Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-rebelles-de-la-CPC-sur-un-blinde-russe-a-Boyali.-Photo-CNC-450×406.jpg” alt=”les rebelles de la CPC sur un blindé russe à Boyali. Photo CNC” width=”450″ height=”406″ />Les rebelles de la CPC sur un blindé russe récupéré à Boyali. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). La coalition des patriotes pour le changement (CPC), par la voix de son porte-parole, Monsieur Abakar Sabome, a répondu favorablement à la demande des chefs d’État de la région du Grand Lac et du Tchad réunis vendredi à Luanda pour un mini sommet sur la situation en Centrafrique .
« Les chefs de l’État et de gouvernement appellent les forces rebelles a un cessez-le-feu unilatéral et immédiat, de libérer les périphéries de Bangui et de regagner leur position initiale » a souligné le communiqué final du sommet de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs tenue vendredi 29 janvier en Angola. Aussitôt, la réponse de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) n’a pas tardé. Par la voix de l’un de ses porte-paroles sur les réseaux sociaux, Monsieur Abakar Sabome, le CPC accepte les propositions des chefs d’État des Grands Lacs, mais se pose tout de même des questions :
« Nous saluons l’initiative de l’Angola. Et nous sommes très satisfaits de forme, mais nous ne nous retrouvons pas dans le fond. Nous félicitons tous ces chefs d’État qui ont pris part malgré leur calendrier trop chargé…. Oui le cessez-le-feu unilatéral, eu le respect que nous en avons à votre égard, chefs d’État d’Afrique, à qui nous avons beaucoup de respect et beaucoup de confiance, nous nous soumettons entièrement à ce cessez-le-feu unilatéral. Eu égard pour le respect que nous en avons pour vous. Mais, ce cessez-le-feu, il faut qu’on nous définisse. Pour combien de durée ? Et quelle sera la suite ? » s’interroge le porte-parole du CPC.
D’après lui, ce cessez-le-feu unilatéral, il va être respecté pour deux, trois, quatre jours, etc., mais « nous resterons sur nos gardes », avant d’ajouter que « et si le gouvernement ne respecte pas. Et essaye d’attaquer nos positions, nous allons riposter d’une manière très sévère ».
S’agissant de l’encerclement de Bangui, Monsieur Abakar Sabome dit qu’il faudrait dire plutôt « ne pas attaquer Bangui », car nous avons des hommes dans Bangui.
Sur ce, le gouvernement n’a pas encore réagit, mais les jeunes du pouvoir avaient manifesté pour réclamer du gouvernement la non-application du cessez-le-feu promis par les chefs d’État des Grands Lacs.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/la-reunion-de-securite-a-la-primature-le-26-janvier-2021-450×338.jpg” alt=”la réunion de sécurité à la primature le 26 janvier 2021″ width=”450″ height=”338″ />la réunion de sécurité à la primature le 26 janvier 2021
Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Les «instructeurs» russes appelés à la rescousse par le gouvernement centrafricain sont en réalité des combattants appartenant à une société privée. D’après les informations recueilles par «Libération», la Mission de la paix des Nations unies collabore avec ces paramilitaires au mépris des conventions internationales et de son obligation de neutralité.
Sur la page Facebook de Firmin Ngrebada, le Premier ministre de la République centrafricaine, l’image est apparue le 4 janvier. La photographie a été prise lors d’une «réunion de sécurité» à la primature, dans une salle de réunion aux murs vert pistache. Au bout d’une longue table en bois vernis, le chef du gouvernement préside une assemblée composée de diplomates et de militaires. A sa droite, en rang d’oignon : le chef de la Mission des Nations unis pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca), le commandant des Casques bleus, l’ambassadeur russe Vladimir Titorenko, puis Valery Zakharov, le conseiller sécurité du président centrafricain et ancien des renseignements militaires russes. Aucun officiel français n’est visible.
Un homme en tenue militaire et arborant une barbe clairsemée de quelques jours, Dmitry Sergeevich Sytii, est penché vers le conseiller Zakharov. Cet Ukrainien de 31 ans avait déjà été repéré en Centrafrique lors de l’enquête du Dossier Center (un organisme financé par l’opposant russe Mikhaïl Khodorkovski) sur l’assassinat de trois journalistes russes survenu le 30 juillet 2018. Francophone, présenté à Bangui comme un interprète, Sytii est un employé de l’oligarque Evgeny Prigogine, selon le Trésor américain, qui l’a placé sur sa liste des personnalités sous sanctions.
«Le cuisinier du Kremlin»
Egalement visé par les Etats-Unis, Prigogine est soupçonné d’avoir utilisé l’une de ses sociétés, l’Internet Research Agency, pour interférer dans l’élection présidentielle américaine de 2016. Surnommé «le cuisinier du Kremlin», proche de Vladimir Poutine, il est surtout connu pour être le financier du groupe Wagner. Cette société militaire privée (SMP) n’a aucune existence légale en Russie puisque les SMP n’y sont pas autorisées. Mais ses opérations, pilotées depuis Moscou, s’étendent de la Syrie au Donbass ukrainien. Depuis octobre 2020, l’Union européenne a également placé Prigogine sous sanctions pour l’implication de Wagner en Libye.
En Centrafrique, la présence de Wagner est communément admise, y compris par Jean-Yves Le Drian. Le 21 janvier 2019, devant les sénateurs, le ministre français des Affaires étrangères qualifiait cette société de «groupe de supplétifs agissant sous l’autorité d’un nommé Prigogine». La même année, une enquête minutieuse de la chaîne américaine CNN prouvait également la présence de mercenaires payés par Prigogine en Centrafrique.
Officiellement pourtant, ces soldats sont de simples «instructeurs» de l’armée régulière, arrivés fin 2017 avec l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies et à la demande de la Centrafrique. Ce mandat, assorti d’un assouplissement de l’embargo sur les armes, devait encadrer la formation et l’équipement des Forces armées centrafricaines (Faca). Mais des doutes sont très vite apparus quant au nombre réel de combattants déployés et au profil de ces instructeurs aux tenues militaires dépareillées.
Permis d’exploration miniers
Sytii participe aujourd’hui à la plupart des réunions de sécurité où des informations sensibles sont échangées avec des responsables de la Minusca. Interrogé sur la présence d’un employé de Prigogine, Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission onusienne, affirme que «la Minusca ne le connaît pas personnellement» et ne cherche pas à savoir «qui sont les invités du Premier ministre». Comment cet «invité» placé sous sanctions par les Etats-Unis, plus gros contributeur financier des missions de la paix, peut-il passer inaperçu ?
Pour les autorités américaines, Sytii est aussi «le fondateur de Lobaye Invest». Cette société minière, immatriculée en Centrafrique depuis le 24 octobre 2017, a obtenu des permis d’exploration dans la sous-préfecture de Boda. Son acte d’enregistrement a été signé par Evgeny Khodotov, «directeur gérant» de la société M-Finance. Khodotov, les sociétés M-Finance et Lobaye sont aussi sous sanctions américaines et reliés par le Trésor américain à Prigogine.
Diamants et or
Pour Wagner, l’équation est simple. Protection contre ressources naturelles : la méthode a été notamment éprouvée en Syrie, où la société se rémunère sur l’exploitation de gaz naturel dans des territoires repris au groupe Etat islamique en échange de son soutien à Bachar al-Assad. En Centrafrique, les sous-sols sont riches en diamants et en or, dont le trafic alimente depuis toujours groupes armés et hommes d’affaires peu scrupuleux. Fin décembre, des représentants de Faustin-Archange Touadera, le président centrafricain, se sont justement rendus en Russie pour des discussions sur l’exploitation de ces ressources.
Dans le sillage de Lobaye Invest est apparue une autre société affiliée à Prigogine, Sewa Security Services. Sur une photo qui a beaucoup circulé pour illustrer l’arrivée de mercenaires russes en Centrafrique, un écusson de l’entreprise est parfaitement distinct sur l’épaule gauche d’un militaire blanc. Ces hommes lourdement armés assurent la sécurité du président centrafricain, aux côtés d’un détachement de Casques bleus rwandais de la Minusca. De l’aveu même de l’ONU, ce ne sont pas des instructeurs. Dans son rapport daté du 18 décembre 2018, le groupe d’expert des Nations unies sur la Centrafrique écrit : «Jusqu’en avril 2018, la présence d’instructeurs russes parmi les membres de la Garde présidentielle était liée à leur participation à l’exercice de formation. Par la suite, les instructeurs ont été remplacés par six employés russes de la société privée centrafricaine Sewa Security.» Dmitri Sytii et Albert Yakolé Mokpeme, porte-parole de la présidence, disent ne pas connaître cette société.
Attaque sur Bangui
«La Minusca n’a aucun cadre ou accord de coopération ou de collaboration avec la société dont vous parlez», se défend Vladimir Monteiro. Sewa Security et la Minusca partagent pourtant une mission commune : la sécurité du Président. D’après tous les experts interrogés pour cette enquête, il est impossible que les deux forces s’ignorent. La présence physique de ces «affreux» (le surnom des mercenaires blancs en Afrique) au milieu des Casques bleus constitue par ailleurs un coup de canif à la Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires adoptée en 1989.
Cette proximité inédite entre des soldats de la paix – tenus à une obligation de neutralité dans leurs missions – et des paramilitaires liés au pouvoir centrafricain s’est accentuée ces dernières semaines. Depuis la réélection contestée de Faustin-Archange Touadera, le 27 décembre, des attaques régulières de rebelles secouent le pays. Le 13 janvier, elles ont atteint les abords de Bangui, la capitale, faisant de nombreuses victimes parmi les assaillants et un mort parmi les Casques bleus. L’offensive a été attribuée à la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), formée par six groupes armés au lendemain de l’élection. Elle contrôlerait aujourd’hui près des deux tiers du territoire centrafricain. La CPC n’a pas caché son intention de renverser le pouvoir à Bangui, qu’elle considère illégitime et réélu grâce à la fraude et le soutien de Moscou.
Accord de coopération militaire
Face aux rebelles, Casques bleus, Faca et Russes ont fait front commun. Les «instructeurs» ont participé aux combats. Pourtant, aucun accord n’existe entre la Minusca et le ministère de la Défense russe, comme c’est le cas, par exemple, avec la France et son armée en cas d’opérations communes. Le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, a affirmé qu’un «mécanisme de coordination» a été mis en place, mais qu’il n’existe pas «d’opérations conjointes». Selon Dmitri Sytii, les Faca et «les instructeurs russes qui les accompagnent» conduisent des opérations «en concertation avec la Minusca».
De leur côté, les autorités centrafricaines mettent en avant un accord de défense qui encadrerait le déploiement de militaires russes. Libération a pu consulter cet accord de coopération militaire signé à Moscou le 21 août 2018. L’article 2 de ce document confidentiel de six pages prévoit «l’échange d’opinions et d’informations», «l’instruction des troupes», «l’échange d’expérience du maintien de la paix et d’interaction dans les opérations du maintien de la paix sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies», «l’interaction dans les activités de la lutte contre le terrorisme». Une sémantique peu précise «qui n’exempte en rien la Minusca d’avoir un accord avec la Russie» si leurs forces coopèrent, décrypte un expert international.
«Deux militaires russes blessés»
Le 3 janvier à Bangassou, ville située à 730 kilomètres à l’est de Bangui, cette «coordination» entre les forces de l’ONU et les paramilitaires russes s’est traduit par leur protection et leur escorte par les blindés des Casques bleus, puis leur accueil dans la base de la Minusca. Plusieurs blessés ont été pris en charge, dont deux militaires centrafricains et deux «mentors» russes, si l’on en croit un bilan diffusé le soir de l’affrontement sur un réseau interne à la mission onusienne. Le porte-parole confirme bien que «le service médical de la Minusca à Bangassou a apporté des soins à deux militaires russes blessés» dans le cadre du droit international humanitaire.
Un notable ayant assisté à la scène affirme à Libération, sous couvert d’anonymat, que cette dizaine d’hommes «de plusieurs nationalités et lourdement armés appartiennent à une société privée». Interrogé sur le statut de ces combattants, Vladimir Monteiro botte en touche et renvoie la balle aux autorités centrafricaines. A la présidence, Albert Yakolé Mokpeme dit ne pas s’intéresser «aux CV de ces militaires présents avec l’autorisation des Nations unies».
«Double jeu»
Le silence du Conseil de sécurité sur cette situation opaque, qui concerne pourtant l’une de ses missions de la paix, commence à s’effriter. «Ils se bouchent le nez et font semblant de croire qu’il s’agit d’instructeurs», juge un spécialiste des conflits armés, qui affirme que la présence des Russes permet aux autres membres du Conseil de préserver un minimum de sécurité à Bangui et une apparente stabilité politique en Centrafrique, sans s’engager eux-mêmes. «Qui les remplacerait s’ils partaient demain alors que les soldats de la paix n’ont pas les moyens de leur mission ? Cela arrange tout le monde à court terme, bien que la France aimerait bien les voir partir.»
Paris aurait en effet toutes les raisons de taper du poing sur la table du Conseil de sécurité : son influence historique en Centrafrique s’est réduite comme peau de chagrin depuis l’arrivée des Russes. Pour Nathalia Dukhan, enquêtrice au sein de l’ONG The Sentry, «la France mène un jeu double : des réseaux militaires français ont activement cherché à influencer le processus électoral pour empêcher la réélection de Touadera et ainsi mettre fin aux accords signés avec la Russie. Pourtant, elle continue de soutenir, du moins officiellement, le gouvernement centrafricain et la Minusca».
Dénoncer frontalement l’entrisme de Moscou ne changerait pas grand-chose, estime une source diplomatique française : les mercenaires russes resteraient de toute façon sur le terrain, sous couvert de la requête officielle de la RCA. Maintenir un semblant de mandat onusien serait donc un moindre mal, permettant aux membres du Conseil de sécurité de conserver une influence. Le 13 janvier, lors d’une réunion d’urgence organisée à huis clos le jour des attaques à Bangui, Washington a ainsi exigé le départ d’hélicoptères de combats russes, déployés en dehors de tout mandat. Les appareils, aperçus en soutien aux Casques bleus, ont été rangés dès le lendemain dans des avions-cargos Iliouchine. Ils ont été vite remplacés par des hélicoptères civils… mais pouvant être équipés d’armements. La fable continue.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Des-refugies-de-la-Republique-centrafricaine-font-la-queue-devant-les-bureaux-administratifs-de-Garoua-Boulai-450×253.jpg” alt=”Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA” width=”450″ height=”253″ />Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA . CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 février 2021 )Corbeaunews-Centrafrique). D’après l’ONU, au moins 105 000 personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins de la RCA, où s’affrontent rebelles et armée régulière.
<img src=”https://img.lemde.fr/2021/02/01/0/0/4032/3024/664/0/75/0/7bcf16e_420690154-image00026.jpeg” alt=”Les réfugiés centrafricains affluent par milliers dans le camp de Garoua-Boulaï depuis les premiers affrontements entre rebelles et soldats de l’armée régulière, le 15 décembre 2020.”> Les réfugiés centrafricains affluent par milliers dans le camp de Garoua-Boulaï depuis les premiers affrontements entre rebelles et soldats de l’armée régulière, le 15 décembre 2020. Josiane Kouagheu pour “Le Monde”
Pas lourds, regards tourmentés et fatigués, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants entrent en file indienne dans l’immense camp de réfugiés centrafricains de Gado-Badzéré, situé à Garoua-Boulaï, localité camerounaise frontalière de la République centrafricaine (RCA). Tous ont fui les violences qui opposent, depuis le 15 décembre 2020, des groupes rebelles aux Forces armées centrafricaines (Faca) et leurs alliés dans un pays où a été décrété l’état d’urgence.
D’après le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 105 000 Centrafricains ont été forcés de chercher refuge dans les pays voisins, notamment la République démocratique du Congo (RDC), le Tchad et le Congo-Brazzaville. Ils sont plus de 5 300 à avoir rejoint le Cameroun et beaucoup continuent à affluer au point de passage de Garoua-Boulaï, malgré la fermeture des frontières et les restrictions dues à la pandémie de Covid-19.
Le camp accueille déjà 26 000 réfugiés ayant fui la troisième guerre civile de Centrafrique, en 2013, entre milices à majorité musulmane (la séléka) et chrétienne (les anti-balaka). Les nouveaux venus sont logés dans des abris d’urgence après avoir obtenu leur statut de réfugiés auprès du HCR et passé un test de dépistage du coronavirus. Les vagues d’arrivée se succèdent à un rythme soutenu depuis début janvier.
« Mes parents se sont écroulés sous mes yeux »
Malgré son soulagement, Rita Marie Koue, foulard négligemment noué sur la tête, pleure à chaudes larmes dès sa descente du bus. La jeune femme de 38 ans a perdu ses parents, tués par des balles perdues alors qu’ils se rendaient aux champs près de Bouar, une ville de l’ouest de la RCA et l’un des points chauds des récentes violences. Traumatisée comme la dizaine de réfugiés interrogés par Le Monde Afrique, elle peine à se souvenir des dates exactes.
« Nous étions allés enlever les tubercules de manioc. Au retour, on a entendu d’intenses échanges de tirs non loin de la maison. J’ai vu mes parents s’écrouler sous mes yeux. J’ai abandonné leurs corps », relate-t-elle en sango, principale langue parlée en RCA. Ce jour-là, choquée et perdue, elle court jusqu’à sa maison, constate que son mari a disparu et s’enfuit par la brousse avec ses trois enfants. Durant trois jours, elle marche, « sans manger ni boire », jusqu’à la frontière.
A quelques pas, Adeline Fiodena, 27 ans, veuve et enceinte de huit mois, ne sait pas non plus ce qu’est devenu l’un de ses fils, ou le reste de sa famille. Lorsque les rebelles sont arrivés à Beloko, localité centrafricaine frontalière, elle s’est sauvée avec deux de ses trois enfants et a passé la nuit en pleine forêt. Fatiguée, la jeune femme dit vouloir « toutoublier pour un temps ». Ne plus penser à ce qui est « peut-être arrivé » aux siens. « Je veux juste me reposer », murmure-t-elle en jetant un regard dans la grande tente où sont assis les nouveaux arrivés.
« Ils vont passer deux jours ici en zone de transit dans des dortoirs aménagés où ils vont refaire à nouveau les tests du Covid-19 avant d’être conduits dans les abris d’urgence », explique Maxime Moude Moude, superviseur du camp. Au secteur 12 où sont érigés ces abris, des tentes du HCR s’étendent à perte de vue. Des techniciens s’affairent à la construction d’autres habitations.
Assise dans sa tente, Judith Behorofei raconte avoir vu des supplétifs russes tuer son neveu alors que sa famille tentait de fuir les combats. « Il était pourtant habillé en civil », insiste-t-elle. Plus loin, Aimé Belle-Vie Krassio parle tendrement de son frère, Boniface Alain, abattu à Bambari, dans le centre du pays. « On fuyait à travers la brousse. Il était devant. Ma femme, mon enfant et moi étions derrière lorsque les rebelles ont surgi. On s’est cachés. Ils l’ont arrosé de tirs », relate Aimé Belle-Vie qui, avec d’autres rescapés, a creusé à la va-vite une tombe afin d’offrir « un dernier au-revoir à celui qui m’a tout donné dans la vie ».
« Dire comment ramener la paix »
Dans la tente voisine, Hamadou Bachirou regrette déjà « sa vie d’avant » quand il mangeait à satiété. Cet afflux de réfugiés au Cameroun augmente des besoins humanitaires déjà considérables. « Le riz et les haricots sont insuffisants », soupire Hamadou, même s’il se dit soulagé d’« avoir enfin un lieu où dormir », tandis que d’autres, encore nombreux, attendent encore de s’enregistrer auprès du HCR.
Sur l’esplanade de la sous-préfecture de Garoua-Boulaï, plus d’une centaine de Centrafricains patientent ainsi sous le soleil, comme Pamela Edwige. Violée par deux rebelles à Bouar, la jeune fille de 18 ans a « honte » de confier son histoire aux humanitaires, malgré les encouragements de sa mère et de ses deux petits frères. Arrivée au Cameroun quatre jours plus tôt, elle passe des nuits blanches « à penser, à pleurer et à maudire cette guerre ».
Voir la population souffrir ainsi me fend le cœur. Je pense qu’il est vraiment temps qu’on s’asseye autour d’une table pour dire réellement pourquoi on prend les armes et comment ramener la paix », plaide un député de Bouar, réfugié depuis le 20 janvier au Cameroun avec femme et enfants. D’après nos sources, au moins deux parlementaires, plus de 150 forces de défense et de sécurité centrafricaines, près de 200 miniers chinois opérants en Centrafrique et des fonctionnaires sont réfugiés au Cameroun. « Si rien n’est fait aujourd’hui, le cycle de violence ne faiblira plus jamais. Il faut franchement dialoguer », insiste le député.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Sur ces 22 députés élus au premier tour, cinq sont issus du MCU, le mouvement présidentiel, contre six après les résultats provisoires, trois pour le compte du parti Patrie de Crépin Mboli Goumba, deux pour l’URCA de l’opposant Anicet Georges Dologuélé, un seul pour le KNK de François Bozizé, ainsi que pour le MLPC de Martin Ziguélé.
La Cour avait été saisie de 346 requêtes. Elle a décidé in fine d’invalider le vote dans 13 circonscriptions : Bogambolo, Baoro, Dékoa, Sibut, Zangba, Carnot 1 et 2, Bambari, Kaga Bandoro, Bozoum Nanga Boguila, mais aussi deux arrondissements de Bangui. Les raisons sont diverses : menaces et intimidations, des dépouillements dans circonstances troubles, ou des urnes détruites. La Cour a aussi redressé les résultats par endroits. Deux candidats de la majorité, également ministre, qui étaient en ballotage ont par exemple été déclarés élus. Enfin, six candidatures enfin ont été invalidées : une candidate, par exemple, dont le suppléant était un chef anti-balaka, d’autres pour violation de dispositions électorales ou encore violences durant la campagne.
Difficile sur la base de ces résultats très partiels de tirer des conclusions sur l’équilibre des forces au sein de la future Assemblée. Au total, on s’achemine donc vers un second tour dans 47 circonscriptions ainsi que 71 élections partielles, soit environ la moitié de la future assemblée, où le premier tour n’a pas eu lieu ou a été annulé. L’Autorité nationale des élections (ANE) travaille à un nouveau calendrier entièrement réaménagé pour tenir compte de cette nouvelle donne. Il devrait être rendu public sous peu. Et le temps est compté. Le mandat de l’actuelle assemblée expire le 2 mai. Et pour investir la nouvelle, il faut qu’au minimum les 2/3 des députés aient été choisis à cette date.
Bangui ( République centrafricaine ) – La situation à Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA), est “apocalyptique” alors que les rebelles encerclent la ville, selon un ancien premier ministre.
Martin Ziguélé affirment que les combats sont quotidiens dans tout le pays et qu’il ne peut pas quitter Bangui sans une escorte armée./////////////.
L’ONU affirme que plus de 200 000 personnes ont fui leurs foyers depuis que le conflit a éclaté le mois dernier./////////////.
Les forces rebelles contrôlent maintenant les deux tiers du pays./////////////.
La RCA est l’un des pays les plus pauvres et les plus instables d’Afrique, même si elle est riche en ressources telles que les diamants et l’uranium. L’ONU estime qu’environ la moitié de la population dépend de l’aide humanitaire./////////////.
Les forces rebelles qui entourent actuellement Bangui contestent la validité de la réélection du président Faustin Archange Touadéra en décembre et veulent le voir évincé./////////////.
La ville est défendue par les forces gouvernementales soutenues par les troupes de l’ONU, russes et rwandaises. L’état d’urgence a été déclaré au début de ce mois./////////////.
M. Ziguélé, qui s’est classé troisième, estime que la préoccupation de tout le monde est que la principale voie d’approvisionnement entre Bangui et l’est du Cameroun reste sécurisée./////////////.
“Je ne peux pas quitter Bangui… sans une escorte militaire lourdement armée”, dit-il par téléphone à l’agence de presse Reuters./////////////.
“Imaginez, alors, la population. Ajoutez le couvre-feu et l’état d’urgence – c’est vraiment une situation apocalyptique”, ajoute-t-il./////////////.
Ces réfugiés ont fui la RCA vers un camp de fortune en RD Congo/////////////.
M. Ziguélé se félicite de la demande de l’ONU d’augmenter les troupes de maintien de la paix mais indique que des pourparlers entre toutes les parties étaient nécessaires de toute urgence./////////////.
“Un renforcement militaire n’est pas la seule solution pour faire face à la crise sécuritaire, humanitaire et économique qui menace de plonger un des pays les moins développés du monde dans un coma complet”, a-t-il déclaré./////////////.
Au moins 12 000 soldats de la paix sont déjà sur le terrain en RCA./////////////.
L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué qu’environ 92 000 réfugiés avaient fui vers la République démocratique du Congo et que plus de 13 000 étaient passés au Cameroun, au Tchad et en République du Congo. Le reste a été déplacé à l’intérieur de la République centrafricaine./////////////.
S’exprimant à Genève, un porte-parole de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR, dit aux journalistes que les attaques des rebelles avaient entravé l’accès humanitaire à Bangui et que de nombreuses personnes sont maintenant confrontées à des “conditions désastreuses”./////////////.
Les maladies se développent et certaines personnes déplacées sont si désespérées qu’elles échangent des faveurs sexuelles contre de la nourriture, ajoute le porte-parole Boris Cheshirkov. /////////////.
Entre-temps, un organisme régional de 12 États membres a appelé à un cessez-le-feu et a exhorté les groupes armés à “se désengager de l’encerclement de Bangui”./////////////.
La Conférence internationale sur la région des Grands Lacs a averti que la crise constitue une menace sérieuse pour les pays voisins. /////////////.
Les rebelles sont repoussés par les forces armées.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/les-soldats-faca-en-patrouille-a-Bangui-3-450×338.jpg” alt=”les soldats faca en patrouille à Bangui 3″ width=”450″ height=”338″ />Les soldats FACA en patrouille dans les rues de Bangui, le 22 janvier 2021. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Après le sixième bataillon qui regroupe en son sein pour la plupart des miliciens « requins » proches du pouvoir, vient de naitre le septième bataillon d’infanterie territorial au sein des forces armées centrafricaines (FACA).
Une corporation de l’armée centrafricaine, le BIT 7 (Septième bataillon d’infanterie territorial ) voit le jour. Le décret de création a été signé samedi 30 janvier 2021 par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Selon des observateurs militaires, ce nouveau bataillon devrait regrouper en son sein les miliciens d’autodéfense du quartier PK5 qui sont actuellement en formation au camp Kassaï dans le septième arrondissement de Bangui, ainsi que les jeunes du quatrième arrondissement, recrutés vendredi 4 décembre 2020 , devant le domicile du chef de l’État au quartier Boy-Rabe.
Par ailleurs, le chef d’État major, le général Mamadou Zépherin, n’a pas déposé sa lettre de démission contrairement aux rumeurs annoncées dans certains médias.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/madame-danielle-darlan-lors-du-verdict-sur-les-dossiers-de-candidatures-presidentielle-450×300.jpg” alt=”Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé” width=”450″ height=”300″ />Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé
Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 février 2021, 07:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La cour constitutionnelle se prononce aujourd’hui sur les résultats des élections législatives en République centrafricaine, et ce, trois semaines après la publication provisoire par l’autorité nationale des élections (ÂNE).
Sur 140 circonscriptions électorales, les législatives n’avaient pas eu lieu dans 58 autres circonscriptions. La cour constitutionnelle, en proclamant le résultat définitif de la présidentielle le 18 janvier dernier, avait annulé les résultats, et pour la présidentielle, et pour législatives, dans les circonscriptions de Bambari, Baoro, Bozoum et Carnot.
La cour constitutionnelle, qui devrait se prononcer le 28 janvier sur les résultats des législatives, avait annoncé qu’elle se prononcera que ce lundi 1er février 2021. L’audience est prévue à 10 heures du matin à la Cour de cassation.
Entre temps, le candidat à la présidentielle Martin Ziguélé, qui était le premier à reconnaitre le verdict de la cour constitutionnelle sur la présidentielle, avait pourtant appelé à l’annulation pure et simple des élections législatives en raison des nombreuses irrégularités constatées. Même son de cloche du côté de l’opposition démocratique qui dénonce un processus électoral bâclé et qui n’a pas respecté les normes et standards internationaux universellement reconnus.
Les chroniques d’un ex-ambassadeur tchadien au pays de Bokassa
Bangui ( République centrafricaine ) – Mahamat Gabdou Ngaizounet était ambassadeur plénipotentiaire accrédité à Bangui sous le règne du Conseil Supérieur Militaire (CSM) présidé par le général Felix Malloum Ngakoutou Bey-Ndi. L’auteur décrit au jour le jour la vie politique en Centrafrique sous le règne du Maréchal Bokassa dont la mégalomanie entrainera plus tard l’avènement d’une éphémère monarchie impériale dans ce pays d’Afrique centrale, voisin au Tchad.
Ce journal retrace dans les moindres détails les frasques d’un despote imbu de sa personnalité qui s’imposait à son peuple comme un « président à vie », détenteur d’un pouvoir émanant de l’Éternel et sous les pieds de qui les centrafricains devraient implorer la grâce de rester en vie. Mahamat Gabdou Ngaizounet décrit des scènes où le despote étale ses états d’âme devant les siens et fait régner sa volonté sur la Centrafrique. /////////////.
Témoin privilégié ayant eu accès au Palais Présidentiel et à la tribune d’honneur pendant les cérémonies protocolaires diverses, Mahamat Gabdou nous fait entrer dans les secrets de celui qui a dirigé de mains de maître ce pays diamantifère. /////////////.
D’une plume fluide, l’ex-diplomate, aujourd’hui octogénaire, narre son sejour au pays de Barthelemy Boganda avec candeur, bien qu’à l’époque, il faisait sans doute semblant de n’avoir vu et de ne vouloir rien voir. Ces souvenirs si lointains qui ressurgissent au moment même où le président ldriss Deby Itno est élevé par son peuple à la dignité de Maréchal du Tchad ne sauraient être perçus comme une simple coïncidence par le lecteur averti. Bien que l’auteur n’y fasse pas allusion, on a comme la chair de poule en parcourant ces bribes de dérive dictatoriale qui nous invite, nous tchadiens, à craindre un éventuel dérapage de notre processus démocratique. /////////////.
Que les faits vécus au bord de l’Oubangui par nos voisins ne coulent pas, d’année en année, vers notre cher Chari ! C’est un journal captivant. Les frasques d’un tyran aux allures ubuesques sont mises en relief dans ce journal reconstitué par l’ambassadeur plénipotentiaire et Extraordinaire du Tchad en République Centrafricaine en 1975. Cet ouvrage plonge le lecteur dans les faits et méfaits de Jean Bedel Bokassa, chef de l’État et des armées, “président à vie”, “Maréchal” puis Empereur Bokassa 1er. /////////////.
Des chroniques rédigées dans un style simpliste qui lèvent un pan de voile sur les dérives totalitaires et la mégalomanie d’un despote africain. /////////////.
Mahamat Gabdou Ngaizounet est né à Fort-Lamy (N’Djamena) le 19 juin 1934. Il a été un témoin privilégié de l’accession de Tchad à l’indépendance. ll a eu le privilège d’être un des acteurs majeurs de l’univers administratif de ce pays. Il a fait office d’ambassadeur plénipotentiaire accrédité au pays du Maréchal Jean Bedel Bokassa. Dans ce journal, il partage ses souvenirs indélébiles au bord de l’Oubangui Chari.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/ludovic-ngaifei-lancien-chef-dEtat-major-de-larmee-450×308.jpg” alt=”ludovic ngaifei l’ancien chef d’État major de l’armée” width=”450″ height=”308″ />L’ancien Chef d’État major de l’armée, le général Ludovic Ngaïfei. Photo d’archives.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le général Ludovic Ngaïfei, ancien chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA), interpellées à son domicile du quartier PK11 dans la nuit du vendredi à samedi 16 janvier 2021, a été placé en mandat de dépôt et incarcéré à la prison militaire de Camp de Roux à Bangui, a-t-on appris de source judiciaire.
Le général Ludovic Ngaïfei, ancien chef d’État major, est ressorti jeudi 28 janvier, du bureau du procureur, tard dans la nuit pour être conduit sous escorte militaire vers la prison militaire de camp de Roux à Bangui. Après plus de 8 heures d’interrogatoire, l’ancien chef de l’armée centrafricaine à la retraite depuis 2018 a été placé en détention provisoire pour son implication présumée dans une tentative de déstabilisation du pouvoir en place.
Le 16 janvier dernier, le général de division Ludovic Ngaïfei a été accusé d’avoir fomenté un putsch contre le régime de Bangui. “Je laisse le soin au peuple centrafricain de juger par lui-même”, a lancé l’ancien général avant d’être incarcéré, parlant de tragi-comédie pour qualifier les chefs d’accusation.
Tout remonte en janvier 2018 après une dispute entre le général Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON à l’époque, chef d’état-major des armées et le président Faustin Archange Touadera ayant finalement abouti à son limogeage en juillet 2018.
D’après nos informations, Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON n’avait pas apprécié la façon dont gère le pouvoir Faustin Archange Touadera et ses équipes. Ce qui l’a poussé à prendre sa plume pour donner sa position et la reprendre à nouveau, deux ans après son limogeage à la tête de l’armée, pour montrer qui est Touadera.
Mises papier et remis à la presse afin de mettre à la disposition du public, ces quatre vérités sont résumées en ces termes : « Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre ». Une goutte d’eau qui fait déborder le vase à la résidence du mathématicien de boy-rave.
Faustin Archange Touadera : un président mal élu
Pour dire que le président Touadera est un président mal élu pour ne pas dire, investi par la communauté internationale dans une situation de ni paix ni guerre.
Le désormais fonctionnaire de la Fonction publique Ludovic NGAÏFÉI demande aux Centrafricains « à lire le regret de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo pour avoir organisé les élections sous pression de la communauté internationale sans le désarmement promis des rebelles et, pour les avoir intégrés dans le Gouvernement ».
Dans la nuit du vendredi à samedi 16 janvier, une colonne des véhicules de l’armée nationale, accompagnée par des blindés conduits par des Mercenaires russes, ont défoncé, contre toute attente, le portail de la résidence du général Ludovic Ngaïfei, l’ancien chef d’État major au quartier PK11 à la sortie nord de Bangui, et tiré partout comme des « fous ». Heureusement le général avait évacué sa famille au centre-ville le lendemain de l’attaque du 13 janvier. En l’absence de riposte, ils n’ont pas de choix que de l’emmener au camp de Roux, et ce, sans aucune raison apparente.
Aussitôt, on organise une audition sans substance : on lui a notamment demandé pourquoi il avait démissionné de l’armée; s’il savait pourquoi il avait été arrêté; et au conditionnel qu’il aurait des accointances avec la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et qu’il s’organiserait des réunions politiques…
Après son interrogatoire par les mercenaires russes au camp de Roux, il est ramener à la section des recherches et d’investigation (SRI) de Bangui d’où il a été placé en détention provisoire avant de le transférer au camp de Roux la semaine dernière.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le douloureux constat fait par EL Hadj OUSMAN BADAMASSY, opérateur économique de son Etat, relatif au monopole des activités économiques et commerciales par la diaspora libanaise à Bangui, a été l’objet d’échanges interrogateurs et interpellateurs d’une vingtaine de compatriotes sur le réseau social Facebook. Au regard des préoccupations évoquées par ces compatriotes, que nous nous faisons la fierté d’indiquer ci-dessous leurs noms ou sobriquets si cela ne constitue pas une gène, nous voulons aussi humblement partager avec eux une de nos analyses rétrospectives et prospectives contenues dans le Projet de Société du PDCA, sous la rubrique ‘’De l’économie de pillage à l’octroi de l’indépendance politique, la succession des phénomènes destructeurs de l’Oubangui-Chari qui ont gravement compromis le développement de Centrafrique’’.
Mais au préalable, nous voudrions saluer l’éveil de conscience de ces compatriotes et leur exprimer toutes nos sincères considérations, parce que leurs échanges ont nettement tranché avec les insolences, les méchancetés, les vilenies et autres que certains de nos compatriotes déversent sur la toile et qui ne nous honorent pas. Et nous sollicitons également la disponibilité des compatriotes spécialistes de l’histoire économique de notre pays, de pouvoir compléter les informations que nous évoquons à travers ces quelques pages, pour davantage édifier nos compatriotes qui veulent comprendre.
Avec les permissions des uns et des autres, voici les noms ou sobriquets de ces compatriotes avec qui nous faisons individuellement ce partage d’ informations :
GBADE FLORENCE
YANGAMA MARTIAL
MBI KEN GBA
ADAMS BIREMA ARMEL
HAMARA OUAPOUTOU FREDY
LE PETROLIER KAMS
YANGANDJI NGUIMALE DANIEL
BARYASSON ANDREW
YEKATOM NADANE AGRES
YANGARA HIPPOLYTE
POUTINE DE POUTINISATION
NDANGUERE CHRISTIAN CYRILLE
Q
X
1
y
BAZOUMA NESTOR
BACHIR MOUSSA BAWA
ZIZI GBAPOMA
GOUZHY YANE
MOKET AYIMA HUBERT
BAHA JEAN
KOULOU AUGUSTE
ISSA ULRICH EMILIEN
BINTA FAÇON FAÇON
Nous essayerons de ne pas rendre la lecture assez fastidieuse, parce qu’il faudrait remonter jusqu’aux 14eme-15eme siècles pour expliquer comment et pourquoi nous avons été pillés et exploités, et qu’il est enfin temps d’envisager ou de privilégier nos propres intérêts pour ne pas succomber.
Le système d’exploitation et de pillage libanais, survivance du système d’exploitation et de pillage arabe antique, s’est greffé au système d’exploitation et de pillage français qui est l’un des anciens et odieux systèmes pillages ou
de prédation, à travers l’histoire des hommes, mis en place par les Français, les Allemands, les Belges, les Espagnols, les Portugais bénis par l’église catholique. Ces systèmes se caractérisent par les extractions aux moindres coûts et rapatriement à l’état des richesses naturelles des pays pillés pour développer les pays des colonisateurs, au contraire des systèmes anglo- saxons de prédation (Royaume Uni, Hollande ou Pays Bas, Norvège, Danemark, Etats-Unis), consistant à réaliser les premières transformations dans les contrées pillées et rapatrier les produits semi-finis. Cette sommaire comparaison nous fait comprendre, que, quelle que soit la grande puissance militaire ou économique, qu’elle soit de l’Ouest ou de l’Est, n’a qu’une seule préoccupation : ses intérêts et rien que la défense de ses intérêts, cardinale préoccupation qui a fondé les relations diplomatiques, politiques et économiques depuis le Pape NICOLAS V en 1454, jusqu’à la fin du diktat du FCFA le 25 décembre 2020, que les Autorités Politiques Françaises veulent à tous prix ré imposer à leurs anciennes colonies pour la survie de la France en tant que grande puissance. Et le système libanais, survivance du système arabe de pillage et d’exploitation, aussi nocif, s’est tout simplement greffé sur le système français en Centrafrique, parce que les Libanais ont toujours soutenu leurs nombreuses crises politico-confessionnelles au Liban grâce aux ressources tirées, en grande partie des pays d’Afrique, sans jamais réaliser de lourds investissements dans ces pays d’exploitation : même esprit, même approche.
Magasin RIAD Bangui. Photo CNC
La succession des phénomènes destructeurs de 1454 à 1960. Les systèmes de prédation du reste du monde par les pays de l’Europe de l’Ouest ont été mis en place à partir de 1454 et ont été bénis ou légitimés par le Pape NICOLAS V avec sa bulle du 08 janvier 1454, dont l’extrait ci-après :
‘’Nous avons jadis, par de précédentes lettres, concédé au Roi Alphonse du Portugal, entre autres choses, la faculté pleine et entière d’attaquer, de conquérir, de vaincre, de réduire et de soumettre tous les sarrasins (terme désignant les Africains), païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient, avec leurs royaumes, duchés, principautés, domaines, propriétés, meubles et immeubles, tous les biens par eux détenus et possédés, de réduire leurs personnes en servitude perpétuelle, (…) de s’attribuer et faire servir à usage et utilité ces dits royaumes, duchés, contrés, principautés, propriétés, possessions et biens de ces infidèles sarrasins (Africains) et païens.’’ – L’Eglise catholique et le Pape NICOLAS V bénissent l’esclavage et la traite négrière – 8 janvier 1454, Rebellyon.Infos. Site Collaboratif d’Infos Alternatives.
Après la bulle du Pape NICOLAS V, ce fut le Code Noir de COLBERT Jean Baptiste, promulgué par le roi LOUIS XIV en 1665 et reformulé par son successeur LOUIS XV en 1724, lequel code réglemente et présente l’homme noir comme un objet ou une marchandise soumise aux lois du marché et un bien faisant partie intégrante d’un domaine : articles 5, 7, 8, 18 et 25.
La Conférence de Berlin de 1885 sacralise et revivifie la bulle du Pape NICOLAS V et le code noir et consacre le partage du monde, en général et singulièrement celui de l’Afrique, entre les grandes puissances européennes. Les colonies d’Afrique subsaharienne prendront respectivement les noms colonies françaises de l’Afrique de l’Ouest-AOF (Sénégal, Mauritanie, Mali, Guinée Conakry, Côte d’Ivoire, Haute Volta, Dahomey, Niger) et de colonies françaises de l’Afrique Equatoriale Française-AEF (Congo Brazzaville, Gabon, Oubangui-Chari, Tchad). Le Togo sera annexé à l’AOF et le Kamerun à l’AEF après la défaite de l’Allemagne à l’issue de la première guerre mondiale de 1914-1918.
Le Principat Colonial de 1921 : : EXTRAIT DE LA CAUSERIE DE JULES RENQUIN, Ministre
belge des colonies, en 1920 avec les missionnaires catholiques devant aller évangéliser au Congo Belge, c’est-à-dire
contribuer au pillage.
‘’ La tâche que vous êtes conviés à y accomplir est très délicate et demande beaucoup de tact. Prêtres, vous venez certes pour évangéliser. Mais cette évangélisation doit s’inspirer de notre grand principe : tout, avant tout pour les intérêts de la métropole (Belgique). Le but essentiel de votre mission n’est point d’apprendre aux noirs à connaître Dieu. Ils le connaissent déjà. Ils parlent et se soumettent à un NZANBE ou un NVINDI-MUKULU, et que sais-je encore. Ils savent que tuer, voler, calomnier, injurier.. .est mauvais (.) Vous ne venez pas leur apprendre ce qu’ils savent déjà. Votre rôle consiste, essentiellement, à faciliter la tâche aux administratifs et aux industriels. C’est donc dire que vous interpréterez l’évangile de la façon qui sert le mieux nos intérêts dans cette partie du monde. Pour ce faire, vous veillerez entre autres à :
Désintéresser nos ‘’sauvages’’ des richesses matérielles dont regorgent leur sol et sous-sol, pour éviter que s’y intéressant, ils ne nous fassent une concurrence meurtrière et rêvent un jour à nous déloger. Votre connaissance de l’évangile vous permettra de trouver facilement des textes qui recommandent et ‘font aimer la pauvreté’. Exemple : « heureux sont les pauvres, car le royaume des cieux est à eux » et « il est plus difficile à un riche d’entrer au ciel qu’à un chameau d’entrer par le trou d’une aiguille ». Vous ferez donc tout pour que ces Nègres aient peur de s’enrichir pour mériter le ciel.
Les contenir pour qu’ils ne se révoltent.
Les administratifs ainsi que les industriels se verront obligés, de temps en temps, pour se faire craindre, de recourir à la violence (injurier, battre…). Il ne faudrait pas que les Nègres ripostent ou nourrissent des sentiments de vengeance. Pour cela, vous leur enseignerez de tout supporter. Vous commenterez et les inviterez à suivre l’exemple de tous les saints qui ont tendu la deuxième joue, qui ont pardonné les offenses, qui ont reçu sans tressaillir les crachats et les insultes.
Les détacher et les faire mépriser tout ce qui pourrait leur donner le courage de nous affronter. Je songe ici spécialement
à leurs nombreuses fétiches de guerre qu’ils prétendent les rendre invulnérables. Etant donné que les vieux n’entendraient point les abandonner, car ils vont bientôt disparaître, votre action doit essentiellement porter sur les jeunes.
Insistez particulièrement sur la soumission et l’obéissance aveugle.
Cette vertu se pratique mieux quand il y a absence d’esprit critique. Donc, évitez de développer l’esprit critique dans vos écoles. Apprenez-leur à croire et non à raisonner. Instituez pour eux un système de confession qui fera de vous de bons détectives pour dénoncer tout noir ayant une prise de conscience et qui revendiquerait l’indépendance nationale.
‘’ Enseignez-leur une doctrine dont vous ne mettrez pas vous-même les principes en pratiques. Et s’ils vous demandaient pourquoi vous comporterez-vous contrairement à ce que vous prêchez, répondez-leur que vous ‘’les noirs, suivez ce que nous vous disons et non ce que nous faisons. Et s’ils répliquaient en vous faisant remarquer qu’une foi sans pratique est une foi morte, fâchez-vous et répondez :’’heureux ceux qui croient sans protester’’.
Dites-leur que leurs statuettes sont l’œuvre de Satan.
Confisquez-les et allez remplir nos musées de Tervurene, du Vatican. Faîtes oublier aux noirs leurs ancêtres.
NE PRESENTEZ JAMAIS UNE CHAISE A UN NOIR QUI VIENT VOUS VOIR.
Donnez-lui tout au plus une cigarette. Ne l’invitez jamais à dîner même s’il vous tue une poule chaque fois que vous arrivez chez lui
NE JAMAIS DIRE ‘’VOUS’’ À UN NOIR, CAR IL SE CROIRAIT L’EGAL DU BLANC
CONSIDEREZ TOUS LES NOIRS COMME DES PETITS ENFANTS que vous devez CONTINUER A TROMPER. Exigez qu’ils vous appellent TOUS ‘’ MON PÈRE’’.
Criez au communisme et à la persécution quand ils vous demandent de cesser de les tromper et de les exploiter’’ .
‘’Ce sont là, chers compatriotes, quelques-uns des principes que vous appliquerez sans faille. Vous en trouverez BEAUCOUP D’AUTRES dans des livres et textes qui vous seront remis à la fin de cette séance. Le Roi attache beaucoup d’importance à votre mission. Aussi, a-t-il décidé de faire tout pour vous la faciliter. Vous jouirez de la très grande protection des administratifs. Vous aurez de l’argent pour vos œuvres évangéliques et vos déplacements. Vous recevrez gratuitement des terrains de construction pour leur mise en valeur, vous pourrez disposer d’une main d’œuvre gratuite.
(Source : Avenir Colonial Belge, 30 octobre 1921) :
NB : Les faits sus-évoqués n’ont jamais été enseignés dans les écoles en Afrique noire.
Ensuite il y a eu les grandes pensées politiques qui ont induit des assassinats et des instabilités politiques dans les
anciennes colonies et particulièrement chez nous, en Oubangui-Chari-Centrafrique :
Lord John VORSTER : défunt ancien Premier Ministre britannique : ‘’.. .notre objectif principal, c’est
d’avoir une Afrique sans les Africains, et une Afrique sans les Africains, deviendra un paradis terrestre pour l’homme blanc’’
Helmut Michael Josep KHOL : défunt ancien Chancelier allemand : ‘’Il ne saurait être question de laisser
l’Afrique s’industrialiser, l’occident ne se laissera plus surprendre une deuxième fois ; l’Asie lui oppose une sérieuse concurrence aujourd’hui parce que l’occident a été distrait face à son développement’’
Général DE GAULE : ‘’ la France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts’’
CHIRAC Jacques, défunt ancien Président français : ‘’ Nous devons être honnêtes et reconnaitre qu’une
grande partie de l’argent de nos banques vient précisément de l’exploitation du continent africain’’
SARKOZY Nicolas : ancien Président français : La France ne peut pas permettre que ses anciennes colonies créent leur propre monnaie pour avoir le contrôle total sur leur banque centrale. Si cela se produit, ça sera une catastrophe pour le trésor public (français) qui pourra entraîner la France au rang de 20ème puissance économique mondiale’’
SAPIN Michel : ancien Ministre français des finances : ‘’ Ne touchez surtout pas au FCFA, sinon vous serez frappés par le terrorisme’’
Sources : Intelligences Organisées.Infos, YOUTUBE, WIKIPEDIA
Extrait de MASONIC CREED de John D. ROCKEFELLER : ‘’ Nous allons garder leur vie courte et leur esprit faible tout
en prétendant faire le contraire. Nous utiliserons nos connaissances scientifiques et technologiques de manière subtile afin
qu’ils ne voient jamais ce qui se passe. Nous utiliserons des métaux mous, des accélérateurs de vieillissement et des sédati fs dans la nourriture et l’eau ainsi que dans l’air, ils seront couverts de poison partout où ils iront’’. – FACEBOOK, septembre 2020.
Ces pensées ont toujours fondé les relations de l’occident avec l’Afrique noire et la mise en place de subtiles stratégies pour piller les différents pays d’Afrique par les formules :
Du Franc des Colonies Françaises d’Afrique-FCFA de 1946, monnaie créée le 26 décembre 1946 et qui a maintenu les anciennes colonies sous contrôle de la France jusqu’au 25 décembre 1920, soit 75 ans, qu’il faut maintenant récuser.
La guerre froide entre le bloc de l’Ouest, dit bloc du capitalisme libéral, et le bloc de l’Est, dit bloc de l’économie dirigée, depuis 1945, laquelle a induit des alignements politiques et économiques qui ont porté d’énormes préjudice aux colonies ou pays dits alignés.
Les accords d’indépendance imposés aux anciennes colonies par la France en 1960, qui doivent maintenant être décriés et dénoncés, parce que caractérisés par:
– La dette coloniale pour remboursement des bénéfices de la colonisation
– La confiscation automatique de 50 % des réserves financières nationales
– Le droit de premier refus sur toutes les ressources brutes ou naturelles
découvertes dans le pays
– Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés et appels
d’offres publics
– Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers
militaires des colonies
– Le droit pour la France de déployer des troupes et d’intervenir militairement
dans le pays pour défendre ses intérêts
– L’obligation de faire du Français la langue officielle du pays et la langue pour
l’éducation
– L’obligation d’utiliser le Franc des Colonies Françaises d’Afrique – FCFA
– L’obligation d’envoyer en France un bilan annuel et un rapport d’Etat des
Réserves
– Renoncer à toute alliance militaire avec d’autres pays, sauf autorisation de la
France
– L’obligation de s’allier avec la France en cas de guerre ou de crise mondiale
Source :OURAGANS INFOS N° 401 du 18 janvier 2020, P 7
La FrançAfrique, ingénieux système de déstabilisation et d’instabilité politique chronique, sur fond d’assassinats de nombreux Chefs d’Etat africains et l’élimination des chercheurs africains ;
Le terrorisme politique, qui sous-tend la FrançAlrique pour faciliter les pillages.
Ces mécanismes de prédation astucieusement mis en place dureront aussi longtemps si nous ne les dénonçons pas individuellement ou collectivement, en toutes maturité, responsabilité et conséquences, même si les rapports de force nous sont encore défavorables. Notre tort, certes, nous manquons d’informations, n’avons pas assez de connaissances, de maturité et d’esprit critique, parce que nous avons été moulés dans des prismes élaborés à dessein pour nous empêcher de réfléchir, de comprendre, d’avoir un esprit de contradiction (essence du point 4 du principat colonial), et nos limites s’analysent en termes d’illettrisme social entretenu, d’immaturité politique, de la méconnaissance des droits politiques, sociaux et sociétaux et de complexes involontairement inculqués dans nos subconscients collectifs qui nous font perdre nos identités et facilitent les pillages ou la prédation de nos richesses naturelles pour des besoins autres que les nôtres. Et les faits convainquent qu’aujourd’hui, sans les pillages de ses colonies, la France ne serait pas à son niveau actuel de puissance économique et militaire.
3- Aujourd’hui, les grandes puissances construisent et entretiennent leurs relations d’Etat à Etat en fonction de leurs seuls intérêts et n’hésitent pas à présenter des muscles quand il le faut, notamment le recours ces dernières années au terrorisme.
Nécessité d’intérêts oblige, malgré nos faiblesses ou limites, nous devons oser revendiquer et défendre nos intérêts, quels que soient les risques. Nous devons savoir être des stratèges politiques, économiques, parce que nos rapports avec les grandes puissances sont des rapports de pot de terre contre pots de fer. Dans de tel contexte, nous devons savoir faire appel à nos génies humains, politiques, sociaux, sociétaux, économiques. Nous avons les matières premières qui depuis six (6) siècles font nos malheurs (pillages, instabilité politique chronique, terrorisme et dettes infondées…) et manquons de technologies appropriées, de compétences et de finances. La logique voudrait, que dans un tel contexte, nous envisagions des partenariats gagnants-gagnants. Mais les ordres mondiaux capitalistes et communistes ont induit des alignements politiques qui nous ont été préjudiciables, lesquels nous ont empêchés de construire des ordres économiques intermédiaires, sous-régionaux ou régionaux, compte tenu de nos similitudes et proximités économiques ; aujourd’hui nous sommes témoins de la remise en cause de ces deux ordres et de tentatives de construction d’ordres économiques privilégiant les finances et excluant l’humain, alors que nos valeurs traditionnelles ou ante coloniales avaient et ont toujours situé l’humain au centre de toute activité communautaire, quelle qu’elle soit. Et maintenant que nous sommes conscients et convaincus de nos faiblesses, après sacrifices d’au moins une vingtaine de générations, notre survie au vingt et unième siècle (21eme ), qui se veut déjà africain pour plusieurs raisons, nous oblige à repenser intérêts du pays à tous les niveaux ( local, territorial et national), en concertation avec tous les Etats voisins, à cause de notre situation géographique et géopolitique. Mais pour réussir ou concrétiser cette vision, il importe d’être nous-mêmes, de nous affirmer et de construire des repères et cadres de références conséquents, c’est-à-dire, nous faire les obligations et nous donner les missions d’objectifs :
De soigner, d’éduquer, de former pour disposer des compétences techniques ou professionnelles indispensables à l’organisation et à l’animation de la nouvelle société centrafricaine. Nous pouvons disposer de tous les matériels ou de toutes les logistiques, de toutes les finances, mais nous ne pourrions rien faire si nous ne disposons pas de facteurs humains en bon état de santé, bien formés, compétents, entreprenants et responsables.
Situer le centrafricain au centre de la politique nationale, le sensibiliser et l’impliquer, en tant que bénéficiaire final, parce que nos sociétés traditionnelles, par leurs systèmes d’éducation, soumalé, ndoyo, labi, ngaragé, gonn bana, gaza et autres, avaient toujours situé le citoyen au centre de l’action communautaire et ceci avait été le cément de la symbiose nationale ;
Organiser et équiper adéquatement toutes les forces de défense et de sécurité pour la protection des citoyens et la défense du territoire national ; si nous ne contrôlons rien, et sans la sécurité et la paix, nous ne pouvons pas nous organiser;
Recenser, répertorier et établir la carte nationale de nos ressources naturelles qui constituent notre capital et patrimoine national ;
Etablir des moratoires et des normes pour les exploitations des ressources stratégiques et non stratégiques ;
Assurer la bonne gouvernance politique, sociale et économique ;
Assurer les disponibilités permanentes des fournitures de base : énergies, eau courante, infrastructures et voies de communication, nouvelles technologies de communication-NTIC ;
Assurer une certaine autonomie financière minimale sur la base d’une politique monétaire zonale ou sous-régionale concertée. Le FCFA nous a toujours desservi et aucun pouvoir politique centrafricain jusqu’à présent n’a expliqué ses méfaits. Et depuis le 25 décembre 2020, l’accord sur le FCFA a pris fin, mais les Autorités Politiques Françaises ont récupéré l’initiative de nos frères Ouest-Africains, le projet d’une monnaie zonale, l’ECO, pour nous pérenniser le FCFA en changeant juste le nom, objet de la proposition du rejet du projet de réforme de l’accord monétaire entre la France et ses néo-colonies déposé par le Président MACRON sur la table de l’Assemblée Française, initiée par le Sénateur de Paris, Pierre LAURENT et le groupe communiste, qui qualifient ce projet d’une ‘’OPA française pour renforcer la dépendance et garder la main sur les néo-colonies françaises d’Afrique. Nous sommes avertis.
Les mécanismes de prédation sus évoqués, dont beaucoup sont désuets et sont arrivés à terme séculaire, nous empêchero nt de réaliser ces missions d’objectifs fondamentales, s’il n’y a pas dénonciation et révision ou relecture de tous les accords qui constituent des facteurs de blocages ou limitent énormément notre souveraineté, même si cette souveraineté a été octroyée. Donc, ce serait aux prix d’efforts conjugués ou partagés, de nombreux sacrifices que nous allons politiquement, socialement et économiquement exister au 21eme siècle qui se veut déjà un siècle de résilience.
Continuer de nous aligner derrière une grande puissance donnée ne serait pas l’idéal. La mini guerre froide qui se déroule actuellement en Centrafrique entre la France et la Fédération de la Russie, par les mercenaires de la société Wagner et les rebelles et mercenaires de la CPC interposés, ne nous sera que davantage préjudiciable, parce qu’elle ne servira pas nos intérêts, mais accroitra notre dépendance à tous les niveaux.
Quel que soit le vainqueur de cette crise, dite CPC, lequel deviendra le locataire du Palais de la Renaissance, l’actuel Président TOUADERA ou l’ancien Président BOZIZE, nous devons savoir et réussir à nous affirmer pour exister. Nous devons nous transcender et pour ce faire, il nous faut impérativement un Chef d’Etat qui saura concevoir, organiser, animer et accompagner, c’est-à-dire un Chef d’Etat qui fera autrement la Politique et qui va la concevoir en termes de missions d’objectifs et non plus en simple gouverneur d’une grande puissance donnée. Pour mieux le dire, le Chef d’Etat, à partir de cette année 2021, se doit d’amener le Centrafricain à affirmer sa maturité politique, à réaliser une introspection et se réconcilier avec lui-même, à exprimer ses préférences pour une société centrafricaine plus engagée, plus responsable, plus entreprenante, plus conséquente et solidaire, c’est-à-dire un Chef d’Etat qui amènera le Centrafricain à s’auto organiser.
C’est pour dire aux compatriotes dont les noms et sobriquets sont sus évoqués, en particulier, et à tous les compatriotes centrafricains, en général, qu’il n’y a pas les libanais seuls qui nous exploitent mais toutes les grandes puissances militaires et économiques, notamment la France, la Chine, La Fédération de la Russie, les Etats-Unis et certains pays africains, grâce aux mercenaires, aux transhumances saisonnières des bovins, ovins, au braconnage et autres. Et si réellement nous voulons stabiliser et organiser notre pays pour une prospérité future partagée d’ici deux (2) ou trois (3) décennies, c’est à nous Centrafricains de savoir nous organiser en conséquence, en commençant par nous réconcilier avec nous-mêmes, sinon, nous continuerons de subir les crises militaro-politiques qui sont de véritables fonds de commerce diplomatiques et politiques. Et la vidéo du compatriote MBALOKPA Elie Jean Bruno de Bangassou, mise sur Facebook les 25 et 26 janvier 2021, est très édifiante parce qu’elle met en relief la réelle intention des contingents de la Minusca : entretenir l’insécurité pour durer et profiter des richesses de Centrafrique. Si le soldat de la MINUSCA, reçoit chaque mois sur son compte bancaire 1 500 000 fcfa nets de tous frais, combien perçoit chacun de ses chefs hiérarchiques ? Et pour quelle raison ils doivent ramener la sécurité en Centrafrique, alors que l’insécurité leur facilite les trafics illicites de diamant, or, café et autres ?
Depuis 2014, certains Leaders Politiques et Sociaux n’ont eu de cesse de déclarer que la énième crise militaro- politique, celle de la coalition seleka, s’insère dans la logique de déstabilisation pour pillages ou prédation et que les solutions ne seront que politiques et centrafricaines, malheureusement, nos Autorités Politiques manipulées par les opportunistes de tous bords, sans foi ni loi, n’ont fait que leur faciliter de tirer tous les profits dans les bains de sang et sur les cadavres des Centrafricains.
Compte tenu du vécu de notre histoire politique peu glorieuse durant les six (6) décennies de la pseudo indépendance, notre survie au sein du concert des Nations désormais, nous oblige à ré créer une société centrafricaine plus unie, plus solidaire, plus engagée, plus responsable, plus participative et plus entreprenante, c’est-à-dire oser, mais oser et réussir, un défi que nous Centrafricains sommes tenus de relever.
Merci aux compatriotes qui disposent de plus d’informations, de les mettre à la disposition de ceux qui veulent savoir et comprendre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/IMG_3516.jpeg” alt=”les casques bleus en patrouille au quartier KM5″ width=”300″ height=”200″ />Les casques bleus au quartuer KM5
Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Dans le cadre des actions de retour à l’ordre sécuritaire dans les quartiers de Bangui, les patrouilles conjointes Minusca / FORCES DE SÉCURITÉ INTÉRIEURE interrompues il y’a quelques mois, ont repris depuis quelques semaines dans tous les arrondissements de la capitale. Mais les gendarmes, qui sont conviés à cette patrouille mixte, ne cachent mal leur colère. Ils dénoncent le comportement de ces Casques bleus qui semblent dicter leur choix et préférence.
Le mardi 19 janvier, il est 20 heures quand le chef des patrouilles des forces de la MINUSCA appelle l’équipe de patrouille de la légion de la gendarmerie mobile (LGM) pour une éventuelle patrouille dans les quartiers PK5 et alentours. Sauf que la LGM, dans son programme, projette de mener sa propre patrouille vers les quartiers PK11, PK12 et PK10. Cependant, devant l’insistance du chef de sécurité de la MINUSCA, l’équipe de la LGM rejoint celle des Casques bleus dans la périphérie du quartier PK5 pour sillonner via des patrouilles pédestres en mettant l’action sur le contact avec les populations
aussitôt, le lendemain matin, au siège de la LGM à la direction générale de la gendarmerie, les langues commencent à délier. Certains accusent le chef des Casques bleus de faire qu’à sa tête sans tenir compte de la priorité sécuritaire du moment. D’autres par contre pensent que la MINUSCA est aux ordres du gouvernement centrafricain qui doivent leur indiquer sa priorité et non le contraire. Ceci dit, depuis deux semaines, les patrouilles conjointes MINUSCA / FSI n’est pas du tout appréciée par les gendarmes centrafricains.
Centrafrique – Mankeur Ndiaye : « François Bozizé assumera la responsabilité de ses actes »
Bangui ( République centrafricaine ) – Accusations de partialité, liens entre la Minusca et les mercenaires russes, responsabilité de François Bozizé dans la crise… Le représentant spécial de l’ONU en Centrafrique s’explique dans un entretien exclusif accordé à « Jeune Afrique ».
Nommé représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Centrafrique en février 2019, le Sénégalais Mankeur Ndiaye a été confronté à de nombreuses critiques de la part de l’opposition au lendemain de la présidentielle du 27 décembre./////////////.
Accusé de partialité en faveur du président sortant, Faustin-Archange Touadéra, l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères s’en défend avec force et renvoie la balle à ceux qu’il qualifie de « saboteurs » – les groupes armés et les personnalités politiques qui les soutiennent. Mankeur Ndiaye se montre particulièrement sévère à l’égard de François Bozizé, coupable à ses yeux d’avoir voulu « empêcher la tenue des élections » et « déstabiliser les institutions »./////////////.
Pour Jeune Afrique, il revient également sur la polémique provoquée par la participation aux combats de Casques bleus de la Minusca, de soldats rwandais et de mercenaires russes, qui ont apporté leur soutien aux forces armées centrafricaines face aux rebelles qui ont mené l’offensive sur Bangui./////////////.
Jeune Afrique : L’opposition vous accuse d’avoir soutenu la candidature de Faustin-Archange Touadéra, de l’avoir « diabolisée » lorsqu’elle réclamait le report du scrutin ou encore d’avoir fait pression sur la Cour constitutionnelle pour qu’elle valide les résultats. Que répondez-vous ?/////////////.
Mankeur Ndiaye : On aura tout entendu, mais je ne souhaite pas polémiquer, d’autant que la Minusca ne se résume pas à son chef. J’insiste néanmoins sur le fait qu’aucune pression sur la mission ou sur son leadership n’est acceptable, tout comme il serait inconcevable que la Minusca fasse pression sur les institutions centrafricaines./////////////.
Pour le reste, que nous demandait le Conseil de sécurité ? D’apporter notre appui au gouvernement pour qu’il organise les élections – je vous renvoie à la résolution 2552. Cette même résolution exhortait d’ailleurs les autorités et toutes les parties prenantes à respecter les délais fixés par la Constitution. À cet égard, la Minusca a donc rempli le mandat qui lui avait été confié./////////////.
L’instabilité est née avec l’apparition de la coalition de groupes armés alliés à l’ex-président François Bozizé. Ensemble, ils se sont opposés aux élections dans certaines zones, mais ils n’ont pas entamé la détermination du peuple centrafricain./////////////.
En quoi un report des élections aurait-il été dommageable ?
La situation en RCA représente une forte menace pour la paix et la stabilité de la sous-région (CIRGL)
Bangui ( République centrafricaine ) – Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) estiment que la situation actuelle en République Centrafricaine, représente une forte menace pour la paix, la sécurité et la stabilité dans la sous-région, et principalement dans les pays voisins de la République Centrafricaine. Ils l’ont dit à l’issue d’un mini-sommet qui s’est tenu le 29 janvier à Luanda, sur la situation politique et sécuritaire régnant en République Centrafricaine
Ils ont constaté une aggravation de la situation sécuritaire, consécutive à la persistance des actions militaires menées par les forces rebelles et que les autorités légales éprouvent des difficultés à assumer leurs missions légitimes de sécurité et de protection en raison de leurs obligations de se conformer aux décisions du Conseil de Sécurité de l’ONU, prises en vertu de la résolution 2536 (2020)./////////////.
Les chefs d’Etat et de gouvernement ont aussi noté que les forces rebelles s’approvisionnent en armes de plus en plus sophistiquées et d’autres moyens pour mener à bien leurs actions contre les populations et les autorités légitimes de la République Centrafricaine, mais aussi une forte présence de mercenaires au sein des forces rebelles./////////////.
Ils appellent les forces rebelles à observer un cessez-le-feu unilatéral et immédiat, à se désengager de l’encerclement de Bangui et rentrer à leur position initiale et à dégager immédiatement le corridor Douala-Bangui pour permettre la libre circulation des personnes et biens./////////////.
Les Chefs d’Etat et de Gouvernement condamnent les exactions et les assassinats commis sur le personnel civil, humanitaire et Casques Bleus des Nations Unies et demandent que la justice soit rendue.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/francois-Bozize-avec-des-rebelles-de-la-seleka-format-interieur-de-larticle-339×450.jpg” alt=”françois Bozizé avec des rebelles de la seleka format intérieur de l’article” width=”339″ height=”450″ />L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 30 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). L’ancien Président François Bozizé, qui a quitté la ville de Boda après l’offensive des forces de l’ordre appuyées par les forces rwandaises et les Mercenaires russes, est arrivé ce vendredi 29 janvier dans son fief de Bossangoa, a constaté sur place un journaliste du CNC.
Recherché par la justice centrafricaine pour avoir tenté un coup d’État depuis la mi-décembre 2020, l’ancien Président François Bozizé est de retour ce vendredi 29 janvier 2021 dans son fief de Bossangoa. Il avait quitté la ville de Boda, dans la préfecture de la Lobaye, après sa reprise par les forces armées centrafricaines le week-end dernier. Il a été vu mercredi se dirigeait vers la ville de Yaloké en direction de la ville de Bossembélé, puis à Bozoum ce vendredi vers Bossangoa. Il est arrivé le soir dans la ville, tout en se dirigeant directement vers Ben – Zambie, sa ville d’origine, considérée comme son bastion.
Depuis la mi-décembre 2020, la République centrafricaine vit une nouvelle flambée de violence provoquée par des groupes armés coalisés sous l’appellation de coalition des patriotes pour le changement. Le gouvernement a accusé l’ancien Président François Bozizé d’être instigateur des troubles pour tenter un coup d’État. Une enquête judiciaire a été ouverte contre lui et ses complices présumés par rapport aux faits de déstabilisation et de rébellion en cours, a annoncé début janvier le parquet de Bangui
Bangui, République centrafricaine, samedi, 30 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le suspect souffre du sérieux problème du traumatisme crânien, et il a du mal à ouvrir ses yeux pour regarder. Son état de santé inquiète, et ses collègues dénoncent une agression de trop pour les Mercenaires russes.
Après des bavures des mercenaires russes contre les civils en province, c’est le tour des éléments des forces de défense et de sécurité intérieure de subir les conséquences fâcheuses du recrutement des mercenaires par le gouvernement .
En effet, le lundi 25 janvier, à la barrière de la gendarmerie du PK9, à la sortie sud-ouest de la capitale, une violente altercation s’est opposé un élément de la gendarmerie aux paramilitaires Russes, et ces derniers ont agressé sauvagement le gendarme qui avait été admis à l’hôpital communautaire quelques minutes plus tard dans un état grave.
En effet, suite à une mésentente survenue après un tir intentionnel en l’aire d’un gendarme contre un pick-up en provenance de l’axe Mbaïki à la barrière du PK9, des mercenaires russes, surpris par ce tir du gendarme, ont voulu le désarmer de force, mais celui-ci refuse d’obtempérer à leur injonction. C’est ainsi qu’ils l’ont pris de force et le tabassant, avant de lui arracher son arme.
Grièvement blessé, le gendarme avait été admis à l’hôpital quelques minutes après son agression. Aussitôt, ces collègues parlent d’une agression de trop pour les mercenaires russes, et demandent au gouvernement de pencher sérieusement sur de tels cas. « Si cela continue, on ne pourra pas laisser ça gratuitement », témoigne un collègue gendarme de la victime.
Du côté du gouvernement , aucune réaction pour le moment, et la famille du gendarme ne demande des explications au ministre de la Sécurité publique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/deux-soldats-FACA-en-exercice-de-tirs-lors-dun-entrainement-de-lEUTM-rca-au-camp-kassai-450×337.jpg” alt=”deux soldats FACA en exercice de tirs lors d’un entrainement de l’EUTM-RCA au camp kassai” width=”450″ height=”337″ />Deux soldats FACA en exercice de tirs lors d’un entrainement de l’EUTM-RCA au camp kassaï à Bangui. Photo CNC / D. Y. Ibrahim
Bangui, République centrafricaine, samedi, 30 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Depuis la mise en place d’un nouveau système de paiement des soldes des éléments des forces de défense et de sécurité (FDSI), le paiement de solde de certains militaires, y compris des gendarmes et policiers n’est pas toujours réglée, et il en compte une centaine, ce qui crée une frustration au sein de l’armée. Mais pourquoi ce nouveau type de paiement de solde des soldats FACA ?
Depuis le 17 décembre 2020, suivi du déclenchement des hostilités des groupes armés qui se sont regroupés dans une coalition dénommée le CPC (COALITION DES PATRIOTES POUR LE CHANGEMENT ), l’État major des forces armées centrafricaines ( FACA) ne cesse d’alerter le gouvernement sur des multiples cas de désertion dans le rang de l’armée. Aussitôt, un décompte a été fait, et on soupçonne des soldats proches de l’ethnie de l’ancien Président François Bozizé. Ainsi, pour réagir à cette situation, le gouvernement donne le tour de vis en bloquant leur paiement de solde, suivi de leur radiation purement et simplement dans le rang de l’armée.
Et justement en procédant à la suspension de leur solde que le gouvernement commet des erreurs. Plus de 1000 soldats ont été concernés, pour la plus part issue de l’ethnie de l’ancien Président François Bozizé. Or, parmi les hommes ciblés, figurent les soldats qui sont encore en activité dans l’armée, ou sont en stage à l’étranger. Ce sont ceux-là qui se plaignent davantage des mesures prises par le gouvernement . Il dénonce un manque de discernement au sein de l’armée et accuse le gouvernement d’avoir joué sur les noms et non sur des faits réels.
Alors, le gouvernement va-t-il revenir en arrière ?
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/bernard-selembi-doudou-très-très-bon-pour-tous-les-articles-1-450×420.jpg” alt=”Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.” width=”450″ height=”420″ />Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, République centrafricaine, samedi, 30 janvier 2021 (Corbeaunews-centrafrique). Depuis la réélection du président de la république proclamée par l’Autorité Nationale des Élections (ANE) et confirmée en dernier ressort par la cour constitutionnelle, la situation sécuritaire du pays n’a pas changé entraînant de facto l’enlisement du processus électoral corollaire d’un blocus sans précédent. Le couvre-feu suivi d’un état d’urgence et peut-être d’un éventuel état de siège n’a pas annihiler les velléités guerrières des groupes armés coalisés de la CPC.
En effet, l’opposition démocratique représentative a refusé de reconnaître la légitimité du président réélu, on remarque ainsi une impasse décisionnelle du pouvoir et surtout l’irréversible capacité de nuisance de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui n’est plus à démontrer nonobstant la puissance de feu des forces alliées composées des forces armées centrafricaines, des forces onusiennes ainsi que des partenaires de la Russie et du Rwanda.
Il apparaît important de rappeler que ce statuquo légendaire entraîne des conséquences néfastes sur l’économie du pays déjà fragilisée, la scolarité saupoudrée, le gel de maigres emplois, la santé etc. Malgré cet immobilisme sécuritaire dérivé d’un quinquennat chaotique, hésitant et indécis qui commence à agacer la communauté internationale, le peuple meurtri, affamé et surtout animé par le nationalisme a défié la peur pour confier au président de la république un deuxième mandat.
Armé de la confiance du peuple, l’élu de la nation doit se débarrasser de son orgueil sans limite et se faire violence soit en optant pour la guerre s’il a les moyens matériels, militaires et financiers soit de convoquer les forces vives de la nation pour un dialogue politique inclusif inter-centrafricains soit d’accepter un arbitrage ou une médiation internationale, régionale ou sous-régionale qui le priverait de certaines de ses prérogatives présidentielles.
Nous sommes conscients que le choix qui s’impose au président de la république sera délicat et difficile mais l’essentiel est de mettre en relief l’intérêt supérieur de la nation pour que le peuple puisse enfin jouir d’une paix durable.
Inquiet de l’issue improbable de la crise, le citoyen lambda s’interroge :
s’agissant de l’option militaire, le pouvoir de Bangui a t-il une idée de la fin de la guerre ? Quelles sont les éventuelles solutions plausibles si l’insécurité perdure ? Qui va payer la lourde facture de cette guerre fratricide ? Pendant combien de temps la communauté internationale va t-elle nous perfuser en assurant la sécurité de notre pays ? En ce qui concerne le dialogue politique inclusif, l’on s’interroge si le dialogue politique conseillé jadis par la cour constitutionnelle et vivement réclamée par l’opposition est-il l’ultime remède efficace et durable ? En outre, pourquoi le pouvoir de Bangui et ses démembrements ont-ils toujours un doigt accusateur sur l’opposition démocratique qui n’a pas d’armes ?
Peut-on envisager valablement une démocratie sans opposition au 21eme siècle ? Si le principe du dialogue politique inclusif est acquis, peut-on imaginer la participation de l’opposition armée représentée par les groupes armés coalisés ? Enfin pour la médiation internationale qui est un mode de règlement diplomatique de la crise, les centrafricains sont-ils encore prêts d’accepter une énième humiliation de nos responsables politiques à l’étranger ? Cette énième médiation n’est-elle pas un autre moyen de nous imposer (contre notre volonté) un plan de sortie de crise qui ne reflète pas nos réalités socio-politiques ?Nous estimons que la solution à la longue crise politique n’est ailleurs qu’en Centrafrique avec des acteurs nationaux.
Pour ce faire, nous invitons les autorités établies de n’écarter aucune piste et surtout de privilégier l’union sacrée des forces vives de la nation pour combattre solidairement les ennemis du peuple.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.
Centrafrique – Des pays africains appellent les rebelles à cesser le feu
Bangui ( République centrafricaine ) – Les représentants de plusieurs pays africains de la région des Grands Lacs, réunis vendredi à Luanda en un mini-sommet sur la situation en Centrafrique, ont appelé les rebelles qui tentent de renverser le régime du président Touadéra, à cesser le feu.
«Les chefs d’État et de gouvernement appellent les forces rebelles à un cessez-le-feu unilatéral et immédiat», a déclaré le ministre des Affaires étrangères angolais, Téte António, en conclusion d’une réunion de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (ICGLR) à Luanda./////////////.
Présent au sommet, Faustin Archange Touadéra a officiellement été réélu, avec un faible taux de participation, pour un second mandat à la tête de la Centrafrique le 18 janvier. Les élections présidentielle et législatives se sont tenues fin décembre dans ce pays en proie depuis 2013 à une guerre civile, très meurtrière jusqu’en 2018 et ravivée par l’annonce d’une offensive rebelle pour empêcher ces scrutins./////////////.
L’état d’urgence pour 15 jours/////////////.
Plusieurs puissants groupes armés se sont alliés dans la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et ont juré de marcher sur la capitale Bangui. Majoritairement sous contrôle rebelle, la République centrafricaine a décrété cette semaine l’état d’urgence pour 15 jours./////////////.
«Nous voulons une région des Grands Lacs sans conflit armé, sans mort, ni déplacement forcé des habitants», ont déclaré les responsables africains à l’issue du mini-sommet qui rassemblait notamment le président congolais Denis Sassou-Nguesso et rwandais Paul Kagame. Les violences en Centrafrique ont obligé plus de 200’000 personnes en moins de deux mois à fuir leur foyer, selon l’ONU./////////////.
Les groupes armés se heurtent jusqu’ici à des forces bien supérieures en nombre et lourdement équipées: quelque 12’000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre à la rescousse de Faustin Archange Touadéra et d’une armée démunie./////////////.
Sous le coup d’un embargo sur les armes lourdes, la Centrafrique a récemment plaidé en faveur d’une levée de cette mesure pour lutter contre les groupes armés. À Luanda, les chefs d’États africains présents ont déclaré qu’ils soutiendraient la demande de la Centrafrique auprès du Conseil de sécurité de l’ONU./////////////.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/mahamat-Said-Abdel-Kani-devant-la-cpi-450×276.jpg” alt=”mahamat Saïd Abdel Kani devant la cpi” width=”450″ height=”276″ />Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani présent devant les juges de la CPI le 29 janvier 2021.
Monsieur Mahamat Saïd, l’ex- général du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), a comparu devant un juge de la cour pénale internationale (CPI) pour la première fois depuis son arrestation pour crime contre l’humanité et crime de guerre.
Les 28 et 29 janvier 2021, Mahamat Said Abdel Kani a comparu devant le juge Rosario Salvatore Aitala, juge unique de la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour »). M. Said est suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été commis à Bangui, en République centrafricaine (RCA), en 2013.
Au cours de l’audience, le juge unique a vérifié l’identité du suspect et s’est assuré qu’il soit informé des crimes qui lui sont imputés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome dans une langue qu’il comprend et parle parfaitement, qui est le sango pour M. Said.
L’audience a eu lieu en présence du Procureur et de la Défense. M. Said était représenté par son Conseil Maître Jean Pierre Madoukou et a comparu par liaison vidéo depuis le quartier pénitentiaire de la CPI. En raison de la situation actuelle liée à Covid-19, certains des participants à l’audience y ont pris part par liaison vidéo.
L’ouverture de l’audience de confirmation des charges est fixée provisoirement au mardi 5 octobre 2021. Une audience de confirmation des charges sert à déterminer s’il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis ces crimes. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, en tout ou en partie, elle renverra l’affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même.
Contexte :
Le juge unique de la Chambre préliminaire II, Rosario Salvatore Aitala, a estimé qu’il y avait des motifs raisonnables de croire qu’un conflit armé ne présentant pas de caractère international était en cours sur le territoire de la RCA, entre au moins mars 2013 et au moins janvier 2014, entre la Séléka (une coalition de groupes armés principalement composée de musulmans opposés à l’ancien président François Bozizé) et les Anti-Balaka (un mouvement opposé à la Séléka et soutenant l’ancien président François Bozizé). De plus, le juge unique a estimé qu’il existait des motifs raisonnables de croire que, de mars 2013 au moins jusqu’à janvier 2014 au moins, une attaque généralisée et systématique a été menée par des membres de la Séléka contre la population civile et les personnes perçues comme étant collectivement responsables ou complices ou apportant leur soutien aux actes de l’ancien gouvernement de François Bozizé, et, ensuite, des anti-Balaka.
Le juge unique a trouvé des motifs raisonnables de croire que M. Said, un ressortissant de la République centrafricaine, né le 25 février 1970 à Bria, était un commandant de la Séléka et, à ce titre, est soupçonné d’être responsable des crimes présumés suivants :
crimes contre l’humanité (emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparitions forcées et autres actes inhumains), et
crimes de guerre (torture et traitements cruels).
Said est suspecté d’avoir commis ces crimes conjointement avec d’autres et/ou par l’intermédiaire de ceux-ci, ou d’avoir ordonné, sollicité ou encouragé la commission de ces crimes, ou d’avoir apporté son aide, son concours ou toute autre forme d’assistance à leur commission, ou d’y avoir contribué de toute autre manière.
Centrafrique: plus de 200 000 personnes déplacées en moins de 2 mois (ONU)
Bangui ( République centrafricaine ) – Genève | Les violences en Centrafrique ont déplacé plus de 200 000 personnes en moins de deux mois, dont un peu plus de la moitié ont fui vers les pays voisins, a indiqué l’ONU vendredi.
Selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), quelque 92 000 réfugiés sont arrivés en République démocratique du Congo (RDC), d’après les autorités locales, et quelque 13 240 autres ont fui au Cameroun, au Tchad et au Congo depuis le lancement en décembre d’une offensive de groupes armés visant la capitale Bangui./////////////.
Soit plus de 105 000 au total, un chiffre nettement plus élevé que les plus de 30 000 signalés par le HCR le 8 janvier./////////////.
Et «les réfugiés continuent d’affluer», a déclaré un porte-parole de l’agence de l’ONU, Boris Cheshirkov, lors d’un point de presse./////////////.
Par ailleurs, a-t-il indiqué, quelque 100.000 personnes restent déplacées à l’intérieur de la Centrafrique, selon des chiffres collectés par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha)./////////////.
Selon le HCR, «l’instabilité persistante entrave les efforts d’aide humanitaire et pose des difficultés pour accéder auprès des déplacés internes» et la route principale habituellement empruntée pour ravitailler Bangui a été fermée./////////////.
Des groupes armés se trouveraient dans les sites de Batangafo et Bria où des communautés déplacées ont trouvé abri, selon l’agence de l’ONU, pour qui «cette présence compromet fortement la protection des personnes déplacées, qui risquent le recrutement forcé, la restriction de mouvement, l’extorsion ou les menaces»./////////////.
«Nous recevons des rapports très inquiétants sur des violations des droits de l’Homme à mesure que (les) groupes armés se déplacent. Nous entendons parler de pillages, de violences sexuelles qui augmentent rapidement et la situation est vraiment préoccupante», a déclaré aux journalistes Boris Cheshirkov./////////////.
La République centrafricaine a décrété cette semaine l’état d’urgence pour 15 jours sur l’ensemble du pays, majoritairement sous contrôle de groupes armés et où le président Faustin Archange Touadéra a été réélu officiellement sur fond de nouvelle offensive rebelle./////////////.
Ces élections présidentielle et législatives se sont tenues dans un pays en proie depuis 2013 à une guerre civile, très meurtrière jusqu’en 2018, et ravivée par l’annonce d’une offensive rebelle pour empêcher ces scrutins./////////////.
Besoins financés à 2 %/////////////.
En RDC, les nouveaux arrivants ont traversé les rivières Oubangui, Mbomou et Uélé qui constituent la frontière naturelle du pays avec la Centrafrique et d’autres sont arrivés dans 40 localités au sein des provinces du Nord-Oubangui, du Sud-Oubangui et du Bas-Uélé, selon le HCR./////////////.
Le HCR pré-positionne du matériel de secours dans la province du Nord-Oubangui, avant que de vastes zones ne deviennent inaccessibles par la route en raison de l’arrivée imminente de la prochaine saison des pluies./////////////.
Les réfugiés ont déclaré aux travailleurs humanitaires qu’ils avaient fui dans la panique après avoir entendu des tirs./////////////.
«La plupart de ces réfugiés vivent dans des zones reculées et difficiles d’accès, près des berges, dans des conditions effroyables, sans abri et dépourvus de vivres. Ils dépendent de la pêche dans la rivière et de ce que les villageois peuvent leur donner», a indiqué Boris Cheshirkov./////////////.
Pour beaucoup, la rivière est également la seule source d’eau et le paludisme, les infections respiratoires et les diarrhées sont devenues fréquentes parmi les réfugiés, s’inquiète le HCR./////////////.
Nourriture, abris, médicaments… les réfugiés ont d’urgence besoin de tout, y compris de documents d’identité./////////////.
Le HCR procède à l’enregistrement biométrique quotidien de près de 1000 nouveaux arrivants. Les besoins de l’agence pour aider les réfugiés centrafricains cette année s’élèvent à 151,5 millions de dollars, qui sont actuellement financés à hauteur de 2 %.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/arrivée-du-chef-rebelle-Ali-Darassa-à-Ngakobo-le-21-août-2019-avec-ses-nombreux-gardes-du-corps-par-bertrand-yékoua-du-cnc-450×363.jpg” alt=”arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019 avec ses nombreux gardes du corps par bertrand yékoua du cnc” width=”450″ height=”363″ />arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.
Bria, République centrafricaine, vendredi, 29 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). À bord de six véhicules lourdement armés, le mercenaire-chef rebelle Ali Darassa est arrivé dans la localité de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto. D’aucuns parlent de sa fuite vers le Soudan, d’autres précisent qu’il serait en visite dans la ville.
Si le mercenaire et chef rebelle Ali Darassa jugent que les forces de frappe de ses éléments sont au deçà de celles des Mercenaires russes, il ne reste plus qu’à s’éclipser dans la nature. Ainsi, son déplacement dans la localité de Bria est vu comme son départ pour le Soudan. Tandis que d’autres parlent de sa visite habituelle à Bria.
En effet, Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur militaire de l’UPC a été aperçus à Ippy à bord de six véhicules et plus d’une cinquantaine de ses hommes lourdement armés. Il a quitté la ville d’Ippy peu après son arrivée et prend la direction de Bria. Depuis ce temps, sa présence n’est pas signalée à Bria, mais d’aucuns pensent qu’il serait dans le coin. Pour la Minusca et quelques observateurs, il ne fait aucun doute, Ali Darassa cherche à se réfugier au Soudan auprès de son ex-patron Nourredine Adam, chef du FPRC.
« Ils n’ont plus de choix que d’aller tous au Soudan, parce que le Tchad est très strict avec eux », témoigne un agent de la MINUSCA détaché à Bria.
Cependant, à Bria, certains officiers rebelles indiquent pour leur part que Ali Darassa serait actuellement à Bria pour quelques jours auprès de ses hommes.
À suivre…
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bria
Bouar, République centrafricaine, vendredi, 29 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Dieu a-t-il sauvé les populations de Bouar en déjouant, le 27 décembre 2021, le plan de fraudes électorales préparé par Monsieur Fleury Junior PABANDJI, candidat du Mouvement cœurs Unis (MCU) dans la circonscription de Bouar 1 ?
Selon diverses sources d’informations bien recoupées et parvenues à notre rédaction, et grâce aux candidats aux législatives de la coalition COD 2020 se trouvant dans la zone, il a été découvert, après les attaques rebelles du 27 décembre 2020, dans la préfecture de la Nana-Mambéré en général et dans la ville de Bouar en particulier, des feuilles de résultats préétablis et signés, avec des logos officiels de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), chez un certain Fleury Junior PABANDJI, candidat du MCU dans la circonscription de Bouar 1, comme le montrent les images jointes. Lors de l’attaque de la ville de Bouar, les rebelles avaient fait un tour au domicile du candidat MCU, Fleury Junior PABANDJI lequel a pris la poudre d’escampette et les rebelles ont saisi à son domicile tout cet arsenal de fraudes. Ainsi, bien avant le jour du vote du 27 décembre 2020, des résultats ont été fabriqués et affectés d’avance aux différents candidats à la présidentielle. C’est ainsi que dans un bureau de vote par exemple à Saint-Joseph, le candidat Faustin Archange TOUADERA a eu 201 voix, Anicet Georges DOLOGUELE 37 voix et Martin ZIGUELE 01 voix, les autres candidats se retrouvant avec zéro voix, alors que l’on sait que la Nana-Mambéré est un bastion traditionnel du MLPC de Martin ZIGUELE suivi d’Anicet Georges DOLOGUELE de l’URCA et François BOZIZE du KNK.
Selon les investigations de CNC, Fleury Junior PABANDJI est un jeune, ancien du Conseil National de Jeunesse (CNJ), DG du Fonds National de l’Environnement dont il ponctionnerait les fonds pour financer le MCU et son train de vie époustouflant alors que ses employés cumulent des arriérés de salaires et sont entrés en grève il y a peu. Ceux qui l’ont côtoyé depuis disent de lui qu’il est un grand fraudeur depuis le CNJ.
Le candidat PABANDJI n’est pourtant ni originaire ni populaire à Bouar mais laisse entendre depuis un certain temps qu’il sortira victorieux dès le premier tour à Bouar 1. Ses liens avec Bouar sont inexistants puisque ce dernier n’avait séjourné à Bouar que deux ans dans le cadre de ses études chez un cousin maternel devenu Adjoint au Maire de Bouar.
En tout cas, à Bouar, la nouvelle de la découverte de ce plan de fraudes de PABANDJI circule.
Avec cette découverte du plan de fraudes électorales, Fleury Junior PABANDJI est grillé à Bouar et risque gros, interdiction de droit de vote et d’être éligible pendant 5 ans au moins et 10 ans au plus candidature, pour moralité douteuse, tentative de détournement des suffrages des électeurs voire un emprisonnement pour 1 à 5 ans.
Déjà, les candidats aux législatives à Bouar issus de la COD 2020 envisagent de déposer une requête collective auprès de la Cour Constitutionnelle aux fins de constat de ce plan de fraudes à Bouar.
Wait and see.
Par Gervais Lenga
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Abacar-Sabome-450×253.jpg” alt=”Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021. ” width=”450″ height=”253″ />Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.
Bangui ( République centrafricaine ) – Ce n’est pas l’un des principaux chefs rebelles de la CPC. Son mouvement, fondé il y a un an, n’est d’ailleurs pas signataire de l’accord de Kamba Kotta, acte de naissance de la coalition. Mais il en est l’un des porte-paroles et l’une des figures les plus médiatiques, habitué aux déclarations tonitruantes sur les réseaux sociaux. « Ce n’est pas un petit bout de papier signé par un procureur qui va nous empêcher de poursuivre la lutte », régissait-il encore hier soir au sujet du mandat d’arrêt émis contre lui ce 25 janvier.
Il faut dire qu’à 55 ans, Abakar Sabone, né à Carnot, s’est forgé une longue expérience dans diverses rébellions, au gré des soubresauts que connait son pays. Actif aux côtés de François Bozizé lors de son coup d’État de mars 2003, il est son dernier ministre du Tourisme, avant de rejoindre le camp adverse : la Séléka de Michel Djotodia qui en fait son conseiller spécial. À cette époque, il défraye la chronique en proposant une partition de la Centrafrique./////////////.
Exilé au Tchad pendant de longues années, il prend part aux négociations de l’accord de Khartoum pour le FPRC de Noureddine Adam, puis quitte ce mouvement. Selon le mandat d’arrêt émis contre lui, il est accusé d’incitation à la désobéissance et au refus de payer l’impôt. Un mandat émis dans le cadre de l’instruction en cours contre Thierry Savonarole, un cadre du KNK, le parti de l’ex-président Bozizé, arrêté en janvier.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bienvenue-à-ndélé-contre-le-mur-par-cnc-450×328.jpg” alt=”Bienvenue à Ndélé contre le mur. Par CNC” width=”450″ height=”328″ />Bienvenu à Ndélé. Photo CNC.
Ndélé, République centrafricaine, vendredi, 29 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Soupçonné d’avoir eu des conversations téléphoniques avec l’un des fils de l’ancien Président François Bozizé, le lieutenant Feïkéré a été interpelé et placé en détention à la Minusca de Ndélé. Il attend son transfèrement sur Bangui. Aussitôt, sa famille dénonce ce qu’elle appelle la « chasse à l’homme ».
Le 27 janvier 2021, aux environs de 13 heures, à Ndélé, dans le Bamingui-Bangoran, un lieutenant de la gendarmerie (FSI), nommé Féïkéré aurait été surpris en communication au quartier Ngadja avec l’un des fils du général Bozizé, chef de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Il aurait été conduit devant les préfets, sous-préfet et ses chefs militaires pour investigation. Finalement, il a été conduit à la détention dans la geôle de la MINUSCA à Ndélé.
Cependant, notre équipe sur place mène sa propre enquête, et montre que le coup a été minutieusement préparé et le suspect a été arrêté sur un fonds de rumeurs.
À Bangui, sa famille dénonce ce qu’elle appelle « chasse à l’homme » aux familles de l’ancien Président François Bozizé.
Le lieutenant Féïkéré est de l’ethnie Gbaya de l’ancien Président François Bozizé. Comme ses nombreux compatriotes de la même ethnie, il a été arrêté et placé en détention provisoire à Ndélé avant d’être transféré à la section des recherches et d’investigation (SRI) à Bangui dans les prochains jours.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/circulation-pieton-moto-taxi-rue-de-bria-corbeaunews-centrafrique-le7mars2019-450×428.jpg” alt=”Une rue de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Crédit photo : Moïse Banafio / Corbeaunews” width=”450″ height=”428″ />Une rue de Bria, dans la préfecture de Haute-Kotto, au centre-nord de la République centrafricaine. Crédit photo : Moïse Banafio / Corbeaunews
Bria, République centrafricaine, vendredi, 29 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le Président de la délégation spéciale de la ville de Bria, Monsieur Maurice Balekouzou est suspecté depuis 72 heures d’être à l’origine du meurtre de son domestique, Monsieur Gildas Ngamanda, sauvagement assassiné par un groupe d’individus non identifié et activement recherchés par les forces de l’ordre.
Monsieur Gildas Ngamanda, ancien pousseur devenu depuis 7 mois domestiques de Monsieur Maurice Balekouzou, préside de la délégation spéciale de la ville de Bria. Il a été littéralement assassiné ce mercredi 27 janvier 2021 par un groupe d’individus, identifiés comme des miliciens Anti-Balaka.
En effet, 24 heures avant son assassinat, Monsieur Gildas Ngamanda a été soupçonné par Monsieur le Maire Maurice Balekouzou d’avoir volé son pousse-pousse chez lui. Il l’avait intimé l’ordre d’aller le chercher partout dans la ville. Finalement, il a pu le trouver au PK3 dans le camp des déplacés chez les miliciens Anti-balaka. Il est revenu quelques minutes plus tard expliquer à son patron Maurice Balekouzou qu’il a pu retrouver le pousse-pousse chez les miliciens Anti-balaka au PK3. Comme si cela ne suffisait pas, son patron lui dit clairement qu’il est complice du vol, et il doit lui le ramener.
Aussitôt, Monsieur Maurice Balekouzou faisait appel à un groupe des miliciens Anti-balaka de le prendre, puis lui mettre la pression pour qu’il montre la personne à qui il lui a vendu le pousse-pousse. C’est ainsi que ce groupe des miliciens Anti-balaka est venu le chercher et aller l’assassiner. Aussitôt, la nouvelle est arrivée dans la ville, et sa famille demande au Maire de se justifier. Elle saisit la cellule de droit de l’homme de la Minusca, et le maire Maurice Balekouzou est depuis 48 heures entendu par la cellule d’enquête des Nations unies.
Pour la famille de la victime, Monsieur Maurice Balekouzou doit être relevé de ses fonctions du maire en attendant la suite de l’enquête,
Par Moïse Banafio
Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bria
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/denis-sassou-nguesso-et-faustin-archange-touadera-a-brazzaville-congo-300×232.jpg” alt=”De gauche à droite, Faustin Archange Touadera de Centrafrique et son homologue congolais Denis Sassou Nguesso. CopyrightDR” width=”300″ height=”232″ />De gauche à droite, Faustin Archange Touadera de Centrafrique et son homologue congolais Denis Sassou Nguesso. CopyrightDR
La Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), où on compte un grand nombre d’autocrates assiste indifférente au naufrage de la Centrafrique.
Une chronique signée Francis Sahel
En Afrique de l’Est, l’Autorité intergouvernementale pour le développement de l’Afrique de l’Est (IGAD) avait pris la main dans la gestion de la crise au Soudan du Sud, imposant un accord entre le président sud-soudanais Salva Kiir et son rival Riek Machar. De d’autre côté du continent, en Afrique de l’Ouest, c’est la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a mené de bout en bout la sortie de la crise partie au Mali du coup d’Etat qui a renversé le 18 août 2020 le régime du président IBK.
Dans les deux cas, les communautés économiques régionales (CER) ont agi au nom d’une tradition qui veut qu’elles soient en première ligne et que l’Union africaine, l’organisation continentale, n’intervienne qu’en appui à leurs efforts.
En république centrafricaine (RCA), plongée depuis décembre 2013 dans une grave crise, « la magie africaine » de résolution des crises par les Communautés économiques régionales est totalement en panne. Alors que le pays s’enfonce chaque jour un peu plus, la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, République du Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, Sao Tomé-et-Principe) ne s’est contentée que de quelques timides communiqués. Pas de sommet ad hoc des chefs d’Etat sur la crise centrafricaine, pas de projet d’envoi à Bangui d’une délégation spéciale des présidents, pas de menaces de sanctions contre les groupes armés qui menacent la paix.
Sanctuaire des dictateurs
Cette paralysie de l’organisation sous-régionale face à la crise centrafricaine n’est pas surprenante. L’Afrique centrale est la partie d’Afrique subsaharienne qui héberge les présidents qui battent les records mondiaux de longévité au pouvoir.
L’Equato-guinéen Obiang Nguema totale 40 ans au pouvoir, le Camerounais Paul Biya 36 années, le Congolais Dénis Sassou N’guesso 36 années, le Tchadien Idriss Déby 30 ans. Ces dirigeants, qui bafouent pour la plupart la démocratie et les droits de l’homme, ne pensent qu’à leur maintien au pouvoir. Que la Centrafrique brûle n’est donc pas aussi urgent que la survie quotidienne de leur régime !
Derrière cette indifférence, se cache aussi la volonté de ne pas voir demain la CEEAC venir se mêler de leurs affaires intérieures. Compter sur la CEEAC pour s’impliquer davantage dans la résolution de la crise en RCA, c’est sans doute la surestimer. Les Etats membres de cette organisation sous-régionale n’ont même pas été capables de convenir de la libre circulation des personnes et des biens. Ce qui explique les expulsions régulières des Congolais par l’Angola, le maintien du régime des visas entre les pays de la CEEAC.
Abandonnés par la solidarité sous-régionale, les Centrafricains accueillent à bras ouverts toutes les manifestations de soutien, y compris les plus intéressées. Les Russes qui ont compris qu’il y a une place à prendre et des intérêts à défendre dans ce pays sont arrivés en renfort au président centrafricain Faustin Archange Touadéra, fournissant à son pays matériel militaire et assistance technique. Avec la réélection, même controversée, de Faustin Archange Touadéra, le bail de la Russie devrait se prolonger en RCA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/abakar-sabome-450×450.jpg” alt=”Abakar Sabome” width=”450″ height=”450″ />Le chef rebelle Abakar Sabome
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La République centrafricaine a lancé un mandat d’arrêt international contre l’ancien ministre du Tourisme Abakar Sabome qui se trouve actuellement sur le territoire centrafricain ou au Tchad, selon le parquet de Bangui.
La justice centrafricaine a émis le 25 janvier un mandat d’arrêt international contre Abakar Sabome , ex-ministre du Tourisme pour tentative d’atteinte à l’autorité de l’État et à l’intégrité du territoire national. Le mandat d’arrêt a été diffusé par le canal habituel et classique d’interpole, a annoncé le procureur de la République près du tribunal de grande instance de Bangui.
Selon le mandat d’arrêt, il est ordonné à tous officiers ou Agents de la Force publique de rechercher et de conduire à la Maison d’arrêt de notre pays en se conformant à la loi le nommé ABAKAR SABONE, né le 1er janvier 1966 à Carnot. Fils de Monsieur ABAKAR et de Madame MARIAM. Profession Ex ministre du Tourisme.
Des éléments en possession des services de renseignements établissent clairement que le Monsieur Abakar Sabome fait partie des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), en raison de ses activités sur les réseaux sociaux contre le régime.
Parti Politique de l’Opposition Démocratique Centrafricaine, a observé le climat politique dans notre pays avec beaucoup d’attention ;
Aussi, nous soulignons une atmosphère malsaine opposant le pouvoir en place et la CPC.
Constatons que le peuple centrafricain est pris en otage par ce conflit qui ne dit pas son nom mais qui paralyse le fonctionnement de tout un pays et fragilisant tout un peuple déjà secoué, traumatiser par de multiples mutineries.
Vu l’ensemble des recommandations constitutionnelle des règles régisant les conduites à tenir face à tout type de situations pouvant entraver le bon fonctionnement de l’état et celui régissant le droit des centrafricain d’aller et venir sur toute l’étendue de la République Centrafricaine sans être inquiéter,
Vu l’INTERDICTION PAR CETTE MÊME CONSTITUTION D’UNE PRISE DE POUVOIR PAR LES ARMES,
Le MESAN REFORME condamne avec fermeté Toutes forme de violences ainsi que cette tentative de prise de pouvoir par les armes du 13 janvier 2021 qui a plongé le pays dans un cycle infernal de crimes causant la mort de plusieurs dizaine de centrafricains une fois encore en violation de notre constitution
Le MESAN REFORME CONDAMNE également avec fermeté le « BLOCAGE » de l’AXE ROUTIER GARAMBOULAYE / BANGUI,
Entendu que la République Centrafricaine pays « ENCLAVE »,
Puise presque 70 % de sa ressource vitale de denrées alimentaires de première nécessité au Cameroun et que son acheminement se fait par la route GARAMBOULAYE / BANGUI actuellement bloquée par la CPC.
Qu’il conviendrait de dire que ce blocage a entrainé la paralysie totale de l’économie Centrafricaine et dans un avenir proche, la famine en République Centrafricaine si cela perdurait !
Vu que le peuple centrafricain ne doit pas être considérer comme une monnaie d’échange à chaque fois qu’il y’aurait mésentente entres les politiques et ou les groupes armés.
Par ailleurs,
Le MESAN REFORME prie le président Faustin Archange TOUADERA de revoir sa position en vu de trouver un consensus propre à la sortie de crise définitive, la pérennisation d’une paix durable et le vivre ensemble en Centrafrique.
Vu la décision de la Cour Constitutionnelle du 14 janvier 2021 déclarant le professeur Faustin Archange TOUADERA vainqueur de ce scrutin de décembre 2020,
Vu le respect et le dévouement du MESAN REFORME aux institutions de la République,
Le MESAN REFORME accepte la victoire du professeur Faustin Archange TOUADERA à l’élection présidentielle de décembre 2020.
Le MESAN.REFORME, Parti Politique de l’Opposition Démocratique Centrafricaine, FELICITE le professeur Faustin Archange TOUADERA pour sa réélection à la tête de l’Etat Centrafricaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/direction-societe-orange-centrafrique-corbeaunews-mickael-450×337.jpg” alt=”Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi” width=”450″ height=”337″ />Direction général de la société Orange mobile à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Sur la décision du ministre de poste et télécommunications, Monsieur Gourna Zacko, et du Premier ministre Firmin Ngrebada, le Directeur général de la société de téléphonie mobile Orange-Centrafrique est sur le point d’être rapatrié du sol centrafricain.
Devant le refus catégorique du Directeur de la société Orange Centrafrique de laisser sa base de données pour des écoutes téléphoniques, sur l’instruction ferme du Premier ministre Firmin Ngrebada et du ministre de la Gourna Zacko, un conseil restreint aura lieu ce jeudi au cabinet du premier ministre pour statuer sur le projet de rapatriement de Monsieur Régis DALIERE, DIRECTEUR GÉNÉRAL d’Orange-Centrafrique.
Depuis l’instauration de l’État d’urgence en Centrafrique, le gouvernement centrafricain ainsi que la présidence de la République imposent aux opérateurs téléphoniques en République centrafricaine de laisser leur base des données pour des éventuels écoutes.
Si les autres sociétés ont accepté de laisser totalement leur base des données aux gouvernement, ce n’est pas le cas d’Orange Centrafrique qui menace de fermer ses portes et quitter la Centrafrique .
« Je suis serein. Je dépend de mon groupe Orange. Les autorités françaises m’ont demandé de faire mon travail en âme et conscience », a déclaré Monsieur Régis DALIERE, Directeur général d’Orange Centrafrique .
Entre temps, en République centrafricaine, aucun texte peut imposer au directeur général d’une téléphonie quelconque de se soumettre à des injonctions. Cependant, étant donné que nous sommes dans un État d’urgence, cette question est-elle urgente aussi ?
Notons que si Orange Centrafrique cède comme Télécel et Moov, toutes les conversations téléphoniques vont être sous écoute en République centrafricaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province-300×225.jpg” alt=”” width=”300″ height=”225″ />Des soldats FACA en détachement à Obo.
Bangassou, République centrafricaine, mercredi, 28 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). C’est pour le détournement de leur prime d’alimentation générale (PGA) que le lieutenant-colonel Malengamo, chef du détachement des FACA à Obo, dans la préfecture de Haut-Mbomou, est mis en cause par ses officiers, sous-officiers et hommes du rang. On note également la quasi-totalité des crédits de fonctionnement du détachement militaire dans le cadre des élections générales du 27 décembre 2020 qui est aussi passé à la trappe.
Son forfait, selon des nombreuses sources militaires locales, consiste à détourner des primes générales d’alimentation de ses soldats déployés aussi à Obo, au sud-Est du pays. Même le fonds du déplacement de certains soldats FACA à Obo dans le cadre des élections générales du 27 décembre 2020 a également été passé à la trappe. Certains officiers et sous-officiers parlent de la cleptomanie, d’autres parlent de leur sabotage moral.
Et ce n’est pas tout! Le groupe électrogène (GE), laissé par les soldats américains dans leur base à Obo avant de quitter le lieu, a été mis en location à la société Orange-Télécom par le lieutenant-colonel Malengamo. Une situation dont les officiers, sous-officiers et hommes du rang ne cessent de se plaindre à leur hiérarchie à Bangui.
En plus, le lieutenant-colonel Malengamo ne fait pas de distinction entre les militaires affectés à Obo et ceux détachés dans la ville dans le cadre du processus électoral. Ce qui fait monter de tension au sein de ses troupes.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/des-combattants-rebelles-de-lUPC-à-gbokologbo-450×297.jpg” alt=”des combattants rebelles de l’UPC à gbokologbo” width=”450″ height=”297″ />Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 28 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Selon la mission multidimensionnelle intégrée, des nations unies en Centrafrique , la Minusca, les groupes armés occupent désormais 44% du territoire de la République centrafricaine. Alors, on se demande sur quelle base la MINUSCA fait – elle ce calcul ?
L’annonce a été faite ce mercredi 27 janvier lors d’un point de presse conjointe hebdomadaire MINUSCA / gouvernement à Bangui.
Selon Monsieur Souleymane Thioune, Directeur de cabinet par intérim de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique, les groupes armés occupent désormais 44% du territoire centrafricain. Avec une telle déclaration, beaucoup se demandent si la libération de Boali, Boda et Bossembélé suffit-elle à la MINUSCA de donner un tel chiffre ?
« Si on voit les villes dans lesquelles sont basés les Casques bleus de la MINUSCA, les rebelles sont aussi dans le coin. Peut-on alors parler de la libération complète de cette localité? », déclare un Étudiant en droit à l’Université de Bangui, avant d’ajouter que les villes de Bambari, Bria, Birao, Ndélé, Alindao, Ippy, etc., ne sont pas libérées. Donc on ne doit pas calculer comme territoire libre des groupes armés.
Selon Michel Debanda,
même si le corridor Bangui – Béloko est totalement libre de circulation, on estime toujours à 75% du territoire national occupé par les rebelles.
Bangui ( République centrafricaine ) – L’armée centrafricaine affirme être repassée à l’offensive pour desserrer l’étau autour de la capitale, Bangui, menacée d’asphyxie par une coalition rebelle qui s’est juré de faire tomber le président Faustin-Archange Touadéra. Les forces armées de Centrafrique disent avoir repris la ville de Boda, à 120 kilomètres de la capitale, et tué des dizaines de rebelles. «Les Russes sont avec nous», a déclaré lundi un porte-parole de l’armée.
La présence de militaires russes est de plus en plus visible, dans ce pays délaissé au cœur de l’Afrique qui était un pré carré français. Paris intervenait en effet régulièrement dans cet Etat instable. La dernière fois, c’était en 2013 pour empêcher des massacres intercommunautaires. Une mission de l’ONU a ensuite pris le relais des soldats français. Mais, malgré la présence de 12 000 Casques bleus, l’Etat centrafricain n’a jamais réussi à regagner le contrôle sur un territoire grand comme la France et qui regorge de ressources minières./////////////.
Le président Touadéra, réélu pour un second mandat le 27 décembre dernier, alors que la moitié de la population n’a pas pu voter à cause de l’offensive des rebelles, est dans une position critique. Il compte plus que jamais sur les Casques bleus de l’ONU, des militaires rwandais appelés en renfort avant l’élection et, bien sûr, les militaires russes./////////////.
«La Russie a investi dans des activités à forte visibilité», analyse Paul-Simon Handy, conseiller à l’Institut d’études de sécurité à Dakar. Officiellement, il y aurait des centaines d’instructeurs militaires russes en Centrafrique. Ils occupent une place stratégique, en assurant, par exemple, la sécurité du président Touadéra, ce qui offre à Moscou un accès privilégié au chef d’Etat. A contrario, la mission européenne de formation de l’armée centrafricaine, avec des centaines d’instructeurs, passe inaperçue./////////////.
L’opportunisme russe/////////////.
La France voit d’un très mauvais œil cette omniprésence russe. Le 19 janvier, Paris a pris «note» de la réélection du président Touadéra contestée par l’opposition. On a connu des messages plus chaleureux. «La France a été prise de court par l’implication russe, qui ne découlait pas d’une stratégie mûrement réfléchie. Moscou a plutôt agi par opportunité», continue Paul-Simon Handy. La Centrafrique est un laboratoire pour Moscou sur le continent, qui est également présent au Soudan, en République démocratique du Congo, en Guinée ou en Egypte./////////////.
L’opportunité, c’était le désengagement français et le dénuement du gouvernement centrafricain recherchant désespérément des soutiens militaires. Moscou a d’abord envoyé des mercenaires de la compagnie de sécurité privée Wagner, proche du Kremlin, pour tâter le terrain. Le modèle a été éprouvé en Syrie ou en Libye. Trois journalistes russes enquêtant sur les activités de Wagner en Centrafrique ont été tués en juillet 2018. L’organisation de l’opposition russe qui les avait mandatés soupçonne un crime commandité, mais l’enquête est au point mort./////////////.
L’ombre du Tchad/////////////.
Des sociétés russes dépendant du groupe Wagner ont aussi obtenu du gouvernement des permis d’extraction dans les mines de diamants et d’or. Enfin, Moscou fournit de l’armement à la Centrafrique et milite pour une levée de l’embargo de l’ONU auquel le pays est soumis depuis 2013. Jeudi dernier, Bangui a essuyé un nouveau refus au Conseil de sécurité de l’ONU pour lever les restrictions sur le commerce des armes, malgré le soutien de la Russie et de la Chine. Les Occidentaux craignent qu’un afflux d’armes tombe entre de mauvaises mains. Ils font valoir qu’avec les exceptions prévues par l’ONU, l’armée régulière a toute latitude pour s’approvisionner./////////////.
Paris et Moscou se livrent aussi une guerre de l’information en Centrafrique, comme en témoigne la suspension en décembre de plusieurs comptes par Facebook accusé de diffuser de fausses informations pendant la campagne électorale. Certains étaient liés aux services de renseignement russes, d’autres à l’armée française, selon Facebook./////////////.
La France irait-elle jusqu’à soutenir les groupes rebelles pour donner une leçon aux Russes? Les autorités centrafricaines accusent en tout cas le voisin tchadien, un proche allié de Paris, de déstabiliser la Centrafrique. «Le fait qu’il y ait des mercenaires tchadiens en Centrafrique n’est pas une preuve de l’implication du gouvernement tchadien», répond Paul-Simon Handy./////////////.
En revanche, selon l’analyste camerounais, l’offensive des rebelles visant à empêcher la présidentielle n’a pas pu se faire sans soutien extérieur, même si les rebelles peuvent se financer avec les ressources minières ou la taxation des voies de transhumance du bétail. «Mais l’offensive des rebelles est un échec, car elle n’a pas de soutien populaire, conclut Paul-Simon Handy. Les Centrafricains sont fatigués par la guerre.»
Bangui ( République centrafricaine ) – Alors que la République centrafricaine est depuis cinq semaines le théâtre d’affrontements entre l’armée et des groupes rebelles à la suite de l’élection présidentielle, la vie des habitants de la capitale Bangui est chamboulée. L’interdiction de circulation des taxis-motos a généré un chaos dans le secteur des transports publics et les prix ont flambé avec la coupure des approvisionnements en provenance du Cameroun. Nos Observateurs se disent fatigués de ces galères, mais se réjouissent aussi des gestes de solidarité.
Lundi 25 janvier, un chauffeur routier a été tué lors d’une embuscade tendue par des groupes rebelles sur l’axe routier reliant le Cameroun et la capitale centrafricaine Bangui. Une situation qui risque de faire durer la galère des chauffeurs dont les véhicules sont bloqués à la ville frontalière de Garoua Boulai, côté Cameroun, depuis plus d’un mois. Plus de 1 500 camions pleins de produits alimentaires et médicaux y attendent un apaisement du conflit qui a commencé le 19 décembre quand des groupes rebelles ont contesté la tenue de l’élection présidentielle qu’ils estimaient jouée d’avance en faveur du président sortant Faustin Archange Touadéra, réélu finalement le 27 décembre avec 53,92 % des voix./////////////.
À Bangui le front s’est progressivement rapproché de la ville, atteignant les quartiers PK11 et PK12, à une dizaine de kilomètres du centre-ville. À la suite d’une attaque meurtrière le 13 janvier dernier, les autorités ont interdit la circulation des taxis-moto, mode de transport principal des Banguissois et notamment des élèves et étudiants./////////////.
Les écoles ont rouvert ce lundi après une suspension des cours, créant des scènes de chaos au niveau des stations de bus et de taxis, prises d’assaut par les voyageurs./////////////.
“J’ai dû jouer des coudes pour arriver à temps au travail” /////////////.
Notre Observateur Fridolin Ngoulou, journaliste et responsable d’Oubangui média, a assisté à ces scènes de galère./////////////.
Les taxi-motos sont le moyen le plus facile de se déplacer à Bangui mais l’impact de leur suspension était relativement faible jusqu’à ce lundi [25 janvier] . Quand les cours ont repris après la levée des mesures de sécurité, et que tous les élèves ont voulu arriver à l’école pour 7h30, heure du début des cours ici, les bus et les taxis n’ont pas pu faire face à la demande et ont été débordés./////////////.
J’ai moi-même assisté à des scènes de bousculade assez impressionnantes hier matin et j’ai pris des photos des attroupements. J’ai attendu une heure et demie lundi matin avec mes enfants et nous avons dû renoncer quand nous avons vu à 8h30 qu’il était toujours impossible de monter à bord./////////////.
Depuis, j’ai la chance d’avoir trouvé une solution pour éviter à mes enfants les neuf kilomètres qui nous séparent de leur école. Un oncle qui possède une moto personnelle m’aide en les déposant et en allant les chercher à l’école tous les jours. J’ai de la chance car j’ai vu beaucoup d’enfants faire le trajet à pied./////////////.
Les élèves, les étudiants et tous ceux qui ont besoin de se déplacer sont bien trop nombreux pour l’offre de bus et taxis disponibles. J’ai dû jouer des coudes ensuite pour monter à temps dans un bus et arriver au bureau avant le bouclage du journal./////////////.
“Le front est à seulement six kilomètres de chez moi”/////////////.
Notre Observateur Vicky Nelson Wackoro, formateur de capoeira et étudiant en cinéma, a vécu la même galère./////////////.
Dans cette ambiance tendue des élans de solidarité émergent. Nos deux Observateurs ont ainsi réussi à poursuivre leurs activités depuis lundi grâce aux automobilistes, amis ou inconnus, qui les ont pris en stop pour les amener à destination./////////////.
Routes coupées et augmentation des prix/////////////.
Aux problèmes d’insécurité et de transport s’ajoutent les difficultés à s’approvisionner en produits de première nécessité comme la nourriture et les médicaments, la principale route d’approvisionnement étant coupée parce que partiellement sous contrôle des groupes rebelles./////////////.
L’Institut centrafricain de la statistique (Icasees) a annoncé ce mercredi 27 janvier une hausse générale des prix de 16 %, les produits importés voyant des augmentations allant de 15 à 240 % de leurs prix./////////////.
“Le phénomène le plus inquiétant reste l’augmentation des prix de la nourriture”
Bangui ( République centrafricaine ) – L’ancien président centrafricain François Bozizé, recherché par la justice centrafricaine pour avoir tenté un coup d’Etat depuis la mi-décembre 2020, a quitté la ville centrafricaine de Boda (sud-ouest) pour regagner son fief de Bossangoa (nord-ouest), a rapporté mercredi la radio nationale centrafricaine.
Après s’être retranché à Boda pendant un certain temps, M. Bozizé a été obligé de quitter la ville après sa reprise par l’armée centrafricaine le week-end dernier. Il a été vu mercredi se diriger vers la ville centrafricaine de Yaloké (ouest), en direction de Bossangoa, selon la radio nationale, qui a souligné que les forces de défense et de sécurité continueront de le poursuivre jusqu’à ce qu’il soit arrêté et jugé./////////////.
Depuis la mi-décembre 2020, la Centrafrique vit une nouvelle flambée de violence provoquée par des groupes armés coalisés sous l’appellation de Coalition des patriotes pour le changement. Le gouvernement a accusé M. Bozizé d’être instigateur des troubles pour tenter un coup d’Etat. Une enquête judiciaire a été ouverte contre lui et ses complices présumés “par rapport aux faits de déstabilisation et de rébellion en cours”, a annoncé début janvier le parquet de Bangui.
HCDH | RCA : La remise à la CPI d’un ancien chef de milice accusé de crimes de guerre est un signal fort dans la lutte contre l’impunité, selon un expert de l’ONU
Bangui ( République centrafricaine ) – GENÈVE (27 janvier 2021) – Un expert de l’ONU a déclaré aujourd’hui que la remise par la République centrafricaine à la Cour pénale internationale (CPI) d’un ancien commandant de milice soupçonné de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité est un avertissement fort aux groupes rebelles, aux acteurs politiques et autres qui prospèrent en toute impunité.
“Le transfert de Mahamat Said Abdel Kani, le 24 janvier, envoie un message fort. La justice est un pilier essentiel du processus de paix et de réconciliation en cours et de la construction de l’État de droit”, a déclaré Yao Agbetse, l’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine./////////////.
Il a salué ce transfert dans le cadre de la lutte contre l’impunité et du besoin de justice pour les victimes de violations massives des droits de l’homme et du droit international humanitaire en RCA./////////////.
La CPI avait émis un mandat d’arrêt contre Said, soupçonné d’être responsable de crimes tels que la torture, la persécution et la disparition forcée à Bangui en 2013. La Cour a estimé qu’il y avait des motifs raisonnables de croire que, sous le commandement de Said, la coalition rebelle à prédominance Seleka avait mené des attaques généralisées et systématiques contre la population civile et d’autres personnes telles que les milices anti-balaka./////////////.
M. Agbetse a déclaré qu’il encourageait les enquêtes de la CPI et du Tribunal pénal spécial sur les personnes et entités figurant sur la liste du Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies et soutenait les enquêtes en cours visant à arrêter les responsables présumés de violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international, notamment les dirigeants de la Coalition des patriotes pour le changement et leurs partisans./////////////.
“J’appelle les autorités de la République centrafricaine à créer les conditions qui permettront de mettre fin à l’impunité et de rendre justice aux victimes”, a déclaré l’expert indépendant./////////////.
M. Yao Agbetse (Togo) est l’expert indépendant des Nations unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine./////////////.
Les Experts indépendants des Nations unies font partie de ce qui est désigné sous le nom des ” procédures spéciales ” du Conseil des droits de l’homme. Les procédures spéciales, l’organe le plus important d’experts indépendants du Système des droits de l’homme de l’ONU, est le terme général appliqué aux mécanismes d’enquête et de suivi indépendants du Conseil qui s’adressent aux situations spécifiques des pays ou aux questions thématiques partout dans le monde. Les experts des procédures spéciales travaillent à titre bénévole; ils ne font pas partie du personnel de l’ONU et ils ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants des gouvernements et des organisations et ils exercent leurs fonctions à titre indépendant.
Un ex Séléka à la CPI : vers un rééquilibrage des poursuites pour les crimes commis en RCA
Bangui ( République centrafricaine ) – (Bangui, Paris, La Haye) Alors que la République centrafricaine (RCA) connaît un regain de violence, la FIDH, la LCDH et l’OCDH se félicitent de l’arrestation de Mahamat Said Abdel Kain (« M.Said ») par les autorités centrafricaines et de son transfert, le 24 janvier 2021, à la Cour pénale internationale (CPI). « M. Said » est le premier ex-Séléka à devoir répondre de ses actes devant les juges de La Haye, ce qui constitue un pas important vers la reconnaissance de la responsabilité de tous les camps impliqués dans les crimes commis en RCA en 2013 et 2014. Nos organisations appellent à l’intensification des efforts, tant au niveau national qu’international, pour rendre justice aux centaines de victimes centrafricaines qui affrontent l’impunité des responsables de crimes internationaux et une insécurité grandissante.
Alors que le début du procès des Anti-Balaka, Alfred Yetakom et Patrice-Édouard Ngaïsonna, est prévu le 9 février à la CPI , M. Said, ancien membre influent des groupes Séléka, est le troisième suspect de RCA transféré à la CPI pour des crimes internationaux commis dans le pays dans le cadre du conflit de 2013-2014. Un mandat d’arrêt avait été délivré par la CPI (sous scellés), le 7 janvier 2019 à l’encontre de M. Said, suspecté d’avoir commis en 2013, à Bangui, pour crimes de guerre de torture et traitements cruels, et crimes contre l’humanité, emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparitions forcées et autres actes inhumains.
« Avec l’inculpation de M. Said, la CPI démontre qu’elle est engagée à juger l’ensemble des parties s’étant rendues coupables de massacres et d’exactions graves lors du conflit de 2013-2014 en Centrafrique. Alors que les milices, certaines déjà actives à l’époque, continuent de semer la terreur et que les violences reprennent dans le pays, nous espérons que ce message de lutte contre l’impunité sera entendu et aura un effet préventif.
Me Albert Panda, Président de l’OCDH.
Le Bureau de la Procureure a été critiqué à de nombreuses reprises pour n’avoir poursuivi les membres que d’une partie au conflit alors qu’il avait déclaré à plusieurs reprises poursuivre l’enquête afin que « les responsables de ces crimes rendent des comptes à la justice, quel que soit le bord auquel ils appartiennent ». Cette situation a engendré beaucoup de frustrations et donné l’image d’une justice à deux vitesses voire partiale. Nos organisations avaient déjà appelé la Cour à poursuivre les membres des deux camps. En inculpant M. Said, la CPI envoie un message clair à tous les responsables de crimes relevant de sa compétence : aucun camp ne jouira de l’impunité.
M. Said aurait occupé de nombreux postes à responsabilité, notamment au sein de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), de l’Office central de répression du banditisme (OCRB), ou encore du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Lors d’un entretien réalisé avec la FIDH en 2013, M. Said, alors commandant de l’OCRB, avait expliqué aux enquêteurs avoir rejoint les rangs de ce qui deviendra par la suite la Séléka par revanche pour la mort d’un proche. L’année suivante, des chargés de mission de la FIDH avait recueilli le témoignage d’une victime attestant avoir été torturée par les hommes du commandant Said.
« L’arrestation et le transfert de M. Said est un premier pas vers l’établissement des responsabilités des ex-Seleka dans les crimes qu’a connus notre pays. Il faut que les efforts de justice se poursuivent, pour que les donneurs d’ordre et les plus hauts responsables des crimes internationaux rendent des comptes. »
Joseph Bindoumi, président de la LCDH.
Nos organisations réaffirment la nécessité de renforcer les enquêtes pour l’ensemble des crimes commis sur le territoire centrafricain par les groupes ex-Séléka et anti-Balaka, que ce soit au niveau national ou international. En RCA, qui dispose maintenant d’une cour spécialisée et dont les juridictions ordinaires se sont montrées particulièrement actives au cours des dernières années, il est essentiel qu’un système de complémentarité solide et positif se mette en place pour assurer la poursuite d’un maximum de responsables de crimes à caractère national ou international, dont certains demeurent en exercice à ce jour, et pour rendre justice aux centaines de victimes dans l’attente.
Contexte.
Aujourd’hui détenu à La Haye, M. Said devra comparaître devant la juge unique Rosario Salvatore Aitala lors d’une audience de comparution initiale prévue le 28 janvier 2021. Il pourra demander sa remise en liberté provisoire en attendant le procès. Le Bureau de la Procureure (et de son successeur) devra rassembler suffisamment de preuves avant l’audience de confirmation des charges, étape suivante de la comparution initiale et condition essentielle à la poursuite de l’affaire jusqu’au procès.
La CPI a été saisie de deux situations relatives à la RCA qui a ratifié le Statut de Rome le 3 Octobre 2001. Dans les deux cas, c’est le gouvernement centrafricain lui-même qui a renvoyé la situation devant la Cour.
Le premier renvoi a été effectué en décembre 2004 concernant les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés depuis le 1er juillet 2002, sur l’ensemble du territoire centrafricain et dans le cadre du conflit. L’enquête sur cette situation « RCA I » a été ouverte en mai 2007 et a mené à l’arrestation et l’inculpation de Jean Pierre Bemba Gombo pour les crimes de guerre de meurtre, viol et pillage et les crimes contre l’humanité de meurtre et viol. Celui-ci, après avoir été condamné en première instance, a été acquitté en 2018.
Le deuxième renvoi s’est produit en mai 2014 concernant les crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui auraient été commis à partir de 2012, notamment par les groupes de Séléka et anti-Balaka, dans le contexte de la recrudescence des violences sur le territoire. L’enquête a été ouverte en septembre 2014. C’est de cette situation que relève l’affaire Mahamat Said Abdel Kain.
Bangui ( République centrafricaine ) – En Centrafrique, la ville de Bouar, dans l’est du pays, a été le théâtre de violents affrontements les 9 et 17 janvier. L’arrivée d’éléments armés de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) en ville crée de l’insécurité et bloque une partie des activités économiques. Quelques commerces sont ouverts dans la ville néanmoins et les liquidités circulent difficilement, ce qui a des conséquences sur le quotidien des populations.
Il est aujourd’hui quasiment impossible de recevoir de l’argent à Bouar, dans l’est de la Centrafrique. « Toutes les opérations bancaires et les commerces sont paralysés parce qu’il y a de l’insécurité, explique Josué Sossor, secrétaire général de la préfecture de la Nana-Mambéré. Et ils sont poursuivis donc ils ne peuvent pas ouvrir leurs portes. Depuis le salaire de décembre et jusque-là, les fonctionnaires n’ont pas eu leurs salaires. C’est la difficulté à laquelle nous pensons en ce moment : comment ils vont joindre les deux bouts pour finir le mois qui vient »./////////////.
La radio Siriri se retrouve face à la même difficulté. Martial Wago, le directeur, ne peut pas payer ses seize employés. « Pour fonctionner comme d’habitude, c’est difficile parce qu’on ne sait pas quoi faire, explique-t-il. Aucune recette à la radio. Tout ce qu’on a, c’est 10 000 francs CFA (15 euros). Ce qui fait que cela pose un problème. Et surtout cela fait que pour le mois on n’a rien reçu. On ne sait pas comment payer pour le mois de février »./////////////.
Ces deux amis qui travaillent dans une entreprise de BTP sont venus boire une bière mais aujourd’hui, ils ne paieront pas. « Toutes les banques ici sont fermées. Tout est bloqué. Comme c’est un endroit habituel et qu’on vient souvent prendre une bière ici, on nous a donnés une bière par rapport à la situation, déclarent-ils. C’est à crédit »./////////////.
Malgré la circulation difficile des liquidités, les commerces rouvrent doucement dans la ville. Dans un communiqué publié ce mardi 26 janvier, Médecins sans frontières (MSF) alerte sur la situation des déplacés de Bouar. Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) compte plus de 8000 déplacés qui vivent dans des conditions extrêmement précaires. MSF, actuellement l’un des seuls acteurs humanitaire sur le terrain, appelle à une réponse humanitaire « efficace et coordonnée ».
Paoua, République centrafricaine, mercredi, 27 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Le candidat aux législatives dans la circonscription de Paoua 2, Monsieur Timoléon Mbaïkoua va bientôt être rattrapé par la justice pour avoir intimidé et menacé de mort le Président du démembrement locale de l’autorité sous-préfectorale des élections de Mia-Pendé. La menace est vive, et la victime dépose plainte au tribunal.
Dans une plainte qu’il a déposée près du tribunal de grande instance de Bangui en date du 25 janvier 2021, Monsieur Béndima Nazaire, Président de l’autorité sous-préfectorale des élections de Mia-Pendé avait clairement déclaré que Monsieur Timoléon Mbaïkoua, candidat aux législatives dans la circonscription de Paoua 2, lui avait proféré des menaces sur sa vie personnelle suite à une fraude électorale dont il est l’auteur.
« J’ai effectué une tournée pour m’assurer de la régularité dans les bureaux de vote lorsque le Candidat N°5, en la personne de MBAIKOUA Timoléon, se présenta au membre de L’ANE locale de BETOKO pour exiger qu’il lui est remit « deux cartons contenant des bulletins vierges ainsi que des procès-verbaux ».Le rapporteur General, Monsieur Désire DOUTOUMBAYE, dans un premier temps, avait opposé un refus faisant observé qu’il était candidat et qu’il ne devrait pas transporter du matériel électoral, notamment des bulletins vierges, Il insistât et fait appel au maire de la commune , Mr GUETERE Élysée, ce dernier a fait pression sur le Rapporteur Général, qui est par ailleurs secrétaire de commune pour que celui-ci rentre en possession des deux cartons qui sont chargés sur la motocyclette du maire pour une destination inconnue. Informé à mon retour de ma tournée de l’incident, j’ai fait une déclaration écrite et signée, que j‘ai remis au collectif des autres candidats, ceci pour dégager toute ma responsabilité », a déclaré Monsieur Béndima Nazaire.
En plus, il avait indiqué que, Monsieur Timoléon Mbaïkoua, très mécontent d’être assigné devant la cour constitutionnelle, ne cesse de le menacer de mort au téléphone. Comme il est aussi Directeur de l’école, Monsieur Timoléon Mbaïkoua lui disait aussi qu’il sera limogé de ses fonctions du Directeur de l’école.
Une situation bien complexe pour le sieur Mbaïkoua tant au niveau de la cour constitutionnelle qu’au niveau de la justice de son pays.
Affaire à suivre….
par G. Bobérange
Journaliste, rédacteur, correspondant du CNC à Paoua
République Centrafricaine : La Minusca rend hommage aux deux casques bleus tués le 18 janvier, dont un Marocain
Bangui ( République centrafricaine ) – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a rendu hommage, ce mardi 26 janvier, à deux de ses soldats (un Marocain et un Gabonais) tués le 18 janvier dernier.
Les deux défunts, le Caporal-Chef Rachid Lamzaata et le Sergeant-Chef Franck Donald Mboundou-Moussanda, sont morts suite à une embuscade contre leur convoi par des éléments des groupes armés coalisés, à 17 km de Bangassou (préfecture du Mbomou) dans le sud du pays./////////////.
Pour rappel, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, avait condamné fermement cette attaque lâche menée notamment par des combattants l’UPC et des anti-Balakas, membres de l’alliance des groupes armés. Il avait souligné que la MINUSCA travaillera avec les autorités centrafricaines pour que les auteurs et les complices de ces crimes de guerre soient arrêtés et répondent de leurs actes devant la justice, peut-on lire dans un communiqué de la MINUSCA.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/fatou-bensouda-a-bangui-le-30-septembre-2020-par-CNC-450×436.jpg” alt=”fatou bensouda à bangui le 30 septembre 2020 par CNC” width=”450″ height=”436″ />Madame Fatou Bensouda, Procureure de la Cour Pénale Internationale, à Bangui, le 30 septembre 2020. Photo CNC / Moloma
Bangui, République centrafricaine, mardi, 26 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Mahamat Saïd Abdel Kani, suspecté de crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés en RCA, fera sa première comparution devant la Chambre préliminaire II la Cour pénale internationale (« CPI » ou « Cour »), au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas).
Selon la CPI, le 28 janvier 2021, c’est le jour de la première comparution de Monsieur Mahamat Saïd Abdel Kani, suspecté de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en République centrafricaine. L’audience de sa première comparution de La Chambre préliminaire aura lieu le 28 janvier en présence des juges, du Procureur et de la Défense. Monsieur Mahamat Saïd sera représenté par son Conseil.
Au cours de l’audience, la Chambre va vérifier l’identité du suspect Mahamat Saïd et s’est assurée qu’il soit informé des crimes qui lui sont imputés et des droits que lui reconnaît le Statut de Rome dans une langue qu’il comprend et parle parfaitement.
Une audience de confirmation des charges sert à déterminer s’il y a des motifs substantiels de croire que le suspect a commis ces crimes. Si la Chambre préliminaire décide de confirmer les charges, en tout ou en partie, elle renverra l’affaire devant une Chambre de première instance, laquelle sera chargée de conduire la phase suivante de la procédure, à savoir le procès lui-même.
Mahamat Saïd a été transféré à la CPI le 24 janvier 2021, à La Haye, aux Pays-Bas, par les autorités de la République centrafricaine en application d’un mandat d’arrêt de la CPI délivré par la Chambre préliminaire pour des crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés qui auraient été commis en République centrafricaine (« RCA »). Ce transfert fait suite à l’accomplissement des procédures nationales nécessaires en Centrafrique , où il avait été arrêté le 20 janvier 2021.
Le 7 janvier 2019, la Chambre préliminaire II la CPI a délivré un mandat d’arrêt sous scellé à l’encontre de Mahamat Saïd pour des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui auraient été prétendument commis en République centrafricaine en 2013 et 2014.