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Alerte info : panique à Bozoum, des tirs à l’arme lourde sont entendus partout dans la ville.

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Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC

 

Bozoum, République centrafricaine, 02juillet ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la sous-préfecture de Bocaranga, c’est le tour de la ville de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé d’être la cible du mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation) dirigé par le sulfureux chef rebelle Abass Sidiki. Depuis une heure, vers 22 heures, des tirs à l’arme lourde sont entendus sur les deux axes à l’entrée de la ville, et les populations, apeurées, se sont terrées chez elles.

 

« Ça fait peur. Ça tire de partout. On ne sait quoi faire. Les rebelles sont déjà ici. Ils tirent sur nous  », s’inquiète un habitant de Bozoum joint au téléphone par la rédaction.

Pourtant, vers 19 heures, une source sécuritaire locale avait signalé la présence des rebelles de 3R dans plusieurs localités proches de la ville de Bozoum : « les malfrats de 3R ont occupé les villages suivants : Borodoul , Letele , Kowone et Bowara .présentement ils sont sur la colline en face de la Minusca » a-t-elle indiqué.

 

À la grande surprise de tous, vers 22 heures, les rebelles ont pris d’assaut la grande ville de Bozoum, faisant des tirs partout à l’entrée de la ville. Ils ont attaqué sur deux fronts, mais on ignore si les soldats FACA ripostent aux provocations des rebelles.

Rappelons que ce jeudi, vers 14 heures, les rebelles de 3R  qui ont attaqué les bases des casques bleus de la Minusca à Bocaranga vers 4 heures du matin ont quitté la zone pour une destination inconnue. S’agit-il des mêmes combattants qui tirent actuellement sur la ville de Bozoum ?

Affaire à suivre.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC

Centrafrique : espion américain ou taupe des Russes… Qui est Bruno Lugon ? Enquête exclusive.

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Derrière l’homme aux multiples visages, la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, à Moscou.

 

Par Mathieu Olivier / Jeune Afrique |

Manipulation d’informations, fausses identités, rendez-vous secrets… Depuis six mois, un étrange conseiller à la présidence, ex-intime de l’extrême droite et des services de renseignements européens, hante les rives de l’Oubangui. Qui est-il et, surtout, pour qui travaille-t-il?

 

Certaines capitales africaines ne ressemblent à aucune autre et Bangui est de celles-là. Sur les rives de l’Oubangui, on croise des instructeurs russes, des diplomates en tout genre, des hommes d’affaires opportunistes, d’anciennes barbouzes venues vendre leurs talents au plus offrant… Quelques espions aussi, dont les salons de l’hôtel Ledger, unique établissement étoilé de la ville, et une poignée de restaurants chics étouffent les confidences.

 

Depuis le début de l’année 2020, c’est un individu au crâne raseé qui retient l’attention. Officiellement conseiller à la présidence, sous le nom de Bruno Lugon, il aurait pu n’être qu’un mounzou de plus au pays de Boganda et de Bokassa. Pourtant, il se retrouve au cœur d’une enquête du panel d’experts des Nations unies pour la Centrafrique chargé d’informer le Conseil de sécuriteé. Mais qui est Bruno Lugon?

 

Multiples visages

Sur sa carte de visite aux armoiries de la Centrafrique, le septuagénaire est « conseiller à la présidence » pour la « Sureté nationale ».

Selon plusieurs témoins, l’un de ses contacts privilégiés n’est autre que Fidèle Gouandjika, influent ministre conseiller à la présidence et proche de Faustin-Archange Touadéra. Pourtant, au cabinet du chef de l’État, on affirme ne pas le connaître. Premier couac ? Pas vraiment : en réalité, Bruno Lugon n’existe pas. Il n’est que la première inconnue d’une identité aux visages multiples.

Pour le comprendre, Jeune Afrique a remonté le fil des informations mentionnées sur cette carte de visite et s’est intéressé à ses deux numéros de téléphone centrafricains. L’un d’eux a été  utilisé, en avril, pour envoyer un message à un ancien ministre devenu opposant : « Excellence, bonjour […] Le temps est venu de prendre contact avec vous. Je suis à Bangui depuis le mois de janvier 2020 comme analyste d’une organisation internationale qui tâche de mettre fin aux désordres sociaux et politiques qui règnent dans le pays. Mes référents ont le souhait de réunir tous les acteurs de la Centrafrique autour d’une table pour former un gouvernement d’unité nationale [et] renvoyer à la case départ l’actuel homme fort du pays. » Signé : « Colonel Eliot, officier de l’EEAS » (Service européen pour l’action extérieure).

 

Par quel tour de passe-passe Bruno Lugon est-il devenu le colonel Eliot, qui souhaite « renvoyer à la case départ » le président Touadéra? L’opposant approché ne donnera pas suite, mais l’affaire ne s’arrête pas là. Eliot a pris d’autres contacts, dont l’un l’a mené à Bangui, au quartier PK5, auprès d’un ancien de la rébellion Séléka que nous appellerons Mustapha. Influent au sein de la communauté musulmane de Bangui, Mustapha affirme avoir rencontré Eliot à quatre reprises, dans une villa et au Ledger.

 

Influence russe

Eliot, décrit-il, a un accent espagnol ou italien et se présente comme un citoyen des États-Unis originaire d’Amérique du Sud. « Il m’a dit qu’il était là pour faire tomber Touadéra et pour lutter contre les Russes », confie Mustapha, qui a lui-même fait de la bataille contre l’influence de Moscou un « combat personnel ». « Il disait qu’il fallait que l’on travaille ensemble et qu’il était un agent de l’armée américaine », ajoute l’ancien rebelle.

 

Lors des mêmes conversations, Eliot affirme avoir pris contact avec des cadres de l’Unité pour la paix en Centrafrique (l’UPC, d’Ali Darassa) et avec l’entourage de l’ancien président François Bozizé. Il dit avoir recruté deux ex-généraux de l’armée centrafricaine, Jean-Pierre Dolowaye et Ludovic Ngaife Lemademon, qui seraient – selon lui – prêts à le soutenir dans son projet. Seulement, rien n’est avéré : contactés par Jeune Afrique, Dolowaye et Ngaife Lemademon assurent ne pas le connaître.

 

Où commence la supercherie ? Et surtout, où se termine-t-elle ?

Il faut cette fois s’intéresser au visage de l’homme mystère pour remonter la piste. Celui-ci apparaît sur la photographie d’un document émis par le consulat centrafricain à Douala en janvier 2020. Mais ce « laissez-­passer tenant lieu de passeport » ne mentionne ni le nom de Bruno Lugon ni celui du colonel Eliot. Notre homme y est « conseiller spécial » du chef de l’État mais sous un autre patronyme : Bruno Raul Rivera Sanchez, né le 18 août 1951, à Lima, au Pérou.

 

Fin du jeu de piste ? Toujours pas : Bruno Raul Rivera Sanchez est encore un pseudonyme. Déjà utilisé par le passé, cet alias nous mène loin de Bangui, entre l’Europe et l’Amérique du Sud. En réalité, notre homme n’est ni péruvien ni ressortissant des États-Unis. Il est bien né un 18 août mais en 1946, à Florence, en Italie. Surtout, il ne s’appelle pas Bruno, mais Elio. Et son nom de famille est Ciolini.

 

Selon la journaliste italienne Antonnella Beccaria, qui enquêtera sur lui et ses liens avec l’extrême droite transalpine, Elio Ciolini a construit ses réseaux dans le nord de l’Italie, en Suisse et en France dans les années 1970. Il fréquente alors Genève, son milieu de la nuit et ses hôtels de luxe, tout en enchaînant les petits boulots. La police italienne l’a déjà repéré, le soupçonnant d’usurpation de titres et de documents d’identité. Il se présenterait notamment comme un « professeur de lettres », faux diplôme à l’appui.

 

Attentat de Bologne

Le 26 juin 1979, il est arrêté entre la Suisse et l’Italie, les policiers le croyant complice d’un trafic d’armes sur la foi de renseignements fournis par les Israéliens. Selon ces derniers, Ciolini a rencontré à Genève un « terroriste arabe », Salah Yassine El Chouk, lequel devait ensuite l’accompagner à Montpellier, en France, pour récupérer du plastique et de la nitroglycérine et préparer une attaque en Israël. L’affaire ne va pas plus loin, les Italiens ne donnant étrangement pas suite.

 

Décrit comme un homme inspirant confiance et sympathie, Ciolini est plusieurs fois condamné en Italie et en Suisse dans les années 1970 pour faux et usage de faux, possession illégale de cartouches ou contrefaçon. Son dossier indique également qu’il a été interpellé en possession de 25 kg de lidocaïne, un des produits de coupage de la cocaïne.

 

Il fait des séjours en Argentine, au Pérou et en Bolivie, fréquente les réseaux de l’extrême droite européenne, proches de certains barons de la drogue. À la fin des années 1970, il passe par la case prison en Suisse après une arnaque qui a mal tourné. De sa cellule, il prépare un coup d’éclat.

 

En décembre 1981, Ciolini demande à être mis en contact avec le juge italien enquêtant sur l’attentat de Bologne du 2 août 1980 (85 morts, attribué à un groupuscule d’extrême droite) et affirme détenir des informations. Au juge il explique que l’organisation terroriste responsable de l’attentat, qu’il désigne sous le nom d’OT, dispose de ramifications dans l’industrie, la presse, la mafia et l’administration italiennes.

 

L’OT serait dirigée par l’Italien Stefano Delle Chiaie, un néofasciste italien que Ciolini a côtoyé en Amérique du Sud. À l’appui de ses dires, Elio Ciolini assure avoir infiltré l’OT pour le compte du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français (Sdece). Dans une Italie qui vit ses « années de plomb », la thèse a de quoi séduire. Mais elle relève de la désinformation.

 

« On est vraisemblablement dans une tentative de “dépistage” qui consiste à dévier une investigation en inventant un témoignage fondé sur des éléments réels », explique la chercheuse Pauline Picco, qui a enquêté sur l’affaire. Stefano Delle Chiaie, qui a été actif en Angola aux côtés de Jonas Savimbi, sera acquitté. Ciolini aurait en réalité agi sur ordre du général Pietro Musumeci, vice-directeur du service de renseignements militaires italiens, condamné par la suite pour avoir fabriqué de fausses preuves visant à favoriser l’émergence d’un État autoritaire en Italie.

 

Mercenaire de la désinformation ?

Infiltré dans l’extrême droite au service des Français ? Mercenaire de la désinformation pour les services de renseignements de l’armée italienne ? Elio Ciolini joue déjà de ses multiples visages et, sans doute, des diverses protections dont il bénéficie. Au fil des années 1980, il continue de voyager. Lors d’un entretien avec un journaliste, en 1987, il explique avoir résidé à Miami en 1984-1985 sous la protection du FBI. Il est aperçu au Pérou, en Suisse ou en Belgique, où il exerce sous le nom de Roland Baccioni (forgé à partir du prénom de son père, Rolando, et du nom de jeune fille de sa mère) au sein d’une société de sécurité qu’il a contribué à fonder, le « Service Intervention spécial ».

 

Plus tard, affirmant avoir travaillé tantôt pour les renseignements français, tantôt pour la CIA, il se rapproche une nouvelle fois des réseaux d’extrême droite et du grand banditisme. Mais, en décembre 1991, il est rattrapé par l’affaire de Bologne. Poursuivi pour avoir tenté d’influencer les enquêteurs, il est arrêté à Florence, en Italie, passe quelques mois en détention puis est condamné par contumace à neuf ans de prison (plus tard réduits à cinq).

 

Après quelques années dans l’ombre, entre Bruxelles et Zürich, il est interpellé en Roumanie, en septembre 2012, avec une carte d’identité au nom de Gino Bottoni Di Ferrara. La police roumaine ne se laisse pas berner : elle le place en détention sur la base d’un mandat d’arrêt émis par l’Italie. En liaison avec l’agent de la Fifa Vinicio Fioranelli et l’opérateur financier Volker Flick, Ciolini est maintenant soupçonné d’avoir répandu une rumeur de rachat du club de football de l’AS Roma afin de manipuler les marchés financiers.

 

Extradé en Italie, il y est condamné en décembre 2012 à un an et quatre mois de prison. Son dernier fait d’armes connu, avant que l’on retrouve sa trace à Bangui. L’Italien a-t-il profité de ces dernières années pour prendre contact avec les intermédiaires africains ou russes en Belgique ? Bangui et Moscou y disposent de réseaux liés au commerce du diamant et construits en partie autour d’un fidèle de Touadéra, Dimitri Mozer, consul de Centrafrique à Bruxelles. Ce dernier, contacté par Jeune Afrique, affirme ne pas connaître Ciolini.

 

Traque aux opposants ?

Selon nos informations, ce dernier a eu à Bangui des contacts répétés avec l’« assistant en relations publiques » de la présidence, Dmitri Alexandrov, notamment au restaurant Le Prestige. Pur produit de l’intelligentsia de Saint-Pétersbourg chère à Vladimir Poutine, Alexandrov est l’une des chevilles ouvrières de la stratégie russe consistant à contrer l’influence française en Centrafrique. Il est aussi le préposé aux médias de Valery Zakharov, principal conseiller russe du président Touadéra et proche de Evgueni Prigojine (financier officieux du groupe Wagner et de l’Internet Research Agency, réputée lié au renseignement militaire russe, le GRU).

 

Le mercenaire italien travaille-t-il pour le compte de la Russie en Centrafrique ? « Ce sont les Russes qui lui ont demandé de proposer un projet de coup d’État aux opposants et de leur transmettre systématiquement les noms de ceux qui adhèrent », affirme l’un des Centrafricains contactés par Ciolini. « Il a passé ces cinquante dernières années à manipuler les informations pour différents services de renseignements. Il n’est pas étonnant de le retrouver en Centrafrique à quelques mois d’une présidentielle », avance l’une de ses connaissances.

 

Âgé de 74 ans, il faccendiere (« l’homme de main », comme l’ont surnommé les Italiens), maître de la manipulation aux multiples visages, a-t-il perdu de son influence sur les rives de l’Oubangui ? Jeune Afrique a essayé de le contacter mais n’a pas obtenu de réponse. Gêné par les questions posées sur sa personne, notamment par les experts des Nations unies, il aurait une nouvelle fois disparu dans le courant du mois de mai. Pour mieux réapparaître ailleurs ?

 

Enquête exclusive du magazine Jeune Afrique du 01 juillet 2020.

Au Mali, le M5 propose une transition démocratique

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Au Mali, le M5 propose une transition démocratique

Bangui ( République centrafricaine ) – Les leaders du M5-RFP exigent, entre autres, la dissolution de l’Assemblée nationale, la mise en place d’un organe législatif de transition et le renouvellement intégral des membres de la Cour constitutionnelle.

Dans un mémorandum, les leaders du mouvement du 05 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques dessinent les contours de la refondation de l’État Malien. Parmi les neuf mesures proposées par les partisans de l’ imam Mahmoud Dicko , il y a donc la fixation des objectifs et de la durée d’une transition démocratique ou encore la tenue de concertations nationales pour faire l’état de la nation. Le détachement des services exécutifs de l’État de la présidence de la République fait également partie des mesures annoncées. /////////////.

Choguel Kokala Maiga, membre du mouvement, explique les caractéristiques de la mise en place d’un gouvernement de transition./////////////.

“Un Premier ministre désigné par le M5-RFP. Il ne peut être demis par le Président de la République que dans les conditions prévues par la charte de la transition.”/////////////.

Le mouvement ne fait plus de la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta la priorité des priorités. /////////////.

Des réformes politiques, institutionnelles, administratives et électorales figurent en bonne place dans cet agenda de sortie de crise du M5-RFP./////////////.

Pour Brehima, membre du M5 “si le Président de la République aime son pays, comme il aime toujours le dire, il doit faire son choix entre ces propositions et quitter le pouvoir.”/////////////.

Mahamane croit de son côté à une sortie de crise, “le Président peut rester bien sûr s’il applique ces mesures. Car elles diligentent la gouvernance de son régime.”/////////////.

Des demandes envisageables?/////////////.

Selon Dr Fousseyni Doumbia, professeur de droit et directeur du Cejep, le centre juridique, économique et politique, les propositions faites par le M5-RFP ne sont pas prévues dans la loi fondamentale de la République du Mali. /////////////.

Il explique qu’”il y a beaucoup de problèmes qui vont se poser. Un président honorifique ce n’est pas prévu par la constitution. Un Premier ministre de plein pouvoir qui jouera exactement tous les rôles que joue le président de la République, un président affaibli.”/////////////.

Les alliés du Mali dans la lutte contre les groupes armés ont exprimé leur préoccupation. /////////////.

Le professeur de droit ajoute que “seul interlocuteur légitime au Mali aujourd’hui c’est le président de la République et la communauté internationale est respectueuse des intuitions. Donc il est plus que difficile de matérialisér ces propositions tout en essayant surtout d’affaiblir le président de la République.’’/////////////.

Les leaders de la contestation prévoient une nouvelle grande mobilisation le vendredi 10 juillet, si les différentes mesures ne sont pas appliquées par le régime d’Ibrahim Boubacar Keita.

Avec DW français

RCA : les experts français forment 70 éléments des forces de sécurité intérieure

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/des-éléments-de-FSI-en-formation-de-pilotage-des-motos-à-Bangui-450×300.jpg” alt=”Des gendarmes et policiers en formation de pilotage entièrement financée par la France au profit des FSI. Photo de l’ambassade de France.” width=”450″ height=”300″ />
Des gendarmes et policiers en formation de pilotage entièrement financée par la France au profit des FSI. Photo de l’ambassade de France.

 

Bangui, république centrafricaine, 2 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Entièrement financées et assurées par la France, ces formations ont pour objectifs de renforcer les capacités de mobilité des unités de terrain, brigades de gendarmerie et commissariats, et d’élever le niveau opérationnel des unités spécialisées en charge de missions de police de la route et d’escortes officielles.

 

 

 

 

 

????? La France forme les gendarmes et policiers centrafricains.

 

L’ambassade de France en République centrafricaine apporte son expertise dans le domaine de la sécurité aux gendarmes et policiers centrafricains.

Lors d’un cycle de formation motocycliste de 45 jours découpé en 3 stages, des experts français assistés des cadres centrafricains de la sécurité ont formé 70 éléments des forces de sécurité intérieure. A l’issue de la première phase de formation, les 20 meilleurs stagiaires dont 10 policiers et 10 gendarmes ont été retenus pour un stage de perfectionnement au pilotage de motos de grosse  cylindrée. Les autres ont été affectés dans les unités de patrouille terrain.

125 motos Yamaha ont été achetées par le Ministère centrafricain de l’intérieur sur appui budgétaire de l’Union Européenne. 10 motos de grosse cylindrée ont été offertes par la Chine.

Entièrement financées et assurées par la France, ces formations ont pour objectifs de renforcer les capacités de mobilité des unités de terrain, brigades de gendarmerie et commissariats, et d’élever le niveau opérationnel des unités spécialisées en charge de missions de police de la route et d’escortes officielles. Aussi,  les stagiaires ont suivi plusieurs séquences de maniabilité qui vont leur permettre d’exécuter efficacement des missions délicates telles que des interceptions de véhicules en mouvement ou la protection de hautes autorités pendant leurs déplacements.

Lundi 29 juin 2020, en présence de représentants français, de l’Union européenne, de la Chine, le directeur de cabinet du ministre de l’intérieur a présidé une cérémonie de cloture de stage avec remise de diplômes aux stagiaires suivie d’ une démonstration avec motos. Cette formation, qui n’a pour seul but que d’appuyer la Centrafrique sur le chemin de la restauration de l’autorité de l’Etat dans le pays, est l’illustration parfaite d’une coopération intelligente et efficace associant plusieurs partenaires au sein d’un même projet.

 

 

RCA : Bocaranga, la ville est toujours sous contrôle des soldats FACA, mais plusieurs barricades sont érigées.

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des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.

 

Bocaranga, République centrafricaine, 2 juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après deux heures des tirs à l’arme lourde et légère des rebelles de 3R contre les positions des soldats FACA à Bocaranga, dans la préfecture de l’ouham-Péndé,  vers 6 heures du matin, l’intensité des frappes semble baisser de plusieurs crans, mais la tension reste toujours vive. Les soldats des forces armées centrafricaines continuent de contrôler la ville, mais des barricades sont érigées partout dans les rues par des groupes des jeunes.

 

« Ils ne sont pas loin. Ils pourraient revenir à tout moment », s’inquiète un habitant de Bocaranga interrogé par CNC.

Les combats ont débuté vers 4h30 du matin avec des tirs aux armes lourdes et légères de 3R contre les positions des soldats de l’armée nationale (FACA). Mais après deux heures des tirs, les rebelles se sont volontairement repliés derrière les collines qui surplombent la sous-préfecture de Bocaranga. On ignore s’ils vont réellement revenir, mais les populations locales, apeurées, se sont terrées chez elles.

Au même moment, un éleveur peul, habitant dans la ville, vient d’être arrêté par un groupe des jeunes et remis aux soldats FACA. On ignore pour quelle raison ce citoyen peul a été arrêté.

Lundi, à Mont Yadé, situé à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga, ce même groupe des rebelles de 3R ont attaqué, dans la matinée, un convoi militaire des casques bleus de la Minusca à destination de la ville de Koui, faisant plusieurs blessés dans le rang des forces des nations unies. Mais quelques heures plus tard, dans la nuit du lundi à mardi 30 juin, les casques bleus ont lancé une vaste opération militaire contre le 3R dans la localité de Koui, anciennement DeGaulle. Suite à cette attaque, des proches du chef de l’État ont propagé des rumeurs faisant échos de la prétendue mort du chef rebelle Abass Sidiki, tué par les forces de la Minusca. Ce qui n’a pas été confirmé, ni par la Minusca, ni par des sources indépendantes sur le terrain. Mais contre toute attente, ce jeudi matin, les rebelles de 3R ont pris d’assaut la ville de Bocaranga avec des tirs intenses partout dans la ville durant deux heures.

 

Arlette Maïguélé

Copyright2020CNC

RCA : La Fondation HMD procède aux opérations d’assainissement dans le campus universitaire

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La photo d’ensemble des étudiants sélectionnés et le Secrétaire général de la Fondation HMD. Photo CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE.

 

Bangui, République Centrafricaine, 2 juillet  2020 (Corbeaunews-Centrafrique).A quelques jours de reprise des activités académiques à l’Université de Bangui, la Fondation Henri Marie DONDRA (HMD) a mené depuis le samedi dernier une vaste opération de nettoyage au sein du campus universitaire. Ceci, dans le but d’apporter un appui  aux étudiants afin de rendre à eux-mêmes leur environnement estudiantin sain et propre.

 

En prélude au redémarrage des cours à l’Université de Bangui programmé pour le lundi 6 juillet 2020 par le Rectorat, la Fondation Henri Marie DONDRA a décidé de voler à la rescousse des étudiants et leurs encadreurs avec en toile de fond, une activité en grande pompe de nettoyage baptisée « Université propre ».

Pour mener à bon port cette activité qui durera 3 jours, nombre d’étudiants habitant les cités du campus universitaire a été mobilisé pour mener cette opération d’assainissement  en désherbant et en procédant au nettoyage des salles de cours.

Par ailleurs, pour faire face à la pandémie du COVID-19 qui continue de faire son bonhomme de chemin dans le pays avec la hausse fulgurante de contamination, la Fondation HMD a doté les étudiants résident dans le campus avec les kits de protection contre la maladie à Coronavirus.

« Nous sommes là pour venir en appui aux étudiants de l’Université de Bangui. Nous avons démarré cette activité depuis le samedi dernier, en les dotant avec des kits de protection contre le COVID-19 entre autres, sceaux d’eau, savons, détergents et gels hydro-alcoolisés », a précisé Stapin Martial BENGUE, Secrétaire Général de ladite Fondation.

Pour barrer la route à cette insalubrité qui gangrène cet environnement, la Fondation HMD,  par la même occasion comme le témoigne le Secrétaire Général, a fourni des outils de nettoyage notamment, pelles, râteaux, brouettes ainsi que des machettes ont été donnés aux étudiants devant les aider à remettre la propreté sur le campus.

L’étudiante Marie Benoite YANDOMA, l’une des participants à cette opération, se réjouit de prendre part à cette activité visant à débroussailler les herbes qui occupent une grande partie du campus universitaire.

« On est en train de désherber notre environnement entouré par les ordures. Depuis un certain temps avec l’avènement du COVID-19 et la suspension des cours à l’Université de Bangui, les étudiants habitant la cité universitaire n’ont pas pu penser au nettoyage de leur environnement. Et grâce à cette initiative de la Fondation HMD, que nous avions été  sélectionnés au préalable par nos chefs des bâtiments de cités universitaires (CB) et repartis en petits groupes de 10 personnes pour procéder au nettoyage sur tout le campus », -a-t-elle expliqué.

A titre de rappel, depuis l’apparition en mars 2020 de cette maladie dangereuse en rca, la Fondation HMD, du ministre des finances et du budget, multiplie des actions dans les différents quartiers de Bangui. L’on veut aider les autorités nationales du pays à lutter efficacement contre la propagation de cette pandémie qui continue de décimer le monde entier.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE            

 Copyright2020CNC

                          

RCA : L’Union européenne salue le démarrage des opérations d’enregistrement des électeurs

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drapeau de l’union européenne combiné avec celui de la république centrafricaine 750×750

 

L’Union européenne salue le démarrage des opérations d’enregistrement des électeurs centrafricains en vue des élections présidentielles et législatives de décembre 2020.  Elle félicite vivement l’Autorité Nationale des Elections et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour ce résultat qui constitue une étape essentielle du processus électoral.

 

Dès mardi 30 juin, près de 400 agents d’enregistrement ont été déployés sur les 8 arrondissements de Bangui.

 

C’est le Président de la République lui-même, S.E. Faustin Archange Touadéra, qui s’est inscrit le premier comme électeur, ouvrant la voie pour plusieurs milliers de Centrafricaines et Centrafricains qui se sont déjà rendus, dès le premier jour, dans l’un des 86 centres ouverts par l’ANE.

 

Pour la première fois de son histoire, grâce aux efforts de l’ANE, du PNUD, et des bailleurs, dont en particulier l’Union européenne, la République centrafricaine est en train de se doter d’un fichier électoral informatisé comportant des photos des électeurs, en couleur, ainsi que des photos de leur pièce ou document prouvant leur identité.

 

L’Union européenne se félicite particulièrement de cette opération qui permettra à la République centrafricaine de distribuer à ses citoyens des cartes d’électeur en couleur comportant leur photographie. Il s’agit d’une grande première pour le pays et c’est aussi « un indicateur concret de développement qui participe de la dynamique de renouveau initiée par les autorités centrafricaines », comme l’a souligné l’Ambassadrice de l’Union européenne, Samuela Isopi. « Nous encourageons fortement toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains à aller s’enregistrer massivement en suivant l’exemple donné par SE le Président de la République. Le vote c’est un droit mais aussi un devoir civique pout chaque citoyen, qui peut à travers sa voix participer à la consolidation de la démocratie et à la construction de l’avenir de son pays » a-t-elle continué. « Pour un pays en reconstruction comme la Centrafrique, la construction d’une démocratie solide et d’institutions fortes est fondamentale pour doter le pays d’une infrastructure institutionnelle et démocratique résiliente et d’une gouvernance efficace, sans lesquelles aucun pays ne peut se développer ».

 

L’enregistrement des électeurs se fait dans le respect des mesures barrières prévues dans le cadre de la prévention et de la lutte contre le Covid-19 et des dispositions des autorités. Grâce à l’appui du PNUD, l’ANE a pris soin de prévoir, dans chaque centre, un agent dédié à la prévention, qui sensibilise les personnes venues s’inscrire et les invite au lavage des mains et au port du masque. « Ainsi chacun peut aller s’inscrire en toute sûreté vis-à-vis du risque posé par le Covid-19 qui » pour l’Ambassadrice « impose des précautions supplémentaires ».

 

L’étape de l’enregistrement permettra d’établir le fichier électoral, c’est-à-dire la liste des électeurs admis à voter le 27 décembre prochain. Les agents recenseurs, sur consignes de l’ANE, photographient la pièce d’identité et le formulaire de chaque inscrit et placent ces photos dans le fichier électoral. L’Union européenne salue l’introduction de cette nouvelle disposition, prévue par le programme d’appui aux élections et par la Convention de financement signée entre l’UE et le Gouvernement centrafricain, qui permettra d’établir un fichier plus fiable, de créer un premier lien avec l’état civil et de diminuer considérablement les risques de fraude électorale. L’UE tient ici à féliciter l’ANE pour l’application d’une des recommandations de 2018 émises par l’Organisation Internationale de la Francophonie.

 

Le projet électoral PAPEC (Programme d’appui au processus électoral en Centrafrique) géré par le PNUD est appuyé par l’Union européenne à hauteur de 15 millions d’euros, à travers le Fonds européen de développement.

 

Parallèlement, l’UE a déployé un programme complémentaire, UE-PCD (Programme de consolidation de la démocratie), qui est mis en œuvre par Enabel, en partenariat avec le Forum des Femmes Parlementaires. L’UE-PCD prévoit une composante d’appui au processus électoral de 3 millions d’euros visant en particulier une assistance à l’ANE dans les opérations de cartographie et de renforcement en dotation technique du Centre de traitement des données. Il comprend également un appui à la stratégie genre de l’ANE et une campagne de sensibilisation finalisée à l’inscription des femmes au fichier électoral pour une plus large participation féminine aux prochaines élections. Un deuxième financement à travers l’UE-PCD permettra d’apporter un soutien aux autres institutions impliquées dans le processus électoral, notamment la Cour Constitutionnelle, le Cadre de Concertation et le Haut Conseil de la Communication. L’UE a également déployé une équipe d’experts électoraux auprès de l’ANE, chargée d’apporter une assistance technique aux experts nationaux centrafricains.

 

L’Union européenne, premier partenaire et bailleur du processus électoral déjà depuis les élections de 2015/2016, voit dans ces premières journées d’enregistrement réussies, un signal fort et positif pour la tenue d’élections crédibles et inclusives dans les délais constitutionnels. Elle encourage tous les Centrafricaines et Centrafricains à s’inscrire massivement et à s’impliquer dans le processus. Le processus électoral appartient à tous les Centrafricains. Une large participation de tous les citoyens est un facteur fondamental pour la réussite de ce scrutin.

 

L’Union européenne renouvèle ses compliments, sa confiance et son soutien à tous les Centrafricains, aux autorités, à l’ANE, à la Cour Constitutionnelle et aux autres institutions concernées et réitère son appel à tous les acteurs, politiques et de la société civile, pour un dialogue constructif et pour une participation active et positive à cette étape essentielle sur la voie de la démocratie, de la paix et du développement. L’Union européenne tient à remercier le PNUD pour la collaboration et le partenariat et tous les partenaires, dont la Minusca, qui apportent leur soutien fondamental au processus.

 

Investir dans des élections, libres et crédibles, est un investissement dans l’avenir du pays. Nous encourageons d’autres partenaires à unir leurs forces avec les nôtres.

 

Délégation de l’Union européenne en République centrafricaine

Alerte info : violente attaque des 3R contre les positions des FACA à  Bocaranga.

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des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.

 

Bocaranga, République centrafricaine, 2 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ). Les combats sont en cours. Les détonations d’armes lourdes et légères sont entendues partout en ce moment. Les soldats FACA ripostent, mais l’intensité des tirs fait craindre le pire.

 

Sans doute, les combattants rebelles de 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation)  n’ont plus de crainte pour les forces de la Minusca, encore moins des soldats FACA. Après deux jours d’affrontements avec les Casques bleus Bangladesh de la Minusca à Mont Yadé, les rebelles de 3R continuent malheureusement de progresser vers Bocaranga. Ce matin vers 4 heurs, ils ont attaqué sur deux fronts : axe Bouar, puis axe Ngaoundaye.

Selon  une source militaire locale, la météo actuelle n’est pas favorable aux soldats Bangladesh de la Minusca qui maîtrisent moins le secteur qui est couvert des montagnes Rocheuses comme en Afghanistan.

Pour l’heure, les Casques bleus et les soldats FACA tentent de repousser cette attaque de 3R contre les positions des FDS à Bocaranga.

Les ONG humanitaires internationales ont déjà suspendu leurs activités dans la zone, d’autres ont du rapatrié leur personnel vers la ville de Bouar  depuis les premiers affrontements de Mont Yadé du lundi 29 juin.

Nous reviendrons plus en détail dans nos prochains articles sur CNC.

 

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Coup d’Etat manqué au Bénin : Qui en veut à Patrice Talon ?

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Coup d’Etat manqué au Bénin : Qui en veut à Patrice Talon ?

Bangui ( République centrafricaine ) – Un groupe de personnes mises aux arrêts aurait eu pour ambition de déstabiliser les institutions du pays. Les faits remontent à la nuit du 25 au 26 juin 2020.

Pour l’instant on dispose de très peu de précisions sur ce putsch qui aurait été déjoué./////////////.

D’après nos informations de sources dignes de foi, une tentative de déstabilisation était bien en cours. Elle aurait été programmée pour la nuit du 25 au 26 juin dernier. Neuf personnes impliquées dans cette manœuvre sont aux arrêts. Parmi elles, des militaires et des civils. Ces personnes auraient été filées et mises sur écoute, ce qui a permis d’identifier leur objectif et leur niveau de préparation./////////////.

Nos sources indiquent que les militaires impliqués sont moins gradés. Le plus avancé du lot étant un caporal de l’armée./////////////.

Contactés, ni la direction de la Communication de la présidence, ni l’armée, n’étaient disponibles pour commenter cette information. Un dossier très sensible disent certains./////////////.

Plusieurs soldats impliqués dans cette affaire ont été arrêtés /////////////.

Le silence du pouvoir/////////////.

Au sein de l’opposition, on s’interroge sur le silence qui entoure cette affaire. Pour Donklam Abalo, porte-parole de l’USL, l’Union Sociale Libérale de l’opposant en exil Sébastien Ajavon, “C’est un mode de gouvernance. Il y a très peu d’informations sur tout ce que ce régime fait. Ne pas donner les informations est un style pour ce régime. Sinon, je ne vois pas de problèmes à dire ce qui se passe, voilà les détails en attendant l’instruction. Dans moins de dix mois, il y aura une élection présidentielle au Bénin et nous, on se bat pour une alternance démocratique. Maintenant qui a intérêt à déstabiliser le régime ? je ne le sais vraiment pas”, explique l’opposant. /////////////.

Démocratie fragilisée/////////////.

Ce n’est pas la première fois que le Bénin se trouve confronté à une tentative de déstabilisation. En mars dernier, les services de sécurité affirmaient avoir déjoué un complot visant à renverser le président Patrice Talon. Une vingtaine de personnes, dont dix militaires, avaient été arrêtées selon les autorités. /////////////.

Mai 2019, manifestation des partisans de l’ancien président Yayi Boni à Cotonou/////////////.

Même s’il reconnaît que la démocratie béninoise traverse des moments difficiles, Guy Dossou Mitokpè du parti “Restaurer l’Espoir”, exclut toute aventure militaire. Pour lui, il faut plutôt œuvrer à consolider cette démocratie. “En bons démocrates, je crois que quelle que soit la difficulté, nous devons faire l’effort de nous en tenir aux normes démocratiques. Nous n’avons jamais œuvré à la fragilisation de notre démocratie et nous ne le ferons jamais. C’est vrai qu’aujourd’hui, nous rencontrons des difficultés dans l’application de la démocratie dans notre pays mais je pense qu’il urge de faire la promotion de la démocratie”, insiste Guy Dossous Mitokpè./////////////.

Le Bénin n’est pas totalement sorti d’une crise politique née des élections législatives du 28 avril 2019. Les communales de mai dernier n’ont pas apporté d’amélioration non plus. Ces deux scrutins ont été largement remportés par les formations qui soutiennent le président Patrice Talon qui devrait sauf surprise se porter candidat à la présidentielle de 2021.

Avec DW français

Coup d’Etat manqué au Bénin : Qui en veut à Patrice Talon ?

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Le Président Béninois Patrice Talon. CopyrightDR 

Bangui, République centrafricaine, 01 juillet 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – Un groupe de personnes mises aux arrêts aurait eu pour ambition de déstabiliser les institutions du pays. Les faits remontent à la nuit du 25 au 26 juin 2020.

 

Pour l’instant on dispose de très peu de précisions sur ce putsch qui aurait été déjoué. D’après nos informations de sources dignes de foi, une tentative de déstabilisation était bien en cours. Elle aurait été programmée pour la nuit du 25 au 26 juin dernier. Neuf personnes impliquées dans cette manœuvre sont aux arrêts. Parmi elles, des militaires et des civils. Ces personnes auraient été filées et mises sur écoute, ce qui a permis d’identifier leur objectif et leur niveau de préparation.

Nos sources indiquent que les militaires impliqués sont moins gradés. Le plus avancé du lot étant un caporal de l’armée.

Contactés, ni la direction de la Communication de la présidence, ni l’armée, n’étaient disponibles pour commenter cette information. Un dossier très sensible disent certains.

Plusieurs soldats impliqués dans cette affaire ont été arrêtés. Le silence du pouvoir Au sein de l’opposition, on s’interroge sur le silence qui entoure cette affaire. Pour Donklam Abalo, porte-parole de l’USL, l’Union Sociale Libérale de l’opposant en exil Sébastien Ajavon, “C’est un mode de gouvernance. Il y a très peu d’informations sur tout ce que ce régime fait. Ne pas donner les informations est un style pour ce régime. Sinon, je ne vois pas de problèmes à dire ce qui se passe, voilà les détails en attendant l’instruction. Dans moins de dix mois, il y aura une  élection présidentielle au Bénin et nous, on se bat pour une alternance démocratique. Maintenant qui a intérêt à déstabiliser le régime ? je ne le sais vraiment pas”, explique l’opposant.

 

Démocratie fragilisée

Ce n’est pas la première fois que le Bénin se trouve confronté à une tentative de déstabilisation. En mars dernier, les services de sécurité affirmaient avoir déjoué un complot visant à renverser le président Patrice Talon. Une vingtaine de personnes, dont dix militaires, avaient été arrêtées selon les autorités.

Même s’il reconnaît que la démocratie béninoise traverse des moments difficiles, Guy Dossou Mitokpè du parti “Restaurer l’Espoir”, exclut toute aventure militaire. Pour lui, il faut plutôt œuvrer à consolider cette démocratie. “En bons démocrates, je crois que quelle que soit la difficulté, nous devons faire l’effort de nous en tenir aux normes démocratiques. Nous n’avons jamais œuvré à la fragilisation de notre démocratie et nous ne le ferons jamais. C’est vrai qu’aujourd’hui, nous rencontrons des difficultés dans l’application de la démocratie dans notre pays mais je pense qu’il urge de faire la promotion de la démocratie”, insiste Guy Dossous Mitokpè.

Le Bénin n’est pas totalement sorti d’une crise politique née des élections législatives du 28 avril 2019. Les communales de mai dernier n’ont pas apporté d’amélioration non plus. Ces deux scrutins ont été largement remportés par les formations qui soutiennent le président Patrice Talon qui devrait sauf surprise se porter candidat à la présidentielle de 2021.

 

Par Georges Ibrahim Tounkara

Avec DW Français

Élections 2020 – 2021 : manifestation et mouvement de colère à Ben-zambé, la résidence du Président du démembrement de l’ÂNE détruit.

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Manifestation des superviseurs et agents recenseurs à Bimbo en septembre 2015. CopyrightDR

 

Bossangoa, République centrafricaine, 1er juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ) – Des centaines des candidats au recrutement des agents recenseurs et tablettes de la commune de Ben-zambé, dans la préfecture de l’Ouham, ont manifesté leur colère ce mardi 30 juin pour dénoncer le manque de régularité dans le processus du recrutement par l’autorité nationale des élections (ÂNE). La résidence du Président du bureau du démembrement local  a été détruite, et sa famille a également été expulsée de la ville. La tension est toujours très tendue.

 

Sans doute, c’est déjà un faux départ. La situation devient catastrophique partout. De Bangui jusqu’en province, c’est le même son de cloche : le processus du recrutement des agents tablettes et recenseurs engagés par l’autorité nationale des élections (ÂNE) est entaché d’importante irrégularité. Comme nous l’avions vu dans la capitale, dans certaines villes de province, plusieurs candidats au recrutement des agents recenseurs sur la liste électorale ont manifesté leur colère pour dénoncer cette irrégularité. À Ben-zambé, dans la préfecture de l’Ouham, c’est la résidence du Président du démembrement de l’autorité nationale des élections qui a été pillée et détruite par les manifestants. Selon des informations recueillies sur place, pour se faire recruter comme agent recenseur ou agent tablette, certains candidats auraient remis d’importantes sommes d’argent au Président local du démembrement de l’ÂNE, tandis que d’autres ont dû travailler comme manœuvre dans sa ferme. Mais à la surprise générale de tous, aucun parmi eux ne figurait sur la liste des agents recenseurs et agents tablettes publiée par l’ÂNE. Aussitôt, un mouvement de colère s’éclate dans la ville. Les manifestants réclament leur argent. En signe de protestation, ils ont pris d’assaut la résidence du Président du bureau de démembrement de l’ÂNE qu’ils ont littéralement saccagée et pillée. Et ce n’est pas tout ! Dans certaines villes de province, c’est la même réaction des candidats.

À Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, c’est le député de Bozoum 2 Ambroise Zawa qui se substitue de loin au Président du démembrement de l’ÂNE de Bozoum pour recruter les agents recenseurs.

Avec l’appui de ses proches comme messieurs Sanga Marc, Ndounga Bienvenu, Mboko-tataly et Ngremalé François alias cisco, ils encaissaient  des sommes d’argent, mais également des cabris entre les mains des jeunes de Bozoum pour les faire des agents recenseurs. Malheureusement, depuis la publication de la liste définitive par l’ÂNE, c’est la colère et stupéfaction qui dominent.

Pendant ce temps, à Bangui, c’est un gigantesque désordre total. Nous reviendrons sûrement sur ce dossier dans nos prochains articles sur CNC.

 

Hyppolite Féïmonazoui.

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RCA : confusion autour de la rumeur sur la prétendue mort du chef rebelle Abass Sidiki.

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Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique

 

Bouar, République centrafricaine, 1er juillet 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ) – depuis mardi, des rumeurs enflent sur les réseaux sociaux, et relayés sur les antennes de certains médias centrafricains faisant état de la mort du sulfureux chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major et coordonnateur du mouvement 3R. Il serait tué dans un affrontement opposant les forces Bangladesh de la Minusca et les combattants rebelles de 3R dans la localité de koui, sous-préfecture de l’Ouham-Péndé. Intox ou info ? qui dit vrai.  

 

« Il est tombé dans une embuscade tendue par les forces Bangladesh de la Minusca dans la localité de koui. Après un bref échange des tirs, l’homme a été tué. Ses proches nous ont confirmé l’information », soupire un proche du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA joint au téléphone par la rédaction du CNC. Or, sur le terrain, des sources sécuritaires locales ont démenti catégoriquement cette information et parlent d’une véritable diversion orchestrée par le 3R.

À Bocaranga, où les affrontements entre les 3R et les Casques bleus Bangladesh de la Minusca sont toujours en cours, les rumeurs sur la prétendue mort du chef rebelle Abass Sidiki ne passent pas. Même à Koui, ou encore  à Bouar, personne ne veut y croire. Tout le monde parle de manipulation de 3R appuyée par le gouvernement afin de desserrer la pression militaire exercée par la Minusca sur le 3R.

 

Mais qui dit vrai dans tout ça ?

« Les autorités doivent nous exposer sa dépouille sur la place publique pour que les Centrafricains puissent confirmer que Sidiki est réellement mort », explique un député de la Nana-Mambéré joint au téléphone par CNC.

Du côté de l’opposition démocratique, la nouvelle de l’assassinat du chef rebelle Abass Sidiki s’étonne plus d’un. Certains se demandent pourquoi le gouvernement se « réjouit »  très rapidement de la prétendue mort de Sidiki alors qu’il n’a même pas vu sa dépouille mortelle.

Affaire à suivre…

 

Gervais Lenga

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RCA : vive tension au sein du parti MCU, Touadera et Sarandji à couteau tiré.

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L’ex-premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le chef de l’État Faustin Archange Touadera à Bangui. CopyrightDR.

 

Bangui, République centrafricaine, 30 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – rien ne va plus au sein du mouvement « Cœurs unis » du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à quelques mois des élections groupées du 27 décembre 2020. Son secrétaire exécutif, l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI, et le chef de l’État, le professeur Faustin Archange TOUADERA, ne se parlent plus, et les altercations s’enchainent au sein du MCU, leur mouvement politique, désormais divisé en deux groupes.

 

Après l’échec de maintes tentatives d’implantation de ses bureaux fédéraux et sous-fédéraux dans les villes de provinces, le mouvement Cœurs unis du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA semble désormais faire du surplace, et ce, à Bangui comme en province.

« C’est très difficile pour nous! Toutes les batteries de stratégies que nous avons déployées sur le terrain n’accouchent qu’une souris », déplore un cadre influent du MCU.

Oui, personne ne peut ignorer ce constat sur le terrain. À Bambari, Bria, Ndélé, Nola, Berberati, Birao, Paoua, Bouar, etc., aucun bureau fédéral, sous-fédéral, encore moins une cellule du parti présidentiel MCU a été mise en place dans ces villes. Or, pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, la faute revient au bureau politique de son mouvement le MCU, en particulier à son secrétaire exécutif, l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI.

« Avec tous les milliards de francs CFA que le chef de l’État a pu injecter dans les activités de ce parti, on ne peut s’attendre à de tels résultats à moins de six mois des élections », s’alarme un proche du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Désormais, au sein du MCU, c’est dû coup pour coup. Le courant ne passe plus entre le chef de l’État et le bureau politique de son parti. Même son influent conseiller politique, le secrétaire exécutif du MCU, l’ex-Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI ne le croise plus, et ne parle plus avec lui. Certains proches du chef de l’État auraient évoqué son intention de se retirer de la course à la prochaine présidentielle de 2020. Mais les mercenaires russes vont-ils accepter ?  Difficile de le savoir.

D’après un député proche de la majorité présidentielle, la seule option qui est actuellement sur la table du MCU c’est le « trucage massif».  Nous reviendrons bientôt sur cette option dans nos prochains articles sur CNC.

 

Gisèle MOLOMA

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RCA : attaque de Bocaranga, la Minusca lance une vaste opération contre le 3R à koui.

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Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.

 

Bouar, République centrafricaine, 30 juin 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique ) – alors que l’affrontement entre les Casques bleus de la Minusca ( mission des Nations unies en Centrafrique),   et les rebelles du mouvement  3R ( Retour, réclamation et Réhabilitation) se poursuivait dans la localité de Mont Yadé, situé à 25 kilomètres de Bocaranga, l’État major des forces de la Minusca vient de lancer ce mardi 30 juin une vaste opération militaire contre le 3R dans la sous-préfecture de Koui, anciennement DeGaulle.

 

Visiblement, le mouvement rebelle 3R ne semblait être intimidé  par la pression militaire de la Minusca qui vient de lancer dans la nuit du lundi à mardi une vaste opération contre ses positions dans la localité de Koui. Selon nos informations, celle-ci sera menée  conjointement avec la couverture aérienne  rapprochée des forces Bangladesh de la Minusca. Pourtant, ce lundi, peu avant 17 heures, alors que les affrontements entre les Casques bleus et les rebelles de 3R se poursuivaient dans la localité de Yadé, une marche pacifique des habitants de koui,  soutenue par le 3R, demandait le départ immédiat et sans condition de toutes les forces de la Minusca de leur ville. Peine perdue. La Minusca faisait la sourde oreille, et campe sur ses positions d’attaque.

Pour l’heure, à Bocaranga comme à koui, toutes les activités humanitaires sont suspendues momentanément. Certaines ONG comme OCHA, ACTED et  INSO ont dû rapatrier leur personnel vers Bouar, préfecture de la Nana-Mambéré,  en attendant le retour au calme dans la zone.

Rappelons que depuis le retour au maquis du chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R, ses hommes ont lancé successivement des attaques contre la brigade territoriale de la gendarmerie de Besson, le 14 mai, où des gendarmes avaient été désarmés de force, suivie de celle contre la base d’entraînement de l’unité spéciale mixte de sécurité (USMS), le mardi 9 juin à Bouar, puis celle contre la base de la Minusca à Pougole, où des Casques bleus avaient également été désarmés. Sans oublier le dernier assaut contre une patrouille des soldats FACA à Besson, où plusieurs militaires centrafricains avaient été tués.

 

Gervais Lenga

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RCA : la ” Coalition Centrafrique Libre” diffuse de fausses informations

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Une patrouille des soldats français de la Sangaris dans une rue de Bangui en 2014. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, 30 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – La Coalition Centrafrique Libre (CCL) a organisé le lundi 22 juin une conférence de presse dans une salle de lInstitut National de la Jeunesse et des Sports (INJS). Cette réunion était « un appel pour saisir les élus de la nation à interpeller le Premier ministre, le ministre de la défense et le ministre des affaires étrangères à situer le peuple sur la présence de légionnaires français en RCA et dexiger leur départ ».

 

Selon les organisateurs, des légionnaires seraient arrivés en nombre dans le camp de M’Poko dans le but de déstabiliser la Centrafrique.

 

La demande du départ immédiat des légionnaires soi-disant « débarqués pour déstabiliser le pays » suscite les interrogations.

Force est de constater que l’affirmation s’avère totalement fausse. Qui a vu tous ces militaires ? Personne. Mais dans un kilo de mensonge il y a au moins 20 grammes de vérité, dit-on. Présentement la vérité est qu’il y a bien quelques légionnaires présents dans le cadre de l’opération EUTM-RCA et aussi au DETAO. D’ailleurs on y retrouve depuis toujours toutes les couleurs de béret. On est donc bien loin des 2 000 faussement annoncés.

Et surtout, leur mission consiste à former les FACA et à venir en aide à la population, comme cela a été le cas dernièrement avec une sensibilisation aux gestes barrières pour les jeunes du 5ème arrondissement.

 

D’ailleurs, le 25 juin, le gouvernement centrafricain a publié un communiqué qui confirme que les rumeurs diffusées sur ce sujet par la Coalition Centrafrique Libre, et d’autres groupes affiliés, sont des « mensonges inventés de toutes pièces ».

 

Au bilan, cet appel lancé avec virulence par quelques jeunes instrumentalisés n’a rassemblé que quelques dizaines d’individus, même pas une centaine dont certains étaient présents par curiosité. Une conférence de presse étant organisée, des journalistes ont permis de remplir le parquet de la salle. Et au bilan que reste-t-il ?

Il reste une Coalition Centrafrique Libre qui diffuse des fausses nouvelles et joue à attiser les peurs. A ce jeu dangereux elle a perdu toute sa crédibilité.

 

Le virus du mensonge est plus dangereux que la Covid19 en république centrafricaine. Pour s’en protéger le geste barrière est de le dénoncer.

 

Copyright2020CNC

Alerte info : violent affrontement entre les forces de la Minusca et les 3R dans la localité de Bocaranga.

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mouvement d’un véhicule de la Minusca dans la ville de Bocaranga le 29 juin 2020. Photo CNC /

 

Bocaranga, République centrafricaine, 29 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – L’affrontement a débuté ce matin du lundi 29 juin et se poursuit en ce moment avec une intensité rare des combats. Plusieurs blessés sont annoncés des deux côtés, et les populations, apeurées,  ont du quitter la zone pour se réfugier dans la brousse.

 

Selon les premiers éléments d’informations recueillis par CNC, l’affrontement a débuté après un assaut violent des 3R contre un convoi de ravitaillement de la Minusca dans la localité de Mont Yadé, situé à 25 kilomètres de la sous-préfecture de Bocaranga.

« Les rebelles de 3R auraient reçu une information selon laquelle cette équipe du ravitaillement de la Minusca serait composée des soldats des Forces armées Centrafricaines (FACA) qui voudraient lancer un assaut contre les positions des 3R », explique une source humanitaire jointe au téléphone depuis Bocaranga.

Pour l’heure, les affrontements se poursuivent, et un convoi militaire des soldats FACA vient de quitter Bocaranga pour le village Yadé, lieu des affrontements. Aucun bilan n’est disponible, mais des sources sécuritaires locales parlent d’un mort et de plusieurs blessés du côté de la Minusca.

Pendant ce temps, à Bocaranga, certaines ONG internationales ont complètement suspendu momentanément leurs activités dans la zone, et d’autres ont dû rapatrier leur personnel vers la ville de Bouar. La ville est complètement vidée de ses habitants.

 

Les détails dans nos prochains articles.

 

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RCA : Le gouvernement des États-Unis d’Amérique félicite le gouvernement centrafricain pour ses efforts de lutte contre la traite des personnes

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Copyrightdépartement américain

 

Communiqué de presse

 

Le gouvernement des États-Unis d’Amérique félicite le gouvernement centrafricain pour ses efforts de lutte contre la traite des personnes

 

Bangui, 29 juin 2020 – Le 25 juin 2020, le département d’État des États-Unis d’Amérique a annoncé que la République centrafricaine (RCA) avait fait des progrès importants en matière de la lutte contre la traite des personnes. Le gouvernement des États-Unis souhaite saisir cette occasion pour féliciter le gouvernement centrafricain pour ses efforts. Il y a encore du travail à faire, mais ces réalisations constitueront une base solide à partir de laquelle il sera possible de réaliser de nouveaux progrès en partenariat avec les organisations internationales, la société civile, et les partenaires bilatérales.

 

L’ambassadeur des États-Unis d’Amérique en République centrafricaine, S.E. Lucy Tamlyn, a déclaré : « Il faut sensibiliser les gens par rapport à cet esclavage moderne. Il faut identifier les victimes et leur donner les soins nécessaires pour qu’ils puissent regagnent leur liberté et leur dignité. Il faut entamer les poursuites judiciaires contre les malfaiteurs qui gèrent les réseaux criminels. Il faut que les leaders des groupes armés soient tenues pour leurs crimes contre l’humanité. C’est une lutte qu’on mène ensemble et j’ai assuré le chef de l’État de l’engagement américain de soutenir ses efforts ».

 

La loi américaine de 2000 sur la protection des victimes de traite ainsi que le rapport annuel sur la traite des personnes sont les principaux outils diplomatiques utilisés par le gouvernement des États-Unis d’Amérique pour collaborer avec les gouvernements étrangers en matière de traite des êtres humains. Ils reflètent l’engagement du gouvernement des États-Unis d’Amérique à jouer un rôle de premier plan mondial sur cette question clé des droits de l’homme et de l’application de la législation.

 

À propos de la traite des personnes

La traite des personnes – également connue sous le nom de traite des êtres humains – est une crise d’envergure mondiale qui implique le recours à la force, à la fraude ou à la coercition pour obtenir un certain type de travail ou d’acte sexuel commercial. Chaque année, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont victimes de la traite dans le monde, y compris ici en République centrafricaine. Le travail forcé, le travail des enfants, l’utilisation d’enfants soldats, la prostitution forcée et l’esclavage moderne sont tous des exemples de traite des êtres humains.

 

 

 

 

 

RCA : Bouar, panique au marché central après des tirs de sommation d’un gendarme.

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Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, 29 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – Un mouvement de panique a agité dimanche le marché central de Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré située à 452 kilomètres au nord-ouest de Bangui.

 

Selon une source proche de la gendarmerie locale, ce vif mouvement de panique a été observé suite aux tirs de sommation d’un gendarme centrafricain qui aurait tenté d’interpeller un groupe des éleveurs peuls.

En effet, peu avant midi, ce dimanche 28 juin, la présence d’un groupe des éleveurs peuls a été observée au marché central de Bouar. Ils étaient  en train de faire des achats avec d’importantes sommes d’argent en leur possession. « C’est étrange ! », s’étonne un témoin de la scène interrogé par CNC. Pour lui, il ne fait aucun doute, ces éleveurs peuls seraient des « intermédiaires «  des 3R : « ils sont venus faire les achats ici au marché central pour ramener aux rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation)  », a-t-il expliqué.

C’est dans cette disposition d’esprit que le service de la gendarmerie de Bouar a été alerté par un groupe des jeunes, et une équipe d’intervention a également été dépêchée rapidement  au marché central pour interpeller les suspects. Malheureusement à  l’arrivée des forces de l’ordre, l’un des suspects n’a pas voulu obtempérer, et l’un des gendarmes faisait des tirs de sommation avec son fusil d’assaut pour le ramener à la « raison ».  Aussitôt au marché central, cette détonation  d’arme crée un mouvement de panique au sein de la population. « On croyait à un échange des tirs avec les Peuls »,  explique une commerçante des légumes.

Finalement, tous les éleveurs peuls ont été conduits à la brigade de la gendarmerie pour nécessité d’enquête, et le calme est revenu au centre-ville quelques minutes plus tard.

Il y a lieu de noter que la semaine dernière, une patrouille des forces armées centrafricaines avait été prise d’assaut par les rebelles de 3R, à majorité peule, dans la localité de Besson, faisant plusieurs morts, dont un gendarme. Ce qui a largement choqué les populations de Bouar qui assimilent abusivement les éleveurs peuls aux rebelles de 3R du sulfureux Abass Sidiki.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

Catherine Samba-Panza : de l’ AngolaGate  au trucage massif des élections de 2015 – 2016.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/catherine-samba-panza-partie-3-pour-sa-biographie-450×342.jpg” alt=”L’ex-Présidente de transition Catherine Samba-Panza.” width=”450″ height=”342″ />
L’ex-Présidente de transition Catherine Samba-Panza.

 

Des élections maintes fois repoussées et finalement truquées.

 

A –  Un remaniement en plein « AngolaGate » sur fond de violences.

 

Alors que s’achève le 27 juin 2014 à Malabo le 23ème sommet de l’Union Africaine, Samba-Panza participe à une réunion informelle sur la Centrafrique organisée par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Elle y présente son bilan dans une ambiance tendue avant … d’être priée par ses pairs de quitter la salle…. C’est dans un couloir près du lieu de la réunion que la Présidente de transition doit attendre la fin des concertations… Le communiqué final publié à l’issue de la rencontre annonce « sa volonté de remanier son gouvernement » …

Du 21 au 23 juillet 2014, un sommet est convoqué à Brazzaville pour obtenir un cessez-le-feu officiel entre groupes armés.

Cette réunion et un remaniement de l’équipe gouvernementale apparaissent alors comme les derniers moyens pour Samba-Panza de sauver la face devant les critiques de plus en plus fortes à son endroit…

Le Premier Ministre Nzapayéké doit se résoudre à démissionner mais exige en échange des contreparties : il obtiendra près de 300 millions de FCFA et le poste d’ambassadeur de RCA en Afrique du Sud qu’il occupe encore aujourd’hui… Le 10 août 2014, Catherine Samba-Panza désigne pour le remplacer Mahamat Kamoun. La compagne de ce dernier Rachel Ngakola (cousine de SCP du côté maternel) qui est nommée au poste de Directrice Générale des douanes centrafricaines se distinguera par une gestion particulièrement prédatrice des recettes douanières…

Face aux bailleurs de fonds internationaux mais aussi à José Eduardo dos Santos, qui la convoque le 20 août 2014 à Luanda pour une brève séance d’explications sur l’utilisation des fonds alloués, la Présidente de transition plaide la bonne foi et l’urgence de la situation, sans que ses interlocuteurs ne soient c dupes quant à l’utilisation des 2,5 millions de dollars…

A Paris, l’on observe ce désordre avec crainte car la priorité est avant tout de se désengager au plus vite du théâtre d’opération centrafricain. Hélène Le Gal, conseillère Afrique de François Hollande vient à Bangui le 6 octobre 2014 pour recadrer CSP lui rappelant clairement qu’elle doit respecter le chronogramme relatif à l’organisation des prochaines élections qui doivent théoriquement se tenir au printemps 2015…

Pour les centrafricains, l’« Angolagate » est le catalyseur de la crise morale qui secoue la transition de Samba-Panza. La population descend dans la rue pour réclamer sa démission et des violences secouent Bangui. Depuis New York où elle participe à une réunion sur la RCA en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies, CSP semble au bord de la rupture. Des violences intercommunautaires secouent Bangui et Bambari début Octobre 2014 faisant plusieurs dizaines de morts.

On assiste à un affrontement larvé entre la cheffe de l’État et Alexandre-Ferdinand Nguendet, le président du CNT qui annonce en grande pompe une enquête sur l’affaire du don Angolais. Cette enquête sera finalement abandonnée avec l’intervention de Sassou Nguesso après que Samba-Panza avoue dans une déclaration publique « n’avoir pas utilisé l’argent toute seule » et menace dans l’hypothèse d’une enquête d’exposer les noms des responsables mouillés dans cette affaire…

 

B –  Le forum national de Bangui et les reports successifs des élections.

 

Alors que la date du scrutin initialement prévu pour le début de l’année est repoussée à l’été 2015, CSP s’active pour préparer le forum national de Bangui censé réconcilier les Centrafricains avant ce scrutin. Au début du mois d’Avril 2015, elle signe trois décrets portant nomination du présidium du Forum, des membres du Comité technique et fixant les dates du dialogue national. Le CNT s’élève alors contre ces décisions, accusant la Présidente de pas l’avoir consulté et les critiques se cristallisent sur le choix du très controversé Jean-Jacques Demafouth comme coordinateur du comité technique. Béatrice Epaye qui présidait la commission préparatoire du Forum en est limogée. Beaucoup reprochent à Catherine Samba-Panza de vouloir noyauter les débats du Forum et menacent alors de le boycotter.

Finalement, la Ministre de la Santé Marguerite Samba remplace Demafouth à la place du comité technique, la composition des comités est revue et tous les membres sont choisis par consensus. Lors de ce Forum qui se déroule du 4 au 11 mai 2015, les autorités de transition sont sévèrement critiquées.

Les débats permettent d’entériner une nouvelle prolongation jusqu’aux élections qui sont reportées au 18 Octobre 2015… Mais les violences s’intensifient. Le 20 Août 2015, plus de vingt personnes sont tuées et plusieurs dizaines blessées dans des violences intercommunautaires qui éclatent à Bambari provoquant des déplacements importants de populations.

Le 26 septembre 2015, l’assassinat d’un conducteur de mototaxi au PK-5 provoque une flambée de violences qui fait une quarantaine de morts et une centaine de blessés. On assiste à des scènes de pillages et des barricades sont érigées dans plusieurs quartiers de la ville.

Des manifestants demandent le départ des troupes de l’opération Sangaris et de la Minusca ainsi que celui de la Présidente de la transition. Des milliers de personnes sont déplacées et l’on assiste même à une évasion de centaines de détenus de la prison centrale de Bangui.

Samba-Panza qui est obligée de quitter précipitamment New York où elle participe à la 70e Assemblée générale des Nations unies qualifie ces évènements de « tentative de coup d’Etat ». Ce regain de tensions pousse à s’interroger : à qui profite le crime ?

La conséquence est en tous cas qu’une nouvelle date doit être fixée pour la tenue du premier tour des élections, cette fois au 13 décembre 2015…

 

C – Le trucage des élections présidentielles de

2015-2016.

 

Lors des élections présidentielles de 2015-2016, Constant Gouyomgbia-Kongba-Zeze (dont l’une des filles Cynthia est secrétaire à la Présidence) bénéficie du soutien de Samba-Panza. Rachel Ngakola, Directrice Générale des douanes gère ses comptes de campagne et celui-ci bénéficie ainsi d’importants moyens de communication (jusqu’à 3 millions de FCFA par semaine…).

Cela n’empêche pas ce candidat qui s’est distingué par d’importants détournements lorsqu’il était Directeur Général de la Caisse d’Amortissement des Dettes de l’Etat (CAADE) de n’obtenir que 0,49% des voix au premier tour de ces élections… Derrière le soutien de cette candidature en trompe l’œil, les autorités de transition organisent un vaste système de fraude validé par l’ambassadeur de France à Bangui Charles Malinas en faveur de Faustin-Archange Touadéra.

C’est Joseph Mabingui le Directeur de Cabinet de la Présidente et ami de longue date de Touadéra qui appuie ce choix, facilité par le fait que son épouse Brigitte Touadéra (née Béléma) est Banziri. Jean-Jacques Demafouth nommé par un décret muet de CSP « superviseur général des élections » chapeaute en toute illégalité le travail de l’Autorité Nationale de Elections. On assiste alors à des cas de fraudes extrêmement graves : distribution massive de bulletins de vote préremplis, existence de bureaux de vote fictifs, modification de procès-verbaux par des responsables administratifs ou encore au vote d’électeurs dépourvus de tout document d’identité…Autant de manœuvres qui expliquent ce score très surprenant de Touadéra (loin de faire partie des favoris de ce scrutin) au premier tour de ces élections.

Les autorités de transition continuent sur leur lancée durant l’entre-deux-tour. Le Ministre des Finances, Abdallah Kadre et de Rachel Ngakola font ainsi réquisitionner un avion de la compagnie Minair déjà loué par son concurrent pour aller battre campagne dans l’arrière-pays…L’ensemble de ces moyens mis en œuvre au profit d’un candidat approuvé par l’ambassadeur Malinas permettent de parler de trucage des élections par les autorités de transition alors que celles-ci étaient chargées de les organiser en toute impartialité…

Signalons aussi le cas de la cinquantaine de véhicules offerts par l’Angola dans le cadre de l’élection présidentielle qui après avoir été stockés à Yaoundé par l’entourage de la Présidente vont se volatiliser…

Juste avant de quitter ses fonctions, Catherine Samba-Panza nomme par le décret sa fille Christelle comme ambassadrice « extraordinaire et plénipotentiaire de la RCA » en Guinée équatoriale, une nomination que ne remettra d’ailleurs pas en question Touadéra une fois installé sur le fauteuil présidentiel…

 

Lors de l’investiture du nouveau Président « élu », Samba-Panza arrive sous les huées des banguissois clôturant ainsi d’une bien triste manière cette période…

Un audit de cette transition réalisé par la Cour des comptes met en lumière un certain nombre de dossiers détournements et de malversations commis sous la Présidence Samba-Panza. Les conclusions de cet audit, qui sur instructions de l’exécutif pourraient prochainement filtrer, ne cessent de donner des sueurs froides à l’ex-cheffe de l’Etat qui ne cesse de se plaindre de cette situation en affirmant en privé comme en public que sans elle « Touadéra n’avait aucune chance d’être au second tour… »

Par l’intermédiaire de son parent Calixte Mbari, chef de la division « démocratie, Etat de droit et des élections » de la Commission de l’Union Africaine, Samba-Panza se reconvertira au sein de l’Union Africaine. Elle a ainsi conduit pour le compte de la Commission de l’Union africaine, des missions d’observation électorales au Sénégal et en Côte d’Ivoire et co-préside le réseau des femmes médiateurs de l’Union Africaine (FemWise-Africa),

Dans une interview octroyée au journal Jeune Afrique le 22 Mars 2016, lorsqu’on lui demande si elle pourrait envisager de se représenter aux prochaines élections, Catherine Samba-Panza répond « dans cinq ans, j’aurai un certain âge et je préférerais avoir une activité moins stressante : je ne suis pas de ceux qui, à 75 ans, veulent se présenter ! Et puis la politique, ce n’est pas mon truc… »

 

Par : Gaston MADENGA

Tchad : Idriss Déby devient maréchal

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/02/soldats-tchadiens-dans-vehicule-en-mouvement-450×253.jpg” alt=”Les militaires tchadiens en mouvement au Tchad” width=”450″ height=”253″ />
Les soldats tchadiens.

 

Bangui, République centrafricaine, 28 juin 2020(Corbeaunews-Centrafrique ) – Dans la région du Sahel, précisément du Lac Tchad et depuis l’ouverture du front contre les terroristes de l’ISWAP et de Boko Haram, beaucoup s’accordent à reconnaitre que le Tchad fait figure de puissance militaire. Et ce ne seront pas les 1 000 combattants djihadistes de Boko Haram, annoncés avoir été tués par les hommes d’Idriss Déby Itno, au cours d’une opération lancée en Mars dernier,  qui viendraient témoigner du contraire.

 

Au vu de ces succès, l’Assemblée Nationale tchadienne, décidait ce vendredi d’élever le général président au rang de Maréchal.

 

Le Maréchal’’ Idriss Déby Itno

Le Tchad dans la guerre contre le terrorisme n’a pas lésiné sur la disponibilité. Ses forces armées connues pour être les plus efficaces de la région, le pays avait été invité à intégrer trois forces antiterroristes clés: la Force opérationnelle multinationale conjointe (MNJTF), la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et le G5 Sahel. De lourdes responsabilités, que le pays du général Déby avait souvent payé au prix fort, comme la disparition de 92 de ses soldats au cours d’une attaque de la presqu’île de Boma dans la région du Lac Tchad en Mars dernier.

Mais cela n’avait pas empêché, le général Déby de poursuivre sa lutte implacable contre l’extrémisme et le terrorisme. Le fait est que, le général n’était pas un novice en stratégie militaires. Son pouvoir il l’avait arraché à Hissen Habré en 1990, après avoir une dizaine d’années auparavant, ardemment contribué à refréner les velléités expansionnistes de Mouammar al-Kadhafi.

Aujourd’hui encore, 30 années après, le général Déby avait réussi à se maintenir à la tête d’un pays régulièrement secoué par des tensions ethniques internes et cerné de conflits à toutes ses frontières. Au nord, avec la guerre civile en Libye. À l’est, de puissantes milices qui se disputaient le contrôle du Darfour et du Soudan. Au sud, avec la République centrafricaine en crise. Et à l’ouest, avec l’Iswap et Boko Haram, autour du bassin du lac Tchad commun au Nigeria, au Cameroun et au Niger.

Un parcours militaire et une expérience de général longue de 30 années, qui avait certainement motivé sa consécration, ce vendredi, par les représentants du Peuple.

Avec la nouvelle tribune

RCA : Élois Anguimaté, candidat déclaré à la prochaine Présidentielle de 2020.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/Eloie-Anguimaté-candidat-indépendant-à-la-prochaine-présidentielle-du-27-décembre-2020-Copyright-CNC-Jefferson-Cyrille-Yapende-450×337.jpg” alt=”Éloie Anguimaté, candidat indépendant déclaré à la prochaine présidentielle du 27 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.” width=”450″ height=”337″ />
Éloie Anguimaté, candidat indépendant déclaré à la prochaine présidentielle du 27 décembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui, République centrafricaine, 28 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – Ça y est ! C’est parti pour les prochaine échéances électorales. Un autre candidat vient d’annoncer au public sa candidature à la prochaine présidentielle de 2020. Il s’agit de l’ex-ministre de la fonction publique, Monsieur  Élois Anguimaté. Universitaire et Homme politique indépendant, Éloi Anguimaté se veut candidat du peuple et de la lutte contre la pauvreté, de rétablissement et de la consolidation durable de la paix, de plein emploi, de la promotion de la démocratie, de la justice, de l’état de droit et de bonne gouvernance.

Ci-dessous l’intégralité de son discours.      

 

Centrafricaines, Centrafricains !

Mes chers compatriotes,

Je m’appelle Elois ANGUIMATÉ.

Je suis enseignant à l’Université de Bangui.Je suis le benjamin d’une fratrie de onze enfants. Je suis marié, père et grand-père. Je réside à Bangui, dans le 1er arrondissement, à la cité des É

En décembre 2020, nous fêterons nos 60 ans d’indépendance vis-à-vis de la puissance coloniale.

En décembre 2020, l’occasion nous est donnée de choisir notre nouveau Président de la République ainsi que nos nouveaux députés.

Notre si beau et si cher pays a été administré en toute souveraineté par ses propres enfants. C’est ce que voulait Barthélémy Boganda, le Président fondateur de note pays. C’est ce que nous voulions à sa suite.

Notre pays avait tous les atouts pour réussir dans le concert des nations modernes. Nous avons hérité de Boganda un programme de société simple qui se décline à travers notre devise : unité, dignité, travail, un slogan : zo kwé zo et cinq verbes dits verbes du Mésan, du nom de son parti, une langue nationale, un vaste territoire de 623 000 km2, immensément baigné d’eau (un produit très rare que nous convoiterait certains pays et certains peuples dans le dénuement), riche en flore et en faune variées, un sous-sol vierge d’exploitation aux richesses minières inégalées et insoupçonnées, et, par-dessus tout, un peuple très jeune et une culture variée.

Ces richesses faisaient de notre pays la Suisse africaine, une terre d’asile et d’accueil  et de nous le peuple élu de Dieu.

Qu’avons-nous fait de ce précieux et inestimable héritage ?

Rien, absolument rien.

Notre indépendance a tourné au désastre.

Nos successifs dirigeants nous ont appris à nous en détourner et à vivre de mendicité, à nous désunir, à nous vivre en ennemis jurés, à nous entretuer, à mourir comme des chiens errants, à vivre dans l’ignorance pour leur grand bonheur, à nous dresser les uns contre les autres au seul motif que certains seraient des savaniers, des forestiers, des riverains, des musulmans, des chrétiens, de leur région, clan ou ethnie , le but inavoué est de se maintenir longtemps au pouvoir, là où coule le lait et le miel. Ils ont transformé notre école publique qui était au départ une école de réussite sociale en école d’échec et notre hôpital un mouroir.

Leur mérite pendant ces 60 ans, c’est d’avoir planifié et exécuté de main de maître leur œuvre machiavélique et d’en être satisfaits.

Leurs victimes se comptent par millions.

Pendant 60 ans, ils ont tourné le dos à 92% de la population qui vivent en-dessous du seuil de la pauvreté la plus abjecte et 70%de jeunes.

Les oubliés et les abandonnés de la République. Ils ne figurent dans aucun programme de gouvernement. Des fantômes que l’on ressuscite comme par enchantement lors des élections comme c’est présentement le cas.

Des fantômes à qui on viendra miroiter des lendemains meilleurs, dont on sollicitera de manière assidue les voix, car c’est à cet instant qu’on se souvient qu’ils existent réellement et que leur voix comptent. Des voix contre du pain (fa na mbimapa), du savon, du sel et que sais-je d’autres.

Centrafricaines, Centrafricains !

Mes très chers compatriotes.

J’annonce officiellement ce jour que je suis candidat indépendant à l’électionprésidentielle du 27 décembre 2020. Je suis également candidat indépendant auxélections législativesdans la circonscription de Kaga Bandoro 1.

Mes colistiersà la députation et moi avons opté de nous présenter sous la bannière : CENTRAFRIQUE SOLIDAIRE. Cette option n’est pas anodine. Elle participe de notre volonté commune de vous offrir le véritable changement dont vous avez toujours rêvé.

J’ai fait mon entrée en politiqueavec les 4 CN, la CFD et mon parti la Convention Nationaleaprès de longues années de militantismeau sein de l’Union des Etudiants Centrafricains au Sénégal (UECAS) et de l’Union Nationale des Etudiants Centrafricains (UNECA), en France. C’est de là que date mon altruisme.Il s’est développé et renforcé au fil de ma longue carrière professionnelle, de mes engagements associatifs et de mes contacts.

Je suis un candidat de conviction. La décision que j’ai prised’être candidat à l’élection présidentielle est le fruit de cet altruisme et de cette conviction.J’ai conscience que notre pays va très mal mais qu’il est guérissable. La responsabilité de le guérir nous incombe, individuellement et collectivement. Je suis candidat parce que je crois fermement qu’avec les atouts dont nous disposons nous pouvons réussir.

Je me présente à cette élection dans le contexte particulier que traverse notre pays. A contexte particulier traitement particulier. J’ai pris des engagements hardis qui figurent dans mon projet de société dont la quintessence sera portée à votre connaissance le moment venu. D’ores et déjà voici quelques-unes des priorités de mon mandat :

  • Le rétablissement et la consolidation durable de la paix dans notre beau pays,
  • La lutte contre la pauvreté,
  • le plein emploi,
  • la promotion de la démocratie, de la justice, de l’état de droit et de la bonne gouvernance.

Mes très chers compatriotes.

Je vous invite à joindre massivement à moi et à tourner avec moi dès le 27 décembre ces sombres pages de notre histoire, de cette gouvernance oppressive, répressive, hautaine, méprisante que nous croyions à notre service mais qui nous a asservis de manière bestiale.

Vive la République !

 

 

 

Coronavirus (Covid-19) : la plupart des décès sont extrahospitaliers, selon le ministère centrafricain de la Santé.

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La sortie d’un véhicule transportant la dépouille d’un homme suspecté du Covid-19 retrouvé mort sur son lit le 25 juin 2020 au quartier PK11. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui, République centrafricaine, 28 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – D’après le ministre centrafricain de la Santé et de la Population, Docteur Pierre Somsé, la plupart des décès dus au nouveau coronavirus enregistrés en RCA ont eu lieu en dehors de l’hôpital,

 

À ce jour, la RCA a signalé 45 décès sur les 3.429 cas détectés. Parmi les décès, seulement huit cas ont été déclarés dans les services de santé, tandis que ceux qui meurent des suites du COVID-19 en dehors des hôpitaux sont comptabilisés au moment où leurs dépouilles sont placées dans les différentes morgues de la capitale centrafricaine Bangui, selon le magazine Xinhua qui a rapporté les propos du ministre centrafricain de la Santé.

Évoquant le profil des personnes décédées du nouveau coronavirus, docteur Pierre Somsé a décrit la plupart d’entre elles comme souffrant de maladies chroniques telles que l’hypertension, le diabète, la drépanocytose, le VIH/sida, la tuberculose, etc.

Mais l’un des gros problèmes du Covid-19 à ce jour en RCA, principalement à Bangui, c’est le transport des cadavres des personnes infectées du nouveau Coronavirus depuis le lieu de leur décès jusqu’à la morgue, si celui-ci est survenu en dehors du système hospitalier. Dans la plupart des cas que CNC a pu enregistrer, ce sont les proches des malades décédés du Covid-19 qui transportent eux-mêmes les dépouilles des victimes jusqu’à la morgue sans aucune protection recommandée par l’OMS (Organisation mondiale de la santé).

Interrogés par CNC, la plupart des proches des victimes expliquent qu’ils n’ont plus de choix, car ils auraient contacté en vain le numéro spécial 4040, la police, la gendarmerie, y compris la croix rouge.

Depuis l’apparition du premier cas de COVID-19 en RCA le 14 mars, 699 malades ont été guéris, selon le service sanitaire du pays.

 

Avec: Xinhua

Crise politique centrafricaine, Bozizé et Meckassoua se trouvent actuellement à Brazzaville.

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L’ancien Président de la République François Bozizé à gauche, et son ex-Premier ministre, Faustin Archange Touadera, Chef de l’État depuis 2016. Montage du CNC le 21 janvier 2020.

 

Bangui, République centrafricaine, 28 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – L’ancien Président de la République, le général François Bozizé, et le député du troisième arrondissement de Bangui, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, séjournent actuellement à Brazzaville, au Congo, depuis vendredi soir. Invités par le chef de l’État congolais Denis Sassou-Nguesso, les deux personnalités politiques centrafricaines vont devoir discuter avec le leader congolais, aussi médiateur dans la crise centrafricaine, la possibilité de décrisper le climat politique tendue dans le pays à quelques mois de la prochaine échéance électorale.

 

Après la mini tournée diplomatique au mois d’avril du chef de l’État centrafricain Faustin Archange TOUADERA à Kinshasa, en République démocratique du Congo, où il avait rencontré son homologue Félix Tshisekedi, puis à Brazzaville, où il a également échangé avec le Président congolais Denis Sassou-Nguesso, ex-médiateur dans la crise centrafricaine, c’est désormais le tour de l’ex-Président de la République, le général François Bozizé, et le député du troisième arrondissement de Bangui, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, de se rendre à Brazzaville, au Congo, ce vendredi 26 juin, à bord d’un jet privé affrété spécialement par le leader congolais Denis Sassou – Nguesso

Selon une source proche du ministère congolais des Affaires étrangères, l’objectif de la présence de ces  deux personnalités politiques centrafricaines à Brazzaville serait pour objectif de décristalliser l’atmosphère politique tendue en République centrafricaine après le retour discret au pays en décembre 2019, six ans après son exil en Ouganda,  du leader du parti KNK François Bozizé.

Selon des sources proches du parti KNK, créé par l’ancien Président François Bozizé, et du chemin de l’espérance, fondé par l’ancien Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua, le déplacement de ces deux leaders de l’opposition centrafricaine au Congo serait lié strictement aux efforts de paix menés par le chef de l’État congolais Denis Sassou-Nguesso en République centrafricaine.

Cependant, à Bangui, le voyage discret de Bozizé et de Meckassoua à Brazzaville, au Congo, a été interprété comme une nouvelle ingérence du Président Denis Sassou-Nguesso dans les affaires centrafricaines, surtout à quelques mois des prochaines élections présidentielles et législatives dans le pays.

Pour certains acteurs politiques centrafricains, c’est le fameux triangle maçonnique Sassou-Meckassoua-Le Drian qui serait à nouveau en marche.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

RCA : attaque de Besson, le bilan s’alourdit du côté des FACA.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/les-soldats-Faca-en-position-de-tirs-IMG_3876-450×253.jpg” alt=”les soldats Faca en position de tirs IMG_3876″ width=”450″ height=”253″ />
Image d’illustration des soldats FACA /

 

Bouar, République centrafricaine, 27 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – passant provisoirement de 3 à 5 morts, le bilan de l’attaque des rebelles de 3R contre une patrouille des forces armées centrafricaines (FACA) ce dimanche 21 juin sur l’axe Koundé – Besson continue de faire beaucoup de bruit dans le pays. Les familles des victimes demandent des explications au gouvernement, tandis que les députés de l’Ouham-Péndé et de l’opposition mettent la pression sur les autorités.    Et demandent l’arrestation immédiate du chef rebelle Ali Darassa, l’auteur présumé de triples attaques contre les forces de l’ordre ces dernières semaines.

 

L’attaque perpétrée par des combattants rebelles de 3R contre une patrouille des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) le dimanche 21 juin dernier sur l’axe Koundé-Besson, dans la préfecture de la Nana-Mambéré,  aurait fait plus de 5 morts et une dizaine des blessés. Initialement, on savait qu’un gendarme et deux sous-officiers de l’armée nationale ont été tués, et une dizaine d’autres blessés . Cinq (5) blessés graves ont été transférés à Bangui par voie aérienne. Malheureusement, parmi eux, deux (2) viennent de succomber de leurs blessures à Bangui, passant le bilan provisoire de 3 à 5 morts du côté des forces armées centrafricaines. Et ce n’est pas tout. Au moins 6 soldats ayant participé au combat de Besson n’ont pas fait de signes de vie depuis dimanche. Une équipe des forces spéciales de l’armée nationale devrait ratisser la zone de l’attaque ce vendredi 26 juin en vue de les rechercher.

Pour l’heure, aucun bilan officiel est annoncé par le gouvernement, encore moins par la Minusca qui avait expliqué auparavant aux journalistes, dans un autre cas,  qu’elle n’est pas venue en République centrafricaine pour compter le nombre des morts. Ceci dit, le nombre des victimes annoncé par la Minusca est tout simplement indicatif et non réel.

Du côté des parents des victimes, c’est la colère et la consternation qui dominent. On veut savoir pourquoi les soldats FACA ont-ils  été livrés aisément aux rebelles de 3R sans que les autorités du pays ne ressentent aucune émotion particulière.

Pendant ce temps, à Bocaranga, dans l’Ouham-Péndé, ces mêmes rebelles de 3R auraient annoncé leur intention de prendre la ville dans les prochains jours. Ce qui provoque une certaine psychose au sein de la population locale depuis 72 heures.

 

Gervais Lenga

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CENTRAFRIQUE : DE REPORT EN REPORT, L’AUTORITÉ NATIONALE DES ÉLECTIONS ENTRETIENT UN PARADOXE SUR L’EFFECTIVITÉ DES ÉLECTIONS GROUPÉES DANS LE DÉLAI CONSTITUTIONNEL.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, 27 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – Les opérations préparatoires d’un scrutin présidentiel ou législatif de grande envergure représentent un exercice technique, complexe et très périlleux car elles engagent la vie et l’avenir d’une nation toute entière. La minutie et la transparence sont les deux principales caractéristiques pour économiser tout soupçon de fraude ou de favoritisme qui peuvent ébranler un pays à travers une crise post-électorale avec des conséquences incommensurables.

C’est dans ce contexte bien maîtrisé par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) que se profilent les élections groupées du 27 décembre 2020 avec corollaire l’insécurité galopante entretenue par des mercenaires étrangers à la solde du pouvoir. À six (6) mois de cette échéance fatidique, les non initiés voire les non imprégnés du droit électoral commencent à douter de la sincérité de l’Autorité Nationale des Élections à organiser les élections dans le délai constitutionnel.

Même le dernier avis défavorable de la Cour constitutionnelle sur l’initiative de certains députés de modifier certaines dispositions constitutionnelles laissait apparaître en filigrane cette évidence. La présidente de l’Autorité Nationale des Élections venait de faire une sortie médiatique hasardeuse synonyme de lancement des opérations d’enrôlement c’est à dire de l’inscription des électeurs sur la liste électorale.

Cet exercice consiste à recenser les électeurs en âge de voter en vue de leurs inscriptions, renouveler et actualiser le fichier électoral tout en épongeant le contentieux du fichier électoral.

Cette phase permet d’établir l’équilibre démographique et territorial des circonscriptions, de remodeler les circonscriptions ainsi que les bureaux de vote. Depuis la conférence de presse de la présidente de l’ANE, cette étape la plus importante du processus électoral évolue de report en report paradoxalement à la volonté ferme de l’ANE d’organiser les élections dans le strict respect du chronogramme électoral initialement établi. Face aux difficultés pratiques nées de l’impréparation, le citoyen lambda s’interroge :

Face au retard évident, l’ANE va t-elle encore proposer un nouveau chronogramme électoral ? La présidente de l’ANE n’avait-elle pas tous les leviers du processus avant de faire sa conférence de presse ? N’était-il pas mieux que l’ANE avise du report des élections maintenant ? Ces multiples reports, facteurs de découragement, démobilisation et d’inquiétudes représentent-elles une porte ouverte à la fraude électorale ? L’ANE craint-elle que l’annonce du report des élections provoque de crise institutionnelle dans le pays ? Le processus d’enrôlement des électeurs qui accuse mécaniquement de retard présage t-il d’une élection apaisée, libre et transparente ? Ces signaux ne prédisposent-ils pas à une crise post électorale aiguë ? A quoi ont servi les leçons du passé puisque la même ANE auteur des élections de 2016 n’a pas été remaniée ?

Visiblement, on remarque que l’ANE est entrain de donner tacitement raison aux détracteurs du pouvoir qui pariaient sur le respect du calendrier électoral. L’annonce officielle de son incapacité à organiser les élections dans le délai sonnera le coup d’envoi de la concertation pouvoir/forces vives de la nation.

En attendant les conclusions de cette concertation, nous espérons que le projet de loi organique sur ANE qui est actuellement en discussion devant les parlementaires convoqués en session extraordinaire apportera des solutions à la hauteur des attentes sur le mandat de l’ANE qui expirera trois (3) jours avant la tenue du premier tour du scrutin. Mis délibérément à l’écart du processus électoral et considéré comme un spectateur, l’opposition démocratique observe le tâtonnement en attendant peut-être leur transition politique tant sollicitée avec véhémence.

Pour finir, sachant que le facteur temps fait défaut et compte tenu de l’impraticabilité des routes pendant les saisons pluvieuses, nous exhortons la plateforme des confessions religieuses de s’intéresser à la problématique du glissement du calendrier électoral en vue d’arbitrer la concertation qui s’annonce houleuse.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 26 juin 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel :

0666830062.

Catherine Samba-Panza : Une transition sur fond de scandales. (Partie II).

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/lancienne-Présidente-catherine-samba-panza-pour-ses-voeux-de-2020-450×305.jpg” alt=”l’ancienne Présidente Catherine Samba-Panza pour ses voeux de 2020″ width=”450″ height=”305″ />
l’ancienne Présidente de transition catherine samba-panza.

 

A –  Élue à la hâte Présidente de transition grâce à la France.

 

Un peu plus d’un mois après le début de l’opération Sangaris, juste après la démission de Michel Djotodia qui intervient le 10 Janvier 2014, le Conseil National de Transition (CNT) est chargé d’élire à la hâte (seulement dix jours après la démission de Djotodia) le futur Président de la transition. Mais ce n’est pas à Bangui que semble se jouer cette élection. Le 17 Janvier 2014, Denis Sassou-Nguesso qui est en déplacement à Paris reçoit dans la suite de son hôtel les ministres français des Affaires Etrangères Laurent Fabius et de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Le lendemain, Sassou s’entretient directement de ce cette élection lors d’une rencontre avec François Hollande à l’Elysée. Il devient rapidement évident à Bangui que Samba-Panza est soutenue par les Etats-Unis, la France et le Congo. L’ambassadeur de France à Bangui Charles Malinas en poste depuis à peine un mois n’hésite pas à confirmer de vive voix à de nombreux conseillers nationaux de transition le soutien de la France à Catherine Samba-Panza

Il faut préciser que Charles Malinas est l’ancien directeur de cabinet de Yamina Benguigui, Ministre déléguée chargée de la Francophonie plusieurs fois rencontrée par Catherine Samba-Panza au cours des derniers mois…

Alors que 24 dossiers de candidatures sont déposés, une sélection drastique est opérée par la Commission électorale spéciale du CNT selon 17 critères éliminatoires et seulement 8 candidatures sont finalement retenues la veille de l’élection.

Au premier tour, CSP obtient 64 voix (une voix de moins que la majorité absolue, fixée par le CNT à 65 voix) et devance Désiré Kolingba qui recueille 58 suffrages. Le 20 janvier 2014, Catherine Samba-Panza est finalement élue au second tour Présidente de la transition devançant Désiré Kolingba par 75 voix contre 53. Elle prête serment le 23 janvier 2014 devenant ainsi la première femme Présidente de l’histoire de la RCA, sans avoir jamais eu la moindre expérience gouvernementale auparavant.

Selon le calendrier de la transition, des élections générales doivent désormais être organisées au plus tard au premier semestre 2015…

 

B –  Un gouvernement et des conseillers composés de proches et de parents.

La nomination d’un nouveau gouvernement (20 Ministres) et la désignation des membres du cabinet de la nouvelle Présidente (29 conseillers au total) le 3 février 2014 laisse une large place à des proches ainsi qu’à des parents de la Présidente de transition. André Nzapayéké, un cadre du PSD qui fut Ministre du développement rural dans le gouvernement d’Enoch Derant-Lakoué sous Kolingba, ancien de la Banque africaine de développement (BAD) et vice-président de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC) est nommé Premier Ministre. Sur les vingt membres de son gouvernement, huit sont parentés à la nouvelle Présidente de transition : Isabelle Gaudeuille (Ministre de la Justice et cousine de la Présidente), Aristide Sokambi (Ministre de l’Administration du territoire et cousin de la présidente), Florence Limbio (Ministre de l’Économie et du Plan et cousine de la Présidente), Denis Wangao Kizimalé (Ministre de la Sécurité publique et cousin de la Présidente), Rémy Yakoro (Ministre des Finances et du Budget et parent de Cyriaque Samba-Panza), Olivier Malibangar (Ministre des Mines et parent de Cyriaque Samba-Panza), Éloi Anguimaté (Ministre de la Fonction publique et beau-frère de la Présidente), Marguerite Samba (Ministre de la santé publique, épouse de l’ami intime d’Aristide Sokambi, Léopold Samba, ambassadeur à Genève). Joseph Mabingui, anciennement Secrétaire Général de la Présidence sous André Kolingba, directeur de cabinet d’Enoch Dérant Lakoué (lorsque ce dernier a géré en 2013 le Ministère de l’Économie, du plan) est nommé directeur de cabinet de CSP.

S’ils se sont connus et fréquentés lorsqu’ils étaient étudiants à Paris, il faut noter que son épouse Pauline Akondja est directement parentée à la Présidente de transition (du côté maternel). Christelle Sappot, la fille de Samba-Panza, jusqu’ici salariée au sein de la Société centrafricaine de cigarette (SOCACIG), filiale du Groupe Imperial Tobacco à Bangui est nommée chef de cabinet particulier de la Présidente de transition. Outre cette fonction, Christelle gère aussi les affaires financières de la Présidence disposant notamment d’un droit de regard sur les fonds spéciaux de la Présidence.

Le sulfureux Jean-Jacques Demafouth, cousin de Samba-Panza (côté maternel) est nommé conseiller spécial en matière de sécurité, chargé des relations avec MISCA, SANGARIS et EUFOR.

Enfin, notons que la proche amie  de CSP Yacinthe Wodobodé est nommée Présidente de la Délégation Spéciale de la ville de Bangui le 7 février 2014.

 

C –  La prédation s’ajoute à l’inexpérience et au manque de résultats.

 

Si son élection suscite un immense espoir, le manque d’expérience de la Présidente se ressent très vite à tel point celle-ci semble ne plus rien maîtriser dès la fin du premier trimestre 2014. Elle ne parvient pas à enrayer l’insécurité ni à gérer les priorités, notamment le redressement des finances publiques. Le tandem Samba-Panza – Nzapayéké montre clairement ses limites alors que le cabinet présidentiel, sorte de « gouvernement bis », formé de 29 conseillers (dont certains ont rang de Ministre) paralyse l’action de l’exécutif par d’incessantes rivalités. Ce vide permet notamment à certaines personnalités comme son parent et conseiller en charge de la sécurité Demafouth de gagner en influence et d’outrepasser ses attributions. Ce sentiment de flottement est unanimement partagé au sein de la société centrafricaine mais aussi dans les capitales sous-régionales participant à la MISCA au général sénégalais Babacar Gaye en passant par les états-majors.

Les violences continuent d’embraser sporadiquement Bangui (comme le 28 Mai 2014 lorsque 17 personnes sont tuées à l’église Notre-Dame de Fatima) et l’arrière-pays, faute de désarmement tandis qu’aucun plan n’est esquissé pour améliorer le sort des milliers de réfugiés. De plus en plus critiquée, Samba-Panza montre des signes d’agacement, notamment vis-à-vis de la presse. Le 7 avril 2014, le directeur de publication du quotidien Le Palmarès est arrêté après la parution d’un article jugé diffamatoire. Une semaine plus tard, son homologue du journal Le Peuple subit le même sort.

 

Les premiers scandales voient le jour. Le fils ainé de CSP Stéphane Sappot (dont les multiples frasques à Bangui et en France marqueront la transition) est arrêté en mars 2014 par les douaniers français qui saisissent à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle 35 000 euros en liquide qu’il transporte. De nombreux permis forestiers dans le Sud-Ouest du pays sont attribués dans des conditions opaques (groupe Timberland industries / Sesame à Nola, STBC / STBK à Bayanga, Alpi / Alpica puis Wicwood / Sinfocam à Salo) laissant apparaître clairement des signes de prédation de l’équipe dirigeante. Le secteur des télécoms ne sont pas en reste. Le contrat passé entre la société EIG (aussi dénommée Zeus Télécom) pour la gestion de la Gateway Unique pour les appels internationaux présente ainsi de graves irrégularités (exclusivité et conflit d’intérêt manifeste pour la gestion et la supervision de la Gateway). En nommant le sulfureux homme d’affaires français Laurent Foucher comme ambassadeur de la Centrafrique auprès de l’ONU en Suisse, en lui octroyant un passeport diplomatique centrafricain et un poste de conseiller économique auprès de la présidence de la République, la Présidente de transition n’hésitera pas à monnayer une position diplomatique de haut niveau à ce ressortissant étranger dont la fortune estimée à près de 300 millions d’euros…

Notons aussi le cas de Dédé Vianney Mboe, frère de la sœur de CSP qui prodigue alors ses onéreux conseils juridiques aux autorités de transition et ses conseils patrimoniaux à Catherine Samba-Panza et son proche entourage malgré qu’il ait été radié à vie du barreau d’Orléans et condamné à trois ans de prison ainsi que le paiement de 90.000 euros de dommages et intérêts (peine confirmée en appel en Octobre 2012).

Si ces exemples sont autant de mauvais signaux relevés par les observateurs de la vie politique, c’est surtout le scandale du « don angolais » qui va éclabousser la transition. Le 4 mars 2014, CSP se rend à Luanda et le Président Dos Santos accepte d’octroyer un don de 10 millions de dollars à la RCA pour renflouer  les caisses du Trésor Public et permettre le paiement du salaire des fonctionnaires. La moitié de cette somme est alors remise en liquide, dans des valisettes à la Présidente de transition. De retour à Bangui, CSP remet elle-même les 5 millions de dollars en liquides à sa fille Christelle Sappot, à Mahamat Kamoun, son conseiller spécial et à Robert Bokoyo, Directeur adjoint du Trésor avec pour consigne d’aller les échanger contre des FCFA à Douala. Le Ministre des Finances Rémi Yakoro pourtant unique ordonnateur des finances de l’État est tenu à l’écart de toute cette transaction… Lorsque la deuxième tranche du don angolais (les autres 5 millions de dollars) parvient à la Présidence, Christelle Sappot la remet au directeur général du trésor Gabriel Madenga le 28 avril, lequel transfère aussitôt la somme sur le compte centrafricain à la BEAC, via Ecobank.

À nouveau, le Ministre des Finances, Rémi Yakoro est tenu à l’écart et ne sera informé qu’a posteriori, deux jours plus tard, par un courrier du DG du Trésor… Soucieux de ne pas devenir le bouc émissaire de cette affaire, Rémi Yakoro révèlera que la seconde moitié de la seconde tranche de 2,5 millions de dollars (soit l’équivalent de 1,132 milliard de FCFA) s’est évaporée…

Après ces révélations, le scandale enfle à Bangui : partis politiques, société civile, bailleurs internationaux exigent des explications.

Joseph Mabingui, Directeur de Cabinet de la Présidente confectionne alors un tableau daté du 14 juillet 2014, dans lequel il est vaguement expliqué que l’argent manquant a été utilisé sous forme de « fonds politiques » par la Présidence et la Primature. Il devient alors évident que ces fonds non comptabilisés au sein du compte courant du Trésor à la BEAC ont été détournés …

 

Par :Gaston MADENGA

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RCA : le porte-parole du GTSC Paul-Crescent BENINGA  dit avoir reçu la visite des hommes en armes chez lui.

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Paul Crescent Beninga, Porte-parol Gtsc. Photo CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, 26 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – « Depuis plus de 3 ans, en Centrafrique, nous vivons une époque de peur, de clivage et de diabolisation en tout genre. Les défenseurs de droit de l’homme, les leaders de  la société civile et de l’opposition, des journalistes, y compris les leaders d’opinion sont de plus en plus pris pour cibles. Ils sont malheureusement confrontés  à une déferlante d’acte de harcèlement, de manœuvre d’intimidation, de campagne de diffamation, de mauvais traitement et de placement en détention ». Une fois de plus, Monsieur Paul-Crescent BENINGA, porte-parole du groupe de travail de la société civile (GTSC) vient d’annoncer qu’il a reçu dans la nuit du jeudi à vendredi 26 juin la visite de deux hommes en armes chez lui. S’agit-il d’une tentative d’intimidation ou d’un simple acte de braquage ?

 

« J’ai reçu la visite de deux hommes armés à 1h du matin. Mes gardiens ont crié, ils ont tiré des coups de feu et son repartis », confirme  le porte-parole du GTSC Paul-Crescent BENINGA  ce vendredi 26 juin.

Tout sauf une coïncidence, cette nouvelle tentative d’intimidation du porte-parole du GSTC intervient 48 heures après sa déclaration sur les tueries DES soldats FACA par des mercenaires du mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), dans laquelle le GSTC « exige du  Premier Ministre et du Président de la République la Démission dans un délai de 15 jours de toutes les « personnalités » représentant l’UPC, le MPC et le mouvement 3R dans le Gouvernement et dans les Institutions de la République ». Il demande aussi Le retrait du contingent Bangladesh dans les zones de la Nana Mambéré et de l’Ouham Pendé. Passé ce délai, le GSTC « invite tous les centrafricains à se mobiliser afin de dégager de la tête de nos départements ministériels ainsi que de nos Institutions les représentants des mercenaires promus à la faveur de l’Accord Politique pour la Paix et Réconciliation ».

24 heures plus tard, ce jeudi 25 juin, à l’Assemblée nationale, les députés ont boycotté la cérémonie d’ouverture de la session extraordinaire, exigeant l’arrestation immédiate du chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de  3R, dont le mouvement serait à l’origine de l’attaque contre la base des USMS à Bouar, et celle de la Minusca à Pougole, mais également à l’origine de l’embuscade contre une patrouille des soldats FACA vers la commune de Besson le dimanche dernier. Les députés ont exigé aussi le limogeage du ministre de la Sécurité publique, le général de division Henri Wanzet Linguissara. Pour certains proches du pouvoir, le GSTC serait l’auteur intellectuel de tout ce mouvement de colère au sein du parlement centrafricain.

Affaire à suivre.

 

Anselme Mbata

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RCA : l’ex-ministre Hassan Bouba formellement interdit de quitter Gbokologbo.

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Le chef rebelle Ali Drassa, à droite sur la photo, et son ex-conseiller Hassan Bouba, à gauche, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC.

 

Bambari, République centrafricaine, 26 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – après sa nomination contestée au gouvernement de Firmin NGRÉBADA, l’ex-conseiller politique de l’UPC, monsieur  Hassan Bouba est désormais formellement interdit de quitter le village Gbokologbo, situé dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la RCA.

 

Ancien coordonnateur politique de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), l’ex-conseiller du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, et ancien bras droit du conseiller russe du chef de l’État Valery Zakharov, Monsieur Hassan Bouba est depuis quelques semaines placé en résidence surveillée à Gbokologbo, lieu de résidence de son patron, le chef rebelle Ali Darassa.

Selon des informations du CNC, tout serait parti d’une rumeur faisant état d’un putsch en préparation contre le chef rebelle Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique). L’auteur présumé de ce putsch, selon la rumeur, est monsieur Hassan Bouba. L’homme serait  très  mécontent contre son patron Ali Darassa suite à sa nomination contestée au sein du gouvernement. Au mois de mai dernier, il aurait balancé au service secret l’importation  via Gbadolité d’une importante cargaison d’armes de son mouvement rebelle. Celle-ci avait été saisie par les forces de sécurité congolaises.

Pour le chef rebelle Ali Darassa, Hassan Bouba représente non seulement une menace pour son mouvement, mais également pour sa propre sécurité. C’est ainsi que l’homme avait été invité à Gbokologbo, puis placé en résidence surveillée avec interdiction formelle de sortir du village.

Nommé au poste du coordonnateur adjoint de l’UPC la semaine dernière, Hassan Bouba travaille en même temps comme secrétaire permanent du chef rebelle Ali Darassa depuis 4 jours.

Affaire à suivre…

 

Bertrand Yékoua

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RCA : qui est Catherine SAMBA-PANZA ? Jeunesse, études, carrière et entrée en politique

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Catherine Samba-Panza.

 

 

PARTIE I

 

 Jeunesse, études, carrière et entrée en politique.

 

  1. Jeunesse, scolarité et études supérieures.

 

Née Catherine Sounga le 26 Juin 1956 à Fort-Lamy (Ndjamena), elle est la deuxième d’une fratrie de six enfants. Son père Barthélémy Djou est un aide-comptable originaire du Cameroun et sa mère Henriette Waloma (ou Warouma) est centrafricaine (Banziri). Catherine grandit à Ndjamena jusqu’à l’âge de 16 ans et la fin de son cursus de collège en 1970. Sa famille prend ensuite la décision de s’installer à Bangui où ses parents la confient à son oncle maternel Simon-Pierre Kibanda et à son épouse israélienne Sonia.

Simon-Pierre Kibanda qui est alors secrétaire au Ministère des Affaires Etrangères (avant d’être nommé chef du protocole en 1971) a fait carrière dans la diplomatie. Catherine poursuit à Bangui sa scolarité au lycée Marie-Jeanne Caron et obtient son baccalauréat A4 au lycée d’Etat des Rapides en 1973. Elle part ensuite étudier à Paris où elle étudie le journalisme et le droit jusqu’à un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en droit des assurances obtenu en 1981.

Rédactrice dans une agence de la compagnie d’assurance Préservatrice – Foncière à Paris, elle est alors en ménage avec Jean-Claude Sappot avec qui elle a trois enfants (Stéphane, Christelle et Jimmy).

 

B.Parcours professionnel et associatif.

En 1984, Catherine rentre au pays et intègre l’Entreprise d’Etat d’Assurances « SIRIRI ». Elle se marie avec Cyriaque Samba-Panza qui est Secrétaire d’Etat au plan, aux statistiques et à la coopération internationale depuis la fin de l’année 1987. Son époux est proche de l’ancien Premier Ministre Jean-Pierre Lebouder et de Énoch Dérant Lakoué (il sera Directeur de Cabinet de ce dernier lorsque celui-ci sera Premier Ministre de Février à Octobre 1993 et Vice-Président de son parti le Parti Social-Démocrate).

En 1989, Catherine Samba-Panza intègre la filiale du Groupe Allianz « AGF Centrafrique Assurances » où elle travaille jusqu’en 2007. Elle fonde ensuite un cabinet de courtage (CSP Assurances-Conseils) puis rejoint la filiale de la société de courtage Gras Savoye en Centrafrique où elle est Directrice Générale jusqu’en 2013. Elle s’implique en au sein l’Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC), devient Vice-Présidente de cette association de 2001 à 2008 et adhère par ailleurs au Lion’s club, autant d’activités qui lui confèrent de plus en plus de visibilité dans la capitale centrafricaine.

 

  1. Entrée en politique et nomination à la mairie de Bangui par Djotodia.

Catherine Samba-Panza (CSP) est nommée Vice-Présidente du Dialogue National en Septembre – Octobre 2003. Elle s’y distingue en œuvrant à une scène de réconciliation entre les vieux ennemis David Dacko et Abel Goumba. Elle dirige ensuite le Comité de Suivi des Actes du Dialogue National jusqu’en 2007. Apprécié de François Bozizé, son mari Cyriaque est nommé Ministre de l’Equipement et du Désenclavement dans le gouvernement du Premier Ministre Touadéra en Janvier 2008. Durant les élections législatives de 2011, Cyriaque souffre de nombreuses séquelles après une attaque cérébrale et c’est Catherine qui mène campagne sur le terrain pour lui dans la circonscription électorale de Bouca.

C’est Michel Djotodia qui offre à CSP son premier poste d’envergue. Par décret N°13.101 du 20 mai 2013, celui-ci la nomme Présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui.

Pour expliquer cette nomination, il faut rappeler que Michel Djotodia (qui a comme lui étudié en URSS) fut contrôleur principal des finances au Secrétariat d’Etat au Plan, aux Statistiques et à la Coopération Internationale que dirigeait Cyriaque Samba-Panza à la fin des années 1980.

Par ailleurs, son Directeur de cabinet Mahamat Kamoun est en couple avec Rachel Ngakola, une très proche amie et parente du côté maternel de Catherine.

CSP prend officiellement ses fonctions de Maire le 14 juin 2013, un poste qu’elle occupera moins de 7 mois.

Lors de l’un de ses déplacements en France, elle sera amenée à rencontrer le Président français François Hollande lors de l’Assemblée des maires francophones à Paris le 15 novembre 2013, présenté par l’intermédiaire de Yamina Benguigui, Ministre déléguée chargée de la Francophonie

 

Par Gaston MADENGA

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LES PREALABLES IMPERATIFS POUR DES ELECTIONS APAISEES ET ACCEPTABLES EN CENTRAFRIQUE…

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Logo officiel du parti PDCA

 

      LES PREALABLES IMPERATIFS POUR DES ELECTIONS APAISEES ET ACCEPTABLES EN CENTRAFRIQUE,

         Le réalisme et le pragmatisme politiques s’imposent : une concertation citoyenne, pour une sécurité assez avancée

 

 

‘’… chasser le naturel, il revient toujours au galop’’ –

‘’les évidences politiques ne se récusent pas’’

 

Les brutales manifestations de la vie socio-politique depuis 2013, caractérisée par une sanguinaire prise du pouvoir politique à Bangui le 24 mars 2013 et une gestion  ethno-régionaliste de ce pouvoir politique de mars 2013 à janvier 2014, suivie d’une chancelante transition politique, laquelle a été interrompue de manière cavalière avec les élections imposées de 2015-2016, censées restaurer l’ordre sécuritaire républicain et l’autorité de l’Etat, se sont poursuivies depuis 2016 par une gestion aventurière et prédatrice sur fond d’une insécurité quasi généralisée et consacrée, facilitant tous les excès inimaginables. Par voie de conséquence, le Peuple Centrafricain vit une période d’incivisme, de remise fondamentale en cause de l’ordre pré établi, de destruction systématique par vengeance sur fond de manipulations et d’une sibylline volonté politique de créer l’apocalypse, à l’orée des élections censées se tenir en décembre 2020 et février 2021, mais sur lesquelles pèse déjà le spectre d’un renvoi aux calendes grecques.

 

Le vécu de la vie politique nationale depuis mars 2016, avec un Président de la République ‘’déclaré démocratiquement élu’’ laisse un goût amer et amène certains d’entre  nous à admettre que nous, Centrafricains, sommes condamnés à végéter et patauger encore longtemps dans le désordre créé à dessein pour satisfaire d’autres intérêts. Et la pandémie de COVID-19, volontairement et politiquement mal gérée par les Autorités Politiques de Bangui, rappelle cyniquement le mépris des gouvernants politiques qui se sont succédé durant les six (6) dernières décennies à Bangui, d’où sensation de continuer à vivre l’ère des exclusions.

 

En effet, les multiples crises militaro-politiques, survenues en Centrafrique depuis 1966, trouvent leurs explications dans des questions d’intérêts divergents, voire contradictoires, et non dans des questions d’ordre social. Et chaque régime politique, survenu à Bangui, a toujours fondé ses actions sur des clivages exclusifs, si bien que la rébellion et les coups d’Etat paraissaient comme moyens privilégiés d’accéder aux fonctions politiques, qui étaient toujours perçues comme des fins en soi et non comme des missions d’objectifs.

 

Le Peuple Centrafricain, ne disposant pas suffisamment de recul politique, a vécu, malgré lui, toutes les manifestations démocratiques de façade pour une légitimité d’intérêts exclusifs, ayant conduit au cours des soixante (60) ans de pseudo indépendance, à l’effritement continuel et dégradation prononcée des structures et infrastructures économiques héritées de la colonisation, à l’affaissement de l’autorité de l’Etat et par voie de conséquence à ses désengagements, à la disparition de la sécurité collective, à la fracture de l’unité nationale, d’où émergence de sectarismes. Et depuis 2016, ces maux et dysfonctionnements se sont complexifiés avec le régime du Président TOUADERA.

 

La crise seleka, énième crise militaro-politique survenue à Bangui, non seulement a été la goutte qui a fait déborder le vase, mais constitue la résurgence du sentiment de trop c’est trop, et la forte volonté sociale et culturelle de destruction systématique, par vengeance aveugle. Et ce sentiment de ‘’trop c’est trop’’ a déjà déterminé le choix politique du Centrafricain lambda qui attend la tenue des élections pour sanctionner, parce que le régime du Président TOUADERA n’a pas apporté les solutions attendues, mais comme la coalition seleka, a consacré le mérite d’exhumer des questions enfouies dans nos subconscients, et auxquelles tout le Peuple Centrafricain doit maintenant apporter, de manières concertées, les réponses qui s’imposent. Tout comme la coalition seleka, le régime du Président TOUADERA est un mal nécessaire que seuls les Centrafricaines et les Centrafricains doivent savoir capitaliser. Il appartient maintenant et désormais au Peuple Centrafricain, édifié par ses propres malheureuses expériences politiques, et éclairé par celles des autres, de faire maintenant ses choix de société en trouvant des réponses aux questions fondamentales qui se posent :

  • Comment retrouver la paix du cœur et la paix sociale ?
  • Comment retrouver sa dignité, le respect de soi et celui d’autrui ?
  • Comment restaurer la symbiose nationale ou le vivre ensemble ?
  • Comment désormais faire les choix des gouvernants qui vont se préoccuper réellement des intérêts communs ?

Et tant d’autres questions déterminantes découlant de ces quatre (4) questions fondamentales, mais qui ne peuvent trouver des réponses qu’à travers des concertations récurrentes pour une sécurité assez avancée, et non par des méthodes non altruistes de gestion des pouvoirs du  Peuple.

 

Forts de ces quelques constats et questionnements, nous, Centrafricains, devrons désormais être conséquents, oser un audace national, et réussir un patriotisme politique orgueilleux et jaloux pour ne plus nous faire manipulés ou nous faire complices de la destruction de notre pays. Nous devons nous regarder frontalement, ainsi que les autres, et définir consensuelle ment les lignes directrices d’actions politiques pour que les prochaines élections soient apaisées et acceptables. Cette vision s’impose après les échecs de nombreuses formules de compromis, uniquement, entre les agresseurs de la République ou belligérants, les pouvoirs publics et la communauté internationale. Avec le énième dialogue de Khartoum, à travers lequel le Président TOUADERA a voulu s’allier les groupes armés, afin de généraliser l’insécurité et l’utiliser pour renvoyer aux calendes grecques les élections, et rester au pouvoir, dont certains, nantis d’une amnistie cachée au Peuple Centrafricain, ont déjà repris les tueries de masse dans les Préfectures de la Basse Kotto, du Mbomou, du Haut Mbomou, de la Haute Kotto, du Bamingui-Bangoran, de l’ouham-Pendé, de la Nana Mambéré, et bientôt dans d’autres, pour rendre ingouvernable le pays. Aussi, il importe de relever que la communauté internationale réalise enfin que la gestion militaire de la crise depuis le 15 septembre 2014 par les Nations Unies ne constitue pas l’idoine donne politique pour sortie définitive du cycle infernal de crises militaro-politiques dans lequel Centrafrique a été plongé depuis 1966, d’où convergence de vues politiques que les années 2020-2021 se veulent une nouvelle ère d’engagements et de défis à relever par nous, Centrafricains, appuyés par cette communauté internationale, pour mettre fin au désordre politique instauré depuis 1966, devenu véritable fonds de commerces depuis 2012-2013, pour mieux organiser de crédibles élections et permettre au Peuple Centrafricain de se prendre désormais en charge. Donc, considérons comme clos, les ères de manipulations politiciennes, d’excessifs enrichissements par des gouvernants insoucieux de la misère du Peuple, de l’insécurité comme moyen d’enrichissements faciles, de dénis de responsabilités politiques et autres excès en toute impunité.

 

Avec les prochaines élections, qui connaîtront certes un report ou glissement, nous Centrafricains, n’avons plus droit à l’erreur. Après soixante (60) ans de gâchis politiques qui ont induit la néantisation du pays et la déchirure du tissu social, notre survie au sein du concert des Nations civilisées désormais, nous oblige à ré créer une société centrafricaine plus unie, plus solidaire, plus engagée, plus responsable, plus participative et plus entreprenante, c’est-à-dire oser, mais oser et réussir pour éviter la désintégration de notre pays, car les soixante (60) ans d’indépendance octroyée, ont été des années de turpitudes et d’inconséquences politiques pour causes d’illettrisme et d’immaturité politiques, de manipulations et d’exclusions politiciennes. Le sentiment d’exclusions a longtemps refoulé la haine dans notre subconscient individuel et collectif, si bien que les horreurs commises, tant bien par les seleka que les anti balaka, ont été les sombre manifestation d’une haine trop longtemps contenue, qu’il faudrait désormais extirper.

 

Le Peuple Centrafricain a trop souffert des turpitudes, des égoïsmes et des exclusions de ses propres fils, alors qu’il ne le mérite pas. Et il est temps de tourner les sombres pages de notre histoire politique peu glorieuse, de dépasser nos clivages politiciens mesquins et de privilégier les préférences nationales, pour ne pas être abandonnés au bord de la route de développement comme de grands enfants incapables de savoir ce qu’ils veulent.

 

Le Peuple Centrafricain est à bout de patience et cela doit être compris comme tel, car un peuple à bout de patience finit par perdre confiance et est capable de toutes les négativités destructrices. Le Peuple Tunisien en a fait la démonstration avec le printemps arable en 2011. Le Peuple Algérien, frustré à cause d’un Président paraplégique ou tétraplégique, a levé l’humiliation, longtemps contenue, en 2019. Le Peuple Soudanais, brimé, humilié, méprisé, a fini par avoir le dernier mot et a chassé le dictateur BECHIR du pouvoir, également en 2019. Et c’est pour éviter au Peuple Centrafricain d’autres dures épreuves, que nous proposons cette Concertation Citoyenne comme porte de sortie pour le Président TOUADERA et un moyen pour ce Peuple de se réconcilier avec lui-même.

 

De 2013 à 2019, durant six (6) ans, il y a eu 9 accords qui n’ont pas permis de mettre fin à cette énième crise militaro-politique de 2012-2013 ; durant six (6) ans, l’argent des contribuables du monde entier a été allègrement distribué aux chefs de groupes armés, qui ont trouvé par ces dialogues une autre source inépuisable d’enrichissement, ce qui explique l’accroissement de leur nombre qui est passé de 08 en 2014 à 15 en 2019. Si l’argent se distribue quand on brandit une arme, autant persévérer pour en avoir davantage. Nul n’a besoin d’être ressortissant d’une école de hautes études pour comprendre que la crise centrafricaine est depuis des décennies un véritable fonds de commerce politique et diplomatique, à cause de ses ramifications internationales.

 

Nous osons croire que nous avons tous, enfin, compris et qu’il faudrait éviter au Peuple Centrafricain de transformer sa patience en un tsunami populaire qui sera très dévastateur. Et faire pourrir une situation n’a jamais profité à aucun régime politique, depuis la crise des écoliers et étudiants sous le régime BOKASSA, avec les ‘’…aux cailloux’’, car les ‘’…aux cailloux’’ contre les armes, les ‘’…aux cailloux’’ ont toujours pris le dessus.

 

WAFIO  JEAN  SERGE

PRESIDENT DU

 

                         PDCA  PDCA

                                                            PARTI DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

 

 

 

Une dizaine d’arrestations pour “avortement illégal” au Maroc

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Une dizaine d’arrestations pour “avortement illégal” au Maroc

Bangui ( République centrafricaine ) – Onze personnes ont été interpellées mardi pour “avortement illégal” dans la ville de Marrakech, a annoncé la police marocaine. L’IVG est passible de prison au Maroc, où le sujet fait débat.

Dans un communiqué, la sûreté nationale (DGSN) indique avoir ouvert une enquête après avoir “reçu des plaintes sur une clinique pratiquant l’avortement illégal”./////////////.

Le propriétaire de la clinique, quatre infirmières et six patients, dont une adolescente de 17 ans, ont ensuite été interpellés pour “implication présumée dans la pratique courante d’avortement illégal, détournement de mineur, adultère et complicité”, selon la même source. Huit des personnes mises en cause ont été placées en garde à vue et la fille sous contrôle policier./////////////.

Le Maroc s’était engagé en 2015 dans un profond débat sur “l’urgence” d’un assouplissement de sa législation face au fléau des centaines d’avortements clandestins pratiqués chaque jour, dans des conditions sanitaires parfois désastreuses./////////////.

Une commission officielle avait dans la foulée recommandé que l’avortement dans “quelques cas de force majeure” devienne autorisé, notamment en cas de viol ou de graves malformations. Aucune loi n’est depuis venue entériner ces recommandations ardemment soutenues par les défenseurs des droits des femmes./////////////.

L’interruption volontaire de grossesse reste passible de six mois à cinq ans de prison au Maroc. Le code pénal sanctionne aussi bien la femme qui avorte (de six mois à deux ans de prison) que les personnes qui pratiquent l’acte (de un à cinq ans de prison)./////////////.

Les grossesses non désirées renforcent le phénomène des “mères célibataires” et l’abandon d’enfants, jusqu’à 150 par jour, affirment des ONG. Les enfants nés hors mariage sont considérés comme “illégitimes” par la loi marocaine.

Avec AFP/VOA

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Accord d’Alger : 5 ans après, le Mali toujours instable

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Accord d’Alger : 5 ans après, le Mali toujours instable

Bangui ( République centrafricaine ) – La mise en oeuvre complète de l’accord signé en juin 2015 est retardée. De nouveaux groupes armés ont surgi entre-temps et l’action du gouvernement est à peine visible.

La signature de l’accord est intervenu après de longues négociations sous l’égide du pouvoir algérien. L’accord prévoit notamment de rétablir la paix au Mali par une décentralisation soutenue, la création d’une armée reconstituée intégrant les anciens groupes armés signataires, et des mesures de développement économique spécifiques au Nord du pays, le tout appuyé par un effort de dialogue, de justice et de réconciliation nationale./////////////.

Dès sa signature, l’accord a permis, selon l’analyste Bréma Ely Dicko, “de réduire la quantité d’armes en circulation, et aux différentes parties au conflit, de s’entendre sur unla voie à suivre”./////////////.

Le Mali toujours à la recherche de la paix/////////////.

Or cinq ans après, cet accord “n’a pas permis de ramener la paix au Mali”, regrette cet expert. “Au contraire, le chammp de l’insécurité s’est étendue”, affirme le sociolgue et enseignant chercheur à l’université de Bamako./////////////.

L’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a été signé entre le gouvernement malien et deux coalitions de groupes armés issus du nord du pays à savoir la Plateforme, alliée au gouvernement, et la Coalition des mouvements de l’Azawad (CMA), fédération de mouvements entrés en rébellion contre l’Etat./////////////.

La signature du document a été parrainée par la communauté internationale qui continue d’assister le gouvernement de Bamako, pour que celui-ci puisse reprendre le contrôle du territoire national et redéployer l’administration publique./////////////.

Pour le groupe de recherches et d’analyse des conflits, International crisis group (ICG), “il y a un calme précaire au Mali dont il ne faut pas se satisfaire”.

Avec DW français

RCA : attaque de Besson, les députés exigent le limogeage du ministre Wanzet et l’arrestation de Sidiki Abass.

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Hémicycle de l’assemblée nationale centrafricaine le 29 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bouar, République centrafricaine, 25 juin (Corbeaunews-Centrafrique ) – Sur l’initiative des députés, la cérémonie d’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale a été boycottée ce jeudi 25 juin 2020. Ils exigent l’arrestation immédiate du chef rebelle Abass Sidiki et le limogeage du ministre de sécurité publique, le général de division  Henri Wanzet Linguissara. Mais qu’en est-il pour la ministre de la Défense et du chef d’État major des armées ?

 

Si l’attaque meurtrière contre une patrouille des soldats FACA ce dimanche 21 juin dans la localité de Besson n’a pas ému le pouvoir de Bangui, les députés centrafricains, quant à eux, n’ont pas du tout apprécié ce silence complice des autorités centrafricaines.

Ce jeudi 25 juin, lors de la cérémonie d’ouverture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, les députés de l’ouham-Péndé et de l’opposition sont sortis de l’hémicycle avant le discours du Président de l’Assemblée nationale, puis celui du Premier ministre Firmin NGRÉBADA. Suivis par d’autres députés de la majorité, ils exigent l’arrestation immédiate du chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation), auteur présumé de l’attaque contre une patrouille des soldats FACA dans la localité de Besson, au nord-ouest de la République centrafricaine. Et ce n’est pas tout. Les députés exigent également le limogeage du ministre de la sécurité publique, le général de division Henri Wanzet Linguissara.          Mais qu’en est-il pour la ministre de la défense et du chef d’État major des forces armées centrafricaines ?

Justement, c’est la question que tout le monde se la pose depuis la dernière attaque de 3R contre les FACA le dimanche dernier à Besson, au nord-ouest,  où aucun représentant du ministère de la défense ou de l’État major des armées  s’est présenté sur le lieu de l’attaque pour remonter le moral des soldats endeuillés.

Affaire à suivre…

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC

RCA : présence massive des rebelles du MPC à Markounda et Boguila, les FSI et la Minusca quittent la zone.

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De gauche à droite, Mahamat Al Kathim (chef du MPC), Ali Darassa (Patron de l’UPC) et Abbas Sidiki (chef de 3R). Photo montage réalisée par CNC.

Bossangoa, République centrafricaine, 25 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – pendant que les Casques bleus de la Minusca, mission des Nations unies en Centrafrique, et les forces de sécurité intérieure, gendarmes et policiers centrafricains pliaient leur bagage et quittent la zone, le MPC (mouvement patriotique pour la Centrafrique ), dirigé par l’autoproclamé général Mahamat Al-Khatim renforce sa présence dans les sous-préfectures de Markounda et de Nana-Boguila.

Alors que le chef rebelle Mahamat Al-Khatim et ses hommes sont aperçus depuis quelques jours dans la localité de Kouki, un nouveau site minier situé à 65 kilomètres de Markounda et qui attire massivement ce dernier temps les groupes armés, sur l’axe Paoua-Bossangoa, les rebelles du MPC, appuyé par des mercenaires tchadiens, contrôlent les localités de Boguila, Nana-Bakassa et Béboura, abandonnées par les Casques bleus et les gendarmes centrafricains.
« Tout ça, c’est à cause de la Minusca. On ne comprend pas pourquoi les Casques bleus ont abandonné Béboura, Boguila, Batangafo aux mains des rebelles qui circulent désormais comme des poissons dans l’eau et terrorisent les populations civiles », s’alarme l’unique gendarme centrafricain en position de départ à l’entrée de la commune de Nana-Bakassa, sur l’axe Boguila – Bossangoa.
À Béboura 3, un croisement stratégique situé à une vingtaine de kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa, la base opérationnelle temporaire, Tempory Operational base (TOB) de la Minusca a été complètement détruite le jeudi 9 avril 2020 par les populations locales suite à un accident de circulation impliquant un véhicule de patrouille des Casques bleus. La Minusca, de son côté, réagit très rapidement en rapatriant son personnel local à Paoua. Quelques semaines plus tard, la Minusca évacue sa base de Boguila, laissant les voies libres aux rebelles tchadiens et centrafricains qui circulent désormais libres dans le secteur.
Il y a lieu de noter que la semaine dernière, à Kabo, une localité frontalière avec le Tchad, le chef rebelle Mahamat Al-Khatim, chef d’État major et coordonnateur du MPC avaient reçu un pick-up neuf lourdement armé venu du Tchad. Selon des sources sécuritaires locales, cette nouvelle dotation pourrait s’inscrire dans les activités d’exploitation minière du chef rebelle.
À six mois des échéances électorales prévues pour la fin décembre 2020, les principaux groupes armés, pourtant signataires de l’accord de paix de Khartoum du 6 février 2019, ont investi et terrorisé malheureusement les populations des localités de l’est, du centre, du Nord et du Nord-ouest de la République centrafricaine.

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RCA : arrivée massive des mercenaires russes à Bangui.

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Les Mercenaires russes dans un véhicule de la gendarmerie centrafricaine dans une rue de la capitale de Bangui. Photo AFP.

 

Bangui, République centrafricaine, 25 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – depuis quelques jours, le palais impérial de Berongo, situé à 65 kilomètres de Bangui sur l’axe Mbaïki, accueille discrètement de nouveaux pensionnaires. Il s’agit des mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner, en provenance de la République du Soudan. Que s’est-il passé ?

 

« Ils sont nombreux, très nombreux. On peut parler de plusieurs centaines. On les a déposés discrètement au palais de Berongo », explique un habitant de Bobangui joint au téléphone par CNC.

En effet, depuis la chute de l’ancien Président soudanais Omar El-Bechir le jeudi 11 avril 2019, les nouvelles autorités soudanaises préfèrent coopérer militairement avec les Américains que les Russes. Or, sur le territoire soudanais, plusieurs milliers des mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner sont encore sur place, et leur présence gêne énormément la nouvelle diplomatie soudanaise. Ceci dit, ils doivent plier leurs bagages et quitter le sol soudanais. C’est ainsi que ces mercenaires russes sont arrivés massivement en République centrafricaine ces dernières semaines. Bizarrement, personne n’en parle, ni dans les médias, ni sur les réseaux sociaux.

Pour l’heure, on ignore ce que la société de mercenariat Wagner va faire avec ces milliers des mercenaires en République centrafricaine. Va-t-elle créer, après son départ du Soudan,  la principale base africaine de sa société en République centrafricaine?

Affaire à suivre…

 

Anselme Mbata

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RCA : affaire des députés Mathurin Dimbélé et Teddy Weïdane, l’enquête judiciaire vient d’être suspendue.

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Le Président de l’assemblée nationale centrafricaine Moussa Laurent Gon-Baba. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, 25 juin (Corbeaunews-centrafrique ) – sous la pression du Président de l’Assemblée nationale l’honorable Laurent Gon-Baba, l’enquête judiciaire sur la fraude à la douane et trafic des faux documents officiels impliquant les députés Mathurin Dimbélé et Teddy Weïdane est définitivement abandonnées. Le parquet se dessaisit de l’affaire, et le dossier est classé sans suite, selon une source proche de l’enquête.

 

D’après les premiers éléments d’informations recueillis par notre bureau d’investigation, c’est sur l’instruction du bureau de l’Assemblée nationale que l’enquête judiciaire visant l’honorable Mathurin Dimbélé Nakoé, député de Sosso-Nakombo, et l’honorable de Bouca 2 Teddy Arnauld Weïdane est suspendue. Le parquet se dessaisit du dossier au profit du service juridique de l’Assemblée nationale.

Alors, qu’en est-il pour les autres complices camerounais impliqués dans l’affaire ?

Selon une source proche de l’affaire, le dossier est définitivement clos.  Ceci n’est pas un fait nouveau. On a vu avec l’affaire du député de Bamingui Jean Michel Mandaba, où l’homme avoue avoir escroqué au moins 40 millions de francs CFA des opérateurs économiques chinois. Puis, celle du premier vice Président de l’Assemblée nationale Jean Symphorien Mapenzi, impliqué dans plusieurs affaires de faux et usage de faux, des menaces de mort, du détournement des deniers publics  etc..

Pour le Président de l’Assemblée nationale, il faut à tout prix éviter une nième affaire impliquant à nouveaux des élus de la nation à quelques mois des élections. Le dossier judiciaire des députés Mathurin Dimbélé et Teddy Weïdane, soupçonnés d’avoir trafiqué des faux macarons de l’assemblée nationale et vendus aux sujets camerounais est désormais classé dans un placard au service juridique du parlement au détriment du parquet.

 

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RCA : retour au calme à la prison militaire de camp de Roux après une scène de mutinerie

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Les co-détenus des victimes du Covid-19 à Ngaragba le 8 mai 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, 24 juin (Corbeaunews-centrafrique) – après l’annonce du décès de monsieur Moussa Fadoul , l’ex-maire du troisième arrondissement de Bangui, incarcéré depuis plus d’une année au Camp de Roux dans le cadre d’une tentative de vol d’un véhicule humanitaire, une importante mutinerie s’est déclenchée dans ce centre de détention militaire ce mercredi 24 juin 2020.

 

Le bruit est assourdissant. Ça cogne partout à la porte et barreau des cellules.

Mercredi 24 juin, à la prison militaire de Camp de Roux à Bangui, la nouvelle s’est très rapidement propagée comme une traînée de poudre : l’ex-maire Moussa Fadoul est mort.

L’homme, à la santé fragile, a été incarcéré à la prison du camp de Roux début 2019 après avoir été appréhendé par le service de police lors d’une tentative de vol d’un véhicule humanitaire au quartier Ngoussima. Gravement malade ce dernier mois, monsieur Moussa Fadoul aurait sollicité en vain l’assistance des médecins en prison. Il est décédé dans la nuit du mardi à mercredi 24 juin.

Comme une traînée de poudre, la nouvelle de sa mort s’est très rapidement répandue de cellule en cellule. Des cris de colère sont entendus partout, et les prisonniers ont tenté de briser les barreaux de leur cellule. Ils réclamaient une meilleure condition de détention : au moins 2 détenus par cellule, et non 4 actuellement dans un petit 9 mètres carré; une meilleure prise en charge sanitaire  et une meilleure garanties judiciaire etc..

Selon eux, la plupart des détenus emprisonner dans ce centre de détention de haute sécurité ne sont pas jugés alors qu’ils dépassent largement le délai d’instruction prévu par le code de procédure pénale…

C’est sur cette base de revendications que des pourparlers avaient été engagés avec les détenus, et une entente aurait été trouvée.

Pour l’heure, le calme est revenu à la prison de camp De Roux, et les travaux des grilles brisées lors de cette mutinerie viennent de terminer.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC

 

 

 

RCA : Moussa Fadoul, ancien maire du 3e arrondissement de Bangui, est mort en prison.

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L’ex-maire du troisième arrondissement de Bangui Monsieur Moussa Fadoul.

 

Bangui, République centrafricaine, 24 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – L’ex-maire du troisième arrondissement de Bangui, monsieur Moussa Fadoul, arrêté et détenu à la prison militaire de Camp de Roux à Bangui il y a 14 mois est décédé dans la soirée de ce mardi 23 juin.

 

Il a été arrêté le samedi 6 avril 2019 au quartier Ngoussima par l’OCRB (office central de répression du banditisme) lors d’une tentative de vol d’un minibus de l’ONG internationale DRC (Conseil danois pour les réfugiés).

Son dossier n’a jamais été enregistré dans le rôle des assises de la Cour d’appel de Bangui, il est mort ce mardi 23 juin 2020sans être jugé.

Ses proches parents ont fait savoir qu’il aurait été maltraité et subi des tortures psychologiques en prison.

 

Anselme Mbata

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CENTRAFRIQUE : LA LISTE COMPLÈTE DES AGENTS RECENSEURS (AGENTS TABLETTES) PUBLIÉE PAR L’ANE

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Les électeurs en rang devant un bureau de vote à Bangui le 31 mars 2016. CopyrightANE.

 

Bangui, République centrafricaine, 24 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – Dans le cadre de l’organisation des prochaines élections présidentielles et législatives, l’autorité nationale des élections (ÂNE) vient de rendre publique la liste complète des agents recenseurs (agents tablettes)  en vue d’enrôlement des électeurs fixé initialement pour le 26 juin 2020. Ils seront formés et déployés sur tout le territoire national dans les prochains jours.

Ci-dessous, en format PDF, la liste complète des agents recenseurs (agents tablettes) :

 

Désolé, la liste est trop volumineuse.

RCA : lettre du Professeur Gaston Nguérékata aux centrafricains au  sujet de lacandidature de Théodore Jousso au poste de Directeur General de l’ASECNA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/théodore-jousso-ex-ministre-des-transports-450×340.jpg” alt=”L’ex-ministre de transports Théodore Jousso. CopyrightDR” width=”450″ height=”340″ /> 

 

Lettre à mes compatriotes Centrafricains

 

Notre pays par la voix du Chef de l’Etat vient de présenter la candidature de notre frère Théodore Jousso au poste de Directeur General de l’ASECNA.

Je voudrais d’abord remercier le Président Touadéra pour cette initiative. Je connais Théodore depuis nos jeunes années au Lycée Barthélemy Boganda. Nous étions alors en formation par le premier centrafricain Professeur de Lycée de Mathématiques, Monsieur Théophile Kouassi, dont nous sommes fiers et reconnaissants.

Jousso a eu une carrière exceptionnelle avec 38 ans d’expérience dans le secteur du transport aérien, dont 18 ans comme cadre de direction à l’ASECNA qu’il connait bien, et 6 ans comme Ministre. Son profil est de ce fait rare et recherché parmi les possibles candidats pour diriger cette institution inter africaine en ces temps de défis portés au secteur du transport aérien par le Covid-19.

Je fais remarquer que notre pays reste largement sous représenté dans les institutions internationales. Contrairement aux autres Etats africains, nous n’avons jamais mis en place une politique de placement des cadres centrafricains dans les organisations multinationales dont nous sommes membres, même lorsque des postes nous sont réservés. Comme les autres pays africains savent le faire, soutenons les candidatures des cadres centrafricains dans les organismes internationaux.

Je demande avec humilité à vous tous, chers compatriotes Centrafricains, que lorsqu’il s’agit de candidature d’un(e) des nôtres, avec les bonnes qualifications, dans une institution internationale, de cesser nos contradictions internes, de privilégier la fibre nationale et de le (la) soutenir. Commençons par celle de Théodore Jousso, puisque c’est le cas présent. Rien, alors absolument rien ne nous dit que tous ces autres Africains qui sont légion dans les institutions internationales avec le soutien actif de leurs pays respectifs sont meilleurs que nos cadres. La République Centrafricaine regorge de cadres de haut niveau dans tous les domaines, avec les qualifications et l’expérience pour être de bons candidats. Nous devons faire preuve de solidarité et de soutien actif à tout(e) centrafricain(e) candidat(e) à l’internationale. La présence de cadres centrafricains dans les organismes internationaux contribue au rayonnement de la RCA dans le monde. Aussi nous devons, ensemble et unis, promouvoir une meilleure représentation de notre pays à l’extérieur, pour mieux faire connaitre, et faire respecter notre Centrafrique à travers le monde.

Singuila. Nzapa a bata yi kwe.

 

Fait à Odenton le 23 Juin 2020

Gaston M. N’Guérékata, PhD.

Professeur Distingué des Universités

Membre de l’Académie Mondiale des Sciences (TWAS)