Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 08:05:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Clôture ce vendredi 30 avril 2021 à Bangui des activités marquant la fin du mandat des députés de la sixième législature en Centrafrique. Au total, 140 députés élus, répartis sur 11 groupes parlementaires, et 7 sont décédés au cours de leur mandat.
La cérémonie officielle aura lieu cet après-midi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale en présence du Premier ministre Firmin Ngrebada et des diplomates accrédités en République centrafricaine ainsi que des membres du gouvernement.
Le mandat des députés de cette législature a commencé le 3 mai 2016 au lendemain des élections de sortie de crise qui ont permis le retour à l’ordre constitutionnel dans le pays. Sur 140 parlementaires élus au début, sept sont décédés pendant l’exercice de leur fonction.
Et les 140 députés élus en 2016 sont répartis sur 11 groupes parlementaires à savoir :
Mouvement cœurs unis;
Le chemin de l’espérance;
L’union nationale pour la démocratie et le progrès;
Le mouvement de libération du peuple centrafricain;
Le Kwa na Kwa;
Le rassemblement démocratique centrafricain;
Rassemblement pour la République;
Le parti africain pour une transformation radicale et l’intégration des États ;
Mouvement national des indépendants;
Et divers et non inscrits »
Il faut noter au passage qu’au cours de cette législature que les députés proches de la majorité parlementaire avaient lancé en octobre 2018 une pétition visant à destituer le Président de l’Assemblée nationale d’alors, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/illustration-dune-toilettes-450×294.jpg” alt=”illustration d’une toilettes publique” width=”450″ height=”294″ />Une image d’illustration des toilettes publiques. CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 05:45:11 ( Corbeaunews-centrafrique ). Selon les données de l’ONU, plus de 4 milliards d’individus ne disposeraient pas d’un accès libre à des toilettes. L’accès à des installations sanitaires gérées et sécurisées constitue un droit humain et un enjeu de taille dont sont dépourvus de nombreux individus. Cette problématique de taille entre dans le cadre des objectifs de développement durable soutenus par l’ONU : Objectif 6 – Eau et assainissement pour tous d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, il faudrait investir dans la construction et l’installation de toilettes chaque année jusqu’à la date butoir.
La pandémie de la COVID-19 a démontré l’importance de l’assainissement, de l’hygiène et d’un accès adéquat à l’eau potable afin de prévenir, de contrôler et limiter les maladies. En effet, «les sanitaires interviennent dans la collecte, le traitement et l’évacuation des déjections, ainsi que le traitement de l’eau pour éviter le développement de bactéries dangereuses» a déclaré l’ONU. Ce qui est un luxe pour de nombreux pays, notamment en Afrique ou l’accès à l’eau potable est une véritable problématique.
En Centrafrique, Bangui est sans doute l’une des rares villes d’Afrique qui dispose de très peu de toilettes publiques. Ce besoin a été relevé à de multiples occasions, par les populations locales, les institutions sanitaires et les ONG. Face à ce manque, le 14 avril 2021, l’ONG américaine LOBA-INTERNATIONAL a proposé un projet de construction et d’installation de toilettes sèches nommées “Fini Da Zendé”.
Ce même jour, un prototype a été présenté à Émile Gros Raymond Nakombo, Maire de Bangui. A l’intérieur de ce lieu d’aisance, on y retrouve une cuvette permettant de collecter les déchets, accompagnée de copeaux de bois. Ces copeaux de bois ont pour fonction de remplacer l’eau et ainsi de bloquer les odeurs et les visites de mouches. A cela s’ajoute l’installation de stations de lavages dotées de gel hydro-alcoolique.
Un système dont se réjouissent les autorités locales. “Généralement, ce sont des toilettes publiques ordinaires. Aujourd’hui, ce sont des toilettes publiques scientifiques, plus adaptées à nos réalités du fait que la distribution d’eau ne touche pas tous les quartiers. Ces toilettes sèches sont les mieux indiquées pour les pays comme le nôtre. Je pense que Bangui est la 1ère ville de la sous-région à abriter ces toilettes” se satisfait le Maire de Bangui. Cette initiative est une première pour le pays. Elle pourrait faire évoluer la situation sanitaire et permettre aux quartiers qui sont privés d’eau de pouvoir bénéficier de ce type de toilettes. Selon l’ONG LOBA-INTERNATIONAL, si le gouvernement valide le projet, près de 100 toilettes pourront être construites et installées à Bangui mais également dans d’autres régions de la République centrafricaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/probleme-de-leau-dans-la-capitale-Bangui-450×253.png” alt=”problème de l’eau dans la capitale Bangui” width=”450″ height=”253″ />Problème d’eau dans la capitale Bangui. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 05:16:57 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’ambassade de la Russie en République centrafricaine a offert mercredi 10 groupes électrogènes de 500 Kwas à la société centrafricaine d’électricité (ÉNERCA) frappée par une gigantesque panne sur son réseau, tandis que la Minusca, de son côté, a fait un don aussi d’un générateur de grande puissance à la société centrafricaine de distribution d’eau (SODECA) également touchée par ce problème d’électricité.
Selon le diplomate russe Vladimir Titorenko, le geste amical de son ambassade à la société de l’énergie centrafricaine vise à aider les Centrafricains à faire face aux problèmes d’électricité qui persistent à Bangui depuis plus de cinq jours suite au dommage causé par un vent violent sur des installations électriques de l’ÉNERCA le vendredi 23 avril dernier au village Danzi, situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale.
Au même moment, la Minusca, la mission de paix des Nations unies en Centrafrique, intervient au chevet de la société centrafricaine de distribution d’eau (SODECA) qui est aussi frappée par cette panne électrique. Elle lui a fait un don d’un générateur électrique de 500 KVA, le mercredi 28 avril. Ce don intervient au moment où l’énergie centrafricaine ne peut pas fournir de l’électricité dans la capitale suite au dommage causé par la pluie du 23 avril, accompagnée par un vent violent.
« Les 500 KVA que nous sommes en train de recevoir vont nous aider effectivement à faire fonctionner, à faire tourner l’usine en plein régime. Donc cela suppose que donc nous avons désormais la capacité de jouir d’une autonomie, et faire en sorte que les frères et sœurs qui habitent en hauteur puissent recevoir en tout lieu et en tout temps de l’eau potable », a déclaré un responsable de la SODECA à la radio des Nations unies.
Il faut le rappeler que la SODECA a besoin d’au moins 1000 litres par jour pour lui permettre de faire fonctionner ces 5 générateurs électriques. Tandis qu’à l’ÉNERCA, il faudra 5000 litres par jour pour tourner normalement ses usines.
En outre, la Minusca annonce également qu’une de ses équipes de la Compagnie de génie indonésienne est déjà pied d’œuvre avec des ingénieurs centrafricains pour prêter main-forte à l’ÉNERCA. Afin de pallier à ce problème d’électricité.
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 05:45:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’avion transportant la dépouille mortelle de Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, figure politique nationale, décédé le dimanche 25 avril 2021 à Kinshasa, en République démocratique du Congo, est arrivée à Bangui ce jeudi 29 avril dans les après-midi avec quelques heures de retard.
L’avion s’est posé peu après 14 heures locales sur le tarmac de l’aéroport international de Bangui Mpoko. Il transportait la dépouille de Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC), décédé le 25 avril 2021 de suite d’une longue maladie à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, premier secrétaire exécutif du parti au pouvoir, qui avait été évacué sanitairement en République démocratique du Congo au début de ce mois d’avril, était également de retour dans l’avion qui transportait la dépouille de Désiré Bilal Nzanga Kolingba.
Sur place à l’aéroport, des centaines des partisans et militants du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC) ainsi que des Centrafricains lambda sont venus pour le dernier hommage populaire à Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba.
Au bord de l’avenue des martyrs, des milliers des personnes attendaient de voir le cortège funéraire alors que celui-ci prenait la direction de la morgue.
Une veillée mortuaire sera organisée au siège du parti RDC d’ici le week-end prochain.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/onu-et-mercenaires-russes-en-centrafrique-pacte-de-silence-450×263.jpg” alt=”ONU et Mercenaires russes en Centrafrique : le pacte du silence ?” width=”450″ height=”263″ />
Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 03:25:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu jeudi sa première réunion consacrée au risque d’une dispersion des mercenaires présents en Libye dans les pays de la région, illustrée par les évènements au Tchad qui ont conduit à la mort de son président. Lors de la réunion, des frictions ont opposé les Etats-Unis et la Russie à l’évocation du groupe Wagner, réputé proche de Moscou et dont l’implication dans l’offensive récente des rebelles tchadiens a été avancée de source américaine.
Cette session, à huis clos, avait été demandée par les membres africains du Conseil de sécurité (Kenya, Niger et Tunisie) bien avant le décès il y a dix jours, dans des conditions toujours imprécises, du président Idriss Déby Itno, monté officiellement au front après une offensive de rebelles tchadiens venus de Libye.
Selon des diplomates, le nombre de mercenaires étrangers en Libye est estimé à “plus de 20.000, dont 13.000 Syriens et 11.000 Soudanais”. Leur départ est demandé par les nouvelles autorités libyennes, et depuis plusieurs mois par l’ONU et les grandes puissances.
Lors de la réunion, personne n’a évoqué un début de retrait de ces hommes surarmés dont une dispersion représente une nouvelle menace pour les armées de la région, souvent en manque d’équipements et mal entraînées, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources.
Réclamer au plus vite un départ, dans des déclarations ou des résolutions, a un “impact” sur les pays de la région et la paix et la sécurité au Sahel, relève un diplomate sous couvert d’anonymat. Attention à ne pas régler un problème en Libye en en créant un autre dans les pays voisins, ont plaidé certains de ces Etats, ajoute un autre diplomate.
Aujourd’hui, les 15 membres du Conseil de sécurité ont tous établi un lien direct entre le retrait de Libye des mercenaires et combattants étrangers avec ce qui s’est passé au Tchad, selon deux sources diplomatiques.
“Avec un lien de cause à effet comme celui-là, les lignes vont changer dans les jours et semaines à venir”, prédit l’une d’elles. Avec ce qui s’est passé au Tchad, on ne parle plus “dans le vide”, relève-t-elle.
– “Scénario hollywoodien fascinant” –
“Unanimement ils ont reconnu ce lien” et la nécessité de “faire quelque chose”, ajoute la deuxième source. Reste à savoir quoi.
Selon des diplomates, il y a un consensus à l’ONU pour parler de la nécessité d’un retrait qui soit coordonné, d’une réforme du secteur de la sécurité en Libye, d’un processus de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants et du besoin d’accompagner ce processus de retrait.
Le Kenya a réclamé d’étendre le mandat de la mission politique de l’ONU en Libye à un contrôle de sa frontière sud, a précisé un diplomate, mais il s’agit d’une idée plutôt difficile à réaliser et qui lui ferait changer de dimension.
Le Conseil de sécurité a récemment ajouté à cette mission onusienne une composante de surveillance du cessez-le-feu, limitée à 60 personnes, un format bien insuffisant pour superviser un retrait de mercenaires comme pour organiser une démobilisation et un désarmement de groupes armés.
“Sans un bon contrôle, sans un accompagnement efficace, ce qui s’est passé au Tchad pourrait se répéter à nouveau dans ce pays ou s’étendre du Sahel à la corne de l’Afrique, au Soudan, au Sud-Soudan, au Niger, en Ethiopie, en Centrafrique, au Mozambique”, mettent en garde des diplomates.
Lors de la réunion, des frictions ont opposé les Etats-Unis et la Russie à l’évocation du groupe Wagner, réputé proche de Moscou et dont l’implication dans l’offensive récente des rebelles tchadiens a été avancée de source américaine, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources diplomatiques.
Lors d’une conférence de presse tenue juste avant la réunion, l’ambassadeur russe adjoint à l’ONU, Dmitry Polyanskiy, a balayé ces accusations. “C’est vraiment un scénario hollywoodien très fascinant. Cela n’a rien à voir avec la réalité. Il n’y a pas de faits, seulement des rumeurs”, a-t-il dit.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/desire-bilal-nzanga-kolingba-excellent-450×298.jpg” alt=”désiré bilal nzanga kolingba excellent” width=”450″ height=”298″ />Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti RDC
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021, 14:04:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’arrivée dans un instant à Bangui de la dépouille mortelle de l’ex-président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC) monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba. Des nombreux Centrafricains attendent dans la tristesse en ce moment à l’aéroport international Bangui Mpoko pour lui rendre hommage.
La dépouille de monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, décédé il y a une semaine à l’âge de 64 ans à Kinshasa, en République démocratique du Congo, des suites d’une longue maladie, va bientôt arrivée à l’aéroport international de Bangui Mpoko cet après-midi.
Déjà sur place à l’aéroport, des nombreux Centrafricains, parmi eux, des cadres du parti RDC sont présents pour lui rendre un hommage populaire.
Notre équipe est sur place, elle vous donnera plus des détails dans nos prochains articles.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/les-wagner-et-les-faca-a-bouar-et-la-Minusca-450×286.jpg” alt=”Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.” width=”450″ height=”286″ />Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.
Koui, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021, 11:14:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’affrontement est extrêmement violent entre les éléments rebelles du mouvement 3R et les Mercenaires russes à Yéléwa, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA.
Selon nos informations, les combats ont débuté ce jeudi 29 avril aux environs de 9 heures du matin à 10 kilomètres de la ville sur l’axe Bouar et se poursuit pour le moment à 4 kilomètres de la ville de Yéléwa entre les rebelles de 3R et les mercenaires russes et syriens de la société Wagner qui sont déployés en Centrafrique à la demande des autorités nationales afin de soutenir et appuyer les éléments des forces armées centrafricaines dans leur combat contre les groupes armés.
Pour l’heure, on ignore le bilan de cet affrontement, mais des sources humanitaires parlent de plusieurs blessés dans les deux camps.
Notre équipe suit de près l’évolution de la situation sur le terrain, et vous donne les détails dans nos prochains articles.
Affaire à suivre.
Par Gervais LENGA
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021, 09:21:02 ( Corbeaunews-centrafrique ). Position exprimée lors d’un point de presse hebdomadaire conjoint Minusca / gouvernement tenu à Bangui mercredi. Le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro précise qu’il faut dialoguer avec les groupes armés dans le cadre de l’accord de paix du 6 février 2019. Donc pour la Minusca, faut-il organiser un autre dialogue en plus de celui initié par le chef de l’État et pompeusement dénommé « dialogue Républicain » ?
« La position de la Minusca c’est la position des Nations unies, de l’Union européenne, de l’union africaine, de la CEEAC concernant le dialogue. Et vous avez eu récemment cette rencontre qui a eu lieu récemment à Luanda. Les prises de position de ces différentes Institutions ont souligné le besoin de réengager les groupes armés et de les ramener dans l’accord de paix », a souligné le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro.
D’après lui, ce dialogue avec les groupes armés doit être fait dans le cadre de l’accord de paix, tout en tenant compte de l’aspect violation.
« L’autre dialogue, les consultations qui ont eu lieu pour le dialogue républicain c’est également un volet extrêmement important que la Minusca et toute la communauté internationale avaient salué en son temps, et comme je l’ai dit toute à l’heure, nous soutenons ce dialogue, nous apportons un appui logistique pour ces consultations entre les différentes parties, les forces vives avec le Président de la République », ajoute-t-il.
Vladimir Monteiro a beau de préciser que dialoguer avec les groupes armés et un autre avec les forces vives de la nation sont deux aspects totalement différents, contrairement à la volonté du chef de l’État Faustin Archange Touadera qui rejette catégoriquement de dialoguer avec les groupes armés.
« nous continuons de souligner que dans le cadre de l’accord de paix, ce besoin de dialoguer, de ramener les groupes armés autour de la table et discuter », a souligné Vladimir Monteiro.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/pylone-de-lenerca-touche-par-un-vent-violent-a-danzy-par-diaspora-450×338.jpg” alt=”Pylône de l’énerca touché par un vent violent au village danzi le 23 avril 2021. Photo: diaspora” width=”450″ height=”338″ />Pylône de l’énerca touché par un vent violent au village danzi le 23 avril 2021. Photo: diaspora
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021, 08:18:48 ( Corbeaunews-centrafrique ). Alors que la ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine est plongée dans l’obscurité totale depuis une semaine à cause d’une panne d’électricité causée par un vent violent qui a endommagé cinq pylônes électriques de l’ÉNERCA, les conséquences sont de plus en plus catastrophiques . Dans les hôpitaux, écoles, administrations, commerces et dans les quartiers, la situation est devenue presque insupportable. Heureusement, l’énergie centrafricaine, à pied d’œuvre pour résoudre le problème, promet le rétablissement partiel du courant dans la capitale d’ici ce week-end.
« Depuis le vendredi 23 avril, nous sommes sur la ligne numéro 1. Comme vous constatez, les deux pylônes endommagés sur la ligne 1 sont reconstitués. Et depuis hier, nous sommes en phase de remontage. Donc sur les deux endommagés, en termes de réparation, ils sont déjà réparés. Maintenant en termes de montage, comme vous le constatez, la base de pylône numéro 1 tombée est déjà installée. Là, pour ce matin, nous sommes en train de finaliser l’installation du tronc. Jusqu’à dans la soirée, si effectivement les moyens sont réunis, nous allons poser la tête du premier pylône. Et jusqu’à demain, on va faire la même chose sur le deuxième pylône qui est endommagé », a déclaré le Directeur technique de l’ÉNERCA.
D’après lui, sur les cinq pylônes endommagés, seuls les deux de la ligne numéro 1 seront probablement opérationnels dans les prochains jours. Tandis que les trois autres pylônes qui supportent la ligne numéro 2 ne seront probablement pas prêts à fonctionner avant trois mois.
« Après analyse des impacts, nous avons vu que techniquement il serait judicieux de réparer en urgence La ligne numéro 1 qui est facile à faire, et ensuite se porter sur la ligne numéro 2 dont les dégâts sont énormes et que la réparation n’est pas pour trente jours ou soixante jours. On amis toutes les possibilités pour que d’ici quelques jours qu’on puisse réalimenter Bangui avec l’usine Boali 1 et une partie de l’usine Boali 2 », ajoute-t-il.
Toutefois, selon l’ÉNERCA, les deux pylônes réparés ne peuvent que transporter 13 mégawatts. Ceci dit, Bangui sera alimentée qu’à moitié en attendant les travaux sur les trois autres pylônes soient terminés.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/vehicule-des-mercenaires-russes-a-bria-corbeaunews-centrafrique-450×381.jpg” alt=”vehicule-des-mercenaires-russes-a-bria-corbeaunews-centrafrique” width=”450″ height=”381″ />Un véhicule des mercenaires russes et syriens à Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC / Moïse Banafio
Bria, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021, 03:06:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Si aujourd’hui certains compatriotes, manipulés par des comptes avatars proches de la société Wagner continuent de croire que les articles publiés par Corbeaunews-Centrafrique sur les exactions des mercenaires de la société Wagner sur les populations civiles dans certaines villes de province ne sont que des mensonges, mais le dernier rapport des experts de nations unies sur la Centrafrique et les différentes déclarations de condamnations des personnalités issues de cette région montrent à suffisance que ces exactions sont littéralement dirigées contre les civiles et non les rebelles qui ont quitté la ville quelques jours avant l’arrivée de ces mercenaires. Un habitant de la ville, devant les actes d’humiliation des mercenaires russes et syriens contre les populations, interpelle dans un fichier audio le chef de l’État.
D’après lui, tout le monde en Centrafrique est avant – tout rebelle. Même le chef de l’État est aussi un milicien Anti-Balaka. Par le geste qu’il vient de poser via ses mercenaires russes et syriens sur les civiles à Bria, il n’est « pas un homme de la paix ». Il a manipulé les populations locales qui ont massivement voté en sa faveur lors de la dernière présidentielle, mais le retour de l’ascenseur c’est l’envoi des mercenaires pour dépouiller totalement les gens qui l’ont voté.
« Au départ je crois que ce ne sont pas des mercenaires. Mais avec les actes qu’ils ont posés sur les populations de Bria, je suis maintenant en mesure de confirmer que ce sont bel et bien des mercenaires. Ce sont des voleurs. Même les matelas que les femmes, les enfants dorment dessus sont arrachés et volés par ces criminels que le gouvernement nous fait croire comme des sauveurs », s’indigne cet habitant de Bria.
L’autrefois tu es venu à la télé dire à la population que les rebelles de la Seleka sont des voleurs. Ils ramassent même les ustensiles de cuisine, les matelas des pauvres citoyens. Mais aujourd’hui qui sont ces personnes que tu nous as amenées et qui volent tout? », ajoute-t-il.
Rappelons que le dimanche 25 avril dernier, les mercenaires russes et syriens ont bouclé à nouveau le quartier Bornou, et mis à terre toute la population de l’hôpital jusqu’à la Mairie en passant par le marché central. Que du spectacle humiliant et choquant pour ces victimes. On voit les vieux papas et maman ainsi que des enfants couchés au sol, sans ouvrir la bouche, sur l’ordre des mercenaires russes. Pendant ce temps, aucun média, même ceux qui se disent indépendants, n’a pas dénoncé ce que les populations de Bria ont subi de la part des mercenaires russes et syriens.
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/VLADIMIR-TITORENKO-450×426.jpg” alt=”VLADIMIR TITORENKO, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique. Phot DR” width=”450″ height=”426″ />VLADIMIR TITORENKO, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique. Phot DR
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Invitée à participer au prochain dialogue par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020) décline l’offre. L’opposition affirme ne pas vouloir participer à ce qui pourrait être une causerie d’amis. Afin de joindre l’acte à la parole, la COD-2020 a adressé une correspondance au Président de la République pour lui faire part de leur intention. Mais contre toute attente, ce n’est pas le chef de l’État qui répond à l’opposition, mais c’est plutôt l’ambassadeur de la Russie, Monsieur Vladimir Titorenko, qui devient de facto, le Président de la République centrafricaine. L’homme change son costume de diplomate russe à celui d’un chef du gouvernement centrafricain. Sous prétexte que la COD-2020 attaque l’ambassadeur ambassadeur de la Fédération de Russie, Monsieur Vladimir Titorenko accuse abusivement une fois de plus la coalition de l’opposition d’être l’aile politique des groupes armés.
Ci-dessous la réponse de l’ambassadeur.
Au Secrétariat permanent de la plateforme COD-2020,
J’ai été très surpris de prendre connaissance de la lettre du Secrétariat permanent de la plateforme COD-2020 (COD-2020/CP/SEP21) du 25 avril 2021 adressée à S.E.M. le Président Faustin Archange Touadéra. Une lettre fallacieuse et mensongère qui attaque ouvertement et de manière abusive l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en République Centrafricaine.
L’objectif de telles déclarations infondées et distordues est clair. Ce n’est qu’une tentative de justifier la réticence et l’impuissance de certaines forces politiques de répondre aux appels du Chef de l’Etat à la concertation au Palais de la Renaissance.
A cet égard, je tiens à rappeler aux représentants de la plateforme COD-2020 que cette union artificielle n’est que l’aile politique de la rébellion contre le Président et le gouvernement légitime centrafricain qui été parrainée par F.Bozizé, l’homme qui figure sur la liste des sanctions de l’ONU et qui doit être arrêté et jugé pour les crimes contre l’humanité par les autorités centrafricaines., Je veux également souligner le rôle que la COD-2020 a joué dans la tentative de renverser le gouvernement légitime.
Ayant perdu les élections présidentielles et législatives, au lieu de reconnaitre sa défaite et d’entreprendre avec le Président tous les efforts nécessaires pour reconstruire l’unité nationale, la COD-2020 a appelé à annuler les résultats du scrutin reconnus par l’ensemble de la communauté internationale et à instaurer ladite période transitoire qui a été planifiée pour ouvrir la voie vers le chaos politique. C’était par le moyen de violence que la COD-2020 à cherchait à imposer à la nation son protégé.
Je ne peux pas trouver une autre explication des machinations de la COD-2020 puisque à un moment crucial ses membres n’ont pas pris les armes pour défendre aux côtés de l’armée nationale la Patrie qui a été menacée par les rebelles et les mercenaires étrangers., Le 13 janvier 2021, les leaders de la COD-2020 contemplaient, sans cacher leur joie, des tentatives des malfaiteurs d’assaillir la ville de Bangui et de massacrer la population civile comme c’était le cas en 2014. Je crois que désormais la COD- 2020 n’a aucun droit moral de s’appeler des patriotes et des démocrates. Tout patriote, même si il ne partage pas les valeurs démocratiques du gouvernement légitime et celles de la majorité absolue de la population, doit défendre la Patrie contre ceux qui voulaient briser la paix qui reste toujours fragile en Centrafrique.
Pourtant, c’étaient les FACA et la police centrafricaine avec l’appui des instructeurs russes et des militaires rwandais qui ont sauvé le pays d’une tentative d’imposer le règne néocolonial d’un régime fantoche.
Je réitère que je suis fier d’être l’Ambassadeur de Russie, d’un pays qui a aidé les autorités légitimes et le peuple centrafricain à sauvegarder la souveraineté. l’intégrité territoriale et l’indépendance de la République Centrafricaine. J’étais très heureux d’apprendre que l’un de vos meneurs m’avait qualifié d’être plus Centrafricain que les Centrafricains qui avaient essayé de s’enfuir à l’étranger., Maintenant, quand les FACA et leurs alliés ont vaincu les rebelles, vous la essayez de relever la tête et de dicter vos conditions de la concertation nationale.
Je crois que c’est absurde quand les vaincus imposent leurs conditions aux vainqueurs. Pour comprendre que vous êtes les personnages ratés, il suffit de jeter un coup d’œil sur les résultats du scrutin, beaucoup d’entre vous ont reçu moins de 1% des votes.
Le peuple centrafricain a choisi le Président F.A.Touadéra et sa vision de l’avenir de la République Centrafricaine. Mais vous ne pouvez pas vous calmer et continuez d’empoisonner l’atmosphère de paix et d’harmonie dans le pays à laquelle le Chef de l’État veut parvenir .
En ce qui concerne les accusations que la Russie intervient dans les affaires intérieures de la RCA et cherche à imposer sa volonté au gouvernement centrafricain, je vous rappelle que c’est grâce au soutien total de mon pays dans la lutte contre le colonialisme et le racisme que les pays africains, dont la Centrafrique, ont accédé à l’independence. C’est la politique qu’aujourd’hui la Russie poursuivre sur le continent africain en défendant les gouvernements légitimes contre le complotisme de ceux qui recourent à des forces extérieures pour assurer ses intérêts égoïstes., Un proverbe dit que les chiens aboient, la caravane passe. Quoi que les ennemies de la RCA n’aboient, le peuple centrafricain parviendra à la paix et la, prospérité.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/drapeau-union-europeenne-excellent-excellent-450×335.jpg” alt=”Drapeau de l’union européenne” width=”450″ height=”335″ />Drapeau officiel de l’union européenne
COMMUNIQUE DE PRESSE
Bangui, le 28 avril 2021 : Le Président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadera, et l’Ambassadrice de l’Union européenne, Samuela Isopi, ont procédé ce jour à Bangui, au lancement du Programme d’appui au développement rural « Mungo légué ti kékéréké »/« Ouvrir des perspectives d’avenir » (DEVRUR II), financé par l’Union européenne à travers le Fonds Bêkou, à hauteur de 17 950 000 Euros (plus de 11,7 milliards de Francs CFA).
Mis en œuvre par Enabel, l’Agence belge de développement, ce programme interviendra dans la capitale Bangui ; dans les préfectures de la Nana-Mambéré (Bouar), de l’Ouham- Pendé (Bozoum), de l’Ouham (Bossangoa), et de la Kémo (Sibut). D’autres préfectures seront identifiées à la suite d’une analyse approfondie du terrain.
Le projet DEVRUR II contribuera à la relance socio-économique, à travers la création d’«agropôles », des pôles de services destinés à appuyer le développement des activités agricoles et d’élevage et à valoriser le potentiel agricole de la rCa. Autour de ces agropoles, le programme va en particulier réhabiliter et relancer des centres de formation professionnelle pour les jeunes, développer des sources d’énergie propre et dynamiser l’offre de services fin anciers (microfinance) et non financiers.
Cette nouvelle action du Fonds Bekou vise également à créer de nouvelles opportunités pour les jeunes, principaux bénéficiaires de ce projet à travers la promotion et la formation aux métiers ruraux Le programme leur permettra d’acquérir les compétences nécessaires en vue de leur insertion professionnelle, en facilitant la création d’activités génératrices de revenus.
DEVRUR II s’aligne sur les axes stratégiques fixés par le Gouvernement dans le Plan de relèvement et consolidation de la paix (RCPCA), et s’inscrit pleinement dans le cadre de la mise en œuvre effective de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation et de la nouvelle Stratégie de l’Union européenne avec l’Afrique.
‘’Malgré un contexte socio-économique toujours très fragile et complexe, le secteur agricole constitue un domaine stratégique clé pour favoriser l’emploi et la cohésion sociale, renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et réduire la pauvreté de la très grande majorité des Centrafricains. Son potentiel reste encore largement inexploité”, remarque l’Ambassadrice de l’Union européenne pour qui, « le relèvement et le développement du secteur agricole peuvent et doivent offrir des dividendes de la paix tangibles aux communautés » car « donner des perspectives alimentaires et économiques aux populations vulnérables et aux jeunes en particulier, réduit le risque qu’ils s’enrôlent dans des groupes armés et contribue ainsi à diminuer les conflits et stabiliser le pays ».
Les conditions naturelles de la République centrafricaine sont très favorables au développement du monde rural. Le pays bénéficie de 15 millions d’hectares de terres arables dont près de 5% seulement sont cultivées chaque année, alors qu’en moyenne, moins de 0,5 hectares sont exploités par actif agricole. Les terres de pâturage sont estimées à 16 millions d’hectares de superficie, dont seulement 9 millions d’hectares sont exploité es pour un cheptel estimé à 3,7 millions de têtes de bovins.
Le Fonds Bêkou, Fonds multi-bailleurs (UE, Allemagne, France, Italie, Pays-bas et Suisse) créé par l’Union européenne pour appuyer la résilience de la République centrafricaine, a déjà mobilisé plus de 67 milliards de FCFA en faveur de la relance économique depuis sa création en 2014.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/quelques-membres-de-lopposition-democratique-au-siege-du-parti-KNK-le-10-octobre-2020.-Photo-CNC-par-Cyrille-yapende-450×338.jpg” alt=”quelques membres de l’opposition démocratique au siège du parti KNK le 10 octobre 2020. Photo CNC par Cyrille yapendé” width=”450″ height=”338″ />Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), dans son ensemble, a refusé de prendre part aux consultations nationales en cours et le dialogue Républicain annoncé par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, selon son porte-parole Maître Nicolas Tiangaye, Président du parti CRPS qui précise que le dialogue, s’il doit-il en avoir, il doit être inclusif, c’est-à-dire avec les groupes armés.
Ci-dessous la lettre de la COD-2020 au Président Touadera.
Monsieur le Président,
En date du 14 Avril 2021, Vous aviez bien voulu inviter 10 partis politiques de l’opposition démocratique regroupés dans la COD-2020, pour une rencontre citoyenne en prélude au dialogue républicain que Vous préconisez organiser.
En réponse, nous voulons rappeler qu’avant la tenue des élections groupées du 27 décembre 2020, qui a consacré Votre « victoire » vivement contestée au premier tour, la COD-2020 Vous avait à maintes reprises proposé la convocation d’une concertation des forces vives de la Nation afin d’éviter une crise post- électorale.
A cette revendication qui avait revêtu un caractère national, car elle était soutenue par toutes les composantes de la société centrafricaine et encouragée par la Communauté internationale, Vous aviez opposé une fin de non-recevoir afin de réaliser ce qui est considéré par la plupart des acteurs politiques, observateurs nationaux et internationaux comme un hold-up électoral. C’est une fois le forfait accompli que, sous la pression de la communauté internationale, Vous aviez pris de manière unilatérale la décision de convoquer un « dialogue républicain » dont Vous seul contrôlez toutes les étapes du processus, à savoir l’équipe technique d’appui, le choix des participants et les termes de référence. Ce faisant, vous prenez la responsabilité d’exclure certaines entités, tout en vous assurant de l’allégeance des participants pour la validation de ce que vous nommez « l’Acte d’Engagement Républicain ».
En ses séances extraordinaire et ordinaire des 20 et 22 avril 2021, la COD-2020 après examen des documents joints à ladite Invitation, a relevé d’énormes contradictions, irrégularités et manquements dans la démarche, le contenu et la constitution de l’équipe d’appui technique mis en place.
I) DES CONTRADICTIONS
Monsieur le Président, il y a une contradiction totale entre le décret du 26 mars 2021 portant création de l’équipe technique, les termes de référence du 12 avril 2021 qui sont le socle des évènements que Vous voulez organiser et le contenu de Votre message à la Nation du 18 avril 2021.
En effet, alors que dans le paragraphe 7 des termes de référence il est fait mention d’une consultation nationale qui constitue la première étape susceptible de conduire notre pays à un dialogue républicain, le décret verrouille cette approche consultative et en fait une approche définitive, fixant déjà la finalité du dialogue par la synthèse unilatérale des différentes consultations et la signature d’un acte républicain aux contours flous.
Ce décret en lui-même se contredit en ce qu’il annonce des consultations nationales comme préalables au dialogue républicain (article 2 alinéa 1).
Par ailleurs, il met en place une équipe technique d’appui pour « assister le Président de la République, Chef de l’Etat lors des concertations nationales préalables au dialogue républicain » d’une part et lui assigne d’autre part les tâches suivantes :
« – proposer la liste des participants aux consultations nationales ;
établir le document final de synthèse des différentes consultations ;
préparer le projet de l’Acte d’Engagement Républicain ;
proposer une date pour la tenue de la séance de validation de l’Acte d’Engagement Républicain ;
dresser le rapport des travaux ».
De ce fait, l’équipe technique d’appui devient de facto un comité préparatoire, un comité d’organisation et un secrétariat de rédaction du rapport d’un dialogue fictif.
Or, dans la partie de Votre discours du 18 avril qui annonce l’ouverture des consultations, vous avez déclaré ce qui suit : « L’objectif recherché de ces rencontres consistera à recueillir vos avis, recommandations et suggestions sur les résultats escomptés du dialogue républicain, ainsi que l’agenda d’intérêt national prioritaire, les principes fondamentaux à préserver et la méthodologie, y compris la conduite du dialogue, son format, ses animateurs et facilitateurs… »
Il est évident que cet objectif est assez éloigné de l’esprit du décret du 26 mars 2021 et des termes de références du 12 avril 2021.
De tout ce qui précède, la COD-2020 se pose la question sur le contenu et le contour de « l’Acte d’engagement républicain » alors qu’aucune allusion n’est faite de la date et du déroulement des travaux du dialogue républicain proprement dit. D’autant plus que les termes de référence de la Consultation Nationale précisent, entre autres, que « le Président de la République, Chef de l’État conduira personnellement ces consultations selon le chronogramme établi ».
Revenant à Votre message à la Nation du 18 avril 2021, Vous avez réaffirmé Votre disponibilité à engager un dialogue républicain avec l’opposition démocratique et toutes les forces vives de la Nation pour sortir notre pays de cette crise interminable qui plombe son développement socio-économique.
Dans la foulée de Vos propos, Vous aviez pris le soin de préciser que, pour ce qui concerne les groupes armés membres de la Coalition des Patriotes pour le Changement, (CPC) qui ont causé tant de souffrance à la population, à notre armée et aux forces alliées venues soutenir nos forces, il ne peut y avoir de concertations autres que celles qui leur sont offertes dans le cadre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation. Les responsables et complices devront répondre de leurs actes devant la justice. De ce fait, les combattants de nationalité centrafricaine devront obligatoirement passer par le désarmement et procéder à la dissolution de leur groupe sous le contrôle du Comité Exécutif de Suivi de la mise en œuvre de l’Accord.
Cette posture fait ressortir clairement Votre volonté de tenir deux dialogues républicains : le premier avec l’opposition démocratique et les forces vives de la Nation, et le second avec les groupes armés signataires de l’APPR, ce qui de l’avis de la COD-2020 serait loin de trouver des solutions appropriées à la crise actuelle et procurer une paix durable à notre pays.
Votre position est le reflet des déclarations de Monsieur Vladimir TITORENKO, Ambassadeur de la Fédération de Russie qui, au mépris des usages diplomatiques et de la souveraineté de la RCA, donne l’impression de se substituer à Vous pour prendre les décisions relatives au dialogue républicain.
II) DES IRREGULARITES ET MANQUEMENTS
Votre démarche unilatérale de la mise en place du comité d’appui technique et de la désignation des membres qui sont issus majoritairement des pouvoirs publics enlève tout caractère inclusif et républicain au dialogue que Vous entendez organiser, car la constitution de toutes équipes préparatoires et organisationnelles d’un dialogue républicain devrait être l’émanation de toutes les forces vives de la nation.
En définitive, le décret présidentiel verrouille toute possibilité de la tenue d’un véritable dialogue républicain comme annoncé dans Vos discours.
Par ailleurs, les traitements humiliants et infamants que Vous réservez à certains leaders de l’Opposition démocratique (interdiction de voyager, confiscation de leurs passeports, demande de levée de leur immunité parlementaire, etc.), montrent clairement Votre volonté d’étouffer toute contradiction pendant Vos concertations.
III) DE LA VISION ET CONDITIONS POUR LA PARTICIPATION DE LA COD-2020 AU DIALOGUE REPUBLICAIN
La concertation des forces vives de la Nation au dialogue politique inclusif doit mettre en perspective les enjeux suivants:
ramener la paix sur tout le territoire centrafricain en réglant définitivement le problème des groupes armés ;
régler durablement la crise postélectorale ;
opérer les réformes structurelles au plan institutionnel ;
mettre un terme à l’impunité et aux graves violations des droits de l’homme commises tant par les groupes armés que par les mercenaires Russes de la société privée WAGNER, la milice du régime dénommée « les Requins » et les pouvoirs publics (tueries, enlèvements, exécutions extra-judiciaires, pillages, incendies de maisons d’habitation et d’édifice publics, viols, arrestations arbitraires, atteintes à la liberté de circulation des opposants etc…) ;
mettre en œuvre une véritable politique de réconciliation nationale ;
traiter les questions de mauvaise gouvernance.
Pour atteindre les objectifs cités ci-haut, le dialogue politique inclusif devrait obéir aux exigences incontournables ci-après :
La Représentativité du Comité Préparatoire
La réussite de ce prochain dialogue repose sur la mise en place préalable d’un comité préparatoire élargi à toutes les composantes de la société centrafricaine, avec la mission de définir en toute indépendance le cadre formel du déroulement des assises avec les objectifs à atteindre.
L’inclusivité:
Elle implique la participation de toutes les forces vives de la Nation (partis politiques, société civile, pouvoirs publics, syndicats, plateforme des confessions religieuses, diaspora et groupes armés).
Le Consensus national
Ce consensus national sera dégagé de la synthèse des travaux et des compromis dynamiques que doivent s’imposer tous les participants sans exclusive.
Le parrainage/facilitation
Il serait illusoire d’envisager une sortie de crise sans l’appui et la contribution de la communauté internationale. La COD-2020 salue et soutient les initiatives entamées par les institutions sous régionales notamment la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).
C’est pourquoi le dialogue politique inclusif doit être placé sous les auspices de la communauté internationale.
La supervision
Afin d’assurer la neutralité et l’impartialité des travaux, la COD- 2020 exprime le vœu que la direction des débats soit assurée par le Médiateur Permanent de la CEEAC sur la crise centrafricaine.
Le Comité de suivi et de mise en œuvre des recommandations
En vue d’assurer le suivi et l’exécution des recommandations et des résolutions du dialogue, la COD-2020 suggère la mise place d’un Comité de Suivi Mixte (national et international).
CONCLUSION
Le dialogue dit républicain que Vous préconisez ne répond pas aux exigences sus-énumérées et ne peut nullement déboucher sur la paix, la réconciliation nationale et la stabilité.
Son format non inclusif et non consensuel dicté par Monsieur Vladimir TITORENKO, Ambassadeur de la Fédération de Russie, correspond plutôt à une juxtaposition et une addition de monologues anti républicains.
Il n’offre donc aucune perspective de sortie de crise.
Les partis politiques membres de la COD-2020 sont très soucieux d’un retour de la paix et de la cohésion dans notre pays. Ils ne prendront part qu’à des consultations qui offrent toutes les garanties d’inclusivité et d’impartialité.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/balade-ville-de-nzacko-deux-personnes-corbeaunews-centrafrique-moise-banafio-165×300.jpg” alt=”Deux personnes marchent dans une rue de Nzacko le 2 décembre 2018. CopyrightCNC.” width=”165″ height=”300″ />
Deux habitants de Nzacko en balade dans une rue de la ville. Photo Moïse Banafio pour CNC..
Yalinga, République centrafricaine, mercredi, 28 avril 2021, 07:40:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les Mercenaires russes de la société Wagner, qui ont quitté la ville de Bria depuis une semaine, ont repris le contrôle de la ville centrafricaine de Nzako, située à une soixantaine de kilomètres de Bakouma, au sud-Est de la rca.
D’après des sources locales, cette situation est intervenu après deux jours d’offensive contre les positions des rebelles entre Yalinga, dans la préfecture de Haute-Kotto, située à 170 kilomètres de Bria, et Nzako, située à 60 kilomètres de Bakouma, dans la préfecture de Mbomou. Les mercenaires russes et syriens, qui ont réussi à repousser les assaillants et reprendre le contrôle des différentes localités depuis la sous-préfecture de Yalinga, ont pu entrer dans la ville de Nzako ce dimanche 25 avril peu avant 16 heures alors que les rebelles ont déjà quitté la ville trois jours plutôt à bord de trois véhicules 4×4 et une dizaine des motos, en prenant la destination du nord de la ville.
Pour l’heure, les activités n’ont pas encore totalement repris dans la ville. Cependant, à Bakouma, située à 60 kilomètres de Nzako, la ville est calme, et les rebelles ne sont plus visibles comme avant.
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Regis-Lionel-Dounda-450×408.jpg” alt=”Regis Lionel Dounda” width=”450″ height=”408″ />L’ancien Ministre Regis Lionel Dounda, profil sur Twitter
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 avril 2021, 05:37:17 ( Corbeaunews-centrafrique ). Détenu depuis mi-avril à la section des recherches et d’investigation de la gendarmerie dans le cadre d’une enquête sur une affaire présumée de malversation financière au ministère de la Jeunesse et des Sports, l’ancien ministre du Département, monsieur Régis Lionel Dounda est toujours maintenu en garde à vue hors de la durée légale prescrite par la loi. Désormais, il lui est interdit ainsi qu’à ses avocats l’utilisation de téléphone mobile. Mais quels sont les en dessous de l’affaire ?
Épinglé dans un rapport confidentiel de l’inspection générale d’État, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports Regis Lionel Dounda est désormais considéré comme une victime de bras de fer politique entre le pouvoir et l’opposition, dont fait partie le Président de son parti le MLPC Martin Ziguélé.
Selon nos informations, le ministre Regis Lionel Dounda est formellement interdit par les autorités de lire, encore moins d’être en possession du rapport de l’inspection générale d’État qui l’a pourtant épinglé d’une malversation financière. Or, d’après les indiscrétions, l’inspecteur général d’État aurait menti gravement au nom du ministre le faisant passé pour un faux, sachant qu’il sait très bien que ce dernier n’a produit aucun faux document. Ensuite, l’inspecteur aurait dit dans son rapport que CNC a pu consulter que le ministre aurait avoué le détournement des 51 000 000 de francs CFA. Or, le ministre a déclaré qu’il n’a pas avoué à quelqu’un avoir détourné cette somme d’argent, encore moins à un inspecteur d’État.
Pourtant, selon nos sources, le ministre avait été reçu par l’inspecteur général d’État sur sa demande pour l’informer du décaissement qu’il à autorisé pour le paiement des arriérés des salaires personnel de l’ONASPORT et les dépenses courantes de son cabinet.
Selon les mêmes sources proches du chef de l’État, le ministre dit avoir fait ces déclarations en présence de l’inspecteur d’État Moussa Labé, et que le ministre avait même tenu une réunion avec le personnel de l’ONASPORT pour les informer de la réception des fonds, et que leurs arriérés de salaire vont être programmés.
Comment peut-on parler de détournement d’argent impliquant le ministre Régis Leonel Privat Dounda ?
Sur cette accusation, le ministre à demandé aux enquêteurs pour que l’Inspecteur général d’État lui dit le jour de ses aveux, la personne à qui il lui a fait ses aveux, l’heure et le lieu. Malheureusement, tout le monde semble prendre la poudre d’escampette.
Des sources dignes de foi rapportent que le rapport de l’IGE est rempli de fausse et grave accusation infondée au nom du jeune ministre dans l’intérêt de pousser le chef de l’état à le virer du gouvernement. C’est ce qui a d’ailleurs été fait au début du mois.
En outre, le même rapport de l’IGE accuse le ministre Régis Lionel Priva Dounda d’avoir vendu le terrain de tempête MOCAF aux Libanais. De même que le rapport l’accuse aussi d’avoir vendu un terrain à Armand touaboy, etc., mais toutes les missions de contrôle se sont révélées négatives.
Comment des inspecteurs d’État peuvent-ils se permettre de tromper le président de la République jusqu’à ce niveau ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua-450×258.jpg” alt=”L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC” width=”450″ height=”258″ />L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 avril 2021, 05:51:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA ne semble pas prêt à lâcher le morceau dans l’affaire de la levée de l’immunité parlementaire des quatre députés de l’opposition, dont trois sont issus de la dernière présidentielle du 27 décembre 2021. Même si l’Assemblée nationale, c’est-à-dire la sixième législature ne semble pas prête à lâcher leurs quatre collègues dont la justice veut les entendre dans une affaire visant l’ex-président François Bozizé et son ancien ministre Thierry Maleyombo. Selon nos informations, des preuves des échanges téléphoniques entre l’ancien Président François Bozizé et les quatre opposants sont en cours de montage, et ce, sur l’initiative du Premier ministre Firmin NGRÉBADA.
Ce n’est un secret pour personne. Selon les avocats de l’ancien ministre Thierry Maleyombo, son dossier judiciaire est totalement vide, et la justice s’efforce de le traduire devant le tribunal. Mais la chose la plus étonnante dans cette histoire, c’est le jeu dangereux qu’entrain de jouer le Premier ministre Firmin NGRÉBADA et quelques entourages du chef de l’État.
D’abord en ce qui concerne l’opposant Anicet Georges Dologuélé, un frauduleux accord entre lui et l’ancien Président François Bozizé est déjà rédigé. Il ne reste qu’à produire d’autres preuves, comme des échanges téléphoniques contre lui et ses trois collègues, notamment Martin Ziguélé, Aurélien Simplice Zingas et Abdoul Karim Meckassoua.
Selon nos sources, pour Martin Ziguélé, la présence de son ancien militant et ancien Directeur national de campagne, Monsieur Christian Touaboy parmi les proches de l’ex-Président François Bozizé qui leur aurait mis la puce à l’oreille. D’après eux, c’est monsieur Christian Touaboy qui jouait l’intermédiaire entre l’ancien Président François Bozizé et l’opposant Martin Ziguélé, à travers des échanges téléphoniques entre les deux hommes. Ainsi, il ne leur reste qu’à produire les preuves téléphoniques désormais.
En ce qui concerne Abdoul Karim Meckassoua, ils l’ont accusé d’avoir joué l’intermédiaire entre Sassou Nguesso, la France et l’ancien Président Bozizé. Des preuves sont aussi au cours de montage.
Pour de nombreux Centrafricains, le pouvoir est en train de jouer au jeu dangereux qui pourrait compromettre la paix et la sécurité dans le pays.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/les-mercenaires-russes-a-Koundili-vers-Paoua-450×317.jpg” alt=”les Mercenaires russes à Koundili vers Paoua” width=”450″ height=”317″ />Les mercenaires russes à Koundili, en 2019. Photo CNC
Monsieur le président de la république,
Les événements survenus dans le département de Bria ces dernières 72h depuis l’arrivée de vos mercenaires russes rwandais sur place ont provoqué une vive émotion dans la communauté musulmane en particulier sur les populations goulas et a favorisé une prise de conscience, de l’urgence à mettre un terme au silence coupable qui anime certains membres de cette même communauté. Ils sont assoiffés de pouvoir, ceux qui administrent dans votre gouvernement. Ils se taisent et laissent faire et pourtant ils n’ont pas hésité à faire des déplacements pendant la compagne électorale dans ces localités pour demander aux parents de vous soutenir. Maintenant que vous êtes réélu grâce et avec leurs voix, c’est ainsi que vous les remerciez!
Monsieur touadera, les mercenaires que vous nous imposez comme alliers, sont vos alliers à vous seuls et ceux de votre gouvernement mais non du peuple car les arrestations arbitraires, les violences physiques, sexuelles, psychologiques et même morales auxquelles ils se livrent envers ces populations civiles, ne doivent pas cependant être occultées au seul motif de la SÉCURISATION de l’intégralité du territoire national.
CES MALTRAITANCES EN CREUX vécues au quotidien par une partie de nos concitoyens peuvent aussi provoquer de réelles souffrances chez des personnes déjà vulnérables et risquent d’engendrer de l’animosité chez certains au point de les décider à reprendre le maquis.
Par conséquent, Monsieur Touadera, il conviendrait avant tout de promouvoir auprès des acteurs concernés la bientraitance de ton peuple en d’autres termes. Ces faits méritent donc d’être analysés avec le plus grand sérieux, afin de limiter autant que faire ce peu le risque d’embraser à nouveau la conjoncture déjà tres alarmante. Cette intention que vous avez d’exterminer grâce à vos « super alliés » les combattants Goulas et de les poursuivre ensuite en justice en mettant leurs leaders en prison est visible de tous. Car je vous promets, qu’à ce rythme d’escalade de violence, ce qui vous attends, comme l’histoire se répète toujours et vous en avez la preuve avec ce qui s’est passé à l’époque de Bozize : le chaos pour vous et votre gouvernement de demeurés!!!
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hopital-communautaire-bangui-centrafrique-corbeaunews-uscul-450×337.jpg” alt=”Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”337″ />Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Au moins quatre patients dans un grand hôpital de Bangui, capitale de la République centrafricaine sont morts lundi après une gigantesque panne d’électricité qui a plongé la capitale dans l’obscurité et qui se prolonge jusqu’à ce jour, confirmant les informations publiées par la radio Ndékèluka ce mardi 27 avril dans son reportage.
Selon la journaliste, « Quatre patients qui se trouvaient dans un état grave sous oxygène sont morts mardi », a-t-elle affirmé dans son reportage qui a également mentionné que l’insuffisance de l’énergie dans les services hospitaliers aggrave la situation des patients, selon les proches des malades.
« Mon frère est hospitalisé ici dans un état grave. Depuis que le courant n’est pas là, il a de la peine à bien respirer. Pour l’instant, il est dans un état critique », a déploré un proche d’un malade. D’après un autre parent, il y’a plusieurs décès ces derniers temps. Le générateur qui est présentement installé ne suffit pas pour alimenter tous les services de l’hôpital. Plusieurs patients meurent à cause de la chaleur.
« Ce matin même, 17 corps en état de décomposition sont sortis de la morgue. La situation des malades est vraiment critique sans électricité », déplore-t-il.
Même au centre hospitalier universitaire de Bangui, selon la journaliste, le personnel soignant du service dentaire éprouve d’énormes difficultés à extraire et traiter les dents avariées.
« Tel que vous avez constaté, il y’a eu une patiente qui est assise sur le fauteuil, mais il n’y’a pas de l’électricité alors que celui-ci marche avec de l’énergie », estime un dentiste au centre hospitalier de Bangui.
Même son de cloche au centre pédiatrique de Bangui ou Son Directeur général, docteur Jean-Chrysostome Godi déplore l’impact financier de cette coupure d’électricité.
« Ça joue financièrement. Ce qu’on veut mettre dans les réactives par exemple, dans le médicament, maintenant on va mettre dans le carburant. Les conséquences sont financières autant que sur la qualité des soins », déclare docteur GODI.
Il faut noter que cette panne d’électricité intervient au moment où beaucoup de service public ne dispose pas encore d’une autonomie énergétique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/mankeur-ndiaye-de-la-Minusca-450×450.jpg” alt=”mankeur ndiaye de la minusca” width=”450″ height=”450″ />Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
LA MINUSCA A-T-ELLE ENCORE UNE PLACE DANS CE PAYS ?
La centrafricaine même illettrée a le droit de se poser la seule question du moment : Existe-t-elle une raison qui justifie la présence des soldats de la paix avec leurs cohortes de diplomates et leur mandat très robustement robuste dans ce pays de Boganda ?
Les propos de son représentant sonnent comme un coup d’épée dans le dos du peuple centrafricain.
Les anciens disent souvent que seul un vrais amis peut rester dans ton dos lorsque tu te bats contre ton ennemi et non un traitre qui ne manquera pas de te poignarder par derrière.
Je me souviens du respect que le peuple centrafricain donnait à ce monsieur sortie des grandes écoles avec beaucoup de diplômes et une grande carrière diplomatique au sein des nations unis. Après le départ du fameux Onyanga on pensait à tort que les heures sombres de la minusca avec la manipulation et les propos tergiversant et outrageux à l’endroit du peuple centrafricain qui souffre le martyr était fini. Mais hélas les mêmes causes produisent les mêmes effets. Aujourd’hui notre très cher représentant du secrétaire générale des nations unis ose frapper fort dans le dos du paisible centrafricain en naviguant en contrecourant de la volonté du peuple centrafricain à finir avec les bandits du grand chemin qui viennent du monde entier et sème la désolation et la mort au sein de notre pays.
Le collectifs des jeunes sages s’insurge contre les propos tenus par monsieur MANKER et lui demande de ne pas manquer du respect au peuple centrafricain qui lui permet par sa souffrance de bien manger avec un salaire vachement exorbitant.
Depuis l’arrivée des forces robustement robustes des nations unis en Centrafrique quel bilan nous pouvons faire ? On maintien une paix qui n’existe pas ? si ses soldats sont là pour maintenir la paix, qu’il ferme sa bouche laisse les autres rechercher la paix pour lui et pour ses robustes soldats avec leur robustes mandats. Nous vous demandons d’arrêter de voir le cadavre du centrafricain comme un gagne-pain.
Le collectif des jeunes sages croit que la solution de la crise centrafricaine passe nécessairement par les armes car les terroristes doivent être terrorisés.
Le collectif s’engage pour une tolérance zéro contre les criminels qui ne vivent que sur le sang du peuple centrafricain.
Le collectif des jeunes sages réitère sa volonté de participer au dialogue nationale mais refuse de s’assoir avec ceux qui ont le sang des centrafricains sur les mains.
Le collectif pense que le seul dialogue avec les mercenaires et les ennemis de la paix est la capitulation pure et simple et un procès équitable.
Le collectif exhorte tous les fils et filles du pays à mettre de côté leur différence et divergence afin de bouter hors du pays les ennemis de la paix.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 avril 2021, 14:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après la proclamation des résultats des élections législatives par la Cour Constitutionnelle le 19 avril 2021, nous avons pu avoir un aperçu de la structure politique de l’assemblée nationale. A l’issue de ces résultats, le MCU, parti au pouvoir, a pu avoir 23 députés élus et 25 autres qualifiés au second tour.Sachant qu’il y a 140 sièges à l’assemblée nationale, on devine tout de suite que le régime de TOUADERA n’aura pas la majorité des sièges à l’assemblée nationale.
Comme à son habitude depuis le premier mandat de TOUADERA, le MCU a décidé une fois de plus de recourir au débauchage des députés indépendants. La même stratégie d’achat de députés est utilisée avec les députés des autres partis politiques.
Selon notre enquête, au moins 20 députés (indépendants et partis politiques) ont déjà été achetés par le MCU. La transaction prévoit une somme de 2 millions de FCFA tout de suite et 2,5 millions supplémentaires à la signature de l’adhésion au MCU lors d’une rencontre qui aura lieu dans les prochains jours à Bangui. Il y a donc une somme de 4.5 millions octroyée à tout député qui accepte de se prostituer auprès du MCU.
90 millions de FCFA ont donc été nécessaires pour les 20 députés déjà achetés. Cet argent issu des ressources de l’Etat aurait pu servir à l’achat de bonbonnes d’oxygène qui manquent cruellement dans nos hôpitaux en ces temps de COVID afin de sauver des dizaines de vies. Cet argent aurait pu servir à la construction de forages afin de fournir de l’eau potable à des centaines de familles centrafricaines. Cet argent public aurait aussi pu servir à l’achat de générateurs de secours à l’Enerca pour faire face aux problèmes d’électricité que Bangui subit actuellement.
Cet argent issu des ressources de l’Etat aurait encore pu servir à la construction d’écoles ou de dispensaires. Malheureusement, tout porte à croire que ce régime ne se préoccupe pas des problèmes des centrafricains mais préfère plutôt investir pour ses intérêts selon de vils calculs politiciens.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/les-mercenaires-russes-a-Koundili-vers-Paoua-450×317.jpg” alt=”les Mercenaires russes à Koundili vers Paoua” width=”450″ height=”317″ />Les mercenaires russes à Koundili, en 2019. Photo CNC
Paoua, République centrafricaine, mardi, 27 avril 2021, 08:41:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Vingt-quatre heures après l’opération placage au sol menée par les mercenaires russes et syriens à Bria, dans la Haute-Kotto, à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, 24 heures plus tard, ce sont plusieurs quartiers de la ville qui sont bouclés par les soldats FACA et les mercenaires russes.
Même si l’opération menée dans la ville de Paoua par les soldats FACA et les Russes est totalement différente de celle menée par ces derniers à Bria, tout porte à croire que ces éléments ont reçu l’ordre de leur hiérarchie avant de mener ces opérations. Pourtant, à Bria, on peut parler d’une opération de pillage systématique de la ville, tandis qu’à Paoua, c’est une opération de sécurisation de la ville qui a été menée.
En effet, ce lundi 26 avril, dans la matinée, les soldats FACA, lourdement armés, ont procédé à la fouille de plusieurs quartiers porte par porte à la recherche des effets militaires. Tandis qu’à bord des principales avenues, les mercenaires russes ont procédé à la fouille des boutiques et des magasins, toujours à la recherche des effets militaires.
Lors de cette opération, ils ont interpellé plusieurs civils, mais après des négociations avec leur famille, les suspects ont été libérés. On ignore si des sommes d’argent sont versées aux forces de l’ordre, mais selon des témoins, tout s’est passé dans la tranquillité, mais notre équipe est toujours à la recherche d’éventuelle victime.
Rappelons que la ville de Paoua, située à plus de 485 kilomètres au nord-ouest de la capitale, est épargnée par des troubles politico-militaires qui ont secoué le pays depuis 2013. Certes il y’a des groupes armés qui sont dans la région et commettent des exactions sur les populations, mais la ville est épargnée des violences intercommunautaires.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/la-ville-de-Zemio-le-26-avril-2020-par-cnc-450×338.jpg” alt=”Les quartiers du centre-ville de Zémio, dans le Haut-Mbomou, le 26 avril 2021. Photo CNC / Sangou” width=”450″ height=”338″ />Les quartiers du centre-ville de Zémio, dans le Haut-Mbomou, le 26 avril 2021. Photo CNC / Sangou
Zémio, République centrafricaine, mardi, 27 avril 2021, 05:37:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par le sulfureux mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa, en provenance de la ville de Mboki, sont arrivés dans la sous-préfecture de Zémio, située à 1113 kilomètres au sud-Est de Bangui, dans la préfecture de Haut-Mbomou. Ils terrorisent les populations, et procèdent à la destruction de quelques maisons au centre-ville.
La ville de Zémio, située à l’extrême sud-est de la RCA, est l’une de trois sous-préfectures du Haut-Mbomou. Depuis jeudi dernier elle est secouée par des détonations d’armes des rebelles de l’unité pour la Paix en Centrafrique (UPC).
En effet, près d’une centaine des combattants rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), dirigé par l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, sont arrivés à bord d’une trentaine des motos depuis jeudi 22 avril dans la sous-préfecture de Zémio.
Selon des sources au sein de l’UPC, ces combattants rebelles seraient venus de la ville de Mboki, située à 120 kilomètres plus au Sud. On ignore leur objectif, mais leur présence massive dans la ville inquiète sérieusement les populations locales. Plusieurs d’entre elles ont déjà quitté la ville sous la pression des rebelles qui ne cessent de commettre des exactions.
Ce dimanche 25 avril, ils ont procédé à la destruction de certaines habitations, et incendier d’autres au croisement de TP. Ce qui fait craindre le pire au sein de la population.
Rappelons que le chef rebelle Ali Darassa, après avoir été chassé de la ville de Bambari par les Mercenaires russes et syriens, s’est retranché dans le Mbomou, plus précisément à Mboki. Ces nombreux mouvements des rebelles laissent penser qu’il voudrait se déplacer à Zémio ?
Notons que l‘unité pour la paix en Centrafrique (UPC) s’est engagée au début du mois d’avril à quitter la coalition rebelle CPC après plusieurs jours des négociations engagées par le Premier ministre Firmin NGRÉBADA et le ministre de l’UPC, le tchadien Hassan Bouba.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 avril 2021, 05:30:55 ( Corbeaunews-centrafrique ). C’est ce qu’affirment les proches du Premier ministre Firmin Ngrebada sur les réseaux sociaux. D’après eux, le choix de madame Danielle Darlan au poste du Premier ministre est porté par l’actuel premier ministre Firmin Ngrebada et quelques personnalités politiques du parti au pouvoir ainsi que ceux de l’entourage du chef de l’État.
« Après le service qu’elle nous a rendu, on ne peut pas la laisser. Il faut lui renvoyer l’ascenseur », dixit un proche du Premier ministre Firmin Ngrebada. Mais quel service elle leur a rendu ?
Selon un observateur, la réélection du chef de l’État Faustin Archange Touadera pour un second mandat est tout sauf un miracle. Personne ne le croit, mais la cour constitutionnelle la valide au grand dam de l’opposition qui demande son annulation pure et simple en raison des nombreuses irrégularités constatées lors du scrutin.
« Pour cette dernière élection présidentielle, tout le monde sait que madame Danielle Darlan ne fait que de la magie. Elle convertit de l’eau aux fragments des pierres », insiste un jeune étudiant à l’Université de Bangui.
Par contre dans les rues de la capitale, certains pensent que madame Danielle Darlan fait partie du cercle familial du Premier ministre.
« C’est un soutien clanique », parle-t-on dans la capitale. D’autres estiment que l’élection du Premier ministre comme député dans la circonscription de Boali pèse énormément sur son choix.
« Il pensait qu’il ne pouvait pas remporter ce scrutin à Boali. Mais grâce à madame Danielle Darlan, son rêve devient réalité. Il pense désormais à se faire remplacer par elle », explique George Binda, professeur d’école à Gobongo.
En tout cas le choix de madame Danielle Darlan pour le poste du Premier ministre est à prendre au sérieux d’autant plus que c’est Monsieur Firmin Ngrebada qui gère actuellement le pays avec les Russes. Donc il a la liberté de proposer son choix au chef de l’État qui n’aura pas d’autre choix que d’accepter.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/pylone-de-lenerca-touche-par-un-vent-violent-a-danzy-par-diaspora-450×338.jpg” alt=”Pylône de l’énerca touché par un vent violent au village danzi le 23 avril 2021. Photo: diaspora” width=”450″ height=”338″ />Pylône de l’énerca touché par un vent violent au village danzi le 23 avril 2021. Photo: diaspora
Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 avril 2021, 05:57:43 ( Corbeaunews-centrafrique ). Trois jours après une gigantesque panne de l’électricité qui a frappé la capitale centrafricaine le vendredi 23 avril, les conséquences de cette interruption de courant commencent à se faire sentir à Bangui, que ça soit à la maison, au travail ou encore dans l’espace public.
Sans doute, le service public et l’économie centrafricaine commencent à subir l’effet de la perturbation de la distribution de l’électricité dans la capitale. Presque tout tourne au ralenti. Les activités génératrices des revenus sont totalement paralysées, et ce, après les dégâts causés par la pluie sur les câbles électriques de l’énergie centrafricaine (ÉNERCA) au village Danzi, situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale sur l’axe Boali, le vendredi dernier.
Du département de l’économie en passant par celui du commerce, de l’immigration ou encore à la primature, les services fonctionnent au ralenti. Le personnel est dehors à cause de la chaleur. La climatisation ne fonctionne plus. Ceux qui utilisent les ordinateurs n’arrivent pas à travailler à cause du manque d’électricité.
Même le ministère des Finances n’échappe pas aussi à ce problème de coupure d’électricité. Pour le chef de service des ressources humaines, Monsieur Jacky Mamadou Wangué, c’est le pays tout entier qui est paralysé.
« Ce bâtiment abrite trois directions. La direction du système d’information, la direction des ressources et la direction du contrôle financier. Donc depuis vendredi ça ne fonctionne pas. Nous sommes vraiment bloqués à ce niveau. Vous voyez le contrôle financier là, si ça ne fonctionne pas, ça bloque un peu le pays. C’est ça que les gens ignorent », a réagi monsieur Jacky Mamadou Wangué.
Les activités économiques ne sont pas restées en marge des conséquences du délestage. Rodrigue Touloundjou, fait des photocopies au centre-ville, il n’arrive pas à réaliser de bénéfice parce qu’il utilise un groupe électrogène.
Le 23 avril dernier, une pluie torrentielle a renversé cinq pylônes qui supportent les câbles électriques de l’ÉNERCA à Danzi. Le courant, qui quitte le barrage de Boali, ne peut donc pas arriver à Bangui. Cette situation a affecté tous les secteurs d’activités dans la capitale. L’énergie centrafricaine qui est à pied d’œuvre pour pallier ce problème, estime que les travaux vont un peu durer.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/henri-wanzet-linguissara-ministre-de-lintérieur-bangui-1-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />Le ministre de la sécurité publique Henri Wanzet Linguissara. CopyrightDR.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 avril 2021, 05:26:55 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis ces derniers temps, on assiste à une opération en cascade d’évacuation sanitaire de plusieurs personnalités politiques du pays vers la République démocratique du Congo (RDC). Après Désiré Bilal Nzanga Kolingba, qui a rendu l’âme dimanche 25 avril dernier, puis du sulfureux tout puissant Sani Yalo, suivi de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji alias SMS, c’est le tour du ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara d’être évacué en urgence en RDC.
L’information a été confirmée à CNC par un membre du gouvernement qui a requis l’anonymat. Selon lui, l’évacuation du ministre Wanzet est intervenue suite à une complication du virus du Covid-19.
Hospitalisé à Bangui depuis quelques jours, l’état de sa santé ne cesse de détériorer. Il nécessite une évacuation, selon son entourage. Sur conseil de sa famille politique, le ministre a pu être évacué ce lundi 26 avril à bord d’un avion médical spécialisé en République démocratique du Congo .
Pour l’heure, le gouvernement ne fait aucune communication à propos de cette évacuation.
Reste à savoir si c’est encore une opération d’empoisonnements à la russe ou à la Roumaine qui se pratique depuis que les partenaires de la société Wagner ont appris aux Dignitaires du MCU la formule douce, laquelle a atteint un stade de non retour.
Rappelons que l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji , premier secrétaire du parti au pouvoir, le MCU, a été évacué aussi en RDC au début de ce mois d’avril. Dans un premier temps on parle de Covid-19, mais son entourage affirme qu’il serait victime d’empoisonnement, selon ses proches. Et le nom du premier ministre Firmin NGRÉBADA a été cité à plusieurs reprises comme le présumé auteur de cet acte criminel.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Le-rapporteur-general-et-porte-parole-de-lANE-Momokouama-450×203.jpg” alt=”Le rapporteur général et porte-parole de l’ANE, Monsieur Téophile Momokouama. Photo CNC” width=”450″ height=”203″ />Le rapporteur général et porte-parole de l’ANE, Monsieur Téophile Momokouama. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 avril 2021, 05:57:39 ( Corbeaunews-centrafrique ). Selon l’autorité nationale des élections (ÂNE), la campagne va débuter le 8 mai pour les circonscriptions qui n’ont pas encore organisé les élections. Tandis que la campagne pour le second tour des partielles sera lancée le 15 mai 2021. Les scrutins vont se dérouler le 23 du même mois.
« Dès lors que le gouvernement a convoqué le corps électoral par le décret signé par le chef de l’État, pour le 23 mai, il y’a deux types d’élections : le second tour des partielles du 14 mars dernier couplées avec les partielles dans les circonscriptions ou il n’y’avait pas eu des élections depuis le début du processus. Il s’agit notamment des circonscriptions de Gadzi 1, Gadzi 2 et Bakouma. Et pour ce premier tour des partielles, pour les trois circonscriptions que je viens de citer, la campagne démarrera le 8, mais puisque la loi dit que la campagne du premier tour dure 2 semaines. Pour les seconds tours, la campagne dure une semaine. Cette campagne démarrera une semaine après le début de l’autre campagne, c’est-à-dire le 15 mai, et ce, sur toutes les circonscriptions où il y’aura des élections parce que, comme vous le savez, nous avons déjà bouclé les élections dans d’autres circonscriptions avec 91 députés déjà élus. Donc ces circonscriptions ne sont plus concernées », a déclaré Théophile Momokoama, porte-parole de l’autorité nationale des élections (ÂNE).
Selon lui, malgré la situation sécuritaire préoccupante, son institution est à pied d’œuvre pour compléter l’effectif des représentants du peuple à l’Assemblée nationale :
« C’est le travail que nous sommes en train de faire pour pouvoir doter l’Assemblée nationale des restants des représentants de la nation », a-t-il ajouté.
Il y’a lieu de noter que 22 députés avaient été élus lors du scrutin du 27 décembre 2020, et 70 autres élus lors du scrutin du 14 mars dernier. Il ne reste 49 sièges à pourvoir à l’assemblée nationale. C’est ce que l’autorité nationale des élections entend organiser un nouveau scrutin le 23 mai prochain.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua-450×258.jpg” alt=”L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC” width=”450″ height=”258″ />L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 avril 2021, 09:30:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Introduit par le ministre intérimaire de la justice Arnaud Djoubaye Abazen, la demande de levée de l’immunité parlementaire des quatre députés de l’opposition, à savoir Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuélé, Abdoul Karim Meckassoua et Simplice Aurélien Zingas a été déclarée recevable par le bureau de l’Assemblée nationale le 09 avril. Deux semaines plus tard, les tractations au sujet de cette demande de levée de l’immunité parlementaire semblent être au poids mort à une semaine de la fin de la sixième législature. Peut-on parler du fiasco ?
Quatre députés centrafricains sont visés par une procédure judiciaire. Le ministre de la Justice intérimaire Arnaud Djoubaye Abazen a transmis le jeudi 8 avril 2021 au Président de l’Assemblée nationale la demande de levée de leur immunité parlementaire afin de permettre à la justice de les auditionner dans le cadre d’une poursuite judiciaire engagée contre l’ancien Président de la République François Bozizé, désormais coordonnateur de la rébellion CPC ( Coalition des Patriotes pour le Phangement ), et son ancien ministre Thierry Savonarole Maleyombo., un cadre du parti de l’ancien Président, le KNK, arrêté depuis début janvier.
Or, l’assemblée nationale, qui avait déclaré recevable la demande, tarde à mettre en place une commission ad hoc en charge de cette affaire et la fin de son existence s’approche, Dans une semaine, c’est-à-dire le 3 mai prochain, c’est le début de la septième législature.
Selon des sources parlementaires, l’Assemblée nationale de cette sixième législature n’est pas prête à lever l’immunité parlementaire de ces quatre députés faute des preuves tangibles de flagrant délit contre eux.
Selon les dispositions de l’article 119 de règlement intérieur de l’Assemblée nationale, une commission ad hoc doit être mise en place pour statuer sur la demande de cette levée de l’immunité parlementaire. Chose qui n’est pas encore faite depuis le déclenchement de cette affaire le 4 avril 2021.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 avril 2021, 07:56:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une affaire de vrai-faux passeport diplomatique centrafricain impliquant des parrains mafieux hollandais et Sénégalais ainsi que des personnalités politiques centrafricaines, en tête le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpou-Témon vient de s’éclater au plein jour dans le Royaume de Belgique. Ainsi, la mission économique de Centrafrique à Bruxelles, perquisitionnée à plusieurs reprises par la police belge, vient d’être fermée définitivement par les autorités de ce pays, tandis que les trois protagonistes de cette mission sont interpellés et placés en détention.
L’affaire a été rendue publique par les médias belges que CNC a pu consulter. D’après eux, l’un des conseillers de cette mission diplomatique centrafricaine à Bruxelles à savoir Michel G. Helmonder est un tueur. Il avait abattu trois membres du club de motards, un réseau mafieux belge. Deux mois plutôt, il était devant le tribunal, mais les juges ont estimé que c’est une légitime défense. Relaxé, l’homme poursuit tranquillement sa mission diplomatique au nom de la République centrafricaine dans le Royaume de Belgique.
Inauguration de la Mission Économique RCA – Europe | Ambassade de Centrafrique à Bruxelles. Photo Ambassade de Centrafrique à Bruxelles
Mais qui sont ces individus qui agissent ainsi au nom de la République centrafricaine ?
C’est tout simplement un réseau des mafieux criminel qui a besoin des passeports diplomatiques pour le blanchiment d’argent de drogue, diamants et l’or. Et les autorités centrafricaines leur ont offert cette occasion en leur attribuant des passeports diplomatique et leur demandent d’ouvrir officiellement une mission économique RCA-Europe.
À travers cette mission économique, tous les membres de ce réseau criminel, en tant que diplomate, sont souvent assurés d’un prestige et de privilèges. Par exemple, le réseau a accès au courrier diplomatique, les membres ne sont pas obligés de montrer le contenu de leur valise à l’aéroport. Et il existe une telle chose comme l’immunité diplomatique, c’est-à-dire qu’ils ne pouvaient pas être poursuivis s’ils commettent une infraction pénale.
Cette promesse d’inviolabilité rend un passeport diplomatique également intéressant pour les personnes ayant des motifs criminels. En ce sens, ils ont la possibilité de transporter dans l’avion des valises contenant des liasses des billets de Banque sans que la douane ou encore le service de police des frontières les contrôlent.
Un passeport diplomatique est très intéressant d’un point de vue fiscal. Et bien sûr, leur voiture reçoit des drapeaux et des plaques d’immatriculation spéciales qui leur permettra de transporter de la drogue en quantité sans être inquiétés.
Interrogé par les enquêteurs, le chef du réseau a déclaré qu’il a rencontré le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera à plusieurs reprises en France dans sa résidence privée à Lille.
Selon le dossier de police belge, « L’intention était que la mission économique devienne une personne morale dont Berrie S. et le co-accusé Tom van H. deviendraient les actionnaires”.
Selon le dossier judiciaire, le président Faustin Archange Touadera recevrait une « part personnelle des bénéfices » de la mission économique et, d’autre part, le président Touadera coopérerait, entre autres, à l’octroi de licences et mettrait un terrain à leur disposition pour une raffinerie d’or.
Mais ce qui est étonnant dans cette affaire, le butin généré par ce trafic ne permet pas aux autorités centrafricaines de payer la part de cotisation de la RCA à l’ONU qui s’élève parfois à 30 000 dollars, c’est-à-dire 190 000 francs CFA.
À chaque fois que le problème de passeport diplomatique s’éclate, ils cherchent rapidement à trouver un bouc-émissaire, un coupable, mais cette fois, leur bouc-émissaire est déjà licencié. Qui vont-ils l’accuser ?
Selon la police belge, les criminels ont avoué avoir rencontré le chef de l’État en personne à Paris, Belgique et Bangui pour la mise en oeuvre de leurs affaires maffieuses.
Comment va-t-il se justifier ?
Affaire à suivre…
SEM Dr Daniel Emery DEDE, Ambassadeur de Centrafrique à Bruxelles avec les Consultants. Photo Ambassade Centrafrique en Belgique
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/marche-de-nanga-boguila-le-5-aout-2019-par-arsene-du-cnc-450×337.jpg” alt=”Le marché de Nanga Boguila, situé à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa. Photo CNC” width=”450″ height=”337″ />Le marché de Nanga Boguila, situé à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 avril 2021, 05:05:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Encore une fois, la population dénonce une justice de deux poids deux mesures. À Nanga Boguila, la publication des résultats du deuxième tour des législatives et premier tour des partielles du 14 mars 2021 par la cour constitutionnelle continue de provoquer de remous au sein des communautés nationales.
La corruption, encore la corruption. Le dernier verdict de la cour constitutionnelle relatif au dernier scrutin législatif du 14 mars 2021 est entaché sans doute des nombreuses irrégularités, selon les centrafricains centrafricains.
Si la cour constitutionnelle invalide injustement les résultats dans certaines circonscriptions pour des motifs fallacieux que certains candidats sont proches des groupes armés, l’on se pose des questions sur la validation de la candidature de Monsieur Fleury Junior Pabandji dans la première circonscription de Bouar, dans la Nana-Mambéré alors que celui-ci est un ex-chef milicien Anti-Balaka ?
À Nanga-Boguila, dans l’Ouham, c’est une autre affaire bien délirante que les juges de la cour constitutionnelle voudraient bien imaginer.
Le 27 décembre 2020, les résultats des législatives dans cette circonscription avaient été invalidés par la cour constitutionnelle pour des motifs qu’on ignore jusqu’à ce jour, alors que ceux de la présidentielle sont validés.
Le candidat indépendant, Monsieur Dokowane Auguste avait pourtant remporté haut la main dès le premier tour de ce scrutin contre ses concurrents qui sont bloqués pour la plupart à Bangui en raison de l’avancée du CPC. Invalidé par la Cour constitutionnelle, le scrutin avait été repris le 14 mars 2021. Cette fois, le même candidat indépendant remporte face à ses mêmes adversaires.
Mais la cour constitutionnelle, dans son délire politicojudiciaire invalide pour la seconde fois. Motif du droit invoqué : mésentente entre les candidats lors de la campagne.
Bizarre si l’on revient en décembre dernier, dans la première circonscription du huitième arrondissement de Bangui, un candidat indépendant avait été agressé sauvagement par l’équipe de campagne du candidat du MCU Aristide Angouré. Celui-ci avait déposé un recours devant la cour constitutionnelle, mais il n’a pas reçu de suite favorable. Les juges ont préféré fermer les yeux et boucher les oreilles sur son recours. Voilà que la même cour invalide les résultats du scrutin à Nana-Boguila pour le même motif.
Selon nos informations, les candidats malheureux dans la circonscription de Nana-Boguila ont promis de tout faire même s’il s’agit de graisser les pattes des juges, ils vont le faire. On voit déjà les résultats.
Selon notre investigation, le candidat actuel l’honorable Franck Saragba avait battu même campagne hors délai. Même le samedi 13 mars 2021, il distribuait des moulins, les presses pour briques dans plusieurs villages à savoir Bogaza, Bonasse, Ndacta, Boaya ,Boyanga et distribue même l’argent à certains notables pour l’achat des voix le jour du scrutin. Tout ça, la cour de Darlan n’a pas vu ça.
Pour l’heure, la population entend organiser une marche de protestation pour remettre un mémorandum à la Minusca et au préfet de l’Ouham.
Pour ce 3e tour de vote quel sera le taux de participation avec le temps des travaux champêtres ?
Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 avril 2021, 07:11:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Bria, dans la Haute-Kotto, chaque jour qui passe, les Mercenaires russes et libyens se livrent à des scènes de spectacle de dernier cri du jamais vue dans le pays. Ce dimanche 25 avril, ils ont reçu des renforts en hommes et logistique, et procèdent à nouveau à la fouille du quartier Bornou et du marché central. Que cherchent-ils ? Des complices des groupes armés, selon leur propre terme.
Si une partie des mercenaires russes et syriens qui sont restés à Bria ont reçu des renforts de trois blindés, d’une citerne et trois Nissan Patrol avec une dizaine d’hommes, ce dimanche matin, à la grande surprise, ils ont bouclé à nouveau le quartier Bornou, quartier des riches de la ville, et mis à terre toute la population de l’hôpital jusqu’à la Mairie en passant par le marché central. Que du spectacle humiliant et choquant pour ces victimes.
On voit les vieux papas et mamans ainsi que des enfants couchés, ventre au sol, sans ouvrir la bouche, sur l’ordre des mercenaires russes et syriens. Imaginez-vous, tous les habitants de plusieurs quartiers couchés au sol au même moment, quel prophète est-de passage? et les mercenaires fouillent leur poche un par un. Les poches peuvent-elles cacher une arme ou diament? S’interroge un humanitaire.
La scène est plus spectaculaire au marché central ou tout le monde, vraiment tout le monde, vendeurs, acheteurs, passants, femmes, hommes, viellards et enfants, placage au sol, tout le monde ventre à terre, les mains écartées. Ils pillent boutique par boutique, étalage par étalage. Du jamais vu depuis que le ciel est né.
Au quartier Bornou, après leur passage, pour les dégâts, n’en parlant pas. C’est comme si c’est le diable en personne qui est descendu avec ses anges gardiens bruler le Coran et ramasser de l’or et diament des fidèles croyant de Dieu.
Après des pillages, ils ont procédé à l’arrestation des deux officiers Goula du FPRC faction Michel Djotodia, en l’occurrence Monsieur Dédicace et Monsieur Hassan, ainsi que des deux collecteurs des diamants, à savoir messieurs Djouma Ndaha et MoussaBobiri, sans oublier plusieurs autres paisibles citoyens civils.
D’ailleurs, sans plus tarder, après son arrestation, les russes ont procédé à la torture publique de l’officier du FPRC Dédicace, proche de Michel Djotodia.
Ces rebelles, selon leur propre terme, ne veulent pas quitter Bria, car ils ne sont pas dans la CPC. Ils sont tous favorables au Président Touadera, ils croyaient que les mercenaires ne vont pas les toucher. D’autres ont mené même de campagne en faveur du chef de l’État.
Alors, pour demain, ça sera le tour de quel quartier et de quelle frange de population ?
Affaire à suivre…
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria
Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 avril 2021 05:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il y a deux ans de cela, le 15 Avril 2019, le Premier ministre Firmin Ngrebada passait en revue les troupes rebelles de l’UPC à Bambari en présence de Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l’ONU pour les opérations de paix, Smaïl Chergui, commissaire à la paix et la sécurité de l’Union africaine.
Ali Darassa qui était alors nommé « Ministre conseiller auprès du Premier ministre » et « chef militaire des unités mixtes de la région de la Ouaka », paradait alors avec les galons de général d’armée, le marquage militaire de l’armée centrafricaine devant le Premier Ministre qui reconnaissait de facto son grade de général cinq étoiles.
Le maire de la ville, Abel Matchipata expliquait alors à la presse le ressentiment des populations mis devant le fait accompli d’une telle cérémonie : « la population était énervée » car « le conflit a fait beaucoup de victimes et beaucoup d’exactions, on a beaucoup de mal avec les groupes armés ».
Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, le 16 mars 2019.
Malgré ces promotions consécutives à l’accord de Khartoum, l’UPC a continué à être impliqué dans des incidents graves dont les principaux sont listés ci-dessous.
Sans évoquer les victimes mortes en brousse dans un total anonymat, les réfugiés et déplacés provoqués par les exactions de l’UPC, les blessés, les victimes d’atteintes aux droits humains, l’implication d’enfants, le pillage des récoltes, des ressources minières, du bétail, les taxes aux commerçants et aux transporteurs, ou encore la participation active au sein de la coalition rebelle CPC, on peut estimer à environ 1300 morts des décomptes officiels les victimes impliquant l’UPC de Darassa entre 2016 et 2020.
Malgré́ ce bilan et une participation active dans la CPC, les chefs de l’UPC ne font l’objet d’aucune poursuite judiciaire en RCA et ne sont pas non plus sous sanctions des Nations Unies.
Malgré la participation active de l’UPC au sein de la coalition rebelle CPC, le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en RCA Mankeur Ndiaye a estimé début Avril 2021 dans une interview à RFI que « ceux qui sont responsables de ces crimes contre les casques bleus seront recherchés, arrêtés et traduits devant la justice. » Mais que « d’autres membres de groupes armés qui sont disposés au dialogue. Je donne l’exemple de l’UPC, dont le chef Ali Darassa vient de déclarer, il y a deux jours, qu’il se démarquait de Bozizé et de la CPC et qu’il revenait à l’accord de paix. Je pense que ce genre de déclaration mérite d’être fortement encouragé. »
17 et le 23 avril 2019 : affrontements entre membres de l’UPC et groupes d’auto-défense à Zangba, dans la préfecture de Basse-Kotto. Bien qu’il soit compliqué d’avoir les chiffres exacts, environ 100 décès sont signalés à la suite de ces affrontements, avec plus de 6000 déplacés.
2 Juin 2019 : des éléments de l’UPC assassinent 6 personnes dont le sous-préfet de la préfecture de la Basse-Koto dans la localité de Zangba proche de la ville de Mobaye.
29 août 2019 : plusieurs villages à proximité du site minier de Kolo, dans la sous-préfecture de Mingala, essuient des attaques perpétrées par des éléments armés de l’UPC qui entraînent le déplacement des villageois (bilan exact inconnu)
Fin septembre 2019 : affrontements entre AB et l’UPC, dans les villages de Bangao et de Lihoto faisant environ 20 morts avec des destruction de près de 60 habitations et le déplacement d’environ 9 000 personnes.
Octobre 2019 : alors qu’ils se rendent de Mboki à Bambouti, des éléments de l’UPC attaquent des villageois faisant au moins 5 morts (décompte exact inconnu).
27 décembre 2019 : éléments UPC tendent une embuscade à six soldats de la paix qui effectuaient une patrouille entre Bossangoa et Batangafo
9 Janvier 2020 : affrontement UPC FACA à Alindao faisant deux soldats tués + une vingtaine de civils blessés et des centaines de logements de déplacés incendiés.
15 mars 2020 : quatre hommes détenus et torturés à Mboki par l’UPC
20 mai 2020 : Suite à des accrochages avec les FACA, des éléments de l’UPC attaquent Obo, au moins trois civils tués par des éléments de l’UPC en retraite et des centaines de personnes déplacées.
Fin juillet 2020 : convoi ANE bloqué pendant plusieurs jours par des combattants de l’UPC à Bokolobo
10 août 2020 des éléments de l’UPC ont bloqué l’accès à des centres de vote à Zémio
11 août 2020 : UPC vole matériel au personnel de l’ANE déployé à Ndassima et les chasse
13 août 2020 : l’UPC tue un commerçant à Zémio et enlève les membres d’une équipe médicale qui vaccinait la population contre la rougeole à Mboki.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/desire-bilal-nzanga-kolingba-excellent-450×298.jpg” alt=”désiré bilal nzanga kolingba excellent” width=”450″ height=”298″ />Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti RDC
Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 avril 2021, 05:22:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le fils de l’ancien Président de la République, monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba est mort dimanche 25 avril à Kinshasa, en République démocratique du Congo des suites d’une longue maladie qui a finalement eu raison de lui à 64 ans. Économiste formé au Canada et aux États-Unis, Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba avait succédé à son père, l’ancien Président André Kolingba à la tête du parti RDC, fondé par celui-ci dans les années 80. Décédé ce dimanche, Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba laisse derrière lui son parti, le rassemblement démocratique centrafricain (RDC), totalement affaibli et déstructuré. Pour de nombreux observateurs, la disparition de Monsieur Nzanga Kolingba ne fait qu’accentuer la crise que traverse ce parti et ses difficultés à renouveler ses dirigeants.
Le parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC) a perdu un fils qui a longtemps redonné l’espoir aux militantes et militants de cet ancien parti au pouvoir longtemps fragilisé par des querelles internes. Mort lundi 26 avril à Kinshasa en République démocratique du Congo à l’âge de 64 ans, monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba perd la vie après des semaines passées au soin intensif de l’hôpital de Kinshasa.
Logo RDC
Selon ses partisans, Désiré Bilal Nzanga Kolingba est « l’incarnation d’un avenir nouveau pour la République centrafricaine ». D’après eux, il constitue le maillon fort qui pourrait relancer le pays secoué par les malheurs des années qui ont suivi l’indépendance.
En 201en 2014, monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba fut parmi les premiers candidats déclarés au poste de Président de la transition, remporté par Catherine Samba-Panza. Candidat ensuite à la présidentielle de 2015, il était déclaré troisième après Anicet Georges Dologuélé lors d’un scrutin marqué par de nombreuses irrégularités. Comme si cela ne suffisait pas, il se présente à nouveau à la présidentielle du 27 décembre 2020. Cette fois, il est sorti quatrième. Il faisait partie des dix candidats malheureux à déposer un recours collectif auprès de la cour constitutionnelle pour dénoncer le scrutin et appelle à une nouvelle élection présidentielle. Gravement malade, il avait été évacué en urgence dans une clinique en RDC où il a trouvé la mort des suites de sa maladie.
Désormais sans leaders, le parti RDC traverse une crise dans une crise. Selon l’un des membres de son bureau politique, le parti va toujours se positionner dans l’opposition démocratique.
Mais pour combien de temps encore ?
Difficile de savoir du moment où une large partie des cadres est déjà les pieds dans la majorité, et que l’opposition démocratique semble divisée avec le départ de monsieur Alexandre Nguendet pour le camp présidentiel.
Pour les militants, il faut se battre avec les autres partis de l’opposition du moment où leur parti a la capacité d’avoir au moins 10 députés à chaque législative.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/desiire-kolingba-tient-la-main-dune-dame-entrain-de-saluer-des-gens-225×450.jpg” alt=”désiiré kolingba tient la main d’une dame entrain de saluer des gens” width=”225″ height=”450″ />Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, fatigué, salue ses compatriotes après sa sortie du bureau de la Présidente de l’ANE. Photo CNC / Gisèle moloma
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 25 avril 2021, 10:43:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC), Monsieur Désiré Nzanga Kolingba, évacué sanitairement quelques jours seulement après le premier tour des élections du 27 décembre 2020 en République démocratique du Congo, vient de décéder de suite de sa maladie, a-t-on appris des sources familiales.
À l’annonce de son décès, l’émotion est palpable au sein de la classe politique nationale, en particulier de la coalition démocratique centrafricaine (COD-20) dont le parti RDC est membre.
Rappelons qu’à quelques heures de la fin de la période du dépôt de candidature aux élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, le Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC), monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, très malade, et évacué en France pour se soigner, était rentré au pays pour déposer personnellement sa candidature à la présidentielle. Mais quelques jours plus tard, son état de santé ne lui permettrait pas de mener à bien sa campagne dans la capitale ou dans les villes de province. Ainsi, dès la fin du premier tour, il avait été évacué sanitairement en République démocratique du Congo (RDC). Quatre mois plus tard, c’est la nouvelle de son décès qui frappe les militants de son parti, le RDC, fondé dans les années 80 par son défunt père, l’ancien Président de la République André Kolingba.
Pour l’heure, son parti n’a pas encore communiqué sur la nouvelle, mais l’ancien cadre du parti, Émile Gros Nakombo, devenu Maire de Bangui, lui a rendu hommage sur son compte Facebook.
Attaque jihadiste dans le nord-est du Nigeria, au moins 11 civils tués
Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 11 civils ont été tués vendredi soir dans une ville du nord-est du Nigeria, envahie par des jihadistes liés à l’Etat islamique (EI) qui s’y trouvaient toujours samedi, ont indiqué à l’AFP une autorité locale et des habitants.
Des combattants du Groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), arrivés dans 8 véhicules surmontés d’armes automatiques, ont envahi la ville de Geidam, dans l’Etat de Yobe, peu avant la rupture du jeûne du ramadan. /////////////.
“Nous avons perdu 11 personnes dans l’invasion terroriste et les hommes armés sont toujours dans la ville”, a affirmé samedi à l’AFP un responsable local Ali Kolo Kachalla. /////////////.
Deux habitants interrogés au téléphone par l’AFP affirment que les onze civils ont été tués dans le bombardement de deux maisons par un avion de chasse de l’armée nigériane déployé pour contrer les jihadistes. Il n’était pour l’heure pas possible de vérifier cette information./////////////.
Contactée par l’AFP, l’armée nigériane n’avait pas réagi samedi après-midi. /////////////.
Selon les habitants, les insurgés ont détruit la plupart des pylônes de télécommunication dans la ville. Ils ont aussi pillé des magasins avant d’y mettre le feu. /////////////.
Samedi, les jihadistes étaient toujours dans la ville et ont été rejoints par des renforts, ont indiqué les habitants. /////////////.
“Ils sont toujours dans la ville, ils campent sous des arbres, et certains d’entre eux dorment”, a déclaré Babagana Kyari. /////////////.
Les soldats nigérians ont bloqué la route à la sortie de la ville, empêchant les habitants paniqués de partir, ce qui a poussé certains à s’enfoncer dans la brousse tandis que d’autres ont pris des bateaux pour partir de l’autre côté de la rivière, ont indiqué des habitants. /////////////.
“Nos concitoyens veulent quitter la ville mais les soldats les en empêchent sans chasser les insurgés, les laissant en danger”, a déclaré M. Kachalla. /////////////.
Depuis le début de la rébellion du groupe islamiste radical Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria, le conflit a fait près de 36.000 morts et deux millions de déplacés. En 2016, le groupe s’est scindé, avec d’un côté la faction historique et de l’autre Iswap, reconnu par l’organisation Etat islamique (EI)./////////////.
Samedi le président Muhammadu Buhari a promis que son administration consacrerait “toutes les ressources disponibles” pour lutter contre le banditisme, les enlèvements et les meurtres, d’après le quotidien This Day. /////////////.
Sa déclaration intervient après qu’il a été révélé que trois des nombreux étudiants enlevés par des bandits dans le nord du pays mardi ont été tués, selon le portail d’informations Sahara Reporters.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/ÉNERCA-image-dillustration-dun-technicien-450×337.jpg” alt=”Image d’illustration d’un technicien de l’ÉNERCA en pleins travaux” width=”450″ height=”337″ />Image d’illustration d’un technicien de l’ÉNERCA en pleins travaux
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 avril 2021, 14:01:31 ( Corbeaunews-centrafrique ). Toute la capitale Bangui a été plongée dans l’obscurité vendredi soir suite à une gigantesque panne d’électricité causée par un vent violent qui a renversé sur la route de Boali cinq pilonnés qui transportent les câbles de haute tension depuis la centrale électrique de Boali, selon le Directeur général de l’énergie centrafricaine (ÉNERCA).
La panne est due au renversement par un vent violent de cinq pylônes de transport des câbles de haute tension au niveau du village Danzi, situé à 22 kilomètres de Bangui sur la route de Boali.
« Durant la pluie d’hier, on a constaté un déclenchement, et les tentatives de réalimentation de la ville de Bangui n’ont pas abouties. Et après la population nous a appelés pour signaler des chutes de pylônes. C’est ainsi que nos équipes se sont déplacées pour faire le constat. C’est un constat vraiment alarmant parce que le niveau de dégâts est énorme. On peut même le qualifier de catastrophe. Vous l’avez constaté vous-même depuis hier que ces dégâts ont fait que nos usines de Boali ne peuvent plus acheminer leur production jusqu’à Bangui. Donc il ne nous reste que la centrale thermique actuellement qui ne nous permet pas de répondre toute la charge », a déclaré Thierry Béndima, Directeur général de l’énergie centrafricaine (ÉNERCA).
Pour l’heure, une équipe d’ingénieurs est à pied d’œuvre pour remédier au problème.
« Là aujourd’hui, on est en train de démonter. On fera le point, et l’on vous tiendra au courant, mais c’est un travail qui va prendre du temps parce que déjà sur le marché on n’a pas la disponibilité du matériel. Là c’est déjà un handicap. Donc on va faire le point, et d’ici trois jours on vous dira combien de temps on mettra pour remettre toutes ces installations en place », ajoute le Directeur général de l’ÉNERCA. D’après lui, certaines pièces de ces pylônes ont été volées et remplacées. Les nouvelles pièces ne sont pas en mesure de supporter le vent violent.
La dernière destruction d’un pylône de l’ÉNERCA remonte en 1986.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/madame-danielle-darlan-lors-du-verdict-sur-les-dossiers-de-candidatures-presidentielle-450×300.jpg” alt=”Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé” width=”450″ height=”300″ />Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La colère ne faiblit pas. Près d’une semaine après la publication des résultats du deuxième tour des législatives et premier tour des partielles du 14 mars 2021 par la cour constitutionnelle, des voix s’élèvent dans plusieurs villes de l’arrière-pays, mais aussi dans la capitale pour dénoncer le dernier verdict de la cour constitutionnelle.
De Paoua en passant par Bozoum jusqu’à Bogangolo pour arriver à Bimbo, des voix s’élèvent pour dénoncer la corruption qui gangrène le cœur de notre système judiciaire, en particulier la cour constitutionnelle.
« Comment comprendre qu’une communauté comme à Paoua ou Bozoum choisit un candidat pour la représenter à l’Assemblée nationale, et que la cour constitutionnelle décide à son propre niveau de passer outre ce chois ? », regrette Pierre Kouloundji, un enseignant à Bozoum, dont les élections législatives viennent d’être invalidées par la cour constitutionnelle pour la seconde fois.
Au même moment, à Paoua, dans la deuxième circonscription, on se dit outrer par le verdict de la cour constitutionnelle qui invalide la victoire du candidat indépendant Dotar Ngonguene face à Timoléon Mbaïkoua, le fils de la maire de Paoua. Pour eux, la raison de cette invalidation est une véritable dose d’imagination fertilement injustifiée.
Rappelons que monsieur Timoléon Mbaïkoua, membre de la plateforme présidentielle Béoko, et candidat du Parti Centrafricain pour un Développement intégré (PCDI) aux législatives du 14 mars dans la deuxième circonscription de Paoua, et accompagné de son frère cadet Edgar Mbaïkoua et le sulfureux Arsène Boro, sont partis voir le Président de l’autorité nationale des élections quelques jours avant la proclamation des résultats provisoires des législatives pour tenter de le corrompre avec une somme de 5 millions de francs CFA afin qu’il puisse renverser la situation. Face au refus de ce dernier, il promet d’aller voir les membres de la cour constitutionnelle avec une colossale somme de 10 millions de francs CFA pour annuler ces élections dans sa circonscription. Effectivement c’est ce qui a été fait, et la justice invalide la victoire de Monsieur Dotar Ngonguene pour des raisons imaginaire : Rupture du principe de l’égalité des candidats. Incroyable nom ? Surtout si l’on sait que monsieur Timoléon Mbaïkoua est le fils de maire de Paoua, fils du premier rebelle centrafricain et petit frère du maire de Bétoko ?
En plus, la cour constitutionnelle accuse Monsieur Dotar Ngonguene d’avoir battu compagne hors délai, c’est-à-dire le samedi 13 mars 2021. Incroyable surtout si l’on compare à la victoire contestée de sa sœur Virginie Mbaïkoua dans la circonscription de Bégoua ou son challenger avait contesté pour la simple raison qu’elle avait battu campagne hors délai constitutionnel en distribuant illégalement des aides humanitaires de l’UNHCR. Mais la cour ferme ses yeux sur ce recours pour valider celui de Paoua 2.
Cependant, à Bangui, dans le huitième arrondissement, le candidat malheureux Arsène Angouré accuse par contre les juges de la cour constitutionnelle d’avoir bouffé ses 25 millions de francs CFA sans traiter correctement son cas. Même à Bimbo 5, c’est le même son de cloche. Il y’avait des manifestations devant la cour pour dénoncer cette mauvaise pratique mafieuse.
Pour ces législatives, les dégâts causés par la cour constitutionnelle sont énormes. Le cas de Monsieur Samuel Stanislas Zoumbeti est patent. Sa victoire est invalidée pour la seconde fois face à ses concurrents.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 avril 2021, 10:57:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Pendant que le monde entier se lance dans une course au vaccin contre la Covid-19, le continent africain entend, lui aussi, se mettre à l’heure universelle. Représentant 16 % de la population mondiale, l’Afrique produit pour l’instant 0,1% des vaccins et représente près de 2% des 690 millions de doses de vaccins contre la Covid déjà administrées dans le monde, selon l’OMS. Ainsi, ce sont plus de 13,6 millions de doses de vaccin qui ont déjà été administrées en Afrique.
Cependant, l’Afrique entend bien jouer son rôle dans cette course aux vaccins alors que le nombre de cas augmente. En effet, certains pays du continent ont décidé de financer des recherches pour trouver leur propre vaccin contre le coronavirus, comme l’Égypte et le Nigeria.
D’autres pays préfèrent adopter une toute autre stratégie. Cette dernière consiste à produire localement des vaccins étrangers. Ces vaccins locaux seront dans un premier temps distribués aux populations locales avant d’être exportés ailleurs dans le continent. C’est le cas de pays comme le Maroc, le Sénégal ou encore l’Afrique du Sud où le laboratoire américain Johnson & Johnson (J&J) a conclu le 2 novembre 2020 un accord avec le groupe sud-africain Aspen pour produire et distribuer son vaccin sur le continent.
Ces efforts nationaux sont en phase avec l’action de l’Union Africaine qui va commander 672 millions de doses pour couvrir 38% de la population africaine d’ici la fin 2022, dans le cadre de son initiative African Vaccine Acquisition Task Team (AVATT).
Enfin, à l’instar des autres continents touchés par la pandémie, l’Afrique a vu son système sanitaire mis à rude épreuve. Dès la sortie de cette crise, la question de la réforme du système sanitaire se posera et la volonté d’y parvenir sera primordiale.
Car, comme dit l’adage, «mieux vaut prévenir que guérir».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 avril 2021, 10:42:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après un quinquennat tumultueux soldé par un bilan mitigé, le peuple souverain a bravé l’inconfort du climat sécuritaire pour renouveler sa confiance au président de la république pour un second mandat de cinq (5) ans. Au delà de de toutes contestations tacites ou manifestes de la classe politique centrafricaine, l’élu de la nation est désormais le président de tous ceux qui se réclament centrafricains. Cette confiance qui s’apparente à un chèque en blanc est assortie de façon insipide d’une obligation de résultats contrairement aux précédent mandat.
Ce nouveau quinquennat semble mal commencé du point de vue juridique car le président de la république hésite à mettre en place un nouveau gouvernement pour l’accomplissement de sa nouvelle feuille de route. N’oublions pas qu’officiellement le pouvoir centrafricain a hérité la tradition d’un régime présidentiel où la totalité du pouvoir exécutif est détenu par un président élu au suffrage universel et que ce dernier est irresponsable devant le parlement.
N’étant à contrario pas un régime parlementaire même s’il y a un semblant d’équilibre basé sur le principe de la séparation de pouvoir prôné par Montesquieu, le président de la république n’a pas à attendre la coloration et la trajectoire rectiligne de l’assemblée nationale pour mettre en place un gouvernement même provisoire.
Il est évident que conformément aux dispositions de l’article 33 de la constitution qui donne mandat au président de la république de nommer un premier ainsi que les membres du gouvernement, la constitution du 30 mars 2016 est muette sur l’obligation de désigner un nouveau gouvernement immédiatement après son investiture.
Ce vide juridique est comblé en filigrane par une pratique politique qui n’a pas de fondement juridique mais relève simplement d’une vieille et constante coutume ou tradition républicaine. Vous conviendrez avec cette analyse qu’un président de la république élu pour un mandat ne peut mettre en place un gouvernement au delà de la limite de son mandat. Logiquement, le gouvernement actuel devrait remettre par courtoisie républicaine sa démission au président de la république dans les jours qui suivent l’investiture et le gouvernement démissionnaire en retour doit assurer l’intérim en se consacrant exclusivement à l’évacuation des « affaires courantes » jusqu’à la désignation du nouveau gouvernement.
Sachant qu’un gouvernement intérimaire ne peut prendre des grandes décisions qui engagent la vie de la nation, le citoyen lambda s’interroge :
Le gouvernement actuel est-il légal et légitime ?
Peut-on affirmer que c’est logique que certains membres du gouvernement ont fait plus d’années que la durée du quinquennat si ce n’est d’évacuer les affaires courantes ?
Au regard de l’absence d’une Assemblée nationale constituée, combien de temps ce gouvernement continuera à accompagner le président de la république ?
En attendant l’organisation du deuxième tour partiel des législatives, le pouvoir ne va t-elle pas enregistré de retard dans l’amorce du second quinquennat ?
Imaginons par projection que le président de la république n’était pas réélu, le nouveau élu de la nation devrait tourner au ralenti sachant qu’un gouvernement intérimaire n’a que de pouvoirs réduits ?
Au delà de toutes polémiques doctrinales, jurisprudentielles et juridiques sur la problématique de la légalité et de la légitimité du gouvernement actuel, nous exhortons le président de la république de désigner un chef du gouvernement à sa convenance le plus rapidement possible quitte à le démettre ou le reconduire après la configuration et la composition définitive de l’assemblée de la septième législature…
sachez que votre choix de l’opportunité peut attendre mais l’intérêt supérieur de la nation ne dépend pas de petits calculs politiciens et partisans.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Au Tchad, la priorité de l’ONU est de « désamorcer les tensions et de préserver la paix »
Bangui ( République centrafricaine ) – Suite à la mort de M. Déby Itno annoncée mardi, un « Conseil militaire de transition » (CMT) dirigé par l’un des fils du Président défunt, Mahamat Déby Itno, a pris le pouvoir au Tchad.
« Ce qui nous importe le plus maintenant est d’aider à désamorcer les tensions et à préserver la paix dans le cadre de notre mandat de prévention des conflits », a déclaré jeudi le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, en réponse aux questions de journalistes.
« Nous allons consulter étroitement les partenaires africains sur la meilleure façon de soutenir le pays dans les prochains jours », a ajouté M. Dujarric.
Selon les informations rapportées par les médias, l’armée tchadienne quadrillent la capitale N’Djamena, un couvre-feu y a été instauré et les frontières du pays sont fermées jusqu’à nouvel ordre.
« Je pense qu’il est important que tous les acteurs politiques et autres au Tchad restent calmes, s’abstiennent de toute violence supplémentaire qui pourrait nuire aux civils et compliquer davantage une situation difficile », a déclaré le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.
Mardi, le CMT avait annoncé qu’il s’engageait à organiser des élections libres et démocratiques à l’issue d’une transition de 18 mois renouvelables.
« Nous attendons également avec intérêt d’aider les parties prenantes tchadiennes à œuvrer en faveur d’une élection pacifique et inclusive menant à la nomination d’une nouvelle direction civile », a précisé M. Dujarric.
L’ONU travaille avec ses partenaires africains, notamment l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), « sur une position concertée sur la meilleure façon de soutenir le pays », a-t-il ajouté.
Environ 1.800 membres du personnel onusien.
Dans une région aussi complexe qu’est le Sahel, le Tchad est un terrain de travail humanitaire et de développement pour les Nations Unies. Environ 1.800 membres du personnel onusien travaillent au Tchad. Une équipe-pays des Nations Unies sous la direction d’une Coordinatrice-résidence fédère le travail des différences agences onusiennes dans le pays.
« Nous poursuivons bien entendu, notre travail humanitaire et notre aide à la population », a assuré le porte-parole, qui a rappelé notamment le travail de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en faveur des réfugiés centrafricains présents sur le territoire tchadien.
Bien que le Tchad soit un partenaire essentiel de l’ONU dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité au Sahel, les Nations Unies ne dispose pas de mandat politique ou sécuritaire dans ce pays contrairement à d’autres pays de la région élargie tels que le Mali, le Soudan, la Libye ou la République centrafricaine (RCA).
« Nous nous concentrons maintenant sur le travail avec les partenaires africains parce que c’est quelque chose qui est avant tout un problème régional, un problème sous-régional », a souligné M. Dujarric, en référence aux collaborations de l’ONU avec l’UA et la CEEAC.
Pour l’ONU, ce qui se passe au Tchad est une situation où différents acteurs de la communauté internationale ont des rôles différents à jouer. « Ils ont différents leviers de pouvoir, mais l’important est d’assurer le calme au Tchad et un retour au régime civil », a insisté le porte-parole.
Alors que le Tchad organise vendredi les funérailles de M. Déby Itno, le drapeau de l’ONU a été mis en berne au siège des Nations Unies à New York en hommage au Président défunt.
François Louncény Fall, le Représentant spécial et chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), est à N’Djamena pour représenter le Secrétaire général de l’ONU aux funérailles de M. Déby Itno. « Il restera à N’Djamena pendant plusieurs jours pour initier des contacts et aussi pour rencontrer un éventail de parties prenantes afin d’encourager la cohésion nationale en ces temps difficiles », a précisé le porte-parole du Secrétaire général.