Jean-Pierre Mara : “La relation RCA-France reste indivisible, quoi qu’on fasse à Moscou”
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Dans une déclaration signée à Paris le 15 mars 2026, l’ancien député centrafricain Jean-Pierre Mara livre son regard sur la visite du ministre français des affaires étrangères Barrot à Bangui.
Jean-Noël Barrot, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, a posé les pieds à Bangui les 12 et 13 mars 2026 avec un mandat précis : renouer des fils diplomatiques que plusieurs années de présence Wagner avaient méthodiquement défaits. Jean-Pierre Mara, ancien député de la circonscription de Mala pour la législature 2016-2021, a suivi ce déplacement depuis Paris avec attention. Il note que la visite avait un programme dense : mesurer l’état réel des relations bilatérales, avancer sur la feuille de route signée en avril 2024, et examiner des projets de développement portés par l’Agence française de développement.
Mais Mara ne s’arrête pas aux points cochés sur l’agenda officiel. Il relève avec netteté ce que personne n’a mis sur la table : le sort des binationaux franco-centrafricains. Il cite nommément Akandji-Kombet, Nguerekata Mandata, Erenon, Dologuélé, Nguendet, Yandoka, et derrière eux, des milliers d’exilés et de voix dissidentes sur les réseaux sociaux que le pouvoir de Bangui traite en ennemis. Pour l’ancien député, passer sous silence ces noms dans une visite diplomatique de cette envergure n’est pas un oubli, c’est un choix.
Il y a pourtant un point sur lequel Mara ne retient pas sa satisfaction : la libération des deux humanitaires français arrêtés en RCA. Il rappelle que le ministre Maxime Balalou , porte-parole du gouvernement centrafricain, avait ouvertement cherché à criminaliser ces travailleurs humanitaires. Mara juge cette posture d’autant plus inacceptable que la République centrafricaine ne peut pas, seule, garantir l’accès aux populations les plus vulnérables de son propre territoire. Leur libération, dit-il, méritait d’être saluée sans ambiguïté.
L’ancien député réserve aussi une mention explicite à l’ambassadeur français Bruno Daniel Jean-Michel Foucher. Il le décrit comme un homme de ténacité, nommé à un moment où les relations franco-centrafricaines touchaient un plancher. C’est en grande partie grâce à sa pugnacité, estime Mara, que ce réchauffement progressif a pu prendre corps, dans un environnement où l’influence russe travaillait activement à marginaliser la France.
Jean-Pierre Mara pose enfin la question qui dépasse la visite elle-même. Il observe que Moscou exerce des pressions croissantes sur Bangui : sortir de la CEMAC, trancher la question Wagner/Afrika Corps, et rompre avec les liens historiques qui unissent la RCA à la France depuis l’indépendance. Dans ce contexte, il dit espérer que le président Touadéra a su tenir un langage clair devant ses interlocuteurs. Et il le rappelle avec une ironie tranquille : beaucoup de ceux qui exercent le pouvoir à Bangui aujourd’hui sont eux-mêmes binationaux, nés avant décembre 1960, et ne peuvent pas effacer cette réalité par décret.
Ci-dessous, l’intégralité de son texte :
Déclaration de l’ancien député de Centrafrique, Jean-Pierre MARA, ancien député de Mala, législature 2016-2021
A l’occasion de la visite officielle en République centrafricaine, du Ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, du jeudi 12 au vendredi 13 mars 2026.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, était en visite à Bangui pour relancer les relations bilatérales entre la France et le Centrafrique, relations dégradées ces dernières années en raison du renforcement de l’influence du mercenariat Russe du groupe Wagner. Ce groupe fut un Temps soit peu soutenu mais depuis la mort de son chef Pregojin, une figure occultée par le gouvernement Russe, reste vénérée par l’actuel gouvernement centrafricain particulièrement les MCU.
Ce séjour avait permis de :
– Évaluer l’état des relations entre les deux pays
– Examiner les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la feuille de route bilatérale adoptée en avril 2024
– Discuter de projets de développement soutenus par l’Agence française de développement
– Renforcer la coopération au développement et l’accompagnement de projets structurants dans le pays
Toute fois cette visite n’avais pas permis d’evoquer la questions des binationaux Franco—Centrafricains, le sort des Akandji- Kombet, Nguerekata Mandata, Erenon, Dologuélé, Nguendet, Yandoka, et milles autres exilés et Liveurs des réseaux sociaux farouchement opposés à la politique actuellement en vigueur en RCA.
Toute fois, je note que cette visite marque une étape importante dans le réchauffement progressif des relations bilatérales entre la France et le Centrafrique, après plusieurs années de tensions diplomatiques, grâce à la pugnacité et aux ardeurs de son excellence monsieur Bruno Daniel Jean-Michel FOUCHER, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française en République centrafricaine, un ambassadeur nommé à une période très difficile des relations entre les deux pays
Nous ne pouvons pas laisser passer sous silence le poids de l’enlèvement de deux humanitaires français que monsieur Maxime Balzlou en sa qualité de ministre Chargé de la Communication et des Médias Porte-parole du Gouvernement avait sciemment voulu criminalisé alors que la RCA ne peut pas s’en sortir sans contribution de l’action humanitaire en Centrafrique.
Ancien député d’une circonscription de l’arrière-pays, je suis attaché à la vie des citoyens particulièrement ceux en dehors du fonctionnariat, et à ce titre, je salue la libération des acteurs qui avaient éte incriminé alors qu’ils ont voulu contribué par la voie de l’humanitaire à travailler pour amélioration de la sécurité et l’accès aux population vunerable.
Cette visite permettra sûrement au Président Touadera de reformuler, ou de trouver si besoin était, les réponses appropriées aux exigences formulées par la Russie à savoir sortir de la CEMAC, trouver une issue Wagner/Africa Corp et envisager ou pas la fin des relations France-Centrafrique datant de l’indépendance.
J’espère que le président Touadera a su dire exactement à qui de droit que la relation RCA-France RESTE une et indivisible. Beaucoup d’entre nous, même ceux actuellement au pouvoir, resteront binationaux toute leur vie, car nés avant décembre 1960.
Jean-Pierre MARA
Ingénieur centrafricain
Franco-Centrafricain
Ancien député de RCA
Fait à Paris le 15 mars 2026



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
