Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/logo-coalition-de-désiré-erenon-450×422.jpg” alt=”LOGO DE L’UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR” width=”450″ height=”422″ />LOGO DE L’UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR
UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT
Sécurité-Liberté-Prospérité
COMMUNIQUE DE PRESSE
N° RCA/USR/001/22/06/2020
Nous, filles et fils de la République Centrafricaine, sans distinction de région, ethnie, tribu, sexe, religion, parti politique, âge, catégorie socio-professionnelle, politiquement engagés ou non, membres de la société civile ou non, civils ou militaires, résidant sur le sol centrafricain ou résidant à l’étranger ;
Considérant la situation actuelle de la République Centrafricaine sous toutes ses dimensions ;
Considérant que la République Centrafricaine connaît un très grand retard intolérable dans son développement contrairement aux autres pays africains et même de la sous-région d’Afrique Centrale ;
Considérant le très faible poids de la République Centrafricaine dans le concert des nations ;
Considérant le contexte politique actuel dominé par l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA) du 06 février 2019, mais constatant surtout que cet arrangement politique conclu entre le Gouvernement et les groupes armés s’avère aujourd’hui un instrument inadapté et inefficace pour ramener effectivement la paix et la réconciliation nationale dans le pays ;
Considérant que nous centrafricains deviennent de plus en plus esclaves sur la terre de leurs ancêtres, condamnés à fuir leurs lieux de vie, à se déplacer ou à s’exiler, à être traqués comme des bêtes de somme par les groupes armés, à être arrêtés, détenus, torturés, violés, tués, à être tués ici et là-bas, ça et là, à devenir des orphelins, veuves ou veufs du fait des attaques et crimes dont sont coupables les groupes armés dans le pays ;
SOMMES CONVENUS DE CE QUI SUIT :
Nous décidons de nous nous unir et d’agir, dans un esprit républicain, main dans la main, à travers une plateforme dénommée UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR) pour le relèvement de notre pays, la République Centrafricaine. Pour ce faire, diverses actions appropriées, légitimes, républicaines, démocratiques seront menées au niveau national et international.
En attendant la mise en œuvre de diverses actions appropriées pour le relèvement de notre pays meurtri, nous proclamons déjà la fin de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine du 06 février 2019. Cet accord de paix ne tient plus du tout, du fait de ses violations multiformes et incessantes par les groupes rebelles signataires. Nous demandons au Président de la République, Chef de l’Etat et au Premier Ministre, Chef du Gouvernement ainsi qu’à la communauté internationale de ne plus s’accrocher à cet arrangement politique du 06 février 2019 qui malheureusement ne s’est révélé qu’un instrument de promotion des membres des groupes armés (adeptes de la violence illégitime) au détriment des vrais et dignes fils du pays, de promotion de la violence illégitime comme moyen de revendications politiques et sociales et comme moyen de se faire une place dans les institutions de la République au détriment de nos enfants qui empruntent la voie l’école ; nous mènerons des actions pour l’abandon de l’arrangement politique inadapté et inefficace du 06 février 2019 ;
Nous demandons et exigeons immédiatement la fin de règne et la disparition totale des groupes armés du paysage militaro-politico-institutionnel de notre pays ; nous agirons à cet effet de façon appropriée.
Nous demandons la mise en place immédiate d’un nouveau gouvernement et des différents Cabinets, de façon plus républicaine, sans les membres des groupes armés.
Toutefois, les membres des groupes armés désolidarisés de leurs groupes ou qui auront intégré des partis politiques ou les organisations de la société civile pourront être nommés dans les différentes institutions de notre pays.
Nous lançons un appel à toutes les filles et tous les fils de la République Centrafricaine, à rejoindre la plateforme UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT, pour reconquérir notre sécurité, notre liberté pour la prospérité de notre pays.
Nous sommes issus de différents bords politiques, de différents milieux mais nous avons un impératif vital, celui de sauver ensemble notre pays. Unissons-nous et agissons donc pour le salut de notre patrie et la sauvegarde de la terre de nos ancêtres.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/deux-soldats-faca-en-casques-blindés-militaires-dans-leur-pickup-en-patrouille-à-Bangassou-450×253.jpg” alt=”deux soldats faca en casques blindés militaires dans leur pickup en patrouille à Bangassou” width=”450″ height=”253″ />Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC
Bouar, République centrafricaine, 22 juin 2020 (Corbeaunews- Centrafrique) – officiellement, l’attaque de cette nuit contre une patrouille des soldats FACA sur l’axe Koundé-Besson, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, a fait 2 morts et 3 blessés. Or, des sources militaires interrogées par CNC parlent de 4 morts, 1 porté disparu et une dizaine des blessés.
L’annonce de la mort de ces trois vaillants soldats FACA, tombés sur le champ de bataille sur l’axe Koundé-Besson le jour de la fête des Pères, est un énorme choc pour tous les Centrafricains, en particulier ceux de Bouar. D’après une source militaire, les corps de deux soldats FACA et du gendarme centrafricain tués lors de cette embuscade sont en cours du rapatriement vers Bangui. Mais un troisième mort est annoncé du côté des FACA, selon la même source.
En effet, lors de cette patrouille, les soldats FACA auraient utilisé le véhicule des USMS (unité spéciale mixte de sécurité). Le conducteur du véhicule, un maréchal de logis de la gendarmerie nationale, est l’unique gendarme tué dans cette attaque. Tandis que les deux militaires centrafricains tués faisaient partie des forces spéciales de l’armée nationale. Plusieurs cas des blessés ont également été signalés dans le rang de l’armée nationale. Ils sont en cours de transfèrement sur Bangui par voie aérienne. Toutefois, deux sous-officiers FACA, qui faisaient partie de la patrouille attaquée par les combattants rebelles de 3R, n’ont pas fait de signes de vie depuis cette nuit, et l’un d’eux, grièvement blessé, est annoncé déjà pour mort, a-t-on appris de source militaire.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/des-FACA-à-Berongo-lors-de-parade-militaire-en-2018-450×225.jpg” alt=”deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation” width=”450″ height=”225″ />Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.
Bouar, République centrafricaine, 22 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – L’attaque a eu lieu ce dimanche 21 juin à quelques kilomètres de la commune de Besson, sur l’axe Koundé, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Selon une source officielle locale jointe au téléphone par CNC, l’attaque, perpétrée par les éléments rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), aurait fait 2 morts et trois blessés du côté des forces mixtes FACA (forces armées centrafricaines) – Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique).
Cependant, une autre source a indiqué à CNC que l’attaque aurait fait 3 morts, dont un sergent et un caporal FACA, mais également un gendarme centrafricain. Selon la même source, toutes les victimes seraient exclusivement du côté des FACA tombées dans une embuscade.
Le mercredi 17 juin, la Minusca et les FACA avaient lancé une opération contre les positions de 3R dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé. L’objectif, selon la Minusca est de mettre fin aux violences du mouvement rebelle 3R contre les populations civiles et l’État :
« L’opération conjointe avec les FACA a pour objectifs de pousser le 3R et Sidiki Abass à revenir complètement dans l’APPR-RCA en cessant sa politique expansionniste vers le Nord et sud-est de cette région de la RCA, à assurer la protection des populations et à rétablir l’autorité de l’État, dans les zones où elle a pu être mise en difficulté par les actions du groupe armé », a annoncé la Minusca, 20 jours après son second ultimatum au 3R de cesser immédiatement son ambition expansionniste et quitter sans condition la brigade de gendarmerie de Besson (Nana-Mambéré ), occupée en violation de l’accord de paix ». Ce que le 3R avait complètement nié, et parle plutôt de la diffamation à son égard.
Rappelons que le mouvement 3R, dirigé par le sulfureux Abass Sidiki, est l’un des 14 groupes armés signataires de l’accord de paix de Khartoum du 6 février 2019. Malheureusement, trois mois après la signature de cet accord, ce groupe armé est impliqué dans un massacre de plus de 46 civils dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, puis poursuit ses actes criminels dans la région jusqu’à ce jour.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/masque-pour-la-lutte-contre-le-Covid-19-confectionné-par-lassociation-Action-pour-la-Promotion-Rurale-en-République-Centrafricaine-et-lassociation-ACCES-SOLIDARITE-450×409.jpg” alt=”Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/rca) et l’association ACCES SOLIDARITE.” width=”450″ height=”409″ />Masque produit par l’association Action pour la Promotion Rurale en République Centrafricaine (APR/RCA) et l’association ACCES SOLIDARITE.
Bangui, République centrafricaine, 20 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique ) – Selon le ministère de la Santé et de la Population, les 122 nouveaux cas sont de sexe masculin et féminin, âgés de 02 à 86 ans. Ils sont actuellement pris en charge par les autorités sanitaires du pays. Ce qui porte en tout deux mille huit-cent huit (2808 ) cas confirmés officiellement par le ministère de la Santé de la population ce samedi 20 juin 2020.
C’est dans un communiqué de presse en date du 20 juin 2020 que le ministère de la Santé et de la Population a annoncé au public la confirmation de cent vingt-deux (122) nouveaux cas de Covid-19 en République centrafricaine. Il s’agit des sujets du sexe masculin (87 ) et féminin (35). Leur tranche d’âge varie de 02 à 86 ans. La confirmation a été faite à l’issue de tests de diagnostic effectués le 19 juin 2020 à Bangui.
Dans son communiqué, le ministère de la Santé a également indiqué que parmi les cent vingt-deux (122) nouveaux sujets infectés, les cas importés sont au nombre de 03, et les cas à transmission locale au nombre de 119.
A ce jour, le nombre total de cas confirmés est de 2808 dont 472 guéris et 23 décès (05 en mlieu hospitalier et 18 en milieu extra hospitalier).
Pour l’heure, les dispositions sont prises pour le traitement des patients ainsi que la recherche et le suivi des contacts.
Bozoum, République centrafricaine, 20 juin (Corbeaunews-Centrafrique) – C’est désormais officiel. Les Anti-Balaka exigent le départ immédiat et sans condition du préfet de l’Ouham-Péndé. Selon eux, celui-ci serait complice, pour ne pas dire à la solde du chef rebelle Abass Sidiki de 3R.
Les preuves sont là, disaient-ils.
Cet ultimatum des miliciens Anti-Balaka de Bozoum intervient quelques heures après le transfèrement sur Bouar de trois présumés combattants rebelles de 3R arrêtés par les miliciens Anti-Balaka et remis aux forces de l’ordre le 11 juin 2020.
En effet, ce jeudi 18 juin, derrière le centre culturel de Bozoum, s’est tenue vers 8 heures du matin une réunion de la coordination locale de la milice Anti-Balaka. Plusieurs personnalités de la préfecture, sous-préfecture, de la mairie et de la société civile ont été conviées.
L’ordre du jour était de brandir publiquement les preuves qui accablent le préfet de l’Ouham-Péndé dans ses actes de complicité avec le mouvement rebelle 3R, auxquels on peut citer la récente libération de trois sujets peuls, soupçonnés d’être des éléments de Abass Sidiki, arrêtés le 11 juin dernier à proximité du marché central de Bozoum.
Selon le coordinateur des Anti-Balaka de Bozoum, les trois suspects auraient été libérés par le préfet au cours de leur transfèrement sur Bouar, et ce, contre un versement de pot-de-vin de 1,5 million de francs CFA.
Pour les Anti-Balaka, cela s’appelle « haute trahison ».En conséquence, ils demandent sa démission dans l’immédiat.
Pour l’heure, ce sont les députés de Bozoum qui tentent de calmer le jeu, mais la tension est toujours palpable.
Joint au téléphone, le Préfet n’a pas souhaité commenter cette affaire. Mais l’un de ses proches à indiqué à CNC qu’il aurait agit sur ordre de Bangui. Mais qui est ce Bangui ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Bozoum-ouham-pende-centrafrique-450×189.jpg” alt=”bozoum-ouham-pende-centrafrique” width=”450″ height=”189″ />Bozoum, chef lieu de la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine.
Bozoum, République centrafricaine, 20 juin (Corbeaunews-Centrafrique) – Le sous-préfet de Bozoum, monsieur Nganabeam-Ketté Bienvenu est un cadre influent du mouvement MCU du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Sa décision de nommer son propre maire à la commune de Birvan-Bole, située sur l’axe Bouar n’a pas été bien accueilli par les membres de la délégation spéciale de cette ville.
« Ce n’est pas dans les prérogatives d’un sous-préfet de nommer un Président de la délégation spéciale de sa commune. On ne sait pas pour quelle raison que monsieur Nganabeam-Ketté Bienvenu a pris cette décision, mais je peux vous dire que celle-ci est illégale », s’alarme un cadre de la mairie de Birvan-Bole.
En effet, il y a quelques jours, après le décès de l’ancien Président de la délégation de la commune de Birvan-Bole nommé récemment par décret présidentiel, le sous-préfet de Bozoum, monsieur Nganabeam-Ketté Bienvenu, qui n’a pas voulu attendre Bangui pour la nomination d’un nouveau maire, préfère procéder à la nomination verbale de sieur Gaston Namsana comme nouveau Président de la délégation de la commune de Birvan-Bole.
Selon des sources locales, monsieur Gaston Namsana aurait versé un pot de vin de 300 000 francs CFA au sous-préfet de Bozoum avant sa nomination à la tête de la mairie de Birvan-Bole.
Mais ce qui est étrange dans cette affaire, cette désignation a été faite verbalement par le sous-préfet de Bozoum. Il n’y a donc aucun document officiel qui peut l’appuyer.
Pour l’heure, c’est la colère et l’indignation à la mairie de Birvan-Bole, à tel point que certains surnomment le sous-préfet Ali Darassa.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, 20 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – Devant la difficulté notoire et apparente de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) d’organiser les élections fiables dans les délais constitutionnels, l’avis de la Cour constitutionnelle n*015/CC/20 du 05 juin 2020 relatif à la modification de certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016 sonne comme l’ultime recours pour éviter l’implosion du pays par des violences multiformes.
De prime abord, il est important de rappeler que le « fait » caractérise une situation effective, réelle même si elle est anormale ou illégale. Dans le cas de l’espèce et devant l’évidence de la primauté du « fait » sur le « droit », les forces vives de la nation seront convoquées dans un bref délai par le pouvoir selon un chronogramme raisonnable de baliser le devenir du processus électoral en cas de défaillance technique et logistique de l’Autorité Nationale des Élections de tenir le calendrier électoral initial. Cette concertation citoyenne privilégiée par la Cour constitutionnelle qui protègera nos acquis démocratiques au détriment de la transition politique est un moindre mal pour sauver notre démocratie.
Ces raounds de négociations et de pourparlers qui se profilent doivent définir le cadre fondamental d’une émergence démocratique participative et prospère. Les enjeux et les défis de cette concertation citoyenne sont énormes et exigent une minutie et de la hauteur pour aboutir à un protocole consensuel, unanime qui n’a comme dénominateur commun que l’intérêt supérieur de la nation.
Habité par le souci de réussite de cette rencontre républicaine, le citoyen lambda s’interroge :
Quelles seront les formes, les conditions, la durée et les différents acteurs de cette discussion
nationale ? La classe politique centrafricaine décrédibilisée aux yeux de la jeunesse sera t-elle unanime pour garder l’actuel président de la république à la tête du pays au delà de son mandat ?
En outre et à l’issue de cette période transitoire, le président de la république sortant serait-il candidat à sa propre succession puisque la constitution la lui autorise ? Pourquoi la Cour constitutionnelle, en proposant la concertation politique n’a pas tranché sur cette question ? A qui reviendra de droit le poste de premier ministre, chef du gouvernement ? Allons-nous assister à une énième cohabitation politique comme par le passé ? Comment se feront la redistribution des ministères régaliens ? Peut-on à ce stade parler d’un gouvernement d’union nationale ou de large ouverture ?
A l’image du fiasco des accords de paix de Khartoum, quels seront les rôles et la place des groupes armés dans ce processus de concertation ? Quels seront les rôles et influences des congrégations religieuses dans ces échanges ?
Enfin, les conclusions de cette concertation seront-elles approuvées et validées par le conseil de sécurité de l’ONU ?
Au delà de ces multiples questionnements, on constate que le « droit » n’est que la légitimation des « faits » mais nous souhaitons mettre en garde les différents acteurs de la vie politique centrafricaine contre le risque de la jurisprudence du président Kabila en République démocratique du Congo.
En effet, le président congolais avait profité de cette période transitoire (glissement du calendrier électoral) pour verrouiller tout le dispositif en remettant le pouvoir à un candidat de son gré au détriment de l’expression de la volonté souveraine du peuple. Ce dernier avait également confisqué le pouvoir législatif en désignant majoritairement ses députés à l’assemblée nationale rendant ainsi le jeu démocratique en sa faveur…Kabila est parti mais son influent système demeure rendant la tâche difficile au nouveau président pour réaliser ses promesses de campagne.
Pour finir, le pouvoir de Bangui dispose encore d’un ultime moyen d’éviter, d’économiser le risque d’échec de ce processus de concertation…organisé les élections groupées dans les délais constitutionnels.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/patrouille-mixte_fsi_et_minusca_a_Bambari_corbeaunews-450×229.jpg” alt=”Une patrouille mixte Minusca et forces de sécurité intérieure à Bambari en 2017. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.” width=”450″ height=”229″ />Une patrouille mixte Minusca et forces de sécurité intérieure à Bambari en 2017. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.
Bambari, République centrafricaine, 19 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – depuis près d’une heure, c’est la psychose qui gagne les habitants de la ville de Bambari. Les commerces et les administration sont fermés. Le niveau de la sécurité autour, mais également à l’intérieur de la ville est renforcé.
Selon des informations parvenues au bureau de la préfecture, la présence massive des combattants rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) est signalée à Bambari depuis quelques heures. Ils auraient pris position d’attaque autour de l’évêché. Cette présence fait suite à l’assassinat d’un sujet peul ce vendredi 19 juin au quartier Évêché, non loin de l’église catholique par un groupe d’individus encore non identifié.
Pour l’heure, c’est la débandade générale au marché central. Même les commerces et les administration sont fermés pour des raisons de sécurité.
Les soldats FACA ont également pris position dans la ville, et les forces de la Minusca et les FSI multiplient des patrouilles.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/logo-coalition-de-désiré-erenon-450×422.jpg” alt=”LOGO DE L’UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR” width=”450″ height=”422″ />LOGO DE L’UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT (USR
Bangui, République centrafricaine, 19 juin (Corbeaunews-Centrafrique) – De sources dignes de foi, des centrafricains réfléchiraient à la création d’une plateforme politique, UNION SACREE POUR LE RELEVEMENT(USR).
En effet, cette plateforme serait composée de citoyens centrafricains issus de divers horizons, personnalités politiques, figures intellectuelles, membres de la société civile, jeunes, femmes, étudiants, retraités etc.
De façon globale, cette dynamique non partisane viserait à lutter et à proposer à travers le débat, des solutions idoines pour le relèvement de la rca.
CNC reviendra avec plus de détails sur ce dossier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/PDCA-logo-centrafrique-serge-wafio-450×257.png” alt=”logo du parti démocratique centrafricain (PDCA) de jean serge Wafio” width=”450″ height=”257″ />Logo officiel du parti PDCA
LES REPRESENTANTS DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE A BANGUI DOIVENT FAIRE LEUR MEA CULPA ET DEMANDER PARDON AU PEUPLE CENTRAFRICAIN
Les partenaires classiques de Centrafrique, l’Union Européenne-UE, les Nations Unies-NU, l’Union Africaine-UA, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale-CEEAC, à travers leurs Représentants, doivent faire leur mea culpa et demander pardon au Peuple Centrafricain maintenu dans la misère durant des décennies par leurs faits et complicités.
Centrafrique qui avait ployé sous les précédents régimes politiques dictatoriaux et exclusifs installés par la FrançAfrique, durant 639 mois (août 1960-mars 2013), s’est totalement écroulé durant les 291 jours (24 mars 2013-10 janvier 2014) de la gestion des pouvoirs de l’Etat par la coalition seleka. Bien qu’étant estomaqués, humiliés, certains Leaders Politiques ont surmonté leurs états d’âmes pour proposer d’idoines alternatives afin de sortir définitivement du cercle infernal des crises militaro-politiques qui durent depuis 1966, après analyses-constats (1) des limites des forces internationales d’interposition en Centrafrique, (2) de l’instabilité politique voulue et sibylline ment entretenue par les Autorités Politiques de l’ancienne puissance colonisatrice et (3) la déduction de l’impérative nécessité d’un schéma centrafricain consensuel de sortie définitive de crises, axé sur,
L’urgente réactivation et effective opérationnalité des Forces de Sécurité et de Défense pour restaurer l’ordre sécuritaire républicain mis à mal,
Les impératives restauration de l’Autorité de l’Etat et réactivation de l’Autorité et des Services Judiciaires,
La réactivation des administrations nationale, territoriale et locale,
Les convocations des réunions des principaux Responsables des administrations territoriale et locale pour de nouvelles donnes politico-socio-économiques et transfrontalières,
La tenue d’un dialogue ou conférence nationale ou encore concertation citoyenne pour la refondation de la Nation Centrafricaine déchirée,
dont la mise en œuvre sera réalisée avec les appuis des partenaires. Ce schéma a été balayé de revers de main par ces partenaires qui ont utilisé la CEEAC pour imposer à Ndjaména (Tchad), en janvier 2014, une transition qu’ils ont trouvé chancelante par la suite, et y ont mis fin en imposant des élections mal organisées de 2015-2016 pour se sauver la face et et donner au Peuple Centrafricain un Président de la République ‘’ déclaré démocratiquement élu’’, complexifiant ainsi la situation socio-politique nationale. A peine six (6) mois de gestion des pouvoirs de l’Etat, les premières dérives (parjure, violations de la constitution, culte de personnalité…) ont éveillé la conscience des Leaders Politiques qui ont commencé à lancer des alertes aux Autorités Politiques de Bangui, déjà préoccupées, non seulement pour des enrichissements immédiats, mais ont envisagé et commencé à entreprendre des manœuvres dilatoires pour s’accrocher au pouvoir, en évoquant un énième dialogue qui se tiendra uniquement entre pouvoirs publics et les groupes armés qui contrôlent 80 % du territoire national….. Demander au pyromane de faire le sapeur-pompier….. Quelle bizarre logique….. ?
Récusé par l’opinion populaire nationale, les partenaires classiques, non seulement vont financer le dialogue de Khartoum (Soudan), parrainé par l’UA, dont l’accord, à peine signé, connaît 50 à 70 violations par semaine (cf rapport de Mr MANKEUR NDIAYE, patron de la Minusca, à SEM le Secrétaire Général des Nations Unies de septembre 2019), mais encore vont le déclarer comme seul document de référence pour organiser la vie politique nationale et supérieur à la constitution de la République ; et en février 2020, pour sauver ce dit accord déjà mort-né, les Autorités Politiques Bangui ont fait sabrer le champagne, alors que le groupe de NDARASSA se livrait à des tueries de masse à Alindao et les groupes RPRC, PRCN et MLC se livraient à d’autres tueries de masse à Birao, Bria et Ndélé.
Pour avoir soutenu ou financé ce dialogue, les partenaires classiques se sont faits les complices du Président TOUADERA dans la violation de la constitution de la République et, par voie de conséquence, ont méprisé le Peuple Centrafricain.
En ce mois de mai 2020, nous sommes témoins d’un revirement diplomatique de cette communauté internationale de Bangui. Pendant de longs mois, les Leaders Politiques visionnaires avaient préconisé une concertation citoyenne pour un schéma politique consensuel, vu le spectre d’un vide constitutionnel qui se profilait. En réponse, Mr CHERGUI de l’UA, droit dans ses bottes, avait nargué ces Leaders en déclarant avec vive et intelligible voix que les élections se tiendront bien à dates constitutionnelles retenues. Mais, au lieu d’être témoins de minutieuses préparations de la part des Autorités Politiques de Bangui, les Leaders Politiques et Sociaux vont décrier les manœuvres dilatoires du camp présidentiel tendant à modifier la constitution de la République, d’où désolidarisation de la communauté internationale de Bangui de cette initiative.
Mieux vaut tard que jamais ; la communauté internationale de Bangui, qui se faisait l’alpha et l’oméga de la politique nationale, finit par faire œuvre politique et diplomatique utile en reconnaissant et admettant que la concertation des Forces Vives de la Nation constitue l’idoine alternative, emboîtant le pas à la Cour Constitutionnelle qui a renvoyé toute la classe politique à une concertation citoyenne, parce que la solution à la crise est politique et centrafricaine. Pour que cette reconnaissance soit totale et pour que la communauté internationale de Bangui se refasse une virginité, elle se doit de faire son mea culpa et demander pardon au Peuple Centrafricain.
La vie politique nationale ne peut plus continuer d’être décidée dans les doucets bureaux à Addis-Abeba, à Libreville, à Ndjaména,à Brazzaville, à Saint’Egidio, à New York, à paris ou encore à Bruxelles, mais désormais à Bangui, en terre centrafricaine, parce que ce sont les Oubanguiens hier, et Centrafricains aujourd’hui, qui ont connu et continuent de connaître les bestialisassions de la période coloniale et les affres des nombreuses crises militaro-politiques ( tueries de masse par de nombreux mercenaires importés, viols des Centrafricaines, destruction du patrimoine national et des biens publics et privés…..), créées et entretenues à dessein pour piller Centrafrique.
Il est, enfin, temps que les justes visions des Leaders Politiques Centrafricains et leurs vérités leur soient reconnue comme telles. Il est aussi temps de reconnaître aux Centrafricains leurs droits de faire leurs choix de société selon leurs propres intérêts. Et il est également temps que les Centrafricains osent désormais un audace national et réussissent un patriotisme politique conséquent. Et la seule alternative qui s’offre à eux pour ne pas connaître une désintégration ou une déflagration encore plus terrible, est et demeure une concertation citoyenne pour la refondation de la Nation Centrafricaine, et c’est, seule, cette concertation citoyenne qui mettra les Centrafricains en face d’eux-mêmes, de se regarder les yeux dans les yeux et leur permettra, après une introspection commune, (1) une prise de conscience collective, (2) l’adoption de manière consensuelle des mesures et éthiques à travers lesquelles chaque Centrafricain devrait s’y retrouver et (3) la détermination de manière consensuelle des axes pour les choix de société conséquents et les approches pour les délégations et gestions des pouvoirs du Peuple. Par cette concertation citoyenne, le Peuple Centrafricain se réconciliera avec lui-même, ce qui permettra d’effacer de manière définitive et sincère les séquelles des différents régimes politiques qui ont eu à gérer les pouvoirs du Peuple de manière exclusive et sur fond de manipulations politiciennes pour d’autres intérêts que ceux du Peuple Centrafricain.
En termes, mieux dits ou sociologiques, ‘’ une concertation citoyenne pour une libération psychologique et une compréhension partagée des alternatives pour des actions communes conséquentes’’.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/faustin-archange-touadera-lan-quatre-450×299.jpg” alt=”faustin archange touadera l’an quatre” width=”450″ height=”299″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.
Bangui, République centrafricaine, 19 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – Le 10 Juin dernier, un jet privé Dassault Falcon 900EX immatriculé F-HREG est venu chercher le Président Touadéra pour un court déplacement à Ouagadougou. Alors que la Présidence du Faso communiquait sur le caractère strictement privé de cette visite, la présidence centrafricaine évoquait elle une « visite
de travail ».
Logé à l’hôtel Laico Ouaga 2000 où le Président Roch Kaboré l’a accueilli, Faustin-Archange Touadéra était accompagné par son Directeur de
cabinet Obed Namsio.
Au moment où les frontières sont censées être closes pour cause de covid-19, beaucoup d’observateurs se sont interrogés sur les motifs de cette visite…
Ce jet privé Dassault Falcon 900 appartient à l’homme d’affaires burkinabè Mohamadou Bonkoungou. Le PDG du groupe EBOMAF possède ainsi une flotte de six
aéronefs (dont un Airbus A318, un Falcon 7X et ce Falcon 900), affrétés notamment pour ses clients, des hommes d’affaires et des chefs d’Etat lui permettant
de soigner son réseau et de discuter affaires lors des trajets. Ce jet privé a ainsi été auparavant emprunté par les Présidents Félix Tshisekedi, Patrice
Talon, Mahamadou Issoufou ou encore Alassane Ouattara etc…
Bonkoungou qui avait déjà été reçu à Bangui par le Président Touadéra, en présence du Ministre des Finances Dondra en Août 2016 était déjà en contact (au
temps où Bozizé occupait le Palais de la Renaissance) avec Sylvain Ndoutingaï (qui fut le mentor de Obed Namsio, l’actuel Directeur de Cabinet de Touadéra)
lequel est d’ailleurs à Ouagadougou depuis le début de l’année…
EBOMAF est en réalité un prête nom de l’ancien Président Blaise Compaoré et ses alliés au Burkina Faso et dans la sous-région. Quand EBOMAF est créée,
Roch Kaboré est alors Ministre des Transports et de la Communication et Blaise Compaoré occupe le palais de Kosyam depuis deux années. Mohamadou Bonkoungou
est présenté à Blaise Compaoré par la belle-mère de François Compaoré Alizéta Ouédraogo et le général Diendéré (responsable des services de renseignements
et chef d’état-major particulier du Président). Compaoré et Diendéré vont alors œuvrer pour introduire EBOMAF auprès des chefs d’Etats de la sous-région
(notamment Bénin, Togo, Côté d’Ivoire, Mali) afin d’y obtenir des marchés essentiellement dans les secteurs du BTP et des mines (pour la construction,
l’aménagement des sites miniers et la location de matériel) moyennant de très importantes rétro-commissions octroyées aux chefs d’Etats dans des comptes
offshore à l’étranger. C’est ainsi que Blaise Compaoré et Roch Kaboré conservent aujourd’hui à travers EBOMAF des intérêts communs et Roch Kaboré a ouvert
pour EBOMAF le marché de la République Centrafricaine.
Car le but de cette visite de Touadéra à Ouagadougou le 10 Juin dernier n’est pas d’accentuer les relations bilatérales entre le Burkina Faso et la République
Centrafricaine ainsi que l’a affirmé la Présidence de RCA mais plutôt d’octroyer des marchés à EBOMAF dans le BTP, la location de jets privés et de matériels
en échange de juteuses rétro-commissions et des intérêts immobiliers au Burkina Faso pour le compte personnel du Président Touadéra…
Mohamadou Bonkoungou qui apprécie avoir de luxueuses propriétés dans les pays de ses clients et amis chefs d’Etats a d’ailleurs récemment acheté une maison fraîchement achevée pour 1 milliard de FCFA (juste en face de la station Tradex, hôtel Oubangui – photo jointe).
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/abakar-sabome-450×450.jpg” alt=”Abakar Sabome” width=”450″ height=”450″ />Le chef rebelle Abakar Sabome
Bangui, République centrafricaine, 19 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – La réplique vigoureuse de M Abacar Sabone (AS) à M Fidèle Gouandjika (FG) prouve que la RCA est confrontée à une guerre hybride ou asymétrique que lui impose l’ex-coalition Séléka depuis le 24 Mars 2013.
A côté de la Minusca, les FACA sans moyens repoussent les attaques de l’UPC à Obo avec un patriotisme exemplaire le 23 Mai 2020.
Le 19 Mai 2020, les assassins d’Awa Hassan et son bébé Amin Souleyman, Kalite Azore et ses hommes sont arrêtés à Ndélé.
Cette nouvelle guerre accorde une importance à des moyens non militaires dont l’instrumentalisation des oppositions internes et la guerre de l’information. Cette dernière ouvre des possibilités asymétriques utiles. Le but ici est d’éviter l’engagement militaire direct. Cependant, les origines de cette instabilité se retrouvent aussi dans l’histoire des relations entre la RCA, le Tchad, le Cameroun et le Soudan.
En effet, le seul Etat organisé en Afrique centrale au XVI° siècle est l’Empire du Kanem Bornou, fondé vers le VIII° siècle par la dynastie Teda, population noire chamelière originellement établie au Nord du Tchad actuel. Sa capitale fut la ville de Njimi.
Cet Empire subsistera jusqu’à la colonisation a exercé une influence considérable sur tout le Soudan central.
De nombreuses structures du Bornou préislamiques se retrouvent dans l’organisation interne des groupements Baya, ethnies situées au Nord de la RCA actuelle.
L’histoire sociale de toutes les régions voisines de cet Etat tient compte de sa civilisation et de ses institutions.
Les crises contemporaines en RCA sont héritières de cette histoire.
CHANGEMENT DE LA PENSEE POLITIQUE D’ABACAR SABONE ?
Sabone est le fondateur du groupe politico-militaire Sursaut Patriotique pour le Redressement National (SPRN) qui n’a rien à voir avec la religion. C’est un sursaut patriotique explique-t-il à A. Mbata. Ancien Conseiller de Michel Djotodia. En 2013, il propose la partition de la RCA : les chrétiens au Sud, les musulmans au Nord.
Avec Djotodia ils créent le 14 Septembre 2006 l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) à Kigali au Rwanda. Un mouvement politico-militaire à dominante Goula, basé dans le Nord-est du pays – Ils ont déclenché la 1ère guerre civile en RCA en 2004/2007 et 2012/2013.
Sabone est un ancien Libérateur avec François Bozizé en 2003. Puis il rejoint l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) de Jean Jacques Démafouth et l’ex-coalition Séléka en 2012.
“Le peuple a beaucoup souffert et nous n’accepterons plus que nos enfants, nos mamans continuent malheureusement de verser des larmes. En tant que Centrafricains, nous avons l’obligation d’agir pour sauver la Nation et alléger la souffrance du Peuple” (A Sabone).
Devant les Cours magistraux de F. Gouandjika, A Sabone propose la démocratie, la liberté d’expression, la vigilance et le patriotisme. Il semble avoir changé sa vision politique de la crise en RCA. Mais c’est sur des actes qu’il sera jugé. L’exemple de l’échec de l’accord de Khartoum de 2019 maintenu sous perfusion par la communauté internationale, le pouvoir de Bangui et les groupes armés et autres mercenaires. Il doit convaincre les Centrafricains qu’il a évolué sur son idée de partition de la RCA et sa demande d’amnistie générale.
FIDELE GOUANDJIKA EST-IL “EN MISSION” AVEC SES COURS MAGISTRAUX ?
1° Il dit se baser sur l’Art. 15 de la Constitution : “La Liberté d’informer, d’exprimer et de diffuser ses opinions par la parole, la plume l’image et tout autre moyen de communication sous réserve du respect des droits d’autrui individuellement et collectivement”, A Sabone ajoute : “Mon droit à la parole est une contribution. Il faut parler pour que les gens sachent. Si tu ne dis rien, les gens ne savent rien. Nous sommes 4 millions. S’il y en a un qui dit qu’il connaît tout parle avec des mensonges ce n’est pas bien”.
Il faut que d’autres fils du pays se lèvent pour porter la contradiction insiste-t-il. C’est de la contradiction que jaillit la lumière et la compréhension. Si Gouandjika aime la personne il fait son apologie. S’il ne l’aime pas il lui colle des accusations, dit encore AS.
“J’invite les Centrafricains à faire “leurs” investigations sur tout ce que raconte F Gouandjika. Car toutes les personnes dont il parle ne sont pas mortes. Allez les interroger pour savoir si ce qu’il dit est vrai ou pas. Il a ses fanatiques et une équipe”.
2° Selon A. Sabone, la mission de F. Gouandjaka est de dérouter les Centrafricains de la réforme constitutionnelle, des élections, parce que le pouvoir est sous pression a le souffle coupé. Il sort une stratégie: les cours magistraux.
Les Centrafricains n’attendent des cours magistraux pour connaître l’histoire de la RCA. Le pouvoir l’envoie pour venir embrouiller les jeunes avec le virus du mensonge pour qu’ils oublient les vrais problèmes.
“Que dit FG de la révision de la Constitution? Que dit-il des élections? Que dit-il de gouvernances, du MCU? Qu dit-il des accusations des vols à la SOCATEL? Des 20 milliards pour la relance du coton?, Des 600 tracteurs à Douala?” dénonce encore A Sabone.
“FG se contente de parler des régimes passés: Patassé, Kolingba, Dacko, Bozizé. Et Touadéra? C’est ce qui nous intéresse. C’est ce que nous voulons savoir dit AS.
“Le plan des cours magistraux vont nous conduire après les élections, après la retouche de la constitution. Dites-lui de commencer sur le régime actuel. Le pays est malade dans un état comateux. Nous cherchons des remèdes pour le soigner”.
“Le pays saigne, pleure, brimé par les groupes armés. Quand tout deviendra normal, tu viendras avec tes cours magistraux. Nous voulons la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, la préservation de l’unité nationale, la transparence dans la gestion de la chose publique”.
“Vous êtes en pré-campagne. Rien ne marche dans le pays. Vous avez pris le pays et le peuple en otage. Vous le pillez au maximum avec les groupes armés. Ta mission, salir les hommes politiques crédibles, réveiller la haine. On répond aux imbéciles par le silence” A Sabone.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hopital-communautaire-bangui-centrafrique-corbeaunews-uscul-450×337.jpg” alt=”Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”337″ />Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui, République centrafricaine, 18 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – mercredi, 17 juin vers 19h30, les services d’intervention de la police et de la gendarmerie ont été appelés d’urgence à l’hôpital communautaire de Bangui. Sur place, une impressionnante foule des personnes en colère menaçait de s’en prendre au personnel soignant dudit hôpital. Au final, deux présumés meneurs du trouble ont été interpellés et placés en garde à vue à la gendarmerie.
Selon les premiers éléments d’informations recueillis sur le lieu de l’incident, tout a commencé ce mercredi 17 juin vers 19 heures quand madame Chantale Gonedé, âgée de 42 ans, qui se sentait fiévreuse, est arrivée aux urgences de l’hôpital communautaire. Après quelques minutes de diagnostic, l’infirmière soignante lui proposait un cocktail d’injection. Ce qu’elle a immédiatement accepté. Malheureusement, au moment de son injection, madame Chantale Gonedé perd conscience et meurt comme du jeu devant l’impuissance de l’infirmière. Et la nouvelle de son décès circulait comme une traînée de poudre dans son quartier. C’est en ce sens que plusieurs dizaines des personnes, connaissant madame Chantale Gonedé, n’ont pas voulu y croire. Ils se sont dirigés vers l’hôpital communautaire pour manifester leur mécontentement. Et c’est la chasse à l’homme qui commence au sein de l’hôpital communautaire aux environs de 19h30. Les infirmiers, sages-femmes, internes, etc. ont pris la fuite pour se cacher sous les lits des malades, et d’autres ont préféré sauter sur le mur pour s’échapper. C’est la confusion totale, les policiers de la compagnie nationale de sécurité (CNS) en faction à l’entrée de cet hôpital n’ont pas pu contenir la foule en colère. Des renforts ont été sollicités, et une équipe des unités d’intervention de la police et de la gendarmerie est arrivée en renfort sur le lieu de l’incident. Après une heure d’affrontements, le calme est revenu, et deux des manifestants ont également été interpellés et placé en garde à vue à la gendarmerie.
Pour l’heure, on ignore si une information judiciaire a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances du décès de madame Chantale Gonedé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/Les-travaux-démarrent-pour-un-nouveau-centre-de-traitement-Covid-19-à-Bangui-dédié-à-la-prise-en-charge-des-patients-avec-des-formes-sévères-de-la-maladie-450×253.jpg” alt=”Les travaux démarrent pour un nouveau centre de traitement Covid-19 à Bangui dédié à la prise en charge des patients avec des formes sévères de la maladie” width=”450″ height=”253″ />CopyrightMSF
Bangui, République centrafricaine, – 18 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique).
En appui à la riposte contre la Covid-19 coordonnée par les autorités nationales, Médecins Sans Frontières est actuellement mobilisé pour ouvrir un nouveau Centre de traitement à Bangui.
Ce centre sera dédié à la prise en charge des patients qui souffrent de syndromes respiratoires aigus, fréquents dans les formes les plus sévères de la maladie Covid-19, et qui ont besoin d’un apport important en oxygène. Tous les soins fournis aux malades à l’intérieur de ce centre seront gratuits, que ce soit l’oxygénothérapie, les traitements, la gestion de la douleur ou les bilans médicaux.
Les travaux pour monter la structure, temporaire et sous tentes, viennent de commencer, sur un terrain à proximité du stade Barthélémy Boganda, dans le 1er arrondissement de Bangui, en accord avec toutes les autorités locales concernées. Ils devraient durer au moins trois semaines avant que le Centre ne puisse ouvrir ses portes avec une capacité initiale de 24 lits.
Toutes les précautions sont prises pour limiter les risques de transmission du virus à l’intérieur et autour de la structure. En tant qu’organisation médicale humanitaire, Médecins Sans Frontières fait de la protection du personnel soignant et de la mise en œuvre des protocoles de contrôle et de prévention des infections une de ses priorités.
Alors que la République Centrafricaine enregistre 2 564 cas confirmés de Covid-19 (au 17 juin selon le Ministère de la Santé), Médecins Sans Frontières soutient les efforts engagés pour faire face à la pandémie et continue de répondre aux autres urgences sanitaires du pays telles que la mortalité infantile et maternelle, les violences sexuelles, le paludisme, la rougeole, le VIH/Sida, à travers 13 programmes à Bangui et dans les provinces.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/croisement-énerca-télécel-tribunal-à-bangui-le-10-juin-2020-par-anselme-mbata-450×302.jpg” alt=”Croisement ÉNERCA-TÉLÉCEL-TRIBUNAL sur l’avenue de l’indépendance à Bangui, le 10 juin 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”302″ />Avenue de l’indépendance à hauteur du croisement ÉNERCA-TÉLÉCEL-TRIBUNAL à Bangui, le 10 juin 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, 18 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – Un homme a été placé en détention à la compagnie de circulation routière (CCR) ce mercredi 17 juin à Bangui pour avoir refusé de s’arrêter lors d’un contrôle routier et avoir blessé deux policiers.
Le conducteur, un taximan d’une trentaine d’années, au volant de son véhicule en provenance du centre-ville, sans permis de conduire, et en état d’ivresse , a été sommé de s’arrêter par deux agents de la police de la CCR au croisement Songo-Night (ÉNERCA-TÉLÉCEL-TRIBUNAL). Mais l’homme refuse d’obtempérer aux injonctions des policiers, et fonce sur eux.
Vue l’intention criminelle du conducteur, l’un des policiers arrive à éviter de justesse le véhicule, tandis que le second saute sur le capot et arrive à se maintenir grâce aux deux essuie-glace qu’il tenait de main de fer.
Pendant ce temps, le taximan continue de rouler au moins 2 kilomètres avec le policier sur le capot de son véhicule. Mais ce n’est pas tout. Il faisait de zigzag avec son taxi pour tenter de faire tomber le policier, mais celui-ci se tenait bien jusqu’au niveau de la cathédrale où le chauffard a été arrêté par une équipe des forces de l’ordre positionnée devant le centre artisanal, sur l’avenue de l’indépendance.
Arrêté et transféré à la compagnie de circulation routière, l’homme pourrait être accusé des chefs de refus d’obtempérer avec mise en danger délibérée de la vie d’autrui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/le-chef-rebelle-Abbas-Sidiki-à-Bouar-le-17-novembre-2019-par-cnc-450×410.jpg” alt=”les électeurs devant un bureau de vote” width=”450″ height=”410″ />Le chef rebelle Abbas Sidiki, ici à Bouar, le 17 novembre 2019. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique
Bouar, République centrafricaine, 18 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – Une perquisition a eu lieu à Bouar, capitale de la Nana-Mambéré, ce mercredi 17 juin à la résidence administrative et au bureau du chef rebelle Abass Sidiki, principal suspect dans l’attaque contre la base des USMS à Bouar, et celle contre la base de la Minusca à Pougole, dans l’Ouham-Péndé.
Durant plusieurs heures, les enquêteurs ont perquisitionné discrètement le bureau du chef rebelle situé à proximité de la préfecture, et sa résidence de camp des fonctionnaires.
La perquisition a eu lieu en présence d’une délégation judiciaire venue de Bangui, composée du procureur général Éric Didier Tambo, le colonel Kossi, directeur de l’école nationale de la gendarmerie, etc.
Selon une source proche du dossier, les enquêteurs n’auraient rien trouvé dans le bureau du chef rebelle, y compris sa résidence, déjà perquisitionnée à plusieurs reprises par le parquet de Bouar.
En outre, les 3 présumés combattants de 3R arrêtés par les soldats FACA quelques heures après l’attaque de la base des USMS le mardi 9 juin ont été extraits de leur cellule de la maison d’arrêt de Bouar et auditionnés à nouveau par les enquêteurs venus de Bangui. On ignore si les trois suspects seront transférés ailleurs ou incarcérés et jugés sur place à Bouar.
Ce mercredi 17 juin, après 48 heures de séjours dans la capitale provinciale de la Nana-Mambéré, le procureur général Éric Didier Tambo et tous les membres de sa délégation sont rentrés à Bangui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/centre-ville-de-bangui-avec-immeuble-orange-et-autres-batiments-le-15-mai-2020-par-cnc-mbata-450×253.jpg” alt=”Bangui, République centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”253″ />Bangui, République centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.
LES LIBERTES PUBLIQUES FACE AUX MESURES DRASTIQUES DE GESTION DE
Mais que reste-t-il de nos droits et libertés à l’épreuve de Covid-19 ?
Un peu partout dans le monde, les sociétés modernes, du moins les sociétés dites civilisées, démocratiques ou libérales sont caractérisées entre autres par la reconnaissance d’un certain nombre de latitudes et de prérogatives qui se sont imposées au fil du temps, comme une nécessité impérieuse à laquelle rien ne peut résister. C’est pourquoi des textes de nature constitutionnelle, conventionnelle ou législative sont intervenus pour entériner ce qu’on appelle «libertés publiques ».
Si a priori les libertés publiques peuvent paraître simples à concevoir, il faut cependant faire remarquer que sous l’angle scientifique, la notion reste un peu délicate à appréhender. Même si sous d’autres cieux, des textes précis dressent un inventaire des libertés publiques et précisent leur valeur juridique comme c’est par exemple le cas au Maroc où il y a un code de libertés publiques, en droit positif centrafricain, aucune disposition ne les définit ni ne les énumère. Cela peut conduire à un certain quiproquo lorsqu’on est en face des termes tels que : droits de l’homme, libertés publiques, droits fondamentaux, libertés fondamentales, etc. Toutefois, pour ne pas s’engouffrer dans des considérations purement doctrinales, il convient de retenir que la liberté publique peut être définie comme « un pouvoir d’autodétermination reconnu par des normes à valeur au moins législative et bénéficiant d’une protection renforcée même à l’égard des pouvoirs publics »[1]. Pour distinguer les droits de l’homme des libertés publiques, le Professeur Makoudi OUAFAE[2] estime que « les droits de l’homme sont des droits inhérents à la nature humaine que chaque individu peut découvrir en lui-même grâce à sa faculté raisonnante. Les droits de l’homme existent en dehors de toute consécration juridique ». Tandis que, « les libertés publiques désignent une consécration juridique des droits de l’homme caractérisée par la place et le rôle de la loi. Les libertés publiques ont un statut législatif et sont essentiellement opposables au pouvoir exécutif » qui ne peut donc pas y déroger.
Alors que nous sommes en plein XXIème siècle où la science et la technique en l’occurrence dans le domaine biomédical, semblent atteindre leur paroxysme, un hostis humani generis[3] vient de nous tomber sur la tête et les scientifiques se démêlent pour nous tirer du péril. En effet, en décembre 2019 une maladie virale appelée maladie à coronavirus ou« COVID-19» [4] avec des origines aussi complexes que mystérieuses a fait son apparition à Wuhan[5] en Chine et s’est rapidement propagée sans obstacle dans le reste du monde au point d’être déclarée pandémie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de mettre certains curieux à la recherche des boucs émissaires ou de remèdes miracles. C’est ce dernier cas qui conduit à de vaines superstitions de diverses natures.
Les coronavirus sont au fait une grande famille de virus qui peuvent provoquer des maladies chez les animaux ou les humains à l’image du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ou pneumopathie atypique qui est la première maladie émergente du XXIe siècle. Chez l’homme, plusieurs coronavirus sont connus pour provoquer des infections respiratoires allant du rhume à des maladies plus graves. Le coronavirus récemment découvert provoque la maladie à coronavirus « Covid-19 » qui était inconnue avant le début de la pandémie à Wuhan.
Face à la montée spectaculaire de ce redoutable ennemi qui a déclaré la guerre à l’humanité, les pouvoirs publics ont fait recours à un certain nombre de mesures draconiennes pour essayer d’endiguer la pandémie. Dès lors il se pose, du moins dans les sociétés démocratiques ou libérales la question du sort des libertés publiques qui, bien qu’ayant constitué le fondement du contrat social, ont été mises entre parenthèses à l’ère du Covid-19. Il en résulte que le respect des libertés fondamentales, principe au cœur des démocraties, s’avère difficilement conciliable avec la gestion sanitaire d’une telle ampleur.
Ce constat nous amène illico presto à soulever un certain nombre de questions : les mesures draconiennes prises un peu partout dans le monde pour lutter contre le Covid-19 sont-elles justifiées par le seul fait des circonstances actuelles ? Ces mesures ne sont-elles pas tragiques pour les libertés publiques ?
Pour trouver des réponses à ces différentes interrogations, il serait judicieux d’avoir un bref aperçu sur les libertés publiques et la santé publique (I) avant de passer en revue l’effectivité de restriction des libertés publiques eu égard aux mesures de gestion du Covid-19 dans les sociétés dites démocratiques (II).
……
Sommaire :
LES LIBERTES PUBLIQUES ET LA SANTE PUBLIQUE
Un bref aperçu théorique sur les libertés publiques
La santé publique : une raison suffisamment nécessaire pouvant justifier la restriction des libertés publiques
L’EFFECTIVITE DE RESTRICTION DES LIBERTES PUBLIQUES EU EGARD AUX MESURES DE GESTION DE LA PANDEMIE DE COVID-19 DANS LES SOCIETES DITES DEMOCRATIQUES
Les entorses aux libertés publiques dans la gestion de la crise sanitaire de Covid-19
Les contrecoups de restriction des libertés publiques sur le plan socio-économique
LES LIBERTES PUBLIQUES ET LA SANTE PUBLIQUE
Après un bref aperçu théorique sur les libertés publiques (A), nous verrons en quoi face au Covid-19 et même à d’autres attaques sanitaires graves, la santé publique est sans conteste une raison suffisamment nécessaire pouvant justifier la restriction des libertés publiques (B).
Un bref aperçu théorique sur les libertés publiques
Le Lexique des termes juridiques[6] assimile les libertés publiques aux droits de l’homme qui sont reconnus, définis et protégés par le droit positif. Il existe plusieurs libertés publiques qui peuvent être classées en trois catégories ;
Les libertés individuelles, qui ont pour but d’assurer à l’individu un pouvoir d’autodétermination vis-à-vis du pouvoir dans les domaines de l’activité physique (sureté personnelle, liberté d’aller et venir, liberté et inviolabilité du domicile), de l’activité intellectuelle et spirituelle reconnues à l’homme en tant que substance pensante (liberté d’opinion, de conscience), de l’activité économique (droit de propriété, liberté du commerce et de l’industrie).La deuxième catégorie englobe les droits politiques qui confèrent à l’individu, en tant que citoyen, la possibilité de participer à l’exercice du pouvoir (droit de vote, éligibilité aux fonctions publiques), etc. Se retrouvent dans la troisième catégorie, les droits sociaux et économiques ou droits de solidarité, qui sont le droit pour l’individu d’exiger de l’Etat certaines prestations (droit au travail, à l’instruction à la santé) en même temps que des droits collectifs (droit syndical, droit de grève).
En République Centrafricaine(RCA) encore appelée « le Centrafrique », la Constitution du 30 mars 2016 reconnaît entre autres à tout individu les libertés d’aller et de venir, de résidence et d’établissement sur l’étendue du territoire (art.5), la liberté de conscience, de réunion, de religion et des cultes (art.10), le droit au travail et aux loisirs (art.11), le droit syndical, d’action syndicale et le droit de grève (art.12), la liberté d’exprimer et de diffuser ses opinions, de manifestation pacifique (art.15), etc. L’essentiel de ces libertés a été déjà consacré dans la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 à laquelle plusieurs Etats ont exprimé leur attachement. De ce fait, toute société qui se veut démocratique ou libérale doit pouvoir respecter ces diverses libertés publiques.
Cependant, les libertés publiques sur lesquelles cette imprégnation a été faite peuvent faire l’objet de restriction en l’occurrence pour la santé publique.
La santé publique : une raison suffisamment nécessaire pouvant justifier la restriction des libertés publiques
L’Etat doit pouvoir garantir à tous un état sanitaire normal. Car c’est un aspect de la salubrité publique qui est une des composantes de l’ordre public.
La santé publique désigne l’ensemble de protections et de moyens visant à maintenir la santé des membres d’une société donnée à travers des actions concrètes conformément à un ensemble de programmes politiques qui prennent en charge l’intérêt général. La santé publique peut être orientée autour de quatre opérations fondamentales, à savoir : la prévention des maladies contagieuses ; le soin des malades et la promotion de la santé ; organisation et prévision des services de diagnostic et de traitement des malades ; enfin, réhabilitation des malades et des infirmes[7].
Les mesures visant à la santé publique peuvent se développer selon des stratégies et des moyens qui font l’objet d’évaluations régulières tendant à déterminer leur intérêt et à mesurer le rapport entre le coût et l’efficacité des mesures prises.
En RCA, après avoir conféré aux agents de la puissance publique l’obligation de protéger la personne humaine dans son article 1er, la Constitution dispose très clairement dans l’article 8 alinéa 4 que : «L’Etat peut, lorsque les circonstances l’exigent et en vue de la protection de la santé publique, prendre des mesures temporaires de contrôle, prévention et même de restriction des libertés ». Ainsi, lorsque la santé de la population en général est gravement menacée, les autorités publiques doivent tout mettre en œuvre pour la protéger et lui garantir santé et longévité. Nul besoin de recourir à des verres optiques pour comprendre, à la lumière des dispositions de cet article que la santé publique est une raison suffisamment nécessaire qui peut justifier en elle-même la restriction des libertés publiques. C’est donc à juste titre que dans son adresse à la nation du 26 mars 2020, Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadéra, Président de la République, Chef de l’Etat tient à rappeler que : « Dans mon adresse du 19 mars 2020, consécutive à la déclaration du premier cas importé de Covid-19, je vous annonçais que d’autres mesures plus contraignantes, justifiées par les impératifs de la santé publique pourront être édictées par le Gouvernement, en fonction de l’évolution de la situation ».
En France, dans les situations d’urgence sanitaire, l’article 3131-1 du Code de santé publique habilite le ministre de la santé à prendre toute mesure pour répondre à une menace sanitaire grave telle qu’une épidémie ou une pandémie comme le Covid-19.
Mais à une époque où l’humanité est en guerre contre un ennemi invisible et insaisissable qui progresse[8], la restriction des libertés publiques est plus que jamais effective même dans les démocraties de longues dates.
L’EFFECTIVITE DE RESTRICTION DES LIBERTES PUBLIQUES EU EGARD AUX MESURES DE GESTION DE LA PANDEMIE DE COVID-19 DANS LES SOCIETES DITES DEMOCRATIQUES
Dans les sociétés touchées par la maladie à coronavirus, les mesures de lutte qui sont prises ont en effet causé de nombreuses entorses aux libertés publiques (A), ce qui a inéluctablement eu des contrecoups sur le plan socio-économique (B).
Les entorses aux libertés publiques dans les mesures de gestion de Covid-19
Le Covid-19 s’est invité dans nos pays, dans nos maisons à notre insu et contre notre gré, et cela n’est pas une partie de plaisir. On ne peut donc pas dire que cette situation rime avec l’exercice des libertés publiques.
Fermetures des établissements scolaires et universitaires, des marchés, des débits de boissons et d’autres lieux de loisirs, fermetures des frontières ou leur contrôle renforcé, fermeture des aéroports, des lieux de cultes, utilisation de « Backtracking » [9], confinement,…bref cela n’est qu’une infime partie des mesures draconiennes qui ont été prises par plusieurs gouvernements pour lutter contre la maladie à coronavirus.
Cependant, ces moyens mis en œuvre ont de manière considérable fait abstraction de la majeure partie des libertés publiques telles qu’évoquées ci-dessus. La liberté d’aller et de venir a vite fait place à la quarantaine, aux confinements et à des attestations de déplacements ou autorisations spéciales. Le citoyen perd de facto le droit de circuler librement à l’intérieur de son propre pays et même dans son propre quartier. Quant à la liberté de réunion, elle n’existe quasiment plus si ce n’est que par visioconférence, ce qui exclut ceux qui n’ont pas les moyens nécessaires. Or, la liberté de réunion doit être comprise lato sensu. Ainsi, selon le Conseil d’Etat, même un débit de boisson qui est un lieu d’exercice du droit de loisirs, est aussi un lieu de réunion (CE.06 août 1915, Delmotte). Malheureusement, ils ne sont plus ouverts et les rassemblements sont interdits.
A cela s’ajoutent le fait que certains gouvernements ont fait recours à des technologies numériques pour lutter contre la dissémination du Covid-19 sur leurs territoires. Certains utilisent des applications mobiles reposant sur des selfies pris par les personnes porteuses du virus pour s’assurer du respect de la quarantaine. D’autres optent pour le système de géolocalisation de ces personnes à travers leurs smartphones. Toutefois, ces mesures ont des graves implications sur la vie privée des personnes. On comprend donc aisément que ces diverses mesures sont tragiques pour les libertés publiques en général.
Mais nevertheless, pour reprendre à la langue de Shakespeare un terme adverbial de liaison, cette situation est tristement reconnue en droit. La prise de ces mesures drastiques relève en effet de la théorie des « circonstances exceptionnelles » qui trouve son origine dans la jurisprudence du Conseil d’Etat notamment dans les arrêts« Heyries »GAJA N°30, CE 28 juin 1918 ; Dames Dol et Laurent, CE 28 févier 1919 GAJA N°32.
Reconnue par plusieurs textes à valeur constitutionnelle, cette théorie suppose que dans une circonstance telle qu’on ne peut raisonnablement respecter la légalité ordinaire, l’administration est « autorisée » à prendre toutes les mesures nécessaires pouvant améliorer les choses en vue de revenir à la normale. C’est ce que Montesquieu voulait concrètement dire lorsqu’il disait que : « Il y a des cas où il faut mettre, pour un moment, un voile sur la liberté comme on cache les statues des dieux ». En effet, comme l’a affirmé le commissaire du gouvernement HELBRONNER dans ses conclusions sur l’affaire Syndicat des chemins de fer de France et des colonies datée du 18 juillet 1913 : « Dans les sociétés organisées, au-dessus des intérêts individuels les plus respectables, au-dessus des intérêts collectifs les plus sérieux, il y a l’intérêt général, le droit supérieur pour une nation d’assurer son existence (…) ». Mais, on doit faire attention à ce que l’Etat de droit ne soit galvaudé !
Toutefois, les répercussions des mesures restrictives de libertés qui ont été prises n’ont pas tardé à rebondir sur le plan socio-économique.
Les contrecoups de restriction des libertés publiques sur le plan socio-économique
Face aux mesures sévères qui sont prises çà et là, on est tenté de donner raison à Molière lorsqu’il disait dans Le malade imaginaireque : « Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes et non pas de leurs maladies ». C’est peut-être ce qui a conduit une personnalité politique influente à dire que le remède ne doit pas être pire que la maladie. Autrement dit, les mesures de lutte contre le Covid-19 ne peuvent pas être pires que la pandémie elle-même.
Mais le constat est assurément amer ! Les répercussions des mesures prises n’ont pas attendu la fin de la pandémie pour se faire sentir sur le plan socio-économique. Ce n’est que conséquent car ce milieu est aussi dépendant de l’exercice des libertés publiques.
En effet, le milieu socio-économique est frappé par le ‘‘marteau de Thor’’. Car il faut reconnaître que les économies africaines en général sont gravement menacées par cette catastrophe sanitaire. Selon la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED), la croissance du Produit intérieur brut (PIB) pourrait passer de 3,2% à 1,8% au courant de cette année 2020. Cette baisse considérable s’explique, selon cette agence onusienne, par l’effet du Covid-19 sur le commerce mondial et ses répercussions sur les économies du continent. La crise provoquée par le coronavirus rime aussi avec la chute des cours des matières premières et la réduction de la demande puisque les partenaires du continent sont gravement touchés.
Il faut également noter que ces répercussions vont se faire sentir même dans les marmites de chaque ménage. Parce que plusieurs secteurs d’économies ne sont plus en marche ce qui entraîne l’augmentation du taux de chômage. Il y aura sans doute l’inflation ou la flambée des prix sur le marché, ce qui résulte aussi et surtout de la fermeture des frontières et de certains commerces. Le transport en commun est aussi un secteur qui est gravement en touché.
Le Covid-19 a aussi entraîné le bouleversement des mœurs c’est-à-dire des usages et des habitudes des sociétés, la réprobation et la distanciation sociales ainsi que la stigmatisation à vie. Des millions d’élèves sont restés chez eux car les établissements scolaires et universitaires sont fermés, ce qui pourrait contribuer à l’augmentation du taux d’analphabétisme. Le monde sportif, artistique et culturel ne fait pas exception en la matière.
Toutefois, pour assurer la survie des citoyens, il s’avère important que les pouvoirs publics mettent la préoccupation de la dignité humaine et des droits humains au centre de leurs efforts dans la lutte contre le coronavirus et non pas la reléguer au second plan.
In fine, comme l’a dit une haute personnalité, le coronavirus n’est pas une fiction mais une réalité et à ce jour, il n’y a ni vaccin, ni traitement. Le meilleur moyen de se protéger et de protéger son entourage reste la prévention. C’est pourquoi l’auteur de présentes lignes invite humblement tout le monde à respecter les mesures prescrites par les autorités politiques et sanitaires et à observer les gestes barrières en attendant que le Rubicon ne soit franchi.
[5]Wuhan est une ville du centre de la Chine, capitale de la province de Hubei, à la confluence des cours d’eau Han et Yang-Tseu-Kiang. C’est un complexe industriel important et un port situé dans les terres mais accessible aux navires venant de l’océan.
[6]Lexique des termes juridiques 2019-2020, à jour des lois de réforme de la Justice du 23 mars 2019 et de la loi PACTE du 22 mai 2019, p.646 ;
[8]Président français Emmanuel Macron, dans son allocution à la nation française du 16 mars 2020 sur le Covid-19.
[9]Le backtracking est un système qui vise à collecter et à traiter les données personnelles de géolocalisation des téléphones des personnes infectées par le Covid-19 et permettre de savoir si le confinement est respecté, de visualiser leurs déplacements et de repérer les gens qui sont en contact avec elles. Cf. Backtracking : comment concilier surveillance du Covid-19 et le respect des libertés?www.theconversation.com.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/immeuble-habritant-lambassade-de-la-Russie-en-Centrafrique-450×337.jpg” alt=”immeuble abritant l’ambassade de la Russie en Centrafrique” width=”450″ height=”337″ />immeuble abritant l’ambassade de la Russie en Centrafrique. Photo CNC / Mickael Kossi
Bangui, 18 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) – Le 30 mai, la Centrafrique a appris le décès de Monsieur Isidore Alphonse Dibert, conseiller politique du chef de l’État. Atteint du coronavirus, il n’a pas pu être sauvé par les médecins qui sont arrivés dans la nuit pour lui poser des équipements respiratoires.
Monsieur Dibert était le deuxième décès de la Covid en Centrafrique. Actuellement, on enregistre 2289 cas positifs, 382 déclarés guéris et 10 décès. Tous les âges sont touchés.
Au début de la pandémie mondiale, un décret avait été signé pour la mise en place des mesures barrières pour stopper la propagation de la Covid-19 en Centrafrique, Des séances de sensibilisations ont été menées, des seaux aux entrées ont été mis en place. Le masque pare les visages. Ces gestes simples nous protègent. Alors comment se fait-il que le gouvernement soit autant atteint ? Il semblerait qu’un des points du décret n’ait pas été respecté. Il s’agit du confinement de 21 jours pour les personnes arrivant en Centrafrique.
En effet, l’OMS a recommandé dès les débuts de la propagation du virus de protéger la population aux frontières par un confinement de 21 jours, temps
maximal avant l’apparition des symptômes, avant de pouvoir circuler librement dans le pays. Dès la descente de l’avion, chaque individu était testé pour détecter les personnes porteuses du virus pouvant contaminer les Centrafricains.
La plupart des étrangers a respecté ce délai en arrivant sur la terre des Bantou montrant ainsi l’importance de ne pas rendre malade la population du pays.
De sources sûres, au moins 14 personnes de Touadera sont atteintes par le fléau. Il en est de même pour les députés et certains cadres des Ministères.
Force est de constater que certains étrangers très proches de la Renaissance n’ont pas respecté ce délai le raccourcissant ainsi à 7 jours.
Malheureusement une semaine n’est pas suffisant pour savoir si la personne va développer les symptômes de la maladie. A présent, un tiers des hauts responsables sont touchés par le virus. Ce non-respect des consignes de protections laisse penser que ce sont eux, les conseillers russes de la présidence qui ont apporté le virus au gouvernement. Ils ont leurs entrées au palais de la Renaissance et suivent le président où qu’il aille. Se sont-ils inquiété un instant de la population locale ? Ne pas respecter les gestes barrières serait-il un plan machiavélique pour affaiblir le gouvernement et le contraindre pour exploiter
Encore mieux notre terre si riche ? Les russes présents en Centrafrique ne sont ici que pour exploiter le pays, lui piller ses richesses, un point c’est tout. Mettre la poudre dans les yeux ne fonctionne plus.
Ces conseillers ont insufflé le virus dans le gouvernement. Ils ont surinvesti l’armée et plus particulièrement la garde présidentielle en délaissant totalement la population. Tous les partenaires de la république centrafricaine ont aidé pour la lutte contre le nouveau coronavirus sauf un : la Russie. Ce pays qui se considère ami n’a envoyé aucun matériel de protection, n’a fait aucune sensibilisation ni de conscientisation. Comme dit le proverbe russe « même si c’est ta perte, sauve ton camarade ». Qu’en est-il de leur aide ? De sources concordantes, inexistantes. Qui vivra en rca, verra.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/building-administratif-de-bangui-450×337.jpg” alt=”Building administratif de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”337″ />Building administratif de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, 17 juin 2020 (Corbeaunews-centrafrique) – Un individu est activement recherché par le service de police et de la gendarmerie pour avoir perpétré le vol d’une voiture devant le building administratif au centre-ville ce mardi 16 juin aux environs de 14 heures. L’homme court toujours, mais les forces de l’ordre sollicitent l’aide de la population pour le débusquer.
Les premiers éléments de l’enquête montrent que le suspect aurait agi seul, et son identité n’a pas été dévoilée par le service de police.
Selon une source proche de l’enquête, le véhicule volé appartient à monsieur Wilibona, Directeur général de commerce au ministère de commerce. Il aurait stationné la voiture sur le parking de son département au building administratif, sur l’avenue Barthelemy Boganda quand elle a été volée. C’est une Nissan Sunny de couleur grise.
On ignore comment le suspect avait retrouvé la clé de la voiture, mais les enquêteurs ont émis plusieurs hypothèses, dont celle d’un coup minutieusement préparé, impliquant peut-être les proches du propriétaire. Mais d’ores et déjà, le service de police sollicite l’aide des témoins pour tenter de débusquer le malfaiteur.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/de-gauche-à-droite-touadera-et-dominique-darlan-450×275.jpg” alt=”De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.” width=”450″ height=”275″ />De gauche à droite, le chef de l’État Faustin Archange Touadera et Madame Dominique Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle de Centrafrique. Photo montage CNC.
« Quieta non movere »
Qu’il me soit permis de rappeler sans démagogie, juste pour un sapide historique, que la République Centrafricaine, l’ancienne colonie française, autrefois appelée Oubangui-Chari et récemment « Etat fantôme » par International Crisis Group dans son Rapport Afrique n°136 du 13 décembre 2007 et la « république des groupes armés » ou la « république du centre de nulle part » par Mamane dans sa chronique du Gondwanais lambda, est un Etat qui avait et a des montagnes de soucis à la taille de l’Himalaya.
Sans recourir à Alain Foka pour une série d’archives d’Afrique ou aux centrafricains eux-mêmes, beaucoup des non centrafricains savent qu’au cours de son existence et de son évolution, la République Centrafricaine est foncièrement caractérisée par des instabilités institutionnelle et constitutionnelle endémiques et impénitentes en raison de la politique intestinale et des querelles picrocholines et byzantines intronisées par les propres fils et filles de ce pays.
En effet, la pandémie de Covid-19 qui sans distinction de tout ordre, bringuebale tous les Etats de la planète terrestre, peut être perçue comme un flot aggravant la situation de la République Centrafricaine à cause de sa fragilité sur tous les plans. En cette période cruciale de l’histoire de l’humanité, où dans chaque Etat toutes les forces vives de la nation conjuguent leur effort au tour d’une seule philosophie afin de chercher, rechercher et dans l’espoir d’obtenir un antidote pour extirper le coronavirus dans leur Etat, continent et par ricochet le monde entier, exceptionnellement en République Centrafricaine où l’intérêt du tube digestif est la loi suprême, les locataires de la chambre basse du parlement saisissent cette opportunité, peut être longtemps attendue, de leurs dents et deux mains pour parsemer la politique intestinale par l’adoption d’une loi constitutionnelle modifiant et complétant certaines dispositions de la Constitution en vigueur afin d’obtenir la prorogation des mandats présidentiel et législatif.
Au passage, il y a lieu de souligner, que la Constitution dont la révision souhaitée, était établie au lendemain d’une transition dans la douleur et devrait servir de grand défi pour la reconstruction de la République Centrafricaine.
Alors étant donné que la République Centrafricaine est un Etat de droit et de la démocratie et que l’ article 15 de sa loi fondamentale « garantit individuellement et collectivement la liberté d’informer, d’exprimer, et de diffuser par la parole, la plume, l’image et tout autre moyen de communication sous réserve de droit d’autrui », il y a encore lieu de préciser à nos compatriotes et lecteurs que, c’est dans le respect de cette disposition qu’on s’est fondé pour analyser le prétexte des députés justifiant la nécessité d’une prorogation des mandats présidentiel et législatif (I) et les alertes des citoyens du monde intelligible relative à cette initiative de loi constitutionnelle (II).
Le prétexte des députés justifiant la nécessite d’une prorogation des mandats présidentiel et législatif.
Le prétexte était en singulier, la force majeure, qui est la pandémie de Covid-19, évoqué par certaines honorables cités dans l’avis N°015/CC/20 du 05 juin 2020 de la Cour Constitutionnelle.
Ces honorables initiateurs de la loi constitutionnelle auraient souhaité voir écrire noir sur blanc dans la Constitution en vigueur, à l’instar des contrats de droit privé, l’expression « force majeure » parce que le constituant originaire l’aurait oublié. De ce fait, pour répondre à leur désir, ils ont complété à l’article 36 les dispositions suivantes :
« Si pour cause de force majeure, le processus électoral déclenché dans les délais constitutionnels et légaux, ne va manifestement pas aboutir dans les délais prescrits, le Premier ministre sur rapport motivé de l’Autorité Nationale des Elections, saisit la Cour Constitutionnelle.
La Cour constitutionnelle se prononce sur la force majeure invoquée.
Si celle-ci est établie, la Cour Constitutionnelle prononce le report de l’élection et fixe la durée du glissement du calendrier électoral après avoir entendu les Institutions et acteurs impliqués dans le processus électoral. Le Président de la République, Chef de l’Etat demeure en fonction jusqu’à l’installation du nouveau Président de la République, Chef de l’Etat élu par la Cour Constitutionnelle à la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle reportée.
Pendant la durée de report de l’élection, la Constitution ne peut pas être révisée », afin de faire de celle-ci le nouvel article 36. C’est sur cette même modèle que sera calquée la nouvelle disposition de l’article 68 relative aux députés.
Or du point de vu constitutionnel, « état d’urgence et l’état de siège » sont des mécanismes reconnues au pouvoir exécutif permettant à celui-ci de gérer les cas de force majeure et l’article 44 de la Constitution en vigueur les dispose en ce terme « Le Président de la République peut, lorsque les circonstances l’exigent,après avis du Conseil des Ministres, du Bureau de l’Assemblée Nationale, du Bureau du Sénat et du Président de la Cour Constitutionnelle, proclamer l’état de siège ou l’état d’urgence pour une période de quinze (15) jours. Ce délai ne peut être prorogé que par l’Assemblée Nationale, réunie en session extraordinaire avec ou sans quorum ». A cela ajoute l’article 35 alinéa 3 qui dispose : « En aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux(2) mandats consécutif ou le proroger pour quelque motif de ce soit », cela signifie que même pour motif de force majeur l’article 153 « exclut la révision du nombre et de la durée des mandats présidentiels ».
Ce qui justifie que ces initiateurs de la loi constitutionnelle souffrent non seulement, comme l’avait exprimé Maître Crépin Mboli-Goumba dans sa réflexion intitulée « Modification constitutionnelle : une hérésie juridique », d’une ignorance crasse des notions élémentaires du droit constitutionnel mais également d’un déficit de moralité, en ce qu’ils ont tenté de faire du pouvoir législatif que leur Peuple centrafricain leur a conféré et non délégué d’un « outil de pillage de la souveraineté nationale ». C’est dans le même cadre de cette idée que le Maître de Conférences Alexis N’DUI YABELA avait démontré par son éloquence académique dans son article intitulé « Point de vue d’un Enseignant-chercheur de l’Université de Bangui sur la décision de la Cour Constitutionnelle annulant le décret relatif à la création d’une Délégation Générale des Grands Travaux et des Investissements Stratégiques en République Centrafricaine », « De l’impérieuse nécessité des juristes de haut niveau auprès des autorités politiques centrafricaines : une leçon de chose qui se dégage de certaines décisions juridictionnelles défavorables à l’Etat centrafricain ».
Les alertes des citoyens du monde intelligible relatives à l’initiative de la loi constitutionnelle.
Lorsque les enseignants du supérieur ont appris l’initiative de la loi constitutionnelle, leurs réactions ne se faisaient pas attendre. Ils se sont engagés dans la production des articles de presse, qui en principe, devraient servir de source d’inspiration à ces initiateurs de la constitutionnelle.
Il s’agit entre autres de Professeur Jean François AKANDJI-KOMBE, Maitre de Conférences Alexis N’DUI YABELA, Docteur Dominique Désiré ERENON, Docteur Mario AZOU-PASSONDA etc.
Dans sa réflexion intitulée « Doit -on confondre vacance de pouvoir et vacuité des pouvoirs publics en droit constitutionnel », l’universitaire Alexis N’DUI-YABELA avait proposé diverses types de solutions juridiques pour pallier au risque d’un éventuel glissement du calendrier électoral occasionné par la pandémie, qui entre autres sont ; « la possibilité d’organiser uniquement l’élection présidentiel dans le délai constitutionnel, le recours en cas de nécessité au pouvoir exceptionnel constitutionnellement prévu » .
Or si en principe, ces initiateurs de la loi constitutionnelle ne souffraient pas d’un déficit de moralité ou d’une ignorance crasse des notions élémentaires de droit constitutionnel, ils devraient se ressourcer de ses modestes réflexions, ce qui leur permettrait peut-être d’abandonner à l’état embryonnaire cette initiative de la loi constitutionnelle. Mais vu qu’ils ont placé leur bonheur personnel au-delà du bonheur commun, ils refusent de picorer quelques ingrédients de toutes ses réflexions juridiques et limpides produites par ces citoyens du monde intelligibles jusqu’avoir l’avis défavorable de la Cour constitutionnelle nonobstant les attributions que ces derniers l’avaient donnés dans la loi constitutionnelle.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/incendie-bâtiment-ville-de-ndélé-lors-des-combats-du-29-avril-2020-450×248.jpg” alt=”Incendie des bâtiments dans la ville de Ndélé lors des affrontements entre les groupes armés rivaux le 29 avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio” width=”450″ height=”248″ />Incendie des bâtiments dans la ville de Ndélé lors des affrontements entre les groupes armés rivaux le 29 avril 2020. Photo CNC / Moïse Banafio
Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) a projeté d’envoyer dans la ville centrafricaine de Ndélé (nord) une mission de conciliation, a-t-on
appris mardi de la primature centrafricaine.
La mission sera composée de quelques membres du gouvernement ainsi que des représentants des garants et facilitateurs de l’accord de paix du 6 février
L’objectif est de concilier de manière durable les leaders communautaires et susciter un retour définitif de la paix dans la localité, a indiqué
mardi le Premier ministre centrafricain Firmin Ngrébada.
En mars dernier, la résurgence des violences interethniques à Ndélé avait été à l’origine de tueries à grande échelle, d’incendies d’habitations, de commerces
et d’édifices administratifs, ainsi que de déplacements massifs de populations.
Le gouvernement avait déployé dans la localité des renforts des forces de l’ordre, qui opèrent de manière conjointe avec les casques bleus afin d’y asseoir
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/EE7C0FA9-6AC7-4BB6-B16C-DC6BB78EB4E9-450×338.jpeg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />Photo, La pose de la première pierre par le général de division Henri Wanzet Linguissara, ministre de l’intérieur et de la Sécurité Publique et Madame Samuela Isopi, ambassadrice de l’UE-RCA copyright CNC, 02:51 Appuyer deux fois pour ouvrir Actions disponibles
Bangui, République centrafricaine, 16 juin 2020 (Corbeaunews – Centrafrique) – le ministre de la Sécurité publique, le général de division Henri Wanzet Linguissara, et l’ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi, ont procédé ce lundi 15 juin 2020 à la pose de la première pierre du chantier de la réhabilitation de l’immeuble devant abriter dans quatre mois le nouveau siège dudit ministère.
L’appui multidimensionnel de l’Union européenne à la République centrafricaine est loin d’être terminé. À travers son 11e Fonds de développement (FED), elle vient de financer le projet de réhabilitation de ces édifices à hauteur de 1 million d’euros, soit 655 millions de francs CFA.
Cette réalisation s’inscrit dans le cadre d’un large projet d’appui à la cellule finance et contrats du ministère de la Sécurité publique.
Réalisés par CIVIPOL Conseil, les travaux de ce chantier prévoient la réhabilitation intégrale de deux immeubles R+ 1, la construction d’un bâtiment annexe d’un étage, un parking ainsi que l’aménagement d’une enceinte pouvant réunir les différents services de ce ministère.
À la fin de la visite des travaux, la cheffe de la délégation de l’UE-RCA Samuela Isopi a indiqué à la presse le bien fondé de cette réhabilitation : « Cet immeuble va permettre au ministère de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique de travailler dans de meilleures conditions en regroupant tous ses services et aussi de pouvoir mieux assurer la sécurité de tous les Centrafricains », a-t-elle déclaré en ajoutant que l’UE va augmenter, renforcer et même diversifier son appui à la RCA surtout dans le domaine de la sécurité qui est l’une de leurs priorités.
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le général de division Henri Wanzet Linguissara, au nom du gouvernement, du peuple centrafricain et du département dont il est en charge, remercie du fond de cœur l’Union européenne qui ne cesse de voler à la rescousse de la République centrafricaine, avant d’exprimer aussi sa satisfaction pour le titre foncier de la concession, dont son département est désormais officiellement titulaire.
En outre, Madame Samuela Isopi a également annoncé d’autres appuis au ministère de la Sécurité publique, notamment d’une aide budgétaire sectorielle visant à accompagner le gouvernement dans le déploiement des FSI sur le terrain, mais aussi le lancement très bientôt de la mission EUAM (European Union Advisory institutions en charge du secteur de la sécurité publique.
Par Jefferson Cyrille YAPENDE de de de ²de DE de de ²²de de de
Les forces armées du Mali victimes d’une embuscade : plusieurs dizaines de soldats portés disparus
Bangui ( République centrafricaine ) – Huit pick-up des Forces armées maliennes et les hommes qui se trouvaient à bord sont portés disparus (photo d’illustration). | ARCHIVES REUTERS/BENOIT TESSIER Un convoi militaire malien composé d’une douzaine de véhicules a été attaqué dimanche dans la localité de Bouka Weré, au sud-est de Diabaly, à une centaine de kilomètres de la frontière mauritanienne, a indiqué un responsable militaire à l’AFP.
64militaires des forces armées maliennes qui étaient en patrouille sont tombés, ce dimanche, dans une embuscade imputée aux djihadistes./////////////.
Selon RFI qui cite une source officielle, “seuls quatre véhicules avec une vingtaine d’hommes à bord auraient réussi à s’extraire de l’embuscade. Trois voitures sont rentrées au camp de Goma Coura, situé à 70 kilomètres de la frontière mauritanienne, la quatrième, embourbée, aurait été abandonnée par les militaires maliens”./////////////.
Ce qui veut dire que les huit autres pick-up du convoi n’ont pas été récupérés par l’armée malienne. Toujours selon Radio France International, “à bord, se trouvaient une quarantaine de militaires qui sont donc portés disparus. Depuis hier soir, l’armée de l’air effectue des recherches”./////////////.
Crise profonde depuis 2012/////////////.
Le Mali est en proie depuis 2012 à une crise profonde et multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, et des centaines de milliers de déplacés, malgré le soutien de la communauté internationale à l’Etat malien et l’intervention de forces onusiennes, africaines et françaises./////////////.
Si un accord de paix a été signé en 2015 avec les ex-rebelles séparatistes du Nord, le pays reste en proie aux violences des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et à l’organisation Etat islamique (EI), aux tensions intercommunautaires, fomentées ou attisées par ces mêmes djihadistes, et aux trafics de toutes sortes. L’autorité de l’Etat ne s’exerce plus que sur des parties du vaste territoire./////////////.
Main tendue/////////////.
Les violences parties du nord du Mali en 2012 se sont propagées au centre du pays, ainsi qu’au Niger et au Burkina Faso voisins./////////////.
Depuis que des groupes armés se proclamant djihadistes pour certains y ont pris pied en 2015, le centre du Mali est le théâtre d’exactions en tous genres: attaques contre le peu qu’il reste de l’Etat, massacres de villageois, règlements de comptes et actes crapuleux./////////////.
Ces groupes, au premier rang desquels la katiba Macina du prédicateur peul Amadou Koufa, affiliée à Al-Qaïda, ont prospéré sur les anciens antagonismes liés à la terre, entre éleveurs et agriculteurs, entre ethnies et au sein même de ces communautés./////////////.
La katiba Macina recrute largement parmi les Peuls, tandis que les ethnies Bambara et Dogon ont créé leurs propres “groupes d’autodéfense”./////////////.
L’Etat malien tente tant bien que mal, avec le soutien de ses alliés, de mener de front le combat militaire et l’action politique, indispensable à une sortie de crise de l’avis général./////////////.
Le président Ibrahim Boubacar Keïta est cependant confronté à une sérieuse contestation intérieure depuis les législatives de mars-avril, à un moment délicat de l’engagement international au Sahel./////////////.
Il a tendu la main dimanche à la coalition hétéroclite de chefs religieux, d’hommes politiques et de la société civile qui a fait descendre dans la rue des dizaines de Maliens le 5 juin pour réclamer sa démission, et qui appelle à nouveau à manifester vendredi./////////////.
Devant la dégradation de la situation sécuritaire, le président malien a reconnu en février chercher à dialoguer avec certains djihadistes, rompant avec la ligne directrice suivie jusqu’alors officiellement. Rien n’est venu indiquer depuis lors que ces ouvertures se seraient concrétisées.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/MLPC-logo-officiel–450×277.jpg” alt=”logo officiel du mouvement de libération du peuple centrafricain.” width=”450″ height=”277″ />Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), fidèle à ses idéaux de défense des intérêts du peuple centrafricain et de son aspiration profonde à vivre en paix et en sécurité à l’intérieur de son territoire national, s’est toujours engagé aux côtés de notre peuple pour ce combat sans cesse renouvelé pour sa liberté, sa
C’est en considération de ces idéaux que le MLPC reste fidèle à son engagement et à son adhésion à l’esprit et à la lettre de l’Accord de Paix de Khartoum et de Bangui du 6 Février 2019, afin de donner une chance à notre pays de retrouver durablement le chemin de la paix et de la sécurité dans le pays, afin de consacrer toute son énergie à la gigantesque et exaltante du développement.
Ce soutien à l’Accord de Paix nous fonde à exprimer légitimement notre déception quant à ses avancées réelles pour notre population, plus d’un an et demi après sa signature.
En effet, il est aujourd’hui évident pour tous que certains groupes armés bien connus, et pourtant signataires de ces Accords refusent volontairement de respecter les clauses de leurs engagements et continuent de semer la désolation et le désarroi au sein de la population civile centrafricaine, sans être inquiétés. Ces groupes armés se permettent même de publier des communiqués et autres déclarations pour se moquer littéralement du peuple centrafricain et de ses institutions.
C’est ainsi que depuis au moins deux mois, nous notons une recrudescence des attaques comme celles perpétrées à Ndélé puis à Obo et Kaga-Bandoro, et enfin à
Bouar. Il faut souligner qu’au cours de ces différentes attaques, ce sont des femmes, des enfants, des vieillards, et des civils innocents qui perdent la vie, tandis que beaucoup d’autres sont blessés.
Face à cette situation désastreuse générale du peuple centrafricain, le MLPC :
condamne fermement les auteurs, co-auteurs et complices de ces crimes contre le peuple centrafricain, et exige leurs arrestations et leur traduction en justice ;
-partage la douleur des familles durement éprouvées ;
-salue le courage et l’engagement de nos Forces Armées Centrafricaines (F AC A) et de nos Forces de Sécurité Intérieure (FSI) à faire face à l’ennemi lors de ces différentes attaques, et notamment à Obo et à Bouar ;
félicite et encourage nos vaillantes Forces Armées Centrafricaines (FACA) et les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) à continuer à défendre le peuple centrafricain, leurs biens et l’intégrité de notre territoire comme elles ont su le démontrer à Obo et à Bouar;
félicite et encourage la Cour Pénale Spéciale et les juridictions nationales à poursuivre et à amplifier les enquêtes sur les auteurs, coauteurs et complices de ces crimes contre les populations civiles, y compris les enquêtes sur leurs réseaux de soutien nationaux et extérieurs ;
demande à nouveau la levée totale de l’embargo sur les amies imposé à notre pays ;
exhorte le Gouvernement Centrafricain et les partenaires multilatéraux à mobiliser et à fournir les moyens adéquats de travail à nos Forces nationales ;
demande à la Minusca, à l’Union Africaine et à la CEEAC, ainsi qu’à tous les garants et facilitateurs d’appliquer sans atermoiements et dans toute sa rigueur les sanctions prévues contre tous ceux qui violent les dispositions de l’Accord et qui compromettent impunément la paix et la sécurité de la République Centrafricaine et de sa population.
interpelle les pays frères et voisins pour qu’ils intensifient les actions de surveillance et de démantèlement des réseaux d’approvisionnement en armes et munitions des groupes armés qui sévissent dans notre pays,
Invite tous les militants à observer strictement les mesures barrières contre le Covid 19 édictées par le Gouvernement.
RDC: incursions de soldats étrangers dans plusieurs provinces de l’est —
Bangui ( République centrafricaine ) – La dernière incursion a eu lieu mercredi dans la chefferie de Kakwa, située à la frontière avec le Soudan du Soudan, dans la province de l’Ituri, a-t-il précisé.
Les soldats de l’armée régulière sud-soudanaise « brûlent des maisons, pillent les biens de la population (vaches, motos…) » dans une zone où les militaires congolais ne sont présents qu’en nombre réduit, selon lui./////////////.
Plus au sud, dans la région voisine des deux Kivu, la présence des armées rwandaise et burundaise « a été constatée » au courant du mois d’avril, a écrit le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST) dans son rapport mensuel publié vendredi./////////////.
Dans le Nord-Kivu, l’armée rwandaise « a participé à la traque des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR-Foca), conjointement avec l’armée congolaise »./////////////.
L’armée du Burundi est quant à elle intervenue au Sud-Kivu, « pour traquer les rébellions burundaises, notamment la Résistance pour un État de droit (RED-Tabara) avec l’appui d’autres groupes locaux », selon le KST./////////////.
« Il semble que l’objectif était de se prémunir contre les rébellions burundaises présentes au Sud-Kivu, notamment avant la présidentielle du 20 mai », au Burundi./////////////.
Le KST affirme s’appuyer sur « un réseau de chercheurs » et vérifier ces informations « avec de multiples sources fiables »./////////////.
Les rumeurs persistantes d’incursions de militaires rwandais sur le sol congolais n’ont jamais été confirmées par les autorités de Kinshasa./////////////.
Fin avril, le président rwandais Paul Kagame les avait démenties lors d’une conférence de presse à Kigali./////////////.
Le rapport du KST fait aussi état de « 85 meurtres de civils par des acteurs armés » en avril, dans les Kivu.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/les-éleveurs-Mbororos-image-de-lassociation-pour-lintégration-et-le-développement-social-des-Peuls-de-centrafrique-450×254.jpg” alt=”les éleveurs Mbororos image de l’association pour l’intégration et le développement social des Peuls de Centrafrique” width=”450″ height=”254″ />Les éleveurs Mbororos. Image de l’association pour l’intégration et le développement social des Peuls de Centrafrique
Bozoum, République centrafricaine, 15 juin 2020 (Corbeaunews-Centrafrique) | Dans la nuit du mercredi à jeudi 11 juin, de folles rumeurs d’une prétendue attaque imminente des rebelles de 3R sur la ville de Bozoum faisaient paniquer les populations locales. Quelques heures plus tard, dans la matinée du jeudi, on apprend l’arrestation de trois présumés rebelles par les forces de l’ordre. Interrogés par le procureur de Bozoum, ils ont été transférés à la brigade territoriale de la gendarmerie. Quatre jours plus tard, le doute persiste sérieusement autour des identités réelles de ces trois suspects. Sont-ils réellement des rebelles ou de simples citoyens ?
Mercredi 10 juin, vers 18h30, deux habitants de Bozoum arrivent au domicile de notre correspondant sur place pour lui alerter que les 3R seraient prêts à attaquer la ville. Effectivement, la nouvelle commence à circuler à peu près en ces termes, si bien que le silence tombe peu à peu sur la ville, signe de la peur des gens. Certaines personnes ont pris le chemin de la brousse, mais dans l’ensemble les familles sont restées à la maison. Cette nuit, rien n’arrive, heureusement.
Le lendemain, jeudi dans la matinée, on nous explique que trois sujets d’ethnie peule avaient étés aperçus proches de la sortie est de
la ville. Ils ne savaient pas s’exprimer en sango. Les policiers présents à la barrière les ont arrêtés. Quelques heures plus tard, le procureur les ont interrogés, et dans leurs appareils portables, il y aurait des photos qui capturent les trois sujets armes à la main, ce qui les fait soupçonner appartenir aux 3R.
Or, certains habitants de Bozoum, interrogés par CNC, ont indiqué que les trois suspects faisaient partie des groupes de Mbororo qui sont revenus récemment aux alentours de Bozoum pour s’y établir. Sont-ils réellement des rebelles ?
Difficile de le savoir, car depuis la semaine dernière, c’est la psychose qui gagne la ville. À chaque fois qu’on voit un sujet peul venir faire ses courses au marché central, on crie sur lui, on l’insulte, alors que les Peuls ne sont pas tous des rebelles. Ils sont aussi souvent des victimes de 3R.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/un-village-dans-lOuham-pendé-par-corbeaunews-elien-450×337.jpg” alt=”Image du CNC / CopyrightCNC” width=”450″ height=”337″ />Image du CNC / CopyrightCNC
Bozoum, République centrafricaine, 15 juin 2020 (CNC) | Le village Yamassoré, situé à 46 kilomètres de Bozoum sur l’axe Bouar, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, est sous tension depuis 48 heures. Les rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), qui se sont installés depuis près d’une semaine dans les parages, sont en conflit permanent avec les riverains qui menacent de les dégager de force.
Au début de la semaine dernière, des dizaines des combattants rebelles de 3R en provenance de la sous-préfecture de Gaulle se sont installés à 46 kilomètres de Bozoum, au village Yamassoré sur l’axe Bouar. En plus de faire paniquer tous les villages environnants, les rebelles agressent les automobilistes sur la route, sans compter les vols et les prises d’otage des éleveurs peuls. Ce qui n’arrange pas les habitants de Yamassoré qui voient derrière ces actes criminels perpétrés par le 3R une volonté d’isoler leur village. En plus, le vendredi dernier, les rebelles ont pris en otage un boucher de Bozoum et son patron qui sont venus acheter du bœuf dans le secteur. Ils exigent désormais le versement d’une rançon avant leur libération.
Frappés de stupeur, les jeunes autochtones de Yamassoré se sont constitués en autodéfense pour se défendre au cas où les rebelles attaquent véritablement leur village.
On ignore ce qui va se passer d’ici la fin de cette semaine. Mais d’ores et déjà, des fusils artisanaux commencent à sortir de partout, et même des renforts arrivent des localités voisines.
Des djihadistes attaquent une ville garnison nigériane
Bangui ( République centrafricaine ) – Des militants islamistes ont attaqué une ville de garnison stratégique dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria.
Les habitants disent qu’au moins six personnes ont été tuées, dont des soldats et des civils./////////////.
Selon certains médias, le nombre de morts serait plus élevé./////////////.
Les djihadistes auraient pris d’assaut la ville de Monguno samedi vers midi, heure locale, en tirant des fusils et des grenades propulsées par fusée, et en attaquant les troupes gouvernementales./////////////.
Une branche de Boko Haram, connue sous le nom d’État islamique de la province d’Afrique de l’Ouest (Iswap), a déclaré être à l’origine de l’attaque./////////////.
Plus de 100 000 habitants de la ville sont des personnes qui ont été déplacées de leurs foyers par le conflit qui dure depuis dix ans dans la région.
Bangui ( République centrafricaine ) – La livre libanaise est en chute libre face au dollar. Le chômage touche plus de 35 % de la population active et 45 % de la population vit sous le seuil de pauvreté La promesse des autorités libanaises d’injecter des dollars pour tenter d’enrayer la dépréciation de la monnaie nationale n’a pas rassuré. Le climat est même particulièrement tendu, marqué par la défiance de la population envers le gouvernement. De nouvelles manifestations ont en effet eu lieu vendredi soir dans plusieurs villes contre l’attentisme des pouvoirs publics face au naufrage économique du pays.
« Révolution, révolution »/////////////.
A Tripoli, la grande ville du nord du Liban, l’armée a ainsi dispersé sur la place principale des centaines de manifestants qui criaient « révolution, révolution ». Des protestataires ont lancé des pierres et des cocktails Molotov sur les militaires, et endommagé des façades de magasins et banques. Les soldats ont riposté avec des gaz lacrymogènes. Dans le centre de Beyrouth, des dizaines de jeunes ont aussi mis le feu à des magasins. « Nous aussi à Dahiyeh, nous avons faim (…) Nous commençons à ne plus pouvoir acheter de pain », a affirmé Mehanna, 25 ans, habitant d’un fief du Hezbollah dans le sud de la capitale./////////////.
L’effondrement progressif de la livre libanaise s’est accompagné d’une explosion de l’inflation, sans oublier les fermetures de commerces et les licenciements massifs, une crise aggravée par les mesures de confinement adoptées pendant deux mois face au coronavirus. L’enlisement économique, ajouté à une pénurie de dollars monnaie utilisée couramment au Liban, a été un des catalyseurs d’un soulèvement inédit, déclenché en octobre 2019 pour dénoncer une classe politique quasi inchangée depuis des décennies./////////////.
Pour réponse, lors d’une « réunion urgente » du gouvernement, le président Michel Aoun a annoncé la mise en place d’un mécanisme pour assurer « l’injection de dollars sur le marché par la Banque du Liban ». Le chef du Parlement Nabih Berri a évoqué des mesures adoptées pour ramener le taux de change sous les 4.000 livres pour un dollar. Des annonces similaires avaient été faites fin mai par les autorités mais sont restées sans effet. La livre libanaise s’échangeait depuis jeudi à un taux historique de 5.000 livres pour un dollar, selon des changeurs, alors que le taux fixé par leur syndicat est censé ne pas dépasser les 4.000 livres. Vendredi soir, elle s’échangeait à moins de 4.500 livres./////////////.
Le Hezbollah à la manœuvre/////////////.
« Il est impossible pour le dollar ou toute autre monnaie de bondir à ce point en quelques heures », a souligné Michel Aoun, évoquant un « complot ». Officiellement, la livre libanaise est indexée depuis 1997 sur le billet vert au taux fixe de 1.507 livres pour un dollar./////////////.
Dans un Liban habitué aux tiraillements entre partis, des observateurs s’interrogent sur le jeu politique en coulisse. Le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé, est engagé dans un bras de fer inédit avec le gouvernement et, selon des experts, le puissant mouvement chiite armé Hezbollah, qui domine la politique, cherche à l’évincer. Le gouverneur de la Banque centrale est critiqué par les manifestants pour des politiques financières qui ont favorisé un endettement excessif de l’Etat, au profit, disent-ils, des politiciens et des banques./////////////.
La crise actuelle est la plus grave depuis la fin de la guerre civile (1975-1990). Le chômage touche plus de 35 % de la population active et plus de 45 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon le ministère des Finances. Les autorités négocient avec le Fonds monétaire international (FMI) pour débloquer des aides financières, dont le pays dépend pour enclencher sa relance économique. Mais cette aide est conditionnée à l’adoption de réformes longtemps ignorées par les autorités.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-450×208.jpg” alt=”Image d’illustration des mercenaires russes à Sibut, dans la préfecture de Kémo, au centre-sud de la Centrafrique. Crédit photo : Alain Nzilo.” width=”450″ height=”208″ />
Bambari (Corbeaunews-Centrafrique – Les soldats des forces armées centrafricaines (FACA), quelques heures après leur bagarre avec les mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner, exigent désormais de leur hiérarchie le « départ immédiat et sans condition » de ces derniers de leur base de Bambari. La tension est toujours palpable entre les belligérants, et chacun se campe sur sa position.
Vendredi 12 juin, vers 17h40, une violente altercation s’est éclatée entre les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) et les mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner.
Selon les premiers éléments d’information obtenus sur le lieu de l’incident, les militaires centrafricains n’ont pas du tout apprécié que les mercenaires russes exigent de leur part une marque de subordination (salut militaire) quand ils les croisent partout.
« Ce sont des civils. Ils ne sont pas des militaires, et ils veulent nous faire croire qu’ils sont des officiers de l’armée russe. À ce titre, ils nous exigent du respect et de subordination militaire », soupire un soldat FACA détaché à Bambari.
« Quand on croise un soldat de la Minusca, on remarque immédiatement si c’est un officier ou un sous-officier. Là, on sait que c’est un soldat. Or, avec les mercenaires russes, on ne voit jamais leur grade, mais ils nous exigent des saluts militaires de subordination », réagit un autre militaire centrafricain. Depuis hier, les FACA sont fermes sur leur position vis-à-vis des mercenaires russes : « Ils doivent quitter notre base. Sinon », ont-ils réagit.
Cette frustration des militaires centrafricains vis-à-vis des mercenaires russes à Bambari n’est malheureusement pas un fait isolé.
Souvenez-vous, l’année dernière, à Nola, dans la Sangha-Mbaéré, un adjudant de l’armée nationale a failli se bagarrer avec un autre mercenaire russe à cause d’un salut militaire de subordination auquel le mercenaire ne cesse de lui exiger une fois qu’il le croise.
En janvier 2018, une première cargaison d’armes russes destinée à l’équipement des forces armées centrafricaines est arrivée en République centrafricaine, accompagnée des instructeurs mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner. Ces derniers sont déployés dans plusieurs villes du pays, et partagent la même base avec les FACA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/combattants-de-la-Seleka-Centrafrique-Seléka-1-450×301.jpg” alt=”les combattants rebelles de l’UPC” width=”450″ height=”301″ />Les combattants rebelles de l’ex-coalition Seleka.
Bouar (Corbeaunews-Centrafrique) – alors que le mouvement rebelle 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation) multiplie des attaques contre les positions des forces de défense et de sécurité (Fds) dans les préfectures de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur les vraies raisons de ce regain brusque de tension dans cette partie de la République centrafricaine. Qui manigance avec qui ? À qui profite le crime ?
Comme nous l’avions annoncé depuis plusieurs mois, les attaques de 3R dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé ne sont pas une surprise pour les habitants locale. Elles ont été malheureusement bien préparées par ses auteurs.
D’abord, le chef rebelle Abass Sidiki, chef d’État major de 3R, logé, soigné et nourri avec l’argent des contribuables centrafricains, a pu s’éclipser miraculeusement du cortège du ministre de la Sécurité publique pour faire son grand retour dans le maquis le 14 mai dernier. Immédiatement, ses hommes, lourdement armés, se sont dirigés vers la commune de Besson, puis de Koundé pour désarmer de force les gendarmes centrafricains basés dans ces localités frontalières.
Et ce n’est pas tout. Le lendemain, ses hommes ont envahi et terrorisé les populations de plusieurs localités de la Nana-Mambéré et de l’Ouham-Péndé avant d’attaquer simultanément, ce mardi 9 juin, la base des USMS à Bouar puis celle de la Minusca à Pougole. Comme si cela ne suffisait pas, depuis mercredi soir, des rumeurs font état de la présence des rebelles de 3R à quelques kilomètres de Bozoum, faisant paniquer la ville toute entière. Mais les Centrafricains, très vigilants depuis la dernière crise qui a secoué leur pays depuis 2012, ne sont plus dupes pour croire à un simple acte crapuleux du chef rebelle Abass Sidiki à quelques mois des élections. D’après eux, les préfectures de l’Ouham, de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré constituent déjà presque la moitié de l’électorat centrafricain. Et le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, très impopulaire dans le pays tout entier, et probable candidat à sa propre succession à la prochaine présidentielle annoncée pour décembre 2020, à un grand intérêt à signer un deal avec le 3R, seul puissant groupe armé du Nord-ouest pour que les troubles persistent dans ces régions martyrs de la République centrafricaine afin d’empêcher
Les populations locales à s’inscrire massivement sur la liste électorale dont les activités démarrent dans quelques semaines.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/déchargement-du-don-chinois-sur-tarmac-de-laéroport-de-banguui-mpoko-le-11-juin-2020-450×300.jpg” alt=”Les dons déchargés dans l’avion sur le tarmac de l’aéroport Bangui M’poko. Image de la Renaissance.” width=”450″ height=”300″ />Déchargement de dons dans le cargot chinois sur le tarmac de l’aéroport Bangui M’poko. Image de la Renaissance.
Bangui (Corbeaunews-Centrafrique)-La République populaire de Chine continue de soutenir la République Centrafricaine dans la lutte contre la pandémie à Coronavirus. Elle a encore fait un don important des matériels sanitaires devant aider les autorités nationales à freiner la propagation de cette maladie qui prend une vitesse exponentielle dans le pays. Ces kits sanitaires ont été réceptionnés le jeudi 11 juin 2020 à l’aéroport Bangui M’poko par une forte délégation dont le Président de la République, Faustin Archange Touadera et l’Ambassadeur de la Chine en RCA, Chen Dong.
L’appui de la République populaire de Chine au gouvernement centrafricain dans la lutte acharnée contre cette maladie dangereuse qui continue de décimer le monde entier est loin d’être terminé. Ce pays ami de longue date de la Centrafrique a encore marqué sa solidarité vis-à-vis des centrafricains dans ce moment difficile en fournissant des dons en kits médicaux.
Chen Dong, ambassadeur de la populaire de la Chine en RCA a précisé que ce deuxième lot des matériels sanitaires envoyés par cet avion militaire chinois est composé de : « 15000 masques ; 150000 cache-nez chirurgicaux ; 5000 combinaisons ; 7000 masques de protection ; 7000 gants et 3000 surbottes. A cela s’ajoute 30000 kits de test dont 10000 sont offerts par l’ambassade de Chine en Centrafrique en partenariat avec l’OMS », a-t-il annoncé.
Les partenaires chinois impliqués dans la fourniture de ces dons composés des kits sanitaires sont entre autres, la société Gezhouta, chargé du projet de la construction du barrage hydroélectrique de Boali 2 ainsi que le 11ème bureau du Groupe China Railwiay, adjudicateur de la réhabilitation de l’aéroport Bangui M’poko.
Le ministre de l’Economie, du plan et de la Coopération, Félix Moloua, dans son allocution de la circonstance a réaffirmé que ce lot des matériels sanitaires offerts gracieusement par le gouvernement chinois tombe à point nommé pour renforcer les actions déjà contenues dans le plan de riposte au COVID-19 au moment où la pandémie s’est véritablement installée en République Centrafricaine.
Le geste chinois arrive à point nommé car la République Centrafricaine était à quelques jours seulement de la rupture de kits de dépistage. A ce jour, la RCA enregistre 13 nouveaux cas de COVID- 19 confirmés le 11 juin sur le territoire centrafricain. En nombre total de cas confirmés est de 2057 dont 363 guéris et 07 décès parmi lesquels 05 en milieu hospitalier et 02 en milieu extra hospitalier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui (Corbeaunews-centrafrique) – La crise sanitaire née de la pandémie du coronavirus qui a fait des ravages à travers le monde était considérée par le pouvoir comme un alibi pour perturber le cycle électoral en Centrafrique. La Cour constitutionnelle était ainsi saisi pour avis sur la proposition de certains députés de la majorité présidentielle pour modifier et compléter certains articles rigides qui constituent des verrous de la constitution du 30 mars 2016 en vue de proroger le mandat du président de la république au delà du délai constitutionnel. Après plusieurs hésitations, tâtonnements procéduraux, et au delà de pressions tous azimuts le haut conseil des sages a tranché avec un courage à saluer avec réserve une rigueur intellectuelle et morale.
A travers l’avis n*015/CC/20 du 05 juin 2020 relatif
à la modification de certaines dispositions de la constitution du 30 mars 2016, la Cour a émis des avis suivants : d’abord elle rejette la proposition de modification de la constitution, ensuite elle recommande la nécessité impérieuse d’une concertation politique inclusive pour parer l’éventuel vide constitutionnel, enfin elle prohibe l’éventualité d’une transition politique et démocratique comme une possible solution. A ce stade, il urge de souligner à titre de rappel les missions de la Cour constitutionnelle définies par l’article 95 de la constitution en vigueur.
En effet, cet article énonce de façon succincte une huitaine de missions énumérées comme suit : Juger de la constitutionnalité des lois organiques et ordinaires; connaître des contentieux électoraux; veiller à la régularité des consultations électorales, examiner les réclamations et proclamer les résultats définitifs; recevoir le serment du président de la république élu; trancher les défauts de compétences; constater les défauts de promulgation des lois; interpréter la constitution; donner des avis sur les projets ou propositions de révision constitutionnelle et la procédure référendaire; recevoir les déclarations de patrimoine.
Nulle part, ces missions constitutionnelles n’évoquent l’imposition d’une concertation politique ni la prohibition systématique d’une transition politique. On comprend finalement en filigrane qu’il ne s’agit nullement d’une injonction quelconque de la Cour constitutionnelle mais d’un simple avis, recommandation ou orientation et qu’il revient de droit aux forces vives de la nation de trancher de façon consensuelle au moment opportun.
Rassuré par cette précision qui écarte tout risque de confusion, le citoyen lambda s’interroge :
Pourquoi la Cour constitutionnelle prône la concertation politique inclusive des forces vives de la nation au détriment d’une transition politique ? Dans les deux cas, qui exercera les fonctions du président de la république et selon quelles modalités ? S’agissant de la concertation politique, cette dernière aboutit-elle toujours à un accord consensuel ? Que se passera t-il en cas d’absence de compromis au delà du délai constitutionnel ?
Sachant par le passé que nous avons toujours des difficultés à élaborer une décision collective, consensuelle exempt d’intérêts partisans, cette phase ne sera t-elle pas une perspective de crise en gestation ?
Nous estimons avec une certaine croyance biblique qu’au delà de ce qui précède, les forces vives de la nation sauront lors des différents échanges poser les bonnes questions, définir les conditions de transparence et de confiance mutuelle en vue de conserver nos acquis démocratiques troqués au prix du sang d’un peuple meurtri.
Pour finir, nous tenons à affirmer que ces simples recommandations hors des huitaines de missions définies par l’article 95 de la constitution du 30 mars 2016 n’ont juridiquement aucune force probante et ne sont nullement pas imposables aux pouvoirs publics, aux autorités administratives et juridictionnelles ainsi qu’à toute personne physique ou morale.
Ainsi pour l’intérêt supérieur de la nation… la sagesse triomphera.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Plus d’un enfant sur deux sont obligés de travailler en Centrafrique
Bangui ( République centrafricaine ) – A l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, le point sur la rca où de nombreux mineurs sont obligés de travailler à cause de la pauvreté.
Selon l’Onu, dans le monde, 151 millions de filles et de garçons âgés de cinq à dix-sept ans travaillent. 70 % d’entre eux travaillent dans l’agriculture, notamment dans l’élevage, la sylviculture, la pêche et l’aquaculture./////////////.
En République centrafricaine, 57% des enfants sont obligés de travailler, selon les dernières statistiques de l’Unicef. La pauvreté reste la principale cause de ce fort taux de travail chez les mineurs./////////////.
Vendeur d’eau glacée à 13 ans/////////////.
A 20h, Ousmane, jeune vendeur ambulant est encore au bord de la route cherchant à vider le stock de l’eau glacée remis par sa mère. “Je vends de l’eau fraîche, j’ai 13 ans”, confie-t-il. /////////////.
Les revenus du travail d’Ousmane permettent d’alimenter la maison. Tout comme cet enfant, des milliers d’enfants centrafricains sont confrontés à cette rude épreuve nuit et jour./////////////.
Selon Elvis Namkoïsse, Chargé de programmes à l’ONG Femme, Homme, Action+, les enfants voient leurs droits foulés au pied en Centrafrique./////////////.
“Les enfants sont devenus une main d’œuvre pour les parents. Ce sont les enfants qui vont au marché vendre pour ramener quelques revenus à la maison. Les enfants sont devenus une main d’œuvre dans les chantiers miniers. Ils ont abandonné les salles de classe au profit de l’or et du diamant qu’ils ramènent aux parents. Ajouter à cela les enfants qui sont enrôlés dans des groupes armés et qui sont exploités sur différents rôles, surtout les filles qui sont devenues des objets sexuels alors que leur âge ne le permet pas.”/////////////.
Les enfants ont le droit de s’épanouir/////////////.
Manque de structures adaptées/////////////.
Face à cela, les autorités ont pris des mesures pour garantir une meilleure protection aux enfants, mais sans grand succès./////////////.
“Toute une batterie de textes. Plus récemment encore, il y a eu un document beaucoup plus important, je veux parler du code de protection de l’enfant qui a pris des dispositions pour protéger l’enfant dans toutes les circonstances, c’est-à-dire en éducation, en situation de contact avec la justice, en situation par exemple d’enrôlement et les enfants qui vivent dans la rue.”, explique Eloi Sylvestre Betindji, directeur de l’insertion et de la réinsertion sociale au ministère de la Promotion de la famille./////////////.
Il ajoute cependant que “ce qui est un peu malheureux est que nous n’avons pas d’assez de structures spécifiques pour l’encadrement ou le recadrage afin de favoriser la réinsertion des enfants qui sont en situation difficile”./////////////.
De manière générale, la situation des enfants en RCA reste très critique du fait de la persistance des violences armées./////////////.
Un tiers des enfants sont en situation de déscolarisation. Plus de la moitié des enfants sont contraints de travailler pour subvenir aux besoins vitaux de leurs familles.
Les Nigérians célèbrent 21 ans de transfert pacifique du pouvoir
Bangui ( République centrafricaine ) – Le Nigeria a célébré vendredi 21 ans de gouvernance civile ininterrompue, une occasion saluée par le président Muhammadu Buhari dans un discours télévisé.
Democracy Day (Journée de la démocratie) est un jour férié dans le pays le plus peuplé d’Afrique. Initialement célébrée le 29 mai, la fête a été changée au 12 juin il y a deux ans par le président Buhari./////////////.
Le président a commencé son discours par la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus. Il a appelé tous les Nigérians à continuer à appuyer les efforts déployés pour freiner la propagation de la maladie COVID-19. “Le Nigeria a déjà survécu à de nombreuses crises et en est sorti plus fort. Je reste convaincu que par la grâce de Dieu, nous surmonterons celle-ci et en sortirons encore plus forts et plus déterminés”, a-t-il déclaré./////////////.
Le chef de l’État a également abordé la diversification de l’économie, la lutte contre la corruption, les investissements dans l’agriculture et les transports./////////////.
Le thème de la sécurité a également été évoqué, en particulier la lutte contre les insurgés de Boko Haram et d’autres éléments criminels. “J’exhorte les gouvernements des États et les autorités locales afin qu’ils outillent leurs services de renseignement dans le but d’annihiler toute attaque planifiée”, a déclaré le président./////////////.
Democracy Day est une fête hautement symbolique au Nigeria./////////////.
Après l’indépendance en 1960, le pays a traversé une période tumultueuse marquée par des coups d’état et de contre-coups sanglants. En fait, M. Buhari, aujourd’hui âgé de 77 ans, était autrefois lui-même à la tête d’une junte arrivée au pouvoir par coup d’état en 1983./////////////.
Il a fallu attendre 1999 pour que tout cela prenne fin, après l’élection d’Olusegun Obasanjo – lui-même ancien dirigeant d’une junte. Depuis, les Nigérians sont tombés amoureux de la pratique du transfert pacifique du pouvoir./////////////.
Mais tous les Nigérians ne fêtaient pas ce vendredi./////////////.
Sur le réseau social Twitter, certains ont lancé le hashtag #BuhariHasFailed (Buhari a échoué) pour demander au président de démissionner. Beaucoup ont fait remarquer, coupures de journaux à l’appui, que le président actuel avait lui-même exigé la démission de son prédécesseur, l’ancien président Goodluck Jonathan, à cause de la menace persistante de Boko Haram.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/nouveaux-soldats-Faca-à-Bouar-formés-par-les-instructeurs-de-lEUTM-RCA-par-CNC-450×414.jpg” alt=”Les nouveaux soldats Faca à Bouar formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA par CNC” width=”450″ height=”414″ />Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.
Bambari (Corbeaunews-Centrafrique) – vendredi 12 juin, vers 17h40, une violente bagarre s’est éclatée entre les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) et les Mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner.
On ignore les vraies raisons de cette musclée altercation, mais les deux belligérants se sont frappés avec des coups de poings et des pieds, sans faire recours à leur arme d’assaut.
Le chef du groupement de la gendarmerie de Bambari est présentement sur le lieu de l’incident pour engager des pourparlers avec les belligérants.
Rappelons que depuis leur déploiement dans la ville de Bambari, les mercenaires russes partagent la même base avec les soldats FACA.
Justice. Ali Kushayb, puissant chef milicien soudanais, est transféré à la CPI après treize ans de cavale
Bangui ( République centrafricaine ) – Cela faisait treize ans qu’Ali Kushayb échappait à la justice internationale. En toute discrétion, mardi 9 juin, cet homme soupçonné de crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour entre 2003 et 2004 a embarqué dans un avion à l’aéroport de Bangui, en Centrafrique, direction La Haye.
“Mettant fin à des jours de fortes rumeurs, la Cour pénale internationale a confirmé qu’un des plus importants suspects de crimes au Darfour était dans ses prisons. Elle a révélé qu’Ali Kushayb, qui est considéré comme l’un des chefs des milices janjawids au Darfour, s’était rendu volontairement en République centrafricaine”, à Birao, dimanche 7 juin, écrit Sudan Tribune. Ali Kushayb fait face à 22 chefs d’inculpation pour crimes de guerre et 28 pour crimes contre l’humanité, poursuit le média soudanais./////////////.
Durant la guerre au Darfour (région de l’ouest du pays), qui a opposé le gouvernement d’Omar Al-Bachir à une rébellion, Ali Kushayb était l’un des chefs de milices janjawids les plus puissants et les plus craints. Chargé de mener la répression sur le terrain, il était à la tête de plusieurs milliers d’hommes. Le conflit a fait quelque 300 000 morts selon le bilan des Nations unies et environ trois millions de déplacés./////////////.
De la chute d’Al-Bachir à la fuite d’Ali Kushayb/////////////.
En 2007, la CPI délivre un mandat d’arrêt à son encontre. Mais alors que le président du pays, Omar Al-Bachir, lui-même poursuivi par la Cour, a tenu tête à la justice internationale jusqu’à sa chute, pas question pour le Soudan d’extrader un de ses plus importants hommes de main. Les autorités décident néanmoins de l’arrêter, la même année. Mais il est relâché sans qu’un procès ne soit jamais organisé. Quelques années plus tard, en 2013, le nom d’Ali Kushayb est à nouveau entaché d’accusations de crimes./////////////.
Depuis lors, “Kushayb vivait à Rahad El-Berdi, dans le sud du Darfour. Mais en février dernier, craignant une arrestation de la part des autorités de transition soudanaises – qui sont arrivées au pouvoir après la chute d’Omar Al-Bachir –, il a fui de l’autre côté de la frontière pour trouver refuge avec certains de ses hommes en Centrafrique”, explique The Guardian./////////////.
La chute de l’ancien président Omar Al-Bachir, il y a un peu plus d’un an, semble avoir été fatale à celui qui était l’un de ses complices. Dans un communiqué diffusé le 9 juin, la CPI demande au Soudan de ne pas s’arrêter là et de livrer tous les anciens responsables du pays soupçonnés de crimes graves. Au premier rang desquels Omar Al-Bachir lui-même.
L’Union européenne (UE) s’associe au Gouvernement centrafricain, à l’Union africaine (UA) et la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale – garants de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA et à la Minusca pour condamner fermement les récentes attaques par des éléments armés dans le Nord-Ouest du pays et plus particulièrement contre le camp des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) à Bouar.
L’UE présente ses condoléances au Gouvernement pour le décès d’un élément de la gendarmerie nationale et souhaite un prompt rétablissement aux membres des USMS blessés pendant les attaques. L’UE félicite les forces de défense et de sécurité centrafricaines pour les actions entreprises sous l’autorité du Gouvernement, visant à établir les responsabilités de ces attaques et à traduire leurs auteurs en justice.
L’UE réaffirme à cet égard son engagement à appuyer le Gouvernement et l’UA dans la mise en œuvre des USMS et encourage le Gouvernement, les forces de défense et de sécurité ainsi que les groupes armés signataires à accélérer le processus de désarmement et de démobilisation, et à poursuivre l’opérationnalisation des USMS.
L’UE continuera de soutenir les autorités centrafricaines et les forces vives dans le processus de retour de la paix et de la sécurité et dans la promotion de la réconciliation, de la justice et du développement.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/pancarte-de-bienvenue-à-Bozoum-dans-louham-pendé-par-mardochet-450×337.jpg” alt=”Biendenue à Bozoum” width=”450″ height=”337″ />Pancarte de bienvenue à Bozoum, capitale provinciale de l’ouham-Pendé.
Bozoum (Corbeaunews-Centrafrique) – Ils sont déjà signalés à moins de 10 kilomètres de la ville. Depuis cette nuit, c’est la panique qui s’empare de la ville de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Les populations, apeurées, sont en train de quitter leur domicile pour se réfugier ailleurs, et les rues sont quasiment désertes.
Depuis 48 heures, la menace d’attaque de la ville de Bozoum par les rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation) est bien réelle.
Alors que dans la nuit du mercredi à jeudi 11 juin, des rumeurs faisaient état de la présence des nombreux combattants rebelles de 3R lourdement armés à 40 kilomètres de la ville de Bozoum au village Songho sur l’axe Bocaranga. Cette nuit encore, on nous signale qu’ils seraient désormais à la porte de la ville, précisément à moins de 10 kilomètres alors que quelques heures plutôt, 3 présumés combattants de 3R ont été arrêtés à proximité du marché de Bozoum par les soldats FACA, et transférés à la gendarmerie quelques heures plus tard.
Les détails dans nos prochains articles.
Suivons de près l’évolution de la situation à Bozoum sur CNC.
Tois policiers kényans arrêtés pour avoir traîné une femme derrière une moto
Bangui ( République centrafricaine ) – Trois policiers kényans ont été arrêtés jeudi après la diffusion devenue virale d’une vidéo sur laquelle on les voit traîner accrochée derrière une moto une femme en partie dénudée et molestée.
Sur cette vidéo d’une minute et demie, prise mercredi dans le sous-comté de Kuresoi South, au nord-ouest de Nairobi, on voit un agent de police conduisant une moto derrière laquelle la femme est attachée et traînée au sol, tandis qu’une autre personne la fouette. Son pantalon finit par glisser, la laissant à demi-vêtue./////////////.
La femme était accusée de s’être introduite dans la maison d’un agent de police, selon une source au sein de l’Autorité indépendante de contrôle de la police (IPOA)./////////////.
“Trois officiers ont été arrêtés hier”, a déclaré dans un communiqué la Direction des investigations criminelles. “Les suspects sont en garde à vue, participant aux investigations sur ce dossier”, ajoute-t-elle./////////////.
L’IPOA a également publié un communiqué confirmant qu’elle avait lancé une enquête./////////////.
Environ 200 personnes ont manifesté lundi dans le bidonville de Mathare à Nairobi pour protester contre les violences policières, dans un pays où elles ont déjà coûté la vie à 15 personnes depuis l’instauration d’un couvre-feu destiné à empêcher la propagation du nouveau coronavirus./////////////.
La police kényane est régulièrement accusée par les organisations de défense des droits humains d’utilisation excessive de la force et d’exécutions extrajudiciaires.