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RCA : affaire du soldat FACA qui a blessé une femme à Bozoum, un homme arrêté et incarcéré à Bouar.

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Centrafrique.com/des-civils-applaudissent-a-un-soldat-faca-a-obo-en-republique-centrafricaine-7/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des civils applaudissent un soldat FACA à Obo en Republique Centrafricaine
Des civils applaudissent un Soldat FACA à Obo en Republique Centrafricaine

 

Bozoum (République centrafricaine ) – Soupçonné d’avoir participé au tabassage d’un soldat FACA qui aurait blessé avec son arme une femme à Bozoum, capitale provinciale de l’Ouham-Péndé,  un jeune homme a été arrêté et transféré à la maison d’arrêt de Bouar depuis plusieurs mois. Ses proches dénoncent un abus d’autorité des forces de l’ordre, et la tension monte de plusieurs crans entre les populations locales et les soldats FACA.

 

Au mois de février dernier, un soldat de l’armée nationale, déployé aux alentours de Bozoum pour assurer la sécurité des ouvriers des sociétés chinoises qui tamisent le gravier de l’Ouham à la recherche de l’or depuis janvier 2019, aurait blessé une femme à une jambe en tirant avec son fusil d’assaut, en présence de bien de personnes,  à proximité du village de garo, situé à environ 25 km au nord de Bozoum. Les proches de la femme blessée et autres villageois auraient réagi en s’attaquant au militaire, à qui ils ont arraché l’arme. Ils l’ont agressé et quelqu’un a même tiré sur lui avec un fusil de chasse, en lui provocant une blessure à l’épaule. Ce qui a entraîné son hospitalisation à Bozoum pendant une semaine.

Jusqu’à ce jour, on ignore la motivation du geste du soldat, mais celui-ci, une fois sortie de l’hôpital, sans conséquence pour sa santé, a pu reprendre son poste comme si de rien n’était.

On ignore s’il fait l’objet d’une plainte de la part de la femme blessée. Mais il a voulu poursuivre celui qui l’aurait blessé.

À l’aide de ses camarades FACA, il a attrapé un jeune qui avait assisté à la scène du crime initiale, en l’accusant étonnamment d’avoir tiré sur lui.

Le jeune a été tabassé, blessé et amené à la gendarmerie de Bozoum, qui a procédé à son interrogatoire durant plusieurs heures, sans même lui assurer les soins médicaux nécessaires.

Après deux jours de garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Bozoum, le suspect a été transféré à la maison d’arrêt de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine, où il se trouve jusqu’à ce jour, sans que une assistance légale lui soit assurée, bien évidemment.

Contactés par CNC, ses proches ont indiqué qu’ils ont sollicité dans ces derniers jours l’Association du Barreau Américain pour qu’on puisse assister l’accusé, qui, d’ailleurs, dément tout accusation, comme confirmé par d’autres villageois interrogés par la rédaction.

Rappelons  qu’en novembre 2019,  l’Assemblée nationale, suite à une enquête parlementaire,  avait décrété la suspension des travaux d’exploitation minière chinoise dans la région en raison des graves violations des normes environnementales. Mais les populations de Bozoum et des villages de l’axe Bozoum-Paoua se ruent sur les sites où les Chinois ont déjà achevé leur travail, tout en espérant de ramasser encore quelques paillettes d’or échappées aux engins et au mercure.

Affaire à suivre…

 

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RCA : arrestation d’un proche de l’opposant Jean-Serge Bokassa.

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Centrafrique.com/des-faca-a-berongo-lors-de-parade-militaire-en-2018/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation
Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.

 

Bangui (République centrafricaine ) – âgé d’une trentaine d’années, l’homme a été arrêté dans la commune de Pissa par les éléments de la garde présidentielle, ce dimanche 19 avril aux environs de 12 heures, à proximité de son domicile. Ses proches dénoncent une arrestation arbitraire, tandis que l’opposant Jean-Serge BOKASSA se dit confiant pour la suite de l’enquête.

 

Soupçonné d’être de connivence avec des hommes en armes dont les rumeurs font état de leur présence depuis quelques jours dans la Lobaye, monsieur Thibault Moubgassio a été arrêté par les éléments de la garde présidentielle ce dimanche 19 avril dans la commune de Pissa, situé à environ 80 kilomètres de Bangui, capitale de la République centrafricaine.

Il a été transféré à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie à Bangui, et une enquête a été ouverte au parquet général, et l’enquête est en cours.

Mais d’ores et déjà, des voix s’élèvent partout pour dénoncer l’arrestation de monsieur Thibault Moubgassio, un commerçant des bovinsau marché de Pissa : « notre pays, la République centrafricaine est l’un des rares États au monde où les forces de l’ordre, en temps normal,  peuvent arrêter un paisible citoyen sur la base d’une simple allégations, et même sans prendre la penne de collecter des preuves  avant», réagit Simplice, un commerçant au marché de Pissa interrogé par CNC.

Du côté des parents de monsieur Thibault Moubgassio, les circonstances dans lesquelles celui-ci a été arrêté posent problème : « On ne comprend plus rien dans ce pays. S’il y’a vraiment une investigation judiciaire, et que les faits sont avérés, c’est la police ou la gendarmerie qui devrait procéder à son arrestation. On est surpris de voir que c’est la garde présidentielle qui a procédé à son arrestation. Si l’on veut faire un travail bien fait, on se montre respectueux des normes procédurales. On fait les choses dans le respect du texte », ont-ils ajouté.

Joint au téléphone depuis Paris, l’opposant Jean-Serge BOKASSA se dit confiant dans la justice de son pays :

« j’ai pris acte. Nul n’est au-dessus de la loi. S’il y’a des faits qui sont avérés à lui reprocher, nous attendons d’apprécier les faits. Mais nous dénonçons, si les formes de son arrestation telles que ça nous a été rapporté sont vraies», a-t-il mentionné.

Dans les quartiers de Pissa, la nouvelle de l’arrestation de  monsieur Thibault Moubgassio fait polémique. Certains pensent que c’est une forme d’acharnement judiciaire, tandis que les autres se posent des questions sur les vraies intentions qui sont derrière cette arrestation, d’autant plus que la présence des groupes armés, alliés du pouvoir de Bangui n’est pas un fait nouveau dans la région. Selon les habitants de la Lobaye, la présence de ces Peuls armés avait été signalée aux autorités depuis plusieurs semaines. Les soldats FACA ont été déployés sur place, mais ils n’ont rien fait après avoir discuté avec ces Peuls armés. Aujourd’hui, ce sont les habitants de Pissa qui sont accusés d’être de connivence avec ces malfrats alors qu’ils sont là au vu et barbent des autorités depuis plusieurs semaines.

Du côté de parquet général de Bangui, aucun communiqué n’a été publié sur cette arrestation, mais des sources proches du dossier ont indiqué à CNC que le suspect, actuellement en garde à vue à Bangui,  sera déféré au parquet général au début de la semaine.

 

Gisèle MOLOMA

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Coronavirus: une infirmière équato-guinéenne emprisonnée pour avoir critiqué un hôpital

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Coronavirus: une infirmière équato-guinéenne emprisonnée pour avoir critiqué un hôpital

Bangui ( République centrafricaine ) – Une infirmière équato-guinéenne a été placée en détention préventive à Malabo pour délit de “violation de secrets” après avoir affirmé que l’hôpital où sont isolés et traités les malades du nouveau coronavirus n’a pas d’oxygène, a appris l’AFP de sources concordantes.

“Le ministère public a sollicité la prison préventive contre la présumée auteure du délit de violation de secrets, Mme Nuria Obono Ndong Andem”, a indiqué jeudi le tribunal de première instance dans son ordonnance, que l’AFP a pu consulter vendredi.

“L’hôpital de Sampaka, dont la télévision nationale vante la capacité à traiter les malades du coronavirus, n’a pas d’oxygènes pour les malades du Covid-19”, avait affirmé l’infirmière dans un message audio envoyé à une amie sur l’application de messagerie WhatsApp.

Le message avait circulé mercredi sur les réseaux sociaux équato-guinéen, et l’infirmière avait été convoquée le jour même par le ministre de la Santé, Salomon Nguema Owono, qui lui avait promis des poursuites judiciaires.

La chaîne de télévision nationale, TVGE, avait par ailleurs diffusé un démenti des autorités sanitaires et diffusé des images de bonbonnes d’oxygène.

“Nous avons plus de 80 bonbonnes d’oxygène et une entreprise américaine nous a garanti qu’elle nous offrira de l’oxygène à chaque fois que nous en aurons besoin”, a déclaré à la TVGE le docteur Dr Manuel, haut fonctionnaire au ministère de la santé.

L’incarcération de l’infirmière a suscité une polémique.

Le parti d’opposition Convergence pour la démocratie sociale, CPDS, exige dans un communiqué sa libération immédiate car “une soignante est plus importante en ce moment que la colère d’un ministre”.

Selon le parti d’opposition, comme le commentaire était fait dans un cadre privé, il ne devrait pas être sanctionable par la loi.

“La liberté d’expression est garantie par la constitution”, argue pour sa part Citoyens pour l’innovation, parti d’opposition dissous par les autorités en février 2018.

Un mouvement pro-démocratie et de droits de l’homme, SOMOS+, a quant à lui entamé une campagne revendiquant la liberté de l’infirmière baptisée “Je suis Nuria Obono Ndong”.

En Guinée équatoriale, les autorités ont déclaré 79 cas positifs au coronavirus, et aucun décès.

Une batterie de mesures a été prise pour limiter la pandémie, dont le confinement entre la partie continentale et la partie insulaire du pays.

Avec VOA

RCA : circulations rétablies sur l’axe Baoro-Bouar après des négociations avec le ministre de la  Défense.

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Centrafrique.com/convoi-camions-transports-routiers-douala-bangui-corbeaunews-bon-1-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>convoi Douala-Bangui sur l'axe Bouar-Gallo. Photo CNC
convoi Douala-Bangui sur l’axe Bouar-Gallo. Photo CNC

 

Bouar (République centrafricaine ) – La ministre de la défense, madame Marie-Noëlle KOYARA, assistée de la représentante de l’Union européenne en Centrafrique, et des représentants de la Minusca, ont participé, ce samedi, à une vidéoconférence avec les représentants des éléments des USMS (unités spéciales mixtes de sécurité), en grève depuis 24 heures. L’objectif de cette vidéoconférence était de discuter de vive voix avec les grévistes en vue de trouver une solution définitive à leurs revendications. Ce qui a été fait, et les circulations ont repris depuis quelques minutes entre Bouar-Baoro.

 

Selon le représentant des grévistes, interrogé par CNC à sa sortie de cette conférence qui a eu lieu à Bouar, toutes leurs revendications ont été prises en compte par les autorités du pays, y compris le chef d’État major des armées.

Rapportant les propos du ministre de la Défense Marie-Noëlle KOYARA, le représentant des grévistes  explique que celui-ci aurait pris des engagements fermes de régler dans les 48 heures les deux mois d’arriéré de leur PGA (primes d’alimentation générale). En plus, au cours de la semaine prochaine, tous les éléments des USMS, après trois jours de repos chez eux au quartier, seront déployés sur le terrain, probablement à Paoua, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, a-t-il ajouté.

Selon les grévistes, après cette réponse satisfaisante du gouvernement et de la communauté internationale, il est temps de lever toutes les barrières sur l’axe Baoro-Bouar.

Ainsi, en présence du préfet de la Nana-Mambéré et des autorités municipales de Bouar, la route a été dégagée, et les circulations ont repris depuis trois quarts d’heure .

Pour les automobilistes, c’est un grand soulagement, car ils sont bloqués depuis 24 heures ici, alors qu’ils avaient eu ce même problème aux frontières avec le Cameroun quelques heures plutôt.

 

Gervais Lenga

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RCA :RÉVISION CONSTITUTIONNELLE,  UNE DÉMARCHE OPPORTUNISTE ET INOPPORTUNE.

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Centrafrique.com/lettre-du-mlpc-autour-du-constat-dont-il-convient-de-parler-en-reponse-a-des-allegations-de-toutes-natures-car-puisees-dans-les-caniveaux/konzale-mogambo-ennock-du-bureau-politique-du-mlpc-de-toulouse-france/” rel=”attachment wp-att-37327 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Caporal-Chef Achille Désiré Legrand Yamanz - , devant la Cour Criminelle ce mardi 07 janvier 2020 à la Cour d'Appel de Bangui
Monsieur KONZALE-MOGAMBO ENNOCK

 

Bangui (République centrafricaine ) – Rigorisme et froideur implacables me font réagir face aux agitations politiques d’une grande fébrilité, dont fait preuve l’équipe au pouvoir, (avec des annonces tous azimuts), manifestement perturbée par la perspective des échéances électorales à venir. Mon sens de la citoyenneté me fait vous proposer ce qui suit, pour lever toute équivoque quant aux manœuvres qui se préparent activement.

 

Le COVID 19 a causé un désastre, une hécatombe marquant une crise sanitaire mondiale qui est venue bousculer toutes nos certitudes et prévisions économiques nationales et internationales. Face à cette situation, tous les gouvernants de la planète sont au chevet de leurs populations.

Ainsi, le traitement de cette pandémie est pour tous les États du monde la priorité des priorités dans la gestion des affaires publiques. Car le désastre causé par le COVID 19 crée des inquiétudes politiques quant à l’organisation des prochaines élections présidentielles et législatives en Centrafrique dans les délais prévus par la constitution.

 

Cependant, nous devons considérer qu’à une situation exceptionnelle des réponses ou de dispositions exceptionnelles pertinentes, raisonnables et opportunes afin d’ éviter à notre pays un désastre politique et social. Ce chambardement occasionné par le covid 19(coronavirus) , incite à la retenue, à la mesure, car toute décision précipitée, ou irresponsable qui  risque d’engendrer une autre crise politique profonde, émaillée de déchirements et désolation.

Il est donc indéniable qu’en cette période de crise sanitaire, les institutions de la République doivent fonctionner : politiquement, économiquement et j’en passe. Mais la situation exige d’établir des priorités et d’y affecter les énergies nécessaires tout en essayant de dégager une harmonie d’ensemble.  Donc, il appartient à l’équipe aux affaires de rassembler toutes les énergies, en termes de ressources humaines compétentes pour créer une harmonie au sein de notre classe politique dans la recherche et prise de décision adéquate que le contexte politique nous impose, selon le schéma que je suggère :

 

*Priorité est à la gestion de cette crise sanitaire aux conséquences les plus désastreuses.

 

 

*À la mise en place des mesures pour parer aux conséquences économiques et sociales, tout en assurant à l’outil économique un régime convenable pour son maintien à flots.

 

*Si la gestion d’un pays s’accommode de l’alternance politique, il est bien évident que cette alternance doit s’opérer aux échéances institutionnellement établies, sans qu’il f CONSTITUTIONNELLE :  UNE DÉMARCHE OPPORTUNISTE ET INOPPORTUNE.

 

Rigorisme et froideur implacables me font réagir face aux agitations politiques d’une grande fébrilité, dont fait preuve l’équipe au pouvoir, (avec des annonces tous azimuts), manifestement perturbée par la perspective des échéances électorales à venir. Mon sens de la citoyenneté me fait vous proposer ce qui suit, pour lever toute équivoque quant aux manœuvres qui se préparent activement.

 

Le COVID 19 a causé un désastre, une hécatombe marquant une crise sanitaire mondiale qui est venue bousculer toutes nos certitudes et prévisions économiques nationales et internationales. Face à cette situation, tous les gouvernants de la planète sont au chevet de leurs populations.

Ainsi, le traitement de cette pandémie est pour tous les États du monde la priorité des priorités dans la gestion des affaires publiques. Car le désastre causé par le COVID 19 crée des inquiétudes politiques quant à l’organisation des prochaines élections présidentielles et législatives en Centrafrique dans les délais prévus par la constitution.

 

Cependant, nous devons considérer qu’à une situation exceptionnelle des réponses ou de dispositions exceptionnelles pertinentes, raisonnables et opportunes afin d’ éviter à notre pays un désastre politique et social. Ce chambardement occasionné par le covid 19(coronavirus) , incite à la retenue, à la mesure, car toute décision précipitée, ou irresponsable qui  risque d’engendrer une autre crise politique profonde, émaillée de déchirements et désolation.

 

Il est donc indéniable qu’en cette période de crise sanitaire, les institutions de la République doivent fonctionner : politiquement, économiquement et j’en passe. Mais la situation exige d’établir des priorités et d’y affecter les énergies nécessaires tout en essayant de dégager une harmonie d’ensemble.  Donc, il appartient à l’équipe aux affaires de rassembler toutes les énergies, en termes de ressources humaines compétentes pour créer une harmonie au sein de notre classe politique dans la recherche et prise de décision adéquate que le contexte politique nous impose, selon le schéma que je suggère :

 

*Priorité est à la gestion de cette crise sanitaire aux conséquences les plus désastreuses.

 

 

*À la mise en place des mesures pour parer aux conséquences économiques et sociales, tout en assurant à l’outil économique un régime convenable pour son maintien à flots.

 

*Si la gestion d’un pays s’accommode de l’alternance politique, il est bien évident que cette alternance doit s’opérer aux échéances institutionnellement établies, sans qu’il faille envisager une révision de la constitution, alors que la période ne s’y prête guère. Rappel : les élections sont prévues pour le mois de décembre 2020.

 

Nul n’a l’expertise incontestable pour anticiper ce que sera la planète face au covid 19 en 2020. Aussi, si la pandémie se prolonge jusqu’à constituer une entrave à l’organisation des élections, l’équipe aux affaires serait bien inspirée pour gérer l’impact de la pandémie, et dans ces circonstances dramatiques quitte à faire appel à la constitution et y trouver matière à gérer cette situation exceptionnelle de chamboulement qui n’implique pas une révision de la constitution.

 

Ce bouleversement pourrait et devrait être compris par la classe politique dans son ensemble. Auquel cas, il serait donc plus avisé d’envisager une mandature prolongée de l’équipe aux affaires sur fond de « CONSENSUS » de la classe politique, les autres forces vives de la nation jusqu’à la maîtrise de la pandémie, « dans un climat politique à l’abri de tous soubresauts intempestifs»:: et à cette issue, la vie politique reprendrait son court normal, et tout ce qui a été différé et gelé retrouverait toute son actualité.

 

Dans cet intervalle, puisque l’hypothèse d’une durée plus longue de la pandémie serait avérée, ce gel des échéances électorales « imposé par la pandémie » va nécessiter la cohésion de la classe politique ; cette cohésion se ferait autour de débats passionnants et non passionnés pour la mise en commun des compétences nationales afin de trouver la ou les solutions ponctuelles, les plus viables pour une gestion plus que concertée de cette situation exceptionnelle pour le pays d’abord, et ensuite pour les équilibres politiques à préserver.

 

À ce jour, un consensus politique est déterminant pour éviter d’ébranler l’espace politique dont le frémissement est à prévoir, l’annonce de la révision de la constitution étant un pavé dans la mare qui ne peut que présager des lendemains incertains.

 

Aujourd’hui, il est pathétique de prendre pour prétexte le covid 19 (dont nul ne maîtrise l’issue) pour justifier une éventuelle révision de la constitution.

 

Sauf à considérer que le caractère électoralement « OPPORTUNISTE ET INOPPORTUN » de cette manœuvre n’ait qu’une diversion inopinée et qui fausse les règles d’une confrontation politique de qualité.

 

Manœuvre politique oui, un défaussement qui ne vise que des intérêts partisans et personnels, au détriment des attentes du pays.

 

Le pays qui a déjà vécu des situations traumatisantes à répétition, n’a que faire d’une autre crise politique qui se profile à l’horizon, si la perspective de la révision de la constitution venait à être imposée, en dehors de toute logique « CONSTITUTIONNELLEMENT RÉPUBLICAINE ».

 

Par KONZALE-MOGAMBO ENNOCK

 

Coronavirus: décès du chef de la commission électorale guinéenne Niveau d’en-tête 1

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Centrafrique.com/le-president-de-la-ceni-et-les-representants-de-loif-devant-les-journalistes-a-conakry/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le président de la CENI et les représentants de l'OIF devant les journalistes à Conakry, Guinée, le 21 Octobre 2019. (VOA/Zakaria Camara) fetch%3EUID%
Le président de la CENI et les représentants de l’OIF devant les journalistes à Conakry, Guinée, le 21 Octobre 2019. (VOA/Zakaria Camara)
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Bangui (République centrafricaine ) – Le chef de la Commission électorale de Guinée est décédé vendredi à Conakry des suites du coronavirus, ont annoncé les autorités, à la veille de l’application de la mesure imposant le port obligatoire du masque pour lutter contre le virus.

 

Amadou Salif Kébé, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), “est mort des suites du Covid-19″, a déclaré à l’AFP par Sory Kéira, un porte-parole de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire.

La présidence guinéenne a salué l’”expertise” apportée par M. Kébé durant les périodes électorales, “dans un contexte souvent contradictoire”, dans un communiqué vendredi.

Comme chef de la Céni, M. Kébé, dont l’âge n’a pas été précisé, a été au centre d’une controverse liée à l’organisation fin mars d’un référendum constitutionnel boycotté par l’opposition qui y voyait une manœuvre du président Alpha Condé, élu en 2010 puis réélu en 2015, de briguer un troisième mandat fin 2020.

 

Avec AFP/VOA

Coronavirus: Hissène Habré “retournera en prison” après la pandémie

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Coronavirus: Hissène Habré “retournera en prison” après la pandémie

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président sénégalais Macky Sall assure que l’ex-chef d’Etat tchadien Hissène Habré “retournera en prison” après l’épidémie du coronavirus pour purger sa peine pour crimes contre l’humanité, après sa libération temporaire de deux mois début avril liée à cette maladie.

“Naturellement, le juge a (pris) un arrêté pour 60 jours ou pour la durée de la pandémie. Quand elle finira, naturellement, il (Hissène Habré) devra rejoindre sa cellule”, a déclaré Macky Sall dans une interview vendredi à France 24 et Radio France Internationale.

“On l’a transféré (dans son domicile à Dakar) à la demande de ses avocats et lui-même. On a préféré ne pas prendre de risque de le voir contracter, en milieu carcéral, le coronavirus. C’est une mesure humanitaire et une précaution”, a ajouté le dirigeant sénégalais.

Hissène Habré, 78 ans, a bénéficié le 7 avril d’une sortie de prison temporaire accordée par la justice sénégalaise et a rejoint le même jour une de ses maisons à Dakar.

La prison dans la capitale sénégalaise où il était détenu pour crimes contre l’humanité, devait abriter la quarantaine de prévenus dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

Dirigeant du Tchad de 1982 à 1990, M. Habré a été condamné le 30 mai 2016 à la prison à vie à l’issue d’un procès sans précédent à Dakar, après avoir été déclaré coupable de crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement.

Renversé en 1990, l’ex-président tchadien avait trouvé refuge au Sénégal, où, sous la pression internationale, les conditions de son procès avaient été créées. Il y avait été arrêté en 2013 et inculpé par le tribunal spécial instauré en coopération avec l’Union africaine.

Avec VOA

RCA : grève des USMS, l’axe Baoro-Boua toujours bloqué, Touadera appelle Sidiki.

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Une patrouille des soldats FACA à Bangassou pour illustration. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Bouar (République centrafricaine) – 24 heures après le début de leur grève, les éléments des USMS (unités spéciales mixtes de sécurité) se disent déterminés, et maintiennent leur position. Les circulations sur l’axe Baoro-Bouar sont toujours bloquées, et le chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA appelle Abbas Sidiki, chef rebelle des 3R pour lui demander des explications. Brusquement, la tension monte au sein des grévistes, et l’un d’eux échappe miraculeusement au lynchage.

 

Les éléments des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), en formation depuis plusieurs mois à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, entrent dans la deuxième journée de leur grève, entamée hier vendredi 17 avril 2020.

Ils réclament le paiement immédiat de deux mois d’arriéré de leur PGA (prime d’alimentation générale), mais également d’exiger la fin de leur formation militaire, prévue initialement pour deux mois alors qu’ils en ont aux septième, pour la première promotion, et quatrième pour la seconde.

Afin de mettre la pression sur le pouvoir de Bangui, la route nationale numéro 1, principale voie du ravitaillement de la capitale,  tronçon Baoro-Bouar a été bloquée à 10 kilomètres à l’entrée de la ville de Bouar. Toutes circulations sur cet axe sont bloquées jusqu’à ce jour par les grévistes.

Cependant, dans la journée du vendredi, après les échanges téléphoniques entre le chef d’État Faustin Archange TOUADERA et son allié Abbas Sidiki, la tension était palpable parmi les grévistes qui sont désormais divisés. Les anciens rebelles des 3R, qui avaient intégré la formation des USMS, se sont immédiatement séparés des autres grévistes avant de rentrer. Ce qui n’a pas arrangé  les autres qui les ont accusés de haute trahison.

Ce samedi matin, les circulations sur l’axe Baoro-Bouar sont toujours bloquées. Le poste de contrôle mixte de la gendarmerie-police, situé à 10 kilomètres à l’entrée de Bouar est toujours occupé par les grévistes qui maintiennent leur position malgré la pression du gouvernement sur eux.

 

 

Gervais Lenga

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RCA : COVID-19, la Brasserie MOCAF appuie l’Institut Pasteur en kits d’hygiène

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La rémise de dons par la brasserie MOCAFPhoto de Marly Germain Roger

 

Bangui (République centrafricaine ) – La Brasserie MOCAF appuie l’Institut Pasteur en kits d’hygiène afin de répondre aux mesures barrières contre le Coronavirus, du personnel et patients dudit institut. La remise de ces kits a eu lieu ce vendredi 17 avril, dans l’enceinte de l’institut, en présence de l’ambassadeur de France en Centrafrique, Eric Gérard, du directeur général de la MOCAF, Alain Heraibi et des responsables dudit Institut.

 

Suite à la pandémie de la maladie à Coronavirus qui fait rage dans le monde entier et la République Centrafricaine en particulier, plusieurs mesures barrières ont été mises en place par les autorités sanitaires du pays afin d’éviter la propagation du virus en République centrafricaine, Car le pays en a déjà enregistré 12 cas à l’heure actuelle.

C’est dans cette optique que la brasserie MOCAF a procédé à la remise de dons, composés des savons liquides, de l’eau chlorée et des solutions hydro alcooliques qui permettront à l’Institut Pasteur, laboratoire de référence de l’OMS (organisation mondiale de la santé), et du ministère centrafricain de la santé publique, afin de servir de préventions à son personnel et les patients qui y viennent.

Un geste très important, selon Guy Vernet, Directeur Général de l’Institut Pasteur de Bangui : «C’est très important pour nous. L’Institut Pasteur fait partie des dispositifs du ministère de la santé et de l’OMS pour la riposte contre le COVID-19. Ce moyen permet à l’institut de protéger ses employés et de continuer sa mission. Dans ce contexte, on a mis en place un certain nombre de mesures  qui sont bien connues ; distanciation sociale, port du masque et la MOCAF nous a aidés à mettre en œuvre les mesures de lavage des mains qui sont primordiales dans le cadre de la lutte contre la transmission du Coronavirus, en nous donnant 4000 milles litres d’eau chlorée par semaine afin de remplir les pots de lavage des mains, des savons et également 200 litres de solution alcoolique,  fabriquée dans leur usine de production. C’est une collaboration qui va continuer », a-t-il confié.

Cette initiative donatrice va toucher les instituts sanitaires et bientôt le ministère de la santé, d’après Alain Heraibi, Directeur Général de la brasserie MOCAF, « Je pense qu’en tant qu’une entreprise citoyenne, responsable et engagée, et l’une des plus grandes sociétés, il me semble nécessaire de faire un geste pour la population de Bangui et avant tout au niveau des instituts hospitaliers, tels que l’Institut Pasteur, du centre Domitien et bientôt au niveau du ministère de la santé. On a décidé d’arrêter certains produits de la MOCAF qui contiennent de l’alcool pour aujourd’hui, fabriquer nous-mêmes des solutions hydro alcooliques y compris d’autres ingrédients. Et nous avons déjà donné 1000 litres de solution alcoolique », a précisé le directeur.

Par ailleurs, la brasserie MOCAF va aussi fournir chaque semaine de quoi alimenter les 18 points de lavage de mains sur le site de l’Institut, afin de permettre aux équipes et aux visiteurs de respecter les mesures d’hygiène contre le COVID-19.

Signalant que d’autres dons seront faits dans les jours à venir, au ministère de la Santé Publique  pour qu’au niveau du département, il puisse prendre des mesures nécessaires afin de pouvoir distribuer à l’intérieur de la République Centrafricaine, ceci, en vue de barrer la route à la propagation de la maladie à Coronavirus.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

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CENTRAFRIQUE : TOUT EXERCICE DU POUVOIR AU DELÀ DU MANDAT CONSTITUTIONNEL EST ILLÉGAL. 

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Centrafrique.com/le-chef-de-letat-faustin-archange-touadera-a-gauche-et-le-premier-vice-president-de-lassemblee-nationale-jean-symphorien-mapenzi-a-droite-photo-combinee-par-cnc-le-25-fevrier-2020-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Chef de l'État Faustin Archange Touadera à gauche et à droite.
Le Chef de l’État Faustin Archange Touadera à gauche et à droite.

 

Bangui (République centrafricaine ) – La République centrafricaine à l’instar des autres États du monde a été surpris par la crise sanitaire née de la pandémie du coronavirus. Ce fléau mondial a boulversé sensiblement le comportement, le mode de vie de la société et a considérablement impacté l’économie mondiale. Ce phénomène n’a pas épargné la politique centrafricaine et surtout le processus électoral en cours.

 

De mémoire et selon les dispositions constitutionnelles, le président de la république depuis son investiture consacrée par son serment du 30 mars 2016 était investi d’un mandat de cinq (5) ans renouvelable une seule fois c’est à dire que le corps électoral devrait être convoqué par décret pour désigner la personnalité politique qui devrait assurer leur destinée pour les cinq années à venir. Le cas de force majeure n’étant prévue par la constitution et pour éviter le vide juridique avec des conséquences incalculables, certains députés véreux à la solde du pouvoir ont initié un projet suicidaire de révision de la constitution en vue de proroger le mandat du président de la république au delà du délai constitutionnel.

A l’origine, il apparaît important de souligner que la démarche des parlementaires s’inscrit dans la logique constitutionnelle qui énonce que l’initiative de la révision constitutionnelle relève concurremment du président de la république et des députés. Comme d’habitude, cette démarche moribonde des initiateurs est caractérisée par la promesse des billets de banque moyennant l’adhésion massive d’une centaine de députés. Ce projet machiavélique de prorogation du mandat du président de la république a fait l’objet de vives polémiques au sein de la classe politique centrafricaine.

Des juristes chevronnés en passant par des juristes en herbes se sont prêtés au jeu d’interprétation parfois partisane de la pensée du législateur au détriment de la sauvegarde de notre démocratie sous perfusion. Au delà de ces polémiques politiciennes, nous opposons aux initiateurs de ce projet les dispositions constitutionnelles de l’article 152 alinéa 2 qui dispose que : « aucune procédure de révision constitutionnelle ne peut être engagée ou poursuivie en cas de vacances de la présidence de la république ou lorsqu’il est porté atteinte à l’unité et à l’intégrité du territoire ».

Conscient de l’occupation du territoire national à hauteur de 80% par les groupes armés, l’intégrité de notre territoire est le seul enjeu qui fait obstacle à tout projet de révision constitutionnelle. Animé par le souci de convaincre ses détracteurs, le citoyen lambda s’interroge :

Peut-on modifier la loi fondamentale, socle de notre démocratie quand l’intégrité du territoire national est sévèrement atteinte ? Les parlementaires centrafricains, représentants du peuple peuvent-ils se substituer au peuple pour décider de la prorogation du mandat du président de la république ? A défaut de l’initiative parlementaire, pourquoi ne pas consulter le peuple directement par voie référendaire ? Même si cette option est retenue, comment peut-on organisé un référendum dans le contexte centrafricain ? Les autorités sont-elles conscientes du risque de chavirement de ce projet ainsi que de ses conséquences ?

En conséquence de ce qui précède, nous estimons qu’il n’est pas tard de sauver notre jeune démocratie, patrimoine commun en qui nous espérons un avenir meilleur. Par ailleurs, nous tenons à rappeler aux autorités centrafricaines que le dénominateur commun de gestion de crise liée à un vide juridique demeure la voie du dialogue et d’échange.

Pour ce faire, nous invitons humblement les autorités à engager en urgence des discussions avec les forces vives de la nation c’est à dire les partis politiques, la société civile, les syndicats, les confessions religieuses ainsi que les représentants du peuple en vue de créer un cadre d’entente habillé d’une force probante pour gérer le glissement de calendrier…n’oublions surtout pas que l’humilité précède la gloire.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 17 avril 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Un proche collaborateur du président ivoirien atteint par le coronavirus

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Un proche collaborateur du président ivoirien atteint par le coronavirus

Bangui ( République centrafricaine ) – Le secrétaire général de la présidence ivoirienne Patrick Achi, un des plus proches collaborateurs du président Alassane Ouattara, a annoncé jeudi sur les réseaux sociaux qu’il était atteint par le coronavirus.

“Ce jeudi 16 avril, j’ai été testé positif au Covid-19. Je suis donc confiné à mon domicile bien que ne présentant aucun symptôme”, affirme M. Achi sur ses comptes Twitter et Facebook.

Agé de 64 ans, M. Achi est un proche du président qu’il rencontre souvent. Plusieurs fois ministre, il a succédé en janvier 2017 au poste de secrétaire général à Amadou Gon Coulibaly, autre proche du président quand celui-ci a été nommé Premier ministre.

M. Gon Coulibaly a en outre été désigné comme le candidat de la coalition de M. Ouattara à la présidentielle d’octobre 2020.

“Je suis suivi par des agents de santé formidables qui m’aideront sûrement à surmonter cette épreuve”, écrit M. Achi sur les réseaux en soulignant: “C’est le lieu de rappeler que ce virus est extrêmement contagieux. Je vous invite donc à nouveau au strict respect des mesures barrières, de distanciation sociale et au dépistage afin d’arrêter ensemble la propagation du virus”.

M. Achi est la deuxième personnalité politique, après le ministre de la Défense Hamed Bakayoko, dit “Hambak”, à être touché par le virus.

“Hambak”, autre homme clé du régime du président Ouattara, avait annoncé le 6 avril, également sur les réseaux sociaux, qu’il était atteint par le coronavirus. Il n’a pas donné de nouvelles officielles depuis.

Il s’était rangé derrière le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly pour la présidentielle de 2020, alors que de nombreux observateurs estimaient qu’il était plus charismatique et plus à même de représenter le parti au pouvoir.

La Côte d’Ivoire compte 688 cas confirmés et six décès de coronavirus, selon le dernier bilan officiel.

Avec VOA

Le coronavirus pourrait tuer 300 000 Africains cette année

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Le coronavirus pourrait tuer 300 000 Africains cette année

Bangui ( République centrafricaine ) – L’Afrique pourrait voir 300 000 décès dus au coronavirus cette année, même dans le meilleur des cas, selon un nouveau rapport publié vendredi.

Dans le pire des cas (aucune intervention), l’Afrique pourrait voir 3,3 millions de décès et 1,2 milliard d’infections, selon le rapport de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

Même avec une «distanciation sociale intense», dans le meilleur des cas, le continent pourrait voir plus de 122 millions d’infections, selon le rapport.

Tous les scénarios envisagés montrent l’effondrement des systèmes de santé africains, qui sont déjà en grande partie fragiles et sous-financés.

Dans le meilleur des cas, 44 milliards de dollars seraient nécessaires pour les tests, les équipements de protection individuelle et les traitements, selon le rapport, citant des estimations. Le pire des scénarios coûterait 446 milliards de dollars.

Vendredi, le continent comptait plus de 18 000 cas de virus confirmés, mais les experts ont déclaré que l’Afrique était à quelques semaines de l’Europe dans la pandémie et que le taux d’augmentation semblait alarmant.

Le nouveau rapport est la projection publique la plus détaillée à ce jour pour les infections à coronavirus et les décès en Afrique, où plus de 1,3 milliard de personnes se préparent à la pandémie.

“Les coûts économiques de la pandémie ont été plus durs que l’impact direct du COVID19. À travers le continent, toutes les économies souffrent du choc soudain sur les économies. La distanciation physique nécessaire pour contenir la pandémie étouffe et noie l’activité économique”, souligne Vera Songwe, Vice-secrétaire générale de l’ONU et Secrétaire exécutive de la CEA.

Près de 20 dirigeants européens et africains ont appelé cette semaine à un moratoire immédiat sur tous les paiements de la dette africaine, publique et privée, jusqu’à la fin de la pandémie, ainsi qu’au moins 100 milliards de dollars d’aide financière immédiate afin que les pays puissent se concentrer sur la lutte contre le virus.

Le Fonds monétaire international a pour sa part annoncé une aide d’urgence pour une vingtaine de pays africains.

Il est possible que 15 millions de tests soient nécessaires en Afrique au cours des trois prochains mois, a déclaré jeudi à la presse le chef des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, John Nkengasong.

Ces derniers jours, une plate-forme continentale a été créée pour que ses 54 pays puissent s’associer pour acheter en gros des articles à des prix plus raisonnables.

Avec VOA

Coronavirus : “certains Africains se cachent” en Chine

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Coronavirus : “certains Africains se cachent” en Chine

Bangui ( République centrafricaine ) – Des vidéos d’actes considérés comme racistes et discriminatoires de chinois envers les africains ont circulé sur internet suscitant la colère et l’indignation.

Ade* avait jusqu’à minuit pour quitter son appartement.

Cinq mois plus tôt, l’étudiant nigérian avait déménagé à Guangzhou, dans le sud de la Chine, pour étudier l’informatique à l’université de Guangdong.

Il venait de payer ses frais à l’université pour le nouveau semestre lorsque son propriétaire l’a informé qu’il devait partir.

Il s’est empressé de faire ses valises. La police l’attendait avec ses colocataires à l’extérieur.

Vivre caché

Lorsqu’il a tenté de déposer ses sacs dans l’entrepôt d’un ami, on l’a empêché d’entrer. Il a passé plusieurs nuits à dormir dans la rue.

“Regardez comment ils nous traitent, comment ils nous ont forcés à sortir de nos maisons et à nous mettre en auto-quarantaine”, a-t-il déclaré à la BBC depuis un hôtel de la ville.

“Ils m’ont dit que le résultat du test est sorti et que je suis négatif. Ils ne veulent toujours pas que je sorte”.

McDonald’s en Chine s’est excusé après qu’une succursale de Guangzhou a interdit l’entrée aux Noirs

Les leaders de la communauté africaine de Guangzhou pensent que la grande majorité de la population africaine de la ville a été mise en quarantaine ou dort dans les rues.

“Certains se cachent”, a déclaré un dirigeant de la communauté sur une application cryptée de médias sociaux.

Chaque ressortissant africain testé

Début avril, des rumeurs sur internet ont commencé à circuler selon lesquelles les quartiers de la ville où vivent les Africains et où ils font du commerce étaient bouclés après que deux Nigérians testés positifs au virus se sont échappés.

Les médias chinois ont rapporté qu’un patient nigérian avait attaqué une infirmière chinoise.

La commission de la santé a commencé à effectuer des tests à grande échelle sur les ressortissants africains.

L’autorité locale affirme avoir réalisé un test de coronavirus sur chaque ressortissant africain de la ville.

Elle a constaté que 111 des plus de 4 500 Africains de Guangzhou avaient été testés positifs.

“Ils sont juste venus avec leur ambulance et leur équipe médicale et nous ont emmenés. Tout ce qu’ils ont dit, c’est que c’était la loi chinoise et un ordre du gouvernement”, a déclaré Hao*, un homme d’affaires de Côte d’Ivoire.

Des entreprises de Guangzhou, y compris dans la zone populaire auprès des Africains, ont été fermées en raison des craintes liées au coronavirus

Guangzhou est devenue une plaque tournante pour les Africains en Chine.

Vers la fin de la première décennie du siècle, on pensait que des centaines de milliers de personnes vivaient dans la ville.

Beaucoup d’entre eux entrent dans le pays avec des visas de courte durée pour acheter des marchandises dans les usines voisines et les renvoyer sur le continent.

Selon certaines estimations, la ville comptait plus de 200 000 habitants. Certains se sont installés pour le long terme. Beaucoup ont dépassé la durée de leur visa.

Les Africains sont amis avec les locaux

Ces dernières années, les chiffres ont diminué. Les hommes d’affaires se sont plaints de restrictions injustes en matière de visas et d’un traitement inéquitable.

En 2018, les petits hôtels de Xiao Bei Lu, un quartier populaire pour les commerçants africains, ont temporairement refusé les Africains de plusieurs pays, ont-ils déclaré à la BBC.

“La plupart des Africains qui y vivent sont gentils et amicaux avec les locaux, et ils font des affaires normalement depuis quelques années”, a déclaré un habitant de Guangzhou qui n’a pas voulu être nommé.

“S’il y a un problème, c’est peut-être que certains Africains dépassent la durée de leur séjour et font des choses illégales”.

“Le conflit sur le test du virus, je pense qu’il s’agit d’un malentendu. Il ne s’agit pas de discrimination raciale. Ce n’est pas le style du peuple de Guangzhou”, a-t-il déclaré.

“Les gens ne sont pas hostiles aux Africains dans leur esprit, à moins que certains Africains ne fassent des choses contraires aux règles locales”, a-t-il ajouté.

Le gouvernement chinois a rejeté les allégations de racisme, insistant sur le fait que la Chine et l’Afrique sont amis, partenaires et frères et qu’il a une tolérance zéro envers le racisme.

Mais beaucoup de ceux à qui la BBC s’est adressée disent avoir été montrés du doigt en raison de leur race.

“Quatre-vingt-dix-huit pour cent des Africains sont en quarantaine”, a déclaré un chef de communauté qui ne voulait pas être nommé.

Le confinement de Wuhan se poursuit – pour certains

Les Africains de toute la Chine disent qu’ils font l’objet d’une surveillance accrue.

Sur le campus déserté de l’université de Wuhan, les Africains sont plus nombreux que les Chinois.

“Nous sommes ceux qui sont laissés pour compte”, déclare Michael Addaney, un étudiant ghanéen de troisième cycle qui étudie dans la ville chinoise où le coronavirus a été détecté pour la première fois.

Les choses ont commencé à revenir à la normale lorsque la fermeture de Wuhan a pris fin le 8 avril

Depuis plus de deux mois, il mène une campagne sur les médias sociaux pour demander à son gouvernement de ramener ses compatriotes à la maison.

Au plus fort de l’épidémie, on estime que 5 000 étudiants africains étaient bloqués à Wuhan et dans les villes voisines, après que la plupart des pays subsahariens n’ont pas réussi à évacuer leurs citoyens.

“Nous nous sentons comme des agneaux sacrifiés sans raison. Le plan était de garder les gens en sécurité en nous sacrifiant”, a demandé un étudiant qui ne voulait pas être nommé.

“Quel était l’intérêt, puisque nos pays n’ont pas mis en place de mesures pour protéger les gens du virus ?”

Une partie de Guangzhou est connue sous le nom de Petite Afrique, en raison du grand nombre d’Africains qui y vivent et y travaillent

Lorsque Wuhan a officiellement mis fin à son confinement le 8 avril, la normalité a commencé à revenir dans la ville.

Plus d’une semaine après, les étudiants africains sur les campus ne peuvent toujours pas quitter l’université. Ils ne savent pas quand leur propre confinement sera levé.

De retour à Guangzhou, une étudiante de Sierra Leone a déclaré qu’elle pensait que les Africains étaient montrés du doigt.

“Tout cela se produit en raison de l’augmentation des cas d’importation de virus par des étrangers, mais la majorité d’entre eux sont des ressortissants chinois”, a-t-elle déclaré.

“Seul un petit pourcentage est composé d’Africains.”

Elle a reçu une lettre de son université déclarant que tous les Africains devaient être testés.

Bien qu’elle ait été testée deux fois, elle reste en quarantaine.

Les autres ne sont pas traités comme ça

“Avec tout cela, les Chinois ont fait preuve de racisme et de discrimination envers les Noirs ici à Guangzhou.

“Je connais des gens de mon église qui sont blancs et des non-Africains qui ne traversent pas ce que nous traversons – quarantaine et tests multiples”, a-t-elle déclaré.

“Les hôtels de quarantaine sont comme la détention forcée pour les noirs”.

Un homme d’affaires nigérian en quarantaine a déclaré que “c’est la police qui m’a fait sortir de mon appartement et m’a mis à la rue”.

“Je n’ai aucun problème avec mon propriétaire. Il ne savait même pas que j’avais été expulsé. Mes enfants ont dormi dans la rue pendant de nombreux jours”.

Sur les médias sociaux, des centaines d’Africains à Guangzhou ont organisé des groupes qui se tiennent mutuellement informés.

Certains résultats de tests montrent qu’elles sont négatives.

D’autres envoient des factures médicales et d’hôtel qu’ils disent ne pas avoir les moyens de payer.

Les vidéos d’Africains dormant dans les rues sont devenues virales.

Le gouvernement de Guangdong a mis en place une ligne d’assistance téléphonique pour les “étrangers victimes de discrimination”.

Mais pour ceux qui sont en quarantaine, les soupçons restent élevés.

Des vidéos continuent de circuler en ligne, montrant des Africains déplacés en ambulance entre des hôtels.

Xiao Bei Lu est connu comme “la petite Afrique de la Chine”, mais les vidéos des médias sociaux montrent que ses rues, autrefois pleines de commerçants africains, sont maintenant désertes.

Avec BBC Afrique

RCA : accident spectaculaire et inédit d’un taxi-moto sur l’avenue David Dacko à Bangui.

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Vue du centre-ville de Bangui vers l’avenue David Dacko. Photo CNC / Mickael KossiOLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui (République centrafricaine ) – jeudi 16 avril, un pilote d’un taxi-moto, après avoir échappé aux policiers de la FICU sur l’avenue David Dacko, s’est retrouvé coincé au milieu des barres de fer d’un panneau publicitaire à quelques mettre du lieu de son spectacle. Grièvement blessé, l’homme a été transporté à l’hôpital. Ce qui n’a pas empêché ses collègues de  manifester leur colère vis-à-vis des forces de l’ordre.

 

Dans le cadre de la sensibilisation de la population sur les mesures préventives annoncées par le gouvernement centrafricain pour lutter contre la propagation  de la pandémie du Covid-19 en République centrafricaine, des forces de sécurité, gendarmes comme policiers,  sont déployées partout dans la capitale Bangui afin de veiller au respect des règles d’hygiène préconisée par les autorités sanitaires.

Ce n’est pas facile, dit un élément de la gendarmerie, interrogé par CNC. Et il n’est pas le seul à se plaindre du comportement de certains de ses concitoyens.

Justement, ce jeudi 16 avril, sur l’avenue David Dacko, vers 14 heures, devant la pharmacie Shalina, des policiers de la FICU, dans leur activité de sensibilisation à la pandémie du Covid-19, ont tenté en vain d’arrêter un pilote de taxi-moto en provenance de ronds-points zéro, et à destination de Pétévo.

Visiblement ivre au volant de sa moto, le jeune de 25 ans n’avait pas obtempéré  aux forces de l’ordre qui l’ont sommé de s’arrêter. Bizarrement, au lieu de poursuivre tranquillement sa route, le jeune préfère se moquer des policiers en leur faisant des gestes de moquerie, suivis de spectacle de zigzag sur la route, tout en levant son doigt d’honneur envers eux, sans oublier que cela ne va pas durer.

Arrivé quelques mètres plus loin, devant le magasin Fobert,à côté de l’ambassade des États-Unis,  l’homme perd le contrôle de sa moto, et percute violemment un panneau publicitaire au bord de la route, et se coince entre les deux barres de fer.

Grièvement blessé, l’homme a été secouru en toute urgence par les mêmes policiers qu’il avait tournés en ridicule quelques mètres plus loin.

Transportée à l’hôpital, la victime est actuellement aux urgences de l’hôpital.

Pendant ce temps, ses collègues taxi-moto, informé de la nouvelle, ont tenté de manifester leur mécontentement contre les policiers de la FICU qu’ils accusent maladroitement d’être à l’origine de l’accident de leur collègue sur l’avenue David Dacko ce jeudi après-midi.

Finalement, le calme est revenu vers 17 heures, et tous les taxis-motos ont repris leurs activités sur cette avenue.

 

Anselme Mbata

Copyright2020CNC.

Centrafrique : braquage de la base du CICR à Ndélé, le FPRC réagit.

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Aboubakar Siddik Ali Porte-parole du FPRC

 

Front populaire pour la renaissance de Centrafrique

 

BUREAU EXÉCUTIF

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le Bureau Exécutif National du FPRC condamne avec la dernière énergie le braquage de la base du Comité International de la Croix-Rouge et Croissant-Rouge (CICR), à Ndélé, dans la nuit du 15 au 16 avril 2020, par un groupe d’individus non encore identifiés ; un acte ignoble et inacceptable contre une des rares organisations internationales qui interviennent dans la région Nord-est pour apporter assistance aux populations dont les souffrances sont grandes et incommensurables.

Le Bureau Exécutif National du FPRC se désolidarise avec les auteurs de ces actes criminels et informe l’opinion publique nationale et internationale qu’aucun effort ne sera ménagé afin que les auteurs de ces actes de banditisme soient arrêtés et sanctionnés, et les biens pillés restitués.

Le Bureau Exécutif National du FPRC tient à souligner que les populations civiles et les humanitaires ne doivent pas être une cible et exprime ainsi sa détermination à respecter et faire respecter le droit international humanitaire et les droits de l’Homme.

Le Bureau Exécutif National s’engage à prendre des mesures nécessaires pour empêcher les attaques en direction des civils et des actions humanitaires ; à prendre des sanctions à l’encontre des auteurs de crimes, car il n’y a rien qui puisse justifier d’attaquer la base d’une organisation humanitaire, de s’en prendre aux biens matériels destinés à mettre œuvre des programmes qui apportent assistance aux populations (eau, nourriture, soins de santé, abris, etc.) et sauve des vies ; et à garantir l’accès humanitaire.

 

Fait à Bangui, le 16 avril 2020

 

 

 

 

 

Centrafrique : L’Union européenne dote le comité des USMS avec des véhicules militaires

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Dotation en véhicules de l’Union européenne au gouvernement centrafricain. Photo du ministère de la sécurité publique.

 

Bangui (République centrafricaine ) – L’ambassadrice de l’Union européenne en République centrafricaine, madame Samuela Isopi, et Monsieur Eric Peltier, Commandant de la mission EUTM-RCA, ont participé, ce jeudi 15 Avril, à la remise symbolique des clés de véhicules  fournis par l’Union européenne  au gouvernement centrafricain, dans le cadre de la mise en place des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS).

 

Lancées le 16 octobre 2019 à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République Centrafricaine par le Président de la République Faustin Archange Touadera, les Unités Spéciales Mixtes de Sécurité viennent d’avoir une dotation supplémentaire devant permettre au comité qui pilote cette opération d’entrée dans la phase décisive de sa mission, qui est le déploiement des éléments sur le territoire national.

06 TRM 2000 et 03 P4 sont les véhicules fournis par CIVIPOL sur le financement de l’Union européenne (UE).  Cette dotation  s’inscrit dans le cadre de la mise en place des USMS, issues des recommandations de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR), signé le 06 février 2019, à Bangui entre le gouvernement et les 14 groupes armés.

Les clés de ces véhicules ont été remises par ministre de la Sécurité publique (MSP), Henri Wanzet Linguissara, au président du comité technique chargé de l’opérationnalisation des USMS, le colonel Sakama.

L’appui de l’UE dans le secteur de la sécurité est loin d’être terminé. Au même moment, en faisant d’une pierre deux coups, la cheffe de la délégation de l’UE en Centrafrique et le Chef du département de la Sécurité publique, ont ensuite visité le bâtiment qui abritera dans quelques mois le nouveau siège dudit Ministère après sa réhabilitation, financée à travers le 11ème Fonds européen de développement de   l’Union européenne dans le cadre de son programme d’appui à la reforme du secteur de la sécurité en République Centrafricaine,.

Cette action de taille vise à permettre au ministère de la sécurité publique de rassembler ses différents services dans un même siège et d’améliorer leurs conditions et moyens de travail.

 

Par Jefferson Cyrille YAPENDE

Copyright2020CNC. 

RCA : les circulations sur l’axe Bouar Baoro sont bloquées par les éléments de USMS.

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Des soldats FACA en formation avec des instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar le 16 août 2019. Crédit photo : EUTM-RCA

 

Bouar (République centrafricaine ) – ce vendredi 17 avril 2020, les éléments des unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) en formation depuis sept mois à Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, sont en grève depuis 4 heures du matin. Toutes les circulations des véhicules sur la route nationale numéro 1 (RN1), tronçon Baoro-Bouar sont bloquées. Et les automobilistes commencent à s’inquiéter. Les négociations sont en cours.

 

Ils sont plusieurs centaines à descendre dans les rues de Bouar, ce vendredi matin, aux environs de 4 heures, pour exiger le paiement de leur arriéré de PGA (primes d’alimentation générale ), mais également exiger du gouvernement leur sortie des formations, lesquelles sont prévues initialement pour deux mois alors qu’ils ont passé déjà six mois dans le camp, pour la première promotion, , et que « leurs conditions de vie ne s’améliorent pas ».

Après plusieurs signes de détresse envoyés au gouvernement, les manifestants ont indiqué à CNC qu’ils n’auraient rien reçu comme réponse de la part des autorités depuis plusieurs semaines.

Finalement, ce matin, la première promotion des USMS, ainsi que la deuxième, environ 400 éléments, qui sont depuis plusieurs mois  en formation, sont  sortis à 10 kilomètres de Bouar, sur l’axe Baoro, et bloquer toutes circulations sur cet important axe routier, nécessaire au  ravitaillement de la capitale Bangui, via la République du Cameroun, pays voisin de la République centrafricaine.

Selon nos informations, des négociations seraient en cours avec les grévistes pour éviter l’enlisement de la situation.

Il y’a lieu de noter que les premières promotions des USMS ont bouclé leur formation depuis 4 mois, tandis que les secondes sont sorties de formation il y’a deux mois.

 

Gervais Lenga

Copyright2020CNC.

Le Covid-19 sorti d’un laboratoire chinois ? Washington « enquête »

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Le Covid-19 sorti d’un laboratoire chinois ? Washington « enquête »

Bangui ( République centrafricaine ) – Des responsables américains évoquent la piste d’une origine naturelle d’un virus qui aurait pu s’échapper à cause d’une erreur humaine

• Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a indiqué que les Etats-Unis « enquêtaient » pour faire toute la lumière sur les origines du virus.

• Plusieurs médias américains évoquent la piste d’un virus d’origine naturelle, qui aurait pu s’échapper d’un laboratoire de Wuhan.

• Donald Trump critique le « manque de transparence » de la Chine et Emmanuel Macron estime qu’il y a des « zones d’ombre ».

C’est une information qu’il faut prendre avec prudence. Les Etats-Unis n’excluent pas que le coronavirus à l’origine de la pandémie qui a déjà tué plus de 137.000 personnes dans le monde provienne, bien que d’origine naturelle, d’un laboratoire chinois à Wuhan, et évoquent une « enquête » pour faire toute la lumière. Il ne s’agit pas de la théorie du complot sur une arme biologique qui aurait mal tourné.

« Nous menons une enquête exhaustive sur tout ce que nous pouvons apprendre sur la façon dont ce virus s’est propagé, a contaminé le monde et a provoqué une telle tragédie », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo sur la chaîne Fox News.

Le nouveau coronavirus est soupçonné d’être apparu fin 2019 dans un marché en plein air de la ville chinoise de Wuhan, où sont vendus des animaux exotiques vivants. Les experts ont découvert qu’il était proche d’un virus présent chez des chauves-souris, qui aurait muté et se serait transmis à l’une des espèces vendues sur le marché, d’où le virus aurait ensuite contaminé des humains. L’animal intermédiaire n’a pas été identifié avec certitude. Coup sur coup, deux médias américains ont toutefois rapporté ces derniers jours des informations qui ouvrent une autre piste.

La sécurité du laboratoire en question

Selon le Washington Post, l’ambassade des Etats-Unis à Pékin, à la suite de plusieurs visites à l’Institut de virologie de Wuhan, avait alerté à deux reprises, il y a 2 ans, le département d’Etat américain sur les mesures de sécurité insuffisantes dans ce laboratoire qui étudiait les coronavirus chez les chauves-souris.

Surtout, Fox News rapporte que « plusieurs sources », dont la chaîne ne précise pas la nature, pensent désormais que l’actuel coronavirus émane de ce même laboratoire. A la différence de plusieurs thèses complotistes largement démenties par les experts, selon lesquelles il aurait pu s’agir d’un agent pathogène créé par les autorités chinoises, voire d’une arme bactériologique, ce média conservateur américain évoque un virus naturel, étudié dans le laboratoire.

Sa « fuite » ne serait pas volontaire, mais due aux mauvais protocoles de sécurité de cet institut pourtant censé respecter les normes les plus strictes. Dans cette hypothèse, le « patient zéro » serait donc un employé du laboratoire, qui aurait propagé le virus dans la population après avoir été accidentellement contaminé.

Il y a des « zones d’ombre », selon Macron

Interrogé jeudi, un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian, a démenti cette possibilité. « De nombreux experts médicaux réputés dans le monde estiment que l’hypothèse d’une soi-disant fuite n’a aucune base scientifique », a-t-il déclaré, estimant que l’origine du virus devait faire l’objet d’études de spécialistes. Mais le sommet de l’Etat américain, en refusant de l’exclure, semble accréditer cette piste.

Interrogé mercredi à la Maison Blanche, Donald Trump s’est montré évasif. « Je peux vous dire que nous entendons de plus en plus cette histoire. Nous allons voir », a répondu le président américain, assurant que cette « horrible situation » faisait l’objet d’un « examen très approfondi ». Son secrétaire d’Etat n’a lui démenti ni les informations du Washington Post, ni celles de Fox News.

« Rien que le fait qu’il faille poser ces questions, rien que le fait que nous n’en connaissons pas les réponses, que la Chine n’a pas partagé les réponses, cela en dit long », a dit Mike Pompeo. « Ce que nous savons, c’est que ce virus est né à Wuhan, en Chine », a-t-il relevé. « Ce que nous savons, c’est que l’Institut de virologie de Wuhan n’est qu’à quelques kilomètres du marché de rue. Il y a encore beaucoup à apprendre », a-t-il insisté.

Emmanuel Macron a estimé de son côté qu’il existait des zones d’ombre dans la gestion de l’épidémie de coronavirus par la Chine, déclarant au Financial Times qu’il y avait « des zones d’ombre » : « Manifestement des choses qui se sont passées qu’on ne sait pas ».

Avec AFP

Deux Tunisiens arrêtés pour avoir tenté de contaminer des policiers au covid-19

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Deux Tunisiens arrêtés pour avoir tenté de contaminer des policiers au covid-19

Bangui ( République centrafricaine ) – Deux hommes ont été arrêtés en Tunisie dans le cadre d’une enquête sur un “projet terroriste” visant à contaminer volontairement des agents des forces de sécurité au nouveau coronavirus, en leur toussant dessus, a indiqué jeudi le ministère de l’Intérieur.

Les deux hommes ont été arrêtés lundi à Kebili, dans le sud tunisien, a précisé à l’AFP le porte-parole de la Garde nationale, Houssem Eddine Jebabli.

Le premier est un membre présumé d’un réseau jihadiste, soupçonné d’avoir usé de son “autorité morale” sur des partisans présentant les symptômes de la maladie de Covid-19, a écrit le ministère dans un communiqué.

Le second suspect, qui était sous surveillance policière au moment de son arrestation et devait se présenter régulièrement dans les locaux des forces de sécurité, a indiqué à la police avoir reçu comme consigne de tousser délibérément lors d’une de ces visites afin de contaminer les agents, selon le texte.

M. Jebabli a précisé que le suspect n’avait pas pu entrer dans les locaux ni approcher des agents en raison des mesures de précaution prises face à la pandémie.

Des tests sont en cours pour voir s’il est porteur du virus, a indiqué le ministère.

Le parquet antiterroriste l’a placé en quarantaine obligatoire sous surveillance policière, jusqu’au résultat des tests, a ajouté le ministère, sans indiquer l’endroit de son isolement.

Lors d’une opération de contrôle du confinement fin mars en France, un policier s’était fait cracher dessus, soulevant la question de possibles poursuites pour mise en danger de la vie d’autrui.

La Tunisie reste sous état d’urgence depuis une série d’attentat meurtriers visant forces de l’ordre et touristes en 2015.

La situation sécuritaire s’est depuis largement améliorée, mais les groupes jihadistes affaiblis n’en ont pas moins mené trois attentats suicide visant des policiers dans la capitale depuis octobre 2018, revendiqués notamment par le groupe Etat islamique.

Des centaines de cas de nouveau coronavirus, dont 25 décès, ont été officiellement déclarés en Tunisie, où un confinement général est en vigueur jusqu’au 19 avril au moins.

Avec AFP/VOA

Quatorze morts dans un incendie dans un camp de déplacés

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Quatorze morts dans un incendie dans un camp de déplacés

Bangui ( République centrafricaine ) – Quatorze personnes ont péri jeudi lors d’un incendie dans un camp abritant des dizaines de milliers de déplacés par les violences du groupe jihadiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, a-t-on appris de sources sécuritaires et auprès des secours.

L’incendie s’est déclaré dans la matinée dans ce camp d’environ 70.000 déplacés situé dans la ville de Gamboru, dans l’Etat de Borno, près de la frontière avec le Cameroun, a expliqué à l’AFP Umar Kachalla, chef d’une milice pro-gouvernementale dans la région.

“Nous avons récupéré 14 corps carbonisés dans les décombres et 15 autres personnes qui souffrent de brûlures à des degrés divers”, a-t-il déclaré.

Plus de 200 abris précaires ont été détruits par les flammes, laissant 1.200 personnes sans toits, a pour sa part indiqué un responsable des secours sous couvert d’anonymat.

Il a confirmé le bilan de 14 morts, dont six membres d’une même famille, et de 15 blessés, dont “sept sont dans un état critique”, selon lui.

Les causes de l’incendie sont encore indéterminées, mais des réfugiés ont dit qu’il s’agissait d’un acte criminel, un homme ayant été arrêté avec un briquet dans sa poche, selon un membre de la milice pro-gouvernementale.

La rébellion de Boko Haram, qui dure puis une dizaine d’années, a provoqué la mort de quelque 36.000 personnes et en a contraint près de deux millions d’autres à fuir leur domicile dans le nord-est du Nigeria.

Des centaines de milliers d’entre elles vivent dans des camps surpeuplés et dépendent de l’aide alimentaire internationale pour survivre.

Les incendies sont fréquents dans les dizaines de camps de la région, souvent provoqués par les braises des feux en extérieur utilisés pour la cuisine.

Mardi, un de ces incendies a détruit 700 abris dans e camp de la ville de Mafa, située à 175 km de la capitale régionale de l’Etat de Borno, Maiduguri.

Avec BBC Afrique

Une fête d’anniversaire propage le Coronavirus et fait trois morts

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Une fête d’anniversaire propage le Coronavirus et fait trois morts

Bangui ( République centrafricaine ) – Au Brésil, une fête d’anniversaire serait à l’origine de propagation du coronavirus parmi les membres d’une famille, marquant à jamais leur vie.

Trois frères et sœurs sont morts et dix autres personnes sont tombés malades en un peu plus de deux semaines après ce rassemblement.

Les autorités ont confirmé qu’au moins un des décès était dû à un coronavirus.

Aux origines de la fête

La fête a eu lieu le 13 mars dans la ville d’Itaperica da Serra, dans l’agglomération de Sao Paulo.

Ce jour-là, le Brésil comptait un total de 98 cas confirmés de Covid-19, selon les statistiques du ministère de la santé.

Aucun décès n’a été confirmé à ce jour.

Près de 60 des cas ont été enregistrés à Sao Paulo, une des villes les plus peuplées du monde, qui compte plus de 21 millions d’habitants.

Quelque trois semaines plus tard, les chiffres nationaux du Brésil au 8 avril ont dépassé 16 000 cas confirmés et plus de 800 décès.

“Nous avions des doutes”, a-t-elle déclaré à la BBC, “mais nous avons décidé de maintenir la fête”.

“Il n’y avait pas beaucoup de cas dans le pays à l’époque.”

A ce moment-là, il n’y avait pas eu de confinement au Brésil.

28 personnes présentes

La fête de Vera Lucia a eu lieu dans sa cour et a réuni 28 membres de la famille.

Parmi les invités figuraient les frères et sœurs de son mari, Paulo Vieira.

Paulo, son frère Clovis et sa sœur Maria profitaient de la journée, sans savoir qu’ils allaient tous être contaminé au Covid-19 et succomber.

Vera Lucia avait également ses propres sœurs, ainsi que les neveux et nièces du couple.

Quelques jours après la fête, environ la moitié des invités ont commencé à présenter des symptômes de toux, de fièvre et d’essoufflement – tous associés au Covid-19.

La plupart d’entre eux présentaient des symptômes légers, sans nécessiter de soins médicaux.

Maladie agressive

Mais le mari de Vera Lucia et ses deux frères et sœurs sont morts en une semaine, début avril.

La cause officielle du décès d’au moins l’un d’entre eux, la sœur Maria, a été confirmée comme étant une mort au Covid-19.

Sa fille Rafaela a déclaré à la BBC : “Maintenant, nous sommes sûrs que c’est vraiment le virus qui a causé la mort de ma mère”.

“Cela montre à quel point cette maladie est agressive. Même si ma mère avait accès à un hôpital et à des respirateurs, ils n’ont pas pu la sauver.”

Maria était diabétique et sa santé s’est rapidement détériorée en quelques jours.

La famille attend les résultats de l’autopsie de Paulo et Clovis.

“Les médecins qui les accompagnaient ont dit qu’ils étaient sûrs à 99 % qu’il s’agissait du Covid-19”, explique Vera Lucia.

Le fils survit

Elle et son fils ont également eu des symptômes du virus, mais tous deux se sont rétablis.

“Physiquement, je vais bien, juste avec une petite toux. Mais cela a été une période très difficile”, fait-elle savoir.

“Nous avons vécu des jours de terreur.”

Au début, les membres de la famille ne croyaient pas qu’ils pouvaient être infectés par le coronavirus.

“Il y avait encore peu de cas au Brésil, donc nous pensions que le virus était loin d’être présent”, explique un membre survivant de la fratrie.

Ils disent que tout le monde semblait en bonne santé pendant la fête, ce qui fait qu’on ne sait pas qui a pu être le premier à porter le virus.

“Découvrir cela ne va rien changer pour nous maintenant.”

Après la mort de Maria, le deuxième membre de la fratrie dont l’état s’est aggravé était Clovis, 62 ans.

“Trois jours après la fête, mon père a commencé à tousser beaucoup”, a déclaré le fils de Clovis, Arthur, à la BBC.

“Il avait un mal de tête et de la fièvre. Il a également perdu son odorat et son goût.”

Contrairement à sa sœur, Clovis n’avait pas de maladie sous-jacente. Mais il se sentait de plus en plus mal.

Arthur a emmené son père à l’hôpital le 23 mars, mais ils l’ont renvoyé chez lui.

“Les médecins n’ont même pas pensé qu’il pouvait s’agir d’un coronavirus.”

Avec BBC Afrique

Dernières minutes : arrivée à Bangui du chef rebelle Ali Darassa.

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arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le chef rebelle Ali Darassa, Chef d’État major de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique ), sur invitation du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, vient d’arriver à Bangui, capitale de la République centrafricaine, ce jeudi 16 avril 2020.

 

Le chef d’État major et coordonnateur  de l’UPC, l’autoproclamé général d’armée 5 étoiles Ali Darassa est arrivés à Bangui, via l’aéroport MPOKO ce jeudi 16 avril, aux environs de 13 heures, à bord d’un avion spécial affrété par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Pour des raisons de sécurité, l’homme a été discrètement conduit dans un lieu tenu secret par les autorités du pays.

Selon des informations du CNC, le chef rebelle discutera à huis clos dans les prochaines heures avec le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, avant de rencontrer personnellement le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA dans un lieu tenu secret. Au menu de discussion entre les deux hommes, selon les informations du CNC, l’organisation des élections à venir, la situation sécuritaire dans la Ouaka, et la très fâcheuse nomination du conseiller de l’UPC Hassan Bouba au gouvernement

pendant ce temps, à Gbokologbo, dans la préfecture de la Ouaka, le déplacement du chef rebelle Ali Darassa dans la capitale est diversement apprécié par ses généraux qui parlent d’un voyage d’affaires.  Mais de quelle affaire parlent-ils ? Vente des diamants du sang ? Remise des fonds au chef rebelle ? En tout cas, les Centrafricains n’ont que leurs yeux pour pleurer.

Rappelons que le chef rebelle Ali Darassa, l’un des signataires de l’accord politique pour la paix en République centrafricaine (APPR-RCA), est soupçonné par la justice internationale d’avoir commis des crimes contre l’humanité, crimes de guerre, tortures et violences aggravées sur les populations civiles.

Nommé conseiller du Premier ministre après la signature de l’accord de paix de Khartoum en février 2019, il est devenu un allié incontournable des autorités centrafricaines pour des raisons électorales, selon certains leaders de l’opposition démocratique centrafricaine.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

Diplomatie, la République centrafricaine renouvelle son attachement à la chine populaire au détriment de l’île de Taiwan.

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Centrafrique.com/le-togo-met-fin-a-laccord-dexemption-de-visa-avec-la-centrafrique/la-ministre-centrafricaine-des-affaires-etrangeres-et-des-centrafricains-de-letranger-sylvie-baipou-temon-et-son-patron-premier-ministre-firmin-ngrebada-combinee-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-35806 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>De gauche à droite, la ministre centrafricaine des affaires étrangères et des centrafricains de l'étranger, le premier ministre Firmin Ngrébada. Images combinée par CNC le 20 janvier 2020.
De gauche à droite, la ministre centrafricaine des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger, le premier ministre Firmin Ngrébada. Images combinée par CNC le 20 janvier 2020.

 

Bangui (CNC) – La République centrafricaine, à travers son ministère des affaires étrangères, vient de renouveler son attachement diplomatique à la République populaire de Chine, au détriment de la République de Chine Taiwan. Cette dernière n’est plus reconnue que par 16 États dans le monde.

 

La position du gouvernement centrafricain vis-à-vis de la Chine populaire, et de la Chine Taiwan a été exprimée dans un communiqué de presse  du ministère des Affaires étrangères, signé par son chef de département, madame Sylvie Baïpou TEMON.

« Le samedi 11 janvier 2020, le Gouvernement centrafricain a appris par voie de presse, la tenue d’élections locales dans la région de Taiwan, Chine.

Quelle que soit l’évolution de la situation politique sur ITIe de Taiwan, cela n’altère en aucun cas, le fait consacré par l’histoire et le droit que Taiwan fait partie intégrante de la Chine, et que la partie continentale et Taiwan appartiennent à la même et unique Chine », a annoncé le gouvernement centrafricain, avant de renouveler son attachement au « Principe d’une seule Chine  et que le Gouvernement de la République Populaire de Chine reste le Gouvernement légal représentant toute la Chine, Taiwan étant partie intégrante du territoire chinois ».

Pour le gouvernement centrafricain, le «Consensus de 1992 » ainsi que la grande cause de la réunification de la Chine restent son principal  créneau diplomatique vis-à-vis des deux Chines.

Il y’ a lieu de noter que la République populaire de Chine considère toujours la République de Chine Taiwan, peuplée d’environ 23 millions d’habitants, comme l’une de ses provinces, et ce pays n’est pas reconnu en tant qu’État indépendant par l’ONU.

Depuis une résolution de 1971, les Nations unies reconnaissent la République populaire de Chine comme le représentant légal du pays en son sein.

Pour des nombreux diplomates africains, Avec sa force de frappe financière, Pékin fait tout pour isoler Taïwan qui ne peut plus rivaliser comme dans les années 1980 ou 1990.

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

RCA : braquage spectaculaire de la base du CICR à Ndélé, au nord de la Centrafrique.

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Les combattants rebelles du FPRC en patrouille à Ndélé. CopyrightDR.

Ndélé (République centrafricaine ) – La base de la délégation du CICR (comité international de croix rouge) à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, a été la cible d’un acte de braquage d’un groupe d’hommes lourdement armés dans la nuit du mercredi à jeudi 16 avril. Plusieurs objets ont été emportés par les assaillants.

 

Depuis le retour du chef de guerre Abdoulaye Hissen Ramadan à Ndélé, l’ordre semble rétablir petit à petit dans la ville. Les activités sont de retour, et les violences entre les différentes factions du FPRC semblent cesser, mais les actes de braquages contre les particuliers et les humanitaires, de leur côté, se poursuivent malheureusement dans la ville.

Justement, sur ce point, dans la nuit du mercredi à jeudi 16 avril, aux environs de deux heures du matin, un groupe d’individus, lourdement armés, à bord d’un véhicule tout terrain, ont fait leur entrée par effraction dans la concession de la délégation du CICR, située non loin du stade local de football  .

Munis de leur arme  automatique, les assaillants ont pu emporter, après des menaces, deux véhicules du CICR de marque Toyota, du type  Land-Cruiser  BJ80. Un coffre-fort a également été emporté par les assaillants. On comprend pourquoi ces derniers se sont déplacés avec un véhicule, probablement pour transporter le coffre-fort.

Joint au téléphone, le responsable local du CICR reste injoignable ce jeudi matin.

Pour l’heure, on ignore l’identité des assaillants, mais des sources sécuritaires locales indiquent qu’il ne fait aucun doute, c’est un acte perpétré par des éléments du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ), avec la permission probable de leur état-major.

Rappelons qu’il y’a quelques jours, le véhicule du préfet de Bamingui-Bangoran a été emporté par les éléments du FPRC lors des affrontements opposant les combattants rebelles du RPRC à ceux du FPRC à Ndélé. Le véhicule a été vendu aux Soudanais, y compris celui de la mission catholique de Kaga-Bandoro, braqué par les éléments du FPRC dans cette ville.

Rappelons que Le Comité international de la Croix rouge, en Centrafrique, intervient dans le domaine humanitaire. Les évènements douloureux qu’a connus la République Centrafrique depuis décembre 2012 ont amoché la situation humanitaire en Centrafrique. Mais le CICR est resté très actif dans ses actions humanitaires aux côtés de la population civile pour leur apporter du soutien multiforme.

 

Moïse Banafio

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Escalade des violences en Libye

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Escalade des violences en Libye

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans un communiqué ce mercredi, la Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) s’est dite “alarmée par l’escalade permanente des violences (…) l’intensification des combats ces derniers jours, faisant des victimes civiles et pouvant entraîner de nouvelles vagues de déplacements”.

Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est déchirée aujourd’hui par une lutte de pouvoir entre Khalifa Haftar, homme fort de l’Est libyen, et le Gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli et soutenu par l’ONU.

Le maréchal Haftar tente depuis un an de s’emparer de Tripoli, et le conflit a fait jusqu’ici des centaines de morts, dont des dizaines de civils, ainsi que plus de 200.000 déplacés.

Khalifa Haftar a perdu lundi plusieurs villes de la côte occidentale, dont deux stratégiques: Sorman et Sabratha, respectivement à 60 et 70 km à l’ouest de Tripoli.

Dans les villes reprises par les combattants pro-GNA, la Manul dit être “gravement préoccupée” par des “rapports faisant état d’attaques contre des civils, de profanation de cadavres, représailles, pillages, vols et incendie de propriétés publiques et privées”. Elle a dénoncé par ailleurs la libération “sans procédure légale” de quelque 400 prisonniers qui étaient détenus dans la prison de Sorman.

Si ces rapports sont vérifiés, ces actes “constitueraient de graves violations des lois internationales en matière de droits de l’Homme et d’humanitaire”, indique encore la Manul dans le communiqué.

Par ailleurs, l’ONU a condamné “les bombardements aveugles de Tripoli par les forces” pro-Haftar, “certains ayant touché des secteurs civils et fait des victimes”.

Des dizaines de roquettes se sont abattues mardi sans interruption sur la région de Tripoli, notamment dans des quartiers résidentiels où des maisons ont été endommagées. Les forces du GNA ont accusé les pro-Haftar de bombarder la capitale pour “venger leur défaite” de lundi.

“Les actes de vengeance exacerberont davantage le conflit et entraineront un cycle de vengeance qui menacerait le tissu social en Libye”, a mis en garde la mission onusienne.

Le chef du GNA Fayez al-Sarraj a affirmé qu’il ne négocierait plus de solution politique avec Khalifa Haftar à cause des “crimes” commis par ce dernier, dans un entretien publié mercredi par le quotidien italien La Repubblica.

Avec BBC Afrique

L’armée américaine dément avoir tué un civil en Somalie

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L’armée américaine dément avoir tué un civil en Somalie

Bangui ( République centrafricaine ) – L’armée américaine a démenti mercredi avoir tué un civil somalien dans une frappe récente contre les shebab, donnant à cette occasion de rares détails sur ses opérations contre ce groupe jihadiste affilié à Al-Qaïda.

“Deux organes de presse affirment qu’un civil a été tué dans la frappe de précision effectuée le 10 avril dans les environs de Jamaame”, dans le sud de la Somalie, a indiqué le commandement américain pour l’Afrique (Africom) dans un communiqué.

“Ces allégations sont basées sur de la propagande des shebab et sont fausses”, ajoute le communiqué, assurant que la personne tuée était bien un “terroriste complice du meurtre d’au moins six Somaliens innocents”.

Pour prouver ses dires, l’Africom, qui a été accusé par Amnesty International de dissimuler le nombre des victimes civiles de ses frappes de drones quasi quotidiennes contre les shebab, précise les circonstances ayant conduit à la frappe.

“Immédiatement avant la frappe, ce terroriste des shebab a exhibé les corps de soldats de l’armée nationale somalienne dans un village”, explique le commandement militaire américain.

“Après cet acte de coercition et d’intimidation, le terroriste shebab a quitté le village. Une fois qu’il a été isolé dans une zone éloignée et reculée, le terroriste a été tué lors d’une frappe aérienne exécutée par le commandement, en coordination avec le gouvernement somalien”, précise le communiqué, donnant un aperçu de la précision avec laquelle les drones américains observent la Somalie.

“Il ne s’agissait pas d’un civil innocent”, a commenté le directeur des opérations de l’Africom, le général William Gayler. “Ce terroriste a posé avec des drapeaux des shebab bien visibles derrière lui, alors que des corps de Somaliens de tous âges étaient exhibés lors de son horrible présentation publique”.

Dans un rapport publié l’an dernier, Amnesty avait accusé l’armée américaine d’avoir fait des victimes collatérales, voire frappé indistinctement civils et shebab, tuant des fermiers, des ouvriers et même des enfants. A l’issue d’une enquête interne, l’armée américaine avait admis sa responsabilité dans la mort d’une femme et d’un enfant en Somalie.

Avec VOA

A Canton, les Africains attendent toujours l’application des promesses chinoises | DW | 15.04.2020

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A Canton, les Africains attendent toujours l’application des promesses chinoises | DW | 15.04.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Au cours d’une conférence de presse mercredi (15.04.20), le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a laissé entendre que beaucoup d’Africains sont retournés dans leurs résidences pour la quarantaine. M. Lijian a ajouté que les difficultés des Africains ont été “correctement réglées”.

Contacté, un étudiant africain qui avait été délogé estime que les promesses chinoises ne sont que de la “propagande”. Selon lui, “rien n’a changé”.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian

Peur des représailles

D’autres personnes disent avoir peur des représailles des autorités chinoises. Selon Abou Kaba, habitant de Canton et vice-président de la communauté guinéenne en Chine, c’est le statut quo pour les Guinéens qui, dit-il, ont sévérèment subi les actes qualifiés de racistes par des sources diplomatiques.

“La situation reste inchangée. Sur plus de cinquante personnes, dix personnes, dont des bébés, sont rentrées dans leur appartement. Le reste des personnes sont dans les hôtels. Certains hôtels ont menacé de poursuivre ceux qui ne payent pas. Ils vont les poursuivre pour obtenir la fin de leur séjour.”

Des Guinéens ont reçu des menaces de non renouvellement de leur bail immobilier, a poursuivi M. Kaba.

Représentant les Togolais à Canton, Jocelyn Lare a constaté, certes, que certains de ses compatriotes ne sont plus renvoyés de leurs appartements. Mais ce sont les frais d’hôtel qui posent problème :

 “A la réunion aujourd’hui (ndlr mercredi), tout le monde a pratiquement évoqué ce problème. On demande aux  autorités chinoises d’essayer de voir comment elles peuvent régler cette histoire pour que l’administration ici (ndlr à Canton) prenne en charge les frais d’hôtel et qu’on donne de la nourriture à ceux qui sont confinés dans les hôtels et dans les appartements. Ils vivent une situation vraiment très lamentable.”

Le confinement continue à Wuhan

D’après l’agence Chine nouvelle, plus de 4.553 Africains, soit toute la population africaine à Canton, ont été soumis à des tests de dépistage. Plusieurs tests étaient négatifs. Le Nigéria a dénoncé des discriminations “inacceptables” à l’égard de ses ressortissants en Chine après la découverte de cas positifs au Covid-19.

L’Union africaine (UA) avait appelé samedi (11.04.20) à des “mesures rectificatives immédiates”. La Chine a rejeté dimanche (12.04.20) tout “racisme”.

Alors que dans la ville de Wuhan, l’heure est au déconfinement progressif depuis une semaine, des Africains indiquent, cependant, n’être pas encore sortis de leurs résidences universitaires. Pour eux, le confinement se poursuit.

Avec DW français

Coronavirus, le port obligatoire du masque se généralise en Afrique  | DW | 15.04.2020

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Coronavirus, le port obligatoire du masque se généralise en Afrique  | DW | 15.04.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Bénin, Éthiopie, Cameroun ou encore Guinée, la liste des pays africains qui imposent le port du masque afin de freiner la propagation du coronavirus s’allonge. Mais sur le terrain, ce n’est pas toujours évident. 

Qu’ils soient vendus en pharmacie ou fabriqués en tissus de façon artisanale, pour les autorités qui ont imposées le port du masque à leurs concitoyens, l’important c’est que ces derniers sortent le nez et la bouche couverte.

Mais problème : des masques, tout le monde n’y a pas accès. Soit il y a pénurie, soit les prix sont trop élevés. Dans le cas du Bénin, l’annonce du port obligatoire a suscité une autre inquiétude :

“La peur était que la population n’adhère pas spontanément à cette mesure”, explique Primael Ogboni qui vit à Cotonou. “Mais les Béninois s’y sont pliés dans leur grande majorité, au point où nous avons même observé une pénurie des masques subventionnés par le gouvernement dans les pharmacies. Pénurie qui a ensuite été corrigée. Il faut souligner qu’en dehors des masques vendus à la pharmacie, il existe également au Bénin des masques issus d’initiatives privées qui ne sont pas homologués mais qui contribuent à satisfaire la demande sur le marché.”

A Abidjan, on sort désormais couvert

Des masques non homologués, fabriqués de façon artisanale qu’on retrouve également au Cameroun, autre pays qui a imposé un port obligatoire. Et là aussi certains, comme Belibi Ngoa, soulèvent un certain nombre de difficultés. Selon cet enseignant “les masques conformes aux prescriptions de l’OMS ne sont pas accessibles aux Camerounais parce qu’ils coûtent très chers. Certains peinent à avoir 2 euros par jour pour manger… et donc on voit des Camerounais qui se font des masques de cent francs, de deux cents, trois cents. Mais il ne s’agit pas de masques de protection contre le coronavirus mais plutôt de masques de protection contre la poussière et au fond ce ne sont pas des masques aussi hygiéniques que ça.”

Pour certains Camerounais le gouvernement a pris la décision sans vraiment penser aux mesures d’accompagnement.

En Guinée, face à la détection de nouveaux cas à Conakry et dans des villes de l’intérieur du pays comme Labe, le président Alpha Condé a appelé ministères et ateliers textiles à produire des masques dont le prix ne doit pas excéder 2.500 francs guinéens soit 0,25 dollar. 

Le Tchad rétropédale

Après avoir voulu le rendre obligatoire, le Tchad est finalement revenu sur sa décision concernant le port du masque. Un rétropédalage qui n’étonne pas des membres de la société civile comme Sosthene MBernodji : “Quand on rend obligatoire une décision comme celle-là, il faut s’assurer qu’il y a la disponibilité des masques. Les autorités se sont rendu compte que c’est une décision qui ne pouvait pas tenir. La décision du gouvernement s’est heurtée au mur des lamentations des populations.” explique-t-il.

D’autres pays encore comme l’Éthiopie, le Niger, le Maroc ou encore la Côte d’Ivoire ont également rendu obligatoire le port du masque.

Avec DW français

Covid-19 : la République centrafricaine annonce la confirmation d’un nouveau cas à

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Hôpital pédiatrique de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Il s’agit du douzième cas confirmé officiellement par le ministère de la Santé de la population qui confirme par ailleurs que celui-ci n’est pas un cas de transmission locale. Il s’agit d’un sixième cas importé sur le territoire national.

 

Selon le communiqué du ministère de la Santé de la population, la confirmation de ce nouveau cas a été faite ce mercredi 15 avril.

Il s’agit bien d’un centrafricain, âgé de 24 ans, du sexe masculin,  en provenance d’Afrique du Sud.

Pour l’heure, la RCA compte officiellement en tout douze (12 ) cas des personnes dépistées positives au Covid-19, dont quatre (4) sont guéris de leur maladie, selon le ministère de la Santé de la population qui a indiqué par ailleurs que les huit autres patients se portent bien. Ils sont pris en charge dans un centre de traitement à Bangui, et que les dispositions sont pris pour la recherche et le suivi de leurs contacts .

 

Anselme Mbata

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Coronavirus : le Ghana lance une application pour suivre les cas suspects

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Coronavirus : le Ghana lance une application pour suivre les cas suspects

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Ghana a lancé une application pour les téléphones portables qui doit aider les autorités à suivre et à identifier les cas suspects de coronavirus.

Le gouvernement affirme que l’application va changer la donne dans la lutte contre la pandémie et qu’une centaine de cas suspects ont déjà été identifiés grâce à elle.

L’application suivra les déplacements des utilisateurs via le GPS, ce qui permettra aux autorités d’identifier les personnes susceptibles d’avoir été en contact avec un cas confirmé.

Elle sera également utilisée pour vérifier si les personnes à qui il est conseillé de s’isoler le font, même si l’on ne sait pas quelles seront les conséquences pour celles qui ne s’y conformeront pas.

Elle sera disponible dans six langues locales, mais avec une utilisation des smartphones d’environ 35 %, la portée de l’application pourrait être limitée.

La sécurité des données personnelles sur l’application a suscité des inquiétudes, mais le ministère de la communication a déclaré que les données sont cryptées pour garantir la confidentialité.

Le Ghana a effectué des tests sur 37 000 personnes jusqu’à présent et compte 636 cas confirmés de virus, dont huit décès.

Entre-temps, le Fonds monétaire international (FMI) a soutenu le Ghana avec environ 1 milliard de dollars pour l’aider à minimiser l’impact économique de la pandémie.

Certaines parties du Ghana, dont la capitale, Accra, sont en quarantaine et les frontières terrestres du pays restent fermées indéfiniment.

Avec BBC Afrique

Donald Trump suspend la contribution américaine à l’OMS | DW | 15.04.2020

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Donald Trump suspend la contribution américaine à l’OMS | DW | 15.04.2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Donald Trump a annoncé mardi la suspension de la contribution américaine à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), coupable à ses yeux d’avoir commis de nombreuses “erreurs” sur le coronavirus et d’être trop proche de la Chine.

“Le monde a reçu plein de fausses informations sur la transmission et la mortalité” du Covid-19, a lancé le président américain dans un long et violent réquisitoire contre cette agence de l’ONU. “Aujourd’hui, j’ordonne la suspension du financement de l’Organisation mondiale de la santé pendant qu’une étude est menée pour examiner son rôle dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus”, a lancé M. Trump depuis les jardins de la Maison Blanche.

Le président républicain a évoqué une étude “très approfondie” qui pourrait durer de 60 à 90 jours. Soulignant que les Etats-Unis contribuaient à hauteur de 400 à 500 millions de dollars par an à l’organisation, contre environ 40 millions de dollars “et même moins” pour la Chine, M. Trump a estimé que son pays avait le “devoir” de réclamer des comptes.

Un hôpital provisoire pour faire face au Covid-19 à New York

“Si l’OMS avait fait son travail et envoyé des experts médicaux en Chine pour étudier objectivement la situation sur le terrain, l’épidémie aurait pu être contenue à sa source avec très peu de morts”, a-t-il martelé. “Nous avons eu des problèmes avec eux depuis des années”, a-t-il encore dit.

Donald Trump a été particulièrement agacé par les critiques de l’OMS à l’encontre de sa décision, fin janvier, d’interdire l’entrée aux Etats-Unis aux voyageurs en provenance de Chine, une mesure dont le locataire de la Maison Blanche s’enorgueillit encore, assurant qu’elle a ralenti l’arrivée du virus.

Les Etats-Unis sonts le premiers contributeurs de cette agence sanitaire dont le siège est à Genève.

Les Etats-Unis très touchés par le Covid-19

Les Etats-Unis sont durement frappés par le coronavirus, avec plus de 600 000 cas de contamination enregistrés et 25 757 morts au total, dont 2 228 décès supplémentaires en vingt-quatre heures mardi, le plus lourd bilan journalier recensé par un pays, selon le comptage de l’université Johns Hopkins. Dans l’Etat de New York, le bilan a de nouveau augmenté avec 778 nouveaux décès dans les dernières vingt-quatre heures, pour un total de plus de 10 800 morts, même si le ralentissement de la pandémie semble se confirmer.

Réaction de l”ONU 

Ce “n’est pas le moment de réduire le financement des opérations de l’Organisation mondiale de la Santé ou de toute autre institution humanitaire combattant” le nouveau coronavirus, a affirmé mardi le secrétaire général de l’ONU après la décision de Donald Trump de suspendre la contribution américaine à l’OMS.

Le président chinois Xi Jinping. La Chine accusée par les Etats-Unis d’avoir menti sur l’ampleur du coronavirus

“Ma conviction est que l’Organisation mondiale de la Santé doit être soutenue car elle est absolument essentielle aux efforts du monde pour gagner la guerre contre le Covid-19”, a ajouté dans un communiqué Antonio Guterres, en réaffirmant qu’il serait toujours temps d’étudier par la suite “comment ont réagi tous ceux qui ont été impliqués dans la crise”.

L’Europe s’offre un certain répit

Quatre mois après l’apparition du virus, la pandémie a infecté presque deux millions de personnes, sans doute davantage en réalité. Elle a fait près de 125.000 morts officiellement dans le monde, et elle continue de tuer plusieurs milliers de personnes par jour et de s’étendre à des pays jusqu’ici peu touchés.

Elle connaît aussi un léger ralentissement en Europe, qui entrevoit la lumière au bout du tunnel, même si elle semble fragile.

Mercredi, la Commission européenne doit présenter à cet égard sa feuille de route pour préparer une sortie coordonnée du confinement et éviter les couacs du début de la pandémie.

L’Allemagne, relativement peu touchée (environ 2.800 morts) par rapport aux pays comparables en termes de population, doit annoncer mercredi un allègement des mesures coercitives, qui varient d’une région à l’autre.

Angela Merkel pourrait annoncer ce mercredi l’allègement du confinement en Allemagne

Le président de l’Académie des sciences Leopoldina a toutefois déjà averti que les stades et salles de concert pourraient, dans le pire des scénarios, rester vides pendant 18 mois.

Le Danemark rouvre mercredi crèches et écoles maternelles et primaires.

L’Autriche a permis mardi la réouverture prudente de ses petits commerces et jardins publics. La mortalité dans le pays est jusqu’ici restée inférieure à celle des pays en première ligne comme les Etats-Unis, l’Italie, l’Espagne, la France ou le Royaume-Uni.

La veille, l’Espagne, l’un des pays les plus endeuillés par le nouveau coronavirus, avec 18 000 morts, avait autorisé certains travailleurs à reprendre le chemin des usines et chantiers, à condition de porter des masques distribués à grande échelle.

Quant aux Sud-Coréens, ils sont sortis, mercredi, en nombre pour aller élire leurs députés et des mesures drastiques ont été prises pour assurer la tenue du scrutin.

Avec DW français

RCA : bras de fer à la gendarmerie nationale, le Directeur général  limogé par le Président Touadera.

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Centrafrique.com/les-eleves-gendarmes-a-kolongo-a-bangui-le-7-mars-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les élèves gendarmes à Kolongo à Bangui le 7 mars 2020.
les élèves gendarmes à Kolongo à Bangui le 7 mars 2020. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le limogeage la semaine dernière du directeur général de la gendarmerie, le lieutenant-colonel Bruno Ouayolo, suite à un véritable bras de fer qui l’avait opposé aux 50 nouvelles recrues en provenance de l’Angola, actuellement en formation aux techniques de maintien de l’ordre à l’école nationale de la gendarmerie de Kolongo , dans le sixième arrondissement de Bangui, fait monter la tension de plusieurs crans au sein des corps de la gendarmerie nationale à Bangui.

 

D’après certains officiers supérieurs de la gendarmerie, le Président de la République, le professeur Faustin Archange TOUADERA  promet sans cesse des réformes du secteur de sécurité, en même temps, c’est lui le premier à faire le contraire de sa propre promesse faite au peuple centrafricain.

En effet, il y’a quelques semaines, Plusieurs dizaines des TTN et flambeaux de l’église baptiste Ngoubagara de Fouh, située dans le quatrième arrondissement de Bangui, après leur discrète formation militaire en Angola, ont été incorporés pour la plupart au grade de sous-officier dans la garde présidentielle de Touadera. Parmi eux, 50 ont été reversés à la gendarmerie nationale au grade de maréchal des logis. Ce que le directeur général d’alors, le lieutenant-colonel Bruno Ouayolo  refuse en bloc. D’après lui, ces nouveaux FACA-gendarmes doivent impérativement être formés à l’école nationale de la gendarmerie à Kolongo avant d’exercer pleinement leur métier de gendarme comme souhaite le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Ce qui a été fait, les cinquante nouveaux FACA-gendarmes sont depuis quelques semaines à l’école nationale de la gendarmerie à Kolongo, dans le sixième arrondissement de Bangui.

Et comme si cela ne suffisait pas, les nouvelles 50 recrues exigent désormais de porter leur grade de maréchal des logis avant leur sortie de l’école le mois prochain. Une fois de plus, le DG Bruno Ouayolo refuse  catégoriquement. Il brandit le règlement intérieur de la gendarmerie qui stipule que tout élève gendarme, après quelques mois de sa formation à Kolongo, porte le grade de deuxième classe à sa sortie de l’école et non de sous-officier comme ils souhaitent.

Le ministre de la Sécurité publique, le Général Henri Wanzet Linguissara, lui aussi un ancien Soldat FACA reconverti gendarme  à l’époque du Président Ange Félix Patassé, s’aligne derrière les 50 nouveaux FACA-gendarmes, tout comme le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Aussitôt, un bras de fer entre le DG de la gendarmerie, soutenu par tous les gendarmes, et les 50 nouvelles recrues, appuyées d’une part par le ministre de la Sécurité et le chef de l’État.

Finalement au bout d’une semaine, le DG Ouayolo n’a pas changé d’avis, et il a été limogé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA qui l’aurait accusé de haute trahison.

Or, depuis le limogeage du DG Brunon Ouayolo, tous les gendarmes se font bloc pour s’opposer au grade de maréchal des logis exigé par les 50 recrues d’Angola. Ce qui fait monter la tension au sein des corps de la gendarmerie entre les pour et les contre.

Affaire à suivre…

 

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

RCA : panique au palais de la renaissance, Touadera échappe-t-il vraiment à un coup d’État ?

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Sortie du cortège présidentiel devant l’école nationale de police à Bangui le lundi 5 août 2019. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC

 

Bangui (République centrafricaine ) – Pour les proches du chef de l’État, le professeur Faustin Archange TOUADERA, il ne fait aucun doute, celui-ci vient d’échapper à une tentative de coup de force, et la peur s’empare du palais de la Renaissance, qui a été déserté totalement ce mardi 14 avril 2020.

Décidément, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, dans sa panique, risquerait personnellement d’abandonner ce pays, la République centrafricaine qu’il dirige de main de fer depuis mars 2016.
Si certains observateurs pensent que c’est un spectacle du coq face au bruit de son pet qu’il est en train de faire ce dernier temps devant le peuple centrafricain, au palais de la Renaissance, on ne prend pas à la légère toutes les rumeurs du bruit des bottes entendues confusément dans les quartiers de la capitale ce dernier temps.
Ainsi, ce mardi 14 avril, tous les conseillers du chef de l’État, ainsi que d’autres fonctionnaires détachés à la présidence de la République, ont été priés de rester chez eux à la maison avant un retour progressif au calme dans le pays. Mais de quel trouble parle-t-on ?
Ceci n’est pas une blague, encore moins un poisson d’avril ! Le chef de l’État, selon ses proches, vient d’échapper à une tentative de coup d’État dans la nuit du lundi à mardi 14 avril 2020. Et il s’en sort bien, selon les mêmes sources.
D’après un officier supérieur de la gendarmerie contacté par CNC, Touadera est en train d’être manipulé comme un bout de papier par certains de ses propres conseillers qui veulent lui faire croire qu’ils maîtrisent la situation du pays. Et grâce à eux, rien ne va lui arriver.
Il y’a leu de noter que depuis le retour clandestin au pays de l’ancien Président de la République François Bozizé après six ans d’exil en Ouganda, le pouvoir de Bangui est en perdition. Des rumeurs de coup d’État en préparation se multiplient dans le pays.
C’est dans ce contexte que certains fonctionnaires, de l’ethnie Gbaya qui sont dans l’entourage du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ont été tout simplement limogés. On pense à son chauffeur, aussi de l’ethnie Gbaya, qui a été limogé un petit matin après son arrivée sur le lieu de son travail, devant le portail de la résidence de son patron Touadera, au quartier Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Et ce n’est pas tout.
Le mois de mars dernier, au quartier Galabadja, dans le huitième arrondissement de Bangui, au domicile du ministre de la Culture, un groupe d’une vingtaine des anciens soldats FACA ayant manœuvré dans la milice Anti-Balaka, lors de leur réunion hebdomadaire, ont été arrêtés par les forces de l’ordre et incarcérés à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui. Une semaine plus tard, au PK12, vers Sassari où se trouve la résidence de l’ancien Président François Bozizé, une opération militaire musclée a été menée, et au moins six militaires, de l’ethnie gbaya, ont été arrêtés. Ils sont soupçonnés de vouloir préparer une action militaire dans le pays.
Une série des actions militaires, menées depuis quelques semaines à Bangui, montre que le pouvoir de Bangui est dans la turbulence totale, selon l’avis de certains experts militaires centrafricains.
Dossier à suivre…

Gisèle MOLOMA
Copyright2020CNC.

RCA : Bria, présence des hommes en armes signalée  au village Ngoundja fait paniquer la ville.

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Des combattants rebelles du FPRC sur une moto à Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.

Bria (République centrafricaine ) – Le village Ngoundja, situé à environ 55 kilomètres de Bria sur l’axe Ouadda, au nord de la RCA, a été le théâtre d’une scène de violence d’un groupe des individus armés, ce lundi 13 avril. Paniquées, les populations se sont retranchées dans la brousse pour tenter d’échapper aux assaillants,  alors qu’à Bria, des voix s’élèvent pour indexer les combattants rebelles du FPRC.

 

À en croire aux témoins de la scène interrogés par CNC, les assaillants étaient tous au nombre de 7, dont 5 sont munis des armes automatiques, tandis que les deux autres portent par-devers eux des machettes de combat et arcs.

Leur présence a été signalée dans la ville aux environs de 15  heures, ce lundi 13 avril,  avant de se retirer trois heures plus tard, vers 18 heures. Mais le mal est déjà fait. Les assaillants ont littéralement pillé le village Ngoundja en toute impunité. Selon certaines victimes de cet acte de braquage, plusieurs motos, des sommes d’argents et de nourriture ont été emportées par les assaillants dont les  identités restent mystère à ce jour. Mais pour les habitants du village Ngoundja, il ne fait aucun doute, les assaillants ne sont que des Sara du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ).

Contacté au téléphone par CNC ce mardi 14 avril, le chef du FPRC à Bria, le général Damboucha n’a pas voulu répondre à nos appels téléphoniques.

Pendant ce temps, à Bria, depuis quelques semaines, plusieurs opérateurs économiques qui se sont massivement installés dans la ville lors de la dernière crise politico-militaire qui a fortement secoué le pays entre 2013-2015 ont dû quitter la région pour regagner la capitale Bangui  pour certains. La principale raison de ce départ massif évoquée par les intéressés serait la pression des groupes armés qui ne cessent de les dépouiller financièrement.

 

Moïse Banafio

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Au Sénégal, des enfants des rues cherchent à échapper au coronavirus loin de Dakar

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Au Sénégal, des enfants des rues cherchent à échapper au coronavirus loin de Dakar
 

Bangui ( République centrafricaine ) – Décriés par une population craignant la contamination, pourchassés par les policiers chargés de faire appliquer le couvre-feu, les enfants et adolescents qui vivent dans les rues de Dakar se tournent vers une association pour reprendre des forces et échapper au coronavirus.

Dans la capitale sénégalaise, ville de plus de trois millions d’habitants où résidences de luxe côtoient des quartiers surpeuplés, ils sont des centaines, voire des milliers, parfois âgés de cinq ans à peine, à vivre dans la rue.

Ils ont rompu avec leur famille, fui les maltraitances d’un maître coranique ou rejoint la rue simplement par “soif de liberté”, explique Cheikh Diallo, l’un des responsables de Village Pilote, une association franco-sénégalaise qui leur vient en aide depuis près de 30 ans.

Ils vivent de petits boulots, de larcins ou de mendicité, dormant à même la rue ou dans des immeubles en construction.

Mais depuis que le coronavirus a fait son apparition dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, contaminant quelque 300 personnes et causant la mort de deux d’entre elles, “la mendicité, ça ne marche plus”, explique Bamba Seck, 18 ans.

Ce jeune homme aux traits juvéniles passe d’habitude ses journées et ses nuits près du Palais de justice et de la prison de Rebeuss, aux portes du centre historique et administratif de Dakar.

Dans un pays où une rumeur de contamination peut rapidement enflammer un quartier, les gens ont “commencé à se méfier de nous” quand “un gars (du voisinage) a été soupçonné d’avoir attrapé le coronavirus”, raconte Bamba, assis à l’ombre d’un acacia du centre d’hébergement de l’association Village Pilote.

Comme une centaine d’autres enfants de la rue, il s’est réfugié il y a quelques jours dans ce vaste domaine aux allures de camp de vacances, implanté dans un paysage de dunes, de baobabs et de fromagers à proximité du Lac Rose, à une heure de route au nord de Dakar.

Dans la capitale, les restaurants qui offraient à ces jeunes démunis un peu de nourriture sont fermés ou tournent au ralenti depuis près d’un mois. Et les passants qui leur faisaient l’aumône se détournent d’eux, explique un responsable de l’association, pour qui ils vivent une “galère” sans précédent.

Les jeunes rencontrés par l’AFP se plaignent surtout d’être délogés sans ménagement de leurs “points de chute” habituels par les forces de l’ordre chargées de faire respecter le couvre-feu nocturne instauré dasn tout le pays.

“Ils jouent au chat et à la souris avec la police, ils se cachent, ils n’ont plus d’endroit où dormir… Ils sont très fatigués”, souligne Cheikh Diallo, le responsable du village du Lac Rose.

Avec l’apparition du virus, l’association avait décidé de ne plus accueillir de nouveaux pensionnaires, pour éviter les contaminations. A la place, elle a organisé des distributions de vivres dans les rues de Dakar.

Interpellée par des jeunes en détresse, elle a finalement décidé de leur rouvrir ses portes, tout en plaçant les nouveaux arrivants en quarantaine pendant deux semaines, séparant les “petits” des “grands”.

Tous les matins, un infirmier vient relever leur température.

Le reste du temps, ils se reposent dans de jolies bâtisses de briques ocres, sur des matelas posés à même le sol. Certains parmi les plus âgés s’improvisent tatoueurs, pendant que d’autres s’échangent des passes avec un ballon de rugby -l’une des spécialités du centre- ou lavent leur linge à l’eau d’un puits.

A la fin de la crise sanitaire, ils pourront retourner dans la rue, tenter de renouer avec leurs familles ou rester au Village Pilote pour y suivre des cours d’alphabétisation ou une formation aux métiers de l’hôtellerie, de la menuiserie ou de la mécanique.

Ansu Sané, 19 ans, fait partie du groupe des adolescents en quarantaine, uniquement composé de garçons. Cinq ans après avoir quitté la Casamance, dans le sud du pays, cet “apprenti chauffeur” accompagnait jusqu’il y a peu les cars de voyageurs, juché à l’arrière du véhicule.

Mais depuis l’instauration de l’état d’urgence, la circulation entre les régions du Sénégal est interrompue et il “ne gagne plus rien”, dit-il.

Au village, il prend bien soin de se laver les mains et s’inquiète pour sa famille, restée en Casamance. Fataliste, il pense que si “Dieu veut qu’il attrape le coronavirus, (il) n’y peut rien”.

Avec AFP/VOA

Al-Qaïda au Sahel revendique une attaque et salue le coronavirus

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Al-Qaïda au Sahel revendique une attaque et salue le coronavirus

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) affilié à al-Qaïda a revendiqué l’attaque au cours de laquelle 25 soldats ont été tués début avril dans le nord du Mali, rapporte le groupe américain SITE spécialisé dans la surveillance des formations extrémistes.

Dans un communiqué publié le 10 avril, trois jours après l’attaque, le GSIM met aussi en parallèle l’action de ses combattants contre les forces étrangères au Mali, dont la France et l’Espagne, et le “châtiment” infligé selon lui par Dieu à ces pays sous la forme du nouveau coronavirus.

Le GSIM note que ces pays n’ont pas seulement été touchés sur leur territoire, mais aussi au sein de leurs forces déployées au Mali.

“La pandémie a aussi frappé dans les rangs des forces d’invasion au Mali. C’est le signe de la quasi-désintégration de cette alliance satanique”, dit-il dans ce communiqué traduit par SITE.

Le GSIM cite la décision récente de l’Espagne de retirer temporairement ses instructeurs militaires du Mali, mais aussi d’Afghanistan et d’Irak. Cette décision a été prise en raison de “l’état d’épuisement” du pays à cause de la pandémie, dit le GSIM.

L’état-major espagnol a justifié ce rappel par l’interruption des opérations de formation dans ces pays à cause du Covid-19. Au Mali, 85 soldats opérant avec la Mission d’entraînement de l’Union européenne (EUTM) sont concernés. Les opérations autres que de formation ne sont pas affectées, a dit l’état-major espagnol.

Selon le gouvernement malien, 25 soldats ont été tués le 7 avril dans l’attaque contre un poste militaire de Bamba, dans la région de Gao. Le GSIM dit, lui, en avoir “éliminé” environ 30.

L’armée malienne est soumise depuis des mois à des attaques meurtrières contre ses postes isolés, dans un vaste pays en proie aux agissements de groupes liés à al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique, aux violences intercommunautaires et aux trafics.

Les insurrections indépendantistes et maintenant jihadistes ainsi que les violences entre communautés ont fait des milliers de morts, combattants et civils, et des centaines de milliers de déplacés depuis 2012, malgré la présence de forces onusiennes, africaines et françaises.

Parties du nord du Mali, les violences se sont propagées au centre du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.

Avec AFP/VOA

La police sud-africaine tire sur un rassemblement de pauvres réclamant à manger

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Bangui ( République centrafricaine ) – La police sud-africaine a dispersé mardi par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes des habitants d’une banlieue pauvre du Cap (sud-ouest), furieux de ne pas recevoir de nourriture dans le cadre du confinement anti-coronavirus, a constaté un journaliste de l’AFP.

“Les gens sont sortis de chez eux, frustrés. Ils voulaient savoir où étaient leurs colis de nourriture”, a expliqué la présidente d’une association locale, Liezl Manual.

“Quand on regarde les infos, on voit qu’on distribue des choses dans différentes zones de notre province, mais pas à Tafelsig”, un quartier de Mitchells Plain, a-t-elle ajouté.

Les manifestants ont mis le feu à des pneus et accueilli avec des jets de pierre la police, qui a riposté avec des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes.

Le confinement prolongé de deux semaines en Afrique du Sud

“Nous avons de jeunes enfants. On veut manger. Ils doivent manger”, a expliqué une mère de famille en colère, Nazlie Bobbs. “Ils nous ont dit qu’on aurait des colis. Où sont les colis ? Pendant combien de temps on va être confinés ?”

Pour lutter contre la pandémie de nouveau coronavirus, le président Cyril Ramaphosa a imposé depuis le 27 mars un confinement strict de la population, qui doit se poursuivre jusqu’à la fin du mois d’avril.

Le chef de l’Etat a promis des distributions de nourriture aux populations les plus modestes du pays, déchiré par des inégalités criantes entre riches et pauvres.

“On préfère mourir du coronavirus que de mourir de faim dans nos maisons”, a dit mardi une autre habitante de Mitchells Plain, Denise Martin.

L’Afrique du Sud est le pays d’Afrique subsaharienne le plus touché par l’épidémie de Covid-19 partie de Chine, avec 2.415 cas de contamination confirmés dont 27 mortels, selon le dernier bilan.

Avec AFP/VOA

Le coronavirus, impitoyable avec les Afro-Américains | DW | 14.04.2020

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Le coronavirus, impitoyable avec les Afro-Américains 
Bangui ( République centrafricaine ) – Le Covid-19 affecte tous les Etats-Unis, mais certains Américains sont plus touchés que d’autres. Selon les statistiques officielles, la communauté noire est touchée de manière disproportionnée par le virus.

Les chiffres sont alarmants.

À Chicago, la communauté noire représente 70% des morts du Covid-19 alors qu’elle ne pèse que 30% de la population générale. Dans l’Etat de Louisiane, elle représente 32% de la population, mais 70% des morts. Même chose dans le Michigan, l’Alabama, le Maryland et de nombreux autres Etats américains.

Un phénomène qu’Anthony Fauci, l’expert en chef chargé de lutter contre le virus, a décrit comme “inacceptable” lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche il y a quelques jours.

“Une fois de plus, les Afro-américains souffrent de manière disproportionnée. Ce n’est pas qu’ils sont plus infectés que les autres, mais ils meurent en plus grand nombre à cause de maladies aggravantes comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité, l’asthme,C’est ce qui les conduit en soins intensifs et leur donne un taux de mortalité plus élevé”, a-t-il révélé.

Cette situation alarmante se vérifie dans le Sud-Bronx (“South Bronx”), l’un des quartiers les plus pauvres de New York et aussi l’un des plus touchés par le virus. Cette zone du Bronx est traversée par les autoroutes et les camions de livraisons. Polluée et dépourvue de parcs, elle compte un grand nombre d’asthmatiques. Or, l’asthme est l’une des maladies aggravantes qui peuvent rendre le Covid-19 mortel.

Le racisme, facteur aggravant

Depuis des décennies, une large communauté hispanique et afro-américaine a élu domicile dans ce quartier pauvre aux loyers peu élevés. Mais les habitants le paient de leur santé: les habitants du Sud-Bronx sont hospitalisés cinq fois plus pour cause d’asthme que la moyenne nationale.

Mychal Johnson est co-fondateur de South Bronx Unite, une association locale. Il se dit “consterné” par la sur-représentation de la population noire dans les morts du Covid-19, mais pas surpris.

“Notre communauté souffre de racisme économique et environnemental depuis des décennies. Nous vivons dans des logements de mauvaise qualité. L’éducation à la santé, notamment sur la bonne alimentation manque. Ce racisme systémique est responsable de la situation actuelle”, a-t-il indiqué.

Un centre de dépistage du Covid-19 doit ouvrir cette semaine dans le South Bronx ainsi que dans d’autres quartiers défavorisés de New York.

Avec DW français

Allemagne : vers une sortie progressive du confinement ? | DW | 14.04.2020

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Centrafrique.com/chancelliere-allemande/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Anguela Merkel, la chancellière allemande.
La Chancellière Allemande Angela Merkel.

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Un pas dans la bonne direction mais pas encore une victoire : ce mardi, l’Institut Robert Koch, celui qui fait référence en Allemagne depuis le début de la crise, parle d’une pandémie ralentie mais pas encore enrayée.

 

On parle beaucoup de l’Académie scientifique Leopoldina en ce moment en Allemagne. C’est l’une des instances qui conseille le gouvernement sur la marche à suivre pour lutter contre le coronavirus.

 

Lundi, ses experts ont présenté un plan de sortie de crise en plusieurs étapes : réouverture progressive des commerces et des restaurants; puis des administrations et enfin une reprise des voyages privés ou professionnels. Le tout accompagné de mesures de protection très strictes notamment l’obligation de porter un masque.

 

Patience, patience, le retour à la normalité n’est sans-doute pas encore tout à fait pour demain

 

Dilemme politique

Ce plan ainsi que les chiffres de l’Institut Robert Koch serviront de base de travail, mercredi, à la chancelière. Angela Merkel doit statuer avec son ministre de la Santé et les dirigeants des 16 régions allemandes sur l’après-19 avril, date à laquelle les mesures actuellement en vigueur en Allemagne doivent soit expirer – mais personne n’y croit – soit être prolongées et éventuellement assouplies.

Le dilemme à résoudre est le suivant : comment amoindrir les conséquences sociales et économiques du Covid-19 sans pour autant surcharger le système de santé ?

Sur ce dernier point, Gernot Marx, expert en soins intensifs, s’est voulu rassurant : “Nous sommes bien armés – même si un assouplissement devait signifier une nouvelle augmentation des patients”, confait-il à nos confrères du Deutschlandfunk. “Le message s’adresse également aux gens qui ont besoin de soins urgents pour d’autres pathologies. Nous leur disons : allez chez le médecin, à l’hôpital. Vous serez bien soignés, en dépit du Covid.

Ecoles et universités espèrent pouvoir au plus vite reprendre leurs activités

Assouplir oui mais comment ?

Reste qu’un assouplissement doit lui aussi être encadré et si possible harmonisé au niveau fédéral.

Or, si on prend l’exemple de la réouverture des écoles, les dirigeants politiques des différents partis sont d’accord pour qu’elle se fasse au plus vite. C’est sur la manière que les avis divergent : les uns plaident pour une réouverture progressive et en priorité pour les plus jeunes avec toutes les mesures de sécurité qui s’imposent. Les autres préfèreraient une reprise pour tous les élèves mais en deux temps – un groupe le matin, un groupe l’après-midi – afin de limiter les contacts inutiles. Il faut rappeler que tout ce qui touche au système éducatif est du ressort des régions. Il ne sera pas simple de mettre tout le monde d’accord.

Mais la chancelière tranchera donc en principe mercredi et, tous domaines confondus, il est fort probable que la prudence reste son maître mot, pour un retour progressif à la normalité… mais avec toute la discipline requise.

 

Avec DW Français

XénophobiecontredesAfricains:desautoritéschinoisesréagissent

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Bangui ( République centrafricaine ) – La tension monte dans la ville chinoise de Guangzhou en raison des rumeurs liées à la propagation du coronavirus.

 

Selon les responsables des communautés africaines, des centaines d’entre eux ne peuvent toujours pas rentrer chez eux après avoir été expulsés de leurs maisons et de leurs hôtels par crainte que le coronavirus ne se propage dans les communautés africaines.

Le gouvernement de la province de Guangdong a répondu aux préoccupations de discrimination en qualifiant la Chine et l’Afrique de bons amis, partenaires et frères.

Il a déclaré qu’il attachait “une grande importance aux préoccupations de certains pays africains et qu’il s’employait rapidement à améliorer” la situation.

Mais à Guangzhou, nombreux sont ceux qui s’inquiètent du traitement réservé aux Africains.

Un étudiant nigérian qui a requis l’anonymat a indiqué qu’il avait été expulsé de son domicile, arrêté et mis en quarantaine.

“S’il vous plaît, nous supplions le monde de venir à notre secours. La façon dont le gouvernement chinois nous traite est injuste. Ils m’ont arrêté et mis en quarantaine et m’ont forcé à payer l’hôtel”, a-t-il déclaré.

Des vidéos montrant des ressortissants africains dans la rue ont tendance à être diffusées en ligne.

L’une d’entre elles montrait un petit groupe de commerçants chinois défilant dans la zone où les commerçants africains se rassemblent habituellement pour protester.

Ils affirmaient que leurs affaires avaient souffert du fait que de nombreux Africains ne pouvaient plus faire du commerce.

Une autre vidéo vue par la BBC montrait un propriétaire chinois s’excusant auprès de son locataire.

“Les étrangers ne peuvent plus vivre ici, je suis désolé. Nous avons une règle de gestion communautaire. Ce n’est pas ce que vous pensez. Nous allons recevoir une amende”, a-t-il dit.

 

Avec BBC Afrique.