Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/PK12-barrière-1-1-450×253.jpg” alt=”La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.” width=”450″ height=”253″ />La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 octobre 2020, 07:47:48 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les occupants du véhicule, une vingtaine, interpellés, sont actuellement en garde à vue à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Ils seront probablement déférés cette semaine devant le parquet général du tribunal de grande instance de Bangui, a-t-on appris des sources proches du dossier.
Dimanche, 25 octobre 2020, vers 10 heures, un véhicule 4×4 d’un particulier immatriculé en Centrafrique, en provenance probablement d’un quartier de la capitale, a été intercepté à la sortie nord , à la barrière du pk12 par la brigade motorisée de la gendarmerie
À bord du véhicule, il y avait une vingtaine de personnes, pour la plupart s’exprimant en sango, la langue nationale. Selon leur première déclaration faite aux gendarmes, ils seraient venus du quartier KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui. Les gendarmes ignoraient leur ville de destination, mais à leur arrivée à la barrière du pk12, les forces de l’ordre ont découvert que leur véhicule transportait une vingtaine des caissettes des munitions d’armes de guerre.
Paniqués, le conducteur du véhicule ainsi que certains de ses passagers ont très vite proposé en vain un pot-de-vin, une somme de 500 000 francs CFA au gendarme qui veinait de faire cette découverte terrifiante. Sans céder à cette proposition, le gendarme, qui venait d’ailleurs de sortir de la dernière promotion de Kolongo, a très vite fait appel à ses collègues. Ainsi, le véhicule a été saisi, et les passagers interpellés et placés en garde à vue à la brigade du PK12. Transférés quelques heures plus tard à la SRI, les suspects seront déférés devant le parquet général du tribunal de grande instance de Bangui dans les prochaines heures.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/mouvement-dun-véhicule-de-la-Minusca-dans-la-ville-de-Bocaranga-le-29-juin-2020-450×337.jpg” alt=”mouvement d’un véhicule de la Minusca dans la ville de Bocaranga le 29 juin 2020″ width=”450″ height=”337″ />mouvement d’un véhicule de la Minusca dans la ville de Bocaranga le 29 juin 2020. Photo CNC /
Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 octobre 2020, 06:37:01 ( Corbeaunews-centrafrique ). Survenu à quelques kilomètres à l’entrée nord de la ville de Bangui, un grave accident de la route impliquant un véhicule militaire des forces népalaises de la Minusca a fait un mort et plusieurs blessés dans la nuit du dimanche à lundi 26 octobre.
Lundi 26 octobre, vers 1 heure du matin, la brigade territoriale de la gendarmerie du PK12 a été informée d’un grave accident de circulation impliquant un véhicule militaire des forces népalaises de la Minusca, la mission des nations-unies en République centrafricaine. Le conducteur est décédé, et plusieurs autres éléments sont grièvement blessés, dont deux dans un état grave.
Selon nos informations, le drame s’est produit au PK30, sur la route nationale n°2, dans le sens Damara-Bangui.
Selon les premiers éléments d’informations recueillies par CNC, un seul véhicule, celui de la Minusca, qui serait en cause. Il aurait fait une sortie de route en pleine vitesse, provoquant ainsi son encastrement dans une pile de ponts situés au PK30. Un véritable choc violent qui a provoqué la mort du Casque bleu népalais, conducteur du véhicule qui était coincé sous les habitacles. Les blessés ont été conduits aux urgences de la clinique pour des soins intensifs.
Pour l’heure, la Minusca n’a pas réagi sur cet accident mortel. Une enquête a été ouverte à la gendarmerie du PK12 pour y faire la lumière.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Aéroport-International-de-Bangui-Mpoko-en-Centrafrique-300×170.jpg” alt=”Aéroport International de Bangui M’poko en Centrafrique” width=”300″ height=”170″ />
Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 octobre 2020, 20:10:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellé vendredi 23 octobre 2020 par la police de l’air et de frontières à sa descente d’avion de la compagnie Air Maroc à l’aéroport international de Bangui Mpoko, le nouvel ambassadeur de la grande Jamahiriya libyenne en République centrafricaine, monsieur Issa Oumar Baruni a été expulsé du territoire centrafricain.
Selon les informations du CNC, l’expulsion de l’ambassadeur libyen en RCA, monsieur Issa Oumar Baruni, ainsi que de ses trois collaborateurs avait eu lieu samedi 24 octobre, c’est-à-dire 24 heures après leur interpellation à l’aéroport international de Bangui Mpoko.
D’après notre enquête, le jour de leur expulsion, les quatre diplomates libyens ont été convoqués à l’aéroport pour « aller soi-disant se faire régulariser ». C’est au moment de leur arrivée sur le lieu qu’ils ont été expulsés de la RCA.
Pour l’heure, monsieur Issa Oumar Baruni et ses trois collaborateurs sont encore au royaume de Maroc.
Pendant ce temps, à Bangui, le gouvernement n’a pas réagi officiellement pour justifier l’expulsion de ces diplomates libyens de la RCA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Manifestation-des-medecins-et-chirurgiens-a-bangui-le-20-aout-2020-450×337.jpg” alt=”Marche des médecins et chirurgiens à Bangui le 20 août 2020. Photo CNC” width=”450″ height=”337″ />Marche des médecins et chirurgiens à Bangui le 20 août 2020. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 octobre 2020, 18:06:09 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les médecins et infirmiers centrafricains ont menacé ce samedi 24 octobre d’entrer en grève si le gouvernement n’arrivait pas à honorer son engagement de payer leur prime de risque lié au coronavirus. Une position ferme exprimée lors d’une assemblée générale à Bangui.
Alors que le bilan de l’épidémie de coronavirus s’accroît du jour en jour en République centrafricaine, le syndicat du personnel médical a lancé une nouvelle fois ce samedi 24 octobre 2020 un préavis de grève à partir du mercredi 28 octobre 2020 au gouvernement. Ils réclament le versement des indemnités liées à la lutte contre le coronavirus promis par l’exécutif.
Les indemnités hebdomadaires qui devraient être versées aux médecins au cours de ces derniers mois n’ont pas été versées malgré des négociations engagées avec le gouvernement, a fait savoir la fédération syndicale du personnel de santé.
Selon monsieur Constantin Juvénal Doumbeti, secrétaire chargé de revendication de la fédération syndicale du personnel de santé, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA vient de signer le document nécessaire au décaissement d’un montant d’un milliard de francs CFA au personnel de santé au titre de prime de risque lié au coronavirus.
« La date butoir est prévue pour le lundi ou mardi 28 octobre. On a une ordonnance de virement. Le premier fondé du trésor nous a promis que le décaissement aura lieu entre lundi ou mardi. Et si rien n’est fait, le personnel ira en grève mercredi », a précisé monsieur Constantin Juvénal Doumbeti, qui a également indiqué que le secteur de santé en République centrafricaine est abandonné, même le salaire du personnel ne lui permet pas de survivre :
« Le personnel de santé en Centrafrique, c’est un secteur qui est abandonné. Même le salaire ne permet pas au personnel de survivre. C’est ainsi que la fédération a décidé de monter un statut particulier qu’on a déposé au ministère de la Fonction publique qui va le validé avant d’être présenté au conseil des ministres », précise-t-il.
Notons qu’au mois de juillet dernier, la fédération syndicale de personnel de santé avait lancé un préavis de grève au gouvernement suite à leurs revendications qui n’ont pas été prises en compte par les autorités.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/Anti-Balaka-avec-machettes-IMG_11mars2018230832-1-450×253.jpg” alt=”” width=”450″ height=”253″ />Les miliciens Anti-Balaka pour illustration.
Bossangoa, République centrafricaine, lundi, 26 octobre 2020, 14:16:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après plusieurs jours d’affrontements armés entre deux factions rivales de la milice Anti-Balaka locale faisant plusieurs morts dans les deux camps, la ville de Batangafo fait à nouveau l’objet des tirs d’armes nourris des groupes armés la nuit dernière.
Après les affrontements militaires la semaine dernière entre les différents éléments des factions rivales de la milice Anti-Balaka au village Kamakota, situé dans la préfecture de l’Ouham, c’est le tour de ceux de Batangafo de s’affronter violemment durant plusieurs jours, poussant les populations locales à abandonner leurs habitations pour se réfugier dans la brousse. Après un jour d’accalmie, la ville est à nouveau secouée par des tirs d’armes de tous calibres, créant la panique et le déplacement massif des habitants de la ville. Selon les premiers éléments d’informations recueillies, certains éléments rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), qui voulaient récupérer le corps noyé d’un de leur, auraient fait des tirs d’armes nourris proche de la base de l’ONG internationale Oxfam à Batangafo. Une situation qui montre à quel point ce mercenaire tchadien connu sous le nom de Mahamat Alkhatim, chef d’État major de ce groupe armé est en train de jouer un faux jeu avec son histoire du désarmement volontaire de ses éléments à Kaga-Bandoro.
Pour rappel, Mahamat Alkhatim a déclaré le week-end dernier que lui et ses hommes ne font plus la guerre dans le pays, alors qu’il y’a quelques jours, il avait ordonné la confiscation d’un véhicule de campagne du parti CRPS de maître Nicolas Tiangaye en partance pour la ville de Kabo.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/le-Président-Faustin-archange-touadera-lors-de-la-présentation-de-ses-voeux-à-la-nation-le-mardi-31-décembre-2019-450×299.jpg” alt=”Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, lors de son allocution des voeux à la nation mardi 31 décembre 2019 Bangui. Photo: Présidence rca.” width=”450″ height=”299″ />Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, lors de son allocution des voeux à la nation mardi 31 décembre 2019 Bangui. Créditi photo : Présidence RCA.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 octobre 2020, 09:55:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À deux mois du premier tour des élections législatives et présidentielles du 27 décembre 2020, la question de la convocation du corps électoral par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est de plus en plus sur toutes les lèvres. Avec la nouvelle loi rectificative du code électoral, les choses semblent changer en toute discrétion. Alors, à quand le Président de la République doit-il désormais convoquer le corps électoral ?
Selon l’article 33 du code électoral adopté par l’Assemblée nationale le 20 août 2019, le Président de la République disposait de la prérogative de convoquer le corps électoral trois mois avant les élections, et ce, après la publication définitive des listes électorales par l’autorité nationale des élections (ÂNE). Or, avec la nouvelle loi portant modification de ce code électoral adoptée à l’Assemblée nationale le 24 septembre 2020, ce délai de la convocation du corps électoral a été sensiblement réduit, et le texte a également été modifié. Avec cette nouvelle loi rectificative, le chef de l’État dispose désormais de deux mois, c’est-à-dire soixante jours pour convoquer le corps électoral même si les listes électorales définitives ne sont pas disponibles. En d’autres termes, le chef de l’État peut convoquer un corps électoral sans que cela soit constitué. Une première dans l’histoire de la République centrafricaine.
Pour l’autorité nationale des élections, les listes électorales ne seront définitivement disponibles qu’à partir de 28 octobre 2020, tandis que le chef de l’État, de son côté, doit convoquer obligatoirement ce même corps électoral le mardi 27 octobre 2020. Ce qui suscite de nombreuses critiques du côté des centrafricains qui doutent déjà de la sincérité de ces élections générales qui auront lieu le 27 décembre 2020 dans des conditions jamais vu ailleurs.
À quoi jouent exactement l’ÂNE et le gouvernement ?
Pour l’opposition démocratique, les fichiers électoraux sont constitués des nombreuses irrégularités, et réclame sont audit par une organisation indépendante. Mais cette proposition de l’opposition a été rejetée par le pouvoir en place.
Bangui, République centrafricaine , lundi, 26 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). À deux mois du premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, la présidence de la République renforce des dispositifs de renseignement dans la capitale. Chaque département ministériel ainsi que des arrondissements de Bangui disposent désormais une équipe des policiers-espions, et ce, sur décision et orientation du directeur de cabinet du chef de l’État. Et ce n’est pas tout.
« Ils sont nombreux, on les voit partout dans les quartiers à pieds, d’autres en voiture. Dans notre secteur, tout le monde en parle. Ils pensent que les gens ne les connaissent pas », a réagi Honoré Bazoui, un habitant du quatrième arrondissement qui s’inquiète sur le renforcement des dispositifs d’espionnage dans la capitale. Et il n’est pas le seul, dans le septième et sixième arrondissement, les gens s’inquiètent également de cette mission de ces agents secrets alors que leur histoire aurait pu rester secrète, et connue seulement des seuls services de renseignements et de police. Mais le Directeur de cabinet du chef de l’État, monsieur Obed Namsio propose de prolonger ces activités de renseignement dans tous les départements ministériels. Ainsi, depuis la semaine dernière, des policiers, formés dans le système d’espionnage ont pris position discrètement à l’intérieur et à l’extérieur de chaque ministère. Mais pour quelle raison ?
Notons que la semaine dernière, l’un des policiers-espions formés au Burkina Faso a été interpellé puis incarcéré à Bangui. Sa mère biologique, très en colère, s’est fait déshabiller devant les forces de l’ordre pour pouvoir exiger sa libération.
Mais d’après notre enquête, le jeune policier interpellé, natif de Batangafo, habitant du quartier Gobongo, avait été affecté discrètement pour espionner le parti KNK, parti de l’ancien Président François Bozizé, mais le service de renseignement de la présidence aurait constaté qu’il donnait au retour des informations sensibles aux membres du bureau politique du KNK. C’est ainsi qu’il a été interpellé non loin du lycée Boganda, dans le quatrième arrondissement par ses collègues de forces de l’ordre.
Alors, la question que tout le monde se pose est de savoir pour quelle raison le régime de Touadera s’inquiète sérieusement à seulement deux mois des élections présidentielles et législatives.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/desire-bilal-nzanga-kolingba-excellent-450×298.jpg” alt=”désiré bilal nzanga kolingba excellent” width=”450″ height=”298″ />Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti RDC
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 25 octobre 2020, 10:21:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les travaux du cinquième congrès du parti du rassemblement démocratique centrafricain ont pris fin ce samedi à Bangui. Les militantes et militantes de cette formation politique ont désigné, à l’unanimité, le seul candidat en lice, Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba comme leur unique candidat à la présidentielle du 27 décembre 2020.
Carnavale des militantes et militants du parti RDC après la fin de la cérémonie de leur cinquième congrès ordinaire le 24 octobre 2020.
Même si le porte-parole du parti RDC, Monsieur Pascal Koyaméné avait déclaré que son Président Désiré Bilal Nzanga Kolingba, actuellement en séjour en France pour des raisons de santé, devrait assister au cinquième congrès ordinaire de son parti le RDC par vidéoconférence , ce dernier, sérieusement malade, n’a pas pu le faire. Sa candidature à l’investiture de son parti, proposée par le bureau politique, a été approuvée à l’unanimité ce samedi 24 octobre par les congressistes qui l’ont finalement désigné quelques minutes plus tard comme seul et unique candidat du RDC à la présidentielle du 27 décembre 2020.
Notons que ce cinquième congrès ordinaire du RDC avait débuté jeudi 22 octobre 2020 dans des circonstances troubles. Certains militants se sont battus à la main à plusieurs reprises, d’autres ont été vidés dehors. Pendant ce temps, les membres du parti au pouvoir, le MCU, ont mis la pression pour qu’on leur libère le stade omnisports pour qu’ils organisent des spectacles pyrotechniques ce samedi à la gloire de la Russie qui a par ailleurs livré la deuxième vague des 10 chars blindés aux forces armées centrafricaines . Comme si cela ne suffisait pas, les partisans du régime sont venus poser l’affiche du chef de l’État juste à côté de celui du RDC.
Les deux banderoles à l’entrée principale de l’omnisport de Bangui. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/Diplomatie-africaine8711-450×444.jpg” alt=”Diplomatie africaine logo union africaine” width=”450″ height=”444″ />
Selon l’ONG The Sentry, de l’acteur américain George CLOONEY dans un document publié sur YouTube le 20 Octobre 2020, le Président Faustin Archange TOUADERA doit gagner les élections présidentielles de 2020 à tout prix.
Les réseaux mafieux sont à la manœuvre pour atteindre cet objectif. Le groupe mercenaire Wagner, bras armé de Moscou renforce sa mainmise sur la Centrafrique.
On ne croit pas trop au succès de certains réseaux militaires français qui cherchent discrètement à empêcher le président FA TOUADERA à briguer un second mandat.
On aimerait aussi que les célébrités françaises se mobilisent comme George CLOONEY aux côtés du peuple centrafricain seul face aux institutions internationales qui sont sencées le protéger.
Sortir de la mentalité de la Conférence de Berlin de 1885.
Le lancement officiel de l’EUAM-RCA, c’est de l’affichage médiatique. Les résultats ne suivent pas. EUMAM-RCA en 2015, EUTM-RCA en 2016 et EUAM-RCA en 2020. Pour quels résultats sécuritaires? Les candidats à la présidentielle 2020 doivent examiner ce manège. Il y a trop de morts et de souffrances en RCA
L’UE soutient l’accord mort-né de Karthoum. L’ONG The Sentry dit : « En réalité cet accord visait la réélection de FA TOUADERA avec le soutien des groupes armés. L’UE impose en RCA l’EUAM-RCA stratégie connue depuis 2015 avec l’EUMAM-RCA. Si elle exige vis-à-vis de Moscou une réponse internationale face l’empoisonnement de Navalny, en RCA elle ferme des yeux sur les dérives de Moscou.
Pourquoi l’UE, la France, la Chine, la Russie sur le continent européen sont sourcilleuses sur des questions du respect des Droits de l’Homme, ne le sont pas sur le continent africain? Il y a des pistes à explorer pour comprendre l’action de l’UE en RCA.
En réalité, les grandes puissances ne sont jamais débarrassées de l’esprit de la Conférence de Berlin de 1885. Qui avait pour objet de régler pacifiquement les litiges relatifs aux conquêtes coloniales en Afrique. Comme à Khartoum les africains sont écartés de toutes les discussions.
La Chine. “Les activités d’extraction d’or par quatre sociétés minières chinoises à Bozoum, dans le nord de la République centrafricaine, ont provoqué une pollution au mercure des eaux de la rivière ouham, selon un rapport d’analyses” Le Figaro du 31/07/2019
La Russie. “Preuve de l’intérêt qu’y portent les Russes, une compagnie minière, Lobaye Invest, a été créée quelques jours seulement après la rencontre Lavrov / Touadéra à Sotchi. La compagnie est une filiale de l’entreprise de sécurité Lobaye LTD” Fondation RS
La France. “Areva a négligé la santé de ses salariés sur le gisement d’uranium de Bakouma, ainsi que la réhabilitation du site après son retrait du pays, selon WikiLeaks, cependant contesté par le groupe nucléaire français.” VOA 5/02/2016
La guerre par « procuration » des grandes puissances en RCA.
M Déby résume cette situation. La guerre de Libye, celle des grandes puissances sur procuration. Elles recrutent, hébergent des terroristes et mercenaires pour déstabiliser les pays africains. “Nous avons à nous défendre dans les choix que nous faisons” RFI 9/08/2020
Le 25/09/2020 autosatisfaction idéologique des garants de l’APPR-RCA,l’ONU-UA-CEEAC saluent le processus électoral et appellent à la mise en œuvre de l’accord mort-né de Khartoum. Ignorent la révision partielle du code électoral pour écarter M Françoi BOZIZE.
Le 24/09/2020 M F BOZIZE répond : « En ce qui me concerne, rien ne m’empêche d’être candidat et c’est la raison pour laquelle on est en train de monter toutes sortes de scénarios pour m’éliminer. Pourquoi ?» Les sont au courant de ce qui se passe.
Le personnage d’Idris Déby Itno ne laisse personne indifférent. Mais ce qu’il dit est important pour l’Afrique. Les Africains sont écartés du règlement des conflits. Les grandes puissances ont chacune des agendas liés à des intérêts économiques. Qui en profite?
Comme Gide en 1927, le peuple RCA dénonce. “Un véritable réquisitoire contre les pratiques des compagnies commerciales et accessoirement de l’administration à l’égard des Noirs. Voyage au Congo suscite une vive émotion et conduit même par la suite à des réformes”
L’histoire, l’actualité, montrent pourquoi la Russie, la France, l’UE, les USA, l’ONU, l’UA ne veulent pas sortir la RCA de la crise. Ils ont des “agendas économiques” ou autres dans ce pays. Il y a des conflits d’intérêt. La solution vient des Centrafricains.
Les candidats aux élections de 2020 en RCA mettent la “Sécurité” comme priorité dans les débats. Mais ils ont intérêt à expliquer aux Centrafricains comment ils feront pour développer des entreprises écologiques citoyennes en RCA. Elles violent la loi depuis 1928.
Les choix de la diplomatie centrafricaine ou africaine doivent d’abord et avant tout défendre les intérêts des Centrafricains et des Africains.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/marche-de-nanga-boguila-le-5-aout-2019-par-arsene-du-cnc-450×337.jpg” alt=”Le marché de Nanga Boguila, situé à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa. Photo CNC” width=”450″ height=”337″ />Le marché de Nanga Boguila, situé à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa. Photo CNC
Paoua, République centrafricaine, dimanche, 25 octobre 2020, 07:04:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Au départ, ils étaient une dizaine à occuper la ville pour la première fois le 27 septembre 2020. Mais depuis 48 heures, leur nombre accroît sensiblement. Pour la seule journée du jeudi 22 octobre 2020, près d’une centaine d’éléments lourdement armés sont arrivés dans la ville, créant la panique au sein de la population qui recommence à quitter discrètement la ville. Mais contre toute attente, les autorités locales semblent adhérer à cette présence des rebelles. Pourquoi ?
Nanga Boguila, une localité située à mis chemin entre les villes de Bossangoa et Paoua, est désormais sous-contrôle des rebelles du MPC et de 3R.
En effet, dans la journée du dimanche 27 septembre 2020,quand les rebelles sont arrivés dans la ville de Nanga Boguila, ils avaient déclaré qu’ils ne sont pas venus pour faire la guerre, mais plutôt pour la paix, la cohésion sociale et vivre ensemble. Or, depuis le début de cette semaine, les rebelles ont changé de stratégie et de langage. Ils justifient désormais leur présence dans la ville par la sécurisation du processus électoral qui est en cours dans le pays.
Alors, nombreuses sont les populations locales qui se questionnent sur les motivations réelles de ces rebelles.
Il y a lieu de noter que les rebelles, depuis leur arrivée dans la sous-préfecture de Nanga Boguila, ils n’ont pas fait des exactions sur les populations locales, ni érigé des barrières dans la ville, encore moins sur les grands axes routiers locaux comme ils ont l’habitude de le faire. Mais à la grande surprise de tous, ils ont leur propre moyen financier. En plus, leur présence n’inquiète guère les autorités locales qui sont d’ailleurs en contact permanent avec eux. Dans la ville, il n’y a aucun Soldat FACA, encore moins un policier, sauf des gendarmes qui sont seulement au nombre de deux (le commandant de brigade et un élément), et menacent de quitter la ville pour aller à Paoua ou Bossangoa.
L’Église catholique, située juste devant la nouvelle base des rebelles, n’est plus fréquentable comme d’habitude par les fidèles qui ont désormais peur de s’y rendre.
Finalement, à quoi sert l’accord de paix de Khartoum signé par le gouvernement avec les rebelles ?
Alpha Condé élu pour un troisième mandat en Guinée
Bangui ( République centrafricaine ) – La CENI a déclaré que le président sortant avait obtenu 59,49% des voix, contre 33,5% à Cellou Dalein Diallo, son principal opposant.
Candidat à un troisième mandat, Alpha Condé a été élu à la majorité absolue. Le président sortant a obtenu 59,49% des voix, contre 33,5% à Cellou Dalein Diallo, son principal opposant./////////////.
Les résultats ont été données par la CENI (Commission Nationale Électorale Indépendante) depuis le Palais du Peuple, à Conakry, où une forte présence policière était visible. Il faut dire que ces derniers jours, la Guinée a vécu une escalade de violences post-électorales qui ont fait au moins une dizaine de morts./////////////.
Cellou Dalein Diallo a annoncé ce samedi qu’il contesterait ce résultat devant la justice. “Nous avons toujours l’intention de renvoyer cette affaire devant la Cour constitutionnelle, sans avoir trop d’attentes”, a déclaré le principal chef de l’opposition dans un entretien accordé à l’AFP. /////////////.
Une situation dramatiquement inédite/////////////.
En mars dernier, le président sortant avait présenté une nouvelle Constitution, dans laquelle il s’engageait à moderniser le pays mais qui permettait également de ne plus limiter à deux les mandats successifs des présidents./////////////.
L’éventualité d’un troisième mandat consécutif d’Alpha Condé, 82 ans, au pouvoir depuis 2010, a provoqué pendant un an une contestation dans laquelle des dizaines de civils ont été tués, faisant craindre une éruption autour du vote, dans un pays coutumier des confrontations politiques sanglantes./////////////.
Contacté par la DW, Ibrahim Sorel Keita, le président du CTG (Collectif pour la Transition en Guinée), parle d’une situation “dramatiquement inédite” : “Nous avions annoncé qu’il (Alpha Condé, ndlr) serait vainqueur et que la crise post-électorale aurait lieu, et que nous serions dans l’impasse. C’est-à dire qu’il y a deux présidents : celui qui s’est auto-proclamé, et celui qui a vient d’être proclamé par la CENI”, a déclaré Ibrahim Sorel Keita. “Les partisans des deux camps vont vouloir aller jusqu’au bout, c’est-à dire imposer la victoire de leur candidat. Comme le fauteuil n’est reservé qu’à une seule personne, vous imaginez les lendemains douloureux et dramatiques que la Guinée va traverser.”/////////////.
Pour rappel, Cellou Dalein Diallo avait proclamé sa victoire lundi 19 octobre dernier, en se fondant sur les données remontées par ses partisans envoyés dans les bureaux de vote pour ne pas s’en remettre à la commission électorale et à la Cour constitutionnelle, inféodées au pouvoir selon lui. Le candidat de l’opposition avait revendiqué 53% des suffrages.
L’opposition ivoirienne rejette les réformes électorales
Bangui ( République centrafricaine ) – L’opposition ivoirienne a rejeté le projet du gouvernement de réformer la commission électorale avant les élections de la semaine prochaine.
Elle affirme qu’elle boycottera les élections. Le président Alassane Ouattara est en lice pour un troisième mandat controversé. Sa candidature a provoqué des troubles dans le pays./////////////.
L’ONU a exprimé son inquiétude face à la violence continue qui, ces derniers jours, a fait au moins sept morts et plus de 40 blessés, selon les autorités./////////////.
“Les candidats de l’opposition maintiennent leur politique de désobéissance civile et réitèrent leur demande de médiation internationale”, a déclaré jeudi aux journalistes Maurice Kakou Guikahue, porte-parole de l’opposition./////////////.
L’opposition ivoirienne demande la médiation de l’ONU/////////////.
Pascal Affi N’Guessan: ” la lutte nécessite des sacrifices”/////////////.
Le FPI et le PDCI appellent au boycott du processus électoral en Côte d’Ivoire/////////////.
Environ 7,5 millions d’électeurs sont convoqués le 31 octobre 2020 à choisir parmi quatre candidats le prochain président de la République pour les cinq prochaines années./////////////.
Les deux principaux candidats de l’opposition – l’ancien président Henri Konan Bédié et l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’Guessan – ont annoncé le boycott au début du mois./////////////.
Ils ont demandé à leurs partisans de bloquer ce qu’ils ont décrit comme un coup d’État électoral./////////////.
La situation politique en Côte d’Ivoire inquiète les partenaires du pays. L’Union européenne (UE) a appelé les acteurs politiques ivoiriens à accélérer le dialogue sur les points de désaccord./////////////.
Dans une déclaration rendue publique vendredi 23 octobre, le du Haut représentant/Vice-président Joseph Borell déplore les graves violences de ces derniers jours et exprime son inquiétude devant le manque de consensus entourant le processus électoral./////////////.
Sidiki Diakité est décédé ce 23 octobre/////////////.
Pour le RHDP au pouvoir, la campagne se poursuit malgré le mot d’ordre de désobéissance civile de l’opposition./////////////.
Cependant, le décès de Sidiki Diakité, Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le 23 octobre a poussé la coalition au pouvoir à suspendre sa campagne./////////////.
L’atmosphère reste tendue en Côte d’Ivoire depuis l’annonce du Président Ouattara de briguer un 3ème mandat./////////////.
L’opposition estime qu’il s’agit d’une démarche contraire aux dispositions de la Constitution mais les partisans du président ivoirien estiment que la réforme constitutionnelle autorise leur candidat à se présenter pour un nouveau mandat./////////////.
De son côté, le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), a annoncé qu’il déploiera pour l’élection présidentielle du 31 octobre prochain des observateurs./////////////.
Il s’agit de l’une des premières organisations à annoncer une telle opération visant à assurer le monitoring citoyen des élections./////////////.
“Le CNDH déploiera 1500 observateurs dans 7500 lieux de vote avec un taux de couverture de 70% du territoire national” a indiqué dans une conférence de presse, Namizata Sangaré, la présidente du CNDH./////////////.
“Les observateurs du CNDH observeront le respect des droits de l’homme avant, pendant et après le scrutin présidentiel du 31 octobre au 1er novembre 2020” a-t-elle précisé.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 octobre 2020, 16:24:00 ( Corbeaunews-centrafrique ). À deux mois du premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, c’est un peu la panique dans plusieurs centres d’enrôlement des électeurs dans la capitale, mais également dans des villes de province. Venus vérifier leurs noms sur les listes électorales, certains administrés ont découvert avec stupéfaction qu’ils sont absents de la liste électorale de leur localité, d’autres ont vu l’orthographe de leur nom avec des fautes, ou encore leur photo remplacée avec celle d’un autre électeur. Un véritable cafouillage qui suscite de nombreuses réactions. Le Président du parti chrétien démocrate, Monsieur Aristide Reboas, qui se faisait enrôler dans la ville de Bossangoa où il comptait se présenter aux législatives,, se dit consterner par cette « situation fâcheuse créée par l’autorité nationale des élections ».
COMMUNIQUE DE PRESSE
Premier candidat investi pour l’élection présidentielle 2020-2021, grande est ma surprise de constater qu’une erreur inexplicable et surprenante s’est produite dans le cadre de l’enrôlement à Bossangoa où mon inscription sur la liste électorale a été effectuée.
En effet, un autre électeur s’est également inscrit avec le même identifiant que moi, ce qui crée une situation fâcheuse créée par l’ANE. C’est à un faux électeur portant un nom à consonance musulmane que mon identité a été attribuée.
A une soixantaine de jours du premier tour des élections générales 2020-2021, ce genre de situation vient rappeler à l’opinion nationale et internationale les multiples irrégularités et problèmes entachant le processus électoral depuis son enclenchement et fait sérieusement redouter la préparation et la réalisation d’un hold-up électoral, cause de vives contestations postélectorales et de troubles dans le pays.
Face à ce scénario calamiteux visiblement voulu et entretenu, je rappelle qu’il est encore temps de reporter ces élections déjà bâclées et conflictuelles au lieu de persévérer sur un chemin suicidaire pour notre pays.
J’en appelle ainsi à la responsabilité et la vigilance des institutions nationales et internationales engagées dans le processus électoral afin de garantir la transparence et la crédibilité des élections libres et démocratiques.
Pour le Bureau Exécutif du Parti Chrétien Démocrate,
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans un communiqué de presse publié par la mission des nations-unies en Centrafrique (Minusca), accusant le député d’Obo 1 de « Colporter des Mensonges » suite à sa déclaration publique faisant état d’une connivence entre les rebelles de l’UPC basé dans le Haut-Mbomou et les casques-bleus marocains de la Minusca, le parti de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) s’indigne contre ce communiqué de la Minusca, et met en garde à son tour cette Institution onusienne de tout ce qui pourra advenir au député MIZEDIO.
UNION POUR LE RENOUVEAU CENTRAFRICAIN
Rassemblement – Paix – Développement
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Par voie de presse la MINUSCA a accusé le député de la nation MIZEDIO Ernest, député URCA de Obo 1 de « Colporter des Mensonges ». La MINUSCA termine son communiqué en mettant en garde l’honorable député.
« La MINUSCA met en garde l’Honorable Ernest Mizedio contre toute tentative de saper la cohésion entre la MINUSCA et les populations du Haut Mbomou et se réserve le droit de porter cette campagne de haine au plus haut niveau national et international »
L’URCA à travers son Président, ses instances et ses militants prend note de la menace ouvertement proférée.
L’URCA informe l’opinion nationale et internationale qu’elle tiendra pour responsable la MINUSCA de tout ce qui pourra advenir au député MIZEDIO.
Si la MINUSCA est en mal de reconnaissance au sein de la population de la localité, elle peut légitimement questionner l’action des contingents déployés sur place. La cohésion avec la population locale ne se décrète pas. Elle se crée, s’entretient et se mérite. Le contingent Portugais l’a démontré à Bambari.
Le peuple Centrafricain a encore en mémoire, qu’il y a un an, l’UPC n’était pas présent dans le Haut-Mbomou. Les enlèvements du député URCA Albert Guinimonguimi ainsi que de l’équipe de vaccinale conduite par le docteur Ledoux BOKOï sont encore dans les mémoires.
Nous n’oublions pas la résistance héroïque des FACAs face à l’invasion de l’UPC. Ces braves fils du pays ont seuls, sans soutien réussi l’exploit de capturer des combattants de l’UPC. Arrestation dont la MINUSCA entend indument s’attribuer le mérite.
L’URCA exprime tout son soutien au député de la nation MIZEDIO Ernest. La défense des populations est un devoir face à l’oppression concertée.
hCertains n’hésitent pas à mettre en doute l’éligibilité de l’ancien président en rappelant que le code électoral oblige chaque candidat à présenter « un certificat attestant de la résidence ou d’un domicile du candidat à la présidentielle sur le territoire national depuis au moins un an », en expliquant que François Bozizé est revenu de son exil de 7 ans à la mi-décembre 2019, lorsqu’on l’a vu à Bangui. Son parti est donc monté au créneau vendredi avec une déclaration./////////////.
Il s’agit d’une opération « clarification » selon le secrétaire général du parti Kwa na kwa de François Bozizé. Il accuse le camp présidentiel de chercher depuis des mois à accréditer l’idée que leur champion est arrivé en Centrafrique le 15 décembre 2019, c’est-à-dire hors délai pour être candidat à la présidentielle. Mais nuance, cette date correspond à son arrivée dans la capitale Bangui, affirme Jean-Eudes Teya, qui cherche à déminer sur ce terrain./////////////.
« Le code électoral ne parle pas d’un délai de séjour à Bangui mais en République centrafricaine et la RCA ne se restreint pas à Bangui. Il y a d’autres éléments en opposition qui prouveront, le moment venu, que le président Bozizé était sur le territoire national bien avant cette date. »/////////////.
Mais ni le président Faustin-Archange Touadéra, ni aucun membre du parti présidentiel MCU n’ont cherché à entraver le retour au pays de François Bozizé, assure son porte-parole, Evariste Ngamana. « A aucun moment, ni le président ni son parti n’ont empêché son retour. La preuve, c’est qu’il est revenu au pays, qu’il circule. Pour moi ce sont des accusations infondées. Ceux qui le disent n’ont qu’à apporter des preuves. Nous sommes en ordre de bataille, notre parti est structuré. Nous sommes prêts pour aller aux élections. »/////////////.
Et d’insister « le parti MCU n’a peur de personne ». Le secrétaire général du KNK lui rappelle que « l’une des conditions de la paix, c’est l’inclusivité ».
La République centrafricaine réitère son soutien à la marocanité du Sahara
Bangui ( République centrafricaine ) – Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a reçu, jeudi à Rabat, son homologue centrafricaine, Sylvie BaïpoTemon, porteuse d’un message du président de la République centrafricaine (RCA), Faustin Archange Touadéra, à Sa Majesté le Roi Mohammed VI.
Nasser Bourita et Sylvie Baïpo-Temon se sont entretenus, à cette occasion, des moyens de renforcer les relations de coopération et de partenariat entre le Maroc et la RCA dans plusieurs domaines. Dans une déclaration à la presse à l’issue de ces entretiens, Sylvie Baïpo-Temon a salué les actions multiples et variées de Sa Majesté sur le plan diplomatique, politique et économique qui ont placé le Maroc au-devant de la scène africaine et internationale. La cheffe de la diplomatie centrafricaine a fait part, à cette occasion, de la gratitude du gouvernement et peuple centrafricains quant à l’intérêt constant que le Maroc porte à la situation en RCA, soulignant qu’au niveau de la coopération bilatérale, “le Royaume est parmi les partenaires privilégiés de la RCA”. Elle a réitéré le soutien de son pays à notre intégrité territoriale, soulignant que le Maroc a “tout notre appui” en ce qui concerne le différend régional sur la question du Sahara marocain. /////////////.
La ministre a aussi précisé :”Je puis vous assurer que nos défis sont communs et que le soutien de la RCA aux efforts menés par le Maroc reste constant”. Elle a salué, à cet égard, le soutien multiforme apporté par le Maroc à la RCA notamment dans le cadre de programmes sécuritaires, avec la présence d’un contingent marocain au sein de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA (Minusca), des domaines humanitaire et économique (réhabilitation de l’hôpital, reprise de la desserte de Bangui par la Royal Air Maroc dans les prochains jours), des offres de bourses et de formation aux étudiants centrafricains et la tenue des instances de consultation à fréquences régulières. /////////////.
Pour sa part, Nasser Bourita a réaffirmé, jeudi à Rabat, l’engagement du Maroc à accompagner la République centrafricaine (RCA) pour sa stabilité et son développement futur. Le Maroc déploie actuellement 762 casques bleus au sein de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RCA (Minusca) et préside au niveau des Nations unies la configuration RCA depuis 2014, a souligné Nasser Bourita. “Le Maroc rend un vibrant hommage au président de la RCA qui, grâce à sa détermination et son courage, a pu parvenir à un accord avec les groupes armés, de même qu’il est en train d’assurer le succès des prochaines échéances électorales qui seront historiques pour l’avenir de ce pays”, a affirmé Nasser Bourita. L’action du Maroc est une action de solidarité avec le peuple centrafricain dans le cadre de la coopération technique et de la formation académique, a-t-il fait valoir, précisant que le Royaume a toujours été aux côtés du peuple centrafricain. Evoquant la coopération académique et sanitaire entre les deux pays, le ministre a relevé que “130 bourses sont accordées chaque année à la formation de Centrafricains au Maroc et des actions sont menées au niveau local, notamment pour la réhabilitation de l’hôpital de Bangui par le Royaume”. /////////////.
ion afin de réitérer ses remerciements à la RCA pour sa position constante en soutien à la marocanité du Sahara, concrétisée en début de l’année en cours par l’ouverture d’un consulat dans les provinces du Sud. “Cette position a toujours été active, aussi bien à titre bilatéral au sein de l’Union africaine, ou dans le cadre des Nations unies et des autres organisations régionales et internationales”, a-t-il insisté. Il convient de signaler qu’au terme de leurs entretiens, les deux responsables ont procédé à la signature de trois accords de coopération touchant aux secteurs de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, de la santé et du tourisme. Ces accords de coopération visent essentiellement à renforcer le partenariat et promouvoir l’échange d’expériences entre le Maroc et la RCA. Le premier accord a pour objectif de fixer le cadre d’échange et de collaboration dans le domaine de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire. /////////////.
En vertu de cet accord, les deux parties conviennent de coopérer et de s’entraider dans les domaines ayant trait, notamment, à l’assistance technique, à la formation professionnelle, à la promotion du partenariat et au renforcement des capacités. Le deuxième texte est un protocole d’accord qui définit le cadre de coopération entre la République centrafricaine et le Royaume du Maroc dans le domaine de la santé publique. Cette coopération va se concrétiser à travers l’échange d’expériences dans les différents domaines de la santé et par le biais des programmes d’exécution convenus entre les deux parties. L’accord prévoit également d’encourager la coopération entre les établissements hospitaliers et sanitaires des deux pays. Le troisième accord de coopération est relatif au domaine du tourisme et permettra aux deux parties de prendre les mesures nécessaires pour favoriser et renforcer les échanges touristiques entre les deux pays. Il vise également à promouvoir la coopération entre leurs organismes centraux du tourisme, entre leurs établissements nationaux du tourisme et du transport, ainsi qu’entre les agences et associations professionnelles du tourisme.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/imeuble-air-gabon-au-centre-ville-de-bangui-le-2-juin-2020-450×367.jpg” alt=”Image d’illustration. Centre ville de Bangui, Centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”367″ />Image d’illustration. Centre ville de Bangui, Centrafrique. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 octobre 2020, 09:52:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellé ce vendredi vers 8 heures à sa descente d’avion de la compagnie Air Maroc à l’aéroport international de Bangui Mpoko par la police de l’air et de frontières, le nouvel ambassadeur de la Grande Jamahiriya libyenne en République centrafricaine, monsieur Issa Oumar Baruni est sur le point d’être expulsé du territoire centrafricain. Mais selon de source sécuritaire, des tractations diplomatiques sont en cours, et la tension est à son comble entre les deux pays amis.
Il s’appelle Issa Oumar Baruni. Il fut ambassadeur de la Grande Jamahiriya libyenne en République centrafricaine avant de quitter son poste quelques jours après le déclenchement de la crise dans le pays. Il connaissait très bien le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, à l’époque Premier ministre du Président François Bozizé. Il travaillait même en étroite collaboration avec Fidèle Ngouandjika, ancien ministre de l’Agriculture du gouvernement dirigé à l’époque par Faustin Archange TOUADERA.
Nommé à nouveau l’ambassadeur de la Libye en RCA, monsieur Issa Oumar Baruni avait obtenu son visa de la RCA d’une manière officielle. Mais chose la plus étonnante, à son arrivée à Bangui à bord de l’appareil de la compagnie Air Maroc, ce vendredi vers 8 heures, il a été interpellé et placé en résidence surveillée, avec certains de ses collaborateurs à l’hôtel situé proche de l’ambassade du Maroc. Son passeport diplomatique confisqué par le commissaire de l’aéroport, l’homme devrait être expulsé du territoire national. On ignore les vraies raisons qui motivent cette décision d’expulsion, mais tout porte à croire que les jeux mafieux et politiques seraient derrière, selon notre bureau d’enquêtes et d’investigations.
En effet, le directeur de l’hôtel Ledger Plaza de Bangui, le Libyen Zeyad Zarzour Khalifa est cité comme l’un des principaux complices de cette sale affaire diplomatique. Selon plusieurs sources recoupées, l’homme est vivement contre le fonctionnement de l’ambassade de son pays en RCA. D’ailleurs, notre équipe, depuis le déclenchement de cette affaire, a malheureusement constaté que son garde du corps, un ex-chef milicien Anti-Balaka, ajointe de monsieur Alfred Yekatom Rombhot détenu à la cour pénale internationale (CPI), joue aussi un rôle important dans la casse des portes de l’ambassade de la Libye à Bangui le 16 octobre 2020 vers 22 heures. D’ailleurs, la veille, cet ex-milicien Anti-Balaka surnommé Amigo, avait réquisitionné des policiers pour aller interpellé à l’aéroport l’ex-chargé d’affaire de la Libye en RCA, Monsieur Hissen Badèr, qui était sur le point de quitter le pays. Mais grâce à la présence du chef de l’État à l’aéroport le jeudi 15 octobre, l’interpellation de Monsieur Hissen Badèr avait échouée. En plus, les rebelles libyens qui étaient arrivés à Bangui, ont été logés discrètement au sein de l’hôtel libyen Ledger dirigé par Monsieur Zeyad Zarzour Khalifa .
Or, dans la nuit du vendredi à samedi 24 octobre, ce monsieur
Zeyad Zarzour Khalifa est parti prendre l’ambassadeur de la Libye Issa Oumar Baruni pour aller visiter les locaux de son ambassade, et faisait comme si de rien n’était. Incroyable !
Sur le point diplomatique, le gouvernement libyen tente en vain de joindre l’ambassadeur et son équipe, surveillés par des policiers qui refusent d’être en contact avec d’autres personnalités de leur pays.
Pour l’heure, le gouvernement libyen exige qu’ils quittent la RCA, mais le gouvernement centrafricain semble jouer de la stratégie.
Notons que la casse de l’ambassade de la Libye avait eu lieu en présence des gendarmes centrafricains .Affaire à suivre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/entree-principale-du-ministere-de-postes-et-telecommunications-avec-de-feuilles-de-palmier-lors-de-la-greve-le-23-octobre-2020-par-ibrahim-450×337.jpg” alt=”Entrée principale du ministère de postes et télécommunications bloquée par les manifestants ce vendredi 23 octobre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahim” width=”450″ height=”337″ />Entrée principale du ministère de postes et télécommunications bloquée par les manifestants ce vendredi 23 octobre 2020. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 octobre 2020, 08:02:08 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les manifestants maintiennent le blocage du ministère de postes et télécommunications depuis jeudi après-midi. Ils réclament le paiement de 19 mois sur les 96 mois d’arriérés des indemnités sur les frais de fréquences qui s’élève à plus de 100 millions de francs CFA.
Le conflit qui oppose les fonctionnaires du ministère de poste et télécommunications et le gouvernement sur le paiement de 96 mois d’arriérés des indemnités sur de frais de fréquence dure depuis maintenant plusieurs mois. Au début de la semaine, un nouveau préavis de grève du syndicat du personnel avait été lancé. Sans aucune réponse favorable de la part de leur hiérarchie, le syndicat, après une assemblée générale qui s’est tenue au sein du ministère, a décidé d’observer une grève d’une durée non définie. Ainsi, les fonctionnaires dudit ministère, avec des sifflets et feuilles de palmier à la main, ont manifesté leur exaspération, tout en barricadant la porte principale donnant l’accès aux différents services du ministère, y compris le bureau de la comptabilité et du ministre Gourna Zacko.
Interrogé, le secrétaire général du syndicat du personnel, Monsieur Barthélemy Yarim affirme que c’est depuis 2011, c’est-à-dire 96 mois que leurs indemnités sur les frais de fréquences ne sont pas payé. Parallèlement à cela, il y a aussi les frais sur les trafics d’appels internationaux qui leur permettent aussi de survivre, mais rien n’est fait jusqu’à ce jour. D’après lui, ce qu’ils exigent, c’est le règlement d’arriérés de seulement 19 mois au lieu de 96 que l’État doit leur verser au total.
« On a réclamé seulement 19 mois pour nous permettre de répondre effectivement le travail, et ça va permettre aux uns et aux autres de payer les frais d’inscriptions de leurs enfants, et préparer également leur rentrée scolaire », a ajouté monsieur Barthélemy Yarim.
Selon le syndicat, des négociations ont eu lieu avec le Directeur de cabinet de leur ministère, ainsi qu’avec le ministre, mais rien de concret n’a été proposé. Mais contre toute attente, le ministre, Monsieur Gourna Zacko, selon le personnel, aurait fustigé cette grève du personnel en leur disant qu’ils seraient à la solde de l’opposition. Une déclaration que le personnel a f=vivement condamné.
Notons que le syndicat se dit déterminer à poursuivre cette grève jusqu’à la satisfaction de leur revendication.
Joint au téléphone, le ministre Gourna n’a pas souhaité faire de commentaires.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 octobre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). Le président de la République centrafricaine était élu souverainement à la magistrature suprême sous la bannière inédite de « candidat indépendant ». Au fil des années vint la nécessité de mettre en place une machine politique pour encadrer coordonner et soutenir les actions de l’élu de la nation. La direction de ce mouvement politique était confiée à son ancien premier ministre avec qui il a une histoire politique commune. En quatre (4) années de gouvernance, une dictature silencieuse digne d’une monarchie s’est insidieusement installée à travers des violations répétées et impunies de la constitution. Au delà du fait que les statuts et l’organigramme ont désigné unanimement le secrétaire exécutif national comme le premier responsable du parti, le président de la république chef de l’état s’est permis d’apposer sa noble signature au bas de la décision portant désignation des membres d’une interminable équipe de campagne et cela en violation des dispositions constitutionnelles.
En effet, l’article 34 de la loi fondamentale dispose que : « la fonction du président de la république est incompatible avec l’exercice de toute autre fonction, de tout autre mandat électif, de toute activité lucrative… ». A la lecture de cette disposition constitutionnelle sachant que le présidence d’un parti politique est une fonction politique, l’apposition de la signature du président de la république sur le bas d’un document officiel d’un parti politique viole grossièrement les dispositions de l’article 34 sans oublier la violation du serment et cela expose par voie de conséquence le contrevenant à l’ultime sanction prévue par l’article 125 qui n’est autre que la destitution.
A ce stade, il urge de souligner qu’à titre de rappel que dans le cas d’espèce, le président de la république peut seulement désigner les membres de l’équipe de campagne mais ne peut apposer sa signature…c’est juste une question de formalisme. Face à cette énième violation de la constitution et de la violation du régime des incompatibilités, le citoyen lambda s’interroge :
Comment une constitution peut-elle être constamment violée par celui qui est constitutionnellement chargé de veiller à son respect ? Cette destitution prévue par la loi fondamentale n’est-elle pas utopique sachant que le président de la république a traditionnellement la majorité parlementaire ? Cette majorité parlementaire souvent acquise au pouvoir confère t-il au président de la république le droit de violer impunément la constitution ? Au delà de la perversité des arsenaux juridiques, cette procédure de destitution vaut-elle la peine à deux (2) mois des échéances électorales ? Pourquoi citer la destitution parmi les cas d’ouverture de la vacance du poste de président de la république dès lors que traditionnellement elle ne peut aboutir ? S’agissant de l’effectivité de la procédure de destitution, quel est l’organe chargé de mettre en accusation le président de la république et de le destituer ? Pourquoi la constitution est-elle confuse sur l’organe chargé de destituer le président de la république ? S’agit-il de la Cour constitutionnelle ou de la haute cour de justice pour trahison ?
Ainsi, comment faire pour arrêter les violations de la constitution et les modifications à desseins des lois de la république ?
Il faut noter qu’il est désormais notoire que cette destitution prévue par les textes relève purement et simplement de l’utopie et de la perversité des arsenaux juridiques qui constituent le fondement de toute démocratie.
En outre, à la lecture des dispositions constitutionnelles de l’article 98 tout citoyen peut saisir la Cour constitutionnelle pour sanctionner la violation de la constitution. Il s’agit là d’un contrôle juridictionnel soit par voie d’action, soit par voie d’exception sur la conformité des règles de droit à la constitution…une manière de garantir la suprématie de la constitution mais qu’en est-il de l’exercice du pouvoir comme le cumul de la fonction de président de la république et du président de parti politique ?
Face à ces multiples violations de la constitution, le peuple indigné ne s’insurge ni ne condamne à travers des actions citoyennes donnant ainsi l’impression à la communauté internationale que le peuple approuve les dérapages au point d’imposer un calendrier électoral sachant que les conditions d’une élection libre et transparente ne sont pas réunies. Dans l’arène politique, seule l’opposition démocratique à l’instar du COD 2020 et de quelques partis et associations civiles se battent, les autres acteurs du processus électoral semblent approuver tous les dérapages et entorses à la loi fondamentale….alors ne venez pas à la fin du processus électoral contester les résultats préfabriqués au prix du sang des innocents.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Guinée sous tension à l’annonce de la victoire d’Alpha Condé
Bangui ( République centrafricaine ) – Les chiffres de la CENI donnent à Alpha Condé une large avance dès le 1er tour de la présidentielle. L’opposant Cellou Dalein Diallo rejette ces résultats.
En Guinée, internet était sérieusement perturbé depuis vendredi matin (23.10.2020). Selon l’observatoire Netblocks, cette situation a limité la circulation de l’information à l’intérieur du pays, coupé du reste du monde./////////////.
Cette limitation d’internet survient dans un climat de tension politique à un niveau très élevé parce que la Commission électorale a annoncé des résultats favorables au président Alpha Condé. /////////////.
Le président de 82 ans, qui brigue un troisième mandat contesté , serait crédité de plus de 2,4 millions de voix contre 1,26 million pour l’opposant Cellou Dalein Diallo./////////////.
Des résultats contestés /////////////.
L’opposant Cellou Dalein Diallo affrontait pour une troisième fois Alpha Condé/////////////.
Le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) qui s’est autoproclamé victorieux dès le lendemain du vote, a réitéré mercredi (21.10.2020) que c’est lui qui détenait les vrais résultats./////////////.
“L’UFDG, en association avec les autres partis qui nous ont soutenu, vient de publier les vrais résultats de l’élection du 18 octobre. Ces résultats montrent clairement que votre candidat, celui que vous avez élu, l’a été avec 53% des suffrages exprimés dans les urnes. Il faut maintenant que nous nous mobilisions pour défendre cette victoire”, a-t-il déclaré, apparaissant dans un cadre neutre avec en arrière-plan une photo de Nelson Mandela./////////////.
L’opposant accuse Alpha Condé de chercher à s’accrocher au pouvoir./////////////.
Des troubles d’une rare ampleur/////////////.
Conakry, la capitale, et certaines provinces du pays enregistrent des scènes de chaos depuis le début de cette semaine./////////////.
Les violences ont fait jusqu’ici une dizaine de morts, selon le gouvernement. D’autres sources concordantes avancent un bilan plus lourd./////////////.
Le ministre de l’Administration territoriale Bouréma Condé, lors d’une intervention jeudi soir (22.10.2020) à la télévision nationale, a prévenu que “des mesures républicaines idoines, déjà mises en œuvre, sont renforcées à la mesure des dimensions prises par les troubles qui se sont démarqués en importance des troubles anciennement enregistrés dans notre pays”./////////////.
Le gouvernement attribue la responsabilité de ces troubles à l’opposition autour de Cellou Dalein Diallo, dont le domicile à Conakry est toujours encerclé par la police./////////////.
Le ministre de la Sécurité, Albert Damantang Camara, a confirmé que les locaux de son parti UFDG avaient été placés “sous scellés” en vertu d’une procédure judiciaire ouverte parce que “des messages contraires à l’ordre public et à l’unité nationale auraient été diffusés”./////////////.
Des sources indiquent aussi que les services de sécurité font preuve d’un usage disproportionné de la force./////////////.
Internet coupé/////////////.
La journée de vendredi (23.10.2020) a enregistré une coupure d’internet qui ne permettait pas un suivi normal de la situation./////////////.
L’observatoire Netblocks confirme cette coupure d’internet et affirme que cela entraîne une sérieuse perturbation sur le réseau de téléphonie mobile Orange, le plus répandu sur le territoire national guinéen. Netblocks constate que seuls 9% du trafic habituel est enregistré./////////////.
Durant le référendum constitutionnel en mars, internet avait déjà été coupé en Guinée. Quelques jours avant la présidentielle du 18 octobre, certaines organisations dont le Comité de protection des journalistes (CPJ), ont mis en garde les autorités guinéennes, leur demandant de ne pas restreindre l’accès à internet.
Avec DW français Centrafrique.com/?attachment_id=41532″ data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”> {CAPTION}
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Aéroport-International-de-Bangui-Mpoko-en-Centrafrique-300×170.jpg” alt=”Aéroport International de Bangui M’poko en Centrafrique” width=”300″ height=”170″ />
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 octobre 2020, 11:40:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le nouvel ambassadeur de la Libye auprès de la rca a été interpellé à l’aéroport international de Bangui Mpoko ce vendredi 23 octobre 2020. Le diplomate, actuellement en résidence surveillée, attend son expulsion du territoire national dans les prochaines heures.
Ils étaient six, tous des diplomates libyens quand ils ont été interpellés, et leurs passeports confisqués par la police de l’aire et de frontière à leur descente d’avion à l’aéroport international de Bangui ce vendredi 23 octobre 2020.
Parmi les six suspects se trouvait monsieur Issa, nouvel ambassadeur de la Libye en RCA, nommé officiellement par le gouvernement de son pays. Présentement, ils sont tous placés en résidence surveillée dans un hôtel de la capitale Bangui.
Selon des sources proches du ministère de la Sécurité publique, des démarches sont en cours pour le rapatriement de ces diplomates libyens du territoire national. On ignore les raisons exactes de ce bras de fer diplomatique, mais tout porte à croire que la pression diplomatique de la Fédération de Russie semble jouer un grand effet dans cette histoire.
Notons que quelques jours avant l’arrivée de ces diplomates libyens, un groupe des personnes, lourdement armé, en provenance de la Libye, sont arrivées dans la capitale centrafricaine. Ils ont procédé au cassage des portes de l’ambassade de la Libye à Bangui avant de changer toutes les serrures, puis disparaitre sans laisser des traces.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/les_miliciens_autodefense_km5_force-450×252.jpg” alt=”Des miliciens d’autodéfense du KM5 de Bangui. CopyrightCNC.” width=”450″ height=”252″ />Des miliciens d’autodéfense du KM5 de Bangui. CopyrightCNC.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 octobre 2020, 10:51:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À la date du jeudi 22 octobre 2020, au moins 600 personnes, dont 400 éléments d’autodéfense et 200 civils ont remis volontairement leurs armes au comité du désarmement du troisième arrondissement de Bangui. Des dizaines de fusils automatiques, 104 munitions et trois obus ont été récoltés, selon le responsable de l’opération.
« Il y a un temps pour tout : pour la guerre, pour la paix, et un autre pour bâtir le pays. D’autant plus que nous sommes les fils de ce pays. Il est de notre devoir de revoir les choses. Le peuple centrafricain a beaucoup souffert. Alors, nous avons jugé utile de venir faire cette volonté de déposer ces armes », a déclaré monsieur Abakar Zacaria, secrétaire général de la milice d’autodéfense du quartier Yassimandji, dans le troisième arrondissement de Bangui. D’après lui, les noms de tous les Comzone est désormais changé par les ambassadeurs de la paix.
Pour monsieur Mohamed Ahamat, un représentant d’un groupe d’autodéfense du KM5, il est désormais inutile de faire la guerre dans le pays, particulièrement dans le troisième arrondissement.
« Je ne veux plus toucher aux armes, c’est pourquoi je les restitue pour que la paix revienne en Centrafrique », a-t-il ajouté.
Notons qu’après les remises de ces armes, une trentaine des jeunes se sont enregistrés pour préciser ce qu’ils désirent faire à la suite de leur démobilisation.
Pour le ministre du Désarmement Maxime Mokome, il est important que ces ex-combattants puissent retrouver leur place dans la société. Que chacun d’entre eux trouve quelque chose à faire pour s’occuper de ses enfants.
« Hier, on vous contait parmi les gens qui détruisent le pays. Aujourd’hui, vous êtes parmi ceux qui doivent construire le pays. À partir d’aujourd’hui, plus de crépitement d’armes au KM5. C’est mieux de dialoguer entre nous. Je vous promets, entant que jeunes, je ferai de mon mieux pour que vous retrouviez votre place dans la société. Que chacun de vous trouve quelque chose à faire et s’occuper de ses enfants », a déclaré le ministre.
Rappelons que cette opération est la deuxième phase du désarmement dans le troisième arrondissement de Bangui.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 octobre 2020, 08:30:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le rassemblement démocratique centrafricain (RDC), parti de l’ancien Président de la République André Kolingba, a ouvert, jeudi 22 octobre, les travaux de son cinquième congrès ordinaire à Bangui, avec en ligne de mire les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020.
À deux mois du premier tour des élections présidentielles et législatives, le cinquième congrès du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC), de l’ancien Président de la République André Kolingba s’ouvre à Bangui ce jeudi 22 octobre. L’occasion pour les militantes et militantes du RDC de désigner leur futur candidat à la présidentielle de décembre prochain. Monsieur Désiré NZanga Kolingba, l’unique postulant à l’investiture, s’apprête à être désigné officiellement candidat de son parti.
En effet, plusieurs centaines des militantes et militantes, membres des bureaux fédéraux et sous-fédéraux du rassemblement démocratique centrafricain venus de quatre coins de la RCA, mais également de l’étranger ont pris part ce jeudi 22 octobre 2020 à l’ouverture des travaux du congrès de leur parti qui vont se poursuivre jusqu’à samedi 24 octobre.
En présence de plusieurs personnalités politiques de l’opposition démocratique, de la majorité. Présidentielle et des diplomates accrédités dans le pays, le cinquième congrès ordinaire de l’ancien parti au pouvoir, le RDC, s’ouvre à Bangui dans le stade omnisport sans la présence de son Président, Monsieur Désiré Nzanga Bilal Kolingba, hospitalisé en France depuis plusieurs semaines. L’homme entend assister par vidéoconférence à la cérémonie de clôture du congrès de son parti qui va probablement l’investir candidat de son parti à la présidentielle du 27 décembre 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/ministère-des-postes-et-télécommunications-bangui-corbeaunews-centrafrique-micka-450×337.jpg” alt=”ministère des postes et télécommunications bangui corbeaunews-centrafrique micka” width=”450″ height=”337″ />Ministère de poste et télécommunications, Bangui, République centrafricaine. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 octobre 2020, 05:30:23 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un mouvement de grève est observé depuis ce jeudi après-midi au ministère de postes et télécommunications à Bangui. Avec des sifflets et des feuilles de palmier à la main, les fonctionnaires dudit ministère ont barricadé la porte principale donnant l’accès aux différents services du ministère, y compris le bureau du ministre Gourna Zacko.
La colère et le désarroi. Les fonctionnaires du ministère de postes et télécommunications ont hier encore manifesté leur exaspération.
Vers 16 heures, environ une trentaine d’entre eux, sifflets et feuilles de palmier à la main, sont passés dans chaque bureau pour chasser des collègues et barricader la porte principale donnant l’accès aux différents services du ministère, y compris le bureau de la comptabilité et du ministre Gourna Zacko.
Interrogés, les grévistes ont indiqué vouloir réclamer le paiement de leur prime qui n’a pas été réglé depuis plusieurs mois. Cependant, le ministre, qui était au bureau au moment du déclenchement de la grève, a pu quitter le lieu en catastrophe vers 17 heures.
Les grévistes ont promis de revenir ce vendredi matin pour manifester jusqu’à la satisfaction de leur revendication.
Pour l’heure, aucune négociation n’est en cours entre le syndicat du personnel de postes et télécommunication et le gouvernement.
Bangui ( République centrafricaine ) – « Quand vous avez le vent en poupe, ce n’est pas le moment de baisser les voiles ». L’image marine est donnée par un acteur politique proche de la présidence congolaise. Pour notre homme, le coup de force réalisé par Tshisekedi mercredi, avec la prestation de serment des trois nouveaux juges qu’il a désignés à la Cour constitutionnelle, « change complètement le rapport de force au sommet de l’État ». Et quand on l’interroge sur la légalité de ce « coup de force », l’homme se contente d’un triste « tous les coups sont permis » qui situe bien le combat qui se livre entre les deux actuels principaux acteurs de la scène politique congolaise : Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. Un combat peu regardant sur les textes de loi. Une dérive dangereuse quel que soit le motif qui tente de la justifier.
Ce vendredi, fort de ce succès, Félix Tshisekedi devrait faire des annonces. Un message qui le pousse à annuler le conseil des ministres hebdomadaire./////////////.
« Il devrait annoncer l’ouverture de concertations nationales », explique un opposant. Pour plusieurs interlocuteurs, le report du conseil des ministres confirme la volonté du président de la République de pousser son Premier ministre à la démission. Sylvestre Ilunga, le chef de l’exécutif avait été chargé par le président d’organiser la prestation de serment des juges de la Cour constitutionnelle. En bon soldat de la Kabilie, le Premier ministre ne s’est évidemment pas impliqué dans le grand show de ce mercredi. Il a même brillé par son absence, lors de cette prestation de serment./////////////.
« En le chargeant d’organiser cette prestation de serment, Tshisekedi le coinçait. Il savait que son Premier ministre ne s’exécuterait pas et qu’il le mettrait en difficulté », enchaîne un opposant qui compte les points entre les deux alliés en plein divorce./////////////.
S’il est parvenu à prendre le contrôle de la Cour constitutionnelle, Tshisekedi n’a pas fini ses travaux. Il doit encore pouvoir inverser le rapport de force au sein du parlement et obtenir la présidence de la Ceni. Deux défis qui paraissaient impossibles jusqu’à ce mercredi mais qui, désormais, peuvent s’entrevoir même si la route sera très compliquée./////////////.
Impossible de tenter aujourd’hui de démettre le parlement tant que la nouvelle Ceni n’est pas sur pied. Tshisekedi doit donc tenter de renverser les équilibres au sein de la Chambre des représentants. Un scénario qui passe inexorablement par les fameuses concertations qu’il devrait annoncer ce vendredi. Il s’agirait donc, vu le blocage institutionnel entre les deux alliés au pouvoir, de chercher de nouveaux alliés qui devront venir à la fois des rangs du FCC, le Front Commun pour le Congo, la plate-forme d’un Joseph Kabila jugé en perte de vitesse, et de l’opposition (on pense à Katumbi et Bemba surtout, on imagine mal Fayulu entrer dans ce jeu) qui devrait accepter de convoler avec celui qui les a trahis au lendemain du 11 novembre 2018 et la réunion de Genève de Lamuka./////////////.
« Tout va dépendre de ce que le président va mettre sur la table. S’il pouvait obtenir la démission d’Ilunga, il pourrait nommer un informateur qui pourrait aller démarcher de futurs alliés au parlement », poursuit un kabiliste déjà en trashumance vers la « Tshisekedie »./////////////.
Dans les rangs du FCC, le coup de force de mercredi est vécu comme un traumatisme et beaucoup commencent à se poser des questions sur leur avenir et sur la marge de manoeuvre dont peut encore se prévaloir leur autorité morale. D’autant que nombre de députés actuels du FCC commencent à montrer leur agacement face à une autorité qui « envoie des injonctions mais sans monter au front et sans récompenser ceux qui prennent les coups »./////////////.
La perte de la Cour constitutionnelle modifie donc bien la donne en profondeur. Depuis mercredi, Joseph Kabila et sa garde rapprochée sont inaudibles. Pas étonnant dans le chef de l’ancien président réputé pour son mutisme, plus surpenant pour des Shadary ou des Thambwe qui devront revenir sur le devant de la scène./////////////.
Tshisekedi est gonflé à bloc. Lors de son séjour à Bruxelles, fin septembre, un de ses conseillers racontait à qui voulait l’entendre qu’ils allaient « renverser les équilibres politiques, prendre les commandes du parlement et virer Mabunda du perchoir de l’Assemblée nationale ». Les prochaines semaines seront déterminantes. Mais les calculs seront serrés. La Kabilie dispose d’une majorité écrasante et si Tshisekedi veut arriver à ses fins, il faudra qu’il lâche beaucoup de pouvoir à ses nouveaux « alliés » qui ne viendront que si le déplacement en vaut vraiment la peine, ce qui va aussi créer des tensions au sein de l’UDPS. A moins, évidemment, que Tshisekedi soit prêt à lancer un nouveau mouvement politique comme certains l’annoncent.
Bangui ( République centrafricaine ) – “Au procès, ces chefs de guerre ont baissé la tête. La difficile quête de justice” : c’est le titre d’un rapport d’Amnesty International qui dénonce l’impunité dont jouiraient certains chefs de guerre en RCA.
Le rapport de l’ONG Amnesty International indique que malgré quelques procès, de nombreux auteurs de violations et abus des droits humains n’ont pas été traduits en justice. Et ceci, deux ans jour pour jour après l’inauguration de la Cour pénale spéciale (CPS) qui siège à Bangui . /////////////.
Le rapport a cependant constaté que les progrès de la CPS ont été entravés par des lacunes dans son opérationnalisation et un manque de transparence, alors que le système judiciaire national de la RCA est trop faible pour faire face à l’ampleur des violations./////////////.
Amnesty International attire également l’attention sur les efforts qui doivent encore être fournis pour garantir l’équité des procès devant les tribunaux ordinaires et devant la CPS./////////////.
Selon Samira Daoud, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International, “ce sont les civils qui ont été les principales victimes des vagues de violence et conflits armés qui se sont succédé depuis 2002 en RCA . Des milliers d’entre eux ont été tués, violés, et plus d’un demi-million de personnes sont toujours déplacées. L’impunité est un affront aux victimes et un blanc-seing accordé aux criminels. L’inauguration de la CPS a représenté une lueur d’espoir pour les victimes, mais les progrès sont lents. Dix affaires sont en cours d’instruction, et la CPS a refusé de divulguer l’identité des 21 personnes arrêtées à l’issue des investigations qu’elle a menées, sans expliquer ce qui motive ce refus”./////////////.
La Cour pénale spéciale de RCA se présente au public /////////////.
Toujours pour Samira Daoud, “le système judiciaire de la RCA manque cruellement de ressources. Alors que des groupes armés, y compris des ex-Séléka et des Anti-Balaka, continuent d’attaquer régulièrement des civils, il est évident que des mesures supplémentaires sont nécessaires pour mettre fin au cycle de l’impunité qui continue de causer tant de souffrances”.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/catherine-samba-panza-partie-3-pour-sa-biographie-450×342.jpg” alt=”L’ex-Présidente de transition Catherine Samba-Panza.” width=”450″ height=”342″ />L’ex-Présidente de transition Catherine Samba-Panza.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 octobre 2020, 17 :37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis l’annonce de sa candidature en Aout 2020, Catherine Samba-Panza qui dit vouloir se présenter à la présidentielle à la demande du peuple ne cesse de multiplier les périples. Après les grandes consultations au quai d’Orsay, la reine de « l’angolagate » se retrouve depuis peu à Rome où elle compte rencontrer le souverain pontife. Dame CSP, la candidate des lobbies ?
L’on n’imaginait pas la revoir dans la course politique. Catherine Samba-Panza qui avait juré au nom de tous les dieux n’avoir plus d’ambitions politiques est désormais dans le jeu.
Avec la mauvaise gestion du don angolais qui pèse contre elle, l’ancienne Cheffe d’Etat de la Transition en Centrafrique compte encore revenir aux affaires. L’annonce a fait tache d’huile et les vieux démons sont depuis peu réveillés. Pourtant, dame CSP semble ne rien lâcher. On voit régulièrement la moitié centrafricaine parcourir les grands salons diplomatiques. Après le quai d’Orsay où elle a été dernièrement, Catherine Samba-Panza se trouve actuellement à Rome où elle sera reçue le Vendredi 23 Octobre par le pape.
Les multiples aller-retour de la dame dont les dossiers sont encore pendants au niveau de la Cour des Comptes donnent froid au dos des observateurs. D’aucuns soupçonnent la manigance des lobbies pour faire revenir la dame au pouvoir de la même manière qu’elle avait su imposer son successeur Touadéra.
Premier problème, si les organisations féministes mondiales portent Samba-Panza, la candidature de la dame n’est pas encore bien perçue au niveau national. Au cours de ses campagnes, la masse populaire ne manque pas de rappeler à la candidate le népotisme et le détournement des deniers publics qui ont caractérisés sa gouvernance de la transition.
De façon ironique, dame CSP a sauté de « Gouverner autrement » dont Mahamat Kamoun son ancien PM revendique la paternité à « Gouverner efficacement » comme slogan définitif de campagne. Peut-être que les bons anges ont déjà quitté la voisine de la maison d’arrêt de Ngaragba où croupissent les coupables de délits mineurs.
Deuxième problème, selon des informations sures venant des tenants du régime, la candidature de dame CSP risquerait d’être recalée pour motif de « moralité douteuse », en témoignent les dernières pressions faites par la Cour des Comptes sur son dossier en question.
Hypothèse finale, « la Centrafrique, c’est l’histoire qui fait déborder les pensées » pour paraphraser Monseigneur François Xavier Yombadje. Il n’y a rien d’étonnant que les influenceurs imposent Samba-Panza à l’issue des élections prochaines comme ce fut le cas avec Touadéra. Chip, n’a-t-on pas dit « à défaut de cheval, on grimpe l’âne » ?
Notons que dans les entourage de madame Catherine Samba-Panza, nombreux sont ceux qui crient leur joie pour annoncer que la prochaine Présidente de la République est bel et bien leur championne CSP.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/une-vue-dune-partie-des-faca-deployes-lors-du-congres-du-MCU-le-26-septembre-2020-450×300.jpg” alt=”des soldats faca lors du congrès du parti MCU à Bangui, le 26 septembre 2020. Par Gisèle MOLOMA” width=”450″ height=”300″ />Des soldats FACA lors du congrès du parti MCU à Bangui, le 26 septembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 octobre 2020, 17:16:08 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis quelques mois, dans les arrondissements de la capitale, les cas de braquage et de vol se multiplient le jour comme la nuit. Après un cas de vol des lampadaires solaire pour l’éclairage public sur la rue Touadera située à quelques mètres de l’État major de la gendarmerie, dans le premier arrondissement, c’est le tour des lampadaires solaires installés non loin de la résidence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA dans le quatrième arrondissement.
Même si le 30 septembre dernier le tribunal de grande instance de Bangui avait condamné en dix ans de prison ferme Monsieur Bienvenu BANOU pour des faits de vol de panneau solaire public qui longe l’avenue Touadera, ces malfrats semblent n’avoir aucune intention de s’arrêter même s’il s’agit d’aller jusqu’au palais de la renaissance pour voler. Et ce n’est pas une blague. C’est malheureusement ce qui vient de produire la nuit dernière, où les lampadaires solaires installés dans la rue qui mène à la résidence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ont été emportés par les voleurs, dont les identités ne sont pas encore connues.
Pour de nombreux habitants du secteur, ce cas de vol spectaculaire montre à quel point que les voleurs n’ont plus peur même s’il s’agit de pénétrer les lieux les plus sécurisés de la capitale. En plus, la question de la sécurité du Président de la République a également été longuement discutée dans la capitale.
« Ce qui me préoccupe plus c’est la sécurité de la population même. Nous, centrafricains dans la globalité, nous ne sommes pas en sécurité», estime un voisin du chef de l’État interrogé sur ce vol, dont il imagine que le chef de l’État devrait le savoir, car il s’agit de sa sécurité, et celle de la nation toute entière.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/Convoi-camions-transports-routiers-Douala-Bangui-corbeaunews-bon-1–450×243.jpg” alt=”convoir camion Douala Bangui sur le corridor Baboua Beleko en centrafrique” width=”450″ height=”243″ />Convoi Douala-Bangui sur le corridor Beleko-Baboua. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 octobre 2020, 14:58:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À deux mois des fêtes de fin d’année, le nombre d’accidents sur les réseaux routiers centrafricains se multiplie. Rien que pour cette semaine, sur la route nationale n°3 tronçon Baoro-Bossemptélé, deux cas d’accident font 4 morts, tandis qu’à Bangui, on déplore depuis le week-end dernier plusieurs autres cas d’accidents faisant également des victimes, dont des cas de morts.
Selon les derniers éléments d’informations recueillis par le service de la gendarmerie de Baoro, le dernier cas d’accidents survenu dans cette localité a eu lieu dans la nuit du mercredi à jeudi 22 octobre 2020. Un camion de 18 roues, de marque Corréenne Howo, en provenance de Douala, transportant des casiers d’alcool vides s’est renversé à quelques kilomètres après la ville de Baoro, sur l’axe Bossemptélé, faisant deux morts, dont le conducteur et son passager. Pendant ce temps, l’apprenti du camion, quant à lui, a été grièvement blessé et transféré à l’hôpital de Baoro.
Pour l’heure, l’entreprise Transport agrégat fourniture
(TAF), propriétaire du camion, a dépêché depuis ce matin une équipe de dépannage qui a quitté Bangui pour le lieu de l’accident.
Entre temps dans la capitale, plusieurs cas d’accidents sont signalés. On parle d’une dizaine, dont celui qui a conduit à la mort du fils de l’ambassadeur de la Guinée Équatoriale, écrasé dans son pick-up au croisement de l’Institut Pasteur au centre-ville de Bangui. Son corps a été évacué en Guinée Équatoriale par avion affrété par son père biologique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/jean-michel-mandaba-de-bamingui-450×450.jpg” alt=”Le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba. CopyrightDR” width=”450″ height=”450″ />Le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba. CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 octobre 2020, 11:43:24 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dénommée « Plateforme des partis politiques centristes (PPPC) », cette nouvelle structure politique proche du pouvoir regroupe officiellement des associations et partis politiques « indépendants qui diffusent des opinions et des valeurs de la République ». Selon son coordonnateur adjoint, le député Jean-Michel Mandaba, la PPPC aura son propre candidat pour les élections du 27 décembre 2020. Or, pour les Centrafricains, cette plateforme n’est autre qu’un groupe de soutien au chef de l’État, candidat à sa propre succession pour un second mandat.
Même si la PPPC compte depuis sa création quelques partis politiques quasiment inexistants sur la scène politique nationale, son coordonnateur adjoint, le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba pense que cette plateforme est une innovation dans le paysage politique national.
« Je pense que cette plateforme c’est une innovation. Elle prendra des positions sans équivoque. Quant à ce qui sera d’une mauvaise position de l’opposition démocratique vis-à-vis du gouvernement, vis-à-vis de la population centrafricaine, elle prendra des positions objectives »,a déclaré le député Jean-Michel Mandaba, ancien Président de la commission ressources à l’Assemblée nationale. D’après lui, cette plateforme a été créée pour la simple raison que les partis qui ne se reconnaissent ni de la majorité présidentielle, ni de l’opposition démocratique, sont appelés « autres partis ».Or, pour de nombreux observateurs nationaux, la PPPC, dont la quasi-totalité des membres est des proches du chef de l’État, n’est autre qu’un groupe du soutien à la candidature de Faustin Archange TOUADERA. Mais pour le coordonnateur de la PPPC, sa plateforme sera « objective » dans sa prise de position véritablement politique.
Rappelons qu’il y a quatre mois, le parti du Président Touadera avait signé un accord avec une trentaine de formations politiques pour la création d’une plateforme électorale commune appelée « Béoko », en Français Cœurs unis. Malheureusement, la plateforme « Béoko » n’est composée que des associations et partis politiques dont leur existence sur la scène politique nationale est sujette à caution.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/charles-armel-doubane-ministres-affaires-etrangeres-corbeaunews-300×296.jpg” alt=”Le ministre Charles Armel Doubane. Photo d’archive” width=”300″ height=”296″ />Le ministre Charles Armel Doubane. Photo d’archive
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 octobre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). En raison de la situation d’insécurité de plus en plus grandissante créée par les groupes armés qui occupent encore une majeure partie du territoire national, et la crédibilité du processus électoral qui pose de sérieux doutes et interrogations, l’ex-ministre des affaires étrangères, Monsieur Charles Armel Doubane, ancien candidat à la présidentielle de 2015 – 2016, annonce cette fois qu’il ne sera pas candidat ni aux législatives, ni à la présidentielle du 27 décembre 2020.
DECLARATION
Chers Compatriotes
Les élections générales se tiendront le 27 décembre 2020. Beaucoup de nos compatriotes ont déjà annoncé, pour certains leurs candidatures. D’autres ont été investis pour cette fin par leurs partis ou entités politiques. Candidat indépendant, porté par les Associations JE M’ENGAGE AVEC CHARLES ARMEL DOUBANE (JCAD) et Fini Be Africa (AFBA-CAD), à I’ élection présidentielle de 2015-2016, de nombreux concitoyens organisés en comités de soutien et autres clubs, sont venus solliciter notre candidature pour les scrutins à venir. Nous les remercions de cette confiance placée en notre modeste personne. Nous comprenons et respectons leurs nobles préocupations. Cependant l’analyse du contexte dans lequel se déroulent lesdites élections nous conduit à reconnaître:
une insécurité de plus en plus grandissante créée par les groupes armés qui occupent encore une majeure partie du territoire national, alors qu’ils sont signataires avec le gouvernement de la République de l’Accord de Bangui du 06 Février 2019.
le processus électoral tel que géré en ce moment par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) pose de sérieux doutes et interrogations quant à la sincérité et la crédibilité dudit processus.
La loi électorale conflictogène récemment votée par notre assemblée
n’est pas de nature à rassurer des meilleurs lendemains pour l’inclusion et l’unité nationale.
– Enfin en dépit de l’avis de la cour constitutionnelle, du sage conseil des réligieux et de la communauté internationale, la non acceptation par le Président de la République d’organiser la nécessaire concertation des forces vives de la Nation souhaitée par tous limite toute possibilité de gestion consensuelle des élections à venir.
Fort de ce qui précède, les équipes qui nous accompagnent et nous-même avons décidé de ne pas prendre part aux prochaines consultations électorales.
Ainsi, M. Charles Armel DOUBANE ne sera ni candidat à I’ élection présidentielle ni candidat aux élections législatives de 2020-2021.
Nous resterons toujours engagés aux côtés de nos compatriotes et au service de notre pays en partage.
La caution ainsi que les moyens devant servir à notre campagne seront reversés à la Fondation que nous créerons dans les prochains jours pour aider et accompagner les efforts de nos jeunes et de nos femmes se trouvant dans le besoin.
Toutefois, aux Candidates et Candidats engagés dans ce processus électoral, nous leur souhaitons bonne chance.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/un-soldat-de-la-Minusca-sur-un-char-blindé-lors-de-lopération-du-démantèlement-des-barrières-illégales-de-lupc-sur-axe-Bambari-alindao-le-1-février-2020-450×300.jpg” alt=”un soldat de la minusca sur un char-blindé lors de l’opération du démantèlement des barrières illégales de l’upc sur axe bambari alindao le 1 février 2020″ width=”450″ height=”300″ />Un soldat de la Minusca sur un blindé de la Minusca lors de l’opération “Mo Kiri” le premier février 2020.
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Même si la Minusca déclare sa stupéfaction suite aux propos du député Ernest Mizedio qui dénonce la connivence du contingent marocain de la Minusca avec les rebelles de l’UPC dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sein de la population, cette affaire suscite un véritable remous . Nombreux sont ceux qui exigent une enquête parlementaire indépendante pour y faire la lumière, et éventuellement punir les responsables si les faits sont avérés.
Le 13 août 2020, trois commerçants du Haut-Mbomou, en provenance du Soudan voisin, ont croisé à 17 kilomètres de Bambouti un groupe des mercenaires rebelles de l’UPC lourdement armé. Au cours de leur rencontre inattendue, ces derniers ont froidement abattu l’un des trois commerçants avec leurs armes pendant que les deux autres ont réussi à s’échapper dans la brousse. À cette époque, les commerçants locaux, très en colère, ont manifesté leur mécontentement contre les nombreux actes criminels perpétrés par des éléments rebelles de l’UPC dans le Haut-Mbomou.
Cependant, le député de la première circonscription d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, dans sa déclaration en date du 19 octobre, accuse les Casques bleus du contingent marocain d’être de connivence avec ces rebelles de l’UPC. D’après lui, quelques minutes avant l’assassinat de ce jeune commerçant par les mercenaires de l’UPC, des Casques bleus marocains de la Minusca, qui sont partis d’Obo, et qui convoyaient une équipe de vaccination qui partait à Zémio, ils se sont croisés avec ce même groupe des rebelles de l’UPC à 30 kilomètres d’Obo sur l’axe Zémio. Contre toute attente, les Casques bleus marocains sont descendus de leur véhicule blindé pour ravitailler les assaillants avec de l’eau et de la nourriture, et ce, au vu du député de Mboki qui faisait partie du convoi escorté par la Minusca, et aussi des agents de l’autorité nationale des élections qui venaient à Mboki, mais également des agents de vaccination qui partaient pour Zémio.
Pour le député Ernest Mizedio, il ne fait aucun doute, les soldats marocains de la Minusca sont en connivence avec les rebelles de l’UPC dans le Haut-Mbomou, et il exige une enquête parlementaire indépendante pour y faire la lumière. Cependant, la Minusca, dans un communiqué publié ce mercredi 21 octobre, dénonce ce qu’elle appelle « des propos mensongers » du député Ernest Mizedio.
« La MINUSCA met en garde THonorable Ernest Mizedio contre toute tentative de saper la cohésion entre la MINUSCA et les populations du Haut Mbomou et se réserve le droit de porter cette campagne de haine au plus haut niveau national et international », a déclaré la Minusca.
pendant ce temps, au sein de la population centrafricaine, seule une enquête parlementaire indépendante pourrait faire la lumière sur cette affaire, et traduire en justice les coupables une fois que les faits sont avérés.
Notons que le contingent marocain de la Minusca n’est pas le seul à être confronté à ce genre d’allégations de connivence avec les rebelles.
Un nouveau rapport d’Amnesty fait le point sur les derniers événements relatifs à la lutte contre l’impunité
Deux ans après son inauguration, la Cour pénale spéciale doit faire preuve de plus de transparence dans ses activités judiciaires
Le système judiciaire doit redoubler d’efforts pour poursuivre, dans le cadre de procès équitables, ceux qui ont tué, violé et enlevé des civils
Malgré quelques enquêtes et procès ces dernières années, de nombreux auteurs des terrifiantes violations et atteintes aux droits humains perpétrées en République centrafricaine (RCA) n’ont toujours pas été déférés à la justice deux ans après l’inauguration de la Cour pénale spéciale du pays (CPS), a déclaré Amnesty International le 22 octobre.
Plusieurs groupes armés et individus jouissent de l’impunité pour les crimes de droit international, notamment des meurtres et des violences sexuelles, commis au cours des décennies de conflit en RCA.
Dans un nouveau rapport intitulé République centrafricaine. « Au procès, ces chefs de guerre ont baissé la tête ». La difficile quête de justice, Amnesty International montre que le travail de la CPS a été entravé par des insuffisances concernant l’opérationnalisation de la Cour et un manque de transparence, et que le système judiciaire de la RCA n’a pas la capacité de faire face à l’ampleur de ces violations. Il attire également l’attention sur les efforts qui doivent encore être fournis pour garantir l’équité des procès devant les tribunaux ordinaires et devant la CPS.
« Ce sont les civils qui ont été les principales victimes des vagues de violence et conflits armés qui se sont succédé depuis 2002 en RCA. Des milliers d’entre eux ont été tués, violés, et plus d’un demi-million de personnes sont toujours déplacées. L’impunité est un affront aux victimes et un blanc-seing accordé aux criminels. L’inauguration de la CPS a représenté une lueur d’espoir pour les victimes, mais les progrès sont lents. Dix affaires sont en cours d’instruction, et la CPS a refusé de divulguer l’identité des 21 personnes arrêtées à l’issue des investigations qu’elle a menées, sans expliquer ce qui motive ce refus », a expliqué Samira Daoud, directrice pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International.
« Le système judiciaire de la RCA manque cruellement de ressources. Alors que des groupes armés, y compris des ex-Séléka et des anti-Balaka, continuent d’attaquer régulièrement des civils, il est évident que des mesures supplémentaires sont nécessaires pour mettre fin au cycle de l’impunité qui continue de causer tant de souffrances. »
La CPS est un tribunal hybride qui bénéficie du soutien de l’ONU et qui a pour mission d’enquêter et de mener des poursuites judiciaires, sur une période de cinq ans renouvelable, sur les crimes de droit international et les autres graves violations des droits humains perpétrés en RCA depuis janvier 2003. Elle a été instaurée par une loi en juin 2015 et inaugurée le 22 octobre 2018. Son mandat est complémentaire de celui de la CPI et de ceux des tribunaux ordinaires de la RCA.
Manque de transparence et identité inconnue des suspects à la CPS
Les chercheurs d’Amnesty International ont mené à distance des entretiens avec des juges, des procureurs, des avocats et des militant·e·s, et examiné plus de 100 documents juridiques.
Le bureau du Procureur spécial de la CPS a reçu au moins 122 plaintes, et dix affaires sont en cours d’instruction. Mais l’on sait peu de choses au sujet des événements et crimes concernés et de l’avancée de ces affaires. La procédure manque de transparence et le public n’a pas été informé de l’identité des suspects placés en détention provisoire.
Au moins 21 personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces enquêtes et se trouvent actuellement en détention provisoire. Trois des personnes incarcérées ont été arrêtées à la suite d’homicides commis à Paoua (Nord-Ouest) en mai 2019. Neuf personnes ont été arrêtées le 19 mai 2020 pour des homicides commis à Ndele (Nord-Est) en 2019 et 2020, et neuf autres ont été arrêtées le 25 mai 2020 pour des attaques contre des civils commises à Bambouti, Obo et Zemio (Sud-Est) en 2020.
Les enquêtes ont débuté en 2019 et les procès devraient s’ouvrir en 2021, mais l’opérationnalisation de la CPS se heurte à de graves obstacles qui l’empêchent de fonctionner correctement. Figurent au nombre de ces difficultés le recrutement de juges internationaux et le retard qui a été pris dans la mise en place du système de représentation légale de la Cour.
Amnesty International a parlé avec des membres du personnel de la CPS et du personnel des Nations unies qui apportent leur soutien à la CPS, qui ont confirmé qu’il est difficile de recevoir des candidatures satisfaisantes pour les postes de juges internationaux en raison de la situation sécuritaire et politique en RCA, et de la nécessité d’avoir des francophones ayant de l’expérience dans le système romano-germanique.
Par exemple, le mandat d’une juge nommée à la chambre d’instruction de la CPS a expiré, mais elle n’a toujours pas été remplacée. Il ne reste donc plus à la chambre d’instruction qu’une seule juge internationale, qui doit s’impliquer sur toutes les affaires en cours. En conséquence, les affaires examinées par cette chambre subissent des retards.
« Nous saluons les mesures prises par les autorités pour combattre l’impunité à travers la mise en place de la CPS, mais le fait est que de nombreuses victimes attendent toujours que justice soit rendue pour des crimes qui ont été commis il y a presque 20 ans. Justice doit être rendue, et perçue comme rendue », a déclaré Samira Daoud.
« Nous demandons aux États membres des Nations unies d’envisager de faire des contributions financières à la CPS, afin qu’elle puisse remplir son mandat et rendre enfin justice, et nous appelons les États francophones à soumettre d’urgence des candidatures pour détacher des juges à la Cour. »
Reprise des sessions criminelles
Après une interruption de plusieurs années, les tribunaux ordinaires de la RCA ont repris en 2015 les sessions criminelles. Cela a représenté une avancée positive, mais le système judiciaire doit faire face à de nombreuses difficultés, notamment en raison du manque de personnel, d’infrastructures et de matériel. Sur les 24 tribunaux prévus par la loi, 16 seulement étaient opérationnels au moment où nous rédigions le rapport.
Le nombre de sessions criminelles organisées chaque année demeure également inférieur au minimum requis par la loi, et le nombre d’affaires qui passent en jugement est insuffisant au regard du nombre de crimes perpétrés depuis 2002. En 2019, 20 procès en assises ont eu lieu dans l’ensemble du pays.
De plus, la police et les autorités judiciaires de la RCA manquent d’indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif, et le conflit en cours ainsi que l’insécurité représentent des défis supplémentaires.
Une personne travaillant pour une organisation d’assistance juridique a dit à Amnesty International qu’en raison de la présence des groupes armés, certains juges ne peuvent pas se déplacer en toute sécurité dans leur propre juridiction.
Il est difficile de donner le nombre exact de poursuites pénales liées au conflit engagées devant les tribunaux en RCA et de savoir si ces procès étaient des procès équitables.
La grande majorité des poursuites qui ont été engagées contre des membres des anti-Balaka ou des ex-Séléka depuis 2015 concernent à notre connaissance des subalternes et des crimes contre l’État, plutôt que des crimes et violations des droits humains contre les civils.
Amnesty International a connaissance de deux cas où d’anciens membres des anti-Balaka ont été jugés par la cour criminelle de Bangui pour des crimes commis contre des civils.
Le 22 janvier 2018, un tribunal a déclaré le chef anti-balaka Général Andjilo coupable d’assassinat, d’association de malfaiteurs, de détention illégale d’armes de guerre, de vol à mains armées et de séquestration.
En février 2020, le tribunal a émis son premier jugement pour crimes de droit international en ce qui concerne une attaque menée le 13 mai 2017 par un groupe anti-Balaka à Bangassou (Sud-Est). Lors de cette attaque, 72 personnes ont été tuées, notamment des civils et 10 soldats de la paix de l’ONU, et des milliers d’autres ont été contraintes de fuir la ville.
Cinq ex-leaders de groupes anti-Balaka – Kevin Bere Bere, Romaric Mandago, Crepin Wakanam alias Pino Pino, Patrick Gbiako et Yembeline Mbenguia Alpha – ont été déclarés coupables de plusieurs chefs de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Les audiences de ce procès ont été retransmises intégralement à la radio et à la télévision.
Un ancien juge a déclaré à Amnesty International :
« … [D]es chefs de groupes armés qui étaient très puissants […] sont redevenus tout petits ! Les victimes durant l’audience ont pu s’adresser directement aux accusés, et les chefs de guerre ont baissé la tête […] ! On a senti que la justice est en train de se faire. Ce sont vraiment des moments forts, appréciés par la population. »
Les tribunaux militaires
En juillet 2020, des juges militaires ont été nommés pour la première fois depuis l’adoption du Code de justice militaire de 2017, ce qui a ouvert la voie à de futures poursuites devant des tribunaux militaires.
Amnesty International demande aux autorités centrafricaines de modifier la législation afin que le domaine de compétence des tribunaux militaires soit limité aux infractions strictement militaires commises par le personnel militaire. La loi doit explicitement exclure les crimes commis contre des civils du champ de compétence des tribunaux militaires, conformément aux normes internationales.
« La plupart des personnes suspectées d’être responsables de crimes perpétrés depuis 2012 dans les deux camps, ex-Séléka et anti-Balaka, demeurent en liberté dans le pays, et certaines d’entre elles continuent de commettre des violations », a déclaré Samira Daoud.
« Les droits des victimes à la vérité, à la justice et à des réparations dans un délai raisonnable ne doivent pas être sacrifiés au nom de calculs politiques, qui se sont souvent révélés contre-productifs. Le combat contre l’impunité doit donc rester la première des priorités. La justice qui vise les petits et qui ne respecte pas les règles de procédure n’est pas la vraie justice.
Pour obtenir plus d’informations, une copie du rapport ou prendre un rendez-vous pour un entretien, veuillez contacter Sadibou Marong :
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/Le-representant-du-chef-de-la-delegation-du-CICR-rca-procede-a-la-remise-symbolique-dune-dpaire-de-draps-a-la-directrice-du-CRAHM-copyright-CNC-du-20-10-2020-Jefferson-Cyrille-YAPENDE.-450×301.jpg” alt=”Le représentant du chef de la délégation du CICR-RCA procède à la remise symbolique d’une paire de draps à la directrice du CRAHM/ copyright CNC du 20-10-2020 / Jefferson Cyrille YAPENDE.” width=”450″ height=”301″ />Le représentant du chef de la délégation du CICR-RCA procède à la remise symbolique d’une paire de draps à la directrice du CRAHM/ copyright CNC du 20-10-2020 / Jefferson Cyrille YAPENDE.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 octobre 2020, 07:49:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Centre de rééducation et l’appareillage des Handicapés moteurs (CRAHM), et l’Association Nationale de rééducation et l’appareillage de Centrafrique (ANRAC) ont reçu, dans le cadre de son programme de réadaptation physique, un appui financier, matériel et technique du CICR ce mardi 20 octobre 2020.
La remise officielle de cette aide a eu lieu à Bangui, lors d’une cérémonie organisée au Centre de rééducation et l’Appareillage des Handicapés moteurs (CRAHM) au quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement, en présence de la sœur Merveille Mbala IGOLA, Directrice du CRAHM, et de Monsieur Ouattara ALY, Coordonnateur Santé au CICR-RCA. Ce dernier, qui justifie par ailleurs cet appui financier, matériel et technique à ces deux centres de réadaptation physique par le souci de son organisme de permettre au maximum d’handicapés de Centrafrique d’accéder aux soins. D’après lui, le CICR fournit également à l’ANRAC des intrants, c’est-à-dire les matériels nécessaires à la fabrication des prothèses.
« Il faut savoir que le CICR dans le monde a sic programme. Le programme de réadaptation est l’un des programmes que nous avons en Centrafrique. Donc nous supportons l’ ANRAC, où l’on fait la réhabilitation des amputés. Le CRHAM, où transitent souvent les amputés que nous convoyons de l’intérieur du pays jusqu’à Bangui. Aussi, ils font de la kinésithérapie ici. Donc c’est nous c’est important de supporter les deux centres pour permettre aux différents handicapés de la Centrafrique de bénéficier de nos services », a déclaré le Coordonnateur Santé au CICR-RCA , monsieur Ouattara ALY.
Pour la sœur Merveille Mbala IGOLA, Directrice du CRAHM, ce don matériel et financier du CICR va permettre aux malades handicapés de protéger leur intimité une fois qu’ils sont hospitalisés au CRAHM .
« C’est un peu difficile, homme comme femme de se changer devant tout le monde. Et aussi, on n’avait pas les draps pour certains malades qui viennent de très loin de Bangui. Ils n’ont pas de drap, ils dormaient sur le matelas, et ça nous faisait mal qu’on a parlé Aux responsables du CICR qui nous ont amené aujourd’hui des dizaines des draps », a déclaré la sœur Merveille Mbala IGOLA .
Notons que pour aider les personnes en situation de handicap et de leur permettre de profiter d’une meilleure qualité de vie, mais également soutenir efficacement le personnel du CRAHM à s’occuper de leurs patients en toute sécurité, le CICR leur a doté avec 8 panneaux solaires, 8 batteries, 30 draps pour la literie et 12 paravents pour séparer et protéger l’intimité des patients.
Bangui ( République centrafricaine ) – Parmi ces évadés se trouvent des combattants de la milice AFD qui étaient nombreux dans la prison attaquée ce mardi.
La prison de Beni, dans le Nord-Kivu à l’est de la RDC, a été attaquée ce mardi matin et quasiment la totalité de ses 1.400 prisonniers ont pu s’évader./////////////.
Dans cet établissement pénitentiaire étaient détenus des centaines de combattants de la milice ADF, auteurs de massacres de civils dans la région de Beni./////////////.
Cette énième évasion à la prison de Beni Kangbwayi intervient au moment où les rebelles ougandais de l’ADF sont mis en difficulté par l’offensive conduite par l’armée congolaise dans la région de Beni. Cette évasion massive pourrait donc les aider à renforcer leurs troupes, selon des sources militaires. /////////////.
Choqué/////////////.
Interrogé par la DW à la prison centrale, le maire de Beni, Modeste Bakwanamaha, choqué, appelle ses administrés à coopérer avec les autorités pour retrouver les détenus qui se cacheraient encore aux environs de la ville ://///////////.
“Nous déplorons le fait que beaucoup de personnes détenues et poursuivies pour des faits graves viennent d’être amenées par l’assaillant qui est l’ADF, jusqu’à une destination inconnue dans la brousse. Nous voulons profiter de votre micro pour demander à la population encore une fois de nous aider à retrouver les personnes évadées qui pourraient être restées dans la ville.”/////////////.
Retrouver les évadés/////////////.
Alors que la ville de Beni et ses alentours avaient récemment bénéficié d’un répit dans les attaques des ADF qui ont fait près de 600 morts depuis un an, les riverains qui se sont rendus à la prison de Beni après l’évasion s’inquiètent des attaques rebelles dans les prochains jours. /////////////.
“Quand y aura des massacres dans la ville, on se rendra vite compte que c’est l’œuvre des évadés”, dit cet homme. Un autre habitant dit regretter “le laxisme des militaires qui étaient commis à la garde de la prison”. Pour lui, “ils auraient quand même pu faire mieux pour sécuriser cette prison.”/////////////.
Pour éviter le pire, la société civile de Beni, par le biais de son président Kizito Bin Hangi, lance un appel à l’armée congolaise ://///////////.
“Nous demandons aux militaires de tout faire pour retrouver les évadés et que ces derniers soient conduits dans des prisons mieux sécurisées.”/////////////.
Sur 1.456 détenus, seuls 110 ne sont pas parvenus à s’évader et dans la soirée de mardi, une vingtaine était de retour à la prison de Beni, après avoir pu s’échapper des mains des ADF.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/route-Mbaïki-Boda-450×433.jpg” alt=”route dégradée mbaïki boda dans la lobaye” width=”450″ height=”433″ />Route dégradée Mbaïki-Boda, dans la préfecture de la Lobaye. Copyright
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 octobre 2020, 21:11:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un accident de circulation impliquant un camion transportant des bois a fait trois morts et plusieurs blessés ce mardi 20 octobre sur la route de Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, au sud-ouest de la RCA, a-t-on appris de source sécuritaire locale.
Selon la même source, l’accident est survenu ce mardi après-midi à 7 kilomètres du village Bokoko, plus précisément sur le pont Wakombo, dans la commune de Mbaïki, sur la route nationale numéro 6.
Selon les témoins de la scène, le véhicule impliqué serait un camion Mercedes transportant des conteneurs avec des bois. Trois personnes ont été tuées, et plusieurs d’autres blessées.dans cet accident dramatique.
Le service de la gendarmerie locale s’est rendu sur le lieu pour nécessité d’enquête, selon les témoins.
Notons que le réseau routier en République centrafricaine est non seulement insuffisant, mais aussi mal entretenu, occasionnant malheureusement de nombreux cas d’accident de circulation routière.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 octobre 2020, 16:50:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Hospitalisé dans un établissement public de santé en France, Monsieur Désiré Nzanga Kolingba, fils de l’ancien Président André Kolingba, sera investi candidat du parti RDC à la présidentielle du 27 décembre 2020, selon Monsieur Pascal Koyaméné, porte-parole du RDC.
Annoncé pour ce mercredi 21 octobre, le retour au pays de monsieur Bilal Désiré Nzanga Kolingba, Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC) est à nouveau reporté pour une date ultérieure, a annoncé Monsieur Pascal Koyaméné , porte-parole du RDC qui a également confirmé l’information du CNC selon laquelle Monsieur Bilal Désiré Nzanga Kolingba souffre actuellement d’un problème de santé en France. Et ce n’est pas tout, il confirme également que Monsieur Désiré Kolingba ne pourrait pas assister physiquement au congrès de son parti, mais il participera quand-même par vidéoconférence depuis le lieu de son séjour médical, où il va en profiter pour déclarer sa candidature à l’investiture de son parti comme candidat à la présidentielle du 27 décembre 2020, a ajouté Pascal Koyaméné, qui a également préciser que le RDC ne pourra pas investir un autre candidat en dehors de Monsieur Bilal Désiré Nzanga Kolingba.
Cette déclaration, loin de faire l’unanimité, a été diversement interprétée au sein dudit mouvement politique créé en 1987 par l’ancien Président de la République André Kolingba.
Alors, la question que tout le monde se la pose est de savoir si le congrès du RDC qui aura lieu du 22 au 24 octobre 2020 sera une simple cérémonie d’investiture du candidat Kolingba ou un véritable congrès ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/le-ministre-de-la-santé-et-le-ministre-des-finances-lors-de-la-réunion-de-la-gestion-des-fonds-de-covid-19-par-cnc-cyrille-yapendé-450×337.jpg” alt=”Les ministres des Finances et du Budget, Henri Marie DONDRA, Président dudit comité et celui de la Santé Publique, Dr Pierre SOMSE copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE du 11/08/20.” width=”450″ height=”337″ />Les ministres des Finances et du Budget, Henri Marie DONDRA, Président dudit comité et celui de la Santé Publique, Dr Pierre SOMSE copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE du 11/08/20.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Fonds Monétaire International (FMI), lors d’une réunion virtuelle qui a eu lieu vendredi 9 octobre 2020 sur des questions liées à l’impact de la COVID-19 en Afrique, a vivement salué les efforts déployés par le gouvernement centrafricain en termes de gestion « efficace et efficiente » des fonds alloués dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus en RCA.
Dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie à Coronavirus dans les pays africains, le Fonds Monétaire International a décidé d’apporter des moyens financiers à certains pays pour faire face à cette pandémie qui a décimé le monde entier.
Depuis la propagation exponentielle de la COVID-19 en Afrique, le FMI n’a pas trainé les pas pour faire face à cette crise sanitaire, en apportant un concours financier d’envergure« pour aider les pays à préserver la vie et les moyens de subsistance des populations, en particulier les plus vulnérables », a déclaré la Directrice générale du FMI, Madame Kristalina Georgieva.
La République centrafricaine a également bénéficié de cet appui financier des institutions de Bretton Woods à l’instar de certains pays du continent africain.
Une fois les fonds ont été débloqués par le FMI et quelques organisations internationales, le Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadera avait mis en place à travers un décret le comité chargé du suivi de la gestion des ressources mobilisées pour la mise en œuvre du plan national de lutte contre la COVID-19.
Ce comité, piloté par le ministre des finances et du budget Henri Marie Dondra, de concert avec son collègue de la Santé publique et de la population, Pierre Somsé a œuvré pour la gestion saine des ressources mobilisées en mettant en place un « mécanisme de gouvernance remarquable », a-t-elle ajouté.
En effet, cette aide apportée par le FMI est au deçà des attentes, car les besoins du continent pour lutter efficacement contre cette pandémie sont estimés à 1200 milliards de dollars d’ici 2023. S’agissant de la RCA, « le gouvernement travaille sous pression des indicateurs macroéconomiques à éviter le pire. Les prévisions du FMI et de la Banque mondiale indiquent que les ménages pourraient connaître jusqu’à 12% de baisse de leurs revenus »et déplorent d’ores et déjà que« jusqu’à 43 millions de personnes supplémentaires pourraient tomber dans l’extrême pauvreté ».
La bonne gestion des fonds alloués par le FMI au gouvernement, a permis au Burkina-Faso, la Gambie, et la République centrafricaine de recevoir les lettres de noblesse de la part du cette grande institution bancaire en matière de mécanisme de gouvernance qui s’est avéré « efficace ».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/nouveau-batiment-autorité-nationale-des-élections-à-bangui-en-république-centrafricaine-1-450×299.jpg” alt=”” width=”450″ height=”299″ />immeuble de l’autorité nationale des élections à Bangui
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans un communiqué en date du 19 octobre 2020, la Présidente de l’autorité nationale des élection appelle les potentielles candidates et candidats aux élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020 à se rapprocher du siège de l’Institution en vue de retirer le formulaire de déclaration de candidature Ou le télécharger sur leur site internet. Pour le dépôt de candidature, il débutera à partir du 1 au 10 novembre 2020.
COMMUNIQUE RADIO (Large diffusion)
Le Bureau de l’Autorité Nationale des Élections porte à la connaissance de la population centrafricaine que les dépôts des dossiers des candidatures aux élections présidentielle et législatives de 2020-2021 sont prévus du 1 au 10 novembre 2020.
A cet effet. la Présidente de l’Autorité Nationale des Elections invite les candidates et candidats aux dites élections de se rapprocher du siège de l’Institution, en vue de retirer le formulaire de déclaration de candidature Ou le télécharger sur le site: www.ane-rca.org, ainsi que les numéros de comptes du Trésor Public pour le versement des cautions électorales.
Le retrait s’effectuera à partir du 25 au 31 octobre 2020 de 9 heures à 15 heures au siège de l’A.N.E sis 207 rue de Lakouanga, 1 Arrondissement de Bangui.
Par ailleurs, il est demandé aux candidates et candidats de produire leurs logos sous forme électronique en haute définition pour faciliter le traitement des candidatures
Toute personne à l’écoute du present communiquê est priée de bien vouloir en faire part.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/quelques-membres-de-lopposition-democratique-au-siege-du-parti-KNK-le-10-octobre-2020.-Photo-CNC-par-Cyrille-yapende-450×338.jpg” alt=”quelques membres de l’opposition démocratique au siège du parti KNK le 10 octobre 2020. Photo CNC par Cyrille yapendé” width=”450″ height=”338″ />Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 octobre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Par Arrêté N° 011 du 2 octobre 2020, le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a entériné la désignation des membres du Comité de Sélection chargé de l’examen des candidatures à l’Autorité nationale des Élections (A.N.E.). À la lecture de ces noms, selon l’opposition démocratique, il ressort que les critères fixés par la Loi pour la désignation de ces Commissaires électoraux n’ont pas été respectés. Il apparaît à la lecture des noms qui ont été retenus que de nombreux problèmes et incohérences, notamment de soupçon de faux diplôme, de moralité douteuse, et ce, de nature à jeter le discrédit sur l’équipe de nouveaux Commissaires Électoraux devant composer la nouvelle autorité nationale des élections, selon la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020).
République Centrafricaine
Unité – Dignité – Travail
Coalition de {’Opposition Démocratique – 2020
Conférence des Présidents
Secrétariat Exécutif Permanent
Contact : 75 42 42 44 – 72 21 58 21
N° 040_/CÛD-2020/CP/SEP.20
DÉCLARATION
Par Arrêté N° 011 du 2 octobre 2020, le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a entériné la désignation des membres du Comité de Sélection chargé de l’examen des candidatures à l’Autorité nationale des Élections (A.N.E.).
Ce Comité de Sélection, après sa convocation par le Ministre, a siégé en date du mercredi 14 octobre 2020. Il apparaît à la lecture des noms qui ont été retenus que de nombreux problèmes et incohérences, de nature à jeter le discrédit sur l’équipe de nouveaux Commissaires Électoraux devant composer la nouvelle A.N.E., ne peuvent être ignorés.
En l’occurrence, la liste des nouveaux Commissaires Électoraux se présente comme suit :
• François Xavier YOMBANDJÉ ;
Mathias Barthélemy MOROUBA ;
Charles Paul LÉMASSET MANDYA ;
Théophile MOMOKOAMA ;
Davy Victorien YAMA ;
Valérie Blandine TANGA ;
Serge Félice Soleil SÉRAMALET ;
Sabine N’DOUTÉ née TANDOS DANG THÉ ;
Marietta Carine NGABA ;
Annette Priscilla OUANGO ;
Jimmy Anthony ZITONGO BODEMAN.
À la lecture de ces noms, il ressort que les critères fixés par la Loi pour la désignation des Commissaires électoraux n’ont pas été respectés.
De l’exigence légale de la qualité d’Expert Électoral
En effet, l’article 7 alinéa 1er de la Loi N° 20.022 du 07 août 2020 portant composition, organisation et fonctionnement de l’A.N.E. fait obligation au Comité de Sélection de désigner les onze (11) nouveaux Commissaires Électoraux parmi les experts électoraux nationaux.
L’article 8 alinéa 2 du Décret N° 20.324 fixant les modalités d’application de la Loi N° 20.022 du 07 août 2020 portant composition, organisation et fonctionnement de l’A.N.E. a défini l’expert électoral national comme « toute personne de nationalité centrafricaine ayant participé aux opérations électorales au niveau national soit comme membre ou collaborateur occasionnel des organes de gestion des élections ».
À ce titre, certaines des personnalités citées ci-haut sont loin de remplir ce critère. Par exemple, il est difficile d’entrevoir dans quel domaine, autre que celui du ministère pastoral, Monseigneur François Xavier YOMBANDJÉ peut être qualifié d’expert électoral.
Il en est de même pour d’autres personnalités dont les noms figurent dans cette liste, ceci, en tout état de cause, en violation de la Loi.
De l’exigence légale de la bonne moralité
L’article 7 alinéa 1er de la Loi N° 20.022 du 07 août 2020 portant composition, organisation et fonctionnement de l’A.N.E. mentionne l’intégrité morale, la probité et l’honnêteté intellectuelle comme étant des qualités intrinsèques requises pour pouvoir être désigné par le Comité de Sélection aux fins d’occuper la fonction de Commissaire Électoral. À ce titre, il est donc nécessaire que chaque candidat puisse jouir d’une bonne moralité afin de prétendre être retenu par le Comité de Sélection.
Or, au mois de juin 2017, le Gouvernement du Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji a été éclaboussé par le scandale du faux diplôme d’un de ses membres. Il s’agissait de Monsieur Charles Paul LÉMASSET MANDYA, qui à une époque donnée s’était prévalu d’un faux diplôme de Licence en Droit Public.
Il est à relever que le certificat de non-authentification de diplôme a été signé par le même Simplice M. SARANDJI en sa qualité de Secrétaire Général de l’Université de Bangui.
Ainsi, la mauvaise moralité de Monsieur Charles Paul LÉMASSET MANDYA, clairement établie, ne lui permet pas de prétendre siéger au titre de nouveau Commissaire Électoral.
De l’exigence légale de l’expérience professionnelle en matière électorale
L’article 11 de la Loi N° 20.022 du 07 août 2020 portant composition, organisation et fonctionnement de l’A.N.E. érige au rang des critères d’éligibilité, l’obligation pour le candidat de pouvoir justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 5 ans en matière électorale.
À ce titre, il est important de souligner que ce critère est impératif. Il ne saurait donc être question de retenir un candidat ne satisfaisant pas à cette exigence. Or, il apparaît clairement que nombre de ceux dont les noms sont aujourd’hui présentés comme les nouveaux Commissaires Électoraux ne satisfont aucunement à cette condition.
Ajoutons que la durée de l’expérience requise de 5 ans ne doit pas être comprise comme une expérience datant de 5 années mais plutôt s’étalant sur une période longue de 5 années. Par voie de conséquence, la COD-20202 estime que les personnalités retenues n’auraient pas dû l’être et que le choix porté sur ces dernières doit purement et simplement être revu. La COD2020 demande par conséquent un réexamen de toutes les candidatures, en respectant les critères légaux.
De la neutralité des personnalités sélectionnées
Il n’est un secret pour personne que certaines des personnalités retenues par le Comité de Sélection ont une proximité avérée avec le Mouvement Cœurs Unis (M.C.U.), parti au pouvoir :
Davy YAMA, membre du PUN, parti allié au pouvoir faisant partie de la plateforme « Bé Oko » de la majorité présidentielle. Il a écrit du reste sur sa notice de candidature que les personnes à contacter sont le Président de l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre, et Mme Léa KOYASSOUM DOUMTA, coordonnatrice de « Bé Oko » ;
Monseigneur François Xavier YOMBANDJÉ a quant à lui inscrit sur sa notice de candidature que la personne à contacter est le Ministre d’État, Directeur de cabinet du Président de la République ;
Mieux encore, 3 des personnalités dont les noms figurent sur la liste des nouveaux Commissaires Électoraux sont avocats au barreau de Centrafrique, associés dans un seul et même cabinet, connu pour ses liens avec le régime de Bangui ; il s’agit de Maîtres :
Mathias Barthélemy MOROUBA ;
Davy Victorien YAMA ;
Serge Félice Soleil SÉRAMALET ;
De ce fait, il paraît peu probable que ces derniers agissent en toute indépendance et neutralité en siégeant au sein de cette nouvelle A.N.E. Leur impartialité dans le processus électoral sera sujette à caution.
Conclusion
De tout ce qui précède, la COD-2020 s’élève contre le processus de désignation des nouveaux Commissaires Électoraux devant siéger au sein de l’A.N.E. et exige l’annulation pure et simple de leur sélection, et la reprise de la procédure en vue de garantir la transparence, l’équité et la crédibilité des processus électoraux en Centrafrique.