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RCA : DECLARATION du MLPC relative aux résultats du Premier tour de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020

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Logo officiel du parti MLPC

DÉCLARATION

 

Par décision n° 03/CC/21 du 18 Janvier 2021, la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, donnant le candidat Faustin Archange TOUADERA élu dès le 1er tour par 318 626 voix sur 1 858 236 électeurs inscrits, pour 655 054 votants et 599 416 suffrages valablement exprimés, c’est-à-dire en définitive 17% du corps électoral pour un taux de participation de 35,25%.

Le caractère universel des élections, pourtant consacré par la Constitution, n’a pas été respecté, privant de fait les ¾ des électeurs de l’exercice de leur droit de vote. Cette situation s’explique principalement par l’échec du Plan intégré de sécurisation des élections qui a été promis « robuste » mais qui s’est finalement avéré défaillant dans sa mise en œuvre avant et pendant les scrutins, facilitant ainsi les actes de sabotage et de violence opérés par les groupes armés. Par conséquent les fraudes massives, les irrégularités graves relevées et les conditions chaotiques constatées partout dans les bureaux de vote ôtent toute crédibilité à ces élections.

Devant ce tableau, qui met clairement en lumière le problème objectif de légitimité, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) prend néanmoins acte de la décision de la Cour Constitutionnelle en mettant en avant l’ancrage de notre Parti dans les valeurs de la République et notre engagement constant aux côtés du Peuple centrafricain.

Par ailleurs, le Bureau Politique du MLPC fait le constat que la proclamation du candidat Faustin Archange TOUADERA comme Président de la République pour un second mandat par la Cour Constitutionnelle rend caduc l’Accord Politique Electoral signé entre le MLPC et le candidat indépendant Faustin Archange TOUADERA le 6 Février 2016.

Dès lors que la page de l’élection présidentielle est tournée, s’ouvrent aussitôt celles de la résolution des défis qui correspondent aux attentes du Peuple et qui sont la Sécurité, la Paix, la Justice, la Réconciliation nationale, la Réparation, la Reconstruction et la Bonne gouvernance.

A chacun de ces défis doit correspondre dans les meilleurs délais une offre politique globale et lucide, consensuelle, structurée et planifiée pour ramener la Sécurité, la Paix et la Réconciliation entre Centrafricains, afin de rompre avec un cycle quinquennal électoral chaotique, source récurrente de crises avec des conséquences désastreuses sur les populations civiles.

De ce fait, le Bureau Politique du MLPC condamne tout aussi bien l’usurpation du pouvoir par les armes que l’usurpation du pouvoir par les fraudes électorales, car ces deux voies représentent les deux faces d’une même pièce de monnaie.

En conclusion, le Bureau politique du MLPC, tout en réitérant sa ferme condamnation des exactions commises contre les populations civiles innocentes partout dans le pays, propose l’annulation pure et simple du 1er tour des élections législatives et la subordination de sa reprise au rétablissement d’un seuil de sécurité acceptable pouvant permettre à la majorité de nos compatriotes inscrits sur la liste électorale d’aller choisir sereinement leurs représentants dans une Assemblée Nationale légitime.

Bangui, le 21 Janvier 2021

Pour le Bureau Politique

Le Président

RCA : scandale, le général Henri Wanzet Linguissara donne de l’honneur militaire à un général milicien du PK5

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Une patrouille de la gendarmerie nationale à Bangui, le 12 mai 2019. Crédit photo : Mickael Kossi/CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 21 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La scène s’est produite à plusieurs reprises au domicile privé du ministre au quartier PK11, ou plusieurs anciens miliciens, recrutés discrètement et habillés aux tenues des gendarmes, ont été déployés pour sécuriser le lieu.

 

Si plusieurs centaines des miliciens d’autodéfense du quartier PK5 ont été admis au centre de formation militaire du camp Kassaï pour être endoctrinés,  une centaine d’autres, sur proposition du ministre Henri Wanzet Linguissara,  ont été déployés directement depuis le 14 janvier 2021 sur le terrain.  Et ce n’est pas tout ! Au domicile du ministre Henri Wanzet Linguissara, au quartier PK11, à la sortie nord de la capitale, une vingtaine d’autres, habillés en gendarmes et lourdement armés, sont positionnés tout autour en appui aux Mercenaires russes qui étaient déjà sur place.

Chose étonnante, les tenues de la gendarmerie remises à ces miliciens par le ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara étaient de grande taille. Et pour y remédier, les miliciens ont été obligés de faire recours aux voisins du ministre qu’ils auraient contraint de leur montrer le domicile du couturier du secteur.

Mais le plus surprenant dans cette affaire, c’est quand le général milicien du PK5 s’est rendu au domicile du ministre pour y rendre visite à ses hommes. Incroyablement, à son arrivée, il  reçoit des honneurs militaires de la part du ministre Henri Wanzet Linguissara qui le salue militairement comme son chef de l’armée.

Alors, les chefs miliciens d’autodéfense du quartier PK5, qualifiés il y’a quelques mois des « fauteurs de troubles » par le gouvernement , sont aujourd’hui devenus miraculeusement des hommes de la paix du pouvoir.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Bambari, nouvelle détonation d’armes, la panique s’empare de la ville

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Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, mardi 21 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Des renforts paramilitaires russes viennent d’arriver dans la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine . Aussitôt, ils procèdent à l’arrestation d’un suspect, et des détonations d’armes de guerre sont entendues dans la ville, paniquant les populations qui se sont terrées à la maison.

 

Jeudi 21 janvier 2021, une dizaine des Mercenaires russes sont arrivés ce matin au renfort aux forces gouvernementales à Bambari.  Aussitôt arrivés, ils ont procédé à l’arrestation d’un suspect peul, muni d’un pistolet devant l’espace Tiringoule, au centre-ville, paniquant les populations locales qui ont quitté précipitamment le lieu pour rentrer à la maison. Des boutiques et les commerces sont fermés par peur d’une éventuelles représailles  des rebelles.

Au même moment, une foule des passants s’est réunie  devant la base des soldats FACA abritant les mercenaires russes pour observer le tabassage du suspect arrêté.

Cependant, les paramilitaires Russes, très mécontents de voir ces nombreux badauds devant leur base, leur demandent en vain de quitter le lieu.  Comme du jeu, ils ont ouvert le feu sur eux, blessant grièvement deux qui sont actuellement à l’hôpital. Selon une source hospitalière, leurs jambes risqueraient d’être amputées.

Affaire à suivre.

 

par Bertrand Yekoua

Journaliste et correspondant du CNC à Bambari

Alin Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : polémique autour de l’interdiction de l’autorisation permanente de survol du territoire national

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Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

Bangui, République centrafricaine, 20 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans une correspondance adressée aux missions  diplomatiques, aux postes consulaires et aux organisations internationales accréditées en République centrafricaine , le ministère des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger informe  que face à la situation sécuritaire du pays, toute l’autorisation permanente du survol et d’atterrissage  du territoire national est interdite. Mais pour des nombreux observateurs, à quoi cette décision sert – il , et comment le gouvernement  peut-il contrôler le territoire aérien de son pays ?

 

Conformément à la stipulation de la convention de Chicago du 7 décembre 1944 relative à l’aviation civile internationale,  ratifiée,  l’État exerce la souveraineté complète et exclusive sur l’espace aérien au-dessus de son territoire national. Et en application de ces principes généraux, aucun aéronef d’un État étranger ne peut survoler le territoire centrafricain ou n’y atterrit sans justifier d’une autorisation préalable.

Ainsi, en tant qu’interlocuteur des États étrangers ou organisations internationales,  le ministère des Affaires étrangères instruit et délivre les autorisations diplomatiques de survol du territoire.

Ainsi, le ministère centrafricain des Affaires étrangères, dans sa note diplomatique en date du 6 janvier 2021, et  adressée aux  missions  diplomatiques, aux postes consulaires et aux organisations internationales accréditées en République centrafricaine  informe  que face à la situation sécuritaire du pays, toute l’autorisation permanente du survol et d’atterrissage  du territoire national est interdite. Toutefois, les Missions diplomatiques peuvent adresser au ministère des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger les demandes ponctuelles de Survol et d’atterrissage du territoire centrafricain.

Alors, nombreux sont ceux qui se demandent  l’intérêt d’une telle décision  en ce moment de crise, car notre pays, non seulement ne dispose aucun moyen pour surveiller son espace aérien, mais empêche seulement les ONG humanitaires à bien faire leur travail.

À suivre…

 

Par D. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 23 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Monsieur Dieu-Trésor ADOUM, Président de la CNJ du huitième arrondissement, est suspendu de ses fonctions par le bureau exécutif

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Dieu-Trésor ADOUM

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique. Cette décision du Conseil national de la jeunesse, tombée à quelques jours de la décision de la cour constitutionnelle, pourrait être un coup fatal à son ambition politique.

 

Monsieur Dieu-Trésor ADOUM, Président du Conseil national de la jeunesse du huitième arrondissement de Bangui, et candidat suppléant aux législatives dans la première circonscription du huitième, est suspendu de ses fonctions par le bureau exécutif du Conseil national de la jeunesse. Les raisons évoquées :

– Utilisation du logos du Conseil national de la jeunesse à des fins politiques ;

– utilisation des locaux appartenant à la jeunesse pour des réunions politiques.

Selon la note signée par la présidente du CNJ, ces faits sont en violation avec les dispositions de l’article 1 alinéa 2 des statuts du Conseil national de la jeunesse centrafricaine qui précise clairement son caractère apolitique et laïc.

Par cette décision du Conseil national de la jeunesse, la candidature de Monsieur Dieu-Trésor ADOUM aux législatives dans la première circonscription du huitième arrondissement de Bangui est mise à mal. Elle pourrait être invalidée purement et simplement par la cour constitutionnelle.

Selon nos informations, plusieurs candidats  dans la première circonscription du huitième ont aussi déposé des requêtes auprès de la cour constitutionnelle concernant la candidature de Monsieur Dieu-Trésor ADOUM qui est à la fois candidat suppléant et  Président du Conseil national de la jeunesse du huitième arrondissement.

Joints au téléphone, certains membres de l’équipe de campagne du candidat Aristide  , dont Dieu-Trésor ADOUM est suppléant,  se disent séerains, et évoquent la possibilité de graisser les pattes des juges constitutionnels afin de valider les résultats proclamés par l’autorité nationale des élections.

Affaire à suivre.

note du suspension jeunesse
Note du suspension du Président de la jeunesse du huitième arrondissement de Bangui

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

avenue mbaïkoua dans le huitième arrondissement de Bangui le 01 août 2020
L’avenue mbaïkoua dans le huitième arrondissement de Bangui le 01 août 2020. Photo CNC

 

De gauche à droite Adoum Trésor, suppléant et Aristide Angouré candidat aux législatives du 8ème
De gauche à droite Adoum Trésor, suppléant et Aristide Angouré candidat aux législatives dans la premiière circonscriptions du 8ème arrondissement de Bangui.

Déclaration conjoint UE, UA, CEEAC et nations unies sur les élections en République centrafricaine

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/G5-Centrafrique-parténaires-drapeaux-450×182.png” alt=”G5-RCA groupe des parténaires de la Centrafrique drapeaux” width=”450″ height=”182″ />

 

DECLARATION CONJOINTE SUR LES ELECTIONS 

EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE 

 

Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, l’Ambassadeur Smaïl Chergui; le Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), l’Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo; le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix ; et le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, M. Josep Borrell, prennent note de la décision de la Cour Constitutionnelle de la République Centrafricaine, statuant sur le contentieux électoral et proclamant les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020.

 

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union européenne appellent tous les acteurs concernés à respecter la décision de la Cour Constitutionnelle et à réaffirmer leur engagement dans la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit en République Centrafricaine. Ils rappellent l’importance du dialogue dans la recherche de solutions durables pour la paix et la stabilité.  A cette fin, ils encouragent  les autorités nationales à promouvoir  l’unité nationale, le respect des principes démocratiques, le dialogue politique et inclusif, la bonne gouvernance, ainsi que le renforcement des institutions nationales, la poursuite du processus de paix, la lutte contre l’impunité, et la mise en œuvre d’initiatives socio-économiques inclusives, y compris à travers des programmes de reconstruction et de développement post-conflit, pour faire bénéficier à la population centrafricaine les dividendes de la paix, et alléger ses souffrances.

 

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union européenne expriment leurs fortes préoccupations face à l’escalade de la violence et aux attaques coordonnées, y compris celles visant à prendre le contrôle de la capitale Bangui. Ils condamnent fermement les violences perpétrées par certains groupes armés visant à compromettre le processus électoral et déstabiliser le pays, ainsi que les discours de haine et d’incitation à la violence alimentés par des campagnes de désinformation. A ce titre, ils encouragent tous les acteurs à travailler ensemble, dans un climat apaisé, pour créer les conditions favorables à la finalisation des prochaines étapes du processus électoral, en particulier les élections législatives. Ils saluent l’engagement continu des Casques bleus des Nations Unies pour le maintien de la paix, travaillant en collaboration avec les forces nationales de défense et de sécurité, ainsi que les autres forces déployées dans le cadre de la coopération bilatérale avec le Gouvernement centrafricain.

 

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union européenne invitent les autorités centrafricaines à poursuivre le processus de paix avec les groupes armés, notamment par la mise en œuvre intégrale de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine du 06 février 2019, en étroite coordination avec les partenaires nationaux, régionaux, et internationaux.  Ils exigent que les groupes armés mettent fin immédiatement aux violences et aux tentatives de déstabilisation, qui ont coûté la vie à des populations civiles, des travailleurs humanitaires, des forces nationales de défense et de sécurité, ainsi que des Casques bleus.  Ils les invitent à rejoindre le chemin du dialogue et de la paix. Ils rappellent que les auteurs et commanditaires de violences devront répondre de leurs actes criminels devant les juridictions nationales et internationales. Ils encouragent également les autorités nationales à poursuivre les efforts visant à rendre fonctionnelle la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation (CVJRR).

 

Les hauts responsables de l’Union africaine, de la CEEAC, des Nations Unies et de l’Union européenne appellent à une mobilisation continue de la sous-région, et saluent les initiatives régionales visant à renforcer le dialogue, apaiser les tensions et rechercher des solutions politiques concertées à cette crise. Ils réitèrent leur engagement aux côtés du peuple et du Gouvernement de la République Centrafricaine dans leurs efforts de consolidation de la paix et de la démocratie, ainsi que de promotion de la réconciliation nationale et du développement durable, en étroite collaboration avec les autres partenaires.

 

Fait à Addis-Abeba-Bruxelles-Libreville-New York, le 18 janvier 2021   

 

Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine

Ambassadeur Smaïl Chergui,

 

Le Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC),

Ambassadeur Gilberto Da Piedade Veríssimo

 

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix

  1. Jean-Pierre Lacroix

 

Le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité,

  1. Josep Borrell

 

Fermeture des frontières au Cameroun : des conséquences rudes pour la RCA

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Des camions stationnées au parking de la douane du PK26 de Bangui, sur la rtoute de Bangui, le 11 avril 2020. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 20 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Initialement, la fermeture des frontières avec le Cameroun avait été mise en place pour endiguer la pandémie du Covid-19. Cette mesure, qui était censée prendre fin le 17 avril dernier, est toujours en vigueur pour des questions sécuritaires. Nonobstant, la situation actuelle en rca ne permet pas la réouverture des frontières avec le Cameroun, et cela fait plus d’un mois que l’axe Garoua-Boulaï, qui permet le ravitaillement de Bangui depuis le Cameroun est bloqué par les rebelles. Plusieurs routiers y ont d’ailleurs laissé la vie ces derniers jours. Néanmoins, depuis le 12 janvier 2021, le trafic a pu reprendre mais dans une moindre mesure, par convois et sous escorte de la Minusca.

 

Par sa position géographique et ses deux ports, le Cameroun occupe une place stratégique en matière d’approvisionnement de marchandises en direction du Tchad et de la RCA. Ces derniers, enclavés, ne disposent pas d’ouverture sur la mer. Selon des sources douanières, les flux commerciaux avec ces deux pays ont chuté de près de 80% (par rapport à 2019) depuis la fermeture des frontières. « Le Tchad et la RCA se sont alarmés auprès des autorités camerounaises des graves conséquences sur leurs économies que la fermeture des frontières provoquerait » a informé un haut fonctionnaire auprès du média d’information Jeune Afrique.

La situation sanitaire mais surtout sécuritaire actuelles, ne permettent pas de disposer d’un approvisionnement des denrées permanent et continu. Certains produits se font donc de plus en plus rares, mais la demande est toujours constante. Selon le principe économique de l’offre et la demande, cela génère « naturellement » une augmentation des prix. Sur cette hausse sont répercutés, entre autres, les coûts logistiques et de production, ainsi que l’anticipation des stocks par les commerçants qui craignent de manquer.

L’axe Garoua Boulaï, qui relie Bangui à Douala, à 725 km à l’ouest de Bangui, est la plaque tournante des flux commerciaux. Avec la crise sécuritaire en RCA, cette zone de trafic commercial est en permanence engorgée et ressemble désormais à un vaste parking où s’accumulent plus de 800 véhicules de transports de marchandises vitales pour les populations.

Suite à de nombreux échanges et négociations, notamment par les syndicats de camionneurs, une reprise de l’activité marchande pourrait être possible. Un soulagement pour les camionneurs qui étaient bloqués à la frontière depuis quelques semaines. Néanmoins, pour de nombreux chauffeurs, la peur d’attaque des rebelles subsiste. C’est pourquoi les convois seront désormais escortés par des véhicules de la MINUSCA.

 

Par Julien EKOMO

Journaliste contributeur du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp :+1 438 923 5892

 

l’ONU dénonce le blocus de la capitale

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Centrafrique : l’ONU dénonce le blocus de la capitale

Bangui ( République centrafricaine ) – (Bangui) La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a dénoncé mercredi la tentative d’asphyxie de la capitale Bangui par une coalition armée qui cherche à renverser le président Faustin Archange Touadéra, et alerté sur le « drame social et humanitaire que pourrait subir la population ».

Depuis le début de l’offensive des rebelles une semaine avant les élections présidentielle et législatives du 27 décembre, Bangui subit un blocus des principaux groupes armés qui contrôlent les deux tiers du territoire et ont mené plusieurs attaques sur les routes nationales 1 et 3 reliant la capitale de ce pays enclavé au Cameroun voisin. /////////////.

Dans ce pays en guerre civile depuis 2013, M. Touadéra a été proclamé réélu lundi par la Cour constitutionnelle, mais deux électeurs sur trois n’ont pas voté en raison de l’insécurité. /////////////.

« Les attaques contre les convois commerciaux par les anti-Balaka, le 3 R, le MPC et l’UPC, et leurs alliés politiques, dont l’ancien président (François) Bozizé, pourraient rendre impossible la disponibilité et l’accessibilité aux biens alimentaires, aux médicaments et à d’autres produits essentiels au fonctionnement des services publics tels que les hôpitaux », a déclaré Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. /////////////.

« Ces groupes armés et leurs alliés politiques sont responsables de violations graves du droit international humanitaire ainsi que des droits de l’Homme », a-t-il ajouté dans un communiqué. /////////////.

Embuscade/////////////.

Lundi, un convoi de camions commerciaux escorté par les Casques bleus est tombé dans une embuscade des groupes armés et a été contraint de stopper sa route. Trois chauffeurs de camion ont été blessés dans l’attaque, affirme la MINUSCA. /////////////.

« La Force a fait de la réouverture de l’axe Béloko-Bangui (qui relie le Cameroun à la capitale, NDLR) une priorité pour permettre la reprise des mouvements logistiques », a insisté le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole de la force de la Minusca. /////////////.

« Les contraintes actuelles sur l’approvisionnement alimentaire déjà fragile font à nouveau grimper le prix des produits alimentaires de base », s’est également inquiétée la coordinatrice humanitaire pour l’ONU, Denise Brown. /////////////.

Le prix de certains produits de base a augmenté d’au moins 50 % dans certains endroits, et dans le deuxième pays le plus pauvre du monde, plus d’un tiers de la population (1,9 million de personnes) est confronté à un niveau élevé d’insécurité alimentaire, selon l’ONU.

Avec France Info

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Sud-Ubangi : l’afflux des réfugiés centrafricains à Zongo constitue un danger sanitaire, alerte le maire

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Sud-Ubangi : l’afflux des réfugiés centrafricains à Zongo constitue un danger sanitaire, alerte le maire

Bangui ( République centrafricaine ) – L’afflux de plus de 1 700 ménages des réfugiés centrafricains dans la ville congolaise de Zongo située en face de Bangui, la capitale de la République centrafricaine constitue un danger sur le plan sanitaire, alerte mardi 19 janvier 2021, le maire de la ville Michel Siazo Yeke yeke.

Selon lui, chaque jour qui passe, des ménages entiers gagnent le sol congolais sans aucun contrôle sanitaire./////////////.

« Ils passent la nuit à la belle étoile. Parmi eux, certains font des diarrhées, et ils n’ont pas à manger », indique Michel Siazo./////////////.

Pour sa part, le député national élu de Zongo, Roger Sido Wagia interpelle les autorités pour une assistance rapide aux réfugiés./////////////.

Les réfugiés centrafricains à Zongo, dans le Sud-Ubangi,ville congolaise en face de Bangui, de la République centrafricaine. Ils passent nuit à la belle étoile et manquent de nourriture. Photo mairie de Zongo./////////////.

« Avec le Coronavirus, il y a à craindre. Nous n’avons pas un centre de dépistage à Zongo. Ces réfugiés viennent sans contrôle sanitaire. Il n’y a pas que la Covid-19, il y a d’autres maladies », renchérit-il./////////////.

A en croire le maire de la ville, aucune structure n’a apporté un appui à ces réfugiés. Mais quelques ONG locales ont dénombré les réfugiés et catégorisé les tranches d’âge./////////////.

Afflux au Nord-Ubangi/////////////.

Avec l’afflux des réfugiés centrafricains, les villages sont bondés de monde. Les vivres, de l’eau potable, ainsi que des médicaments manquent. Ces conditions de vie deviennent aussi difficiles pour les populations d’accueil./////////////.

Des voix s’élèvent pour solliciter l’assistance du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), et des autorités congolaises./////////////.

Les réfugiés centrafricains à Zongo, dans le Sud-Ubangi,ville congolaise en face de Bangui, de la République centrafricaine. Ils passent nuit à la belle étoile et manquent de nourriture. Photo mairie de Zongo./////////////.

Dès l’afflux des réfugiés centrafricains au Nord-Ubangi, estimés à plus de 50 mille personnes, le gouverneur de province, qui séjourne à Kinshasa depuis sa déchéance par les députés provinciaux, a été reçu en audience par le vice premier ministre et ministre de l’Intérieur Gilbert Kankonde, ainsi que par le ministre des Affaires humanitaires Steve Mbikayi./////////////.

Au menu de leurs discussions, comment apporter une assistance humanitaire et sécuritaires aux congolais confrontés à cet afflux./////////////.

Pour Izato Nzenge et le Caucus des députés nationaux du Nord-Ubangi, plusieurs localités sont surpeuplées. Elles connaissent une pénurie d’eau potable, de vivres et les conditions sanitaires restent précaires. D’où une intervention rapide en faveur des populations d’accueil./////////////.

Mais les démarches entreprises à Kinshasa par le gouverneur déchu Izato Nzenge, sont plutôt mal vues par le mouvement citoyen du 14 juillet, M14./////////////.

Le Mouvement a enfin mis en garde les deux membres du gouvernement, qualifiant leurs audiences de manœuvre machiavélique tendant à défier la volonté de la population du nord Ubangi dans le but d’un rétablissement forcé du gouverneur déchu.

Avec Radio Okwapi

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Situation en République centrafricaine

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Situation en République centrafricaine

Bangui ( République centrafricaine ) – La France prend note des résultats définitifs de l’élection présidentielle en République centrafricaine, proclamés par la Cour constitutionnelle le 18 janvier, et de la réélection du Président Faustin-Archange Touadéra.

Elle encourage les autorités centrafricaines à instaurer rapidement un dialogue avec l’ensemble des acteurs de la classe politique du pays, notamment avec l’appui du médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, afin de retrouver la voie d’une réconciliation et d’une paix durables./////////////.

La France condamne avec la plus grande fermeté toute action déstabilisatrice, en particulier celle des groupes armés soutenus par l’ancien président François Bozizé, et appelle à la cessation des hostilités. Elle condamne avec la plus grande fermeté les attaques perpétrées contre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) à Grimari, dans la préfecture de la Ouaka, le 15 janvier 2021, et près de la ville de Bangassou, le 18 janvier 2021, qui ont coûté la vie à plusieurs casques bleus. Les responsables de ces attaques devront être identifiés et répondre de leurs actes./////////////.

La France réitère son soutien à la MINUSCA et aux garants de l’Accord de paix pour rétablir la sécurité, garantir le respect des institutions centrafricaines et de l’ordre constitutionnel, et apaiser les tensions./////////////.

Q : Faustin Touadéra a été officiellement réélu à la tête de la Centrafrique bien que deux électeurs sur trois n’aient pas pu voter en raison de la situation sécuritaire. Quelle est la réaction de la France dans un tel contexte ?

— Fin de l’article —

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RCA : le Président du parti RDC, Monsieur Désiré Nzanga Bilal Kolingba ne serait pas mort, selon son parti

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 20 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Président du parti du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, candidat malheureux à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020 ne serait pas mort, a-t-on appris de sources proches de son  parti.

 

Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, candidat de son parti à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, ne serait pas décédé de suite de sa maladie, selon Monsieur Pascal Koyaméné, porte-parole du parti RDC.

Le mois dernier, Monsieur Désiré Nzanga Bilal Kolingba, qui avait été évacué en urgence en France,  est admis dans un hôpital à Orléans suite à son état de santé qui s’était aggravé.

De retour au pays pour participer à la présidentielle du 27 décembre dernier, il faisait à nouveau l’objet d’une évacuation sanitaire en République démocratique du Congo (RDC). Mais ce mercredi 20 janvier, sur les réseaux sociaux, on annonce son décès à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC).  Son parti, à travers son porte-parole, a démenti la nouvelle et parle d’une information erronée.

Notons que Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba est déclaré quatrième à l’élection présidentielle du 27 décembre dernier, Il aurait obtenu 3,71%, selon les chiffres qui lui ont été attribués par l’autorité nationale des élections, et confirmés par la cour constitutionnelle.

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les sombres histoires de Wagner en Afrique

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Les instructeurs russes de la société Wagner à Bangui, CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine , mercredi, 20 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique. Depuis 2017, l’entreprise russe de mercenariat Wagner déploie ses employés armés dans différents pays du continent africain, y compris au Soudan et en Centrafrique. Elle est devenue en quelques années un des principaux symboles de la nouvelle volonté de mainmise russe en Afrique. Cependant, sa présence est aussi synonyme de brutalités, propagande et dommages collatéraux.

Au même titre que la Centrafrique, la Libye traverse une longue crise sécuritaire. Là-bas aussi, les Mercenaires russes ont été envoyés pour aider l’un des belligérants et pour la sécurisation des champs de pétrole dont la production est envoyée en Russie. Avec le temps, la population ne supporte plus la présence de ces étrangers. Le 31 décembre dernier, dans la ville libyenne de Houn, au centre du pays, une foule en colère a exigé le départ des mercenaires russes de Wagner et de leurs supplétifs soudanais.

Les habitants de la ville ont lancé un mouvement de désobéissance civile après que les mercenaires étrangers ont tué le jeune Ayman Abou Qassissa, sans aucune raison. Ainsi, le jour de ses funérailles, les lieux publics de la ville ont été maintenus fermés en signe de protestation. Cet acte symbolique visait à dénoncer la répression et les attaques menées contre des civils, sans motif et sans justification. Ce que résume un habitant de la ville s’exprimant sur une chaîne de télévision libyenne : « nous demandons que des enquêtes soient ouvertes dans l’affaire du meurtre d’Ayman ainsi que des autres jeunes assassinés et violemment torturés ». Il poursuit : « La population dénonce les violations extra-judiciaires et inhumaines commises à son encontre ».

D’autres pays d’Afrique espèrent encore que les mercenaires russes pourraient les accompagner dans leur sortie de crise.

Le cas du Mozambique montre qu’ils se trompent. Cet autre exemple illustre que Wagner n’est pas la solution pour sortir d’une situation sécuritaire difficile. Motivée par l’exploitation des ressources naturelles, l’aventure russe s’est soldée par un échec, notamment dans le nord du pays, dans la province de Cabo Delgado.

Les écrits sur le sujet ne manquent pas et convergent vers le même constat initial : des agents de sécurité trop confiants qui connaissent mal le pays comme ses coutumes et qui sont peu adaptés à ce terrain tropical.

De surcroît, ces mercenaires malmènent et méprisent les troupes mozambicaines qu’ils sont pourtant censés former et conseiller au combat. Les formateurs slaves aux méthodes rugueuses jugent ces soldats locaux peu rigoureux. La suite est connue : la société de mercenariat subit rapidement plus de pertes que prévues.

En octobre 2019, quelques semaines après leur arrivée, sept mercenaires de Wagner sont tués dans une embuscade tendue par les rebelles djihadistes. Une dizaine de soldats mozambicains a péri à leurs côtés. Les employés de Wagner ont finalement dû quitter le pays et l’aventure de Wagner au Mozambique résonne comme son premier échec en Afrique.

Les dérives des hommes de Wagner en Centrafrique ne font donc que s’ajouter à une liste déjà longue… sans parler du jeune Syrien torturé en 2017 sur le champ pétrolier d’al-Chaer, au nord de Palmyre. De Syrie au Mozambique, de Libye en Centrafrique, là où sont passés les mercenaires de Wagner, ce sont toujours les mêmes sombres histoires qui se dessinent.

 

Par Adama Bria

 

RCA : les forces de la MINUSCA sont-elles devenues des forces supplétives de la garde présidentielle ?

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Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 20 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Déployée en Centrafrique dans les années 2014, l’opération de maintien de la paix multidimensionnelle des Nations unies (MINUSCA ), dont la priorité première serait d’assurer la protection des civils, est aujourd’hui sous le feu des nombreuses  critiques dans le pays. Certains l’accusent d’avoir fait le jeu des groupes armés, d’autres du pouvoir. Mais avec la dernière élection couplée  et l’attaque des groupes armés à la porte de la capitale,  nombreux sont ceux qui affirment que l’opération de la MINUSCA,  conduit par un ancien ministre sénégalais,  est sans doute devenue une force supplétive à la solde du pouvoir.

 

Dans un courrier adressé au Secrétaire général des Nations unies, les leaders de l’opposition démocratique réunis au sein de la COD-2020,  ont accusé  le représentant du Secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Monsieur   Mankeur Ndiaye d’avoir  interféré dans les élections du 27 décembre 2020, et d’assumer une responsabilité dans l’escalade  de la violence qui a éclaté peu avant ces élections. Ils appellent le Secrétaire général de l’ONU a ouvert une enquête  pour déterminer l’ampleur  de son intervention  et ses effets. Ils soulignent également que Mankeur Ndiaye porte sans doute une responsabilité dans la crise actuelle au pays.

Or, la plateforme Béoko, qui soutient la candidature du chef de l’État à la présidentielle du 27 décembre 2020, appelle les leaders de l’opposition à encourager plutôt la MINUSCA qui s’atèle à ramener la paix dans le pays.

« Il est donc irresponsable de la part de la COD2020 de personnaliser le débat en accusant sans fondement le représentant du secrétaire général de l’ONU en RCA, chef de la MINUSCA, et de faire accroitre l’idée que ses appuis constituent de quelque manière que ce soit une pression sur nos Institutions », a déclaré le rapporteur de la plateforme Béoko.

Cependant, dans les rues de la capitale, d’aucuns pensent que les agissements de Monsieur Mankeur Ndiaye y compris de son staff  ne sont pas conforment à leur mission.

‘On a vu l’opération de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), au Mali, et au Soudan du Sud, leurs réaction et comportement ne sont pas comme ceux de la MINUSCA en Centrafrique   », a regretté un enseignant universitaire à Bangui.

« On a vu les forces de l’ONU combattante au côté des Mercenaires russes comme des forces normales. En plus, le chef de la MINUSCA avait fait appel aux hélicoptères de la société de paramilitaire russe pour combattre les rebelles. Avec ça, on pense que la MINUSCA n’est pas neutre comme elle prétend », a réagi un Diplomate africain en poste à Bangui.

Au même moment, un membre du gouvernement  considère cela comme une parfaite collaboration militaire sur le terrain afin de mettre hors d’état de nuire les mercenaires rebelles et ses acolytes.

Du côté des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), il ne fait aucun doute, la MINUSCA est contre eux, en conséquence, elle est devenue comme une cible à combattre comme les autres.

Il y’a lieu de noter que deux Casques bleus de la MINUSCA ont été tués lors d’un affrontement qui les a opposés aux rebelles du CPC à une dizaine de Kilomètres de Bangassou, au sud-est du pays.

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique,

Alain Nzilo

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« Rien n’empêche d’imaginer François Bozizé à la tête de la CPC »

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Noureddine Adam : « Rien n’empêche d’imaginer François Bozizé à la tête de la CPC »

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Ancien numéro deux de la Séléka, le leader du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique est un des chefs de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), dont les troupes ont attaqué Bangui le 13 janvier.

On l’a connu membre du service d’ordre de l’émir d’Abou Dhabi, patron d’une entreprise de sécurité aux Émirats arabes unis, leader de la Convention des patriotes pour la justice et la paix ou encore numéro deux de la Séléka et à la tête du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Voilà désormais Noureddine Adam, fils d’imam et policier de formation, au cœur de la nouvelle organisation rebelle centrafricaine : la Coalition des patriotes pour le changement (CPC)./////////////.

C’est en partie sur ses ordres que les troupes de la CPC ont lancé, le 13 janvier dernier, une série d’attaques sur Bangui, afin d’accentuer encore la pression sur le président Faustin-Archange Touadéra, dont la réélection le 27 décembre dernier est contestée. La CPC avait-elle réellement pour objectif de conquérir la capitale ? Quelles sont ses relations avec François Bozizé ? A-t-elle les moyens de tenir face à la Minusca, aux Russes et aux Rwandais ? Et, si oui, que ferait-elle du pouvoir ?/////////////.

Noureddine Adam, qui vit dans la clandestinité entre le Soudan et ses fiefs de Birao et Ndele, dans le nord de la Centrafrique, a répondu aux questions de Jeune Afrique.

 

Jeune Afrique : Quel est l’objectif actuel de la Coalition des patriotes pour le changement, qui a attaqué Bangui le 13 janvier ?/////////////.

 

Noureddine Adam : Les objectifs de la CPC restent ceux qui ont été clairement énoncés dans la déclaration de Kamba-Kota du 15 décembre 2020 : rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire, restaurer la souveraineté de l’État à l’intérieur des frontières et sur l’ensemble de ses ressources naturelles et économiques, garantir à chaque citoyen la liberté d’aller et de venir sans entrave, de se livrer à ses activités économiques… En un mot : développer le pays et sortir le Centrafricain de la pauvreté et de la précarité./////////////.

Jusqu’ici, la CPC semblait mettre la pression pour pousser le président Faustin-Archange Touadéra au dialogue, cet objectif a-t-il changé ?

Lire la suite sur Jeune Afrique

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deux Casques bleus tués, le président réélu appelle à la «réconciliation»

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Centrafrique : deux Casques bleus tués, le président réélu appelle à la «réconciliation»

Bangui ( République centrafricaine ) – Une stabilité politique qui n’est pas synonyme de paix. Alors que le maintien au pouvoir du président centrafricain Faustin Archange Touadéra a été validée, ce lundi, par la Cour constitutionnelle, deux Casques bleus de l’ONU ont été tués par des rebelles, opposés au régime.

« Un Gabonais et un Marocain ont été tués lundi, à 17 km de Bangassou, dans le sud de la République de Centrafrique, suite à l’embuscade de leur convoi par des éléments des groupes armés coalisés », a annoncé la Minusca, la mission de l’ONU, dans un communiqué./////////////.

Cet incident porte à sept le nombre le nombre de soldats au service de la paix tués depuis le lancement des attaques coordonnées et simultanées par les alliés à l’ancien président François Bozizé./////////////.

Les rebelles voulaient empêcher la réélection de Touadéra/////////////.

Pas question de reculer pour autant. « La mission Minusca reste engagée à poursuivre son mandat de protection des populations civiles et de sécurisation des élections », a assuré dans le communiqué Mankeur Ndiaye, le représentant spécial de l’ONU en Centrafrique./////////////.

Le 17 décembre, les six groupes armés les plus puissants qui occupaient les deux-tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), puis ont annoncé le 19, huit jours avant les élections présidentielles et législatives, une offensive dans le but d’empêcher la réélection du président Touadéra./////////////.

C’est pourquoi quelque 12 000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) sont déployés depuis 2014. Ils sont soutenus par des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays./////////////.

Le président réélu « tend la main » à l’opposition/////////////.

Depuis qu’ils ont juré de « marcher sur Bangui », les rebelles mènent des attaques sporadiques mais parfois violentes, généralement loin de la capitale./////////////.

Dans le même temps, le président réélu a appelé à la réconciliation. « Je tends la main patriotique à l’opposition démocratique afin de sortir notre pays du cycle vicieux de violences et de destruction », a déclaré le chef de l’État./////////////.

Son élection avait été confirmée dans le même temps par la Cour constitutionnelle qui a rejeté les recours en annulation du scrutin de 13 des 16 rivaux du chef de l’État sortant. Ils invoquaient des « fraudes massives » et l’impossibilité pour deux électeurs inscrits sur trois de voter, le 27 décembre, en raison de l’insécurité./////////////.

Touadéra a, lui, une nouvelle fois accusé l’ancien président François Bozizé, dont la candidature avait été invalidée par la Cour constitutionnelle, d’avoir « conçu la rébellion, réuni les moyens et mis le feu au pays ».

Avec Le Parisien
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RCA : crise poste électorale,  plus de 300 miliciens du KM5 sont en formation militaire au camp Kassaï

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Des miliciens d’autodéfense du KM5 de Bangui. CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine , mercredi, 20 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. Plus de 300 miliciens autodéfense du KM5 ainsi que quelques-uns de leurs compatriotes de Boy-Rabe recrutés clandestinement par l’État major des armées, sont en formation d’endoctrinement militaire au camp Kassaï depuis quelques jours, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Depuis vendredi 18 décembre dernier, une coalition des groupes armés est en mouvement en République centrafricaine . Ils voudraient empêcher  la tenue des élections législatives et présidentielles, et le Président Faustin Archange Touadera a beau rassurer les populations centrafricaines. Mais sur le terrain,  les sources d’inquiétude sont réelles.

Désormais, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) sont dans la capitale. Ils ont mené une première attaque sur les positions des forces loyalistes aux alentours de la capitale le 13 janvier, mais celle-ci a été repoussée grâce aux casques bleus de la Minusca qui faisait appel à l’appui aérien des hélicoptères de la société russe de mercenariat qui battent aux côtés des forces gouvernementales.

Pendant ce temps, le gouvernement  centrafricain, qui  faisait déjà appel aux Mercenaires russes et aux forces rwandaises dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays, constate qu’il y’ a toujours un besoin, et c’est le KM5 qui semble les intéresser. Ainsi, au lendemain de l’attaque de Bangui, près d’un millier des miliciens d’autodéfense du quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui ont été recrutés. Une partie est envoyée au camp Kassaï pour une formation militaire de quelques jours, d’autres déployés aux alentours de la capitale  patrouiller aux côtés des Casques bleus de la MINUSCA, mais aussi des forces russes, rwandaise et FACA.

Pour certains officiers FACA, le gouvernement  centrafricain, qui a radié récemment près de 1000 militaires de rang de l’armée nationale,  a besoin de combler cet effectif rapidement afin de tenir le terrain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la coalition de l’opposition démocratique (COD 2020) ne reconnait pas la réélection du Président Touadera

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les électeurs à l’École Gbaya Dombia dans le 3e arrondissement de Bangui. Photo Fridolin Ngoulou.

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. « La Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020), au cours de la réunion extraordinaire de la Conférence des Présidents tenue ce jour mardi 19 janvier 2021, s’est appesantie sur les résultats de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, proclamés par la Cour Constitutionnelle le 18 janvier 2021 »,  et déclare qu’elle ne reconnaissait pas la réélection du Président Faustin Archange Touadera pour un second mandat telle que prononcée par la cour constitutionnelle.

 

C’est dans un communiqué de presse rendu publique ce mardi 19 janvier 2021 que les leaders de l’opposition démocratique, réunis au sein de la coalition COD-2020, rejettent la décision de la cour constitutionnelle qui déclare le chef de l’État Faustin Archange Touadera réélu dès le premier tour avec 53,16 %, contre 21% pour l’opposant Anicet Georges Dologuélé  et un peu plus de 7% pour Martin Ziguélé.

D’après eux, « la cour Constitutionnelle, au lieu de dire le droit, a rendu une décision sur la base des motivations politiques, qui curieusement se retrouvent dans les différentes déclarations du Mouvement Cœurs Unis (MCU) ». En plus de cela, les leaders de l’opposition démocratique déclarent que la grande majorité des centrafricains inscrits sur la liste électorale soit 65% n’a pas participé au vote, et le président TOUADÉRA a été déclaré vainqueur avec seulement 17% du corps électoral, ce qui lui ôte toute légitimité pour diriger notre pays et y ramener la paix .

En outre, les innombrables fraudes et irrégularités qui ont émaillé ces élections, pour lesquelles l’opposition a apporté des éléments de preuve, ont été ignorées par la Cour Constitutionnelle. Ceci dit, selon la COD-2020,les élections groupées du 27 décembre 2020 ne sont qu’une mascarade et ne reflètent nullement l’expression de la volonté du peuple centrafricain. Par conséquent, la COD-2020 ne reconnaît pas la réélection du Président Faustin Archange TOUADERA.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : Déclaration de l’ambassade des États-Unis sur la proclamation de la Cour constitutionnelle du 18 janvier

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Drapeau des État unis

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Ambassade des États-Unis en Centrafrique

 

Le 18 janvier, la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine a proclamé les résultats définitifs du premier tour de scrutin. L’ambassade note que le tribunal a proclamé le président Faustin Archange Touadera vainqueur au premier tour avec 53,16% des suffrages exprimés. Nous appelons toutes les parties à respecter la décision de la Cour et à soutenir les processus démocratiques en République centrafricaine (rca).

Les États-Unis sont profondément troublés par la violence qui se poursuit depuis la tenue des élections le 27 décembre. Cette violence a coûté inutilement la vie à des civils innocents, des soldats des FACA et des soldats de la paix de la Minusca, y compris le plus récent rapport d’un Casque bleu gabonais et d’un Casque bleu marocain tués hier près de Bangassou. Aux familles des victimes nous offrons nos plus sincères condoléances.

La violence de toute nature est inacceptable et doit cesser. Les États-Unis encouragent toutes les parties à rester attachées au processus démocratique, à la constitution de la RCA et à l’état de droit. Nous appelons les dirigeants politiques de la RCA à adhérer aux principes démocratiques de bonne gouvernance et d’égalité de traitement pour tous devant la loi, et à construire un gouvernement inclusif qui représente et sert tous les Centrafricains.

Nous pensons qu’une démocratie inclusive et accessible est la meilleure voie pour les Centrafricains, qui souhaitent s’éloigner des crises répétées du passé et se diriger vers la paix, la stabilité et le développement. Aux hommes et aux femmes de la République centrafricaine, nous disons : les États-Unis seront toujours aux côtés de ceux qui choisissent la paix.

 

 

RCA / Elections : un candidat aux législatives pris en flagrant délit de fraudes à Baoro

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Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji le 18 février 2019 à Bangui lors du lancement d’adhésion à son parti le mouvement cœurs unis. Credit photo Anselme Mbata/CNC.

 

RCA / Elections : un candidat aux législatives pris en flagrant délit de vol

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 19 janvier 2021 (Corbeau news-Centrafrique). C’est un monsieur connu de tous les Centrafricains. Nommé Premier ministre par suite des services rendus à son patron et poussé à la démission par un de ses proches qui le remplace à la Primature comme Premier ministre, l’homme a un talent extraordinaire de ressusciter les urnes et les procès-verbaux électoraux incendiés par les rebelles du CPC dans sa circonscription de Baoro.

 

Cet homme s’appelle Simplice Mathieu Sarandji. Deux fois directeur de campagne de son maitre Faustin Archange Touadera, il est lui-même candidat aux élections législatives dans la circonscription de Baoro, dans la Nana-Mambéré,  dans l’espoir d’occuper le perchoir de l’Assemblée nationale afin d’espérer d’exercer, comme Alexandre FerdinandN’ Guendet, la fonction du président de la République dans sa vie.   Sa stratégie de se faire proclamé élu dès le 1er tour, a été de faire parvenir à l’ÂNE, à travers le rapporteur de démembrements Monsieur Gbida Jules Bertin, des procès-verbaux fictifs d’une quarantaine des bureaux de vote de Baoro.

Mais l’honorable Simplice Mathieu Sarandji, en envoyant ces procès-verbaux à l’Autorité nationale des Élections, ne savait pas qu’il fallait aussi les envoyer à la Cour Constitutionnelle. Et au ministère de l’Administration du territoire comme l’exige la loi. La Cour l’a relevé et il est ainsi pris les deux mains et deux pieds dans le sac.

Devant une telle tricherie, la Cour constitutionnelle était obligée d’annuler, sans attendre et sans préavis et ce, devant le visage renfermé de l’intéressé lui-même, Simplice Mathieu Sarandji qui écoutait tous les griefs formulés et cités dans les CONSIDÉRANTS, non seulement le scrutin présidentiel, mais aussi le scrutin législatif qu’il prétend l’emporter dès le premier avec plus de 74% de voix.

Un extrait écrit de la décision de la présidente de la Cour sur les élections à Baoro lu lors de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle.

«. En ce qui concerne Baoro. Les données obtenues sur Baoro sont les suivantes. 43 centres de vote, 48 bureaux de vote. En ce qui concerne Baoro, les investigations faites par la Cour font ressortir des contradictions. Le premier rapport de ces scrutins indique Baoro  n’avait pas pu voter, ayant été empêché de voter par les groupes armés. Que cependant, l’ÂNE a publié les résultats de Baoro tant que législatives que présidentielle. Que ces résultats indiquent que 44 procès-verbaux de bureaux de vote ont été reçus par l’ÂNE, soit un pourcentage de 91,67%. Que des incertitudes persistent cependant, quant à la garde des documents des résultats de Baoro entre le moment, où ceux-ci ont quitté Baoro et le moment où ils ont été réceptionnés par un vol de la MINUSCA pour le convoyage sur Bangui. Considérant en outre que LA COUR A RÉCEPTIONNE DES PROCÈS-VERBAUX DE BAORO CONCERNANT L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE, MAIS AUCUN PROCÈS-VERBAL CONCERNANT LES LÉGISLATIVES. Considérant qu’il est établi que les troubles ont eu lieu à Baoro ; que l’insécurité s’étant généralisée, certains candidats ont quitté Baoro craignant pour leur propre sécurité… »

Écouter l’extrait ci-dessous.

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : le convoi des camions qui ont quitté Garoua Boulaï à destination de Bangui a été contraint par les rebelles de faire demi-tour

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Des camions de marchandises en provenance de la Centrafrique entrent au Cameroun par le poste frontière Garoua-Boulai. (Photo d’illustration). AFP PHOTO / REINNIER KAZE
Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Baboua, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. Le convoi des camions  qui ont quitté lundi Garoua Boulaï, à l’est du Cameroun pour Bangui, capitale de la République centrafricaine , a été contraint  de faire demi-tour  après avoir été pris pour cible par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

 

Après avoir été pris pour cible par les rebelles du CPC à une vingtaine de kilomètres de la frontière, ou deux chauffeurs camerounais ont été tués et plusieurs autres blessés, les véhicules ont pu progresser jusqu’à Baboua grâce à la couverture aérienne de l’hélicoptère de combat de la Minusca et quelques Casques bleus  qui les ont escortés. Cependant, vu la détermination des rebelles à  bloquer le ravitaillement de la capitale centrafricaine par les produits de première nécessité qui viennent en majorité du Cameroun voisin, les camionneurs ont décidé d’attendre de nouveaux renforts militaires pour les escorter jusqu’à Bangui. Malheureusement, aux environs de 18 heures, les rebelles sont sortis dans la sous-préfecture de Baboua  pour leur lancer un ultimatum de rebrousser chemin, sinon, ils verront dans quelle condition ils vont se retrouver.

Sans plus tarder, les conducteurs, pour se protéger,  ont décidé de faire un demi – tour et retourner au Cameroun.

Notons que les corps de deux conducteurs camerounais assassinés dans l’attaque de leur camion par les rebelles  au village Foro ont été ramenés dans leur pays, tandis que les blessés ont été évacués via hélicoptère de la MINUSCA vers la capitale  Bangui pour y recevoir des soins médicaux appropriés.

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

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RCA : violent affrontement en cours entre les Casques bleus et les rebelles de l’UPC à 15 kilomètres de Bangassou

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Patrouille des soldats FACA dans le marché de Bangassou. Crédit photo : Félix Ndoumba / CNC

 

Bangui, République centrafricaine, 18 janv. 21 ( Corbeaunews-centrafrique). Selon des sources sécuritaires locales, l’affrontement en cours entre les rebelles de l’UPC, membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et les Casques bleus marocains, rwandais et gabonais de la Minusca. On parle déjà de plusieurs morts dans les deux camps.

 

Selon les mêmes sources, l’affrontement se déroule  à 15 kilomètres de Bangassou, sur l’axe Gambo, au niveau du pont Mbari. Les rebelles, qui sont lourdement armés, ont dû faire face durant des heures aux forces de la MINUSCA qui tentent de bloquer leur progression vers la ville de Bangassou.

Vers 16 heures locales, l’affrontement a débuté et on compte déjà plusieurs victimes dans les deux camps. Certaines sources parlent de 3 morts du côté de la MINUSCA et 8 pour les rebelles.

Pour l’heure, l’intensité des combats semble baisser, mais la tension est toujours vive dans la périphérie de la ville de Bangassou.

Notons que la semaine dernière, les rebelles du CPC, qui occupaient la ville de Bangassou depuis le 3 janvier 2021, ont dû abandonner deux semaines plus tard leur position au profit des Casques bleus de la MINUSCA.

Aujourd’hui, ils comptaient faire leur retour dans la ville, mais leur espoir est dorénavant  tombé dans l’eau face la détermination des forces de la Minusca qui les ont empêché.

Les détails dans nos prochains articles.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Alerte info : détonation d’armes lourdes et légères dans les localités de Baboua (nord-ouest)

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Croisement baboua bera dans la Nana-Mambéré. Phot CNC / Gervais Lenga

 

Baboua, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. La panique s’empare de la ville de Baboua, située à une centaine de kilomètres de Bouar sur l’axe Béloko. Les rebelles du CPC, lourdement armés, auraient pris en embuscade un  convoi des camions des marchandises en provenance de la frontière,  a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon certains témoins joints au téléphone par la rédaction du CNC, les faits se sont produits au village Forro, situé à une trentaine de kilomètres de Baboua sur l’axe Béloko.

D’après eux, les rebelles n’ont pas voulu les laisser partir à Bangui. Il voudrait que tous les camions en provenance du Cameroun  restent à la frontière. Seuls sont qui sont bloqués dans la capitale peuvent rentrer librement dans leur pays.

« Pour l’heure, ils nous ont bloqués à Forro et faire des sommations en l’aire pour nous intimider », affirme un conducteur camerounais qui ajoute que le gouvernement  doit impérativement les secourir afin de les faire sortir de cette situation grave.

Pendant ce temps, à Bangui, la Minusca, mission des Nations unies en République centrafricaine , et le gouvernement  semblent s’occupés uniquement à la sécurisation de la capitale  qui est également sous la menace des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement  qui sont actuellement nombreux dans les arrondissements, mais aussi à la décision de la cour constitutionnelle sur les élections présidentielle et législatives du 27 décembre dernier.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : la cour constitutionnelle annule l’élection de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à Baoro

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/sarandji-et-touaddera-450×250.jpg” alt=”De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.” width=”450″ height=”250″ />
De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique. Même si d’aucuns pensent que la cour constitutionnelle  cède à la pression de la communauté internationale pour confirmer la victoire du chef de l’État sortant Faustin Archange Touadera, celle de son Directeur de campagne électorale, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, déclaré gagnant par l’autorité nationale des élections le 4 janvier dernier n’a pas été validé par les jugent constitutionnels.

 

L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, qui comptait devenir le Président de l’Assemblée nationale une fois que son ami Faustin Archange Touadera est réélu Président de la République pour un second mandat, voit désormais son rêve tombé dans l’eau.

Ce lundi 18 janvier 2021, les juges constitutionnels,  réunis en session, ont statué sur les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020. Ils jugent que  le double scrutin électoral dans la sous-préfecture de Baoro n’a pas eu lieu en raison de la présence des groupes armés qui avaient incendié les matériaux électoraux. Il y’a donc lieu de déclaré illégaux les résultats comptabilisés par l’autorité nationale des élections le 4 janvier dernier. Ceci dit, l’élection de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji comme député de Baoro est aussi annulée.

Alors, pour une vingtaine des députés élus dès le premier tour, le Président de l’Assemblée nationale va-t-il être désigné ?

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

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Alerte info : présidentielle en Centrafrique , la cour constitutionnelle confirme la victoire de Touadera

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Le Président Faustin Archange Touadera

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique.  Plusieurs candidats à l’élection présidentielle lui demandaient d’invalider les élections présidentielles et législatives tenues le 27 décembre 2020, la cour constitutionnelle de la République centrafricaine  a confirmé dans la journée du lundi 18 janvier 2021 la victoire contestée du chef de l’État Faustin Archange Touadera dès le premier tour à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020.

 

La cour constitutionnelle centrafricaine n’aura pas attendu le 19 janvier 2021 comme annoncer pour se prononcer sur la victoire contestée du chef de l’État sortant Faustin Archange Touadera.

En effet, ce lundi 18 janvier, dans la salle de la cour d’appel du tribunal de grande instance de Bangui, les juges constitutionnels, réunis en session du 18 janvier 2021, se sont prononcés sur les recours en annulation déposés par le collectif des candidats malheureux à la présidentielle du 27 décembre dernier.

D’après eux,  le double scrutin du 27 décembre 2020 n’a pas respecté non seulement la loi électorale de la République centrafricaine , mais enregistre également de nombreuses irrégularités. En conséquence, ils réclament l’annulation pure et simple du scrutin  lequel le chef de l’État avait été déclaré gagnant dès le premier tour.

Selon nos informations, les juges constitutionnels ont reçu chacun la pression de la communauté internationale qui refuse de financer une nouvelle élection faute d’argent.

À la Minusca comme au PNUD, certains hauts fonctionnaires ont manifesté leur joie avec des champagnes à la proclamation provisoire des résultats. Pour eux, les élections du 27 décembre dernier sont non seulement une victoire du peuple centrafricain sur les rebelles du CPC qui ont mené une offensive à quelques jours de sa tenue, mais aussi elles ont été parfaitement organisées.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

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La République centrafricaine  suspendue de droit de vote à l’ONU

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Madame la ministre des Affaires Étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Sylvie Baïpo Temon dans la salle de conférence dudit département copyright CNC / Jefferson Cyrille YAPENDE

 

Bangui, République centrafricaine , lundi, 18 janvier 2021 (Corbeaunews-Centrafrique. Pour la deuxième année consécutive, la République centrafricaine figure parmi les pays  qui ne sont plus autorisés à voter à l’assemblée générale des Nations unies en raison d’arriérés de contribution financière  à l’organisation.

 

Contrairement à l’année dernière, cette année, la suspension de droit de vote de la rca à l’Organisation des Nations unies passe sous silence total.

En 2020, les autorités centrafricaines se disaient préoccupées par la suspension du droit de vote du pays à l’Assemblée générale de l’ONU pour non-paiement de ses cotisations. Elles justifient cette situation par la situation sécuritaire instable du pays, affectant l’économie nationale et imposant des priorités beaucoup plus d’ordre sécuritaire.

“Le pays vient de subir la sanction des Nations unies, ce qui est fort dommageable. Déjà pour prouver notre bonne foi en termes de bonne volonté de vouloir apurer nos dettes qui s’expliquent aussi par l’économie qui ne fonctionne pas bien, je vais me rapprocher du ministre des Finances pour voir de quelle manière nous devons réagir rapidement et relever cette décision “ avait déclaré sur les ondes de la radio nationale madame Sylvie Baïpo Témon, ministre centrafricaine des Affaires étrangères. Donc apparemment, depuis l’année dernière, rien n’a été fait jusqu’à ce jour, et le pays conserve toujours son interdiction de droit de vote à l’assemblée générale de l’ONU.

La décision de l’ONU vient de tomber ce début janvier 2021.  La République centrafricaine   n’est pas le seul pays.  On peut citer également  le Zimbabwe, le Soudan du Sud, le Niger, et la République démocratique du Congo (RDC) qui figurent parmi  les pays qui ne sont plus autorisés à voter à l’assemblée générale des Nations unies en raison d’arriérés de contribution financière  à l’organisation

Dossier à suivre.

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique,

Alain Nzilo

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RCA : l’ex-chef d’État major, le général Ludovic Ngaïfei échappe-t-il à son assassinat ?

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L’ancien Chef d’État major de l’armée, le général Ludovic Ngaïfei. Photo d’archives.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Enlevé dans la nuit du vendredi à samedi 16 janvier à son domicile du quartier PK11 par des éléments du sixième bataillon de l’armée nationale,  appuyés par les Mercenaires russes, le général Ludovic Ngaïfei a été placé en détention provisoire au Camp de Roux au centre-ville avant d’être oralement libéré 24 heures plus tard. Mais l’homme, qui ne connait toujours pas les raisons de son arrestation, conteste la manière dont il a été libéré, et refuse de rentrer à la maison chez lui. Actuellement à la  SECTION DES RECHERCHES ET D’INVESTIGATION (SRI),  le général Ludovic Ngaïfei demande au procureur les raisons de son arrestation, et des langues commencent à délier.  Certains parlent d’une tentative avortée de son assassinat, d’autres évoquent un règlement de compte au sein de l’armée. Pourquoi ?

 

 

Dans la nuit du vendredi à samedi 16 janvier, une colonne des véhicules de l’armée nationale, accompagnée par des blindés conduits par des mercenaires russes, ont défoncé, contre toute attente, le portail de la résidence du général Ludovic Ngaïfei, l’ancien chef d’État major au quartier PK11 à la sortie nord de Bangui, et tiré partout comme des « fous ». Heureusement le général avait évacué sa famille au centre-ville le lendemain de l’attaque du 13 janvier. En l’absence de riposte, ils n’ont pas de choix que de l’emmener au camp de Roux, et ce, sans aucune raison apparente.

Aussitôt, on organise une audition sans substance : on lui a notamment demandé   pourquoi il avait démissionné de l’armée;  s’il savait pourquoi il avait été  arrêté; et au conditionnel qu’il aurait des accointances avec la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et qu’il s’organiserait des réunions politiques…

Quelques minutes plus tard, on lui a signifié qu’il est libre de rentrer chez lui. Croyant être dans un mauvais rêve, lui et son avocat s’interrogent sur les raisons exactes de son arrestation si ce n’est que pour l’assassiner. Il saisit la justice, et demande officiellement au parquet de lui notifier sa libération.

Depuis lors, il se trouve à la section des recherches et d’investigation (SRI) en attendant la réponse du parquet. Au même moment, dans les quartiers de la capitale,  nombreux sont ceux qui ne croient pas à sa simple arrestation.

« Nous ne sommes pas en État d’urgence pour aller arrêter un général de l’armée, et de surcroît un ancien chef d’État major de l’armée nationale. Il nous faut une raison claire pour accepter cela, mais on peut croire aisément  à une tentative avortée de son assassinat »,  s’alarme un Professeur de droit à l’Université de Bangui.

Au même moment, au marché de Miskine, un commerçant pense plutôt que des problèmes qu’il avait eus avec certains proches du chef de l’État à l’époque qu’il fut le chef d’État major, semble-t-il, à l’origine de cette mauvaise blague.

« C’est un homme qui n’est pas en bon terme avec l’ancien Président François Bozizé. Ce type est toujours chez lui, on ne sait pourquoi on le dérange constamment » regrette-t-il.

Pour certains proches du chef de l’État, l’arrestation du général Ludovic Ngaïfei est totalement justifiée du moment ou il organise des réunions avec certains policiers qui l’ont trahi au gouvernement . C’est le cas du ministre conseiller à la présidence de la République fidèle Gouandjika qui l’avait clairement et ouvertement accusé :

«  Un général des FACA admis à la retraite à sa demande et plusieurs de ses complices pris en flagrant délit des réunions de conspiration par quelques policiers et internés dans une geôle de la police de la capitale ». Lui, il parle de flagrant délit de réunions, mais la réalité est tout autre.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique,

Alain Nzilo

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RCA :  le nécessaire dialogue ou la poursuite de la guerre ?

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Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat le 27 décembre 2020, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020.   CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 18 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). « On est en guerre » avait déclaré le président Touadéra lors de son traditionnel discours de fin d’année sur un ton dur aux sourcils foncés. Depuis lors, le numéro un centrafricain multiplie les campagnes et les contacts afin d’obtenir ce qui est nécessaire pour « en finir » avec la CPC de l’ancien président François Bozizé.

 

Deux semaines après l’état de guerre décrété par le Chef de l’Etat sortant, la CPC se met à l’assaut contre la capitale Bangui. Un violent affrontement contre les positions des casques bleus a secoué la capitale centrafricaine qui était au bord de l’implosion.

Les hommes de la CPC sont en millier dans la capitale centrafricaine si l’on doit croire aux dires d’un de leur porte-parole sur Africa Radio et repris largement sur les réseaux sociaux.

Au regard de la situation sécuritaire plus qu’inquiétante de la capitale politique du pays, des politiciens avertis ont écrit au Chef de l’Etat en fonction pour convoquer une large concertation afin de faire face à la guerre décrétée par les « hommes sans foi, ni loi » de la CPC.

Si les appels à l’union sacrée se multiplient, l’homme du 30 Mars est resté de marbre. Touadéra veut poursuivre la guerre même en pleine capitale aussi longtemps que la Russie assure de son soutien et que la Minusca est dans la cadence.

La question qui se pose avec acuité est de savoir si le président Touadéra dispose des moyens afin de remporter cette guerre ? Si le Chef de l’Etat avait évoqué une éventuelle victoire face à une « guerre asymétrique », il n’en demeure pas moins que la tactique adoptée par la CPC est la guérilla.

Comment le président centrafricain l’emportera si les adversaires en face donnent l’impression de mener une guerre urbaine pour la conquête du pouvoir ?

En toute objectivité, le dialogue s’impose pour le gouvernant centrafricain. Tant, cela permettra de décrisper la tension politique que de s’assurer du soutien nécessaire afin de combattre la horde des mercenaires.

Le problème qui se pose aujourd’hui est que le Chef d’Etat et ses soutiens perçoivent mal tout dialogue sociopolitique avec les Forces vives de la Nation. Pour le régime, discuter reviendra à un partage de gâteaux, ce que les extrémistes du régime du 30 Mars ne veulent pas entendre.

Au demeurant, il faut toujours s’habituer à croire le génie du Professeur Touadéra qui au bout de cinq ans a gouverné dans la confusion. Surement que pour cette fois, la méthode de l’homme du 30 Mars serait la meilleure et permettrait de gagner sans l’appui des principaux acteurs de la Nation.

Qui vivra verra en tout cas !

 

 

Par Aristide Bayang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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les évêques condamnent les offensives rebelles

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Centrafrique: les évêques condamnent les offensives rebelles

Bangui ( République centrafricaine ) – Les évêques de la République centrafricaine, réunis en assemblée plénière, ont condamné les offensives rebelles. Dans un communiqué signé par les neuf évêques du pays, ils félicitent les Centrafricains qui sont allés voter pour la présidentielle, le mois dernier, et dénoncent l’insécurité.

Ils dénoncent également les divisions de la classe politique qui laisse le pays à la « merci des prédateurs et des mercenaires », selon Monseigneur Nestor Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa, ville située à 300 km au nord de Bangui, joint par RFI./////////////.

« Aujourd’hui, le pays vit malheureusement aux dépens d’hommes politiques “aigris”, d’hommes politiques, je ne dirais pas corrompus mais nous ne sommes pas loin de cette réalité. Chacun cherche à asseoir son autorité, non pas pour le bien de la population, non pas pour le développement socio-économique de la nation… on s’acoquine avec des personnes de toute moralité pour continuer à exploiter le pays. Dans tout cela, la population est prise en otage », dénonce-t-il./////////////.

« Nous faisons du sur-place »/////////////.

« À ces hommes politiques et à ces groupes armés, nous leur disons que la République centrafricaine n’est pas la propriété d’un individu, d’un clan, d’un groupe d’intérêts quelconque. Cela fait huit ans que nous vivons avec la crise militaro-politique. Plusieurs propositions de sortie de crise, au moyen de différents accords, ont été conclues mais nous faisons du sur-place. Nous avons fait part, dans notre message, au dialogue mais encore faut-il que ce dialogue-là soit franc et fraternel. Combien de fois, des dialogues ont été tenus mais personne ne tient compte des résolutions de ces dialogues-là. C’est ce qui qui nous manque aujourd’hui », alerte Monseigneur Nestor Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa.

Avec RFI

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Des requins du régime de Bangui, assez marre !

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Le ministre de la sécurité publique Henri Wanzet Linguissara. CopyrightDR.

 

Bangui, République centrafricaine, 18 janv. 21 ( Corbeaunews-centrafrique). De l’anarchie qui s’est imposée en Centrafrique depuis quelques semaines, les « requins » et certains proches du président Touadéra en sont comptables. Une solution s’impose pour rétablir l’Etat de Droit, couper les longs bras qui soutiennent cette horde des mercenaires du régime à l’agonie.

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Vivant depuis quelques trois semaines au rythme d’enlèvements et d’exécutions extrajudiciaires, les populations de la ville de Bangui et ses environs revoient les tristes images de l’anarchie et de l’Etat de non-droit du régime Sélékiste.

Au cœur de cette barbarie hourdie, il y a bien les requins du régime Touadéra, une horde de jeunes miliciens recrutés par les soutiens du régime afin de réserver vie difficile aux opposants centrafricains.

Il faut déjà dire que la milice requin existait depuis 2019 avec la création de la plateforme E ZINGO BIANI qui était en opposition contre le régime du 30 Mars.

Après sa dissolution sur papier et sous haute pression de la Communauté Internationale, cette milice Touadérienne a été ressuscitée depuis les assauts des hommes de la CPC contre le pouvoir de Bangui.

C’est bien cette milice qui orchestre en ce moment les assassinats ciblés contre l’ethnie gbaya et toute autre personnalité assimilée à l’ancien président François Bozizé. C’est déjà le pré-génocide même si les soutiens de Touadéra ne veulent pas l’admettre.

Le pire du banditisme « requins » est cette liste qui a circulé dernièrement sur les réseaux sociaux indiquant le nom des principaux opposants qui devraient être exécutés à tous prix.

Depuis lors, opposants, militants, observateurs de la vie publique ou encore simples citoyens sont hautement en danger face à cette gueule ouverte contre tout ce qui est en opposition avec Touadéra.

Le bienheureux professeur des Maths se rend-il compte des « dérives » graves de ses poulains qui confirment l’Etat de non-droit ? Que dire de l’avenir politique des dirigeants du régime si les rapports des organisations internationales des Droits de l’Homme doivent être établis ? En tout cas, des « requins » du régime Touadéra, assez marre !

 

Par Aristide Bayang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le nombre de réfugiés fuyant la Centrafrique a doublé en une semaine

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Le nombre de réfugiés fuyant la Centrafrique a doublé en une semaine

Bangui ( République centrafricaine ) – Le nombre de personnes ayant fui les violences en Centrafrique depuis décembre “a doublé en une semaine” pour atteindre désormais 60.000 personnes, a indiqué vendredi le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève.

Pour la seule journée du 13 janvier, ce sont 10.000 personnes qui ont traversé le fleuve Oubangui pour trouver refuge en République démocratique du Congo, a précisé un porte-parole du HCR, Boris Cheshirkov, lors d’un point de presse./////////////.

Le HCR “appelle à une cessation immédiate de toutes les violence en République centrafricaine” (RCA) et “au retour immédiat de toutes les parties à un dialogue significatif et à des progrès vers la paix”, a souligné le porte-parole./////////////.

L’agance onusienne a aussi indiqué qu’elle et ses partenaires disposaient d’informations sur les abus commis par les groupes armés, y compris des violences sexuelles, des attaques contre les électeurs et des pillages./////////////.

La très grande majorité des réfugiés s’est rendue en RDC, où leur nombre s’élève désormais à 50.000 personnes./////////////.

En un mois, 9.000 personnes venues de Centrafrique ont aussi trouvé refuge au Congo, au Tchad et au Cameroun./////////////.

Quelque 58.000 sont des déplacés en Centrafrique même, selon la commission des mouvements de population, a précisé le porte-parole./////////////.

Le HCR recherchait déjà 151,5 millions de dollars cette année pour répondre à la situation en RCA et “les besoins des Centrafricains récemment déracinés s’accroissent et nous serons bientôt confrontés à un déficit de financement important”, note l’agence. Elle appelle “la communauté internationale à intensifier d’urgence le soutien à la réponse humanitaire en RCA, afin de pouvoir venir davantage en aide aux personnes dans le besoin qui se trouvent dans des régions reculées”. /////////////.

Le 19 décembre, huit jours avant les élections présidentielle et législatives, une coalition de six des plus puissants groupes armés qui contrôlent deux tiers de la Centrafrique depuis le début de la guerre civile en 2013 avait annoncé une offensive pour empêcher la réélection de Faustin Archange Touadéra./////////////.

Ce dernier a été déclaré réélu le 4 janvier au terme d’un scrutin très contesté par l’opposition, pour lequel seulement un peu moins d’un électeur inscrit sur deux a pu voter en raison de l’insécurité hors de Bangui, la capitale./////////////.

Mercredi, les rebelles ont mené leur première offensive aux abords de Bangui. L’attaque a été repoussée mais a fait un mort parmi les Casques bleus et au moins une dizaine dans les rangs des assaillants.

Avec VOA

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les Casques bleus reprennent aux rebelles le contrôle de Bangassou

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Centrafrique: les Casques bleus reprennent aux rebelles le contrôle de Bangassou

Bangui ( République centrafricaine ) – Les rebelles « ont abandonné les positions qu’ils occupaient (depuis le 3 janvier, NDLR) et fui la ville dans la nuit de vendredi à samedi » après avoir reçu un ultimatum de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), a déclaré samedi soir Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

La force de l’ONU « reste en alerte pour prévenir toute action des groupes armés visant la population civile, l’autorité de l’État et les Casques bleus ou le retour des rebelles dans la ville », a-t-il souligné./////////////.

« Des incidents impliquant des tentatives de pillages ont eu lieu dans la soirée et le matin (vendredi et samedi, NDLR), et la force est intervenue pour y mettre fin. La situation est calme et sous contrôle, et les positions initialement occupées par les éléments armés ne le sont plus », a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole de la composante militaire de la Minusca./////////////.

« Le pillage de la ville de Bangassou par les rebelles (…) avant leur retrait à l’arrivée des renforts constitués des éléments du contingent rwandais de la Minusca est révélateur d’un des objectifs de ces mercenaires étrangers: piller nos richesses et les biens de notre peuple », a fustigé sur Facebook le premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada./////////////.

Le 17 décembre, les six plus puissants des groupes armés qui occupaient les deux tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), puis ont annoncé le 19, huit jours avant les élections présidentielle et législatives, une offensive dans le but d’empêcher la réélection du président Touadéra./////////////.

Ils se sont jusqu’alors heurtés à des forces bien supérieures en nombre et lourdement équipées – l’armée centrafricaine, la Minusca, déployée depuis 2014 et forte de près de 12 000 soldats et des centaines de militaires rwandais et de paramilitaires russes dépêchés par leurs pays, au début de l’offensive rebelle, à la rescousse de M. Touadéra./////////////.

Ce dernier a été déclaré réélu, mais à l’issue d’un scrutin pour lequel moins d’un électeur inscrit sur deux a pu se rendre dans les bureaux de vote en raison de l’insécurité dans tout le pays en dehors de Bangui. Ce que l’opposition invoque pour réclamer l’annulation de la présidentielle, en plus de « fraudes massives », selon elle./////////////.

La Cour constitutionnelle doit valider ou rejeter le résultat de l’élection d’ici le 19 janvier./////////////.

Offensive sur Bangui /////////////.

Après l’offensive des groupes armés, de nombreux habitants de Bangassou s’étaient réfugiés en République démocratique du Congo./////////////.

« C’est une grande joie », a déclaré à l’AFP Juan Jose Aguirre, évêque de Bangassou, à la suite de la reprise de la ville par la Minusca. « Après treize jours à dormir à la belle étoile, les gens vont pouvoir rentrer chez eux », a-t-il ajouté./////////////.

Lors de l’attaque de Bangassou — la 5e ville de Centrafrique avec environ 30 000 habitants —, « les corps de cinq éléments armés ont été retrouvés », avait twitté la Minusca, sans plus de précisions. Une quinzaine de blessés avaient été transportés par Médecins sans frontières./////////////.

Depuis la mi-décembre, les rebelles se livrent à des attaques sporadiques, mais parfois violentes, généralement loin de la capitale. Mais mercredi, environ 200 membres des groupes armés ont tenté deux incursions simultanées aux portes de Bangui. Ces assauts ont été repoussés à l’issue de combats qui ont fait une trentaine de morts parmi les rebelles, selon le gouvernement et des sources onusiennes, et un Casque bleu rwandais a été tué./////////////.

Vendredi, un Casque bleu burundais a été tué dans une embuscade d’« éléments armés des groupes coalisés » près de Grimari, à 300 km au nord-est de Bangui, au cours d’une « opération de sécurisation » des environs de cette ville par des Casques bleus burundais et bangladais, a annoncé la Minusca dans un communiqué. Deux soldats bangladais ont été légèrement blessés./////////////.

Depuis décembre, quelque 60 000 Centrafricains ont fui les violences, a indiqué vendredi le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) à Genève. Pour la seule journée du 13 janvier, ce sont 10 000 personnes qui ont traversé le fleuve Oubangui pour trouver refuge en République démocratique du Congo./////////////.

Le HCR « appelle à une cessation immédiate de toutes les violences en République centrafricaine » (RCA) et « au retour immédiat de toutes les parties à un dialogue significatif et à des progrès vers la paix ».

Avec AFP
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RCA : Catherine Samba-Panza  empêchée de sortie du territoire

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L’ex-chef d’État de transition catherine samba-panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). L’ancien chef d’État de transition, Madame Catherine Samba-Panza, qui devrait se rendre à Dubaï,  a été empêchée ce dimanche après-midi de sortie du territoire national par le gouvernement  centrafricain, a-t-on appris de sources aéroportuaires.

 

Comme il fallait s’y attendre, les opposants politiques au chef de l’État Faustin Archange Touadera, y compris l’ancien chef d’État Catherine Samba-Panza ,  sont dorénavant interdits formellement de quitter le territoire national.

Candidate à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, Madame Catherine Samba-Panza  faisait partie des neuf candidats malheureux ayant déposé un recourt collectif auprès de la cour constitutionnelle pour l’annulation et la reprise des élections du 27 décembre 2020 ou le chef de l’État sortant avait été déclaré gagnant dès le premier tour avec près de 54%. Selon eux, ces élections sont entachées des fraudes massives et n’ont pas respecté la loi électorale de la RCA.

Cependant, ce dimanche 17 janvier, à l’aéroport international de Bangui Mpoko,  Madame Catherine Samba-Panza , qui devrait aller prendre part à la réunion du Comité de Sélection du Prix Zayed de la Fraternité humaine qui aura lieu à Dubaï du 20 au 23 janvier 2021, a été empêchée de prendre son vol. Le commissaire de l’aéroport l’avait signifié qu’elle est désormais interdite de quitter le territoire national jusqu’à nouvel ordre. Une décision qu’elle a fortement dénoncée.

Jointe au téléphone, Madame Catherine Samba-Panza  n’a pas voulu commenter l’affaire, mais regrette cette triste décision qui n’a que plongé davantage le pays dans une nouvelle crise.

Le ministre de la sécurité publique, joint également par la rédaction, n’a pas répondu à nos appels.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : forte détonation d’armes automatiques à Bouar

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Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bouar, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La ville de Bouar, située à plus de 400 kilomètres au nord-ouest de Bangui, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, est secouée à nouveau ce dimanche après-midi par de fortes détonations d’armes automatiques des rebelles du CPC, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Dimanche 17 janvier 2021, vers 13h07,à Bouar, la présence des soldats de l’armée nationale, accompagnée des Casques bleus de la Minusca a suscité la vive réaction des combattants rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui les ont fortement attaqués, créant à nouveau la panique générale dans la ville.

Selon plusieurs sources locales, les rebelles du CPC ont annoncé depuis 48 heures que la MINUSCA et les soldats FACA leur avaient sommées de quitter leur position dans la ville dans un bref délai. Ainsi, l’arrivée massive des FACA et Casques bleus de la MINUSCA lourdement armés  cet après-midi a provoqué leur vive réaction jusqu’à un bref affrontement militaire.

Pour l’heure, le calme est revenu dans la ville après le retrait des soldats FACA et Casque bleu de la MINUSCA.

On ignore s’ils vont revenir pour mener un assaut final contre les rebelles.

Affaire à suivre…

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Tribune / Élections : Mankeur Ndiaye nous marche sur la tête et Touadéra laisse faire…

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Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La Cour  Constitutionnelle est hautement attendue le mardi 19 Janvier 2021 pour son verdict au sujet des élections « calamiteuses» de 2020 qui ont rendu Touadéra vainqueur dès le premier tour. Alors que l’opposition hausse le ton au regard du droit pour appeler à l’annulation et à la reprise des dites élections, Mankeur Ndiaye, acteur majeur de cette crise électorale ne cesse de s’en foutre du malheur des centrafricains et Touadéra laisse faire, comment et pourquoi ?

 

Mankeur Ndiaye, l’artisan du 27 Décembre 2020…

Il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’au regard des dysfonctionnements ayant entaché le déroulement du processus électoral en Centrafrique, il était réfléchi d’envisager un report technique afin de faciliter un processus paisible et moins contesté. Cependant, pour cacher l’échec cuisant de sa mission en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, le diplomate incompétent a chanté les chœurs de sirène à travers son catastrophique Plan intégré de sécurisation pour faire comprendre à la Communauté Internationale ainsi qu’aux juges constitutionnels que le 27 Décembre était tenable. Si cette impressionnante « détermination » du diplomate sénégalais était en violation des lois de la République centrafricaine, il est clair qu’il a produit les effets escomptés, des élections parcellaires et fragmentaires rejetées en bloc par plus de la moitié des acteurs.

Le Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en discorde avec ses pairs du G5+ et de la MINUSCA…

Justement, Mankeur Ndiaye qui s’affiche en directeur de campagne du candidat impopulaire Touadéra en fait néanmoins trop et ses collègues

 

diplomates ne veulent pas porter le chapeau des élections crisogènes en Centrafrique. De sources bien introduites, les diplomates du G5+ ont  à plus de deux reprises remonté les bretelles à Mankeur Ndiaye à qui ils reprochent une ingérence de trop dans les affaires politiques centrafricaines. En effet, Mankeur Ndiaye appelle même les opposants centrafricains afin de leur faire pression pour accepter la victoire très contestée de Touadéra. Quelle audace ! En sus, selon ces mêmes informations, avant la dernière pré-audience des juges de la Cour Constitutionnelle, Mankeur Ndiaye a tenu une réunion virtuelle avec ses collègues de la MINUSCA au sujet du verdict du 19 Janvier. De cette réunion, les gens ont été fermes, il ne faut pas à la MINUSCA accepter des élections mal organisées et largement rejetées par les acteurs. Mais, Mankeur Ndiaye droit dans ses bottes chante le « satisfécit de New York », quel contraste et quelle moquerie face au droit du peuple centrafricain ! Denise Brown, adjointe de Mankeur Ndiaye a visiblement vomi son chef hiérarchique et dit ne vouloir pas s’associer à une crise post électorale de trop pour les centrafricains.

Mais, pourquoi Mankeur s’entête-t-il ?

Selon des investigations menées dans le cercle fermé du président Touadéra et à la MINUSCA, Mankeur Ndiaye est un bon ami pour le gangster de Bangui. En effet, Mankeur est très motivé par l’argent, l’alcool et les femmes et ça, Touadéra lui en fournit même au-delà. Par contre, ce qui est du facteur externe, Mankeur Ndiaye utilise l’argent que lui donne son ami Touadéra pour financer sa probable campagne présidentielle au Sénégal. Pendant ce temps, ne voulant pas faire comprendre à l’ONU qu’il a échoué sur le plan de la médiation et de la sécurité, le mécréant sénégalais brandit aux partenaires internationaux un processus réussi alors que celui-ci n’est qu’une calamité pour ce pays situé au cœur de l’Afrique.

 

Dans ce cas, comment s’y prendre ?

Les juges constitutionnels ne doivent pas se laisser faire. Entre injonctions d’un diplomate aux abois et la nécessité pour les institutions de la République de survivre dans ce cauchemar politique imposé par le régime Touadéra, le choix est clair.

Affaires à suivre…

 

Par Aristide Bayang

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : Aux abois, le régime de Touadéra envisage l’assassinat des opposants…

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Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 17 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Depuis le dernier assaut des hommes de la CPC contre la ville de Bangui, le pouvoir de Touadéra vacille. Pour parer à cette zone de turbulence, le régime de Bangui projette l’enlèvement et l’assassinat des principaux opposants. Mais, que veut justement Touadéra pour l’avenir de notre jeune démocratie ?

 

L’homme du 30 Mars lors de son investiture avait juré au nom de tous les dieux qu’il ne versera pas le sang des centrafricains par le principe de la rupture politique et de la main tendue. Quelques années plus tard, il est en train de devenir l’un des plus grands bourreaux que la République centrafricaine n’ait jamais connus.

Depuis quelques jours, une liste de dix principaux opposants au régime de Touadéra circulait sur les réseaux sociaux. A en croire le post, le régime du 30 Mars envisagerait l’enlèvement et l’assassinat de ces acteurs au rang duquel figureraient Catherine Samba-Panza, Anicet Georges Dologuele et Abdou Karim Meckassoua…

Sans surprise, le Général Ludovic Ngaïféï dont le nom était placé en tête de liste a été enlevé à son domicile dans la nuit du vendredi 15 au Samedi 16 Janvier par une horde des Mercenaires russes et des requins du régime Touadéra.

N’eurent été les multiples alertes, cet officier-général de l’armée aurait été la première victime expiatoire de cet assassinat hautement préparé. Depuis lors, les autres inscrits sur la liste vivent la peur au ventre et les diplomates internationaux s’en inquiètent.

C’est ici que s’applique ce grand cri cœur d’un lanceur d’alerte centrafricain qui s’exclamait en ces termes : « Monsieur le Président de la République très très démocratique du Gondwana, pourquoi t’avoir élu démocratiquement pour venir nous gouverner dictatorialement » ?

Ces enlèvements et assassinats ciblés contre les opposants ne sont que des gouttelettes d’eau dans la mer, car, nombre de jeunes innocents font déjà les frais de la turpitude des requins du régime de Touadéra.

A l’heure actuelle, si la Communauté Internationale ou encore les organisations internationales de défense des Droits de l’Homme ne se prononcent pas sur cette pratique menée par le régime aux abois, il est clair qu’en Centrafrique, l’on est entré en dictature à contrario, l’effondrement de l’Etat de Droit.

 

 

 

 

l’insécurité continue de faire flamber les prix

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Centrafrique: l’insécurité continue de faire flamber les prix

Bangui ( République centrafricaine ) – Sur le marché central de Bangui, c’est la grogne. Pour cette habitante du quartier de Gobongo venue faire ses courses pour 15 personnes, tout est devenu trop cher. « Tout a augmenté sur le marché, les produits de première nécessité, les oignons, la viande, le poisson, les œufs, le sel, les arachides… Tout a augmenté. »

En deux semaines, le prix d’un œuf est passé de 75 à 150 CFA. Le prix d’un oignon a été multiplié par 4. Car l’essentiel des produits sont importés du Cameroun explique ce vendeur. « Beaucoup de nos produits viennent de Cameroun, on n’a rien ici à part les légumes. Si les prix augmentent c’est ça cause de la fermeture de la route. Les convois ne rentrent pas. »/////////////.

Depuis plusieurs semaines la route allant de Bangui à la frontière est coupée par les groupes rebelles. Les camions ne passent plus et la capitale n’est plus approvisionnée, explique cette vendeuse dans une supérette. « Le sucre vient du Brésil, ça arrive via le Cameroun par la route mais on peut vendre un peu pendant une semaine, mais après une semaine, il n’y a plus de stocks, donc on ne sait pas comment on va faire. »/////////////.

Auparavant, les soldats des Nations unies escortaient chaque semaine des dizaines de camions de transport de marchandises mais l’offensive des rebelles fin décembre a tout interrompue.

Avec RFI

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Des soldats étrangers pour combattre les rebelles en RCA

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Des soldats étrangers pour combattre les rebelles en RCA

Bangui ( République centrafricaine ) – En République centrafricaine, ce vendredi 15 janvier, le calme se maintient à Bangui, 48 heures après l’attaque surprise de deux axes menant à la capitale par les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Dans le cadre d’une coopération militaire qui la lie à la République centrafricaine, la Russie a déployé en 2018 plus de 170 instructeurs civils pour former les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA).

Moscou a livré, entre 2018 et 2020, plusieurs cargaisons d’armes pour équiper les forces armées centrafricaines. Pour cela, la Russie a obtenu du Conseil de sécurité de l’Onu une levée partielle de l’embargo sur les armes qui pèse sur la Centrafrique depuis 2013./////////////.

Mi-décembre 2020, la Russie a ainsi déployé des hommes et du matériel militaire pour aider l’armée centrafricaine à faire face à l’offensive de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC)./////////////.

“Ce sont des instructeurs qui sont là depuis 2017-2018. Apparemment, il y a un contrat ou un accord signé entre le gouvernement centrafricain et le groupe Wagner”, soutient Thierry Vircoulon, le coordonnateur de l’Observatoire de l’Afrique australe et centrale l’Institut français des relations internationales (IFRI). Wagner est une société de mercenaires russe créée par Dmitri Outkin, un ancien officier du GRU, les renseignements militaires russes. Le groupe paramilitaire privé a déjà fait parler de lui lors de son intervention en Syrie. /////////////.

“Ce groupe bien connu fournit des mercenaires russes dans plusieurs théâtres d’opérations, notamment la Syrie. Ce groupe a envoyé des renforts pour sécuriser l’élection du 27 décembre. Ce sont eux qui sont donc à pied d’œuvre actuellement en Centrafrique”, poursuit Thierry Vircoulon. /////////////.

Cohabitation/////////////.

Pour combattre les rebelles de la CPC, les soldats de la Minusca coopèrent sur le terrain avec les forces armées centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais. Il est ainsi inédit de voir les Nations unies combattre avec autant de forces militaires, dont un groupe privé, affirme Hans De Marie Heungoup, spécialiste de la Centrafrique à l’International crisis group./////////////.

Selon lui, “c’est l’une des rares fois, parmi les missions de paix au monde, où on voit une force onusienne combattre côte à côte avec des forces bilatérales et même des forces privées comme celles de la société Wagner. Cependant, il n’y a pas pour l’instant un mémorandum de bonne entente. Ce qui semble se dérouler sur le terrain, c’est plus une relation de coexistence et un minimum de coordination nécessaire pour que les deux forces ne se retrouvent pas à se marcher dessus dans des zones de combat et les théâtres d’opérations.”/////////////.

Contacté par la DW, Albert Yaloké Mokpème, ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine, place la présence militaire de la Russie dans son pays dans le cadre de la dérogation faite par le Conseil de sécurité des Nations unies à l’embargo sur les armes appliqué à la Centrafrique./////////////.

Rebelles mercenaires/////////////.

On note également la présence de mercenaires dans les rangs des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC)./////////////.

Une présence qui a été confirmée, en milieu de semaine à Bangui, par le ministre de I’intérieur chargé de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara avait présenté à la télévision nationale un des combattant rebelle fait prisonnier lors des combats de mercredi. Celui-ci ne parlerait selon le ministre, ni Sango, la langue nationale, ni français, mais l’arabe local parlé au Tchad./////////////.

Le combattant rebelle fait prisonnier a même avoué qu’il venait de Koumra, une ville du Sud du Tchad qui a toujours servi de base arrière aux rebelles centrafricains. Ce qui ne surprend pas Thierry Vircoulon : “Il y a très fréquemment des miliciens qui viennent du Tchad ou du Soudan et qui travaillent avec des groupes armés centrafricains, ou même parfois qui forment des bandes armées en Centrafrique. Ça relève en fait de ce qu’on a vu depuis une dizaine d’années. C’est à dire, le fait qu’il y ait une sorte de banditisme régional qui se déverse en Centrafrique. C’est ce qui s’était passé en 2013. Et en effet, il y avait eu notamment des miliciens soudanais qui avaient participé à la Seleka. Donc, on voit que le même phénomène est en train de se reproduire.”/////////////.

Dans le cadre d’un accord bilatéral de défense, le Rwanda a déployé, mi-décembre 2020, des soldats en Centrafrique, en plus de son contingent intégré au sein de la Minusca (la mission de l’ONU)./////////////.

Retrait des instructeurs Russes/////////////.

Selon des diplomates sous couvert de l’anonymat, la Russie a informé cette semaine l’ONU qu’elle allait retirer ses 300 “instructeurs militaires” envoyés fin 2020 en Centrafrique pour l’élection présidentielle, ont indiqué vendredi à l’AFP des diplomates. Le retrait a été signifié au Comité de sanctions de l’ONU chargé de contrôler l’embargo sur les armes imposé à la Centrafrique./////////////.

En plus des centaines d’instructeurs, Moscou avait déployé dans le pays trois ou quatre hélicoptères de transport en accompagnement./////////////.

Par ailleurs, l’annonce du retrait militaire russe a été faite avant les attaques menées mercredi aux abords de Bangui, et des interrogations subsistent à l’ONU pour savoir si Moscou va vraiment retirer les troupes russes après les dernières attaques rebelles contre la capitale Bangui./////////////.

“Nous allons retirer de Centrafrique nos instructeurs non armés qui ont été déployés en renfort en décembre” et “cette information a été transmise au Comité de sanctions”, a déclaré le porte-parole de la mission diplomatique russe à l’ONU./////////////.

À la mi-décembre, la Russie, après avoir nié avoir envoyé en Centrafrique des “forces régulières” comme l’avait affirmé Bangui, avait fini par reconnaître le déploiement d’au moins “300 instructeurs militaires” supplémentaires./////////////.

A la demande de Bangui, le Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’est réuni à huis clos mercredi sur la Centrafrique, a programmé une nouvelle réunion sur ce pays le 21 janvier qui sera publique, selon des diplomates. Les autorités centrafricaines veulent en profiter pour demander une levée de l’embargo sur les armes même temporaire pour mieux combattre les rebelles qui continuent de contrôler plus des 2/3 du territoire national.

Avec DW français

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RCA : Bria, la base russe pillée et saccagée  par des individus

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pillage de la base russe à bria le 15 janvier . Photo CNC

 

Bria, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le siège local de la société minière russe Lobaye Invest, qui abrite également la basse militaire de la société paramilitaire russe Wagner à Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto, a été pillé et saccagé par les populations locales, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Selon les témoins interrogés par CNC, la scène du pillage a débuté dans la journée du jeudi 14 janvier suite  au départ des huit derniers Mercenaires russes basés dans la ville

En effet, une semaine plutôt, le gouvernement  centrafricain, sous la pression militaire des combattants rebelles de la  CPC qui ont menacé de prendre militairement la capitale, avait fait appel aux paramilitaires Russes déployés dans les différentes villes de province afin de renforcer le dispositif sécuritaire de Bangui. Ainsi, dans la ville de Bria, plus de la moitié des mercenaires russes déployés pour la sécurisation du siège local de la société minière russe Lobaye Invest ont quitté pour la capitale, laissant sur place  qu’un nombre réduit des mercenaires.  Cependant, la base locale des Russes tourne normalement, et chacun s’occupe de ses activités comme à l’accoutumée jusqu’à jeudi 14 janvier ou les huit derniers mercenaires ont été rappelés à Bangui. D’après eux, le gouvernement  les a rappelés dans la capitale pour une mission de 10 jours. Ils ont pris leur temps d’expliquer à leurs employés locaux qu’ils se rendaient à Bangui pour une mission d’une semaine. Malheureusement,  une fois que leurs Antonov  quittaient l’aérodrome de Bria, leurs employés locaux ont commencé à tout ramasser, poussant les curieux  à intervenir pour piller la base et saccager le lieu.

drapeau français devant la base russe pillé à Bria le 15 janvier 2021
drapeau français devant la base russe pillé à Bria le 15 janvier 2021 Photo CNC

Pour l’heure, il ne reste que le mûr. Même les clôtures en fil de fer ont été saccagées. Certains ont dû poser le drapeau tricolore français sur une portion de clôture afin de leur montrer  qu’ils ne sont plus bienvenus dans la ville.

Pour l’heure, à Bangui, le nombre des mercenaires russes de la société Wagner dépasse un millier. En plus, on note également la présence des forces rwandaises qui sont déployés en RCA dans le cadre de la coopération militaire entre les deux pays. En plus de cela, il y’a plus de 2000 Casques bleus de la Minusca qui sécurisent la capitale aux côtés des mercenaires russes et rwandais. Avec toutes ces forces, le chef de l’État Faustin Archange Touadera s’est rendu en Angola pour solliciter un appui logistique militaire et des renforts de ce pays, alors que la CEEAC voudrait déployer dans le pays une force militaire. La RCA n’a jamais connu ça auparavant.

À suivre.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

l’inquiétude est toujours vive dans le PK11 après l’offensive sur Bangui

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Centrafrique: l’inquiétude est toujours vive dans le PK11 après l’offensive sur Bangui

Bangui ( République centrafricaine ) – Ce qui marque le plus à PK11 ce matin, c’est le silence. Habituellement, dans cette concession les bruits ne manquent pas. « Vers 5h du matin, on entend les klaxons des bus, des motos, des taxis qui sont sur la grande route. Il n’y a pratiquement rien là. C’est calme. »

Dans le quartier, les rares passants parlent à voix basse. Jean accepte de nous répondre, caché derrière le mur de sa concession, des murs criblés d’impacts de balles. « Mercredi, c’était terrible ici. Dans la maison là-bas, il y a une balle qui est tombée dans la chambre des enfants. On a peur, c’était terrible. »/////////////.

Le quartier porte les marques des combats qui se sont déroulées. Dans cet arbre, une roquette est encore fichée. Pas très loin, chez Rodrigue la catastrophe a aussi été évitée de peu. Dans son plafond de tôles on voit désormais le ciel et dans le mur, un énorme trou./////////////.

« C’est entré et s’est heurté au mur de l’autre côté, et c’est tombé sur le lit des enfants. On a peur pour les enfants et les femmes, on les a cachés sous le lit. Je les ai mis à l’abri, dans des quartiers éloignés où c’est calme. Moi je reste ici juste pour surveiller, parce qu’il y a des bandits. »/////////////.

Samedi, quelques familles rentraient au quartier, mais d’autres encore dans la crainte de nouvelles attaques préféraient rejoindre le centre-ville.

Avec RFI

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RCA : comment l’annulation de ce scrutin peut-il garantir la paix ?

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Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 janvier 2021 (Corbeau news-Centrafrique). C’est l’inquiétude et l’interrogation  de la présidente de la cour constitutionnelle Madame Dominique Darlan après avoir écouté les différents avocats des candidats à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020. Si les avocats des 10 candidats plaident tous pour l’annulation pure et simple des elections du 27 décembre 2020, les avocats du président Touadera et de la coalition qui le soutient, quant à eux, plaident pour sa validation. Mais eux, tou, ne les demandent au nom de la paix de la paix. Mais comment l’annulation de ce scrutin peut-il garantir la paix ? s’est interrogée la présidente. Alors comment ?

 

C’était le vendredi 15 janvier dernier que les avocats des différents candidats ont été autorisés à présenter devant la Cour, leurs différents arguments. Pour les  avocats des 10 candidats à l’élection présidentielle qui ne demandent que l’annulation pure et simple de ce double scrutin en raison de plusieurs irrégularités, ces élections ne sont qu’une « mascarade qui n’honore pas le pays ».

D’après Maître Sombo Dibele, ces élections ne sont pas l’expression de la démocratie car une grande partie des électeurs  n’y ont pas participé. « Nous ne votons pas pour le président de Bangui. Comment voulez-vous que lorsqu’il y a plus de la moitié, les deux tiers de l’électorat qui ne se sont pas présentés, on puisse réclamer la légitimité d’une personne élue ? » a conclu Maître Sombo Dibele.

Pour les avocats du président Touadera qui plaident pour la validation de ces élections, s’il y a fraude, il faut en apporter la preuve. Dans ses arguments présentés aux 9 juges de la Cour, Maitre Moussa Vekéto rétorque aux arguments présentés par les avocats de la partie adverse en ces termes : « Toute la population n’a pas voté, oui, par ce qu’une frange de la population a été empêchée. Mais cela ne remet pas en cause la validité du vote pour ceux qui ont pu voter effectivement. C’est ça le principe de la démocratie »

D’après la présidente de la cour, tous les avocats mettent en avant l’intérêt supérieur de la nation sans pour autant présenter un plan de sortie que ces élections ont créé. D’où l’interrogation de la Cour.

 

Mais comment justement l’annulation de ce scrutin peut-il garantir la paix ?

D’après une source bien informée ayant requis l’anonymats, l’annulation des ces élections ne fait aucun doute sur le point de droit. Ces élections, poursuit notre source, ont été organisées en dehors du cadre légal. Plusieurs articles du code électoral ont été foulés à pieds et le président qui sera élu n’est pas élu au suffrage universel mais plutôt « restreint.»

Pour notre source, du moment où le mémoire ampliatif des avocats n’ont fait aucune référence aux solutions politiques à l’annulation de ces élections ou sa validation, la Cour entend auditionner tous les candidats partis au procès afin d’avoir d’eux une garantie politique qui pourrait garantir la paix dans le pays avant de décider

Mais pour un diplomate africain en poste à Bangui, l’annulation  pure et simple de ces élections garantira la paix et la sécurité dans le pays.

Comment ?

Pour ce diplomate, le président sortant Faustin Archange Touadera est déjà dos au mur et mains entre les cuisses. Proclamé sa victoire au premier tour sera une source de déstabilisation totale de la Centrafrique.

Selon ce diplomate, le pouvoir du président Touadera ne tient plus qu’à un fil. Face au refus de l’Angola de lui fournir les troupes et munitions et la volonté de Poutine de retirer les 300 instructeurs et les  hélicoptères de combats russes déployés pour sauver son régime, le régime du mathématicien de Boye-rabe est agonisant.

A cela s’ajoute, conclu notre diplomate, plusieurs faits et actes de ces derniers jours concourent bel et bien à la dégradation de la situation sécuritaire et que seule l’annulation pourra apporter la paix dans le pays. Entre autres, cite notre diplomate, le refus déjà annoncé de la victoire du président Touadera par les opposants démocratiques ; la caducité de l’Accord de Khartoum prononcé par le président Touadera à travers la révocation des chefs militaires des groupes armés signataires dudit Accord de leurs postes de conseillers ministres délégués auprès du Premier ministre ; l’occupation de plus de à 90% du territoire par ces groupes armés dont l’encerclement de la ville de Bangui ; la désertion des quartiers à un autre par la habitants de la ville de Bangui et Bimbo, les arrestations arbitraires et exécutions sommaires de certaines ethnies.

 

Affaire à suivre

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com