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Bangui ( République centrafricaine ), 9 avril 2020 – Le gouvernement des États-Unis, par l’intermédiaire de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), a annoncé un nouveau financement d’un million de dollars (603,5 millions de CFA) pour soutenir les médias locaux avant les élections nationales de décembre 2020 en République centrafricaine (RCA). Ce nouveau financement s’appuie sur des années d’investissement de l’USAID dans des médias libres et indépendants en RCA, ce qui encourage une participation pacifique au processus démocratique.
L’ambassadeur Mme Lucy Tamlyn a qualifié le soutien de l’USAID aux médias locaux « d’un symbole de l’engagement des États-Unis à soutenir le processus démocratique en RCA. » Elle a ajouté : « Lorsque le secrétaire d’État adjoint Tibor Nagy s’est rendu en RCA en janvier, il a apporté un message de soutien américain et international pour des élections libres, équitables et ponctuelles en RCA. Ce financement démontre notre conviction que les élections peuvent et doivent se dérouler conformément à la constitution, et que nous considérons une presse libre comme l’un des piliers essentiels d’une société démocratique. »
Le financement aidera les institutions médiatiques locales à rendre compte des élections de manière juste et responsable et à dialoguer efficacement avec la commission électorale, les partis politiques et la société civile pendant cette période. Un média libre et indépendant fournit aux citoyens des informations précises et en temps réel sur les processus électoraux, encourage la participation démocratique pacifique et lutte contre la désinformation. Le gouvernement des États-Unis est déterminé à donner aux Centrafricains les moyens de réaliser leur objectif d’une démocratie stable qui promeut la paix et le développement.
À propos de l’USAID en RCA
Le programme de développement de l’USAID en RCA atténue les conflits intercommunautaires, encourage la participation démocratique pacifique, renforce la résilience des communautés face à l’insécurité persistante et renforce la conservation de la faune. Il est en grande partie géré par le bureau régional de l’USAID à l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
Pour plus d’informations sur le travail de l’USAID en RCA, veuillez visiter : https://www.usaid.gov/central-africa-republic
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![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
