En Centrafrique, la crise sécuritaire s’ajoute à un quotidien difficile
Bangui ( République centrafricaine ) – Dans le deuxième pays le plus pauvre du monde selon l’ONU, le quotidien est difficile pour les habitants de la capitale. Et le regain de tensions à l’approche des élections présidentielle et législatives de dimanche fait renaître des angoisses bien connues dans un pays ravagé par la guerre civile.
Alors qu’elle déambule entre les travées, Cynthia doit calculer. Femme de ménage, elle est la seule à travailler dans sa famille et doit aussi nourrir les enfants de plusieurs de ses parents qui lui ont été confiés.
“C’est difficile, mais grâce à Dieu, on se débrouille”, dit-elle en souriant. “La bassine de manioc, ça coute 2.500 FCFA (3,8 euros), c’est un peu moins cher qu’avant”.
Deux mois auparavant, la même bassine coûtait presque le double. Les prix fluctuent abondamment dans la capitale de ce pays enclavé qui importe l’essentiel de ses biens de consommation du Cameroun voisin.
Pour arriver jusqu’à Bangui, ils empruntent la route nationale 1, jalonnée de péages et menacée par l’insécurité entretenue par les groupes armés qui contrôlent les deux tiers du territoire centrafricain.
Depuis vendredi, cette route fait la cible d’attaques de ces groupes qui cherchent à perturber les élections.
“On était dans une stagnation économique, mais le calme amenait quelques perspectives”, s’inquiète Laurence Nacif, président du Patronat centrafricain. “Nous espérons que la route du Cameroun reste ouverte pour maintenir l’import-export”.
“Peur pour nos enfants”
Les prix pourraient encore flamber à Bangui. Le panier moyen d’articles de survie (PMAS), qui représente le minimum d’articles censés répondre aux besoins d’un ménage de cinq personnes pour une durée d’un mois, y avoisine les 77.000 FCFA (100 euros), selon un rapport de l’ONG REACH publiée en octobre.
Et ce alors que le revenu médian est d’environ 27 euros par mois, selon la Banque mondiale, et qu’une grande partie de la population est sans emploi.
Malgré les richesses en diamants et bétail du pays, près de 70 % des Centrafricains vivent en-dessous du seuil international de pauvreté (moins d’1,60 euro par jour).
Les habitants de la capitale n’ont pas oublié les horreurs de 2013, après qu’une coalition de groupes armés à dominante musulmane, la Séléka, a renversé le président François Bozizé. Et plongé le pays dans un tourbillon sanglant d’affrontements communautaires, avec la contre-insurrection de milices Anti-Balaka essentiellement chrétiennes et animistes.
Les violences à Bangui et dans les provinces entre Séléka et anti-balaka avaient fait des milliers de morts.
Même si les violences ont baissé d’intensité depuis 2018, les groupes armés continuent de mener sporadiquement des attaques contre civils et forces de sécurité, pour des motifs aujourd’hui plus criminels que communautaristes.
Et les attaques des derniers jours réactivent les mauvais souvenirs. L’inquiétude gagne la capitale.
“Je suis inquiète pour notre pays, à cause des rebelles qui viennent, on a peur pour nos enfants”, murmure d’une voix lasse Geneviève, employée dans un commerce.
Craintes, manque de perspective, difficultés quotidiennes… certains Centrafricains sont épuisés et lassés de leur pays, à l’image de Mathias, agent de sécurité.
“Qu’est-ce qu’on peut faire ici ? Y’a rien ici ! C’est que les bandits qui s’en sortent !”, s’emporte-t-il. “Qu’est-ce que je vais dire à mes enfants ? Je pourrais même pas leur payer l’école ! Ils vont devoir aller braquer, voler ? Franchement mon frère, je veux juste quitter ce pays”.
Bangui ( République centrafricaine ) – Le chef de l’Etat, Faustin-Archange Touadéra, favori de la présidentielle de dimanche prochain, est accusé de vouloir frauder massivement par les milices, qui menacent de fondre sur Bangui.
“Premier tour K.-O.” Avec ce slogan, Faustin-Archange Touadéra affichait son assurance de l’emporter à la présidentielle dès dimanche prochain. Sauf que c’est lui qui, à 63 ans, pourrait se retrouver K.-O. avant le premier tour. Vendredi, prétextant de futures triches électorales, une alliance de groupes armés, pourtant ennemis lors de la guerre civile de 2013 qui a fait des milliers de morts, a attaqué plusieurs localités dans l’Ouest. Cette coalition menace de fondre sur la capitale, Bangui. Mardi, la quatrième ville du pays, Bambari, à quelque 380 km de là, est tombée aux mains des rebelles./////////////.
Une équation géopolitique complexe/////////////.
La situation est assez grave pour que les Casques bleus de la Minusca soient placés en alerte maximale et se déploient en divers points de la ville. Ce nouvel accès de violence montre l’extrême fragilité du pouvoir de Touadéra, qui se vante pourtant d’avoir pacifié le pays en signant un accord avec 14 milices en février 2019./////////////.
Le chef de l’Etat doit aussi faire face à l’ancien président François Bozizé, accusé par le régime d’être derrière le chaos des derniers jours et de fomenter un coup d’Etat. Touadéra, en mathématicien qu’il est, sait qu’il n’est qu’un élément d’une équation géopolitique complexe où s’affrontent la France et la Russie, qui a pris pied en Centrafrique il y a trois ans. Mardi, Facebook annonçait avoir démantelé trois réseaux de comptes, deux russes et un attribué à l’armée française, menant des campagnes de désinformation liées notamment à l’élection à venir.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/Le-president-Faustin-Archange-Touadera-candidat-a-un-second-mandat-le-27-decembre-2020-lors-dun-meeting-a-Bangui-450×225.jpg” alt=”Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat le 27 décembre 2020, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020. ” width=”450″ height=”225″ />Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat le 27 décembre 2020, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020. CopyrightDR
Bangui, République centrafricaine, jeudi, 24 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). C’est ce dimanche 27 décembre 2020 que les électeurs Centrafricains se rendent aux urnes pour un double scrutin présidentiel et législatif lourd d’incertitudes. Malgré l’intransigeance du président sortant Faustin Archange Touadéra qui exclut tout report des élections. Pourtant, le pays est au bord d’un conflit généralisé, avec les attaques menées depuis quelques jours par des groupes armés décidés à jouer leur partition.
Le président sortant Faustin-Archange Touadéra brigue un second mandat. Il peut compter sur une plateforme dénommée « Béoko », et le Mouvement des Cœurs unis. En face de lui, Anicet Georges Dologuélé, l’ancien président François Bozizé, chassé du pouvoir en mars 2013, les anciens Premiers ministres Martin Ziguélé et Mahamat Kamoun, ou encore l’ex-présidente de la transition Catherine Samba-Panza.
Si l’invalidation de la candidature de l’ex-chef d’État centrafricain à la présidentielle a suscité des alliances politiques au sein de l’opposition, elle serait aussi, de l’avis de nombreux observateurs, derrière le soulèvement des groupes armés, même si les proches de Bozizé le réfutent. Chassé du pouvoir en mars 2013 par les rebelles de l’ex-Séléka, François Bozizé, présenté comme le tireur de ficelles des évènements en cours, est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis en mars 2014 par le tribunal de grande instance de Bangui.
Il faut le dire, la situation en Centrafrique est très préoccupante. Dans la journée du mardi 22 décembre, des combats ont opposé des éléments de la coalition des groupes armés aux forces centrafricaines et russes, alliés du régime en place. Même si, pour l’heure, il n’y a pas encore un bilan exhaustif des combats, l’inquiétude des populations atteint son paroxysme. On craint le pire. Le Mouvement cœurs unis du président Touadéra a publié un communiqué dénonçant « le lâche assassinat de nos vaillants éléments » et présentant ses condoléances aux familles des disparus. Il y aurait également des pertes importantes dans les rangs des groupes armés. Plus que quelques jours avant la tenue des élections, la Centrafrique semble s’enliser dans la chienlit.
Les affrontements les plus significatifs ont lieu dans le voisinage immédiat de certaines localités de l’intérieur, notamment Boali, située à 95 km au nord-ouest de Bangui. Des combats ont notamment lieu dans la ville de Bambari, dans le centre du pays, opposant les éléments du groupe armé UPC [Unité pour la paix en Centrafrique] et les forces armées centrafricaines.
Des accrochages sont signalés à une dizaine de kilomètres de la ville de Sibut. Si la situation était plutôt calme à Boali, selon nos sources, la localité de Bossembélé est, pour sa part, coupée du monde (accès bloqué, signal téléphonique coupé). On redoute surtout une jonction des renforts d’hommes armés, notamment à proximité des localités de Bombo et Mbaiki, au sud de Bangui, vers la frontière avec le Congo-Brazzaville.
Boali, une ville symbole, avait donné son nom à l’opération menée par l’armée française en octobre 2002. Une opération qui s’est déroulée durant toutes les guerres civiles successives en RCA avant de prendre fin en 2013, avec le déclenchement de l’opération Sangaris, la 7e intervention militaire française ( décembre 2013 – octobre 2016) depuis l’indépendance du pays en 1960. Sangaris, « Sangaris », en référence à un papillon rouge qu’affectionnent les collectionneurs, pour caractériser l’intervention en Centrafrique, prévue pour durer une courte période.
Quant à Bossembélé, elle garde toujours le souvenir macabre du massacre perpétré en janvier 2014 par les combattants anti-balaka, après le départ des troupes Sélékas. En l’absence des forces de la MISCA, la force d’interposition mise en place par l’Union africaine, et des soldats français de l’opération Sangaris, des civils, musulmans pour la plupart, sont attaqués et de nombreuses victimes dénombrées.
Alors que la date du premier tour de l’élection présidentielle est fixée au dimanche 27 décembre prochain, il ne fait plus aucun doute que les conditions d’une bonne tenue du scrutin ne sont plus possibles sur toute l’étendue du territoire centrafricain, dont pratiquement les trois quarts sont sous le contrôle de groupes armés, une quinzaine au total, dont le principal grief à l’encontre du pouvoir en place à Bangui est le non respect des dispositions de l’accord de paix signé en février dernier à Khartoum (Soudan).
Les plus en vue sont deux influents groupes de l’ex-Séléka (alliance en langue locale), à l’origine de la chute de François Bozizé, dissoute en 2013. Ces deux groupes armés créés par d’ex-généraux de la Séléka ont aujourd’hui une grande influence : il s’agit du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).
Le FPRC, basé dans le nord du pays, à Birao et Ndele, est dirigé politiquement par Noureddine Adam et militairement par Abdoulaye Hissene, tous deux sous sanctions de l’ONU. Son influence s’étend jusqu’au centre du pays (de Kaga Bandoro à Bria), région riche en ressources minières.
L’UPC, emmené par Ali Darassa, est lui basé dans le centre, à Alindao et Bambari. Jusqu’en 2017, le FPRC et l’UPC combattaient pour le contrôle du centre de la Centrafrique. Ils sont alliés depuis octobre 2017, période à laquelle ils ont signé un accord de cessation des hostilités.
Un troisième ex-général de la Séléka garde une influence notable: le Tchadien Mahamat Al-Khatim, qui a créé en 2015 le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC). Allié du FPRC et de l’UPC, le MPC est installé à Kabo et le long de la frontière tchadienne, dans le nord du pays.
En dehors de ces groupes armés, il y a des groupes anti-balaka épars. Les milices anti- balaka, créées en 2013 en réaction à la prise de Bangui par la Séléka en s’autoproclamant d’«autodéfense», sont aujourd’hui divisées en deux branches.
Les données mêmes de l’élection présidentielles sont anecdotiques, au regard du climat insurrectionnel causé par les attaques des groupes armés dont l’objectif, au delà même du simple fait de bloquer le processus électoral, est de prendre le pouvoir par la force. Tâche titanesque certes, si l’on considère la loyauté affichée par les FACA (forces armées centrafricaines) à l’endroit du président Touadéra qui a entrepris, il est vrai, un travail colossal d’équipement et de réarmement moral des troupes. Mais aussi, avec l’engagement des troupes de la MINUSCA (13 000 hommes) renforcées par les États voisins et surtout, des éléments de sécurité fournis par Moscou.
La République centrafricaine est devenue en quelques mois un symbole fort de la présence russe sur le continent africain. La coopération militaire entre la Russie et le gouvernement centrafricain de Faustin-Archange Touadéra a débuté il y a juste trois ans, en 2017. La Russie est de plus en plus présente dans le pays, assurant l’instruction militaire, ainsi que la protection des mines et du palais présidentiel. En octobre dernier, l’armée centrafricaine toujours soumise à un embargo sur les armes depuis 2014 et dépourvue d’équipement lourd a réceptionné six blindés sur lesquels flottent les drapeaux russe et centrafricain. Des BRDM-2, véhicules de transports de troupes conçus sous l’ère soviétique dans les années 60. Dix autres blindés supplémentaires sont attendus prochainement. Une livraison d’armes, présentée comme un don, qui est pourtant loin d’être une première. Les clauses de cette coopération militaire ont été définies depuis novembre 2017. Dès janvier 2018, déjà, un premier lot d’armes avait atterri sur le tarmac de l’aéroport de Bangui en provenance directe de Moscou.
La vente d’armes a donc constitué une porte d’entrée pour le Kremlin en République centrafricaine selon Roland Marchal, spécialiste de la Centrafrique au CERI de Sciences-Po Paris et chargé de recherche au CNRS. « Les conditions de l’arrivée des Russes en Centrafrique sont liées aux sanctions onusiennes sur la Centrafrique qui interdit l’achat d’armement. La réalité, c’est que les groupes armés étaient capables de s’approvisionner en armes via le marché d’armes du Darfour ou du Tchad. Et seul le gouvernement face aux groupes armés n’avait pas la possibilité de s’armer. On a voulu réformer l’armée et l’appareil sécuritaire sans donner la possibilité à cette armée nationale de réellement s’équiper », explique le chercheur.
À quelques jours de la présidentielle et des législatives, la tension est à son comble entre le président sortant, Faustin-Archange Touadéra et ses adversaires. Après le calme relatif de la veille, il semble qu’une nouvelle offensive coordonnée soit en cours. Les objectifs de la coalition restent incertains : descendre sur Bangui ou empêcher la tenue du scrutin ? Tout porte à croire à cette seconde éventualité. Une équipe de l’Autorité nationale des élections a été directement visée dans le centre du pays. Et dans la matinée du mardi, à Bossangoa, les anti-balaka ont chassé les électeurs qui venaient prendre leurs cartes à la mairie avec des armes.
Il faut sauver le soldat Touadéra. Même dans son propre camp, le président Touadéra subit la pression de certains alliés mécontents de ne pas disposer des fonds de campagne tels que stipulés par les accords liant les membres de la mouvance présidentielle. Entre le marteau de ses souteneurs et l’enclume des groupes armés déterminés à jouer les trouble-fêtes, il devra choisir. Et vite. Le compte à rebours est déjà bien engagé.
Bonne semaine à tous !
Karim DIAKHATÉ
Directeur de Publication du magazine LE PANAFRICAIN
Coordonnateur de la Rédaction du magazine AFRIQUE DÉMOCRATIE
La menace de violence pèse lourd sur les élections en République centrafricaine
Bangui ( République centrafricaine ) – Le président Faustin-Archange Touadéra et son parti ont indiqué que le vote ira de l’avant, après que les forces gouvernementales eurent affronté des rebelles au cours des derniers jours et au moment où la force de maintien de la paix des Nations unies tente d’empêcher la capitale, Bangui, d’être encerclée et coupée du monde.
Le Rwanda, qui a déployé des hommes en Centrafrique après que ses Casques bleus eurent été menacés, attribue la violence à l’ancien président François Bozizé, qui tenterait de reprendre le pouvoir avant une élection à laquelle il ne peut participer. Des forces russes sont aussi arrivées pour contribuer à la sécurité./////////////.
Les partis membres de la Coalition de l’opposition démocratique (COD-2020) ont annoncé cette semaine que sept de leurs candidats se retiraient en raison de la violence. Les partis demandaient un report du vote, en prétextant des préparatifs insuffisants et des responsables électoraux influencés par le président sortant. Ils avaient fait valoir qu’un délai donnerait plus de temps pour constituer un gouvernement d’unité nationale./////////////.
Des experts redoutent une explosion de violence si l’opposition n’accepte pas le résultat du scrutin. «Une issue contestée pourrait engendrer une crise postélectorale que des groupes armés pourraient exploiter pour affaiblir encore plus l’État», a prévenu l’International Crisis Group./////////////.
Seize candidats briguent la présidence, dont trois femmes et M. Touadéra. Plus de 1500 candidats se disputent les 140 sièges de l’assemblée nationale. Près de deux millions d’électeurs sont inscrits, mais près de 600 000 personnes réfugiées dans les pays voisins ne pourront pas voter, a dit l’ONU./////////////.
Riche en minerais, la République centrafricaine est déchirée par des violences confessionnelles depuis 2013, quand les rebelles sélékas principalement musulmans — et qui se disaient marginalisés de longue date — ont chassé M. Bozizé du pouvoir./////////////.
La résistance au régime séléka s’est retournée contre les musulmans du pays; certains ont été battus à mort, des dizaines de milliers d’autres ont dû fuir la capitale en 2014 et des mosquées ont été incendiées./////////////.
En dépit d’un accord de paix intervenu en 2019 entre le gouvernement et 14 groupes de rebelles, la violence intermittente et les violations des droits de la personne se poursuivent./////////////.
La plus récente vague d’insécurité a déferlé quand le plus haut tribunal du pays a rejeté la candidature à la présidence de M. Bozizé, qui est rentré d’exil il y a un an, sous prétexte qu’elle ne respectait pas la clause de «bonne moralité»./////////////.
M. Bozizé a réagi en rassemblant des rebelles sous sa bannière et en marchant sur la capitale. Ses hommes combattent les forces gouvernementales dans la région de Yaloké depuis le 15 décembre./////////////.
La Chine a décidé d’évacuer quelque 250 de ses ressortissants de ce secteur vers une zone plus sécuritaire, après que huit véhicules et d’autres biens appartenant à des entreprises minières chinoises eurent été volés lors des violences./////////////.
M. Bozizé avait gouverné jusqu’en 2013, après avoir pris le pouvoir lors d’un coup d’État en 2003. Il fait l’objet d’un mandat d’arrestation international pour crimes contre l’humanité et incitation au génocide. Il est aussi sous le coup de sanctions onusiennes pour avoir appuyé les groupes qui ont résisté aux sélékas en 2013./////////////.
Par ailleurs, Facebook a annoncé cette semaine avoir fermé des centaines de comptes liés à la France et à la Russie qui auraient mené une campagne de désinformation en marge avec le scrutin. Les deux pays se livrent à une guerre d’influence dans la région./////////////.
– Par Jean Fernand Koena et Carley Petesch, The Associated Press.
Centrafrique : “La tenue des élections va être très difficile”
Bangui ( République centrafricaine ) – Le week-end du 19 décembre, des attaques de groupes armés qui se sont alliés ont déstabilisé le pays. Si les Nations unies assurent que la situation est « sous contrôle », l’opposition et une partie de la population demandent un report des élections. Une alternative que ne semble pour l’instant pas envisager le président sortant et favori, Faustin-Archange Touadéra. Il l’a rappelé lors d’une conférence de presse lundi.
Louisa Lombard : Avec les évènements du week-end dernier, il est évident que ces groupes armés ont mené une offensive dans le but de déstabiliser le pays. Par exemple, on a vu des groupes armés cibler directement des forces de maintien de la paix des Nations unies. C’est une tactique militaire mais aussi une stratégie politique parce que c’est une manière de rendre la tenue des élections de dimanche impossible. [NDLR : la quatrième ville de Centrafrique, Bambari, à quelque 380 km au nord-est de Bangui, est tombée ce mardi aux mains de rebelles, ont affirmé son maire et des hauts responsables du gouvernement et de l’ONU]./////////////.
De son côté, le gouvernement a annoncé l’arrivée de troupes rwandaises et russes [NDLR : La Russie a annoncé ce mardi avoir envoyé 300 instructeurs militaires supplémentaires] dans le pays : l’idée est de montrer que des forces internationales seront sur place pour assurer le maintien des élections. Pas sûr que cela suffise./////////////.
Pensez-vous que dans ce contexte, les élections puissent avoir lieu ? /////////////.
La tenue des élections va être très difficile. Cela dit, c’est une situation à laquelle on pouvait s’attendre. De nombreuses questions auraient pu être posées il y a plusieurs mois, parce que si la situation s’est aggravée ces dernières semaines, les problèmes ne datent pas d’hier./////////////.
Depuis la dernière élection présidentielle en 2015, la situation est préoccupante dans le pays. Le président Faustin-Archange Touadéra a été élu, démocratiquement, mais depuis il ne contrôle qu’une toute petite partie du pays, seulement la zone de la capitale et les environs. Le reste du pays est contrôlé par des groupes armés. Comment voulez-vous que le climat soit propice à la mise en place d’élections ?/////////////.
Même si elles avaient lieu, il est très probable que de nombreux acteurs en rejettent les résultats. La situation restera, quoi qu’il arrive, très compliquée dans le pays. Il y a un immense travail à faire pour recréer plus de liens entre les dirigeants et le peuple./////////////.
L’un des enjeux pour l’avenir de la Centrafrique va aussi être la réaction des chefs d’Etat voisins. Souvent, le rôle de ces pays a été important pour la Centrafrique : Tchad, Cameroun, RDC… Ils surveillent de près la situation dans le pays, et j’attends de voir leurs réactions./////////////.
Dans quelle mesure la situation actuelle est-elle la conséquence de la guerre civile de 2013 ? /////////////.
La situation d’aujourd’hui découle directement de la guerre de 2013. Les tensions restent et les problèmes de fond n’ont jamais été réglés. Aujourd’hui, un quart de la population centrafricaine est déplacée. Cela fait sept ans que le pays est théoriquement sorti de la guerre civile. Les groupes armés sont parvenus à contrôler une zone assez grande et beaucoup d’entre eux ont intérêt à ce que cette situation continue comme cela. Ils s’en sortent notamment grâce aux taxes sur les ressources naturelles. Par ailleurs, des membres de groupes armés souhaiteraient intégrer l’armée ou entrer dans l’appareil étatique pour avoir un statut social plus élevé. Les dynamiques sont extrêmement différentes selon les groupes armés. /////////////.
La question de la réinsertion des forces rebelles est posée depuis des années. Il y a eu de nombreux projets, des programmes, des efforts qui avaient pour objectif de trouver une voie de sortie pour les membres des groupes armés. Pour des raisons diverses, ces programmes n’ont pas donné de résultat. Cela va rester un problème pour les années à venir./////////////.
Beaucoup de membres de ces groupes ont le sentiment d’avoir été exclus de la citoyenneté centrafricaine. Une réalité qui est finalement le cas de tous les Centrafricains étant donné que les richesses sont réservées à une élite et ne sont pas redistribuées./////////////.
Il y a deux ans, l’accord de Karthoum entre le gouvernement et les groupes armés a été signé. Quels effets a-t-il eu ?/////////////.
L’objectif était d’entériner la division du pays entre les territoires tenus par les groupes armés et le gouvernement afin de mettre fin aux violences incessantes. Même si l’accord a été signé, la situation n’a pas fondamentalement changé et l’Etat centrafricain n’a jamais pu assoir son autorité. Au moindre désaccord, les violences reviennent, et c’est la situation dans laquelle nous nous trouvons maintenant./////////////.
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Juste après la signature de l’accord, il y avait des dizaines d’actes par jour perpétrés par les milices contre des civils. Finalement, l’esprit de l’accord n’a jamais été mis en oeuvre. La reponsabilité ne revient pas uniquement aux groupes armés, elle est partagée avec le gouvernement. D’une part, ces groupes n’ont aucune confiance en les autorités, et d’autre part les élites n’ont absolument pas conscience de la souffrance endurée par le peuple centrafricain. /////////////.
Vous dites que les groupes armés veulent déstabiliser le pays pour reporter voire annuler les élections, alors que le président sortant est donné favori. Derrière ces offensives, l’ancien président Bozizé est soupçonné. Les groupes armés sont-ils des « hommes » de Bozizé ? /////////////.
Il existe plus de quatorze groupes armés avec des objectifs et des intérêts différents. Parmi eux, des fervents soutiens de Bozizé, mais pas seulement. Il y a aussi ceux qui changent d’alliance en fonction de leurs intérêts. Il est certain que Bozizé joue un rôle dans la déstabilisation. Cela aurait pu être anticipé depuis son retour dans le pays il y a un an. Il est rentré alors qu’il était visé par une condamnation internationale. Le cas de Bozizé montre qu’il y a une impunité totale pour la classe politique, et cela favorise la défiance envers l’élite du pays.
Bangui ( République centrafricaine ) – En République centrafricaine (RCA), au risque de relancer une guerre civile jamais tout à fait éteinte, une coalition de groupes armés naguère ennemis a relancé les hostilités. La Coalition des patriotes pour le changement (CPC) exige du gouvernement centrafricain l’organisation « d’une large concertation nationale » avant les élections présidentielle et législatives prévues pour le 27 décembre 2020.
Le Parti communiste français (PCF) condamne l’usage récurent à la force armée comme mode d’expression politique et demande au président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, l’ouverture du dialogue avec toutes les forces politiques et sociales pour créer les conditions de la concorde civile./////////////.
Le PCF exige de la France, la Russie et des puissances régionales qu’elles s’abstiennent de souffler sur les braises du conflit et les exhorte à être des forces de paix./////////////.
Le PCF soutien les efforts l’ONU et des forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) qui dans des conditions difficiles s’acquittent avec dévouement de leurs tâches./////////////.
En RCA, et partout en Afrique et dans le monde, la paix et la sécurité sont les conditions minimales du développement et du progrès social et démocratique./////////////.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/ville-de-Bogangolo-sur-axe-Damara-et-Bouka-le-11-mars-2020-450×270.jpg” alt=”Sous-préfecture de Bogangolo, le 11 mars 2020. Photo CNC / Anselme Mbata” width=”450″ height=”270″ />Sous-préfecture de Bogangolo, le 11 mars 2020. Photo CNC / Anselme Mbata
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 23 décembre 2020, 14:58:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Bogangolo, située à 172 kilomètres de Bangui sur l’axe Bouca, est secouée depuis une heure par des détonations d’armes lourdes et légères.
Alors que le secrétariat exécutif de la coalition des patriotes centrafricains (CPC)vient de publier un communiqué de presse annonçant un cessez-le feu unilatéral de 72 heures sur l’ensemble du territoire national, notre équipe vient de signaler un nouvel affrontement entre les rebelles de la CPC et les forces armées centrafricaines appuyés par les forces népalaises de la Minusca dans la sous-préfecture de Bogangolo, située dans l’Ombella-Mpoko.
Selon notre équipe, les combats ont débuté il y’a une heure, et la ville est située à une centaine de kilomètres de Damara, la ville natale du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, où le dispositif de défense est largement renforcé.
Pendant ce temps, les rebelles de la CPC qui ont quitté Bambari ce matin vient de traverser la ville de Grimari à destination de Sibut, située à 189 kilomètres de Bangui.
Cependant, à Bangui, la Minusca, lors de sa conférence de presse hebdomadaire avec le gouvernement, a annoncé le renforcement de son dispositif conformément au plan intégré de sécurisation des élections signé avec le gouvernement et l’autorité nationale des élections.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/douane-de-beloko-en-Centrafrique-450×337.jpg” alt=”Le service de Douane de Béloko. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”337″ />Le service de Douane de Béloko. Photo CNC / Gervais Lenga
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 23 décembre 2020, 13:50:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). C’est confirmé par plusieurs sources locales. Les rebelles de la coalition des patriotes centrafricains (CPC) ont pris le contrôle de la ville de Béloko, puis de Cantonnier, situées au nord-ouest de la rca, à la frontière avec le Cameroun.
Selon plusieurs sources locales interrogées par CNC, des hommes lourdement armés, à bord d’une dizaine des motos, ont fait irruption dans la ville de Béloko aux environs de 11 heures du matin avant de progresser et occuper quelques kilomètres plus loin la ville de cantonnier, une localité située exactement à la frontière avec le Cameroun.
Au même moment, les populations locales, paniquées, ont dû quitter leurs domiciles pour se réfugier au Cameroun voisin. Mais les rebelles, qui n’ont pas fait usage de leur arme au moment de la prise de ces deux villes, ont appelé les populations et les autorités locales à retourner et vaquer à leurs occupations.
Cependant, à l’entrée de Bouar sur l’axe Gallo, les rebelles ont abandonné le poste de contrôle de yolé pour rejoindre leurs collègues à gallo, puis à Béloko et cantonnier.
Pendant ce temps, à Bangui, les appels se multiplient en faveur d’une large concertation nationale avant la tenue des élections.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/rond-point-centre-ville-de-Bambari-dans-la-préfecture-de-la-Ouaka-par-Bertrand-Yékoua-450×270.jpg” alt=”rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka par Bertrand Yékoua” width=”450″ height=”270″ />rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC / Bertrand Yékoua
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 23 décembre 2020, 12:14:28 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Lourdement armés, les rebelles du CPC, à bord de leurs véhicules et des motos, ont quitté la ville de Bambari à destination de Grimari, située sur l’axe Sibut. Pendant ce temps, à Boali, le calme est revenu après l’arrivée des renforts des forces russes et portugaises.
À quatre jours du premier tour des élections présidentielles et législatives, la situation sécuritaire sur le territoire national demeure inquiétante.
Même si à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, les rebelles du CPC ont quitté la ville à destination de la ville de Grimari, les bureaux de la préfecture, du commissariat ainsi que de la police locale ont été littéralement pillés et saccagés par un groupe des civils non identifiés.
Cependant, les magistrats, policiers, gendarmes, préfet et d’autres qui ont quitté leurs domiciles pour se cacher dans la base de la Minusca et ailleurs, commencent peu à peu à sortir pour rentrer à la maison.
Le gouvernement, de son côté, prie incessamment les forces portugaises de la Minusca d’intervenir pour neutraliser les rebelles qui progressent désormais vers la ville de Sibut, située à 189 kilomètres de Bangui.
Cependant, à Boali, située à 95 kilomètres de la capitale, la ville est relativement calme, et le convoi des véhicules en partance pour la ville de Béloko, à la frontière avec le Cameroun, est toujours bloqué dans la ville. Sur place, on ne voit que les Portugais de la Minusca, les mercenaires russes et rwandais qui font la navette entre le lieu de l’affrontement et le centre-ville de Boali.
Au même moment, les soldats FACA, basés au centre-ville de Boali, se sont repliés pour la plupart au PK26 sur la route de Bangui, d’autres ont préféré se positionner à la sortie de la ville sur la colline de Kassango.
L’UA exprime sa vive préoccupation à l’égard de la situation en Centrafrique
Bangui ( République centrafricaine ) – L’Union africaine (UA) a exprimé sa vive préoccupation concernant la situation politique et sécuritaire en République centrafricaine (RCA).
Dans un communiqué publié lundi soir, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a exprimé sa vive préoccupation concernant l’évolution de la situation politique et sécuritaire dans ce pays./////////////.
Le président de la Commission de l’UA a vivement condamné la résurgence d’actes violents dans certaines parties du pays, qui ont causé des pertes en vies humaines et perturbé le processus électoral en cours, de même que les affrontements opposant certains acteurs politiques et des groupes armés./////////////.
Ce pays d’Afrique centrale est ravagé par les violences depuis 2013, lorsque les rebelles du mouvement séléka, majoritairement musulmans, ont chassé du pouvoir le président de l’époque, François Bozizé, suscitant des représailles de milices majoritairement chrétiennes./////////////.
Les nouvelles élections présidentielle et législatives prévues pour la fin de cette année sont les premières depuis la signature en février 2019 d’un accord de paix entre le gouvernement, qui ne contrôle qu’un cinquième du territoire national, et 14 groupes armés./////////////.
Réaffirmant que les élections restaient le seul moyen légitime d’accéder au pouvoir, M. Mahamat a appelé les acteurs politiques en Centrafrique à travailler ensemble pour permettre l’organisation d’élections conformes à la Constitution du pays ainsi qu’aux principes internationaux, continentaux et régionaux sur les élections démocratiques en Afrique.
Élections en Centrafrique: quels seraient les conséquences d’un report ?
Bangui ( République centrafricaine ) – Théoriquement, c’est à l’ANE, l’Agence nationale des élections que revient la responsabilité d’un éventuel report en cas d’impossibilité d’organiser un scrutin crédible à la date prévue. Mais au sein de cette agence, ce mardi 22 décembre, et malgré les nombreuses difficultés rencontrées sur le terrain, on ne semblait pas décidé à assumer seule une telle décision. La balle était renvoyée aux autorités. « Chacun voit que l’on fonce dans un mur, mais personne n’ose le dire », s’agace un observateur avisé.
Les élections devraient être reportées de quelques jours pour avoir une accalmie/////////////.
Les experts estiment pourtant qu’un report technique d’une dizaine de jours n’aurait pas d’incidence sur le respect de l’ordre constitutionnel./////////////.
Les textes en vigueur n’imposent pas d’obligation de tenir le scrutin le 27 décembre, mais prévoient qu’un nouveau président doit être investi au plus tard le 30 mars prochain. Ce qui laisse une petite marge de manœuvre./////////////.
Si le report devait aller au-delà, la Constitution prévoit en revanche alors l’ouverture de concertations nationales. Et non pas automatiquement une transition, comme le laissent entendre certains./////////////.
Mais la question est tout autant politique que technique à ce stade pour le président Touadéra, « accepter un report serait vécu comme une victoire symbolique pour François Bozizé », estime une source diplomatique./////////////.
A noter que le groupe des pays partenaires de la Centrafrique (le G5) se réunit ce jeudi 24 décembre pour évaluer la situation./////////////.
Je refuse de cautionner un scénario à haut risque/////////////.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/PK12-barrière-1-1-450×253.jpg” alt=”La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.” width=”450″ height=”253″ />La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 23 décembre 2020, 10:02:52 ( Corbeaunews-centrafrique ). Alors que la ville de Boali, située à 95 kilomètres de Bangui est relativement calme ce mercredi matin, au quartier PK12, à l’entrée de la capitale, c’est la débandade générale. Les soldats FACA, en provenance de PK26 sur des motos et des taxis-brousse, font peur à la population, créant la panique générale. Les quartiers se vident, et les bus comme les taxis-motos rentrent dans les quartiers pour échapper.
Alors que la ville de Mambéré, situé à une centaine de kilomètres de Berberati sur l’axe Boda / Nola, est tombée ce matin vers 5 heures aux mains des rebelles de la coalition des patriotes centrafricains (CPC), à Bangui, particulièrement aux quartiers PK11, PK12 et PK13, les populations sont en débandade.
Certains parlent de la présence des rebelles, d’autres font état de la fuite des soldats FACA basés au PK26. Or, notre équipe, installée à Boali, indique que la ville est relativement calme, et aucun coup de feu n’est entendu dans la ville depuis 3 heures du matin.
Mais que s’est-il réellement passé ?
Pour certains habitants du PK12, c’est probablement la fuite des soldats FACA à bord des motos et des taxis-brousse qui aurait créé la panique au sein de la population.
Pour l’heure, aucune détonation d’arme n’est entendue dans la capitale, mais seulement la scène de panique au sein de la population des quartiers nord qui est enregistrée.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/touadera-au-milieu-et-ngrebada-a-gauche-avec-linguissara-à-droite-par-cnc-combinés-450×208.jpg” alt=”Le chef de l’État Faustin Archange Touadera entouré à gauche de son premier ministre Firmin Ngrebada et à droite de son ministre de l’intérieur le général de brigade Henri Wanzet Linguissara. Bangui, République centrafricaine.” width=”450″ height=”208″ />Le chef de l’État Faustin Archange Touadera entouré à gauche de son premier ministre Firmin Ngrebada et à droite de son ministre de l’intérieur le général de brigade Henri Wanzet Linguissara. Bangui, République centrafricaine.
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 23 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara vient de renforcer le dispositif sécuritaire avec les Mercenaires russes autour de sa résidence située au quartier PK11 à la sortie nord de la capitale. Que s’est-il passé ?
Alors que depuis plusieurs semaines, à la résidence privée du ministre Henri Wanzet Linguissara, une dizaine des Russes, probablement des informaticiens, travaillent jour comme nuit discrètement sur des ordinateurs, mais depuis cinq jours, un autre groupe, probablement des mercenaires, est déployé à l’intérieur comme à l’extérieur de la résidence du ministre. Ils ont creusé des trous de combat partout derrière les maisons des voisins sans demander préalablement leur consentement.
Pour ces derniers, les mercenaires russes se préparent probablement à une éventuelle attaque de la résidence du ministre, et ces trous leur serviront de bouclier balistique lors des affrontements avec les rebelles.
Cependant, dans la journée du Lindi 21 décembre, plusieurs dizaines des sujets peuls, transportés à bord de trois minibus banalisés, sont arrivés à la résidence du ministre. On ignore les raisons de leur présence, mais tout porte à croire que ces individus sont venus dans le but de renforcer également le dispositif sécuritaire autour de la résidence du ministre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/des-soldats-faca-formés-par-les-russes-à-Berongo-photo-de-eric-ngaba-450×337.jpg” alt=”des soldats faca formés par les russes à Berongo photo de eric ngaba” width=”450″ height=”337″ />des soldats faca formés par les russes à Berongo photo de eric ngaba
Bangui, République centrafricaine, mercredi, 23 décembre 2020, 07:37:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En plus d’un millier des soldats FACA, on compte désormais plus de cinq cents Mercenaires russes et rwandais sur le front de Boali, et la présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pourrait leur remonter le moral. C’est ce qui a été fait, mais le locataire du palais de la renaissance n’est pas parvenu à se rendre jusqu’au front. Que s’est-il passé ?
Entouré d’une centaine des éléments de sa sécurité rapprochée, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA s’est rendu dans la nuit du mardi à mercredi vers 2 heures du matin au PK26 route de Boali.
L’objectif, selon ses proches, remonter le moral des éléments des forces armées centrafricaines (FACA) ainsi que ceux de la garde présidentielle désormais basée au PK26 route de Boali, pendant que les mercenaires russes et rwandais sont quant à eux sur le front dans la localité de Boali, désormais vidée de ses habitants qui ont peur d’être des victimes collatérales de ce conflit.
Mais ce qui est étonnant dans cette histoire, après le bref passage du chef de l’État au PK26, le chef d’État major, le général Mamadou ordonne à tous les éléments stationnés au PK26 de retourner à Boali appuyer les éléments russes et rwandais qui sont sur le front, mais aucun n’a réagi. Vers 5 heures du matin, ce mercredi, plusieurs dizaines ont préféré fuir pour retourner à Bangui à bord des motos-taxis, d’autres ont préféré réquisitionner de force les taxis-brousse pour s’enfuir, suscitant la panique au sein des habitants du PK13 et PK14.
Alors, comment les Centrafricains vont-ils faire avec sa nouvelle armée bourrée de peur alors qu’elle a été doublement formée par les instructeurs européens et russe ?
Par ailleurs, le gouvernement russe a affirmé ce mardi avoir envoyé au moins 300 instructeurs militaires en rca pour appuyer les forces armées centrafricaines.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/francois-Bozize-avec-des-rebelles-de-la-seleka-format-interieur-de-larticle-339×450.jpg” alt=”françois Bozizé avec des rebelles de la seleka format intérieur de l’article” width=”339″ height=”450″ />L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 22 décembre 2020, 17:30:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis plus d’une heure, les combats ont repris entre les rebelles de la CPC et les forces gouvernementales sur le pont de Boyali, situé à 120 kilomètres de Bangui sur l’axe Bossembélé.
À Boali, situé à 95 kilomètres de Bangui, les témoins ont affirmé avoir vu des renforts des gardes présidentiels et des mercenaires russes à destination de Boyali.
Selon les même sources, les rebelles ont repoussé les forces gouvernementales jusqu’au village Birlo, situé non loin de la ville de Boali sur l’axe Bangui.
Pendant ce temps, à Bangui, l’une de nos équipes a assisté à l’arrivée des éléments blessés à l’hôpital communautaire.
Au même moment, à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, les mercenaires russes et les soldats FACA qui ont quitté précipitamment la ville face à l’avancée des rebelles du CPC sont venus finalement solliciter la protection des Casques bleus congolais de la Minusca basée à Grimari.
Pour l’heure, tous les gendarmes, policiers, soldats FACA et les mercenaires russes détachés à Bambari se sont constitués « refugiés » dans la base congolaise de la Minusca à Grimari.
Par ailleurs, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, lors de sa campagne électorale dans le huitième arrondissement de Bangui ce lundi, a réaffirmé sa ferme volonté d’organiser le premier tour des élections législatives et présidentielles ce dimanche 27 décembre 2020 malgré le climat sécuritaire actuel inquiétant.
Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Bangui, République centrafricaine, mardi, 22 décembre 2020, 13:31:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après trois heures de violent affrontement entre les rebelles du CPC et les soldats FACA appuyés par les Mercenaires russes de la société de sécurité privée Wagner, la ville de Bambari, située dans la préfecture de la Ouaka, vient de tomber aux mains des rebelles.
Alors que la situation sécuritaire demeure confuse dans la ville de Mbaïki, dans la Lobaye, avec la présence des rebelles du CPC aux alentours de la ville, à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, la ville est désormais sous contrôle des rebelles du CPC après trois heures des combats.
Selon les témoins, les soldats FACA et les mercenaires russes, à bord de leur de leurs véhicules, ont quitté précipitamment la ville à destination de Sibut via Grimari, déjà occupée par les rebelles qui y ont installé leur checkpoint à la sortie de la ville.
Pour l’heure, aucun bilan provisoire n’est disponible, mais des sources humanitaires parlent des morts et des blessés dans les deux camps.
Pour les observateurs, la présence des rebelles dans la quasi-totalité des villes de la RCA rend difficile la tenue des élections dans le pays. Une négociation avec les rebelles semble quasiment inévitable.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/image-densemble-du-dortoire-réhabilité-au-camp-leclerc-à-Bouar-par-lunion-européenne-450×299.png” alt=”Vue d’ensemble du nouveau dortoire des FACA à Bouar, en République centrafricaine. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC” width=”450″ height=”299″ />Vue d’ensemble du nouveau dortoire des FACA à Bouar, en République centrafricaine. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC
Bouar, République centrafricaine, mardi, 22 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Avant même l’arrivée des rebelles de la coalition des patriotes centrafricains dans la ville de Bouar, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA, certains matériels militaires offerts par les partenaires internationaux sont en cours d’acheminement dans les différents quartiers de la ville.
Selon plusieurs témoins de la scène interrogés par CNC, la scène du pillage a débuté depuis quelques heures dans la base militaire Leclerc. D’après eux, ce sont bien les éléments des forces armées centrafricaines basés dans ce camp militaire qui seraient à l’origine de cet acte criminel du jamais vu.
« Ils ont emporté des matelas, des ustensiles de cuisine, des meubles et des installations électriques… », rapporte un témoin qui a assisté à la scène.
Jointe au téléphone, un sous-officier de l’armée nationale a indiqué pour sa part que les soldats FACA, qui ont vu les Mercenaires russes partir espionner les positions des rebelles vers l’aéroport, croyaient à leur départ définitif pour Bangui. C’est ainsi qu’ils sont partis ramasser leurs matelas et meubles en leur absence. Maintenant, les Russes sont de retour, mais ils sont surpris de voir qu’ils n’ont plus rien dans leur logement, situé dans le camp Leclerc.
Au même moment, une autre source locale a indiqué que les soldats FACA auraient débuté de piller leur base depuis près d’une semaine, notamment quelques heures après l’attaque des rebelles de la CPC à Yaloké.
Il y’a lieu de rappeler que c’est dans le cadre de l’appui européen à la mise en œuvre du Plan national de la Défense en Centrafrique que 27 bâtiments et 7 armureries ont été réfectionnés et construits par l’Union européenne et remis au gouvernement centrafricain il y’a quelques mois.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/rond-point-centre-ville-de-Bambari-dans-la-préfecture-de-la-Ouaka-par-Bertrand-Yékoua-450×270.jpg” alt=”rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka par Bertrand Yékoua” width=”450″ height=”270″ />rond point centre-ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Photo CNC / Bertrand Yékoua
Bangui, République centrafricaine, mardi, 22 décembre 2020, 11:18:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située à 389 kilomètres de Bangui, la ville de Bambari, dans la préfecture de l’Ouaka, est secouée depuis près d’une heure par des détonations d’armes lourdes et légères.
Selon les témoins, les rebelles de la coalition des patriotes centrafricains (CPC), positionnés depuis 24 heures aux quartiers Adji, Bornou et Élevage, ont attaqué vers 10 heures les positions des forces de défense et de sécurité intérieure dans la ville de Bambari.
Comme nous l’avons précédemment annoncé, les rebelles ont réquisitionné durant cette nuit les motos avant d’attaquer le centre-ville vers 10 heures.
Selon des sources sécuritaires, les combats ont débuté vers la base de la gendarmerie avant de progresser vers le commissariat de police de la ville.
Aucun bilan provisoire n’est disponible, mais des sources locales parlent des dégâts matériels énormes au centre-ville.
Pour rappel, la ville est sous tension depuis 24 heures avec la présence renforcée des rebelles venus de Bria et Bokolobo, et nous avons cessé de l’annoncer, mais certains préfèrent suivre le fake news du gouvernement qui indique que la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national serait sous-contrôle des forces de l’ordre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/forces-spéciale-portugaise-Minusca-Centrafrique-corbeaunews–450×260.jpg” alt=”Les soldats portugais de la Minusca à Bria” width=”450″ height=”260″ />Les soldats FACA dans la ville de Bria en 2017
Bangui, République centrafricaine, mardi, 22 décembre 2020, 10:34:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Depuis lundi 21 décembre, la situation sécuritaire sur le corridor Bangui / Béloko, occupé à 90% par les rebelles de la coalition des patriotes centrafricains (CPC), est relativement calme, avec un îlot de tension entre Bossembélé / Boali où les rebelles ont repoussé les forces de l’ordre de plusieurs kilomètres jusqu’à l’entrée de la commune de Boyali.
Même si les villes de Baboua, Gallo, Baoro, Bossemptélé, Zawa, Yaloké, Bossembélé et Grimari sont toujours aux mains des rebelles du CPC, ces derniers ont indiqué qu’ils n’ont pas de problème avec les populations civiles. Ainsi, tous les camions en provenance des villes de provinces ainsi que de la frontière avec le Cameroun ont le libre choix de circuler jusqu’à Bossembélé où les forces portugaises de la Minusca les attendent pour les escorter jusqu’à Bangui.
« Entre Béloko et Bossembélé, nous n’avons pas de problème particulier avec les rebelles qui nous ont laissé circuler jusqu’à Bossembélé où nous avons rencontré les forces portugaises », a expliqué l’une de nos équipes qui sont arrivées dans le convoi qui avait quitté la ville de Bouar pour arriver à Bangui ce mardi.
Entre temps, notre équipe a indiqué que les soldats FACA, les Mercenaires russes et ceux du Rwanda sont désormais positionnés à l’entrée de la ville de Boyali, située à 25 kilomètres de Boali sur l’axe Bossembélé.
« En arrivant sur le pont du lac à l’entrée de la ville de Boyali, nous avons rencontré les mercenaires russes, rwandaises et les soldats FACA qui positionnent leurs chars sur l’autre côté de la rive ».
Pendant ce temps, les Casques bleus de la Minusca, lourdement armés, font la navette entre Bossembélé et Bangui pour escorter les véhicules en provenance de Bouar et Béloko.
« Nous avons passé la nuit dans la base de la Minusca parce que les Casques bleus nous ont dit que les combats étaient en cours entre les rebelles et les forces gouvernementales à l’entrée du village Lambi », ajoute l’équipe.
Rappelons qu’il y’a une semaine, les soldats FACA, appuyés par les mercenaires russes, étaient positionnés à sept kilomètres de Bossembélé sur l’axe Boali. Après leur combat avec les rebelles, ils ont été repoussés jusqu’à l’entrée de Boyali, où un grand lac les sépare avec les rebelles qui sont nombreux dans la brousse. Sur l’axe Bossembélé.
Moscou dément avoir envoyé des troupes en Centrafrique
Bangui ( République centrafricaine ) – Le gouvernement centrafricain s’est targué lundi de l’envoi de renforts rwandais et russes après une offensive de groupes rebelles qu’il qualifie de « tentative de coup d’État » avant les élections du 27 décembre, mais Moscou a démenti tout envoi de « troupes ».
Des groupes armés occupent plus des deux tiers de ce pays très instable, marqué par une sanglante guerre civile. Trois des plus puissants d’entre eux ont attaqué vendredi des axes routiers vitaux pour l’approvisionnement de la capitale Bangui et ont annoncé leur alliance.
Le gouvernement a accusé samedi l’ex-chef de l’État François Bozizé de “tentative de coup d’État” pendant que les élections de dimanche se préparent dans tout le pays, avec pour favori le président sortant Faustin Archange Touadéra.
“La Russie a envoyé plusieurs centaines d’hommes des forces régulières, et des équipements lourds” dans le cadre d’un accord de coopération bilatérale, a déclaré à l’AFP Ange Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement, sans préciser leur nombre exact ni la date de leur arrivée.
“Nous n’envoyons pas de troupes, nous respectons toutes les exigences des résolutions de l’ONU”, a cependant affirmé Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre russe des Affaires étrangères.
“Nous avons naturellement des gens là-bas, en vertu de nos accords avec le gouvernement centrafricain, de nos accords sur la formation de cadres et le travail de nos instructeurs”, a précisé M. Bogdanov.
Dans ce pays de 4,9 millions d’habitants classé parmi les plus pauvres du monde, mais riche en diamants, des gardes privés employés par des sociétés russes de sécurité assurent déjà la protection rapprochée du président Touadéra et des instructeurs forment les forces armées centrafricaines.
Le Rwanda a pour sa part reconnu avoir envoyé des troupes dans le cadre d’un accord de coopération bilatérale.
Le but des rebelles est de “perturber les élections”, mais “nous avons aussi appris que certains d’entre eux voulaient cibler nos propres forces en République centrafricaine, parce qu’elles se sont montrées intransigeantes”, a déclaré lundi le président rwandais Paul Kagame.
La population est inquiète.
Le parti de François Bozizé a démenti dimanche toute tentative de coup d’État, tandis que le porte-parole de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), Vladimir Monteiro, déclarait dimanche que les rebelles avaient été bloqués ou repoussés dans plusieurs localités.
La France a estimé lundi que le maintien des élections dimanche était nécessaire pour éviter toute « période d’incertitude qui pourrait réactiver les agendas des uns et des autres pour prendre le pouvoir par la force », selon une source à l’Élysée.
À Bangui, la situation restait calme, le marché de Noël résonnant de chants et les taxis-motos sillonnant les rues comme à l’accoutumée.
Mais la menace est difficile à ignorer pour les habitants, qui n’ont pas oublié les horreurs de 2013 après qu’une coalition de groupes armés à dominante musulmane, la Séléka, a renversé François Bozizé et fait des milliers de morts à Bangui et dans les provinces.
“Je suis inquiète pour notre pays, à cause des rebelles qui viennent, on a peur pour nos enfants”, murmure d’une voix lasse Geneviève, employée dans un commerce.
Une situation politique confuse
La coalition de l’opposition, dont M. Bozizé était le chef de file jusqu’à il y a peu, a exigé dimanche le report des élections.
François Bozizé, qui dispose d’un large électorat acquis à sa cause, avait pourtant réaffirmé son attachement au processus en déclarant la semaine dernière son soutien à la candidature de l’ancien premier ministre Anicet Georges Dologuélé, désormais principal challenger du chef de l’État.
“Aujourd’hui, un millier d’hommes armés convergent vers la capitale, le gouvernement a fait le choix de positionner des forces étrangères pour les contenir, le président Touadéra est dans la logique de faire la guerre”, a déploré lundi M. Dologuélé.
Il a appelé “au dialogue” et demandé au président Touadéra une “trêve pour éviter le pire”.
Mais pour ce dernier, une éventuelle négociation avec les rebelles semble exclue.
“Négocier comment, sous quelle forme? Vous voyez bien qu’il y a des attaques, on n’a pas le temps de négocier, on ne sait pas avec qui négocier”, a-t-il déclaré lundi au cours d’une conférence de presse organisée au siège de campagne de son parti à Bangui.
Crise en Centrafrique: les voisins Congo et Tchad surveillent la situation
Bangui ( République centrafricaine ) – En tant que président en exercice de la CEEAC, Denis Sassou Nguesso consulte les chefs d’États membres et notamment le Rwandais Paul Kagame qui vient d’envoyer des troupes à Bangui, explique une source diplomatique à Brazzaville, pas étonnée de voir la situation dégénérer.
François Bozizé a été reçu il y a quelques semaines par Denis Sassou Nguesso. « Et on sentait chez lui la rage», confie encore ce diplomate à Brazzaville. Le président congolais lui aurait alors intimé « de ne pas mettre le feu à la maison ». Ce diplomate assure en revanche que contrairement aux rumeurs, il n’y a pas eu de coup de fil récent entre François Bozizé et le chef de l’État du Congo.
Ingérences
Côté tchadien, on regarde la crise actuelle avec beaucoup d’inquiétudes également et on se dit lassé par la classe politique centrafricaine. C’est ce qu’affirme en tout cas une source officielle à N’Djamena. Là aussi, on tient à démentir les rumeurs : il n’y a aucun soldat tchadien engagé en Centrafrique. Aucune rencontre ni avec François Bozizé, ni avec ses émissaires. Mais cet officiel explique en revanche que son pays est opposé à toute ingérence étrangère, référence sans doute à l’intervention du Rwanda. Pour lui, seules l’Union africaine et la CEEAC sont en droit d’intervenir.
Un observateur avisé de l’Afrique centrale confirme cette inquiétude sur les ingérences et notamment « sur les tractations entre le président Touadéra et ses amis russes ».
Présidentielle en Centrafrique : le Rwanda et la Russie envoient des troupes
Bangui ( République centrafricaine ) – Le Rwanda a envoyé des troupes en Centrafrique, a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi le ministère rwandais de la Défense. Bangui a également annoncé le déploiement de « plusieurs centaines » de soldats russes.
« La Russie a envoyé plusieurs centaines d’hommes des forces régulières et des équipements lourds » dans le cadre d’un accord de coopération bilatérale, a déclaré Ange Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement centrafricain, sans préciser leur nombre exact ni la date de leur arrivée. Le Kremlin a exprimé lundi sa « sérieuse inquiétude » face aux vives tensions préélectorales, sans toutefois s’exprimer sur la présence de troupes en Centrafrique, où des sociétés de sécurité russes assurent déjà la protection du président, Faustin-Archange Touadéra.
« Les Rwandais ont également envoyé plusieurs centaines d’hommes qui sont sur le terrain et ont commencé à combattre », a ajouté le porte-parole. « Le gouvernement rwandais a déployé une force de protection en République centrafricaine, dans le cadre d’un accord bilatéral de défense, avait indiqué peu auparavant le ministère rwandais de la Défense dans un communiqué. Le déploiement est en réponse au ciblage du contingent des Forces de Défense du Rwanda (RDF) sous la force de maintien de la paix de l’ONU par les rebelles soutenus par [l’ancien président] François Bozizé. »
Le G5+ demande à Bozizé de déposer les armes.
Ces annonces surviennent après que trois des plus puissants groupes armés, qui occupent plus des deux-tiers du pays, ont progressé sur des axes routiers vitaux pour l’approvisionnement de la capitale, Bangui. Vendredi soir, ils avaient également annoncé leur fusion.
Dans la foulée, le gouvernement a accusé samedi François Bozizé de « tentative de coup d’État » avec une « intention manifeste de marcher avec ses hommes sur la ville de Bangui », alors que le premier tour des élections présidentielle et législatives est prévu le 27 décembre. Faustin-Archange Touadéra en est le grand favori. Dimanche, le parti de François Bozizé, dont la candidature à la présidentielle a été invalidée par la Cour constitutionnelle, a démenti toute tentative de coup d’État.
La situation est sous contrôle.
Ces annonces n’ont pas suffi à rassurer les partenaires de la Centrafrique. La France, la Russie, les États-Unis, l’Union européenne et la Banque mondiale ont appelé dimanche François Bozizé et les groupes armés à déposer les armes. Ces pays et institutions « demandent que Bozizé et les groupes armés alliés déposent immédiatement les armes, s’abstiennent de toute action de déstabilisation et respectent la décision de la Cour constitutionnelle du 3 décembre 2020 ».
Le même jour, Vladimir Monteiro, porte-parole de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui compte près de 11 500 hommes dans le pays, a déclaré que les rebelles avaient été bloqués ou repoussés dans plusieurs localités. « La situation est sous contrôle », affirmait-il dimanche soir.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/deux-soldats-faca-derrière-camion-militaire-avec-des-lances-roquettes-à-Banguassou-450×253.jpg” alt=”” width=”450″ height=”253″ />Des soldats FACA à Bangassou. CopyrightCNC.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 22 décembre 2020, 08:07:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Contrairement à ce qui a été annoncé par le gouvernement, la situation sécuritaire dans plusieurs villes de province demeure inquiétante avec le retrait des forces de défense et de sécurité dans plusieurs localités, et le renforcement des rebelles à l’entrée de la capitale.
Alors que la date du premier tour des élections présidentielles et législatives est maintenue pour le 27 décembre 2020, la situation sécuritaire sur le terrain demeure inquiétante.
À Kaga-Bandoro, puis à Grimari, les soldats FACA, basés dans ces localités, ont abandonné leur position pour se retrancher à Sibut, dans la préfecture de Kémo, située à 189 kilomètres de Bangui.
Pendant ce temps, à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, huit soldats FACA, de l’ethnie situé non loin de la ville de Kaga-Bandoro.
À Bambari, les rebelles de l’UPC et du FPRC qui ont quitté la ville minière de Bria sont arrivés dans la ville. Ils sont présentement au carrefour limitant quartier Adji et Bornou, tandis que ceux du FPRC ainsi que les mercenaires soudanais sont à côté de la base de l’ONG internationale Mercy Corps. Malheureusement, dans la nuit du lundi à mardi 22 décembre, les rebelles ont procédé au réquisitionnement de plusieurs motos aux quartiers Adji, Bornou puis Élevage. On ignore leur intention réelle pour le moment, mais le gouvernement, dans un communiqué publié, a indiqué que les rebelles seraient dans la logique de boycotter la tenue des élections fixées au 27 décembre 2020 en ce qui concerne le premier tour.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/Le-candidat-du-MLPC-lhonorable-Martin-Ziguele-lors-de-son-meeting-le-13-decembre-2020-sur-le-terrain-de-lUCATEX.-Photo-CNC-Cyrille-Jefferson-Yapende-450×338.jpg” alt=”Le candidat du MLPC, l’honorable Martin Ziguelé lors de son meeting le 13 décembre 2020 sur le terrain de l’UCATEX. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé” width=”450″ height=”338″ />Le candidat du MLPC, l’honorable Martin Ziguelé lors de son meeting le 13 décembre 2020 sur le terrain de l’UCATEX. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Bangui, République centrafricaine, mardi, 22 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Dans un communiqué de presse du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC), le parti de Martin ZIGUELé, candidat à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020 condamne toutes tentatives de prise de pouvoir par les armes et s’incline devant la mémoire des Centrafricains victimes de ces événements avant de rendre un hommage mérité aux valeureux soldats tombés sur le champ de bataille. Par la plume du Secrétaire Général, le même Bureau Politique lance un appel à tous les militants et militantes se mobiliser pour le retrait de leurs cartes d’électeur afin d’aller voter leurs candidats aux législatives et présidentielle, en l’occurence Martin Ziguelé ce dimanche 27 décembre 2020.
Ci-dessous l’intégralité du communiqué de presse
COMMUNIQUE DE PRESSE
Depuis quelques jours, de graves événements armés affectent plusieurs régions de la République Centrafricaine et ont occasionné de nombreuses pertes en vies humaines parmi les populations civiles et les éléments des Forces Armées centrafricaines, dépêchés sur les théâtres d’opération pour faire face à la situation.
Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), reste très préoccupé devant une telle situation puisqu’un Plan de sécurisation était supposé encadrer lès élections pour les faire se dérouler dans la paix. Il s’incline donc respectueusement devant la mémoire de nos compatriotes, victimes de ces événements et rend par la même occasion, un hommage mérité aux valeureux soldats tombés sur le champ de bataille pour la défense de notre Patrie.
Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain qui est un Parti républicain, respectueux de la légalité, milite pour la paix et la concorde nationale condamne vigoureusement cette tentative de coup de force visant à renverser des institutions démocratiques issues des urnes. Il rappelle que le choix des filles et fils du pays auxquels le Peuple choisit de confier la gestion de leur destinée, passe par des élections démocratiques.
Par ailleurs, le MLPC salue la position des Partenaires du G5 et l’appui apporté dans le cadre bilatéral par des pays amis de la République Centrafricaine et la communauté internationale à travers la Minusca, afin de sauvegarder les Institutions démocratiques en place et permettre l’organisation des prochaines élections.
Le Bureau politique constate, en dépit de la situation qui prévaut, que la date du 27 décembre est maintenue pour la tenue des élections groupées. C’est donc légitimement qu’il souhaite que la distribution des cartes d’électeur et le déploiement du matériel électoral soient effectifs en vue de la tenue de ces élections.
C’est pourquoi, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain lance un appel solennel à tous les militants et militantes du Parti pour se mobiliser pour aller retirer leurs cartes d’électeur afin de se rendre massivement aux urnes pour voter leurs candidats aux législatives et notre candidat Martin ZIGUELE à l’élection présidentielle le dimanche 27 décembre 2020, date actuellement retenue pour les scrutins. Il y va de l’intérêt supérieur du Peuple centrafricain.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/francois-Bozize-avec-des-rebelles-de-la-seleka-format-interieur-de-larticle-339×450.jpg” alt=”françois Bozizé avec des rebelles de la seleka format intérieur de l’article” width=”339″ height=”450″ />L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.
Bangui, République centrafricaine, mardi, 22 décembre 2020 ( Corbeaunews-Centrafrique). Il a simplement fallu l’invalidation de sa candidature à l’élection présidentielle par la Cour constitutionnelle pour que le penchant naturel putschiste de François Bozizé revienne au galop.
Ipso facto entraînée dans le tourbillon putschiste, la prétendue coalition démocratique de l’opposition (COD-2020) – dont Yangouvonda est actuellement le président en exercice et dont un des dirigeants et pas des moindres, Anicet Georges Dologuélé a cru devoir se détacher et s’empresser de se rendre dare-dare à Bossangoa conclure un marché de dupes avec l’invalidé – se trouve complètement déboussolée.
Tiraillée entre leur revendication obsessionnelle d’obtenir coûte que coûte de Touadera une concertation avant les élections groupées du 27 décembre prochain qui les a conduits à refuser de signer le Code de bonne conduite pour les élections et la tentation de la politique de la chaise vide, la COD-2020 ne peut, ne serait ce que formellement au moins pour sauver les apparences, condamner la tentative de coup d’état toujours en cours que François Bozizé, ses enfants et parents, dont le ministrion chargé du DDRR Maxime Mokome qui l’a rejoint ainsi que les seigneurs de guerre toujours en liberté et impunis Abbass Sidiki des 3R, Mahamat Alkhatim du MPC et leurs mercenaires étrangers.
Alors que tous les éléments de preuve sont là réunis pour montrer que c’est bel et bien François Bozizé qui a monté et dirige l’opération militaire visant à lancer ses hordes de mercenaires tchadiens à l’assaut de la capitale pour empêcher ou du moins à troubler le double scrutin du 27 décembre, son parti fasciste le KNK s’emploie à diffuser des communiqués de démenti pour amuser la galerie. François Bozizé et son parti KNK sont de véritables boulangers passés maîtres dans l’art de rouler les gens dans la farine.
Parmi leurs récentes victimes, le Représentant spécial des Nations Unies pour l’Afrique centrale, le Guinéen François Lounceny Fall et le Président de la Commission de la CEEAC l’Angolais Gilberto Da Piedade Verissimo, qui se sont rendus à Bossangoa s’entretenir avec le putschiste suivis du Président de l’URCA Anicet Georges Dologuélé dont certaines informations de bonnes sources font état de ce qu’il aurait remis à l’invalidé, une forte somme d’argent en contrepartie de son adoubement et l’appel à voter pour lui. Maintenant que la COD-2020 décide de se retirer du processus électoral, Anicet Georges Dologuélé n’aura que ses yeux pour pleurer son argent qu’il a remis à Bozizé.
Les partenaires et pays amis de la RCA du G5 que sont les USA, l’Union Européenne, la Russie, la France, les Nations Unies, l’Union Africaine, la CEEAC et la Banque Mondiale, ne s’y sont pas finalement trompés qui viennent de désigner clairement et explicitement dans leur déclaration François Bozizé Yangouvonda comme le responsable en chef et l’auteur de l’assaut coordonné vers Bangui que les mêmes hordes qui l’avaient naguère amené au pouvoir en mars 2003 puis chassé en 2013 lancé depuis quelques jours.
Notre Pr de mathématiques et Archange national doit tirer leçon de son vrai et hideux visage que Bozizé vient de lui montrer. Putschiste il a été, putschiste il restera. A 75 balais déjà, la soif inextinguible du pouvoir ne quittera jamais Yangouvonda. Faustin Archange Touadera a joué au sentimental avec lui en reconnaissance de sa nomination comme PM par Bozizé. En politique, il n’y a point de sentiment. Ange Félix Patassé l’a appris à ses dépens avec Bozizé, véritable Dr Jekill et Ms Hyde. D’aucuns se demandent comment des intellectuels du niveau de Nicolas Tiangaye et Anicet Georges Dologuélé ont pu se fourvoyer derrière un vulgaire soudard putschiste sans grand niveau intellectuel comme François Bozizé Yangouvonda, dernier de sa promotion de l’Ecole Spéciale de formation des Officiers d’Active (ESFOA) de Bouar.
Revenu clandestinement au pays après son exil ougandais, il aurait fallu l’arrêter immédiatement et l’envoyer à la Cour Pénale Internationale rejoindre Edouard Patrice Ngaissona et Alfred Yekatom alias Rombot. On l’a hélas laissé animer la vie politique nationale, arpenter le pays, tenir des meetings ici et là, prendre part à des cérémonies officielles, fréquenter des funérailles et places mortuaires ainsi que les lieux de culte. Il a endormi à sa guise tous les dirigeants du pays. Résultat des courses, il s’est cru incontournable et Bossangoa chef-lieu de la préfecture de l’Ouham où il a fini par se retrancher, est devenu pour quelques jours, la nouvelle et seconde capitale de la RCA.
« Le G5+ demande l’arrêt immédiat et sans condition des offensives coordonnées en cours par des bandes armées et met en garde les auteurs de ces actes qui entravent sérieusement le déroulement normal du processus électoral, rappelant que leur responsabilité individuelle est engagée », ont déclaré leurs membres./////////////.
La RCA s’apprête à organiser le premier tour des élections présidentielle et législatives dimanche 27 décembre. Les membres du G5+ déplorent que les violences dans le pays interviennent à un moment clé pour la finalisation des préparatifs des élections./////////////.
Depuis plusieurs jours, la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca) a mobilisé sa force contre les violences et perturbation du processus électorale. Dans la ville de Yaloke, située à 220 kilomètres au nord-ouest de la capitale Bangui, a constaté lundi une « légère accalmie » après l’intervention des Casques bleus de la MINUSCA en appui aux Forces armées centrafricaines (FACA) suite à une attaque de groupes armés./////////////.
La mise en œuvre du plan intégré de sécurisation des élections en République centrafricaine a permis à 1.858.236 Centrafricains – le pays compte un peu moins de 6 millions d’habitants – de s’inscrire dans l’intention d’exercer leur droit de vote dimanche./////////////.
Ce plan a également permis à l’Autorité nationale des élections (ANE) de procéder au déploiement et à la distribution du matériel électoral y compris la distribution des cartes d’électeurs, sur toute l’étendue du territoire national « et ce, malgré la volonté réaffirmée de certains acteurs y compris certains acteurs politiques de perturber le processus électoral et d’empêcher la tenue d’élections », ont déploré l’ONU et ses partenaires./////////////.
Pour le G5+, les élections centrafricaines doivent se tenir le 27 décembre « dans le respect des délais constitutionnels ». Ses membres condamnent toutes les manœuvres et tentatives d’engager la RCA vers une nouvelle transition politique en violation de la constitution du pays. Ils réaffirment que le seul moyen légitime d’accéder au pouvoir passe par les urnes et que « les élections crédibles et pacifiques sont la seule solution à l’instabilité »./////////////.
Condamnation des agissements de François Bozizé et de certains groupes armés/////////////.
Le G5+ a également fermement les agissements de l’ancien Président François Bozizé et de certains groupes armés signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR-RCA), en violation des leurs engagements, ce qui les exposent à des sanctions au titre de l’article 35 de l’Accord./////////////.
Le G5+ condamne également toute collusion entre acteurs politiques et groupes armés visant à semer le désordre et la panique au sein de la population pour l’empêcher d’exercer son droit souverain de vote. « Les membres du G5+ demandent que Bozizé et les groupes armés alliés déposent immédiatement les armes, s’abstiennent de toute action de déstabilisation et respectent la décision de la Сour constitutionnelle du 3 décembre 2020 », ont déclaré ses membres./////////////.
L’ONU et ses partenaires appellent les acteurs centrafricains à s’investir pleinement dans le processus électoral et à contribuer au maintien d’un environnent propice à l’exercice du droit de vote par tous les citoyens. Ils invitent, en outre, la classe politique à œuvrer pour la tenue d’élections apaisées, transparentes et crédibles acceptées par tous, conformément au calendrier électoral établi par les textes règlementaires, aux fins de renforcer les acquis démocratiques en RCA./////////////.
Le G5+ rappelle également les conclusions du Sommet des chefs d’Etat de la CEEAC sur la RCA, visant à une plus forte mobilisation de la sous-région, notamment à travers la nomination d’un médiateur permanent. Ses membres réitèrent leur engagement à accompagner le processus électoral, notamment la campagne électorale en cours et restent pleinement mobilisée aux côtés de celles et de ceux qui s’inscrivent dans l’Etat de droit pour la tenue d’élections présidentielle et législatives apaisées le 27 décembre./////////////.
Face aux craintes concernant la perturbation du scrutin électoral, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RCA, Mankeur Ndiaye, s’est voulu rassurant à l’égard de la population. Il a souligné que la MINUSCA continuera d’exercer pleinement son mandat électoral en apportant son soutien aux autorités nationales pour la tenue d’élections pacifiques./////////////.
« Le 27 décembre sera un grand jour pour le peuple centrafricain qui aspire à la paix, à la sécurité et au développement », a-t-il assuré lundi matin sur Twitter.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/la-facade-de-la-residence-de-lancien-ministre-sylvain-ndoutingaye-filmee-par-cnc-le-19-decembre-2020-450×337.jpg” alt=”la façade de la résidence de l’ancien ministre sylvain ndoutingaye filmée par cnc le 19 décembre 2020″ width=”450″ height=”337″ />La façade de la résidence de l’ancien ministre sylvain ndoutingaye au quartier PK13 sur la route de Boali, filmée par cnc le 19 décembre 2020. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, lundi, 21 décembre 2020, 13:51:34 ( Corbeaunews-centrafrique ). Des hommes lourdement armés identifiés comme des éléments de la sécurité présidentielle ont perquisitionné et saccagé la résidence privée de l’ancien ministre Sylvain Ndoutingaye située au PK13 sur la route de Boali, et son gardien, âgé d’une trentaine d’années, a également été enlevé, suscitant la colère de sa famille qui dénonce l’acharnement du pouvoir.
La chambre de l’ancien ministre pillé et saccagée par les hommes armés le 19 décembre 2020. Photo CNC /
Selon la famille de l’ancien ministre, ce samedi 19 décembre 2020, vers 17 heures, quatre hommes lourdement armés, à bord d’un véhicule 4×4 non immatriculé, sont passés devant la concession de l’ancien ministre avant de faire un demi-tour 50 mètres plus loin et revenir pointer avec leurs armes la grande sœur de l’ancien ministre qui était assise sur une chaise devant leur clôture.
Aussitôt, les quatre hommes ont fait irruption à l’intérieur de la résidence du ministre Sylvain Ndoutingaye Alor qu’il était à l’église ce jour, selon ses proches.
Selon la sœur du ministre interrogé par CNC, ces quatre hommes habillés en tenue de la garde présidentielle ont perquisitionné et saccagé la chambre du ministre ainsi que celles de ses enfants.
La chambre des enfants vandalisé par les hommes armés le 19 décembre 2020. Photo CNC /
Pendant ce temps, monsieur Feïdangai Jean-Baptiste, gardien du ministre, âgé d’une quarantaine d’années, qui était en train de nettoyer la concession, a été arrêté et embarqué par les quatre hommes qui l’ont amené à une destination inconnue.
Pour la famille, cet acte est inacceptable et demande aux autorités de faire tout pour libérer monsieur Feïdangai Jean-Baptiste.
Selon la même source, le téléphone personnel du ministre a également été emporté par ces hommes armés.
« Nous sommes des citoyens normaux. On n’a le droit de vivre dans notre pays. Nous sommes tous des Centrafricains et centrafricaines. Si l’on n’a rien contre mon papa, on ne doit pas venir chez lui pour dire que non il est l’auteur de la rébellion ou quoi que ce soit. Ils ont fouillé la maison, ils ont tout saccagé, ils n’ont même pas trouvé une seule arme. Maintenant, on ne sait pas ce qui se passe. Nous, ce que nous voulons, c’est juste libérer le gardien qui a été arrêté parce que sa famille est plus inquiète », a déclaré mademoiselle Farida Ndoutingaye, membre de la famille.
Selon la famille du ministre, le commandant de brigade de la gendarmerie du PK12 a été contacté, et une enquête est en cours.
Selon nos information, le ministre Sylvain Ndoutingaye, qui est également lieutenant colonel de l’armée nationale, n’est plus revenu chez lui depuis la fouille de sa résidence par ces hommes armés. Candidat du parti KNK aux législatives dans la circonscription de Berberati, l’ancien ministre est désormais dans le viseur du pouvoir de Bangui.
Bangui, République centrafricaine, lundi, 21 décembre 2020, 11:39:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors qu’une manifestation des jeunes patriotes proches du pouvoir est en cours devant la base de la Minusca à Bangui, la ville de Berberati, dans la Mambéré-Kadéi, au nord-ouest de la RCA, est plongée dans la psychose suite à des rumeurs de la présence renforcée des combattants rebelles à l’entrée de la ville sur l’axe Gamboula. Au même moment, à Mbaïki, on signale la reprise des combats dans la ville entre les rebelles de la coalition des patriotes centrafricains (CPC) et les mercenaires russes appuyés par ceux du Rwanda.
Pendant que l’autorité nationale des élections annonce la distribution des cartes d’électeurs à Bangui comme dans certaines villes de provinces, les rebelles de la CPC semblent progresser sur le terrain. Après les villes de Bouar, de Paoua, puis de Bambari, c’est le tour de la ville minière de Berberati de tomber dans la psychose d’une éventuelle attaque des rebelles de la CPC. Certaines sources sécuritaires locales ont signalé la présence des rebelles à l’entrée de la ville, tandis que d’autres indiquent à CNC que le poste de contrôle des forces de l’ordre à l’entrée de la ville sur l’axe Gamboula serait occupé par les assaillants.
Pendant ce temps, à Mbaïki, les combats ont repris depuis ce matin entre les rebelles de la CPC et les mercenaires russes appuyés par ceux du Rwanda habillés aux gendarmes centrafricains.
Sur le terrain, le combat semble être difficile pour les mercenaires gouvernementaux qui perdent de plus en plus du terrain face aux rebelles qui sont désormais partout sur le territoire national.
Par ailleurs, les jeunes patriotes proches du pouvoir, face à l’avancée des rebelles, exigent l’implication des casques bleus dans le combat au côté des mercenaires russes et rwandais.
Centrafrique: les habitants de Bangui « vivent dans la peur »
Bangui ( République centrafricaine ) – Ces derniers jours, des hommes armés ont lancé une offensive dans plusieurs villes du pays notamment sur les axes routiers menant à Bangui, la capitale, et dans diverses localités du Nord-Ouest et du Nord du pays.
La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui dénonce « une tentative délibérée de perturber les élections », a déployé vendredi dernier des casques bleus à Bossemptélé et à Bossembélé, deux localités de la préfecture de l’Ombella-M’Poko, cibles d’attaques « menées par des éléments armés du 3R, du MPC et des anti-Balaka». Ces trois groupes armés, qui occupent une grande partie du territoire centrafricain, ont annoncé leur fusion et la création d’une coalition.
Après cette annonce, le gouvernement du président Faustin Archange Touadéra a accusé le parti de l’ancien président centrafricain François Bozizé de « tentative de coup d’État». Des accusations démenties, ce dimanche, par le porte-parole du parti. La coalition de l’opposition a exigé le report des élections jusqu’au rétablissement de la paix et de la sécurité.
Les groupes armés veulent marcher sur Bangui
La situation est à présent «sous contrôle» a affirmé, ce dimanche, le porte-parole de la Mission des Nations unies en Centrafrique. Les groupes armés ont quitté la ville de Yaloké, à 220 km de Bangui, et perdent du terrain dans d’autres localités, précise Vladimir Monteiro.
L’abbé Mathieu Bondobo, vicaire général de l’archidiocèse de Bangui et curé de la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception décrit une situation préoccupante. La population de Bangui «vit dans la peur» après l’occupation de certaines villes par «des groupes armés qui manifestent la volonté de marcher sur Bangui pour prendre le pouvoir par la force». Cette offensive « vise à paralyser le processus électoral en cours » et il y a également « une volonté de mettre en danger l’économie du pays ».
L’abbé Mathieu Bondobo, à quelques jours de la célébration de Noël, exhorte à la paix et rappelle que «le pays a beaucoup souffert». Il souhaite transmettre « un message d’espérance et de consolation » se faisant proche des familles éprouvées. Il appelle les Centrafricains à avoir la foi, à « être des hommes et des femmes de prière et à cultiver l’unité», pour faire de la Centrafrique «un pays de paix et du vivre ensemble ».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/rondpoint-Bambari-curille-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé
Bangui, République centrafricaine, lundi, 21 décembre 2020, 10:19:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La ville de Bambari, située dans la préfecture de la Ouaka, à 385 kilomètres de Bangui, est secouée ce lundi matin par des détonations d’armes automatiques des rebelles, suscitant de l’inquiétude au sein de la population locale. Pendant ce temps, à Paoua, c’est la panique générale après le passage d’une colonne des véhicules des rebelles en provenance de Pougole.
À quelques jours du premier tour des élections présidentielles et législatives prévues pour le 27 décembre 2020, la situation sécuritaire à l’intérieur du pays est de plus en plus catastrophique. À Bambari, la première grande ville du centre du pays est secouée ce matin par des tirs d’armes des rebelles. Selon les habitants de la ville, les tirs ont débuté vers 24 heures avant de cesser une heure plus tard, puis recommencer vers 3 heures du matin pour se taire vers 5 heures du matin.
Pendant ce temps, à Paoua, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la RCA, c’est la panique générale après le passage d’une colonne des véhicules des rebelles de la coalition des patriotes centrafricains (CPC).
Selon les témoins, les rebelles, lourdement armés, après leur réunion avec le mercenaire camerounais Abass Sidiki, patron du 3R, et l’ancien Président François Bozizé dans la commune de Pougole, non loin de la ville de Paoua, ont pris la direction de la ville de Bozoum. Aussitôt, les populations locales, qui ont assisté à leur passage, ont pris la fuite pour se réfugier dans la brousse, paniquant davantage les autres qui n’ont plus de choix que de se terrer chez elles.
Par ailleurs, à Mbaïki, les Mercenaires russes et rwandaises ont occupé la ville, mais les rebelles sont toujours visibles dans différents quartiers, selon les témoins.
Pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, l’objectif principal des rebelles serait de perturber la tenue des élections le 27 décembre 2020.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Croisement-baboua-bera-450×337.jpg” alt=”Croisement baboua bera” width=”450″ height=”337″ />Croisement baboua bera dans la Nana-Mambéré. Phot CNC / Gervais Lenga
Bangui, République centrafricaine, lundi, 21 décembre 2020 (Corbeaunews-centrafrique). Alors qu’on vient de signaler la reprise des combats entre les rebelles du CPC et les forces gouvernementales appuyées par les mercenaires rwandais et russes sur l’axe Bossembélé / Boali, à Baboua, non loin de la frontière avec le Cameroun, la situation sécuritaire est totalement confuse, et les rebelles ont déjà occupé la totalité de la ville.
Quelques minutes après l’arrivée des renforts des mercenaires rwandais et russes dans la localité de Boyali, située à 25 kilomètres de Boali sur l’axe Bossembélé, un violent affrontement s’éclate entre les rebelles et les soldats FACA à lambi, située à une dizaine de kilomètres de Boyali sur l’axe Boali.
Pendant ce temps, dans la sous-préfecture de Baboua, située à une centaine de kilomètres de Bouar sur l’axe Béloko, on signale des échanges des tirs entre les soldats FACA et les rebelles de la coalition des patriotes centrafricains (CPC). Les rebelles ont déjà occupé la quasi-totalité de la ville après une heure de combats, selon les témoins joints au téléphone.
Les populations, paniquées, ont dû quitter la ville pour se réfugier dans la brousse, d’autres ont pris à nouveau le chemin de l’exil vers le Cameroun. Malheureusement, à leur arrivée cette nuit à garou aboulai, à la frontière côté camerounais, les forces camerounaises, gendarmes comme militaires, les ont maltraités, d’autres ont été agressés. On ignore les raisons, mais les témoins ont indiqué que les gendarmes camerounaises leur auraient demandé de leur payer le frais de visa camerounais.
Notons que quelques jours plutôt, les Chinois de la société d’exploitation minière de Gaga, dans l’Ombella-Mpoko, après l’attaque de leur base par les rebelles, ont du aussi quitter la ville pour la ville de Béloko, puis le Cameroun.
Pour l’heure, la quasi-totalité des villes sur la route nationale numéro 3, corridor Bangui / Béloko, est sous contrôle des rebelles du CPC.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/nouveaux-soldats-Faca-à-Bouar-formés-par-les-instructeurs-de-lEUTM-RCA-par-CNC-450×414.jpg” alt=”Les nouveaux soldats Faca à Bouar formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA par CNC” width=”450″ height=”414″ />Les nouveaux soldats FACA formés par les instructeurs de l’EUTM-RCA à Bouar en septembre 2019. Photo CNC / Gervais Lenga.
Depuis 24 heures, le convoi des véhicules en provenance de la frontière avec le Cameroun, et escorté par les portugais de la Minusca est bloqué à 20 kilomètres de Bossembélé sur l’axe Boali en raison d’intense combat qui est en cours entre les rebelles et les Mercenaires russes et rwandais.
Alors que les mercenaires russes ont pu repousser les rebelles dans la ville de Mbaïki dans la préfecture de la Lobaye, les contraint à retrancher dans les différents quartiers de la ville, à Bossembélé, l’affrontement s’avère difficile. Les rebelles ont pu progresser jusqu’au croisement de Lambi, situé à une trentaine de kilomètres de Boali.
Au même moment, à Grimari, les rebelles ont abandonné la ville pour se rapprocher de Sibut, située à une centaine de kilomètres sur l’axe Bangui.
Par ailleurs, le gouvernement centrafricain, qui a annoncé la mort du mercenaire-chef rebelle Abass Sidiki, vient d’être pris en flagrant délit de fake news et de manipulation de l’opinion. D’ailleurs à Bossembélé, comme à Yaloké, les deux villes sont toujours sous contrôle des rebelles. En plus, notre équipe dans la ville de Paoua vient de voir le chef rebelle Abass Sidiki et l’ancien Président François Bozizé dans la commune de Pougole. Les deux monsieur sont bel et bien vivants et en bonne santé.
Mais de quelle mort le gouvernement parle-t-il ?
Tantôt, on nous parle de Sidiki est tué à Bozoum, tantôt Sidiki est tué à Bossembélé, ou encore à Yaloké, pour ne pas dire Bossembélé. Incroyable !
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/monument-de-la-paix-de-Bouar-très-loin-450×253.jpg” alt=”Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga” width=”450″ height=”253″ />Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 20 décembre 2020, 17:43:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située à l’entrée de la ville de Bouar sur l’axe Béloko, la barrière mixte de Yolé vient d’être récupérée par des rebelles lourdement armés de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ce dimanche 20 décembre.
Alors que le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat à sa propre succession pour un second mandat, lors de son meeting électoral samedi au stade 20 000 places à Bangui, avait clairement indiqué devant ses partisans que les élections groupées du 27 décembre prochain auront bien lieu à la date indiquée par l’autorité nationale des élections dans son chronogramme, la situation sécuritaire sur le terrain est de plus en plus inquiétante.
Pendant ce temps, à Bouchia, dans la préfecture de la Lobaye, la présence des rebelles de la CPC a été signalée dans la ville, et les Mercenaires russes de la société Wagner sont venus vers 12 heures installer leur checkpoint à l’entrée de la ville sur l’axe Mbata.
Vers 16 heures, à Bouar, le checkpoint des forces de l’ordre à l’entrée de la ville sur l’axe Béloko a été occupé par les rebelles sans aucune résistance des soldats FACA qui ont pris tout simplement la fuite vers le séminaire avant de prendre le chemin de la brousse.
Au même moment, à Bangui, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA se réjouit de l’arrivée des nouveaux mercenaires russes et rwandais habillés en gendarmes centrafricains qui sont actuellement basés à l’école nationale de police au PK10.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/quelques-membres-de-lopposition-democratique-au-siege-du-parti-KNK-le-10-octobre-2020.-Photo-CNC-par-Cyrille-yapende-450×338.jpg” alt=”quelques membres de l’opposition démocratique au siège du parti KNK le 10 octobre 2020. Photo CNC par Cyrille yapendé” width=”450″ height=”338″ />Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé
La Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020), au cours de la réunion extraordinaire de la Conférence des Présidents du samedi 19 décembre 2020, a procédé à l’analyse de la situation politique et sécuritaire du pays à quelques jours des élections groupées du 27 décembre 2020. À ce titre, les Présidents réunis en conférence extraordinaire ce samedi décident de suspendre la poursuite de leur campagne électorale jusqu’au retour de la paix et de la sécurité ; exigent l’organisation des élections sur toute l’étendue du territoire national et dans le strict respect des standards internationaux….
Lire le communiqué ci-dessous
DECLARATION
La Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020), au cours de la réunion extraordinaire de la Conférence des Présidents du samedi 19 décembre 2020, a procédé à l’analyse de la situation politique et sécuritaire du pays à quelques jours des élections groupées du 27 décembre 2020.
La COD-2020 a fait deux constats majeurs.
Sur le plan sécuritaire :
On peut relever :
le braquage, le vol et la confiscation des matériels de campagne, véhicules, motos et les fonds de plusieurs candidats aux élections législatives et présidentielle dans presque toutes les villes des provinces ;
l’assassinat des militants et l’agression à l’arme blanche de plusieurs candidats ;
l’impossibilité absolue des candidats de se rendre en province pour battre campagne librement à cause des mouvements des bandes armées et de leur affrontement avec les forces de défense et de sécurité ;
l’incapacité du gouvernement et de la Minusca à assurer la sécurité des candidats à l’élection présidentielle comme promis dans le plan intégré de sécurisation du processus électoral ;
les déplacements massifs des populations des provinces pour se réfugier en brousse avec leur cortège de morts et de blessés
2.Sur le plan technique :
On note également à moins d’une semaine du scrutin :
le retard avéré accusé par l’Autorité Nationale des Élections (A.N.E.) dans le déploiement du matériel électoral et la formation des présidents et membres des bureaux de vote ;
le retard dans la distribution des cartes d’électeurs ;
les multiples erreurs matérielles sur les bulletins de vote entraînant la confusion dans l’identification des candidats ;
l’omission délibérée de plusieurs bureaux de vote de nature à empêcher les électeurs de voter.
Eu égard à ce qui précède, la COD-2020 :
constate l’impossibilité de poursuivre la campagne électorale dans les conditions d’insécurité actuelle ;
décide de suspendre la poursuite de sa campagne électorale jusqu’au retour de la paix et de la sécurité ;
exige l’organisation des élections sur toute l’étendue du territoire national et dans le strict respect des standards internationaux ;
exige le report des élections groupées du 27 décembre 2020 jusqu’au rétablissement de la paix et de la sécurité ;
exige à cet effet la convocation sans délai de la concertation des forces vives de la nation.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/les-soldats-de-l’armée-Centrafricaine-le-8-janvier-2013-pour-Reuters-IMG_4088-450×254.jpg” alt=”les soldats de l’armée Centrafricaine le 8 janvier 2013 pour Reuters IMG_4088″ width=”450″ height=”254″ />Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 20 décembre 2020, 10:23:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quelques heures après leur arrivée dans la localité de Mbaïki, les renforts des Mercenaires russes et des soldats FACA ont attaqué les positions des rebelles de la coalition pour le changement (CPC) qui ont pris le contrôle de la ville de Mbaïki hier soir.
Selon notre correspondant sur place dans la ville, les détonations d’armes lourdes et légères ont repris vers 9 heures du matin ce dimanche 20 décembre.
Pour l’heure, les combats se focalisent vers le quartier Bombolet, proche de l’abattoir sur l’axe Boda.
Selon des témoins, les mercenaires russes auraient demandé à tous les habitants de la ville de complètement quitter avant leur offensive généralisée contre les rebelles.
Selon la Croix-Rouge locale, l’accès à la ville est difficile pour le moment en raison des combats qui sont en cours, rendant ainsi difficile le travail de ses bénévoles.
Centrafrique: de quoi la coalition de groupes armés est-elle le nom?
Bangui ( République centrafricaine ) – La Centrafrique est touchée depuis jeudi par des mouvements d’hommes en armes importants. Six groupes armés (MPC, 3R, FPRC, UPC, anti-balaka aile Mokom, anti-balaka aile Ndomaté) ont signé le 15 décembre une déclaration commune dénonçant l’accord de paix. C’est la « déclaration de Kamba Kota », une localité du nord-ouest. Dans un autre document non signé qui aurait fuité, ils se font appeler la « Coalition des patriotes pour le changement ».
La déclaration est signée par six groupes armés, sans doute les plus puissants du pays.
Il a été difficile jusqu’à très récemment de confirmer l’implication de l’ensemble de ces forces dans cette alliance. Notamment parce que le document n’a pas été signé par tous les chefs directement mais par des représentants.
Sur le terrain, la Minusca certifie l’implication du MPC, des 3R et des anti-balaka. L’UPC confirme son adhésion à cette coalition et une source sécuritaire témoigne de la mise en mouvement de certains de ses éléments. La situation du FPRC est moins lisible. Il se pourrait qu’une partie seulement de ses effectifs soient engagés dans les actions de la coalition.
Aujourd’hui, si les mouvements sur le terrain de ces différents groupes armés sont coordonnés, aucun leader n’a encore été mis en avant. Le gouvernement affirme que François Bozizé est à la tête de ce mouvement mais son parti, le KNK, réfute ces accusations. Cette coalition de groupes armés, pour certains rivaux et aux intérêts différents, semble avoir trouvé un terrain d’entente pour poursuivre leurs objectifs. Certains pourraient utiliser cette opportunité pour négocier grâce à ce nouveau rapport de forces, d’autres pourraient avoir des intentions plus belliqueuses.
La crise est dans les esprits mais l’espoir demeure et la campagne se poursuit.
Mais en dépit de la montée des violences et de la progression de groupes armés rebelles en direction de la capitale Bangui, les Nations unies gardent le cap : celui de l’élection présidentielle du 27 décembre. Pas question d’envisager autre chose, rappelle Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies.
Et la situation était calme hier dans la capitale. La campagne électorale se poursuit timidement. En meeting, le président-candidat Faustin Archange Touadéra a réaffirmé que l’élection se tiendrait bien le 27 décembre malgré la crise sécuritaire en cours. Et la distribution des cartes d’électeurs a débuté comme prévu.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/des-combattants-rebelles-de-lUPC-à-gbokologbo-450×297.jpg” alt=”des combattants rebelles de l’UPC à gbokologbo” width=”450″ height=”297″ />Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 20 décembre 2020, 08:46:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Située à 305 kilomètres de Bangui, la ville de Grimari, dans la préfecture de l’Ouaka, au centre du pays, a été la cible des rebelles identifiés comme ceux de l’UPC. Pendant ce temps, les soldats FACA, paniqués devant l’avancée des rebelles, ont du précipitamment quitter la ville pour Sibut, laissant derrière eux que des policiers et gendarmes qui sont actuellement en fuite dans la base de la Minusca, laissant la ville sous contrôle des rebelles.
Alors que le calme précaire règne toujours à Bambari, chef-lieu de la préfecture de l’Ouaka, les rebelles de l’UPC, lourdement armés, ont contourné la ville pour atteindre la ville de Grimari, située à 80 kilomètres au Sud sur l’axe Sibut-Bangui.
Les rebelles, à majorité peule, ont été bloqués vers 4 heures du matin par les Casques bleus à 3 kilomètres de la ville sur l’axe Bambari, suscitant la panique au sein des populations qui ont dû abandonner leurs habitations pour se réfugier dans la brousse.
Au même moment, les soldats FACA, pris de peur, ont quitté la ville pour la ville de Sibut, laissant derrière eux que des policiers et gendarmes.
Malheureusement, vers 6 heures du matin, les rebelles ont pu contourner les Casques bleus pour atteindre et occuper la ville sans résistance des forces de l’ordre qui sont en fuite.
Cependant, à Sibut, dans la préfecture de Kémo, situés à 189 kilomètres de Bangui, les soldats FACA ont reçu, dans la nuit du samedi à dimanche, une partie des renforts des mercenaires russes venus de Bangui.
Par contre sur l’axe Sibut / Kaga-Bandoro, les rebelles de l’UPC ont été bloqués par les forces de la Minusca à « Gbakobanga », situés à 25 kilomètres de la ville sur l’axe Dékoua.
Pour l’heure, c’est la psychose qui gagne les populations de Sibut et de Damara, ville natale du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Bangui ( République centrafricaine ) – « Le Secrétaire général suit de près et avec inquiétude les rapports faisant état d’une montée des tensions en République centrafricaine », a déclaré son porte-parole dans une déclaration de presse publiée samedi matin.
M. Guterres a appelé tous les acteurs centrafricains à cesser toute hostilité de manière urgente, et à travailler ensemble pour assurer des conditions favorables à la tenue d’élections crédibles, inclusives et pacifiques le 27 décembre./////////////.
« Le Secrétaire général invite tous les acteurs à éviter la désinformation, les discours de haine et l’incitation à la violence », a dit son porte-parole./////////////.
À Bangui, la capitale, et dans d’autres régions, les Casques bleus de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) sont en alerte maximale pour protéger les populations civiles et sécuriser les élections./////////////.
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RCA, Mankeur Ndiaye, a fermement condamné les attaques commises en pleine campagne électorale./////////////.
« L’enquête judiciaire qui a commencé permettra d’identifier, d’arrêter et de traduire devant la justice les auteurs de crimes, ainsi que leurs chefs ou les commanditaires de ces attaques », a assuré samedi le Représentant spécial sur Twitter./////////////.
Au vu de la dégradation de la situation sécuritaire à l’ouest de la RCA, M. Ndiaye a décidé vendredi de déploye des forces de la MINUSCA à Bossemptélé et à Bossembélé, deux localités situés respectivement à 370 kilomètres et 150 kilomètres au nord-ouest de Bangui, qui ont été les cibles d’attaques par des éléments armés du groupe 3R, du MPC et des anti-Balaka./////////////.
« La MINUSCA utilisera tous les moyens à sa disposition y compris des aéronefs pour répondre aux violences commises par les éléments armés du 3R, du MPC et des anti-Balaka », a promis samedi M. Ndiaye sur Twitter./////////////.
Le Représentant spécial a demandé à la population centrafricaine de ne pas céder à la panique et d’apporter le soutien nécessaire aux forces de sécurité nationales et aux casques bleus./////////////.
Régler les différends de manière pacifique et mette en œuvre l’accord de paix/////////////.
Dans ce contexte de campagne électorale, le chef de l’ONU a appelé les parties prenantes politiques centrafricaines à résoudre tout différend de manière pacifique, « en conformité avec la constitution et dans l’intérêt du peuple centrafricain », soulignant que ce dernier « a souffert pendant trop longtemps du conflit et de l’instabilité ». M. Guterres a également appelé les parties signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation signé en février 2019 à mettre strictement en œuvre ce dernier et à s’abstenir de toute action qui pourrait compromettre la stabilité nationale et la tenue d’élections./////////////.
« Le Secrétaire général réaffirme l’engagement des Nations Unies à travailler ensemble avec les partenaires nationaux, régionaux, et internationaux, pour soutenir le peuple et le gouvernement centrafricains dans leurs efforts pour faire avancer la paix et assurer un processus démocratique pacifique », a souligné son porte-parole.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/meeting-de-touadera-dans-le-stade-20-000-places-a-bangui-le-19-decembre-2020-450×338.jpg” alt=”meeting de touadera dans le stade 20 000 places à bangui le 19 décembre 2020″ width=”450″ height=”338″ />Meeting du chef de l’État Touadera dans le stade 20 000 places, le 19 décembre 2020. Photo CNC
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 20 décembre 2020, 05:55:54 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Quelques heures avant la débandade des mercenaires russes aux profits des rebelles à Mbaïki, la plus importante ville de l’Ouest avant la capitale, le chef de l’État, le professeur Faustin Archange TOUADERA a tenu son meeting électoral dans le stade 20 000 places à Bangui, tandis que Martin Ziguélé, Président du MLPC, Anicet Georges Dologuélé, Président de l’URCA, Cyriaque Gonda du PNCN, et Crépin Mboli Goumba du PATRIE, ont tout simplement reporté leur différents meeting dans la capitale.
Le scrutin aura-t-il lieu à Bangui et à l’est du pays?
C’est la question que tout le monde se pose dans le pays. À Mbaïki et Boda, dans la préfecture de la Lobaye; à Yaloké,Bossembélé,Gaga et Zawa, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko; à Bossemptélé et Bozoum, dans la préfecture de l’Ouham-Péndé; à Bossangoa, Markounda et Batangafo, dans la préfecture de l’Ouham, puis à Kaga-Bandoro et Mbrés, dans la préfecture de la Nana-Gribizi, la situation sécuritaire est inquiétante, et toutes ces villes sont occupées par des rebelles lourdement armés.
Pendant ce temps, à Bangui et dans quelques parties du pays, l’autorité nationale des élections commence déjà à distribuer des cartes d’électeurs aux populations, et les candidats multiplient des meetings sur le terrain.
À Bangui, c’est le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, candidat à sa propre succession pour un second mandat qui avait organisé son meeting dans le stade 20 000 places en présence de ses militants et sympathisants. Il a demandé à ces derniers d’aller massivement voter le 27 décembre prochain. Pour lui, les menaces des rebelles à prendre le pouvoir de force ne peuvent détourner le peuple centrafricain de son droit de vote.
Au même moment, la candidate Catherine Samba-Panza avait tenu aussi son meeting dans le septième arrondissement de Bangui, sur le terrain du lycée d’État des rapides.
Cependant, le parti RDC du candidat Désiré Nzanga Kolingba s’est retrouvé avec les populations du sixième arrondissement de Bangui sur le terrain de Maya maya. Le RDD du pasteur Augustin AGOU, candidat numéro 6 à la présidentielle du 27 décembre, a organisé une caravane dans la matinée du samedi dans le huitième arrondissement de Bangui, pendant que le Président du parti chrétien Démocrate, Monsieur Aristide Briand Reboas, organise sa caravane dans le sixième, troisième et deuxième arrondissement de la capitale.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/le-ministre-maxime-mokome-à-lépoque-coordonnateur-de-la-milice-Anti-Balaka-interviewé-par-le-diaspora-en-2016-450×446.jpg” alt=”Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.” width=”450″ height=”446″ />Le ministre du DDRR Maxime Mokome, à l’époque coordonnateur national de la milice anti-balaka lors de son entretien avec la diaspora le 9 août 2016.
Bangui, République centrafricaine, dimanche, 20 décembre 2020, 04:48:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). En fuite depuis premier décembre dernier, le ministre du Désarmement Maxime Mokome, un ex-chef milicien Anti-Balaka, et son chargé de mission Igor Lamaka ont été formellement accusés par le gouvernement d’être complices de l’ancien Président François Bozizé.
Ancien auxiliaire de la police nationale, puis intégré dans la fonction publique au grade du commissaire de police par le ministre Jean-Serge Bokassa, Monsieur Maxime Mokome, ex-chef milicien Anti-Balaka avait été nommé ministre du DDRR (désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement) dans le gouvernement « d’union nationale » du Premier ministre Firmin NGRÉBADA après la signature de l’accord de paix de Khartoum le 06 février 2019.
En fonction au moment de sa fuite vers Bossangoa il y’a trois semaines, le ministre Maxime Mokome et son chargé de mission, Monsieur Igor Lamaka, ex-porte-parole de la milice Anti-Balaka, sont désormais accusés formellement par le gouvernement d’être complices de l’ancien Président François Bozizé, qui, à son tour, accusé d’être l’auteur de trouble préélectoral qui secoue actuellement le pays.
Notons que dans un communiqué publié sur les ondes de la radio nationale, le gouvernement a clairement indiqué que le 3R, le MPC et les deux factions de la milice Anti-Balaka ont formé une coalition des rebelles visant à perturber le bon déroulement du processus électoral en cours. En conséquence, leurs chefs, notamment l’ancien Président François Bozizé, Mahamat Al Khatim, Abass Sidiki, Francis et Rodrigue Bozizé sont poursuivis devant la justice pour trouble à l’ordre public.