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Centrafrique : Interview exclusive de monsieur Mike COLE, représentant de la CPI en RCA.

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Monsieur Mike COLE de la CPI en RCA

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 24 Novembre 2020, 12:28:03 (Corbeau News-Centrafrique). Dans une interview exclusive accordée à CNC, Monsieur Mike COLE, représentant de la Cour pénale internationale en République centrafricaine répond aux questions du CNC aux sujets de l’affaire Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Yekatom, détenus dans les geôles de la CPI à La Haye, sans oublier les préoccupations des victimes ainsi que la coopération entre la CPS, la CPI et la justice centrafricaine.

 

Alain Nzilo : Bonjour Monsieur Cole

Mike COLE: Bonjour Monsieur Nzilo

Alain Nzilo : vous êtes le chef du bureau de la cour pénale internationale (CPI) en RCA depuis 2017. L’institution que vous représentez est une Institution permanente indépendante qui procède à des enquêtes et poursuite des personnes soupçonnées de crimes les plus graves à savoir le génocide, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre. Pour de nombreux Centrafricains, quel est l’intérêt pour la CPI d’ouvrir son bureau extérieur en RCA? Quel est exactement son rôle dans le pays?

Mike COLE: Avoir une représentation en Centrafrique, pour la CPI c’est soutenir le processus de la Justice, c’est être proche des victimes, mais également de la défense des accusés. Le bureau pays représente le Greffe de la CPI, car dans une Cour de justice il y a d’un côté l’accusation (avec la procureure) et il y a la défense de l’autre côté. Au milieu se tient le Greffe. Être en Centrafrique, c’est être disponible pour fournir des informations qui permettront une meilleure collaboration avec les systèmes pénaux nationaux pour l’accès à la justice. La CPI est dans un rôle essentiel qui est de faire respecter les normes spécifiques du droit international visant à empêcher et à prévenir les violences massives. Les crimes présumés commis en RCA sont des exemples de ce sur quoi la CPI enquête.

C’est pourquoi, en mai 2014 la présidente de transition a invité la CPI à ouvrir des enquêtes sur les crimes présumés commis par les groupes armés sur la population centrafricaine.

La CPI n’engage de poursuites que lorsque les États n’ont pas la volonté de le faire, ou sont dans l’incapacité de le faire véritablement. Donc, l’instauration du bureau extérieur de la CPI s’inscrit dans sa stratégie d’avoir une figure extérieure sur le terrain.

Alain Nzilo : Selon vos explications, on comprend aisément que l’instauration du bureau extérieur de la CPI en RCA s’inscrit dans sa stratégie, c’est-à-dire la figure publique de la cour sur le terrain. Cependant, elle a ouvert deux enquêtes sur des crimes graves en Centrafrique. La première en 2007 et elle concerne les crimes commis par les troupes de Jean-Pierre Bemba. La deuxième en 2014 pour une panoplie des atrocités commises par des milices armées depuis 2012. La première a accouché d’une souris et les victimes sont laissées sans voie de recours. En juin 2018, le représentant de la Cour à Bangui avait appelé ses partenaires à débloquer des fonds pour aider les victimes. Où en sommes-nous aujourd’hui avec cette histoire ?

 

Mike COLE : Le Conseil de Direction du Fonds au Profit des Victimes de la Cour Pénale Internationale avait approuvé un montant total de 1 250 000 Euros pour financer les programmes d’assistance en faveur des victimes des atrocités en RCA. Pour l’instant, le Fonds au Profit des Victimes a déjà financé un programme pilote à hauteur de 250 000 euros pour assister les victimes survivantes des violences sexuelles de 2003, les plus vulnérables dans la ville de Bangui et ses environs. Ce programme pilote est d’une durée de 12 mois.

En plus de ce programme pilote, le Fonds est en train de finaliser les contrats des projets avec cinq autres partenaires pour implémenter les programmes d’assistance aux victimes de la situation en RCA dans la ville de Bangui, Préfecture de l’Ombella M’Poko, Kemo, ouham et Ouham Pendé. Ces programmes pourront être développés pour une durée de cinq ans selon la disponibilité de financement, les performances des partenaires et l’approbation par le Conseil de Direction.

Je voudrais souligner que les programmes d’assistance du Fonds en RCA permettront d’apporter une réponse immédiate aux préjudices causés aux victimes en raison de crimes relevant de la compétence de la Cour, au niveau des individus, des familles, et des communautés, indépendamment du processus judiciaire. Ces programmes d’assistance visent à contribuer à l’amélioration des conditions physiques, l’état psychologique et à l’autonomisation socio-économique des survivants des crimes en RCA, grâce à l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base tel que les soins médicaux, l’éducation, à la psychothérapie et à un soutien au développement des activités économiques pour redynamiser les sources des revenus aux ménages des victimes.

Les programmes d’assistance du Fonds apportent ainsi une autre forme de justice aux victimes : « la justice réparatrice » qui s’inscrit dans la dynamique de la justice transitionnelle.

Alain Nzilo : pour de nombreux Centrafricains, punir les criminels ne suffit pas. Il n’y aura pas de justice tant que justice ne sera pas rendue aux victimes. Et pour rendre justice aux victimes, la CPI doit avoir la capacité de répondre à leur droit et leur besoin. La CPI est accusée d’avoir ignoré la voix et les préoccupations des victimes. Qu’en dites-vous ?

 

Mike COLE : La Cour Pénale Internationale met la victime au centre de la justice qu’elle délivre. Elle prévoit la possibilité pour celles-ci d’avoir différents rôles au cours des procédures qui se déroulent devant elle.

Tout d’abord, les victimes peuvent souhaiter transmettre des informations au Procureur au sujet de crimes qui, selon elles, auraient été commis. Ces informations peuvent contribuer à renforcer des enquêtes et poursuites en cours. Ensuite elles peuvent avoir le statut de témoin dans une affaire. Elles peuvent également être représentées dans une affaire comme l’Affaire Yekatom et Ngaïssona par un ou plusieurs avocats qui défendent leurs vues et préoccupations tout au long de la procédure avec le statut de victime. Enfin les victimes peuvent demander et obtenir des réparations dans le cas ou à la fin d’un procès, la personne poursuivie est condamnée par les juges.

Je trouve intéressant de souligner que le Bureau-Pays de la CPI en Centrafrique travaille depuis des années en vue de mettre en œuvre le mandat du Greffe en ce qui concerne l’assistance aux victimes pour qu’elles puissent exercer leurs droits devant la Cour. C’est une partie essentielle de notre mandat qui est d’assister les victimes à accéder aux juges de la Cour afin de faire valoir leurs vues et préoccupations. Dans l’Affaire Yekatom et Ngaïssona, le Bureau avait enregistré en 2019 plus de 400 victimes qui ont été autorisées par les Juges à participer à l’audience de confirmation des charges. Malgré les nombreux défis liés à la pandémie de COVID-19, le Bureau a mis en place depuis juillet 2020, un processus restreint et sous contrôle, d’enregistrement des victimes dans le respect des mesures édictées par le Gouvernement centrafricain afin de lutter contre cette pandémie. Près de deux cent personnes ont été déjà enregistrées dans le Bureau de la CPI avec l’assistance de nos partenaires, des organisations des droits de l’homme, dans un environnement sain et en accordance avec les strictes mesures anti-Covid 19. Ce processus d’enregistrement de victimes continue afin de donner la possibilité au maximum de personnes concernées par cette Affaire de participer à la phase du procès qui débutera le 09 Février 2021.

Alain Nzilo : La deuxième enquête ouverte en 2014 concerne les crimes commis par des milices armées depuis 2012. À ce jour, seulement une seule milice, en l’occurrence la milice Antibalaka, qui s’inquiète des arrestations opérées en son sein. Cette inquiétude est aussi celle de certains hommes politiques et d’une partie de la société civile. Qu’en dites-vous ? La CPI est aussi sous pression des autorités ?

 

Mike COLE : Primo, les individus devenir des suspects faisant l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI, non en raison de leur appartenance politique, de leur appartenance à un groupe (armé ou non armé) ni de leur race ou de leur religion, mais sur la base d’éléments de preuve recueillies par le bureau du procureur dispose, et examinées par des juges indépendant.

Secundo, la CPI ne dispose pas de forces de police ou de répression et compte donc sur la coopération avec les pays / gouvernements pour appuyer son travail, notamment pour procéder aux arrestations et transférer les personnes arrêtées.

Tertio, pour aboutir à une mise en accusation il faut qu’il y ait au préalable des investigations et qui dit investigation, dit confidentialité. La procédure peut être longue à aboutir, mais la justice finit toujours par être faite (le cas de Félicien Kabuga, arrêté récemment en France après vingt-cinq ans de cavale pour son rôle dans le génocide Rwandais en 1994).

 

Alain Nzilo : Mais il y a une raison de croire que la CPI a deux poids, deux mesures ?

Mike COLE: Absolument pas, la CPI a une obligation d’impartialité. La CPI ne disposant pas de forces de répressions ne peut procéder aux arrestations de tous les criminels de guerre, elle dépend donc de la coopération des États membres. Ce sont ces États membres ou bien le conseil de sécurité de l’ONU, qui doivent d’abord, la saisir pour qu’elle puisse déclencher des procédures d’investigations par rapport à des crimes commis sur le sol d’un des États signataires du traité de Rome. A ce jour, ce sont les pays africains qui saisissent le plus la CPI pour qu’elle se penche sur les crimes commis sur leur sol à cause de nombreuses crises que ce continent traverse malheureusement ; d’où la fausse impression que la CPI ne poursuit que les africains.

 

Alain Nzilo : La Centrafrique a ses propres Tribunaux et Cours qui jugent ses criminels. L’ONU a institué un autre tribunal hybride, la Cour Pénale Spéciale. La CPI aussi entend poursuivre et juger. Tout ça sur le seul centrafricain. Alors quel type de collaboration pour ne pas dire de répartition des tâches criminelles que vous faites entre vous ?

 

Mike COLE : La CPI est une Cour de justice. La répartition des tâches se fait conformément à la loi. La CPI, la CPS et les tribunaux nationaux sont ensemble ; permettez-moi de dire qu’ensemble nous sommes plus forts. Nous sommes dans un mécanisme de complémentarité pour la cause de la justice dans cette Grande maison de la justice. En plus de la Justice nationale, un état signataire du statut de Rome a la possibilité de saisir la CPI à venir enquêter sur des crimes graves commis sur son sol. Ce qui a été le cas de la RCA en 2014, lorsque la Présidente de transition a invité la CPI à se pencher sur les exactions commises sur la population centrafricaine.

Par exemple, l’arrestation d’Ali Kushayb par la justice centrafricaine et son transfert à la Haye est une parfaite démonstration de la collaboration et de la coordination entre la justice nationale et internationale. Cet homme, qui a fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pendant de nombreuses années, et accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans un pays étranger, a été arrêté en RCA par les autorités judiciaires centrafricaines et remis à la CPI conformément à la loi de la RCA et le droit pénal international, tels qu’annoncés dans le Statut de Rome. Ce type de coordination, conformément à la loi, apporte de l’espoir à de nombreuses personnes au Darfour qui ont été victimes de crimes terribles.

 

Alain Nzilo : quel message avez-vous à dire aux centrafricains et centrafricaines ?

Mike COLE : Une procédure judiciaire peut sembler longue. La justice est impartiale, et elle veillera à ce que justice soit rendue pour les crimes commis. Sans justice il n’y a pas de paix durable, c’est pour cela qu’elle devrait être au centre des débats et des préoccupations.

 

Alain Nzilo : Je vous remercie monsieur Mike COLE.

 

Mike COLE : Je vous en prie, c’est nous qui vous remercions pour l’intérêt que vous accordez au travail de la CPI et de la Justice.

 

Propos recueillis par Alain Nzilo

Directeur de publications du CNC

les organisations de la société civile se forment en vue des élections

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Centrafrique: les organisations de la société civile se forment en vue des élections

Bangui ( République centrafricaine ) – Ils sont réunis, studieux, en ce samedi matin 21 novembre. tude du code électoral, révisions sur l’organisation des institutions et sur le fonctionnement du processus électoral, menaces sur le scrutin telles que la multiplication des fake news… Le programme est varié.

« Cette formation est la bienvenue, à mon avis, parce que nous sommes dans une période de turbulence. Durant cette période, mon rôle en tant que société civile, c’est de parler à mes pairs. On doit s’entendre sur un comportement à adopter pendant cette période et jusqu’à après l’élection. Là, je suis édifié. Cela me permet moi-même d’essayer de bannir un certain nombre de comportements dans lesquels je me reconnaissais », précise Nzama Joseph, membre de l’association Pijka, plateforme interconfessionnelle de la jeunesse centrafricaine./////////////.

De son côté, Félicité Kongana présidente du réseau des femmes africaines ministres et parlementaires prend sa tâche très au sérieux./////////////.

« Nous voulons tout apprendre parce que justement nous en avons besoin. Les manuels de sensibilisation, comment aborder les gens sur le terrain, comment être organisé dans les bureaux de vote, comment contrôler ces bureaux de vote le jour J. C’est très important pour pouvoir être sur le terrain, être dynamique, efficace et transparent surtout parce que là, il y va de la réussite de ces élections pour l’avenir de notre pays », souligne-t-elle./////////////.

Les organisations de la société civile ont une part importante à jouer dans ce processus, en tant qu’observateurs et relais auprès des populations notamment.

Avec RFI

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RCA : extrême tension entre Bozizé et TOUADERA, des blindés sont déployés à Bangui, et des mercenaires positionnés à la frontière

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 24 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Quelques heures avant la déclaration télévisée du porte-parole de la présidence de la République à propos de l’incident militaire  qui avait eu lieu au stade omnisport entre les gardes présidentiels et les éléments de sécurité rapprochée de l’ancien Président François Bozizé, neuf blindés russes ont été placés en alerte dans la capitale, tandis que des mercenaires de la société Wagner sont déployés tout le long du fleuve Oubangui. Que s’est-il passé ?

 

Quelques heures après sa conférence de presse à propos de l’incident militaire qui avait eu lieu au stade omnisport à Bangui, l’ancien Président de la République François Bozizé avait quitté la capitale pour regagner son village natal à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, avant de rentrer 48 heures plus tard à Bangui.

Au même moment, à la présidence de la République, la déclaration faite à la presse par l’ancien Président François Bozizé ne passe pas. Une réunion d’urgence a été organisée en présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, et des mesures de renforcement de sécurité de la capitale ont été prises à l’unanimité. Sans surprise, des blindés russes,  octroyés par l’armée russe aux forces armées centrafricaines, et  qui devraient être déployées en province pour affronter les groupes armés  qui occupent plus de 85% du territoire national, ont été déployés dans la capitale avec 150 de 250 nouveaux Mercenaires russes de la société Wagner qui venaient  d’arrivée dans le pays.

Mais la chose la plus étonnante dans cette affaire, c’est le déploiement des mercenaires russes à Zongo, une ville frontalière de la République démocratique du Congo qui se trouve en face de la ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine.

À Zongo, les mercenaires russes sont positionnés tout le long du fleuve Oubangui afin de surveiller discrètement l’entrée et la sortie afin de débusquer des éventuels assaillants armés qui pourraient éventuellement déstabiliser le pays dans les prochains jours.

Cependant, à la télévision nationale, le porte-parole de la présidence de la République déclare   officiellement que les propos tenus par l’ancien Président François Bozizé  dans les médias suite à l’incident armé survenu au stade omnisport « sont une déclaration de guerre » faite  contre le régime de son ex-Premier ministre Faustin Archange TOUADERA, et il doit en tirer les conséquences.

Ainsi, la présidence a également indiqué qu’elle se resserve le droit d’engager des actions en justice contre l’ancien Président.

Pour de nombreux observateurs, toutes les manœuvres de provocation engagées par le gouvernement contre l’ancien Président François Bozizé depuis son retour au pays en décembre 2019 sont sans doute une stratégie du pouvoir.

Notons que le meeting de l’opposition prévu ce mardi 24 novembre sur le terrain football de l’UCATEX est interdit par le gouvernement. Des forces de l’ordre sont déployés massivement sur place.

Affaire à suivre.

la portière du véhicule de l'ancien Président forcée par les gardes présidentiels le samedi 21 novembre 2020
la portière du véhicule de sécurité rapprochée de l’ancien Président Bozizé forcée par les gardes présidentiels le samedi 21 novembre 2020. Photo CNC

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la Russie joue un jeu dangereux

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Le BRDM2 russes offerts aux forces armées centrafricaines ( FACA), tombés en panne lors de leur arrivée à Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 24 novembre 2020, 05:17:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis que la Russie a envoyé ses vieux blindés repeints, les intentions des Mercenaires russes sont de plus en plus opaques. Aux dernières nouvelles, 500 soldats russes sont attendus à Bangui pour sécuriser les élections puis on nous parle du défilé du 1er décembre organisé par la Russie.

 

Est-on tombé si bas ? La Centrafrique ne serait plus capable d’assurer la sécurité de ses concitoyens ou d’organiser sa fête nationale.

Il faut que le peuple ouvre ses yeux et ses oreilles. Les mercenaires russes se sont installés en Centrafrique pour capter ses ressources. La Russie n’a pas assez d’argent pour réaliser ses objectifs, être présente au cœur de l’Afrique. Alors tous les moyens sont bons pour exploiter les richesses de la Centrafrique.

La Russie n’investit pas en Centrafrique, elle envoie ses mercenaires qui font du trafic pour se payer et qui se comportent comme des occupants.

Pourquoi envoyer 500 mercenaires en Centrafrique ? Admettons que la Russie ait les moyens de le faire, à quoi vont-ils servir ? Sécuriser les élections ? C’est déjà la mission des forces de défense et de sécurité centrafricaines et de la Minusca. Ils s’y préparent depuis des mois, font des exercices et travaillent ensemble. A quoi vont servir ces russes qui ne sont même pas déjà arrivés ?

Ne reculant devant rien, on nous annonce que les cérémonies du 1er décembre, fête nationale de la Centrafrique, seront organisées par des mercenaires de la Wagner. Nous allons devoir assister à un spectacle de marionnettiste où la Russie tire les ficelles du défilé. Ce sera une fois de plus l’occasion de nous imposer des feux d’artifice pour effrayer les faibles et les malades.

Alors quoi ? C’est le retour à l’époque de la colonisation ? Cette situation intolérable est pire qu’au temps révolu de la Françafrique. Ce sont les mêmes qui critiquent à longueur de temps les ingérences passées des pays étrangers et qui applaudissent ces annonces des mercenaires russes. Où ont-ils laissé leur cerveau ?

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

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L’OBSERVATION CITOYENNE POUR UNE CREDIBILITÉ DES ELECTIONS EN RCA

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Bangui, République centrafricaine, mardi 24 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le 26/12/2014, le Kremlin publie la doctrine militaire russe. L’accent est mis sur l’importance du facteur temps dans la gestion des crises, l’importance de la guerre de l’information en appui de la force militaire. La crise centrafricaine n’échappe à cette doctrine.

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). “Il faut donc désormais envisager l’utilisation cachée de moyens militaires, notamment par des opérations d’information et l’usage des forces spéciales, par exemple sous le prétexte de maintien de la paix ou de gestion des crises.

 

La doctrine dite Gerasimov, du nom du CEMA russe, “évoque l’instrumentalisation des oppositions internes pour créer un front opérationnel sur l’ensemble du territoire ennemi”.

Les Centrafricains vont aller voter sur un territoire contrôlé par des mercenaires venus de l’étranger parfois de très loin, rebelles.

“La guerre de l’information ouvre des possibilités asymétriques utiles pour réduire le potentiel de l’ennemi et influencer les structures étatiques et la population. En fait, tous les moyens sont bons pour éviter l’engagement direct de ses propres forces.”

 

L’élection présidentielle américaine du 3 novembre 2020 pour élire au scrutin indirect le président des États-Unis redonne espoir aux Centrafricains croire encore comme les Américains que le vote est sacré. Ils éliront leur président le 27 décembre 2020.

“En Amérique, le  vote est sacré. C’est aussi la volonté du peuple. Personne d’autre ne peut désigner le président à sa place. Notre système de gouvernement existe depuis 240 ans. Il est le plus envié dans le monde. J’appelle tout le monde à rester calme” Joe Biden.

«Les Américains ont désigné leur Président. Félicitations Joe Biden et Kamala Harris! Nous avons beaucoup à faire pour relever les défis d’aujourd’hui. Agissons ensemble!», a réagi le président Macron. En dira-il autant de l’élection en RCA qui déboucherait sur des chantiers bilatéraux importants franco-centrafricains ?

 

 

Soutien de l’ambassadeur de France

Au processus électoral en RCA.

M Macron va-t-il avoir la même réaction pour les élections en RCA? Certes, son ambassadeur en RCA a confirmé le 2/11/2020 son soutien au processus électoral pour l’organisation d’élections crédibles et pacifiques.

Sur le papier, ce soutien veut permettre au peuple centrafricain de choisir démocratiquement ses représentants; de coopérer avec les autorités centrafricaines, l’ANE; de se coordonner avec les partenaires internationaux; financer la Cours constitutionnelle, etc. qu’en est-il concrètement sur le terrain avec les groupes armés et les mercenaires ?

 

L’affaire de l’installation du principal serveur de l’ANE en Russie est une hérésie, une abération. Comment peut-on imaginer une chose pareille ? Alors qu’il est notoirement connu que la Russie a tenté d’influencer les élections aux Etats-Unis.

Pour détourner l’attention de l’opinion, une campagne de désinformation est lancée autour d’un prétendu serveur backup que la France aurait installé au PNUD. On apprend que l’ANE a bien commandé un second serveur et c’est elle qui choisit le lieu d’hébergement

 

L’Observation citoyenne condition d’une élection crédible.

Les Centrafricains attendent de voir. La France dit contribuer au projet de soutien de l’UE de soutien à l’observation citoyenne des élections. C’est conforme aux aspirations du peuple. Mais il faut associer des observateurs et ONG étrangers donc neutres.

 

Les partis engagés dans ces élections doivent rentrer en contact avec ces ONG habituées à l’observation citoyenne : Anticar (33)0892976789; OIF (33) 0144373325; The Sentry : info@thesentry.org; Survie: (33)953144974; FIDH (33)0143552518; FIDH: (33)0143552518; Sherpa: (33)0142213325; Transparancy International: (33)0184169565. Laisser l’opposition en tête à tête avec la Russie et le groupes armés n’est pas la garantie d’élections selon les standards démocratiques internationaux acceptés.

 

Le président F Bozizé, dans un meeting de son parti le KNK, le 15/03/2020 à Bouar remarque que les “fraudes” ou “dribles” ont commencé. “Soyez vigilants. Si les élections sont démocratiques et constitutionnelles, le peuple acceptera le verdict. Allez voter”

La France dit contribuer au projet de soutien de l’UE de soutien à l’observation citoyenne des élections. Cette idée est en contradiction avec l’Accord de Khartoum qui les écarte de toutes les décisions qui concernent leur pays. Il faut  démontrer le contraire.

 

M Zacharie Mahamat, ancien Conseiller de Transition, témoin oculaire à Khartoum déclare sur RNL le 7/10/2019: “On a fait venir des groupes armés à Bouar. Ils rédigent des revendications à négocier à Khartoum. A Khartoum, la délégation est placée dans une salle” “Leurs revendications est mises de côté. M Chergui et M Lacroix dans une autre salle concoctent un document, appellent chaque individu à venir signer l’accord de Khartoum. Ceux qui l’ont signé savent-ils ce qu’il ont signé?” Il faut revenir à l’accord de Bangui.

 

La France par voix de M Jean-Yves Le Drian, dans le Figaro du 27 Octobre 2020 appelle l’Afrique à “faire bloc” avec elle face aux “tentatives de prédation”. En unissant ses efforts avec la Francophonie et autres bonnes volontés dans le cadre des élections en RCA, elles réaliseront une cohésion de la famille francophone durable mais aussi un rempart contre tous les extrémismes et le terrorisme dans le monde.

 

“Pourquoi je ne prends pas part à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020? Le suffrage ne sera pas libre puisque des hors-la-loi, lourdement armés, occupent plus de deux tiers du pays, et nombre d’entre eux viennent d’ailleurs. “Ils quadrillent le territoire et leur présence aux alentours des bureaux de vote influencera tendancieusement le déroulement du scrutin. De ce fait, le choix des électeurs ne saurait être sincère. L’électeur ira dans l’isoloir une arme à feu sur la tempe”.  M R Hassen ex candidate.

En refusant d’être candidate à l’élection présidentielle du 27/12/2020 en RCA, Mme Hassan confirme une fois plus l’échec de l’accord de Khartoum du 6/02/2029 via celui de Libreville du 11/11/2016. On ne peut pas vouloir la paix en écartant tous les citoyens.

 

Les Amis de Siloë Centrafrique

 

Le 23 Novembre 2020

 

 

 

 

 

 

 

RCA : meeting de l’opposition, une opération des forces de l’ordre est en cours sur le terrain de l’UCATEX

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Une équipe de patrouille de la LGM (légion de la gendarmerie mobile )à Bangui. Photo du CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 21:52:01 ( Corbeaunews-centrafrique ). Quelques minutes après son communiqué radiodiffusé interdisant le meeting de l’opposition démocratique, le général Henri Wanzet Linguissara, ministre de la sécurité publique  a ordonné aux forces de l’ordre le démantèlement  des installations et des affiches de l’opposition  sur le terrain de l’UCATEX, suscitant la colère et le mécontentement de la foule réunie sur place.

 

Prévu pour ce mardi 24 novembre 2020 sur le terrain football de l’UCATEX dans le huitième arrondissement de Bangui, le meeting de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020) est de facto interdit par le gouvernement pour des raisons de sécurité.

Au même moment, le général Henri Wanzet Linguissara, ministre de la sécurité publique déploie  sur le terrain de l’UCATEX des dizaines des gendarmes et des policiers  qui ont procédé depuis cet après-midi au démantèlement  de toutes les installations et des affiches  de la COD-2020, suscitant la colère d’une foule des personnes qui ont assisté à la scène.

Pour l’heure, selon notre journaliste qui est sur place, le calme est revenu sur le lieu, mais les gendarmes sont toujours visibles sur le lieu.

Cependant, dans un communiqué de presse publié ce lundi après-midi, la les leaders de l’opposition ont contesté catégoriquement l’interdiction de leur meeting par le gouvernement. Ils appellent les banguissois à venir massivement  à leur meeting qui aura lieu bel et bien ce mardi vers 14 heures.

Affaire à suivre.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Alerte info : Bouar, tirs intenses dans la ville, panique au sein de la population

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Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 21:38:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis quelques minutes, la ville de Bouar est secouée par des détonations d’armes lourdes et légères, faisant paniquer les populations  locales qui sont actuellement en débandade générale.

 

Les tirs sont de plus en plus intenses et se dirigent vers la brigade de la gendarmerie locale. Personne n’est en mesure  de dire exactement qui sont à l’origine de cette nouvelle hostilité.

Cependant, certains témoins ont indiqué à CNC que ce sont des miliciens Anti-Balaka qui seraient à l’origine de ces détonations d’armes lourdes et légères afin d’exprimer leur mécontentement suite à l’assassinat de l’un de leur par un Soldat FACA la semaine dernière à Paoua, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.

Pour l’heure, les tirs se font de plus en plus vers le quartier Haoussa.

L’une de nos équipes est sur le terrain. Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : le meeting de l’opposition prévu au stade UCATEX mardi est interdit par le gouvernement

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Un photo-reporter de l’AFP en train de filmer les manifestations de l’opposition près de l’UCATEX à Bangui dans le 8e arrondissement.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 15:55:56 ( Corbeaunews-centrafrique ). Prévu pour ce mardi 24 novembre 2020 sur le terrain football de l’UCATEX dans le huitième arrondissement de Bangui, le meeting de la coalition de l’opposition démocratique  vient d’être interdit par le ministère de la Sécurité publique.

 

C’est dans un communiqué de presse du ministère de la Sécurité publique diffusé sur les ondes de la radio nationale ce lundi 23 novembre que les leaders de l’opposition démocratique ont appris que leur meeting qu’ils projettent organiser demain mardi sur le terrain football de l’UCATEX est d’ores  – et déjà interdit par le gouvernement.

Une décision qui ne passe pas au sein de l’opposition politique nationale. Nombreux sont ceux qui dénoncent cette manœuvre du chef de l’État qui voudrait à tout prix museler ses opposants à quelques semaines du premier tour des élections présidentielles et législatives.

« Nous maintenons le meeting pour demain, quel que soit le prix à payer », a déclaré l’honorable Aurélien Simplice Zingas, membre de la coalition de l’opposition démocratique.

Il y’a lieu de rappeler que le week-end dernier, dans un communiqué publié, les leaders de l’opposition démocratique avaient invité les Banguissois à prendre part massivement à un meeting de « vérité » sur le processus électoral en cours qu’ils entendent organiser mardi prochain sur le terrain football de l’UCATEX à Bangui. Contre toute attente, le ministère de la Sécurité publique vient de l’interdire purement et simplement.

Affaire à suivre.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : vive tension à Bambouti, le maire de la ville pris en otage par les éléments de l’UPC.

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Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 15:17:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis la semaine dernière, la sous-préfecture de Bambouti, située à environ 1429 kilomètres de Bangui est sous extrême tension. On parle de l’incursion musclée des miliciens d’autodéfense sus-soudanais dans la ville ainsi que l’assassinat d’un général de l’UPC. Et ce n’est pas tout!

 

Selon l’honorable Jean-Bernard Gbissigui, député de Bambouti, le maire de la ville a été pris en otage depuis la semaine dernière par les combattants rebelles de l’UPC, et ce, quelques heures après les affrontements meurtriers qui les ont opposés avec des miliciens autodéfense sud-soudanais  qui ont fait incursion musclée quelques heures plutôt dans la ville.

En effet, il y’a quelques jours, au sud-est de la rca, à la frontière avec le Sud-Soudan, les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC),  basés dans la sous-préfecture de Bambouti, ont mené une violente incursion dans une petite localité sud-soudanaise à la frontière avec la RCA. Plusieurs habitations ont été incendiées et saccagées. Un chef du centre sanitaire local a également été tué par les rebelles  de l’UPC qui se sont repliés discrètement quelques heures plus tard vers la ville centrafricaine de Bambouti. Vingt— quatre heures plus tard, les miliciens autodéfense sud-soudanais, en représailles,  ont lancé une contre-offensive contre les positions de l’UPC à Bambouti, faisant  au passage plusieurs dégâts matériels et humains, ainsi que la fuite des éléments de l’UPC dans la brousse.

Cependant, la maire de la ville, madame Anne-Marie Siokani, , qui avait eu le courage de rester dans la ville malgré les détonations d’armes lourdes et légères des miliciens sus-soudanais, a été malheureusement kidnappé par les combattants rebelles de l’UPC quelques heures après leur retour dans la ville suite au retrait des miliciens sud-soudanais.

Selon l’honorable Jean-Bernard Gbissigui, député de Bambouti, Madame Anne-Marie Siokani est toujours entre les mais de ses ravisseurs de l’UPC qui ne sont plus basés dans leur quartier général, mais plutôt dans la concession de la résidence de Madame le maire.

Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore réagi sur cette nouvelle affaire qui est survenue à un mois du premier tour des élections législatives et présidentielles.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le Président de la délégation spéciale de la ville de Mbaïki proclame la réélection de Faustin Archange TOUADERA

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Photo de la Présidence de la République lors de son quatrième anniversaire au pouvoir, le 30 mars 2020.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 12:43:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Nous proclamons réélu aujourd’hui à Mbaïki, le  Professeur Faustin Archange Touadera ! », dixit monsieur Pascal Kiki , Président de la délégation spéciale de la ville de Mbaïki, lors de la récente visite du chef de l’État dans la ville. Une déclaration très controversée et largement critiquée à Bangui comme en province. Et ce n’est pas tout.

 

Souvent quand on a la bouche pleine, on ne parle pas. Alors, Monsieur Pascal Kiki, nommé Président de la délégation spéciale de la ville de Mbaïki  par un décret présidentiel a-t-il la bouche pleine ? C’est la question que tout le monde se pose à Bangui, capitale de la République centrafricaine.

En effet, le lundi 02 novembre dernier, en prélude à sa campagne électorale qui va débuter le mois prochain, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat à sa propre succession pour un second mandat,  s’est rendu à Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye.

Officiellement, on parle de la cérémonie du lancement officiel de la rentrée scolaire 2020-2021, couplée avec celle de la remise de 10 forages financés par l’Union européenne aux populations locales.

Cependant, Monsieur Pascal Kiki , président de la délégation spéciale de la ville de Mbaïki, dans son discours de circonstance, a non seulement pris le soin de faire longuement l’éloge du chef de l’État en présence de plusieurs personnalités politiques, mais s’adonne également le titre des juges de la cour constitutionnelle pour proclamer solennellement la réélection du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à Mbaïki.

Incroyable que cela puisse paraître, ce discours controversé a été longuement publié et partagé sur les réseaux sociaux par les proches du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Cependant, dans les rues de la capitale, nombreux sont ceux qui pensent que le discours de Pascal Kiki  n’est pas une surprise, d’autant plus qu’il est nommé à ces fonctions du maire par le chef de l’État. Il est donc nécessaire pour lui d’exercer cette politique du ventre en pleine période électorale. Mais il n’est pas le seul. À qui le tour ?

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA :  « Les ordres qu’ils leur aient été donnés c’est d’abattre Bozizé »

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L’ex-Président de la République François Bozizé lors de sa première conférence de presse le 27 janvier 2020 depuis son retour d’exil. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé / CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 10:34:09 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’ancien Président François Bozizé, candidat à la présidentielle du 27 décembre  est en colère. Il accuse ses détracteurs qui sont au pouvoir de vouloir tout simplement le tuer avant les élections, et ce, quel que soit le prix à payer.

 

« Il y’a une semaine, certains officiers  généraux bien placés ont fait des déclarations au camp Kassaï, parlant de ma personne.   Je ne sais pourquoi, mais c’était en présence  de l’inspecteur général des armées,  du chef d’État major des armées,  du directeur général de la sécurité présidentielle et du directeur général de la police nationale. Cette communication a été connue de tout le monde, et l’incident militaire survenu au stade omnisport entre les gardes présidentiels  et les éléments de ma sécurité est sans doute son prolongement. Cela aboutira à quoi ?  Mais toujours est-il que  les ordres qu’ils leur aient été donnés c’est d’abattre Bozizé avant les élections », a déclaré l’ancien Président François Bozizé lors de son dernier point de presse à Bangui.

D’après lui, lorsque quelqu’un vous agresse pour vous faire du mal, vous êtes en légitime défense et « vous devez vous défendre ». Ceci est inévitable.

« Ne croyez pas que nous allons croiser les bras  si l’on continue à nous provoquer, dans la mesure où  nous provoquons personne. Depuis Kampala jusqu’aujourd’hui, jamais je n’ai agressé personne. Et si ce qui se trame…, nous sommes en  légitime défense, on ne peut pas faire autrement… », a-t-il ajouté devant les journalistes.

Cependant, le processus de dialogue et de réconciliation en cette période électorale entre l’ancien Président de la République François Bozizé et le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA est largement impacté par ce regain de tension entre les deux personnalités.

Officiellement, François Bozizé se dit toujours disponible, mais en coulisse ses proches menacent de ne plus y participer après l’incident survenu au stade Omnisport le week-end dernier.

Notons que le général Jean-Pierre Dolewaya, dans sa déclaration au camp Kassaï devant les militaires le 14 novembre dernier, avait implicitement accusé l’ancien Président François Bozizé de vouloir saper le processus électoral en cours dans le pays. D’après lui, tout militaire ne doit en aucun cas se plonger dans la politique de son pays. Il a également fustigé l’opposition démocratique tout en prenant soin d’épargner les groupes armés dans sa déclaration.

Une position politique largement fustigée et commentée sur les réseaux sociaux par des internautes.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Présidentielle au Faso: le dépouillement est en cours

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Présidentielle au Faso: le dépouillement est en cours

Bangui ( République centrafricaine ) – Le dépouillement du double scrutin présidentiel et législatif a commencé à la tombée de la nuit peu après 18H00 à Ouagadougou. Le président Roch Marc Christian Kaboré, qui a voté dans cette même école, est le favori de cette élection sous haute tension, en raison de la spirale des attaques jihadistes dans laquelle le pays est aspiré depuis 2015.

Institutrice, Fatimata Kaboré était dimanche dans son école, mais en tant que présidente de bureau de vote N.7 du quartier de la Patte-d’Oie de la capitale du Burkina Faso, pays sahélien parmi les plus pauvres du monde. /////////////.

L’urne est posée sur une table de classe sortie pour l’occasion./////////////.

La journée a été relativement calme après l’excitation survenue lors du vote du président Kaboré. /////////////.

Fatimata a passé la plus grande partie de la journée à attendre patiemment les électeurs. Un calme et un ennui qui contrastent avec le ballet d’hélicoptères qui survolent en permanence l’école située en bout de la piste de l’aéroport./////////////.

Les appareils transportent urnes et personnel depuis les bureaux des zones enclavées où les groupes jihadistes font la loi. Dans le nord et l’est du pays, des bureaux de vote ont dû fermer sous la menace d’hommes armés. /////////////.

Début novembre, la Cour constitutionnelle avait constaté que l’élection ne pourrait se tenir sur 17,7% du territoire, faute d’une présence de l’Etat, administrative et sécuritaire, suffisante/////////////.

“Dieu merci à Ouagadougou, ça va!” dit, sans révéler son nom, un surveillant pénitentiaire en uniforme gris, reconverti ce dimanche en surveillant de bureau de vote./////////////.

Au moment, du dépouillement, il y a un léger flottement. /////////////.

“La Commission électorale (CENI) a fait une formation, la semaine passée, ils nous ont tout expliqué”, assure Iboudo Abdoulraïm, élève de première de 18 ans tiré au sort pour participer au processus dans ce pays qui a connu de nombreux coups d’Etat ou tentatives./////////////.

“Il manque les scrutateurs! On ne fait rien!”, intervient Nana Boureima, délégué du bureau./////////////.

4000 F CFA /////////////.

Fatimata Kaboré part, sac à main en bandoulière, dans la cour de l’école chercher des électeurs qui accepteraient de remplir ce rôle. En vain./////////////.

Finalement, on brise quand même le sceau de l’urne et on extirpe les bulletins, de grandes feuilles pliées en quatre où figurent les portraits des 13 candidats. /////////////.

Les électeurs ont du tremper leur doigt dans de l’encre indélébile, et l’apposer dans la case à côté de la photo de leur champion./////////////.

Lentement, les scrutateurs annoncent solennellement le nom inscrit sur chaque bulletin tandis qu’un assesseur note les résultats sur un petit calepin aux couleurs de la CENI, sous le regard attentif de Fatimata. /////////////.

Roch Marc Christian Kaboré semble se détacher mais le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré, et Eddie Komboïgo, candidat du parti de l’ancien président Blaise Compaoré, recueillent aussi de nombreuses voix./////////////.

Derrière les délégués occupés au dépouillement, Adama, un étudiant de 21 ans représentant un petit parti d’opposition, observe./////////////.

L’opposition a accusé samedi le pouvoir d’avoir organisé une “fraude massive” pour garantir une réélection du président Kaboré au premier tour./////////////.

“Pour être franc, je m’intéresse peu à la politique, mais je m’y retrouve dans le programme de ce candidat aux législatives”, explique-t-il d’abord. Avant d’avouer que le parti lui a promis 4.000 francs (8 euros) pour ses services./////////////.

“C’est important d’être là, pour qu’on ne puisse pas dire ensuite qu’il y avait fraude”, dit-il.

Avec AFP/VOA

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vote calme sous menace djihadiste

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Burkina Faso : vote calme sous menace djihadiste

Bangui ( République centrafricaine ) – 6,5 millions d’électeurs devaient choisir leur chef de l’Etat et les 127 députés. De nombreux électeurs n’ont pas pu voter.

L’heure est à présent au dépouillement dans les bureaux de vote qui ont pu ouvrir lors du double scrutin législatif et présidentiel. Les premiers résultats devraient être rendus publics dès demain, commune par commune./////////////.

Ce qu’il s’est passé dimanche dans cet article Burkina Faso : revivez le vote sur la DW/////////////.

D’après la commission électorale nationale indépendante (Céni), le vote s’est globalement bien déroulé. “Des individus ont interdit aux populations de prendre part au vote”, a cependant reconnu le président de la Céni, Newton Ahmed Barry. 1.300 bureaux de vote n’ont pas pu ouvrir ce dimanche. Dans un village de la province de la Tapoa, dans l’extrême-est du pays, des populations ayant reçu des menaces de morts n’ont pas pu voter. Depuis le début des attaques djihadistes, 1.200 personnes ont été tuées. On compte un million de déplacés internes./////////////.

D’autres électeurs n’ont pas pu voter parce qu’ils n’avaient pas les nouvelles cartes d’électeurs, selon notre correspondant Richard Tiene, dans notre émission spéciale ./////////////.

Pas de polémiques sur les fraudes/////////////.

A Dori, une ville du nord du pays, Michel Bere de notre radio partenaire Horizon FM Grand Nord à Dori, a constaté qu’”il y a eu plus d’affluence que dans les années antérieures”. Il dit avoir observé l’engouement des populations lors du vote. Les populations de 400 villages n’ont cependant pas pu voter. /////////////.

Treize candidats dont une femme, Yéli Monique Kam, briguent la magistrature suprême, dont le président sortant Roch Marc Christian Kaboré. Après avoir voté, il a appelé à se concentrer sur le scrutin et non sur les fraudes. Des candidats de l’opposition ont dénoncé dimanche en effet des fraudes dans certains bureaux de vote. Samedi, l’opposition avait déjà indiqué qu’une fraude massive était en préparation pour une victoire au premier tour du président sortant Roch Marc Christian Kaboré./////////////.

Selon le politologue Kassem Salam Sourwèma, dans notre émission spéciale, “ce sont les élections les plus ouvertes que nous ayons eues jusque-là”. L’enseignant à l’université Ouaga 2 n’exclut pas une victoire au premier tour “même si sa probabilité n’est pas aussi forte que le dit le parti au pouvoir”./////////////.

La première pour la diaspora/////////////.

Les Burkinabè de l’extérieur ont voté pour la première fois à l’occasion de ce double scrutin. La Côte d’Ivoire est le pays qui compte une forte communauté burkinabè, environ cinq millions. Six mille électeurs se sont rendus aux urnes. Trois centres de vote étaient ouverts à Bouaké, Soubré et à Abidjan./////////////.

“Je suis contente de venir voter pour la première fois dans ma vie”, a déclaré Martine Kano. “Cela fait 30 ans que je suis ici en Côte d’Ivoire et c’est la première fois que je viens voter ici à l’ambassade”. Selon l’électeur Issouf Gaboné, arrivé depuis 6h dans son centre vote. Barry Kaboré affirme que “c’est un sentiment de joie qui m’anime de remplir mon devoir civil qui est de participer aussi à l’élection présidentielle de mon pays”./////////////.

Contrairement à l’Allemagne, le vote n’a donc pas pu se tenir dans tout le Burkina Faso. Le Conseil constitutionnel avait début novembre constaté que le scrutin ne pouvait se tenir dans 17% du territoire, faute d’une présence de l’Etat, administrative et sécuritaire, suffisante. Du coup, les Burkinabè espèrent que le prochain chef de l’Etat va définitivement mettre fin à l’insécurité.

Avec DW français
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RCA : présidentielle 2020, Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRI, publie son programme  politique

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Maître Crepin Mboli-Ngoumba

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). À quelques semaines du premier tour des élections présidentielles et législatives, Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRI, candidat au fauteuil présidentiel, présente aujourd’hui au peuple centrafricain la philosophie d’action patriotique qu’il entend impulser afin de fonder une CENTRAFRIQUE NOUVELLE, une NATION FORTE. Cette philosophie d’action se matérialise par un programme ambitieux qui sollicitera le concours et l’engagement des âmes fortes de la République et des patriotes sincères. Afin de favoriser l’information  des électeurs, nous publions le programme politique de chaque candidat à la présidentielle du 27 décembre, et voici ci-dessous celui de maître Crépin Mboli Goumba :

 

RCA : Bria, 5 morts et 7 blessés dans un incident intergroupe armé

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une patrouille des éléments rebelles du FPRC à Bria, le 30 août 2020. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bria, République centrafricaine, lundi, 23 novembre 2020, 06:26:27 ( Corbeaunews-centrafrique ). Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur  militaire de l’UPC affirme que l’une de ses positions dans la Haute-Kotto serait attaquée par des « Goula et Rounga », tan disque du côté du FPRC on parle d’un simple incident survenu sur un chantier minier. Or, sur le terrain, l’affrontement est violent, faisant plusieurs blessés et des morts dans les deux camps.

 

Selon des sources militaires locales, « le 21 novembre, un affrontement s’est produit entre un nombre indéterminé de Goula et de Rounga armés combinés contre un groupe armé combiné d’arabes et de Peuls à aigbando, 70 km au nord-ouest de Bria sur l’axe Ndélé, faisant aucune victime ».

Or, du côté du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), on parle d’un simple incident survenu sur un chantier minier :

« Tension au chantier minier au village Aïgbando situé  à 70 kilomètres de Bria sur l’axe Kpata entre la population civile et les hommes du FPRC armé, faisant deux blessés », a déclaré un officier général du FPRC à CNC.

Pendant ce temps, notre équipe, qui est arrivé sur le lieu de l’incident dimanche, par d’un violent affrontement entre deux groupes d’individus lourdement armés.

En effet, selon des informations recueillis sur place,  un homme enturbanné de l’ethnie Rounga, sur sa moto en provenance de la ville de Ndélé, a été intercepté sur un checkpoint contrôlé par des arabes et  Peuls  au village Aïgbando. Après des formalités d’usage, ces derniers lui auraient exigé d’enlever son turban afin qu’il soit identifié formellement, mais l’homme y s’oppose catégoriquement. Aussitôt, le ton monte de deux côtés, et  les détonations d’armes automatiques commencent à être entendues, poussant un nombre indéterminé d’hommes lourdement armés à intervenir pour détruire littéralement le checkpoint, et s’attaquer aux arabes et aux Peuls dans la ville, faisant des morts et des blessés qui sont actuellement pris en charge à la clinique médicale du MSF à Bria.

Pour l’heure, une équipe de médiation s’est rendue sur place depuis dimanche pour tenter de ramener le calme et le vivre ensemble dans la ville.

Cependant, à Bokologbo, le chef rebelle et mercenaire Peul  Ali Darassa dénonce de son côté l’attaque contre l’une de ses positions dans la Haute-Kotto, et menace d’intervenir militairement.

Pour des nombreux observateurs, les propos de haine et de violences publiés sur les réseaux sociaux par des différents membres des groupes armés rivaux qui seraient à l’origine de cet incident malheureux dans la Haute-Kotto.

Souvenez-vous,  il y a quelques jours, Ali Darassa avait déployé ses éléments Peuls dans plusieurs localités de la Haute-Kotto alors que se déroulait à Bangui un forum de réconciliation entre les différentes communautés du nord parrainé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

À l’issue du forum, et contre toute attente, le chef rebelle Mahamat Al Khatim avait accusé les groupes armés du nord d’avoir conclu un accord avec le gouvernement dans  le seul objectif d’attaquer les positions des Peuls et des arabes sur le terrain. Ce qui avait poussé le gouvernement a publié un communiqué le 19 novembre afin de dénoncer ces allégations du chef rebelles.

Affaire à suivre…

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique, la disparition de l’Etat de droit

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Centrafrique, la disparition de l’Etat de droit

Bangui ( République centrafricaine ) – Les dernières initiatives de plusieurs ministres montrent que l’État de droit a vécu en Centrafrique et que l’État de nature l’a remplacé. Il n’ y a quasiment plus de limites aux opérations de captation privative de ce qui était du ressort de la puissance publique. L’ intérêt général a disparu au profit de l’enrichissement personnel.

En Centrafrique tout se vend et s’achète. Il n’ y a plus aucune limite dans la vente à l’ encan des permis d’exploitation des sites miniers, des marchés de fournitures, des marchés d’infrastructures, des concessions que l’on n’ose plus appeler de services publics, des prétendus partenariats public-privé (PPP). /////////////.

Les situations les plus extravagantes ne surprennent plus. Comme par exemples, la présence de groupes rebelles, qui tyrannisent la population, dans le gouvernement ou la candidature du député Jean-Michel Mandaba à la présidentielle, alors même qu’il a avoué avoir touché un pot-de-vin de 40 millions de franc cfa d’une société chinoise pour l’exploitation illégale d’un site minier. Nombre de malfrats seront élus députés dans la prochaine Assemblée nationale. /////////////.

Tout est bon pour faire du cash. On peut évoquer le choix, hors procédure réglementaire, de la société libanaise Al Madina pour la confection des documents officiels dont les cartes d’identité dites sécurisées, avec un coût majoré pour le citoyen, totalement illégal par rapport au prix fixé dans la loi de finances. Une fois payé ce surcoût, le citoyen devra se contenter d’un simple récépissé. La carte d’identité attendra. On devine les conséquences pour identifier les futurs électeurs des scrutins du 27 décembre 2020. L’ exemple de l’aéroport Bangui Mpoko est aussi symptomatique de la duplicité, depuis une décennie, des autorités centrafricaines, avec une certaine complaisance des bailleurs internationaux./////////////.

L’ aéroport de Bangui, tirelire du régime /////////////.

L’ aéroport de Bangui Mpoko est l’un des plus vétustes et les moins sécurisés d’ Afrique. La mise aux normes internationales de l’ OACI fait l’objet de missions d’experts et de réunions ad hoc, quasiment chaque année. Suite à cela, les projets de sécurisation et de la rénovation de la piste d’atterrissage, de la modernisation de l’aérogare et de la mise aux normes des installations de navigation aérienne se succèdent avec les financements de dizaines de milliards de Fcfa de l’ Asecna, de l’ Agence française de développement, du Fonds saoudien, de la Bad, de la Bdeac et de la Banque mondiale. Depuis dix ans, deux ministres des Transports et de l’ Aviation civile se relaient pour obtenir les financements et pour maintenir le statu quo, sans le moindre avancement des travaux. Il s’ agit de Théodore Jousso et de Djoubaye Abazene, très proches du président Touadera, depuis le temps où il était premier ministre./////////////.

Théodore Jousso, également très introduit à l’Asecna a été durant de nombreuses années le responsable technique et financier de ce » serpent de mer ». Les scandales ont été régulièrement dénoncés sans inquiéter pour autant les bailleurs. En revanche, ces scandales lui ont porté préjudice dans sa candidature à la tête de l’ASECNA. L’ impunité ne dépasse pas les frontières de la Centrafrique. Quant à Djoubaye Abazene, l’actuel ministre, parent de l’ ex président Michel Djotodia, il ne peut rien lui arriver car il est la caution Goula au régime de Bangui./////////////.

Le projet de concession au turc Damnus/////////////.

C’ est à quelques semaines des scrutins du 27 décembre 2020, qu’est survenu l’affaire du projet de concession au conglomérat turc Damnus de l’ aéroport de Bangui. Cette urgence interpelle. On rappellera aussi, le camouflet subi par Théodore Jousso dans sa candidature pour la présidence de l’ Asecna. Cette institution intergouvernementale qui gère et exploite les aéroports de dix-huit États francophones n’a désormais plus aucun intérêt pour le gouvernement centrafricain. Le licenciement des 250 agents de l’Asecna ne serait que broutilles. L’ abandon de la surveillance des aéroports secondaires par l’ Asecna est devenu sans intérêt, étant donné la perte de contrôle des trois-quarts du pays et la gestion par la Minusca./////////////.

Alors que la campagne électorale aurait dû conforter le secret de ce projet de concession, le syndicat des agents de l’Asecna, grandement menacés, a décidé de porter l’ affaire sur la place publique et mis ainsi fin à la totale discrétion de ce contrat léonin, qui aurait été engagé avec l’entreprise Damnus./////////////.

Les concessions de PPP existent dans la de nombreux États membres de l’ Asecna. Jamais, ils ne se font hors du cadre Asecna, en dehors des procédures obligatoires habituelles et avec des avantages aussi exorbitants au bénéfice du concessionnaire. Notre excellent confrère Africa Intelligence donne des détails de cette concession qui s’apparente à un abandon de souveraineté. Un document aurait été signé le 23 octobre 2020./////////////.

Le Groupe Damnus aura deux années pour faire les travaux de sécurisation, de modernisation et de MAINTENANCE de la gestion et de l’ exploitation de l’aéroport. L’investissement, estimé à 30 millions d’euros, sera largement amorti par les concessions financières faites par le gouvernement. On évoque 70 % des revenus des frais des services au passager, avec un maximum de 75 000 passagers annuels, ouvrant droit à compensation en cas d’un nombre inférieur et de manque à gagner, et 100 % des revenus des frais de manutention, de fret et de stationnement. La concession aura une durée de vie de 30 ans. /////////////.

L’ État centrafricain se privera des recettes qu’aurait pu lui obtenir une gestion nationale, avec le concours de l’agence nationale de l’aviation civile (ANAC) et la société de développement des infrastructures aéroportuaires de Centrafrique ( SODIAC). Ces deux structures parapubliques avaient bénéficié d’une convention de coopération avec la France, le 19 janvier 2019, pour la formation et les appuis techniques. On rappellera également que le président Touadera avait inauguré en grandes pompes, le 4 novembre 2019, un immeuble flambant neuf, surdimensionné sur 4500 m2, pour permettre à l’ANAC et à la SODIAC d’être opérationnel en matière de sécurité et d’ exploitation nationale. Manifestement, les priorités sont aujourd’hui toutes autres…./////////////.

Cette disparition de l’ État de droit a de quoi inquiéter pour la transparence, la crédibilité et le respect du code électoral pour les scrutins du 27 décembre 2020. L’ ONU, l’ Union africaine, l’ Union européenne, les représentants de ces organisations à Bangui assurent que ces scrutins seront un pas important vers la paix et la réconciliation nationale. Donnons rendez-vous après ces élections.

Avec Le monde Afrique

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RCA : élections présidentielles et législatives, Joseph Bendounga  saisit à nouveau la cour constitutionnelle

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Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 22 novembre 2020, 16:09:16 ( Corbeaunews-centrafrique ). À quelques jours de la publication définitive des listes des candidats aux élections présidentielles et législatives du 27 décembre, le Président du mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), Monsieur Joseph Bendounga saisit à nouveau la cour constitutionnelle afin d’interpeller les juges  sur les candidatures de certains prétendants issus des groupes armés, ou encore de leurs complices.

 

Selon l’opposant Joseph Bendounga, sa requête introduite vendredi auprès de la Cour constitutionnelle viserait avant tout à faire invalider les candidatures de tous les prétendants issus des groupes armés, y compris leur complice, quelle que soit leur origine.

« Quand vous prenez les armes  pour porter atteinte à l’intégrité physique et morale de l’État,  vous commettez un crime imprescriptible  au regard de l’article 28 de la constitution. C’est l’usurpation  du pouvoir. Et ceux qui les aident sont des co-auteurs. Donc,  ces gens, il leur est interdit  de briguer une quelconque fonction  élective ou nominative. Le MDREC a saisi  la Cour constitutionnelle pour lui demander  de nous dire est-ce que  ceux qui ont porté atteinte à la souveraineté  de l’État peuvent-ils candidater  pour la présidence  de la République et  les postes des députés à l’Assemblée nationale », a déclaré l’opposant Joseph Bendounga.

D’après lui, l’objet de sa requête auprès de la Cour constitutionnelle est  non seulement l’invalidation des candidatures des membres des groupes armés ou encore de leurs complices, mais également faire en sorte que les juges, lors de l’audience solennelle et publique de la Cour constitutionnelle, puissent dire  aux personnes concernées que  la République centrafricaine  est un pays de droit et qu’ils ne  doivent pas postuler.

Aussitôt, sur les rues de la capitale, nombreux sont ceux qui pensent que la requête du leader du MDRC viserait implicitement monsieur Armel Sayo Ningatoloum, Monsieur Abdoul-Kassim Algomi Tidjani  , etc., ou encore le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, accusé à plusieurs reprises à tort ou à raison pour avoir créé, ou encore entretenir certains groupes armés comme la milice requins », l’UPC du chef rebelle Ali Darassa, et le MPC du mercenaire tchadien Mahamat Al Khatim.

Notons que d’ici le 3 décembre, la Cour constitutionnelle va publier les listes définitives des candidats aux élections présidentielles et législatives., dont le premier tour est fixé au 27 décembre 2020.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : regain de tension entre Bozizé et Touadera après l’incident du stade omnisport

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/bozize-omnisport-incident-450×300.jpg” alt=”l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”300″ />
l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 22 novembre 2020, 10:03:11 ( Corbeaunews-centrafrique ). La tension est vive depuis samedi après-midi entre l’ancien Président de la République, le général François Bozizé, et le chef de l’État, le professeur Faustin Archange TOUADERA. En toile de fond, l’incident armé qui avait eu lieu samedi entre les éléments de la garde présidentielle et leurs collègues de la sécurité personnelle de l’ancien Président François Bozizé. Le premier accuse le second, et les deux  se rejettent la balle.

 

Selon l’ancien Président François Bozizé,  cette manière de faire risquerait  de compromettre  le bon déroulement  des élections « puisqu’un général qui se permet de faire des choses de ce genre  ne pourra pas le faire  sans l’autorisation  de son chef », en l’occurrence le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

En effet, selon François Bozizé, dans la matinée du samedi 21 novembre, il se trouvait  au stade omnisport où se déroulait  la cérémonie d’obsèques de l’épouse  de monsieur Jean-Serge Bokassa. Tout se déroulait dans le calme en présence de la première Dame, l’épouse du chef de l’État jusqu’à la période du dépôt des gerbes où le général Alfred Service, directeur général de la garde présidentielle  faisait son entrée dans le stade d’une manière « bouillante » alors qu’il n’était pas invité par le service de protocole, a affirmé monsieur François Bozizé.

D’après lui,  le général Alfred Service s’est retiré brutalement de la salle quelques secondes après son entrée, suivi de la première dame qui s’est également retirée alors qu’elle n’avait pas encore déposé ses gerbes.

Au même moment, les éléments de sécurité de l’ancien Président lui faisaient savoir qu’il y’a une situation « délicate »   à l’extérieur.

« Quand je suis sorti du stade, j’ai rencontré le général Alfred Service, Directeur général de la sécurité présidentielle qui se chamaillait avec deux ou quatre éléments de ma sécurité rapprochés. Ensuite, voyant que c’est un général qui se chamaillait avec les éléments de ma sécurité,  j’ai dû intervenir pour les séparer et leur dire du calme. J’ai salué le général, et ce n’est que par la suite qu’on m’a rendu compte  que le général aurait ordonné  à ses éléments de briser la glace  de mon véhicule  et récupérer les armes. C’est ce qui a créé la dispute. », a déclaré l’ancien Président François Bozizé lors d’un point de presse qu’il a organisé quelques minutes après l’incident.

Selon lui, les gardes présidentiels avaient récupéré dans son véhicule trois armes de marques AK47 avec trois chargeurs bien garnis. C’est ainsi qu’il avait demandé au général Alfred Service de lui faire remettre  ces armes puisqu’elles sont destinées  à sa sécurité personnelle.

C’est ainsi que le général Service a réussi une quinzaine des minutes plus tard à récupérer ces armes  aux mains de ses éléments avant de lui remettre, puis quitter le lieu accompagné de ses éléments lourdement armés à bord d’un véhicule de la garde présidentielle.

« Indiscutablement, leur intention était de faire du mal dans la mesure où les éléments de ma sécurité rapprochée  qui gardaient le véhicule étaient au nombre de deux ou trois avec le chauffeur. Le reste de la sécurité était à l’intérieur du stade pour vivre la cérémonie proprement dite. La situation que nous vivons actuellement  je ne sais même pas  pourquoi, du moment que c’est le directeur général de la sécurité présidentielle, avec quelques éléments, et véhicule lourdement armé qui se mettent à  procéder à des tels actes, cela veut dire qu’il y’a quelque chose qui ne va pas », a déploré l’ancien chef d’État François Bozizé.

Du côté de la présidence de la République, aucun commentaire n’a été fait sur le sujet, seul le général Alfred Service qui a rejeté ces allégations, accusant l’ancien Président de vouloir circuler avec des éléments lourdement armés alors qu’il n’est pas autorisé à le faire.

La suite dans les prochains articles sur CNC.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

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RCA : Paoua, un incident militaire entre les FACA et les USMS fait  un mort et deux blessés

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Ville de Paoua. Credit Photo : Fred Krock. copyright2017CNC.

 

Paoua, République centrafricaine, dimanche, 22 novembre 2020, 08:16:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Paoua, située à 485 kilomètres au nord-ouest de Bangui, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, est à nouveau secouée par des détonations d’armes automatiques de guerre, faisant paniquer les populations locales. Le bilan fait état d’un mort et de deux blessés, le tout  du côté de l’unité spéciale mixte de sécurité (USMS) basés dans la ville.  

 

Selon les informations du CNC, dans la nuit du samedi à dimanche 22 novembre, vers minuit, non loin du marché central de Paoua, une violente altercation verbale s’est éclatée entre quelques soldats du quatrième bataillon d’infanterie territorial (BIT 4) et ceux de l’unité mixte de sécurité (USMS) qui venaient de sortir d’un bar dancing très populaire dénommé « Roungan ».

Cependant, les soldats FACA, lourdement armés contrairement aux USMS qui ont laissé leur arme  à la garnison, ont fait leur usage et agressé militairement ces derniers, faisant un mort et deux blessés parmi eux.

Très en colère, les éléments de l’unité spéciale mixte de sécurité (USMS) ont  du regagner en catastrophe leur base  située à 3kilomètres au quartier  NDJANGARA  pour récupérer leurs armes, avec un objectif de contre-attaquer  leurs collègues du BIT 4 qui sont basés à  SARAMANDJA, à la sortie est de Paoua sur l’axe menant à Bossangoa.

Heureusement, avec les interventions de leurs chefs, les choses semblent calmer cette nuit jusqu’à ce matin.

Notons que toutes les victimes sont du côté des USMS, et les blessés sont actuellement aux urgences de l’hôpital pour des soins appropriés.

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

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RCA : processus électoral, la coalition démocratique entend organiser un grand meeting de vérité mardi à Bangui

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Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 22 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). À quelques jours de la publication définitive par la Cour constitutionnelle des listes des candidats aux élections présidentielles et législatives du 27 décembre,  la tension est de plus en plus visible entre le pouvoir et l’opposition démocratique. Cette dernière entend organiser la semaine prochaine, à Bangui, dans le huitième arrondissement,  un grand « meeting de vérité ».

 

C’est dans un communiqué publié en date du samedi 21 novembre que les leaders de la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020) invitent la population banguissoise et environnante à venir nombreuse assister  à son meeting qui sera organisé ce mardi 24 novembre 2020 à 14 heures sur le terrain de football de l’UCATEX, dans le huitième arrondissement de Bangui.

Selon la COD-2020, ce meeting populaire sera largement consacré au processus électoral en cours dans le pays.

Il y a lieu de noter que la coalition démocratique de l’opposition démocratique est composée des partis et associations politiques, à savoir :

  • KwaNaKwa(KNK) ;
  • Rassemblement Pour la République (RPR) ;
  • KELEMBA-PDS ( KPDS ) ;
  • Union pour le Renouveau centrafricain ( URCA) :
  • Convention Républicain pour le Progrès Social (CRPS)
  • Bé Africa ti Ekwé (BTK)
  • Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN)
  • Mouvement pour la Démocratie, l’Indépendance et le Progrès Social (MDI PS) ;
  • Parti Panafricain pour les Libertés et le Développement (PPLD) ;
  • Congrès des Démocrates pour la Renaissance de Centrafrique (CDRC) ;
  • Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PClD) :
  • Mouvement pour l’Unité et le Développement (MUD) ;
  • Union Nationale Démocratique du Peuple Centrafricain (UNDPC) :
  • Renaissance Laïque de Centrafrique (RLC)

 

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Centrafrique : Combien de victimes de la route Bangui devra-t-elle encore pleurer avant que ça change ?

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Véhicule impliqué dans l’accident survenu dans la nuit du samedi à dimanche 3 mai 2020 dans lequel deux hommes dont un adjudant FACA ont trouvé la mort. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 21 novembre 2020, 16:01:24 ( Corbeaunews-centrafrique ). A quoi servent les miroirs repliés sur eux-mêmes encore dans leur plastic si ce n’est pour les conserver neufs jusqu’à l’accident ? A quoi sert d’aller vite si ce n’est que de ne jamais arriver à destination ?

 

La densité du trafic routier, le niveau de dégradation du réseau routier ne sont en rien un facteur aggravant en matière d’insécurité routière à Bangui. Toutes les mégalopoles du monde enregistrent finalement peu d’accidents mortels en ville alors qu’à Bangui le moindre choc entre 2 véhicules invite la mort pour les passagers.

Les premiers à être servis sont ceux qui chevauchent leur moto, qui jonglent tels des équilibristes entre la vitesse et les trous de la chaussée rendant dangereux leurs croisements et leurs dépassements. Les seconds sont ceux qui prennent le taxibus entassés comme des mais. Les troisièmes sont ceux qui marchent au milieu du trafic comme pour traverser une rivière en esquivant les crocodiles (à roulettes) mais parfois ça rate.

Le premier coupable est bel et bien le conducteur qui sur son engin ne voit que le temps gagné à rouler plus vite qu’il ne marche au mépris de tout respect de sécurité. Le deuxième coupable est celui qui se croit plus fort que la machine qui arrive à toute allure.

Alors même si cela ne concerne pas l’intégralité des pilotes de moto ou de voitures car il ne faut pas exagérer non plus mais il suffit quand même d’un seul mauvais comportement pour créer un drame et cela arrive plus que souvent, il n’y a qu’à s’informer.

Alors, avant que les victimes (hommes-femmes-enfants) de la circulation ne grossissent encore les journaux, merci à vous, conducteurs de tout véhicule de respecter la vie plus que la vitesse et de préférer la prudence à la providence dans vos déplacements.

Tous les jours on apprend aux nouvelles des accidents terribles et rien ne change ?

Arrêtons tout ça, ensemble.

 

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : détonation d’armes automatiques proche du stade omnisport à Bangui, panique générale

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/lors-des-tirs-au-sein-du-stade-ominsport-450×253.jpg” alt=”lors des tirs au sein du stade ominsport” width=”450″ height=”253″ />
Lors de l’incident au stade omnisport à Bangui le 21 novembre 2020

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 21 novembre 2020 ( Corbeaunews-centrafrique). Des détonations d’armes automatiques sont entendues il y a quelques minutes non loin du stade omnisport à Bangui. Sur place,  c’est la panique générale.

lors des tirs au sein du stade omnisport
Incident armé au stade Omnisport ce samedi 21 novembre 2020

 

Selon les premiers éléments d’informations recueillis sur place, les éléments de la garde présidentielle  et ceux de la sécurité rapprochée de l’ancien Président François Bozizé seraient à l’origine de ce crépitement d’armes automatiques.

En effet, peu avant midi, l’ancien Président de la République François Bozizé s’est rendu à la cérémonie funéraire de l’épouse de l’opposant Serge Bokassa organisée au sein du stade omnisport à Bangui.

Cependant, le directeur de la sécurité présidentielle, qui était également sur le lieu de la cérémonie, souhaite désarmer le garde du corps de l’ancien Président François Bozizé, mais le fils de ce dernier, le colonel Francis Bozizé y s’oppose catégoriquement.

Aussitôt, et contre toute attente, des tirs d’armes automatiques commencent à être entendus à l’extérieur du stade, faisant paniquer les passants et les habitants du secteur.

Pour l’heure, le chef de sécurité de l’ancien Président Bozizé est arrêté par la garde présidentielle.

Joint au téléphone, un membre du bureau politique du KNK de l’ancien Président n’a pas souhaité commenter l’incident.

Il y a lieu de noter que depuis quelques semaines, les proches du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ont multiplié des attaques sur les réseaux sociaux contre l’ancien chef de l’État et ses partisans.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : des membres de groupes armés mécontents de ne pouvoir être payés

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Le coordonnateur militaire de la milice Anti-balaka, ministre du désarmement, démobilisation et réinseertion Maxime Geoffroy Élie Mokom. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 21 novembre 2020. Des palmes sont accrochées à l’entrée du ministère, les bureaux sont fermés.

Jean-Rock Soubi, du FDPC et membre du Comité consultatif et de suivi du DDRR : « Si vous nous voyez dans ce ministère c’est juste pour réclamer nos indemnités qui ont totalisé huit mois. Ce qui nous a poussé à barricader, à fermer le grand portail que vous voyez, avec les ministres. Beaucoup de mécontentement, c’est pourquoi nous sommes obligés de manifester pour que vraiment notre droit soit respecté. »

Célestin Gamare des RJ Bellanga : « On a demandé plusieurs fois, le gouvernement n’a pas payé, et c’est pourquoi on a décidé de sortir pour bloquer les membres du gouvernement. Aujourd’hui sur huit mois ils nous ont payé deux mois ». Abakar Larry Mahalba, vice-président du CCS, assure que la situation est en train de se normaliser :« Nous avons une tension de trésorerie et le gouvernement a fait le nécessaire. C’est un retard, c’est une question d’organisation et ce qui a été réglé et donc on va essayer d’activer les choses parce que le DDRR est dans sa phase irreversible. le gouvernement a déjà fait le nécessaire et c’est ce que nous allons activer. Je crois qu’il y a un message d’apaisement qui est là et le reste sera fait dans le cadre de la République. »

Il y a une dizaine de jours, ce sont les éléments issus du DDRR intégrés dans les unités spéciales mixtes de sécurités qui faisaient grève à Paoua et à Bouarpour pour accéder au paiement de leurs arriérés.

 

Par Charlotte Cosset

RFI

Présidentielle 2020, une grande marche du soutien à la candidature de Bozizé est en cours de préparation à Bossangoa

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/bozize-a-Bossangoa-450×337.jpg” alt=”L’ex Président de la République François Bozizé en caravane à Bossangoa copyright CNC/ Jefferson Cyrille YAPENDE / 18/09/20″ width=”450″ height=”337″ />
L’ex Président de la République François Bozizé en caravane à Bossangoa, le 18 septembre 2020. Par CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bossangoa, République centrafricaine, samedi, 21 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Alors que la célébration en différé de la journée mondiale de l’alimentation ( JMA-2020) va débuter mardi 24 novembre à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’ouham, les ouvriers et ouvrières du parti KNK s’activent depuis plusieurs jours pour organiser une grande marche du soutien à la candidature de l’ex-Président de la République François Bozizé dans la ville.

 

Suite à de multiples « campagnes de provocation et de diabolisation » orchestrées dans les médias par les conseillers du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, des ouvriers et ouvrières  de l’ancien parti au pouvoir, le  KNK (Kwa Na Kwa), projettent organiser la semaine prochaine à Bossangoa, dans l’Ouham,  une grande marche du soutien à la candidature à l’élection présidentielle de l’ancien Président de la République, le général François Bozizé.

Selon les organisateurs de l’événement, l’objectif de la marche n’est pas de semer de trouble, mais plutôt d’attirer l’attention des juges de la cour constitutionnelle de ne pas céder à la pression du pouvoir qui multiplie des manœuvres visant à écarter la candidature au fauteuil présidentiel du général François Bozizé, candidat du parti KNK à la présidentielle du 27 décembre 2020.

 « Depuis plusieurs semaines, sur les réseaux sociaux et dans les médias proches du régime, nous assistons à une déferlante campagne de diabolisation menée par les proches du pouvoir  contre le grand ouvrier François Bozizé. Certains se sont déclarés juges de la cour constitutionnelle en disant que sa candidature à la présidentielle du 27 décembre ne serait pas validée par la juridiction électorale, d’autres préfèrent qu’il soit arrêté et traduit à la cour pénale internationale. Mais pour nous au KNK, cette campagne de diabolisation est de nature à semer de trouble dans le pays », a déclaré un membre de l’ancien parti au pouvoir, le KNK dirigé par François Bozizé.

Affaire à suivre.

 

Par Sylvain Mathieu Féimanozoui

Journaliste, correspondant du CNC à Bossangoa

Alain Nzilo

Directeur de publications du CNC

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RCA : CANAL+ lance sa grande période de promotion appelée « les fêtes ensemble ! »

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Monsieur Miguel MANZATELA, Responsable commercial Canal+ centrafrique

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 21 novembre 2020, 06:47:41 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les fêtes de fin d’année sont déjà là, et la société Média Scan Centrafrique  (CANAL+)   a pensé à ses anciens et nouveaux abonnés pour de beaux moments de télévision. C’est à travers une campagne promotionnelle dont le package  offres exceptionnelles a été dévoilé à la presse jeudi 19 novembre 2020 à la direction générale de Canal Centrafrique à Bangui.

 

Bientôt les fêtes de fin d’année ! Comme à son habitude, la société Média Scan (CANAL+)   a pensé à ses abonnés. Du 20 novembre au 31 décembre 2020, la société Média Scan (CANAL+)  lance une grande campagne de promotion à travers des actions permettant à la population centrafricaine de passer les fêtes de Noël et de fin d’année 2020 avec les bouquets CANAL+ adapté à tous.

L’annonce de cette vaste période de promotion qui a permis à la réduction du prix du kit canal+ à 5000 francs CFA au lieu de 10000 francs CFA a été faite le jeudi 19 novembre 2020 par le responsable commercial de ladite société, Monsieur  Miguel MANZATELA qui a également précisé qu’avec ce montant, le nouvel abonné aura à sa disposition au moins 200 chaines nationales et internationales.

Et ce n’est pas tout ! D’offres exceptionnelles sont aussi disponibles pour les abonnés du Canal+, que ça soit en province ou à Bangui, rapprochez-vous seulement d’une agence la plus proche de vous.

Selon Monsieur Miguel MANZATELA, responsable commercial de Canal+,  hors-mis le paiement direct à l’agence, le client peut également faire ses transactions via Orange-Money, ou encore par Express union.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tél. : 72 62 01 14

Alain Nzilo

Directeur de publications

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CENTRAFRIQUE :  L’ATTENTE DES DÉLIBÉRATIONS DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE SUR LES CANDIDATURES AUX PROCHAINES PRÉSIDENTIELLES AGACE ET ÉTOUFFE DES ESPOIRS.  

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 21 novembre 2020, 05:32:49 ( Corbeaunews-centrafrique ). S’inscrivant dans la suite logique de notre précédente analyse c’est à dire qu’après le Festival carnavalesque suivi de démonstration de popularité devant l’Autorité Nationale des Élections (ANE), l’ambiance électorale devant la cour constitutionnelle en est une autre car de crispations, des inquiétudes et des craintes d’invalidation de candidature sont élevées.

 

En effet, depuis quelques jours, la cour constitutionnelle dans la plénitude de ses composantes statue sur la recevabilité et l’éligibilité des candidatures aux élections groupées prévues au 27 décembre 2020. En évidence, l’atmosphère est morose et crispante dans les différents quartiers généraux des candidats où tout le monde s’érige en « expert de droit » pour interpréter la constitution, le code électoral ainsi que le droit administratif particulièrement la notion d’actes administratifs, de police ou compétence administrative.

Au delà de toutes ces spéculations juridiques, la cour constitutionnelle demeure le seul et unique organe constitutionnel doté d’une compétence juridictionnelle pour apprécier et authentifier les pièces versées au dossier de candidature.

En conséquence de ce qui précède, le conseil des sages prononcera son verdict au regard des dispositions de l’article 36 de la constitution du 30 mars 2016. À titre de rappel, l’article susvisé énonce huit conditions cumulatives suivantes : Être de nationalité centrafricaine et âgé au minimum de trente cinq (35) ans au jour du dépôt de la candidature. Avoir une propriété bâtie et avoir résidé sur le territoire national au moins une année, avoir un casier judiciaire vierge et jouir de ses droits civiques. Enfin jouir d’une bonne santé mentale, physique et avoir une bonne moralité.

En dehors des autres, les trois (3) dernières conditions posent avec acuité d’énormes problèmes de compréhension et d’interprétation car elles comportent des variables difficilement maîtrisables qui poussent le citoyen lambda de s’interroger :

Le séjour d’un an sur le territoire national est-il continue ou discontinue ? Les absences de quelques semaines ou mois à l’étranger arrêtent-elles le compteur ? A partir de quel moment calcule t-on le début du délai d’un an ?

S’agissant de la notion de moralité qui parait très abstraite, prend t-elle en compte le comportement, la réputation, la vie privée, le quotidien, le bordereau de situation fiscale, le respect de la législation en vigueur par le candidat ?

Quant à la notion de santé mentale et physique, que dire des candidats qui ont fréquemment et notoirement des soucis de santé et qui se font abusivement délivrer des certificats médicaux fallacieux par des médecins de la place ?

En cas de doute sur l’authenticité et la véracité des pièces versées au dossier de candidature, à qui profite le doute ?

Tenter de répondre à ces multiples interrogations explique en partie la difficulté du travail de la cour constitutionnelle qui a besoin suffisamment de temps et de sérénité pour trancher sans complaisance quitte à faire des mécontents.

Pour garantir et sécuriser l’architecture juridique, la cour constitutionnelle doit veiller à ne pas violer d’autres textes, de ne pas se contredire et surtout de respecter sa propre jurisprudence.

Au final, les candidats qui seront déclarés éligibles pour solliciter le suffrage du peuple après une décision individuelle et motivée de la cour constitutionnelle doivent remplir cumulativement les huit (8) conditions imposées par l’article 36 de la constitution en vigueur.

En attendant le verdict des sages de la cour constitutionnelle qui  aura probablement des effets collatéraux dommageables au processus électoral, nous anticipons en mettant en garde tout aventurier qui tentera de recourir à la violence tendant à perturber l’ordre public et le processus électoral, qu’il sera responsable de ses actes prohibés devant l’histoire et devant le peuple.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 20 novembre 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Roch Kaboré, “président diesel” favori de la présidentielle au Faso

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Roch Kaboré, “président diesel” favori de la présidentielle au Faso

Bangui ( République centrafricaine ) – Roch Marc Christian Kaboré, à la tête du Burkina Faso depuis 2015, apparaît comme le grand favori de l’élection présidentielle dimanche, malgré un bilan miné par une descente aux enfers sécuritaire face aux groupes jihadistes.

“C’est le grand favori face à une opposition qui n’est pas parvenue à faire bloc derrière un seul candidat”, explique Drissa Traoré, enseignant en sciences politiques./////////////.

En 2015, un an après la chute de Blaise Compaoré, renversé par une insurrection populaire après 27 ans de pouvoir, l’élection de M. Kaboré dès le premier tour avec 53,49% des voix, avait suscité de grands espoirs de développement et de changement au “pays des hommes intègres”./////////////.

Il avait su rassembler aussi bien des anciens du régime Compaoré que ses opposants. /////////////.

Cinq ans plus tard, le Faso s’est enfoncé dans le chaos avec des attaques de groupes jihadistes quasi quotidiennes, ayant fait plus de 1.200 morts en cinq ans, des pans entiers du pays échappant à l’autorité de l’Etat, et les forces de l’ordre semblant incapables d’enrayer la spirale de violences. /////////////.

Mais M. Kaboré, de l’ethnie majoritaire mossi, ancien banquier et homme réputé consensuel, semble pour l’heure être passé entre les gouttes de la sanction populaire./////////////.

“Il faut saluer le président Kaboré dont le travail et le courage ont permis au pays de ne pas sombrer”, estime Clément Sawadogo, vice-président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, parti au pouvoir)./////////////.

“Roi fainéant”/////////////.

Le MPP fait valoir son bilan, citant les réalisations, infrastructures routières, santé, eau potable, qui semblent en décalage avec la réalité: plus d’un million de personnes ont dû fuir leurs foyers à cause des violences jihadistes, et des milliers d’écoles ont dû fermer./////////////.

“C’est quelqu’un qui est sans doute arrivé avec une autre idée, plus sociale, plus dans la réconciliation après les dernières années difficiles du régime Compaoré, qui tout d’un coup a été aspiré par une problématique qui est loin de ce qu’il connaît”, dit Rinaldo Depagne, d’International Crisis Group (ICG)./////////////.

Fils de ministre, homme aux idéaux de gauche revendiqués à ses débuts en politique après des études en France, il profite dans les années 1980 de l’accession au pouvoir de Thomas Sankara, le père de la révolution d’inspiration marxiste, pour devenir directeur de la Banque internationale du Burkina avant même son trentième anniversaire./////////////.

Après l’assassinat de Sankara en 1987, il s’engage auprès du “Beau Blaise”. L’ascension est fulgurante: plusieurs fois ministre, Premier ministre, président de l’Assemblée… Il est l’un des hommes clés du régime./////////////.

Considéré comme probable successeur de M. Compaoré, M. Kaboré tombe brutalement en disgrâce en 2012 pour des raisons obscures. Il claque la porte du parti au pouvoir en 2014 au crépuscule du régime – se faisant taxer d’opportunisme par ses détracteurs – et fonde le MPP./////////////.

Un an plus tard, après une transition, il prend les rênes du Faso./////////////.

Son mandat débute “laborieusement”, estime aujourd’hui Fousseny Ouédraogo, cadre de l’opposition: le président “ne semblait pas savoir comment mener le navire”, il a “mis du temps avant de trouver un Premier ministre”, n’a “cessé de remanier son gouvernement”, allant jusqu’à se faire surnommer “président diesel”. /////////////.

Puis son “indolence face à la menace sécuritaire est devenue un autre problème”, ajoute l’opposant, estimant “un autre mandat plus catastrophique” encore./////////////.

Il “est une sorte de roi fainéant qui multiplie les audiences et écoute dans son fauteuil sans prendre de décision”, estime une source diplomatique à Abidjan. /////////////.

Mais malgré des attaques jihadistes récurrentes qui privent un cinquième du territoire national du double scrutin, ses soutiens se montrent confiants dans une “victoire dès le premier tour”./////////////.

“Quand le MPP était un bébé de moins d’un an (en 2015, ndlr), il a mis un ‘coup KO’ à tous ses adversaires. Ce n’est pas maintenant qu’il est devenu un jeune avec des dents solides qu’il va échouer”, a-t-il lancé dans plusieurs meetings.

Avec AFP/VOA

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les inondations bloquent l’accès aux écoles

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Tchad : les inondations bloquent l’accès aux écoles

Bangui ( République centrafricaine ) – Alors qu’on célèbre ce 20 novembre la Journée internationale des droits de l’enfant, les victimes des inondations qui ont frappé N’Djamena sont bloquées dans des refuges de fortune.

C’est sous le regard impuissant de leurs parents que ces enfants, déjà traumatisés par les inondations, s’ennuient à l’intérieur du bâtiment où ils ont trouvé refuge. Ils ont été chassés de leur maison par les eaux des crues et ne peuvent plus aller dans leur école qui est encore inondée. Jérémie Nadjilem, âgé de 12 ans et élève en classe de CM1, est assis par terre en train de jouer aux billes avec ses amis./////////////.

“Je suis à la maison parce que mon école est inondée. Cela fait déjà un mois que je suis là. Je ne sais pas quand si les cours vont recommencer”, s’interroge l’adolescent./////////////.

Plusieurs quartiers de N’Djaména sont inondés/////////////.

Plus loin, le petit Dieudonné, élève en classe de CE1 et victime de la même situation, collé à sa mère, regarde les autres jouer. Interrogé, il ne cache pas son impatience./////////////.

“Nous voulons aller à l’école. Rester à la maison ce n’est pas bon”, témoigne-t-il./////////////.

Ernestine Guidnodji, la mère de Dieudonné, est pour sa part en colère contre l’inaction des pouvoirs publics. “En tant que mère, je n’ai pas dormi depuis plusieurs jours. Voir mes enfants comme ça à la maison alors que les autres vont à l’école c’est écœurant. Il faut que les autorités pensent à la situation de nos enfants car ils ne méritent pas cette situation. En attendant que l’eau se retire des écoles, le gouvernement devrait créer une école sur ce site. Ce n’est pas bien d’abandonner les enfants comme ça.”/////////////.

Pas de solution/////////////.

À en croire la deuxième adjointe au maire de la commune du 9e arrondissement, Ousmane Apoïgane Vanambyl, “la commune seule ne pourra pas trouver une solution à cette situation. Nous demandons au gouvernement de venir voir ces enfants qui ont déjà perdu un mois sans aller en cours.” Ousmane Apoïgane Vanambyl, ajoute que “c’est leur avenir qui est en jeu. Et les ONG qui sont au Tchad peuvent aussi aider ces enfants. Nous leurs disons que s’ils ont une action à mener, le plutôt sera le mieux afin de trouver une solution pour nos enfants et pour la population exposée à la chaleur et au froid.”/////////////.

La DW a tenté d’avoir l’avis du gouvernement tchadien sur le sujet mais sans résultat. Par ailleurs, aucune disposition n’a été prise pour ces enfants qui ne vont plus à l’école./////////////.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations, environ 11.500 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile à la suite des inondations causées par la montée des eaux du fleuve Chari et la rupture d’une digue dans le neuvième arrondissement de N’Djamena.

Avec DW français

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RCA : le torchon brûle entre le gouvernement et le chef rebelle Mahamat Al Khatim

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 20 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). En réponse au communiqué de presse du gouvernement publié jeudi 19 novembre 2020 auquel le porte parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui avait mis en garde le chef rebelle Mahamat Al Khatim après sa déclaration faite sur les réseaux sociaux à travers laquelle il prétend que la signature de ce pacte de réconciliation aurait été pour le Gouvernement et les partenaires, l’occasion d’organiser les différents clans signataires contre les Arabes et les Peuls. Sans tarder, 24 heures plus tard, l’État major du MPC, dans un communiqué publié ce vendredi, exprime son étonnement face à ce communiqué du gouvernement, et  se moque de la politique de réconciliation engagée par les autorités.

 

Communique de Presse du Mouvement Patriotique pour
la Centrafrique (MPC) relatif au Communiqué diffusé
d’une manière abracadabrante par le Gouvernement en

date du 19 Novembre 2020.

En date du 19 Novembre 2020 le Gouvernement par l’entremise de son porte-parole le Ministre KAZAGUI a diffusé un Communiqué de presse qui compromait le pacte de réconciliation obtenu par les filles et fils des régions du Nord-Est et qui ont pris solennellement l’engagement unanime d’enterrer la haches de guerre et de reprendre la voix de la réconciliation et de la paix et acceptent de se mettre ensemble pour reconstruire leurs régions.

Le Général ALKATIM MAHAMAT s’étonne et est surpris du présent communiqué glané fallacieusement par le porte- parole dans un sens d’amuser la galerie en mettant en garde le Général ALKATIM d’être à l’origine d’une quelconque manigance pour torpiller ledit pacte de réconciliation en question.

Le Général ALKATIM toujours fidèle aux fondements de l’APPR/rca voudrait faire savoir à l’opinion nationale et internationale que le Gouvernement toujours dans sa logique politique en perte de vitesse pour réconcilier les centrafricains trouve des subterfuges ou des boucs
émissaires pour justifier sa fragilité politique de la mauvaise gouvernance qui le caractérise.

Il est à signalé que dans le pacte initial de réconciliation par le Gouvernement, il a été mentionné le 10 Novembre 2020 qu’il dénonce les alliances avec tous les Arabes. Mais à la dernière minute après un soulèvement des uns et des autres, la mention Arabe est remplacée par mercenaire.

Fort de ce qui précède, le Gouvernement comme toujours dans sa politique négative cherche à diviser les Centrafricains.

Le Général ALKATIM MAHAMAT prend à témoin l’opinion nationale et internationale de la partialité du Gouvernement travers son communiqué ou il est juge et parti, et attire l’attention des garants de l’APPR/RCA sur les risques que court la communauté Arabes, le Gouvernement est tenu responsable.

J ° WV Art)

Fait à Kaga Bandoro le 20 Novembre 2020

 

 

RCA : LE PEUPLE CENTRAFRICAIN EN QUÊTE DE L’UNITÉ POUR RETROUVER SA DIGNITÉ PAR LE TRAVAIL.

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Monsieur BELADE-HULUTE Séverin Narcisse, auteur de l’article. Photo courtoisie

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 septembre 2020, 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La RCA d’aujourd’hui n’est pas celle qu’on a connue à l’âge des pierres. Les esprits ne cessent d’évoluer avec le temps. Le centrafricain d’hier n’est pas celui d’aujourd’hui, et celui d’aujourd’hui ne sera jamais celui de demain.

 

Les vieux logiciels ont pris de la poussière et ont cessé de fonctionner sur les dispositifs actuels. Il faut donc passer à leurs versions avancées et les plus améliorées qui prennent en compte tous les bugs qui ont détruit notre pays depuis des décennies.

Le centrafricain a compris qu’il a des valeurs à défendre, des valeurs qui lui sont propres, mais au-delà de ces valeurs individuelles, il sait qu’il a aussi besoin de se connecter à ses autres compatriotes par des réseaux de valeurs communes et messianiques qui sont : UNITÉ, DIGNITÉ ET TRAVAIL.

 

Les élections à venir auront pour enjeu de restituer au peuple centrafricain les valeurs qu’on lui a arrachées sur la base des querelles politiques politiciennes. Le peuple centrafricain aspire à l’unité pour retrouver sa dignité par le biais du travail.

Nous communiquerons sur nos ressentis quand la liste définitive des candidats retenus pour les élections à venir sera rendue publique par l’ANE après la décision de la cour constitutionnelle.

 

Par BELADE-HULUTE Séverin Narcisse

Point de Presse relatif à l’évolution des Travaux de Médiation menée entre l’Ancien Président François BOZIZE et le Président de la République Faustin Archange TOUADERA

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Le Président de la CCR et ministre Conseiller Spécial à la Présidence – Sébastien Wenezoui. Créditi photo : Cyrille Jefferson Yapendé/CNC.

Point de Presse relatif à l’évolution des Travaux de Médiation menée entre l’Ancien Président François BOZIZE et le Président de la République Faustin Archange TOUADERA

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 20 novembre 2020 ). Dans le cadre de la médiation que le Groupe des Médiateurs pour la Paix a menée entre le Président TOUADERA et l’Ancien Président BOZIZE, une évolution positive dans le panel est à signaler à la population centrafricaine à travers les spécialistes des médias que vous êtes en ce jour 20 Novembre 2020 afin de pouvoir informer toute la couche de la population centrafricaine sur l’avancement des travaux. Raison de ce point de presse que j’anime aujourd’hui avec vous.

 

Mesdames et Messieurs les Journalistes, vous allez informer la population centrafricaine qu’en date du 06 Novembre 2020, le Groupe des Médiations pour la Paix, a été reçu, après introduction d’une demande d’audience, par le Bureau Exécutif du KNK à son siège où des discussions constructives autour du sujet BOZIZE – TOUADERA étaient au centre du débat tout au long de cette rencontre.

A l’issue de ces débats vifs et durs, nous étions convenus tous de rencontrer le Président de la République afin de lui faire part de l’atmosphère du débat tout en lui restituant fidèlement et intégralement ce qui a été dit pour le bureau du KNK. Vers la fin de la rencontre, l’ancien Président BOZIZE avait fait son apparition dans la salle et salué l’initiative, réitéré sa volonté de dialoguer avec le Président de la République si ce dernier le souhaite s’il s’agit de la recherche de la paix et sécurité de la population centrafricaine va-t-il conclu. Une photo de famille a marqué la fin la rencontre dans une atmosphère de paix et de cohésion et des esprits abaissés.

4 jours plus tard, dans la même dynamique, après l’introduction d’une demande d’audience en date du 10 Novembre 2020, le Groupe des Médiateurs pour la Paix, a été reçu par le Président de la République, le Pr Faustin Archange TOUADERA dans la salle de la réunion du Cabinet de la Présidence de la République où le Chef de l’Etat, a d’abord salué l’initiative combien importante à ses yeux.

Des discussions, aussi constructives étaient également au centre du débat de la même manière que celles avec les Cadres du Parti KNK.

En réponse, à notre restitution fidèle, intégrale et dans le respect de l’impartialité, le Président de la République nous a donné, de long à large ses versions des faits dans un climat calme et a réitéré sa volonté de rencontrer l’Ancien Président BOZIZE, même s’il le souhaite avec son staff en toute franchise et dans la clairvoyance.

Après cette rencontre, les travaux de médiation continuent et le Groupe, une fois de plus était revenu vers le KNK et cette fois, en date du 17 Novembre 2020, où c’est l’Ancien Président BOZIZE en personne qui a reçu le Groupe de Médiation en présence du Bureau Exécutif du KNK.

Nous avions également, de la même manière, restitué intégralement et fidèlement ce qui a été dit par le Président de la République, Faustin Archange TOUADERA.

Tout ce que la population doit savoir et retenir c’est que les Deux Hommes c’est-à-dire TOUADERA et BOZIZE, Deux Hommes, Deux idéologies presque similaires ont respectivement parlé avec leurs cœurs et esprits. C’est déjà un signe positif et réparateur que nous devons exploiter ensemble pour aboutir à un rapprochement de ces figures politiques afin de garantir la sérénité des élections en cours d’une part et d’autre d’ouvrir un dialogue afin que les solutions palliatives sont trouvées entre le KNK et MCU. Pourquoi ? Par ce que, dans ce type de conflit occultement politique sa résolution est toujours politique mais fondée sur la culture de pardon, la tolérance et la paix, à travers une réconciliation politique et non personnelle.

Pour l’heure, nous attendons, avec impatience mais avec optimisme le grand jour de cette rencontre entre les deux figures politiques, pour que les esprits des Centrafricains soient tranquilles pour les élections en cours.

 

RCA : le mythe des “hommes-caïmans” profite aux criminels

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 20 novembre 2020, 15:30:57 ( Corbeaunews-centrafrique ). Une odeur nauséabonde flottait depuis quelque temps sur la Corniche, cette route fréquentée de Bangui qui longe l’Oubangui, la plus grande rivière de Centrafrique. C’est dans les hautes herbes froissées par les eaux brunâtres que les pêcheurs ont découvert les corps. En une semaine, trois cadavres y ont été repêchés en octobre, décapités, menottés et enroulés dans des sacs, ont assuré des sources humanitaires à l’AFP, sous couvert de l’anonymat. Ces découvertes macabres ont fait les titres de la presse locale, alimentant l’inquiétude des populations et toutes sortes de rumeurs: crimes rituels, règlements de compte … Mais quand des corps émergent des cours d’eau, les talimbis sont les premiers suspects.

 

Ces “hommes-caïmans” terrorisent les Centrafricains depuis des décennies.

Pour certains, ce sont des hommes qui se métamorphosent en sauriens. Pour d’autres, de simples sorciers qui utilisent leurs pouvoirs sans jamais quitter les rives. Dans tous les cas, le procédé est le même: attirer la victime sous l’eau pour la tuer, en punition d’une faute présumée.

Régulièrement, des mutilations sur des cadavres repêchés sont commodément attribuées aux talimbis: “La langue arrachée, c’est pour punir ceux qui parlent trop”, explique un pêcheur de Bangui, qui ne veut pas être identifié. “Le sexe coupé, c’est un adultère. Les oreilles, ceux qui n’écoutent pas”. Car une victime des “hommes-caïmans” leur a nécessairement été “livrée” par un rival ou un parent mécontent.

Le mythe des talimbis fonctionne “comme un régulateur des normes de savoir-vivre et de moralité”, analyse la chercheuse Aleksandra Cimpric (Les transformations des représentations symboliques relatives à l’eau, Cahier d’études africaines, 2011).

– Carences de la justice –

Alors que la justice institutionnelle souffre de graves carences dans un pays miné par la pauvreté, la corruption et les guerres civiles, les talimbis ont leur propre “tribunal”: dans le mythe, il est impossible de leur livrer une victime innocente sous de fausses accusations.

“Celui qui fait le talimbi va vérifier si ce que tu dis est vrai”, assure Jean-Claude Beta, président de l’association des tradipraticiens de Centrafrique, ces guérisseurs traditionnels initiés aux secrets du monde des esprits.

Pour cela, un bâton ou une plante sont jetés dans l’eau. Si le bâton flotte, l’accusation est fausse. Mais s’il coule, la sentence est rendue et la victime est “appelée” vers le fleuve. “Quand tu es appelé, tu vas être attiré dans l’eau. Même si tu es à cent kilomètres. Il n’y a pas de remède pour ça, tu vas

mourir”, explique M. Beta.

La peur des talimbis est solidement ancrée à Bangui, y compris chez les plus éduqués. Il n’est pas rare d’entendre des histoires “d’hommes-caïmans” si

détaillées qu’elles feraient frémir les plus cartésiens. Mais ces croyances profitent surtout aux criminels, dans une ville marquée par la violence.

“Il suffit de jeter le cadavre dans le fleuve, et cette histoire de talimbi protège les meurtriers et les enquêtes ne sont pas menées avec la volonté de

découvrir la vérité”, assène Joseph Bindoumi, président de la ligue centrafricaine des droits de l’Homme et ancien procureur.

La troisième victime retrouvée en octobre sur la Corniche était une jeune femme et personne n’est venu réclamer son corps. Elle a été enterrée sur place

par les jeunes du quartier, devant une foule de curieux. Un petit tas de terre surmonté d’une croix de bois tordue, juste au bord de la route. Dossier

clos.

– Trois guerres civiles –

La police n’admet la découverte que d’un seul cadavre en octobre, le sien, et assure que la jeune femme ne portait aucune marque de violences.

“Le corps était en décomposition avancée”, soutient le commissaire Mathurin Koh, de la brigade criminelle, qui n’a pas pu établir la cause précise du décès

faute d’autopsie. “Nous faisons juste le constat”, se défend-il.

Auteur d’un mémoire sur les “métamorphoses” magiques, le commissaire Koh connaît bien le phénomène talimbi. Mais les “pratiques de charlatanisme et sorcellerie”,

sévèrement punies par la loi, échappent en partie à sa compétence, déplore-t-il.

Les familles préfèrent s’adresser à un guérisseur pour retrouver ceux qui ont “livré” leur proche aux talimbis. Quant aux éventuels témoins, ils s’exposent

aux représailles de ces redoutés sorciers.

Le phénomène des “hommes-caïmans” existe dans toute l’Afrique centrale, mais il a trouvé un écho particulier dans un pays ravagé par trois guerres civiles

– dont la dernière perdure – qui ont sévèrement affecté le système éducatif comme les institutions.

“Quand l’ignorance est élevée, elle devient une règle. Ceux qui sont contre sont pratiquement rejetés par la société”, assure Joseph Bindoumi. Pour l’ancien

procureur, les mutilations sont souvent les stigmates d’un séjour prolongé dans l’eau après une noyade, “mais si vous dites qu’il s’agit d’un crime classique

ou d’une noyade, personne ne vous croit”.

 

Par slate Afrique

RCA : vive tension intergroupe armé après la signature du pacte de réconciliation entre les différentes communautés du nord

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De gauche à Droite, Monsieur Abdel-Razipk, cadre du groupe armé MLCJ, et Monsieur Abdoulaye Hissen, patron militaire du goupe armé FPRC, lors de la signature de l’accord de reconciliation du peuple du nord à Bangui le 10 novembre 2020. Photo CNC

 

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi 20 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Une semaine après sa signature par des leaders communautaires  et des groupes armés du Nord dans la salle de conférence de l’hôtel Ledger Plazza à Bangui, le pacte de réconciliation initié par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA suscite des vives polémiques au sein de l’État major des groupes armés et de la communauté du nord, poussant le gouvernement et le conseil supérieur islamique de Centrafrique à réagir face à cette nouvelle tension intercommunautaire.

 

 

En effet, Dans une déclaration audio largement partagé sur les réseaux sociaux, le chef rebelle Mahamat Alkhatim a vivement critiqué et met en garde certains leaders des groupes armés du nord qui l’auraient accusé d’être un mercenaire tchadien. Il hausse le ton contre les auteurs de ces allégations, si possible mener une offensive militaire contre leur position. Et ce n’est pas tout, l’homme fustige également le leadership du chef de l’État, parrain de ce forum qui aurait accepté ce genre des propos sans mettre en garde les auteurs.

Aussitôt sur les réseaux sociaux,  on assiste à une déferlante des messages de haine, de provocation  et de violence verbales entre les différentes communautés. D’autres ont préféré mettre en garde le chef rebelle Alkhatim s’il osait les attaquer.

Au même moment, le conseil supérieur islamique de Centrafrique s’inquiète et dénonce les rumeurs qui  risquent de compromettre  la cohésion sociale et la paix dans le pays.

Pour le gouvernement centrafricain , les propos tenus par le chef rebelle Alkhatim sont de nature à saper les efforts de paix consentis par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

« Du 09 au 10 novembre 2020 a eu lieu à l’hôtel Ledger Plaza à Bangui, la signature d’un pacte historique de réconciliation pour la zone nord-est de la République centrafricaine.

Sous les auspices du Président Faustin Archange TOUADERA, ce pacte qui réunissait les chefs de clan, les sultans, les représentants des groupes armés en la présence du Premier ministre, des garants et des facilitateurs était l’aboutissement d’un long processus enclenché par la signature de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine.

Cet accord est le fruit des missions d’intermédiation organisées à Bangui et dans les zones concernées par le Président de la République en vue de réduire les violences communautaires dans cette région du pays. Il met aujourd’hui enfin, les populations du nord-est en position de profiter de meilleures conditions de vie et de bénéficier elles aussi, des dividendes de la paix.

 

C’pourquoi, le Gouvernement s’étonne de la déclaration faite par M. AL KHATIM à travers laquelle il prétend que la signature de ce pacte de réconciliation aurait été pour le Gouvernement et les partenaires, l’occasion d’organiser les différents clans signataires du pacte de réconciliation contre les Arabes et les Peuls.

Le Gouvernement prend note de cette quasi-déclaration de guerre de M ALKHATIM contre les communautés qui cherchent à présent la paix, condamne cette déclaration et le met en garde contre tout appel à la belligérance dont il sera tenu responsable des conséquences éventuelles.

tire la sonnette d’alarme  et appelle le gouvernement à réagir.

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : Lancement officiel du processus d’élaboration de l’étude nationale prospective « RCA 2050 »

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Le chef de l’État Touadera lors du Lancement officiel du processus d’élaboration de l’étude nationale prospective « RCA 2050 ». Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 20 novembre 2020, 10:25:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Président de la République, le professeur Faustin Archange TOUADERA a lancé officiellement à Bangui, ce jeudi 19 novembre 2020, le processus d’élaboration de l’étude nationale prospective « RCA 2050 ». Selon les autorités  du pays, cette étude devant déboucher sur la “Vision RCA 2050” servira de boussole de sorte que les différents plans politiques, économiques et sociaux à court terme qui seront lancés vont s’inscrire dans cette vision afin d’éviter des confusions ou des redondances.

 

Dans une perspective de construire une vision pour une Centrafrique nouvelle, les autorités du pays ont sollicité et reçu de la part du programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de la Banque Mondiale, un appui technique et financier en vue de l’élaboration d’une étude nationale prospective (ENP) à l’horizon 2050. C’est ainsi que le chef de l’État, Faustin Archange TOUADERA a lancé officiellement la prospective ce jeudi 19 novembre 2020 pour impulser le consensus autour des dynamiques majeures qui vont marquer le devenir de la RCA, et faire un choix judicieux du devenir souhaité par l’ensemble des forces vives de la nation.

 

Selon le chef de l’État, la République centrafricaine, depuis son accession à l’indépendance en 1960, a élaboré et mis en œuvre plusieurs plans et programmes de développement qui avaient, entre autres, comme objectif global, la réduction de la pauvreté à travers la promotion de la croissance, le développement des secteurs productifs, notamment l’agriculture, la foresterie, les industries et les services. Malheureusement, les acquis de ces efforts ont été limités ou détruits par de multiples crises sociopolitiques et militaropolitiques qui ont atteint leur paroxysme en 2013.

D’après lui, sur le plan politique, l’instabilité des institutions de gouvernance, la  militarisation de la sphère et du jeu politiques ont perturbé la gouvernance administrative avec des répercussions incalculables sur le bien-être des populations centrafricaines. Sur le plan socioculturel, la pauvreté, les inégalités, la chute des systèmes d’éducation et de santé notamment, la fissuration du tissu social, les menaces de fentes dans la cohésion nationale sont autant de maux qu’on ne peut entreprendre de soigner qu’avec le concours de tous, et avec des remèdes politiques, économiques et sociaux qui sont ancrés dans une perspective de long terme.

 

 

Prenant la parole, monsieur Mballa déclare que  cette étude comprendra quatre phases essentielles : une étude rétrospective touchant les divers secteurs, une étude prospective qui déterminera les préoccupations et les aspirations, l’identification de différents scénarii de l’avenir et, enfin, la formulation de la vision. Cette dernière, selon monsieur Mballa,  permettra aux gouvernements successifs d’adopter des lois-plans et des lois-programmes, régionalisées, pour assurer un développement harmonieux sur l’ensemble du territoire national.

 

Par Cyrille Jefferson Yapendé

Journaliste rédacteur

Tél. : 72 62 01 14

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

le gouvernement signe avec une société française pour remettre la Socatel sur pied

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Centrafrique: le gouvernement signe avec une société française pour remettre la Socatel sur pied

Bangui ( République centrafricaine ) – Approvisionner en internet et en téléphone 40% de la population centrafricaine, essentiellement dans le sud et l’ouest du pays. Tel est l’objet du projet, explique le président du groupe Global Technologies, Jean-Paul Steinitz.

« Ce contrat vise à restaurer un ancien réseau de faisceau hertzien qui a été construit il y a plus de quarante ans et nous proposons en plus de cette ancienne installation, de restaurer la boucle avec quelques pylônes en plus. Ce qui fait que en cas de rupture du faisceau hertzien nous aurons la possibilité d’acheminer les communications. Cela dit se réseau sera considéré comme un back-up au réseau de la fibre optique. »/////////////.

Aujourd’hui, l’organisme public de la Société centrafricaine des télécommunications est à terre. En début d’année, le personnel s’était mis en grève réclamant plusieurs dizaines de mois d’arriérés de salaire. Le directeur général de la Socatel, Saturnin Cyriaque Sem espère beaucoup de ce contrat./////////////.

« On ne peut plus tomber encore plus bas que ça. On est déjà par terre. Vous savez on a pris ce qu’on appelle un retard technologique et dans le domaine des télécommunications il va falloir investir beaucoup d’argent pour pouvoir se remettre à niveau. Et c’est ce qui nous manquait depuis toujours. Or aujourd’hui avec l’apport de Global Technologies nous pensons que ces moyens-là serons mis à notre disposition et naturellement la Socatel ne peut que se relever. »/////////////.

Il faut désormais au gouvernement réunir 20 millions d’euros pour que les travaux puissent débuter.

Avec RFI

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RCA : élection présidentielle, Désiré Bilal Nzanga Kolingba, condamné en France, peut-il être éligible ?

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 20 novembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain, monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba est-il un fugitif ? Condamné en appel par le tribunal de grande instance d’Orléans en France dans une affaire qui l’avait opposé avec la  société de communication WP+, dirigée par le franco-américain William Perkins, Monsieur Désiré Kolingba, l’un des candidats à la présidentielle du 27 décembre, risquerait de voir sa candidature invalidée par la cour constitutionnelle pour plusieurs raisons.

 

Souvenez-vous, en décembre 2014, le magazine panafricain jeune Afrique avait publié en 2016 que le Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain, Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, en décembre 2014,  avait fait appel aux services de la société de communication WP+, que dirige le franco-américain William Perkins. Le 12 mars suivant, un contrat de prestation de services a été signé aux termes duquel le fils de l’ancien président Kolingba s’engageait à verser une indemnité de 75 000 euros pour les diverses prestations réalisées avant la signature du contrat, plus 50 000 euros par mois jusqu’à la fin de la campagne présidentielle. Malheureusement, neuf mois plus tard et malgré plusieurs relances, la société réclame au candidat du rassemblement démocratique centrafricain (RDC) la modique somme de 309 962 euros. Une procédure a été engagée devant le tribunal de grande instance d’Orléans qui avait rendu son verdict le 13 janvier 2017 condamnant monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba .

Contre toute attente, Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, représenté  par maître SANDO, avocat plaidant inscrit au barreau du Val-de-Marne, et par maître  Guerekobaya, avocat postulant inscrit au barreau d’Orléans, avait fait appel de son jugement. Malheureusement, trois mois plus tard, la cour d’appel d’Orléans avait confirmé la même sentence de la première instance, condamnant monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba à  payer plus de 309 962 euros, soit environ 200 millions de francs CFA  à la société de communication WP+, gérée par le franco-américain William Perkins. Malheureusement, depuis sa condamnation par la cour d’appel du tribunal de grande instance d’Orléans en avril 2017, le fils de l’ancien Président Kolingba ne fait plus de signes de vie à ses créanciers malgré qu’il s’est engagé à régler cette somme d’argent à l’intéressé.

Joint au téléphone par la rédaction du CNC depuis Bangui, Monsieur William Perkins, PDG de la société de communication WP+ dit vouloir saisir la justice centrafricaine

À Bangui, le fils de l’ancien Président Kolingba et son entourage n’ont pas voulu commenter l’affaire.

Il y ‘a lieu de rappeler que monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba venait de rentrer au pays la semaine dernière après avoir passé plusieurs semaines dans un centre hospitalier en France.

Mais la question à ce jour est de savoir s’il est éligible pour la présidentielle du 27 décembre 2020 ??

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

L’insécurité, préoccupation commune des candidats à la présidentielle au Burkina

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L’insécurité, préoccupation commune des candidats à la présidentielle au Burkina

Bangui ( République centrafricaine ) – La campagne électorale pour la présidentielle et les législatives du 22 novembre s’achève ce vendredi (20.11.2020) au Burkina Faso. Si cette campagne s’est déroulée sans incident, l’insécurité qui règne dans certaines parties du pays constitue la principale préoccupation des candidats .

Souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires, ces violences ont fait 1.200 morts et un million de déplacés. Des pans entiers du territoire sont inaccessibles./////////////.

Une lecture comparée des différents programmes de société confirme, sans surprise, que le défi sécuritaire reste le point qui revient le plus dans les prévisions des treize personnes désireuses de s’installer dans le palais de Kosyam. /////////////.

Unir et sécuriser les Burkinabè/////////////.

Dans les programmes exposés durant les meetings, la réconciliation nationale et surtout la sécurité sont les principaux thèmes évoqués par l’ensemble des candidats./////////////.

Cela est une évidence pour Siaka Coulibaly. L’analyste politique pense qu’il s’agit pour ces candidats, “de passer par la case de la cohésion sociale dans laquelle on retrouve la notion de réconciliation nationale. D’autres mettent l’accent sur la réorganisation de l’armée et des services de sécurité. Certains candidats vont jusqu’à proposer des négociations avec les groupes qui sont en rébellion”./////////////.

Négocier avec les groupes armés n’est pas une solution envisagée par le président sortant, candidat à sa propre succession Roch Marc Christian Kaboré . Celui-ci a annoncé une résistance “au prix du sang”./////////////.

Le chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, estime pour sa part que la négociation est possible./////////////.

Certains Burkinabè déplorent toutefois le fait qu’aucun candidat, à commencer par l’actuel président du Burkina Faso, n’ait battu campagne dans les zones en proie au terrorisme./////////////.

Le candidat aux législatives Saidou Maiga, proche du pouvoir et maire de Falagountou dans la région du Sahel, pense qu’il ne suffit pas d’aller battre campagne dans les milieux touchés par le terrorisme. “Ce qu’on attend d’un chef d’Etat”, explique-t-il, “ce n’est pas de prendre les armes pour se retrouver à toutes les frontières ou bien dans toutes les zones où les terroristes sévissent. Ce qu’on attend d’un parti au pouvoir, d’un exécutif, c’est de mettre les moyens à la disposition des FDS (forces de défense et de sécurité) et ça a été fait”, soutient Saidou Maiga./////////////.

L’ancien journaliste Do Pascal Sessouma se veut pacifiste. Dans son projet de société, il envisage de démilitariser le Burkina Faso et d’affecter le budget en armement à d’autres secteurs prioritaires de développement./////////////.

Au-delà des questions sécuritaires, d’autres points de convergences figurent dans les programmes des candidats. L’analyste Siaka Coulibaly relève par exemple que “les secteurs comme l’économie ou les secteurs du développement c’est-à-dire ceux qui sont généralement couverts par le gouvernement, sont aussi un point commun à tous les candidats ou chacun essaie d’apporter des idées et des propositions nouvelles pour améliorer l’existant”.

Avec DW français

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L’armée accuse le chef éthiopien de l’OMS de soutenir la région du Tigré

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L’armée accuse le chef éthiopien de l’OMS de soutenir la région du Tigré

Bangui ( République centrafricaine ) – Le chef d’état-major de l’armée éthiopienne a accusé jeudi le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, originaire du Tigré, de militer en faveur de cette région, dont les forces affrontent les troupes fédérales, et de tenter de lui obtenir des armes.

Dr Tedros “a oeuvré dans les pays voisins à condamner la guerre” que mène le gouvernement fédéral éthiopien aux autorités régionales du Tigré depuis le 4 novembre, “il a oeuvré pour leur obtenir des armes”, a affirmé le général Berhanu Jula dans une conférence de presse./////////////.

Le directeur de l’OMS n’a “négligé aucune piste” pour aider le Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF), parti qui dirige la région du Tigré et défie depuis plusieurs mois l’autorité du gouvernement fédéral./////////////.

“Ce type est lui-même membre de cette équipe” du TPLF, a accusé le général Berhanu en parlant de Dr Tedros, qui fut ministre de la Santé de 2005 à 2012, dans le gouvernement de Meles Zenawi, chef historique du TPLF, à l’époque tout puissant et détenteur de tous les leviers de pouvoir à Addis Abeba./////////////.

“Que peut-on attendre de lui? Nous ne nous attendons pas à ce qu’il se range du côté du peuple éthiopien et condamne” les autorités tigréennes, a-t-il ajouté./////////////.

Premier ministre depuis 2018 et prix Nobel de la paix l’année suivante, M. Abiy a lancé le 4 novembre une opération militaire au Tigré contre les forces du TPLF, qu’il accuse de chercher à déstabiliser le gouvernement fédéral et d’avoir attaqué deux bases militaires éthiopiennes dans la région, ce que nient les autorités régionales./////////////.

Aucun bilan précis de l’offensive militaire entrée dans sa troisième semaine et impliquant notamment des bombardements aériens n’est disponible, et la région est quasiment coupée du monde./////////////.

Mais les combats ont fait plusieurs centaines de morts et, selon le chef de la Commission soudanaise des réfugiés, ont contraint au moins 36.000 Ethiopiens à fuir au Soudan voisin.

Avec AFP/VOA

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