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Alerte info : le député Simplice Mathieu Sarandji élu Président de l’assemblée nationale en la République centrafricaine

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Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai 2021, 13:04:53 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Sans surprise, Simplice Mathieu Sarandji, un proche du Président Faustin Archange Touadera est élu ce mercredi à la présidence de l’Assemblée nationale en remplacement de Moussa Laurent Gon-Baba.

 

Étaient présents dans l’hémicycle, 90 députés sur 140 au total.  Quatre-vingt-sept (87) voix ont été exprimées.

Trois candidats s’étaient présentés pour succéder à Laurent Gon-Baba. D’abord  Joseph Bendounga, le candidat du MDREC, Député de Bimbo 3, Martin Ziguélé,  candidat du MLPC, représentant l’opposition, et Simplice Mathieu Sarandji, candidat de la majorité présidentielle.

Simplice Mathieu Sarandji,  élu de Baoro, sous-préfecture de la Nana-Mambéré, était jusqu’à mardi ministre d’État, conseiller spécial du chef de l’État. Il a été demi de ses fonctions pour participer à cette élection.

Désormais élu Président de l’assemblée nationale avec 69 voix contre 20 pour Martin Ziguelé et 1 pour Joseph Bendounga, Monsieur Simplice Mathieu Sarandji a désormais cinq ans pour siéger au perchoir de l’assemblée nationale. À ce titre, il devient la deuxième personnalité de la République après le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Les détails dans nos prochains articles.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

Directeur de publication

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

France-Centrafrique : L’activisme de Moscou gèle l’axe Paris-Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Touadera-Poutine–450×299.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”299″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Coupure de l’appui budgétaire français, gel de la coopération militaire… Depuis quelques semaines, la tension entre Paris et Bangui ne cesse de monter. Plusieurs des plus proches conseillers de Touadéra sont désormais dans le collimateur de la France, qui les soupçonne de mener des campagnes “anti-françaises”.

C’est une réunion qui donne la mesure de l’ampleur de la crise entre Bangui et Paris : un conseil de défense tenu mi-avril à l’Elysée a été exclusivement consacré à la République Centrafricaine. En format restreint, le président français Emmanuel Macron avait réuni les ministres des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et des armées Florence Parly, ainsi que des représentants des services de renseignement. Les campagnes “anti-françaises” qui se multiplient depuis cet hiver en RCA ont été au cœur des discussions à huis clos.

 

Etretien téléphonique  tendu entre Macron et Touadéra

Paris voit derrière une partie de ces campagnes l’ombre de Moscou. Ce conseil de défense a acté une position « d’extrême fermeté » à l’égard du président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, dit “FAT”. Une rupture annoncée : en 2020, puis 2021, la France avait d’ores et déjà coupé son appui budgétaire à la RCA. Un manque gagner estimé à plus de 20 millions d’euros pour le Trésor centrafricain, largement dépendant des bailleurs internationaux.

Autre signal envoyé par Paris : la suspension immédiate des outils de coopération bilatérale entre la France et la RCA, notamment dans le domaine militaire. La mission de coopération de défense française, initialement composée de dix officiers et sous-officiers, ainsi été réduite au strict minimum. Seuls certains projets de l’Agence française de développement (AFD) à destination directe de la population et ne transitant pas par les institutions gouvernementales centrafricaines ont été maintenus, dans des secteurs tels que l’éducation ou la santé, notamment en matière de lutte contre le Covid-19.

Le conseil de défense d’avril a également été suivi d’un long entretien téléphonique, très tendu, entre Emmanuel Macron et Touadéra. Outre plusieurs appels du pied à la mise en place d’un “dialogue national“, entamé le 19 avril par la présidence centrafricaine, Macron a directement évoqué avec son homologue les dernières campagnes hostiles à la France. Si Touadéra décline toute responsabilité, le chef d’Etat français a accusé plusieurs de ses plus proches conseillers d’être directement impliqués.

 

L’entourage proche de Touadéra directement visé

Une poignée de conseillers du président centrafricain sont ainsi considérés comme les principaux artisans des campagnes anti-françaises. C’est notamment le cas de l’actuel secrétaire exécutif de la formation présidentielle Mouvement des Cœurs Unis (MCU), Simplice Mathieu Sarandji, premier ministre de 2016 à 2019, qui vise le perchoir de l’Assemblée nationale. Fidèle parmi les fidèles du chef de l’Etat, dont il est l’un des principaux mentors, l’ancien secrétaire général de l’Université de Bangui a été au centre des deux dernières campagnes présidentielles victorieuses de FAT. Motif d’irritation supplémentaire pour Paris : l’ex-chef du gouvernement utiliserait un passeport français. Il a également travaillé à Bordeaux, où il a même effectué une partie de ses études.

L’autre membre du premier cercle de Touadéra qui suscite l’ire de la France est Wilfried Sebiro. Ancien journaliste et conseiller en communication du chef de l’Etat centrafricain depuis 2016, il a un temps été à la tête du site d’informations en ligne Centrafrique Libre. Comme Sarandji, il aurait longtemps vécu en France. Proche de Moscou, il faisait partie de la délégation qui avait accompagné Touadéra au sommet Russie-Afrique de Sotchi en 2019.

Enfin, le cas de la cheffe de la diplomatie centrafricaine Sylvie Baipo-Témon cristallise l’exaspération de Paris. Diplômée en économie de l’Université de Poitiers, la ministre, tenant d’une ligne pro-russe, a effectué la quasi-totalité de ses études universitaires dans l’Hexagone avant de devenir analyste financière dans la capitale française pour le groupe BNP Paribas, où elle a officié pendant plus de quinze ans. Elle avait quitté son poste en 2018 pour remplacer Charles Armel Doubane.

 

L’ombre de Moscou

Les services français se penchent également sur les principaux outils de diffusion de ces campagnes. En 2018, une dizaine d’étudiants en informatique de Bangui auraient ainsi été recrutés pour être formés pendant deux mois à Saint- Petersbourg. Ils travailleraient dorénavant depuis la capitale centrafricaine à mettre en place des comptes automatisés qui relaient des campagnes hostiles à Paris sur les réseaux sociaux. La même année, le très “francophile” président de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua, avait été débarqué du perchoir, un poste qu’il occupait depuis 2016. La France a toujours suspecté Moscou d’avoir directement orchestré sa destitution.

Par ailleurs, les services français s’intéressent aux liens de la Russie avec plusieurs organisations locales, à l’instar de l’ONG Aimons notre Afrique (ANA). Dirigée par l’Ivoirien Arouna Douamba – proche de la ministre des affaires étrangères premier point d’étape.

 

Une guerre qui coûte cher

Le spectre d’une remise à plat des lignes de crédits internationales inquiète au sein de l’administration centrafricaine, alors que la situation économique du pays est déjà très précaire. Depuis décembre et les affrontements avec la CPC, les rentrées fiscales – et surtout douanières – du pays se sont effondrées, notamment à cause du blocage du corridor “Douala-Bangui”. En parallèle, les dépenses militaires ont explosé. Plusieurs ministères peinent déjà à régler les dépenses courantes et d’investissement.

 

Par Africa intelligence

© Copyright Africa Intelligence.

RCA : aujourd’hui, c’est le jour de l’élection du Président de l’Assemblée nationale, les alliances se multiplient  

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Credit photo : Corbeaunew

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai 2021, 06:30:04 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Après plusieurs jours de tractations en coulisse, les députés vont devoir élire ce mercredi 5 mai leur nouveau Président pour les cinq prochaines années. D’ores et déjà, dans le camp de la majorité présidentielle, le nom de l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji est annoncé, tandis que dans l’opposition, les choses ne sont pas encore claires. Cependant, l’ancien premier ministre Martin Ziguélé, Président du MLPC, et Joseph Bendounga, Président du MDREC ont déjà déposé leur candidature.

 

Si l’élection présidentielle du 27 décembre a vu la victoire du Président Faustin Archange Touadera, première personnalité de la République centrafricaine, l’élection du Président de l’Assemblée nationale,  deuxième personnalité de la République est aussi important pour la vie politique du pays.

Dans ce contexte particulier où le nombre total des députés n’est pas atteint, l’élection au perchoir sera stratégique, car ni le parti au pouvoir (MCU) ni l’opposition démocratique n’a obtenu la majorité absolue. Une élection en interne qui se fera à l’absence d’une cinquantaine des députés non encore élus.

Toutefois, certains députés ont déjà manifesté leur candidature pour ce poste. D’abord le Président du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain ) Martin Ziguélé. L’élu de Bocaranga 3 a officiellement twitté avant-hier qu’il est candidat à la présidence de l’Assemblée nationale. Le député de Bimbo 3 Joseph Bendounga lui aussi sera candidat.

Cependant, du côté du pouvoir, les tractations se poursuivent. La candidature de Simplice Mathieu Sarandji,  selon les indiscrétions, aurait reçu la bénédiction de son mentor  Faustin Archange Touadera.

Il faut noter que le dépôt de candidature ouvert  se poursuit encore. Il est difficile encore de  noter avec exactitude le nombre total des candidats, car selon le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la candidature est ouverte jusqu’à une heure avant le déroulement du vote. Et si la candidature de monsieur Sarandji venait à être validée, il va sans doute bénéficier du soutien de certains députés indépendants, alliés de son parti le mouvement cœurs unis. Il en est de même pour Martin Ziguélé, l’un des poids lourds de l’opposition. Il aurait le soutien des députés de son parti et de certains  indépendants, à en croire plusieurs sources. Les alliances sont encore en cours,  la lutte pour le perchoir du palais du peuple sera rude entre  et le pouvoir et l’opposition démocratique.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : septième bataillon d’infanterie du territoire, plusieurs miliciens du KM5 incorporés ont dû abandonner

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Fin de formations des FACA à Bérongo. Credit photo : CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai  2021, 05:53:05 ( Corbeaunews-Centrafrique ). On ignore encore les raisons de leur désertion, mais plus de la moitié de ceux qui sont déployés dans les villes de province  ont dû abandonner leur unité dans les forces armées centrafricaines et s’éclipsent dans la nature.

 

Au moins 600 ex-combattants ont été formés et incorporés le mois dernier dans le rang des forces armées centrafricaines après leur désarmement et démobilisation. Un nouveau bataillon, le septième,  avait été créé  pour les intégrer. Mais une fois déployés dans les villes de province, plusieurs d’entre eux ont pris la poudre d’escampette. On ignore s’ils retournent dans leurs activités initiales, mais tout porte à croire que le choix de l’armée ne correspond pas réellement à leur ambition.

Rappelons que le programme du DDRR ( désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement ) avait été lancé pour la première fois par le chef de l’État en 2018 à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé. Deux ans plus tard, plus d’un millier des combattants ont été désarmés, certains ont intégré l’unité spéciale mixte de sécurité (USMS), d’autres incorporés dans l’armée au lendemain de la tentative d’envahissement de la capitale par les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Selon nos informations, les autres qui sont encore dans l’armée sont déployés avec les Mercenaires russes dans les villes de province.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : grave inondation en ce moment à Bangui, plusieurs quartiers nord de la capitale submergés

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Inondation à Bangui, des véhicules foncent dans l’eau à Bangui le 23 août 2020

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai  2021, 04:19:03 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans la nuit  du mardi à mercredi 5 mai, plusieurs quartiers nord de la capitale Bangui ont reçu des pluies torrentielles qui ont causé de graves  inondations  et de destruction des maisons. De Gobongo à Galabadja, ou encore du quartier PK10 jusqu’à Damala, des maisons sont écroulées,  d’autres inondées.  

 

Les dégâts sont très importants du quartier Galabadja en passant par Gobongo PK10, PK12 et les quartiers qui se trouvent au bord de la rivière de ngola.  Des maisons d’habitation  entièrement ou partiellement détruites. Quelques ateliers ou  chapelles d’église ont subi le même sort. Ce qui oblige les ménages touchés à passer actuellement la nuit  à ciel ouvert.

« Pour le moment nous sommes à 2 heures du matin, mais on ne peut pas prendre le risque de dormir. L’eau coule jusqu’à l’intérieur de notre maison. Moi et mes enfants nous sommes tous debout. Mais c’est encore pire chez mes voisins  », a témoigné un habitant du quartier Gobongo joint au téléphone. Mais plus au Sud, un autre témoigne:

« Nous sommes surpris par cette pluie. L’eau est venue engloutir la maison. On ne sait où allez », s’alarme un habitant du quartier Galabadja.

Pour l’heure, nous ne sommes pas en mesure d’évaluer les dégâts causés par cette pluie torrentielle dans la capitale. En plus, on ignore si dans le Sud, les quartiers ont aussi submergé.

Nous ferons le point dans nos prochains articles.

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

Enquête ouverte en Centrafrique sur des exactions attribuées à l’armée et ses alliés russes

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Enquête ouverte en Centrafrique sur des exactions attribuées à l’armée et ses alliés russes

Bangui ( République centrafricaine ) – Les autorités de Bangui ont annoncé l’ouverture d’une enquête sur des exactions présumées, attribuées par l’ONU à des militaires centrafricains et à des supplétifs privés russes qui les épaulent dans le conflit contre des rebelles.

Selon un communiqué du gouvernement lu lundi à la radio nationale, la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a remis au président Faustin Archange Touadéra une liste “d’allégations d’exécutions arbitraires/extra-judiciaires, tortures, violences sexuelles, traitements cruels, inhumains et dégradants, arrestations arbitraires” commis entre décembre 2020 et avril 2021 et mettant “gravement en cause les forces nationales et bilatérales”./////////////.

Le gouvernement centrafricain “considère ce document comme étant de simples dénonciations”, indique son porte-parole Ange Maxime Kazagui dans ce communiqué./////////////.

“Cependant, eu égard à la gravité des allégations portées contre les forces de défense et de sécurité et les forces alliés (…) le gouvernement a d’ores et déjà instruit le ministre de la Justice d’ouvrir une enquête judiciaire conformément à la loi”, ajoute-t-il. /////////////.

“Il n’y a pas eu de rapport, mais nous avons transmis au gouvernement des informations pour attirer son attention sur certains faits”, a précisé à l’AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca./////////////.

Le ministre de la Justice a ordonné “la mise en place d’une commission d’enquête spéciale regroupant les trois parquets généraux de la République centrafricaine afin de faire la lumière sur les faits allégués” a déclaré lundi le procureur général Éric Didier Tambo. /////////////.

Un groupe d’experts des Nations-Unies s’était déjà inquiété le 31 mars d’informations faisant état de “graves violations des droits humains” par des paramilitaires russes combattant aux côtés des forces armées centrafricaines (Faca), notamment employés par le groupe russe Wagner. La Russie ne reconnaît que la présence “d’instructeurs” aux côtés des Faca./////////////.

De son côté, l’ambassade de Russie à Bangui a qualifié dans un communiqué reçu mardi par l’AFP de “fabrication” de “rumeurs” une enquête publiée la veille par Radio France Internationale (RFI) et appuyant des accusations d’exactions de la part de présumés membres russes de sociétés militaires privées en Centrafrique, basée notamment sur ce précédent rapport onusien et sur des témoignages./////////////.

L’ambassade dénonce une enquête “fondée sur le bouche à oreille” et ne prouvant pas que des “instructeurs russes” sont les auteurs des exactions alléguées. Elle déplore qu’”un média renommé s’aligne avec des fabricants de fausses nouvelles qui servent les intérêts des malfaiteurs qui complotent pour renverser le gouvernement légitime” en Centrafrique.

Avec AFP

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RCA : la ville de Mobaye, chef-lieu de la Basse-Kotto, a été reprise par les forces alliées ce mardi soir

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Des populations en fuite lors d’une attaque des rebelles de leur villages.

 

Mobaye, République centrafricaine, mercredi, 5 mai  2021, 03:59:01 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les forces armées centrafricaines (FACA) et leurs alliés russes ont repris le contrôle de la ville centrafricaine de Mobaye, chef-lieu de la préfecture de la Basse-Kotto, au sud-Est de la RCA, après que les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) l’ont assiégée durant 8 années, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

D’après le maire de la ville, ce retournement de situation est intervenu sans réel affrontement entre les rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et les Mercenaires russes ainsi que les soldats FACA qui ont réussi à repousser les assaillants et reprendre le contrôle de la ville.

Des sources sécuritaires locales ont indiqué que les rebelles se sont enfuis en direction de l’ouest, d’autres vers le nord, à bord de plusieurs motocyclettes et d’un pick-up.

La vie normale n’a pas encore repris à Mobaye, les commerçants n’ayant pas rouvert leurs boutiques et les habitants qui avaient trouvé refuge dans la brousse ayant préféré y rester pour l’heure.

Rappelons que les rebelles de l’UPC, le mois dernier,  après quelques jours de panique due aux rumeurs de l’avancée des forces gouvernementales, exigeaient des commerçants de Mobaye, chef-lieu de la préfecture de Basse-Kotto  de leur payer une prime de départ avant qu’ils ne quittent la ville. Après plusieurs jours de tractation, les commerçants leur ont versé une prime de 250 000 francs CFA, mais les rebelles n’ont pas pu quitter la ville jusqu’à quelques heures de l’arrivée des forces conventionnelles ce mardi soir dans la ville.

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : incursion des combattants rebelles de 3R dans la localité de « Abba », la population en fuite

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Des soldats FACA en patrouille à Bangassou pour illustration. CopyrightCNC

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai  2021, 03:14:28 ( Corbeaunews-centrafrique ). Lundi 3 mai 2021, les rebelles du mouvement 3R (Retour, réconciliation et réhabilitation ), munis de leurs armes de guerre,  ont fait leur incursion violente dans le village Berra, dans la sous-préfecture de « Abba », au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Selon des sources locales, les rebelles ont fait leur incursion fracassante dans le village Berra aux environs de 7 heures du matin, et procèdent aux tirs de sommation partout dans le village, suscitant la psychose au sein de la population qui n’a plus de choix que de se refugier dans la brousse.

Pour l’heure, les rebelles continuent d’occuper le village, et les soldats FACA ainsi que leurs alliés russes ne sont pas encore arrivés sur place.

Notons que le 5 avril dernier, les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais avaient mené une offensive contre les positions des rebelles de 3R dans la localité de « Abba » avant de reprendre totalement la ville aux mains des rebelles deux heures plus tard.

Souvenez-vous, c’est lors de leur offensive et ratissage dans les chantiers miniers dans les sous-préfectures de « Aba» et de « NIEM », dans la préfecture de la NANA-MAMBÉRÉ que 4 suspects avaient été arrêtés et présentés par le procureur général près de la cour d’appel comme des chefs militaires de 3r, dont son chef Bobo.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : les mercenaires russes ont quitté précipitamment les bâtiments publics et des particuliers après la déclaration du porte-parole du gouvernement annonçant l’ouverture d’une enquête

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Les soldats FACA le 8 janvier 2013. Photo Reuters.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 5 mai  2021, 03:56:36 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Notre équipe a pu constater la scène dans la ville de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, et à Alindao, dans la préfecture de la Basse-Kotto, ou les Mercenaires russes ont quitté les maisons des particuliers et les bâtiments publics  quelques heures après la déclaration du porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui, mais aussi du procureur général de la cour d’appel annonçant l’ouverture d’une enquête sur les allégations de crimes portées par la Minusca  contre les mercenaires russes de la société Wagner.

 

Depuis que nous commençons à dénoncer publiquement les exactions commises par les mercenaires russes de la société Wagner sur les populations civiles dans plusieurs villes de province, ce n’est que ce lundi 3 mai 2021 dans la matinée que nous commencer a observé pour la première fois  un réel début du changement dans leur comportement.

Des bâtiments publics libérés, des habitations des particuliers rétrocédées, c’est un grand début du changement que les mercenaires russes se sont engagés auprès des préfets et sous-préfets à le faire dans un bref délai.  D’ores et déjà, à Alindao, dans la Basse-Kotto,  la rétrocession des maisons des particuliers a commencé.

Le dimanche 2 mai, dans la sous-préfecture d’Alindao, les mercenaires russes ont totalement quitté la ville dans la soirée, libérant ainsi les bâtiments d’une école qu’ils ont occupés depuis leur arrivée dans la ville, mais aussi un centre hospitalier et deux maisons des particuliers. Malheureusement, pour ces deux habitations, leurs propriétaires ont la mauvaise surprise de découvrir que celles-ci ont été totalement détruites par les Russes avant leur départ vers la ville de Mobaye.

Et ce n’est pas tout! Les mercenaires de Wagner, pour éviter que les indicateurs des rebelles signalent leur position de départ, ont également saccagé et coupé les deux lignes téléphoniques de la société Orange et Télécel quelques minutes avant leur départ de la ville.

Selon nos informations, avant d’arriver à Mobaye, les Russes ont créé leur checkpoint  au village Pavika, situé à 20 kilomètres d’Alindao, mais aussi à  Mingala et Kouango.

D’autres ont escorté un convoi des engins lourds, peut-être à destination de Bakouma et Nzako pour l’exploitation de diamant et l’or.

 

 

Chine-Centrafrique : Main dans la main, construisons ensemble un avenir plus radieux

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COPYRIGHT LA RENAISSANCE

 

Son excellence Monsieur l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine en République Centrafricaine CHEN Dong

 

Après des élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, la Centrafrique est entrée dans une phase pleine de nouvelles opportunités de développement. Presque pendant la même période, en tant que bon ami et partenaire de la Centrafrique, la Chine a aussi passé des moments importants et décisifs dans son histoire. Le 11 mars 2021, la Quatrième Session de la 13ème Assemblée Populaire Nationale de la République Populaire de Chine s’est clôturée avec l’adoption de la résolution historique du 14ème Plan quinquennal pour le développement économique et social national et des objectifs à long terme pour 2035.

 

La République Populaire de Chine, sous la bonne direction du Parti Communiste Chinois (PCC), avait élaboré le ler Plan quinquennal pour le développement économique et social national en 1953, au moment où l’accélération du développement économique constitue son premier besoin peu après sa fondation en 1949. Dès lors, le gouvernement chinois a élaboré et exécuté 13 Plans quinquennaux durant des décennies. En 2020, la Chine a achevé l’exécution du 13ème Plan quinquennal (2016-2020), pendant laquelle de grands succès historiques ont été accomplis, comme la réussite de l’édification d’une société de moyenne aisance sur tous les plans, et la victoire globale l’éradication totale de la pauvreté dans toute la Chine. Près de 100 millions de populations rurales démunies se sont débarrassées de la pauvreté conformément aux critères en vigueur en Chine. Ainsi, la question de la pauvreté absolue existant depuis des siècles a été résolue définitivement, et le peuple chinois a atteint, dix ans à l’avance, les objectifs en matière de réduction de la pauvreté fixés dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’ONU, apportant une grande contribution à la cause de la réduction de la pauvreté mondiale par son propre main.

 

Au 15ème Congrès du PCC en 1997, les objectifs des «deux centenaires» ont été initiés. Après des discussions approfondies, ils ont été définitivement adoptés au 18ème Congrès du PCC en 2012, à savoir : parachever la construction sur tous les plans d’une société de moyenne aisance pour le centenaire de la fondation du PCC en 2021 et faire de la Chine un pays socialiste moderne, prospère, démocratique, harmonieux et hautement civilisé au moment où la République populaire de Chine fêtera son centenaire en 2049. L’année 2021, lère année de l’exécution du 14ème Plan quinquennal (2021-2025) est non seulement une ligne d’arrivée de la réalisation de « l’objectif du premier centenaire » de 1921 (année de fondation du PCC) à 2021, mais aussi un batôn de relais pour « l’objectif du deuxième centenaire » de 1949 (année de fondation de la République populaire de Chine) à 2049. Dans cette perspective, nous allons créer, étape par étape, un nouveau cadre de développement axé principalement sur le marché intérieur et permettant aux marchés intérieur et international de se stimuler mutuellement.

 

Les plans quinquennaux ont assuré la continuité et la cohérence des stratégies et politiques de développement de la Chine et ont donné une impulsion continuelle au développement économique et social et à l’amélioration des conditions de vie du peuple. Déjà au premier trimestre de l’année 2021, la Chine a enregistré une croissance de 18,3% de son PIB en glissement annuel. En poursuivant l’amélioration continue de l’emploi, la Chine a créé 2,97 millions de nouveaux emplois dans les agglomérations urbaines et le taux de chômage urbain enquêté national au mois de mars se situe à 5,3%. L’objectif de la synchronisation de l’augmentation des revenus des habitants et de la croissance économique a été atteint. Par conséquent, malgré l’influence néfaste de la Covid-19, le niveau et la qualité de vie du peuple chinois ont été améliorés sans cesse.

 

Le 19 novembre 2020, Son Excellence Président Faustin Archange TOUADERA a officiellement lancé le processus d’élaboration de l’Etude Nationale Prospective « RCA 2050 » en vue de faire de la République centrafricaine un pays solidement uni, complètement pacifié, sécurisé, prospère et émergent à l’horizon 2050. Après être réélu le Président de la République Centrafricaine, S.E.Pr. TOUADERA s’est fixé comme objectif pour son mandat, dans son discours prononcé à la cérémonie d’investiture, d’œuvrer pour une société plus inclusive, une économie plus ouverte et de meilleures capacités du peuple centrafricain. Les grands esprits se rencontrent. En dépit du développement rapide dans le domaine économique, la Chine est et restera un pays en voie de développement et un partenaire de tous temps de la République Centrafricaine, accompagnera la Centrafrique dans ses efforts de réaliser la paix, la stabilité et le développement dans le meilleur délai afin de construire une communauté de destin Chine-Centrafrique encore plus solide à travers une coopération bilatérale sincère et efficace.

 

En 2019, lors de la Célébration du 70ème Anniversaire de la Fondation de la République Populaire de Chine, j’ai annoncé que la coopération sino-centrafricaine se développe rapidement comme un train à grande vitesse avec quatre wagons, c’est-à-dire quatre terrains de coopération : la santé, l’infrastructure, l’agriculture et l’éducation. Et durant ces dernières années, la coopération sécuritaire entre nos deux pays se renforce davantage et devient le cinquième wagon. Actuellement, ce qui est réjouissant, c’est que la coopération dans tous les domaines entre nos deux pays a déjà porté de fruits abondants.

 

Premièrement, la coopération sanitaire. Face au défi de l’épidémie de Covid-19, la Chine et la Centrafrique ont mené une coopération étroite et fructueuse. Le gouvernement et le peuple chinois, même dans l’épreuve de lutte contre l’épidémie en Chine, ont fait leur possible pour contribuer aux efforts de nos amis centrafricains de lutter contre l’épidémie. La partie chinoise a fait plusieurs dons de matériels sanitaires à tous les milieux centrafricains, y compris plus de 340,000 masques et 30,000 kits de test transportés en urgence par un avion militaire chinois au moment crucial du pic de l’épidémie en Centrafrique en 2020. Le gouvernement chinois a aussi décidé d’offrir un don de 150,000 doses de vaccin chinois anti-Covid-19 à la partie centrafricaine en honorant l’engagement pris par le Président chinois XI Jinping à faire des vaccins anti-Covid-19 un bien public mondial et à faciliter l’accès rapide aux vaccins des pays en voie de développement.

 

Deuxièmement, la coopération en matière d’infrastructure. Consciente que l’insuffisance de l’infrastructure constitue un handicap au développement de la Centrafrique, la partie chinoise travaille beaucoup pour contribuer à l’amélioration de l’infrastructure centrafricaine. Le champ solaire de 15 MW à Bangui attire l’attention des centrafricains. Une équipe chinoise est arrivée en novembre 2020 et a commencé le travail. Le 8 avril, les travaux ont été officiellement lancés et serait terminés vers le début de l’année prochaine. Une fois mis en service, ce champ solaire va beaucoup aider à la résolution du manque d’’électricité à Bangui. De plus, l’Ambassade de Chine projète encore de renouveler des lampadaires solaires à Bangui pour faciliter la circulation nocturne des habitants de Bangui.

 

Troisièmement, la coopération agricole. L’introduction de la technologie de Juncao est un fruit porté par la rencontre de Son Excellence Président XI Jinping et de Son Excellence Président Faustin Archange TOUADERA en marge du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine en 2018. Il est encourageant que des jeunes centrafricains après la formation ont récolté des champignons avec la technologie de Juncao en Centrafrique. Un groupe d’experts chinois de technologie de Juncao arrivera et s’installera dans les prochains jours à Bangui pour aider nos amis centrafricains à construire la chaîne de production et apprendre à plus de Centrafricains à maîtriser cette technologie afin d’améliorer leurs conditions de vie, ainsi que contribuer à éradiquer la pauvreté et assurer la sécurité alimentaire en Centrafrique par les Centrafricains.

 

Quatrièmement, la coopération éducative et culturelle. Les relations d’amitié excellentes entre nos deux pays sont basés sur une bonne connaissance mutuelle entre les peuples. Á cet égard, en 2019, la Chine et la Centrafrique sont convenues d’installer l’Institut Confucius à l’Université de Bangui. Les enseignants chinois viennent d’arriver à Bangui pour lancer officiellement l’Institut. Il va former non seulement des étudiants qui s’intéressent à la culture chinoise, mais aussi les enseignants locaux de la langue chinoise. En outre, il organisera des activités culturelles dans les domaines des arts martiaux, de la médecine traditionnelle chinoise, de la cuisine chinoise et etc. Je suis convaincu qu’il sera un pont d’amitié qui renforcera davantage la connaissance mutuelle entre le peuple chinois et le peuple centrafricain.

 

Cinquièmement, la coopération sécuritaire. En 2018, sur l’invitation de la partie centrafricaine, une équipe d’instructeurs policiers chinois est arrivée à Bangui pour former des éléments de la Garde rapprochée du Président de la République Centrafricaine. En plus, 50 éléments parmi eux ont suivi une formation en Chine dans 1’année suivante. A la fin de l’année 2019, la signature d’un accord relatif à la coopération de formation et de domaines universitaires entre l’Institut de police de Fujian et l’École nationale de police de la République Centrafricaine a permis à la coopération sécuritaire d’atteindre un nouveau palier. En 2020, l’épidémie de COVID-19 n’a pas interrompu notre coopération amicale. L’Ambassade de Chine a donné un don de 10 motos de police à la partie centrafricaine. La Chine continuera à faire progresser cette coopération en fournissant un laboratoire de police technique et scientifique au Ministère de l’Intérieur chargé de la sécurité publique de la République Centrafricaine pour contribuer à lutter efficacement contre l’impunité. Et un don de matériels policiers, arrivera à Bangui dans ce mois de mai. J’ai la ferme conviction que l’approfondissement de notre coopération en matière de sécurité donnera une nouvelle impulsion au retour de la paix et de la stabilité en Centrafrique.

 

Dans l’année 2021, la Chine et la Centrafrique se trouvent l’une et l’autre sur un nouveau départ de développement. Nous entendons continuer à travailler avec nos frères et sœurs centrafricains pour mettre en euvre sur tous les plans les concensus dégagés par les deux chefs d’État, consolider davantage l’amitié entre nos deux peuples, partager les expériences de lutter contre la pauvreté et renforcer la coopération dans tous les domaines dans le but de créer un avenir plus radieux pour le peuple chinois et le peuple centrafricain. Je ne doute pas que le gouvernement et le peuple centrafricains, avec leurs efforts assidus et les appuis des partenaires internationaux comme la Chine, illustreront la devise de la République Centrafricaine « Unité, Dignité, Travail » dans le prochain avenir.

Un hôtel au Tchad pour abriter la primature de transition

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Un hôtel au Tchad pour abriter la primature de transition

Bangui ( République centrafricaine ) – Le Premier ministre Albert Pahimi Padacké a pris ses quartiers dans un hôtel de N’Djamena. Des employés craignent d’être licenciés. Une pétition est lancée.

L’hôtel Méridien Charia été réquisitionné pour abriter la primature de la transition . L’administration de l’hôtel n’a jusque-là pas précisé aux employés s’ils allaient pouvoir conserver leur poste. Une pétition circule sur internet réclamant l’annulation de cette réquisition./////////////.

Ce sont au total 44 employés, dont une trentaine bénéficiant de contrats à durée indéterminée, qui ne savent pas ce qu’ils vont devenir dans les jours à venir./////////////.

Depuis l’entrée en vigueur de la réquisition de l’hôtel Méridien Chari le 28 avril, ni la Société nationale d’exploitation hôtelière (Sonexho) en charge de la gestion de cet établissement, ni le ministère du Développement touristique qui en a annoncé la réquisition, n’ont répondu aux craintes des employés./////////////.

Un avenir incertain/////////////.

Galion Djekainkoula, l’un des délégués du personnel de l’hôtel raconte : “Ils sont venus avec une note de réquisition sans toutefois penser à l’avenir du personnel. En tant que délégués, nous nous sommes rapprochés du directeur de la Société nationale d’exploitation hôtelière qui est notre tuteur. Il nous a dit qu’il est dans le même bateau que nous, qu’il a posé aussi la question au ministère du Tourisme et qu’il attend sa réponse. Nous sommes inquiets, très inquiets même. Parce que le personnel a besoin d’informations. Nous ne savons pas ce que l’avenir nous dira”./////////////.

L’annonce de la réquisition de l’hôtel Méridien Chari a suscité des réactions sur les réseaux sociaux et une pétition contre la décision du ministère a été mis en ligne. Le juriste Jean-Bosco Manga est l’un des signataires de cette pétition./////////////.

“Ils ont sacrifié la vie d’une quarantaine de pères et mères de famille et nous avons estimé qu’il faut leur apporter l’appui nécessaire pour qu’ils puissent entrer dans leur droit. Parce que ce sont des employés qui disposent de contrats de droit privé”, regrette Jean-Bosco Manga./////////////.

Appel à la justice/////////////.

En attendant de savoir quelle est la suite à réserver aux employés de l’hôtel, les interrogations se poursuivent./////////////.

“Dans le principe, même s’il faut une procédure pour les mettre à la disposition d’une autre entreprise ou bien une procédure de licenciement pour motif économique, on devrait déjà penser aux hommes qui vivent de cet hôtel avant d’engager une procédure de réquisition. C’est déplorable, on ne peut pas continuer à augmenter le nombre des chômeurs alors que la tendance est de trouver de l’emploi pour chaque Tchadien”, estime encore le juriste tchadien./////////////.

La DW a tenté d’avoir l’avis des responsables de la Société nationale d’exploitation hôtelière en charge de la gestion de l’hôtel et du ministère de tutelle, mais sans succès./////////////.

L’Union des syndicats du Tchad, à laquelle les employés de cet hôtel sont affiliés, s’est saisie du dossier mais elle n’a pas encore dit si elle comptait leur venir en aide.

Avec DW français

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Le cardinal Nzapalainga raconte son combat pour la paix en Centrafrique

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L’archevêque de Bangui, qui avait accueilli le Pape François en 2015 pour une visite marquant le “prologue” du Jubilé de la Miséricorde, raconte dans un livre son parcours et son engagement pour la réconciliation de son peuple marqué par une guerre civile.

 

Le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui en République centrafricaine, vient de publier avec la journaliste Laurence Desjoyaux un livre intitulé Je suis venu vous apporter la paix, paru aux éditions Médiaspaul.

Il y revient en détail sur son parcours de religieux spiritain, appelé à 42 ans en 2009 à la tête du diocèse de Bangui, où il a déployé une inlassable activité en faveur de la paix et de la réconciliation du peuple centrafricain, fracturé par une guerre civile. En créant la “Plateforme de Paix interreligieuse de Centrafrique” avec l’imam Omar Kobine Layama et le pasteur Nicolas Guérékoyaméné-Gbangou, le cardinal Nzapalainga a développé une méthode de prise de parole qui a permis de désarmer des miliciens et d’éviter que les affrontements ne dégénèrent en guerre de religion voire en génocide. Ses efforts ont été encouragés par le Pape François lors de sa visite à Bangui en novembre 2015.

Malgré les violences qui continuent à se produire dans plusieurs régions du pays, l’archevêque de Bangui, élevé à la pourpre cardinalice en 2016 et devenu alors le plus jeune membre du Sacré-Collège, continue à déployer son action ancrée dans l’Évangile et à en témoigner au-delà des frontières centrafricaines, dans le reste de l’Afrique et dans le monde. C’est à l’occasion d’un de ses passages à Rome que nous l’avons reçu, le vendredi 30 avril, dans les studios de Radio Vatican.

Entretien avec le cardinal Nzapalainga

Avant de revenir sur votre parcours personnel, revenons tout d’abord sur une image qui a marqué le monde entier: ce voyage presque “miraculeux” du Pape François à Bangui en novembre 2015, avec l’ouverture de la Porte sainte de la cathédrale de Bangui, en prologue de l’Année sainte de la Miséricorde. Quelle trace ce voyage du Pape François à Bangui a laissé dans l’âme de votre peuple?

 

Le passage du Pape a été comme une lumière qui arrive dans les ténèbres, car nous étions prisonniers de la violence, prisonniers aussi du désespoir, de l’angoisse, et on ne voyait pas par quel bout sortir de ce tunnel. Le Pape, en venant d’un autre pays, nous a rassemblés, nous a apporté la paix, nous a apporté l’espoir. Aujourd’hui, pour les gens, musulmans, protestants, catholiques, quand vous parlez du passage du Pape, ça a un sens.

Oui, les gens se souviennent parce que c’est l’homme de la paix, l’homme qui a osé aller chez les musulmans, qui a osé enlever ses chaussures pour aller prier… Pour les musulmans, quelle marque de respect! L’homme qui a osé, chez les protestants, alors qu’on lui avait préparé un espace pour rester assis, se lever, pour parler. Quelle simplicité, quelle humilité! L’homme qui a osé faire ce que dans l’histoire, on n’a pas pu faire: ouvrir une Porte en dehors de Rome. Pour les catholiques, c’est inouï! Et nous nous retrouvons, et nous nous souvenons, et pour nous le passage du Pape est un don de Dieu.

 

Vous êtes vous-même né en 1967 dans une famille mixte, d’un père catholique et d’une mère protestante, et c’est dans l’église protestante que vous avez reçu le baptême. Cette atmosphère œcuménique dans laquelle vous avez vécu votre enfance, est-elle à la racine de votre capacité à aller vers l’autre au-delà des barrières confessionnelles?

Je suis tombé dans l’œcuménisme par ma naissance, par mes parents. L’œcuménisme m’a été donné par mes parents, parce que je les ai vus vivre! Combien de fois, papa, catholique accueillait des chrétiens catholiques, et maman, disponible, les accueillait et était là. On ne voyait pas d’animosité, on sentait vraiment le respect, l’estime, l’accueil vice-versa. C’est là où je suis né, et dont j’ai été marqué.

Ce ne sont pas seulement des mots, ce sont des réalités: quand on voit un père catholique et une mère protestante avec leurs coreligionnaires, qui viennent pour prier, et que l’autre se sent proche et donne un coup de main, que l’autre exprime son respect, ça vous marque. On se dit: «Oui, il est possible d’avancer. Même si nos chemins sont différents, ils peuvent se croiser.» Et chez moi, les chemins se sont croisés à travers l’œcuménisme.

 

Vous racontez dans votre livre une enfance joyeuse, malgré la pauvreté. Vous n’aviez pas beaucoup de livres ou de vie culturelle, mais vous étiez heureux. Cette expérience intime de la pauvreté, est-ce que c’est finalement la condition pour être vraiment écouté par le Seigneur, et pour être disponible à la rencontre avec le Seigneur?

Le Psaume 33 dit: «Quand un pauvre crie, le Seigneur écoute»… Le pauvre n’a pas grand chose, sa richesse, c’est Dieu. Finalement si on va au fond des choses, tous, nous sommes pauvres! Ce n’est pas seulement la pauvreté matérielle, il y a plusieurs types de pauvreté. Il faut descendre de notre piédestal, et descendre pour voir que nous sommes finis, que nous sommes limités, et que nous avons des zones de pauvreté.

Dieu seul peut les combler et Il le fait à travers plusieurs canaux, plusieurs médiations, des hommes, des femmes, des événements, pour que nous puissions voir qu’Il existe. Et moi je peux dire que cette pauvreté a creusé en moi le désir de Dieu, qui était là par mes parents, qui priaient, mes parents qui avaient Dieu comme rocher. Et pour moi, c’est important: mon cheminement vient du fait que pour moi-même qui était pauvre, le Dieu qui est venu dans notre pays, dans notre monde, est un Dieu qui vient pour les pauvres.

Oui, il vient enrichir les pauvres. Si le pauvre ouvre ses bras, ouvre son cœur, et L’accueille, son cœur sera rempli de sa présence et il pourra la diffuser.

 

Alors justement, à propos de ce désir de Dieu, comment s’est forgé votre appel personnel à la vocation religieuse?

Le désir de Dieu est venu du fait que moi-même, accompagnant ma maman à l’église protestante, et baptisé aussi à l’église protestante, j’ai constaté que mon papa ne venait pas le dimanche avec nous et j’ai demandé: «Est-ce que je peux aller voir où prie mon papa?» On m’a accordé la permission de m’y rendre, et je suis parti, et je ne suis plus revenu. J’y suis allé, et j’ai vu une autre liturgie, une autre manière de prier.

Le Seigneur m’a appelé là, et j’ai dit à maman: «Je ne veux plus partir avec vous. Je pars avec papa.» J’ai demandé à être enfant de chœur et aussi à faire la catéchèse, pour faire la première communion. Tout est parti très vite, comme le prêtre qui était là venait à la maison pour prier avec papa et les autres chrétiens, moi j’ai été séduit, marqué par un homme, un témoin de la Bonne Nouvelle. Ce prêtre néerlandais, le Père Léon, un spiritain qui venait chez nous, c’est lui qui m’a donné envie. Je me suis dit: «Moi je veux faire comme lui !».

C’est comme le rêve d’un petit enfant qui a envie de suivre un grand joueur, en disant «moi aussi, plus tard, je veux être comme Zidane, Ronaldo ou encore Benzema», il donne des noms parce qu’il a vu comment ils jouent et il veut les imiter. Moi aussi je veux l’imiter (ce missionnaire, ndlr) mais après il faut aller plus loin que ça: lui c’est un tremplin pour m’ouvrir la porte, pour découvrir le véritable témoin, Celui que je cherche: c’est-à-dire le Christ, Dieu lui-même.

 

Ensuite vous êtes rentré dans la congrégation des spiritains, et comme jeune religieux, vous avez passé dix années en France de 1994 à 2004, d’abord en région parisienne et ensuite à Marseille dans une école des Apprentis d’Auteuil, avec des jeunes en grande difficulté. Cette expérience a été parfois violente et douloureuse. Quel est le regard que vous portez aujourd’hui sur l’Europe et sur la France? Derrière l’indifférence religieuse apparente, est-ce que vous y voyez les signes d’une soif de Dieu malgré tout?

Le regard que je porte sur l’Europe, en tant qu’homme de Dieu, est un regard d’espérance, un regard de miséricorde. Un regard d’espérance parce que Dieu continue à tendre la main à l’homme, à la femme, pour revenir vers Lui. Les événements de ce monde, des hommes, des femmes peuvent nous écarter pour un temps, de Dieu mais il est toujours là, il nous fait des clins d’œil. Il attend. Cette tendresse-là ne disparaît pas.

Je pense que le Seigneur prépare quelque chose pour cette Europe et lui-même, il a le secret, mais il me demande de contribuer, de nous engager pour que sa présence ne s’efface pas dans le cœur, dans la tête, dans les familles, dans le paysage, dans la culture. Qu’Il soit là parce que c’est Lui, comme lumière, qui éclairera ce que nous aurons à construire à entreprendre, nos décisions. Sinon nous allons rester au niveau horizontal donc je pose un regard d’espérance en disant que le Seigneur continue à veiller.

Pour nous, humainement, on peut penser que tout va au déclin, tout va être fini… Non, ça c’est le regard humain. Mais le Seigneur a un secret, le Seigneur prépare quelque chose, et nous voyons toujours, dans les moments d’épreuves, qu’il y a toujours quelque chose. Même la femme qui accouche a quelque chose. On dit souvent «après la pluie vient le beau temps», et nous attendons cette aube nouvelle, et je la vois aussi poindre à l’horizon.

Il y a des jeunes dynamiques, engagés, qui expriment leur foi, et à l’occasion du Covid, j’ai vu des jeunes qui veulent aller à l’église, qui veulent prier, qui veulent être proches de Dieu. Je me dis: voilà un clin d’œil du Seigneur pour nous. Peut-être que certains ne savaient pas qu’à 15 ans, 20 ans, on peut trouver des jeunes dynamiques, engagés, qui veulent témoigner de leur foi. Les JMJ sont toujours là pour nous le révéler. Nous voudrions que ces jeunes-là inscrivent leur engagement, leur foi, dans le long terme, pas pour un moment épisodique, mais pour un moment régulier. Donc je pose un regard d’espérance sur l’Europe, et j’espère que le Seigneur est en train de faire les choses.

Moi-même j’ai passé 10 ans (en France, ndlr) avec des moments parfois difficiles, douloureux. Il ne faut pas penser que c’était la belle époque, le passé, et que maintenant c’est difficile, ou que c’est la belle époque maintenant et que le passé était difficile. Non! Chaque histoire, chaque culture, chaque moment a ses difficultés propres, mais il nous appartient, et moi je me réfère à Dieu pour rechercher des solutions, pour offrir des alternatives à ces difficultés qui se présentent à moi. Quand j’avais des jeunes difficiles qui voulaient pas écouter des cours, qui voulaient en découdre avec moi, moi je me référais à Dieu, je priais.

C’est comme ça qu’un jour un jeune est venu me demander: «Qu’est-ce qu’il faut faire pour vous faire craquer? Parce que nous, on voudrait que vous puissiez nous laisser tranquille, ne pas enseigner votre cours, que nous ne voulons même pas écouter.»  Et je lui ai dit: «Est-ce que tu vois Dieu?» Il me dit «non» . Alors je lui ai dit: «Si tu si tu veux me faire craquer, va d’abord faire craquer Dieu que tu ne vois pas, et ensuite tu viendras me faire craquer».

Il m’a regardé longtemps, puis il m’a tapé dans la main et on est devenus des grands amis, parce que là ils ont vu qu’ils essayaient de tester, mais moi je me suis appuyé sur le rocher.

Et dans ce monde je souhaite et je prie pour que beaucoup d’adultes s’appuient sur le rocher, et pour que les jeunes viennent s’appuyer sur eux. Parfois, on n’est même pas sûrs de nous, alors comment on peut rassurer les autres! L’enfant il attend que son père soit solide, costaud. Bien sûr, il a ses faiblesses, ses limites, mais qu’il puisse tenir sa main. Si à peine il tient sa matin, il tombe déjà, sur qui va-t-il s’appuyer? C’est une grande question pour moi, sur qui nous appuyons-nous. Moi je m’appuie sur Dieu et je prie, et je demande à ce que beaucoup d’adultes regardent vers ce Dieu. En s’appuyant sur le rocher, les autres viendront vers nous.

 

Après votre expérience en France vous avez été rappelé en Centrafrique en 2004-2005 comme supérieur des spiritains, puis vous avez été appelé par Benoît XVI à la conduite du diocèse de Bangui d’abord comme administrateur apostolique, puis comme archevêque. Vous avez été confronté à de très graves crises internes à l’Église, et aussi de très graves crises sur le plan politique notamment avec l’offensive de la Seleka en 2013. Comment avez-vous fait pour résister à la peur, aux menaces au fil des événements qui ont déchiré votre pays?

La mission, ce n’est pas la mienne. C’est la mission du Christ, la mission de l’Église. Moi je ne fais que recevoir cette mission. Je suis un élément que le Seigneur place là pour le besoin de la paix, le besoin de l’unité, le besoin de la réconciliation. Et je me suis rendue disponible dans ce moment délicat. Je ne suis pas un magicien qui a toutes les solutions, non… Dans les moments les plus difficiles qu’on traversait, je disais aux frères et aux sœurs : asseyons-nous. Le Seigneur te parle, me parle. Comment trouver des solutions dans ce moment-là?  Dans la crise de l’Église, on a fait la même chose.

Quand la crise politique a commencé, musulmans, protestants, catholiques, nous nous sommes mis ensemble. Notre tradition est hospitalière, l’accueil de l’autre a une place, il n’y  a jamais eu de guerres de religion. Face à une guerre qui arrive, avec la religion dedans, allons-nous rester passifs?  Allons-nous voir venir déferler sur notre population, les violences, la haine, la division? Non!

Comme un seul homme nous nous sommes levés en disant d’une seule voix: «Non, notre religion m’incite pas à la à la guerre, ni à la violence, ni à la destruction.» Pour moi, je pars de Dieu pour maintenant rejoindre les autres, et c’est clair. Sans Dieu, je ne suis rien.

 

Vous menez une expérience de dialogue interreligieux très intense en République centrafricaine, est-ce que votre méthode, votre expérience, peut aussi être une source d’inspiration pour d’autres pays africains qui connaissent aussi des déchirures, et aussi pour le reste du monde?

Chaque méthode est propre. Quand nous nous sommes mis ensemble, en fait, avant, il y avait l’œcuménisme, mais c’était encore théorique. Avant, il y avait le dialogue interreligieux, mais c’était encore théorique. Mais avec les épreuves, nous sommes devenus proches, car là c’étaient des expériences.

Les trois, on discutait, on réfléchissait, on proposait et on choisissait les mots, si bien que quand on se présentait il y en avait un qui pouvait parler, mais il parlait en notre nom. Et ça je trouve que c’est beau comme message. C’est important que nous puissions rechercher cette paix avec les autres, et l’expérience du dialogue interreligieux chez nous, elle est unique. Nous nous sommes mis ensemble pour travailler ensemble. La Plateforme interreligieuse existe et dedans vous avez les musulmans, les protestants, la coexistence est une réalité, vivre ensemble est une réalité. On se frotte, on discute, on débat, on propose, pour tester une autre manière de faire.

Quand il se passe quelque chose, le pasteur me dit: «Donne-moi le temps d’aller consulter ma base.» Pour nous, souvent, pour prendre une décision, c’est hiérarchique, mais chez eux, il faut d’abord discuter longtemps! On peut avoir l’impression qu’on perd beaucoup de temps mais non, c’est leur processus. Il faut que j’intègre ça maintenant: quand on veut avancer, il faut aussi faire le pas avec l’autre. Le pas que je faisais était rapide, mais maintenant il faut que j’accepte de ralentir pour attendre, et entendre aussi pourquoi l’autre n’avance pas vite. Et lui aussi il doit voir pourquoi est-ce que l’autre avance vite. Dans ce frottement, on se retrouve, et j’espère que certains pourront aussi faire des propositions.

Quand on arrivait dans l’arrière-pays, alors que notre pays avait été confronté à la crise, les communautés étaient divisées, parce qu’il y avait un chaos, il n’y avait plus l’autorité. C’était des rebelles qui était seigneurs de guerre, avec le droit de vie et de mort. Et nous ont arrivait dans ce chaos-là. Qu’est-ce qu’on faisait comme méthode? La première chose, c’était d’apaiser, de redonner confiance, écouter, engager le dialogue. Le protestant partait avec les protestants, le musulman avec les musulmans, le catholique avec les catholiques. Et on posait des questions simples: «Que s’est-il passé? Comment ça s’est passé? Comment voyez-vous l’avenir dans ce village, dans cette ville?». Alors que la tension faisait que l’autre était considéré comme un diable, on permettait à notre communauté de s’asseoir, d’engager le dialogue, l’écoute, et surtout de créer un récit commun.

Parler, c’est une thérapie. J’ai vu plusieurs fois des groupes parler longuement, on les sentait libérés par l’écoute. Et à la fin ils étaient épanouis. On apprenait à ce groupe à créer un récit commun. Il y avait 100 personnes, avec plusieurs récits: travailler à construire un récit communautaire. Ce n’est pas évident. Mais ils le font, à la fin. Le secrétaire prend des notes et dit: «voilà le récit des catholiques que l’on aura à présenter», «voilà le récit des musulmans», mais ce récit doit être validé par le grand groupe. Et quand ils arrivent, ils ont un porte-parole, ils ont déjà débattu, ils ont déjà discuté. Ils ont déjà éliminé beaucoup de choses, et ils viennent avec leur récit.

Et nous en tant que responsables, qu’est-ce qu’on faisait? On a entendu les récits. Il y a des éléments convergents et des éléments divergents, il y a des éléments pour que la vérité advienne. Et nous, notre rôle, c’est de permettre que la cohésion existe, que nous nous interrogions.

Autour de la table, cela fait six mois, un an, que les gens ne sont pas regardés, Peut-être que l’autre, considéré comme le diable, maintenant, il est autour de la table. «Voici notre récit.» L’autre peut contester: «Ce que vous vous avez dit, ce n’est pas ça qui se passe dans notre communauté.» J’ai des exemples ce genre: dans une communauté musulmane, où un monsieur, un grand commerçant, était considéré par les protestants et les catholiques comme un complice des rebelles, parce que, dans son magasin, le général (rebelle, ndlr) vendait des cartons de sucre.

Et les gens disaient, du côté protestant et catholique : «Ce monsieur, on pourra plus plus le saluer, on ne pourra plus acheter chez lui. Le jour où ils vont partir, on va détruire sa maison, on pourra le tuer parce qu’on a tué les nôtres.» Mais le jour de la grande réunion, quelle surprise! Manifestation de la vérité: la communauté musulmane nous dit: «Non, ce monsieur est un otage. Le général est venu, il a des armes. Il rentre. Il dit : “Je veux vendre mes cartons de sucre chez toi.” Qu’est-ce que tu peux dire?»

Les masques sont tombés, on a découvert la vérité. Ce monsieur était une victime, il a fallu l’espace, l’arbre à palabres, l’espace autour de la table pour que la vérité se manifeste aussi à ce moment-là. C’est notre rôle, en tant que leaders, d’aider les gens à faire en sorte que la vérité apaise et redonne courage et confiance. Elle rassemble d’ailleurs, et après les gens ont commencé à regarder les autres différemment.

Et je peux encore donner un autre exemple. Dans une communauté musulmane, le fils de l’imam avait volé un véhicule. Ce récit est connu du côté protestant. Les musulmans le savaient mais personne n’a osé parler, ni à l’imam, ni à ce jeune. La peur qui terrorise, qui enchaîne, qui empêche que les gens parlent. La haine était là, le désir de vengeance était là. Nous les leaders, on arrive, on entend ces choses et on pose la question à l’imam. Et il dit: «mon fils, maintenant, il est adulte, il pose ses actes». Et nous avons dit: «en tant que père, au moins là, tu dois dire que tu n’es pas d’accord, plutôt que de rester dans le silence complice». Et il est allé le dire. Même s’il n’a pas restitué le moteur, au moins il l’a dit, et les autres ont constaté qu’il a dit qu’il n’est pas d’accord avec ça. Prendre ses distances par rapport à l’erreur. Quand on est leader, on doit tracer beaucoup de sillons, de routes, pour les frères et les sœurs, sur la voie de la paix.

 

Plus qu’un théologien ou un administrateur, est-ce qu’un évêque doit être avant tout un prophète?

Tout ça à la fois! Parce que vous avez là un administrateur: on vous a donné des personnes à accompagner, à aider, et aussi des biens à gérer et vous devez veiller là-dessus pour que ces gens restent au bercail, qu’ils ne puissent pas aller dans tous les sens. Et les gens vous regardent parce que c’est vous qui êtes là comme administrateur, et il y a le devoir de témoignage aussi.

Quand tu es évêque, tu es pasteur, le pasteur d’un peuple, tu es celui que les gens voient comme le représentant du Christ. Tu es celui qui doit leur apporter la Parole de Dieu, celui qui leur donne le sacrement, celui qui les réconforte et les gens t’attendent. Prophète, oui parce que tu es envoyé vers les gens et pas seulement les catholiques, vers tous les hommes, parce que le Christ a donné la vie pour tous les hommes, et tu fais ce travail pour une “sortie vers les périphéries”, comme aime dire le Pape, pour dire que comme prophète, mon message, c’est pas seulement pour ma communauté restreinte, c’est un message universel.

C’est un grand travail de faire une sortie de soi. Parfois, on est bien dans ses idées, dans son milieu. Sortir pour affronter d’autres manières de voir, de penser, de prier, c’est pas gagné. Vous êtes remis en question, secoué même, mais il faut être bien dans ses baskets, s’enraciner sur du solide, sinon le vent va vous entraîner et vous pourrez disparaître. Prophète, oui, le monde en a besoin, évêque aussi, administrateur, oui, ce monde en a besoin.

 

Et dans ce sens, votre cardinalat en 2016 a fait signe pour toute la population centrafricaine, et pas seulement pour les catholiques?

Et oui, je peux le dire parce que le jour j’ai été créé, c’est comme si on avait gagné un match de football: dans tout le pays, la liesse était partout, les gens était dans la rue, chantaient, s’embrassaient. C’est comme si on avait marqué un but!

Et moi je revenais d’une tournée rurale. Pour faire 12 kilomètres, j’ai mis quatre heures, tellement la foule était dense, chantait, criait partout. Donc quelque part les gens s’identifiaient en disant: «le Seigneur s’est penché sur les pauvres». Le Seigneur finalement ce n’était pas moi, c’était ce peuple qui aspirait à autre chose qui est maintenant reconnu, élevé, et c’est ce peuple-là, maintenant, qui a une place parmi tant d’autres, c’est comme ça que j’ai vu les choses. Et je pense que le Seigneur veut dire que nous ne sommes pas que des damnés, et que nous sommes aussi les bien-aimés de Dieu.

 

Est-ce que dans l’encyclique du Pape François Fratelli tutti sur la fraternité, vous avez retrouvé des traces de vos expériences? Est-ce que vous avez l’impression d’avoir inspiré le Pape un petit peu dans ce texte?

Je n’ai pas la prétention de l’avoir inspiré! Mais il est venu, il a vu, il témoigne, il continue à le faire. Et pour moi c’est important. Je vous donne un exemple: quand il est venu chez nous, trois jours après, alors qu’avant je le faisais pour aller dans le quartier musulman ailleurs, j’ai commencé à titiller mes prêtres, mes sœurs, mes chrétiens, en leur disant: «Mais pourquoi restez-vous là à ne rien faire, à regarder? Maintenant, il faut qu’on sorte pour aller à la rencontre. Regardez le Pape, il est parti de loin, de Rome. Il est allé jusqu’à chez nous. Il est allé chez les musulmans, il est allé chez les protestants… Pourquoi, nous, on a peur? On est à quelques mètres!» La semaine suivante, on est venus avec un nombre impressionnant de gens. Vous voyez, il a libéré nos énergies, il nous a envoyé en mission.

Il nous a dit que l’autre n’est pas un poison ou un danger. L’autre peut être sur un tremplin, vers la réalisation de moi-même, vers la construction d’un monde nouveau. On est des frères, et ça pour moi c’est important. Tous frères!

Je crois que nous partageons l’humanité, nous partageons beaucoup de choses. Quand il y a eu les évènements, l’imam a passé 6 mois chez moi. Respect pour sa manière de prier, de voir, de penser. Sa femme était là, ses enfants aussi, on les a accueillis parce que on est des frères. Les enfants d’Abraham sont là, les enfants d’Adam sont là, après on va sortir pour aller différemment, mais on est tous enfants d’un même Dieu. Et ça… On peut faire des théories, mais ces expériences-là, personne ne pourra nous les enlever. Elles resteront gravées dans nos mémoires, dans notre cœur.

 

AVEC VATICAN NEWS

 

rentrée parlementaire et attente des populations

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hémicycle de l’assemblée nationale lors du vote de la loi rectificative du code électoral le mercredi 23 septembre 2020. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 4 mai 2021, 10:38:34 ( Corbeaunews-Centrafrique ). 90 députés de la septième législature sur 140, sont entrés en fonction le 3 mai, pour un mandat de cinq ans. Les attentes de la population sont fortes.

 

Les députés de la septième législature ont amorcé leur mandat de cinq ans dans un contexte marqué par l’insécurité et les rivalités politiques. Mais ceux-ci débutent dans un contexte difficile et à un moment où les Centrafricains aspirent à un retour de la paix.

C’est le cas d’Elysée Nguimalé qui compte sur l’Assemblée nationale pour clarifier la coopération du pays avec la Russie et aussi affronter les questions sécuritaires.

 

“Cette septième législature a un grand défi à relever dans le domaine sécuritaire et donc nous pensons que l’Assemblée nationale doit mener à bien sa mission et voir de quelle manière on doit désormais engager la coopération entre la République Centrafricaine et d’autres pays, affirme-t-il avant d’ajouter, “La question d’actualité dans notre pays, c’est la présence russe sur notre territoire. L’Assemblée nationale doit tirer au clair la coopération entre la rca et la Fédération de Russie. Parce que les peuples ne savent pas exactement les liens avec les éléments russes qui sont là. Est-ce que ce sont des militaires, des mercenaires… ? Il y a encore un flou”, regrette Elysée Nguimalé.

Problèmes sociaux

Il n’y a pas que les préoccupations sécuritaires. Les problèmes sociaux tels que la santé, l’éducation et la protection des femmes et des enfants sont aussi prioritaires.

“Qu’ils veillent à ce que certaines lois discriminatoires à l’égard des jeunes filles soient révisées. Prenons par exemple le cas du code de la famille. Notre souhait pour cette septième législature est que soient discutées et votées des lois qui vont dans le sens de la femme et la promotion des jeunes filles”, estime Fornel Poutou.

Alors que la loi sur le fond de développement des sports peine à être adoptée, Bienvenu souhaite pour sa part, que la Centrafrique puisse être connue dans le monde pour d’autres raisons que la guerre.

“Aujourd’hui, on ne peut pas faire de sport sans argent et pour avoir de l’argent, il faut un mécanisme de mobilisation et de gestion de ces fonds. Donc, on attend beaucoup de cette législature pour que les députés puissent s’intéresser à ça. Pour qu’on puisse connaitre la RCA aussi autrement à travers les sports et pas seulement à travers les armes ou la guerre”, dit-il.

Pour satisfaire ces attentes et redonner espoir à la population, les élus doivent transcender les clivages et jouer leur rôle de contrôle des actions du gouvernement. Ce qui est un défi au regard de la configuration politique de cette Assemblée.

 

Avec DW français

Un ancien chef rebelle nommé gouverneur du Darfour

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Soudan: Un ancien chef rebelle nommé gouverneur du Darfour

Bangui ( République centrafricaine ) – Minni Arko Minnawi, l’ancien chef rebelle de l’Armée de libération du Soudan (ALS), a été nommé gouverneur du Darfour, dimanche 2 mai, par le Premier ministre soudanais. Il devient le plus haut responsable de l’État dans la province toujours déchirée par les violences.

Le choix n’est pas anodin. Minni Minnawi était pressenti depuis le début de l’année. L’ancien l’ancien enseignant de 52 ans, rebelle de la première heure et originaire du Nord Darfour, était d’ailleurs officiellement candidat au poste, selon Rfi./////////////.

L’ex-Chef rebelle avait déjà occupé un poste similaire entre 2006 et 2010. Mais il avait claqué la porte, après s’être plusieurs fois plaint du manque de coopération du pouvoir en place à l’époque. Aujourd’hui, le contexte est manifestement tout autre. Plusieurs représentants étrangers, basés à Khartoum, ont d’ailleurs salué cette nomination vue comme un progrès supplémentaire dans l’application de l’accord de paix. En effet, le compromis signé à Juba prévoyait l’arrivée d’un gouverneur pour tout le Darfour, actuellement divisé en cinq régions, une étape vers le futur Soudan fédéral prévu par le document, Rapporte Rfi./////////////.

Minni Minnawi dit espérer « travailler en bonne entente » avec les autorités de transition. Même si aucune loi jusqu’ici n’a précisé ses prérogatives, des informations en notre possession laissent entendre qu’il devra organiser, au plus tôt, une conférence sur le Darfour où la situation est très préoccupante. La province connaît des affrontements ethniques réguliers, des localités attaquées, une force mixte soldats-anciens rebelles – toujours pas en place – et le principal groupe rebelle darfouri, l’ALS d’Abdelwahid Al Nur, refuse toujours de négocier. Le mouvement considère d’ailleurs les anciens rebelles comme des opportunistes ayant signé la paix pour obtenir leur part de pouvoir./////////////.

Minni Minnawi avait justement été l’adjoint d’Abdelwahid Al Nur, au début des années 2000. On verra si cette ancienne collaboration sera utile, vingt ans après.

Avec AFP/VOA

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Décès du fondateur de Jeune Afrique, Béchir Ben Yahmed

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Décès du fondateur de Jeune Afrique, Béchir Ben Yahmed

Bangui ( République centrafricaine ) – Après avoir créé un premier magazine, L’action, en 1956, Béchir Ben Yahmed lance en 1960 à Tunis Afrique Action, rebaptisé l’année suivante Jeune Afrique.

Le journaliste franco-tunisien Béchir Ben Yahmed, qui avait fondé il y a une soixantaine d’années Jeune Afrique, est décédé lundi à 93 ans, a annoncé lundi le magazine à l’AFP./////////////.

L’homme de presse est mort à Paris, où il était hospitalisé depuis la fin du mois de mars après avoir été contaminé par le coronavirus, a précisé le mensuel dans un communiqué./////////////.

Né en avril 1928 en Tunisie, alors protectorat français, ce fils de commerçant, diplômé en commerce, avait oeuvré pour l’indépendance et fait partie du gouvernement de Habib Bourguiba en tant que secrétaire d’Etat à l’Information en 1956-57./////////////.

Après avoir créé un premier magazine, L’action, en 1956, il lance en 1960 à Tunis Afrique Action, rebaptisé l’année suivante Jeune Afrique./////////////.

“Après avoir mené de front ses carrières ministérielle et journalistique, il avait finalement opté pour la seconde et, pour se donner les moyens de son indépendance, avait décidé en 1962 de quitter Tunis pour Rome”, puis deux ans plus tard, “pour Paris où le groupe est toujours installé”, rappelle Jeune Afrique./////////////.

“Fondé pour accompagner le mouvement d’émancipation des peuples qui, à l’orée des années 1960, accèdent à l’indépendance, Jeune Afrique a pris une part active dans tous les combats qui ont depuis rythmé l’Histoire du continent”, selon le média qu’il a longtemps dirigé./////////////.

Sous son égide, le magazine a donné naissance à un groupe, Jeune Afrique Media Group, qui édite aussi la revue anglophone The Africa Report, et la lettre d’information Jeune Afrique Business+. Il a également créé La Revue, magazine dédié à l’actualité internationale./////////////.

A la fin de la décennie 2000, il avait transmis les rênes de Jeune Afrique à ses fils et au directeur de la rédaction François Soudan. Son épouse Danielle a également oeuvré à ses côtés et fondé la maison d’édition du groupe./////////////.

Le groupe Jeune Afrique est en pleine mue numérique, accélérée par la crise du Covid-19. Le magazine, longtemps hebdomadaire, est devenu mensuel et le groupe a lancé fin 2020 un plan de restructuration prévoyant la suppression de 21 postes sur un total de 134, tout en espérant redresser ses effectifs d’ici à 2022 en étoffant ses équipes dans le numérique.

Avec AFP/VOA

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RCA : le médiateur de la République, Dr. Jacques Mbosso est décédé

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Le magistrat Jacques Mbosso, médiateur de la République, décédé le 3 mai 2021 des suites du Covid-19. Photo RNL

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 4 mai  2021, 02:43:45 ( Corbeaunews-centrafrique ). Selon sa famille, il est décédé  au centre hospitalier universitaire de Bangui ce lundi 3 mai 2021 des suites du Covid-19.

 

LE MAGISTRAT Jacques Mbosso  a occupé cette fonction du médiateur de la République depuis février 2017. Décédé à l’âge de 72 ans,  ce praticien du droit a plusieurs fois occupé des hautes fonctions au sein du gouvernement et au niveau de la justice nationale et internationale.

Centrafrique : Le gouvernement  rejette les allégations de crime portées contre les « forces bilatérales »

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/les-mercenaires-russes-a-Koundili-vers-Paoua-450×317.jpg” alt=”les Mercenaires russes à Koundili vers Paoua” width=”450″ height=”317″ />
Les mercenaires russes à Koundili, en 2019. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 4 mai  2021, 02:13:07 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Dans un communiqué en date du 30 avril 2021, le gouvernement centrafricain, par la voix de son porte-parole Ange-Maxime Kazagui, rejette en bloc les allégations de crime formulées par la Minusca contre les « acteurs étatiques/forces bilatérales « .

 

Selon ce communiqué du gouvernement, en date du 30 avril 2021, la MINUSCA avait remis au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA une liste intitulée « tableau des violations commises par les acteurs étatiques/forces bilatéral décembre 2020 à avril 2021 », dans lequel elle « met gravement en cause les forces nationales et bilatérales à travers des allégations d’exécution arbitraire/extrajudiciaire, tortures, violences sexuelles, traitements cruels, inhumains et dégradants, arrestations et détentions arbitraires, menace à l’intégrité physique, menace de mort ».

Ainsi, le gouvernement se dit étonner quant à « la  démarche de la Minusca qui ne correspond nullement aux usages établis ».

Il reconnaît qu’il affirme qu’il n’a pas été informé à aucun moment sur d’éventuelles enquêtes menées en RCA, et sur l’initiateur, les méthodes et encore moins le calendrier. « De plus, il n’a jamais été sollicité pour donner son avis sur un éventuel rapport y relatif, lui permettant ainsi de se faire une idée de la crédibilité des enquêteurs, de leur démarche, de leur objectivité et bien entendu de la vérité des faits allégués ». Pour cela, le gouvernement considère le document de la MINUSCA « comme étant de simples dénonciations ». Mais, compte tenu de la gravité des allégations portées, le gouvernement pourrait réagir. Ainsi, conformément à la loi, le ministre de la Justice a été instruit quant à l’ouverture d’une enquête judiciaire.

 

  1. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

communiqué du gouvernement relatif aux allégations de crime portées par la minusca contre les mercenaires russes et faca
Communiqué du gouvernement relatif aux allégations de crime portées par la minusca contre les mercenaires russes et faca

 

La mission économique centrafricaine à Bruxelles soupçonnée de blanchiment d’argent

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Inauguration de la Mission Économique RCA – Europe | Ambassade de Centrafrique à Bruxelles. Photo Ambassade de Centrafrique à Bruxelles

 

Des révélations rendues publiques par le quotidien néerlandais Algemeen Dagblad (souvent abrégé « AD »), expliquent la fermeture de « la mission économique » de la Centrafrique à Bruxelles.

 

Un très bref communiqué de presse publié sur le site de l’ambassade de la République centrafricaine fait état de l’ouverture d’une mission économique centrafricaine en Europe (2). Parmi les membres de cette mission économique centrafricaine en Europe en photos sur le communiqué, les services de police hollandais ont pu reconnaître Michel G. Helmonder. Cet homme blanc plutôt musclé, chauve et tatoué au cou n’a pas véritablement le profil d’un diplomate centrafricain.

Michel G. Helmonder est connu des services de police de son pays. Cet ex-membre du gang de motards « Satudarah » a été mis en cause dans une fusillade meurtrière en 2016 où il a obtenu un acquittement en invoquant la légitime défense (3). Sur les photos, apparaît aussi son acolyte Berrie S., concessionnaire automobile de Veldhoven, une ville au sud-ouest d’Eindhoven.

En Octobre 2020, ces deux hommes sont interpellés par la police néerlandaise dans le cadre d’une enquête sur une vaste réseau de blanchiment d’argent impliquant un gang dénommé « Geldrop » qui aurait acheminé des millions de dollars de cocaïne aux Pays-Bas depuis l’Amérique du Sud via l’Afrique (3). La justice néerlandaise s’interrogeait sur de possibles projets en Afrique, dans le domaine des diamants et de l’or, entre autres projets pour blanchir l’argent de la drogue. Des enquêtes ont été déclenchées.

 

Une diplomatie suspecte 

Plusieurs personnes soupçonnées d’appartenance à ce réseau étaient détenteurs de passeports diplomatiques centrafricains. Disposer d’un tel sésame leur permettait en effet de na pas ouvrir leurs valises face aux douanes lors de leur passage dans les aéroports.

Cette protection est d’autant plus solide si l’on dispose d’une véritable position diplomatique. C’est principalement pour cette raison que la mission économique centrafricaine en Europe a vu le jour en Février 2020 dans les locaux situés au deuxième étage d’un immeuble d’un quartier cossu de Bruxelles. En façade, cette mission permet officiellement d’accueillir des investisseurs potentiels pour « développer le pays ». Mais les enquêteurs se demandent si cette antenne diplomatique ne permettrait pas à des intermédiaires douteux de poursuivre en coulisses une activité suspecte (1).

 

Le Président Touadéra mis en cause

Les protagonistes, placés en détention, ont prétendu face aux enquêteurs avoir rencontré le président Touadéra dans sa résidence privée à Lille. Il aurait été convenu que le Président centrafricain reçoive une part substantielle des bénéfices de leur activité. En échange, les hommes d’affaires belges ont obtenu l’octroi de permis miniers en RCA(1).

C’est dans ce contexte que la mission économique de Centrafrique à Bruxelles, perquisitionnée par la police belge, vient d’être fermée par les autorités de ce pays. Interrogé par Mondafrique, Laurent Foucher, un homme d’affaires proche du régime, explique: « La fermeture de la mission économique m’a beaucoup étonné, compte tenu de la qualité du travail effectué par les diplomates centrafricains. L’enquête devrait rapidement les mettre hors de cause ».

 

Une fabrique à brader les passeports

Il faut rappeler que le régime Touadéra s’est particulièrement distingué dans des affaires retentissantes de trafics de passeports et de positions diplomatiques. L’exemple le plus célèbre  remonte au 29 Avril 2018, lorsque l’opinion publique  avait découvert ce genre de trafics à travers un Tweet de l’ancien champion de tennis Boris Becker dévoilant la photo d’une rencontre avec le Président Touadéra à Bruxelles (5).

L’ambassadeur centrafricain à Bruxelles, Daniel Dede Emery avait déclaré qu’un « passeport diplomatique » a été remis à l’intéressé et que celui-ci occuperait un bureau à l’ambassade de Centrafrique à Bruxelles pour accomplir une mission « d’attaché pour les affaires humanitaires, culturelles et sportives auprès de l’Union Européenne ».

Boris Becker qui a été déclaré en état de faillite personnelle par un tribunal de Londres espérait alors que ce passeport diplomatique centrafricain et cette nomination lui permettraient de se prévaloir d’une immunité diplomatique centrafricaine pour échapper aux procédures judiciaires auxquelles il fait face au Royaume-Uni (6)

Nos sources d’information

  1. https://www.ad.nl/binnenland/criminelen-kopen-diplomatieke-paspoorten-voor-15-000-tot-20-000-euro-bij-controle-loop-je-zo-door~a6b9821f/?referrer=https%3A%2F%2Fcorbeaunews-centrafrique.com%2F
  2. http://ambassaderca.be/inauguration-de-la-mission-economique-rca-europe/
  3. https://www.ed.nl/geldrop-mierlo-nuenen/ook-medoclaan-schutter-verdachte-van-geldropse-witwasbende-van-diamantendiplomaten~a0c1ae37/
  4. https://www.ed.nl/geldrop-mierlo-nuenen/tom-en-berry-uit-geldrop-zouden-miljoenen-aan-drugsgeld-naar-afrika-hebben-gesluisd~a4ce35f6/
  5. https://twitter.com/theborisbecker/status/989878981825585152
  6. https://mondafrique.com/centrafrique-limbroglio-boris-becker/

 

 

Par le monde.fr

Hommage du Président du Parti ARECA  à l’occasion des obsèques du Président du RDC

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Logo officiel du parti ARCA.

 

 

Cher Frère Désiré,

Aucun mot ne peut décrire à quel point ta brusque disparition nous accable. On te savait malade, mais jamais, on imaginait que tu allais partir aussi rapidement.

Mon frère, nous n’avions pas souvent eu l’occasion d’échanger ensemble à cause de notre éloignement l’un de l’autre.

Cependant, les rares fois que nous nous sommes retrouvés furent de moments de grandes extases, tant l’envie d’échanger sur nos projets, nos familles et surtout sur notre pays nous comblait de plaisir,

A l’exemple de ton défunt père le Président André KOLINGBA avant toi, vous marquerez à jamais l’histoire de notre pays.  La modestie, la tolérance, le respect d’autrui vous ont toujours guidés dans votre vie politique. Une qualité rare de nos jours.

Je me souviendrais toujours de tes encouragements qui m’ont conduit à la création du parti ARECA (Alliance pour la Renaissance et l’Emergence de la centrafrique).

Il fut un moment où nous menions des échanges entre certains compatriotes de la diaspora et ceux au pays sur l’organisation des régions à travers le projet de loi sur la décentralisation. Les débats étaient âpres tant on était divisé sur le sujet en ce qui concernait l’organisation de la région 6 prise pour exemple. Il nous arrivait de prendre tes conseils et avis de par ta sagesse et ta vision en tant qu’homme politique sur le sujet.

Quand bien même la plupart de mes contradicteurs étaient du RDC c’est-à-dire de ton parti, tu n’as pas hésité un seul instant à me donner raison sur la logique et la cohérence de ma démarche sur le thème objet de nos échanges.

Etant donné qu’on n’arrivait pas à s’accorder, tu m’as dit ceci « Bertrand tu as beaucoup d’idées et de projets, je te conseille de les mettre au profit du pays soit en te rapprochant du Gouvernement pour leurs éventuelles mises en œuvre, soit en créant ton propre parti pour les présenter.

A aucun moment tu ne m’as conseillé d’adhérer à ton propre parti qui est dans l’opposition et n’aura pas les moyens de soutenir les projets sujets de nos débats.

Dans notre classe politique où les gens ne voient que les propres intérêts, rares sont ceux qui peuvent tenir de tels raisonnements. Quand il a fallu se présenter aux élections présidentielles, tu as encore montré ton talent de grand homme politique.

Ayant pratiquement les mêmes bases électorales, tu m’as encore surpris en encourageant ma candidature à l’élection présidentielle quand elle était encore en balbutiement. Lors des inscriptions sur les listes électorales, vu les difficultés des vols à l’époque vers l’Afrique au départ de Paris, tu m’as conseillé en cas de clôture des listes électorales à Bangui d’aller m’inscrire dans les villes proches comme Mbaïki, Damara ou Boali car pour les Présidentielles, on peut s’inscrire partout sur le territoire national et non forcement dans la capitale.

Je tenais à faire ce témoignage pour montrer quel genre de personne était Désiré. Il pouvait penser qu’il avait beaucoup à perdre par ma candidature alors qu’il se présentait lui-même aux élections. Mais contrairement à d’autres, c’est l’intérêt du pays qui comptait pour lui. Il ne m’a jamais pris comme un adversaire qu’il fallait bloquer. Cela n’est sans rappeler les rivalités des acteurs politiques de surcroit des mêmes régions qui plongent notre pays dans l’abime depuis des décennies. Si cet exemple peut servir de méditation, ça sera à l’honneur de notre classe politique toute entière.

Désiré mon frère, tu ne peux savoir combien je te pleure. Tu aurais certainement guidé mes premiers pas dans la vie politique. Notre pays qui balbutie dans la recherche de la voie de la démocratie a besoin des personnes comme toi. Le destin en a décidé autrement.

Je me rappellerais toujours du vol qui nous a conduit de Bangui à Bangassou avant de continuer par la route à Bema pour aller porter ton père spirituel le patriarche Alphonse KEMBA en sa dernière demeure quand il était décédé en mai 2017.

Les liens qui unissent nos deux familles t’avaient amené à honorer personnellement de ta présence aux différentes cérémonies commencées à Bangui pour se terminer à Béma avec des ferveurs populaires tant à la préfecture à Bangassou que tout le long du voyage par la route jusqu’à notre destination finale. Cela t’avait beaucoup marqué.

Mon frère, quel destin cruel nous t’a arraché à un moment où on ne s’y attendait. Le pays te pleure, tout le monde te pleure.

Pour ce que tout que tu as été pour nous et fait pour nous ; le parti ARECA ainsi que la famille KEMBA te devrons notre amour éternel et la promesse que nous ne t’oublierons jamais.

Sincères condoléances.

 

Ton frère Bertrand KEMBA

En Centrafrique, des victimes des exactions russes brisent la loi du silence

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai 2021, 0650:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Bangui, la présence des mercenaires russes et les exactions dont ils sont accusés sont des sujets dont on parle à voix basse, en privé, et dans l’anonymat. « C’est l’éléphant au milieu de la pièce », estime une source diplomatique. « On ne voit que lui, mais on fait comme s’il n’était pas là ». Officiellement d’ailleurs, ils ne sont pas là. Le narratif russe sur le sujet est extrêmement rodé. L’ambassadeur de Russie à Bangui reconnaît l’envoi de 535 hommes qu’il présente comme des « instructeurs » qui « ne prennent pas part aux combats », sauf « s’ils sont pris pour cible ».

 

De nombreuses sources sécuritaires nationales et internationales contredisent pourtant cette version. Elles évoquent 800 à 2 000 mercenaires déployés dans le pays, aux côtés des forces armées centrafricaines, souvent « en première ligne » lors des affrontements et également présents aux postes de contrôles et lieux stratégiques.

Pour une partie de l’opinion, lassée de subir l’occupation et les violences des groupes armés, les Russes sont des sauveurs. Ils ont joué un rôle déterminant dans la contre-offensive qui a permis de reprendre la majorité des grandes villes du pays. Leur action est également soutenue par une campagne de communication active des autorités. Rares sont les voix discordantes qui osent publiquement questionner leurs méthodes, dans le climat de peur qui s’est installé dans certaines régions du pays.

Le 31 mars dernier, pour la première fois, un groupe d’experts indépendants vient pourtant briser cette omerta. Dans un communiqué, le Groupe de travail de l’ONU sur l’utilisation de mercenaires rattaché au Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies de Genève, dénonce le recours accru à des sociétés de sécurité privées par les autorités de Bangui. Et alerte sur une longue liste d’exactions qui leur sont « imputables » : « exécutions sommaires massives, détentions arbitraires, torture pendant les interrogatoires, disparitions forcées, déplacements forcés de population civile, ciblage indiscriminé d’installations civiles, violations du droit à la santé et attaques croissantes contre les acteurs humanitaires. »

Trois entités russes sont citées dans ce communiqué : le « Groupe Wagner », considéré comme le bras armé privé de Moscou, dont certains combattants sont depuis peu sous le coup d’une plainte pour un possible crime de guerre en Syrie ; « Sewa Security Services», société de droit centrafricain fondée à Bangui en 2017 et considérée comme la filiale de Wagner dans le pays ; et enfin « Lobaye Invest SARLU », une société minière fondée en Centrafrique en 2017, dont l’un des responsables a été placé sous sanctions par les États-Unis. Le Groupe de travail dit avoir recueilli les preuves de leur « implication dans une série d’attaques violentes » survenues en Centrafrique depuis décembre dernier.

Plusieurs rapports internes des Nations unies que RFI a consultés viennent étayer ces accusations. L’un d’eux recense au moins une centaine de victimes de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises soit par les Faca et leurs alliés russes soit par les éléments russes seuls, entre le 1er janvier 2021 et mi-avril. Parmi ces violations : 26 exécutions extrajudiciaires, 5 viols ainsi que 27 cas d’arrestations arbitraires et de privation de liberté. « De nombreux civils ont été tués ou blessés (…) bien qu’ils soient très loin de cibles militaires légitimes », précisent les auteurs de ce rapport.

Parmi les préfectures les plus affectées : celle de la Ouaka, au nord-est de Bangui. Pendant deux mois, Bambari, chef-lieu de cette préfecture, située à 370 kilomètres de la capitale, a vécu sous le joug des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le changement (CPC) menée par l’ex-président Bozizé. Ils y ont empêché la tenue de l’élection présidentielle le 27 décembre et imposé aux populations un climat de violences : menaces, taxations, arrestations. Le 15 février 2021, les Faca et leurs alliés russes entrent à Bambari pour reprendre la localité.

« Ils voulaient tuer des gens »

Ce jour-là, les « instructeurs russes », censés ne pas combattre, jouent un rôle décisif. La rébellion leur oppose une résistance farouche. Les combats sont violents. Ils font notamment rage autour de la mosquée Al-Takwa, située non loin d’une base de l’UPC, un groupe armé issu de l’ex-Séléka, aujourd’hui membre de la rébellion. Fuyant la progression des Russes, des rebelles se replient à l’intérieur de la mosquée, où des civils avaient trouvé refuge.

« Les rebelles sont entrés et les Russes ont tiré tout de suite, alors qu’il y avait des civils », rapporte un témoin. « Les Russes sont entrés et ont crié : “Où est Séléka ? Où est Séléka ?” », affirme un autre habitant de Bambari présent sur les lieux. « L’imam a dit : “Couchez-vous ! Couchez-vous !” Puis les Russes ont commencé à tirer n’importe où. J’étais dépassé. Il y avait des femmes et des enfants », poursuit cet habitant qui se souvient avoir aperçu juste avant de s’enfuir un véhicule armé d’une mitrailleuse positionné dans sa direction.

Deux rapports confidentiels que RFI a pu consulter corroborent le récit de ces témoins. L’un d’eux, signé de la division des droits de l’homme de la Mission onusienne dans le pays (Minusca) conclut à « un usage excessif de la force » de la part des mercenaires russes. Selon ce document, « trois jeunes hommes » sont « exécutés » à la mosquée ce 15 février « par les Faca et les forces russes ». « Ils n’ont pas cherché à savoir qui était rebelle et qui était civil. Ils voulaient tuer des gens », abonde une source sécuritaire. Des photos prises après les combats témoignent de l’usage d’armes lourdes au regard des impacts.

Le même jour, une scène similaire se répète au centre de santé urbain Elevage à l’entrée du camp de déplacés du même nom. Les versions divergent sur la chronologie des faits mais convergent sur un point : les éléments russes engagent le feu dans le centre de santé. Au moins un civil est tué, selon un témoignage corroboré par l’un des rapports confidentiels que RFI a consultés. « Qu’il s’agisse de lieux protégés par le droit international humanitaire, ce n’est pas leur problème. De toute façon, ils ne le connaissent pas », déplore une source humanitaire.

À l’issue de deux jours de combats à Bambari, les cadavres sont rassemblés dans l’enceinte de la mosquée : une quinzaine au total, selon une vidéo visionnée par RFI et authentifiée par Amnesty International. Un témoin présent lors de l’identification de ces corps assure que parmi eux se trouvaient « des enfants, des vieilles femmes, et des personnes âgées, victimes de balles perdues ».

À l’époque, très peu d’informations filtrent sur ces événements sanglants. Mais en coulisses, le trouble grandit à Bangui. Le 23 février, une délégation composée de plusieurs chefs d’agences et d’ONG  (Unicef, Ocha, UNHCR, OMS, UNFPA et CCO), du chef de la sûreté et de la sécurité des Nations unies (UNDSS) et d’un représentant de l’ambassade de France se déplace à Bambari pour « s’enquérir de la situation ». Mais la mission est écourtée, « sur demande du préfet de la Ouaka qui a indiqué ne pas avoir été officiellement saisi » de cette mission, selon le rapport rédigé à l’issue de ce déplacement.

 

Je suis vivant par la grâce de Dieu »

Six semaines plus tôt, un autre incident survenu à un poste de contrôle avait déjà suscité l’inquiétude sur les méthodes employées par les Russes. Ce 28 décembre 2020, les hommes de Moscou sont positionnés, comme souvent, aux côtés des Faca à l’entrée de Grimari, à 80 km à l’ouest de Bambari sur la route menant à Bangui. Un camion transportant des marchandises et une trentaine de civils ne s’arrête pas à un check point, malgré les avertissements des Faca. Les Russes ouvrent le feu. Bilan : trois civils tués et 15 autres blessés, selon un rapport toujours confidentiel des Nations unies.

« Des collègues qui étaient à côté de moi ont été touchés par les tirs. On a essayé de se cacher dans le camion, mais ils continuaient à tirer », raconte Michel (*), interrogé dans un établissement de santé peu après l’incident. « Moi-même, j’ai reçu quatre balles. Je suis vivant par la grâce de Dieu », poursuit ce témoin. Pourquoi le camion ne s’est pas arrêté ? « C’est un vieil engin, peu maniable. Il faut du temps pour rétrograder. Et le barrage n’était pas visible de loin », explique quelques semaines plus tard à RFI un membre de l’équipage, gravement blessé. Un épais pansement lui recouvre l’œil gauche, transpercé par une balle ce jour-là.

Toutes les personnes interrogées témoignent, dans ce cas aussi, d’un usage excessif de la force. Selon le rapport interne et confidentiel rédigé par la Minusca, aucun des passagers n’était en tenue militaire. Les pneus et le moteur du véhicule ont été épargnés par les tirs. La cabine où se trouvaient les passagers a en revanche, elle, été ciblée. Cela « peut indiquer que les tireurs avaient l’intention de tuer autant de personnes que possible », conclut ce rapport.

« À la fin, un soldat russe a sorti une arme lourde, il voulait détruire le camion », raconte encore Michel. « C’est un Faca, dit-il, qui s’est interposé pour l’en empêcher ». L’« arme lourde » dont parle Michel était une « roquette », selon le rapport interne des Nations unies, qui précise : « Le pire a été évité ».

A Bambari, de nombreuses arrestations arbitraires

Retour à Bambari. Le 16 février, la ville est donc officiellement « libérée ». Pour les habitants, c’est la fin d’une douloureuse occupation par les groupes armés. C’est aussi le début des opérations de ratissage menées par les Faca et leurs alliés russes. Selon des sources concordantes, dans leur traque, ces derniers procèdent à de nombreuses arrestations, dont même certaines autorités centrafricaines dénoncent, dans l’anonymat, le caractère « systématique » et « arbitraire ». « Les rebelles se fondent au sein de la population pour tenter d’échapper aux forces de sécurité », justifie une source proche du ministère centrafricain de la Justice, tout en déplorant, elle aussi, le « flou juridique » qui entoure ces arrestations. Combien de personnes ont-été arrêtées au cours de ces opérations ? Sur la base de quels éléments de preuve ? Où sont-elles ? En l’absence de communication officielle sur le sujet, impossible de répondre à ces questions.

Une chose est sûre, ces dernières semaines la liste des familles à la recherche de leurs proches disparus s’allonge à Bambari. Plusieurs témoins expriment leur crainte d’être arrêtés sur la base d’une simple suspicion d’appartenance à la rébellion ou suite à une dénonciation. « Certains de mes voisins ont été arrêtés, simplement parce qu’ils étaient montrés du doigt comme faisant partie de la CPC. Quelqu’un dit : “celui-là c’est un ami ou un beau-frère d’un CPC”. Et même si ce sont des mensonges, on t’arrête », raconte Abou* un habitant de Bambari. « Mon frère a été arrêté en plein centre-ville après avoir été dénoncé par un de ses collègues », témoigne aussi François*. Libéré depuis, grâce aux bonnes relations de sa famille avec les forces armées, le jeune homme a d’abord, selon son frère, été conduit à la police, puis cagoulé et emmené au camp Setero de Bambari où les mercenaires russes se sont installés.

Lorsque nous rencontrons Marthe*, à Bangui, cela fait déjà un mois qu’elle est à la recherche de son fils disparu, depuis son arrestation à Bambari le 23 février. Des témoins, dit-elle, lui ont raconté l’avoir vu être embarqué avec deux de ses amis, en plein marché où il tenait un petit commerce, puis emmené dans une voiture par des hommes en tenue l’accusant, lui aussi, d’être un membre de la CPC, ce que sa mère nie. « Je l’ai d’abord cherché en vain à la police, puis à la gendarmerie, puis je suis allée au camps des Russes », raconte Marthe. « La première fois, un Faca sur place m’a dit : “Il n’est plus ici, il ne faut plus revenir. Si tu reviens, on va te tuer”. » Trois jours après, Marthe décide pourtant de tenter sa chance à nouveau. Cette fois on l’informe que son fils aurait été transféré à Bangui. Une fois dans la capitale, Marthe sillonne tous les lieux possibles de détention connus. En vain. « Dans mon quartier, les gens me conseillent d’arrêter mes recherches. Ils disent que c’est trop dangereux. »

Climat de suspicion généralisé

Ces arrestations participent au climat de peur engendré par la présence des mercenaires russes dans certaines régions du pays, et qui transpire au fil de cette enquête. Malgré les espérances qu’avaient soulevées leur intervention au sein de la population, la méfiance grandit. « Nous aussi on en avait marre des rebelles. Quand on a appris que les Russes arrivaient, on a estimé que c’était une bonne nouvelle », témoigne le proche d’un autre disparu de Bambari. « Mais quand on voit ce qu’ils font aujourd’hui, on se demande s’ils sont venus pour s’en prendre aux rebelles ou à nous, les civils. » Une autre habitant, résume, amer : « En janvier nous étions sous la coupe de l’ex-Séléka. Maintenant nous sommes entre le marteau et l’enclume. »

Marthe espère encore qu’elle retrouvera son fils, et redoute de faire le trajet retour vers Bambari. « Les Russes ont érigé une barrière sur la route à l’entrée de Grimari. À l’aller, j’y suis passée en bus. Ils ont fait descendre tout le monde, et nous ont fouillés un à un. Les hommes sont déshabillés. Et si tu as une petite cicatrice, même d’accident ou de soins médicaux sur le corps, on te soupçonne d’être un balaka ou un ex-Séléka. Et tu es foutu », raconte Marthe. En Centrafrique, certains combattants portent des scarifications. Aux yeux des Russes, toute trace pouvant y faire penser ou être assimilée à des blessures au cours des combats, est considérée comme un signe d’appartenance à la rébellion. Ce jour-là, selon Marthe, certains passagers ne sont pas remontés dans le bus. Combien ? Cette mère de famille ne sait pas le dire. « Tout le monde a tellement peur, que quand on te permet de continuer ta route, tu ne poses pas de question. C’est chacun pour soi », raconte-t-elle.

Ces témoignages sur la recherche de cicatrices reviennent régulièrement au fil de notre enquête. « Quand quelqu’un est malade ici, on le soigne traditionnellement. On incise la peau de la personne avec des lames pour appliquer des produits traditionnels. Quand les Russes voient ça, ils disent que tu es un CPC. Et c’est fini pour toi », détaille une autorité de la région de Bossangoa, à 300 kilomètres au nord-ouest de Bangui, témoin de ces fouilles serrées.

Bossangoa est le fief du groupe armé anti-balaka de l’ancien président et désormais coordonnateur général de la CPC, François Bozizé. Là-bas, peut-être plus qu’ailleurs, la crainte des arrestations arbitraires est présente. Les témoignages contre les agissements des Russes y sont nombreux. Deux rapports hebdomadaires produits par les Nations unies que nous avons consulté rapportent les abus qui y sont commis par des « soldats des forces bilatérales » – l’euphémisme utilisé par l’ONU pour désigner les mercenaires russes. Fin mars dans la région, plusieurs cas de civils blessés pris pour cibles sur la base d’un simple soupçon d’appartenance à la CPC y sont signalés.

Viols collectifs

Parmi les violations des droits de l’homme également documentées, en toute discrétion, par les Nations unies, il y a les violences sexuelles. Dans un de ses rapports datés du 25 février, consignant une série d’« exactions attribuées aux forces alliées russes », un cas de viol collectif est détaillé. À Yaloké, à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale, six hommes ont cassé la porte de la maison d’une femme de 24 ans et « l’ont violée collectivement (3 de ces éléments) sous la menace de leurs armes entre 23h et 2h du matin », peut-on lire dans ce document. En la matière, les allégations sont nombreuses. RFI a recueilli plusieurs témoignages, toujours anonymes, pour des raisons de sécurité.

C’est donc à l’abri des regards que Gabriella*, la vingtaine, accepte de nous parler. Ce 15 février à Bangui, la jeune fille cherche en vain une moto-taxi pour rentrer chez elle, alors qu’approche l’horaire du couvre-feu. Un véhicule s’arrête à sa hauteur. À l’intérieur, sept hommes en tenue militaire. « C’étaient des Russes, un seul parlait français. Un autre portait une barbe et des tatouages », se souvient la jeune femme. « Ils m’ont proposé de monter dans leur voiture. J’ai pensé qu’ils allaient me déposer près de chez moi. Je suis montée. Et ils m’ont emmenée. »

Gabriella comprend très vite le piège qui vient de lui être tendu. Elle est ensuite conduite dans un lieu inconnu. Elle repère des armes, des lits, puis se souvient avoir été laissée dans une pièce encombrée de cartons, avec pour unique meuble un matelas posé à même le sol. Encore sous le choc, Gabriella raconte avec difficulté le calvaire qui s’ensuit : un viol collectif qui dure toute la nuit. « Un premier homme est venu. J’ai pensé que c’était terminé. Mais d’autres hommes sont arrivés ». Cinq Russes abusent d’elle cette nuit-là, les uns après les autres, raconte la jeune femme. « Ils m’ont torturée comme un animal. Je ne comprends pas. Je suis un être humain comme eux », lance Gabriella. Elle est libérée le lendemain matin avec l’injonction de garder le silence sous peine de représailles. Aujourd’hui, elle dit ressentir de la peur à la seule vue d’un homme blanc en tenue militaire. « Je pensais que les Russes étaient là pour nous secourir », répète-t-elle.

Ces accusations de viol touchent tous les acteurs du conflit en cours. En janvier, RFI alertait sur une augmentation des cas de violences sexuelles à Bouar commis par les rebelles de la CPC. Parmi ces violences, des viols ont ciblé notamment « des femmes des Faca », rapportait alors une source sécuritaire. Plus récemment de retour d’une mission d’évaluation à Bambari au nord-ouest de Bangui, la coordination humanitaire de l’ONU (Ocha) s’alarmait dans un rapport confidentiel lui-aussi, d’une « inquiétante recrudescence des cas de violences sexuelles » au cours des derniers mois dans la ville et ses environs.

Pillages, saccages et occupation de bâtiments publics

Un autre aspect des méthodes employées par les Russes interpelle les observateurs à Bangui : les pillages qui se multiplient. « Quand ils sont arrivés, les Russes ont tout pris. Ils prennent tout », raconte une autorité de la région de Bossangoa. « Ils tuent même les cochons. Ils n’achètent pas de nourriture. Quand ils ont envie de manger, ils tuent les bêtes que les gens élèvent. Ils les ramassent et ils les mangent. Ils ramassent les matelas en mousse, sur lesquelles les gens dorment, et même les chaises en plastique. Ils pillent trop ! », s’énerve cette personnalité. L’argent, la nourriture mais aussi les motos ainsi que les téléphones.

Bossangoa et sa région sont considérées comme le fief de l’ex-président Bozizé, coordonnateur de la rébellion CPC. Cette dimension a sans doute joué dans la violence focalisée contre les biens de ces communautés en particulier. Un rapport rédigé par une source sécuritaire sur les différentes opérations militaires qui y ont été menées depuis fin février fait état de plusieurs civils tués, de maisons incendiées, et de vivres pillés.

Dans la commune de Benzambe, berceau des Bozizé, une organisation locale a également recensé plus 120 habitations brûlées, dont la maison familiale de l’ex-président. Les Forces centrafricaines et les Russes étaient sur les lieux au moment des incendies, précise un membre de cette organisation, toujours encore en train de travailler pour déterminer les circonstances exactes de ce qu’il qualifie avec euphémisme de « dérapages ». « Les Russes ont brûlé toutes les maisons », raconte Jacques, un habitant de cette localité, qui a dû se réfugier dans la brousse. « Il y a eu trop de destructions », déplore-t-il.

Malgré la libération d’une partie de la région de Bossangoa, certains déplacés hésitent encore à retourner chez eux. Certains témoins évoquent un climat de « psychose ». « Il ne faut pas perdre de vue que l’arrivée des Russes à Bossangoa a été précédée d’une campagne de dénigrement orchestrée par les groupes armés. C’est pour cela qu’ils ont été accueillis avec une grande méfiance », avance en guise d’explication une autorité religieuse. D’autant, précise-t-il, que les groupes armés continuent à s’en prendre aux civils réfugiés en brousse. « Je reviens d’une visite pastorale à 30 kilomètres au nord de Bossangoa, les gens se plaignent parce que les anti-balaka continuent de les traquer en brousse. Ils prennent la population en otage pour pouvoir survivre. » Car si les grandes villes ont été « libérées », des éléments des groupes armés sont encore dans la brousse, notamment dans le nord-ouest du pays, et poursuivent leur harcèlement contre les populations.

Fait aussi régulièrement reproché aux paramilitaires russes : l’occupation de bâtiments publics dont des écoles et des églises, selon un document de travail interne des Nations unies. À Bossangoa, les Russes occupent aujourd’hui encore la mairie. À Boukoko, à quelques kilomètres au nord de Mbaïki, une ville située à 110 kilomètres au sud-ouest de la capitale, c’est dans un centre de recherche agricole public qu’ils se sont installés. Ils sont restés deux mois. « Les Russes sont arrivés les premiers, les Faca étaient à l’arrière. Ce jour-là, j’ai entendu les balles siffler et je suis parti en courant. Ils tiraient à bout portant », témoigne un habitant. Il parle vite, comme encore étonné par le souvenir de ce jour, de la violence employée alors que, selon lui, les rebelles étaient déjà partis. « Ils ont commencé à piller, à casser les portes et les emporter pour en faire des lits, prendre les matelas chez les gens. Chez moi ils ont pris mes chaussures, mes panneaux solaires et mes ustensiles de cuisine », décrit-il.

RFI a pu visionner des photos prises dans la station peu après le départ des forces russes. Elles confirment les descriptions de saccages. Sur les murs de ce qui était autrefois la bibliothèque, on aperçoit de larges taches de sang. « C’est vrai que quand ils sont venus les rebelles sont partis. Mais une armée conventionnelle est censée protéger les civils et les institutions. Nous, ils nous faisaient peur. C’était un cauchemar leur présence », tremble-t-il encore. Selon cet habitant, peu osaient s’aventurer aux abords de la base russe. Sauf en cas d’extrême nécessité, pour aller négocier une indispensable autorisation de déplacement.

« La zone est minée »

Les Russes ont finalement quitté Boukoko le 16 février pour poursuivre leur offensive plus au nord dans le pays. Non sans laisser des traces derrière eux. Notamment un étrange engin non identifié, raconte Martial*, un habitant, encore tout effrayé. « Ça ressemble à une mine. C’est un tube, relié à un fil. Ils l’ont laissé sous un arbre », témoigne Martial. Selon lui, les Russes en avaient disposés à plusieurs endroits de Boukoko. Et celui-ci est resté. « Le maire a demandé aux Faca de l’enlever, mais ils ne savent pas comment faire. Alors on a mis des bois autour pour que les enfants n’y aillent pas. » De quoi s’agit-il ? Une mine ou un autre engin ? Difficile à dire. Personne n’ose s’en approcher. Encore moins le toucher.

Cette allégation, elle non plus, n’est pas isolée. Le 10 janvier, le Premier ministre Firmin Ngrebada se rendait à Boali, à moins de 100 kilomètres au nord de Bangui, pour remonter le moral des troupes qui combattent alors au front. Des journalistes ont été invités à couvrir le déplacement. Devant eux, le lieutenant-colonel Wallo, à la tête du BIT6, en charge de l’opération sur ce front, avertit le Premier ministre qu’il ne peut pas le laisser approcher de sa résidence, car « la zone est minée ». Un peu plus tard ce même jour, alors que les forces se mettent en rang à la limite de la zone sous leur contrôle pour recevoir une récompense de la part du Premier ministre, une explosion est entendue. Rire général dans les rangs. « La zone est minée », répètent-ils.

 

 

Propagande ou réalité ? Un document interne des Nations unies parle de « suspicions ». Il confirme en revanche l’utilisation de « Booby Trap » (pièges) dans certaines régions, en violation « des principes de conduite des hostilités ». « Une chose est sûre, il y a une volonté de communiquer autour de la présence sur le terrain d’engins piégés », note un observateur avisé. « Probablement à des fins stratégiques », dit-il, pour prendre l’ascendant psychologique et créer la psychose parmi les groupes armés. Et notamment les dissuader d’emprunter les chemins de transhumance qui leur permettent de contourner les axes où se concentrent les forces alliées.

Le 11 janvier dernier, la chute d’un autre « engin » non identifié sur le marché de Ndanga, à l’ouest de Bangui, avait également semé la panique. Bilan : 10 morts et 16 blessés de sources concordantes. Il est attesté qu’un drone russe survolait la zone à ce moment-là. À cette époque, François Bozizé avait été localisé dans la zone mais de source sécuritaire, les rebelles s’étaient déjà retirés au moment où l’engin est tombé. Contactée à l’époque, la Minusca assurait ne pas être au courant de cet événement. De quel engin s’agissait-il ? Était-ce « un drone équipé » comme l’assure la Coordination des organisations de la société civile pour la paix en Centrafrique dans une lettre adressée le 2 mars au président de l’Assemblée nationale ? Personne ne semble en mesure de le dire.

« On documente ce qu’il se passe en cachette »

Dans un pays où l’accès à la justice est difficile, beaucoup craignent à Bangui que les violations des droits de l’homme imputées aux Russes restent impunies. À plusieurs reprises au cours de cette enquête, RFI a contacté des sources qui disaient envisager de porter plainte contre les agissements des paramilitaires russes, avant de renoncer. « Si tu dénonces ce qu’ils font, tu seras immédiatement taxé d’être pro-Bozizé. C’est un climat de terreur, s’emporte une source de la société civile. Beaucoup de gens nous contactent pour nous rapporter ce qu’il se passe mais refusent de porter plainte. » Des cas de menaces de mort contre les rares qui s’y sont risqués ont été signalés. « Alors, on documente ce qu’il se passe en cachette en attendant que la paix revienne », abonde un élu.

L’état d’urgence et les interdictions de circuler qu’entraînent les opérations en cours freinent également les possibilités d’enquêtes et la collecte de preuves. « Les Russes ne veulent pas qu’on les prenne en photo », assure un élu. « Si tu sors ton téléphone, ils vont l’arracher, poursuit-il. Ils ne veulent pas de témoins. » À cela s’ajoute la petite musique de la propagande qui s’est installée. Impossible de critiquer les agissements des Russes sur le terrain sans être perçu comme un opposant à la politique du gouvernement, voire un complice des groupes armés. « Les autorités font la publicité des Russes. Elles répètent que tout ce qu’ils font, c’est bien », regrette cet élu. Au sein d’une organisation internationale, une source explique : « Nous avons constaté un pic d’alerte sur des allégations d’exécutions sommaires mais nous ne les documentons pas pour la sécurité de nos staff ». En Centrafrique, personne n’a oublié la mort des trois journalistes russes, assassinés en 2018 près de Sibut, une ville située à 300 kilomètres au nord de Bangui, dans des circonstances troubles, alors qu’ils enquêtaient déjà sur les activités minières du Groupe Wagner.

En coulisses, la polémique monte également sur le positionnement de la Minusca, accusée de garder le silence sur la présence de mercenaires dans le pays, et sur les graves violations des droits de l’homme qui sont documentées. D’autant que les Etats-Unis, premier contributeur financier des missions de maintien de la paix, ont placé sous sanction fin septembre huit individus dont certains sont liés aux entreprises citées par le Groupe de travail de l’ONU sur l’utilisation de mercenaires. Parmi eux, Dmitry Sytii fondateur de la Lobaye Invest et connu à Bangui comme étant le traducteur du conseiller à la présidence Valery Zakharov.

 

Le « silence » de la Minusca

Récemment, le discours du chef de la mission de l’ONU s’est tout de même infléchi. Le 9 avril, de retour d’un voyage à Moscou, Mankeur Ndiaye annonce sur RFI des enquêtes sur ces exactions imputées à des mercenaires russes, et affirme que Moscou avait accepté de coopérer. Le jour-même, le conseiller russe à la Sécurité intérieure du président Touadéra, Valery Zakharov, réagit sur Twitter pour dénoncer des déclarations « fausses ». Il affirme avoir contacté à ce propos le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Verchinine. « 

Centrafrique : Rentrée parlementaire dans l’indignité absolue

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Le Président de l’assemblée nationale centrafricaine Moussa Laurent Gon-Baba. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 8 mai 2021, 03:40:56 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Les députés de la 7e législature prennent fonction ce jour. Un début de mandat marqué d’ores et déjà par un scandale qui ne dit pas son nom. Les maux de tous les jours et le quotidien des législateurs que sont l’indignité et la corruption.

1-L’indignité

Qui peut imaginer que les élus fraichement élus et les anciens réélus ne peuvent pas avoir leurs attribues distinctifs, macaron, fanion, sacs et autres biens dont le législateurs a besoin et qui naturellement l’Etat devrait leur conférer. A la surprise nationale, l’histoire se répète et les bêtises de la transition qui porte l’emprunte de Davy Yama a encore une fois guidée les pas de Laurent Ngon Baba pourtant une autorité morale. Triste et très triste.

Il faut absolument un audit de la gestion de la 6e législature du Dieudonné Ngon-Baba (Nzapa-Mou-Na Mbi) qui excelle dans les détournements et qui peine à faire un bilan elogieux de son passage à la tête de l’Assemblée. Celui qui est capable de tout donner à Touadera même sa foi et à même de trahir ses valeurs islamiques pour plaire à celui qui l’a placé au seuil de ses rêves.

Tout ça pour ça, Dieudonné Laurent Ngon Baba a prouvé de quoi il est capable en mettant en place une stratégie de détournement avec Gina Sanzé pour détourner les subsides que l’Etat a donné pour créer les conditions décentes de sièges pour les députés de la 7e législatures. Eh! Et si la honte pouvait tuer.

 

Où se trouve la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance ?

La Cour des Comptes qui par des visés politiques avaient inquiété Meckassoua ne sentent t’elles pas l’odeur du parfum de scandale à l’Assemblée nationale et dans les institutions de la République ? Une crise morale s’enracine dans ce pays désormais et à l’actif de Faustin Archange Touadera qui chante urbi orbi la rupture et sa fameuse ligne rouge de Damara.

Il en sait bien parce qu’il était le député de Damara quand la ligne rouge a été franchie. Par conséquent, il offre à son peuple un marché de dupe en parlant de la ligne rouge. Pauvre RCA et pathétiques dirigeants.

La corruption

Faustin Archange Touadera et son régime sont la partie visible de la corruption. Simplice Mathieu Sarandji et Arthur Piri, deux grands Croix dans l’ordre de la corruption en Centrafrique ont très vite mis en place la machine de débauchage des élus à coup de CFA sortie tout droit du trésor public pour l’achat de conscience des députés KNK et URCA.

Un crime prévu et puni, mais comme Eric Didier Tambo est le procureur général parental et donc dans le basket de Sarandji, ce dernier fertile en déclaration hasardeuse ne peut en aucun cas inquiéter ses parents corrompus et malveillants. Les poisons de l’administrations parlementaires sont devant les objectifs qu’ils ont atteint grâce à l’appui de la sœur Darlan et du frère unis Barthelemy Mathias Morouba.

La république décent en enfer avec le mépris.

On se demande si Firmin Ngrebada va siéger. Plusieurs membres de son gouvernement sont aussi élus, mais il n’a pas démissionner, une corruption morale alors que les textes en vigueur en Centrafrique interdisent le cumul de mandat. Mais comme avec les russes, les textes n’ont pas droit de citer Ngrebada, Sarandji et Touadera peuvent faire du pays ce qu’ils veulent. Vive le pays de Boganda.

Par Yémbinalé

Journaliste rédacteur

— Alain Nzilo

Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).

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Alain Nzilo.
Directeur de Publication
Corbeau News Centrafrique (CNC).

 

RCA : incroyable décision de la cour constitutionnelle, la victoire du candidat Florent Kema vient d’être invalidée

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/madame-danielle-darlan-lors-du-verdict-sur-les-dossiers-de-candidatures-presidentielle-450×300.jpg” alt=”Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé” width=”450″ height=”300″ />
Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai 2021, 03:00:43 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Du jamais vu dans l’histoire judiciaire du monde. Un candidat pourtant proclamé élu par la cour constitutionnelle est invalidé quelques semaines plus tard par la même juridiction pour des motifs fallacieux. Autrement dit, un député à l’Assemblée nationale peut être destitué par une simple décision de la cour constitutionnelle ?? C’est ce qui est arrivé à Monsieur Florent Kema, candidat du KNK, proclamé élu le mois dernier par la cour constitutionnelle, et destitué une semaine plus tard par la même cour. Ainsi, la question ici est de savoir si la cour constitutionnelle peut-elle statuer sur les requêtes en dehors  du délai légal ?

 

Selon la loi électorale en République centrafricaine, la cour constitutionnelle dispose d’un mois pour rendre son arrêt définitif sur les contentieux électoraux après la proclamation des résultats provisoire par l’autorité nationale des élections.

Pour les législatives  du 14 mars 2021, l’autorité nationale des élections avait proclamé les résultats globaux provisoire  le 21 mars 2021, et la cour constitutionnelle avait rendu public également son arrêt définitif le 19 avril 2021 lors de son audience publique. Dans son arrêt, au moins 69 candidats ont été proclamés élus, contre 22 au premier tour. Mais la chose la plus étonnante, une semaine plus tard, la cour constitutionnelle continue de statuer en toute illégalité sur les recours des candidats. Ainsi, la victoire proclamée du candidat Florent KEMA a été déclarée nulle et non avenue par la cour constitutionnelle la semaine dernière en raison de sa proximité presu avec les groupes armés.

Pour des nombreux centrafricains, cette décision de la cour constitutionnelle est totalement illégale.

 

Une justice de deux poids deux mesures 

Pour des nombreux centrafricains, si la victoire de Monsieur Florent KEMA, candidat dans la circonscription de Nana-Bakassa 2  est invalidée pour de raison de sa proximité avec les groupes armés, celle de Monsieur Évariste Ngamana dans Carnot devrait aussi être invalidée car celui-ci est un compagnon de machette pour ne pas dire compagnon d’armes deFlorent KEMA et futt un influent chef milicien Anti-Balaka  de Carnot. Et c’est lui qui avait ordonné à ses hommes de mettre à feu, les urnes lors du double scrutin du 27 décembre dernier.

 

Lire aussi : Centrafrique : quand un beau-frère du chef de l’Éttat Touadera terrorise et perturbe la ville de Carnot.

Et ce n’es pas tout ! Même la candidature de Monsieur Fleury Junior PABANDJI, un ex-commandant de la milice Anti-balaka doit aussi être invalidée.

 

À lire aussi : RCA : APRES LE SINISTRE CAS SARANDJI A BAORO, FLEURY JUNIOR PABANDJI, CANDIDAT DU MOUVEMENT COEURS UNIS (MCU) A BOUAR 1, DEMASQUE DANS SON PLAN DE FRAUDES ELECTORALES

 

Suite à cette décision de la cour constitutionnelle, les candidats arrivés deuxième et troisième sont autorisés à aller une nouvelle fois aux élections le 23 mai prochain avec les 49 autres circonscriptions électorales.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

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RCA : est-ce que la première dame du Tchad est-elle la fille de monsieur Abakar Sabone ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/Abacar-Sabome-450×253.jpg” alt=”Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.  ” width=”450″ height=”253″ />
Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole
de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai  2021, 03:14:36 ( Corbeaunews-centrafrique ). Suite à la publication par CNC de l’article du journal Africa intelligence  intitulé « La mort d’Idriss Déby plonge Bangui dans la paranoïa », dont l’auteur avait mentionné que l’épouse du général Mahamat Idriss Deby, chef du Conseil militaire de transition (CMT) au Tchad est la fille du « puissant porte-parole  du CPC », Abakar Sabone, et que Mahamat Idriss Deby serait « un ami d’enfance de Danzoumi Yalo » alias colonel Daz, notre équipe s’est plongée sur le dossier et vérifie cette information publiée par Africa intelligence. Ainsi, l’épouse du général Mahamat Idriss Deby est-elle réellement la fille de monsieur Abakar Sabone ?

 

Même si effectivement le chef de junte militaire au Tchad est un proche ami du sulfureux Amadou Danzoumi Yalo alias Daz, l’épouse de celui-ci n’est pas  par contre  la fille de Monsieur Abakar Sabone.

Selon nos informations,  la première dame du Tchad est effectivement de nationalité centrafricaine. Elle est née en Centrafrique, et a passé son adolescence au quartier Ngaragba dans le septième arrondissement de Bangui.  Et d’après nos sources, elle est la fille de Mouna et de Mouhamed Sodiam, connu sous le nom de Mohamed Boxeur, qui était longtemps acheteur de diamant de la société SODIAM  à Carnot, mort dans un accident d’avion qui avait eu lieu entre Gbadolité et Bangui il y a plus de dix ans. Ceci dit, la première dame du Tchad n’est pas la fille d’Abakar Sabone.  Elle est la sœur à Oumar Sodiam.

Pour autant, cela ne veut pas dire que monsieur Abakar Sabone n’est pas lié à la famille. Sa femme est la tante de la première dame du Tchad. Même pour l’ancien chef d’État de transition Michel Djotodia qui connaît aussi très bien la famille pour avoir habité ensemble avec elle à l’époque dans le septième arrondissement de Bangui.

Bien que le Tchad ait toujours nié toute implication avec le CPC, plusieurs gradés tchadiens cultivent des liens indirects avec des leaders de la coalition rebelle, suscitant toujours la  paranoïa de Bangui.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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RCA : arrestation d’un général d’autodéfense du KM5 par la police

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/Combat-du-pk5-les-policiers-dans-un-pick-up-pour-intervenir-450×270.jpg” alt=”Combat du pk5 les policiers dans un pick-up pour intervenir” width=”450″ height=”270″ />
Les forces de l’ordre lors des affrontement des milices armées du PK5. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai  2021, 03:11:58 ( Corbeaunews-centrafrique ). Il s’appelle Saddam Hissen, l’un des influents chefs miliciens d’autodéfense du quartier Ramandji, dans le troisième arrondissement de Bangui.  Auteur de fusillade au quartier PK5 entre les miliciens d’autodéfense et les éléments de la garde présidentielle le 2 mars dernier, il a été interpellé dans la nuit du samedi à dimanche 2 mai au PK5 par les éléments de l’OCRB appuyés par les Mercenaires russes de la garde présidentielle.

 

Souvenez-vous, le mardi 2 mars dernier, la tentative de son arrestation avait entraîné un violent affrontement entre ses éléments d’autodéfense et les gardes présidentiels, entraînant la mort de quatre personnes dont 3 éléments de la garde présidentielle.

D’après les faits, monsieur Saddam Hissen, recruté par le pouvoir avec tous ses éléments pour des sales boulots, avait pu se retirer discrètement et abandonner ses missions nocturnes pour se retrancher chez lui à la maison. Mais les gardes présidentiels, furieux d’apprendre que ce chef milicien refuse désormais de participer aux missions qu’on leur a confiées, débarquaient chez lui dans le but de l’arrêter.  Mais ce dernier, connaissant bien le jeu de la milice du pouvoir, se préparait en conséquence. Aidés par les jeunes de son quartier lourdement armés, ils ont pu repousser les éléments de la garde présidentielle qui étaient venus pour l’arrêter, faisant 4 morts dont 3 éléments de la garde présidentielle, et six blessés au passage.

Finalement, dans la nuit du samedi à lundi 3 mai, une colonne des éléments des forces de l’ordre, composés des gardes présidentiels, des policiers de l’OCRB, des gendarmes,  appuyés par des mercenaires russes sont arrivés chez lui. Après quelques minutes d’échange des tirs, l’autoproclamé général Saddam Hissen a pu être arrêté avec l’un de ses éléments.

Désormais dans le filet de la justice, le redoutable Saddam devrait être déféré devant le procureur général dans les prochains jours.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : la population de Bria dénonce la libération des quatre criminels arrêtés par les mercenaires russes et syriens à Bria

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Le Président de la cour criminelle Rock Alfred Ngoumbré le 18 janvier 20018. Photo CNC, copyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai dimanche, 2 mai 2021, 19:26:24 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Interpellés lors d’un spectaculaire plaquage au sol ordonné par les Mercenaires russes et syriens de la société Wagner dans la ville de Bria le dimanche 25 avril dernier,  l’ex-Comzone du FPRC dédicace, proche de Michel Djotodia., et son ami rebelle Hassan ainsi que  le redoutable Aladji Daoud ont été tous libérés après être transférés à  Bangui. Sur place À Bria, c’est la colère et la stupéfaction au sein de la population.

 

« Ils nous ont arrêtés à cause de notre argent.  Dès que nous étions transférés à Bangui, la première des choses qu’on nous demande c’est l’argent. Les juges et même les forces de l’ordre nous ont demandé de leur verser une importante somme d’argent et ils feront tout pour notre libération. C’est ce que nous avions fait », a déclaré l’un des suspects arrêtés à Bria, et libérés à Bangui la semaine dernière.

Cependant, à Bria, leur libération par la justice centrafricaine ne plait pas à tout le monde. Certains dénoncent une justice à double pédale. D’après eux, le gars comme Aladji Daoud, bien qu’il se dit commerçant, est un véritable criminel de guerre.

«  Monsieur Aladji Daoud est un tchadien qui est arrivé à Bria. Mais lors de la dernière crise qui a secoué le pays, il fait partie des rares criminels qui avaient endeuillé plusieurs familles à Bria », s’indigne un déplacé du site du PK3 de Bria. D’après lui, c’est Monsieur Aladji Daoud qui avait acheté, et distribué les allumettes avant d’ordonner aux rebelles d’incendier plusieurs habitations des chrétiens dans les quartiers de l’aérodrome de Bria.

« Si nous sommes aujourd’hui sur les sites des déplacés, c’est à cause de Monsieur Aladji Daoud », ajoute-t-il. Une autre source confirme que le tchadien Aladji Daoud, durant cette crise, aurait acheté des machettes pour distribuer aux jeunes de la ville. « C’est lui le moteur de la violence à Bria », a-t-il précisé.

Pour les habitants de Bria, la libération de ces suspects par la justice centrafricaine montre à suffisance qu’il n’y a pas de justice dans ce pays.

« Ils arrêtent que des petits poissons, mais les poids lourds, on ne fait que les libérer », concluent-ils.

Rappelons que messieurs  Aladji Daoud et son ami Dédicace ont tous deux participé à la campagne électorale du chef de l’État Faustin Archange Touadera à Bria.

 

Par Moïse Banafio

Journaliste rédacteur, et correspondant du CNC à Bria

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RCA : le mouvement 3R dénonce dans un communiqué les « graves crimes » perpétrés par les mercenaires russes

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/le-general-Bobo-de-3R-le-17-avril-2021-a-Bessan-450×348.jpg” alt=”le général Bobo de 3R le 17 avril 2021 à Bessan” width=”450″ height=”348″ />
L’autoproclamé général Bobo de 3R. Capture d’écran de leur vidéo tournée à Bessan, dans la localité de la Nana-Mambéré. Par CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Après l’offensive des Mercenaires russes et syriens contre les positions du mouvement 3R dans les localités de Niem et de Yéléwa le jeudi 29 avril, c’est maintenant le tour de la bataille des communiqués entre le gouvernement et le mouvement 3R. Le Premier ministre a annoncé de son côté la reprise de la ville de Yéléwa par les soldats FACA et leurs alliés russes et rwandais, tandis que le mouvement 3R, en perte de vitesse,  dénoncent ce qu’il appelle le « crime contre l’humanité » perpétré par les mercenaires russes et les soldats FACA dans des localités qu’ils contrôlent. Il prend à témoin la communauté  nationale et internationale .

 

« Le Mouvement 3R, par la voie de son Président le général Sembê BOBBO prend à témoin l’opinion nationale et internationale et chargées de la protection des droits humains, sur les graves crimes contre l’humanité et les graves violations des droits de l’homme dont les forces armées centrafricaines et les mercenaires russes de la société Wagner sont responsables depuis leur entrée dans les zones tenues par notre Mouvement »,  a déclaré dans son communiqué le chef de 3R, l’autoproclamé  général Sembê BOBBO.

D’après le 3R, le mode opératoire des mercenaires russes et les soldats FACA est la terrorisation de la population, le pillage, la tuerie, l’arrestation arbitraire et  les incendies des maisons des particuliers:

« En effet, les tueries de masse, les arrestations arbitraires, les incendies des maisons et les vols des biens de populations civiles innocentes sont les modes opératoires qui caractérisent les opérations militaires menées par le Gouvernement et ses alliés pour nettoyer le pays comme ils le disent eux même dans leurs diffuérentesdéclarations”, peut-on lire dans le communiqué de 3R.

Enfin le 3R dénonce les différentes arrestations menées par les soldats FACA et les Russes dans les localités qui étaient sous son contrôle.

« Un mouvement populaire de résistance ne dispose des bases nulle part. Les mercenaires russes et les FACA détruisent les villages, tuent les Peuls centrafricains et arrêtent les innocents qui n’ont rien avoir avec le x 3R.  Les innocents sans armes ni défenses arrêtés mains nues sont présentés aux médiats comme les éléments du Mouvement 3R et emprisonnés à Bangui pour justifier les crimes commis sur cette population civile innocente ».

Le 3R promet de mener le combat pour empêcher l’exploitation minière de sous-sol centrafricain par la société Wagner et ses complices :

« Mais quelque soit les ampleurs de cette destruction des villages, de ces tueries de masse et de ces arrestations arbitraires, le Mouvement 3R sera toujours là et actif pour mener le combat contre ces mercenaires étrangers russes de la société Wagner pour les empêcher d’exploiter les ressources naturelles et minières du pays qui constituent leur unique convoitise et la promesse du gouvernement centrafricain en cas de leur victoire comme l’avait clairement affirmé un conseiller spécial à la présidence de la République »

Enfin, le 3R appelle le gouvernement à mener des pourparlers avec son mouvement afin de résoudre pacifiquement la crise qui secoue actuellement le pays.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

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CENTRAFRIQUE : A QUELS GOUVERNANTS POLITIQUES…. SE VOUER ?

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Logo officiel du parti PDCA

PARTI DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

Unité – Paix – Développement …….. Oser et Réussir

A faire de la Politique une Mission d’Objectifs

Par : WAFIO Jean Serge

Président du PDCA

Les Centrafricains continuent de crever comme des mouches, dans l’indifférence méprisante des Gouvernants Politiques de Bangui, préoccupés par leurs seules situations individuelles

Après,

  • les multiples tueries de masse par les groupes armés qui ont endeuillé toutes les familles centrafricaines,
  • le covid-19 qui continue de faire rage dans les quartiers et les villages,
  • les dévastatrices inondations de septembre-octobre 2020 à Bangui,
  • la pénurie d’eau courante dans Bangui en janvier-février-mars 2021,
  • les massacres perpétrés par les Mercenaires russes et rwandais, qui courent après la CPC, à Boda, Yaloké, Bossembélé, Bossangoa, Batangafo,
  • les tueries crapuleuses, les plaquages au sol des citoyens, fouilles au corps, dépossessions systématique des biens personnels et autres humiliations et frustrations infligées à la population de Bria par les mercenaires russes,

Voilà le Peuple de la République de Bangui qui vit l’invivable : pas d’électricité, pas d’eau courante, en cette période de saison sèche qui tire à sa fin. Depuis dix (10) jours Bangui vit dans le noir, parce que trois (3) pylônes de la ligne 1 et deux (2) pylônes de la ligne 2 qui amènent l’électricité haute tension de Boali (95 km) à Bangui sont à terre dans le secteur compris entre les villages Ndèrè (PK 30) et-Danzi (PK 20), depuis le 23 avril 2021 après tempête.

Bangui, la seule ville électrifiée de Centrafrique, où sont concentrés démesurément des ateliers et autres lieux d’activités de micro-économies et commerciales, dans le noir, cela signifie:

  • insécurité accrue : effectivement de nombreux cas de braquages à mains armées sont signalées chaque nuit, durant la semaine écoulée, dans de nombreux quartiers périphériques ;
  • in opérationnalité des quatre (4) hôpitaux et de la pédiatrie nationaux, donc les malades sont abandonnés à eux-mêmes, d’où accroissement des décès ; plus d’une vingtaine de décès ont été enregistrés au niveau du quatrième arrondissement ; quelle serait la situation dans les autres arrondissements ?
  • in opérationnalité des sept (7) maternités, synonyme de recours aux vieilles matrones du quartier, s’il y en a encore, pour les accouchements difficiles ou à hauts risques ;
  • in opérationnalité des quatre (4) morgues, d’où obligation d’inhumer les corps dans les heures qui suivent le décès, au risque d’inhumer de grands malades dans le coma,
  • réduction, ralentissement, limitation et/ou suspension de certaines activités économiques ou commerciales.

Pendant ce temps, sans gêne, les Dignitaires du pouvoir MCU recourent aux groupes électrogènes qui constituent des îlots de lumière dans des quartiers noirs, alors qu’au village PAVIKA situé à 20 km d’Alindao, les mercenaires russes et les hommes de Ali NDARASSA ont semé la mort et incendié des maisons les jeudi 29 et vendredi 30 avril 2021.

Le Président TOUADERA, ayant réalisé son hold-up électoral, impassible durant ces dix jours, se satisfait des consultations, dites populaires, pour un dialogue, dit républicain, mais qui semble déjà mort-né, dont les termes de référence ont été édictés par l’ambassadeur TITTORENKO de la Fédération de la Russie, en passe de devenir le Président de la République,

Le Président de l’Assemblée Nationale, en cette fin de la 6ème Législature, caractérisée par de nombreuses corruptions éhontées, ne se préoccupe plus que de la réforme des trois (3) véhicules de fonction, acquis à peine deux (2) ans,

Le Premier Ministre NGREBADA continue d’être soupçonné ou suspicion-né dans le feuilleton d’empoisonnement au sein du MCU ; après SANI YALO, SARANDJI Mathieu Simplice, ce fut le tour de LINGUISSARA WANZET qui vient d’être évacué grabataire ment à Kinshasa (RDC) pour des soins intensifs.

‘’ POUR VOTRE INFORMATION, WANZET LINGUISSARA EST EMPOISONNE PAR LES MERCENAIRES RUSSES DU GROUPE WAGNER ET LE PREMIER MINISTRE Firmin Ngrebada, POUR L’EMPÊCHER DE DIRE LA VERITE SUR LE MONTAGE DE L’INCENDIE DE L’AMBASSADE DE FRANCE A BANGUI. ET CECI EST FAIT SUR RECOMMANDATION DE FIRMIN NGREBADA L’HOMME DE MAIN DE LA MAFIA DU GROUPE WAGNER EN CENTRAFRIQUE’’

( dixit YAKA Jules avec KENNY YAMBA et 49 autres personnes – Page Facebook YAKA Jules : CNC ACTUALITES – Mise en page du mercredi 28 avril 2021 à 11 h).

Enième soupçon ou suspicion de trop qui doit interpeller soit Mr le Procureur de la République, soit Mr le Procureur Général soit encore Mr l’Avocat Général pour ouverture d’une information judiciaire, si nécessaire suivie d’une ouverture d’enquête judiciaire pour clarification, car la loi reconnaît à chacun de ces trois Responsables de la Justice la compétence d’auto-saisine.

Les Autorités Politiques de Bangui, en ce mois d’avril 2021 finissant, semblent impuissantes et incapables de réactivité politique devant l’enchaînement des évènements qui ne cessent d’induire de nombreux décès, lesquels laissent paraître chez ces Autorités une certaine intention de pourrissement politique, alors qu’une psychose sociale généralisée, due à l’insécurité récurrente se constate. En de pareille circonstance, le citoyen attend des actions politiques fortes qui le convainquent et qui le rassurent. Or, depuis la validation du hold-up électoral en janvier 2021, nous sommes assistants, malgré nous, de la guéguerre ou gré guerre au sein du MCU, affaiblissant davantage le pouvoir TOUADERA Et le citoyen de s’interroger et de douter, compte tenu de la non réactivité du Gouvernement et du comportement de l’ambassadeur TITTORENKO qui fait des déclarations à l’emporte-pièce.

Bangui dans le noir, voilà dix (10) jours, cela démontre suffisamment les limites, pour ne pas dire les incapacités du Gouvernement Centrafricain à réagir aux aléas ou aux situations exceptionnelles, et la succession de ces faits exceptionnels, depuis la calamiteuse gestion du covid-19 qui continue de générer, dans le silence, de nombreux décès dans les quartiers et les villages, à la gigantesque panne d’électricité du 23 avril 2021, en passant par les inondations dévastatrices de septembre-octobre 2020, les nombreux corps abandonnés dans la forêt de Nguito 2 et aux abords du cimetière de Ndrès, la grave pénurie d’eau courante à Bangui en janvier-février-mars 2021, le village PAVIKA, à 25 km d’Alindao, mis à feu et à sang par les mercenaires russes et les hommes de Ali NDARASSA les jeudi 29 et vendredi 30 avril 202, le justifie ou convint. Et plus sidérant, est le feuilleton mensonger qui s’étale au grand jour et laisse pantois tout Banguissois : TITTORENKO, ambassadeur de son Etat, a annoncé une aide de 10 générateurs, d’au moins 500 KVA chacun, faite par la Fédération de la Russie ; un cinglant démenti apporté par le Conseiller Personnel à la Présidence de la République et la véracité recoupée par Corbeau News Centrafrique dans sa publication du 30 avril 2021. Un ambassadeur qui ment… Un Gouvernement impuissant et démissionnaire… Où est le sérieux politique et diplomatique ?

Et vers quels autres écueils va le bateau Centrafrique ?

Eh., Centrafricain, à quels Gouvernants Politiques te vouer ?

 

WAFIO Jean Serge

Président du PDCA

 

RCA : la centralisation de service de confection des cartes nationales d’identité à Bangui, un sérieux handicap pour les populations rurales

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La barrière du PK12 à la sortie nord de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 3 mai  2021, 03:00:12 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Ce que les autorités du pays ne semblent pas être prêtes à comprendre. La centralisation de service de confection et de distribution des cartes nationales d’identité dans la capitale  est un sérieux handicape pour les populations de l’arrière-pays. À Bambari par exemple, la plupart de ceux qui n’ont pas de cartes nationale d’identité et qui empruntent l’axe   Bambari Bangui se plaignent de multiple contrôles policiers qui tournent parfois au racket des usagers.

 

Voyager sur la route nationale numéro 2 Bambari Bangui n’est pas chose aisée. Les voyageurs se plaignent des tracasseries routières, notamment le comportement de certains éléments des forces conventionnelles sur les barrières.  Selon eux, ces hommes en tenue leur exigent des cartes nationales d’identité malgré la présentation de certains documents tels que les actes de naissance, les récépissés. Défaut,  ils leur exigent le versement d’une somme de 500 à 1000 francs CFA.

Les plaignants disent ne pas comprendre l’attitude des forces républicaines  puis que, selon eux, ces documents ne sont pas confectionnée dans les villes de province. Même si les commissariats en délivrent les récépissés,  mais la livraison est lente. Conséquence, certaines personnes qui n’en ont pas et qui sont à Bambari ne peuvent pas aller au-delà de leur localité.

L’exemple des cultivateurs moyens, qui, par peur d’être arrêtés ou exploités, font de sur place. Certains, à qui l’on nomme, ne peuvent tirer profit de leur investissement puisqu’ils ne peuvent pas se déplacer loin pour évacuer  leurs produits champêtres.

Face à ce malaise, certains plaignants demandent au gouvernement d’ouvrir des centres d’identification dans les villes de province, ceci pour permettre à tout le monde d’être en possession de ces documents administratifs  personnels.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

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RCA : les proches du Premier ministre Firmin NGRÉBADA dénoncent le retour « précipité » de l’ancien premier ministre Sarandji.

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L’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à gauche, et l’actuel premier ministre Firmin Ngrebada à droite. Photo combinée par CNC le 24 février 2021

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 2 mai 2021, 14:31:17 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À  moins de 24 heures du début des activités des députés de la septième législature , la bataille du perchoir de l’Assemblée nationale semble entrer dans son vif au sein du parti MCU. Dans le camp de la majorité présidentielle, l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, député de Baoro,  et le Premier ministre Firmin NGRÉBADA, député de Boali,  semblent se livrer tous deux dans la bataille du perchoir. La réconciliation des deux camps semble être difficile, et le chef de l’État n’a pas encore dit son dernier mot.

 

Quelques heures après le retour au pays de l’ancien premier ministre Simplice Mathieu  Sarandji, évacué début avril en République démocratique du Congo pour des raisons de santé, les partisans du Premier ministre Firmin NGRÉBADA publient sur les réseaux sociaux et accusent l’ancien premier ministre d’avoir écourté volontairement son séjour à l’hôpital. Ils estiment qu’il serait sorti de l’établissement où il était hospitalisé sans l’autorisation du médecin avant de rentrer à Bangui le jeudi 29 avril 2021. D’après eux, c’est la bataille du perchoir de l’Assemblée nationale qui l’aurait poussé à rentrer précipitamment au pays. Une version très contestée par les soutiens de l’ancien premier ministre qui affirme que  celui-ci aurait pris son congé médical au moment où les soins médicaux et hospitaliers n’étaient plus requis.

Ce n’est secret pour personne. Les partisans du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, qui avaient crié victoire avant l’heure,  voudraient voir seul leur champion candidat de la majorité présidentielle en lice pour le perchoir.  Sauf que le retour de l’ancien premier ministre Sarandji à Bangui leur donne de l’insomnie. Avec cette division, la majorité prend le risque de favoriser un candidat de l’opposition. D’ailleurs, il semble que Thierry Kamach, Président du parti MOONI, qui déclare à tous ses amis que c’est lui le prochain Président de la République à la place de Touadera, voulait aussi postuler pour le perchoir malgré qu’il fait partie de la majorité présidentielle avec ses cinq députés.

Rappelons que les activités de la septième législature vont débuter ce lundi 3 mai 2021, et les députés auront une semaine pour élire le prochain Président de l’Assemblée nationale.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

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La mort d’Idriss Deby plonge Bangui dans la paranoïa, la fille de Abakar Sabone devient première dame au Tchad

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/01/deby-et-touadera-faustin-a-ndjamena-corbeaunews-300×169.jpg” alt=”Le Président Faustin Archange Touadera et son homologue tchadien Idriss Deby à Ndiamena. CopyrightDR” width=”300″ height=”169″ />
Le Président Faustin Archange Touadera et son homologue tchadien Idriss Deby à Ndiamena. CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 2 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Sous le règne d’Idriss Déby, le Tchad s’est mué en acteur incontournable en Centrafrique voisine, où il avait tissé des liens privilégiés avec plusieurs groupes rebelles. Les faits et gestes du nouvel homme fort de N’Djamena, “Kaka”, sont ainsi scrutés par Touadéra, qui s’inquiète des connexions centrafricaines du fils Déby. Enquête. 

 

Faustin Archange TOUADERA avait laissé planer le suspense jusqu’à la dernière minute

Il a finalement choisi l’apaisement en se rendant le 23 avril aux funérailles de son homologue tchadien, Idriss Deby, avec qui il entretenait des relations pour le moins compliquées.

Depuis décembre et l’offensive de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) à Bangui, les relations entre les deux capitales se sont particulierement tendues. Coté tchadien, les récentes manœuvres des Forces armées centrafricaines (FACA), non loin de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique, avaient crispé le pouvoir central à N’Djamena. En étroite collaboration avec l’appui de la Russie, l’armée centrafricaine s’est lancée dans une chasse visant le CPC, coordonnée par l’ancien président François Bozizé, régulièrement aperçu non loin de la frontière tchadienne.  Par ricochet, l’affaire avait mème jeté un coup de froid sur les relations diplomatiques entre N’Djamena et Moscou fin mars : l’influent ambassadeur russe à Bangui, Vladimir Titorenko, avait regretté le 29 mars que “Tes forces de la CPC utilisent le Tchad comme base arrière.”  Une sortie qui avait alimenté la colère du ministère tchadien des affaires étrangères. Ce dernier avait réagi le; avril par vote de communique pour condamner les propos du diplomate russe.

Déjà, en décembre, les autorités de Bangui avaient dénoncé la présence de “combattants tchadiens dans les rangs des rebelles du C.PC, suscitant une pluie de démentis  de N’Djamena.

Soucieux de jouer l’apaisement au lendemain du décès d’Idriss Deby, le conseiller spécial du président centrafricain à la sécurité nationale, le Russe Valery Zakharov, s’est empresse d’assurer sur son compte Twitter que les FACA n’entreraient d’aucune façon sur le territoire tchadien.

Les connexions centrafricaines de “Kaka”,  De leur côté, plusieurs cadres du CPC misaient sur la fin des élections tchadiennes pour une hypothétique intermédiation de Déby entre Touadera et Bezize, apres l’échec de la première initiative de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) au mois de février dernier.

Bien que le Tchad ait toujours nié toute implication avec la CPC, plusieurs gradés tchadiens cultivent des liens indirects avec des leaders de la coalition rebelle, suscitant la paranoïa de Bangui. Depuis l’arrivée, le 20 avril, du Conseil militaire de transition (CMT), les services centrafricains scrutent ainsi tout particulierement le nouvel homme fort du Tchad, Mahamat Idriss Deby, dit “Kaka”. Et pour cause : ce dernier est marié à la fille du puissant porte-parole de la CPC, Abakar Sabone, un habitué des rebellions depuis vingt ans et sous le coup d’un mandat d’arrêt international.

Mahamat Idriss Deby est également un ami d’enfance de Danzoumi Yalo, compagnon de route de François Bozizé en 2003 et arrêté le 4 février par la police centrafricaine pour ses liens présumés avec la CPC. Son évasion, dans la nuit du 25 au 26 fevrier, a défrayé la chronique à Bangui quant à d’éventuelles complicités extérieures.

Le “colonel Daz“, également accusé par la Guinée équatoriale d’avoir soutenu la tentative de coup d’Etat de 2017 contre Teodoro Obiang Nguema, est le frère cadet de Sani Yalo, homme d’affaires centrafricain et tout puissant financier de Faustin-Archange Touadera.

 

Prisonniers

 

Le CMT aura plusieurs dossiers sensibles à gérer avec Bangui, à l’instar de celui du très actif chef rebelle du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Martin Koumtamadji, alias Abdoulaye Miskine, détenu par la justice tchadienne depuis un an malgré les demandes d’extradition répétées de Bangui. La RCA pourrait donc profiter de l’arrivée des nouvelles autorités pour relancer le dossier. Le cas de Mahamat Abdoul Kadré Oumar, plus connu sous le nom de Baba Laddé, qui fut à la tète de l’un des premiers groupes armés centrafricains, le feu Front populaire pour le redressement (FPR), de 2008 à.2012, devrait aussi être l’objet de toutes les attentions. Baba Ladde a été emprisonné au Tchad de 2012 à 2020. Ce Idriss Déby avait mis en scène leur réconciliation de manière spectaculaire lors d’un meeting de campagne, le 1er avril dernier, Bongor.

La scène avait fait grand bruit Bangui, relançant les plus folles spéculations sur un retour du chef peul auprès de l’Union pour la Centrafrique (UPC), le puissant groupe fondé par l’ancien lieutenant de Baba Laddé, Ali Darass.

 

© Copyright Africa Intelligence.

 

RCA : PK 13, des quartiers livrés aux criminels

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/croisement-sinistre-le-15-mai-2020-par-tregu-450×337.jpg” alt=”Croisement de Sinistrés dans le huitième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Fortuné Bobérang” width=”450″ height=”337″ />

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 2 mai 2021, 08:03:42 ( Corbeaunews-centrafrique ). La présence des hommes en armes et des cas de braquage deviennent de plus en plus inquiétante pour la population du PK 13, secteur du marché à bétail sur l’axe Boali.  Une famille a été victime de ces  actes de violence  cette semaine.

 

Les quartiers Ngola 1, Ngola 2, Zacko 1, Zacko 2 et  Toungoufara  ainsi que toutes ces localités du marché à bétail  au PK 13 sont victimes des braquages à répétition ces derniers temps.

Lundi 26 avril vers 23 heures, la famille Yaméndé a été surprise par l’irruption d’hommes en arme. Keni, père du foyer raconte :

« Je dormais sur la nappe quand ils ont fait leur apparition sur moi avec des torches à la main. Ils m’ont dit « Monsieur lève toi ». Ils étaient au nombre de deux. L’un à une arme à la main, l’autre deux grenades.  Ils m’ont dit qu’ils ont besoin de l’argent. J’ai répondu que je n’ai rien. Ils m’ont dit encore de faire sortir tout ce que j’en ai. C’est ainsi qu’ils sont rentrés dans la maison et fouiller partout. Comme j’ai une somme de 68 000 francs CFA, ils l’ont confisqué.  Ils ont commencer à fouiller dans des valises et des sacs. Ils ont emporté mon téléphones et celui de mon épouse ».

Face à cette situation, la population et certaines autorités locales demandent au gouvernement d’envoyer en urgence des forces de défense et de sécurité dans leur secteur.

Sous l’anonymat,  une autorité locale s’indigne :

« Juste après l’événement du 13 janvier,  nous sommes dans l’insécurité grandissante. Il ne passe pas une seule nuit ou nous écoutons des détonations d’armes. Le lundi vers 23 heures, nous avons écouté des détonations d’armes. C’est comme si c’était déjà la guerre. Encore le mardi,  vers 23 heures encore, nous avons vu une colonne d’hommes en armes. Quand on parle de colonne là, c’est plus de 40 personnes. Ils ont traversé le quartier  Ngola 2. C’est pour quelle destination ? Cette situation là nous inquiète beaucoup. Nous souhaitons plutôt la présence des FACA. Ça peut nous rassurer.  Que le gouvernement détache un bataillon de l’armée parce que la zone est très vaste » .

Cette même autorité regrette que même quand la lumière est au PK12,  le courant est absent même à seulement quelques mètres de là. Au PK 13 secteur marché à bétail sur l’axe Boali, les témoins déplorent plus de trois braquages en une semaine. Les détonations d’armes à feu sont devenues leur quotidiens.

 

  1. Y. Ibrahim avec la RNL

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

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RCA : la cour constitutionnelle annonce avoir reçu la déclaration du patrimoine du chef de l’État, mais la société civile veut de preuve concrète

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Prestation le 30 mars du chef de l’État Faustin Archange Touadera

 

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 2 mai 2021, 05 :19:43 ( Corbeaunews-centrafrique ). Si le greffe de la cour constitutionnelle annonce avoir enregistré la déclaration écrite de patrimoine du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA après son investiture le 30 mars dernier, la société civile en doute carrément et veut des preuves par une communication « officielle et crédible » comme l’exige la constitution.

 

 D’après son entourage, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, investi le 30 mars dernier,   aurait déposé sa déclaration écrite de patrimoine auprès du greffe de la cour constitutionnelle comme l’exige la Constitution du 30 mars 2016, et la cour le confirme. Aucune précision ni sur la date ni sur le contenu de la déclaration n’a été fournie par le greffe alors que la loi exige de la rendre publique.

Seulement voilà.  Pour Faustin Archange TOUADERA, la déclaration du patrimoine s’est vraisemblablement faite en toute discrétion. De quoi donner du grain à moudre à la société civile  qui exige des documents prouvant que le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA avait déclaré ses patrimoines.

Pourtant, l’article 39 de la constitution stipule que « dans les trente jours qui précèdent la prestation de serment du président de la République nouvellement élu, celui-ci doit faire une déclaration écrite de son patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit jours francs ». Dans les trente jours qui précèdent également la cessation de ses fonctions, « le président de la République renouvelle la déclaration de son patrimoine dans les conditions prévues à l’alinéa ci-dessus ».

Selon un leader de l’opposition contacté par CNC, même la justice aussi ne respecte pas la loi.

Selon nos informations, le chef de l’État aurait seulement déclaré une partie de ses biens et non la totalité, comme prévu par la loi.

 

RCA : grave accident de circulation sur l’avenue de l’indépendance à Bangui

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Avenue de l’indépendance niveau quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Fortuné Boberang

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 2 mai  2021, 05:52:57 ( Corbeaunews-centrafrique ). Un accident de circulation impliquant un pick-up 4×4 d’une ONG, d’un taxi et d’une mototaxi, est survenu ce samedi 1 mai 2021 dans la soirée devant la pharmacie de l’Amitié, dans le quatrième arrondissement de Bangui,

 

Selon le service de la gendarmerie qui est appelé en urgence sur le lieu, le 4×4, conduit par une dame visiblement ivre, venait du sens PK12 sur l’avenue de l’indépendance, a violemment percuté une mototaxi qui venait du sens inverse devant la pharmacie de l’Amitié au quartier Fouh, dans le quatrième arrondissement.

Et ce n’est pas tout! Après avoir heurté la mototaxi, la conductrice perd le contrôle de son véhicule et percute à nouveau un taxi avec des passagers qui venait du sens inverse vers Gobongo.

Sur la mototaxi, il y’avait deux personnes : le conducteur et un Soldat FACA. Après le choc, le soldat a vu ses deux jambes cassées. Tandis que dans le taxi, il y’avait des passagers, mais seule une femme qui avait eu plus de choc. Son état de santé est critique, selon les témoins.

Après l’arrivée sur le lieu de la gendarmerie motorisée, tous les blessés ont été transportés aux urgences de l’hôpital Amitié qui se trouve à moins de 200 mètres du lieu de l’accident.

Au même moment, tous les véhicules impliqués dans l’accident ainsi que la moto ont été conduits à la brigade de la gendarmerie.

Selon les enquêteurs, la conductrice du pick-up qui aurait causé l’accident, est visiblement ivre. Elle est conduite aussi à la gendarmerie pour nécessité d’enquête.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : un chasseur abattu par des éleveurs peuls dans la localité de Yaloké

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/DSCN0021-450×338.jpg” alt=”Village Boukanga, situé à 20 kilomètres de Yaloké sur l’axe Bossembélé, Photo CNC” width=”450″ height=”338″ />
Village Boukanga, situé à 20 kilomètres de Yaloké sur l’axe Bossembélé, Photo CNC

 

Yaloké, République centrafricaine, dimanche, 2 mai 2021, 05:17:27 ( Corbeaunews-centrafrique ). Un jeune chasseur d’une trentaine d’années a été assassiné par un groupe des éleveurs peuls en transhumance dans le village Boukanga, situé à 20 kilomètres de Yaloké sur l’axe Bossembélé, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, a-t-on appris des sources sécuritaires.

 

Selon le service de la gendarmerie de Yaloké, la victime serait un père de famille vivant avec deux épouses. Il a été assassiné par ces éleveurs dans la soirée du vendredi 30 avril 2021 alors que ces derniers seraient en transhumance dans la localité.

Selon les gendarmes, ces éleveurs peuls ont enregistré ce dernier temps plusieurs cas de vol de leur bétail par un groupe des jeunes qui se transforment à une milice d’autodéfense dans le village.

Ce jour, ces éleveurs leur ont tendu un piège, mais malheureusement les deux frères qui sont partis à la chasse qui est tombée dans leur filet. Sans leur dit un mot, ils tirent plusieurs projectiles à leur direction, et l’un des deux chasseurs a été atteint mortellement, tandis que l’autre a pris fuite pour venir alerter les gens dans son village.

Les éléments de la gendarmerie et de la police, accompagnés par les notables du village ainsi qu’une foule des jeunes, étaient partis à la rencontre de ces Peuls, mais ils sont déjà partis. Ils ont retrouvé le corps de la victime et ramené au village ce samedi soir.

Selon la gendarmerie locale, ce dernier temps dans la localité, les conflits entre éleveurs et les villageois sont surtout basés sur les allégations de vol de bétail . Donc il y’a une nécessité.

De trouver une solution à cette situation.

 

Par Alexis Marcelin Yanga

Correspondant du CNC à Yaloké

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RCA : incendie d’un kiosque non loin du ministère de la Défense à Bangui

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incendie illustration

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 2 mais  2021, 05:29:02 ( Corbeaunews-centrafrique ). Dans la nuit du samedi à dimanche 2 mai, un kiosque  qui fait office d’un télécentre a été la proie des flammes dans le premier arrondissement de Bangui. Pour le service de la gendarmerie, il pourrait s’agir d’un court circuit.

 

L’incendie a été découvert par deux passants samedi vers 19 heures et demie alors qu’ils se rendaient à leur travail, a indiqué le service  de la gendarmerie nationale.

Plusieurs sapeurs-pompiers sont intervenus pour éteindre les flammes, mais le kiosque a totalement pris feu. Selon  les indices récoltés par les enquêteurs, il ne pourrait pas s’agir d’un incendie criminel. Le court circuit électrique serait peut-être à l’origine du feu. Mais les enquêteurs se disent étonnés par la rapidité de la flamme, et disent ne pas écarter pour l’heure aucune piste.  Une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes de l’incendie. Aucune piste n’est à écarter.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA : présence des combattants rebelles de l’UPC signalée dans la localité d’Alindao, plusieurs personnes assassinées

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Village Pavika, situé à 20 kilomètres d’Alindao sur l’axe Kongbo, dans la préfecture de Basse-Kotto. Photo CNC /

 

Alindao, République centrafricaine, samedi, 1 mai 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). Jeudi 29 avril 2021, une incursion de plusieurs dizaines des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) a été signalée  au village Pavika, situé à 20 kilomètres d’Alindao, sur l’axe Kongbo, dans la préfecture de Basse-Kotto. Plusieurs personnes ont été assassinées, des maisons incendiées.

 

Selon notre correspondant dans la localité, les combattants rebelles ont fait leur apparition dans la nuit du jeudi à vendredi  30 avril dans le village Pavika, à une vingtaine de kilomètres d’Alindao sur l’axe Kongbo.  Ils ont annoncé à la population locale qu’ils sont venus pour progresser vers Alindao, une ville contrôlée par les soldats FACA et les Mercenaires russes.

Justement, après avoir été informées de l’incursion des rebelles à 20 kilomètres,  les forces coalisées FACA russes se sont déployées au village Pavika pour déloger les rebelles. Mais arrivés sur place, ces derniers ont déjà quitté le lieu pour se retrancher dans le forêt qui surplombe la ville. Mais avant de rentrer, les Russes ont assassiné un jeune dans le village, et ce,  sans raison apparente, selon les membres de sa famille.

Contre toute attente, après le retrait des soldats FACA et les Russes, les rebelles ont fait leur apparition à nouveau dans le village Pavika vendredi soir. Ils commencent à faire des exactions sur la population : incendie des habitations, assassinat des sept personnes avant de se retirer quelques heures plus tard. Ils promettent de revenir dans les prochains jours.

Rappelons que depuis l’offensive des soldats FACA et de leurs alliés russes et rwandais contre les rebelles dans les grandes villes, plusieurs d’entre eux se sont retranchés dans les villages environnants, au grand dam des populations locales qui ne peuvent plus vaquer librement à leurs occupations.

Notons que le groupe UPC a déjà annoncé son retrait de la coalition des patriotes pour le changement, coordonnée par l’ancien Président François Bozizé.

 

Par Justin ZALO

Journaliste rédacteur

correspondant du CNC à Alindao

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Conflit d’exploitation minière en République centrafricaine, les Chinois accusent les Russes

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Exploitation minière de la société russe Lobaye Invest à Ndassima, aux environs de Bakala, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 1er mai 2021, 08:15:31 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, rien ne va plus entre les différents partenaires du gouvernement centrafricain. Tous se bousculent pour l’exploitation minière dans le pays. Pour les investisseurs chinois, c’est inadmissible ce qui s’est passé le mois dernier sur le site minier de Ndassima, dans la préfecture d’Ouaka.

 

Selon un exploitant chinois, c’est son entreprise qui exploite le gisement minier  de Ndassima, près de Bambari. Mais face à la situation sécuritaire  qui prévaut dans la région avec l’offensive des forces armées centrafricaines avec leurs alliés russes et rwandais contre les rebelles de l’UPC, l’entreprise est dans l’obligation de cesser temporairement ses activités sur le site en attendant le retour au calme dans la région. Tout le personnel est rapatrié dans la capitale. Après la sécurisation de la région par les forces coalisées,  l’entreprise reprend ses activités d’extraction minière sur le site de Ndassima, et ce, pour quelques jours seulement.

Pourquoi quelques jours seulement ?

En effet, les cinquantaines des camions russes en provenance du Soudan du Sud voisin, et escortés par des Mercenaires russes et syrien de la société Wagner  sont venus directement se positionner sur le site minier de Ndassima pendant que les ouvriers de l’entreprise chinoise  sont en train de travailler. Voyant plusieurs hommes lourdement armés et cagoulés venus sur le site, certains ont pris la fuite pour retourner à Bambari. Mais quand le responsable chinois prend son courage pour discuter avec ces Russes, ces derniers lui expliquent que ce sont eux qui vont exploiter désormais le site minier de Ndassima.  Surpris de cette réponse,  l’entreprise décide de rapatrier depuis quelques jours à Bangui tout son personnel, et laisse le site aux russes.

Mais ce n’est pas pour la première fois que les Russes chassent les exploitants chinois. Selon ce responsable chinois, c’est la même chose qui s’est passée dans d’autres villes du pays.

Pour l’heure, l’ambassade de Chine en RCA n’a pas communiqué sur l’affaire, d’ailleurs elle ne fera pas comme d’habitude. « Les Chinois n’aiment pas de problème », explique-t-il.

Notons qu’en novembre 2019, le permis d’exploitation minière de Ndassima que détient la société canadienne  Axmin avait été réattribué à une autre société, probablement chinoise par les autorités centrafricaines. On avait reproché à l’entreprise Axmin de la violation de la loi. Cette fois, ce sont les chinois qui sont les victimes au profit des russes. Qu’allant dire le gouvernement dans ce cas ?

Rappelons que la société de mercenariat russe Wagner, le mois passé,  demande plus de 127 milliards de francs CFA au gouvernement centrafricain à titre d’efforts qu’elle a déployés pour sauver le régime de Touadera et dans la sécurisation de Bangui la capitale et la liberation de certaines villes du pays.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

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RCA : panique  générale dans le sixième arrondissement et Bimbo, les soldats FACA font des tirs

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Rondpoint du marché Pété vo, dans le sixième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Anselme Mbata

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 1 mai  2021, 05:45:03 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un vent de panique s’est déroulé dans le sixième arrondissement de Bangui et à Bimbo ce vendredi.  On voit des taxis-motos, avec des passagers ou non,  couraient dans tous les sens, des commerçants ambulants, avec leur marchandise en main,  fuyaient, y compris certains passants  qui se précipitaient de rentrer. Que s’est-il passé ?

 

C’était aux environs de 13 heures. Au croisement de Pétévo jusqu’à Bimbo, on assiste à un mouvement de panique après des tirs assourdissants des armes automatiques dans tous les sens. Pour les populations locales, c’est encore un nouvel affrontement qui s’est produit, et il faut nécessairement se mettre à l’abri. Or, selon notre équipe qui a pu recueillir des témoignages  sur le lieu, c’était les soldats FACA qui sont dans le cortège funéraire de leur capitaine décédé le dimanche 25 avril dernier dans une auberge du sixième arrondissement qui étaient à l’origine de ces tirs.

Selon les mêmes sources, après la cérémonie funéraire officielle du capitaine,  ses collègues militaires qui escortent le corps à destination du cimetière de Nzila commencent à faire des sommations en l’air  à partir du rond-point de Pétévo jusqu’à Bimbo, plus précisément  au niveau domicile de madame Elisabeth Domitien . Cela a entraîné de multiples fuites des vendeurs ambulants, des mototaxis  et des passants.

Les habitants de Pétévo et de Bimbo déplorent ce type de comportement de nos éléments de l’armée nationale qui se répètent malheureusement dans leur secteur à chaque fois qu’il y’a l’enterrement d’un élément de l’armée nationale au cimetière de Nzila.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

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RCA :arrivée à Bangui des gros engins d’extraction minière russe

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Le convoi russe de la société Wagner en provenance du Soudan, et arrivé en République centrafricaine, le 29 mars 2021

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 1 mai samedi, 1er mai 2021, 02:33:37 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Il vient de faire son entrée dans la capitale ce vendredi 30 avril 2021 sous le regard stupéfait de la population. Des gros engins d’extraction minière, des véhicules et bien d’autres matériels russes sont arrivés sous bonne escorte à Bangui. Soudain, ils se prépare à répartir dans les villes de province.

 

Sur les réseaux sociaux, on avait annoncé que les engins miniers russes étaient en route pour Bangui, mais cette information avait été plombée par les actualités des exactions des Mercenaires russes et syriens dans les villes de province. Mais ce vendredi, peu avant 19 heures, cette information est confirmée. Un convoi des semi-remorques  avec des machines d’exploitation minière, escortée par des mercenaires russes et syriens de la société Wagner est arrivé à la barrière du PK12, à l’entrée de Bangui. Mais des sources sécuritaires indiquent que ce convoi s’apprête à partir en province, probablement vers Bambari et la Haute-Kotto.

« Du jamais vu dans le pays ce genre des gros engins d’exploitation minière sophistiqués »,  réagit un habitant du quartier PK12 qui observe le convoi.

Parmi les chars des mercenaires russes qui escortent le convoi, on y voit des semi-remorques immatriculés au Cameroun. Plus d’une vingtaine des gros camions ainsi que des pick-up etc.

Notons que le mois dernier, un responsable russe avait indiqué à CNC que l’État centrafricain doit 127 milliards de francs CFA à sa société de mercenariat Wagner, et il est temps de passer à la phase de remboursement, probablement par les exploitations minières de sous-sol centrafricain.

Notons que la société russe Wagner a officiellement implanté 3 sociétés-écrans en République centrafricaine, et ce,  en dehors des autres non reconnues officiellement : la société Lobaye Invest SARL, qui exploite présentement les minerais dans le sud-ouest du pays; Shewa Sécurité service, qui déploie des mercenaires assurant la sécurité du chef de l’État, du  Premier ministre et des chantiers miniers de Lobaye Invest, et la société Wagner, qui déploie également ces mercenaires en Syrie, Libye, Soudan, dans le Dombasse ukrainien, etc.

 

Par Anselme Mbata

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RCA : la dernière sortie médiatique de l’ambassadeur russe en RCA, Vladimir Titorenko à la coalition de  l’opposition centrafricaine  continue de couler beaucoup d’encre

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/VLADIMIR-TITORENKO-450×426.jpg” alt=”VLADIMIR TITORENKO, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique. Phot DR” width=”450″ height=”426″ />
VLADIMIR TITORENKO, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique. Phot DR

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 1 mai  2021, 05:51:10 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Décidément, la dernière sortie médiatique de monsieur Vladimir Titorenko contre la coalition de l’opposition démocratique ne plaie pas à tout le monde.  Du milieu diplomatique, en passant par le milieu politique  jusqu’à l’entourage du chef de l’État, les propos de Titorenko font grincer les dents.

 

« Surréaliste… L’ambassadeur de Russie en RCA, s’adressant à l’opposition politique centrafricaine : « pour comprendre que vous êtes les personnages ratés, il suffit de jeter un coup d’œil sur les résultats du scrutin. Beaucoup d’entre vous ont reçu moins de 1% des votes » », a twitté madame Nathalia Dukhan de l’ONG  américaine The Sentry.

 

https://twitter.com/nathaliadukhan/status/1387922097880588291?s=21

Même si la réaction  de l’ambassadeur russe en RCA suscite de nombreuses controverses en dehors de la République centrafricaine, sur le plan national, au palais de la renaissance, on redoute que ses sorties médiatiques jouent en défaveur du chef de l’État Faustin Archange Touadera, considéré par des nombreux centrafricain  comme une marionnette à la solde de société russe Wagner. Certains proches du chef de l’État pensent qu’il lui faut nécessairement le faire taire. Et ça commence bien à se voir avec la dernière sortie sur les réseaux sociaux du ministre Conseiller du chef de l’État, monsieur Fidèle Ngouandjika qui avait pris le contre pied du communiqué de l’ambassade de la Fédération de Russie qui avait indiqué deux jours plutôt sur les réseaux sociaux qu’elle a offert 10 générateurs de 500 KVA à l’énergie centrafricaine (ÉNERCA).  De même dans les rues de la capitale, certains ont indiqué que Monsieur Vladimir Titorenko pourrait bien se déclaré Président de la République centrafricaine et rien pourrait lui arriver.

« La présence russe en Centrafrique c’est pour protéger le régime du Président Faustin Archange Touadera et non pour développer le pays à long terme. Ils veulent amasser tout en un seul instant : diamant, l’or, pétrole », a déclaré un enseignant au lycée de Gobongo.

Dans le milieu diplomatique, les propos de l’ambassadeur Titorenko  ne font que sourire plus d’un. Certains se moquent même de lui en disant peut-être qu’il serait sous l’emprise du vin de palme de la Lobaye ou de la drogue de synthèse du quartier Boyrabe.

Du côté de l’opposition, on refuse  de faire des commentaires.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique

Alain Nzilo

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