vendredi, septembre 11, 2026
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Bangui : Piégée en plein jour sur un taxi-moto, une jeune mère échappe de justesse à son kidnapping par des bandits

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Bangui : Piégée en plein jour sur un taxi-moto, une jeune mère échappe de justesse à son kidnapping par des bandits

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans la capitale centrafricaine, les trajets du quotidien se transforment désormais en véritables pièges, comme le montre la récente mésaventure vécue par une mère de famille du huitième arrondissement de Bangui.

 

Le mercredi 10 juin dernier, une jeune femme s’est rendue au Laboratoire National, derrière le centre hospitalier universitaire de Bangui, afin de déposer des documents pour les examens sanguins de son fils. Une fois les procédures accomplies, elle est ressortie dans l’intention de rentrer directement chez elle.

 

Elle s’est avancée au bord de la route pour chercher un moyen de transport. C’est à cet instant qu’une moto s’est présentée à sa hauteur, avec deux individus à bord : le conducteur et un passager installé à l’arrière.

 

Pensant avoir affaire à un taxi-moto ordinaire, elle a hélé le conducteur et lui a indiqué sa destination. Elle souhaitait se rendre vers UCATEX, une zone située dans le huitième arrondissement, à proximité immédiate du marché Combattant, le long de l’Avenue des Martyrs qui mène vers l’aéroport international. Les deux hommes ont accepté la course sans hésiter. Le passager arrière est alors descendu temporairement pour permettre à la jeune femme de s’installer au milieu, se plaçant ainsi en sandwich entre les deux inconnus.

 

Dès le départ, le piège a commencé à se refermer sur la jeune mère. Le conducteur a affirmé à sa passagère que l’Avenue des Martyrs était totalement fermée à cause d’une cérémonie funéraire qui bloquait la route. Pour rejoindre UCATEX, il lui a expliqué qu’il fallait contourner l’avenue des martyrs et passer par le quartier Benzvi. La victime a accepté cette proposition de bonne foi. La moto a démarré et s’est engagée sur l’avenue de l’indépendance, puis une petite portion de l’avenue des martyrs avant de prendre la direction de Benzvi.

 

Cependant, après avoir dépassé Benzvi, le conducteur a continué sa route en direction totalement opposée du pont de Castor, situé vers Sica 3, à mi-chemin entre le quartier Castor et Sica. Ce secteur est applé souvent Mondial. En prenant cette direction pour s’enfoncer vers le PK5 dans le troisième arrondissement, les deux hommes s’éloignaient complètement de la destination initiale. La passagère s’est rendu compte qu’elle quittait totalement son itinéraire. Elle s’est alarmée et a interpellé les deux hommes en leur disant qu’ils allaient beaucoup trop loin, que le troisième arrondissement était à l’opposé d’UCATEX et du huitième arrondissement, et qu’elle n’avait rien à faire là-bas.

 

Les deux individus ont refusé d’écouter ses réclamations et le conducteur a continué de filer à toute vitesse. Prise de panique devant ce danger évident, la jeune femme a fait preuve d’un courage immense pour sauver sa vie. Elle a commencé à empoigner fermement le conducteur en pleine course pour l’obliger à stopper. Sous l’effet de cette lutte, la moto est devenue incontrôlable, se mettant à basculer dangereusement de gauche à droite, menaçant de s’écraser au sol à tout moment.

 

Face à cette résistance farouche et au risque imminent d’un accident violent en pleine rue, le complice assis à l’arrière a pris peur. Il a crié au conducteur d’arrêter immédiatement et de lâcher la passagère pour qu’ils puissent s’enfuir au plus vite.

Le conducteur a freiné brutalement et s’est arrêté. La jeune femme est descendue rapidement de l’engin, tandis que le passager arrière s’est repositionné avant que le duo ne redémarre en trombe. La victime a tenté de crier pour alerter les environs, mais les deux malfaiteurs s’étaient déjà échappés à vive allure, disparaissant dans la nature. Chocée mais saine et sauve grâce à son réflexe héroïque, la dame a dû trouver un autre moyen de transport pour rebrousser chemin et regagner enfin son domicile à UCATEX.

 

Par Brahim Sallé

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Touadera, regarde tes conneries. 100 milliards par an pour Poutine, 200 milliards pour Wagner, 0 franc pour les actes de naissance des enfants centrafricains. Et tu comptes toujours sur l’Union européenne pour donner des actes de naissance aux enfants de ton pays ?

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Touadera, regarde tes conneries. 100 milliards par an pour Poutine, 200 milliards pour          Wagner, 0 franc pour les actes de naissance des enfants centrafricains. Et tu comptes toujours sur l’Union européenne  pour donner des actes de naissance aux enfants de ton pays ?

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’État centrafricain n’a pas un franc pour ses enfants sans papiers. Il en a pour Wagner, pour l’AfrikaCorps, pour Moscou. Ce sont des partenaires étrangers qui font le travail à sa place. C’est pathétique.

 

Rappelant le, le lundi 27 avril 2026, dans la localité de Doaka Kourssou, dans la préfecture de la nmm, 3 500 enfants ont reçu ce que leur propre gouvernement ne leur avait jamais donné : un acte de naissance. Le projet est européen. L’argent est européen. Le ministère de l’Administration du territoire a prêté son tampon.

 

Un père, debout dans la file, résumait la situation sans le savoir : « Je suis très content. Mon enfant a reçu son acte de naissance. Je vais dire aux autres parents du quartier de venir rapidement. » Il remerciait l’Europe. Pas Bangui.

 

Écoutez! Ces gens sont nés avant la honte. Regarde, la préfète, micro à la main,  sans la moindre honte, a remercié l’ambassadeur de l’Union européenne pour l’appui financier, matériel et technique. Elle a salué l’équipe de Sylvibor RCA. Personne n’a mentionné ce que l’État centrafricain, lui, n’a pas fait.

 

Car pendant que des enfants naissaient sans existence légale, le pouvoir des bras cassés votait des budgets en milliards pour Wagner, commandait des hélicoptères, organisait un référendum constitutionnel pour accoucher d’une CETEM République que personne n’avait demandée. La Constitution a été modifiée. Les actes de naissance, eux, attendaient l’Union européenne.

 

En plus de cela, la Russie, à sa tête le grand dictateur Poutine,  prend les mines, les forêts, les contrats. Elle laisse les mairies vides et les registres d’état civil à sec. L’Europe arrive derrière, ramasse les enfants sans papiers, et leur donne des actes de naissance.

 

Entre temps, les parents continuent d’affluer vers les points de distribution.

 

Par Martial Passi

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Bouboui, près de Bangui : trois frères de retour de deuil kidnappés et torturés par des hommes armés non identifiés

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Bouboui,  près de Bangui : trois frères de retour de deuil kidnappés et torturés par des hommes armés non identifiés

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Sur la route reliant Bangui à Boali, près de Bouboui, des hommes armés non identifiés ont kidnappé et torturé trois frères de retour de funérailles, avant que les victimes ne réussissent à s’enfuir.

 

Cette agression s’est produite aux environs de 22 heures, pendant la nuit de lundi à mardi, au niveau du village Djabarona, situé à 45 kilomètres de Bangui. Les trois frères circulaient ensemble sur une moto. Ils achevaient un long voyage depuis la localité de Berbérati, où ils s’étaient rendus spécialement pour assister aux obsèques de leur père défunt. C’est lors de leur passage dans ce secteur, localisé à une quarantaine de kilomètres de la capitale, que leur route a croisé celle d’un groupe d’assaillants.

 

Ces hommes armés non identifiés ont surgi brusquement pour intercepter les voyageurs. Dès le début de l’interpellation, les agresseurs ont privé les trois parents de leur liberté en les prenant en otage. Les criminels ont immédiatement dépossédé les victimes de l’intégralité de leurs effets personnels, avant de s’emparer également de leur unique moyen de transport, la moto. Les assaillants ont ensuite exercé des violences physiques directes, assénant de nombreux coups de crosse de fusils d’assaut AK-47 sur les trois captifs.

 

Malgré les blessures infligées et la peur des menaces de mort proférées à leur encontre, les trois captifs ont guetté une opportunité pour échapper à la vigilance de leurs ravisseurs. Ils ont profité de l’obscurité pour s’enfoncer rapidement dans la brousse environnante. Les trois hommes y ont passé plusieurs heures cachés afin de se soustraire définitivement aux recherches des assaillants. Vers 3 heures du matin, ils ont enfin quitté leur cachette pour marcher en direction de la brigade de gendarmerie de Bouboui. Les militaires ont pris en charge les victimes pour les transférer vers un centre médical, où les trois frères reçoivent actuellement des soins intensifs, tandis que les enquêteurs tentent de collecter les premiers indices dans le secteur du village Djabarona.

 

Par Anselme Mbata

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Retour sur un fait spectaculaire : quand la corruption, l’intimidation et la menace s’invitent jusqu’au Tchad pour rapatrier le jeune Alkhatim Abakar à Bangui

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Retour sur un fait spectaculaire : quand la corruption, l’intimidation et la menace s’invitent jusqu’en prison pour écarter le jeune Alkhatim Abakar

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Arrêté par les agents de renseignement tchadien à Sido-Tchad puis livré aux forces centrafricaines, le jeune Alkhatim Abakar est actuellement incarcéré à la section de recherche et d’investigation (SRI) à Bangui, victime d’une affaire de corruption financière activée par l’ancien chef d’État-major du MPC Didot Ali.

 

L’affaire qui fait parler plus d’un à la région frontalière entre le Tchad et la République centrafricaine met en cause des pratiques de corruption particulièrement bizarres. Tout commence dans la préfecture de l’Ouham, plus précisément sur un chantier minier. Le jeune Alkhatim Abakar, qui est un cousin direct du leader rebelle Mahamat Alkhatim, fondateur du MPC, travaillait comme un chef de surveillance de chantier contrôlé par le MPC, mais actuellement géré par Didot Ali, l’ancien chef d’état-major du mouvement.

 

Pour sa fonction sur le chantier d’or, Didot Ali lui versait une rémunération mensuelle comme tous les autres chefs de chantiers gérés par le MPC. Au lieu de dépenser cet argent, Alkhatim Abakar a décidé de le garder pour s’équiper. Il a ainsi acheté de nombreuses armes, parvenant à posséder un stock personnel de 27 fusils Kalachnikov. Au sein de cette organisation armée, la règle veut que chaque responsable nommé forme sa propre équipe et gère ses propres éléments. Alkhatim Abakar a donc commencé à réunir ses hommes. En voyant ce groupe grandir et s’armer de manière autonome, Didot Ali a pris peur pour son autorité et a décidé d’écarter ce cousin du grand chef de guerre. Il a fait arrêter le jeune homme pour le transférer de force à Markounda. Dans cette base, Alkhatim Abakar a été enfermé dans une cellule privée, les pieds attachés avec des chaînes fermées par des cadenas. Durant cette agression, les hommes de Didot Ali lui ont confisqué ses affaires personnelles, notamment son téléphone portable, un iPhone 15 Pro Max ainsi que ses 27 armes.

 

Pendant qu’il était enchaîné au sol, le jeune homme a reçu la visite de Badour Ali, le frère cadet de Didot Ali. Ce dernier est venu lui réclamer avec insistance le code de déverrouillage de son iPhone 15 pro max. Alkhatim Abakar a refusé de donner son code. Cette démarche a donné la certitude au prisonnier que c’est bien le frère du chef rebelle qui avait récupéré son précieux téléphone. Après plusieurs jours de maltraitances, le détenu a profité d’un moment de distraction pour briser ses liens et s’échapper de cette prison clandestine. Il a marché jusqu’à la frontière pour se réfugier à Sido, en territoire tchadien.

 

Sachant que Badour Ali fait constamment la navette à moto entre les deux pays pour vendre l’or des mines et gérer les biens immobiliers de son grand frère au Tchad, Alkhatim Abakar s’est rendu au poste des services de renseignement tchadiens à Sido. Ces agents, qui portent l’uniforme militaire et surveillent la frontière, ont enregistré sa plainte officielle pour vol. Quelques jours plus tard, alors que Badour Ali entrait au Tchad sur sa moto, ces agents l’ont intercepté et placé en cellule.

 

Dès qu’il a appris l’arrestation de son frère cadet, le chef rebelle Didot Ali a réagi depuis ses bases en République centrafricaine. Utilisant les millions de francs CFA générés par le pillage des ressources minières, il a envoyé une somme comprise entre six et sept millions de francs CFA aux agents du renseignement tchadien. Ce pot-de-vin a fonctionné puisque les agents corrompus ont libéré Badour Ali après seulement 48 heures de détention.

 

Totalement libre, le clan de Didot Ali a voulu se venger d’Alkhatim Abakar pour éliminer définitivement cette menace. Le chef rebelle a envoyé un nouveau versement de cinq millions de francs CFA aux mêmes agents du service de renseignement tchadien basés près de la frontière, du côté de Cabo. L’ordre était clair : capturer le plaignant et le renvoyer de force en République centrafricaine. Les agents tchadiens ont empoché l’argent, ont traqué le jeune évadé à Sido, l’ont arrêté et l’ont livré directement aux militaires des forces armées centrafricaines, les FACA, qui tiennent la position frontalière. Les soldats centrafricains ont ensuite organisé le transfert du prisonnier par la route jusqu’à la capitale. Arrivé à Bangui, Alkhatim Abakar a été conduit dans les locaux de la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie, le SRI. Cela fait maintenant 5 jours que le jeune homme est enfermé dans ces cellules de gendarmerie, victime d’une stratégie d’élimination à distance payée par l’or des mines

 

Par Arsène Féimonazoui

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Fin de mandat législatif pour le député Ziguélé : « Je me consacre désormais pleinement au parti et à la vision pour la Centrafrique »

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Fin de mandat législatif pour le député Ziguélé : « Je me consacre désormais pleinement au parti et à la vision pour la Centrafrique »

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans l’émission Beuf Politique en Visio sur JMTV+, Martin Ziguélé a annoncé la fin de son parcours parlementaire. Ancien Premier ministre, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et député de la circonscription de Bokoro-Ngatouwa, il achève actuellement son deuxième mandat à l’Assemblée nationale.

 

Ziguélé a expliqué qu’il ne s’est pas représenté aux dernières élections législatives. Cette décision respecte la ligne adoptée par son parti et par le Rassemblement républicain pour la défense de la Constitution. Le MLPC a choisi de ne pas participer à ce scrutin. Par conséquent, son mandat de député prendra fin dans deux mois.

 

À la question de savoir ce qu’il compte faire ensuite, Martin Ziguélé a répondu sans détour : il va se consacrer entièrement à son parti. Il envisage également de poursuivre ses travaux d’écriture et de réflexion sur les questions de paix, de sécurité et de reconstruction du pays.

 

L’ancien chef du gouvernement est l’auteur d’un ouvrage de 383 pages intitulé Des crises à l’espérance – Ma vision pour la Centrafrique. Écrit dès 2015, ce livre a été régulièrement actualisé car, selon lui, les problèmes de paix, de sécurité, de reconstruction et de vie politique restent les mêmes. Il y développe ses idées pour l’avenir de la Centrafrique.

 

Au cours de l’entretien, Ziguélé a rappelé son parcours riche : ministre des Finances, directeur national de la Banque des États de l’Afrique centrale, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale de 2016 à 2021, puis simple membre de cette commission. Cette expérience lui permet aujourd’hui d’analyser avec précision les difficultés économiques et politiques du pays.

 

Il a insisté sur le fait qu’il continuera à s’exprimer sur les grands choix stratégiques de la nation, notamment la nécessité de bâtir une souveraineté réelle, de relancer la production agricole et de lutter contre les pratiques qui freinent le développement.

 

Martin Ziguélé a terminé l’émission en demandant à l’animateur de transmettre ses salutations à Simplice Sarandji, président de l’Assemblée nationale, qu’il connaît bien pour avoir siégé avec lui au Parlement. Il a indiqué qu’il avait perdu son numéro de téléphone, mais qu’il apprécierait de le retrouver.

 

Cette intervention marque donc une nouvelle étape pour l’ancien Premier ministre. Après des années passées au gouvernement et au Parlement, il choisit de se recentrer sur le MLPC et sur sa vision pour la Centrafrique, avec l’objectif de contribuer au débat public depuis une position partisane.

 

Son message reste centré sur les priorités du pays : renforcer les institutions, relancer l’économie réelle et construire un avenir fondé sur les forces internes plutôt que sur des dépendances extérieures.

 

Par Éric Azoumi

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Arrestation de Zamparini à Zémio : comment le gouvernement centrafricain a signé la propagande de Wagner

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Arrestation de Zamparini à Zémio : comment le gouvernement centrafricain a signé la propagande de Wagner

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ces communiqués sont une honte pour l’État centrafricain. Voilà ce qu’il faut dire d’emblée, sans détour. Le communiqué signé par Maxime Balalu au nom du gouvernement, et celui du ministère de la Défense, forment un tissu de mensonges purs, dictés mot pour mot par la propagande des mercenaires de la milice russe Wagner. Décortiquons cela élément par élément, en nous basant sur les faits vérifiables et les démentis officiels, pour exposer comment un porte-parole censé représenter l’État se prête à une telle imposture.

 

Premier mensonge : une date fabriquée

Le gouvernement parle d’une interpellation le vendredi 6 mars 2026 à Zémio. Le ministère de la Défense répète la même date. Mais MSF, l’organisation employant Zamparini, rapporte une arrestation le mercredi 4 mars, avec deux personnes : le Français et un collaborateur centrafricain. D’autres sources officielles évoquent même le 3 mars. Comment un porte-parole comme Maxime Balalu peut-il diffuser une date erronée sans vérification ? Cela démontre une précipitation dictée par Wagner, qui a mené l’opération eux-mêmes à l’hôpital de Zémio, sans impliquer pleinement les FACA ou la gendarmerie locale. C’est le premier mensonge : une date fabriquée pour masquer le rôle dominant des mercenaires étrangers.

 

Deuxième mensonge : des soupçons inventés

Le ministère accuse Zamparini d’avoir établi des contacts avec la milice azandé à Nipibé pour constituer un réseau perturbant la stabilité nationale. Le clepto-mythomane Maxime Balalu, dans son appel au calme, réaffirme l’engagement contre toute déstabilisation. Or, l’AAKG, la Coordination du groupe Azandé Ani Kpi Gbé, dément catégoriquement tout lien avec Zamparini. Leur communiqué est clair : cet homme n’a jamais approché leurs structures dans le Haut-Mbomou. Son travail se bornait à secourir les civils de Zémio et les déplacés centrafricains réfugiés à Zappay en RDC.

 

Pire, l’AAKG retourne l’accusation contre Bangui, en pointant le désengagement de l’État de ses fonctions essentielles, laissant Wagner gérer la sécurité et exposer les Azandé à des violences et disparitions. Maxime Balalu ose condamner des tentatives imaginaires de déstabilisation, alors que c’est son gouvernement qui ouvre la voie à Wagner pour imposer un couloir de transhumance par la force, avec l’aval de la MINUSCA. Ce couloir menace les terres ancestrales azandé, et les résistances locales sont réprimées par les mercenaires. Accuser un humanitaire pour détourner l’attention des responsabilités réelles de Bangui et de ses alliés russes : c’est un mensonge pur.

 

Troisième mensonge : un passé rebelle sorti du néant

Le ministère décrit Zamparini comme né en France en 1972, entré illégalement en RCA en 2014 via un camion à la frontière de Baïmboum, passé par Ngaoundaï Loura pour rejoindre la base rebelle du mouvement Révolution et Justice d’Armel Ningatoulou Sayo, où il aurait servi de formateur pendant deux ans. Arrêté en 2016 à la frontière puis libéré, il serait connu sous l’alias Endil et considéré comme mercenaire. Maxime Balalu avalise cela en vantant la fermeté des autorités.

 

Mais où sont les preuves ? Aucune n’est produite. MSF confirme que Zamparini travaille pour leur branche suisse, basé en RDC, et qu’il se rendait à Zémio pour des réunions officielles avec le préfet, le sous-préfet et le maire, afin d’acheminer des médicaments. Son nom figure bel et bien dans leurs listes, contrairement aux affirmations du ministère. Ce récit recyclé sur un passé rebelle relève de la pure invention, calquée sur des cas antérieurs comme celui de Joseph Figueira en 2024, arrêté par Wagner et condamné sur des bases similaires. Maxime Balalu, en relayant cela, se fait complice d’un mensonge qui criminalise l’aide humanitaire pour justifier l’emprise de Wagner sur le sud-est.

 

Quatrième mensonge : le déguisement humanitaire

Le ministère affirme que Zamparini se présente comme travailleur de Médecins Sans Frontières pour faciliter ses déplacements, mais que des vérifications montrent qu’il n’y figure pas. Maxime Balalu appuie cela en condamnant un vaste réseau mafieux à la solde de puissances impérialistes. Encore un mensonge exposé par MSF eux-mêmes : Zamparini est affilié à MSF-Suisse, et sa mission était légitime et déclarée.

 

L’AAKG exige d’ailleurs la libération de tous les humanitaires retenus et le respect du droit international. Au lieu de cela, le gouvernement bloque l’aide aux déplacés azandé, qui manquent de médicaments au milieu d’un conflit intercommunautaire exacerbé par l’inaction de Bangui. Un porte-parole qui accuse sans fondement des acteurs neutres, alors que Wagner mène des opérations pour imposer des décisions ignorantes des réalités locales : c’est irresponsable.

 

Cinquième mensonge : Wagner dirige, les FACA figurent

Le ministère vante une campagne des FACA avec l’appui des alliés russes pour démanteler ce réseau. Maxime Balalu réitère l’engagement pour la paix sous le leadership de Faustin-Archange Touadéra, appelant la population du sud-est au calme et à la vigilance. Mais qui dirige vraiment ? Wagner a procédé à l’arrestation, transféré Zamparini aux autorités, et dicté les communiqués. Les FACA ne sont que des figurants.

 

L’AAKG accuse Wagner de tentatives d’extermination contre les Azandé, et le gouvernement ferme les yeux. Cet appel au calme sonne creux quand les mercenaires russes imposent leur loi, réprimant les civils pour un couloir de transhumance refusé par la communauté. Maxime Balalu, en signant cela, expose son incompétence : un porte-parole qui ment ouvertement pour couvrir l’emprise étrangère, au détriment de la souveraineté et de la sécurité des Centrafricains.

 

Ce que la libération rapide dit de tout le reste

La libération rapide de Zamparini après le démenti de l’AAKG prouve l’absence totale de fondement de toutes ces accusations. Maxime Balalu et le ministère de la Défense se discréditent en relayant la propagande de Wagner sans la moindre vérification. Le gouvernement doit cesser cette comédie, libérer le collaborateur centrafricain arrêté, et reprendre le contrôle de sa sécurité sans mercenaires. Le CNC continuera à exposer ces mensonges pour défendre la vérité.

 

Alain Nzilo

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Pour éviter la chute d’un peuple, André-Franck Amaïzou définit cinq qualités du bon berger

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Pour éviter la chute d’un peuple, André-Franck Amaïzou définit cinq qualités du bon berger

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’auteur André-Franck Amaïzou s’appuie sur son ouvrage Le Bon Berger pour présenter un modèle de leadership fondé sur cinq exigences simples : guider, protéger, nourrir, instruire et soutenir les plus vulnérables. Il renvoie à une idée tirée de l’Évangile : « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis », selon Jean 10:11, passage cité dans le document en ouverture. L’auteur rappelle que la figure du berger suppose un engagement total au bénéfice de la communauté, loin des gouvernances réduites à la rhétorique ou à la mise en scène du pouvoir.

 

Dès la préface du livre, Le Bon Berger décrit une attente nationale : un chef qui sache « guider, protéger, nourrir et se soucier de chacun de son peuple », en particulier des plus vulnérables. Amaïzou oppose cette posture à celle du dirigeant qui manipule les discours pour maintenir un contrôle politique sans justice ni équité. Le texte relève que « l’heure n’est plus au leader hypocrite et vicieux ».

 

Les cinq qualités du bon berger

  1. L’écoute

 

La première qualité décrite est l’écoute. L’auteur insiste sur la nécessité de « développer l’écoute et la compréhension », condition pour créer un espace de confiance et gouverner au nom du peuple. Amaïzou rappelle que l’autorité ne sert à rien sans une connaissance réelle des besoins du territoire et des citoyens.

 

  1. La présence sur le terrain

 

La deuxième qualité tient à la présence physique sur le terrain. Le livre cite l’exemple du président David Dacko, dont la première période de gouvernance (1960-1965) est présentée comme une illustration du bon berger : il sillonnait les provinces, connaissait les chefs de villages par leurs noms et cultivait une relation directe avec les populations. Cette proximité est décrite comme un outil politique décisif : elle permet au dirigeant de « connaître sa voix » comme une brebis reconnaît celle du berger.

 

  1. La capacité de décision

 

La troisième qualité renvoie à la capacité de décision. Amaïzou signale que l’absence de courage et de rigueur peut dissoudre l’autorité. Il rappelle que Dacko n’appliquait pas la loi sans considération d’affinités personnelles, ce qui l’a mené à s’en remettre systématiquement à la France pour trancher les décisions.

 

  1. La gestion juste des institutions

 

Une quatrième exigence concerne la gestion juste des institutions. Le livre cite Charles de Gaulle : « Pour marcher droit vers le but, il faut que la nation soit guidée par un État cohérent, ordonné, concentré, capable de choisir et d’appliquer impartialement les mesures ». Amaïzou l’utilise pour souligner l’importance d’un appareil administratif intègre.

 

  1. Le service concret aux citoyens

 

Enfin, une cinquième qualité s’appuie sur Barthélemy Boganda. En revenant au 1er décembre 1958, l’auteur rappelle les « cinq verbes » du père fondateur : « Loger, Soigner, Instruire, Nourrir et Vêtir ». Ils sont présentés comme un socle pratique, non théorique : un dirigeant se juge à l’aide fournie au citoyen ordinaire.

 

Une invitation à l’examen collectif

À travers ces références, Amaïzou ne parle pas d’utopie mais d’« une voie saine et pratique pour la paix et la prospérité ». Il invite les Centrafricains à une interrogation directe : ont-ils été gouvernés par des bons ou des mauvais bergers ? Et que comptent-ils faire de leur destin collectif ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Bangui : Découverte d’un corps d’enfant mutilé au PK 9

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Bangui : Découverte d’un corps d’enfant mutilé au PK 9

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une onde de choc parcourt la sortie Nord de la capitale centrafricaine le vendredi dernier. Le corps sans vie d’un jeune garçon âgé de 12 ans a été retrouvé dans le secteur du Bassin, une zone située au niveau du PK9, juste avant le restaurant Chez Papy, en direction de PK 10 et PK 12.

 

La dépouille de la jeune victime présentait d’importantes mutilations des corps génitaux. Selon les premiers éléments recueillis sur place, la tête ainsi que les organes génitaux de l’enfant ont été emportés par les assaillants.

 

Enquête en cours

 

À l’heure actuelle, les motifs de cet acte restent totalement inconnus. L’identité des auteurs de ce crime n’a pas encore été établie par les forces de l’ordre, et aucune interpellation n’a été signalée pour le moment.

 

Les habitants de la localité touchée attendent désormais des réponses des forces de l’ordre afin de comprendre les circonstances exactes de cette affaire terrible.              S’agit-il d’un sacrifice satanique ?

Une affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

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Incident du 27 février à Ouanda-Djallé : le sous-préfet détaille les tirs des FACA sur la foule et les violations quotidiennes

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Incident du 27 février à Ouanda-Djallé : le sous-préfet détaille les tirs des FACA sur la foule et les violations quotidiennes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 27 février 2026, une étincelle au marché central de Ouanda-Djallé a mis le feu à la poudre : un soldat FACA demande de l’eau gratuite à un commerçant en plein jeûne du Ramadan. Refus courtois, puis coups. La tension monte, la foule réagit, une marche spontanée se dirige vers la base militaire installée dans les locaux de la coopérative OFCA, au milieu des habitations. Malgré l’intervention des Casques bleus de la MINUSCA pour calmer les esprits, les tirs éclatent. Bilan : trois morts, dont deux élèves, et neuf blessés, deux d’entre eux évacués en urgence à Bria grâce à MSF.

 

Le lendemain, la ville s’est arrêtée net. Ville morte. Silence total. Colère contenue.

 

Lors de la venue de la délégation ministérielle – Claude Rameaux Bireau (Défense) et Bruno Yapandé (Administration du territoire) –, le sous-préfet de Ouanda-Djallé a pris la parole avec une précision froide et mesurée, loin des cris, mais tout aussi accablante. Devant les ministres et la foule rassemblée, il a retracé les faits sans détour :

 

« Les faits se sont déroulés au niveau du marché. Un élément des FACA s’est présenté auprès d’un commerçant et a demandé de l’eau. Le commerçant l’a autorisé à se servir. Mais le militaire a exigé qu’il lui apporte l’eau personnellement. Le commerçant, observant le jeûne, a expliqué son impossibilité. Le militaire a commencé à le frapper. La population s’est indignée, s’est mobilisée pour dénoncer cet acte, qui s’ajoute à de nombreuses difficultés déjà signalées dans les relations entre certains éléments armés et les habitants. »

 

Il a ensuite décrit la suite : « La population s’est rendue devant la base des FACA pour demander des explications et exprimer des revendications, notamment le respect des droits, la libération de la maison de la coopérative agricole occupée par les militaires afin qu’ils regagnent leur ancienne base. Les éléments de la MINUSCA se sont interposés pour apaiser. Après leur retrait, les FACA ont ouvert le feu sur la population, provoquant les pertes en vies humaines et les blessés que nous déplorons. »

 

Mais le sous-préfet n’a pas limité son intervention aux seules heures du drame. Il a insisté sur le terreau qui a rendu l’explosion inévitable :

 

– Violations répétées des droits humains

– Intimidations foncières

– Saisies irrégulières de téléphones androïdes

– Taxes abusives imposées aux hommes et aux femmes qui se rendaient aux champs

– Tirs d’intimidation lors des opérations de recouvrement de ces taxes

 

« Ces pratiques créent un climat permanent de peur au sein de la population », a-t-il déclaré, soulignant que plusieurs réunions de sensibilisation avaient été organisées dans les quartiers pour appeler au calme et préserver la cohésion sociale – sans grand résultat face à l’absence de réponse structurelle.

 

Face à ce tableau sombre, le ministre Bireau a promis une enquête approfondie pilotée par le général Isamo, des sanctions disciplinaires, des poursuites judiciaires et le remplacement total des unités FACA présentes sur place. Bruno Yapandé a relayé l’attention personnelle du président Touadéra.

 

Pourtant, le sous-préfet, comme le sultan-maire avant lui, n’a pas masqué le doute : ces promesses suffiront-elles à restaurer la confiance quand l’État semble absent depuis si longtemps ? À Ouanda-Djallé, on attend des faits plus que des paroles. Les trois tombes fraîches rappellent chaque jour le prix payé.

 

Par Serge Binguimalé

 

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Forum UA sur la Santé : Balalou Vante des Engagements, Pendant que les Femmes Meurent en Accouchant par Faute de Soins en RCA

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Forum UA sur la Santé : Balalou Vante des Engagements, Pendant que les Femmes Meurent en Accouchant par Faute de Soins en RCA

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le Clepto-mythomane Maxime Balalou célèbre la participation de Touadera au Forum de haut niveau sur l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique, en marge du 39e sommet de l’Union africaine.

 

Un événement qui a réuni chefs d’État, Commission de l’UA et spécialistes pour renforcer le leadership collectif et pousser des actions concertées. Balalou répète que le président a pris des engagements politiques forts, aux côtés d’autres dirigeants, pour faire de cette mortalité une urgence sanitaire nationale et continentale. Il rappelle même que Touadera a déclaré la mortalité maternelle urgence nationale et lancé une initiative présidentielle pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle et néonatale en RCA. Des mots qui sonnent bien.

 

Mais sur le terrain centrafricain, la réalité est tout autre. Les femmes continuent de mourir en couches par milliers chaque année, faute de sages-femmes formées, de salles d’accouchement équipées, de médicaments essentiels, de sang pour les transfusions ou même de routes praticables pour rejoindre un centre de santé. Les hôpitaux publics manquent de tout : lits, matériel stérile, électricité pour les incubateurs, eau propre pour laver les mains. Les statistiques officielles minimisent, mais les témoignages des sages-femmes et des familles racontent une hécatombe silencieuse dans les villages et même à Bangui.

 

Balalou parle d’engagements pour des résultats mesurables. Où sont ces résultats ? L’initiative présidentielle existe sur le papier depuis peu, mais les financements se perdent en route, les formations promises n’arrivent pas aux sages-femmes de brousse, les kits d’accouchement ne sont pas distribués. Pendant ce temps, les femmes accouchent à domicile avec des matrones sans formation, ou dans des maternités où le courant saute au milieu d’une césarienne. Le régime envoie son président discourir à Addis-Abeba sur la santé maternelle, mais refuse d’investir massivement dans les hôpitaux et les centres de santé périphériques.

 

Il vante le leadership collectif africain et les engagements politiques. Mais en RCA, le leadership se traduit par des voyages coûteux et des déclarations grandioses, pas par des ambulances qui fonctionnent, des stocks de misoprostol ou des salaires réguliers pour le personnel soignant. Les mères meurent parce que le système de santé est abandonné depuis des années par ce même pouvoir qui se pavane maintenant sur la scène continentale. Balalou cite l’urgence sanitaire, mais ignore l’urgence quotidienne : des bébés qui naissent et meurent faute d’oxygène, des hémorragies non traitées, des infections post-partum fatales.

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou conclut sur la nécessité d’actions concertées pour des résultats plus mesurables. Parfait en théorie. Sauf que les Centrafricains mesurent autre chose : le nombre de veufs et d’orphelins laissés par ces décès évitables. Au lieu de mobiliser vraiment les ressources pour sauver des vies au pays, le régime préfère les forums internationaux et les promesses vides. Des engagements vantés à Addis-Abeba, pendant que les femmes meurent en silence dans les maternités délabrées de RCA : voilà la vraie mesure de l’hypocrisie.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Affaire spoliation de la propriété de Me Mboli-Goumba par le putschiste Sani Yalo: la Cour de Cassation tranche

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Affaire spoliation de la propriété de Me Mboli-Goumba par le putschiste Sani Yalo: la Cour de Cassation tranche

Affaire spoliation de la propriété de Me Mboli-Goumba par le putschiste Sani Yalo: la Cour de Cassation tranche
Le parrain des parrains mafieux Sani Yalo

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ce jeudi 11 juin 2026, la Cour de Cassation a mis fin aux rêves et magouilles du putschiste multirecidiviste Sani Yalo de prendre par la force la propriété de Me Crépin Mboli-Goumba, dans laquelle il a installé sa société d’eau sans rien payé, depuis 9 ans. Sans pour autant avoir un quelconque titre de propriété.

 

En effet, la Cour de Cassation a simplement jugé que sa démarche était irrecevable. Il faut dire que le putchiste n’avait pas lésiné sur les moyens, en mettant beaucoup d’argent dans la balance et même en offrant un véhicule 4×4 à un magistrat. Peine perdue, mis au courant, la Cour de Cassation a refusé de sombrer avec le truant, Sani Yal, sauvant l’honneur de la justice Centrafricaine.

 

Très confus, il a demandé à ses avocats de saisir le Tribunal de Grande Instance. Mais quand ses avocats lui ont dit que ce n’est pas possible de perdre devant la plus haute juridiction et de repartir devant le tribunal et que depuis que les procedures existent, jamais le detenteur d’un titre foncier déclaré faux par la Cour de Cassation n’a gagné devant le Tribunal de Grande Instance, encore moins devant la Cour d’Appel, il leur crie dessus et dit qu’il sait ce qu’il fait, il se moque de leur logique car il a déjà géré les magistrats du Tribunal de Bangui et que surtout, a la Cour d’Appel, il a son grand ami. Voilà comment le putschiste se comporte. Il méprise les magistrats.

 

Aujourd’hui, son sort est scellé. Il va payer les indemnités d’occupation de 9 ans, qui s’élèvent à 450 millions, et il va être expulsé, ses machines d’eau vendues s’il ne paie pas très vite, sans compter ses autres biens.

 

Notre correspondant à Bangui a essayé de le joindre, sans réponse de sa part Nous reviendrons vers vous Quand à Maître Crépin Mboli-Goumba, contacté, il a déclaré être en deuil et ne souhaite pas faire de commentaire, ajoutant simplement que la justice est servie.

 

Affaire à suivre

 

Par Alain Nzilo

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Audition devant le parquet et parodie judiciaire de Pascal Bida Koyagbele : quand un procès-verbal devient un tract de propagande et de délation politique

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Audition devant le parquet et parodie judiciaire de Pascal Bida Koyagbele : quand un procès-verbal devient un tract de propagande et de délation politique

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’analyse du document d’audition de monsieur Pascal Bida Koyagbele par le parquet de Bangui circulant depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux confirme comment l’institution judiciaire centrafricaine se transforme en un outil de positionnement idéologique et de délation publique.

 

Ce document, attribué à la magistrate Marilac Zydie Magna, ressemble fort peu à un acte d’instruction rigoureux. Les fautes matérielles grossières dès l’en-tête, avec la mention d’une enquête à partquet ou l’orthographe tronquée de l’année deux mil vngt six, trahissent une précipitation suspecte. Un texte officiel émanant d’une telle instance ne saurait tolérer ces approximations.

Plus encore, la structure changeante des intertitres, passant de la formule classique des questions et réponses à des sigles changeants, indique que la forme juridique n’est qu’un habillage pour diffuser un message d’une autre nature.

Au-delà des carences techniques, le fond des déclarations de Pascal Bida Koyagbele montre une mise en scène politique. Interrogé sur des soupçons de déstabilisation des institutions, le ministre coordonnateur de la cellule des Grands Travaux ne choisit pas une défense factuelle ou juridique. Il se lance dans une diatribe idéologique axée sur un panafricanisme de façade, utilisé ici comme un bouclier de protection.

Le suspect insiste lourdement sur sa seule appartenance centrafricaine, alors même que l’état civil mentionne sa naissance à Paris et sa filiation maternelle française. Ce reniement opportuniste vise à s’acheter une impunité en se proclamant le gardien d’une orthodoxie politique radicale.

Cette posture de fidélité absolue cache pourtant un passé de reniements successifs qui éclaire la véritable nature du personnage. Pascal Bida Koyagbele a été un acteur central et particulièrement influent sous le régime de François Bozizé, de 2003 à 2013. Durant cette décennie, il a accumulé les opportunités commerciales et les affaires juteuses grâce à sa proximité avec le pouvoir. Sa complicité avec l’ancien président était telle qu’au moment de la chute du régime, il se trouvait à bord de l’avion qui transportait le chef de l’État déchu vers l’exil. Celui que François Bozizé considérait alors comme son propre fils n’a pourtant pas hésité à retourner sa veste dès son retour à Bangui, abandonnant son mentor pour prêter allégeance au nouveau pouvoir.

Ce passif de transfuge jette un doute sur la sincérité de ses déclarations actuelles. Aujourd’hui, Pascal Bida Koyagbele change de costume et qualifie Faustin Archange Touadéra de père spirituel et politique, jurant qu’il préfère la mort à la trahison. Pourtant, l’histoire démontre qu’il a déjà trahi l’homme qui l’avait installé au sommet de l’État. En se livrant désormais à des accusations véhémentes contre François Bozizé dans ce procès-verbal, il tente de faire oublier ses anciennes amours politiques.

Cette propension au revirement opportuniste montre qu’un homme capable de renier son premier protecteur après avoir partagé son exil peut parfaitement réitérer cette manœuvre. Les gages de fidélité étalés dans ce document apparaissent ainsi comme des manipulations grossières destinées à endormir la vigilance de la présidence actuelle, alors même que le suspect possède le profil type de l’allié instable, prêt à faire défection dès que le vent tournera.

Le pivot de cette audition repose sur la construction d’une allégeance absolue envers l’Empereur-président Faustin Archange Touadéra. L’auditionné répète à l’envi des formules de soumission, qualifiant le président de père qui l’a fabriqué politiquement et élevé socialement. En proclamant qu’il préfère mourir plutôt que de servir la France sa patrie, Pascal Bida Koyagbele enferme la position diplomatique de la présidence dans une posture de rupture totale.

Cette radicalité verbale expose les contradictions d’un régime qui, en coulisses, maintient pourtant des canaux de discussion ouverts avec les partenaires internationaux.

Mais pour un avocat stagiaire contacté par notre rédaction, la ligne de défense construite par Bida Koyagbale repose essentiellement sur une allégeance servile, totalement dépourvue de preuves juridiques susceptibles de démonter son non-implication dans le présumé coup d’État dans lequel son nom apparaît.

Devant la magistrate, il a préféré se mettre littéralement à genoux devant Faustin-Archange Touadéra, le qualifiant de « père » et admettant implicitement que sans lui, il ne serait rien. Une tentative désespérée de rachat politique qui, loin de l’innocenter, trahit surtout sa panique face aux accusations de déstabilisation qui pèsent contre lui.

Cette pièce administrative sert également de tribune pour l’épuration politique et le règlement de comptes internes. Au fil des questions, Pascal Bida Koyagbele aligne les noms des figures de l’opposition, de Karim Mekassoua à François Bozizé, en passant par Anicet Dologuélé et Crépin Mboli Goumba, pour les désigner comme des valets de l’étranger.

La démarche ne s’arrête pas aux adversaires déclarés. La fin du document laisse transparaître une guerre des clans féroce au sein même du premier cercle présidentiel. En évoquant des détracteurs qui cherchent à diviser le camp présidentiel et à l’éloigner du chef de l’État, le suspect utilise le tribunal pour sécuriser son poste et neutraliser ses rivaux directs. La publication de ce rapport montre la volonté d’exposer publiquement ces gages de fidélité.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Le retour de l’esclavage minier sous la coupe du groupe Wagner à Barrah Grithie, au nord-est de la RCA

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Centrafrique : Le retour de l’esclavage minier sous la coupe du groupe Wagner à Barrah Grithie, au nord-est de la RCA

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À Barrah Grithie, près de Sam Ouandjia, les mercenaires russes et leurs supplétifs imposent un régime de travail forcé qui dépouille les populations et pille les ressources nationales.

 

La localité de Barrah Grithie, une zone minière située à environ cinquante kilomètres de Sam Ouandjia en direction du Soudan du Sud, subit aujourd’hui une colonisation économique féroce. Autrefois, ce site représentait un carrefour d’échanges et de prospérité où cohabitaient des exploitants locaux, des expatriés et des commerçants venus des pays voisins comme le Soudan et le Soudan du Sud. Cette effervescence économique faisait vivre toute la région de la Vakaga. Les mercenaires blancs du groupe Wagner ont brisé cette dynamique par la force, chassant manu militari tous les acteurs historiques du secteur pour s’accaparer l’intégralité des gisements de cette région frontalière.

 

Une fois le terrain vidé de ses occupants légitimes, ces hommes en armes ont instauré un système d’exploitation artisanale exclusif, basé sur une division des tâches extrêmement stricte et injuste. Sur place, la main-d’œuvre est composée de jeunes Centrafricains issus des villages environnants, venus simplement dans l’espoir de trouver de quoi nourrir leurs familles démunies. Leur quotidien se résume à une tâche pénible : creuser la terre et extraire le gravier manuellement, sous un soleil de plomb, sans aucun équipement de protection ni considération humaine.

 

La surveillance de ces chantiers est confiée à des supplétifs locaux, communément appelés les russes noirs, issus notamment de la communauté Peule. Ce sont eux qui encadrent directement les mineurs et récupèrent immédiatement le gravier extrait. Ces supplétifs effectuent ensuite le lavage du minerai sous l’œil vigilant des mercenaires russes blancs, qui supervisent l’ensemble de la chaîne de production. Les travailleurs locaux n’ont aucun droit de regard sur le résultat de leurs efforts : ils ignorent totalement la quantité d’or récoltée, la valeur réelle de leur production leur étant soigneusement dissimulée.

 

Pour ce labeur exténuant, la rémunération relève de la pure exploitation. Les mineurs reçoivent un salaire journalier dérisoire, oscillant parfois entre mille et mille cinq cents francs CFA. Dans de nombreux cas, des jeunes travaillent pendant deux ou trois mois consécutifs avant de percevoir une somme dérisoire, insuffisante pour couvrir leurs besoins vitaux. Dès que l’or est lavé et isolé, les chefs russes confisquent le métal précieux afin de l’acheminer vers l’étranger où il est vendu au profit exclusif de leur organisation.

 

Cette prédation économique dépasse largement le seul site de Barrah Grithie. À travers la République centrafricaine, le groupe russe s’est déployé dans tous les secteurs rentables, de l’exploitation industrielle de la mine de Ndassima au commerce de détail, en passant par l’industrie forestière. Alors que les discours politiques du passé dénonçaient l’exploitation historique de la France, les populations constatent que les méthodes actuelles dépassent de loin ce que les générations précédentes ont connu par le passé. La présence de ces forces armées se traduit par un appauvrissement généralisé des Centrafricains, dépossédés de leur propre sous-sol. Les camions chargés de minerais prennent la route des frontières pendant que la jeunesse locale s’enfonce dans la misère, contrainte de céder sa force de travail pour quelques pièces de monnaie sous les ordres de gardes armés qui arpentent les puits de mine jour et nuit

 

Par Ibrahim Moussa

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Harcèlement politique à Bangui : Le régime Touadéra théorise la stratégie des « représailles» contre l’opposition

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Harcèlement politique à Bangui : Le régime Touadéra théorise la stratégie des « représailles» contre l’opposition

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 C’est désormais officiel et assumé dans la pratique. En République centrafricaine, critiquer le régime de Faustin-Archange Touadéra s’accompagne désormais de représailles administratives quasi immédiates. Dernier exemple en date : la convocation officielle adressée par le ministère de l’Urbanisme à l’opposant Maître Crépin Mboli-Goumba, coordonnateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC). Ce harcèlement ciblé intervient à peine 48 heures après un point de presse percutant de l’opposition contre le changement de Constitution et le projet de troisième mandat présidentiel.

 

Mais derrière cette convocation administrative se cache en réalité une nouvelle doctrine politique désormais assumée par le pouvoir.

 

La doctrine du « œil pour œil »

L’acharnement qui frappe le coordonnateur du BRDC n’a rien d’un simple hasard de calendrier. Il s’agit de l’exécution méthodique d’une nouvelle ligne politique du régime de Bangui. Selon les confidences directes d’un cadre du parti au pouvoir, la consigne est désormais claire et assumée : « À chaque sortie d’un opposant politique, une réponse va lui arriver. »

 

Cette déclaration cynique lève le voile sur les véritables motivations de la descente sur le terrain menée le mardi 9 juin 2026. L’administration publique est officiellement instrumentalisée comme un comité de censure et de punition.

 

Le tort de Maître Crépin Mboli-Goumba ? Avoir dirigé un point de presse au nom du BRDC pour s’opposer fermement au passage en force constitutionnel et dénoncer la réélection de Touadéra pour un troisième mandat jugé illégal par l’opposition, position qu’il a réaffirmée lors d’une intervention sur les ondes de Radio Ndeke Luka. La « réponse » du pouvoir a ainsi pris la forme d’une menace de démolition des travaux réalisés à ses propres frais à la devanture de sa résidence.

 

Mais au-delà du message politique, c’est surtout la méthode utilisée qui révèle le caractère intimidant de l’opération.

La devanture de la résidence de Maître Crépin Mboli-Goumba la nuit
La devanture de la résidence de Maître Crépin Mboli-Goumba la nuit

 

L’absurdité d’une procédure d’intimidation à domicile

L’amateurisme de l’opération trahit sa nature purement politique. Mandatée en urgence pour « répondre » au BRDC, une délégation du ministère de l’Urbanisme s’est improvisée en agents judiciaires pour investir la résidence de l’opposant en son absence.

 

S’adressant aux employés de maison, ces fonctionnaires, transformés en agents judiciaires de circonstance, ont exigé sous pression la présentation immédiate des permis de construire. Une mise en scène grotesque : comment des inspecteurs d’un ministère peuvent-ils exiger de simples employés qu’ils détiennent des documents officiels et hautement confidentiels que seul le propriétaire conserve généralement dans ses archives privées ?

 

L’objectif n’était manifestement pas de mener un contrôle d’urbanisme rigoureux, mais bien d’instaurer un climat d’insécurité au cœur même du foyer de l’homme politique.

 

Et pourtant, face à cette tentative de pression, le camp de l’opposition n’a pas tardé à répliquer avec des éléments concrets.

 

Les preuves irréfutables face à la mauvaise foi de l’État

Pour couper court à cette tentative d’intimidation politique, le parti de l’opposant a immédiatement publié l’intégralité des documents justificatifs. Face à la convocation du ministère, l’opposant a notamment brandi une autorisation en bonne et due forme accordée par la mairie de Bangui depuis septembre 2012.

 

Les clichés de jour comme de nuit de la devanture concernée démontrent que cet aménagement profite avant tout aux habitants du quartier : un espace public propre, pavé et éclairé par des lampadaires branchés sur le compteur privé de l’opposant, où les étudiants du secteur se rassemblent le soir pour réviser leurs cours.

 

Pendant que le ministère traque ces lampadaires salvateurs, il ferme volontairement les yeux sur les dérives observées sur la même avenue Charles-de-Gaulle : un voisin direct y a installé un garage sauvage sur la voie publique, tandis que des marchés informels avec ses cortèges de poubelles s’étalent impunément au niveau de l’ancien collège CPI et de l’ancien Palais de Kolongo de Bokassa.

 

Mais au-delà de cette affaire locale, c’est surtout le discours politique de Maître Crépin Mboli-Goumba qui semble inquiéter le pouvoir.

 

L’alerte de Mboli-Goumba : Entre crise économique et opacité militaire

Au-delà de ce harcèlement de proximité, c’est la parole même de Maître Crépin Mboli-Goumba qui semble terrifier le pouvoir. Invité de Radio Ndeke Luka, le coordonnateur du BRDC a réaffirmé la position de son mouvement tout en dressant un bilan sans concession de la situation du pays.

 

« L’économie fonctionne au ralenti. Il suffit de demander aux vendeuses de légumes au bord de la route pour savoir que rien ne marche dans le pays », martèle le leader de l’opposition.

 

Sur le plan sécuritaire, l’avocat brise également l’omerta imposée par le régime et dit tout haut ce que l’état-major de l’armée cacherait à la population. Il confirme une recrudescence alarmante des activités criminelles à la périphérie de la capitale : « Il y a, comme vous le savez, des inquiétudes au niveau de Boali. Vous êtes au courant qu’il y a des enlèvements contre rançon. Il y a des groupes armés dont la présence est signalée et confirmée, pas seulement à Boali, mais tout autour de la ville de Bangui. »

 

Cette détérioration sécuritaire se traduit également par un climat d’angoisse nocturne dans la capitale. L’armée fait survoler Bangui par un vieil hélicoptère de combat d’origine soviétique, de jour comme de nuit, plongeant les habitants dans l’incompréhension et l’inquiétude. Une situation que l’opposition présente comme le reflet d’un pouvoir fébrile, militarisant l’espace aérien sans fournir la moindre explication à ses citoyens.

 

Face à cette crise multidimensionnelle, le BRDC continue toutefois de défendre une issue politique.

 

L’exigence d’un dialogue politique enterré par le pouvoir

Face à ce tableau sombre, Maître Crépin Mboli-Goumba persiste et signe : la seule issue légale demeure le dialogue politique, une main tendue que le président Faustin-Archange Touadéra aurait pourtant choisi d’enterrer unilatéralement.

 

L’opposant rappelle ainsi la position historique du BRDC : « Le dialogue politique que nous avons demandé à l’époque reste d’actualité, mais de nature différente. La crise s’est aggravée, aussi bien sur le plan politique, économique que sécuritaire. »

 

Pour lui, le refus d’écouter les forces vives de la nation relève de « l’autisme politique du président Touadéra et de son régime ».

 

Réfutant l’idée selon laquelle le boycott des dernières élections législatives aurait affaibli l’opposition, Mboli-Goumba prévient que le pays arrive « véritablement à la fin d’un cycle », dans un contexte où l’État est structurellement désargenté et où la discorde nationale s’installe jusque dans les cercles du pouvoir. Il appelle ainsi à un sursaut des hommes d’État afin d’éviter que le passage de témoin politique ne se fasse dans la violence.

 

Mais l’une des contradictions les plus frappantes du système actuel réside dans le profil même de ceux qui conduisent cette opération de harcèlement.

 

Des criminels au ministère, des citoyens harcelés

Le cynisme du régime Touadéra atteint son paroxysme lorsque l’on examine le profil des responsables impliqués dans cette opération d’intimidation. Le ministère de l’Urbanisme est aujourd’hui dirigé par une figure issue de la rébellion, un présumé criminel de guerre circulant librement dans Bangui malgré un mandat de dépôt formel émis à son encontre par la Cour pénale spéciale (CPS).

 

La République centrafricaine donne ainsi l’image d’un État marchant sur la tête : l’appareil étatique protège et promeut d’anciens seigneurs de guerre, tout en mobilisant ses fonctionnaires pour harceler un avocat de renom dont le seul crime est de défendre la Constitution de son pays et d’avoir contribué à assainir son environnement urbain.

 

En théorisant puis en appliquant cette stratégie des « réponses systématiques », le pouvoir semble surtout révéler sa propre fébrilité face à une opposition qui refuse désormais de se taire. Mais en prenant l’opinion publique à témoin à travers la publication de documents et d’éléments factuels, le BRDC montre également qu’il n’entend pas se laisser intimider par les méthodes d’un régime de plus en plus contesté.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Fari Tahéruka Shabazz dénonce le chaos de la pénurie de carburant à Bangui

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Fari Tahéruka Shabazz dénonce le chaos de la pénurie de carburant à Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans cette analyse minutieuse, Fari Tahéruka Shabazz décortique la crise énergétique actuelle pour démontrer l’incompétence ministérielle et les conséquences dévastatrices de la pénurie sur le quotidien des Centrafricains.

 

La situation s’accélère à Bangui. Initialement, l’analyste avait prévu de déconstruire de fond en comble les manœuvres et les failles de gestion attribuées au ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Arthur Piri, en raison des dégâts majeurs constatés au sein de ce département clé. Mais la réalité du terrain a devancé les prévisions : les répercussions de cette gestion qualifiée de chaotique par l’auteur se manifestent désormais à une vitesse fulgurante, impactant directement la capitale. Fari Tahéruka Shabazz annonce d’ores et déjà qu’il programmera une note d’explication détaillée afin d’éclairer ses compatriotes sur les dessous de cette crise.

 

En attendant cette publication, les effets négatifs se font cruellement ressentir sur l’ensemble de la société. La capitale centrafricaine subit de plein fouet des files d’attente interminables devant les stations-services, une paralysie de l’activité économique qui plonge le pays dans une dynamique de chute libre, ainsi qu’une explosion incontrôlable des prix des produits de première nécessité et des transports. Pour l’auteur, cette situation découle directement d’un système de gestion opaque, un réseau d’intérêts qui bénéficierait de la protection directe de Faustin Archange Touadéra lui-même.

 

Contacté par la rédaction de CNC au fond de son analyse, Fari Tahéruka Shabazz insiste et persiste sur ses conclusions : “Nous ne pouvons que constater les effets néfastes pour ne pas dire dévastateurs de cette gestion couverte par le sommet de l’État. Des queues interminables, une économie en chute libre, des prix qui explosent. Les conséquences du chaos fabriqué par cette équipe se manifestent plus vite que je n’écris.”

 

Relancé par nos soins sur l’évolution prévisible de cette crise, Fari Tahéruka Shabazz conclut en promettant de revenir très prochainement sur les mécanismes profonds de ce blocage énergétique qui menace d’asphyxier définitivement la vie économique de la population banguissoise, laissant le pays dans une incertitude totale.

 

Par Alain Nzilo

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Mensonges de Dimitri Podolsky sur RT : Ni Industrie, Ni Humanitaire. Bien au contraire,  Wagner en RCA ne Produit que Propagande et Alcool Frelaté

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Mensonges de Dimitri Podolsky sur RT : Ni Industrie, Ni Humanitaire. Bien au contraire,  Wagner en RCA ne Produit que Propagande et Alcool Frelaté

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 En mi février 2026, Dimitri Podolsky s’est exprimé sur RT, télévision de propagande russe, pour glorifier le bilan de Wagner en RCA. Industrie, humanitaire, développement : de grands mots. La réalité ? Zéro clinique, zéro usine, mais beaucoup de vodka frelatée pour empoisonner les jeunes centrafricains.

 

Les Propos de Dimitri Podolsky sur RT : Vague, Auto-Glorifiant, Invérifiable

Dimitri Podolsky, l’un des chefs Wagner en RCA qui se réclame “conseiller” à la présidence de Touadéra, a accordé une interview à RT, la télévision de propagande russe. Dans cette interview, il évoque brièvement le “travail humanitaire” des instructeurs russes, sans jamais entrer dans les détails. Ce flou est délibéré : c’est la marque de fabrique de la propagande russe.

 

Il déclare notamment :

“Nos activités couvrent un large éventail de domaines, pas seulement militaire. En plus, nous menons un travail humanitaire et coopérons étroitement avec la Maison Russe. Les instructeurs russes sont impliqués pratiquement dans tous les domaines, mais notre priorité est le domaine militaire”.

 

Et encore :

“La Russie entreprend des actions plus larges, que ce soit dans le domaine militaire, mais aussi dans celui de l’industrie, de la formation, du social, du développement du pays dans son ensemble”.

 

Industrie. Formation. Social. Développement. Des mots ronflants, sans un seul fait réel, sans un seul chiffre vérifiable. Pourquoi ? Parce que la réalité sur le terrain contredit point par point chacune de ces affirmations.

 

La “Maison Russe” : Un Outil de Propagande, Pas d’Aide

Quand Dimitri Podolsky cite la “Maison Russe” comme partenaire humanitaire, il faut savoir ce qu’est réellement cet organisme : un centre culturel russe à Bangui dont la fonction principale est de diffuser des films et des événements pro-russes, de recruter des sympathisants et de façonner l’opinion publique centrafricaine en faveur de Moscou. Ce n’est pas une organisation humanitaire. C’est un instrument de guerre informationnelle.

 

Inventaire des Mensonges : Ce que Wagner Appelle “Humanitaire”

La Clinique Mobile de Ouanda-Djallé : Annoncée dans la propagande, mais Jamais fait en réalité.

 

Vers 2018-2019, Wagner annonce en grande pompe l’installation d’une clinique mobile à Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga, localité reculée à plus de 900 km de Bangui. Des enquêtes menées par la rédaction du CNC sur place ont formellement établi qu’il ne s’est rien passé. Aucune clinique. Aucun médecin. Aucun médicament. C’était un mensonge pur et simple, diffusé sur les médias pro-russes pour construire une image de bienfaiteur que rien sur le terrain ne justifiait.

 

Le Pillage des Kits Humanitaires dans la Préfecture de l’Ouham

Dans le village Bowaye, près de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, Wagner a mené des opérations de récupération forcée des kits humanitaires que le CICR avait distribués aux populations locales. Des éléments de la milice russe Wagner se sont déplacés maison par maison pour reprendre de force le riz, les sardines et l’ensemble des produits distribués. Wagner ne redistribuait pas ces biens : il les confisquait.

 

Le Poste de Santé d’un village près de Markounda: Wagner pille les médicament

Dans un petit village près de Markounda, l’année dernière, Wagner a pris le contrôle d’un petit poste de santé qui était géré par MSF. Une organisation médicale internationale évincée par un groupe armé mercenaire. Ce n’est pas de l’humanitaire. C’est l’exact opposé.

 

Les Groupes Électrogènes Fantômes

Lors d’une panne majeure des turbines de l’ÉNERCA à Boali en 2021, l’ambassadeur russe annonce publiquement un don de cinq à sept groupes électrogènes de 500 KVA à l’ÉNERCA. La nouvelle est reprise, amplifiée, célébrée. La surprise,  l’ÉNERCA elle-même a dû publier un démenti: aucun groupe électrogène n’a jamais été reçu. Wagner avait simplement menti, avec l’ambassadeur comme porte-voix.

 

Les Médicaments Antirétroviraux : Dix Cartons, Cérémonie Présidentielle

Une dizaine de cartons de médicaments contre le VIH/SIDA sont remis lors d’une cérémonie organisée à la Cité des Chefs d’État, en présence du président Touadéra, du Premier ministre, du ministre de la Santé et du corps diplomatique. La mise en scène est totale. Le tapage médiatique, international. La quantité de médicaments, dérisoire. C’est le ratio Wagner : un minimum d’aide réelle pour un maximum de propagande.

 

Les Ballons de Football à KM5

Il y a quelques années, Wagner distribue des ballons de football aux enfants du 3e arrondissement de Bangui, quartier de PK5. Des photos sont prises, diffusées, commentées. C’est l’une des rares actions que Wagner peut revendiquer en RCA. Des ballons. Dans un quartier que leurs propres éléments ciblent par ailleurs pour intimidation et surveillance des populations civiles.

 

Les Forages Commerciaux Déguisés en Dons

L’ambassadeur russe, dans son interview à la RT,  a présenté des forages d’eau comme une action humanitaire. La réalité : il s’agit d’une entreprise commerciale de Wagner qui facture entre 200 000 et 500 000 francs CFA par forage aux particuliers. Une activité lucrative rebaptisée “aide au développement” pour les caméras.

 

L’“Industrie” Russe en RCA : Africatulor et WANAWA

Dimitri Podolsky parle d’“industrie”. Voici ce que Wagner a effectivement produit sur le territoire centrafricain :

 

Africa ti l’or : Une boisson alcoolisée fabriquée en mélangeant de la vodka avec de l’eau et divers additifs douteux, conditionnée localement et présentée comme une production industrielle nationale.

 

Le produit est vérifiable sur internet.

WANAWA : De l’alcool frelaté vendu dans des sachets plastique à 50 ou 100 francs CFA, titrant jusqu’à 80 à 90 degrés d’alcool pur. Alors que le gouvernement centrafricain avait interdit l’importation de ce type de produit en provenance du Cameroun et d’autres pays voisins, Wagner a simplement relocalisé la production sur le territoire national, contournant allègrement la loi. Ce produit extrêmement dangereux est directement responsable de nombreux accidents de la route, notamment parmi les conducteurs de taxis-motos qui en consomment tout au long de la journée.

 

C’est cela, “l’industrie” de Wagner en RCA.

 

Le Mensonge Comme Seule Stratégie

Les propos de Dimitri Podolsky sur RT ne sont pas des erreurs ou des exagérations maladroites. Ils s’inscrivent dans une stratégie calculée : utiliser des actions symboliques, réelles ou purement inventées, pour construire une image de bienfaiteur et contrebalancer les accusations de massacres, de pillages et de violations des droits humains qui pèsent sur Wagner en RCA.

 

Confisquer le riz des pauvres à Bowaye, chasser MSF d’un poste de santé à Markounda, annoncer une clinique à Ouanda-Djallé qui n’existera jamais, inonder le pays d’alcool frelaté : voilà le vrai bilan industriel et humanitaire de Wagner en République Centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Le fils du maire de Zotoua-Bangarem violenté par des éléments des 3R presqu’à la mort

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Le fils du maire de Zotoua-Bangarem violenté par des éléments des 3R presqu’à la mort

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin 2026, des ex-rebelles du groupe armé 3R ont capturé et grièvement torturé le fils du maire de la commune de Zotoua-Bangarem.

 

Les faits se sont déroulés dans la commune de Zotoua-Bangarem, une localité située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, non loin de la ville de Bouar. La victime s’était rendue sur un chantier minier de la localité pour ses activités minières. Pendant son absence, des éléments armés appartenant au mouvement des 3R ont investi les lieux et ont réquisitionné de force son habitation pour s’y installer et en faire une base temporaire.

 

Informé de cette occupation illégale, le fils du maire a décidé de retourner sur place dans le but de récupérer quelques-uns de ses biens personnels et des équipements de valeur restés à l’intérieur de la maison. C’est à ce moment que les hommes du mouvement 3R l’ont intercepté. Ils l’ont immédiatement capturé et l’ont soumis à des actes de violence d’une force extrême, le laissant pour mort. Les événements se sont produits au cours de la nuit dernière, le laissant dans un état de santé critique, bien qu’il ait finalement survécu à cette agression.

 

Cette nouvelle exaction intervient dans un contexte sécuritaire particulier pour le mouvement des 3R.

 

Pour rappel, ce groupe armé avait officiellement signé un accord de paix avec le gouvernement centrafricain le 19 avril 2025. Cet engagement laissait espérer une baisse des violences et un retour progressif à la stabilité dans la région. Cependant, après avoir feint un rapprochement avec les autorités de Bangui, les éléments des 3R ont repris des activités criminelles intenses dirigées directement contre les populations civiles locales.

 

Selon les témoignages et les rapports de terrain, le comportement de ce groupe s’est radicalisé au fil des mois. Les membres des 3R commettent désormais des exactions régulières et agissent sur le terrain en collaboration étroite avec les paramilitaires de la milice russe Wagner. Les civils de la Nana-Mambéré décrivent les éléments des 3R comme des exécutants effectuant les basses besognes et les opérations punitives pour le compte de ces forces russes, multipliant les rackets, les violences physiques et les détentions arbitraires dans toute la zone périphérique de Bouar. La population locale se retrouve ainsi prise pour cible par des hommes qui devaient initialement respecter le processus de paix de l’année dernière, et la situation sur place demeure critique alors que la victime reçoit actuellement des soins de santé urgents suite aux coups reçus durant sa captivité nocturne par ces forces criminelles qui continuent d’occuper les habitations privées des citoyens de Zotoua-Bangarem

 

Par Martial Passi

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Centrafrique : La grande chasse aux taxis-motos est ouverte à Ndélé

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Centrafrique : La grande chasse aux taxis-motos est ouverte à Ndélé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’étau se resserre désormais sur les transporteurs en taxi-moto de Bamingui-Bangoran. L’ultimatum financier fixé au 10 juin provoque la colère des propriétaires et paralyse la circulation des taxis-motos à Ndele.

 

Dans la ville de Ndele, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, le quotidien des conducteurs de taxis-motos est devenu un exercice de survie permanent. La République centrafricaine ne produit pas de pétrole. Le carburant, importé des pays voisins, arrive dans la localité à des prix exorbitants. Malgré cette cherté, les conducteurs se battent chaque jour pour ravitailler leurs engins, assurer le transport des citoyens, acheminer les denrées alimentaires essentielles à la vie de la cité et garantir la recette quotidienne due aux propriétaires des motos. Ce secteur, devenu l’un des rares pourvoyeurs d’emplois pour une population abandonnée par les politiques publiques de l’emploi depuis des décennies, subit pourtant des assauts répétés.

 

Les forces armées centrafricennes, les gendarmes et les policiers occupent l’espace public. Régulièrement, ces agents sortent dans les rues, bloquent les voies de circulation et procèdent à des saisies massives de motos. L’objectif de ces opérations est clair, obtenir de l’argent. Les conducteurs n’ont d’autre choix que de payer des rançons directes pour obtenir la libération de leurs outils de travail. Ce racket routier permanent ampute les maigres revenus des travailleurs, mais il ne constitue que le premier volet d’une pression plus globale.

 

La situation a pris une tournure encore plus critique au sein de l’administration locale des impôts. Le directeur titulaire du service, Issa, est actuellement absent de la région, transféré à Bangui pour des raisons de santé graves. Son adjoint, un agent nommé Moundjouvoko, assure l’intérim à la tête du bureau de Bamingui-Bangorane. Dans la ville, la rumeur locale attribue cette absence prolongée à des pratiques de charlatanisme et d’envoûtement que l’adjoint aurait utilisées contre son supérieur afin de prendre sa place. Au-delà des croyances locales, la gestion concrète de cet intérimaire se traduit par des décisions financières aux conséquences immédiates.

 

Moundjouvoko cherche à prouver son efficacité et son zèle auprès du gouvernement central à Bangui, dans l’espoir d’obtenir une confirmation officielle à ce poste de directeur. Pour y parvenir, il a décidé d’augmenter unilatéralement la pression fiscale sur le secteur des taxis-motos. Historiquement, le bureau syndical des taxis-motos de Ndele versait une somme forfaitaire annuelle de 100 000 francs CFA aux caisses de l’État. Pour l’année 2026, l’intérimaire exige désormais un versement de 650 000 francs CFA. Cette exigence administrative multiplie la taxe par plus de six, sans aucune justification économique logique pour la région.

 

Les calculs financiers de la corporation rendent cette somme impossible à réunir. Un conducteur de taxi-moto à Ndele réalise un versement quotidien à son patron qui varie entre 2 000, 2 500 et 3 000 francs CFA selon les jours et la disponibilité du carburant. Le revenu mensuel global généré pour le propriétaire tourne autour de 115 000 francs CFA, montant duquel il faut déduire l’entretien mécanique, les pièces de rechange et le prix du carburant très cher. La marge bénéficiaire est minime. En exigeant 650 000 francs CFA au bureau des taxis-motos, l’administration demande des ressources inexistantes. Moundjouvoko a fixé un ultimatum et insiste pour descendre lui-même sur le terrain afin de collecter cette somme, la date butoir étant fixée au 10 juin 2026.

 

La réaction des investisseurs locaux est immédiate. Contre l’insécurité routière causée par les forces de l’ordre et contre cette nouvelle exigence fiscale démesurée, de nombreux propriétaires de motos ont décidé de retirer leurs engins de la circulation. Ils récupèrent leurs véhicules des mains des conducteurs. À leurs yeux, confier une moto à un conducteur est devenu une activité à perte et un risque trop grand. Les motos restent garées, les conducteurs se retrouvent au chômage du jour au lendemain, et l’activité économique globale de la localité se fige par manque de moyens de transport.

 

Cette paralysie de la ville touche de plein fouet la population civile. Le commerce ralentit, le des marchandises devient difficile et les prix des produits de première nécessité augmentent à cause de la rareté des livraisons. L’autorité intérimaire des impôts ne semble pas mesurer l’effet domino de sa décision, qui détruit le tissu social local. Les habitants de Ndele n’ont pas accès à l’emploi public. Depuis vingt ans, l’intégration dans la fonction publique ou dans l’armée reste conditionnée par l’alignement politique derrière le régime en place ou par le militantisme actif. Pour ceux qui n’ont pas accès à ces réseaux, il ne reste que la vente à la sauvette ou la conduite d’un taxi-moto.

 

En bloquant ce dernier secteur, les serviteurs de l’État favorisent le développement de la criminalité et des braquages. Les institutions qui devraient protéger les citoyens et encourager le développement local deviennent les principaux agents de l’asphyxie économique. À Bangui, le gouvernement central conserve le silence et ferme les yeux sur les agissements de ses fonctionnaires en province, laissant les agents de sécurité et les impôts appliquer des méthodes de prédation sur les populations les plus démunies.

 

La population locale assiste impuissante à ce blocage de son avenir, où chaque tentative de s’en sortir par le travail est brisée par l’administration locale. À l’approche de la date fatidique du 10 juin, les motos disparaissent peu à peu des artères de Ndele, laissant les rues désertes et les conducteurs sans ressources économiques.

 

Par Barthelemy Kossi

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Huit mois sans électricité, les bras cassés de Touadéra plongent Bangui dans le noir complet

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Huit mois sans électricité, les bras cassés de Touadéra plongent Bangui dans le noir complet

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’énergie constitue le cœur de l’économie, mais ce cœur vient de s’arrêter en Centrafrique, laissant la capitale dans une obscurité totale.

 

Le 21 janvier 2026, Bienvenue Mon Ibeya, directeur général par intérim de l’ENERCA, s’est rendu à la centrale hydroélectrique de Boali pour évaluer l’ampleur du désastre. Sur place, il a constaté que la centrale ne tourne plus ou fonctionne à peine, des pièces essentielles étant tombées en panne et nécessitant une fabrication en Chine.

 

Les délais annoncés donnent le vertige, rappelle le politologue Fari Tahéruka Shabazz. La fabrication des pièces prendra au minimum 45 jours, tandis que le transfert et le transport depuis la Chine vers Bangui exigeront six mois supplémentaires. Au total, il faut compter au moins sept mois et demi, soit environ huit mois, ce qui repousse le rétablissement du courant jusqu’en 2027.

 

L’analyste commente que ces responsables ne brillent pas par leur capacité d’anticipation, ce qui laisse craindre que Bangui reste privée d’électricité pendant près d’un an. Louis-Marie Congrebaud, secrétaire général de l’Organisation démocratique des syndicats des travailleurs de Centrafrique, qualifie cette situation de défaillance structurelle plutôt que d’incidents ponctuels, pointant directement la gouvernance, la MAINTENANCE et la gestion opérationnelle déficientes du service public d’électricité.

 

Les conséquences sur la vie quotidienne à Bangui se font déjà sentir de manière glaçante, souligne Fari Tahéruka Shabazz. Les morgues demandent aux familles de récupérer rapidement les corps, faute de moyens pour les conserver sans réfrigération. Les hôpitaux ne peuvent plus assurer les accouchements ni les interventions chirurgicales dans des conditions normales, mettant en danger la vie de nombreux patients.

 

L’économie de la capitale se retrouve paralysée, les boutiques qui dépendent de l’électricité devant fermer ou acheter des groupes électrogènes. Or le carburant en Centrafrique figure déjà parmi les plus chers d’Afrique, et les tensions géopolitiques risquent encore d’en faire grimper le prix, aggravant la situation des commerçants et des habitants.

 

Cette débâcle énergétique confirme parfaitement les bras cassés du régime Touadéra, estime le politologue. Faute de gouvernance sérieuse et d’anticipation minimale, la capitale se trouve plongée dans l’obscurité totale avec des répercussions apocalyptiques sur tous les aspects de la vie quotidienne. Les familles ne peuvent plus conserver leurs défunts, les malades ne peuvent plus être opérés, et les activités économiques s’effondrent une à une.

 

Fari Tahéruka Shabazz insiste sur le caractère structurel de cette crise, qui ne résulte pas d’un accident imprévu mais d’une négligence systémique. La centrale de Boali n’a visiblement pas bénéficié de la maintenance nécessaire, et aucun plan de secours n’a été prévu pour pallier une panne de cette ampleur. Les autorités se contentent aujourd’hui d’annoncer des délais qui condamnent Bangui à rester dans le noir jusqu’en 2027.

 

Les Banguissois subissent de plein fouet l’incompétence managériale d’une administration incapable d’assurer un service aussi vital que l’électricité. Le pays se retrouve ramené à l’ère préindustrielle, privé du minimum nécessaire au fonctionnement d’une société moderne​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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“Nous sommes culturellement perdus” : l’ancien député de Mala Jean-Pierre Mara démonte l’héritage politique centrafricain

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“Nous sommes culturellement perdus” : l’ancien député de Mala Jean-Pierre Mara démonte l’héritage politique centrafricain

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Jean-Pierre Marat estime que la crise culturelle centrafricaine est une conséquence directe de choix politiques accumulés depuis l’indépendance. L’échec à structurer une identité commune aurait laissé le pays dans un état de confusion culturelle.

 

D’après lui, la RCA vit une contradiction permanente. Les élites gouvernent selon des codes culturels extérieurs : modes de vie, références éducatives, normes juridiques, attentes sociales. Une grande partie de la population, surtout dans l’arrière-pays, évolue quant à elle dans un cadre culturel complètement différent. Deux modèles cohabitent sans interaction réelle : une culture urbaine inspirée d’ailleurs et une culture locale ignorée des décideurs.

 

Cette rupture crée, selon Marat, un sentiment d’abandon et d’incompréhension. Les lois ne s’adaptent pas aux réalités rurales. Les outils administratifs ne s’adressent pas aux pratiques locales. Les décisions politiques n’intègrent pas les modes de vie des communautés qui composent la majorité du territoire.

 

Il insiste également sur l’incapacité du système éducatif à transmettre les connaissances liées au milieu centrafricain. Les enfants apprennent des contenus qui décrivent des contextes éloignés, sans lien avec le manioc, les sols, les saisons, les techniques traditionnelles, les langues nationales ou les objets du quotidien.

 

Pour Marat, ce décalage explique l’impression générale de confusion identitaire. Il ne s’agit pas d’un manque de culture, mais d’une absence de cohérence entre la gouvernance et la réalité culturelle du pays. Tant que l’État poursuivra un modèle institutionnel étranger, la société restera fragmentée.

 

 

Par Anselme Mbata….

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Les aides humanitaires commencent à chuter en RCA : Selon l’OCHA, 887 000 personnes ont reçu une aide humanitaire en Centrafrique en 2025, soit la moitié de la cible visée

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Les aides humanitaires commencent à chuter en RCA : Selon l’OCHA, 887 000 personnes ont reçu une aide humanitaire en Centrafrique en 2025, soit la moitié de la cible visée

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

D’après les données publiées par l’OCHA, bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, les efforts menés en République centrafricaine en 2025 ont permis d’atteindre près d’un million de personnes dans le besoin, sur une population bien plus large encore non secourue.

 

L’OCHA recense 2,4 millions de personnes dans le besoin sur le territoire centrafricain. Parmi elles, 1,8 million avaient été identifiées comme priorités d’intervention. Selon les chiffres officiels de l’organisation onusienne, seules 887 000 personnes ont finalement bénéficié d’une assistance concrète, ce qui correspond à 50% de l’objectif annuel. Ces bénéficiaires se répartissent entre 399 000 femmes et 401 000 hommes, dont 415 000 enfants âgés de moins de 17 ans.

 

Pour atteindre ce résultat, l’OCHA indique que le plan de réponse humanitaire nécessitait 326,1 millions de dollars. Or, les fonds réellement mobilisés n’ont atteint que 135,3 millions, creusant un déficit de 209,2 millions de dollars. L’organisation précise que 86% de ce financement est passé par le plan de réponse officiel, et 14% en dehors de ce cadre structuré.

 

En parcourant les données sectorielles publiées par l’OCHA, la protection ressort comme le domaine le mieux couvert, avec 672 000 personnes aidées, soit 78% de la cible. La sécurité alimentaire, bien qu’elle mobilise le budget requis le plus élevé, soit 111 millions de dollars, n’a reçu selon l’organisation que 20% de ce montant, l’équivalent de 22,1 millions. L’éducation, de son côté, n’a touché que 21% de sa cible, avec 71 000 personnes atteintes.

 

Les chiffres de l’OCHA montrent également que la nutrition et la lutte contre les violences basées sur le genre souffrent d’un manque criant de ressources, avec des taux de financement de 13% et 64% respectivement. Le secteur de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, pourtant concerné par 1,6 million de personnes dans le besoin, n’a couvert que 28% de sa cible selon les données onusiennes. Quant à la lutte anti-mine, l’OCHA ne fait état d’aucun financement documenté, malgré 164 000 personnes à atteindre.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Voyage au cœur des cultures : festivals, saveurs et coutumes qui font vibrer l’identité d’un peuple

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1Cultures et festivals de Djibouti

 

Djibouti tient dans une superficie plus petite que la Bretagne, mais ce qu’on y trouve dépasse largement ce que les cartes peuvent montrer. Posé à l’entrée du détroit de Bab-el-Mandeb, entre l’Éthiopie, l’Érythrée et la Somalie, le pays est traversé depuis des siècles par des routes commerciales, des migrations et des échanges que nulle frontière n’a jamais vraiment stoppés. Ce brassage continu a forgé quelque chose d’unique : une identité plurielle, difficile à réduire à une seule définition, mais immédiatement perceptible dès qu’on s’y attarde.

Une terre de rencontres, pas seulement de passages

On présente souvent Djibouti comme un carrefour logistique, un port utile entre l’Asie et l’Europe. C’est vrai – et c’est aussi très réducteur. Les communautés qui cohabitent ici depuis des générations, Afars, Issas, Arabes, Éthiopiens, Somaliens, ont chacune apporté leur manière de vivre, de cuisiner, de fêter et de pleurer. Rien de tout cela ne s’est effacé avec le temps. Au contraire, les influences se sont superposées, mélangées, parfois négociées, pour donner naissance à des pratiques culturelles qu’on ne retrouve nulle part ailleurs sous cette forme précise.

Le sport occupe une place particulière dans cette sociabilité. Le football rassemble des quartiers entiers devant des écrans communs, et les grandes compétitions internationales font partie des événements qui traversent toutes les communautés. Dans cet élan, les paris sportifs sont apparus dans les conversations quotidiennes – une façon d’ajouter un autre niveau d’intérêt à un match déjà attendu. Des applications comme télécharger 1xbet djibouti circulent dans les discussions, citées par ceux qui suivent les cotes et les résultats de près. Ce n’est pas un phénomène marginal : les bookmakers en ligne sont devenus un point de référence pour les amateurs de sport qui veulent prolonger l’expérience au-delà du simple visionnage.

Les grandes célébrations qui rythment l’année

Le calendrier djiboutien n’a rien d’abstrait. Ses fêtes ne sont pas des congés qu’on attend pour souffler – ce sont des moments où la vie sociale change réellement de rythme, où les rues se remplissent d’une façon différente, où les priorités se déplacent. Religion, histoire nationale, traditions régionales : les occasions de se retrouver collectivement ne manquent pas.

Les fêtes religieuses, socle de la vie communautaire

L’Islam structure profondément le temps vécu à Djibouti. Le Ramadan en est l’expression la plus visible : pendant un mois, les horaires se décalent, les souks de Djibouti-Ville restent animés bien après minuit, et l’iftar – le repas de rupture du jeûne – rassemble familles, amis et voisins dans une atmosphère qui n’a pas d’équivalent le reste de l’année.

L’Aïd el-Fitr et l’Aïd el-Adha sont célébrés avec une intensité particulière. Les enfants reçoivent des vêtements neufs, la viande de mouton ou de chèvre est partagée avec les voisins et les familles dans le besoin. Ce geste de redistribution n’est pas seulement symbolique : il engage concrètement des solidarités de quartier.

Le Mawlid, anniversaire du Prophète, donne lieu à des rassemblements nocturnes où les récitations coraniques et les chants sacrés se prolongent jusqu’à l’aube dans certains quartiers de la capitale.

La fête nationale, entre fierté et spectacle

Le 27 juin, c’est l’indépendance. Depuis 1977, cette date est marquée par des défilés militaires, des concerts en plein air, des animations dans les quartiers et des feux d’artifice qui éclairent le port. La ville prend une tonalité particulière ce soir-là – quelque chose entre la fierté collective et la fête populaire, sans protocole excessif.

Pour qui veut explorer plus en détail les événements et traditions locales autour de ces dates, le site fêtes à Djibouti propose un bon point de départ.

Les saveurs comme expression d’une identité

Poser la question de ce qu’on mange à Djibouti, c’est ouvrir une conversation qui dure. Les cuisines somaliennes, yéménites, indiennes et afar ne se sont pas vraiment fusionnées – elles coexistent dans les marmites, sur les tables, parfois dans le même plat sans qu’on y pense. Un port actif depuis des siècles, ça laisse des traces. Et à Djibouti, ces traces sont souvent comestibles.

Quelques plats qui méritent d’être connus :

  • Le skoudehkaris : riz épicé à l’agneau, héritage direct des échanges avec la péninsule arabique. C’est le plat des grandes occasions – mariages, fêtes religieuses, repas de famille élargis.
  • Le lahoh : cette crêpe souple et légèrement fermentée se mange le matin, avec du miel ou trempée dans un bouillon. Sa texture est immédiatement reconnaissable pour qui l’a goûtée une fois.
  • Le maraq : bouillon épicé servi en début de repas, à base de viande ou de poisson selon les familles. Sobre, mais efficace.
  • Les poissons grillés : le golfe de Tadjourah n’est pas qu’un décor. Les pêcheurs du coin approvisionnent des marchés et des restaurants où les poissons arrivent le matin et se cuisinent le midi.
  • Le café à la cardamome : ritual en soi. On ne le boit pas seul, debout devant un comptoir. On s’asseoit, on parle, on prend le temps.

Manger seul à Djibouti, ça se remarque. Pas de façon agressive – mais ça se remarque. Quelqu’un finit souvent par s’asseoir en face, par proposer quelque chose. Le repas est l’endroit où beaucoup de choses se décident sans en avoir l’air : une réconciliation, une nouvelle annoncée entre deux bouchées, une dette effacée par l’invitation.

Musiques, danses et formes d’expression populaire

À Djibouti, la poésie n’est pas une affaire de livres. Chez les Afars comme chez les Issas, le poète tient un rôle qui dépasse largement le divertissement : il arbitre, il témoigne, il garde en mémoire ce que personne n’a couché par écrit. Certains différends tribaux se règlent encore par joutes verbales plutôt que par tribunaux. Maîtriser la langue, savoir construire une image juste – c’est une forme de pouvoir réel, reconnu comme tel.

Les danses varient nettement selon les communautés et les contextes :

  1. La danse afar mobilise surtout le buste et les bras, souvent accompagnée de chants collectifs. On la voit lors des mariages dans les régions intérieures, où les communautés pastorales perpétuent des formes de célébration très peu touchées par l’uniformisation culturelle.
  2. La danse issa est plus narrative et physiquement plus marquée. Les danseurs racontent quelque chose par leurs gestes, et le public ne reste pas passif – il répond, il intervient, il fait partie du spectacle.
  3. Les chants de mer de la région de Tadjourah mêlent cordes et percussions dans un registre qu’on ne trouverait pas facilement ailleurs, quelque chose entre l’Arabie et la Corne de l’Afrique, sans être vraiment ni l’un ni l’autre.

Aucune de ces pratiques n’a survécu grâce à une politique culturelle ou à un financement public. Elles existent parce que des gens les font vivre, point. Dans une cour à Balbala un vendredi soir, dans une tente lors d’un mariage en région Afar – c’est là que ça se passe, pas sur une scène officielle.

Les coutumes sociales qui structurent la vie quotidienne

2 Cultures et festivals de Djibouti

 

L’hospitalité djiboutienne n’est pas une posture. Quand quelqu’un entre dans une maison, on lui offre à boire avant même de savoir ce qu’il vient faire. Ce réflexe d’accueil – thé, café, datte, n’importe quoi à portée de main – traduit une conception des relations humaines où le temps consacré à l’autre n’est jamais du temps perdu.

La cérémonie du café ou du thé fonctionne comme un espace de régulation sociale. On y apprend les nouvelles, on y résout des tensions, on y construit des alliances discrètes. Refuser l’invitation n’est pas neutre – cela s’interprète comme un signal, et pas un bon.

Les mariages méritent une attention particulière. Ils durent plusieurs jours. La préparation commence des semaines avant : bijoux transmis de mère en fille, robes préparées collectivement, listes de plats discutées en famille. Ce n’est pas un événement privé – c’est un événement communautaire, où des réseaux entiers de solidarité s’activent autour d’un couple. Ces cérémonies sont aussi, concrètement, des moments de rencontres intergénérationnelles où beaucoup de choses se transmettent sans être dites explicitement.

Une identité en mouvement

La jeunesse djiboutienne ne vit pas dans un musée. Elle est sur TikTok, elle écoute de l’afrobeats et du rap djiboutien, elle suit les matchs de la Champions League sur son téléphone. Certains plaisantent qu’ils connaissent mieux les résultats de Premier League que ceux du championnat local. Dans cet univers connecté, des plateformes de paris sportifs comme 1xbet sont parfois mentionnées dans les discussions autour des matchs – pas nécessairement comme un outil sérieux, mais comme une façon supplémentaire de s’engager avec le sport qu’on regarde.

La transition ne se fait pas sans friction. Ces mêmes jeunes qui scrollent TikTok jusqu’à minuit retrouvent leurs grand-mères le matin de l’Aïd pour préparer le skoudehkaris – et personne ne trouve ça contradictoire. Selon la Convention de l’UNESCO sur la diversité culturelle, les cultures qui traversent le mieux les ruptures économiques et technologiques sont justement celles qui ne cherchent pas à choisir entre les deux.

Djibouti ne rentre pas dans une case. Trop arabe pour certains, trop africain pour d’autres, trop petit pour faire du bruit à l’international. Mais pour ceux qui y ont passé du temps, c’est précisément cette position inconfortable qui lui donne son caractère. Rien n’y est figé, tout est en train de se négocier – et c’est pour ça que c’est vivant.

Flash info : Joseph Yakité, ancien ministre de la Défense, arrêté et incarcéré à l’OCRB

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Joseph Yakité, ancien ministre de la Défense, arrêté et incarcéré à l’OCRB

 

Joseph Yakité
La principale entrée de l’OCRB du centre-ville

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Ça y’est! La panique commence au sein du pouvoir du dictateur Faustin-Archange Touadera avec l’arrestation choc à Bangui ce jeudi matin. Joseph Yakité, ministre conseiller à la présidence et ancien ministre de la Défense, a été arrêté chez lui et jeté en cellule à l’OCRB.

 

Les faits se sont déroulés au milieu de la nuit. Il était précisément 4 heures du matin quand les forces de l’ordre ont fait irruption au domicile de Joseph Yakité. L’ancien membre du gouvernement Sarandji, qui avait ensuite cédé sa place à Marie-Noëlle Koyara, a été embarqué de force. À l’heure actuelle, il se trouve en garde à vue dans les locaux de l’Office central de répression du banditisme, l’OCRB, une structure aujourd’hui considérée comme la police politique du régime de Faustin-Archange Touadéra.

 

Selon les informations exclusives obtenues par la rédaction du CNC, la panique et l’incompréhension règnent au sein de sa famille. Son épouse s’est immédiatement rendue à l’OCRB. Elle se trouve actuellement aux côtés de son mari, tentant désespérément d’obtenir des explications sur les raisons de cette interpellation brutale en pleine nuit et de comprendre ce que la justice reproche exactement à ce haut cadre de l’État.

 

Les premières données recueillies par les journalistes du CNC indiquent que les accusations portées contre lui sont d’une extrême gravité. Joseph Yakité est soupçonné d’avoir préparé et fomenté des coups d’État contre le pouvoir en place. Cette mise en cause directe d’un ministre conseiller encore en fonction provoque une onde de choc dans la capitale. Les équipes du CNC restent déployées sur le terrain pour vérifier ces éléments, interroger les sources sécuritaires et obtenir de plus amples détails sur les dessous de cette affaire d’État.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Quand la panique gagne le premier cercle de Touadéra

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Centrafrique : Quand la panique gagne le premier cercle de Touadéra

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 C’est une sortie médiatique qui, loin de blanchir ses protégés, trahit la panique qui secoue les fondations du pouvoir de Bangui. Invité sur les ondes de Freedom Africa Television, Jules Djawé, conseiller camerounais de l’« Empereur-président » Faustin-Archange Touadéra, s’est livré à un plaidoyer maladroit pour voler au secours de Sani Yalo, l’autoproclamé ministre d’État et conseiller spécial de Touadéra, ainsi que de Bida Koyagbélé, ministre délégué aux Grands Travaux, tous deux récemment auditionnés par la justice.

 

Mais au-delà du vernis de la solidarité politique et du soutien maladroit apporté par ce conseiller camerounais à Sani Yalo et à Bida Koyagbélé, se cache une guerre des clans sans merci. Cette intervention a agi comme un révélateur des fractures béantes, des rancœurs tenaces et des ambitions démesurées qui caractérisent l’entourage présidentiel à l’aube de la 7e République, un régime au bord de l’implosion.

 

​L’arroseur arrosé : le bal des opportunistes et la théorie des « premières heures »

 

Dans son monologue, Jules Djawé a trahi le fond de sa pensée en utilisant de manière obsessionnelle les pronoms « je » et « nous ». Il a ainsi formulé tout haut ce que le premier cercle du pouvoir murmure tout bas : une hiérarchisation stricte des bénéficiaires et profiteurs du régime.

 

« Nous, les soutiens de la première heure, ceux du mouvement associatif qui ont porté le président en 2016… », a-t-il martelé en substance.

 

Par ces mots, Djawé tente d’imposer une ligne de démarcation : les fondateurs du système devraient demeurer les plus proches du pouvoir et, à ce titre, bénéficier d’un statut particulier. À l’inverse, il range dans la catégorie des soutiens de la « dernière heure » tous ceux qui ont rejoint le régime après avoir, à un moment ou à un autre, combattu Faustin-Archange Touadéra.

 

Dans cette démonstration, il établit lui-même une distinction entre deux catégories. D’une part, les anciens adversaires politiques du chef de l’État, qui l’ont combattu par le débat politique et l’engagement partisan, à l’image d’Aurélien Simplice Zingas ou de Chantal Jean-Édouard Koyambonou. D’autre part, ceux qui l’ont affronté les armes à la main avant d’être intégrés aux institutions à la faveur des différents accords de paix. Parmi eux figurent notamment Arnaud Djoubaye Abazène, actuel ministre d’État chargé de la Justice, ainsi que Hassan Bouba, ancien chef rebelle devenu membre du gouvernement.

 

Dès lors, en qualifiant l’instigateur de cette procédure judiciaire de « profil rebelle », Jules Djawé oriente inévitablement les regards vers Arnaud Djoubaye Abazène. Et pour cause : en sa qualité de garde des Sceaux et de ministre de la Justice, il est le supérieur hiérarchique du procureur de la République et le seul membre du gouvernement disposant de l’autorité légale pour adresser des instructions au parquet dans le cadre de la politique pénale de l’État.

 

Mais cette lecture soulève une interrogation majeure. En suggérant qu’Arnaud Djoubaye Abazène serait à l’origine de la procédure visant Sani Yalo et Bida Koyagbélé, Jules Djawé semble oublier que le ministre de la Justice n’agit pas dans un vide politique. Dans un régime aussi centralisé, il paraît difficile d’imaginer l’ouverture d’une procédure judiciaire touchant deux personnalités du premier cercle présidentiel sans que le chef de l’État, Faustin-Archange Touadéra, n’en soit informé ou n’y ait donné son aval. D’ailleurs, Jules Djawé a lui-même affirmé que le président leur avait demandé de répondre à la convocation judiciaire avant son départ pour Brazzaville. Dès lors, pourquoi chercher aujourd’hui à accréditer la thèse d’une initiative isolée du ministre de la Justice ?

 

Pour certains observateurs, cet aveu tend plutôt à démontrer que Touadéra était parfaitement informé du dossier et qu’il a choisi de ne pas s’y opposer, ce que d’aucuns interprètent comme un lâchage politique de ses deux proches collaborateurs. Une hypothèse qui prend tout son sens lorsqu’on examine les rivalités qui agitent déjà les prétendants au futur poste de vice-président de la République.

 

​La guerre secrète pour la vice-présidence : Abazène contre Sani Yalo

 

Derrière l’attaque de Jules Djawé contre le « profil rebelle » d’Arnaud Djoubaye Abazène se cache une réalité plus cynique : la bataille déjà engagée pour la future vice-présidence de la République.

 

L’opinion centrafricaine se souvient encore de la lutte acharnée que se sont livrée Sani Yalo et Arnaud Djoubaye Abazène pour s’emparer de la Primature, notamment lorsque ce dernier assurait l’intérim de Félix Moloua durant une période présentée officiellement comme une indisponibilité pour raisons de santé. Les deux hommes nourrissaient alors l’ambition de succéder au chef du gouvernement.

 

Cette bataille s’est toutefois soldée par un échec commun. Les deux rivaux ont sous-estimé un paramètre essentiel : l’existence d’un accord politique qui liait Félix Moloua, Faustin-Archange Touadéra et les présidents des institutions, accord qui prévoyait le maintien de Moloua à la Primature en contrepartie du passage de la nouvelle Constitution.

 

Ayant vu leurs ambitions contrariées, Sani Yalo et Arnaud Djoubaye Abazène semblent désormais tourner leurs regards vers une autre fonction appelée à devenir stratégique : la future vice-présidence de la République.

 

Dans cette perspective, les auditions judiciaires visant Sani Yalo et Bida Koyagbélé sont interprétées, au sein du clan Yalo, comme une manœuvre destinée à affaiblir un concurrent potentiel. Le réquisitoire de Jules Djawé contre le « profil rebelle » prend alors une tout autre signification. Il ne s’agit plus seulement de défendre deux proches du régime, mais également de délégitimer un adversaire dans la course au futur partage du pouvoir.

 

Le message est limpide : Arnaud Djoubaye Abazène serait un homme arrivé au sommet de l’État grâce aux accords de paix et non par le combat politique traditionnel. Aux yeux de Djawé et de ceux qui partagent sa lecture, la vice-présidence devrait revenir à ceux qui ont soutenu Touadéra dès l’origine et qui ont mené leur combat dans l’arène politique, « par la parole et par la bouche », plutôt qu’à ceux qui l’ont autrefois affronté les armes à la main avant de rejoindre les institutions républicaines.

 

Reste que, dans sa précipitation à défendre son champion et à discréditer ses adversaires, Jules Djawé commet une erreur plus grossière encore : confondre une simple audition avec un non-lieu.

 

​Crier victoire trop tôt : L’ignorance des procédures judiciaires

 

Jules Djawé et son mentor Sani Yalo affichent en effet un triomphalisme pour le moins prématuré, sous prétexte que les deux ministres sont ressortis libres à l’issue de leur audition, allant jusqu’à dénoncer un prétendu complot orchestré par des « liveurs » de l’opposition. Une lecture qui traduit une méconnaissance manifeste des rouages de la procédure judiciaire. Ce que le conseiller camerounais présente comme la « fin de la cabale » ne constitue en réalité que le début d’une enquête préliminaire, à ce stade pleinement légitime.

 

Plus grave encore, certaines affirmations de Jules Djawé s’écartent des faits établis pour entretenir une version contestable de l’affaire. L’enregistrement à l’origine de la procédure n’est pas un simple « live » Facebook d’opposants en exil, mais une fuite d’échanges privés sur WhatsApp, intervenus entre deux proches de l’ancien président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua, ensuite relayés sur les réseaux sociaux. Une diffusion qui, indépendamment des interprétations politiques, soulève des questions sérieuses nécessitant un examen judiciaire rigoureux, loin des lectures partisanes.

 

Dans ce contexte, la volonté de clore prématurément le dossier relève davantage de la communication politique que de l’analyse juridique. Les faits, eux, continuent leur chemin, indépendamment des déclarations de circonstance selon un magistrat interrogé par la rédaction de CNC.

 

Derrière ce zèle de circonstance à défendre Sani Yalo, un soutien que Jules Djawé peine d’ailleurs à justifier par une véritable proximité, se dessine une autre réalité : celle d’une dette personnelle ancienne, que certains n’ont pas oubliée.

 

Sani Yalo : le « serpent à deux têtes » et la dette de Djawé

 

Le zèle de Jules Djawé s’explique aussi par une dette de gratitude. Tout Bangui se souvient de l’époque où Djawé s’était violemment opposé à Wilfried Sebiro, ancien conseiller en communication de Touadéra, lors d’une altercation physique digne d’un film d’action. Sani Yalo serait alors intervenu en sa faveur, allant jusqu’à obtenir le limogeage de Sebiro. Aujourd’hui, le conseiller renvoie l’ascenseur, malgré une proximité relativement récente avec Sani Yalo, qu’il n’aurait véritablement côtoyé qu’à partir de 2018.

 

Mais peut-on décemment blanchir Sani Yalo, ce personnage décrit par plusieurs analystes comme un « serpent à deux têtes » ? L’homme a bâti sa fortune et son influence sur des réseaux opaques et des accointances controversées.

 

Dès lors, Djawé gagnerait à poser les véritables questions à celui qu’il défend avec tant d’ardeur :

  •  
  • Quel était son intérêt dans une tentative de coup d’État en Guinée équatoriale ?
  • Pourquoi fuit-il la justice de Malabo, qui a émis contre lui un mandat d’arrêt international assorti d’une lourde condamnation ?

 

Cette défense bancale ne relève donc pas seulement du hasard ou de la loyauté personnelle : elle participe en réalité à la structuration d’un bloc des « soutiens de la première heure », opposé à un front émergent des « Gbaka-Mandja » né des tensions provoquées par cette affaire.

 

​​Le bloc des « Gbaka-Mandja » face aux règlements de comptes

 

Habitué à instrumentaliser la justice via Arnaud Djoubaye Abazène pour neutraliser ses adversaires politiques, le pouvoir semble aujourd’hui confronté à un effet boomerang qui menace son propre noyau dur. En réaction, un front commun qualifié de « Gbaka-Mandja » s’est constitué.

 

Fatigués d’être régulièrement qualifiés d’ « ingrats » par un système devenu, selon eux, le champion des loyautés opportunistes, ces acteurs politiques ont choisi de faire bloc pour contenir l’influence et les ambitions de Sani Yalo.

 

Désormais, un véritable « club d’intérêts » tente d’ériger des barrières pour empêcher la justice de suivre son cours normal, alors même que Faustin-Archange Touadéra affirme vouloir en faire l’un des piliers de sa 7e République.

 

Dans ce climat de règlements de comptes, de divisions ouvertes au sein du camp présidentiel et d’ambitions concurrentes exacerbées, l’ « Empereur-président » qui est un mathématicien se retrouve face à une équation de plus en plus complexe.

 

La fin de règne s’annonce, à bien des égards, électrique.

 

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Quand l’effondrement financier guette Bangui, Fari Tahéruka Shabazz annonce la fin des salaires pour septembre 2026

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Quand l’effondrement financier guette Bangui, Fari Tahéruka Shabazz annonce la fin des salaires pour septembre 2026

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le politologue Fari Tahéruka Shabazz prévoit une cessation totale du paiement des salaires publics en République centrafricaine d’ici septembre ou octobre 2026, mettant en cause la gestion du régime actuel.

 

Les projections financières publiées par le politologue Fari Tahéruka Shabazz sur les réseaux sociaux décrivent une situation budgétaire catastrophique pour l’État centrafricain. Selon ses calculs basés sur les agrégats économiques actuels, le pouvoir de Faustin Archange Touadéra se trouvera dans l’incapacité absolue de verser le moindre franc aux fonctionnaires, militaires, gendarmes, policiers et retraités d’ici l’automne 2026. Cette alerte directe s’adresse également aux étudiants, invités à se préparer à une crise de grande ampleur.

 

L’analyse des paramètres économiques actuels montre une asphyxie progressive des caisses de l’État, largement accentuée par l’isolement diplomatique et la suspension des appuis budgétaires internationaux. Le régime du troisième mandat, qualifié de dictatorial par ses opposants, a choisi de privilégier des dépenses sécuritaires massives pour maintenir son assise, notamment à travers le financement de partenaires paramilitaires étrangers, au détriment des équilibres macroéconomiques de base. La collecte des recettes domestiques reste dérisoire et ne permet pas de couvrir la masse salariale publique sans perfusion extérieure.

 

Fari Tahéruka Shabazz insiste sur le caractère total de cette rupture de paiement, affirmant qu’il ne s’agit pas d’un simple retard mais d’une absence complète de liquidités. Les autorités de Bangui, qui tentent de masquer la réalité par des discours rassurants, multiplient les expédients financiers à court terme, notamment des emprunts lourds sur le marché régional qui augmentent la dette publique sans générer de croissance. Les investissements productifs sont inexistants et la corruption généralisée au sein des régies financières prive le trésor public des ressources nécessaires pour honorer ses engagements réguliers.

 

Les conséquences d’une telle paralysie totale du paiement des salaires toucheraient le cœur même des institutions de l’État, en premier lieu les forces de défense et de sécurité dont la solde dépend entièrement de ces allocations mensuelles. Une faillite de cette nature ouvrirait la voie à un mécontentement généralisé dans l’administration publique, alors que le coût de la vie à Bangui continue d’asphyxier la population urbaine. Les fonctionnaires se préparent déjà à des mois de privation, tandis que l’entourage de Faustin Archange Touadéra refuse pour l’instant d’admettre l’exactitude de ces prévisions comptables.

 

Par Alain Nzilo

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Face à la crise financière qui s’annonce fort, le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana et son gouvernement s’en remettent à Dieu

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Face à la crise financière qui s’annonce fort, le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana et son gouvernement s’en remettent à Dieu

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Invité sur la radio Ndékè Luka, le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a abandonné toute rationalité économique pour basculer dans le mysticisme face à la faillite budgétaire publique.

 

Le grand oral radiophonique du nouveau porte-parole restera comme le moment précis où la gouvernance économique a abdiqué devant l’irrationnel. Interrogé sur la radio Ndékè Luka au sujet des alertes de l’opposition concernant l’état critique des finances du pays, le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana n’a apporté aucun chiffre, aucun tableau de bord ni le moindre début de plan de redressement. Au lieu de cela, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale a choisi de transformer une crise budgétaire majeure en une prêche spirituelle, confirmant son incapacité à appréhender les dossiers techniques de l’État. Sur le site de la CNC, la décomposition des indicateurs financiers est pourtant visible par tous, mais le ministre préfère imposer un dogme religieux là où les Centrafricains attendent des salaires et des investissements.

 

Pour balayer les critiques légitimes sur la banqueroute qui s’annonce, le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a d’abord tenté de diluer les responsabilités locales dans la conjoncture internationale. La guerre en Ukraine et les soubresauts au Moyen-Orient sont devenus, sous sa plume verbale, les boucs émissaires idéaux pour justifier les caisses vides de Bangui. Le ministre utilise les crises lointaines comme un écran de fumée pour masquer les erreurs de gestion du gouvernement de Félix Moloua. Sa rhétorique consiste à dire que puisque le monde entier souffre, la faillite nationale devient une fatalité normale que la population doit accepter sans broncher.

 

La pauvreté des solutions proposées par le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana met en évidence le vide sidéral de la politique économique actuelle. Pour toute stratégie de relance, le ministre évoque de vagues séminaires gouvernementaux où l’on discute de la mobilisation des recettes domestiques, de la lutte contre la corruption et de la réduction du train de vie de l’État. Ces réunions répétitives n’accouchent d’aucune décision concrète, et pendant que le gouvernement bavarde dans les salons, l’austérité budgétaire étrangle les services publics et prive les administrations des moyens de fonctionnement les plus élémentaires.

 

C’est au plus fort de cette déroute technique, alors que le spectre d’une cure d’austérité sévère plane sur le pays, que le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana a définitivement sombré dans la théologie d’État. Invité à rassurer les partenaires financiers et les contribuables, le porte-parole a textuellement déclaré à l’antenne de la radio Ndékè Luka que Dieu est dedans et que, sous la conduite du chef de l’État, des issues seront trouvées. Cette fuite en avant vers le mysticisme démontre le désarroi d’un régime aux abois qui, n’ayant plus le moindre sou vaillant ni le moindre crédit international, demande à ses concitoyens de s’en remettre aux miracles plutôt qu’à un budget réel.

 

Cette gestion par la foi et par l’esquive se vérifie également dans les autres secteurs que le « Sorcier de Carnot » Évariste Ngamana est censé chapeauter. Qu’il s’agisse de la mort lente des médias publics par manque d’équipements ou des revendications sociales des journalistes, la réponse reste identique : une confiance aveugle en des forces invisibles et une soumission totale aux orientations présidentielles. Le ministre refuse de voir que les structures moribondes ne se réveilleront pas par la seule grâce d’une volonté politique désincarnée, surtout quand le budget national est devenu virtuel. En opposant des formules magiques aux réalités comptables, le porte-parole signe l’arrêt de mort de la crédibilité gouvernementale, laissant le pays voguer vers l’inconnu avec pour seul plan de vol des prières collectives et des promesses de lendemains divins, une conclusion mystique qui confirme l’amateurisme général de cette équipe

 

Par Alain Nzilo

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Face à l’impasse politique dans son pays, Ferdinand Alexandre N’Guendet appelle à une « Union Sacrée » des forces vives

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Face à l’impasse politique dans son pays, Ferdinand Alexandre N’Guendet appelle à une « Union Sacrée » des forces vives

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans sa dernière intervention vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, l’ancien président de la transition, Ferdinand Alexandre N’Guendet, a pris acte du blocage politique complet qui paralyse la République centrafricaine. Constatant que toutes les voies de recours et de dialogue avec le pouvoir actuel de Bangui sont verrouillées, l’ex-chef d’État estime qu’aucune solution institutionnelle classique n’est désormais envisageable pour dénouer la crise.

 

Pour rompre ce statu quo, Ferdinand Alexandre N’Guendet exhorte l’ensemble de la population à un sursaut national à travers la création d’une « Union Sacrée ». Cette alliance élargie doit, selon lui, transcender les ambitions particulières, les clivages politiques et les intérêts sectoriels afin de rassembler la nation autour d’un objectif unique : l’émancipation du peuple et la fin de la servitude quotidienne.

 

Cet appel à la mobilisation générale cible en premier lieu les Forces armées centrafricaines (FACA) ainsi que les forces de défense et de sécurité intérieure. L’ancien dirigeant invite instamment les porteurs d’uniforme et les forces vives de la société civile à une prise de conscience collective pour rétablir les fondements démocratiques. Pour Ferdinand Alexandre N’Guendet, cette cohésion interne est l’unique levier capable de redonner aux Centrafricains la maîtrise de leur destin national.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique dans l’œil du cyclone ? Dans les coulisses de la prétendue « enquête » de Sonia Bindoumi alias « Walia Gbia »

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Centrafrique dans l’œil du cyclone ?  Dans les coulisses de la prétendue « enquête » de Sonia Bindoumi alias « Walia Gbia »

 

 Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Alors que la Direction générale de la Police nationale prétend traquer les cybercriminels et « assainir » les réseaux sociaux, une autre agitation du même genre se développe dans l’arrière-cour même du régime, mais le contrôleur général Élie Beboy Mbaïlaou a préféré fermer les yeux sur cette situation.

Depuis la France, une réfugiée centrafricaine naturalisée Française du nom de Sonia Bindoumi, connue sur Facebook sous le pseudonyme de « Walia Gbia », s’est lancée dans la publication d’une prétendue « alerte » qu’elle présente comme la conclusion d’une enquête menée après son récent séjour à Bangui, où elle avait pris part au couronnement politique de Faustin-Archange Touadéra pour la Septième République.

Selon ses propres affirmations, cette mission consistait à filer tous les Centrafricains vivant en France et opposés à l’instauration de la 7e République. Elle présente son rapport en ces termes : « La Centrafrique est dans l’œil du cyclone », avant de dresser la liste de ceux qui, selon elle, s’apprêteraient à renverser le régime de Bangui.

Mais derrière cette posture alarmiste se cache surtout une campagne de délation politique aux accents complotistes. Entre frustrations personnelles, ambitions déçues et scénarios dignes d’un mauvais roman d’espionnage, certains cybermilitants-criminels de la mouvance présidentielle, à l’image de Sonia Bindoumi, semblent désormais prêts à inventer de toutes pièces des conspirations internationales pour tenter d’exister aux yeux du pouvoir.

Mais pour comprendre l’acharnement de cette activiste, il faut d’abord revenir sur ses ambitions personnelles et les calculs politiques qui semblent nourrir son engagement.

 

La séduction et le portefeuille : La frustration d’une prétendante recalée

Pour comprendre la virulence des derniers écrits de Sonia Bindoumi, il faut analyser ses motivations réelles. Reconvertie en fervente militante du Mouvement Cœurs Unis (MCU) et autoproclamée communicante de l’« Empereur-Président » Touadéra depuis Paris, elle a passé ces derniers mois à glorifier le pouvoir de Bangui sur les réseaux sociaux.

Connaissant le penchant bien connu de Faustin-Archange Touadéra pour les belles femmes de nature ronde qu’il intègre régulièrement dans son entourage proche, parfois comme maîtresses, Sonia Bindoumi ne cesse de multiplier des mises en scène et les démonstrations de proximité sur le réseau social Facebook, mettant en avant sa beauté dans l’espoir d’obtenir ce statut privilégié et, par extension, un portefeuille ministériel, notamment celui des Arts, de la Culture et du Tourisme, en remplacement de sa proche, Ngola Françoise Ramadan Mahata, éjectée de façon brute, elle et son département des Arts, de la Culture et du Tourisme du nouveau gouvernement Moloua 3, avant que ce portefeuille ne soit réattribué, 24 heures plus tard, à une grande figure, Madame Gina Lawson Rosalem.

Mais le remaniement est passé, Ngola Françoise Ramadan Mahata est remise à ses parents à Bangui et au « Pôle emploi » en France pour emploi, la stratégie de charme de Sonia Bindoumi a tapée poteau et elle est restée sur le carreau. C’est cette frustration politique et personnelle qui expliquerait aujourd’hui sa radicalisation verbale et ses attaques répétées contre certains membres de la diaspora centrafricaine de France, dans l’espoir de se rendre indispensable aux yeux du Palais de la Renaissance.

Mais derrière cette agitation médiatique apparaît également une contradiction politique majeure que les cybermilitants du régime préfèrent soigneusement éviter.

 

L’hypocrisie de la binationalité face à la Constitution de Touadéra

Il y a une ironie presque grotesque dans le zèle affiché par Sonia Bindoumi. En défendant avec agressivité la « Septième République », elle semble oublier qu’elle a volontairement acquis la nationalité française en plus de sa nationalité centrafricaine.

Or, selon les dispositions de la nouvelle Constitution défendue par le clan Touadéra, les binationaux sont officiellement exclus des plus hautes fonctions de responsabilité, lesquelles sont réservées aux seuls Centrafricains dits « d’origine ».

À ce titre, Sonia Bindoumi serait elle-même juridiquement inéligible au poste ministériel qu’elle convoiterait tant. Certes, dans les faits, le régime de Bangui entretient une profonde hypocrisie en maintenant plusieurs binationaux dans les cercles du pouvoir lorsque cela sert ses intérêts. Mais voir une citoyenne française d’adoption insulter régulièrement la France tout en réclamant un décret présidentiel à Bangui illustre le niveau de contradiction et de cynisme qui règne désormais dans certains réseaux de propagande du MCU.

Et cette contradiction devient encore plus flagrante lorsqu’on observe le contenu même de la fameuse « alerte » diffusée sur Facebook.

Un appel à la réciprocité : La France face aux cybermilitants du MCU

Alors que le gouvernement centrafricain et ses parrains russes de Wagner passent leur temps à accuser Paris de soutenir des rébellions imaginaires, une question finit par se poser : jusqu’où la France continuera-t-elle à tolérer que certains de ses ressortissants binationaux utilisent le territoire français pour alimenter des campagnes de propagande et de haine politique ?

Il devient difficilement compréhensible que des individus bénéficiant pleinement des avantages sociaux, des libertés publiques et de la protection juridique françaises puissent simultanément servir de relais à des discours hostiles à la France et réclamer la traque d’opposants politiques réfugiés en Europe.

Mais c’est surtout le contenu de la prétendue « enquête » publiée par Sonia Bindoumi qui plonge cette affaire dans un registre proche du délire politique.

 

Des scénarios hollywoodiens pour nourrir la paranoïa de Bangui

Dans sa prétendue « alerte », Sonia Bindoumi tente de recycler les récentes auditions judiciaires menées à Bangui pour bâtir un scénario de complot international d’une ampleur spectaculaire.

Sans la moindre preuve publique, elle accuse notamment la DGSE française, l’ancien président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua, ainsi que Denise Madina Duekoé, ancienne épouse de Michel Djotodia de préparer un prétendu « carnage » contre la Centrafrique.

Le texte va encore plus loin en publiant des informations personnelles sensibles, notamment un supposé numéro de passeport français et un numéro de téléphone attribués à Denise Madina Duekoé.

Dans cette narration digne d’un film hollywoodien, Sonia Bindoumi affirme que plusieurs millions de francs CFA auraient été distribués depuis le Cameroun et le Tchad à différentes personnalités et groupes armés supposés hostiles au régime. Les prétendus bénéficiaires cités dans cette « alerte » sont notamment :

  • ARDA ;
  • Danzoumi Yalo ;
  • François Bozizé ;
  • Abakar Sabone ;
  • Noureddine Adam ;
  • Nour Ngregaza.

Selon ce récit, plusieurs motos auraient déjà traversé la frontière pour converger vers Bangui, tandis que l’activiste affirme également que « 90 % sont des musulmans », dans une tentative extrêmement dangereuse de réintroduire une lecture confessionnelle des tensions politiques centrafricaines.

Mais à force de multiplier les accusations extravagantes et les amalgames, cette affaire finit surtout par poser une autre question : celle de la responsabilité des auteurs de telles publications.

 

Qui la police doit-elle réellement arrêter ?

C’est ici que le récent communiqué officiel de la Police nationale, publié ce 7 juin 2026, finit par se retourner contre le régime lui-même.

Si le Contrôleur général Élie Beboy Mbaïlaou souhaite réellement lutter contre la diffamation, la désinformation, les discours de haine et les manipulations sur Facebook, alors le profil de cette réfugiée naturalisée française « Walia Gbia » de Sonia Bindoumi devrait logiquement figurer parmi les premiers dossiers examinés par les enquêteurs.

Car si le pouvoir de Bangui voulait sincèrement appliquer ses lois sur la cybercriminalité, il commencerait d’abord par sanctionner ses propres cybermilitants et propagandistes.

À Corbeau News Centrafrique, nous rappelons que la véritable menace contre la paix civile ne réside pas dans les critiques formulées sur les réseaux sociaux, mais dans la banalisation du mensonge, des accusations communautaires et de la manipulation politique par certains relais du pouvoir eux-mêmes.

Affaire à suivre.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Pourquoi ne pas attribuer le bac aux victimes de l’éboulement ? » : Le plaidoyer d’Elie Oueifio face aux décisions d’exception du ministre Zingas

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Pourquoi ne pas attribuer le bac aux victimes de l’éboulement ? » : Le plaidoyer d’Elie Oueifio face aux décisions d’exception du ministre Zingas

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’écrivain et ancien préfet Elie Oueifio conteste vigoureusement les récentes mesures d’exception prises par le ministère de l’Éducation nationale. Il réclame une justice équitable pour les élèves sinistrés du lycée Barthélemy Boganda.

 

L’indignation grandit au sein de la communauté éducative centrafricaine suite aux dernières réformes administratives. Dans sa récente réflexion politique, l’auteur Elie Oueifio pointe du doigt des dysfonctionnements majeurs dans la gestion des examens officiels par le ministre d’État Aurélien Zingas. L’intellectuel s’étonne publiquement des critères retenus pour l’octroi des diplômes d’État, mettant en relief des choix ministériels qui lèsent les véritables apprenants.

 

Au cœur de cette contestation se trouve une décision ministérielle attribuant d’office le baccalauréat, à titre exceptionnel, à de anciens fonctionnaires du pays. Cette mesure passe mal auprès de l’analyste, qui y voit un passe-droit injustifiable pendant que la jeunesse scolaire endure des conditions d’études extrêmement précaires. Elie Oueifio dresse un parallèle direct avec la situation des élèves du lycée Barthélemy Boganda. Ces derniers ont vu les bâtiments de leur établissement s’effondrer suite à un éboulement de terrain, perturbant gravement leur année scolaire.

 

Pour l’auteur, l’équité républicaine aurait voulu que ces élèves sinistrés bénéficient de la même bienveillance administrative. Il soutient que le ministère de l’Éducation nationale possédait la légitimité requise pour leur octroyer le diplôme sur la base des moyennes générales obtenues lors des trois trimestres de l’année. Ce refus de soutenir les lycéens victimes de cette catastrophe naturelle s’inscrit, selon ses écrits, dans une déconfiture globale d’un système éducatif qui privilégie désormais les intérêts marchands et les réseaux d’influence au détriment du mérite intellectuel. Les examens perdent leur valeur académique pendant que les décisions d’exception continuent de s’accumuler en faveur d’intérêts particuliers, laissant les parents d’élèves assister, impuissants, au traitement inégalitaire de leurs enfants au sein des ministères de la capitale…

 

Par Gisèle MOLOMA

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Petit Delphin KOTTO de la COSCIPAC réclame la chute de l’empire centrafricain et le départ immédiat du dictateur

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Petit Delphin KOTTO de la COSCIPAC réclame la chute de l’empire centrafricain et le départ immédiat du dictateur

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Petit Delphin KOTTO de la COSCIPAC réclame la fin de l’empire et le départ du dictateur Faustin-Archange TOUADERA, dénonçant la dérive d’une gouvernance bâtie sur l’exclusion.

 

Cette lettre ouverte de la COSCIPAC prend une dimension historique en s’attaquant aux fondements mêmes de la gestion actuelle de l’État. L’auteur rappelle dès les premières lignes que la véritable grandeur d’un pouvoir réside dans le respect des libertés fondamentales et de la dignité humaine, et non dans l’usage de la coercition ou de la peur pour faire taire les voix dissidentes. Selon l’analyse présentée, le régime actuel a substitué la volonté personnelle du chef de l’État aux principes républicains fondamentaux, glissant ainsi vers un appareil de domination autoritaire.

 

L’argumentation repose sur une critique point par point des dérives du pouvoir. L’administration publique a perdu sa neutralité indispensable pour devenir un outil de persécution ciblée contre l’opposition politique. Les citoyens jugés critiques voient leurs droits administratifs bafoués, notamment par la rétention ou le blocage arbitraire de leurs passeports. Cette mesure restrictive empêche la libre circulation et prive même certains opposants de soins médicaux urgents à l’étranger, illustrant une dérive où l’appareil étatique sert de mécanisme de punition.

 

Sur le plan sécuritaire et institutionnel, le document pointe l’insécurité psychologique et physique dans laquelle vit la population. La présence de forces parallèles et de mercenaires étrangers affaiblit la souveraineté nationale et instaure un climat de terreur. De plus, le pouvoir s’efforce de bâtir une Assemblée nationale monocolore en écartant les élus de l’opposition, supprimant ainsi tout débat démocratique réel au profit d’une simple chambre d’enregistrement. Les forces de défense républicaines se retrouvent détournées de leur mission de protection du peuple pour sécuriser uniquement le régime en place. Enfin, l’asphyxie programmée des forces syndicales, des mouvements de jeunesse et des associations étudiantes verrouille l’espace public, créant des frustrations qui menacent la stabilité sociale du pays.

 

Par Martial Koro

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Un empire de coquilles et d’impréparation : Steve Bendon-Denny tourne en dérision les décrets du dictateur rédigés à la va-vite entre 14h et 16h

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Un empire de coquilles et d’impréparation : Steve Bendon-Denny tourne en dérision les décrets du dictateur rédigés à la va-vite entre 14h et 16h

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au micro de l’émission débat Patara, l’analyste Steve Bendon-Denny raille l’amateurisme de la cour impériale, fustigeant la publication de textes officiels truffés d’erreurs grossières pour installer le cabinet de Félix Moloua.

 

La gestion administrative au sommet de l’État centrafricain a fait l’objet d’un examen particulièrement sévère lors de la dernière diffusion de l’émission débat Patara sur Radio Ndeke Luka. Invité à analyser la formation du nouveau gouvernement de Félix Moloua, l’analyste socio-politique Steve Bendon-Denny a choisi de centrer ses critiques sur la forme même des actes officiels publiés par la cour. L’observateur a tourné en dérision la publication des décrets de nomination, affirmant que ces documents d’une importance capitale pour la nation avaient été rédigés à la va-vite, probablement entre 14 heures et 16 heures, sans la moindre relecture. Cette précipitation se traduit, selon lui, par un spectacle affligeant qui décrédibilise l’autorité de l’empereur Faustin-Archange Touadéra aux yeux des observateurs nationaux et internationaux.

 

Pour étayer son argumentation, l’intervenant a listé les bévues administratives les plus marquantes contenues dans les textes lus à la radio nationale. Steve Bendon-Denny a notamment pointé du doigt l’oubli pur et simple d’un portefeuille ministériel entier dans le premier décret officiel, obligeant les services de la cour à publier en catastrophe un texte additif pour rectifier le tir. L’analyste a également ironisé sur la présence de fautes de saisie grossières, citant le cas d’un ministre de sexe masculin désigné par un qualificatif féminin dans le corps du texte. Selon lui, de telles erreurs démontrent que le dictateur Faustin-Archange Touadéra, pourtant ancien professeur habitué à corriger des copies, s’est contenté de signer la dernière page d’un document qu’il n’a même pas pris le temps de parcourir.

 

La défense de la cour impériale, portée sur le plateau par le conseiller juridique William Diapo, a consisté à minimiser la portée de ces incidents en invoquant l’argument classique de l’erreur humaine. Le représentant du régime a affirmé que ces simples coquilles de saisie ne remettaient pas en cause la légitimité du gouvernement de Félix Moloua ni le pouvoir discrétionnaire de l’exécutif. Cette ligne de défense a provoqué une vive réaction de Steve Bendon-Denny, qui a répliqué que l’incapacité à produire un décret propre traduisait une défaillance globale de l’équipe entourant le chef de l’État. Pour l’analyste, cette légèreté dans la rédaction des actes officiels est le reflet d’un pouvoir qui gère les affaires publiques avec un profond laisser-aller, déconnecté des exigences de rigueur qu’impose la direction d’une nation en crise.

 

Les autres participants au débat Patara ont emboîté le pas à cette critique, liant cet amateurisme formel au manque de légitimité de fond d’une équipe ministérielle perçue comme une secte hermétique. Les opposants ont souligné que cette impréparation administrative allait de pair avec l’incapacité du régime à résoudre les problèmes concrets de la population, tels que la dégradation des routes, l’insécurité ou la corruption générale. L’échange s’est durci lorsque les représentants du pouvoir ont tenté de réorienter la discussion sur les compétences financières de certains nouveaux entrants, une tentative de diversion balayée par les critiques qui ont maintenu que la médiocrité des décrets scellait d’avance le destin de ce cabinet.

 

Le ton est resté particulièrement acrimonieux jusqu’aux dernières minutes de l’antenne, les deux camps s’affrontant verbalement sur la capacité réelle de l’empereur à diriger ses propres services administratifs, poussant le présentateur à interrompre brutalement les échanges pour rendre le micro sans qu’aucune conclusion n’ait pu être formulée.

 

Par Éric Azoumi

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Travaux de route entre Ndélé et Ouadda : Les démissions se succèdent, les conditions insupportables du travail poussent les employés à abandonner

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Travaux de route entre Ndélé et Ouadda : Les démissions se succèdent, les conditions insupportables du travail poussent les employés à abandonner

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Rien ne va plus sur les travaux de route entre Ndélé et Ouadda où les travailleurs démissionnent les uns après les autres. Le retard de paiement et la dureté du terrain bloquent l’avancement.

 

Le grand projet routier de la préfecture de Bamingui Bangoran s’enfonce chaque jour un peu plus dans une impasse humaine et logistique. Malgré la reprise très timide des activités après le versement forcé d’un unique mois de salaire sur les trois dus, l’Office National du Matériel n’a mis en place aucun suivi sérieux pour stabiliser le chantier. Cette absence totale de considération pousse les employés vers la sortie, les défections s’enchaînant désormais à un rythme régulier.

 

Sur le tracé, l’épuisement physique s’ajoute à la colère financière. Un manœuvre vient d’abandonner définitivement son poste et ses outils, expliquant que l’environnement de travail est devenu totalement impraticable. Ce cas est loin d’être isolé puisque la lassitude s’empare de toutes les catégories de personnel affectées à ce projet de terrassement.

 

L’encadrement technique est lui aussi durement touché par ces réalités rudes. Après le départ collectif pour Bangui de la première équipe des techniciens de laboratoire, la direction avait envoyé de nouveaux personnels en urgence. Le nouveau chef de laboratoire devait s’installer et dormir au village Pkata pour diriger les analyses de sol au plus près des machines. Malheureusement, le manque de confort de base et l’insalubrité des structures d’accueil dans cette localité ont rendu son séjour impossible. Ce cadre technique a dû fuir le village Pkata pour se réfugier à Ndélé afin de trouver un logement décent, s’imposant ainsi de longs trajets fatigants chaque matin pour rejoindre le site.

 

Ces départs en cascade mettent en lumière les défaillances de l’accord passé entre l’UNOPS, détenteur initial du marché, et l’Office National du Matériel qui gère les équipes. Les travailleurs s’indignent de la passivité de la Banque mondiale. Le bailleur de fonds international continue de verser des enveloppes financières conséquentes sans surveiller la gestion interne de l’administration locale. Les grévistes comparent cette opacité à celle de certains chantiers asiatiques où l’argent coule sans que la base ne reçoive son dû ou ne bénéficie de structures de vie convenables.

 

La tension monte d’un cran à l’approche de la date butoir fixée par le collectif des travailleurs restants. Les conducteurs d’engins et les ouvriers de terrain maintiennent leur mot d’ordre de grève générale. Si l’intégralité des arriérés de salaire n’est pas versée d’ici le 20 juin prochain, toutes les machines lourdes seront stoppées net. Les équipes prévoient déjà de charger les bulldozers et de rapatrier l’ensemble du matériel vers le centre urbain de Ndélé, ce qui scellera l’arrêt total des travaux.

 

Par Barthelemy Kossi

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Curaçao, MGA, Anjouan : que valent ces licences pour un joueur français ?

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Quand on choisit un casino en ligne, la licence est souvent le dernier critère qu’on regarde. Et pourtant, c’est peut-être le plus important. Curaçao, MGA, Anjouan : ces noms reviennent partout, sur les pages d’accueil, dans les conditions générales, au bas des sites. Mais que signifient-ils vraiment pour un joueur basé en France ? Voici ce que vous devez savoir pour lire une licence casino comme un expert, comprendre ce qu’elle garantit concrètement et faire un choix éclairé avant de déposer le moindre euro.

Pourquoi la licence d’un casino en ligne compte vraiment

Entrons dans le concret. Une licence de jeu, c’est une autorisation délivrée par une autorité réglementaire à un opérateur de casino en ligne. Elle conditionne le droit d’exercer, impose des obligations précises et, en théorie, protège le joueur en cas de litige.

Voilà ce qui change vraiment selon la licence affichée sur un casino :

  • La rigueur des contrôles financiers imposés à l’opérateur ;
  • Les exigences en matière de jeu responsable ;
  • La certification des générateurs de nombres aléatoires (RNG) ;
  • Les mécanismes de résolution des litiges disponibles pour le joueur ;
  • La transparence des conditions de retrait et de bonus ;
  • La fréquence des audits indépendants sur les RTPs affichés.

Ce point mérite qu’on s’y arrête. Les licences se distinguent par leur niveau d’exigence : certaines imposent des standards stricts et vérifiables, d’autres offrent un cadre plus souple. Pour un joueur français, comprendre ces différences, c’est la base avant d’ouvrir un compte.

La licence MGA : la référence européenne

La Malta Gaming Authority, ou MGA, est aujourd’hui considérée comme la licence la plus solide disponible pour les casinos en ligne accessibles aux joueurs français. Basée à Malte, cette autorité opère dans le cadre réglementaire de l’Union européenne, ce qui lui confère un poids juridique considérable.

Ce que la MGA impose aux opérateurs

Les casinos licenciés MGA sont soumis à des obligations précises et régulièrement vérifiées. La liste est longue, mais voici les points qui comptent le plus pour un joueur :

  1. Séparation obligatoire des fonds des joueurs des fonds opérationnels ;
  2. Audits réguliers des RTPs par des organismes indépendants (eCOGRA, iTech Labs) ;
  3. Outils de jeu responsable obligatoires : limites de dépôt, auto-exclusion, délais de réflexion ;
  4. Délais de traitement des retraits encadrés contractuellement ;
  5. Procédure de résolution des litiges accessible directement via la MGA ;
  6. Vérification KYC stricte pour prévenir le blanchiment d’argent.

Ce que beaucoup oublient : la MGA dispose d’un fonds de compensation. En cas de faillite d’un opérateur licencié, les joueurs peuvent récupérer une partie de leurs fonds. C’est une protection concrète, rare dans le secteur.

Ce que ça change au quotidien pour un joueur

Concrètement, jouer sur un casino licencié MGA, ça se ressent dès les premières minutes. Les conditions générales sont rédigées de façon claire et accessible. Les délais de retrait sont affichés et respectés. Les outils de jeu responsable sont visibles dès le tableau de bord, sans avoir à chercher dans les paramètres avancés.

Et si un litige survient, le joueur peut saisir directement la MGA via un formulaire en ligne. C’est un recours réel, avec une procédure balisée et des délais de traitement définis. Pour un joueur français habitué à des plateformes où le support client est le seul interlocuteur disponible, c’est une différence de taille. Ça change vraiment la façon dont on aborde une session, de savoir qu’un filet de sécurité existe en dehors de l’opérateur lui-même.

La MGA et le marché français

La France dispose de sa propre autorité de régulation des jeux en ligne, l’ANJ (Autorité Nationale des Jeux). Les casinos licenciés ANJ sont les seuls strictement autorisés à opérer en France pour les résidents français. La MGA est complémentaire à cette licence locale, et les opérateurs qui la détiennent appliquent généralement des standards proches de ceux exigés par l’ANJ. Pour les joueurs français qui accèdent à des plateformes internationales, la présence d’une licence MGA reste un signal de qualité très fiable. Talismania Casino en est un bon exemple, avec des outils de jeu responsable intégrés et des conditions de retrait lisibles dès la page d’accueil.

La licence Curaçao : la plus répandue, mais la plus variable

La licence Curaçao est de loin la plus commune dans l’univers des casinos en ligne. Délivrée par les autorités de l’île de Curaçao, dans les Caraïbes, elle est appréciée des opérateurs pour sa relative accessibilité et ses coûts modérés. Résultat : on la retrouve sur des centaines de plateformes, des plus sérieuses aux plus récentes.

Ce que la licence Curaçao garantit

Gardez ça en tête : la licence Curaçao a longtemps fonctionné sur un modèle de sous-licences, où des opérateurs principaux délivraient eux-mêmes des autorisations à d’autres casinos. Depuis 2023, Curaçao a engagé une réforme significative de son cadre réglementaire pour renforcer les exigences imposées aux opérateurs et centraliser les contrôles.

Concrètement, cette réforme introduit des exigences plus strictes sur la vérification des opérateurs avant délivrance de la licence, des obligations renforcées en matière de protection des fonds des joueurs et un cadre de reporting financier plus rigoureux. Pour un joueur français, c’est une évolution positive et mesurable : les casinos Curaçao qui ont renouvelé leur licence depuis 2023 opèrent dans un cadre sensiblement plus encadré qu’auparavant. Si vous comparez des plateformes, vérifier la date de renouvellement de la licence Curaçao est un réflexe utile.

Les garanties actuelles d’une licence Curaçao incluent :

  • Une autorisation légale d’exploitation dans les juridictions qui la reconnaissent ;
  • Des exigences de base en matière de sécurité des données et de protection des joueurs ;
  • Une obligation de certification des RNGs pour les jeux proposés ;
  • Un cadre de résolution des litiges, variable selon les opérateurs.

Comment distinguer un bon casino Curaçao

Les choses ont clairement bougé ces dernières années. Les meilleurs opérateurs sous licence Curaçao ont volontairement adopté des standards supplémentaires : audits eCOGRA, partenariats avec des outils de jeu responsable reconnus, transparence sur les RTPs. Cool Cat Casino, actif depuis 2002 avec une longue présence sur le marché international, illustre bien cette catégorie de plateformes qui combinent licence Curaçao et pratiques sérieuses sur le long terme.

Même logique du côté de Ruby Slots Casino, qui s’appuie sur le logiciel RTG (Realtime Gaming), audité par TST, pour garantir l’équité de ses jeux.

La règle pratique pour un joueur français : une licence Curaçao gagne en valeur lorsqu’elle s’accompagne d’autres signaux positifs, comme la présence de certifications indépendantes, des avis vérifiés et une politique de retrait transparente.

La licence Anjouan : la nouvelle venue à comprendre

La licence Anjouan est plus récente dans le paysage des casinos en ligne. Elle est délivrée par l’île d’Anjouan, dans l’archipel des Comores, dans l’océan Indien. Son émergence répond à une demande croissante d’opérateurs cherchant une alternative aux licences plus établies.

Ce que la licence Anjouan représente aujourd’hui

La licence Anjouan impose des exigences de base comparables à celles de Curaçao dans sa version réformée. Elle couvre notamment :

  • L’autorisation légale d’exploitation pour les marchés qui la reconnaissent ;
  • Des exigences de base en matière de sécurité des transactions ;
  • Une procédure de vérification des opérateurs avant délivrance de la licence ;
  • Des obligations de transparence sur les conditions de jeu proposées.

Petit détail qui change tout : la licence Anjouan gagne rapidement en visibilité auprès des opérateurs sérieux qui cherchent à offrir une alternative crédible aux joueurs internationaux. Brutal Casino, par exemple, opère sous licence Anjouan et propose une expérience de jeu moderne avec un catalogue varié de tables et de machines, en misant sur la transparence de ses conditions.

Anjouan vs Curaçao : les différences pratiques

Pour un joueur français, la différence entre Anjouan et Curaçao tient moins au nom de la juridiction qu’aux pratiques concrètes de l’opérateur. Ce qui compte, c’est l’ensemble : licence + certifications + réputation + conditions de retrait.

Curaçao a l’avantage de l’ancienneté et d’une réforme récente qui renforce sa crédibilité. Anjouan, plus jeune, attire des opérateurs qui veulent construire une réputation solide dès le départ, avec des pratiques transparentes dès l’ouverture. Les deux juridictions coexistent sur le marché international, et les joueurs français les retrouvent régulièrement sur des plateformes accessibles depuis la France.

Un point à retenir : quelle que soit la licence, les casinos les plus sérieux sous Anjouan comme sous Curaçao affichent leurs certifications indépendantes en bas de page, détaillent leurs conditions de retrait avant l’inscription et proposent un support client joignable rapidement. Ce sont ces signaux concrets qui permettent de distinguer une plateforme soignée d’une offre moins aboutie.

Tableau comparatif des trois licences

CritèreMGA (Malte)CuraçaoAnjouan
AnciennetéDepuis 2001Depuis 1993Récente (2020+)
Rigueur réglementaireTrès élevéeMoyenne à élevée (post-réforme)Moyenne
Fonds de compensation joueursOuiNonNon
Audits RNG obligatoiresOuiOui (certifiés)Oui (certifiés)
Résolution des litigesVia MGA directementVia l’opérateurVia l’opérateur
Jeu responsable obligatoireOui, strictOui, variableOui, basique
Coût pour l’opérateurÉlevéModéréModéré
Reconnaissance internationaleTrès largeLargeEn développement

Ce tableau résume les grandes lignes. Dans la pratique, un casino MGA bien géré et un casino Curaçao sérieux peuvent offrir une expérience très proche pour un joueur français au quotidien. La licence est un indicateur solide, à combiner avec d’autres signaux pour une lecture complète.

Les autres signaux à vérifier en plus de la licence

Voilà ce qui change vraiment l’expérience d’un joueur français : la licence est le point de départ, et plusieurs autres éléments viennent compléter l’évaluation d’un casino.

Les certifications indépendantes

Les organismes comme eCOGRA, iTech Labs ou BMM Testlabs auditent régulièrement les RTPs et les RNGs des casinos en ligne. Leur présence sur un site est un signal fort, indépendant de la juridiction de licence. Un casino avec certification eCOGRA, quelle que soit sa licence, offre une couche de garantie supplémentaire très concrète pour le joueur.

La politique de retrait

C’est là que tout se joue vraiment. Les conditions de retrait d’un casino révèlent beaucoup sur ses pratiques. Délais annoncés, méthodes acceptées, limites hebdomadaires, exigences KYC : vérifier ces points avant de déposer permet de choisir sereinement sa plateforme. L’idée, c’est de lire ces conditions dès le départ, avant même de créer un compte.

Les avis vérifiés et la réputation

Les plateformes spécialisées comme AskGamblers ou Trustpilot agrègent des avis de joueurs réels sur les casinos en ligne. La fréquence des litiges résolus, la réactivité du support et les retours sur les délais de paiement sont des indicateurs précieux qui complètent l’analyse de la licence.

La qualité du support client

C’est un signal souvent sous-estimé. Un support client disponible 24h/24 par chat en direct, avec des agents formés et réactifs, révèle beaucoup sur la façon dont un opérateur gère sa relation avec les joueurs. Tester le support avant de déposer, c’est une habitude simple qui donne une indication rapide sur le sérieux de la plateforme.

Les casinos bien structurés proposent généralement plusieurs canaux de contact : chat en direct, email, parfois téléphone. La rapidité de la réponse et la qualité des informations fournies sont des indicateurs fiables. Un support qui répond en quelques minutes avec des informations précises sur les conditions de retrait ou les délais de vérification KYC, c’est souvent le signe d’une plateforme qui a mis les moyens sur l’expérience joueur.

Le jeu responsable

Un casino sérieux, quelle que soit sa licence, propose des outils de jeu responsable accessibles et fonctionnels. Limites de dépôt hebdomadaires, option d’auto-exclusion, accès à des ressources d’aide : ces fonctionnalités doivent être disponibles sans avoir à les demander. C’est un critère simple à vérifier et souvent révélateur de la philosophie globale d’un opérateur.

Ce que ça change concrètement pour un joueur en France

La France a un cadre réglementaire propre. L’ANJ délivre des licences aux opérateurs qui souhaitent proposer des jeux en ligne aux résidents français dans un cadre strictement légal. Les casinos licenciés ANJ sont peu nombreux et couvrent principalement le poker et les paris sportifs, avec une offre de slots et de blackjack en ligne plus limitée qu’à l’international.

Résultat : de nombreux joueurs français accèdent à des casinos licenciés à l’étranger, sous licences MGA, Curaçao ou Anjouan. C’est une réalité du marché. Dans ce contexte, comprendre la valeur de chaque licence permet de faire des choix plus informés, de savoir à qui s’adresser en cas de litige et d’évaluer le niveau de protection dont on bénéficie réellement.

Si vous jouez depuis un moment depuis la France, vous l’avez sûrement remarqué : les plateformes internationales ont considérablement amélioré leurs standards ces dernières années. Les licences MGA, Curaçao réformée et Anjouan répondent toutes à une demande croissante de joueurs qui veulent jouer dans un cadre clair, avec des règles lisibles et des recours accessibles. C’est ça, au fond, qui a changé le rapport des joueurs français aux casinos en ligne internationaux.

Les réflexes à adopter avant d’ouvrir un compte

Peu importe la licence affichée, voici les vérifications à faire systématiquement avant de s’inscrire sur un casino en ligne depuis la France :

  1. Vérifier que la licence est authentique en consultant le registre officiel de la juridiction concernée ;
  2. Contrôler la présence d’audits indépendants récents sur le site ;
  3. Lire les conditions de retrait et les délais annoncés ;
  4. Tester le support client avant de déposer ;
  5. Consulter les avis récents sur des plateformes spécialisées.

Ces cinq réflexes prennent moins de dix minutes et couvrent l’essentiel. Tout joueur qui veut aborder le casino en ligne de façon sérieuse y reviendra tôt ou tard, autant en faire une habitude dès le départ.

FAQ

La licence MGA est-elle la meilleure pour un joueur français ?

Oui, c’est la référence. Elle impose les standards les plus stricts en matière de protection des fonds, de jeu responsable et de résolution des litiges pour les plateformes internationales accessibles depuis la France.

Un casino sous licence Curaçao est-il fiable ?

Ça dépend de l’opérateur. La licence Curaçao est très répandue, et les meilleurs opérateurs qui la détiennent complètent ce cadre avec des certifications indépendantes et des conditions transparentes.

Qu’est-ce que la licence Anjouan apporte de différent par rapport à Curaçao ?

C’est une alternative plus récente avec des exigences de base comparables à Curaçao post-réforme. La différence tient surtout aux pratiques spécifiques de chaque opérateur, plus qu’à la juridiction elle-même.

Comment vérifier qu’une licence casino est authentique ?

Chaque autorité publie un registre public en ligne. Le numéro de licence affiché sur le site du casino doit correspondre à une entrée active dans ce registre officiel.

Les joueurs français sont-ils protégés par ces licences étrangères ?

Partiellement. Les recours dépendent de la juridiction de l’opérateur, ce qui rend la vérification de la réputation du casino et la clarté de ses conditions d’autant plus importantes.

Pour la première fois, la panique s’empare de Sani Yalo. L’homme multiplie les folles contradictions, mais la justice décide de poursuivre ses investigations pour faire tomber le sultan

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Pour la première fois, la panique s’empare de Sani Yalo. L’homme multiplie les folles contradictions, mais la justice décide de poursuivre ses investigations pour faire tomber le sultan  

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire du présumé putsch à Bangui plonge le ministre conseiller de l’empereur Sani Yalo dans une panique totale, l’amenant à multiplier les déclarations contradictoires pour tenter de blanchir son nom.

 

La scène politique centrafricaine s’enflamme autour d’un projet de coup d’État qui viserait le dictateur Faustin-Archange Touadéra. Au cœur de cette tempête, le puissant ministre conseiller à la présidence, Sani Yalo, donne l’image d’un homme aux abois. Ses dernières interventions publiques se heurtent les unes aux autres, traduisant une fébrilité évidente face au travail des magistrats.

 

D’un côté, Sani Yalo a choisi les réseaux sociaux pour diffuser un démenti catégorique. Dans ce texte, il affirme que son audition par le procureur de la République s’est déroulée dans le calme et dans le respect le plus strict des procédures républicaines. Il y dément vigoureusement avoir tenté d’agresser physiquement le magistrat, une altercation pourtant rapportée par plusieurs observateurs de la vie politique locale. Par cet écrit, il reconnaît donc explicitement que l’entretien judiciaire a bel et bien eu lieu.

 

De l’autre côté, le même homme change radicalement de version lorsqu’il s’exprime au micro de la radio de Keloua. Devant les auditeurs, Sani Yalo soutient fermement que cette audition n’a pas eu lieu et n’aura plus lieu. Il qualifie l’ensemble du dossier de mensonge inventé de toutes pièces par ses adversaires politiques. Pour se dédouaner, il prétend que les professionnels du droit ont déjà analysé les éléments et ont décidé de classer l’affaire sans suite.

 

Cette version est pourtant démentie par les autorités judiciaires elles-mêmes. Interrogé par le magazine Jeune Afrique, le procureur de la République a rappelé une règle simple : la procédure judiciaire est en cours et la justice ne communique pas pendant les investigations. L’affirmation de Sani Yalo sur un prétendu classement sans suite est donc contredite par la position officielle du parquet, qui maintient ses investigations.

 

Dans son discours radiophonique, l’homme d’affaires a lourdement insisté sur la nécessité de préserver la paix et la réconciliation nationale. Derrière ce message officiel se cache un avertissement à peine voilé destiné au dictateur Touadéra et à son entourage. Sani Yalo, connu pour son rôle de grand financier du régime, rappelle implicitement son influence. Il tente de faire comprendre que s’attaquer à sa personne revient à briser l’équilibre précaire du pouvoir.

 

La rupture est désormais visible entre Sani Yalo et une partie du clan de l’empereur, qu’il traite ouvertement d’ingrats. Ce groupe restreint, estimé à quelques milliers de personnes, tente de l’écarter alors qu’il figurait parmi les favoris pour le futur poste de vice-président de la République. Rattrapé par son passé et sous la menace d’un mandat d’arrêt international en provenance de Guinée équatoriale pour une autre affaire de coup d’État, le ministre conseiller se retrouve bloqué à Bangui, prêt à tout pour sa survie politique.

 

Par Alain Nzilo

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La cyber-paranoïa de Bangui : quand un simple profil Facebook fait trembler le pouvoir centrafricain

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La cyber-paranoïa de Bangui : quand un simple profil Facebook fait trembler le pouvoir centrafricain

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La panique du pouvoir de Bangui franchit un nouveau cap de ridicule avec ce communiqué policier qui supplie presque Meta de censurer deux simples pages Facebook, illustrant la paranoïa d’un régime aux abois.

 

L’appareil sécuritaire centrafricain vient de publier un document officiel qui expose sa faiblesse psychologique et sa peur bleue de la contradiction. La Direction Générale de la Police Nationale consacre une énergie administrative disproportionnée à traquer les pages de deux cyber-activistes, désignés sous les noms de « Mon Choux Quentin » et « Abdoulkader Legos ». Ce déploiement de force scriptural et de termes juridiques pompeux pour de simples publications sur internet démontre à quel point les autorités s’affolent à la moindre critique. Le pouvoir en place se montre incapable de supporter le débat d’idées et transforme des opinions virtuelles en une menace existentielle majeure contre la sûreté de l’État.

 

Pour tenter de donner une légitimité à sa traque, la police prétend avoir mobilisé ses services spécialisés dans le but de géolocaliser l’administrateur de ces comptes sur le territoire français. Le régime agite des concepts de traçage électronique et de cybercriminalité, espérant faire peur à une population déjà privée de ses droits civiques élémentaires. Cette stratégie rappelle les méthodes de harcèlement et les opérations d’extradition forcée déjà subies par des figures de l’opposition, qui se sont ensuite retrouvées captives des mercenaires russes de Wagner. La menace d’un rapatriement forcé et des tortures infligées dans les geôles de Bangui, comme au camp de Roux ou à la prison de Ngaragba, reste l’arme favorite de cette clique pour étouffer toute contestation.

 

Le sommet de ce délire bureaucratique réside dans l’appel du pied direct lancé à la multinationale américaine Meta. Les autorités de Bangui demandent officiellement aux propriétaires de Facebook et Instagram de censurer ces espaces de discussion en invoquant la Convention de Budapest. Cette démarche intervient après l’échec des campagnes de signalements de masse menées par les officines de propagande du régime. En voulant dicter sa loi aux géants du web mondial pour faire taire des opposants en exil, la police centrafricaine démontre son impuissance à verrouiller la liberté de parole. Alors que le pouvoir a verrouillé toutes les institutions nationales pour garantir son maintien à vie, les réseaux sociaux demeurent le dernier refuge de la vérité, un espace incontrôlable qui plonge les dirigeants dans une angoisse permanente.

 

Par Alain Nzilo

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Quand l’empereur dictateur Faustin Touadéra recycle ses éternelles promesses devant ses nouveaux ministres courtisans

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Quand l’empereur dictateur Faustin Touadéra recycle ses éternelles promesses devant ses nouveaux courtisans

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Pour la toute première réunion de son équipe gouvernementale, Faustin Touadéra a repris les mêmes formules usées depuis dix ans, imposant sa vision autoritaire à des ministres réduits au rang de simples exécutants.

 

Le Palais de la Renaissance a servi de décor à une allocution dont les Centrafricains connaissent chaque ligne par cœur. Depuis son accession au pouvoir en 2016, le chef du régime de Bangui réitère inlassablement les mêmes engagements sans que la réalité quotidienne de la population ne connaisse la moindre amélioration. Cette fois, l’exercice consistait à donner une légitimité à ce qu’il qualifie de septième république, issue d’un changement constitutionnel taillé sur mesure pour pérenniser son pouvoir. Devant un auditoire composé de fidèles, de nouveaux entrants et de représentants de groupes politico-militaires, l’empereur dictateur a dicté ses conditions avec un ton martial, exigeant une soumission totale à sa feuille de route.

 

L’allocution s’est articulée autour de cinq principes présentés comme non négociables, allant de l’obligation de résultats à la discipline de la communication publique. Faustin Touadéra a insisté sur la fin de l’inertie et du népotisme au sein de l’administration, un discours particulièrement ironique pour les observateurs qui constatent chaque jour la mainmise du clan présidentiel sur les institutions clés du pays. Le dictateur a menacé de remplacer immédiatement tout ministre qui ne tiendrait pas le rythme, tentant ainsi de rejeter par avance la responsabilité des futurs échecs sur ses collaborateurs. Les promesses de modernisation, de numérisation et de transfert de compétences ont été énoncées sans qu’aucun moyen financier concret ne soit adossé à ces chantiers d’envergure.

 

Le volet sécuritaire et économique a repris les grands axes de la propagande officielle, évoquant la sécurisation du territoire dans un contexte où le départ de la force internationale laisse le pays démuni. Faustin Touadéra a parlé de transformer les ressources naturelles en richesses locales pour la jeunesse, oubliant de mentionner la présence de partenaires étrangers qui exploitent ces mêmes richesses pour le bénéfice exclusif du premier cercle du pouvoir. La justice a également été évoquée comme le pilier de cette nouvelle ère, alors que les décisions judiciaires restent inféodées aux choix politiques du régime.

 

Un point saillant de cette intervention concerne le verrouillage de la parole publique. L’empereur dictateur a formellement interdit à ses ministres d’utiliser leurs comptes personnels sur les réseaux sociaux pour faire leur propre promotion, centralisant toute la communication de l’État entre les mains d’un seul ministère. Cette décision vise à contrôler le message gouvernemental et à empêcher toute dissension ou initiative personnelle qui pourrait nuire à l’image d’unité que le pouvoir souhaite projeter à l’international. Les membres du gouvernement ont été rappelés à l’ordre concernant le secret des délibérations, une consigne qui montre la volonté de dissimuler les rivalités internes évidentes au sein de cette coalition hétéroclite.

 

L’obligation de ponctualité et d’assiduité, présentée comme une exigence absolue, s’apparente à une tentative de caporalisation d’une équipe qui doit avant tout faire preuve d’allégeance. Le Premier ministre a reçu l’ordre d’appliquer strictement le règlement intérieur, transformant les réunions de cabinet en séances de notation sous la surveillance directe de la présidence. Alors que la population attend des réponses urgentes face à la cherté de la vie et à l’absence criante d’eau potable et d’électricité, le régime choisit de se focaliser sur des questions de discipline interne et de protocole. Le programme de politique générale qui sera présenté à l’Assemblée nationale ne devrait être qu’une redite de ces orientations purement formelles, confirmant l’incapacité du pouvoir à renouveler ses idées.

 

 

Par Alain Nzilo

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Crise soudanaise : Le BRDC pointe la responsabilité de Touadéra dans l’escalade

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Crise soudanaise : Le BRDC pointe la responsabilité de Touadéra dans l’escalade

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

En plaçant l’ingérence militaire au cœur de ses priorités, l’opposition démocratique lève le voile sur les dérives diplomatiques de Bangui qui menacent directement l’intégrité territoriale et l’avenir du peuple centrafricain.

 

L’opposition démocratique, réunie sous la bannière du BRDC, tire la sonnette d’alarme quant aux choix géopolitiques opérés au plus haut sommet de l’État centrafricain. La politique étrangère menée par Bangui suscite désormais de vives inquiétudes au sein de la classe politique nationale. Le BRDC met en lumière un basculement dangereux dans les relations régionales, directement lié aux décisions du président Faustin Archange Touadéra. Selon les analyses du BRDC, l’implication de l’exécutif dans des conflits limitrophes fragilise la position de neutralité historique de la Centrafrique et fait peser de lourdes menaces sur la stabilité du territoire. Les responsables de l’opposition soulignent que cette orientation diplomatique imprudente aggrave l’isolement du pouvoir en place, alors même que les institutions nationales se trouvent déjà affaiblies par une crise de légitimité interne consécutive au dernier scrutin présidentiel.

 

Le BRDC dénonce de manière précise le soutien direct apporté par Faustin Archange Touadéra aux rebelles du FSD soudanais, une faction engagée dans des affrontements armés majeurs. Cette alliance stratégique s’est faite au détriment du général Al Burhan, que le chef de l’État centrafricain avait pourtant soutenu dans un premier temps. Pour le BRDC, ce revirement et cette ingérence ouverte transforment la Centrafrique en un actor indirect d’une guerre où des exactions à grande échelle, des crimes contre l’humanité et des actes de génocide sont formellement documentés par des observateurs internationaux. Le BRDC insiste sur le fait que cette diplomatie de l’ombre expose directement la République Centrafricaine à des mesures de repriselles militaires immédiates de la part des forces régulières soudanaises, mais aussi à des poursuites judiciaires devant les instances internationales pour complicité de crimes de guerre.

 

Sur le plan interne, le BRDC établit un lien de cause à effet entre ces tensions diplomatiques et la dégradation de la sécurité nationale. Le climat de panique est entretenu quotidiennement par les vols incessants d’hélicoptères militaires dans le ciel de la capitale, prouvant, selon le BRDC, que la sérénité a déserté le clan présidentiel. Aux portes de Bangui, notamment dans le secteur stratégique de Boali, le BRDC rapporte une multiplication d’hommes armés et des cas répétés d’enlèvements de civils suivis de demandes de rançons. Cette vulnérabilité militaire coïncide avec un gouffre budgétaire, le BRDC révélant que les caisses publiques sont ponctionnées à hauteur de dix milliards de francs CFA par mois pour financer les prestations de la société paramilitaire étrangère Africa Corps, anciennement Wagner. Malgré ces dépenses exorbitantes, le Premier Ministre Félix Moloua et son gouvernement se montrent incapables de sécuriser les axes routiers vitaux, préférant gonfler la masse salariale de vingt pour cent pour s’assurer des loyautés politiques à Bangui.

 

Face à l’autisme du régime et à son refus catégorique d’engager de véritables discussions avec les forces vives de la nation, le BRDC interpelle directement les chancelleries occidentales et les bailleurs de fonds. L’opposition exige des partenaires internationaux qu’ils abandonnent les simples notes de recommandation pour imposer des conditions contraignantes à Touadéra et Moloua. Le BRDC rappelle que les discussions avec le Fonds Monétaire International restent totalement bloquées en raison des malversations entourant les taxes pétrolières, passées de deux milliards et demi à neuf cents millions de francs CFA par mois. Cette faillite globale pousse le BRDC à appeler à une réinvention totale des méthodes de contestation politique. Refusant de capituler devant le verrouillage des institutions et le déploiement de cellules du parti au pouvoir dans les ministères, le BRDC réaffirme sa volonté d’organiser la résistance par tous les recours légaux disponibles, rappelant que seule la lutte libère.

 

Par Éric Azoumi

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Selon le politologue FARI Shabazz : le Premier ministre Moloua déclenche une bombe géopolitique contre le Soudan

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Selon le politologue FARI Shabazz : le Premier ministre Moloua déclenche une bombe géopolitique contre le Soudan

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Selon le politologue FARI Shabazz, l’amateurisme du Premier ministre Félix Moloua a provoqué un affront protocolaire majeur lors d’une audience officielle, enfonçant la République centrafricaine dans un isolement diplomatique profond.

 

L’image publiée sur les réseaux sociaux montre une scène ahurissante qui s’est déroulée ce jeudi 4 juin 2026. Le chef du gouvernement centrafricain a reçu officiellement l’ambassadeur du Soudan en plaçant au centre de la table, bien en évidence, une maquette d’avion de la compagnie éthiopienne Ethiopian Airlines. Le politologue FARI Shabazz qualifie cet acte de véritable séisme diplomatique et dénonce l’attitude des partisans aveugles du pouvoir qui refusent d’en voir l’impact.

 

Le politologue FARI Shabazz explique que ce comportement constitue soit une incompétence notoire, soit une insulte gratuite. Le Soudan du général Abdal Fattah Al-Burhan se trouve actuellement en conflit ouvert avec l’Éthiopie, notamment au sujet du grand barrage sur le Nil. Présenter le symbole de la souveraineté éthiopienne sous le nez du diplomate soudanais est une faute politique lourde. Cette rencontre se déroule de surcroît dans un contexte où le régime de Bangui est accusé de servir de base arrière logistique aux rebelles soudanais des RSF du général Hemedti. Le politologue FARI Shabazz insiste sur le fait que les armes, le carburant et les mercenaires d’Africa Corps, ainsi que des combattants sud-américains, transitent par le Nord-Est de la Centrafrique, notamment par Birao et Am-Dafock, pour aller détruire Khartoum et perpétrer des massacres au Darfour.

 

Les conséquences de cette gestion irresponsable risquent de retomber directement sur la population centrafricaine. Le politologue FARI Shabazz énumère les menaces directes qui pèsent désormais sur le pays. En premier lieu, l’armée régulière soudanaise dispose maintenant de motifs légitimes pour mener des frappes militaires et cibler les convois rebelles directement sur le territoire national. En second lieu, cet acte va aggraver l’asphyxie financière de l’État : en se mettant à dos l’Égypte, alliée historique de Khartoum, ainsi que les riches puissances du Golfe, le pouvoir de Bangui se coupe définitivement de soutiens financiers indispensables alors que les caisses publiques sont totalement vides. Enfin, le politologue FARI Shabazz prévient que faciliter une rébellion accusée de nettoyage ethnique expose directement les dirigeants centrafricains à des poursuites devant la justice internationale pour complicité de crimes de guerre.

 

Le constat dressé par le politologue FARI Shabazz reste implacable : pendant que les citoyens luttent quotidiennement pour survivre, les autorités de la huitième République s’amusent à jouer les apprentis sorciers avec la géopolitique régionale. Les relations internationales d’une nation souveraine ne peuvent pas être administrées comme une simple boutique de quartier à Damara. Après avoir installé la faillite budgétaire et l’insécurité, Félix Moloua ajoute sa propre contribution personnelle en provoquant un chaos diplomatique. Le politologue FARI Shabazz conclut que le compte à rebours est désormais lancé pour ce régime.

 

Par Alain Nzilo

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Ça y’est! C’est parti. Hassan Bouba décidé à saboter le travail de son successeur au ministère de l’élevage

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Ça y’est! C’est parti. Hassan Bouba décidé à saboter le travail de son successeur au ministère de l’élevage

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Muté au ministère de l’Habitat, Hassan Bouba digère mal son éviction de l’Élevage. Il utilise désormais son réseau mafieux à Bangui pour paralyser la gestion de son successeur Amadou Bi Aliou.

 

Le remaniement du gouvernement Moloua 3 en mai 2026 est resté en travers de la gorge de l’ancien patron de l’Élevage et de la santé animale. Muté au ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, Hassan Bouba vit ce changement de portefeuille comme un coup de massue. Pour cet homme qui a construit toute sa fortune et son assise politique sur le secteur pastoral depuis cinq ans, le contrôle des bêtes est une affaire vitale. Son remplaçant est pourtant un ancien camarade de l’Union pour la paix en Centrafrique, l’UPC, qui connaît parfaitement ses méthodes. Cela n’empêche pas l’ancien ministre de vouloir faire vivre un enfer à son remplaçant.

 

La vengeance a débuté au marché à bétail de Bouboui, un point névralgique situé au point kilométrique 45 sur la route de Bouali. Ce site stratégique est géré par une véritable mafia que l’ancien ministre contrôle via ses propres hommes. Il s’agit d’ex-rebelles qu’il a introduits dans les rangs de l’armée régulière et fait venir dans la capitale pour empocher les taxes et gérer les flux de bêtes. Dès sa prise de fonction, le nouveau ministre s’est heurté à ce réseau criminel. Sur ordre direct de leur chef, les éléments armés de Bouboui ont attaqué deux troupeaux de bœufs et exécuté froidement les éleveurs pour s’emparer de plus d’une centaine de têtes de bétail.

 

Ce butin est actuellement acheminé vers la frontière de la République du Congo pour y être revendu en toute impunité. Cette attaque n’a pas pour unique but le profit financier. Il s’agit d’une stratégie de désinformation politique majeure. En multipliant les exactions aux portes de Bangui, le réseau de l’actuel ministre de l’Urbanisme fait croire au Premier ministre et aux autorités que les rebelles infiltrés menacent directement la sécurité nationale. Le gouvernement tombe dans le panneau en attribuant ces crimes à une agression extérieure, alors que la source du chaos siège au Conseil des ministres.

 

Hassan Bouba a positionné ses hommes armés tout autour de la capitale centrafricaine. Initialement, ces troupes devaient servir de moyen de pression ou de menace directe si le pouvoir décidait de l’exclure définitivement du gouvernement. Puisqu’il a été conservé au sein de l’équipe ministérielle mais déplacé de son poste de prédilection, la tactique a changé. Ses réseaux commettent des vols de bétail à grande échelle et créent la terreur uniquement pour paralyser l’action du nouveau ministre de l’Élevage.

 

Cette impunité totale s’explique par le statut particulier de cet homme. Arrêté par la Cour pénale spéciale et incarcéré à la prison de Camp de Roux pour des crimes présumés, il a été libéré de force par les paramilitaires russes de Wagner et des gendarmes complices qui ont brisé les portes du centre de détention. Revenu au sommet de l’État après cet épisode, il sait que le pouvoir actuel n’a pas les moyens de l’inquiéter ni de le chasser du gouvernement. Ses lieutenants poursuivent donc le pillage des ressources pastorales autour de la capitale pendant que les officiels dénoncent des attaques imaginaires de l’UPC aux barrières de Bangui.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : sur les antennes de la RNL, l’opposant Raymond Adouma accuse le pouvoir de gouverner avec des bandits

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Centrafrique : sur les antennes de la RNL, l’opposant Raymond Adouma   accuse le pouvoir de gouverner avec des bandits

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au cours du débat Patara diffusé sur les ondes de la radio Ndékè-luka, l’ancien ministre Raymond Adouma   a lancé une accusation directe contre le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation civique, Héritier Doneng. Il a affirmé que les « requins » constituent une milice privée mise en place par ce dernier.

 

« Les requins sont une milice privée créée par le ministre Doneng », a déclaré Raymond Hadouman. Pour lui, cette milice ne répond pas aux textes de la République et ne peut pas servir à construire une république digne de ce nom. « On ne fait pas de la réconciliation avec une milice privée », a-t-il insisté.

 

L’opposant, membre du Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016, a rappelé que le ministre Doneng aurait promis dans des vidéos de frapper les membres de l’opposition « comme si c’était ses subalternes ». Adouma   a vu dans ces propos la preuve d’une mentalité qui n’a rien à voir avec les valeurs républicaines. Selon lui, le pouvoir utilise ces groupes pour intimider ses adversaires politiques.

 

Adouma   a élargi son attaque en affirmant que le régime gouverne « comme des bandits ». Il a reproché au gouvernement de ne pas respecter les textes officiels et d’entretenir des structures parallèles au lieu de s’appuyer uniquement sur les forces de défense et de sécurité régulières. Pour lui, cela montre que le pouvoir n’a pas l’intention de bâtir une véritable démocratie.

 

Le ministre Héritier Doneng a réagi en expliquant l’origine du mouvement des requins. Il a indiqué que ce groupe avait été créé à une certaine époque pour contrer le mouvement « Hezingo Biane », qui appelait selon lui à la déstabilisation du pays. Doneng a présenté cette initiative comme une réponse de jeunes patriotes soucieux de leur avenir. Il a ajouté que le mouvement des requins avait été dissous une fois l’autre groupe disparu, et qu’il s’agissait simplement d’une bataille de communication et non d’une milice permanente.

 

Doneng a aussi qualifié le BRDC de « bloc des rebelles pour la destruction du Centrafrique », estimant que cette organisation n’est pas une véritable opposition mais un groupe pessimiste qui refuse le changement. Il a défendu le bilan du président Touadéra en parlant d’unité nationale retrouvée et d’entrée dans une ère de renaissance basée sur le travail.

 

Adouma   a maintenu sa position. Il a jugé décevant qu’un membre du gouvernement traite l’opposition de rebelles et a rappelé que le multipartisme avait été obtenu grâce aux luttes passées. Pour lui, l’existence même des requins et le langage utilisé par le ministre prouvent que le pouvoir méprise les règles de la République.

 

Le débat, organisé après la prestation de serment du président Touadéra le 30 mars 2026 au complexe sportif Barthélémy-Bouganda, a révélé des tensions fortes entre les deux camps. Adouma   a continué à contester la légitimité de la septième République et a insisté sur le fait que l’opposition ne participerait pas à ce qu’il considère comme une comédie électorale.

 

Ce face-à-face met en évidence les divisions profondes qui traversent encore la vie politique centrafricaine. Tandis que le camp au pouvoir parle de cohésion et de progrès, l’opposition accuse le régime d’utiliser des méthodes irrégulières et de gouverner avec des groupes qui échappent au cadre légal. L’avenir dira si ces accusations trouveront un écho plus large ou si le discours officiel sur la renaissance prendra le dessus.

 

Par Abdrahim Y.

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