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En Centrafrique, célébration de l’accord de paix dans un pays «en guerre»

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En Centrafrique, célébration de l’accord de paix dans un pays «en guerre»

Bangui ( République centrafricaine ) – Le contraste est saisissant. Il y a un an, était célébré en grande pompe, au Palais de la Renaissance, le premier anniversaire de l’Accord de paix du 6 février 2019. Dans la salle e projection se retrouvaient autorités et diplomates, organisations de la société civile et, bien sûr, les représentants et leaders des quatorze groupes armés signataires. La presse nationale et internationale photographiait, parfois médusée, les visages de ces chefs de guerre qui se congratulaient. Ali Darass, Sidiki Abass, Al Kathim, Maxime Mokom… tous ou presque étaient présents, écoutant les discours pourtant sévères des associations de victimes et des religieux.

Un an plus tard/////////////.

Douze mois plus tard, la salle est beaucoup plus clairsemée. Relégués dans les derniers rangs de la salle, les représentants des quelques groupes armés, toujours parties prenantes de l’accord, n’ont pas pris la parole. Seul le président Touadéra s’est d’ailleurs prêté à l’exercice justifiant, dans un discours d’une vingtaine de minutes, la mise en place de cet APPR et la nécessité de le poursuivre, malgré la nouvelle crise./////////////.

« Cet Accord avait pour objectif de créer les conditions d’un dialogue franc, sincère et pacifique pour un retour définitif de la sécurité, de la paix et la réconciliation dans notre pays », a-t-il rappelé « mais », regrette-t-il « au lieu de célébrer le dividende de la paix, nous célébrons son deuxième anniversaire dans un contexte de guerre déclarée au peuple centrafricain »./////////////.

De fait, depuis la mi-décembre 2020, une nouvelle alliance de six groupes armés – tous signataires de l’APP – s’est formée, menaçant de descendre sur Bangui et s’attaquant frontalement aux forces centrafricaines et à leurs alliés. La Coalition des patriotes pour le changement (CPC) a fortement perturbé le processus électoral de la fin de l’année 2020 et même mené une attaque directe sur Bangui, le 13 janvier dernier./////////////.

« L’Accord de paix ne peut pas être déclaré caduc »/////////////.

De nouveau « en guerre » contre « les forces du mal », selon les propres mots du président Touadéra, le pays doit pourtant, selon lui, continuer à mettre en œuvre l’accord de paix./////////////.

« Déclarer l’Accord de paix caduc reviendrait à donner raison à ceux qui ont pris des armes pour (…) instaurer un régime de terreur au cœur de l’Afrique », justifie le président qui prend à témoin « les progrès significatifs observés » enregistrés depuis la signature de l’Accord. Il demande au Premier ministre de reprendre les réunions de suivi de ce même accord, bien qu’il qu’il reconnaisse des ajustements nécessaires dans sa mise en oeuvre./////////////.

Depuis deux ans et jusqu’au début de la nouvelle crise, la Centrafrique a connu, il est vrai, une période relative de stabilité qui a permis un retour timide de l’Etat dans l’arrière-pays et une certaine redynamisation économique. La remise en cause de ce document serait, pour le président Touadéra mais aussi pour de nombreux partenaires internationaux, un retour en arrière dont la Centrafrique pourrait ne pas se remettre./////////////.

« Si vous regardez l’Accord de paix, il y a tout, dedans. C’est une vision pour la paix dans le pays », résume Samuela Isopi, ambassadrice de l’Union européenne, avant d’ajouter que « l’Accord n’a pas été appliqué comme il le fallait mais ce n’est pas en changeant d’accord que l’on va changer les choses »./////////////.

Surtout, précise de son côté, Bertino Matondo, représentant de l’Union africaine en Centrafrique, « qu’il s’agit du huitième accord de paix signé », avant de souligner en creux « qu’en renégocier un nouveau serait considéré par beaucoup comme une perte de temps »./////////////.

Analyse de chaque point de l’Accord/////////////.

Samuela Isopi plaide ainsi pour une analyse en profondeur de la mise en œuvre de l’APPR et de ses failles./////////////.

« Il y a notamment le régime des sanctions qui n’a pas été appliqué », précise-t-elle, avant d’insister sur la nécessité d’un programme de désarmement et de réinsertion « crédible » ou encore du jugement effectif des auteurs des crimes commis. Unités mixtes de sécurité, Commission vérité, justice, réconciliation et réparation, démobilisation des groupes armés… chaque point doit être analysé./////////////.

Au-delà du contenu, l’ambassadrice de l’Union européenne demande également une plus grande inclusivité dans la mise en œuvre de l’accord, à commencer par une plus grande participation de la société civile: « Nous sommes convaincus que si on implique plus les Centrafricains dans cet accord, ça va marcher », a-t-elle déclaré./////////////.

« L’Accord de paix est un cadre qui peut être utile pour l’avenir du pays mais qu’il convient de revitaliser avec de nouveaux acteurs. Cet accord a beaucoup été critiqué mais il n’y a rien d’autre pour le moment. Ce deuxième anniversaire ne doit pas être une commémoration, mais un moment de réflexion pour rassembler le maximum des forces vives de la nation », renchérit Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur de France./////////////.

Rassembler/////////////.

Rassembler mais jusqu’où ? Les principaux concernés, à savoir les groupes armés qui se sont engagés dans une nouvelle aventure militaire pourront-ils rejoindre l’Accord ?/////////////.

Pour le moment, le sujet des négociations est délicat mais le Premier ministre Ngrebada a néanmoins laissé une porte entrouverte, lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée à l’issue de la cérémonie./////////////.

« S’il arrive que certains combattants de ces groupes prennent l’initiative de revenir dans l’accord, alors à ce moment, nous examinerons leur demande », a-t-il indiqué, mais en précisant que « seuls les vrais Centrafricains » pourront être concernés, pointant du doigt les « mercenaires étrangers » qui, eux, « doivent rentrer chez eux ».

Avec RFI

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Questions et réponses : Premier procès d’anti-balaka à la CPI

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Questions et réponses : Premier procès d’anti-balaka à la CPI

Bangui ( République centrafricaine ) – 1. Quel est le contexte de ces affaires en République centrafricaine ? 2. Comment la CPI s’est-elle retrouvée saisie de la Situation en République centrafricaine ? 3. Qui sont Alfred Yékatom et Patrice-Edouard Ngaïssona ? 4. Quand Yékatom et Ngaïssona ont-ils été visés par des chefs d’accusation de la CPI et ont-ils comparu devant cette juridiction ? 5. Quelles sont les charges retenues contre Yékatom et Ngaïssona ? 6. Pourquoi la CPI juge-t-elle Yékatom et Ngaïssona ensemble ? 7. Quels sont les liens entre ce procès et celui, antérieur, de Jean-Pierre Bemba ? 8. Que signifient les récents soulèvements en République centrafricaine pour le procès ? 9. Quels sont les droits de Yékatom et Ngaïssona en tant qu’accusés ? 10. Quel est le rôle des victimes dans le procès de Yékatom et Ngaïssona ? Peuvent-elles participer au procès ? 11. Comment les communautés locales touchées par les crimes en République centrafricaine seront-elles informées du procès? Pourront-elles le suivre à La Haye ? 12. Que se passera-t-il au procès ? Combien de temps durera-t-il ? Quelle peine encourent les accusés en cas de condamnation ? 13. Quels sont les liens de ce procès avec la Cour pénale spéciale qui a été établie en République centrafricaine ? Yékatom et Ngaïssona pourraient-ils être jugés par cette Cour ou par des juridictions centrafricaines ? 14. Quelles sont les autres actions de la CPI en République centrafricaine? Que devrait-elle faire d’autre dans ce pays ?

Le procès d’Alfred Yékatom et de Patrice-Edouard Ngaïssona s’ouvrira le 9 février 2021 à la Cour pénale internationale (CPI). Ces deux hommes sont les plus hauts dirigeants anti-balaka à être jugés, et les premiers devant la CPI. Les anti-balaka sont des milices chrétiennes qui se sont livrées à de brutales attaques en représailles contre la Séléka musulmane à la suite d’un coup d’État en 2012, les populations civiles se retrouvant prises en étau. Bien que la CPI mène deux enquêtes distinctes sur des crimes commis en République centrafricaine au cours des deux dernières décennies, il s’agit du premier procès de leaders anti-balaka concernant des crimes commis dans le cadre du conflit du pays qui sévit depuis 2012./////////////.

1. Quel est le contexte de ces affaires en République centrafricaine ? /////////////.

Fin 2012, les rebelles de la Séléka, principalement des musulmans, ont évincé François Bozizé de la présidence centrafricaine et pris le pouvoir en menant une campagne de violences et de terreur. Fin 2013, des milices chrétiennes et animistes connues sous le nom d’anti-balaka ont organisé des contre-attaques contre la Séléka. Les anti-balaka, qui sont l’émanation de milices d’autodéfense locales qui existaient sous Bozizé et prenaient fréquemment pour cibles les civils musulmans, associaient tous les musulmans à la Séléka./////////////.

Les civils se sont retrouvé pris en étau entre la Séléka et les anti-balaka, qui se sont livrés à des attaques et à des affrontement armés de plus en plus brutaux contre tous ceux qu’ils considéraient comme des soutiens de leurs ennemis respectifs. Après le déplacement massif de la minorité musulmane à travers le pays, les anti-balaka s’en sont pris à des chrétiens et à d’autres à qui ils reprochaient de s’être opposés à eux ou d’avoir pris fait et cause pour leurs voisins musulmans. Au fil du temps, les anti-balaka se sont retournés contre tous ceux qui croisaient leur chemin, se livrant à des vols et à des pillages. Le déplacement interne généralisé de populations à travers le pays se poursuit à ce jour./////////////.

Human Rights Watch a documenté les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par les forces de la Séléka et les anti-balaka depuis 2013. Certains des abus les plus flagrants ont été perpétrés dans les régions centrales de la République centrafricaine entre fin 2014 et avril 2017. Human Rights Watch a également documenté des centaines de cas de viol et d’esclavage sexuel imputés à la fois aux anti-balaka et aux combattants des factions de la Séléka./////////////.

2. Comment la CPI s’est-elle retrouvée saisie de la situation en République centrafricaine ?/////////////.

Le 30 mai 2014, la présidente par intérim de l’époque, Catherine Samba-Panza, a renvoyé la situation en République centrafricaine depuis août 2012 devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Le 24 septembre 2014, la procureure a annoncé l’ouverture d’une enquête sur des crimes qui auraient été commis dans le pays depuis 2012./////////////.

Il s’agissait de la deuxième enquête ouverte par la CPI sur des crimes présumés en République centrafricaine, la première portant sur des crimes graves commis en 2002 et 2003 lors d’un coup d’État orchestré par Bozizé. En décembre 2004, la République centrafricaine a renvoyé cette situation devant la CPI et en 2007, la procureure a annoncé l’ouverture d’une enquête officielle./////////////.

3. Qui sont Alfred Yékatom et Patrice-Edouard Ngaïssona ?/////////////.

Surnommé « Rombhot », Alfred Yékatom est né le 23 janvier 1975. Caporal-chef dans l’armée centrafricaine avant le conflit, il s’est autopromu « colonel » lorsqu’il est devenu en 2013 l’un des chefs de file anti-balaka, à la tête d’environ 30 000 hommes, selon la CPI. Le 20 août 2015, Yékatom a été inscrit sur la liste des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU pour avoir pris des mesures de nature à menacer ou entraver le processus de transition politique ou à alimenter les violences. En 2016, Yékatom a été élu au parlement centrafricain./////////////.

Patrice-Édouard Ngaïssona est un ancien coordinateur politique autoproclamé des milices anti-balaka et, selon la CPI, l’un « des chef présumés parmi les plus haut placés » de ce groupe armé. Le 2 février 2018, il a été élu à un poste de direction au sein de la Confédération africaine de football. Le 3 septembre 2014, Human Rights Watch s’était entretenu avec Ngaïssona, qui n’avait pas contesté la responsabilité des anti-balaka dans certaines des exactions qui leur étaient reprochées ou le fait qu’il était un leader du groupe./////////////.

4. Quand Yékatom et Ngaïssona ont-ils été visés par des chefs d’accusation de la CPI et quand ont-ils comparu devant cette juridiction ?/////////////.

Le 11 novembre 2018, la CPI a émis un mandat d’arrêt contre Yékatom, dont les scellés ont été levés le 17 novembre. L’accusé a été remis à la CPI par les autorités centrafricaines le jour même. Les autorités centrafricaines ont placé Yékatom, qui était alors député, en détention après qu’il a dégainé un revolver et tiré des coups de feu dans le bâtiment du parlement. Il a comparu pour la première fois devant la CPI quelques jours plus tard./////////////.

Moins d’un mois plus tard, le 7 décembre 2018, la CPI a émis un mandat d’arrêt à l’encontre de Ngaïssona, qui a été arrêté en France le 12 décembre 2018 puis transféré à la CPI le 23 janvier 2019. Sa comparution initiale a eu lieu deux jours plus tard./////////////.

5. Quelles sont les charges retenues contre Yékatom et Ngaïssona ?/////////////.

Yékatom est visé par 10 chefs d’accusation de crimes de guerre et 11 de crimes contre l’humanité ; 16 chefs de crimes de guerre et 16 chefs de crimes contre l’humanité pèsent contre Ngaïssona./////////////.

Parmi ces charges figurent les attaques intentionnellement dirigées contre la population civile, le meurtre, les attaques dirigées contre des édifices religieux, la déportation ou le transfert forcé de population et le déplacement de population civile, la persécution. Les deux hommes sont également accusés d’avoir enrôlé des enfants de moins de 15 ans et de les avoir utilisés dans le cadre des hostilités, ce qui est considéré comme un autre crime de guerre./////////////.

Lors d’une audience de confirmation des charges, les juges de la CPI n’ont pas retenu certaines des charges présentées par la procureure en relation avec des évènements survenus en dehors de Bangui, la capitale centrafricaine. D’après les magistrats, les preuves sont insuffisantes pour établir que Ngaïssona contrôlait efficacement certains groupes anti-balaka opérant en dehors de la ville./////////////.

Les victimes ont dans un premier temps redouté que la procureure ne fasse pas des accusations de viol et de violence sexuelle des infractions distinctes. Si le viol a été bien retenu, à la fois en tant que crime de guerre et crime contre l’humanité, il ne concerne que Ngaïssona. La procureure a par la suite cherché à ajouter un deuxième cas de viol aux chefs d’accusation visant Ngaïssona et des accusations de viol et d’esclavage sexuel contre Yékatom. Le tribunal a toutefois rejeté ces demandes, invoquant entre autres raisons la nécessité d’équilibrer l’efficacité de la poursuite avec un préjudice potentiel pour les défendeurs, compte tenu du retard./////////////.

Human Rights Watch a documenté le viol et l’esclavage sexuel commis par les forces anti-balaka, y compris par des forces placées sous le commandement de Yékatom./////////////.

6. Pourquoi la CPI juge-t-elle Yékatom et Ngaïssona ensemble ?/////////////.

En février 2019, les juges de la CPI ont fusionné les affaires Yékatom et Ngaïssona, notant que les crimes commis faisaient partie du même cycle d’agression et de conflit. En conséquence, les magistrats ont dit s’attendre à ce que les preuves présentées contre les deux suspects soient sensiblement les mêmes. Ils ont également conclu au fait que la fusion des affaires ne porterait pas préjudice aux accusés et améliorerait plutôt l’équité et la rapidité de la procédure. Dans le cas de procédures conjointes, chaque accusé bénéficie des mêmes droits que s’il était jugé séparément. /////////////.

7. Quels sont les liens entre ce procès et celui, antérieur, de Jean-Pierre Bemba ?/////////////.

La première enquête de la CPI sur les crimes graves commis en 2002 et 2003 n’a abouti qu’à une seule affaire, contre Jean-Pierre Bemba, un ancien vice-président de la RD Congo. Les forces du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), dirigées par Bemba, ont été actives en République centrafricaine en 2002 et 2003, agissant à la demande du président de l’époque, Ange-Félix Patassé, pour réprimer une tentative de coup d’État par Bozizé./////////////.

Après son arrestation en Belgique en 2008, le procès de Bemba a débuté en 2010. Le 21 mars 2016, les juges de la CPI l’ont reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et condamné à 18 ans de prison. Une chambre d’appel de la CPI a annulé cette condamnation et l’accusé a été remis en liberté trois jours plus tard avant de s’installer en Belgique. La Cour a rejeté une demande déposée contre elle par Bemba pour obtenir des réparations./////////////.

La CPI a depuis clôturé l’affaire Bemba, bien que son Fonds d’affectation spéciale au profit des victimes entreprenne certaines activités dans le cadre d’un projet pilote lancé en septembre 2020 pour fournir une assistance aux victimes de crimes commis dans le cadre de cette situation, notamment en matière de santé physique et mentale, de réadaptation et de soutien matériel./////////////.

La CPI n’a émis aucun autre mandat d’arrêt dans le cadre de sa première enquête ni établi de responsabilités pour les crimes de 2002 et 2003, privant les victimes de justice et de réparations./////////////.

8. Que signifient les récents soulèvements en République centrafricaine pour le procès ?/////////////.

Des élections présidentielles se sont déroulées en République centrafricaine le 27 décembre 2020. Le 4 janvier 2021, la commission électorale a déclaré Faustin-Archange Touadéra vainqueur du scrutin avec 53,9 % des voix, un résultat validé le 19 janvier par la Cour constitutionnelle./////////////.

Avant et après les élections, une nouvelle coalition rebelle a lancé de multiples attaques. La Coalition des patriotes pour le changement (PCC) est composée des mêmes groupes qui ont commis des crimes de guerre au cours des cinq dernières années, des deux côtés du conflit./////////////.

Lors de récents troubles, des dizaines de civils, plusieurs Casques bleus et un travailleur humanitaire de Médecins sans frontières (MSF) ont été tués. Entre le 22 et le 29 décembre, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a relevé au moins 57 incidents de violations des droits humains et 96 victimes de violences électorales, principalement commises par des groupes armés, mais plusieurs autres attaques ont été perpétrées depuis. La violence a provoqué des déplacements massifs de populations, plus de 100 000 civils fuyant vers le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo voisins, et 100 000 autres se réfugiant dans la brousse./////////////.

Le 19 décembre, un porte-parole gouvernemental a déclaré que l’ancien président Bozizé était derrière la nouvelle coalition. Bozizé, président de 2003 jusqu’à son éviction lors d’un coup d’État de 2013, est rentré dans le pays il y a un an. Début décembre, la Cour constitutionnelle du pays l’a déclaré inéligible à l’élection du 27 décembre pour des « raisons morales », car il était visé par les sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU et faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par le gouvernement intérimaire centrafricain en 2014./////////////.

Le 31 décembre, le président Touadéra a limogé trois chefs rebelles du gouvernement à la suite des attaques, décision qui pourrait mettre fin à un accord de paix signé par 14 groupes rebelles en février 2019./////////////.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné les attaques et appelé à établir les responsabilités pour les crimes commis. De hauts fonctionnaires de l’Union africaine, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, de l’Union européenne et de l’ONU ont également publié une déclaration conjointe dans laquelle ils ont invité le gouvernement centrafricain à ouvrir une enquête pour faire traduire en justice les responsables des violences./////////////.

Selon les Conseillers spéciaux de l’ONU sur la prévention du génocide et la responsabilité de protéger, le climat actuel d’impunité est un facteur majeur alimentant les cycles de violence et d’insécurité dans le pays./////////////.

Avant les élections, la procureure de la CPI a rendu publique une déclaration appelant au « calme et à la retenue» et rappelant que quiconque participerait à des crimes serait « passible de poursuites ». Les procureurs de la République centrafricaine ont déclaré qu’une enquête avait été ouverte sur le rôle joué par Bozizé dans la rébellion./////////////.

9. Quels sont les droits de Yékatom et Ngaïssona en tant qu’accusés ?/////////////.

Yékatom et Ngaïssona sont présumés innocents jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie et les deux hommes auront droit à un procès équitable et rapide, mené avec impartialité. En outre, en vertu des normes internationales d’équité des procès telles que celles énoncées dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et dans le Statut de Rome fondateur de la CPI, les accusés auront le droit de ://///////////.

• Obtenir des informations sur les charges retenues contre eux dans une langue qu’ils comprennent ;/////////////.

• Disposer du temps nécessaires et des installations adéquates pour préparer leur défense ;/////////////.

• Ne pas être contraint de témoigner contre eux-mêmes ou d’avouer leur culpabilité ;/////////////.

• Choisir un avocat de leur choix ;/////////////.

• Être protégé de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants./////////////.

Yékatom et Ngaïssona ont tous deux exprimé des inquiétudes quant au respect de leurs droits à un procès équitable. Ils ont affirmé que la procureure avait enfreint à plusieurs reprises les obligations de divulgation des éléments de preuve à la défense. Si les juges de la CPI leur ont donné raison, ceux-ci ont également conclu que la procureure avait soit remédié à ces problèmes, soit n’avait pas porté préjudice à la défense./////////////.

Ngaïssona, qui s’est également plaint de ses conditions de détention, a demandé des visites en personne de son équipe juridique, ce qui lui a été dénié par les juges en raison de la pandémie de Covid-19. Plus récemment, la défense de Ngaïssona a demandé un examen médical par un expert, à la lumière de la prétendue détérioration de son bien-être mental, mais les juges de la CPI ont noté que cette question relevait du greffe de la Cour./////////////.

10. Quel est le rôle des victimes dans le procès de Yékatom et Ngaïssona ? Peuvent-elles participer au procès ? /////////////.

La CPI dispose d’un système innovant de participation des victimes à la justice internationale. Les victimes des crimes allégués peuvent faire connaître leurs points de vue et leurs préoccupations aux juges du procès, indépendamment de tout statut de témoin, par l’intermédiaire de leurs représentants légaux. La participation des victimes est un moyen de renforcer la résonance de la CPI au sein des communautés touchées./////////////.

Les magistrats de la Cour ont jusqu’à présent reconnu 1 403 victimes comme participant au procès. L’enregistrement en personne des nouvelles « victimes participantes » a été compliqué par la pandémie, mais la CPI poursuit ses efforts à cette fin. Dans le contexte de la pandémie, les victimes peuvent continuer à s’enregistrer jusqu’à la fin de la présentation des preuves par l’accusation./////////////.

Les victimes sont réparties en deux groupes distincts : l’un est constitué d’ex-enfants soldats et l’autre de victimes d’autres crimes, une division qui tient compte du fait que leurs intérêts pourraient diverger car des ex-enfants soldats auraient pu être impliqués dans des actes commis contre les victimes d’autres crimes./////////////.

Deux équipes d’avocats représentent les victimes participantes. Leurs représentants légaux seront autorisés à faire des déclarations liminaires et à participer à toutes les auditions. Ils peuvent également poser des questions aux témoins et présenter des preuves, après avoir obtenu l’autorisation de la chambre./////////////.

11. Comment les communautés locales touchées par les crimes en République centrafricaine seront-elles informées du procès? Seront-elles en mesure de le suivre à La Haye ?/////////////.

La sensibilisation des communautés affectées est importante pour maximiser l’impact des décisions de la Cour localement. Dans le cadre de cet effort, la CPI produit des résumés audio, vidéo et écrits des procédures judiciaires et effectue des missions sur le terrain pour discuter des développements avec les communautés dont sont issues les victimes. La pandémie a limité les activités de sensibilisation, mais la CPI a poursuivi ses efforts, en s’appuyant davantage sur des partenaires, dont 20 radios communautaires, pour disséminer massivement l’information judiciaire. Elle a également réalisé une campagne d’affichage à Bangui et dans les provinces du pays avec des messages destinés à promouvoir la justice et l’établissement des responsabilités./////////////.

Avant le procès, la CPI diffusera un questions-réponses à la radio locale et elle s’efforce d’ores et déjà de répondre dans la presse écrite locale à des questions clés que les gens se posent. La Cour a prévu de diffuser l’ouverture du procès dans une salle d’audience à Bangui, en présence de membres des communautés touchées, de journalistes, et de représentants de la société civile et des autorités internationales et nationales. L’ouverture sera également retransmise en direct à la télévision. À mesure de son déroulement, la CPI diffusera chaque mois des résumés des développements du procès à la télévision et à la radio./////////////.

12. Que se passera-t-il au procès ? Combien de temps durera-t-il ? Quelle peine encourent les accusés en cas de condamnation ? /////////////.

Le procès devrait s’ouvrir le 9 février 2021 et durer trois jours. Une fois que certaines questions de procédure auront été réglées, l’accusation disposera de six heures pour faire ses déclarations liminaires. Les victimes participantes et la défense de Ngaïssona disposeront ensuite de trois heures chacune pour leurs propres déclarations liminaires. La défense de Yekatom fera sa déclaration liminaire au début de la présentation de ses preuves./////////////.

La présentation des éléments de preuve par l’accusation devrait avoir lieu du 15 au 31 mars, puis se poursuivre ultérieurement. Le Bureau du Procureur a indiqué qu’il convoquerait 147 témoins des faits et quatre témoins experts. L’accusation a estimé qu’il lui faudrait environ 400 heures pour interroger ses témoins. Les magistrats ont alloué un maximum de 200 heures à chaque équipe de défense pour l’interrogatoire. Ils ont indiqué que le procès pourrait durer environ deux ans./////////////.

À la suite de la présentation des éléments de preuve, les juges statueront sur un verdict. En cas de condamnation, une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 30 ans ou la réclusion à perpétuité pourra être imposée. La peine de mort n’est pas prévue par la CPI./////////////.

13. Quels sont les liens de ce procès avec la Cour pénale spéciale, qui a été établie en République centrafricaine ? Yékatom et Ngaïssona pourraient-ils être jugés par cette Cour ou par des juridictions centrafricaines ?/////////////.

La CPI est une juridiction de dernier recours. En vertu du Statut de Rome, la Cour n’ouvrent de poursuites que lorsque les tribunaux nationaux n’ont pas la capacité ou la volonté de le faire./////////////.

En 2015, la République centrafricaine a créé une Cour pénale spéciale à Bangui pour juger les crimes internationaux graves commis dans le cadre du conflit, aux côtés de la CPI. Cette Cour fonctionne en partenariat avec l’ONU et est formée de juges et de procureurs internationaux ainsi que de représentants de la justice centrafricaine./////////////.

La Cour pénale spéciale prime sur les tribunaux nationaux ordinaires du pays. La loi instituant la Cour prévoit que si les deux tribunaux travaillent sur la même affaire, priorité ira à la CPI, ce qui diffère quelque peu de la pratique habituelle régissant les relations entre la CPI et les juridictions nationales./////////////.

La Cour pénale spéciale est devenu opérationnelle en 2018 et des enquêtes sont en cours, bien que son premier procès n’ait pas encore eu lieu. Son mandat est de cinq ans, renouvelable. La Cour a besoin d’un soutien international accru pour poursuivre ses travaux./////////////.

Yékatom a fait valoir que la CPI devrait déclarer son affaire irrecevable au motif que la République centrafricaine est désormais capable de le poursuivre devant la Cour pénale spéciale. Une demande rejetée par la CPI dans la mesure où aucune enquête ou poursuite contre Yékatom n’a été ouverte à la Cour pénale spéciale. En outre, les autorités centrafricaines n’ont donné aucune indication de leur intention d’enquêter sur lui ou de le poursuivre. La défense a fait appel de cette décision, un appel en cours d’examen./////////////.

Il y a également eu des procès pénaux devant les tribunaux ordinaires de la République centrafricaine depuis 2015, y compris au moins deux contre d’anciens commandants anti-balaka. En février 2020, la cour d’appel de Bangui a condamné 28 combattants anti-balaka pour les meurtres de 75 civils et de 10 Casques bleus de l’ONU commis autour de Bangassou, dans la province de Mbomou, en 2017. Les peines allaient de 10 ans à la perpétuité. Cependant, la plupart des autres procédures ont été ouvertes contre des individus de rang hiérarchique inférieur ou portaient sur des délits mineurs./////////////.

14. Quelles sont les autres actions de la CPI en République centrafricaine ? Que devrait-elle faire d’autre ?/////////////.

Depuis l’acquittement de Bemba, la CPI n’a plus ouvert de poursuites dans le cadre de sa première enquête. Human Rights Watch a critiqué l’insuffisance du nombre d’affaires et exhorté le Bureau du Procureur à porter des charges proportionnelles aux crimes commis afin de garantir une justice efficace./////////////.

S’agissant de la deuxième enquête de la CPI, jusqu’à récemment, les poursuites ouvertes à l’encontre des deux dirigeants anti-balaka contrastaient fortement avec l’absence de poursuites similaires à l’encontre des dirigeants de la Séléka et de leurs alliés, qui continuent de contrôler une vaste portion du territoire national. Cependant, le 24 janvier 2021, la République centrafricaine a remis le premier suspect affilié à la Séléka à la CPI : Mahamat Said Abdel Kani, qui est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis en tant que commandant de la Séléka à Bangui en 2013. La CPI avait émis contre lui un mandat d’arrêt sous scellés le 7 janvier 2019. Sa comparution initiale a eu lieu le 28 janvier 2021. Human Rights Watch a exhorté la Cour à poursuivre davantage de suspects de la Séléka, en particulier de hauts responsables du groupe.

— Fin de l’article —

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RCA : revirement dans l’affaire Danzoumi Yalo, la Guinée équatoriale demande son transfèrement à Malabo

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Dada Yalo

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 7 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Même si amadou Danzoumi Yalo confirme dans son audition que son frère ainé  Sani Yalo  qui serait l’auteur intellectuel de son arrestation dans l’affaire du complot contre le pouvoir, l’ambassade de la Guinée équatoriale à Bangui vient de reclasser le renouvellement de la plainte déposée contre Danzoumi Yalo dans l’affaire du coup d’État avorté contre le Président équato-guinéen.  Elle demande la livraison de Monsieur Danzoumi à Malabo pour y être jugée comme son frère cadet Dada Yalo. Va-t-il être livré à la justice équato-guinéenne ?

 

Alors que l’affaire de l’arrestation de Monsieur Danzoumi Yalo continue de défrayer la chronique dans la capitale centrafricaine, au sein de la famille Yalo, c’est la confusion totale. La famille est nouvelle fois divisée quant à l’origine de son arrestation.  Elle accuse leur frère ainé, Monsieur Sani Yalo, un proche du Président Faustin Archange Touadera d’avoir balancé son frère cadet, Monsieur Danzoumi Yalo  aux forces de l’ordre qui ont procédé jeudi à son arrestation. Ainsi, au sein de la famille, c’est la confusion totale. Il y’a même des menaces de mort à l’endroit de Monsieur Sani Yalo qui est désormais coupé de sa famille biologique.

Et ce n’est pas tout !  Dans l’affaire du coup d’État avorté contre le Président équato-guinéen Théodoros Nguema, la justice guinéenne semble réactiver son mandat d’arrêt international à l’encontre de Monsieur Danzoumi Yalo, et un courrier de rappel a été envoyé aux autorités judiciaires centrafricaines à cet effet.  Ainsi, Monsieur Danzoumi Yalo se retrouve désormais dans une grosse merde.

Souvenez-vous, le 27 décembre 2017, une trentaine d’hommes armés, parmi lesquels se trouvait Monsieur dada Yalo, un frère cadet de Monsieur Sani Yalo et de Danzoumi Yalo,  avait été arrêté à la frontière entre le Cameroun et la Guinée Équatoriale  par la police camerounaise. Ils avaient été accusés par les autorités équato-guinéennes  d’avoir voulu  attaquer le chef de l’État Théodoros Obiang  Nguema.

Et suite à l’enquête des autorités judiciaires équato-guinéennes,  un mandat d’arrêt avait été émis à l’encontre de Monsieur Sani Yalo, et de Danzoumi Yalo, mais les autorités centrafricaines n’avaient pas répondu favorablement. Mais voilà que Monsieur Danzoumi Yalo est dans les mailles de la justice centrafricaines, les autorités judiciaires équato-guinéennes réactivent leur plainte à l’endroit de deux frères Yalo.

Va-t-il être transféré à Malabo en Guinée équatoriale ?

Affaire à suivre….

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : un agent forestier kidnappé et torturé à mort par les rebelles de la CPC à Baboua

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Monsieur Belékoua Jean Claude, agent forrestier affecté à Baboua, et torturé par les rebelles de la CPC jusqu’à sa mort. Photo d’archives,

 

Bouar, République centrafricaine, dimanche, 7 février 2021, 07:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). L’homme a été affecté depuis deux ans dans la sous-préfecture de Baboua. Mais dans la nuit du vendredi à samedi 6 février 2021, il a été kidnappé par les éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui l’ont torturé jusqu’à sa mort quelques heures plus tard.

 

Il s’appelle Belékoua Jean-Claude, âgé d’une quarantaine d’année et père de deux enfants. Agent auxiliaire des eaux et forêts, il avait été affecté il y’a deux ans dans la sous-préfecture de Baboua par le ministère des eaux et forêts.

Mais dans la nuit du vendredi à samedi 6 février 2021, il avait été récupéré à son domicile du quartier Nguemandji par les éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et torturé sauvagement avant de le laisser pour mort.

Retrouvé quelques heures plus tard par les membres de sa famille, l’homme a été transféré à l’hôpital de Baboua où il a succombé de ses blessures quelques minutes après avoir été admis aux urgences dudit hôpital.

Le CPC est une coalition de six groupes armés. Elle réunit :

– Les 3R à dominante peuls et dirigés par Abbas Sidiki;

– L’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique  ) à dominante peul  et dirigé par Ali Darassa;

– Le MPC (Mouvement patriotique pour la Centrafrique  ) à dominante arabe et dirigée par Mahamat Alkhatim;

– Le FPRC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique  ) à dominante Rounga et Sara, et dirigé par Nourredine Adam;

– Les deux factions de la milice Anti-Balaka, ailes Mokome  et  Ngaïssona.

Elle déclenche les hostilités contre le pouvoir de Bangui le 18 décembre 2021 après l’invalidation par la cour constitutionnelle de la candidature de l’ancien Président François Bozizé.

Le 13 janvier 2021, elle mène une attaque à la périphérie de Bangui qui a été repoussée par les forces loyalistes.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Accord commercial et économique conclu entre la Chine et la Centrafrique

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COPYRIGHT LA RENAISSANCE

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 6 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La Chine  et la Centrafrique viennent de procéder à la signature d’accord commercial et économique  d’une valeur de plus de 12,5 milliards de Francs Cfa  le 04 février 2021 à la capitale politique du pays, Bangui.

 

L’information a été rendue publique  deux semaines après l’annulation d’une dette du Gouvernement centrafricain d’une valeur de 10 milliards par la République Populaire de Chine.

 Il s’agit là d’un accord d’appui financier de 12 Milliards 600 millions de FCFA, signé en présence du Président de la République, Pr. Faustin Archange Touadera, le chef de la Mission diplomatique chinoise à Bangui, Chen Dong et le Ministre  centrafricain de l’Économie du Plan et de la Coopération Felix Moloua.

« Cet accord commercial et économique témoigne, selon le diplomate chinois, la volonté de son pays à soutenir la République Centrafricaine dans la voie de la reconstruction, de la prospérité et des actions en faveur de la paix. »

Un avis bien partagé par le gouvernement de la RCA.   Remerciant le pays de Xi Ji Ping,  au nom du Président Touadera et le peuple centrafricain, pour les efforts consentis  pour la reconstruction du pays,  Felix Moloua  qui  a souligné que ledit accord « est la résultante de l’excellence des relations bilatérales qui existent entre la République Centrafricaine et la République Populaire de Chine ».

 54 États

RCA : l’accord de paix du 6 février 2019 devrait créer les conditions d’un retour définitif de la paix (président Touadera)

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Bangui, République centrafricaine, dimanche, 6 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La mise en œuvre de l’accord de paix du 6 février 2019 (APPR-RCA) entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés devrait créer les conditions d’un dialogue franc pour un retour définitif de la sécurité, de la paix et la réconciliation en République centrafricaine (RCA), a indiqué samedi le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

 

Lors d’une déclaration samedi à l’occasion du deuxième anniversaire de la signature de l’accord de paix, M. Touadéra s’est référé aux engagements librement consentis et contenus dans cet accord, dont le respect et la mise en œuvre intégrale devrait permettre de relever durablement la République centrafricaine.

Dès le lendemain de la signature de l’accord, a-t-il affirmé, le gouvernement a prouvé sa bonne foi dans l’exécution des principaux engagements. Seulement, il a regretté que son deuxième anniversaire soit célébré dans un contexte de guerre.

A la mi-décembre, pendant que le gouvernement travaillait à la conduite du processus électoral, certains signataires ont violé leurs engagements par une nouvelle offensive contre l’Etat. Le 13 janvier, des rebelles ont lancé une attaque coordonnée dans la périphérie de la capitale Bangui, puis ont été repoussés le même jour, a rappelé M. Touadéra.

Face à la rébellion, les forces de défense et de sécurité centrafricaines poursuivent les opérations sur le terrain pour débarrasser les villes et villages des groupes armés, à la suite de la libération de Mbaïki et Boda (sud-ouest), Damara, Sibut, Grimari (centre), Boali, Bossembelé et Yaloké (ouest).

  1. Touadéra a dit tenir fermement à la poursuite de la mise en œuvre de l’accord de paix, et a réaffirmé sa disponibilité à engager un dialogue républicain avec l’opposition démocratique ainsi que toutes les forces vives de la nation, pour sortir la RCA de cette crise interminable.

 

Xinhua

le président Déby investi candidat à un 6e mandat

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Tchad: le président Déby investi candidat à un 6e mandat

Bangui ( République centrafricaine ) – Le chef de l’État tchadien Idriss Déby Itno a été investi sans surprise par son parti candidat pour un sixième mandat à l’élection présidentielle du 11 avril, pour laquelle il fait figure de grandissime favori, après 30 ans au pouvoir.

M. Déby, âgé de 68 ans, dirige le Tchad d’une main de fer, mais il est largement soutenu par la communauté internationale, qui voit en lui un allié essentiel dans la lutte contre les jihadistes et un élément stabilisateur dans la région, alors que son pays est entouré d’États aussi faillis que la Libye, la Centrafrique ou le Soudan./////////////.

L’armée tchadienne fournit aux Casques bleus de l’ONU au Mali l’un de leurs principaux contingents et passe pour la plus aguerrie des participants à la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad)./////////////.

« Si l’émotion d’être investi candidat à une élection présidentielle est toujours forte, celle que je ressens aujourd’hui a une portée plus grandiose », a déclaré M. Déby, devant les militants de son parti, le Mouvement patriotique du salut (MPS)./////////////.

« Permettez-moi, mes frères et sœurs, de vous dire que c’est après une mûre et profonde introspection, que j’ai décidé de répondre favorablement à cet appel, cet appel du peuple », a-t-il poursuivi, après été désigné candidat par acclamation par les membres de son parti./////////////.

L’opposition a appelé samedi à des manifestations pour réclamer plus de justice sociale et l’alternance politique, qui ont été interdites par les autorités, au motif qu’elles risquent « d’engendrer des troubles à l’ordre public »./////////////.

Arrivé au pouvoir par les armes en 1990 en renversant Hissène Habré, avec le soutien de la France, Idriss Déby est élu président à la suite de la première élection pluraliste en 1996 en recueillant 69 % des voix au second tour. Réélu depuis toujours au premier tour, le président tchadien est accusé de fraudes électorales par l’opposition./////////////.

Durant son discours d’investiture, il a déclaré vouloir « endiguer le terrorisme et l’insécurité en vue de permettre à notre pays de poursuivre sa marche sur la voie de l’émergence »./////////////.

« Alliance électorale » de l’opposition/////////////.

Face à lui, douze responsables de partis politiques de l’opposition ont scellé mardi « une alliance électorale » pour présenter un candidat unique à l’élection présidentielle./////////////.

« Il ne s’agit ni d’une fusion, ni d’un regroupement de partis, ni d’une coalition de partis, mais d’une alliance électorale dénommée Alliance Victoire. En adhérant à ce manifeste, chaque parti signataire renonce à présenter à titre individuel un candidat à la présidentielle », ont déclaré les douze signataires, parmi lesquels Saleh Kebzabo et Mahamat Ahmat Alabo, deux ténors de l’opposition./////////////.

Saleh Kebzabo était arrivé en deuxième position de l’élection présidentielle en 2016, recueillant 12,8 % des voix./////////////.

Ce manifeste ne donne de détails ni sur la date ni sur le nom du candidat qui sera choisi pour représenter l’opposition. Les candidatures pour l’élection présidentielle doivent être déposées entre le 13 et 26 février./////////////.

Certains partis n’ont, pour l’heure, pas rejoint l’alliance, notamment le mouvement de Laokein Kourayo Medar, arrivé en troisième position en 2016, tout comme Les Transformateurs de l’opposant Succès Masra./////////////.

Romadoumngar Nialbé Félix, président de l’Union pour le renouveau et la démocratie (URD), principale force d’opposition à l’Assemblée nationale avec huit députés, a quant à lui été investi par son parti candidat à la présidentielle./////////////.

La proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle est prévue le 15 mai. Un second tour éventuel est fixé au 23 mai./////////////.

L’élection présidentielle sera suivie par les législatives, fixées en juillet au 24 octobre 2021, après avoir été maintes fois repoussées depuis 2015.

Avec AFP

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le dispositif Covax sera insuffisant pour vacciner toute la population

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RCA : le dispositif Covax sera insuffisant pour vacciner toute la population

Bangui ( République centrafricaine ) – Pour parvenir à vacciner l’ensemble du pays, la Centrafrique compte aussi sur l’aide de la Chine et de la Russie.

Grâce au dispositif Covax d’accès aux vaccins mis en place par l’Organisation mondiale de la santé, la République centrafricaine devrait recevoir, au cours du premier semestre 2021, 372.000 doses du vaccin AstraZeneca fabriqué en Inde. Ce vaccin conviendra mieux à ce pays en raison de ses conditions de conservation plus faciles. Mais ce sera encore très insuffisant pour vacciner l’ensemble de la population qui compte près de six millions d’habitants./////////////.

Le ministre centrafricain de la Santé, Pierre Somsé, compte donc aussi sur l’aide de la Chine et de la Russie qui pourraient fournir des doses de leur propre vaccin./////////////.

“L’essentiel est que nous puissions avoir des vaccins qui se conservent comme ceux contre la Polio”, a expliqué Pierre Somsé au micro de la DW. “Autrement, nous devrons renforcer nos propres capacités, pour avoir des chambres froides également dans les provinces. Tout cela risque d’allonger encore le temps pour obtenir un vaccin.”

Avec DW français
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RCA : deuxième anniversaire de l’accord de paix de Khartoum, est-il encore en vie ?

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Signature de l’accord de paix de Khartoum à Bangui le 6 février 2019. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). 06 février 2019 – 06 février 2021,  deux ans déjà  pour l’accord politique pour la paix et la réconciliation signé entre le gouvernement  centrafricain et les 14 groupes armés après des négociations à Khartoum au Soudan. Cet anniversaire a été marqué, ce samedi 6 février 2021, par le retrait, comme on peut le constater,  de 6 importants groupes armés signataires dudit accord qui se sont réunis au sein d’une coalition dénommée  le CPC (coalition des patriotes pour le changement ), qui avait déclenché  les hostilités contre le pouvoir de Faustin Archange Touadera dans plusieurs régions du pays, y compris à la porte de la capitale. Pour beaucoup des observateurs, cet accord est déjà mort, mais le gouvernement  dit le contraire. Vrai ou faux ?

 

Paraphé à Khartoum au Soudan et signé à Bangui, le 6 février 2019, l’accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA) prévoit d’une part un gouvernement  inclusif, la dissolution des groupes armés, la réinsertion de leur membre dans les corps en uniforme et la vie civile, d’autre part, le désarmement des forces négatives. Mais depuis sa signature le 6 février 2019,les Nations unies n’ont cessé de documenter des cas de violation,  et les principaux auteurs sont  des groupes armés.

Or, le 17 décembre 2020, six principaux groupes armés, à savoir : le FPRC, dirigé par Nouredinne Adam, le MPC, du tchadien Mahamat Alkhatim, l’UPC du mercenaire Ali Darassa, les 3R du sulfureux Abbas Sidiki, et les deux factions de la milice Anti-Balaka, se sont réuni au sein d’une coalition dénommée la coalition des patriotes pour le changement (CPC) après l’invalidation de la candidature à la présidentielle de l’ancien Président François Bozizé par la cour constitutionnelle. Ils accusent le Président de la République d’être à l’origine de cette invalidation, et rejettent en bloc la tenue des scrutins du 27 décembre 2020.

Ainsi, ils déclenchent les hostilités le 18 décembre 2020 contre le pouvoir de Faustin Archange Touadera dans plusieurs régions du pays ainsi qu’à la périphérie de la capitale. Ils exigent l’annulation de la tenue des élections législatives et présidentielles du 27 décembre 2020.

Face à cette situation, l’accord de paix de Khartoum parait très fragile, et d’aucuns se demandent  s’il est déjà mort. Oui pour certains, et non pour d’autres.

Avec le retrait de ces six principaux groupes armés signataires de l’APPR-RCA, on voit que les 8 groupes armés restants ne contrôlent rien sur le territoire national, et d’autres existent même de nom, affirment certains observateurs.

Pour le Premier ministre Firmin Ngrebada,  le gouvernement  est en pleine application de l’accord de paix en ce moment, notamment du régime de sanction à l’endroit des auteurs de ces cas de violation grave dudit accord.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

l’état d’urgence prorogé pour une durée de six mois

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 février 2021 ( Corbeaunews-centrafrique).  ( République centrafricaine ) – BANGUI, 5 février (Xinhua) — Face à la rébellion en cours, l’état d’urgence a été prorogé pour une durée de six mois en Centrafrique, selon des textes officiels publiés vendredi par la présidence du pays.

En amont de cette décision, la ministre de la Défense et de la Restructuration de l’armée, Marie-Noëlle Koyara, avait plaidé à l’Assemblée nationale pour qu’on accorde “un temps nécessaire au gouvernement pour ramener la paix définitive et la stabilité en République centrafricaine, en procédant au nettoyage du territoire national, recoin par recoin”./////////////.

L’état d’urgence avait été instauré en Centrafrique le 22 janvier dernier, pour une durée de 15 jours seulement, afin de contrer les rebelles qui avaient jugé de “marcher sur Bangui”, la capitale./////////////.

A la mi-décembre, des groupes armés, réunis dans une nouvelle alliance dénommée la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont déclenché une offensive contre les autorités. Le 13 janvier dernier, des rebelles avaient lancé une attaque coordonnée dans la périphérie de Bangui, avant d’en être repoussés le même jour.

Avec Xinhua


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RCA : l’armée nationale, appuyée par les mercenaires russes et rwandais reprennent Yaloké

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Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). BANGUI, 5 février (Xinhua) — L’armée centrafricaine a repris aux rebelles le contrôle de la ville de Yaloké, située à environ 200 km à l’ouest de la capitale Bangui, a annoncé vendredi le Premier ministre Firmin Ngrébada.

 

Au cours d’une brève déclaration à la presse, il a indiqué que cette reconquête avait été réalisée après plus de cinq heures d’affrontement entre les militaires et les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

“Les opérations de terrain sont en cours (à Yaloké) pour mettre définitivement hors d’état de nuire ceux qui ont voulu déstabiliser les institutions et ramener les troubles dans le pays”, a déclaré M. Ngrébada.

Selon de sources locales, les rebelles ont devancé puis attaqué les militaires centrafricains à environ dix kilomètres de la ville. La contre-offensive de l’armée ayant été rude, les rebelles ont battu en retraite, permettant aux militaires d’entrer dans la ville et d’en assurer le contrôle.

La reprise de Yaloké est intervenue suite à la libération des localités de Boali, Boyali et Bossembélé, toutes situées le long du corridor Bangui-Garoua Boulaï, stratégique pour l’approvisionnement de ce pays enclavé.

 

Xinhua

CENTRAFRIQUE : L’ENIGMATIQUE LOGIQUE POLITIQUE DE LA COD 2020 FACE À L’ENTÊTEMENT DU POUVOIR D’ENLISER DÉFINITIVEMENT LE PROCESSUS ÉLECTORAL

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Au lendemain des délibérations de la cour constitutionnelle sur les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, la Coalition de l’Opposition Démocratique communément connu sous l’acronyme de COD 2020 a rendu une déclaration officielle et collective suite à la conférence des présidents des membres la composant. Il ressort de cette déclaration N*0085/COD-2020/CP/FÉVRIER 2021 que la conférence des présidents (selon leurs propres termes) rejette les résultats proclamés par la cour constitutionnelle, se retire entièrement du calamiteux processus électoral en cours en ne présentant plus de candidats ni aux partielles ni au deuxième tour des dites législatives, enfin réitère ses revendications initiales à savoir l’annulation et la reprise des élections groupées ainsi que la convocation d’une concertation des forces vives de la nation.

 

Au lendemain de ce communiqué de la COD 2020 qui semblait être collectif, la direction nationale de campagne de l’URCA désapprouve la politique de la chaise vide proposée et a publié un document qui contredit la position commune du COD 2020.

En effet, l’URCA félicite les deux (2) députés élus au premier tour, encourage les trois (3) autres qui sont en ballotage ainsi que les quarante sept (47) qui attendent l’organisation des prochaines législatives partielles. Cet incompréhensible énigme politique de la COD 2020 et de l’URCA qui en est membre co-fondateur laisse le citoyen lambda perplexe qui s’interroge :

Cette cacophonie assourdissante relève t-elle de la nouvelle stratégie politique du COD 2020 ou s’agit-il d’un désordre organisé à desseins ? Ce communiqué de la direction nationale de campagne de l’URCA fait-elle office de démission de la COD 2020 ? À contrario, la COD 2020 ne va t-elle pas radier l’URCA pour haute trahison ? Qu’est-ce qui s’est passé entre-temps au sein de la COD 2020 ? Les sacs en banco ou les billets de banque se sont-ils invités dans le débat ? S’agit-il d’une distance stratégique de l’URCA pour sauver ses sièges acquis dans la septième législature ? Quid du RDC, aussi membre de la COD 2020 qui n’a aucun député élu au premier tour mais qui capitalise un bon nombre de candidats en ballotage favorable pour le deuxième tour des législatives ? Le RDC va t-il suivre la logique de l’URCA au détriment de la fragilisation de la COD 2020 ? En conséquence de sa décision, la COD 2020 va t-elle appeler à la désobéissance civile ou au boycott actif ? Si tel est le cas, comment la COD 2020 va t-elle s’y prendre pour ne pas enfreindre la loi ? Espère t-il une inflexion du pouvoir en étouffant le processus électoral ? La COD 2020 sera t-elle suivie par les autres partis de l’opposition démocratique qui ne sont pas membres ?

Contrairement à cette opposition à géométrie variable, nous tenons à apprécier les présidents des partis d’opposition PATRIE, MLPC, ITA pour la constance de leur trajectoire politique dans le paysage politique centrafricain. Certains partis ont adopté la formule d’opposants mais avec un membre au gouvernement…formule peut-être payante. Il apparaît également important de ne pas occulter le fait que certains partis politiques membres de la COD 2020 qui n’ont aucun député élu au premier tour ni qualifié pour le second tour n’ont rien à perdre que de s’installer durablement dans la logique de pourrissement et de l’extrémisme.

Pour finir, il importe de souligner que l’entêtement du pouvoir de refuser durablement le dialogue politique inclusif, d’organiser les législatives sans l’opposition et surtout la détermination de la COD 2020 à atteindre ses objectifs risque de rendre ce mandat ingouvernable avec l’éventualité de l’écourter. Ainsi l’ultime interrogation qui nous taraude la tête est de savoir comment le pouvoir va s’organiser pour les législatives partielles pendant la période d’état d’urgence qui vient d’être proroger de six (6) mois par les élus de la nation ?…

je ne vois vraiment pas la compatibilité et surtout n’oubliez pas qu’une Assemblée nationale monocolore c’est à dire à majorité écrasante MCU peut être légale mais illégitime.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

Paris le 05 février 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : scène de panique à Bambari après une brève sortie des rebelles

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Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo

 

Bambari, République centrafricaine, vendredi, 5 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). C’est la débandade totale. Les gens faisaient  des mouvements dans tous les sens, d’autres réfléchissent. C’est la scène de panique de ce vendredi matin à Bambari après une brève sortie musclée des rebelles de l’UPC, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Vendredi 5 février 2021, vers 9 heures, six pick-up  Land-Cruiser, remplis des rebelles  lourdement armés, ont fait une sortie musclée de quartier Bornou  au rond-point de l’hôpital en passant par le quartier Adji puis, retournés à Bornou. Aussitôt, c’est sauve qui peut, une débandade  totale à Bambari. Les taxis motos roulent à vive allure en s’éloignant du centre-ville,  les commerçants ont vite baissé les rideaux et  le marché se vide rapidement.

« Ils sont déjà là », criait un  jeune en courant. Laissant croire que les rebelles voudraient attaquer  les positions des forces de l’ordre dans la ville. Aussitôt, on assiste à la scène de panique totale dans la ville avant que ça se calme quelques minutes plus tard.

Cette scène de panique intervient 24 heures après des folles rumeurs faisant état du décès à Yalinga, du coordonnateur militaire et chef d’État major de l’UPC et de la CPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa.

 

A suivre….

 

par Bertrand Yekoua

Journaliste et correspondant du CNC à Bambari

Alin Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Alerte info : violents affrontements en cours entre les rebelles de la  CPC et les forces loyalistes à 5 kilomètres de Yaloké

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Les soldats FACA en patrouille dans Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). La ville de Yaloké, située à 225 kilomètres de Bangui est secouée depuis ce matin par un violent affrontement entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les éléments de forces armées centrafricaines, appuyés par les paramilitaires Russes et les forces rwandaises, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

24 heures après la reprise de la ville de Bossembélé par les forces coalisées du gouvernement, la ville de Yaloké, situé à une   soixantaine de kilomètres de Bossembélé vient d’être attaquée par les forces loyalistes.

Pour l’heure, l’affrontement qui  a débuté vers 8 heures du matin se poursuit en ce moment à 5 kilomètres de Yaloké sur l’axe Bossembélé. Les rebelles, qui ont reçu de l’appui militaire venu des villes voisines,  ont renforcé depuis hier leur position dans la ville  en attente de l’arrivée des forces loyalistes qui étaient signalées hier à 30 kilomètres. On apprend également l’arrivée des autres forces loyalistes d’un moment à l’autre  sur l’axe Boda-Yaloké.

Pour l’heure, la ville se vide de ses habitants qui sont repartis en majorité dans la brousse pour éviter d’être pris pour cibles.

Les détails dans nos prochains articles…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

plus de 100 camions humanitaires bloqués à cause de l’insécurité sur la route venant du Cameroun (MINUSCA)

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RCA : plus de 100 camions humanitaires bloqués à cause de l’insécurité sur la route venant du Cameroun (Minusca)

 

Bangui ( République centrafricaine ) – « Les tensions demeurent assez élevées dans plusieurs parties du pays », a reconnu, jeudi, Denise Brown, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU en RCA, lors d’une conférence de presse.

« Mais il y a une baisse importante du nombre d’attaques par rapport à la mi-décembre », a-t-elle nuancé.

Mme Brown a rappelé que la dernière attaque majeure de groupes armés en RCA était celle perpétrée le 13 janvier dernier sur la capitale Bangui. Une offensive « stoppée avec succès » par les Casques bleus de la MINUSCA et les forces armées et de sécurité centrafricaines.

Dans le sud du pays, la ville de Bangassou est sous le contrôle des forces armées centrafricaines et des Casques bleus, a confirmé la Représentante spéciale adjointe, précisant que les travailleurs humanitaires poursuivent leurs activités d’aide aux personnes déplacées par le conflit.

Sécuriser la route.

Le défi actuel pour la MINUSCA est la sécurisation de la MSR1, la route principale par laquelle arrivent tous les biens importés et l’aide humanitaire acheminés par voie terrestre depuis le Cameroun. Le 18 janvier, un convoi a été attaqué sur cette route dans ce qui était la première attaque depuis le début du mois de décembre.

« Toute la nourriture du Programme alimentaire mondial (PAM), tous les médicaments de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), toutes les fournitures de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et des ONG ont été complètement bloqués », a déploré Mme Brown, précisant que 100 camions transportant de l’aide humanitaire sont immobilisés.

« Le blocage de cette route a vraiment un impact important sur la situation humanitaire », a souligné la responsable onusienne, qui est également Coordinatrice humanitaire en RCA, alors qu’environ 1,9 million de personnes ont déjà du mal à se nourrir au jour le jour.

Mercredi 3 février, un premier convoi est parvenu à acheminer de l’aide humanitaire « en traversant les parties les plus difficiles de la route ». « Nous sommes confiants que cela va continuer, étant donné que cela apporte de l’aide vraiment nécessaire pour la population qui a été affectée par le blocage de cette route », a dit Mme Brown.

Plus de 180 ONG et agences des Nations Unies opèrent en RCA avec plus 12.000 travailleurs humanitaires locaux et internationaux.

Au mois de janvier, 66 incidents visant des humanitaires ont été recensés dans le pays. « Un chiffre plus élevé que tout autre mois des années précédentes », a relevé la Représentante spéciale adjointe. « La majorité de cette criminalité étant créée par les groupes armés », a-t-elle précisé.

Plus 200.000 Centrafricains sont déplacés dont plus de 100.000 réfugiés dans les pays voisins. « Plus ces déplacements dureront, plus nous aurons de problèmes persistants de malnutrition », a prévenu la Représentante spéciale adjointe.

Avec Minusca

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RCA : l’État d’urgence de 15 jours proclamé  face à la rébellion  va-t-il être prorogé ?

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Le jeudi 21 janvier dernier, le chef de l’État Faustin Archange Touadera a déclaré L’État d’urgence sécuritaire pour 15 jours sur l’ensemble du pays face à la coalition des groupes armés qui tentent de renverser son régime. Ce régime d’exception arrive à l’expiration ce vendredi 5 février 2021, et un projet du renouvellement est déposé au bureau de l’Assemblée nationale ou une session extraordinaire est convoquée.  Va-t-il être prorogé ?

 

La présidence a proclamé jeudi 21 janvier ce régime d’exception sur tout le territoire national pendant une durée de 15 jours à compter du 21 janvier 2021 à minuit. Pendant ces 15 jours, l’autorité civile disposait du pouvoir exceptionnel. Selon la constitution du 30 mars 2016 en son article 44, ce délai de 15 jours peut être prorogé  par l’Assemblée nationale réunie en session extraordinaire. Et pour cette prorogation de cette mesure, le chef de l’État a convoqué l’Assemblée nationale à une session extraordinaire  d’un jour.

« Comme vous le savez,  la sécurité du pays est menacée,  la sécurité de la population est menacée, et le gouvernement  

a des outils. Dans le cas d’espèce, le Président de la République avait décrété donc un État d’urgence.  C’est donc une mesure de police spéciale visant à renforcer la sécurité dans le pays. Cette première période tend à sa fin, donc il faut procéder  par la loi pour opérer  un renouvellement. Donc tel est l’objet de cette session  qui vient d’être convoquée. Nous espérons que l’Assemblée nationale accèdera  favorablement à la demande  de renouvellement  de la période d’État d’urgence », a déclaré le Premier ministre Firmin Ngrebada qui était à l’ouverture de cette session extraordinaire.

C’est donc aujourd’hui que les députés vont procéder ou non au renouvellement de cette mesure d’exception de 15 jours déclarée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

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L’armée camerounaise a abattu 9 civils en zone anglophone, selon une ONG

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L’armée camerounaise a abattu 9 civils en zone anglophone, selon une ONG

Bangui ( République centrafricaine ) – L’organisation internationale de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a accusé jeudi l’armée camerounaise d’avoir tué “au moins neuf civils” le 10 janvier dans les zones anglophones en proie à un sanglant conflit séparatiste.

L’armée, qui combat depuis près de quatre ans des groupes armés indépendantistes dans deux régions de l’ouest peuplées principalement par la minorité anglophone camerounaise, avait démenti dès le lendemain, assurant seulement avoir tué “quelques terroristes” dans le village de Mautu. /////////////.

“Une cinquantaine de soldats arrivés à pied (…) ont commencé à tirer sans discernement alors que les gens prenaient la fuite”, affirme dans un communiqué HRW, citant de nombreux témoins et des ONG locales. Les soldats “ont tué au moins neuf civils” dont “une femme de 50 ans et une fille de 6 ans”, précise l’ONG. Elle accuse en outre les militaires d’avoir “pillé des dizaines de foyers” de Mautu./////////////.

Le jour même du drame, plusieurs vidéos et photos avaient été postées sur les réseaux sociaux, dont une montrant une femme et une enfant manifestement tuées par balles et une autre plusieurs hommes gisant au sol. HRW assure avoir “pu faire correspondre les victimes filmées avec les descriptions des victimes dont il a été établi qu’elles avaient été tuées” et conclut que les vidéos “ont bien été tournées dans les heures suivant l’attaque”. /////////////.

Dès le 11 janvier, l’armée avait assuré dans un communiqué que des militaires avaient “mené un raid préventif sur les positions de groupes terroristes” à Mautu, dans la région du Sud-Ouest, lesquels “avaient immédiatement ouvert le feu sur eux”. Dans la riposte, “quelques terroristes ont été neutralisés” au cours d’une opération menée “dans le strict respect des règles d’engagement”, selon l’armée, qui avait cependant annoncé “une enquête minutieuse”. Ses résultats n’ont pas été rendus publics à ce jour./////////////.

Les ONG internationales et l’ONU dénoncent régulièrement des crimes et exactions commis sur les civils par les deux camps, séparatistes armés et militaires, dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. /////////////.

Le 12 janvier, la France avait “condamné” le meurtre de “huit civils” à Mautu, appelant les autorités à “faire toute la lumière” sur “un crime injustifiable”, sans en attribuer à quiconque la responsabilité. Le 15 juillet, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, avait “pris note de la volonté du gouvernement d’ouvrir une enquête” sur ce drame qui avait fait “au moins 10 morts parmi les civils”./////////////.

Les civils sont fréquemment victimes de crimes et d’exactions des deux camps, selon des ONG internationales et l’ONU. Ce conflit a fait plus de 3.000 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile.

Avec AFP/VOA

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Plus de 3000 Togolais sont morts du cancer en 2020

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Plus de 3000 Togolais sont morts du cancer en 2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Au Togo, seuls 34% des personnes atteintes du cancer en 2020 y ont survécu. C’est ce que rapporte la Ligue togolaise contre le cancer, qui cite l’Observatoire mondial du cancer (Globocan).

“Le Globocan de 2020 donne une estimation de 5.208 cas diagnostiqués du cancer au Togo. Avec comme décès pour la même période de 3.486. En termes de pourcentage, cela fait 66,59%. Environ 70% des personnes qui souffrent du cancer au Togo en décèdent”, a indiqué Stéphane Doméfa Awuity, président de la Ligue togolaise contre le cancer./////////////.

Elle souligne que le traitement est très coûteux, donc “réservé aux gens bien nantis”. Il a fait noter que la lutte contre le cancer au Togo est dans une approche préventive./////////////.

En plus de la cherté du traitement qui est commun à tous les pays, au Togo la prise en charge demeure compliquée à cause de certaines difficultés, que relève Zénab Moumouni, présidente de l’association femme sans cancer./////////////.

Zénab Moumouni, présidente de l’association Femme sans cancer. Lomé, 03 février 2021. /////////////.

“Il y a une disponibilité réduite des appareils. Par exemple une femme qui est à Dapaong [ndlr : à 600 km de Lomé] et veut faire une mammographie doit se rendre à Kara. Il y a certaines analyses, par exemple le CA 15-3, qui est lié au cancer de sein, où il faut venir jusqu’à Lomé. Et il y a des femmes qui ont fait la biopsie et on a envoyé mais les résultats sont perdus. Donc il y a cette fiabilité aussi qui manque au niveau des laboratoires. Il y a aussi le problème de scanner, ce n’est pas disponible partout”, cite celle qui a été elle-même atteinte du cancer du sein./////////////.

“Une autre difficulté, c’est l’incompétence locale en oncologie. Au Togo, nous n’avons qu’une seule oncologue, médicalement parlant et un seul oncologue chirurgien”, ajoute Mme Moumouni./////////////.

Briser le mythe/////////////.

Après deux ans de saignement, Kafui Adjodi a été détectée atteinte de cancer du col de l’utérus à un stade 2B. Elle est allée suivre des soins à Accra, au Ghana voisin. Pendant trois mois, elle subit une radio-chimiothérapie concomitante avec la curiethérapie, pour un coût de traitement avoisinant les 5 millions de francs CFA, soit environ 10 000 dollars./////////////.

Même si aujourd’hui elle a vaincu le cancer, Kafui Adjodi affirme ne plus être la même personne./////////////.

“Une fois qu’on a fait des traitements avec des médicaments aussi agressifs, on a des séquelles qui restent pour la vie. Il y a beaucoup de choses que j’ai perdu. Par exemple, je suis à la ménopause précoce à 38 ans. Les sensations de la femme, j’ai tout perdu. Là où les rayons sont passés, ma peau n’est plus pareille. Tu perds ton immunité. Ton corps devient maintenant fragile parce qu’il y a beaucoup de choses qui ont été neutralisées”, confie-t-elle à VOA Afrique./////////////.

Il est nécessaire de briser le mythe qui entoure le cancer, insistent les associations de lutte contre le cancer dans le pays./////////////.

Kafui Adjodi, survivante du cancer du col de l’utérus. Lomé, 03 février 2021. /////////////.

“Il y a un double silence”, précise la présidente de l’association Femme sans cancer. “D’abord, il y a les symptômes de la maladie qui sont silencieux. Puis il y a la femme elle-même qui découvre les signes et qui est silencieuse, qui ne va pas vers les structures médicales. Brisons le silence, inciter les femmes à un dépistage précoce et enfin lever les mythes et préjugés qui entourent le cancer”, plaide-t-elle./////////////.

Kafui Adjodi, qui a traversé l’épreuve du cancer, dit être la preuve, comme beaucoup d’autres, que le cancer n’est pas une fatalité./////////////.

“Le cancer, on n’est pas obligé d’en mourir. Si vous êtes malade du cancer, n’ayez pas peur, ne soyez pas abattu. Essayez juste d’informer parce qu’il y a certains même qui ont honte de parler de leur état. N’en ayez pas honte. Si vous avez honte et vous vous taisez, ça veut dire que vous êtes en train de vous déclarer déjà mort”, conseille Mme Adjodi./////////////.

L’édition 2021 “Journée mondiale contre le cancer”, marque l’aboutissement de la campagne triennale baptisée “Je suis et je vais”, qui vise à dissiper la peur entourant le cancer. Les différentes stratégies misent sur la prévention et le dépistage précoce.

Avec AFP/VOA

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RCA : pénurie inquiétante de marchandises à Bangui

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Marché de Boyrabe dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). En République centrafricaine, les combats qui opposent l’armée nationale et la coalition rebelle continuent depuis mi-décembre, et la capitale Bangui se retrouve coupée du monde, car les grands axes sont impraticables. Le pays reçoit la majorité de ces marchandises par une route qui mène au Cameroun voisin, mais elle est bloquée par les rebelles depuis près de deux mois. La situation empire de jour en jour sur les marchés banguissois.

 

Le 12 janvier dernier, le gouvernement  a annoncé la réouverture du grand axe qui mène  du Cameroun jusqu’à la capitale centrafricaine qui ne s’est pas passée comme prévu, puisqu’un convoi  commercial a été attaqué quelques jours après seulement.

Des centaines des camions sont bloqués à la frontière depuis le début du conflit mi-décembre, et  malgré  des dizaines des camions humanitaires qui sont enfin passés en Centrafrique  le 3 février, le  corridor reste  difficile à sécuriser.

En ville, le manque de marchandise se fait sentir. Certaines denrées sont rares, et les Centrafricains vont faire leur course dans le quartier commerçant du PK5 ou les prix ne cessent d’augmenter.

« On ne sait pas si demain ça va devenir comment.  On ne sait pas parce que jusqu’à aujourd’hui la route est toujours fermée au niveau de Garoua-Boulaï jusqu’à Bangui.  Merci à Dieu, les gens passent  un peu de l’autre côté du Congo que ça vient un peu, mais  la grande route d’ici là s’est bloquée complètement », a déclaré un commerçant du quartier PK5.

Tandis qu’une cliente s’inquiète de l’augmentation et la rareté des produits :

 « Y’a beaucoup des produits qui nous manquent, mais les gens déploient leur effort pour en trouver quelque part et nous livrer un peu plus cher. On a peur si le prix augmente encore beaucoup plus, on ne va pas s’en sortir et les activités seront bloquées ».

Il est difficile de savoir combien de temps dans la capitale et en région pourront continuer d’alimenter les marchés. Certaines organisations humanitaires évoquent déjà le risque des famines, de malnutrition en région alors que  près de 2000 000 des personnes étaient  déjà en insécurité alimentaire avant le début des combats mi-décembre.  Les affrontements qui ont forcé  plus de 240 00 à fuir leur domicile.

 

Avec France 24

RCA : arrestation de Monsieur Amadou Danzoumi YALO alias Colonel Daz

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Une patrouille de l’OCRB devant l’école nationale de police le 18 août 2019. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Recherché par la justice centrafricaine pour avoir mis dans le sac les sociétés françaises CFAO et Orange Centrafrique   en 2013, Monsieur Mamadou Danzoumi YALO s’était réfugié au Congo Brazzaville quelque temps avant de rentrer au pays grâce à l’accession au pouvoir du Président Faustin Archange Touadera. Interpellé par les forces de l’ordre ce jeudi 4 février dans une autre affaire, Monsieur Mamadou Danzoumi YALO devrait être déféré devant le parquet général de Bangui.

 

Auteur du braquage du siècle en 2013,  Monsieur Mamadou Danzoumi YALO est finalement rattrapé par la justice centrafricaine.

En effet, à la veille de la chute du Président François Bozizé en 2013, Monsieur Mamadou Danzoumi YALO  alias « Colonel DAZ », s’était retrouvé à la tête d’une faction de la Séléka pour aller procéder à des pillages de voitures et de divers biens des sociétés CFAO,  Orange Centrafrique et au domicile du nommé Marboua.  Tous ces vols  et braquages ont été estimés par le parquet de Bangui à plus de 15 milliards de francs CFA. Une enquête avait été ouverte, et un mandat d’arrêt international avait également été émis à son encontre. Réfugié au Congo Brazzaville, Monsieur Mamadou Danzoumi YALO est finalement rentré au pays grâce à l’accession au pouvoir du Professeur Faustin Archange Touadera.

Or, ce jeudi 4 février, à la surprise de tous, il est interpellé par les forces de l’ordre et placé en garde à vue à l’office central de la répression du banditisme (OCRB) pour des raisons plus ou moins étonnantes : atteinte à la sureté intérieure de l’État. Quelle surprise ? Monsieur Danzoumi YALO a-t-il été arrêté simplement parce qu’il avait un lien avec l’ancien Président François Bozizé ?

Souvenez-vous, Monsieur Mamadou Danzoumi YALO faisait partie des rebelles qui ont porté le général François Bozizé au pouvoir en 2003. À cette époque, il portait le grade de colonel alors qu’il n’a jamais mis pied dans une école militaire quelconque.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

DÉCLARATION DU MOUVEMENT ITA SUITE A LA DÉCISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLEPORTANT PROCLAMATION DES RÉSULTAT DÉFINITIF DU PREMIER TOUR DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVE DU 27 DÉCEMBRE 2020

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DÉCLARATION DU MOUVEMENT ITA SUITE A LA DÉCISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLEPORTANT PROCLAMATION DES RÉSULTAT DÉFINITIF DU PREMIER TOUR DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVE DU 27 DÉCEMBRE 2020

 

Avisé avant la convocation du corps électoral, au vu de toutes irrégularités qui entachaient le processus électoral, le Mouvement Initiatives pour une Transformation par l’Action ITA, a aussitôt tiré la sonnette d’alarme proposant à toute l’opposition de s’unir et choisir une candidature unique qui devrait affronter le Président sortant, TOUADERA.

 

Cet appel a été sorti de son contexte. Certains leaders de l’opposition démocratiques nous ont traités d’amateurs voir même d’immatures politiques.

Oui ! Qu’est-ce qui de bon peut sortir des jeunes Centrafricains ! Rien !

Soucieux d’une alternance politique apaisée dans notre pays, nous avons imploré la bonté de la nature pour que ces dits expérimentés et professionnels politiques aient raison de nous.

Hélas ! L’unité si chère au feu Barthélémy BOGANDA n’a jamais été l’apanage des Centrafricains encore moins de son élite, qui met ses intérêts égoïstes et personnels devant toute scène.

Même au sein de certaines plateformes politiques ou  des valeurs et idéaux sont partagés en commun, sont malheureusement sortis plusieurs candidats à la présidentielle du 27 Décembre 2020.

Pire, le matin, on déclare boycotter les élections, à midi, on est en caravane dans les rues et le soir, on se retire du processus.

Tantôt, on demande aux électeurs d’aller voter ;

Tantôt, on les empêche d’aller voter ;

tantôt on refuse les résultats ;

Tantôt, on prend acte ;

tantôt, on demande l’annulation ;

Tantôt, on dit aucun leader n’a été élu au premier tour des législatives ;

Tantôt, on s’en prend à la communauté internationale ;

Tantôt, on s’en prend à la communauté internationale ;

Tantôt, on s’en prend aux hautes instances judiciaires ;

tantôt, on rappelle qu’il n’y’a qu’un seul leader de l’opposition admis au second tour des législatives.

 

À quand la fin de la danse de ces politiques gâtés qui ont tout eu grâce à ce pays et à son peuple privé de ses droits fondamentaux ?

 

Cette supercherie doit cesser. Cela doit cesser ! Et ça doit cesser !

Au vu d’une telle attitude, à quel résultat pouvait-on s’y attendre ?

Pourquoi prétendre défendre l’intérêt du peuple sans se soucier des atrocités, l’injustice que celui-ci vit au quotidien ?

En nous engageant en politique, par essence, c’est pour le bien-être de ceux que nous voulons gouverner.

La démocratie reste un jeu du perdant et du vainqueur. Et c’est en cela que le peuple reconnaît en nous la maturité politique et serait prêt à nous confier son destin dans la mesure du possible.

La cacophonie au sein de l’opposition démocratique a favorisé la réélection du Président TOUADERA dès le premier tour de la présidentielle du 27 décembre 2020. À qui la faute ?

 

Sommes-nous capables par honnêteté de reconnaître être les premiers responsables et complices de cette victoire ?Sommes-nous capables par honnêteté de reconnaître être les premiers responsables et complices de cette victoire ?

 

La Cour Constitutionnelle a rendu sa décision susceptible d’aucun recours.

 

Le Mouvement ITA en prend acte et appelle de vive voix tous les candidats, quelle que soit leur appartenance politique de rester dans le processus en cours. C’est l’unique voie de l’heure qui s’impose à toutes les forces vives de la nation.

 

En même temps, nous exigeons de l’Autorité Nationale des Élections ANE plus de professionnalisme et d’efficacité dans leurs missions techniques d’organisation de ces élections afin de nous permettre de faire l’économie des requêtes comme nous l’avons connu à la suite des élections groupées du 27 décembre 2020.

 

Au gouvernement, nous demandons vivement de tout mettre en œuvre afin de décrisper la tension militaro-politique actuelle dont seul le peuple en est victime. Et ce, par le biais d’une concertation nationale ou seuls les fils et filles de ce pays doivent s’asseoir autour d’une table pour se parler.

 

Il est impérieux de poursuivre la reconquête des localités occupées par les envahisseurs.

 

Même si le vote reste et demeure un devoir citoyen, mais la libre circulation, la liberté d’expression et l’accès aux services sociaux de base sont les droits fondamentaux du digne citoyen. Et ceci doit être à la base de toute politique.

 

À la communauté internationale, représentée par la Minusca, engagée à nous accompagner depuis le retour à l’ordre constitutionnel le 30 mars 2016, nous demandons de revoir leurs stratégies de sécurisation des élections. Lesquelles stratégies ont montré à suffisance ses limites lors du 1er tour.

 

Vive la démocratie, vive la République !

 

 

Dominique YANDOCKA
yandocka@gmail.com  Whatsapp +33636946211

 

 

L’Union africaine lance un site web pour la protection des journalistes

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Un journaliste filme à la Cour constitutionnelle de Bangui le 18 janvier 2021, lors de l’annonce des résultats des élections présidentielles du 27 décembre
2020

Bangui ( République centrafricaine ) – En marge de son sommet qui se tient jusqu’au 7 février, l’Union africaine vient de lancer une plate-forme numérique pour répertorier les atteintes à la liberté de la presse et contrer les menaces qui pèsent sur les femmes et les hommes des médias en Afrique.

Six journalistes africains ont été tués en 2020, selon la Fédération internationale des journalistes. D’innombrables autres ont été menacés, arrêtés, harcelés et censurés, selon plusieurs groupes de défense de la liberté des médias et des droits de l’homme. L’UA veut mettre fin à cet état des choses et pour ce faire, l’organisation panafricaine a lancé le site web www.safetyofjournalistsinafrica.africa./////////////.

“Dans certains pays de notre continent bien-aimé, la liberté des médias, la liberté d’expression, l’accès à l’information, est une question de vie ou de mort”, a déclaré Jovial Rantao, président du Forum des éditeurs africains./////////////.

La mort par balle, le 19 janvier, du journaliste éthiopien Dawit Kebede Araya et son compagnon dans la région du Tigré est encore gravée dans les mémoires. Selon le Conseil éthiopien des droits de l’homme, les deux ont été exécutés par les forces de sécurité./////////////.

Au Zimbabwe, le cas du journaliste d’investigation Hopewell Chin’ono illustre aussi les difficultés auxquelles sont confrontés les journalistes en Afrique. Accusé de “communication mensongère”, il a passé trois semaines derrière les barreaux avant de bénéficier d’une remise en liberté sous caution./////////////.

Mardi Raymond Malonga, directeur d’un hebdomadaire satirique paraissant à Brazzaville, a été emprisonné pour avoir “diffamé la femme d’une haute autorité du pays”./////////////.

Dans les régions anglophones du Cameroun, les journalistes font régulièrement l’objet d’abus et certains ont été emprisonnés pour des reportages jugés gênants./////////////.

Or, pour le président sud-africain Cyril Ramaphosa, il n’est pas nécessaire d’aimer les journalistes ou leur travail pour soutenir la liberté de la presse./////////////.

“Il faut défendre rigoureusement le droit des journalistes à faire leur travail, à écrire, à publier et aussi à diffuser ce qui bon leur semble, même si nous ne sommes pas d’accord”, a déclaré M. Ramaphosa, président sortant de l’UA. “La plate-forme numérique pour la sécurité des journalistes en Afrique est un outil important pour promouvoir la sécurité des journalistes et des autres travailleurs des médias à travers le continent”, a-t-il ajouté./////////////.

En plus du site qui présente des contenus dans plusieurs langues, l’UA a aussi mis sur pied une page sur le réseau social Facebook, afin de faciliter les échanges avec le public

Avec VOA
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RCA : rebondissement dans l’affaire de l’arrestation du commissaire central Kévin Féïmonazoui

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Le commissaire principal Kévin Féimonazoui. Photo d’archives.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le commissaire central, Monsieur Kévin Féïmonazoui, arrêté le 1er février 2021 à l’aéroport international de Bangui Mpoko, est toujours en garde à vue à la section des recherches et d’investigation ( SRI), et son frère, Monsieur Gbaya, ancien légionnaire de l’armée française, également interpellé avec lui à l’aéroport,  est placé en détention provisoire à l’OCRB avant d’être transféré au Camp de Roux. Mais d’après notre enquête sur le fond de l’affaire, la jalousie serait à l’origine du mécontentement du DIRECTEUR GÉNÉRAL de la police nationale qui s’est impliqué personnellement.

 

Le lundi 1er février 2021,à l’aéroport international de Bangui Mpoko, un passager, au nom de Gbaya, a été interpellé alors qu’il s’apprêtait à monter à bord de l’avion de la compagnie Air France. Le suspect, un ex-légionnaire de l’armée française, a été déshabillé complètement avant d’être embarqué par les policiers. Au même moment, dans la salle d’embarquement, se trouvait son accompagnateur, Monsieur Kévin Féïmonazoui,  commissaire principal de la police, a lui aussi été arrêté sur ordre du directeur général de la police. Que s’est-il passé ?

En effet, Monsieur Gbaya, un ancien Légionnaire de l’armée française, est un cousin germain du commissaire Kévin Féïmonazoui. Lors de sa vacance  au pays, il a fréquenté une jeune femme qu’il entend la marier comme son épouse. Mais cette dernière, qui sortait également au directeur général de la police, lui expliquait sa nouvelle alliance avec ce parisien. Ce que le DIRECTEUR GÉNÉRAL de la police, le général  Bienvenu Zokoué supportait très mal, et compte lui faire savoir. Ainsi, par sa méthode mafieuse, il arrive à placer un pistolet et quelques effets militaires au domicile du paraysien à son absence. Ainsi, à son retour à la maison,  il a aussitôt été cueilli par les forces de l’ordre qui l’ont accusé de vouloir fomenter un coup d’État. Placé en garde à vue puis à la détention provisoire  à la maison d’arrêt de Ngaragba dans le septième arrondissement de Bangui, Monsieur Gbaya, l’ancien Légionnaire français a pu sortir de la prison pour assister aux funérailles de sa mère biologique en France. Ainsi, l’homme prépare sa valise pour rentrer en France assister au dernier hommage  à sa mère. Ce n’est qu’à l’aéroport de Bangui Mpoko qu’il a appelé son cousin Kévin Féïmonazoui de venir récupérer sa voiture et parquer chez lui jusqu’à son retour.

Voilà que les deux se retrouvent à l’aéroport ce jour ou ils ont été tous deux arrêtés par les forces de l’ordre.

On accuse Monsieur Gbaya de la tentative d’évasion, et son cousin Kévin Féïmonazoui de complicité d’évasion, suivi de la se voit reprocher la complicité d’évasion, et suivi de l’atteinte à la sureté intérieure de l’État.

Interrogé par les enquêteurs de la SRI,  Monsieur Kévin Féïmonazoui est en attente de la décision du parquet pour être fixé sur son sort. Compte à son cousin Gbaya, il est placé en détention provisoire au camp militaire de Roux.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le BIT 7  des FACA créé par Touadera est bel et bien réservé aux autodéfenses du KM5, selon le conseiller russe du chef de l’État

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Des miliciens d’autodéfense du KM5 de Bangui. CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 février 2021, 07:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Comme nous l’avions annoncé, le septième bataillon de l’armée nationale créée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera est beau est bien réservé aux miliciens autodéfenses du quartier KM5, selon Valery Zakharov, conseiller russe du chef de l’État.

 

Une corporation de l’armée centrafricaine, le BIT 7 (Septième bataillon d’infanterie territorial ) voit le jour. Le décret de création a été signé samedi 30 janvier 2021 par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Pour Monsieur Valery Zakharov, le conseiller russe du chef de l’État Faustin Archange Touadera, ce septième bataillon de l’armée nationale va être réservé aux miliciens autodéfense du quartier KM5 recrutés clandestinement par le pouvoir de Bangui il y’a quelques semaines.

Notons que lors de la première publication d’un article sur CNC, nous  avions évoqué que ce nouveau bataillon devrait regrouper en son sein les miliciens d’autodéfense du quartier PK5 qui sont actuellement en formation au camp Kassaï dans le septième arrondissement de Bangui, ainsi que les jeunes du quatrième arrondissement, recrutés vendredi 4 décembre 2020 ,  devant le domicile du chef de l’État au quartier Boy-Rabe. Mais certains avatars proches du pouvoir qui ne sont pas informés préfèrent faire des commentaires, insultant l’auteur de l’article.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le parti du chef de l’État, le MCU, lance une nouvelle campagne d’adhésion

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Le siège du parti présidentiel MCU au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui, le 18 juillet 2019. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Une nouvelle campagne  d’adhésion au mouvement des cœurs unis (MCU), parti du chef de l’État nouvellement réélu, est officiellement lancée dans la capitale, et ce, 48 heures après la décision de la cour constitutionnelle  de valider l’élection au premier tour de 22 députés sur 140, dont 5 du parti du chef de l’État. La campagne est lancée, avec un seul objectif, la redynamisation de toutes les structures de base du parti dans la perspective du second tour des  législatives.

 

Même si la coalition de l’opposition démocratique (CODE-2020) a annoncé mardi 2 février 2021  se retirer entièrement des élections législatives, dénonçant un simulacre après le rejet de la plupart de ses requêtes en annulation du scrutin du premier tour, au sein du MCU, le mouvement des cœurs unis du Président Faustin Archange Touadera, l’heure est à la fête et à la redynamisation des structures de base du parti. C’est ainsi que le secrétaire exécutif du parti MCU  l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, a lancé, il y’a quelques jours, une nouvelle campagne d’adhésion. Malheureusement, sur le terrain, les choses ne se sont pas passées comme prévu.

Dans les différents sièges du mouvement cœurs unis de la capitale, on remarque malheureusement que les rabatteurs utilisent un autre mot d’ordre pour attirer des nouveaux adhérents. On propose aux femmes de venir prendre la carte du parti MCU afin de demander individuellement au chef de l’État des moyens financiers pour faire du commerce. Même son de cloche du côté des jeunes ou on  promet aussi le recrutement dans l’armée nationale et dans les forces de sécurité intérieure.

Ainsi, depuis mardi 2 février, on assiste à un rassemblement important de foule des personnes devant les différents  sièges du MCU dans les arrondissements dans l’espoir de récupérer leur carte d’adhésion. Incroyable, mais vrai !

Ainsi, l’objectif 100 000 adhérents fixés par le parti pourrait être dépassé numériquement sur le papier.

Affaire à suivre….

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : le mercenaire-chef rebelle Ali Darassa, gravement malade, est arrivé à Yalinga

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arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Comme nous l’avions publié la fois dernière, le chef rebelle Ali Darassa n’est pas arrivé finalement à Bria, mais plutôt à Yalinga, dans la Haute-Kotto,  pour y rencontrer son médecin traditionnel. Selon ses proches, l’homme serait très malade, et il a besoin d’un repos médical.

 

En effet, Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur militaire de l’UPC ont été aperçus à Ippy à bord de six véhicules et plus d’une cinquantaine de ses hommes lourdement armés. Il a quitté la ville d’Ippy peu après son arrivée et prend la direction de Bria. Depuis ce temps, sa présence n’est pas signalée à Bria, mais d’aucuns pensent qu’il serait dans le coin. Pour la Minusca et quelques observateurs, il ne fait aucun doute,  Ali Darassa cherche à se réfugier  au Soudan auprès de son ex-patron Nourredine Adam, chef du FPRC.

Mais ce mercredi 3 février, ses proches annoncent que le chef de terre de Bokolobo  se trouve dans la sous-préfecture de Yalinga chez son tradipraticien. Selon les mêmes sources, l’homme serait complètement   malade, et a besoin d’un repos sanitaire mérité.

Cette information est confirmée par son porte-parole joint au téléphone depuis Bria.

Notons que le mercenaire Ali Darassa,  coordonnateur militaire et chef d’État major de l’UPC se voient confier le poste du chef d’État major de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), regroupant les six principaux groupes armés qui ont contrôlé plus de 80% du territoire national.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le parti de l’opposant Dologuélé maintient sa participation aux législatives

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Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 février 2021, 05:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). C’est au cours d’une réunion de son bureau politique que l’URCA a pris sa décision : maintenir ses candidats pour la suite des législatives. « Certes nous dénonçons les irrégularités qui ont marqué le premier tour. Mais pour défendre nos idées, il nous faut être présent à l’Assemblée », explique Wilfriedo Mescheba l’un des porte-parole d’Anicet Georges Dologuélé.

 

Au sein de la coalition de l’opposition, l’URCA est le parti qui s’en est le mieux tiré lors du premier tour :  2 candidats élus, et 3 en ballotage favorable tour le second tour. Surtout, le parti a encore 47 candidats en lice pour les élections partielles à venir, dont Anicet Georges Dologuélé lui-même, candidat à Bocaranga. Et ce, à la différence du porte-parole de la COD-2020 Nicolas Tiangaye, et de son actuel président Mahamat Kamoun, tous deux éliminés dès le premier tour.►

L’annonce du parti d’Anicet Georges Dologuélé, a jeté le trouble mercredi soir au sein de la coalition. « La décision de se retirer des législatives a été prise à l’unanimité, et en présence du vice-président de l’URCA » fait valoir Nicolas Tiangaye.

Les dissensions au sein de la COD-2020 ne sont pas nouvelles, mais c’est la première fois que l’URCA s’en dissocie ouvertement. La coalition doit tenir une réunion ce matin. Anicet Georges Dologuélé n’y assistera pas, explique son porte-parole, mais se fera représenter.

 

RFI

RCA : le chef de l’ONU exhorte à ouvrir un “dialogue inclusif” avec l’opposition

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/antonio-guteres-de-lONU-450×448.jpg” alt=”Le Patron de l’ONU Antonio Gutters” width=”450″ height=”448″ />
Le Sécrétaire général de l’ONU Antonio Guteres

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 février 2021, 03:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exhorté mercredi les autorités centrafricaines “à entamer un véritable dialogue politique inclusif avec l’opposition politique et les groupes armés” ayant renoncé à la violence, au lendemain du retrait de la coalition d’opposition des élections législatives.

 

Il s’agit “de désamorcer les tensions et revitaliser le processus de paix”, insiste le chef de l’ONU dans un communiqué, en se disant toujours “très préoccupé par les récents affrontements armés et les menaces contre les populations civiles en République centrafricaine”. La coalition de l’opposition en Centrafrique a annoncé mardi se retirer entièrement des élections législatives, dénonçant un “simulacre” après le rejet de la plupart de ses requêtes en annulation du scrutin du premier tour. A propos des violences dans le pays, Antonio Guterres assure que la mission de Casques bleus déployés dans le pays “maintiendra une posture robuste dans la mise en oeuvre de son mandat, y compris la protection des civils”.

Selon des sources diplomatiques, si une demande récente de la mission de l’ONU d’une prolongation d’un renfort de Casques bleus rwandais exceptionnel devrait être accordée d’ici fin février par le Conseil de sécurité, il pourrait cependant en être autrement pour la requête d’ajouter 3.000 Casques bleus à un contingent déjà très important (environ 12.000 militaires et policiers).

 

© 2021 Belga.

 

La MINUSCA dénonce la campagne de manipulation sur la mise en œuvre de son mandat

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La Minusca dénonce la campagne de manipulation sur la mise en œuvre de son mandat

Bangui ( République centrafricaine ) – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) dénonce une campagne de manipulation dont elle fait actuellement l’objet dans certains médias et d’autres secteurs centrafricains et étrangers. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission mercredi à Bangui, le porte-parole Vladimir Monteiro, rejetant en bloc les accusations de partialité et manquement au mandat, a souligné que « cette campagne inacceptable vise à désinformer l’opinion publique sur l’engagement de la MINUSCA pour la paix et la stabilité en République centrafricaine, conformément à son mandat ».

« Le Représentant spécial du Secrétaire général, le leadership de la MINUSCA et l’ensemble du personnel civil et militaire restent plus que jamais concentrés dans l’exécution du mandat de la Mission, en appuyant les autorités centrafricaines face aux nombreux défis, notamment d’appui au processus de paix, de relance du dialogue politique par les bons offices du le Représentant spécial, de protection des populations civiles et de restauration de l’autorité de l’Etat », a indiqué Monteiro. /////////////.

Selon le porte-parole, depuis quelques jours, la MINUSCA fait face à des déclarations publiques, rapports, articles de presse et publications sur les réseaux sociaux l’accusant d’être responsable du maintien de l’embargo sur les armes et de mener des opérations avec des forces bilatérales, en violation des principes des Nations unies. En ce qui concerne l’embargo, « la MINUSCA rappelle que cette question est du ressort exclusif du Conseil de sécurité des Nations unies, seul organe à même de prendre des décisions y afférant », a renchéri Monteiro. /////////////.

« Sur la question des forces bilatérales russes et rwandaises, la MINUSCA rappelle qu’elles sont en République centrafricaine dans le cadre d’accords avec le gouvernement souverain de ce pays et que la Mission se doit de respecter cette souveraineté, conformément aux différentes résolutions du Conseil de sécurité », a précisé Monteiro, ajoutant que la MINUSCA n’a pas mené des opérations conjointes avec les forces bilatérales et n’a aucune coordination structurelle directe ou indirecte avec une quelconque force internationale opérant dans un cadre bilatéral en République centrafricaine, hormis la France, conformément à la Résolution 2552 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui prévoit l’appui des forces armées françaises aux éléments de la MINUSCA (paragraphe 52). /////////////.

Le porte-parole a par ailleurs précisé que compte tenu de la présence sur le terrain de ces nouveaux acteurs, il a été créé un mécanisme présidé par le Premier ministre réunissant la partie gouvernementale avec les représentants de toutes les forces sous son autorité et la MINUSCA. « Ce mécanisme est exclusivement destiné à partager la cartographie sur la présence des différentes forces sur le terrain pour éviter qu’elles ne se neutralisent ou ne se tirent dessus. Ce mécanisme d’échange d’informations est essentiel dans le cadre de l’acheminement de l’aide humanitaire aux populations vulnérables », a-t-il précisé. Par ailleurs, ce mécanisme d’échange d’informations permet de disposer d’un système de notification des mouvements des acteurs humanitaires pour une prise en compte par toutes les forces présentes sur le terrain qui sont tous tenues de protéger l’espace humanitaire pour un acheminement sans entrave de l’aide aux populations vulnérables, a ajouté le porte-parole. /////////////.

En ce qui concerne le processus électoral, dont les résultats définitifs du premier tour des législatives du 27 décembre ont été proclamés lundi par la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine, la MINUSCA a annoncé la poursuite de son soutien à la tenue du second tour et des élections partielles qui se tiendront dans 118 circonscriptions restantes. « Conformément à son mandat qui prévoit les bons offices et les soutiens opérationnel, logistique, technique et sécuritaire, la MINUSCA va poursuivre son appui aux autorités centrafricaines dans la préparation et l’organisation de ce scrutin », a rassuré le porte-parole, rappelant que « la MINUSCA appelle tous les acteurs impliqués dans le processus électoral à contribuer à la tenue d’élections apaisées ». /////////////.

Sur la situation des droits de l’homme dans le pays, la Division des Droits de l’homme de la MINUSCA a publié son rapport mensuel relatif à décembre 2020. Selon ce rapport, 104 incidents affectant 196 civils ont été documentés. « Il s’agit d’une hausse importante du nombre d’incidents et du nombre de victimes par rapport au mois de novembre 2020, 30 incidents pour 58 victimes, liés à la tenue des élections présidentielle et législatives le 27 décembre », a souligné le porte-parole, ajoutant que « les groupes armés sont auteurs de 94 incidents ». /////////////.

De son côté, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Lieutenant-colonel Abdoul Aziz Fall, a noté que la situation sécuritaire, la semaine écoulée, a été globalement calme, avec une reprise progressive des activités quotidiennes par les populations. Selon l’officier, après l’échec de tentatives de prise de contrôle de certaines localités, les groupes armés s’adonnent à des activités qui entravent la liberté de circulation des populations et des biens : « Pour faire face à ces menaces, la MINUSCA a mis en œuvre des moyens conséquents, et la Force a fourni des escortes de sécurité et mis en place, en liaison avec les FACA, un plan de sécurisation du corridor Bangui-Béloko ». /////////////.

Il a également salué la solidarité intermissions des Nations Unies, avec l’arrivée à Bangui, fin décembre, du renfort des casques bleus de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS) : « Cette contribution a permis d’avoir plus de ressources pour faire face aux défis sécuritaires dans la capitale. La MINUSCA et les forces de défense et de sécurité centrafricaines renforcent leurs actions sur le terrain pour assurer la quiétude et un environnement sécuritaire propice à la reprise de toutes les activités par les populations ». /////////////.

Faisant le point sur les activités de la Police de la MINUSCA, la porte-parole Capitaine Mazalo Agba a souligné que les policiers onusiens se sont focalisés sur des opérations de sécurisation des populations à travers des patrouilles conjointes des unités de police constituées, celles de mentorat au profit des Forces de sécurité intérieure centrafricaine dans les unités à Bangui et en régions. « Dans le cadre des élections, le leadership de la composante police poursuit les rencontres notamment pour une sécurisation renforcée du second tour des législatives », a-t-elle ajouté, expliquant que l’envoi de policiers des Nations Unies à l’intérieur du pays a été abordé. /////////////.

La Capitaine Mazalo Agba a également souligné que la composante Police continue d’appuyer les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) dans l’interpellation des personnes en conflit avec la loi et dans l’élaboration des procédures d’enquêtes afin que les intéressés soient traduits devant les juridictions compétentes. « Au total, 16 personnes ont été interpellées pour diverses infractions à Bangui et en provinces au cours de la semaine écoulée et cela grâce à l’intensification des patrouilles diurnes et nocturnes conduites conjointement par les FSI, UNPOL et l’Etat major intégré », a-t-elle précisé.

Avec Minusca

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Crise en Centrafrique : comment le président angolais Lourenço reprend la médiation en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/Faustin-Archange-Touadera-et-Joao-Lourenco-a-Luanda-le-30-janvier-450×225.png” alt=”Faustin-Archange Touadéra et João Lourenço à Luanda, le 30 janvier” width=”450″ height=”225″ />
Faustin-Archange Touadéra et João Lourenço à Luanda, le 30 janvier 2021.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 février 2021, 15 :00:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) doit, dans une semaine, tenir un nouveau mini-sommet sur la crise centrafricaine. Celui-ci aura lieu à Luanda, tout comme le premier volet, qui s’est tenu le 29 janvier. Ces dernières semaines, l’Angola a en effet repris la main dans le dossier de la crise centrafricaine.

 

Selon nos informations, c’est un trio qui est aujourd’hui à la manœuvre côté angolais pour tenter de mettre en place un canal de discussions entre les différents acteurs à Bangui : le président Joâo Lourenço, le ministre des Affaires étrangères Antonio Téte (qui s’est rendu à Bangui puis à N’Djamena), et le président de la commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale Gilberto Da Piedade Verissimo.

Touadéra se méfie des francophones

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra (FAT) avait refusé de participer à une médiation qui serait menée par des francophones. Selon nos sources, il cherchait à éviter une implication du Congolais Denis

Sassou Nguesso, qu’il juge trop proche de son opposition, et du Tchadien Idriss Déby Itno, avec qui il ne s’entend guère. Les deux chefs d’État sont par ailleurs occupés à assurer leur probable prochaine réélection.

En décembre, Denis Sassou Nguesso, qui travaille toujours en étroite relation avec son homologue angolais (les deux hommes se sont encore vus en tête à tête le 29 janvier), a pourtant exclu François Bozizé, aujourd’hui opposant à Touadéra, de la Grande loge du Congo, dont celui-ci était membre. Mais la méfiance de FAT ne s’est pas tout à fait estompée.

Soutenu par la Russie, le président centrafricain continue par ailleurs de se méfier de l’influence de la France dans un éventuel dialogue. Côté francophone, seul Félix Tshisekedi pourrait jouer un rôle, dès lors qu’il aura pris la présidence de l’Union africaine début février. Le président de RD Congo est toutefois occupé sur le plan intérieur puisqu’il tente de se forger une nouvelle majorité.

« L’Angola apparaît comme étant naturellement la plus outillée politiquement, diplomatiquement et militairement pour aider à atteindre un compromis », estime une source très au fait des préparatifs de la médiation contactée par Jeune Afrique. Solide sur le plan militaire, proche du Portugal, qui dispose de troupes au sein de la mission de l’ONU en Centrafrique, Luanda a l’avantage de conserver de bonnes relations avec Paris et Moscou et est également en bons termes avec Washington et Pékin, essentiels au sein du Conseil de sécurité de l’ONU.

François Bozizé fixe ses conditions

Selon nos informations, des liens ont déjà été noués entre les négociateurs angolais et l’un des potentiels participants à un dialogue centrafricain : François Bozizé. Contacté via Jean-Eudes Teya, le secrétaire général du Kwa na Kwa (KNK, son parti), l’ancien président n’a pas fermé la porte à une participation à des discussions. Mais il demande à ce que certaines conditions soient remplies et à ce que sa sécurité soit garantie. Accusé de rébellion et recherché par les autorités centrafricaines, Bozizé estime aujourd’hui que sa vie est menacée.

Toutefois, l’ex-chef d’État devenu opposant reste en contact avec les leaders de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), dont Noureddine Adam et Ali Darassa. La coalition, dont Jean-Eudes Teya est également proche, espère imposer sa présence au cours d’éventuels pourparlers. Si certains diplomates sont réticents à l’accepter, Joâo Lourenço et Denis Sassou Nguesso estiment pour leur part qu’une participation de la CPC est indispensable.

 

La CPC, qui rassemble les principaux groupes armés centrafricains, a proposé ces dernières semaines à François Bozizé de prendre la tête de son mouvement sur le plan politique. Selon nos sources, l’ex-chef d’État n’est cependant pas encore décidé à « prendre le leadership ». Entouré d’une poignée de gardes du corps et déterminé à rester en Centrafrique, le patron du KNK reste dans « l’attentisme », d’après l’un de ses proches.

 

Jeune Afrique

Présidentielle tchadienne: candidature unique pour 12 partis d’opposition

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Présidentielle tchadienne: candidature unique pour 12 partis d’opposition

Bangui ( République centrafricaine ) – Douze responsables de partis politiques de l’opposition tchadienne ont scellé “une alliance électorale” pour présenter un candidat unique à l’élection présidentielle d’avril face au sortant Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans, qui doit être investi samedi par son parti.

“Il ne s’agit ni d’une fusion, ni d’un regroupement de partis, ni d’une coalition de partis, mais d’une alliance électorale dénommée Alliance Victoire. En adhérant à ce manifeste, chaque parti signataire renonce à présenter à titre individuel un candidat à la présidentielle”, ont déclaré mardi les douze signataires, parmi lesquels Saleh Kebzabo et Mahamat Ahmat Alabo, deux ténors de l’opposition./////////////.

Saleh Kebzabo était arrivé en deuxième position de l’élection présidentielle en 2016, recueillant 12,8% des voix./////////////.

“L’Alliance Victoire adopte et élabore un programme commun de gouvernement, un code de conduite et définit les critères de désignation du candidat unique sur une base transparente et consensuelle”, selon le manifeste, qui ne donne pas de date pour le choix de ce candidat commun./////////////.

L’adhésion à cette alliance “reste ouverte aux partis de l’opposition”, selon le texte./////////////.

“Après 30 ans d’élections, tous les acteurs de l’opposition peuvent s’accorder à reconnaître que cette politique de faire cavalier seul dans une sorte de multitude des partis face à l’unique et incontournable candidat du MPS (Mouvement patriotique du salut, le parti présidentiel, ndlr) depuis 1996 a montré ses limites”, a souligné en conférence de presse le coordinateur de cette alliance, Alladoumngar Tedengarti./////////////.

“C’est donc en tirant les leçons de toutes les expériences que quelques partis politiques ont décidé de créer une alliance autour d’un candidat unique”, a ajouté M. Tedengarti, président du Mouvement pour le réveil et la révolution sociale (MRS)./////////////.

Certains partis n’ont, pour l’heure, pas rejoint l’alliance, notamment le mouvement de Laokein Kourayo Medar, arrivé en troisième position en 2016, tout comme Les Transformateurs de l’opposant Succès Masra./////////////.

L’élection présidentielle d’avril sera suivie par les législatives, fixées en juillet au 24 octobre 2021, après avoir été maintes fois repoussées depuis 2015./////////////.

Lundi, le gouvernement a interdit plusieurs manifestations prévues cette semaine par l’opposition, qui réclame plus de justice sociale et l’alternance politique, invoquant le risque de “troubles à l’ordre public”./////////////.

Malgré cette interdiction, les organisateurs, parmi lesquels plusieurs associations de la société civile et le parti Les Transformateurs, ont fait savoir à l’AFP qu’ils maintenaient “les marches pacifiques” du 4 au 7 février.

Avec AFP/VOA

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L’opposition centrafricaine se retire du second tour des législatives

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L’opposition centrafricaine se retire du second tour des législatives

Bangui ( République centrafricaine ) – La coalition de l’opposition en Centrafrique a annoncé mardi se retirer entièrement des élections législatives, dénonçant un “simulacre” après le rejet de la plupart de ses requêtes en annulation du premier tour du scrutin.

“En dépit de nombreuses irrégularités, des fraudes massives, des violences (…) la Cour constitutionnelle en proclamant les résultats définitifs du premier tour des législatives a confirmé que celles-ci ont été un simulacre”, ont dénoncé dans un communiqué les leaders de la Coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), déclarant “se retirer entièrement du calamiteux processus”./////////////.

La Cour constitutionnelle a annulé lundi pour des irrégularités les résultats du premier tour dans 13 circonscriptions sur 140./////////////.

Le 27 décembre, jour des élections présidentielle et législatives, deux électeurs inscrits sur trois n’avaient pas eu la possibilité d’aller voter à cause de l’insécurité créée par les groupes armés qui contrôlent deux tiers du territoire national depuis 2013.

Avec VOA

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Les attaques rebelles paralysent la route qui relie le Cameroun et la Centrafrique

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Les attaques rebelles paralysent la route qui relie le Cameroun et la Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – Saliou Mamadou slalome entre les camions stationnés dans l’enceinte de la gendarmerie de Garoua-Boulaï, ville camerounaise située à la frontière avec la République centrafricaine (RCA). Là, pointe-t-il, des impacts de balles ont moucheté la portière d’un poids lourd. Ici, c’est le siège avant qui a essuyé des tirs. Plus loin, un fourgon a été « fendu par un lance-roquettes ».

« C’était le 18 janvier, frissonne encore le jeune assistant chauffeur. On allait à Bangui lorsque des rebelles nous ont attaqués. J’ai eu la peur de ma vie, mais le conducteur et moi n’avons heureusement rien eu. » L’accrochage a eu lieu à Zoukombo, une localité située dans l’ouest de la RCA. Deux conducteurs ont été blessés et conduits à l’hôpital de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilité en République centrafricaine (Minusca). « Les rebelles ont exigé qu’on les paie avant de partir. Ceux qui n’avaient rien ont vidé leur réservoir d’essence », se souvient Saliou Mamadou./////////////.

Près de lui, Adam Boultou, président du Syndicat des chauffeurs professionnels du transport du Cameroun (Synprotcam), trépigne. « Lorsque la Minusca est venue, nous leur avons demandé par quel miracle les camions allaient arriver à Bangui alors que le corridor est bloqué par les rebelles depuis décembre 2020, raconte-t-il. Ils nous ont assuré qu’ils allaient sécuriser le convoi. Mais les camions n’ont même pas fait 50 kilomètres et ont été attaqués ». Depuis, M. Boultou et ses collègues d’autres syndicats de chauffeurs et de transporteurs ont pris une décision radicale : tant que le calme ne reviendra pas en Centrafrique, plus aucun camion ne quittera le Cameroun./////////////.

« Ça nous emprisonne sur place »/////////////.

Les combats qui ont éclaté en RCA à l’approche du scrutin présidentiel entre des groupes rebelles d’un côté et les troupes régulières et leurs alliés de l’autre ont poussé plus de 105 000 Centrafricains à fuir leur pays. Le corridor reliant le Cameroun à Bangui – principale route d’approvisionnement de la Centrafrique –, est toujours tenu par des groupes armés et donc impraticable./////////////.

D’après Ibrahima Ahmadou, vice-président local du Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun (SNTRC), pas moins de 1 500 camions « prêts à partir » sont ainsi garés entre Douala, la capitale économique du Cameroun, et Garoua-Boulaï. Parc, stades, cours de maison… Toute la zone frontalière a été transformée en parking. « Au moins huit camions transportant les oignons sont foutus. Pareil pour d’autres produits alimentaires périssables », s’alarme le syndicaliste qui chiffre les pertes globales à des centaines de millions de francs CFA. Et l’argent n’en finit pas de filer : certains transporteurs sont contraints d’investir dans l’achat de groupes électrogènes et de carburant afin d’alimenter les camions frigorifiques contenant des produits frais./////////////.

La situation est particulièrement pénible pour les chauffeurs et convoyeurs qui risquent leur vie depuis près de dix ans sur le corridor Douala-Bangui. Depuis plus d’un mois, beaucoup dorment sous leur camion sur des nattes ou des bouts de matelas étalés à même le sol. Leur lessive sèche sur des cordes tendues entre les véhicules. Par peur des vols, tout le monde est constamment en alerte. « Si tu perds la marchandise, tu risques la prison. Ton patron te l’a confiée. Ça nous emprisonne sur place », se plaint Hyppolite Foffe Mbouno, coincé à Garoua-Boulaï depuis le 16 décembre avec un chargement de pagnes./////////////.

D’après les témoignages que ce délégué du Syndicat national des conducteurs routiers du Cameroun (SNCRC) a recueillis, les employeurs « appellent juste pour s’assurer que leur camion est en bon état ». « J’ai vu des collègues vider l’essence de leur véhicule et le vendre pour s’acheter à manger », se désole Hyppolite, qui travaille sur le corridor depuis sept ans. Beaucoup ne perçoivent plus de salaire. « Le camion étant stationné, il n’y a pas d’entrée de recette. »/////////////.

« Populations affamées »/////////////.

Face à cette situation, le Bureau de gestion du fret terrestre offre aux naufragés des denrées alimentaires et des fûts d’eau, a construit des latrines provisoires. Mais, pour les chauffeurs, la seule solution reste la réouverture de la route. « C’est aux Centrafricains qu’incombe aujourd’hui la responsabilité de sécuriser le corridor », souligne Lionel Motassi, adjoint au sous-préfet de Garoua-Boulaï. De leur côté, le gouvernement et la douane camerounais cherchent un site où entreposer les conteneurs afin de libérer les camions. Une opération coûteuse dont la réalisation semble pour le moins lointaine./////////////.

« En bloquant le corridor, ces rebelles sans foi ni loi affament les populations », désespère Hervé Dianga. En vingt-trois ans de conduite sur la ligne Douala-Bangui, ce camionneur centrafricain stationné depuis le 17 décembre a vécu plusieurs fermetures, toujours « à cause des groupes armés ». /////////////.

Mais, avec la pandémie de coronavirus qui touche de plein fouet l’économie, il craint le pire pour les deux pays. A Garoua-Boulaï, les clients centrafricains qui avaient l’habitude de traverser la frontière pour s’approvisionner ont déserté. Pour certains commerçants, « le chiffre d’affaires a chuté de plus de 70 % », constate Aladji Moussa, un vendeur de chaussures.

Avec Le monde Afrique

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RCA : assassinat du sergent SAINT CLAIRE  DANMBOY BALEKOUZOU par les requins

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 Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Le corps sans vie du sergent SAINT CLAIRE  DANMBOY BALEKOUZOU  a été retrouvé dans la localité de Bimbo, dans l’Ombella-Mpoko, quelques heures après son arrestation par la milice du régime communément appelé « les requins ».

 

Monsieur SAINT CLAIRE  DANMBOY BALEKOUZOU alias Sadam Bemko- Baba, âgé d’une trentaine d’année, est très connu dans le cinquième arrondissement de Bangui, croisement Benz-vi Miskine. Il est aussi connu pour être sergent dans les forces armées centrafricaines. Mais le 28 mars 2020, il faisait partie des FACA-Balaka ayant échappé à leur arrestation au domicile du ministre de la Culture Dieudonné Ndomaté. Depuis cette date, l’homme n’apparait plus en public, et se cache minutieusement dans son quartier Miskine et combattant.

Contre toute attente, ce lundi 1er février 2021, il est sorti de sa cachette et se promène aisément sur la moto de sa femme, un caporal -chef du bataillon d’honneur. Mais à sa grande surprise, il est arrêté quelques heures plus tard à bord de la belle moto de sa femme par des « Requins ». Aussitôt, sa femme a été appelée par les requins de venir prendre sa moto en attendant que le suspect soit interrogé par les forces de l’ordre.

Cependant, le lendemain matin, sa famille est informée que le corps sans vie de leur fils abattu cette nuit par les requins se trouve dans un sale coin à Bimbo.

Ainsi, la dépouille de sergent Saint Clair DANMBOY BALEKOUZOU a été enterrée sans cérémonie funéraire ce mardi 2 février 2021 au cimetière.

Ce crime illustre bien comment les autorités du pays multiplient l’assassinat extra-judiciaire des pauvres gens.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA :  Plus de 800 soldats radiés officiellement de l’armée nationale

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Des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier Sakaï derrière l’aéroport de Bangui.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Ça y’est ! C’est désormais officiel. Plus de 800 militaires des forces armées centrafricaines viennent d’être radiés officiellement des effectifs de l’armée nationale. Motif évoqué : désertion et rébellion. Peut-on parler d’une nouvelle crise au sein de l’armée ?

 

Près de deux mois après le retour au m’acquis de l’ancien Président François Bozizé et  le déclenchement des hostilités suite à l’invalidation de sa candidature à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, la crise centrafricaine continue de s’enliser, et la polarisation politique et ethnique à atteint l’armée.

Ainsi, la semaine dernière, le chef de l’État, sur proposition du ministre de la Défense et du chef d’État major, a pris un décret pour radier au rang de l’armée nationale plus d’une centaine des officiers. Comme si cela ne suffisait pas, cette semaine, le ministre de la Défense nationale, Madame Marie-Noëlle Koyara a pris une nouvelle décision portant radiation des près de 800 sous-officiers et militaires du rang de l’armée nationale. On reproche à ces derniers  l’atteinte à la sureté intérieure de l’État, désertion  en temps de paix, etc.

Alors, assiste-t-on à une radiation d’un groupe ethnique au sein de l’armée nationale avec un seul motif de l’atteinte à la sureté intérieure de l’État et la désertion en temps de paix  ?

Avec la tentative de coup d’État du 28 mai 2001. le président d’alors, Monsieur Ange Félix Patassé avait-il ainsi radié les Yakoma du rang de l’armée nationale ?

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le commissaire principal de la police interpellé à l’aéroport de Bangui

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Le commissaire principal Kévin Féimonazoui. Photo d’archives.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 février 2021, 07:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le commissaire principal de la police, Monsieur Kévin Féimonazoui a été interpellé ce lundi 1er février 2021 à l’aéroport international de Bangui Mpoko. Placé en garde à vue à la section des recherches et d’investigation (SRI), Monsieur Kévin Féimonazoui se voit reprocher la complicité d’évasion, et atteinte à la sureté intérieure de l’État.

 

Tout remonte il y’a quelques mois, ou un ex-légionnaire français d’origine centrafricaine, accusé d’atteinte à la sureté intérieure de l’État, avait été déféré à la maison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui. On ignore les circonstances de sa libération, mais ce lundi 1er février 2021, l’ex-légionnaire franco-centrafricain voudrait rentrer en France à bord de l’avion de la compagnie Air France, et c’est le commissaire Kévin Féimonazoui, l’une de ses vieilles connaissances,  qui était venu l’accompagner.

Cependant, à la grande surprise de tout le monde, les forces de l’ordre sont arrivées à l’aéroport interpeller  le commissaire principal et son ami l’ex-légionnaire franco-centrafricain. Ils ont été placés en garde à vue à la section des recherches et d’investigation (SRI).

Aussitôt, les langues commencent à délier. Certains parlent de leur proximité familiale avec le général Ludovic Ngaïfei, d’autres indiquent clairement qu’ils seraient proches de l’ancien Président François Bozizé, c’est-à-dire la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Pour l’heure, les deux suspects attendent d’être présentés au parquet de Bangui.

Pour des nombreux observateurs nationaux, il n’est plus bon de vivre en Centrafrique si on est de l’ethnie de l’ancien Président François Bozizé.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA :   la COD-2020 ne reconnait pas les élections présidentielle et législatives, et « se retire entièrement du calamiteux processus électoral en cours »

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Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

DÉCLARATION RELATIVE À LA PROCLAMATION DES RÉSULTATS DÉFINITIFS DU PREMIER TOUR DES ELECTIONS LEGISLATIVES DU 27 DECEMBRE 2020

PAR LA COUR CONSTITUTIONNELLE

 

La Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020), au cours de sa réunion extraordinaire de la Conférence des Présidents tenue ce jour mardi 02 février 2021, a examiné les résultats définitifs du 1er tour des élections législatives du 27 décembre 2020 proclamés par la Cour Constitutionnelle le 01 février 2021.

Après analyse approfondie desdits résultats, la COD2020 déclare ce qui suit :

  1. En dépit de nombreuses irrégularités, des fraudes massives, des violences et voies de fait excipées par trois cent quarante six (346) requérants, la Cour Constitutionnelle en proclamant les résultats définitifs du premier tour de ces élections législatives a confirmé que celles-ci ont été un simulacre sans précédent dans l’histoire politique de la RCA ;
      1. Elle note avec étonnement qu’aucun leader de l’opposition n’a été élu au 1er tour et qu’un seul a été retenu au second tour. Cette situation consacre la volonté manifeste du Président TOUADERA d’imposer au peuple centrafricain une Assemblée Nationale monocolore.
  2. Elle constate que pour couvrir sa forfaiture, la Cour Constitutionnelle a erré dans sa décision au point de fixer un nouveau pourcentage de remboursement de la caution à 3% au lieu de 10% consacré par les dispositions du Code Electoral.

Par conséquent, la COD-2020 :

  • rejette les résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle ;
  • se retire entièrement du calamiteux processus électoral en cours en ne présentant plus de candidats ni aux partielles ni au 2e tour desdites législatives ;
  • réitère ses revendications initiales à savoir l’annulation et la reprise des élections groupées ainsi que la convocation d’une concertation des forces vives de la nation.
Fait à Bangui, le 02 février 2021

 

 

France-Russie : les dessous d’une mini-guerre froide en Centrafrique

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La guerre d’influence entre Paris et Moscou ne cesse de prendre de l’ampleur à Bangui. Dernier épisode en date : l’infiltration supposée d’un sous-traitant de la défense française par le renseignement russe. Voici les détails de cette affaire.

 

L’information est passée inaperçue en dehors des milieux très fermés des sous-traitants techniques du ministère français de la Défense et de l’Otan. Fin novembre, la société Global Technologies, un des fleurons français de l’installation de réseaux télécoms dans les zones à risque, s’est vu retirer ses habilitations par les autorités françaises.

 

Cette société, dirigée par Jean-Paul Steinitz et sous-traitante du groupe français Thalès, fournissait notamment les réseaux de communication cryptée aux troupes françaises et à celles de l’Otan en Afghanistan, en Irak ou encore au Sahel. Mais son contrat, qui était en renégociation avec Thalès en octobre, n’a pas été renouvelé.

 

Selon nos informations, la raison de la non-prolongation des habilitations de Global Technologies est à chercher du côté de Bangui. Jean-Paul Steinitz y a en effet développé un réseau d’affaires et a récemment signé avec la Centrafrique un contrat portant sur le développement du réseau de télécommunications locales.

 

Un mystérieux beau-père russe

Surtout, l’homme d’affaires de 72 ans a mis en contact la présidence centrafricaine avec un cadre d’Alrosa, une grande société diamantaire russe. Un gemmologue qui n’est autre que son actuel (et récent) beau-père. Et c’est cette proximité familiale avec un ingénieur russe qui a alerté les milieux du renseignement français.

 

Toujours selon nos informations, Paris n’a pas apprécié de voir l’un de ses sous-traitants faire le jeu du géant diamantaire russe. Alrosa a d’ailleurs signé un contrat avec Bangui au mois de décembre, à l’occasion d’une mission centrafricaine à Moscou de Jean-Claude Rameaux Bireau, ministre conseiller chargé de l’Économie à la présidence, et Pascal Bida Koyagbélé, ministre délégué chargé des Grands Travaux et des Investissements stratégiques.

 

Soupçonnant en outre Moscou d’être parvenu à placer un agent du renseignement au sein d’une société en contrat avec son armée, la Défense française et Thalès ont alors choisi de mettre fin à toute collaboration avec cette dernière, malgré les protestations de bonne foi de Steinitz. Ce dernier, contacté par Jeune Afrique, n’a pas souhaité réagir.

 

De son côté, Thalès n’a pas pour autant perdu le marché des communications cryptées françaises et de l’Otan. Global Technologies a été remplacée par d’autres sous-traitants et le groupe vient de signer un contrat avec l’organisation transatlantique pour construire son « cloud militaire ».

 

Par Jeune Afrique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.jeuneafrique.com/1115110/politique/france-russie-les-dessous-dune-mini-guerre-froide-en-centrafrique/?utm_source=facebook.com&utm_medium=social&utm_content=jeune_afrique&utm_campaign=post_articles_facebook_02_02_2021&fbclid=IwAR2wuv3jKeBgwv8zZ8VHEeleKAryjShVzgnFsSnSKKpriZPfmJ9kXINwtGg

La République Centrafricaine : Pays Sanctuariser par les Rebelles et l’état d’Urgence !

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Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat le 27 décembre 2020, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020.   CopyrightDR

 

Quelle sera l’avenir du peuple centrafricain dans tout ça ?   

La coalition des factions armées et les alliés politiques qui continuent de perpétrer, encourager  la tragédie, les souffrances  des Centrafricains(es)  a l’intérieure du Pays, tant à l’extérieur  occasionnant les masses populaires vulnérables en faisant des réfugiés. Les souffrances de nos compatriotes doivent nous interpeller tous (ttes), en mettant nos divisions, stratégies égoïstes à côte.

Nous…, les peuples Centrafricains(es), dans sa majorité, Démocrate soit Républicaine, devrons crier plus haut avec fermeté et détermination que nous ne sommes pas comme eux et, nous ne partageons pas leur vision de coquette du pouvoir, et de la manière de faire de la politique ou une recherche quelconque d’accession à la responsabilité dans notre Pays.

 

La future de la Centrafrique doit être ce que les Centrafricains eux-mêmes décideront d’en faire et non les groupes armés non conventionnelles avec leurs alliés et mercenaires qui arpentent la République, en prenant le peuple en otage, pillent les richesses souterraines de notre cher Pays.

Appels aux Centrafricains(es) à la vigilance. Le récent évènement pas si lointain démontre, de l’avènement chaotique de la coalition « SELEKA », et nouvellement dans l’actualité politique Centrafricaine prétextant, créant une nouvelle coalition baptisé « CPC : Coalition pour le Changement  », en préambule d’une nouvelle tragédie qui se profile et s’affligera à nouveau au peuple Centrafricain,  les raisons gardées, sont nombreuses. La dernière élection groupée : mal organisé, du moins mauvaise stratégie ou tac-tic onéreux, dispendieux, dans les organisations et agencement, ont engendrés cette colère, la violence inhumainement qu’endurent les Centrafricains(es), n’est jamais constructive.  De surcroit, quoi que ce soit…de positive,  moins encore à la reconstruction d’une Nation si divisé par des intérêts égoïstes des tous ces acteurs en vue les factions armées non-conventionnelles, des hommes soient politiques imbus de leurs personnes  qui se caches derrières ces mercenaires, sont très  néfaste pour le Pays.   Les allégeances contre nature envers un chef décrié, combattus, trahis dans le passé,  aujourd’hui présente une contradiction d’intégrité, de la cohérence dans les postures, de l’honnêteté  intellectuelle, politique de certains hommes politiques Centrafricains.

J’appelle aux compatriotes déviants de revenir dans la République, de respecter les institutions de la République. J’exhorte toujours dans mes réflexions  à mes compatriotes : une Responsabilité Républicaine, l’Ethique Républicaine, la Responsabilité Citoyenne, quand on veut faire de la politique, pourtant bien passe par l’unité, de l’exemplarité entre les citoyens, par…d’abord la solidarité sans discrimination des peuples confondus et le respect des uns et des autres, respect de la religion de tout un chacun. Donc, les compatriotes Centrafricains et, tous ceux qui sont dans la déviance…Pour n’importe quelle mauvaise raison, de revenir dans la République, mener un combat politique seine de vigilance en respectant les institutions de la République, d’avant-gardiste pour l’intérêt générale du peuple Centrafricain, afin d’aidée à la reconstruction de notre Nation, un héritage qui sera légué à la nouvelle génération.

Pour qu’une Nation vive, il faut que les groupes, les clans, les esprits tribaux, des ethnies meurent. Ce n’est pas une vue d’esprit. Mes Chers(es) compatriotes pour défendre notre patrie, il faut commencer d’empêcher les ennemies du peuple Centrafricain, d’atteindre leurs objectifs.  Ce qui se passe en Centrafrique, les Responsabilités sont collectives et dissonantes sur deux points et, qu’il faut bien discerner entre :

Le pouvoir en place :

Vis-à-vis du pouvoir en place aujourd’hui en Centrafrique, de la manière de Gouverner, les compositions des équipes dirigeantes, les entourages bardés de Griots…, les choix sans aucune base de qualifications, d’expériences…voir un mélange du genre, des proximités collaboratives tous azimut, confondus, irrationnelles…etc. Pour tout dire un Pays complètement déstructuré sur le plan des institutions et de l’autorité d’Etat sur l’étendue du territoire, a bien besoin de la clairvoyance, des compétences, d’expériences.  Les sommes des efforts consenties ou la résultante de l’accord de Khartoum très mitigé, malgré tout, encore un acte manqué !

En écoutant comme tous (ttes) les Centrafricains(es) attentivement le mot Résilience, dans l’un des discours du chef de l’Etat.  Voulons faire un appel avec ce mot : « la Résilience » d’un peuple, sous le coup d’un traumatisme des factions armées non-conventionnelles et ces mercenaires et de lui dire : regardez nous rebondirons, pour ma réélection vous devez accepter donc ma politique en qualité du chef de l’état réélu pour une nouvelle Quinquennat.  Le peuple attend aussi l’application de ce mot résilience dans son sens étiologique, pragmatique que rationnel.

Pour une définition en ce terme : La Résilience réclamée, c’est la capacité pour un Pays, une Nation, une Société d’entreprendre, de rebondir après une épreuve, un épisode particulièrement douloureux, un cataclysme…etc.

Cependant, le concept de la Résilience ne doit pas cacher, aujourd’hui une volonté réelle de faire accepter les traumatismes, la tragédie que les Centrafricains(es) endurent sans la Justice avec un grand « » et, de dire au peuple : apprenez à vous construire malgré tout ce que nous vous proposons comme Gouvernance sans changer quoi que ce soit… avec un Pays assiégé plus de 80% et les Centrafricains(es) privés de liberté, mais pour autant de vivre tout simplement sans avoir peur,  sans risqués leurs vies.

Ce mot ne doit pas annihilé tout consentement et toute possibilité de dire NON à la mauvaise Gouvernance, de la corruption, et de tous les dérapages inimaginables. Au nom du traumatisme, tragédie, au nom de notre capacité de résilience nous sommes face à une orchestration des peurs aujourd’hui  pour notre pays, nos parents, l’avenir simplement hypothéquée. Ces peurs ne nous permettent pas de nous construire mais bien de nous déconstruire. Et comme nous devons avancer, car nous sommes forts, nous devons tout accepter. Tout allant tellement vite il est impossible de s’arrêter, juste un instant, pour réfléchir à l’engrenage infernal dans lequel nous nous trouvons imposés par cette nouvelle coalition dite CPC, les conséquences des mauvaises stratégies dans la Gouvernance, des décisions très souvent hasardeuses et subversives « Le peuple paye a assez les conséquences ».

Opposition démocratique rebaptisé ou regroupé dans le COD-2020.

Soit l’Opposition démocratique, excelle du fait de double jeux et trouble fait ! Nous avons vues dans les stratégie d’infiltrations, d’allégeance et autres sabotages sur beaucoup des sujets qu’il fallait plus être lucide et pragmatique dans le relèvement difficile de notre Pays, afin de mieux embrayer une sortie de crise plus intelligente. Par ailleurs, au lieu d’exercer une réelle opposition, déjà sur les enjeux, en premier lieu la Sécurité sur toutes les dimensions (territoriale, humaine, économique…), être vigilance sur la Gouvernance à l’endroit de la gabegie les copains(es) d’abord…En un mot, être vigilant dans les dérapages de la gouvernance, que de s’étaler sur des conflits d’égos de personnes, sortant complètement des enjeux qui gangrènent,  asphyxie le peuple Centrafricain. Et empêche son émergence sur le plan économique, de développement, ainsi l’émancipation des Centrafricains(es)

L’Etat d’urgence ! Aujourd’hui, la politique de fermer ne doit pas assourdir le tout compte et des complotists, au nom des dérapages, et privation des droits humains, de la privation de la liberté d’aller et venir, d’une nouvelle Orientation politique de musèlement, au lieu de la Gouvernance concertée dans les respects des institutions, des choix intègres des acteurs compétents, expérimentés, intègre, responsable pour une nouvelle destinée de la Centrafrique.

Notre Pays n’est plus un Pays normale, pour une stratégie hasardeuse sur le plan politique et Gouvernance, laisser pour compte à la sous-traitance de la communauté internationale sans donner une orientation politique venant de nous-même pour notre Pays, que seul nous fils et filles du pays former, ayant acquis de compétences, de l’expérience ailleurs ou en Centrafrique, pourrons maitrisés sur un plan politique, économique, sociologique, démographique… et, moderne dans l’air de la mondialisation pour ce siècle par les voix d’une gouvernance  technologique.

Le Président Paul KANGAME, pour son Pays Rwanda, de sa qualité de Chef d’Etat, clairvoyant à réussit et sortir son pays dans l’abîme, grâce à son ouverture d’esprit vis-à-vis de la politique de reconstruction avec les Diasporas venant de tous bords, les fils et filles de son Pays hier perpétré dans les désaccords et manipulation politique, de division engendrant ce que nous connaissons tous la génocide entre les fils et filles de Rwanda.

Quelles sont aujourd’hui nos capacités de rebond à travers le mot la « Résilience » ?

 

Diaspora,

Par Mr. Aubin-Roger KOMOTO

Fait à Lyon, le 30-01-2021

 

RCA : le calme est revenu dans certaines villes du pays après le trouble postélectoral

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Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Certaines villes de la RCA, secouées ce dernier temps par la montée des violences perpétrées par les groupes armés, retrouvent peu à peu  un semblant de calme. C’est le cas de Mbaïki, Boda et Bambari, etc.

 

Si à Boali, dans l’Ombella-Mpoko,  et à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka,  les déplacés qui ont fui leur foyer à cause des violences de ces derniers temps se plaignent davantage du manque d’approvisionnement en produits divers, et vivent dans des conditions précaires. Tandis qu’à Mbaïki et Boda, deux villes centrafricaines récupérées par les forces gouvernementales, les activités semblent normalement reprises. L’administration, l’école, le commerce et le trafic des marchandises  vont même jusqu’à Boda.

Tandis qu’à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, la ville est redevenue calme après  une journée de tension hier  après l’assassinat d’un agent humanitaire par les éléments rebelles de l’UPC. Malgré tout, les forces de l’ordre patrouillent dans la ville, et les rebelles toujours visibles dans leur secteur.

On note également des cas de braquages  qui se multiplient à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré.

À Bangassou, dans la préfecture de Mbomou,  la psychose tente de baisser  au sein de la population. Ce qui favorise la reprise des activités commerciales dans la ville.

 

Par D. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 23 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com