Centrafrique.com/urgent-terrible-accident-de-circulation-du-cortege-du-premier-ministre-firmin-ngrebada/rondpoint-du-quatrieme-arrondissement-avec-la-statue-du-soldat-2/” rel=”attachment wp-att-36762 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Rondpoint du quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi.
Bangui ( République centrafricaine ) – Chaque année, l’organisation mondiale de la santé (OMS) célèbre plusieurs événements sur le thème de la santé, comme la journée mondiale du paludisme ou encore celle de la vaccination contre la tuberculose par exemple. La journée mondiale de la santé fait partie des huit campagnes annuelles que l’OMS met en place.
Cette année, ce jour qui se veut habituellement célébrer de manière festive autour d’activités qui rassemblent et qui permettent de promouvoir le thème retenu, va indéniablement lui aussi faire les frais du coronavirus, appelé aussi COVID-19. Il n’y aura donc pas de colloques, pas de séminaires, pas de réunions de sensibilisation, ni de rassemblements ou de marches symboliques.
Pour l’année 2020, le thème retenu est la promotion de la santé !Si l’on considère que la promotion de la santé consiste à agir sur la responsabilité sociale et donc sur les différents partenaires pour permettre d’accroitre les capacités communautaires, il a été choisi à point nommé à la vue du contexte actuel de crise sanitaire. En effet, si l’individu reste au centre de cette démarche, cette stratégie doit lui permettre d’agir en faveur de la santé dans et avec sa communauté. C’est tout le sens des mesures préventives ou barrières qui ont été édictées par l’ensemble des continents et pays touchés de plein fouet par cette pandémie de coronavirus sans précédent. Chacun à son niveau peut agir pour endiguer la propagation de ce fléau ! Et ce sont bien l’ensemble de tous ces gestes individuels au quotidien, de la vigilance et de la surveillance de chacun d’entre nous sur ses proches et le respect des mesures de bon sens qui vont nous permettre d’éviter le pire en attendant qu’un remède, un vaccin ou l’éclair divin n’en vienne à bout !Les déterminants de la santé sont nombreux. Ils relèvent de la personne, bien entendu, mais ils sont aussi d’ordre relationnel ou environnemental, étroitement liés à la culture, au travail, à la société, etc. Qu’il est dur et frustrant pour un Centrafricain de devoir faire fi de ses us et coutumes ! Abandonner au moins pour un temps sa façon tactile de saluer ses amis, prendre de la distance lorsque qu’une file d’attente se forme, renoncer à faire la fête dans les boites de nuit, autant de déchirements qui pourtant sont essentiels pour soi-même comme pour ses frères et sœurs ! Alors, il n’y a pas de question à se poser et tant pis pour le côté festif de cette journée symbolique, ça attendra l’année prochaine !
Notre pays, si durement touché par les crises successives et les fléaux divers a bien besoin des organisations internationales comme l’OMS ou encore l’institut Pasteur de Bangui ; leur appui en cette période de crise du COVID-19 sera indispensable pour que nos frères et sœurs de Centrafrique ne soient pas terrassés par cette pandémie ! Qui vivra verra !
Centrafrique.com/communique-du-parti-knk-suite-a-laudience-accordee-par-le-president-touadera-a-son-leader-francois-bozize/bozize-a-gauche-et-touadera-a-droite-photos-du-21-janvier-au-palais-combinees-par-cnc-le-21-janvier-2020/” rel=”attachment wp-att-35838 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ancien Président de la République François Bozizé à gauche, et son ex-Premier ministre, Faustin Archange Touadera, Chef de l’État depuis 2016. Montage du CNC le 21 janvier 2020.
Bangui ( République centrafricaine ) – L’Expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en RCA, Yao Agbetse, a lancé un appel à la majorité, l’opposition, les groupes armés et les médias nationaux et internationaux à la retenue et à la responsabilité : « Tout acteur politique qui a exercé ou envisage d’exercer de hautes fonctions à la tête de la RCA, y compris la magistrature suprême, doit se montrer capable de placer l’intérêt du peuple avant ses propres intérêts ; cette exigence n’est pas négociable ».
« Toute tentative visant à entraver la marche du pays vers la paix fortement exprimée par le peuple centrafricain lors du Forum de Bangui en 2015 et lors des consultations nationales en 2019 dans le cadre de l’Accord de paix de Khartoum est une trahison du peuple qui n’aspire qu’à jouir de ses droits ».
« Toute personne qui pose des actes attentatoires à l’exercice des droits et des libertés fondamentales par le peuple centrafricain s’expose aux sanctions internationales, y compris devant la Cour pénale internationale ».
« Tous les leaders des groupes armés devenus Ministres en faveur de l’Accord de paix de Khartoum ou intégrés au sein de l’appareil étatique doivent exercer un devoir de diligence qui les obligent à respecter les lois républicaines et à s’abstenir de toutes actions incompatibles avec leurs engagements au titre de l’Accord ».
« En vertu de l’Accord de paix, je demande aux groupes armés de « mettre fin de manière immédiate, complète et irrévocable à toutes les hostilités et formes de violence » (article 5) comme ils se sont engagés à le faire.
« Alors que la RCA est confrontée à la pandémie du COVID-19 avec des conséquences potentiellement catastrophiques et que le dispositif électoral en vue du prochain scrutin présidentiel est loin d’être en place, les tensions actuelles sont de nature à saper les efforts qui ont été déjà entrepris et l’espoir légitime de paix de la population ».
« J’appelle les autorités centrafricaines à respecter les normes et standards internationaux applicables en matière d’arrestation, de détention provisoire, de procès juste et équitable, et de privation de liberté, et à éviter de recourir aux détentions arbitraires, aux disparitions forcées, à la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».
« J’exhorte les pays voisins et les partenaires internationaux de la RCA à agir en artisans de paix en accompagnant la RCA vers des élections transparentes et à s’abstenir de toute action ou omission susceptible d’hypothéquer le processus électoral et de plonger à nouveau le pays dans le chaos ».
« J’appelle la majorité, l’opposition, les groupes armés et les médias nationaux et internationaux à la retenue et à la responsabilité ».
« J’appelle le Conseil de sécurité des Nations Unies à prendre des mesures d’urgence et à envoyer un message fort aux acteurs centrafricains car les risques d’une irruption dans la violence sont réels ».
La police angolaise a déployé lundi des centaines d’hommes supplémentaires et des blindés dans la capitale du pays Luanda pour y forcer le respect de l’état d’urgence anti-coronavirus, largement ignoré par sa population pauvre.
Des unités de la force d’intervention de la police équipés de véhicules blindés ont pris position sur les principales artères de la ville pour y contrôler véhicules et piétons, ont constaté des journalistes de l’AFP.
Le président Joao Lourenço a décrété l’état d’urgence dans tout le pays fin mars pour tenter d’enrayer l’épidémie de Covid-19. A ce jour, 14 cas de contaminations ont été officiellement recensés, dont deux mortels et deux guérisons, selon le dernier bilan.
Mais peu d’habitants de Luanda acceptent d’obéir aux strictes limitations de déplacement, contraints de sortir tous les jours pour subvenir aux besoins de leur famille.
“Les mesures de sécurité ont été renforcées parce que la population ne s’est pas conformée au +confinement+ imposé par l’état d’urgence”, a expliqué lundi le porte-parole de la police, Mateus Rodrigues, à la radio nationale, “c’est pour ça qu’il y a une présence policière massive dans les rues”.
Depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence le 27 mars, de nombreux citoyens ont dénoncé des violences de la part des forces de l’ordre angolaises, régulièrement épinglées pour des atteintes aux droits humains.
“La police frappe quiconque quitte la maison sans nécessité”, a accusé lundi Francisca Daniela, une habitante de l’agglomération de Luanda. “J’ai été frappée hier, mais aujourd’hui je sors encore parce que je dois acheter quelque chose pour que les enfants mangent à la maison”, a-t-elle expliqué à l’AFP.
“La police n’est pas sur le terrain pour faire plaisir ou pour distribuer des chocolats”, avait justifié vendredi le ministre de l’Intérieur Eugenio Laborinho devant la presse.
La justice du Sénégal a autorisé l’ancien président tchadien, Hissène Habré à quitter pendant une durée de 60 jours, la prison du Cap Manuel son lieu de détention. Il purgeait une peine de prison à perpétuité pour crimes contre l’humanité.
Le Sénégal a enregistré 226 cas confirmés de Covid-19 et déplore deux décès
Raisons invoquées par les juges : ce centre de détention doit abriter la quarantaine de prisonniers dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus. Hissène Habré a donc pu regagner son domicile de Dakar où il est assigné en résidence surveillée.
Le 26 mars, son avocat, Mamadou Diawara, a formulé une demande de permission de 60 jours en raison de la pandémie de Covid-19 et surtout du fait de l’âge de Hissène Habré qui est “particulièrement vulnérable” à une contamination en milieu carcéral.
Selon le juge, Boubacar Ndiaye Fall, la sortie temporaire de l’ex-président tchadien “augmenterait automatiquement la capacité d’hébergement de la prison”. Tandis que sa présence “est de nature à handicaper les efforts déployés par l’administration dans ce combat” contre le covid 19.
Hissène Habré a dirigé d’une main de fer son pays de 1982 à 1990
Cependant, “l’ancien président réintègrera l’établissement pénitentiaire du Cap Manuel, immédiatement, à l’expiration de l’autorisation de sortir”, a précisé le juge de l’application des peines.
Colère des victimes
Au micro de la DW, Clément Abaifouta, le président de l’association des victimes du régime de Hissène Habré a indiqué que l’ex-président vit déjà dans une prison dorée. “Comparativement à ce que Hissène Habré a fait à nous autres, il est lui Habré, dans une prison que j’appelle un eldorado. Il a la télé, la climatisation. Nous, on n’avait pas tout cela” s’était-il indigné.
Clément Abaifouta, le président de l’Association des victimes de Habré ne s’est opposé à la libération provisoire de Hissène Habré
Hissène Habré, 78 ans, a dirigé le Tchad entre 1982 et 1990. Il a été arrêté en 2013 avant d’être condamné le 30 mai 2016 à la prison à vie par les Chambres africaines extraordinaires après avoir été déclaré coupable de crimes contre l’humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement.
Une commission d’enquête tchadienne a chiffré à 40.000 morts le nombre des victimes de la répression pendant son règne.
Après son renversement en décembre 1990 par son ancien chef d’état-major, Idriss Déby Itno, l’ex-président tchadien s’est réfugié à Dakar au Sénégal.
Centrafrique.com/samedi-gervil-coordonnateur-de-siriri-coalition/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>GERVIL DIEUBENIT SAMEDI, Coordonnateur de la coalition Siriri. Photo de courtoisie.
RCA: Le Poisson d’avril du Président TOUADERA
L’histoire de la politique Centrafricaine nous rappelle qu’il fut un temps où le peuple centrafricain aspirait à la démocratie, au multipartisme, à l’alternance au pouvoir et au renouvellement de sa classe politique.
Les Centrafricaines et Centrafricains se souviendront qu’en 2015 déjà la COALITION SIRIRI, avait fustigée le processus électoral en déclarant que si l’aspiration du peuple s’était traduite par des élections, aujourd’hui on peut bien se poser la question de savoir pourquoi Ange Felix Patassé paix à son âme et François Bozizé n’ont pas achevé les mandats à la tête de l’État Centrafricain?
Qu’il s’agisse de A.F. Patassé ou de F. Bozizé, hier et Touadera aujourd’hui, tous les trois se sont battus bec et ongle, armes à la main pour justifier leur légitimité parce qu’élus démocratiquement. Les mêmes effets produisent toujours les mêmes résultats.
En réalité, il faut reconnaître qu’aucune de ces élections n’étaient crédibles, transparentes, régulières et ouvertes à toutes les centrafricaines et tous les centrafricains. Une élection est tout, sauf le congrès ou l’assemblée générale d’un parti politique ou regroupement des partis politiques.
Ce qui se passe aujourd’hui en Centrafrique, n’est rien d’autre qu’une copie conforme des échecs que le pays a connus. Ce schéma est connu de Centrafricaines, et de Centrafricains. Nous avons depuis bien longtemps dans nos précédentes déclarations, non seulement dénoncé des officines étrangères lesquelles par les mains invisibles à acheter des consciences et faire valoir leurs opinions, mais aussi rejeter cette mascarade d’élections de 2020.
Des milliers des centrafricaines et des centrafricains dispersés ici et là se trouvent marginalisés et exclus de ce processus de consultation populaire et d’exercice de démocratie.
Les mêmes personnes qui ont conduit le pays à la dérive ont cru un moment se faire une virginité parce que tout simplement, elles sont candidates et le pays ira pour le mieux.
Le 1er avril dernier, le professeur de Math, ci-devant TOUADERA, s’est livré à un exercice droit de réponse aux revendications légitimes du peuple centrafricain, dont nous avons eu le courage et le mérite de porter à la place publique au nom du peuple, dont il se targue de servir.
Il a fait le décompte, son échec à relever le défi est patent et nous encourage à poursuivre le combat pour la libération totale de notre pays. Son poisson d’avril est indigeste et cette saveur ne peut être humée que par les marchands d’un bonheur illusoire.
La COALITION SIRIRI, ne s’est jamais trompée d’adversaire et Touadera est la parfaite incarnation du mal dont nous avons horreur et dont il faut impérativement extirper de la société Centrafricaine avant qu’il ne soit trop tard.
À la suite de son entretien avec les médias, l’opinion nationale qu’internationale, Touadera s’est rendue à l’évidence que la Centrafrique doit tourner la page des années sombres et le pays mérite mieux que la honte et l’humiliation que les populations vivent au quotidien. N’est-ce pas que notre pays sera bien gouverné le jour où la dictature, l’exclusion, la marginalisation, le pillage des deniers publics et la corruption érigée en mode de gestion seront enrayées.
Nous venons réitérer encore notre demande d’une troisième transition consensuelle dans notre pays la RCA, parce que nous croyons que le processus qui sera enclenché le 27 décembre 2020 pour légitimer des institutions et leurs animateurs et animatrices sera nul et non avenu. Les conditions d’une élection libre et transparente ne sont pas réunies en République Centrafricaine d’aujourd’hui.
La veille de dernières élections, l’ONG internationale et indépendante Crisis Group avait sonné l’alarme pour interpeller tacitement et insidieusement ceux et celles qui sont fatigués de la Centrafrique et veulent partir le plus vite possible en laissant le chao s’installer au pays et nous y sommes aujourd’hui.
Il n’est un secret pour personne, les élections en Centrafrique n’ont jamais réglé les problèmes qu’elles ont-elles mêmes créées. Le processus et les présents cycles électoraux portent en eux les germes de leurs propres destructions.
Notre combat pour l’instauration d’une vraie démocratie ne passera par des élections, mais bien au contraire par un dialogue entre centrafricains et par le choix consensuel d’un modèle de gestion et de participation citoyenne à la vie politique et civique.
De ce qui précède, il est impérieux pour nous de préserver les acquis de notre combat. Connaissant la médiocrité et d’autres vices qui caractérisent la classe politique centrafricaine, aujourd’hui incarnée par TOUADERA et ses complices, connaissant les motivations réelles sur la précipitation entourant les élections, la Coalition SIRIRI ne cautionnera pas à cette mascarade d’élections. Nous demandons à toutes celles et tous ceux qui partagent notre vision et notre projet de société de se rappeler d’une chose : les dernières élections dites démocratiques en Centrafrique ont conduit à l’effondrement de l’État. En quoi les élections du 27 Décembre 2020 seront –elles différentes de celles qui les ont précédées? Pour nous, la réponse est NON.
Le Président TOUADERA, n’est pas apte et crédible pour organiser les élections en décembre 2020 et encore moins diriger le pays, il a lamentablement échoué et les résultats sont visibles à l’œil nu. Une transition politique en Centrafrique sans Touadera s’impose pour pacifier le pays dans son ensemble avant de le soumettre au suffrage universel et la COALITION SIRIRI détient la formule.
Pour la COALITION SIRIRI, le tort fait à notre démocratie, l’incapacité de la classe politique centrafricaine à faire l’introspection de ses propres échecs, nous motivent à poursuivre le combat pour une vraie libération du peuple centrafricain, l’instauration d’un idéal dans la gestion de l’État et le renouvellement de la classe politique.
Au regard de ce qui se dessine, nous reconnaissons la souffrance de notre population et c’est avec elle que nous continuerons à défendre notre projet de société : construire au Centre de l’Afrique, un pays démocratique, libre, laïc, prospère et ouvert à toutes et à tous.
De ces entrefaites, nous ne négocierons pas avec qui que ce soit, des valeurs qui fondent des États modernes à travers le monde. La noblesse de notre combat, c’est cette impérieuse nécessité d’agir pour le bien de toutes et de tous. La solennité de notre engagement nous imposera des sacrifices, certes, mais l’élévation de notre État en dépend, nous avons des hommes, des femmes, des jeunes, un projet de société et les moyens pour y parvenir proprement en temps et lieu.
Que le Ciel protège la RCA et nos populations contre le Coronavirus.
Coronavirus: Boris Johnson admis en soins intensifs — Matt Dunham/AP/SIPA
Son état de santé s’est détérioré. Lundi, au lendemain de son hospitalisation, Boris Johnson, contaminé par le coronavirus, a été transféré en soins intensifs.
Après avoir été diagnostiqué positif au Covid-19 le 27 mars, Le Premier ministre britannique – seul chef d’Etat ou de gouvernement d’une grande puissance à avoir été contaminé — avait été hospitalisé dimanche soir pour subir des examens, selon ses services, en raison de la persistance de symptômes de la maladie, notamment la fièvre.
Boris Johnson reste « conscient »
« Au cours de l’après-midi, l’état de santé du Premier ministre s’est détérioré et, sur le conseil de son équipe médicale, il a été transféré au service des soins intensifs de l’hôpital », a indiqué le porte-parole dans la soirée. « Le Premier ministre a demandé au ministre des Affaires étrangères Dominic Raab (…) de le remplacer là où nécessaire », a-t-il ajouté dans un communiqué. Ce dernier l’avait déjà remplacé pour présider la réunion quotidienne consacrée au Covid-19.
Selon une source gouvernementale, Boris Johnson reste « conscient » et son transfert, intervenu vers 19h locales (18h GMT) a été décidé « par précaution au cas où il aurait besoin d’un respirateur ».
Quelques heures à peine avant l’annonce de son admission en soins intensifs, le chef de la diplomatie Dominic Raab avait assuré qu’il avait passé une « nuit tranquille » à l’hôpital St Thomas, dans le centre de Londres, et qu’il restait « en observation ».
« Son moral est bon » et « il continue à diriger le gouvernement », avait-il assuré durant la conférence de presse quotidienne de l’exécutif, pressé de questions sur la capacité du Premier ministre à exercer ses fonctions malgré la maladie.
Des doutes sur la gravité de son état
Critiqué pour avoir tardé à prendre la mesure de la situation, le gouvernement a bâti en catastrophe des hôpitaux de campagne pour soulager un système de santé débordé, promis de décupler les tests qui manquent cruellement et débloqué des sommes gigantesques pour répondre au marasme économique et social. Depuis l’annonce de sa maladie, Boris Johnson continuait à diriger la riposte du gouvernement en quarantaine, depuis son appartement de Downing Street d’où il postait des messages vidéos sur Twitter appelant ses compatriotes à rester chez eux.
Le quotidien de gauche The Guardian affirmait lundi que « Johnson était plus gravement malade que lui ou ses fonctionnaires n’étaient prêts à l’admettre, et a été vu par des médecins inquiets de sa respiration ». Certains commentateurs jugeaient que le chef du gouvernement aurait dû se reposer.
Centrafrique.com/centrafrique-lopposition-centrafricaine-annonce-la-creation-dune-nouvelle-coalition/anicet-georges-dologuele-le-chef-de-file-de-lopposition-democratique-recut-par-touadera-le-28-janvier-a-la-presidence-de-la-republique/” rel=”attachment wp-att-36249 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Anicet Georges Dologuele, le chef de file de l’opposition démocratique, reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République
Y a-t-il un pilote dans l’avion ?
Bangui ( République centrafricaine ) – Avant le retour clandestin au pays de l’ex président François BOZIZE YANGOUVONDA en décembre 2019, le président Faustin Archange TOUADERA faisait face depuis environ trois ans à opposition politique récemment autour d’une coalition dite COD-2020 dont Anicet DOLOGUELE revendique la direction. La caractéristique principale de certains de politiciens bien connus des Centrafricains est leur médiocrité et mauvaise moralité mais paradoxalement, ceux-ci aspirent à diriger au plus haut niveau la République centrafricaine. Leur dénominateur commun est la haine viscérale qu’ils vouent à TOUADERA. Dès que BOZIZE YANGOUVONDA est rentré au bercail dans les conditions que l’on sait, ces soi-disant opposants se sont immédiatement sabordés pour aller lui faire allégeance et tels des moutons de Panurge, lui obéissent au doigt et à l’œil en prenant aveuglément fait et cause pour lui. La preuve en est par exemple la ridicule visite prétendument de « soutien » que ces politiciens ont cru devoir aller rendre à leur vedette qui aurait échappé vendredi 3 avril à une « tentative d’arrestation ».
Contre toute logique et en dehors de tout bon sens, c’est à l’endroit du seul parti politique dont le soutien a été décisif pour son élection au second tour de la présidentielle de 2015, à savoir le MLPC avec lequel une alliance politique a été signée et qui demeure en vigueur jusqu’ici, que certains faucons du régime de TOUADERA s’acharnent.
Comment comprendre en effet que ce soit contre le MLPC, ce parti allié qui soutient le président TOUADERA que les coups les plus durs soient portés par un certain nombre d’individus qui se réclament du locataire du palais de la Renaissance sans que celui-ci ne daigne piper mot. !
Comment expliquer que des énergumènes comme ZAMA Javon PAPA puisse aller jusqu’aux antennes de Radio Centrafrique déverser impunément des torrents d’insultes contre Marti ZIGUELE, président de ce même parti allié sans que le pouvoir en place ne s’en émeuve un seul instant. !
Comment comprendre que Dieudonné NDOMATE, ministrion anti-balaka, pris en flagrant délit de réunion avec plus d’une cinquantaine de bandits criminels à son domicile par ces temps de coronavirus, soit encore au gouvernement de la République alors que plusieurs participants à cette réunion sont poursuivis pour « association de malfaiteurs, complot, atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat » excusez du peu, depuis lors sous les verrous !
Comment expliquer qu’on ait laissé passer tout le week-end à la SRI, en attendant une ultime confrontation lundi 6 avril avec son chef de cabinet, le ministre délégué aux affaires étrangères Chancel SEKODE du MLPC, qui a été longuement auditionné par le parquet vendredi dernier dans cette ténébreuse affaire de délivrance par le ministère des affaires étrangères de passeport diplomatique à des malfrats. Aussi bizarre que cela puisse l’être, dès la mise en détention préventive du ministre délégué SEKODE, sa collègue titulaire des affaires étrangères Sylvie BAIPO TEMON fait barricader la porte du bureau de SEKODE tout en faisant changer les serrures de la porte. Est-elle déjà au courant du dénouement ou du verdict de cette affaire ?
Pourquoi faire subir toutes ces humiliations au seul parti allié qui est le MLPC qui continue de soutenir TOUADERA ? Lorsque le président du MLPC Martin ZIGUELE et sa suite composée de plusieurs députés de la nation ont failli être abattus par les criminels des 3R en février dernier dans l’Ouham-Pendé, non seulement le parti du président TOUADERA ne s’en est pas ému une seule seconde mais mieux, certains membres du gouvernement se sont plutôt fait l’avocat des 3R de l’assassin de SIDIKI ABASS.
Pourquoi c’est au seul MLPC, parti allié, qu’on fait avaler des couleuvres alors que peu de cas est fait aux leaders des partis membres du COD 2020 qui pourtant, tirent à tout moment à boulets rouges sur le président TOUADERA et son parti le MCU.
Il est de notoriété à Bangui que c’est le ministre chargé du secrétariat général du gouvernement, Maxime BALALOU qui a introduit en RCA un truand ivoiro-burkinabé et anti français dénommé Harouna DOUAMBA que ce même BALALOU a imposé à l’ex PM Mathieu SARANDJI, lequel l’a recommandé à TOUADERA. Ce dernier pourtant assez réservé au début s’est laissé dépasser par l’ampleur des dégâts occasionnés par cette bande de voyous prédateurs, qui n’ont eu de cesse de siphonner le trésor public s’octroyant tous les marchés par l’entremise de l’ONG ANA de DOUAMBA. C’est le point de départ d’activités politico-financières mafieuses de ce groupe de malfrats. L’affaire de délivrance des passeports diplomatiques frauduleux est un maillon de la chaîne de fausseté à laquelle appartient bel et bien Sylvie BAIPO TEMON de par ses relations amicales et intéressés avec Harouna DOUAMBA
Pourquoi c’est au seul MLPC, parti allié, qu’on fait avaler des couleuvres alors que peu de cas est fait aux leaders des partis membres du COD 2020 qui pourtant, tirent à tout moment à boulets rouges sur le président TOUADERA et son parti le MCU. Il est temps pour TOUADERA de se ressaisir. Le rôle des faucons extrémistes qui le caporalisent est évident et il doit les écarter. Leur chef de file est Simplice Mathieu Sarandji qui est en train de conduire TOUADERA droit dans le mur. Viennent ensuite, Arthur Bertrand PIRI, Sani YALO et autre Evariste NGAMANA.
Centrafrique.com/rca-massacre-de-ndele-le-bilan-seleve-a-plus-de-40-morts-et-le-marche-central-incendie/vehicule-militaire-des-rebelles-du-rprc-a-ndele-le-11-mars-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36675 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Véhicule militaire des rebelles du RPRC à Ndélé, le 11 mars 2020. Photo CNC.
Ndélé ( République centrafricaine ) – Les combats viennent de reprendre il y’a 30 minutes dans la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, entre les combattants rebelles Goula du RPRC (Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique ), et les Rounga du FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ( ).
D’après les détonations d’armes entendues dans la ville ce soir, le RPRC et ses alliés du MLCJ et du PRNC ont attaqué les positions du FPRC à Ndélé sur quatre fronts, mettant complètement la ville sous le feu nourri de leurs armes.
Pour l’heure, les populations sont prises en étau. Elles sont terrées chez elles pendant que les affrontements se poursuivent.
En tout cas, pour le moment il est difficile d’établir un bilan provisoire pendant que les armes lourdes sont entendues tout proche de ma résidence.
Les détails dans nos prochains articles sur Corbeaunews-Centrafrique.
Des sources proches de la présidence congolaise indiquent que Vital Kamerhe n’a pas répondu en personne à la convocation de la justice. Il a préféré se faire représenter par ses avocats. La direction de l’Union pour la nation Congolaise, le parti de Vital Kamerhe, dénonce un “acharnement”.
“Il existe beaucoup d’autres affaires similaires, liées à la corruption, aux détournements, à l’enrichissement illicite. Nous sentons qu’il y a une nouvelle dynamique du côté de la justice. Elle doit prendre en charge, instruire, examiner toutes les autres affaires qui étaient déjà portées à sa connaissance. Cela donnera une bonne image à l’opinion et tout le monde sentira qu’il n’y a personne qui est ciblé à cause de son appartenance politique ou ethnique”, expliique Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ).
“Noyeau dur”
Certains cadres de l’UNC affirment à la Deutsche Welle qu’un “noyau dur autour de Félix Tshisekedi” veut “obtenir la tête de Vital Kamerhe”.
Pourquoi? Peut-être parce que des accords politiques passés fin 2018 à Nairobi font de Vital Kamerhe, le candidat de la coalition Cap pour le Changement en vue de la présidentielle de 2023?
Félix Tshisekedi fait de la lutte contre la corruption son leitmotiv
“C’est toute la coalition CACH mise en place par Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe qui pourrait être fort ébranlée par cette affaire. Et qui dit coalition CACH, dit aussi la coalition CACH-FCC de Joseph Kabila. Est-ce que ça donnera lieu à une nouvelle redistribution des rôles au niveau du gouvernement? Ça, c’est quelque chose qu’il faudra surveiller de près en fonction des évolutions du dossier judiciaire”, analyse le politologue Dieudonné Wamu Oyatambwe.
Depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, la justice congolaise a entendu plusieurs personnalités politiques suspectées d’avoir détourné des deniers publics.
Le 23 mars dernier, l’ancien ministre de la Santé, Oly Illunga Kalenga et son ancien conseiller financier, Ezechiel Mbuyi Mwasa, ont été condamnés à cinq ans de travaux forcés pour le détournement de plus de 400 000 dollars. Cette somme était destinée à l‘origine à la riposte contre le virus Ebola dans l’est du pays.
L’état-major français des armées a annoncé le décès d’un militaire français au sein du camp M’Poko de Bangui en République centrafricaine.
L’état-major français des armées, dans un communiqué, a expliqué que l’adjudant Jean-Bernard Russon était engagé en République centrafricaine depuis le mois de novembre 2019 comme chef du dépôt de munitions du détachement d’appui opérationnel.
Le militaire était titulaire de la croix du combattant, de la médaille outre-mer avec les agrafes « Moyen-Orient », « Sahel », « Liban », « Tchad », de la médaille de la défense nationale échelon or, de la médaille de la reconnaissance de la Nation, de la médaille commémorative française avec agrafe « Afghanistan », de la médaille de la protection militaire du territoire avec l’agrafe « Egide ».
L’état-major explique qu’il a été découvert mort au sein du camp M’Poko de Bangui ce dimanche 5 avril 2020.
L’adjudant RUSSON nous quitte prématurément en laissant l’image d’un soldat humble, unanimement apprécié et respecté de tous.
Centrafrique.com/faustin-archange-touadera-lan-quatre/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.
Bangui ( République centrafricaine ) – Les attaques contre la presse et les personnalités politiques de l’opposition démocratique centrafricaines sont révélatrices de la fébrilité du pouvoir de Bangui à quelques mois de la fin du premier mandat du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Avec le conseil de ses partenaires russes, Touadera veut se maintenir coûte que coûte au pouvoir, quel que soit le prix à payer. Ainsi, à l’Assemblée nationale, les députés proches de la majorité présidentielle ont lancé, depuis quelques jours, une pétition visant à prolonger le mandat du chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA si celui-ci arrive à son terme le 30 mars 2021. Ce qui soulève beaucoup d’inquiétude dans le pays, et des voix s’élèvent pour interpeller la communauté internationale.
Une forte tension politique règne depuis quelques jours en République centrafricaine. Avec les folles rumeurs de coup d’État alimentées par les proches du chef de l’État, et les attaques multiples contre les leaders politiques ayant déclaré leur candidature à la prochaine présidentielle, le pouvoir de Bangui, en tête le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA s’engage désormais dans une épreuve de force frontale visant à intimider ses adversaires politiques, et se maintenir au pouvoir, quelques soit le moyen à utiliser, au grand dam de la communauté internationale qui misait sur des élections libres et transparentes dans le délai constitutionnel.
Ainsi, après l’échec des négociations engagées par monsieur François Beya, conseiller en matière de sécurité du Président congolais Félix Tshisekedi visant à convaincre l’ex-Président François Bozizé de renoncer à sa candidature à la prochaine présidentielle en faveur de son ex-Premier ministre, l’actuel chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, on observe une certaine fébrilité au sommet de l’État. Même L’ancien Premier ministre Martin Ziguélé, Président du parti MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain), allié du pouvoir de Touadera, est lui aussi dans la cible du pouvoir de Bangui, pour la simple raison que son parti l’avait investi candidat à la prochaine présidentielle, initialement fixée en décembre 2020.
Face à cette adversité de grosse taille, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, probable candidat à sa propre succession, ne sait quoi faire, vue son impopularité grandissante dans le pays.
Selon le premier vice-président de l’Assemblée nationale Jean-Symphorien Mapenzi, cadre supérieur de MCU, parti présidentiel, il est hors de question que son parti aille aux prochaines élections pour la simple raison qu’ils n’ont aucune chance de l’emporter, même dans une petite commune. C’est dans cette disposition d’esprit que le chef de l’État, conscient de son impopularité, veut passer en force pour se maintenir au pouvoir.
Ainsi, la semaine dernière, les élus proches de la majorité présidentielle ont fait circuler une pétition visant à recueillir des signatures pouvant leur permettre de réviser la Constitution du 30 mars 2016, mais également prolonger indéfiniment le mandat du chef de l’État ainsi que celui des députés actuels, une fois que ceux-ci arrivent à leur terme en 2021.
Avec une promesse du versement de pot-de-vin d’environ 2,5 millions par signature, plusieurs députés ont déjà apposé leur marque en bas de cette fameuse pétition.
Mais d’après les constitutionnalistes, cette démarche du pouvoir de Bangui auprès du parlement est tout simplement illégale et anticonstitutionnelle.
Du côté de la communauté internationale, on s’étonne de cette démarche des autorités centrafricaines qui veulent se maintenir au pouvoir avec des moyens illégaux pouvant raviver la tension politique dans le pays, déjà fragilisé par plusieurs années de guerre civile.
Du côté de l’opposition démocratique, c’est la consternation totale.
En tout cas, pour beaucoup des Centrafricains, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA n’a pas appris la leçon de ce qui s’est passé dans ce pays. Il voulait nous ramener dans un conflit alors que le pays retrouve petit à petit son calme grâce au concours des partenaires internationaux.
Centrafrique.com/centrafrique-lopposition-exige-la-destitution-du-president-de-lassemblee-nationale-moussa-laurent-gon-baba/les-leaders-de-lopposition-democratique-le-2-mars-2020-au-siege-de-lurca/” rel=”attachment wp-att-36518 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des leaders de l’opposition démocratique réunis au siège de l’URCA à Bangui le 2 mars 2020. CopyrightDR
COALITION DE L’OPPOSITION DÉMOCRATIQUE-2020
CONFÉRENCE DES PRÉSIDENTS
COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°002
A l’heure où le monde entier fait bloc dans la lutte contre la pandémie du COVID-19 et où nos compatriotes sont encore très inquiets pour leur survie, la Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020) relève avec consternation que le régime de Faustin Archange TOUADERA choisit piutôt de poursuivre sa dérive totalitaire et cherche coûte que coûte à se maintenir au pouvoir, en utilisant tous les moyens pour écraser ses adversaires politiques.
En effet, le 03 Avril 2020, la population du PK12 et ses environs a assisté au déploiement des Forces de Défense et de Sécurité autour de la résidence de François BOZIZE, avec d’importants moyens militaires en hommes et en matériels, sous le prétexte de parer un coup d’état qui serait en préparation par des hommes proches de ce dernier.
L’importance du dispositif mis en place ne laisse planer aucun doute sur la réelle volonté d’arrêter et de jeter en prison l’ancien Président BOZIZE, que le Président TOUADERA a tenté en vain de convaincre, en utilisant des médiations étrangères et locales, de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle, mais plutôt de soutenir sa propre candidature.
Pour la COD-2020, c’est l’échec de la tentative d’arrestation du Président François BOZIZE qui a conduit à une reculade du régime, le contraignant à faire publier par le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui un communiqué fallacieux et sibyllin.
La COD-2020 prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur les faits graves susmentionnés, et dénonce les agissements du régime de TOUADERA en perte de vitesse, qui ne manque aucune occasion pour semer les germes de troubles politiques et sociaux aux conséquences incalculables pour la stabilité de notre pays.
Aussi , la COD-2020 affirme toute sa solidarité au Président Fondateur du KNK et à ses militants.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le changement climatique, c’est-à-dire le changement du climat mondial et en particulier les changements des conditions météorologiques qui s’étendent sur une grande échelle de temps, est une menace existentielle mondiale majeure, beaucoup plus grand que le coronavirus.
L’effet de serre provoque l’augmentation de la température de la planète principalement due à l’énorme augmentation du dioxyde de carbone, qui a augmenté de 35% depuis le début de la révolution industrielle. Et bien sûr, la part du lion dans la pollution de l’atmosphère avec 50% de tout le dioxyde de carbone ont l’Europe et l’Amérique du Nord. Tous les autres pays ensemble sont responsables de l’autre moitié, tandis que les pays les plus pauvres sont les moins responsables. Cependant, les gens qui vivent dans ces pays, ce sont eux qui souffriront plus fortement des conséquences.
Les causes du changement climatique sont principalement identifiées dans la combustion de combustibles fossiles (charbon, pétrole, essence, gaz naturel, etc.) qui représentent 50% des émissions totales, dans la production et l’utilisation de produits chimiques synthétiques, dans le catastrophe des zones forestières qui contribue à la production de gaz supplémentaires dans l’atmosphère et bien sûr à l’effet de serre de 15% et dans l’agriculture conventionnelle et l’élevage, qui représentent 15% des émissions.
Les experts scientifiques frappent la cloche du danger et avertissent que s’il n’y a pas d’action coordonnée mondiale urgente de la part des dirigeants politiques, des gouvernements, des industries et des citoyens du monde entier, la température de la planète est susceptible de dépasser les 2°C par rapport aux niveaux préindustriels d’ici 2060 et l’augmentation pourrait même atteindre 5°C d’ici la fin de notre siècle, ce qui rendra la vie des générations futures problématique.
Une telle augmentation de la température de notre planète aura un impact dévastateur sur la nature, entraînant des changements irréversibles dans de nombreux écosystèmes et une perte de biodiversité qui en résulte, c’est-à-dire tous les organismes vivants et toutes les espèces qui composent la vie sur la planète, c’est-à-dire les animaux, oiseaux, poissons et plantes (faune et flore). De nombreuses espèces devraient disparaître des zones qui seront directement et gravement affectées par le changement climatique.
Aujourd’hui, par rapport à 1850 – à partir du début de l’enregistrement des données – une augmentation de la température de 1,1 ° C est observée. Ainsi, il est d’une importance vitale, l’augmentation de ne pas dépasser 1,5 ° C, car comme les scientifiques l’estiment, au-delà de ce point crucial, il n’y aura pas de retour.
Le changement climatique, cependant, qui est dû aux activités humaines, est une réalité tangible inquiétante et affecte déjà négativement notre planète. Les secteurs responsables de la production de gaz à effet de serre sont principalement le secteur des produits énergétiques (unités de production d’énergie électrique, raffineries) mais aussi les activités industrielles, les moyens de transport modernes (voitures, avions, etc.) et les activités du primaire secteur de la production.
Ainsi, les événements météorologiques extrêmes, les incendies incontrôlés dans les forêts telles que l’Amazonie qui ont été caractérisés comme le «poumon» de la planète, les vagues de chaleur, les fortes précipitations, les sécheresses prolongées qui créent de graves problèmes alimentaires dans les zones touchées de la planète, les ouragans très puissants, deviennent de plus en plus fréquents et intensifs, coûtant des dizaines de milliers de vies chaque année et provoquant d’énormes catastrophes.
La glace en même temps et la neige sur les pôles fondent, avec l’Arctique étant la plus grande victime à ce jour, et le niveau moyen de la mer dans le monde monte, provoquant ainsi des inondations et de l’érosion sur les côtes et les zones côtières des plaines et à être créé des réfugiés environnementaux. Si ce développement défavorable se poursuit, des régions telles que les Pays-Bas et Venise risquent d’être définitivement perdues sous les eaux marines en tant que nouvelle Atlantide.
Le changement climatique augmente également les maladies existantes dans le monde, mais en crée également de nouvelles et peut également entraîner une mort prématurée. Trop de maladies sont particulièrement sensibles aux changements de température. En eux inclus, les maladies transmissibles telles que la fièvre jaune, le paludisme, l’encéphalite et la dengue, mais aussi les troubles de l’alimentation, les maladies mentales, les maladies cardiovasculaires ainsi que les maladies respiratoires.
Le changement climatique aura également des impacts négatifs sur les économies des pays étant donné que les températures élevées compromettent la productivité de la plupart des secteurs de l’économie, du secteur agricole à la transformation. Des scientifiques valides prédisent que d’ici el fin du siècle, le PIB mondial aura chuté de 7,22% par rapport à ce qu’il aurait été sans le changement climatique.
L’ adolescent activiste Suédois contre le changement climatique, Greta Thunberg, a réussi de la manière la plus vigoureuse et la plus bruyante à faire passer le débat sur cet énorme problème, par les chefs d’État et de gouvernement et le dialogue public, dans la société et dans les discussions amicales, mobilisant des millions de personnes à travers le monde, en particulier les jeunes, qui ont commencé à manifester exigeant de la part des gouvernements de prendre immédiatement des mesures pour faire face au changement climatique.
Ainsi, les députés suédois ils l’ont suggéré à juste pour le prix Nobel de la paix. Et bien sûr, Greta Thunberg a tout à fait raison quand elle dit que les mesures sont prises pour réduire les gaz à effet de serre et, surtout, le dioxyde de carbone n’est pas suffisant.
Alors, quelles sont les mesures appropriées à prendre sans tarder pour réduire efficacement les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 et maintenir la température à + 1,5 ° C?
Les politiques de base pour mitiger résolument le problème consistent à promouvoir et à utiliser des sources d’énergie renouvelables (éolien, solaire, biomasse, etc.), à améliorer l’efficacité énergétique, à réduire drastiquement l’exploitation des gisements de pétrole et de gaz et à imposer des taxes sur le carbone afin de limiter l’utilisation des combustibles fossiles et ainsi de réduire sensiblement les émissions de dioxyde de carbone d’ici 2030 et de les éliminer d’ici 2050 au plus tard, la réduction rapide des émissions de méthane, de noir de carbone et d’autres polluants de courte durée qui pèsent sur le climat, la restauration et la protection des écosystèmes et surtout des forêts.
L’Accord de Paris, premier accord universel et juridiquement contraignant pour le climat, est entré en vigueur en 2016 avec beaucoup d’optimisme et d’ambitions évidentes, malgré la déclaration de départ officielle des États-Unis, qui est l’un des plus grands pollueurs. Quatre années se sont écoulées depuis lors et il n’y a pas de résultats substantiels, ce qui soulève de sérieuses questions quant à la réelle volonté politique de s’attaquer à ce problème mondial particulièrement menaçant.
Pour terminer, je voudrais souligner que les effets du changement climatique seront si dramatiques que la civilisation humaine sera menacée de s’effondrer comme une tour de papier. Ainsi, face à cette crise climatique extrêmement dangereuse, les citoyens du monde entier devraient encore accroître leur mobilisation et les dirigeants politiques pour enfin se lever au plus fort des circonstances et prendre immédiatement les mesures drastiques nécessaires, avant qu’il ne soit trop tard, pour inverser cette voie insoutenable et sauver la planète.
Curriculum vitae
Isidoros Karderinis est né à Athènes en 1967. Il est romancier, poète et éditorialiste. Il a étudié l’économie et a terminé des études de troisième cycle en économie du tourisme. Ses articles ont été publiés du monde entier dans des journaux, des magazines et des sites du monde entier. Ses poèmes ont été traduits en anglais, français et espagnol et publiés dans des anthologies poétiques, des revues littéraires et des sections littéraires de journaux. Il a publié sept livres de poésie et trois romans. Ses livres ont été publiés aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Espagne et en Italie.
Centrafrique.com/rca-le-pdca-se-retire-de-la-coalition-de-lopposition-cod-2020/pdca-logo-centrafrique-serge-wafio-9/” rel=”attachment wp-att-36301 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Logo officiel du parti PDCA
PARTI DÉMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN
(PDCA)
DECLARATION
Nous avons reçu ce dimanche 05 avril 2020, à 00 h 34 une alerte nous informant de la réunion du comité technique, tenue le jeudi 02 avril 2020, dont les Membres officiels ( le Ministère de la Santé, l’OMS, les Médecins et Pharmaciens, l’Institut Pasteur de Bangui) ont constaté l’effectivité du coronavirus ou COVID-19, à travers les 834 cas testés et confirmés à Bangui et ont demandé aux Autorités Politiques Centrafricaines de réquisitionner l’hôtel du Centre pour y isoler les malades, mais celles-ci ont recommandé ou exigé de ‘’taire l’information’’, c’est-à-dire ne pas la rendre publique.
Si cette alerte que nous ne pouvons recouper dans l’immédiat, compte tenu de notre éloignement du moment, s’avérerait vraie, elle constitue un cas de haute trahison politique, un mépris et un refus d’assister un peuple en danger, un génocide contre le Peuple Centrafricain. Ce machiavélisme politique convint du silence-radio des Autorités Politiques de Bangui sur les premiers cas annoncés, (1) en janvier 2020, celui de l’enfant d’une personnalité politique, étudiant rapatrié contaminé de Wuhan (Chine) et, (2) en février 2020, ceux des deux (2) Responsables de la Minusca dépistés positifs, qui ont été isolés à l’hôpital militaire de cette institution.
Rien ne justifie cette volonté politique machiavélique des autorités de Bangui de ne pas rendre publique l’information sur l’effectivité de ce mal, sorti d’un laboratoire, qui fera de nombreux décès en Centrafrique, vu notre plateau sanitaire digne de l’époque de l’âge des pierres, alors que ces mêmes autorités avaient utilisé tous les médias de Bangui et les réseaux sociaux pour se plaindre du risque de leur contamination, compte tenu de la présence de la compatriote LEONIE KANGALA aux cérémonies officielles du mois de mars 2020.
Nous demandons avec force aux autres membres du comité technique, OMS, Médecins et Pharmacien, Institut Pasteur de Bangui, présents à la réunion de jeudi 02 avril 2020, de ne pas se faire complices de ce crime de génocide contre le Peuple Centrafricain, mais de faire toutes les clarifications qui s’imposent et d’exiger des autorités l’application des mesures arrêtées durant cette réunion. Nous en appelons aussi à toutes les Forces Vives de la Nation de se faire les défenseurs d’un peuple méprisé, abandonné à la mort biologique par des gouvernants seulement préoccupés par les intérêts et avantages des pouvoirs politiques.
L’Ethiopie annonce deux premiers décès dus au coronavirus
Addis-Abeba (Éthiopie) – 6 avr. 2020 00:10
Les deux premiers décès en Ethiopie dûs à la maladie causée par le nouveau coronavirus ont été annoncés dimanche par la ministre de la Santé Lia Tadesse.
La victime était une Ethiopienne de 60 ans qui avait passé six jours en soins intensifs.
Le Premier ministre Abiy Ahmed a également présenté dimanche ses condoléances dans un tweet.
Plus tard dans la journée, la ministre de la Santé a annoncé avec “une grande tristesse” un deuxième décès, celui d’un Ethiopien de 56 ans, diagnostiqué positif le 2 avril.
L’Ethiopie, pays de la Corne de l’Afrique de plus de 100 millions d’habitants, a confirmé son premier cas de COVID-19 le 13 mars et n’a enregistré officiellement depuis que 43 cas, pour la plupart des personnes ayant récemment voyagé à l’étranger.
Mais le nombre de tests effectués est resté extrêmement limité.
A la date de vendredi, le pays n’avait réalisé que 1.222 tests, selon l’Institut éthiopien de Santé publique.
Samedi, les responsables de la Santé ont annoncé qu’ils étaient en train de réaliser 647 tests de plus, principalement parmi le personnel de santé et le secteur des transports, portant leur attention sur les éventuelles transmissions communautaires dans la capitale Addis Ababa et dans la ville d’Adama, dans la région Oromia.
Le pays dispose d’environ 23.000 équipements de tests, en grande partie offert en mars par le milliardaire chinois Jack Ma.
L’Ethiopie a fermé ses frontières et ses écoles, libéré des milliers de prisonniers et a interdit les grands rassemblements dans les lieux publics, comme notamment ce dimanche dans les églises orthodoxes.
Mais le Premier ministre n’a pas annoncé de confinement généralisé, à l’instar de certains pays de la région tels l’Ouganda et le Rwanda.
“Nous ne pouvons pas imposer de confinement comme dans des pays plus développés que le notre, beaucoup de citoyens n’ont pas de domicile”, a-t-il expliqué samedi dans un communiqué. “Et même ceux qui ont une maison, doivent gagner quotidiennement de quoi vivre”.
En Tunisie, un robot chargé de faire respecter le confinement
Tunis (Tunisie) – 5 avr. 2020 17:29
Le robot interroge les gens qu’il voit dans la rue.
Un robot de police a été déployé pour patrouiller dans les quartiers de la capitale tunisienne, Tunis, afin de s’assurer que les gens observent le confinement exigé par les autorités, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.
S’il constate que quelqu’un marche dans les rues largement désertes de Tunis, le robot s’approche de lui pour lui demander pourquoi il est dehors.
Les personnes interpellées doivent alors montrer leur carte d’identité et autres papiers à la caméra du robot, afin que les agents chargés du contrôle du robot puissent les vérifier.
Tout le monde doit rester chez lui, mais les populations sont autorisées à sortir pour des raisons médicales ou pour acheter des produits de première nécessité.
En Tunisie, 436 personnes infectées par le Covid-19, la maladie respiratoire causée par le coronavirus, sont sous traitement.
Comment fonctionne le robot ?
On ne sait pas exactement combien de ces robots de surveillance fabriqués en Tunisie et appelés PGuards ont été déployés par le ministère de l’intérieur.
Le robot télécommandé est équipé d’une caméra à imagerie thermique et utilise la technologie Lidar.
Le fabricant, Enova Robotics, a déclaré à la BBC que c’était une affaire confidentielle. Il a également refusé de révéler le prix du robot.
Un PGuard à quatre roues est équipé d’une caméra à imagerie thermique et de la technologie Lidar (détection et télémétrie par la lumière), qui fonctionne comme un radar mais utilise la lumière au lieu des ondes radio.
Le ministère de l’Intérieur a publié sur Facebook une vidéo sur sa mission futuriste, consistant à imposer les restrictions peu de temps après le début du verrouillage.
Certains se sont félicités de ce changement, tandis que d’autres estiment que le robot “bouge trop lentement” et n’est donc pas efficace.
Mais plusieurs vidéos ont été diffusées sur les réseaux sociaux, montrant des personnes qui se font arrêter par un PGuard. Dans l’une des vidéos, un homme à qui on demande s’il était au courant du confinement explique qu’il veut acheter des cigarettes.
Le robot lui répond : “D’accord, allez acheter votre tabac, mais faites vite et rentrez chez vous.”
Avant la propagation du coronavirus dans de nombreux pays, les clients d’Enova étaient en grande partie des entreprises privées, a dit à la BBC son directeur des ventes, Radouhane Ben Farhat.
L’entreprise, dont le siège est à Sousse, une ville côtière tunisienne, produit également un robot de “soins de santé”, a-t-il dit.
Il peut donner un diagnostic visuel préliminaire et utiliser ses capteurs pour mesurer certaines choses – et il sera bientôt utilisé dans un hôpital de Tunis.
Cela permettrait de réduire au minimum les contacts physiques entre les médecins et les patients infectés par le coronavirus, a déclaré M. Farhat.
La technologie robotique et l’intelligence artificielle sont de plus en plus utilisées, comme on l’a vu en Chine, qui a utilisé des robots désinfectants et des drones équipés de caméras thermiques, entre autres gadgets, pour lutter contre les coronavirus.
Centrafrique.com/aristide-briand-reboas-president-du-parti-chretien-democrate-centrafricain/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Aristide Briand Reboas, Président du parti chrétien démocrate. Photo de courtoisie.
Bangui ( République centrafricaine ) – Aujourd’hui toute la classe politique centrafricaine, la société civile et la communauté internationale doivent se rendre à l’évidence qu’il est impossible d’avoir, d’ici le 27 décembre 2020, de bonnes élections, c’est-à-dire des élections démocratiques, libres, transparentes et crédibles.
Prendre le risque de tenir coûte que coûte ce délai du 27 décembre 2020, c’est vouloir des élections bâclées, mal préparées et mal organisées. Ce serait prendre la responsabilité de faire courir à la République Centrafricaine de fortes contestations post-électorales, tendre le climat politique et donc favoriser la survenance d’une énième crise politique, voire militaro-politique dans le pays.
Il faut faire observer avec force que dès l’investiture du Président Faustin Archange TOUADERA le 30 mars 2016 et l’installation des députés en mai 2016, tout le monde savait que les prochaines élections générales se tiendraient 5 ans après, avant le 30 mars 2021.
Le degré élevé de l’impréparation observé actuellement à propos de ces futures consultations n’est imputable qu’au Gouvernement. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour commencer à préparer les élections ? Si les élections ne se tiennent pas le 27 décembre 2020, ce serait la faute du Gouvernement et de l’Autorité Nationale des Elections. Notre pays a opté pour la démocratie. En conséquence, le peuple centrafricain doit ainsi pouvoir choisir librement et de façon transparente ses dirigeants.
Mais le contexte actuel de la République Centrafricaine ne permet d’avoir d’ici le 27 décembre 2020, des élections réellement démocratiques, libres, transparentes et équitables pour tous, pour plusieurs raisons. Il faut être lucide et responsable pour l’admettre.
J’ai été le premier à déclarer ma candidature à l’élection présidentielle de 2020 mais compte tenu du degré d’impréparation de ces élections,
A/ UNE CONDITION FINANCIERE PAS
REUNIE
Le budget des élections générales de 2020 n’est pas disponible quand bien même le Gouvernement a ouvert un compte séquestre à la BEAC qui ne comporte pas grand-chose. Par ailleurs, l’Union Européenne a signé une convention avec le Gouvernement pour un don à hauteur de 15 millions d’euros environ sauf que le décaissement n’est pas pour bientôt. Cela dépendra d’un certain nombre de conditions, la garantie de la transparence du processus électoral à commencer par l’installation des démembrements de l’ANE qui est déjà vivement contestée et remise en question, la transparence dans la gestion de ces fonds, le vote des réfugiés.
B/ UNE CONDITION INSTITUTIONNELLE PAS REUNIE
L’Autorité Nationale des Elections (ANE) dans sa configuration actuelle ne sera pas à même d’organiser valablement les prochaines élections faute de mandat. Son mandat expirera le 24 décembre 2020 alors que le premier tour aura lieu le 27 décembre. Les membres de l’ANE auront donc perdu toute légitimité pour organiser ces élections. Créée en 2013, l’ANE doit désormais être régie par une Loi Organique portant Organisation et Fonctionnement et c’est une exigence de la Constitution du 30 mars 2016.
Ce projet de Loi Organique avait été introduit à l’Assemblée Nationale avant d’être retiré par le Gouvernement en raison des modifications profondes que le document avait subies à la Commission Lois. Depuis, on n’entend plus parler de ce projet. L’opposition en fait une réclamation. Sans adoption de ce texte, on ne pourra aller aux élections, sauf à violer la Constitution. Après l’adoption de ce texte, il faudra certainement revoir la composition de cet organe de gestion des élections et désigner de nouvelles personnalités. Tout cela prendra du temps.
C/ UNE CONDITION SECURITAIRE PAS REUNIE
On n’organise pas des élections dans un climat d’insécurité aigue. Les prochaines élections générales ne doivent pas se tenir dans les mêmes conditions que celles de 2015-2016 dans un climat sécuritaire très tendu, par la présence et l’influence des groupes armés sur l’ensemble du territoire. Malgré la signature d’un accord de paix entre le Gouvernement et les groupes armés, la sécurité n’est toujours pas revenue dans le pays. Les groupes armés sont toujours présents dans plusieurs localités qu’ils régentent.
D’abord, aujourd’hui, l’ANE ne peut circuler dans certaines régions pour installer ses démembrements, et procéder à l’enrôlement des électeurs. Ensuite, au moment de la propagande, les futurs candidats ne seront pas à mêmes de se rendre partout dans le pays pour battre sereinement campagne. Pas d’élection sans campagne électorale.
Enfin, les centrafricains auront peur de se déplacer pour se faire enrôler dans certaines zones du pays et risqueront de rester chez eux le jour des scrutins, par peur. Les candidats n’accepteront pas d’aller aux élections dans un climat d’insécurité.
Cette insécurité persiste en raison de l’inaction ou des mauvais choix politiques du Gouvernement surtout que le Président avait de la sécurité l’axe majeur de sa politique à mener après son investiture. Elle est due aussi à l’inaction de la Minusca qui n’a pas fait usage de son mandat robuste pour désarmer de gré ou de force les groupes armés.
On note que le terrain des violations de la liberté d’aller et venir notamment pour les futurs candidats aux législatives et présidentielle. Dans le nord, la situation est grave telle que l’illustre l’empêchement du député Martin ZIGUELE par les éléments du groupe armé 3R de circuler du côté de Bocaranga, sa circonscription. Il en a été de même pour le député KABIROU dans la Ouaka.
Comment aller aux élections dans ces conditions ? Les candidats doivent pouvoir circuler librement sur toute l’étendue du territoire, battre campagne pour présenter leurs projets politiques et susciter l’adhésion des populations.
A cette allure, il n’y aura pas d’élections libres. Elles seront influencées par les groupes armés en faveur de tel ou tel autre candidat, ce qui provoquera des troubles postélectoraux.
D/ UNE CONDITION SANITAIRE PAS REUNIE
Le coronavirus est venu rendre hypothétique la date du 27 décembre 2020. Le confinement est venu aggraver le retard dans la préparation des élections générales de 2020. L’ANE voit son travail aujourd’hui impacté par cette pandémie. Les mesures barrières décrétées par le Gouvernement jouent négativement sur l’avancement du travail de l’ANE en termes de ralentissement. Certains fournisseurs de l’ANE qui sont en Chine, en France, au Cameroun ont suspendu leurs activités et ne pourront pas fournir à temps leurs prestations à l’ANE. Ce qui aura pour effet d’aggraver le retard.
E/ UNE CONDITION TECHNIQUE PAS REUNIE
L’ANE doit faire un travail technique. Ce travail n’a toujours pas démarré. D’abord, l’opération de cartographie lancée en novembre 2019 n’a pas été réalisée sur toute l’étendue du territoire. Il reste la zone géographique n°4 composée de la Basse Kotto, de la Haute Kotto, du Mbomou, du Haut Mbomou, de Bamingui Bangoran et de la Vakaga. La raison en est l’insécurité. Il s’agit ensuite de l’enrôlement des électeurs qui aurait dû commencer en janvier 2020 ; jusqu’à ce jour 03 avril, rien n’a démarré. C’est une opération qui va prendre au minimum 3 à 4 mois en tenant compte des réclamations par rapport à l’inscription ou non des électeurs en âge de voter.
L’installation des démembrements des électeurs déjà entamée début mars 2020 en provinces a été vivement critiquée et remise en cause et suspendue car l’ANE s’était abstenue d’informer préalablement et d’associer les partis politiques concernés. Les partis politiques se sont trouvés devant le fait accompli et ont saisi la Présidente de l’ANE et le Président du Cadre de Concertation et de Dialogue. Ce processus d’installation des démembrements de l’ANE doit être intégralement repris dans un souci de transparence.
F/ LA CONDITION LIEE AU DDRR ET A LA DISSOLUTION DES GROUPES ARMES PAS ENCORE REUNIE
Il est inacceptable de tenir des élections dans le même contexte d’il y a 5 ans (2015-2016). Lors de ces élections, il y avait eu la présence et une forte influence des groupes armés au détriment de certains candidats et partis politiques.
Les centrafricains espéraient un désarmement complet dans le pays et la disparition des groupes armés après le retour à l’ordre constitutionnel. Force est de constater que malgré l’accord de paix signé entre le Gouvernement et les groupes armés, aucun groupe armé n’est dissout ; tous les groupes armés signataires de l’accord de paix gardent leurs positions, écument plus de la moitié du territoire centrafricain, continuent de s’adonner à des violences contre les civils et même les humanitaires. Ces groupes armes refusent clairement d’exécuter leur engagement, celui de s’auto-dissoudre trois mois après la signature de l’accord de paix (6 février 2019).
Le Président de la République et les députés centrafricains doivent être élus au suffrage universel direct. Autrement dit, le Président de la République et les députés doivent être élus par tous les centrafricains et dans toutes les 16 préfectures de la RCA. C’est une obligation contenue dans la Constitution centrafricaine.
Tous les citoyens centrafricains remplissant les critères pour voter doivent pouvoir voter pour l’élection du Président de la République, Chef de l’Etat et des députés ; par conséquent, il ne faut pas qu’on nous organise des élections qui ne verront que la participation des citoyens centrafricains se trouvant dans la capitale Bangui et dans deux ou trois préfectures sur les 16 que compte le pays. De telles élections limitées seulement à Bangui et à quelques préfectures ne seront donc pas valables et devront être annulées. Il faut que toutes les 16 préfectures participent effectivement à ces élections. Il faut que les compatriotes se trouvant dans les zones occupées par les rebelles puissent être enrôlés et disposer de cartes pour pouvoir voter. Or, le contexte actuel ne permet pas tout cela. Il faut donc que les groupes armés désarment avant que les centrafricains n’aillent aux élections.
Dans toute la RCA (16 préfectures), le vote doit être organisé, pas seulement à Bangui. On ne va pas voter un Chef de l’Etat de transition mais un Président de la République, Chef de l’Etat et des Députés de la Nation. La République, l’Etat, ce n’est pas Bangui et quelques localités, c’est l’ensemble des 16 préfectures.
Le vote doit se dérouler sur toute l’étendue du territoire, y compris les localités écumées et contrôlées par les groupes armés. Ce qui revient à la l’éternelle question ou débat sur la sécurité en RCA, ce débat qui nous tient, nous retient et nous maintient comme dans une chaine depuis des décennies. De plus, les partenaires de la RCA exigent aujourd’hui que les centrafricains réfugiés puissent aussi voter.
La condition est que les groupes armés doivent s’auto-dissoudre comme l’exige l’accord de paix. Il faut que toutes les Préfectures de la RCA soient totalement libérées, que l’autorité de l’Etat gagne tout le pays, que la liberté d’aller et venir redevienne une réalité sur toute l’étendue du territoire, pas d’entrave comme on l’a constaté avec l’incident de Man (Bocaranga) ou à Alindao, avec l’empêchement des élus de la nation dont Martin ZIGUELE, au motif qu’ils n’avaient pas reçu une autorisation préalable des groupes armés… Dans la Ouaka, la Basse Kotto et le Mbomou par exemple, les agents de l’ANE avaient été empêchés de circuler pour réaliser leur mission de préparation des élections, leurs matériels ont été confisqués par les groupes armés.
En conclusion, rien n’est prêt pour aller aux élections. Théoriquement, il reste 8 mois pour aller aux élections, mais en réalité, il ne reste que 5 mois si l’on exclut les week-ends, les jours fériés et l’effet coronavirus. Le retard est déjà considérable. Aller coûte que coûte aux élections le 27 décembre, ce serait organiser volontairement des élections bâclées, non démocratiques, non libres et équitables ; ce serait dont vouloir des contestations post-électorales et vouloir provoquer une grave crise sociale, institutionnelle et politique dont les victimes seraient, comme d’habitude, les centrafricains. Il faut se rendre à l’évidence et réfléchir politiquement à une solution politique et éviter le pire à notre pays.
Il est urgent que le Président TOUADERA réunisse les forces vives de la nation pour convenir d’une solution politique et institutionnelle, pour ne pas être mis sur la touche à partir du 30 mars 2021.
Il faut anticiper très vite, s’ouvrir, discuter et mettre en place un gouvernement de très large ouverture de quinze (15) mois, ce qui aura pour effet d’apaiser le pays, de permettre au Président TOUADERA de demeurer en fonction et d’organiser plus sereinement sereinement les élections.
Naturellement les éminents juristes et constitutionnalistes doivent se réunir pour débattre des contours juridiques et faire des propositions.
Les centrafricains ne sont pas obligés d’aller aux élections dans les conditions actuelles. Les temps ont changé. Les centrafricains ne sont plus dupes.
Mieux vaut prévenir.
Fait à Saint-Pierre-des Corps, le 05 avril 2020
Aristide Briand REBOAS,
Ecrivain
Diplômé de Hautes Etudes Politiques et Internationales de Paris
Diplômé du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques de Paris
Ancien Directeur Général du Bureau National de la Documentation
Ancien Conseiller aux Droits de l’Homme à la Force Régionale d’Intervention de l’Union Africaine pour la Lutte contre la LRA
Centrafrique.com/daniel-nzewe/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Daniel Nzéwé, ici, le 4 mars 2017. Photo de courtoisie.
Bangui ( République centrafricaine ) -les mercenaires n’ont pas de sentiment. Ils opèrent sans états d’âme pour des gains. C’est pourquoi le tristement célèbre Daniel Nzéwé dénigre. Mais en plus d’être un mercenaire, un cleptomane, l’ingratitude est dans son ADN.
Il s’agit d’un individu au parcours chaotique, dénué de tout sens moral comme le nommé Daniel Nzéwé, qui croit qu’au moyen d’imputations fallacieuses et d’une série de contrevérités, nuire à certaines personnalités politiques de notre pays, en particulier le président du Patrie, Maître Crépin Mboli-Goumba depuis que ce dernier a déclaré sa candidature à la présidentielle de décembre 2020 après celle de Martin Ziguélé, Président du parti MLPC.
Ces sorties incessantes sur le Président du Patrie montrent le degré d’infantilisme de cet individu sans relief et ne méritent pas le détour qui a ainsi démontré sa petitesse d’esprit.
Pour rappel, et afin que nul n’en ignore, Daniel Nzéwé appartient à une clique de personnes sans diplôme, toutes vivant d’expédients et de rapides. Un repris de justice qui a été condamné à plusieurs reprises et placé quatre (4) fois en détention pour faux usage de faux, faux en écriture et escroquerie. Un personnage lugubre qui a détourné des fonds à la société Moov-Centrafrique, mais également à la Socatel, et qui est allé récemment en prison pour l’escroquerie d’un citoyen chinois.
Car les gens seront choqués de savoir que le premier travail de Nzéwé, à Moov RCA, il le doit à maître Crépin Mboli-Goumba, dont le cabinet travaille avec cette société depuis presque 15 ans.
En effet, Sylver Bekangba avait réussi à décrocher un stage à Daniel Nzéwé dans cette société. Or, le bel oncle de Nzewe, paix à son âme, monsieur Leklegban Lezin, s’était rapproché du DG de cette société pour lui demander de ne pas recruter le voleur Nzewe. Le motif ? Daniel Nzewe avait imité la signature de monsieur Leklegban pour voler de l’argent sur un compte appartenant à mademoiselle Cornélia Leklegban, actuellement ophtalmologue, dont le père avait la procuration et la signature. Monsieur Leklegban envoya Nzewe, qui habitait d’ailleurs chez lui, en prison.
Silver Bekangba a donc demandé à Mboli-Goumba de voir son ami le DG de moov, monsieur Lacine Diaby, qui est aussi sur Facebook et peut confirmer.
C’est ainsi que Nzéwé fût recruté. Ses moments le rattraperont et il volera 40 millions. En tant que Conseil de Moov, Mboli-Goumba le poursuivra. Voilà pourquoi il lui en veut. Voulant lui manquer de respect lors du procès, Mboli-Goumba l’enverra en geôle pendant 8 jours à la SRI.
L’ingratitude est dans l’ADN de Nzewe. Tous ceux qui l’ont aidé, tel un cerbère, il les a mordus. Cyriaque Gonda l’a à chaque fois sorti de prison. En retour, il l’a payé en monnaie de singe en l’insultant publiquement. Thierry Maleyombo lui a donné un poste de DG, à la demande de Cyriaque Gonda, Maleyombo a aussi fait les frais de son ingratitude.
Un habitué de Ngaragba, il a déjà fait 4 fois la prison et ce n’est pas fini. À chaque fois, le Président Gonda appelait ses parents les magistrats pour le sortir.
En 2016, il a passé plus d’une année derrière les barreaux sous le régime de son champion, après avoir escroqué un sujet chinois. Ce qui est certain dans la République à venir tous les truands de son acabit sera derrière les barreaux.
Un autre fait à son actif est celui de la qualification des fauves au CHAN 2020, mise à rude épreuve par Daniel Nzéwé au CHAN 2020. Pour rappel, l’argent décaissé pour des matchs internationaux relatifs aux éliminatoires du championnat d’Afrique des Nations (CHAN) a été géré au détriment de la fédération par le Directeur de cabinet du département de la jeunesse et des sports, Arsène Ngrepayo, et le chargé de mission en matière de la jeunesse, Daniel Nzéwé. L’on parle de 55 millions de francs décaissés par le Trésor public pour le match RCA-Sao Tome qui n’a pas eu lieu et le reliquat de 32 millions n’est plus retourné au Trésor public.
Incroyable chargé de mission Daniel Nzéwé, ancien membre du PNCN de Cyriaque Gonda, désormais cadre de la jeunesse du parti au pouvoir, le MCU.
Centrafrique.com/chancel-sekode-ndeugbayi-ministre-centrafricain-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>chancel-sekodé ndeugbayi, Ministre délégué aux affaires étrangères. Copyrightgouvernement.
Bangui ( République centrafricaine ) – après quelques heures d’audition à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, la garde à vue du ministre délégué aux affaires étrangères, monsieur Chancel SEKODE NDEUGBAYI, qui a débuté ce samedi 4 avril, a été prolongée de 48 heures. Son parti le MLPC n’a pas encore réagi, mais d’ores et déjà, des voix s’élèvent de toute part pour dénoncer les dérives dictatoriales du Président Touadera.
Dans le cadre de l’enquête sur la délivrance du faux passeport diplomatique centrafricain à monsieur Dantism Sharam , un ressortissant iranien, signataire de plusieurs mémorandums d’entente avec les autorités centrafricaines, le ministre délégué aux affaires étrangères, monsieur Chancel SEKODE NDEUGBAYIa été placé en garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie (SRI) ce samedi 4 avril.
Après quelques heures d’audition, sa garde à vue a été prolongée de 48 heures, c’est-à-dire jusqu’à lundi 6 avril.
Contactée par CNC, une source proche du dossier parle d’une contradiction entre sa déposition et celle de son chef de cabinet, également mises en cause dans l’affaire. Une procédure spéciale et très étonnante pour un ministre de la République, maintenu en prison juste pour une légère contradiction.
Du côté de son parti, le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), allié du pouvoir, aucune déclaration n’a été faite, mais cela ne va pas tarder, si l’on en croit à un membre du bureau politique dudit parti interrogé par CNC.
Pendant ce temps, sur les réseaux sociaux et dans les rues de Bangui, l’arrestation du ministre délégué fait réagir plus d’un. Certains parlent d’une manipulation politique, d’autres s’interrogent sur la manière dans laquelle la justice de notre pays, la République centrafricaine fonctionne.
D’ailleurs, si on en croit à leur déclaration, la principale suspecte dans cette affaire des faux passeports diplomatiques est bel et bien la ministre des Affaires étrangères, madame Sylvie Baïpou Temon elle-même. Elle n’a pas encore été entendue par les enquêteurs jusqu’à ce jour.
Mais que peut-on dire sur l’affaire de faux passeport diplomatique délivré à madame la domestique de la ministre Sylvie Baïpou Temon ?
Aussi souvenez-vous, dans un rapport de la haute autorité en charge de la bonne gouvernance, l’ancien ministre des Transports et de l’aviation civile, monsieur Théodore Jousso, un proche de la famille Touadera, avaient été accusés formellement d’avoir détourné des milliards de francs CFA du trésor public, mais il n’a jamais été inquiété jusqu’à ce jour. Il mène actuellement sa belle vie au Sénégal dans sa belle villa pavillonnaire, loin des rues poussiéreuses de la capitale centrafricaine qu’il a abandonnées.
Plus étonnant encore, tout récemment, cette même haute autorité de la bonne gouvernance a émis en 2019, un autre rapport très accablant pour la ministre de la Défense Marie-Noëlle KOYARA. Elle avait été accusée du détournement des deniers publics avec des preuves à l’appui, mais rien n’a été fait encore jusqu’à ce jour. Aucune enquête n’est ouverte à ce sujet, et la ministre garde son poste comme si de rien n’était.
Alors, qu’est-ce qu’on va dire sur le cas flagrant de l’honorable Jean Symphorien Mapenzi et du député Jean Michel Mandaba?
Le premier, accuser du détournement de plus de 2 milliards de francs CFA alloués pour la réhabilitation de la route Bossemptélé-Bozoum par sa société fictive SPEED MAT CENTRAFRIQUE. Tandis que le second, le député Jean-Michel Mandaba, formellement épinglé dans un rapport parlementaire pour avoir escroqué 40 millions de francs CFA des entrepreneurs chinois auxquels il avait faussement promis la délivrance d’un permis d’exploitation minière?
En tout cas pour les centrafricains, l’affaire de faux passeport diplomatique dans laquelle le ministre délégué aux affaires étrangères a été placé en garde à vue ressemble plutôt à un jeu politique du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA contre son allié Martin Ziguélé, Président du parti MLPC, candidat déclaré à la prochaine présidentielle de 2020.
Centrafrique.com/chub-micka/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centre hospitalier universitaire de Bangui, le 11 mars 2019. Photo CNC / Fortuné Boberang.
Bangui ( République centrafricaine ) – Il s’agit du neuvième cas confirmé officiellement par le ministère de la Santé de la population qui confirme par ailleurs que celui-ci est aussi un cas de transmission locale, un quatrième en tout.
Selon le communiqué du ministère de la Santé de la population, la confirmation de ce nouveau cas a été faite ce jeudi 2 avril par le laboratoire du Rwanda biomédical santé Kigali. Il s’agit bien d’une transmission locale.
Le patient est âgé de 44 ans, de sexe masculin, résidant à Bangui, capitale de la République centrafricaine.
Pour l’heure, la RCA compte officiellement en tout neuf (9) cas des personnes dépistées positives au Covid-19, dont quatre (4) sont de transmission locale au virus.
Mais ce qui est étonnant dans cette histoire, c’est que la République centrafricaine ne dispose plus de réactif pour le dépistage de la maladie du Covid-19 sur son territoire. Le pays se tourne désormais vers le Rwanda pour la réalisation des examens de dépistage de cette maladie. Ce qui montre à quel point la République centrafricaine ne s’est pas réellement préparée à affronter cette pandémie de Covid-19 qui a déjà fait plusieurs milliers des morts dans le monde. Voilà pourquoi les autorités se tournent désormais vers la miséricorde de Dieu pour empêcher la propagation du Covid-19 en République centrafricaine.
Centrafrique.com/eglise-catholique-de-baoro-centrafrique-corbeaunews-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Église catholique de Baoro, dans la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Gervais Lenga.
Bangui ( République centrafricaine ) – Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux et dans les médias , la plateforme des Confessions religieuses de Centrafrique (PCRC) invite les Centrafricains à s’unir, ce samedi 4 avril, à une journée nationale de jeûne et prière. « Cette journée sera observée en vue d’implorer la miséricorde de Dieu pour empêcher la propagation du Covid-19 dans le monde et en particulier en République centrafricaine ».
« Face à la pandémie du COVID-19, la PCRC organise une journée de prière et de jeûne le samedi 4 avril 2020 »
Pour les leaders religieux centrafricains, l’objectif de cette journée est d’implorer la miséricorde de Dieu pour empêcher la propagation du virus dans le monde, mais également en République centrafricaine »
De son côté, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine, le sénégalais Mankeur Ndiaye, l’appel et les prières de la plateforme religieuse « ravive notre foi » en ce qu’elle exhorte par les centrafricaines et centrafricains, mais aussi tous les étrangers qui vivent en Centrafrique au respect des mesures préventives d’hygiène édictées par le gouvernement ».
“Je voudrais saisir l’opportunité de cette journée de jeûne et de prière pour magnifier la communion, la grande humilité & la forte détermination démontrées par … la plateforme religieuse en soutien au Plan national de réponse à la pandémie du COVID-19 », ajoute Mankeur Ndiaye, avant d’implorer les groupes armés à cesser leur violence : “J’appelle tous les signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA à respecter leurs engagements notamment la cessation des violences, la cessation de toutes les hostilités conformément à l’appel du SG
des Nations unies Antonio Guterres”.
Du côté des autorités du pays, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et son gouvernement s’investissent eux aussi pour la réussite de cette journée de prière initiée par les leaders religieux.
La libération de cinq des compagnons de Soumaila Cissé a eu lieu dans la nuit de jeudi 2 à vendredi 3 avril. Selon l’entourage du chef de file de l’opposition malienne, les cinq désormais anciens otages sont sains et saufs. Housseyni Ndouré, l’assistant personnel de Soumaila Cissé, Boubacar Sada Sissoko, cameraman, Kola Badara, chauffeur, Aboubacar Traoré et Yacouba Cissé avaient été enlevés le 25 mars dernier à la suite d’une embuscade tendue par les groupes armés dans une localité proche de Niafunké,dans la région de Tombouctou.
Soumaila Cissé, lui reste toujours entre les mains de ses ravisseurs avec trois autres de ses compagnons.
La libération des cinq premiers otages a été obtenue, d’après nos informations, grâce une négociation âprement menée par le maire de Koumaira, localité située dans cercle de Niafunké, et deux de ses adjoints.
“Après la libération, ils se sont dirigés vers l’hôpital pour les soins habituels en la matière, mais ils se portent bien et n’ont visiblement pas de problèmes de santé”, explique Demba Traoré, secrétaire à la communication du parti Union pour la république et la démocratie (URD).
Quel sort pour Soumaila Cissé ?
Le porte-parole de l’URD précise par ailleurs qu’aucune rançon n’a été versée pour obtenir la libération des cinq otages. Mais ce n’est qu’une partie de la bataille qui vient d’être gagnée prévient de son côté Kalidou Sidibé, professeur en sciences politiques à l’université de Bamako. “Il n’y a pas de raison pour ne pas que Soumaila Cissé soit libéré”, avertit-il.
La piste Amadou Kouffa
Le professeur poursuit : “Ils connaissent l’envergure nationale et internationale du chef de file de l’opposition malienne. Le rôle qu’il joue, le rôle qu’il est appelé à jouer encore au Mali, en Afrique et dans le monde. Donc, ils savent que c’est un challenge, un enjeu, ils sont également conscients de l’importance de ce qu’ils viennent de faire, que c’est leur crédibilité qui est en jeu”. Et Kalidou Sidibé de rassurer : “Je pense que les négociations seront difficiles, mais nous finirons par obtenir la libération de Soumaila.”
Dans un enregistrement audio non encore authentifié, on apprend que le groupe Katiba Macina d’Amadou Kouffa serait derrière l’enlèvement de Soumaila Cissé. L’homme politique battait alors campagne dans son fief de Niafunké en vue des législatives du 29 mars, qu’il a remporté haut les mains dès le premier tour.
Centrafrique.com/centrafrique-la-liberte-dexpression-dans-les-casernes-militaires-les-officiers-superieurs-de-larmee-jouissent-ils-des-memes-droits-reconnus-aux-citoyens/f760bf69-4db9-4f3a-a8b5-13248820d5b9/” rel=”attachment wp-att-36597 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui ( République centrafricaine ) – A l’instar des autres États du monde, la République centrafricaine est significativement bousculé dans son mode de fonctionnement et de gouvernance par la gestion du fléau mondial né du coronavirus. Alors que l’année 2020 était baptisée une année électorale, l’année de tous les dangers, de tous les risques et surtout l’année charnière pour enraciner notre jeune, embryonnaire démocratie et par voie de conséquence affirmer notre souveraineté. S’inscrivant dans la suite logique, le pouvoir de Bangui est ainsi confronté à d’énormes défis parmi lesquels la lutte contre la pandémie du coronavirus, le lent et périlleux processus électoral avec corollaire la tenue des élections groupées dans le délai constitutionnel, la mobilisation des fonds nécessaires pour financer les élections, l’insécurité persistante, la rareté de l’eau et de l’électricité etc…C’est dans ce climat morose et surtout de psychose liée au coronavirus que le président de la république a fait un pied de nez à ses différents défis en apposant son auguste signature en bas d’un décret portant nomination des sbires des chefs rebelles au gouvernement.
En effet, il s’agit d’un réaménagement technique du gouvernement matérialisé par le décret n*20.125 du 01 avril 2020. Ce décret trouve son fondement juridique dans les prérogatives du président de la république qui lui confèrent un pouvoir discrétionnaire de prendre une décision en toute liberté avec la latitude d’appréciation de l’opportunité. En effet, l’article 33 alinéa 6 de la constitution du 30 mars 2016 dispose que « le président de la république nomme le premier ministre, chef du gouvernement et met fin à ses fonctions. Sur proposition du premier ministre, il nomme les autres membres du gouvernement et met fin à leur fonction ». L’usage de ses prérogatives constitutionnelles étant jugé abusif et inopportun, le curieux citoyen lambda s’interroge :
Sachant par définition qu’un réaménagement technique du gouvernement ne concerne qu’un nombre réduit de ministre soit démissionnaire soit révoqué, pourquoi la nécessité de combler prioritairement un ministère vacant et non occupé depuis plus d’un an ? Pourquoi ce réaménagement technique du gouvernement à la veille des élections et pas avant ? Quelle sera la plus-value de ce réaménagement technique du gouvernement sur les différents défis à relever ? Quel est en substance le projet ou l’agenda caché de ces nominations ? Pourquoi le pouvoir continue d’humilier notre vaillante armée nationale en traitant les groupes armés comme de forces légitimes ? Pourquoi le pouvoir entretient-il sur la durée un climat de confiance avec les groupes armés qui ne cessent de massacrés notre peuple ? Doit-on continuer d’abuser impunément des prérogatives constitutionnelles pour brader l’avenir de tout un peuple ? N’avez-vous pas au final l’impression de faire du « sur place » depuis quatre (4) ans ?
Au delà de ce partenariat absurde avec les groupes armés, synonyme d’une haute trahison, nous tenons à rappeler que les dispositions constitutionnelles et plus précisément l’article 28 alinéa 6 interdit l’enrôlement dans les hautes institutions de l’état des auteurs, coauteurs et complices des coups d’état, rébellion contre la république etc…Certains détracteurs nous opposeront certainement les recommandations imposées de l’accord de paix de Khartoum qui malheureusement n’est pas au dessus de la constitution dans l’ordonnancement juridique de notre pays. En attendant de relever tous ces défis, le peuple souverain sera réhabilité, réintégré dans ses droits légitimes, deviendra le maître suprême de son destin et reprendra sa place dans le jeu démocratique.
Il sera ainsi courtisé par les prétendants au palais de la renaissance. Mais attention, ne le dites à personne.
Didier Drodga a déclaré que ces médecins prennent “les Africains pour des cobayes humains”, ajoutant dans un autre tweet que “l’Afrique n’est pas un laboratoire de test”:
L’ancien footballeur camerounais Samuel Eto’o a qualifié les médecins d ‘«assassins».
Les commentaires des médecins ont également été critiqués par des groupes antiracistes et de nombreux autres utilisateurs des réseaux sociaux.
L’extrait qui date du 1er avril de la chaîne de télévision française, LCI, montrant le Dr Jean-Paul Mira et le Dr Camille Locht a été largement diffusé sur la toile.
Dans cet entretien, le Dr Mira, de l’hôpital Cochin à Paris, propose qu’un essai médical pour un vaccin contre le Covid-19 soit effectué en Afrique comme cela avait été fait dans des études relatives au Sida:
« Si je peux être provocateur, ne devrions-nous pas faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitements, pas de réanimation? Un peu comme cela se fait ailleurs pour certaines études sur le SIDA. Chez les prostituées, nous essayons des choses parce que nous savons qu’elles sont très exposées et qu’elles ne se protègent pas. »
Le Dr Camille Locht, de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm), a partagé l’avis du Dr Mira:
« Vous avez raison, nous envisageons une étude parallèle en Afrique pour utiliser cette même approche avec les placebos BCG. »
Suite à la polémique, l’Inserm a déclaré dans un communiqué que la vidéo faisait “l’objet d’interprétations erronées”:
Sa déclaration indiquait que:
«Des essais cliniques pour tester l’efficacité du vaccin BCG contre le Covid-19 sont sur le point d’être lancés dans les pays européens et en Australie. S’il y a bien une réflexion autour d’un déploiement en Afrique, cela se fera en parallèle avec les pays africains. L’Afrique ne doit pas être oubliée ou exclue de la recherche car la pandémie est mondiale. ”
Certaines études récentes ont estimé que les pays où le BCG est administré ont signalé moins de décès liés à Covid-19.
Covid-19, couvre-feu et dérives policières au Togo
Lomé (Togo) – 3 avr. 2020 18:18
Pour faire respecter le couvre-feu et certaines mesures prises par les gouvernements dans la lutte contre le Covid-19, les forces de l’ordre n’hésitent pas souvent à utiliser la manière forte. Coups de matraque, coups de feu et humiliations de tous genres. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrant les abus commis par des éléments des forces de sécurité sur les populations civiles, ont suscité plusieurs réactions d’indignation dans des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Kenya ou l’Ouganda.
Au Togo qui a connu le jeudi 2 avril 2020, sa première nuit de couvre-feu, des abus ont été également signalés. Célestin Agbogan, président de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), interpelle le gouvernement sur ces dérives. “Hier nuit, nous avons été informés de plusieurs cas de bavures policières de tous genres. Je crois qu’on n’a pas besoin de cela pour lutter contre une pandémie. Lorsqu’une mesure est annoncée et appliquée le lendemain, on peut estimer que certains ne soient pas encore informés”, estime l’activiste des droits de l’homme.
Les populations sont invitées au respect du couvre-feu
Appliquer la loi
Pour Célestin Agbogan qui dénone donc les violences policières, ” la loi prévoit la sanction à appliquer en cas de violation d’une mesure. Rien ne pourra justifier des coups de matraques et des violences sur des citoyens et la lutte contre la propagation du Covid-19 ne doit donc pas se faire au détriment du respect des droits de l’homme”, selon monsieur Agbogan.
Le gouvernement promet des sanctions
Le ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi, se veut rassurant. Les forces de l’ordre, dit-il, ont reçu pour instruction de faire appliquer les mesures annoncées par le gouvernement dans le strict respect des droits de l’homme. “On a mis en place une force spéciale contre la pandémie. Cette force est instruite pour rester dans la légalité. Il n’est pas question d’abus quelconque. Il n’y aura pas d’abus. Nous appelons tout de même les Togolais à respecter les consignes qui sont données. Cela est dans l’intérêt de tous. Ne vous fier pas à ce que certains publient sur les réseaux sociaux sans investigation. S’il y a des abus, des sanctions seront prises” affirme Payadowa Boukpessi.
Le Président Faure Gnassingbé se dit déterminer à vaincre le Covid-19
Pour faire appliquer le couvre-feu et l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement togolais a créé une unité spéciale composée de 5.000 agents des forces de défense et de sécurité.
Outre le couvre-feu, le président Faure Gnassingbé, a également annoncé mercredi, une remise de peine à 1.048 détenus. Une mesure destinée à désengorger les prisons.
Centrafrique.com/les-16-suspects-arretes-au-domicile-du-domicile-du-ministre-de-la-culture-au-quartier-galabadja-le-28-mars-2020/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les 16 suspects arrêtés le 28 mars au domicile du ministre de la culture, Dieudonné Ndomaté au quartier Galabadja-Sinistré. CopyrightDR.
Bangui ( République centrafricaine ) – Les 6 suspects dont 2 officiers auraient préparé de lancer une opération contre la maison carcérale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui, dans le but de libérer leurs compagnons d’armes, arrêtés le 28 mars dernier, au domicile du ministre de la Culture, Dieudonné Ndomaté, selon un communiqué du parquet général de Bangui.
Ce vendredi, à Bangui, le quartier Sassara, au PK12, à la sortie nord de la capitale, a été encerclé par les forces de l’ordre lourdement armées.
Les premiers éléments d’informations qui circulaient faisant été de la tentative d’arrestation de l’ancien Président de la République, le général François Bozizé. Puis quelques heures plus tard, d’autres sources sécuritaires parlent de l’arrestation de trois officiers de l’armée, au quartier PK11, suspectés de connivence avec les 16 FACA-Balaka arrêtés dernièrement au quartier Galabadja-Sinistré.
Finalement, vers 16 heures, sous pression des rumeurs, le parquet général de Bangui, dans son communiqué du 3 avril, confirme l’arrestation de 6 individus, dont 2 officiers des forces armées centrafricaines.
Selon le procureur général Didier Tombeau, les 6 suspects arrêtés auraient préparé activement depuis quelques jours une opération visant à libérer leurs compagnons d’armes arrêtés le 28 mars au domicile du ministre Dieudonné Ndomaté, au quartier Galabadja-Sinistré, dans le huitième arrondissement de Bangui.
Dans ce communiqué du parquet, les rumeurs faisant état de tentative d’arrestation de l’ancien Président François Bozizé n’ont pas été confirmées officiellement.
Rappelons que depuis l’arrestation de 16 officiers de la milice Anti-Balaka au quartier Galabadja-Sinistré le 28 mars dernier, la tension ne cesse de monter à Bangui entre les proches de l’ancien Président de la République, le général François Bozizé, et les autorités du pays, en tête, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Pour l’heure, notre enquête est en cours sur ce dossier.
Au Cameroun, un groupe de jeunes fabriquent des désinfectants pour les mains et les distribuent gratuitement pour lutter contre la pandémie de coronavirus.
Le groupe, sous le nom de Local Youth Corner, affirme que ses désinfectants pour les mains sont fabriqués selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Ils les distribuent principalement dans la capitale, Yaoundé.
Le coordinateur du groupe, Achaleke Christian, a déclaré que leur campagne “une personne, un désinfectant pour les mains” était motivée par la hausse des prix et la mauvaise qualité des désinfectants pour les mains sur le marché.
“Notre objectif est de donner 5 000 désinfectants et nous venons de commencer avec 1 000”, a-t-il déclaré.Les experts avertissent que le désinfectant pour les mains doit contenir au moins 60% d’alcool pour être efficace.
Ils conseillent également que le lavage des mains reste le principal moyen de prévention contre le coronavirus.
Mais pour certaines personnes, l’accès à l’eau peut être difficile, surtout dans les zones résidentielles surpeuplées et dépourvues de services de base.
Centrafrique.com/greve-des-etudiants-de-luniversite-de-bangui-reclamant-le-paiement-de-leur-bourse-le-3-avril-2020-par-cyrille-yapende/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Grève des Étudiants de l’Université de Bangui reclamant le paiement des arriérés de leur bourse d’études, le 3 avril 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Bangui ( République centrafricaine ) – vendredi 3 avril, un mois après leur première grève de l’année académique 2019-2020, les étudiants de l’Université de Bangui descendent à nouveau dans les rues de la capitale pour réclamer le paiement de l’arriéré de leur bourse d’études. En barricadant les voies publiques, les étudiants voudraient mettre la pression sur le gouvernement qui a déjà payé, en mars dernier, un mois de leur bourse, au lieu de 3 mois réclamés par les intéressés. Le bras de fer est en cours, et la police a déjà embarqué trois d’entre eux.
Depuis la rentrée scolaire 2019-2020, les étudiants centrafricains, en particulier ceux de l’Université de Bangui, sont sur leur garde en ce qui concerne le paiement de leur bourse d’études.
Au mois de mars dernier, après quelques jours de grève, un mois d’arriéré de leur bourse avait été réglé alors qu’ils exigeaient trois mois, c’est-à-dire le mois de janvier, de février et de mars 2020 qui n’étaient pas payés. Après leur assemblée générale cette semaine, le syndicat ordonne la suspension des cours et demande à tous les étudiants boursiers de descendre dans les rues.
Ainsi, ce vendredi 3 avril, sur l’avenue des martyrs qui passe devant le campus universitaire, les étudiants sont nombreux à répondre à l’appel de leur unique syndicat.
De son côté, le gouvernement n’a pas encore réagi face aux revendications des étudiants, mais ces derniers promettent de passer à la vitesse supérieure dans les prochains jours s’ils n’obtenaient pas de réponse satisfaisante dans les 48 heures.
Pour l’heure, trois étudiants sont embarqués par les forces de l’ordre, et la grève continue sur l’avenue des martyrs où les circulations sont largement perturbées ce vendredi.
Bangui ( République centrafricaine ) – Ils sont tous au nombre de 13, arrêtés dernièrement à Bangui, au quartier Galabadja-Sinistré, au domicile du ministre de la Culture Dieudonné Ndomaté. Incarcérés à la prison centrale de Ngaragba 48 heures après leur arrestation, les 13 prévenus seront radiés de rang de l’armée nationale, selon une source de la présidence de la République interrogée par CNC. Mais à Bangui, la nouvelle de leur radiation ne plaire pas à tout le monde, y compris dans l’entourage du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Du coup, un dialogue de sourds en béton armé s’installe, et la tension ne cesse de monter dans le pays.
Soupçonnés de vouloir préparer un putsch militaire, 16 personnes, dont trois (3) civils, en réunion au domicile du ministre de la Culture à Galabadja, ont été arrêtées et incarcérées à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui. Mais d’ores et déjà, leurs proches dénoncent de vices de procédure et de l’absence des conditions matérielles pouvant assurer l’équité et la transparence dans les enquêtes en cours, alors qu’au parquet général de Bangui, des langues commencent à délier, faisant état d’une possible requalification de l’affaire au « trouble à l’ordre public ».
Justement, dans l’entourage du chef de l’État, certains ont confié à CNC que les suspects, selon des informations dignes de foi qu’ils auraient reçues, se préparent à déclencher une insurrection populaire après les élections si leur candidat préféré, en l’occurrence l’ex-chef de l’État, le général François Bozizé se déclarerait perdant. Une version largement contestée par certains conseillers du chef de l’État qui parlent plutôt d’un projet de coup d’État avant les élections. Ce qui pousse le chef de l’État, selon eux, à prendre sa responsabilité dans les prochains jours.
De source autorisée, un projet de texte serait en cours pour rétrograder et radier définitivement des forces armées centrafricaines les 13 prévenus. Parmi eux, le sergent Clément BAMA, ancien chef Anti-Balaka, devenu chef d’orchestre de Commando Jazz après la mort de sergent-chef Élysée Esgupé, décédé dernièrement à Bangui suite à son agression aux quartiers Malimaka.
Alors qu’à Bangui, l’arrestation du sergent Clément BAMA , chef d’orchestre de Commando-Jass fait beaucoup de bruit, À Sica et Benz-vi, le cas de monsieur Samba Cédric alias Cédi, portier du bar dancing « ELÉ SONGO », situé au croisement Sica-Benz-vi, fait réagir plus d’un. L’homme a été aussi arrêté parmi ces FACA-Balaka au quartier Galabadja-Sinistré. Selon ses proches, il n’a rien à voir dans cette affaire de coup d’État brandie par le pouvoir de Bangui. Mais de source proche du ministère de la Sécurité publique, il est soupçonné d’être agent de renseignements de la milice Anti-Balaka.
Affaire à suivre…
Gisèle MOLOMA
Copyright2020CNC.
Adjudant Tiakpa Blaise, ancien commandant de zone des anti-balaka dans le cinquième arrondissement de Bangui, au quartier Malimaka, arrêté avec ses compagnons d’armes au domicile du ministre de la culture au quartier Galabadja-Sinistré..
Centrafrique.com/village-letele-dans-bocaranga/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le village Létélé, dans l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Fortuné Bobérang.
Paoua ( République centrafricaine ) – depuis vendredi dernier, la commune de Démbi, située à environ 25 kilomètres de Gouzé, dans la circonscription de Paoua 5, est envahie par des combattants rebelles du 3R. La ville s’est vidée de sa population, qui est pour la plupart se cache dans la brousse. Une patrouille des FACA est arrivée mercredi dans la ville, mais les rebelles y sont toujours présents.
Selon les témoignages des déplacés de Démbi, interrogé par CNC à Paoua, tout a commencé par un banal conflit entre un éleveur peul et les populations locales, le vendredi 27 mars.
D’après leurs explications, ce jour, un éleveur peul, en pâturage dans le secteur, faisait paître son troupeau aux abords d’une rivière locale, à l’entrée de leur ville. Très vite, par manque d’attention, ses bœufs se sont mélangés avec ceux de la population locale. Et il y a urgence de les départager pour éviter un conflit.
C’est en ce sens que le chef de groupe, alerté par les villageois, se rendait sur le lieu de pâturage, accompagné de quelques pères de famille de son village.
Pendant ce temps, le peul, en regardant le chef de groupe s’approcher de lui pour lui parler, sort son arc et lance la première flèche à sa direction. Malheureusement, celle-ci l’a atteint de plein fouet, et il est tombé au sol. Immédiatement, les autres pères de famille, en constatant les faits, se sont précipités pour lui porter secours, mais le peul n’a pas lâché. Il lance à nouveau plusieurs flèches à leur direction avant de s’éclipser et repartir à Létélé, une commune proche de Démbi, pour alerter non seulement les rebelles de 3R, mais aussi les autorités locales.
Les rebelles, lourdement armés, se sont dépêchés très vite à Démbi pour constater les faits. Mais avant d’arriver sur le lieu de la scène, ils ont commencé à menacer les habitants de tous les villages depuis Létélé jusqu’à Démbi. Pris de panique, ils ont dû abandonner leur village pour se réfugier dans la brousse pour les uns, tandis que les autres préfèrent se réfugier à Paoua, principale ville locale.
Dans la journée mercredi 1er avril, une patrouille des soldats FACA, appuyée par celle des forces de la Minusca, est arrivée à Démbi, envahi par les 3R.
Après quelques heures de patrouille, les FACA et les Minusca sont reparties à Paoua, mais les rebelles, quant à eux, sont toujours dans le village.
Pendant ce temps, à Bangui, le député de Paoua 5, réuni avec ses collègues de la région, a entrepris des démarches auprès des autorités et de la Minusca pour que les rebelles quittent Démbi et sa région afin de permettre aux populations locales de rentrer chez eux à la maison et s’occuper de leurs activités.
Rappelons que les rebelles du 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), qui se disent défenseurs des éleveurs peuls, sont basés principalement dans les localités de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré.
Le mercredi 22 mai 2019, ils ont été accusés d’avoir massacré au moins une cinquantaine des personnes dans les villages Koundili, Lemouna et Létélé. Une enquête a été ouverte, et les chefs du 3R ont été directement indexés pour avoir commandité ce massacre. Mais les autorités du pays, dans le but électoraliste, ont signé des pactes discrets avec ce mouvement, aux grandes dams des victimes et leur famille.
Mais les forces de la Minusca, contrairement à la volonté des autorités du pays, ont mené une opération du désarmement forcé d’une partie des combattants du 3R. Pendant ce temps, leur chef, Abas Sidiki, malade, a été évacué dans la capitale, Bangui avant d’être évacué sanitairement à l’étranger, le tout sur le compte du trésor public centrafricain.
Guinée : Retour au calme après les violences intercommunautaires à N’Zérékoré
Conakry (Guinée) – 2 avr. 2020 20:49
“Les violences ont diminué, on ne voit pas vraiment de violences apparentes. Toujours est-il que les gens sont méfiants”, ajoute Hélène Zogbélémou, militante des droits de l’Homme dans cette ville de la Guinée forestière.
Cette relative accalmie survient au lendemain de l’annonce de la victoire aux législatives au profit du parti au pouvoir.
Selon les résultats annoncés mercredi (01.04.20), le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG Arc-en-ciel) engrange 79 sièges sur les 114 en jeu.
Les Guinéens avaient aussi adopté la nouvelle constitution lors du double scrutin législatif et référendaire de mars dernier émaillé par des violences.
Violences répétées à N’Zérékoré
Les violences dans cette ville située à un millier de kilomètres de Conakry auraient fait une soixantaine de morts. Mais d’autres sources évoquent un chiffre inférieur. “Il y a des ONG locales qui ont noté qu’il y a eu plus de 20 morts dans des affrontements qui semblent essentiellement avoir été des affrontements intercommunautaires dont les détails restent pour le moment flous”, fait savoir Fabien Offner, chercheur au bureau régional d’Amnesty International à Dakar.
Plusieurs victimes auraient été enterrées dans une fosse commune.
Des églises, mosquées et des maisons auraient été saccagées ou incendiées. Il n’existe pourtant pas de chiffre officiel concernant les victimes.
Contacté jeudi (04.03.20), le ministre de la Sécurité et de la protection civile Damatang Albert Camara, a refusé de se prononcer sur ce sujet.
Pourtant Hélène Zogbélémou croit que la ville pourrait faire face à d’autres violences :
“Il y a un côté qui n’est pas satisfait et qui promet se venger un jour. Deux communautés se regardent toujours en chien de faïence.”
Cellou Dalein Diallo, leader de l’opposition guinéenne, dénonce les violences
Une enquête indépendante et impartiale
A la veille de l’élection présidentielle en 2015, la ville de N’Zérékoré avait fait déjà enregistré des morts et des blessés.
Dans un communiqué publié mercredi (25.03.20), le réseau ouest-africain pour l’édification de la paix (WANEP Guinée) rappelle que les “affrontements communautaires sont fréquents” à N’Zérékoré.
Au lendemain du double scrutin législatif et référendaire de mars dernier, le chef de l’opposition Cellou Dalein Diallo dénonçait des “conflits ethniques et religieux”à N’Zérékoré.
Le président Alpha Condé “continue de malmener l’unité nationale”, dénonce dit le chef de l’UFDG à un média local mercredi (01.04.20).
Lundi (30.03.20), l’ambassade des Etats-Unis en Guinée a réclamé une “enquête transparente et rapide sur tous les cas de morts liés aux manifestations” dans le pays et à la tenue d’un procès.
Des forces de police et de sécurité trop violentes autour du scrutin en Guinée?
Amnesty International a documenté aussi, dans un communiqué publié jeudi (02.04.20) des violences et des morts pendant et après le double scrutin de mars dernier à Conakry et à l’intérieur du pays.
L’ONG souhaite aussi émet cependant des “doutes sur la volonté réelle des autorités d’enquêter sur les violences”. Fabien Offner indique avoir observé “des forces de défense et de sécurité lourdement armées faire face à des manifestants parfois violents”.
Arrestations au sein du FNDC
Les arrestations des membres du Front national de défense de la constitution (FNDC) se sont poursuivies ces dernières semaines, ajoute M. Offner. Il ajoute que certaines personnes se seraient enfuies.
Deux leaders du FNDC de la région de N’Zérékoré ont été convoqués mercredi (01.04.20). Un autre est en prison depuis une semaine. Le Front avait appelé à boycotter le scrutin du 22 mars dernier.
Le FNDC appelle vendredi (03.04.20) et le weekend à des journées nationales de deuil et de recueillement dans tout le pays « pour le repos des âmes de toutes les victimes de la répression du régime » du président Alpha Condé.
Ces journées se tiendront en plein état d’urgence sur toute l’étendue du territoire en raison de la pandémie de Covid-19.
Minusca-a-ndele/un-blinde-de-la-minusca-en-patrouille-a-ndele-le-13-mars-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36751 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/un-blindé-de-la-minusca-en-patrouille-à-ndélé-le-13-mars-2020-par-cnc-450×403.jpg” alt=”Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.” width=”450″ height=”403″ />Un blindé des forces de la Minusca, en patrouille dans la ville de Ndélé, le 13 mars 2020. Photo CNC / Moïse Banafio.
Ndélé ( République centrafricaine ) – L’acte criminel a eu lieu ce jeudi 2 avril, aux environs de 12 heures, au quartier Kpetènè, à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Les identités des assaillants ne sont pas encore connues, mais tous les regards se tournent désormais vers les rebelles Goula du RPRC qui sont nombreux dans le secteur. Incroyable !
Elle s’appelle Sahara Idriss, âgée de 6 ans, de père Rounga, et de mère banda. Son corps, décapité, a été retrouvé vers midi, ce lundi 2 mars, au domicile de ses parents au quartier Kpetènè, proche de l’abattoir de Ndélé, alors que son père, absent, est parti pour ses activités au marché central, selon des sources familiales interrogées par CNC.
On ignore les raisons de cet acte odieux, mais la nouvelle de l’assassinat de cette jeune fille a fait réagit plus d’un. Les forces de la Minusca ont été appelées sur le lieu du crime, et une enquête a été ouverte pour tenter de localiser les auteurs présumés du crime.
Rappelons que la tête de la jeune fille, décapitée, a été retrouvée non loin du reste de son corps. L’enterrement doit avoir lieu ce jeudi, selon une source familiale.
Il y’a lieu de noter que le quartier Kpetènè, à Ndélé, est situé à l’extrémité de la ville. Le 11 mars dernier, c’est la porte d’entrée des rebelles Goula du RPRC dans la ville de Ndélé, où ils ont incendié des habitations, et massacré une quarantaine des personnes dont la plupart sont des civils, sur un fond de conflit interethnique entre Goula et Kara, d’une part, et Rounga, Sara et arabe d’autre part.
Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndélé-le-5-aout-2017-par-cnc-450×244.jpg” alt=”Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC” width=”450″ height=”244″ />Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC
Ndélé ( République centrafricaine ) – L’accrochage a eu lieu mercredi 1er avril, au quartier Bornou, au centre ouest de la ville de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Aussitôt, des voix s’élèvent au sein du FPRC ( Front populaire pour la renaissance de Centrafrique ) pour exiger la démission de leur chef d’État major, le général autoproclamé Moctar Adam, et des pourparlers sont en cours avec les belligérants.
Considérés comme de véritables pilleurs et voleurs, les combattants arabes du FPRC, qui avaient semé le désordre à Kaga-Bandoro, ont été appelés au renfort par l’État major du FPRC à Ndélé la semaine passée pour faire face aux attaques répétées des Goula du RPRC contre leurs positions à Ndélé. Mais là où le bât blesse, ces combattants arabes sont souvent considérés comme de véritables voleurs et pilleurs.
Même s’ils sont souvent très aguerris sur le théâtre de l’opération militaire, ils n’hésitent pas à vider complètement les habitations abandonnées par la population. Dans le cas contraire, ils se plongent dans des activités de braquages des particuliers, même en plein jour.
C’est ainsi que dans la journée du mercredi 1er avril, aux environs de 14 heures, à Ndélé, un commerçant du quartier Bornou a été pris pour cible par ces combattants arabes du FPRC. Il a été complètement dépouillé de ses biens. Ce qui n’a pas plu aux autres combattants du FPRC, en l’occurrence ceux de l’ethnie Rounga qui ont pris leur courage pour affronter vivement les assaillants. L’affrontement a duré plusieurs minutes, faisant des graves blessés dans les deux camps. Mais les combattants arabes, de leur côté, n’ont pas apprécié la manière dont les Rounga sont intervenus lors de ce braquage. Ils parlent d’une provocation, et demandent à ce que le chef d’État major du FPRC, le général autoproclamé Moctar Adam, soit remplacé pour son incompétence.
Rappelons que les combattants arabes du FPRC, soupçonnés d’être à l’origine du braquage de véhicule de la mission catholique à Kaga-Bandoro, puis celui du préfet de Bamingui-Bangoran, seraient à l’origine de l’assassinat du général Goula du FPRC, la semaine dernière, à la frontière avec le Soudan.
Par ailleurs, le préfet de Bamingui-Bangoran, porté disparu lors des derniers affrontements sanglants entre le RPRC et le FPRC à Ndélé, et dont les rumeurs font état de son décès, est finalement arrivé hier à Bangui après être passé par la ville de Bamingui.
Centrafrique.com/mlpc-logo-officiel-3/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).
COMMUNIQUE NECROLOGIQUE
C’est avec une profonde tristesse que la Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » du MLPC a appris le décès du Professeur Raymond Max SIOPATHIS, Pédiatre émérite, survenu le 30 mars 2020 des suites d’une courte maladie.
Au nom du Bureau Politique du MLPC, de toutes les militantes, tous les militants et sympathisants de la Fédération « EAAMOO » du MLPC, nous rendons un grand hommage au Pr Raymond Max SIOPATHIS.
La disparition du Pr Raymond Max SIOPATHIS est non seulement une énorme perte pour sa famille politique, le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), mais aussi et surtout pour notre pays, la République Centrafricaine, car il a été de toutes les luttes pour la démocratie et un Etat de droit.
En cette douloureuse circonstance, le Bureau Fédéral EAAMOO du MLPC adresse au Bureau Politique et au Bureau Fédéral France Europe du RDC ainsi qu’à la famille durement affligée, ses sincères condoléances et l’expression de sa profonde compassion.
Que l’Eternel Dieu Tout Puissant lui accorde toute sa Grâce.
Bangui ( République centrafricaine ) – Depuis le 16 juillet 2016 et le début de la mission européenne d’entraînement en République Centrafricaine, les différents contingents des 12 pays contributeurs ont déjà formé plus de six-mille FACA, répartis en six bataillons d’infanterie territoriale et un bataillon amphibie. L’EUTM-RCA dispense ses instructions et ses entraînements opérationnels quotidiens à Bangui, mais aussi au Centre de formation et d’entraînement de Bouar (CIEB), ou 48 militaires français et suédois sont actuellement déployés. Au camp Leclerc, ils forment les sous-officiers et futurs sous-officiers des Forces armées centrafricaines. Chaque jour, ils accompagnent et conseillent les FACA dans leur montée en puissance et leur quête d’une armée moderne et pleinement opérationnelle.
Depuis le 24 novembre 2019, c’est le détachement de partenariat militaire opérationnel (DPMO) de la 13e DBLE qui est déployé à l’Ouest du pays en appui des militaires centrafricains qui luttent pour atteindre cet objectif. En point d’orgue, la qualification de 34 stagiaires FACA au combat interarmes de niveau groupe (FIA – Formation interarmes). Du combat en zone urbaine aux transmissions en passant par les techniques d’intervention opérationnelle rapprochées (TIOR) et le secourisme au combat, tous les domaines essentiels du combat d’infanterie sont abordés. En parallèle, les légionnaires de la « 13 » intégrés à l’EUTM-RCA mettent tout en œuvre pour que les instructeurs centrafricains puissent assurer, dans le futur, les formations en pleine autonomie.
Améliorer sa connaissance pour maîtriser son avenir est la démarche des Forces armées centrafricaines. Apprendre à connaître les militaires centrafricains pour mieux les accompagner est celle des instructeurs de l’EUTM-RCA. Les semaines et les mois passés ensemble dans l’effort et la poursuite d’un objectif commun instaurent progressivement ce climat de confiance et de respect mutuel qui font le creuset de la transmission des savoirs. Pour beaucoup de légionnaires de la 13e DBLE, cette mission en opération extérieure est la première et ils ont à cœur de la remplir avec efficacité et professionnalisme. Les 34 sous-officiers et futurs sous-officiers FACA bénéficient donc d’un appui robuste dans cette formation interarmes qui leur permettra de devenir des chefs de groupe avertis et efficaces au combat. En effet, ce stage dense a pour vocation de les préparer aux situations qu’ils rencontreront en mission opérationnelle.
Une formation interarmes, option infanterie.
Tout au long de la formation, les militaires de l’EUTM-RCA ont mis en place une pédagogie d’enseignement qui fait régulièrement ses preuves dans l’instruction des jeunes soldats français, à savoir l’acquisition de méthodes de travail par l’instruction, la démonstration et la restitution. Les gestes sont répétés autant que nécessaire pour en devenir des réflexes. C’est le cas lors des ateliers qui reproduisent des situations opérationnelles, déclinés en mission spécifiques du combat d’infanterie, comme « reconnaître », « appuyer » par le mouvement ou par le feu, ou encore « s’emparer » d’un objectif en montant à l’assaut. Ici, les FACA répètent ce qui leur a été montré de manière dynamique en s’adaptant au terrain sur lequel ils évoluent. Cette adaptation aux circonstances et à l’environnement est indispensable, et elle fera la force des armées centrafricaines. C’est pourquoi la mission européenne en Centrafrique ne repose pas uniquement sur la simple acquisition du savoir-faire, mais aussi sur une maîtrise tactique et un commandement efficace des chefs de groupe. « Nous les encourageons à donner leurs ordres de manière franche et directe. Au début, nous voulons qu’ils parlent fort, nous devons les entendre pour corriger d’éventuelles imperfections. Ils doivent aussi, et surtout, se faire parfaitement comprendre de leurs subordonnés.», explique le lieutenant Alexandre, chef de section français de l’EUTM-RCA.
La formation laisse aussi place à l’acquisition de compétences plus individuelles comme la maîtrise de la topographie, la connaissance des matériels et des méthodes de transmissions radiophoniques ou encore le secourisme au combat. Ces trente-quatre stagiaires FACA ont eu seize semaines pour se perfectionner à l’ensemble de ces domaines, bien aidés par la pédagogie et l’ingéniosité des militaires de l’EUTM-RCA.
Cherchant à stimuler et motiver leurs stagiaires en permanence, ces derniers s’investissent également pour atteindre progressivement l’autonomie du CIEB qui a pour vocation de devenir le centre national de formation des sous-officiers centrafricains.
Pédagogie et anticipation : former les formateurs.
Cela faisait 10 ans qu’il n’y avait pas eu de formation au profit des sous-officiers au centre d’instruction de Bouar. La réussite de cette FIA, couplée à la qualité des instructeurs FACA, pourraient amorcer la nouvelle dynamique d’un camp Leclerc vaste et adapté à l’instruction et aux entraînements variés. La présence du détachement de l’EUTM à Bouar permet de travailler progressivement sur l’anticipation et la continuité de la mission par la création d’un pool de spécialistes FACA, principalement dans les domaines ITSC, secourisme et du combat en zone urbaine. Depuis le début du 8e mandat de la mission européenne et l’arrivée de la 13e DBLE, plusieurs militaires du rang, futurs sous-officiers FACA, sont déjà aptes à dispenser eux-mêmes des instructions dans le domaine du secourisme au combat.
Le sous-lieutenant Binzia, adjoint au chef de stage FIA, est un ancien sous-officier qui totalise près de 10 ans de service. Quotidiennement, il met son expérience au profit de la formation de ses camarades FACA : « Au départ, ce n’est pas évident pour les stagiaires. Les méthodes que nous essayons de leur apprendre avec l’EUTM demandent du travail et de la pratique. Mais ils donnent le meilleur d’eux-mêmes et seront prêts en temps voulu ».
Former les formateurs est donc un enjeu essentiel du volet opérationnel du projet de restructuration du secteur de la Défense en Centrafrique. Après une période d’agitation prolongée et d’instabilité qui a abouti au quasi effondrement de son Etat, la République Centrafricaine est sur la voie de la renaissance, notamment grâce à la remontée en puissance de ses armées. L’EUTM-RCA veille à soutenir cette courbe positive par la présence et l’abnégation des membres qui la composent. A Bouar, les légionnaires auront armé ce 8e mandat avec la détermination qui les caractérise et ainsi apporter leur contribution au plan de redéploiement progressif de leurs camarades centrafricains sur la terre de leurs anciens.
Centrafrique.com/adrien-georges-poussou/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>L’ancien ministre adrien georges poussou. CopyrightDR
Au sujet de l’impossibilité de la prorogation du mandat du président de la République : ma réaction à l’article de Dominique Désiré ÉRÉNON
Point n’est besoin de rappeler que les cinq années de magistère que le peuple centrafricain est supposé avoir confié à Faustin Archange Touadera arrivent à expiration d’ici quasiment douze (12) mois jour pour jour, le 30 mars 2021 pour être précis. La Constitution de la République centrafricaine dispose en son article 36 al.2 que « l’élection du nouveau président a lieu quarante-cinq (45) jours au moins et quatre-vingts dix (90) au plus avant le terme du mandat du président en exercice ». C’est donc fort de ces dispositions que l’Autorité nationale des élections (ANE) a prévu d’organiser le 1er tour des élections présidentielle et législatives le 27 décembre 2020, c’est-à-dire dans huit (8) mois.
Mais, selon les augures, il est fort à parier que l’on ne sera pas en mesure de respecter le délai prescrit par la loi fondamentale et que l’on sera obligé d’opérer un éventuel glissement du calendrier électoral.
On comprend donc combien le sujet est sensible et combien est pressant le désir des uns ainsi que des autres de percer le mystère qui enveloppe les scenarii préconisés par chaque camp, pouvoir et opposition, autour de cette problématique de la tenue ou non des élections présidentielle et législatives dans le délai constitutionnel. Le sujet suscitant tellement de l’inquiétude qu’il est fort peu aisé de l’aborder avec sérénité, sans provoquer le soupçon ou sans faire l’objet d’un procès en arrière-pensées. Car, suivant les mots de Jeannot Christophe GOUGA III, « un tel exercice n’est ni neutre ni banale ».
C’est en cela que l’article de Dominique Désiré ÉRÉNON, intitulé « l’appréhension constitutionnelle d’un éventuel glissement du calendrier électoral de 2020 en RCA » apparait, sans aucun doute, comme à la fois judicieux, parce qu’il met sur la place publique un sujet de préoccupation nationale, et indispensable, pour la simple raison qu’il aborde, avec les outils de sa science, une problématique touchant l’avenir du pays. Ce dernier, homme de droit, universitaire en ses grades et ès qualité d’enseignant-chercheur à la Faculté des sciences juridique et politique de l’Université de Bangui – au sens le plus élevé que puissent revêtir ces titres dans l’imaginaire collectif – a le mérite de s’être emparé de la question et d’être le tout premier à avoir publiquement mis la lumière sur « les conséquences d’une hypothèse de glissement du calendrier électoral ».
I – UN BREF RAPPEL DE SON POSTULAT
Que dit Dominique Désiré ÉRÉNON en substance ? D’abord, il rappelle d’une part que le mandat du président Faustin Archange Touadera (il convient d’indiquer que l’article parait au lendemain du quatrième anniversaire de l’accession au pouvoir de ce dernier) qui court depuis le 30 mars 2016 va s’expirer à la même date en 2021 et que d’autre part, à ce jour, en raison notamment du retard que connait le processus électoral, il sera presque impossible d’organiser le premier tour des élections présidentielle et législatives le 27 décembre 2020, avant d’énumérer les rasons qui, selon lui, hypothéqueraient la tenue de ces scrutins à bonne date. Elles vont des difficultés structurelles (retrait sur le bureau de l’Assemblée nationale de la Loi organique portant organisation et fonctionnement de l’Autorité nationale des élections) aux contestations liées à l’installation des démembrements de cet organe, en passant par le retard pris dans le démarrage des opérations de recensement des électeurs qui devraient commencer depuis le 02 janvier 2020.
Ensuite, M. ÉRÉNON fait, à juste titre d’ailleurs, une interprétation combinée de l’article 36 al.2 que nous avons déjà évoqué plus haut et 35 al. 3 de la Constitution, énonçant l’impossibilité absolue « d’exercer plus de deux mandats consécutifs » et de « le proroger pour quelque motif que ce soit », pour nous indiquer, afin que nul n’en ignore, que le respect des deux dispositions constitutionnelles impose d’organiser l’élection présidentielle avant le 30 mars 2021. Ce qui impliquerait inéluctablement la question de savoir si Faustin Archange Touadera aurait-il le droit ou la possibilité de rester en fonction au-delà de son mandat actuel. La réponse, si l’on en croit l’auteur de l’article, est non, puisque l’hypothèse en question est proscrite par la Constitution. Mieux ou pire, Dominique Désiré ÉRÉNON met en garde contre la tentation de faire adopter par l’Assemblée nationale comme ce fut le cas en 2010, une prétendue Loi constitutionnelle modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution du 30 mars 2016 pour permettre à l’actuel président de la République ainsi qu’aux députés dont les mandats doivent expirer respectivement les 30 mars et 3 mai 2021 de demeurer en fonction jusqu’à l’achèvement du processus électoral. Ce qui constituerait une violation fragrante de la Constitution qui a pris soin d’exclure du champ de la révision « le nombre et la durée des mandats présidentiels ».
En définitif, au-delà du 30 mars 2021, et en l’absence d’organisation à bonne date de l’élection présidentielle, on tomberait, selon Dominique Désiré ÉRÉNON qui cite article 47 al.2 de la Constitution, dans un cas d’empêchement définitif du Chef de l’État qui perdrait ainsi toute légitimité, tant il serait dépossédé de ses attributions et prérogatives constitutionnelles et ne pourrait plus poser des actes opposables à la nation. Il s’agirait, d’après l’article 47 al. 1 de la Constitution, d’une vacance de la présidence de la République. Laquelle vacance devrait être formellement constatée « par un comité spécial présidé par le Président de la Cour Constitutionnelle et comprenant le Président de l’Assemblée Nationale, le Président du Sénat et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ». D’ailleurs, selon lui, l’hypothèse d’une vacance du pouvoir présidentiel n’ouvre pas dans l’immédiat une transition politique, mais plutôt une période de suppléance. Celle-ci échoit au Président de l’Assemblée Nationale, tel que le prescrit l’article 47 al. 8 de la Constitution du 30 mars 2016 : « En cas de démission, de destitution, d’empêchement définitif ou de décès, le Président de la République est suppléé par le Président de l’Assemblée Nationale ».
Cependant, prévient-il, si pour une raison ou une autre, le président suppléant ne parvient pas à organiser les élections dans les délais prévus par la Constitution, s’ouvrirait alors une période de transition. Raison pour laquelle M. ÉRÉNON appelle de ses vœux à la correction des anomalies que comporte l’actuelle Constitution et son adaptation aux réalités de notre temps.
II – LES LIMITES DE LA DÉMONSTRATION DE M. ÉRÉNON
De mon poste d’observation privilégié, j’aperçois déjà les esprits chagrins qui se ruent dans les brancards, brandissant les mêmes arguties qu’ils ont pris l’habitude de répéter à l’envie, ce même refrain démodé sur une pseudo-appartenance à la coalition Seleka qui me dénierait la qualité de citoyen centrafricain. Dans ce cas, il faudrait accuser tous les membres des partis politiques, KNK compris, qui avaient participé au Gouvernement de la transition après le coup d’État de Michel Djotodia. En réalité, ce qui explique cette calomnie, c’est le goût immodéré pour l’hallali qui pousse certains à dénigrer injustement les autres afin de surmonter leur profond mal-être.
C’est pourquoi, sans aller plus avant, je tiens à apporter certaines précisions qui en valent la peine : je ne nourris aucune animosité à l’égard de Dominique Désiré ÉRÉNON, loin d’en faut. J’ai, au contraire, pour lui, de la sympathie et une certaine amitié. Cela dit, mes observations au sujet de son article qui touche à notre avenir collectif ne doivent, en aucun cas, être considérées par les spécialistes du contretemps et de la réaction, quand il faut de la proposition, même erronée, comme une attaque ad hominem. Le rôle des élites étant de sortir de l’émotion, de réfléchir froidement afin de montrer le chemin au peuple.
Je le fais remarquer parce que quand j’avais réagi à la sortie tonitruante de l’un des éminents chefs des Forces armées centrafricaines (FACA) qui tentait maladroitement de prendre la casquette d’un homme nouveau, refusant obstinément de reconnaitre sa part de responsabilité dans la descente aux enfers de notre pays, on m’a rapporté qu’il s’est trouvé des compatriotes dont la mauvaise foi le dispute avec l’obscurantisme pour m’accuser de faire du « anti-gbaya primaire », ignorant ainsi mon histoire personnelle et le fait que coule dans les veines de mes enfants du sang gbaya.
Pour revenir à notre sujet, et pour paraphraser le Général De Gaulle, il en résulte de la démonstration de M. ÉRÉNON que les problèmes innombrables et d’une extrême urgence se dressent devant la République centrafricaine de la manière la plus pressante, cela à une époque où il est aussi mal aisé que possible de les résoudre. Si, comme nous l’avons souligné plus haut, M. ÉRÉNON a eu le mérite d’être le premier à aborder publiquement cette problématique, malheureusement, il s’est contenté d’énoncer des principes juridiques. Ce faisant, il a oublié d’aborder le seul thème qui présentait une espèce d’intérêt, et qui est, non pas « les conséquences d’une hypothèse de glissement du calendrier électoral » ou encore l’impossibilité de « proroger le mandat du président de la République », mais plutôt le silence de la Constitution du 30 mars 2016 sur certaines notions pratiques qui pourraient être à l’origine de nombre de conséquences fâcheuses. Et on le verra. Tout comme il évoque la nécessité d’une révision constitutionnelle sans dire ce qui est prévu en la matière.
A – De la notion d’empêchement définitif
À l’instar de la plupart des experts centrafricains en matière de droit public, l’auteur de l’article objet de ces observations s’est borné de faire la démonstration de l’existant, autrement, à nous expliquer le sens des articles de la Constitution en lieu en place d’une véritable prospective. Exactement comme l’avaient fait les rédacteurs de la Charte constitutionnelle de la Transition qui s’étaient bien gardés, au nom d’un loyalisme méprisable à l’égard du puissant du moment, détenteur de décrets et autres arrêtés, d’y inclure des dispositions relatives à la vacance du pouvoir. De sorte que l’on s’était retrouvé devant un vide juridique lorsqu’il a été question de procéder à l’élection d’un nouveau chef d’État de transition après la démission de Michel Djotodia. La Charte de la transition n’ayant rien prévu en la matière, la voie était ouverte à toutes sortes de dérives et à une ingérence détestable de la communauté internationale de Bangui qui, à l’époque, avait réussi à nous imposer son candidat, en l’occurrence une candidate, excluant au passage, par des critères élastiques, d’autres personnalités dont les compétences avérées auraient conduit à une sortie de crise définitive. Nous payons aujourd’hui les conséquences de ce curieux déroulement politique.
Éminent juriste, M. ÉRÉNON ne saurait méconnaitre cette expression du jargon juridique : « l’esprit et la lettre ». C’est dire qu’en droit, l’absence de la lettre laisse la porte ouverte à toutes les possibilités incertaines, sujettes à diverses interprétations, renforçant par-là même l’incertitude, le doute, et, créant finalement une insécurité juridique préjudiciable au bon fonctionnement de l’État. Certes, il a pris le soin de nous rappeler les dispositions de l’article 47 al. 8 de la Constitution du 30 mars 2016 qui énonce qu’« en cas de démission, de destitution, d’empêchement définitif ou de décès, le président de la République est suppléé par le Président de l’Assemblée Nationale ». Mais il s’est gardé, là encore, de nous expliquer ce qu’est cet « empêchement définitif » et dans quelle mesure du possible, à l’exception d’une maladie grave dument constater par un médecin ou de la mort, doit-on considérer que le président de la République est définitivement empêché.
La question qui demeure posée est celle de savoir si la non-organisation de l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel peut être considéré comme un « empêchement définitif » et ouvrir ainsi la vacance du pouvoir ? À ce propos, il appartient aux spécialistes du droit constitutionnel de nous répondre. Ce qui nous amène à aborder la seconde faiblesse de la démonstration de M. ÉRÉNON, à savoir la problématique de la modification de la Constitution.
B – De la modification constitutionnelle
Si l’on croit la démonstration de M. ÉRÉNON, le très probable et l’inéluctable glissement du calendrier électoral de 2020 entrainerait à coup sûr une vacance du pouvoir qui serait suppléer par le président de l’Assemblée nationale. Et si, pour une raison ou une autre, le président suppléant ne parvient pas à organiser l’élection présidentielle dans le délai prévu par la Constitution, s’ouvrirait alors une période de transition. L’issue de la transition étant incertaine, l’auteur du diagnostic a préconisé la modification de la Constitution du 30 2016 afin d’y corriger les anomalies mais aussi de l’adapter aux évolutions temporelles. Soit.
Cependant, et c’est là où blesse le bât, il oublie de nous indiquer le mécanisme de modification que prévoit la Constitution. Tout comme il refuse de se prononcer sur l’opportunité ou non de réviser la Constitution à quelques mois de l’élection présidentielle alors que depuis la date de sa promulgation tout le monde savait qu’il y figurait des anomalies et des non-sens flagrants.
Cela dit, en dehors de l’exclusion du champ de la révision du « nombre et la durée des mandats présidentiels », la Constitution énonce en ses articles 151 et suivants les dispositions relatives à sa réforme. Ainsi, l’article 151 dispose que « l’initiative de la révision de la Constitutionnelle appartient concurremment au président de la République et au Parlement statuant à la majorité des deux tiers (2/3) des membres qui composent chaque chambre ». Alors que l’article 151 al.2 énonce que « la révision intervient lorsque le projet ou la proposition présenté en l’état a été voté par le Parlement réunit en Congrès à la majorité des trois quarts (3/4) des membres qui le composent ou a été adoptée par référendum »
Il s’en suit de l’interprétation de ces deux articles que l’initiative de la révision constitutionnelle appartient conjointement, de concert (concurremment) entre le président de la République et le Parlement, c’est-à-dire l’Assemblée nationale et le Sénat. Et cette révision ne peut intervenir que si le Parlement (Assemblée nationale et Sénat) l’a adopté à la majorité des trois quarts (3/4) des membres qui le composent ou à la suite d’un référendum.
Alors question : en l’absence du Sénat, comme c’est actuellement le cas, le président de la République peut-il prendre seul l’initiative d’une révision constitutionnelle sans violer la Constitution du 30 mars 2016 ? Il semble que la réponse est négative.
Dans ces conditions, que dire des dispositions de l’article 152 al.2 : « aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie en cas de vacance de la Présidence de la République ou lorsqu’il est porté atteinte à l’unité et à l’intégrité du territoire ». Concrètement, doit-on intégrer dans ce champ d’atteinte à l’unité et à l’intégrité du territoire les rébellions et autres groupes armés qui occupent une bonne partie dudit territoire ? Si, comme on le suppose, la réponse est affirmative, toutes les possibilités de révision sont, dans le contexte actuel, obstruées.
En conclusion et contrairement à la brillante démonstration de M. ÉRÉNON, le glissement du calendrier électoral de 2020 n’ouvre pas la voie à une vacance du pouvoir mais plutôt à une phase transitoire dès lors que d’une part, la Constitution du 30 mars 2016 ne prend pas en compte dans la notion d’« empêchement définitif » l’inorganisation de la présidentielle à bonne date (sauf démonstration contraire) et que d’autre part, la Loi n°19-011 du 02 août 2019 portant Code électoral dispose en son article 111 al.1 ce qui suit : « en aucun cas, le mandat du président de la République ne peut être prorogé pour quelque motif que ce soit ». Autrement, il revient donc au génie politique centrafricain de trouver la bonne formule pour une éventuelle transition dont les ingrédients sont désormais réunis.
Centrafrique.com/centrafrique-lopposition-centrafricaine-annonce-la-creation-dune-nouvelle-coalition/anicet-georges-dologuele-le-chef-de-file-de-lopposition-democratique-recut-par-touadera-le-28-janvier-a-la-presidence-de-la-republique/” rel=”attachment wp-att-36249 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Anicet Georges Dologuele, le chef de file de l’opposition démocratique, reçut par Touadera le 28 janvier à la Présidence de la République
Bangui (République centrafricaine ) – La campagne officielle n’est pas encore lancée mais déjà toutes les formations politiques du pays sont en ordre de marche et les médias font leurs choux gras des éditoriaux qui, avant l’heure, lancent les débats politiques en guise de pré campagne électorale.
Si un tant soit peu nous prenons le temps de lever la tête et de voir ce qui se passe autour de nous ces dernières années en matière d’élections, il est nul besoin d’être un devin pour savoir ce qu’il va se passer en Centrafrique pour le prochain scrutin présidentiel. Jugez plutôt !
L’information n’a sans doute pas eu un écho à la hauteur de son importance. Pourtant, le 12 mars dernier, Facebook et Twitter, épaulés par les forces de police locales, ont annoncé avoir démantelé une « usine à trolls » qui opéraient depuis le Ghana et le Nigéria dans le but de fausser les élections présidentielles américaines de la fin de l’année. Recevant des consignes et de l’argent de Russie, les employés devaient faire vivre de faux comptes sur les réseaux sociaux, en déclarant vivre aux Etats-Unis. Les messages qu’ils publiaient étaient destinés à attiser les tensions raciales et à diviser la société américaine.
Déjà, lors des précédentes élections présidentielles américaines, qui se sont déroulées fin 2016, tout le monde se souvient que la campagne fut polluée par tout un tas de fake news visant à la déstabiliser.
Or, en 2020 comme en 2016, le principal responsable est une agence de communication, basée à Saint-Pétersbourg (Russie) et financée par un certain Evgueni Prigojine, un homme d’affaires proche du Kremlin. Opérant depuis 2014, la discrète agence de communication tirait les ficelles d’une manœuvre de manipulation sur les réseaux sociaux en s’appuyant sur des « usines à trolls » et des faux comptes pour interférer dans cette campagne électorale. L’objectif ? Favoriser le candidat américain le moins défavorable aux intérêts de Moscou. Une dizaine de personnes ont d’ailleurs été condamnées pour ces méfaits.
Toujours en 2016, le même constat a été fait lors des scrutins qui se sont déroulés dans les ex-pays du bloc soviétique mais aussi dans les pays scandinaves, avec toujours des manipulations orchestrées depuis la Russie.
En 2017, l’Europe de l’Ouest a aussi été l’objet de tels agissements, dans le cadre du Brexit, le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, ainsi qu’à travers le piratage des données de campagne de candidats aux élections présidentielles. Là encore, le stratagème visait à déstabiliser le jeu démocratique.
Alors, si de tels procédés sont mis en place par des entreprises russes et touchent les plus grandes nations démocratiques, comment ne pas craindre que le rendez-vous majeur de 2020 pour les Centrafricains ne soit malheureusement perturbé et faussé par ces même spécialistes de la manipulation, si nombreux maintenant chez nous ?
Centrafrique.com/les-juges-de-la-cour-constitutionnelle-2/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Images d’illustration des juges de la Cour Constitutionnelle. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.
Plainte contre le Procureur du Président de la République, Mr Léon DINCPI, Procureur Général près la Cour de Cassation
………… L’homme n’est ni pointu, ni loyal à son Mandant.
MOTIFS et GRIEFS : Cinq (5)
1 – Refus de Mr Léon DINCPI d’ouvrir, cotés et paraphés, les registres et documents règlementaires prescrits par les articles 652 – 653 – 654 et 655 du code de procédure civile, à la stratégie des deux recours décisifs :
Le recours en appel de fausses ordonnances judiciaires
Le recours en cassation d’office. Une procédure très modélisée.
2 – Recel des greffiers des cabinets des juges, orfèvres en matière de saisine de fausses ordonnances.
4 – Prise d’intérêt en procédure
5 – Torture des veuves et des orphelins, des pauvres et des indigents.
Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Président du Conseil Supérieur de la Magistrature
J’ai beau dire et redire à Mr Léon DINCPI, que la loi est une prophétie qui s’accomplit toujours et qui va s’accomplir contre lui. Il ne me comprend pas.
Mandataire de la Succession DONGOLO et en vertu de l’article 21 de la loi organique portant Cour de Cassation, j’ai régulièrement saisi le Procureur Général Léon DINCPI pour fait du quadruple crime d’usurpation de filiation par un certain Gilbert NZEOUANGO dont du reste les deux autres parquets parlent.
Dans le cas d’espèce, nous lui avons certifié que Sieur Gilbert NZEOUANGO est sous la menace d’un PROTËT de plus de 70 Millions dus à la Succession
Malgré notre pédagogie, Monsieur Léon DINCPI a refusé d’écrire les réquisitions exigées à l’instance. Politique de l’autruche, de l’omerta, du ilence.
A l’observation, le Procureur du Président ne fait aucun lien entre les instances et les règles de procédure applicables à chaque instance :
1 – Le Procureur du Président de la République n’a cure des articles 118 – 119. Alinéa 5 et 446 du code pénal.
2 – Il n’a cure des articles 262 et 503 du code de procédure pénale
3 – Les concepts de liberté, de propriété, de droits de l’Homme, de droit de la famille, d’amende, de frais de justice régulièrement payés et de dommages – intérêts, de Constitution, sont totalement étrangers aux yeux de Mr DINCPI.
4 – Il n’a cure des articles 652 à 655 du code de procédure civile, articles péremptoires sur les fonctions du greffier en Chef, de Sosthène DENAMENA, ici,en matière d’instruction du quadruple crime relevant de la compétence exclusive de la Cour de Cassation.
5 – Il ne supporte pas d’entendre que ce quadruple crime relève de la compétence exclusive de la Cour de Cassation. Rétif à la voie hiérarchique.
Votre mandataire ramant à contre courant de vos discours contre l’impunité.
Monsieur le Président de la République, je dénonce les forfaitures, toutes les forfaitures de Mr Léon DINCPI sur la foi des griefs que voici :
Mr Léon DINCPI efface allègrement les amendes et les frais de justice à faire payer aux greffiers et magistrats faussaires.
Il se proclame unilatéralement juge et avocat des greffiers faussaires.
Il instruit les affaires des greffiers faussaires à la place du greffier en Chef, Me Guy GOSSI ; il juge en lieu et place du Premier Président de la Cour de Cassation, de Son Honneur Christian LONDOUMON.
Article 30 : La procédure est adressée par voie hiérarchique (partant du greffier en Chef du Tribunal) au Procureur Général près la Cour de Cassation (via le parquet du Tribunal et le parquet de la Cour d’Appel), pour transmission au greffier en Chef de la Cour de Cassation. Compliqué pour Léon DINCPI de le comprendre et de le faire ? Boycott du greffier en chef de la Cour.
Des forfaitures perpétrées à seul fin de refuser l’instruction de l’affaire dite : Affaire Succession DONGOLO contre Gilbert NZEOUANGO.
Une affaire pourtant ouverte par voie de constitution de partie civile et sur réquisitoire d’information et d’inculpation de sept (7) criminels.
Et frais de justice prépayés, en plus avec un surcoût de 94. 000 F CFA.
La loi sur la question de refus d’instruire une affaire étant par ailleurs très claire ; je cite :
« Le fait par un magistrat […] de dénier de rendre la justice après en avoir été requis et de persévérer dans son refus après avertissement ou injonction de ses supérieurs est puni de 5. 000. 000 F d’amende et d’interdiction de l’exercice des fonctions publiques pour une durée de cinq à vingt ans ».
« Article 17 : […] Le recours en cassation contre les décisions préparatoires et d’instruction ne sera ouvert qu’après le jugement définitif.
Mais, l’exécution de tels jugements ne pourra en aucun cas être opposée comme fin de non recevoir. (Arrêt de condamnation souveraine à l’amende)
A noter : la condamnation à l’amende de 10. 000 F par le Premier Président n’est pas le jugement définitif ; à la limite, n’est qu’une contravention.
Article 18 : La Cour de Cassation se prononce également d’office, sur les recours formés sans condition de délai, par le Procureur Général près la Cour de Cassation, d’office, dans l’intérêt de la loi.
A bien noter : la cassation d’office est une procédure spécifiquement codifiée.
J’appelle donc des deux sanctions préconisées contre le magistrat Léon DINCPI, Grand receleur devant l’Eternel. Grand receleur de tous les faussaires professionnels des cinq corps des métiers qui occupent l’espace judiciaire centrafricain. On a eu tort de le nommer à ce poste.
Que Dieu bénisse et garde le Président de la République, le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Grand Protecteur de la veuve et de l’orphelin, du pauvre et de l’indigent contre les crimes de son Mandataire le plus gradé.
…………………… Signé : ……………………
Joseph HETMAN – El – ROOSALEM – Mandataire de la Succession DONGOLO
Une vingtaine de personnes sont mortes électrocutées mercredi après une décharge de foudre qui a frappé une ligne à haute tension à Kintélé dans la banlieue de Brazzaville.
“La foudre a sectionné deux câbles d’une ligne haute tension de la société nationale d’électricité, un câble est tombé sur une maison qui a été en partie incendiée et a électrocuté les trois occupants”, a expliqué un témoin.
“L’autre câble, qui traînait dans la cour envahie d’eau, a électrocuté les voisins qui ont accouru pour apporter des secours. J’ai pu voir plus d’une dizaine de cadavres”, a-t-il ajouté.
Selon les témoignages, certaines des victimes sont décédées chez elles tandis que d’autres ont perdu la vie dans la rue en marchant dans des flaques d’eau. Ces victimes étaient sorties de chez elles pour porter assistance à leurs voisins.
Des vidéos amateurs postées sur les réseaux sociaux par les habitants de Kintélé montrent un incessant balai d’ambulances et de corbillards.
Des particuliers ont aussi embarqué à bord de leur véhicule des corps et des blessés.
Sept corps ont été déposés à la morgue de l’hôpital de Talangaï et treize autres à la morgue municipale du CHU, a déclaré à la radio publique Stella Mensah Sassou Nguesso, maire de Kintélé.
Plusieurs personnes inconscientes ont été transférées à l’hôpital de référence de Talangaï et le bilan définitif pourrait s’alourdir.
Le drame intervient au premier jour du confinement de la population décrétée par les autorités pour enrayer la propagation du coronavirus dans le pays.
Centrafrique.com/dernieres-heures-un-premier-cas-de-coronavirus-declare-en-republique-centrafricaine/hopital-communautaire-bangui-centrafrique-corbeaunews-uscul/” rel=”attachment wp-att-36731 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le ministre de la Santé de la population, docteur Pierre Somsé, a annoncé ce mercredi 1er avril 2020, deux nouveaux cas de contamination au coronavirus (Covid-19), portant à 8 le nombre total dans le pays. Selon le ministre, les deux personnes dépistées positives sont des résidentes de Bangui, confirmant ainsi l’existence de la transmission locale.
Selon le communiqué du ministère de la Santé de la population, les deux sujets infectés sont âgés respectivement de 32 et 29 ans.
Le premier est de sexe masculin, tandis que le second est du sexe féminin. Ils ont été dépistés positifs ce mercredi 1er avril par le laboratoire de l’Institut pasteur à Bangui.
Selon le ministère de la Santé, les deux nouveaux cas confirment l’existence d’un foyer de transmission locale, contrairement aux six premiers cas qui sont importés.
« Le ministère de la Santé et de la Population remercie les deux patients pour leur coopération, et compte sur eux pour l’identification des contacts ».
Pour l’heure, les dispositions sont prises par le ministère de la Santé pour la prise en charge des cas ainsi que la recherche et le suivi des contacts.