Le choléra, la mpox et la rougeole explosent — et personne ne semble s’en soucier
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis près de dix ans, les épidémies s’enchaînent au pays de Barthelemy Boganda, pays de Zo Kwé Zo,. Les discours changent, les promesses aussi, mais rien ne bouge vraiment sur le terrain.
En Centrafrique , les épidémies reviennent comme un mauvais rêve, et chaque année, c’est la même répétition. Le choléra menace aux portes du pays, la mpox s’étend dans près de la moitié des districts sanitaires, et la rougeole refait surface avec une violence qui rappelle les pires années. Pourtant, quand le ministre de la Santé Pierre Somsé prend la parole pour annoncer ces chiffres, on a l’impression d’écouter un disque rayé. Les mots sont là, les alertes aussi, mais l’action, elle, reste introuvable.
Le choléra, d’abord, est un danger qui plane sur toute la région. Les pays voisins sont déjà touchés, avec des milliers de morts, et la RCA, miraculeusement épargnée pour l’instant, se prépare… ou du moins, c’est ce qu’on nous dit. Des kits d’urgence ont été placés ici et là, un plan a été élaboré, des réunions ont eu lieu. Mais quand on sait que l’eau potable est une denrée rare, que les systèmes d’assainissement sont quasi inexistants et que les hôpitaux manquent de tout, on se demande bien comment ces préparatifs pourraient suffire. La question n’est pas de savoir si le choléra frappera, mais quand — et combien de vies il emportera avant qu’on ne se décide enfin à agir.
Pendant ce temps, la mpox continue sa progression silencieuse. Les chiffres officiels parlent de 116 cas confirmés et de quatre morts, mais tout le monde sait que la réalité est bien plus lourde. Dans des districts comme Mbaïki ou Nola, les cas s’accumulent, les contacts se multiplient, et les moyens de lutte restent dérisoires. On parle de sensibilisation, de suivi des malades, mais où sont les vaccins en quantité suffisante ? Où sont les campagnes massives qui pourraient endiguer l’épidémie ? Les réponses sont toujours les mêmes : les ressources manquent, les partenariats internationaux traînent, et les populations, elles, attendent.
La rougeole, elle, est un scandale à elle seule. Près de 2 000 cas suspects, 139 confirmés, et un mort officiellement recensé. Un seul, vraiment ? Dans un pays où les registres de santé sont souvent tenus à la va-vite, où les zones rurales sont abandonnées à leur sort, et où les campagnes de vaccination ressemblent à des opérations bricolées, il est difficile de croire que ce bilan reflète la vérité. Les enfants, les premiers touchés, paient le prix fort d’un système qui les oublie. On parle d’intensifier les efforts, mais comment vacciner quand les routes sont impraticables, quand les frigos pour conserver les doses sont à l’arrêt à cause de l’électricité, et quand les équipes médicales sont débordées, sous-payées, voire inexistantes ?
Le gouvernement, lui, se réfugie derrière des annonces creuses. On nous parle de coordination renforcée, de mobilisation des partenaires, de plans d’urgence. Mais dans les faits, rien ne change. Les hôpitaux restent des coquilles vides, les médicaments arrivent au compte-gouttes, et les soignants, quand ils sont là, travaillent dans des conditions indignes. Les promesses des bailleurs de fonds s’évaporent dans les méandres de l’administration, et les populations, elles, continuent de mourir de maladies qu’on sait pourtant prévenir et soigner.
La République centrafricaine n’est pas seule dans cette situation. En République démocratique du Congo, les mêmes épidémies font rage, avec les mêmes difficultés à vacciner, à soigner, à protéger. Les mêmes discours aussi, les mêmes appels à l’aide, les mêmes constats d’échec. Mais au lieu de tirer les leçons de ces crises répétées, on recommence les mêmes erreurs, année après année. Les dirigeants parlent, les experts analysent, les ONG interviennent ponctuellement, et puis tout rentre dans l’ordre… jusqu’à la prochaine épidémie.
Alors, que faire ? Attendre encore, espérer que les choses s’arrangent toutes seules ? Ou enfin exiger des comptes, réclamer des actes concrets, refuser que des vies soient sacrifiées sur l’autel de l’incompétence et de l’indifférence ? La santé n’est pas une question de chance, mais de volonté. Et pour l’instant, cette volonté, personne ne semble l’avoir. Les épidémies, elles, ne font pas de pause. Elles progressent, tuent, et laissent derrière elles des familles brisées et des communautés exsangues.
Le pire, dans cette histoire, c’est que tout le monde sait ce qu’il faudrait faire. Il faudrait des hôpitaux équipés, des routes praticables, des vaccins en quantité, des soignants formés et motivés. Il faudrait une vraie politique de santé publique, pas des rustines et des effets d’annonce. Mais pour ça, il faudrait que ceux qui dirigent ce pays — et ceux qui les soutiennent — décident enfin que la vie de leurs concitoyens vaut plus que des discours et des promesses en l’air.
En attendant, les épidémies, elles, ne font pas de pause. Et les morts, non plus.
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
