RCA : fuite des forces de l’ordre devant l’avancée des rebelles, le chef d’État major et le ministre Henri Wanzet Linguissara haussent le ton et menacent

Publié le 19 décembre 2020 , 6:12
Mis à jour le: 19 décembre 2020 6:12
Pancarte de Bienvenue à Boali. CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 19 décembre 2020, 12:00:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que les éléments des forces de l’ordre, notamment les FACA, gendarmes et policiers, devant l’avancée des forces de l’ordre,   ont l’habitude d’abandonner précipitamment leur position en faveur de leurs ennemis. À Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, ou encore à Boali, dans l’Ombella-Mpoko, les gendarmes, comme les soldats FACA, ont du abandonner leur position avant même l’arrivée des ennemis. Face à ce phénomène d’abandon de postes, le chef d’État major, le général Zéphirin Mamadou, et le ministre de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara hausse le ton et menace ces soldats qualifiés de « PEUREUX » de sanction. Et ce n’est pas tout!

 

Si à Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye,  les mercenaires russes, lourdement armés,  ont décidé d’accompagner les soldats FACA à revenir dans la ville après leur fuite sans coups de feu, à Boali, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, les gendarmes, tout comme les FACA n’ont pas accepté d’y revenir.

En effet, dans la nuit du vendredi à samedi, vers 1h du matin, un convoi des soldats FACA, positionné non loin de la ville de Boali,  a dû quitter précipitamment le secteur pour rentrer à Bangui. Au même moment, sept gendarmes de la brigade territoriale de Boali, devant la fuite des soldats FACA, ont eux aussi quitté précipitamment la ville pour rentrer à Bangui, abandonnant derrière eux les populations locales qui n’ont que leurs yeux pour pleurer. Quelques heures plus tard, la nouvelle de leur fuite est arrivée chez le ministre Henri Wanzet Linguissara qui s’est déplacé, en urgence, à la direction générale de la gendarmerie où il les a personnellement rencontrés.  Ils demandent simplement aux intéressés de regagner très rapidement leur poste à Boali, sans quoi ils auront droit à une sanction lourde de leur hiérarchie. Malgré la menace du ministre Wanzet, les gendarmes ont préféré revenir et stationnés au PK48 sur la route de Boali. Et ils ne sont pas les seuls. Dans la nuit du vendredi à samedi 19 décembre, tous les gendarmes se sont déguisés en civil pour éviter d’être pris pour cible au cas où les assaillants arrivent dans la capitale.

Pendant ce temps, au camp de Roux à Bangui, près d’un millier des soldats FACA ont été retenus pour se préparer à d’éventuels combats avec les assaillants dans la capitale.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

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