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RCA : crise post électoral, les quartiers à la sortie nord de Bangui se vident de ses habitants

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La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Depuis la proclamation provisoire des résultats provisoires des élections législatives et présidentiell3e du 27 décembre dernier,  donnant le chef de l’État Faustin Archange Touadera gagnant avec près de 54% dès le premier tour, la rca vit une crise aussi bien politique qu’économique. Depuis l’attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPCle, 13 janvier aux abords de la capitale Bangui, particulièrement aux quartiers PK11, PK12 et PK13, on assiste à un important déguerpissement de la population locale suite aux rumeurs d’une nouvelle attaque des positions des forces loyaliste avant le 20 janvier.

 

Si le quartier cité 100 logements, au pk14 sur la route de Boali s’est complètement vidé de ses habitants depuis plusieurs semaines suite à l’affrontement ayant opposé, le 23 décembre dernier,  les miliciens Anti-Balaka, membres du CPC aux gardes présidentiel, appuyé par les forces rwandaises, au PK13, PK12 et PK11, à la sortie nord de Bangui, on assiste malheureusement à un déplacement massif des populations de ce secteur. Le marché du PK12, qui accueillit habituellement  un poumon économique  du nord de la capitale, est devenu miraculeusement une place fantôme.  Les étalages et les murs de boutiques ont laissé place à un amas de ruines et des  traces de combats militaires.

Selon certains habitants du quartier PK12, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) auraient annoncé qu’ils vont attaquer à nouveau les positions des forces loyalistes le 19 janvier prochain. Selon leur source, les prochaines attaques vont être violentes que celle du 13 janvier, et il y’a donc raison de quitter la zone pour éviter d’être pris pour cible par les deux camps. Au même moment, aux PK11 et PK13, beaucoup ont préféré quitter leur foyer en raison de leur ethnie, occasionnant des mouvements croisés des populations,.

Pour l’heure, certains quartiers de la capitale sont relativement tranquilles, d’autres sont secoués par  des rumeurs et des menaces d’enlèvement orchestré par la milice du pouvoir ou des rebelles.

À suivre…

 

Par : Gisèle Moloma, CNC.

RCA : le député du MCU HAMADOU Aboubakar  Kabirou lance une pétition pour le retour du mercenaire Ali Darassa à Bambari

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Bambari, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le député sortant du parti au pouvoir, le MCU, l’honorable HAMADOU Aboubakar  Kabirou, candidat à sa propre succession dans la première circonscription de Bambari, a lancé, il y’a quelques semaines, une pétition au nom du collectif de forces vives de la Ouaka pour la paix et la sécurité afin de solliciter auprès de la Minusca et de la communauté internationale le retour de l’autoproclamé Général d’armée Ali Darassa à Bambari pour l’appui et sécurisation de la population civile en lieu et place des forces de défense et de sécurité intérieure. Pourquoi ?

 

« Vu la dégradation de la situation sécuritaire en République centrafricaine , et  considérant la ferme volonté de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) à œuvrer pour la paix et la cohésion sociale »,  « nous, la population de la Ouaka en particulier celle de Bambari venons par la présente recommandation solliciter auprès de la MINUSCA et de la communauté internationale le retour du General d’armées ALI DARASSA MAHAMAT à Bambari».  En plus, ce collectif fictif de forces vives de la Ouaka, dont le député sortant du MCU HAMADOU Aboubakar  Kabirou est l’initiateur, précise que pour l’appui et sécurisation de la population civile, le retour du mercenaire Ali Darassa est plus que nécessaire. Ceci dit, les forces de défense et de sécurité nationales présentent à Bambari ne peuvent-elles pas sécuriser les populations locales ?

Souvenez-vous, l’année dernière, le député HAMADOU Aboubakar  Kabirou est interdit par le chef rebelle et mercenaire Ali Darassa de mettre les pieds dans la préfecture de la Ouaka. Ainsi, le 15 janvier 2020, à Bambari,  selon sa déclaration à la presse, le chef rebelle Ali Darassa  l’aurait sommé de quitter immédiatement alors qu’il était en compagnie de certains « investisseurs turcs » pour un projet de construction d’une école franco-arabe dans sa circonscription électorale.

Et mois plus tard, l’homme organise une conférence de presse à Bangui le 5 février 2020 n’a pas caché son état d’âme sur la situation « désastreuse «  de sa circonscription administrative ou les éléments rebelles de l’UPC, sous la complicité d’Ali Darassa, contrôle quasiment les  localités et ne cessent de violer et tuer sans vergogne les paisibles habitants.

Voilà aujourd’hui, une année plus tard, l’homme change de costume et plaide pour le retour du mercenaire-chef rebelle Ali Darassa à Bambari. À quel jeu joue-t-il ?

 

par Bertrand Yekoua

Journaliste et correspondant du CNC à Bambari

Alin Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : L’arrestation du général Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON

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Centrafrique.com/rca-lancien-chef-detat-major-le-redoutable-general-ludovic-ngaifei-dresse-un-bilan-sombre-de-la-politique-securitaire-de-touadera/bd6e035f-7d8b-4bbc-87de-8db5d14f3e00/” rel=”attachment wp-att-36588 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ex-chef d’État major des FACA, le général Ludovic Ngaïféi.
Le général de division Ludovic Ngaïféi, ancien chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA) à Bangui.

Bangui, République centrafricaine, samedi, 16 janvier 2021, 08:45:30 (Corbeau news-Centrafrique). C’est aux environs de minuit, une heure du matin de ce samedi qu’une trentaine des éléments de forces armées centrafricaines BIT 6, appuyés par les Mercenaires russes dans leurs véhicules blindés sont venus percutés le portail du général de division Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON pour entrer et l’arrêter.

 

D’après les témoins de la scène rencontrés par CNC ce matin sur le lieu, c’est entre minuit et une heure du matin de ce samedi qu’ils ont été réveillés par des détonations d’armes de guerre, lourdes et légères, autour de la résidence du général. Ces tirs, d’après les témoins, ont été tirés par les éléments détachés pour sa protection qui croyaient à une incursion des rebelles et répliqués par les éléments de BIT 6 lourdement armés venus les rendre cette visite nocturne.

Après quelques échanges verbaux avec le Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON  sorti dans sa cour, qu’il a été pris de force avec les éléments de FACA qui assurent sa protection et jetés dans le char pour une destination inconnue par sa famille depuis ce matin.

 

Mais qui est Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON ?  

C’est un général de l’armée nationale radié et remis à la Fonction publique pour emploi le 12 mars 2020 après des séries de brouilles avec le président sortant Faustin Archange Touadera et les mercenaires de la société militaire privée Wagner qui voulaient prendre le contrôle de l’armée nationale au moment où il était le CEMA,  le chef d’état-major des armées.

Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON de même ethnie que Bozizé et grand partisan de la transition aussi, est considéré par le pouvoir en place comme un potentiel cadre qui pourrait diriger la transition que compte instaurer son frère Bozizé dans sa lutte qualifiée de « reconquête de pouvoir » par certains.

Auteur de plusieurs écrits dont le plus dérangeant intitulé :« Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre », le général de la Fonction publique Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON n’était pas pour les élections du 27 décembre 2020 mais plutôt pour une transition dirigée par 3 personnes composées des politiciens et militaires. Il disait dans l’un de ses écrits  : « De mon humble avis ce serait indécent d’aller battre campagne et faire des promesses non tenues déjà faites il y bientôt cinq ans devant une population qui n’a que ses yeux pour pleurer et le ventre vide depuis longtemps : pitié, un peu de sens de l’humanisme ».

Ludovic NGAÏFÉI avait prédit une année 2020 difficile pour Touadera

Dans son écrit, le général Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON avait prédit une année 2020 difficile pour le président sortant Faustin Archange Touadera, l’accusant ouvertement au passage de ne rien faire pour qu’un commencement de la paix revienne dans le pays avant de souhaiter des vœux de courage, de persévérance, d’endurance et de foi en l’avenir  aux Centrafricains.

Pour un cadre de MCU, si l’année 2020 était une année sans sommeil pour le président Touadera, c’est lui avec ses parents, les auteurs. Mais il faut pour lui et sa famille, une année 2021 aussi difficile.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

CENTRAFRIQUE : QUELLE QUE SOIT L’ISSUE DE LA DÉLIBÉRATION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE SUR LES ÉLECTIONS, L’UNION SACRÉE DE LA CLASSE POLITIQUE S’IMPOSE POUR DÉFINIR UNE STRATÉGIE COMMUNE CONTRE LES ENNEMIS DE LA PAIX.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Pendant que tous les radars sont braqués sur la célèbre cour constitutionnelle en vue des délibérations sur la validation ou non du scrutin groupé du 27 décembre 2020, les groupes armés non conventionnels ont lancé sur deux fronts stratégiques des offensives militaires surprenantes à la porte de la capitale centrafricaine. Cette énième attaque qui ébranle sérieusement le pouvoir de Bangui inquiète et interroge sur la capacité de nuisance des bandits armés malgré la présence des forces armées centrafricaines soutenues par les forces alliées russes, rwandaises et surtout de la force onusienne créditée de plus de douze milles hommes. Par ailleurs, on nous annonce l’arrivée prochaine d’autres troupes alliées pour étoffer l’effectif des alliés du pouvoir. De ce constat, nous estimons nécessaire que pour être militairement efficace, la classe politique centrafricaine doit se serrer les coudes derrière le président de la république dans une union sacrée pour définir une stratégie commune de défense du territoire national… au besoin reporté la proclamation des élections et décrété un état d’urgence en vue de traquer solidairement les ennemis de la nation.

 

L’état d’urgence étant par définition un régime d’exception, restrictif des libertés publiques,  limité dans le temps et surtout caractérisé par l’extension des pouvoirs de police. Vu que le cœur du pouvoir centrafricain est déjà infiltré par les ennemis de la paix, cette mesure exceptionnelle permettra d’assigner à domicile certaines personnalités politiques et militaires jugées dangereuses pour l’ordre public, de perquisitionner sans passer par les juges en évitant les abus et les règlements de compte, de fermer certains établissements publics ou privés, de dissoudre certains partis et associations politiques jugés dangereux pour la sécurité nationale et enfin le tout couronné d’une interdiction de circuler.

Le couvre-feu actuellement en vigueur qui a montré ses limites n’est notoirement pas adapté à la guérilla urbaine proposée par les groupes armés. En outre, la posture d’attentisme du pouvoir qui consiste à attendre une attaque de l’ennemi pour riposter est contre productive…

le mieux serait d’aller les chercher dans leur dernier retranchement et de les éradiquer. Ne pas associer la classe politique centrafricaine à cette démarche c’est à dire l’absence de l’union sacrée serait suicidaire et fragiliserait toute initiative politique et militaire. Préoccupé par l’avenir proche de notre chère nation, le citoyen lambda s’interroge :

Conformément aux forces en présence, comment expliquer et justifier l’invincibilité des groupes armés non conventionnels qui narguent même les forces onusiennes ? Les forces onusiennes n’avaient-elle pas un « mandat robuste » pour défendre la population civile ? Comment les groupes armés ont réussi à atteindre militairement la capitale alors que des forteresses apparemment infranchissables sont érigées à une centaine de kilomètres de la capitale ? Pensez-vous que la solution de cette longue crise est-elle exclusivement militaire avec des conséquences néfastes sur la paisible population civile ? La solution politique qui aboutit souvent à des trocs, concessions n’est-elle pas une option à explorer ? Ne doit-on pas être ensemble politiquement pour combattre l’ennemi ? Pendant que nous y sommes, l’accord de Khartoum qui excluait la classe politique centrafricaine est-elle toujours d’actualité ?

Nous avons encore en mémoire que pendant l’occupation de la France qui relevait de la sécurité nationale, la classe politique française a fait l’économie de ses clivages, égoïsmes politiques au profit de l’union sacrée pour s’accorder sur une stratégie commune pour faire appel aux alliés et les troupes africaines pour anéantir définitivement l’ennemi. Cet appel à l’union sacrée ne doit être entendu comme un appel à la concertation nationale tant réclamée par l’opposition démocratique, redoutée par le pouvoir car nous n’avons pas le temps actuellement, le temps presse et l’ennemi est à la porte de la capitale, au risque de s’emparer du pouvoir à tout moment…conséquence du rapport de force diplomatique résultant des intérêts respectifs des forces occidentales en présence.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 15 janvier 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : dans les coulisses de la nomination du médiateur de la CEEAC

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Les présidents rwandais Paul Kagame – ougandais Yoweri Museveni – Joao Lourenço de l’Angola et Felix Tshisekedi de la RDC

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La nomination du médiateur de la CEEAC pourrait intervenir peu après le 19 janvier. Mais le choix de la personnalité se heurte aux exigences des uns et des autres, et notamment à celles du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. JA vous donne les détails.

 

Depuis novembre, la nomination d’un médiateur de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC) fait l’objet de discrètes tractations entre les capitales de la sous-région. Selon nos informations, Faustin-Archange Touadéra (FAT), réélu dans la tourmente le 27 décembre, n’est pas favorable au choix d’une personnalité francophone ressortissante d’un des pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac).

 

Limiter l’influence de Bozizé

Le président centrafricain, mis en difficulté par une opposition qui ne reconnaît pas sa réélection et par des groupes armés qui asphyxient Bangui, souhaite écarter en particulier les éventuels candidats du Tchad, du Cameroun et du Congo-Brazzaville, où il craint notamment la trop grande influence de l’ancien président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua, voire de l’ex-président François Bozizé, tous deux passés dans l’opposition.

Plusieurs autres pays de la sous-région, mais ne faisant pas partie de la Cemac, tiennent donc la corde. Selon nos sources, le poste a notamment déjà été proposé à deux anciens présidents de Sao Tomé-et-Principe : Manuel Pinto Da Costa et Miguel Trovoada – le fils de ce dernier, Patrice Trovoada, occupe déjà le poste d’envoyé spécial de l’Organisation internationale de la Francophonie pour la Centrafrique. Ils ont décliné la proposition.

 

Deux autres États sont dans la course : le Burundi, avec l’ex-président Sylvestre

Ntibantunganya, et l’Angola, où le nom de l’ancien chef de l’État José Eduardo dos Santos a un temps été évoqué, mais ne serait plus d’actualité. FAT a récemment sollicité l’aide militaire de l’Angola, mais Luanda n’a pas souhaité envoyer de troupes en Centrafrique.

 

La nomination du médiateur de la CEEAC, pourtant évoquée depuis le sommet de l’organisation à Libreville fin novembre, n’interviendra pas avant le 19 janvier. C’est en effet à cette date que la Cour constitutionnelle centrafricaine statuera sur le recours en annulation de la présidentielle, déposée par les opposants à Faustin-Archange Touadéra.

 

Jeune Afrique

RCA : Moscou a-t-il violé l’embargo sur les armes en Centrafrique ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-instructeurs-russes-a-Bangui-450×253.jpg” alt=”les instructeurs russes à Bangui” width=”450″ height=”253″ />
Les forces russes

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 15 janvier 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). “Les Russes ont informé l’ONU qu’ils vont retirer les troupes et hélicoptères” qui avaient été déployés en Centrafrique dans la perspective de la présidentielle fin décembre, a déclaré l’un d’eux sous couvert de l’anonymat.

Ce retrait a été signifié au Comité de sanctions de l’ONU chargé de contrôler l’embargo sur les armes imposé à la Centrafrique, a précisé un autre diplomate, également sous couvert d’anonymat au vu de la sensibilité du sujet.

Outre plusieurs centaines d’”instructeurs”, Moscou avait déployé dans le pays trois ou quatre hélicoptères de transport en accompagnement.

L’annonce du retrait militaire russe a été faite avant les attaques menées mercredi aux abords de Bangui, et des interrogations subsistent à l’ONU pour savoir si Moscou va vraiment retirer les troupes russes à la lumière de ces derniers événements.
Interrogée, la mission diplomatique russe à l’ONU a confirmé à l’AFP le retrait. “Nous allons retirer de Centrafrique nos instructeurs non armés qui ont été déployés en renfort en décembre” et “cette information a été transmise au Comité de sanctions”, a indiqué le porte-parole de la mission.

A la mi-décembre, la Russie, après avoir nié avoir envoyé en Centrafrique des “forces régulières” comme l’avait affirmé Bangui, avait fini par reconnaître le déploiement d’au moins “300 instructeurs militaires” supplémentaires. Ce terme est souvent utilisé pour désigner des paramilitaires de la société de sécurité privée russe Wagner, proche du pouvoir russe.
L’objectif était d’”aider” la Centrafrique “à renforcer ses capacités défensives” à l’approche des élections, avaient expliqué alors les autorités russes.

Selon nombre de témoins et humanitaires, ces “instructeurs” sont montés au front pour combattre les rebelles.
A en croire des sources onusiennes, la coordination sur le terrain entre les Casques bleus de la mission de paix de l’ONU, ces “instructeurs militaires” russes et les quelque 300 militaires rwandais aussi envoyés en renfort en décembre à titre bilatéral en Centrafrique, s’est révélée “plutôt bonne”.

Il s’agissait d’éviter les “tirs amis” entre ces différentes forces, “de savoir qui était où et qui faisait quoi” et “les Rwandais et les Russes ont bien aidé”, a précisé à l’AFP l’une de ces sources sous couvert de l’anonymat.

A la demande de Bangui, le Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’est réuni à huis clos mercredi sur la Centrafrique, a programmé une nouvelle réunion sur ce pays le 21 janvier qui sera publique, selon des diplomates.

Les autorités centrafricaines veulent en profiter pour demander une levée de l’embargo sur les armes même temporaire pour mieux combattre les rebelles qui continuent de contrôler de vastes pans du territoire, selon une lettre à l’ONU obtenue par l’AFP.

 

 

AFP

CENTRAFRIQUE : Le réveil (presque) tardif des groupes armés (pour défendre la démocratie)

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Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Les groupes rebelles armés à l’offensive contre le régime du président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, nouvellement réélu, ont mené pour la première fois, mercredi, 13 janvier, deux attaques aux portes de Bangui. Galop d’essai ou nécessité de tester les réactions des « gardiens » de la capitale que sont les FACA (Forces armées centrafricaines), la MINUSCA (Mission des Nations-Unies en Centrafrique), les contingents rwandais et russes, toujours est-il que les rebelles ont rapidement été repoussés. En attendant, certainement, la deuxième attaque, peut-être, la troisième, voire, plus, jusqu’à ce que le pouvoir du nouveau président (très mal réélu), Faustin Archange Touadéra, soit mis en difficulté, et contraint-forcé de négocier avec son opposition.

Les rebelles ont montré de quel bois ils se chauffent. L’opposition civile par le canal de ses représentants comme les anciens premiers ministres, Mahamat Kamoun, Anicet Georges Dologuélé, Nicolas Tiangaye ou les anciens présidents de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua, Alexandre Guendet, pour ne pas citer tous les autres, a fait appel au droit que représente la Cour constitutionnelle, avec des arguments non seulement de poids, mais, de bon sens, qui auraient fait plier tout régime politique qui ne marche pas sur la tête. Mais rien n’y fit. Que restait-il alors à faire aux démocrates de l’opposition du moment où ceux qui sont chargés de gérer l’état de droit dans le pays, deviennent aveugles, muets et sourds face aux règles de droit dont ils sont les gestionnaires et les garants ? Seule la force des armes, c’est-à-dire, la force de la loi illégitime, devient le principal recours.

En Centrafrique, ce recours illégitime n’a pas été effectué par les Kamoun, Dologuélé, Tiangaye, Meckassoua et autres Guendet, mais, par les rebelles qui ont essayé de prendre Bangui par les armes. Ils n’ont pas pris la capitale, mais, ils contrôlent, déjà, 80% du pays. Et puis, disons-le, alors que la capitale centrafricaine, pensait-on, est surveillée et militarisée comme jamais par les forces alliées et amies du régime en place, la voilà vertement attaquée au point qu’on se pose la question de savoir s’il ne vaudrait pas mieux que le président (mal) réélu, Faustin Archange Touadéra, épargne à son peuple (qui n’a que trop souffert) les souffrances qui l’attendent. Il faut qu’il remette son « trophée » de chef d’Etat sur une table de négociation avec son opposition civile. Car tôt ou tard, si la politique ne reprend pas ses droits (et c’est à Touadéra de prendre des initiatives), les soldats russes, rwandais, les FACA et la Minusca, n’arriveront pas (jamais) à faire reculer les rebelles qui, après avoir contrôlé 80% du territoire, sont déjà aux portes de Bangui (la coquette).

A bon entendeur salut ! Touadéra doit comprendre que le principal protecteur de son pouvoir, ce ne sont ni les Russes, ni les Rwandais, ni la Minusca et encore moins les FACA, mais, c’est l’excellent travail qu’il abattrait au vu et au su de tous les Centrafricains, au Palais de la Renaissance.

Pour le moment, ce n’est pas le cas. Il ne l’a pas montré ces cinq dernières années. Ce qu’on lui demande de faire maintenant où il a conduit le pays dans cette fâcheuse situation, c’est de se mettre à table avec ses frères de l’opposition (Kamoun, Dologuélé, Tiangaye, Meckassoua, Guendet et les autres). Sinon, c’est le chaos assuré qui attend le Centrafrique.

 

Par Afrique Éducation

RCA : requiem pour le pouvoir de Touadéra

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Ville de Bangui, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). La Centrafrique est en ébullition. Les villes tombent les unes après les autres. Bouar au Nord-Ouest, Grimari au Nord-Est. La capitale, Bangui, à portée de fusil, est asphyxiée par un blocus qui la coupe du corridor Garoua-Boulaï-Bangui, son principal point d’approvisionnement. Dans cette frontière camerounaise, plus de 900 camions et véhicules attendentun hypothétique feu vert. Le canon et le fusil ont remplacé les urnes.

 

Réélu avec 54% au terme d’un scrutin du 27 décembre, copieusement contesté, le président Faustin-Archange Touadéra voit son pouvoir se réduire comme peau de chagrin alors que le FMI vient de lui accorder un bol d’oxygène sous forme de 38 millions de dollars dans le cadre de la facilité de crédit rapide. Allié de Moscou, Touadéra le sait, sa marge de manoeuvre est réduite. Les chefs d’Etat voisin l’encouragent à négocier. Pendant ce temps, le mur de la contestation, à la fois civil et militaire, se rapproche à grands pas, forçant l’armée centrafricaine (les FACA) au repli et ses partenaires russes et rwandais à la réévaluation de la situation. L’attaque de mercredi a été repoussée grâce à l’ONU.

Quant aux casques bleus de la Minusca, ils comptent les morts mais pas avec le pacifisme d’un curé. Le lieutenant Colonel Abdoul Aziz Fall, porte-parole de la force de la Mission des Nations unies, ne verse pas dans le triomphalisme.”la situation est calme désormais. L’initiative des groupes armés, qui se sont infiltrés à Bangui, a été contrecarrée”. Une accalmie règne mais pour combien de temps ?

Tels des vautours, les hélicoptères russes tournoient à basse altitude sous un ciel rageusement bleu, où un beau soleil éclaire la horde des civils, femmes et enfants, qui a repris la route…pour une destination incertaine. Le couvre-feu a été avancé à 18 heures et non plus 20 heures, clame un décret fumant de la présidence. Mais c’est connu, le ballet des kalachnikov se poursuivra cette nuit et demain encore dans ce pays riche en diamants, bois et or.

D’ici là, le prix de l’oignon aura encore flambé au PK5 de Bangui. Et le président Touadéra, à quitte ou double, parviendra, peut-être, à sauver un pouvoir qui ne s’exerce aujourd’hui que dans la capitale, le reste étant aux mains de la coalition des groupes armés, la CPC, sponsorisée, dit-on, par un certain François Bozizé, un ancien président qui est entrain de revivre, à l’envers, le film de son renversement, en 2013, envers et contre le vain accord de Libreville. Aussi vain que l’est aujourd’hui l’accord de Khartoum.

 

 

Par Financial Afrique

RCA : La flambée des hostilités interrompt l’acheminement de l’aide humanitaire en République centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Les opérations humanitaires dans plusieurs régions de la République centrafricaine sont au point mort en raison des troubles électoraux et de l’insécurité accrue, laissant sans assistance une grande partie des 2,8 millions de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire essentielle.

“Comme la plupart des autres organisations humanitaires, nous avons dû suspendre notre intervention dans la plus grande partie du pays, notamment dans les localités de Nana Gribizi, Basse-Kotto et Mabere Kadei, où plus de 120 000 personnes déplacées dépendent de l’aide humanitaire pour survivre. Nous sommes très inquiets des conséquences pour les civils qui ont besoin d’aide, mais il est tout simplement trop dangereux pour nous de continuer à opérer pour le moment,” a déclaré David Manan, directeur du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) en rca.

Les attaques répétées contre les travailleurs humanitaires ont forcé de nombreuses organisations internationales à fermer leurs bureaux sur le terrain et à rapatrier leur personnel dans la capitale, Bangui. Depuis le 15 décembre, 41 incidents contre le personnel humanitaire ont été enregistrés, dont le meurtre d’un travailleur humanitaire, quatre personnes blessées et 35 braquages de bases sur le terrain.

Cette insécurité, liée aux combats entre acteurs armés, met en danger la vie des civils et des travailleurs humanitaires et a obligé le NRC à interrompre temporairement ses opérations jusqu’à ce qu’il soit possible de les reprendre en toute sécurité.

“Entraver notre accès dans le pays revient à couper la ligne de vie à plus de la moitié de la population qui dépend de l’aide humanitaire pour survivre. Le dialogue et l’interaction entre les acteurs civils et militaires en République centrafricaine sont nécessaires pour éviter les incidents sur le terrain et préserver l’espace humanitaire”, a déclaré M. Manan.

Les hostilités se sont intensifiées dans le pays au cours des jours qui ont précédé et suivi les élections contestées du 27 décembre. Mercredi, des groupes armés ont également lancé des attaques à la périphérie de la capitale Bangui.

62.000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays et 30.000 personnes ont cherché refuge dans les pays voisins en raison des troubles en cours. Cela s’ajoute aux chiffres déjà élevés des déplacements, avec plus de 600 000 personnes déplacées à l’intérieur du pays et 600 000 autres vivant comme réfugiés dans les pays voisins. En outre, des hausses spectaculaires des prix des produits de première nécessité ont été enregistrées dans plusieurs localités, mettant en péril les moyens de subsistance des populations et leur capacité à nourrir leur famille.

Le NRC appelle sans délais les parties au conflit à assurer un accès humanitaire sûr, à protéger les civils et à garantir la libre circulation des biens essentiels.

Tom Peyre-Costa

Conseiller régional pour les médias en Afrique centrale et de l’ouest

Courriel : tom.peyrecosta@nrc.no | Whatsapp : +33 6 58 51 83 91 | Skype : tom.peyre-costa

 

Le Tchad dénonce toute ingérence en République centrafricaine

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Idriss Deby, le Président du Tchad

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Tchad dément la présence de ses combattants parmi les assaillants qui ont attaqué mercredi les faubourgs de Bangui, la capitale centrafricaine, a annoncé jeudi soir le ministre tchadien de la Communication, Chérif Mahamat Zène, également porte-parole du gouvernement.

 

“Le gouvernement de la République du Tchad dénonce avec force ces fausses accusations et réaffirme que, depuis le retrait en 2014 de son contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), le Tchad n’a interféré en aucune manière dans la crise centrafricaine, si ce n’est pour appuyer les initiatives de paix et de réconciliation aux côtés de la communauté internationale”, a indiqué M. Zène.

Le ministre tchadien a cependant affirmé, suivant des “sources dignes de bonne foi”, que “des ressortissants d’origine tchadienne ont été recrutés à Bangui pour combattre comme mercenaires au sein des milices”.

Tout en condamnant l’enrôlement des ressortissants tchadiens par toutes les parties au conflit centrafricain, M. Zène a lancé à nouveau un appel aux Nations Unies, à l’Union africaine, à la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et à tous les les partenaires internationaux de la Centrafrique pour rétablir le dialogue entre les parties prenantes en vue d’une sortie de crise pacifique et durable.

 

Par Xinhua

les ONG peinent à accéder à certaines zones pour aider les populations

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Centrafrique: les ONG peinent à accéder à certaines zones pour aider les populations

Bangui ( République centrafricaine ) – MSF tire la sonnette d’alarme. Des zones où l’ONG travaille habituellement, sont aujourd’hui difficiles d’accès. « Il y a des endroits où ce n’est pas encore possible pour Médecins sans frontières de se rendre », explique Sylvain Groulx responsable des opérations MSF.

« On parle d’endroits comme Mbaïki, Boali, Damara. Où on pouvait se rendre avant le début de la crise mais maintenant ce sont des zones qui sont tellement militarisées et difficiles d’accès qu’on ne réussit pas justement à aller renforcer les besoins sanitaires dans ces zones-là. Et également cela provoque aussi des lignes de fronts qui deviennent très très difficiles à traverser pour aller dans d’autres zones à l’extérieur où il y a également de grands besoins, où il y a beaucoup de déplacés. »/////////////.

Les combats ces dernières semaines ont touché différentes régions du pays, provoquant des déplacements préventifs importants. Il est alors difficile d’apporter des soins dans la brousse loin des centres de santé./////////////.

« On se retrouve avec des enfants qui peuvent attraper un palu qui pourrait être traité de façon très simple mais qui devient grave justement à cause du manque d’accès aux soins de santé. Des femmes qui accouchent complètement à l’extérieur dans des conditions déplorables ça nous préoccupe tous les jours. »/////////////.

Les conséquences se font déjà sentir même à Bangui. La limitation des transports et les craintes de pics de tensions ont des impacts sur les déplacements vers les centres de santé. Le nombre d’admission à la maternité des Castors par exemple s’est effondrée déplore l’ONG.

Avec RFI

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RCA : près de 1000 soldats radiés des rangs de l’armée nationale

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Les soldats FACA, escortant la ministre de la défense, quittent le siège de la télévision, le 25 décembre 2020. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Sur décision de l’État major des forces armées centrafricaines (FACA), le gouvernement centrafricain a procédé à la radiation de plus de 700 soldats dans les rangs de l’armée nationale, a-t-on appris des sources militaires.

 

Selon les mêmes sources quintes requises, le strict anonymat,les militaires radiés n’ont pas été préalablement désarmés. Les causes évoquées : désertion, abondant de poste, refus de combattre. Pourtant,  des cadres sous-officiers et officiers radiés sont déjà aguerris,  regrette un officier général qui qualifie cela comme une maladresse  de plus de la part de nos autorités. En plus, la ministre de la défense nationale, Madame Marie-Noëlle Koyara prévoit de remplacer, dans les prochains jours les soldats FACA qui assurent sa sécurité par des soldats rwandais, suscitant la polémique au sein de l’armée nationale.

Notons qu’en République centrafricaine, le pays enregistre déjà plus d’un millier des Mercenaires russes de la société Wagner, et près de 300 soldats rwandais déployés à titre de la coopération militaire centrafricano rwandaise.   On parle de l’arrivée prochaine des soldats de la CEMAC pour épauler l’armée nationale comme si les Russes, les Rwandais et les Casques bleus n’ont pas suffi.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : vive tension à Boyrabe, des quartiers se vident complètement

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Marché de Boyrabe dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). C’est compliqué pour le moment à Boyrabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Les populations  des quartiers proches du Lycée Amont et de Votongbo  sont priées  de quitter la zone au plus tard vendredi soir, selon des sources sécuritaires.

 

D’après les mêmes sources, les gardes présidentielles  et les requins auraient demandé aux populations dans les environnantes du lycée Amont et Votongbo de vider la zone au plus tard vendredi soir. Selon leurs sources, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC ) vont attaquer dans la nuit du vendredi à samedi  ou dans la matinée  du samedi 15 janvier vers la colline en descendant vers ces deux quartiers de Boyrabe, dans le quatrième arrondissement de Bangui.   Ainsi, depuis 16 heures, on assiste à un exode en masse des populations locales  vers d’autres quartiers de la capitale.

Notons que depuis l’attaque des positions des forces de l’ordre par les rebelles du CPC à l’entrée de la capitale jeudi,  la situation sécuritaire dans la capitale est volatile. On assiste à des nombreux cas d’enlèvement et d’exécution extrajudiciaire à Bangui par les éléments de la garde présidentielle.

Par ailleurs, le chef de l’état Faustin Archange Touadera s’est déplacé en Angola pour solliciter l’appui militaire, logistique  et financier  de ce pays ami pour faire face à la couteuse guerre civile en cours.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

RCA : qui sont les « requins » pro-Touadéra ?

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Des soldats FACA lors du congrès du parti MCU à Bangui, le 26 septembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-Centrafrique). Depuis la réélection de Faustin-Archange Touadéra, et alors que les groupes armés continuent leur stratégie d’encerclement de Bangui, une milice pro-pouvoir a fait son apparition dans les rues de Bangui : les « requins ».

 

C’est un nom qui fait frémir dans les rangs de l’opposition centrafricaine. À Bangui, s’enquérir de l’activité des « requins » est la garantie de se voir opposer un refus poli mais ferme, sauf à promettre un anonymat complet.

Depuis le début des hostilités entre forces gouvernementales et groupes armés en amont de la présidentielle, ces « requins », qui s’affirment pro-Touadéra, effectuent des « patrouilles » nocturnes dans les rues de la capitale centrafricaine. Lourdement armés, visages encagoulés, ces miliciens sillonnent la ville à bord de véhicules sans plaque d’immatriculation ni sigle distinctif.

« On est en guerre »

Qualifié de « force pro-régime qui appuie les troupes officielles dans leurs tâches » par un de leurs proches, le groupe rassemble « quelques éléments de la garde présidentielle, mélangés avec des ex-combattants », assure une source sécuritaire centrafricaine.

Officiellement, les « requins » ont été dissous en juillet 2020. Et en public, les autorités s’en tiennent là. Mais en « off », les langues se délient. « On est en guerre. Le président de la République l’a dit, lâche un membre du gouvernement. Alors s’il y a un moyen pour renforcer notre système de sécurité… On doit juste l’encadrer, pour éviter des bavures. » Et « jusque-là, il n’y a pas eu de dérapage », assure ce ministre.

 

Réseaux sociaux et appels au boycott.

 

À l’origine, les « requins » de Touadéra n’avaient rien d’une milice. Lancé en juin 2019 par une poignée de jeunes proches du Mouvement des cœurs unis (MCU, parti présidentiel), le « Mouvement des requins de Centrafrique » est alors essentiellement tourné vers l’activisme, en particulier sur les réseaux sociaux. À la manœuvre, notamment, deux cadres de l’administration : Saint-Luc Bagaza, coordonnateur du mouvement, et Héritier Doneng, par ailleurs responsable de la communication du ministère de la Jeunesse et des Sports.

Les deux hommes prennent la tête de ces « requins », qui lancent peu à peu des appels au boycott de tel responsable de l’opposition ou de la société civile. Ils ont la dent particulièrement dure à l’encontre de la plateforme « E Zingo Biani » (« Réveillons-nous définitivement »), très critique à l’encontre de la gouvernance Touadéra.

 

Dérives et retour en force

 

En juillet 2019, le député Augustin Agou, président du parti d’opposition la Renaissance pour un développement durable, porte plainte contre « les requins » après le saccage du siège de sa formation par des membres présumés du groupe pro-Touadéra. La plainte est à ce jour restée sans suite.

Au cours de l’année 2020, dans des communiqués signés par Saint-Luc Bagaza ou dans des vidéos publiées sur les réseaux sociaux par le porte-parole du mouvement, Héritier Doning, les « requins » appellent à « identifier les lieux de résidence » des opposants et membres influents de la société civile. Ces dérives poussent le gouvernement, sous la pression de la communauté internationale, à annoncer la dissolution du mouvement en juillet 2020. Ses responsables avaient ensuite rejoint d’autres mouvements de soutien au président centrafricain.

Mais le climat de tension politique à l’approche de la présidentielle a visiblement décidé les membres du groupe à le faire renaître. Selon une source sécuritaire centrafricaine, « le groupe est désormais devenu une milice, qui exécute les ordres pas très nets du régime. »

 

Par Jeune Afrique

l’ONU condamne les attaques par des éléments armés à Bangui

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République centrafricaine : l’ONU condamne les attaques par des éléments armés à Bangui

Bangui ( République centrafricaine ) – Conjointement avec les forces armées centrafricaines (FACA), les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) ont repoussés ces éléments armés.

« La MINUSCA condamne fermement les attaques des groupes armés coalisés anti-Balaka, UPC, 3R et MPC et leurs alliés politiques notamment l’ancien président François Bozizé », a affirmé son porte-parole, Vladimir Monteiro, dans une déclaration publiée mercredi. M. Monteiro a souligné que la mission onusienne « rend (ces groupes armés) responsables des conséquences de ces violences sur les populations civiles »./////////////.

Condamnant fermement ces attaques, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé que « les attaques contre les Casques bleus peuvent être considérées comme des crimes de guerre et poursuivies en justice ». /////////////.

M. Guterres a exhorté les autorités centrafricaines « à prendre toutes les mesures nécessaires pour s’assurer de la redevabilité pour ces attaques odieuses »./////////////.

La MINUSCA a précisé qu’au cours de cette attaque coordonnée, les éléments armés ont directement ciblé les Casques bleus déployés sur différents axes menant à la capitale. Ces derniers ont pu contenir et repousser les assaillants « avec les prompts renforts en troupes et l’appui fourni par des hélicoptères », dans une action conjointe avec les FACA./////////////.

Les éléments des groupes armés ont subi des pertes en vies humaines, certains ont été arrêtés et des armes saisies, selon la mission de paix onusienne./////////////.

Tombé au service de la paix /////////////.

Un Casque bleu rwandais a été tué et un autre blessé lors des échanges de tirs, a déploré l’ONU./////////////.

Le Secrétaire général de l’ONU et son Représentant spécial en République centrafricaine, Mankeur Ndiaye, ont exprimé leurs sincères condoléances à la famille du Casque bleu tué ainsi qu’au contingent et au gouvernement rwandais, s’inclinant devant la mémoire de ce soldat « tombé au service de la paix dans le pays ». Ils ont souhaité un prompt rétablissement au Casque bleu blessé et salué l’engagement continu des soldats de la paix de l’ONU dans leurs efforts pour protéger les civils et préserver la stabilité nationale./////////////.

Le chef de l’ONU reste « très préoccupé » par les efforts de déstabilisation menés par les groupes armés en RCA. Il a appelé toutes les parties à cesser la violence et à s’engager dans un véritable dialogue. /////////////.

Le Représentant spécial de l’ONU en RCA, qui est en contact permanent avec les autorités centrafricaines et avec toutes les parties « engagées en faveurs du dialogue et du rejet de la violence », a rappelé la détermination de la MINUSCA à exécuter son mandat de protection des populations civiles et de sécurisation du processus électoral./////////////.

M. guterres a réitéré l’engagement des Nations Unies, en étroite collaboration avec les partenaires nationaux, régionaux et internationaux, à soutenir la cause de la paix en RCA.

Avec Minusca

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RCA : six personnes exécutées à Bangui, les forces de l’ordre accusées

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Bangui, République centrafricaine, 14 janv. 21 ( Corbeaunews-centrafrique). Les quattre de six personnes discrètement exécutées par les forces de l’ordre ont été interpellées à la sortie ouest de Bangui, dans la commune de Bimbo, a affirmé des sources proches du ministère de la Sécurité publique ayant requis l’anonymat.

 

D’après les mêmes sources, les six victimes ont été accusées de n’avoir pas respecté le couvre-feu  instauré par le gouvernement.

En effet, dans la nuit du mercredi à jeudi 14 janvier, vers 19 heures, dans la commune de Bimbo, quatre jeunes hommes ont été interpellés dans la rue par une patrouille des gendarmes.  Mais à la grande surprise de tous, leurs corps sans vie ont été retrouvés  ce matin par leur proche qui dénonce une dérive totale du pouvoir.

Et comme cela ne suffisait pas,  deux autres jeunes, circulant à bord d’une moto vers 4 heures du matin, au quartier Gobongo,ont été interpellés et froidement assassinés par les gardes présidentielles.

Notons que depuis l’instauration du couvre-feu et l’attaque de la ville de Bangui par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement, le nombre des cas d’exécution sommaire semble augmenter.

Le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet  a déclaré également mis en garde les Centrafricaines : « Nous sommes en guerre ».

 

Par Ferdinand Kouzou

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

la bouffée d’oxygène à 34 millions de dollars du FMI à un pays au bord de l’asphyxie

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Centrafrique : la bouffée d’oxygène à 34 millions de dollars du FMI à un pays au bord de l’asphyxie

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans un contexte sécuritaire, politique et économique particulièrement tendu, le FMI a validé le décaissement d’une nouvelle tranche d’aide, dont se félicite le ministre des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra.

Le gouvernement centrafricain a annoncé, le 13 janvier, avoir obtenu un nouveau décaissement du Fonds monétaire international de plus de 34 millions de dollars, dans le cadre de l’accord de Facilité élargi de crédit conclu le 20 décembre 2019 pour un montant total d’environ 115,1 millions de dollars sur trois ans./////////////.

Outre cet arrangement, le FMI a apporté 38 millions de dollars de financement d’urgence à la Centrafrique, en avril 2020, pour aider le pays face à la crise de coronavirus./////////////.

« Le FMI est convaincu que les nombreuses réformes que j’ai pilotées sont les bonnes, et s’est montré satisfait de l’assainissement des finances publiques en Centrafrique. Le conseil d’administration n’a donc pas hésité à répondre favorablement à travers cette facilité de crédit rapide », a déclaré à Jeune Afrique le ministre centrafricain des Finances et du Budget, Henri-Marie Dondra./////////////.

Des réformes à poursuivre/////////////.

« Les autorités se sont attachées à faire en sorte que les financements d’urgence des donateurs soient utilisés de manière efficace et transparente pour lutter contre la pandémie et atténuer son impact sur les plus vulnérables. Des progrès substantiels ont également été réalisés dans la mise en œuvre des réformes structurelles », relève effectivement le ddirecteur général adjoint et président par intérim du Fonds, Mitsuhiro Furusawa, à l’issue du conseil d’administration qui a validé le décaissement./////////////.

En outre, si le contexte lié au Covid-19 n’a pas permis à Bangui de respecter les critères de performance sur lesquels il s’était engagé en 2019, la demande de dérogation déposée par les autorités a été validée./////////////.

« Pour l’avenir, les autorités poursuivront leurs efforts pour soutenir la reprise économique et réduire la pauvreté, en donnant la priorité aux dépenses sociales, à l’amélioration de la mobilisation des recettes intérieures, à la consolidation du compte unique du Trésor et au renforcement de la supervision du secteur public. Elles mettront également en œuvre des réformes visant à renforcer la gouvernance et le climat des affaires, notamment par la présentation au parlement d’une nouvelle loi anticorruption et la publication des marchés publics », poursuit le dirigeant./////////////.

Axes routiers bloqués/////////////.

Ce financement, dans un contexte où les rebelles, qui menacent depuis décembre de faire tomber le gouvernement, asphyxient le pays économiquement et financièrement en bloquant les principaux axes routiers, notamment la route qui mène à la frontière avec le Cameroun, principale voie de ravitaillement de la Centrafrique./////////////.

« Nous faisons face à une guerre qui étouffe notre économie. Alors, ce financement est une bouffée d’oxygène pour nous », fait valoir Henri-Marie Dondra, qui vient d’être élu dès le premier tour député du 1er arrondissement de Bangui, la plus importante circonscription électorale de la capitale, et confie avoir passé près d’une semaine à ficeler ce plan.

Avec Jeune Afrique

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Un Casque bleu tué lors de deux attaques rebelles repoussées à l’entrée de Bangui

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Un Casque bleu tué lors de deux attaques rebelles repoussées à l’entrée de Bangui

Bangui ( République centrafricaine ) – La première attaque des rebelles aux abords de la capitale Bangui depuis le début de leur offensive contre le président centrafricain fraichement réélu Faustin Archange Touadéra a été repoussée, a confirmé mercredi l’ONU dans un communiqué, faisant état de la mort d’un Casque bleu rwandais.

Ces deux attaques ont été confirmées par des responsables de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), sous couvert d’anonymat, tandis que le porte-parole des Casques bleus dans le pays, le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, a évoqué “une attaque”./////////////.

“L’attaque a été repoussée par les Casques bleus, conjointement avec les forces armées centrafricaines”, a déclaré le porte-parole de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui “déplore la perte d’un Casque bleu” rwandais./////////////.

A respectivement 9 et 12 km du centre de la capitale, à l’aube, des brigades de l’armée “ont été attaquées simultanément mais, grâce à la bravoure de nos forces et les appuis bilatéraux, nous avons pu repousser les assaillants qui sont en débandade actuellement”, avait assuré dans la matinée le ministre de l’Intérieur Henri Wanzet Linguissara./////////////.

“Plusieurs rebelles ont été capturés, plus d’une dizaine ont été tués”, a pour sa part assuré à l’AFP le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole des Casques bleus dans le pays./////////////.

Il s’agit des premiers affrontements aux portes de Bangui depuis que les rebelles ont annoncé une offensive il y a près d’un mois./////////////.

Le 19 décembre, huit jours avant les élections présidentielles et législatives, une coalition de six des plus puissants groupes armés qui occupent deux tiers de la Centrafrique depuis le début de la guerre civile il y a huit ans, avaient annoncé une offensive pour empêcher la réélection de M. Touadéra./////////////.

Ce dernier a été déclaré réélu le 4 janvier au terme d’un scrutin très contesté par l’opposition. Les rebelles, jusqu’alors, menaient des attaques sporadiques généralement repoussées par les Casques bleus, des militaires rwandais, des paramilitaires russes et les soldats centrafricains, principalement dans des villes éloignées de la capitale. Il s’agit mercredi des premiers affrontements aux portes de la capitale.

Avec AFP/VOA

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Trois Casques bleus ivoiriens tués dans une attaque au Mali

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Trois Casques bleus ivoiriens tués dans une attaque au Mali

Bangui ( République centrafricaine ) – Trois Casques bleus ivoiriens de la Mission de l’Onu au Mali (Minusma) ont été tués mercredi dans dans une attaque jihadiste contre leur convoi, a indiqué un responsable de la Minusma sous le couvert de l’anonymat.

L’information a été confirmée par un responsable des services de sécurité maliens./////////////.

Le porte-parole de l’Onu, Stéphane Dujarric, avait auparavant fait état à New York d’un mort et de sept blessés dans la même attaque contre leur convoi dans la région de Tombouctou (Nord-Ouest)./////////////.

Fin novembre, des camps des forces étrangères et maliennes ont été attaqués à l’arme lourde dans trois localités du nord du Mali, sans faire de victimes./////////////.

Il s’agisssait des positions militaires à Ménaka, Gao et Kidal./////////////.

Des obus et des roquettes ont causé des dégâts matériels, notamment dans le camp de la Minusma à Kidal.

Avec AFP

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Situation volatile à Bangui après des attaques rebelles

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Situation volatile à Bangui après des attaques rebelles

Bangui ( République centrafricaine ) – La psychose gagne les habitants de la capitale mais le gouvernement affirme qu’il contrôle la situation. Les opérations de ratissage se poursuivent après les attaques des groupes armés.

Un calme précaire règne à Bangui après l’attaque des rebelles de la CPC contre Bangui. La Minusca a confirmé la mort d’un casque bleu dans ces combats. Des combats qui ont d’ailleurs repris cet après-midi dans le quartier PK12, situé au nord de la ville./////////////.

Déjà tôt le matin, des affrontements ont eu lieu à la sortie nord et sud de la capitale centrafricaine. Les combats ont opposé pendant des heures les rebelles de la CPC et les forces loyalistes qui ont bénéficié de l’appui de la Minusca (la Mission de l’ONU) mais aussi des soldats russes et rwandais./////////////.

Mais si les rebelles ont été bloqués en périphérie de la ville, de nouveaux combats ont repris dans l’après-midi dans le quartier PK12, situé dans le nord de la ville. Ce qui prouve que les rebelles sont entrés dans Bangui./////////////.

Les Banguissois ne cachent pas leur peur./////////////.

“Ce matin à cinq heures nous avons entendu les détonations des armes et nous nous nous sommes dit : Qu’est-ce qui se passe dans notre pays ? Les rebelles ont pris la ville… Nous nous demandions qu’allons-nous devenir… On avait peur…”, a confié un habitant de Bangui./////////////.

Pour un autre Banguissois, tout le monde avait peur : “Parce qu’on ne savait pas ce qui se passait et jusqu’à présent on ne sait pas ce qui se passe concrètement. Mais on a appris que ce sont les rebelles qui ont pris le contrôle de la sortie nord et sud de Bangui. Nous ne savons pas quoi faire et la peur nous a gagné tous à la maison.”/////////////.

“Les tirs de ce matin ont paralysé la ville et cela ne m’a pas fait du bien. Ceux qui sont malades ne peuvent pas se rendre à l’hôpital et parmi eux il y a des enfants”, s’est plaint un père de famille. /////////////.

Les autorités rassurent/////////////.

Si l’issue des combats reste indécise, le gouvernement s’efforce de se montrer rassurant. Le général Henri Wanzet Linguissara, ministre de la Sécurité publique, affirme ainsi que la situation est sous contrôle./////////////.

“Ces bandits depuis quelques jours distillent des messages selon lesquels ils vont venir prendre le pouvoir. Ils ont attaqué nos unités. Grâce à la bravoure de nos forces de défense et de sécurité, de la Minusca et des partenaires bilatéraux, ils ont été repoussés. Je viens vous dire de rester vigilent, de passer à tout moment comme vous le faites si bien des informations aux forces de sécurité intérieure pour nous permettre de traquer ces bandits jusqu’à les anéantir”, a déclaré le général Henri Wanzet Linguissara. /////////////.

La CPC menace depuis un mois de marcher sur Bangui. Bloquée au niveau des verrous stratégiques de la ville, l’attaque de Bangui sonne comme l’échec des tentatives de dialogues entre le pouvoir et les rebelles.

Avec DW français

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En RDC, l’Etat Islamique revendique une attaque contre l’armée

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En RDC, l’Etat Islamique revendique une attaque contre l’armée

Bangui ( République centrafricaine ) – Les militaires étaient en patrouille au moment de l’attaque et selon le porte-parole militaire, celle-ci a causé deux morts parmi les assaillants et trois blessés parmi les militaires.

L’attaque a été lancée contre l’armée congolaise hier mardi (13 Janvier) en territoire de Beni. L’Etat islamique parle pour sa part de 15 soldats congolais tués dont un officier. /////////////.

L’embuscade a été tendue contre l’armée congolaise un peu avant midi hier, alors que les militaires congolais étaient en patrouille. /////////////.

Le 5 janvier 2021, l’armée (FARDC) a lancé une offensive pour déloger des ADF de la localité de Loselose./////////////.

Quelques heures après, l’Etat islamique a revendiqué l’attaque dans un communiqué écrit en arabe, dans lequel l’organisation terroriste parle de 15 soldats congolais tués dont un officier ainsi que des armes et explosifs saisis. /////////////.

L’armée congolaise a confirmé l’attaque mais le porte-parole militaire dans la région avance un bilan de deux assaillants tués et trois blessés du côté des militaires./////////////.

” S’il est vrai que l’Etat Islamique a revendiqué cette attaque, pour nous ce n’est pas une surprise parce que l’Etat Islamique revendique toujours les attaques. Parfois c’est vrai et quelques fois c’est faux. Il est envisageable qu’un jour l’Etat Islamique revendique une attaque dont il n’est pas responsable. Du côté de l’armée, il y a trois blessés et du côté des assaillants on a neutralisé deux de leurs éléments et récupéré une arme AK-47″, a fait savoir Anthony Mualuchayi, le porte-parole de l’opération militaire Sokola 1./////////////.

La société civile appelle à l’aide/////////////.

La société civile de Beni n’est pas non plus surprise par la revendication par l’Etat islamique. Elle demande aussi aux services de sécurité et aux forces onusiennes de prendre au sérieux cette question car la population souhaite vivre en paix. /////////////.

” Ce n’est pas la première fois que nous suivons les revendications de certaines attaques depuis que les massacres ont commencé. Pour la société civile, Etat islamistes ou pas, celui qui commet des crimes doit être neutralisé et être déféré devant les juridictions compétentes pour qu’il réponde de ses actes. Le Congo ne doit pas être une base arrière des islamistes. C’est pourquoi il faut que les pays amis de la RDC se mobilisent pour neutraliser ces groupes rebelles, a demandé Kizito Bin Hangi, de la société civile de Beni./////////////.

La première attaque revendiquée par les islamistes sur le sol congolais date du jeudi 18 avril 2019. Elle a été revendiquée via l’Amaq, son agence de propagande./////////////.

La récente attaque s’est déroulée à l’ouest de la localité de Mwenda, dans le secteur de Ruwenzori, proche de Loselose./////////////.

Localité où l’armée a annoncé dernièrement avoir découvert une cinquantaine de corps dans une fosse commune, après une occupation de ce village pendant quelques jours par les rebelles ADF.

Avec DW français

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deux attaques rebelles repoussées à l’entrée de Bangui (gouvernement)

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Centrafrique: deux attaques rebelles repoussées à l’entrée de Bangui (gouvernement)

Bangui ( République centrafricaine ) – Bangui | Les rebelles qui mènent une offensive contre le régime du président centrafricain Faustin Archange Touadéra fraîchement déclaré réélu ont lancé mercredi deux attaques simultanées à l’entrée de Bangui qui ont été repoussées, a affirmé à l’AFP le ministre de l’Intérieur, Henri Wanzet Linguissara.

Ces deux attaques ont été confirmées à l’AFP par des responsables de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), sous couvert d’anonymat, tandis que le porte-parole des Casques bleus dans le pays, le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, a évoqué «une attaque» et des affrontements toujours en cours./////////////.

À respectivement 9 et 12 km du centre de la capitale, à l’aube, des brigades de l’armée «ont été attaquées simultanément mais, grâce à la bravoure de nos forces et les appuis bilatéraux, nous avons pu repousser les assaillants qui sont en débandade actuellement», a assuré le ministre de l’Intérieur./////////////.

«Une patrouille» de la Minusca «a rencontré des éléments armés à pied. L’incident est toujours en cours», a déclaré à l’AFP le lieutenant-colonel Fall deux heures après. /////////////.

Le 19 décembre, huit jours avant les élections présidentielles et législatives, une coalition de six des plus puissants groupes armés qui occupent deux tiers de la Centrafrique depuis le début de la guerre civile il y a huit ans, avaient annoncé une offensive pour empêcher la réélection de M. Touadéra./////////////.

Ce dernier a été déclaré réélu le 4 janvier au terme d’un scrutin très contesté par l’opposition. Les rebelles, jusqu’alors, menaient des attaques sporadiques généralement repoussées par les Casques bleus, des militaires rwandais, des paramilitaires russes et les soldats centrafricains, principalement dans des villes éloignées de la capitale. Il s’agit mercredi des premiers affrontements aux portes de Bangui.

Avec AFP
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quatre personnes tuées pour inobservation du couvre-feu

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Centrafrique : quatre personnes tuées pour inobservation du couvre-feu

Bangui ( République centrafricaine ) – En République centrafricaine (RCA), quatre personnes ont été tuées dans la nuit de lundi à mardi pour n’avoir pas observé le couvre-feu instauré en raison de l’insécurité créée par des groupes armés, a annoncé mardi le porte-parole du gouvernement centrafricain, Ange-Maxime Kazagui.

Lors de sa déclaration ce mardi, M. Kazagui a rappelé l’observation stricte du couvre-feu, dont l’inobservation a abouti “à des incidents malheureux”, endeuillant ainsi des familles. Pour lui, le couvre-feu est une mesure forte pour défendre le territoire national contre des ennemis cachés./////////////.

Un couvre-feu a été instauré jeudi dernier par décret présidentiel sur tout le territoire centrafricain pour une durée indéfinie, car le pays est confronté à “la progression des rebelles, mercenaires et bandits étrangers qui ont tendance à déporter le conflit de l’intérieur du pays vers la capitale Bangui”, a indiqué la semaine dernière le ministre de la Sécurité publique, Henri Wanzet-Linguissara, dans une déclaration succédant l’instauration de cette mesure exceptionnelle./////////////.

Toujours ce mardi, le porte-parole du gouvernement centrafricain a annoncé l’arrestation de plusieurs membres des groupes armés engagés dans la rébellion en cours, dont l’ex-ministre Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement, Maxime Mokom./////////////.

Ces prévenus, d’après M. Kazagui, ont été appréhendés en décembre dernier lors des affrontements dans la ville centrafricaine de Dékoa (centre-nord) qui ont causé la mort de trois casques bleus de la mission onusienne de maintien de la paix (Minusca).

Avec Xinhua

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Alertes infos : incursion des rebelles de la CPC au pk12 à Bangui

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Centrafrique.com/une-dizaine-des-personnes-kidnappees-dans-une-incursion-des-rebelles-de-la-lra-au-sud-est-de-la-rca/des-rebelles-de-la-lra-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-40991 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des combattants de l'Armée de résistance du Seigneur posent avec leurs fusils à l'intérieur de la forêt près de la rivière Mbou en République centrafricaine, 4 avril 2012.
Des combattants rebelles pour illustration République centrafricaine, 4 avril 2012.

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 13 janvier 2021, 06: 00:19” (Corbeau news-Centrafrique ). Très tôt vers 5 heure 45 de ce matin, des rebelles de la CPC ont attaqué les positions de forces armées centrafricaines et des Mercenaires russes à la barrière de pk12 à Bangui.

D’après les témoins contactés par CNC, ils sont une dizaine, armés de lances roquettes et kalachnikovs à traverser des quartiers de PK 11, Damala, PK 12, Pindao afin d’attaquer la barrière. La riposte ne se fait pas entendre. Des tirs à l’arme lourde et automatique se font entendre dans tous les secteurs et ce, jusque dans les quartiers proches des 8ème et 4ème arrondissement de Bangui.

Pour l’heure, tous les habitants sont terrés chez eux et les artères sont vidés. D’après les premiers éléments d’information à notre possession, les rebelles sont retranchés dans les quartiers.

les détonations d’armes lourdes et automatiques se poursuivent.

Plus de détail dans nos prochains articles.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

Centrafrique/ Vladimir Poutine veut faire décoller ses avions et survoler le pays

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Touadera-Poutine–450×299.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”299″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 janvier 2021 ) Corbeaunews-Centrafricaine). Le président Russe veut disposer d’une autorisation dûment signée par les autorités de la République de Centrafrique pour survoler l’espace aérien. Par le biais de son ministère des Affaires, son pays a introduit une demande en l’espèce. Ce qui ne va pas tellement plaire à la France.

 

Vladimir Poutine n’est pas en Centrafrique pour rigoler et il entend le démontrer à ceux qui au sein de l’establishment français croit encore que ce pays restera à jamais leur pré-carré. Alors que le pays fait face à des mouvements armés dont les accointances avec Paris sont de plus en plus visibles, Poutine veut renforcer sa présence à Bangui.

Pour ce faire, son ambassade en Centrafrique s’est pliée à une formalité diplomatique dont raffole la Russie dans ses relations avec ses alliés. Comme en Syrie, Poutine qui est très à cheval sur les principes a demandé une autorisation en bonne et due forme, pour disposer de l’espace aérien centrafricain.

Il s’agit d’une autorisation pour décoller et atterrir, en plus d’un survol de tout le territoire sur une période définie dans le courrier de l’ambassade russe. L’armée de l’air russe veut en effet disposer, pendant 17 jours, de l’aéroport international de Bangui pour les activités du ministère de la Défense.

Vu les relations entre les deux pays, c’est un truisme que d’affirmer que cette demande déposée le 11 janvier 2021 aura une suite plus que favorable. Les manœuvres de l’aviation russe sont une réponse politique et militaire à la France dont l’aviation survole la Centrafrique à sa guise. La Guerre Froide avec la Russie rentre dans une autre phase.

 

Afrima.ma

 

A la frontière camerounaise, les rebelles centrafricains imposent un blocus de Bangui

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A la frontière camerounaise, les rebelles centrafricains imposent un blocus de Bangui

Bangui ( République centrafricaine ) – La mitrailleuse du blindé pointe en direction de la Centrafrique. Au poste-frontière camerounais de Garoua Boulaï, en “état d’alerte maximale”, les gendarmes sont aux aguets, au milieu de centaines de camions de marchandises bloqués et de réfugiés centrafricains fuyant leur pays.

De l’autre côté, la Centrafrique, ravagée par huit années d’une guerre civile, vit un nouveau drame: dix jours avant la présidentielle du 27 décembre, les plus puissants des groupes armés qui se partagent deux tiers du territoire ont lancé une offensive contre le régime du président Faustin Archange Touadéra, finalement réélu./////////////.

Si s’emparer de Bangui semble difficile face à une armée renforcée par des milliers de Casques bleus de l’ONU, de militaires et de paramilitaires étrangers lourdement équipés, les groupes armés sèment la terreur parmi les civils à des centaines de kilomètres de la capitale./////////////.

Ils tentent d’asphyxier Bangui en multipliant les attaques, souvent fugaces, le long de la route nationale 3 puis 1 (RN1), un axe routier absolument crucial pour l’approvisionnement de la Centrafrique, un des pays les plus pauvres du monde, enclavé au coeur du continent et qui importe l’essentiel de ses biens du Cameroun./////////////.

Garoua Boulaï, à 725 km à l’ouest de Bangui, est la plaque tournante de cette voie reliant Bangui et Douala, grand port et capitale économique du Cameroun. Mais cette ville frontalière de 80.000 âmes est aujourd’hui devenue un immense parking, où s’entassent depuis trois semaines plus de 400 camions à destination de Bangui./////////////.

Elle a été placée en “état d’alerte maximale”, assure à l’AFP un responsable local de la police, sous couvert d’anonymat, afin de prévenir d’éventuelles incursions des rebelles centrafricains./////////////.

– Flambée des prix -/////////////.

Des soldats d’élite, notamment des commandos du très redouté bataillon d’intervention rapide (BIR), tiennent des positions avancées dans les environs, assurent les autorités, mais on ne les voit pas en ville. Ils sont probablement embusqués dans le no man’s land aux abords de la frontière, interdit d’accès./////////////.

Ce sont de nombreux gendarmes qui sillonnent les rues le jour, jusque dans les hôtels et les buvettes. Et les policiers la nuit, qui contrôlent scrupuleusement les pièces d’identité et embarquent ceux qui n’en n’ont pas./////////////.

Deux cents camions en moyenne passent chaque jour en Centrafrique par Garoua Boulaï en temps normal, selon le syndicat des transporteurs camerounais./////////////.

“La frontière est désormais fermée”, explique le responsable de la police. Au début de la crise, des chauffeurs passaient mais faisaient rapidement demi-tour en raison des attaques sur la RN1./////////////.

A Bangui même, s’il n’y a pas encore de pénurie, les effets de ce blocus commencent à se faire sentir: les prix de certains biens alimentaires flambent et supermarchés et grossistes assurent que leurs stocks d’un mois s’épuisent./////////////.

A Garoua Boulaï, des centaines de camions sont figés sur le bas-côté. Et des centaines d’autres sur un terrain devant la sous-préfecture, transformé en gigantesque parking./////////////.

Oumarou Tougou en est le gardien. La nuit, il patrouille inlassablement ce dédale, une lampe torche à la main. “Je fais la ronde pour veiller à ce qu’il n’y ait pas de vol”, assure-t-il./////////////.

– 4.000 réfugiés – /////////////.

Sous un semi-remorque chargé de 32 tonnes d’acier, Nickson, un “moto-boy” – l’assistant du chauffeur – est assis sur un drap. “Je dors là depuis 21 jours”, souffle-t-il, le visage à peine éclairé par son téléphone portable. “Il fait froid la nuit. Nous n’avons pas grand-chose à manger”, se plaint le jeune Camerounais./////////////.

Gabin, 22 ans, “moto-boy” centrafricain, attise le feu de bois sous une marmite. “Je fais la cuisine pour notre groupe” de 44 conducteurs et leurs assistants, explique-t-il./////////////.

Si la plupart viennent de Douala, d’autres sont arrivés du Tchad depuis près d’un mois. Comme Abdel Habid et 16 autres Tchadiens qui ont conduit 1.000 km avec leurs citernes de carburants pour Bangui. “Ce n’est plus tenable, il faut sécuriser la route”, implore-t-il./////////////.

Mais quand ceux-ci prient pour entrer en Centrafrique, d’autres remercient le ciel d’avoir pu la fuir. En moins d’un mois, le HCR a recensé 4.000 réfugiés centrafricains ayant franchi le poste de Garoua Boulaï pour entrer au Cameroun./////////////.

Sur l’esplanade d’un vieux bâtiment de Garoua Boulaï, des centaines de personnes patientent en file indienne pour s’enregistrer. Des femmes et des enfants sont assis au sol sur une bâche blanche, d’autres attendent à l’ombre de quelques arbres./////////////.

Barbara, 6 ans, tend les doigts pour les empreintes. Sa maman, Vanessa, 22 ans, essaye de calmer Mariana, son bébé de 4 mois blottie contre sa poitrine. “Nous avons fui lorsque les rebelles ont attaqué”, se lamente-t-elle après 300 km à moto depuis son village de Baboua./////////////.

Enceinte presque à terme, Loraine, elle, a traversé la frontière après une longue marche “en brousse”, la peur au ventre d’être “tuée par les rebelles” parce que son père “travaille avec les douaniers”.

Avec AFP

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Bangui, la capitale menacée de pénurie

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Centrafrique : Bangui, la capitale menacée de pénurie

Bangui ( République centrafricaine ) – Les combats compliquent l’approvisionnement de Bangui, la capitale centrafricaine, menacée de pénurie. © Capture d’écran France 24

C’est l’une des conséquences de la dégradation de la situation sécuritaire en Centrafrique : l’approvisionnement en marchandises et en denrées alimentaires de Bangui, la capitale, est de plus en plus difficile. En cause, la reprise des hostilités mi-décembre entre le gouvernement et la coalition rebelle./////////////.

Pour se ravitailler, Bangui dépend de sa route Est vers le Cameroun. Or, plus aucun camion ne circule sur ce grand axe par peur des affrontements et des pillages. Pour éviter l’aggravation de la pénurie et freiner la flambée des prix, le Premier ministre a annoncé une reprise des convois sous escorte à partir du mardi 12 janvier.

Avec France Info

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RCA : Combats intenses pour le contrôle de Grimari

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Centrafrique.com/rca-laccident-dun-camion-commercial-fait-4-morts-a-grimari/hotel-de-ville-de-grimari-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-43189 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>hôtel de ville de Grimari par CNC
Hôtel de ville de Grimari

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 janvier 2021, 11:35:30 (Corbeau news-Centrafrique). Repris depuis samedi, 9 janvier 2021 vers 8 heures par une violente attaque des rebelles contre les positions des forces gouvernementales, les combats entre les rebelles de la Coalisation des Patriotes pour le Changement, CPC, et les soldats de l’armée nationale, appuyés par les mercenaires russes de la société privée Wagner et les soldats rwandais se poursuivent pour le contrôle de la ville Grimari.

D’après notre correspondant dans la région, les rebelles de la Coalisation des patriotes pour le Changement ont attaqué les positions des forces loyalistes sur trois fronts différents pour le contrôle de la ville, située à environ 350 kilomètres de la capitale, Bangui.

D’après un habitant coincé dans l’un des fronts et contacté hier soir par la Rédaction, les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement ont essuyé beaucoup de perte en vie humaine et ce qui a permis à la ville une petite accalmie hier.

Mais grâce aux renforts venus de la ville Ippy, coté des rebelles et de Bangui coté des mercenaires russes, les combats ont repris en intensité ce matin.

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible.

À suivre…

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

 Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

   

RCA : un village bombardé par les mercenaires russes

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 janvier 2021, 10:30:30 (Corbeau news-Centrafrique). Après la tuerie d’une septentenaire dans le village Kpabé près de Sibut le jour de Noël dernier et les tirs sur un camion de transport public de marchandises à l’entrée de la ville de Grimari le 28 décembre par les Mercenaires russes, c’est au tour des habitants du village Danga sur l’axe M’baïki-Boda de connaitre le vrai visage des mercenaires russes de la société Wagner venus au secours du président Touadera.

Dans les combats qui opposent depuis décembre 2020, les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement, CPC, aux forces loyalistes de l’armée nationale appuyés par les mercenaires russes de la société militaire privée Wagner, la population commence à découvrir peu à peu les comportements de ces hommes engagés dans le mercenariat et qui se battent aux cotés des FACAs.

D’après notre correspondant dans la région, ces mercenaires russes auraient fait usage de leur drone armé sur le marché de Danga situé à environ 25k de Boda occasionnant une centaine de victimes dont plusieurs blaisées et 11 morts, toutes des civiles.

D’après une autorité locale contactée par CNC, l’attaque a eu lieu vers 16 heures pendant que des gens sont encore très nombreux sur le marché. Pour cette autorité, il y’a aucun rebelle dans son village et s’interroge sur la vraie raison de ce bombardement qu’elle condamne avec la dernière rigueur.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

   

« La Centrafrique n’est jamais vraiment passée de la crise à la réconciliation »

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« La Centrafrique n’est jamais vraiment passée de la crise à la réconciliation »

Bangui ( République centrafricaine ) – Tribune. Lundi 4 janvier, l’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé les résultats préliminaires des élections présidentielle et législatives en Centrafrique. Selon l’ANE, Faustin-Archange Touadéra aurait obtenu près de 54 % des voix, écartant la nécessité d’un second tour de scrutin. Le gouvernement centrafricain et la communauté internationale se sont donné beaucoup de mal pour organiser ces élections comme prévu et on peut considérer comme un succès leur déroulement dans un contexte difficile. Mais à bien des égards, la Centrafrique ne semble pas plus proche de la résolution de son interminable crise qu’avant le scrutin ; et le dernier exercice électoral en dit long sur la fragilité du pays.

Lorsque M. Touadéra a commencé son premier mandat, il y a cinq ans, on aurait pu espérer un avenir meilleur pour la Centrafrique. Le pays s’était lentement, douloureusement éloigné d’une catastrophe humanitaire en 2013 et, deux ans après, semblait plus ou moins prêt pour des élections démocratiques. Les forces de maintien de la paix de l’ONU, en collaboration avec l’armée française, avaient apporté une certaine sécurité ; le gouvernement de transition avait accepté d’organiser le scrutin et de rendre le pouvoir au vainqueur ; la communauté internationale s’était chargée de la logistique électorale dans un pays déchiré par la guerre et en grande partie sans infrastructures./////////////.

Des groupes armés tantôt rivaux, tantôt alliés/////////////.

Miraculeusement, les élections de 2015-2016 qui ont porté M. Touadéra au pouvoir ont été largement pacifiques et les observateurs internationaux se sont accordés pour dire qu’elles respectaient globalement la volonté de l’électorat. Quelques mois après le scrutin, lors d’une conférence internationale des donateurs à Bruxelles, la communauté internationale a levé 2 milliards d’euros pour aider à la reconstruction du pays. Quelques années plus tard, en 2019, le gouvernement et une douzaine de groupes armés ont signé à Khartoum un accord de paix sous les auspices de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC)./////////////.

Malgré les progrès apparents, cependant, la Centrafrique n’est jamais vraiment passée de la crise à la reconstruction et à la réconciliation. Le gouvernement a toujours peiné à étendre son fief au-delà de Bangui, sans jamais toucher de façon significative les populations en dehors de la capitale. Les projets de développement, souvent entravés par des problèmes de sécurité, n’ont pas fourni suffisamment d’emplois aux jeunes. Il est impossible pour la force de maintien de la paix de l’ONU, la Minusca, d’imposer pleinement l’ordre à un pays divisé entre des groupes armés tantôt rivaux, tantôt alliés. Et pendant tout ce temps, ces mêmes groupes armés ont continué de contrôler les mines de diamants et les routes de transhumance, dont les ressources finançaient les conflits plutôt que les services gouvernementaux./////////////.

Deux facteurs additionnels expliquent la violence qu’on voit aujourd’hui en Centrafrique. Premièrement, l’accord de Khartoum, qui devait mettre fin aux combats entre groupes armés, était un exercice creux. En 2019, le gouvernement et la communauté internationale avaient clairement démontré qu’ils n’avaient ni les moyens militaires et policiers de rétablir l’ordre dans le pays ni grand-chose à offrir aux groupes armés en échange de l’abandon du contrôle des ressources nationales lucratives. S’attendre à ce que ces groupes – essentiellement des organisations criminelles sans idéologie ni aspiration régionale – baissent les armes en échange de quelques sièges dans les comités de désarmement à Bangui était irréaliste. Il va sans dire qu’il y a eu peu de désarmement réel dans les mois qui ont suivi et que les conflits violents, après une accalmie, se sont poursuivis./////////////.

François Bozizé, un facteur de déstabilisation/////////////.

Deuxièmement, M. Touadéra et la Minusca ont décidé de permettre le retour au pays de l’ancien président François Bozizé. Ce choix désastreux reste inexplicable. M. Bozizé, ancien chef des forces armées centrafricaines, avait pris le pouvoir en 2003 par une rébellion de groupes armés très proches de ceux qui créent tant de problèmes aujourd’hui. Depuis qu’il avait quitté ses fonctions, il vivait en exil, sous sanction internationale. Après son départ du pouvoir, ses relations problématiques avec les milices anti-balaka étaient perçues comme l’une des raisons de l’instabilité. Sa réapparition à Bangui fin 2019 aurait dû conduire à son arrestation immédiate ou à un nouvel exil. Au lieu de cela, M. Touadéra – qui avait été premier ministre sous Bozizé et a besoin du soutien électoral des populations favorables à l’ancien président – a décidé de traiter son ancien patron avec le respect dû à un ex-chef d’Etat. M. Bozizé ne lui a pas rendu la politesse, soutenant l’organisation des principaux groupes armés en un seul mouvement avec l’intention manifeste de perturber les élections par la violence./////////////.

Le second mandat de M. Touadéra devrait donc commencer sur une note moins optimiste que le premier. Les violences se poursuivent en Centrafrique, dont certaines près de la capitale, et notamment dans la ville d’origine du président, Damara. L’accord de Khartoum est clairement mort. M. Bozizé reste un important facteur de déstabilisation. Beaucoup de personnalités politiques qui s’étaient présentées contre M. Touadéra aux élections contestent maintenant les résultats. Et même si le vote a eu lieu à Bangui et dans certaines parties du pays, il y a apparemment eu des perturbations importantes dans d’autres régions. Si elle peut se consoler du soutien continu de la communauté internationale, la Centrafrique ne semble guère mieux lotie qu’il y a cinq ans./////////////.

Jeff Hawkins est chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS). Il a été ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique et consul général à Lagos, au Nigeria.

Avec Le monde Afrique

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l’attaque de Bouar, cinquième ville du pays, condamnée par la France

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Centrafrique : l’attaque de Bouar, cinquième ville du pays, condamnée par la France

Bangui ( République centrafricaine ) – Les rebelles à l’offensive en Centrafrique contre le pouvoir du président Faustin Archange Touadéra, fraîchement déclaré réélu au premier tour d’une élection controversée, ont attaqué, samedi, Bouar, une importante ville située à 340 km de la capitale Bangui, ont annoncé les Casques bleus de l’ONU. Deux avions de combat français ont été dépêchés pour « une mission de survol » du pays par le président Emmanuel Macron, lequel s’est entretenu au téléphone avec son homologue centrafricain vendredi.

Via un communiqué de l’Elysée diffusé samedi, ce dernier a réaffirmé son soutien au processus électoral et réitéré « sa ferme condamnation des tentatives de groupes armées et de certains leaders politiques, dont M. François Bozizé, de saper les accords de paix et le processus électoral constitutionnel soutenus par la communauté internationale. »/////////////.

Les appareils ont « survolé » Bouar, pour « appuyer les militaires » centrafricains dont une importante base a été prise à partie, a assuré, dans un message à l’AFP, le Détachement d’assistance opérationnel en République Centrafricaine (DETAO-RCA), des militaires français qui sécurisent l’aéroport de Bangui./////////////.

La ronde des aéronefs aurait été filmée par des personnes présentes sur place, à l’instar du journaliste pour la radio Ndeke Luka, Marcelin Ridja. /////////////.

Casques bleus « pris à partie »/////////////.

En milieu de matinée, « des éléments armés se sont attaqués aux positions des Forces armées centrafricaines (FACA) » à Bouar. La localité abrite le camp Leclerc, le quartier général de l’armée dans la région Ouest, la plus densément peuplée du pays, a déclaré à l’AFP le Lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole de la composante militaire de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca)./////////////.

Les Casques bleus « sont venus en appui et ont été également pris à partie », a-t-il ajouté sans plus de précisions. /////////////.

L’attaque a débuté à 10h30 quand des éléments armés s’en sont pris à la base des FACA et de la Minusca qui ont essuyé des tirs de roquette, ont toutefois précisé des responsables de l’ONU sous couvert de l’anonymat./////////////.

Deux hélicoptères d’attaque de la Minusca ont été engagés et les combats ont cessé vers 12h30, selon ces mêmes sources. “La Minusca a repris la situation en main”, a affirmé à l’AFP un haut gradé des Casques bleus à Bouar./////////////.

Une ville stratégique/////////////.

Pour rappel, six des plus puissants parmi les groupes armés qui occupent deux tiers du pays depuis le début de la guerre civile en 2013, se sont alliés mi-novembre dans une Coalition des Patriotes pour la Centrafrique (CPC). Ensemble, ils ont lancé une offensive pour perturber le scrutin, promettant de « marcher sur Bangui » dix jours avant la présidentielle et les législatives du 27 décembre./////////////.

Face aux FACA fortement épaulées par les Casques bleus et d’importants renforts de paramilitaires russes et de soldats rwandais, les rebelles n’ont pour l’heure que peu progressé vers Bangui. Leurs attaques sont généralement cantonnées à des villes situées à plusieurs centaines de kilomètres de la capitale./////////////.

Avec ses 40.000 habitants, Bouar s’avère cependant être la cinquième ville du pays et occupe une place stratégique sur un axe routier crucial pour le ravitaillement de Bangui à partir du Cameroun./////////////.

« Fraudes massives »/////////////.

M. Touadéra, qui dirige le pays depuis 2016, a été déclaré réélu le 4 janvier. Mais dans le contexte d’insécurité régnant au pays, seulement un électeur sur deux a eu la possibilité de se rendre aux urnes le 27 décembre en raison de l’insécurité dans ce pays occupé aux deux tiers par des groupes armés, rebelles ou simples prédateurs de ses ressources./////////////.

Dix candidats de l’opposition ont demandé l’annulation des scrutins présidentiel et législatif, qu’ils jugent « discrédité », par des « fraudes massives » et la faiblesse du taux de participation. Les résultats doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle avant le 19 janvier, après étude des recours contentieux./////////////.

L’annonce, il y a trois semaines, d’une offensive rebelle pour empêcher le scrutin a ravivé les tensions dans ce pays en proie depuis 2013 à une guerre civile, très meurtrière jusqu’en 2018, avant de baisser en intensité./////////////.

Dans son communiqué samedi, M. Macron a appelé « au respect des décisions à venir de la Cour constitutionnelle, tout en soulignant la nécessité d’un dialogue politique ouvert et inclusif »./////////////.

Plus de 60.000 déplacés/////////////.

En outre, dans le contexte d’insécurité pré-électorale, le flot, déjà massif, de déplacés s’est encore aggravé. A l’occasion d’une conférence de presse, qui s’est tenue vendredi 8 janvier au Palais des Nations à Genève, le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, Boris Cheshirkov, a rappelé que « plus de 30.000 personnes » avaient à fui vers des pays voisins, « au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC), et au Congo. »/////////////.

L’instabilité a également généré « des dizaines de milliers de déplacés internes. 24.196 personnes ont ainsi traversé le fleuves Ubangui, pour rejoindre les provinces du Bas-Uélé et du Nord-Ubangui en RDC. »/////////////.

« En République centrafricaine, 185.000 personnes, originaires d’au moins 25 localités, ont fui dans la brousse et les forêts depuis le 15 décembre à titre préventif », a-t-il ajouté. « Quelque 113.000 d’entre elles » sont retournées dans leur lieu de résidence selon les estimations du Bureau Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, « mais environ 62.000 personnes sont toujours déplacées. »/////////////.

Au total, « près d’un quart de la population centrafricaine était déracinée fin 2020, avec 630.000 réfugiés dans les pays voisins et 630.000 déplacés internes. »

Avec AFP

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les plaintes des candidats aux législatives se multiplient

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Centrafrique: les plaintes des candidats aux législatives se multiplient

Bangui ( République centrafricaine ) – Chaque jour, ils sont plus d’une vingtaine de candidats à venir déposer un recours. Écarts de voix, absence de procès-verbaux, bureaux qui n’ont ouvert que quelques heures, intimidation, ou candidats accusés d’être proches des groupes armés… les plaintes sont nombreuses.

À Kembé, 600 km à l’est de Bangui, seul un village sur les deux que compte la circonscription a pu voter déplore un candidat, venu déposer son dossier. « Les rebelles de la Seleka ont empêché les bureaux d’une des localités d’ouvrir », ajoute-t-il. Ce dernier a d’ailleurs dû passer par le Congo voisin pour atteindre Bangui, la route côté centrafricain n’étant pas sûre./////////////.

Même chose à Mbaïki, seul 4 000 électeurs ont pu voter sur plus de 10 000 inscrits, en raison de l’intrusion d’hommes armés, explique ce candidat qui vient de déposer sa requête : « Seule la moitié de la circonscription a pu voter, mais avec ce traumatisme et cette peur au ventre. Parce que quand le vote a interrompu deux fois. Quand les gens sont venus voter, il y a eu une alerte disant que les groupes armés allait venir et qu’il fallait courir. »/////////////.

« Une mascarade »/////////////.

« Ce scrutin a été une mascarade », s’indigne une candidate de Bambari, aussi venue déposer son dossier. Des hommes armés ont tiré à plusieurs reprises durant la matinée. Seuls 3 bureaux sur 67 ont pu ouvrir, affirme-t-elle, et encore, seulement 2 ou 3 heures./////////////.

De son côté, un candidat de Nola, dans le sud-ouest du pays accuse une rivale d’avoir trafiqué les urnes le jour du vote : « Le commissaire et le commandant de la compagnie de gendarmerie de la localité ont mis la main sur des urnes bourrés. C’était au domicile d’une candidate pendant que le vote se déroulait. La candidate était possession de ces urnes, s’exclame-t-il en présentant une photo servant de preuve. Présentement sur la photo, ce sont deux urnes, ici. »/////////////.

Preuves à l’appui — photo, témoignages, copie de procès-verbaux — les requérants ont jusqu’à la fin de la semaine pour déposer leur recours. Après quoi la Cour Constitutionnelle devra étudier ces nombreuses requêtes, avant de rendre son jugement sur leur validité au plus tard le 28 janvier. Tous les candidats affichent leur confiance en la Cour constitutionnelle./////////////.

Dans leur rapport présenté fin décembre, les observateurs internationaux, notamment de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Ceeac) et l’Union Africaine s’étaient dit satisfaits du déroulement des élections. Plus de 130 recours ont été déposés auprès de la Cour constitutionnelle.

Avec RFI

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des groupes armés condamnent les hostilités d’une nouvelle alliance rebelle

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Centrafrique : des groupes armés condamnent les hostilités d’une nouvelle alliance rebelle

Bangui ( République centrafricaine ) – Les groupes armés qui se positionnent contre la nouvelle alliance rebelle sont, entre autres, l’Union des forces républicaines (UFR), la Révolution-Justice (RJ) et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC).

Selon leur porte-parole, Askin Nzéngué Landa, la Coalition a foulé aux pieds l’accord de paix du 6 février 2019 dont la mise en œuvre “a donné l’opportunité d’un retour définitif à la paix, à la stabilité et à la cohésion sociale”./////////////.

Ainsi, le porte-parole a appelé au respect de l’accord de paix, et a suggéré aux garants de l’accord de faciliter un dialogue entre le gouvernement et les belligérants. Il propose aussi au gouvernement de tout mettre en œuvre pour empêcher le trafic d’armes et l’exploitation des ressources naturelles par la Coalition et les mercenaires en son sein./////////////.

Créée à la mi-décembre dernier, la Coalition des patriotes pour le changement regroupe des rebelles de l’ex-séléka et Anti-Balaka. Elle a déclenché des hostilités d’une vive intensité sur presque toute l’étendue du territoire centrafricain, dans le but d’empêcher la tenue des élections et créer une instabilité institutionnelle.

Avec Xinhua

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2021 : une année sous le signe du sport

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Les fauves à l’aéroport de Nouakchott

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 12 janvier 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). 2020 fut une année fortement marquée par la pandémie de la Covid-19 qui a généré le report de nombreux événements sportifs, notamment la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) qui se déroulera désormais en janvier 2022 (au lieu de janvier 2021) au Cameroun. Malgré cela, cette nouvelle année restera dense en matière de compétitions sportives. En effet, dans le courant de cette année 2021 devrait se dérouler les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo, l’Euro, le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) de football, l’AfroBasket et les championnats d’Afrique d’athlétisme, si tous ces événements sont maintenus.

La première de ces compétitions sera le CHAN, qui débutera le 16 janvier au Cameroun et qui s’étalera jusqu’au 7 février prochain. Ce championnat, qui a tant manqué aux amoureux du ballon rond, sera une mise en situation de la CAN. Malgré le contexte sanitaire actuel, le Cameroun se prépare à accueillir dignement cet événement qui valorise les joueurs évoluant dans les clubs africains. Covid oblige, le nombre de spectateurs sera limité, les règles de distanciation sociales seront maintenues, voire renforcées, avec la menace d’une seconde vague de la pandémie.

En effet, si certaines villes ont pris des mesures afin de limiter les rassemblements d’envergure et par conséquent un potentiel vecteur de propagation de ce virus, il en est d’autres, où les précautions sont plus légères mettant ainsi en danger la santé de la population.

Depuis quelques semaines, la Covid-19 régule la vie des Camerounais. Pour les fêtes de fin d’année, des dispositions ont été prises afin de limiter au minimum l’affluence dans les lieux de cultes par la mise en place, par exemple, d’écrans à l’extérieur des bâtisses comme cela a été le cas à la cathédrale Notre-Dame des victoires de Yaoundé.

La volonté de tous est de maintenir ces manifestations sportives et de permettre aux spectateurs de supporter les équipes, quel que soit le lieu et le pays. Le tout est d’arriver à le faire dans le respect des gestes barrières. Que les meilleurs gagnent.

 

Par Adama Bria

Journaliste rédactrice du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / Whatsapp : 438923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Déclaration de l’ambassade des États-Unis sur la violence post-électorale en République centrafricaine

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Madame Lucy TAMLYN, l’ambassadrice des États-unis en Centrafrique.

 

Les États-Unis sont profondément troublés par la violence qui continue de se produire depuis la tenue des élections le 27 décembre. Les États-Unis encouragent les Centrafricains à rester attachés au processus démocratique, à la constitution de la rca et à l’état de droit.

 

Le 27 décembre, des centaines de milliers d’hommes et de femmes à travers le pays ont voté pacifiquement, envoyant un message fort à quiconque chercherait à perturber les progrès démocratiques qui ont été réalisés dans ce pays. Le 19 janvier, la Cour constitutionnelle de la RCA proclamera les résultats définitifs du premier tour de scrutin. Nous appelons toutes les parties à respecter la décision de la Cour et à soutenir les processus démocratiques de la RCA.

 

Les États-Unis condamnent la violence de toute nature. Les griefs liés à l’élection doivent être résolus par la justice de la RCA ou par d’autres moyens légaux et constitutionnels. Nous pensons que la démocratie est la meilleure voie pour les Centrafricains, qui souhaitent sortir des crises répétées du passé et se diriger vers la paix, la stabilité et le développement.

 

Centrafrique : Touadéra va-t-il pouvoir tenir ?

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Réélu au premier tour de la présidentielle, Faustin-Archange Touadéra a gagné son pari. Mais que fera-t-il de son second mandat ? Mis sous pression par les groupes armés, contesté par une opposition qui ne reconnaît pas une élection tronquée, le président ne bénéficie que d’une faible légitimité.

Quelques heures d’attente, mais aucune minute de répit. Le 4 janvier, avec une après-midi de retard, l’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé que Faustin-Archange Touadéra avait remporté 53,92 % des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle du 27 décembre et qu’il était, par conséquent, réélu pour un second mandat. Le sortant devance de loin les opposants Anicet-Georges Dologuélé (21 %) et Martin Ziguélé (7,46 %). « Coup K.-O. » réussi.

À quoi doivent désormais s’attendre les Centrafricains ? Dès l’annonce des résultats, une partie des candidats ont annoncé qu’ils allaient déposer des recours devant la Cour constitutionnelle. Recours abusif au vote par procuration, bourrage d’urnes, non-présentation de procès-verbaux (PV)… Plusieurs opposants n’ont pas attendu pour demander l’annulation du scrutin présidentiel, qu’ils ont cependant peu de chances d’obtenir.

« Cette élection est une mascarade. Au-delà des fraudes, comme la non-présentation des PV aux représentants de l’opposition, un tiers seulement des inscrits [650 000 sur 1,8 million] a pu aller voter », dénonce un adversaire de Faustin-Archange Touadéra. « À qui la faute ?, rétorque un proche du président. Ce sont les groupes armés de la Coalition patriotique pour le changement [CPC] qui ont empché le vote et c’est François Bozizé qui a appelé au boycott. »

 « Bozizé a mal analysé la situation »

Au lendemain de l’annonce des résultats, un nom est en tout cas sur toutes les lèvres : celui de l’ancien président. Rentré au pays fin 2019, François Bozizé s’était porté candidat avant de voir son dossier rejeté début décembre 2020 par la Cour constitutionnelle. Il s’était ensuite allié à Anicet-Georges Dologuélé, en particulier sous l’impulsion de son directeur de campagne, Christian Guénébem… avant de favoriser la création de la CPC et d’appeler ses partisans à ne pas aller déposer leur bulletin dans l’urne.

« Dologuélé s’est laissé piéger par François Bozizé, déplore un membre de l’opposition. Il a négocié une alliance avec Guénébem en espérant récupérer une partie des voix du KNK [Kwa Na Kwa], mais Bozizé a préféré jouer sa carte personnelle avec les groupes armés ». Anicet-Georges Dologuélé a bien appelé ses partisans à se rendre aux urnes, mais l’éphémère alliance avec l’ex-président avait éclaté, tandis que la CPC se lançait à l’assaut des axes menant à Bangui pour mettre la pression sur le pouvoir. « Bozizé a fait une mauvaise analyse. La crise de 2013 a laissé trop de traces. Il y a aujourd’hui un fort rejet de ce type d’actions par la population, à qui cela a rappelé les pillages et les viols », analyse un ancien ministre.

IL NE PEUT PAS SE DIRE DÉMOCRATE, S’ALLIER AVEC DES GROUPES ARMÉS ET APPELER AU BOYCOTT

« Il ne peut pas se dire démocrate, s’allier avec des groupes armés et appeler au boycott en empchant les gens de son fief de voter pour son allié politique. Beaucoup de Centrafricains qui lui étaient favorables n’ont pas compris qu’il n’appelle pas simplement à un vote anti-Touadéra », poursuit notre source. Selon nos informations, plusieurs cadres du KNK étaient eux-mmes hostiles à la stratégie de leur leader, en particulier ceux qui s’étaient portés candidats aux législatives qui se déroulaient le mme 27 décembre.

Pour la CPC, « la lutte se poursuivra jusqu’à la victoire »

Le 4 janvier, à quelques heures de l’annonce des résultats de la présidentielle, la justice centrafricaine annonçait qu’elle avait lancé une enquête pour rébellion contre François Bozizé, lequel est déjà sous sanctions des Nations unies pour son rôle dans la crise de 2013. Annoncé en fuite, au Cameroun puis au Congo-Brazzaville, l’ancien président assure qu’il n’en est rien et qu’il a bien l’intention de rester en Centrafrique et d’y poursuivre son « combat pour la réconciliation et la cohésion nationales […] tant que le président Touadéra restera sourd à la voix du peuple ».

« Il a gardé quelques discrets soutiens à l’étranger, qui espèrent se servir de lui pour mettre la pression sur Touadéra, explique un diplomate en poste à Bangui. Mme si personne ne veut prendre le risque de le soutenir officiellement, il reste un levier intéressant pour les puissances régionales et internationales qui ne font pas confiance au président actuel. » D’autant que ses alliés de la CPC n’ont pas rendu les armes. Depuis le 3 janvier, ils ont investi une partie de la ville de Bangassou, où la force de l’ONU (Minusca) a bien du mal à les tenir en respect.

Composée de groupes hétéroclites issus de l’ancienne Séléka et des anti-Balakas, la CPC a-t-elle vocation à durer ? « Au vu du caractère très prédateur de ces groupes, qui vivent par le contrôle de territoires et de ressources, l’alliance devrait peu à peu se fracturer, estime un analyste. Mais ils ont les moyens de résister à l’armée centrafricaine et à ses alliés, notamment grâce à des bases de repli dans l’arrière-pays centrafricain, voire dans des pays voisins. »

Contacté par Jeune Afrique, un des leaders de la coalition, Noureddine Adam, se montrait convaincu : « La lutte se poursuivra jusqu’à la victoire, qu’elle soit politique ou militaire. Nous sommes déterminés. Il n’y a pas de liberté sans prix à payer. »

La Minusca n’est « pas là pour entamer une guerre totale »

Faustin-Archange Touadéra a-t-il les moyens de lancer une opération reconquête au lendemain de sa réélection ? L’hypothèse est peu probable. « Il peut l’annoncer mais je ne crois pas qu’il en ait davantage les moyens que lors de son premier mandat, même avec les renforts russes et rwandais de décembre », estime notre analyste. « Notre mission est de protéger les populations et de sécuriser les opérations de vote, pas d’entrer en guerre contre des rebelles qui contrôlent 80 % du pays », résume quant à lui un cadre de la Minusca. « L’ONU ne peut pas se permettre de combattre main dans la main avec des mercenaires russes accusés d’exactions sur le terrain », ajoute une source sécuritaire.

BEAUCOUP DE PAYS ONT SIGNIFIÉ À L’ONU QUE LEURS CONTINGENTS NE SONT PAS LÀ POUR ENTAMER UNE GUERRE TOTALE

À Grimari, plusieurs civils sont notamment décédés le 28 décembre, dont un salarié de Médecins sans frontières (MSF), alors que des mercenaires russes avaient ouvert le feu sur un véhicule soupçonné d’appartenir aux groupes armés. « Beaucoup de pays ont signifié à l’ONU que leurs contingents ne sont pas là pour entamer une guerre totale », rappelle un ex-ministre. Quant à une montée en puissance de l’alliance rwando-russe, elle pourrait ne pas plaire à tout le monde. Selon nos informations, Kinshasa regarde de près la situation, tout comme la nouvelle administration américaine de Joe Biden et, bien sûr, la diplomatie française.

« Paris a joué le jeu en ordonnant le survol des rebelles par son aviation mais ils ne vont pas laisser l’influence des Russes grimper encore », analyse un diplomate. Mi-octobre, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le président Touadéra s’étaient entretenus au téléphone au sujet de leur coopération militaire.

Le 28 du même mois, le Premier ministre, Firmin Ngrebada, était reçu par le ministre russe de l’Énergie, Alexandre Novak, pour une discussion sur « le secteur de l’énergie ». Au début du mois de décembre à Moscou, une délégation centrafricaine composée de Jean-Claude Rameaux Bireau, ministre conseiller chargé de l’Économie à la présidence, et Pascal Bida Koyagbelé, ministre délégué chargé des Grands Travaux et des Investissements stratégiques, a signé un contrat avec la société diamantaire russe Alrosa.

Une violation de l’embargo le jour de Noël ?

Le gouvernement centrafricain a-t-il obtenu des contreparties à ces bonnes relations commerciales ? Selon nos informations, au moins deux hélicoptères ont été livrés le 25 décembre, via un appareil de transport russe, à l’aéroport de Mpoko à Bangui, en apparente violation de l’embargo sur les armes en Centrafrique. Toujours selon nos sources, le Conseil de sécurité de l’ONU s’est saisi de la question, tout comme de celle de l’arrivée en renfort à Bangui, quelques jours plus tôt, de 300 mercenaires russes.

POUR L’INSTANT, IL EST EN POSITION DE FORCE, MAIS IL VA DEVOIR ASSEOIR SA CRÉDIBILITÉ ET SERA OBLIGÉ DE DISCUTER AVEC LES PARTIS POLITIQUES

Des sanctions pourraient très prises par un comité spécial au sein du conseil. Plusieurs dizaines de véhicules blindés russes avaient déjà été livrés ces derniers mois à Bangui, cette fois en conformité avec des dérogations accordées dans l’embargo par les Nations unies. Mais celles-ci avaient déjà provoqué quelques tensions au sein du Conseil de sécurité, la France et les États-Unis surveillant de près les atterrissages de cargos russes à Mpoko.

« La France ne va pas se laisser marginaliser encore davantage en Centrafrique et les Russes sont maintenant trop implantés pour lâcher du terrain. La rivalité qui avait été surestimée dans les médias me paraît aujourd’hui plus réelle et les prochaines années seront intéressantes sur ce plan-là, résume Hans de Marie Heungoup, chercheur à International Crisis Group. Chacun va chercher à prendre la main sur l’après-élection, Moscou en misant tout sur Touadéra et Paris en poussant pour un dialogue national. »

“Je ne m’associerai pas à cette escroquerie”

S’il a refusé de tenir une concertation nationale en amont des élections, comme plusieurs opposants le demandaient et comme la Communauté économique des États d’Afrique centrale (Ceeac) lui en avait d’abord fait la recommandation, Faustin-Archange Touadéra peut-il aujourd’hui s’en passer ? Sa légitimité électorale est plus faible qu’en 2016, à l’occasion de sa première élection, seul un tiers des Centrafricains inscrits sur les listes électorales ayant été en capacité de voter cette année. « Pour l’instant, il est en position de force, mais il va devoir asseoir sa crédibilité et sera obligé de discuter avec les partis politiques et, peut-être, l’ensemble des forces vives de la nation pour calmer la situation », estime un ancien ministre.

JE NE CROIS PAS QU’IL ACCEPTERA DE FAIRE DE VRAIES CONCESSIONS

« En février 2019, il a signé l’accord de Khartoum avec les groupes armés sans consulter l’opposition, et cela n’a eu aucun effet bénéfique. Il lui faut désormais associer Dologuélé, Ziguélé et les autres », affirme un diplomate. Tout en contestant la réélection de Touadéra, la plupart des candidats de l’opposition continuent d’appeler à la tenue d’une grande concertation nationale. Le 29 décembre, François Bozizé et le KNK ont annoncé qu’ils poursuivraient le combat « tant que le président n’acceptera pas la concertation, le dialogue et la démocratie véritable ». Mais une concertation réelle peut-elle avoir lieu entre Touadéra, une CPC armée ou un Bozizé sous le coup d’une enquête pour rébellion ?

« Il peut, a minima, organiser un forum pour contenter une partie de l’opposition et tempérer les ardeurs de la Ceeac, des voisins congolais et tchadiens et de certains partenaires internationaux, mais je ne crois pas qu’il acceptera de faire de vraies concessions », explique un analyse.

« S’il ne veut pas concéder un gouvernement d’union nationale ou un calendrier vers d’autres élections, ce qui paraît improbable, est-ce que Dologuélé et Ziguélé auront un intért à participer ? », s’interroge un autre expert. Le 5 janvier, Anicet-Georges Dologuélé s’est montré ferme : « Il y a 5 ans, j’avais reconnu la victoire de Touadéra moins d’une heure après l’annonce des résultats [alors que] je savais qu’il n’avait pas gagné. Cette fois, je ne m’associerai pas à cette escroquerie. »

 

Par Mathieu Olivier

Avec jeune Afrique

 

 

RCA / Élections : la bourde de trop pour l’Autorité Nationale des Elections

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Centrafrique.com/centrafrique-lautorite-nationale-des-elections-devoile-le-calendrier-provisoire-des-elections-couplees/nouveau-batiment-autorite-nationale-des-elections-a-bangui-en-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-34038 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Nouveau bâtiment de l'autorité nationale des élections à bangui
Le nouveau bâtiment de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) – Copyright ANE

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 10 janvier 2021, 12: 25:19” (Corbeau news-Centrafrique ). Organisées dans des conditions sécuritaires criantes dénoncées à plusieurs reprises par certains candidats, les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020 ont mis à nue la capacité technique et intellectuelle des commissaires de l’Autorité Nationale des Élections qui, fesses sur les textes et coton-tige aux oreilles, refusent obstinément de conduire ces élections en accord avec le code électoral. Analyse.

Des commissaires récidivistes conventionnels

Après les premières bavures commises par ces commissaires de l’ANE en acceptant toutes les candidatures, sans aucune vérification formelle de certaines pièces, la présidente de la Cour constitutionnelle, Madame Darlan était contrainte d’adresser en son temps, au nom des autres juges, une lettre de rappel de procédure à leur attention. Cette lettre n’a pas été lu et non plus appliqué obligeant la Cour à faire le travail à leur place. Ce qui a permis de placer hors d’état de nuire plusieurs candidats aux dents jaunes.

Et ce n’est pas tout. Le double scrutin du 27 décembre 2020 et les compilations des résultats ont aplati complètement les niveaux de ces commissaires de l’ANE, obligeant 11 candidats à formuler autant des griefs aux fins d’annulation pure et simple de ces scrutins. Une véritable patate chaude jetée dans les mains des 9 juges de la Cour constitutionnelle qui doivent dire si ces scrutins ont été organisés d’après les exigences  du code électoral.

Pour le centrafricain lambda, la violation du code électoral est remarquée à tous les niveaux du processus. Création des nouveaux bureaux de vote le jour du scrutin, vote massif par dérogation et aussi par procuration, bourrage des urnes, compilations des résultats des procès-verbaux fictifs,  présence massive et remarquée des militaires en arme autour des bureaux de votes…

Délocalisation et annulation des bureaux de vote à volonté
Si le code électoral autorise les membres des bureaux de dépouillement à surseoir aux opérations de dépouillement pour raison de sécurité pour le jour suivant, ce même code reste  par contre muet pour les opérations de vote.
D’après les exigences dudit code, en son article 56, l’ANE devait arrêter et publier le nombre et la localisation des bureaux de vote de chaque circonscription 60 jours (ancien article) 40 jours (nouvel article). Ce qui a été d’ailleurs fait. Mais force est de constater que le jour du scrutin du 27 décembre 2020, plusieurs bureaux de vote ont été délocalisés et centrés dans un seul centre ou deux ou seulement un seul bureau avec deux urnes dont une pour la présidentielle et l’autre pour les législatives ont été installés.
À Bambari, Bozoum, Paoua et dans plusieurs autres villes ou villages, c’est seulement 1 seul centre de vote avec  1 ou 2 bureaux de vote avec deux urnes a été installé et encerclé de prêt par les éléments et chars de guerre de la Minusca.
A Bégoua dans le 9ème arrondissement de Bangui, des centres de vote de la zone de PK16 sur la route de Boali ont été ramenés à l’école Bégoua au PK 12 entrainant des votes massifs des fraudeurs.
Dans l’Ouham-Péndé à Bimbi par exemple et même dans la Lobaye, des bureaux de vote ont été purement et simplement installés dans la forêt et placés sous la protection des jeunes d’autodéfense.
« Quels nom et prénom donnerons-nous à ces types de bureau ? » s’interroge un membre du démembrement de l’ÂNE de Bambari contacté par CNC.
« Des opérations de vote ont commencé chez nous à 12 heures pour finir à 13 heures ». Nous a rapporté un membre de l’ÂNE de Bozoum. « ..et nous devons aussi fermer un peu tard si nous ne devions pas tenir compte de la durée équivalente du retard exigé par le code électoral. Mais rien. Les éléments de la Minusca sont rentrés pour nous demander d’arrêter le vote », rajoute ce membre sous couvert de l’anonymat.
De ce fait, l’heure de clôture de vote n’a pas été décidé par les membres du bureau de vote, comme exige le code électoral. Et dans certains centre, des militaires en mission ont tous voté pour les deux scrutins, rendant ainsi le résultat des législatifs biaisé.
Mais d’où viennent les résultats comptabilisés ?
Des résultats fictifs
Si le code électoral exige, en son article 54 alinéa 4, aux membres des bureaux de vote et de dépouillement de produire chacun un spécimen de leurs signatures à l’ANE, c’est pour éviter des faux procès-verbaux. Mais les commissaires de l’ANE n’ont pas daigné demander et ceci a permis à la fabrication des vrais-faux procès-verbaux en faveur de plusieurs candidats dont le président sortant.
Des chiffres fantaisistes ont été attribués à certains candidats avant même que les procès-verbaux des résultats arrivent à Bangui. C’est le cas de la ville de Baoro, Obo pour ne citer que ces deux villes.
Pour un diplomate en poste à Bangui, la démocratie centrafricaine peut bien fonctionner si le pays n’institutionnalise pas un organe en charge d’organiser les élections mais plutôt de continuer avec le mode d’organe mixte comme il l’a fait dans les années 90.
Pour un observateur de la vie politique centrafricaine, la Cour constitutionnelle reste et restera toujours du côté du peuple et par conséquent, l’annulation des élections du 27 décembre sera la victoire du peuple.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les villes de Bouar et Grimari sous menaces des rebelles

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cérémonie de fin de fetta à Bouar des nouvelles recrues faca le 16 octobre 2019 par EUTEM RCA

Bangui, République centrafricaine, samedi, 10 janvier 2021, 09:55:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). De vives tensions règnent depuis ces derniers jours dans les villes centrafricaines de Bouar (ouest) et de Grimari (centre) où des groupes armés cherchent à prendre le contrôle, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

D’après ces sources, ce samedi à Bouar, les combats déclenchés par les rebelles se sont dirigés vers le camp Leclerc, une base militaire des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA). A Grimari, les combats se poursuivaient depuis trois jours jusque dans la journée de ce samedi, selon les sources sous couvert d’anonymat.

Aucun bilan n’est disponible pour le moment. Même si les forces régulières ainsi que les Casques bleus de la Mission des Nations Unies (Minusca) contrôlent toujours les deux villes, la majeure partie de la population a trouvé refuge en brousse, ont fait savoir les mêmes sources.

Pendant que se déroulent ces affrontements, des avions français de chasse ont survolé l’espace centrafricain vendredi. Il s’agit d’une “demande du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra en accord avec la MINUSCA”, selon un communiqué de l’Elysée publié samedi. Une telle démonstration avait eu lieu le 23 décembre 2020 avant les élections dans le pays.

La crise électorale centrafricaine a entraîné quelque 30.000 réfugiés centrafricains supplémentaires qui cherchent l’abri dans les pays voisins, selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Avec Xinhua

les rebelles maintiennent leur présence et inquiètent les populations

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Centrafrique: les rebelles maintiennent leur présence et inquiètent les populations

Bangui ( République centrafricaine ) – La Centrafrique est toujours dans l’attente de la confirmation par la Cour constitutionnelle des résultats provisoires de l’élection présidentielle et législative du 27 décembre dernier. Sur le terrain la situation sécuritaire est toujours volatile. Hier samedi, une nouvelle attaque a été menée contre la ville de Bouar et la France est de nouveau sortie de son silence. C’est la deuxième fois en moins de deux semaines – fait rare – que l’Élysée communique. Les présidents Macron et Touadéra se sont entretenus vendredi.

À l’occasion de cet échange, Emmanuel Macron a réitéré « sa ferme condamnation » des groupes armés et de certains leaders politiques, dont François Bozizé qui tentent de « saper les accords de paix et le processus électoral constitutionnel ». Le président français a aussi pris note des résultats provisoires des élections tout en soulignant la nécessité d’un dialogue politique ouvert et inclusif, rapporte le communiqué de l’Élysée. Une prise de position qui intervient alors que l’engagement français dans le pays est souvent questionné voire critiqué à Bangui./////////////.

Après une première opération le 23 décembre, des Mirages ont survolé à très basse altitude l’ouest de la capitale puis la route de Mbaiki à hauteur de Bimbo, ainsi que des positions sur les routes de Boali et Damara. Les chasseurs français ont aussi appuyé les Faca et la Minusca au camp Leclerc, à Bouar, en effectuant trois vols dissuasifs au-dessus des positions de la coalition armée, précise-t-on de sources militaires françaises./////////////.

Car la ville de Bouar a de nouveau fait l’objet d’une violente attaque hier. Les forces centrafricaines appuyées par la Minusca ont fait face aux forces de la CPC. Le calme est revenu vers 16h. Le porte-parole du gouvernement assurait samedi soir que les rebelles avaient été repoussés hors de la ville./////////////.

Depuis le retrait de l’opération Sangaris, la présence militaire française est réduite au minimum avec un détachement d’assistance opérationnel dédié à la protection de l’aéroport. Depuis la formation de la coalition armée en décembre, des troupes rwandaises et des forces russes ont été envoyées dans le cadre d’accords bilatéraux de défense. Elles viennent soutenir sur le terrain les forces armées centrafricaines./////////////.

Bangoussou sous coupe réglée des rebelles/////////////.

La société civile s’inquiète par ailleurs de la présence des groupes armés à Bangassou, située à 750 km à l’est de la capitale Bangui. Elle aussi a été attaquée par les rebelles, dimanche dernier. Elle est désormais sous contrôle d’éléments des CPC, cette coalition de groupes rebelles. Personne ne sait combien de rebelles sont en ville. Mais plusieurs milliers d’habitants ont fui Bangassou, où l’on redoute des conséquences humanitaires à la présence en ville des groupes rebelles./////////////.

Plus de 10 000 personnes ont fui la ville depuis l’offensive des rebelles pour se réfugier en brousse, où au Congo voisin. Plusieurs personnes sont d’ailleurs mortes noyées, affirment des sources à Bangassou, en traversant le fleuve qui sépare la ville de la République démocratique du Congo./////////////.

Les entrées et sorties de la ville sont totalement bloquées, s’inquiète Vermont Bandassa : « Ce sont bel et bien les rebelles qui contrôlent la ville de Bangassou. Ils sont au niveau de la gendarmerie, du commissariat, au niveau de la mairie. Aussi longtemps que les rebelles resteront dans la ville de Bangassou, les activités seront paralysées, la population va rester dans la brousse. »/////////////.

Plusieurs organisations humanitaires internationales ont été pillées le week-end dernier, ainsi certaines boutiques de commerçants. Le grand marché qui jouxte le camp militaire est pour sa part fermé./////////////.

Que se passera-t-il si les groupes rebelles s’installent durablement en ville s’interroge Ghislain Mbari : « Les éléments du CPC sont là, sur la durée, presque une semaine aujourd’hui. Quand vont-ils partir ? S’ils n’ont plus de quoi manger, après les ONG, ils vont aller chercher parmi la population de quoi subvenir à leurs besoins. »/////////////.

Le député de Bangassou, Serge Singha, a également fait part de ses inquiétudes quant à la situation humanitaire dans sa circonscription. Toutes les ONG ont été pillées dit-il, la population ne reçoit aucune assistance.

Avec RFI

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RCA : reprise d’intenses combats à Bouar et Grimari

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 9 janvier 2021, 12:10:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les combats ont repris depuis ce matin à Bouar, dans la Nana-Mambéré,  située à plus de 450 kilomètres de Bangui, et à Grimari, dans la préfecture de la Ouaka,  entre les soldats de l’armée nationale (FACA) et les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement ( CPC), a constaté sur place des journalistes du CNC.

 

Samedi, 9 janvier 2021, vers 8 heures, à Grimari, située à 350 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Ouaka, l’affrontement entre les soldats de l’armée nationale, appuyés par les paramilitaires Russes,  et les rebelles du CPC, a débuté, selon des témoins,  vers 8 heures avec une violente attaque des rebelles contre les positions des forces gouvernementales. On ignore si la ville est toujours sous contrôle de l’armée nationale, mais tous les témoins ont affirmé que les rebelles auraient reçu des renforts venus de Bria et Ippy.

Cependant, à Bouar, située à 450 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les témoins ont indiqué que les affrontements entre les rebelles et les soldats de l’armée nationale ont débuté vers 10 heures du matin. D’après eux, les combats se déroulent désormais à quelques mètres de la base militaire Leclerc.

Notons que dans la nuit du jeudi à samedi 9 janvier, les rebelles du CPC ont reçu des renforts venus de la sous-préfecture de koui, dans l’ouham-Péndé,  et de Baboua, dans la Nana-Mambéré.

Pour l’heure, à Bangui, des mirages ont quitté la capitale à destination des villes de province. Alors, vont-ils participer à la couverture aérienne de l’armée nationale ?

À suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com