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Attaque jihadiste dans le nord-est du Nigeria, au moins 11 civils tués

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Attaque jihadiste dans le nord-est du Nigeria, au moins 11 civils tués

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins 11 civils ont été tués vendredi soir dans une ville du nord-est du Nigeria, envahie par des jihadistes liés à l’Etat islamique (EI) qui s’y trouvaient toujours samedi, ont indiqué à l’AFP une autorité locale et des habitants.

Des combattants du Groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), arrivés dans 8 véhicules surmontés d’armes automatiques, ont envahi la ville de Geidam, dans l’Etat de Yobe, peu avant la rupture du jeûne du ramadan. /////////////.

“Nous avons perdu 11 personnes dans l’invasion terroriste et les hommes armés sont toujours dans la ville”, a affirmé samedi à l’AFP un responsable local Ali Kolo Kachalla. /////////////.

Deux habitants interrogés au téléphone par l’AFP affirment que les onze civils ont été tués dans le bombardement de deux maisons par un avion de chasse de l’armée nigériane déployé pour contrer les jihadistes. Il n’était pour l’heure pas possible de vérifier cette information./////////////.

Contactée par l’AFP, l’armée nigériane n’avait pas réagi samedi après-midi. /////////////.

Selon les habitants, les insurgés ont détruit la plupart des pylônes de télécommunication dans la ville. Ils ont aussi pillé des magasins avant d’y mettre le feu. /////////////.

Samedi, les jihadistes étaient toujours dans la ville et ont été rejoints par des renforts, ont indiqué les habitants. /////////////.

“Ils sont toujours dans la ville, ils campent sous des arbres, et certains d’entre eux dorment”, a déclaré Babagana Kyari. /////////////.

Les soldats nigérians ont bloqué la route à la sortie de la ville, empêchant les habitants paniqués de partir, ce qui a poussé certains à s’enfoncer dans la brousse tandis que d’autres ont pris des bateaux pour partir de l’autre côté de la rivière, ont indiqué des habitants. /////////////.

“Nos concitoyens veulent quitter la ville mais les soldats les en empêchent sans chasser les insurgés, les laissant en danger”, a déclaré M. Kachalla. /////////////.

Depuis le début de la rébellion du groupe islamiste radical Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria, le conflit a fait près de 36.000 morts et deux millions de déplacés. En 2016, le groupe s’est scindé, avec d’un côté la faction historique et de l’autre Iswap, reconnu par l’organisation Etat islamique (EI)./////////////.

Samedi le président Muhammadu Buhari a promis que son administration consacrerait “toutes les ressources disponibles” pour lutter contre le banditisme, les enlèvements et les meurtres, d’après le quotidien This Day. /////////////.

Sa déclaration intervient après qu’il a été révélé que trois des nombreux étudiants enlevés par des bandits dans le nord du pays mardi ont été tués, selon le portail d’informations Sahara Reporters.

Avec AFP/VOA

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République centrafricaine : une panne d’électricité plonge à nouveau la capitale Bangui dans le noir

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Image d’illustration d’un technicien de l’ÉNERCA en pleins travaux

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 avril 2021, 14:01:31 ( Corbeaunews-centrafrique ). Toute la capitale Bangui a été plongée  dans l’obscurité vendredi soir suite à une gigantesque panne d’électricité causée par un vent violent qui a renversé sur la route de Boali cinq pilonnés qui transportent les câbles de haute tension depuis la centrale électrique de Boali, selon le Directeur général de l’énergie centrafricaine (ÉNERCA).

 

 

La panne est due au renversement par un vent violent de cinq pylônes de transport  des câbles de haute tension au niveau du village Danzi, situé à 22 kilomètres de Bangui sur la route de Boali.

«  Durant la pluie d’hier, on a constaté un déclenchement, et les tentatives de réalimentation de la ville de Bangui n’ont pas abouties. Et après la population nous a appelés pour signaler des chutes de pylônes. C’est ainsi que nos équipes se sont déplacées pour faire le constat. C’est un constat vraiment alarmant parce que le niveau de dégâts est énorme. On peut même le qualifier de catastrophe. Vous l’avez constaté vous-même depuis hier que  ces dégâts ont fait que nos usines de Boali ne peuvent plus acheminer leur production jusqu’à Bangui. Donc il ne nous reste que la centrale thermique actuellement qui ne nous permet pas  de répondre toute la charge », a déclaré Thierry Béndima, Directeur général  de l’énergie centrafricaine (ÉNERCA).

Pour l’heure, une équipe d’ingénieurs est à pied d’œuvre pour remédier au problème.

« Là aujourd’hui, on est en train de démonter. On fera le point, et l’on vous tiendra au courant, mais c’est un travail qui va prendre du temps parce que déjà sur le marché on n’a pas la disponibilité du matériel. Là c’est déjà un handicap.  Donc on va faire le point, et d’ici trois jours on vous dira  combien de temps on mettra pour remettre toutes ces installations en place », ajoute le Directeur général de l’ÉNERCA. D’après lui, certaines pièces  de ces pylônes ont été volées  et remplacées. Les nouvelles pièces ne sont pas en mesure de supporter le vent violent.

La dernière destruction d’un pylône de l’ÉNERCA remonte  en 1986.

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : la cour constitutionnelle dirigée par madame Danielle Darlan perd toute sa crédibilité

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Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La colère ne faiblit pas. Près d’une semaine après la publication des résultats du deuxième tour  des législatives et premier tour des partielles du 14 mars 2021 par la cour constitutionnelle, des voix s’élèvent dans plusieurs villes de l’arrière-pays,   mais aussi dans la capitale pour dénoncer le dernier verdict de la cour constitutionnelle.

 

De Paoua en passant par Bozoum jusqu’à Bogangolo  pour arriver à Bimbo, des voix s’élèvent pour dénoncer la corruption qui gangrène le cœur de notre système judiciaire, en particulier la cour constitutionnelle.

« Comment comprendre qu’une communauté comme à Paoua ou Bozoum choisit un candidat pour la représenter à l’Assemblée nationale, et que la cour constitutionnelle décide à son propre niveau de passer outre ce chois ? », regrette Pierre Kouloundji, un enseignant à Bozoum, dont  les élections législatives viennent d’être invalidées par la cour constitutionnelle pour la seconde fois.

Au même moment, à Paoua,  dans la deuxième circonscription, on se dit outrer par le verdict  de la cour constitutionnelle qui invalide la victoire du candidat indépendant Dotar  Ngonguene face à Timoléon Mbaïkoua, le fils de la maire de Paoua. Pour eux, la raison de cette invalidation est une véritable dose d’imagination fertilement injustifiée.

Rappelons que monsieur Timoléon Mbaïkoua, membre de la plateforme présidentielle Béoko, et candidat du Parti Centrafricain pour un Développement intégré (PCDI) aux législatives du 14 mars dans la deuxième circonscription de Paoua, et accompagné de son frère cadet Edgar Mbaïkoua et le sulfureux Arsène Boro, sont partis voir le Président de l’autorité nationale des élections quelques jours avant la proclamation des résultats provisoires des législatives pour tenter de le corrompre avec une somme de 5 millions de francs CFA afin qu’il puisse renverser la situation. Face au refus de ce dernier, il promet d’aller voir les membres de la cour constitutionnelle avec une colossale somme de 10 millions de francs CFA pour annuler ces élections dans sa circonscription. Effectivement c’est ce qui a été fait, et la justice invalide la victoire de Monsieur Dotar  Ngonguene pour des raisons imaginaire : Rupture du principe de l’égalité des candidats. Incroyable nom ? Surtout si l’on sait que monsieur Timoléon Mbaïkoua est le fils de maire de Paoua, fils du premier rebelle centrafricain et petit frère du maire de Bétoko ?

En plus, la cour constitutionnelle accuse Monsieur Dotar  Ngonguene d’avoir battu compagne hors délai, c’est-à-dire le samedi 13 mars 2021. Incroyable surtout si l’on compare à la victoire contestée de sa sœur Virginie Mbaïkoua dans la circonscription de Bégoua ou son challenger avait contesté  pour la simple raison qu’elle avait battu campagne hors délai constitutionnel en distribuant illégalement des aides humanitaires de l’UNHCR. Mais la cour ferme ses yeux sur ce recours pour valider celui de Paoua 2.

Cependant, à Bangui, dans le huitième arrondissement, le candidat malheureux Arsène Angouré accuse par contre les juges de la cour constitutionnelle d’avoir bouffé ses 25 millions de francs CFA sans traiter correctement son cas. Même à Bimbo 5, c’est le même son de cloche. Il y’avait des manifestations devant la cour pour dénoncer cette mauvaise pratique mafieuse.

Pour ces législatives, les dégâts causés par la cour constitutionnelle sont énormes. Le cas de Monsieur Samuel Stanislas Zoumbeti est patent. Sa victoire est invalidée pour la seconde fois face à ses concurrents.

Affaire à suivre….

 

 

Covid-19 : l’Afrique, (enfin) à l’heure du vaccin ?

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Institut Pasteur de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.


Bangui, République centrafricaine,
samedi, 24 avril 2021, 10:57:42 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Pendant que le monde entier se lance dans une course au vaccin contre la Covid-19, le continent africain entend, lui aussi, se mettre à l’heure universelle. Représentant 16 % de la population mondiale, l’Afrique produit pour l’instant 0,1% des vaccins et représente près de 2% des 690 millions de doses de vaccins contre la Covid déjà administrées dans le monde, selon l’OMS. Ainsi, ce sont plus de 13,6 millions de doses de vaccin qui ont déjà été administrées en Afrique.

Cependant, l’Afrique entend bien jouer son rôle dans cette course aux vaccins alors que le nombre de cas augmente. En effet, certains pays du continent ont décidé de financer des recherches pour trouver leur propre vaccin contre le coronavirus, comme l’Égypte et le Nigeria.

D’autres pays préfèrent adopter une toute autre stratégie. Cette dernière consiste à produire localement des vaccins étrangers. Ces vaccins locaux seront dans un premier temps distribués aux populations locales avant d’être exportés ailleurs dans le continent. C’est le cas de pays comme le Maroc, le Sénégal ou encore l’Afrique du Sud où le laboratoire américain Johnson & Johnson (J&J) a conclu le 2 novembre 2020 un accord avec le groupe sud-africain Aspen pour produire et distribuer son vaccin sur le continent.

Ces efforts nationaux sont en phase avec l’action de l’Union Africaine qui va commander 672 millions de doses pour couvrir 38% de la population africaine d’ici la fin 2022, dans le cadre de son initiative African Vaccine Acquisition Task Team (AVATT).

Enfin, à l’instar des autres continents touchés par la pandémie, l’Afrique a vu son système sanitaire mis à rude épreuve. Dès la sortie de cette crise, la question de la réforme du système sanitaire se posera et la volonté d’y parvenir sera primordiale.

Car, comme dit l’adage, «mieux vaut prévenir que guérir».

 

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DE LA LÉGALITÉ ET DE LA LÉGITIMITÉ DU GOUVERNEMENT POST-INVESTITURE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 avril 2021, 10:42:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après un quinquennat tumultueux soldé par un bilan mitigé, le peuple souverain a bravé l’inconfort du climat sécuritaire pour renouveler sa confiance au président de la république pour un second mandat de cinq (5) ans. Au delà de de toutes contestations tacites ou manifestes de la classe politique centrafricaine, l’élu de la nation est désormais le président de tous ceux qui se réclament centrafricains. Cette confiance qui s’apparente à un chèque en blanc est assortie de façon insipide d’une obligation de résultats contrairement aux précédent mandat.

 

Ce nouveau quinquennat semble mal commencé du point de vue juridique car le président de la république hésite à mettre en place un nouveau gouvernement pour l’accomplissement de sa nouvelle feuille de route. N’oublions pas qu’officiellement le pouvoir centrafricain a hérité la tradition d’un régime présidentiel où la totalité du pouvoir exécutif est détenu par un président élu au suffrage universel et que ce dernier est irresponsable devant le parlement.

N’étant à contrario pas un régime parlementaire même s’il y a un semblant d’équilibre basé sur le principe de la séparation de pouvoir prôné par Montesquieu, le président de la république n’a pas à attendre la coloration et la trajectoire rectiligne de l’assemblée nationale pour mettre en place un gouvernement même provisoire.

Il est évident que conformément aux dispositions de l’article 33 de la constitution qui donne mandat au président de la république de nommer un premier ainsi que les membres du gouvernement, la constitution du 30 mars 2016 est muette sur l’obligation de désigner un nouveau gouvernement immédiatement après son investiture.

Ce vide juridique est comblé en filigrane par une pratique politique qui n’a pas de fondement juridique mais relève simplement d’une vieille et constante coutume ou tradition républicaine. Vous conviendrez avec cette analyse qu’un président de la république élu pour un mandat ne peut mettre en place un gouvernement au delà de la limite de son mandat. Logiquement, le gouvernement actuel devrait remettre par courtoisie républicaine sa démission au président de la république dans les jours qui suivent l’investiture et le gouvernement démissionnaire en retour doit assurer l’intérim en se consacrant exclusivement à l’évacuation des « affaires courantes » jusqu’à la désignation du nouveau gouvernement.

Sachant qu’un gouvernement intérimaire ne peut prendre des grandes   décisions qui engagent la vie de la nation, le citoyen lambda s’interroge :

Le gouvernement actuel est-il légal et légitime ?

Peut-on affirmer que c’est logique que certains membres du gouvernement ont fait plus d’années que la durée du quinquennat si ce n’est d’évacuer les affaires courantes ?

Au regard de l’absence d’une Assemblée nationale constituée, combien de temps ce gouvernement continuera à accompagner le président de la république ?

En attendant l’organisation du deuxième tour partiel des législatives, le pouvoir ne va t-elle pas enregistré de retard dans l’amorce du second quinquennat ?

Imaginons par projection que le président de la république n’était pas réélu, le nouveau élu de la nation devrait tourner au ralenti sachant qu’un gouvernement intérimaire n’a que de pouvoirs réduits ?

Au delà de toutes polémiques doctrinales, jurisprudentielles et juridiques sur la problématique de la légalité et de la légitimité du gouvernement actuel, nous exhortons le président de la république de désigner un chef du gouvernement à sa convenance le plus rapidement possible quitte à le démettre ou le reconduire après la configuration et la composition définitive de l’assemblée de la septième législature…

sachez que votre choix de l’opportunité peut attendre mais l’intérêt supérieur de la nation ne dépend pas de petits calculs politiciens et partisans.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 23 avril 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

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Au Tchad, la priorité de l’ONU est de « désamorcer les tensions et de préserver la paix »

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Au Tchad, la priorité de l’ONU est de « désamorcer les tensions et de préserver la paix »

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Suite à la mort de M. Déby Itno annoncée mardi, un « Conseil militaire de transition » (CMT) dirigé par l’un des fils du Président défunt, Mahamat Déby Itno, a pris le pouvoir au Tchad.

« Ce qui nous importe le plus maintenant est d’aider à désamorcer les tensions et à préserver la paix dans le cadre de notre mandat de prévention des conflits », a déclaré jeudi le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, en réponse aux questions de journalistes.

« Nous allons consulter étroitement les partenaires africains sur la meilleure façon de soutenir le pays dans les prochains jours », a ajouté M. Dujarric.

Selon les informations rapportées par les médias, l’armée tchadienne quadrillent la capitale N’Djamena, un couvre-feu y a été instauré et les frontières du pays sont fermées jusqu’à nouvel ordre.

« Je pense qu’il est important que tous les acteurs politiques et autres au Tchad restent calmes, s’abstiennent de toute violence supplémentaire qui pourrait nuire aux civils et compliquer davantage une situation difficile », a déclaré le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.

Mardi, le CMT avait annoncé qu’il s’engageait à organiser des élections libres et démocratiques à l’issue d’une transition de 18 mois renouvelables.

« Nous attendons également avec intérêt d’aider les parties prenantes tchadiennes à œuvrer en faveur d’une élection pacifique et inclusive menant à la nomination d’une nouvelle direction civile », a précisé M. Dujarric.

L’ONU travaille avec ses partenaires africains, notamment l’Union africaine (UA) et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), « sur une position concertée sur la meilleure façon de soutenir le pays », a-t-il ajouté.

Environ 1.800 membres du personnel onusien.

Dans une région aussi complexe qu’est le Sahel, le Tchad est un terrain de travail humanitaire et de développement pour les Nations Unies. Environ 1.800 membres du personnel onusien travaillent au Tchad. Une équipe-pays des Nations Unies sous la direction d’une Coordinatrice-résidence fédère le travail des différences agences onusiennes dans le pays.

« Nous poursuivons bien entendu, notre travail humanitaire et notre aide à la population », a assuré le porte-parole, qui a rappelé notamment le travail de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) en faveur des réfugiés centrafricains présents sur le territoire tchadien.

Bien que le Tchad soit un partenaire essentiel de l’ONU dans la lutte contre le terrorisme et l’insécurité au Sahel, les Nations Unies ne dispose pas de mandat politique ou sécuritaire dans ce pays contrairement à d’autres pays de la région élargie tels que le Mali, le Soudan, la Libye ou la République centrafricaine (RCA).

« Nous nous concentrons maintenant sur le travail avec les partenaires africains parce que c’est quelque chose qui est avant tout un problème régional, un problème sous-régional », a souligné M. Dujarric, en référence aux collaborations de l’ONU avec l’UA et la CEEAC.

Pour l’ONU, ce qui se passe au Tchad est une situation où différents acteurs de la communauté internationale ont des rôles différents à jouer. « Ils ont différents leviers de pouvoir, mais l’important est d’assurer le calme au Tchad et un retour au régime civil », a insisté le porte-parole.

Alors que le Tchad organise vendredi les funérailles de M. Déby Itno, le drapeau de l’ONU a été mis en berne au siège des Nations Unies à New York en hommage au Président défunt.

François Louncény Fall, le Représentant spécial et chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), est à N’Djamena pour représenter le Secrétaire général de l’ONU aux funérailles de M. Déby Itno. « Il restera à N’Djamena pendant plusieurs jours pour initier des contacts et aussi pour rencontrer un éventail de parties prenantes afin d’encourager la cohésion nationale en ces temps difficiles », a précisé le porte-parole du Secrétaire général.

Avec Minusca

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RCA : les mercenaires russes et syriens ont quitté la ville de Yalinga pour Sam-Ouandja

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Des mercenaires russes en poste. Photo CNC /

 

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 avril 2021, 03:11:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). La joie des habitants de cette ville est de courte durée. Vingt-quatre heures après leur arrivée dans la ville de Yalinga, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Haute-Kotto, les mercenaires russes et syriens ont quitté la ville à destination  de Sam Ouandja, dans la commune d’Ouadda, non loin de la frontière avec le Soudan.

 

Selon des sources locales, la présence des mercenaires russes et syriens dans la ville de Yalinga est pour préparer l’arrivée de leur hélicoptère  dans la ville pour récupérer leurs combattants  morts et blessés lors des affrontements avec les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la localité de Manzala, située à 24 kilomètres de Bria, puis à Kpava, une commune située à 72 kilomètres sur l’axe Yalinga.

Finalement, ils ont repris ce vendredi matin la route de Sam Ouandja, au nord de la ville, non loin de la frontière avec la République du Soudan.

On ignore pour l’instant leur destination finale, alors qu’on croyait que leur objectif était d’atteindre la ville de Bakouma, dans le Mbomou, au sud-Est de la rca.

Mais n’oublions pas aussi que la ville de Sam Ouandja,  dans la sous-préfecture d’Ouadda, sert de plaques tournante important pour le trafic d’armes pour les groupes armés en République centrafricaine. L’extraction artisanal de diamant est également active dans la commune.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

République centrafricaine : profonde division au sein du parti au pouvoir, les cœurs unis

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Le siège du parti présidentiel MCU au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui, le 18 juillet 2019. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 avril 2021, 05:19:19 ( Corbeaunews-centrafrique ). Qui sera le prochain candidat de la majorité présidentielle  au perchoir  de l’Assemblée nationale ? C’est une question qui divise fortement  les partisans de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji (SMS), également premier secrétaire exécutif du parti au pouvoir, les cœurs unis (MCU),  et ceux de son successeur, l’actuel premier ministre et son concurant au perchoir Firmin NGRÉBADA.

 

Les 25 députés nouvellement élus sous la bannière du mouvement des cœurs unis (MCU) se sont donnés rendez-vous au siège du parti la semaine dernière pour qu’ensemble, ils définissent une stratégie unique en vue de la désignation de leur prochain candidat au perchoir de l’Assemblée nationale. Malheureusement, cette réunion n’avait pas eu lieu, et certains de ces élus n’auraient pas accepté  que certains candidats, en l’occurrence l’ancien premier ministre et patron actuel de leur parti, Simplice Mathieu Sarandji soit mis à l’écart du jeu par l’actuel premier ministre Firmin NGRÉBADA. Aussitôt, s’est éclaté au grand jour la division au sein du parti au pouvoir, le MCU,  entre ceux dont la référence est le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, et ceux qui jurent qu’au nom de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.

Selon un député membre du parti au pouvoir, le nombre de ses collègues favorables à l’ancien premier ministre serait supérieur à celui de l’actuel premier ministre qui, etre temps, avait, pour ledit besoin, financé les campagnes des candidats recalés de MCU élus députés.  Mais le jeu avant- toute autre stratégie, selon des sources au sein du parti, c’est d’écarter purement et simplement de la course tout autre candidature que celle de ce dernier, très impopulaire au sein du MCU.

Notons que depuis le mois dernier, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji est évacué sanitairement à l’étranger.  On soupçonne l’actuel premier ministre Firmin NGRÉBADA de l’avoir atomisé afin d’avoir la voie libre pour le perchoir.

Rappelons que Le mouvement des cœurs unis, partis au pouvoir, sous l’impulsion du premier ministre Ngrebada, qui ne peut plus compter sur ses candidats pour avoir la majorité absolue de 71 députés à l’Assemblée nationale, multiplie de basses manœuvres avec des billets de banque. Selon nos sources, les députés indépendants, élus fraîchement, seraient plus convoités par le parti au pouvoir.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : arrestation arbitraire, le chef du personnel et le comptable de la Société TIMBERLAND interpellés par la police à Berberati

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Un véhicule de patrouille de la police centrafricaine de passage lors du défilé du 13 août 2020 sur l’avenue des martyrs. Photo CNC

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 avril 2021, 05:19:49 ( Corbeaunews-centrafrique ). Même si le chef de la police de Berberati, dans la Mambéré Kadéi,  tente de se justifier, mais l’affaire prend déjà une autre ampleur. Le commissaire, qui se dit frère du chef de l’État, se retrouve dorénavant dans un sale drap et couvert de honte.

 

En effet, tout a commencé ce jeudi 22 avril aux environs de 21 heures par une descente musclée des éléments de la police dans un bar dancing au plein centre-ville de Berberati dénommé MT pour interpeller le chef du personnel et le comptable de la société Timberland pour une affaire  privée concernant le comptable et sa concubine.  Or, selon le comptable, cette affaire est déjà devant la gendarmerie, et le délai de réponse à la convocation est pour le 25 avril prochain. Malgré les explications du comptable, ces éléments de la police dirigée par un capitaine ordonnent au comptable et le chef du personnel de monter dans leur véhicule. Incroyable !

En arrivant au commissariat, le commissaire et le chef de l’opération ont constaté qu’ils se sont largement trompés du motif de l’arrestation de ces deux présumés suspects. Il décide alors de changer pour infliger à ces responsables de la société d’être de connivence avec les rebelles de la CPC pendant leurs prise des villages NASSOLE et BABAZA. En conséquence, ils doivent payer chacun 250 009 francs CFA avant leur libération.

Au même moment, l’affaire prend une autre tournure. Le préfet et le procureur de Berberati ont tenté en vain de joindre le commissaire et le chef de l’opération. Ils sont obligés de descendre au commissariat pour retrouver le commissaire. Ils lui ordonnent de libérer les deux personnels de la société TIMBERLAND, mais celui-ci refuse toujours.

Entre temps, le commissaire confisque les deux téléphones portables des deux suspects pour donner aux Mercenaires russes pour analyse, mais la réponse est négative. Ne sachant plus quoi faire, le commissaire est obligé de les libérer aujourd’hui vendredi peu avant midi.

Pendant ce temps, le Procureur compte saisir le chef hiérarchique du commissaire à Bangui pour non respect des ordres du supérieur.

Notons que le commissaire de Berberati se dit le frère du chef de l’État Faustin Archange Touadera, et que rien ne peut lui arriver.

Mais le seul problème qui va peut-être voir le jour, le ravitaillement en carburant et vivre de ce commissariat qui ne provient que de la société TIMBERLAND.

Affaire à suivre.

 

 

Tchad : dans les coulisses des obsèques très diplomatiques d’Idriss Déby

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/macron-et-mahamat-deby-450×225.jpg” alt=”Emmanuel Macron prend place à côté de Mahamat Idriss Deby, désormais Président du comité militaire de transition (CMT) qui dirige le pays, au funerail de son père Idriss Déby Itno, le 23 avril 2021.” width=”450″ height=”225″ />
Emmanuel Macron prend place à côté de Mahamat Idriss Deby, désormais Président du comité militaire de transition (CMT) qui dirige le pays, au funerail de son père Idriss Déby Itno, le 23 avril 2021.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 24 avril 2021, 03:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les obsèques d’Idriss Déby ont eu lieu ce vendredi 23 avril à N’Djamena. Jeune Afrique vous emmène dans les coulisses de ce dernier hommage qui, entre Emmanuel Macron, Mahamat Idriss Déby et les présidents du G5 Sahel, prend des airs de sommet diplomatique.

 

Plusieurs chefs d’État et représentants d’institutions internationales ont fait le déplacement à N’Djamena ce vendredi 23 avril pour les obsèques d’Idriss Déby Itno. Les présidents Faure Gnassingbè, Alpha Condé, Félix Tshisekedi ou encore Faustin-Archange Touadéra étaient ainsi présents place de la Nation pour rendre hommage au maréchal.

En revanche, Paul Biya et Ali Bongo Ondimba se sont faits représenter, respectivement par leur ministre délégué à la Défense, Joseph Beti Assomo, et par la Première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda. Les chefs d’État membres du G5 Sahel, eux, étaient déjà sur place la veille, tout comme Emmanuel Macron. Dès son arrivée, le président français, qui avait appelé mardi Hinda Déby Itno, la première dame, s’est entretenu avec le fils du défunt, Mahamat Idriss Déby, désormais président du Comité militaire de transition (CMT) qui dirige le pays.

Le président français Emmanuel Macron salue le président mauritanien Mohamed Ould El Ghazouani aux côtés du président nigérien Mohamed Bazoum après une rencontre avec les dirigeants africains des pays du Sahel la veille des funérailles du président tchadien Idriss Déby à N’Djamena, au Tchad, le 22 avril 2021.

Emmanuel Macron a ensuite rejoint ses homologues Mohamed Bazoum, Bah N’Daw et Mohamed Ould Ghazouani, ainsi que Moussa Faki Mahamat, le président de la commission de l’UA, pour faire un point avec eux sur la transition tchadienne. Faki Mahamat s’était entretenu en tête à tête le 21 avril avec Mahamat Idriss Déby, lequel avait également reçu, le même jour, Mahamat Saleh Annadif, le représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel.

 

Pas de retrait des troupes tchadiennes au Sahel

Le chef du CMT avait déjà multiplié le même jour ainsi que la veille les entretiens avec les principales personnalités tchadiennes : responsables de partis, présidents d’institutions, anciens Premiers ministres (Delwa Kassiré Coumakoye, Haroun Kabadi, Emmanuel Nadingar, Kalzeube Pahimi Deubet, Albert Pahimi Padacké) ou encore l’ex-président Goukouni Weddeye.

Le vendredi matin, avant la cérémonie d’hommage national, les chefs d’État membres du G5 Sahel et Emmanuel Macron se sont une nouvelle fois entretenus avec Mahamat Idriss Déby et les principaux responsables du CMT. Ils ont répété leur souhait de voir rapidement des personnalités civiles intégrer le dispositif de transition, pour l’instant exclusivement militaire, et la nécessité d’entamer un dialogue avec la société civile et l’ensemble de la classe politique tchadienne. Les présidents sahéliens ont aussi affiché leur disponibilité pour aider les nouvelles autorités de N’Djamena en ce sens.

 

MAHAMAT IDRISS DÉBY S’EST MONTRÉ « SOUCIEUX D’OBTENIR LE SOUTIEN FRANÇAIS ET RÉGIONAL »

De son côté, Mahamat Idriss Déby s’est montré, selon une source diplomatique au coeur des discussions, « conscient de ces enjeux politiques et de la pression internationale, mais aussi soucieux d’obtenir le soutien français et régional ». Affichant une certaine cohésion, le fils d’Idriss Déby Itno et les officiers du CMT savent leur marge de manoeuvre étroite. Désireux de garder leur rang au sein du G5 Sahel, ils sont surtout toujours sous la menace des rebelles du Front pour l’alternance et la concorde au Tchad (FACT) qui, même s’ils ont été affaiblis par les derniers combats, pourraient reconstituer leurs forces et tenter de repasser à l’offensive.

En gage de bonne volonté, les nouveaux maîtres de N’Djamena n’ont pas, contrairement à des rumeurs persistantes ces dernières heures, ordonné à leur bataillon de 1 200 hommes déployé au sein de la force conjointe du G5 Sahel de rentrer au Tchad. Des troupes tchadiennes ont bien quitté le nord du Burkina Faso, où elles étaient en mission ces dernières semaines, mais pour rejoindre, comme cela était planifié, leur base de Téra, au Niger, proche de la zone des trois frontières où elles mènent des opérations.

 

Par Jeune Afrique

L’armée tchadienne a tenté d’éliminer un chef rebelle avant les funérailles de Déby

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L’armée tchadienne a tenté d’éliminer un chef rebelle avant les funérailles de Déby

Bangui ( République centrafricaine ) – Alors que des milliers de personnes, dont de nombreux dignitaires étrangers, se sont rassemblées vendredi à N’Djamena, la capitale du Tchad, pour les funérailles nationales du président Idriss Deby Itno, les rebelles du Front pour le Changement et la Concorde au Tchad (FACT) ont déclaré que des avions de guerre ont bombardé leurs positions.

Selon les FACT, l’attaque est survenue mercredi soir dans le but de tuer leur chef, Mahamat Mahadi Ali. Ils ont accusé la France d’avoir soutenu ce raid par une surveillance aérienne.

“Notre commandement a été bombardé sur ordre de la junte militaire avec la complicité d’agences étrangères présentes dans notre pays”, a déclaré FACT dans un communiqué.

Le groupe, qui a été formé par des officiers dissidents en 2016 et n’est pas lié aux islamistes, n’a pas précisé où se trouvait le poste de commandement ni donné de détails sur les éventuelles victimes ou dommages.

L’armée française a quant à elle déclaré vendredi qu’elle n’avait pas effectué de frappes aériennes cette semaine au Tchad. L’armée tchadienne n’a pas répondu à une demande de commentaire.

Des sources diplomatiques et militaires françaises ont indiqué que Paris envisagerait sérieusement d’intervenir si les rebelles se rapprochaient de N’Djamena et menaçaient la stabilité du pays.

Avec VOA

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Décès d’Idriss Déby : la France réitère son soutien au Tchad

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Décès d’Idriss Déby : la France réitère son soutien au Tchad

 

Bangui ( République centrafricaine ) – Lors des funérailles d’Idriss Déby, le président français Emmanuel Macron a rappelé la position de la France qui est de soutenir la stabilité du Tchad qui joue un rôle clé dans la sécurité au Sahel.

La France ne laissera jamais personne, ni aujourd’hui, ni demain, remettre en cause la stabilité et l’intégrité du Tchad“, a donc déclaré le président français dans la capitale tchadienne.

Des propos qui ne sont pas passés inaperçus. Pour Emma Cailleau, la porte-parole de l’ONG Survie, cette déclaration du président français est à classer dans le registre du soutien classique de la France aux dictatures. Une situation qui perdure selon elle depuis les années 1960.

“Ces propos d’Emmanuel Macron confirment la continuité de la Françafrique dans laquelle il s’inscrit. Sur la question de l’intégrité et de la stabilité, on peut se demander si le peuple tchadien a la même perception que lui de l’intégrité et de la stabilité du pays. Depuis les indépendances c’est ce même argument qui a conduit la France à soutenir différents régimes. On voit bien que le seul enjeu réel est celui de la position de la France au Sahel. C’est une vision à court terme car les populations demandent l’alternance démocratique.”

Cérémonie d’hommage à Idriss Déby : Emmanuel Macron salue “un ami

Pour l’analyste politique Yann Gwet, la présence d’Emmanuel Macron à la cérémonie d’hommage à Idriss Déby n’est pas surprenante, bien qu’elle soit à la fois problématique et ambiguë, au vu de la manière dont les évènements se sont déroulés après l’annonce du décès d’Idriss Déby.

Une position française ambiguë.

“La France entretient des relations avec le Tchad depuis de nombreuses années, depuis au minimum les années 1990 et bien avant. Elle a des intérêts très importants au Tchad et à ce titre, il était tout à fait attendu, voire tout à fait normal, que le président français soit présent. Mais d’un autre côté, cette présence me semble problématique vu qu’elle intervient dans un contexte politique bien particulier.”

L’après Idriss Déby pour le Tchad, la France et le Sahel.

C’est dans ce contexte particulier que le président français Emmanuel Macron a toutefois appelé le Conseil militaire de transition, présidé par Mahamat Idriss Déby Itno, à promouvoir la “stabilité, l’inclusion, le dialogue et la transition démocratique”.

Avec DW français

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Centrafrique : François Bozizé, jusqu’à la dernière balle ?

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L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 avril 2021 21:37:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Mi-mars, François Bozizé a pris la tête de la coalition rebelle en Centrafrique avec un objectif : renverser Faustin-Archange Touadéra. De retour dans le maquis, l’ancien président paraît en mauvaise posture mais il a toujours su se tirer des mauvais pas.

 

Le soleil vient de se lever sur la savane du nord de Kabo. Quelques collines de forêt plus ou moins denses rompent l’émeraude monotonie de ce paysage constellé de cours d’eau se remplissant au gré des pluies. On y croise quelques hippopotames, plus rarement une parade d’éléphants. Les villages sont peu nombreux. Quelques campements de braconniers s’établissent de temps à autre dans cette région bordée par les parcs du Nana-Barya et du Bamingui. Ici, où les pistes s’effacent au rythme des saisons, ceux qui défient les lois ont peu de chances de se faire prendre.

 

Vie en brousse

 

Dans leur camp, la trentaine de personnes qui accompagnent François Bozizé s’agitent alors que la faune s’éveille. Certains sont chargés de la logistique et préparent les véhicules. D’autres s’occupent de la nourriture et des cases où l’ancien président a passé la nuit. D’autres encore gèrent sa sécurité.

 

Le confort est spartiate. L’ancien général dispose d’un matelas et d’un nécessaire de toilette.

 

À 74 ans, il mange peu et, depuis qu’il s’est converti au christianisme céleste au Bénin voici plusieurs décennies, il évite l’alcool et consomme peu de viande. « Cela fait longtemps qu’il a une hygiène de vie stricte. Vivre en brousse ne lui pose aucun problème », assure un familier, qui lui parle plusieurs fois par semaine.

 

L’ancien chef de l’État a conservé un téléphone centrafricain, sur lequel un cercle rapproché continue de le joindre. Parfois, la communication passe par WhatsApp mais, le plus souvent, les discussions ont lieu grâce au réseau téléphonique classique. François Bozizé se moque de pouvoir être repéré par les grandes oreilles de Bangui : dans cette zone difficile d’accès et facilement défendable, il plie bagage tous les deux jours, le long de la frontière entre la Centrafrique et le Tchad, où la ville de Sahr reste à portée de pick-up. Depuis plusieurs mois, l’ancien président a éloigné ses proches pour des raisons de sécurité.

 

« Bozizé n’est pas fou »

Son fils, Jean-Francis, effectue des allers-retours depuis son propre lieu de retraite. Seul son directeur de cabinet, Bernard Bonda, reste en permanence à son côté. François Bozizé se tient informé des activités de son parti, le Kwa Na Kwa (KNK), même s’il en a quitté la présidence en mars. Il tente surtout de coordonner les activités politiques et militaires de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), dont il a alors pris la tête et au sein de laquelle son conseiller Jean-Eudes Teya et le porte-parole Abakar Sabone font office de relais, notamment avec Noureddine Adam.

 

SI BOZIZÉ A OFFICIALISÉ SA PRISE DE COMMANDEMENT, C’EST QU’IL A UN PLAN POUR REPARTIR DE L’AVANT

La coalition est aujourd’hui sur le reculoir. Depuis février, l’armée centrafricaine, aidée par ses alliés rwandais et russes, a repris nombre de localités aux rebelles, qui n’ont souvent pas cherché le combat, privilégiant le repli. La CPC a aussi perdu deux de ses chefs : Sidiki Abbas, chef du groupe Retour, Réclamation et Réhabilitation (il est décédé), et Ali Darassa, leader de l’Union pour la paix en Centrafrique, qui a annoncé son retrait – sans toutefois convaincre le gouvernement. « Ali Darassa a déjà fait de telles déclarations dans le passé et il s’est retourné contre nous, rappelle une source à Bangui. Il y trouve sans doute un intérêt pour s’assurer le contrôle de territoires et de mines. »

 

« La CPC est en mauvaise posture, confirme un proche de la coalition. Mais sa capacité de nuire est réelle, même si Ali Darassa a pris officiellement ses distances. Si Bozizé a officialisé sa prise de commandement, c’est qu’il a un plan pour repartir de l’avant. Il n’est pas fou ! »

 

Surtout, l’ancien général, nommé du temps de Jean-Bedel Bokassa, a de l’expérience. En Centrafrique comme nulle part ailleurs, les situations peuvent se retourner en très peu de temps et Bozizé le sait pour l’avoir vécu. Fin 1981, alors qu’il est depuis peu le ministre de l’Information d’André Kolingba, il est pris dans les batailles de leadership de Bangui, où s’entremêlent les influences de la France, du Gabon d’Omar Bongo Ondimba et du Zaïre de Mobutu Sese Seko. La marmite déborde en mars 1982.

 

« Tôt ou tard, je reviendrai »

Dans la nuit du 2 au 3, Bozizé se rend à la radio nationale pour, dira-t-il plus tard, « dénoncer les intentions hégémoniques de Kinshasa ». Aussitôt, Kolingba l’accuse de fomenter un putsch pour le compte d’Ange-Félix Patassé. Il donne l’ordre à la garde présidentielle de s’emparer du bâtiment.

 

Heureusement pour lui, le talkie-walkie du général Bozizé est branché sur la même fréquence que celle de la garde. Le pourchassé prend le temps de prononcer quelques phrases à l’antenne avant de courir se réfugier de justesse chez Alphonse Mbaïkoua, un général proche de Patassé. L’assaut sur ce refuge est donné le lendemain en fin de matinée. Caché entre un toit et un plafond, Bozizé en réchappe. Il quitte le pays vers la France puis le Bénin.

 

IL DISPOSE D’UNE ASSISE POPULAIRE ET DE SOUTIENS AU SEIN DE L’ARMÉE, CE QUI INQUIÈTE LE GOUVERNEMENT

Cet exil n’est que le premier. En mai 2001, devenu un pilier du régime Patassé, il est soupçonné de vouloir renverser le gouvernement. Sentant le vent tourner, Bozizé prend la fuite vers le Tchad et mène de régulières incursions en Centrafrique, sans succès, Patassé recevant des renforts de la Libye de Mouammar Kadhafi ou du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba.

 

Le temps et le manque de soutien de la France envers Patassé finissent par jouer en faveur de Bozizé. Le 15 mars 2003, alors que le président centrafricain est au Niger, Bozizé et ses mercenaires tchadiens (recrutés grâce à l’argent de Brazzaville et Libreville) s’emparent de Bangui. Ange-Félix Patassé, qui a pris l’avion en urgence depuis Niamey, arrive trop tard et déroute son appareil vers le Cameroun, avant de trouver refuge, abandonné par ses pairs d’Afrique centrale, à Lomé. Bozizé a atteint son objectif : le pouvoir.

 

« Poursuivre le combat jusqu’au bout »

Mais la tragédie centrafricaine n’en est pas à son dernier acte. Une décennie plus tard, Bozizé est renversé. Troisième exil et détermination intacte. De passage dans les locaux de Jeune Afrique en août 2013, il lance : « Tôt ou tard, je reviendrai ». Il lui faudra six ans pour tenir sa promesse. Revenu en Centrafrique fin 2019, il espérait se présenter à la présidentielle un an plus tard.

 

La suite est connue : rejet de sa candidature, alliance avec la CPC et retour au maquis. Croit-il en ses chances ? Il dispose d’une assise populaire et de soutiens au sein de l’armée, ce qui inquiète le gouvernement. En revanche, ses relations avec l’ONU – qui milite pour son arrestation – et dans la sous-région ne sont plus ce qu’elles étaient depuis des années, notamment au Tchad d’Idriss Déby Itno ou au Congo de Denis Sassou Nguesso, pourtant son parrain en franc-maçonnerie. « Mais Touadéra n’a pas non plus de bons rapports avec les pays voisins, qui voient d’un mauvais œil son alliance avec les Russes et son peu d’entrain à soutenir la médiation de la CEEAC », ajoute un diplomate.

 

TOUADÉRA SE SERT DE BOZIZÉ POUR METTRE LA PRESSION SUR L’OPPOSITION À BANGUI. CELA VA-T-IL SE RETOURNER CONTRE LUI ?

François Bozizé, qui sait ses anciens pairs prompts à faire basculer les rapports de forces à Bangui, espère une forme de neutralité de leur part. En attendant mieux ? « Touadéra se sert de Bozizé pour mettre la pression sur l’opposition à Bangui, notamment sur Anicet-Georges Dologuélé, Martin Ziguélé ou Karim Meckassoua. Mais est-ce que cela ne va pas se retourner contre lui ? », s’interroge un expert.

 

Depuis son refuge, François Bozizé guette les faux-pas, déterminé à « poursuivre le combat jusqu’au bout », selon un proche. De ses décennies de luttes clandestines ou intestines, il a acquis une certitude : pour lui, l’exil ne saurait être une fin.

 

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Funérailles nationales du maréchal Idriss Déby Itno à N’Djamena

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Funérailles nationales du maréchal Idriss Déby Itno à N’Djamena

 

Bangui ( République centrafricaine ) – La cérémonie d’hommage au président tchadien Idriss Déby Itno, mort lundi selon l’armée, a débuté vendredi à N’Djamena, en présence de nombreux chefs d’Etats, dont le Congolais Felix Tshisekedi, le Français Emmanuel Macron et le représentant de l’UE Joseph Borrell.

Le cercueil d’Idriss Déby Itno, monté sur le plateau d’un pick-up, recouvert du drapeau national et entouré de soldats de la garde présidentielle, est arrivé place de la Nation.

La cérémonie est diffusée en direct par nos confrères de la télévision nationale.

Mahamat Idriss Déby, fils de l’ancien président et nouvel homme fort du pays, à la tête d’un conseil militaire de transition, est arrivé à la cérémonie en tenue militaire, sous très forte escorte. Il s’est recueilli devant le cercueil de son père, en se mettant au garde à vous.

Emmanuel Macron, en costume noir, a été accueilli par Mahamat Idriss Déby, entouré par de nombreux militaires tchadiens et est assis au côté du nouvel homme fort du Tchad.

Avec AFP/VOA

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La flambée des prix, flambée de l’insécurité alimentaire en RCA

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 vendredi, 23 avril 2021, 08:44:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Alors que les prix sur les marchés avaient déjà augmenté avec la pandémie de COVID 19, l’ensemble des produits importés de premières nécessités connaissent une importante inflation des prix depuis décembre 2020, suite à l’intensification du conflit armé dans le pays.

Des centaines de camions transportant des denrées alimentaires, du matériel humanitaire mais également des produits chimiques pour assainir des eaux ont été bloqués à la frontière avec le Cameroun pendant une longue période. Les prix des produits de base tels que le lait en poudre, le sel, le sucre et les oignons ont enregistré une hausse généralisée de 15 % à 240 % sur les marchés, a indiqué l’Institut centrafricain des statistiques, des études économiques et sociales (ICASEES).

Malgré une reprise progressive des flux de marchandises sur le corridor qui relie Douala à Bangui, certains produits ne cessent d’augmenter et d’autres sont de plus en plus rares. C’est le cas du ciment. C’est ce que confirme Monsieur Ali Blaise-Bienvenu, directeur général de l’ICASEES : « Avant on pouvait comprendre que le corridor Bangui-Douala était bloqué ou perturbé par les événements, mais depuis quelques semaines le trafic commence à devenir fluide et il n’y a pas de raisons que les commerçants continuent à spéculer sur le prix du sac de ciment. ». En effet, indispensable dans le domaine de la construction, le prix du ciment a plus que doublé au cours de ces 6 derniers mois. De fait, de nombreux chantiers sont actuellement suspendus. Cette situation rappelle la hausse du coût du ciment en 2019 qualifiée de vertigineuse par de nombreux médias. A cette période, le sac de ciment de 50 Kg, importé du Cameroun était passé de 8500 à 12.000 F.CFA sur les marchés de la capitale Centrafricaine. Une situation qui avait provoqué d’importantes réunions entre les acteurs du BTP, des banques et des administrations fiscales à Bangui.

Cette situation, qu’il est possible de qualifier de crise, n’est pas sans conséquence pour les populations. Comme l’a indiqué Amnesty International « cette crise qui accentue l’inflation et l’accès des populations aux produits de première nécessité s’avère compliquée, sachant que la RCA est un pays où l’insécurité alimentaire et la malnutrition étaient déjà élevées. »

Ainsi les Centrafricains qui ne disposent ni d’épargne, ni de réserves alimentaires, sont les plus impactés dans un contexte sanitaire et sécuritaire totalement instable. C’est pour cette raison que le directeur général de l’ICASEES appelle les autorités et les opérateurs économiques à se réunir pour trouver ensemble une issue intelligente et durable à cette flambée des prix.

Par Adama Bria

Journaliste

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : les mercenaires russes et syriens ont repris la ville de Yalinga sans affrontement

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les mercenaires russes à Alindao. Photo CNC / Bertrand Yékoua

 

Bria, République centrafricaine, vendredi, 23 avril 2021, 05:46:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après plusieurs heures de route, les mercenaires russes et syriens de la société Wagner, qui ont quitté la ville de Bria mercredi, sont arrivés  à Yalinga, chef-lieu de la sous-préfecture de la préfecture de Haute-Kotto, située à 170 kilomètres de Bria. Ils sont présentement dans la ville, mais les rebelles semblent se retrancher dans les villages environnants.

 

Après plusieurs heures des combats avec les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) dans la localité de Manzala, située à 24 kilomètres de Bria, puis à Kpava, une commune située à 72 kilomètres sur l’axe Yalinga, les mercenaires syriens et russes de la société Wagner sont arrivés à Yalinga dans la nuit du mercredi à jeudi 22 avril 2021 vers minuit.

Sans être accompagnés de soldats de l’armée nationale, les Russes vont bientôt quitter la ville pour la localité de Nzako, puis de Bakouma, située dans la préfecture de Mbomou, au sud-Est du pays.

Selon l’ambassadeur russe en RCA, monsieur  Vladimir Titorenko, ces mercenaires, qu’il les appelle abusement « instructeurs russes »,  ne participent pas aux combats au côté des soldats FACA, mais la réalité sur le terrain est toute autre chose. Dans plusieurs localités comme Alindao, Mbrés, Yalinga, etc.,  on a observé dans ces villes que la présence des mercenaires syriens et russes, parfois des libyens parmi eux, sans les soldats FACA.

Affaire à suivre.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : un contrôleur des impôts retrouvé mort à son domicile de PK14

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Un véhicule de la brigade de la gendarmerie de Bégoua.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 avril 2021, 05:21:17 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’homme a été retrouvé seul sans vie dans la nuit du mercredi à jeudi dans sa maison du village TOUNGOUFARA au pk14 sur axe Boali  par son bailleur qui a constaté malheureusement les faits.

 

 

Selon les premiers éléments d’information recueillis par la gendarmerie de Bégoua qui est appelée sur le lieu, la victime s’appelle GUSTAVE  GREBONGO, âgé d’une cinquantaine d’année, et domicilié seule dans sa nouvelle maison qu’il a louée au village TOUNGOUFARA.

Mais d’après ses proches contactés par CNC, monsieur Gustave a quitté sa famille depuis un certain temps pour louer une nouvelle maison vers pk14 et habite seul. Selon les témoignages des habitants de son village TOUNGOUFARA , il serait sous l’emprise de l’alcool.

« Chaque jour, on le retrouve toujours ivre. Il ne s’arrête jamais de boire », a déclaré l’une de ses voisines. À en croire un autre témoin, quelques heures avant sa mort, ses voisins l’ont vu totalement ivre seul chez lui. C’est son bailleur qui a découvert son corps sans vie quand il a constaté que sa porte reste grandement ouverte alors qu’il faisait tard.

Appelée en urgence, la brigade de la gendarmerie de Bégoua  est arrivée sur le lieu et transporte le corps sans vie de monsieur GUSTAVE  GREBONGO pour la morgue de l’hôpital de l’Amitié au quartier Fouh.

La gendarmerie a ouvert une enquête  pour déterminer les circonstances exactes de son décès.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : trois soldats FACA tués à Birao, émotion à Bangui lors du dernier hommage

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La ministre de la défense salue les soldats FACA formés par les russes à Bérongo. Photo CNC / Fred Krock

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 avril 2021, 05:14:11 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Vous êtes tombés pour votre pays, la République centrafricaine, en vous battant pour elle jusqu’au dernier sacrifice ». L’émotion était grande ce jeudi 22 avril 2021 à Bangui lors de la cérémonie du dernier hommage aux trois soldats FACA tués lors d’une embuscade  à la frontière avec le Soudan, tendue par un groupe des Missiria, un groupe armé Soudanais, nocif et actif dans la région de Vakaga.

 

Morts pour la RCA le 16 avril dernier au nord de Birao, à la frontière avec le Soudan, le peuple centrafricain venait de leur rendre un dernier hommage  ce jeudi 22 avril 2021.

La ministre de la Défense Marie-Noëlle Koyara ,  faisant face aux trois cercueils  ornés du drapeau national à la morgue de l’hôpital général, est revenue sur les circonstances de la mort des trois soldats de l’armée nationale devant une centaine de leur collègue militaire et de leur famille habillée

En uniforme.

L’émotion était grande!  «  Servir la nation n’est pas un métier, c’est une passion », lâche un officier de l’armée nationale qui a assisté à la cérémonie.

Rappelons que parmi les victimes, il y’avait un sous-lieutenant, un caporal et une femme militaire de deuxième classe.

L’attaque avait  eu lieu le 16 avril aux environs de 16h.

Les soldats blessés ont du battre en retraite jusqu’à gagner le soudan voisin. Ils y sont restés jusqu’à voir leur lieutenant rendre l’âme sous leur regard impuissant.

« Il est mort faute de soin, c’est une embuscade. On ne s’y attendait pas. Mais si l’on avait une équipe coordonnée, on pouvait  bien sauver la vie à notre lieutenant qui tenait la tête à l’ennemi. Il est mort en héros, parce que les moyens font défaut » avait indiqué à CNC, un homme de rang à Birao.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Mort du Président tchadien, Idriss Deby : l’ancien Président centrafricain François Bozizé présente ses condoléances

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l’ancien Président François Bozizé lors de son point de presse à Bangui le samedi 21 novembre 2020 à la suite de l’incident militaire ayant opposé ses éléments de sécurité à ceux de la garde présidentielle. Photo CNC – Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 avril 2021 ( Corbeaunews-centrafrique). Idriss Deby est mort mardi des suites de blessures au front lors de combat contre un groupe rebelle, selon l’armée tchadienne. L’ancien Président de la République centrafricaine, le général François Bozizé  a adressé une lettre de condoléances jeudi à son fils, le général Mahamat IDRISS DÉBY Président du conseil militaire de transition. Selon Monsieur François Bozizé, , « ce décès survenu ce mardi lors d’opération militaire opposant les forces armées tchadienne à des forces rebelles est une grande perte pour le Tchad et pour l’Afrique entière ».

Ci-dessous, l’intégralité de sa lettre.

 

 

Objet : Condoléances,

Monsieur le Président du Comité Militaire de Transition et très cher fils,,

Apprenant la disparition si brutale de mon ami et frère, votre feu père, le Maréchal IDRISS Déby ITNO, Président de la République du Tchad., Les mots me manquent pour exprimer la grande tristesse que j’éprouve en, Je sais combien ce malheur vous atteint ainsi que le peuple frère du Tchad qui, vient, une fois de plus, de lui accorder massivement la charge de sa destinée pour, un sixième mandat.

Je m’associe à ce deuil qui vous frappe si cruellement et vous prie de croire en mon affection paternelle dans cette épreuve.  Recevez toutes mes condoléances et soyez assuré de mon soutien le plus solide, dans la lourde responsabilité que viennent de vous confier vos frères d’armes à, la suite de cette disparition.

 

Général François Bozizé, Ancien Président de la République Centrafricaine

RCA : une partie de l’ambassade de France a pris feu

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/incendie-a-lambassade-de-France-a-Bangui-le-22-avril-2021-par-CNC-450×338.jpg” alt=”incendie à l’ambassade de France à Bangui le 22 avril 2021 par CNC” width=”450″ height=”338″ />
incendie à l’ambassade de France à Bangui le 22 avril 2021. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 23 avril  2021, 04:58:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce jeudi 22 avril, aux alentours de 13 heures, un violent  incendie s’est déclaré dans les locaux de l’ambassade de France, située sur l’avenue Charles de Gaulle, dans le premier arrondissement de Bangui, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Les causes du sinistre ne sont pas encore officiellement connues, mais selon les premiers éléments d’informations  recueillis par la rédaction du CNC, le court-circuit électrique serait à l’origine du drame. L’incendie a duré plusieurs heures avant que les flammes soient maîtrisées par les sapeurs-pompiers qui sont arrivés en urgence sur le lieu.

Selon les témoignages recueillis sur place,  une partie du bâtiment principal a pris feu vers 13 heures avec une immense fumée épaisse noire qui sortait du toit au niveau de la salle de conférence.

Le Président centrafricain et une partie des membres du gouvernement, se sont dépêchés sur le lieu de l’incendie. Le maire de la ville de Bangui, Émile Gros Nakombo,  déplore l’intensité de cet incendie. Il compatit avec ce pays frère qui est la France.

« C’est un dégât  important il faut le dire.  Le bureau qui abrite la chancellerie  a pris un coup, et je vous dis que c’est très important. Le bureau de l’ambassadeur est épargné, mais les autres services ont pris un bon coup. Nous voulons présenter au nom du Président de la République centrafricaine, du Premier ministre,  et tout le peuple centrafricain notre compatie  à la France, notamment à la chancellerie française  pour ce malheur », a déclaré le maire de Bangui Émile Gros Nakombo.

Pour l’heure, le bilan de l’incendie n’est pas encore connu.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Bangui, un officier de l’armée nationale retrouvé mort dans une auberge

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Devant la direction de police judiciaire (Brigade criminelle). Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 22 avril 2021, 05:21:21 ( Corbeaunews-Centrafrique ).  Ce mercredi 21 avril 2021, l’armée nationale est à nouveau en deuil.  Un capitaine nommé GREKOYANGBO, domicilié dans le sixième arrondissement de Bangui,  a été retrouvé mort dans une circonstance trouble, suscitant de nombreuses interrogations.   

 

Selon les témoignages, la victime est domiciliée dans le sixième arrondissement, âgé d’une cinquantaine d’années, père de plusieurs enfants et de plusieurs arrière-fils, vivant officiellement en concubinage  avec trois femmes. Il a été retrouvé sans vie ce mercredi dans une chambre d’auberge dans le sixième arrondissement de Bangui.

Selon les premiers éléments ^d’enquête recueillis sur place, après son retour du travail, le capitaine était en famille chez lui quand il a reçu un coup de fil téléphonique vers 17 heures.  Afin de mieux communiquer, l’homme se retire de sa famille et discute durant quelques minutes avec son interlocuteur. Quelques minutes plus tard, il s’est habillé en pantalon Jeans et Lacoste blanche et quitte la maison.

Quarante-cinq minutes plus tard, c’est la nouvelle de son décès qui est arrivée à sa famille. C’est un choc total.

Sur place, le corps sans vie du capitaine avait été transporté par le véhicule de la police judiciaire, et amener à la morgue de l’hôpital communautaire.

Selon les enquêteurs, le corps du capitaine a été retrouvé allongé  sur le lit de l’auberge avec des petits habits, bouche largement ouverte.

Selon le personnel de l’auberge, il est accompagné d’une femme qui était aussi paniquée et qui cherche également à s’enfuir.

L’enquête ne fait que commencer.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Mort d’Idriss Déby : le chaos vail se rajouter au chaos ?

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Mort d’Idriss Déby : le chaos va-t-il se rajouter au chaos ?

Bangui ( République centrafricaine ) – Avec la mort du président autoritaire tchadien, ce mardi, le Tchad tombe dans un avenir incertain tandis que la France perd un allié de poids dans cette région gangrénée par le jihadisme.

C’est un pur produit de l’administration militaire française, ex-puissance coloniale, qui vient d’être tué au Tchad en menant ses troupes à l’assaut de groupes rebelles dans le nord du pays. Idriss Déby était un produit et surtout un allié de la France dans cette zone déstabilisée par les conflits régionaux qu’est l’Afrique centrale. Enclavé entre la Libye, le Niger, le Cameroun, la République centrafricaine, le Nigeria et le Soudan, le Tchad est en effet un pays stratégique pour Paris dans sa guerre contre le jihadisme au Sahel. Mais le président tchadien, qui régnait par le népotisme, était aussi un allié encombrant. Au pouvoir depuis trente ans, il venait tout juste d’être «réélu» – si tant est que l’on puisse parler de véritables élections – pour un sixième mandat, après avoir empêché ses opposants de se présenter et réprimé violemment les manifestations civiles réclamant une alternance./////////////.

Preuve du caractère autocratique du pouvoir tchadien, c’est le propre fils d’Idriss Déby, Mahamat Idriss Déby, qui s’est aussitôt autoproclamé président à la tête d’un conseil militaire de transition qui n’a aucune légitimité et qui ne serait peut-être pas si uni qu’il en a l’air. Le fils Déby a un atout dans sa manche, il dirige la puissante garde présidentielle qui possède l’essentiel des armes lourdes du pays./////////////.

Les rebelles, qui ont lancé leur offensive depuis la Libye, auraient-ils bénéficié d’appuis étrangers ? On va le savoir très vite car ces groupes vont sûrement tenter d’obtenir leur part du pouvoir. Ce qui est certain, c’est que le chaos risque de se rajouter au chaos dans cette région gangrenée par le jihadisme. L’armée tchadienne, une des plus aguerrie au sein du G5 Sahel, était en pointe dans ce combat, tant au Mali qu’au Nigeria et en Centrafrique. La France, qui comptait sur Idriss Déby pour renforcer sa force Barkhane, extrêmement fragilisée ces derniers temps, se retrouve donc en très mauvaise posture.

Avec AFP

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Un camp militaire d’Abidjan attaqué, 3 morts

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Un camp militaire d’Abidjan attaqué, 3 morts

Bangui ( République centrafricaine ) – Un camp militaire d’Abidjan a été attaqué dans la nuit de mardi à mercredi par des hommes armés non identifiés, faisant trois morts et un blessé parmi les assaillants et un soldat blessé, selon des sources sécuritaires ivoiriennes.

“Aux environs de 1h30 (locales et GMT), des détonations ont été entendues au camp militaire d’Anonkoua Kouté”, dans le nord d’Abidjan./////////////.

L’attaque a été menée par “un groupe d’individus venus à bord d’un véhicule type 4×4 de couleur noire et de taxis”, a expliqué à l’AFP une source sécuritaire, faisant état d’un “bilan provisoire de trois morts et un blessé côté assaillants et un blessé côté loyalistes”./////////////.

“Le ratissage a débuté depuis 5h30” pour tenter de retrouver les assaillants, a encore précisé cette source, selon laquelle l’assaillant blessé “a été retrouvé et est en train de recevoir des soins”./////////////.

Deux sources sécuritaires ont confirmé l’attaque, sans donner de bilan. Sur les réseaux sociaux, des photos montrant les corps de trois hommes en civil morts, étendus aux pieds de soldats, circulaient mercredi. L’armée n’a pas communiqué dans l’immédiat./////////////.

Le camp d’Anonkoua Kouté abrite notamment le deuxième bataillon projetable des forces armées de Côte d’Ivoire, qui intervient pour le compte des forces de l’ONU. /////////////.

Le 29 mars, les forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire ont été la cible de deux attaques dans le Nord, proche de la frontière avec le Burkina Faso en proie aux actions jihadistes. Ces deux attaques avaient fait au moins six morts, dont trois “terroristes”, selon l’armée ivoirienne./////////////.

Le 12 avril, un engin a explosé, sans faire de victime, au passage d’un véhicule de la gendarmerie ivoirienne dans la même zone. /////////////.

En juin 2020, une précédente attaque contre l’armée ivoirienne dans la même région avait fait 14 tués parmi les soldats ivoiriens./////////////.

Par ailleurs en 2017, des mutineries d’anciens membres de la rébellion des années 2000, intégrés dans l’armée, avaient ébranlé la Côte d’Ivoire. Cette crise avait terni l’image de stabilité retrouvée du pays après la crise politico-militaire de 2010-2011 et fragilisé le président Alassane Ouattara./////////////.

Le chef de l’Etat a été réélu en octobre 2020 pour un troisième mandat controversé, lors d’un scrutin boycotté par l’opposition qui avait appelé à la “désobéissance civile”. La présidentielle a donné lieu à une violente crise électorale qui a fait une centaine de morts et un demi-millier de blessés entre août et novembre 2020. /////////////.

L’ancien chef de la rébellion Guillaume Soro, ex-allié devenu adversaire d’Alassane Ouattara, avait lancé un appel à la rébellion générale, non suivi d’effet./////////////.

La tension en Côte d’Ivoire est néanmoins retombée depuis, les élections législatives de mars s’étant déroulées dans le calme et avec la participation des principaux partis d’opposition.

Avec AFP/VOA

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Au moins 10 civils tués dans une attaque de miliciens en Ituri

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Au moins 10 civils tués dans une attaque de miliciens en Ituri

Bangui ( République centrafricaine ) – Au moins dix civils, dont six enfants, ont été tués mardi en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, dans une attaque attribuée aux miliciens du groupe Force patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC), a-t-on appris de source onusienne.

“A Nyara, au moins dix personnes tuées par les FPIC, avec plusieurs magasins pillés”, a annoncé à l’AFP une source de la mission des Nations unies en RDC (Monusco), ajoutant que parmi elles figuraient “six enfants”./////////////.

“Au moins 12 civils ont été tués par arme blanche ce matin (mardi) lors d’une incursion des (miliciens)– #FPIC à Nyara”, selon le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST en anglais), qui dispose d’une équipe d’experts en Ituri./////////////.

“L’attaque a commencé à 4 heures (5 heures GMT). Des miliciens du groupe armé FPIC ont également brûlé des maisons”, a déclaré à l’AFP Batagura Zamundu, un chef local, affirmant avoir enregistré “12 morts et 4 blessés”, dans l’attaque./////////////.

La milice FPIC prétend défendre les intérêts de la communauté Bira./////////////.

L’armée a confirmé l’attaque, mais avec un bilan de cinq personnes tuées. “La situation est sous contrôle”, a déclaré à l’AFP son porte-parole en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo./////////////.

“Il y a eu intervention des forces armées de la RDC, mais en retard et l’ennemi est encore aux alentours”, a déploré Batagura Zamundu./////////////.

Les violences en cours ont fait “plus de 2.000 (morts) à Bunia pour la seule année 2020”, selon des statistiques publiées par l’épiscopat catholique congolais./////////////.

Depuis le début de l’année, plus de 25 villages ont été attaqués et plus de 200 personnes tuées en Ituri et dans la province voisine du Nord-Kivu, selon le Haut-commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR)./////////////.

Entre 1999 et 2003, un conflit communautaire avait fait des dizaines de milliers de morts en Ituri, à la frontière avec l’Ouganda et le Soudan du Sud./////////////.

Les membres des communautés Lendu et Hema s’étaient alors entretués par milices interposées jusqu’à l’intervention en 2003 de la Force européenne Artémis, sous commandement français.

Avec AFP/VOA

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RCA : retour des mercenaires de Wagner à destination de Yalinga, dans la Haute-Kotto

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les combattants rebelles de l’UPC dans la fôret du Mbomou, en République centrafricaine. Photo CNC

 

Bria, République centrafricaine, mercredi, 21 avril 2021, 15:01:13 ( Corbeaunews-centrafrique ). Après la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto,  dont ils ont bouclé et mise à sac plusieurs quartiers avant-hier et hier, les Mercenaires russes et syriens de la société des paramilitaires Wagner viennent de quitter la ville à destination de Yalinga, située à 170 kilomètres à l’Est, avec un objectif d’atteindre les villes de Nzako et Bakouma au plus tard la fin de ce mois.  

 

À bord des trois véhicules blindés du type BRDM2 et des pick-up tout terrain, les mercenaires russes et syriens ont quitté la ville de Bria ce mercredi 21 avril dans la matinée à destination de la ville de Yalinga, située à 170 kilomètres plus à l’est. Entre-temps, avant de quitter, ils ont ordonné aux soldats FACA de les accompagner. Mais arrivée à 3 kilomètres, ils ont ordonné aux FACA de s’arrêter et créer un checkpoint dans la localité. Seuls les mercenaires syriens et russes lourdement armés  qui sont actuellement en route pour Yalinga.

Selon notre correspondant  dans la localité, ils sont à 150 kilomètres de Yalinga, avec un objectif de reprendre la ville au plus tard ce week-end.

Pour l’heure, les rebelles ne sont plus visibles dans la ville de Yalinga. Mais selon les autorités locales, ces malfrats sont d’habitude dans les chantiers miniers hors de la ville, mais ne cessent de commettre des exactions sur la population locale.

Selon nos informations, même à Bakouma, les rebelles ne sont plus visibles dans la ville comme avant. Ils sont de plus en plus dans les villages environnants, empêchant les populations de vaquer librement à leurs activités champêtres.

Alors, la présence des mercenaires russes et syriens va-t-elle changer les quotidiens des habitants de Bakouma  ?  Rien n’est sur. Certes, leur présence sera marquée au centre-ville, mais pas dans les zones reculées. En plus, ils vont certainement d’essaimer  les cheptels de ces pauvres paysans .

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Pillage, mise à sac par les mercenaires de Wagner, la situation devient de plus en plus grave dans la ville de Bria

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Des mercenaires russes en poste. Photo CNC /

 

Bria, République centrafricaine, mercredi 21 avril 2021, 05:08:38 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 48 heures après l’arrivée dans la ville des mercenaires de la société russe Wagner, la situation devient de plus en plus tendue à Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto. « Ce que nous vivons aujourd’hui à Bria est indescriptible. Il y’a beaucoup de souffrance parmi la population », selon un notable local qui décrit la scène comme du jamais vu dans la ville.

Quelques heures après leur départ sur l’axe Yalinga, dans la Haute-Kotto, les mercenaires russes et syriens de la société Wagner ont fait leur retour en force  à Bria ce mardi dans la matinée. Ils ont bouclé les différents quartiers de la ville, à savoir mandé, Piango,  Ndourou et Galabadja ou ils ont procédé à la fouille maison par maison, et porte par porte. Selon eux, ils cherchent les rebelles, mais leur objectif réel, selon la population,  est tout autre chose : argent, or et diamant !

Selon de nombreux témoins, la scène de pillage qui s’est déroulée ce mardi à Bria ne s’est jamais passée ailleurs avec ces mercenaires en RCA.

D’après eux, les faits se sont produits ce mardi de 8 heures à 15 heures, et tout ce qui est moto, batterie, panneaux solaires, chaussures en bon état, téléphones, sac de voyage en bon état, matelas,  radio, vêtement même pour les enfants qui sont encore en bon état est pillé par les mercenaires.

Hier soir, vers 18 heures, une mère de cinq enfants, par peur des mercenaires russes, est allée cacher son panneau solaire. Par malheur, ils l’ont attrapée elle paye 35 000 francs CFA avant d’être libérée.

Selon les témoins, les mercenaires sont accompagnés par les soldats FACA qui les ont aidés pour la première fois à ramasser les vêtements qui sont encore sous le soleil pour mettre dans le sac Banko et emportés.

Même les moutons d’un éleveur peul qui s’appelle Ali Abdelkrim, qui habite en face de leur base, sont devenus  leur repas quotidien.

Mais avant de quitter la zone, ils ont arrêté un commerçant qui s’appelle Aladji Daoud pour le mettre en détention jusqu’à présent.

Chose étonnante dans cette affaire, les matériels, les motos  et véhicules pillés sont vendus systématiquement par les mercenaires dans la ville.  Pour une moto, ils vendent à 120 000 francs CFA, etc.

Face aux cris de ces populations longtemps martyrisées par les groupes armés, les autorités du pays semblent faire fi et laisse la situation perdurer.

À Bria, les troupes de la Minusca sont contre les agissements de ces mercenaires, mais ils ne peuvent rien faire, car ils sont déployés par le gouvernement.

Affaire à suivre

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : réponse de Monsieur Jean-Serge Wafio, Président du PDCA suite  à la réaction politique du Premier ministre Firmin Ngrebada mise sur Facebook

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Firmin Ngrébada – Premier ministre centrafricain, lors de la passation de service, le 25 févriers 2019. Photo RNL

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 21 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Quand vous êtes là-haut, il ne faut jamais pisser sur ceux qui sont en bas, car si vous leur pissez dessus, ils vous laisseront tomber dans vos propres urines ’’. C’est la substance de la réaction de l’opposant Jean-Serge Wafio aux propos du premier ministre Firmin Ngrebada sur son compte Facebook dans lesquels   il traite le Président du PDCA comme un moins que rien, pour ne pas dire un collabo de la CPC.

Ci-dessous la réponse de l’opposant Jean-Serge Wafio.

 

 

A l’attention du Premier Ministre NGREBADA

Comme je vous l’avais annoncé, je fais réponse à votre réaction politique mise sur Facebook, dans laquelle transparaissent une certaine intention de me traiter comme votre marchepied. Dans les respects et les considérations dus à vos charges politiques, je me permets de vous rappeler un adage Zangoa : ‘’ Quand vous êtes là-haut, il ne faut jamais pisser sur ceux qui sont en bas, car si vous leur pissez dessus, ils vous laisseront tomber dans vos propres urines’’.

Je ne réagirais pas à votre manière, avec amalgames et confusions, mais je vous formule mes observations de manière assez analytique :

  • Premier Ministre NGREBADA, vous jubilez dans votre réaction politique mise sur Facebook, parce que vous aviez qualifié vous-même les chefs d’accusation,
  • Diffamation,
  • Accusation gratuite,
  • Soutien à la CPC,
  • Dénonciation calomnieuse,
  • Atteinte à l’honneur et à la considération,

Assortis de la dissolution du Parti Démocratique Centrafricai-PDCA.

C’est pour dire que vous avez déjà tracé la voie que devrait suivre le juge. Vous l’enfermer dans un panel de griefs et vous l’empêchez de dire le droit, car s’il disait le droit, à mon humble avis, ce serait l’ouverture d’une information judiciaire, compte tenu de la concordance des affirmations et du faisceau de soupçons et de suspicions contre vous. Est-il que je me réserve le droit, avec mon avocat, de demander officiellement l’ouverture d’une information judiciaire, que certes, compte tenu de votre statut, vous empêcherez la réalisation, mais qui pourrait bien avoir lieu à terme.

  • Premier Ministre NGREBADA, ce n’est pas parce que vous êtes Premier Ministre que vous vous octroyez le droit de me traiter comme votre marchepied. Intellectuellement, politiquement et administrativement, vous ne me valez pas, et vous n’êtes pas un homme politique, mais plutôt un aventurier politique. Je ne le dis pas par orgueil, mais par sincérité, objectivité et constats de vos limites que vous étalez au quotidien. Et j’en profite pour demander humblement aux Dignitaires du Parti Politique KWA NA KWA – KNK, de faire leur mea culpa et demander pardon au Peuple Centrafricain, pour avoir négocié avec leurs pairs de Lille et de Lyon (France), pour arranger et faire déclarer élu le Président TOUADERA en 2015-2016, et qui traîne avec lui des collaborateurs qui ne méritent pas les places qu’ils occupent
  • Premier Ministre NGREBADA, le fait que vous et vos pairs, vous pataugiez dans la mare des scandales financiers et autres, ne vous donne pas le droit de me traiter de voleur et d’incapable, par mauvaise foi. S’il faudrait établir un tableau comparatif des scandales financiers et autres par régime politique, le régime MCU aura la palme d’or. Même si vous pensez détruire ou brûler les preuves ou archives nationales, comme certains l’avaient fait avant vous, celles-ci se trouvent, depuis le régime BOKASSA, dans les quartiers et maintenant sur la toile. Sachez que les compatriotes que tous les régimes politiques ont martyrisés, avaient et ont documenté et détiennent des dossiers qui seront mis sur la place publique au moment où les circonstances le permettront. Même morts, beaucoup d’entre nous seront condamnés ou bannis.
  • Premier Ministre NGREBADA, je suis sidéré de constater qu’en dépit de votre niveau intellectuel, vous êtes incapable de comprendre ce qu’on appelle métaphore. Certes, le français n’est pas notre langue maternelle, mais le colon français nous l’avait imposé pour mieux nous exploiter et nous faire perdre notre identité. Mais, compte tenu de votre niveau intellectuel, vous êtes censé comprendre les nuances d’une phrase transcrite entre guillemets et au conditionnel.

Cela signifie quoi ?

Cela signifie que la personne qui a transcrit cette phrase entre guillemets et au conditionnel, n’est pas la personne qui l’a prononcée. Cette phrase que j’ai transcrite entre guillemets et au conditionnel, dans mon analyse politique, qui vous a fait réagir de manière épidermique, est prononcée par un Cadre du Mouvement des Cœurs Unis – MCU, et elle reflète ce qui se dit tout bas actuellement au sein de votre Parti Politique. Et en tant que Premier Ministre, et actuellement perçu dans votre Parti Politique comme celui par qui le scandale est arrivé, vous êtes censé connaître les intrigues qui s’y déroulent actuellement, à moins de faire preuve d’une malhonnêteté politique.

Comme cette métaphore ‘’ pile tu es mort, face je te tue : les coups bas au MCU” vous a mis dans tous vos états d’âme, acceptez de comprendre que celle-ci est, empruntée à l’envers à l’UERL COUPSFRANCS, et utilisée pour évoquer les intrigues actuelles au MCU, et vous ne pouvez nier qu’il n’y a pas d’intrigues au MCU. Certes, vos responsabilités politiques limitent votre disponibilité, mais vous pouvez demander à l’un de vos collaborateurs d’aller sur le site en utilisant le lien : https//www.coupsfrancs.com, sous intitulé et coordonnées :

COUPSFRANCS

Face tu es mort, pile je te tue

contact@coupsfrancs.com

info@coupsfrancs.com qui est un site spécialisé en matière politique et de foot ball. Je vous avertis, il est assez critique

  • Premier Ministre GREBADA, vous osez me mépriser avec mon Parti Politique, le Parti Démocratique Centrafricain PDCA, parce que nous ne sommes pas visibles. Et vous avez entièrement raison. Nous ne sommes pas visibles dans les circonstances actuelles, compte tenu de l’insécurité généralisée que vous avez érigée en méthode de gestion du pouvoir de l’Etat. Le PDCA n’est pas le MCU, un conglomérat de clans et de groupes d’intérêts sur fond de mafia, qui utilise les moyens de l’Etat pour monnayer des militants de circonstances. Je vous mets en défi de démontrer vos dimensions nationales, à travers vos organes de base. A l’intérieur du pays, le MCU n’est qu’une coquille vide, et c’est à Bangui que vous monnayez des militants de circonstances pour fanfaronner.

Je n’ai pas créé le PDCA pour vivre politiquement de subsides. Je l’ai créé, selon une vision politique noble et ambitieuse, celle de ‘ faire émerger à terme et par voie démocratique, une société plus humaine, plus responsable et plus participative, qui réponde aux aspirations premières de la personne humaine universellement admises : Justice, Liberté, Equité, Dignité Humaine,

Responsabilité, Solidarité, vision reflétée par ” Oser et Réussir à faire de la Politique une Mission d’Objectifs et non une fonction”.

Si je voulais vivre de subsides politiques avec le PDCA, peut-être que je me ferais depuis allié politique du MCU et pourrais vous menacer fortement dans vos ambitions démesurées de positionnement politique, parce que le Président TOUADERA me connait politiquement. C’est pour vous dire que le PDCA n’est pas un club d’amis, ni un tremplin de propulsion politique. Mon Parti a eu à participer à la vie politique publique et avait des dimensions nationales, parce qu’il était structuré en :

  • 09 Fédérations
  • 63 Sous-Fédérations,
  • 3 334 Sections
  • 14 800 Cellules.

Tous ces organes de base ont été déstructurés ou disloqués avec l’insécurité généralisée mise en place par la coalition seleka et que vous érigez en méthode de gestion du pouvoir. Le contexte de l’insécurité nous a obligé de faire une pause sabbatique, parce que beaucoup de nos Pionnières et Pionniers ont été tués et calcinés par votre partenaire Ali NDARASSA à Alindao, tués et portés disparus à Mingala, Ippy, Bambari, Bakala, Grimari, Sibut, Dékoa, Kaga Bandoro, Batangafo, Bouca, Bossangoa par vos autres partenaires mercenaires importés.

Vous pouvez dissoudre le PDCA comme vous l’envisagez, si le droit vous le permet ou par voie d’autorité, mais ma vision politique a été suffisamment vulgarisée, acceptée et si je suis empêché d’une manière ou d’une autre, certains reprendront le flambeau.

  • WAFIO, soutien CPC

Premier Ministre NGREBADA, là vous délirez diaboliquement et psychopathique ment, et vous vous affirmez dangereux politiquement, parce que votre logique, ‘’ Ou tu es avec moi, ou tu es contre moi, donc mon ennemi’’.

Je me permets de vous dire qu’en Zangoa que je suis, je reste fier d’être Gbaya de Bossangoa. Je ne renierais pas mes origines. Vous partagez la logique soutenue par votre prédécesseur, l’ancien Premier Ministre SARANDJI qui m’avait sibylline ment répondu, que c’est parce que BOZIZE YANGOUVONDA a pris la tête de la CPC que les gbaya sont ethnocidés ou génocidés.

Voilà comment vous discréditez, désacralisez, déshonorez et dévalorisez les missions politiques du Premier Ministre.

Sincères considérations

 

WAFIO Jean Serge

Président du PDCA

Faux, le « général » Sembé Bobbo des 3R n’a pas été arrêté

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/le-general-Bobo-de-3R-le-17-avril-2021-a-Bessan-450×348.jpg” alt=”le général Bobo de 3R le 17 avril 2021 à Bessan” width=”450″ height=”348″ />
L’autoproclamé général Bobo de 3R. Capture d’écran de leur vidéo tournée le 17 avril 2021 à Bessan, dans la localité de la Nana-Mambéré. Par CNC

 

 

STOP #ÀTÉNÈ

 

Communiqué du procureur général annonçant l’arrestation du leader des 3R, le « général » Bobbo.

  • Sembé Bobbo, le nouveau chef des 3R, dément son arrestation dans un message audio.
  • Sur la photo publiée par le gouvernement, il ne s’agit pas de Sembé Bobbo.
  • Donc, ce n’est pas le successeur de Sidiki Abass qui a été arrêté.

Le 15 avril 2021, le procureur général près la cour d’appel de Bangui, Eric Didier Tambo, annonce, dans un communiqué, l’arrestation de quatre membres du Mouvement 3R. Ces arrestations interviennent dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire sur les crimes commis par la CPC mais aussi de restructuration du Mouvement 3R après la disparition de leur leader Sidiki Abbas.

Parmi les noms, figure celui d’un certain Mahamat Bobo. Le procureur général le présente comme étant le leader du mouvement des 3R et successeur autoproclamé de Sidiki Abbas, décédé en décembre 2020. En parallèle, est publiée sur la page Facebook du gouvernement des photos des quatre rebelles interpellés, sur laquelle figure le fameux Mahamat.

Des internautes réagissent aussitôt en faisant part de leur surprise. L’ancien directeur général de Radio Centrafrique, Christian Aimé Ndotah, publie un post sur sa page Facebook : « Le gouvernement de la Centrafrique et le Procureur annoncent l’arrestation du successeur de Kolofia Sidiki (NDLR, Sembè Bobbo). Des sources indépendantes et sûres contredisent cette info… Finalement ??? »La légende est accompagnée d’une photo de Sembé Bobbo et de la photo de l’interpellé. De même que les deux hommes ne portent pas le même prénom, ils ne se ressemblent aucunement.

Capture d’écran page Facebook de Christian Ndotah

 

Interrogé par Radio Ndeke Luka sur l’identité véritable de l’homme, le procureur général persiste et signe, réaffirmant qu’il s’agit bien d’un leader actuel des 3R. « Nous savons ce que nous faisons.»

Pour en avoir le cœur net, l’équipe #StopATènè a contacté par WhatsApp, Sembé Bobbo. Dans un message audio qu’il nous a transmis, et dont la voix est parfaitement reconnaissable, le remplaçant de Sidiki Abbas rejette les affirmations en bloc. « Mon arrestation est un mensonge. Beaucoup de journalistes m’ont appelé à ce sujet. » Et il conclut en guise de signature :« Merci. Général Bobbo. »

En parallèle, les 3R ont publié ce vendredi 16 avril un communiqué qui dément l’arrestation de leur leader. « Le général Sembé Bobbo, président du Mouvement 3R, n’a jamais été arrêté et se porte en très bonne santé. Le président du Mouvement 3R, le général, n’a jamais été le fils de Baba Laddé comme le fait croire le communiqué du parquet général. Les personnes arrêtées ne sont pas les éléments membres du Mouvement 3R. Ces personnes arrêtées dont les images circulent sur les réseaux sociaux seraient de simples exploitants miniers pour vaquer à leurs activités de subsistances habituelles. (sic) »

Communiqué du mouvement 3R démentant l’arrestation du Général Sembé Bobbo

 

Dans son communiqué, le procureur général a également indiqué que l’arrestation avait eu lieu dans les sous-préfectures d’Abba et de Niem. Des sources locales précisent que « l’arrestation a eu lieu dans un chantier minier précisément à Pakana, localité située à 10 km de Niem. Le présumé Bobbo arrêté n’est qu’un prête nom qui n’a rien à voir avec le remplaçant de Abbas Sidiki ».

#StopATènè, l’équipe qui lutte contre la désinformation et les discours de haine en rca.

Sources :

  • Témoignage audio de Sembé Bobbo
  • Communiqué des 3R
  • Analyse visuelle des photos de Sembé Bobbo et Mahamat Bobbo

Légende : l’analyse visuelle de la photo de Sembé Bobbo (à gauche) et de celle de Mahamat Bobbo (à droite) montre qu’il n’y a aucune ressemblance entre les deux hommes.

 

 

 

 

 

RCA : Markounda, la communauté musulmane en deuil après l’assassinat de l’imam par les mercenaires de Wagner

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Les soldats FACA en mouvement à Obo. Photo RFI

 

Markounda, République centrafricaine, mercredi, 21 avril 2021, 05:50:47 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après la reprise de la ville de Markounda, dans l’ouham-Fafa  par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais, plusieurs opérations ont été menées dans les différents quartiers de la ville, aboutissant ainsi aux arrestations et détentions arbitraires. Certains n’ont pas eu la chance de leur vie, ils ont été tout simplement tués. C’est le cas de l’imam de la ville, Monsieur  Ahamat ANOUR, assassiné par les mercenaires russes de la société Wagner.

 

Selon sa famille interrogée par CNC, la scène criminelle a eu lieu ce lundi vers 13 heures entre les villages Bodjomo et Boulo, vers le nord de Markounda. Il a été confondu aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et abattu à bout portant.

Selon la communauté musulmane de la ville, à quand les mercenaires de Wagner cesseront-ils de tuer les innocents musulmans en les faisant des CPC ?

Notons que la victime laisse derrière lui neuf enfants orphelins et deux femmes veuves.

Rappelons que la ville de Markounda, située dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, a été reprise aux mains des rebelles du CPC  par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais lundi 19 avril 2021 au cours d’une offensive qui a duré moins d’une heure.

Pour l’heure, les activités économiques et administratives commencent à reprendre timidement, et les boutiques s’ouvrent petit à petit. Cependant, une majeure partie des populations déplacées ne sont pas encore regagner leur domicile.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : communiqué de presse du MINI SOMMET DE LA CIRGL SUR LA SITUATION POLITIQUE ET SÉCURITAIRE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Logo officiel de CIRGL

 

 

COMMUNIQUÉ FINAL

MINI SOMMET DE LA CIRGL SUR LA SITUATION POLITIQUE ET
SÉCURITAIRE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

À la suite du Mini-Sommet de Luanda du 29 janvier 2021 et, à l’invitation de Son Excellence Joâo Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), s’est tenu à Luanda, le 20 avril 2021, le deuxième Mini-Sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) consacré à la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine.

Ont pris part au Mini-Sommet Leurs Excellences Denis Sassou N’Guesso, Président de la République du Congo et Président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Paul Kagame, Président de la République du Rwanda, Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine, Général Ibrahim Gabir Ibrahim, membre du Conseil Souverain de Transition de la République du Soudan, en représentation de Son Excellence Général Abdul Fattah al-Burhan, Président du Conseil Souverain de Transition de la République du Soudan, Son Excellence Marie Tumba Nzeza, Ministre d’État et Ministre des Affaires Étrangères de la République démocratique du Congo, en représentation de Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo et Président en exercice de l’Union Africaine (UA), Son Excellence Lejeune Mbella Mbella, Ministre des Relations Extérieures de la République du Cameroun, en représentation de Son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun et Président en exercice de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), en tant qu’invité spécial, Son Excellence Gilberto da Piedade Verissimo, Président de la Commission de la CEEAC et Joâo Samuel Caholo, Secrétaire Exécutif de la CIRGL.

  1. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont exprimé leurs sentiments de profonde tristesse suite au décès de Son Excellence le Marechal Idriss Déby Itno, Président de la République du Tchad, survenu aujourd’hui dans son pays et ont présenté leurs condoléances au Gouvernement et au Peuple tchadiens, ainsi qu’à la famille biologique.
  2. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont félicité Son Excellence Faustin Archange Touadera pour son investiture en tant que Président de la République Centrafricaine, réalisée le 30 mars 2021 et l’ont encouragé à poursuivre ses efforts pour la restauration de l’Autorité de l’Etat sur tout le territoire centrafricain en faveur de la paix et du développement socioéconomique de la République Centrafricaine.
  3. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont également félicité Son Excellence Denis Sassou N’Guesso pour sa réélection au poste de Président de la République du Congo le 21 mars, ainsi que pour son investiture réalisée le 16 avril 2021.
  4. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont salué l’esprit d’ouverture de Son Excellence Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine ainsi que les concertations initiées conformément à la feuille de route mise en place afin de mener à un Dialogue Républicain avec les forces vives de la Nation et les Institutions de la République. Ils ont également noté qu’une évaluation a été menée afin de revitaliser l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, négocié à Khartoum, qui demeure le socle de référence dans la recherche d’une solution durable à la crise centrafricaine et constitue ainsi l’instrument de promotion de la paix.
  1. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont pris acte des principes directeurs de la feuille de route vers un dialogue Républicain et encourage au respect de ces principes afin de permettre la réussite du dialogue Républicain:
  2. Le respect de la Constitution de la République Centrafricaine du 30 mars 2016 et de l’ordre constitutionnel représenté par le Président de la République;
  3. Le renforcement de la souveraineté de l’Etat par le respect de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale de la RCA;
  4. La réaffirmation des conclusions du Forum National de Bangui comme instrument de réconciliation nationale;
  5. La réaffirmation de l’APPR-RCA comme instrument de paix et de lutte contre l’impunité;
  6. La réaffirmation du Plan RCPCA comme instrument de reconstruction de la RCA.
  7. Les Chefs d’État et de Gouvernement se sont félicités de la résolution 2566 (2021), du 12 mars, du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Situation en République centrafricaine, et se sont engagés à poursuivre une mobilisation soutenue et coordonnée en vue de la recherche d’une solution pacifique à la crise centrafricaine, sous l’égide de l’Union africaine, conformément à l’Accord du 17 juillet 2017 qui a mis sur pied l’initiative africaine ayant abouti à la signature de l’APPR-RCA le 06 février 2019 à
  8. Les Chefs d’État et de Gouvernement demandent à la communauté internationale, en particulier à l’Organisation des Nations unies, de s’associer aux efforts régionaux visant à apporter un soutien aux efforts initiés par la République Centrafricaine en vue de revitaliser l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR-RCA) afin d’en faire respecter les engagements et les principes tels que le non à l’impunité et l’adhésion au programme de DDRR.
  9. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont souligné l’importance de mettre fin à l’impunité en République Centrafricaine en traduisant en justice les auteurs de violations du droit international humanitaire et de violations des droits de l’homme et d’atteintes à ces droits, et à l’instar du Conseil de Sécurité, ont encouragé les autorités nationales à rendre opérationnelle la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation. Ils ont réitéré leur condamnation aux attaques perpétrées par la rébellion CPC et ont exhorté au respect des engagements liés à la APPR-RCA.
  10. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont reçu un exposé sur les résultats des consultations politico-diplomatiques menées par la République d’Angola sur la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine, présenté par Son Excellence Joâo Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de la CIRGL, qui ont mené les principaux Groupes Armés à abandonner la lutte armée et adhérer au programme de DDRR.
  11. Les Chefs d’État et de Gouvernement se sont félicités des résultats obtenus et ont mandaté le Gouvernement de la RCA à mettre en œuvre les conclusions des Chefs d’État, par un cessez-le-feu qui permette la création d’un climat favorable à la paix et à la réconciliation nationale.
  12. Les Chefs d’État et de Gouvernement exhortent les Groupes armés à ne pas mener d’actions qui mettent en péril le cessez- le-feu qui doit être respecté dans son intégralité.
  13. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont décidé de former une équipe de travail dirigée par les ministres des affaires étrangères de la République d’Angola et de la République du Rwanda, en collaboration avec les autorités centrafricaines, afin de travailler à la mise en œuvre des recommandations issues des consultations menées avec les groupes armés.
  14. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont mené une réflexion approfondie sur la situation en République centrafricaine et ont décidé ce qui suit :
  15. L’engagement des Chefs d’État et de Gouvernement et des partenaires internationaux à l’accomplissement de la paix, la stabilité et la sécurité en République Centrafricaine, dans l’esprit de la feuille de route du Dialogue Républicain;
  16. Mener un travail approfondi avec la République Centrafricaine sur la coopération transfrontalière, en vue d’étudier les mécanismes pouvant permettre une plus grande capacité de contrôle sur son territoire;
  17. L’importance du soutien de la communauté internationale aux efforts régionaux pour la paix et la stabilité en République Centrafricaine, notamment dans la mise en œuvre de l’APPR-RCA.
  18. Les Chefs d’État et de Gouvernement ont suivi l’évolution de la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine, présentée par Son Excellence Faustin Archange Touadera, Président de la République Centrafricaine et ont réitéré leurs félicitations au Président Touadera pour les efforts accomplis ainsi qu’à la Minusca et aux pays qui ont apporté un soutien salutaire à la République Centrafricaine.
  1. Le Président Touadera s’est engagé à tenir informé les Chefs d’État et de Gouvernement des conclusions des concertations en cours et de l’avancée du processus de paix initié.
  2. Le Mini-Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement a réaffirmé le mandat donné aux Présidents en exercice de la CIRGL et de la CEEAC, afin d’entreprendre les démarches nécessaires auprès du Conseil de sécurité des Nations unies pour un soutien affirmé au plaidoyer de la République Centrafricaine sur la levée de l’embargo sur les armes.
  3. Le Mini-Sommet de Luanda entre les Chefs d’État et de Gouvernement s’est déroulé dans une atmosphère de fraternité et de parfaite compréhension.
  4. Les Chefs d’État et de Gouvernement présents ont remercié Son Excellence Joâo Manuel Gonçalves Lourenço, Président de la République d’Angola et Président en exercice de la CIRGL, pour l’accueil et l’hospitalité fraternels, ainsi que pour sa disponibilité et son engagement dans le cadre du processus de réconciliation et la recherche d’une solution pacifique au conflit en République Centrafricaine.

Fait à Luanda, le 20 avril 2021.-

 

 

En Centrafrique, les mercenaires de Wagner sèment la peur.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/onu-et-mercenaires-russes-en-centrafrique-pacte-de-silence-450×263.jpg” alt=”ONU et mercenaires russes en Centrafrique : le pacte du silence ?” width=”450″ height=”263″ />

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La vidéo est d’un cynisme cru. Il s’agit d’un des «cours magistraux» de Fidèle Gouandjika, va-t-en-guerre assumé, l’un des plus proches conseillers du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Le proche du chef de l’Etat a pris l’habitude de partager ses «réflexions» en direct, sur Facebook. Le 15 mars, il lâche : «Les Russes ne cesseront de venir. Même s’ils demandent nos diamants, on va leur donner. Ils demandent de l’uranium, on va leur donner. Du bois, on va leur donner. Même s’ils demandent de coucher avec nos femmes, on va leur donner.»

Provocation ou manière d’assumer des crimes qui alimentent toujours plus la rumeur banguissoise ?

 

Depuis 2018, et après le désengagement de Centrafrique du partenaire traditionnel français, le groupe de sécurité russe Wagner, dirigée par un proche de Poutine Evgeni Prigogine, a pris le contrôle des réseaux de pouvoir, notamment via le conseiller à la sécurité nationale du président, Valéry Zakharov.

Ces derniers mois, la présence des paramilitaires s’est renforcée. Contactés par Libération, le gouvernement et la présidence centrafricaine ainsi que l’ambassade de Russie n’ont pas donné suite à nos demandes d’information.

Entre décembre et janvier dernier, les attaques de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), alliance de six groupes armés autour de l’ancien président François Bozizé, ont perturbé le processus électoral et menacé la capitale Bangui. La force de la mission de maintien de la paix de l’ONU, la Minusca, des forces rwandaises (notamment en charge de la défense de Bangui) et les mercenaires russes ont repoussé l’attaque. Depuis, les rebelles, divisés, reculent toujours plus au nord.

Selon le narratif officiel, l’armée centrafricaine, encore en reconstruction, part à la reconquête d’un territoire perdu depuis des années. Wagner n’existe pas. Les 535 Russes présents en Centrafrique ne sont que des instructeurs, présents en soutien.

Pont aérien et fonds de tiroirs

Dans les faits, le millier de mercenaires, dont la présence est dissimulée derrière des sociétés écrans, mène la contre-offensive, reléguant les forces armées centrafricaines (Faca) a un rôle de supplétifs. Wagner a organisé un vaste pont aérien pour acheminer des armes, au frais de l’état centrafricain, violant l’embargo imposé par le Conseil de sécurité de l’ONU.

Le terme «russe» est presque abusif, tant nombre d’entre eux viennent du Moyen-Orient, débarqués dans un environnement qu’ils ne connaissent pas. «Wagner a fait les fonds de tiroirs», analyse un diplomate. Un récent rapport d’un groupe de travail de l’ONU, chargé de la surveillance des milices armées, a sonné une première alarme, «dénonçant de graves violations des droits de l’Homme». Le rapport y confirmait les révélations de Libération selon laquelle la Minusca avait collaboré avec Wagner en début d’année.

Selon des témoignages recueillis par Libération, l’arrivée de Wagner dans les localités s’accompagne de pillages. Les mercenaires se servent, incités par de faibles salaires, une logistique défaillante et l’impunité que leur confère leur statut d’assurance-vie du régime.

Jean-Pierre (1) se souvient encore du bouleversement qui a frappé son village, situé au sud du pays, en décembre. «Ils ont brisé les portes, les fenêtres, volé les habits, les ustensiles de cuisine, les chaussures, les mousses, les chaises, les fauteuils. Ils ont tout détruit. Ils ont décimé les cheptels. Quand les cabris passaient, ils tiraient.»

«La peur au ventre»

L’occupation se met en place. Les Russes s’installent trois mois dans les bâtiments administratifs, et transforment le village en centre d’entraînement de tir. Pour aller au champ, les habitants préfèrent demander l’autorisation à Wagner. «Ils confondent tout le monde, ils voient des rebelles partout, explique Jean-Pierre. Alors on allait négocier avec le commandant. Nous, pauvres civils, face à des gens agités, en arme… On allait la peur au ventre.»

Dans un autre village situé à 40 km, en revanche, la cohabitation s’est bien passée : les Russes, accompagnés d’un traducteur n’ont commis, selon les habitants, aucun débordement. Un membre influent du gouvernement y cultive des plantations.

En territoire rebelle, la situation devient préoccupante. Selon les témoins, les Wagner ne saisissent pas les enjeux qu’impliquent plusieurs décennies de conflits larvés. Pire, ils ne semblent pas s’en soucier. Bambari est un exemple parlant. La quatrième ville du pays est un territoire de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), qui a participé à la rébellion avant de récemment prendre ses distances. Le groupe revendique la défense des Peuls, des éleveurs nomades. Il s’agit en fait d’un alibi pour ses activités criminelles, dirigées même contre sa propre communauté.

Les 15 et 16 février, Russes et forces gouvernementales atteignent Bambari et chassent l’UPC au terme de violents combats. MSF affirme avoir soigné ce jour-là une trentaine de blessés, dont des mineurs atteints d’éclats d’obus. Selon Amnesty International, 14 cadavres ont été retrouvés dans la mosquée, sans que l’on puisse identifier les auteurs du crime.

Un Peul est un rebelle

Depuis, Wagner a installé une base dans le quartier de Setero. Et agit selon une règle : un Peul est un rebelle. Selon nos informations, au moins une vingtaine de personnes ont disparu, à Bambari et aux alentours, après des descentes effectuées par les Russes. Parmi eux, des éléments armés mais aussi des civils, parfois cibles de dénonciations opportunistes.

Fatima est à Bangui depuis plusieurs semaines. Quand son fils a été arrêté, elle a tenté d’aller le voir à la base russe, sans succès. Le troisième jour, un militaire centrafricain lui apprend son transfert à Bangui. Elle réussit à réunir 90 000 francs CFA (140 euros), une somme énorme, et descend à la capitale. Elle fait en vain le tour des commissariats, hôpitaux, et prisons. Au bout de six jours, on lui fait comprendre qu’elle pose trop de questions. «Je ne me sens pas bien, je ne mange pas bien. J’ai laissé mes petits-enfants à Bambari, explique-t-elle. Mais si je reste ici, qui va s’en occuper ? Ils réclament leur père chaque jour. Je leur fais garder espoir, je leur dis qu’il va revenir. Mais je ne sais pas.»

Et puis, il y a les viols. Les violences sexuelles contre les femmes sont un fléau centrafricain depuis vingt ans. Chaque montée en intensité du conflit accroît le nombre de viols, tant par les combattants que par les proches. Les derniers événements n’ont pas fait exceptions. MSF a dénombré au mois de janvier, à Bangui, deux fois plus de viols qu’en temps normal.

«Ils mont massacrée»

Bien qu’il soit difficile d’en connaître l’ampleur, Wagner a participé à cette vague. A la sortie du lycée, Simone se pressait pour rentrer chez elle un soir de février. Le couvre-feu de 18 heures approchait, la nuit tombait, les avenues se vidaient. Un véhicule de Wagner s’est arrêté à son niveau. L’un d’entre eux parlait un peu français. «Ils m’ont proposé de monter, je pensais qu’ils voulaient me ramener chez moi.»

L’élève de terminale est emmenée dans une maison. Elle descend dans une pièce meublée d’un petit lit de camp. «Après une heure, ils sont venus me brutaliser. Ils m’ont massacrée, ça a duré toute la nuit.» Cinq hommes la violent à tour de rôle. Au petit matin d’une nuit sans sommeil, ils la relâchent au centre-ville, contre un billet de 10 000 francs, et la consigne de se taire. Simone saignera pendant plusieurs jours.

Au village de Jean-Pierre, Marie a connu une histoire similaire. Elle est une jeune commerçante. Quelques jours après l’installation des Russes, elle s’approche d’un petit marché improvisé à l’entrée de leur base. Un Russe armé la voit et lui fait signe d’entrer. «Je pensais qu’ils achèteraient mes produits. Une fois à l’intérieur, un homme m’a pris dans ses bras et m’a jetée sur un lit», murmure-t-elle les yeux fixés au sol. Là encore, cinq hommes. «Quand ça a été fini, ils m’ont donné une bouteille d’eau. Ils ne parlaient pas la langue, mais ils ont fait des gestes pour me dire que si je parlais, ils me tueraient.»

Elle montre une cicatrice encore fraîche au bras : le résultat d’une dispute avec son mari, qui n’a pas supporté le viol et l’a chassée. Depuis, Marie vit chez sa mère, un peu à l’écart du village. De passage à Bangui, elle a refusé de se faire soigner : «la honte». Les victimes rencontrées ont peur. «En général, les victimes en RCA mettent toujours du temps pour se faire connaître, relativise un membre du Groupe de travail de la société civile. Dans ce pays, elles vivent très souvent parmi leurs bourreaux.»

Sessions de paranoïa

«Tout le monde a peur des Russes, objecte un autre membre de la société civile qui souhaite rester anonyme depuis des menaces de mort. Même s’ils le voulaient, les commissaires, les commandants, les juges, ne peuvent rien faire.» Rares sont les officiels qui acceptent de s’exprimer, même en off.

La Minusca reste timorée devant les agissements d’un des membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU. Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la RCA, Mankeur Ndiaye se contente pour le moment de promettre une «enquête sur les allégations d’exactions».

Les Russes entraînent le deuxième mandat de Faustin-Archange Touadéra dans une crispation inquiétante. Plusieurs figures de l’opposition, dont certains avaient noué une alliance politique avec François Bozizé, voient leur immunité parlementaire menacée, après avoir été empêchées de quitter le territoire. Les réunions autour du Premier ministre Firmin Ngrebada, pièce maîtresse du dispositif russe en RCA, deviennent des sessions de paranoïa auto-entretenues.

Restent deux questions : à quel point la «méthode Wagner» peut infuser dans l’action d’un gouvernement, encore tenu à bout de bras par les bailleurs internationaux, Union européenne et FMI en tête ? Surtout, la population, épuisée par deux décennies de guerre civile, va-t-elle tolérer de tels actes dans l’espoir, très hypothétique, qu’ils mettraient fin à la domination des groupes armés ?

Lors de l’investiture de Faustin-Archange Touadéra le 31 mars, l’ambassadeur russe a été acclamé par une salle de notables acquis à la Russie. Simone, du fond de sa classe, s’interroge, après un long silence : «Je pensais que les Russes étaient venus nous secourir, pour notre sécurité. Mais ils viennent nous faire cela. Je ne comprends pas.»

(1) Tous les prénoms ont été changés par mesure de précaution.

Par Antoine Rolland

 

https://www.liberation.fr/international/afrique/en-centrafrique-les-mercenaires-de-wagner-sement-la-peur-20210420_7HGMONC32BHJTKFZIQMTMJ3YJE/

RCA : Forfaiture décision de la Cour Constitutionnelle. Occasion manquée pour Darlan d’entrer dans l’histoire

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/madame-danielle-darlan-lors-du-verdict-sur-les-dossiers-de-candidatures-presidentielle-450×300.jpg” alt=”Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé” width=”450″ height=”300″ />
Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021 (Corbeaunews-Centrafrique). “Plus corrompue que Danielle Darlan et sa bande… tu meures”, C’est la première réaction d’un compatriote avisé après avoir suivi la décision inique de la Cour Constitutionnelle qui a rendu son arrêt hier 19 avril 2021.

Il en ressort plusieurs quoique tels que l’invalidation des sans parents, des personnes sans entrée réelle dans les milieux ou encore convaincues de leur assise politique.

D’abord, Gabriel Tchima Ryeriko invalidé au motif de complicité avec les groupes armés. Là, on est en droit de se poser des questions. Est-ce que la Cour Constitutionnelle cherche vraiment des gens plus proches des groupes armés ? Pourquoi n’ont ils pas invalidé la candidature de Fleury Pabandji leader charismatique des Antibalaka à Bouar et candidat de la circonscription de Bouar 1 ?

Et la politique des non protégés.

Samuel Stanislas Zoumbeti encore lui et toujours lui. En 2015, ce malchanceux de l’histoire politique a gagné dès le premier tour les élections face à Gina Sanzé, “la dame du réseau” puisque c’est comme ça qu’on devrait l’appeler désormais. Cette dernière a usé de son réseau pour siéger au motif que Stanislas Samuel Zoumbeti n’avait pas mis dans son dossier le certificat de mis en disponibilité.

Cette fois encore la corruption a atteint son apogée et cette dame du réseau a, encore en lien avec ses voisins d’alors, utilisé les mêmes réseaux pour disqualifier son adversaire qui l’a mise chao et or du jeu. Triste record avec cette bande corrompue des juges qui pensent que le fait de déclarer que la décision de la Cour Constitutionnelle est insusceptible de recours leur suffisait de faire du n’importe quoi et à n’importe qui.

Pis sa candidature a été invalidée à cause de l’implication de Zama Javan Papa dans son équipe de campagne. Mais pourquoi ne pas invalider la victoire d’Archange qui a eu le soutien de Dimbélé Nakoué ? Quelle justice !

Parodie de justice, la liste est non exhaustive

A Paoua 2 par exemple, la Cour Constitutionnelle a invalidé la victoire de Dotar Ngonguene sans motif fallacieux. Rupture du principe de l’égalité des candidats. Véritable dose d’imagination fertilement injustifiée. En réalité, un des alliés de Faustin Archange Touadera, la Cour Constitutionnellement veut refaire les erreurs qu’elle a commises en en 2016 pour invalider l’heureux gagnant au profit de Timoléon Mbaïkoua qui avait bénéficié du soutien inouï de sa maman, le maire de Paoua. Et si la honte pouvait tuer.

Aujourd’hui, c’est le maire de Betoko qui roule pour Timoléon Mbaïkoua. Pourquoi les pauvres ne peuvent pas avoir justice dans ce pays. Pourquoi Darlan et sa bande ne peuvent pas être en phase avec leur serment ? Non et non avec cette pratique.

Pour arriver à leur fin et comme à leur habitude, cette sulfureuse bande a mis les moyens pour préparer les esprits à accepter l’inacceptable. Dans son numéro du vendredi et comme pour prendre les centrafricains pour néophytes, Cyrus Emmanuel Sandy a tourné en boucle un reportage visant à venter le travail excellent de la Cour Constitutionnelle.

Tout le monde sait le rôle que jouent Darlan, Pingama Modo et Jean Pierre Ouaboué dans leur quête d’argent facile. Cette vieille dame qui s’est permise le luxe de valider certaines candidatures par des jeux de passe droit et de biz-bi pour lesquels nous y reviendront absolument.

Tout faire pour positionner les amis et les faires siégés de cette manière ne sont que les pires de ce qu’un pays peut accepter au 21e siècle. Honteusement, ce sont des intello et collabo du mal qui le font au n om de la loi. Triste et honte à la bande à Darlan.

De tout ce qui précède la décision de la Cour Constitutionnelle n’a pas de valeur juridique et n’encourage pas la stabilité, la cohésion sociale et le vivre ensemble. Elle est chrysogène et cette bande en porte à vie l’entière responsabilité sur leur conscience à jamais. Que Dieu aide ce pays à sortir à sortir du cycle infernal de la manipulation, de l’injustice.

 

Par Jean-Pierre  Yémbinalé

Journaliste rédacteur

— Alain Nzilo

Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

 

 

RCA : Bria, le bilan provisoire de l’opération des mercenaires de Wagner dans la ville fait état de 3 morts et 3 pick-up emportés

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Des mercenaires russes en poste. Photo CNC /

 

Bria, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021, 07:46:15 ( Corbeaunews-centrafrique ). L’opération a duré seulement 4 heures, mais les dégâts sont énormes. Avant de quitter la ville hier après-midi pour Yalinga, les mercenaires de Wagner ont tué trois personnes, et emporté trois pick-up, sans compter plusieurs engins et matériels récupérés aux mains des habitants du quartier Bornou.

 

C’est désormais formel ! Il y’a des citoyens syriens et libyens parmi ces mercenaires de la société Wagner en République centrafricaine. Grâce à notre équipe qui a pu discuter avec ces mercenaires durant plus de deux heures hier à Bria, on peut désormais en mesure de confirmer qu’il y’a d’autres citoyens parmi les Russes qui sont actuellement en Centrafrique.

En effet, hier lundi, 19 avril 2021, vers 1 heure du matin, une colonne des véhicules des mercenaires de la société Wagner sont arrivés à 7 kilomètres de la ville de Bria, sur l’axe Ippy, puis dans la ville vers 7 heures du matin.  Parmi une dizaine de ces mercenaires se trouvaient 3 citoyens syriens et 7 Libyens. Ils sont partis boucler le quartier Bornou, au nord de la ville. Ils ont mené une opération porte par porte jusqu’à 11 heures du matin.

Selon le bilan encore provisoire, les mercenaires ont tué trois personnes au cours de leur opération, et emportent trois pick-up, sans compter plusieurs équipements comme la loupe, balance du diamant, les téléphones intelligents et autres.

Vers 17 heures, ce lundi, ils ont pris la destination de la sous-préfecture de Yalinga pour aller nettoyer la ville des rebelles.

Selon des sources locales à Yalinga contactées ce mardi matin, les mercenaires de Wagner sont déjà arrivés dans la localité il y a quelques minutes.

Affaire à suivre….

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Une quarantaine de morts dans des combats entre jihadistes et chasseurs traditionnels au Mali

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Une quarantaine de morts dans des combats entre jihadistes et chasseurs traditionnels au Mali

Bangui ( République centrafricaine ) – Une quarantaine de personnes ont été tuées depuis une semaine dans le centre du Mali, dans des affrontements entre de présumés jihadistes et des chasseurs traditionnels, des combats qui ont également fait un millier de déplacés, a indiqué lundi le gouvernorat de la capitale régionale Mopti.

Les affrontements, qui ont eu lieu dans les communes rurales de Soye et Femaye, à mi-chemin entre Mopti et Djenné, les principales villes de la zone, ont fait “environ une vingtaine de morts” dans chaque camp, ont affirmé les services du gouverneur dans un communiqué./////////////.

“Tout est parti d’un antagonisme entre deux frères, dont l’un est chasseur et l’autre évoluant avec les présumés groupes jihadistes”, selon le gouvernorat./////////////.

Une source sécuritaire a pour sa part affirmé à l’AFP que les affrontements ont éclaté après que les chasseurs traditionnels ont décidé de “reprendre” et de rendre aux populations une partie du riz prélevé au titre de l’impôt islamique (zakat) par les jihadistes. /////////////.

“C’est le lundi 12 avril que les affrontements ont commencé, les terroristes ont incendié deux villages, avant d’attaquer (le village de) Maribougou”, a déclaré à l’AFP Sidiki Diarra, porte-parole des chasseurs traditionnels de Mégou, dans la région de Djenné./////////////.

“Nous avons perdu beaucoup de chasseurs (et) les rescapés se sont déplacés vers des villages voisins”, a ajouté M. Diarra./////////////.

Des renforts de l’armée malienne ont été déployés, selon le gouvernorat./////////////.

Le centre du Mali est pris dans un tourbillon de violences depuis l’apparition en 2015 d’un groupe jihadiste mené par le prédicateur peul Amadou Koufa, affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a largement recruté dans cette communauté./////////////.

Les affrontements se sont multipliés entre ces jihadistes et des milices autoproclamées d’autodéfense créées en réaction par des membres des ethnies bambara et dogon, notamment en s’appuyant sur les chasseurs traditionnels “dozos”, souvent accusées d’exactions envers les civils, notamment peuls.

Avec AFP/VOA

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Le président Idriss Déby réélu avec 79% des voix au Tchad

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Le président Idriss Déby réélu avec 79% des voix au Tchad

Bangui ( République centrafricaine ) – Le président tchadien Idriss Déby Itno est déclaré vainqueur de l’élection du 11 avril avec 79,32 % des suffrages exprimés au premier tour, selon des résultats officiels énoncés lundi.

M. Déby, 68 ans, obtient ainsi un 6e mandat suite à un scrutin dont le taux de participation s’élève à 64,81%./////////////.

L’annonce a été faite par le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Kodi Mahamat Bam, qui a précisé qu’il s’agit de résultats “provisoires”. La Cour suprême doit encore les approuver après l’étude d’éventuels recours./////////////.

L’ancien et dernier Premier ministre de M. Déby, Albert Pahimi Padacké, est arrivé deuxième avec 10,32% des suffrages exprimés. La première femme à se présenter à une élection présidentielle, Lydie Beassemda, a pris la troisième place avec 3,16% des voix./////////////.

Neuf candidats concourraient officiellement contre M. Déby, au pouvoir depuis trois décennies. Parmi ceux-ci, trois avaient annoncé leur retrait et prôné le boycott du scrutin, invoquant la violente répression des “marches pacifiques” organisées depuis des mois pour réclamer “l’alternance au pouvoir”. La Cour suprême avait cependant maintenu leurs noms sur les bulletins de vote./////////////.

Sans surprise /////////////.

La réélection du maréchal Déby était largement anticipée par des Tchadiens. /////////////.

Immédiatement après l’annonce des résultats, de très nombreux militants du parti de M. Déby, le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), chantaient et dansaient sur la place centrale de la Nation à N’Djamena. Des tirs sporadiques d’armes automatiques ont retenti, des partisans de M. Déby célébrant ainsi la victoire comme pour chacune des cinq élections précédentes depuis qu’il a pris le pouvoir par les armes en 1990. /////////////.

“Nous fêtons une belle victoire au premier tour mais nous avons aussi une pensée très forte pour nos frères, nos camarades, soldats de l’armée tchadienne qui sont tombés sur le champ d’honneur pour défendre la paix, la démocratie et la continuité des institutions de l’État”, a lancé le secrétaire général du MPS, Mahamat Zen Bada.

Avec AFP/VOA

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RCA : Joseph Bendounga, élu député de Bimbo 3 à l’Assemblée nationale

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Le Président du MDREC Joseph Bendounga dans les locaux de la Cour Constitutionnelle le mercredi 4 novembre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021 (Corbeaunews-Centrafrique). lundi, 19 avril 2021, 16:47:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce lundi matin, les juges de la cour constitutionnelle ont publié les résultats définitifs du deuxième tour des  législatives et premier tour des partielles. Soixante-neuf (69) candidats ont été déclarés élus pour ce scrutin du 14 mars, parmi eux, le spectaculaire opposant Joseph Bendounga, Président du parti MDREC.

 

Au cours de son audience à Bangui ce  lundi 19 avril, la cour constitutionnelle a déclaré 49 candidats élus au second tour des législatives, et 20 autres au premier tour des partielles du 14 mars 2021.  Ajoutant aux 22 candidats élus dès le premier tour au scrutin du 27 décembre 2020, c’est presque deux tiers  des sièges  de l’Assemblée nationale qui sont désormais pourvus. Au total quatre-vingt-onze  députés élus depuis le début des élections groupées du 27 décembre 2020 et du 14 mars 2021. À ce jour, 49 sièges restent à pourvoir, et le scrutin va se dérouler le mois prochain, selon l’autorité nationale des élections (ÂNE).

Selon la loi, ces nouveaux élus vont commencer à siéger à partir du / mai prochain, date de la prise de fonction de la septième législature.

Parmi les nouveaux élus, on note l’entrée en scène pour la première fois du célèbre opposant Joseph Bendounga, Président du parti MDREC, élu député dans la circonscription électorale de Bimbo 3, dans l’Ombella-Mpoko.

Rendu célèbre grâce à ses actions judiciaires contre le chef de l’État Faustin Archange Touadera,  l’opposant Bendounga avait été plusieurs fois arrêté par les forces de l’ordre et remis en liberté quelques heures plus tard  pour  avoir pris la tête des manifestations organisées contre certaines actions du chef de l’État, mais également de la Minusca.

 

À lire aussi : RCA : tentative présumée d’empoisonnement de l’opposant Joseph Bendounga, la polémique enfle à Bangui

 

En septembre dernier, il avait accusé le chef de l’État  de vouloir l’éliminer à travers son conseiller diplomatique Ali Gonessa, mais aussi les Russes.

En effet, Monsieur Ali Gonessa, conseiller diplomatique du chef de l’État, a avoué  avoir invité, avec sa collègue russe, également conseillère diplomatique du chef de l’État,  l’opposant Joseph Bendounga, Président du mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC),  dans un restaurant de la capitale, et un cadeau à la russe, composée d’une bouteille de Vodka  lui avait également été remis. Ce que l’opposant qualifie de tentative de corruption et d’empoisonnement.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : la ville de Markounda, dans l’Ouham, est reprise par l’armée nationale et ses alliés

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Les soldats FACA en patrouille dans Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021, 05:19:58 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes et rwandais ont repris le contrôle de la ville centrafricaine de Markounda, à une centaine de kilomètres au nord de Bossangoa  après que les rebelles l’ont assiégée durant plusieurs mois.

 

D’après les autorités locales, ce retournement de situation est intervenu après une demi-heure d’offensive des FACA et de leurs alliés russes et Rwandais , qui ont réussi à repousser les assaillants et reprendre le contrôle de la ville.

Des sources locales ont indiqué que les rebelles se sont enfuis dans les villages voisins à bord de plusieurs motos, et d’autres à pieds.

Les activités n’ont pas encore repris son cours normal, les commerçants n’ayant pas rouvert leurs boutiques et les habitants qui avaient trouvé refuge dans la brousse ayant préféré y rester.

Depuis février, les rebelles de la  CPC qui ont été chassés de la ville de Bossangoa se sont retranchés pour la plupart dans la sous-préfecture de Markounda, à une centaine de kilomètres au nord de la ville.

Pris de panique, les habitants n’ont cessé de faire appel au gouvernement pour le déploiement des  forces loyalistes dans la ville afin de chasser les rebelles.

Depuis la mi-décembre 2020, des groupes armés se sont coalisés sous le nom de Coalition des patriotes pour le changement, avant de lancer une offensive contre le gouvernement. Un mois plus tard, avec le soutien de l’armée rwandaise et les Mercenaires russes, plusieurs offensives sont menées contre les rebelles, et la plus part des villes qui ont été conquises par les assaillants ont été reprises par les forces loyalistes.

 

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Selon l’opposant Joseph Bendounga, « il y’a une justice à deux vitesses en République centrafricaine »,

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021, 05:19:51 ( Corbeaunews-Centrafrique ). « Ceux, que l’État tolère même s’ils commettent les pires des crimes, et ceux  qui sont les dignes fils de ce pays, qui défendent la démocratie, qui se battent pour la démocratie, et qui ne doivent pas ouvrir la bouche. Et ça, c’est depuis que monsieur Touadera  est élu Président de la République… »,a déclaré l’opposant Joseph Bendounga au sujet de la procédure de la levée de l’immunité parlementaire des quatre députés de l’opposition démocratique soupçonnés par l’exécutif d’avoir un lien avec la coalition des patriotes pour le changement (CPC), coordonnée par l’ancien Président de la République François Bozizé. L’homme n’a pas hésité à accuser le chef de l’État d’être le principal auteur de cette crise politico-militaire qui a secoué le pays ces derniers mois. Et ce n’est pas tout !

 

« Toute personnes qui donne un autre son que celui de Touadera et de sa bande, est systématiquement pointé du doigt, et la justice doit le traquer », ajoute l’opposant Joseph Bendounga.

D’après lui, le climat sécuritaire et sociopolitique centrafricain est très malsain, et que tous les centrafricains, depuis l’attaque du CPC, sont devenus des criminels  au regard du régime Touadera.  À telle enseigne qu’ils ne savent à quel saint vouer  leur sort.

« En République centrafricaine, on peut critiquer le Président de la République, les membres du gouvernement et ne pas être inquiétés. Mais depuis l’attaque du CPC, tous les centrafricains sont obligés de se taire , et nous n’accepterons jamais cela en République centrafricaine », s’alarme l’opposant Joseph Bendounga qui fait allusion  à l’instauration de l’État d’urgence, à l’interdiction de certains médias en ligne, aux menaces et intimidations  ainsi qu’à l’arrestation et l’assassinat de plusieurs personnes identifiées comme proches de l’ancien Président François Bozizé.

Selon lui,  « quand vous êtres rebelles de nationalité étrangère, vous êtres l’ami du régime. Et quand vous êtres démocrates, qui défend la légalité, vous êtres  systématiquement taxés d’ennemi de la République », poursuit-il.

Enfin, l’opposant revient sur la manipulation des jeunes contre la communauté internationale par le régime. Selon lui, c’est la même méthode employée par l’ancien régime de François Bozizé.

« Mais aujourd’hui si la communauté internationale partait, qui paye le salaire ? Qui assure une partie de la sécurité ?  Non, c’est un éternel recommencement. Et quand les jeunes, on les instrumentalise, on les monte les uns contre les autres, on les monte contre la communauté internationale,  mais c’est un peuple failli… ».

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

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RCA : procédure de la levée de l’immunité parlementaire des quatre députés de l’opposition, le KNK accuse Touadera des manœuvres politiques cachées

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/christian-guenebem-450×253.jpg” alt=”Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK” width=”450″ height=”253″ />
Monsieur Christian Genebem, Président par intérim du parti KNK

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 20 avril 2021, 05:09:24 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans une déclaration publiée ce lundi 19 avril dont CNC a eu copie, le KNK, parti de l’ancien Président François Bozizé affirme que la procédure de la levée de l’immunité parlementaire des quatre députés de l’opposition ne répond pas aux critères légaux de la levée de l’immunité parlementaire comme prescrit par l’article 67 de la Constitution du 30 mars 2016. D’après  ce mouvement politique, « l’objectif poursuivi par le pouvoir en place est d’obtenir, à défaut d’une élimination physique, la disqualification politique de ces personnalités qui pourraient, à terme, menacer la réalisation de desseins inavouables par le biais de leur action au sein de l’opposition ».

 

Dans cette déclaration, le KNK revient largement sur le dossier faisant l’objet de la demande de levée de l’immunité parlementaire des quatre (4) députés, à savoir Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, Abdoul Karim Meckassoua, Président du chemin de l’esperence, et Simplice Aurélien  Zingas, SG du parti Kelemba, il s’agit d’une audition dans une procédure judiciaire engagée contre de tierces personnes au rang desquels ces Élus ne figurent pas de manière nominative. Aussi, et dans ce cas de figure, sur quels éléments légaux se fonde précisément le Ministre pour demander la levée de leur immunité parlementaire ?

Ci-dessous l’intégralité de la déclaration du KNK.

 

 

 

RCA : Bria, de nouvelles détonations d’armes automatiques secouent la ville

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pillage de la base russe à bria le 15 janvier . Photo CNC

 

Bria, République centrafricaine, lundi, 19 avril 2021, 14:50:10 ( Corbeaunews-centrafrique ). La ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de Haute-Kotto, est secouée ce matin par des détonations d’armes automatiques faites par les Mercenaires russes qui sont arrivés dans la ville la veille. Des fouilles ont été menées porte par porte au quartier Bornou, pillant les habitants qui sont déjà paniqués.

 

Lundi, 19 avril 2021, vers 7 heures, les mercenaires russes, venus de la ville d’Ippy, dans la Ouaka,  hier soir,  ont fait des tirs assourdissants  avec leurs armes automatiques durant quatre heures à Bria, paniquant les populations, et paralysant les activités dans la ville. Au même moment, ils bouclent le quartier Bornou, au nord de la ville, fouillant porte par porte les habitations au motif qu’ils cherchent des malfrats.

Selon des témoins, plusieurs personnes ont été arrêtées, des motos réquisitionnées par les mercenaires ainsi que d’autres biens des particuliers.

Vers 11 heures, ils se sont retirés de ces localités  favorables à l’UPC d’Ali Darassa.

Pour l’heure, la ville est calme, mais certains habitants ont dû fuir leur domicile suite à ces détonations d’armes.

Selon des sources sécuritaires locales, dans les prochains jours, les Russes, Rwandais et les soldats FACA vont progresser vers Yalinga et dans les villes environnantes pour chasser les rebelles de ces localités minières.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp :+1438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com