Septième République ou septième arnaque ? Quand NDOKOULA Clarisse, professeure d’histoire au lycée de Miskine, frappe dur pour arnaquer ses élèves : 5 000 francs ou 0 sur 20
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Au lycée de Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui, NDOKOULA Clarisse, professeure d’histoire-géographie, a trouvé sa propre définition de la septième République : payer 5 000 francs CFA ou recevoir zéro sur vingt au devoir.
Pour comprendre ce phénomène, l’essentiel est de savoir que dans les établissements scolaires de Bangui et de certaines villes de province, l’école publique n’a plus rien de gratuit. Depuis plusieurs années, une logique commerciale, une mafia digne des parrains colombiens s’est glissée dans les salles de classe, dans les bureaux des proviseurs, jusque dans les couloirs des administrations scolaires. Tout se paie, tout se monnaye, et personne ne semble s’en gêner.
Rappelons que ce mouvement a pris racine il y a une vingtaine d’années, mais c’est aujourd’hui, depuis 2018 qu’il atteint un degré que l’on n’aurait pas imaginé.
Dans les lycées de la capitale, les enseignants font payer les cours, l’administration fait payer les examens, et les proviseurs gonflent les frais de scolarité à leur guise. Un professeur imprime un quart de feuille A4, y inscrit ses questions, et réclame 100 francs CFA par élève pour ce bout de papier. Sur une seule feuille complète découpée en six morceaux, il encaisse 600 francs pour une dépense de 50 francs..
Mais au lycée de Miskine, situé sur l’avenue des Martyrs en direction de l’aéroport, la situation a dépassé ce que vivent les autres établissements de la capitale. Ici, c’est le chaos dans toute sa forme.
C’est dans ce contexte déjà pesant que le cas de NDOKOULA Clarisse s’impose comme l’exemple le plus parlant de cette dérive. Professeure d’histoire-géographie au lycée de Miskine, cette enseignante a instauré dans ses classes un système de paiement obligatoire pour tout. Composer un examen coûte de l’argent. Faire un exposé coûte encore plus.
Pour les exposés de groupe, NDOKOULA Clarisse a fixé un tarif précis : 5 000 francs CFA minimum par groupe, à remettre en enveloppe avant de prendre la parole. Peu importe le nombre d’élèves dans le groupe, peu importe la situation des familles. Le montant est non négociable, et quiconque ne s’y plie pas en subit les conséquences directement sur sa note.
C’est dans ce contexte là que la semaine dernière, un groupe, le sixième groupe pour être précis, a glissé dans l’enveloppe un billet de 2 000 francs CFA. Quand l’enseignante a ouvert l’enveloppe et constaté le montant, elle a immédiatement stoppé l’exposé. Devant toute la classe, elle a prononcé des mots qui ne laissent aucune place au doute : si ce n’est pas 5 000 francs, le groupe repart avec un double zéro, sans discussion.
Ce qui frappe davantage, c’est la manière dont elle a justifié cette exigence. NDOKOULA Clarisse a déclaré ouvertement, devant ses élèves : « Nous sommes à la septième République. Pas de pitié, pas de pardon, tout est payant. » Elle s’est approprié le discours officiel du président Touadéra pour en faire le bouclier de ses propres pratiques.
Cette référence à la septième République ne vient pas de nulle part. Lorsque le président Touadéra a modifié la constitution et instauré cette nouvelle ère, il avait promis développement, lutte contre la corruption et prospérité pour tous. Aujourd’hui, dans les classes du lycée de Miskine, ces mots servent à légitimer le racket des élèves et des familles déjà à bout de souffle.
Le lycée de Miskine n’est pourtant pas un cas unique dans ce tableau. Il y a quelques mois, au lycée de Gbaloko, vers PK15 à la sortie nord de Bangui, les élèves ont déclenché une grève après que le proviseur avait doublé les frais d’examen.
Les élèves en colère étaient descendus dans la rue, et les forces de l’ordre avaient dû intervenir pour disperser le mouvement. Malgré cet épisode, rien n’a changé dans les pratiques. Dans d’autres établissements, le même système continue de s’étendre, tranquillement, comme si la grève de Baloko n’avait jamais eu lieu.
Pendant ce temps, le président de la République, lui-même ancien enseignant, continue de tenir des discours sur la grandeur de l’éducation centrafricaine et sur les progrès accomplis sous sa gouvernance. À Miskine, les élèves qui n’ont pas 5 000 francs dans leur poche rentrent chez eux avec un double zéro, et Touadéra trouve cela normal.
Par Gisèle MOLOMA
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
