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RCA : 25 hommes de nationalité tchadienne présentés à la presse comme de présumés mercenaires

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les 25 suspects présentés à la presse par la police centrafricaine comme des mercenaires tchadiens de la CPC. Copyright ministère de la sécurité publique

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 1 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Les 25 suspects ont été interpellés le 24 avril dans la localité de Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, au Nord-ouest de la Centrafrique. Les autorités centrafricaines les présentent devant la presse comme des mercenaires tchadiens de la CPC, mais les suspects eux-mêmes se disent être des artisans miniers.

 

Tous ces 25 personnes présentées comme des mercenaires rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont été arrêtées le 24 avril dernier, et transférées dans la capitale ce jeudi 29 avril 2021.  Selon le Directeur général de la police nationale,  ils sévissaient dans la région de Bozoum, Paoua, Nana-Bakassa  et Nanga-Boguila. Ils se disent tous de nationalité tchadienne et chercheurs d’or. Ils affirment  avoir coopéré avec les autorités minières centrafricaines de Bozoum, à qui ils ont remis une somme d’un million et demi de francs CFA pour leur enregistrement.

Ils ont été présentés au premier substitut du procureur général, au ministre de la Défense,  au ministre de la communication et à la presse.

L’un des hommes arrêtés affirme qu’ils sont tous des chercheurs des pierres précieuses et non des porteurs d’armes :

« J’étais à Bozoum. C’est la brigade minière de Bozoum qui nous a fait des papiers pour nos activités minières. On a passé deux mois sur place. Nous sommes nombreux avec 25 motos et des baladeurs. Ils  (les forces coalisées) ont pris la moto et l’appareil», ajoute-t-il.

 

Pour les membres du gouvernement, la présentation de ces personnes attrapées sur le sol centrafricain  dément les rumeurs selon lesquelles ces 25 personnes ont été portées disparues

tous ces arrêtés ne parlent  pas sango, la langue nationale. Exceptés d’eux qui se débrouillent en français. La justice centrafricaine entend apporter de clarification dans cette affaire.

 

Par D. Y. Ibrahim avec la RNL

La Russie interdit d’entrée sur son territoire huit responsables européens, dont le président du Parlement européen

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La Russie interdit d’entrée sur son territoire huit responsables européens, dont le président du Parlement européen

 

Bangui ( République centrafricaine ) – La Russie a annoncé, vendredi 30 avril, des sanctions contre huit responsables européens, dont le président du Parlement européen, en représailles à celles mises en place par l’Union européenne (UE) en mars dans un regain de tensions entre Moscou et l’Occident.

« L’Union européenne poursuit sa politique des mesures de restriction unilatérales illégitimes visant des citoyens et des organisations russes », a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué, précisant interdire d’entrée en Russie huit responsables européens, parmi lesquels le président du Parlement européen, David Maria Sassoli, et une vice-présidente de la Commission européenne, Vera Jourova, chargée des valeurs et de la transparence.

« L’UE se réserve le droit de prendre les mesures appropriées en réponse à la décision des autorités russes », ont averti les présidents des trois institutions de l’UE (Parlement européen, Conseil de l’UE et Commission européenne). Les sanctions européennes sont une compétence des Etats membres de l’UE et l’unanimité est requise pour leur adoption.

« Cette action est inacceptable, n’a aucune justification légale et est totalement dénuée de fondement », ont dénoncé le président du Parlement, le président du Conseil Charles Michel et la présidente de la Commission Ursula von der Leyen. « Elle vise directement l’Union européenne et pas seulement les personnes concernées », ont-ils estimé. « Les menaces ne nous feront pas taire », a pour sa part assuré M. Sassoli sur Twitter.

Le député Jacques Maire également visé.

Selon le communiqué, Moscou riposte ainsi notamment aux sanctions imposées par l’UE les 2 et 22 mars à de hauts responsables russes, des actes visant, aux yeux de Moscou, à « lancer un défi ouvert à l’indépendance de la politique intérieure et extérieure russe ».

Le 2 mars, l’Union européenne a annoncé sa décision d’imposer des mesures restrictives à l’encontre de quatre Russes responsables, selon l’UE, de graves violations des droits de l’homme, notamment des procédures judiciaires contre l’opposant russe Alexeï Navalny, ainsi que de la répression massive et systématique de la liberté de réunion pacifique en Russie. Ces mesures comprenaient notamment l’interdiction d’entrée sur le territoire de l’UE et le gel des avoirs de ces hauts responsables, parmi lesquels le chef du Comité d’enquête russe, Alexandre Bastrykine, et le procureur général Igor Krasnov.

Le 22 mars, le Conseil de l’UE a décidé d’introduire des mesures restrictives contre les responsables de violations graves des droits de l’homme dans divers pays du monde, notamment pour la torture et la répression contre les personnes LGBT et les opposants politiques en Tchétchénie, république du Caucase russe.

Parmi les personnes visées par ces sanctions vendredi figure Asa Scott, une responsable d’un laboratoire spécialisé dans les substances hautement toxiques en Suède, qui a confirmé les conclusions d’un laboratoire allemand sur l’empoisonnement de M. Navalny

La Russie a également placé sur cette liste le député français Jacques Maire, rapporteur spécial sur l’empoisonnement de M. Navalny à l’Assemblée parlementaire au Conseil de l’Europe (APCE). « Ça ne change rien à mon mandat concernant l’empoisonnement et l’emprisonnement d’Alexeï Navalny. Cela place en revanche les Russes dans une situation plus difficile pour pouvoir coopérer », a-t-il réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP).

Le Monde avec AFP

Avec Le monde Afrique

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La rébellion tchadienne dit avoir abattu un hélicoptère de l’armée

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La rébellion tchadienne dit avoir abattu un hélicoptère de l’armée

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Les rebelles qui cherchent à renverser le nouveau gouvernement de transition au Tchad ont affirmé jeudi avoir abattu un hélicoptère militaire, tandis que la junte au pouvoir a averti l’opposition politique qu’elle devrait s’abstenir de manifester.

Selon le gouvernement tchadien, les rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) accusés d’avoir tué le président Idriss Deby Itno la semaine dernière se sont retirés au-delà de la frontière, au Niger voisin. Cependant, dans une déclaration publiée jeudi, le groupe rebelle a affirmé contrôler la ville tchadienne de Nokou, située à plus de 300 kilomètres au nord de la capitale.

Il n’a pas été possible dans l’immédiat de vérifier de manière indépendante les affirmations du groupe armé. Ses combattants ont menacé d’attaquer la capitale, N’Djamena, dans le but de renverser le nouveau gouvernement dirigé par Mahamat Idriss Deby, fils du président tombé au front.

L’opposition politique tchadienne a également critiqué la formation d’un gouvernement militaire de transition dirigé par M. Deby, âgé de 37 ans, estimant qu’un gouvernement civil intérimaire aurait dû être dirigé par le président de l’Assemblée nationale.

Les manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs quartiers de la capitale mardi, une semaine après l’annonce de l’assassinat choquant du président. Les manifestants ont bloqué des routes et mis le feu à des pneus, ce qui a entraîné une répression rapide de la part des forces de sécurité. Le gouvernement a déclaré mercredi que six personnes avaient été tuées dans les troubles, dont un officier de police à la retraite, tandis que les militants de l’opposition ont fait état de neuf morts.

Malgré les menaces proférées par les rebelles de prendre N’Djamena, leurs troupes semblaient encore loin de la capitale jeudi.

Avec AFP/VOA

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Après l’exil, des proches de Laurent Gbagbo rentrent au pays

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Après l’exil, des proches de Laurent Gbagbo rentrent au pays

Bangui ( République centrafricaine ) – Plusieurs figures proches de l’ancien président Laurent Gbagbo rentrent en Côte d’Ivoire ce vendredi après dix années d’exil au Ghana.

Parmi les personnes qui rentrent au bercail, le porte-parole de Laurent Gbagbo, Justin Koné Katinan et sa sœur Jeannette Koudou. Le pays est visiblement dans une dynamique de réconciliation car plusieurs opposants, dont Pulchérie Gbalet d’Alternative Citoyenne Ivoirienne, viennent de recouvrer la liberté./////////////.

Après huit mois de détention à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) pour incitation à la révolte, appel à une insurrection, troubles à l’ordre public, violences et voies de faits, Pulchérie Gbalet, qui a été libérée dans la nuit du mercredi 28 avril, se dit frustrée mais ne baisse pas pour autant les bras./////////////.

“Je ressens une frustration parce que dans la foulée j’ai été victime d’un licenciement abusif mais en même temps, ça a été un temps de formation, un temps de réflexion. Je reviens encore plus forte, plus déterminée. Et je remercie vraiment le peuple ivoirien pour son soutien”, témoigne-t-elle./////////////.

Marie Noëlle Oulé du PDCI-RDA, comme beaucoup d’Ivoiriens, se réjouit de cette mise en liberté, même si celle-ci est provisoire. “Je suis très heureuse de savoir que Pulchérie Gbalet soit libre”, indique Marie Noëlle Oulé./////////////.

Mesures insuffisantes/////////////.

Pour le député de Yopougon (quartier populaire d’Abidjan) Dja Houphouët, ce sont au total cent personnes, dont Pulchérie Gbalet inculpées pour des infractions commises lors de la présidentielle de 2020 qui ont été libérées. Pour ce député cela ne suffit pas./////////////.

“Je pense que c’est un coup d’accélérateur à la réconciliation à partir du moment où les tensions ont vraiment baissées. On sent que le gouvernement en place est en train de faire des efforts. Et c’est bon signe. Mais il peut faire plus. Parce que ce n’est pas seulement que Pulchérie Gbalet. Et nous demandons vraiment au gouvernement de faire plus. Et nous encourageons ce genre de gestes pour le développement durable de la Côte d’Ivoire”./////////////.

Ces mises en liberté et le retour au pays de certains proches de Laurent Gbagbo, montrent la volonté du nouveau gouvernement ivoirien, dirigé par le Premier ministre, Patrick Achi, de donner un coup de pouce au processus de réconciliation nationale qui a besoin d’actes forts explique pour sa part l’analyste politique Geoffroy Kouao./////////////.

Selon lui, “la libération de Pulchérie Gbalet, le retour de Katinan Koné et de Damanan Pikass sont symptomatiques de la volonté affichée par le gouvernement ivoirien quand à mettre un pied sur l’accélérateur de la réconciliation nationale. C’est une volonté clairement affichée par le pouvoir d’Abidjan d’aller à la réconciliation. La réconciliation se fait par des actes concrets.”/////////////.

Après la sortie de prison de Pulchérie Gbalet et le retour programmé ce vendredi après-midi de certains exilés proches de Laurent Gbagbo, l’opposition souhaite par ailleurs la libération des autres détenus politiques et des militaires incarcérés depuis la crise postélectorale de 2010-2011. Elle attend aussi et surtout le retour de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé.

Avec DW français

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RCA : l’ambassade de la Russie en Centrafrique prise en flagrant délit de mensonge ?

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Pylône de l’énerca touché par un vent violent au village danzi le 23 avril 2021. Photo: diaspora

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 10:35:39 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un communiqué de presse publié sur les réseaux sociaux, l’ambassade de la Fédération de Russie en Centrafrique avait annoncé offrir à l’énergie centrafricaine (ÉNERCA) un don de 10 générateurs de 500 KVA afin de lui permettre de faire face au problème d’électricité qui persiste à Bangui depuis plus de cinq jours. Mais le ministre Conseiller du chef de l’État, Monsieur Fidèle Ngouandjika, dans son commentaire sur les réseaux sociaux, a complètement démenti le communiqué de l’ambassade de  Russie. Selon lui, aucun générateur n’a été fourni à l’ÉNERCA par la Fédération de Russie. Et nous avons vérifié. Qui a raison, et qui a tort  ?

 

Décidément, le malheur du peuple centrafricain fait le bonheur des autres. Même ceux qui croient être nos meilleurs amis sont aussi des « profiteurs ».

Dans son communiqué en date du mercredi 28 avril 2021, l’ambassade de la Fédération de Russie affirme pourtant avoir fait un don de 10 générateurs de 500 KVA à l’énergie centrafricaine (ÉNERCA), frappée par une pluie torrentielle  qui a endommagé ces cinq pylônes  électriques depuis vendredi 23 avril au village Danzi, provoquant ainsi une gigantesque panne électrique dans la capitale depuis cinq jours. Mais l’annonce de ce don de l’ambassade de la Russie à l’ÉNERCA ne semble qu’un effet d’annonce, selon le ministre conseiller du chef de l’État Fidèle Ngouandjika. D’après lui, aucun générateur, même d’un KVA, n’a été offert par la Russie, encore moins par son ambassade en RCA  à l’ÉNERCA.

Pour avoir le cœur net, nous avons contacté le service de l’ÉNERCA. À notre grande surprise, le ministre Fidèle Ngouandjika a raison. Aucun groupe électrogène n’a été remis à l’ÉNERCA par la Russie.  Alors, où sont partis les 10 groupes électrogènes qui sont acheminés par la Russie  en République centrafricaine ? S’agit-il d’un détournement de ces engins par les autorités ?

En tout cas les Centrafricains veulent savoir où sont partis ces générateurs.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique : trois morts et un blessé dans une altercation familiale à Bangui

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Les membres de la garde présidentielle à Bangui en mars 2012. CopyrightAFP.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 09:34:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Encore un drame familial lié aux armes à feu en République centrafricaine. Ce jeudi 29 avril 2021, dans la soirée, un élément de la garde présidentielle, muni de son arme de service,  a abattu  froidement son petit frère et son oncle paternel à leur domicile du quartier Ndrèss 1, dans le quatrième arrondissement de Bangui.

 

Le présumé criminel s’appelle Amendé, âgé d’une trentaine d’années, et domicilié non loin de l’école Ndrèss 1 dans le quatrième arrondissement de Bangui. Selon nos informations, il aurait abattu son petit frère, son oncle paternel et blessé un adolescent avant de se suicider dans la soirée d’hier jeudi 29 avril 2021.

En effet, selon les témoignages recueillis par la rédaction du CNC, après la mort de son père il y’a quelques mois, Monsieur Amendé nouvellement incorporé dans la garde présidentielle ne vivait pas en bon terme avec ses frères et sœurs. Son oncle paternel, âgé d’une quarantaine d’années, et qui travaille comme maçon, joue le rôle du père de la famille. Il ne cesse de leur prodiguer des conseils.

Soudainement hier, après avoir perçu sa solde de ce mois et passer quelque temps de rafraîchissement avec ses amis dans une buvette locale, Monsieur Amendé est rentrer finalement à la maison le soir. Sous l’emprise de l’alcool, il s’est mis à frapper durement un petit enfant qui vivait chez lui, mais tout le membre de la famille n’approuve pas sa réaction.

Pendant ce temps, son petit frère, âgé d’une vingtaine d’années, est venu lui dire de pardonner l’enfant et le laisser partir, mais il s’est mis à se bagarrer avec son cadet. Comme il a encore son pistolet par-devers lui, il le prend et fait plusieurs tirs sur son cadet qui s’écroule immédiatement au sol. Son oncle paternel qui n’était pas loin de la scène, s’est vite approché du jeune  Amendé  pour lui demander de se calmer. Il tire à bout portant sur son oncle paternel et le tue sur place.

Aussitôt, c’est la débandade générale dans la famille. Il trouve l’enfant qu’il a frappé et lui tire dessus. L’enfant est blessé, mais s’écroule au sol comme mort.

Sachant quoi faire avec trois personnes allongées au sol, le jeune amendé tourne son pistolet contre lui et se tire une balle dans la tête.

Une scène très dramatique qui a poussé les éléments de la gendarmerie à intervenir sur le lieu du crime.

L’enfant blessé au pied est transporté à l’hôpital, tandis que les corps des deux victimes sont amenés à la morgue par les gendarmes. Cependant, le corps du présumé criminel est transporté par ses collègues de la garde présidentielle pour déposer à la morgue de l’hôpital communautaire.

 

 

RCA : dernier jour de la session ordinaire des députés de la sixième législature

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Le Premier ministre Firmin Ngrebada dans l’hémicycle de l’assemblée nationale en mai 2019. CopyrightRNL

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 08:05:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Clôture ce vendredi 30 avril 2021 à Bangui des activités marquant la fin du mandat des députés de la sixième législature en Centrafrique. Au total, 140 députés élus, répartis sur 11 groupes parlementaires, et  7 sont décédés au cours de leur mandat.

 

La cérémonie officielle aura lieu cet après-midi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale en présence du Premier ministre Firmin Ngrebada et des diplomates accrédités en République centrafricaine ainsi que des membres du gouvernement.

Le mandat des députés de cette législature a commencé le 3 mai 2016 au lendemain des élections de sortie de crise qui ont permis le retour à l’ordre constitutionnel dans le pays. Sur 140 parlementaires élus au début, sept sont décédés pendant l’exercice de leur fonction.

Et les 140 députés élus en 2016 sont répartis sur 11 groupes parlementaires à savoir :

  • Mouvement cœurs unis;
  • Le chemin de l’espérance;
  • L’union nationale pour la démocratie et le progrès;
  • L’union pour le renouveau centrafricain;
  • Le mouvement de libération du peuple centrafricain;
  • Le Kwa na Kwa;
  • Le rassemblement démocratique centrafricain;
  • Rassemblement pour la République;
  • Le parti africain pour une transformation radicale et l’intégration des États ;
  • Mouvement national des indépendants;
  • Et divers et non inscrits »

Il faut noter au passage qu’au cours de cette législature que les députés proches de la majorité parlementaire avaient lancé en octobre 2018 une pétition visant à destituer le Président de l’Assemblée nationale d’alors, l’honorable  Abdoul Karim Meckassoua.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Des toilettes publiques ordinaires aux toilettes publiques scientifiques, une réalité pour la RCA

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Une image d’illustration des toilettes publiques. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 05:45:11 ( Corbeaunews-centrafrique ). Selon les données de l’ONU, plus de 4 milliards d’individus ne disposeraient pas d’un accès libre à des toilettes. L’accès à des installations sanitaires gérées et sécurisées constitue un droit humain et un enjeu de taille dont sont dépourvus de nombreux individus. Cette problématique de taille entre dans le cadre des objectifs de développement durable soutenus par l’ONU : Objectif 6 – Eau et assainissement pour tous d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, il faudrait investir dans la construction et l’installation de toilettes chaque année jusqu’à la date butoir.

La pandémie de la COVID-19 a démontré l’importance de l’assainissement, de l’hygiène et d’un accès adéquat à l’eau potable afin de prévenir, de contrôler et limiter les maladies. En effet, «les sanitaires interviennent dans la collecte, le traitement et l’évacuation des déjections, ainsi que le traitement de l’eau pour éviter le développement de bactéries dangereuses» a déclaré l’ONU. Ce qui est un luxe pour de nombreux pays, notamment en Afrique ou l’accès à l’eau potable est une véritable problématique.

En Centrafrique, Bangui est sans doute l’une des rares villes d’Afrique qui dispose de très peu de toilettes publiques. Ce besoin a été relevé à de multiples occasions, par les populations locales, les institutions sanitaires et les ONG. Face à ce manque, le 14 avril 2021, l’ONG américaine LOBA-INTERNATIONAL a proposé un projet de construction et d’installation de toilettes sèches nommées “Fini Da Zendé”.

Ce même jour, un prototype a été présenté à Émile Gros Raymond Nakombo, Maire de Bangui. A l’intérieur de ce lieu d’aisance, on y retrouve une cuvette permettant de collecter les déchets, accompagnée de copeaux de bois. Ces copeaux de bois ont pour fonction de remplacer l’eau et ainsi de bloquer les odeurs et les visites de mouches. A cela s’ajoute l’installation de stations de lavages dotées de gel hydro-alcoolique.

Un système dont se réjouissent les autorités locales. “Généralement, ce sont des toilettes publiques ordinaires. Aujourd’hui, ce sont des toilettes publiques scientifiques, plus adaptées à nos réalités du fait que la distribution d’eau ne touche pas tous les quartiers. Ces toilettes sèches sont les mieux indiquées pour les pays comme le nôtre. Je pense que Bangui est la 1ère ville de la sous-région à abriter ces toilettes” se satisfait le Maire de Bangui. Cette initiative est une première pour le pays. Elle pourrait faire évoluer la situation sanitaire et permettre aux quartiers qui sont privés d’eau de pouvoir bénéficier de ce type de toilettes. Selon l’ONG LOBA-INTERNATIONAL, si le gouvernement valide le projet, près de 100 toilettes pourront être construites et installées à Bangui mais également dans d’autres régions de la République centrafricaine.

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

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Panne d’électricité : l’ambassade de la Russie fait un don à l’ÉNERCA , et la Minusca appuie la SODECA,

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Problème d’eau dans la capitale Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 05:16:57 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’ambassade de la Russie en République centrafricaine a offert mercredi 10 groupes électrogènes de 500 Kwas à la société centrafricaine d’électricité (ÉNERCA) frappée par une gigantesque panne sur son réseau, tandis que la Minusca, de son côté, a fait un don  aussi d’un générateur de grande puissance à la société centrafricaine de distribution d’eau (SODECA) également touchée par ce problème d’électricité.

 

Selon le diplomate russe Vladimir Titorenko, le geste amical de son ambassade à la société de l’énergie centrafricaine vise à aider les Centrafricains à faire face aux problèmes d’électricité qui persistent à Bangui depuis plus de cinq jours suite au dommage causé par un vent violent sur des installations électriques de l’ÉNERCA le vendredi 23 avril dernier au village Danzi, situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale.

Au même moment, la Minusca, la mission de paix des Nations unies en Centrafrique, intervient au chevet de la société centrafricaine de distribution d’eau  (SODECA) qui est aussi frappée par cette panne électrique. Elle lui a fait un don d’un générateur électrique de 500 KVA, le mercredi 28 avril. Ce don intervient au moment où l’énergie centrafricaine ne peut pas fournir de l’électricité dans la capitale suite au dommage causé par la pluie  du 23 avril, accompagnée par un vent violent.

« Les 500 KVA que nous sommes en train de recevoir vont nous aider effectivement à faire fonctionner, à faire tourner l’usine en plein régime. Donc cela suppose que donc nous avons désormais la capacité de jouir d’une autonomie, et faire en sorte que les frères et sœurs qui habitent en hauteur puissent recevoir en tout lieu et en tout temps  de l’eau potable », a déclaré un responsable de la SODECA à la radio des Nations unies.

Il faut le rappeler que  la SODECA a besoin d’au moins 1000 litres par jour pour lui permettre de faire fonctionner ces 5 générateurs électriques. Tandis qu’à l’ÉNERCA, il faudra 5000 litres par jour pour tourner normalement ses usines.

En outre, la Minusca annonce également qu’une de ses équipes de la Compagnie de génie indonésienne est déjà pied d’œuvre avec des ingénieurs centrafricains pour prêter main-forte à l’ÉNERCA. Afin de pallier à ce problème d’électricité.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : arrivée à Bangui de la dépouille mortelle de Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti RDC

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril 2021, 05:45:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’avion transportant la dépouille mortelle de Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, figure politique nationale,  décédé le dimanche 25 avril 2021 à Kinshasa, en République démocratique du Congo, est arrivée à Bangui ce jeudi 29 avril dans les après-midi avec quelques heures de retard.

 

L’avion s’est posé peu après 14 heures locales sur le tarmac de l’aéroport international de Bangui Mpoko. Il transportait la dépouille de Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC), décédé le 25 avril 2021 de suite d’une longue maladie à Kinshasa, en République démocratique du Congo.

L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, premier secrétaire exécutif du parti au pouvoir, qui avait été évacué sanitairement en République démocratique du Congo au début de ce mois d’avril, était également de retour dans l’avion qui transportait la dépouille de Désiré Bilal Nzanga Kolingba.

Sur place à l’aéroport, des centaines des partisans et militants du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC) ainsi que des Centrafricains lambda sont venus pour le dernier hommage populaire à Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba.

Au bord de l’avenue des martyrs, des milliers des personnes attendaient de voir le cortège  funéraire alors que celui-ci prenait la direction de la morgue.

Une veillée mortuaire sera organisée au siège du parti RDC d’ici le week-end prochain.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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Dispersion de mercenaires hors de Libye: l’inquiétude gagne l’ONU et les pays d’Afrique

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 30 avril  2021, 03:25:02 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu jeudi sa première réunion consacrée au risque d’une dispersion des mercenaires présents en Libye dans les pays de la région, illustrée par les évènements au Tchad qui ont conduit à la mort de son président. Lors de la réunion, des frictions ont opposé les Etats-Unis et la Russie à l’évocation du groupe Wagner, réputé proche de Moscou et dont l’implication dans l’offensive récente des rebelles tchadiens a été avancée de source américaine.

 

 

Cette session, à huis clos, avait été demandée par les membres africains du Conseil de sécurité (Kenya, Niger et Tunisie) bien avant le décès il y a dix jours, dans des conditions toujours imprécises, du président Idriss Déby Itno, monté officiellement au front après une offensive de rebelles tchadiens venus de Libye.

Selon des diplomates, le nombre de mercenaires étrangers en Libye est estimé à “plus de 20.000, dont 13.000 Syriens et 11.000 Soudanais”. Leur départ est demandé par les nouvelles autorités libyennes, et depuis plusieurs mois par l’ONU et les grandes puissances.

Lors de la réunion, personne n’a évoqué un début de retrait de ces hommes surarmés dont une dispersion représente une nouvelle menace pour les armées de la région, souvent en manque d’équipements et mal entraînées, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources.

Réclamer au plus vite un départ, dans des déclarations ou des résolutions, a un “impact” sur les pays de la région et la paix et la sécurité au Sahel, relève un diplomate sous couvert d’anonymat. Attention à ne pas régler un problème en Libye en en créant un autre dans les pays voisins, ont plaidé certains de ces Etats, ajoute un autre diplomate.

Aujourd’hui, les 15 membres du Conseil de sécurité ont tous établi un lien direct entre le retrait de Libye des mercenaires et combattants étrangers avec ce qui s’est passé au Tchad, selon deux sources diplomatiques.

“Avec un lien de cause à effet comme celui-là, les lignes vont changer dans les jours et semaines à venir”, prédit l’une d’elles. Avec ce qui s’est passé au Tchad, on ne parle plus “dans le vide”, relève-t-elle.

– “Scénario hollywoodien fascinant” –

“Unanimement ils ont reconnu ce lien” et la nécessité de “faire quelque chose”, ajoute la deuxième source. Reste à savoir quoi.

Selon des diplomates, il y a un consensus à l’ONU pour parler de la nécessité d’un retrait qui soit coordonné, d’une réforme du secteur de la sécurité en Libye, d’un processus de démobilisation et de réinsertion des ex-combattants et du besoin d’accompagner ce processus de retrait.

Le Kenya a réclamé d’étendre le mandat de la mission politique de l’ONU en Libye à un contrôle de sa frontière sud, a précisé un diplomate, mais il s’agit d’une idée plutôt difficile à réaliser et qui lui ferait changer de dimension.

Le Conseil de sécurité a récemment ajouté à cette mission onusienne une composante de surveillance du cessez-le-feu, limitée à 60 personnes, un format bien insuffisant pour superviser un retrait de mercenaires comme pour organiser une démobilisation et un désarmement de groupes armés.

“Sans un bon contrôle, sans un accompagnement efficace, ce qui s’est passé au Tchad pourrait se répéter à nouveau dans ce pays ou s’étendre du Sahel à la corne de l’Afrique, au Soudan, au Sud-Soudan, au Niger, en Ethiopie, en Centrafrique, au Mozambique”, mettent en garde des diplomates.

Lors de la réunion, des frictions ont opposé les Etats-Unis et la Russie à l’évocation du groupe Wagner, réputé proche de Moscou et dont l’implication dans l’offensive récente des rebelles tchadiens a été avancée de source américaine, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources diplomatiques.

Lors d’une conférence de presse tenue juste avant la réunion, l’ambassadeur russe adjoint à l’ONU, Dmitry Polyanskiy, a balayé ces accusations. “C’est vraiment un scénario hollywoodien très fascinant. Cela n’a rien à voir avec la réalité. Il n’y a pas de faits, seulement des rumeurs”, a-t-il dit.

 

AFP

RCA : arrivée bientôt de la dépouille mortelle de Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba

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Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti RDC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021, 14:04:27 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’arrivée dans un instant à Bangui de la dépouille mortelle de l’ex-président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC) monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba. Des nombreux Centrafricains attendent dans la tristesse en ce moment à l’aéroport international Bangui Mpoko pour lui rendre hommage.

 

La dépouille de monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, décédé il y a une semaine à l’âge de 64 ans   à Kinshasa, en République démocratique du Congo, des suites d’une longue maladie, va bientôt arrivée à l’aéroport international de Bangui Mpoko cet après-midi.

Déjà sur place à l’aéroport, des nombreux Centrafricains, parmi eux, des cadres du parti RDC  sont présents pour lui rendre un hommage populaire.

Notre équipe est sur place, elle vous donnera plus des détails dans nos prochains articles.

Affaire à suivre…

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Alerte info : violent affrontement en cours entre les 3R et les russes à Yéléwa

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Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.

 

Koui, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021, 11:14:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). L’affrontement est extrêmement violent  entre les éléments rebelles du mouvement 3R  et les Mercenaires russes à Yéléwa, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, au nord-ouest de la RCA.

 

Selon nos informations, les combats ont débuté ce jeudi 29 avril aux environs de 9 heures du matin à 10 kilomètres de la ville sur l’axe Bouar et se poursuit pour le  moment à 4 kilomètres de la ville de Yéléwa entre les rebelles de 3R et les mercenaires russes et syriens de la société Wagner qui sont déployés en Centrafrique à la demande des autorités nationales afin de soutenir et appuyer les éléments des forces armées centrafricaines dans leur combat contre les groupes armés.

Pour l’heure, on ignore le bilan de cet affrontement, mais des sources humanitaires parlent de plusieurs blessés dans les deux camps.

Notre équipe suit de près l’évolution de la situation sur le terrain, et vous donne les détails dans nos prochains articles.

Affaire à suivre.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

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RCA : la Minusca insiste sur la nécessité de dialoguer avec les groupes armés

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Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA. Crédit photo : CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021, 09:21:02 ( Corbeaunews-centrafrique ). Position exprimée lors d’un point de presse hebdomadaire conjoint  Minusca / gouvernement tenu à Bangui mercredi. Le porte-parole  de la Minusca, Vladimir Monteiro précise qu’il faut dialoguer avec les groupes armés  dans le cadre de l’accord de paix du 6 février 2019. Donc pour la Minusca, faut-il organiser un autre dialogue en plus de celui initié par le chef de l’État et pompeusement dénommé « dialogue Républicain »  ?

 

« La position de la Minusca c’est la position des Nations unies, de l’Union européenne, de l’union africaine,  de la CEEAC concernant le dialogue. Et vous avez eu récemment cette rencontre qui a eu lieu récemment à Luanda.  Les prises de position de ces différentes Institutions ont souligné le besoin de réengager les groupes armés et de les ramener  dans l’accord de paix », a souligné le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro.

D’après lui, ce dialogue avec les groupes armés doit être fait dans le cadre de l’accord de paix, tout en tenant compte de l’aspect violation.

« L’autre dialogue, les consultations qui ont eu lieu pour le dialogue républicain c’est également un volet extrêmement important que la Minusca  et toute la communauté internationale avaient salué en son temps, et comme je l’ai dit toute à l’heure, nous soutenons ce dialogue, nous apportons un appui logistique pour  ces consultations entre les différentes parties, les forces vives avec le Président de la République », ajoute-t-il.

Vladimir Monteiro a beau de préciser que dialoguer avec les groupes armés et un autre avec les forces vives de la nation sont deux aspects totalement différents, contrairement à la volonté du chef de l’État Faustin Archange Touadera qui rejette catégoriquement de dialoguer avec les groupes armés.

« nous continuons de souligner  que dans le cadre de l’accord de paix,  ce besoin de dialoguer, de ramener les groupes armés autour de la table et discuter »,  a souligné Vladimir Monteiro.

 

  1. Y. Ibrahim

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RCA : panne d’électricité à Bangui, l’ÉNERCA promet un rétablissement partiel d’ici la fin de la semaine

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Pylône de l’énerca touché par un vent violent au village danzi le 23 avril 2021. Photo: diaspora

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021, 08:18:48 ( Corbeaunews-centrafrique ). Alors que la ville de Bangui,  capitale  de la République centrafricaine est plongée dans l’obscurité totale depuis une semaine à cause d’une panne d’électricité  causée par un vent violent qui a endommagé cinq pylônes   électriques de l’ÉNERCA, les conséquences sont de plus en  plus catastrophiques  . Dans les hôpitaux, écoles, administrations, commerces et dans les quartiers,  la situation est devenue presque insupportable. Heureusement, l’énergie centrafricaine, à pied d’œuvre pour résoudre le problème, promet le rétablissement partiel du courant dans la capitale d’ici ce week-end.

 

« Depuis le vendredi 23 avril, nous sommes sur la ligne numéro 1. Comme vous constatez, les deux pylônes endommagés sur la ligne 1 sont reconstitués. Et depuis hier, nous sommes en phase de remontage. Donc sur les deux   endommagés, en termes de réparation,  ils sont déjà réparés. Maintenant en termes de montage, comme vous le constatez,  la base de pylône numéro 1 tombée est déjà installée. Là, pour ce matin, nous sommes en train de finaliser l’installation du  tronc. Jusqu’à dans la soirée,  si effectivement les moyens sont réunis, nous allons poser la tête  du premier pylône. Et jusqu’à demain, on va faire la même chose sur le deuxième pylône qui est endommagé », a déclaré le Directeur technique de l’ÉNERCA.

D’après lui, sur les cinq pylônes endommagés,  seuls les deux de la ligne numéro 1 seront probablement opérationnels dans les prochains jours. Tandis que  les trois autres pylônes  qui supportent la ligne numéro 2 ne seront probablement pas prêts à fonctionner avant trois mois.

« Après analyse des impacts,  nous avons vu que techniquement il serait judicieux de réparer en urgence        La ligne numéro 1 qui est facile à faire, et ensuite se porter sur la ligne numéro 2 dont les dégâts sont énormes  et que la réparation n’est pas pour trente jours ou soixante jours. On amis toutes les possibilités pour que d’ici quelques jours qu’on puisse réalimenter Bangui avec l’usine Boali 1 et une partie de l’usine Boali 2 », ajoute-t-il.

Toutefois, selon l’ÉNERCA, les deux pylônes réparés ne peuvent que transporter 13 mégawatts. Ceci dit, Bangui sera alimentée qu’à moitié en attendant les travaux sur les trois autres pylônes soient terminés.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Exactions des mercenaires russes à Bria,  colère d’un habitant de la ville qui interpelles-en audio le chef de l’État Faustin Archange Touadera

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Un véhicule des mercenaires russes et syriens à Bria, dans la Haute-Kotto. Photo CNC / Moïse Banafio

 

Bria, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021, 03:06:32 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Si aujourd’hui certains compatriotes, manipulés par des comptes avatars proches de la société Wagner continuent de croire que les articles publiés par Corbeaunews-Centrafrique  sur les exactions des mercenaires de la société Wagner  sur les populations  civiles dans certaines villes de province  ne sont que des mensonges, mais le dernier rapport des experts de nations unies sur la Centrafrique et  les différentes déclarations de condamnations des personnalités issues de cette région montrent à suffisance  que ces exactions sont littéralement dirigées contre les civiles et non les rebelles qui ont quitté la ville quelques jours avant l’arrivée de ces mercenaires. Un habitant de la ville, devant les actes d’humiliation des mercenaires russes et syriens contre les populations, interpelle dans un fichier audio  le chef de l’État.

 

 

D’après lui, tout le monde en Centrafrique est avant – tout rebelle. Même le chef de l’État  est aussi un milicien Anti-Balaka. Par le geste qu’il vient de poser via ses mercenaires russes et syriens sur les civiles à  Bria,  il n’est « pas un homme de la paix ». Il a manipulé les populations locales qui ont massivement voté en sa faveur lors de la dernière présidentielle, mais le retour de  l’ascenseur  c’est l’envoi des mercenaires pour dépouiller totalement les gens qui l’ont voté.

« Au départ je crois que ce ne sont pas des mercenaires. Mais avec les actes qu’ils ont posés sur les populations de Bria, je suis maintenant en mesure de confirmer que ce sont bel et bien des mercenaires. Ce sont des voleurs. Même les matelas que les femmes, les enfants dorment dessus sont arrachés et volés par ces criminels que le gouvernement nous fait croire comme des sauveurs », s’indigne cet habitant de Bria.

L’autrefois tu es venu à la télé dire à la population que les rebelles de la Seleka sont des voleurs. Ils  ramassent même les ustensiles de cuisine, les matelas des pauvres citoyens. Mais aujourd’hui qui sont ces personnes que tu nous as amenées et qui volent tout? », ajoute-t-il.

Rappelons que  le dimanche 25 avril dernier, les mercenaires russes et syriens ont bouclé à nouveau le quartier Bornou,  et mis à terre toute la population de l’hôpital jusqu’à la Mairie en passant par le marché central. Que du spectacle humiliant et choquant pour ces victimes. On voit les vieux papas et maman ainsi que des enfants  couchés au sol, sans ouvrir la bouche,  sur l’ordre des mercenaires russes. Pendant ce temps, aucun média, même ceux qui se disent indépendants, n’a pas dénoncé ce que les populations de Bria ont subi de la part des mercenaires russes et syriens.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Centrafrique : l’ambassadeur de la Russie en RCA, Vladimir Titorenko  répond à la COD-2020

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VLADIMIR TITORENKO, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique. Phot DR

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 29 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Invitée à participer au prochain dialogue par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020) décline l’offre.  L’opposition affirme ne pas vouloir participer à ce qui pourrait être une causerie d’amis. Afin de joindre l’acte à la parole, la COD-2020 a adressé une correspondance au Président de la République pour lui faire part de leur intention. Mais contre toute attente, ce n’est pas le chef de l’État qui répond à l’opposition, mais c’est plutôt l’ambassadeur de la Russie, Monsieur Vladimir Titorenko, qui devient de facto, le Président de la République centrafricaine. L’homme change son costume de diplomate russe à celui d’un chef du gouvernement centrafricain. Sous prétexte que la COD-2020 attaque l’ambassadeur ambassadeur de la Fédération de Russie,  Monsieur Vladimir Titorenko accuse abusivement une fois de plus la coalition de l’opposition d’être l’aile politique des groupes armés.

Ci-dessous la réponse de l’ambassadeur.

 

 

Au Secrétariat permanent de la plateforme COD-2020,

 

J’ai été très surpris de prendre connaissance de la lettre du Secrétariat permanent de la plateforme COD-2020 (COD-2020/CP/SEP21) du 25 avril 2021 adressée à S.E.M. le Président Faustin Archange Touadéra. Une lettre fallacieuse et mensongère qui attaque ouvertement et de manière abusive l’Ambassadeur de la Fédération de Russie en République Centrafricaine.

L’objectif de telles déclarations infondées et distordues est clair. Ce n’est qu’une tentative de justifier la réticence et l’impuissance de certaines forces politiques de répondre aux appels du Chef de l’Etat à la concertation au Palais de la Renaissance.

A cet égard, je tiens à rappeler aux représentants de la plateforme COD-2020 que cette union artificielle n’est que l’aile politique de la rébellion contre le Président et le gouvernement légitime centrafricain qui été parrainée par F.Bozizé, l’homme qui figure sur la liste des sanctions de l’ONU et qui doit être arrêté et jugé pour les crimes contre l’humanité par les autorités centrafricaines.,  Je veux également souligner le rôle que la COD-2020 a joué dans la tentative de renverser le gouvernement légitime.

Ayant perdu les élections présidentielles et législatives, au lieu de reconnaitre sa défaite et d’entreprendre avec le Président tous les efforts nécessaires pour reconstruire l’unité nationale, la COD-2020 a appelé à annuler les résultats du scrutin reconnus par l’ensemble de la communauté internationale et à instaurer ladite période transitoire qui a été planifiée pour ouvrir la voie vers le chaos politique. C’était par le moyen de violence que la COD-2020 à cherchait à imposer à la  nation son protégé.

Je ne peux pas trouver une autre explication des machinations de la COD-2020 puisque à un moment crucial ses membres n’ont pas pris les armes pour défendre aux côtés de l’armée nationale la Patrie qui a été menacée par les rebelles et les mercenaires étrangers.,  Le 13 janvier 2021, les leaders de la COD-2020 contemplaient, sans cacher leur joie, des tentatives des malfaiteurs d’assaillir la ville de Bangui et de massacrer la population civile comme c’était le cas en 2014. Je crois que désormais la COD- 2020 n’a aucun droit moral de s’appeler des patriotes et des démocrates. Tout patriote, même si il ne partage pas les valeurs démocratiques du gouvernement légitime et celles de la majorité absolue de la population, doit défendre la Patrie contre ceux qui voulaient briser la paix qui reste toujours fragile en Centrafrique.

Pourtant, c’étaient les FACA et la police centrafricaine avec l’appui des instructeurs russes et des militaires rwandais qui ont sauvé le pays d’une tentative d’imposer le règne néocolonial d’un régime fantoche.

Je réitère que je suis fier d’être l’Ambassadeur de Russie, d’un pays qui a aidé les autorités légitimes et le peuple centrafricain à sauvegarder la souveraineté. l’intégrité territoriale et l’indépendance de la République Centrafricaine. J’étais très heureux d’apprendre que l’un de vos meneurs m’avait qualifié d’être plus Centrafricain que les Centrafricains qui avaient essayé de s’enfuir à l’étranger.,  Maintenant, quand les FACA et leurs alliés ont vaincu les rebelles, vous la essayez de relever la tête et de dicter vos conditions de la concertation nationale.

Je crois que c’est absurde quand les vaincus imposent leurs conditions aux vainqueurs. Pour comprendre que vous êtes les personnages ratés, il suffit de jeter un coup d’œil sur les résultats du scrutin, beaucoup d’entre vous ont reçu moins de 1% des votes.

Le peuple centrafricain a choisi le Président F.A.Touadéra et sa vision de l’avenir de la République Centrafricaine. Mais vous ne pouvez pas vous calmer et continuez d’empoisonner l’atmosphère de paix et d’harmonie dans le pays à laquelle le Chef de l’État veut parvenir .

En ce qui concerne les accusations que la Russie intervient dans les affaires intérieures de la RCA et cherche à imposer sa volonté au gouvernement centrafricain, je vous rappelle que c’est grâce au soutien total de mon pays dans la lutte contre le colonialisme et le racisme que les pays africains, dont la Centrafrique, ont accédé à l’independence. C’est la politique qu’aujourd’hui la Russie poursuivre sur le continent africain en défendant les gouvernements légitimes contre le complotisme de ceux qui recourent à des forces extérieures pour assurer ses intérêts égoïstes.,  Un proverbe dit que les chiens aboient, la caravane passe. Quoi que les ennemies de la RCA n’aboient, le peuple centrafricain parviendra à la paix et la, prospérité.

 

 

 

LE FONDS BEKOU DE L’UNION EUROPEENNE APPUIE LE GOUVERNEMENT DANS LE RELEVEMENT ET LE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR AGRICOLE EN CENTRAFRIQUE

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Drapeau officiel de l’union européenne

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Bangui, le 28 avril 2021 : Le Président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadera, et l’Ambassadrice de l’Union européenne, Samuela Isopi, ont procédé ce jour à Bangui, au lancement du Programme d’appui au développement rural « Mungo légué ti kékéréké »/« Ouvrir des perspectives d’avenir » (DEVRUR II), financé par l’Union européenne à travers le Fonds Bêkou, à hauteur de 17 950 000 Euros (plus de 11,7 milliards de Francs CFA).

 

Mis en œuvre par Enabel, l’Agence belge de développement, ce programme interviendra dans la capitale Bangui ; dans les préfectures de la Nana-Mambéré (Bouar), de l’Ouham- Pendé (Bozoum), de l’Ouham (Bossangoa), et de la Kémo (Sibut). D’autres préfectures seront identifiées à la suite d’une analyse approfondie du terrain.

Le projet DEVRUR II contribuera à la relance socio-économique, à travers la création d’«agropôles », des pôles de services destinés à appuyer le développement des activités agricoles et d’élevage et à valoriser le potentiel agricole de la rCa. Autour de ces agropoles, le programme va en particulier réhabiliter et relancer des centres de formation professionnelle pour les jeunes, développer des sources d’énergie propre et dynamiser l’offre de services fin anciers (microfinance) et non financiers.

Cette nouvelle action du Fonds Bekou vise également à créer de nouvelles opportunités pour les jeunes, principaux bénéficiaires de ce projet à travers la promotion et la formation aux métiers ruraux Le programme leur permettra d’acquérir les compétences nécessaires en vue de leur insertion professionnelle, en facilitant la création d’activités génératrices de revenus.

DEVRUR II s’aligne sur les axes stratégiques fixés par le Gouvernement dans le Plan de relèvement et consolidation de la paix (RCPCA), et s’inscrit pleinement dans le cadre de la mise en œuvre effective de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation et de la nouvelle Stratégie de l’Union européenne avec l’Afrique.

‘’Malgré un contexte socio-économique toujours très fragile et complexe, le secteur agricole constitue un domaine stratégique clé pour favoriser l’emploi et la cohésion sociale, renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et réduire la pauvreté de la très grande majorité des Centrafricains. Son potentiel reste encore largement inexploité”, remarque l’Ambassadrice de l’Union européenne pour qui, « le relèvement et le développement du secteur agricole peuvent et doivent offrir des dividendes de la paix tangibles aux communautés » car « donner des perspectives alimentaires et économiques aux populations vulnérables et aux jeunes en particulier, réduit le risque qu’ils s’enrôlent dans des groupes armés et contribue ainsi à diminuer les conflits et stabiliser le pays ».

Les conditions naturelles de la République centrafricaine sont très favorables au développement du monde rural. Le pays bénéficie de 15 millions d’hectares de terres arables dont près de 5% seulement sont cultivées chaque année, alors qu’en moyenne, moins de 0,5 hectares sont exploités par actif agricole. Les terres de pâturage sont estimées à 16 millions d’hectares de superficie, dont seulement 9 millions d’hectares sont exploité es pour un cheptel estimé à 3,7 millions de têtes de bovins.

Le Fonds Bêkou, Fonds multi-bailleurs (UE, Allemagne, France, Italie, Pays-bas et Suisse) créé par l’Union européenne pour appuyer la résilience de la République centrafricaine, a déjà mobilisé plus de 67 milliards de FCFA en faveur de la relance économique depuis sa création en 2014.

Contacts:

Amadou Oury Diallo – chargé de programmes Amadou-Oury.diallo@eeaseuropa.eu

Jeanne Aurélie Sidonie Ngo Belnoun, Chargée de la Communication Jeanne-Aurelie-Sidonie.NGO-BELNOUN@eeaseuropa.eu

RCA : la coalition de l’opposition démocratique (COD-2020) boycotte les consultations nationales en cours et le dialogue Républicain annoncée par le chef de l’État

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Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), dans son ensemble, a refusé  de prendre part aux consultations nationales  en cours et le dialogue Républicain annoncé par le chef de l’État Faustin Archange Touadera, selon son porte-parole Maître Nicolas Tiangaye, Président du parti CRPS qui précise que le dialogue, s’il doit-il en avoir,  il doit être inclusif, c’est-à-dire avec les groupes armés.

Ci-dessous la lettre de la COD-2020 au Président Touadera.

 

Monsieur  le Président,

 

En date du 14 Avril 2021, Vous aviez bien voulu inviter 10 partis politiques de l’opposition démocratique regroupés dans la COD-2020, pour une rencontre citoyenne en prélude au dialogue républicain que Vous préconisez organiser.     

 

En réponse, nous voulons rappeler qu’avant la tenue des élections groupées du 27 décembre 2020, qui a consacré Votre « victoire » vivement contestée au premier tour, la COD-2020 Vous avait à maintes reprises proposé la convocation d’une concertation des forces vives de la Nation afin d’éviter une crise post- électorale.

A cette revendication qui avait revêtu un caractère national, car elle était soutenue par toutes les composantes de la société centrafricaine et encouragée par la Communauté internationale, Vous aviez opposé une fin de non-recevoir afin de réaliser ce qui est considéré par la plupart des acteurs politiques, observateurs nationaux et internationaux comme un hold-up électoral. C’est une fois le forfait accompli que, sous la pression de la communauté internationale, Vous aviez pris de manière unilatérale la décision de convoquer un « dialogue républicain » dont Vous seul contrôlez toutes les étapes du processus, à savoir l’équipe technique d’appui, le choix des participants et les termes de référence. Ce faisant, vous prenez la responsabilité d’exclure certaines entités, tout en vous assurant de l’allégeance des participants pour la validation de ce que vous nommez « l’Acte d’Engagement Républicain ».

En ses séances extraordinaire et ordinaire des 20 et  22 avril 2021, la COD-2020 après examen  des documents joints à ladite Invitation, a relevé d’énormes contradictions, irrégularités  et  manquements dans la démarche,  le contenu et la constitution de l’équipe d’appui technique mis en place.

 

  1. I) DES CONTRADICTIONS

 

Monsieur le Président, il y a une contradiction totale entre le décret du 26 mars 2021 portant création de l’équipe technique, les termes de référence du 12 avril 2021 qui sont le socle des évènements que Vous voulez organiser et le contenu de Votre message à la Nation du 18 avril 2021.

 

 

En effet, alors que dans le paragraphe 7 des termes de référence il est fait mention d’une consultation nationale qui constitue la première étape susceptible de conduire notre pays à un dialogue républicain, le décret verrouille cette approche consultative et en fait une approche définitive, fixant déjà la  finalité du dialogue par la synthèse unilatérale des différentes consultations et la signature d’un acte républicain aux contours flous.

 

Ce décret en lui-même se contredit en ce qu’il annonce des consultations nationales comme préalables au dialogue républicain (article 2 alinéa 1).

 

Par ailleurs, il met en place une équipe technique d’appui pour « assister le Président de la République, Chef de l’Etat lors  des concertations nationales préalables au dialogue républicain » d’une part et lui assigne d’autre part les tâches suivantes :

 

«   –     proposer la liste des participants aux consultations nationales ;

  • établir le document final de synthèse des différentes consultations ;
  • préparer le projet de l’Acte d’Engagement Républicain ;
  • proposer une date pour la tenue de la séance de validation de l’Acte d’Engagement Républicain ;
  • dresser le rapport des travaux ».

 

De ce fait, l’équipe technique d’appui  devient de facto  un comité préparatoire, un comité d’organisation et un secrétariat de rédaction du rapport d’un dialogue fictif.

 

Or, dans la partie de Votre discours  du 18 avril qui annonce l’ouverture des consultations, vous avez déclaré ce qui suit : « L’objectif recherché de ces rencontres consistera à recueillir vos avis, recommandations et suggestions sur les résultats escomptés du dialogue républicain, ainsi que l’agenda d’intérêt national prioritaire, les principes fondamentaux à préserver et la méthodologie, y compris la conduite du dialogue, son format, ses animateurs et facilitateurs… »

 

Il est évident que cet objectif est assez éloigné de l’esprit du décret du 26 mars 2021 et des termes de références du 12 avril 2021.

 

De tout ce qui précède, la COD-2020 se pose la question sur le contenu et le contour de  « l’Acte d’engagement républicain » alors qu’aucune allusion n’est faite de la date et du déroulement des travaux du dialogue républicain proprement dit. D’autant plus que les termes de référence de la Consultation Nationale précisent, entre autres, que « le Président de la République, Chef de l’État conduira personnellement ces consultations selon le chronogramme établi ».

 

Revenant à Votre message à la Nation du 18 avril 2021, Vous avez réaffirmé Votre  disponibilité à engager un dialogue républicain avec l’opposition démocratique et toutes les forces vives de la Nation pour sortir notre pays de cette crise interminable qui plombe son développement socio-économique.

 

 

Dans la foulée de Vos propos, Vous aviez pris le soin de préciser que, pour ce qui concerne les groupes armés membres de la Coalition des Patriotes pour le Changement, (CPC) qui ont causé tant de souffrance à la population, à notre armée et aux forces alliées venues soutenir nos forces, il ne peut y avoir de concertations autres que celles qui leur sont offertes dans le cadre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation. Les responsables et complices devront répondre de leurs actes devant la justice. De ce fait, les combattants de nationalité centrafricaine devront obligatoirement passer par le désarmement et procéder à la dissolution de leur groupe sous le contrôle du Comité Exécutif de Suivi de la mise en œuvre de l’Accord.

Cette posture fait ressortir clairement Votre volonté de tenir deux dialogues républicains : le premier avec l’opposition démocratique et les forces vives de la Nation, et le second avec les groupes armés signataires de l’APPR, ce qui de l’avis de la COD-2020 serait loin de trouver des solutions appropriées à la crise actuelle et procurer une paix durable à notre pays.

Votre position est le reflet des déclarations de Monsieur Vladimir TITORENKO, Ambassadeur de la Fédération de Russie qui, au mépris des usages diplomatiques et de la souveraineté de la RCA, donne l’impression de se substituer à Vous pour prendre les décisions relatives au dialogue républicain.

  1. II) DES IRREGULARITES ET MANQUEMENTS

 

Votre démarche unilatérale de la mise en place du comité d’appui technique et de la désignation des membres qui sont issus majoritairement des pouvoirs publics enlève tout caractère inclusif et républicain au dialogue que Vous entendez organiser, car la constitution de toutes équipes préparatoires et organisationnelles d’un dialogue républicain devrait être l’émanation de toutes les forces vives de la nation.

 

En définitive,  le décret présidentiel verrouille toute possibilité de la tenue d’un véritable dialogue républicain comme annoncé dans Vos discours.

 

Par ailleurs, les traitements humiliants et infamants que Vous réservez à certains leaders de l’Opposition démocratique (interdiction de voyager, confiscation de leurs passeports, demande de levée de leur immunité parlementaire, etc.), montrent clairement Votre volonté d’étouffer toute contradiction pendant Vos concertations.

 

III) DE LA VISION ET CONDITIONS POUR LA PARTICIPATION DE LA COD-2020 AU DIALOGUE REPUBLICAIN

 

La concertation des forces vives de la Nation au dialogue politique inclusif doit mettre en perspective les enjeux suivants:

  • ramener la paix sur tout le territoire centrafricain en réglant définitivement le problème des groupes armés ;
  • régler durablement la crise postélectorale ;
  • opérer les réformes structurelles au plan institutionnel ;
  • mettre un terme à l’impunité et aux graves violations des droits de l’homme commises tant par les groupes armés que par les mercenaires Russes de la société privée WAGNER, la milice du régime dénommée « les Requins » et les pouvoirs publics (tueries, enlèvements, exécutions extra-judiciaires, pillages, incendies de maisons d’habitation et d’édifice publics, viols, arrestations arbitraires, atteintes à la liberté de circulation des opposants etc…) ;
  • mettre en œuvre une véritable politique de réconciliation nationale ;
  • traiter les questions de mauvaise gouvernance.

Pour atteindre les objectifs cités ci-haut, le dialogue politique inclusif devrait obéir aux exigences incontournables ci-après :

  1. La Représentativité du Comité Préparatoire

La réussite de ce prochain dialogue repose sur la mise en place préalable d’un comité préparatoire élargi à toutes les composantes de la société centrafricaine, avec la mission de définir en toute indépendance le cadre formel du déroulement des assises avec les objectifs à atteindre.

  1. L’inclusivité:

Elle implique la participation de toutes les forces vives de la Nation (partis politiques, société civile, pouvoirs publics, syndicats, plateforme des confessions religieuses, diaspora et groupes armés).

  1. Le Consensus national

Ce consensus national sera dégagé de la synthèse des travaux et des compromis dynamiques que doivent s’imposer tous les participants sans exclusive.

  1. Le parrainage/facilitation

Il serait illusoire d’envisager une sortie de crise sans l’appui et la contribution de la communauté internationale. La COD-2020 salue et soutient  les initiatives entamées par les institutions sous régionales notamment la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL).

C’est pourquoi le dialogue politique inclusif doit être placé sous les auspices de la communauté internationale.

  1. La supervision

Afin d’assurer la neutralité et l’impartialité des travaux, la COD- 2020 exprime le vœu que la direction des débats soit assurée par le Médiateur Permanent de la CEEAC sur la crise centrafricaine.

  1. Le Comité de suivi et de mise en œuvre des recommandations

En vue d’assurer le suivi et l’exécution des recommandations et des résolutions du dialogue, la COD-2020 suggère la mise place d’un Comité de Suivi Mixte (national et international).

 

CONCLUSION

Le dialogue dit républicain que Vous préconisez ne répond pas aux exigences sus-énumérées et ne peut nullement déboucher sur la paix, la réconciliation nationale et la stabilité.

Son format non inclusif et non consensuel dicté par Monsieur Vladimir TITORENKO, Ambassadeur de la Fédération de Russie, correspond plutôt à une juxtaposition et une addition de monologues anti républicains.

Il n’offre donc aucune perspective de sortie de crise.

Les partis politiques membres de la COD-2020 sont très soucieux d’un retour de la paix et de la cohésion dans notre pays. Ils ne prendront part qu’à des consultations qui offrent toutes les garanties d’inclusivité et d’impartialité.

 

Fait à Bangui le 25 Avril 2021

 

 

RCA : la ville de Nzako reprise par les mercenaires russes et syriens

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/balade-ville-de-nzacko-deux-personnes-corbeaunews-centrafrique-moise-banafio-165×300.jpg” alt=”Deux personnes marchent dans une rue de Nzacko le 2 décembre 2018. CopyrightCNC.” width=”165″ height=”300″ />

Deux habitants de Nzacko en balade dans une rue de la ville. Photo Moïse Banafio pour CNC..

Yalinga, République centrafricaine, mercredi, 28 avril 2021, 07:40:18 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les Mercenaires russes de la société Wagner, qui ont quitté la ville de Bria depuis une semaine, ont repris le contrôle de la ville centrafricaine de Nzako, située à  une soixantaine de kilomètres de Bakouma, au sud-Est de la rca.

 

D’après des sources locales, cette situation est intervenu après deux jours d’offensive contre les positions des rebelles entre Yalinga, dans la préfecture de Haute-Kotto, située à 170 kilomètres de Bria,  et Nzako, située à 60 kilomètres de Bakouma, dans la préfecture de Mbomou. Les mercenaires russes et syriens, qui ont réussi à repousser les assaillants et reprendre le contrôle des différentes localités depuis la sous-préfecture de Yalinga, ont pu entrer dans la ville de Nzako ce dimanche 25 avril peu avant 16 heures alors que les rebelles ont déjà quitté la ville trois jours plutôt à bord de trois véhicules 4×4 et une dizaine des motos, en prenant la destination du nord de la ville.

Pour l’heure, les activités n’ont pas encore totalement  repris dans la ville. Cependant, à Bakouma, située à 60 kilomètres de Nzako, la ville est calme, et les rebelles ne sont plus visibles comme avant.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

RCA : les en dessous de l’affaire Regis Lionel Dounda, l’ancien ministre de la jeunesse et des sports, toujours maintenu à la gendarmerie

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L’ancien Ministre Regis Lionel Dounda, profil sur Twitter

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 avril 2021, 05:37:17 ( Corbeaunews-centrafrique ). Détenu depuis mi-avril à la section des recherches et d’investigation de la gendarmerie dans le cadre d’une enquête sur une affaire présumée de malversation financière au ministère de la Jeunesse et des Sports, l’ancien ministre du Département, monsieur Régis Lionel Dounda est toujours maintenu en garde à vue hors de la durée légale prescrite par la loi. Désormais, il lui est interdit ainsi qu’à ses avocats l’utilisation de téléphone mobile. Mais quels sont les en dessous de l’affaire ?

 

Épinglé dans un rapport confidentiel de l’inspection générale d’État, l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports Regis Lionel Dounda est désormais considéré comme une victime de bras de fer politique entre le pouvoir et l’opposition, dont fait partie le Président de son parti le MLPC Martin Ziguélé.

Selon nos informations, le ministre Regis Lionel Dounda est formellement interdit par les autorités de lire, encore moins d’être en possession du rapport de l’inspection générale d’État qui l’a pourtant épinglé d’une malversation financière. Or, d’après les indiscrétions, l’inspecteur général d’État aurait menti gravement au nom du ministre le faisant passé pour un faux, sachant qu’il sait très bien que ce dernier n’a produit aucun faux document. Ensuite, l’inspecteur aurait dit dans son rapport que CNC a pu consulter que le ministre aurait avoué le détournement des 51 000 000 de francs CFA. Or, le ministre a déclaré qu’il n’a pas avoué à quelqu’un avoir détourné cette somme d’argent, encore moins à un inspecteur d’État.

Pourtant, selon nos sources, le ministre avait été reçu par l’inspecteur général d’État sur sa demande pour l’informer du décaissement qu’il à autorisé pour le paiement des arriérés des salaires personnel de l’ONASPORT  et les dépenses courantes de son cabinet.

Selon les mêmes sources proches du chef de l’État, le ministre dit avoir fait ces déclarations en présence de l’inspecteur d’État Moussa Labé, et que le ministre avait même tenu une réunion avec le personnel de l’ONASPORT pour les informer de la réception des fonds, et que leurs arriérés de salaire vont être programmés.

Comment peut-on parler de détournement d’argent impliquant le ministre Régis Leonel Privat Dounda ?

Sur cette accusation, le ministre à demandé aux enquêteurs pour que l’Inspecteur général d’État lui dit le jour de ses aveux, la personne à qui il lui a fait ses aveux, l’heure et le lieu. Malheureusement, tout le monde semble prendre la poudre d’escampette.

Des sources dignes de foi rapportent que le rapport de l’IGE est rempli de fausse et grave accusation infondée au nom du jeune ministre dans l’intérêt de pousser  le chef de l’état à le virer du gouvernement. C’est ce qui a d’ailleurs été fait au début du mois.

En outre, le même rapport de l’IGE accuse le ministre Régis Lionel Priva Dounda d’avoir vendu le terrain de tempête MOCAF aux Libanais. De même que  le rapport l’accuse aussi d’avoir vendu un terrain à Armand touaboy,  etc., mais toutes les missions de contrôle se sont révélées négatives.

Comment des inspecteurs d’État peuvent-ils se permettre de tromper le président de la République jusqu’à ce niveau ?

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Levée d’immunité parlementaire des 4 députés, des preuves d’échange téléphonique sont en train d’être montées par les proches du pouvoir

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L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 avril 2021, 05:51:15 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA ne semble pas prêt à lâcher le morceau dans l’affaire de la levée de l’immunité parlementaire des quatre députés de l’opposition, dont trois sont issus de la dernière présidentielle du 27 décembre 2021. Même si l’Assemblée nationale, c’est-à-dire la sixième législature ne semble pas prête à lâcher leurs quatre collègues dont la justice veut les entendre dans une affaire visant l’ex-président François Bozizé et son ancien ministre Thierry Maleyombo. Selon nos informations, des preuves des échanges téléphoniques  entre l’ancien Président François Bozizé et les quatre opposants  sont en cours de montage, et ce, sur l’initiative du Premier ministre Firmin NGRÉBADA.

 

Ce n’est un secret pour personne. Selon les avocats de l’ancien ministre Thierry Maleyombo, son dossier judiciaire  est totalement vide, et la justice s’efforce de le traduire devant le tribunal. Mais la chose la plus étonnante dans cette histoire,  c’est le jeu dangereux qu’entrain de jouer le Premier ministre Firmin NGRÉBADA et quelques entourages du chef de l’État.

D’abord en ce qui concerne l’opposant Anicet Georges Dologuélé, un frauduleux accord entre lui et l’ancien Président François Bozizé est déjà rédigé.  Il ne reste qu’à produire d’autres preuves, comme des échanges téléphoniques contre lui et ses trois collègues, notamment Martin Ziguélé, Aurélien Simplice Zingas et Abdoul Karim Meckassoua.

Selon nos sources, pour Martin Ziguélé, la présence de son ancien militant et ancien Directeur national de campagne, Monsieur Christian Touaboy parmi les proches de l’ex-Président François Bozizé qui leur aurait mis la puce à l’oreille.  D’après eux, c’est monsieur Christian Touaboy qui jouait l’intermédiaire entre l’ancien Président François Bozizé et l’opposant Martin Ziguélé, à travers des échanges téléphoniques entre les deux hommes. Ainsi, il ne leur reste qu’à produire les preuves téléphoniques désormais.

En ce qui concerne Abdoul Karim Meckassoua, ils l’ont accusé d’avoir joué l’intermédiaire entre Sassou Nguesso, la France et l’ancien Président Bozizé. Des preuves sont aussi au cours de montage.

Pour de nombreux Centrafricains, le pouvoir est en train de jouer au jeu dangereux qui pourrait compromettre la paix et la sécurité dans le pays.

Dossier à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Exactions des mercenaires russes et syriens à Bria, le président du parti PRNC ( nourd Gregaza) interpelle le président Faustin-Archange Touadera                                                                                      

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/les-mercenaires-russes-a-Koundili-vers-Paoua-450×317.jpg” alt=”les Mercenaires russes à Koundili vers Paoua” width=”450″ height=”317″ />
Les mercenaires russes à Koundili, en 2019. Photo CNC

 

Monsieur le président de la république,

Les événements survenus dans le département de Bria ces dernières 72h depuis l’arrivée de vos mercenaires russes rwandais sur place ont provoqué une vive émotion dans la communauté musulmane en particulier sur les populations goulas et a favorisé une prise de conscience, de l’urgence à mettre un terme au silence coupable qui anime certains membres de cette même communauté. Ils sont assoiffés de pouvoir, ceux qui administrent dans votre gouvernement. Ils se  taisent et laissent faire et pourtant ils n’ont pas hésité à faire des déplacements pendant la compagne électorale dans ces localités pour demander aux parents de vous soutenir. Maintenant que vous êtes réélu grâce et avec leurs voix, c’est ainsi que vous les remerciez!

Monsieur touadera, les mercenaires que vous nous imposez comme alliers, sont vos alliers à vous seuls et ceux de votre gouvernement mais non du peuple car les arrestations arbitraires, les violences physiques, sexuelles, psychologiques et même morales auxquelles ils se livrent envers ces populations civiles, ne doivent pas cependant être occultées au seul motif de la SÉCURISATION de l’intégralité du territoire national.

CES MALTRAITANCES EN CREUX vécues au quotidien par une partie de nos concitoyens peuvent aussi provoquer de réelles souffrances chez des personnes déjà vulnérables et risquent d’engendrer de l’animosité chez certains au point de les décider à reprendre le maquis.

Par conséquent, Monsieur Touadera, il conviendrait avant tout de promouvoir auprès des acteurs concernés la bientraitance de ton peuple en d’autres termes. Ces faits méritent donc d’être analysés avec le plus grand sérieux, afin de limiter autant que faire ce peu le risque d’embraser à nouveau la conjoncture déjà tres alarmante. Cette intention que vous avez d’exterminer grâce à vos « super alliés » les combattants Goulas et de les poursuivre ensuite en justice en mettant leurs leaders en prison est visible de tous. Car je vous promets, qu’à ce rythme d’escalade de violence, ce qui vous attends, comme l’histoire se répète toujours et vous en avez la preuve avec ce qui s’est passé à l’époque de Bozize : le chaos pour vous et votre gouvernement de demeurés!!!

 

Nourd Gregaza

Président fondateur du PRNC

27 avril 2021

Centrafrique : à Bangui, plusieurs morts dans les hôpitaux après cette gigantesque coupure d’électricité 

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/hopital-communautaire-bangui-centrafrique-corbeaunews-uscul-450×337.jpg” alt=”Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.” width=”450″ height=”337″ />
Hôpital communautaire de Bangui, en Rpublique centrafricaine. Photo CNC / Anselme Mbata.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 28 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Au moins quatre patients dans un grand hôpital de Bangui, capitale  de la République centrafricaine sont morts lundi après une gigantesque panne d’électricité  qui a plongé la capitale dans l’obscurité et qui se prolonge jusqu’à ce jour, confirmant les informations publiées par la radio Ndékèluka ce mardi 27 avril dans son reportage.

 

Selon la journaliste, « Quatre patients qui se trouvaient dans un état grave sous oxygène sont morts  mardi », a-t-elle  affirmé dans son reportage qui a également mentionné que  l’insuffisance de l’énergie dans les services hospitaliers aggrave la situation des patients, selon les proches des malades.

« Mon frère est hospitalisé ici dans un état grave. Depuis que le courant n’est pas là, il a de la peine à bien respirer. Pour l’instant, il est dans un état critique », a déploré un proche d’un malade.  D’après un autre parent, il y’a plusieurs décès ces derniers temps. Le générateur qui est présentement installé ne suffit pas pour alimenter tous les services  de l’hôpital. Plusieurs patients meurent à cause de la chaleur.

« Ce matin même, 17 corps en état de décomposition  sont sortis de la morgue. La situation des malades est vraiment critique sans électricité », déplore-t-il.

Même au centre hospitalier universitaire de Bangui, selon la journaliste, le personnel soignant du service dentaire éprouve d’énormes difficultés à extraire et traiter les dents avariées.

« Tel que vous avez constaté, il y’a eu une patiente qui est assise sur le fauteuil, mais il n’y’a pas de l’électricité alors que celui-ci marche avec de l’énergie », estime un dentiste au centre hospitalier de Bangui.

Même son de cloche au centre pédiatrique de Bangui ou  Son Directeur général, docteur Jean-Chrysostome Godi déplore l’impact financier de cette coupure d’électricité.

« Ça joue financièrement. Ce qu’on veut mettre dans  les réactives par exemple, dans le médicament, maintenant on va mettre dans le carburant. Les conséquences sont financières autant que sur la qualité des soins », déclare docteur GODI.

Il faut noter que cette panne d’électricité intervient au moment où beaucoup de service public ne dispose pas encore d’une autonomie énergétique.

 

“Nous disons non aux propos tenu par le représentant du secrétaire général des Nations Unis en Centrafrique”

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Monsieur mankeur ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général de la Minusca en Centrafrique

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

LA MINUSCA A-T-ELLE ENCORE UNE PLACE DANS CE PAYS ?

La centrafricaine même illettrée a le droit de se poser la seule question du moment : Existe-t-elle une raison qui justifie la présence des soldats de la paix avec leurs cohortes de diplomates et leur mandat très robustement robuste dans ce pays de Boganda ?

 

Les propos de son représentant sonnent comme un coup d’épée dans le dos du peuple centrafricain.

Les anciens disent souvent que seul un vrais amis peut rester dans ton dos lorsque tu te bats contre ton ennemi et non un traitre qui ne manquera pas de te poignarder par derrière.

Je me souviens du respect que le peuple centrafricain donnait à ce monsieur sortie des grandes écoles avec beaucoup de diplômes et une grande carrière diplomatique au sein des nations unis. Après le départ du fameux Onyanga on pensait à tort que les heures sombres de la minusca avec la manipulation et les propos tergiversant et outrageux à l’endroit du peuple centrafricain qui souffre le martyr était fini. Mais hélas les mêmes causes produisent les mêmes effets. Aujourd’hui notre très cher représentant du secrétaire générale des nations unis ose frapper fort dans le dos du paisible centrafricain en  naviguant en contrecourant de la volonté du peuple centrafricain à finir avec les bandits du grand chemin qui viennent du monde entier et sème la désolation et la mort au sein de notre pays.

Le collectifs des jeunes sages s’insurge contre les propos tenus par monsieur MANKER et lui demande de ne pas manquer du respect  au peuple centrafricain qui lui permet par sa souffrance de bien manger avec un salaire vachement exorbitant.

Depuis l’arrivée des forces robustement robustes des nations unis en Centrafrique quel bilan nous pouvons faire ? On maintien une paix qui n’existe pas ? si ses soldats sont là pour maintenir la paix, qu’il ferme sa bouche laisse les autres rechercher la paix pour lui et pour ses robustes soldats avec leur robustes mandats. Nous vous demandons d’arrêter de voir le cadavre du  centrafricain comme un gagne-pain.

Le collectif des jeunes sages croit que la solution de la crise centrafricaine passe nécessairement par les armes car les terroristes doivent être terrorisés.

Le collectif s’engage pour une tolérance zéro contre les criminels qui ne vivent que sur le sang du peuple centrafricain.

Le collectif des jeunes sages réitère sa volonté de participer au dialogue nationale mais refuse de s’assoir avec ceux qui ont le sang des centrafricains sur les mains.

Le collectif pense que le seul dialogue avec les mercenaires et les ennemis de la paix est la capitulation pure et simple et un procès équitable.

Le collectif exhorte tous les fils et filles du pays à mettre de côté leur différence et divergence afin de bouter hors du pays les ennemis de la paix.

 

Fait à Paoua le 26/04/21

 

Le coordonnateur  Amon Maurice KPARA NGOUMALE

RCA : LA PROSTITUTION DES DÉPUTÉS, MÉTHODE DU RÉGIME DE TOUADERA

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hémicycle de l’assemblée nationale. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 avril 2021, 14:37:59 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après la proclamation des résultats des élections législatives par la Cour Constitutionnelle le 19 avril 2021, nous avons pu avoir un aperçu de la structure politique de l’assemblée nationale. A l’issue de ces résultats, le MCU, parti au pouvoir, a pu avoir 23 députés élus et 25 autres qualifiés au second tour.  Sachant qu’il y a 140 sièges à l’assemblée nationale, on devine tout de suite que le régime de TOUADERA n’aura pas la majorité des sièges à l’assemblée nationale.

 

Comme à son habitude depuis le premier mandat de TOUADERA, le MCU a décidé une fois de plus de recourir au débauchage des députés indépendants. La même stratégie d’achat de députés est utilisée avec les députés des autres partis politiques.

Selon notre enquête, au moins 20 députés (indépendants et partis politiques) ont déjà été achetés par le MCU. La transaction prévoit une somme de 2 millions de FCFA tout de suite et 2,5 millions supplémentaires à la signature de l’adhésion au MCU lors d’une rencontre qui aura lieu dans les prochains jours à Bangui. Il y a donc une somme de 4.5 millions octroyée à tout député qui accepte de se prostituer auprès du MCU.

90 millions de FCFA ont donc été nécessaires pour les 20 députés déjà achetés. Cet argent issu des ressources de l’Etat aurait pu servir à l’achat de bonbonnes d’oxygène qui manquent cruellement dans nos hôpitaux en ces temps de COVID afin de sauver des dizaines de vies. Cet argent aurait pu servir à la construction de forages afin de fournir de l’eau potable à des centaines de familles centrafricaines. Cet argent public aurait aussi pu servir à l’achat de générateurs de secours à l’Enerca pour faire face aux problèmes d’électricité que Bangui subit actuellement.

Cet argent issu des ressources de l’Etat aurait encore pu servir à la construction d’écoles ou de dispensaires. Malheureusement, tout porte à croire que ce régime ne se préoccupe pas des problèmes des centrafricains mais préfère plutôt investir pour ses intérêts selon de vils calculs politiciens.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Paoua, bouclage des quartiers, fouille porte par porte, les mercenaires de Wagner et les FACA entrent en action

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/les-mercenaires-russes-a-Koundili-vers-Paoua-450×317.jpg” alt=”les Mercenaires russes à Koundili vers Paoua” width=”450″ height=”317″ />
Les mercenaires russes à Koundili, en 2019. Photo CNC

 

Paoua, République centrafricaine, mardi, 27 avril 2021, 08:41:45 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Vingt-quatre heures  après l’opération placage au sol menée par les mercenaires russes et syriens à Bria, dans la Haute-Kotto, à Paoua, dans  la préfecture de Lim-Pendé, 24 heures plus tard, ce sont plusieurs quartiers de la ville qui sont bouclés par les soldats FACA et les mercenaires russes.

 

Même si l’opération menée dans la ville de Paoua par les soldats FACA et les Russes est totalement différente  de celle menée par ces derniers à Bria, tout porte à croire que ces éléments ont reçu l’ordre de leur hiérarchie avant de mener ces opérations. Pourtant, à Bria, on peut parler d’une opération de pillage systématique de la ville, tandis qu’à Paoua, c’est une opération de sécurisation de la ville qui a été menée.

En effet, ce lundi 26 avril, dans la matinée, les soldats FACA, lourdement armés, ont procédé à la fouille de plusieurs quartiers porte par porte à la recherche des effets militaires. Tandis qu’à bord des principales avenues,  les mercenaires  russes ont  procédé à la fouille des boutiques et des magasins, toujours à la recherche des effets militaires.

Lors de cette opération, ils ont interpellé plusieurs civils, mais après des négociations avec leur famille, les suspects ont été libérés. On ignore si des sommes d’argent sont versées aux forces de l’ordre, mais selon des témoins, tout s’est passé dans la tranquillité, mais notre équipe est toujours à la recherche d’éventuelle victime.

Rappelons que la ville de Paoua, située à plus de 485 kilomètres au nord-ouest de la capitale, est épargnée par des troubles politico-militaires qui ont secoué le pays depuis 2013. Certes il y’a des groupes armés qui sont dans la région et commettent des exactions sur les populations, mais la ville est épargnée des violences intercommunautaires.

 

Par G Bobérang

Correspondant du CNC à Paoua

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : arrivée massive des rebelles de l’UPC à Zémio, incendie des maisons au centre-ville

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Les quartiers du centre-ville de Zémio, dans le Haut-Mbomou, le 26 avril 2021. Photo CNC / Sangou

 

Zémio, République centrafricaine, mardi, 27 avril 2021, 05:37:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par le sulfureux mercenaire tchado-nigérien Ali Darassa, en provenance de la ville de Mboki, sont arrivés dans la sous-préfecture de Zémio,  située à 1113 kilomètres au sud-Est de Bangui, dans la préfecture de Haut-Mbomou. Ils terrorisent les populations, et procèdent à la destruction de quelques maisons au centre-ville.

 

La ville de Zémio, située à l’extrême sud-est de la RCA, est l’une de trois sous-préfectures du Haut-Mbomou. Depuis jeudi dernier elle est secouée par des détonations d’armes des rebelles de l’unité pour la Paix en Centrafrique (UPC).

En effet, près d’une centaine des combattants rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), dirigé par l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa, sont arrivés à bord d’une trentaine des motos depuis jeudi 22 avril dans la sous-préfecture de Zémio.

Selon des sources au sein de l’UPC, ces combattants rebelles seraient venus de la ville de Mboki, située à 120 kilomètres plus au Sud. On ignore leur objectif, mais leur présence massive dans la ville inquiète sérieusement les populations locales. Plusieurs d’entre elles ont déjà quitté la ville sous la pression des rebelles qui ne cessent de commettre des exactions.

Ce dimanche 25 avril, ils ont procédé à la destruction de certaines habitations, et incendier d’autres au croisement de TP. Ce qui fait craindre le pire au sein de la population.

Rappelons que le chef rebelle Ali Darassa, après avoir été chassé de la ville de Bambari par les Mercenaires russes et syriens, s’est retranché dans le Mbomou, plus précisément à Mboki. Ces nombreux mouvements des rebelles laissent penser qu’il voudrait se déplacer à Zémio ?

Notons que l‘unité pour la paix en Centrafrique (UPC) s’est engagée au début du mois d’avril à quitter la coalition rebelle CPC après plusieurs jours des négociations engagées par le Premier ministre Firmin NGRÉBADA et le ministre de l’UPC, le tchadien Hassan Bouba.

 

Par Jean-Faustin Sangou

Journaliste et correspondant du CNC à Zémio

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : la présidente de la cour constitutionnelle, Madame Danielle Darlan, pressentie future première ministre ?

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 avril 2021, 05:30:55 ( Corbeaunews-centrafrique ). C’est ce qu’affirment les proches  du Premier ministre Firmin Ngrebada sur les réseaux sociaux. D’après eux, le choix de madame Danielle Darlan  au poste du Premier ministre est porté par l’actuel premier ministre Firmin Ngrebada et quelques personnalités politiques du parti au pouvoir ainsi que ceux de l’entourage du chef de l’État.

 

« Après le service qu’elle nous a rendu, on ne peut pas la laisser. Il faut lui renvoyer l’ascenseur », dixit un proche du Premier ministre Firmin Ngrebada.  Mais quel service elle leur a rendu ?

Selon un observateur, la réélection du chef de l’État Faustin Archange Touadera pour un second mandat est tout sauf un miracle. Personne ne le croit, mais la cour constitutionnelle la valide au grand dam de l’opposition qui demande son annulation pure et simple en raison des nombreuses irrégularités constatées lors du scrutin.

« Pour cette dernière élection présidentielle, tout le monde sait que madame Danielle Darlan ne fait que de la magie. Elle convertit de l’eau aux fragments des pierres », insiste un jeune étudiant à l’Université de Bangui.

Par contre dans les rues de la capitale, certains pensent que madame Danielle Darlan fait partie du cercle familial du Premier ministre.

« C’est un soutien clanique », parle-t-on dans la capitale. D’autres estiment que  l’élection du Premier ministre comme député dans la circonscription de Boali pèse énormément sur son choix.

« Il pensait qu’il ne pouvait pas remporter ce scrutin à Boali. Mais grâce à madame Danielle Darlan,  son rêve devient réalité. Il pense désormais à se faire remplacer par elle », explique George Binda, professeur d’école à Gobongo.

En tout cas le choix de madame Danielle Darlan pour le poste du Premier ministre est à prendre au sérieux d’autant plus que c’est Monsieur Firmin Ngrebada qui gère actuellement le pays avec les Russes. Donc il a la liberté de proposer son choix au chef de l’État qui n’aura pas d’autre choix que d’accepter.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

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RCA : panne de l’électricité à Bangui, 3 jours après, la population commence à sentir les conséquences

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/pylone-de-lenerca-touche-par-un-vent-violent-a-danzy-par-diaspora-450×338.jpg” alt=”Pylône de l’énerca touché par un vent violent au village danzi le 23 avril 2021. Photo: diaspora” width=”450″ height=”338″ />
Pylône de l’énerca touché par un vent violent au village danzi le 23 avril 2021. Photo: diaspora

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 avril 2021, 05:57:43 ( Corbeaunews-centrafrique ). Trois jours après une gigantesque panne de l’électricité qui a frappé la capitale centrafricaine le vendredi 23 avril, les conséquences de cette interruption de courant commencent à se faire sentir à Bangui, que ça soit à la maison, au travail ou encore dans l’espace public.

 

Sans doute, le service public et l’économie centrafricaine commencent à subir l’effet de la perturbation  de la distribution de l’électricité dans la capitale. Presque tout tourne au ralenti. Les activités génératrices des revenus sont totalement paralysées, et ce, après les dégâts causés par la pluie sur les câbles électriques de l’énergie centrafricaine (ÉNERCA) au village Danzi, situé à une vingtaine de kilomètres de la capitale sur l’axe Boali,  le vendredi dernier.

Du département de l’économie en passant par celui du commerce, de l’immigration ou encore à la primature,  les services fonctionnent au ralenti. Le personnel est dehors à cause de la chaleur. La climatisation ne fonctionne plus. Ceux qui utilisent les ordinateurs n’arrivent pas à travailler à cause du manque d’électricité.

Même le ministère des Finances n’échappe pas aussi à ce problème de coupure d’électricité. Pour le chef de service des ressources humaines,  Monsieur Jacky Mamadou Wangué, c’est le pays tout entier qui est paralysé.

« Ce bâtiment abrite trois directions.  La direction du système d’information, la direction des ressources et la direction du contrôle financier. Donc depuis vendredi ça ne fonctionne pas. Nous sommes vraiment bloqués à ce niveau.  Vous voyez le contrôle financier là, si ça ne fonctionne pas, ça bloque un peu le pays. C’est ça que les gens ignorent », a réagi monsieur  Jacky Mamadou Wangué.

Les activités économiques  ne sont pas restées en marge  des conséquences du délestage.  Rodrigue Touloundjou,  fait des photocopies au centre-ville, il n’arrive pas à réaliser de bénéfice parce qu’il utilise un groupe électrogène.

Le 23 avril dernier, une pluie torrentielle a renversé cinq pylônes  qui supportent les câbles électriques de l’ÉNERCA  à Danzi. Le courant, qui quitte le barrage  de Boali, ne peut donc pas arriver à Bangui. Cette situation a affecté tous les secteurs d’activités  dans la capitale. L’énergie centrafricaine  qui est à pied d’œuvre pour pallier ce problème,  estime que les travaux vont un peu durer.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

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RCA : le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara a été évacué sanitairement en RDC

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Le ministre de la sécurité publique Henri Wanzet Linguissara. CopyrightDR.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 avril  2021, 05:26:55 ( Corbeaunews-centrafrique ). Depuis ces derniers temps, on assiste à une opération en cascade d’évacuation sanitaire de plusieurs personnalités  politiques du pays vers la République démocratique du Congo (RDC). Après Désiré Bilal Nzanga Kolingba, qui a rendu l’âme dimanche 25 avril dernier, puis du sulfureux tout puissant Sani Yalo, suivi de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji alias SMS, c’est le tour du ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara d’être évacué en urgence en RDC.

 

L’information a été confirmée à CNC par un membre du gouvernement qui a requis l’anonymat. Selon lui, l’évacuation du ministre Wanzet est intervenue suite à une complication du virus du Covid-19.

Hospitalisé à Bangui depuis quelques jours, l’état de sa santé ne cesse de détériorer. Il nécessite une évacuation, selon son entourage. Sur conseil de sa famille politique, le ministre a pu être évacué ce lundi 26 avril à bord d’un avion médical spécialisé  en République démocratique du Congo .

Pour l’heure, le gouvernement ne fait aucune communication à propos de cette évacuation.

Reste à savoir si c’est encore une opération d’empoisonnements à la russe ou à la Roumaine qui se pratique depuis que les partenaires de la société Wagner ont appris aux Dignitaires du MCU la formule douce, laquelle a atteint un stade de non retour.

Rappelons que l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji , premier secrétaire du parti au pouvoir, le MCU, a été évacué aussi en RDC au début de ce mois d’avril. Dans un premier temps on parle de Covid-19, mais son entourage affirme qu’il serait victime d’empoisonnement, selon ses proches. Et le nom du premier ministre Firmin NGRÉBADA a été cité à plusieurs reprises comme le présumé auteur de cet acte criminel.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : second tour des partielles des législatives, l’autorité nationale des élections rassure sur la tenue du scrutin

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Le rapporteur général et porte-parole de l’ANE, Monsieur Téophile Momokouama. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 27 avril  2021, 05:57:39 ( Corbeaunews-centrafrique ). Selon l’autorité nationale des élections (ÂNE), la campagne va débuter le 8 mai pour les circonscriptions  qui n’ont pas encore organisé les élections. Tandis que  la campagne pour le second tour des partielles sera lancée le 15 mai 2021. Les scrutins vont se dérouler  le 23 du même mois.

 

« Dès lors que le gouvernement a convoqué le corps électoral par le décret signé par le chef de l’État,  pour le 23 mai, il y’a deux types d’élections :  le second tour des partielles du 14 mars dernier couplées avec les partielles dans les circonscriptions ou il n’y’avait pas eu des élections depuis le début du processus.  Il s’agit notamment des circonscriptions de Gadzi 1, Gadzi 2 et Bakouma. Et pour ce premier tour des partielles, pour les trois circonscriptions que je viens de citer, la campagne démarrera  le 8, mais  puisque la loi dit que la campagne du premier tour dure 2 semaines. Pour les seconds tours, la campagne dure une semaine. Cette campagne démarrera une semaine après le début de l’autre campagne, c’est-à-dire le 15 mai, et ce, sur toutes les circonscriptions  où il y’aura des élections parce que, comme vous le savez, nous avons déjà bouclé les élections dans d’autres circonscriptions avec 91 députés déjà élus.  Donc ces circonscriptions ne sont plus concernées », a déclaré  Théophile Momokoama, porte-parole de l’autorité nationale des élections (ÂNE).

Selon lui, malgré la situation sécuritaire préoccupante, son institution est à pied d’œuvre pour compléter l’effectif des représentants du peuple à l’Assemblée nationale :

« C’est le travail que nous sommes en train de faire pour pouvoir doter l’Assemblée nationale des restants des représentants de la nation », a-t-il ajouté.

Il y’a lieu de noter que 22 députés avaient été élus lors du scrutin du 27 décembre 2020, et 70 autres élus lors du scrutin du 14 mars dernier. Il ne reste 49 sièges à pourvoir à l’assemblée nationale. C’est ce que l’autorité nationale des élections entend organiser un nouveau scrutin le 23 mai prochain.

 

  1. Y. Ibrahim

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RCA : procédure de la levée de l’immunité parlementaire des 4 députés, un véritable fiasco ?

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L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 avril 2021, 09:30:52 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Introduit  par le ministre intérimaire de la justice Arnaud Djoubaye Abazen, la demande de levée  de l’immunité parlementaire des quatre députés de l’opposition, à savoir Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuélé, Abdoul Karim Meckassoua et Simplice Aurélien Zingas a été déclarée recevable par le bureau de l’Assemblée nationale le 09 avril. Deux semaines plus tard, les tractations au sujet de cette demande de levée de l’immunité parlementaire  semblent être au poids mort à une semaine de la fin de la sixième législature.   Peut-on parler du fiasco ?

Quatre députés centrafricains sont visés par une procédure judiciaire. Le ministre de la Justice intérimaire  Arnaud Djoubaye Abazen a transmis le jeudi 8 avril 2021 au Président de l’Assemblée nationale la demande de levée de leur immunité parlementaire afin de permettre à la justice  de les auditionner dans le cadre d’une poursuite judiciaire engagée contre l’ancien Président de la République François Bozizé, désormais  coordonnateur de la rébellion CPC ( Coalition des Patriotes pour le Phangement ),  et son ancien ministre Thierry Savonarole Maleyombo., un cadre du parti de l’ancien Président, le KNK, arrêté depuis début janvier.

Or, l’assemblée nationale, qui avait déclaré recevable la demande, tarde à mettre en place une commission ad hoc  en charge de cette affaire et la fin de son existence s’approche, Dans une semaine, c’est-à-dire le 3 mai prochain, c’est le début de la septième législature.

Selon des sources parlementaires,  l’Assemblée nationale de cette sixième législature n’est pas prête à lever l’immunité parlementaire de ces quatre députés faute des preuves tangibles de flagrant délit contre eux.

Selon les dispositions de l’article 119 de règlement intérieur de l’Assemblée nationale, une commission ad hoc doit être mise en place pour statuer sur la demande de cette levée de l’immunité parlementaire. Chose qui n’est pas encore faite depuis le déclenchement de cette affaire le 4 avril 2021.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : le chef de l’État Faustin Archange Touadera, et son ministre des affaires étrangères Silvie Baïpou Temon sont à nouveau éclaboussés dans une affaire de vrai-faux passeport diplomatique en Belgique

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La rue de Veldhoven où Berry S. a été emmené tôt le matin. © Bert Jansen

 

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 avril 2021, 07:56:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Une affaire de vrai-faux passeport diplomatique centrafricain impliquant des parrains mafieux hollandais et Sénégalais ainsi que des personnalités politiques centrafricaines, en tête le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son ministre des affaires étrangères Sylvie Baïpou-Témon  vient de s’éclater au plein jour dans le Royaume de Belgique. Ainsi, la mission économique de Centrafrique à Bruxelles, perquisitionnée à plusieurs reprises par la police belge, vient d’être fermée définitivement par les autorités de ce pays, tandis que les trois protagonistes de cette mission sont interpellés et placés en détention.

 

L’affaire a été rendue publique par les médias belges  que CNC a pu consulter. D’après eux, l’un des conseillers de cette mission diplomatique centrafricaine à Bruxelles  à savoir Michel G. Helmonder est un tueur. Il avait abattu trois membres du club de motards, un réseau  mafieux belge. Deux mois plutôt, il était devant le tribunal, mais les juges ont estimé que c’est une légitime défense. Relaxé, l’homme poursuit tranquillement sa mission diplomatique au nom de la République centrafricaine dans le Royaume de Belgique.

Inauguration de la Mission Économique RCA – Europe | Ambassade de Centrafrique à Bruxelles
Inauguration de la Mission Économique RCA – Europe | Ambassade de Centrafrique à Bruxelles. Photo Ambassade de Centrafrique à Bruxelles

 

Mais qui sont ces individus qui agissent ainsi au nom de la République centrafricaine ?

C’est tout simplement un réseau des mafieux criminel qui a besoin des passeports diplomatiques pour le blanchiment d’argent de drogue, diamants et l’or. Et les autorités centrafricaines leur ont offert cette occasion en leur attribuant des passeports diplomatique et leur demandent d’ouvrir officiellement une mission économique RCA-Europe.

À lire ici : inauguration de la mission économique RCA-Europe

À travers cette mission économique, tous les membres de ce réseau criminel, en tant que diplomate, sont souvent assurés d’un prestige et de privilèges.  Par exemple, le réseau a accès au courrier diplomatique, les membres ne sont pas obligés de montrer le contenu de leur valise à l’aéroport. Et il existe une telle chose comme l’immunité diplomatique, c’est-à-dire qu’ils ne pouvaient pas être poursuivis s’ils commettent une infraction pénale.

Cette promesse d’inviolabilité rend un passeport diplomatique également intéressant pour les personnes ayant des motifs criminels. En ce sens, ils ont la possibilité de transporter dans l’avion des valises contenant des liasses des billets de Banque sans que la douane ou encore le service de police des frontières les contrôlent.

Un passeport diplomatique est très intéressant d’un point de vue fiscal. Et bien sûr, leur voiture reçoit des drapeaux et des plaques d’immatriculation spéciales qui leur permettra de transporter de la drogue en quantité sans être inquiétés.

Interrogé par les enquêteurs, le chef du réseau a déclaré qu’il a rencontré le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera à plusieurs reprises en France dans sa résidence privée à Lille.

Selon le dossier de police belge, « L’intention était que la mission économique devienne une personne morale dont Berrie S. et le co-accusé Tom van H. deviendraient les actionnaires”.

Selon le dossier judiciaire, le président Faustin Archange Touadera recevrait une « part personnelle des bénéfices » de la mission économique et, d’autre part, le président Touadera coopérerait, entre autres, à l’octroi de licences et mettrait un terrain à leur disposition pour une raffinerie d’or.

Mais ce qui est étonnant dans cette affaire, le butin généré par ce trafic ne permet pas aux autorités centrafricaines de payer la part de cotisation de la RCA à l’ONU qui s’élève parfois à 30 000 dollars, c’est-à-dire 190 000 francs CFA.

À chaque fois que le problème de passeport diplomatique s’éclate, ils cherchent rapidement à trouver un bouc-émissaire, un coupable, mais cette fois, leur bouc-émissaire est déjà licencié. Qui vont-ils l’accuser ?

Selon la police belge, les criminels ont avoué avoir rencontré le chef de l’État en personne à Paris, Belgique et Bangui pour la mise en oeuvre de leurs affaires maffieuses.

Comment va-t-il se justifier ?

Affaire à suivre…

SEM Dr Daniel Emery DEDE, Ambassadeur de Centrafrique à Bruxelles avec les Consultants
SEM Dr Daniel Emery DEDE, Ambassadeur de Centrafrique à Bruxelles avec les Consultants. Photo Ambassade Centrafrique en Belgique

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique CNC

Législative 2021 : les habitants de Nanga-Boguila menacent de boycotter le scrutin du mois prochain

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Le marché de Nanga Boguila, situé à 70 kilomètres de Paoua sur l’axe Bossangoa. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 avril  2021, 05:05:50 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Encore une fois, la population dénonce une justice de deux poids deux mesures. À Nanga Boguila, la publication des résultats du deuxième tour  des législatives et premier tour des partielles du 14 mars 2021 par la cour constitutionnelle continue de provoquer de remous  au sein des communautés nationales.

 

La corruption, encore la corruption. Le dernier verdict de la cour constitutionnelle relatif au dernier scrutin législatif du 14 mars 2021 est entaché sans doute des nombreuses irrégularités, selon les centrafricains centrafricains.

Si la cour constitutionnelle invalide injustement les résultats dans certaines circonscriptions pour des motifs fallacieux que certains candidats sont proches des groupes armés, l’on se pose des questions sur la validation de la candidature de Monsieur Fleury Junior Pabandji dans la première circonscription de Bouar, dans la Nana-Mambéré alors que celui-ci est  un ex-chef milicien Anti-Balaka ?

À Nanga-Boguila, dans l’Ouham, c’est une autre affaire bien délirante que les juges de la cour constitutionnelle voudraient bien imaginer.

Le 27 décembre 2020, les résultats des législatives dans cette circonscription avaient été invalidés par la cour constitutionnelle pour des motifs qu’on ignore jusqu’à ce jour, alors que ceux de la présidentielle sont validés.

Le candidat indépendant, Monsieur Dokowane Auguste avait pourtant remporté haut la main dès le premier tour de ce scrutin contre ses concurrents qui sont bloqués pour la plupart à Bangui en raison de l’avancée du CPC. Invalidé par la Cour constitutionnelle, le scrutin avait été repris le 14 mars 2021. Cette fois, le même candidat indépendant remporte face à ses mêmes adversaires.

Mais la cour constitutionnelle, dans son délire politicojudiciaire invalide pour la seconde fois. Motif du droit invoqué : mésentente entre les candidats lors de la campagne.

Bizarre si l’on revient en décembre dernier, dans la première circonscription du huitième  arrondissement de Bangui, un candidat indépendant avait été agressé sauvagement par l’équipe de campagne du candidat du MCU Aristide Angouré. Celui-ci avait déposé un recours devant la cour constitutionnelle, mais il n’a pas reçu de suite favorable. Les juges ont préféré fermer les yeux et boucher les oreilles sur son recours. Voilà que la même cour invalide les résultats du scrutin à Nana-Boguila pour le même motif.

Selon nos informations, les candidats malheureux dans la circonscription de Nana-Boguila ont promis de tout faire même s’il s’agit de graisser les pattes des juges, ils vont le faire. On voit déjà les résultats.

Selon notre investigation, le candidat actuel l’honorable Franck Saragba avait battu même campagne hors délai.  Même le samedi 13 mars 2021, il distribuait des moulins, les presses pour briques dans plusieurs villages à savoir Bogaza, Bonasse, Ndacta, Boaya ,Boyanga et  distribue même l’argent à certains notables pour  l’achat des voix le jour du scrutin. Tout ça, la cour de Darlan n’a pas vu ça.

Pour l’heure, la population entend organiser une marche de protestation pour remettre un mémorandum  à la Minusca et au préfet de l’Ouham.

Pour ce 3e tour de vote quel sera le taux de participation avec le temps des travaux champêtres ?

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

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RCA : Bria, spectaculaire plaquage au sol de la population au marché central, les mercenaires russes et libyens ont interpellé 7 personnes

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 Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 avril 2021, 07:11:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Bria, dans la Haute-Kotto, chaque jour qui passe, les Mercenaires russes et libyens se livrent à des scènes de spectacle de dernier cri du jamais vue dans le pays. Ce dimanche 25 avril, ils ont reçu des renforts en hommes et logistique, et procèdent à nouveau à la fouille du quartier Bornou et du marché central. Que cherchent-ils ? Des complices des groupes armés, selon leur propre terme.

 

Si une partie des mercenaires russes et syriens qui sont restés à Bria ont reçu des renforts de trois blindés, d’une citerne et trois Nissan  Patrol avec une dizaine d’hommes,  ce dimanche matin, à la grande surprise, ils ont bouclé à nouveau le quartier Bornou,  quartier des riches de la ville, et mis à terre toute la population de l’hôpital jusqu’à la Mairie en passant par le marché central. Que du spectacle humiliant et choquant pour ces victimes.

On voit les vieux papas et mamans ainsi que des enfants  couchés, ventre au sol, sans ouvrir la bouche,  sur l’ordre des mercenaires russes et syriens. Imaginez-vous,  tous les habitants de plusieurs quartiers couchés au sol au même moment, quel prophète est-de passage? et les mercenaires fouillent leur poche un par un.  Les poches peuvent-elles cacher une arme ou diament? S’interroge un humanitaire.

La scène est plus spectaculaire au marché central ou tout le monde, vraiment tout le monde, vendeurs, acheteurs, passants, femmes, hommes, viellards et enfants, placage au sol, tout le monde ventre à terre, les mains écartées. Ils pillent boutique par boutique, étalage par étalage. Du jamais vu depuis que le ciel est né.

Au quartier Bornou, après leur passage, pour les dégâts, n’en parlant pas. C’est comme si c’est le diable en personne qui est descendu avec ses anges gardiens bruler le Coran et ramasser de l’or et diament des fidèles croyant de Dieu.

Après des pillages, ils ont procédé à l’arrestation des deux officiers Goula du FPRC faction Michel Djotodia, en l’occurrence Monsieur Dédicace et Monsieur Hassan,  ainsi que des deux collecteurs des diamants, à savoir messieurs Djouma Ndaha  et Moussa Bobiri, sans oublier plusieurs autres paisibles citoyens civils.

D’ailleurs, sans plus tarder, après son arrestation, les russes ont procédé à la torture publique de l’officier du FPRC Dédicace, proche de Michel Djotodia.

Ces rebelles, selon leur propre terme, ne veulent pas quitter Bria, car ils ne sont pas dans la CPC. Ils sont tous favorables au Président Touadera, ils croyaient que les mercenaires ne vont pas les toucher. D’autres ont mené même de campagne en faveur du chef de l’État.

Alors, pour demain, ça sera le tour de quel quartier et de quelle frange de population  ?

Affaire à suivre…

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

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RCA : « Il y a deux ans, Ngrebada intronisait son Ministre conseiller Darassa chef de la Ouaka avec la bénédiction de Smail Chergui et de Jean-Pierre Lacroix

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/photo-de-famille-darassa-450×299.jpg” alt=”Photo de famille entre le Premier ministre Firmin Ngrebada, Jean Pierre Lacroix et le général d’armée Ali Darassa peu avant la revue des troupes de l’UPC à Bambari” width=”450″ height=”299″ />
Photo de famille entre le Premier ministre Firmin Ngrebada, Jean Pierre Lacroix et le général d’armée Ali Darassa peu avant la revue des troupes de l’UPC
à Bambari

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 avril 2021 05:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il y a deux ans de cela, le 15 Avril 2019, le Premier ministre Firmin Ngrebada passait en revue les troupes rebelles de l’UPC à Bambari en présence de Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l’ONU pour les opérations de paix, Smaïl Chergui, commissaire à la paix et la sécurité de l’Union africaine.

Ali Darassa qui était alors nommé « Ministre conseiller auprès du Premier ministre » et « chef militaire des unités mixtes de la région de la Ouaka », paradait alors avec les galons de général d’armée, le marquage militaire de l’armée centrafricaine devant le Premier Ministre qui reconnaissait de facto son grade de général cinq étoiles.

Le maire de la ville, Abel Matchipata expliquait alors à la presse le ressentiment des populations mis devant le fait accompli d’une telle cérémonie : « la population était énervée » car « le conflit a fait beaucoup de victimes et beaucoup d’exactions, on a beaucoup de mal avec les groupes armés ».

Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019
Le chef rebelle Ali Darassa et ses hommes à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, le 16 mars 2019.

Malgré ces promotions consécutives à l’accord de Khartoum, l’UPC a continué à être impliqué dans des incidents graves dont les principaux sont listés ci-dessous.

Sans évoquer les victimes mortes en brousse dans un total anonymat, les réfugiés et déplacés provoqués par les exactions de l’UPC, les blessés, les victimes d’atteintes aux droits humains, l’implication d’enfants, le pillage des récoltes, des ressources minières, du bétail, les taxes aux commerçants et aux transporteurs, ou encore la participation active au sein de la coalition rebelle CPC, on peut estimer à environ 1300 morts des décomptes officiels les victimes impliquant l’UPC de Darassa entre 2016 et 2020.

Malgré́ ce bilan et une participation active dans la CPC, les chefs de l’UPC ne font l’objet d’aucune poursuite judiciaire en RCA et ne sont pas non plus sous sanctions des Nations Unies.

Malgré la participation active de l’UPC au sein de la coalition rebelle CPC, le représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en RCA Mankeur Ndiaye a estimé début Avril 2021 dans une interview à RFI que « ceux qui sont responsables de ces crimes contre les casques bleus seront recherchés, arrêtés et traduits devant la justice. » Mais que « d’autres membres de groupes armés qui sont disposés au dialogue. Je donne l’exemple de l’UPC, dont le chef Ali Darassa vient de déclarer, il y a deux jours, qu’il se démarquait de Bozizé et de la CPC et qu’il revenait à l’accord de paix. Je pense que ce genre de déclaration mérite d’être fortement encouragé. »

  • 17 et le 23 avril 2019 : affrontements entre membres de l’UPC et groupes d’auto-défense à Zangba, dans la préfecture de Basse-Kotto. Bien qu’il soit compliqué d’avoir les chiffres exacts, environ 100 décès sont signalés à la suite de ces affrontements, avec plus de 6000 déplacés.
  • 2 Juin 2019 : des éléments de l’UPC assassinent 6 personnes dont le sous-préfet de la préfecture de la Basse-Koto dans la localité de Zangba proche de la ville de Mobaye.
  • 29 août 2019 : plusieurs villages à proximité du site minier de Kolo, dans la sous-préfecture de Mingala, essuient des attaques perpétrées par des éléments armés de l’UPC qui entraînent le déplacement des villageois (bilan exact inconnu)
  • Fin septembre 2019 : affrontements entre AB et l’UPC, dans les villages de Bangao et de Lihoto faisant environ 20 morts avec des destruction de près de 60 habitations et le déplacement d’environ 9 000 personnes.
  • Octobre 2019 : alors qu’ils se rendent de Mboki à Bambouti, des éléments de l’UPC attaquent des villageois faisant au moins 5 morts (décompte exact inconnu).
  • 27 décembre 2019 : éléments UPC tendent une embuscade à six soldats de la paix qui effectuaient une patrouille entre Bossangoa et Batangafo
  • 9 Janvier 2020 : affrontement UPC FACA à Alindao faisant deux soldats tués + une vingtaine de civils blessés et des centaines de logements de déplacés incendiés.
  • 15 mars 2020 : quatre hommes détenus et torturés à Mboki par l’UPC
  • 20 mai 2020 : Suite à des accrochages avec les FACA, des éléments de l’UPC attaquent Obo, au moins trois civils tués par des éléments de l’UPC en retraite et des centaines de personnes déplacées.
  • Fin juillet 2020 : convoi ANE bloqué pendant plusieurs jours par des combattants de l’UPC à Bokolobo
  • 10 août 2020 des éléments de l’UPC ont bloqué l’accès à des centres de vote à Zémio
  • 11 août 2020 : UPC vole matériel au personnel de l’ANE déployé à Ndassima et les chasse
  • 13 août 2020 : l’UPC tue un commerçant à Zémio et enlève les membres d’une équipe médicale qui vaccinait la population contre la rougeole à Mboki.

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

 

 

 

RCA : après la mort du Président Désiré Nzanga Kolingba, le parti RDC est dans l’incertitude

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Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, Président du parti RDC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 26 avril  2021, 05:22:35 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le fils de l’ancien Président de la République, monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba est mort dimanche 25 avril à Kinshasa, en République démocratique du Congo  des suites  d’une longue maladie qui a finalement eu raison de lui à 64 ans. Économiste formé au Canada et aux États-Unis, Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba  avait succédé à son père, l’ancien Président  André Kolingba à la tête du parti RDC, fondé par celui-ci dans les années 80. Décédé ce dimanche, Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba laisse derrière lui son parti, le rassemblement démocratique centrafricain (RDC), totalement affaibli et déstructuré. Pour de nombreux observateurs, la disparition de Monsieur Nzanga Kolingba ne fait qu’accentuer la crise que traverse ce parti et ses difficultés à renouveler ses dirigeants.

 

Le parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC) a perdu un fils qui a longtemps redonné  l’espoir aux militantes et militants de cet ancien parti au pouvoir longtemps fragilisé par des querelles internes.  Mort lundi 26 avril à Kinshasa en République démocratique du Congo à l’âge de 64 ans,  monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba perd la vie après des semaines passées au soin intensif  de l’hôpital de Kinshasa.

Logo RDC

Selon ses partisans, Désiré Bilal Nzanga Kolingba est « l’incarnation d’un avenir nouveau pour  la République centrafricaine ». D’après eux, il constitue le maillon fort qui pourrait relancer le pays secoué par les malheurs des années qui ont suivi l’indépendance.

En 201en 2014, monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba fut parmi les premiers candidats déclarés au poste de Président de la transition, remporté par Catherine Samba-Panza. Candidat ensuite à la présidentielle de 2015, il était déclaré troisième après Anicet Georges Dologuélé lors d’un scrutin marqué par de nombreuses irrégularités. Comme si cela ne suffisait pas, il se présente à nouveau à la présidentielle du 27 décembre  2020. Cette fois, il est sorti quatrième. Il faisait partie des dix candidats malheureux à déposer un recours collectif auprès de la cour constitutionnelle pour dénoncer le scrutin et appelle à une nouvelle élection présidentielle. Gravement malade, il avait été évacué en urgence dans une clinique en RDC où il a trouvé la mort des suites de sa maladie.

Désormais sans leaders, le parti RDC traverse une crise dans une crise. Selon l’un des membres de son bureau politique, le parti va toujours se positionner dans l’opposition démocratique.

Mais pour combien de temps encore  ?

Difficile de savoir du moment où une large partie des cadres est déjà les pieds dans la majorité, et que l’opposition démocratique semble divisée avec le départ de monsieur Alexandre Nguendet pour le camp présidentiel.

Pour les militants, il faut se battre avec les autres partis de l’opposition du moment où leur parti a la capacité d’avoir au moins 10 députés à chaque législative.

En tout cas, affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Alerte info : mort du Président Désiré Nzanga Kolingba

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Monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, fatigué, salue ses compatriotes après sa sortie du bureau de la Présidente de l’ANE. Photo CNC / Gisèle moloma

 

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 25 avril 2021, 10:43:26 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC), Monsieur Désiré Nzanga Kolingba, évacué sanitairement quelques jours seulement après le premier tour des élections du 27 décembre 2020 en République démocratique du Congo, vient de décéder de suite de sa maladie, a-t-on appris des sources familiales.

 

À l’annonce de son décès, l’émotion est palpable au sein de la classe politique nationale, en particulier de la coalition démocratique centrafricaine (COD-20) dont le parti RDC est membre.

Rappelons qu’à quelques heures de la fin de la période du dépôt de candidature aux élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, le Président du parti du rassemblement démocratique centrafricain (RDC), monsieur Désiré Bilal Nzanga Kolingba, très malade, et évacué en France pour se soigner, était rentré au pays pour déposer personnellement sa candidature à la présidentielle. Mais quelques jours plus tard, son état de santé ne lui permettrait pas de mener à bien sa campagne dans la capitale ou dans les villes de province. Ainsi, dès la fin du premier tour, il avait été évacué sanitairement en République démocratique du Congo (RDC). Quatre mois plus tard, c’est la nouvelle de son décès qui frappe  les militants de son parti, le RDC, fondé dans les années 80 par son défunt père, l’ancien Président de la République André Kolingba.

Pour l’heure, son parti n’a pas encore communiqué sur la nouvelle, mais l’ancien cadre du parti, Émile Gros Nakombo, devenu Maire de Bangui, lui a rendu hommage sur son compte Facebook.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

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