exposition de la vie privée, de découverte des états d’âmes. Et nous, Centrafricains, nous nous faisons connaître négativement par moyen de ce support. Nous l’utilisons pour déverser aux yeux du monde entier nos mesquineries, nos inconséquences, nos haines, nos rancœurs et nos méchancetés. Selon les tranches des générations futures, certains (es) d’entre vous seront appelés à être des gouvernants, des opérateurs économiques, des prestataires services divers, des producteurs, en d’autres termes, vous serez des leaders ou porteurs d’espoirs. Et quand on est porteur d’espoirs ou leader, on est astreint à certains comportements, on doit exclure la banalité et la grossièreté de ses langages, en d’autres termes, on doit savoir prendre de la hauteur.
J’ai eu à suivre, indirectement, certains de vos lives sur youtube, facebook et autres. Force m’a été donnée de déplorer les insultes, les injures, les diffamations, les haines, les rancœurs, les méchancetés et autres, gratuitement déversées, ,cependant, dans vos lives, vous évoquez des comportements, faits, actes, gravissimes errements, des problèmes politiques, sociaux, économiques vrais ; vous exprimez parfois les réelles préoccupations du Centrafricain lambda ; vous mettez en relief le mépris de nos gouvernants envers le peuple ; vous vous faîtes la voix des sans voix, mais malheureusement sur fond d’insultes, de haine, d’injures et d’irrespect. Vous ne pouvez reprocher aux autres les erreurs que vous-mêmes commettez.
Comme je l’ai évoqué ci-haut, vous avez la chance d’avoir un support de communication à temps réel, chance que n’avaient pas les générations passées, mais il faudrait savoir en faire bon usage. Les critiques ou les observations objectives sont une vérité qui fait rougir, certes, les yeux mais ne les crève pas. Et quand on n’est pas formé à l’esprit critique, on n’accepte pas la vérité. La Politique ne s’improvise pas. Elle se conçoit, s’organise et s’anime. Et la Politique se nourrit de critiques et de contradictions, mais des critiques et contradictions objectives et non destructrices. Le défunt président de la République KOLINGBA disait de son vivant, ‘’ on ne détruit pas ce qu’on ne peut construire’’.
Merci de vous transcender pour ne plus faire des injures, des insultes, de la haine, de la rancœur, de la diffamation, de la méchanceté et surtout de l’irrespect, vos forces de frappe. Un adage zangoa dit : ‘’ le chef prend tous les crachats’’. Mais nos chefs politiques actuels refusent de prendre tous les crachats. Et ne faites pas comme eux, car demain, c’est vous qui serez les nouveaux chefs.
J’ose croire que ces quelques évidences évoquées seront bien partagées et feront l’objet d’une réflexion plus approfondie.
Centrafrique.com/universite-de-bangui-fdse-micka/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Faculté de droit et des sciences juridiques de l’Université de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Bangui ( République centrafricaine ) – Classée parmi les pays les plus dangereux et corrompus au monde, la République centrafricaine dispose à ce jour une seule Université publique, celle créée en 1969 par l’ex-Empereur Jean-Bedel Bokassa. Autrefois considérée comme un joyau national, l’Université de Bangui est devenue depuis quelques années un nid de corruption, pour ne pas dire un endroit où l’argent fait la loi. Le cas flagrant est celui de la Faculté des sciences juridiques et politiques, où un rapport interne avait démontré comment les enseignants orchestrent des tripatouillages des notes des étudiants. Et ce n’est pas tout.
En République centrafricaine, l’enseignement supérieur souffre du climat général de la corruption alors que celle-ci n’a jamais fait l’objet d’un projet de loi au parlement.
D’après les témoignages de certains étudiants interrogés par CNC, les enseignants du supérieurs, que ça soit à l’Université de Bangui que dans des établissements d’enseignements supérieurs privés, empochent régulièrement, et illégalement de petites sommes d’argent en échange de l’octroi de notes plus élevées aux examens.
Mais En 2019, sur l’initiative de Professeur Kongatoua, Doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques , une équipe de contrôle a été mise en place pour faire la lumière sur le tripatouillage des note des Étudiants par certains enseignants en tant que responsable de saisie. D’après ce rapport parvenu au ministère de l’enseignement supérieur via le rectorat de l’Université de Bangui, le vice-Doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques, Monsieur Florent Ouandji, qui est à la tête de ces responsables de saisie des notes des Étudiants, a été démasqué par l’équipe de contrôle mise en place par le doyen Kongatoua.
Mais ce rapport, loin de rappeler à l’ordre tout le monde, faisait au contraire l’objet de diverses interprétations politique de la part du pouvoir de Bangui.
Pendant ce temps, à la faculté des sciences juridiques et politiques, il ne passe jamais un jour que les étudiants se plaignent du comportement de certains enseignants, soit pour un cas d’abus sexuel, soit pour la corruption.
Notre bureau d’enquête, saisi du dossier, s’est rendu discrètement dans cette faculté de l’Université de Bangui, mais son constat est difficile à supporter que prévu.
Plusieurs cas de harcèlement sexuel et de corruption nous ont été signalés par les étudiants, mais également par certains fonctionnaires de l’Université qui déplorent le manque de réaction des autorités du pays, particulièrement celle du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, enseignant dans cette Université durant des décennies.
Pour de nombreuses victimes interrogées par CNC, déposer plainte à la justice revient tout simplement à hypothéquer son avenir académique, car « dans notre pays, le plus fort, ou encore le riche a toujours raison. La justice n’est pas faite pour les faibles, encore moins pour nous les pauvres », déplorent-elles.
En République centrafricaine, selon Marcel Kassokolo, le constat est clair, « les étudiantes ne signalent pas les agressions sexuelles par peur de représailles, pour ne pas dire les insultes, les humiliations ou encore des menaces ».
D’autre part, certains étudiants, interrogés, ont indiqué que c’est grâce à cette petite corruption des enseignants, ou encore des faveurs sexuelles sollicitées par ces derniers à leurs Étudiantes contre de meilleures notes dans les différentes facultés que bon nombre des Étudiants et Étudiantes arrivent à avancer dans leurs études. Dans le cas contraire, plus de 90% des Étudiants risquent d’abandonner après six mois d’études universitaires à Bangui.
Du côté des autorités, aucune mesure drastique n’a été prise pour endiguer ce phénomène qui est devenu malheureusement une règle administrative dans ce pays d’Afrique centrale.
Bangui (République centrafricaine ) – Que des journalistes (éminents ou pas) veuillent faire des « papiers » sur le climat politique dans le pays est une chose, mais lorsque l’intérêt financier et parfois partisan guide leur sentiment (une câlinothérapie bien rodée)
*l’insulte
*le dénigrement
*la calomnie
*les attaques personnelles souvent infondées
*la caricature via les réseaux sociaux alimente une démarche qui repose entièrement sur une rhétorique outrageuse, et qui ne vise que le discrédit, c’est autant de salissures qui sapent toute perspective de débats de qualité, aussi, faire émerger des solutions viables et pérennes pour le pays, passent hélas au plan accessoire et ne présage rien de bon, si ce n’est « polluer » le climat politique, ce qui ne glorifie personne.
Au MLPC, nous avons toujours reprouvé les calculs électoralistes et donc sordides qui ramènent le débat au ras des pâquerettes ; ces calculs constituent une véritable entorse au respect de la pluralité des opinions, et donc de la pluralité partisane.
Au MLPC, notre préoccupation majeure est de promouvoir une démocratie saine, de haute tenue, expurgée de stupides querelles de clochers, un partisianisme de mauvais aloi, qui méprise les règles simples de courtoisie.
Céder aux vanités de l’ego ne sert qu’à privilégier le conflit (de prestige personnel, conflit finalisé par une compétition dans laquelle l’intérêt du pays est hélas absent). Notre société s ‘étant judiciarisée tous azimuts, l’épisode « SELEKA » a déjà trouvé son épilogue, doit-on le rappeler… La singularité du MLPC, c’est le courant diversitaire que constitue sa parole, une parole qui gêne puisqu’elle vise à déconstruire des stéréotypes surannés pour ramener l’action politique dans son espace véritable : l’espace républicain.
Alors, pour résumer et donner une photographie du MLPC, un rappel condensé va y répondre.
MLPC : parti dont le mode d’action s’articule autour de :
*les valeurs de la république (communes à tous), qui impliquent le RESPECT des acteurs dans l’espace républicain.
*respect de la pluralité des opinions (pour dynamiser le débat démocratique, et favoriser la contradiction sans s’ériger en censeurs).
*la courtoisie, véritable paradigme social hors de toute rhétorique outrageuse,
*l’intérêt suprême du pays qui passe par la proposition d’un programme, véritable, réponse aux attentes du pays : réponse sécuritaire, réponse économique et réponse sociale, (pour n’évoquer que les grands thèmes du moment). Qu’il plaise aux uns et aux autres d’en prendre connaissance et de faire connaissance avec le MLPC dans sa vision de l’avenir où la controverse malsaine n’a pas droit de cité. Pour terminer, je dirai en substance que l’absence de vertu fait prêter le flanc à la vilenie, faute d’idéologie intelligible, d’où la porte ouverte au “bashing”, ce qui est malheureusement très navrant et désolant. Notre parti est une force en mouvement, et rien ne peut arrêter la nouvelle marche.
Victoire camarade.
Camarade KONZALE-MOGAMBO ENNOCK, Président sous-fédéral MLPC Toulouse.
Centrafrique.com/construction-en-cours-de-ponts-metalique-dans-la-prefecture-de-mbomou-par-lexpertise-france-de-fonds-bekou/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pont construit par l’expertise France dans le Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Photo Ambassade de France.Construction de pont métalique par l’expertise France au sud-est de la République centrafricaine. Photo : Ambassade de France à Bangui.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Bangui, le jeudi 9 avril 2020
La France et l’Union européenne agissent pour relier les régions de la Centrafrique : Expertise France lance grâce au Fonds Bêkou une nouvelle mission pour l’installation de 5 ponts dans le sud-est de la Centrafrique
Dans le cadre de ses activités en République centrafricaine, Expertise France met en œuvre le projet de désenclavement des régions qui a pour objectif de faciliter la circulation des biens et des personnes entre les différentes régions de la Centrafrique, en installant dans des zones enclavées des ponts métalliques fournis à titre gratuit par le Centre national des ponts de secours de France. Ce projet est financé par l’Union européenne via le fonds Bêkou qui réunit l’Union européenne, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la Suisse. Le projet a une durée de 35 mois, pour un montant global de 10,5 millions d’euros (7 milliards FCFA).
Après l’installation de quatre ponts dans les préfectures de la Lobaye, Ombella-Mpoko et Ouham Pendé, grâce à cet appui du Fonds Bêkou, Expertise France lance une nouvelle mission pour installer 5 ponts dans le Mbomou. L’équipe sera déployée pendant 7 semaines sur le terrain durant les mois de mars, avril et mai 2020. Ces ponts métalliques seront montés par des éléments du Bataillon du génie des FACA, formés par la Mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA) et la coopération militaire française.
Cette mission est le fruit d’un partenariat exemplaire entre la France, l’Union européenne, les FACA, le ministère des Travaux publics et le ministère de l’Economie, du Plan et de la coopération. Elle associe aussi la Minusca et la gendarmerie centrafricaine qui assurent sa sécurité.
L’installation de ces ponts facilitera la libre circulation des personnes et des biens et contribuera à la relance économique en facilitant les exportations et le transport de productions agricoles dans le Mbomou. Par ce projet, la France et l’Union européenne confirment leur engagement pour le développement de toutes les régions de la Centrafrique. La région sud-est, en particulier, bénéficie d’un programme global de relèvement socioéconomique (RELSUDE), à hauteur de 18 millions d’euros financé aussi à travers le Fonds Bêkou. Le Fonds Bêkou confirme d’ailleurs sa vocation d’instrument privilégié choisi par l’UE et ses Etats membres pour répondre aux défis et aux besoins de la République centrafricaine.
L’ensemble du parlement du Botswana est désormais mis en quarantaine, a-t-on appris jeudi de source officielle.
La decision émane du directeur national des services de santé, le Dr Malaki Tshipayagae, selon une publication sur le compte Twitter du gouvernement botswanais.
La quarantaine est motivée par le fait qu’un agent de santé qui travaillait au parlement a été testé positif au coronavirus.
La quarantaine s’applique aussi à tous les ministres et au président Mokgweetsi Masisi car tous étaient présents à une session du parlement mercredi, précise un article de l’agence Bloomberg.
Le Botswana compte désormais 7 cas confirmés de Covid-19 et un décès, selon le ministère de la santé.
Le président Masisi souhaite prolonger pour 6 mois l’état d’urgence.
Une proposition que rejette d’emblée le leader de l’opposition, Dumelang Saleshando.
Selon le quotidien Mmegi, même s’il reconnait que le coronavirus exige des mesures fortes, M. Saleshando estime qu’accorder des pouvoirs exceptionnels au chef de l’Etat serait aller trop loin.
Une fin de non recevoir qui offusque le president Masisi.
“Je n’ai pas été élu pour diriger par décret”, a-t-il déclaré devant les parlementaires. “Avec l’aide de Dieu, je m’engage à utiliser la déclaration de l’état d’urgence uniquement dans le but de protéger notre peuple contre le potentiel dévastateur du COVID-19.”
Un vote – à distance – sur la question devrait avoir lieu dans les tous prochains jours.
Une équipe médicale chinoise de 15 membres est arrivée au Nigeria pour aider dans la lutte contre la pandémie du coronavirus. Leur venue est critiquée par plusieurs associations de professionnels de la santé alors que le pays compte désormais 276 cas confirmés.
L’équipe de médecins chinois est composée de spécialistes des maladies infectieuses, des maladies respiratoires, des soins intensifs et des cardiologues, entre autres.
L’annonce de leur arrivée a provoqué des réactions hostiles de la part du principal syndicat des médecins Nigérians. L’équipe chinoise est là pour aider le pays à contenir le coronavirus, selon les autorités.
Le Covid-19 suscite beaucoup de craintes au sein de la population nigériane, en raison du système de santé du pays et de la forte densité de la population.
La semaine dernière, l’Association nationale des médecins du Nigeria avait dénoncé l’arrivée des Chinois, car elle estime que le pays dispose de ressources humaines adéquates pour gérer la pandémie.
Mais selon Zhou Pingjian, l’ambassadeur de la Chine au Nigeria, la Chine effectue un geste de réciprocité.
“Dans les moments difficiles de la lutte en Chine contre le covid-19, nous avions reçu le soutien total du Nigeria. Il est temps pour nous de renvoyer l’ascenseur par un geste équivalent d’amitié et de gentillesse”, a-t-il déclaré.
Premier hic: depuis leur arrivée, les médecins chinois sont placés en confinement pour 14 jours à la demande du syndicat des médecins Nigérians.
C’est le protocole mis en place pour tout étranger qui arrive dans le pays.
Le ministre nigérian de la santé, Osagie Ohaniré, était à l’aéroport N’Namdi Azikwé d’Abuja, la capitale, pour tenter de clarifier les choses.
“Ils vont être confinés pendant 14 jours. Le Centre nigérian du contrôle des maladies (NCDC) est allé voir où ils sont en quarantaine. Et ils sont libres de leur rendre visite durant les 14 jours. Donc ce problème est résolu”, a-t-il expliqué.
Les médecins chinois sont arrivés avec des kits de test, des blouses de protection individuelle et d’autres équipements médicaux.
Le Nigeria avait déjà reçu un premier don d’équipements médicaux venus de Chine, offerts par le richissime entrepreneur Jack Ma.
A l’époque, ces livraisons avaient également suscité des critiques.
Le NCDC a même été obligé la semaine dernière de démentir les rumeurs selon lesquelles le matériel venu de Chine était déjà contaminé.
“Il y a beaucoup de craintes dans le pays parce qu’il a été dit que les Chinois envoyaient des kits périmés dans plusieurs parties du monde. Nous ne pouvons pas vérifier maintenant si cela est volontaire ou non. Mais comme ils sont déjà là, les Nigérians doivent être vigilants”, souligne l’activiste Deji Adeyanju.
La Chine – d’où est partie l’épidémie de covid-19 – multiplie les envois de missions médicales et du matériel à travers le monde, notamment sur le continent africain avec qui les liens économiques sont déjà très forts.
Centrafrique.com/centrafrique-la-classe-politique-centrafricaine-souhaite-bon-retour-au-president-francois-bozize/les-leaders-des-partis-politiques-entourant-bozize-au-siege-di-knk-ce-jeudi-19-decembre-2019-en-fin-de-la-soiree/” rel=”attachment wp-att-35022 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les leaders des partis politiques entourant Bozize au siège di KNK ce jeudi 19 décembre 2019 en fin de la soirée. Photos: KNK
Bangui (République Centrafricaine) -Il est clair aujourd’hui que les députés proches de la majorité présidentielle sont dans la dynamique d’offrir une prorogation d’un mandat d’une ou deux années à Touadera sous prétexte de lutte contre le coronavirus qui bouleverserait le calendrier électoral. Vent debout, la Coalition de l’Opposition Démocratique (COD 2020) met en garde la Touaderade dans sa volonté de tripatouiller la Constitution. Position exprimée lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi à Bangui.
La COD 2020 ne cache plus son inquiétude sur l’illisibilité du processus d’une part et d’autre part sur la volonté de la Touaderade de tripatouiller la Loi fondamentale afin de se maintenir au pouvoir en raison d’un bonus de deux ans.
A en croire les partis politiques de l’opposition, il existe une pétition sur initiative de Mathurin Dimbelet Nakoe, 2e vice-président de l’Assemblée Nationale, signée par les députés à la solde du pouvoir en vue d’offrir deux années de plus au mathématicien de Boy-Rabe si les élections n’étaient pas organisées pas dans le délai constitutionnel.
Se basant sur l’article 153 de la Constitution du 30 mars 2016, « sont expressément exclus de la révision : le nombre et la durée des mandats présidentiels les dispositions du mandat actuel », ont-ils cité.
Sans tergiverser, la COD 2020 met en garde Faustin Archange Touadera et les pétitionnaires tentés par cette périlleuse et hasardeuse aventure qu’ils sont passibles au crime de haute trahison même après la cessation de leurs fonctions.
Cette prise de position n’altère pas la dynamique des députés acquis à coup de billets de banque par le pouvoir de Bangui. Mathurin Dimbelet Nakoe, déterminé plus que jamais, à faire passer par tous les moyens cette tentative anticonstitutionnelle.
Des avis des juristes, cela ne passera pas et viole la constitution de la République Centrafricaine. Des juristes avisés l’attendent de pied ferme pour saisir la Cour Constitutionnelle.
Bangui (République Centrafricaine)- Le continent africain compte désormais plus de 10.000 cas confirmés de Covid-19, dont plus de 500 décès, a annoncé mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Bien qu’il ait été lent à atteindre l’Afrique par rapport à d’autres régions du monde, le nouveau coronavirus a connu une croissance exponentielle ces dernières semaines et continue de se propager.
« Le Covid-19 a le potentiel non seulement de causer des milliers de morts, mais aussi de déclencher des bouleversements socio-économiques. Sa propagation au-delà des grandes villes signifie l’ouverture d’un nouveau front dans notre lutte contre ce virus », a déclaré le Dr. Matshidiso Moeti, Directrice du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.
Longtemps épargné, le continent africain a été atteint par le biais de cas importés, notamment des voyageurs ne revenant « de points chauds en Asie, en Europe et aux États-Unis ». Le premier cas de Covid-19 en Afrique a été enregistré en Égypte le 14 février dernier. Depuis ces premiers cas importés, 52 pays au total ont signalé des cas sur leurs territoires. Le virus était principalement confiné aux capitales des pays africains. Mais nombre d’entre eux signalent désormais des cas en provinces. Selon l’OMS, l’Afrique du Sud et l’Egypte restent les pays les plus touchés : 1.686 cas confirmés et 12 décès pour Pretoria et 1.322 cas confirmés et 85 décès pour le Caire.
Dans le monde, la pandémie a fait plus de 79.230 morts et plus de 1,35 million cas d’infections ont été officiellement diagnostiqués dans 192 pays. Avec 17.129 morts, l’Italie est le pays au monde comptant le plus de décès, suivi de l’Espagne (13.798), des États-Unis (10.845) et de la France (10.313) selon les derniers chiffres de l’OMS en date du 8 avril.
L’OMS insiste sur l’isolement et la détection précoces
Face à la propagation préoccupante du coronavirus en Afrique, la protection des travailleurs de la santé est un élément essentiel de la réponse, souligne l’OMS. « Nous devons protéger nos travailleurs de la santé et veiller à ce qu’ils soient correctement équipés – ils sont en première ligne et ont besoin de notre soutien indéfectible. Nous leur devons beaucoup », a dit le Dr Moeti.
L’agence onusienne travaille avec les gouvernements africains pour renforcer leurs capacités dans des domaines critiques tels que la coordination, la surveillance, les tests, la mise en quarantaine des contacts, la gestion des cas, la recherche des contacts, la prévention et la lutte contre les infections, la communication des risques et la sensibilisation communautaire, et le renforcement des capacités des laboratoires. Le Ghana, le Kenya, l’Éthiopie, l’Égypte, le Maroc, la Tunisie et le Nigeria ont étendu les tests nationaux à plusieurs laboratoires, ce qui permet de décentraliser les tests.
Mais dans ce dispositif, l’OMS estime que « l’isolement précoce de tous les cas, y compris les cas légers, est l’une des mesures de contrôle clés, au même titre que la détection précoce, le traitement précoce et la recherche des contacts ». Des données épidémiologiques précises et en temps utile constituent l’un des outils les plus importants pour informer et orienter la réponse.
Pour l’agence onusienne, le combat contre le Covid-19 requiert une réponse décentralisée et adaptée à chaque contexte. « Les communautés doivent être responsabilisées et les autorités provinciales doivent s’assurer qu’elles disposent des ressources et de l’expertise nécessaires pour répondre au niveau local », a insisté la Directrice du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.
« Les États doivent contrôler efficacement l’épidémie, mais prévoir le pire »
Face à la fragilité des systèmes de santé en Afrique, l’OMS souligne l’urgence pour les pays de tout faire « pour empêcher que cette épidémie ne s’intensifie davantage ». L’agence onusienne travaille sur l’ensemble du continent pour fournir des équipements essentiels, former les travailleurs de la santé et les cliniciens sur la meilleure façon de répondre à la maladie, et pour adapter les orientations mondiales aux difficiles contextes locaux.
Plus largement, l’OMS s’inquiète de l’impact de la pandémie sur les pays dont les systèmes de santé sont les plus fragiles et ceux qui connaissent des situations d’urgence complexes. Dans ces conditions, l’agence onusienne lance un appel à la communauté internationale pour apporter un soutien technique et financier à ces pays afin de renforcer leurs capacités de réaction pour minimiser la propagation de la pandémie. « Certains pays d’Afrique pourraient ne pas disposer de capacités adéquates en matière d’unités de soins intensifs, telles que des lits, des ventilateurs et du personnel qualifié », note l’OMS.
L’agence onusienne estime que l’Afrique a encore la possibilité de réduire et de ralentir la transmission du virus. Mais pour y arriver, tous les pays doivent rapidement intensifier leur réponse à la pandémie, notamment une combinaison appropriée de mesures de santé publique et d’éloignement physique ayant fait leurs preuves. « Dans le cadre de ce processus, les États membres devraient viser à contrôler efficacement l’épidémie, mais prévoir le pire », a prévenu le Dr Ahmed Al-Mandhari, Directeur du Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale.
Dans le cadre du système de l’OMS, l’Afrique est divisée entre deux bureaux régionaux. Le Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique comprend 47 pays, dont l’Algérie et la majeure partie de l’Afrique subsaharienne. Le Bureau régional de l’OMS pour la Méditerranée orientale comprend sept autres pays africains : Djibouti, Égypte, Libye, Maroc, Somalie, Soudan et la Tunisie.
Bangui ( République centrafricaine ), 9 avril 2020 – Le gouvernement des États-Unis, par l’intermédiaire de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), a annoncé un nouveau financement d’un million de dollars (603,5 millions de CFA) pour soutenir les médias locaux avant les élections nationales de décembre 2020 en République centrafricaine (RCA). Ce nouveau financement s’appuie sur des années d’investissement de l’USAID dans des médias libres et indépendants en RCA, ce qui encourage une participation pacifique au processus démocratique.
L’ambassadeur Mme Lucy Tamlyn a qualifié le soutien de l’USAID aux médias locaux « d’un symbole de l’engagement des États-Unis à soutenir le processus démocratique en RCA. » Elle a ajouté : « Lorsque le secrétaire d’État adjoint Tibor Nagy s’est rendu en RCA en janvier, il a apporté un message de soutien américain et international pour des élections libres, équitables et ponctuelles en RCA. Ce financement démontre notre conviction que les élections peuvent et doivent se dérouler conformément à la constitution, et que nous considérons une presse libre comme l’un des piliers essentiels d’une société démocratique. »
Le financement aidera les institutions médiatiques locales à rendre compte des élections de manière juste et responsable et à dialoguer efficacement avec la commission électorale, les partis politiques et la société civile pendant cette période. Un média libre et indépendant fournit aux citoyens des informations précises et en temps réel sur les processus électoraux, encourage la participation démocratique pacifique et lutte contre la désinformation. Le gouvernement des États-Unis est déterminé à donner aux Centrafricains les moyens de réaliser leur objectif d’une démocratie stable qui promeut la paix et le développement.
À propos de l’USAID en RCA
Le programme de développement de l’USAID en RCA atténue les conflits intercommunautaires, encourage la participation démocratique pacifique, renforce la résilience des communautés face à l’insécurité persistante et renforce la conservation de la faune. Il est en grande partie géré par le bureau régional de l’USAID à l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
C’est la première fois dans l’histoire du pays qu’un directeur de cabinet de la présidence est arrêté. Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale de 61 ans, a été transféré mercredi soir à la prison centrale de Makala dans le cadre d’une vaste enquête anti-corruption supposée marquer le “renouveau” de la justice dans la lutte contre l’impunité des élites.
Figure centrale de la vie politique congolaise et le principal allié politique du président Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe a été placé sous “mandat d’arrêt provisoire” après avoir été entendu pendant plus de six heures par le parquet dans le cadre de cette enquête sur la mauvaise gestion présumée de fonds publics.
Nommé directeur de cabinet au lendemain de l’investiture du président Tshisekedi le 24 janvier 2019, Vital Kamerhe devait s’expliquer sur l’utilisation de fonds publics destinés au financement des grands travaux lancés par le nouveau chef de l’Etat après son arrivée au pouvoir.
Un banquier, deux chefs d’entreprise et un responsable d’une entreprise publique ont déjà placés en détention provisoire dans cette enquête sur le financement du programme dit des “cents jours” du chef de l’Etat. Certains ont été depuis remis en liberté.
En conseil des ministres, le 20 février, le ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende, avait souhaité que cette enquête marque “le début du renouveau” de la justice en RDC, “pour un véritable État de droit”.
Félix Tshisekedi avec (en arrière-fonds) Vital Kamerhe à l’élection présidentielle de 2018 (image d’archives)
Le ticket Tshisekedi-Kamerhe
Parfois qualifié de “président-bis”, Vital Kamerhe s’était désisté en faveur de Félix Tshisekedi avant l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, qui a marqué la première alternance pacifique dans l’histoire du Congo.
Les deux hommes ont scellé un accord politique pour constituer leur plate-forme Cap pour le Changement (Cach), qui gouverne la RDC en coalition avec les forces politiques de l’ex-président Joseph Kabila.
Le parti de Vital Kamerhe, Union pour la nation congolaise (UNC), compte plusieurs ministres au sein du gouvernement de 67 membres.
Centrafrique.com/indice-de-democratie-2019-la-rca-est-classee-parmi-le-top-4-des-pays-autoritaires-du-monde/le-president-faustin-archange-touadera-lors-de-la-presentation-de-ses-voeux-a-la-nation-le-mardi-31-decembre-2019/” rel=”attachment wp-att-35339 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, lors de son allocution des voeux à la nation mardi 31 décembre 2019 Bangui. Créditi photo : Présidence RCA.
Bangui ( République centrafricaine ) – Ils sont peu nombreux qui rôdent autour du Président Faustin Archange Touadera dont on ignore leur vrai statut et leur fonction réelle dans le dispositif institutionnel. Ils s’appellent des ‘’proches du Président’’. L’un d’eux qui est en train de défrayer la chronique est Adraman Baron. Qui est réellement Adraman Baron ? Anodine paraitrait une telle interrogation. Mais, il s’agit bien d’une question indéniable, lorsqu’on la place dans son contexte des hommes de main d’un Président de la République soit-il Pr. Faustin Archange Touadera.
« Qui est Adraman Baron ? », d’aucuns aimeraient voir une pareille question être posée par les hautes autorités, voire par le Président de la République lui-même. Car, Baron occupe à ce jour, au grand dam de tous, le poste de Ministre-Conseiller du Chef de l’État, sans aucune preuve de nomination, étant donné que son décret n’est lu nulle part ni ne figure sur un papier en décret muet.
En effet, sous le régime défunt du général François Bozizé Yangouvonda, Adraman Baron occupait le poste de Directeur général de la SOCATEL, et faisait partie des grands financiers du parti ‘’Kwa na Kwa (KNK)’’. A ce poste, non seulement ce dernier n’avait fait preuve que d’incompétence dans la gestion de cette société d’Etat, mais il a brillé dans les actes de malversation financière. La conséquence n’avait pas tardé à avoir raison de lui : il a été limogé par les autorités de l’époque.
Disparu de la scène sociopolitique pendant plusieurs années suite à son limogeage à la tête de la SOCATEL, Adraman Baron a refait surface en 2016, contre toute attente, aux côtés du Président de la République, Pr. Faustin Archange Touadera. L’on s’interroge à juste titre, quel est le numéro du décret de sa nomination ? Personne ne saurait y répondre si ce n’est pas lui-même Baron.
Seulement, là où le bât blesse est que ce sulfureux fils du pays passe son temps, à longueur de journée, dans des bistrots et des restaurants devenus son bureau. Devant les gens, il n’hésite pas à dévoiler des secrets d’Etat, il n’hésita pas à poser sur la table des questions d’Etat de l’heure. En outre, il ne manque jamais d’occasion de tenter d’escroquer les hommes d’affaires au nom du Chef de l’État – ces derniers qui entendent venir investir pour le développement du pays. D’ailleurs, l’on se souvient que plus récemment, l’une de ses victimes – un homme d’affaires, s’est fait déposer par lui, d’une somme de 20 millions de Francs Cfa.
Cette manière de comporter de Adraman Baron aux côtés du Chef de l’Etat est de nature à ternir l’image de son patron Touadera et à discréditer l’action politique qu’il mène. C’est en cela que l’on s’interroge encore pour savoir en quoi tient donc cette alliance contre-nature entre le Président Touadera et ce Monsieur ? Même si la question reste sans réponse jusque-là, le moins que l’on puisse dire est qu’en cette période charnière de tournant décisif pour aller aux élections et celui de lutte contre la pandémie de COVID-19, le Président de la République a besoin d’hommes crédibles autour de lui pour rassurer la population. Les personnalités à moralité douteuse comme Adraman Baron dans son sillage risqueraient bien fort d’être l’épine dans son soulier.
Interrogé par CNC, un conseiller du chef de l’État indique que monsieur Adraman Baron n’est pas un ministre-conseiller du Président de la République, mais plutôt un agent de renseignement de ce dernier. Seulement quant il s’agit de crédibiliser ses actes d’escroquerie auprès de ses potentielles victimes, il s’arroge impunément le titre du ministre conseiller du chef de l’État afin de les mettre dans leur zone de confort.
D’après la même source, monsieur Adraman Baron n’est pas le seul. Ils sont nombreux, très nombreux à faire ce genre de chose.
Centrafrique.com/les-scouts-se-melent-a-la-sensibilisation-du-covid-19/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les scouts se mèlent à la sensibilisation à la pandémie de Covid-19 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Bangui ( République centrafricaine ) – Les grands carrefours du 5ème arrondissement de Bangui ont été bouclés ce mercredi 8 avril 2020, matin par des petits groupes des Scouts et Guides Catholiques, notamment ceux du District Notre Dame d’Afrique et du Groupe de Benz-Vi. Ils ont installé des kits d’hygiène publics au niveau des croissements Marabéna et Miskine où ils appellent les passants à se laver systématiquement les mains avant de poursuivre leur chemin. Il s’agit d’une vaste campagne de sensibilisation à travers la capitale Bangui, afin d’interpeler les Banguissois quant au respect des règles élémentaires de prévention contre la propagation de la pandémie de Coronavirus.
« Nous avons fait le triste constat que depuis que nos autorités sensibilisent sur cette dangereuse pandémie de Coronavirus, la population centrafricaine, du moins la plupart des citoyens de notre pays, ne prennent pas cela au sérieux. Les gens continuent de se saluer à la main et même se font des accolades, ils refusent de porter des casques ou des cache-nez. Nous voulons, à travers cette campagne de sensibilisation par action, briser cet état d’esprit », a expliqué à CNC, Michael Yapélégo, Chef de groupe scout de Benz-vi.
A en croire les initiateurs de cette campagne, trois jours durant, notamment du mercredi à vendredi, les points stratégiques de la capitale bénéficieront de cette opération volontaire, surtout les lieux publics dont des marchés et des centres de santé. L’honorable Anne Marie Goumba qui a soutenu également l’initiative, a salué l’idée poussée en milieu jeune en faveur de la population.
Outre les kits d’hygiène installés dans les carrefours, les Scouts et Guides de Notre Dame d’Afrique distribuent des cache-nez et des dépliants avec des mesures de prévention de la propagation de Coronavirus aux passants, aux conducteurs de moto-taxis et des conducteurs de taxis et bus.
Soulignons que le Ministère de la santé et de la population a déjà confirmé onze (11) cas de contamination à COVID-19 sur le territoire centrafricain.
Centrafrique.com/touadera-poutine/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.
Bangui ( République centrafricaine ) – Depuis le début de l’épidémie de COVID-19, la Russie compte, officiellement, un nombre anormalement faible de contaminés et de morts. Et si l’on admet que les autorités ont effectué plus de 130 000 tests comme elles le prétendent, la Russie affiche le taux de réponses positives le plus faible au monde. Mais quel est donc son secret ?
D’aucun mentionne une raison politique à cela, avec le référendum du 22 avril prochain et le projet d’une nouvelle Constitution permettant la multiplicité des mandats présidentiels à l’instar de certains régimes du continent. Toutefois, d’autres raisons sont avancées.
Dans un contexte de manipulation de l’information…
Une raison diplomatique pourrait aussi expliquer ce constat étonnant : il faut sauver les apparences coute que coute ! La Russie a une longue tradition de déformation de la réalité pour ne présenter que le profil le plus avantageux, dans l’espoir d’entretenir l’image d’une superpuissance. Rosstat, l’agence officielle russe des statistiques, annonce un bond de près de 40% des cas de « pneumonies » dans le pays depuis janvier. Plusieurs sources de médecins anonymes parlent plutôt de cas probables de COVID-19. Mais la communication officielle ne prononce jamais le nom du virus.
L’opposition s’inquiète au sujet des tests qui seraient fabriqués par une société inconnue dont personne ne connait ni les antécédents ni les propriétaires. D’après une source sécuritaire, « plutôt que de falsifier les résultats, il est plus simple d’en maitriser la source », cet enseignement découlerait d’une expérience certaine dans l’organisation des élections. Quant au centre anticorruption affilié à l’opposition, il évoque aussi un « détournement de fonds » de certains dirigeants sur le dos de la santé du peuple russe. Toute similitude avec des fonctionnements déjà observés sur le continent africain serait bien évidemment qu’une pure coïncidence…
Le nom de l’oligarque Evgueni Prigojine refait surface dans ces contrats de fourniture de matériels et autre soutien aux hôpitaux destinés à accueillir les nombreux malades du coronavirus qui n’existent pas. La réputation de chef d’orchestre de la propagande et de l’ingérence russe dans le monde n’est plus à démontrer depuis les affaires d’usines à trolls impliquées dans les élections américaines de 2016.
Les scientifiques s’inquiètent…
La dénonciation vient de toute part et Moscou peine à contenir les fuites. Tout d’abord les scientifiques qui accusent le pouvoir en place de mentir à la population. Anastasia Vasilieva, une responsable du syndicat Alliance des médecins, le confirme en s’adressant à ses compatriotes sans aucun filtre dans une vidéo publiée le 10 mars dernier sur YouTube et devenue introuvable aujourd’hui : « aucun équipement de protection n’a été fourni aux médecins, ce qui nous met tous en danger… nous devons arrêter de mentir et fournir aux médecins tous les moyens de protection… », explique-t-elle dans cette vidéo.
Tout comme les politiques !
Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, qui pilote le groupe de travail de lutte contre l’épidémie, a commenté l’opacité de la situation en Russie : « le problème est que le volume des tests est très faible, et personne n’a une image claire ».
De son côté, le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, est préoccupé par la progression de la pandémie chez son voisin : « l’infection du coronavirus flambe en Russie », dit-il.
Tout en continuant à minimiser l’ampleur du fléau pour préserver l’image de façade de la « grande » Russie, Moscou cherche désormais à tirer un bénéfice politique de cette situation de crise qui lui échappe. Ainsi, le maître du Kremlin est présenté comme le seul capable d’organiser la lutte et de garantir la stabilité du pays, comme à l’époque de la lutte contre le terrorisme tchétchène.
Une fois de plus, le jeu de dupe à la russe se met en place pour tirer profit de la crise en trompant les populations et en désignant l’ennemi comme venant de l’Occident. Etranges similitudes avec un autre pays du centre de l’Afrique ou les faux semblants sont de mise et les apparences trompeuses.
A l’instar de l’épidémie qui s’abat sur Moscou, celui qui survivra verra ses espérances s’envoler lorsque le masque sera tombé.
Bangui ( République centrafricaine ) – Il s’agit du onzième cas confirmé officiellement par le ministère de la Santé de la population qui confirme par ailleurs que celui-ci est aussi un cas de transmission locale, un sixième en tout.
Selon le communiqué du ministère de la Santé de la population, la confirmation de ce nouveau cas a été faite ce mercredi 8 avril par l’Institut Pasteur de Bangui, laboratoire de référence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s’agit bien d’un sixième cas de transmission locale.
Le patient est âgé de 43 ans, de sexe masculin, résidant à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
Pour l’heure, la RCA compte officiellement en tout onze (11) cas des personnes dépistées positives au Covid-19, dont quatre (4) sont guéris de leur maladie, selon le ministère de la Santé de la population qui a indiqué par ailleurs que les sept autres patients se portent bien. Ils sont pris en charge dans un centre de traitement à Bangui, et que les dispositions sont pris pour la recherche et le suivi de leurs contacts .
Bangui ( République centrafricaine ) – Dans une lettre ouverte adressée aux honorables élus de la nation, le porte-parole du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC), Monsieur Paul-Crescent BENINGA interpelle les honorables députés sur une discrète pétition en circulation portant prorogation du mandat du Président de la République et celui des élus de la nation pour une durée de deux ans. Selon lui, le tripatouillage constitutionnel dans le seul but de proroger le mandat du Président de la République est illégal et anticonstitutionnel. Ceci revient à dire que l’idée d’une pétition « démocraticide » est formellement illégale et incongrue .
Ci-dessous l’intégralité de cette lettre ouverte adressée aux députés centrafricains par Paul-Crescent BENINGA.
LETTE OUVERTE AUX DEPUTES CENTRAFRICAINS
Par
Paul-Crescent BENINGA
Chercheur en sciences sociales
Porte-parole du Groupe de Travail de la Société Civile sur la Crise Centrafricaine (GTSC)
A nos honorables élus de la Nation,
Au moment où le monde est à l’arrêt à cause de la pandémie du COVID 19 qui n’épargne personne, vous voilà qui vous prêtez à un jeu politique qui vous conduira inéluctablement à rentrer, une fois de plus, dans l’histoire par la petite porte. Depuis près d’un mois, par l’entremise du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, une pétition portant prorogation du mandat du Président de la République et celui des élus de la nation pour une durée de deux ans, a été soumise à votre signature. Il ressort de ce qui se dit, ici et ailleurs, çà et là, que de nombreux députés s’empressent d’y apposer leurs signatures, espérant, de fait et de droit, jouir encore de deux ans de mandature.
L’engouement dont nombre d’entre vous font montre au sujet de cette pétition « démocraticide » interpelle mon sens de patriotisme et m’oblige à accoucher ces quelques lignes. En effet, il me vient à l’esprit la question qui suit: avez-vous pris connaissance de ce que prévoit la Constitution sur le mandat du Président de la République ? Si oui, avez-vous mesuré les conséquences qui découleront d’un tripatouillage constitutionnel ?
– Quand la Constitution écarte l’hypothèse de la prorogation du mandat du Président de la République En son article 35 alinéa 3, la Constitution du 30 mars 2016 stipule qu’ « en aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (02) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit ». Comme l’a si bien rappelé Dominique Erenon dans sa sortie épistolaire du 31 mars 2020, il n’est pas possible d’envisager la prorogation du mandat du Président de le République pour quelque motif que ce soit. Ceci étant, dois-je vous rappeler que l’idée d’une pétition est formellement illégale et incongrue ? Une telle manœuvre n’est digne que de ceux qui se sont rendus odieux aux yeux du peuple par une gestion scabreuse de la chose publique et qui ont trouvé goût à la « mangeoire étatique ». Vous confirmeriez par le fait-même tout ce qui s’est raconté plus d’une fois sur une corruption réelle à l’Assemblée nationale.
Chers élus de la nation, il est non seulement illégal mais aussi immoral d’initier un tel projet au moment où la population attend de vous une contribution significative à la lutte contre la pandémie du COVID 19 qui paralyse le monde. De mon point de vue, l’urgence est ailleurs, elle n’est pas dans la recherche effrénée de vos intérêts. La France n’aurait pas été libérée si De Gaulle ne s’était contenté que des privilèges liés à son statut de réfugié politique en Grande Bretagne. La R.C.A ne serait pas un Etat « souverain » si Boganda résumait le monde aux privilèges liés à son statut de prêtre. Le Burkina Faso ne serait le pays des hommes intègres si Sankara ne se contentait que des privilèges liés au rang qu’il occupait dans le gouvernement. Ces hommes ont, chacun en ce qui le concerne, le mérite de poser des actes forts, courageux, téméraires, et ce, parfois au prix de leurs vies pour sauver leur nation.
Aujourd’hui, nul ne doute que votre tour est arrivé pour faire preuve de courage, de témérité, de sacrifice pour cette nation qui vous a tant donné. Faites office d’obstacle à l’idée de prorogation du mandat du Président car elle est anticonstitutionnelle, donc illégale. Demandez plutôt à l’ANE et au gouvernement de vous rendre compte de ce qu’ils font pour respecter les échéances constitutionnelles des élections, sans prétexter de la pandémie actuelle.
– L’histoire et les conséquences d’une éventuelle prorogation du mandat du Président de la République
L’histoire sociopolitique de notre pays nous rappelle la triste expérience du tripatouillage constitutionnel de mai 2010. La prorogation du mandat présidentiel par une Loi Constitutionnelle a développé des velléités de résistance politico-militaire ayant débouché, un an plus tard, à la contestation des élections et, trois ans plus tard, à un coup d’Etat aux conséquences incalculables. D’ailleurs, chaque fois qu’un Président essaie de se maintenir au pouvoir au-delà du mandat constitutionnel, il l’a chèrement payé au peuple qui n’a jamais été dupe. Ne soyez pas des amnésiques politiques.
Assurément, l’histoire veut se répéter, d’autant plus que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Sauf que vous avez la possibilité de changer le cours de l’histoire car les conséquences de ce tripatouillage constitutionnel dépasseraient vos attentes et feront replonger le pays dans un cycle infernal de crises et de violences si on n’y prend pas garde. Pourtant, vous n’avez aucun intérêt à voir ce pays replonger dans le chaos.
Proroger de force le mandat du Président de la République crée désormais une habitude et s’érige en une jurisprudence nocive pour notre jeune démocratie. Par cet acte, vous créez l’instabilité sociopolitique et institutionnelle avec le risque que le pays s’embrase de nouveau.
– Que faire : la nécessité d’encourager un dialogue entre le gouvernement et les forces vives de la nation
Le mérite d’un dialogue dans le contexte de la crise centrafricaine est de sauver la situation, et son défi est d’aboutir à des résultats escomptés. L’annulation des élections générales de 1992 avait débouché sur une crise postélectorale aux conséquences multiples. Heureusement que la « sagesse » a guidé nos principaux leaders du moment (Dacko, Goumba, Lakoue, Kolingba et Patassé) qui ont pu trouver un schéma de sortie de crise. Au lieu de toujours nous inspirer de mauvais exemples, en voici un qui pourrait servir de jurisprudence. S’il n’est plus possible d’organiser les élections à bonne date, il n’est pas encore tard pour sauver la situation.
Chers honorables, invitez le Président Touadera à dialoguer avec les forces vives de la nation afin de trouver une issue paisible à cette équation à plusieurs inconnus. La solution au glissement du calendrier électoral n’est pas le tripatouillage de la Constitution. La meilleure solution proviendra d’un large consensus entre les forces vives de la Nation.
Je vous exhorte fortement à plutôt vous occuper d’abord de la pandémie qui fait rage actuellement, sinon nul ne sait si vous serez suffisamment en vie pour profiter de la prorogation de votre mandature qui vous préoccupe tant au moment où sous d’autres cieux tout le monde s’unit pour se battre contre une mort collective. Enfin, rappelez-vous cette vérité de Martin Luther King dans son discours du 31 mars 1968 : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots ».
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a sanctionné mercredi l’une de ses ministres pour avoir violé l’injonction de confinement national imposée pour freiner la propagation du nouveau coronavirus.
Il s’agit de Mme Stella Ndabeni-Abrahams, ministre de la communication et des technologies numériques. Elle a été placée en “congé spécial” pour deux mois dont un mois sans salaire, selon une déclaration de la présidence sud-africaine.
A l’origine, la ministre a subi un revers majeur après que des images d’elle faisant la fête avec plusieurs personnes en plein milieu du confinement ont circulé sur les réseaux sociaux.
“Le président a convoqué la ministre hier, mardi 07 avril 2020. Le président a exprimé sa désapprobation des actions de la ministre, qui sapent l’exigence que tous les citoyens restent chez eux et sauvent l’Afrique du Sud de la propagation du coronavirus”, lit-on dans un communiqué de la présidence.
“Pour le président, le confinement est une exigence nationale qui requiert une conformité absolue de la part de tous les Sud-Africains”, a souligné Mme Khusela Diko, porte-parole du président Ramaphosa.
Elle a ajouté que la ministre Abrahams va présenter des excuses publiques à la nation et qu’un fonctionnaire intérimaire exercera ses fonctions pendant sa suspension.
Geste rare, la figure de l’opposition Mmusi Maimane a tweeté son accord avec la sanction imposée par Ramaphosa. “Merci, Monsieur le Président, pour cette réponse mesurée et rapide. Je pense que c’est juste”, a écrit l’ancien chef de l’Alliance démocratique, l’un des plus fervents rivaux de l’ANC au pouvoir.
L’Afrique du Sud compte à ce jour le plus grand nombre de cas de coronavirus sur le continent africain. Selon le tout dernier décompte, le pays compte 1749 cas confirmés, 13 décès et 95 guérisons.
Des centaines d’Africains dont hommes d’affaires vivant dans le sud de la Chine à Guangzhou ont été expulsés de leur hôtels et appartements au moment où des autorités locales lancent une campagne de tests du coronavirus.
Les personnes expulsées déclarent qu’elles sont discriminées.
“Ils nous accusent d’avoir le virus”, déclare Victor Tobenna, un étudiant nigérian à Guangzhou.
“Nous avons payé le loyer et juste après l’avoir récupéré, ils nous expulsent des maisons. Depuis la nuit dernière, nous dormons dans la rue”, ajoute-t-il.
L’homme d’affaires congolais Lunde Okulunge Isidore déclare:
“ils sont venus chez moi. Ils m’ont dit d’attendre 24 heures pour les résultats mais même après 24 heures, personne ne m’a contacté”.
Certains résidents ont déclaré à la BBC qu’ils ont été expulsés de leur appartement d’autres indiquent qu’ils ont été forcés à se mettre en quarantaine sans connaître les résultats de leurs tests.
Mardi, les autorités chinoises ont nié les rumeurs selon lesquels le virus se répand au sein de la communauté africaine et que des zones de résidences des Africains étaient en confinement.
Guangzhou accueille l’une des plus grande communauté africaine en Chine.
Il est devenu un hub pour les commerçants africains qui achètes et vendent des produits au continent.
Il y a des inquiétudes en Chine concernant le nombre de cas importés de coronavirus.
Les autorités craignent qu’ils n’occasionne une deuxième épidémie.
Depuis mars, Guangzhou exige la mise en quarantaine pour 14 jours des personnes qui arrivent de l’étranger.
Centrafrique.com/rca-panique-au-sommet-de-letat-touadera-veut-passer-en-force-pour-se-maintenir-au-pouvoir/faustin-archange-touadera-lan-quatre/” rel=”attachment wp-att-37193 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.
Bangui ( République centrafricaine ) – En 2015 comme candidat indépendant n’ayant pas de parti politique, il venait d’être sanctionné du KNK de François BOZIZE dont il fut le second vice-président, YANGOUVONDA pour avoir maintenu sa candidature à la présidentielle, Faustin Archange TOUADERA a cru bien faire de choisir son ex directeur national de campagne de 2015, Simplice Mathieu Sarandji comme Premier Ministre après son élection à la magistrature suprême en 2016. Ce faisant il a intelligemment vite coupé court aux ambitions excessives de la « bande de 0% » du premier tour de scrutin de la présidentielle qui, par pur opportunisme et calculs politiciens, était devenue très encombrant pour lui à cause de leur ralliement et soutien au second tour du scrutin qu’ils entendaient vendre chèrement. Mais en réalité, il eût été plus judicieux pour TOUADERA de garder SARANDJI comme un joker auprès de lui afin de lui confier le moment venu, la mission de créer un parti politique dont il pourrait se servir pour briguer sereinement un second mandat.
Première bourde : Nomination de SARANDJI comme PM
Mal lui a en a pris car Simplice Mathieu SARANDJI, tout universitaire et enseignant de géographie, ne s’est point distingué par sa connaissance du monde politique bien au contraire. Personnage ombrageux ayant des antécédents psychiatriques, de violences conjugales et connu pour son arrogance et ses penchants dictatoriaux, n’acceptant pas la moindre critique. Accessoirement, bien qu’ayant bénéficié de sa formation universitaire à Bordeaux, il n’est pas réputé pour sa francophilie bien au contraire. Avec les fonds spéciaux de la primature, il met en place une équipe occulte de communicants chargés de vilipender la France. Dès sa prise de fonction, son obsession était d’achever le chantier de son palais du PK 11 à la sortie Nord de Bangui qu’il habite depuis. A son départ de la primature, il fait réformer pour les acheter à vils prix, plusieurs véhicules du parc auto de cette institution. On parle aussi à Bangui de l’acquisition par le même individu de plusieurs propriétés immobilières dans la capitale et de plusieurs villas en province. On lui impute également le détournement de deux milliards de f cfa destinés à la réfection de l’axe routier Bossemptélé Bozoum sans qu’un seul kilomètre n’ait été réhabilité. N’eut été la vigilance des députés, son entreprise de BTP créée à dessein à des fins de prédation aurait eu le marché de plus d’un milliard de fcfa pour construction en dur de la tribune de défilé sur l’avenue des martyrs à Bangui.
Seconde bourde : Hisser MECKASSOUA au perchoir
En convainquant TOUADERA d’œuvrer pour hisser Karim Abdou MECKASSOUA à la présidence de l’assemblée nationale en reconnaissance de ce que dernier, ministre de l’enseignement supérieur, les avait fait nommer naguère par le président BOZIZE, l’un recteur de l’université de Bangui et SARANDJI, secrétaire général de la même université. Cette volonté de renvoi d’ascenseur est la preuve de la grande naïveté politique aussi bien de SARANDJI que de TOUADERA. En faisant ainsi ce cadeau à l’intriguant Karim MECKASSOUA, ils se sont tos les deux tiré une balle dans le pied. Karim MECKASSOUA une fois porté au perchoir à coup de corruption des députés, ne tardera pas à le faire comprendre. Devant tous ses interlocuteurs, il n’hésite pas à dire tout le mal qu’il pense de TOUADERA et SARANDJI, les qualifiant d’incompétents et de manquer de la moindre vision pour diriger le pays.
Troisième bourde : Mettre SARANDJI à la tête du MCU
La création du Mouvement dit des Cœurs Unis (MCU) était davantage destinée non pas à servir de courroie de transmission et instrument pour la campagne pour faire réélire TOUADERA le moment venu, mais surtout à donner le change aux déçus et autres détracteurs devenus opposants du régime dont les rangs commençaient à grossir. Les dirigeants font manifestement preuve de beaucoup d’amateurisme tout en peinant énormément à asseoir ce parti sur la scène politique nationale. Il s’agit d’un parti attrape-tout qui en son propre sein, a beaucoup de difficultés à maintenir sa cohésion et son unité même à son sommet. Sa collaboration avec les partis dits alliés est quasi inexistante. Les croque en jambes sont légion.
Quatrième bourde : Félix MOLOUA au ministère de l’économie
On ne change pas une équipe qui gagne dit-on. En tant que dircab adjoint de campagne de TOUADERA, Félix MOLOUA est bombardé à la tête du ministère de l’économie, poste stratégique par excellence pour engager les actions décisives de développement du pays dont presque tous les voyants sont au rouge et dont l’urgence de la situation requiert une certaine vision et de l’énergie. C’est ainsi qu’un plan d’urgence pour le relèvement du pays appelé RCPCA est présenté aux bailleurs de fonds et amis de la RCA à Bruxelles et permet de lever plus de 2 milliards de dollar américain. Malheureusement force est de constater que malgré l’urgence de la situation du pays, trois années après que ces fonds aient été levés, rien de significatif n’est résolu au niveau des infrastructures de base dans le pays. MOLOUA a passé son temps à tourner en rond tout en utilisant anarchiquement les fonds du RCPA, ce qui provoquera la démission du premier coordonnateur de ce programme. Résultat : Bangui connaît deux années consécutives de pénurie d’eau en période de saison sèche avec le phénomène des bidons jaunes dans plusieurs quartiers populeux où les habitants sont en quête éperdue d’eau. Les délestages d’électricité continuent d’empoisonner la vie aux habitants de Bangui.
NEPOTISME ET NOUVEAUX RICHES
Arthur Bertrand PIRI au contrôle des sociétés
Pour avoir pris activement part dans l’équipe de communication de la campagne électorale de son oncle TOUADERA en 2015, ce neveu en a été amplement récompensé en jetant son dévolu sur le juteux poste de Contrôleur général des sociétés d’état et entreprises d’économie mixte qu’il a exigé et obtenu de son oncle. Plus prédateur que
PIRI tu meurs. Corrompu jusqu’à la moelle, cet individu s’illustrera par la vente des nominations aux hautes fonctions dans l’appareil d’état et des directeurs généraux perpétuellement victimes de son chantage. Il amassera sans cause une colossale fortune qui lui permettra d’édifier au PK 22 sur la route de Damara un grand immeuble à vocation hôtelière dont l’inauguration a donné lieu courant février dernier à des festivités tonitruantes. Arthur PIRI se vante sans scrupule de l’avoir construit sans crédit bancaire !
Flavien MBATA Garde des Sceaux
Autre neveu calamiteux de TOUADERA. Naguère dircab du président de la Cour constitutionnelle de transition lors des présidentielles de 2015, il exige aussi de son oncle d’être nommé ministre de la justice dès après la victoire de celui-ci. Réputé pour son penchant à lever le coude, on lui reproche d’être très peu visible à son cabinet de ministre. Il est le plus souvent retranché à son domicile banguissois où dans sa « datcha » de Boali alors que plusieurs dossiers de justice attendent et exigent une gestion de chaque instant que ce Garde des sceaux n’est pas en mesure de gérer.
Firmin NGREBADA PM
A l’instar de Flavien MBATA, Firmin NGREBADA s’est bâti une « datcha » en plein centre-ville de Boali. Chaque week-end, il déplace toute l’intendance et la logistique sécuritaire de la primature sur ces lieux. Certains de ces visiteurs de week-end racontent qu’attenant à la « datcha », le propriétaire a fait construire une fosse aux caïmans, un peu sur le modèle du sanguinaire Jean Bedel BOKASSA dans son palais de Kolongo Son nom est cité dans plusieurs scandales financiers de corruption allant de la de vente de faux passeports diplomatiques dont celui de l’ex-tennis man Boris BECKER jusqu’à la ténébreuse affaire d’Abkhazie, dossiers qui ont abondamment défrayé la chronique. L’affaire de l’Abkhazie dont tout indique que le cupide Firmin NGREBADA est le principal instigateur, a débouché sur le brutal double limogeage par TOUADERA des dircab Dominique Désiré ERENON et Vivien GORO, Chef de Cabinet particulier, une première dans les annales politiques de la RCA, tandis que curieusement NGREBADA est resté à son poste.
Centrafrique.com/rca-arrestation-de-docteur-fari-taheruka-shabazz-un-proche-de-meckassoua/docteur-fari-taheruka-shabazz-arrete-par-la-cns-le-3-mars-2020/” rel=”attachment wp-att-36514 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Docteur Fari Tahéruka Shabazz, arrêté par la CNS le 3 mars 2020
Bangui ( République centrafricaine ) – Le 3 Mars 2020, Maître Arlette SOMBO-DIBELE (ASD) écrit lettre de deux pages au Procureur de la République, Laurent LENGANDE, au Tribunal de Grande Instance de Bangui (République Centrafricaine). Le sujet de sa lettre c’est l’arrestation arbitraire de son client selon elle : « J’ai l’honneur de porter à votre attention ce cas d’arrestation arbitraire de mon, client Monsieur Shabazz Fari TAHEROUKA ». Il retrace dans sa lettre l’arrestation de son client ; la “libération” de deux amis arrêtés ensemble avec lui ; la plainte déposée contre le député Symphorien MAPENZI pour menace de mort à son encontre ; elle sollicite la libération de client. Maître SOMBO-DIBELE est à la fois militante de la Société civile centrafricaine et femme politique.
Shabazz Fari TAHEROUKA, militante de la Société civile centrafricaine et homme politique est arrêté arbitrairement par le CNS (Compagnie Nationale de Sécurité) du 1er arrondissement de Bangui alors qu’il était dans les locaux du CNS pour le suivi d’une plainte qu’il a déposée.
M S F TAHEROUKA est un activiste politique. Son analyse tranchante et impitoyable contre le pouvoir gêne le pouvoir autoritaire de M Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine.
M Shabazz Fari TAHEROUKA un activiste politique
A l’analyse tranchante et impitoyable.
Le 6 Avril 2020, M S F TAHEROUKA réagit dans la presse pour contester “une libération au rabais et humiliante” que veulent selon lui imposer Mr A F NGUENDET et Mr F A TOUADERA :
“5. Car il est de bon ton de rappeler que c’est moi qui ai déposé plainte contre l’Honorable MAPENZI pour menace de mort et contre son homme de paille pour vol à l’arraché. Et que personne n’a légalement déposé plainte contre moi.
Par conséquent, je conteste farouchement avec la dernière énergie les tractations entre le Chef de l’État, l’ancien Président du CNT et l’homme de paille du 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale, qui vise à m’imposer une libération au rabais et humiliante.
J’attends l’audience publique pour faire éclater la vérité, prouver mon innocence et ainsi démontrer que ce procès est politique et rien d’autre.
Fari Tahéruka SHABAZZ, Prisonnier Politique du Pr Faustin Archange TOUADÉRA”
Le 31 Août 2019 dans Centrafrique le Défi, il porte un regard critique sur le régime centrafricain :
« Monsieur le président de la République centrafricaine-Gondwana? À quoi bon être élu démocratiquement pour diriger le pays dictatorialement.
Tous les jours que Dieu fait vos griots nous vantent les mérites de votre accession démocratique au pouvoir de l’État. Mais vous avez plongé le pays dans les méandres du terrorisme international avec les pièces d’identité – passeport, carte d’identité, certificat de nationalité, permis de conduire etc…- qui sont désormais confectionnées par l’ancien financier d’Al-Qaïda, le libanais Aziz Nassour.
Vous avez noyé le pays dans la boue du mercenariat international en nommant à la tête de la sécurité nationale l’agent du Kremlin, Valéry Zakharov, qui officie sur notre sol à travers l’entreprise criminelle et négrophobe de mercenaires russes Wagner.
Vous avez livré en pâture le pays aux exploiteurs esclavagistes les plus véreux de Chine qui en plus de provoquer des catastrophes écologiques et sanitaires irréversibles pillent sans vergogne le sol et sous-sol centrafricain sans compter les pièces de monnaie.
Vous avez transformé la RCA en un vaste lupanar (Le Lupanar de Pompéi, connu aussi sous le nom de Lupanare Grande, est le bordel le plus célèbre des vestiges de la ville romaine de Pompéi. Il est intéressant pour les peintures érotiques sur ses murs) de la corruption au point de compter parmi les pays les plus corrompus au monde en seulement trois ans au pouvoir.
Enfin vous avez fait de la RCA un véritable cimetière à ciel ouvert où vos amis mercenaires étrangers avec lesquels vous avez signé un deal à Khartoum au Soudan massacrent la population centrafricaine sans jamais être inquiétés par vous ou la justice. Plus de la moitié de la population qui meurent de faim, 2 millions d’enfants à l’article de la mort, 20% de la population qui vit dans des grottes, des trous sous terre, dans la jungle, dans les bois et la savane ou sous des bâches dans les camps de déplacés ou de réfugiés à la merci des animaux sauvages, des maladies les plus dangereuses, des réseaux maffieux.
Monsieur Touadéra vous êtes à travers votre politique ignominieuse le sida de la RCA.
Comme Hitler vous êtes arrivé démocratiquement au pouvoir mais pour quel résultat ?
Fari Tahéruka Shabazz ».
Me ASD, en véritable combattante prendra la défense de M Shabazz selon le droit. La tentative d’assassinat contre sa personne par la Garde présidentielle la conforte à prendre position pour la Justice, de Bonne gouvernance et de Paix.
Me Arlette SOMBO-DIBELE combattre
Pour les Droits de l’Homme.
Une femme de conviction, engagée dans le combat pour l’instauration des droits fondamentaux en RCA. « Me Arlette SOMBE-DIBELE a échappé à une tentative d’assassinat aux abords du terrain de l’UCATEX ». (E. Yamalé 17/06/2019)
Elle vient du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC). Elle fut Ministre de l’environnement, des eaux, forêts, chasse et pêches pendant la période de la Transition de la présidente Catherine SAMBA PANZA.
Le 15 Juin 2019, elle se trouvait aux abords du terrain de l’UCATEX dans le cadre d’un meeting organisé par le GTSC, annulé par M WANZE, Ministre centrafricain de l’Intérieur, de la sécurité publique.
De sources proches de la famille de Me ASD affirment que dès l’arrivée des organisateurs du meeting, à quelques mètres de la barrière érigée par les forces de sécurité intérieure, une grenade dégoupillée est lancée sur eux par des éléments identifiés comme membres de la Garde présidentielle. Elle s’en serait sortie par miracle surtout après les tirs à balles réelles qui ont suivis le jet de grenade.
Les images de son sac à main et de son pagne témoignent de l’impact du souffle des armes qui n’est pas passé loin.
Qui veut en finir avec Me ASD ? Une enquête internationale indépendante sur le déroulement circonstancié est réclamée pour déterminer et situer les responsabilités. Cette demande a-t-elle abouti ? Des responsabilités sont-elles situées et déterminées ?
Johnny Yannick NALIMO dans Kangbi Ndara du 17 Octobre 2017 pointe la « Dérive de bonne gouvernance en Centrafrique : 6 millions de francs CFA détournés, dénoncés par Arlette Sombo-Dibélé ». Il montre qu’en matière de bonne gouvernance elle est adoubée par le Fond Monétaire International « pour avoir fait contribuer son département au relèvement de la croissance mais remerciée comme une malpropre par son pays ».
ASD précise les fondements de son engagement politique :
« La situation de crise extrême qui a débuté dans notre pays en décembre 2012 m’a conduite à prendre position politiquement pour les valeurs que je défends quant à la justice, la bonne gouvernance et la paix ».
La récurrence de la violence comme méthode de gouvernance en RCA lui a valu un rapport d’International Crisis qui pointe la connivence du président Michel Djotodia avec les rebelles ex-Séléka pour commettre des enlèvements contre rançon.
International Crisis Group (ICG) : revitaliser et améliorer le système
Judiciaire à Bangui.
Le 17 Juin 2014 l’ICG produit un rapport n° 219 sur la crise centrafricaine.
L’International Crisis Group (ICG), aussi connu sous le nom de Crisis Group, est une ONG internationale à but non lucratif créée en 1995, dont la mission est de prévenir et d’aider à résoudre les conflits meurtriers grâce à un travail de recherche sur le terrain, des analyses et des recommandations indépendantes. Son président-directeur général est Robert Malley depuis janvier 2018.
Dans ce rapport l’ICG écrit que la crise centrafricaine débutée en Décembre 2012 marquée par la désagrégation de l’Etat aux conséquences importantes suivantes, la prédation des autorités et des groupes armés.
La Séléka amplifie et porte à son paroxysme la mauvaise gouvernance des régimes précédents. Les dirigeants pillent ce qui reste de l’Etat et font main basse sur l’économie du pays.
L’ICG écrit que le pouvoir centrafricain de l’époque se coalisait avec la “coalition ex-Séléka” pour piller leur propre pays, enlever les hommes d’affaire centrafricains contre rançons..
« Outre les pillages, les commandants de la Seleka se sont aussi adonnés aux enlèvements. Si la plupart des hommes d’affaires de Bangui sont partis à l’étranger avant ou peu après la prise de la capitale en mars 2013, certains de ceux qui sont restés ont été enlevés par des chefs militaires de la Seleka. L’un d’entre eux, soupçonné d’être un des partenaires d’affaires de Bozizé, a passé onze jours détenu dans une maison de la capitale au vu et au su de Michel Djotodia et du procureur de la République, qui lui ont tous deux rendu visite. Il a dû monnayer sa libération avec les commandants de la Seleka, qui lui disaient « l’Etat, c’est nous ».
Beaucoup de travail reste à faire pour arriver à une revitalisation et à une amélioration du système judiciaire centrafricain. L’exemple de l’arrestation arbitraire de M Shabazz en témoigne.
Le procureur de la République Laurent LENGANDE
Aux ordres du pouvoir, contre le citoyen centrafricain.
Le Procureur de la République, Laurent LENGANDE magistrat aux ordres et au service exclusif du gouvernement contre le citoyen centrafricain.
Au-delà de son cas spécifique c’est la réputation de tout le système judiciaire centrafricain qui est mis en cause :
Le 5 Mars 2020, Edouard YAMALE titre son article, celui qui nous préoccupe ici, « Silence du procureur de la République, Laurent LENGANDE suite à la lettre de l’avocat de Fari TAHERUKA SHABAZZ ».
Le 8 Mars 2020, il titre un autre article, « Quand les bandits sont au pouvoir, la place d’un honnête homme est en prison » !
Le 22 Novembre 2019, AfricaNews écrit qu’une plainte pour abus sexuels sur mineur a été déposée contre un prêtre belge catholique en Centrafrique par le procureur de la République de Bangui. Où en est cette enquête aujourd’hui ? Est-ce une opération de diversion qui vise les parents du mineur et la presse ?
On trouve une voix qui soutient le système dans la presse centrafricaine.
Le 22 Août 2019, Jérémie WALANDA YANDIA, correspondant d’Afrique Panorama titre un article ainsi : « La manifestation de E Zingo Biani : est-ce une provocation de Paris ? » :
« après avoir passé plusieurs mois en RCA, les journalistes accrédités devaient savoir que la législation de la RCA interdit la couverture d’une manifestation illégale. Est-il possible que Paris ait provoqué cette arrestation spécialement pour ensuite accuser les autorités centrafricaines de ne pas respecter les libertés d’expression ? Un autre fait qui peut servir de preuve est que les organisateurs de la manifestation étaient vus ensemble avec les journalistes français quelques jours avant la manifestation pour les préparatifs. Malgré leurs tentatives, ils n’ont pas pu jouer le rôle de martyrs. Le procureur de la République, Laurent Legande, a très vite réagi pour les relâcher pour sauver la situation.
Alors, jusqu’à quand la France va continuer dans ses manœuvres machiavéliques pour déstabiliser d’avantage la RCA ? »
Les forces de l’ordre sont détournées au profit de M Faustin Archange TOUADERA, au détriment de leurs missions républicaines.
La problématique complexe des FACA n’est pas prise en compte ici. La destruction des FACA débutée avant l’ex-Séléka, aggravée sous son pouvoir se poursuit encore aujourd’hui. Le système de défense, le système armé n’est encore capable de déployer, parce qu’il y a un problème de soutien des unités.
La Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) : maintenir ou rétablir
La sécurité générale de la population.
Me (ASD) qualifie la procédure contre son client de « totalement irrégulière ». Malgré le « silence » du procureur de la République suite à sa lettre, elle encourage son client à déposer plainte contre M Azziz AROUFAÏ, collaborateur du député M Jean-Symphorien MAPENZI pour vol de téléphone portable en bande organisée.
Convoqué à la CNS pour le 3 Mars 2020 pour les suites de sa plainte, c’est lui qui sera maintenu pour une prétendue nécessité d’enquête tandis que l’auteur de l’infraction qui l’a reconnue est relâché s’étonne Me ASD.
La CNS a pour objectifs de maintenir ou de rétablir l’ordre public et la sécurité générale de la population. Elle forme un corps spécialisé de la police nationale centrafricaine.
Entre 2012 et 2016, elle est au premier rang dans le maintien de l’ordre.
Depuis 2016, les conflits d’intérêts et l’enrichissement illicite de sa direction minent les efforts pour rétablir la sécurité à Bangui.
Querelles internes entre le directeur et ses quatre commandants de compagnies y compris les éléments du CNS. Ajouter à cela des problèmes d’entretien des locaux du CNS. Toitures trouées.
Des herbes folles dans la cours
Les moyens roulants en panne.
Désintérêt des gardiens de la paix pour les actions de la CNS.
En 2016 l’effectif de la CNS est de 120 hommes.
2018 l’effectif s’effondre à 30 hommes. (Anselm MBATA, CNC 7/12/2018).
En 1979, M. Willybiro SAKO nommé directeur général à la sécurité nationale favorise la création de nouveaux services tels que la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) ou l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) et transformant la direction de la sécurité en Direction de la police nationale.
« Détournement » des forces de sécurité intérieure
En police politique.
Un parti politique est une organisation basée sur des textes fondamentaux (statuts, règlement intérieur, projet de société, etc.) librement acceptés par tous les adhérents.
Ces textes sont obligatoirement en harmonie avec les textes règlementaires nationaux et avec la déclaration universelle des Droits de l’Homme.
Le parti est organisé sur un territoire (quartier, arrondissement, commune, sous-préfecture, préfecture, région, département, à l’étranger où sont implantées des colonies centrafricaines. etc.).
Son but est de conquérir le pouvoir ou pour chercher à influencer la politique du gouvernement en place en nommant ses propres candidats et en tentant d’obtenir le suffrage des citoyens.
La réalité en Centrafrique est différente. Les de partis politiques du pays sont confrontés à plusieurs obstacles. On leur reproche des détournements de fonds publics, leur «immaturité » ; leur mutisme et leur aveuglement face aux drames insupportables imposés au peuple par la Séléka et leurs alliés étrangers. Ce mutisme a neutralisé leur capacité et leur poids nécessaire à l’équilibre démocratique dans le pays. Ils sont prompts au nomadisme politique pour des intérêts personnel du leader.
Les pouvoirs qui se sont succédé aux affaires en RCA, à l’image des pouvoirs de la sous-région ont usé des menaces, des arrestations, des intimidations contre les partis politiques par la redoutable Section de recherches et investigations (SRI), véritable police politique.
Cet arsenal répressif sera enrichi par la création du redoutable Comité extraordinaire de la défense des acquis démocratiques (Cedad). Un centre de détention illégale se trouvait dans les locaux du Cedad. On y embastille des gens, on les torture, on les tue hors de tout cadre légal. Les victimes sont principalement d’anciens militaires des forces armées centrafricaines (FACA), soupçonnés d’être pro Bozizé.
Le haut-commissariat aux droits de l’homme des nations unies (HCDH), préoccupé demande aux autorités de faire cesser ces pratiques.
Un décret présidentiel du 27 novembre 2013 dissoudra le Cedad
Le dysfonctionnement touche aussi les institutions de l’Etat comme l’Assemblée nationale et le gouvernement.
Le député Jean-Symphorien MAPENZI : une réputation
Sulfureuse, mafieuse.
Le 21 Février 2020, le journal en ligne Centrafrique le défi écrit au sujet d’un document sonore, « Les pulsions criminelles du premier vice-président MAPENZI ».
Le 21 Février 2020, Jefferson Cyrille YAPENDE dans Bangui Com dit de son côté, « Le GTSC exige la levée de l’immunité parlementaire de Jean Symphorien Mapenzi pour faux et usage de faux ».
Le Groupe de Travail de la Société Civile sur la crise (GTSC) demande la levée de l’immunité parlementaire du 1er vice-président de l’Assemblée nationale. Cette plateforme dite GTSC relate « au mépris de principes de bonne gouvernance, la falsification des résultats de vote de loi des finances de l’année en cours ». Cette position a été exprimée lors d’une déclaration faite le jeudi 20 février, par le, porte-parole du GTSC Paul Crescent Beninga.
Le 22 Février 2020, Charlotte COSSET sur RFI titre son article, « L’affaire du Mapenzigate secoue l’assemblée nationale »
« Une nouvelle affaire touche l’Assemblée nationale. Depuis plusieurs jours, les médias et réseaux sociaux parlent du « Mapenzigate », en raison d’une bande son où l’on entendrait le vice-président de l’institution expliquer comme il aurait truqué le vote de la loi des Finances.
Les soutiens du vice-président Jean-Symphorien Mapenzi expliquent que la bande son ne peut être authentifiée et que ces dénonciations ne cherchent qu’à affaiblir un pilier du Mouvement cœurs unis, le mouvement présidentiel ».
Le 18 Mai 2019 Kangbi Ndara de son côté titre, « Deux milliards d’infrastructures routières détournés : MAPENZI devrait s’expliquer ».
« Les travaux de réhabilitation de l’axe Bossemtélé-Bozoun ont stoppé court aussitôt inaugurés en 2018 par l’ancien Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji. A en croire la presse nationale et certaines sources proches du dossier, une bonne partie des fonds destinés à la remise en état de cette portion de route a été simplement détourné ».
Par rapport à l’implication du député MAPENZI dans l’arrestation arbitraire de M SFT Me ASD interroge le procureur de le République : “Ce dernier est en conflit avec M SHABAZZ. M le procureur de la République, en date du 24 Février 2020, j’ai déposé au nom de mon client une plainte contre l’honorable MAPENZI Symphorien pour menace de mort à son endroit.
Le Secrétariat général du gouvernement est impliqué dans cette association de voleurs de téléphone par personne interposée, M Michel BILIWELE. C’est donc la primature et la présidence de la République qui sont eux aussi touché.
En conclusion
Les citoyens centrafricains ont compris que “le poisson pourrit par la tête“.
L’usage de la violence est contre-productif dans toute démocratie.
La prise de conscience est réelle en RCA aujourd’hui. Elle touche toutes les couches de la société. Ça ne sert à rien de s’acharner sur tel ou tel citoyen, tel ou tel pari politique, la Société civile, tel ou tel militaire, etc. On élimine une personne, l’idée continuera à l’exemple de la promesse du peuple centrafricain le 1er Décembre 1958, qui est toujours d’actualité :
“Le territoire de l’Oubangui-Chari a été proclamé le 1er Décembre 1958, “ République“, dénommée “République Centrafricaine“. Ce jour-là nous sommes sortis de l’anarchie où nous vivions ; Nous sommes sortis du tribalisme ; Nous sommes sortis du clanisme. Nous sommes sortis des petites familles, des petits clans, des petites tribus. Nous sommes désormais, depuis le 1er Décembre 1958, un “Etat“, c’est-à-dire un Peuple organisé. Et en tant que Peuple organisé, nous devons avoir des Lois“. B Boganda.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le monde connaît un épisode tragique que beaucoup se plaisent déjà à décrire comme unique et sans précédent alors que d’autres crises épidémiologiques ont malheureusement déjà jalonné l’histoire auparavant en provoquant elles aussi de nombreuses victimes.
Le coronavirus, dit COVID-19 a déjà fait couler beaucoup d’encre depuis qu’il sévit ; pour ne pas perdre le fil, il est nécessaire de faire un point sur ce que l’on sait actuellement sur cette pandémie sans se laisser bercer par les sirènes des pseudo-spécialistes autoproclamés.
Tout d’abord, c’est en Chine, dans la province de Wuhan plus précisément, que le COVID-19 est apparu. Le pangolin en est à l’origine puisqu’il présente 99% de similitude avec le coronavirus de cet animal. Les premiers cas signalés remontent à début décembre 2019.
Depuis, fort des échanges que la mondialisation génère, les choses se sont rapidement accélérées et aggravées principalement sur le continent européen mais également sur le territoire américain et dans une moindre mesure sur le continent africain.
Les derniers bilans qui sont annoncés montrent que l’Italie, l’Espagne, la France, l’Allemagne font partie des pays les plus touchés en Europe. Sous l’égide de l’organisation mondiale de la santé (OMS), des mesures strictes visant à enrayer la propagation du virus ont été décidées par nombre de nations, restreignant la mobilité et la libre circulation de la population pour des durées qui sont réévaluées en fonction de l’évolution de la situation.
La course au vaccin est lancée mais il faudra de l’ordre de 12 à 18 mois pour qu’un vaccin puisse être établi avec toutes les précautions qui s’imposent. Certains docteurs ont testé des traitements via la chloroquine, médicament préconisé dans la lutte contre le paludisme ; les résultats seraient encourageants mais le manque de recul incite les autorités sanitaires à la prudence.
Dans ce contexte, un pays parmi les grandes puissances dénote dans le paysage actuel, il s’agit de la Russie. En effet, selon les chiffres avancés, la Russie aurait à faire face à relativement peu de cas déclarés de COVID-19, avec un peu plus de 7 500 cas confirmés pour une population de 146 millions d’habitants.
Pourtant, Moscou n’a pas été dans un tempo différent des autres capitales dans la prise des mesures de protection. Alors, chacun y va de son commentaire sur la question et les théories les plus diverses circulent, jugez plutôt !
Certains prétendent que la Russie, qui a toujours, il est vrai, soigné sa réputation, n’annonce que ce qui l’arrange, quitte à travestir la réalité et à tordre les chiffres. Ainsi, le docteur russe Anastasia Vasilyeva, leader du syndicat de médecins « Alliance des docteurs » et proche de l’opposition russe, a fait la une des journaux russes en dénonçant la dissimulation du nombre de cas réels de coronavirus sous les chiffres des « pneumonies » et des « infections respiratoires aiguës ». D’autres expliquent aussi que les tests utilisés en Russie et produits par la société Vector ne sont pas fiables. Ils sont responsables de nombreux « faux négatifs » qui diminuent d’autant les chiffres nationaux. Sollicitée par le média américain CNN, la société pharmaceutique russe Vector n’a pas répondu sur ce sujet.
Une chose est certaine : le COVID-19 est l’objet de bien des enjeux, diplomatiques, politiques, économiques, et sociaux. Il convient donc de garder son esprit critique devant ceux qui veulent donner l’illusion d’être meilleurs que les autres.