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Dernière heure : la ville de Mbaïki vient de tomber officiellement aux mains des rebelles

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 19 décembre 2020, 20:03:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Mbaïki, située à environ 107 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye, vient à son tour de tomber aux mains des rebelles, et ce,  24 heures après celle de de Boda. Des renforts sont en route, et les populations sont en débandade dans la brousse.

Quelques heures après les violents combats ayant opposé les rebelles aux éléments des forces armées centrafricaines, appuyées par les Mercenaires russes de la société privée Wagner, la ville de Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye,  vient de tomber aux mains des rebelles coalisés. Les soldats FACA ainsi que les mercenaires russes sont en débandade générale.

Au même moment, à Bangui, des renforts des mercenaires russes et des soldats FACA ont quitté la capitale  à destination de Boali, à quelques kilomètres de Bossembélé,  puis à Pissa, non loin de la ville de Mbaïki. Ceci dit, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, qui vient d’ailleurs de finir son meeting au stade 20 000 places, vient d’opter pour l’option des mercenaires russes que celle de la Minusca.

Notons que les Casques bleus de la Minusca, forces des Nations-unies en République centrafricaine,  n’ont jamais combattu aux côtés des mercenaires russes de la société Wagner. Alors, vont-ils le faire cette fois pour contrer l’avancée des rebelles sur le terrain ? Personne n’est en mesure de le savoir.

Au même moment, à Bossembélé, la ville est toujours contrôlée par les rebelles qui ont assisté à l’arrivée de l’ancien Président François Bozizé et de son fils Francis dans la ville.

Pendant ce temps, dans la ville de Gallo,  située à 55 kilomètres de Bouar sur l’axe Béloko, le bilan de la prise de la ville par les rebelles fait état d’un auxiliaire des eaux et forêt tuée, et deux gendarmes blessés.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : violent affrontement en cours entre les mercenaires russes et les rebelles dans la localité de Mbaïki

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Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 19 décembre 2020, 18:07:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située à 107 kilomètres de Bangui, la ville de Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye, vient à nouveau d’être secouée il y’a quelques minutes par un violent affrontement entre les Mercenaires russes de la société Wagner et les forces coalisées des rebelles.

 

Vingt-quatre heures après la prise de la ville de Boda par les rebelles, la ville de Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye, située au sud-ouest de la RCA, vient d’être attaquée par les rebelles.

Les soldats FACA, appuyés par les mercenaires russes de la société Wagner, tentent actuellement de résister au violent assaut des rebelles qui sont lourdement armés.

Pour l’heure, les détonations d’armes lourdes et légères se font entendre toujours dans la ville, et les populations, paniquées,  sont en fuite dans la brousse, d’autres terrées chez elles. Pour le moment, aucun bilan n’est disponible.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : fuite des forces de l’ordre devant l’avancée des rebelles, le chef d’État major et le ministre Henri Wanzet Linguissara haussent le ton et menacent

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Pancarte de Bienvenue à Boali. CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 19 décembre 2020, 12:00:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que les éléments des forces de l’ordre, notamment les FACA, gendarmes et policiers, devant l’avancée des forces de l’ordre,   ont l’habitude d’abandonner précipitamment leur position en faveur de leurs ennemis. À Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, ou encore à Boali, dans l’Ombella-Mpoko, les gendarmes, comme les soldats FACA, ont du abandonner leur position avant même l’arrivée des ennemis. Face à ce phénomène d’abandon de postes, le chef d’État major, le général Zéphirin Mamadou, et le ministre de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara hausse le ton et menace ces soldats qualifiés de « PEUREUX » de sanction. Et ce n’est pas tout!

 

Si à Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye,  les Mercenaires russes, lourdement armés,  ont décidé d’accompagner les soldats FACA à revenir dans la ville après leur fuite sans coups de feu, à Boali, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, les gendarmes, tout comme les FACA n’ont pas accepté d’y revenir.

En effet, dans la nuit du vendredi à samedi, vers 1h du matin, un convoi des soldats FACA, positionné non loin de la ville de Boali,  a dû quitter précipitamment le secteur pour rentrer à Bangui. Au même moment, sept gendarmes de la brigade territoriale de Boali, devant la fuite des soldats FACA, ont eux aussi quitté précipitamment la ville pour rentrer à Bangui, abandonnant derrière eux les populations locales qui n’ont que leurs yeux pour pleurer. Quelques heures plus tard, la nouvelle de leur fuite est arrivée chez le ministre Henri Wanzet Linguissara qui s’est déplacé, en urgence, à la direction générale de la gendarmerie où il les a personnellement rencontrés.  Ils demandent simplement aux intéressés de regagner très rapidement leur poste à Boali, sans quoi ils auront droit à une sanction lourde de leur hiérarchie. Malgré la menace du ministre Wanzet, les gendarmes ont préféré revenir et stationnés au PK48 sur la route de Boali. Et ils ne sont pas les seuls. Dans la nuit du vendredi à samedi 19 décembre, tous les gendarmes se sont déguisés en civil pour éviter d’être pris pour cible au cas où les assaillants arrivent dans la capitale.

Pendant ce temps, au camp de Roux à Bangui, près d’un millier des soldats FACA ont été retenus pour se préparer à d’éventuels combats avec les assaillants dans la capitale.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la ville de gallo (nord-ouest) vient d’être occupée par des rebelles

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Ville de Gallo, sur la route nationale n°1 à 50 km de Baboua sur l’axe Baboua. Photo CNC / Gervais Lenga.

 

Bouar, République centrafricaine, samedi, 19 décembre 2020, 10:35:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de gallo, situé à 55 kilomètres de Bouar sur l’axe Béloko, au nord-ouest de la rca, vient de tomber sans affrontement aux mains des rebelles. Tous les postes de la gendarmerie locale sont occupés par les assaillants qui sont une dizaine.

barrière checkpoint gendarmes de Gallo dans la nan mambéré le 17 avril 2020 par cnc
Poste de contrôle de la gendarmerie à Gallo, dans la préfecture la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine. Photo CNC / Gervais Lenga.

Située non loin de la frontière avec le Cameroun,  la ville de gallo vient de tomber sans résistance aux mains des rebelles. Selon certains habitants de la ville interrogés par CNC, les forces de l’ordre auraient quitté la ville depuis 24 heures avant l’arrivée des assaillants.

Pour l’heure, les deux postes et deux barrières de la gendarmerie, situés sur l’axe Aba et Baboua, sont occupés  par les assaillants.

Pendant ce temps, à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, nombreux sont ceux qui pensent que ces rebelles qui occupent actuellement la ville de gallo appartenaient bien à la nouvelle coalition des groupes  de l’ancien Président François Bozizé.

Pour l’heure, selon des témoins, les circulations fonctionnent correctement dans les deux sens sur le corridor Bouar / Béloko.

 

Par ailleurs, à Boali, des rumeurs persistantes font état de la présence des rebelles à 25 kilomètres de la ville.

Affaire à suivre.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

Afrique – Centrafrique: Casques bleus déployés, l’ONU appelle au calme

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Afrique – Centrafrique: Casques bleus déployés, l’ONU appelle au calme

Bangui ( République centrafricaine ) – Une offensive surprise de groupes armés dans l’ouest de la Centrafrique a contraint les Nations unies à déployer des Casques bleus vendredi, dénonçant «une tentative délibérée de perturber les élections» présidentielle et législatives du 27 décembre.

La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) «a déployé vendredi des forces à Bossemptélé et à Bossembélé, deux localités de la préfecture de l’Ombella-M’Poko cibles d’attaques (menées) par des éléments armés du 3R, du MPC et des anti-Balaka», a déclaré dans un communiqué son porte-parole Vladimir Monteiro./////////////.

Ces trois des plus importants groupes armés qui occupent deux tiers de la Centrafrique ont menacé de s’en prendre au pouvoir du président Faustin Archange Touadéra si ce dernier organise des fraudes, comme ils l’en accusent, pour obtenir un second mandat./////////////.

Réponse aux violences/////////////.

Selon des sources humanitaires et onusiennes, les groupes armés se sont emparés de plusieurs localités situées sur les axes qui desservent la capitale Bangui, désormais menacée par un blocus à distance./////////////.

«Le renforcement des moyens de la Minusca, y compris avec des moyens aériens, est une réponse aux violences commises par ces groupes armés et qui ont également touché Yaloké et Bozoum», à un peu plus de 200 kilomètres de Bangui, faisant deux morts parmi les forces du gouvernement./////////////.

À New York, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a condamné vendredi «l’escalade de la violence et appelle tous les acteurs à cesser toute hostilité de manière urgente», a indiqué son porte-parole Stéphane Dujarric. Antonio Guterres a appelé les parties à résoudre «tout différend de manière pacifique», dans l’intérêt du peuple centrafricain, qui a selon lui «souffert pendant trop longtemps du conflit et de l’instabilité»./////////////.

Les tensions sont très vives en Centrafrique, où le régime du président Touadera a accusé mercredi l’ancien président François Bozizé, exclu du scrutin par la cour constitutionnelle, de préparer un «plan de déstabilisation du pays» alors que l’opposition craint des fraudes massives aux élections./////////////.

La Centrafrique a été ravagée par la guerre civile après qu’une coalition de groupes armés à dominante musulmane, la Séléka, a renversé le régime du général Bozizé en 2013. Les affrontements entre Séléka et milices chrétiennes et animistes «anti-balaka» avaient fait des milliers de morts./////////////.

Depuis 2018, la guerre a évolué en un conflit de basse intensité, où les groupes armés se disputent le contrôle des ressources du pays, bétail et minerai principalement, tout en perpétrant régulièrement des exactions contre les populations civiles./////////////.

Putschiste récidiviste/////////////.

Depuis son retour d’exil en décembre 2019, François Bozizé cristallisait les inquiétudes de la majorité présidentielle, qui accusait ce putschiste récidiviste de fomenter un nouveau coup de force. François Bozizé est soupçonné d’avoir organisé une contre-insurrection sanglante depuis son exil, mais il est resté relativement populaire malgré des sanctions de l’ONU, qui l’accusent d’avoir soutenu des milices anti-balaka coupables, selon l’ONU, de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité en 2013 et 2014./////////////.

Jeudi, le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), les 3R (Retour, réclamation, réhabilitation) et deux groupes anti-balaka avaient publié un communiqué dans lequel ils s’engageaient à «rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national par tous les moyens», y compris les «moyens de coercition, dans l’hypothèse où le pouvoir exécutif s’obstine à manipuler l’organisation du scrutin pour faire un hold-up électoral»./////////////.

«L’alliance de plusieurs groupes armés née en 2019 pour défier l’autorité du régime de Bangui s’est mise en action depuis plusieurs jours avec des soutiens au plus haut niveau de l’État, au Tchad et au Congo Brazzaville» affirme Nathalie Dukhan, chercheuse pour l’ONG The Sentry et spécialiste des groupes armés en Centrafrique. «L’objectif ultime est d’empêcher le plan de réélection de Touadéra au premier tour», assure-t-elle./////////////.

11’500 Casques bleus/////////////.

Mercredi, le porte-parole de la Minusca, chargée de sécuriser les élections avec ses 11’500 Casques bleus, avait appelé François Bozizé «à œuvrer sincèrement pour un retour véritable de la paix (…) plutôt que de tisser des alliances avec des leaders de groupes armés pour déstabiliser le pays»./////////////.

«La Minusca note que, suite à l’invalidation de la candidature de l’ancien président Bozizé, et après ses récentes rencontres avec les trois groupes armés susmentionnés, les incidents sécuritaires se sont multipliés et intensifiés», a renchéri le porte-parole dans le communiqué de vendredi./////////////.

François Bozizé avait pourtant réaffirmé son attachement au processus électoral en déclarant mercredi son soutien à la candidature d’Anicet Georges Dologuélé pour battre le président Touadéra. Fort du large électorat acquis à François Bozizé, Anicet Georges Dologuélé, économiste de formation et Premier ministre de 1999 à 2001, apparaît désormais comme le principal challenger du président Touadéra.

Avec AFP

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RCA : les rebelles de 3R créent la psychose dans le nord-ouest

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L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 19 décembre 2020, 08:27:13 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans le nord-ouest de la RCA, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, les habitants s’inquiètent de la présence d’un nouveau groupe rebelle qui serait une coalition de plusieurs autres groupes présents dans la région. Sur l’axe Bouar / Béloko, à 25 kilomètres de Bouar, ce samedi 19 décembre, on signale dans le secteur la présence des hommes lourdement armés assimilés aux éléments de 3R, suscitant des inquiétudes au sein de la population locale.

 

Depuis quelques jours, les habitants de plusieurs localités de la Lobaye, de l’Ombella-Mpoko et de l’Ouham-Péndé  se plaignent  de la présence massive des combattants rebelles appartenant à une nouvelle coalition des groupes armés dans leur secteur.

Un groupe qui, selon plusieurs sources sur place, comprend des miliciens Anti-Balaka, ceux du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC)  et des éléments de 3R (Retour, Réclamation et réhabilitation).

En dehors des villes de Yaloké et de Bossembélé où ces combattants rebelles ont affronté depuis vendredi les éléments de l’armée nationale, la présence de combattants de ce nouveau  groupe rebelle est signalée depuis cette nuit dans les localités de Boda, de Mbaïki et de Kaga-Bandoro, puis ce samedi matin à 25 kilomètres de Bouar sur l’axe Béloko.

Sur place, les habitants s’inquiètent sérieusement de la présence de ces hommes, tandis qu’à Kaga-Bandoro, on signale également l’arrivée massive des rebelles du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) en provenance de Kabo et de Batangafo, puis de l’UPC en provenance de Bambari, avec un objectif, Damara, la ville natale du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Pour l’heure, sur l’axe  Bouar / Béloko, les circulations ont repris après des heures de blocage suite à la présence de ces rebelles.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : SARANDJI en fuite vers Yaoundé, Touadera en meeting au stade 20 000 places à Bangui

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De gauche à droite, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 19 décembre 2020, 06:48:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En campagne à Baoro, dans la préfecture de Nana-Mambéré, l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI est en fuite vers Yaoundé, au Cameroun.  Pendant ce temps, son ami Faustin Archange TOUADERA, en campagne dans la capitale, va tenir un grand meeting ce samedi 19 décembre au stade 20 000 places.

 

Même si les forces coalisées des rebelles s’approchent dangereusement de la capitale Bangui,  et des milliers des Centrafricains de l’Ouest sont en fuite dans la brousse en raison de la situation sécuritaire actuelle, certains candidats ont préféré poursuivre leur campagne électorale uniquement dans la capitale comme si de rien n’était.

Le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, dont le Directeur de campagne est en fuite vers Yaoundé au Cameroun,  va organiser un grand meeting à Bangui ce samedi 19 décembre dans le stade 20 000 places.

Au même moment, l’autorité nationale des élections, dans le cadre du processus électoral en cours,  annonce la distribution des cartes d’électeurs ce samedi dans la capitale.

Et comment faire pour les villes de province ?

Notons qu’à Mbaïki et à Boda, deux grandes villes de la Lobaye, puis à Yaloké, Bozoum, Bossemptélé, Baoro, Bossembélé et Boali, les populations, fuyant les violences,  sont en grande majorité dans la brousse. Les forces de  l’ordre, dépassées par l’ampleur des choses, ont elles aussi plié bagage. Alors, peut-on distribuer des cartes d’électeurs dans ces villes fantômes ? Qui vont-ils le faire ?

Pour l’heure, le doute persiste réellement sur la tenue de ces élections avant la fin d’année. La communauté internationale devrait se rendre à l’évidence.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

La Covid-19 à l’assaut du développement durable : le cas de la RCA

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Hôpital communautaire de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 19 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). De nombreux pays dans le monde vivent à l’heure d’une deuxième vague de l’une des pires épidémies des temps modernes : celle de la Covid-19. Si l’Afrique s’en sort mieux que certains pays dits développés, outre son économie, le développement durable dans le continent a connu un coup d’arrêt.

 

Confinement, couvre-feu, restrictions, tel est le quotidien de plusieurs millions de personnes dans des pays où la Covid-19 continue de faire des ravages. Depuis l’apparition du virus, nombreux sont ceux qui prédisaient la fin du continent. Pourtant, le continent a réussi à faire mentir les pronostics le concernant. Néanmoins, son économie et ses démarches en matière de développement durable et sanitaire n’en demeurent pas indemnes. C’est le cas de la Centrafrique.

 

Selon l‘indice de la gouvernance en Afrique de « Mo Ibrahim Foundation » (Ibrahim Index of African Governance -IIAG-) 2020 pour l’année 2019, la RCA est classée 46e sur 54 pays en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement.

 

Pour répondre au besoin de cette précieuse ressource, un partenariat avait été scellé en mai dernier entre l’Union européenne, le Gouvernement centrafricain et l’ONG Oxfam. Cette collaboration, estimée à 1,35 million d’euros (plus de 885 millions de francs CFA), a été mise en place dans le but de construire 125 forages à Bangui et à Paoua. Ce projet d’eau potable et d’assainissement, dont la mise en œuvre devrait s’achever dans les semaines à venir, tend avant tout à accompagner le pays en cette période de pandémie.

Il convient également de rappeler que le 30 octobre de cette année a eu lieu la cérémonie d’inauguration du bâtiment du siège de l’Agence Nationale de l’Eau (ANEA). D’une valeur de 320 millions de francs CFA, il a été réalisé, avec le soutien financier de l’Union européenne dans le cadre du projet « Eau pour la paix, eau pour la Vie » à Lakouanga, dans le deuxième arrondissement de Bangui. La cérémonie s’est déroulée en présence de quelques autorités locales et de la chef de la délégation de l’Union européenne en RCA, madame Samuela Isopi.

« L’ANEA est un instrument important dans notre politique pour fournir de l’eau potable à nos populations. Je crois que je suis très heureux, je remercie donc l’Union européenne qui est dans notre coopération. Nous avons prévu de renforcer les infrastructures, et aujourd’hui l’ANEA a un beau siège où les responsables vont travailler dans de bonnes conditions pour leur permettre justement de donner de l’eau à tous nos compatriotes », a déclaré le chef de l’État présent à la cérémonie.

 

Cependant, la RCA à l’instar d’autres pays en Afrique, n’est pas la seule à bénéficier des initiatives humanitaires et sanitaires qui voient le jour.

 

C’est le cas d’une récente coopération entre la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) et l’Agence française de développement (AFD) qui ont décidé de renforcer leur partenariat dans l’optique de relancer l’économie post-covid en Afrique de l’Ouest sous le signe de la finance climatique.

Ce financement, à destination des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) soit le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, servira dans des domaines tels que l’énergie, le développement urbain, l’ingénierie financière, l’agriculture et la sécurité alimentaire.

Enfin, ne recensant que 4 % des cas de contaminations dans le monde, l’Afrique partage toutefois les mêmes défis que les autres continents : se relever des coups portés par la Covid-19 aux problématiques liées à la pauvreté, aux inégalités, au climat, à la dégradation de l’environnement, à la prospérité, à la paix et à la justice.  Le continent devra également tenter de répondre de la meilleure façon aux Objectifs de Développement Durables (ODD) à l’horizon 2030.

 

Par Julien EKOMO

CENTRAFRIQUE : LA CAMPAGNE ÉLECTORALE RATTRAPÉE PAR DES DÉRAPAGES SÉCURITAIRES POSE LA PROBLÉMATIQUE DE LA SINCÉRITÉ ET DE LA LÉGITIMITÉ DU SCRUTIN. 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine , samedi, 19 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrque). a notion émergente de la démocratie impose à toutes nations civilisées d’organiser des élections inclusives, apaisées, crédibles et transparentes en respectant les intervalles prévues par la loi fondamentale. C’est dans cette logique cartésienne que le chronogramme de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) a prévu des élections présidentielles et législatives pour le 27 décembre 2020.

 

La campagne électorale a commencé depuis le 12 décembre mettant en concurrence dix sept (17) candidats pour les présidentielles et plus de mille cinq cent (1500) candidats pour les législatives. Ces différents candidats sont appelés à sillonner le territoire national à la rencontre de la population afin de solliciter leur suffrage. Force est de constater avec beaucoup de regret que le processus électoral piloté par le gouvernement via l’Autorité Nationale des Élections avait ignoré le volet sécuritaire qui représente le défi majeur de ce processus électoral. Les groupes armés non conventionnels qui, à l’occasion ont dénoncé les accords de Khartoum sèment la désolation et la psychose d’un coup d’état s’empare du pays.

Après des âpres combats avec les forces loyales, des morts se comptent par dizaines, des candidats aux élections braqués et dépouillés, des villages brûlés et déserts…tandis que dans la capitale qui jouit encore d’un semblant sécuritaire, la campagne continue au mépris du principe d’égalité des candidats devant les électeurs.

On remarque en conséquence de ce qui précède la banalisation de la vie humaine avec la cohabitation des morts et la continuation de la campagne électorale alors que les dispositions de l’article 1 de la constitution consacre le caractère sacré et inviolable de la vie humaine.

S’inscrivant dans la suite logique d’idée, l’article 5 de la constitution dispose que « la liberté de la personne est inviolable ». Considérant que certains compatriotes égoïstes et haineux se réjouissent de la déconfiture de la situation sécuritaire alors que d’autres s’alarment, le citoyen Lambda s’interroge :

Quel sera le sort d’une élection organisée dans des conditions sécuritaires aussi tendues ? Qui est politiquement et juridiquement responsable de cette déconfiture ? La communauté internationale qui encourageait les protagonistes à adhérer au processus électoral est-elle en partie responsable de ce chaos électoral ? Allons-nous assister dans les jours à venir à la suspension de la campagne électorale ou carrément au report du scrutin ? Existe-t-il une solution alternative pour palier à la carence collective du gouvernement et de la communauté internationale ? Pourquoi le système des Nations Unies en centrafrique a t-il réduit ses opérations essentielles à l’intérieur du pays ? Ce comportement est-il un geste d’aveu ou alors une confirmation de l’échec du processus électoral ? Dorénavant, quel sera le sort de l’accord de Khartoum qui constitue la grosse bêtise du quinquennat ?

A défaut de reporter les élections, observant scrupuleusement la loi électorale centrafricaine et en l’absence de toutes formes de pressions, le conseil constitutionnel dans la plénitude de sa composition collégiale devrait invalider une élection groupée organisée dans des conditions sécuritaires aussi catastrophiques.

Nous saisissons l’opportunité pour marquer notre farouche opposition à la prise de pouvoir par les armes. Seule l’expression de la volonté souveraine du peuple demeure le mode exclusif de dévolution de pouvoir c’est à dire par la voie des urnes.

Fort de ce qui précède, il apparaît important de souligner qu’à défaut d’organiser des élections dans le respect des standards internationaux, nous invitons humblement le pouvoir qui n’a d’autorité que dans la capitale et sa périphérie de privilégier le dialogue et la concertation entre les acteurs centrafricains tel que proposé par un avis de la noble cour constitutionnelle…sauvons les meubles avant qu’il ne soit trop tard.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 18 décembre 2020.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

En Centrafrique, fausses informations et discours de haine prolifèrent à l’approche des élections

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Le sulfureux Arouna Douamba alias l’homme caméléon. D’ironie burkinabé, il a grandi en Côte d’Ivoire avant d’atterrir en Centrafrique.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 19 décembre 2020. L’irruption de la Russie sur la scène diplomatique du pays depuis 2018 a coïncidé avec une forte poussée de discours agressifs visant souvent d’autres partenaires internationaux.

 

La campagne officielle vient de débuter en République centrafricaine (RCA), mais une autre joute électorale se déroule depuis déjà longtemps dans les médias et les réseaux sociaux. A l’approche du double scrutin présidentiel et législatif du 27 décembre, le débat y est vif. « Les contenus médiatiques en RCA sont bourrés de désinformation et de discours de haine, la campagne électorale a accentué ce phénomène », constate Rosmon Zokoué, coordonnateur de la future plate-forme de fact-checking Yefanda (« preuve » en langue sango), dont le lancement est prévu dimanche 20 décembre.

Bien des observateurs font valoir que l’irruption de la Russie sur la scène diplomatique centrafricaine, depuis 2018, a coïncidé avec une forte poussée de discours agressifs visant souvent des partenaires internationaux, comme la France, l’Union européenne, ou encore la Mission des nations unies en Centrafrique.

Pour le chercheur associé à l’Institut français des relations internationales Thierry Vircoulon, qui scrute les réseaux sociaux pendant la campagne, « le trollisme est incontestablement lié à l’arrivée des Russes ». Même si, observe-t-il, les animateurs de la campagne du Mouvement cœurs unis, du président sortant Faustin-Archange Touadéra, qu’il qualifie de « griots numériques », sont aujourd’hui à l’origine d’une bonne partie des fausses informations circulant sur les réseaux.

« Allégations d’une éventuelle ingérence russe »

« Chacun des candidats cherche à déstabiliser ses adversaires en propageant des fausses informations et des fausses images », nuance Rosmon Zokoué. D’où la nécessité, selon lui, de « débunker » ces rumeurs pour améliorer le débat démocratique, grâce notamment à Yefanda, dont le financement est assuré par l’Organisation internationale de la Francophonie.

Mardi 15 décembre, Facebook a affirmé avoir fermé des réseaux gérés depuis la Russie – mais aussi depuis la France – accusés de mener des opérations d’interférence, notamment en Centrafrique. Selon l’entreprise, certains de ces faux comptes seraient proches de l’armée française, ils postaient « des allégations d’une éventuelle ingérence russe dans les élections en RCA ».

Même si toute participation institutionnelle à cette opération est officiellement démentie, la nouvelle fait tache. « C’est quand même très gênant, abonde Thierry Vircoulon, parce qu’on ne peut pas à la fois financer des meilleures formations de journalistes, soutenir le Haut Conseil à la communication, etc. et soi-même, faire de la désinformation. »

Rosmon Zokoué, lui, ne voit pas de raison d’être inquiet quant à une quelconque répercussion sur les activités de Yefanda en tant que vérificateur d’informations : « Le but de notre dispositif n’est pas d’être un média en faveur d’une puissance ou d’une autre. Il est de proposer des contenus viables. »

Depuis quelques jours, une lettre à première vue officielle circule sur les réseaux sociaux, prétendument signée par le premier ministre, qui sollicite une intervention aérienne de la France contre les groupes armés. « Pour l’instant, nous pensons que ce document est un faux, parce que les cachets sont retouchés, les en-têtes sont faux, et de manière officielle la RCA n’a pas besoin de passer par l’ambassade de France pour une quelconque intervention française. »

Guerre numérique

Récemment, certaines émissions de radio ont été suspendues, en raison de discours trop violents et répétés, mais aucune sanction n’a, pour le moment, concerné des propos tenus sur Facebook ou d’autres réseaux sociaux. Cette guerre numérique peut-elle avoir une influence sur les élections ? Avec 2,5 % de taux de pénétration, la RCA se trouve en queue de peloton dans les classements mondiaux concernant l’usage des réseaux sociaux. On compte à peine 122 000 utilisateurs de Facebook en RCA. Mais, pour Thierry Vircoulon, « les réseaux ont une influence qui dépasse largement le nombre d’usagers. Les opinions qui y circulent ne restent pas enfermées, elles se promènent après par le bouche-à-oreille ».

Lire aussi Election présidentielle en Centrafrique : François Bozizé exclu du scrutin

Le principal danger, serait, pour Rosmon Zokoué, que, « ces fausses informations ne servent à alimenter des discours de haine de plus en plus violents, et, comme par le passé, à justifier la commission de crimes ». La Centrafrique se remet douloureusement d’une guerre civile, qui, depuis 2013, a mis le pays à feu et à sang, et a laissé une bonne partie du territoire sous le contrôle des groupes armés. Un conflit dans lequel les médias et les réseaux ont joué un rôle non négligeable.

Selon les Nations unies, qui ont publié le 9 décembre un rapport sur cette thématique, le conflit politico-militaire a eu pour conséquence le développement de positionnements de plus en plus clivants entre les communautés, ciblant « des groupes en soulignant leurs différences de manière dégradante (…) stigmatisante, et engendrant des violations et abus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».

 

Par le MondeAfrique.fr

 

Alerte info : Mbaïki, sous contrôle des rebelles, la résidence du préfet pillée, le commissaire de la ville en fuite, la population en débandade

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 18 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Située à 107 kilomètres de Bangui, la ville de Mbaïki, chef-lieu de la préfecture de la Lobaye, vient à son tour de tomber dans les mains de la nouvelle coalition en provenance de Boda. La résidence du préfet a été pillée, et le commandant de la gendarmerie ainsi que le commissaire de police de la ville sont en fuite vers Bangui. Les soldats FACA sont également en fuite vers Bobangui.

Après la prise de Boda par la coalition des rebelles ce vendredi après-midi, c’est le tour de la ville de Mbaïki, la dernière grande ville située à la porte de Bangui.

D’après les témoins contactés par CNC au moment où les rebelles se trouvaient à moins de 5 kilomètres de la ville, les autorités locales civiles et militaires confondues ont déjà plié leurs bagages, suscitant la colère des populations qui ont aussitôt pris pour cible le préfet et sa famille. Grâce à l’intervention des forces de la Minusca, le préfet a été escorté vers la base de la Minusca, pendant que le commandant de la gendarmerie ainsi que le commissaire de police locale ont précipitamment quitté le lieu pour Pissa d’où ils doivent attendre les consignes de Bangui. Leurs résidences sont totalement pillées par les populations en colère.

Au même moment, les soldats FACA,  paniqués après la fuite de leurs collègues de Boda, ont aussitôt plié bagage et armes à dos  pour la ville de Bobangui derrière les mercenaires russes.

Pour l’heure, la ville de Mbaïki est sous contrôle des rebelles et est désormais sans force de l’ordre ni de défense.

Pendant ce temps, la ville de Boali, s’est vidée de ses habitants qui sont actuellement dans la brousse, et l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, secrétaire exécutif du parti au pouvoir, et son épouse en campagne à Baoro sont également en fuite pour Yaoundé, au Cameroun. Leurs enfants et certains de leurs effets personnels ont été déplacés à un lieu sûr laissant ainsi vide leur maison protégée par quelques éléments de sécurité.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA :  combat de Bossembélé, des renforts arrivent de Bangui, et l’ancien Président François Bozizé apparaît en public à Bossangoa

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Les combattants rebelles de la Séléka

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 18 décembre 2020, 16:34:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que les combats se poursuivent à Bossembélé avec de renforts terrestres et aériens des forces de la  Minusca, l’ancien Président de la République, le général François Bozizé vient d’apparaître en public au milieu d’une foule des combattants surchauffés et prêts pour affronter les forces de l’ordre.

Selon des sources militaires jointes au téléphone, l’affrontement entre la coalition des rebelles et les forces gouvernementales  est de plus en plus intense après des renforts qui sont arrivés sur place  à Bossembélé, situé à 155 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko.

Les gardes présidentiels et les soldats FACA, débordés par l’intensité des combats, ont dû faire appel aux moyens aériens et terrestres de la Minusca ainsi qu’aux forces françaises stationnées à Boali.

Du côté des rebelles, des renforts sont venus également de Bossangoa et de Yaloké.

Pendant ce temps, à Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, l’ancien Président de la République, le général François Bozizé est apparu en public au milieu d’une foule des combattants Anti-Balaka et peulhs lourdement armés et surchauffés. Ils ont pris la direction de Bossembélé, selon nos sources depuis Bossangoa, pour venir renforcer leurs collègues sur le théâtre des combats à Bossembélé.

Pour le processus électoral en cours, le doute persiste sérieusement quant à sa fiabilité et les conditions sécuritaires de certains candidats qui ont dû stopper leur campagne ce vendredi en attendant la suite des combats à Bossembélé.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : inquiétude à Bangui, la ville de Bossembélé serait tombée aux mains des rebelles

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Ville de Bangui, le 13 décembre 2020. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 18 décembre 2020, 12:28:20 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les informations des différents affrontements entre les forces de l’ordre et la coalition des rebelles commencent à sérieusement inquiéter les rues de la capitale. Alors que les informations contradictoires font état de l’arrivée par la quatrième parallèle des rebelles à Boali, et la prise de la ville de Bossembélé par les assaillants, à  Bangui, c’est la panique générale. Des colonnes des véhicules militaires attendent d’être ravitaillées au carburant  devant la station d’essence des Martyrs, et certains établissements scolaires préfèrent libérer précipitamment leurs élèves.

 

Alors qu’à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, ce jeudi 17 décembre 2020, les éléments assimilés à l’UPC  auraient traversé la BAC de la rive Baïdou, à 17 kilomètres de la ville pour Kaga-Bandoro, à Bossemptélé, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, Francis Bozizé et ses éléments lourdement armés, qui étaient à Bozoum, viennent d’arriver à Zawa, situé à moins de 25 kilomètres de Yaloké sur l’axe Bangui.

Pendant ce temps, à Bossembélé, les détonations se font entendre encore dans la ville, et les rebelles semblent progresser face aux forces de l’ordre qui se battent en retraite.

Au même moment, à Boali, situé à 95 kilomètres de Bangui, la panique s’empare de la population locales.

Pendant ce temps, à Bangui, des dizaines des pick-up de l’armée nationale sont positionnés sur des points stratégiques dans la ville, tandis que d’autres attendent d’être ravitaillés au carburant à la station d’essence des martyrs, cogérée par l’épouse du chef d’État major  Mamadou Zéphirin.

Pour l’heure, la campagne électorale en vue des élections présidentielle et législatives du 27 décembre semble largement perturbée par ce trouble sécuritaire.

Débordé par la situation, le gouvernement vient de faire appel à l’aide militaire française afin de neutraliser les assaillants.Du côté du gouvernement, un appel a l’aide militaire aérienne été fait à la France pour neutraliser les rebelles.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : les 14 groupes armés signataires de l’APPR-RCA rendent le Gouvernement centrafricain responsable de la situation dramatique que vit la population

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Signature de l’accord de paix de Khartoum à Bangui le 6 février 2019. Photo CNC

 

DÉCLARATION de KAMBA KOTA

Dénonciation de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine

 

Nous, soussignes, Réunis ce jour à KAMBA KOTA,

  1. Considérant l’échec patent de l’Accord Politique pour la Paix et la réconciliation en république Centrafricaine (APPR-RCA) du 06 février 2019 ;
  2. Faisant le constat de l’incapacité du gouvernement à mettre cet accord en application et à faire revenir la Paix sur le territoire national et la réconciliation entre les diverses communautés ;
  3. Considérant la misère du Peuple centrafricain, provoquée par sept années de conflits armés ayant fragilisé les traditionnels liens intercommunautaires ;
  4. Considérant l’insécurité généralisée qui empêche la circulation et la liberté d’entreprendre sur le territoire national ;
  5. Constatant le refus obstiné du pouvoir en place d’engager une large concertation nationale avec l’ensemble des forces vives et avec tous les protagonistes de la crise, avant la tenue des élections générales du 27 décembre 2020 malgré les demandes présentes :
  • de la Cour Constitutionnelle dans son Avis N° 015/CC/20 du 05 juin 2020, relatif à la révision de certaines dispositions de la Constitution,
  • de la coalition de l’opposition démocratique 2020 (COD2020) dans son  mémorandum du 07 juillet 2020,
  • de la Conférence Episcopale des Evêques dans son appel pour le changement structurel de la société du 26 juillet 2020,
  • de la société civile en date du 31 juillet 2020, et lors d’une conférence de presse l’associant à la CoD2020 et à certaines personnalités politiques du 03 aout 2020 ;
  • de la Plateforme des Confessions Religieuses par le biais d’une déclaration à la presse du Révèrent Pasteur Nicolas GUEREKOYAME NGBANGO Sur la Radio NDEKE LUKA ;
  • des 14 Groupes Armes signataires de I’APPR-RCA dans notre mémorandum adressé aux garants et facilitateurs en date du 20 octobre 2020.

Constatant les irrégularités caractérisées, flagrantes et éhontées dans la préparation des échéances électorales; lesquels désordres n’augurent pas des élections apaisées, transparentes et crédibles, dénoncées dans ce même mémorandum

Déclarons solennellement ce qui suit:

  1. Rendons le Gouvernement centrafricain responsable de la situation dramatique que vit la population et de la déliquescence des structures de l’état ;
  2. Nous engageons à rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national et l’autorité de l’État sur la gestion de toutes les ressources naturelles et économiques pour restaurer sa souveraineté économique et assurer le développement intégral de toutes les préfectures de la République Centrafricaine ;
  • par tous moyens qu’autorisent les lois et la Constitution, notamment en appelant l’organisation d’une élection démocratique, inclusive, juste, transparente et libre, à l’issue d’une large concertation nationale
  • par tous autres moyens de coercition, dans L’hypothèse où le pouvoir exécutif s’obstine à manipuler l’organisation du scrutin pour faire un holdup- up électoral; en effet I ‘article 35 de la Déclaration des droits de I ‘Homme et du citoyen du 26 août 1789 stipule: « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs »
  1. Tenons pour seuls responsables de tout ce qu’il pourra advenir, le Chef de l’état, le gouvernement et les mercenaires étrangers auxquels ils font appel pour appuyer leur politique néfaste et contraire aux intérêts du peuple.

 

Fait à KAMBA KOTA Le 15 décembre 2020.

Les signataires

Général AL-KATIM MAHAMAT, MPC                        Général Bi Sidi SOULEMANE, 3R Bi Sidi

Général d’Armée Ali DARRASSA, UPC              P/Général  NOUREIDINE ADAM, FPRC

p/o Ali GARBA                                                    P/O Gl Salet ZABADI

Commissaire Maxime MOKOM,                                      P/ODieudonné NDOMATE,

Anti-Balaka / Aile Mokom                                             Anti-Balaka / Aile Ngaïssona

P/o Sylvain BEOROFEÏ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alerte info : débandade à Boda, la ville se vide de ses habitants

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/ville-de-boda-en-centrafrique-450×299.jpg” alt=”Route Boda-Mbaïki le 10 novembre 2019 par CNC. Copyright” width=”450″ height=”299″ />
Route Boda-Mbaïki le 10 novembre 2019 par CNC. Copyright

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 18 décembre 2020, 10:43:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Boda, située à 192 kilomètres à l’ouest de Bangui, dans la préfecture de la Lobaye, s’est vidée complètement de ses habitants suite aux rumeurs persistantes d’une attaque des groupes armés ce vendredi 18 décembre 2020.

 

Depuis mercredi 16 décembre, des rumeurs d’une attaque des groupes armés rythment le quotidien des habitants de la ville minière de Boda, située dans la préfecture de la Lobaye.

Ce vendredi matin, à la grande surprise de tous, les populations locales, prises de panique après une alerte  d’une nouvelle attaque des rebelles, ont du fuir pour se réfugier ailleurs dans la brousse.

On ignore exactement les raisons de cette débandade générale, mais des sources sécuritaires indiquent que les miliciens Anti-Balaka qui avaient désarmé il y’a 48 heures les gendarmes dans la localité de Nandobo, dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, avaient quitté le lieu pour la ville minière de Boda par une voie parallèle.

Selon une autre source, les soldats FACA qui ont quitté en cascade la ville de Yaloké  après leur affrontement avec les rebelles ce vendredi pourraient aussi rejoindre la ville de Boda avant de pouvoir rentrer à Bangui. Leur présence peut faire peur aux populations.

Pour l’heure, la ville de Boda s’est vidée de ses habitants, et toutes les administrations sont fermées en toute urgence alors qu’aucun tir n’est entendu en ce moment dans la ville.

Les détails dans nos prochains articles.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

le défi de l’acheminement du matériel électoral dans les zones reculées

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Centrafrique: le défi de l’acheminement du matériel électoral dans les zones reculées

Bangui ( République centrafricaine ) – Le matériel électoral est stocké à la mairie de Bangassou. Toutes les équipes sont dans l’effervescence. Il s’agit désormais de bien s’organiser pour déployer le matériel. Théodore Motry est le rapporteur général de l’autorité sous-préfectoralé de Bangassou. Il explique :

« Présentement, nous sommes dans un atelier d’échanges avec tous les démembrements du Mbomou pour voir comment évolue le processus électoral. Nous devons être au même diapason. Il reste moins de deux semaines. A partir du 19 décembre, nous allons commencer à distribuer les cartes aux électeurs. »/////////////.

Des motos pour rallier les bureaux les plus difficilement accessibles/////////////.

Sous escorte, les camions de la Minusca distribuent les urnes, les isoloirs et les cartes d’électeurs jusque dans les sièges de démembrement, comme à Yongofongo. Mais là, encore ce n’est pas terminé, explique José Simplice Monguiaga, le président de démembrement de l’autorité locale des élections ://///////////.

« C’est maintenant à notre tour d’acheminer ce matériel dans les centres et les bureaux de vote. C’est le travail le plus dur, très sensible. Il faut acheminer ce matériel à temps pour le déroulement de ces élections. C’est une course. Les bureaux les plus éloignés sont à 130 kilomètres, 125 kilomètres… Mais la route est très difficile. On va utiliser des motos. »/////////////.

Pour les bureaux de vote les plus reculés, il faudra encore faire au moins quatre heures de moto sur les pistes accidentées.

Avec RFI

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RCA : Yaloké, 2 FACA et 2 gendarmes tués, deux pick-up des FACA récupérés par des rebelles, et les habitations des autorités pillées

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Image d’illustration des combattants rebelles de la Seleka. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 18 décembre 2020, 09:44:13 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis quelques heures, les combattants rebelles  confortent  leur position  dans la ville de Yaloké, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. Le bilan provisoire fait état de 4 morts, dont 2 gendarmes et deux soldats FACA, ainsi que deux de leurs cinq pick-up ont été récupérés par les assaillants. Le pillage se poursuit dans la ville, tandis que les FACA ont plié leur bagage.

 

Si dans la ville de Bossembélé les combats entre les forces régulières et les rebelles coalisés se poursuivent avec de fortes détonations d’armes lourdes et légères, à Yaloké, les soldats FACA ont déjà plié leur bagage après deux heures d’affrontement avec les assaillants.

Pour l’heure, la ville est contrôlée par des rebelles à majorité peuls, tandis que les résidences des autorités locales sont littéralement pillées par un groupe des jeunes locaux.

Selon notre correspondant qui est dans la ville, les corps des quatre forces de l’ordre, 2 gendarmes et 2 soldats FACA tués dans le combat  ont déjà été ramassés par la croix rouge nationale.

Au même moment, à Bozoum, les rebelles qui ont occupé la ville depuis ce vendredi matin, ont déjà quitté la ville pour Bossemptélé, sur la route numéro 3.

Pendant ce temps, à Bossembélé, les combats se poursuivent entre les rebelles coalisés et les forces armées centrafricaines, appuyées par les gardes présidentiels.

Selon des informations du CNC, un groupe des rebelles, retrouvé dans la brousse par quelques habitants de Bossembélé,  serait en route vers Boali, à 95 kilomètres de Bangui.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

des groupes armés réclament des concertations sur l’accord de Khartoum

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Centrafrique: des groupes armés réclament des concertations sur l’accord de Khartoum

Bangui ( République centrafricaine ) – Plusieurs groupes armés anti-balaka et ex-Séleka s’unissent, dans un communiqué commun daté du mercredi 16 décembre, pour dénoncer l’accord de Khartoum, insuffisamment appliqué selon eux. Ils menacent d’utiliser « tous les moyens » si le gouvernement ne consent pas à organiser des concertations à ce sujet avant l’organisation de la présidentielle et des législatives, prévues le 27 décembre. En cause : l’incapacité, selon eux, du gouvernement centrafricain à faire appliquer l’accord signé en février 2019 et censé ramener la paix dans le pays.

Le communiqué de deux pages est paraphé par six leaders de groupes armés ou de leurs représentants. Parmi les plus influents signataires de l’accord de Khartoum : UPC, MPC, FPRC, 3R, et deux groupes anti-balaka. Jeudi soir, la moitié avait confirmé à RFI l’authenticité du document, signé mercredi 16 décembre à Kamba Kota, dans la préfecture de l’Ouham, dans le nord-ouest du pays./////////////.

Les auteurs y dénoncent l’« incapacité », selon eux, du gouvernement à faire appliquer l’accord de Khartoum… qu’ils sont eux-mêmes régulièrement accusés de violer. Ils placent le pouvoir de Bangui face une alternative : soit accepter d’organiser une « large concertation nationale » avant la tenue des élections, soit s’obstiner à « manipuler », disent-ils, l’organisation du scrutin en vue d’un « hold-up » électoral, et s’exposer à ce que ces groupes armés utilisent « tous les autres moyens de coercition » pour obtenir gain de cause./////////////.

L’ONU s’inquiète de possibles perturbations autour des élections/////////////.

Cette déclaration menaçante intervient alors que depuis plusieurs jours, d’importants mouvements de troupes sont signalés dans le nord-ouest du pays. La Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) y a renforcé ses barrières de contrôle et ses patrouilles, sur l’axe Bossangoa Bangui notamment. L’ONU s’est plusieurs fois inquiétée, ces derniers jours, d’un risque de perturbations du processus électoral par des groupes armés, et a appelé les acteurs politiques, notamment l’ex-président François Bozizé, à s’abstenir de toute tentative d’alliance avec eux./////////////.

Plusieurs sources, sécuritaires et au sein des groupes armés font état de la présence du candidat invalidé François Bozizé lors de la signature de ce texte, ce que dément son porte-parole Christian Guénbem. Il assure que l’ancien chef d’État est, au contraire, engagé dans une « dynamique politique », comme en témoigne selon lui l’alliance nouée au même moment mercredi entre son parti, le KNK, et Anicet Georges Dologuélé pour la présidentielle.

Avec AFP

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La Centrafrique devrait se doter d’un nouveau champ photovoltaïque construit par une entreprise chinoise

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La Centrafrique devrait se doter d’un nouveau champ photovoltaïque construit par une entreprise chinoise

Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement centrafricain va doter le pays d’un champ photovoltaïque de 25 mégawatts dont les travaux seront exécutés par l’entreprise chinoise Shanxi Construction Investment Group, a annoncé jeudi le ministre du Développement de l’énergie, Herbert-Gotron Djono Ahaba.

Cette nouvelle centrale solaire, financée par la Banque mondiale, sera implantée à Dandzi, un village situé à une dizaine de kilomètres à l’ouest de la capitale centrafricaine, Bangui. Elle permettra de réduire les multiples délestages qui causent des désagréments chez les consommateurs, selon le ministre, qui a signé jeudi les contrats d’exécution des travaux./////////////.

Aux termes de ceux-ci, le site sera géré par la société de production, de transport et de commercialisation de l’électricité Enerca (Energie centrafricaine), a indiqué M. Djono Ahaba. Il a par ailleurs souligné qu’en République centrafricaine, le secteur de l’électricité est privatisé, appelant à plus d’investissements.

Avec Xinhua

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Dernière minute : la ville de Bozoum tombée entre les mains des rebelles, et combats en cours à Bossembélé

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/brigade-de-la-gendarmerie-de-bozoum-450×379.jpg” alt=”Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC” width=”450″ height=”379″ />
Brigade de recherche et d’investigation de Bozoum. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 18 décembre 2020, 07:31:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Près de la ville de Paoua et de Bocaranga, la ville de Bozoum, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, est actuellement sous contrôle des rebelles, tandis qu’à Bossembélé, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko,  les combats entre les FACA, appuyés par les gardes présidentiels et les rebelles sont en cours, et proche de la préfecture, en plein centre-ville.

 

Si à Bossembélé, dans l’Ombella-Mpoko,  les détonations d’armes lourdes et légères font fuir à nouveau les populations dans la brousse depuis ce matin, à Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé, les rebelles, à bord de six pick-up lourdement armés et des motos, ont pris la ville sans avoir affronté les forces de l’ordre qui ont abandonné le lieu depuis plusieurs jours.

Au même moment, à Yaloké, les rebelles ont finalement pris le contrôle de la ville sans faire des exactions sur les populations, selon les témoins.

Selon des témoins, à Yaloké comme à Bozoum, les plus visibles parmi les assaillants seraient des Peuls, appuyés  par des miliciens Anti-Balaka.

Pendant ce temps, à Bangui, on se question sur la présence des « Mercenaires russes qui protègent le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Sont-ils venus en Centrafrique pour Touadera ou les Centrafricains ? » se demandent les Banguissois.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Alerte info : échange des tirs à Yaloké entre les groupes armés et les soldats FACA

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Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 18 décembre 2020, 06:58:37 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’attaque a débuté ce vendredi matin vers 4 heures entre les soldats des forces armées centrafricaines (FACA) et les éléments rebelles non identifiés. La ville se vide de ses habitants, et les détonations se poursuivent.

 

Située non loin de la ville de Bossembélé  sur le corridor Bangui – Béloko, la ville de Yaloké, située à 225 kilomètres de Bangui, a été  attaquée ce vendredi matin par des rebelles non identifiés. Les autorités affirment avoir toujours contrôlé la situation, mais l’État major des armées n’a  en revanche pas fourni de bilans provisoires. Or, les rebelles, de leur côté, affirment contrôler la ville depuis 30 minutes, et les soldats FACA ont dû quitter le lieu.

Pendant ce temps, dans la ville, les combats se poursuivent, et les populations sont en débandade dans la brousse.

« Les assaillants seraient venus de la ville de Zawa et de Gaga où des patrouilles des forces régulières ont été prises pour cibles », explique une autre source sécuritaire.

« Notre but est d’arriver à Damara avant le 20 décembre », affirme un officier rebelle sur un support audio publié en langue peule sur WhatsApp.

Pour l’heure, selon des sources locales, les rebelles Peuls ont pris la ville de Yaloké aux mains des FACA, et c’est confirmée.

Pendant ce temps, à Bossembélé, les forces de l’ordre contrôlent toujours la situation, mais les rebelles sont nombreux autour de la ville dans la brousse, confirme un habitant de la ville.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Anselme Mbata

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Alain Nzilo

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RCA : braquage du véhicule 4×4 du candidat aux législatives Antoine Koïrokpi à Ngaoundaye par les 3R

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/11/pick-up-mouvement-rebelle-3r-abbas-siddiki-koui-ouham-pende-300×276.jpg” alt=”Pick-up des rebelles du 3R” width=”300″ height=”276″ />
Les 2 Pick-ups du groupe rebelle 3R arrivés il y’a deux mois dans la sous-préfecture de Koui.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 17 décembre 2020, 14:53:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Monsieur Antoine Koïrokpi, candidat du parti MLPC aux législatives dans la deuxième circonscription électorale de Ngaoundaye, a été victime d’un acte de braquage attribué aux éléments rebelles du groupe 3R (Retour, réclamation et Réhabilitation). Son véhicule 4×4 avec tous les matériels de campagne ainsi qu’une somme de plus d’un million de francs CFA  ont été emportés par les assaillants, et l’homme accuse la Minusca.

 

Après une série de vols de véhicules des candidats aux législatives du Mouvement des Cœurs unis (MCU), puis le braquage des véhicules de la candidate indépendante Béatrice Epaye à Markounda, ainsi que la séquestration de la candidate du MCU à Mbrés, c’est le tour de l’honorable Antoine Koïrokpi,  candidat du MLPC dans la deuxième circonscription de Ngaoundaye d’être la cible d’une scène de braquage attribué aux éléments rebelles de 3R qui contrôlent la localité.

Pour monsieur Antoine Koïrokpi, la responsabilité de cet acte criminel revient à la Minusca, mission des nations unies en RCA, qui  aurait refusé de lui prêter main forte au moment où il était poursuivi par les assaillants.

« On nous a rassuré que  la sécurité est assurée, et il faut aller à la campagne. C’est la Minusca qui va assurer la campagne. Mais comment la Minusca peut nous refouler hier de cette manière », s’alarme la victime au téléphone.

Il faut noter aussi que dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au cours de cette semaine, trois éléments armés non identifiés ont tenté en vain d’intercepter deux véhicules d’une ONG internationale avec six membres du personnel national à bord à Boya. Les éléments armés ont tiré leurs armes en l’air au passage des véhicules, mais les véhicules ne se sont pas arrêtés, arrivant sains et saufs à destination.

Pour l’heure, la Minusca n’a pas encore réagi sur le braquage de l’honorable Antoine Koïrokpi à Ngaoundaye, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.

 

Pammmm

RCA : polémique autour de l’accord électoral entre les partis KNK et le MCU

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Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 17 décembre 2020, 12:27:46 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 24 heures après la signature à Bossangoa d’un accord électoral entre l’ancien Président François Bozizé, Président du parti KNK, et l’opposant Anicet Georges Dologuélé, Président du parti URCA, la polémique  enfle au sein de la classe politique nationale.  Du côté de la coalition de l’opposition, on regrette le manque de consensus autour dudit accord, tandis que certains dénoncent les clauses secrètes et  politiquement suicidaires de l’accord.

 

Le mardi dernier, l’ancien Président François Bozizé, Président du KNK et Président en exercice de la coalition de l’opposition démocratique, dont la candidature à l’élection présidentielle avait été invalidée par la Cour constitutionnelle, a appelé, dans une note adressée aux leaders de la COD-2020,  ses collègues de l’opposition à affronter le candidat Faustin Archange TOUADERA  sur un front unique. Il propose le choix d’un candidat  unique de consensus  pour permettre à l’opposition de remporter la présidentielle du 27 décembre prochain. Or, ces mêmes leaders de l’opposition, après cet appel à la candidature unique face à Touadera, se dissent surpris de voir quelques heures plus tard le Président de l’Union pour le renouveau centrafricain, l’honorable  Anicet Georges Dologuélé se présenter à Bossangoa pour signer un accord électoral avec le Président du KNK François Bozizé, alors qu’aucun candidat unique de l’opposition n’a été désigné. Beaucoup dénoncent le manque de consensus autour de cet accord  électoral que certains le considèrent comme suicidaire.

D’après un manifeste pour les droits humains publié par l’ONG Amnesty International en date du 15 décembre dernier et destiné aux 17 candidats à l’élection présidentielle du 27 décembre prochain en RCA, le futur président de la Centrafrique doit placer la lutte contre l’impunité au cœur de son quinquennat, abolir la peine de mort.

Ces directives de l’Amnesty International poussent plusieurs cadres de l’URCA, le parti de l’opposant Anicet Georges Dologuélé à accueillir avec méfiance mesurée l’accord signé entre leur leader et François Bozizé. Contacté par CNC, un cadre dudit parti sous couvert de l’anonymat affirme que l’accord signé comporte des clauses secrètes, suicidaires pour le parti du moment où la Cour Constitutionnelle sonne le glas de l’impunité, et les organisations tant nationales et internationales de droits humains se battent pour le respect des droits de l’homme. Il dénonce fortement  cet accord qu’il qualifie de suicidaire pour son parti à quelques jours du premier tour des élections présidentielle et législatives.

Alors, le candidat Anicet Georges Dologuélé va-t-il publier l’accord qu’il a signé avec l’ancien Président François Bozizé pour enfin calmer les partisans de son parti ?

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

RCA : sixième jour de campagne électorale, la situation sécuritaire reste préoccupante, et les candidats multiplient des meetings

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Arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera au premier jour du congrès de son parti, le MCU le 24 septembre 2020.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 17 décembre 2020, 10:17:55 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les meetings populaires et autres activités de proximité organisés dans le cadre de la campagne électorale en vue du premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020 se multiplient à Bangui comme dans l’arrière-pays.  Pour la seule journée de mercredi 16 décembre,  Faustin Archange TOUADERA est à Birao et Ndélé, tandis que Martin Ziguélé était à Bégoua et Koudoukou.

 

En cette sixième journée  de campagne électorale, les candidats indépendants et de différents partis  politiques s’impliquent davantage pour inciter les citoyens à aller voter, à avoir foi et confiance en leur promesse qu’ils jurent respecter en cas de victoire.

Ainsi, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat à sa propre succession pour un second mandat aux couleurs du parti MCU était à Birao, dans la préfecture de la Vakaga, puis à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Au même moment, Sylvain Eugène Patassé, président  du parti Centrafrique nouvel élan était au quartier Combattant dans le huitième arrondissement de Bangui, alors que Cyriaque  Gonda du parti  national pour un Centrafrique nouveau était sur l’axe Mbaïki, à la rencontre de la population du village Yamboro,  Ndangala et Bimon dans l’Ombella-Mpoko.

Pendant ce temps, Martin Ziguélé, Président du parti Mouvement de libération du peuple centrafricain organise son meeting sur le terrain de Bégoua, puis de Koudoukou autour de ses promesse de la gratuité de la carte nationale d’identité et des actes de naissance. L’homme promet aussi de délivrer le passeport à tous les centrafricains au prix de 5 000 francs CFA au lieu de 50 000 francs CFA actuel. Les chefs des quartiers auront des salaires inscrits sur les budgets de leur municipalité, et les motos taximen  auront également des statuts particuliers.

Pour l’heure, le candidat du parti RDC Désiré Nzanga Bilal Kolingba est toujours en réunion avec les membres de son parti.

Affaire à suivre….

Désiré Bilal Kolingba, malade, se présente à un meeting de son parti au quartier Lakouanga.
Désiré Bilal Kolingba

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

La Centrafrique, un Etat sous perfusion de l’aide internationale

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La Centrafrique, un Etat sous perfusion de l’aide internationale

Bangui ( République centrafricaine ) – Des femmes qui font la lessive et des enfants qui pêchent. La scène, sur les bords de la rivière Belo, à 80 km au sud-ouest de Bangui, a un petit parfum d’éternité. Une atmosphère avec laquelle tranche le pont de facture moderne qui chevauche aujourd’hui le cours d’eau. Construit en juin 2019, cet ouvrage a tout d’un mécano géant, avec une structure préfabriquée métallique extrêmement solide qui peut être montée en trois jours à peine.

« C’est vraiment très pratique, affirme Nancy, une habitante du village voisin. Avant nous devions traverser la rivière avec les véhicules, c’était long et l’eau était sale. En pleine saison des pluies, il était très difficile de passer. » Une autre villageoise se sent plus en sécurité : « Pendant le conflit, il y avait des groupes armés dans la région. Maintenant on sait qu’on peut partir rapidement avec la famille s’ils reviennent. »/////////////.

Seize ponts de ce type doivent encore être construits et d’autres ouvrages réhabilités pour aider au désenclavement des régions en Centrafrique. Un programme mené en coopération étroite entre la France, qui fournit les structures, l’Union européenne (UE), qui le finance, et le gouvernement centrafricain, sous la supervision technique de l’agence publique Expertise France. Il s’agit d’un des nombreux exemples de projets de développement en cours dans ce pays qui, depuis 2013, peine à sortir d’une grave crise politico-militaire. La Centrafrique, où doivent se tenir le 27 décembre des élections présidentielle et législatives, est soutenue à bout de bras par la communauté internationale./////////////.

« On donne le poisson, pas forcément la canne à pêche »/////////////.

Des ponts, mais aussi des bâtiments administratifs, des dispensaires ou encore, plus récemment, un centre d’imagerie médicale à Bangui : les réalisations financées par l’aide internationale sont innombrables. Sans compter les programmes moins visibles de renforcement et de redéploiement de l’Etat dans le pays, même si la majorité du territoire est toujours sous le contrôle de groupes armés./////////////.

Cette manne tarde d’ailleurs à porter ses fruits. En 2013, au plus fort de la crise, les trois quarts de la population vivaient sous le seuil de pauvreté. Sept ans plus tard, ils sont toujours plus de 71 %. La Centrafrique ne parvient pas à décoller de l’avant-dernière place du classement selon l’indice de développement humain (IDH)./////////////.

L’aide internationale est omniprésente dans l’économie centrafricaine. Sa part est même « passée de 46,6 % des revenus de l’Etat en 2018 à 52,6 % en 2019 », précise le représentant de la Banque mondiale dans le pays, Han Fraeters. « Si l’aide internationale devait se tarir, le pays se trouverait en grande difficulté pour assurer la continuité de l’Etat », poursuit-il, précisant que cette dépendance va bien au-delà des recettes publiques./////////////.

Tandis que le budget annuel moyen du pays, hors appui budgétaire, est d’environ 156 millions d’euros, la mission des Nations unies (Minusca) gère un budget annuel de quelque 800 millions d’euros et les acteurs de développement décaissent annuellement la même somme./////////////.

Mais cette assistance est souvent déployée pour des solutions de court terme. Pour Denis Vasseur, le directeur pays de l’Agence française de développement (AFD), « il y a beaucoup d’argent, mais c’est surtout de l’aide humanitaire : une réponse immédiate, utile, qui mobilise un certain nombre d’employés locaux mais qui n’est pas assez structurante. L’aide humanitaire donne le poisson, mais pas forcément la canne à pêche ». /////////////.

Beaucoup, comme lui, appellent à dépasser cette logique – pourtant toujours vitale pour une bonne moitié de la population – et à engager des programmes de développement plus pérennes. « C’est le bon moment pour la Centrafrique », veut croire Natalie Boucly, la représentante locale du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), alors que le pays connaît une période de relative stabilité./////////////.

Une aide « captée » par les élites et les groupes armés/////////////.

La multiplicité des acteurs et des mécanismes pose quant à elle des problèmes de traçabilité de l’aide, d’évaluation et de coordination. La France, par exemple, est impliquée dans le Fonds européen Bêkou pour la Centrafrique, tout en menant ses propres projets de développement via l’AFD, à hauteur de 30 millions d’euros. L’agence fournit également à l’Etat centrafricain une aide budgétaire (environ 10 millions d’euros en 2020). L’ambassade, enfin, finance elle-même des projets plus modestes. Et il ne s’agit ici que d’un seul partenaire bilatéral./////////////.

« Vous avez toutes les agences des Nations unies, les ONG de développement, les coopérations bilatérales, l’UE, les institutions financières internationales, énumère la représentante du PNUD, chacune avec un programme qui lui est propre. » Coordonner les activités de tous ces acteurs est normalement du ressort du gouvernement, comme le prévoit un vaste plan cadre lancé en 2016, qui fixe les priorités de l’Etat centrafricain jusqu’en 2021./////////////.

Et ensuite ? Natalie Boucly plaide pour que le gouvernement prenne davantage la main dans ce domaine. Dans cette perspective, différents projets sont actuellement mis en place au plus haut niveau pour moderniser l’Etat et former les cadres des ministères à la gestion de budgets programmatiques./////////////.

Certains observateurs, comme Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI), dénoncent néanmoins une « captation » d’une partie de cette aide internationale par les élites du pays et les groupes armés. Une façon d’« acheter la paix », qui plus est jugée inefficace. Un bon nombre de partenaires interrogés évoquent, eux, des risques d’« évaporation » des fonds, mais s’empressent d’ajouter que leurs propres projets sont mis en place en toute sécurité financière et insistent sur le travail effectué au plus près des populations./////////////.

Mais toutes les administrations locales n’ont pas les capacités de répondre aux exigences administratives des bailleurs de fonds, rappelle Denis Vasseur, qui met en avant le faible niveau d’éducation et la formation insuffisante. Or, souligne-t-il, « l’aide au développement n’est utile que quand les gens sont en capacité de l’utiliser »./////////////.

« Des campagnes de désinformation systématiques »/////////////.

Les perspectives ne sont pas bonnes. La crise internationale liée au coronavirus aura des répercussions économiques en Centrafrique, avec un risque de récession qui pourrait atteindre 1,2 % en 2020. Touchés eux aussi, les bailleurs de fonds ne semblent cependant pas vouloir baisser le volume de leur aide. « La pandémie a eu pour effet de ralentir la mise en œuvre de certains projets », précise Jean-Marc Grosgurin, l’ambassadeur de France, qui évoque des réaffectations de financements, mais pas de coupes./////////////.

Pourtant, s’agace le diplomate, « depuis 2018, plusieurs partenaires internationaux, dont la France, font l’objet en Centrafrique de campagnes de désinformation systématiques et structurées ». Après avoir proposé de régler la facture d’un serveur de secours destiné à l’Autorité nationale des élections (ANE), la France a ainsi été accusée par certains médias locaux de vouloir truquer le scrutin. L’ambassade a alors annoncé que « face à cette atmosphère délétère », elle n’apporterait pas « de nouveaux financements au processus électoral ». Une décision qui pourrait préfigurer un tournant dans la politique d’attribution des aides si ces attaques se poursuivaient.

Avec Le monde Afrique

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Alerte info : combat en cours entre les FACA et les rebelles à 5 kilomètres de Bossembélé

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/des-FACA-à-Berongo-lors-de-parade-militaire-en-2018-450×225.jpg” alt=”deux soldats FCA à Bérongo lors de leur parade de fin de formation” width=”450″ height=”225″ />
Parade militaire des FACA à Bérengo en 2018.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 17 décembre 2020, 09:29:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’affrontement est très violent, et les détonations d’armes lourdes et légères se font entendues jusqu’au centre-ville de Bossembélé. Selon notre équipe sur place, les éléments des forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par les gardes présidentiels ont attaqué ce matin les positions des rebelles sur l’axe Bossangoa.

 

Les combats ont débuté vers 5 heures du matin ce jeudi 17 décembre 2020. Les FACA et les gardes présidentiels ont attaqué les positions des rebelles à trois kilomètres de Bossembélé sur l’axe Bossangoa. Pour le moment, un avion de combat de la Minusca survol également la zone pour renseigner les forces de l’ordre.

Selon un officier de l’armée nationale joint au téléphone par CNC, les rebelles seraient en perte de terrain face aux forces coalisées de la Minusca, FACA  et la  garde présidentielle.

Il faut noter au passage que l’adjudant-chef qui était sur un détachement des éléments du soutien logistique à Bossembélé a été interpellé par la garde présidentielle à son arrivée mardi dernier à Bangui. Les autorités l’ont soupçonné de vouloir faire le jeu de l’ancien Président François Bozizé. Détenu à la prison militaire de camp de Roux, l’adjudant-chef attend d’être présenté au procureur général près de la cour d’appel de Bangui.

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

des experts appellent à interdire les discours de haine avant les élections

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RCA : des experts appellent à interdire les discours de haine avant les élections

Bangui ( République centrafricaine ) – « Les tensions politiques, les manipulations, les fausses nouvelles et les discours de haine, y compris sur les réseaux sociaux, qui portent les germes de troubles et de violations des droits de l’homme, doivent être interdits », ont déclaré ces deux experts dans un communiqué de presse conjoint.

Selon eux, le Haut conseil de la communication et les autres institutions concernées en RCA doivent être dotés des moyens nécessaires pour surveiller les élections. /////////////.

Ces deux experts sont Yao Agbetse, Expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en RCA, et Solomon Ayele Dersso, Président de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) et point focal de la Commission africaine pour la justice transitionnelle et la protection des droits de l’homme dans les situations de conflit./////////////.

Selon ces deux experts, les élections du 27 décembre en RCA représentent « une nouvelle étape dans la consolidation des bases pour la restauration de l’autorité de l’Etat, la poursuite de la réconciliation et la construction de garanties de non-récurrence ». /////////////.

Ils appellent à des élections pacifiques, libres, équitables, inclusives et transparentes. Ils demandent notamment à tous les acteurs à se conformer à la décision de la Cour constitutionnelle sur la recevabilité des candidatures aux prochaines élections./////////////.

Appel aux groupes armés/////////////.

« Nous appelons également les groupes armés à s’abstenir d’entraver la tenue d’élections dans les territoires qu’ils continuent d’occuper », ont-ils ajouté. « La libre circulation des candidats, des électeurs, des militants et des journalistes, ainsi que la circulation sans entrave du matériel électoral et du personnel des bureaux de vote sont essentielles pour la tenue d’élections pacifiques dans tout le pays »./////////////.

Selon les deux experts, toute entrave ou tentative de déstabilisation du processus serait contraire aux engagements pris dans le cadre de l’Accord de paix de 2019 et les exposerait à des poursuites devant les tribunaux nationaux et internationaux. « Nos mécanismes appellent les groupes armés à cesser immédiatement les abus contre la population civile, y compris les femmes et les enfants, ainsi que les attaques contre les forces internationales et les travailleurs humanitaires », ont-ils ajouté./////////////.

Ils ont appelé les autorités centrafricaines à poursuivre le dialogue et la concertation avant, pendant et après les élections pour rechercher un consensus et construire ensemble les défenses de la paix./////////////.

Ils appellent également les autorités à ://///////////.

• garantir et préserver le droit de tous les Centrafricains à participer librement, par le biais de ces élections, à la conduite des affaires publiques de leur pays;/////////////.

• protéger les droits fondamentaux, notamment les droits à la liberté de circulation, de réunion, d’association et d’expression, ainsi que l’égalité d’accès aux médias publics pour tous les candidats aux élections;/////////////.

• s’abstenir de tout recours excessif et disproportionné à la force contre toute manifestation et, d’une manière générale, prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des candidats et de leurs partisans, des électeurs, de la population en général, du matériel de vote, du personnel des bureaux de vote et des locaux de vote;/////////////.

• s’abstenir de toute restriction d’accès aux réseaux Internet et aux médias sociaux;/////////////.

• interdire les manipulations, les discours de haine et l’incitation à la violence, y compris sur les réseaux sociaux qui portent en eux les germes de troubles et de violations des droits de l’homme;/////////////.

• veiller à ce que les gestes de barrière soient dûment observés dans tous les bureaux de vote afin d’empêcher la propagation de Covid-19;/////////////.

• tenir dûment compte et respecter toutes les autres normes relatives aux droits de l’homme énoncées dans la déclaration de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples sur les élections en Afrique pendant la pandémie COVID-19, de juillet 2020.

Avec Minusca

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RCA :  crise préélectorale, la Minusca appelle les groupes armés au respect de l’accord de paix

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Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 17 décembre 2020, 08:02:06 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Suite aux rumeurs de la création d’une nouvelle coalition rebelle en Centrafrique, la Minusca appelle les groupes armés au respect de l’accord de paix pour le bon déroulement du processus électoral en cours.

 

Alors que la psychose de trouble gagne du terrain à quelques jours du premier tour des élections présidentielles et législative,  la Minusca réagit aux rumeurs  persistantes qui circulent en ce moment faisant état de la création d’une nouvelle coalition rebelle dirigée par l’ancien Président de la République François Bozizé.

Pour la mission des nations unies,  de pareilles agitations pourraient perturber le processus électoral en cours. Elle demande aux groupes armés de respecter  leur engagement dans le cadre de  l’accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique (APPR-RCA).

« La Minusca  exprime sa préoccupation  et dénonce  les violences et autre type d’agissements perpétrés dans certaine partie du territoire national. La Minusca appelle les groupes armés à cesser immédiatement  les attaques et provocations  visant à la fois les candidats  aux élections, les acteurs humanitaires et la population en générale, notamment dans les préfectures de l’ouham-Péndé et de la Nana-Gribizi », a déclaré le porte-parole de la Minusca Vladimir Montiero.

Alors que le processus électoral suit son cours  avec l’acheminement des matériels électoraux dans les villes de province, la situation sécuritaire se dégrade du jour en jour.  Avec les rumeurs qui circulent dans tout le sens, la Minusca appelle à la retenue.

«  La Minusca demande à l’ancien président  François Bozizé,  dont la candidature a été invalidée par la Cour constitutionnelle de contribuer à une élection apaisée, et à s’abstenir  de toutes actions  qui pourraient entraver les élections. La Minusca souligne  que ses activités à l’intérieur du pays  et les contacts pris avec  certains groupes armés ne sont pas de nature à contribuer à un processus électoral pacifique », ajoute le porte-parole Vladimir Montero.

Condamnant le braquage  des véhicules des candidats  dans certains localités du pays, la Minusca  exige des responsables  des ces actes criminels la restitution sans condition  de ces véhicules aux propriétaires.

Pour de nombreux observateurs, tout ce qui touche le pouvoir de Bangui ou le parti MCU, la Minusca réagit comme si elle est devenue une milice armée du pouvoir.

Affaire à suivre.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 13 39 97

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RCA : le libyen Zied Zarzour , PDG sortant de l’hôtel Ledger est-il nommé conseiller du chef de l’État Touadera ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/ziad-nomme-conseiller-a-la-presidence-de-la-republique-devant-la-porte-principale-450×338.jpg” alt=”Monsieur Ziad, PDG sortant de l’hôtel Ledger nommé conseiller à la présidence de la République” width=”450″ height=”338″ />
Devant la porte d’entrée principale de Monsieur Zied Zarzour au sein de l’hôtel Ledger à Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 17 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). accusé de gestion approximative, d’incompétence, de corruption et du détournement, le Libyen Zied Khalifa Zarzour    Vient d’annoncer à ses proches qu’il serait nommé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA comme son conseiller spécial, et il compte le faire savoir à tout le monde.

 

Incroyable mais vrai ! Le vendredi 11 décembre, le PDG de la société LAICO,  le Libyen Zied Zarzour, en conflit avec le personnel de l’hôtel Ledger depuis plusieurs semaines, affichait sur la porte principale de son appartement qu’il est désormais conseiller du chef de l’État. En plus de cela, l’homme partage également à ses proches cette même information. Selon lui, sa nomination serait effective grâce à Monsieur Sani Yalo, un proche du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Vrai ou faux ? Personne n’est en mesure de le savoir. Mais ce qui est difficile à supporter dans cette histoire,  depuis la publication de la nouvelle par le Libyen Zied Khalifa Zarzour     en personne, il Ne cesse de menacer de licencier ses employés en grève depuis plusieurs semaines. Il demande à son garde du corps, un ex-chef milicien Anti-Balaka de lui chercher des employés, en totale violation du droit centrafricain.

Selon notre équipe d’enquête,  depuis la nomination de monsieur Zied Zarzour Directeur général de la société Laico-RCA en 2017, ce dernier a commencé de dépenser l’argent de la société à tort et à travers. Ce dernier s’est rapproché de monsieur Sani Yalo, un Conseillé occulte de président Faustin Archange TOUADERA, et il lui a proposé de lui donner un montant mensuel de 50million de francs CFA (soit 75 000  euros) a condition de protégé son poste entant que DG de la société.

Monsieur SANI YALO lui a remis les coordonnées de ses deux sociétés sur les quelles les transactions seront effectués, (Société VERTICAL et société EQUATEUR). En plus de cela, Monsieur Zied Khalifa Zarzour verse une importante somme d’argent à la Présidence de la République, particulièrement au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Ainsi, la présidence de la République bloque depuis plusieurs mois la prise de fonction de Monsieur Amer Abdessalam Jouida   comme Directeur général de la société Laico – Centrafrique  en remplacement de monsieur Zied Khalifa Zarzour.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Centrafrique /  élections : les troubles préélectoraux font craindre le pire

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Les combattants rebelles de l’UPC.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi 17 décembre 2020, 09:15:32 (Corbeaunews-Centrafrique). À moins de deux semaines du premier tour des élections groupées, la situation sécuritaire devient de plus en plus inquiétante. Des offensives militaires des miliciens Anti-Balaka appuyés par les éléments de l’ex-Séléka et du 3 R sur les candidats et des forces de l’ordre font craindre la tenue effective de ces élections au 27 décembre prochain.

 

Si à Bangui la campagne se déroule tant bien que mal, et le pouvoir en place croit à l’organisation d’une élection transparente d’ici dimanche 27 décembre 2020, dans l’arrière-pays, rien ne marche comme le souhaite les autorités qui veulent coûte et coûte réussir le pari.

À Kaga-Bandoro, dans la préfecture de la Nana-Gribizi, la campagne électorale d’un candidat proche du parti au pouvoir est mise à mal. Son véhicule 4×4 a été emporté par des éléments lourdement armés identifiés comme des combattants du MPC de Mahamat Alkhatim.

À Markounda, dans la préfecture de l’Ouham, les deux pick-up de la candidate indépendante Epaye, née Moundi Beatrice ont également été emportés par des rebelles.

À Bossembélé, des hommes lourdement armés ont envahi la ville, poussant un millier des habitants à fuir la ville.

À Bangassou, le candidat du MCU, monsieur Samuel ZOUNGOU et son fils ont été poignardés, et se retrouvent dans des états cliniques graves.  De ce fait, ils ne pourront plus  poursuivre la campagne pour le compte de son parti.

À  Bossembélé, l’arrestation de l’ex-chef milicien Anti-Balaka Yvon Konaté par les policiers auxiliaires à 3 kilomètres de la ville sur l’axe Bossangoa a créé la panique au sein de la population, poussant tous les gendarmes et les policiers à plier bagage pour Bangui, et la population à quitter leur domicile pour se réfugier aux champs. La ville est devenue une ville SANS ÉLECTEURS.

À Zawa, à moins de 25 km de Yaloké, une patrouille mixte des éléments des forces de sécurité intérieure est tombée dans une embuscade tendue par les éléments de 3 R et Antibalaka, faisant des morts.

À Berberati, Carnot et Gamboula, des hommes armés se font remarquer.

À Mbrés, non loin de Kaga-Bandoro, la candidate du MCU, Madame  Elisia Pierrete Ouanga Aatoko a été prise en otage et séquestrée par des hommes armés assimilés aux éléments de la Séléka et antibalakas.

À Bozoum, les 3R menacent également de prendre la ville, et la peur s’empare de la localité.

D’après nos informations, plusieurs convois des candidats et de leurs partisans étaient obligés de rebrousser chemin sur Bangui ou de prendre les pistes rurales afin de contourner ces violences. 

Contacté par CNC, un cadre du MCU affirme sous couvert de l’anonymat que toutes ces violences sont les œuvres des opposants qui se sont opposés à la tenue de ces élections à la date fétiche de leur leader. Ils veulent, ajoute-t-il, mettre le président Touadera devant son propre entêtement.

La  ville de Bangui sera-t-elle  asphyxiée ?

À suivre…

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 13 39 97

Alain Nzilo

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RCA : Bossembélé, les rebelles sont désormais à 3 kilomètres sur axe Bossangoa

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Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 décembre 2020, 18:09:47 ( Corbeaunews-centrafrique ). Selon des sources militaires, les rebelles sont désormais à la porte de la ville de Bossembélé, et les gardes présidentiels ainsi que les éléments de l’armée nationale se sont retranchés à 7 kilomètres de la ville sur l’axe Boali, et la tension est extrêmement vive dans la ville.

 

Selon les mêmes sources, les prisonniers de la maison carcérale de Bossembélé ont été libérés en raison  de l’absence des éléments de la garde pénitentiaires.

Selon nos informations, les rebelles sont désormais à 3 kilomètres de Bossembélé sur l’axe Bossangoa, alors que les gardes présidentiels ainsi que les éléments du troisième bataillon se sont repliés à sept kilomètres à l’entrée de la ville sur l’axe Boali.

Cependant, les circulations entre Bossembélé et Baoro sont sensiblement réduites en raison de l’insécurité grandissante sur le corridor depuis 48 heures.

Pendant ce temps, l’État major des forces armées centrafricaines (FACA) déploie des renforts des soldats dans la localité de Bossembélé pour renforcer la sécurité dans la zone.

Affaire à suivre.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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Directeur de publications

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RCA : incursion des groupes armés à Nandobo, des gendarmes désarmés, et des motos emportées

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Barrière de contrôle des gendarmes à Gallo, non loin de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine.

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 décembre 2020, 16:47:55 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les habitants du village Nandobo, située dans la commune rurale de Haute Batourie, à une cinquantaine de kilomètres de Berberati sur l’axe Carnon,  ont été surpris ce mardi 15 décembre par des hommes armés présumés Anti-Balaka. Ces derniers ont investi la localité, prenant un commandant de brigade de la gendarmerie et ses auxiliaires en otage ainsi que des motos – taximen.

 

La psychose gagne les cœurs au village Nandobo ce mardi 15 décembre 2020. Selon des informations recueillies par CNC, le bilan de l’incursion de ces hommes armés fait état de quatre gendarmes kidnappés, dont le commandant de brigade de la gendarmerie locale en personne et trois de ses auxiliaires, ainsi que trois jeunes conducteurs de motos-taxis. Plusieurs centaines d’habitants ont trouvé refuge en brousse, d’autres ont pu gagner les villes voisines comme Berberati, capitale provinciale de la Mambéré-Kadéï.

Selon les mêmes sources, les gendarmes ainsi que les conducteurs des motos-taxis ont finalement été libérés quelques heures plus tard par leurs ravisseurs qui les ont tous dépouillés : armes, motos, porte-monnaie, etc.

Pour l’heure, on ignore si les victimes ont pu quitter le lieu pour regagner Berberati ou Carnot, mais les sources sécuritaires locales ont indiqué que les assaillants auraient pris la destination de Mambèrè, une quatrième parallèle à destination de la Lobaye.

« Les assaillants ont mis en œuvre un plan visant à contraindre les habitants à la fuite et commettre des exactions »,  a  indiqué une personnalité indépendante locale.

Il faut noter au passage qu’à Bossembélé et à Yaloké, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, les populations ont dû quitter leur domicile pour se réfugier dans la brousse après des rumeurs persistantes d’une attaque imminente des groupes armés.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : cinquième jour de campagne électorale, les candidats multiplient des meetings à Bangui comme en province

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Terrain football de Bégoua avant l’arrivée du chef de l’État en meeting le 12 décembre 2020. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 décembre 2020, 12:40:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les meetings populaires et autres activités de proximité organisés dans le cadre de la campagne électorale en vue du premier tour des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020 se multiplient peu à peu à Bangui comme dans l’arrière pays, et les promesses à des fins électoralistes ce font nombreuses.  Pour la seule journée de mardi 15 décembre,  on enregistre au moins 5 meetings à Bangui comme en province.

 

En cette cinquième journée  de campagne électorale, les candidats indépendants et de différents partis  politiques s’impliquent davantage pour inciter les citoyens à aller voter, à avoir foi et confiance en leur promesse qu’ils jurent respecter en cas de victoire.

Ainsi, l’ancien chef d’État de transition, Madame Catherine Samba-Panza, candidate indépendante à la présidentielle et aux législatives dans la circonscription du septième arrondissement de Bangui, avait organisé mardi son premier meeting au quartier Lakouanga, dans le deuxième arrondissement de Bangui. Au même moment, Maître Nicolas Tiangaye, candidat à la présidentielle comme aux législatives dans le quatrième arrondissement de Bangui, a tenu également son premier meeting au quartier Boyrabe dans le quatrième arrondissement.

Pendant ce temps, Maître Crépin Mboli Goumba, candidat du parti africain pour la transformation radicale  et intégrale des États (PATRIE) se sont adressés devant une foule énorme de ses militants à Berberati, dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, alors que le Président du rassemblement pour la République, Monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet, a organisé, quant à lui, un meeting à Grimari, puis à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre du pays.

Pendant ce temps, le redoutable Martin Ziguélé, Président du Mouvement de libération du peuple centrafricain  se trouvait à Boali, puis à Lambi et Bossembélé, dans la préfecture de l’Ombella Mpoko, non loin de la capitale.

Pour ce mercredi 16 décembre, le candidat Faustin Archange TOUADERA se trouve à Birao, tandis que Martin Ziguélé se trouve au nord-ouest de la RCA. La campagne se poursuit sur fond d’insécurité dans certaines villes de province où les matériels de campagne de certains candidats ont été emportés par es hommes armés.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : crise préélectorale, le procureur général Éric Didier Tambo  menace l’ancien Président François Bozizé de poursuite judiciaire

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Eric Didier Tambo, – Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, le 20 janvier 2020. Crédit photo : Corbeaunews-Centrafrique.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 décembre 2020, 11:27:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À quelques jours de la fin de campagne électorale en vue des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020,  la justice centrafricaine  s’es prononcée sur les agissements de l’ancien Président de la République François Bozizé. Le procureur général, le magistrat Éric Didier Tambo menace l’ancien Président ainsi que ses complices de poursuite judiciaire.

 

Après ses investigations, le parquet général affirme avoir recensé  les différentes atteintes au processus  électoral en cours.

Ainsi, ce mardi 15 décembre 2020, le procureur général, le magistrat  Éric Didier Tambo, dans une déclaration faite sur les ondes de la radio nationale, menace  et met en garde ceux qui pourront encore semer de trouble dans l’organisation de ces élections.

« Conformément à l’article  26 du code  du procédure pénale centrafricain, et sous la surveillance du parquet général  près la cour d’appel de Bangui,  il a été mis en place  en date du 30 novembre 2020 , une cellule judiciaire coordonnée par le Procureur général, et regroupant en son sein tous les procureur de la République du ressort ainsi que tous les officiers de police judiciaires. La cellule est chargée de constater  dans le ressort de ladite cour les infractions liées au processus électoral prévues et punies par les articles 249 à 277 du code électoral ainsi que les infractions connexes  prévues et punies par le Code pénal centrafricain.  L’objectif recherché  est d’investiguer et  coordonner toutes les infractions  liées au processus avant, pendant, et après  les élections. Les informations parvenues  à la cellule font état de  ce qu’après la publication de la liste des candidats à l’élection présidentielle le 3 décembre 2020 par la Cour constitutionnelle, l’un des cinq candidats,   dont la candidature a été invalidée, notamment le candidat investi par le parti kwa na Kwa (KNK),  en campagne dans le nord-ouest de la RCA, aurait procédé à des recrutements et à l’enrôlement des mercenaires  étrangers, des  miliciens et des enfants soldats. La même source indique que  des rencontres et des contacts  entre les candidat malheureux du KNK avec d’autres chefs  de la région ont eu lieu », a déclaré le Procureur général Éric Didier Tambo qui a également indiqué qu’au « cour de  cette réunion,  un plan machiavélique aurait  été mis en place par  cette nébuleuse coalition  aux fins de dissuader, décourager, intimider et terroriser les électeurs à ne pas aller  voter le jour du scrutin. Bref ! Semer la zizanie et  la panique de manière concertée, planifiée et coordonnée  dans les différentes zones  qui sont sous leur contrôle avant et pendant  le jour du scrutin ».

D’après lui, le parquet général  tient à informer  l’opinion nationale et internationale  que ces présumés actes criminels ne resteront pas  impunis.

Notons que les différents candidats à la présidentielle et aux législatives poursuivent leur campagne sur le terrain. Le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA se trouve actuellement à Birao, Martin Ziguélé au Nord-ouest, et les autres à Bangui.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Présidentielle en Centrafrique : François Bozizé “accepte” l’invalidation de sa candidature

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Présidentielle en Centrafrique : François Bozizé “accepte” l’invalidation de sa candidature

 

Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien chef de l’État centrafricain François Bozizé a annoncé mardi 15 décembre qu’il acceptait l’invalidation de sa candidature à la présidentielle du 27 décembre, demandant à l’opposition de s’unir derrière un candidat unique pour battre le président sortant Faustin Archange Touadéra.

Revenu en Centrafrique en décembre 2019 après sept années d’exil, François Bozizé apparaissait comme le principal challenger du président Faustin Archange Touadéra, élu en 2016, et qui brigue un second mandat face à une opposition dispersée.

Visé par un mandat d’arrêt délivré par la justice centrafricaine après sa chute en 2013 et placé sous sanction de l’ONU en 2014, François Bozizé a été exclu du scrutin par la Cour constitutionnelle qui a invalidé sa candidature le 3 décembre au motif qu’il est poursuivi pour des crimes présumés.

Soutien aux antibalaka.

Depuis son exil, ce dernier était accusé, notamment par l’ONU, d’avoir organisé une contre-insurrection menée par des milices essentiellement chrétiennes et animistes, les antibalaka. En 2014, les Nations unies avaient fait geler ses avoirs à l’étranger et lui avaient interdit de voyager, au motif qu’il avait “soutenu” depuis son exil des milices coupables, selon l’ONU, de “crimes de guerre et crimes contre l’Humanité“.

François Bozizé a déclaré mardi avoir accepté de se “plier sans réserve au verdict de la Cour constitutionnelle” actant son invalidation. “Même si nous savons tous dans quelles conditions il a été arraché” a-t-il ajouté dans un communiqué, confirmé auprès de l’AFP par Séverin Vélé Faimandi, porte-parole du KNK, le parti de François Bozizé.

François Bozizé a également appelé les leaders de la COD 2020, la plateforme regroupant les partis d’opposition dont il est le président en exercice, à désigner “au sein de notre coalition un candidat unique de consensus, choisi en raison de ce qu’il dispose de la base électorale la plus étendue et de moyens financiers conséquents disponibles“.

La président sortant opposé à 16 candidats.

La Centrafrique a été ravagée par la guerre civile après qu’une coalition de groupes armés à dominante musulmane, la Séléka, a renversé le régime du président François Bozizé en 2013. Les affrontements entre Séléka et milices chrétiennes et animistes “antibalaka” ont fait des milliers de morts entre 2013 et 2014.

Depuis, la guerre a évolué en un conflit de basse intensité, où les groupes armés se disputent le contrôle des ressources du pays, bétail et minerai principalement, tout en perpétrant régulièrement des exactions contre les populations civiles.

Le premier tour des élections présidentielle et législatives se tiendront le 27 décembre dans un pays occupé aux deux tiers par des groupes armés.

Le chef de l’État sortant Faustin Archange Touadéra fait figure de favori et sera opposé à 16 autres candidats, parmi lesquels Catherine Samba-Panza, chef d’État de transition entre 2014 et 2016, ou bien encore Martin Ziguélé et Anicet-Georges Dologuélé, tous deux anciens premiers ministres.

Avec AFP
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Facebook ferme de faux comptes interférant en Afrique

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Facebook ferme de faux comptes interférant en Afrique

Bangui ( République centrafricaine ) – Facebook a annoncé mardi avoir supprimé trois réseaux gérés de Russie et de France, dont un lié à l’armée française, et accusés de mener des opérations d’interférence en Afrique.

Deux réseaux de comptes ont été attribués à des personnes associées à l’Agence russe de Recherche sur Internet et un troisième s’est avéré avoir «des liens avec des personnes associées à l’armée française», affirme Facebook./////////////.

Sollicité par l’AFP, l’état-major français n’a pas immédiatement réagi./////////////.

Ces réseaux visaient des pays du nord de l’Afrique et du Proche-Orient. Au sein de chacun d’eux, les participants usaient de faux profils, ce qui a conduit Facebook à agir./////////////.

Ces trois campagnes ont été supprimées parce qu’elles enfreignaient la politique du réseau social qui interdit «un comportement inauthentique coordonné au nom d’un gouvernement étranger», ont déclaré le responsable de la politique de sécurité de Facebook, Nathaniel Gleicher, et le chef de l’équipe mondiale de perturbation des menaces, David Agranovich dans un billet de blogue./////////////.

Concernant le réseau basé en France, celui-ci visait essentiellement la Centrafrique et le Mali, et dans une moindre mesure le Niger, le Burkina Faso, l’Algérie, la Côte d’Ivoire et le Tchad, précise Facebook, qui ajoute avoir trouvé des «liens avec des individus associés à l’armée française»./////////////.

Donnant la parole à de faux habitants de ces pays, ces comptes commentaient par exemple la politique française sur place, ou exprimaient un soutien à l’armée française./////////////.

Facebook précise avoir, dans le cas français, supprimé 84 comptes, six pages, neuf groupes ainsi que 16 comptes Instagram./////////////.

«Bien que les personnes derrière cela aient tenté de cacher leur identité et leur caractère coordonné, notre enquête a trouvé des liens avec des individus associés à l’armée française,» assure Facebook dans son communiqué. /////////////.

Sur ces comptes, étaient postées en français et en arabe des informations sur des évènements actuels évoquant «la politique de la France en Afrique francophone, la situation sécuritaire dans divers pays africains, des allégations sur de possibles ingérences de la Russie dans les élections en République centrafricaine et des commentaires favorables à l’armée française», précise encore Facebook.

Avec AFP

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RCA : 3 morts et 1 disparu dans une attaque d’une patrouille des forces de l’ordre à Zawa

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Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 décembre 2020, 09:20:30 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À moins de deux semaines du premier tour des élections législatives et présidentielles, trois éléments des forces de sécurité intérieure, dont un policier, un gendarme et un Soldat FACA  ont été tués dans une embuscade dans la localité de Zawa,  dans l’une des plus graves attaques contre les forces de sécurité intérieure depuis plusieurs mois.

 

L’attaque a été perpétrée mardi 15 décembre dans le centre ouest du pays, au village Zawa, situé à environ 240 kilomètres de Bangui.

« Une patrouille mixte des éléments des forces de sécurité intérieure est tombée dans une embuscade sur l’axe Yaloké – Bossemptélé, plus précisément au marché du village Zawa », une localité située dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, a expliqué à CNC une source sécuritaire sous couvert d’anonymat.

« Un soldat FACA, un gendarme et un policier » ont été tués, tandis qu’un autre, un policier, est porté disparu, et plusieurs autres blessés,  dont deux grave qui ont étés transféré dans la capitale », ajoute-t-il.

Côté assaillant, on parle également des morts et des blessés, mais on ignore exactement le nombre.

L’attaque n’a pas été officiellement revendiquée, mais des sources locales parlent des miliciens Anti-Balaka à la solde de l’ancien Président François Bozizé, et des combattants rebelles de 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), dirigé par le sulfureux chef rebelle camerounais Abas Sidiki.

Pour l’heure, les deux corps, celui du gendarme et du policier se trouvent encore à Zawa.

Au même moment, à Berberati, on signale la présence des éléments armés non loin de la ville sur l’axe Carnot, mais également sur l’axe Gamboula.

À Bozoum, les 3R menacent également de prendre la ville, et la peur s’empare de la localité.

Affaire à suivre.

 

 

RCA : tension préélectorale, panique à Yaloké et à Bossembélé, les Anti-Balaka occupent Gaga

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Le chef milicien Yvon Konaté arrêté par les forces de l’ordre à Bossembélé. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 16 décembre 2020, 07:37:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Toute la journée de ce mardi 15 décembre, les villes de Bossembélé et de Yaloké vivent au rythme des rumeurs persistantes d’attaque imminente des groupes armés. Les gendarmes et policiers abandonnent leur poste, suscitant la panique au sein de la population. Au même moment, les miliciens Anti-Balaka occupent les localités de Gaga et de Zawa, menaçant de progresser vers Yaloké.

 

Mardi 15 décembre, quelques minutes après l’arrestation de l’ex-chef milicien Anti-Balaka Yvon Konaté par les policiers auxiliaires à 3 kilomètres de Bossembélé sur l’axe Bossangoa, la panique s’empare de la ville. Tous les gendarmes ainsi que des policiers ont du abandonner leurs postes, poussant les populations à quitter leur domicile pour se réfugier ailleurs, laissant dans la ville que les gardes présidentiels et les éléments du troisième bataillon de l’armée nationale.

Au même moment, à Yaloké, situé à plus de 75 kilomètres de Bossembélé sur l’axe Bouar, les rumeurs d’une attaque imminente des miliciens Anti-Balaka inquiètent la ville qui s’est vidée totalement durant plusieurs heures de ses habitants.

Pendant ce temps, dans les localités de Zawa et de Gaga, situées à une trentaine de kilomètres de Yaloké sur l’axe Bouar, les miliciens Anti-Balaka ont sorti leur armement au complet pour occuper les deux localités. Tandis qu’à Boali, situé à 95 kilomètres de la capitale, les activités tournent au ralenti. Durant plusieurs heures, la ville ressemble malheureusement à une ville endeuillée.

Notons que le policier auxiliaire qui avait eu une altercation avec le chef milicien Anti-Balaka Yvon Konaté à 3 kilomètres de Bossembélé sur l’axe Bossangoa a été transféré dans un hôpital à Bangui ce mardi vers 12 heures, tandis que le chef milicien Anti-Balaka

Yvon Konaté, recherché depuis longtemps par la justice nationale,  avait été grièvement agressé par les gardes présidentiels qui étaient également basés à Bossembélé.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le député Sébastien Nadot questionne le Ministre des affaires étrangères français sur la situation politique et sécuritaire en Centrafrique

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Dans une question publiée au Journal Officiel le 15 Décembre 2020, le député Sébastien Nadot alerte à l’Assemblée Nationale M. le Ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur la situation politique et sécuritaire en République centrafricaine, gangrénée par la corruption du pouvoir en place et les violences à l’encontre des populations civiles, à l’approche des élections législatives et présidentielles.

 

Des milices armées, dirigées par des chefs de guerre accusés par l’ONU de crimes de guerre et crimes contre l’humanité, contrôlent toujours plus de 80 % du territoire national. L’opération Sangaris a officiellement pris fin en novembre 2016 sans que la situation sécuritaire ne se soit véritablement améliorée. Depuis 2018, la Russie occupe le terrain, installe ses relais, notamment au travers de la société de sécurité privée Wagner, et le régime au pouvoir s’appuie sur le crime organisé pour gouverner et gagner les élections. La France elle-même ne semble pas avoir renoncé à activer ses réseaux pour tenter de contrer l’influence russe grandissante. C’est dans ce contexte extrêmement préoccupant que se dérouleront les prochaines élections présidentielles et législatives fin décembre 2020. Les ingérences françaises et russes et l’absence d’observateurs électoraux laissent craindre un processus électoral fortement biaisé qui sera immanquablement contesté par une grande partie de la population, avec le risque d’une explosion de la violence. Selon les travaux de l’analyste Nathalia Dukhan récemment publiés par l’ONG The Sentry et le think tank l’Atlantic Council, la Russie semble avoir pris une longueur d’avance dans le contrôle du processus électoral, tandis que la France cherche à préserver son influence, notamment en soutenant M. Karim Meckassoua, ancien président de l’Assemblée nationale de centrafrique, pourtant lui-même fortement impliqué dans des scandales de corruption et de mauvaise gestion des ressources publiques. Dans son discours de Ouagadougou de novembre 2017, le Président Macron a affirmé que le rôle de la France en Afrique est « d’être aux côtés de ceux qui travaillent au quotidien, à rendre la démocratie et l’Etat de droit irréversible. ». Il lui demande d’expliquer la stratégie d’influence de la France en Centrafrique et les actions que la France compte mener afin de garantir le bon déroulement des prochaines élections en République centrafricaine et de lutter contre la criminalité organisée.

 

Sébastien Nadot, est un historien, écrivain et homme politique français, membre du Mouvement des progressistes. En mai 2020, cet ancien député LREM rejoint le nouveau groupe Écologie démocratie solidarité, constitué d’anciens membres du groupe LREM. À l’Assemblée nationale, il se mobilise notamment pour que le droit humanitaire international soit respecté au Yémen, touché par une guerre civile, s’opposant notamment à la vente d’armes françaises à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, qui pourraient être utilisées contre les populations civiles yéménites.

 

 

RCA : Amnesty International publie son Manifeste destiné aux candidats à l’élection présidentielle du 27 décembre prochain

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L’ex-chef d’État de transition catherine samba-panza et le chef de l’État faustin archange touadera au palais de la renaissance le 17 janvier 2020

 

AMNESTY INTERNATIONAL

 

REACTION

15 décembre 2020

 

République centrafricaine.  Le(a) prochain(e) président(e) devra placer la lutte contre l’impunité au cœur de ses priorités

 

A l’occasion du lancement aujourd’hui du manifeste pour les droits humains destiné aux candidat(e)s à l’élection présidentielle en République centrafricaine (RCA), Tity Agbahey, chargée de campagne pour l’Afrique centrale à Amnesty International a déclaré :

« Malgré l’engagement des autorités à mettre fin à l’impunité des crimes relevant du droit international commis depuis 18 ans par les parties en conflit, des avancées concrètes restent à faire. Les victimes et leurs familles continuent de voir ceux qui ont tué, violé et pillé marcher librement et certains de leurs chefs occuper des fonctions officielles.

« Nous appelons, dans le manifeste que nous publions, les candidat(e)s à l’élection présidentielle à renverser cette situation et faire en sorte que la justice pour les victimes des graves crimes et leurs familles soit la règle, et non l’exception.

« Le(a) prochain(e) président (e) devra s’engager immédiatement à prendre des mesures fortes, notamment en améliorant la qualité du système de justice pénale, en accordant au Ministère de la justice le budget suffisant pour faire son travail et en abolissant la peine de mort comme la République centrafricaine s’y est engagée devant ses pairs. »

Complément d’information

Amnesty International publie le manifeste destiné aux candidat.e.s à l’élection présidentielle du 27 décembre prochain en République centrafricaine. Le pays a connu depuis 2002, plusieurs vagues de violence émaillées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Ces crimes ont notamment été commis au cours du conflit de 2002-2003, et de celui en cours depuis 2012 – à l’occasion de la prise du pouvoir par la Seleka puis lors des affrontements entre groupes armés ex-Seleka et anti-Balaka.

 

Pour télécharger une copie du manifeste, veuillez cliquer ici :  https://www.amnesty.org/fr/documents/afr19/3462/2020/fr/

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