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RCA : Les Forces armées centrafricaines sensibilisées au Code de Justice militaire

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Cérémonie au sein du ministère de la défense centrafricain le 15 mai 2018 à l’occasion de la fin de formation logistique menée par le pilier éducation de l’EUTM-RCA. En présence de l’inspecteur général des forces armées, le général de division DOLLE-WAYA et le commandant de l’EUTM-RCA, le général Herminio Maio. La formation a eu lieu du 17 avril au 9 mai 2018 au profit des officiers et sous-officiers gestionnaires logistiques des forces armées centrafricaines.

 

 

Bangui (Corbeaunews)« Dura lex, sed lex », disaient les ancien romains. En République, la loi s’applique à tous et les Forces armées, fidèles à leurs nobles valeurs au service du peuple centrafricain, se doivent de montrer l’exemple.

 

Au court des multiples crises politico-militaires qui ont affecté la terre de Boganda, les groupes armés, les mercenaires étrangers ont multiplié les abus en tous genres, les crimes de toutes sortes en violation du Droit International Humanitaire (DIH). Combien d’atrocités commises par des tueurs sans morales ni principes ? C’est le respect du droit, autant que le sens du Devoir et de L’Honneur, qui distingue l’armée républicaine de ces criminels armés.

 

Le Ministère de la Défense a donc décidé de lancer cette semaine, avec le soutien de la Minusca, une campagne de sensibilisation de la troupe sur la Justice militaire, dans le cadre de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS). Le lieutenant-colonel MBETI-BANGUI, directeur de cabinet de Madame Marie-Noëlle KOYARA, Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée, a déclaré : « il est important que nos soldats sachent que pour telle infraction il y a telle peine, pour recadrer, pour éviter que les exactions se poursuivent contre la population. Dans le cadre des réformes entreprises pour une armée républicaine, pluriethnique et respectant les droits de l’homme, le creuset c’est le code de justice militaire que le gouvernement avec l’appui de la communauté internationale a pu mettre en place ».

 

Le renforcement des Forces armées de la République centrafriccaine passe par une haute exigence éthique qui fait la fierté des compatriotes. Avec l’aide des forces internationales, le temps groupes armés qui rançonnent le pays touche à sa fin, comme l’ont montré les récentes opérations menées dans la région de Zoukombo. A présent, comme dit l’adage, « le bourreau craint le gourdin. »

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : incident entre les combattants du FPRC à Bria.

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Des combattants du FPRC dans une rue de Bria. Credit photo : Moïse BANAFIO / CNC.

 

 

Bria (CNC) – Un combattant du FPRC a été grièvement blessé ce samedi 13 avril dans une altercation qui l’a opposé avec l’un de ses frères d’armes au quartier Bornou.

 

En effet, selon une source de la gendarmerie du FPRC contactée par CNC, l’incident qui s’est produit ce samedi vers 8 heures locales serait l’œuvre d’une mésentente entre les deux frères d’armes du mouvement.

D’après la même source, l’incident a eu lieu au quartier Bornou à majorité Goula lors du déchargement des marchandises sur des camions en provenance du Soudan.

Alors que ces cinq (5) camions soudanais commencent à faire leur déchargement vers 7 heures locales, deux combattants du FPRC, désignés par leur hiérarchie pour superviser ce déchargement, se sont présentés sur le lieu pour collecter dans un premier temps la taxe douanière du FPRC.

Malheureusement, après quelques minutes, les deux combattants affectés à la douane du FPRC se sont mis à discuter.

Le premier, de l’ethnie Goula, pointe son arme sur son frère de Rounga et tire à bout portant.

Blessée à la poitrine, la victime n’était pas morte sur-le-champ. Elle est évacuée très rapidement à la clinique du MSF pour des soins d’urgence.

Tandis que les autres combattants du FPRC, croyant à une attaque visant ses éléments, se sont précipités dans deux pick-up pour se rendre sur le lieu de l’incident.

Ils se sont arrêtés finalement sur le pont de la rivière Samba en tirant en l’aire quelques minutes avant de rebrousser chemin au centre-ville.

Cet incident, qui dure seulement quelques minutes, n’a aucunement impacté les activités dans la ville.

La victime, actuellement en urgence à la clinique du MSF, reprend petit à petit. Sa vie n’est plus en danger. Tandis que l’auteur de l’attaque, quant à lui, est arrêté par la gendarmerie du FPRC.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Bendounga et Beninga dans le viseur des soutiens de Touadera

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Monsieur Didatien Kossimatchi, porte-parole du groupe du soutien du Président Touadera. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (CNC) – Le dernier appel à manifester du Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC) par la voix de son porte-parole Paul Creusent Beninga a réveillé la colère des proches du Président Touadera qui sont montés au créneau pour tancer les leaders de l’opposition et de la société civile.

 

”Je préviens les agitateurs et pêcheurs en eau trouble qui cherchent par toutes les manières diaboliques de créer la zizanie et le désordre dans le pays, que toutes les dispositions sont prises pour les traquer jusque dans leur derniers retranchements”, a martelé , ce vendredi 12 avril, Blaise Didacien Kossimatchi, porte-parole des soutiens du Chef de l’État.

Ce dernier a mis à profit l’occasion pour argumenter que la gouvernance de Touadera va sur sur le droit chemin. ”Le président de la République a toujours prôné la politique de main tendue, ce qui a permis de ramener tous les fils du pays autour de la table. Toutefois, il n’a pas tergiversé quant au travail de la justice qui doit s’opposer à quiconque sera reconnu coupable de meurtre, viol, pillage, assassinat…” a-t-il poursuivi.

Notons que dans le dernier appel à manifester de la société civile, le GTSC demande aux Banguissois en particulier de participer à un mouvement géant de soulèvement populaire, le lundi 15 avril prochain. Ceci, pour protester contre la nomination des ”étrangers” dans le gouvernement Ngebada 2 et dans les cabinets de la Présidence de la République et de la Prématuré, et aussi d’exiger du gouvernement de l’eau qui est devenue denrée rare à Bangui.

Pour sa part, l’opposant Joseph Bendounga, Président du parti MDREC, qui est visé lui-aussi,  par la contre-attaque des soutiens de Touadera doit son mal à son audace politique de pouvoir porter plainte contre le Chef de l’État pour les mêmes motifs évoqués par le GTSC, et donc la ”violation de la constitution.

 

Le néocolonialisme culturel de la Russie en Centrafrique.

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Lycée Barthelemy Boganda de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi/CNC.

 

Bangui (CNC) – Les élèves du Lycée Barthélémy Boganda ont eu la surprise, le 05 avril dernier, de voir surgir dans leur établissment une délégation russe venue troubler la quiétude de leurs études. Dans quel but ? Un docte professeur d’histoire leur a vanté les beautés de la langue russe que les fils et les filles de Centrafrique pourrait bientôt apprendre dans tout le pays, aux dires de cet étrange trublion de la Volga. Sans oublier les bourses pour étudier en Russie qu’il s’est vanté de répandre à profusion.

 

Il ne leur a sans doute pas dit comment les rares étudiants africains étaient accueillis dans ce pays glacial où le racisme est monnaie courante. Combien de jeunes africains exilés agressés ou discriminés alors qu’ils croyaient venir dans une nation amie pour enrichir leur esprit et accroître leur savoir ? En réalité, les boursiers africains ne profitent guère de l’accueil d’un pays qui les rejette. Les jeunes centrafricains ne s’y trompent pas d’ailleurs et, lorsqu’ils en ont la possibilité, préfèrent toujours faire leurs études en Europe ou aux Etats-Unis.

 

Bien sûr, il est souhaitable que des jeunes centrafricains apprennent le russe, car la Russie est une grande puissance. Il nous faut des diplomates capables de traiter, en nation souveraine et indépendante, avec leurs homologues russes. Mais pourquoi privilégier spécialement cette langue ? Pourquoi pas le chinois ou l’arabe ?

 

Les jeunes centrafricains ont l’habitude, dès l’enfance, de penser, parler, s’exprimer tour à tour en deux langues, le français et le sango. Ils ont donc l’esprit particulièrement agile et apte à apprendre les langues étrangères. Mais le sango reste la langue de nos pères. Le français est un atout supplémentaire. Chacun sait que l’anglais est la langue des affaires, partout dans le monde. Quel est donc l’intérêt de d’orienter la jeunesse centrafricaine vers le russe ? L’auguste professeur moscovite nous donne la réponse. Les russes ont prévu de s’installer massivement dans notre pays. Ils n’ont pas l’intention d’apprendre notre culture, de connaître nos langues et craignent de manquer d’interprète pour communiquer avec les centrafricains. Ils pensent que c’est à nous de s’adapter à leur présence, comme si nous étions chez eux.

 

On a déjà raconté le traitement horrible que les Mercenaires russes infligent aux soldats des Forces armées centrafricaines qui commettent le crime de parler leur langue maternelle, au camp de Berengo. Les russe en profitent aussi pour soudoyer des journalistes serviles et entretiennent à grands frais une radio Lengo Songo pour mieux prêcher leur bonne parole. Mais le centrafricain est un drôle de paroissien qui ne se laisse pas faire !

 

En fait, ce plan d’imposer sa culture à un peuple que l’on souhaite soumettre porte un nom que l’Afrique connaît trop bien : le néocolonialisme.

 

Du contrôle de la sécurité nationale au pillage des ressources minières sous couvert d’entreprises mafieuses bien connues, en passant par le projet d’imposer leur culture, les russes se dispersent tous azimuthes. « Qui trop embrasse, mal étreint », dit l’adage, et les intentions néocolonialistes de nos soi-disant amis russes commencent vraiment à se voir.

Qui vivra, verra.

 

 

Migrations africaines : une opportunité, pas une crise, ont souligné les débats de la Fondation Mo Ibrahim ce week-end

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Traversée des immigrés africains vers l’Europe.
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ABIDJAN, le 8 avril 2019 – Le Forum annuel de l’Ibrahim Governance Week-end 2019, qui vient de se tenir à Abidjan du 5 au 7 avril, a débattu des questions liées aux flux migratoires, aux jeunes et à l’emploi en Afrique. Le message qui s’en dégage souligne l’urgence d’une vision renouvelée des migrations africaines, à l’heure où des informations incomplètes ou déformées conduisent à des politiques inadéquates. Alors que les migrations africaines constituent une opportunité, pour l’Afrique comme pour le monde, le sujet continue pourtant de susciter des réactions émotionnelles et demeure mal appréhendé, donc mal géré.

Poussées par la recherche d’emploi et de perspectives économiques, la plupart des migrations africaines commencent et s’achèvent sur le continent. Les pays africains de destination les accueillent volontiers, et nombreux même sont ceux qui souhaitent voir augmenter le niveau d’immigration. Ceux qui migrent au-delà du continent sont peu nombreux : 14 % du nombre total de migrants dans le monde, soit un chiffre bien inférieur aux 41 % et 24 % pour l’Asie et l’Europe.

 

Mo Ibrahim, président de la Fondation Mo Ibrahim, a déclaré : « En Afrique comme partout ailleurs dans le monde, les migrations sont bien davantage le fruit de l’espoir que du désespoir. Les Africains qui quittent leur pays natal souhaitent avoir la chance de trouver un emploi et de contribuer au développement de leur pays d’accueil. Les gouvernements africains devraient ouvrir leurs portes aux migrants tout en garantissant à leurs propres concitoyens l’éducation et les perspectives qu’ils méritent. Il est urgent d’agir avant qu’il ne soit trop tard pour nos jeunes. »

Le Forum Ibrahim réunit une coalition puissante de dirigeants d’horizons divers, public et prive, en priorité africains, pour débattre d’un enjeu crucial pour l’avenir du continent. Le thème du Forum 2019 portait sur « La jeunesse africaine : migration faute d’emplois ? ». Consciente du rôle prépondérant de la jeunesse, la Fondation a réuni comme d’habitude la veille du débat le Now Generation Forum, rassemblant environ 80 jeunes leaders issus de 35 pays du continent, afin que leurs recommandations alimentent la discussion du lendemain.

La première session du Forum Ibrahim, intitulée Réalités des migrations africaines, a notamment rappelé combien, loin d’être un phénomène récent, les dynamiques migratoires façonnent depuis des siècles l’histoire des peuples et des nations, et constituent un facteur essentiel de développement.

Vera Songwe, Secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, a souligné le poids du manque de perspectives économiques dans la décision des Africains de quitter leur pays d’origine. « Le débat sur les migrations est essentiellement un débat sur la gouvernance et sur ce que nos dirigeants doivent faire pour que les Africains ne quittent pas le continent. 80 % des migrants africains justifient leur décision par le manque d’emplois et un environnement défavorable en termes de perspectives économiques »

Lors de la deuxième session, intitulée Une jeunesse explosive confrontée à une croissance sans emplois, les intervenants ont abordé les défis actuels et les perspectives du marché du travail en Afrique, soulignant notamment le potentiel inexploité de l’agriculture, les changements inévitables provoques par la quatrième révolution industrielle, et la nécessité de s’y adapter.

Abdourahmane Cissé, Ministre du Pétrole, de l’Énergie et des Énergies renouvelables de Côte d’Ivoire, a évoqué les efforts déployés par son pays pour fournir des perspectives économiques à la jeune génération. « L’innovation est évidemment la clé. Mais si vous voulez pousser les gens à innover, vous devez leur assurer un accès aux ressources nécessaires, en particulier aux technologies de l’information. En Côte d’Ivoire, nous concentrons nos efforts sur la formation professionnelle et sur les compétences techniques. Nous investissons pour promouvoir l’accès au premier emploi, notamment par des incitations fiscales a la création de stages et au recrutement de jeunes diplômés. Il est indispensable que davantage de jeunes s’engagent en politique et participent aux débats qui concernent leur avenir immédiat. »

Pour Hailemariam Desalegn Boshe, ancien Premier ministre de l’Éthiopie : « Notre jeunesse est profondément insatisfaite. Les jeunes se sentent économiquement, politiquement et socialement marginalisés. Tant les dirigeants africains que la société civile doivent impérativement adresser ce sujet de toute urgence. Définissons clairement les compétences et les talents dont nos jeunes ont réellement besoin, et concentrons-nous sur ce qui est effectivement requis par la situation économique actuelle en Afrique »

Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement, a pour sa part insisté sur l’importance d’impliquer davantage la jeunesse africaine dans le secteur agricole : « Nous évoquons constamment le grand potentiel de notre continent. Mais le potentiel ne nourrit pas les ventres. Il nous revient de prendre la main sur cet actif considérable que constitue notre jeunesse, pour la transformer en puissance économique effective. Il en va de notre intérêt et de celui du monde entier. Il faut amener notre jeunesse dans le secteur agricole et créer une classe nouvelle d’agri-preneurs. »

Natasha Kimani, responsable des Programmes chez Well Told Story et représentante du Now Generation Forum, a plaide pour un changement d’approche. « Il faut changer à la fois la façon de parler de la jeunesse et la façon de leur parler. Au lieu de prétendre savoir de quoi ils ont besoin, pourquoi ne pas le leur demander ? Et nous les jeunes, si nous voulons avancer, demandons des comptes à nos gouvernements. Mettons-les sur le gril, posons-leur des questions qui dérangent. N’ayons pas peur de challenger leur autorité et de réclamer ce à quoi nous avons droit. Car plus on demande, plus on reçoit ! »

Dans la troisième session, Gérer le processus : Renforcer la mobilité, actualiser les compétences, partager les responsabilités, les participants ont examiné comment améliorer et renforcer les conditions de mobilité, tant géographique que professionnelle et éducative, tout en veillant à ne laisser personne sur le bord du chemin.

Arancha González, directrice exécutive du Centre du commerce international, a déclaré : « Les pays où la mobilité fonctionne sont ceux ayant mis en place des systèmes de gestion de la mobilité, afin que celle-ci ne soit pas uniquement dictée par les dynamiques de marché. Nous devons reconnaître la diversité des migrants, que ce soit leurs affinités religieuses et culturelles, leur couleur ou leur orientation sexuelle. Tous ces aspects doivent être pris en compte et gérés. La mobilité apporte de la diversité, et la diversité est synonyme de force. »

Festus Mogae, ancien président du Botswana et lauréat du Prix Ibrahim 2008, a souligné le rôle –clé d’un leadership responsable dans la gestion des migrations. « Les dirigeants et les gouvernements africains doivent faire des pieds et des mains pour faire mesurer à leurs concitoyens que les migrants représentent bien souvent un bénéfice pour le pays d’accueil, et corriger cette idée fausse selon laquelle les migrants accaparent les emplois locaux. »

Oumar Seydidirecteur pour l’Afrique de la Fondation Bill et Melinda Gates, a clôturé la séance en mettant en lumière les enjeux de la croissance démographique. « Le problème majeur, et dont personne n’ose parler, réside dans la planification familiale. En analysant les données, on s’aperçoit que les pays affichant la plus forte croissance démographique sont également les plus pauvres. D’après notre expérience, l’investissement en faveur de la planification familiale constitue l’un des meilleurs moyens de briser le cercle de la pauvreté. Les femmes peuvent ainsi planifier leur avenir et atteindre leur plein potentiel. »

L’Ibrahim Governance Week-end 2019 s’est ouvert avec la Cérémonie du leadership, au cours de laquelle un hommage spécial a été rendu à Kofi Annan, pour célébrer son héritage et le modèle de leadership qu’il continue d’incarner. Sont intervenus à ce titre : Mo Ibrahim, président de la Fondation Mo Ibrahim ; S. E. Amina J. Mohammed, vice-secrétaire générale des Nations Unies ; Kojo Annan ; Mark Malloch-Brown, ancien vice-secrétaire général des Nations Unies ; et Bono (U2).

S’adressant à plus de 1 200 invités, S.E. le Président Alassane Ouattara a déclaré : « Kofi Annan était plus qu’un ami pour la Côte d’Ivoire. Il était le fils de notre pays et le frère qui a partagé nos souffrances. Le nom de Kofi Annan est indissociable du retour de la paix et de la sécurité dans notre pays. Kofi Annan était déterminé à ne pas laisser notre pays sombrer et n’a pas hésité à user pour cela de toute l’autorité des Nations Unies et de son don hors du commun pour la négociation. Notre nation lui doit beaucoup. »

Le week-end s’est achevé par un concert organisé au Palais de la Culture, au cours duquel se sont produits notamment Fally Ipupa, Youssou N’Dour, Serge Beynaud et Safarel Obiang.

Le Forum Ibrahim a examiné les conclusions du rapport du Forum Ibrahim 2019, notamment :

·        En 2017, le nombre total de migrants représentait 3,4 % de la population mondiale, à peine plus qu’en 1990 (2,9 %).

·        En 2017, le nombre de migrants africains représentait 2,9 % de la population du continent.

·        En 2017, les migrants africains représentaient environ 14 % du nombre total de migrants dans le monde, soit une proportion bien inférieure à celle enregistrée en Asie et en Europe (41 % et 24 % respectivement)

·        Les dix plus gros flux migratoires du continent africain en 2017 représentaient moins que le seul flux migratoire entre le Mexique et les États-Unis.

·         L’Afrique accueille une part croissante de la population mondiale de migrants (+ 67 % depuis 2000).

·        Le Rwanda est le troisième pays le plus accueillant du monde à l’égard des migrants. L’Égypte est le pays africain le plus fermé aux migrants.

·        Plus de 70 % des migrants d’Afrique subsaharienne restent au sein du continent africain.

·        L’Afrique du Sud est le pays africain accueillant le plus grand nombre de migrants du continent, devant la Côte d’Ivoire et l’Ouganda.

·        Près de 80 % des migrants africains sont mus par l’espoir de meilleures perspectives économiques ou sociales.

·        Les migrants dépensent environ 85 % de leurs revenus dans leur pays d’accueil.

·        La contribution des migrants aux PIB locaux est estimée à 19 % en Côte d’Ivoire, 13 % au Rwanda et 9 % en Afrique du Sud.

·        L’insécurité n’est pas un facteur déterminant des migrations africaines : en 2017, seuls 20 % environ des migrants africains étaient des réfugiés.

·        Près de 90 % des réfugiés africains restent sur le continent.

·        L’Italie, l’Allemagne et la France réunies accueillent moins de 4 % des réfugiés africains.

·        Environ 60 % de la population africaine actuelle a moins de 25 ans, et plus d’un tiers a entre 15 et 34 ans.

·        D’ici 2100, la population jeune devrait augmenter de 181,4 % en Afrique, tandis qu’elle diminuera de 21,4 % en Europe et de 27,7 % en Asie.

·        En Afrique subsaharienne, seule la moitié des jeunes en âge de suivre le premier cycle d’enseignement secondaire est scolarisée.

·        L’adéquation entre la formation des jeunes et les compétences requises par les employeurs est en moyenne inférieure en Afrique par rapport au reste du monde.

·        La jeunesse africaine considère de loin le chômage comme son problème le plus important.

·        En Afrique du Sud, en Égypte, au Ghana, au Maroc et au Nigéria, 75 % ou plus des jeunes pensent que leurs gouvernements ne s’intéressent pas à leurs besoins.

Pour plus d’informations, veuillez contacter soit Zainab Umar par courriel à l’adresse umar.z@moibrahimfoundation.org, ou par téléphone au +44 (0) 207 535 5087, soit l’équipe médias à l’adresse mifmedia@portland-communications.com.

 

CENTRAFRIQUE : SI LA PAIX N’A PAS DE PRIX, MAIS COMBIEN VAUT LE POUVOIR DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ?

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui (CNC) – Depuis l’accession du Président de la république à la magistrature suprême de l’Etat et le retour à l’ordre constitutionnel, la priorité de la population meurtrie a toujours été la sécurité, la paix.

 

La paix par définition est un concept vague, ambigu, simple et à la fois complexe. Elle se définit ainsi comme une absence de guerre, de conflit et de violence.

La compréhension de cette notion suppose systématiquement un état de quiétude, de calme, de concorde et d’entente sociale. Cette notion qui se substitue au projet de société ou programme politique du président de la république est prononcée à tort ou à raison par les autorités établies sans pour autant créer les réelles conditions de la paix.

 

Il est urgent de rappeler avant toute confusion que la paix ne peut se construire sans supprimer les causes réelles de la guerre ou en niant les droits fondamentaux de l’autre à exister car ces derniers placés dans les mêmes circonstances de temps et de lieu produisent les mêmes effets. La paix en l’absence de réconciliation, de justice, de réparation de préjudices subis par les victimes, l’absence de la réinsertion et de la reconversion des armements relèverait de l’utopie caractérisée et de la démagogie politique.

 

Au nom de la paix, considérée comme condition sine qua none d’une éventuelle réélection aux prochaines échéances électorales, le Président de la république démocratiquement élu s’est délibérément engagé à violé impunément les dispositions de la constitution du 30 mars 2016 sur laquelle il a solennellement prêté serment.

On note d’abord la violation du serment et des dispositions de article 60 de la constitution avec les effets conjugués de la destitution programmée du président de l’assemblée nationale pour faciliter la braderie des ressources naturelles, halieutiques et minières, ensuite vint le tour de la violation de l’article 28 de la constitution qui autorise l’entrée de chefs rebelles dans le gouvernement et aux plus hautes fonctions de l’Etat.

 

A ce propos et pour confirmer la thèse que « l’exécutif tient le judiciaire » pour empêcher la justice d’être impartiale, le conseil d’état et la cour constitutionnelle ont refusé de dire le droit et ont rejeté les deux recours d’un célèbre et téméraire opposant politique pour des motifs fantaisistes.

 

Par ailleurs, Au moment où le massacre de la population civile de Zangba est passé inaperçu, il a suffit qu’une simple et folle rumeur de coup d’état pour ériger la capitale centrafricaine et le palais présidentiel en une forteresse digne d’un état d’urgence qui restreint sensiblement les libertés fondamentales et tout cela pour protéger le pouvoir du Président de la république.

Intrigué que ces forces de défense et de sécurité qui ne protègent que le pouvoir du président au lieu de protéger le peuple, le citoyen lambda s’interroge :

Combien vaut le pouvoir du Président de la république sur le marché ? Pourquoi le Président de la république ne renonce t-il pas à son pouvoir pour incompétence et haute trahison au lieu de tout brader au nom d’une hypothétique paix ? N’avait-il pas d’autres formules crédibles que d’accepter toutes les caprices abusives des groupes armés au détriment des intérêts du peuple ? La paix recherchée à tout prix repose t-elle sur la crainte de la guerre ou sur l’envie excessive et abusive d’une éventuelle réélection ?

En pensant abusivement à sa réélection, quelle est la place des victimes dans cette grande braderie du siècle ?

Enfin, pourquoi le Président de la république a partagé avec les groupes armés le pouvoir confié souverainement par le peuple sans l’avis de ce dernier ? Fort de ce qui précède, on remarque de façon notoire que le peuple n’est nullement une préoccupation prioritaire pour nos autorités car au problème sécuritaire s’ajoutent l’inflation, la rareté de l’électricité et de l’eau avec la transhumance devenue virale des bidons jaunes dans la capitale centrafricaine.

 

Logiquement, après la lecture du tableau synoptique de gouvernance où tous les voyants lumineux sont rouges, le président de la république ( pour des raisons d’honneur politique ) ne devrait pas se représenter aux prochaines échéances électorales pour absence de résultats à l’instar du précédent président français.

 

En tout état de cause, en dépit de toutes manipulations politiques et de confiscation du pouvoir, le peuple maltraité saura prendre ses responsabilités au moment opportun car le syndrome de la rue qui a emporté récemment les dictatures algérienne et soudanaise confirme que le pouvoir appartient au peuple et c’est lui seul qui pourra définir le prix du pouvoir du Président de la république.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 12 avril 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Centrafrique : Lancement de la campagne nationale de sensibilisation sur le code de justice militaire à Bangui

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La cérémonie de lancement de la campagne sur le projet de vulgarisation du code de justice militaire en République Centrafricaine a eu lieu ce lundi dernier au bataillon de Service et de Soutien (BSS), en présence du Directeur de Cabinet, représentant la ministre de la Défense Nationale et le Chef de la Section de la Justice militaire de la Minusca.

Cette campagne nationale de vulgarisation sur le code de justice militaire soutenue par la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la stabilité en Centrafrique durera une semaine dont la première étape se tiendra à Bangui et la seconde dans l’arrière-pays en vue de sensibiliser les membres des Forces de Défense et de déployés dans les régions.

Kenneth Gluck, Chef de la Section de la Justice militaire de la MINUSCA, affirme que cette campagne mérite d’informer et d’édifier les justiciables sur le code justice militaire, « La campagne elle-même a le mérite d’informer, de discuter et d’édifier les justiciables sur le code justice militaire en mettant en exergue l’organisation et le fonctionnement de la justice militaire, les infractions militaires et des peines applicables en lien avec la vision du gouvernement de transformer le secteur de la sécurité de la sécurité en un secteur efficace responsable, professionnel, soumis à la règle de droit et de respectueux des droits de l’homme et du genre », a précisé Kenneth Gluck.

Quant au Lieutenant-Colonel, Directeur de Cabinet et représentant de Ministre de la défense, Arcadius Mbétibangui, qui explique que cette campagne a pour but de répondre aux attentes du peuple centrafricain. Mais selon lui, de barrer la route à l’impunité et aspirer une justice crédible.

« En nous remémorant des conséquences de l’impunité dans notre entourage et notre pays en général marquées par la violence et les multiples crises connues de tous, nous devons concevoir et bâtir une armée républicaine, démocratique, à l’image de la diversité du pays, pour protéger la nation et le peuple dans la justice », a indiqué le Directeur de Cabinet de la ministre de la défense.

Cette campagne nationale de sensibilisation sur le code de justice militaire a vu le jour après qu’un atelier de formation des formateurs sur le code de justice militaire du 26 au 28 juin 2018 qui a permis de mettre en place une équipe de formateurs issus des institutions de sécurité, entre autres la Défense Nationale, la Gendarmerie, la Police, les Douanes, les Eaux et forêt.

Il est à noter que ce projet du code de justice militaire a été voté par les députés de la nation au mois de Mars 2017. Ulrich Mamelenya

 

Centrafrique : affaire des rebelles du FDPC capturés à Zoukombo, un mensonge d’État ?

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Des prétendus rebelles du FDPC d’Abdoulaye Miskine arrêtés par la Minusca au village Zoukombo.

 

 

Bangui (CNC) – présentés à la presse le mercredi 10 avril dernier en présence du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, près d’une dizaine des prétendus rebelles du FDPC devraient être déférés à la prison centrale de Ngarangba dans les prochains jours selon le chef du gouvernement. Le problème, ces jeunes prétendus rebelles ne sont pas tous des combattants armés, selon une source indépendante.

 

Exposés devant les cameras de la presse comme des jeunes venus de l’extrême nord de la République centrafricaine, notamment de Kabo,Batangafo et de moyenne Sido pour créer de trouble dans le village Zoukombo, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA voudrait tout simplement faire croire au monde que le blocus du corridor Bouar-Béloko par les hommes du FDPC d’Abdoulaye Miskine serait l’œuvre des puissances étrangères venues du Congo-Brazzaville.

Une déclaration qualifiée de mensonge politique par certains observateurs nationaux, car, selon eux, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, étant directeur de cabinet de l’ancien Président du Conseil national de transition Alexandre Ferdinand Nguendet entre 2014 – 2016, était bien au courant du cantonnement des rebelles du FDPC au sein des bâtiments de l’école primaire de Zoukombo. Et ce, dans le cadre du projet de désarmement des groupes armés initié par l’ancienne Présidente de transition Catherine Samba-Panza.

Ces rebelles, abandonnés à leur triste sort depuis 2016, ont dû travailler comme aide-cultivateur chez les paysans pour avoir de quoi à survie.

En 2016 et 2017, ils ont érigé des barricades sur le corridor Bouar-Béloko à deux reprises pour attirer l’attention du gouvernement sur leur triste sort, mais rien à a été fait pour les aider.

Aujourd’hui, si l’État centrafricain, par la voix du chef du gouvernement Firmin NGRÉBADA déclare que la présence des rebelles du FDPC dans le village de Zoukombo serait de perturber le pays, les Centrafricains ne peuvent que se demander pour quelle raison le pouvoir de Bangui tient de tels propos en public.

Plus étonnant de tout ça, au moins 3 jeunes présentés devant la camera de la presse ce mercfedi dernier ne sont pas des rebelles du FDPC. Ils sont reconnus comme des petits commerçants de Zoukombo capturés par la Minusca et non les FACA.

Il y’a de quoi à se poser des questions sur la réelle motivation du gouvernement en ce moment.

 

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : le langage de paix du général d’armée autoproclamé Ali Darassa.

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Le général d’armée Ali Darassa de l’UPC

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’UPC

 

L’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) par la voix de son Coordinateur Militaire et Chef d’État-Major, le Général d’Armée, Ali DARASSA rappelle que l’UPC s’est engagée librement en faveur de l’Accord de Paix et de Réconciliation, négocié à Khartoum et signé à Bangui le 06 février 2019.

Dans le même état d’esprit de réconciliation et de cohésion sociale, l’UPC a œuvré à la libre circulation des biens et des personnes de Pombolo à Alindao. Fidèle à ses engagements, l’UPC a décidé unilatéralement de lancer une campagne interne d’information et d’explication auprès de ses membres afin d’étendre ces mesures et de lever dans sa zone de contrôle toutes les barrières dont la responsabilité lui incombe.

Ainsi, l’UPC va lever progressivement lesdites barrières et les collectes désormais illégales de taxes sur l’ensemble des axes qui traversent la zone actuellement sous son contrôle. De même, en attendant les formations et la mise en place des différentes structures auxquelles ils seront associés, les membres de l’UPC s’assureront que la libre circulation des biens et des personnes se fera en sécurité.

À ce titre, l’UPC dénonce avec la plus grande fermeté les récentes attaques menées par les Anti Balaka (Assassinat du Maire de Bianga en sous-préfecture de Kouango le 06 mars ; attaque du village de Zangba en Basse Kotto le 15 mars ; assassinat de 3 Peuls en Haute Kotto le 30 mars ; assassinat de 15 Peuls en sous-préfecture de Sibut le 06 avril). L’UPC dénonce également avec force, les accusations faite à son encontre par une certaine presse hostile à la mise en œuvre des accords et met en garde les ennemis de la Paix qui, par leurs actions, tentent de déstabiliser le rétablissement de celle-ci.

Consciente que la mise en œuvre des mesures préconisées par l’Accord de Paix et de Réconciliation, va devoir être accompagnée d’une communication adaptée qui va vraisemblablement exiger du temps, l’UPC par la voix de son coordinateur militaire et chef d’État-major, le général d’Armée, Ali DARASSA prend à témoin les observateurs de la communauté nationale et internationale, ainsi que les garants de l’Union Africaine, et souligne sa bonne volonté à respecter les engagements signés.

Appelant de leurs vœux la restauration de l’autorité d’un État inclusif et juste sur l’ensemble du territoire Centrafricain, les membres de l’UPC confirment l’importance que revêt le retour à une Paix durable dans la capitale provinciale et deuxième ville du pays, Bambari en dénonçant toutes provocations de nature à mettre en péril ce retour à la Paix.

L’UPC lance un appel à tous les protagonistes nationaux ayant signé l’Accord de Paix du 06 février 2019, et les enjoint à suivre les préconisations applaudies par l’ensemble des observateurs internationaux et garanties par nos pairs de l’Union Africaine.

Vive la Centrafrique apaisée, vive la Paix.

 

 

Fait à Alindao, le 10 Avril 2019

 

 

Soudan: l’armée renverse Béchir après des semaines de contestation

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L’ancien Président soudanais El-Béchir

 

 

Le président Omar el-Béchir, qui dirigeait le Soudan d’une main de fer depuis 30 ans, a été renversé jeudi par un coup d’Etat de l’armée, dans le sillage d’un soulèvement populaire, et a été remplacé par un « conseil militaire de transition » pour deux ans.Alors que des scènes de liesse avaient précédé l’annonce du départ de M. Béchir, les meneurs du mouvement de contestation ont rejeté la mise en place d’instances militaires de transition, et appelé à la poursuite des manifestations.

 

De telles protestations, qui ont désormais lieu de jour comme de nuit, font peser le risque de violences alors que les nouvelles autorités militaires ont aussi annoncé jeudi un couvre-feu nocturne.

 

»J’annonce, en tant que ministre de la Défense, la chute du régime et le placement en détention dans un lieu sûr de son chef » (Omar el-Béchir, ndlr), a déclaré dans une annonce à la télévision d’Etat Awad Ahmed Benawf, après une attente de plusieurs heures.

 

Tout au long de la matinée, une immense foule de Soudanais s’était en effet rassemblée dans le centre de la capitale soudanaise, anticipant l’annonce de la destitution du président honni, âgé de 75 ans et au pouvoir depuis un coup d’Etat en 1989. »

 

Le régime est tombé, le régime est tombé! », avaient scandé, en brandissant des drapeaux soudanais, ces milliers de manifestants qui campent depuis samedi devant le QG des forces militaires.

Mais après l’annonce, la joie est finalement retombée. »Les gens ne veulent pas d’un conseil militaire de transition » a déclaré dans un tweet Alaa Salah, l’étudiante devenue depuis quelques jours « l’icône » du mouvement. « Nous voulons un conseil civil pour mener la transition », a-t-elle ajouté. »Nous ne partons pas. Nous ne partons pas », scandent aussi des manifestants de Khartoum. « Nous ne quitterons pas le site jusqu’à ce que nous emportions la victoire », pouvait-on lire sur une banderole. »Beaucoup de gens étaient venus en famille croyant qu’ils allaient pouvoir faire la fête (…), mais la plupart repartent désormais.

 

Je sens leur déception », a confié un témoin.En plein marasme économique, le Soudan est le théâtre depuis décembre de manifestations déclenchées par la décision de tripler le prix du pain. La contestation s’est vite transformée en un mouvement réclamant la « chute » de M. Béchir, qui fait par ailleurs depuis des années l’objet de poursuites internationales.Depuis samedi, des milliers de manifestants réclamaient sans discontinuer, devant le QG de l’armée, le soutien des militaires.

 

La TV nationale a interrompu jeudi à l’aube ses programmes pour faire état d’une « importante annonce des forces armées sous peu ». Elle est finalement intervenue en cours d’après-midi, après des rumeurs de démission.-

 

Couvre-feu -Outre la destitution du président, le ministre de la Défense a annoncé la mise en place d’un « conseil militaire de transition » pour succéder à Omar el-Béchir pour une durée de deux ans.L’espace aérien a été fermé pour 24 heures et les frontières terrestres jusqu’à nouvel ordre, a-t-il ajouté.

 

Un couvre-feu d’un mois a en outre été décrété de 22H00 (20H00 GMT) à 04H00 (02H00 GMT) à travers le pays.Un cessez-le-feu a aussi été annoncé à travers le pays, notamment dans les Etats en proie aux rébellions comme le Darfour (ouest).

 

En 2009 lla Cour pénale internationale (CPI), basée à La Haye, a lancé un mandat d’arrêt contre Omar el-Béchir pour « crimes de guerre » et « contre l’humanité » au Darfour, avant d’ajouter en 2010 l’accusation de « génocide ».

 

Débuté en 2003, le conflit au Darfour a fait plus de 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés, selon l’ONU. Le niveau de violence a toutefois largement diminué ces dernières années.Si les meneurs de la contestation ont obtenu jeudi gain de cause –le départ d’Omar el-Béchir–, ils ont en revanche rejeté la décision de l’armée de créer un « conseil militaire » pour mener une transition qui s’annonce particulièrement longue: deux ans. »Le régime a mené un coup d’Etat militaire en présentant encore les mêmes visages (…) contre lesquels notre peuple s’est élevé », a réagi dans un communiqué l’Alliance pour la liberté et le changement. »

 

Nous appelons notre peuple à continuer son sit-in devant le QG de l’armée et à travers le pays ».Premier pays à réagir, l’Egypte voisine, où l’armée avait également éjecté Hosni Moubarak du pouvoir en 2011 sous la pression de la rue, s’est dit « confiante dans la capacité du peuple et de son armée » à gérer la transition.Peu avant l’annonce du ministre de la Défense, le puissant service de renseignement au Soudan (NISS), fer de lance de la répression des manifestations, avait fait état de la libération de tous les prisonniers politiques du pays.- « Pacifique, pacifique, pacifique » -Le centre de la capitale, au sud du QG, a au gré de la matinée été envahi par une foule joyeuse immense, selon un journaliste de l’AFP.

 

Les manifestants se prenaient dans les bras, brandissaient des drapeaux soudanais et échangeaient des friandises.Pour le sixième jour consécutif, des milliers de manifestants déterminés étaient eux rassemblés devant le siège de l’armée, qui abrite aussi le ministère de la Défense et la résidence officielle du président.Des femmes regroupées devant ce site lançaient des youyous et scandaient des slogans anti-Béchir.Des foules étaient aussi rassemblées dans les villes de Madani, Gadaref, Port-Soudan, Al-Obeid et Kassala, brandissant des drapeaux soudanais.A Khartoum, l’Alliance pour la liberté et le changement a appelé en cours de journée la population à « ne pas attaquer quiconque ou les biens gouvernementaux et privés ». »

 

Quiconque fera ça sera puni par la loi. Notre révolution est pacifique, pacifique, pacifique », a-t-elle martelé dans un communiqué.Des manifestants ont mené un raid dans un bâtiment du NISS à Kassala (est), selon des témoins. L’un d’eux a indiqué à l’AFP par téléphone que le raid était survenu après le refus d’officiers de relâcher des prisonniers détenus là-bas.

 

Une attaque similaire a été menée à Port-Soudan (est) par des manifestants antirégime, selon des témoins. – « Assez » -Depuis samedi, les manifestants avaient essuyé à plusieurs reprises les assauts du NISS, qui a tenté en vain de les disperser à coups de gaz lacrymogène, selon les organisateurs du rassemblement.Mardi, 11 personnes dont six membres des forces de sécurité ont été tuées lors de manifestations à Khartoum, a rapporté mercredi le porte-parole du gouvernement Hassan Ismail.

 

En tout, 49 personnes sont mortes dans des violences liées aux manifestations depuis que ces rassemblements ont débuté en décembre, de sources officielles.L’étincelle de la contestation a été la décision du gouvernement de tripler le prix du pain le 19 décembre. Le président a tenté de réprimer la contestation par la force, puis a instauré le 22 février l’état d’urgence à l’échelle nationale.

 

Mercredi, Washington avait exhorté le pouvoir « à respecter les droits de tous les Soudanais à exprimer leurs doléances pacifiquement ».

 

Avec AFP

Madagascar : la BBC accuse la Russie de manipulation d’élection

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Madagascar est l’un des pays les plus pauvres d’Afrique, avec environ 80% de ses 25 millions d’habitants vivant avec moins de 2 dollars par jour. Les 7 Novembre et 19 Décembre derniers, l’île organisait des élections présidentielles qui assurèrent une transition au pouvoir. Une enquête de la BBC présentée ce jour tend à mettre en évidence les manipulations financières de la Russie dans ces élections présidentielles.

Préserver ses intérêts à tous prix

Madagascar est premier producteur mondial de vanille et détenteur de gisements majeurs de nickel, de cobalt et d’uranium ; une pièce importante dans les enjeux géopolitiques  d’hégémonie et de leadership mondial. La Russie, dans une volonté affichée de diversifier ses ressources en matières premières et de concurrencer économiquement la Chine et  le États unis dans les pays ‘’en voie de développement’’. Aussi dans leur « course folle pour l’Afrique » révèle la BBC, Les spin-docteurs, et autres conseillers en communication  russes auraient tenté de manipuler les élections présidentielles de l’île de Madagascar l’année dernière.

Des accusations d’ingérence, qui arriveraient après le scandale de l’implication présumée de Mercenaires russes en République centrafricaine, au Soudan et en Libye et que le Kremlin nierait. Ce lundi l’organe de presse britannique, révélait qu’à la suite d’un série d’enquêtes , il serait ressorti, qu’au moins six candidats avaient reçu des aides financières conséquentes de la part de Russes avant les élections présidentielles de l’année dernière à Madagascar, une volonté de s’assurer les bonnes du futur président quel que soit le vainqueur.

Le ‘’Chef’’ du Kremlin se met aux ‘’fourneaux’’

Selon l’agence de presse, ce serait Evgeny Prigozhin, 57 ans, appelé ‘’le Chef’’ à cause de ses contrats lucratifs de restauration au Kremlin qui se chargea de piloter les négociations. Alors qu’il arrivait en mars 2018 sur l’île en pour des entretiens avec le président de l’époque, Hery Rajaonarimampianina, des agents à  Prigozhin déguisés en “touristes” auraient déjà approché, dans le cadre d’une “opération systématique et coordonnée”, au moins six des 35 candidats aux présidentielles malgaches leur offrant de les aider financièrement rapportait BBC Africa. Plusieurs candidats interviewés par la chaîne d’information ayant accepté de  parler ouvertement des offres russes.

Un candidat, Jean-Omer Beriziky, déclarait en substance avoir été approché par les russes, lui demandant s’il était prêt, s’il était élu à « ouvrir la diplomatie malgache à d’autres horizons » en échange de près de 2 millions de dollars. Des allégations d’ingérence politique corroborer par une autre agence de presse qui citant un ancien ministre mauricien des Affaires étrangères et expert des territoires de l’océan Indien à l’automne dernier, attestait que la Russie aurait en effet intimement tenté d’influencer le résultat des urnes.

 

Avec la nouvelle tribune

Congo : biens mal acquis, Claudia Sassou a acheté un bien immobilier dans le complexe résidentiel et hôtelier New Yorkais

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Le Président congolais Dénis Sassou-Nguésso de Brazzaville.

 

 

La fille du dirigeant kleptocrate du Congo Brazzaville a utilisé des millions de dollars provenant de fonds publics apparemment volés pour acheter un appartement de luxe dans le complexe résidentiel et hôtelier New Yorkais de Trump (Trump International Hotel and Tower), une nouvelle enquête menée par Global Witness dévoile. La Trump Organization a négocié l’achat de l’appartement et en a profité.

Lisez ici le compte rendu complet de l’enquête sur « Le Condo de Luxe Trump ».

Le 10 avril 2019, Washington, D.C. Claudia Sassou-Nguesso, fille du président de la république du Congo, a acheté un appartement de luxe à New York dans le gratte-ciel résidentiel et hôtelier de Trump (Trump International Hotel and Tower) au moyen de fonds apparemment dérobés au trésor public, une nouvelle enquête publiée aujourd’hui par Global Witness révèle. Son homme de paille était José Veiga, homme d’affaires véreux faisant aujourd’hui l’objet d’une enquête menée par les autorités portugaises sur une affaire de corruption et de blanchiment d’argent au Congo.

Claudia Sassou-Nguesso et José Veiga ont élaboré un plan obscur pour acquérir un bien immobilier dans le complexe résidentiel et hôtelier New Yorkais de Trump en utilisant de comptes offshore et de juridictions opaques à l’habilitation de sociétés anonymes et d’avocats. Les procureurs français poursuivent la famille Sassou-Nguesso depuis 2010 pour des motifs de blanchiment d’argent et d’appropriation frauduleuse de biens acquis au moyen de fonds publics détournés.

Trois sociétés du conglomérat La Trump Organization appartenant au président américain Donald Trump ont joué un rôle essentiel dans la transaction : premièrement, en tant que propriétaire du bâtiment Trump International localisé au 1, Central Park West ; deuxièmement, en tant que courtier immobilier chargé de la vente ; et troisièmement en tant que mandataires chargés de vérifier les antécédents de l’acheteur. Deux autres entreprises « Trump » ont perçu des paiements couvrant plusieurs années de frais d’entretien, bien que Donald Trump ait démissionné de son poste de directeur de ces entreprises la veille de son investiture à la présidence des États-Unis. D’autres révélations seront nécessaires pour établir clairement si Donald Trump a bénéficié ou non de la vente de l’appartement depuis son accès à la présidence.

« Notre rapport dévoile preuves supplémentaires que certains politiciens et gens d’affaires tristement célèbres planquent leur argent en l’investissant dans des propriétés « Trump » », a déclaré Mariana Abreu, chargée de campagne à Global Witness. « La Trump Organization doit faire face à de sérieuses interrogations concernant la qualité des procédures de vérification des antécédents de l’acheteur de cet appartement. En l’occurrence, elle doit expliquer pourquoi cette transaction a été effectuée en dépit des risques de corruption et de blanchiment d’argent apparents associés à cette vente. »

Des documents examinés par Global Witness ont permis de tracer plus d’un demi-milliard de dollars partie du Trésor congolais, et des sommes subséquentes des millions de dollars passant par des sociétés du Delaware, des îles Vierges britanniques et de Chypre avant d’être utilisés pour l’achat de l’appartement à Trump International.

Un contrat de travaux publics apparemment faux impliquant Veiga a été utilisé pour siphonner une somme frisant les vingt millions de dollars. K&L Gates, un cabinet juridique de premier plan mondialement connu, a créé une société écran à New York pour finaliser la transaction financée par une société écran chypriote dans laquelle Veiga était impliqué mais qui appartenait en réalité à Claudia Sassou-Nguesso.

« Claudia Sassou-Nguesso et José Veiga se sont servis des nombreux instruments du système financier à leur disposition pour siphonner, dissimuler et potentiellement blanchir les millions de dollars d’argent public apparemment détournés en les investissant dans une propriété de luxe « Trump ». Tel argent devrait servir les intérêts des citoyens congolais », a déclaré Mariana Abreu. « Cette situation met en évidence l’urgence qu’il y a de mettre à jour les pratiques utilisées par les sociétés opaques pour transférer des fonds d’un pays à un autre avec une facilité déroutante en dépit de nombreux signes de corruption qui devraient donner lieu à des questions concrètes concernant la légitimité et l’origine des fonds. »

Les conséquences de telles transactions sont souvent désastreuses pour les gens en situations précaires vivant sous le joug de gouvernements corrompus comme c’est le cas au Congo où les marchés publics sont octroyés aux investisseurs les moins scrupuleux et aux criminels les plus opportunistes.

Global Witness n’allègue pas que ni K&L Gates ni La Trump Organization a enfreint les lois en ce qui concerne ses rôles dans l’acquisition de l’appartement 32G. Aucune exigence légale aux États-Unis ne force ni les cabinets juridiques ni les agents immobiliers à faire preuve d’une diligence raisonnable envers leurs clients, alors le cabinet juridique et La Trump Organization peuvent prétendre avoir le droit d’assumer ces activités. Cela fait partie d’un problème systémique plus vaste qui permet d’effectuer de telles transactions avec un examen minimal.

L’Europe et les États-Unis sont dans l’obligation d’examiner les failles d’un système facilitant la corruption et le blanchiment d’argent et qui permettent à certaines élites politiques notoires telles que la famille Sassou-Nguesso de jouir d’un butin luxueux issu de gains apparemment mal-acquis.

Global Witness exhorte les autorités américaines compétentes, y compris les comités du Congrès, à enquêter sur ces allégations et, le cas échéant, à tenir la Trump Organization et Donald Trump responsables de leurs actions. Les autorités chargées de l’application des lois aux États-Unis, en France et au Portugal ont le devoir de passer au crible toute indication de blanchiment d’argent et tout indice de détournement de fonds publics concernant l’achat du bien immobilier mentionné ici par la famille présidentielle du Congo avec la complicité de José Veiga. S’il s’avère qu’aucune loi n’a été enfreinte, la loi devrait être renforcée afin de rendre plus difficile la réalisation de ce type d’opération.

Global Witness a adressé des questions écrites à La Trump Organization, à Claudia Sassou-Nguesso, à l’avocat de José Veiga, à K&L Gates et au porte-parole du gouvernement congolais pour leur demander des explications sur les détails et les allégations exposés dans cet article. Aucune réponse de fond aux allégations qui leur ont été adressées dans les délais impartis n’a été reçue de l’une ou l’autre de ces parties, mais La Trump Organization a toujours réfuté les allégations de méfaits liés à des projets et accords immobiliers. Pour plus de détails sur les parties contactées et les réponses reçues, voir l’article complet.

/ Fin

 

Notes à l’intention des rédacteurs :

  1. Lisez l’enquête menée par Global Witness dans son intégralité ici.
  2. Lisez notre enquête précédente sur la participation de José Veiga dans les accords pétroliers passés au Congo
  3. Le Congo est gouverné par Denis Sassou-Nguesso qui se trouve en quatrième position de longévité des dirigeants non-royaux du monde entier. La corruption fréquemment associée à l’exploitation pétrolière, aux projets d’infrastructure ainsi qu’aux marchés publics a donné lieu à des dépenses somptuaires par la famille du président Sassou-Nguesso. La famille Sassou-Nguesso fait actuellement l’objet d’une enquête menée en France sous le nom « d’affaire des biens mal acquis ».
  4. José Veiga, ancien directeur du club de football portugais Benfica et surnommé par le président congolais Denis Sassou Nguesso le « sorcier portugais » a été arrêté au début de l’année 2016 dans le cadre d’une enquête menée par les autorités portugaise concernant le blanchiment d’argent au Congo. Après un séjour de trois mois en prison et deux mois en résidence surveillée, Veiga a été relâché. L’enquête suit son cours.

 

Exclusion de responsabilité : la version française est une traduction du document original en anglais. Cette traduction ne peut être utilisée qu’à titre de référence. En cas de divergence entre la version française et la version originale anglaise, la version anglaise fait foi. Global Witness décline toute responsabilité en cas de dommage ou préjudice causé par des erreurs, des imprécisions ou des incompréhensions de traduction.

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Cameroun: rejet de la demande de libération de l’opposant Kamto

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La demande de libération du principal opposant camerounais, Maurice Kamto, écroué depuis fin janvier à Yaoundé, a été rejetée mardi lors d’une audience organisée en son absence, a appris l’AFP mercredi auprès d’un de ses avocats.

La Cour d’appel de la région camerounaise du Centre, à Yaoundé, a confirmé la décision prise en première instance, rejetant la demande de libération de M. Kamto, a affirmé Me Sylvain Souop.

Selon lui, le verdict a été rendu en l’absence de l’opposant et de ses avocats. Le rejet concerne six autres personnes, des soutiens et collaborateurs de M. Kamto, d’après Me Souop.

Sur les réseaux sociaux, le porte-parole de M. Kamto, Olivier Bibou Nissack, a dénoncé des « décisions secrètes » rendues « en l’absence de tout débat de fond, et en l’absence des avocats et des prisonniers politiques ».

Mardi, l’opposant a refusé de quitter la prison pour la Cour « parce qu’il n’avait pas les garanties que l’audience serait publique » comme il l’exige depuis le début de la procédure, a expliqué M. Souop.

Début avril, il s’était déjà abstenu de prendre part à une audience « à huis clos ». En son absence, l’avocat général avait alors pris ses réquisitions, préconisant le rejet de sa demande de libération.

Le principal opposant au chef de l’Etat Paul Biya après la présidentielle d’octobre 2018 à laquelle il est arrivé deuxième, a été arrêté, ainsi qu’environ 150 personnes, à la suite d’une manifestation pacifique organisée dans plusieurs villes du Cameroun le 26 janvier.

Mi-février, l’opposant et plusieurs de ses militants et partisans ont été présentés devant le tribunal militaire de Yaoundé, où une information judiciaire pour « hostilité contre la patrie » et « insurrection », entre autres accusations, a été ouverte à leur encontre.

Ses avocats avaient introduit en première instance une demande de libération en dénonçant notamment « le traitement inhumain subi par M. Kamto et les autres leaders » de la coalition qui s’était formée autour de lui lors de la présidentielle.

 

Avec AFP

 

Soudan: au 5e jour, la foule toujours déterminée à faire « chuter » Béchir

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Une foule déterminée de Soudanais continue mercredi, pour la 5e journée consécutive, de défier le régime de Béchir devant le QG de l’armée, dont les intentions, tout comme celles de la police, restent incertaines dans le rapport de force entre pouvoir et manifestants.

Signe que le président Omar el-Béchir n’est pas prêt à céder à la pression de la rue, le parti du Congrès national (NCP) au pouvoir a appelé l’ensemble de ses membres à un rassemblement de soutien au chef de l’Etat jeudi à Khartoum.

Réunis dans la capitale devant le QG de l’armée depuis samedi, des milliers de Soudanais demandent eux inlassablement la démission du président au pouvoir depuis trois décennies.

Depuis samedi, les contestataires ont essuyé à plusieurs reprises les assauts du puissant service de renseignement NISS, qui a tenté en vain de les disperser à coups de gaz lacrymogènes, selon les organisateurs des manifestations.

Mardi, 11 personnes dont six membres des forces de sécurité ont été tuées lors de manifestations à Khartoum, a rapporté mercredi le porte-parole du gouvernement Hassan Ismail, sans préciser les circonstances de leur mort, selon l’agence officielle Suna.

Des témoins ont cependant fait état d’une nuit calme, et aucune tentative de dispersion n’a été rapportée pour la journée de mercredi.

– « Protéger les citoyens » –

Agitant des drapeaux nationaux et entonnant des chansons révolutionnaires, les contestataires ont appelé l’armée à rejoindre leur mouvement de contestation, né en décembre mais qui a connu un net regain de mobilisation samedi.

Devant le QG de l’armée, la nuit de mardi à mercredi a été la première passée sans « menace » de la part des forces de sécurité, a souligné un protestataire sous couvert de l’anonymat.

« Il semble que la police soit avec nous aussi », a estimé un manifestant. « Lorsque nous sommes venus la nuit dernière près du bâtiment de l’armée, nous avons vu de nombreux policiers mais ils ne nous ont pas arrêtés. »

Mardi, la police avait annoncé avoir ordonné à ses forces de ne pas intervenir contre les contestataires. Elle a aussi dit vouloir l’union du « peuple soudanais (…) pour un accord qui soutiendrait un transfert pacifique du pouvoir ».

Concernant les militaires, leurs intentions restent pour l’instant inconnues. Dans un communiqué publié lundi, le général Kamal Abdelmarouf, chef d’état-major de l’armée, a précisé que celle-ci continuait « d’obéir à sa responsabilité de protéger les citoyens ».

Mercredi, les organisateurs de la contestation ont indiqué avoir reçu « plusieurs membres et des dirigeants » du groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide qui souhaitent rejoindre le mouvement.

Ce groupe est officiellement sous le contrôle de l’armée mais il est surtout composé de milices arabes qui ont combattu aux côtés des forces gouvernementales au Darfour (ouest), au cours des premières années d’un conflit ayant fait plus de 300.000 morts et 2,5 millions de déplacés selon l’ONU.

« Les portes de la révolution sont ouvertes à ceux qui souhaitent être du côté de la paix et de la justice », a indiqué le groupe.

Le nouveau bilan communiqué mercredi par le porte-parole du gouvernement porte à 43 le nombre de personnes tuées depuis le début du mouvement en décembre, selon les autorités. Des ONG l’estiment plus élevé, et avaient évoqué 51 manifestants tués avant le regain de la mobilisation samedi.

Selon Sadek al-Mahdi, à la tête du principal parti d’opposition, des hommes armés portant des masques ont tué 20 personnes depuis le regain de manifestations samedi.

Mercredi matin, les manifestants cherchaient à réunir des fonds pour assurer eau et nourriture à la foule restée devant le QG de l’armée, la température dépassant les 40 degrés à l’ombre en journée dans la capitale soudanaise.

– « Révolution » –

Selon une manifestante devenue célèbre sur les réseaux sociaux après la large diffusion d’une vidéo d’elle en train de chanter parmi la foule, les Soudanaises jouent un rôle essentiel dans la mobilisation actuelle.

« Les femmes soudanaises ont toujours participé aux révolutions dans ce pays », a affirmé à l’AFP Alaa Salah. « Je suis très fière de participer à cette révolution et j’espère que nous atteindrons notre but ».

L’étincelle de départ de la contestation a été la décision du gouvernement de tripler du prix du pain le 19 décembre.

A travers le pays, des milliers de Soudanais ont appelé au départ de M. Béchir, 75 ans et au pouvoir depuis près de 30 ans.

Refusant de démissionner, le président a tenté de réprimer la contestation par la force, puis a instauré le 22 février l’état d’urgence –et son cortège de mesures d’exception– à l’échelle nationale.

Le Soudan, amputé des trois quarts de ses réserves de pétrole depuis l’indépendance du Soudan du Sud en 2011, est confronté à une inflation de près de 70% par an et fait face à un grave déficit en devises étrangères.

Mardi, des capitales occidentales ont appelé les autorités à répondre aux revendications « d’une façon sérieuse ».

Le pouvoir doit proposer « un plan de transition politique crédible », ont écrit les ambassades des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la Norvège dans un communiqué conjoint à Khartoum.

 

Avec AFP

 

Libye: les combats s’intensifient autour de Tripoli avant une réunion à l’ONU

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Les combats s’intensifient entre les forces de Khalifa Haftar, qui avancent vers la capitale libyenne, et celles du Gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli, à quelques heures d’une réunion mercredi du Conseil de sécurité de l’ONU.

L’Armée nationale libyenne (ANL) de l’homme fort de l’est du pays, le maréchal Haftar, qui mène depuis jeudi dernier une offensive vers Tripoli, a affirmé avoir pris aux troupes loyalistes une caserne à une cinquantaine de km au sud de la capitale.

« Après de violents affrontements autour de la caserne du 4e Bataillon à Aziziya (…), les forces armées ont pris le contrôle de la caserne », a indiqué le bureau média de l’ANL sur sa page Facebook.

Plusieurs membres des forces pro-GNA auraient été appréhendés et leurs armes saisies, selon la même source.

Les forces du maréchal Haftar semblent avancer sur deux axes: par le sud et le sud-est, tandis qu’à l’ouest, la route côtière est défendue avec force par les troupes loyalistes et à l’est par les combattants de la ville de Misrata, pro-GNA.

A une trentaine de km au sud de la capitale, l’aéroport international de Tripoli, inutilisé depuis des combats en 2014, est aussi le théâtre de combats, selon des journalistes de l’AFP dans le secteur.

Coupée à la circulation, la route n’est empruntée que par des véhicules militaires des forces du GNA et des ambulances de retour du front. Des tirs à l’arme lourde ont été entendus à une dizaine de km de l’aéroport, selon les journalistes de l’AFP.

– Violents combats –

Des combats font rage également à une dizaine de km au sud-est de Tripoli, des tirs à l’arme lourde ayant été entendus dans le secteur d’Ain Zara.

Des habitants ont fait état de barrages de sable érigés par les pro-GNA pour bloquer les principales artères et carrefours, empêchant les civils de quitter leurs foyers et de trouver refuge ailleurs.

« Les affrontements se sont intensifiés. Nous avons peur de quitter la maison (…). Ca tape fort! », a indiqué à l’AFP par téléphone une habitante.

Le Croissant-Rouge libyen a indiqué que ses équipes avaient pu « intervenir mercredi matin pour évacuer des civils dans les zones de combats ». L’organisation n’a pour l’instant accès qu’aux zones contrôlées par le GNA, et de façon discontinue.

Sur sa page Facebook, elle affirme avoir « évacué 30 familles des districts de Ain Zara et Wadi Rabi –plus au sud– pour les transférer dans un centre d’hébergement, d’autres ayant rejoint des proches ».

Sur les réseaux sociaux, les habitants postent les numéros de téléphone des secours ou des équipes chargées d’extraire les civils en détresse.

Dans un pays plongé dans le chaos depuis la chute du régime Kadhafi en 2011, les organisations internationales craignent que les civils ne fassent une nouvelle fois les frais des violences. Quelque 3.400 personnes ont déjà été déplacées par les combats, selon l’ONU.

Selon le dernier bilan du ministère de la santé du GNA arrêté dimanche soir, au moins 35 personnes ont été tuées depuis jeudi.

Les combats compromettent le processus politique, et le report, annoncé mardi, de la Conférence nationale libyenne prévue du 14 au 16 avril à Ghadamès paraissait inéluctable.

En préparation depuis plusieurs mois par l’ONU, elle devait permettre de dresser une « feuille de route » à même de sortir le pays du chaos.

L’émissaire de l’ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, devait s’exprimer à ce sujet devant le Conseil de sécurité de l’ONU, qui doit se réunir mercredi d’urgence et à huis clos sur la Libye, ont annoncé mardi des diplomates à New York.

Soutenu par une autorité basée dans l’est du pays mais non reconnue internationalement, le maréchal Haftar espère étendre son emprise sur l’ouest de ce pays pétrolier, alors qu’il contrôle déjà l’est et –plus récemment– le sud.

Mais, en face, les forces loyales au GNA de Fayez al-Sarraj affirment être déterminées à mener une contre-offensive généralisée.

– « Épargner les civils » –

Le porte-parole de l’ANL, Ahmad al-Mesmari, a accusé le GNA de s’ »allier avec des milices islamistes ».

« La bataille n’est plus aux mains de (Fayez) al-Sarraj. Elle est désormais aux mains des terroristes », a-t-il dit mardi, citant notamment des milices venues de Misrata (200 km à l’est de Tripoli).

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a rappelé « toutes les parties » à « leur obligation, en vertu du droit international, de garantir la protection des civils et des infrastructures civiles ».

Le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a demandé d’ »épargner les civils, notamment les réfugiés et les migrants bloqués » en Libye.

L’Unicef a indiqué de son côté que « près d’un demi-million d’enfants à Tripoli et des dizaines de milliers d’autres dans les régions occidentales » étaient « directement menacés ».

Avec AFP

 

Algérie: l’armée promet de veiller sur la transition, et met en garde la rue

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CopyrightAFP

 

 

Le chef de la puissante armée a promis mercredi de veiller sur la transition mais mis en garde les Algériens contre la poursuite des manifestations antirégime, au lendemain de la nomination contestée comme président par intérim d’Abdelkader Bensalah, un cacique du « système » Bouteflika.

Peu après sa nomination par le Parlement, conformément à la Constitution, M. Bensalah a promis un scrutin présidentiel « transparent » d’ici trois mois. En dépit de cet engagement, le président du Conseil de la Nation (chambre haute du Parlement) depuis 17 ans, assimilé au long règne d’Abdelaziz Bouteflika, reste rejeté par la rue et a fait face, mercredi, à de nouvelles manifestations ainsi qu’à un appel à une grève nationale.

Tout en s’engageant lui aussi à ce que l’armée veille à la « transparence » et à « l’intégrité » du processus de transition, le chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, a de son côté haussé le ton: il a écarté catégoriquement le principe d’un « vide constitutionnel », dans une apparente fin de non-recevoir aux revendications d’un départ du « système » et la mise sur pied d’institutions ad hoc.

Il existe dans les manifestations des « slogans irréalistes visant à (…) détruire les institutions de l’Etat », a déploré le général Gaïd Salah, au centre de l’échiquier politique en Algérie depuis ses prises de parole ayant abouti à la démission d’Abdelaziz Bouteflika le 2 avril, après des semaines de manifestations.

Le chef d’état-major, qui se trouvait en déplacement à Oran (nord-ouest), est allé plus loin en mettant en garde contre des « tentatives de la part de certaines parties étrangères » de « déstabiliser le pays », sans les identifier.

En matinée, des milliers de manifestants, enseignants, étudiants, médecins, gardés par un important dispositif policier, se sont à nouveau rassemblés près de la Grande poste à Alger, coeur de la contestation qui ébranle le pays depuis sept semaines.

« Dégage Bensalah! », « Une Algérie libre! », ont scandé les participants.

Selon le site d’information TSA (Tout sur l’Algérie), des manifestations ont également eu lieu dans d’autres villes, notamment à Bouira (sud-est) et Tizi Ouzou (est).

Des appels à reprendre la rue avaient essaimé sur les réseaux sociaux dès la veille, après l’entrée en fonctions de M. Bensalah comme président par intérim.

Les Algériens ont clairement affiché leur refus de voir cette tâche confiée à M. Bensalah, 77 ans. Partisan d’un 5e mandat de M. Bouteflika il y a deux mois, il est pour eux une incarnation du régime rejeté par la rue.

– « On va continuer » –

Mardi à Alger, pour la première fois depuis le début du mouvement pacifique, la police a tenté de disperser les quelque milliers d’étudiants qui manifestaient à l’aide de grenades lacrymogènes et de canons à eau.

« C’est un viol de notre droit à manifester », estime Asma, 22 ans, étudiante en journalisme. « On va continuer, tous les jours s’il le faut, jusqu’à ce que le dernier du clan (au pouvoir) soit dehors ».

Mais les regards sont aussi tournés vers vendredi, traditionnel jour de manifestations hebdomadaires depuis plus d’un mois pour des millions d’Algériens qui promettent de retourner dans les rues en masse pour demander le départ de Bensalah et la fin du « système ».

Pour le professeur Mohamed Hennad, enseignant en sciences politique à l’Université d’Alger, « le rapport de force sera en faveur de la rue si la mobilisation de vendredi est importante ».

– « Retour de bâton »? –

Faut-il craindre un raidissement du pouvoir? Pour le Quotidien d’Oran, l’arrivé au pouvoir d’Abdelkader Bensalah malgré la contestation de la rue est un « prélude à un changement de position des autorités vis-à-vis des manifestants ».

« Il y a comme un air de retour de bâton politique contre tous ceux qui veulent dorénavant s’opposer au cours naturel des événements », met en garde l’éditorial.

Le quotidien El Moudjahid, traditionnel vecteur de messages du pouvoir, estime pour sa part que l’arrivée de M. Bensalah signifie que « le cap de l’organisation de l’élection présidentielle, dans les délais constitutionnels, a été maintenu ».

Au terme de la période de transition qui devra durer 90 jours maximum, Abdelkader Bensalah est chargé d’organiser une élection présidentielle. En vertu de la Constitution, il ne peut pas être candidat.

Quelques heures après avoir pris ses nouvelles fonctions mardi soir, il s’est engagé à organiser « un scrutin présidentiel transparent et régulier », dans un discours à la Nation.

« Bensalah, c’est un déchet du système, on n’a pas confiance. Pendant 20 ans, ils nous ont fait des promesses: résultat, ils ont tout pris et ils ont laissé le peuple pauvre », lance Lahcen, 26 ans, qui travaille dans un café d’Alger pour 25.000 dinars par mois (180 euros). « On veut une élection libre et réellement démocratique ».

Pressions, corruption, listes truquées, les scrutins en Algérie sont régulièrement entachés de soupçons de fraudes dans un système électoral opaque, ultra favorable au partis et candidats du « système ».

« Bouteflika est parti mais le système est resté », dit Achir, 56 ans, qui tient une de ces échoppes où on trouve de tout, bonbons, boissons, cigarettes dans une ruelle d’Alger. Du haut de son tabouret, derrière le comptoir, il dit « attendre que la jeunesse prenne le pouvoir ».

 

Avec AFP

 

République centrafricaine : le Conseil de sécurité prêt à réexaminer les mesures d’embargo sur les armes

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Bataillon du genie formé par l’EUTM-RCA

 

Dans une déclaration publiée par la Présidence du Conseil, qui est occupée en avril par l’Allemagne, les membres du Conseil saluent en effet « les efforts considérables accomplis par les autorités centrafricaines, en coordination avec les partenaires internationaux, pour faire progresser la réforme du secteur de la sécurité ». Ils se félicitent également de la signature, le 6 février 2019 à Bangui, d’un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés.

Dans ce contexte, le Conseil de sécurité a l’intention de définir, au plus tard le 30 avril 2019, des objectifs de référence clairs et précis relatifs à la réforme du secteur de la sécurité, au processus de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement, et à la gestion des armes et munitions, sur lesquels il pourra se fonder pour réexaminer les mesures d’embargo sur les armes imposées au gouvernement centrafricain.

Ces objectifs de référence sont les suivants :

  1. Progrès dans la mise en œuvre effective par le gouvernement du programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement.
  2. Etablissement par le gouvernement d’un document de planification indiquant en détail les besoins concernant les installations de stockage d’armes et munitions, la formation des membres des forces de défense et de sécurité, et la vérification de leurs antécédents, afin d’assurer la gestion de ces armes et munitions et de ces installations, et adoption de mesures concrètes pour accroître de manière satisfaisante les capacités de stockage et de gestion.
  3. Finalisation par le gouvernement d’un protocole relatif à l’enregistrement et à la gestion des armes livrées aux autorités centrafricaines.
  4. Conclusion par le gouvernement de la mise en service de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre et commencement des travaux de la Commission.
  5. Etablissement par le gouvernement d’un protocole relatif à la collecte, à la destruction ou au transfert aux forces armées et aux forces de sécurité intérieure des armes et munitions en surplus, non enregistrées ou détenues illicitement qui ont été saisies par les autorités.

 

 

Par : ONU info

RCA Quelles conséquences sociales et environnementales à l’exploitation anarchique de l’or dans la préfecture de l’Ouham Pendé ?

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Depuis Décembre 2018, des sociétés minières chinoises exploitent des chantiers d’or dans la préfecture de l’Ouham Pendé au nord-ouest de la République Centrafricaine.

 

L’ancien Premier Ministre Mathieu Simplice Sarandji ainsi que le Ministre des Mines et de la Géologie, Léopold Mboli Fatrane s’étaient d’ailleurs déplacés en personne à Bozoum, au début Décembre 2018 et fin Janvier 2019, officiellement pour l’inauguration du bâtiment de la Brigade des Mines, réhabilité par l’une de ces sociétés.

 

Ces sociétés ont d’abord formulé des promesses aux populations locales des localités  de Kpari et de Boyele en évoquant la construction d’un poste de santé et d’une école en présence du Préfet et du Sous-préfet et du Maire de Kouazo. Il faut aussi noter que la somme d’un million de FCFA a été remise à la communauté locale de Boyele.

 

Des camions citernes ont alors commencé à venir régulièrement depuis la raffinerie de Limbe, au Cameroun pour approvisionner en essence des engins excavateurs et des machines utilisées pour tamiser le gravier. Plus d’une soixantaine employés chinois côtoyant moins d’une quinzaine de centrafricains, originaires pour la plupart de localité situées sur l’axe Gallo–Bouar travaillent ainsi sur neuf sites d’exploitation d’or, situé sur les axes suivants :

–       Bozoum – Bouar (proche du village Kpari, à 10 kilomètres de Bozoum) ;

–       Bozoum – Paoua (autour du pont sur l’Ouham, à la sortie de Bozoum jusqu’à la localité de Boyele) ;

–       Bozoum – Bossangoa (zone de Ouham Bac, à une centaine de kilomètres de Bozoum)

–       Bocaranga-Bouar (au niveau du fleuve Pendé).

 

L’or est ensuite amené, une fois par semaine, à Garoua-Boulaï au Cameroun, en passant par Bouar passant la frontière sans qu’aucun contrôle ne soit effectué…

 

Ces sites miniers chinois sont protégés par 27 militaires et gendarmes centrafricains payés 10.000 FCFA par jour (soit 300.000 FCFA par mois). Il à ce titre étonnant de constater que les autorités centrafricaines qui se plaignent régulièrement de ne pas avoir les moyens nécessaires pour protéger la population civile en proie à l’insécurité sur de larges portions du territoire mettent ainsi à dispositions de sociétés étrangères des hommes armés pour protéger ces sites d’extractions d’or…

 

Malgré les promesses formulées aux populations locales, aucun poste de santé ni aucune école n’ont été construites. La moitié du million de FCFA remis à la communauté de Boyele a finalement été récupéré par le Préfet et le Maire de Kouazo …

 

Les conséquences écologiques de cette exploitation sur l’environnement sont désastreuses avec des dégradations importantes des berges et du lit de la rivière Ouham. L’entreprise laisse les sites à l’état brut avec des trous importants dans les sols ou créant des montagnes de terre tamisée. Il est aussi fait usage sur ces sites de mercure pour extraire plus facilement l’or ce qui a un impact direct sur les eaux de l’Ouham, la vie animale et humaine locale. On constate ainsi des poissons morts sur les berges et il est fort à parier que les populations locales qui lavent et boivent ces eaux sont touchées sans que l’on puisse encore en mesurer les conséquences… Il faut souligner que ces sociétés ont dévié une partie du fleuve Ouham de son cours naturel dans plusieurs endroits, pour tamiser la terre et le sable du fond avec des conséquences visibles très impressionnantes sur sites.

 

Le Ministre des Mines et de la Géologie a signé, le 25 mars 2019, une Décision qui impose la suspension immédiate des activités d’exploitation de quatre sociétés minières chinoises à Bozoum pour “manquement aux obligations relatives à la protection de l’environnement”.

 

Malgré cette décision du Ministre, les travaux se poursuivent aujourd’hui en toute impunité de jour comme de nuit. On observe ainsi toujours à quelques kilomètres de Bozoum des excavateurs et des véhicules en activité sur site.

 

–       Les promesses faites aux populations locales (construction d’un poste de santé, d’une école à Boyele, remise en ordre le lit du fleuve) seront-elles tenues ?

–       Les impôts miniers, les taxes liées à la vente d’or, celles régulant l’achat et l’importation de carburant sont-elles respectées ?

–       Quel est l’impact d’utilisation du mercure sur pour la santé humaine mais aussi pour la faune locales ?

–       Dans quelle mesure les eaux du fleuve Ouham ont-elles été polluées par cette exploitation anarchique ?

–       Quel est l’impact du l’environnement du fait que le lit de ce fleuve ait ainsi été dragué et détourné de son cours ?

 

Autant de questions qui resteront probablement sans réponse dans ces localités livrées à leur triste sort face à l’appétit dévorant d’intérêts privés tout-puissants…

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : la tension monte d’un cran à Bangui après des rumeurs du coup d’État.

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Des forces de l’ordre dans la capitale Bangui. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (CNC) – Des soldats déployés en masse dans les rues, des forces de sécurité intérieure en patrouille permanente, la ville de Bangui, depuis le week-end dernier, ressemblent à une ville en état d’urgence.

 

En effet, d’après des informations discrètes qui circulent depuis plusieurs jours à la présidence de la République, cinq (5) généraux de l’armée nationale, très mécontents de la reconnaissance des grades des chefs rebelles ainsi que leur nomination aux postes de responsabilité au sein de l’armée nationale, seraient en manœuvre pour déstabiliser le régime de la Tortue de Damara.

Ainsi, ces généraux prétendus fauteurs de troubles, selon le terme utilisé par les mêmes sources, auraient recruté clandestinement depuis plusieurs jours des FACA retraités afin de chasser le Président Touadera du pouvoir qu’ils considèrent désormais comme un « traître de la République ».

Alors que le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA alias la Tortue de Damara, devenu miraculeusement ces dernières années le pigeon voyageur de la République, se trouve encore à l’extérieur du pays pour deux semaines, ces rumeurs du coup d’État perturbent sérieusement l’esprit du clan présidentiel.

Pour les Centrafricains, le président Touadera, qui a déjà mis plein dans ses poches avec des contrats illicites d’exploitations minières dans le pays, risquerait de quitter ce pouvoir de son propre gré un jour, en raison de son attachement aux rumeurs et fiche mensongères de son service de renseignement.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : les cheveux des Russes recherchés dans les salons de coiffure

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Des Mercenaires russes à Sibut dans la préfecture de Kémo. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (CNC) – Si l’engouement de la Russie en Centrafrique laisse entrevoir une porte ouverte aux intérêts économiques des mercenaires dans ce pays depuis plus d’un an, c’est au tour des Centrafricains, chercheurs de diamants dits « Nagbata », de s’intéresser aussi à ces mercenaires russes qu’ils les qualifient des chanceux dans leur travail d’extractions de diamants. Récit.

 

Tout est parti d’une histoire à dormir debout racontée par deux jeunes chercheurs de diamant de la ville de Nola de passage à Berberati. D’après ces jeunes qui travaillent pour leur propre compte, un jour, ils sont reçus la visite de trois mercenaires russes venus les demander des renseignements sécuritaires de la ville. Peu de temps après leur arrivée, un s’est mis à peigner, arranger ses longs cheveux. Et le soir, ils ont fait une découverte incroyable de diamant sur l’endroit que ses brins de ses cheveux y sont tombés.

Informés de l’histoire, les chercheurs de diamant de la ville de Berberati sont à la recherche des brins de cheveux des Russes dans le pays. Des consignes avec argent liquide sont remises aux coiffeurs de ces deux villes afin qu’ils leur conservent les bris de cheveux de ces mercenaires russes s’ils passent se coiffer dans leurs salons.

D’après certains commerçants des sites diamantifères, des scènes démontrées par les femmes et enfants qui tamisent les cailloux et sables extraits des couches de terre où les diamants sont supposés se cacher sont atteintes, laissent carrément apparaître la présence des brins de cheveux de ces Russes dans leurs mains.

 

« Mamie, aide-moi, mamie, je veux voir ta puissance. Les brins des cheveux de vos enfants sont dans mes mains, aide-moi mamie », chantent les femmes et enfants qui tamisent pour retourner les sables dans la rivière et sélectionner les cailloux dégrossis.

 

Les Russes aiment les diamants, leurs organes aussi attirent les diamants.

 

Copyright2019CNC

Centrafrique : la réconciliation en marche dans la Haute-Koto.

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Le camp des déplacés du PK3 de Bria. CopyrightCNC.

 

 

Bria (CNC) – depuis le week-end dernier, les généraux de la milice Anti-Balaka et ceux de l’ex-coalition Seleka ont sillonné les quartiers de Bria pour sensibiliser la population locale à la réconciliation et vivre ensemble.

 

Exhorté à quitter son refuge afin de participer aux activités de la réconciliation entre les groupes armés, le redoutable chef Anti-Balaka dit Général Bokassa a fait son apparition publique le week-end dernier au côté de la délégation officielle venue de Bangui et des représentants de la Seleka pour relancer la compagne en faveur du retour des déplacés chez eux.

Ainsi, avec l’appui de la Minusca et du gouvernement, les combattants du FPRC, de l’UPC et des Anti-Balaka ont sillonné tous les sites des déplacés ainsi que les quartiers résidentiels de Bria pour demander à la population au calme et au pardon.

« Il y’a un temps pour tout. Le temps de la paix a sonné », disaient certains généraux des groupes armés de Bria.

Ce mardi 9 avril 2019, en présence du chef local de la Minusca et du Préfet de la Haute-Koto, les groupes armés ont signé pour une fois de plus un accord local de paix.

Selon des sources proches de la milice Anti-Balaka, des actions identiques en faveur de la paix seront organisées dans les jours à venir dans différentes communes de la Haute-Koto.

Du côté de la population, on apprécie ces actions des groupes armés pour la paix dans la région, sans pour autant se laisser distraire par les messages du retour précipité des déplacés dans leur quartier respectif.

 

 

Copyright2019CNC.

République centrafricaine : MSF dénonce le meurtre d’un collègue à Batangafo par les membres d’un groupe armé.

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CopyrightMSF

 

Bangui / Barcelone, 09 avril 2019- L’organisation médicale humanitaire Médecins Sans

Frontières (MSF) condamne fermement le meurtre de son collègue, Gaulbert Mokafé,

infirmier auxiliaire à l’hôpital de Batangafo, jeudi 04 avril 2019, par des membres d’un

groupe armé. MSF appelle une nouvelle fois tous les groupes armés impliqués dans le

conflit centrafricain à se conformer au droit international des conflits et au respect

absolu des actes médicaux, du personnel médical et paramédical et des infrastructures

sanitaires.

Gaulbert Mokafé, 41 ans, travaillait depuis 2012 à l’hôpital de Batangafo, géré par MSF

depuis 2006, en collaboration avec le Ministère de la santé. Il est décédé le jeudi

passé, sur l’axe reliant Batangafo à la ville voisine de Bouca, alors qu’il partait en moto

pour rendre visite à sa famille. D’après ce qu’a appris MSF, un groupe d’hommes

armés aurait arrêté notre collègue et l’aurait forcé à les suivre avec sa moto dans la

brousse. C’est là que Mokafé a été tué pour des raisons inconnues, d’une balle dans le

coeur.

“Si les responsables de la mort de Mokafé ou des membres de leurs familles avaient

eu besoin de soins médicaux, Mokafé se serait occupé d’eux. Sa mort est un crime

lâche, qui a choqué la famille MSF à Batangafo et en RCA. Aujourd’hui, nos équipes

sont en colère. C’est inacceptable “, condamne Omar Abenza, chef de mission MSF en

RCA. “Nous exigeons que les groupes armés

contrôlent leurs éléments et

garantissent

la protection de la population

,

tout en

respect

a

nt le personnel de santé

puisque l

eurs

hommes,

ainsi que

le

ur

s

familles

bénéficient

également

de

la

présence

de MSF

. Nous

voulons continuer à offrir une assistance médicale et humanitaire,

mais pour cela, nous

avons besoin de travailler en toute sécurité. Chacun d

oit prendre ses responsabilités

ajoute Omar Abenza

Par respect pour Mokafé et ses proches, MSF restera en deuil à Batangafo pendant

deux jours, mercredi et jeudi prochains.

Gaulbert Mokafé avait une femme et cinq enfants. MSF adresse ses plus sincères

condoléances à sa famille.

MSF travaille en RCA depuis 1997 et compte actuellement plus de 200 personnels internationaux et 2 000 nationaux travaillant dans le pays. MSF gère onze

projets réguliers (à Batangafo, Carnot, Kabo, Paoua, Bria, Bossangoa, Bangassou, Bangui, Bambari et Boguila) et déploie des projets d’urgence en fonction

des besoins (récemment à Alindao, Ippy, Bocaranga, Mbaiki ou Pombolo).

 

Communiqué de presse de l’Union des Étudiants et stagiaires centrafricains de Togo.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

de l’Union des Étudiants et stagiaires centrafricains de Togo.

 

Ce samedi 6 Avril 2019 a eu lieu à l’hôtel *LA SAVOIE* sis Adewi, Lomé, la toute première session de formation sur la fabrication des accessoires en pagne, organisée par l’Union des Étudiants et Stagiaires Centrafricains du Togo.

 

➡ Le but de cette formation ?

 

C’est de former les jeunes, qu’ils soient élèves, étudiants ou stagiaires afin qu’ils soient bien outillés et capables d’entreprendre dans ce domaine d’activité et si possible de s’autoprendre en charge.

 

➡ Les moyens mis en place afin d’atteindre ce but ?

 

L’organisation de cette session de formation dispensée par un jeune bien expérimenté exerçant dans ce domaine d’activité depuis plus de cinq ans. Il s’agit de M. Sirka Alex KAKPETONA de nationalité togolaise ayant son entreprise *HAND OF GOD* basée à Attikoumé.

 

➡ Ce que les participants ont appris dans la première journée ?

 

La fabrication des boucles d’oreilles (différentes formes) , des bracelets et des chaussures en pagne.

La quasi-totalité des participants a pu maîtriser comment fabriquer ces accessoires en pagne.

Cette session a débuté à 9h00 et a pris fin à 17h00.

Nous remercions tous les participants pour leur présence ainsi que le formateur et ses collègues pour leur disponibilité et leur désir de nous transmettre les connaissances.

 

Rendez-vous demain à *12h00* toujours à l’hôtel *LA SAVOIE* pour la deuxième et dernière journée de cette session.

Bonne soirée à tous !

 

Pour le *BE-UNESCAT,*

*Mlle Josia DOYAME, la Présidente*

Fracture démocratique facteur aggravant du déficit de l’État en RCA

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Assemblée nationale centrafricaine

 

Par : Guy Bertrand MOTONDO

 

La République centrafricaine, de par sa constitution, a opté pour la démocratie comme mode d’organisation et de gestion de la chose publique. Dans ce schéma, la meilleure mixture consiste de plus en plus en un transfert plus ou moins optimal de compétences et de capitaux de l’État vers les collectivités publiques en vue d’atteindre les objectifs socio-économiques escomptés.

 

En République centrafricaine le modèle démocratique présente depuis fort longtemps une grave anomalie que nous allons essayer de mettre en évidence à partir d’une représentation en escalier.

 

En effet, le modèle démocratique de la Centrafrique peut être perçu comme un escalier où l’on trouve à la toute première marche les chefs de quartier et chefs de village, à la seconde marche se situent les conseillers municipaux, la marche suivante consacre les maires, la 4e marche est réservée aux députés et au sommet se trouve le Chef de l’État.

 

À la lecture de cet escalier géant à 5 marches , l’anomalie se présente comme suit :

 

  • À la première marche les chefs de quartier et les chefs de village sont élus démocratiquement par leurs concitoyens, leur conférant ainsi une solide légitimité gage fondamental de la démocratie ;
  • Aux deuxième et troisième marches, les conseillers municipaux et les présidents de délégation spéciale (pris pour maires à défaut) appelés à tort des élus locaux sont nommés par décret. Ces autorités sont de ce fait dépouillées de toute légitimité indispensable à l’exercice de telles fonctions. Nombreux sont les Centrafricains ou personnes résidant en Centrafrique, notamment à Bangui, qui ne connaissent pas physiquement les conseillers municipaux et les maires de leur arrondissement, qui sont en principe les premiers acteurs de toute opération visant l’amélioration des conditions de vie dans leur localité. Les ‘’maires’’ et conseillers municipaux ainsi nommés travaillent sans se préoccuper des besoins de la population de leur localité étant donné qu’ils ne tiennent pas leur mandat de cette population. Pour percevoir la réalité de cette situation, il importe de se conférer aux dispositions de l’ordonnance 88 qui attribuent aux maires d’arrondissement le rang de Président du Conseil Administratif d’Arrondissement (PCAA). Le Conseil Administratif d’Arrondissement (CAA) doit tenir des assises à régularité périodique, lesquelles assises présidées par le maire d’arrondissement doivent regroupées outre les conseillers municipaux de l’arrondissement, les chefs de quartier et chefs de groupe de l’arrondissement, les notables de l’arrondissement, les associations de la société civile telles groupe des jeunes, groupe des femmes, groupe des personnes âgées … La CAA est le cadre légal dans lequel toutes les couches sociales sont appelées à débattre des préoccupations de leur arrondissement en vue de dégager des recommandations consignées dans un procès-verbal. Les procès-verbaux de la CAA devraient constituer le fil conducteur des prises de position des maires d’arrondissement dans les assises du conseil municipal de la Mairie de Bangui. Force est de constater qu’il n’y a jamais eu d’assises de CAA dans les chacun des 8 arrondissements de Bangui. La population aussi ignore l’existence de cet instrument qui aurait pu lui procurer une amorce d’emprise sur les décisions publiques qui affectent sa vie au quotidien. Fort de cette grave fracture, les maires d’arrondissement et les conseillers municipaux, pendant les assises du conseil municipal de la Mairie de Bangui, se contentent exclusivement d’exposer et de défendre leurs propres visions sans se préoccuper véritablement des vraies préoccupations de leur arrondissement. Par ailleurs, il convient aussi de souligner que ces maires et ces conseillers municipaux jouissant seulement légalité et non de légitimité sont pris en charge mensuellement, avec un salaire plus important que celui des directeurs de service de l’administration publique, sur le budget de l’État au même titre que les fonctionnaires alors que les chefs de quartier et chefs de village dépositaires de la légitimité du peuple sont laissés pour compte et ne sont associés ni à l’élaboration et ni à la gestion des budgets de leur localité ;
  • Au sommet de l’escalier, aux 4e et 5e marches, tout redevient normal, car les députés et le Chef de l’État sont des élus du peuple donc dépositaires d’une légitimité indispensable à l’exercice de la démocratie.

La fracture démocratique mentionnée aux 2e et 3e marches de l’escalier du modèle centrafricain fait dépouiller sa démocratie de sa caractéristique substantielle, car de manière fondamentale, la démocratie est définie comme le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. Dans une approche opérationnelle, les Présidents de délégation spéciale n’étant pas votée, ils ne disposent pas de programme pour leur localité. Souvent surpris par la nomination, ils viennent se chercher une fois installé dans leur fonction. Pour justifier cette situation qui pénalise profondément la gestion de la chose publique, nombreuse estime que les élections municipales sont très coûteuses. À ceux qui tiennent cet argumentaire, nous tenons à signifier que sous réserve d’un amendement constitutionnel nous ne sommes pas obligés pour les 2 ou 3 premiers mandats de recourir au suffrage universel direct. IL suffit d’un amendement constitutionnel autorisant le recours à un collège restreint d’électeurs composé exclusivement des chefs et chefs de groupe. Dans cette perspective, les chefs et chefs de groupe vont pour les 2 ou 3 premiers mandats voter les maires et conseillers municipaux de leur localité. La démocratie en Centrafrique est donc exercée très loin du peuple qui n’en perçoit donc pas les enjeux du doigt d’où toutes les répercussions fâcheuses observées sur la qualité de la gestion de la chose publique depuis toujours. En Centrafrique les effets néfastes de cette anomalie sur la gestion du pays sont très sous-estimés à tort et cette négligence est entérinée par la constitution du 30 mars 2016 en deux points majeurs. En premier lieu, la constitution du 30 mars 2016 aborde la problématique de la décentralisation et des collectivités locales de façon très lapidaire en lui consacrant moins d’un quart de page en son Titre IX avec seulement deux Articles (128 et 129) soit 1,25% du nombre total des articles de la constitution. En second lieu, la constitution fixe la licence comme niveau minimum requis pour pouvoir postuler aux élections législatives et elle délaisse pour compte les élections municipales pourtant le maire est celui qui doit faire des arbitrages économique, politique, juridique et social en vue d’élaborer le Plan de Développement local (PDL). Cette négligence ou méconnaissance du rôle central de la décentralisation dans le processus de développement socio-économique d’un pays est confirmée par le peu d’intérêt accordé à cette thématique par tous les candidats aux élections présidentielles et législatives dans leur profession de foi. Aussi les Chefs de l’État successifs par mépris du peuple ou par ignorance de l’importance de cette chaîne dans la gestion territoriale et administrative d’un pays vont jusqu’à nommer des maires et des conseillers municipaux illettrés. La responsabilité de cette grave anomalie incombe aussi aux partis politiques d’opposition, à la société civile et à toutes les autres forces vives de la nation centrafricaine qui n’ont jamais intégré cette question combien capitale aux premiers chapitres de leurs préoccupations politiques. Depuis l’adoption de cette constitution du 30 mars 2016, le monde politique commence timidement à parler des élections municipales tout simplement du fait que ce sont les maires qui doivent élire les Sénateurs. Cet engagement circonstanciel pour les maires ne tient pas de la perception des collectivités territoriales comme impressionnants outils de gouvernance locale et de démocratie, mais plutôt comme une opportunité politique supplémentaire pour accéder au nouveau Sénat.

  

  1. B.: Dans le souci de sensibiliser le peuple sur ses droits qui lui sont confisqués, nous vous prions de bien-vouloir, partagez et aussi d’apporter d’éventuelles contributions.

 

 

Par : Guy Bertrand MOTONDO

Centrafrique : communiqué de presse du FPRC.

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Noureidine ADAM , Le chef du FPRC.

 

 

communiqué de presse du fprc

 

La Coordination Générale du FPRC signataire de l’accord de paix de Khartoum, aujourd’hui artisan de paix, de l’unité, de la réconciliation nationale et du développement durable pour une Centrafrique digne et prospère, lance un appel au calme à tous les compatriotes qui ignorent ce que c’est la culture de la paix. La culture de la paix commence par soi-même, par ses proches, par le groupe ou la collectivité et finira par la population en général voire s’internationalisée avec intérêt primordial la sauvegarde de la patrie.

Sur ce, il nous faut beaucoup de retenu, de concession, de preuve de responsabilité et de patriotisme

Le rejet de la violence sur toutes ses formes, des propos discriminatoires, d’incitation à la haine et du trouble à l’ordre publique, du culte de différence, de division, de manipulation, la confusion.

Nous devons nous approprier de l’accord de paix de Khartoum qui est notre instrument de paix et en faire bon usage en respectant nos engagements et la mise en œuvre des dispositions appropriées pour préserver l’accord et bâtir la paix tant attendue.

Le FPRC appelle tous les patriotes nationalistes à se mobiliser comme un seul homme pour soutenir efficacement et durablement le processus en cours pour la renaissance de Centrafrique digne et prospère et en appelle à ceux qui ont échoué dans le passé à mal gouverner ou ceux qui sont à la cause de la crise de se joindre humblement à l’accord. Il y a de la place pour tous. Il n’y a pas de raison de s’attaquer inutilement. L’accord de paix a délibéré la nouvelle orientation nationale depuis le 06/02/2019 à Bangui qui est notre unique et noble guide initiée par l’apôtre TOUADERA. Suivons tous l’apôtre pour éviter de devenir diable.

Unissons-nous pour sortir et sauver notre pays de l’abîme.

 

Fait à Ndele le 07 Avril 2019

                                                                                          

 

Centrafrique : La MINUSCA intervient à l’aide de la population de Koundé

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Contingent tanzannien en patrouille à Gamboula. Credit photo AFP

 

 

 

Les soldats de la MINUSCA sont souvent critiqués aussi bien dans les journaux que par le centrafricain lambda, qui lui fait parfois porter le chapeau de tous les malheurs du pays. On lui reproche son incompétence, son désintérêt pour la population voir les crimes les plus odieux. « Il n’y a pas de fumée sans feu », dit-on et les rumeurs les plus folles se propagent comme traînée de poudre. Combien de mensonges pour un fait vérifié ?

 

Les fils et filles de la République centrafricaine devraient pourtant se sentir proche de soldats venus parfois de pays très pauvres et qui ont aussi connu des crises politico-militaires à répétition. Nous devrions leur être reconnaissants de quitter leur foyer, leur famille, pour venir dans notre pays si loin de chez eux.

 

En vérité, le dévouement de la MINUSCA commence à être connu pour leur dévouement au service de la sécurité des citoyens dans tout le pays. Ainsi, de source sûre, la population de la commune de Koundé, durement frappée par l’assassinat de son maire, Monsieur Syllas NANGA, dans des circonstances troubles, a fait appel aux soldats de la MINUSCA pour rétablir la sécurité. Ces soldats sont intervenus promptement et ont patrouillé sur la route entre Beloko et Koundé. Les habitants de Koundé, effarouchés par la violence des meurtriers, avaient pris l’habitude de fuir le village pendant la nuit, pour se réfugier en forêt, avant de rentrer chez eux au matin. Depuis, ils ont pu retrouver le calme et la sérénité grâce au professionnalisme de la MINUSCA.

Le porte-parole de la MINUSCA, le Major Soumana GARANKE a déclaré que « la force de la MINUSCA en collaboration avec la Police de la mission, les FACA et les forces de sécurité intérieure poursuivent les patrouilles de jour comme de nuit pour sécuriser certains lieux publics et les villes pour prévenir out incident ou acte criminel. A titre d’exemple, à Koundé la situation est sous contrôle. »

Selon les témoins de ces événements, les villageois ont exprimé leur plus vive reconnaissance à l’égard des soldats de l’ONU. La mésentente vient parfois du manque de connaissance mutuelle quand l’amitié se nourrit des échanges réciproques.

 

Le peuple centrafricain n’ignore pas le sentiment de gratitude !

 

©2019CNC

 

 

 

Nigeria: trois hommes meurent après une supposée orgie liée à la drogue

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© Photo : Pixabay

 

 

 

Selon le Daily Post, trois hommes sont décédés après avoir «eu un quatuor avec une femme» dans un auberge à Ihiagwa, au Nigeria.

L’incident aurait eu lieu au Sunshine Lodge, une auberge de jeunesse à Ihiagwa près de l’Université fédérale de technologie d’Owerri (FUTO) le 2 avril.

Deux hommes, soupçonnés d’être des étudiants de l’Université fédérale de technologie, ont été déclarés morts peu de temps après avoir participé à une orgie dans l’État nigérian d’Imo.

Lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux, ils ont trouvé trois hommes et une femme complètement nus et inconscients. Les hommes étaient des étudiants de l’université et se droguaient, selon la police.

(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); La pièce où l’incident s’est déroulé était encombrée de bouteilles de codéine, de paquets de tramadol, de chanvre indien et de vodka, ainsi que d’autres drogues, a annoncé la police.

Plus tard, le commissaire de police d’Etat, Rabiu Ladodo, a confirmé la mort du troisième homme.

« Je viens d’apprendre aujourd’hui qu’il est décédé. Il est décédé à l’hôpital où il a été admis », a déclaré Rabiu Ladodo, cité par le Daily Post.

Il a ajouté que la femme avec laquelle les trois hommes se trouvaient, Onyinyechi Okafor, est toujours en vie et a déclaré: « J’ai appris que son état était stable ».

 

 

Par : Aurélien Mbarga (©Laminuteinfo(

 

Gabon : Surpris avec sa Tchiza dans un supermarché alors qu’il était censé être en mission à Bangui, un gabonais devient sourd et muet

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Image d’illustration de la tendance Tchiza, un phénomène qui devient l’une des plus graves violences faites aux femmes mariées © DR

 

Article de Gabonactu.com

 

Un gabonais est brusquement devenu sourd et muet après avoir été surpris par son épouse dans le parking d’un supermarché de Libreville avec sa jolie Tchiza (maîtresse) alors qu’il était censé être en mission de deux semaines à Bangui en Centrafrique.

Selon des voisins du couple, Jacques, la cinquantaine révolue a perdu l’usage de sa langue et même de ses oreilles depuis que son épouse l’a surpris dans le parking d’un supermarché de Libreville alors qu’il était censé être en mission en Centrafrique depuis près d’une semaine.

Le joli mensonge de Jacques, originaire du Haut-Ogooué qui a monté un stratagème pour profiter durant deux semaines avec sa belle Tchiza, une jeune fille aux seins encore debout et à la démarche chaloupée, s’est écroulé comme un château de cartes.  Une semaine auparavant, il a laissé croire à son épouse qu’il partait en mission de travail à Bangui en Centrafrique. Comme d’habitude, il devait garer son véhicule dans le parking de l’aéroport Léon Mba de Libreville. Son épouse n’a douté de rien puisque son tendre époux a tout assuré avant de partir.

Le pot-aux-roses  a été démasqué un samedi soit près d’une semaine après le prétendu départ en mission du Don-quichotte. Son épouse demande à sa sœur de l’accompagner dans un supermarché pour acheter des produits de nettoyage et autres goûté pour les enfants.

Les deux femmes se rendent au supermarché. Dans le parking, Madame Jacques aperçoit une voiture qui ressemble étrangement à celle de son époux. Le sang fait un quart de tour dans sa tête. Elle s’approche précipitamment. Jacques a déjà ouvert la malle arrière du véhicule. La Tchiza est entrain de ranger les courses dans la voiture. Madame Jacques surgit et se met à hurler. Sa sœur manque de patience et se jette sur la Tchiza qui est rouée de coups.

Jacques arrête un taxi, j’embarque et fonce à la maison. La Tchiza en sérieuse difficulté est sauvée par des badauds.

Deux semaines après l’incident qui a failli tourné au drame, Jacques a complètement perdu l’usage de la parole et certainement de ses oreilles. Il ne parle plus, il serait devenu sourd. Se fait-il passé pour une victime ? Nulle ne le sait. Son épouse est désormais résolue de l’adorer et de lui demander pardon tous les jours.

Tchiza ou Tchizambengué est désormais le terme à la mode au Gabon pour désigner le 1er, 2ème ou 3ème bureau où un homme cocu va passer son temps et dépenser son fric avant de rentrer à la maison retrouver sa vielle cocotte.

Beaucoup de femmes préfèrent ce statut pour brasser plusieurs Tchizos (copains) qui financent leur train de vie dispendieux.

PS : certains noms et lieux de cette histoire ont été volontairement modifiés pour préserver la vie privée du couple. 

Carl Nsitou

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©Gabon actu

COMMUNIQUÉ CONJOINT LA CEEAC ET L’ONU SOULIGNENT LE ROLE CLE DE LA SOUS-REGION POUR UNE PAIX ET STABILITE DURABLES EN RCA

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COMMUNIQUÉ CONJOINT LA CEEAC ET L’ONU SOULIGNENT LE ROLE CLE DE LA SOUS-REGION POUR UNE PAIX ET STABILITE DURABLES EN RCA

 

 

Du 2 au 5 avril, le Secrétaire général de la CEEAC la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), M. Ahmad Allam-Mi, et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. François Louncény Fall, ont mené une mission conjointe en République centrafricaine (RCA), en appui aux efforts de mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation dans ce pays. Il s’agissait également de s’enquérir des défis posés par la mise en œuvre de l’Accord afin d’identifier les voies et moyens de contribuer à leur résolution.

Le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont été reçus en audience par le Premier Ministre, Son Excellence Firmin Ngrebada ; le Président de l’Assemblée nationale, Honorable Laurent Ngon Baba ; la Ministre de la Défense nationale et de la reconstruction de l’Armée, Mme Marie-Noëlle Koyara ; et le Ministre délégué auprès de la Ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, chargé de la Francophonie et du protocole d’Etat, M. Chancel Sekode Ndeugbayi.

La mission a été conduite en étroite coordination avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, M. Mankeur Ndiaye. Le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont également rencontré les représentants des Garants et Facilitateurs de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA du 6 février 2019, ainsi que le corps diplomatique. Par ailleurs, ils se sont rendus à Paoua le 4 avril pour y rencontrer les autorités locales et des représentants de la société civile, d’organisations non-gouvernementales internationales et des Nations Unies opérant sur place, afin d’apprécier et d’encourager les efforts liés au projet pilote de gestion transfrontalière de la transhumance initié par la République centrafricaine et le Tchad.

Au cours des échanges avec leurs interlocuteurs, le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont salué la détermination des autorités nationales et des parties prenantes à mettre en œuvre l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA, et l’engagement des partenaires internationaux à accompagner le pays dans ce processus. Ils ont particulièrement insisté sur la nécessité d’une appropriation nationale, la plus large possible, de l’Accord par tous les segments de la société centrafricaine et son exécution de bonne foi par toutes les parties signataires. Ils ont également souligné l’impératif d’un engagement politique de haut niveau de la République centrafricaine et des Etats voisins pour une coopération effective en faveur de la mobilisation d’un soutien concerté de la sous-région, pour une prise en charge efficace des questions d’intérêt commun, y compris les préoccupations   transfrontalières. A cet effet, il a été convenu que la CEEAC, l’UNOCA et la MINUSCA entreprennent très prochainement une tournée auprès des pays de la sous-région pour mobiliser davantage leur engagement. Il a également été noté que la République centrafricaine aura l’occasion de présenter l’Accord lors du prochain sommet de la CEEAC.

Le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont mis l’accent sur le rôle primordial que jouent les Etats de l’Afrique centrale, y compris les pays frontaliers de la RCA, dans les efforts visant à assurer le retour à une paix et stabilité durables dans le pays. A cet effet, Messieurs Allam-Mi et Fall ont rappelé que, lors de sa 47ème session ministérielle à N’Djamena le 7 décembre 2018, le Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) a invité la RCA et les Etats voisins à accélérer le processus de réactivation de leurs commissions mixtes respectives. En abordant les questions de sécurité liées au pastoralisme et à la transhumance, ils ont indiqué que ces points feront l’objet de discussion lors de l’atelier sous-régional de N’djamena qui se tiendra du 9 au 11 avril 2019 et de la 48ème session ministérielle de l’UNSAC qui aura lieu à Kinshasa du 27 au 31 mai.

Enfin, le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale remercient les autorités centrafricaines et la MINUSCA pour l’accueil chaleureux et l’appui apporté lors de cette mission conjointe en République centrafricaine.

 

Fait à Bangui, le 5 avril 2019

Centrafrique : tentative de mutinerie à la prison du camp de Roux, 8 détenus transférés à Ngaragba.

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Bus de la campagnie nationale de sécurité (CNS). Credit photo Michaël Kossi/CNC. 

 

Bangui (CNC) – Ils ont été huit à être transférés à la prison centrale de Ngarangba ce vendredi 5 avril 2019.

 

Après une tentative de mutinerie à la salle de sûreté du camp de Roux le lundi 1er avril dernier, huit (8) chefs de guerre déjà condamnés ont été transférés vendredi 5 avril à la prison centrale de Ngarangba.

Si le spectacle des FSI (forces de sécurité intérieure) lors de ce transfèrement était époustouflant pour les Banguissois, certains détenus quant à eux n’ont pas compris encore pour quelle raison la justice a mis autant de précautions vis-à-vis d’eux.

Le redoutable général des Anti-Balaka Rodrigue Ngaïbona alias Andjilo, condamné récemment par la justice à 22 ans des travaux forcés pour crimes et torture, faisait partie des 8 chefs de guerre qui ont été transférés ce vendredi 5 avril à la maison centrale de Ngarangba dans le 7e arrondissement de Bangui.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : opération ratée des FSI contre les Anti-Balaka au village Danga.

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Anti-Balaka-au-village-danga/antibalaka-en-ronde-corbeaunews-11/” rel=”attachment wp-att-27446 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/04/antibalaka-en-ronde-corbeaunews–450×253.jpg” alt=”les miliciens Anti-Balaka ” width=”450″ height=”253″ />
les miliciens Anti-Balaka pour illustration.

 

 

 

 

Bangui (CNC) – dimanche 31 mars 2019, une opération musclée des forces de l’ordre contre un quartier général de la milice Anti-Balaka au village Danga à 65 kilomètres de Kouango a accouché une souris.

 

Transportée par une charrette Zodiaque doté par la République populaire de Chine, une équipe lourdement armée des forces de sécurité intérieure (FSI) s’est dirigée vers le village Danga, à 65 kilomètres de Kouango à bord du fleuve Oubangui pour interpeller un célèbre comzone des Anti-Balaka locaux qui a régné en maître depuis plusieurs années.

Malheureusement pour les forces de l’ordre, ce redoutable chef Anti-Balaka, soupçonné d’avoir recruté clandestinement des nombreux sujets congolais démocrates dans sa milice locale, leur a échappé de peu au moment de leur opération sur place.

La ville de Danga est contrôlée en ce moment par un groupe des jeunes locaux constitués en autodéfense après s’être opposés à l’arrestation du rival centrafricain d’un Congolais démocrate reconverti au milicien Anti-Balaka.

Les forces de l’ordre, accueillies en héros dans le village ce dimanche 31 mars, sont déjà de retour à Bangui.

Toutefois, des sources sécuritaires de la République centrafricaine indiquent qu’une patrouille sera menée dans les prochains jours pour tenter encore une fois de mettre la main sur ce fameux comzone Anti-Balaka et ses éléments qui est en fuite en ce moment en République démocratique du Congo.

 

Copyright2019CNC.

RCA : tentative de braquage du véhicule de DRC à Bangui, un ex-maire arrêté par la police.

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Patrouille de la CNS à Bangui. Crewdit photo Mickaël Kossi/CNC.

 

 

Bangui (CNC) – Il n’a pas eu le temps de progresser jusqu’à Km5 quand il a été arrêté par les forces de l’ordre.

 

Il s’appelle FADOUL, le principal suspect et auteur présumé de plusieurs actes de vol des véhicules dans la capitale de la République centrafricaine, selon la police.

L’ex-maire du troisième arrondissement de Bangui, Monsieur FADOUL, par ailleurs chef d’une milice d’autodéfense armée de son quartier au Km5, est tombé dans le filet de l’office centrafricain de la répression de banditisme (OCRB) ce samedi 6 avril 2019 après avoir tenté malheureusement de braquer un minibus de l’ONG DRC (Conseil danois pour les réfugiés).

Le suspect, interpellé au quartier Ngoussima après avoir tenté d’abandonner son butin,a été légèrement blessé par les tirs des forces de l’ordre.

Transféré à la clinique de l’ONG MSF pour des soins d’urgence, l’homme tente en vain de s’évader avec la complicité de ses éléments d’autodéfense venus sur une dizaine des motos.

Après deux tentatives avortées, le suspect est transféré ce dimanche 7 avril 2019 dans la cellule de l’OCRB de centre-ville.

Certaines personnalités, dont le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, qui ont entendu parler de ce fameux FADOUL, se sont présentées devant sa cellule pour le voir personnellement.

L’homme, déjà suspecté d’être à l’origine du braquage du pick-up de la radio Ndeke-luka le mois dernier, va être présenté cette semaine au procureur de la République avec l’un de ses complices arrêtés en même temps comme lui.

Monsieur FADOUL, qui détient un garage de réparation des véhicules au Km5, est soupçonné de vendre ses butins au Cameroun voisin après avoir les modifier profondément.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : le Maire du village Bianga abattu par des hommes armés.

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Bambari-dans-leur-camp-reuters-img_11mars2018234710-6/” rel=”attachment wp-att-27436 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/04/les-3-rebelles-de-la-Séléka-à-Bambari-dans-leur-camp-Reuters-IMG_11mars2018234710-450×254.jpg” alt=”” width=”450″ height=”254″ />
Dres rebelles de l’UPC dans la Ouaka pour image d’illustration

 

 

Bangui (CNC) – samedi 6 avril 2019, le Maire du village Bianga (Kouango 2) et son responsable de collectivité municipale ont été abattus froidement par des hommes armés.

 

Selon une source locale, les rebelles de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique), dirigée par le ministre Conseiller du Premier ministre, le général autoproclamé Ali Darassa, seraient derrière le meurtre du Maire et de son collègue.

Alors que le Maire, qui a ordonné ce samedi 6 avril dans la matinée au responsable de la collectivité locale de procéder à la collecte des recettes relatives aux taxes municipales après plusieurs compagnes de sensibilisation, s’est retrouvé nez à nez avec des hommes armés qui sont venus pour récupérer la totalité de cette recette municipale.

Malheureusement le Maire, qui n’a opposé aucune résistance, n’a pas eu la chance de sa vie. Il a été malgré tout abattu froidement avec son responsable de municipalité de Bianga.

Selon des sources locales, le Maire, qui a longtemps hésité de procéder aux collectes des recettes municipales de son village depuis plusieurs années, pensait plutôt que c’est le bon moment de le faire avec la signature de l’accord de Khartoum du 6 février dernier. Il s’est trompé largement.

À Bangui, aucune déclaration n’a été faite malheureusement comme à l’accoutumée.

 

Copyright2019CNC.

Libye: Haftar poursuit son offensive malgré les appels de la communauté internationale

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Les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar poursuivent samedi leur offensive vers la capitale libyenne Tripoli, faisant fi des appels de la communauté internationale à la cessation des hostilités, dont la reprise risque de plonger le pays dans la guerre civile.

La progression de l’Armée nationale libyenne (ANL), dirigée par son chef autoproclamé M. Haftar, est ralentie par les forces loyales à l’autorité rivale –le Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli– qui tentent de faire face à l’assaut lancé jeudi sur la capitale.

Samedi, les forces pro-GNA ont mené au moins un raid aérien contre une position de l’ANL à une cinquantaine de km au sud de Tripoli, dans la région d’Al-Aziziya, a indiqué l’ANL, promettant de riposter.

La Force de protection de Tripoli, une alliance de milices loyales au GNA, a confirmé que des raids aériens « intensifs » étaient menés contre l’ANL depuis l’aéroport de Mitiga à Tripoli et de Misrata (ouest).

Au sol, les combats entre les deux camps rivaux s’intensifiaient au sud de la capitale.

Au moins un groupe armé de Misrata, « la brigade 166 », est arrivé à l’est de la capitale pour participer à la contre-offensive, a constaté un photographe de l’AFP.

« Nous attendons les ordres pour repousser toute avancée de l’ennemi vers Tripoli », a déclaré à l’AFP le porte-parole de ce groupe, Khaled Abou Jazia.

Des dizaines de véhicules armés notamment de canons antiaériens se sont rassemblés à Tajoura, dans la banlieue est de Tripoli, selon un photographe de l’AFP.

– Sortir de l’impasse –

Depuis la chute en 2011 du régime Kadhafi, la Libye est plongée dans le chaos avec la présence de nombreuses milices et les deux autorités rivales du GNA et de l’ANL.

La nouvelle escalade de violence intervient avant une Conférence nationale sous l’égide de l’ONU prévue mi-avril à Ghadamès, dans le sud-ouest du pays, afin de dresser une « feuille de route » avec la tenue d’élections pour tenter de sortir le pays de l’impasse.

Le visage grave, l’émissaire de l’ONU pour la Libye Ghassan Salamé a déclaré samedi que la conférence serait maintenue, malgré l’assaut lancé par le maréchal Haftar sur Tripoli.

« Nous sommes déterminés à organiser » cette conférence interlibyenne « à la date prévue », du 14 au 16 avril, « sauf si des circonstances majeures nous en empêchent », a-t-il dit lors d’une conférence de presse à Tripoli.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a lui appelé à un « dialogue inclusif » et « sans les échéances artificielles que certains essaient d’imposer (aux Libyens) depuis l’extérieur », sans préciser ni à quelles « échéances » il se référait, ni qui il visait dans cette déclaration.

Des analystes estiment que la conférence n’est toutefois « plus d’actualité ». « Elle avait déjà peu de signification avant l’incursion de Haftar. Aujourd’hui, elle en a encore beaucoup moins », selon Jalel Harchaoui, chercheur à l’institut Clingendael de La Haye (Pays-Bas).

A son départ de Libye vendredi, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a dit quitter le pays « avec une profonde inquiétude et un coeur lourd » mais « espérant toujours possible d’éviter une confrontation sanglante à Tripoli et ses environs ».

Il avait rencontré jeudi à Tripoli le chef du GNA Fayez al-Sarraj et le maréchal Haftar à Benghazi (est) vendredi.

– « Avancée maudite » –

Jeudi, Khalifa Haftar a ordonné à ses forces d’ »avancer » en direction de Tripoli. « L’heure a sonné », a-t-il dit dans un message audio, promettant d’épargner les civils, les « institutions de l’Etat » et les ressortissants étrangers.

La force de protection de Tripoli a aussitôt annoncé une contre-offensive et de puissants groupes armés de Misrata se sont dits « prêts à stopper l’avancée maudite » des pro-Haftar.

Les forces de l’ANL ont été repoussées de quelques km vendredi soir après s’être emparées brièvement de l’aéroport international de Tripoli, à une trentaine de kilomètres au sud de la ville, inutilisé depuis qu’il a été détruit en 2014 par des combats.

L’escalade de la violence aux portes de Tripoli suscite la crainte des habitants, même si le centre-ville reste calme, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La circulation était fluide malgré des embouteillages provoqués par les files d’attente devant les stations-services et les supermarchés.

« Par précaution, on doit stocker tout ce qui est nécessaire, car on ne sait jamais ce qui peut se passer », a dit à l’AFP Farida, une mère de famille dans un supermarché dans le centre de Tripoli.

Réunis vendredi en France, les ministres des Affaires étrangères des sept pays les plus industrialisés (G7) ont « exhorté » tous les acteurs à stopper « immédiatement » tous « les mouvements militaires vers Tripoli, qui entravent les perspectives du processus politique mené par les Nations unies ».

« Il n’y a pas de solution militaire au conflit libyen », ont souligné les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, du Canada, de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, d’Italie et du Japon.

Avec AFP

Soudan: dispersion des manifestants près du QG de l’armée à Khartoum

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La police anti-émeute soudanaise a dispersé samedi par des tirs de gaz lacrymogènes des manifestants, rassemblés pour la première fois depuis le début de la contestation antigouvernementale près du quartier général de l’armée à Khartoum.

Des milliers de Soudanais ont défilé dans la capitale pour réclamer la démission du président Omar el-Béchir.

Lors de précédents rassemblements, les protestataires avaient tenté à plusieurs reprises de marcher vers des lieux symboliques du pouvoir, comme le palais présidentiel, mais en ont souvent été empêchés par les gaz lacrymogènes tirés par les forces de sécurité.

Pour la première fois samedi, les manifestants ont atteint l’entrée des bâtiments qui abritent le siège de l’armée et le ministère de la Défense dans la capitale Khartoum, ont rapporté des témoins.

Les forces antiémeutes soudanaises ont tiré des gaz lacrymogènes tandis que des contestataires leur ont lancé des pierres avant de se disperser, selon des témoins.

Répondant à un appel de l’Alliance pour la liberté et le changement, fer de lance du mouvement de contestation, les manifestants ont scandé « une armée, un peuple », d’après des témoins.

Au son du principal slogan de la contestation –« Paix, justice et liberté »–, les manifestants ont réclamé le départ du président Béchir, au pouvoir depuis un coup d’Etat en 1989.

« Nous n’avons toujours pas accompli notre mission, mais nous avons envoyé un message à l’armée: +Rejoignez-nous+ », a dit Amir Omer, un des protestataires.

Adam Yagoub, un autre manifestant, bat le pavé « parce que nous voulons voir Béchir partir », explique ce quadragénaire à l’AFP.

« Il a tellement ruiné l’économie du pays que des gene meurent à cause du manque de médicaments », a-t-il ajouté.

« Un moment historique » –

Les organisateurs du mouvement, une alliance de partis d’opposition ayant rejoint l’Association des professionnels soudanais, ont affirmé cette semaine que cette marche était destinée à demander à l’armée de « choisir entre son peuple et le dictateur ».

Ils ont appelé samedi les manifestants à « ne pas quitter le quartier général de l’armée et de tenir un sit-in dans les rues », disant « espérer que (l’armée) prenne position pour le peuple » lors de ce « moment historique », selon un communiqué.

Tard dans la soirée de samedi, des groupes de manifestants étaient toujours rassemblés devant les bâtiments, certains chantant et dansant.

D’autres manifestants ont atteint un bâtiment de l’armée à Madani, une ville au sud-est de Khartoum, selon des témoins. Des rassemblements antigouvernementaux ont également eu lieu d’autres quartiers de la capitale et à Omdourman, ville jumelle de Khartoum, d’après d’autres témoins.

Pour un diplomate européen, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, « la participation aujourd’hui était très impressionnante ».

« Cela renforce la pression sur Béchir et le régime, et cela montre que le mouvement de contestation ne s’essouffle pas », estime-t-il.

Déclenchées le 19 décembre 2018 par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain, les manifestations se sont rapidement transformées à travers le pays en mouvement de contestation contre M. Béchir.

Celui-ci a refusé de démissionner et fait face à son plus grand défi depuis son arrivée au pouvoir, estiment des experts. Après avoir tenté de réprimer la contestation par la force, il a instauré l’état d’urgence dans tout le pays le 22 février.

Depuis, les manifestations sont restées principalement cantonnées dans la capitale et Omdourman.

La date choisie est symbolique puisqu’elle marque l’anniversaire de la révolte du 6 avril 1985, qui avait permis de renverser le régime du président Jaafar al-Nimeiri.

– Lourd dispositif de sécurité –

« Un important dispositif de sécurité » a été mis en place samedi avant même que ne débutent les manifestations, a affirmé à l’AFP un témoin sous couvert de l’anonymat.

Des témoins ont rapporté avoir vu des agents en civil se fondre dans la foule pour empêcher les passants d’atteindre le centre-ville. Les magasins et marchés de Khartoum ont reçu l’ordre de fermer avant les manifestations, ont précisé d’autres témoins.

« Ceux qui marchaient en groupe ont été immédiatement arrêtés ou ont été priés de rentrer chez eux par les forces de sécurité », ont-ils dit.

Ces derniers jours, des militants avaient fait circuler des tracts pour appeler à manifester, selon des habitants.

Depuis l’instauration de l’état d’urgence, plusieurs manifestants ont été arrêtés pour avoir participé à des rassemblements non autorisés et jugés par des tribunaux d’exception. L’ampleur et l’intensité des manifestations ont alors fortement baissé.

Depuis décembre, le puissant service de renseignement a arrêté des centaines de manifestants, leaders de l’opposition, militants et journalistes, selon des ONG.

Selon un bilan officiel, 31 personnes sont mortes depuis le début des manifestations. L’ONG Human Rights Watch (HRW) évoque le chiffre de 51 morts.

Avec AFP

Tunisie: le président Essebsi souhaite ne pas être candidat à la présidentielle

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Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a confirmé samedi devant son parti qu’il ne souhaitait pas être candidat à l’élection présidentielle du 17 novembre, pour « ouvrir la porte aux jeunes ».

A 92 ans, celui qui est depuis 2014 le premier président élu démocratiquement au suffrage universel en Tunisie, a fait cette annonce à l’ouverture d’un congrès de son parti Nidaa Tounès, en proie à de luttes de pouvoir intestines.

« En toute honnêteté, je ne pense pas que je vais me représenter » car il faut « ouvrir la porte aux jeunes », a-t-il souligné, alors que son parti l’a présenté à plusieurs reprises comme le meilleur candidat possible.

Dans la salle, certains militants ont lancé: « Le peuple veut à nouveau Béji ».

Son discours intervient quatre jours après l’annonce de la démission du président algérien Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, après un mois et demi de manifestations en Algérie, pays voisin de la Tunisie.

Fondé par M. Essebsi en 2012, le parti Nidaa Tounès peine à rassembler après des conflits internes entre le fils de M. Essebsi, Hafedh Caïd Essebsi, et l’ex-dauphin du président, le Premier ministre Youssef Chahed.

Hafedh Caïd Essebsi a depuis pris la tête de Nidaa Tounès, tandis que M. Chahed, écarté de Nidaa, a formé un parti concurrent, Tahia Tounès.

Ce parti est devenu la deuxième force politique au Parlement, derrière le parti d’inspiration islamiste Ennahdha et devant la formation présidentielle.

  1. Essebsi a demandé au parti de « réintégrer » M. Chahed, tandis que son fils, présent dans la salle, est resté silencieux.

Il faut que Nidaa Tounès « rassemble toutes les forces centristes », a souhaité le président.

Entre 1.000 et 2.000 militants participent au congrès organisé à Monastir (centre-est) le jour de l’anniversaire du décès du premier président de la Tunisie indépendante, Habib Bourguiba, mort le 6 avril 2000 dans cette ville.

Les militants doivent choisir ce week end un conseil national de 217 membres, chargés d’élire le bureau politique du parti.

Aucun des principaux partis du pays n’a encore annoncé de candidat pour l’élection présidentielle du 17 novembre.

Des élections législatives se tiendront également le 6 octobre.

La Tunisie, qui peine à répondre aux attentes sociales de sa population touchée par une inflation et un chômage persistants, est le seul pays à continuer sur la voie de la démocratisation après les soulèvements ayant secoué plusieurs pays arabes en 2011.

Avec AFP

Tchad: deux mois après l’incursion rebelle, Déby veut sécuriser le nord

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Le Président tchadien Idriss Déby

 

 

 

Deux mois après l’entrée au Tchad d’une colonne rebelle, le président Idriss Déby Itno continue à afficher sa volonté de reprendre la main sur le Tibesti, province du nord du pays frontalière avec la Libye, où opèrent trafiquants, orpailleurs mais surtout rebelles.

« Idriss Déby est obnubilé par ce qu’il se passe dans le nord », analyse le spécialiste français Roland Marchal, chercheur à Sciences-Po.

L’obsession du président Déby, arrivé au pouvoir par les armes en 1990 avec l’aide de Paris, s’est encore accentuée avec l’entrée début février d’une colonne de rebelles tchadiens, venue de Libye, par le nord-est du Tchad.

Une irruption jugée suffisamment inquiétante par le président pour qu’il appelle à l’aide son allié français, qui a procedé à des frappes aériennes pour stopper cette avancée.

« Après l’incursion, et avec la présence de certains éléments rebelles dans le sud libyen, le chef de l’Etat prend des mesures pour parer à toute éventualité », confie à l’AFP une source proche de la présidence.

Depuis février, le régime multiplie les annonces sécuritaires en direction du Tibesti.

Début mars, le ministre de la Sécurité, Mahamat Ali Salah, y part en mission plusieurs jours. Accompagné de la télévision tchadienne, il y annonce la fermeture de la frontière avec la Libye.

« Cette zone est devenue un carrefour de tous les malfrats, des terroristes et des rebelles », déclare-t-il face caméra, entouré de militaires.

Il proclame également « le désarmement de toute la population » et « l’interdiction formelle d’orpaillage ».

– Les jeunes, proie des rebelles –

Chaque soir devant leur télévision, les Tchadiens suivent l’avancée du ministre et des troupes déterminés à reprendre les sites aurifères aux orpailleurs.

« Il s’agit surtout d’une grande campagne de communication, plutôt qu’une vraie reprise en main du territoire », tempère Alladoum Nadingar, chercheur au centre d’analyse International Crisis Group (ICG).

« La frontière fait plus de 1.400 km, et l’armée n’a pas les ressources nécessaires, notamment en eau, pour s’installer de façon permanente sur ce territoire », ajoute-t-il.

Cette « campagne » destinée à montrer que l’armée tient le territoire veut également dissuader les jeunes Tchadiens de se lancer dans l’orpaillage illégal.

Au Tibesti, des sites d’orpaillage parsèment les reliefs désertiques. Chaque jour, de jeunes gens, contraints de quitter leur village pour des raisons économiques, viennent s’y installer.

Ils « partent chercher de l’or, mais une fois sur place, nombre d’entre eux ne trouvent rien. Ils n’ont même pas de quoi revenir dans leur région, alors ils sont facilement recrutés par les rebelles », ajoute le chercheur.

Leur proximité avec les groupes rebelles, qui ont élu domicile de l’autre côté de la frontière dans le sud libyen, inquiète N’Djamena.

D’autant plus que les rebelles, autrefois statiques, sont déstabilisés depuis plusieurs mois par l’avancée des troupes libyennes du maréchal Khalifa Haftar, qui a lancé une vaste offensive vers le sud début 2019.

« La poussée de Haftar gêne les groupes rebelles, qui sont désormais susceptibles de traverser la frontière, faute d’endroit où aller », explique M. Marchal.

« Tout individu qui se trouvera dans la zone sera considéré comme terroriste », avait déclaré le ministre de la Sécurité lors de son déplacement dans la région.

– « Traquer les bandits » –

Le ministre, de retour à N’Djamena mi-mars, s’est de nouveau rendu dans le Tibesti moins de deux semaines plus tard.

Il y a annoncé cette fois la création d’une force de sécurité mixte, composée de gendarmes, de policiers et de militaires. Leur mission: « sécuriser la frontière » et « traquer les bandits et les terroristes ».

« La brigade mixte en question est constituée essentiellement d’éléments de force de défense qui opèrent déjà dans les garnisons du nord, je ne vois pas ce que cette brigade peut faire », s’interroge une source militaire à N’Djamena.

Au même moment, le président Déby signe un décret réorganisant l’appareil sécuritaire.

Il remplace notamment son chef d’état-major général des armées et nomme également un général, originaire du Tibesti, conseiller à la présidence chargé de la Défense nationale.

« La dernière incursion a montré des failles au sein du système de sécurité au nord », explique à l’AFP un officier de l’armée sous couvert d’anonymat.

« Des complicités ont été décelées, voilà pourquoi le président a remodelé le système de sécurité », ajoute-t-il.

Selon des experts, le chef de l’Etat est de de plus en plus « paranoïaque ». Il n’aurait qu’une peur: que les rebelles s’unissent, et qu’une partie de l’armée, extrêmement divisée, les rejoignent pour le renverser.

 

 

Avec ©AFP

Centrafrique : 18 morts et une quarantaine de blessés dans une attaque des groupes rebelles au sud-est

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Dix-huit personnes ont été tuées jeudi en début de soirée et plus d’une quarantaine ont été blessées dans une attaque des groupes rebelles assimilés aux hommes de l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique) d’Ali Darass dans la ville centrafricaine de Zangba (sud-est), a appris Xinhua ce vendredi du député de la localité.

D’après le député Jérémie Gokirindoro II de Zangba ce vendredi, l’attaque de cinq villages à Zangba dans la sous préfecture de la Basse Kotto (sud-est) est la résultante d’une altercation entre des groupes d’autodéfense locaux et des éléments de la Séléka proche d’Ali Darass.

En représailles à l’altercation, quatre villages ont été attaqués par des renforts des éléments rebelles d’Ali Darass, les survivants ont été poussés à se réfugier en brousse, d’autres, a-t-il indiqué, ont carrément traversé la rive de l’Oubangui, pour se réfugier en République démocratique du Congo.

Cette flambée de violence est intervenue presque deux mois après la signature d’un accord de paix âprement négocié à Khartoum, la capitale soudanaise puis signé tant par des représentants de quatorze groupes armés officiellement reconnus et le gouvernement centrafricain.

  1. Gokirindoro II a plaidé pour que des militaires des forces armées centrafricaines ainsi que des casques bleus de la mission onusienne en Centrafrique Minusca soient déployés dans la région, présentement sans forces armés conventionnelles.

Il a aussi lancé un appel en direction des humanitaires pour une assistance aux populations affligées en raison de la mort de leurs proches et de l’incendie des villages. F

Avec french-Tchina.org

CENTRAFRIQUE : LA FRONDE DES OFFICIERS GÉNÉRAUX… FRUSTRATION, RÉBELLION OU PROTECTION DES VALEURS MILITAIRES ?

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L’armée nationale centrafricaine est une noble et prestigieuse institution républicaine chargée de protéger la population, le territoire au prix de leurs vies et protéger les intérêts nationaux contre toutes menaces pesant sur la sécurité nationale.

 

Cette armée est composée de plusieurs régiments, bataillons avec des missions multiples et diverses mais complémentaires. La carrière pleine d’un fantassin dans l’armée se construit sur une trentaine d’années en grimpant les différentes marches depuis les militaires de rangs, les sous-officiers, les officiers subalternes, les officiers supérieurs et enfin les officiers généraux

 

le tout dans la stricte discipline et le respect de l’ambiguë maxime définit à l’article 1 :

« le chef a toujours raison »…

Même s’il arrive dans certaines circonstances que le subalterne a raison, c’est l’article 1 qui s’applique. Depuis le début du processus de la réforme historique de l’armée accentuée par les effets collatéraux des accords de paix de Khartoum, un malaise ou plus simplement une grogne latente sévit dans l’armée nationale.

 

Certains officiers étoilés et respectés ont fait usage de leur droit de retrait en adressant une lettre ouverte au nom du « collectif des officiers généraux » au Président de la république et de droit chef suprême des armées.

Plusieurs hypothèses plausibles expliqueraient ce malaise. Il s’agit soit d’une frustration (colère ou déception) née de leur mise sous commandement des rebelles avec des grades trop fantaisistes, soit il s’agit simplement d’une rébellion conçue comme une résistance ouverte aux ordres abusifs et démesurés de l’autorité établie, soit enfin il s’agit singulièrement de la protection des valeurs ou éthiques militaires.

Dans tous les cas de figure, l’armée nationale doit toujours être disciplinée en observant la théorie juridique très discutable de soumission aux ordres mêmes manifestement illégaux. Noyé dans les concepts et pratiques purement militaires, le citoyen lambda s’interroge :

Quelles sont les véritables causes de grogne au sein de l’armée nationale ? Cette crise latente avec des conséquences non quantifiables résulte t-elle les effets collatéraux des accords de paix de Khartoum ? Qu’est-ce qu’il faut entendre ou retenir à travers la lettre ouverte des officiers généraux au Président de la république ? La démission ou la mise en disponibilité est-elle permise au sein de l’armée ? Dans l’affirmative, quelles sont les démarches et procédures requises ? Dans la négative, que risque un militaire qui démissionne sans respecter la procédure légale ? Par ailleurs, que ressent un officier général qui doit exécuter l’ordre émanant d’un rebelle avec des grades fantaisistes qui n’a connu ni l’école de guerre ni l’école de l’état-major ? Que faut-il faire

en urgence pour éviter que cette grogne devenue virale ne s’étende à toutes les forces de défense et de sécurité ? Fort de ce qui précède, il est important de rappeler que ce droit de retrait est inédite dans la genèse de l’armée centrafricaine. Qu’il s’agisse de démission ou de demande de mise en disponibilité, la demande de l’une ou de l’autre doit nécessairement être acceptée et agréée par l’autorité supérieure compétente. On ne se retire pas aussi facilement de l’armée comme dans la vie civile, qu’il s’agisse de gradés ou non. Il est d’une grande notoriété qu’un militaire qui se retire de l’armée sans autorisation préalable de ses supérieurs hiérarchiques est considéré comme « déserteur » et jugé par les tribunaux militaires.

 

En effet, la désertion est un délit du code de la justice militaire répréhensible selon le contexte de désertion : en temps de paix, de guerre, en état d’urgence ou en état de siège. Dans la conséquence logique de cette idée, nous tenons à souligner que même démissionnaires, les militaires doivent respecter le devoir de réserve pour garantir la neutralité et l’impartialité de l’administration. Pour finir, il urge de mettre en garde contre toute alimentation de rumeurs, de spéculations d’un éventuel coup d’état ou d’un complot de l’ancienne puissance coloniale. Ce fléau n’est qu’un constat d’échec, un malaise né de la mauvaise gouvernance des autorités établies. A ce propos, nous invitons humblement le Président de la république et son chef de gouvernement de s’investir personnellement dans la gestion de cette grogne qui peut à l’avenir être nuisible au processus de reconquête de la paix. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 05 avril 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062

 

Centrafrique : combat de Zoukombo, un bilan lourd pour le FDPC.

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Image d’illustration des rebelles qui bloquent la route dans la commune de Gamboula à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC.

 

 

Bouar (CNC) – vendredi 5 avril 2019, des combats ont été signalés au village Zoukombo entre les rebelles du FDPC et les forces de l’ONU en RCA, selon un communiqué de la Minusca.

 

Selon la Minusca, l’opération menée depuis ce vendredi 5 avril 2019 par ses forces contre les rebelles du FDPC d’Abdoulaye Miskine s’est déroulée dans la commune de Zoukombo, préfecture de Mambéré-Kadéi, à l’ouest de la République centrafricaine. Elle permet notamment, selon la même source, de libérer 11 véhicules pick-up appartenant à une compagnie nationale et confisquée depuis plusieurs jours par ces rebelles du FDPC.

Cependant,des sources indépendantes contactées par CNC indiquent que les 11 véhicules libérés par la Minusca appartiennent à la société CFAO.

Alors que les rebelles auraient exigé une rançon de 100 millions de francs CFA pour les 31 pick-up de cette compagnie nationale qu’ils se sont appropriée illégalement depuis le début de la semaine, seulement la somme de 20 millions de francs CFA leur aurait été déboursée.

Les rebelles, après un moment d’hésitation, finissent par libérer 20 des 31 véhicules pour Bangui. Tandis que pour les 11 autres, ils auraient monté la rançon à 60 millions de francs CFA avant toutes discussions. Ce qui n’a pas été fait évidemment et la suite on connaît déjà avec l’opération de la Minusca ce vendredi 5 avril 2019.

Il faut rappeler que c’est à la demande du gouvernement de transition en 2015 que les rebelles du FDPC se sont cantonnés provisoirement dans une école de Zoukombo en prélude au prochain désarmement des groupes armés.

Cependant, le bilan provisoire de l’opération menée par les forces de la Minusca fait état de 5 morts côté rebelle et la ville est complètement vidée de ses habitants ce vendredi 5 avril.

Copyright2019CNC.